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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 1, No 2
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1957, Collections de BAnQ.

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A ses À ilk i ia A # ; ce Ÿ N } Rg nN » i DE +, FN a me ge bi a encens DS > Hs J 4 fi ids 4 f * sr [I à à + 3 tes i : 5 a if \u2014\u2014 1\"; a Ÿ ga id fw TE # 3 1%) EERE i > Ny gt Is i fi pus TEREST s ¥, + he jy i A.Jantes vtt et a Bn fa me = md, w of ye ok T° Wl + A et f wv 5 sp, \u2018 tk - rT ts æ ACTUALITÉS MARINES Revue publiée par le Département des Pêcheries de la Province de Québec.Honorable Camille E.Pouliot, m.d., Arthur Labrie, D.Sc., Ministre.Sous-Ministre.Directeur de la Revue: Gérard Barbin.SOMMAIRE Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 Editorial The American Lobster at the Magdalen Islands (Paul L.Montreuil) Un peu de lumière sur le Saumon de l\u2019Atlantique (A.Marcotte) Information et Propagande (G.Barbin) .L'Ecole d\u2019Apprentissage en Pêcheries de Grande-Rivière (L.Bérubé et R.Gagnon) QUÉBEC \u2014 CANADA L'Entraide Sociale et nos pêcheurs (G.Giroux) L'Ecole Supérieure des Pêcheries de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Mgr J.Diament) Le producteur de poisson, cet inconnu ! (Z.Bérubé) .Liste des poissons d\u2019eau douce du Québec (Vianney Legendre) La reproduction partielle ou totale des articles ou statistiques de la présente revue est permise, mais on est prié d'en mentionner la source.Photo ci-contre: Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser au Service de Pêcheur madelinot vérifiant les x .A l'Information et de la Propagande, Département des Pêcheries, Hôtel du Gouver- 300 casiers à homard qu\u2019il est autorisé à mouiller durant la sai- nement, Québec, Qué, Canada.son de la pêche.Photo: Omer Beaudoin.Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 PP \u2014 Nous avons voulu mettre l\u2018accent, dans ce deuxième numéro d\u2018\u2019Actualités Marines\u201d, sur le Homard et le Saumon, deux espèces dont l'importance dans l'économie des régions maritimes du Québec n\u2019est plus à démontrer.Chacun sait, en effet, que si la morue et le hareng constituent la ressource de base de nos pêcheries (90% environ des apports annuels de la Province de Québec), le Saumon et le Homard figurent au premier rang de ces espèces de haute valeur dans le commerce (nous en avons peu et les apports sont faibles) qui assurent un revenu intéressant et nécessaire à nombre de pêcheurs commerciaux.Trois millions de livres de Homard paraissent minimes à côté des soixante-quinze millions de livres de morue capturées en 1956 chez-nous, mais ils rapportent aux pêcheurs un million de dollars contre approximativement deux millions pour la morue.Nous aimerions pouvoir en dire autant du Saumon de l\u2019Atlantique, mais tout de même ce poisson magnifique, malgré la baisse inquiétante de ses débarquements annuels, demeure encore une espèce qui vaut de l'or et qui mérite toute noire sollicitude.Considérant, d'une part, 'augmentation graduelle des captures de Homard chez-nous, grâce, croyons-nous, à certaines mesures de conservation, et, d'autre part, la diminution des captures de Saumon, nous avons cru opportun de présenter à nos lecteurs deux études, l'une > \u2014 QO == Cm sur le Homard, l\u2019autre sur le Soumon, afin de leur permettre d'y voir un peu plus clair et avec l'espoir de réconforier les amateurs de Saumon qui peindraient l'avenir dans les teintes trop grises.Il ne faut pas oublier que si des pêcheries peuvent être avariées ou détruites (nous avons cet exemple du Saumon de l\u2019Atlantique qui abondait il y a cinquante ans), il est aussi possible, par des mesures de restauration avisées, de reconstituer des populations de poissons; on l\u2019a fait, par exemple, pour le saumon et le flétan du Pacifique et, plus près de nous, pour le Homard de l'Atlantique.Aujourd\u2019hui, cependant, il faut bien le dire, la faune ne jouit plus de la sécurité des temps passés; surtout lorsquielle a besoin, comme c'est le cas pour le Saumon, des eaux limpides des rivières entravées souvent par des barrages (nécessaires), desséchées malheureusement par un déboisement effréné ou polluées de déchets industriels; surtout lorsqu'il s\u2019agit d\u2019un poisson dont la force étonnante, le courage combatif et la délicatesse des chairs lui ont valu une réputation d'adversaire \"de taille et de mets exquis.3 I! nous fait plaisir, de plus, d\u2019offrir & nos lecteurs, en hors-texte, deux reproductions du Saumon et du Homard, espèces marines qui, nous l\u2019espérons, participeront encore longtemps à la richesse des pêcheries de la Province de Québec.Le directeur de la Revue.ACTUALITES MARINES hi The American Lobster at the ; Magdalen Islands The American Lobster, Homarus americanus has, for almost a century, been one of Canada\u2019s most valuable sea products.It is found only on the Atlantic coast of North America, from Labrador to North Carolina, a range of 20° of latitude.Following the coast line around gulfs, bays and islands this represents a strip close to 7,000 miles long and up to 50 miles wide.It is found in depths of up to 100 fathoms but is most common in shallover waters ranging from 5 to 20 fathoms, usually within 10 miles of the shore.The most important lobster-produ- 1897, and 10,000,000 Ib in 1906.The course of the lobster fisheries in Canada thus paralleled that of other lobster producing areas, starting with a rapid extension followed by a sharp decline.Fortunately, it has since built up to the present annual level of 45,000,000 to 50,000,000 ib (including the catch of Newfoundland).The first law aimed at protecting our lobster was passed in 1873.This prohibited the keeping or selling of \u201csoft-shelled\u201d, or newly moulted lobster, of egg- bearing females, and further cing areas at the present time are the southern Gulf of St.by Paul L.Montreuil, M.Sc.imposed a minimum weight limit of 144 Ib.The following Mr.Montreuil is Director of the Lawrence, including the Mag- dalen Islands, the west and south coasts of Newfoundland and the Marine Biological Laboratory at Grindstone, Magdalen Islands, P.Que.year, this last restriction was changed to a size limit of 9 inches, and a closed season was coasts of Nova Scotia and of Maine.The fisheries were of very little importance before the start of lobster canning in the United States, about 1840.Intensive fishing soon depleted the stocks, which were once plentiful as far south as Cape Cod and the Connecticut coast; as a result, the canning industry gradually moved northward.Our commercial fisheries for this species started about 1870, the recorded catch for Canada in that year being 61,000 Ib.During the course of the next 15 years, canneries went into operation wherever lobster could be caught.Total landings for the country increased steadily until 1836, when the fishery was next only to cod and salmon in value.The catch then started declining from the 1886 level of over 33,000,000 Ib to over 23,000,000 Ib in Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 included.There have been frequent amendments to the lobster fishing regulations since then, but our present laws are basically similar to those first passed.More complete understanding of the biology of the lobster, and of local conditions prevailing in specific areas, permitted adjustment of the regulations to provide more protection.In Canada and the United States the species has been subjected to intensive study since well before the turn of the century, and research is still being carried out on an increasingly large scale at a number of laboratories operated by federal, provincial or state governments, and by universities.In the course of its life, the lobster passes through a number of critical stages during which it is espe- Page 3 Bh AXA oss Sha il a RR RE SARIN ARI ita i cially vulnerable and subject to destruction.The first year or so of a lobster\u2019s life is spent as a developing egg, attached to the paddle-shaped swimmerets of its mother\u2019s abdomen.During this period, the female lobster provides protection and care to the eggs, keeping them clean, well aerated, protecting them from fish and other animals which would eat them.There is relatively little mortality during this period, so that most of the eggs laid one summer hatch out as minute larvae in the middle of the following summer.The number of eggs carried by one female depends on its size, and varies from 5,000 or 10,000 in an 8 to 10 inch lobster to around 60,000 in one 16 inches long.In the middle of summer, the eggs hatch into free-swinning larvae about one-third inch long.These rise to the surface, and the next three to five weeks of the young lobster\u2019s life are spent in the surface layers of the water.During this time the larvae are at the mercy of the elements and are carried about by currents, affected by wind, light, temperature and other physical factors which can cause very high mortali- ties.They are moreover a prey to all forms of plankton feeders, from small voracious invertebrates (including other lobster larvae), to surface feeding fish and birds.The free-swimming stage of the lobster is the one in which it is most vulnerable.Growth in the lobster requires the casting off of the old shell, a process called moulting.The first three or four moults take place during the free-swim- ming stage, beginning on the second day after hatching, and it is only after the third moult that the young take on the typical shape of the lobster.Shortly after the third moult, some of the young lobster start settling on the bottom; others may settle \u201conly after the fourth moult.By this time, the young have developed an apparent timidity, or instinct for self-protection which seems lacking before the third moult in the free- swimming larva.On reaching the bottom, the young seek shelter under stones, or in holes, and rapidly take on the cautions, self-effacing habits typical of the adult.Measuring slightly more than one-half inch in Page 4 length when they settle, the young lobster grow to about 22 inches in their first year, moulting about 12 times.The frequency of moulting decreases as it gets larger and by the time a lobster measures 8-9 inches in length (about 3 inches carapace measure), it only moults about once per year.By then it will have moulted approximately 22 times.Moulting is also greatly influenced by the temperature of the water; in warm waters such as those of the Magdalen Islands and Northumberland Strait, moulting takes place more frequently during the first years, and growth is more rapid than in colder areas such as the Baie des Chaleurs and Grand Manan.Water temperature also affects the size at which lobster attains sexual maturity, this being reached earlier, at a smaller size, in warm water than in cold.Until they become mature, the two sexes grow at approximately the same rate, but as soon as the female reaches the size at which if can reproduce, its growth rate decreases.Mating in the lobster takes place while the female is newly mouited, and soft- shelled.The sperm is retained alive in the sperm receptacle of the female until the eggs are laid, from one month to a year or more afterwards.Eggs are fertilized as they are laid, and become attached to the swimmerets on the abdomen of the female, where they remain for about one year.The intermoult period in the female is thus lengthened by the reproductive cycle, as soon as it reaches maturity, where as in the male, it is not affected.This explains why large or \u201cjumbo\u201d lobsters are predominantly males.As mentioned previously, water temperature affects the size of attainment of maturity.In warm water areas like the Magdalen Islands, sexual maturity is attained when lobster measures about 8 inches (about 27 inches carapace measure).In colder areas maturity may be retarded until the relatively large size of 13 to 14 inches.Studies at the Magdalen Islands showed that the minimum size limit of 7 inches total length, or 22 ACTUALITES MARINES inches carapace measure, enforced before 1954, permitted the capture of lobster which would still have had to moult once or twice before being of a size at which it could reproduce.It was determined that virtually no females measuring 2%2 inches or less (carapace measure) carry eggs, while about 10% of those measuring 3 inches are berried.Partly on the basis of these findings it was recommended that the size limit be increased to this level.This was done gradually in four annual increases of 8 inch (the last of which was enforced this summer, 1957), so that a minimum of effect would be felt by the fishermen.It was anticipated that by proceeding in this manner, a very slight reduction in the catch might be felt during the first year of the increase, with very slight augmentations in the following three years.These variations were expected to be far below the normal year to year fluctuations in the lobster catch, and, in fact, the annual totals during the years the increases were applied showed no reduction attributable to the change.On the contrary, a marked general gain in total poundage was felt, which may be largely due to the favourable conditions which have prevailed throughout the Maritime region, but which are probably also partly due to the protection programme.The principal effects sought are the following: firstly, the establishment of a protected breeding stock, capable of maintaining itself, without relying on the egg and larva production of females which by accident or by chance have escaped capture after reaching the legal minimum size; secondiy, increased production of young; thirdly, increased yield of the fishery which results when lobster is allowed to grow to a larger size.Other factors being equal, it may reasonably be expected that in the years following the last increase in size limit, the catches will weigh substantially more Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 than those landed in the year preceding the start of the programme.This would be so even if the actual number of lobster landed did not increase, due to its larger average size and weight.The effects of increased larva production will probably not be felt for several years, that is, until the young have had time to grow to marketable size; if a practical way is found of increasing the young-lobster-holding capacity of the most favourable growth areas, we might expect still greater landings.This possibility may eventually materialize, for the lagoons and some of the bays at the Magdalen Islands seem ideally suited as such.The high water temperatures, abundance of food, and presence of shelter make these areas outstandingly favourable for small lobster, and promote very rapid growth.By providing additional shelter for the young, it is expected that the holding capacity of some of these areas can be substantially increased.Parasitological studies on marine mammals, birds, fish and invertebrates have led to the discovery of some important predators which abound in these regions, and which will be relatively easily controlled.It is hoped that the measures mentioned above will have the effect of increasing the lobster catch at the Magdalen Islands to a level well above that which has prevailed since 1923, and of stabilizing it.Landings during this period averaged around 2,000,000 1b but in the last few years have increased considerably, approaching 3,000,000 1b in 1956.There is no doubt that natural causes contributed to this increase, and that they will continue to be responsible for large and small fluctuations over which we will have no control.It is reasonable to expect our present conservation measure will make the fluctuations less severe, and the average catches greater than they have been in the past.Page 5 Un peu de lumière sur le l\u2019auteur est directeur de la Station de Bio- par Alexandre Marcoite, D.Sc.logie marine du Département des Pêcheries de la Province de Québec, à Grande-Rivière.ZOE Ce UV Depuis quelques années, le Saumon de l\u2019Atlantique est l\u2019objet d\u2019un intérêt croissant; pour les pêcheurs commerciaux, sa pêche représente un apport de revenus relativement important; pour les sportifs, de plus en plus nombreux, sa capture est un trophée digne d\u2019un roi.Pour tous cependant, l\u2019attention qu\u2019on porte à cette espèce se voit maintenant doublé du fait de sa diminution sur les côtes canadiennes de l\u2019Atlantique.ni ® Statistiques Il semble y avoir une certaine régression chez les populations de Saumon = de l\u2019Atlantique.C\u2019est ce que laisse croire une baisse gradueile dans les captures (Figure 1).Cela remonte à 1925, année où on enregistra pour la Province de Québec des prises totales de 1,931,300 livres.En 1956, la pêche du Saumon dans les mêmes régions se chiffrait à 431,000 livres.Toutefois, disons dès maintenant que de semblables baisses dans la pêche au saumon ont déjà été observées à quelques reprises.Ainsi en 1920, on captura seulement 474,400 livres de saumon alors que quelques années avant, soit en 1916, on en avait capturé 1,455,200 livres.C\u2019est dire que même malgré les événements actuels, il n\u2019y a toutefois pas lieu de s\u2019alarmer et de présenter comme un fait déjà accompli la disparition du Saumon.Il est certain que les statistiques ne correspondent pas toujours à l\u2019exactitude qu\u2019on pourrait attendre.Cependant la situation générale présentée par les statistiques, particulièrement ces dernières années, se rapproche assez près de la vérité.Histoire de vérifier les faits, nous avons groupé les captures de dix pêcheurs de la région de Carleton dont les prises sont bien comptées par le Syndicat des Pêcheurs de cette région.On est à même de constater que la diminution du Saumon notée dans l\u2019ensemble de la Province se retrouve semblable pour une région limitée comme celle de Carleton (Figure 2).Pour ce qui est des captures en rivière, la situation est un peu plus difficile à analyser.Il semble toutefois que les prises se maintiennent à un assez bon niveau, ECO-Z>-T-> montrant d\u2019années en années des variations qu\u2019on pourrait expliquer par les con- ACTUALITES MARINES Page 7 (Figure 1) Captures commerciales de Saumon dans la Province de Québec, de 1900 à 1956.{9 18 17 16 Re) 14 13 12 ll 100,000 LB X POIDS ~~ NWLASU ON OVOO \u2018OO \u201805 0 15 20 \u201825 30 \u201835 \u201840 45 50 \u201855 1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 Vol SES \u2014\u2014érm es Fac RS di = = = = = (Figure 2) Captures commerciales de Saumon dans 10 pares de la région de Carleton, de 1946 à 1956.ACTUALITES MARINES 75 70 65 60 55 50 1000 LB 45 X 40 35 30 POIDS 25 20 15 10 a ul 1 '55 '56 Lm M '50 51 '52 '53 '54 % DES CAPTURES 30 30 10.9 79 15.6 199 155 AVANT LE 5 JUIN Page 8 a PIRI SRE Détail de construction du barrage pour le comptage du Saumon sur la rivière Port-Daniel ditions climatologiques ou autres, qui sont de nature à favoriser ou à handicaper la montée du Saumon dans les rivières.Nous avons groupé à la figure 3 les prises de saumons de sept des meilleures rivières du Québec pour les années 1944 à 1953.Devant la diminution progressive du Saumon de l'Atlantique et les pressions de groupes intéressés, on forma en 1949 un comité fédéral-provincial dont la tâche serait d'étudier dans les années à venir tous Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 les aspects de la pêche au Saumon, tant sportive que commerciale.~ Contrairement à ce qu\u2019on serait porté à croire, les habitudes de vie du Saumon ne sont pas encore très bien connues.De fait, on connait assez bien deux phases de la vie du Saumon, soit.premièrement, sa période de développement en eau douce, c\u2019est-à-dire l\u2019incubation des oeufs sur les frayères, sa naissance et sa croissance jusqu\u2019au stade de tacen ou smolt.Cette période couvre d\u2019habitude les deux, trois ou quatre premières années de la vie du Saumon.A ce moment- Page 9 =a = 2 sw = = = = \u2014_ Ea ea = = = > fe \u2014 ACTUALITES MARINES (Figure 3) Prises de Saumon dans sept rivières du Québec, de 1944 à 1953.a 4500 AR 3500 2500 1500 500 44 45 46 47 48 \u201849 \u201850 '51 '52 '53 Page 10 là, le saumoneau, qui mesure entre 5 et 7 pouces, laisse sa rivière natale pour migrer en eau salée.La deuxième phase connue commence au moment où le Saumon adulte, âgé de 4 ans, 5 ans et plus, revient en eau douce pour se reproduire.Entre ces deux phases assez faciles à observer parce qu\u2019elles se passent dans nos rivières, se place une période plus ou moins longue en eau salée et sur laquelle on n\u2019a pas tellement de détails.En 1953, la Station de Biologie Marine de Gran- de-Rivière a été invitée à participer aux travaux de recherches entrepris par le Comité du Saumon de l\u2019Atlantique.D'une part, nous nous sommes intéressés à la vie du Saumon dans une de nos rivières, la rivière Port-Daniel; d'autre part, nous avons essayé de mieux comprendre la situation des pêcheries commerciales de saumon en échantillonnant les captures de différentes régions et plus particulièrement de celles de Carleton.Quelques données sur le Saumon du Québec Tout en récapitulant la merveilleuse histoire naturelle du Saumon, nous rapporterons ci-dessous quelques faits intéressants établis au cours de nos travaux.Le Saumon adulte s'approche des côtes du Québec dès la fin de mai ou début de juin.La date d\u2019arrivée du Saumon à la côte varie quelque peu d\u2019année en année.Cette venue à la côte du Saumon se poursuit ainsi pendant plusieurs semaines.C\u2019est à ce mo- ment-là que la pêche commerciale est permise.Ce sont habituellement les plus gros individus qui nous arrivent les premiers.En 1956, dans la région de Carleton, la moyenne de poids du Saumon au début de la pêche commerciale était de 19.77 livres; à la fin de la saison de pêche, le poids moyen des saumons capturés était de 12.18 livres.L'âge total des saumons pris dans les pêches commerciales varie entre 4 et 10 ans.Un petit nombre seulement de saumons atteignent l\u2019âge de 8, 9 et 10 ans.Le Saumon se dirige vers les côtes dans l\u2019intention de remonter nos rivières et de se reproduire.Tous les saumons ne se comportent pas semblablement sur ce point.De fait, on sait que certaines rivières (ex.: la Grande-Rivière, la Grand-Cascapédia) sont recon- Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 nues comme ayant un: montée de saumons hâtive, soit de la fin de mai à la fin de juillet: d\u2019autres rivières (ex.: la Port-Daniel, la Barachois) sont caractérisées par une montée tardive de saumons.soit du milieu de juillet (parfois plus tard) jusqu\u2019en septembre et octobre.De plus certaines rivières reçoivent un fort pourcentage (50% et plus) de madeicineaux ou grilses, jeunes saumons ayant séjourné une seule année en mer; dans d\u2019autres rivières, ces grilses sont en petit nombre et parfois totalement absents.Quelle que soit la période de l\u2019été ou de l\u2019automne à laquelle le saumon remonte nos rivières, la fraye ne commence jamais avant la fin d\u2019octobre et parfois plus tard.C\u2019est un fait reconnu que le Saumon manifeste une tendance à revenir à sa rivière natale, quoiqu\u2019on ne puisse pas affirmer que tous les saumons se comportent de cette façon.73 grilses qui sont montés dans la rivière Port-Daniel en 1954 avaient été marqués dans cette rivière comme smolts au printemps de 1953.La plupart des saumons montant dans une rivière y viennent frayer pour la première fois.Des observations faites en 1953 sur le Saumon de la rivière Port-Daniel nous ont appris que 3.9% des saumons effectuaient un second retour en eau douce pour frayer.Ce pourcentage peut varier beaucoup de rivière en rivière.Ainsi Menzies a trouvé que dans la rivière Moisie on rencontrait jusqu\u2019à 30% de saumons ayant frayé antérieurement.Il a été établi par les pisciculteurs que le nombre d\u2019oeufs déposés par les femelles est d\u2019environ 800 par livre de poisson.Comme bien l\u2019on peut penser, tous ces oeufs ne parviennent pas à l\u2019éclosion.Au cours de l\u2019hiver, ces milliers d\u2019oeufs fécondés l\u2019automne précédent se développent pour donner naissance le printemps suivant à des centaines d\u2019alevins de saumons.Depuis leur sortie de l\u2019oeuf jusqu\u2019au stade de tacon, soit deux, trois ou quatre ans plus tard, les saumoneaux ont à lutter contre un lot de circonstances, et seul un petit nombre réussissent à survivre et à attendre le moment de la descente à la mer.Parmi les obstacles rencontrés, mentionnons les déprédateurs qui sont variés et nombreux: loutre, an- Page 11 guille, truite, oiseaux, etc.Parmi les oiseaux, les becs-scies et les martins-pécheurs sont probablement ceux qui détruisent le plus de saumoneaux.C\u2019est un fait établi que le contrôle des oiseaux déprédateurs peut augmenter jusqu\u2019à 5 fois le nombre de saumoneaux d\u2019une rivière parvenant au stade de smolts.Comme conséquence de tous ces incidents, le nombre de saumoneaux qui parviennent au stade de tacons, après deux ou trois ans de séjour en eau douce, est limité.Après de nombreuses observations, les biologistes de la Station biologique de l\u2019Atlantique (St-Andrews, Nouveau-Bruns- wick) ont établi que la meilleure production possible de tacons pour la rivière Pollet, Nouveau-Brunswick, s\u2019établissait à 5 ou 6 smolts par 100 verges carrées de rivière.La moyenne de longueur des smolts de la rivière Port-Daniel s\u2019établit à un peu moins de 6 pouces.La lecture des écailles prélevées en 1954 nous a indiqué qu\u2019un fort pourcentage de smolts avaient 3 ans (44%), le reste étant partagé entre les saumoneaux de 2 ans (34.9%) et ceux de 4 ans (20.5%).Il est intéressant de mentionner la croissance extraordinaire des saumoneaux après leur descente à la mer.Ainsi par exemple, en 1953, la longueur moyenne des tacons marqués au barrage de la rivière Port- Daniel était de 6 pouces environ.L'été suivant, soit en 1954, 73 de ces saumons ainsi marqués dans la Port-Daniel en 1953 nous sont revenus avec la longueur moyenne de 21 pouces, ce qui implique une croissance en longueur de l\u2019ordre de 280% en l\u2019espace d\u2019un an en mer.Dans le but de comprendre une partie du mystère qui entoure la vie du jeune saumon une fois sorti de sa rivière natale, nous marquons le plus grand nombre possible de smolts de la rivière Port-Daniel en leur coupant une nageoire.La même opération se REFEFENCES: Belding, D.L.& Préfontaine, G.\u2014 Contributions de l\u2019Institut de Zoologie de l'Université de Montréal \u2014 No 2, 1938.Elson, P.F.\u2014 Progress Reports of the Atlantic Coast Station \u2014 Fisheries Research Board of Canada \u2014 No 51, pp.12-16, 1950.Kerswill, C.J.\u2014 Trade News \u2014 Department of Fisheries of Canada, April 1956, Vol.8, no 10, pp.5-11.Menzies, A.J.M.& MacFarlane, P.R.C.\u2014 Proc.Roy.Soc.Edimburgh Vol.7, (6), 359-365, 1928.Page 12 pratique sur d\u2019autres rivières des Provinces Maritimes et de Terre-Neuve.De 1953 à 1956, nous avons marqué ainsi, pour notre part, au delà de 9,000 smolts qui ont descendu la rivière Port-Daniel.De ces 9,000 smolts marqués dans la rivière Port-Daniel de 1953 à 1956, 146 sont revenus de 1954 à 1956 comme gril- ses ou comme saumons adultes dans la rivière Port- Daniel même.102 saumons marqués ont été pris dans les pêches commerciales de la Province de Québec, plus particulièrement dans la Paie des Chaleurs.Par ailleurs, 380 de ces saumons marqués comme smolts dans la rivière Port-Daniel ont été pris dans les pêches commerciales des Provinces Maritimes et plus particulièrement Terre-Neuve.Cela prouve évidemment que la production en saumoneaux de la rivière Port-Daniel, une rivière comparativement petite, contribue pour sa part aux pêches des côtes canadiennes de l\u2019Atlantique.Ces observations laissent croire de plus que les smolts une fois sortis de leur rivière entreprennent tôt ou tard un long voyage de migration vers la pleine mer.Les retours relativement nombreux de saumons marqués dans la rivière Port-Daniel et recapturés sur les côtes de Terre-Neuve le laisse supposer.Comme corrélation à ce premier fait, ajoutons le suivant.En 1937, Préfontaine et Belding avaient fait l\u2019étiquetage de plusieurs centaines de saumons au large de Port- aux-Basques (Terre-Neuve) et au large de la baie Mi- ramichi (Nouveau-Brunswick).Les retours de cet étiquetage ont démontré, partiellement du moins, qu\u2019un certain nombre de saumons rencontrés au large des côtes de Terre-Neuve d\u2019une part et du Nouveau-Bruns- wick d\u2019autre part se dirigent chaque année vers les côtes du Québec.C\u2019est en multipliant des observations de ce genre qu\u2019on pourra un jour tirer des conclusions définitives sur les migrations du Saumon et sur bien d\u2019autres passages de la vie de ce poisson.Ministère de l'Industrie et du Commerce de la Province de Québec \u2014 Bureau des Statistiques.Rapports Mensuels des Pêcheries Maritimes de la Province de Québec Syndicat des Pêcheurs de Carleton \u2014 Relevés des captures de saumons de la région de Carleton.Tremblay, Léon \u2014 Rapports manuserits \u2014 Station de Biologie Marine.ACTUALITES MARINES Une | noi nièrs mie M fl Ya Information et Propagande Une revue des activités du Service de l\u2019Information et de la Propagande au cours des dernières années.On dit que Louis XIV, à quarante ans, n\u2019avait plus une seule dent en bouche.S\u2019il eut mangé davantage de poisson, il est permis de supposer, qu\u2019à l\u2019instar des Esquimaux, il en eut été autrement.Oui, le poisson est un aliment vraiment merveilleux.alimentaires sont nom- Ses vertus breuses: il nourrit sans engraisser (et quel a- À ' 2 vantage pour qui sur- x veille sa ligne !); \u201caucun aliment ne pourvoit aussi complétement aux dépenses de la tête\u201d (Agassiz); c\u2019est un aliment protéique de premier ordre qui peut mettre de la variété sur nos tables et qui permet d\u2019effectuer de substantielles économies au budget alimentaire.etc.Voila, entre autres choses, ce que nous essayons de faire comprendre aux consommateurs de la Province de Québec afin d\u2019augmenter la consommation du poisson par trop faible chez- nous.I n\u2019est pas normal qu\u2019en une province comme la nôtre où le poisson abonde tant dans nos régions maritimes, en Gaspésie, sur la Côte-Nord du St-Laurent Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 85 aliment sain et nutritif FILETS FRAIS par Gérard Barbin.et aux Iles de la Madeleine, que dans nos eaux intérieures, les fruits de mer ne soient pas accueillis comme nourriture ordinaire sur nos tables et n\u2019apparaissent généralement qu\u2019aux menus des jours d\u2019abstinence et de pénitence; cette situation contraint l\u2019industrie à exporter plus de 75% de ses produits vers des bouches moins capricieuses peut-être, mais aussi, et malheureusement, vers des goussets moins bien garnis.Notre abondance de produits marins nécessite, 1l est vrai, de fortes exportations, mais on constate que la marge entre les quantités exportées et celles qui sont destinées aux marchés domestiques est trop large.C\u2019est cette marge que nous nous efforçons de réduire tant dans l'intérêt des consommateurs que des producteurs de poisson et des que.que 5,000 pêcheurs professionnels du Québec.Notre Service de l\u2019Information et de la Propagande ne se limite pas seulement à promouvoir la vente du poisson; nous essayons aussi de garder le contact entre pêcheurs, producteurs, marchands-poissonniers et Page 13 consommateurs, et plus particulièrement, de tenir nos pêcheurs professionnels au fait des développements techniques et économiques des pêches.L\u2019industrie des pêches figure au premier rang des industries qui ont fait le Québec et, même si elle a perdu aujourd\u2019hui cette importance d\u2019autrefois, elle n\u2019en demeure pas moins digne sur tous les plans: technique, économique et social.Voilà pourquoi nous essayons continuellement d\u2019élargir le cercle de ceux qui portent une attention soutenue aux problèmes des pê- ches dites commerciales.Pour réaliser tous ces objectifs, nous utilisons les moyens suivants: Radio-Pêcheries, démonstrations culinaires, cuisine expérimentale, cours de vente aux poissonniers, films éducatifs et conférences, campagnes de propagande, articles et reportages photographiques dans la presse, pages d\u2019annonces mensuelles dans les revues de l\u2019industrie de la pêche et des produits alimentaires, stands dans les foires industrielles, distribution d'articles de propagande: brochure de recettes de poisson, affiches en couleurs pour les poissonniers, etc, service de renseignements et enfin, 1l va sans dire, \u201cActualités Marines\u201d.Il faut mentionner de plus les nombreuses publications de nature techniques ou biologiques émanant des divers Services du Département des Pêcheries.RADIO-PECHERIES La section Radio-Pêcheries, depuis sa création en février 1954, a préparé en son studio d\u2019enregistrement de Québec ou sur la route et diffusé à l\u2019intention des pêcheurs du Québec et du grand public quelque 350 émissions radiophoniques: causeries, interviews ou reportages; les textes de ces émissions ont tous été polycopiés et distribués à plus de 125 correspondants réguliers.Ces émissions ont permis au Département des Pêcheries de se tenir en contact continuel, d\u2019une part, avec les pêcheurs et producteurs de la Gaspésie, de la Côte-Nord du St-Laurent et des Iles de la Madeleine Page 14 et, d\u2019autre part, avec les poissonniers et les consommateurs.Radio-Pêcheries s\u2019est efforcé, dans ses émissions régulières adressées aux pêcheurs professionnels, d\u2019épauler le programme de modernisation de la flotte de pêche et des usines de préparation des produits de la mer entrepris par le Département des Pêcheries, de renseigner les pêcheurs sur les méthodes modernes de pêche et de production et de prolonger en quelque sorte le travail d\u2019éducation populaire de l\u2019Ecole d\u2019Apprentissage en Pêcheries de Grande-Rivière en abordant tous les sujets techniques, économiques et sociaux susceptibles d\u2019intéresser nos populations maritimes.Par contre, les émissions diffusées à l\u2019intention des consommateurs de la Province de Québec et du Canada ont visé surtout à faire connaître l\u2019industrie des pê- ches du Québec et ses produits, à amener les ménagères à servir plus fréquemment des poissons sur nos tables.Ces émissions n\u2019auraient pas été possible sans la collaboration que les spécialistes: techniciens, inspecteurs de pêche, scientistes, économistes, producteurs, pêcheurs, personnalités religieuses et civiles, etc, ont bénévolement accordée à Radio-Pêcheries.PROPAGANDE POUR AUGMENTER LA CONSOMMATION DU POISSON Considérant que les deux principales causes de la mévente du poisson sont, d\u2019une part, le manque d\u2019intérêt du marchand et de la ménagère (le poisson, aliment du vendredi !) et, d\u2019autre part, le manque de connaissances \u201ctechniques\u201d et \u201cculinaires\u201d pour le bien présenter (beaux étalages \u2014 plats appétissants), le Département des Pécheries, depuis plusieurs années, oriente ses activités vers le marchand-détaillant et la ménagère, enseignant à l\u2019un, par des cours de vente, l\u2019art de vendre du poisson, et à l\u2019autre, au moyen de démonstrations culinaires, l\u2019art de le bien apprêter.Notre conférencière, Mlle Camille Bazin et nos deux spécialistes de la vente du poisson, MM.Paul Hammarrenger et Philippe Halley (de notre bureau de Montréal), parcourent la province, répondant aux ACTUALITES MARINES demandes qui leur sont faites.Le problème de la vente du poisson au détail est capital, car bon nombre de consommateurs de nos villes et centres ruraux, friands de poisson, en consommeraient davantage s\u2019ils pouvaient trouver pius de poisson en bon état de fraîcheur sur les marchés; à l\u2019exception des grandes organisations de détail, il est certain que l'on manque généralement de connaissances et d'équipement pour assurer une bonne distribution du poisson.Aujourd'hui, grâce aux techniques modernes d'inspection, de préservation, de traitement et de transport, le poisson arrive sur les marchés en bon état et if est regrettable que par negligence certains poissonniers annulent touwes tes précautions prises par les pe- cheurs et les producteurs pour conserver la iraicneul du poisson de 1a sortie de l\u2019eau à l'arrivee sur 1\u20acs marches.Le poisson est un aliment perissabie qui exige une manipulation soignee.Nous esperons, grâce au travail que nous avons tait auprès de quesque YUU marchands-detaiuants de la Frovince (cours de plusieurs semaines ou visites répétées) depuis 4 ans, en collaboration avec l\u2019Association des Marchands Détaillants du Québec, créer un noyau de 300 poissonniers compétents environ, répartis en divers centres et qu\u2019il y aurait peut-être lieu de grouper en une association ou en une section de l\u2019Association des Marchands Détaillants du Québec.Nous sommes sur ia bonne voie; l\u2019Association des Marchands Détaillants du Québec ne reconnaissait-elle pas, dans un mémoire présenté, en avril 1957, au Premier Mirustre de la Province de Québec, que nos cours de vente avaient renau d'insignes services à leurs membres ! Notre propagande ne s\u2019est pas limitée toutefois à ces deux activités: démonstrations culinaires et cours äux poissonniers; nous avons multiplié les exhibits, les articles dans les journaux et les revues, les émissions radiophoniques, les représentations cinématographiques éducatives, etc.Toutes ces activités, prises individuellement, ont aidé la cause du poisson; elles tendent à créer autour du poisson un mouvement de sympathie (insuffisant évidemment; c\u2019est encore le pro- Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 ducteur ou le grossiste qui peut agir le plus efficacement).CAMPAGNE DE PROPAGANDE INTENSIVE Nous avons pensé que ces activités diverses, expérimentées en même temps dans une région donnée plutôt que séparément dans des endroits différents et à des périodes différentes, pourraient avoir d\u2019heureux résultats.Nous avons expérimenté la formule en Abi- tibi, à l'automne 1955: campagne de propagande intensive de deux mois.Les résultats ont été assez encourageants pour nous inciter à la renouveler dans une autre région, à l\u2019automne 1956.Nous avons choisi la Vallée du Richelieu, plus spécialement St-Jean d\u2019Iberville et Granby, deux petites villes industrielles progressives.Avec la collaboration du Ministère fédéral des Pêcheries, qui nous a prêté les services d'une économiste-ménagère pour la durée de la campagne d\u2019un mois, de M.Gérard Bourret, surintendant de l\u2019entrepôt frigorifique de Rimouski et de Mlle Monique Plamondon, secrétaire du Service de l\u2019Information et de la Propagande, nous avons travaillé dans ces deux villes à la fois du côté de la ménagère et du côté des marchands-détaillants.Environ 600 ménagères ou futures ménagères ont assisté aux 14 démonstrations culinaires publiques ou semi-publiques organisées en collaboration avec les associations féminines ou les institutions locales.Elles comportaient la préparation de plats de poisson, des projections fixes ou animées, des causeries sur le problème de la consommation du poisson, sur la production, la conservation et le transport des produits marins, etc.À l\u2019occasion, elles furent le siège de rencontres (forums) entre ménagères et marchands-détail- lants.127 visites furent faites aux détaillants de ces deux villes par nos deux spécialistes de la vente; de plus, à Granby, on a organisé une démonstration de vente chez un grossiste et, à St-Jean d\u2019Iberville, on a tenu pendant 15 jours, chez un détaillant, un marché Page 15 modèle de poisson.Nous avons appuyé tout ce travail par une propagande à la radio et dans les journaux, par des représentations de films éducatifs sur la pêche dans les écoles, par des conférences, à l\u2019occasion, devant des associations diverses (un grand total de 4,000 enfants environ ont assisté à quelque 21 représentations cinématographiques).Il semble bien que, dans l\u2019ensemble, cette campagne de propagande intensive d\u2019un mois a porté fruit; nous avons fait beaucoup de bruit autour du poisson\u2014 nous avons essayé de réorganiser, en autant que faire se peut, la vente du poisson au détail en formant quelques bons grossistes et poissonniers dans chacune des deux villes où ont porté nos efforts \u2014 nous avons fait naître, chez les ménagères un certain intérêt pour le poisson.Nous osons croire que les marchands de poisson en profiteront.Il n\u2019y a pas de doute qu\u2019il y a moyen d\u2019augmenter la consommation du poisson si l\u2019on veut s\u2019en donner la peine.Il faudra poursuivre ce travail: nous n\u2019avons fait qu\u2019ouvrir le chemin aux producteurs et aux grossistes.Il est entendu qu\u2019après des campagnes de ce genre, nous gardons le contact avec les marchands, en les visitant souvent et avec la population par le moyen de la presse et de la radio.Des rapports détaillés de nos activités au cours de ces deux campagnes (Abitibi et Vallée du Richelieu) ont déjà été adressés aux producteurs de poisson du Québec.Nous avons l'intention d\u2019organiser dans l\u2019avenir d\u2019autres campagnes de propagande intensive de ce genre dans d\u2019autres régions de la province, au rythme d\u2019une par année.CAMIONNETTE-POISSONNIERE Nous pourrions ajouter, pour clore ce chapitre, Page 16 que nous avons lancé à l\u2019Exposition provinciale de Québec, en 1956, l\u2019idée d\u2019une camionnette-poissonniè- re destinée aux poissonniers-ambulants: les colporteurs de poisson.Ce véhicule pourrait servir aussi bien au porte à porte qu\u2019à la vente sur les marchés dans les régions encore privées de poisson ou insuffisamment desservies.Cette idée, inspirée par des réalisations françaises, a fait son chemin, nous avons distribué, jusqu\u2019à présent, une bonne quantité de plans d\u2019une camionnette-type que nous avions fait préparer et nous avons organisé une journée d\u2019étude fructueuse pour les colporteurs de poisson du bas St-Laurent, en mars 1957, grâce à la collaboration de M.Gérard Bourret, surintendant de l\u2019entrepôt frigorifique de Ri- mouski (M.Bourret, je me permets de le signaler, nous apporte souvent sa précieuse collaboration).CONCLUSION De nos jours, rares sont les produits qui peuvent se vendre facilement sans publicité et le poisson est loin de faire exception à la règle.Une des grandes libertés de notre économie basée sur la libre entreprise Mais pour qu\u2019ils choisissent, il faut offrir.Les producteurs n\u2019est-elle pas de permettre à tous de choisir ?de poisson doivent soutenir la concurrence de plus en plus forte des autres industries alimentaires qui dirigent aujourd\u2019hui leur publicité vers le consommateur non plus seulement à l\u2019extérieur du magasin de détail mais sur les lieux de vente même (merchandizing).Aussi n\u2019y a-t-il aucune solution au problème de la mévente du poisson sans une publicité directe et intensive de l\u2019industrie de la pêche, une publicits à l\u2019échelle des concurrents (i.e.de 2% à 5% du chiffre d\u2019affaire annuel, taux qui prévaut généralement dans les divers secteurs du commerce).Mais l\u2019industrie de la pêche du Québec a-t-elle les moyens de financer une telle publicité ?Voilà une question à laquelle il faudra répondre prochainement.ACTUALITES MARINES Toe Vhcsrunauet ad Aura Griequaes, marcrnniare ques sles cristae, cre tigre tase polonc es «des che sî the Asnscricues Frobetem, sencrasiaue ds of) Che Canin fais cade as Sagar tans a oy , y : N ae MF = (Rs, y 5 30k oi LL PRE NE RER Re 5 \u2019 ) Seem ep RARE ge eee 3 ee PEINTURE D'APRÈS NATURE PAR MME G.-A.BERNIER-BOULANGER PAINTING FROM NATURE BY MRS.G.-A.BERNIER-BOULANGER SAUMON DE L\u2019ATLANTIQUE ATLANTIC SALMON Femelle capturée en eau salée vers la fin de juin Female taken in salt water at the end of June Le port à la fois simple et majestueux du Saumon de l\u2019Atlantique, sa livrée The deportment, at the same time simple and majestic, of the Atlantic argentée, son énergique audace à vaincre les torrents impétueux et sa fou- Salmon, its silver livery, its vigourous boldness to conquer violent torrents gueuse ténacité devant l\u2019hameçon qui veut lui ravir sa liberté \u2014 voilà and its impetuous tenacity before a hook menacing its liberty \u2014 those are autant d\u2019insignes de fière noblesse du roi de nos eaux.the marks of the proud nobility of the king of our waters.Ces planches ont été tirées des albums nos 2 et3:\" £uissins du Quéle par Vadim D Vladykov, Ph.D., Département des Pécheries, Province de Québec. PEINTURE D'APRÈS NATURE PAR MME G.-A.BERNIER BOULANGER PAINTING FROM NATURE BY MRS.G.-A.BERNIER-BOULANGER Homarrs e Qnercexnes HOMARD D'AMÉRIQUE AMERICAN LOBSTER Femelle, vue dorsale Dorsal view of a female Le Homard d'Amérique, monarque des crustacés, occupe une place de choix The American Lobster, monarch of the Crustaceans, occupies an important \u2014 J Fins x A i & SA = on fe Cn J pa = Lit, HAE Far cof 2 =o Fre ee a EEE es SF RE OX Th 2 RE x That 2 a ra ER se SN I pA oy 75 on ii nin TEA = RT oa ene Bs Bx 2 TEER ERT TE ROSES = {a cs Eran SEE se 2 SEE CAPE RSR = FE TE = = Te FRERE Tt EE 2 Ro TE SE An 05 Sa Te TET = ee EY 3 TE ST EET pads?HE 74 ke HEAT = L'Ecole d\u2019apprentissage en Pêcheries de Grande-Rivière UN FOYER D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET D'EDUCATION POPULAIRE.M.Bérubé, directeur intérimaire de l'Ecole, a préparé la première partie de ce rapport; l'administrateur de l\u2019\u2018Ecole, M.Gagnon, a préparé la seconde, celle touchant les activités de 1956.L'Ecole d\u2019Apprentissage du Département provincial des Pêcheries a été fondée en 1946, sa construction complétée en 1948 et son ouverture officielle faite la même année.Comme prévu, l'immeuble de première heure s\u2019est vite révélé insuffisant.En 1953, il fut agrandi de plus du double et monté en proportion.L'Ecole est aujourd\u2019hui un immeuble et une institution dont la Gaspésie est justement fière.Son but est de donner un enseignement approprié en matière de pêche et de préparation du poisson pour le marché et dans nombre de métiers connexes, construction de bateaux de pêche, montage, NS Ra ae Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 par Louis Bérubé, B.S.A., M.Sc.S., et Roland Gagnon.maintien en bon ordre et réparation des voiles, moteurs et agrès de pêche.De plus, en l\u2019absence d\u2019écoles d'arts et métiers sur le littoral maritime, elle donne l'enseignement élémentaire en travaux de bois, de métaux, de soudure et d\u2019électricité.De même, à l'instar de nombre d\u2019écoles moyennes d\u2019agriculture, elle donne des cours d\u2019économie domestique aux filles de pécheurs.Dès que les circonstances le permettront, un cours régulier pourra être organisé.Il sera offert aux jeunes Gaspésiens qui quittent l\u2019école après la primaire et, suivant la spécialité choisie par l\u2019élève, visera à fournir à la pêche et aux industries qui en dérivent des maitres-pécheurs charpentiers en construction navale et mécaniciens de moteurs marins.De méme, il fournira à l\u2019industrie en général des artisans spécialisés de bonne classe dans nombre de métiers.Les cours actuels sont de la nature des cours li- Ces jeunes pêcheurs font, à Grande-Rivière, un apprentissage des techniques modernes de la pêche: moteurs marins, électricité, électronique, radio, agrès de pêche et navigation.bres et l\u2019enseignement y est dispensé en français ou en anglais selon le besoin.La doctrine sociale chrétienne, l\u2019économie et le civisme ont leur part au programme et enfin, l\u2019enseignement visuel y a une aussi large place que possible.1954-55 Douze cours ont été donnés.Le tout a représenté quelque 2,500 heures d\u2019enseignement à 231 élèves.(1) Cours réguliers: Nombre d\u2019élèves Hres-Prof.Mécanique 8 371 Menuiserie 8 371 Soudure 8 371 Electricité 8 371 Education Ménagère 32 315 Formation Professionnelle des Jeunes Pécheurs 28 223 Page 18 (2) Cours spéciaux: Nombre d\u2019élèves Hres-Prof.Gardes Chasse et Pêche 20 87 Pêche Moderne 34 78 Pêche Moderne 36 92 Cours Anglais 32 70 (3) Cours libres: Menuiserie 6 60 Soudure 11 60 Grand total: 231 2,469 Si l\u2019on multiplie les heures d\u2019enseignement données par le nombre de présences à chacun de ces divers cours, on obtient les chiffres suivants: Cours réguliers 25,033 Cours spéciaux 8,993 Cours libres 800 qui donnent un total de 34,826 heures d\u2019enseigne- + 200 ment reçues.Au cours de l\u2019été 1954, l\u2019artiste peintre Eugène Klimoff de Québec a tenu à l\u2019Ecole une exposition de tableaux de scènes marines et de pêche gaspésienne de criante vérité.L'exposition, ouverte par l\u2019Hon.C.- E.Pouliot, ministre des Pêcheries, a attiré près de mille visiteurs, dont sept cents du Canada.Centre d\u2019enseignement populaire en matière de Pêcheries, l\u2019Ecole d\u2019Apprentissage en Pêcheries reçoit de part et d\u2019autre des collaborations qui lui sont précieuses.Parmi les collaborateurs réguliers il faut mentionner: le Service de l\u2019Aide à la Jeunesse, section des cours de culture populaire, l\u2019Ecole des Arts domestiques du Ministère de l\u2019Agriculture, l\u2019École Supérieure des Pêcheries de Ste-Anne de la Pocatière, divers Services du Département provincial des Pêcheries ety le Ministère fédéral des Pêcheries.J 9% ACTUALITES MARINES A Grande-Rivière enfin, l'Ecole travaille en collaboration étroite avec la Station de Biologie marine du Département provincial des Pêcheries et avec la Station Expérimentale de pêche du Ministère fédéral des Pêcheries, de même qu\u2019avec les autorités religieuses et civiles.Ce sont ces collaborations qui permettent à l\u2019Ecole d'organiser tant de cours et des cours si divers avec un personnel résident peu nombreux.Aussi sommes-nous heureux, en terminant ce rapport, de donner juste crédit à tous et d\u2019offrir l\u2019expression de notre gratitude à tous ceux qui nous ont ainsi facilité la tâche et qui ont rendu autrement plus fécond le labeur du personnel régulier de l'Ecole.1956 Durant l\u2019année 1956, l\u2019Ecole d\u2019Apprentissage en Pêcheries de Grande-Rivière a dispensé 9 cours à la jeunesse de notre district maritime qui désirait parfaire ses connaissances dans le métier de la pêche ou encore apprendre les rudiments de l\u2019un ou l'autre des métiers qui lui sont connexes.Ces élèves nous sont venus de tous les comtés maritimes, savoir: Gaspé-Sud, Gaspé-Nord, Bonaventure, Matane, Iles-de-la-Madeleine et Saguenay.Le tableau ci-dessous donnera un aperçu du nombre d\u2019élèves qui ont suivi les cours de même que du nombre d'heures qu\u2019ils ont consacrées à l\u2019étude des matières choisies.TEMOIGNAGE \u201cYou might like to know that, the other day, two brothers Cours Nombre d\u2019élèves Nombre d\u2019heures de cours Electricité 12 3,381 Mécanique 16 4,962 Menuiserie 11 3,076 Soudure 16 4,387 Péche Moderne 61 6,300 Formation Professionnelle des Jeunes Pécheurs 30 5,821 Aides-mécaniciens 12 1,296 Gardes-Chasse 21 1,755 Education Ménagère Familiale 39 9,219 Les cours précités ont employé 10 des 12 mois de l\u2019année.Seuls, les mois de novembre et de décembre ont été libres.Les cours ont duré d\u2019un mois à trois mois.À la fin des cours, des examens théoriques et parfois pratiques ont été passés et les résultats obtenus ont été plus que satisfaisants.En 1956, les visiteurs ont été un peu moins nombreux qu\u2019en 1955 (1,000).La température de l\u2019été 1956 n\u2019a pas été très favorable au tourisme et c\u2019est probablement la raison pour laquelle le nombre des visiteurs intéressés à la visite de l\u2019institution a diminué.Environ 700 visiteurs se sont inscrits au régistre de l\u2019Ecole, la plupart de la Province de Québec.went to Montreal in search of work.They both applied at the same place.The eldest and most experienced of the two was refused.But the other was hired immediately.Why ?Because he had a certificate from our Trade School at Grande River.That is encouraging is it not ! It is an incentive for us to go on with that kind of training in Gaspe\u201d.(Extrait d\u2019une lettre du Ven.Timothy J.Matthews, Archdeacon of Gaspe, adressées le 3 mai 1957 à l\u2019Honorable C.-E.Pouliot, ministre de la Chasse et des Pêcheries de la Province de Québec).Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 Monsieur Giroux, économiste, expose les réalisations des deux Services qu'il dirige: le Crédit Maritime et le Plan d\u2019Etablissement maritime et rural des jeunes pêcheurs.Le Département des Pêcheries de Québec offre aux pêcheurs professionnels les avantages de trois Plans d\u2019assistance pour faciliter l\u2019exercice du métier.Le Crédit Maritime est une formule de prêts à bas intérêts appliquée en collaboration avec les Caisses Populaires dans le but d\u2019acheter ou de construire des bâtiments de pêche, d\u2019acheter des engins ou des agrès de pêche.Ce but est exclusif et aucun prêt ne peut servir pour des fins étrangères à la règlementation appliquée.Un deuxième Plan porte sur l\u2019établissement familial du jeune pêcheur et il prévoit des octrois statutaires pour l\u2019achat d\u2019un terrain, pour la construction ou la réparation d\u2019une habitation familiale ou l\u2019amélioration des conditions hygiéniques ou sanitaires de la maison-domicile du bénéficiaire.Quant au troisième Plan, dont il sera question dans un prochain article, il permet une assistance financière pour faciliter la construction des barques de pêche ou l\u2019achat d\u2019un chant L'ENTRAIDE SOCIALE et nos PECHEURS par Germain Giroux, M.Sc.C., M.A.lutier ou d\u2019un cordier de notre Service de Construction Navale.Ces trois Plans sont appliqués indépendamment les uns des autres et selon des règlementations déterminées.LE CREDIT MARITIME DU QUEBEC Le Crédit Maritime a été organisé en 1941 à la suite d\u2019une entente entre les Caisses Populaires de la Gaspésie, des Iles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord du Golfe St-Laurent, et le Département des Pêcheries du Québec pour venir en aide aux pêcheurs au moyen de prêts pour l\u2019achat, la construction ou la réparation de bateaux de pêche, l\u2019achat d\u2019engins ou d\u2019agrès de pêche.Le Département des Pêcheries ne peut et ne veut intervenir d\u2019aucune façon pour influencer les dirigeants des Caisses dans l\u2019étude et l\u2019analyse des demandes de prêts.Tout prêt est accordé au pêcheur sur la recommandation de la Commission de Crédit et conformément aux règlements ordinaires de la Caisse.Les Caisses doivent effectuer les prêts aux pêcheurs de bônne foi au taux de 6%, un taux statutaire, et elles ne peuvent exiger un taux inférieur ou supérieur.Aucun montant\u2019 em- Une \u2019Gaspésienne\u201d\u2019 (cordier) quitte le chantier naval de Lauzon, P.Qué.ACTUALITES MARINES prunté ne peut être remis au pêcheur-emprunteur s\u2019il n'est positivement protégé par une assurance-vie, dont la prime est payée entièrement par notre Département.Le Crédit Maritime prévoit un remboursement d'intérêt de 4% par notre Département.Cette condition vaut pour la durée normale du prêt, i.e.pour la péiiode totale de remboursement reconnue et acceptée par la Commission de Crédit de la Caisse, lors de l\u2019etude de la demande d'emprunt.C\u2019est la responsabilité du gérant d\u2019une Caisse de voir à la perception des sommes ducs par les pêcheurs-emprunteurs, excepté lcs emprunts pour cordier ou chalutier; dans ce cas, la perception est faite par nos officiers et les remises sont faites aux Caisses concernées.Aucun pêcheur ne peut oublier qu\u2019une dette en vertu de la règlementation du Crédit Maritime oblige comme tout autre dette.Les Caisses Populaires sont obligées de s\u2019en tenir à la règlementation du Crédit Maritime pour tout prêt effectué à un pêcheur pour une fin conforme à cette règlementation.Si on veut bénéficier des avantages de ce Plan d\u2019entraide sociale, il faut en même temps en accepter les obligations.Le Crédit Maritime est appliqué depuis 16 ans et voici des statistiques sur la valeur de ces prêts: Prêts en vigueur entre le Ter octobre et le 31 mars 1957.Gaspésie IM.Saguenay Totaux Préts en vigueur; nombre: 150 272 47 469 Nouveaux prêts; nombre: 5 86 1 92 Montant des préts en vigueur $102,922.27 $228,687.00 $22,030.84 $353,640.11 Montant des nouveaux préts $ 5,200.00 $ 92,497.00 $ 300.00 $ 97,997.00 Solde payable $ 58,785.58 $170,135.05 $ 9,946.37 $238,867.00 Intérét remboursé $ 1,270.25 $ 3,402.74 $ 227.28 $ 4,900.27 Prime d\u2019assurance-vie $ 277.90 $ 850.78 $ 59.23 $ 1,187.91 Prêts effectués entre le ler avril 1941 et le 31 mars 1957.Nombre de Montant prêté Remboursement Prime d\u2019Assurance- prêts $ d'intérêt ($) Vie ($) Gaspésie 1909 605,723.72 29,204.88 6,060.26 Iles-Madeleine 2310 1,042,662.71 34,397.22 10,261.05 Saguenay 225 44,597.86 4,665.16 671.83 4444 1,692,984.29 68,336.26 16,993.14 Des 4,444 avances faites aux pêcheurs, 15 seulement n'ont pas été respectées à leur échéance pour des raisons majeures, formant un total de $2,379.99, soit une perte de $0.14 par $1,000 prêtés, et les Caisses concernées ont été octroyées pour le plein montant par notre Département.Pendant ce temps, l\u2019assurance- vie valait à des familles éprouvées par le décès de pê- cheurs-emprunteurs le remboursement automatique des emprunts dans 19 cas pour une somme totale de $3,991.81.Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 Le Crédit Maritime a facilité l\u2019achat, la construction ou la réparation de plus de 3,300 bateaux de pê- che, de toutes longueurs et dénominations, et l\u2019achat de 27 bateaux de notre flotte moderne de pêche.Ces 27 derniers prêts permettaient aux pêcheurs de verser la plus grande partie du montant initial payable lors de la signature du contrat d\u2019achat des chalutiers ou cordiers, en même temps qu\u2019ils facilitaient le coup d\u2019¢- paule pour faire démarrer 27 petites entreprises pri- Page 21 vées.La répartition des charges du financement de ces argent personnel des acheteurs prêts obtenus des Caisses Populaires prêts obtenus des autres sources subsides fédéraux assistance provinciale (sans intérêt) En septembre 1956, en collaboration avec MM.les Administrateurs de l\u2019Union Régionale des Caisses Populaires de la Gaspésie, nous avons organisé un voyage d\u2019études en Gaspésie pour MM.les Directeurs et Administrateurs de la Fédération des Caisses Populaires.Avec la coopération du directeur de notre Service de l\u2019Information et de la Propagande, nous avons eu l\u2019honneur de guider ce groupe de voyageurs autour de la péninsule gaspésienne, de lui faire visiter nos principales organisations de pêche et le développement minier de Murdochville, après un séjour de trois jours à l\u2019Auberge du Mont-Albert dans le Parc Gas- pésien.En février 1956, nous commencions des pourparlers pour changer l\u2019Assureur de nos prêts maritimes et depuis le ler octobre, c\u2019est chose faite et les 29 Caisses Populaires, qui appliquent la règlementation de notre Crédit Maritime, doivent désormais faire protéger ces prêts par la Cie d\u2019Assurance-Vie Desjardins.Ce changement procure plusieurs avantages: l\u2019âge d\u2019éligibilité passe de 55 ans a 70 ans, aucun examen médical comme preuve de santé, couverture du risque de mortalité et aussi du risque d\u2019invalidité permanente, prêt assuré dès son acceptation et prime annuelle de 1% au lieu de 1.2%.Bateaux modernes en construction au chantier naval de Gaspé, P.Qué.Page 22 27 bateaux s\u2019établit comme suit: 1.8% 11.2% 1.7% 18.1% 67.2% Depuis quelques mois, nous avons eu plusieurs consultations avec les représentants des Caisses aux fins d\u2019étudier un projet d\u2019amendement des réglements pour encore mieux adapter le Crédit Maritime aux besoins de nos pêcheurs et à l\u2019industrie de la pêche, tout en protégeant le Crédit des Caisses.Il faut reconnaître que le Crédit Maritime a été des plus utiles à nos pêcheurs.Aussi il nous fait plaisir de remercier les administrateurs des Caisses de leur collaboration, de leur coopération et de leur appui financier.Il fallait aider une classe laborieuse, volontaire, et, malgré certains risques et un optimisme parfois douteux, les Caisses ont dans la mesure du possible joué un rôle éminemment social en faveur de nos pê- cheurs.Les collaborateurs ont été nombreux à tous les échelons de la hiérarchie et un esprit de compréhension a toujours marqué chacun des contacts entre les dirigeants des Caisses, les pêcheurs et les autorités de notre Département.Le Crédit Maritime s\u2019est révélé une formule si efficace et pratique qu\u2019il a été une source d\u2019inspiration pour plusieurs systèmes d\u2019entraide sociale, et plusieurs organismes nationaux et internationaux désirent en connaître les modalités, parce que la formule est souple dans son application tout en respectant les prérogatives des parties intéressées.PLAN D\u2019ETABLISSEMENT MARITIME ET RURAL DES JEUNES PECHEURS Le Plan d\u2019établissement des jeunes pêcheurs est appliqué en Gaspésie depuis 1949 et aux Iles-de-la- Madeleine depuis 1951.Ce Plan prévoit un secours social conditionnel pour faciliter l\u2019établissement familial du jeune pêcheur.Pour bénéficier de l\u2019octroi de $300 payable en trois versements annuels, le pêcheur doit être âgé de 21 à 35 ans révolus lors de la signature de son application, habiter un district maritime.être pêcheur de profession de bonne foi et avoir pêché régulièrement durant les deux dernières saisons.L\u2019obtention de ces octrois est soumise aux conditions statutaires suivantes: posséder une barge, des agrès de pêche et un lopin de terre, des titres clairs sur le lopin de terre, cultiver un jardin potager et résider dans sa propre maison pour obtenir le troisième versement.Pour faciliter le travail administratif, nos territoires maritimes sont sous la responsabilité d\u2019administrateurs régionaux, stationnés respectivement à Grande- Rivière et à Pointe-Basse, avec bureaux organisés et un personnel spécialisé.La partie maritime du Plan consistait à préconiser l\u2019assurance-incendie et l\u2019assurance maritime chez les pêcheurs et à exiger des titres clairs de propriété; après six ans d\u2019activités, le temps était venu de s'attaquer à la partie rurale ou agricole du Plan par l\u2019exigence de la culture d\u2019un potager familial, I! faut dire que cette deuxième étape a été facilitée par un stage d\u2019études obligatoire de six semaines à l\u2019Ecole d\u2019Apprentissage en Pécheries pour un cours de formation professionnelle.Au 30 mars 1957, plus de 2,680 applications ont été formulées à nos bureaux de district pour l\u2019obtention d'un premier octroi.Près de 300 demandes ont été refusées pour motif d\u2019âge et plus de 650 demandes ont été écartées parce que les applicants n\u2019étaient pas des pêcheurs de profession \u2014 il appartient à l\u2019applicant de fournir les preuves d'éligibilité.Dans les deux districts, 3,203 octrois ont été accordés, dont 1,513 premiers octrois, 1,044 deuxièmes et 651 troisièmes.Au nombre des bénéficiaires, nous voyons 685 pê- cheurs célibataires et 1,392 pêcheurs mariés, avec 4,817 dépendants, soit une moyenne de 3.5 dépendants par famille.Le paiement de ces octrois a nécessité un travail clérical considérable et de nombreux déplacements pour procéder aux enquêtes.C\u2019est ainsi que plus de 2.500 applicants sont passés par nos bu- Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 Ilustrant bien le plan d'établissement dont peuvent bénéficier les pêcheurs, la maison de M.Simon Duguay, de Ste-Thérèse-de-Gaspé, est simple, coquette et de bon goût.reaux de district, plus de 25,000 lettres ont été reçues ou expédiées, plus de 10,000 enquêtes ont nécessité près de 160,000 milles de voyage.L'analyse de l\u2019emploi des octrois payés montre que 622 octrois ou 19.4% ont été employés pour construire de nouvelles habitations familiales, 1,945 octrois ou 60.7% pour parachever des habitations familiales, 16 ou 0.5% pour l\u2019achat d\u2019une maison, 37 ou 1.1% pour la construction de cheminées, 100 ou 3.2% pour le creusage de puits artésiens, 117 ou 3.6% pour l\u2019achat de terrains, 115 ou 3.5% pour l\u2019entrée de l\u2019eau courante, 38 ou 1.1% pour l\u2019installation d\u2019une chambre de bain, 89 ou 2.8% pour l'installation de l\u2019électricité, 95 ou 3.1% pour payer des dettes diverses sur maison et 33 ou 1% pour buts divers.En résumé, 80.6% des octrois ont servi pour la construction, l\u2019amélioration ou l\u2019achat d\u2019habitations familiales et 14.8% pour l\u2019amélioration des conditions hygiéniques et sanitaires des maisons.La moyenne d\u2019âge des bénéficiaires s\u2019établit à 27 ans 4 mois et le degré d\u2019instruction varie entre la 4iè- me année et la 10ième année, avec une médiane de 6.8(ième) année de formation scolaire.Nos jeunes pêcheurs possèdent 1,323 maisons d\u2019une valeur totale de $3,320,300; 449 de ces maisons sont assurées pour une valeur de $1,128,200 et elles ont une grandeur moyenne de 25\u2019 x 24\u2019.1,671 bénéficiaires d\u2019octrois possèdent 11,397 arpents de terre d\u2019une valeur totale de $425,910 et 43.8% d\u2019entre eux cultivent un potager ou un jardin familial.Près de 55% des maisons sont pourvues d\u2019eau et d'électricité.Nos officiers de district ont réglé plus de 575 titres de terrain, sans Page 23 | qu\u2019il en coûte aux pêcheurs, et facilité le règlement de nombreuses successions et transmissions de titres.Notre Plan d\u2019établissement, par les multiples avantages offerts à nos jeunes pêcheurs, produit des résultats de plus en plus intéressants.Ce $300 d\u2019octroi a permis à des pêcheurs d\u2019améliorer leur condition de vie familiale; il a été le coup de pouce pour encourager l\u2019économie de montants très appréciables et la construction d\u2019habitations familiales.En outre, on constate que ces $300 attache un bon nombre de jeunes à leur village et à leur métier de pêcheur.Les Cours de formation professionnelle s\u2019adressent à l\u2019individu, à l\u2019artisan et au citoyen, et à ce triple titre, ils complètent la formation scolaire et ouvrent des horizons nouveaux sur des sujets qui peuvent aider l\u2019industrie de la pêche et faciliter l\u2019exercice du métier.Cette assistance financière et ces Cours ont permis à plusieurs pêcheurs de reconquérir le terrain perdu et de devenir non seulement maître de leur petit domaine, mais aussi de prendre une place importante Page 24 dans la formation d\u2019un groupe de pêcheurs progressifs et volontaires.Même si un certain nombre de bénéficiaires trouvent que le montant de l\u2019octroi devrait être augmenté pour correspondre mieux à l\u2019augmentation du coût des matériaux de construction, il faut reconnaître que ce Plan a bien servi la famille et les organismes paroissiaux.Nos pêcheurs escomptaient uniquement trois octrois de $100 chacun, mais le Plan a corrigé une lacune sociale: le règlement de nombreuses successions et l\u2019obtention de titres de terrains, une économie de plus de $100,000 pour nos bénéficiaires et une stabilité familiale mieux assurée.Malgré tout le travail de recherches imposé à nos officiers de district, nous croyons que le règlement et l\u2019enregistrement de centaines de titres de propriété sont l\u2019un des grands services rendus à nos pêcheurs par ce plan d\u2019entraide.Ce coup de pouce permet à notre pêcheur de compter davantage sur ses propres ressources et moins sur les autres, sans oublier la participation active à ses organismes professionnels ou paroissiaux.ACTUALITES MARINES L'Ecole supérieure des Pêcheries de Ste-Anne-de-la-Pocatière Rapport du directeur de l'Ecole pour les années académiques 1954-55, 1955-56 et 1956-57.L'Ecole Supérieure des Pêcheries a été fondée en 1938, Au printemps 1939, elle a été affiliée à la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval.Dix ans plus tard, elle est devenue une école intégrée à la Faculté d'Agriculture de la même Université.Le dit statut permet de pousser à fond la coopération entre les deux écoles supérieures, celle d\u2019Agriculture et celle des Pêcheries.L'Ecole Supérieure des Pêcheries décerne à ses étudiants, après quatre années d\u2019étude et trois stages d\u2019été, le baccalauréat ès sciences pêcheries.Ne sont admis à l\u2019Ecole Supérieure des Pêcheries que les bacheliers ès arts des cours classiques et les diplômés d'autres institutions qui offrent des crédits équivalents.Au cours des années 1954, 1955 et 1956, l\u2019Ecole par Monseigneur Joseph Diament, c.savait respectivement dix-sept, quatorze et onze élèves inscrits, sans compter ceux qui en classe de pré-uni- versitaire s\u2019orientent vers les études agricoles.Six anciens élèves ont complété ou complètent leurs études supérieures pour l\u2019obtention de doctorats en technologie alimentaire, en océanographie ou en sciences économiques, en Colombie-canadienne, aux Etats-Unis et en France.Au cours de l\u2019année 1956, l\u2019Ecole a accordé un congé de six mois à son secrétaire, Monsieur Louis Bérubé, pour lui permettre d\u2019accepter une mission importante au Cambodge; le Docteur Yves Jean, pour sa part, a continué sa mission au Ceylan.L'Ecole a donc Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 fait le sacrifice de deux professeurs pour offrir sa quote-part au développement des pêcheries et à l\u2019amélioration du sort des pêcheurs dans les pays sous-développés d\u2019Asie.Grâce à l\u2019octroi accordé par le Département provincial des Pêcheries, les élèves des classes supérieures ont pu faire, en octobre 1956, leur tournée scientifique et industrielle dans les Provinces Maritimes.En résumé, les élèves ont visité deux stations de recherches scientifiques en pêcheries, un chantier de construction navale, quatre grands établissements de préparation de poisson frais ou congelé, trois grandes sécheries, quatre usines de sous-produits, une grande conserverie et une fédération coopérative de pêcheurs.Le voyage a duré une semaine.L\u2019Ecole regrette le départ de deux de ses professeurs: le Docteur Yves Jean, qui passe au service de l\u2019Office des Recherches sur les Pêcheries à la station Page 26 biologique de St-Andrews, au Nouveau-Brunswick, et le Docteur Laurent Ouellet, qui passe au service de la Cie Dupont, à Montréal.Les deux emportent nos regrets.Le Docteur Jean en particulier, un de nos gradués de la première promotion (1942) avec études supérieures à Yale et Toronto, a été un de nos professeurs de la première heure et un des meilleurs.Comme par le passé, l\u2019Ecole a pris une part aussi active que possible à nombre de congrès scientifiques des pêcheries, y déléguant ses professeurs chacun suivant sa discipline.Le professeur Robert Raymond a assisté au Congrès du Comité Canadien des Recherches sur les Pêcheries d\u2019eau douce tenu à Ottawa.Le secrétaire de l\u2019Ecole a assisté aux conventions des Pécheurs-Unis des Maritimes a Amherst, en Nou- velle-Ecosse, et des Pécheurs-Unis de Québec, a Gas- pé, de même qu\u2019à celle de la National Cooperative Fisheries Assn dont il a été réélu président pour un troisième terme.ACTUALITES MARINES Le producteur de poisson cet Inconnu ! M.Bérubé dirige la Division des Pêcheries au Bureau des Statistiques du Ministère provincial de l\u2018Industrie et du Commerce.Au domaine de la pêche commerciale le statisticien établit les captures totales, la valeur au débarquement, la valeur marchande, les immobilisations pour la pêche et le nombre des pêcheurs.Le biologiste et le technologiste recherchent les inventions et les méthodes de nature à simplifier et à adoucir le travail du pê- cheur.L'administrateur recommande la législation qui pourra le mieux protéger les pêcheurs et améliorer leur standard de vie.Tout cela est bien, c\u2019est la loi du nombre, de la collectivité, qui est en jeu.Il n\u2019en reste pas moins vrai que le commerçant ou le producteur de poisson, celui qui achète les captures et en libère le pêcheur immédiatement au débarcadère, en d\u2019autres mots celui qui finance la production, est un grand inconnu par la complexité de ses casse-têtes.En arrivant au port, le pêcheur vend son poisson au producteur et le problème change de mains.C\u2019est l'histoire du producteur qui commence.Son importance est grande dans nos pêcheries.Il est le lien entre le pêcheur et le consommateur.Il lui faut connaître les marchés, les exigences de la ménagère.Il doit être économiste, homme d\u2019affaires, technicien, voire même biologiste, sinon devin, pour servir un monde évoluant aussi rapidement que capricieusement et suivre un marché souvent imprévisible.Il a besoin de sagacité ct de clairvoyance.Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 par Zéphirin Bérubé, B.Sc.P.Il doit savoir six ou huit mois à l\u2019avance quels produits seront en demande, à quelles influences venant des autres pays il aura à faire face, quel sera le jeu de la concurrence.Ses qualités administratives conditionnent le succès de sa propre entreprise et souvent de toute la machine des Pêcheries.Il faut qu\u2019il aille toujours de l\u2019avant; c\u2019est toujours lui qui a la parole et commande, mettant à profit tous les conseils et informations qu\u2019il peut recevoir des experts placés sur sa route ou des associations susceptibles de l\u2019aider à comprendre et à défendre ses intérêts.1! doit être constamment en éveil et progressif.En effet, depuis 1953, les producteurs industriels du Québec ont construit de nouvelles usines ou modernisé d\u2019anciennes unités de production.Les sommes investies à Paspébiac, La Tabatière, Rivière-au-Re- nard, Cap-aux-Meules, Sandy Beach, Rivière-au-Ton- nerre, Carleton, Sainte-Thérèse, Saint-Maurice, Percé, Pointe-St-Pierre, Cloridorme et partout sur le littoral maritime s\u2019élèvent facilement à $1,500,000, portant les immobilisations totales des particuliers, compagnies ou coopératives, en usines de toutes sortes, à un bon $5,000,000.Il faut ajouter à ces immobilisations les dépenses substituées que les producteurs payent au Département des Pêcheries pour l\u2019utilisation de ses services divers à la production tels que séchoirs, entrepôts frigorifiques et autres ateliers.Le Département des Pêcheries a lui-même d\u2019immobilisé dans ces services de tous genres $5,047,400 d\u2019après les valeurs aux livres en 1956.Page 27 La concurrence avec les autres producteurs, avec les éléments du coût de production dans les Pêcheries les autres provinces et les autres pays oblige les pro- Maritimes ?Les données des onze dernières années ducteurs à surveiller constamment les coûts de produc- permettent des observations intéressantes sur ces élé- tion.C\u2019est un des problèmes sur lequel s\u2019acharnent ments et la construction des courbes composantes en constamment tous les gérants d\u2019entreprises et qui mé- montre les variations concurrentes.rite certainement une attention spéciale.Quels sont VALEUR TOTALE DES VENTES DES PRODUCTEURS INDUSTRIELS ET ELEMENTS DES COUTS DE PRODUCTION, PECHERIES MARITIMES DU QUEBEC, 1946-1956.8 Valeur totale des ventes des Producteurs Industriels Capitales & Profits Main-d\u2019oeuvre & Salaires d'Administration Millions de Dollars DH Contenants & Fournitures de nditionnemen 2 Matière première: Poissons 0 1946 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1951 Valeur totale des ventes des producteurs et éléments des coûts de production.ACTUALITES MARINES Années Coût du Poisson Coût du matériel Coût de la Valeur totale et des Contenants Main-d'oeuvre et de des Ventes l\u2019Administration 1946 3,853,958 671,908 974,870 7,075,647 1947 2,377,727 573,198 783,043 4,678,549 1948 2,909,217 530,679 821,068 5,243,162 1949 3,061,358 560,397 843,085 5,166,835 1950 2,641,877 552,661 843,319 4,594,363 1951 2,472,120 547,447 827,294 4,231,791 1952 2,786,454 610,950 920,675 4,793,603 1953 2,342,222 560,201 867,850 4,247,969 1954 2,225,370 389,525 800,669 4,076,523 1955 2,928,865 562,577 1,125,148 5,568,651 1956 3,900,000 800,000 1,300,000 7,200,000 Ce graphique et ce tableau de chiffres sont toute une page d\u2019histoire.Chaque point de ces lignes sinueuses renferme pour les producteurs des souvenirs, des inquiétudes, des maux de tête, rarement des joies, puisque les années de grande abondance dans les pêcheries sont les années les plus difficiles souvent pour les industriels.En 1956, le poisson rond coûte aux acheteurs $4,000,000.Le matériel de préparation coûtent $800,000.La main-d\u2019oeuvre et le salaire de l\u2019administration coûtent $1,300,000.Les produits finis rapporteront au sortir des territoires de pêche environ $7,- 200,000.C\u2019est une différence brute de $1,100,000 laissée apparemment dans les mains des producteurs industriels.L'achat du poisson et du matériel de préparation, la main-d\u2019oeuvre et bien d\u2019autres charges doivent être payées au comptant par les producteurs jusqu\u2019à huit ou dix mois avant les retours de leurs ventes.Aux taux exigés présentement par les banques et autres institutions prêteuses, cette finance absorbe au moins $300,000.L'intérêt et l\u2019amortissement des capitaux investis dans les usines évalués antérieurement à $5,000,000 engouffre encore au moins $400,000.Les assurances sur les immobilisations et sur les stocks, les frais de vente, d'association et de déplace- Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 ments, les commissions de toutes sortes, la congélation, l\u2019entreposage, le séchage, les loyers, les taxes municipales et autres, les dépenses imprévues, tout cela n\u2019est pas encore payé.Va-t-il rester un salaire pour les producteurs eux-mêmes ?Certainement pas à tous les ans, à moins que des miracles ne se produisent quelque part.Si en théorie, la section supérieure du graphique comprend les dépenses capitales et le profit, la pratique est toute autre et le mot profit pourrait être enlevé sans fausser la vérité bien souvent.Le graphique donné plus haut est destiné d\u2019abord à montrer le travail des producteurs industriels dans les Pêcheries Maritimes; il montre aussi indirectement le comportement de l\u2019industrie de la pêche maritime dans la Province de Québec pour les onze dernières années.La pêche semble avoir franchi un cycle complet en ces onze ans.Après une descente considérable aux premières années et des variations de moindre amplitude pendant toute la période, il y a une remontée très importante à la fin.Cette remontée est attribuable à différentes causes: l'abondance considérable des stocks de morue dans les eaux du Golfe St-Lau- rent, modernisation des moyens de pêche.Pour revenir aux cadres de la présente étude, il semble qu\u2019il y aurait quelque chose à faire pour amé- Page 29 liorer le sort des producteurs, qui ne sont certainement pas les plus choyés ces années-ci, de façon à diminuer leur incertitude et leur appréhension et ainsi leur permettre de fixer et de payer un prix défini, raisonnable pour l\u2019achat du poisson dès le début de la saison de pêche.Leurs différentes Associations, les Agences Commerciales des Gouvernements, les Services des Marchés et de l\u2019Economique, les Services des Importations et des Exportations des Ministères Fédéral et Provincial et tous les autres organismes d\u2019envergure Page 30 provinciale ou nationale font beaucoup, mais cela ne suffit pas, ne faudrait-il pas en venir au système du blé, des oeufs et du beurre, que le Gouvernement achète les surplus à un prix minimum déterminé ?Il va sans dire que ce ne serait qu\u2019une mesure d\u2019urgence, un tribunal de dernière instance pour les producteurs de bonne foi; avec cela, le problème des ventes resterait sans doute, il serait encore épineux et difficile, mais non plus sans issue.ACTUALITES MARINES Liste des poissons d'eau douce Cotte liste est tirée du livre: \u2018les poissons d'eau douce\u201d, Tome | (\u201cClef des poissons de pêche sportive et commerciale de la Province de Québec\u201d), LATIN PETROMYZONTIDAE Ichthyomyzon unicuspis Ichthyomyzon fossor Petromyzon marinus Lampetra lamottei ACIPENSERIDAE Acipenser fulvescens Acipenser sturio oxyrhynchus AMIIDAE Amia calva LEPISOSTEIDAE Lepissosteus osseus oxyurus CLUPEIDAE Alosa pseudoharengus Alosa sapidissima Dorosoma cepedianum SALMONIDAE Salmo salar salar Salmo salar ouananiche Salmo trutta Salmo gairdneri subsp.?Salmo clarki Salvelinus alpinus subsp.?Salvelinus alpinus marstoni Salvelinus fontinalis Salvelinus namaycush Coregonus artedii subsp.?Coregonus nipigon Coregonus clupeaformis clupeaformis Coregonus clupeaformis labradoricus Coregonus cylindraceus quadrilateralis OSMERIDAE Osmerus mordax THYMALLIDAE Thymallus arcticus UMBRIDAE Umbra limi ESOCIDAE Esox americanus americanus Esox americanus vermiculatus Esox niger Esox lucius Esox masquinongy masquinongy Esox masquinongy ohiensis HIODONTIDAE Hiodon alosoides Hiodon tergisus CATOSTOMIDAE Carpiodes cyprinus Catostomus commersoni commersoni Catostomus commersoni utawana Catostomus catostomus catostomus Catostomus catostomus nanomyson Moxostoma valenciennesi Moxostoma anisurum Moxostoma aureolum aureolum Moxostoma carinatum Moxostoma hubbsi CYPRINIDAE Cyprinus carpio Semotilus corporalis Semotilus atromaculatus atromaculatus Margariscus margarita nachtriebi Hybopsis plumbea plumbea Rhinichthys atratulus atratulus Rhinichthys cataractae Exoglossum maxillingua Chrosomus neogaeus Chrosomus eos Vol.1 \u2014 No 2 \u2014 Mai-Août 1957 FRANÇAIS LAMPROIES Lamproie argentée Lamproie de ruisseau du Nord Lamproie de mer Lamproie américaine de ruisseau ESTURGEONS Esturgeon de lac Esturgeon de mer AMIES Amie LEPISOSTEES Lépisostée osseux du Nord HARENGS Gasparot Alose d'Amérique Alose à gésier SAUMONS ET TRUITES Saumon atlantique Ouananiche Truite brune Truite arc-en-ciel Truite à gorge coupée Omble chevalier Omble rouge du Québec Omble moucheté Touladi Hareng de lac Cisco du Nipigon Corégone de lac Corégone de la Côte Nord Ménomini d'Amérique EPERLANS Eperlan d'Amérique OMBRES Poisson bleu UMBRES Umbre de vase BROCHETS Brochet d\u2019Amérique Brochet vermiculé Brochet maillé Grand brochet Maskinongé du St-Laurent Maskinongé de l\u2019Ohio LAQUAICHES Laquaiche aux yeux d\u2019or Laquaiche argentée CATOSTOMES Brême Catostome noir commun Catostome noir nain Meunier de l\u2019Est Meunier nain Moxostome jaune Moxostome blanc Moxostome à cochon Moxostome ballot Moxostome cuivre CARPES ET MENES Carpe Ouitouche Mulet du Nord Méné perlé du Nord Méné de lac Goujon à nez noir de l\u2019Est Goujon à long nez Bec-de-lièvre Goujon à fines écailles Goujon à ventre rouge du Nord du Québec par Vianney Legendre.ANGLAIS LAMPREYS Silver lamprey Northern brook lamprey Sea lamprey American brook lamprey STURGEONS Lake sturgeon Atlantic sturgeon BOWFINS Bowfin GARS Northern longnose gar HERRINGS Alewife American shad Gizzard shad SALMONS AND TROUTS Atlantic salmon Quananiche Brown trout Rainbow trout Cutthroat trout Arctic char Quebec red char Speckled char Lake char Shallowwater cisco Nipigon cisco Lake whitefish North Shore whitefish American round whitefish SMELTS American smelt GRAYLINGS Arctic grayling MUDMINNOWS Central mudminnow PIKES Redfin pickerel Grass pickerel Chain pickerel Pike St.Lawrence maskinonge Ohio maskinonge MOONEYES Goldeye Mooneye SUCKERS Quillback carpsucker Common white sucker Dwarf white sucker Eastern longnose sucker Dwarf longnose sucker Greater redhorse Silver redhorse Northern shorthead redhorse River redhorse Copper redhorse CARPS AND MINNOWS Carp Fallfish Northern creek chub Northern pearl dace Lake chub Eastern blacknose dace Longnose dace Cutlips Finescale dace Northern redbelly dace Page 31 LATIN Notemigonus crysoleucas Notropis atherinoides atherinoides Notropis rubellus Notropis cornutus frontalis Notropis hudsonius Notropis heterodon Notropis spilopterus Notropis deliciosus stramineus Notropis volucellus volucellus Notropis heterolepis heterolepis Notropis bifrenatus Hybognathus hankinsoni Hybognathus nuchalis regius Pimephales promelas promelas Pimephales notatus AMEIURIDAE Ictalurus punctatus Ameiurus nebulosus nebulosus Noturus flavus Schilbeodes mollis ANGUILLIDAE Anguilla Tostrata GADIDAE Lota lota lacustris Microgadus tomcod GASTEROSTEIDAE Pungitius pungitius Eucalia inconstans Gasterosteus aculeatus aculeatus Gasterosteus aculeatus cuvieri Apeltes quadracus CYPRINODONTIDAE Fundulus heteroclitus Fundulus diaphanus diaphanus PERCOPSIDAE Percopsis omiscomaycus ATHERINIDAE Labidesthes sicculus sicculus SERRANIDAE Morone saxatilis Morone americana Morone chrysops CENTRARCHIDAE Micropterus dolomieui dolomieui Micropterus salmoides salmoides Lepomis gibbosus Lepomis macrochirus macrochirus Lepomis megalotis peltastes Ambloplites rupestris rupestris Pomoxis nigromaculatus PERCIDAE Perca flavescens Stizostedion canadense Stizostedion vitreum vitreum Percina caprodes semifasciata Hadropterus copelandi Ammocrypta pellucida Etheostoma nigrum - olmstedi Etheostoma nigrum nigrum Etheostoma exile Etheostoma caeruleum Etheostoma flabellare flabellare SCIAENIDAE ; Aplodinotus grunniens COTTIDAE Cottus ricei Cottus bairdi bairdi Cottus bairdi kumlieni Cottus cognatus gracilis FRANÇAIS Chatte Méné émeraude de rivière Méné à tête rose Méné de ruisseau du Nord Baveux Méné à menton noir Méné bleu Méné de sable du Nord-Est Méné à longues nageoires du Nord Méné à nez noir du Nord Méné d'herbe Méné laiton Méné argenté de l\u2019Est Méné à grosse tête du Nord Ventre-pourri BARBOTTES ET BARBUES Barbue Barbotte brune du Nord Barbotte des rapides Chat-fou ANGUILLES Anguille d'Amérique MORUES Lotte américaine de l\u2019Est Poulamon EPINOCHES Epinoche à neuf épines Epinoche à cing épines Epinoche a trois épines du Nord Epinoche a trois épines du Sud Epinoche a quatre épines CYPRINODONTES Mummichog Petit barré de l\u2019Est PERCHES-TRUITES Perche-truite POISSONS D'ARGENT Poisson d\u2019argent de ruisseau du Nord BARS Bar d\u2019Amérique Perche blanche Bar blanc ACHIGANS ET CRAPETS Achigan à petite bouche du Nord Achigan à grande bouche du Nord Crapet-soleil Crapet commun à oreilles bleues Crapet à longues oreilles des Grands Lacs Crapet de roche du Nord Crapet calicot PERCHES ET DARDS Perchaude Doré noir Doré jaune Dard perche du Nord Lard gris Dard de sable du Nord Raseux-de-terre tessellé Raseux-de-terre du Centre Petit-gris de vase Petit-gris arc-en-ciel Petit-gris barré TAMBOURS Malachigan CHABOTS Chabot à tête plate Chabot du Nord Chabot des Grands Lacs Chabot visqueux commun ANGLAIS Golden shiner River emerald shiner Rosyface shiner Northern commun shiner Spottail shiner Blackchin shiner Spotfin shiner Northeastern sand shiner Northern mimic shiner Northern blacknose shiner Bridled shiner Brassy minnow Eastern silvery minnow Northern fathead minnow Bluntnose minnow NORTH AMERICAN CATFISHES Channel catfish Northern brown bullhead Stonecat Tadpole madtom EELS American eel CODS Eastern American burbot Atlantic tomcod STICKLEBACKS Ninespine stickleback Brook stickleback Northern threespine stickleback Southern threespine stickleback Fourspine stickleback KILLIFISHES Mummichog Eastern banded killifish TROUTPERCHES Troutperch SILVERSIDES Northern brook silverside WHITE BASSES Striped bass White perch White bass BLACK BASSES AND SUNFISHES Northern smallmouth bass Northern largemouth bass Pumpkinseed Common bluegill Great Lakes longear sunfish Northern rock bass Black crappie PERCHES AND DARTERS Yellow perch Sauger Yellow walleye Northern logperch Channel darter Northern sand darter Tessellated johnny darter Central johnny darter Iowa darter Rainbow darter Barred fantail darter DRUMS Freshwater drum SCULPINS Spoonhead sculpin Northern sculpin Great Lakes sculpin Eastern Slimy sculpin Photo ci-contre: Pêcheur allant, à la godille, lever les parcs d\u2019une pêche à saumon, Maria, P.Qué.\u2014 Photo: Monique Plamondon.Ca ACTUALITES MARINES oy ~ tn fs Spy So ad 2-4 PTT tree ven, , - a 4 = - HP da i Sp vy on aul NY, - pment i» > - PN ste vu \u201cMes \u201c IRIN a 2.wae won il > Vo RS Wr En = a ve.WC SrA WE \u201ce ee may.4 = ad, a a - -e Tren vd at ul ~~, : - pm, x rpg A - J en ad © > Femmes cast 2 me, a ~ cnn, \u2018 - =, rte ee > meer ee ; rois = he\" vr =\" wy A o'r >\" 1, ois ~~ lo - dam pr gn x \u201c- Buri -\u2014 wan Yrs aa Ln.vgn = « a *, LE 4 \u2014Æ.sl - ee nt, \u2026 Had ; \u2014 A - FA AT «Wo correc 1 à FR or te >= ve, ax wT Ns dq o Sl ~ tear \u201cA | heu ne LL \u2014 rR / » i AH + jal.oh | vy Te 5 5 ce pas A i J 3 i i 5 ; 8 3 i 2 > \u20ac ih 3 pho! per van, a = 2 4 IN a 4 Nt # nf 2 om ii i 1 4 4 iow sf i iH 4 i eg es Ut Fe ili EY ba ES ai i J M 2 A wh or 4 # se 5 2 ua fit i oa 2 sf | 0 a A 3 be = SN, a ) i G WH 3 pd 18 5 S, 25 Hy! iit Xi fos A i il # Fi Y à i 4 de ES * ky # + 3 D re = hh \\ 5 a $, kb nh = i jot : fii \u201c5 Ë ta wd en : * NS Shi i i es i ic % 5 # mes hi vi ii 2 =o So = À E Cri a { x = pe A == 4 i i 3 4 i ge > it a à - A Ho = RE 2 ys À + Le % = Be x i 3 inh x ile i i ih 3 = ë ro = 1 i | SE 5 = § 2 3 ue a | Si x À fin: Ls ; a 7 ts 2\u201d = on oF 4 Cr we or a K a => se f 5 2 % of 8 A 5 qu = su pn = it fone = i 7 i = PY i x i = 5h 8 ® 7 oh "]
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