Actualités marines, 1 janvier 1962, Vol. 6, No 1
[" A2 OFF I 52PL2 Ex.2 MINISTÈRE DE LA CHASSE ET DES LUAlIiTE PECHERIES dali PRINTEMPS 1962 VOLUME 6 No.1 3 < \u20ac) + a PROVINCE DE QUÉBEC ~~ \u2014 SI Ed \u2014 AN A Sn \u2014 Ey CN iI FIN = Es =: FIN \u2014_\u2014 ===.CH \u2014= Av OC == ss =O = NÉ eux, ie Lexa 2 \\} Li À rd \\ Plann, \u2014\u2014 ALN Ge PC og y XC of py 5 1 bi y a a Na vi y= 4 Bed tem J ad > LA \u2014 ~g A © EN 4 4 \u201c©, $ ?eo\" - ay \u20ac + mB à GE 4 9 > 4, re + \u2018 \\ \\ à * + \"EF \\ = De T as Pins x 5 y \\ A AS i 24 &, Pe 4\" reg pr es ss ACTUALITÉS MARINE Revue publiée par le Ministère de la Chasse et des Pêcheries de de de 9 *- Photo ci-contre : Capturé par le filet qu'on a vu lancer, remonté des profondeurs sur le pont où l'on essaie de se tenir comme un vieux marin: le plus beau crabe du monde ! Directeurs et membres des \"Cercles des Jeunes Naturalistes\", élèves des cours de biologie marine de Gran- de-Rivière en juillet 1961.(Office du Film de lo province de Québec.N.Bazin) HONORABLE GERARD D.LEVESQUE ministre Directeur de la revue: \u2026\u2026.\u2026.\u2026es MONIQUE PLAMONDON VoL.6 \u2014 No 1 \u2014 PRINTEMPS 1962 de la Province de Québec.ARTHUR LABRIE, D.Sc.sous-ministre SOMMAIRE Vol.6 \u2014 No.1 Printemps 1962 Éditorial .\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026rrreciecnnennenennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnm+nennmnes L'École de la route (Soeur Marie-Jean-Eudes) .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.esreseninenennnnnannnnnnnn Un Aliment controversé : le zooplancton marin (Guy Lacroix) \u2026\u2026\u2026\u2026nnmnmnnnnnnnnnnnmnnnnnnenmnnn*n 11 La Pêche expérimentale & l'électricité (Léon Tremblay) \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026sscrrreersersenrsrrcrasrrarrareenraseesresrrarreneensennens Pêche à anguilles (Gérard Beaulieu) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026renenmennennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn La reproduction partielle ou totale des articles ou des statistiques publiés dans la présente revue est permise.mais on est prié d'en mentionner la source.Toute traduction, pour fins de publication, doit être autorisée par la direction de la revue.Ce numéro d'\u201cActualités Marines\u201d a été réalisé en héliogravure.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser à la Direction de la revue, Ministère de la Chasse et des Pécheries, Hétel du Gouvernement, Québec, Canada. SEE ÉDITORIAL Printemps 1962 \u2014 L\u2019élan est de nouveau donné.Dans les régions maritimes l\u2019activité a repris.On a remis en mer sa \u201cbarge\u201d ou son chalutier, on s\u2019est embarqué.Ce que réserve la saison, peu sont en mesure de le prévoir.Il semble cependant que le marché soit bon, que la pêche sera rentable.Lorsqu\u2019on voit ainsi reprendre ce mouvement, toujours le même depuis des siècles, semblable au flux et au reflux des marées, on s\u2019imagine aisément que rien ne parviendra à rompre ce rythme plus ancien que les folklores.Ramenées par la grande marée du retour, les barques rentreront tard à l'automne; des mains patientes manieront l\u2019étoupe et le pinceau, la corde et la navette, semblant ainsi tromper leur attente; puis la grande marée remportera hommes et armements aux premiers soleils du printemps, comme hier .comme demain.Et pourtant.Pourtant, dans le secret des laboratoires, dans le calme des bibliothèques, savants et penseurs en jugent tout autrement.Pour eux, il est évident que l\u2019homme ne cessera jamais de tenter l\u2019aventure, qu\u2019elle soit recherche de la vérité abstraite ou lutte pour la survivance.Ils se demandent cependant si, un jour, toute matière sur laquelle oeuvrer, toute richesse à conquérir, tout terrain à défendre, ne lui seront pas refusés.Inlassablement, ces torturés d\u2019avant la torture, ces chevaliers de l\u2019avenir, se penchent à notre place sur nos problèmes.Pessimistes, disent les uns; illuminés, affirment les autres.Rien pourtant ne peut les détourner de leur travail.Piqué à vif, leur esprit s\u2019acharne à résoudre le problème posé; plus la solution recule, plus leur ardeur augmente.Certains parmi eux feront fausse route; le risque de l\u2019erreur, ils l'ont pris en choisissant leur métier.Leurs conclusions pourront être erronées, mais leur travail vaut en lui-même et la vérité en surgira un jour, inattendue, imprévue, bouleversante.Inconsciemment c\u2019est sur cela que nous comptons et nous avons raison.Ils manient pour nous l'instrument par excellence que la nature a donné à l\u2019homme : l\u2019intelligence vouée à la vérité.Certaines recherches ne mèneront nulle part ou aboutiront à une impasse, mais les faux pas de l\u2019enfant ne feront pas qu\u2019il ne finisse un jour par marcher.Ainsi, à tous les niveaux, s\u2019élabore la vie de l\u2019homme.Grâce aux recettes de nos amis les savants et les penseurs, nous réussirons à nous adapter à des conditions nouvelles.Eux seront déjà familiers d\u2019un monde bien différent du nôtre.Un peu comme Jules Verne a réussi à préparer les esprits à une civilisation qui avait peu de points communs avec celles qui l\u2019avaient précédée, ainsi les habiles manipulateurs du microscope et du cerveau électronique, les savants investigateurs de l\u2019espace et du temps réussiront à nous éviter le choc insupportable de voir s\u2019effondrer notre monde.Nos chercheurs sauront-ils cependant faire accepter les transformations qu'ils jugeront essentielles au maintien de la vie et du bien-vivre sur notre planète: planification, conservation, économie?Notre rôle, s\u2019il west pas très grand, comporte pourtant cette exigence : consentir à les écouter.l Beaulieu Secrétaire de la rédaction PAGE 2 ACTUALITÉS MARINES COURS DE BIOLOGIE MARINE À GRANDE-RIVIÈRE de la publiciste, Mile B.Beaulieu.Les C.J.N., ce ne sont pas uniquement des petits groupes intéressés aux Sciences naturelles, des individus que rapprochent des goûts identiques.Un idéal a toujours animé leurs directeurs, les poussant à ouvrir de nouvelles voies, à rendre accessibles aux jeunes de nouveaux champs d\u2019investigation.Soeur Marie-Jean-Eudes, directrice actuelle des cours, continue dans la méme voie avec le méme enthousiasme et le même dynamisme.Dans l\u2019histoire des Cercles des Jeunes Naturalistes, 1948 demeure une époque décisive.En effet, cette année-là, la Direction assumait l\u2019organisation et la responsabilité de cours de Sciences naturelles à l'intention des Directeurs de Cercles et des professeurs de Sciences naturelles.C\u2019est ainsi que tour à tour, Québec, Montréal, Rimouski, VoL.6 \u2014 No 1 \u2014 PRINTEMPS 1962 Sherbrooke, Montebello, Saint-Césaire et Grande- Rivière invitèrent ces fervents à étudier l\u2019une ou l\u2019autre des branches des sciences de la nature.Un peu d'histoire Dès 1950, encouragé par la merveilleuse réponse des adeptes aux cours de Québec, de Mont- PAGE 3 Juillet 196} \u2014 Soeur Marie-Jean-Eudes s.s.a.au moment du départ, accompagnée de Mlle M.Plamondon, directeur du service de l'Information et de la Propagande, et réal et de Rimouski, l\u2019initiateur, M.l'abbé Ovila Fournier, alors directeur général des C.J.N., en collaboration avec le Dr Louis-Philippe Audet, surintendant des cours de Culture populaire, inaugure le premier cours d\u2019initiation à la biologie marine.Le groupe de trente-six étudiants comprend un prêtre, quatorze religieux de trois instituts différents, douze religieuses de six communautés et neuf institutrices laïques; il recrute ses membres dans des régions bien diverses, car il en arrive de Rimouski, de la région du Lac Saint- Jean, d\u2019Amos, de Nicolet, de Joliette, de Saint- Hyacinthe, de Percé, de Granby, de Montréal et même d\u2019Ottawa.Le cours de biologie marine était fondé.Malheureusement, après trois ans de fonctionnement, il devra suspendre ses activités, à cause d\u2019une suite de circonstances incontrôlables.En 1957, l\u2019heureuse initiative renaît sous une forme nouvelle et se présente sous le nom de \u201cÉcole de la Route\u201d; ainsi se réalisait le rêve déjà entrevu par le Frère Marie-Victorin quand, le 22 novembre 1931, il s\u2019était écrié : \u201cJe voudrais faire voir le parti qu\u2019on pourrait tirer de l\u2019École de la Route; et pour que la démonstration soit plus concrète, je suppose qu\u2019on recrute un groupe de jeunes gens déjà formés et suffisamment cultivés et qu\u2019on organise une randonnée d\u2019un mois à travers le pays laurentien, de Montréal à Gaspé.Il s\u2019agirait de prendre contact avec la nature de notre admirable pays, d\u2019étudier ses secrets, de redresser nos perspectives déformées, de nous retremper dans ce milieu qui est celui que Dieu a fait pour nous à son image et que nous nous évertuons sans fin à gâcher en essayant de le refaire à notre propre image.\u201d Une fois de plus, le sens visionnaire qui caractérisait ce maître de génie n\u2019était pas trompé : l\u2019École de la Route existe ; elle vit présentement des jours florissants et elle regarde l\u2019avenir avec optimisme et confiance.L'École de la Route Puisque l'horizon recule sans cesse les murs de cette \u201cécole\u201d exceptionnelle, nous entrepren- PAGE 4 Rage ane drons de la parcourir dans un autocar qui, partout, proclame son identité.Sur le parcours de près de 1300 milles, le professeur-guide transmet son enseignement au micro, à l\u2019aide des spécimens- types qui passent sous les yeux: géologie, flore et faune de la Plaine du Saint-Laurent; histoire de son majestueux fleuve; genèse des Laurentides; vestiges de la mer Champlain ; faille de Logan; distinction entre les trois provinces géologiques que l\u2019on touche en passant; Appalaches qui se profilent dans le lointain ; Shick-Shock, aux pics élevés.L'histoire non plus n\u2019est pas oubliée : on salue les monuments, on souligne la toponymie des vieilles paroisses d\u2019origine française; on s\u2019en remémore les dates de fondation; on s\u2019intéresse à la population, aux industries.Les \u2018\u2018routiers\u201d découvrent la diversité de nos fabuleuses richesses naturelles: terres fertiles de la Plaine du Saint- Laurent; immensité de nos forêts rentables; mines inépuisables de la Gaspésie ; richesse inouïe de nos pêcheries maritimes.Les arrêts fréquents favorisent les contacts avec les \u201cgens du pays\u201d, les cueillettes de spécimens, les prises de photos.L'École de Grande-Rivière Les disciples de l\u2019École de la Route font donc escale à Grande-Rivière, but primordial de l\u2019excursion; ils y séjourneront pendant une période de vingt jours.M.Guy Emond, directeur de l\u2019École d\u2019Apprentissage en Pêcheries, avec une extrême bienveillance, accueille les étudiants dans ses locaux: salles de classe et laboratoire sont à leur entière disposition ; tout le matériel d\u2019herborisation y est conservé d\u2019une année à l\u2019autre.Le Dr Alexandre Marcotte, directeur de la Station de Biologie marine, et son équipe spécialisée dispensent l\u2019enseignement : Phycologie: M.Jules Brunel de l\u2019Université de Montréal.Océanographie géologique: M.Marcel Ti- phane de l\u2019Université de Montréal.ACTUALITÉS MARINES Devant l'École d'Apprentissage en Pécherles de Grande-Rivière : Mile M.Plamondon, Dr Alexandre Marcotte, Soeur Marle-Jean-Eudes, s.s.a.et Mlle B.Beaulieu.[Office du Film de la province de Québec, N.Bazin) Un chalut que ne gonflent nl la mer ni les poissons.\u2014 Explication théorique avant les essais en mer sous la direction du Dr Marcotte.(Office du Film de la province de Québec, N.Bazin) Hydrographie et benthonologie: M.Pierre Brunel de la Station de Biologie.Planctonologie: M.Guy Lacroix de la Station de Biologie.Ichthyologie: M.Julien Bergeron de la Station de Biologie.Méthodes de Pêche: Dr Alexandre Marcotte, directeur.Le programme de ces jours d'étude intensive se partage en cours théoriques et en travaux de laboratoire, complétés par des excursions en mer, pour le prélèvement de l\u2019eau de mer à analyser et la récolte des algues et du plancton, en vue d\u2019une étude subséquente d'identification et de classement.Le chalut, traîné sur les fonds marins, recueille des invertébrés de cette région : oursins, ascidies, ophiures, crabes, etc.Et pourquoi ne pas parler des plaisirs de la pêche au chalut, toujours \u2018\u201cmiraculeuse\u201d pour qui ne connaît que la pêche à la ligne dans les ruisseaux et les lacs. as Ry ET Ed pa usu La aa Ld Bi.cd è Yo ve AE amare al, A Li py \u2014 wed à) a N = Ea a 2e A PLANCTONOLOGIE J v 4 Guy Lacroix, biologiste 2 J nt wit vs 2 > D 4; + Ul I i = et pratiques sous la direction de M cours théoriques I iH; 2, i) Le Es Fr La 377% in XR A Ey: A % | » 8 à hoe) A Yo ph 2% & + vi # Ë À y % 1 NS + 3 a à db pr y & 4 [Bp oo pa | 2 pr +) VE } / | a es à ! À ] 4 3 \u2018Est-ce là tout ?Y en aura- pi f- Gal i .od A \\ A 1 pour tous ?\u201d à / 2 ie \\ » \\ A J $* Ao) ve ® Li I ww Y/ 4 | Sv ' la PLE | GB ?a \\ Passer de la théorie à la pratique demande toujours une adaptation ! > ; 2x & hat +0 7 R wos RN L pa rE [d) 4H } PN oo 4 0 oy wy i > se, = LS d 1 be Urs 4 but \u2014.LX n + ol 2.Pi J rf y > 4 A nm - LH 4 at $ au NS PE A =.Hr oa p ga au LCL! ame i » = a NS ol ed A a BENTHONOLOGIE : A vf.LL cours théoriques et pratiques , = sous la direction de À ça 7, M.Pierre Brunel, biologiste.Az 77 § Nk 2155 Station de pisciculture de Gaspé {Office du Film de la province de Québee, N.Bazin} Le programme prévoit encore des excursions au caractére tout a fait spécial: le sanctuaire d\u2019oiseaux de I'Ile Bonaventure, la flore du Mont Sainte-Anne ou du Mont Blane, la tourbiére de Grande-Riviére.Il inscrit également à l'ordre du jour des visites de centres qui présentent le plus haut intérêt: usine de la Coopérative des Pêcheurs Unis de Gaspé, entre autres.Cette visite est une magnifique leçon de choses sur le déchargement du poisson, son entreposage, les machines de dépeçage et d\u2019empaquetage, enfin, sur la transformation des déchets en produits industriels: v.g.les moulées riches en vitamines.La Pisciculture de Gaspé, station de recherches sur l\u2019élevage du saumon et de la truite, et le centre de construction des chalutiers reçoivent également les étudiants toujours avides de se renseigner et de s\u2019instruire.Les professeurs, par leur savoir et leur dynamisme, soutiennent l\u2019intérêt et l\u2019enthousiasme des étudiants.Les travaux de laboratoire comme les excursions en mer illustrent encore d\u2019une façon non équivoque la compétence et le dévouement de ces chercheurs entièrement donnés à la science.Comme les étudiants devront au retour adapter et présenter les notions acquises, à de jeunes élèves, les professeurs favorisent, dans toute la mesure du possible, la cueillette des spécimens, cette richesse sans prix.PAGE 8 Pécheurs unis à Sandy Beach, REI gene Sn Les Etudiants Après avoir connu l\u2019École de la Route et sa vie, si vous aimiez saluer les participants, vous rencontreriez des directeurs de Cercles, en fone- tion ou en stage de formation, ainsi que des professeurs de sciences naturelles qui désirent ajouter à leur formation universitaire le complément indispensable de la pratique.Jusqu'ici, le recrutement s\u2019est fait par le truchement des C.J.N., sans aucune publicité, à cause du nombre restreint d\u2019élèves pouvant être admis.Tl est entendu que pour profiter à plein de ces ours de biologie marine, le candidat doit posséder une culture générale solide, au moins équivalente au Baccalauréat en Sciences.Les avantages Comment les énumérer?Le voyage, en lui- même, est une culture; il avive l'intelligence, lui donne cette étincelle qui invente, d\u2019après les expériences vécues, des sentiers nouveaux d\u2019entente entre les hommes.L\u2019excursion en groupe, en plus de provoquer la découverte et la compréhension des âmes, favorise la découverte et la compréhension des sites que l\u2019on explore.C\u2019est l\u2019abbé Houyoux qui écrivait: \u2018Voyager, c\u2019est se mettre à l\u2019école de la route ; c\u2019est pénétrer dans une formidable université qu\u2019est l\u2019univers\u201d.Usine des Gaspé.{Office du Film de la province de Québec.N.Bazin) Pour plusieurs étudiants, l\u2019École de la Route favorise le premier contact avec la mer.La mer et la vie! Qui pourrait n\u2019être pas ébloui par ce luxe de vie?Le poisson qui est roi dans ce monde d\u2019invertébrés: vers, échinodermes, méduses, anémones de mer, coraux, céphalopodes, bivalves, et l\u2019équilibre qui est maintenu par le cycle de vie et de mort! Que de révélations, que de lumières apportent les cours qui ont su aiguiser l\u2019observation personnelle ! Les observations sur la pêche maritime sont source d\u2019émouvantes découvertes: le labeur intense de nos pêcheurs gaspésiens; leur insécurité, leur courage ; la lutte qu\u2019ils livrent à la mer pour lui arracher ses richesses, le désir bien légitime d\u2019y trouver leur subsistance et celle de leur famille; et puis, la ville au loin et la jeunesse qui doit opter entre son mirage et la vocation de pêcheur.Il faut louer les efforts du ministère des Pêcheries pour améliorer la situation.Le souci des responsables est avant tout de perfectionner les méthodes de pêche, de les rendre plus productives, plus rentables et ainsi, d\u2019assurer aux pê- cheurs une existence plus douce et plus heureuse.VoL.6 \u2014 No 1 \u2014 PRINTEMPS 1962 Confiantes., perdues dans la contemplation.ou simplement à la recherche d'une stabilité que la mer s'entête à leur refuser.lOffice du Film de la province de Québee.N.Bazin) Qui ne se voudrait naufragé devant le visage réjoui de ce mangeur d'oursins?{Office du Film de la province de Québec.N.Bazin) Par la voix d\u2019\u201cActualités Marines\u201d, l\u2019École de la Route désire maintenant exprimer sa reconnaissance au ministère de la Chasse et des Pêcheries.L\u2019honorable Gérard D.Lévesque, ministre de la Chasse et des Pêcheries, ainsi que le Dr A.Labrie, sous-ministre, s\u2019intéressent à nos cours de Biologie marine et les favorisent largement, ce dont nous leur savons infiniment gré.Nous devons également un témoignage de profonde gratitude à la direction des deux établissements provinciaux: la Station de Biologie marine et l\u2019École d\u2019Apprentissage en Pêcheries, qui mettent à notre disposition leurs locaux, leur laboratoire et leur bateau-école.Remerciements Nous remercions non moins sincèrement le ministère de la Jeunesse pour l\u2019appui financier qu\u2019il nous accorde, par l\u2019entremise du sympathique M.François Roy, chef des cours de Culture populaire.Si les cours de biologie marine ont pu se maintenir, depuis 1950, et cela, grâce à la libéralité des ministères du Québec, ils se doivent maintenant de progresser et d\u2019aller de l\u2019avant.Cette confiance que nous accorde \u201cActualités Marines\u201d est pour les responsables de l\u2019École de la Route un honneur, un appui, une source de vitalité et une garantie de succès. le I Un aliment controversé: Le Zooplancton Marin par Guy Lacroix, L.Ph., M.Sc.Station de Biologie marine, Grande-Riviére, Gaspé-Sud.Faim et surpopulation, deux mots que certains hurlent à l\u2019oreille du monde, que d\u2019autres chuchotent; deux spectres contre lesquels se liguent les énergiques et que la plupart se refusent à regarder en face.La solution, à moins d\u2019être exceptionnelle, dépend de la réflexion patiente des chercheurs.N'ont-ils pas de tout temps fait figure de phophètes, avec l\u2019acuité de leur vision et la précision, toute scientifique, de leurs prévisions ?Il faut admettre cette fois-ci qu\u2019ils se sont adjoint un collaborateur de taille : la mer, jusqu\u2019ici insondable, opulente, imprévisible.Des enthousiasmes naïfs, un pessimisme qui se veut éclairé, beaucoup d\u2019ignorance ou un effort obstiné pour éviter les références à des faits précis, tels sont les cadres dans lesquels on examine fréquemment la possibilité d\u2019utiliser le zooplanc- ton marin comme nourriture humaine.Inévitablement, les conclusions que l\u2019on tire donnent l\u2019impression que le problème est définitivement classé, parce qu\u2019il est résolu ou parce qu\u2019il est insoluble.Il est évident que la faim est un des problèmes majeurs de l\u2019humanité à l\u2019heure présente.Ceux qui ont le mérite d\u2019en prendre conscience espèrent beaucoup de toute tentative scientifique VoL.6 \u2014 No 1 \u2014 PRINTEMPS 1962 de solution, même partielle.De là, parfois, la tendance à transformer des hypothèses de travail en certitudes.Ainsi, nombreux sont ceux qui voient déjà les sous-alimentés du monde se nourrir demain de ces « pâturages marins qui nourriront hommes et bêtes »('!.En réaction, certains scientifiques, qu\u2019exacerbent les emballements excessifs, proclament: « By and large, we must leave the plankton to fishes »2.En dehors de ces attitudes qui, comme telles, n\u2019ont rien à voir avec la recherche scientifique proprement dite, il y a le travail modeste de quelques chercheurs qui ont tenté de s\u2019attaquer au Page 11 problème lui-même.Il y a aussi les tentatives de quelques aventuriers de classe qui se sont faits volontairement cobayes.Il y a enfin les « expériences » alimentaires quotidiennes vécues par certains peuples asiatiques.Je pense donc que c\u2019est avec de tels guides qu\u2019il convient de réexaminer cette question dans un but d\u2019information.Comme leurs travaux et expériences nous y invitent, nous allons considérer le problème à trois niveaux différents.Nous nous demanderons si le zooplancton est comestible, et dans l\u2019affirmative, s\u2019il peut être utilisé comme nourriture dans les situations d'urgence (naufrage, famine, guerre).Enfin, nous verrons s\u2019il peut apporter quelque solution à la sous-alimentation mondiale.Le Zooplancton Marin est-il comestible ?La comestibilité doit être déterminée au moins suivant trois critères: biochimique, physiologique et psychologique.Autrement dit, on peut définir la comestibilité en termes de composition biochimique, d\u2019assimilation par l\u2019organisme et finalement d\u2019appétibilité.Critère biochimique Nous possédons depuis assez longtemps des analyses biochimiques du zooplancton marin.Nous avons réuni, dans le tableau I, quelques-uns des résultats obtenus.Il est loisible d\u2019observer que, malgré les différences de méthodes, malgré les différences de matériel utilisé, ces résultats aboutissent tous à la même conclusion générale, à savoir que le zooplancton marin est très riche en protéines.Quant aux carbohydrates et aux matières grasses, ils présentent des variations considérables.Baalsrud mentionne que les lipides du plancton ont une teneur élevée en alcools supérieurs, mais sont aussi quelquefois riches en stérols.Chez les Crustacés \u2014 qui dominent souvent PAGE 12 dans le plancton \u2014 les stérols se présenteraient sous forme de cholestérol, évidemment contre-indiqué dans les rations alimentaires humaines.Par contre, le zooplancton marin contient, en quantités quelquefois remarquables, les vitamines À et D\u2018), On peut retrouver à l\u2019analyse jusqu\u2019à 12,000 U.1.de vitamine À par gramme (poids sec) de tissu chez certaines espèces de fausses-crevettes planctoniques, les Euphausides(), Mentionnons enfin la présence de quelques éléments particulièrement importants en nutrition humaine, le fer, l\u2019iode et le calcium\u201c), Tableau 1 COMPOSITION CHIMIQUE DU ZOOPLANCTON MARIN\" Pro- Graisses Carbo- Réfé- Source téines hydrates % Yo % rences Brandt, 1898 65 8 27 (7) Johnstone, 1908 59 7 20 (8) Clarke et Bishop, 1948 52-59 1-4 13-17 (9) Krey, 1950 70-77 4.6-192 0-44 (10) *Zooplancton constitué surtout de Crustacés.Ces résultats ne doivent cependant pas faire illusion.Le zooplancton n\u2019est pas un tout homogène.C\u2019est un groupe écologique qui renferme plusieurs embranchements, plusieurs familles, plusieurs espèces différentes.Chacun de ces groupes a probablement ses caractéristiques bio- chimiques, et, signalons-le, la plupart ne sont pas encore connues.Si, dans plusieurs régions, de petits Crustacés, les Copépodes, sont nettement dominants pendant la plus grande partie de l\u2019année, ce n\u2019est pas le cas partout.Ainsi, dans telle région ou telle saison, les Méduses, dont le pouvoir urticant est bien connu des baigneurs, domineront dans le zooplancton.Même dans une région donnée, l\u2019importance proportionnelle d\u2019un groupe varie avec les saisons, et souvent même à l\u2019intérieur d\u2019une saison.ACTUALITÉS MARINES Vai las Yih L'auteur et quelques spécimens capturés par le filet à plancton.(Office du Film de la province de Québec \u2014 N.Bazin) A titre d\u2019exemple, en juin 1960, dans la baie des Chaleurs, de 80 à 95% du zooplancton est constitué par les Copépodes.À l\u2019extérieur de la baie, les Copépodes ne constituent plus que 55% du zooplancton.Les Appendiculaires (Urochor- dés à corps globuleux, munis d\u2019une queue aplatie), très peu abondants à l\u2019intérieur de la baie, constituent alors près de 35% du zooplancton de l\u2019extérieur de la baie''! Nos connaissances sur la composition chimique des Appendiculaires sont infimes.D'autre part, le phénomène des migrations verticales journalières qui se présente sous des aspects habituellement complexes, fait en sorte que la composition du zooplancton est très différente suivant la période de la journée.En conséquence, les données que nous fournissions plus haut ont une valeur surtout indicative: elles ne peuvent s\u2019appliquer indistinctement à toutes les VoL.6 \u2014 No 1 \u2014 PRINTEMPS 1962 Ld Ea {Photo Andras Mak) {Photo Andras Mak) régions et à toutes les époques de l\u2019année, ce qui limite singulièrement leur portée.Critères physiologique et psychologique Le zooplancton marin constitue une source non négligeable de vitamines À et D et de protéines.Ces protéines sont-elles facilement assimilables par l\u2019organisme?C\u2019est à cette question que Clarke et Bishop\u2018 ont tenté de répondre systématiquement par une série d\u2019expériences pratiquées sur des rats.Leurs travaux n\u2019ont pas donné de résultats spectaculaires et peuvent paraître à première vue peu encourageants.Ils ont ainsi constaté que des rats nourris exclusivement de zooplancton perdent rapidement du poids et meurent dans un court laps de temps.Cependant, ces rats survivent 30 fois plus longtemps que les PAGE 13 Zooplancton composé en grande partie de Copépodes rats soumis à un jeûne absolu.D'autre part, des rats nourris d\u2019un mélange de plancton et de ration normale, se portent mieux que des rats réduits à une diète sévère basée sur leurs aliments habituels.Clarke et Bishop concluent que les rats ne tirent du zooplancton qu'une partie de l\u2019énergie qui y est renfermée, mais notent qu\u2019ils ont peut- être refusé d\u2019en prendre une quantité plus considérable, correspondant à leurs besoins.À ce point de vue, peut-on comparer un rat et un homme?C\u2019est là toucher un autre aspect important de la question: l\u2019appétibilité.Malheureusement, en ce domaine, les véritables observations scientifiques font défaut, et nous devons nous contenter d\u2019expériences individuelles ou collectives effectuées sans rigueur scientifique.Nous les présenterons à ce titre, et à ce titre seulement.Dès 1891 (4 ans seulement après que Hensen eut créé le terme \u201cplancton\u201d), Herdman!'?rapporte « how plankton formed a breakfast dish for a yachting party of eight ».Pendant leur voyage en mer de quatre mois dans le Pacifique, quatre des six membres de l\u2019expédition du Kon-Tiki ont mangé régulièrement du plancton, quoiqu\u2019en quantités limitées, et le considéraient comme « exceptionally palatable 03, Enfin Bombard, pendant sa traversée de l\u2019Atlantique sur un radeau pneumatique, en consomme régulièrement en faibles quantités, comme complément vitaminique d\u2019une ration surtout constituée de poissons crus.« Une heure de traîne nous apporta, dit Alain Bombard\u2018\u2018*, environ deux cuillerées à soupe d\u2019une bouillie assez agréable au goût et substantielle, mais peu ragoûtante à la vue.Il s'agissait en majorité de zooplancton, presqu\u2019exclusivement de Copépodes, d\u2019où un goût de purée de crevette ou de langouste, un vrai régal.».Quand, parfois, le plancton devient seule nourriture, et l\u2019eau de mer, seule boisson, la réaction du naufragé volontaire Bom- PAGE 14 bard est différente: « .le plancton, dit-il, dont nous nous dégoûtons chaque jour un peu plus » (id.).Le savant planctonologiste Hardy essaie, par curiosité, de manger une seule espéce de Copépo- des planctoniques.Ecoutons ses commentaires: « Boiled in sea water for a moment, strained and then fried in butter, and served on toast, Euchata is a delicacy which one day might support a small fishery to supply a luxury market.Calanus served in the same way, also makes a pleasant shrimp paste »'s), Une première conclusion, de nature provisoire, ressort de ces différents témoignages: en petites quantités, et à condition que ce ne soit pas la seule nourriture, le zooplancton peut être acceptable, sans subir beaucoup de transformations, comme nourriture d'appoint ou comme curiosité gastronomique, pour un occidental habitué à consommer surtout des aliments d\u2019origine terrestre.Quelle est l\u2019attitude d\u2019un Asiatique, qui généralement accorde plus d\u2019importance aux produits marins dans son alimentation?Nous présenterons, en réponse à cette question, quelques faits très révélateurs, dont nous aurions peut-être intérêt à nous inspirer.Sur la côte nord de la Chine, se prépare un pâté de plancton utilisé comme première nourriture accessoire par le Chinois pauvre de toutes les parties de la Chine.En préparant ce pâté, on ajoute du sel, de façon à assurer une conservation pratiquement indéfinie.L'huile, qui est extraite au moment du traitement, est vendue séparément\u2018.Au Japon, deux petites crevettes semi-planctoniques sont exploitées commercialement\u20185 Au Japon toujours, plusieurs villages des côtes sud et méridionales, utilisent en grandes quantités des larves d\u2019Anchois comme nourriture.Il s\u2019agit encore d\u2019une exploitation commerciales), ACTUALITÉS MARINES Iv * JP Ox.a It Py ¥ à & , \u2014\u2014\u2014 ess [a gs onim ee a À po md eee \u2014._- S Lie ! Livenet.prets \u2014\u2014H ES pm = \u2014 \u2014 : : 5 NJ G 12212 de Sn een pm a es eee unis oo.Qu : Oy N fo __ Pace 29 RE TO = A ces 33 espèces, il faut ajouter les 14 suivantes: nom français nom anglais nom scientifique Alose à gésier Eperlan Truite de lac Ouitouche Mulet du Nord Barbotte brune du Nord Barbotte des rapides Petit barré de l\u2019Est Perche blanche Dard-perche du Nord Achigan à grande bouche Malachigan Raseux-de-terre Chatte de l\u2019Est Gizzard shad Smelt Lake trout Fall fish Northern creek chub Northern brown bullhead Stonecat Killyfish White perch Log perch Large mouth bass Freshwater drum Central Johnny darter Eastern golden shiner Dorosoma cepedianum Osemrus mordax Cristivomer namaycush Semotilus corporalis Semotilus atromaculatus Ameiurus nebulosus Noturus flavus Fundulus diaphanus Morone americana Percina caprodes Huro salmoides Aplodinotus grunniens Boleosoma nigrum Notemigonus crysoleucas Page 30 Au moyen des données de la figure 1, nous pouvons également étudier les périodes de la saison de péche favorables aux captures de certaines espèces.Ainsi, nous remarquons la venue de quelques espèces à une saison bien déterminée; ces renseignements peuvent servir à l\u2019établissement d\u2019un système d\u2019approvisionnement de l\u2019Aquarium.La Lamproie marine (2), la Brême (6), l\u2019Omble de fontaine (7), les Crapets (15) et l\u2019Alose (21) peuvent être appelés espèces printanières.Durant les mois de juillet et d\u2019août, où le rendement est assez pauvre, nous avons observé que la température de l\u2019eau du Saint-Laurent atteint son maximum.Les poissons séjournent en profondeur, plus au large, où la température est légèrement plus basse.No- ACTUALITÉS MARINES tons que les espèces commerciales les moins recherchées sont i 8 0, = malheureusement les plus abon- ER dantes; on les retrouve a lon- Sisal Hoa gueur d'année: Carpes allemandes (14), Crapets (15), Catos- tomidés (25), Barbues (26) et Perchaudes (28).Comme nous le mentionnions au début de cet article, la péche expérimentale devait avoir comme but secondaire l\u2019approvisionnement de l\u2019Aquarium.Nous croyons avoir atteint cet objectif dès la première année, puisque 1720 spécimens répartis entre 44 des 47 espèces capturées, furent transportés vivants au Centre biologique.Le tableau 1 ; donne les détails des captures à ainsi que le nombre de poissons i) par espèce fournis à l\u2019Aquarium.A ces quantités, il faut ajouter environ 16,000 jeunes aloses et 1,000 jeunes gasparots.Ainsi, après une seule année d'opération, la pêche expérimentale du Centre biologique nous a permis de recueillir des renseignements précieux sur les espèces de poissons qui se laissent prendre dans les pêches, leur abondance, leurs déplacements saisonniers, la présence de jeunes individus et leur croissance.D\u2019autres données recueillies et de nombreuses observations È échelonnées sur une période plus É étendue nous permettront sans E doute d\u2019aider plus efficacement ; les pêcheurs commerciaux de notre région et de protéger de façon plus rationnelle notre faune.PAGE 81 PAGE 32 TABLEAU 1 Liste des espèces pêchées, nombre de captures dans chaque espèce et nombre de poissons fournis à l\u2019Aquarium: nom français nom scientifique nombre de poissons capturés = fournis à l'aquarium Lamproie argentée Lamproie marine Esturgeon jaune Esturgeon noir Poisson armé Laquaiche Alose à gésier Gasparot Alose Eperlan Poisson blanc Saumon atlantique Truite brune Truite arc-en-ciel Omble de fontaine Tuladi Catostome noir Meunier de l\u2019Est Moxostome à cochon Moxostome blanc Brême Carpe allemande Ouitouche Mulet du Nord Barbue Barbotte brune du Nord Barbotte des rapides Brochet Anguille Petit barré de l\u2019Est Bar Bar blane Perche blanche Perchaude Doré jaune Doré noir Dard-perche du Nord Achigan à petite bouche Achigan à grande bouche Crapet Soleil Crapet de Roche Crapet Calicot Malachigan Lotte Américaine Poulamon Raseux-de-terre Chatte de l\u2019Est Ichthyomyzon unicuspis Petromyzon marinus Acipenser fulvescens Acipenser oxyrhynchus Lepisosteus osseus Hiodon tergisus Dorosoma cepedianum Alosa pseudo-harengus Alosa sapidissima Osmerus mordax Coregonus clupeaformis Salmo salar Salmo trutta Salmo gairdneri Salvelinus fontinalis Cristivomer namaycush Catostomus commersoni Catostomus catostomus Moxostoma aureolum Moxostoma anisurum Carpiodes cyprinus Cyprinus carpio Semotilus corporalis Semotilus atromaculatus Ictalurus punctatus Ameiurus nebulosus Noturus flavus Esox lucius Anguilla rostrata Fundulus diaphanus Roccus saxatilis Roceus chrysops .Morone americana Perca flavescens Stizostedion vitreum Stizostedion canadense Percina caprodes Micropterus dolomieu Huro salmoides Lepomis gibbosus Ambloplites rupestris Pomoxis nigro-maculatus Aplodinotus grunniens Lota lota Microgadus tomcod Boleosoma nigrum Notemigonus erysoleucas 12 22 28 44 10 20 6 95 10 20 12 15 6 14 5 47 31 750 49 Photo ci-contre Que n'a-t-il inventé pour les traquer, ce spécialiste du double-jeu ?Savantes montées, issues trompeuses, grilles qui se resserrent de plus en plus.sans emprisonner l'odeur de la mer qui s'éloigne.{Office du Film de la province de Québec, N.Bazin) ACTUALITES MARINES = == =_ = = == -\u2014 = = = = pr = = a = = === = = = = = = = = EE NYA aE 9.CR = î = Fg WA &.AS 4 4 L LÉ, NS A Ra) ho vy = \u2019 NY \\ LN », + y PA MES RS ny 3 J = ~ fo - | i\u2019 LS mise A > Ch 4°; 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