L'événement, 6 mai 1882, samedi 6 mai 1882
[" 078 ur, 32 ohes 15e annee Québec, Samed , 6 Mai 1882 No.294 L\u2019'ÉVENEMEN Prix de l\u2019Abonunoment Edition quotidienne, par an.$3.00 Edition hebdomadaire, par an.1.00 JOURNAL QUOTIDIEN Prig des Annonces Six Hgnes, première insertion.$0.80 Invariablement payable d'æcanos.On pout aussi s'abonner pour six mols #1 pour trois mola.Éprraur-Prorritrairs : S, MARCOTTE FeuiLLETON pe L'ÉVÉNEMENT DU 6 MAI 1882.LA FILLE MAUDITE QUATRIEME PARTIE.LES MYSTERES DU SEUILLON.(Suite.) \u2014Oui, j'ai gardé lo silence.Ah ! l\u2019épreuve 8 été cruelle ! II m's scmblé qu'une main de fer s'onfongait dans mou cœur.Elle était devant moi, désolée, désespérée, toute en larmes.Un iustant, je mo suis senti faiblir, j'allais parler ; mais, aussitôt, je me reprochai ma défaillance comme une lâcheté, ju me roidis contre ma dou- lour, ot j'étouffai les sanglots qui me montaient à la gorge.Rouvenat, faillir 4 mon Age ce serait renier ma vie tout entière, ce sorait uno honte \u2018 En présence d'une si complète ab: nésation, de cette grandeur surhumaine, Rouvenat laissa éclater son admiration.-\u2014Jeun Renaud, s'écria-t-il avec on- thousiusme, Jean Renaud, tu es plus qu\u2019un homme, tu es un Dieu ! Jean Renaud secoua la tête.\u2014Ïe vous l'ai déjà dit, Rouvonat, jo ne voux pas troubler la tranquillité de Jacques Mellier.Le secret de ma force eat la.\u2014C'est bien, c'est bion, dit Rouve- nat, nous reparlerons de cela tout à lheurr ; tu as su te dévouer, nous sautons faire nutre devoir, I! faut que Milanche soit heureuse, elle lo sera.Ah! ce jour qui nous éclaire est le plus heau jour de ma via! Lucile est morte, san\u201d doute ; mais Edmond, son file, existe : il sors le mari do Blanche, c'est mon rêve dopuis treize ans, do- puis le jour où je l'ai tenu dans mes bras à Saint lrun, dans une pauvre chambie d'auberge.Le domaine du Seuillou, toute la fortune de Jacques Mallier est pour Edmond et pour ta fille, Jeau Renaud : c'est la volonté de Jacques.C\u2019eat à Gray qu'ila se sont rencontrés, et tout de suite ils se sont aimés.Cela devait arriver ainsi.Comme le hasard, non, la Providence conduit bien los choses! Joan Renaud, il y a là l'intervention divine : Dieu veille sur nos chors enfants.Et dire qu'il y a quelques jours il était devant moi, que je lui ai parlé, que je n\u2019avais qu'à teudre les bras pour le tenir sur mou cœur, ot que rien ne m'a averti.Aucuno voix ne m'a crié: \u2018C'est lui, c'est Edmond, c'est l'enfant quo tu cherches, que tu at tends depuis ai longtemps.\u201d I me disait * J'aime Blanche ! Et moi, brutalement, je lui ai répondu : Vous avez tort, jo vous défends de l\u2019aimer ! Et je lui ordonnai de s'éloiguer, et je lui ai fait promettre qu'il ne chercherait pas à revoir Blanche, qu\u2019il ne se montrerait plus sur les terres du Seuil- cher, Jean Itenaud, aprés avoir découvert qu\u2019il était le fils de Lucile Mul-' lier, pourquoi ne l'as-tu pas empêché de partir?Pourquoi n\u2019es-tu pas venu ; wa dire.\u2014Rouvenat, j'ai été retenu par les\u2019 mêmes raisons qui m'ont empêché de me faire connaître.lt m'efit fallu lui dire que Blanche u\u2019était pas la fille de Jacques Mellier, lui raconter pourquoi\u2019 Lucile a quitté lo Seuillou.Sachant, cela, quand même on aurait voulu la lui cacher, il aurait fini par découvrir la vérité.Voila ce que je ne voulais, pas.Il sait que son père est mort assassiné ; il croit que l'assassin est Jean Renaud; jo n'ui pas voulu, je n'ai pas osé le détromper.Je ne pouvais pas lui dire, à lui, ce que jo n'ai pas cru devoir révéler à ma fille.\u2014 C'est vrai, fit Rouvenat.De sorte: que si je n'étais pas venu te trouver,\u2018 tu aurais contiué à garder le silence?\u2014Oui, pendant quelque temps encore.Mais à la fin, voyant souffrir Blanche, je sens que je n'aurais pu me taire.\u2014Et tu lui saurais tout dit ?\u2014-Non,llouvenat, non, ce n'est pas moi qui dirai a Planche que Jean Renaud n\u2019est pas Un assassin ; Mais jo sorais allé vous trouver, je vous aurais supplié de 16 pas lui cacher plus longtemps la vérité.Maintenant, Rouvenat, qu'\u2019allez-vous faire ! Vous voyez aussi bien que moi, mieux que moi, les difficultés, le danger de la situation.Aussi longtemps que vous le voudrez, Jean Renaud res- tara le mondiant Mardoche, J'ai déjà su imposer silence à mon cœur, j'en arrêterai les battements : si vous le jugez nécessaire, pendant quelque temps Je cesserai de voir ma fille ; mais, Rou- venat, qu\u2019elle no souffre pas ; trouvez le moyen de l'empêcher de souffrir! Vous voulez aller chercher le tils de Lucile, continua-t-il d'une voix oppressée ; prenez garde, Rouvenat, prenez gsrde\u2026Si Edmond apprend que Blanche est la fille de Jean lienaud, il sera ¢pouvantéd, il aura honte de l\u2019amour qu\u2019elle lui a inspiré ! Alors vous serez forcé de lui dire quo Jean Renaud, condamné comme assassin, était innocent, et il vous sera bien difficile de lui cacher le nom du meurtrier de son père, Ce n'est pas tout, Rouvenat, ce que vous aurez révélé au fils de Lucile, il faudra l'apprecdre à Blanche.Elle aime Emond, j'en suis sûr ; comme je vous le disais tout à l'heure, ne croy- yant plus avoir le droit d'aimer, n'espérant plus pouvoir être heureuse à cause du nom flétri de son père, elle éprouvo un violent chagrin auquel son amour pour Edmond n'est pas étranger.elle ne retrouvera ni son sourire, ni sa gaieté, ni lus fraîches couleurs do ses 1 + \u2018la fille d'un forgat, on ne se mario pas ! :Que M.Edmond ne pense plus à moi, | qu'il m'oublie !\u201d.Soyez en certain, Rouvonat, tant que Blanche se croira la fille d'un assassin, * joues.\u2014\u2018\u2018 Jo ne veux pas, je ne dois pas aimer, m'a-t-elle dit ; quand on est v1 Une grando douleur peut seule dic pas de venir, j'irai moi-même le cher- lon! Ah! si j'avais su! Quani je t l'ai va À Saint Fran, il py jeune ; ter do semblables paroles.Evidemment n'iniporte, j'aurais dû le roconnaître\u2026 alle se croit iudigne da l'affection d\u2019un ; .A \u201c .Et pourtant, je ressentais pour lui une honnête home.C'est affreux, Rouve secrète sympathie ; c'est mon cœur qui Dab, alfreux qu elle ait cette pensée ! parfait; je n'ai pas compris |.\u2014Oui, muis elle ne la gardera pus Mais il roviondra, n'est-ce pas, Jean longtemps, dit Houvenat en se levant ; Rettad, il roviondra ! maintenant partons.= Ta l'espère ! Pour aller où Ÿ \u2014Ta n'ou 68 donc pas sûr ! -Au Seuillon.-\u2026 Rouveunat, pour qu'il revienne, il .~HNouvenat, quelle est votro inten- fau\u201c qu'on l'appelle.tion ?; ; ; \u2014 Paris ost grand.oii I trouver! Jean Nenaud, un proverbe dit : \u2014Je le anis.\u201c Qui veut la fin vaut les moyous.\u201d Je -\u2014 Tu ans aon astiesse | vais Voir si je saurai lo mettre où pra- Oui, tique.Autrefois, mon chor Jean Re- \u2014 Ah ! tu #8 été prévoyant, tu sau naud, pour Jacques Meollier ot pour vea \u2018oul | Lucile j'ai accepté ton dévouement su- \u2014Son adresse, ln voici, dit -Joau \u2018 blimo ; après le dévouement le sacrifice, Ranind en tiraut un papier do sa ; ce sorait trop !.Le mendiant Mardo- cha; il l\u2019a écrite lui-mâme sur un cho n'existe plus.euillet de son carnet de poche.| \u2014Quoi ! vous vouleaf.\u2026.Rouvonat lut adresse.La joio dels- | \u2014Que Blanche, que notre fille soit tait dans aon regard, rayonnait sur son heuronse ! oo front.~ -Rouvenat, réfléchisses.Vous avez \u2014 Ah! s'écrie-L-il, jo no lui éorirai lo droit d'attendre ougore un a» avant x + de tonir la promesse que vous m'avez faite dans la prison de Vesoul.| \u2014Si j'attendais seulement à demain, je serais un misérable ! C'est donc vrai, allez dire & Blanche.\u2014La vérité.\u2014Mon Dieu, mon Dieu! murmurs.Jean Renaud, les mains tendues vers le ciel.\u2014Ensuite, reprit Rouvenat, quand , Blanche saura ce que tu as fuit, quand elle connaîtra son père, je la mettrai, dans tes bras.| Jean Renaud ge jeta en pleurant au, cou de Rouvenat.i Un instant après, les deux hommes, descendaient rapidement le sentier rocailleux qui serpente au flancdu coteau, I wn | louvenat, vous | + LES SONNER PAROLE.Dans la cour du Seuillon, les deux garçons de ferme étaient en train de; faire lo tranchant de leurs faux sur une \u2018 petite erclume plantée en terre.Nous entrons demain en fonaison, | dit Rouvenat à Jean Renaud, mais! cela ne m'empéchera pas de me mettre en route puur Paris.On prendra un ou ; deux lauchenurs de plus et l'ouvrage se fera tout aussi bien sans moi.Tiens, continua-til, voilà Jacques qui fait un tour de promonade dans ses blés ; cela ne lui arrive pas souvent.\u2014On le voit vieillir, dit Jean Renaud ; chaque jour il se courbs un peu: plus vers la terre.\u20141l court & la tombe, repoudit tristement Rouvenat.Le malheureux aété impitoyable pour sa fille, le remords le rouge.Quand je lui ramènerai Edmond daus trois ou quatre jours, il éprouvera une grande joie ; mais pour le consoler, pour qu'il troave l\u2019apaisement, c\u2019est Lucile, c'est sa fille qu\u2019il faudrait lui rendre.Tls entrèrent dans la maison.\u2014Où est Mlle Blanche ?demanda Rouvenat à la servante.\u2014Je pense qu\u2019elle est dans sa chambre.\u2014C'est bien, merci.Il fit un sigue a Joan hensud, qui lo suivit.touvenat ouvrit la porte de aa chambre et y fit entrer le père de Blanche, on lui disant : \u2014Tu vas m'attendre ici.Ne t'impatiente pas trop : je serai aussi bref que possible.\u2014Oh ! ménagez la, dit Jean Ranau d d'une voix tremblante ; n'allez pas trop vite, ne lui dites pas cela brusquement, elle est tellement sensible.\u2014Sois tranquille, Jean Renaud.Blanche est vaillante; d\u2019ailleurs, ce n'est pas le bonheur qui tue.Ils échangerent une poignée de main et un regard, puis Rouvenat alla frapper à la porte de Blanche.\u2014Fast-co toi, parrain ?demanda la jeune fille.Ohi, \u2014 Tu peux entrer.Rouvenat ouvrit la porte et la reter- ma derrière lui.Blanche était assise près do sa fené- tre, avant entre les mains uno tapisse- rio à laquelle elle travaillait.Louve- nat prit une chaise et s'assit près d'elle.\u2014Tu as encore pleure, lui dit-il af- foctuousement.\u2014 Allons, ne me grondo pas; je tacherai d\u2019être plus raisonuabla pour no pas te faire de la poine.\u2014Tu grouder, co n\u2019est guere mon habitude \u2014(''est vrai, parrain, il me semble que tu ns été longlemps absent, as-tu vu lo bon Mardoche?\u2014Je l'ai vu : nous avons même causé longuement onsemble.\u2014A-til accopté ?\u2014Oui.\u2014Oh ! je suis bien contente ! \u2014 Blanche, eais-tu que je pourrais être jaloux ?\u2014Jaloux | Ripaoreur-ax-Crar: HECTOR FABRE Chaque insertion subséqnente.,,, 0,194 ; Chaque ligne en sus, premidre Ins.0.08 ; Chaque ins.subséguente, p, ligne., 0.04 THE \u201cWATERBURY.\u201d 3e, UNE MERVEILLE De simplicité, de précision, et de bon marché La MEILLEURE MONTRE à REMONTOIR \u2018jui existe pour le prix auquel elle sc vend.Boites Nickel.4 piastres.Boites Celluloides.6 piastres.Les boites en NICKEL sont de pur métal et ne terniront jamais, Les boîtes CELLU LOIDES sont Blanches, Noires et Malachite, avec acces- soirs fortement plaqués en Or.Le mécanisme est garanti.ne, Un bon escompte sera donné aux Marchands de la campagne on autres qui en achè t-ront une Douzaine ou plus CIEZ DUQUET & CIE.67 & 69 ruc de 1a Fabrique H.V., ET DUQUET & DALAIRE 179 rue St.Joseph, St.Rech on, Seuls Agents à Québec, Québec, 29 avril 1882 AVIS aux MARCHANDS Cigares et Cigarettes DE TOUTES QUALITÉS.| \u201c Porte-Cigares, Sacs à Tabac, ele.Tabac a Priser Pipes de Bruyere, ET D'Ecume de Mer DY TOUS GENRES, TABACAFUMER.EN GROS.EN GROS.de Nouveaux Articles Printemps ! Nous désirons infonner d\u2019une manière toute spéciale, les marchands de détail de la ville et de la campagne, qu'ils peuvent faire aujourd'hui un choix parfaitement satisfaisant des articles propres à leur vomuterce, en venaut visiter Passortiment sans rival que chaque jour nous rendons plus complet.Les ordres qui nous sont adressés de n'importe quelle partie du pays sont remplis avec exactitude et célérité.B.HOUDE & Cie, Marchands de Gros de Tabac.Cigares.Pipes, ete, ete., ete.328, Rue et faubourg St.Jean, Quebec.MANUFACTURE : Coin des rues Richelieu et Sainte Claire.L.P.BILODEAU = mme te OUVERTURE D'UN NOUVEAU MAGASIN MARCHANDISES SECHES Coin des rues de la Couronne et Notre-Dame des Anges PRES DU MARCHE JACQUES-CARTIER.Assortiment varié de premier choix tant sous le rapport de ia nouveauté que du ben marché.Personnel choisi ; activité et expédition dans le service., Les marchandises seront toujours montrées avec plaisir et courtoisie, quand même poR M 'achèterait pas.Venez voir r£ vous serez ronvaineus que le VERITABLE MAGASIN DU BON MARCHE est bien au coin des rues de la Couronne et Notre-Dame des Anges, et vis-à-vis le magasin de MIf.Dubeau +f Provost, épiciers.L.P.BILODEAU.Québec, 14 avril 1882\u20141m LÀ continuer) A LOUER Dans le bloc autrefois occupe par MM.Thi- : \\ 3 ; Q + baudeau, Frère & Cie, Un magasin rue Sous- le-tort, de 22 sur 25 pieds, Un antre magasin | sûr le marché Champlain, avec cave.Aussi les 2e et Se étages de la même bâtisse, pouvant servir pour une manufacture ou cm- Magasinage.Nous prendrons aussi des marchandises en entrepôt à des prix modérés.S'adresser à TOUSSAINT & FRERES.20 avril 1882.LA SOCIETE PERMANENTE DE Contruction des Artisans.AVES.11 y aura une assemblée générale des ac- tionnnires de cette socivté dans ses bureaux, 106 rue St.Pierre, Québec, le dernier Jondi de Mai courant (le 25) à 4 heures p.m.précises, pour recevoir l'état des affaires de la société et pour l'éloction des Directeurs.AVIS DE DEMENAGEMENT, Gingras & Langlois Tnforment lours nombreuses pratiques, qu'ils ont loué lo spacieux magasin occupé jusqu'à ce jour par M.Adam Waters, rue St.Jean, cs qui leur permettra d'agrandir encore leur commerce d'Epiceries, Vins et Liqueurs.Leurs importutions, qui ont toujours été considérables et de nature à fawe face à toutes les demandes, seront augmentées d'autant et leur mériteront de nouveau l'encouragement si cordial que chacun d'est empressé de leur accorder.Is profitent de la circonstance pour remercier sincèrement leurs pratiques et les acheteurs en général, et pour solliciter la continuation des faveurs qu'on leur à accordées jusqu'à présent.GINGRAS § LANGLOIS, Par ordre A, J.AUGER, Sec.-trés.2 mai 1832, 27 et 31 rus St.Jean, 28 avril 1882\u201415j SON \u201cfe 555 + DS EEL.Eg VO er \u201chan L\u2019'EVLNEMENT \u201c2 PE ANNONCES NOUVELLES.Soslété bienveillaute des jeurnaliers de navires Docteur A.Marois, médecin, chirurgien.Cour de oirçuit\u2014F.X Blanchet.Encore un encan\u2014Gor.R.Grenier.Déménarer\u2014Dr.Venner- Encan de meubles de ménage, oto.\u2014Oct Le- mieux & Cie.Vente 2 'encan\u2014~Casey & Cie.Société bienveillante des journaliers de navires.Ant.Raymoad.Vente à l'enoan\u2014Dery & Cie.Au magasin de chaussures à bon marché\u2014C.À.Vésina.Vente à l'encan\u2014La.Leclerc.Le chapeau de nouveau gearo\u2014J.C.Paterson.Pour la premid re communion\u2014A.0.Raymond, re-]mportateur.Nouveau magasin de Quincaillerie \u2014Hootor Grenier.Avis sux marchands\u2014B.Houde & Cie.Commis demandé.Avis spécial\u2014Fyfo, Wright & Leitoh.Nouveau magasin\u2014L.P.Bilodean.Noursaux arrirages\u2014Glover, Fry & Cie.QUEBEC, SAMEDI, 6 MAI 1882.ECHOS DE LA CHAMBRE.Notre Chambre haute regarde d'un «il plus favorable la vente de la sec- tion-est du chemin de fer du Nord que calle de Vest.Elle pent d'ailleurs s\u2019inspirer des considérations sérieuses qui ont amené l'Assemblée législative à voter le projet.Il n\u2019y aura donc pas de difficultés de co côté-là, et la semaine prochaine la session reprendra une physionomie moins agitée ; les travaux législatifs suivront tranquillement leur cours, comme le programme d\u2019un concert bien organisé.Mince n\u2019a pas été la besogne du cabinet de mettre le projet an vue sous toutes ses faces et sur son véritable piédestal ; il lai a fallu accomplir la tâche ardue d\u2019écarter des intérêts da elocher, des ambitions rivales, des désappointements personnels, qui lai faisaient ombre, et pendant quelque temps ont masqué le sujet principal.M.Chapleau, domptant méme la douleur physique, rassemblant son indomptable énergie, s'arcboutant sur une volonté qui s'est montrée de fer, a triomphé des difficultés qu'on s'est plu à semer sur ses pas.La session aura été glorieuse pour lui et son gouvernement.Cette question de la vente de la sec: Kon-est du chemin de fer du Nord, a eu hier soir à l'Assemblée législative, un dénouement auquel certes personne Res'attendait.Le projet de loi a franchi ss troisième étape aaus encombre, et sans même que le plus petit vote soit venu clore le débat.À vrai dire chacun était las, l\u2019opposition peut-être la première.On a bien essayé un peu de chicaner sur les conditions posées à la corporation de Québec au aujet de es souscription.Mais le premier ministre avait tellement bien démontré à la séance de l'après- midi, les avantages incontestables qui ressortent de ces conditions pour notre ville, que rien n\u2019y a fait, pas même l'immense bonne volonté dont a fait preuve le député de Québec-Centre.A dix heures et demie, le projet de loi a été adopté en dernière lecture, sur division, et d'un commun accord, les députés ont regagné leurs pénates pour jusqu'à mardi après-midi.Au Conseil maintenant ! tren INFORMATIONS, -\u2014On sait de bonne source que la princesse Louise partira pour le Canada par le Sarmatian, le 25 de ce mois.Sa santé s'est bien améliorée.\u2014BSir Alexander talt a quitté Londres mercredi et s\u2019est embarqué hier matin pour l\u2019Amérique.Son voyage n\u2019a pour but, qu'une visite temporaire PARLEMENT PROVINCIAL.Séance du 5 mai, Sur motion de I'hen.M.Chapleau, la Chambre ae forme en comité général aur le bill pour décrêter et confirmer la vente de cette partie du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, connue sous le nom de section est, et s'étendant depuis la jonction Saint- Martin jusqu\u2019à la cité de Québec.Quoique très souffrant de la gorge, le premier ministre donne des explications sur toutes les clauses du projet de loi.Il s'applique principalement à prouver que la mesure est tout-à-fait avantageuse pour la cité de Québec.Celle-ci à tout à gagner aux arrangements pendants entrs lo gouvernement et le syndicat.Par ces arrangements la situation de la corporation vis-à-vis du gouvernement, en ce qui regarde sa souscription en faveur de la comstruc- tion du chomin de fer du Nord,se trouve régularisée.Pour peuque le Conseil municipal veuille entrer en arrangement, il lui sera facile de le faire et de réaliser le désir de Ja population de Québec.I fait l'éloge du nouveau maire de la ville et dit que cette élection augure bien pour la solution de Ja question.M.Stephens succéde au premier ministre, puis M.Rinfret dit que la pro priété de la corporation au Palais n'a pas été cotée à sa juste valeur dans la transaction que le gouvernement demande à la Chambre de confirmer.L'hon.M.Robertson dit que la corporation de Québec ne saurait accepter un arrangement plue avantageux que celui que le gouvernement lui propose.Il croit qu\u2019il serait préférable pour elle de transiger avec le gouvernement d'ici à trois mois plutôt que tomber entre les mains du syndicat qui n'aura peut- être pas les mêmes raisons pour agir avec ménagement à son égard.À six heures, les six premières clauses du bill sont adoptées et le comité rappoite progrès.Séance du £oir.On continue la discussion du bill clause par clause jusqu\u2019à la dernière.À neuf heures, le bill est rapporté, et l'hon.M.Chapleau propose la réception du rapport du comité.M.Gagnon propose en amendement, que le rapport sois renvoyé au comité général, avec instruetion d'ajouter le paragraphe suivant a la section 19 de l\u2019annexe du contrat : \u201c La dite compagnie devra accorder à la compagnie du lac St-Jean tous les avantages qu'elle accorde à la plus favorisée des compagnies, pourvu que de son oûté la compagnie du luc St Jean accorde des avantages analogues.\u201d Voici la section 19 : \u201c La dite compagnie devra fournir toutes les facilités raisonnables à la compagnie du cLemin de fer du lac St-Jean, à la compagnie du chemin de fer Pacifique Canadien, ainsi qu'au chemin de fer Intercolonial et au Québec Central, pour la réception, l\u2019expédition et la livraison du trafic des chemins de fer des dites compagnies, respectivement, ainsi que pour le retour des voitures, plates-formes et autres véhicules.\u201d L'hon.M.Wurtele Re voit pas qu\u2019on puisse admettre le principe de cet amendement.On aurait l\u2019air en l'adoptant de persécuter la compagnie du lac Saint-Jean.Il n\u2019y a pas de doute que celle-ci fera son devoir aous ce rapport, et les compagnies qui se trouvent placées eur le même pied qu'elle n'ont rien à craindre.L'hon, M.Joly demande pourquoi on ne réglerait pas la question en ajoutant à la clause, que ces facilités seront déterminées par le lieutenant-gouver- neur.L'hon.M.Garneau dit que par la clause telle qu'elle existe, il ne peut pas y avoir de malentendu.Il s\u2019en déclare satisfaitet ls considère comme une protection accordée à la compagnie.L'amendement est rejeté sur division.La question étant posée sur la motion, M.Gagnon dit qu'il avait trois objections à faire à la vente.Il en a fait une; il lui en reste deux à faire.Sa seconde objection, dit-il, est que le capital de la compagnie du syndicat qui est fixé à un million par le projet de loi n\u2019est en réalité que d'un demi- million.La dernière objection est que la compagnie peut laisser détériorer le chemin pour un montant tel chaque année, que la province se trouvera ne rien recevoir du tout.MM.Martel et Casavant s'expriment ensuite en favour de la vente.M.Blanchet dit qu\u2019en votant en favour do la vente des deux sections du chemin de fer du Nord, il a rewpli un engagement qu'il avait pris envers au Canada.8es électeurs.Jl est persuadé qu\u2019en vendant le chemin, le gouvernement fait une affaire d'or, et que los travaux qu'il ne pouvait pas faire exécuter lui- même, le seront maintenant pour le plus grand bien du public en général.11 dit que par la form.tion du syndicat, le gouvernement a réuni dans une même idée de p , les meilleurs capitalistes de Montréal et de Québec.Avec un syndicat composé comme celui-ci, il n\u2019y a pas à craindre que Québec n'obtienne pas es juste part du trafic de l'Ouest, car les mombres de Montréal seront forcés eux-mêmes, dans leur propre intérêt, de voir à ce que le trafic vienne à Québec.L'hon.M.Joly dit qu'il eat un de ceux qui espèrent que les meilleures coun- ditions possibles seront faites à la cité de Québec pour le règlement de sa souscription.La manière courtoise avec laquelle le premier ministre a parlé du nouveau maire de la ville l'hon.M.Langelier, l'éloge qu'il a fait de ses talents sont des preuves que rien ne serà épargné pour en arriver à un heureux résultat, Mais, ajoute-t-il, je tiens À ce qu\u2019il n'y ait pas d'équivoque ni d\u2019ambiguité, à propos par exemple de ia propriété du terrain du Palais Je nie que le gouvernement ait des droits sur ce terrain, et cependant il prétend en avoir si l'on réfère à la clause 17 du contrat qui dit : \u2018\u201c En ontre, le gouvernement subroge le syndicat dans tous les droits qu\u2019il peut aroir et réclamer sur la propriété située à Québec, communément appelée Terrain du Palaie, en face de la propriété connue sous le nom de Parc à bois du gouvernement.\u201d La ville de Québec tient ce terrain du gouvernement impérial qui le lui a donné il y a très longtemps, à la cond i- tion qu'il le reprendrait s\u2019il en avait besoin plus tard pour des fins militaires.L'hon.M.Chapleau dit qu'après les explications qu'il a données à ce sujet à la séance de l'après-midi, on comprendra qu'il lui reste peu de chose à dire.Encore une fois, le gouvernement n'a qu\u2019un désir: arriver à s'entendre à l'amiable avec la corporation, sans qu'il soit nécessaire de recourir à des moyens regrettables.I! est vrai, ajou- te-t-il, que le terrain du Palais a été donné à la Corporation de Québec par le gouvernement impérial ; mais il lui à été donné dans uu but d'utilité pu- plique.Or, le gouvernement espure que le Conseil municipal, éclairé par Pavocat éminent qui est maintenant à sa tête, comprendra que l'intérêt des citoyens de Québec exige que la corporation transige avec le gouvernement ou avec le syndicat, Un comprend que quelqu'un qui se trouverait dans le Conseil et qui serait mu par un désir d'opposition factieuse, pourrait induire le conseil à agir d'une manière qui serait préjudiciable à la cité, mais ceux- là seront trop clairsemés pour triompher.L'Orateur pose alors la question sur la motion de l'hon.M.Chapleau, pour la réception du rapport, et cette motion est déclarée adoptée sur division.Puis sur motion du premier ministre le bill passe sa troisième lecture sur division, au milieu des applaudissements de toute la droite.Il n'y a pas de vote, la gauche ee contentant de protester juequ'à la fin.A 10.30 heures, la Chambre s'ajourne à mardi après-midi.CONSEIL MUNICIPALE.Séance du 5 mai.Présenta\u2014Son Honneur le maire et MM.les échevins et conseillers Johnston, McWilliam, Vallière, Miller, Bourget, Vincent, Peachy, (ringras, Molony, Charleson, Plamondon, Roy, Rhéaume, Guay, Hearn, Gunn, Kaine et McLaughlin, Les marchés de la ville ont donné les revenus suivants pendant le mois d'avril : Marché Finlay.$1,015.10 \u201c Jacques-Cartier.1,871.00 \u201c Montealm.2,157.25 \u201c Berthelot.506.00 Présenté un compte de $400, étant la somme due par la corporation pour sa part d\u2019entretion de la prison du district.Présenté un compte de 81,540 do la Compagnie du gaz, pour l'éclairage des rues de la cité pendant le trimestre expiré le 30 avril dernier.M, le maire dit que le surintendant de la Compagnie du gaz l'a informé que lo contrat était expiré.Fn consé- quonce le Conseil l\u2019autorise À renou- voler ce contrat pour deux ans, aux mêmes conditions.Le contrat du transport des prison- piers est de nouveau accordé à M, Fer- PE EEE dinand Trudel, pour la somme de $200.Le contrat des itupressions est accordé à M, George Vincent.Lecture d'une lettre par laquelle M.Régis Roy donue ea démission comme collection du havre du Palais.M.Hearn, président du comité spé- dial nomtué À la dernière séance pour la formation dea comités permanents, fait rapport que ces comités pour l'année courante se composerort comme suit : Finances\u2014MNM.McWilliam, Hearn, Guay, Roy, Chouinard, Guan, Charle- son et Vincent.Feu\u2014MM.Brousseau, Plamondon, Peachy, Johnston, Vallée, Miller, Mo- lony et Kaine.Chemins\u2014MM.Guay, Vallitre, Peachy, McLaughlin, Gunn, Chouinard, Rhéaume et Molony.Aguedue \u2014 MM.Peachy, Hearn, Vallée, Brousseau, Johnston, Charle.son, Miller et Roy.Marchés \u2014 MM, Tiourget, Giugras, McWilliam, Guay, Russell, McLaughlin, P\u2019lamondon et Vincent.Traverse \u2014 MM.Hearn, Bourget, Johnston, Rhéaume, Vallée, Russell, Charleson et Vincent.Réglements\u2014NM.Rhéaume,Peachy, | Chouinard, Vallée, Vallière, Miller, Kaine et Molony.Santé\u2014-MM.Guay, Gingras, Me- Laughlin, Vallière, Roy, Russell, Vincent et Gunn, Les rapports des comités des chemins et du fou recommandant l'octroi des contrats des fournitures dont ils ont besoin à certaines personnes, sont renvoyés aux nouveaux comités.Le comité des marchés est autorisé à vendre à l'enchère les revenus du parc aux animaux et du bureau de pesage du marché Finlay.La question de l'augmentation des gages des pompiers et des constables vient aur le tapis, et la majorité du Conseil parait fort bien disposée en faveur de cetite augmentation.Néanmoins, il est résolu qu\u2019on s'occupe de la chose quand viendra le vote des appropriations aux divers comités.I rer em arm A TRAVERS LA VILLE.UN pissours.\u2014Le fameux discours prononcé à l'Assemblée législative par le député de Montmorency, sur Ja vente de la section ouest du chemin de fer du Nord, est maintenant imprimé.Il forme une brochure d'environ quatre- vingts pages et nous ne doutons pas que les députés n\u2019en reçoivent de noimn- breuses demandes.L'œuvre de M.Tes- jardins est un document qui :estera dans l'histoire des chemins «le fer de ce paye.L'ÉGLISE SAINT JEAN, \u2014 Les travaux de construction de l\u2019église Saint-Jean Bont poustés avec activité depuis quelque temps.Un s'est horné durant l'hiver à préparer la pierre.ADRESSE.\u2014 Les élèves en droit de l\u2019Université Laval ont présenté une adresse de félicitations à leur professeur l'hon, M.Langelier, à l'occasion de son élection comme maire de Québec.VANDALISME \u2014Une brèche a été pratiquée dans le mur d'enceinte de l\u2019'Université Laval.On croit que c\u2019est le fait des oiseaux nocturnes qui fréquentent la Grande Batterie.DÉMENAGÉ.\u2014 Lo Dr Venner a transporté son bureau, porte voisine de M, Duquet, orfèvre, Haute- Ville, MEDICAL.\u2014M.le Dr A.Marois, ré- comment gradué Docteur en médecine à I'Université Laval, avec la plus grande distinction, a établi son bureau au No 30, rue du Palais, ou il pratiquera la médecine et la chirurgie.OAUSE IMPORTANTE \u2014 La cause de Elizabeth Russell vs I\u2019.Lefrançois et Julie Morin, intorvenante, a été plaidée avant-hier, devant la Cour Suprême a Ottawa.Dana cette cause, jugée déjà en Cour d'appel à Québec, il s'agit de faire annuler le testament d\u2019un nommé William Russell, pilote de Saint-Roch de Québec, sous prétexte que Russell ne jouissait pas de ses facultés mentales, lorsqu'il fit son testament, lo 27 no- vombre 1878.ŒUVRE DU PATRONAGE, \u2014\u2014 Les pierres qui chantent.\u2014Positivement la dernière séance donnée par M.Baudre à Québec.Elle se fera dans une des salles du Patronage, rue St Georgo, faubourg St- Jean, lundi prochain, 8 mai.Plus il y aura de monde, plus le Patronage en bénéficiera, grâce à la générosité do M.Baudre.Il y aura un petit nombro de siéges résorvés.Prix d'admission, 15 centins ; siéges résorvés, 25 contins.La séance commencera à 8 heures précises du soir, =.er) MARITIME.\u2014 Le steamer Tecas, de la ligne Dominion, parti de Liverpool pour Québec le 16 avril, est arrivé à Halifax hier matin, après avoir vainement tenté de passer au 1uilieu deg glaces du golfe, Le steamer Manitoban a passé à la rivicre Martin, 255 milles marins de Québec, hier matin, à 8.30 heures, THÉATRE.\u2014TI y aura soirée dramau- que lundi à la Salle Jacques-Cartier, Rien de nouveau jusque-là, n'est-ce pas?Mais ce qui doit attirer particulièrement l'attention, c\u2019est qu'on jouera une pièce canadienus dont le Dr Dick du Château-Richer, est l'auteur.Le dernicr jour des Hurona, telle est le titre de la pièce, est un drame à grand spectacle ot dont l'effet, paraît-il, est saisissant.Plusieurs Murons de Saint- Ambroise y figureront en costume national.N'al doute que la salle ne soit \u2018comble.LA NAVIGATION.\u2014T'out est animation et vie maintenant dans le port de Québec.L'ouverture de ls navigation sembla chaque arnée être un réveil pour notre ville.Combien de gens en effet qui ne tiennent leurs moyens de subsistance que de la navigation ! EF: puis les conjectures vont leur train sur les recattes probables.On discute le nombre de vaisseaux qui jetteront l'ancre vis-à-vis la Citaclelle, et toujours l'espérance a le dessus.Esyérous q:ie les déceptions ne viendront pas plus tard éteindre cette espurance qui est \u2018vu propre de la vie pour tout le monde.Les ouvriers du port sont dans la jubilation en attendant l'aubains pre- chaine.Les propriétaires dos petits eugins dont on se sert sur les quais pour le déchargement des navires, travaillent à s'amalgamer, parce que lu concurrence qu\u2019ils se sont faite l'année dernière a été ruineuse pour eux.Les fournisseurs de navires :c1vrent leurs hangars qui restent formes tout l\u2019hiver.Les petits vapeurs vont et \\-nvent on tout sens.Le spectacle enfin, est maintenant complet, où plutôt il le sera à l'arrivée de la flotte, qui représente les acteurs, Le reste n'est que la mise en scons.orkRa.-\u2014 Voici ce que nous .:sons dans un des plus grands journasx de New-York relativement à la comp>gnis d'opéra de Mamice Grau, qui doit vi- sitar Québec i la fin de ce mois : \u2018* Nous avons dit le succès mérité qu'a obtenu ls compagnie française de M.Grau dans /a Masrotte et Le- Mousquetaires au vourent, Mercredi, 3frynon à été l'occasion d'un nouveau triomphe pour Mlle Paola Marié et M.Maurns.On sait combien ces deux artistes ont déja été fêtés, l'une dans le 11e de Mignon, l'autre dans celui de 1 thelr Meister.L'intérét de cette représentation était surtout dans le début de Mlie Dalmont, la nouvelle Philine.Cette jeune artiste a beauconp plu ; sans être d'un volume extraordinaire, an VOix est fbrt agréable et foit agile.L'épreuve suprême du rôle, ls grand Air Je suis Titania lui a été complètement favorable: le public l'a bissée avec enthousiasme.Mais ce dont il faut surtout féliciter M.Gran, c'est d\u2019avoir engagé Mme Privat, une artiste véritablement hors ligne et que nous voudrions entendre dans un répertoire plus élevé.C\u2019est dans Les druons de Villars, ce charmant opéra-comique de Maillart, que Mme Privat a debuté jeudi soir par la rôle de Ruse Friquel, Elle a du premier coup conquis les sympathies du public par sa beauté d'abord, puis par la franchise naturelle do son jeu, aussi bien que par le timbre séductour de sa voix qui donne avee aisance les notes élevées du soprano et descend aux notes les plus bagres de l'emploi de contralto.Son air d'entrée, le joli duo du deuxième acte, et surtout lo grand morceau du troisième acte, Æspoir charmant, Sylvain am'u dit je l'aime !\u2026 ont été accueillis par des bravos sans fin et des bis de bon aloi.Nous voudrions bien entondre Mme Privat dans La Traviata.M.Grau nous donnera-t-il ce plaisir ?\u201d FAITS DIVERS.SACRILÉGE.\u2014 Des malfaiteurs ont pénétré, ces jours-ci, dans le cimetièro de Caughnawaga, ct ont enlevé tous los ornemonts religieux déposés sur les tombes des sauvages enterrés 1écem- mont.Aucuno arrestation n\u2019a encore été faite, mais on connaît, paraît-il, les auteurs de co sacrilége.SUITRS FATALES D'UN FRU.\u2014Ia Bbri- quo do brosses de Lewis Larkey & Co, à Dover, New-Ilamephire, Wsskington stroot, a été détruite par lo fen mardi matin.La pete ost do $2,000.Les Bom ZG \u2014 D ier, Co cu- era Le le ind nt- na.01t ion ué- our Fat ub- uis les tre pé- les ard ro.16- ins le ent ur- ler- ant put ent ant vée rs, ns nie \u2014\u2014 a flammes se sont communiquées ensuite à l'Eglise Baptiste contigué, dont il ost resté deboul que les quatre murs, Cette Eglise n\u2019était assurée que pour 46,000, et sa construction avait coûté $30,000.| ; L'après-midi, un certain nombre de curieux ont visité l'intérieur de l'édifi- co religieux brûlé.Vers les 4 heures, un des murs a été abattu par un coup Je vent, enseveliseant sous ses ruines plusieurs des visiteurs.Le tocsin a sonné, ls population tout entière est accourue, et les pompiers ont entrepris le déblaiment des décombres et reciré suocossivement Mme Stuart Cifford, avec plusieurs côtes, les deux jambes et un bras ¢ ssds, et des lésions internes; M, John Burloi.h, avec une jambe et un bras cassés, le visaga hior- riblement mutilé et des lésions inter- pes ; Mme Whiney, avec les côtes et un brag cassés ; M.Jacombe Bernodtk, avec plusieurs côles enfoncées, et un inconnu avec une jambe rompue en deux endroite.Enfin, en relevant les derniers débris, on s recouvré le corps du juge de police John Varney.PENDU VIVANT.\u2014Nous lisons dans ?Fspress de San Antonio, Texas : \u201cT1 vient d'arriver ici un Mexicain, nommé Senobio Martinez, résideut de Medina, comté de Dexar, qui a passé par une expérience rappelant les beaux jour où l'on voyait journellement les corps de voleurs de chevaux pendus aux arbres, et où plusieurs éminents gentlemen allaient chaque dimanche à l'église avec une corde tout prête Jans leur poche, Martinez était soup- sound par ses voisins d'avoir participé à quelques vuls de chevaux.Pendant la nuit de mali dernier, sa maison a vté onvalite par des hommes de lui in- onnus, qui l'ont emporté au dehors, pendu à un arbre, et se sont retirés au- bout de quelques instants, le croyant mort.On avait névligé de lui attacher les mains derrière le dos, et dès qu\u2019il a vté seul, et soi-disant mort, il a réussi a passer les deux mains entre son cou ot la corde, et à desserrer le na:ud suf- isamment pour pouvoir respirer.Il était dans cette position précaire depis aix heures quand quelques-uns se sos; amis sont venus a passer et l\u2019on dépendu.\" ARRUSAGE DE4 inUEs, \u2014Les rue- de feu tous voulurent en fuire autant, ai bien que le grand bateau surchargé d'un côté chavira et les six personnes furent plongées dans l'eau, Aux cris poussés par M.Hubner, des voisins accoururent et le sauvetage commença.Les victimes avaient disparu sous l'eau.On dut faire usage des crochets | Après vingt minutes de recherches, on put retirer de l\u2019eau sains et saufs M.Hubner, sou petit-fils, le frère du prétendu.Mais toutes les recherches restaient infructueuses pour la fiancée, sou prétendu et le frère de ce dernier, Ce n'est que hier suir 4 six heures que cette dernière à pu être retrouvée.Tous les soina ont été inutiles, ce n\u2019était qu'un erdavre.Ça matin, les recherches ont cont\u2019 nué et, vers midi, les deux autres vie times ont été retrouvées.Filles avaient dû lutté longtemps, car les bras étaient pliés et les doigts crispéa.Lea cadavies ont été portés à un restaurant à côté, où une chambre avait été préparée.Dépeindre la douleur des deux familles on présence de ces trois cadavres est une chose impossible.LES VIEUX TIMBRES.\u2014Qui veut savoir ce que deviennnent les vieux timbres- poste n\u2019a qu'is visiter le couvent dea frères de Saint-Jean de Dieu, autrement dit le couvent des Chartreux, en notre ville, En entrant, on est introduit au parloir, dont les mesures pré- senlent une mosaique des plns étranges.Imaginez-vous une tapisseiie Luite ontivrement de timbres-poste et offrant aux yeux étonnés les fizures les plus diverses, Les frère=, avec una patience de bé- nédiclin, avaient rassemblé 500,600 timbres-poste.Is commencèrent par en trier 153,871, d'apres leurs différentes couleurs \u20ac nuances.(ite opéintion preliminaire ne dur « pas moins de trois mois, Puis commenca le collage.Au- jour l'hai la tapisseris, achevée, provoque l'admiraizon de tous les visiteurs.L'arrangement des timbres nous fait voir successivement un paysage Chinois, un chitteau espagnol.un chalet suisse, un chien milord, un kiosque, un pavil- ; lon, toute une collection de plantes et , de leurs, un Chiuoia, l'an 158?on chit- ,fres romains, les lettres J.M, J.DE Paris sont arrosées on grande partie au D'EU, \"no cheminée gothique entourée moyer de tuyaux mubiles attachés à | d'une banierolls portant ces mots : Ad des prises d'eau fixes, et cette méthode | » êté trouvée de moitié plus économi- | qua que l'emploi des tonneaux d'arrosage, qui cependaat existent encore au nombre de 520.L'arrosage et le balava- Re de Parie, opérations admirablement taites, coûtent annuellement 81,106,- 000.Los parisiens sont, do toute l\u2019Fu- | tope, la lussie oxceptée, les citadins | qui prient les plus fortes taxes muni pales.LA MFR DU PAHARA.-\u2014 Le projet du sapitaine Roudaire pour la création d'une grande mer intérieure an sud de d'Algérie et de la Tunisie attire une vrande attention.L'entreprise a été discutée par le eonseil des ministres, ét une commission spéciale doit étudier la question des voica et moyens.Les frais de l\u2019entreprise ne paraissent pas énormes.M.Roudaire est d'avis que 75,000,000 de francs suffiraient amplement pour couvrir tous les frais.Dans huit ane au plus, pense-t-il, In gigantesque entreprise serait finie.Il n'ost pas impossible que la même année soit rendue mémcrable dans l'histoire par l\u2019ouverture du Canal de Panama et Ja grande mer intérieure d'Afrique.TERRIBLE NOYADR.\u2014Une partie de plaisir qui a eu un bien triste dénouement, c\u2019est assurément celle qu'avait projeté la famille Hubner, habitant « Asnières, A l\u2019occasion du mariage de leur fille aînée Marie, les époux Hubner, qui avaient chez eux le prétendu etecs deux frères, projotèront hier, après un opulent déjeuner à la Malmaison, do faire une partie de canotage.Les deux familles au nombre de huit personnes, se rendirent donc vers les quatre heures, à Nogent-aur-Marne ot s'adressèrent à M.Mattias, capitaine\u2018 des sauvetours, pour avoir un bateau.\u2018 Ce dernier, n'en ayont pas d'assez.grand, en mit deux à leur disposition.| Dans le premier, prennont place Met Mme Hubner, sn fille Marie, son | petit frère, le prétendu et un de sce frères.Dans lo second, M.Hubner et un de ses parents.La promonado fut d'abord très gaie, les deux bateaux montaient et descendaient la M: rno de Nogent au pont de Bry.Bientôt, copondant, le dénotr ent | devait être fatal, A un certain moment les doux ha toaux passèrent si près l\u2019un do l\u2019autre, que Mile H:2bner voulut serrer la main | de son père.La gaieté étant géuérale, \\ de | | Iles contemple un instant, puis, | fronçant le sourcil et relevant sa mous- { tache.: \u2014 Et vous, leur dit il d'un ton mena- (gant, tâchez de grandir d'ici à l'année miujorer: Doi sloriani ! Le reste des murailles est revétu d\u2019or- netmeuts de tous Genres, ranges, ara boaques, etc.Le tout présente un amalgame charmant, où les couleurs se fondent avec tant d'art, qu'un peintre, avec palette et pinceau, aurait difficile- mont pu faire misux.ltétail curieux, do nature à relever le mérite da l'iœu- vra : malgré le grand nombre de li- Knes courbes qui «e reucuntrent dans ; Cette mosaique d'un genre tout à fait { original, aucun des timbres employes, | qui tous sont carrés, n'a été écorné.| PÈRE DFSESPRRE \u2014 Une femme a , douné la jour a truis enfants cette se- | maine dans des circonstances assez sin- : gulieree.Elle était en train de regarder les ours au Jardin des Plrntes quand elle à mis au monde le premier entant.| Un passant charitabie a fait avancer { une voiture et y à fait monter Ia mère avec son enfaut.Avant d'arriver chez elle la dame a eu =n autre enfant, of |ello venait à peine d'entrer dans si chambre quand elle a donné le jour a jun troisième eufant.(In apprendra avec plaisir qua la mère et les onfauts ; 50 portent bien.Lo pure menace de se ; suicider, \u201c \u201cROQUIS MILITAINE \u2014Un vieux gro- ; gnard passe en revue son régiment.{Apres avoir admonestd sans réserve ; dopuie le lieutenant colonel jusqu\u2019au ; simple pioupiou, il arrive devant le | petit corps des enfants de troupe.{ Mais là, il ne sait plus que dire; i ; .; 4 : son réportoir: d'injures est épuisé.prochaine.ne + roms meee DIEMANDEZ LE SIROP DES ENFANTS du Dr.Coderte, tecommandd par les moil- leur médecins de la Puissance \u2014Prix 25 cts, par bouteille, EE LES ÉLECTIONS GENERALES.\u2014Les élections générales sont maintenant sur le tapis, Fi ne serait pas mal par consequent de conseiller une judicionse distribution de l'Extirpateur des Cors de Putnam aux électeurs, lorsqu'ils se rendront aux bureaux de votation.C\u2019est le meilleur remède pour les cors, et.tous les patients seront satisfiils et voteront cer- trinement en favenr de la personne qui lour procurura du soulagement.11 est sans danger, L'EVENEMENT EMULSION DE PUTTNER.D'un pharmacien établi de puis dix-hoit ans.Dopuis dix-buit ans que je auls &tabll cowme pharmacien, \u2018© n'ai pss vu ni connu une prépars- tion qui ait donné uue sutisfaction aumi générale que l\u2019Emulsion de Puttner, et je ne puis que continuer à la recommander comme une médecine rÂre et d'uve grande valeur.C, F.COCHRAN, Chimiste et droguista, Kentville, ERE DECES, Vendredi, le 5 mai, à l'âge de 03 uns, M.Charles Ninteau, menuisier, rue laatourelle, fauhourse St, Jean, Le service anra leu lundi prochain à 8 heures à le Chapelle Bt.Jeun.Parents et gris sont priés d'y assister, Le 5 du courant, à l'âge de 19 ans et & mois, Victor Martel, employé de ln maison J.B.Renaud & Cie, 1] ebat le tye! dome fils de few 4.1, Martel, secrétaire de la Commission du Havre, Los fundimilles auromt lieu lundi matin a ¥ lieures.Le convoi partira de a residence de Mine, Martel, N> 120 rue Ste.Marguerite, St.Rech, à 87 heures, Les pa- veuts el anis sont priés d'y assister sans autre tuvitation.Annonces Nouvelles.On Demande l'iusieurs messagers à ls Compagnie du télégraphe de Montréel.& mai 1882 _.2f Docteur À.Marois, Médecin-Chirurgien No 30 Rue du Palais (Anvienne mnison du Docteur Roy) lentes de consultations : Sopa, SAS pan, % nai 1852, LE DI CHIRURGIEN-DENTISTE, : A iTatsportr son bureau au No 1 rae St.Jean, an-dessus du magasit de fer de Messieurs Audieus & Freres, Sa lt vu, Tu VENNER, td anaj }\"S2 1} 1 1 Muison vecsine de ÀF.Diquet, Harteyes, ! | Société Bienceillante des Jour- .| naliers de Navires, | SECTION No 1.| L'assetuiee mensnetle régulière des tee Yves sduetions frueuis de cette section, aûra LE 8 COURANT Halle du lien LUNDI SOIR, à 8 heures précises 4 Chaplain, Par ouvre marche Pret lens, 80 Bod ON.Gotaal 1 a32, ENCORE UN ENCAN.Vale wrod suc cde notte dernier ue n HN CASSIDY, 1 Samedi ! J 7 Annonces N ouvelles.VINS, LIQUEURS, CIGARES, ÉPICERIES, etc, ele, EN GROS ET EN DETAIL.Fortier & Weippert informent leurs amis et le public cn ge néral, qu'ils continuent le commerces d'Epi, cerics, Vins et Liqueurs, au magasin qu'ont occnpé jusqu'au mois de mai, rue du Palais, MM, GINGRAS & LANGLOIS, dont ils étaient commis.Ils sollisitent respectueusement une part de patronage qu'ils s'efforceront de mériter pas leur activité, leur courtoisie, et la qualité de leurs effets.Les commandes seront remplies avec exactitude.L.R.W.FORTIER Québec, 6 mai 1882.A.F.WEIPPERT VENTE A I\u2019ENCAN B Billards français, Meubles de ménage, Chromos, Argenterie, Verrerie, ete.Sera vendu par encan pour le compte des intéressés, MARDI, LEO MAI A la salle de Billad HOTEL UNION, No 44 Côte du Palais, Tont l'ameublement consistant en deux tuaguifiques tables de Billard françaises, Billes en ivoire, Baguettes de premier choix, Meubles de ménage, Argenterie, Verrerie, Cliromos, Armoire à glace, Pompe à bière, Pocles différentes sortes +t une quantité l\u2019autres effets.Une attention spéciale est attire sur la vente des Billards, d'une Bibliothèque de la valeur de 8166 et dun set de salon d'une valeur de 8200, Vente u 11 henre precise.Effets visitées Lundi et mardi.DERY & (ir, Encanteurs.5 ouusi 1852.VENTE A LENCAN PAR CASEY & (CIE.Menbles of Effets de Ménage.Fournitures en General.Tapis nouveaux, Toile, Draps de table, Rideaux de point et de Bamas, Courtepointes, Convertes de Inive, Mutelas, Poile à draps, Toile à serviettes, etc.AUSSE Un lot de Meubles de second main, Puce de cuisine et autres, Tapis, Conckettes, Chai-
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.