Actualités marines, 1 janvier 1960, Vol. 4, No 1
[" o ROUSLITES MARINES ES J DÉPARTEMENT DES PÉCHERIES - PROVINCE DE QUÉBEC ol 4 No 1 ; or w 3 0 Hy © ML { 4 J } LA favre) gs (1d § Pen NY eh, ES SERVICE i ( DE DOCUMENT SOCIALE a bo z = in.Fe SR Site Ÿ f y 2 Its ota & Ui | pad Ny\u201d BY ns Tea Ea see ~~ = Em.\u2014 pre =} = yy \u2014\u2014 7 = * as 70 = 5 5 d | JANV.-AVRIL 1960 = pote 2 ce _ TT eae Er = es apr we En TE - ~\u2014 .\u201cl + yg = Es, oo 2 7 æ « pi Lo i À A , Fe 3 Ë 2 4 = Jee X \u201cvy 5 7 2 2 PA 5 2 2 \u20ac + N > 24 2 A Pc en \u2014 $ Se - $ = \u2018 « GQ % 24 4 7 F & 4 nN a x a if ; # he = : © 2 # 7 = DN i NG & 2 # Ne Æ 7 4 ox ot x 0 ex Car Cu = + 7 s 2 > Sean NL \u20ac cu = ur \u20ac, $ 5 5 2 or ps M8 = © 3 #.> & ce #5 = A, 3 OF SE Ny ; / 4 5 A A 0 Be 2 7 .dik 7 %: # Es 2 i A i Co = S 2 ot % S y A 2 2 24 > y p & % 2 i a M, 2 + i UE a 2 5 7 A an # 4 i i\u201c 4 5 .# ¥ : 4 Ë .7 oy vi & a = 2 dh 1 a ?bs \u201c wt 2 2 # de % Th \u201c% = a = a 2 > 2 .\"+ 3 k ar i % ë = i % $ 2 à 5 +, Toys A oo se 2 7 \u201c Fa in 5 ok 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Janvier-Avril 1960 © Editorial (Arthur Labrie) ® Grande-Riviere 1951-1959 (Alexandre Marcotte) ® L'Océanographie est-elle vraiment utile aux pêcheries (Louis M.Lauzier) .\u2026 Los Le i © Le Zooplancton (Guy Lacroix) © La Morue du Golfe St-Laurent (Yves Jean).® L'Entraide sociale et nos pêcheurs (Germain Giroux) © Campagne de propagande 1959 (Monique Piamondon) @Photo ci-contre: Les culs-de-lampe sont l\u2018oeuvre de M.Paul Voévodine.Une gabare pleine à ras bords, aux La reproduction partielle ou totale des articles bu statistiques de la présente revue lles-de-la-Madeleine, au début de est permise, mais on est prié d\u2019en mentionner la source.Toute traduction, pour mai 1959: la péche au hareng sem- ; gs 4 à 22 A .ble revenir à la normale.fins de publication, doit être autorisée par la direction de la revue.(Ciné-Photo Bazin) Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser au Service de l\u2019information et de la Propagande, Département des Pêcheries, Hôtel du Gouvernement, Québec, Qué., Canada.Nob - JANVIER AVRIL 1960 \u201c IE» 1959.la valeur marchande de tous les produits de la péche commerciale en eau salée s\u2019est élevée à huit millions de dollars: une augmentation de $600,000.sur l\u2019année précédente, et cela en dépit des conditions difficiles qui auraient pu causer une forte régression de toute l\u2019économie du Golfe Saint-Laurent, si nous en étions restés à nos anciens modes de pêche.En effet, sauf les bonnes captures des pêcheurs à trappes du Bas-Saguenay.et celles des chalutiers, les autres pêcheurs ont cherché, souvent en vain, les bancs de poisson que des variations continuelles de températures obligeaient à des déplacements anormaux.En résumé, les marchés et les prix ont été bons et l'industrie de la pêche commerciale dans la Province de Québec se maintient et progresse sans le soutien artificiel des prix.MORUE En 1959, la morue était encore de petite taille.S'agit-il de dépeuplement causé par un trop grand effort de pêche?N'est-ce pas plutôt la présence de très grandes quantités de petites morues résultant de bonnes années de ponte?Les biologistes et les hydrographes sont très perplexes en la matière.Les lecteurs d\u2018Actualités Marines\u2019 trouveront dans ce présent numéro qu'en 1959.tout comme d\u2019ailleurs on le prévoit pour 1960, la classe de morues nées en 1954 domine nettement les captures.Cette morue aura 24 pouces de longueur à l'été 1960: elle sera donc encore de petite taille.\\ Dans le sud du Golfe Saint-Laurent, on a constaté: 1) que le poids moyen de la morue des chalutiers n'était que de 3.8 Ib en 1958; 2) que la grande majorité de cette morue était âgée de moins de 5 ans; 3) que la morue de plus de 8 ans ne représentait que 15% du total des captures.Il n\u2019est donc pas surprenant que le Comité International des Pêcheries du Nord de l\u2019Atlantique ait recommandé, il y a quelques années, de porter les mailles de chaluts à morue à un mimmum de 4% pouces.À SAUMON mA La pêche au saumon a continué à s'améliorer au cours de 1959.Ces deux der- L JQ = = Om ni¢res années d augmentation successive (58 et 59), de l'ordre de 28 et 30%.semblent être le début de l\u2019accroissement périodique que le saumon de l'Atlantique démontre au cours de son histoire.Notons que la pêche sportive dans les rivières a été mauvaise en 1959.comparée à la fructueuse année 1958; le saumon est arrivé un mots plus tard, au moment où l\u2019eau était trop basse dans les rivières.Si le déclin de cette pêche nous a causé bien des soucis depuis dix ans, il aura eu le bon résultat de nous inciter à plus de recherches pour perpétuer cette espèce.Après six ans de travaux scientifiques sur le Saumon de l'Atlantique, nous arrivons aux conclusions suivantes: 1°.Le saumon revient définitivement à sa rivière d'origine.2°.Chaque rivière peut produire un nombre limité de saumoneaux (smolts): environ 5 par 100 verges carrées de rivière.Toute rivière bien exploitée peut donc facilement subvenir à ses besoins tout en permettant de bonnes pêches commerciales et sporlives.3°.Les grandes causes du dépeuplement sont: les obstructions dans les estuaires (bancs de sable.broussailles, écorces), les basses eaux au temps de la migration, et les oiseaux becs-scies.4°.Les saumoneaux de la Gaspésie descendent à la mer en juin et juillet, au début de leur troisième année, pour ensuite se retrouver en grand nombre, avec ceux des provinces maritimes et de Terre-Neuve, au large du Labrador.À 5°.Les saumons qui reviennent plus d\u2019une fois dans les rivières ne représentent que 5 à 8 % de la population: 6° \u201cLe DDT est mortel pour les saumoneaux et les arrosages doivent être faits avec précautions dans le vpisinage dés rivieres.\u2018 Les meilleures mesures de protection seraient les suivantes: libération des obstructions \u2014 chasse aux becs-scies \u2014 disposition des filets commerciaux toujours en dehors des estuaires dont les limites devraient être définitivement déterminées \u2014 introduction d\u2019un moyen pratique de suspendre la pêche commerciale en fin de se- 1aine \u2014cixation d\u2019une limite de poids de 3 Ib dans tout l'est du Canada \u2014 limitation des captures à chaque rivièrey selon la capacité, augmentant cette lirmte avec le degré d'aménagement apporté par les intéressés \u2014 conservation des conditions naturelles, en bordure des rivières et en particulier de la forê& \u2014 ensemencement de saumoneaux (smolts) dans l\u2019estuaire des rivières plus exposées à la civilisation et à l'industrialisation, (Suite p.32) PAGE 2 ACTUALITÉS MARINES _ \u2019 a = -\u2014- x \u2014 hea ES Le : + \u2014 1951 - ie des \u201cRen de or HE WS SARA IAAT ET AIA SIT RRR SEL So D SE CSA | 1959- par ALEXANDRE MARCOTTE, D.Sc.Directeur de la Station de Biologie marine de Grande-Rivière.A titre de Directeur de la Station de Biologie marine de Grande-Ri- vière et de principal responsable des \u2018Journées d\u2019Accueil 1959\u201d le Dr Marcotte prononça une allocution de bienvenue aux participants des sessions d'étude leur soulignant les buts de telles réunions.et brossa un impressionnant tableau des travaux de la Station depuis 1951.Nous reproduisons ici les deux textes consécutivement.À E succès de la première réunion de ce genre, «a convoquée il y a 2 ans par la Station de Technologie de Grande-Rivière, nous a incités à organiser les présentes \u2018Journées d'Accueil\u201d.Votre présence aujourd'hui, en aussi grand nombre, est une preuve évidente de l'intérêt que vous continuez de porter aux sciences de la mer.Vor.+\u2014 No 1 \u2014 JANVIER-AVRIL 1960 Votre attitude fait probablement partie d\u2019un mouvement général qui se manifeste dans le monde entier, vers une meilleure connaissance des choses de la mer.De fait.d\u2019une part depuis les 20 ou 30 dernières années, les laboratoires de biologie marine et de technologie des produits de la mer se sont multipliés: d'autre part, des pays de toutes les régions du PAGE 3 globe ont formé différentes commissions internationales dont le but immédiat est de mieux connai- tre la mer afin de tirer le meilleur parti possible de ses ressources, et cela sans les épuiser.Cette attitude vient probablement du fait que des organisations mondiales patronnées par les Nations-Unies, comme l'Organisation des Nations-Unies pour l\u2019Alimentation et l'Agriculture (FAO) et L'UNESCO, ont signalé aux dirigeants gouvernementaux les besoins croissants de l'humanité en denrées alimentaires pour nourrir une population terrestre qui d'ici 20 ans comptera l milliard 200 millions d'habitants de plus qu'actuellement.Depuis la ième guerre mondiale, la population du globe s'accroît à un rythme tel que, malgré le progrès des sciences agricoles, elle risque de manquer de denrées alimentaires.Même si seulement 10% de la surface de la terre est actuellement utilisée comme terre arable, et qu'en conséquence on pourrait en attendre davantage, bien des nations se sont tournées vers la mer parce que c\u2019est encore la source la plus économique de production de protéines animales dont elles ont besoin.Un exemple très simple vous fera mieux comprendre la situation.D'ici 20 ans, la population des Etats- Unis, l\u2019un des principaux marchés pour le poisson canadien, s'augmentera-de 55 à 90 millions d'habitants.S1 les habitudes alimentaires des américains demeurent les mêmes, cela exigera en 1980 une quantité additionnelle annuelle de 2 à 3 milliards de livres de poisson, soit approximativement les 34 de la production annuelle actuelle de tout le Nord-Ouest Atlantique.ll est évident que la situation au Canada est un peu différente.Théoriquement, on ne risque pas de manquer de poisson d'ici plusieurs années parce que nous ne consommons encore qu'une faible partie de PAGE 4 notre production annuelle.Les 2/3 de nos captures sont actuellement exportées.Mais le problème demeure le même, pour la bonne raison que les populations de poissons que nous exploitons sont également pêchées par une douzaine d\u2019autres pays.Si nous considérons les efforts que font chacun de ces pays pour augmenter leurs captures, il faut s\u2019attendre tôt ou tard à ce que le rendement par unité d'effort diminue, même dans nos eaux.Devant cette situation et considérant la possibilité qu'un jour le poisson, aujourd'hui si abondant, puisse manquer, on doit songer à l'avenir et poser dès maintenant les premiers jalons d\u2019une exploitation plus rationnelle des ressources de la mer.Cette exploitation devra être nécessairement basée sur une meilleure connaissance des phénomènes qui se passent dans le milieu marin.Ce résultat ne sera atteint qu\u2019en facilitant les recherches océanographiques de base ou fondamentales qui seules peuvent nous aider à comprendre les phénomènes régissant la vie dans les océans.Les connaissances ainsi acquises serviront à établir une meilleure réglementation et un aménagement plus approprié de nos pêcheries.Et ce sera toujours le rôle de la biologie marine de proposer le traitement adéquat qui permettra de tirer le meilleur parti des produits de la mer.Au cours de nos assises, les membres des différents laboratoires, soit de l'Office des Recherches sur les Pêcheries du Canada, ou du Département des Pêcheries de la Province de Québec, vous feront part de quelques-uns des résultats obtenus par leurs travaux de recherches, résultats qui éventuellement devraient servir à une meilleure exploitation des ressources de la mer.C\u2019est à ce titre qu'au nom de mes collegues, je vous prie d'accepter cette humble contribution.ACTUALITÉS MARINES Sommaire des travaux effectués à la Station de Biologie Marine de Grande-Rivière de 1951 à 1959 les fonctions d'une Station de Biologie marine peuvent se classer en 4 catégories : l -recherches fondamentales: 2-pêche expérimentale: 3-relevés ou inventaires: 4-observations continues sur les espèces commerciales de poissons.les circonstances :réées par le développement considérable des pêcheries maritimes du Québec depuis quelques années nous ont obligés à porter notre attention simultanément sur l\u2019un ou l\u2019autre point des différentes catégories de recherches mentionnées ci- dessus.Recherches de base ou fondamentales Par recherches fondamentales en biologie marine.on entend les études qui considèrent les facteurs physiques et chimiques du milieu marin d\u2019une part, et.d'autre part.la biologie des espèces végétales ou animales qui habitent ce milieu.À notre avis.c\u2019est la partie de nos travaux la plus importante et la plus utile.Nous disons la plus utile, parce qu\u2019elle répond précisément au but de toute recherche scientifique: la connaissance de la vérité.En effet.par les recherches fondamentales en biologie marine, ne veut-on pas trouver le pourquoi des choses ou l'explication des phénomènes qui se passent dans la mer?Dans la plupart des cas.ces recherches de base sont longues et demandent souvent plusieurs années de labeur avant que des résultats significatifs soient obtenus.Jusqu'ici, la Station de Biologie marine de Grande- VOI.4 \u2014 NO 1 -\u2014 JANVIER-AVRIE 1960 Rivière a accordé beaucoup d'importance à ce genre de travaux.Depuis 1952, nous avons donné beaucoup de temps aux relevés hydrographiques de la baie des Chaleurs et d\u2019une partie du golfe St-Laurent.Ces travaux en hydrographie ont comporté, jusqu'à date, des observations régulières sur les variations de la température, de la salinité et de la teneur, en phosphate et en oxigène, de l'eau de mer.Ces facteurs ont, directement ou indirectement, beaucoup d'influence sur le comportement des animaux, sur leur développement et leurs déplacements saisonniers.Nous espérons pouvoir établir ainsi les conditions générales du milieu marin qui nous entoure.Dans le même but, nous avons commencé en 1954 et 1955 une étude des courants de surface de la baie des Chaleurs et des eaux adjacentes.Comme supplément à l'étude des facteurs physiques et chimiques du milieu marin ou, si l\u2019on veut, comme complément à l'inventaire des conditions qui président à la vie animale et végétale de nos eaux, nous devions nécessairement entreprendre des études sur la biologie des espèces animales et végétales de ce même milieu.II était indispensable de commencer par faire l'inventaire qualitatif et quantitatif des espèces animales et végétales de ces mêmes régions.Effectivement.c'est dans cette voie que nous avons orienté les travaux de recherches de la Station de Biologie marine de Grande-Rivière depuis 1951.En 1955 et 1956, nous avons demandé au Dr Jules Brunel.de l'Université de Montréal, de faire l'inventaire du phytoplancton (plantes microscopiques) des eaux de la baie des Chaleurs.Simultanément.on PAGE 5 a entrepris l'étude du zooplancton, c'est-à-dire de ces animacules qu\u2019on trouve en quantité extraordinaire dans les différentes profondeurs de la mer, et qui sont soumis au gré des courants et des marées.Par ailleurs, un autre biologiste s\u2019est intéressé plus particulièrement à la faune benthique, c\u2019est-à-dire à ces animaux qui vivent sur le fond de la mer, tels que les mollusques, les vers, les crustacés, etc.Enfin, dans le même sens, nous faisons graduellement un inventaire des poissons marins de nos eaux du point de vue quantitatif et de distribution.Remarquons ici que toutes les études précédentes portant sur l'hydrographie, le phytoplancton ou les algues marines, le zooplancton, les invertébrés et les poissons, sont liés étroitement et se complètent les unes les autres.De fait, nous savons tous que la mer est le siège d'un cycle biologique comprenant le milieu marin lui-même avec ses éléments nutritifs: phospha- Ces éléments nutritifs sont par ailleurs indispensables au dé- tes, nitrates ou autres produits chimiques.veloppement des algues microscopiques, lesquelles servent de nourriture aux larves d\u2019invertébrés et de poissons.Enfin, ces mêmes invertébrés marins servent ensuite de nourriture à nos différentes espèces de poissons commerciaux.Voilà bien un cycle parfait, et il faut nécessairement en connaître les différentes phases et les éléments pour comprendre le mécanisme de l\u2019ensemble.En plus de ces études de relevés ou d\u2019inventaires, nous avons porté notre attention sur d'autres sujets d'intérêt plus immédiat pour nos pêcheries.En 1951, le Dr Etienne Corbeil commençait une analyse des espèces servant de nourriture à la Morue.De 1952 à 1954, le Dr Yves Jean s\u2019est intéressé plus particulièrement à la biologie du Hareng de la baie des Chaleurs.Depuis 1953, on a donné plus d'importance aux travaux sur le Saumon de l'Atlantique en étudiant le Saumon de la rivière Port-Daniel d\u2019une part, PAGE 6 et en suivant les migrations de cette espèce dans les eaux du golfe St-Laurent, d\u2019autre part.En 1955, le Dr André Gagnon, de l'Université Laval, fit une étude particulière de l'effet du DD'T sur les jeunes saumoneaux de nos rivières.Pour compléter ce tableau, mentionnons les travaux entrepris par M.Pierre Brunel sur les Amphipodes du golfe St-Laurent, amphipodes qui entrent régulièrement dans la nourriture de la Morue.De son côté, M.Guy Lacroix étudie depuis quelques années les Eu- phausides.Ces crustacés entrent pour environ !/3 dans la nourriture de la Morue.Ces espèces sont également importantes dans l'alimentation du Poisson- rouge.De 1954 à 1956, le Dr Keith Ronald s\u2019est intéressé spécialement aux parasites des poissons plats, aux vers de morues, et à la maladie du Hareng.Au cours de 1'été 1959, Mlle Marian Pettibone, une spécialiste du groupe des Polychètes, faisait 1'identification des spécimens collectionnés au cours de nos travaux d'inventaire de la faune benthique.Certains des travaux mentionnés ci-dessus ont été complétés, d'autres se poursuivent et enfin, malheureusement, à cause de déplacement de personnel et de manque de biologistes, certaines études ont dû être dis- continuées à regret.Nous espérons pouvoir les reprendre dès que les circonstances le permettront.Pêche expérimentale Une autre section des travaux de la Station de Biologie marine est dirigée vers la pêche expérimentale à l'aide de différents agrès de pêche existants ou nouveaux, afin d\u2019en apprécier le rendement et les possibilités d'emploi dans nos régions.Pour répondre à la demande expresse des autorités du Département des Pécheries, nous avons accordé à cette section de la pêche expérimentale une attention spéciale.En 1951, nous avons introduit, sur la côte de Gas- pé, le premier chalutier et le premier cordier.L'intro- ACTUALITÉS MARINES duction de ces bateaux sur la côte de Gaspé fut laborieuse en raison même des conditions nécessaires afin de mener à bien une telle entreprise: créer une mentalité favorable à ces nouvelles méthodes de pêche, former des pêcheurs à leur usage, et enfin prouver la rentabilité de ces embarcations.De toutes façons.la publicité que nous avons faite à ces bateaux de pêche a été assez fructueuse puisque l\u2019on compte à date, 47 chalutiers et 9 cordiers.Au cours de cette même année 1951, nous avons formé 17 pêcheurs à l'usage pratique de ces bateaux de pêche, et en collaboration avec l'Ecole d'Apprentissage en Pêcheries de Grande- Rivière, nous avons organisé un cours sur le montage des chaluts.l'un des résultats les plus importants de l'introduction des nouvelles méthodes de pêche, à l\u2019aide des chalutiers et cordiers, a été de prolonger la saison de pêche, en l'étendant du début de mai à la fin de novembre.Nous nous sommes rendus.au cours de 1951, sur la Côte Nord du St-Laurent pour donner des démonstrations de pêche au chalut.C'est en 1953 que l\u2019on entreprit l'essai de la seine danoise dans une tentative d'exploiter les populations de plies de la baie des Chaleurs.Le rendement de cet agrès aurait été, semble-t-il, assez appréciable, mais la qualité des fonds exigés pour cette pêche limite l\u2019étendue exploitable.et nous n'avons pas cru bon d\u2019en recommander le développement.En 1955, des essais de pêche avec la \u2018\u201cGaspésienne\u2019\u2019 nous ont permis de démontrer que cette barque de pêche pourrait être utilisée avantageusement par un certain nombre de pêcheurs.Relevés et inventaires des fonds de pêche Nous nous sommes mis à l\u2019étude des relevés de certaines régions de nos eaux maritimes afin de déterminer la possibilité d'exploiter les populations de certaines espèces d'animaux marins, poissons ou autres.qui les habitent.De par la situation de la Sta- Vor.4 \u2014 No 1 JANVIER- AVRIL 1960 tion de Biologie à Grande-Rivière, et à cause d'autres circonstances, nous avons dû, sous ce rapport, nous limiter à la baie des Chaleurs et aux eaux environnantes.Sans doute, la baie des Chaleurs était-elle déjà bien connue des pêcheurs.Cependant.des relevés des fonds de l'intérieur de la baie, plus particulièrement de la région de Carleton et des environs, furent faits dans le but d\u2019en apprécier les stocks de Pétoncles.En 1957.un relevé des fonds chalutables s'étendant le long de la Côte Sud d\u2019Anticosti, fut entrepris dans le but de connaître l'importance des populations de Poissons-rouge de ces régions et les possibilités de chalutage.De fait.cette région était déjà connue de certains pêcheurs étrangers: mais nous avons cru faire oeuvre utile en démontrant la possibilité, pour les chalutiers du Québec, d'en exploiter les stocks.C\u2019est au cours de 1951 et 1952, que nous devions faire, dans la même région, quelques expéditions de pêche au-Flétan.Nous n'avons rien découvert sur ce point, les fonds de Flétan d\u2019An- ticosti étant déjà exploités principalement par les pê- cheurs de la Nouvelle-Ecosse, mais encore là, nous avons visé simplement à créer une mentalité dans ce sens.Et de fait, je crois que nous avons réussi à établir un certain mouvement saisonnier de nos pê- cheurs vers les fonds à Flétan de l'He d\u2019Anticosti.Il y a d\u2019autres possibilités du même genre dans le Golfe.Nous espérons toujours pouvoir tôt ou tard diriger nos pêcheurs vers d\u2019autres régions encore peu connues et où il serait possible de trouver du poisson en abondance à certaines saisons de l\u2019année.Evolution des stocks de poissons commerciaux L'étude des populations d'espèces dont on fait actuellement la pêche, dans le but d\u2019en connaître l\u2019état, constitue une autre partie des fonctions d'une Station biologique.Ce genre d\u2019études demande nécessairement un contrôle suivi des captures, des analyses statistiques assez élaborées, et en conséquence un personnel nombreux.S\u2019il fut impossible de fournir, dans PAGE 7 ce domaine, un effort correspondant aux besoins, nous avons tout de même pu suivre l\u2019évolution des stocks de morues par l\u2019échantillonnage régulier des captures de cette espèce.Plus récemment, nous avons entrepris, en collaboration avec la Station biologique de St.Andrews (Nouveau-Brunswick};, des relevés de fonds de pê- che de la baie des Chaleurs et des eaux adjacentes dans le but de déterminer la densité des populations de poissons de fond, les déplacements saisonniers de ces poissons et l'apport des différentes classes d'âge aux captures commerciales.Depuis quelques années, nous échantillonnons régulièrement les captures commerciales de Saumon au principal port de débarquement de la baie des Chaleurs: Carleton.Par cet échantillonnage, nous espérons trouver les explications à certains phénomènes de la vie du Saumon, dont la nature nous échappe.Depuis 1957, nous participons aux travaux de la Commission Internationale sur les Pêcheries du Nord- Ouest Atlantique.A titre d'exemple, mentionnons nos études sur le maillage des chaluts et la sélectivité des hameçons.Nous fournissons également à cet organisme des données utiles sur les captures de nos bateaux de pêche.Enseignement Par les recherches ci-haut mentionnées, nous tendons au principal but proposé à notre Station: l\u2019exécution de travaux scientifiques dans l'intérêt des pêcheries maritimes du Québec.À ces fonctions de recherches, s'ajoutent des fonctions d'enseignement.Nous croyons que les biologistes de la Station de Biologie marine font oeuvre utile en mettant à la disposition de la classe étudiante les connaissances acquises par leurs études et leurs recherches.PAGE 8 Le personnel de la Station de Biologie marine dispense l'enseignement des sciences naturelles à différents degrés : 1) par des cours de sciences naturelles à l'Ecole d'Apprentissage en Pêcheries; 2) par des cours d'introduction à la biologie marine destinés aux professeurs des Ecoles primaires, secondaires et classiques: 3) par des cours proprement scientifiques au niveau universitaire, en collaboration avec l\u2019Université de Montréal.Remerciements Les travaux que nous effectuons à la Station de Biologie marine se réalisent grâce au concours de plusieurs collaborateurs.Pour ce que nous avons accompli jusqu\u2019à date, nous sommes redevables.en premier lieu, aux autorités du Département des Pêcheries de la Province de Québec, particulièrement à l\u2019Honorable ministre C.-E.Pouliot et à son sous-ministre, le Dr A.Labrie, qui nous accordent leur appui constant et les facilités matérielles nécessaires au bon fonctionnement de notre organisation.Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à qui de droit pour tous ces avantages.Nos remerciements s'adressent également aux autres services du Département des Pêcheries de la Province de Québec, qui nous accordent leur aide chaque fois que nous y faisons appel.Les représentants de l'industrie de la pêche ont droit à notre reconnaissance pour l'aide apporté dans la collection de nos données et pour les renseignements qu\u2019ils nous fournissent sur la pêche en général.Enfin, l'Office des Recherches en Pécheries du Canada nous accorde régulièrement la collaboration de son personnel scientifique.Au président de cet Office, le Dr John Kask, et aux directeurs des Stations de Grande-Rivière et de St.Andrews, je veux exprimer notre vive reconnaissance pour leur précieuse collaboration.ACTUALITÉS MARINES L\u2019OCÉANOGRAPHIE - EE EST-ELLE VRAIMENT UTILE AUX Une collaboration fort intéressante de la Station Biologique fédérale de St.Andrews, N.-B.aux \u2018Journées d'accueil 59\u201d de Grande-Rivière.9 OCEANOGRAPHIE est la science de la mer: elle est, pour ainsi dire, le point de rencontre de plusieurs disciplines telles que la physique.la chimie.la biologie, la géologie et la géophysique.Nous porterons notre attention sur l'océanographie physique et son application aux pêcheries.l'océanographie devient alors l'étude physique du milieu dans lequel les poissons passent leur vie, c'est- à-dire naissent, s\u2019alimentent.croissent, se reproduisent et meurent, soit de causes naturelles, soit de la pê- che.Ce milieu.la mer, est constamment en mouvement.Pour étudier les courants, il faut tenir compte de l\u2019action des vents, de la marée, du mélange des eaux douces avec l'eau de mer, et enfin de l'effet de la rotation de la terre.Les propriétés physiques de la mer telles que la température, la salinité, la densité et la transparence varient selon la région, la profondeur et les saisons.Chaque espèce de poisson vit dans des conditions de milieu relativement peu variées.Les poissons ont des préférences pour les conditions de milieu aussi bien VOL.4+ \u2014 No | \u2014 JANVIER-AVRIL 1960 PECHERIES par Lours M.LAUZIER, Office des Recherches sur les Pécheries du Canada.Groupe Océanographique de l'Atlantique.St.Andrews.N.-B.que pour leur nourriture.Comme ils ne peuvent pas modifier les conditions de milieu, ils migrent vers les régions qui leur sont les plus favorables, c\u2019est donc là qu\u2019on trouvera les plus grandes quantités de poissons.Certains poissons évitent les régions froides tandis que d'autres les recherchent: d'autres encore préfèrent les régions tempérées ou même tropicales.En général, presque tous les poissons évitent les régions glaciales.La côte de l'est du Canada et, plus particulièrement, le Golfe Saint-Laurent nous offrent trois régions: tempérée, froide et glaciale.Ces régions sont en réalité des nappes ou couches d\u2019eau dont l\u2019épaisseur varie d'une saison à l\u2019autre et d\u2019une année à l\u2019autre.Le Golfe St-Laurent Dans le Golfe Saint-Laurent.les eaux sont stratifiées: la masse d\u2019eau se compose de couches superposées.Pendant la plus grande partie de l\u2019année, du printemps à l'automne, il y a trois couches ou nappes: d'eau superposées, qui diffèrent les unes des autres pax- leur température et leur salinité.Ces trois couches PAGE 9 sont : 1) la couche de surface, de faible salinité et dont la température, pratiquement uniforme sur toute son épaisseur, est élevée en été: 2) la couche intermédiaire, appelée la nappe d\u2019eau froide, de température très basse, au dessous de 0.0° C (32.0°), et de salinité relativement élevée; 3) la couche profonde dont la température est plus élevée que celle de la couche intermédiaire, et de forte salinité.Ces trois couches se rencontrent dans les régions d\u2019une profondeur de 100 brasses et plus.Le Golfe Saint-Laurent est traversé par le épaisse lors du refroidissement des eaux.A I'approche de l'hiver, les eaux de la couche de surface ont des propriétés physiques presque semblables à celles de la couche intermédiaire.En hiver, le refroidissement se continue, les eaux de la couche de surface se mélangent verticalement avec celles de la couche intermédiaire qui perd alors son identité.On observe alors une seule couche s'étendant de la surface jusqu\u2019à des profondeurs de 70 à 75 brasses.On lui donne le nom de couche de mélange.Par refroidissement à la surface, la tempéra- chenal lau- oe T oz T ture baisse rentien qui 7 Jusqu'à atteint des ~ -1.65° C profondeurs QUEBEC (29.0° F), de plus de C\u2019est alors 200 brasses.sol que la glace On peut se forme voir, dans dans le la figure 1, Golfe.Au une carte du printemps Golfe indi- QUEBEC suivant, les quant l\u2019o- eaux de sur- rientation | face com- du chenal mencent à laurentien et NOUVEAU- se réchauf- la position SRUNSWICK q fer, la coude la section che de sur- A B em- face et la ployée com- \"= tat nappe d\u2019eau me exemple \u201c°[ ) ; 178 froide rede- pour illus- + > + viennent trer la stra- FIGURE l.\u2014Carte du Golfe Saint-Laurent indiquant la position de la coupe À.B.tification des eaux du Golfe.On peut voir, dans la figure 2, un schéma de l'évolution saisonnière des couches d'eau dans la section À B du chenal laurentien.Considérons les trois couches pendant les quatre saisons de l\u2019année.1) La couche de surface.La couche de surface, épâisse au prifitemps, a son épaisseur minimum en été alors que les eaust se réchauffent en surface.En automne, la couche, de surface devient de plus en plus ; of; a J 7 .PAGE 10\u2019 > 74 4 i( \\ / err distinctes et le cycle sai- saisonnier recommence.C\u2019est avec les eaux de cette couche de surface que se mélangent les eaux venant des rivières.2) La couche intermédiaire.La nappe d\u2019eau froide, en tant que couche intermédiaire, a une épaisseur maximum au printemps.Son volume diminue durant l'été et l'automne.Au centre même de la nappe d'eau froide, la température augmente très lentement pour atteindre un maximum de température, aux environs de 0.0° C (32.0° F), tard à l'automne.Lors- ACTUALITÉS MARINES A Distance (milles) > 0 20 40 60 2 o\u2014' | | 1 I I 1 | 3 A S J ; _ So : co 3 so! ~ $ ;- - S } & 100À 4 | Ti + 150-1 41 200 x PRINTEMPS } 5o\u2014 EE 100 : } 200 i rome } B 50 | Couche de surface Couche intermédiaire (nappe d'eau froide) | [Couche de surface \u201cCouche 4 intermédiaire a - 4 ar i EA SAL Th ÉCHELLE des TEMPERATURES 2 a lez a aie és IN 7 Gb .POISSONS - 4 \u201cDE FOND à ce 8 | SN Cr) ( MORUES, PLES.à.2 a Ra XO) W LE \u2014 N° SN NEN WN »' xs S INVERTÉBRÉS DE FONCÉ.LY S ON RR DN XX 5 Rw iE / = a\u201d st a S EASES - gas Mir -T8# DE LA MER (explications dans le texte) pèce, le sexe, la maturité sexuelle et l'âge, font partie du travail de routine du planctonologiste.À partir de ces données, il pourra déduire les cycles vitaux, les relations trophiques et l\u2019intensité de la production.La règle de la petite taille comporte cependant des exceptions.Ainsi les Méduses, dont quelques représentants sont connus sous le nom de \u2018\u2018soleils de mer\u2019, ont souvent jusqu\u2019à 30 centimètres (1 pied) de diamètre.Ou se Preuve le zooplancton marin ?Géographiquement, on peut dire que toutes les mers contiennent du zooplancton.La quantité n\u2019est cependant pas la même partout.Au point où nous en sommes dans la connaissance de la distribution du zoo- plancton, il est reconnu que les mers froides contiennent un plancton moins riche en espèces, mais plus riche en individus, et inversement, que les mers chaudes contiennent un plancton plus riche en espèces mais moins riche en individus.La température élevée et la lumière excessive seraient responsables de cette pauvreté en individus et des hypothèses sur le plan génétique expliquent la richesse en espèces.Localement, on ne peut pas dire non plus qu'on rencontrera partout la même quantité d'organismes planctoniques, On peut même traîner un filet à plancton deux fois consécutivement au même endroit et obtenir des quantités de plancton très différentes.Le planctonologiste anglais Hardy a émis, pour expliquer le phénomène, l'hypothèse de la distribution en nuages: le plancton serait distribué dans la mer comme les nuages dans le ciel.On pourra s\u2019en faire une idée plus exacte en considérant quelques résultats obtenus pour les larves (appartenant au stade Calyptopis) d\u2019Euphausides?.Le tableau qui suit mentionne le nombre de larves contenues dans un mètre cube d\u2019eau pour trois récol- PAGE 18 tes successives faites dans une même couche d'eau et en utilisant exactement les mêmes techniques: Heure | Nombre de larves 16:14 | 658 17:17 88604 18:28 | 459 D'autres variations dans les quantités de plancton peuvent être dues aux conditions physiques et chim:- ques.Ainsi, une salinité de 30°/o0 et une température de 10°C (50°F) à 10 mètres (33 pieds) peuvent être favorables à certains animaux mais ne l'être pas du tout pour d\u2019autres.Il peut, par exemple, y avoir.à certains moments, plus de Calanus finmarchicus sur le banc de Miscou que sur le banc des Américains, mais en d'autre temps l'inverse sera vrai.Le phénomème des migrations verticales Nous effectuons tous les jours ce que nous pourrions appeler des migrations horizontales, Nous nous levons le matin, et après un rapide petit déjeuner, nous courons au bureau ou à l'usine, ce qui signifie un quart d'heure d'automobile, une demi-heure d'autobus ou une heure de marche.Après le travail du matin, le déjeuner dans un restaurant entraîne d\u2019autres migrations.Finalement, c'est la migration du retour au foyer avec, le soir, des migrations secondaires vers un théâtre, un cinéma, un cabaret, Le lendemain, le phénomène recommence.Nos migrations horizontales font partie d'un certain système périodique.Les animaux du zooplancton ont aussi leur système de migrations, mais elles ne se font pas seulement sur le plan horizontal: elles se font aussi sur le plan vertical.Beaucoup d'animaux quittent le fond pen- ACTUALITÉS MARINES dant la nuit et y reviennent pendant le jour.Ils effectuent ce long voyage quotidiennement à la recherche de leur nourriture végétale, qui ne se trouve en concentrations suffisantes que dans les eaux de surface (0-30 mètres ou 0-98 pieds).Parfois les conditions de température leur font obstacle et ils doivent s'arrêter à mi-chemin, D'une façon générale, c'est la lumière, sa quantité et sa qualité, qui limite le rythme et la vitesse de ces migrations.La figure 2 illustre un type général de migrations verticales journalières.1 ous les animaux du plancton ne suivent pas le même rythme.On peut citer le cas des Euphausides, (cas particulièrement étudié à la Station de Biologie marine #), dont les migrations diffèrent suivant l'âge des individus.(109 mètres ou 360 pieds) vers la surface; les jeunes, d'environ 50 mètres les adultes migrent du fond tou 165 pieds) à la surface, et les bébés ne migrent pas du tout.Il semble que d'une manière générale, la sensibilité à la lumière intense devienne plus aigüe wee age.Hu menu des poissons : le plancton Nous avons vu précédemment que le plancton n'était pas distribué dans la mer d'une façon continue.Nous avons également vu qu'à tous les jours une grande partie des organismes qui en faisaient partie se dépla- caient de la surface vers le fond ou du fond vers la surface.Une partie importante de la nourriture des poissons, à savoir le Zooplancton, subit donc des va- ristions considérables dans l\u2019espace, comme dans le temns.Ces variations affichent une certaine régularité ct, connaissant les facteurs qui en sont responsables, il est possible que nous parvenions a faire des prédictions à leur sujet.Ce faisant, nous pourrions faire des prédictions sur la présence et l'accessibilité de la nourriture des poissons planctonophages.la figure 3 nous montre comment, dans la mer, le vi>neton végétal est lié au plancton animal.celui-ci \\or, 4 - No 1 = JANVIFR AVRIL 1960 aux poissons pélagiques planctonophages et les poissons planctonophages aux poissons de fond man- geurs-de-poissons.Au premier plan du cycle alimentaire de la mer, le plancton végétal est consommé par un plancton animal herbivore v.g.Calanus finmar- chicus.Celui-ci est mangé par un plancton carnivore, v.g.le Ver-flèche Sagitta elegans, qui sert lui-même de nourriture à des poissons planctonophages comme le Hareng.Ces poissons planctonophages sont eux- mêmes la proie de poissons mangeurs-de-poissons comme la Morue.La Morue, par ailleurs, mange aussi directement certains animaux du plancton, telles les fausses crevettes planctoniques, appelées Euphausides.On voit donc que la Morue dépend à double titre du plancton animal.Directement en mangeant les Eu- phausides: indirectement en consommant le Hareng, qui se nourrit exclusivement de plancton animal.De plus, la Morue se nourrit d'animaux de fond qui, eux aussi, dépendent directement ou indirectement du zooplancton pour leur alimentation.Toutes autres conditions étant favorables, la Morue devrait donc se trouver dans les régions ou les Euphausides, le Hareng et les animaux de fond seront nombreux et accessibles.Comme les animaux de fond et le Hareng doivent compter sur le zooplancton pour se nourrit, on pourra théoriquement s\u2019attendre simplement a ce que les régions plus riches en zooplancton soient aussi plus riches en morues.Un travail récent 4, réalisé à la Station de Biologie marine a montré qu'au fur et à mesure que la saison de pêche progressait en 1955, le Zooplancton devenait plus abondant sur les bancs de nêche (où la pêche présentait le meilleur rendement) que dans la baie des Chaleurs.Le plancton, houponnière des fpoéssons Les considérations précédentes tendaient à montrer l'importance du plancton comme nourriture des pois- PAGE 19 L\u2019échantillonneur quantitatif à plancton Clarke-Bumpus est remonté sur le pont.Un réci- =p pient métallique grillage, place à l'extrémité du filet, renferme le précieux échantillon.L'échantillon de plancton est recueilli, puis immédiatement placé dans un bocal renfermant du formol.De masse indistincte qu'elle était dans le bocal, la soupe planctonique devient, sous la loupe, une myriade de petits animaux à forme bien déterminée.Grossissement approximatif : 6 X.A la fin de la croisiére, des dizaines de bocaux sont ainsi rapportés au laboratoire.Chacun des échantillons doit être examiné soigneusement à la loupe stéréoscopique.ACTUALITÉS MARINES lel Sa ee on sons adultes.Il ne faudrait cependant point perdre de vue que le plancton n'est pas seulement composé d'Invertébrés, mais qu'il comprend aussi les oeufs et les larves de la plupart des poissons commerciaux.Les jeunes poissons croissent et s'aguerrissent au sein de cette communauté qui lui fournit sa nourriture.Plus celle-ci sera abondante, et les conditions de température et de salinité favorables, plus leur survie sera assurée, et leur croissance rapide.Les bancs de poissons.dépeuplés par une pêche intensive, redeviennent dans ces conditions plus rapidement exploitables.La planctonologie dans les laboratocres de biologie marine Dire ce qu'est le plancton animal, la place qu'il occupe au sein de l'hydrosphère, c'est déjà mettre en relief le rôle que la planctonologie doit jouer dans une Station de Biologie marine.Celle de Grande-Rivière cherche depuis quelques années à dresser un tableau, à représenter avec exactitude le paysage écologique du golfe Saint-Laurent.Les éléments qui doivent entrer dans le tableau sont connus grosso modo: Morue, Hareng, faune de fond, plancton animal, plancton végétal.Le scientifique n\u2019a pas, comme le peintre, à déterminer la combinaison des éléments dans son esprit créateur, à l'aide de son sens esthétique et de son imagination.Les relations qu'il doit mettre à jour existent déjà.A lui de les trouver par une recherche organique et intensive.Comme sur une pellicule photographique sensibilisée, présentes mais non évidentes, elles doivent être révélées pour être intégrées dans le capital des connaissances humaines.Le zooplancton, collectivité caractérisée par une adaptation commune, mais collectivité hétérogène renfermant des animaux de tous les groupes taxonomiques, doués de cycles vitaux différents et réagissant différemment aux variations des conditions de milieu, exigera encore longtemps de ses serviteurs, les planctonologistes, de patientes et minutieuses recherches avant que ne soient livrés à la science tous ses secrets et toutes ses potentialités.Références bibliographiques : 1 Hardy, A.C.The Open Sea.Its natural history\" the world of plankton.London: Collins, 1956, pp.6-7.2 Lacroix, G.1958.Contribution à l\u2019écologie des Euphausiacés du Sud-Ouest du golfe Saint-Lau- rent.Thèse de maîtrise.Université de Montréal, pp.1-213.3 Lacroix, loc.sit.4 Brunel, P.1959.Le zooplancton dans la baie des Chaleurs en 1955: distribution horizontale quantitative et corrélations hydro-clématiques.Contr.Dépt Pêch.Québec, no 73.ERRATA Dans l'article \u201cMorue, Sébaste et Capelan\u201d Vol.3, no 3.p.13, signé Jean-Marie Boulanger, deux erreurs se sont glissées.Au deuxiéme paragraphe, colonne gauche, remplacer \u2014 par 10 ou 20 brasses de fond \u2014 par: à dix ou vingt brasses du fond \u2014.De Nous nous excusons de ces erreurs auprès de l\u2019auteur et du public.même qu'à chaque fois qu\u2018apparaît matériaux, nous devons lire matériaus.VOL.4+\u2014 NO | \u2014 JANVIER-AVRIL 1960 Pager 21 La Morue du Golfe St-Laurent par YVES JEAN, Office des Recherches sur les Pêcheries du Canada, Station Biologique.St.Andrews, N.B.v En vue d'une exploitation plus rationnelle des ressources du golfe St-Laurent, voici une collaboration fructueuse, dans les cadres de l'ICNAF, des gouvernements fédéral et provincial, telle que présentée aux \u201cJournées d'accueil\u201d de Grande-Rivière, en septembre 1959.a Morue est sans contredit l'espèce commer- L dans le secteur nord-ouest de l'Atlantique.ciale la plus importante de nos eaux.Les prises, se chiffraient à environ 1.8 milliard de livres en 1958.Les \"\u201c - au Recaptures d'éte T 000-605 ,.! iB) » Ul F = f* ag / ofo o Québec No py 300 D, 57 60 todd / a4 400 Terre - Neuve L a 009, Dâ0 => saâ©O ÉUôohég 0 CLT en gas adit) © aml oo | FAPBCNRAE Aa Ta BB Ty fe ~A| i / ERE CCL ev gC = Lt T al op pk ; _ Etiquetdes en US C7 D\u2014 No vires Canodisns | | sa\u201d \u2018 | \u2018 ss B\u2014 ; Européens FIGURE 1.\u2014 Recaptures de décembre 1956 à novembre Brunswick et de la Gaspésie en 1955 et 1956.PAGE 22 navires de pêche canadiens en capturaient, dans ce secteur, 600 millions de livres \u2014 soit le tiers des prises totales.L\u2019apport du Golfe Saint-Laurent (à l'exclusion de la côte-ouest de Terre-Neuve et de la Recaptures \" d'hiver\u201d T T I.TN T x.T ay - Golfe du > St- Lourent A ye nu ES [ (7 Terre - Neuve ~ + [ ha \u201c8 Te à O 7 \u201c4 Keira fie ~de- 55 as = Madeleine 40 H is Nouveau - J Brunswick L = | oa 3 a I kT ° + ty 25 geot* Pr Pgo\u201d % .À _ pt 7 ?we SLY - TT [4 ; / Wo 2 & .S7~ 77 Morues recaptures J \u201c > 7N -de décembre à mai 195657 L ~ - >\u201d Etiquetées en 1955 Ÿ 7 \u2014 â- Novires Conadiens 1 Mg / A \u201c Européens > a OT Etiquetdes on a TE TC ; g- Navires Canadiens 1 ; , , ce | : Européens 1957 des morues étiquetées au large du Nouveau- (D'après McCracken, 1959).ACTUALITÉS MARINES Côte-Nord du Saint-Laurent) cette même année était de 150 millions de livres environ, soit un dixième des prises totales du nord-ouest de l'Atlantique.Caractère international des Pêcheries du Golfe L'étiquetage de morues poursuivi par la Station biologique de St.Andrews depuis 1955 (McCracken, 1959) indique qu'une partie au moins des stocks qui fréquentent le secteur nord-ouest du Golfe en été se retrouvent à l'est et au sud-est du Cap-Breton en hiver.Les résultats de l'étiquetage de quelque 5.800 morues fait au large du Nouveau-Brunswick et de la Gaspésie en 1955 et 1956 (McCracken.1959) sont présentés à la figure 1.On y voit qu\u2019au cours de l\u2019hiver 1956-57 un grand nombre de ces morues furent recapturées le long de l'accore sud-ouest du chenal laurentien entre les Iles-de-la-Madeleine au nord et le Banquereau au sud.Par ailleurs, au cours de l'été suivant, les recaptures se font surtout dans les eaux gas- pésiennes.Il y a donc migration de la Morue du Golfe vers le sud-est en automne et retour vers le Golfe au printemps.La figure | nous montre égatement qu'en hiver les morues étiquetées sont recapturées en majorité par les navires de pêche européens -\u2014 Français, Espagnols et Portugais.Ces chalutiers européens qui fréquentent nos eaux de février à mai sont en général des chalutiers modernes de grande taille, On peut en juger par la photographie du chalutier \u201cAlex Pléven\u201d à la figure 2.Il ne fait donc pas de doute que les stocks de morues pêchées en été par les pêcheurs du Québec et du Nouveau-Brunswick sont également exploitées pendant les mois d'hiver par les européens aussi bien que par les canadiens.Nécessité d\u2019un Organisme international Vu le caractère international de la pêche de la Morue du Golfe.recherches et conservation doivent être également établies sur un plan international.La Commission internationale des Pêcheries de l'Atlantique Nord-Ouest (INACF).fondée en 1951, répond bien à ce besoin.L'ICNAF groupe présentement 12 pays qui font la pêche à la Morue et autres espèces dans ce secteur de l'Atlantique.FIGURE 2.\u2014 Le chalutier français de grande pêche.l\u2019\u2019Alex Piéven\u201d.(Photo F.D.McCracken, parue également dans \u201cTRADE NEWS\u201d, vol.11, no 3, sept.1958, p.8) VOL 4 \u2014 NO | \u2014 JANVIER-AVRIL 1960 PAGE 23 Réglementation des Mailles de Chalut Devant l'augmentation considérable de la pêche depuis la dernière guerre, surtout de la pêche au chalut, le premier problème attaqué par la Commission fut celui de la protection des jeunes poissons.Dans ce but, et à la suite d'études intensives poursuivies par les biologistes des divers pays-membres, l'ICNAF recommandait, en 1955, que tous les chaluts employés à la pêche de la Morue dans le Golfe et sur les Bancs de la Nouvelle-Ecosse aient un codend de mailles d'au (maille étirée et mesure interne moins 415 pouces alors que le chalut est mouillé après usage).Les pays- tiers du nord du Nouveau-Brunswick.Grâce à la collaboration de la Station de Biologie marine de Gran- de-Rivière, cet observateur a fait également un voyage sur un chalutier gaspésien au cours de l\u2019été 1959.En 1956, on péchait moins.En 1957 et 1958, certains chalutiers conti- avec une maille de 3 pouces et nuèrent à employer la maille de 3 pouces alors que d'autres adoptaient la maille de 415 pouces ou plus.Enfin, en 1959, la majorité des chalutiers employaient un codend à mailles réglementaires.La figure 3 nous donne une 1dée des résultats immédiats de l'introduction de codends à grandes mailles.On y compare la taille des morues capturées en 1200.-\u2014 1958 1000- Rejeté a lo mer = Capture au Codend o grandes mailles - (3 Veyoges) Rejeté © lo mer = Nombre de Morues œ © ° 400 ~ ; Capture\u2019 ou Codend o petites moilier {4 Voyoges) Deborque\u2019 (9 Voyages) $ ts oh: ss 67 79 ol Longueur en Cms : do LL JE een » JL.\u2014\u2014 5 io 15 20 25 30 35 Longueur en Pouces Golfe du St-Laurent | | Choluts à petites mailles [3.1 - a po.} - 3 | Chaoluts © grondes mailles (43 pol 1 anes + ° Basse 28 % en nombra 9% en poids FIGURE 3.\u2014 Distribution des classes de longueurs des morues capturées au chalut a petites mailles, au chalut a grandes mailles, et débarquées par les chalutiers du nord du Nouveau-Bruns- wick en 1958.12% en nombre 5% en poids VAS Sm rrmmdme dm mde mdm, 103 \"ns 127 membres, dont le Canada, ont donc passé une loi à cet effet.La loi canadienne entrait en vigdeur en avril 1957.La maille réglementaire de 414 pouces permet à un plus grand nombre de petites morues, qui n'ont aucune valeur commerciale, de passer à travers le codend, alors qu\u2019une maille plus petite retient ces morues qui sont ensuite rejetées à la mer, mortes la plupart du temps.Dans le but de déterminer jusqu'à quel point la maille de 415 pouces réduit le gaspillage de ces petites morues, la Station biologique de St.Andrews a mis, depuis 1956, un observateur sur divers chalu- PAGE 24 1958, à l\u2019aide de codends à petites mailles, avec celle des morues capturées au chalut à grandes mailles.On y voit également la distribution des longueurs des morues au débarquement, c'est-à-dire après qu'on eut rejeté à la mer les petites morues.On s'en rend compte, le chalut à grandes mailles capture moins de petites morues que le chalut à petites mailles.Prenons par exemple les morues de 37 cm.(1414 pouces) : le chalut à grandes mailles.au cours des voyages sous observations, en capturaient 90, alors que les chaluts à petites mailles en capturaient 220.La courbe des débarquements nous révèle que ces petites morues n'ont pas été conservées.C\u2019est donc dire que durant les voya- ACTUALITÉS MARINES a ges sous observations, les chaluts a petites mailles ont rejeté 220 morues de 1415 pouces alors que les chalutiers à grandes mailles en ont rejeté 90.Bref, on estime qu'en 1958 les chalutiers du nord du Nouveau- Brunswick rejetaient à la mer environ 28% des morues capturées au chalut à petites mailles, alors que les chalutiers à grandes mailles en rejetaient en moyenne 12% .La maille de 4, pouces a donc réduit de plus de la moitié le gaspillage de la petite morue en mer.Les données résumées à la figure 3 nous portent à croire qu'une maille encore plus grande - 5 pouces - aurait éliminé presque complètement le gaspillage en mer, en 1958, sans affecter les quantités débarquées.Petite Morue en 1960?Les recherches poursuivies par les pays-membres de l'ICNAF ont également pour but de prédire quelques Pêche Expérimentale \"34 Pêche Commerciale _ 1957 Pourcentage 1959 Fréquence 1 3 5 T 9 \"n 3 5 Age \u2014 Annees FIGURE 4.\u2014 Pourcentage des diverses classes- âge dans les prises expérimentales et commerciales de Morue du Golfe St-Laurent au cours des années 1957 à 1959.années à l'avance ce que sera la pêche d'une espèce donnée.Dans ce but.la Station biologique de St.An- Vol.4 \u2014 No | \u2014 JANVIER-AVRIL 1960 drews, en collaboration avec la Station de Biologie marine de Grande-Rivière, fait depuis quelques années un relevé (à l'aide d\u2019un chalut expérimental à maille fine) des populations de morues du Golfe.Les résultats de ces relevés \u2014 surtout la proportion des diverses classes-âge dans les prises expérimentales et les prises commerciales \u2014 nous permettent de prédire à l'avance l'aspect futur de la pêche.La figure 4 nous montre la proportion des diverses classes-âge des morues capturées au chalut expérimental et débarquées au cours des années 1957 à 1959 au Nouveau-Brunswick.On y voit qu\u2019en 1957 la classe- âge dominante de nos relevés était celle de 1954.Ces morues de 3 ans ne mesuraient qu'environ 12 pouces et ne figuraient pas au débarquement.En 1958, cette classe-âge, qui est maintenant de 4 ans et mesure environ 15 pouces, est encore prédominante dans nos relevés expérimentaux et commence à apparaître dans les débarquements.En fait, les chalutiers ont pris quantités de ces morues de 4 ans, mais en ont rejeté environ la moitié à la mer.Cette prédominance des morues de 4 ans en 1958 nous avait permis de prédire qu\u2019en 1959 les chalutiers captureraient en majorité des morues de 5 ans mesurant environ 21 pouces.On prévoit qu\u2019en 1960, la classe annuelle de 1954 (elle sera alors de 6 ans et mesurera environ 23-24 pouces) sera encore prédominante dans les prises commerciales.C'est dire que la morue des chalutiers en 1960 ne sera que légèrement plus grosse que la morue prise en 1959.Références McCCRACKEN.F.D.1959.\u2014Cod tagging off Northern New Brunswick in 1955 and 1956.Fish.Res.Bd.Canada, Prog.Rept.Atlantic Coast Sta., No.72: 8-17.PAGE 25 RP EE NME EE L'ENTRAIDE SOCIALE ET NOS PÉCHEURS ode par GERMAIN GIROUX, M.Sc.C., M.A.Petit chalutier construit en 1959 - Photo M, P.Une revue des activités des divers Plans d'assistance aux pêcheurs au cours de 1959 par l'économiste du Département des Pêcheries de la province de Québec.Le Département des Pécheries de Québec continue d'offrir aux pêcheurs professionnels des districts maritimes deux Plans d'assistance pour faciliter l\u2019exercice de leur métier.Nos lecteurs voudront bien se référer à nos articles publiés dans \u2018\u2019Actualités Ma- fines\u201d vol.1, no 2, p.20 et vol.2, no 1, p.27, pour obtenir de plus amples informations sur les réglementations de cette entraide sociale.Le Crédit Maritime du Québec Le crédit Maritime est une formule d'entraide avant pour but de faciliter à nos pêcheurs une forme d'assistance financière leur permettant de mieux s\u2019équiper.Ce Plan correspond aux différents besoins PAGE 26 de notre industrie primaire des Pêcheries.À cette fin, on a dû prévoir une triple formule contributoire.a\u2014 Assistance financière et prêts facilités par les Caisses Populaires.Cette formule de Crédit Maritime a été adoptée en 1941 par les représentants des Caisses Populaires et du Département des Pêcheries.On désirait venir en aide aux pêcheurs professionnels au moyen de prêts pour faciliter l'achat, la construction ou la réparation de bateaux de pêche, d'engins ou d\u2019'agrès de pêche.La Caisse Populaire locale effectue des prêts à des pêcheurs de la localité et le Département rembourse une partie des intérêts, soit 4%, et paie la prime d\u2019une assurance- prêt équivalente aux montants ainsi prêtés.ACTUALITÉS MARINES Pour le deuxième semestre de 1959, les Caisses Populaires locales ont facilité à nos pêcheurs: Gaspésie Iles-de-la-Madeleine Saguenay Totaux Prêts en vigueur : nombre 236 319 42 597 Nouveaux prêts : nombre 44 34 12 90 Montants des prêts en vigueur : $ 285,537 386,927 16.670 689,134 Solde payable : $ 192,296 288,071 8,055 +88,432 De 1941 au ler octobre 1959, cette formule contributoire a procuré les sommes suivantes: Nombre de Capital prêté Intérêt remboursé Prime d\u2019ass.-prêt.prêts : 8 $ Gaspésie 2063 827,803.72 43,906.13 7,534.42 Hes-de-la-Madeleine 2571 1.344,708.71 59,353.34 15,642.74 Saguenay 249 83,467.86 14,960.61 847.08 Totaux 4883 2,255,980.29 118,220.08 24,331.24 De ce total, seulement 15 préts n'ont pas été honorés et le Département a octroyé la somme de $2,379.99 aux Caisses concernées, soit 1/10%.Pendant ce temps, l'assurance-prêt indemnisait $5,709.97 à 23 successions par suite du décès des pêcheurs-em- prunteurs.Le Crédit Maritime est appliqué par 23 Caisses Populaires en Gaspésie, 7 aux Iles-de-la-Ma- deleine et 6 sur la Côte Nord du Saguenay.Cette réglementation a facilité l'achat ou la construction de 2645 barges de pêche côtière et le financement partiel de 64 bateaux de pêche hauturière.Ces quelques statistiques prouvent que le Crédit Maritime appliqué avec la collaboration des Caisses Populaires locales se révèle toujours une formule efficace et pratique, grâce à l'esprit compréhensif des administrateurs de ces organismes de Coopération.VOL.+ \u2014 No | \u2014 JANVIER-AVRIT 1960 b\u2014La flotte moderne de pêche du Québec.Notre industrie primaire des pêcheries connut, à compter de 1947, sa pire crise de déflation, pendant que les prix des équipements de pêche montaient en flèche.Il fallait réorganiser l'équipement pour permettre au pêcheur de vivre de son métier, tout en diminuant les frais de production, afin d'obtenir un prix de revient favorable à la réalisation d'un gain raisonnable.En 1951, un programme de construction navale était mis en application.Des cordiers et chalutiers devaient être progressivement mis en chantier, en conformité avec des plans et devis préparés par des architectes navals et approuvés par le Ministère des Transports du Canada.Ces futures unités de la flotte mo- derne étaient destinées à l'exploitation de la pêche hauturière, avec un équipement hautement mécanisé et des accessoires électroniques.Avec le mode de financement actuellement en vigueur, le pêcheur professionnel fait construire un chalutier ou un cordier, choisit sa marque de moteur diesel propulseur et défraie 20% Département des Pécheries lui facilite un prêt sans du coût de la construction, alors que le intérêt pour garantir aux chantiers constructeurs la balance de ce coût de construction.Les cordiers varient en longueur et en valeur: 45 et 58 pieds de longueur.et 516,000 et 535,000: la longueur des chalutiers varie: 50 et 65 pieds de longueur, $45,000 et $65,000.Le tonnage brut de ces unités de pêche varie lui-même entre 15 et 65 tonnes.Au ler juin 1960.cette flotte moderne groupera 108 unités de pêche hauturière, soit 46 petits cordiers, appelés \u2018La Gaspésienne\u201d\u2019.15 palangriers et 47 chalutiers.Le coût total de ces bateaux s\u2019établira dans les $4,100,000 alors que le prix de vente sera de $3,488.000.La différence entre ces deux derniers montants s'explique par la nécessité de certaines expériences et l\u2019organisation de trois bateaux de recherches.Nous avons ainsi facilité à 126 pêcheurs professionnels une avance de capital d'un peu plus de $3,100,000.Ce capital prété sans intérét est remboursé par une retenue de 14% sur la valeur des captures de poisson: $2,372,189 sont encore à percevoir, soit une proportion de 68%.Les risques de cette flotte, en cas de feu ou de naufrage, sont couverts par une assurance-groupe, dont le tiers de la prime est payé par le Département des Pêcheries.Cette mécanisation de la flotte a débuté lentement, mais le gros effort s\u2019est fait à compter de 1955.On obtiendra plus de renseignements sur l\u2019histoire de cette flotte en consultant le prochain \u201cAnnuaire statistique de la Province de Québec, 1960\".PAGE 28 c\u2014Barques de pêche côtière.L'expérience acquise par les pays producteurs de poisson montre que les petites barques de pêche côtière peuvent être un actif économique local dans l\u2019industrie primaire des pêcheries à la condition que ce secteur soit aidé sur une base rationnelle.Un Plan d\u2019assistance financière a été organisé en deux étapes pour satisfaire des besoins d'ordre régional.En 1956, le Département offrait aux pêcheurs de nos districts maritimes un subside basé sur la longueur de la barque de pêche.Pour obtenir ce subside, le pêcheur doit avoir construit sa barque depuis la dernière saison de pêche, et l\u2019avoir exploitée durant un minimum de trois mois pour une capture minimum de 5,000 lb de poisson commercial.Ce subside est payable en avril de l'année suivante.Au ler juin 1959.nous avions les statistiques suivantes: Nombre de barques Montant octroyées payé Gaspésie 327 $25,260 Hes-de-la-Madeleine 94 15,342 Saguenay 129 14,240 Totaux 550 $54.842 L'analyse de ces chiffres montre qu\u2019en Gaspésie la barque de pêche côtière ainsi octroyée a une longueur moyenne de 19 pieds, aux Îles de 28 pieds et au Saguenay de 25 pieds.La quantité des captures saisonnières varie entre 15,000 et 42,000 Ib par barque; cette petite moyenne des captures s'explique par une pêche manuelle très peu mécanisée et aussi par I'impossibilité ou le désir d'acquérir un équipement mécanisé plus rentable.Pour corriger ces lacunes et uniformiser cet équipement de pêche côtière sur une base plus économique, nous avons ajouté une nouvelle possibilité à ce pre- gramme d'entraide financière.Depuis l'automne 1959, nous finançons un moteur diesel et l\u2019équipement mécanique pour tout pêcheur d'un district ma- ACTUALITÉS MARINES ritime sous les conditions suivantes: la barque doit mesurer entre 30 et 45 pieds de longueur.être construite en conformité avec des plans approuvés, le coût de la construction est à la charge du propriétaire et nos techniciens doivent jouir du droit d'examen de la barge durant sa construction.Le mode de remboursement du coût de ce moteur diesel et de l'équipement mécanique est comparable à celui en vigueur pour les palangriers ou les chalutiers: une retenue de 14% chez l'acheteur ou le consignataire du poisson sur la valeur brute totale des captures.On ne peut jouir à la fois de cette double forme d'assistance financière.Le Plan d'établissement des jeunes pêcheurs Ce Plan a pour but de faciliter l'établissement familial des jeunes pêcheurs dans un district maritime.Il prévoit un subside payable en trois versements annuels sous certaines conditions pour acheter un terrain, construire une habitation familiale ou parfaire les conditions sanitaires et hygiéniques de l'habitation familiale du bénéficiaire.D'avril 1950 au ler octobre 1959, 4208 octrois ont été payés.Au nombre des bénéficiaires, nous voyons 747 jeunes pêcheurs célibataires et 1528 jeunes pêcheurs mariés, avec 5969 dépendants ou une movenne de 3.9 dépendants par famille.L'analyse de l'emploi de ces octrois montre que 16% ont facilité la mise en chantier d\u2019une habitation familiale.48% pour parachever des maisons, 4% pour l'achat d'une maison déjà construite, 9% pour l'achat d'un terrain afin de parfaire des facilités sanitaires et hygiéniques.Ces jeunes possèdent 1479 maisons, quelque 17,000 arpents de terrain: plus de 62% de ces maisons sont pourvues d\u2019eau courante et d'électricité et 52% de ces pêcheurs cultivent un potager.L'attribution de ces octrois a permis de clarifier plus de 615 titres de terrain et de faciliter le règlement de quelque 200 successions ou transmissions de titres de propriété.Ces résultats ont exigé un travail clérical considérable.C'est ainsi que plus de 30,000 lettres ont été reçues ou expédiées, quelque 3,500 visiteurs sont passés par nos bureaux régionaux et plus de 12,000 enquêtes ont nécessité près de 200,000 milles de voyage.Répartition géographique des octrois ler octroi 2e orntroi 3e octroi totaux Bonaventure 235 163 136 533 Gaspé-Sud 811 589 403 1803 Gaspé-Nord 243 167 97 507 Matane 4 3 2 9 Hes-de-la -Madeleine 544 503 309 1356 Totaux 1837 1425 947 4208 le règlement de nombreuses successions et l'obtention de titres de propriété ont permis de corriger une lacune sociale en encourageant une stabilité familiale mieux assurée.Ce règlement et l'enregistrement de titres demeurent l'un des grands bienfaits procurés à nos jeunes pêcheurs par ce Plan d'établissement.VoL.4 \u2014 NO | \u2014 JANVIER-AVRIL 1960 C'est ainsi que ce rôle supplétif, joué par 'application de deux Plans d'entraide sociale, permet à notre Département des Pécheries de venir en aide aux pécheurs professionnels dans la mesure de leurs besoins respectifs.Ces Plans se complètent mutuellement et les résultats obtenus en démontrent la portée sociale.Pac: 29 par MONIQUE PLAMONDON, Directeur du Service de l'Information et de la Propagande du Département des Pêcheries de Québec.Reportant à une prochaine édition d\u2019\u2019\u2019Actualités Marines\u201d le récit complet des activités variées du Service de l'Information et de la Propagande au cours des dernières années, le directeur de ce Service brosse ici, un tableau de l'immense effort de publicité fourni par l'Equipe du 13 octobre au 15 novembre 1959, dans les régions des Cantons-de-l'Est et des Bois-Francs.L'horaire de l'automne 1959 au Service de l\u2019Information et de la Propagande fut particulièrement chargé.En effet.malgré le décès de l\u2019un des membres les plus actifs de l'Equipe.M.Gérard Bourret, une campagne fut entreprise et menée à bonnes fins.Le territoire compris entre Mégantic, Thetford-Mines, Plessisville.Richmond.Magog, Coaticook et Sherbrooke, en somme Victoriaville, Drummondville, les régions des Cantons-de-l'Est et des Bois-Francs, fut choisi.Les lecteurs d'\u2019'Actualités Marines\u2019 se souviendront des détails de la Campagne 1958 parus au vol.3.no 1.En plus des conférences illustrées (institutions masculines et féminines, clubs Richelieu, hôpitaux).des films, des démonstrations d'art culinaire sur les nombreuses façons d'apprêter un meilleur poisson dans les institutions pour jeunes filles et par l'entremise des associations féminines, on ajouta, aux cours déjà existants de coupe, d\u2019étalage et de vente du poisson, une section de pré-emballage, très appréciée des marchands, qui d\u2019ailleurs la réclamaient depuis un certain temps.Les postes de radio de la région: CHLTT - Sherbrooke.CHRD - Drummondville, CFDA - Victoriaville, diffusèrent avec bonne grâce nos émissions: les PAGE 30 17 quotidiens et hebdomadaires publièrent nos divers communiqués de presse ainsi que nos recettes (vignettes de plats de poisson incluses): le poste de télévision de Sherbrooke: CHLT-TV nous offrit l'hospitalité de ses ondes, à titre de service public, avec empressement et de façon continue: que les autorités de ce poste trouvent ici l'expression de nos sincères remerciements.Nos remerciements vont aussi aux autorités des hôpitaux visités pour leur parfaite collaboration.Grâce à une préparation soignée et de longue haleine, la Campagne 1959 fut un franc succès: les statistiques ci-contre sont, sur ce point, éloquentes.Nous avons atteint une formule qui convient parfaitement aux besoins de notre population, côté consommation et côté industrie de la pêche.Nous ne souhaitons que deux choses: 1\u2014que les industriels de la pêche de la Province de Québec emboîtent le pas et collaborent encore plus étroitement avec nous.2\u2014Qu'une formule applicable sans réserves au Canada-français puisse être utilisée.avec les modifications qui s'imposeront nécessairement.par les organismes gouvernementaux ou privés des pays qui exploitent avec profit les richesses inépuisables de la mer.ACTUALITÉS MARINES TON 0961 TNEAY-YIIANY[ \u2014 [| ON \u2014 + 1£ HOYd Statistigues de la Campagne de Propagande 1959 I ET TE CONFÉRENCES DEMONSTRA .i ILLUSTRÉES TIONS FILMS * | RADIO ; T.V.LL LL 000 Lun _ Ce ee NS | culinaires vente | | _ \u2014 ee JR \u2014_ J | eo \u2014 \u2014- | A .: .Ï ; ! \" hépitaux | colléges Eevee institu.cercles cours visites | comptoirs hôpitaux collèges | coll.seul Ch ff A | _ = \u2014 PH | | i | | | | MP 9 13 5 | | | 34 6 | 2! \u2014 \u2014_\u2014 _\u2014 | \u2014 \u2014\u2014 \u2014 _\u2014 | \u2014 I \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 | | | | CB 1 0 \u2014- \u2014_ 15 : 3 | UN os | | i | HH | 6 249 43 | | oo A] - Ce ML | | mn | | 1 _ _ 6.1 1088 | \u2014| Total 97 18 6, 242 | 8 109 34 8 A __ 20 |\u2014 - N.Heures 41.30 38 18 120 9.30 | 2.45 D = \u2014 \u2014 Assistance 1974 680 216 20,109 UN TOTAL D\u2019ASSISTANCE DE 22,979 personnes en 13959 contre 12,715 en 1958.* \u201cLes Iles-de-la-Madeleine\u201d - \u201cGaspésie pittoresque\u201d - \u201cDe l\u2019eau à la bouche\u201d - \u201cla Pêche à la cabane\u201d, tous films sonores et en couleurs.MP: Monique Plamondon, directeur.CB: Camille Bazin, économiste-ménagère.HH: Paul Hammarrenger et Philippe Halley, spécialistes de la vente.ML: Marcel Lafrance, projectionniste. HOMARD Nos stocks de homard se mainttennent à un niveau intéressant.Malgré une mauvaise température.la valeur de la production est passée de $832,187.00 en 1958 à $990,790.00 en 1959, et les prévisions du directeur de notre Laboratoire de Biologie Marine de Cap-aux-Meules semblent se réaliser.A la recommandation de ce dernier.la longueur minimum de carapace a été porté de 2 3/8 pces à 3 pouces, afin de donner la chance à tous les homards de devenir adulte et de se reproduire au moins une fois.Grâce à cette mesure mise en force par le Département des Pêchertes, au cours des sept dernières années (sauf 1958), les captures de homards se sont accrues considérablement aux Iles-de-la-Madeleine.De plus, toutes les précautions sont prises afin de protéger les femelles raveuses et les petits homards dont la taille est inférieure à 3 pouces de carapace.La saison actuelle de deux mois permet-elle aux pêcheurs de recueillir du fond de la mer la majeure partie de la récolte annuelle légale de homards?\u201d Nous nous permettons d\u2019en douter et entendons continuer nos recherches afin d'élucider définitivement cette question.HARENG, MAQUEREAU et SÉBASTE La pêche au hareng semble revenir à la normale.Nos biologistes crorent que l'épidémie qui l'a décimée, de 1956 à 1958, est maintenant disparue du Golfe.Si les captures ont été encore faibles, peut-être les stocks ont-ils été considérablement réduits par cette maladie.Le maquereau continue de se faire très rare dans tout l\u2019est de l'Amérique du Nord.Les captures de poisson rouge augmentent d'année en année dans la Province de Québec, avec le grossissement des bateaux de pêche.Dans notre Province.cette exploitation coincide avec l\u2019utilisation de nos premiers chalutiers.RECHERCHES et LABORATOIRES Nos trois laboratoires de biologie marine ont encore grandement assisté l'industrie de la pêche par leurs travaux: 1) sur les poissons de fonds et le saumon, à Grande-Rivière, (Gaspé-Sud, P.Q.) 2) sur les agrès de pêche et la localisation du poisson.à La Tabatière.(Côte-Nord du St-Laurent) et 3) sur le homard et le hareng.aux !les-de-la-Madeleine.Ces laboratoires publieront, à l'avenir, des rapports séparés sur leurs activités et les résultats de leurs expériences.Les \u201cActualités Marines\u201d se chargent de vulgariser ces résultats pour les rendre accessibles à tous.ACTIVITÉS des DIVERS SERVICES du DÉPARTEMENT Le Service Technique du Département des Pêcheries a fait un grand nombre d\u2019analyses, dont les principales se rapportatent à la farine de poisson.aux huiles, au contrôle de la toxicité des clams et à la qualité du poisson.Ce Service a continué son travail sur la modernisation des usines où se prépare du poisson.Le Service de Protection et d'Aménagement a continué son travail sur la réorganisation du contrôle des permis de pêche commerciale, la distribution plus efficace du travail des gardes-pêches.l'élevage du Saumon de l'Atlantique et de la Ouananiche, et l'aménagement des lacs et des cours d'eau les plus prometteurs.Le Service de l'Information et de la Propagande a organisé une autre campagne intensive de démonstrations culinaires et d\u2019instructions chez les consommateurs et les marchands de la région des Cantons-de-l\u2019Est et des Bois-Francs.Les nombreuses causeries radiophoniques et télévisées, les conférences et démonstrations de l'équipe de ce Service nous semblent constituer la formule la plus pratique afin d'intéresser les consommateurs aux plaisirs que peuvent procurer les fruits de la mer.Nous croyons, comme d\u2019ailleurs les autorités religieuses.que le poisson a cessé d\u2019être un aliment de pénitence, et qu'il doit entrer dans la composition du menu de nos familles plusieurs fois par semaine.C'est dans ce sens que nous poursuivons nos campagnes.L\u2019 Aquarium du Centre Biologique du Pont de Québec.dont les portes ont été ouvertes au public le 22 juin 1959, a reçu 143,864 visiteurs.C\u2019est une attraction très populaire: 32 bassins de poissons d\u2019eau douce et d'eau salée, des représentations continuelles de cinéma pendant les mois d'été et de nombreuses conférences données aux élèves des diverses écoles et groupements invités à visiter l\u2019Aquarium.Notre laboratoire de biologie de Québec qui, avec I\" Aquarium, constitue le Centre Biologique, pourra maintenant se consacrer à l\u2019étude de phénomènes encore mal connus, dont les principaux se rapportent aux conditions d\u2019ambiance et de milieu physique, chimique et biologique, qui déterminent le comportement des animaux marins.causent des anomalies parasitaires, des maladies et souvent des dépeuplements.Quand la section des mammifères aquatiques aura été complétée.nous savons que le Centre Biologique de Québec représentera à la fois l'une des attractions les plus intéressantes et l'un des centres de recherches les plus importants de la Province de Québec.CA - le sous-ministre des Pêchertes.PAGE 32 Photo ci-contre: À C\u2019est grâce à une mesure mise en force par le Département des Pécheries, au cours y ED des sept dernières années (sauf 1958), que les captures de homards se sont accrues considérablement aux lles-de-la-Madeleine.(Ciné-Photo Bazin; k A \u2014 4) 1 oF > 4 MERS = sit * a ce 3 AR] 8.4 x 2 SN a A 1 - 0 Ao N83 = S Des © aN fr se = 3 A Tv, ee HT, * 4 & = SA sf é* Hy 2m, ih / + cs Sw A 3 Ve ¥ A re À £ ed Ÿ i ¥ f = x & «À \u2018Éd 4 + }: Le + i Re + a [XJ pd Is mY 7 5 | SN J )- \\ ow y ~ 4) 2 LÀ A) + - a -o> FE 5 W - \u201cema, = ig a + Wp o~ 2% Pr, Fr Se 4 \u20ac = 2 a a.oe Wn Fi or # ELT Po, % oe 1 7 wg me a ( a 7 2 ear =) on Lote 3% \u201c 2) a We ol % 5 2 = Es 4 7 5 ge #2 x a 5 5 5 Gok a A a EN x ie ET i 6 > or X = ; 7 ot) =, i hl a Po Jit zi i ce 7 Ce 4e 5 ; a a A fe 5 Ses Hy Gil i oe 74e 5.oh i 9; rea Me as nn a Le BUR Li 5 à = i pa ro = ity We HE 0 X oH = \u201c7 ae pes ne iy i iy ha 2 ë 3 me 5 = 1 0 or ov = tÉ 2 of t 5 + 56
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