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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 6, No 2
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1962, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 | OFF I 52PL1 A2 EXe 2 ~ MINISTERE DE LA CHASSE ET DES t J PECHERIES ETE 8 AUTOMNE 1962 10 3 VOLUME 6 No? : 7] es \u20ac # 5 f wtentsf au battement de ces vies qu'il / 14 \u2018 ; XE x ps gL si KR x J ples 7 0 5 3 2 52 pu 2 0 5 A 5 a 3 i pS 0 Bientôt dans nos pages .Le poisson et l'homme C\u2019est presque un truisme d\u2019affirmer que le poisson a joué un grand rôle dans l\u2019histoire de l'humanité.On n\u2019a pas à démontrer, par exemple, l\u2019importance de la pêche, depuis la pré histoire, où l\u2019habitant des palafittes se nourrissait à peu près exclusivement du poisson qu\u2019il capturait au harpon, jusqu\u2019à notre époque, où les progrès de la technique apportent à notre table les produits de la mer sous toutes les formes et dans toute leur fraîcheur.Il n\u2019est pas exagéré de dire que le poisson est en relation, à des degrés divers, avec toutes les branches de l\u2019activité humaine.C\u2019est ce que nous nous proposons de Le Poisson et la préhistoire Le Poisson et l\u2019histoire Le Poisson et la Bible par JEAN-MARIE ROY, B.Sc.A.résumer dans une série d\u2019articles qui seront publiés dans cette revue.Nous n\u2019avons pas la prétention de présenter une étude approfondie.Le développement d\u2019un sujet de cette envergure exigerait la collaboration de spécialistes dans les divers domaines qu\u2019il touche et fournirait la matière de plusieurs volumes.Notre ambition, beaucoup plus modeste, est de l\u2019effleurer en surface, ne serait-ce que pour éveiller l'intérêt sur la question et susciter le goût de l\u2019approfondir.Pour ne mentionner que les grandes lignes du sujet, voici les titres des articles en préparation : Le Poisson et l\u2019alimentation Le Poisson et la mythologie Le Poisson et le folklore Le Poisson et le symbolisme Le Poisson et la médecine Le Poisson et la science Le Poisson et la littérature Le Poisson et la musique Le premier de ces articles \u2014 qui ne seront pas nécessairement publiés dans l\u2019ordre que nous VoL.6 - No 2 \u2014 ÉTÉ- AUTOMNE 1962 Le Poisson et l\u2019Art venons d\u2019indiquer \u2014 paraîtra dans le prochain numéro d\u2019« Actualités Marines ».Pace 7 UNE RENCONTRE HEUREUSE: L\u2019électronique et la pêche par YVES BOUDREAULT, B.Sc., Ing.P.¥ On n'est plus aujourd'hui patron de père en fils, automatiquement, sans entfaînement f spécial.Presque tous, du \u201ccapitaine au moussaillon\u201d, doivent s\u2019initier au maniement % d\u2019un équipement technique spécialisé.Ils ne peuvent plus se contenter d\u2019observer i et de répéter des gestes séculaires; il leur faut acquérir des connaissances de base i dont le domaine s\u2019élargit toujours.Avec M.Boudreault, nous en saisissons claire- y, ment la la nécessité et nous > comprenons la portée des recherches en cours.L\u2019Électronique, science et art dont l\u2019objectif est l\u2019utilisation des électrons à des fins pratiques, est une discipline relativement jeune.Si les électrons \u2014 infimes particules gravitant autour du noyau dans chacun des atomes de la matière \u2014 existent depuis la création du monde, leur « domestication » est toute récente.C\u2019est en 1907 seulement que le physicien américain Lee de Forest mit au point la première lampe à trois électrodes.Il suffit cependant d\u2019un simple regard autour de soi pour constater la pénétration actuelle de l\u2019électronique, science dynamique par excellence, dans de nombreuses sphères de l\u2019activité humaine.Le côté spectaculaire des résultats obtenus nous rend souvent plus sensible cette présence de l\u2019électronique dans la vie de tous les jours.Nul n\u2019a besoin d\u2019une grande expérience de la mer pour s\u2019apercevoir que l\u2019homme est un mammifère plutôt terrestre.Quand il prend le métier de pêcheur et qu\u2019alors il doit s\u2019aventurer sur les grandes étendues d\u2019eau qui bordent nos côtes, il fait face à un milieu quelque peu hostile.Les problèmes relatifs à la navigation et à la recherche du poisson rendent son travail difficile.C\u2019est le mérite de l\u2019électronique d\u2019avoir tenté de résoudre ces problèmes, quelquefois avec succès.Nous nous proposons donc de faire la revue des appareils que l\u2019industrie électronique a déjà mis à la disposition des navigateurs et des pê- cheurs et d\u2019envisager de façon sommaire les tendances qui s\u2019affirment présentement.PAGE 8 Les problèmes de navigation Quels sont donc les problèmes de navigation inhérents au travail du pêcheur ?La navigation est l\u2019art de voyager et de se repérer sur la mer.Responsable de la sécurité et du rendement du navire, tout navigateur, y compris le pêcheur, doit être habile et vigilant.Bien souvent, la visibilité est compromise par un gros temps, par l\u2019obscurité de la nuit et davantage encore par les brouillards.Le pêcheur, pour sa part, s\u2019il veut étendre son territoire de pêche, doit pouvoir se rendre aisément sur les bancs éloignés, souvent plus prometteurs.Le « bon coin » trouvé, il est important pour lui d\u2019être capable d\u2019y retourner dans un minimum de temps et avec un minimum de carburant.Savoir relever correctement sa position sur une carte marine devient alors essentiel.Le capitaine-pêcheur doit être en mesure, en dépit des vents et des courants, de maintenir son navire sur une route déterminée.Comme nous allons le voir, en étudiant sommairement les principes qui régissent le fonctionnement des principaux guides électroniques de navigation, la précision et la sécurité des voyages en mer sont maintenant chose possible.Le phénomène de l\u2019écho Si vous lancez un cri assez fort à quelque distance d\u2019un obstacle, mur, forêt ou montagne, vous entendrez l\u2019écho de votre voix.Les ACTUALITÉS MARINES FEE SON = 2 È y uw = a .FIGURE 1 LE RADAR La distance ef le gisement entre les deux navires sont lus directement sur l'écran ondes sonores sont réflecnies dans votre direction par l\u2019obstacle, tout comme la lumière par un miroir.Ce phénomène simple et bien connu est à la base même du radar et de la sondeuse à ultra-sons.Le radar Dans le cas du radar, ce sont des ondes de radio très courtes (appelées micro-ondes) qui, comme le son, sont réfléchies par les objets solides qui leur font obstacle et sont retournées vers l'antenne émettrice.Cette dernière a pour fonction de concentrer les ondes en un étroit faisceau comme celui de la lumière d\u2019une lampe de poche.Son mouvement rotatif fait effectuer à ce faisceau un balayage circulaire continuel autour du bateau, à la recherche des obstacles.L'émetteur d\u2019un radar est un oscillateur capable d\u2019envoyer de puissantes impulsions d\u2019é- VoL.6 - No 2 \u2014 ÉTÉ - AUTOMNE 1962 circulaire.nergie radiophonique de très courte durée, pouvant traverser les brumes les plus opaques.Après chacune de ces impulsions, l\u2019antenne est branchée automatiquement sur le récepteur de radar.Si le faisceau a rencontré un obstacle, il y aura écho, traduit en points lumineux sur l\u2019écran circulaire.Comme les impulsions sont produites un très grand nombre de fois par seconde et que l\u2019antenne pivote sur elle-même, l'écran de radar présente une image continue des obstacles qui se trouvent autour du navire.Sur la figure 1, le bateau A, équipé d\u2019un radar, reçoit des échos nés de la réflection des ondes sur le bateau B.Immédiatement un point B caractéristique apparaît sur l\u2019écran.Le bateau A y est représenté par le point À au centre.Le temps que met l\u2019écho à revenir est proportionnel à la distance qui sépare les deux navires.Plus l'obstacle détecté est distant, plus sa représentation sur l\u2019écran sera éloignée du centre.Sa Pace 9 situation sera déterminée par la position de l\u2019antenne rotative au moment de la réception de l\u2019écho.Les systèmes de navigation Loran et Decca La vitesse de propagation des ondes de radio est identique à celle de la lumière.Cette vitesse est fantastique: 300,000 kilomètres (186,000 milles) à la seconde ou 302 mètres (982 pi.) par microseconde!').Il s\u2019écoulera tout de même un certain temps \u2014 très court si l\u2019on veut \u2014 entre le moment où un signal de radio quitte l\u2019antenne d\u2019une station émettrice et celui où il atteint le récepteur d\u2019un navire.La mise au point de systèmes électroniques capables de mesurer avec grande précision des espaces de temps très courts a rendu possible l\u2019application de ce principe pour la détermination de la position des navires en mer.Bien que les systèmes de navigation Loran et Decca diffèrent entre eux sur plusieurs points, ils ont en commun trois éléments essentiels: a) un groupe de stations émettrices installées le long des côtes; b) un récepteur approprié à bord du navire; c) des cartes marines spéciales sur lesquelles les positions sont relevées.La figure 2 illustre le fonctionnement de ces systèmes.Les stations À et B émettent des impulsions radiophoniques parfaitement synchronisées, c\u2019est-à-dire partant en même temps de À et de B.Un navire se trouvant en C recevra ces deux signaux avec un léger décalage dans le temps (700 y s.), puisque les ondes ont à parcourir un chemin plus long de À à C que de B à C.De même, si le navire se trouvait au point D ou E, les signaux seraient reçus avec la même différence de temps (700 y s.).Il y a donc ligne (plus précisément une hyperbole) sur laquelle l\u2019écart entre les signaux reçus des stations A et B sera toujours constant.Ce sont ces lignes, lieux d\u2019intervalles de temps égaux, qui apparaissent sur les cartes de Loran.Pour repérer la position d\u2019un navire, on syntonise une paire de stations de Loran et on mesure l'écart dans la réception de leurs signaux.Nous déterminons ainsi une première ligne de position.En répétant cette mesure avec une autre paire de stations, une seconde ligne de position sera connue.La rencontre de ces deux (1) Une microseconde = 1/1,000,000 seconde = y s.Page 10 boss 0e des \u2018 : a FIGURE 2 Détermination d'une ligne de Loran, Le décalage de temps, qui s'écoule entre la réception des impulsions émises simultanément par les stations À et B, est constant sur la courbe CDE.lignes de position sur la carte « Loran » détermine la position du navire.Pour le système de radionavigation Decca, les stations émettent continuellement, non pas une suite d\u2019impulsions comme dans le cas du Loran, mais une onde sinusoïdale parfaitement synchronisée.En supposant, pour fin d\u2019explication, que deux stations Decca utilisent la même fréquence, les courants dans chacune des antennes passent par les valeurs zéro, maximum et minimum exactement en même temps (figure 3a).Si un récepteur se trouve à des distances égales des deux stations, les ondes reçues auront ACTUALITÉS MARINES - \u2014\u2014 2 pros NAN FIGURE 3 a) Ondes parfaitement en phase émises par deux stations Decca.b 4 - 115 FIGURE 3 b) Réception de ces mêmes ondes avec un déphasage AB dû à la différence dans les chemins parcourus par ces ondes.la même configuration.On dira alors qu\u2019elles sont en phase.Cependant si le même récepteur est plus éloigné d\u2019une des stations qu\u2019il ne l\u2019est de l\u2019autre, un déphasage se produira entre les deux ondes, à cause de la différence des chemins parcourus (figure 3b).Les lignes apparaissant sur les cartes Decca indiquent les lieux de différences constantes de phase des signaux; l\u2019appareil Loran indique les lieux de différences constantes de temps de propagation.De plus, le Decca a l\u2019avantage de donner continuellement sur un ensemble de cadrans les coordonnées de position du navire, les manipulations étant réduites au minimum.Parmi les instruments électroniques d\u2019un navire, il convient de mentionner le radiotélé- VoL.6 - No 2 \u2014 ETE - AUTOMNE 1962 phone.Son importance, pour la diffusion des prédictions météorologiques et autres avis officiels a lintention des navigateurs, n'est plus a démontrer.Toujours à la disposition des pêcheurs pour les appels en cas de difficultés, il leur est également utile pour échanger des renseignements sur les conditions de la pêche dans telle ou telle région.Il nous semble ici essentiel de souligner le rôle capital de l\u2019interprétation des données dans l\u2019utilisation de ces appareils.D\u2019une interprétation correcte dépend le rendement de tous ces guides électroniques de navigation.Bien employés, ils sont en mesure de fournir au capitaine les renseignements qui lui permettront de déterminer plus facilement la route à suivre ou la manoeuvre à exécuter.La recherche du poisson Pour réaliser de bonnes pêches, il ne suffit pas de bien savoir naviguer.Loin de là.Il faut trouver les endroits où le poisson abonde.Cette recherche est d\u2019autant plus difficile que nos espèces commerciales (Hareng, Morue, Maquereau, etc.) sont des poissons franchement migrateurs.À toutes fins pratiques, ce sont les grandes concentrations de ces poissons qui présentent un intérêt et qu\u2019il importe de suivre dans leurs déplacements.Mais notre puissance visuelle, dans l'élément marin, est limitée à quelques metres.Nous sommes donc astreints à nous servir de moyens détournés pour en percer les secrets.Ici encore, l'électronique se fait l\u2019auxiliaire du pê- cheur avec toute la variété des sondeuses à ultra-sons.Disons tout de suite que ce terme de «sondeuse », appliqué au type d\u2019appareil en usage sur nos chalutiers, peut être considéré comme dépassé.Bien que les sondeuses servent toujours à indiquer la profondeur, leur objectif premier est devenu la recherche du poisson.Le phénomène de l\u2019écho, comme nous l\u2019avons noté précédemment, trouve aussi une application dans la sondeuse à ultra-sons.L\u2019eau, à cause de son incompressibilité, est un très bon milieu pour la propagation des ondes sonores.La présence, autour d'un navire, de différents bruits, entre autres ceux qu\u2019engendrent l\u2019hélice et les vagues frappant sur la coque, expliquent pour une part, le choix de sons à fréquence élevée, inaudibles à l\u2019oreille humaine, appelés « ultrasons », dans ces sondeuses.PaGE 11 sa n\"n 52e \\ a+ tH ty og 28 Sg th 1\" hh ti af 23 3 9 sa 19 sat ih VA Sa A ste \\ fv \" 20e tr ol oy! 30% qe Al 98 I.22 ol la gp a à \\L} \"a?sise tl 29 9 29 i 920 po Il ped Hy */ 22, es Ih VEUT i\" i ot Les bancs de poissons qui se trouvent hors de la route du navire ne seront pas détectés.Le faisceau d'ultra-sons de la sondeuse à écho est dirigé verticalement.Page 12 _ ttm ee i > FIGURE 4 2a PPT 2 = hs RE ad \u2014 4s 1} LE sel ' F def, N RM > | La sondeuse à écho à faisceau horizontal.3 | M © Ÿ WN 4 Qu WM 4 ; WW | N 77 M Nu | ; Vu 4 \u2014_ ares He ee een TU 4 PAGE 13 Véritable radar sous-marin, elle décèle la présence des banes de poissons à distance.ses FIGURE 5 PR Fe CT > ES = =.= A =.ps > 2 == css EE os EE = CRE ry LE a TE = His = HE Ces appareils comportent tous trois éléments principaux: a) l\u2019émetteur d\u2019énergie ultra-sonore; b) un transmetteur placé sous la coque du navire; c) un récepteur avec son enregistreur sur papier.Comme pour le radar, l\u2019_émetteur produit un train d'impulsions également espacées.Entre chaque impulsion, le récepteur « écoute » les échos qui lui viennent du fond et des poissons, s\u2019il y en a.Ces échos, après amplification, marquent le papier de l\u2019enregistreur de traces foncées.Le temps que l\u2019écho met à revenir au bateau se traduit directement en profondeur devant l\u2019échelle graduée de la sondeuse.Certains perfectionnements rendent ces appareils encore plus capables de fournir au patron de pêche des indications précieuses pour réussir des captures profitables.Citons l\u2019enregistrement sur papier humide, qui montre même les plus faibles échos; la présentation sur écran cathodique, qui permet de voir l\u2019amplitude de ces mêmes échos, et des dispositifs, comme l\u2019amplificateur à « ligne blanche », qui permet de distinguer sur les échogrammes les poissons nageant très près du fond lui-même.La principale limite de ces sondeuses est clairement indiquée sur la figure 4.Les ultrasons, en quittant le transmetteur, sous le bateau, forment un fasceau conique.Il faut donc que le navire passe directement au-dessus des bancs de poissons, car seuls ceux qui se trouvent à l\u2019intérieur du cône sont détectés.On comprendra que, de cette façon, le territoire exploré par un seul navire est relativement restreint.Les appareils de sondages horizontaux, appelés Sonar ou Asdic (figure 5), ont justement pour objectif d\u2019augmenter la capacité de prospection du navire de pêche.Bien qu\u2019ils emploient le même principe que les sondeuses ordinaires, le faisceau ultra-sonore est dirigé horizontalement et effectue un balayage d\u2019un côté à l\u2019autre du navire.De cette façon, les bancs de poissons peuvent être détectés et leurs positions facilement déterminées, même s\u2019ils sont loin de la route suivie par le bateau.En définitive, le sonar est un véritable radar sous-marin.Comme dans le cas des appareils de navigation, l\u2019efficacité de tous ces instruments de sondage est liée à la faculté d\u2019interprétation des échogrammes et aux connaissances de l\u2019utilisateur.Ainsi apparaît clairement la nécessité pour les patrons de pêche d\u2019aujourd\u2019hui et surtout pour ceux de demain d\u2019acquérir une bonne connaissance des principaux phénomènes électroni- Pace 14 ques et de leurs applications à l\u2019instrumentation maritime.Les profits qu\u2019ils en retireront seront la récompense de leurs efforts.Perspectives d\u2019avenir Comme nous venons de le voir, l\u2019électronique trouve dans l\u2019industrie de la pêche un champ d\u2019action des plus intéressants.Les perspectives d\u2019avenir sont brillantes, car les progrès qui se réalisent chaque jour dans cette discipline atteindront sûrement les appareils électroniques destinés à la pêche.Les sondeuses à ultra-sons seront de plus en plus spécialisées; elles seront adaptées au type de pêche et à des écarts de profondeur spécifiques.Les unes permettront de localiser les couches planctoniques où le poisson trouve sa nourriture, tandis que d\u2019autres seront disponibles avec une gamme de fréquences différentes en vue de faciliter l\u2019identification des espèces de poissons détectés.Petit à petit, les transistors remplaceront les lampes électroniques dans la sondeuse, le radar et le radiotéléphone.Moins fragiles que les lampes, les transistors font réaliser une grande économie d\u2019espace et d\u2019énergie électrique.Il est certain que d'autres types d\u2019appareils conçus pour améliorer l'efficacité de la pêche feront tour à tour leur apparition sur le marché.Présentement, les organismes de recherches océanographiques utilisent des appareils électroniques pour mesurer la profondeur, la température et la salinité.La caméra de télévision sous-marine permet d\u2019étudier les agrès de pêche en opération et de voir le comportement des poissons à leur voisinage.À la Station de Biologie marine de Grande-Rivière, nous étudions les possibilités de doter un hélicoptère d\u2019un système de sondage à ultra-sons afin de pouvoir faire la recherche du poisson du haut des airs et à grande vitesse.Il ne fait aucun doute que plus nos connaissances de la mer seront grandes, mieux nous pourrons nous équiper pour exploiter ces richesses, Si l\u2019on songe aux réalisations de la science de l\u2019électronique depuis ses débuts en 1907, il faut convenir qu\u2019elle a fait des pas de géant.Nous sommes porté à croire cependant, avec plusieurs éducateurs et industriels, que l\u2019électronique vient à peine de sortir de son enfance et que les « miracles » qu\u2019elle nous prépare pour le futur éclipseront à coup sûr les réalisations qu\u2019elle a accomplies jusqu\u2019à maintenant.ACTUALITÉS MARINES A L\u2019AQUARIUM.L\u2019AROWANA, | l\u2019aristocrate des poissons par JEAN-MARIE ROY, B.Sc.A.an mw ae _ me x = EE en me \"Peu d\u2019humains demeurent insensibles à la fascination de l\u2019eau, à la beauté particulière ! | qu\u2019elle confère à toutes choses.Peu cependant arrivent à exprimer ce qu\u2019ils res- ! sentent, à décrire la source de la joie qu\u2019ils éprouvent.Il y faut un oeil de poète.Remercions M.Jean-Marie Roy de nous introduire dans un monde magique avec : toute la science du chercheur et la sensibilité de l'artiste.- A Fenétre révélatrice sur le monde mystérieux des eaux, l'aquarium convie au spectacle varié de ses habitants silencieux, mobiles, colorés, dociles au volume liquide qui, à la fois, les soutient et les circonserit dans ce cadre qui impose acquiescement; de ces chorégraphes muets, de ces traceurs d\u2019épures lumineuses nées du mouvement et du chatoiement de mille joyaux, dans cet élément moiré de reflets, de connivence avec l\u2019ondulation constante qui est « la signature même de la vie ».Dans le cadre qui borde leur ronde perpétuelle, ces nageurs captifs révèlent par leur variété plastique et chromatique l\u2019empreinte d\u2019habitats multiples et des eaux originaires.Voici, puissant et profilé, glauque comme la vague, le migrateur océanique.Voilà, indolent et portant VoL.6 \u2014 No 2 \u2014 ETf - AUTOMNE 1962 2.\u2014 \u2014 allt _< tte.- wt livrée sombre, I'hdte sédentaire des profondeurs obscures.Ici, les habitants autochtones des ruisseaux clairs, cyprins vifs, agiles, écaillés d'argent, compagnons soumis à cet accord mystérieux qui commande leur navigation rythmique et concertante.Là, le peuple exotique des larges fleuves bordés par la longue colonnade des térébinthes, des hévéas et des palissandres, tribu d\u2019exilés qui gardent sur leur robe bigarrée la splendeur des fleurs tropicales.Distinct, incomparable, dominant ce microcosme multiforme et polychrome, se détache I\u2019Aro- wanal), fier émigré de l\u2019Amazone.(1) Arowana vient du nom indien aruanâ.Le nom scientifique de ce poisson est Osteoglossum bicirrhosum.PAGE 15 LlAROWANA Aquarelle exécutée d'après nature par M.Paul Voévodine.- A quoi, ce prince du Marañon doit-il sa prééminence sur tant d\u2019espèces comblées, par la Nature, d\u2019une telle somptuosité ?Chez lui point de forme bizarre, excentrique, surchargée; point de zébrures ou de bariolages, de couleurs voyantes ou de contrastes violents.Puissant sans lourdeur, élégant sans gracilité, orné sans fioriture, il est doué d\u2019une beauté faite de mesure, d\u2019équilibre, d\u2019harmonie.Sa forme évoque la silhouette d\u2019un navire: coque galbée des flancs que prolonge une carène mince, élancée; étrave puissante de la mandibule, relevée, presque verticale, et conférant à la tête une allure de proue; ondulation sinusoïdale des longues nageoires, dont la file de rayons rappelle dans son rythme ondoyant les antiques birèmes.L\u2019écaillure, simple revêtement de protection chez d\u2019autres espèces, prend, en outre, chez l\u2019Aro- wana, figure d\u2019ornement: minces, lisses, nacrées, ces larges lamelles créent par leur imbrication symétrique et leur irisation chatoyante un effet prestigieux.On est fasciné par cette richesse de nuances, cette gamme de reflets qui s\u2019allument, miroitent, s\u2019estompent, se fondent, se dégradent, PAGE 16 par ces rappels de tons, par cette fresque en mouvement.Chaque écaille est marquée d\u2019un croissant rose, dont les nuances empruntent tour à tour l\u2019éclat du rubis spinelle et le velouté de certains pétales.Cette couleur, qui borde aussi la cuirasse nacrée de l\u2019opercule, court, translucide, dans la voilure diaphane des nageoires.Mais c\u2019est à la lumière que l\u2019Arowana doit surtout la splendeur de sa livrée.C\u2019est elle qui pose sur les écailles les touches de sa palette variée, qui les nuance de reflets multicolores, les orne de ces pierreries chatoyantes et fugitives.Elle coule sur les flancs du nageur, y pique une émeraude, y accroche une turquoise, se résout en cascade de perles satinées et se prolonge en frisson d\u2019argent dans le sillage de ces joyaux en fuite.Mosaïque lumineuse du nacre irisé de violets, de bleus, de verts: violet du lilas teinté de rose; bleu purpurin de lavande, indigo des espaces nocturnes, saphir limpide; vert aux reflets de bronze ou vert sombre des lacs profonds et \u2014 leitmotiv sans cesse rappelé \u2014 ce vert transparent et lumineux, pareil à celui où l\u2019aube mêle au bleu de la nuit fugitive l\u2019or d\u2019un nouveau jour.ACTUALITÉS MARINES Digne en tout point de la magnificence dont il se pare, l\u2019Arowana rappelle par la majesté de son allure le fier patricien.La noblesse de ses mouvements mesurés traduit une puissance contenue, une force pondérée.Point d\u2019agitation de l\u2019eau qui bouillonne et jaillit sous les battements convulsifs des nageoires ! Jamais la brusquerie ne vient troubler l\u2019évolution perpétuelle et tempérée de ce nageur actif, souple et silencieux.Sans effort, il s\u2019élance, glisse, file, ondule, tourne, se faufile parmi les feuilles de sagittaires, reparaît, tête haute, solennel, magnifique.Dressant ses barbillons#!, semblables aux moustaches en croc d'un fier paladin, il semble occupé sans cesse à quelque mystérieuse exploration.Indif- férent au peuple des Scalaires nerveux et grégaires qui l\u2019entourent et qu\u2019il gratifie à peine du regard impassible de ses yeux de laque cerclés d\u2019or, il promène à travers son domaine l\u2019oisiveté et le faste d\u2019un grand seigneur.On le voit parfois qui s\u2019approche de la paroi de verre, limite de son rovaume, à la recherche, (2) C\u2019est À ces appendices sensoriels qu\u2019il doit le deuxième élément de son nom scientifique : bicirrhosum (portant deux cirrhes).VoL.6 - No 2 \u2014 ÉTÉ - AUTOMNE 1962 dirait-on, d\u2019un hommage d\u2019admiration ; mais, ni cabotin, ni courtisan, il repart aussitôt, hautain et superbe.Carnivore, il passe pour très vorace, mais sa facon de manger suggère plutôt le gourmet raffiné.Voilà bien l\u2019aristocrate des poissons.Son air de noblesse et sa beauté n\u2019ont pas été sans frapper l\u2019imagination des peuplades de l\u2019Amazonie, qui l\u2019ont associé à leurs croyances et à leurs moeurs.Les Chibchas) jetaient dans les rivières des pierres précieuses destinées aux poissons qu\u2019ils avaient déifiés, dans l\u2019espoir d\u2019apaiser par des présents la colère de ces divinités des eaux ou de s\u2019en attirer les faveurs.L\u2019Arowana était gratifié de ces dons fabuleux, en même temps que le Pirhana sanguinaire et le Pirarucü (Arapaima gigas), poisson gigantesque qui peut atteindre une taille de 15 pieds et un poids de 400 livres.Ce géant des eaux douces, proche parent de l\u2019Arowana, constitue la principale nourriture de nombreuses tribus du Brésil, qui le capturent à l\u2019aide de filets ou de harpons, ou (8) Les Aruacs, sous-tribu des Chibchas, semblent bien avoir créé le nom d\u2019aruanä, car, de toute évidence, ces deux mots de même racine appartiennent au même groupe linguistique.Pace 17 même de flèches.D\u2019anciens mythes conservés par les Carajas racontent que le pirarucû sort parfois des fleuves sous une forme humaine et retourne ensuite dans les eaux.Cette croyance est à l\u2019origine de danses rituelles, dont l\u2019exécution est réservée aux hommes et qui se prolongent, jour après jour, jusqu\u2019à la saison des pluies.Les Carajas invoquent ainsi les esprits des fleuves, afin d\u2019obtenir de bonnes récoltes.Les masques des danseurs sont confectionnés de plumes rouges, bleues, jaunes, et ornés de dessins géométriques; les yeux y sont figurés par des rondelles de nacre provenant des écailles d\u2019aruanä.Ce poisson, dont l\u2019aire de répartition déborde sur une partie du Pérou, ne pouvait échapper à l\u2019attention des Incas.C\u2019est ainsi que les adorateurs du soleil ont vu, dans le nacre irisé de I\u2019aruana, le don que lui avait fait, de sa lumière, Quilla, la déesse-lune.On conçoit facilement que l\u2019Arowana soit si bien connu des peuplades de l\u2019Amazonie, car il fréquente, en général, les eaux peu profondes et peut, grâce à une particularité de son anatomie, vivre en partie émergé, dans les igarapés et les nombreux affluents qui baignent les llanos, où, parmi la végétation spongieuse, il se tient à l\u2019affât de sa proie.Mais, qui pourrait le suivre sur toute l\u2019étendue de son vaste royaume, qui comprend le sud de la Colombie, les Guyanes, plus de la moitié du Brésil et le nord du Pérou ?Sur cet immense territoire, de nombreux affluents, dont l\u2019Ucayali, le Tavary, le Purus, le Madeira, le Tocantis, le Napo, le Yapura et le Negro, apportent leur tribut au fleuve géant poursuivant son cours tranquille et lent sur plus de 3,000 milles, territoire soumis périodiquement aux inondations des crues saisonnières.qui envahissent une partie de la forêt tropicale.Dans ce domaine gigantesque qu\u2019il partage avec le piranha assoiffé de sang, le féroce pira- rucû, le characin doré, l\u2019astronaute multicolore, l\u2019anguille électrique et tant d\u2019autres poissons rivalisant de formes étranges et de couleurs chatoyantes, l\u2019Arowana dissimule à la curiosité des PAGE 18 hommes plusieurs phases de sa vie.On ignore encore les particularités de la ponte et de l\u2019éclosion.On a prétendu a tort qu'il pratique l'incubation buccale.Les alevins, croit-on, trouvent en cas de danger un abri sûr dans la bouche de leurs parents.En fait, de ses moeurs, il reste beaucoup à éclaircir.Sa vie emprunte une part de ce mystère dont s\u2019entourent ces vastes contrées, où la végétation hallucinante grouille d\u2019une faune féerique et monstrueuse.Cet Arowana captif, hôte venu d\u2019une terre lointaine, répète instinctivement, dans son cireuit borné, les pérégrinations que poursuivent, dans la contrée natale, ses congénères encore libres de l\u2019Amazone.Pour eux, le large fleuve, roulant ses eaux noires, où dérivent les îles de jacinthes et les larges boucliers des Victoria ré- gia, étale encore les mystères de ses forêts fermées, recueillant sous leurs voûtes drapées de lianes, l\u2019écho d\u2019un concert immense et continuel fait de cris, de chants et de murmures.Indifférents au jaguar tapi dans les fourrés, à l\u2019anaconda étreignant de ses anneaux les palmiers ceints d\u2019orchidées pourpres, au traître caïman simulant le sommeil, aux paradisiers piailleurs et aux aras jacassants, loin des rivières serpentant, fiévreuses, à travers les plaines plombées de soleil, ils retournent, nageurs lents et solennels, au paisible refuge des rades nocturnes.Combien est limité, pour leur congénère captif, ce bassin qui nous permet de l\u2019admirer ! Cependant l\u2019Aro- wana nous invite non seulement au spectacle de ses évolutions et de sa beauté, mais encore au long voyage vers l\u2019habitat qu\u2019il évoque.Ainsi, ce guide imprévu nous a conduits par la pensée à travers l\u2019immense Amérique, vers les terres de lumière, dernière escale des oiseaux du Nord qui fuient les frimas et poursuivent, sous la Croix du Sud, contre la poussée des vents, leur essor migrateur parmi les archipels de la nuit.Il nous a menés, par delà l\u2019espace et le temps, jusqu\u2019au pied de la muraille colossale des Andes, où les Fils du Soleil ont dressé, contre la poussière des siècles, les pierres de leurs temples pour sauver de l\u2019oubli leur fastueuse splendeur.ACTUALITÉS MARINES ÿ | \u2019 + : \u2014æ .PECHERIES 'CANADIENNES DE HOMARD 1957-1961 par JULIEN BERGERON, B.Sc.Biologiste en charge au Laboratoire de Biologie marine de Cap-aux-Meules (Iles-de- la-Madeleine) depuis 2 années, M.Julien Bergeron nous fait part ici de quelques- unes des observations recueillies au cours de ses recherches.Il nous convainc surtout = \u2014 sommes-nous encore à convaincre ?\u2014 de l'importance de la tâche confiée au chercheur.Au point de vue de la valeur commerciale, le Homard (Homarus americanus) se place au premier rang parmi les espèces de poissons et de crustacés débarquées par les pêcheurs de la côte canadienne de l\u2019Atlantique.Au cours de l\u2019année 1960, un record sans précédent a été enregistré dans les annales de la pêche de ces crustacés: des captures de 50.1 millions de livres ont rapporté aproximativement $18 millions aux pêcheurs, soit 30% de la valeur de toutes les espèces capturées sur la côte de l'Atlantique.} Le homard se rencontre dans les eaux de l\u2019Atlantique depuis la Caroline du Nord jusqu\u2019à Terre-Neuve, mais les captures commerciales se font surtout au nord de l\u2019État du Maine.Au Canada, l\u2019industrie de la pêche du Homard n\u2019a guère plus d\u2019un siècle d\u2019existence.Tout comme aux États-Unis, elle a connu des débuts VoL.6 - No 2 \u2014 ÉTÉ - AUTOMNE 1962 prometteurs.Il n\u2019existait cependant aucune réglementation pour limiter les captures et la taille des individus et l\u2019on s\u2019aperçut rapidement de la diminution alarmante des populations exploitées.C\u2019est alors qu\u2019on entreprit une étude approfondie de la biologie de cette espèce afin d\u2019en arriver à concevoir une législation qui protégerait à la fois le Homard et les intérêts des pêcheurs commerciaux.Pour bien comprendre la législation actuelle sur les pêches commerciales du Homard, il faut connaître les particularités de la croissance de cette espèce.Comme tous les Crustacés, les homards ont un squelette externe et cette carapace rigide ne permet pas une croissance graduelle et régulière des individus.Pour allonger et augmenter de poids, l\u2019animal doit changer de carapace: on assiste alors au phénomène de la mue.PAGE 19 La fréquence des mues varie selon l\u2019âge de l\u2019animal, les conditions particulières de son habitat et l\u2019abondance de la nourriture à sa disposition.En général, les mues sont plus fréquentes durant les premières années de croissance du homard et, chez les femelles adultes, il n\u2019y a pas de mue à partir du moment où elles pondent leurs oeufs et la période d\u2019éclosion des larves.À ce moment-là, il n\u2019y a de mue qu\u2019à tous les deux ans.On ne connaît pas encore de méthode directe pour déterminer l\u2019âge du Homard et ce n\u2019est qu\u2019à partir d\u2019observations faites sur des TABLEAU I Croissance d\u2019un homard gardé en captivité durant 11 années au laboratoire de biologie marine de Port-Erin.LONGUEUR Âce DATE DES MUES TOTALE CÉPHALO-THORAX mm pes mm pes Eclosion: juin 1929 I 22 septembre 1930 69 2.72 32 1.26 II 12 août 1931 96 3.78 43 1.69 Il 30 octobre 1931 cassée 47 1,85 III 29 mai 1932 125 4.92 56 2.20 III 23 août 1932 143 5.63 65 2.66 IV 17 mai 1933 160 6.30 72 2.83 IV 17 septembre 1933 185 T.28 85 3.35 Vv 8 juin 1934 206 8.07 93 3.66 VI 8 juin 1935 238 9.37 105 4.13 VII 16 juillet 1936 260 10.23 116 4.57 VIII 23 juillet 1987 288 11.34 124 4.88 IX 1 juillet 1938 306 12.05 135 5.81 x 18 juillet 1989 313 12.32 141 5.55 XI 1940 330 13.00 Mort Référence: Graham, M.(1956).Sea Fisheries, Edward Arnold Ltd.(London).individus gardés en captivité qu\u2019on a pu établir des tables de croissance.À la Station de Biologie marine de Port-Erin, en Grande-Bretagne, on a gardé un homard en captivité durant plus de 11 années et on a pu ainsi noter les fréquences des mues et les augmentations de taille à chacune d\u2019entre elles (Tableau 1).On enregistra 13 mues sur une période de 11 années et l\u2019augmentation moyenne de la taille à chaque mue fut de 15%.Pendant cette période critique de sa vie, le Homard ne présente aucune valeur commerciale à cause de la grande quantité d\u2019eau contenue dans les muscles de l\u2019animal.C\u2019est pourquoi la législation actuelle tient compte des périodes de Pace 20 mues dans l\u2019établissement des saisons de pêche commerciale de ces crustacés.Aux Îles-de-la- Madeleine, la saison officielle de pêche du Homard n\u2019est que de deux mois, soit du 10 mai au 10 juillet, alors que dans la Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick, la pêche est permise toute l\u2019année selon une répartition du territoire en plusieurs districts.En aucune province, on ne permet la pêche du Homard pendant toute l\u2019année au même endroit.(Tableau II).Les périodes de l\u2019année closes à la pêche commerciale permettent à l\u2019espèce de se multiplier de façon à maintenir les stocks à un niveau suf- ACTUALITÉS MARINES TABLEAU II Captures mensuelles de Homard le long du littoral atlantique canadien de 1957 à 1961 (en 1,000 livres) Terre-Neuve Nile-Ecosse N.-Brunswick LP.E.Québec Total Janvier 1957 eee 779 106 885 1968 eens 673 89 762 1969 sae 361 60 421 1960 ruse 412 81 443 1961 cemecs 558 43 601 Février 1957 471 38 cree eee 509 1958 346 69 eee eee 414 1959 158 27 verse eee 185 1960 362 25, vers seen 887 1961 97 11, vers een 108 Mars 1957 een 716 4 entente ese 740 1958 veusen 872 39 en eee 911 1959 an 282 13 see ee 295 1960 sen 318 7 eee eee 325 1961 Leuevees 198 TO anses eee 205 Avril 1957 46 1523 B1, veus ene 1620 1958 488 1288 55, vues eee 1821 1959 71 2284 38 er see 2388 1960 115 1994 25 seen sees 2134 1961 67 1591 27 venus snes 1685 Mai 1967 580 6439 2447 4189 1592 15247 1958 2899 4941 1998 2938 1516 14287 1959 724 5416 1729 8158 1629 12656 1960 2002 8046 2332 4362 1932 18674 1961 1079 3248 779 823 634 6563 Juin 1957 2652 3892 1424 2238 1427 11633 1958 1073 4856 1671 3089 924 11612 1959 2125 5918 1221 2915 1058 13237 1960 1936 2695 1229 2467 1284 9611 1961 2112 6237 2592 5206 2222 18369 Juillet 1957 918 380 2 88 254 1642 1958 285 631 17 22 180 1135 1959 690 735 63 167 408 2063 1960 331 1242 381 525 362 2841 1961 991 1427 391 971 771 4551 Août 1957 se 816 2143 1302 3761 1968 arouvess 405 1136 788 2274 1959 sae 291 3192 1241 4724 1960 sarsonee 342 3508 1620 5470 1961 avosu0e 143 8168 1352 4663 ! Septembre 1957 114 3000 620 une 3734 t 1958 134 2923 890 a.3947 1969 159 1944 640 a 2743 1960 235 2625 786 ven 3646 1961 svosvee 245 1516 783 a 2544 Octobre 1967 rven0e 72 242 66 venue 380 19568 eee 106 1201 302 a 1609 1959 ee 56 812 267 verve 634 1960 aassuvee 156 836 878 reve 1365 1961 sersseme 114 1322 817, osvee 1818 , Novembre 1957 =.54 645 eer sees 699 Ÿ 1958 ume 50 604 eee ene 654 _ 1959 a 56 817 T een 380 .1960 esse 68 656 4 ee 728 1961.72 612 se see 684 Décembre 1957 3263 329 3592 1958 83550 850 3900 b 1959 5266 500 5766 1960 4067 258 4325 1961 5858 404 6257 Référence: Bureau fédéral de la Statistique: La statistique mensuelle des pêches du Canada VoL.6 - NO 2 \u2014 ÉTÉ - AUTOMNE 1962 PAGE fisamment élevé pour en permettre l\u2019exploitation sur une base commerciale.Toujours pour assurer la multiplication de l\u2019espèce, la législation actuelle protège les géniteurs en établissant une taille-limite minimale des individus ayant une valeur commerciale.Les homards ne sont prêts à se reproduire qu\u2019à l\u2019âge d\u2019environ 5 ans.À ce moment-là, ils ont atteint une taille moyenne de 8 pouces (204 mm), soit une longueur du céphalo-thorax d\u2019environ 214 pouces (64 mm).Il existe de légères variations dans la taille-limite minimale légale selon les diverses provinces, mais en général la législation actuelle ne permet pas la capture d\u2019individus ayant moins de 3 pouces de céphalo-thorax.De plus, il est interdit de capturer les femelles porteuses d\u2019oeufs, indépendamment de leurs tailles.Captures commerciales de Homard durant les 5 dernières années La plus grande partie (83.85%) des captures commerciales de Homard au Canada est fournie par les Provinces Maritimes (Nouvelle- Écosse, Nouveau-Brunswick et Ile-du-Prince- Edouard).La province de Terre-Neuve se place au quatrieme rang avec 9.15% des captures et le Québec vient en derniére place avec 7% (Figure 1).En prenant 1957 comme année de référence, on observe une augmentation constante des captures et augmentation est à peu près la même sauf pour Terre-Neuve et le Nouveau-Brunswick (Tableau III).Pour l\u2019ensemble de la région, Nouvelle-Écosse 41.75%, Nouveau-Brunswick 22.83%, lle du Prince-Edouard 19.25%, Terre-Neuve 9.15%, FIGURE 1.Distribution des captures commerciales de Homard le long PAGE 22 du littoral atlantique canadien pour la période 1957-1961.ACTUALITES MARINES seule l\u2019année 1958 a marqué une diminution dans le volume des captures.Pêche commerciale du Québec Les plus grandes concentrations de Homard dans la province de Québec se rencontrent autour de l\u2019archipel des Îles-de-la-Madeleine.Les autres régions exploitées commercialement sont situées le long de la péninsule gaspésienne, autour de l\u2019Ile Anticosti et en certains lieux de la côte nord du Québec (Bas-Saguenay).Dans le Québec, la mise en vigueur d\u2019une nouvelle législation sur les pêcheries du Homard, portant sur la taille-limite minimale, a donné d\u2019excellents résultats.En 1954, cette limite avait atteint 215 pouces (céphalo-thorax).Elle atteignait 3 pouces 4 ans plus tard, à la suite d\u2019augmentations annuelles de 1 de pouce.Depuis 1957, on observe une augmentation constante dans le volume des prises commerciales de Homard (Tableau IV) et il n\u2019est pas téméraire d\u2019attribuer cette augmentation à la nouvelle législation.Aux Îles-de-la-Madeleine, les captures de 1962 marquent une augmentation de 25.69% sur celles de 1961 et de 57.4% sur celles de 1957.Ces résultats sont trés encourageants tant pour les pécheurs que pour les législateurs, car ils sont une preuve évidente qu\u2019une réglementation efficace peut permettre une meilleure utilisation des ressources de la mer et assurer ainsi à nos régions maritimes une stabilité économique des plus salutaires.TABLEAU III Indices de variation des captures annuelles de Homard le long du littoral atlantique canadien pour la période 1957-1961.(1957 = 100) 1957 1958 1959 1960 1961 TERRE-NEUVE .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026esesseseces 100 112.96 86.03 104.48 101.26 ~ NOUVELLE-ECOSSE .100 100.97 116.43 110.64 109.23 NOUVEAU-BRUNSWICK .100 96.18 90.05 113.99 104.03 ILE-DU-PRINCE-EDOUARD .100 106.70 98.73 119.22 111.87 QUÉBEC een 100 124.92 94.56 109.32 110.81 | Toutes régions comprises .100 97.49 102.36 112.39 108.10 TABLEAU IV Captures commerciales de Homard dans la province de Québec de 1957 à 1962 DISTRICTS ILES-DE-LA- MADELEINE ANTICOSTL À BAS-SAGUENAY Captures Variations' Captures Variations' cwt + = cwt + \u2014 1957 25,403 4,358 1958 23,662 6.85 2,896 33.55 1959 28,039 18.49 2,915 .66 1960 33,687 20.14 2,529 13.24 1961 30,220 10.29 3,217 27.20 1962 38,984 25.69 1 Les variations sont exprimées en % et calculées d\u2019après les valeurs de l\u2019année précédente.Référence : Bureau provincial de la Statistique.Rapport annuel préliminaire des pêcheries maritimes 1957-1961.VOL.6 \u2014 No 2 \u2014 ÉTÉ - AUTOMNE 1962 Page 23 ~ TER AR Ve A) | PE 1h J jit if FE] J ® Les chalutiers ravagen | à N Ti mes Le EF Ree = oe PW a aT VE wr pet Angie\u2019.SR 743 > gt] = > Wh a.wg A +\" nigh net EC 4 | .+ Fe co rr © Ragin TPIT.orn Sk 5 790\u20ac apa EN - od EIN, Tu gaia pe dé oy | a ae a \u2014 mo ad ne Amy de Da pr ITE a Ta ae 7 ins A WP per Wg + \"ee i méme eue = 7e a o- _ æ uw ve 2er ce\", PE rtrd vor \u2014 À \"pr I Pan ters, ars Ln ZF asile - IIR Fc AE as one SEE È / oT td EE - > _ SA mr, ses FE, = wr 2S 2 208 À id = x Pa j A $ _ > j -» .7 3: tre, 7 A0 - LE A 4 7 33 a a el 1 Nd 2, 7 >, 2 7 7 ce! 5 Le 7 gr 7, oY NL DE es pid : SN 4%) par\u201d i oe | > i 2 ib: Ay \u2014 cn & i % 7 a xs AAD Wt ard 12 5 Ho Ey dE, 3, tag LBs J des Engin destructeur, ce chalut soigneusement mis en place sur le pont, ce symbole de travail, de patience, de courage ?Il n'a pourtant rien d'hostile.(Office du Film de la province de Québec \u2014 N.Bazin) ACTUALITÉS MARINES PAGE 24 SO onds à Morue ?par PIERRE BRUNEL, M.Ales En parlant des ressources de la mer, certains disent « inépuisables », d\u2019autres «attention ».Il est peu de domaine naturel qu\u2019on puisse exploiter à l'excès.Qu'en est-il des fonds marins ?Ce n\u2019est pas d\u2019hier que les pêcheurs se plaignent des ravages qu\u2019exerceraient les chalutiers sur les fonds de pêche.Un argument qui revient fréquemment veut que le labour continuel de certains fonds par les chaluts détruise ou fasse fuir les animaux de fond dont se nourrit la Morue.Celle-ci déserterait donc ces lieux de pêche, ce qui expliquerait le mauvais rendement de la pêche sur ces fonds.Une variante de cette opposition aux chalutiers s\u2019exprime ainsi: le labour des fonds détruit les oeufs ou les larves de la Morue, diminuant d\u2019autant les populations de taille commerciale des années ultérieures.Ce dernier argument tombe de lui-même lorsqu\u2019on apprend que la Morue pond et libère en pleine eau ses oeufs, qui sont entraînés à la dérive par les courants, et ne se déposent jamais au fond.On notera d'abord que les critiques relatives à la pêche au chalut \u2014 ou à d\u2019autres aspects de l\u2019industrie de la pêche \u2014 augmentent généralement quand la pêche est mauvaise.Lorsque le poisson revient, on est porté à oublier les arguments qu\u2019on invoquait pour justifier ses critiques.Séparé de l\u2019élément passionnel qui provient d\u2019une amertume compréhensible \u2014 une mauvaise saison de pêche désappointe toujours \u2014 l\u2019argument des conséquences néfastes du chalutage mérite d\u2019être examiné sérieusement.Pas plus qu\u2019ailleurs il ne sied d\u2019écarter l\u2019opposition du revers de la main.Car, enfin, l\u2019expérience n\u2019en- seigne-t-elle pas que l'homme ne peut rompre artificiellement l'équilibre des communautés de plantes et d\u2019animaux sans déclencher des désordres biologiques graves et imprévus ?En 18376, le roi d\u2019Angleterre était saisi d\u2019une pétition du parlement dans laquelle on se plaignait des ravages exercés sur les fonds de pêche par le « wondyrchoun », un ancêtre lointain du chalut actuel.Les plaintes ont continué depuis d\u2019affluer en haut lieu, partout où l'on a adopté le chalut comme agrès de pêche.Il y a quelques années, c\u2019était au tour du Québec.VoL.6 - No 2 \u2014 ÉTÉ - AUTOMNE 1962 L'étude scientifique de l\u2019influence des chaluts sur les fonds marins se heurte à des difficultés importantes.Le problème n\u2019a été abordé directement qu\u2019une fois, à notre connaissance, et de façon bien sommaire, dans les eaux britanniques de la mer du Nord (Graham 1955).Les raisons de cette carence d\u2019information sont simples: avant d\u2019étudier les fonds ravagés, il importe de bien connaître les fonds intacts, il faut avoir étudié leur faune dans son équilibre naturel.C\u2019est là un travail très long; de nombreuses années doivent y être consacrées et il ne fait que commencer sur nos fonds de pêche gaspésiens.D\u2019autre part, les techniques océanographiques d\u2019échantillonnage des fonds sont encore trop imparfaites pour permettre d\u2019entreprendre dès maintenant et avec assurance l\u2019étude des effets du chalutage sur les fonds marins.L\u2019océanographie biologique dispose déjà, cependant, d\u2019observations indirectes qui permettent de faire certains raisonnements; ils nous amènent tous à douter de la gravité des ravages exercés par les chaluts.Essais d\u2019obserrations directes Les observations directes faites par Graham (1955) en 1938, toutes préliminaires qu\u2019elles soient, indiquent que le chalutage ne paraît pas affecter les populations d\u2019animaux de fond.L'auteur est arrivé à cette conclusion par deux méthodes: 1) Il a comparé la faune de fonds inaccessibles au chalutage, situés notamment près d\u2019un bateau-phare, à celle de fonds voisins, chalutés intensivement depuis longtemps, sans trouver de différences; 2) Il a délibérément râclé de fond en comble, par 42 traits de chalut consécutifs, une étroite lisière de fond, sans constater ensuite de différences importantes entre la faune de cette lisière et celle des fonds avoisinants.Pace 25 BY = TEN RE res di SS us pme pre Ta \u2014\u2014\u2014 - \u2014\u2014 \u2014\u2014 _\u2014 ATE ee pe 4 - Trt 200 20 i LN = \u2014 Tip 0\u201d ET = = mr NS ja ES Le == T2 4 \"a a -.7 de _, 3 3 -~ a oa \u2014\u2014 a a Py pn pt EIT 0e dée\u2014- xÉ 2m Lie ll \u2014 kit ie \u201cAy mt.Re) A WE oe Sly AAA ee \u201ca Tt aE EE To.ha @ me \u2014 \u2014 ak ge\u201d Se \u2014 \u2014 ire > LL, Ear = reer.i - ra = = = Se \u2014\u2014 ae 3 me se me crea te ci 5% % EEE 5 ES x.et Emax \u201cEs was a Yn & are ATE = Flotteurs du chalut, ms._\u2014_\u2014 a } Sh indices du travail qui a Ze ou ac, se poursuit en profondeur.Ain er ?ard Hh ane AE rats ta a M k.wy Eo arene SE gu WT OA rn i => Ta m0\" 2000 we ES Te = \u2014 Se ATE = > Ft = 2 RES pe om FA fe ME -e ee - anne 2e GY NA CE A 5 a EAR) = a Gr >= ve a ui Pe XX 5 eo a Lentement on le hisse, 20 -\u2014 Rit 2 0! les treuils grincent, ss ass\u201d or Sets > oo les moteurs s'essouflent, us \u201cin RX À ra or ant ples = des formes se dessinent mt ~ Ay Pm 7 aE ~gF ve dans la transparence.a eer rs 2 re x al ox \"À \"Em Be A = 25 Te =F \u20ac a vr Bouse on © \u2014 x ss = Tr ROT ym ws TT 2 x Le sd oo Lon\u201d gp\u201d ke od De ~~ Se ve va ar = asi + ay # sn 5 Sp + i Z SF i wh + , = wr Tr & # Fi 5 + A LS amt 2 qe Tt ~ eZ / E 2 _\u2014 .«.et surgissent, miraculeuses, Æ x wr he = à la surface, la nôtre, Pea or à l'air libre, qui leur est mortel.En te =A [Office du Film de la province de Québec \u2014 N.Bazin).& * = $ À a x i Observations indirectes On peut ramener les observations biologiques indirectes à six groupes: 1) Durant la saison de pêche, les trois groupes d\u2019invertébrés les plus importants dans l\u2019alimentation de la Morue gaspésienne sont le Hareng, les Euphausides ou fausses-crevettes, et les crevettes vraies (Brunel 1960a).Ces trois groupes d\u2019animaux sont nageurs.Le plus important, le Hareng, est complètement indépendant du fond; il se nourrit du plancton qui dérive entre deux eaux.Les Euphausides, quand elles ne consomment pas de plancton elles aussi, et les crevettes ne dépendent du fond que pour leur nourriture, qui consiste alors en fins déchets organiques qui s\u2019y accumulent.La destruction des animaux de fond par les chaluts aurait pour seul effet d\u2019augmenter la quantité de ces débris, d\u2019attirer les Euphausides et les crevettes, et ensuite la Morue.On est loin de la chasser ! 2) À certaines périodes de la saison, ou durant certaines saisons de disette des proies nageuses, la Morue peut dépendre des invertébrés étroitement liés au fond, comme les vers, les crabes, les étoiles de mer, les bernards-l\u2019ermite, les coquillages (cf.Brunel 1960b).Cependant, il est raisonnable de croire que, s\u2019ils sont déterrés par les chaluts, ces animaux seront plus facilement vus et mangés par la Morue \u2014 à l\u2019avantage de la pêche \u2014 en supposant qu\u2019ils n\u2019arrivent pas à s\u2019enfouir de nouveau assez rapidement.Plusieurs espèces le peuvent certainement; alors on ne peut soutenir qu\u2019ils soient détruits par les chaluts.3) Admettons que des quantités importantes de ces animaux de fond soient détruites.La surface totale des fonds marins est immense et le renouvellement des stocks d\u2019invertébrés de fond passablement rapide.La plupart de ces animaux atteignent la taille adulte ou se reproduisent en moins d\u2019un an.Par conséquent, avant que la même lisière de fond soit intégralement râclée une seconde fois par un chalut, les invertébrés ont très probablement tout le temps voulu pour la coloniser de nouveau.4) Les diabolos et les panneaux du chalut affectent probablement peu les fonds de roches, Vo.6 - No 2 \u2014 ÉTÉ- AUTOMNE 1962 de galets, de sable et de sables vaseux fermes.D'ailleurs, les chalutiers évitent systématiquement les fonds de roches afin de ne pas déchirer leur chalut.Or ces fonds sont généralement les plus productifs en nourriture; c\u2019est aussi sur ces fonds que la Morue peut le mieux apercevoir ses proies, incapables de s\u2019y enfouir.On constate effectivement que la Morue préfère les fonds de roche.Le chalutage sur les fonds doux aurait d\u2019ailleurs aussi comme effet net de chasser ou de concentrer la Morue vers les fonds rocheux, où les palangriers peuvent justement pêcher plus facilement que les chalutiers ! 5) La Morue est gloutonne et mange volontiers n'importe quels animaux de taille appropriée.Elle se gave donc des proies les plus abondantes.En supposant que les populations de ses proies habituelles soient détruites, elle se rabattra avidement sur les populations qui auront survécu et proliféré.Il est connu en biologie que la place d\u2019une espèce dominante dans une communauté est rapidement occupée par une autre espèce si la première vient à être décimée.On ne prétendra tout de même pas que les chaluts peuvent détruire toutes les espèces animales du fond de la mer ! La pêche au chalut se pratique sur une grande échelle depuis plus de 50 ans dans la mer du Nord, en Europe et depuis quelque 25 ans sur les Grands Bancs de Terre-Neuve.Or il y a actuellement à peu près autant de Morue sur ces fonds qu\u2019avant l\u2019avènement des chaluts.Du moins, la Morue y augmente et y diminue d\u2019une année à l\u2019autre, indépendamment de l\u2019augmentation continuelle du nombre des chalutiers qui y pêchent.Quant aux fonds québécois, nous avons moins de recul historique pour conclure, mais les observations dont nous disposons vont dans le même sens.Les arguments que nous venons d\u2019exposer ne signifient pas que l\u2019augmentation du chalutage n\u2019ait rien à voir avec la diminution du rendement de la pêche depuis quelques années.Le problème de la sur-pêche demeure toujours d\u2019actualité, car il est évident que les stocks de Morue ne sont pas inépuisables.Nous disons seulement: il est improbable que ce soit en ravageant les fonds et les animaux qui y vivent que le chalutage PAGE 27 affecte les stocks de Morue.Nous disons bien « improbable » et non .3 Lol A mt at SL ce 4 > \u2014_\u2014 (2 Ay A Lid ld pee .\u2026 4 | i LL = TI ars TT Le p= = EE 2e ot Le ry \u2014-_\u2014 i pi ps - \u2014 = = \u2014 =p = core a \u2014 \u2014 - er > Tn a Re Pea cons men ve mg gm = = ar \u2014 pal =\" = TF eva - = wager = am -_ = \u2014 am \u2014 = es ee Tz Ce \u2014 = \u2014\u2014 mi _\u2014 - \u2014 - \u2014 yy =z \u2014, -\u2014 -\u2014 a a - \u2014_ ; a mens Ma, a 2 \u2026-\u2014 \u2014 \u201cley >.= \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 rg.PUES 7 ET Sana, \u2014 rg me - re a.I \u2014 20055 == ss M EE 4 mar hp Pd usage 5 we \u2014 gp \u2014 => - Tadd - oir meme \u2014 TZ Bog > \u2014 _ A.- ng eme TT ES e oon OO HTD ee >.a.si Ze\u201d AN aati _ 222 -\u2014 No - se nn Fe a.» ir ory hl opr | gp.SU A Soot are TT RNR RE a PE oa yr ve.\u2014lr * \u2014e a - = &™ Vo.TE a\" % = We .\u2014 = o£ 8:0 = - ~~ ox Bru Ire mornes, III = VL] LT ice du Fi des > Of de Qu ~~ > + \u201c ti] = o Wan .ually I 22 * A; ri at rEg pus ee ra OSSI mes NOÉ mer ris Te ee \u2014 Ï Em = _\u2014\u2014-_ SS m= \u2014\u2014 ÉTÉ CSS == \u2014 a \u2014\u2014\u2014a\u2014\u2014 \u2014 ÉÉÉ = ZEN T= CPE a = SI mers erir\u2014\u2014\u2014rss = À SFr \u2014 OR Deco VS ee SSS IT NN \u2014\u2014 = CE = NE Es CSSS CN Te \u2014_\u2014\u2014 == Re 1 meer ai 55 = HS 7 FA Pye] Dt ANCA Pr = _ SS Ts mo FIN + \u2014 LF wf \u2014_\u2014\u2014 Em ra Prey = es SOI > \u2014 \u2014 = ere eT mr \u2014 TTT \u2014 5 ! 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