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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 1, No 3
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1957, Collections de BAnQ.

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[" ICTUALITÉS MARINES EMBRE- DÉCEMBRE 1957 No 3 NE a = DÉPARTEMENT DES PÉCHERIES PROVINCE DE QUÉBEC | or ASL XW Ï 0 8 }, (J \u2014\u2014 > MN { £S > ad pad es =, e = == \u2014 | \u2014 x \u201c2 on 7 & 7 WN ! Le ne a À A wr 4 a a EX À A \u201ca S = x No a 4 pe À if i 5 { i k 7 i Fe J ji 1 À seed gil ÿ Bi i Hh % \u20ac Ï | hil i - + : = Sw fo x i a i \u201ccas 3 53 Bh = + Se, Es, sna Jos Ty & se er + nt a $ \u201ce fe + mas 1 st % 4 can.Shi \\ 2 inv sis wv; * are sue Se & # SE me ow ee A pe be Xe 4 1 gg sd paie M x He ao AC So A » vas pee SAE RE en oa > ss 0 = GB EY a hay ih &= Gas \u201c ay! 1d es Pins Hie + ao Ss meer RE nn ede, on a ss ai a OS is see és es ji a I we i Lg S *.x» sai X od RY SF va.iH =.i ~ : oR ie ~ \u20ac | mur ni pill it wat Le Be AER % 55 Wk a8 > ji wa 5 ER SI a FEE = 55s Wed gt ve pt uid 5 il À pis Depp re ih Eo i Nl i EY i] oy x ul ! ih a+ a Ae £5 => ! = ; i a SPR EN \u2014 | is SRS | æ | a SR Se ith | Sl ny SEN : fr = Kp | x | i x eu vi i 4 oy = > i 1h Are \u201c3 I dion Fog in i 2e de 5, iF hy i +; vi ef wi | ol I #3 i\" % thn \u201cwil «ais ÿ FE me tne gi ry = po Ni wy si PE a \u2018 SE gy 4 pee x Pan x.ë Eanes a 7, oN 4 \u201cPi | ; Sn pe ur a sd 2s i 0 cs | mi \u201c3 Less ne Th du fs \u201caby i ig ome Jil +1 2 Al in i oy?0 Ri, de 5 = 7 : 2, hit ¢} .ih gin tint 5 tre ; À Pad \u201c\u20ac 4 { 7% 24.TA Le i caf Ps *- 8 Ho Te Ce 2 a Pa ue hi i me é i op Ad S x pot PA ZX i ; è 4% x Le ll), 5 8 # gy 3 Fy Tw.ot oo 3 CR ; ol À LS gi RE : } 5 4.; Cu +3 : Æ ge % 5 a RE PA Ed TE ee au gH od \u20ac) By 0 3 pcs, A Agi 44 5 A ES A oo 2 Re, Yo Ta \u201cE 2 Vo ant 27 \u2014 4 Æ.Fons a Si sch un de se + ce) \"i dre, pa 5 ie Yes vi ed a ER oy iF a Sh pt 24 a, bte +} 2 AE & LF A X 8 i px No Ay 2 2: x} ait, En fi?\u201c4 it na ë i) Ln a\" \u20ac Pi es, Hains JX AS Hl LA Io Raw ES 4 ACTUALITÉS MARINES Revue publiée par le Département des Pécheries de la Province de Québec.Honorable Camille-E.POULIOT, w.d.Arthur LABRIE, D.Sc.ministre.sous-ministre.Directeur de la revue: 2 1 1 1 - Gérard BARBIN QUÉBEC \u2014 CANADA Photo ci-contre: Dans le Québec, on pêche chaque année quelques morues de 100 livres et plus; celles de 7 à 50 livres (de 2 à 4 pieds) sont des prises ordinaires.(Cinéphotographie provinciale) SOMMAIRE Vol.| - No 3 Septembre-décembre 1957 Éditorial (Arthur Labrie) 2 Un sauf-conduit: l'inspection (Léo Morin) 111202 3 L'état du poisson à bord des chalutiers (Aristide Nadeau) LL 11 La qualité du poisson et le producteur (Guy Leblanc) = 18 Echouement de grosses baleines prés de Québec (Vadim D.Vlodykov) .12222 \u2026 A 22 L'océanographie et les pêcheries (Marcel Poirier) _ _ 26 Un nouvel engin de pêche .\u2026 28 Statistiques des pêches \u2014 1956 (Zéphirin Bérubé} 29 La reproduction partielle ou totale des articles ou statistiques de la présente revue est permise, mais on est prié d'en mentionner la source.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser au Service de l'Information et de la Propagande, Département des Pêcheries, Hôtel du Gouvernement, Québec, Qué., Canada.| \u2014 NO 3 - SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 PAGE 1 Ce troisième numéro des Actualités Marines consacre plusieurs articles aux problèmes de production et d'inspection du poisson.Le lecteur trouvera dans ces pages ce qui constitue en somme les mille et un petits détails techniques qui accompagnent la mise sur le marché du poisson comme aliment.Je voudrais saisir cette occasion pour demander un peu plus de support et d'encouragement envers ceux qui se dévouent à cette tâche.On semble en effet convaincu que la pêche est une institution tellement archaïque que l'avènement d'hommes de science dans ses cadres donne l\u2019impression de Marsiens tombant sur la terre.Que l\u2019apathie vienne de gens qui ne sont pas en mesure de comprendre lo portée de ces développements techniques, ça se comprend, mais quand nous constatons que même des hommes bien formés se désolent que des biochimistes veillent préparer la morue séchée d'une monière rationnelle, c'est-à-dire, sous des conditions bien contrôlées, nous ne comprenons plus.Depuis vingt ans, nous essayons dans le Québec d'introduire les principes et les techniques les plus susceptibles d'améliorer les produits de la pêche.|| nous fallait nécessairement commencer par le plus gros problème, le séchage artificiel de la morue salée.Nous l'avons étudié, mis au point, et nous avons connu personnellement un si grand manque de support que nous ne savons ce qui serait arrivé si la mise en opération du séchoir de Rimouski avait raté en 1941.Quand nous avons introduit les chalutiers en Gaspésie en 1952, cinquante ans après la France, on disait à tous ceux qui voulaient l\u2019entendre que le poisson des chalutiers était mauvais.On oubliait vite les produits de qualité fort douteuse que débarquaient les grosses barges qui séjournaient de trois à quatre jours, sans glace, sur les bancs de Miscou.E D I T O R I A LL On est scandalisé dans certains milieux de nous voir essayer de préparer la morue « Gaspé-Cure » dans des ateliers modernes, équipés de chambres froides et de séchoirs artificiels.On nous le répète souvent, un produit d'artisanat comme le « Gaspé-Cure » doit être laissé au soin des conditions naturelles, c'est-à-dire salé, entreposé et séché au gré des éléments.La Providence a bien fait les choses, n'y touchons pas.Cette fameuse morue est un peu ce qu'était autrefois le fromage, le jambon et le beurre, un produit de l\u2019art familial.|| est temps toutefois de la préparer sous des conditions mieux contrôlées.|| se peut que sa saveur en soit un peu modifiée, mais qui sait, elle sera peut-être améliorée.Soyons convaincus que le jour où les biologistes et les océanographes auront mieux compris les phénomènes de la vie en mer, où les biochimistes et ingénieurs auront introduit dans chaque procédé ou technique des données précises pour les rendre pratiques et rentables, les pêcheurs et les commerçants n'auront qu\u2019à se réjouir de pouvoir utiliser à bon escient des méthodes qui feront de l\u2019industrie de la pêche un autre pilier de l\u2019économie canadienne.Les pages qui suivent sont une autre contribution vers cet objectif.ARTHUR LABRIE, D.Sc., sous-ministre des pêcheries.ACTUALITÉS MARINES UN SAUF-CONDUIT: L\u2019INSPECTION La morue Gaspé-Cure « prend le soleil » sur les vigneaux de la Gaspésie, Nous sommes quelquefois enclins à penser que beaucoup de gens vivant de l\u2019industrie de la pêche ne comprennent pas ou interprètent mal la raison de l'inspection.Celle-ci n'est autre que la survivance de cette industrie par la conquête de marchés durables.Pour atteindre ce but, il fout mettre sur le marché des produits uniformes et de bonne qualité.Les gouvernements ont alors édicté des lois et des règlements qui se rapportent à toutes les VoL.| \u2014 No 3 - SEPTEMBRE-DECEMBRE 1957 par LEO MORIN, B.Sc.P.On la dit sévère - elle n\u2019est que consciente de ses responsabilités: donner une garantie de qualité aux acheteurs de produits marins du Québec.Le directeur du Service provincial d'Inspection fait ici la revue des années 1954-55-56.phases de la production et qui sont amendés selon les découvertes technologiques et les besoins des marchés.L'application de ces lois et règlements est surveillée par un organisme gouvernemental, appelé Service d\u2019Inspection, qui compte environ soixante employés dans la Province de Québec; ces derniers ent les pouvoirs de faire l'inspection au nom du Gouvernement canadien.PAGE 3 Ï Avant 1942, l'inspection consistait seulement à classer du poisson salé et séché, mais les développements considérables de l'industrie de la pêche, la diversité des produits et la multiplication des marchés en ont fait un Service séparé.Puisque son rôle est d\u2019aider les pêcheurs et les producteurs, ceux-ci sont en droit de connaître ses activités annuelles.-1954- En 1954, les pêcheurs ont débarqué 84,981,700 livres de poisson; les producteurs ont préparé 43,845,690 livres de produits dont 15,223,614 livres ont été inspectées avant leur mise sur le marché.La différence entre les quantités produites et inspectées est due au poisson à l\u2019état frais et aux conserves.Le laboratoire d'analyses, établi à Gaspé en 1953 pour compléter et appuyer le travail des inspecteurs, o fait 1,132 analyses dont 230 sur le poisson à l\u2019état frais et 802 sur le poisson congelé.Les résultats furent très satisfaisants: 28 lots de poisson frais et 44 de congelé donnèrent respecti- vent 99.3% et 97.8% de qualité excellente et bonne, tandis que seulement 6 lots représentant 18,770 Ib de poisson congelé furent confisqués parce que 69,3% était d\u2019une qualité non conforme aux normes établies.Dans le but d'améliorer l\u2019état de fraîcheur du poisson à bord des chalutiers et cordiers, les températures du poisson ont été compilées au débarquement par des techniciens du laboratoire d\u2018analyses; on a montré une corrélation entre la température du poisson d'une part et la\u2019 quantité nécessaire de glace et son utilisation à bord d\u2019autre part.Des conseils appropriés ont été donnés aux pê- cheurs et producteurs et ceux qui les ont suivis ont obtenu de bons résultats.En plus de surveiller la préparation des produits PAGE 4 et de les inspecter, le Service d\u2019Inspection veille à la salubrité et à la bonne construction des usines et conserveries.Vu que les essais entrepris il y a quelques années pour l\u2019amélioration de certaines bâtisses ne furent pas efficaces, des permis temporaires ont été érnis et une usine fut contrainte de fermer ses portes.Pour la première fois dans l\u2019histoire de nos pé- cheries, plusieurs demandes nous ont été faites pour exploiter et exporter les coques de nos bancs.À cause d\u2019une toxicité possible chez ces mollusques et de la pollution de certaines eaux, nous avons dù d\u2019abord organiser un système d'échantillonnage régulier et faire préparer une étude de l\u2019état sanitaire des eaux par le Ministère de lo Santé.Une compagnie américaine a bénéficié d'un permis d'exportation pour quelques bancs situés près de Baie-Comeau.-1955- Less quantités de poisson inspectées en 1955 se chiffrent à 19,861,835 livres de produits congelés, salés, séchés et fumés auxquelles il faut ajouter 45,407 gallons d'huile et 2,942 peaux de loup-ma- rin, et 11,945 gallons d\u2018huile de foie de morue.On a capturé, en 1955, 123,552,900 livres de poisson donnant une production de 54,495,568 livres.Malgré une augmentation de 14 million de livres de filets de morue congelés, due à la préparation de «blocs» pour bâtonnets de poisson (fishsticks), la qualité des produits frais et congelés a été meilleure que l\u2018année précédente.Le laboratoire a doublé ses analyses: 515 sur le poisson frais, représentant 48 lots et donnant 100% de qualité excellente et bonne; 1,590 sur le poisson congelé représentant 129 lots.Pour le poisson congelé, 114 lots ont été trouvés de qualité excellente et bonne avec un pourcentage de 98.2 et 15 lots de qualité non conforme aux normes établies avec un pourcentage de 58.3.ACTUALITÉS MARINES es inspect de produits Duantites FIiqure \u2014 | Yo ne 56 J 99 tes FRAIS CONSERVES o 54 Gi a= i) du _p- Ô 3 De NI 92 he ig de al pE2- >> ok.a\u201d 90 \u201d~ 5 49 A ANNEES er - 48 \u2014~\u2014\u2014 me : 47 Quantites de produits inspectes A 46 45 44 S3 $3 S$ ~ 739555 1943 Figure \u2014 | = \u2014 s@1AI] Op SUOI|I!W VoL.| \u2014 No 3 \u2014 SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 PAGE 5 La qualité de toute la morue séchée, un produit d'exportation qui représente pres de 30% de tous les produits inspectés, s'est améliorée graduel- En effet, les pourcentages des qualités «luxe» et «choix», de 1952 jusqu\u2019à 1955, ont été les suivants: 39.6, 47.7, 54.8 et 57.9 bonne pour la morue légèrement salée et extra-sé- lement au cours des dernières années.L'année 1955 a aussi été très chée, appelée couramment « Gaspé-Cure », et les pourcentages des mêmes qualités pour la même période ont été: 37.9, 41.5, 36.8 et 49.5.ces bons résultats, les acheteurs d'Italie, à qui la Malgré majorité du « Gaspé-Cure » est vendue, se sont plaints sérieusement d'une expédition de 412,600 lb faite le 9 décembre.Cette plainte a d'autant plus affecté les producteurs qu'elle était la première depuis l\u2019organisation du Service d\u2019Inspection.Pour faire suite aux nombreuses demandes d'exploitation des bancs de coques et assurer la protection du public contre le danger d'empoisonnement, le contrôle de !a toxicité s\u2019est poursuivi sur la Côte-Nord du Saint-Laurent et en Gaspésie.La plupart des bancs, situés entre les Escoumains et Baie-Comeau, ont été fermés à intervalles irrégu- tiers à cause de lo toxicité; ceux de Barachois et Douglastown, de mai à septembre; ceux de Métis- Beach et Baie-des-Capucins, durant toute l'année.On a poursuivi l\u2018étude de l'état sanitaire des Cette région a été divisée en sept zones dont quatre furent eaux de Matapédia à New-Richmond.prohibées pour cause de pollution.Les coques de ces zones n'étaient cependant pas toxiques.Deux producteurs de cette région ont pu commencer l\u2019écaillage et la mise en conserve de ces mollusques.TAILLES DE LA MORUE SALÉE ET SÉCHÉE CLASSÉES EN 1954 ET 1955 (%) GASPÉSIE ILES-DE-LA-MADELEINE CÔTE-NORD TOTAL 1954 1955 5.4 6.4 19.5 22.3 25.8 32.5 46.0 38.2 3.2 0.6 1954 24.4 32.3 43.0 TP 0.2 TG- tres grande G- grande 1955 0.1 34.8 17.7 42.2 0.2 \u2014 M- moyenne \u2014 1954 1955 3.0 2.6 6.1 5.3 23.9 25.8 65.0 64.2 2.0 2.0 1954 3.2 17.1 27.1 50.5 2.0 1955 3.9 19.4 27.3 48.4 1.0 P- petite \u2014 TP- très petite oT TAILLES DE L'ÉPERLAN INSPECTÉ EN 1954 ET 1955 (%) jo ILES-DE-LA-MADELEINE 1954 1955 99.2 100 0.8 \u2014 EXTRA NO 1 MOYEN PETIT GASPÉSIE FLEUVE SAINT-LAURENT 1954 1955 1954 1955 18.8 173 _ 1.0 77.0 73.6 28.2 332 4.1 91 718 65.7 -1956- En 1956, le Service d'Inspection a surveillé la 17 préparation et fait l'inspection de 30,713,087 Ib de produits; c\u2019est un sommet qui dépasse de 35% PAGE G les quantités de 1955.Celles qui l\u2018approchent le plus datent de 1945 et lui sont inférieures de 24% Depuis 1943, la production a passé par trois étapes distinctes en raison d'événements histori- \u201c ACTUALITÉS MARINES Figure- 2 QUALITÉS DU POISSON FORTEMENT SALÉ ET SÉCHE 80 Gaspesie Côte - Nord du St-Laurent lles-de-la-Madeleine 10} CH 470 60 \u2014 60 STe CH £661 IVAWIADIQ-IUEWILLAS \u2014 \u20ac ON \u2014 | MOA STAN CH SOL 50 ST 40 FIST Pourcentage 30/1 +30 \\ / 201 \u2014 20 \\y 0, 10 5 / \\a 10 \u2014 a) Neda N 8 of (5 ss A 1 A \u2014_0 A 0 -\u2014 0 - .- og SS \u2014-\u2014\u20140 se SG 1-0 mm Out \u2014 °\u20140 | | ] | ] | 1949 50 5 3 53 54 95 56 1949 50 Si 52 53 54 55 56 1949 50 5 52 53 54 55 56 CH choix ss sous- normale ANNEES ST normale inférieure Z 39Yd ques et commerciaux.La première, de 1943 à 1945, est caractérisée par un bond formidable des produits congelés et une chute des produits salés; dans la seconde, de 1945 à 1954, le contraire arrive; dans la troisième, de 1954 à 1956, ces mêmes produits font une ascension assez abrupte.Ce comportement de la production, représenté par les courbes de lo figure 1, peut s'expliquer par l\u2019existence du marché anglais, durant la guerre, vers lequel la plupart des producteurs ont accouru, la perte de ce marché après la guerre, la reprise du marché italien vers 1952 et la transformation de notre industrie de la pêche.Les quantités de produits inspectés en 1956 se répartissent comme suit: La préparation des conserves, des produits frais et congelés est soumise à des règlements dont l\u2019application est surveillée constamment par les inspecteurs.L'inspection avant la mise sur le marché n'est pas obligatoire, mais l\u2018inspecteur la fait, sur demande et quand il le juge à propos, en préparant des échantillons pour fins d'analyses.L'an dernier, 119 caisses de 48 boîtes de 16 onces ont été inspectées par le laboratoire d\u2019analyses et ont donné les résultats suivants: 7 caisses de coques et 8 de foies de morue ont été trouvées impropres à la consommation humaine; 5 caisses de homard et 44 d\u2018anguille fumée n\u2019avaient pas le poids requis, et 55 caisses de foies de morue étaient de bonne qualité.Conserves: 585,649 Ib Frais: 1,338,288 Fumés: 2,696,984 Les inspecteurs ont aussi échantillonné 227 lots Saumurés et salés: 7,313,694 \" , ; , , de produits frais et congelés représentant 3,355 Séchés: 8,713,087 ; sul les: 9714237 * analyses de laboratoire.On a obtenu les résultats Congelés ! ! ci-dessous et seulement 36,034 Ib ont été confis- Total: 30,361,939 \u201c quées.QUALITÉS ACCEPTABLES NON-ACCEPTABLES TOTAL A: excellente 73.5% 18.8% 66.8% B: légère altération 24.2 42.3 26.5 C: début de composition 1.9 30.4 53 D: décomposition avancée 0.4 77 1.2 E: impropre à la consommation \u2014 0.7 0.1 En admettant qu'une grande partie de la production ne nécessite pas d'analyse de laboratoire, le nombre d\u2018échantillons est représentatif et la qualité très bonne.La production du poisson séché se chiffre à 8,713,087 lb dont 3,108,911 Ib sont du groupe « fortement salé » et 5,081,750 Ib, « légèrement salé »; le reste est du poisson salé désossé « Boneless ».Le comportement des qualités depuis 1949, PAGE 8 décrit dans les figures 2 et 3, montre les faits suivants: 1)- La qualité du poisson fortement salé de la Gaspésie et de la Côte-Nord du Saint-Lau- Laurent s\u2019est améliorée; c'est probablement une conséquence de la transformation graduelle de l\u2019industrie de la pêche et Celle des lles-de-la-Madeleine a diminué jusqu\u2019en d'une surveillance plus étroite.ACTUALITÉS MARINES Fo urcen tage 0 0 ng 0 Û fe Figure-3 QUALITES DU POISSON LEGEREMENT SALE ET SECHE | 99 | 19% Gaspésie Marche italien [1 90 J Iso } & 45 |- \u2014 45 de le 40 \u2014 40 nl STA BL {3 ST ts (TA 30 \u2014 30 ) CH fs CH 25 | od 25 so Pourcentage 20 Nom.\u201d SS \u2014 20 NY SS 15 \u2014 15 10 « Jo NE 7 | A A \u2014 10 OL \\ REV 0 1 | 1949 50 dl 92 33 54 55 36 1952 93 54 99 96 ANNEES S: Luxe SS sous-normale CH: choix I inferieure STinormale \u201cVoL.1 No 3 \u2014 SEPTEMBRE-DECEMBRE 1957 PAGE 9 1955, mais il faut noter qu\u2019elle était très 1949 et 1952, et que les quantités annuelles sont faibles.élevée entre 2)- La qualité du poisson légèrement salé, dont la production totale appartient à la Gaspésie, a légèrement monté jusqu'en 1955 et baissé en 1956.Cette chute s\u2019explique par l'abondance de morue et la transformation de plusieurs usines.Toutefois, les pourcentages des qualités du « Gaspé-Cure » expédié en Italie ont été à peu près parallèle.Les produits salés et saumurés sont représentés par la morue verte-salée, les filets de morue salée préparés exclusivement aux lles-de-la-Madeleine, Sur 4,766,419 |b de morue verte-salée, seulement 297,805 lb ont été et le maquereau saumuré.mises sur le marché en caisses; le reste a été expédié en ballots et en vrac.Les pourcentages des qualités, 9.1 « luxe » et 90.7 « choix », et ce fait que 90% de la production est vendu en ballots et en vrac nous font croire que ce produit existe parce qu'on ne peut disposer du poisson autrement.N'y aurait-il pas lieu de considérer la possibilité de préparer de la morue salée désossée ?Le poisson fumé, préparé en grande partie avec du hareng de printemps, est une spécialité des |les- de-la-Madeleine.On en a préparé 27 millions de livres et la qualité a été excellente: 94.1% « choix », première qualité de ce produit.L'inspection de tous ces produits salés est obligatoire pour \u2018exportation, c'est-à-dire pour la mise sur le marché en dehors de la Province de Québec.Le poisson séché et vert-salé fait exception, car l\u2019inspection est nécessaire pour la vente en dehors du Canada seulement.Cette année, 12,092,713 Ib de poisson saumuré, salé et séché ont été classées, poisson par poisson, durant quatre à cing mois, par vingt-quatre inspecteurs.Vu que la classification n'est pas régulière et qu'elle est bien fatigante, pouvons-nous continuer à pratiquer ce genre d'inspection ?Il est même surprenant, à mon avis, que nous recevions si peu de plaintes sur la classification elle- meme.Dans le domaine de la règlementation des duits de la pêche, le Ministère fédéral des Pêcheries a publié deux amendements importants concernant les marques à inscrire sur les contenants de poisson frais et congelé et la définition de la qualité « choix » du poisson fortement salé et séché.En résumé, tous les contenants de poisson frais et congelé doivent indiquer clairement le nom commun du poisson, le poids net du contenu, le nom et I'adresse de la compagnie ou de la personne par qui ou pour qui le poisson est empaqueté, et les mots « produit du Canada ».qualité « choix » du poisson fortement salé, les mots Dans la description de la « a surface blanche » ont été supprimés; on pourra ainsi répondre à la demande du Brézil, par exemple, qui veut du poisson de cette qualité mais à surface jaunâtre.PAGE JO ACTUALITÉS MARINES fi I Le Service Technique du Département provincial des Pêcheries, dirigé par l\u2019auteur, a étudié, au cours des trois dernières années, l\u2019état du poisson à bord des chalutiers et exercé un contrôle de la qualité au déchargement.Voici un rapport sur ce sujet, préparé en collaboration avec M.Guy Emond, B.Sc.P.L'ÉTAT DU P x OISSON par ARISTIDE NADEAU, D.Sc.pd UFOu > Les périodes de transition dans l'industrie amènent invariablement de nombreux problèmes d'ordre technique qui doivent être résolus le plus rapidement possible si l'on ne veut pas compromettre le progrès projeté.Le passage graduel de la pêche artisanale du Québec vers une pêche de caractère industriel a fait surgir certaines difficultés dont celle de la qualité du poisson.On s'est demandé si l'introduction de chalutiers qui pêchent des quantités assez considérables de poisson ne contribuerait pas à une baisse de la qualité du poisson au déchargement comme certains indices le laissaient entrevoir.|! serait inutile d'augmenter les nnHd-acH>ITO captures si la qualité du produit mis sur le marché devait fléchir.VoL.| No 3 - SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 PAGE 11 |! fallait donc étudier l\u2019état du poisson au déchargement et trouver les moyens de maintenir sa fraîcheur au plus haut niveau possible pendant son séjour à bord des chalutiers.Dès 1953, et surtout au cours de 1954,55 et 56, le Service Technique du Département des Pêcheries s'est attaqué à cet important problème.Le poisson est un aliment des plus périssables.li commence à s\u2019altérer dès sa sortie de l'eau.Le moyen de prolonger sa fraîcheur est de le refroidir à une température voisine de 32°F.où l\u2019activité bactérienne est très réduite.L'emploi de glace concassée permet d'obtenir cette température économiquement.Dans les conditions de pêche des chalutiers de la Province, quelle quantité de glace faut-il transporter à bord, quels soins donner au poisson, de quelle façon le glaçage doit-il être fait afin de livrer le poisson dans le meilleur état possible de conservation, autant de questions auxquelles il fallait trouver une réponse.Une enquête a été commencée afin de connai- tre l\u2019état du poisson au déchargement et d'établir par la suite les moyens à prendre pour amener à terre un poisson de bonne qualité.|| fallait donc trouver une méthode à la fois rapide et simple d'appréciation de l\u2019état du poisson au déchargement.On s\u2019est basé sur la température du poisson comme principal critère de fraîcheur.Si, au moment du déchargement, la température est voisine de 32°F., la glace transportée a été utilisée efficacement et, par conséquent, le poisson n'a pu s'altérer, étant donné que le séjour en mer ne dépasse pas cing (5) à six (6) jours.On a tenu compte également de l\u2019état de « rigor mortis », un indice indéniable de fraîcheur, et aussi des meurtrissures qui donnent une indication sur la manipulation du poisson à bord.possible a été fait en tenant compte des conditions Un échantillonnage le plus représentatif souvent difficiles de travail.À chaque trois cents (300) livres sortant de la cale, un poisson a été pris au hasard et les critères de fraîcheur mention- PAGE 12 nés plus haut, déterminés et compilés de façon à pouvoir tirer une moyenne peur chaque cargaison.On tenait compte également de la quantité de glace emmagas'née au départ, du séjour en mer, de la quantité de poisson capturé et de l'état sanitaire général du bateau.Au cours des trois dernières années, six cent trente-six (636) cargoaisons équivalant à plus de quinze millions et demi (157) de livres de poisson ont été examinées au déchargement.Ces cargaisons consista\u2018ent surtout en morue, mais aussi en plie et en perche de mer.CARGAISONS ; NOMBRE DE ANNÉES BATEAUX INSPECTÉES 1954 8 126 1955 20 165 1956 38 345 L'enquête s'est étendue à tout le domaine maritime de la Province: Gaspésie, |les-de-la-Madeleine et Côte-Nord.chargements à Paspébiac, New-Port, Grande-Ri- Sur le littoral gaspésien, les dé- vière, Pointe St-Pierre, Sandy Beach et Rivière-au- Renard ont été particulièrement suivis.Au début, le travail a consisté à prendre la temperature du poisson et à observer son état par rapport à la quantité de glace transportée et à la durée du séjour en mer.Lorsque la quantité de glace était suffisante et mélangée uniformément au poisson, on notait une moyenne de température de 35°F.ou inférieure.Par contre, cette moyenne pouvait dépasser 40° et davantage quand la glace était mal répartie entre les poissons.On a pu éta- lir par expérience le barème suivant: température moyenne inférieure à 35°F., glaçage excellent, poisson dans le meilleur état possible de conservation; température de 35 à 40°, glaçage moyen; au-dessus de 40°F.; mauvaise utilisation de la glace ou manque de glace.Si la moyenne était au- dessus de 45°, on pouvait affirmer sans erreur que le glaçage avait été négligé.ACTUALITÉS MARINES TABLEAU 2.\u2014 1954 Fourcentage (9%) des différentes zone s de température des principales espèces de poisson 1955 ESPÈCE Ts 35°F.35°-40° 40°F.35°F MORUE 262 563 175 293 PLIE 341 466 193 16.3 PERCHE DE MER 276 621 103 250 1956 35°.40° 40°F.35°F.35°-40° 40°F.459 248 18 266 06 510 327 788 193 19 500 250 588 30 22 Les résultats obtenus pendant les trois dernières saisons de pêche (tableau 2) révèlent des améliorations sensibles, surtout en 1956, au point de vue du refroidissement du poisson à bord des chalutiers.La morue et la plie ont été bien refroidies, mais la perche de mer, moins.La région de la Gaspésie a pu profiter de façon plus complète que les régions des |les-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord des avantages du test de l'état du poisson au déchargement étant donné sa position géographique plus accessible et une meilleure organisation de contrôle.Si on pousse un peu plus loin l\u2019analyse des résultats obtenus en comparant cette fois chacun des bateaux examinés pour les saisons mentionnées (tableaux 3, 4 et 5), on peut constater que tous les bateaux, à quelques exceptions près, ont amené au moins une cargaison dont le refroidissement était excellent, condition essentielle pour une bonne conservation du poisson; même, dans certains cas, la moyenne générale pour toute la saison était inférieure à 35°F.En 1954, première année de l\u2018enquête, les résultats n\u2019ont pas toujours été excellents.|! y c eu même négligence dans certains cas; les pêcheurs étaient alors assez peu familiers avec le glaçage du poisson.L'expérience acquise au cours de cette première saison a permis aux technologues du Service Technique de donner des directives plus précises aux pêcheurs sur la façon de traiter le poisson à bord des chalutiers.Le côté éducatif n'a pas été négligé.Pendant la saison morte, des cours spé- VOL.t - No 3 \u2014 SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 c'aux ent été donnés sur les moyens à prendre pour conserver le poisson pendant le séjour en mer des bateaux de pêche.On a porté une attention spé- c'ale sur la facon d'utiliser la glace afin de préser- A l\u2019occasion, au cours de la saison, le personnel tech- ver le poisson le plus efficacement possible.nique n\u2018a pas manqué d'attirer l\u2019attention des pê- cheurs quand certaines négligences semblaient se glisser.La saison 1955 peut être encore considérée comme une saison d'adaptation pour la plupart des pêcheurs à cette nouvelle technique.|| n\u2019est pas facile pour eux, habitués à une routine séculaire, de s'adapter du jour au lendemain à une nouvelle méthode.Cependant, dès cette deuxième saison, il y a eu progrès.On constate que trois (3) bateaux sur un total de vingt (20) ont obtenu des températures moyennes générales de moins de 35°F.pour toute la saison.Ce qui confirme de façon assez claire qu'il est possible d'obtenir les (3) d'une façon générale le refroidissement du normes exigées.Trois autres seulement ont négligé poisson par suite, dans certains cas, de manque de glace.La majorité des bateaux s\u2019est classée dans la moyenne.Mais c'est en 1956 qu\u2019on constate un réel progrès dons le refroidissement des différentes espèces de poisson.La grande majorité des cargaisons examinées ont obtenu la note: très bon glaçage, c'est-à-dire une température moyenne inférieure à 35°F.La température moyenne supérieure à 40°F.PAGE 13 TABLEAU 3.\u2014 ÉTAT DU POISSON AU DÉCHARGEMENT: TEMPÉRATURE \u2014 SAISON 1954 \u2014 PAGE 14 MORUE PLIE PERCHE Bateaux Nombre Nombre de voyages TEMPÉRATURE Nombre de voyages TEMPÉRATURE Nombre de voyages TEMPERATURE de en bas de: en bas de: en bas de: No: voyages 35°F.35°-40° 40°F.Min.Max.Moy.35°F.35°-40° 40°F.Min.Max.Moy.35°F.35°-40° 40°F.Min.Max.Moy.et moins et plus et moins et plus et moins et plus h (1) 7 12 7 5 \u2014 33.2 38.4 34,7 1 1 \u2014 326 37.8 347 3 2 1 33.0 53.6 38.0 1 22 9 12 1 32.3 41.7 35.7 9 11 2 32.2 41.5 36.2 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 6 14 4 7 3 33.0 43.2 36.4 \u2014 1 \u2014 36.6 36.6 36.6 2 8 1 33.0 40.3 36.8 2 18 4 12 2 323 417 373 1 9 21 335 473 39.3 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 4 18 4 11 3 33.6 44.0 37.7 3 10 5} 32.7 45.0 38.5 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 3 13 4 6 31 327 472 379 6 4 31 323 535 375 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 5 16 \u2014 11 sl 353 495 388 8 5 31 316 473 360 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 8 13 1 7 53 34.6 45.4 39.3 \u2014 es \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 3 8 1 34.1 42.6 37.2 TOTAL 126 33 71 225 28 +] 154 8 18 3 (1) \u2014 Les indices donnent le nombre de cargaisons dont la température moyenne a été plus élevée que 45°F.\u2014\u2014 ÉTAT DU POISSONS AU DÉCHARGEMENTT ; TEMPERATURE et ___ TABLEAU 4 \u2014 ÉTAT DU POISSON AU DÉCHARGEMENT: TEMPÉRATURE \u2014 SAISON 1955 \u2014 PAGE 15 MORUI PLIE PERCHE Bateaux Nombre Nombre de voyages TEMPÉRATURE Nombre de voyages TEMPÉRATURE Nombre de voyages TEMPÉRATURE de en bas de: en bas ce: | en bas de: No: voyages = | oo 35 F.35 40 40 Fo Min Max.Moy.35 F.35 -40 40 F.Min.Max.Moy.| 35 F.53-40 FL Min.Max.Moy et moins et plus et moins et plus et moins et plus (1) (1) | th 1 12 1 8 31 336 487 300 \u2014 7 42 361 530 469 | - 2 9 3 5 11334 457 #0 I 6 Ih 346515 388 | 3 8 1 ! ol M2 464 M3 \u2014 \u2014- = \u2014 4 9 6 2 ! 334 H0 354 5 1 \u2014 334 356 Ho | 3 fH 2 41 316 44 393 \u2014 \u2014 - - | 0 8 2 5 1 338 403 361 \u2014 \u2014 - \u2014 \u2014 7 5 - 2 31355 472 doo \u2014 3 1 300 433 38 % 0 3 3 \u2014 33h 374 355 2 2 - 339 39.2 - 9 I 1 - \u2014 - \u2014 34.1 | \u2014 \u2014 \u2014 - 40 10 15 2 10 3 34.1 47 377 \u2014 8 320 301 51.1 40.1 | 1 9 6 2 1 330 375 357 2 2 2 336 46 371 1 30.4 12 2 1 I \u2014 341 371 356 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 13 0 _ 0 530 120 304 \u2014 2 4 3603 450 414 2 350 350 350 14 14 3 0 4 336 446 379 2 5 52 336 40 300 15 12 2 6 3 33.2 454 385 \u2014 2 51 358 481 42.0 | 2 39.1 SUR 30d 16 9 4 5 \u2014 BR 385 38 5 3545 Hed 397 | - 17 5 I 1 1345 60 43.3 \u2014 = = \u2014 \u2014 \u2014 1 1 347 367 387 18 8 2 3 22 33.0 48.8 39.5 1 1 \u2014 33.3 38.9 36.1 -\u2014 2 31 38.9 49.2 434 19 5 2 2 1 340 435 374 \u2014 \u2014 - \u2014 - ' 20 3 3 \u2014 \u2014 327 339 335 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 | \u2014 - __.\u2014, Lun TOTAE 155 45 08 308 14 44 308 | ; 6 il (1) -\u2014 Les indices donnent le nombre de cargaisons dont la température moyenne a été plus élevée que 45°H. TABLEAU 5.\u2014 ÉTAT DU POISSON AU DECHARGEMENT : TEMPÉRATURE \u2014 SAISON 1956 \u2014 Pace 16 MORUE PLIF PL RCH I Bateaux Nombre Nombre de voyages TEMPERATURE Nombre de voyages TEMPERATURE Nombre de voyages TEMPERATURE de en bas de: en bas de: eu bas de: No: voyages 35°F.35°-40° 40°F, Min.Max.Moy.35°F.35°-40° 40°F.Min.Max.Moy.35°F.35°-40° 40°17.Min.Max.Moy.et moins et plus et moins et plus et moins et plus (1) 1 4 2 2 32.2 38.4 35.4 1 2 \u2014 321 39.2 35.9 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 4 1 3 34.7 36.2 35.4 1 3 \u2014 34.0 37.3 36.1 \u2014 1 \u2014 \u2014 \u2014 36.2 3 14 14 \u2014 \u2014 324 346 33.9 12 \u2014 \u2014 32.7 34.9 33.9 2 \u2014 33.0 34.8 33.9 4 13 12 1 \u2014 33.3 35.3 33.8 11 \u2014 \u2014 33.0 34.8 33.7 2 \u2014 \u2014 328 33.5 33.1 5 12 3 8 1 34.0 40.7 37.3 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 6 2 a 1 \u2014 \u2014 36.6 \u2014 2 \u2014 35.5 38.7 37.0 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 7 7 2 4 \u2014 34.4 392 2 36.6 2 2 1 33.4 41.1 36.2 1 \u2014 \u2014 \u2014 34.0 8 15 14 1 \u2014 32.2 36.1 33.5 13 \u2014 \u2014 31.8 34.8 34.0 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 34.0 9 12 8 3 \u2014 33.1 39.5 34.7 7 2 \u2014 32.8 37.0 34.3 6 2 \u2014 32.9 36.0 34.3 10 11 9 2 \u2014 32.0 40.7 33.9 8 2 - 320 38.8 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 11 14 5 9 \u2014 32.5 38.4 35.4 \u2014 \u2014 - \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 12 5 3 2 \u2014 33.5 37.5 344 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 13 2 \u2014 2 \u2014 35.3 36.0 35.6 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 32.0 \u2014 \u2014 -\u2014 \u2014 \u2014 14 2 \u2014 \u2014 \u2014 _ _ _ _ \u2014 _ 1 11 37.4 43.41.0 15 18 17 1 \u2014 329 357 7 338 13 1 \u2014- 32.4 356 33.9 2 \u2014 \u2014 33.2 34.1 34.0 16 20 20 \u2014 \u2014 31.5 35.0 33.2 18 \u2014 31.6 34.7 33.3 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 17 6 4 2 \u2014 33.0 36.2 34.1 3 2 \u2014 324 37.5 34.7 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 18 10 7 3 \u2014 32.5 36.5 34.3 6 2 \u2014 31.6 40.7 34.5 \u2014 1 \u2014 \u2014 \u2014 35.7 19 9 7 2 320 37.1 34.3 7 \u2014 32.0 34.3 33.3 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 20 16 13 1 32.6 36.9 33.9 7 \u2014 \u2014 32.5 33.9 33.3 12 2 33.3 37.2 34.7 21 1 1 \u2014 \u2014 34.0 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 35.0 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 22 14 1 1 340 367 35.3 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 12 34.3 41.1 37.3 23 7 1 5 34.0 37.8 36.9 1 5 1 34.8 41.0 38.0 \u2014 1 \u2014 \u2014 \u2014 35.6 24 17 10 6 \u2014 33.0 39.9 35.0 8 3 \u2014 31.9 38.7 344 4 5 33.7 38.9 35.8 25 3 2 1 \u2014 33.9 40.0 36.2 \u2014 .2 \u2014 35.1 39.9 37.5 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 26 11 9 2 \u2014 33.3 35.2 34.1 6 1 \u2014 33.0 35.5 33.9 1 \u2014 \u2014 \u2014 33.7 27 7 7 \u2014 \u2014 32.9 34.6 33.3 5 1 = 32.4 35.2 33.9 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 28 4 3 1 \u2014 33.8 35.9 34.6 2 2 \u2014 348 35.3 35.0 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 29 18 15 3 \u2014 32.9 38.0 34.3 14 1 \u2014 32.5 37.7 33.9 4 1 \u2014 33.0 37.0 34.6 30 16 14 2 \u2014 33.1 354 34.2 13 \u2014 \u2014 32.7 35.0 34.7 2 \u2014 \u2014 34.5 34.5 34.5 31 2 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1 \u2014 1 34.9 43.2 39.1 32 13 6 6 1 338 42.4 36.4 2 3 1 339 404 0 36.6 1 + \u2014 34.5 39.0 36.4 33 2 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 \u2014 \u2014 34.0 348 34.4 34 4 1 3 \u2014 34.6 36.9 35.9 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 35 1 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 33.1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 30 1 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 32.5 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 37 1 1 \u2014 \u2014 34.1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 38 14 12 2 \u2014 33.1 37.6 34.3 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 TOTAL 332 226 79 2 162 36 3 43 30 21 (1) \u2014 Les indices donnent le nombre de cargaisons dont la température moyenne a été plus élevée que 45°F 0 Ing Ig Im up ido LIN np mod nd y ne s'est rencontrée que dans un très faible pourcentage de cargaisons.Fait intéressant à noter, dans le cas de la morue, la majorité des bateaux, 22 sur 38, ont obtenu une note excellente.Il n'y n eu réellement négligence dons le refroidissement du po\u2018sson que dans de rares cas.ll a fallu trois saisons d'efforts soutenus pour obtenir ce résultat.If faut dire en passant que, dans un centre de péche, on a accordé, a titre d\u2019essai, un bonus aux pécheurs pour chaque cargaison qui répondait a tcutes les exigences demandées.C'était en somme une récompense pour le travail bien fait.Le résultat obtenu dans ce centre de péche a dépassé toute espérance.Il en est de même pour les autres critères employés.Malgré que l\u2019uniformité dans l\u2019appréciation du « rigor mortis » soit assez difficile, on peut constater une augmentation d'une année à l'autre dans le pourcentage du poisson dans le « rigor » au moment du déchargement.Ce pourcentage atteint 54.7% en 1956.« rigor » est assez grande d'un voyage à l\u2019autre, La variation de l\u2019état de pour un même bateau.Mais règle générale, si le pourcentage de « rigor » est faible, on peut conclure que le poisson a été laissé trop longtemps sur le pont du bateau ou n'a pas été refroidi assez rapidement.Lo fréquence des meurtrissures, qui donne une idée de la façon avec laquelle le poisson est manipulé, a diminué.Le pourcentage de poisson meurtri est passé de 40% à 20% environ pendant les trois années de l'enquête.Le refroidissement du poisson dépend en quelque sorte de la quantité de glace transportée à bord du chalutier.|| est important de déterminer cette quantité pour obtenir le refroidissement désiré, i.e.maintenir la cargaison à une température voisine de 32°F.pour toute la durée du voyage en mer ll y a là plusieurs facteurs à considérer: la température de l\u2019air, la durée du voyage, le genre de construction de la cale du bateau et surtout la quantité de poisson à refroidir.À la suite de cette enquête, on a pu constater que, dans les conditions VOL.1 \u2014 No 3 \u2014 SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 de pêche de la Gaspésie, il fallait une proportion de 1 a 3 de glace par rapport au poisson pour obtenir ce refroidissement.Au point de vue pratique, en tenant compte de la moyenne des cargaisons, il fallait emporter un minimum de sept (7) tonnes de glace à chaque voyage durant les mois d'été.II! est entendu qu'au début et à la fin de la saison, ta quantité de glace pouvait être moindre par suite d'une température plus froide.L'ensemble des résultats obtenus permet de conclure que les chalutiers peuvent apporter à terre du poisson de première qualité à condition de suivre des instructions qui peuvent se résumer ainsi: glace concassée, un minimum de sept (7) tonnes pour les mois d'été; chalutage pas trop prolongé afin d'éviter une trop lourde masse dans le chalut qui pourrait meurtrir le poisson; éviter les manipulations trop brusques pour la même raison; vider le poisson le plus rapidement possible; le bien laver, ne pas le laisser sur le pont; le refroidir au plus tôt Le glaçage est de Un lit de glace doit être fait le long des parois de la cale de avec de la glace concassée.toutes les opérations la plus importante.façon à ce que le poisson ne vienne jamais en contact avec celles-ci.Le poisson doit être rangé uniformément et mélangé à une quantité suffisante de glace (100 livres de glace pour 300 livres de poisson en général).Dans ces conditions, les chiffres de 1956 sont là pour le prouver, il est possible d'obtenir les normes suivantes: température moyenne de la cargaison inférieure à 35°F., minimum d\u2019au moins 40% du poisson dans le « rigor » et un maximum de 20% meurtri.un séjour normal en mer de cing (5) jours, il n'y a pas de doute sur la qualité du poisson.Dans ces conditions, pour Les producteurs intéressés ont donc en main tous les renseignements qu'il faut pour maintenir une bonne qualité de poisson au déchargement.S'ils le désirent, ils n'ont qu'à mettre en pratique la méthode employée lors de cette enquête.Le moyen de réussir est de récompenser d'une façon ou d'une autre les pêcheurs pour un travail bien fait.C\u2019est la clé du succès.PAGE 17 LA QUALITÉ DU POISSON ET LE PRODUCTEUR L'auteur gère l\u2019établissement moderne des Pecheurs-Unis de Québec, a Sandy-Beach, en Gaspésie (photo ci-dessous), où s\u2019opère le conditionnement des poissons de fond du golfe Saint-Laurent (morue, sébaste, etc.).Dans le monde de l'industrie, le mot qualité prend une signification bien précise qui peut se définir ainsi: la conformité d\u2019un produit aux exigences du consommateur.Indépendamment de l'excellence de ses caractéristiques ou de ses parties composantes, une marchandise sera dite de qualité si elle à l\u2018avantage de répondre à un besoin déterminé.Ainsi un manufacturier d'automobiles acceptera un acier d'un alliage inférieur et le considérera quand même comme de qualité si la pièce par GUY LEBLANC, B.Sc.P.à fabriquer n'est pas sujette à l'usure ou n\u2019a pas à être utilisée dans des conditions trop dures.Vu sous cet angle, le facteur qualité est généralement apprécié en fonction du prix de la marchandise, de son abondance et des services attachés a sa distribution.Les produits de la pêche n'échappent pas à La différence ici toutefois est que le consommateur envi- cette règle fondamentale du commerce.ACTUALITÉS MARINES I ke} Vy nent 6 itr.50 df i Es EE ES pv EOE RR EE) PEINTURE D'APRÈS NATURE PAR EUGÈNE KLIMOFF ' PAINTING FROM NATURE BY EUGENE KLIMOFF Eadus Calle MORUE COMMUNE COMMON COD \u201c,.Des myriades et myriades, tous pareils, glissant doucement dans la \u201cWhere are the fish, though ?même direction .C\u2019étaient les Morues .toutes en long dans le même .In the sea they say; in the boats we pray\u201d.sens .sans cesse agitées d\u2019un tremblement rapide, qui donnait un air de y y , pray Chern Lo .» Fisherman\u2019s proverb.fluidité à ces amas de vies silencieuses.PIERRE Lori, Pêcheur d'Islande.Rudyard KipLing, Captains Courageous. FX UGAES A 0848 FN 2554 anse.\u20ac Ciagnn PEINTURE D'APRÈS NATURE PAR MME G.-A.BERNIER-BOULANGER PAINTING FROM NATURE BY MRS.G.-A, BERNIER-BOULANGER Microgeddies Tamcod POULAMON (\u201cPetite morue\u201d ou \u201cPoisson des chenaux\u201d) Espèce très commune dans les eaux du Québec, le Poulamon se trouve partout dans le Golfe et le Fleuve St-Laurent.\u2014 La pêche sportive d\u2019hiver au Poulamon a déjà son histoire; elle remonte aux débuts de la colonie et Bougainville en parle en 1757.Aujourd\u2019hui, des \u2018cabanes\u2019 sont installées sur les deux rives du Fleuve St-Laurent, entre Québec et Trois-Rivières.TOMCOD It 1s a very common species in the waters of Quebec; it is found everywhere in the Gulf and River of St.Lawrence.Winter sport fishing for Tomcod has already an history: it goes back to the days of the colonists, and Bougain- ville spoke of it in 1757.Today, \u201ccabins\u201d are installed on both shores of the St.Lawrence River between Quebec and Three-Rivers.Ces planches ont êté tirées de l'album no 4: ** Poissons du Québec\u201d par Vadim D.Viadykov, Ph.D., Département des Pécheries, Province de Québec. atin iiriaidl Dana) oe ix 0 fo Na q = Jil | at we dk i 50 i # } a i nid i \" ile ah it Qu J fo uh feu fo «er pr voi if for a Ë jt le ht li jt gi if | in (0 i ig do i fl de 0 qu \u2018 lf gr ie i | ki d Jif {a a 11h i nf ® fi du | 1g du Yo p; sage la qualité comme la combinaison des caractéristiques et spécifications les plus parfaites qui soient, éprouvant une répugnance naturelle pour les produits qui ont subi une détérioration ou dont l'apparence n'est pas attrayante.Le producteur se trouve ainsi dans l'obligation constante de préparer une marchandise sans défaut.Les conditions inhérentes à la distribution du poisson et la concurrence lui laissent d\u2019ailleurs peu de choix à ce sujet.Le poisson est un aliment qui s'adresse à la masse des consommateurs indépendamment de leurs revenus ou de leur rang social.Son achat doit être répété mais dans l\u2019atmosphère de lutte et de concurrence que crée la présence de quelque 3,000 autres variétés d'aliments sur les tablettes de l\u2018épicier.Force est donc au producteur soucieux d'accroître ses ventes et de créer une demande pour ses marques de commerce de réaliser les trois éléments qui constituent la qualité du produit marin: une apparence agréable, la préservation de lo saveur naturelle de l'espèce et l\u2019uniformité dans les caractéristiques.= L'ensemble des moyens mis en œuvre pour réa- liser ces conditions prend le nom générique de contrôle de la qualité.L'expression est prise ici dans son sens positif, référant bien plus à la prévention et à l'élimination des facteurs susceptibles de déprécier le produit qu'au simple rejet de ceux qui présentent des défauts.Le contrôle de la qualité implique en fait l'analyse et l'amélioration progressive des principaux éléments de production: équipement, matière première, techniques, main- d'œuvre, de façon à ce que soient corrigées les causes de variations dans la qualité avant que la mauvaise qualité n'apparaisse.La première obligation du producteur dans ce sens est de se pourvoir de facilités de transformation qui tiennent compte du caractère périssable du poisson.L'usine de pêche moderne est conçue à la fois pour combattre la contamination bactérienne et pour favoriser le conditionnement rapide du poisson.Parce que l'eau est utilisée en abon- q y VoL.1 \u2014 No 3 \u2014 SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 dance, les planchers sont imperméables, d\u2019une surface absolument unie et faits d'une matière dure comme le ciment ou la tuile.Les murs sont également imperméabilisés et peinturés jusqu'à une hauteur où ne peuvent atteindre les débris de poisson.L'air y circule librement et un usage abondent y est fait de la lumière naturelle.La machinerie et l'équipement: tables, convoyeurs, outils, etc., sont fabriqués de métaux non-corrosifs.Leur disposition permet l\u2019acheminement du poisson à travers les divers stades de sa transformation sans qu'il y ait retard ou accumulation des lots de l\u2018un à l'autre.Pour ce qui est du poisson lui-même, le producteur doit lutter constamment contre la détérioration des chairs soit par l\u2018oxydation, soit par l\u2019action des bactéries et des enzymes.Sa responsabilité commence avec les bateaux aui approvisionnent son usine.|| voit à ce que les pêcheurs appliquent intégralement les techniques de préservation du poisson en mer et même à ce qu'ils en viennent à développer l'ambition de ne fournir que du poisson d\u2019un état parfait Au débarquement, ne seront acceptés que les lots qui correspondent aux standards d'inspection, le reste étant utilisé à la préparation de sous-produits ou simplement rejeté.À ce stade de la réception du poisson, les chances de contamination sont nombreuses.Les intervalles entre la sortie des cales et l'entrée à l'usine sont les plus courtes possibles, particulièrement par temps chaud.De même les manipulations successives du poisson sont réduites à un minimum et l'emploi de tout outil, fourche ou pique, de nature à percer les chairs et à y introduire des éléments de contamination, strictement banni.Si, comme c'est le cas le plus souvent, le poisson ne peut être traité dès son déchargement, il est entreposé avec de la glace concassée dans une chambre spécialement aménagée à cet effet et dans laquelle est maintenue une température voisine du point de congélation.Par après, sur les tables de conditionnement, on prendra soin encore PAGE 19 que sa température interne se maintienne aussi basse que possible, qu\u2019il ne vienne en contact avec aucun agent de contamination et qu\u2019il atteigne son état de produit fini sans avoir perdu ses attributs naturels.|| sera enfin empaqueté dans un contenant qui le protège des impuretés, congelé puis entreposé en chambre froide en attendant l\u2019expédition.Tout ce travail obéit à des techniques et à des méthodes d'opérations bien définies.Pas plus qu'une autre entreprise, l\u2018usine de pêche ne peut se passer des avantages qu\u2018offre une organisation du travail efficace.L'analyse systématique des éléments de chaque opération, ses relations avec celle qui la précède et celle qui la suit, la disposition des lieux de travail, la surveillance et l'étude des performances, tous ces aspects de de l\u2019organisation scientifique du travail ont une influence directe sur la qualité du produit: rapidité des opérations, amélioration des procédés, régularité de la coupe, uniformité des spécifications, etc.Le producteur fait face ici cependant à un problème qui lui est bien spécifique: celui de la prévision et de la coordination des activités de son usine.Les opérations de pêche étant sujettes à de fortes variations par suite des déplacements du poisson, des conditions de la température et d'autres facteurs hors du contrôle des pêcheurs, les débarquements sont souvent irréguliers et d'importance inégale.Le producteur doit donc s'assurer la plus grande flexibilité possible pour ce qui concerne les heures de travail, les déplacements de la main-d'œuvre et son affectation à plusieurs tâches successives.ll faut mentionner enfin que tout programme ordonné des opérations d\u2019une usine de pêche doit faire la place large à la propreté de l'établissement et à l'inspection des produits Toute période de travail est suivie du lavage et de la désinfection des planchers, des murs, de l'équipement et de tout ce qui est entré en contact avec le poisson.Les déchets de la production sont détruits ou rejetés en PAGE 20 Déchargement du poisson a l'usine | des Pecheurs-Unis de Québec, a Sandy Beach, en Gaspésie.un endroit où ils ne peuvent nuire.Cette responsabilité de la propreté de l'usine est généralement confiée à un membre déterminé du personnel, un contremaître de préférence, qui verra au choix des meilleures méthodes à utiliser et à l\u2019élaboration d\u2019un programme de maintien de la propreté.Pour ce qui est de l'inspection, il apparaît clairement qu'aucun producteur ne peut espérer fabriquer une marchandise parfaite s\u2019il ne veille continuellement aux normes de qualité.A cause toujours de la fragilité des chairs du poisson, les occasions de défectuosité sont multiples.Dans les entreprises d'une certaine importance, l'inspection est confiée à un département spécialisé.Chez les autres, le système le plus pratique est celui dit automatique par lequel les employés affectés à une tâche déterminée sont astreints à vérifier le travail accompli au stade précédent et à rejeter ou à retourner pour correction les unités qui présentent des défauts.L'essentiel ici est que l'inspection s'effectue avec toute la conscience et toute la rigidité nécessaires.Ces diverses méthodes et techniques d\u2019opérations n\u2019atteindront jamais par ailleurs à leur pleine efficacité si le producteur ne sait pas s'entourer d'un personnel compétent.Qu'il s'agisse de procédés mécaniques ou de tâches purement manuel- ACTUALITÉS MARINES fou les, ta qualité du produit est fonction pour une bonne part de la dextérité du travailleur.Ce pro- bleme de la formation d'une main-d\u2018ceuvre est commune à toutes les entreprises industrielles et sa solution peut être accélérée par l'adoption de politiques d'engagement adéquates et par la mise en application de méthodes telles que l'évaluation des tâches et la classification des travailleurs.Le producteur de poisson a cependant la responsabilité additionnelle de développer chez son employé des habitudes solides de propreté et d'hygiène, de lui faire réaliser que la matière qu'il manipule est destinée à la consommation humaine et que toute négligence de sa part peut avoir des répercussions graves sur la vente du produit.En somme, le problème du contrôle de la qualité dans l'usine de pêche consiste à maintenir le poisson à la plus basse température possible, à le préserver de la contamination et à lui assurer à la fois les soins qu\u2019exige la délicatesse de ses chairs ct les spécifications que réclame le consommateur.Pour le producteur, l\u2019application intégrale de ces données détermine l\u2019accroissement de son chiffre d'affaires et la réduction correspondante de ses coûts de production; pour le distributeur, elle cons- title un encouragement à pousser la vente du poisson et à l\u2019annoncer de façon agressive, et pour le consommateur, elle signifie l\u2019addition à son menu quotidien d\u2019un aliment délicieux et hautement nutritif.VoL.| \u2014 NO 3 \u2014 SEPTEMBRE-DECEMBRE 1957 PAGE 21 ÉCHOUEMENT de GROSSES BALEINES près de QUÉBEC par VADIM D.VLADYKOY, Ph.D.De temps à autre, de grosses Baleines échouent sur les grèves du golfe et du fleuve Saint-Laurent; malheureusement ces faits ne sont pas toujours rapportés aux personnes compétentes.Le but du présent article est d\u2019attirer l\u2019attention du public sur ces découvertes intéressantes au point de vue scientifique et de lui demander de prévenir soit l\u2019auteur, soit les officiers locaux du Département des Pêcheries, lors de semblables trouvailles.Grâce à l\u2019amabilité de quelques personnes, l\u2019auteur, qui dirige le laboratoire de biologie du Département des Pêcheries à Québec, a étudié l\u2019échouement de deux types de grosses Baleines, cas d\u2019autant plus surprenants qu\u2019ils sont arrivés dans les environs de la ville de Québec.Baleine à bosse Le ler septembre 1957, vers six heures et trente du soir (heure avancée), à marée baissante, une Baleine est entrée dans la pèche de M.Omer Belle- rive, à Lauzon et est restée prise dans le cable d\u2019acier renforçant les diverses sections de la pêche.Avec le reflux continuel de la marée, cette Baleine fut immobilisée et mourut au bout de deux heures environ.|| s'agissait d'une jeune femelle appartenant à l'espèce dite Baleine à bosse ou Baleine PAGE 22 jubarte, ou en anglais Huwimpback.Son nom scientifique est Megaptera novacangliae (Borowski).Le propriétaire de la pêche, après avoir toué la Baleine sur le rivage, construisit un abri où quelque 4,000 personnes défilèrent durant deux jours pour admirer ce « monstre marin » (figures | et 2).La longueur totale de cette Baleine était de 23 pieds; la largeur de sa queue, de 7 pieds et 3 pouces.Ses nageoires pectorales mesuraient 20 pouces de largeur et 6 pieds et 10 pouces de longueur; sa nageoire dorsale, 22 pouces de longueur et 42 pouces de hauteur.Les caractères distinctifs d\u2019une Baleine à bosse sont les suivants: la nageoire dorsale est très basse, rudimentaire; par contre, les nageoires pectorales sont étroites, excessivement longues (plus d'un quart de la longueur totale de la (Fig.4) Comparaison entre la grosseur des dents des Cachalots (a et b) et celles du Marsouin blanc (c et d).dont l'usage est aujourd\u2019hui restreint à la parfumerie.ll ya un quart de siècle, une once d'ambre gris se vendait plus cher qu'une once d'or.Au- jourd\u2018hui, la forte concurrence des produits synthétiques a de beaucoup diminué sa valeur.Pour compléter la description du Cachalot, ajoutons que ses nageoires pectorales sont très courtes, et que la dorsale manque totalement.Sa couleur est foncée, presque noire.C'est un animal polygame, qui abonde surtout dans les mers chaudes.Les Cachalots vivent en troupes composées habituellement d\u2019un vieux mâle et de 20 à 100 femelles et jeunes.Dans les régions froides, on trouve presque exclusivement des mâles.La taille maximum du mâle est de 60 pieds et son poids peut dépasser 100 tonnes.La taille de la femelle adulte est d'environ la moitiée de celle du mâle Références: Anderson, RM.\u2014 Catalogue of Canadian Mammals.\u2014 Nat.Mus.Can.\u2014 Bull.No.102.V, 238 pp., 1946.Fortin, P.\u2014 Rapports annuels de Pierre Fortin, Ecr., magistrat, commandant l\u2019expédition pour la protection des pêcheries dans le golfe Saint- Laurent, pendant la saison de 1861 et 1863 \u2014 pp.113-116, 1863.Norman, J.R.& F.C.Fraser.\u2014 Giant fishes, whales, and dolphins.\u2014 W.W.Norton Co.New York.\u2014 XXVII, 361 pp., 1938.VoL.1 - NC 3 \u2014 SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 PAGE 25 'OCEANOGRAPHIE ET LES PÉCHERI _J bu L'auteur, spécialisé en Océanographie, est attaché à la Station provinciale de Biologie marine de Grande-Rivière.L'océan, depuis les temps les plus reculés de l\u2019histoire, a toujours entretenu dans l'esprit des hommes un intérêt sans cesse renouvelé.L'homme moderne, mettant à profit les découvertes de la physique, de la chimie, de la biclogie et de la géologie, a créé une discipline nouvelle, l\u2019océanographie, qui étudie les propriétés physiques et chimiques de la mer, la forme et les matériaux du plancher sous-marin, les mouvements de l'eau et les organismes qui la peuplent.Depuis son avènement, que l\u2019on peut faire coïncider avec l\u2018expédition anglaise du Challenger, l\u2019océanographie s\u2019est d'abord occupée de l'exploration de son domaine, tâche immense si l'on se rappelle que les mers occupent environ 70% de notre globe.Dans une deuxième phase, les océanographes se sont attachés à l\u2019analyse et à la coordination des résultats recueillis par les diverses sciences.Le travail, autant d'exploration que d'analyse, est loin d'être terminé, mais déjà, les recherches océanographiques se sont montrées très utiles dans plusieurs domaines, en particulier pour les pêcheries.L'étude des propriétés physiques de la mer.PAGE 26 (1) S por MARCEL POIRIER, B.Sc.température, salinité, lumière, courants, met en relief l'importance de leurs variations sur les processus biologiques.Bien qu'on ne puisse réellement dissocier l'un des facteurs de l\u2019ensemble des conditions physiques, on accorde généralement une importance particulière à la température de l'eau de mer.La distribution des températures dans la mer, en plus de créer des barrières géographiques à la distribution des espèces, contrôle l\u2019activité biologique et les mouvements des bancs de poisson.La ponte, par exemple, demande des conditions de température précises qui varient selon les espèces; la Morue, que l'on rencontre à des températures de 0° a 9°C.environ, a son optimum de température de ponte à 5°C., alors que le Maquereau, dans toute son aire de distribution, ne pond jamais à des températures inférieures à 12° ou 13°C.Dans la Baie des Chaleurs, l'étude du Hareng a mis en valeur l'effet de la température sur la ponte, le développement et la croissance des larves.La ponte du printemps se produit à des températures dont la moyenne est de 5°C.plus faible que celle des températures rencontrées au cours ACTUALITÉS MARINES totur temp le & 2 de la fraie d'automne et on constate que la période d'incubation est réduite de moitié dans cette dernière.D'autre part, les résultats laissent croire que les larves d'automne ont une croissance plus lente que celles du printemps, ce qui semble raisonnable puisque ces dernières profitent durant l'été d'une température plus élevée et d'une nourriture plus abondante.Enfin, l'effet des températures sur les mouvements du poisson a été démontré pour les Bancs de Terre-Neuve de la façon suivante: La Morue se trouve en très petit nombre à des températures de -2° à + 1.5'C.; la quantité augmente avec la température: elle devient maximum entre 3° et 5 C.et décroit ensuite à des températures plus élevées jusqu'à disparition complète de la Morue vers 8 ou 9 C.A partir de 4 C.la Morue est remplacée petit à petit par l'Aiglefin qui a son optimum de température vers 6° ou 7°C.; au-dessus de cette dernière température, l\u2019Aiglefin est à son tour remplacé par le Chien de Mer.Le rôle de la salinité, séparé du contexte des autres propriétés de l'eau de mer, devient plus difficile à déceler surtout si l\u2019on considère les faibles variations rencontrées dans tous les océans (33 à 37 parties par mille).\u201cCependant, au voisinage des côtes, du fait des précipitations et de la contribution des rivières, les variations deviennent plus considérables et contribuent certainement à modifier l\u2019environnement.C\u2019est un fait reconnu que dans la Baie des Chaleurs, où les variations de salinité sont plus considérables (25 à 32 parties par mille), la grosseur de la Morue décroît à mesure que l'on avance vers le fond de la Baie.Encore une fois, ces constatations demandent à être étudiées dans leur contexte de température et de productivité des eaux avant d'en tirer des conclusions.VoL.| \u2014 Nc 3 \u2014 SEPTEMBRE-DECEMBRE 1957 La pénétration de la lumière à l\u2019intérieur des océans contrôle aussi d'une certaine façon la péche, en fournissant une zone plus ou moins épaisse ou peut s'effectuer la photosynthèse, base du système de productivité.Cette influence de la lumière sur le plancton végétal cause aussi une chaîne d'événements qui deviennent importants pour les pêcheries.Le jeu des migrations verticales diurnes des organismes planctoniques animaux et végétaux en fonction de la lumière influe sur le comportement des poissons qui s'en nourrissent.On a pu constater que le Poisson Rouge (S.marinus) pris à grande profondeur et sur le fond durant le jour remonte vers la surface durant la nuit à la recherche de sa nourriture.L\u2018influence des courants marins au point de vue des pêcheries est un fait établi depuis longtemps.On sait en effet que les œufs et formes larvaires des poissons font partie pour une période plus ou moins longue du plancton, et, comme tel, sont soumis aux mouvements de la mer.L'influence des courants devient alors importante dans la conservation et l'établissement de nouveaux stocks.L'étude des propriétés physiques cependant ne constitue qu'une partie de l\u2019océanographie.L'étude des propriétés chimiques de l\u2018eau de mer donne à l\u2019océanographe des indications sur la productivité, indications qui deviennent alors utiles en pêcheries pour la prédiction des stocks.A la base du système de production de la mer, on rencontre les éléments minéraux qui, par le jeu de la photosynthèse, deviennent la matière vivante au niveau végétal et ensuite animal.Ces éléments minéraux forment dans la mer une chaîne sans fin passant de l'état inorganique à l\u2019état organique et revenant ensuite à l\u2019état inorganique par la mort des animaux.Ces passages cepen- PAGE 27 dant s'effectuent à des taux différents et l'étude de ces transformations donne à l'\u2019océanographe le moyen d'établir la productivité d'une région.Comme les éléments de l\u2019eau de mer sont dans des proportions constantes les unes par rapport aux autres, il devient donc possible par l'étude du cycle d'un élément minéral, phosphate, nitrate ou silicate, d\u2019établir la vitesse des transformations mentionnées.Nous avons donc entrepris l'étude de la productivité des eaux de la Baie des Chaleurs par l'établissement du cycle des phosphates en relation avec les propriétés physiques rencontrées: conditions de température, de salinité et d'oxygénation.Nous espérons ainsi arriver à établir, dans un avenir assez rapproché, à la fois le régime des eaux et les possibilités de pêche dans notre région.UN NOUVEL ENGIN DE PÊCHE AUX ÎLES-DE-LA-MADELEINE Le Laboratoire de Biologie marine du Département provincial des Pêcheries, aux |les-de-la-Madeleine, a fait l\u2019acquisition, récemment, d'une seine-bourse de dimensions imposantes.Elle mesure 160 brasses de longueur et 15 brasses de profondeur (surface: 86,400 pi.carrés; poids: 1,800 livres).fabriquée pour la pêche du hareng en eaux canadiennes.C'est la plus grande seine-bourse en nylon jamais On espère, avec cet engin, rallonger la saison de pêche du hareng en le capturant plus tôt, le printemps, avant son arrivée dans les « trappes ».Les pêcheurs madelinots utilisent actuellement des seines semblables, mais plus petites, pour la pêche du maquereau.On croit qu'il sera possible, avec une seine plus grande, d'exploiter en eaux profondes les populations de harengs qui fréquentent ces régions de pêche durant l'été et l\u2019automne.temps de 1958.Les essais de pèche expérimentale débuteront au prin- PAGE 28 ACTUALITÉS MARINES Lait or er sed mor con Baie Low qué | iv nées com ess es Yo, ur ce STATISTIQUES DES PECHES MARITIMES L'auteur, chef de la Division des Pêcheries du Bureau provincial des Statistiques, nous signale que l\u2019année de pêche maritime 1956 fut vraiment remarquable.Seul 1918(?) a connu des apports totaux et de morues plus élevés.Les territoires de Pêches Maritimes du Québec couvrent le littoral du Golfe Saint-Laurent, de la Baie des Chaleurs et d'une partie du Fleuve Saint- Laurent.Les différentes influences hydrologiques, océanographiques et autres permettent de diviser ces territoires en quatre régions.Les données de la saison 1956 sont présentées en tenant compte de ces facteurs.La région du Fleuve Saint-Laurent comprend L'Islet, Kamouraska et Charlevoix; l\u2019eau y est plutôt saumôtre.La Gaspésie comprend les comtés de Rivière-du-Loup, Rimouski, Matane, Gaspé-Nord, Gaspé-Sud et Bonaventure; la pêche se fait dans le Golfe Saint-Laurent et la Baie des Chaleurs.La Côte-Nord comprend les comtés de Haut- et de Bas-Saguenay et l\u2019Ile d\u2019Anticosti.Les pêcheurs de cette région pêchent tantôt dans le Golfe Saint- Laurent, tantôt dans l'Estuaire.De même, les DU QUÉBEC - 1956 par ZÉPHIRIN BÉRUBÉ, B.Sc.P.pêcheurs des lles-de-la-Madeleine, la quatrième région de pêche, font leurs captures en plein Golfe et aussi dans l\u2019Estuaire, pour ce qui est des gros bateaux.Pour des raisons d\u2018ordre administratif, ces comtés sont subdivisés en vingt-huit différents districts.Les ports de pêche et les différents points de débarquements se succèdent le long des côtes.Les usines des Producteurs Industriels sont distribuées sur les mêmes territoires selon les facilités d'approvisionnement en matière première ou en poisson débarqué.Voici pour les quatre dernières années les variations dans les captures totales de poisson et leur valeur au débarquement en chiffres absolus et comparatifs: l\u2019année 1956 peut être choisie comme base ou 100 % : Captures totales Valeur au débarquement Années cwt (1) $ % 1953 1,096,824 79.7 % 2,856,777 72.1 % 1954 901,510 65.6 % 2,509,146 63.4 % 1955 1,267,066 92.1 % 2,987,563 75.4 % 1956 1,374,604 100.0 % 3,959,790 100.0 % (1) Quintal: 100 livres.VOL.| \u2014 NO 3 - SEPTEMBRE-DECEMBRE 1957 PAGE 29 La même étude rapportée à la morue, espèce de plus grand rendement, donne les résultats suivants: \u2014 Captures de Morue Valeur au débarquement Années cwt % $ % \u2014 1953 492,929 64.0 % 913,399 50.0 % 1954 373,317 48.5 % 808,920 443 % 1955 449,644 58.4 9% 1,097,437 60.1 % 1956 770,011 100.0 % 1,826,012 100.0 % Voici le résultat du même travail comparatif appliqué à la valeur marchande des captures totales et des captures de morue pour la même période: is iE! Valeur marchande Valeur marchande de la Morue de toutes les espèces Années Hoi $ : % $ % | cons ly 1953 2,000,133 53.0 % 5,167,883 70.4 % a 1954 1,971,811 52.2 % 4,614,724 62.9 % | 1955 2,287,679 60.6 % 5,689,212 77.1 % 1956 3,771,897 100.0 % 7,333,022 100.0 % La valeur marchande du homard est respectivement pour les quatre derniéres années: $1,052,476, $1,127,083, $1,166,999 et $1,398,182 ou comparativement 75.2 %, 80.6 %, 83.4 % et 100.0%.Les immobilisations totales des particuliers dans le matériel servant à la capture et au débarque- ment du poisson donnent la relation suivante pour les quatre dernières années: \\ Immobilisations totales Comparaison Années $ % 1953 3,626,299 77.7 % 1954 3,589,967 76.9 % 1955 3,794,563 81.3 % 1956 4,668,067 100.0 % PAGE 30 ACTUALITÉS MARINES ç Le nombre des pécheurs est à la hausse en 1956.Pécheurs Comparaison Années no.% 1953 5,053 95.6 % 1954 4,990 94.3 % 1955 4,884 92.3 % 1956 5,290 100.0 % Les soixante-dix-sept usines des producteurs industriels et les deux séchoirs du Ministère des Pêcheries donnent un emploi saisonnier à plus de deux mille employés.Les salaires payés s'élèvent à plus de $1,416,112.Le Département provincial des Pêcheries a aussi des immobilisations dans les territoires de Pêche Maritime.Ces immobilisations, à la fois au service de l\u2019industrie de la pêche et de la préparation, consistent en entrepôts frigorifiques, neigères, hangars à classification, salines et ateliers divers.Elles s'élèvent à plus de $5,573,662.Dans ces mêmes établissements, les employés à salaire et à gages retirent à leur tour plus de $231,636.VoL.1 \u2014 No 3 \u2014 SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 1957 PAGE 31 a FAGE 32 Tableau 1\u2014 POISSON: CAPTURES, VALEUR, DISTRIBUTION PAR REGIONS, 1956.Espèces Fleuve St-Laurent Gaspésie Côte-Nord lles-de-la-Madeleine TOTAL cwt $ cwt $ cwt $ cwt $ cwt $ Morue \u2014 \u2014 499,628 1,201,755 92,280 183,077 178,103 441,180 770,011 1,826,012.Merluche \u2014 \u2014 2,184 2,009 \u2014 \u2014 121 121 2,305 2,130 Aiglefin \u2026 \u2014 \u2014 590 1,548 9 19 2,187 6,326 2,786 7,893 Merlan \u2014 \u2014 198 413 \u2014 \u2014 209 209 407 622 Hareng \u2026 298 2,139 64,248 108,673 3,598 6,859 341,539 103,649 409,683 221,320 Maquereau \u2014 \u2014 4,422 13,133 458 1,556 24,508 70,548 29,388 85,237 Homard .\u2014 \u2014 3,884 124,855 406 10,150 32,238 884,148 36,528 1,019,153 Saumon 14 700 1,757 97,216 2,892 127,699 \u2014 \u2014 4,663 225,615 Eperlan .497 4,935 8,438 88,196 360 5,569 80 1,460 9,375 100,160 Plie .74 222 11,037 32,753 180 492 18,691 51,192 29,982 84,659- Sébaste \u2014 \u2014 11,851 24,142 10,149 20,297 \u2014 \u2014 22,000 44 439 Flétan \u2014 \u2014 599 11,205 1,048 19918 431 4,683 2,078 35,806 Coques \u2014 \u2014 12,468 56,221 827 2,738 \u2014 \u2014 13,295 58,959- Sardines 443 3,307 2,035 11,200 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2,478 14,507 Alose 142 1,274 3,923 4,415 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 4,065 5,689- Truite 3 105 11 450 158 4,518 \u2014 \u2014 172 5,073 Caplan 377 629 668 1,663 3,928 3,374 \u2014 \u2014 4,973 5,666 Esturgeon 346 3,746 170 2,480 50 700 \u2014 \u2014 566 6,926.Encornet 2 \u2014 \u2014 739 1,060 40 35 320 320 1,099 1,415 Poulamon 12 284 1,635 5 9 50 300 \u2014 \u2014 339 1,944 Anguille .1,733 31,953 s0 1,340 1 5 25 165 1,849 33,463 Bigorneaux \u2014 \u2014 166 830 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 166 830 Bar ne 105 1,524 45 680 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 150 2,204 Pétoncles \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 216 1,082 \u2014 \u2014 216 1,082 Carpe .1 10 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1 10 Palourdes \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 135 135 135 135 Lançon .\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 106 106 \u2014 \u2014 106 106 Poisson Blanc 2 20 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 20 Anarrhique \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 12 25 \u2014 \u2014 12 25 Divers 84 840 210 2,125 130 1,033 \u2014 \u2014 424 3,998 Marsouin (no) \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 12 240 \u2014 \u2014 12 240 Loups-marins (no).\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 6,957 31,031 33,852 101,742 40,809 132,773 Foies \u2014 \u2014 7,535 9,587 7,076 7,076 9,334 13,095 23,945 29,758 Langues \u2014 \u2014 147 1,471 33 328 \u2014 \u2014 180 1,799 Varech \u2014 \u2014 1,225 122 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,225 122 TOTAL : 4,403 53,039 638,273 1,799,551 124,007 428,227 607,921 1,678,973 1,374,604 3,959,790 ee am re mam Fe Er EE TD a ED A mT Ee Tl CE a acaw 3m = So Tee = 7 = OT CETTE ' =e T=, 4S Tableau 2\u2014 PRODUITS POUR LE MARCHE ET VALEUR MARCHANDE: ESPECES ET PREPARATION, 1956.Pace 33 Especes Rond Filet Salé Séché Fumé Conserves Boette Engrais Sous-Produits VALEUR cwt cwt cwt cwt cwt cses cwt cwt tonnes $ Morue 36,182 75,215 80,605 75,165 1,694 624 \u2014 \u2014 2,189 3,771,897 Merluche 198 36 634 85 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 5,694 Aiglefin 189 761 \u2014 16 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 16,021 Merlan 67 \u2014 141 35 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,654 Hareng.126,941 \u2014 3,208 \u2014 25,645 105 52,890 3,596 1,781 693,927 Maquereau \u2026 4,272 1,841 9,438 \u2014 \u2014 560 2 \u2014 \u2014 210,417 Homard .16,159 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 8,699 \u2014 \u2014 \u2014 1,398,182 Saumon 4,849 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 207 \u2014 \u2014 \u2014 302,898 Eperlan 9,301 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 140,139 Plie 938 6,331 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 163,440 Sébaste 164 6,053 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 90,210 Flétan 1,833 \u2014 134 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 46,748 Coques 1,345 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 6,322 246 \u2014 \u2014 158,271 Sardines 2,478 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 14,507 Alose 4,065 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 5,704 Truite 79 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 94 \u2014 \u2014 \u2014 7,608 Caplan 1,759 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2,073 828 \u2014 7,629 Esturgeon 566 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 7,226 Encornet \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,099 \u2014 \u2014 1,415 Poulamon 339 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2,170 Anguille .1,849 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 33,463 Bigorneaux 166 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 830 Bar 150 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2,204 Pétoncles \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 108 \u2014 \u2014 \u2014 2,594 Carpe 1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 10 Palourdes \u2026 40 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 30 35 \u2014 \u2014 415 Lançon Blanc .\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 106 \u2014 \u2014 106 Poisson Blanc .2 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 20 Anarrhique \u2026 \u2014 5 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 108 Divers.400 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 24 \u2014 \u2014 5,518 Marsouins \u2026 \u2026 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 240 Loups-marins \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 133,785 Foies 7 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 752 \u2014 \u2014 501 103,175 Langues .260 \u2014 5 \u2014 \u2014 8 \u2014 \u2014 \u2014 4,675 Varech .\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,225 \u2014 122 TOTAL: 214,599 90,242 94,165 75,301 27,339 3,471 7,333,022 56,475 5,649 Tableau 3\u2014 MATÉRIEL SERVANT À LA PÊCHE: ÉNUMÉRATION, VALEUR, DISTRIBUTION PAR RÉGIONS, 1956.PAGE 34 Fleuve St-Laurent Gaspésie Côte-Nord lles-de-la-Madeleine TOTAL Nomenclature No.$ No.$ No.$ No.3 No.$ Chalutiers, 40 tonnes et plus \u2014 \u2014 16 685,439 2 113,000 3 138,590 21 937,029 Chalutiers de moins de 40 tonnes \u2014 \u2014 6 170,625 1 79,000 3 116,761 10 366,386 Cordiers, 30 à 50 tonnes .\u2014 \u2014 5 120,907 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 5 120,907 Gaspésiennes, 15 à 20 tonnes \u2014 \u2014 5 75,000 ] 15,000 ] 15,000 7 105,000 Navires, 10 à 30 tonnes \u2014 \u2014 52 52,270 1 1,800 14 43,500 67 97,570 Bateaux à gazoline \u2014 \u2014 661 176,810 527 358,950 506 440,900 1694 976,660 Bateaux à voiles et à rames 5 3,000 898 47,063 454 31,724 152 11,600 1,554 93,387 Autres embarcations \u2014 \u2014 317 14,572 41 23,775 97 5,500 455 43,847 Filets maillants à hareng 8 400 3,332 134,387 201 8,836 344 11,050 3,885 154,673 Trappes à hareng \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 35 126,000 35 126,000 Filets maillants à maquereau \u2014 \u2014 678 21,866 15 720 2,504 106,700 3,197 129,286 Filets maillants à saumon \u2014 \u2014 107 57,877 422 36,085 \u2014 \u2014 529 93,962 Trappes à saumon .\u2014 \u2014 77 182,400 87 62,775 \u2014 \u2014 164 245,175 Seines diverses 11 1,050 98 27,680 46 18,085 12 24,000 167 70,815 Filets maillants à éperlan \u2014 \u2014 137 2,260 25 655 8 504 260 3,419 Trappes à éperlan \u2014 \u2014 146 28,150 5 1,000 \u2014 \u2014 151 29,150 Pêches à fascines 48 8,450 30 20,540 47 14,875 \u2014 \u2014 125 43,865 Lignes à main \u2014 \u2014 7,657 9,506 1,216 2,971 1,930 5,293 10,803 17,770 Baquets de lignes de fond \u2014 \u2014 1,650 90,765 209 13,406 555 31,595 2,414 135,766 Trappes à morue \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 68 56,150 2 4,000 70 60,150 Chaluts .\u2014 \u2014 26 24,125 4 4,000 7 8,000 37 36,125 Casiers à homard \u2014 \u2014 15,100 57,531 3,211 7,144 96,040 347,975 114,351 412,650 Filets à truite .\u2014 \u2014 93 2,660 299 1,640 \u2014 \u2014 392 4,300 Dragues à pétoncles \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 8 240 \u2014 \u2014 8 240 Verveux 22 440 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 22 440 Ports a anguille 279 22,100 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 279 22,100 Trappes à loups-marins \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 48 43,350 \u2014 \u2014 48 43,350 Filets de fond à loups-marins \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 289 14,395 \u2014 \u2014 289 14,395 Autres filets Le 9 110 \u2014 \u2014 5 1,500 \u2014 \u2014 14 1,610 Petites fumeries et poissonneries 24 2,125 143 35,995 310 71,900 191 21,500 668 131,520 Viviers à homard \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 4 13,600 4 13,600 Quais et môles \u2014 \u2014 1 300 354 30,620 16 106,000 371 136,920 TOTAL: 37,675 2,038,728 1,013,596 1,578,068 4,668,067 I cats leous A PÉCHEURS RÉPARTITIDN PAR ESPECES RECHERCIHEES, PAR EAMBARCATIOMNS ET PAR REGIOM™MS, TOSS EY Voss.mcr RE mn Tableau 4\u2014 PECHEURS: RÉPARTITION PAR ESPÈCES RECHERCHÉES, PAR EMBARCATIONS ET PAR RÉGIONS, 1955 ET 1956.Pace 35 Classification Fleuve St-Laurent Gaspésie Côte-Nord lies-de-la-Madeleine TOTAL 1955 1956 1955 1956 1955 1956 1955 1956 1955 1956 a) ESPECES RECHERCHEES Morue \u2014 \u2014 1,370 1,538 803 755 832 857 3,005 3,150 Hareng 20 20 802 991 138 259 428 42! 1,388 1,691 Maquereau \u2014 \u2014 58 47 83 65 637 588 778 700 Homard \u2014 \u2014 299 368 102 125 634 660 1,035 1,153 Saumon 5 5 321 237 308 342 \u2014 \u2014 634 584 Eperlan 50 399 356 \u2014 \u2014 18 26 417 432 Espèces diverses 89 94 284 279 82 191 \u2014 \u2014 455 564 b) EMBARCATIONS Chalutiers \u2014 \u2014 68 88 \u2014 12 8 24 76 124 Cordiers et gaspésiennes \u2014 \u2014 28 38 \u2014 4 \u2014 4 28 46 Navires: 10 - 30 tonnes \u2014 \u2014 194 167 \u2014 3 45 46 239 216 Bateaux à moteur .\u2014 \u2014 784 951 869 756 1,107 1,059 2,760 2,766 Bateaux à voiles et à rames 75 75 742 1,004 166 268 75 89 1,058 1,436 Autres embarcations \u2014 \u2014 201 179 59 24 6 6 266 209 Sans embarcation 39 44 323 372 65 45 30 32 457 493 Nombre total de pêcheurs 114 119 2,340 2,799 1,159 1,112 1,271 1,260 4,884 5,290 Tableau 5\u2014 RÉPARTITION GÉNÉRALE ET RÉGIONALE DES EMPLOYÉS DES USINES DES PÊCHERIES EN 1956.Employés dans les usines Fleuve St-Laurent Gaspésie Côte-Nord lles-de-la-Madeleine A SALAIRE: 1) Des Producteurs 2) Du Ministère des Pêcheries b) A GAGES: Des Producteurs et du Ministère des Pêcheries : Janvier Février Mars .\u2026 Avril Mai \u2026 Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre \u20184311434 uownp|nod ap ain} \u2018app:sg D] ap auuy-ajuips \u2018anblun Jaaly,p ods un ap NGAP e| 49 ION BUI (« XNouIYd sap uossiod jad ») -do> A up R «aunqod BD] KB aysed » ap PIS aun (a)p1aupaosd aydoubojoydaul)) 383{UO3-19 OjOUG IMPRIMÉ AU CANADA « NZ) oh a N\\ x FE hep [/ Li a J CT) 25 a NR : Rd A?\\J 6 nd ho (J 7 er J D sex CN La Sof ) ç pot | \\ Ed CL, \\ ' 4 ; Re K ; fr el 2 D 5 Saf i) AS all I n = re wy BI da CR : 2 8 Ee : y CC y / 74 J Z 7 A LS Ca\u201d RQ .rn PL 5 ry Np Ie NE es pt cart | Ed A y La 7 112 Le LA.CES e) , , \u201coi w hy NJ 0) Qu M: LE hy 32 > Le 30 nu Sh 2 : > Pte ue Fes ; | au ca Nu a Cd LS 7 Ù 4 + 4 A 3 x Sy ol) > Ÿ RS 3 Pr] \u201c| alls pe 4 5% d yx oY SNe PRE 4 \" Re ai EU > Sm DL A Spa A RS K - fs LF ry AE LS 20 \\ Pa tes = se A CL ie AY LE arr \"a En Pe \\ seh] sd en PA) Les A PC Apte 2 Wo.LE A PIR, Ci) 2 4 pg TN BR; = i, = A her) hao.LX Aa a y A og {J er x ~/ A) ie ~ A Se S LS SN 5 KS (Qu oN À NS I > À A E29 57 ; \u2018 au = Ya ba > 4 eu) - Ars = TR Fy 1 S $7 RAS XJ CEN i 2 3 A NPN > Na Sn i i ii & } Af ES \\ Z - TC - pre ou 21715 = : à B px Xs TORT Fit es pia on aa.\u2014 x eo og pe - >» - \" { < - > À Es % pe es 5 4 D wi + = py [Hi Pn # = ar wT 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