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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 3, No 2
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1959, Collections de BAnQ.

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[" OFF I 52PL1 A2/ Exq2 UALITES MARINES | bod te BEE § .| DÉPARTEMENT DES PÉCHERIES PROVINCE DE QUÉBEC ol No 2 En ~~ Nom nese i =m BLANG SANLON \\, a 3 a 4 % ge À SO 14 # pe Sp é* ans ÉCOLE SUP RIEURE*DLS a ee FF 5 Tree EE rr Ss SA Ne x SAINTE-ANNE DE LA POCAT ors wie ff LF ¥ JL t J a ; LES DE LA L ) - LD ee pad à RS =.mm > Nr rts pd 5 ee =I unes ce - = = A SQ É 3 A « MAI- AOÛT 1959 = = oom yey - 2 _ mme Er Bm\" = oN 2 a Lan a 4 # = Lu) 5 53 > bt oy = 3 y Ba & Fa im ¥ Le on 9 Ks 0 se y Al Xs ges 2 3 1 & À f i 2 jo S Ey * 4, - Li wir 58 A PA * + ni : = i x Jah 1 8 ] > + Le ES 3 Sn { int s A ER 4% 7; À e v.x $ > af NN A ; Ee Bnd \"a Me 2 a 2 le # - 7 eo FEY » à h 4% %, Et £ » i hd \u201c p= es ol \u201c3 ah ih on st 4 \"+ # 7\u201d wy 1 FY 2x BA \u201c4 $0 a CE { ZA Wf \u2019 2 ml & Ly à # \u20ac 3 7, & ; bet mu | \u2018 2 7 #5 7 2 wi su ae 2 $ 14 4 Le ionale du Qu ow A it » gi bi AP 1 i A 4 54 2 èqueat & 9) %* x i 2 ioth bl .1 oy | # 1 + %, a 7 FA dd # 6 wid [5 4 % es % 5 &y & «+ 5; x, 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partielle ou totale des articles ou statistiques de la présente revue est permise, mais on est prié d'en mentionner lo source.Toute traduction, pour Province de Québec\u2014Photo Driscoll ., N 2 fins de publication, doit être autorisée par la direction de la revue.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser au Service de l\u2019Information et de la Propagande, Département des Pécheries, Hôtel du Gouvernement, Québec, Qué., Canada.3 \u2014 No ?\u2014 MAI-AOÛT 1959.+ E Vol.3 no 2 de nos \u2018Actualités Marines\u201d veut attirer l'attention du lecteur sur une toute récente et magnifique réalisation du Département des Pêcheries de la province de Québec: Le Centre Biologique de Québec.Voici donc que s\u2019'accomplit, après de nombreux et patients efforts, le voeu du Ministère des Pêchertes de Québec: multiplier et coordonner les recherches scientifiques et répondre, par l'exposition permanente de spécimens, aux désirs de tous ceux que l'ichtyologte et les sciences de la mer intéressent.Grâce à ses nombreux laboratot- res, à ses spacieux aquariums, à sa bibliothèque et à ses salles de conférences.le Centre Biologique est maintenant en mesure d'étudier la vie des animaux marins et de diffuser des connaissances plus approfondies sur les secrets qui les entourent.Centre d'accueil des sociétés savantes, centre de recherches à l'usage des professeurs aussi bien que des étudiants, le Centre Biologique de Québec contribue- 111 40 { .i ; , ra ainsi à l'épanouissement et à la diffusion des connaissances de nos richesses sous- ( 4 marines.«0 LE DIRECTEUR DE LA REVUE ACTUALITÉS MARINES | La morue du Bas- Saguenay Ex 1956, monsieur J.-M.Boulanger, B.Sc.P., directeur de la Station de Biologie marine de la T'abatière, Côte-Nord du St-Laurent, procéda a un échantillonnage de la morue du Bas-Saguenay, dans la région s'étendant de Kégashka à Blanc-Sa- blon.Pour quelque 2,000 morues, on a recueilli les renseignements suivants: la date et le lieu de capture (\u201cinshore shallow water\u2019 et \u201coffshore deep water\u2019), le voyage.le type de bateau et l'engin de péche utilisé ,la longueur totale, le poids (rond, vidé avec tête, vidé sans tête).De ces données, des calculs ont permis de tirer des relations en pourcentage entre les poids rond, vidé avec tête, vidé sans tête, soit: PV/PR, PVE/PR, PVE/PV.Ce matériel, assez volumineux, a été transporté sur des cartes et analysé à l'aide du cerveau électronique au Service des Compilations Mécaniques du Bureau Provincial des Statistiques.Des renseignements ainsi obtenus, nous avons essayé d'établir certaines valeurs moyennes indiquant la longueur et le poids de la morue du Bas-Saguenay.de même que les rendements au tranchage.Voir.3 \u2014 No ) \u2014 MAI-AOUT 1959.par RENE YERGEAU, B.Sc.P.Bureau provincial des statistiques.Division des Pêchertes, Ministère de l'Industrie et du Commerce.Québec.Notons immédiatement la limitation de notre travail.L'échantillon, pris dans son ensemble, n'est pas ce qu\u2019on peut appeler un échantillon-hasard (\u2018\u2018random sample\u2019\u2019), cela à cause du caractère saisonnier des modes de pêche et de leurs localisations diverses.Ceci nous empêche d'étudier les données par engin, saison ou lieu de pêche pour fins de comparaison.De plus, 11 n'existe pas de relation quantitative entre l'échantillon et la capture totale de la saison.Voilà pourquoi nous n'osons pas étendre nos conclusions à la population entière de morue du Bas-Saguenay.L'échantillon comprend 1,974 morues, dont 268 (14%) ont été prises à la trappe, 1,444 (73%) à la palangre, et 262 (13% ) au chalut.La trappe a un rayon d'action très restreint: elle est localisée près de terre, et n'est employée pratiquement que durant le mois de juillet.La morue qu'on y prend provient d'une population migratrice et est nettement plus petite que celle prise plus au large.Le chalut est un nouvel engin pour les pêcheurs de cette région: de fait, PAGE 3 SRA TERT \u201cA Ih SINIUVYWN SILITYNLIVŸ Morue Bas-Saguenay 1956 Longueurs, par classe de 10 cm (longueur io'ale) TABLEAU I Classes M F FM 20- 29 25 0 0 30-39 35 92 3220 40- 49 45 176 7920 50- 59 55 303 16665 60- 69 65 529 34385 70- 79 75 459 34425 80- 89 85 258 21930 £0- 99 95 74 7030 100-109 105 33 3465 110-119 115 30 3450 120-129 125 18 2250 130-139 135 2 270 140-149 145 0 0 1974 135010C Moyenne= N=_ 85 95 105 5 125 34 38 42 46 50 135 54 145 58 LAOV-IYK \u2014 \u20ac ON \u2014 ¢ 10A \u20186561 ¢ aOYd Fig.2 | MORUE BAS-SAGUENAY 1956 TABLEAU II Fréquence- poids, classes 2 kilos (poids rond) 900 Morue Bas-Saguenay 1956 850 | | 800 |_ Poids rond, par classe de 2 kilos 750 Classes M F FM | HE 700] 0- 1.99 1 522 522 | 2.00- 3.99 3 883 2649 650 | 4.00- 5.99 5 380 1900 600 |_ 6.00- 7.99 7 95 665 550 | 8.00- 9.99 9 31 279 10.00-11.99 11 23 253 2500 = QL 12.00-13.99 13 17 221 2450 | 14.00-15.99 15 13 195 2 u 400 |_ 16.00-17.99 17 4 68 18.00-19.99 19 3 57 350 |_ 20.00-21.99 21 3 63 300 22.00-23.99 23 0 0 250 | 1974 6872 200 LJ Moyenne= zfm\u20146872=3.4813 150 L © = =f 1974 © « 100 Tom Médiane=2.00 +465 x 2.00=3.0532 pa 883 soll | / 0 lL Di ] | t I | Kg.| 3 5 7 9 Il 13 15 17 19 21 23 Lb.22 6.6 0 154 198 242 286 330 374 418 462 506 HOY d 9 SINIHŸYN SILITYANLIYV TABLEAU III Morue Bas-Saguenay 1956 Moyenne des poids rond, vidé, vidé étêté, entrailles, tête Classes MPR MPV MPVE MPE MPT 30- 39 0.48 90.39 0.32 0.09 0.07 40- 49 0.78 0.65 0.54 0.13 0.11 50- 59 1.79 1.45 1.21 034 0.24 60- 69 2.66 2.18 1.79 0.48 0.39 70- 79 3.76 3.08 250 0.68 0.58 tn MORUE BAS-SAGUENAY 1956 Relation Poids Longueur 21.00 \u2014462 »0.00{+4ap PR:Ppoids rond: PV:poids vide 19.00|-418 PVE:poids vide ététe 18.00 17.00 16.00 15.00 14.00 13.00 12.00 los 11.00 K 10.00 3.00 8.00 7.00 5.00 4.00 3.00 200 1.00 ] | J ; ] ] 0.00 cm.35 45 55 65 75 85 95 105 po.14 18 22 26 30 34 38 42 115 46 125 135 50 54 10A | Fig.3 8 MORUE BAS-SAGUENAY 1956 Relotion Poids Longueur 80- 89 5.22 4.29 3.44 0.93 0.85 \u2014 500 \u2014IL0 90- 99 6.94 5.68 4.49 1.26 1.19 PE ; poids des entrailles PT: poids de lo tête 100-109 9.66 7.78 6.04 1.88 1.74 LIOY-IVIN \u2014 ¢ ON \u2014 \u20ac 110-119 12.42 9.96 7.63 2.46 2.33 6561 4.00 +88 PT 120-129 15.98 12.68 9.41 3.30 3.27 130-139 21.14 18.55 13.50 2.59 5.05 PE 3.001\u20146.6 Kilos Livres 200}+4.4 100 +22 PT PE 080 \u20141.76 060 \u2014 132 0.40\u2014088 020-044 0.00 75 85 95 105 15 125 135 cm.35 45 55 65 54 po 14 18 22 26 30 34 38 42 46 50 / aova RER SON ERES pa EE Sn ce SRE PA \u201ca TABLEAU IV MORUE BAS-SAGUENAY 1956 Facteurs de conversion selon la longueur Morue Bas-Saguenay 1956 1.26 L_ MPR MPV Facteurs de conversion par classe de 10 cm 24 1.22 {D Longueur MPR MPR MPV 1 20 cm MPV MPVE MPVE Lie oe.30- 39 1.231 1.500 1.219 I 14 | L | , Lo | | ; | 20- 49 1.200 1.444 1.204 50- 59 1.234 1.479 1.198 60- 69 1.220 1.486 1.218 70- 79 1.221 1.504 1.232 80- 89 1.217 1.517 1.247 \u20ac0- 92 1.222 1.546 1.265 100-109 1.242 1.599 1.288 110-119 1.247 1.628 1.306 120-129 1.260 1.698 1.348 120-135 1.140 1.566 1.374 > MPR 20 4 MPV pour passer de vidé a rond C - > MPR » > > 232 24a4e à = = MPVE 7 vidé étêté à rond = = MPV _ , > , » vy vid i s MPVE \u2014 à vidé 1 20 ~~ | ] | | | 1 | a A 35 45 55 65 75 85 95 105 115 125 135 i z Longueur cm.m mn TABLEAU V Morue Bas-Saguenay 1956 Rendements et Facteurs de Conversion .| PR à PV Longueur | Poids Totale Approx.Rendement| Facteur | | 0-20 po 0-21; lbs | 82.3% 1.215 ! 20-30 po 24-8 lbs 81.8% 1.223 30 po et plus 8 lbs et plus 81.5% 1.227 Tous les individus | \u2014 81.6 1.225 PV a PVE PR a PVE Rendement| Facteur |Rendement| Facteur 68.8% 1.453 83.6% 1.196 67.2% 1.489 82.2% 1.217 64.5% 1.551 79.1% 1.265 65.7 1.521 80.5 1.242 on peut dire qu'il est encore à l\u2019état expérimental.C\u2019est à la palangre qu\u2019on a capturé la majorité du poisson formant l'échantillon.Notre premier travail fut de déterminer la longueur moyenne de la morue.Le Tableau | et le Figure 1 (p.4) nous montrent que la distribution est uniforme et étendue.On s'explique bien l\u2019uniformité en sachant que 73'% des individus ont été pris dans un même engin, la palangre.Les basses valeurs sont attribuables à la trappe et au chalut.La longueur moyenne s'établit à 68.3941 cm (27.36 pouces).Nous avons ensuite fait une analyse similaire sur le poids rond Tableau 11 et Figure 2 (p.5), obtenant un poids moyen de 3.4813 Kg (7.66 1b).Ici, une constatation intéressante est 3 noter: le poids moyen de VOL, 3 \u2014 No ?\u2014 M\\U-Aour 1959 3.48 Kg correspond à des individus de 72 cm, comme nous pourrons le voir plus loin dans l'étude du poids par rapport à la longueur.Or nous n'avons trouvé que 68.3 cm de longueur moyenne.Après vérification, cette constatation s'est avérée normale, car la relation poids/longueur grandit avec l'augmentation de la taille.C'est donc dire que la moyenne des poids sera déplacée vers la droite sur la courbe.Quant aux médianes, elles correspondent plus exactement, car une médiane rend compte de la répartition des individus aurour d\u2019une valeur centrale, et la variation du poids avec la longueur ne change en rien la répartition.L'étape suivante fut d'établir la relation poids/ longueur.Le mécanographe nous ayant donné, pour PAGE 9 chaque classe de 1 cm, le nombre d'individus ainsi que le poids total, nous avons ramené ces classes en 10 cm, faisant la moyenne du poids dans chacune, et ce, pour les poids ronds, vidés avec tête et vidés sans tête.De plus, en procédant par différence, de ces moyennes nous avons tiré celles des poids, des entrailles et de la tête.Ces données sont présentées numériquement au Tableau ITI, et graphiquement à la Figure 3-A et 3-B (pp.6-7).On remarque que la courbe PE descend brusquement dans la dernière classe: ceci est dû au fait que 2 individus seulement représentent la classe de 130 - 139 cm, dont l\u2019un donne un rendement extrêmement bas à l\u2019étêtage.L'orientation de notre travail nous amena ensuite aux facteurs de conversion.À partir des moyennes de poids du Tableau III (pp.6-7), nous avons établi des facteurs par classes de 10 cm, présentés au Tableau IV (p.8).Sur le même graphique (Fig.4) on a tracé les variations de ces facteurs suivant la longueur.On remarque certaines irrégularités dans la classe 130 - 139 cm: l'explication de ce phénomène vient d'être donnée ci-haut.Si l\u2019on oublie ces imperfections, 1l ressort de cette étude que les facteurs de conversion croissent avec la taille du poisson, ou bien, ce qui revient au même, le rendement diminue.Il semble, à première vue, qu\u2019aussitôt que le poids vidé étêté en- ire en jeu, le facteur augmente rapidement (courbes MPR/MPVE\"t MPV/MPVE).L'étêtage sem- { ble donc cause de'la plus grande diminution du ren- { | dement.74 PAGE 1h: La variation des facteurs de conversion suivant la longueur peut causer des erreurs assez considérables dans l'évaluation des quantités de poisson débarquées ou préparées.Aussi avons-nous établi, pour le bénéfice du producteur, une série de facteurs de conversion de la morue.Ces facteurs comprennent trois classes de longueur exprimées en pouces cette fois.On les trouvera au Tableau V (p.9).Nous avons choisi les classes de telle sorte qu\u2019elles correspondent à peu près à la classification commerciale de la morue: \u201clarge\u201d, \u2018\u2018market\u2019\u2019 et \u2018scrod\u2019.On trouvera en outre sur ce Tableau ce que sont les facteurs si l'on groupe tous les individus en une seule classe.Une analyse statistique de données est une approximation: nous osons espérer cependant que celle-ci est aussi proche de la vérité que possible, l'échantillon étant assez considérable.Notons aussi qu'un seul trancheur a préparé toute la morue, et qu'il ignorait la portée scientifique de son travail.Toutes les précautions ont été prises pour que l'échantillon soit représentatif.Nous rendons hommage à monsieur Jean-Marie Boulanger pour l'excellence de son travail et sa précieuse collaboration.Son but, ainsi que le nôtre, était de rendre service à l\u2019industrie de la péche grâce à de bons facteurs de transformation de la morue.Nous soubaitons que notre travail atteigne ce but.ACTUALITÉS MARINES Une experience intéressante: l\u2019Université au bord de la Mer D un récent numéro des \u2018Actualités Marines\u2019, nous avons déjà discuté de la possibilité d'organiser, à la Station de Biologie Marine de Grande-Rivière, un cours avancé sur l'utilisation des Invertébrés marins en recherches.Il nous fait plaisir de pouvoir maintenant rendre compte de la première réalisation de ce projet.Du 11 mai au 16 juin 1959, un petit groupe d'étudiants en Biologie des Universités Laval, McGill, Montréal et Ottawa, se sont appliqués, durant quatre semaines, à approfondir la structure, les activités, les propriétés et, disons-le aussi, les caprices d une des cellules les plus étudiées en Biologie: l'oeuf d\u2019Oursin.Les études théoriques se sont centrées sur le grand phénomène de l'activation de l'oeuf, c'est-à-dire du stimulus à la division cellulaire, apportée naturellement par la fécondation, ou artificiellement, par la parthénogénèse expérimentale.Les travaux pratiques ont, par contre, permis à nos étudiants des activités beaucoup plus variées.Ils durent d\u2019abord, beau temrs mauvais temps, faire eux-mêmes la récolte du matériel biologique nécessaire aux expériences en laboratoire, utilisant, pour ce faire, divers modèles de dra- VoL.3 \u2014 NO 2 \u2014 MAI-AOÛT 1959, par PIERRE COUILLARD, Ph.D.Département de Biologie, Université de Montréal.gues ou de chaluts à bord des deux bateaux de la Station de Biologie Marine.Nous nous intéressions particulièrement aux Oursins, mais les autres espèces d'invertébrés furent aussi examinées et identifiées.Les étudiants furent initiés aux diverses techniques de l'océanographie physique et biologique, et réalisèrent en laboratoire quelques-unes des expériences fondamentales mentionnées au cours théorique.L'appareillage utilisé était généralement très simple: quelques vases, un chronomètre, un microscope.On dut parfois faire appel à des techniques plus élaborées, telles que le pH-mètre électronique, le microscope à contraste de phase ou le spectrophotomètre.Nous tenons à rendre hommage aux autorités du Département des Pêcheries de ta Province de Québec et de là Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal, ainsi qu\u2019au personnel scientifique et technique de la Station de Biologie Marine, pour l'intérêt et la collaboration dont ils ont toujours fait preuve.Nous sommes aussi financièrement redevables au Ministère de l'Aide à la Jeunesse et à la Fondation Arthur Paul- hus de l'Université de Montréal.Nous devons beaucoup à nos étudiants qui, par leur enthousiasme et leur ardeur au travail, furent après tout, les principaux artisans du succès de cette première expérience.PAGE 11 PA - ain Le.= ao 7 La ECS = a Ska pu AT 4 2] RIN Shek po Rh 7 A ce ue RE TP a æ sr 2 at 4% va \u2014 > ss hE er 3 J, 88 ce si > a 14 3 Ws $ # #4 4, for AA i & $ = LE Ri 5 i + a of = a Fx » > 5) Gs née A du -\u2014h \"> 4 se A 7 er Iie Ein Ducs 3 Wn ne iy \\ % a awa ge r .iy 4 22 as ve = te x 155 = VE w ™ *% cf Lace Ky 5s bs RX hts a oh 2) À de ¥ 22 ae Eh SEE Ee pu Ja i) x Ee : sa pe 3SXE ce uy PR aS II pes = Ta cree a0 = Gouvernement de ea WF aT SSRIEITESS CR STRSTOTR 338 233238 .Sty SITE taste: axé = ii 4 Tn 5 je 2 233 i i 3 Ë j Ë Hi 3% la mn ma se bo x ly i ii i fi 7 res és ci ai à \u201ca pa CE Fy Ai 8 42 Stes 523388 a Sod ananas Sarsssers 432228530 He i 2 a isioescanes aunsnsaneue Pe J 15353388 Srsancatss, Pr SISTSTITE Liason Département des Pè AH) 7 ns 3 44 IIEISIE EE Tile: 222322; \u201ca fe SSINTaTSS == 32: he) in En 5.RL * girisas ITS TEE ; airtauness amcern bet) £24 > oa = vases x83 .re \" Ba 5s En 5 te, Re au 3h an cher \u201c> se S30 33380 ° UP es wy sait : 222222 ® ce LEERY ce Pot à aueece he S 3 5 Si po Ce x de CN THAN UF.Pr ANR, ea PT i : ame ls A es a = En #9 = se =! 3 a - i %, RS 5 Que 2% 5 + a Be yg > 2 3 \u201c4 XN - kin L Sp » | 3 x py bec > La * + Ye fe ENS 3 re x 3 pe à = > 3 +\u2018, = SX Ë / 5 + ed Ay Rt +R se go 2 A, - 1d no 1; \u201cFN x ES Bi = + [23 ps 9 i ¥ > > Ÿ 2 5 oi ee & BA hd ry = Se.| = te pe = = ne LH J Votre guide: Gilles Bélanger, Anchitecte, qui a conçu et dirigé la construction de l'édifice.Les photos illustrant cet article sont reproduites grâce à l'aimable autorisation de la Revue: \u201cArchitecture\u201d.VANT de vous faire connaître le Centre Biolo- ;\\ gique sur le plan architectural, j'aimerais exprimer mes remerciements aux responsables du Gouvernement de la Province de Québec qui ont pris l'initiative de cette réalisation, en particulier à l'Honorable Ministre des Pécheries et de la Chasse, le Dr C.-E.Pouliot, et à Monsieur le Sous-Ministre, le Dr A.Labrie, qui m'ont apporté une si magnifique collaboration, en mettant à ma disposition tous les moyens possibles requis pour la solution d'un problème aussi exclusif que la construction d'aquariums et qui m'ont laissé pleine liberté au point de vue conception architecturale.Mes remerciements vont également au Dr V.D.Vladykov qui a présidé au choix du site et au Dr E.Corbeil, Directeur actuel du Centre Biologique, ainsi qu'aux directeurs des aquariums de New-York, de Los-Angeles, de Londres, de Paris, de Monaco, d'Anvers et de Vancouver, qui nous ont fait bénéficier avec tant d'obligeance de leurs connaissances et expérience en matière d'aquarium.L'édifice que vous visiterez par l'image dans cet article et sans doute en personne dans un avenir prochain, fut conçu pour satisfaire des exigences que VoL.3 \u2014 No 2 \u2014 MAI-AoUT 1959.je classerai en quatre groupes principaux: la fonction, l'atmosphère, le site, la technique et les matériaux.La fonction consiste dans l'aménagement et la disposition de locaux d'utilisation différente, agencés suivant leurs interrelations et munis des services mécaniques appropriés.Les principaux locaux du Centre Biologique sont: les deux étages d'aquariums publics, une terrasse observatoire, une salle d'exposition, un petit auditorium, des bureaux, des laboratoires, une bibliothèque, des ateliers de dessin, de mécanique, de photographie, des dépôts, des chambres froides, etc.l'atmosphère est la façon de traiter les locaux pour qu'ils remplissent leur fonction, non seulement au point de vue physique mais également au point de vue psychologique.Dans le cas d'un aquarium, l'atmosphère doit rendre tout naturel au visiteur la présence des poissons vivants.Le site est cette réalité, cette exigence, qui font qu'un édifice construit sur un terrain uni est dif- férent d'un édifice érigé en montagne, que le côté d'un édifice s'ouvrant sur un panorama naturel est PAGE 13 L'accueillante passerelle de la grande entrée nous découvre.en arrière plan, le majestueux Pont de Québec.(Studio Alain - Montréal) différent de celui où la vue est fermée, que le côté ensoleillé est différent du côté donnant au nord.Pour le Centre Biologique, le site est une butte rocheuse très pittoresque, s\u2019ouvrant sur un panorama incomparable en bordure du fleuve St-Laurent, rive nord, face à l'embouchure de la rivière Chaudière.La technique et les matériaux sont les outils mis à la disposition de l'architecte pour réaliser sa conception architecturale.Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons faire ensemble une visite du Centre Biologique, aidés par des reproductions photographiques et notre imagination.Je développerai les lignes de base exposées plus haut, suivant que leur influence respective s\u2019exercera sur les choses qui se présenteront à nous.PAGE 14 ACTUALITÉS MARINES CE EF ables ess ta ish a Tp pei d 4 A: ps Soe %.¥ HH - bé gs Tile 2 a 2e\" ænise i \u201c4 Pia\u2019 {¢ ol PL x ji AN, Bin 3 na Ets yg : ¥ gH >aŸ LS LS à hs ars Ne 1 4d ; A he?A PHOTO STUDIO ALAIN MONTREAL fod op ARP ng 3 24 } $ + DES ui Fg sx # \u201cds 23 Thon in i A A Zo | #2 À e J i LA ' A i A 1 | v Ÿ #\\ % A Canada 4 om ; Ÿ +, EEE ua.Jt i Hg $ 7 bec, e vA cé = Li fi eh = 4 = a = SC | : as i por mt, > 1 G H apis of pe > 5 Fa, va ABR ; HERB dof À 4s 5 2m Cs + ne = nas sat ad 4 = - : F a.de E 3 git =.Laer os hd $ sg : 0 #1 i v pires LS \"À es 2» N PA na A Ba wr ; [A r iS 2 3 a4 A ol .ae .J og D N° ES tan Ed > NE ki {i Lr Pe J Le AES.2 .\u2026.2 ad NE Le > i Ca 1d A > a * Fs Kd 5 a.SN w ® fa + 1 Vue sud-est, Centre Biologique du Département des Pécheries, Qu : 7 % iA £4 sry y ZA + me: = Æ CY Yd J + ad + PE 27 re, ®V 155, 5 ee PI Li LA Pp nt) 4 x ME Le Ve \u201c.ra NS 3 v \\ ce PNA pas ie PA _ ve \u201cus Ta eu cr A CAUSES pes us me een eu oo He Lo +: yon oa es iin se ne Licences ins Cr, semis we ro Er fray 3 Ts 0 ARIS: _- 23 ia ire Ms rs cor Te 3 ie LL us = Epes a Sir 5 2 Foc Le A 5 i A wy RO Sa PS Fa = cu ae x 3 25 = Ta RE at 2 = 2% ir 2 = os eR 2005) io Bos = li = i ES TE 2 fi 5 3 BY A 2 __ \u2014_ I: Es pe À À Pel: 3 4 K 3 Bs i i 3 à % 1 N & q & * i Re ; 3 x \u2014 = jr.= A4 > od Lard oy Si nous arrivons par la rive sud du St-l aurent, en traversant le pont de Québec, nous apercevons déjà l'édifice immédiatement à droite de la sortie, sur la rive nord.En été, ses lignes contrastantes et solides se laissent voir en partie parmi le feuillage: en hiver, sa vue d'ensemble est presque complète et seuls quel- ques conifères viennent l\u2019orner comme pour sanctionner sa présence.En pénétrant dans le parc où 1l est construit, nous sommes accueillis d'abord par une butte rccheuse naturelle d'une beauté rude et par un sous-bois laissant entrevoir une paroi circulaire en maçonnerie de granit rustique, surmontée d'une fenestration simple joignant le haut du mur à une corniche en béton de ligne continue: également, une marquise semble concurrencer avec le sous-bois au-dessus de la butte rocheuse.En gravissant l'escalier aménagé dans le rocher, nous parvenons au trottoir menant à l'entrée publique où déjà l'édifice nous accueille par sa marquise, qui forme au-dessus de nos têtes un sous-bois artificiel | et ou une surprise nous attend, car l'édifice nous révèle soudainement son aile d'aquariums dans des courbes | ondulantes et douces rappelant la souplesse des vagues.Aussitôt les portes franchies, un hall, muré au sud | par des briques de verre, nous laisse encore voir le paysage déformé comme à travers une nappe d'eau, nous introduisant déjà dans une atmosphère aquatique.À mesure que nous descendons dans un des deux escaliers Un aquarium surgi d'une falaise.(Studio Alain - Montréal) Vue nord de la tour akffuhsi et l'auditorium.SH na - La salle d'exposition.(Studio Alain - Montréal) circulaires qui mènent aux galeries d'aquariums, la lumière diminue graduellement d'intensité, nous donnant l'impression que nous pénétrons dans un lieu sous-marin où il est tout naturel de trouver des poissons.La ligne courbe des galeries d'aquariums contribue également à renforcer cette impression, car celle-ci semble se prolonger à l'infini à cause de son extrémité qui se dérobe à la vue.Cette impression d\u2019espace vaste est tres importante, car lorsqu\u2019on rencontre le poisson dans son habitat naturel, les panoramas sont toujours étendus a cause des surfaces d'eau.Après que les visiteurs, intéressés par leurs préoccupations de pêcheurs sportifs, ont vu avec envie des spécimens de poissons qui les feraient délirer d'enthousiasme s'ils étaient au bout de leurs lignes, après que le pêcheur professionnel a reconnu les espèces de poissons qui lui fournissent sa subsistance, ou que le simple profane cu naturaliste se sont émerveillés devant les manifestations de la vie aquatique qui laissent toujours une impression de mys- tère, nous laissons les quelque quatre-vingts variétés de poissons d\u2019eau douce et de mer évoluer dans leurs aquariums pour remonter vers la lumière.Une terrasse couverte nous permet un repos, en livrant à notre contemplation le panorama formé par le fleuve St-Laurent qui auditorium pt ir coule deux cents pieds plus bas, accueillant généreusement dans son cours les majestueux océaniques comme les petits bateaux de plaisance.A notre droite, le pont de Québec au profil harmonieux et puissant témoignent de l'audace du génie humain.En plus de cette nourriture artistique, des rafraîchissements et des aliments légers nous sont servis pour oublier nos fatigues physiques.À l'arrière de l'aile des aquariums, une partie circulaire abrite au rez-de-chaussée un grand hall d'exposition et au-dessous un auditorium de deux cents sièges: la forme circulaire souligne ce centre culturel.[es locaux d'admimistratizn et de recherches donnent sur le hall vitré, face à l'entrée.Tls sont orientés du côté sud avec larges fenêtres sur le fleuve et préservés des chauds rayons hiwdfnt la salle d\u2018exposition du soleil par des brise-soleil en plastique tran.fucide.mn a Alain - Montréal) Voici, chers lecteurs! Si cette visite par l'image vous incite à venir en personne au Centre Biologique et qu'en ce faisant, vous r: sentez les joies esthétiques que je me suis efforcé de communiquer par l'architecture de cet édifice, je vous dirai merci, car mon travail n'aura pas été inutile.gos tudio Alain - Montréal) Detaila de construction Passons maintenant à quelques données techniques sur l'édifice.Le sol sur lequel repose le Centre Biologique est moitié roc solide moitié gravier mêlé d'énormes cailloux.Comme l'édifice épouse à peu près le profil du terrain original, relativement peu d'excavation fut nécessaire.La charpente de l'édifice est complètement en béton armé et a nécessité environ 1,500 verges cubes de béton.Celle-ci est formée de trois unités indépendantes reliées par des joints d'expansion: le premier, entre la partie des bureaux et la partie des aquariums, et le second, isolant l'aile circulaire, comprenant la bibliothèque et l'amphithéâtre, du hall d'entrée fai- PAGE 18 L'aile des laboratoires et des bureaux du personnel, vue du cafétéria.(Studio Alain - Montréal) sant partie de l'aile des aquariums.La souplesse du béton armé a favorisé la réalisation des formes courbes et irrégulières de l\u2019aile des aquariums.L'édifice est complètement à l'épreuve du feu.Les murs sont, à l'extérieur, faits d'un parement de granit brut de provenance locale, dans quatre teintes différentes: gris, rouge, beige et vert, sauf pour quel- cues parties de mur en brique ou blocs de béton.Certains murs de fondation sont laissés au béton apparent recouvert de peinture à béton.l'isolation est de liège pour les murs et de liège ou laine de verre pour les plafonds.La composition intérieure des murs et cloison est de maçonnerie de blocs de béton ou de terra-cotta.Les fenêtres sont en aluminium avec vitrage formé de deux verres scellés.Le mur courbe, entourant le ACTUALITÉS MARINES haut des escaliers qui conduisent aux galeries des aquariums et limitant le hall d'entrée du côté sud, est complètement en blocs de verre.Des joints d'ex- Le système d'eau douce comprend 14 aquariums d'exposition, dont 4 ayant une paroi vitrée d'environ 11 pieds de longueur et 1O avec paroi vitrée pansion et, à la base du mur, un lit favorisant des d'environ 5 pieds, plus 8 aquariums de réserve, un glissements horizontaux, permettent au mur de su- bassin de réserve d'eau de 6,000 gallons et deux E bir sans dommages les brusques écarts de température bassins-filtres.Les aquariums d'exposition et de EB dûs au froid et au soleil.Les plaques pousse-portes sont en bronze et ont pour motif des poissons stylisés, oeuvre de Paul Lacroix, sculpteur de Québec.Mmatallation mécanique Le système de chauffage fonctionne à la vapeur sous basse pression el est séparé en quatre zones avec contrôles indépendants, permettant de compenser l'effet du vent et du soleil qui n'affecte pas également toutes les parties de l'édifice.Un système de ventilation mécanique dessert I'amphithéitre et un autre les galeries d'aquariums.Deux unités de réfrigération refroidissent deux petites chambres, l\u2019une à 20° F.et l\u2019autre 3 0° F.Un circuit d'eau chaude et un circuit d\u2019eau froide, circulant dans une tuyauterie de cuivre, desservent les appareils de plomberie.Les aguariame Les aquariums sont répartis sur deux étages: l\u2019étage supérieur fonctionne a l'eau douce et l'étage inférieur à l'eau de mer.VOL.3 \u2014 NO 2 \u2014 MAI-AOUT 1959.réserve ont une capacité de 50,000 gallons d'eau.Le tout est complété par un système d'air comprimé branché sur chaque aquarium.Le système d\u2019eau de mer est constitué de 16 aquariums d'exposition, dont 4 ayant une paroi vitrée d'environ 11 pieds de longueur et 12 avec paroi vitrée d'environ 5 pieds, et de 5 aquariums de réserve, le tout complété par quatre filtres et quatre grands bassins de réserve d\u2019une capacité totale de 34,000 gallons, plus une réserve de 50,000 gallons.La capacité totale des aquariums d'eau de mer est de 70,000 gallons.Les aquariums sont construits en béton armé.Les vitres sont en verre poli de % de pouce et de 1'4 de pouce d'épaisseur suivant les dimensions et sont posées par l\u2019intérieur des bassins dans un épaulement en béton sur un lit de ciment plastique très souple et adhérent.La pression de l'eau scelle automatiquement le joint.La tuyauterie des aquariums est en plastique ainsi que les parties des pompes et des soupapes venant en contact avec l\u2019eau.Le circuit d\u2019eau douce est fermé.Après avoir été conditionnée aux points de vue chimique, limpidité et température, l'eau est envoyée dans les aquariums et recirculée apres passage dans les filtres.Le système est prévu pour trois changements d\u2019eau par jour.PAGE 19 SE = = ze \u2014 pre SE x 5 x a 2 = - ee SR A KEN NX TN AN > kN > 5 3 a A $ S Na Be 5 = S ë Es 2 i, se se 5 3 2 se ; « 5 =~ x - i 0 a \\ N 7 » , a fi 2 = 7 2e 5 = 5 = a 3 = 3 5 +, a.\u2014e = De es % ry Ny ie ge ih co = = £ £5 og se a t a EER % 7 omy em = ie OS par aa x = se Ph oF bo) A Ng = = 4 ¥ EN 4 es > Xd a EE ev Re > 5 TE Fr LR 5 STEN >.À : ETE EY > 5 25 = à se Sa 5 aaa NT We ETRE æ > 5 EOE rem > y 4 i a Sr Li = 2 27 © A Sie PE NONE WS fal he 2 il by on Lo $ + ve, eo = = a 7e SA.= a: us SHE s, se 0) æ He x Ge .a A 5 SEA 25 \u201cse.ERE TA ae om, ce $ ; ; WV ai I Re Ex > A = > a st > + A £ gr sn 50e LA < (Studio Alain - Montréal) a Sy Galerie sur les aquariums.2 ss.aa, or 2 oY A > = .4 i 5 38 a ¥ yes 4 ih x EN 5 3 rip cu 7 = 2.= a > cn = ; 7 oo en Lo hic 3 0 SE 5 S.= x 5 i = 5 2 a.æ sex = Toh N = se > 5 5 7 2 > * eae à 3 ; .a x So) & ed 7 oe Xa A A 2 2 as is wy 5 ss 2 SE ek 3% = ad a UE i te ce a Lp i i a œ ; 70 2 a YG x © = & se Le a à Eu 4 2 ; 2 > 2 2 F A 7 ge - 5 i: Wi i £3 à ; 5 = a TS i se À i 5 = | 5% = es 5 3 # 7 ol 2 ih 2 2 , Sh 2 7 2 i .i 5 0 os 7 SE o { = = Gs © w oo 7 & i i ig 2 ih ; : A = > i 2 ç erla- 2 2% = 9 ÿ A ae 2 a i > Zi 7 2 > ; 2 2 4 a « ; oe ; .i 5 i 2 1 a 4 ht 7e A oy i She = i ; i Lis A .CS 2 2e.ov - Wh EY # = is SF or 5 pc : = terrasse (à gauche).s se .@ 25 2 es = 2 & (Studio Alain - Montréal) oe is id Le.= .STE PR 72 PA 7 .Sh oi x = % ae a a = 35 d'exposition (à droite) et au cafét i a a ¢ Le déambulatoire conduisant à la salle tL Sa É 8 2 0 5 2 2 ao SE a s : PAGE 20 se 5 2 3 = ih \u20ac a 2 Ge 2 - wn .ao a on a AK à a = fie 5 S ; x + ite oh sa 5 ee 7 i 0 x ERI Se 2 PE i a dr i x 22 eA = = ans ce 2 oes EES >.Shc Ld 22 CE ot EARS 2 FA en cs Te Re CE pak Le circuit d'eau de mer est également un circuit fermé.L'eau fut transportée de la mer à l'aquarium en wagon citerne, déposée dans les bassins de réserve et, après avoir été conditionnée aux points de vue limpidité et température, elle est recirculée et reconditionnée continuellement.L'eau des aquariums se renouvelle environ 3 fois par jour.Systeme de filtration À son entrée dans l'édifice, l'eau douce passe par un adoucisseur qui la débarrasse de l'excès des sels minéraux.L'eau destinée aux aquariums passe ensuite par un filtre à terre diatomée pour être de- barrassée des matières en suspension et obtenir la limpidité nécessaire à la bonne visibilité dans les aquariums.À chaque circuit, après avoir servi dans les aquariums, l'eau repasse par ces filtres pour purification.Des filtres à gravier de quartz sont utilisés sur le circuit d\u2019eau de mer et retiennent, par un phénomène d'électricité statique, les particules à filtrer.Refrigeration Un système de réfrigération à contrôle automatique maintient la température de l\u2019eau des circuits d'eau de mer et d\u2019eau douce à la température convenant aux poissons des aquariums.sir comprime Un compresseur à basse pression dessert un circuit d'air raccordé à chaque aquarium pour conditionner l'oxigénation de l\u2019eau, suivant les exigences des différentes espèces, et parer à toute panne dans la circulation de l\u2019eau.En cas de panne de courant électrique, un moteur auxiliaire à explosion fournira le pouvoir au compresseur.VoL.3 \u2014 No MaI-AouTr 1959.PAGE 21 E Centre Biologique de Québec que chacun peut L maintenant admirer est, on l'aura deviné, l'aboutissement de longs et patients efforts.Il est aussi le couronnement magnifique d'une idée jetée un jour au hasard de la conversation et qui, reprise et retravaillée par son auteur, s\u2019est épanouie et concrétisée.En fait, l'idée première du Centre Biologique fut conçue par le Dr Vadim D.Vladykov, Ph.D., pionnier de la recherche au Département des Pécheries de la Province de Québec et biologiste à ce même Département de 1938 à 1958.PAGE 22 Dr Vadim D.Vladykov, Ph.D.par MONIQUE PLAMONDON ap XD Né a Kharkov, à la frontière russo-ukrainienne, M.Vladykov fit partie de l'armée blanche contre les bolcheviques après la Révolution russe de 1917.Emigré à Constantinople, il passa ensuite en Tchécoslovaquie où, en 1925, il obtenait un doctorat.De 1928 à 1930, on le retrouve à Paris où il étudie la bactériologie à l'Institut Pasteur et poursuit des études ichtyologiques au Musée d'Histoire Naturelle.Elu \u2018correspondant du Musée\u2019, il reçoit une médaille de la Société Centrale d'Agriculture et de Pêche.ACTUALITÉS MARINES En 1930, il arrive au Canada et travaille durant 5 ans pour le gouvernement canadien en qualité de biologiste au \u2018\u2019Biological Board of Canada\u2019, dans les provinces maritimes: à la Station Biologique de St-Andrew's, Nouveau-Brunswick, et à la Station Expérimentale d'Halifax, Nouvelle-Ecosse.Devenu citoyen canadien en 1936, il quittait brièvement le Canada la même année afin d'assumer les fonctions de premier professeur d'ichtyologie à l'Université du Maryland (College Park) U.S.A.et de biologiste de l'état du Maryland (1936-37).De retour au Canada en 1938, il est nommé professeur d'ichtyologie à l'Université de Montréal, P.Q., poste qu'i! détiendra jusqu'en 1942.C\u2019est au cours de cette même période qu\u2019il fonda et dirigea, pour le compte du Département des Pêcheries de la Province de Québec, deux stations biologiques: la première, dans le Parc des Laurentides, et la seconde au Lac St-Louis, P.Q.Délaissant l'enseignement pour entrer exclusivement à l'emploi du Département des Pêcheries en 1942, il y organise un Service de Biologie et en assume la direction jusqu'au ler septembre 1958, alors qu'il retourne à l'enseignement qu'il n'a, au fond jamais quitté, puisqu'il donna régulièrement des cours à l'Ecole Supérieure des Pêcheries de Ste-Anne-de-la-Pocatière, affiliée à la Faculté d'Agriculture de l'Université Laval de Québec.Comment ne pas mentionner aussi ces jeunes chercheurs qui ont acquis une formation scientifique et développé un souci de l'effort continu en travaillant, les uns au cours de nombreux étés alors qu'ils étaient étudiants, les autres au cours des premières années suivant leur sortie de l'Université, auprès du Dr Vladykov! Vol, 3 \u2014 No 2 \u2014 M\\-AouT 1959.Premières captures et premiers collaborateurs, dont Charles Gauthier, a gauche: Côte-Nord du Saint-Laurent, 1943.Que de chemin parcouru depuis la premiere exposition des travaux effectués à la Station Biologique du Parc des Laurentides, et exposés à l'Hôtel Mont-Royal de Montréal, jusqu'à l'aménagement de cette Station en 1952! Au Laboratoire du Parc des Laurentides comme dans la cave de sa maison privée.le Dr Vladykov étudiait sans relâche les divers spécimens de notre faune aquatique.Depuis le ler septembre 1958, Dr Vladykov est retourné tout entier à l\u2019enseignement, étant professeur de biologie à l\u2019Université d'Ottawa, Canada.Membre de nombreuses sociétés savantes tant au Canada, aux Etats-Unis qu'en Europe, le Dr Vladykov est l'auteur de plus de 130 publications sur divers aspects de la biologie marine, publications au nombre desquelles se signale au premier rang I'intéressante série: \u2018Les Poissons du Québec\u201d.Ces albums bilingues magnifiquement illustrés et lithographiés en 4 couleurs traitent de la Morue et du Poulamon, de l\u2019Esturgeon, de la Truite, du Saumon, de l\u2019Anguille et du Homard.Cette oeuvre d'éducation, commencée par le Dr Vladykov, se poursuit: on prépare en effet des albums où figureront le Hareng, l'Alose, la Lamproie, etc.PAGE 24 C'est grâce à l'esprit d\u2019entreprise, à la persévérance et aux dons de fondateur du Dr Vladykov que le Département des Pécheries peut maintenant regarder avec fierté le chemin parcouru dans le domaine des recherches depuis 20 ans.Qui ne se souvient des modestes débuts des recherches biologiques entreprises au premier laboratoire du Parc des Laurentides (1938-40), des premières expéditions faites dans des conditions difficiles, avec un matériel réduit (nous sommes, ne l'oublions pas, aux heures sombres de la seconde guerre mondiale)?Qui ne se souvient des premiers étiquetages des poissons de nos eaux, étiquetages qui, grâce à une nouvelle méthode développée et mise au point par le Dr Vladykov, devaient se poursuivre à Québec depuis 1945 et donner des résultats si intéressants et si importants pour la connaissance et l'exploitation toujours plus rationnelle de notre faune aquatique?Chargé par le Département des Pêcheries de continuer l'enquête scientifique commencée en 1938 sur la Chasse, la Biologie et la Valeur économique du Compagne fidéle, collaboratrice attentive et secrétaire assidue, Mme Vladykov ne reculait ni devant les ours (comme on le voit sur cette photo) ni devant les imprévus que lil présentait la vie difficile d'épouse d\u2019un homme voue à la recherche scientifique. Après la pose de l'anneau, la soudure de celui- ci, à l'aide d\u2019une soudeuse électrique.A l'aide d'une simple feuille de papier journal, y Dr Vladykov réussit à ¥ retenir captive l'anguille, ; durant la pose de son étiquette.(3 L'étiquetage du poisson nécessite la collaboration d\u2019une équipe de 3 ou 4 hommes, car les poissons doivent rester le moins longtemps possible hors de l\u2019eau.Certains poissons permettent aux opérateurs de travailler au rythme de 80 spécimens a l'heure, dans le cas de l'esturgeon, de 60 à l'heure, pour la barbue, de 50 à l'heure, lorsqu'il s'agit de l\u2018anguille, par exemple.Pour être menée à bonne fin, une séance d\u2019étiquetage devra présenter certaines garanties: lieu facile d'accès et très près d'un cours d'eau afin de faciliter la libération des poissons.On peut voir, en haut à droite, une équipe au travail et, au second plan, le réservoir à poisson.VOL.3 \u2014 No 2 \u2014 M\\I-AOÛT 1959. Marsouin Blanc ou Béluga du fleuve et du golfe St-Laurent, il fut amené à étudier de plus près la nourriture de ce même cétacé, déterminant ainsi les habitudes ou plut t la conduite du Marsouin envers nos poissons d'importance commerciale.Les deux volumes publiés à la suite des études du Dr Vladykov donnèrent une nouvelle orientation à la législation, de manière à protéger nos pêcheries de morue.En 1950, il fut amené à étudier les lamproies et surtout se passionna pour la recherche d'un moyen de distinguer les espèces auxquelles appartenaient les ammo- cètes, basant ses travaux sur une collection prélevée dans la région des Grands Lacs.Ce ne sont là que quelques unes des multiples réalisations du Dr Vladykov, à qui le Département des Pêcheries doit tant.Même au milieu de si nombreux travaux, le Dr Vladykov trouva le moyen de consacrer ses loisirs à .la biologie marine, aidé en cela par son admirable épouse.Cet homme de science si complet, ce chercheur inlassable passionné par son travail aima consacrer ses moments libres a l'étude de certains problèmes qui, au cours de son travail, l'avaient particulièrement intéressé.Il entreprit en 1942 des études et des recherches sur le Saumon qui le conduisirent, en 1955, à une étude plus poussée sur le Saumon du Pacifique.11 avait converti la cave de sa maison privée en un véritable laboratoire contenant, entre autres spécimens, une collection unique de 20,000 os du Saumon du Pacifique.L'idée de trouver un endroit afin de construire des aquariums ouverts au grand public germa dans la pensée du Dr Vladykov, vers 1945 alors que, force par ses travaux à garder quelques spécimens vivants à son bureau de la rue d'Artigny (locaux occupés actuellement par le Service de l'Information et de la Propagande), il entreprit petit à petit de garnir ce même bureau, et le laboratoire attenant, de plusieurs petits aquariums pour le plaisir, I'émerveillement et l'éducation de tous ceux qu'intéressait une plus grande connaissance de nos richesses marines.Cette sorte de centrale d'information, avant la lettre, Lors de la réception d'adieu au Dr Vladykov, en octobre 1958: l\u2019'Honorable C.E.Poulioi M.D.\u2026 ministre des Pêcheries et de la Chasse.visite les aquariums du Centre Biologique de Québec, en compagnie du jubilaire.PAGE 26 plut aux autorités départementales qui réquisitionnèrent souvent les locaux pour certaines réceptions semi-officielles.Et de là à vouloir faire bénéficier le public en général d\u2019une meilleure connaissance de nos richesses sous-marines, il n\u2019y avait qu'un pas.L'essor donné aux recherches en pêcheries par le Dr Vladykov est, on le voit, considérable.C'est avec un souvenir ému que ses collègues et nombreux amis, s'unissant à tous ceux qu'il a formés dans la difficile discipline scientifique, tiennent à lui exprimer toute leur admiration pour une oeuvre et une vie aussi entièrement vouée au développement de nos connaissances en matière de ressources naturelles ordonnées au bien de l'humanité.Recapture intéressante Nous savons que l'Esturgeon jaune a une croissance lente.Le Centre Biologique nous signale une recapture effectuée 14 ans et 10 mois après l'étiquetage du spécimen.Esturgeon jaune (Acipenser fulvescens) Etiqueté à Neuville, comté Portneuf, le 16 octobre 1945 longueur totale: 20 3/8 pouces longueur à la fourche: 18 4/5 ry poids: 1 Ib 9 onces Recapturé à St-Vallier, comté Bellechasse, le 27 août 1959 longueur totale: 40 1/2 pouces longueur à la fourche: 37 1/2 poids: 12 1/2 lb VoL.3 No 2 \u2014 MAI-AOÛT 1959.PAGE 27 (Gérard Bourret 6 juin, 1959: Gérard Bourret n'est plus! Sa mort accidentelle consterna tous ses collègues et amis.Technologiste en pêcheries, surintendant de l\u2019Entrepôt frigorifique de Rimouski, et professeur à l'Ecole Supérieure des Pêcheries de Ste-Anne- de-la-Pocatière, M.Bourret était né à St-Joseph de Beauce, le 5 février 1918.Après des études secondaires au Collège de Ste-Anne-de-la-Poca- tière, et des études universitaires à l'Ecole Supérieure des Pécheries de la faculté d'Agriculture de l'Université Laval, M: Bourret entrait à l'emploi des \u2018\u2019PêcheursUnis de Québec\u2019' en qualité de technicien en chef et de statisticien.Il fut, par la suite, employé de la \u2018Canadian Cod Liver Company\u2019 de Rimouski avant de passer définitivement au service du Départe- ment des Pêcheries de la Province de Québec.Doué d'un sens peu commun de l\u2019organisation et d'un excellent esprit civique, M.Bourret assuma diverses fonctions au sein de la communauté rimouskoise: ex-président régional, pour le Bas du Fleuve, des Chambres de Commerce des Jeunes (1949-1950), membre de la Société St-Jean-Baptiste St-Germain et de l\u2019Entraide du Bas du Fleuve St-Laurent, secrétaire de la Ligue des Propriétaires de Rimouski, de la Société d\u2019 Agriculture de Rimouski et du \u2018Club de chasse et de pêche Duquesne Inc.\u2019 M.Bourret fut pendant plusieurs années, vice-président de la coopérative de consommation \u2018La Ménagère Co-op\u201d de Rimouski.Membre actif du NATIONAL ASSOCIATION OF PRACTICAL REFRIGERATING ENGINEERS de Chicago et de AMERICAN FISHERIES SOCIETY, M.Bourret fit profiter de ses multiples talents d'experts en réfrigération et de conférencier distingué, le Service de l'Information et de la Propagande.Nos lecteurs se souviendront au'il participa très activement, à titre de membre auxiliaire de l\u2019Equipe, à la Campagne de Propagande 1958.Sa soif de connaître manifestée dans toutes les branches du savoir, son sens aigu du devoir et de la justice, sa grande générosité de coeur et sa proverbiale bonne humeur laissent, dans l'âme de ceux qui l'ont connu et apprécié, le souvenir d'un homme entièrement dévoué à notre cause commune : le développement des pêcheries québécoises.À son épouse et à ses cinq enfants, nos plus vives sympathies.MONIOUE PLAMONDON Directeur du Service de l'Information et de lo Propagande.PAGE 28 ACTUALITÉS MARINES Importance économique d\u2019une usine à filet dans un village de pêche Quel apport économique peut apporter, dans un village maritime québécois, l'organisation d'une usine de filet de poisson congelé\u201d Quels facteurs entrent alors en jeu?Quels avantages en résultent pour la population locale et le commerce régional?Ce sont là quelques unes des questions qu'un villageois peut se poser à l'annonce d'un tel projet de développement industriel dans sa localité.Centre de pêche Il est difficile de concevoir la réalisation d'un tel projet ailleurs que dans un centre de pêche.Un centre de pêche consiste en un milieu géographique situé à proximité de fonds de pêche reconnus par leur rendement et leurs richesses, accessible par une flotte et pourvu de facilités portuaires.Par l'exploitation d'unités de pêche mécanisée à fort tonnage, la proximité de fonds de pêche réputés peut être relative, parce que les bateaux modernes de pêche peuvent compenser facilement par leur rayon d'action et leur pouvoir.Cependant, l'aménagement d\u2019un gros centre de production de produits marins congelés nécessite des facilités portuaires pour assurer un libre va-et-vient des unités qui alimentent l'usine.La rentabilité d'une telle usine et son exploitation rationnelle exigent des conditions d'accès appropriées afin de régulariser les approvisionnements en tout temps durant une pé- ricde d'opération.Vol, 3 \u2014 No 2: \u2014 M\\-Aour 1950 en collaboration GERMAIN Giroux, B.A., M.Sc.C., M.A.Economiste.ZEPHIRIN BÉRURÉ, B.A.B.Sc.P.Statisticten Facteur démographique Pour fins industrielles, une usine a besoin d'une main-d\u2019oeuvre disponible en nombre suffisant dans le milieu géographique considéré, sans quoi 11 faut importer cette main-d'oeuvre et cette importation signifie alors un plus grand nombre de problèmes administratifs pour l'usine: augmentation des charges variables du prix de revient et peut-être risque de créer un problème social sur le plan local.Quelles sont les catégories d'âge qui offrent des pos- possibilités intéressantes aux promoteurs d'un tel projet dans un milieu maritime?Généralement, ces catégories portent sur les âges suivants: 15 à 19 ans, 20 à 24 ans, 25 à 34 ans et 35 à 44 ans.En collaboration avec les autorités civiques et religieuses, on divise la population locale à l\u2019aide des statistiques démographiques, selon la disponibilité ou la non-dis- ponibilité des individus de chaque sexe, en capacité de travail usinier.Si le total des occupations actuelles montre qu'il existe une disponibilité suffisante pour répondre à une demande de main-d'oeuvre, ce fait démontre que le marché local du travail est en mesure de répondre aux offres d\u2019emploi d'un nouvel établis- cement industriel.Il est intéressant de noter qu'il arrive souvent que les catégories de la population les plus durement touchées par un chômage chronique dans un milieu rural, non favorisé par un intense développement indus- PAGE 29 triel, sont celles des 15 - 35 ans.Dans un village maritime, si le nombre des établissements industriels est insuffisant pour embaucher la main-d'oeuvre disponible, l\u2019absence de débouché en nombre suffisant incite la jeunesse à émigrer pour gagner sa subsistance.C\u2019est dire qu\u2019une nouvelle usine peut non seulement trouver facilement toute sa main-d'oeuvre masculine cur le marché local du travail, mais en outre répondre à un besoin économique de la population.Comment \u201cvendre\u201d sa municipalité Ce besoin économique peut être constaté par les différents organismes civiques et sociaux d'une municipalité, en tenant compte de l'existence des établissements industriels et des établissements de service dans la localité.Pour attirer une nouvelle industrie dans un milieu maritime, différents moyens sont à conseiller.L'initiative d\u2019une chambre de commerce locale permet le recrutement d\u2019un groupe de citoyens, qui acceptent de travailler bénévolement à un programme de promotion industrielle.Ils tentent d'obtenir une vue réaliste des possibilités de succès.Pour ce faire, ils compilent des statistiques sur leur municipalité, étudient les avantages et les désavantages de chaque projet suggéré, tentent une élimination ou une réduction de certains aspects défavorables, sans cependant en nier l\u2019existence.Après une étude des possibilités des facilités portuaires actuelles, dës contacts sont établis avec les différents organismes intéressés par un développement industriel: les autorités civiques, les chambres de commerce régionales et certains commissariats industriels.Le travail est constructif et on ne peut négliger l\u2019encouragement aux efforts locaux.Les effets tangibles sont souvent lents à venir, mais on ne doit pas se décourager: il faut se souvenir que les résultats se font trop attendre quand on travaille sur un projet à longue échéance, et un projet de développement in- PAGE 30 dustriel dans un milieu rural maritime est en général un projet à longue échéance.Avantages d\u2019une usine La construction d\u2019une usine moderne de filet de poisson congelé dans une municipalité maritime vient ajouter un actif économique à l'avantage de la communauté rurale.L'usine projetée devient une addition réelle, car elle devra avoir sa propre flotte de bateaux de pêche et une main-d'oeuvre formée pour ses fins.Cette future usine d\u2019une capacité annuelle d\u2019une quinzaine de millions de livres de poisson sera d'un coût de construction et d'organisation estimé à $500.- 000.Elle sera située à proximité d'un entrepôt frigorifique et d\u2019une usine à glace, afin de pouvoir jouir plus facilement des avantages de ces deux 1installations.L\u2019approvisionnement de ce nouvel établissement industriel demandera la construction d'une flotte de bateaux de pêche valant facilement un $600,000.et des facilités portuaires au coût estimé d\u2019un demi-million de dollars.Du strict point de vue industriel local, cette future usine sera un facteur économique de première 1mpor- tance pour assurer un développement normal de l\u2019industrie de la pêche et apporter une solution au problème du chômage local.Nouvel apport économique Une usine d'une capacité annuelle de 15 millions de livres de poisson devra être alimentée par une flotte de bateaux de pêche.Dans l'état actuel du rendement de la flotte moderne, les captures brutes sont de l\u2019ordre de 120 mille livres de poisson par pêcheur.Une opération mathématique montre que plus de 125 pêcheurs y trouvent l\u2019utilisation de leurs captures et, en transposant ce chiffre en facteur de bateaux, c'est l\u2019utilisation de 10 chalutiers et de 10 cordiers du genre \u2018La Gaspésienne\u201d\u2019, ou de 5 chalutiers et 20 Gaspésiennes, ou de 5 chalutiers, de 10 Gas- pésiennes et de 30 barges mécanisées de pêche.ACTUALITÉS MARINES Une flotte de pêche de cette envergure nécessitera des capitaux de près de trois quarts de millions de dollars en unités seulement, financés par l'industriel et le pêcheur avec l'assistance supplétive de l'Etat.Son roulement annuel en agrès de pêche se chiffrera par $25,000.pour: chaluts, palangres, mouillages, câbles, filets de pêche, etc.L'entretien, les réparations et l'exploitation de tout cet équipement seront d'un ordre annuel moyen de $5000.par chalutier pour: combustible, lubrifiant, réparations mécaniques, etc.Cette énumération rapide donne déjà une idée du chiffre d'affaires occasionné par ces unités modernes de pêche.Un mot a déjà été dit des équipages nécessaires à vne telle flotte moderne.Comme l'âge et les responsabilités vont de pair dans une telle organisation, nous pouvons certainement dire que près des deux- tiers de ces individus seront des chefs de famille.Nous arrivons ainsi facilement à plus de 400 personnes qui dépendront directement de ces équipages.Il faut naturellement penser ici aux revenus moyens des individus.Les moyennes statistiques montrent que ces revenus nets varient de $60.à plus de $115.par semaine par membre d'équipage.Avec une moyenne générale hebdomadaire individuelle de revenu net se situant dans les $85.c'est donc près de $10,000.par semaine qui seront distribués parmi la population de la municipalité concernée durant quelque 25 semaines par années, c'est-à-dire un total approximatif de auelque $300,000.À cet apport économique, 1l faut ajouter les gains des équipes de terre.Différents services sont nécessaires pour assurer des opérations normales à une telle usine.[Dans une entreprise du genre, les employés masculins sont ordinairement quatre fois plus nombreux que les employés féminins, et le total des deux groupes dépassera la centaine pour chaque sept millions de livres de poisson brut transformé.Dans ce cas, c'est une possibilité d'un autre quart de millions de dollars en salaires.Derrière ces employés peut vivre une population de quelque 300 dépendants.En compilant les chiffres des équipages et des équipes de terre.nous obtenons donc tout près de 1000 Vor, 3 \u2014 No 2 MW-Aour 1959 personnes qui obtiendront de quelque façon leur subsistance directement de cette usine, avec un estimé annuel de $500,000.Nous n'avons encore rien dit des industries connexes ou des organismes indirectement intéressés par cette nouvelle usine, organismes de transport, techniciens divers, fournisseurs d'épicerie, de combustible, de quincaillerie, de matériaux divers, etc.Avec une moyenne de 5 personnes par famille et environ 200 familles en cause nous dépassons les $200,000.par année pour frais de nourriture, sans inclure les frais nécessités par le vêtement, le logement, les services sociaux, civiques ou autres.Tout cela, avec l\u2019usine concernée offrant un emploi durant 7 ou 8 mois par année, est certes très appréciable.Mais un autre facteur vient augmenter cette importance, Dans un programme d'expansion industrielle, on reconnaît l'existence du concept qu'une entreprise qui manufacture en vue de l'exportation du produit transformé est, pour la communauté locale, une source étrangère d'un pouvoir d'achat additionnel.En d'autres termes, cette usine ne compte pas sur une consommation locale pour écouler ses produits.Des entreprises telles que boutiques de réparation, ateliers de service, etc, aussi utiles ou nécessaires soient-elles à la communauté, sont habituellement considérés comme des industries qui redistribuent simplement l'argent déjà en circulation dans une société, puisqu'elles ne procurent pas de monnaie nouvelle.Transport Une autre condition importante dans une telle réalisation réside en des faciiltés de transports pour les approvisionnements de toutes sortes comme pour les expéditions.Il y a alors à considérer le transport par chemin de fer, par la route et les communications par eau.Attendu que les produits congelés sortant de cette usine seraient de l'ordre de 3 à 5 millions de l1- vres par année et qu'il peut déjà exister dans la région des usines similaires, attendu que les coûts de transport sont moins élevés par bateaux que par chemin de fer ou par camions, il y a lieu de prévoir que l'exportation de ces produits de poisson congelé vers PAGE 31 l'étranger pourra être économiquement effectué par bateau à cale frigorifiée.Popularité du projet d'expansion la mise en train d'un semblable projet doit obtenir un appui diversifié et sincère pour être menée à bonne fin.Il est bien entendu que la population locale doit voir d\u2019un bon oeil ce nouveau développement industriel, puisque les organismes civiques seront appelés à collaborer avec les promoteurs dans la mesure de leur juridiction.Les autorités gouvernementales elles-mêmes auront à jouer un rôle supplétif et complémentaire pour l\u2019organisation de facilités de congélation ou de facilités portuaires.Conclusion Pendant qu\u2019un village maritime pourrait caresser ce projet d'expansion industrielle, voyons de plus près la portée de cet actif potentiel: Coût d'organisation : $500,000 700,000 250,000 500,000 Usine Bateaux de pêche Facilités de congélation Facilités portuaires TOTAL : $1,950,000 Coût annuel des services : _5100,000 25,000 15,000 20,000 Achat de combustible, glace, etc Achat d'équipement de pêche Réparations de cet équipement Entretiens divers TOTAL : $160,000 Revenu annuel pour la communauté : $250,000 200,000 50,000 Gains des équipages Gains de la main-d'oeuvre (à terre) Gains divers $500,000 PAGE 32 Le chiffre d'affaires d\u2019une telle entreprise serait de l\u2019ordre de $1,000,000.par année en achats de poisson, en salaires, en matériaux, en services, en cem- merce local et divers.Cette expansion industrielle pourrait avoir une valeur de placement de quelque $5,000.par semaine d'opération, alors que les gains divers signifieraient: la subsistance pour un millier de personnes, l\u2019organisation d\u2019une centaine de foyers familiaux, une fréquentation scolaire accrue, un commerce de détail d'un $850,000.additionnel, des gains pour une cinquantaine de travailleurs de différents métiers de service et quelques milliers de dollars en taxes diverses.En outre, cette usine augmentrait dans ce village le nombre de voyageurs, de commis et de touristes, d'où une autre source de revenu supplémentaire pour le commerce local.L'expansion industrielle n'est pas toujours facile puisqu'elle exige de longues études et des recherches laborieuses.Pour la réussir, 11 faut la commencer avec une vue réaliste et travailler avec patience, persévérance et conviction.Un semblable programme doit pouvoir compter sur la coopération de tous les citoyens intéressés, dans le secteur des pêcheries comme en tout autre secteur économique.Le chemin à parcourir pour réussir le projet peut sembler laborieux, mais l'exemple donné par tant de municipalités vaut d'être imité, à la condition d'accepter d'en franchir les diverses étapes avec un esprit éclairé.Photo ci-contre a y Les \u201cTrois Soeurs\u201d et la Baie du Nord du Village de Percé, Gaspé- sud où, en 1659, Mar François de Montmorency-Lavai, premier évé- que de la Nouvelle-France, mit pour la première fois pieds en terre canadienne.Province de Québec - Photo Driscoll.ACTUALITÉS MARINES \u2014\u2014_ wid pee % # «3 >; SRE Mas ~ s > Rw « 13 ee Ca 7 Ed) i st .> > y So \u201cMe Le So od \u201cys er) x WS ae\u201d ps te fi Le ~~.hy ae a S os mi wn =: A.\u201cwey * S ws # pe A - £ Sec pe as pe de.PAC à x ® = Nowe sas ee se a te ae od i = us = 8 ace nd, ES gg AN a pois à R \u2014\u2014 $ \u2014\u2014\u2014 Sn \u2014 i => RY © os es Ÿ Be: iy on + > 5 ith Wy fit = A 5 = pe = = pe qe wp TH = se = SE Ri Dr Na Pa Qu = = A = i i i - 5 = se $ - S » ke a RY , > A Ne NA $ = iS > ve wl =.te = s se = S èe # ae Sa py -~ A = = = = i 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