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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 7, No 3
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1963, Collections de BAnQ.

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DITORIAL Ce fut une merveilleuse aventure que la publication de ces « Actualités Marines ».Et ce n\u2019est pas sans regrets que, pour assumer de plus hautes fonctions, je dois quitter la direction d\u2019une revue que jai vu naître, grandir et se développer.Or, toute croissance est douloureuse.Que de liens il faut rompre ! Que de cadres il faut doucement repousser | Quelle est difficile la voie de l\u2019accomplissement intérieur ! Revue de vulgarisation scientifique pour l\u2019homme cultivé souvent non familier avec les problèmes que pose l\u2019exploitation de nos richesses marines, de la mer à la table, « Actualités Marines » a été fidèle aux objectifs énoncés clairement dans plusieurs éditoraux (Vol.1, no 1, Vol.2, nos 1 et 3, Vol.5, no 3).Nous avons ainsi reçu audience tant dans l\u2019État du Québec (universités, bibliothèques, écoles, associations diverses) que dans le reste du Canada et à Pétranger (ambassades, gouvernements et sociétés savantes).Rendre compte de nos efforts et de nos recherches pour ensuite, dans un mouvement de juste retour, nous ouvrir au monde en accueillant des chercheurs de toute discipline et de diverses nationalités, notre démarche n\u2019ayant de sens que communautaire, nous avons aussi voulu soigner et la forme et le fonds, fidèles en cela à un souci bien français, en cette terre d\u2019Amérique, de beauté, de goût, d\u2019élégance et de perfection.Nous sommes encore, malgré les progrès évidents accomplis, en deçà des sommets que constituent nos idéaux, les plus pratiques qui soient parce que les plus engagés dans l\u2019action.Depuis le début, une inquiétude évolutionniste nous hanta et nous n\u2019avons pas pu en traiter dans nos pages, pas plus d\u2019ailleurs qu\u2019il nous a été possible d\u2019aborder certaines questions sociologiques, épineuses souvent, critiques toujours.Le capital humain n\u2019est-il pas, en définitive, le seul moteur à tous nos efforts, à moins que l\u2019on ne déifie la matière, reniant ainsi l\u2019homme lui-même en même temps que sa finalité ?Parallèlement, nous avons voulu vulgariser dans un constant souci de pédagogie.Mais il reste encore beaucoup à faire afin d\u2019aider le Canada français à produire enfin les hommes de science dont il a un tel besoin, une telle faim, que la carence même risque de faire planer au-dessus de sa tête le spectre du suicide collectif, économique et culturel.Mon vœu le plus vif, à moi qui l\u2019ai vu naître, grandir et se développer est un vœu de vie pleine, saine et vigoureuse pour « Actualités Marines ».(TT, La directrice de la revue Morn Plasma dion PAGE 2 ACTUALITES MARINES RECHERCHES SUR LES INVERTÉBRÉS DE FOND à la station de Biologie MARINE par PIERRE BRUNEL, biologiste Station de Biologie Marine Grande-Rivière Gaspeé-Sud Les Invertébrés de fond, cette faune parfois minuscule, qui semble oubliée et perdue au cœur des mers et des océans, connaît cependant quelques amis.Ainsi, M.Brunel se penche depuis plusieurs années sur cette importante source de nourriture pour les poissons.Il n\u2019étudie d\u2019ailleurs pas cette faune seulement sous cet angle, car elle est en elle-même intéressante pour le chercheur et pour la science.Depuis la prise en charge de la Station de Biologie marine de Grande-Rivière par le gouvernement du Québec, donc depuis 1951, plusieurs travaux de recherche sur les Invertébrés de fond ou benthos ont été entrepris.Confiés au début à M.H.-Etienne Corbeil, D.Sc.(1951-1954), ils étaient repris en 1956 par l\u2019auteur.L'importance des Invertébrés de fond pour la pêche commerciale \u2014 un bref article?sur le sujet Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HIVER 1963-1964 Un crustacé Amphipode, Anonyx oculatus, de son nom scientifique.Lui ef ses cousins du méme genre pullulent & certains moments de l'année.La Morue s'en repaît alors volontiers.Mais en revanche, des nuages de ces « puces de mer » dévorent parfois des morues mortes ou moribondes en les grugeant par l'intérieur.Hs attaquent notamment les morues immobilisées dans les | filets maillants, au détriment du pécheur.(Dessin \\ \u2014 P.Brunel) 7 NÉS Ë ANN } renseignera le lecteur à qui ces animaux sont peu È familiers \u2014 se fait sentir de deux manières.Plusieurs sont exploités commercialement ou pourraient l\u2019être : homards, crabes, crevettes, coques (« clams »), moules, bigorneaux, etc.D\u2019autres espèces, en nombre beaucoup plus considérable, ont par ailleurs une importance indirecte très grande : elles servent de nourriture aux poissons commerciaux, notamment à la Morue et aux poissons plats.Leur abondance et leur PAGE 3 On n'a pas encore inventé d'appareil pour extraire des graviers et débris, assorfir et compter les animaux voriés que rapportent pêle-mêle les chaluts et échontillonneurs de fond.L'auteur trie ici le produit d'une pêche au chalut.Ce travail de longue haleine est ordinairement confié aux assistants de laboratoire.Les étudiants qui servent d'assistants d'été L'échantillonneur de fond Holme, sur le point d'être passé par-dessus bord et descendu au fond de la mer.L'appareil y prélève des échantillons de vase ou de sable contenant les petits animaux de fond dont se nourrissent les poissons.Chacun des deux godefs sous l'appareil chavire et prend une bouchée de vase qui sera ftamisée pour faciliter l'extraction des animaux et déterminer la texture du fond.La surface de fond échantillonnée peut être déterminée assez précisément et permet de calculer la densité numérique et pondérale des animaux et de comparer la richesse des fonds.(Office du Film du Québec \u2014 N.Bazin) peuvent y Houver une illustration concrète de leurs cours de biologie.(Photo A.Mak) oT RN NC CR i es Tee = 2 ee a Après avoir raclé le fond durant une dizaine de minutes, un petit chalut à vergue est remonté à bord.C'est essentiellement un long sac de filet assujetti à un cadre rigide servant de gueule.Il a pêché les animaux trop gros, trop dispersés ou trop bons nageurs pour être capturés efficacement par l'échantillonneur de fond.L'évaluation de la densité des animaux est beaucoup moins précise que celle fournie par ce dernier.(Photo P.Brunel) distribution sont des facteurs importants de la croissance, des migrations horizontales et verticales, de la concentration ou de la dispersion des poissons ; bref, il dépend partiellement des Invertébrés de fond que l\u2019on pêche beaucoup ou peu de Morue, grosse ou petite, en un endroit donné.De manière plus générale, à cause de l\u2019importance même des Invertébrés de fond dans l\u2019économie de la mer, l\u2019augmentation de nos connaissances sur ces animaux permettra de résoudre des problèmes imprévus, dont l\u2019histoire de la science regorge d\u2019exemples, et dont celle des pêches n\u2019est pas exempte non plus \u2014 maladies, parasites, compétiteurs ou prédateurs indésirables des poissons ou de leur nourriture, etc.L\u2019étude du benthos a donc sa place dans un programme visant à rationaliser éventuellement les pêches commerciales par la prédiction, le plafonnement des prises, le perfectionnement des méthodes et des agrès, et même l\u2019augmentation de la production de poissons par la mer.L\u2019étude des Invertébrés de fond s\u2019inscrit également dans les fonctions éducatives qu\u2019on a reconnues PAGE 4 jusqu\u2019ici à la Station de Biologie marine.Puisque dans le monde marin le benthos compte le plus grand nombre d\u2019espèces et de types biologiques différents, c\u2019est souvent sur lui que se porte naturellement l\u2019intérêt des étudiants qui viennent suivre des cours, secondaires et universitaires, ou faire des stages à la Station.La majeure partie de nos recherches a porté sur les Invertébrés de fond en tant que nourriture des poissons.Ce choix résulte autant de la politique adoptée depuis le début par la direction de la Station et de l'importance qu\u2019elle accorde à sa fonction éducative que de la spécialisation de l\u2019auteur et de l\u2019intérêt scientifique que ces animaux ont toujours éveillé chez lui, depuis ces quatre saisons d\u2019été où il était l'assistant de M.Corbeil.Ce choix répond aussi à une nécessité pratique : éviter le plus possible l\u2019éparpillement des efforts qui mène souvent à l\u2019inefficacité.En conséquence, les travaux sur les invertébrés commerciaux ont porté surtout sur le Homard (Paul Montreuil et Julien Bergeron) et sur les crabes (P.Brunel).Les recherches sur le Homard des Iles-de-la-Madeleine ACTUALITÉS MARINES ont déjà donné lieu à trois articles dans cette revue.\u201d La plupart de nos recherches sur les Invertébrés de fond peuvent être groupées sous sept chefs, énumérés ci-dessous dans l\u2019ordre chronologique de leur mise en œuvre.Sont également mentionnées \u2018des saisons de travaux en mer sur lesquels ils se fondent principalement : Etudes de l\u2019alimentation de la Morue des bancs de pêche gaspésiens \u2014 1951, 1952, 1953, 1954, 1960, 1961, 1962.Inventaire taxonomique des Invertébrés de fond du golfe Saint-Laurent \u2014 1951 et années subséquentes, au fil des autres travaux.Relevé quantitatif de la faune de fond du banc Miscou \u2014 1953, 1954.Taxonomie des Amphipodes benthiques marins \u2014 1954 et années subséquentes, surtout 1956.Distribution verticale et géographique des Amphipo- des de la baie des Chaleurs, en fonction de la température \u2014 1954, 1956.Relevé quantitatif de la faune de fond de la baie de Gaspé \u2014 1956, 1957, 1958, 1959, 1960.Etude sur la biologie et la biométrie du crabe-araignée (Chionoecetes opilio) \u2014 1960, 1961, 1962.La nature, les objectifs et les origines de chacun de ces projets de recherche sont exposés brièvement dans les paragraphes qui suivent.On trouvera des exposés plus techniques dans les Rapports annuels de la Station de Biologie marine de Grande-Rivière.L\u2019alimentation de la Morue Ce projet, dont la mise en œuvre ne visait pas à solutionner de problème précis mais à fournir des renseignements généraux sur le régime alimentaire de notre Morue, a contribué cependant à mettre en lumière l\u2019influence des Euphausides, ou fausses-crevettes, sur le rendement de la pêche.Leurs périodes d\u2019abondance coïncidaient avec des périodes de mauvais rendement de la pêche à la palangre et de bon rendement de la pêche au chalut.C\u2019est en fonction de ce problème que nous avons orienté les travaux de 1960 à 1962.L\u2019analyse des estomacs et l\u2019étude des résultats, qui se poursuivent en 1964, mettent graduellement en évidence, pour la première fois de façon quantitative, croyons-nous, le rôle important des proies nageuses (Capelan et Euphausides) à un certain moment de la saison.Leur arrivée massive semble alors distraire la Morue de ses pâturages habituels sur le fond et l\u2019attirer au festin qui se tient entre deux eaux : ainsi diminue le rendement de la pêche de fond, notamment de la pêche à la palangre.Un tel comportement peut s\u2019observer tant la nuit que le jour, mais il est plus intense le jour et durant les longues journées de juin, quand le soleil d\u2019équinoxe fournit sa lumière la plus pénétrante, car la Morue chasse alors à vue.Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HIVER 1963-1964 Les résultats obtenus font entrevoir une explication, au moins partielle, des fluctuations saisonnières et annuelles de la pêche dans les eaux locales tout au moins.Ainsi se groupent des éléments de prévision et s\u2019élabore une théorie de contrôle rationnel.Les chiffres obtenus fourniront aussi des renseignements de base sur le rôle de la nourriture dans la croissance de la Morue durant les années étudiées.Fruit d\u2019observations saisonnières intensives dans une région limitée, ils compléteront bien ceux que la Station biologique de St.Andrews a recueillis, moins fréquemment que nous, mais dans une aire géographique marine beaucoup plus vaste.Ces chiffres ne se bornent pas à confirmer un phénomène déjà pressenti ou même connu ; ils sont un aspect primordial de nos recherches.Ils font passer ce phénomène du domaine empirique à celui de la science.Inventaire taxonomique des Invertébrés de fond Ce travail considérable d\u2019identification des nombreuses espèces d\u2019invertébrés benthiques du golfe Saint- Laurent \u2014 639 espèces distinguées jusqu\u2019à maintenant \u2014 doit logiquement précéder les relevés quantitatifs de la faune de fond mentionnés plus bas.Il est également indispensable à l\u2019étude de l\u2019alimentation de la Morue ; on peut ainsi déterminer les espèces de proies qu\u2019elle consomme.L\u2019inventaire doit d\u2019ailleurs précéder nécessairement (nécessité pratique plutôt que logique) ces travaux.Le chercheur ne doit-il pas apprendre par lui-même à reconnaître les animaux, avec, ou plus souvent sans, l\u2019aide de spécialistes et de manuels d\u2019identification de la faune, l\u2019un et l\u2019autre étant rares et fort en demande ?Plusieurs groupes d\u2019animaux, notamment certains groupes renfermant peu d\u2019espèces, et quelques grands groupes que nous avons fait étudier par des spécialistes, sont déjà inventoriés de façon assez complète, du moins pour les espèces habitant des profondeurs ne dépassant pas 100 brasses (183 mètres).Cet inventaire ne vise pas à rechercher les espèces rares, mais à identifier correctement celles que nous rencontrons au cours d\u2019autres travaux.Etant donné l\u2019insuffisance des prospections antérieures de la faune du golfe Saint- Laurent, nos activités dans ce domaine débouchent inévitablement, de temps à autre, sur des découvertes intéressantes pour la biogéographie marine \u2014 espèces nouvelles pour la science, pour l\u2019Amérique du Nord ou pour le golfe Saint-Laurent.La nécessité de maintenir à notre propre disposition et à celles des spécialistes intéressés des collections de référence bien conservées, identifiées et cataloguées, va de pair avec celle de notre travail d\u2019inventaire.Le Musée de la Station de Biologie marine, dont le caractère est exclusivement scientifique, joue ce rôle, analogue à celui d\u2019une bibliothèque spécialisée.Des por- Pacs 5 tions de ses collections sont régulièrement réexaminées, les identifications sont confirmées ou corrigées, tant par les biologistes de la Station que par les spécialistes à qui ils les envoient ou qui viennent les étudier à Grande-Rivière.L\u2019inventaire taxonomique de notre faune progresse donc autant, sinon plus, par l\u2019étude des collections existantes que par de nouvelles pêches en mer.Ces recherches facilitent de façon concrète la tâche des chercheurs par la publication de listes, de catalogues et éventuellement de manuels d'identification qui leur permettent d\u2019identifier leurs matériaux biologiques.Elles s'accommodent mieux de mises de fonds modestes que d\u2019autres projets plus ambitieux.La Station de Biologie marine, à cause de ses moyens limités et de ses contacts universitaires, me paraît particulièrement bien adaptée à ce genre de recherche.Les grosses institutions fédérales de recherches marines semblent s\u2019y prêter moins bien, mais elles en reconnaissent néanmoins et en ressentent de plus en plus la nécessité.Le bane Miscou : un fond riche?Le banc Miscou est un lieu de rassemblement de la Morue durant certaines périodes de la saison.Elle s\u2019y nourrit abondamment et y fraye.C\u2019est sur ces fonds que se détermine largement son taux de croissance qui est fonction de la quantité de nourriture consommée et permet de prévoir la taille des morues qui seront prises les années ultérieures.Il y a lieu de croire que le banc Miscou héberge une faune de fond abondante.Tous les types d\u2019animaux produits sur les fonds ne sont pas accessibles à la Morue.Et la Plie \u2014 certainement appelée à une exploitation commerciale croissante \u2014 qui dépend encore plus étroitement des Invertébrés de fond que la Morue se nourrit de types différents d\u2019animaux.La quantité totale et la quantité de chacun des types d\u2019animaux de fond varie selon l\u2019année, la saison, la profondeur, le type de fond.Ces variations, en plus d\u2019affecter la croissance de la Morue, influencent-elles ses migrations, ses concentrations ou ses déplacements locaux, son attrait pour l\u2019appât du pêcheur ?Cette nourriture de fond est-elle à son tour ravagée par le labourage des fonds par les chaluts ?* C\u2019est pour répondre à ces questions et à bien d\u2019autres que la Station de Biologie marine a cru utile de connaître d\u2019abord la distribution naturelle des quantités d\u2019Invertébrés de fond produites par le banc Miscou.Le Dr Corbeil a dirigé ce relevé en 1953-1954 et l\u2019analyse des échantillons d'animaux était fort avancée à son départ de la Station en 1954.Il est essentiel de mener ce travail à terme.Il fournira des chiffres précis qui, avec d\u2019autres, entreront éventuellement dans les équations mathématiques complexes qui permettront, nous l\u2019espérons, de calculer la production naturelle de poissons d\u2019une région marine.Les résultats PAGE 6 RENE ER NE TET HR feront mieux connaître aussi l\u2019habitat préféré de chaque espèce d\u2019animal, de même que les grandes communautés animales \u2014 cousines éloignées des sociétés humaines \u2014 qui en sont la résultante.Au surplus, cette étude, comparée à celle de l\u2019alimentation de la Morue, permet déjà de connaître quelles proies choisit la Morue et lesquelles elle n\u2019utilise pas, de même que celles qu\u2019elle capture entre deux eaux, absentes ou rares dans les relevés de fond, Ce sera un pas vers l\u2019évaluation de l\u2019efficacité avec laquelle la production marine totale se transforme en chair de poisson.Si les résultats confirment la richesse en invertébrés que nous soupçonnons, nous espérons qu\u2019ils nous éclaireront aussi sur l\u2019origine de cette richesse.La baie de Gaspé: un fond pauvre ?Le relevé quantitatif de la faune de fond de la baie de Gaspé servira -de témoin à celui du banc Miscou.Réalisé selon des méthodes comparables, il permettra de comparer un fond pauvre à un fond riche.Du moins, ce sont les impressions qu\u2019il faudra vérifier.Si elles sont confirmées, la recherche des facteurs responsables de la pauvreté ou de la richesse en Invertébrés de fond en sera facilitée.La baie de Gaspé n\u2019est pas particulièrement poissonneuse et la majeure partie de ses fonds sont vaseux et à première vue pauvres en vie.D'autre part, les gros crabes-araignées (Chionoecetes opilio), objets d\u2019une exploitation commerciale commencée récemment, y sont apparemment plus abondants qu\u2019ailleurs.S\u2019agit-il simplement d\u2019une formé différente de la productivité des fonds ?La distribution des sédiments dans la baie forme souvent une séquence graduelle du sable vers la vase avec l\u2019augmentation de la profondeur, séquence accompagnée de changements correspondants de la faune.Nous avons recherché particulièrement différentes séquences de ce type, afin de départager l\u2019influence de la nature du fond de celle de la température de l\u2019eau sur les associations dominantes d\u2019animaux.Les prélèvements d\u2019échantillons de sédiments et d\u2019animaux sont terminés, mais le tri, l\u2019identification, le décompte et la pesée des animaux, opérations longues et laborieuses étroitement liées à notre inventaire taxonomique, requerront encore quelques années d\u2019attention, sans parler de l\u2019analyse et de l\u2019interprétation des résultats.Distribution des Amphipodes de la baie des Chaleurs Les Amphipodes, comme les crevettes, le Homard et les crabes, sont des Crustacés, un groupe d\u2019animaux dont l\u2019importance dans la mer est celle des insectes sur la terre : ils sont la nourriture des plus gros.Les Amphipodes sont appelés pucerons, ou puces de mer, par les pêcheurs.Associés au fond comme les cre- ACTUALITÉS MARINES 7 VO UF vw.% 3 3 bc SA pin = + Orel HY re \u201d 5 oF ag À a = SH æ > hd ad + v oF ge 2 A SA, \u201d ra y.Hg.à = as 17, X= a % 7 2 [A3 2 3 $e a [_) oo\u201d = £3 Ré A.ri ad »: AY eu É 4 BAK a+ TE te Ho i oa Saat _ æ, Le Eu PET od \\ de : a NW AST HE ves ne) \\ 7 4 ~ #.Sayan we, er mm >» que = \"Ny ed 4 Id ad oe a y AE D Re Jo 8 ES 4 Ya wht ga J ff SX \u20ac Nerf Ÿ \u201d AY Shh gr, gli x 7e yt 2a x >\u201d 4 4.> a PAE 5 2 FA > a+ A A » oh 47 3 + 3-4en, $Y 16 IN fed 3 5 WE a 20 FR {Photo de l'Office du Film du Québ ec \u2014 N.Bazin) GDéclenchez, le spectacle son et lumière de la grande mer et luisent ces coquillages, se veloutent ces oursins, sharmonisent la danse des crabes et le glissement des astéries. aa m= Fu 1 & LT = (V1 [a EL x % nd À.25 TTY am mes ed A Desde 2 = x or ca 2 Gr AA Re se PETER) ee x ol SPE ps a AEs Eu = = oy ri ces oe 3 2 x ot Ex firs nc ake 2 > ET Te a LE 2 IP de as Ry = = ES ce cs = = kn vettes, ils les surpassent en nombre, mais leur taille coup ma contribution originale au travail d\u2019inventaire est inférieure.Ils occupent une place importante dans taxonomique des invertébrés du golfe Saint-Laurent.l\u2019alimentation des jeunes morues, de la Plie et de la Les Amphipodes du golfe obtiennent naturellement la Raie.Certaines espèces sont nuisibles parce qu\u2019elles part du lion (210 espèces identifiées jusqu\u2019à mainte- dévorent les poissons retenus dans les filets maillants nant), mais ceux des mers étrangères ne sont pas ex- E des pêcheurs.clus lorsqu\u2019ils contribuent à préciser l\u2019identité ou la É Mon travail sur ces animaux a montré que leur parenté des nôtres.gE répartition en profondeur, dans la baie des Chaleurs, La taxonomie, discipline la plus ancienne de la est liée à la stratification thermique prononcée qui ca- biologie, occupant presque toute la place au siècle ractérise la baie.Cette relation a sa contrepartie dans dernier, a perdu de cette importance aux débuts du E la répartition géographique des Amphipodes du sud nôtre, par suite de l\u2019avènement des disciplines mo- k au nord : les eaux glaciales profondes de la baie des dernes (physiologie, écologie, génétique, etc.).L\u2019en- Chaleurs hébergent surtout des espèces arctiques, plus gouement pour ces dernières a été tel, cependant, communes dans les mers situées au nord du golfe qu\u2019on a versé dans l\u2019excès en délaissant indûment la Saint-Laurent, tandis que les eaux littorales réchauf- taxonomie, aidée en cela par la caricature que le fées en été, des espèces pour la plupart boréales, plus public, même scientifique, se faisait du « collection- communes au sud du golfe.Et les amphipodes benthi- neur de bébittes ».Non sans raison, il faut l\u2019admettre.ques, groupe typique et dominant dans les mers po- La taxonomie s\u2019est replacée depuis au rang de dis- laires, sont effectivement plus abondants dans les eaux cipline scientifique authentique, d\u2019après les critères froides profondes de la baie des Chaleurs.modernes, par la fécondation des autres disciplines, Ce travail, accepté comme thèse de maîtrise à notamment l\u2019écologie, la génétique et l\u2019évolution.Mais l\u2019Université de Toronto, est terminé ; il sera publié elle n\u2019a pas encore repris la proportion d\u2019adeptes à sous peu.Ses résultats, en plus de fournir plusieurs laquelle lui donnent droit son nouveau statut de informations nouvelles sur des proies importantes pour science authentique et la simple nécessité pratique les poissons de fond, nous aide à mieux comprendre, donc à expliquer et à prédire, la répartition des autres groupes d\u2019Invertébrés de fond selon la profondeur et la température de l\u2019eau.Taxonomie des Amphipodes J'ai choisi de consacrer une partie spécialisée de ma carrière à la taxonomie des Amphipodes, c\u2019est-à-dire à l\u2019identification précise et à la classification des espèces de ce groupe.Ces recherches, indispensables au projet précédent, représentent du même p= A : os Ye À > JE EFsy Zt 4 $ \\ \u2014 SN 068 SWE 2.= À Quand la Morue est «en flotte », c'est-à-dire entre E.= ERI > deux eaux, les pécheurs en prennent moins.Pourquoi ki TN NN ee est-elle en flotte ?Température ?Frai ?Festin aux E: \u2014 - \u2014\u2014 - CS crevettes ?Festin au Capelan ou au Hareng ?On E s = cherche la réponse et l'examen des estomacs est un bc bon moyen.Plus tard, on espère prédire quand et où la Morue sera en flotte.(Dessin P.Brunel) Quand la Morue se tient au fond, la pêche est meilleure, au chalut et à la palangre.Pour savoir si elle est au fond, et pourquoi elle y est, on identifie et compte les proies marcheuses, rampeuses ou nageuses dans les estomacs.La pêche à ditférents niveaux, avec différents agrès, nous renseigne également.(Dessin P.Brunel) PAGE 7 d\u2019identifier correctement les animaux.Cette dernière nécessité est ressentie de façon particulièrement aiguë par les écologistes \u2014 les biologistes des pêches sont de ceux-là.Il en est résulté une grave pénurie de taxonomistes à laquelle on n\u2019a fait que commencer à remédier.Dans cette conjoncture, et notamment placés devant l\u2019impossibilité de faire identifier précisément nombre de leurs animaux, plusieurs écologistes ont considéré de leur devoir de se faire taxonomistes à temps partiel.Il n\u2019est pas impossible que ces recherches sur la taxonomie des Amphipodes aient, pour de nombreux chercheurs, une utilité plus immédiate que nos recherches écologiques, et, toutes modestes qu\u2019elles soient, fassent progresser de façon plus sensible une discipline scientifique dont les retards tiennent autant au petit nombre de ses adeptes qu\u2019au grand nombre de ses problèmes.Biologie du crabe-araignée, (Chionæcetes Opilio) L\u2019intérêt nouveau de l\u2019industrie de la pêche pour ce succulent animal justifiait au moins une étude préliminaire : les chalutages réguliers nécessités par l\u2019étude sur l\u2019alimentation de la Morue la rendaient possible.Bien que la population de crabes étudiée fût clairsemée, les renseignements obtenus sur sa biologie ont certainement une portée générale.Au terme de cette étude, il semble opportun d\u2019émettre ici une opinion, si fragile qu\u2019elle soit, sur l\u2019avenir de la pêche au crabe, en introduisant les conclusions principales de mes recherches.Je ne crois pas que les populations de crabes des eaux gaspésiennes puissent Être l\u2019objet d\u2019une exploitation commerciale régulière et stable.Dans quelle mesure pourraient-elles alimenter marginalement une industrie à production flexible et diversifiée ?Je l\u2019ignore.Les raisons suivantes fondent mes opinions sur la pêche aux crabes : 1 \u2014 Les crabes des eaux gaspésiennes habitent de préférence, en été, les fonds vaseux dans la nappe d\u2019eau glaciale, entre quelque 30 et 100 brasses de profondeur.Or, il n\u2019y a apparemment dans la région que trois vasières suffisamment profondes, leur étendue est relativement limitée, et seulement l\u2019une d\u2019elles \u2014 le bassin de la baie de Gaspé \u2014 paraît assez productrice naturellement pour avoir suscité l\u2019intérêt initial de l\u2019industrie.2 \u2014 La pêche devrait probablement se faire surtout la nuit et en automne (ou en hiver).En effet, les prises de nuit sont deux ou trois fois meilleures que celles de jour ; elles sont relativement pauvres en mai- juin, à cause de la reproduction et de la mue qui ont probablement lieu dans la vase ; et la proportion de crabes à chair laiteuse, qui ont mué en mai-juin, est importante de juillet à septembre.La pêche s\u2019est effec- PAGE 8 PERI a a tivement concentrée en novembre jusqu\u2019à maintenant, mais pour d\u2019autres raisons, semble-t-il : les pêcheurs sont en quête de poisson en été et fréquentent d\u2019autres fonds ou d\u2019autres profondeurs.3 \u2014 Il semble que la croissance des crabes soit très lente : si tel est le cas, le remplacement des crabes de taille commerciale par les nouvelles générations risque donc d\u2019être pris de vitesse par la pêche, dont le rendement diminuerait sensiblement à brève échéance.Conclusion On l\u2019aura probablement remarqué : tous les travaux qui viennent d\u2019être énumérés sont déjà en œuvre.Ils représentent la majeure partie des efforts consacrés aux Invertébrés de fond depuis une douzaine d\u2019années à la Station de Biologie marine, sans nécessairement les inclure tous.Certains de ces travaux ont déjà donné lieu à plusieurs comptes-rendus préliminaires miméo- graphiés ou à des notes scientifiques publiées.D\u2019autres n\u2019ont pas encore atteint ce stade.Deux remarques s'imposent ici, cependant.Une partie très importante des efforts et des investissements de ces années a porté sur les collections en mer et l\u2019examen du matériel animal recueilli : tri, identification, décompte.La nature même des problèmes biologiques étudiés requérait cette accumulation de matériaux.D\u2019autre part, aucun des écrits qui en ont résulté ne constitue encore une publication scientifique complète, rendant compte de tous les résultats et aspects importants du travail et aboutissant à des conclusions nuancées en même temps que fondées.Seules cette ampleur et une large diffusion assurée par la publication répondraient adéquatement aux mises de fonds consenties.Afin de mettre en valeur tous ces travaux, il est maintenant important \u2014 et possible \u2014 de les mener à terme, plutôt que d\u2019entreprendre de nouvelles recherches et risquer l\u2019éparpillement des activités.Nous avons donc commencé à faire porter nos efforts sur l'examen des échantillons d\u2019animaux qui restent à étudier, et surtout sur l\u2019analyse des données qui en seront tirées ; enfin viendront l\u2019interprétation et la publication de ces résultats.C\u2019est un travail qui doit faire appel aux techniques statistiques, à la documen- tion et surtout à l\u2019imagination et à la réflexion.On ne peut le réaliser que dans une ambiance propice, largement exempte de distractions et de tracas administratifs, comme celle qui a heureusement prévalu jusqu\u2019à maintenant à la Station de Biologie marine.Références 1.Brunel, Pierre (1960).De la Diatomée à la Morue : Les Invertébrés de fond.Actualités marines, 4(2) : 13-20.2.Actualités marines, 1(2) (1957), 4(3) (1960), 6(2) (1962).3.Brunel, Pierre (1962).Les chalutiers ravagent-ils les fonds à Morue ?Actualités marines, 6(2) : 24-28.ACTUALITÉS MARINES [ig PORTÉE D'UN EFFORT 1961-1963 par MONIQUE PLAMONDON Editeur de la Division des Pêcheries Riche d\u2019une expérience de plusieurs années dans le vaste champ des sciences naturelles et dans celui de l\u2019éducation populaire, l\u2019auteur, à la veille de son départ, jette un regard neuf et dru sur l'action qu\u2019elle dirigea, et nous livre ce que l\u2019on pourrait qualifier de « Bilan d\u2019un effort ».En avril 1963, le ministère de la Chasse et des Pêcheries était dissous.Le secteur des pêches commerciales (recherches, technologie, protection, information, etc.) fut incorporé, sous l\u2019appellation de Division des Pêcheries, au ministère de l\u2019Industrie et du Commerce.Nous changeâmes une fois de plus de nom et devinmes le « bureau de l\u2019Editeur » qui, croyait-on, convenait mieux à notre rôle d\u2019éducation et à nos fonctions de presse orale et écrite.Pour une meilleure compréhension de l\u2019exposé qui va suivre, nous demandons au lecteur fidèle de repasser avec nous une nomenclature d\u2019événements sans trop se soucier de l\u2019étiquette sous laquelle nous nous produisons.Trois ans de silence pour les lecteurs d\u2019« Actualités Marines », mais trois ans fertiles en activités diverses, en changements, en réalisations : voilà la portée de l\u2019effort 1960-1963 que je vous propose aujourd\u2019hui.ÉDITION Un travail d\u2019édition requiert les services d\u2019une équipe rompue aux diverses techniques de publication.Ainsi, les illustrations des travaux publiés en héliogravure, tels ceux d\u2019« Actualités Marines », sont pensées et réalisées différemment que celles de travaux en lithographie ou typographie.En 1960, les deux dessinateurs à l\u2019emploi du ministère, l\u2019un à Québec, Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 Hiver 1963-1964 M.Paul Voévodine, l\u2019autre à Grande-Rivière, M.Andras Màk, firent un stage de quelques jours à Montréal, se familiarisant avec les diverses techniques requises pour les différents modes d\u2019impression.Nous tenons à remercier MM.A.Benoit et N.Boudreau qui réservèrent, au groupe piloté par la publiciste du Service, Mlle Blanche Beaulieu, l\u2019accueil chaleureux des imprimeries qu\u2019ils représentent.Nos éditions furent nombreuses et heureuses.Côté scientifique : Treize (13) « Contributions » furent éditées et cinq (5) autres sont actuellement sous presse, ces dernières constituant ainsi les premiers numéros d\u2019une nouvelle série qui, remplaçant et continuant la première, sera connue sous le titre de « Travaux sur les pêcheries du Québec ».On me permettra ici une parenthèse.Dans sa livraison de décembre 1963, le Bulletin de l\u2019ACFAS donne l\u2019entrefilet suivant : STATION DE BIOLOGIE MARINE, Grande-Rivière Un travail réalisé en majeure partie à la Station de Biologie marine vient de se mériter le premier prix des Concours scientifiques et littéraires de la province de Québec, section des sciences de la nature.Il s'agit d\u2019une monographie de 365 pages préparée par M.Jules Brunel, professeur de botanique à l\u2019Université de Montréal, et intitulée Le Phytoplancton de la Baie-des-Cha- leurs.Le volume constitue un manuel d'identification des 92 espèces d'algues unicellulaires rencontrées dans le plancton de la baie des Chaleurs en 1954 et 1955.Les espèces sont illustrées par d\u2019abondantes photomi- PAGE 9 crographies originales de haute qualité, essentielles à l'identification.L'ouvrage est le fruit de quatre saisons d\u2019éte passées par l\u2019auteur à la Station.Il a été publié dans les « Contributions du Ministère de la Chasse et des Pêcheries », et la qualité de l'édition est largement attribuable aux soins de l\u2019éditeur du ministère, Mlle Monique Plamondon.Des copies ont été achetées et distribuées en édition séparée par les Presses universitaires de l\u2019Université de Montréal.Côté vulgarisation : « Actualités Marines », volumes 4 à 7 ; sous presse, un septième (7°) album, consacré au Hareng, dans notre série rajeunie « Les poissons du Québec ».Côté culinaire : « Petit poisson deviendra grand favori », « A Perceptible Halo over your Dinner table » ; feuillets distribués aux expositions : « Les repas en plein air», « La surgélation », « Menus des jours maigres » ; sous presse : cartes postales, en couleur et en noir et blanc, des poissons du Québec.Côté information générale : Dépliant sur l\u2019Aquarium du Centre de biologie de Québec, tiré à 300,000 exemplaires chaque année ; sous presse : a) « Liste des espèces de poissons du Québec », sorte de guide du visiteur de l\u2019Aquarium, b) « Le Centre de Biologie », édition revue et corrigée, documentaire sur la régie du Centre, sa marche générale, son Aquarium, côté cour et côté jardin, c) « Pêcheries Québécoises » édition revue et augmentée, une brochure décrivant sommairement nos pêcheries, les immobilisations gouvernementales et privées s\u2019y rapportant.Nos projets d\u2019édition ?1) En premier lieu, sortir des dossiers poussiéreux les travaux inédits qui y dorment depuis plusieurs années, et qui sont utiles dans un effort de recherche sur le terrain (biologie générale, systématique, etc.).Ils pourraient être signés : Commandant Beaugé, MM.Préfontaine et Belding.2) Constituer un recueil des « Vieilles recettes de chez nous » en colligeant les trésors gastronomiques des gourmandes grand-mères de nos régions maritimes ou des terriennes ayant le goût de la marée fraîche.3) Réunir nos feuilles volantes de recettes et de conseils en des « Cahiers du Saint-Laurent » attrayants et illustrés.4) Dresser des monographies des poissons de nos eaux à l'intention des enfants et des adolescents.On le voit sans peine, un immense effort a été accompli au domaine de l\u2019édition à la Division des Pêcheries.Mais il reste encore beaucoup à faire.Nous n\u2019en sommes encore qu\u2019aux balbutiements.INFORMATION A l\u2019affût des nouvelles, certes, le Service de l\u2019Information et de la Propagande a toujours voulu pressentir l'événement avant même qu\u2019il ne se produisit.Quelques reportages radiophoniques et télévisés (4) diffusés à la radio d\u2019Etat furent ainsi réalisés sur les sujets PAGE 10 iD cd ja suivants : recherches, gie.We RA uarium du Gre de Biolo- La visite d\u2019industrilg de la pêche, d'hommes\u201d dg science ou d'officiers de gouvernements étrangers en la matière qui nous occupe, relève aussi du Service, se constituant alors en cige délégués de différents pays, M le directeur du journal « Maré, dame de Coudekerque-Lambr ; sonnitgé angel : lonnèrent nos régions maritim& 1962 ; a la sy du XVI® Congrès international Zoologie ten ANS ; 1963 à Washington, un grgüpe de chercheurs fran- À çais des universités de Renneï;et de Lyon, nous honorèrent de q présente \u2014yïdes boursiers du 2 Colombo, lag \u2018AO ou d'autres organismes nous cn / \\ y portance d\u2019une \u201cinformation 7 lle vaste domaine @lu tourisme de nos v mes, nous accueil 4 parfois des visi- 4e belle maladie du ! disiteur de Kenosa, 4 Ars Mson, a eu recours jt pare} un plan d\u2019action vues ex} Gaspésie.Quelle é de constaër, quelques mois ; Friction: qu passionnent les vrais, vend de recevoir un © prix peur 0 la p&he commerciale I i au Québec.Dans Novembre 1960, | I : la revue « PSA» blication offic e de la Photographic Society America, y cons téressant.Assur T re un article _ dans Etat du Qué ; l\u2019un ou l\u2019autre des \u2018 : dustrie, voilà l\u2019un des£ a phésenge du Sery = \u2018| les pop itatio py du régions maritimes, se say Ga i - | périence personnelle, la djréction du Service #4{pip \u2019 i chaque année des voyag ati gions concernées.Il s\u2019ag& defpartag& la vie rude des Ç gens au bien-être desquels tendent, è4 définitive, tous i nos efforts.Les pécheu : Ts | réticents au début ( Désirant avant tout au sein de l'effort engvi des femmes surtout, pérquei : Hels et accueillants, C\u2019est n mer furen Ri i Ent pu vivre vraie vie de rent par la suite pate que plusieurs séjours employés du Service s utilisés et les ecteur d\u2019« Actua- pd Eux et les en ÿ la mer.L cartes, à connaître mi hommes que tougmez a ACTUALITÉS MARINES a.\u201cRE ee lités Marines » ne c alors Bas surpris d'apprendre première présidence était assumée \u2018par M.René Léves- que.Le Conseil n\u2019a qu\u2019un rôle coñsultatif, et son la présence de deux mexabres du Service et d'un photographe au sein méme tre de l\u2019inondation du 27 mai 1961 : trois jours isolémgyvec les sinistrés et voilà un reportage qui, pour n\u2019avoir Pa prévu, \u2026 fut utile et inusité (« Actualités Marines » \u2014\u201cwel, 5, no 2, p.13).D\u2019autres présences en mer permirent, en plus de l\u2019indispensable retour aux sources, des reportages sur notre bateau de regherche, sur le travail de nos biologistes, sur les courÿ d\u2019étés donnés à Grande-Rivière.La Côte-Nord jdu Saint-Laurent accueillit l\u2019Edi- teur en juin 196% et lui réserva, dans notre golfe, M une mer de terrerBeuvas.Il est difficile, et je serais tentée d\u2019écrire impiissible, de comprendre la pêche et # les pêcheurs loin la mer et des côtes, derrière les quatre murs d\u2019un fireau.Il faut argus partagé le réel danger et Mort.I! faut \u20ac érisoires et avec les éléments déchaiînés\u201d hg ckmposer avec euk.La vie ne tidif parfois qu\u2019aux b épousailles de la ot) ec et de If vague, dans ce métier qui n\u2019admet om 3) pric.et notre avenir » C\u2019est à Montréal que se déroula, à l\u2019automne 1961, les importantes assises connues sous le nom de « Conférence sur les ressources et notre avenir Plus de 700 délégués (dont l\u2019auteur de cet articl@fkse rattachant au milieu gouvernemental, industriél professionnel ou unjçersitaire, furent invités à prendre part aux débats à19re personnel et engagèrent par leurs opinions la rité que leur conférèrent le à, savoir et Jeu expér e.La Conférence n\u2019avait p Ad\u2019autre raison d\u2019être que de permettre d\u2019analyser ! ables et d\u2019indiquer les normes d\u2019une mise en vale ragonnelle qui tienne compte des divers usages de u, de la terre, de la forêt, de la faune et du pois- rel du René Lévesque, ministre des Richesses natu- Suing dressait en ces termes a la délé- ise en vale En les entendre exprime franchement Bi mors d'utiliser rationnellement des importantes que, l\u2019eauyyla terre, la, 4 poisson et la faune.Il y a'grand.parti à tirer du rues approfondies et des idées domaine des richesses renouvelables où été surtout aaractérisée dans le Paget que dans le reste du Canada, par et vu on i ui la Conférence : « Nous ne pou- .ue i voir nos spécialistes du Québd 4 horn les problèmes de mainmise d\u2019intérêts étrangers à nog population et l'indifférence presque totale des gouvérnan > A la suite de cette conférence, yn Gonsel cana- \u2018dien des ministres des ressources fut fondé, dont la Vol.% \u2014 No 3 \u2014 Hiver 1963-1964 marMéficiences dans la gestion de nos richesses renoue é e accorder.Le Capadien a secrétariat permanent entreprend actuellement une étude poussée de la législation gouvernementale, des programmes conjoints et des ententes auxquelles pren- maîne des ressources renouvelables (pêcheries , Chasse et pêche, oiseaux migratreurs, etc.).REPENSER- NOS Peu à peu, la diregfion du ministère en est arrivée à croire que les moyems traditionnels d\u2019action en vue d'augmenter la consommation du poisson (démonstrations culinaires reposait sur les recherches de la cuisine expérimentale.dégustations, conférences, campagnes de propagandé{fntensive, articles de journaux, annonces, cours aux garchands de poisson, radio, TV) ne donnent pas Is résulats escomptés.La consommation des poisson et des crustacés est stationnaire.De plus, les préflucteurs de poisson de l\u2019Etat du Québec vendent p&u sur le marché domestique.Les statistiques officiellgs parlent d\u2019un taux d\u2019exportation de 88% de la péoduction.Notre saison et nos lieux de péch ne perm@tent ni 'abondance pogulicre, | ni l\u2019approvisignnement Fonstant, ni la variété de produits que parÿît réclanifr le consommateur.L\u2019éternel problème des (distancesdest toujours insoluble dans le i fOYENS D\u2019ACTION 33 cas du poisson} frais.3 \\ Ce qui est certain, = \u201cest étude sérieuse n\u2019a été faite po es.Cetfes, nos voisins d\u2019outre 45°) v\u2019au Québec, aucune; et le Bureau fédéral defla statistique ont publié des maires du reste, sur les habitudes | études, assez s alimentaires d populatibns anglo-saxonnes dunconti- | nent nord-amér£ain.Orÿ de Canadiens ft de plus de P à nps contacts avé public nous le prouvent;chaque jour \u2014 des habjtu ès de vie fort afférentes du reste du pays et du\u2019 continent.Que notre façon de nouÿ nourrir n& sglon des critères établis les instituts de diététique côté-ci de ;I\u2019Atlantique, Je suis bien prés de ançais est individualiste et entation de masse.Ses petits - \u2018 réfragtaire à a toutefrégle } ceux desq@nglo-saxons ou 6ffcains, par exenjple.° 4 Je parlais d\u2019étude sé entaires.Il faut, pour amps délaissés de no use de nos habitudes ali- économie, voir ce q ; ce me semble la dém ifitiale.Qu\u2019uh organisme chargé d\u2019étudier la situati tiques sr la provenahce es, étrang et pce des données (Québec, autres pro- déterminer nos habi-: it pas parfaite, pas très orthodoxe\u201d ouvoir reprendre ae he rivé déjà en fonction soit ° nent part les gouvernements du Canada dans fus ( | | i i er) et le débit de chacune des denrées \u2018 A PRET wr amma nfP Py \u2014.=r A El pe pe s° pe \u201ca YF Ca ~ ten Ff 2k > LP wi Sl - af, à gy J \u20ac 7 NE A + y 7 4 = 5 od ve 9 ee fli lc 23 [Np a 2a Ps a at ee | p 4 p AS Rh a we $ (7-0 pa Sh A 4 % ps i, ue oo om, A > a en Sug nC VX À 5 2 À 4 Vz me es pr oF 3 \u2014 ETF SR en 'g iP 3 WF CS rm La 2 4 > Pa 2 3 \u201cWj * SA) \u201c & * : a F se we oN } 3 3 ] ! LA = a 0 px j ho « \u20ac à RE A Rls F273 f JS au \\ (KE «dd \u20ac À ED Px 4 iy 4 | Air ir i Pr 17 7 > © 7 ¢ , 3 VV = pl ARTI sea a \u2018 & EE.1635 \u2014 1672 + Les | ry + Les 4 2 AP.if ook 1 5 À mx bored | | { A wr > au, + 2 RES \u2014 Æ Si \u2014\u2014 Oe = pd ne ae wo) Le Lu = = ZA ni | / CN Wo + À =H} Ne oo BN *% | Li | pcheries de la province de Québec f par re 1 a 7 j 2B y x pr 64 1 nr es de Es H a Ey 2 _ ; 1 Me Les et de l'éducation bec Reportage de l'Office du Film du Qué weg Fo: À A N «PF Le A \u201cuk Ladd fe 33 Î | LE UE C1 = rx î | [4 | od \" rs 28 i JER ba 44 > Ai bu A ne 4 1% A + , | =} A } b- \u201cpt E) ¢ { OX | A Ty pend vi = 7 A pa = Nes | und} er SN i 77 BN - Yous) > ha 2 alimentaires importantes, en extrayant les données sur le poisson, par exemple, qui nous seraient plus immédiatement utiles, apparaît donc essentiel.D'ailleurs, ces données pourraient mieux éclairer une politique de mise en marché de tous nos produits agricoles.L\u2019enquête devrait se faire à l'échelle provinciale, les résultats du sondage étant répartis par région, par groupes ethniques, par groupes d\u2019âge, auprès des particuliers, des institutions et aux différents niveaux de vie.En fait, il s\u2019agit de suivre l\u2019aliment tout au long de la chaîne de transformation, jusqu\u2019à la consommation.Une fois ces chiffres en main, il serait plus facile d\u2019étudier le redressement d\u2019une économie qui, dans le cas de l\u2019industrie du poisson, est à la merci de la fluctuation des marchés d\u2019exportation.Enfin, le producteur pourrait peut-être entrevoir le jour où, les frais généraux diminuant, on paierait le poisson 24 ou 25\u20ac la livre au lieu des 17 ou 18£ actuels.Le pêcheur y trouverait un sérieux gain qui contribuerait à rehausser son niveau de vie.Que Pon ne se méprenne pas sur le sens de ce qui précède.Je suggère une diminution importante des exportations, et non leur disparition, et une reprise du marché domestique.L\u2019utopie en ce domaine consiste à croire que le profit le plus net, que la salubrité de l\u2019économie comporte l\u2019effort accru et total à l\u2019exportation.Dans le domaine qui nous occupe, il est temps de penser à renverser la vapeur et à s'emparer d\u2019un marché domestique que d\u2019autres considèrent assez attrayant pour y consacrer temps, énergie, efforts et\u2026 publicité.Que nous soyons, nous, peuples bien nourris, devant un problème épineux de distribution des produits alimentaires, personne ne songe à le nier.Les pays mangeurs de viande sont en général peu friands de poisson : c\u2019est une loi d\u2019abondance et d\u2019habitude.Dans ce domaine, repenser l\u2019effort d\u2019accroissement de consommation n\u2019est pas loin d\u2019atteindre des proportions mondiales.Nombreux sont ceux, et moins favorisés que nous, qui s\u2019interrogent actuellement sur l\u2019efficacité et la validité de leur effort.Dans un florilège paru au siège de la FAO à Rome en 1959, on sentait déjà une certaine inquiétude chez les pays participants.Une livraison récente de l'excellent « France pêche » (septembre 1963), nous livre l\u2019entrefilet suivant : « A L\u2019ASSOCIATION NATIONALE DE PROPAGANDE POUR LA CONSOMMATION DU POISSON Les armateurs ont désigné comme nouveau président de I\u2019Association Nationale de Propagande pour la consommation du poisson, M.Raymond Bauwens, directeur d\u2019une importante association d\u2019armateurs.M.Bauwens succédera a M.De Vos, démissionnaire en raison de son âge.M.De Vos, directeur général de la Marine, s\u2019est dévoué corps et âme pour une propagande intense en faveur de la consommation du poisson en Belgique.Celle-ci n\u2019a guère donné de résultats satisfaisants, en raison d\u2019une aversion contre PAGE 14 FEHR SRI CR me mr le poisson qui règne en certains milieux.À ce jour, l'augmentation de la consommation a fait très peu de progrès, malgré les capitaux engagés dans la construction des nouveaux chalutiers destinés à approvisionner le marché en poisson de plus en plus frais, ramené depuis des lieux de pêche de plus en plus éloignés des ports belges ».(H.B.) Nous ne sommes donc pas seuls à nous interroger sur nos moyens d\u2019action.Mais justement, il ne s\u2019agit peut-être pas d\u2019accroître un effort d\u2019information, ce qui peut se faire rapidement et inconsidérément, mais bien d\u2019accroître un effort d\u2019éducation.Bien téméraire celui qui veut voir immédiatement le fruit d\u2019un tel effort : il y faut quelquefois plusieurs générations.Bien téméraire aussi celui qui prétend baser l\u2019inefficacité d\u2019une méthode sur des essais isolés, sans possibilité de continuité.Avec un aliment aussi périssable que le poisson, il apparaît utopique de vouloir envahir le marché sans créer la demande.C\u2019est un cercle vicieux et il n\u2019est pas souhaitable non plus de se lancer dans une politique de soutien des prix.Bien sûr, un effort de consommation profiterait immédiatement aux compétiteurs, aux produits importés des autres provinces ou de l'étranger.Mais peu à peu, l\u2019habitude de placer le poisson à la place qui lui revient sur la table du consommateur, dégagé enfin de toute référence religieuse ou pénitentielle, et apprêté dans le goût canadien- français plus proche des cuisines nordiques et françaises qu\u2019américaines et anglo-saxonnes, se répandrait.Et le marché serait bientôt prêt, la demande assez stable et diversifiée, pour permettre une reprise.L\u2019écoulement de nos stocks chez nous tentera davantage le producteur qui verra une assurance de profits inconnue jusqu'alors.Dans cette perspective, il semble donc absurde de vouloir diminuer nos efforts ; la fermeture de la section de Montréal du Service de l\u2019Information et de la Propagande qui s\u2019occupait des marchands (« Actualités Marines », vol.2, no 2) s\u2019inscrit donc en faux.D\u2019autres impératifs ont présidé à cette décision et il faut espérer que rien ne soit irrévocable.Il vaut mieux s'arrêter un moment pour repartir mieux organisé dans l\u2019instant qui suit.Il ne faudrait pas se contenter de marquer le pas et risquer de perdre le fruit du travail long et difficile que constitue une saine liaison avec ce secteur de l\u2019entreprise privée.Car, en fait, à quoi servent tous les efforts de pêche, de recherche scientifique et technologique, de rapatriement des stocks, de reprise des marchés, si le poisson arrive, par suite d\u2019ignorance ou de négligence, en mauvais état de fraîcheur ?Sur ce point nos lois touchent d\u2019une part, ce qui a trait à la qualité maintenue sur les lieux de pêche et le traitement des captures, d\u2019autre part, ce qui a trait à l\u2019exportation au dernier port d\u2019expédition, Montréal dans la plupart des cas.Le ministère fédéral de la Santé peut aussi intervenir dans des cas évidents sur plaintes dûment prouvées.Tout ACTUALITÉS MARINES le reste relève de règlements municipaux.Or combien de municipalités ont un inspecteur spécialiste en poisson ?La capitale provinciale n\u2019en a elle-même pas, les plaintes étant rares, dit-on, et les inspecteurs des viandes suffisant largement à la tâche.Il faudrait pouvoir suivre toute la chaîne de distribution afin d\u2019assurer la parfaite qualité à laquelle le consommateur a droit.L'enseignement au marchand semble une étape essentielle dans cet effort d\u2019éducation et de planification.Tout se tient et un secteur négligé risque de compromettre le système tout entier.Souhaitons donc que tous les intéressés comprennent l\u2019urgence d\u2019une reprise et d\u2019une réorganisation de travail de ce côté.A titre de référence, voici les chiffres des cinq dernières années d\u2019efforts du secteur actuellement fermé.Janvier 1957 \u2014 Décembre 1961 Endroits visités régulièrement nue Cours de vente et d\u2019étalage aux marchands EESSELEST à Le ARE ETES Visites aux marchands .\u2026.\u2026.orcscsreresee rss ere res eee \u201d © GrOSSIStES ios pêcheurs unir cncrens es ess caserne distributeurs .» » \u201d \u201d» Etalages chez les marchands \u201d Arsenal Lévis unes ceeeers ace raser \u201d Palais du Commerce een 1 Expositions et Congrès Expositions provinciales \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.reennmennn 3 ADA.TT 2 Sea Food .a 3 Salon de l'Agriculture 2 » \u201d l'Alimentation 1 Montage (magasins ou départements) .3 Distribution d\u2019information Feuillets (Québec) \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.nrcreriecrssrer cesse 118,725 \u201d (Canada) er ereeerer area nee eee 600 Annonces (générales) .ocoiiiiiiiiin, 800 \u201d (Semaine du Poisson) .569 Que nous soyons dépassés par l\u2019ampleur de la tâche, je suis la première à le constater.Le salut ne réside pas dans la seule augmentation des crédits, mais aussi dans les moyens d\u2019utiliser nos possibilités et dans le maintien d\u2019une initiative constituant un rouage essentiel dans un effort d\u2019éducation populaire.RENDRE LE POISSON SYMPATHIQUE COMME ANIMAL ET COMME ALIMENT Voilà à quoi tendent les efforts de notre cuisine expérimentale et ceux de notre participation à diverses expositions.Côté cuisine : Les nouvelles recettes éditées ont nécessité une longue et patiente préparation, de fré- Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HiVER 1963-1964 quents colloques de dégustation et de difficiles séances de photographies de plats de poisson pour fins d\u2019illustration.Les Cercles des fermières, les Cercles d\u2019économie domestique, les institutions féminines, les collèges de jeunes filles ont pu bénéficier de 117 démonstrations culinaires ; 11 émissions de télévision dans les postes privés (220 minutes) furent diffusées.Les étés 1961- 1962 furent employés à donner des cours de cuisine aux adolescentes de nos régions maritimes, dans le cadre des cours organisés à Grande-Rivière, à l\u2019Ecole d\u2019apprentissage en Pêcheries.Côté vulgarisation et information : Malgré l\u2019absence de plus de sept (7) mois du directeur, en 1962, pour raison de santé, des émissions furent diffusées, les périodes allouées allant de 5 à 60 minutes, compte tenu du fait qu\u2019il ne s'agissait que rarement d\u2019une émission solo mais plutôt de participation à une série déjà existante.1961 1962 1963 nombre minutes nombre minutes nombre minutes Radio privée 40 735 8 370 12 160 » d'État 15 100 5 35 7 45 TV privée 38 550 10 140 14 180 TV d\u2019État 4 60 3 30 6 75 Il est intéressant de souligner que, grâce à la collaboration d\u2019un visiteur de France, M.À.de Cou- dekerque-Lambrecht, nous avons participé à l\u2019émission « Des idées et des hommes » diffusée sur le réseau national.Le thème traité : « Faim et surpopulation dans le monde : le poisson, une solution ?» Côté expositions et foires : Quatre foires provinciales et quelques expositions régionales nolisèrent notre équipe.Parler de distributions de recettes ou de démonstrations culinaires lors de foires ou d\u2019expositions n\u2019épuise évidemment pas le répertoire des mul- x tiples démarches entreprises à ces occasions.Les expériences les plus intéressantes, celle du Salon de l\u2019Alimentation 1961 et celle du 10° Salon de l\u2019Agriculture 1962, méritent d\u2019être racontées.SALON DE L\u2019ALIMENTATION 1961 Sans arrêt, nous avons distribué recettes et dépliants aux visiteurs, répondant inlassablement à leurs questions.Un concours dit des « Repas maigres » fut organisé dans les Instituts familiaux et les Ecoles moyennes familiales.Il comportait un questionnaire sur la composition du poisson, son habitat, ses caractéristiques principales.Un concours un peu moins élaboré s\u2019adressait aux maîtresses de maison en visite au Salon.Le succès a été étonnant.Les tableaux suivants retracent les résultats obtenus.PAGE 15 Tableau 1 \u2014 Concours destiné aux élèves d\u2019Instituts familiaux ou d\u2019Écoles moyennes familiales reconnues Instituts Ecoles moyennes Ensemble familiaux familiales nombre % nombre % nombre % Participations 987 1119 2106 Réponses justes : aux six questions 274 27.77 226 20.18 500 23.74 à la première 567 57.62 506 45.21 1073 51.02 à la deuxième 910 92.67 819 73.25 1729 82.33 à la troisième 912 92.68 810 72.50 1722 82.00 à la quatrième 974 98.88 1042 93.21 2016 95.38 à la cinquième 541 56.05 654 57.88 1195 56.93 a la sixiéme 906 90.96 954 85.40 1862 88.18 Question ! \u2014 Nommez 3 poissons d'eau douce et 3 poissons d\u2019eau salée pêchés dans la province.Question 2 \u2014 Peut-on faire cuire un poisson congelé au four sans l'avoir préalablement dégelé ?Question 3 \u2014 Qu'est-ce qui fait la valeur alimentaire du poisson ?Question 4 \u2014 Le poisson est-il aussi nourrissant que la viande ?Question 5 \u2014 L\u2019esturgeon a-t-il des arêtes ?Question 6\u2014 Le fromage est-il moins nourrissant que la viande ?Tableau 2 \u2014 Concours ouvert aux maîtresses de maison visitant le « Salon de l\u2019Alimentation >» nombre pourcentage Participations 5929 Réponses justes aux quatre questions 2583 43.57 à la première 3654 74.69 à la deuxième 5801 74,69 * à Ja troisième 4866 82.07 à la quatrième 4291 74.06 se Sur 5929 participants, 4892 seulement ont répondu à la première question.Marraine et invités d'honneur au lancement du MN.PRIMO à Lauzon (Québec) en décembre 1963.(Photo: Office du Film du Québec) RNCS NQUE ME ERNA SE rdc als Scientifiques français (Université de Rennes et de Lyon) et canadien en visite Chez l'Editeur à « La Gentilhommière », Île d'Orléans, septembre 1963.(Phofo : M.Plamondon) Question 1 \u2014 Peut-on faire cuire au four un poisson congelé sans l'avoir préalablement dégelé ?Question 2 \u2014 Le poisson est-il aussi nourrissant que la viande ?Question 3 \u2014 La valeur nutritive du poisson congelé égale-t- elle celle du poisson frais ?Question 4 \u2014 Le fromage est-il moins nourrissant que la viande ?Les réponses 2 deux autres questions nous apprenaient que dans 93% des cas on servait de préférence du poisson aux repas maigres et que dans 75% des cas on l\u2019accompagnait d\u2019une sauce au fromage.Cette expérience nous renseignait également sur deux points : les réactions du public à l\u2019égard du poisson et ce qu\u2019il en connaît.Des indices de cette sorte ne sont pas négligeables lorsqu\u2019on s\u2019occupe d\u2019éducation.SALON DE L\u2019AGRICULTURE 1962 En février 1962, s\u2019ouvrait le 10° Salon de l\u2019Agriculture dont le thème était le campisme.Formule différente cette fois.À la place du kiosque traditionnel, un seul comptoir réfrigéré et du matériel de cam- pisme dont se servit Mlle Bazin pour illustrer la cuisson du poisson en plein air.Les groupes se succédaient sans arrêt pendant une heure, deux ou trois fois par jour.Ce fut un véritable succès.Voir de près les spécialistes à l\u2019œuvre, pouvoir leur poser la question qui nous brûle les lèvres, communiquer directement avec eux, échanger réflexions et commentaires, tout cela a conquis un public vaste et intéressé.Afin d\u2019éviter toute répétition, qu\u2019on me permette de passer sous silence le détail des diverses autres Patrouilleur B.B.DOYLE et vedette en route vers Blanc Sablon, Basse Côte-Nord du Saint-Laurent, juin 1963.(Photo: M.Plamondon} =] odd à j { manifestations auxquelles le Service a dû, d\u2019office, prendre part : Semaine nationale du poisson, réunion générale annuelle du Conseil canadien des pêches, de l\u2019Association des producteurs de poisson, etc.Qu\u2019il me soit toutefois permis de mentionner que, au domaine de la publicité, l\u2019une de nos annonces parue dans une revue spécialisée se méritait, en 1962, le Coq d\u2019or du Publicité-Club de Montréal, à la suite du concours annuel de publicité française.Par notre rôle en éducation populaire, nous devons protéger et conserver nos traditions culinaires, développer et raffiner le goût de nos compatriotes.Par des démonstrations aux associations diverses groupant les maîtresses de maison, par une présence au sein des programmations des grands organes d\u2019information : radio \u2014 TV \u2014 journaux (participation gratuite), par des cours donnés dans des locaux spécialement destinés à cette fin (le Centre de biologie semble tout indiqué), notre section prend sa véritable dimension.Il ne m\u2019appartient pas de discuter ici notre participation à l\u2019effort déployé par le gouvernement fédéral en ce domaine où nous avons été pionniers.Je ne rappellerai qu\u2019une chose : l\u2019éducation relève des provinces et en face d\u2019un effort que je ne veux pas minimiser \u2014 il s'adresse à l\u2019élément anglo-saxon du Canada \u2014 il est impérieux de garder notre entité, nos saines habitudes et nos belles traditions.C\u2019est là une J¢ & excellente façon de participer à cette « dualité canadienne ».CONCLUSION x Participer à la diffusion des travaux des chercheurs, mettre tout en œuvre pour faire pénétrer un peu partout de simples vérités sur le poisson, sa transformation, sa mise en marché et sa dégustation, voilà qui demande un travail intensif.Pour ceux qui en assument la charge, il y a nécessité constante de s\u2019alimenter aux sources, de se tenir au fait des changements incessants qui atteignent l\u2019industrie de la pêche et les domaines connexes.Voilà, esquissés à grands traits, le sens et la portée de notre effort marqué, à travers une apparente dispersion, au sceau de l\u2019unité : celle de la nature.Le phénomène d\u2019autocritique n\u2019effraie que les faibles et les impuissants.Ne sont-ils pas un signe de santé et de maturité ce regard réaliste sur l\u2019œuvre accomplie, cette quête et cette pesée du vrai, cette inquiétude de bâtisseur et ce souci constant de l\u2019homme ?Nous sommes tentés de faire nôtre cette remarque du grand Claude Bernard à propos de la science et des théories : « Ce qui est important, c\u2019est d\u2019avoir ouvert une voie nouvelle ; car ce qui ne périra jamais, ce sont les faits bien observés que les théories éphémères ont fait surgir ».\u201c> At 2 À CAR wd WR eee LA \u201c ERRATA Dans la dernière livraison d'« Actualités Marines» vol.7 no 2, deux erreurs se sont glissées dans l'article sur « Les Odontocètes ».On voudra bien, en page 3.faire suivre le nom de l'auteur des lettres suivantes : D.D.S., L.D.S., et remplacer, en page 7, Le Phoque du Groenland, nom français : Phoque Gris, par le Phoque du Groenland, nom français: Phoque du Groenland.Nos excuses à l'auteur et aux lecteurs.Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HiveR 1963-1964 PAGE 17 Dessin de présentation : Clef de voûte aux Trois Poissons de l'église de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône).Exécution de M.PAUL VOÉVODINE d'après La Vie des animaux, Tome | (Larousse).LE POISSON DANS LA PRÉHISTOIRE DEUXIÈME PARTIE Voici la suite attendue du premier article publié par Jean-Marie Roy sous le titre général de « Le Poisson et l\u2019homme ».Deuxième tranche du « Poisson dans la préhistoire », il nous permet de compléter un extraordinaire pèlerinage dans des époques révolues.Les restes de poissons Si les engins de pêche dont les vestiges nous sont parvenus, nombreux et variés, à travers les millénaires, démontrent l\u2019importance du Poisson dans la vie de l\u2019homme préhistorique, non moins significatifs, bien que moins nombreux, sont les restes des poissons, capturés par l\u2019homme des cavernes ou des palafittes.Naturellement, les vertèbres de poisson, de nature plus gélatineuse que calcaire, résistent mal à l\u2019action du temps.Toutefois, des conditions exceptionnellement favorables ont permis leur conservation dans de nombreux dépôts, dont quelques-uns sont très anciens.On a déjà mentionné la découverte dans certains dépôts du Sahara de monceaux d\u2019arêtes mêlées à des coquillages de mollusques et à des débris de harpons.Ce sont certainement, du moins d\u2019après nos connaissances actuelles, les plus anciens vestiges de poissons pêchés par l\u2019homme, puisqu'ils datent d\u2019environ 50,000 ans ! Si l\u2019on trouve peu de restes de poissons dans les foyers paléolithiques, les vertèbres sont, par ailleurs, souvent très nombreuses dans les sépultures, car elles PAGE 18 ont servi, avec les coquillages, de parures funéraires.Les grottes de la falaise marine de Grimaldi, près de la frontière italo-française, en ont livré un nombre particulièrement impressionnant.L\u2019une des plus célèbres parmi les sépultures remontant au début de l\u2019Age du renne est celle de la Barma Grande, qui comprenait trois squelettes, ceux d\u2019un homme, d\u2019une femme et d\u2019un adolescent.Au cou de l\u2019homme était suspendu un collier fait de coquilles, de vertèbres de poissons et de canines de cerf ; un bandeau et un pectoral de même facture étaient placés sur le crâne et le thorax.Le crâne du garçon était recouvert de deux rangs de vertèbres de truites et de coquilles.Dans la même grotte un autre squelette portait un collier du même genre.Dans une autre grotte de Grimaldi, celle du Ca- villon, qui avait aussi livré une sépulture, on a découvert une réserve de coquillages marins et de vertèbres de poissons : l\u2019inventaire de cette cache, véritable trésor préhistorique, a montré qu\u2019elle était formée de 8,204 coquillages marins, recouverts d\u2019une couche de peroxyde de fer qui leur donnait une teinte rouge ACTUALITÉS MARINES très prononcée, de poinçons en os et de 49 vertèbres de poisson du genre Salmo dont 26 étaient percées au centre et, comme les coquilles, colorées en rouge.On suppose que cet ensemble représente une sorte d\u2019atelier de parure.L\u2019énumération de nombreux exemples de cette utilisation des vertèbres de poisson deviendrait fastidieuse : contentons-nous de mentionner qu\u2019elle est attestée par de nombreux niveaux paléolithiques.Le matériel nécessaire à la confection d\u2019ornements ne manquait pas, on le conçoit, à ces hommes qui faisaient une si large part aux produits de la mer dans leur alimentation.Si seule imagination nous permet de nous représenter, à 'aube de 'humanité, la famille ou la tribu partageant autour du foyer primitif le produit de la pêche qui assure sa subsistance, il est, par ailleurs, des preuves tangibles, qui nous sont parvenues à travers les millénaires : ce sont les débris de cuisine formant des amoncellements considérables et qu\u2019on appelle « kjôk- kermôddinger »'.C\u2019est au milieu du siècle dernier que, pour la première fois, on a observé ces amas, sur la côte orientale du Danemark.Ils renferment des coquillages, des ossements d\u2019animaux, des fragments de poteries.Des traces de foyer attestant leur origine alimentaire, ce sont bien des débris de cuisine.Plusieurs ont un volume considérable, mesurant jusqu\u2019à mille pieds de long, sur deux cents pieds de large, avec une épaisseur d\u2019une dizaine de pieds.On les trouve non seulement au Danemark, mais aussi en Angleterre \u2014 où on les appelle « kitchenmiddens » \u2014, en l\u2019rance, aux bords de la Manche, du Golfe de Gascogne et de la Méditerranée, au Portugal, en Russie, en Afrique du Nord, au Japon et en Amérique.Les kjokkemôddinger sont très révélateurs des habitudes alimentaires de l\u2019époque durant laquelle ils se sont accumulés.Les coquilles de mollusques \u2014 dont on a relevé jusqu\u2019à 23 espèces \u2014 y sont beaucoup plus abondantes que les débris de poissons : cette différence tient en partie au fait que la récolte dés mollusques exige en général moins d\u2019effort que la capture des poissons ; d\u2019autre part, les vertèbres de poissons, se conservant plus difficilement que les coquilles, leur nombre a diminué à un rythme plus rapide que les autres éléments qui composaient les kjokkemoddin- ger : la quantité actuelle de vertèbres par rapport aux autres éléments ne reflète donc pas nécessairement leur répartition proportionnelle dans la composition initiale des amas de reliefs de cuisine.Ces restes peuvent aussi différer de nature avec les divers endroits.Ainsi, dans certaines grottes, on trouve des débris de mollusques et de poissons qu\u2019on a dû prendre à une certaine distance du rivage.Ailleurs, certains gisements ne renferment que des débris d\u2019animaux qui vivent au bord de la mer ou tout près de ce bord.La plupart des vertèbres trouvées dans les reliefs de cuisine sont assez bien conservées pour qu\u2019on puisse 1.Le mot danois kjèkkemôdding signifie relief de cuisine, Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 Hiver 1963-1964 déterminer les espèces de poissons dont elles proviennent.Ainsi les espèces qu\u2019ont révélées les amas du Danemark sont la morue, le hareng, l\u2019anguille et la plie ; celles des dépôts du littoral de la Méditerranée, le thon, la sciène, le bar ; enfin les gisements situés près des rivières renferment surtout des vertèbres de saumon, de truite, de brochet, de brême.En somme, ce sont les mêmes espèces que l\u2019on pêche aujourd\u2019hui dans les eaux des mêmes régions.Les plus anciens kjokkemoddinger remontent à la fin du Leptolithique et au début du Mésolithique.Les autres, qui appartiennent aussi à l\u2019Age de la pierre, ne sont pas nécessairement contemporains, cet âge s\u2019étant maintenu, comme on le sait, beaucoup plus longtemps en certaines régions.Les tourbières maglemosiennes, qui appartiennent au Mésolithique de la Baltique, contenaient aussi de nombreux débris de poissons.Comme on l\u2019a déjà vu, c\u2019est à la fin du Mésolithique et surtout au Néolithique qu\u2019ont abondé les palafittes dans le nord et le centre de l\u2019Europe.Les épaisses couches de vase et de tourbe, qui nous ont livré divers engins de pêche \u2014 harpons, hameçons, filets \u2014, ont aussi assuré la conservation de restes de poissons.Les vertèbres retrouvées en abondance dans ces dépôts \u2014 particulièrement en Suisse, en France et en Grande-Bretagne \u2014 sont pour la plupart assez volumineuses et laissent supposer que les poissons étaient alors plus gros que ceux qu\u2019on pêche aujourd\u2019hui aux mêmes endroits.La présence de certains restes de poisson a semblé insolite au moment de leur découverte : c\u2019est le cas des vertèbres de saumon trouvées à Menton, près de Nice ; or, on sait que ce poisson ne fréquente pas les fleuves tributaires de la Méditerranée.Ces vertèbres proviennent donc d\u2019ailleurs et trahissent le nomadisme des pêcheurs préhistoriques.Il est possible aussi qu\u2019elles aient servi, comme les coquillages, de monnaie d\u2019échange.Durant la préhistoire, comme aujourd\u2019hui, les prises présentaient des variations journalières et saisonnières.Le pêcheur devait donc profiter des périodes d\u2019abondance pour faire des réserves en prévision des disettes, ce qui l\u2019a conduit à trouver des méthodes de conserver le poisson.La plus ancienne est sans doute le séchage par exposition au soleil et au vent.Puis, le troglodyte s\u2019est servi du feu, non seulement pour faire cuire le poisson, mais aussi pour le fumer.On a dû certainement recourir aux moyens de conservation durant le Magdalénien, puisqu\u2019on retrouve, dans les grottes du centre de la France, des reliefs de cuisine qui renferment des arêtes de poissons marins.Le transport d\u2019aliments aussi périssables que le poisson, sur des distances considérables pour l\u2019époque, représentait un problème d\u2019une importance vitale, dont l\u2019homme préhistorique a trouvé la solution, comme nous le prouvent les vestiges de poissons marins découverts à l\u2019intérieur du pays ; mais, nous ne pou- Pace 19 A i i v ; i vons qu\u2019échafauder des hypothèses sur la nature des méthodes qu\u2019il a inventées pour conserver ces provisions durant ses lentes migrations faites en été.Durant le Néolithique, les pêcheurs qui capturaient le saumon dans le fleuve Bann, en Irlande du Nord, allumaient des feux dans les plaines marécageuses qui bordent le fleuve.On suppose qu\u2019ils y faisaient fumer le saumon.Les civilisations de l\u2019Age du bronze connaissaient les propriétés du sel pour la conservation des aliments.Les premiers Egyptiens, les Sumériens et les Phéniciens salaient le poisson.Monhenjo-Daro, sur l\u2019Indus, importait le poisson séché, pêché sur les côtes de la Mer Rouge à 150 milles de là ! La représentation du poisson dans l'art préhistorique L'homme préhistorique faisait donc une grande part dans son alimentation au poisson qu\u2019il capturait de diverses façons.Si les instruments qu\u2019il a inventés pour la pêche démontrent son ingéniosité stimulée par le souci d'assurer sa subsistance, un autre aspect de ses relations avec le poisson prouve le degré d\u2019avancement de son intelligence à une époque où \u2014 comme on est souvent enclin à le croire \u2014 il aurait été plutôt guidé par l\u2019instinct : ce sont les gravures, sculptures et peintures.La représentation du poisson et d\u2019autres animaux en général dénote un sens d\u2019observation si aigu et, dans un grand nombre de cas, une si grande habileté d\u2019exécution, qu\u2019on est justifié d\u2019appliquer la désignation d\u2019Art à l\u2019ensemble de ces œuvres.La place accordée au Poisson dans l\u2019Art préhistorique varie en importance selon les époques et les endroits.En général, on le trouve représenté sur une foule d\u2019objets sculptés ou gravés \u2014 propulseurs, harpons, spatules, bâtons, galets \u2014 mais sa présence est plus rare dans l\u2019art pariétal, c\u2019est-à-dire sur les parois des cavernes où dominent, au contraire, les Mammifères, tels que le Bison, le Mammouth, le Cerf, l\u2019Antilope, le Cheval.Pour éviter une énumération, fastidieuse à la longue, des représentations du Poisson dans l\u2019Art de la préhistoire, nous nous contenterons de citer celles qui PESTE RE OS ESS \u201crip illustrent les formes principales de cet art \u2014 sculpture, gravure et peinture \u2014 en rapport avec les objets, l\u2019habitat et le mode de vie correspondant aux époques où ces manifestations artistiques ont atteint leur apogée.Nous rapporterons donc ces œuvres aux diverses formes de l\u2019Art préhistorique plutôt que de les présenter dans leur ordre chronologique, tout en tenant compte de leur âge, afin de les bien situer dans le contexte des diverses phases du Paléolithique.C\u2019est dans l\u2019Art mobilier du Paléolithique supérieur (Leptolithique), où est exploitée avec bonheur la représentation d\u2019animaux pour la décoration des objets, que le Poisson figure le plus souvent, sous forme de sculptures en ronde-bosse ou à contours découpés, de gravures au trait sur la pierre, sur l\u2019os et les bois de Renne ou de Cerf.Les sculptures en ronde- bosse les plus remarquables sont celles des propulseurs du Magdalénien où \u2014 comme on l\u2019a déjà mentionné \u2014 sont représentés divers animaux contemporains de l\u2019homme des cavernes : bisons, bouquetins, rennes, etc.; quant aux poissons, ils y apparaissent fréquemment et l'exécution en est parfois si fidèle qu\u2019on peut facilement déterminer l\u2019espèce.Parmi les propulseurs sculptés les plus célèbres, il faut mentionner celui qui fut trouvé au Mas d\u2019Azil et qui date du Magdalénien IV : on y voit une magnifique anguille poursuivant un autre poisson dont il ne reste malheureusement que la queue, car le propulseur, fait d\u2019andouiller de renne, est très mutilé.On trouve aussi des os sculptés, sans pouvoir préciser l\u2019usage auquel ils étaient destinés et qui semblent n\u2019avoir été exécutés que pour la joie de les créer et de les regarder.T'elles sont les magnifiques Truites provenant des Espélugues, près de Lourdes, sculpture en ronde-bosse très aplatie.D'autre part, ce sont des objets d\u2019utilité très courante qui parfois sont ainsi sculptés en forme de poissons, telles les spatules, dont l\u2019homme préhistorique se servait, particulièrement pour mélanger les couleurs dont il peignait son corps, surtout pour les cérémonies rituelles.On a découvert, par exemple, dans la grotte de Rey, aux Eyzies (Dordogne) une spatule dont le manche est découpé en forme de Saumon et qui appartient au Magdalénien IV.Bâton de Montgaudier.(Dessin de Paul Yoévodine) PAGE 20 ACTUALITÉS MARINES 6 7 > | gE \u2018 À Lu cer a î Fig.2 \u2014 Béton de Lorthet.(Dessin de Paul Voévodine) C\u2019est du même niveau que proviennent plusieurs bas-reliefs de poissons.Certains reliefs sont très légers ; ils sont obtenus par simple grattage périphérique d\u2019une image de l\u2019animal, gravée dans tous les détails.Un très bel exemple de ces champlevés est celui qui, au niveau du célèbre Chasseur de bisons, à Laugerie- Basse, figure une loutre en train de manger un poisson.Il semble y avoir eu éclipse du bas-relief au Magdalénien V ; du moins ne rencontre-t-on aucun vestige du genre à ce niveau.Le bas-relief reprend au Magdalénien VI : la facture en est plus brutale ; les poissons, qui se présentent en série, sont entaillés fortement : ils sont nombreux dans les grottes de la Dordogne, surtout à la Madeleine et à Laugerie-Basse, très rares dans celles de la Suisse et totalement absents de celles des Pyrénées.Encore plus que dans les sculptures, les poissons sont fréquents dans les gravures mobilières de tous les niveaux magdaléniens.Mais certaines gravures sur objets non façonnés, sur les tablettes de pierre, par exemple, sont beaucoup plus anciennes.C\u2019est en effet à l\u2019Aurignacien que remontent ces premières manifestations de l\u2019art préhistorique, comme l\u2019avait si bien discerné l\u2019abbé Breuil, qui les datait de 30,000 ans, âge qu\u2019est venue confirmer la détermination par le carbone 14.La facture est gauche et encore loin de la perfection qu\u2019elle atteindra au Magdalénien.De Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HIVER 1963-1964 la fin de l\u2019Aurignacien, juste avant le Solutréen, on possède plusieurs pierres où la gravure consiste le plus souvent en graffiti inintelligibles, mais parmi eux figure un poisson certain sur un caillou trouvé au niveau de la Beaune-Bonne, à Quinson ( Basses-Alpes) .Un galet provenant de la Barma Grande, grotte célèbre pour ses sépultures, porte la figuration très nette d\u2019arêtes de poisson.Mais c\u2019est au Magdalénien que triomphe la gravure naturaliste.Cet art figuré sur objets manufacturés a produit de vrais chefs-d\u2019œuvre, qui appartiennent tous aux niveaux IV, V et VI.Parmi les objets façonnés, on remarque surtout les bâtons percés dits « bâtons de commandement »!.Les figures d\u2019animaux sont adaptées aux formes resserrées de l\u2019objet en bois de renne, qu\u2019elles entourent et recouvrent en occupant tout l\u2019espace disponible.Citons, du Magdalénien IV, le bâton de Gourdan (Haute-Garonne), où des poissons figurent avec les antilopes et les bovidés, et celui de Montgaudier, du Magdalénien V, où se répartissent avec un équilibre remarquable, d\u2019un côté, deux serpents, et, de l\u2019autre, deux phoques et un poisson (fig.1).1.On les a appelés ainsi par analogie avec les insignes de commandement en usage dans l'Antiquité, mais ils ont pu servir à bien d'autres fins.PAGE 21 Mais le mieux connu, et sans doute l\u2019un des plus beaux, est le bâton de Lorthet, qui date également du Magdalénien V.Il est malheureusement mutilé, mais ce qui en reste révèle une magnifique gravure de cerfs et de saumons, d\u2019une fidélité remarquable (fig.2).La précision du détail dans la représentation du saumon est assez générale dans l\u2019art préhistorique et démontre l\u2019importance de ce poisson dans la vie de l\u2019homme des cavernes : la remontée périodique du saumon se rendant sur les frayères en facilitait au pêcheur la çapture, et à l'artiste, l\u2019observation.Le poisson, qui occupe une place assez restreinte dans l\u2019art maglemosien, apparaît cependant sur quelques objets de cette civilisation mésolithique.Citons, entre autres, le bâton de Spalstrup (poisson sans tête) et un bâton de filet très orné provenant de Traven- hart.Egalement du Mésolithique de la Baltique, on possède quelques gravures sur objets non façonnés.Par exemple, on a trouvé, sur les rives de l\u2019Alster, au nord-est de Hambourg, une palme de bois de renne où figure, gravé, un brochet d\u2019une quinzaine de pouces de long.L\u2019Art préhistorique, par ailleurs, n\u2019a pas échappé à la loi générale de l\u2019évolution artistique.Le réalisme visuel de cet art naturaliste se transforme graduellement en réalisme intellectuel ; cette représentation, plus abstraite, donne des images simplifiées, réduites aux traits essentiels et se groupant en décorations d\u2019apparence géométrique.Cependant cette forme artistique, contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, peut être très ancienne.C\u2019est ainsi que l\u2019on peut dater du Périgordien une défense de Mammouth gravée de motifs fusiformes pectinés, qui semblent bien représenter des poissons.Certains objets du Magdalénien I et II portent des fuseaux longs et pointés qu\u2019on peut interpréter aussi comme des poissons.Des lames d\u2019os du Magdalénien III sont couvertes de complexes ornementaux où dominent-les écailles de poissons.Sur de nombreux harpons du Magdalénien IV, V et VI, le Poisson est gravé en idéogrammes.Parmi les dérivés ornementaux et stylisés de l\u2019art réaliste, on remarque sur des ciseaux du Magdalénien VI (Dordogne) à la suite d\u2019un Poisson bien fait, de profil, des thèmes successifs qui en dérivent mais dont la forme dégénère en art purement géométrique.Sur certains harpons, la stylisation du poisson donne lieu à des ellipses en chaînes, à des éléments d\u2019ellipse et a des demi-ellipses alignées.Parfois la décoration provient de la copie d\u2019objets manufacturés ; c\u2019est ainsi qu\u2019on représente des harpons, des bâtons percés ; des lames d\u2019os du Magdalénien III portent des figurations de mailles de filet.De l\u2019Age du bronze, qui fut marqué, comme on l\u2019a vu, par le perfectionnement des engins de pêche, on a trouvé, en Europe, peu de vestiges qui méritent PAGE 22 d\u2019être mentionnés quant à la représentation artistique du poisson.Par ailleurs, les Chananéens, qui ont vécu en Palestine dès le début de l\u2019Age du bronze, soit aux environs de l\u2019an 3,000 avant Jésus-Christ, ont représenté divers animaux sur leurs poteries, où dominent cependant les motifs géométriques.Les poissons y sont, en général, assez mal définis, quoiqu\u2019on puisse en identifier quelques-uns, tels que ie thon, le requin et le maquereau.Plus récent (2,000-1,500 ay ant J.-C.), un vase de Meggedo est décoré d\u2019un oiseau qui semble occupé à déchiqueter de son bec le dos d\u2019un poisson qu'il retient dans ses serres.Ce motif, auquel on a prêté d\u2019abord une signification mythologique, repre.sente plutôt, croit-on, une scène saisie sur le vif : s \u2018agirait d\u2019un balbuzard fluviatile (aigle-pécheur) À s\u2019apprête à se rassasier de la proie qu\u2019il vient de pêcher.Mais, ce sont là des témoignages de la protohistoire, qui nous ont éloignés, pour un moment, du Paléolithique dont les vestiges ont encore d\u2019autres secrets à nous révéler.Les poissons, nombreux dans l\u2019art mobilier, sont rares dans l\u2019art pariétal.En effet, les parois des cavernes, où la représentation du Bison, du Mammouth, du Bœuf et d\u2019autres animaux donne lieu à une si grande abondance de chefs-d\u2019œuvre, montrent relativement peu d\u2019animaux aquatiques.ll est à noter cependant que les Poissons y sont plus fréquents que les Oiseaux et les Reptiles.L\u2019art pictural des grottes comprend diverses phases qui indiquent une évolution des techniques, mais leur étude détaillée n\u2019entre pas dans le cadre de cet article.Mentionnons seulement que les dessins les plus anciens ne sont que des profils tracés au doigt dans l\u2019argile, puis des gravures à traits profonds et des silhouettes en couleur uniforme.L'artiste recherche ensuite le modelé : le trait se renfle ou s\u2019amincit pour rendre le relief ; la peinture est alors appliquée par touches, en pointillés ou en bandes empâtées.Une phase plus évoluée comprend les représentations en teintes plates et uniformes, certaines parties de l\u2019image étant gravées en trait peu profond.Enfin, l\u2019art pariétal atteint son apogée avec les fresques polychromes, dont les chefs- d\u2019œuvre d\u2019Altamira et de Lascaux sont les plus illustres exemples.Certaines parties sont gravées et la surface entre les traits est raclée ; les contours sont esquissés en noir ; les couleurs principales sont le rouge et le brun ; l\u2019artiste emploie l\u2019ocre de fer, le noir de manganèse et le charbon.Parmi les représentations pariétales du poisson, quelques-unes, très anciennes, remontent à l\u2019Aurignacien, mais les plus remarquables appartiennent au Magdalénien.Certains poissons sont indéfinis, tel celui des Com- barelles, en Dordogne ; d\u2019autres, en revanche, sont faciles à identifier.On retrouve représentées sur les parois des grottes les principales espèces rencontrées dans les gravures mobilières ; c\u2019est ainsi qu\u2019on re- ACTUALITÉS MARINES connaît un magnifique Saumon à Gorge d\u2019Enfer (Dordogne), une Anguille, à la Madeleine, un Brochet, à Cabarets (Lot) ; à Niaux (Ariège), deux Truites sont gravées sur l'argile qui forme le plancher de la caverne.Les parois de l\u2019abri de Minateda ( Alba- cete), en Espagne, portent des dessins superposés, de différents âges ; on y a relevé treize couches de peinture, dont la 9° représente un poisson.Par ailleurs la grotte de Pindal renferme un poisson que l\u2019on considère, mais à tort semble-t-il, comme un thon *.Certaines falaises de fjords aux environs d\u2019Oslo portent des gravures de poissons qui datent sans doute du Mésolithique : on y reconnaît surtout des flétans.L\u2019Art vient donc, à son tour, démontrer l\u2019importance du poisson dans la vie de l\u2019homme préhistorique, mais sa signification, qui dépasse celle des simples vestiges de foyers ou des instruments de pêche, témoigne, chez l\u2019homme des cavernes, d\u2019une véritable pensée transcendante, détachée des préoccupations prosaiques de la vie matérielle.On a beaucoup discuté sur le sens et le but de ces œuvres.Certains y voient seulement l\u2019amour de l\u2019art, le désir de s\u2019exprimer et la satisfaction de réaliser une œuvre ; d\u2019autres, la manifestation de procédés magiques destinés à asservir les animaux qui font l\u2019objet de la chasse ou de la pêche.À la vérité, ces deux perspectives, loin de s\u2019exclure, sont complémentaires.L'art n\u2019est pas né de la magie, mais celle-ci l\u2019a adapté à ses fins : cette participation à des pratiques jugées essentielles par les civilisations primitives a assuré sa vitalité et sa croissance.L'homme a sans doute commencé à dessiner sur les parois d\u2019une caverne, avec ses doigts enduits d\u2019argile, des lignes, des courbes, des arabesques, arrivant instinctivement aux figures dans lesquelles il a reconnu le profil d\u2019un animal, d\u2019une tête de bison.Il s\u2019est alors appliqué, à l\u2019aide d\u2019un bout de bois, d\u2019un os, puis du silex, à représenter les animaux familiers.Il a souvent observé les bêtes qu\u2019il chasse pour se nourrir ou se défendre : une perception visuelle tenue en éveil et aiguisée par cette activité constante, condition essentielle de sa survivance, fixe dans sa mémoire les formes de l\u2019animal et lui en facilite la représensation.Certaines œuvres révèlent une véritable science du dessin et de la technique acquise par une longue pratique : leur exécution a exigé un temps considérable et laisse supposer que le milieu social dans lequel vivait l\u2019artiste lui permettait une existence plus ou moins libérée des soucis journaliers.De plus, durant le long hiver de l\u2019époque glaciaire, les troglodytes, munis de réserves accumulées par la chasse et la pêche pratiquées durant l'été, restaient confinés dans leurs grottes, où ils trou- 1.Il arrive que les poissons n\u2019'appartiennent pas à l'espèce que leur a attribuée une identification trop hâtive, et partant erronée.Il semble aussi qu'on ait négligé parfois de tenir compte de ressemblances qui peuvent prêter à confusion.Aussi certains poissons désignés comme des anguilles pourraient tout aussi bien être des lamproies.Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HivER 1963-1964 vaient plus de temps pour se livrer aux cérémonies et écouter les sorciers leur raconter les traditions de la tribu.C\u2019était le temps de l\u2019année choisi pour les initiations et les danses rituelles.Au sorcier, en même temps artiste, était confié le rôle de graver et de peindre les animaux dont on souhaitait la multiplication, la possession ou la destruction.L\u2019ethnographie nous offre de nombreux exemples de ces pratiques d\u2019envoûtements destinées à assurer un meilleur rendement de la pêche.Les poissons représentés sur les propulseurs et les harpons, comme ceux qui apparaissent sur les pierres gravées, qu\u2019on peut considérer comme des talismans, n\u2019étaient pas simplement décoratifs : le pêcheur préhistorique voyait dans l\u2019image du poisson un moyen de l\u2019asservir et d\u2019en faciliter la capture.Cependant ni la théorie de « l\u2019art pour l\u2019art », ni la magie ne suffisent à expliquer entièrement l\u2019art préhistorique.Il est impossible, d\u2019une part, de soutenir l\u2019idée d\u2019une sorte de musée naturel dans ces cavernes, car les figures sont reléguées à l\u2019intérieur des galeries où ne se rendaient que rarement les troglodytes, dont les foyers étaient placés près de l\u2019entrée.Ainsi le poisson de la grotte de Pindal se trouve à quelque 500 pieds de l\u2019entrée.Ce n\u2019est là qu\u2019un des nombreux exemples de représentations d\u2019animaux dont la situation reculée écarte toute intention purement décorative.C\u2019est à la suite d\u2019expéditions longues, pénibles, compliquées et parfois périlleuses, que les archéologues sont parvenus à atteindre certaines peintures pariétales ; il faut parfois parcourir de longs couloirs, franchir des crevasses, marcher en se courbant pour arriver jusqu\u2019à elles.On peut imaginer quelles difficultés s\u2019est imposées l\u2019artiste chargé de leur exécution, avec les moyens d\u2019éclairage dont il disposait \u2014 torches ou lampes rudimentaires \u2014, en des lieux si difficiles d\u2019accès qu\u2019il a dû parfois travailler accroupi ou même couché sur le sol.Il faut y voir une part de mystère voulu et recherché que la magie ne suffit pas, elle non plus, à expliquer.En parlant des religions de la préhistoire, Mainage voyait déjà dans l\u2019art tourné vers la magie une forme de culte naturaliste, culte dégénéré, selon lui, d\u2019une religion monothéiste.Des recherches récentes sur l\u2019art préhistorique \u2014 notamment celles de Laming-Emperaire et de Leroi-Gourhan \u2014 ouvrent de nouvelles perspectives sur sa signification.L'étude des peintures et des gravures réparties dans 80 grottes du sud de la France et de l\u2019Espagne a révélé un ensemble structuré selon des lois que les dénombrements et les corrélations statistiques ont permis de mettre en lumière.La répartition des animaux à l\u2019intérieur des grottes témoigne d\u2019une pensée créatrice qui dépasse l\u2019idée qu\u2019on se faisait de ces hommes primitifs.Comme le dit Francis Hours, « on a l\u2019impression de se trouver en présence d\u2019une représentation cosmogonique du monde animal, d\u2019une sorte de mythologie des- PAGE 23 sinée, valorisée par l\u2019association et la complémenta- la trace d\u2019une pensée que l\u2019on peut qualifier de reli- rité des sexes, « où » le thème général est celui de la gieuse.fécondité ».Le poisson y tient une place restreinte, L'histoire et la mythologie nous montreront la part si on le compare au bison, au bœuf et au cheval, qui accordée au poisson dans certaines religions.Mais, constituent le thème principal de l\u2019ensemble, mais sa avant d\u2019en arriver là, que de chemin parcouru depuis présence permet de supposer qu\u2019il s\u2019intégrait à cette la première rencontre de l\u2019homme avec le Poisson, cosmogonie du monde animal, où l\u2019on retrouve déjà « aux rivages antiques des mers » ! BIBLIOGRAPHIE BreviL, H.& R.LANTHIER LEGENDRE, VIANNEY Les hommes de la pierre ancienne.\u2014 Payot, Paris, Le Poisson autrefois.(Cours d\u2019Ichtyologie) \u2014 1959.Montréal, 1961.(Polycopié).CAPITAN, DR La préhistoire.\u2014 Payot, Paris, 1925.Mainace, TH.Les religions de la préhistoire.L\u2019âge paléolithique.Currine, C.L.~\u2014 Desclée, Desclée, De Brouwer & Cie, Paris, 1921.Fish Saving.\u2014 Léonard Hill, London, 1955.THOMAzI, À.Furon, R.ho?a .Manuel de préhistoire générale.\u2014 Payot, Paris, 1939, Histoire de la pêche.\u2014 Payot, Paris, 1947.Hours, Francis VAN Nurem, Tony T.Recherches nouvelles sur l\u2019art préhistorique.Etudes Des poissons et des hommes.Coll.« Découvertes » \u2014 \u2014 Tome 312, No 2, 1962.Mame, Paris, 1956.Le deuxième de la série d'articles publiés sous le titre général « Le Poisson et l'homme » portera sur le « Poisson dans la Bible ».Pour s\u2019en tenir à l\u2019ordre chronologique, qui semble le plus logique, l'auteur avait prévu de faire suivre «Le Poisson dans la préhistoire » du « Poisson dans l\u2019histoire ».Mais l'Histoire porte sur quelques milliers d'années et l\u2019époque de la Bible est, pour une grande partie, beaucoup plus près de la préhistoire que du XXe siècle.Nous avons donc jugé préférable d'éviter ce retour dans le temps.D'ailleurs, où situer la Bible dans l\u2019histoire universelle ?Elle commence avec la création du monde, voit s\u2019édifier et s\u2019écrouler les civilisations et se prolonge avec le Nouveau Testament jusqu\u2019à l'aube d\u2019une nouvelle ère.Cette histoire qui touche à celle de tant de peuples est de tous les temps, et, aussi, en dehors du temps, car c\u2019est l\u2019histoire de Dieu, qui est éternel.PAGE 24 ACTUALITÉS MARINES Excursion C.J.N.(Reportage de l'Office du Film du Québec \u2014 N.A L\u2019ECOLE Bazin) DE LA MER par Soeur MARIE-JEAN-EUDES, s.5 s Consacrer chaque heure de quelques semaines, trop courtes, à étude intensive de la biologie marine, viser à approfondir ses connaissances sur un sujet qu'on n\u2019a fait jusque-là qu\u2019effleurer, voilà ce que certains professeurs-étudiants, membres des CJN, ont tenté, sous la direction des biologistes de Grande-Rivière.Cette première expérience a-t-elle été concluante ?Sœur Marie-Jean-Eudes, alors directrice des Cercles des Jeunes Naturalistes, a présidé à l\u2019organisation de ces cours.Nous lui laissons la parole, profitant toutefois de l\u2019occasion pour la féliciter du travail accompli sous sa direction pendant de nombreuses années.Depuis le début des cours de Biologie marine (1948), les étudiants caressent un rêve bien légitime : revoir la Gaspésie, ses vallées pittoresques, ses hauts sommets tourmentés, ses falaises, ses baies et ses caps, ses plages radieuses sous la lumière ensoleillée de l\u2019aube, ses flots rageurs battant en brèche le sable et le roc, dans une lutte sans fin entre la terre et Pocéan.Les plus ambitieux veulent revoir la mer pour pénétrer plus avant dans les mystères de la vie marine, entrevus durant les cours d\u2019Introduction à la Biologie marine, ces cours qui enchantent, mais que tous s'accordent à reconnaître trop brefs, trop condensés\u2026 Le désir de Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HIVER 1963-1964 ces étudiants serait de reprendre chacune des disciplines, afin de se documenter plus sérieusement.Cependant la nature même des cours, qui s\u2019intitulent sans prétention : Introduction à la Biologie marine, le nombre des étudiants venus de milieux divers, sont autant d\u2019entraves à l\u2019établissement d\u2019une 2° année.Un premier essai sera tenté en 1962, avec la bienveillante autorisation du directeur de la Station de Biologie marine.MM.les professeurs Guy Lacroix et Pierre Brunel ont préparé un choix de brefs projets de recherches.Quatre candidats ont opté pour la Benthonologie, un pour la Planctonologie et six pour la Botanique.PAGE 25 Utilisation d'un anémomètre manuel pour mesurer la vitesse du vent.Enregistrement de la température en fonction de la profondeur.Le bathythermo- graphe est ramené à la surface.Botanique Notons en passant que ces botanistes, sous la direction du Rév.Frère Rolland-Germain, é.c., ont travaillé à compléter la liste des plantes autochtones de l\u2019Ile Bonaventure.Chaque année, tous les étudiants y passent une journée entière.Tandis que les touristes se contentent de visiter l'immense colonie des Fous de Bassan, nos étudiants parcourent l\u2019île entière, reviennent chargés de spécimens ; aussi est-ce avec joie que ces botanistes ont entrepris un inventaire complet de la Florule de Bonaventure, ajoutant des centaines d'espèces à celles que mentionnent les flores.Planctonologie Dans le cadre d\u2019une seconde année d\u2019étude, un projet de planctonologie s\u2019insérait tout naturellement.À la suite de circonstances imprévisibles, un seul étudiant a pu entreprendre un travail de recherches sur le zooplancton de l\u2019estuaire de la rivière Restigouche.rence de l'eau.La lame de verre enduit de fumée sur laquelle s'est inscrite la courbe de la température est extraite de l'appareil.men détaillé au laboratoire.En préparant le sujet d\u2019étude, M.le professeur Guy Lacroix escomptait recevoir trois étudiants ; il est normal qu\u2019un seul n\u2019ait pu compléter, en une quinzaine, le programme tracé pour l\u2019équipe.Le prélèvement des échantillons (eau et plancton) s\u2019effectua au cours d\u2019une croisière régulière, du 30 juillet au 3 août.L'étudiant Louis Legendre récolta lui-même ses échantillons, au moyen de l\u2019échantillonneur quantitatif Clarke-Bumpus ; il recueillit aussi les données hydrographiques essentielles à son travail.La croisière terminée, le long, mais passionnant travail de laboratoire commençait : analyse préliminaire du matériel à la loupe stéréoscopique, analyse qui demande à être complétée afin de fournir les données d\u2019un rapport substantiel.Les échantillons provenaient de neuf stations échelonnées depuis l\u2019entrée de la rivière Restigouche jusqu\u2019à la hauteur de Campbellton.Les premiers résultats se sont révélés intéressants, imprévus même sous certains aspects \u2014 pour ne citer que la variation des Envoi d'un disque Secchi pour mesurer la transpa- Prélèvement de plancton au moyen de l\u2019échantillonneur quantitatif Clarke-Bumpus.> i Examen sommaire de la lame, avant l'exa- ||| yu ~~ vt fig Mesure de la température de l'eau de surface avec un thermomètre de précision.4 i \\ Bouteille à renversement utilisée pour prélever des échantillons d'eau afin de dé- de lo bouteille.terminer la salinité.Elle renseigne également sur la température grâce à son thermomètre de haute précision.gradients de salinité ; cependant avant de tirer des conclusions très précises sur la composition du zoo- plancton de l\u2019estuaire de la Restigouche, une analyse spécifique s\u2019impose, à la grande satisfaction de l\u2019étudiant qui espère continuer son travail l\u2019été prochain avec la collaboration d\u2019un ou de plusieurs compagnons.L\u2019intérêt de ce travail de recherches se trouve doublé du fait qu\u2019il est original, l\u2019étude d\u2019un estuaire n\u2019ayant jamais été effectuée en fonction du zooplanc- ton par la Station de Biologie marine de Grande- Rivière.Benthonologie Des dix-sept projets de recherches sur les Invertébrés de fond du golfe Saint-Laurent, exposés par le professeur Pierre Brunel, deux retinrent l\u2019attention de quatre étudiants.Dans le premier cas, il s'agissait d\u2019observations sur la biologie des bernards-l\u2019ermite.Dans le second, de Mesure de l'angle du câble.Remontée de l'échantillonneur.la faune des fonds sablonneux infra-littoraux des parages de Grande-Rivière.Les deux groupes avaient à leur disposition le matériel ordinaire du laboratoire de la station, ainsi que l\u2019usage de la pinasse, bateau de 24 pieds de longueur, mi par un moteur Acadia de 25-26 C.-V., équipé d\u2019un treuil accouplé au moteur et d\u2019un écho-sondeur portatif, de dragues, de filets et d\u2019autres engins de collection.Il était convenu que le travail en mer se ferait conjointement par les deux équipes.La température et d\u2019autres facteurs incontrôlables ont malheureusement entravé les sorties qui se sont limitées à trois en pinasse et deux en chalutier et n\u2019ont donné que des récoltes assez pauvres.Malgré ces conditions défavorables, la première équipe, utilisant le matériel conservé à la Station, a examiné 1,065 pagures de deux espèces : Pagurus Kroyer: et Pagurus pubescens pour en déterminer le Collection de l'échantillon.Messager qui déclenchera le renversement sexe.L\u2019étude a porté sur la proportion des sexes, la fertilité, les habitats.Sur les 1,065 pagures étudiés, 41 pagures étaient infestés par Peltogaster paguri Rothke, 9 Peltogaster « superparasités » par Leriopris pygmaea.Ce parasitisme du Peltogaster semble avoir été observé pour la première fois en Amérique du Nord.De plus, certains organismes que l\u2019on croit être des champignons ont été soumis à un spécialiste pour identification.La seconde équipe avait comme objectif de rassembler et d'analyser des informations recueillies sur une communauté benthique restreinte : la communauté infra-littorale vivant dans les parages de Grande- Rivière, entre une et quinze brasses de profondeur.Elle devait : dresser l\u2019inventaire des espèces habitant ces fonds ; tenter d\u2019évaluer qualitativement l\u2019importance relative et le mode de vie de chacune des espèces dans la communauté ; déterminer la proportion des espèces proprement infra-littorales et d\u2019espèces eurybathes sous-litto- rales ; déterminer la limite inférieure de profondeur de la communauté, sa couverture en fonction de la topographie locale des fonds.Pour les raisons citées plus haut, les deux étudiantes n\u2019ont pu entièrement réaliser leur projet.Cependant, elles ont visité elles-mêmes 10 stations (8 fonds rocheux et 2 fonds sablonneux), recueilli et identifié 45 espèces d\u2019invertébrés.Au laboratoire, après avoir trié, identifié et compté les animaux et les algues de chaque pêche, après avoir pesé les roches, elles ont complété un examen analogue des invertébrés provenant des mêmes fonds, conservés dans le musée de la Station de Biologie marine, depuis 1951.- Elles ont compilé l\u2019ensemble des observations désormais disponibles sur cette faune, puis fait un essai de discrimination entre les espèces des fonds rocheux et celles des fonds de sable.Enfin, elles ont préparé des tableaux, des graphiques d\u2019association ou d\u2019exclusion entre les espèces et une carte locale de la communauté.AU LABORATOIRE Au total, les deux étudiantes ont inventorié 72 stations : fonds rocheux : 25 fonds sablonneux : 20 sable et gravier : 8 rocheux et sablonneux : 19 Une des conclusions qui se.dégagent de l\u2019inventaire des 143 espèces est celle-ci : l\u2019Asterias vulgaris se classe première, avec 1,624 spécimens recueillis dans 30 stations.Malgré le court espace de temps consacré à ce travail \u2014 dix-sept jours \u2014 encore écourté à la suite de contretemps de toutes sortes : défectuosités de moteur ou de boussole, pluie abondante ou brume épaisse, grands vents ou grosse mer prohibant les sorties, les résultats sont satisfaisants, assez pour que cette expérience puisse se répéter, avec les mêmes étudiants, qui pousseraient plus loin leurs recherches, ou avec une autre équipe de joyeux travailleurs.Ces candidats de demain, nous les préparons par des cours de Sciences naturelles donnés à l\u2019Université de Sherbrooke, par la Commission des C.J.N., cours que la Faculté des Arts veut bien reconnaître.Nous remercions M.A.Marcotte d\u2019avoir permis cet essai à Grande-Rivière ; les professeurs méritent toute notre admiration pour le zèle qu\u2019ils déploient afin de rendre leur enseignement aussi vivant que pratique.Notre reconnaissance s'adresse également au ministère de la Chasse et des Pêcheries comme au ministère de la Jeunesse, qui, par leurs généreuses contributions, permettent le maintien de ces cours d\u2019un grand intérêt culturel.IL LES PECHERIES MARITIMES! y er Pp 4a e \u2018 1962 Un rapport statistique, encore, en fin d'année, mais un rapport bien encourageant.Voyons un peu : la valeur au débarquement a battu tous les records, le dernier, celui de 1945, se voyant distancé de plus de $730,000.Ainsi en est-il de la valeur marchande qui dépasse, dans l\u2019ensemble, de $1,520,000.le record obtenu en 1946, atteignant dans le cas particulier du Homard $2,262,476., soit $519,436.de plus qu\u2019en 1960, qui avait marqué son sommet.Au Québec, la pêche maritime se pratique dans le golfe Saint-Laurent, dans la baie des Chaleurs et dans une partie du fleuve Saint-Laurent.Ces bassins de pêche constituent quatre régions distinctes désignées conventionnellement par les noms : fleuve Saint-Lau- rent, Gaspésie, Côte-Nord et Iles-de-la-Madeleine.Les statistiques de 1962 sont présentées selon ces divisions.La région du fleuve Saint-Laurent comprend l\u2019Islet, Kamouraska et Charlevoix ; l\u2019eau y est plutôt saumâtre.Les autres régions sont baignées par l\u2019eau de mer.La Gaspésie comprend les comtés de Rivière- du-Loup, Rimouski, Matane, Gaspé-Nord, Gaspé-Sud et Bonaventure ; la pêche se fait dans le golfe Saint- Laurent et la baie des Chaleurs.La Côte-Nord comprend les comtés de Saguenay, de Duplessis et l\u2019Ile d\u2019Anticosti.Les pêcheurs de cette région pêchent tantôt dans le golfe Saint-Laurent, tantôt dans l\u2019estuaire.De même, les pêcheurs des Iles-de-la-Madeleine font leurs captures en plein golfe et un peu aussi dans l'estuaire, pour ce qui est des gros bateaux.Les ports de pêche ou points de débarquement se succèdent le long des côtes.Les usines des producteurs industriels sont distribuées sur ces territoires au gré des facilités d\u2019approvisionnement en poisson.Voici pour les quatre dernières années les variations dans les captures totales de poisson et leur valeur au débarquement (l\u2019année 1962 est choisie comme base ou 100).) Captures totales Valeur au débarquement Indice Indice Années Quintal \u2018 Base : $ Base : 1962=100.0 1962=100.0 1959 1,098,846 83.9 3,867,861 74.8 1960 958,613 73.2 3,953,120 76.5 1961 1,067,382 81.5 4,228,154 81.8 1962 1,309,425 100.0 5,170,428 100.0 1.Quintal : 100 livres.La même étude faite sur la morue, l\u2019espèce de plus grand rendement, donne les résultats suivants : Captures totales Valeur au débarquement Indice Indice Années Quintal' Base : $ Base : 1962 100.0 1962= 100.0 1959 640,452 98.0 1,663,657 77.4 1960 554,756 84.9 1,522,141 70.8 1961 556,712 85.2 1,810,021 84.2 1962 653,415 100.0 2,148,437 100.0 1.Quintal: 100 livres. Comparons maintenant la valeur marchande des captures totales et celles des captures de morue pour la période en question.Valeur marchande Valeur marchande de la morue de toutes les espèces Indice Indice Années $ Base : $ Base : 1962\u2014 100.0 1962= 100.0 1959 3,792,948 98.5 7,412,668 80.1 1960 3,182,578 82.6 7,087,026 76.6 1961 3,247,043 84.3 7,649,228 82.7 1962 3,852,478 100.0 9,248,612 100.0 La valeur marchande du homard au cours des quatre dernières années s\u2019élève respectivement à $1,526,177., $1,733,040., $1,694,078.et $2,262,476., l\u2019indice étant de 67.5, 76.6, 74.9 et 100.0 par rapport à l\u2019année 1962 prise comme base.En 1962, 3,786 hommes pêchent pour faire le commerce du poisson.Voici la répartition régionale de ces hommes : Régions Pêcheurs % Fleuve Saint-Laurent 160 4.2 Gaspésie 1,584 41.8 Côte-Nord 1,017 26.9 Îles-de-la-Madeleine 1,025 27.1 TOTAL : 3,786 100.0 La pêche côtière est pratiquée au moyen de bateaux de moins de 10 tonnes.Les navires de 10 tonnes et plus servent à la pêche de haute mer ou pêche hauturière.La répartition de ces classes différentes d\u2019unités selon les régions présente certainement de l\u2019intérêt.Bateaux de moins Navires de 10 Pa de 10 tonnes tonnes et plus Régions Nombre % Nombre % Fleuve Saint-Laurent 17 0.6 \u2014 \u2014 Gaspésie 1,132 42.7 107 69.0 Côte-Nord 1,084 40.8 9 6.0 Îles-de-la-Madeleine 421 15,9 39 25.0 TOTAL : 2,654 100.0 155 100.0 PAGE 30 L'étude des immobilisations dans ces différentes classes de bateaux montre dans quels secteurs de cette industrie primaire l\u2019évolution se situe présentement.Voici ce qui a été immobilisé en 1962 dans les différentes embarcations nouvelles.Bateaux de moins Navires de 10 de 10 tonnes tonnes et plus Régions $ % $ % Fleuve Saint-Laurent 195 0.2 \u2014 \u2014 Gaspésie 36,295 21.8 845,965 51.8 Côte-Nord 21,929 13.2 \u2014 \u2014 Îles-de-la-Madeleine 107,732 64.8 787,075 48.2 TOTAL : 166,151 100.0 1,633,040 100.0 En 1962, les dépenses totales pour tous genres d\u2019agrès de pêche s\u2019élèvent à $662,472.La répartition régionale est la suivante : Régions $ % Fleuve Saint-Laurent 28,903 44 Gaspésie 309,419 46.7 Côte-Nord 89,346 13.5 Îles-de-la-Madeleine 234,804 35.4 TOTAL : 662,472 100.0 Les usines des producteurs industriels et du ministère donnent un emploi saisonnier à près de 2,300 employés.Les salaires payés s\u2019élèvent à $1,652,119.Le gouvernement du Québec a donc immobilisé des sommes considérables dans les territoires de pêche maritime.Ces immobilisations consistent en entrepôts frigorifiques, neigères, hangars à classification, salines et ateliers divers.Ces établissements s'ajoutent à ceux des producteurs industriels et servent à l\u2019industrie de la pêche et à l\u2019industrie de la préparation des produits.Le ministère paye $482,890.en salaires et gages dans ces mêmes établissements.ACTUALITÉS MARINES Y961-\u20ac961 YHAIH \u2014 \u20ac ON \u2014 L TOA 1\u20ac aovd Tableau 1 POISSON : CAPTURES, VALEURS, DISTRIBUTION PAR RÉGION, 1962 Espèces Fleuve Saint-Laurent Gaspésie Côte-Nord Îles-de-la-Madeleine TOTAL Cwt $ Cwt $ Cwt $ Cwt $ Cwt $ Morue 10 80 367,993 1,257,105 134,179 361,938 151,233 529,314 653,415 2,148,437 Aiglefin \u2014 \u2014 854 3,576 \u2014 \u2014 3,065 15,325 3,919 18,901 Merlan \u2014 \u2014 3 8 \u2014 \u2014 136 136 139 144 Merluche \u2014 \u2014 7,655 12,089 \u2014 \u2014 422 422 8,077 12,511 Sébaste \u2014 \u2014 60,134 164,307 3,250 8,027 15,968 35,931 79,352 208,265 Anarrhique \u2014 \u2014 274 889 31 78 35 35 340 1,002 Flétan \u2014 \u2014 2,612 61,114 638 12,469 153 2,295 3,403 75,878 Plie 28 245 29,570 90,993 557 1,415 26,376 86,046 56,531 178,699 Raie \u2014 \u2014 19 61 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 19 61 Turbot \u2014 \u2014 164 420 \u2014 \u2014 23 75 187 495 Hareng 1,068 3,037 65,498 140,012 2,051 3,745 340,457 170,371 409,074 317,165 Maquereau \u2014 \u2014 1,942 13,167 2,862 9,452 10,203 32,328 15,007 54,947 Alose 29 165 196 1,012 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 225 1,177 Capelan 1,950 3,765 886 1,862 2,203 114,857 \u2014 \u2014 4,998 297,737 Saumon 26 2,048 2,769 180,832 211 4,228 34 510 3,064 39,363 Éperlan 593 6,606 2,226 28,019 366 1,176 \u2014 \u2014 3,202 6,803 Poulamon 138 1,140 56 559 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 194 1,699 Sardine 413 1,508 2,963 12,452 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 3,376 13,960 Truite \u2014 \u2014 23 1,090 200 4,552 \u2014 \u2014 223 5,642 Poule de mer \u2014 \u2014 223 1,494 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 223 1,494 Esturgeon 295 5,815 146 2,902 38 570 \u2014 \u2014 479 9,287 Anguille 3,998 126,510 86 2,104 5 75 \u2014 \u2014 4,089 128,689 Homard \u2014 \u2014 3,044 127,525 242 6,627 38,984 1,286,472 42,270 1,420,624 Coques \u2014 \u2014 12,419 40,652 3,726 4,144 \u2014 \u2014 16,145 44,796 Pétoncles \u2014 \u2014 10 105 150 745 \u2014 \u2014 160 850 Bigorneaux \u2014 \u2014 503 2,515 451 451 \u2014 \u2014 954 2,966 Crabe \u2014 \u2014 256 961 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 256 961 Divers \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 104 1,247 \u2014 \u2014 104 1,247 Loups-marins (nombre) \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 15,213 146,966 4,894 29,662 20,107 176,628 TOTAL : 8,548 150,919 562,524 2,147,825 151,264 682,762 587,089 2,188,922 1,309,425 5,170,428 Cwt = 100 lbs. > Q m Wy N SANTNVIY STLITVLIOY Tableau 2 PRODUITS POUR LE MARCHE ET VALEUR MARCHANDE, 1962 Con- Sous- Espèces Rond Filet Bloc Salé Séché Fumé serves Boëtte Produits Valeur Cwt Cwt Cwt Cwt Cwt Cwt Caisses Cwt Tonnes $ Morue 22,459 28,577 96,310 11,299 55,540 2,330 \u2014 \u2014 37 3,852,478 Aiglefin 177 3 1,164 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_ 27,468 Merlan 1 23 4 1 \u2014 \u2014 \u2014_ \u2014 389 Merluche 546 377 793 662 504 \u2014 \u2014 _ \u2014 45,661 Sébaste \u2014 19,695 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 367,584 Anarrhique \u2014 97 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2,136 Flétan 2,722 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 75,725 Plie 1,482 9,862 2,778 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 335,777 Raie \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _ \u2014\" Turbot \u20141 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Hareng 60,831 \u2014 \u2014 6,474 \u2014 29,488 \u2014 56,457 257 590,783 Maquereau 2,993 \u2014 \u2014 6,468 \u2014 \u2014 30 316 \u2014 119,316 Alose 225 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,177 Saumon 5,325 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 21 \u2014 \u2014 353,474 Éperlan 3,064 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 37,413 Capelan 218 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,421 78 4,841 Poulamon 194 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014 1,940 Sardine 2,261 \u2014 \u2014 742 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 11,270 Truite 40 131 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_ 8 \u2014 \u2014 10,141 Poule de mer 223 \u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,494 Esturgeon 476 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014 9,429 Anguille 4,089 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014 135,002 Homard 24,075?\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 9,055 \u2014 \u2014 2,262,476 Pétoncles (chair) 29 \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014 1,252 Bigorneaux 503 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 225 \u2014 \u2014 4,765 Coques 2,094 ?\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 3,600 \u2014 \u2014 124,614 Crabe {chair) \u2014\" \u2014 _ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_ \u2014 \u2014 \u2014! Divers 104 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 1,247 Indéterminé \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 5,890 618,970 Loups-marins 20,107 ° \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 379 248,817 TOTAL : \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014_ 9,248,612 1.Les chiffres de moins de trois producteurs ne peuvent 2.Entier et écaillé.3.Nombre de peaux.étre publiés. < 2 Tableau 3 | PÉÊCHEURS, BATEAUX, INVESTISSEMENTS ET DÉPENSES PAR RÉGION, 1962 © | us 5 Fl fles-de-1 euve .A es-de-la- 5 St-Laurent Gaspésie Cote-Nord Madeleine Total ê 2 Pécheurs : Totaux .DES 160 1,584 1,017 1,025 3,786 aux poissons de fond .50 1,240 901 960 3,151 4 au hareng .36 1,090 407 731 2,264 au homard .\u2014 364 29 714 1,107 au maquereau .\u2014 53 75 707 835 au saumon .11 165 303 \u2014 479 à l\u2019éperlan .86 88 32 9 215 aux coques .\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2014 14 9 \u2014 23 aux pétoncles .\u2014 \u2014 8 \u2014 8 â à diverses espèces .105 34 210 \u2014 349 4 Bateaux (moins de 10 tonnes) : 4 Totaux creer eseee cernes 17 1,132 1,084 421 2,654 à moteur nus eenee 10 762 649 417 1,838 à rame Lee ee re ere nene 7 368 365 3 743 7 collecteurs .\u2014 2 70 1 T3 Immobilisations $ 195 36,295 21,929 107,732 166,151 Navires (10 tonnes et plus) : Totaux .rrere ressens cree \u2014 107 9 39 155 au chalut ere \u2014 39 2 20 61 à la palangre .\u2014 67 7 11 85 à la seine danoise \u2014 1 \u2014 1 2 a la seine poche .\u2014 1 \u2014 2 3 # au filet maillant \u2014 49 6 3 58 4 à d\u2019autres agrès \u2014 43 5 7 55 3 Immobilisations .$ \u2014 845,965 \u2014 787,075 1,633,040 + Agrès : 8 Dépenses encens $ 28,903 309,419 89,346 234,804 662,472 > © tas Ww a SENINVIY SELITVALOV == Tableau 4 RÉPARTITION RÉGIONALE DES EMPLOYÉS DES USINES DES PÊCHERIES EN 1962 Su LAURENT GASPÉSIE CÔTE-NORD Tespe La ToTAUX À SALAIRE ET À GAGES : (des producteurs et du ministère) Janvier ci \u2014 205 35 64 304 Février rene \u2014 217 35 64 316 Mars ceri \u2014 210 35 66 311 Avril \u2026\u2026.ncscrerrcerearececre ses cranree \u2014 249 35 267 551 Mai in \u2014 667 61 1,421 2,149 Juin \u2026.\u2026.rcrcsrersererccacrsrsrsevrrees \u2014 925 157 1,073 2,155 Juillet nee \u2014 1,025 184 1,042 2,251 AOÛ ooo rennes \u2014 1,035 182 679 1,896 Septembre ren \u2014 946 140 655 1,741 Octobre \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.unes.\u2014 860 81 504 1,445 Novembre nn \u2014 719 35 434 1,188 Décembre \u2014 316 35 316 667 ACTUALITES MARINES Revue publiée par le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce du Québec INDEX \u2014 VOL.7 SUJETS ACTUALITÉS MARINES (Editoriaux) \u2014 Remaniements ministériels, M.Plamondon : vol.7, no 1, p.2.\u2014 Mise au point (objectifs), G.Lévesque: vol.7, no 2, p.2.\u2014 Actualités marines (objectifs), M.Plamondon : vol.7, no 3, p.2.ALIMENTATION \u2014 Voir « Aquarium », « Invertébrés de fond ».AMÉNAGEMENT \u2014 Aménagement de la Nouvelle, L.Tremblay: vol.7, no 1, p.27.\u2014 Voir « Ensemencements ».AMPHIPODES \u2014 Voir « Invertébrés de fond ».ANATOMIE DENTAIRE COMPARÉE \u2014 Voir « Odontocètes ».AQUARIUM \u2014 Reportage sur la vie d'un aquarium, B.Beaulieu: vol.7, no 2, p.25.ART PREHISTORIQUE \u2014 Voir « Préhistoire ».BATEAUX _ \u2014 Voir « Statistique ».BÉLOUGA _ \u2014 Voir « Esturgeon ».BÉLUGA \u2014 Voir « Odontocètes ».BENTHONOLOGIE \u2014 Voir « Enseignement », « Invertébrés de fond ».BIOLOGIE \u2014 Voir « Esturgeon ».BIOLOGIE MARINE \u2014 Voir « Enseignement >», « Invertébrés de fond ».CACHALOT \u2014 Voir « Odontocètes ».CAPTURES COMMERCIALES \u2014 Voir « Esturgeon », « Statistique ».CAVIAR \u2014 Voir « Esturgeon ».CHENAL DE MIGRATION \u2014 Voir « Aménagement ».CERCLES DE JEUNES NATURALISTES \u2014 Voir « Enseignement >».COMMERCE \u2014 Lettre de France, Michel Coyon : vol.7, no 1, p.21.CONGÉLATION \u2014 Dans l'Industrie de la pêche .deux étapes essentielles : la congélation et l\u2019entreposage, R.Goulet: vol.7, no 1, p.22.CONSOMMATION \u2014 Voir « Poisson », « Rapport ».CRABE-ARAIGNÉE \u2014 Voir « Invertébrés de fond ».CUISINE \u2014 Voir « Hors-texte », « Poisson ».DENTURE ~ \u2014 Voir « Odontocètes ».EDUCATION ~ \u2014 Voir « Poisson », « Rapport >.ELEVAGE \u2014 Voir « Aquarium ».ENGINS DE PECHE \u2014 Voir « Esturgeon », « Statistique ».Vol.7 \u2014 No 3 \u2014 HIVER 1963-1964 ENSEIGNEMENT \u2014 Professeurs à l\u2019école de la mer, Sœur Marie-Jean-Eudes : vol.7, no 3, p.25.ENSEMENCEMENTS \u2014 Résultats d\u2019ensemencements en truites péchables, J.-L.Loubier : vol.7, no 2, p.19.ENTREPOSAGE \u2014 Voir « Congélation ».ESTURGEON \u2014 Captures d\u2019esturgeons noirs de grande taille dans le Saint-Laurent, G.Beaulieu : vol.7, no 2, p.12.\u2014 Les FEsturgeons migrateurs du Saint-Laurent et de la Gironde, E.Magnin : vol.7, no 2, p.14.\u2014 Voir « Hors-texte ».EUROPE \u2014 Voir « Industrie ».EXPÉRIENCES \u2014 Voir « Ensemencements ».EXPLOITATION \u2014 Voir « Esturgeon », « Statistique ».EXPORTATION \u2014 Voir « Industrie ».FLOTTE \u2014 Voir « Industrie », FRANCE \u2014 Voir « Commerce ».GASPÉ (bale de) \u2014 Voir « Invertébrés de fond ».GIRONDE \u2014 Voir « Esturgeon ».GLOBICÉPHALE \u2014 Voir « Odontocètes ».HOMARD \u2014 Voir « Statistique ».HORS-TEXTE \u2014 Usine de transformation, Grimsby, Angleterre: vol.7, no 1 (recto).\u2014 Coquille de pétoncles; langues de morue ; filets de morue : vol.7, no 1 (verso).\u2014 Écailles d\u2019esturgeons, vol.7, no 2.\u2014 Invertébrés de fond, vol.7, no 3.HYDROGRAPHIE \u2014 Voir « Océanographie ».IMMOBILISATIONS \u2014 Voir « Statistique ».INDUSTRIE \u2014 L'Europe vue avec un œil d\u2019industriel, J.H.LeBreton : vol.7, no 1, p.3.\u2014 Voir « Congélation », « Statistique ».INFORMATION \u2014 Voir « Poisson », « Rapport ».INVERTÉBRÉS DE FOND \u2014 Recherches sur les Invertébrés de fond à la Station de Biologie marine, P.Brunel : vol.7, no 3, p.3.\u2014 Voir « Hors-texte ».KALUGA \u2014 Voir « Esturgeon ».MAMMIFERES \u2014 Voir « Aquarium >.MAMMIFERES CETACES DENTICETES \u2014 Voir « Odontocètes ».MARCHÉ \u2014 Voir « Commerce >», « Industrie», « Statistique ».MÉTHODES DE PÊCHE \u2014 Voir « Esturgeon ».PAGE 35 MISCOU (Banc de) \u2014 Voir « Invertébrés de fond ».MORSE \u2014 Voir « Odontocètes ».MORUE \u2014 Voir « Hors-texte », « Invertébrés de fond », « Statistique ».NARVAL \u2014 Voir « Odontocétes ».NOUVELLE \u2014 Voir « Aménagement ».OBJECTIFS \u2014 Voir « Actualités marines », Éditorial, vol.7, no 2, ~~ Pp.2; no 3, p.2.OCÉANOGRAPHIE \u2014 Le Saguenay \u2014 Son contenant et son contenu, M.Tiphane : voi.7, no 2, p.22.ODONTOCETES \u2014 Les Odontocètes, V.Plamondon : vol.7, no 2, p.3.ORGANISATION J \u2014 Voir « Actualités marines », Editorial, vol.7, no 1, p.2.ORQUE EPAULARD _ \u2014 Voir « Odontocètes ».PÊCHE _ \u2014 Voir « Esturgeon », « Préhistoire ».PECHES _ \u2014 Voir « Congélation », « Industrie », « Statistique ».PECHEURS _ \u2014 Voir « Statistique ».PÉTONCLES \u2014 Voir « Hors-texte », PHOQUE COMMUN \u2014 Voir « Odontocétes ».PHOQUE DU GROENLAND \u2014 Voir « Odontocètes ».PHOQUE GRIS \u2014 Voir « Odontocètes ».PLANCTONOLOGIE \u2014 Voir « Enseignement ».POISSON \u2014 Le Poisson dans la cuisine canadienne-française, C.Bazin : vol.7, no 1, p.13.\u2014 Voir « Préhistoire ».POISSONS DU QUÉBEC \u2014 Voir « Aquarium ».POISSONS EXOTIQUES \u2014 Voir « Aquarium ».PORTS DE PECHE \u2014 Voir « Industrie ».PRÉHISTOIRE \u2014 Le Poisson et l\u2019homme - I - Le poisson dans la préhistoire (2), J.-M.Roy: vol.7, no 3, p.18.PROTECTION \u2014 Voir « Aménagement », « Esturgeon ».PUBLICITÉ \u2014 Voir « Rapport ».RAPPORT \u2014 Portée d\u2019un effort, M.Plamondon : vol.7, no 3, p.9.RECHERCHE \u2014 Voir « Actualités marines (Éditoriaux) », « Ensemencements », « Invertébrés de fond ».RESTES DE POISSONS \u2014 Voir « Préhistoire ».SAGUENAY \u2014 Voir « Océanographie ».SCIENCES NATURELLES , \u2014 Voir « Enseignement ».SEDIMENTATION \u2014 Voir « Océanographie ».STATION DE BIOLOGIE MARINE \u2014 Voir « Invertébrés de fond ».STATISTIQUE \u2014 Les Pêcheries maritimes 1962, Z.Bérubé : vol.7, no 3, p.29.TAXONOMIE \u2014 Voir « Invertébrés de fond ».TECHNOLOGIE ; \u2014 Voir « Actualités marines (Éditoriaux) ».TOPOGRAPHIE \u2014 Voir « Océanographie ».TRAITEMENTS \u2014 Voir « Aquarium ».TRUITE \u2014 Voir « Ensemencements ».URSS \u2014 Voir « Industrie ».USINE \u2014 Voir « Hors-texte », « Statistique ».AUTEURS BAZIN, CAMILLE \u2014 Le Poisson dans la cuisine canadienne-frangaise, vol.7, no 1, p.13.BEAULIEU, BLANCHE \u2014 Reportage sur la vie d\u2019un aquarium, vol.7, no 2, p.25.BEAULIEU, GÉRARD \u2014 Captures d\u2019esturgeons noirs de grande taille dans le .Saint-Laurent, vol.7, no 2, p.12.BERUBE, ZEPHIRIN \u2014 Les Pécheries maritimes 1962, vol.7, no 3, p.29.BRUNEL, PIERRE \u2014 Recherches sur les Invertébrés de fond a la Station de Biologie marine, vol.7, no 3, p.3.COYON, MICHEL \u2014 Lettre de France, vol.7, no 1, p.21.GOULET, RENÉ \u2014 Dans Findustrie de la pêche.deux étapes essentielles : la congélation et l\u2019entreposage, vol.7, no 1, p.22.LEBRETON, Joun H.\u2014 L'Europe vue avec un œil d\u2019industriel, vol.7, no 1, p.3.LÉVESQUE, GérarD D.\u2014 Éditorial, vol.7, no 2, p.2.LOUBIER, JEAN-LOUIS \u2014 Résultats d\u2019ensemencements en truites péchables, vol.7, no 2, p.19.MAGNIN, ETIENNE \u2014 Les Esturgeons migrateurs du Saint-Laurent et de la Gironde, vol.7, no 2, p.14.MARIE-JEAN-EUDES (SOEUR) \u2014 Professeurs à l'école de la mer, vol.7, no 3, p.25.PLAMONDON, MONIQUE \u2014 Éditorial, vol.7, no 1, p.2; no 3, p.2.\u2014 Portée d\u2019un effort, vol.7, no 3, p.9.PLAMONDON, VIGER \u2014 Les Odontocètes, vol.7, no 2, p.3.ROY, JEAN-MARIE \u2014 Le Poisson et l'homme - I - Le Poisson dans la préhistoire (2), vol.7, no 3, p.18.TIPHANF, MARCEL \u2014 Le Saguenay \u2014 Son contenant et son contenu, vol.7, no 2, p.22.TREMBLAY, LÉON \u2014 Aménagement de la Nouvelle, vol.7, no 1, p.27.Photo ci-contre Nouveau venu dans lu flotte de pêche du Québec \u2014 Le M.PRIMO, chalutier d'acier, péchant par le côté, est comparable aux bateaux de grande pêche des flottes européennes.\u2014 Longueur hors-tout: 129 pieds \u2014 Largeur: 26 pieds \u2014 Profondeur de la coque : 14 pieds \u2014 (Office du Film du Québec.N.Bazin) ACTUALITÉS MARINES #7 Se 4 1 1 = : \u201cEY 8 M nf Va ia \u201d Lip \\ ; ; 4 / y, 4 ! « Lf hi £\\ ah VE y 0 a da y Ÿ.qi \"4 4 on 4 re\u201d pe ; Ju ; 4 \u2019 \u2019 vi\u201d AN if.oi - A + on l A wg ay HR se airs NS Tee ~~ == ~~ T= = = To = NS \u2018sr ES == SÉRIE re CSS a 0 CE cer EC © T= a= TES ss === S=\u2014\u2014 = me rer IS 2 === £&- = PES hy = \u2014\u2014T = TN SIA LEE i ===3 SEE SES \u2014 \u2014 a ee m= ~~ Tr ONS q a = = IIS == NE ISA TISIIN SON I= == pr e\u2014 a Hs as CS == = creer IS I = SS= ES \u2014\u2014\u2014 LoS if FE == \u2014_ 5 Ss TES \u2014_\u2014 \u2014 === Hess ss sr eT =X = ere \u2014\u2014 > \u2014 \u2014 al pa ee 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