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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 11, No 1
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1967, Collections de BAnQ.

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ÉDITORIAL A l\u2019occasion de l\u2019inauguration du Centre de pêche de Rivière-au-Renard, le 26 septembre 1967, M.Paul Dozois, ministre des Finances, a prononcé un discours d'une grande importance pour l'avenir des régions de pêche.La revue Actualités marines tient à en reproduire les points saillants.Rappelant que dès la remise du Plan de développement du BAEQ!, en juillet 1966, le gouvernement avait exprimé sa satisfaction devant l\u2019effort de collaboration qui en avait entouré la préparation, le ministre ajoutait: « Aujourd\u2019hui, nous constatons, avec non moins de satisfaction, l'effort de coopération et de coordination que représente la réalisation du complexe de Rivière-au-Renard, une étape vers la modernisation des secteurs de base traditionnels, l\u2019un des objectifs à atteindre.Nous voilà donc en présence d\u2019un effort concerté de la part des pouvoirs publics et du mouvement coopératif, en vue du relèvement de l\u2019économie d\u2019une région.Je veux féliciter tous ceux qui ont participé à cet effort, à cette réussite.Les Pêcheurs unis de Québec ont joué un rôle de premier plan dans l\u2019organisation de ce complexe.Ils ont donné une nouvelle preuve de leur esprit d'initiative; leur contribution au développement de la région, qui ne se limite pas à Rivière-au Renard, est un apport précieux.Monsieur le maire de Rivière-au-Renard voit sans doute avec satisfaction se réaliser ce développement de l\u2019usine de pêche.Lui et son conseil municipal ont montré, au cours des délibérations concernant ce projet, qu\u2019ils ne voulaient pas rester à l\u2019écart du renouveau qui se profile pour leur municipalité.A Québec, le Comité permanent d\u2019aménagement des ressources et I Administration ARD A-Qué- bec, sous l'autorité de mon collègue, M.Clément Vincent, ont accordé une attention particulière à ce projet et une part de mérite leur revient.Mais vous me permettrez de féliciter d\u2019une façon particulière, le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce du Québec que dirige mon collègue, M.Maurice Bellemare.La Direction des pêcheries de ce ministère a accompli une tâche considérable à Rivière-au-Renard, et il convient de lui rendre un hommage particulier pour sa politique qui vise à placer l\u2019industrie de la pêche au Québec dans une position compétitive favorable par rapport aux autres provinces et aux autres pays qui exploitent les mêmes ressources.1.Plan de dévelonpement \u2014 Région-piloie: Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine, Bureau d'aménagement de l\u2019Est du Québec.fl al yi Jes ment ml | isi arf sm Jee { ithe ny vi pr de 8 ue® + ELT Tous, nous sommes conscients qu\u2019un développement rationnel des pêches doit s\u2019inscrire dans un ensemble beaucoup plus large.En effet, une augmentation du niveau de vie des pêcheurs dépend autant du nombre d\u2019écoles, d'industries et de services communautaires que de la dimension de la flotte ou de la grandeur des usines.Celte interdépendance des phénomènes économiques, la population de votre région l\u2019a bien comprise.C\u2019est pourquoi elle a mis sur Pied, il y a quelques années, des structures de participa- lion qui, avec l\u2019aide des gouvernements concernés, ont donné naissance au Bureau d'aménagement de l'Est du Québec.Celui-ci, en remettant son plan de développement de la région, fournissait aux gouvernements et à la population de grands objectifs de développement et des moyens concrets pour atteindre ces objectifs.Depuis au-delà d\u2019un an, les différents ministères du gouvernement provincial ont scruté et analysé ce plan.Il y a quelques mois, le Conseil d'orientation économique du Québec soumettait au Conseil des ministres un rapport complet portant, d\u2019une part, sur un programme d'urgence pour la région et, d\u2019autre part, sur l\u2019ensemble des activités gouvernementales dans la région pour les cinq prochaines années.Le Conseil des ministres a étudié ce document et je peux vous annoncer aujourd'hui officiellement que le gouvernement du Québec a accepté le programme proposé comme un cadre de références valable qui devra orienter notre action dans la région pendant les prochaines années.Celle décision est grosse de conséquences pour la population et le gouvernement, el je crois essentiel ici au nom du gouvernement d\u2019en expliquer le contenu et la signification.Tout d\u2019abord, en quoi consiste ce programme-cadre ?Il s\u2019agit essentiellement de l\u2019ensemble des activités gouvernementales déterminées en terme de coûts, d\u2019espace et de temps nécessaires pour assurer dans la région une augmentation du niveau de vie.L'objectif est de rationaliser le développement en vue d\u2019exploiter au maximum les ressources de la région.Cela ne sera possible que par une intervention exceptionnelle de la part des pouvoirs publics, une aide globale et massive.Cette intervention doit être assez significative et cohérente pour déclencher un processus de développement économique qui permettra à la région, une fois cette phase dépassée, de se développer par elle-même. L'intervention de l\u2019Etat doit toutefois être orientée et planifiée si l'on veut attetndre ces objectifs.Il s\u2019agit essentiellement de substituer graduellement des dépenses de nature productive à toute espèce d'allocations qui constituent, à l\u2019heure actuelle, une bonne partie des déboursés publics dans la région.Cette intervention doit s'exprimer clairement et de façon explicite.Le programme quinquennal constitue à cet égard une feuille de route que doivent connaître tous les partenaires.Il comprend une quarantaine de projets complexes et représente, pour une période de cing ans, des déboursés de l\u2019ordre d\u2019environ 250 millions qui se répartissent ainsi en fonction des objectifs retenus: premièrement, la modernisation des secteurs traditionnels, c\u2019est-à-dire l\u2019agriculture, les forêts et les pêcheries: une somme d\u2019environ 55 millions; deuxièmement, la création d'activités dynamiques nouvelles dans le domaine de l\u2019industrie, des mines et du tourisme: une somme d\u2019environ 60 millions; troisièmement, la formation et le reclassement de la main-d'oeuvre: une somme d'environ 80 millions; quatrièmement, une urbanisation accélérée et la mise en place de nouvelles infrastructures: une somme d'environ 55 millions; cinquièmement, l\u2019établissement d'une structure efficace d'exécution du Plan et de participation de la population.Ce programme constitue, ai-je dit, un cadre de référence.À ce titre, il est essentiel de clarifier les principes de base qui serviront à une constante réévaluation des objectifs et des moyens.Il fault en un mot dégager clairement, pour tous les partenaires en présence, la signification pour le gouvernement du Québec de cette expérience d'exécution d\u2019un plan.En tout premier lieu, il est nécessaire de réaffirmer que, dans l'optique d\u2019une véritable planification tant économique que sociale, le Québec doit nécessairement être le seul responsable du développement de son territoire.L'expression « seul responsable » (signifie), à mon sens, que c\u2019est au Québec que revient la tâche ultime de définir les priorités et de déterminer, en définitive, des objectifs de développement régional compatibles avec les autres éléments de la croissance économique du Québec.C\u2019est d'ailleurs dans cette perspective que mon collègue, le ministre de U Agriculture el de la Colonisation, annonçait le 22 octobre 1966 que, dès l\u2019exercice 1967/68, des projets prioritaires pour plus de 5 millions de dollars seraient entrepris dans le territoire.Un bon nombre sont déjà en cours.Il s'agissait, vous vous en souvenez, d\u2019un ensemble d\u2019une douzaine de projets, contenus dans le Plan, et touchant la plupart des aspects sociaux et économiques de la région .» Après avoir décrit les projets portant sur l\u2019agriculture et la forêt, le ministre mentionne qu\u2019en pêcheries, outre la réalisation du complexe de Rivière-au-Renard, l\u2019entrée en fonction de deux équipes d'entretien et de réparation à Sandy Beach, en Gaspésie, et à Cap-aux-Meules, aux Iles, a démontré l'efficacité de telles initiatives dont on ferait profiter d\u2019autres centres de pêche.« Il faut également ajouter, à ce chapitre de l\u2019activité du Gouvernement du Québec, que tous les ministères en cause ont nommé ou nommeront un coordonnateur de leurs activités dans le territoire et que, dès la fin de ceite année, ces coordonnateurs formeront un conseil administratif régional animé par le coordonnateur de l'exécution du Plan, M.Guy Coulombe, que le gouvernement vient de nommer.4 Ne nous méprenons pas; ces structures d'exécution n\u2019auront de sens que dans la mesure où des hommes efficaces, dynamiques et expérimentés les animeront, et nous savons tuus que de tels hommes sont rares.Un second principe de buse est que, dans le présent contexte constitutionnel, le développement régional exige une zone de coopération inlergouvernementale.En effet, le gouvernement fédéral a actuellement le contrôle entier, ou presque, de certains instruments économiques dont une véritable politique régionale ne peut se passer.C\u2019est le cas des ports, des chemins de fer, des aéroports, etc.Cette collaboration ne va pas à l\u2019encontre du principe de responsabilité première que je viens de poser, dans ln mesure où le Québec a des objectifs qui sont clairement déterminés.Le programme dont je vous ai livré quelques dimensions, remplit justement cette fonction; c'est pourquoi le gou- rernement du Québec a l'intention ferme de s\u2019entendre avec le gouvernement fédéral dans le but de parvenir le plus tot possible à la signature d\u2019une entente qui, sans changer le rôle véritable du Québec, explicitera le contenu de cette coopération intergouvernementale nécessaire.Toutefois, je crois utile aujoud\u2019hui de dissiper une équivoque assez répandue dans l'opinion publique régionale.L\u2019exécution d\u2019une grande partie du Plan n\u2019est pas nécessairement liée à la signature d'une entente fédérale-provinciale.Une telle entente constitue une enveloppe financière àmpor- lante, mais est, en premier lieu, l\u2019expression d\u2019une volonté de coopération entre les deux gouvernements.Cette volonté, nous l\u2019avons et tout nous porte à croire que le gouvernement fédéral la possède également.A l'heure actuelle cependant, les ministères québecois préparent les prévisions budgétaires de 1968/69 et je peux vous informer aujourd\u2019hui que plusieurs projets dont je viens de parler apparaîtront dans ces prévisions dès cet automne.Nous voulons tout faire pour accélérer le processus de collaboration entre les deux gouvernements.Si cependant une entente avec le gouvernement fédéral ne pouvait se faire ou bien n\u2019entraînait pas une contribution d\u2019Ottawa aussi importante que celle que nous prévoyons, la réalisation du Plan de développement devrait alors Jorcément s\u2019étaler sur une période de plus de cing ans.Un troisième élément important, dans cette phase d'exécution du Plan, réside dans le role que devront jouer les municipalités.On ne peut songer au développement d\u2019une région ( sans mettre immédiatement en cause) l\u2019action des gouvernements municipaux: (l\u2019utilisation d\u2019une grande part du sol dépend d'eux; ils déterminent la nature et la portée de nombreux équipements communautaires.Plus proches des besoins des citoyens), ils impriment ainsi au développement une orientation plus humaine qui répond mieux aux besoins concrets de la population.Je veux profiter de l'occasion pour faire appel au dynamisme des maires et des conseillers municipaux; des tâches nouvelles les attendent et ils devront y faire face, avec courage et lucidité.l'outefois les gouvernements fédéral et provincial, ainsi que les gouvernements municipaux, ne sont pas les seuls (à participer) à cette tâche de planification.Les entreprises, (coopératives ou compagnies privées), sont aussi des éléments-clés de la réussite de l\u2019exécution du Plan.Les divers gouvernements sont prêts à aider ces entreprises et le programme comporte de nombreuses mesures à cette fin.L'exemple du complere de pêche de Rivière-au-Renard est un exemple éloquent de cette collaboration nécessaire.Mais, en définitive, il ne faut pas le cacher, le rôle de tous ces différents partenuires ne prendra une signification véritable que dans la mesure où tous les individus et tous les groupes socio-économiques auront pris conscience de ce qui est en enjeu, c\u2019est-à-dire le mieux-être collectif.À cette fin le rôle du Conseil régional de développement, qui regroupe et représente l'ensemble de lu population, est éminemment important, C\u2019est d\u2019ailleurs pour appuyer ses efforts que le gouvernement lui fournissait récemment une aide financière de plus de 100,000 dollars. La nature des relations du Conseil régional de développement avec le gouvernement du Québec AVI exige d\u2019ailleurs que le dialogue ait un contenu plus explicite.C\u2019est pourquoi, après en avoir discuté avec mes collègues du Conseil exécutif, nous avons décidé de fournir au Conseil régional de dévelop- qua pement les lignes maîtresses du programme quinquennal.; 1057 Si le complexe de péche de Riviére-au-Renard ne peul être dissocié du développement de l\u2019ensemble de la région, de même l\u2019effort exceptionnel que nous consacrons à cette même région ne peut se dissocier du développement économique el social des autres régions du Québec.En effet, (les projets mis en marche ou à la veille de l\u2019être dans ce territoire font partie) d\u2019un ensemble ordonné, adapté aux problèmes spécifiques de la Gaspésie el du Bas-Saint-Laurent.Parallèlement à cette expérience de réalisation d\u2019un plan régional, le gouvernement, par Uintermédiaire du Conseil d'orientation économique, poursuit des travaux de recherche de base sur les problèmes économiques et sociaux dans les autres régions du Québec.Juels ened me It TH Ap oser Yemmie.TOS Lene dim! L \u201ction REVALORISATION RATIONALISATION fim PROGRAMME DEI | COOPER AT se DÉVELOPPEMENT LS BOND EN AVANT EE) SOLLABORATIONL = COOPERATION i | région-pilote| |: \u2014_ Hoty) M m Il n\u2019est pas certain que les expériences conduites dans la région de la Gaspésie et du Bas-Saint- Laurent pourront être étendues aux autres régions où les problèmes ne sont pas les mêmes.Le gouvernement pourra néanmoins tirer d\u2019utiles leçons de ces expériences dans l\u2019élaboration de toute politique d'aménagement régional.» le dil Mig \u201cint - isp \u201cUR que dhe, À Sls = tion uroanisa TIO tation Pols Pent.explo a iy fy od purrs grande pêche grande péche odernisation |i uw Beg | wn hy fre \u2014_\u2014 Rl = CO Xp COT LAC IL] Riviere-au-Renard projet ambitieux, il y a quelques années ; en 1967, modeste point de départ ?Toutes les études portant sur les pêches du Québec commencent invariablement par évoquer un retard énorme, l\u2019état de stagnation, qui caractérise ce secteur non rentable, sous-développé, etc.Par contre, un projet est-il mis en oeuvre et mené à bonne fin que les observateurs se divisent au moment d\u2019en évaluer la portée.Le projet de Rivière-au-Renard a connu ces remous contradictoires.Réalisation spectaculaire ou premier pas timide dans la voie de l\u2019industrialisation?L'un et l\u2019autre?Comment situer cette réalisation ?L'accord se fait sur plusieurs points.Rivière- au-Renard est une réalisation importante: «Le complexe de pêche de Rivière-au-Renard, une entreprise représentant un investissement de près de 8 millions et constituant la plus grande concentration industrielle dans le Bas du Fleuve, la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine, en même temps que le centre de pêche le plus moderne au Québec.» (Comité permanent d\u2019aménagement des ressources ~\u2014 CPAR) «©.les implications profondes de ce complexe (dépassent) la réalisation matérielle que vous avez devant vous, si imposante soit-elle.»(Guv Bernier, président général de Pécheurs unis de Québec) « La prise de possession de ce deuxième chalutier et l'inauguration de cette usine (ont) une valeur exceptionnelle de témoignage.» (Alfred Rouleau, président du Conseil de la coopération du Québec) Riviere-au-Renard est une étape-clé: «Le centre de pêche de Rivière-au-Renard se situe dans une perspective globale de planification.» (Guy Bernier em = E _ - «.toute une région .voit en ce complexe de pêcheries l\u2019annonce de jours meilleurs.» (Bernard Bourget, maire de Rivière-au-Renard) « Le centre industriel de Rivière-au-Renard doit être considéré dans la perspective d\u2019un aménagement régional visant à revaloriser l\u2019industrie de la pêche au Québec.» (Administration ARDA-Québec) Rivière-au-Renard est une extraordinaire expérience collective: « La réalisation du centre industriel de pêche a, en fait, constitué une expérience capitale, non seulement au point de vue du développement des pécheurs dans le Québec, mais aussi, du point de vue de la coordination entre l\u2019entreprise coopérative, un gouvernement municipal, le gouvernement central et le gouvernement provincial.» (cPAR) Rivière-au-Renard est un défi exigeant : « Les pêcheurs et leurs entreprises collectiv es, les travailleurs en usine et les gouvernements sont solidaires des gestes posés.Les revenus des pêcheurs comme des travailleurs seront en fonction de l\u2019accroissement de leur compétence et de leur efficacité.» (Guy Bernier) « L'objectif est de rationaliser le développement en vue d'exploiter au maximum les ressources de la région.» (Paul Dozois, ministre des Finances) projet-pilote Que le centre de Rivière-au-Renard réponde aux besoins actuels et que, avec les autres centres projetés, il soit prêt à répondre également aux besoins futurs de l'industrie des pêches du Québec, un regard sur les installations présentes et les transformations prévues permet de n\u2019en pas douter.Il est { cependant un point qui, dans un sens, a une importance beaucoup plus grande: c\u2019est la preuve qui vient d\u2019être faite, grâce à lui, qu\u2019une mise en commun efficace d'énergies et de moyens divers est possible au Québec.En effet, Rivière-au-Renard ne se présente pas uniquement comme le centre industriel de pêche le plus moderne et le plus complet du Québec, comme une étape importante du mouvement qui mène à la création de pôles d\u2019attraction peu nombreux mais dynamiques, mais aussi comme l\u2019exemple par excellence d\u2019une oeuvre collective particulièrement réussie.organismes collaborateurs Le projet amorcé par la fédération de Pêcheurs unis de Québec, qui désirait agrandir son usine et la préparer à recevoir et à traiter les grandes quantités de poisson rapportées par ses chalutiers de grande pêche, a été soutenu et mis en train par le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce du Québec, qui en a confié l\u2019étude à un bureau d\u2019ingénieurs- conseils de Montréal: Dancose et associés.Ont contribué étroitement à l\u2019élaboration du projet, outre la fédération de Pêcheurs unis de Québec et le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce déjà mentionnés, le Comité permanent d\u2019aménagement des ressources du Québec et le ministère des Travaux publics du Canada.Du côté du financement, après la fédération de Pêcheurs unis dont les investissements dépassent 1 200 000 dollars, viennent en premier lieu le ministère de l\u2019Agriculture du Québec et le ministère des Forêts et du Développement rural du Canada dont la part s\u2019est élevée à 1053 750 dollars chacun (arda).Le ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec, qui a contribué de 400 000 dollars à la construction de l\u2019usine, a dirigé la construction du frigorifique et de la fabrique de glace, qui demeurent sa propriété, et assuré la coordination effective des travaux d\u2019aménagement des terrains et d'installation des services.La collaboration active et financière des organismes suivants a été également nécessaire: ministère des Travaux publics du Canada, 700 000 dollars pour les aménagements portuaires; ministère de l\u2019Industrie du Canada, 340 500 dollars (fonds industriels \u2014 ADA) pour la construction de l\u2019usine; 8 ministère de la Voirie du Québec, 75 000 dollars pour la route d\u2019accès; enfin, la Régie des eaux et la Commission municipale du Québec ont étudié le projet d\u2019aqueduc et d\u2019égout de Rivière-au-Renard et joué le rôle d\u2019agents-négociateurs auprès des bureaux ArDA ($332 000) et de l\u2019Office de développement municipal et des préts aux municipalités du Canada, se portant garants pour la municipalité de Rivière-au-Renard d\u2019une émission d\u2019obligations et d\u2019un emprunt totalisant 538 000 dollars.le moment, facteur de réussite Cette réussite dépend de bien des facteurs dont l\u2019un nous semble déterminant.Ce projet a vu le jour à un moment extrêmement favorable.Déjà l\u2019équipe du BAEQ prenait son départ dans la région.On soulevait des- problèmes, on cherchait des solutions.L'introduction de bateaux de pêche de plus en plus gros demandait des installations de déchargement plus efficaces et des usines de traitement plus importantes et mieux équipées.Une recherche soutenant l\u2019autre, le projet se trouvant étayé par les premières conclusions des aménagistes, on l\u2019a vu éviter l\u2019ornière où s\u2019étaient enlisés bien d\u2019autres projets avant lui, prendre corps, recevoir des appuis financiers inexistants auparavant, rallier toutes les compétences et se réaliser.La conjonction des volontés et des circonstances, voilà quelle a été sans doute la condition de cette réalisation.À cette condition essentielle s\u2019ajoutera, pour l\u2019implantation des projets futurs du même genre, la réussite de celui-ci dans le temps.Il sera donc initiateur et exemple, expérience et preuve.Il a, à cet égard, de nombreux avantages que l\u2019on a su mettre à profit.situation Rivière-au-Renard, c\u2019était le plus grand port de pêche gaspésien ouvert sur le golfe.Outre cet avantage, il en comportait d\u2019autres qui ont fait porter le choix sur lui.«.le site de Rivière-au-Renard offrait de très grands avantages par rapport à d\u2019autres endroits de la péninsule gaspésienne .il répondait favorablement à la plupart des critères (dont) on doit tenir compte lorsqu\u2019il s\u2019agit de décider de la locali- © orf ame 7 AN nino hl on AREER 3 2 bi v oN 2 Gs + b a 3 Pat 6 5 A 1%, i a, vy Lod ad GP ip 24 ¥ ; © 4) 7 % i y % Lod Son À 5 QE ts 3 bi Ÿ A \u2019 DE 4 | La : 4 | : » A * Li 4 1 a \\¢ TRH hi] 3 4 bh = % A I a » A D» ac [LT ~-.SiR \u201c8 if i It vs a ! : fe « 5 4, \\ \\ 4 i.] hn \\ 4 | | AL Hat i / : À ; LC | Qu A - #*e Ny i | | \\ | ; n if | - \\ À ( Wf fi j \\ | fi / \\ A ; ; Qu Ÿ A / s | 4 \\ Le | A if KE\u201d, NN ww -\u2014+ À | A i = 0 da aux et étudié Rey ÈS dé | déve, tipi Loiipaly Hate teurs de tant ble, Dé la régis des wl ie de le déche traitemer ether tat pr 5, on | 7 d'autre = toutes ls nstan = pl = print tagès od pt à cet si fait po git db! ps end pi fard po phe 1 E>.fon dl eles Jo Ri etfé a nt de tr i ÿ if que | ! | \\ liste 5 Un Ji JN\u2019 ae eh disp qui \u20ac nt a RD! Sucre 4 Ri nent de 5 mia, ite cone Jhsex pl ne HRT) ids cor dexdels V pile ff \u201cntallation gi} \u2018ea ef, Al id mS de y DURE aed oy eat Totes t ri Atrnitème fs le de i Ten yy dés nt Fi i La is fo ag \u2014_ 2 EA 3 RD M RE SRE RR LE RTE WI TREAT) ¥ sation d'un complexe industriel de pêche .Voici quelques-uns des facteurs qui ont milité en faveur de Rivière-au-Renard: Cette localité donne direteement sur le golfe Saint-Laurent.On y trouvait déjà une usine de transformation du poisson employant quelque 150 personnes et une main-d\u2019oeuvre spécialisée.Un bon nombre de bâtiments accostant à livière-au-Renard sont la propriété de résidants de la localité ou des environs.Rivière-au-Renard disposait déjà d\u2019un quai commercial répondant aux exigences des bateaux de pêche ordinaires.» (ARDA \u2014 Canada) structure A Rivière-au-Renard, on retrouve tous les éléments de structure de l'industrie de la pêche, secteur primaire, secteur secondaire et secteur tertiaire; cette concentration correspond à une tendance de plus en plus nette à l\u2019intégration verticale des différents niveaux de la production.L'on sait que des sociétés comme Pêcheurs unis (Gaspésie), Gorton Pew (Mes-de-la-Madeleine), les Produits de la pêche de la péninsule (Paspédiac) possèdent non seulement des installations de transformation, mais une flotte de bateaux et, dans le cas de Pécheurs unis, des comptoirs de vente.L'ensemble de Rivière-au-Renard répond à cette conception d'avant-garde.Il comprend les installations qui permettent l\u2019accostage de bateaux de grande pêche et le déchargement de leurs captures, celles qui en assurent la conservation et le traitement, d'après les normes les plus exigeantes dans le domaine, et l\u2019équipement nécessaire à la mise en place de réseaux de distribution.Il répond ainsi à l\u2019augmentation de la taille et du nombre des navires de la flotte du Québec, comme aux besoins du marché.« >.A A 7, | or On Oe Ws MT da} te Usine, frigorifique et fabrique de glace Usine de transformation L\u2019usine de transformation, propriété de Pécheurs unis de Québec, est le pivot du centre de péche de Riviére-au-Renard.Congue en vue de la transformation d\u2019une production massive et diversifiée, l\u2019usine comprend des ateliers de préparation de filets, un moulin à farine, une salle de Cuisson, une conserverie et un fumoir, une chambre réfrigérée pour le poisson frais, un entrepôt, une pièce de lavage, un atelier de réparation, un magasin, des bureaux et des salles à l\u2019intention des employés, incluant une cafétéria.L\u2019usine est construite sur le quai; on peut ainsi décharger directement la pêche dans une chambre d\u2019entreposage d\u2019une capacité de 500 000 livres.L'équipement de déchargement permet de débarquer quelque 60 000 livres de poisson à l\u2019heure.Dès la première année, on pourra transformer en filets 25 millions de livres de poisson avec les cinq chaînes de production déjà installées; en ajoutant trois chaînes de plus, la capacité de production annuelle atteindra, avec 176 000 livres par jour, le chiffre de 50 millions.Cure de maçonnerie rlestinée à recevoir les déchets de poisson La fabrication des sous-produits peut atteindre un volume quotidien de 24 700 livres de farine et de 1 830 livres d\u2019huile, ce qui équivaut à la transformation de 110 000 livres de déchets par jour; une réserve de 200 tonnes assurera l'alimentation de ces installations.Dans les chambres de cuisson on traitera 8 600 livres de produits par jour.chalutiers de grande péche L\u2019approvisionnement dépend des bateaux de la flotte péchant à l\u2019intérieur du golfe Saint-Laurent et surtout des chalutiers de grande pêche de Pêcheurs unis, l\u2019Unipece (152 pieds) et l\u2019Unifox (166 pieds), qui travailleront toute l\u2019année sur les bancs du Nord-Ouest de l\u2019Atlantique et contribueront de ce fait à régulariser le travail de l\u2019usine.L'Unipec et l\u2019Unifox, deux navires équipés pour le chalutage par l\u2019arrière, méthode adoptée partout au monde à l\u2019heure actuelle, ne sont eux-mêmes que des précurseurs: la flotte de Pêcheurs unis s\u2019enrichira d\u2019au moins deux autres chalutiers de grande péche dans les années qui viennent et probablement, suivant les résultats obtenus, de plusieurs autres.Les captures devraient atteindre 4 millions de livres par an, pour l\u2019Unipec, et 6 millions pour l\u2019Unifox.main-d'oeuvre A l\u2019usine seulement, 300 à 600 personnes trouveront de l\u2019emploi pendant plus de dix mois par année.En prenant pour base les prévisions portant sur la quantité de produits finis qui seront préparés dans les dix prochaines années, il se versera annuellement entre un demi et un million de dollars en salaires.L'allongement de la période d\u2019activité de l\u2019usine permettra d\u2019assurer la stabilité de l\u2019emploi, entraînera une spécialisation plus poussée des tâches et de ce fait contribuera à améliorer les salaires.Compresseurs à cyclindres multiples, partie de la salle des machines frigorifiques où se trouve également le tableau de distribution électrique À droite \u2014 congélateurs à plateaux horizontaux À gauche \u2014 congélateurs à circulation d'air mécanique + utilisés pour la surgélation à l\u2019unité TA tpl - ite \u2014l'ngi Cond Poi Eile i dil {sip ~ Fri flo \u2014 *~ (hun Jey ti Vue d'ensemble de anne 1 , .por À fi \u2018 l'usine et du port rs der I tener; R dir: 6 [sige , Stra Ne et de Propriété du Ministère de l'Industrie et du Commerce I Entrepol frigorifique 2 Congélateurs } 3 - Chambre des machines ; Propriété de Pêcheurs unis + Entrepôt des produits finis 3 - Administration # \u2014 Usine de préparation de filets © - Fabrique de farine et d'huile \u2014 Salle de cuisson -\u2014 Conser verte \u2014 Fumoir | $ - Chambre de réception des produits de la Pêche y Au-dessus: fabrique et entrepôt de glace ja \u2018 \u201cConstructions projetées 4 Projet terminé dernièrement Ï ig Pa frigorifique et fabrique de glace Le frigorifique et la fabrique de glace, propriétés du ministère de l\u2019Industrie et du Commerce du Québec, se trouvent étroitement liés à l\u2019usine, qu\u2019ils alimentent.Au frigorifique, l\u2019on pourra entreposer, à des températures de -20° F, au-delà de deux millions de livres de produits, provenant soit des chambres de surgélation (\u201440° F) ou des congélateurs à plateaux; la capacité des premières est de 2 000 livres h, des seconds de 6 000 livres/h.La fabrique de glace, placée à l\u2019intérieur d\u2019une tour qui surmonte l'usine, produit 60 tonnes de glace par 24 h et comprend une réserve pouvant contenir 200 tonnes de glace en flocons.Cette fabrique fournit de la glace aussi bien à l\u2019usine qu\u2019aux bateaux; aux périodes de pointe et pour recevoir les pêches des ports de débarquement voisins, on utilisera également, si c\u2019est nécessaire, les installations anciennes qui sont rattachées aux nouvelles.Les appareils de réfrigération qui produisent les frigories nécessaires au frigorifique et à la fabrique ont une capacité de 260 tonnes (unités de réfrigération).C\u2019est le mécanisme le plus puissant et le plus moderne du genre au Québec.Pi Py C-ul A A Cd cale de halage et parc d'hivernage Derrière le bloc que forment, avec les quais qui les limitent sur deux faces, l\u2019usine et ses ateliers divers, le frigorifique et la fabrique de glace, s'étend le parc d\u2019hivernage, relié à la mer par la cale de halage, tous deux propriétés du ministère de l\u2019Industrie et du Commerce du Québec.La puissance du treuil de halage, capacité de la rampe et du chariot, se chiffre par 200 tonnes; on pourra ainsi haler avec facilité les gros chalutiers de bois et les petits chalutiers d'acier.Le parc d\u2019hivernage permet de garer 20 chalutiers d'acier de 89 pieds, soit un par voie de garage, ou dix chalutiers de 89 pieds et 20 de 60 pieds.Le plateau-transbordeur a une capacité de 150 tonnes.Pour faciliter le déplacement des bateaux dans le parc, un treuil supplémentaire sert à mouvoir le pla- teau-transbordeur et le bateau qu\u2019il porte.Notons qu\u2019on peut agrandir à volonté le pare d\u2019hivernage suivant les besoins.Il reste toutefois que de tels agrandissements sont peu probables, étant donné que le choix se porte actuellement sur des bateaux de fort tonnage, destinés à la grande pêche qui se fait toute l\u2019année.- 4 pp f ll Jee ai d dude pls io 600 pra À ee shud gra step stages ise J Tec lle à pels \u201cler Mn pied len poursuit endroit permelta eh tp fe ining Vent J ellis lu pe tn place ily fl J sil Be §) ling] Hye nln ig \u201cWant | gage ' \u201ctique gg te fy A \u201cteur egy I ny Ei Jo Pos # In du Poi, ley: le dé 3 installations portuaires Le complexe de péche s'élevant en bordure des quais de débarquement, eux-mêmes rattachés à celui de Rivière-au-Renard, le ministère des Travaux publics du Canada a procédé à d'importants travaux de rénovation des installations portuaires existantes: travaux de dragageet construction de quais.En outre, à cause de la nature rocheuse du sol marin, aux abords du quai, et pour permettre aux chalutiers de grande pêche d'accoster librement au quai de réception, les ingénieurs ont dû recourir à des dynamitages sous-marins.Le nouvel éperon du quai, qui (lépasse de soixante pieds le précédent, peut maintenant recevoir deux chalutiers d'une longueur comparable à celle de l'Unifor.Sa face latérale de 100 pieds permet également l'accostage de petits chalutiers qui disposent en outre d'un second éperon de 210 pieds semblable à l'ancien.Le ministère des Travaux publics du Canada poursuit des études en vue de construire au même endroit un troisième éperon de 250 pieds de longueur permettant l'accostage de cargos océaniques.Édifié à l'extrémité du quai principal, il servira du même coup de brise-lame.aménagements et services Mentionnons d'autres travaux, moins spectaculaires peut-être, mais essentiels à la réalisation du projet: l'aménagement des terrains et la mise en place des services auxiliaires.L'usine, l\u2019entrepôt et la fabrique de glace s'élèvent sur des terrains repris à la mer.On a donc construit une digue de pierres de 825 pieds et fait transporter 100 000 vg3 de matériel de remplissage.Quant aux services auxiliaires, ils comprennent l'ensemble des canalisations destinées à alimenter l'usine, le frigorifique et la fabrique de glace en cau de mer ou en eau douce, suivant le cas, à évacuer les eaux d\u2019égout, eaux de drainage où eaux-vannes, et à acheminer les conduites électriques et les conduites de réfrigération.Le terrassement et le pavage font également partie de cette étape des travaux, de même l'aménagement extérieur: mise en place de lampadaires, de clôtures et de garde-fous.De toutes ces installations, signalons en partieu- lier le poste de pompage construit par le ministère de l'Industrie et du Commerce.La conduite d'approvisionnement se prolonge de 600 pieds dans la mer: le débit maximum sera de 3 900 gallons d'eau per ; MUST 64 Partie des quais et station de pompage de mer par minute.L'installation d\u2019un système de chloration permet de doser le chlore qu\u2019on ajoute à l\u2019eau salée utilisée dans la transformation du poisson et pour le nettoyage de l\u2019usine.La construction d\u2019une sous-station électrique a également dépendu du ministère de l'Industrie et du Commerce, dont elle est la propriété.Elle a une capacité de 1 500 kva sous une tension de 25 000 volts.autres travaux Il convient de signaler que des projets connexes sont venus se rattacher au projet initial.Le ministère de la Voirie a construit une route d'accès et la municipalité de Rivière-au-Renard, profitant des travaux en cours, a pu réaliser un réseau d\u2019aqueduc et d'égout des plus modernes.Le débit de ce nouvel aqueduc sera de 100 000 gallons par jour en 1970.perspectives d'avenir Port de pêche de moyenne importance, Rivière- au-Renard enregistrera donc bientôt les débarquements les plus élevés des régions maritimes du Québec (plus de 30 millions de livres).La manipulation et le traitement de telles quantités constituent déjà une expérience difficile.On fera également Rivière-au-Renard l'expérience l'équipes d\u2019entretien et de déchargement, de services complets de congélation et de surgélation.Les travailleurs connaîtront enfin des emplois réguliers et stables.13 ar Tout est donc en place maintenant; les moyens sont là, modernes et efficaces; rien n\u2019a été laissé au hasard et la réussite fait partie des prévisions.On attend cette réussite pour emboîter le pas, pour suivre le mouvement.Toutefois la tâche véritable reste à faire et le succès ne dépend plus de planificateurs ou de spécialistes en aménagement, de chercheurs ou de techniciens, de financiers ou de technocrates; il sera l\u2019oeuvre de ceux qui, jour après jour, en seront les exécutants: pêcheurs, ouvriers d\u2019usine, mécaniciens, débardeurs, ete.Le poisson, la pêche fructueuse, en seront aussi.La nature et l\u2019homme directement aux prises, une fois de plus.Il faudra, sans aucun doute, que le même enthousiasme qui a mis le système en mouvement continue d\u2019habiter tous ceux qui s\u2019emploient à en assurer le fonctionnement.Il faudra surtout qu\u2019on soutienne ceux qui en font l'expérience.Pour ceux-là, il ne s\u2019agit plus de vérifier la valeur d\u2019une hypothèse, la convenance d\u2019une solution, mais de mettre en jeu la vie même qu\u2019ils ont choisie dans un milieu donné en pratiquant un métier bien à eux.= Fr N Fig.| Lampe de péche immergeable du type « I.8.T.P.M.».Fig.5 Lampe de pêche immergeable du type «Haco».Fabrication Fabrication française «Laudren ».Dessiné par G.Chabot.1 \u2014 Corps de la douille 2 \u2014 Collier de serrage sur l'ampoule 3 \u2014 Presse-étoupe du câble électrique 4 \u2014 Joint d'étanchéité en caoutchouc sur le câble à \u2014 Boulon de fixation de la douille sur le grillage de protection f \u2014 Joint d'étanchéité en caoutchouc sur le col de l\u2019ampoule ?-\u2014 Support d\u2019ampoule en cuirre 8 \u2014 Compartiment pour l'huile 9 \u2014 Ampoule de 500 watts à fond argenté 10 \u2014 Grillage protecteur canadienne d\u2019Électro-pêche.Dessiné par G.Chabot.1 \u2014 Couvercle du dessus et anneau de suspension 2 \u2014 Joint torique d'étanchéité en néoprène.8 \u2014 Bornes électriques 4 \u2014 Presse-étoupe du câble électrique 5 \u2014 Support d'ampoule en céramique 6 \u2014 Corps en alliage d'aluminium 7 \u2014 Compartiment pour l'huile 8 \u2014 Bouchon de remplissage 9 \u2014 Plaque de serrage inférieure 10 \u2014 Presse-étoupe 11 \u2014 Joint-support en caout-houc synthétique 12 \u2014 Lampe de 500 watts à fon argenté 18 \u2014 Écrou de serrage 14 \u2014 Grillage protecteur 15 \u2014 Boulon de fixation du grillag Ce nouveau projecteur est immergeable jusqu'à 50 mètres (160 pieds); les raccordements du câble d'alimentation se font dans la partie supérieure de la douille, dans une chambre étanche et sans huile.Le remplissage d\u2019huile de la partie inférieure de la douille s\u2019effectue par une ouverture, que ferme un bouchon en bronze placé sur le côté de la douille.L'étanchéité est assurée par un anneau en téflon et le serrage du bouchon se fait à la main.Le changement d\u2019ampoule peut se faire facilement, car il suffit d\u2019enlever l\u2019ampoule grillée, de placer l\u2019anneau d\u2019étanchéité du col de la lampe sur la nouvelle ampoule que l\u2019on visse dans la douille.Il y a aussi d\u2019autres avantages: 1) la douille possède un crochet pour suspendre la baladeuse ce qui élimine toute traction sur le câble d'alimentation; 2) elle est enduite d\u2019une couche d\u2019époxy pur qui résiste bien à la corrosion; 3) le câble d\u2019alimentation est en néoprène et non en caoutchouc naturel.Ce prototype nous a donné entière satisfaction.Fig.# Groupe électrogène de 5000 watts, 110 volts, couplé à un transformateur pour l'obtention d'une tension de 28 volis.26 groupe électrogène et embarcation secondaire « porte-feu » L'alimentation des lampes est assurée par un groupe électrogène diesel de 5 000 watts, 120 volts en c.a., 60 hertz, monophasé.Il est couplé à une unité indépendante de transformation et de contrôle, afin d\u2019obtenir une tension de 28/32 volts (figure 6).Un auto-transformateur variable nous permet de modifier l'intensité lumineuse de façon continue dans un rapport de 4 à 1, nous offrant ainsi un champ expérimental très étendu.Tous les raccords, du générateur au transformateur comme du transformateur aux lampes, sont étanches.Ce groupe électrogèneet l\u2019unité indépendante nous ont donné satisfaction au cours de nos premiers essais.Certaines difficultés rencontrées nous amènent cependant à faire la remarque suivante: il serait probablement préférable pour le pêcheur d'utiliser un groupe Détails du tableau de contrôle du transformateur a) Voltmètre donnant la tension aux ampoules b) Autotransformateur variable permettant d'obtenir le voltage voulu ce) Réceptacles de fiches mâles de 25 ampères pour les baladeuses d) réceptacle de fiche mâle de 100 ampères pour le platier portant 5 ampoules de 500 watts EES | feu bénéf sea Fy sires ef; stip de 19 nome, l'enta Welo laf page Comme le fell ] Toy ule {our 4; bras Dé de Vient hans Mert re | | falta, thy, Un À roi, E Unité La re, Det de Minne thay is du si Le huis 8 CEpel hale: groupe Fig.à Kmbarcation motorisée utilisée par les seineurs québécois.électrogène donnant directement du 32 volts, afin de bénéficier de la simplicité, de la robustesse et de la sécurité d\u2019une telle installation.Pour nos premiers essais, le matériel a été installé successivement à bord d\u2019embarcations « porte-feu » le là 8 mètres (13 et 26 pieds) remorquées par le scineur sur les lieux de pêche, puis à bord d\u2019un bateau de 12 mètres (39 pieds) se déplaçant de façon autonome.À la suite de ces expériences, nous jugeons que l'embarcation secondaire appropriée devrait avoir une longueur maximale de 6 mètres (environ 20 pieds) ct la forme de la barque motorisée, utilisée par l\u2019équipage des seineurs (figure 7).comment pratique-t-on cette pêche ?Les bateaux québécois sur lesquels on pratique cette pêche, sont de type ©seineur » et mesurent 27 mètres (89 pieds).Ces seineurs sont équipés d\u2019une poulie motrice destinée à la manoeuvre de la seine tournante, filet d\u2019une longueur de 440 à 495 mètres (240 à 270 brasses) sur 36 à 70 mètres (20 à 39 brasses) de chute (figure 8).Ils sont également équipés de sondeurs-détecteurs de poisson.Le sondeur orientable, appelé « sonar », qui permet de repérer les banes de poissons tout autour du bateau et non seulement en dessous, convient particulièrement à ce genre de pêche.Parfois le sondeur orientable est rattaché à un enregistreur vertical; dans d\u2019autres cas, le bateau possède un sondeur vertical indépendant.Les seineurs qui nous accompagnaient avaient des sondeurs de marque Sümrad modèles su et sk.Ces sondeurs permettent de localiser et de suivre les mouvements des bancs de poissons (Pour illustration du sondeur orientable, voir: Actualités marines 6 (2): 13, 1962).Dès que les sondeurs repèrent le poisson, le seineur éteint ses feux.Il renseigne par radio le bateau porte- feu qui jette l\u2019ancre à l\u2019endroit indiqué.Le « porie- feu » allume alors ses lampes et entraîne avec lui le poisson attiré par la lumière.Les lampes sont immergées à des profondeurs qui varient selon l\u2019état de la mer, la phase lunaire et la profondeur du lieu.Après une période de temps variable \u2014 une demi- heure à deux heures \u2014 l\u2019intensité de la lumière est réduite graduellement dans le but de concentrer le poisson autour de l\u2019embarcation secondaire.Parfois, pour faciliter le travail de la seine, il nous est arrivé de diminuer la profondeur d\u2019immersion des lampes tout en réduisant l'intensité de la lumière \u2014 de façon à favoriser la remontée du banc de poisson.Lorsque s'achève le travail d\u2019illumination, le seineur se rapproche du « porte-feu » et encercle le poisson en jetant sa seine tournante autour de l\u2019embarcation secondaire dont les lampes restent.allumées.Le bateau « porte-feu » est alors amené doucement vers le centre du filet, de façon à éloigner le poisson de son ouverture.En général, l\u2019embarcation secondaire éteint ses lampes et sort de l\u2019espace encerclé par la seine, seulement lorsque les mar- gouillets (rings) sont remontés: le boursage de la seine est terminé.facteurs influençant les réactions des espèces marines à la lumière L'influence de certains facteurs météorologiques et océaniques sur le déroulement et l'efficacité de la pêche au feu motivèrent le choix de notre matériel et le programme de nos essais.Ces facteurs sont: la limpidité des caux, l\u2019état de la mer, la force du vent, les courants et la température des eaux.Comme les eaux du golfe Saint-Laurent sont en général très troubles [(mesure au disque de Secchi: de 3, 5 à [1 mètres) LACROIX et MÉTHOT, 1957], nous avons choisi un ensemble de lampes immergées de 2 500 à 3 500 watts.Afin de déterminer le degré d'absorption de la lumière produite par nos lampes, nous avons procédé, durant nos essais, À des mesures 27 Si N ] s ne ile lis] NE de 3 194 2 A A x ven ÿ pro plate \\ A he / fect UE | à La of 5 w ÿ | ) ed A / is à mt q ô {thr A * J § A l En 5 Xe cho 3° 7 lee hh ve : alls nih OO \u201cI ot A > 7 ban _ = ed Lu ei \u2014 - Heine ; a @ + ; : fa i ae fac i A = ee se A Sp ~ $à 3, i Be pe ee G ep pl i A 5 i 2 amg J dl à mes.y ue a $ = de la = a = \u20ac cs PS ee a vapors gor fo 4 ford i I.oak es 4 d'ilon nL Foe on be; ; ss Mure De dhe .eg Terie © He RE * ow NS hy dn LY #5 5 2 Re vradue ss =, de 2! J 7 2e à Ta pour n fes bord le filet tournant ; = Copan +7 disp sim, § ; ro 0° S003 & LN = derien 01g ri a ros qu à a 5 bee me a 54 so °r thoy 2 5 ?25 553 Tent, i \u2014 a bo =\u2014 Ng La = iy 2 y lier ssi = .ag l Tgp | 5 = \u2018eut | 3 Pled \u201c5m - Fig.8 Poulic motrice « Puretie Power Block » ramenant à \u201c1 Ise 25 i es oy ae coi a 4 A 5 d'intensité lumineuse à l'aide d\u2019un photomètre sous-marin.Nous savons maintenant qu\u2019à 6 mètres (194\u20ac pieds), il ne reste que le dixième de la lumière produite par les lampes, et qu\u2019à 16 mètres, sous le platier, la limite de sensibilité de la cellule photoélectrique est dépassée.Ceci nous a amenés à placer nos deux baludeuses de chaque côté du « porte-feu » et presque toujours à une plus grande profondeur que le platier afin d'élargir la zone d'éclairement.la profondeur d'immersion des lampes était choisie en fonction du moment de la nuit.Au crépus- vule et au lever du jour, nous descendions le platier et les baladeuses à une plus grande profondeur qu\u2019en pleine nuit (parce que le hareng monte près de la surface la nuit).Même au moment de jeter la seine, le platier et les baladeuses ont toujours été maintenus à deux mètres (615 pieds) ou plus suivant l\u2019état de la mer; il s'agissait d'éviter les mouvements désordonnés des lampes et d\u2019empêcher les variations \"illumination trop brusques, variations qui peuvent nuire au rassemblement des poissons et méme les effrayer, comme nous l'avons constaté à plusieurs reprises.Au cours «le presque tous nos essais nous avons graduellement diminué la tension utile de nos lampes de 24 à 16 volts.Cette baisse de tension, destinée à rassembler le poisson, doit se faire graduellement pour ne pas brusquer les mouvements des poissons.Cependant, il nous est arrivé de voir se produire une dispersion du poisson par suite d'une baisse de tension.Nos lampes produisent une lumière très blanche sous une tension utile de 24 volts; cette lumière devient jaunâtre à partir de 18 volts.Lorsque nous avons dû attendre le seineur, nous avons remarqué qu'il était facile de maintenir une concentration de harengs sous une lumière jaunâtre, quand l\u2019essai se déroulait en pleine nuit, mais qu'il en était autrement, quand l'essai se terminait à l'aube.Nos expériences eurent lieu à la fin de l'été et au cours de l'automne 1966.période durant laquelle la mer est agitée.Nos résultats en furent affectés, car les seineurs ne peuvent manoeuvrer leur filet quand la mer est trop agitée.Ces bateaux travaillent rarement quand les vagues sont supérieures à 1,50 mètre (5 pieds) et lorsque la vitesse du vent est supérieure à 15 milles à l'heure.Quand la manoeuvre de la seine est possible, l'immersion des lampes l'est également.Nous avons fait des essais après une tempête de trois jours pendant laquelle la vélocité du vent avait atteint 72 milles à l\u2019heure.Nous avions alors à subir une très forte houle et l'équipage des seineurs a éprouvé des difficultés à se servir de la seine, même si la force du vent était très réduite.Nous avons également travaillé dans une zone où les courants sont très forts.Dès que les lampes étaient allumées, nous pouvions voir des poissons s'approcher de la lumière, mais, entraînés par les courants ils sortaient bientôt de la zone d\u2019attraction.À plusieurs reprises, la détection faite pendant le Jour indiquait une concentration de poisson à profondeur constante.Pendant la nuit, ce poisson venait parfois à la surface sous l\u2019action de la lumière, mais il n'était pas toujours possible de le faire monter.Nous avons enregistré quelques bathythermogram- mes durant nos essais, mais nous avons trop de données pour conclure à un effet de la thermocline.Les migrations verticales du poisson semblent liées à ce phénomène (KURc et BLANCHETEAU, 1966).réactions des espèces marines à fa lumière le hareng ( clupea harengus L.) Dès nos premiers essais, nous avons constaté que le hareng était vraiment attiré par la lumière.Après quelques minutes d\u2019illumination seulement, le hareng commençait déjà à sauter hors de l'eau dans le halo des lampes.Puis, il se rapprochait du bateau en nageant très rapidement près de la surface et à quelques mètres du bateau, il plongeait sur les lampes.Au tout début de nos essais, nous avons dû percer des trous dans la grille protectrice du platier, parce que le hareng s\u2019y maillait et empéchait la lumière de passer.Le plus souvent, cependant, il se concentrait dans un rayon de 100 à 150 mètres (330 à 480 pieds) autour du « porte-feu », sous le platier et sensiblement à la même profondeur.La plupart des harengs attirés par la lumière étaient adultes.Leur taille moyenne (longueur totale) variait entre 28,7 et 33,9 centimètres et leur poids moyen, entre 186 et 315 grammes.À trois reprises, nous avons renconté des harengs juvéniles, mais c'était toujours à de faibles profondeurs.Il faut si- gualer qu'au cours d'un de nos essais, nous avons éprouvé une certaine difficulté à maintenir la concentration de harengs sous nos lampes: nous avons alors noté que la longueur moyenne était très basse et la 29 gamme de longueurs, la plus étendue de nos échantillonnages; il s\u2019agissait de harengs qui avaient presque fini de frayer.autres espèces attirées par la lumière Le maquereau (Scomber scombrus) est la seconde espèce dont nous ayons fait des captures en abondance à l\u2019aide de nos lumières.Nous avons capturé une centaine de gros maquereaux (38 à 46 centimètres) à chacun des coups de seine, cependant qu\u2019un coup de seine exceptionnel ramenait 2 000 individus.Par contre, nous avons vu fréquemment une quantité beaucoup plus grande de jeunes maquereaux de 15 à 25 centimètres apparaître autour du « porte- feu ».Nous en avons capturé à l\u2019aide d\u2019un salabre durant la plupart de nos essais et il arrivait que ces petits maquereaux se maillent dans la seine en assez grand nombre.À plusieurs reprises, nous avons capturé, en même temps que le hareng et le maquereau, un assez grand nombre de morues (Gadus morhua) de moyenne et de petite taille.Deux espèces de plies ont aussi été attirées: la plie rouge (Pseudopleuronectes americanus) et la limande à queue jaune (Limanda ferruginea).La seine a ramené également quelques goberges (Pollachius virens) et deux énormes môles communs (Mola mola).Elle rapportait habituellement aussi une grande quantité d\u2019encornets (Illex illecebrosus); toutefois nous avons rarement pu observer le comportement de l\u2019encornet à l\u2019endroit de la lumière, car il ne s\u2019approchait pas des lampes et restait plutôt dans leur halo.En plus des espèces capturées avec la seine, nous avons aussi observé et capturé, à l\u2019aide d\u2019un salabre, des petits harengs et des petits maquereaux, des lançons (Ammodyles americanus), des épinoches à trois épines (Caslerosteus aculeatus), des motelles à quatre barbillons (ÆEnchelyopus cimbrius) et de petites merluches (CUrophycis sp.).Nous avons pêché de la même façon des décapodes (Crago sp, et Homarus americanus de 3 à ! centimètres), des amphipodes, des mysidacés et des isopodes.Un très grand nombre de polychètes nageant très rapidement apparaissaient dès que nous allumions les lampes.état des travaux Nous avons pu faire des essais de pêche à la lumière du 16 août au 29 octobre 1966, grâce à la collaboration volontaire des équipages de trois seineurs appartenant aux compagnies Gorton-Pew Limitée et Grindstone Fisheries Limited des Iles-de-la- Madeleine.Les essais ont eu lieu à l\u2019entrée de la baie des Chaleurs et dans les eaux des Iles-de-la- Madeleine.De nombreux essais, avec l\u2019équipement de pêche au feu, ont rapporté de 25 à 40 tonnes de harengs.Plusieurs expériences ont suivi des rapports de détection indiquant des poissons en petit nombre et dispersés.Sans l\u2019utilisation de lampes pour concentrer le poisson, aucun des seineurs n\u2019aurait jeté sa seine sur la foi de telles prévisions.A quelques reprises, nous avons éprouvé de la difficulté à synchroniser les manoeuvres du « porte- feu » et du seineur, mais ces difficultés s\u2019aplaniront d\u2019elles-mêmes avec l'amélioration de notre matériel de pêche au feu, l\u2019emploi d\u2019un « porte-feu » de dimensions appropriées et une expérience accrue.Il n\u2019en reste pas moins que les essais de 1966 ont été suffisan- ment concluants pour en envisager la continuation en 1967.La pêche au feu présente de nombreux avantages.Elle est économique en dépit des frais d\u2019armement, car le coût d\u2019installation s\u2019amortit rapidement grâce à l\u2019augmentation du rendement de la pêche, surtout lorsque le poisson est dispersé.Elle permet également des captures en des endroits où, malgré des rapports de détection favorables, il est impossible de ramener le poisson parce qu\u2019il reste en profondeur.La lumière fait souvent monter le poisson à une profondeur qui convient à nos filets.La pêche au feu permet en outre de débarquer le poisson aux usines de transformation dès le matin, avant qu\u2019il n\u2019ait le temps de se détériorer à la chaleur.La technique de pêche à la lumière demande un effort d\u2019adaptation.La période d'initiation ne devrait quand même pas être trop longue ou trop difficile si l\u2019on se réfère aux équipages avec lesquels nous avons travaillé.Ces équipages étaient très désireux d\u2019apprendre.A l\u2019instar de une (1963) disons en terminant que « si la pêche à la lumière ne peut résoudre toutes les difficultés, ni constituer l'introuvable «\u20ac panacée » qu\u2019attendent toujours certains professionnels de la pêche, elle apporte des garanties certaines d'un rendement meilleur et d\u2019une économie substantielle ». MePhy \u201cdef, le has ely.pêche Grèngs, Ms de lone UT eo al jet é de | porté- anon Datétel dimen- n'en ifs: Nation tags.pement, ji gre stout Jenne pt AN: Ju Jour it a UE | ite pon | que + de fhe pl: TUE a I de es pu fee Ji Références anonyme 1949 Fixed net fishing with lamp lures.Fish.News Lett.(Australia), 8 (5) 19; et FAO R.A.P.M., mars/avril 1950., athanassopoulos, g.1924 La pêche au feu en Grèce.Pêche marit.(+40) : 31., da franca, p.et palminha, f.1965 Ensaios de pesca com luz.[Essais de pêche à la lumière.] Notas mimeogr.Centro Biol.Piscat., (Lisboa), 44 : 1-44.doumenge, f.1952 La pêche au feu en Roussillon.Vie et Milieu, 3 (3) : 232-279; et FAO, R.A.P.M., Nov./déc.1953.dragesund, o.1958 Reactions of fish to artificial light, with special reference to large herring and spring herring in Norway.J.Cons.int.Explor.Mer, 23 (2): 213-227.fage, I.1924 La pêche à la lumière.Son intérêt pratique et scientifique.Rer.gén.Sci.pur.appl., 35 327-333.kurc g.et percier, a.1959 La pêche à la lumière: les essais de l'Institut des Pêches.Science et Pêche, Bull.Inform.Document.Inst.Péches marit., 69-70 : 1-9.kuic, g.1963 La pêche à la lumière en Atlantique.Science et Pêche, Bull.Inform.Document.Inst.Pêches mari, 113 : 1-15.kusaka, t.1959 Fish gathering effects and submarine illumination of the incandescent and fluorescent mercury-vapour lamps.Bull.Jap.Soc.sci.Fish., (Tokyo), 25 (1) : 17-21.lenier, r.1958 N\u2019est-il pas possible d\u2019augmenter le rendement de la pêche aux crustacés par la lumière.France-Pêche, 20 : 18-23.nikoronov, iv.1963 Lov Ryby na Svet.|Pêche à la lumière.Théorie et pratique.] Rybn.Khoz., (Moscou), 166 p.(Traduction anglaise, pp.46-69, par Lab.Lowestoft, England, 1-20.) nomura, m.1959 On the behavior of fish school in relation to the gill-net.Modern Fishing Gear of the World, New Fishing (Books) London, 12: 550-552.roy, c.1955 Littérature orale en Gaspésie.Ministère du Nord canadien et des Ressources nationales, Bull.134 : 40.scharfe, Jj.1953 Ueber die Verwendung kiinstliche Lichtes in der Fischerei.[Sur l'emploi de la lumière artificielle en pêches.! Prot.=.8 (15) : 2-29.Fishchereitechnik.thomazi, a.1947 Histoire de la pêche.FA.Payot, Paris, 615 p. enrichissement de personnel La Direction des pêcheries vient de s\u2019adjoindre un économiste bien connu des milieux de la pêche, M.Marcel Pelletier, qui a quitté, pour assumer ses nouvelles fonctions, le poste de chef de la section de la Richesse nationale et des Stocks de capitaux au Bureau fédéral de la statistique.M.Pelletier a obtenu sa maîtrise en économique à l\u2019Université Laval en 1962.Dès 1963, il faisait partie du groupe de chercheurs qui devaient former l\u2019équipe du Bureau d'aménagement de l\u2019Est du Québec.D'abord directeur adjoint de la section de recherche économique, il en devenait directeur en 1964.À la suite d\u2019une restructuration de l\u2019organisme, les sections « économie », «sociologie » et «bio-physi- que » disparaissaient pour faire place à des groupes de travail.La recherche était répartie en secteurs: pêches, tourisme, transport, agriculture, forêt, industrie, main-d\u2019oeuvre, structures, urbanisme; les Îles-de- la-Madeleine formaient un secteur particulier.À M.Pelletier l\u2019on confiait les domaines des pêches et du transport.Il s\u2019agissait alors de compléter le travail accompli par les groupes précédents et de faire les hypothèses qui devaient constituer « L\u2019Esquisse du Plan ».Les études préliminaires avaient porté sur la rentabilité des pêches côtière et hauturière et sur le fonctionnement des usines de transformation, aspect économique; sur les pêcheurs eux-mêmes, leur attitude devant les changements en général et la transformation des méthodes de pêche en particulier, aspect social; enfin, sur quelques-unes des ressources marines, aspect biologique.Les études du secteur primaire et secondaire de l\u2019industrie des pêches 32 étaient donc en assez bonne voie; il s'agissait de les mener à bonne fin.Par contre l\u2019analyse des marchés restait à faire.Toutefois la tâche par excellence consistait à tirer des conclusions qui permettraient la définition des objectifs et l'élaboration d\u2019hypothèses de travail.La dernière étape avant le grand oeuvre, le Plan lui-même, devait être la rédaction de l\u2019Esquisse.Avant d\u2019en arriver là tout un système de consultation vit le jour: consultation des populations, des groupes intermédiaires, des industriels, au moyen de comités dits comités de zone, regroupés en comités locaux.On confia également certaines études à des spécialistes: refinancement de la flotte de pêche hauturière, équipes d\u2019entretien à terre, etc.On prépara des synthèses successives de ces travaux, présentées sous forme de problèmes auxquels on proposait des solutions.Dans ce travail complexe, le rôle directeur est revenu à M.Pelletier et l\u2019on sait avec quelle conscience il s\u2019en est acquitté.Assumant la synthèse des recherches socio-économiques, il accueillait avec joie la collaboration spontanée du Groupe de travail en biologie des pêches de Grande-Rivière qui offrait bénévolement son concours et rédigeait toute la section de biologie (document résumé dans le Plan, présenté in extenso dans l\u2019annexe technique n° 22 et dans la revue Actualités marines, vol.10, nos 1-3).Ainsi paraissait à l\u2019intérieur de l'Esquisse du Plan ce long développement sur l\u2019industrie des pêches en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.Repris et présenté dans sa forme définitive, il forme la 3e partie du Plan intitulée le Secteur des pêches.On y puisera longtemps des renseignements essentiels sur les problèmes posés et de nombreuses suggestions sur les façons de les résoudre.L\u2019on voit ainsi que l\u2019attribution à M.Pelletier des études économiques qui serviront de base à l\u2019action de la Direction des pêcheries au cours des prochaines années est une décision particulièrement heureuse.Agent de recherche et de planification, M.Pelletier devra contribuer à l\u2019élaboration des lignes de conduite de l\u2019action gouvernementale d\u2019après les objectifs proposés par le BAEQ.L\u2019expérience qu'il possède est sûrement la préparation idéale à cet égard.La direction de la revue Actualités marines est très heureuse de cette nomination.Rivière-au-Renard, il y a 3 ans.fo V4 Ald a Nl yo i \\ PUF | 1d le \u2014 - Marchés wt en (legge LS eh « \u2018 ae trains 111 a 5.dn gE i we dhs \u201cSe a gr v wa J =._ À iL le Pl *xgR Lt ex * = lise = # al oe EO I Ae © = $ ur on EIR Veet > Ld tion i \" î Ed EE = Fos \u201d\u201c roups cu \"i Comités > A.Spe SN ) qe iF - toute ls £33 AES Je Plan, mh sn ASS Ng pr i ry NY nos 14 ses LN SN \\ ge du Plan N ênhes en se SRY \u201ces vel pr edt pure rues F Hy ; Jos pre y 5 our le ; | w Gy Od Pelletier = 5 qe he 4 = na > A À 4 A RIE) 3 po AN ¢ qu ee San NS jèrement % EN \\ po! 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