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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 11, No 2
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1967, Collections de BAnQ.

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Éditorial 2 / Evolution récente des techniques et des bateaux de pêche (C.Nédélec) + | | ; Le Poisson dans la Bible - Nouveau Testament (Jean-Marie Roy) 15 a : a ; .CL .Enquête sur la qualité du poisson au débarquement (Aristide Nadeau) 24 Chronique (André Cardinal) 32 | \\ Les photos qui apparaissent dans la revue sont de l'Office du Film du Québec, sauf celles de Ia page 2 de la JEAN-PAUL BEAUDRY couverture, gracieusement fournie par la Chambre de Commerce de Boulogne-sur-mer, de la page 3 de la ministre couverture qui est de Marc-André Gagné et des pages 8, 9, 10, extraites de la photothèque de la revue France pêche et reproduites avec l'autorisation de cette revue.Le dessin de la page couverture est l'oeuvre MAURICE LESSARD de Jean Millette.Toute traduction, pour fins de publication, doit être autorisée par la direction de la oo., .1 .> sous-munistre associé revue.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser à la Direction de la revue, Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce.Hôtel du Gouvernement, Québec.BLANCHE BEAULIEU directrice de la revue Pont de travail d'un chalutier européen de grande pêche allie pd | ÉDITORIAL 1 3 ait! quand i el al fh di por Pons di?publ à gel ( Jo hl fs de puis des put ae fl prec gout de pass liu Réservoir d'aliments, mine de protéines, solution toute trouvée il aux problèmes de sous-alimentation, les territoires marins sont bs ves tout cela pour beaucoup et à juste titre.IL y a des problèmes Li pourtant, qui se situent au niveau de l'exploitation HH et de l\u2019utilisation rationnelles des ressources en puissance.i Qu'il y ait de la vie en abondance dans les mers du globe, ist que l\u2019on puisse, en améliorant les techniques de pêche d'nterné el en intensifiant les recherches, plus que doubler le rendement soul des pêches, cela ne fait aucun doute.Il est toul aussi évident pauchol toutefois que l'équilibre naturel de la faune marine est précaire a prod ei que l\u2019utilisation illimitée des espèces pêchées à l\u2019heure actuelle jor fis à le comprometirail.Jit, Autre vérité irrécusable: les besoins de protéines dans l\u2019alimentation Hi humaine sont immenses et les animaux marins représentent i à cel égard un potentiel énorme à peine utilisé.Les recherches 0 wo ont prouvé pur ailleurs que l\u2019on tire des proléines de toutes Pi les espèces d\u2019animaux marins et qu\u2019une exploitation orientée dans Cour ce sens ne compromeltrail pas les pêches actuelles, puisqu\u2019 on lei wr y utiliserait les espèces de peu de valeur commerciale, celles qui In comp ne soni pas exploitées encore et les déchets du traitement industriel ttl des espèces de consommation courante.On peul aussi ajouter de prob que la pêche intensive des poissons carnivores, prédateurs d\u2019autres fe supp espèces, a déjà débalancé le milieu aquatique el que l\u2019utilisation hog des animaux marins qui ont proliféré ne ferait que créer ti le un nouvel équilibre.: itu d Ainsi, s\u2019entend-on un peu partout sur l\u2019imporlance de mettre Haig au point des produits protéiques tirés des animaux MATINS.ly tr Rien ne s\u2019y oppose: la ressource existe, l'exploitation en est possible tris sans risques exagérés, il y à un marché de consommation fo en puissance; l\u2019on connaît même des procédés d'extraction ng économiques el scientifiquement éprouvés.W bi Au niveau des principes, donc, peu d\u2019objections.Passer lg de la théorie à la pratique introduit dans tout débat, on le sant, feng des éléments nouveaux, perturbateurs parfois.Les particapants fey da la réunion d\u2019 oclobre dernier sur les concentrés de protéines lg de poisson en onl mentionné plusieurs.Nous nous bornerons 5 dope à n\u2019en relever que quelques-uns qui se rattachent ou au produit if lui-même ou à sa commercialisation.dT) Toutes les descriptions du produit comportent les mêmes caractères principaux qui correspondent à certaines exigences acceptées de tous: le produil concentré se doit d\u2019être sain, d\u2019une grande valeur 2 nutritive, de n'avoir aucune odeur ni goût particuliers, d'être stable et peu coûteux; destiné à l\u2019alimentation humaine, àl doit provenir de poissons propres à la consommation, traités d'après les normes les plus exigeantes d'hygiène et de santé.Voilà qui ne facilite guère lu tâche des industries de traitement.Quant au marché en perspective, il est double: marché domestique et marché des nations sous-alimentées, La plupart des participants ont écarté l\u2019idée de limiter l'utilisation des concentrés de protéines de poisson à ce second marché.De nombreuses raisons s\u2019y opposent.Dans un rapport du Conseil économique et social des Nations unies, publié en mai 1967: Accroissement de la production et de l'utilisation de proteines alimentaires, on décrit lu situation ainsi: « Les obstacles qui s'opposent à ce que les concentrés protéiques de poisson contribuent notablement à l\u2019alimentation de la population des pays en roie de développement sont 1) lu nécessité d\u2019implanter une industrie moderne des pêches qui fournisse les matières premières; 2) la nécessité de construire et d'exploiter des usines pouvant produire à peu de frais des concentrés protéiques de poisson acceptables; 3) la nécessité de trouver des moyens salisfaisants pour utiliser les produits dans les aliments; 4) la nécessité de commercialiser le produit et de promouvoir les ventes, » Les pays producteurs pourraient sans doute approrisionner ceux qui ne bénéficient pas des structures appropriées.Dans ce cas.ou bien ils vendent leur produits \u2014 mais la plupart des pays en cause ne peuvent les payer \u2014 ou bien ils les distribuent par l'intermédiaire des organismes d'aide aux populations sous-alimentées.Une difficulté d\u2019un autre ordre se présente alors, psychologique cette fois.Autant il est facile de rendre populaire un produit qui a du prestige, autant àl est difficile de faire accepter, par les mêmes populations, un produit nouveau, inconnu ailleurs, Sûl-il le plus nourrissant et le meilleur qui soit.L\u2019on ne consent à transformer des habitudes alimentaires enracinées dans une longue tradition qu'en faveur d\u2019un produit de qualité supérieure reconnu comme tel par des nations, dont le niveau de vie est supérieur, I faudrait donc, avant toutes choses, trouver de bons débouchés chez soi avant de se lancer à la conquête d'autres marchés.Lei, un autre facteur intervient: on ne peut baser la commercialisation d\u2019un produit alimentaire sur sa seule valeur nutritive.Il faut donc que l\u2019addition des concentrés de protéines n\u2019affecte ni le goût ni l\u2019apparence des produits de support.Le travail des chercheurs se poursuit dans ce sens à l'heure actuelle; il se double d'études économiques poussées, car le coût de production ne peut dépasser certaines limites à cause de la concurrence d'autres produits protéiques de même qualité.On verrait avec joie des scientifiques du Québec s'attacher à résoudre ce problème.N\u2019avons-nous pas en abondance dans nos eaux des poissons pélagiques de peu de valeur commerciale: maquereaux, harengs, capelans.Nos chalutiers ne rejeltent-ils pas à la mer plusieurs espèces que refusent les industries de transformation: argentines, merluches, crapauds de mer, lançons, chiens de mer?Les déchets de poissons utilisés uniquement pour la farine ne le seraient-ils pas de façon plus arantageuse st l\u2019on en tirait les protéines indispensables à la santé des populations humaines?Les recherches du groupe de Halifax, chef de file dans le domaine, et du Bureau des pêches commerciales des USA ont ouvert la voie: à nous d\u2019aller de l'avant.Blanche Beaulieu évolution récente des techniques et des pate UX L'Institut scientifique et technique des pêches maritimes de France, que la revue présentera plus longuement dans ses prochains numéros, est un organisme chargé par l\u2019État d\u2019effectuer «tous travaux el recherches relevant du domaine des sciences de la mer el inléres- sant directement ou indirectement les pêches maritimes et les industries qui s\u2019y rattachent ».L'Institut possède plusieurs laboratoires plus ou moins spécialisés.Celui de Boulogne-sur-mer, dirigé par M.Nédélec, poursuil depuis plusieurs années des études poussées en technologie des engins de pêche.L\u2019accession du Pérou au premier rang des pays producteurs de poissons a constitué l\u2019événement le plus remarquable dans l\u2019industrie mondiale des pêches au cours de ces dix dernières années.La production annuelle de ce pays est passée de 200 000 tonnes en 1953-57 à 7 et même 9 millions de tonnes en 1964-66.Cette augmentation spectaculaire de la production, qui porte d\u2019ailleurs sur une seule espèce, l\u2019anchoveta, n\u2019a été rendue possible que grâce à l\u2019utilisation d\u2019une méthode de pêche particulièrement efficace: la senne tournante et coulissante manoeuvrée à l\u2019aide du power-block.Cet exemple montre l\u2019importance de l\u2019évolution des techniques de pêche sur la production.C\u2019est ainsi que l\u2019on peut dire que, sur le plan mondial, cette évolution se fait en faveur de deux engins: la senne 1.Article paru dans la revue Equipement, Logement, Transports du ministère de l\u2019Equipement et du Logement et du ministère des Transports de France, nos 20-21, 31 mai-15 juin 1967.2.Institut scientifique et technique des pêches maritimes.Laboratoire de Boulogne-sur-mer, France.de pêche par ©.Nédélec Chef de laboratoire?et le chalut, la première étant utilisée surtout pour la pêche des poissons de surface et le deuxième, d\u2019un emploi plus général, convenant aussi bien à la capture des poissons de fond qu\u2019à celle des poissons pélagiques.A l\u2019inverse, l\u2019on note une certaine désaffection pour les méthodes de pêche aux lignes.Ces méthodes, qui présentent l'inconvénient de nécessiter une main-d'oeuvre importante, sont néanmoins encore utilisées avec succès par les Japonais.Dans le même temps, en France, l\u2019évolution des techniques de pêche a suivi des tendances comparables.L\u2019emploi de la senne reste cependant encore relativement limité, et le chalut demeure l\u2019engin le plus couramment utilisé dans notre pays.Plus récemment, l\u2019on a observé aussi un développement de l\u2019usage des filets maillants calés sur le fond; cette technique, qui garde le plus souvent un caractère artisanal, est employée également à l'étranger, notamment en Islande et au Canada.Ce sont les points les plus marquants de l\u2019évolution intervenue récemment dans les techniques et dans les bateaux de pêche, en France et à l'étranger, qui sont présentés 1cl.évolution des techniques de pêche principales tendances a) emploi des chaluts pélagiques et semi-pélagiques Les possibilités du chalut de fond, dont l\u2019emploi était surtout limité jusqu\u2019à ces dernières années à la pêche des poissons plats et des poissons ronds, ont jie vu d'en le ch de fond ipl dion ite pig Jas Is Boulogne «hi have paris à aussi pa dant lei chalet penal pour a} distance de ire} { fond, très mal flet ordi led situés à pice | la moru (roenlan fous ver à burt mer wy ir sé p Poe Tarait sû hls 4 hl Vinyl A pg le fly i is ty Par un i, fit Trg He, lire, : 3p, ote Mike de l hay Jy | ityyg 2 Nédéle nate tout pour deuième bn à $ POISONS ésalieetion méthodes siter une 15 encor ution ds es comp mot encore pe l'en jar Pls oppemes: \\ ond; eet crac l'érange\u201d égal: [3 pt UF get, > Jogi i [ep nts - ru été uugmentées considérablement par l'adoption d\u2019engins de type pélagique et semi-pélagique.Le chalut semi-pélagique est en fait un chalut de fond à grande ouverture verticale, dérivé des wing-trauwls scandinaves.Modifié en fonction des conditions de pêche françaises, ce tvpe d'engin a été progressivement adopté, à partir de 1962-63, dans les ports du Nord; il est surtout employé à Boulogne, à Fécamp et à Gravelines, pour la pêche du hareng, de lu morue et du merlan.Quelques navires artisanaux de cette même région l'utilisent aussi pour la péche du maquereau.Ce type de filet, dont ouverture est au moins double de celle du chalut de fond ordinaire (8 m en moyenne pour un bateau de pêche industrielle), donne de bons résultats pour la pêche des poissons qui vivent à une certaine distance du fond.D'autre part, comme il est possible de faire passer le bourrelet à une distance de 1 à 2 m du fond, cet engin est utilisé avec avantage sur les très mauvais fonds où il subit moins d\u2019avaries qu\u2019un filet ordinaire.Le chalut semi-pélagique a été essayé aussi avec succès à bord de plusieurs de nos navires de grande pêche à partir de 1961.Les rendements obtenus sur la morue, dans la région de Terre-Neuve et du Groenland, ont montré ses grandes possibilités dans certaines conditions.Il a été adopté également à bord de grandes unités espagnoles péchant le merlu au large de l'Afrique du Sud.Sur les côtes françaises de l'Atlantique, il est utilisé pour la pêche du sprat dans la région du Croisie et de la T'urballe.En Méditerranée, il paraît susciter un grand intérêt en raison des possibilités nouvelles de capture qu\u2019il offre par rapport au chalut méditerranéen traditionnel.l'implantation du chalut pélagique en France a été plus longue.Elle s'est faite en deux temps: le filet traîné par deux bateaux a fourni le premier des résultats rentables, tandis que le filet remorqué par un seul bateau, à cause de sa plus grande technicité, est d'adoption plus récente.Traîné par deux bateaux, le chalut-bocuf pélagique, mis au point tout d'abord par le Danois Larsen, a été introduit en France vers les années 1952-53 dans les ports de Gravelines, puis d'Etaples.Cette méthode, qui donne de bons résultats pour la pêche des poissons bleus comme le hareng, la sardine, le maquereau ou le sprat, est restée cantonnée jusqu'à présent daus le nord de la France où elle conserve un caractère artisanal.Il n'en est pas de même dans d'autres pays européens comme l\u2019Allemagne où la pêche pélagique en boeufs se pratique à bord de lougres en acier de 40 m d\u2019une puissance de 600 cv environ.Les plans des chaluts-boeufs utilisés par les arfisans français ont été améliorés constamment.en particulier par l\u2019adoption de fils plus fins permettant un agrandissement notable des dimensions du filet et, plus récemment, par l\u2019emploi de très grandes mailles entraînant une meilleure filtration de l'eau à l\u2019entrée et dans le corps du filet.Les premiers essais réellement fructueux du chalut pélagique traîné par un seul bateau ont eu lieu à partir de 1962 à bord de chalutiers industriels de Boulogne, Gravelines et Fécamp, sur les lieux de pêche du hareng.Il s'agissait alors d\u2019un engin fonctionnant plutôt d'une manière semi-pélagique, les panneaux employés, du modèle rectangulaire classique, traînant toujours plus ou moins sur le fond.Compte tenu de l'ouverture beaucoup plus importante, qui atteignait 16 à 18 m avec un bourrelet passant en moyenne à 5 m du fond, ce filet pouvait cependant être considéré comme un engin pratiquement pélagique.L'utilisation rentable d'un filet totalement pélagique, pouvant fonctionner à n'importe quelle profondeur, ne remonte qu'à l\u2019année dernière, car ce type d'engin ne convient vraiment qu'aux grands chalutiers à pêche arrière, qui, comme nous le verrons plus loin, sont d'adoption nouvelle en France.Dans tous les cas, il s'agit d'un grand filet à quatre faces égales ou inégales, présentant une ouverture de 10 à 20 m, de forme grossièrement carrée où rectangulaire, variant suivant la plus ou moins grande dispersion des bancs exploités.Employé avec des panneaux hydrodynamiques spéciaux, il peut pêcher à n'importe quelle profondeur, sans aucun contact avec le fond, son immersion étant contrôlée par un sondeur de corde de dos.Il faut signaler aussi que la plupart des bateaux qui pratiquent cette pêche se servent d\u2019un détecteur horizontal ou asdic pour ne pas perdre le bane de poissons qu'ils veulent capturer.A l'étranger, le chalutage pélagique connaît depuis deuxansun développement important, principalement en Allemagne où les chalutiers de pêche industrielle exploitent maintenant les concentrations de hareng= dans la Mer de Norvège, par des profondeurs allant Jusqu'à 200 m et davantage. b) amélioration et développement de la méthode de pêche à la senne Utilisée en France sous le nom de bolinche depuis de nombreuses années, principalement pour la pêche de la sardine où elle a finalement remplacé le filet droit, la senne tournante et coulissante était demeurée jusqu\u2019à ces dernières années un engin à caractère artisanal, le filet étant manoeuvré en grande partie à la main.Faisant suite à la généralisation depuis 1955 de l\u2019usage du sondeur-détec- teur, l\u2019adoption récente par les sardiniers français d\u2019un procédé de relevage mécanique du filet, dont le type le plus répandu est le power-block d\u2019origine américaine, a permis d\u2019élargir considérablement les possibilités de cette méthode de pêche qui, partout dans le monde, connaît une extension importante.Les power-blocks, adoptés d\u2019abord par les pêcheurs américains pour la capture du menhaden et du thon, sont employés maintenant d\u2019une manière courante non seulement au Pérou, comme nous l\u2019avons déjà signalé, mais aussi dans tous les pays gros producteurs de poisson, comme la Norvège ou l\u2019Islande.Il s\u2019agit alors d\u2019une véritable pêche industrielle qui s'exerce le plus souvent sur le hareng et le maquereau, ou parfois sur des espèces diverses telles que le capelan, la morue ou l\u2019églefin (pour ces deux dernières espèces, le gréement de la senne doit cependant être modifié pour permettre au filet de plonger plus profondément).En France, la pêche à la senne n\u2019a pris un caractère industriel que dans des cas assez limités jusqu\u2019à présent.Après les senneurs-sardiniers congélateurs, on voit se constituer depuis deux ans une flotte de thoniers-senneurs opérant au large des côtes africaines.Dans ce cas, ce sont d\u2019anciens clippers a l\u2019appât vivant, transformés pour pouvoir employer cette technique plus rentable.Selon les espèces recherchées, les sennes, qui ont des caractéristiques très variables, peuvent atteindre de très grandes dimensions: jusqu\u2019à 550 m de long et 160 m de chute pour le hareng (mailles de 16 mm) ou 750 m et 120 m pour le thon (mailles de 50 mm).Dans cette technique de pêche à la senne, comme dans celle du chalutage pélagique, on doit souligner l'importance prise par l'asdic en tant que moyen de recherche et de localisation des bancs de poissons entre deux eaux.Cette particularité sera traitée plus en détail dans le chapitre concernant les bateaux.c) pêche du poisson de fond aux filets maillants Bien connue dans les pays scandinaves et pratiquée en France depuis longtemps mais sur une très petite échelle, la pêche aux filets maillants calés 6 sur le fond connaît depuis quelques temps un développement important dans les ports méditerranéens et surtout dans ceux de l\u2019Atlantique.C\u2019est ainsi que cette méthode, après avoir été expérimentée pour la première fois avec succès par un bateau d\u2019Audierne, il y à un peu plus d'un an, a essaimé très vite dans les autres ports du sud de la Bretagne et de la Vendée.Ce sont surtout des unités de pêche artisanale \u2014 anciens langoustiers, palangriers ou autres \u2014 qui se sont reconverties à cette nouvelle méthode, axée essentiellement sur la pêche du merlu pratiquée déjà avec des filets maillants par les pêcheurs espagnols de la côte atlantique, qui obtiennent de bons résultats.La période initiale d\u2019engouement passée, on devait se rendre compte rapidement des limites de la nouvelle technique.Les rendements, très bons au début, arrivent très tôt à un maximum, puis ils diminuent sensiblement.Le problème de la surexploitation des fonds se pose là aussi et il convient dès à présent de prévoir un maillage limite et une réglementation de ce type de pêche.À l\u2019exemple des Islandais ou des Canadiens, on peut utiliser cette technique pour la pêche à la morue et, dans les années à venir, développer cette pêche en Manche et en Mer du Nord.autres faits à signaler a) amélioration du chalutage de fond Malgré le développement des autres techniques, le chalut de fond reste l\u2019engin de prédilection des pêcheurs français.Cette méthode de pêche, qui est demeurée longtemps assez routinière, tend maintenant à progresser, au même titre que le chalutage semi-pélagique ou pélagique.Les filets sont mieux coupés et sont réalisés dans des textiles et des fils plus résistants, généralement synthétiques, dont l\u2019importance dans la conception des filets va grandissant.Le gréement des chaluts de fond a été lui aussi amélioré notablement.Pour la pêche sur les fonds durs, les anciens diabolos en bois sont progressive- vement remplacés par des diabolos en caoutchouc ou par des sphères en acier.À la place des panneaux divergents rectangulaires, on trouve souvent, surtout à bord des grands chalutiers, des panneaux de forme ovale, comportant une ou plusieurs fentes destinées à canaliser les filets d\u2019eau; ces panneaux plus étudiés ont de meilleures qualités hydrodynamiques et passent mieux sur les fonds irréguliers.De nu a pil caler [foe] Peur pol qi ait cles d modifiée grec de sohiner de i du trou, Sous 0 Tuto méthale perche tr deux lang ube wre holeou de double envore [linnte de Urotoy pie de.très Int Js lovin devrait pe crevetir 8) péche Sila pir ingles fpiche les are sale exp Lull fi dy | | Ted \u2018pe LE 4 fava | Eni Ele Hi \"Pig hi 8 \u201clig Fly lig, i 1 Het | Nd | RE Yn diy, ergy, AVG FE Spe, dun, sud de\", lisa rez \u2014 qu méthode | afi IN 3p Ite bys ste, a, es limits As bons I, Js ly sire ) conver: ite et mme esenpl nt utile gl, dais en Mauche chile tion de niche i jère, ek: pe que Les fle Jos tel ithetigtes fs fl AES [es fou pags\u201d quit pane: geil ue a panne: dnl sole De nouveaux types de funes ont été étudiés, en particulier pour les péches de lingues bleues que les chalutiers de Boulogne pratiquent au nord de l'Écosse, par des profondeurs de plus en plus grandes.Pour pouvoir remorquer le chalut sur des fonds qui atteignent presque 900 m, la constitution des câbles d'acier servant de funes doit parfois être modifiée pour obtenir des résistances identiques avec des diamètres plus faibles permettant de bobiner de plus grandes longueurs sur les tambours du treuil.Sous cette rubrique, on doit également citer l'utilisation à bord des cotres hollandais de la méthode qui consiste à employer deux chaluts à perche traînés simultanément aux extrémités de deux tangons, de part et d\u2019autre du bateau.Appliquée avec les variantes nécessaires à la capture de la sole ou de la crevette grise, cette technique permet de doubler le rendement en péche.Elle n\u2019est pas encore adoptée en France.Il faut enfin rappeler la réalisation, par un pêcheur du Crotoy, d\u2019un système de chalut sélectif pour la pêche de la crevette.Le principe de cette technique très intéressante, qui permet à la fois de protéger les alevins de poissons plats et de faciliter le triage, devrait pouvoir être adopté par tous les pêcheurs crevettiers français.b) pêche à la lumière et pêche à l'électricité Si la pêche à la lumière, employée depuis très longtemps en Méditerrannée, constitue une méthode de pêche efficace, la pêche à l\u2019électricité, à part quelques rares exceptions, n\u2019a pas encore dépassé le stade expérimental.L'utilisation de la lumière comme moyen d'attraction du poisson dans la pêche au filet tournant tend cependant à s'implanter en Atlantique pour la capture de la sardine.Les raisons qui militent en faveur de cette technique sont avant tout économiques, la rogue atteignant un prix élevé, et le poisson pêché étant de meilleure qualité.Quant à l'électricité, elle a été expérimentée daus les pêches de Kilka (sorte de sprat) faites par les Russes en mer Caspienne.L'effet du courant à impulsions était complété par l'action phototropique de la lumière et par l'emploi d'une pompe puissante.Dans la plupart des expériences en cours, le courant électrique sert en général, soit à attirer le poisson vers une pompe ou vers un filet, soit à paralyser les espèces capturées pour en faciliter l'embarquement.c) pêches en régression On ne peut passer sous silence la diminution de certaines formes d\u2019activité, telles que la pêche à la langouste aux casiers, la pêche aux filets maillants et aux cordes ou palangres.La régression de la pêche langoustière est due à la raréfaction des crustacés provoquée par une pêche trop intensive.Ce n\u2019est pas la valeur de la méthode qui est en cause, mais l\u2019exploitation trop irrationnelle des fonds.Des essais de repeuplement ou d'acclimatation d\u2019espéces plus prolifiques sont d\u2019ailleurs envisagés pour tenter de redonner à cette pêche une activité normale.La pêche de surface aux filets maillants et déri- vants avait subi il y a quelques années une éclipse sérieuse, provoquée surtout par le coût élevé d\u2019achat et d\u2019entretien des filets; on utilisait alors des engins en coton de conservation médiocre, qui réclamaient des soins constants à terre pendant les arrêts du bateau.le remplacement du coton par le nylon, plus solide et d'excellente conservation, a relancé partiellement cette méthode, en Bretagne pour la pêche du maquereau et en Manche orientale pour celle du hareng, mais elle restera limitée, en France, à une petite pêche côtière et saisonnière.Comme pour les palangres, c\u2019est surtout au Japon que les filets dérivants sont encore utilisés à l\u2019échelle industrielle, par exemple pour la pêche du saumon au large, dans le Pacifique nord.progrès réalisés dans les textiles servant à la confection des filets de pêche ll y a une quinzaine d'années, les filets de pêche étaient encore fabriqués à partir des textiles naturels: chanvre, sisal ou coton.Depuis lors, ils ont été remplacés progressivement par les fibres synthétiques qui présentent l\u2019avantage d'être pratiquement imputrescibles et d'offrir une meilleure résistance à la rupture.Actuellement les textiles naturels ne constituent plus qu\u2019un très faible pourcentage de la production des filets de pêche qui, vraisemblablement, ira encore en diminuant dans l'avenir.Parmi les différents textiles synthétiques, les polyamides (nylon et perlon), le polyéthylène et le polypropylène sont les plus répandus.En France, le nylon est sans conteste la fibre la plus utilisée \u2018ar, plus résistant à diamètre égal, il constitue le matériau de choix dans la fabrication des chaluts pélagiques, des sennes ou des filets maillants.Le polyéthylène (argon, courlène, nymplex, saintène, pour ne citer que quelques marques commerciales) et le polypropylène (meraklon, ulstron) sont également bien connus des utilisateurs.Ce dernier, sous sa forme la plus récente, le polypropylène fibrillé, présente une solidité presque comparable à celle du nylon, avec l\u2019avantage d'un prix de revient moins élevé.Ces deux fibres offrent en outre l\u2019intérêt d\u2019être plus légères que l\u2019eau, ce qui entraîne une diminution des avaries en chalutage sur fonds durs.La réalisation de filets sans noeuds n\u2019a pas eu la répercussion qu\u2019on escomptait tout d\u2019abord.En effet, ce type de filet ne s\u2019est imposé, et partiellement encore, que pour les grandes sennes à petites mailles, en raison de sa régularité de fabrication et surtout de son prix moins élevé.Par ailleurs, les défauts que l\u2019on pouvait dans certains cas reprocher Plage arrière du chalutier soviétique Natalia Kovschova construit à Nantes.au filet noué \u2014 glissement des noeuds ou irrégularité des mailles ont été atténués en grande partie par l\u2019emploi de métiers laçant au double noeud.C\u2019est pourquoi, d\u2019une manière générale, les filets noués gardent la faveur des pratiquants, en particulier dans les chaluts à poisson.évolution des bateaux de pêche La première constatation qui s'impose est que l\u2019évolution de la conception des bateaux de pêche s\u2019est faite en relation directe avec les progrès accomplis dans les techniques de pêche.Dans certains cas, cette évolution a permis l\u2019adoption de méthodes nouvelles, comme par exemple le chalutage pélagique avec le chalutier à rampe arrière; dans d\u2019autres cas, c\u2019est le bateau qui a été modifié en vue de l\u2019adaptation d\u2019une technique plus efficace (c'est ainsi que le thonier-clipper s\u2019est transformé en senneur).L'évolution s\u2019est aussi manifesté dans les installations de traitement et de conservation du poisson.En outre, des progrès importants ont été réalisés dans l'équipement général du bord, en particulier dans les treuils, ainsi que dans les appareils de détection du poisson ou de contrôle du chalutage.développement de la pêche par l'arrière À l\u2019exception des chalutiers artisanaux méditerranéens, qui pratiquaient depuis très longtemps laa méthode de relevage et de filage par la poupe, le chalutage par l'arrière s\u2019est développé plus lentement en France qu\u2019à l\u2019étranger, en Allemagne par exemple.Il est bon de rappeler à ce sujet que c'est le navire de recherches de lIS.TP.M., la Thalassa, qui a ouvert la voie, à sa mise en service en 1961.Les premières réalisations commerciales n'ont vu le jour que l\u2019année suivante, à Lorient d\u2019abord avec un navire de pêche fraiche à portique oscillant, à Saint-Malo ensuite avec un chalutier de grande pêche semi-congélateur à rampe arrière.Au cours de ces deux dernières années, la preuve de la rentabilité supérieure des bateaux qui péchent par l\u2019arrière a été faite et, que ce soit dans les ports d\u2019armement à la grande pêche ou à la pêche industrielle, on ne conçoit plus désormais de nouvelles unités autrement qu'avec ce dispositif, Les avantages sont indéniables, en particulier pour la manoeuvre du filet qui est plus facile et plus rapide, et pour la sécurité et le confort du personnel.Du point de vue technique, les dispositions adoptées sont variées mais peuvent se ramener à deux systèmes principaux: d'une part la rampe avec = de navire de recherche ue des _nôches mar davis le La Thalassa, ds a : Fr = | ig - cy ande Jie bble Tige ] les ll * 50) ÿ pr, rk.\u2014\u2014\u2014\u2014- \u2014 mere ty P > = tx ta Se en n de pis ES di, aid etais 2, @ \u2014 meerére 22 22 With > m\u2014_ \u2014 \u2014 = Nr lage pels in ans d'autre 7 = TX > TE \u2014\u2014\u2014\u2014.e- ee El Vue qi a @ veto.3 hag fori ¢ Nay JIS ay, « vn Rife = \u2014 uy > \u201c= ee TS \u2014_\u2014.- - «les instal \u2014_ = he a ER od SE th posi.o> We We.~~ - TE i, {16 thal cantly ar 2 | DA oY a ad > pparis Y - \u2014- Ll Pa ae.ww op Talila: ai] - Tw \u201cV4 de gl = Âge = ov + A > > am ~ 5, ka pré FF <+y ; qui pic pels oP ne - - che x ~~» $ .ver.lo nove dd Na x 76 SN ppl n & 4 \u20ac - pudeur = 3 A 1e XX | et poi vy ® Ne [Jd \u2018 S : anf, aN > CT ea dips GC (ak) mat oN ?Ld PR 2) = sata 8 SU + 8 = ?ft aqua à 202 panipé « ot Le -.ow A oA - * ed 5 vy A.tg A \u201cPre FY LX es: NS * wv « x Th £ = 3 pe qe Q. cataracte scene 5 ora ition CaO decent ) Sg y ! iy ; Dam) Vly | 9p Hy 1 By py 3 dy ing \u2018sm ley \u2014 sum \u2014_ fi ir US an 11g pu sainly La sy A dy I Je eg [a Far puy Kuopiden aon) _ end J snl Ei Bap ie nb ile J hp Jt dl | 0 si] i pd mb ug i (hp si quid ® i i pryh HY nw | dal 3 sil te est 9] i 19 { FUEL Ë I \"| Eu parquet is 4) ne fe pau! apd alt potences fixes, qui convient essentiellement aux grandes unités, et d'autre part la disposition sans rampe, avec où sans portique oscillant.a) chalutiers à rampe arrière et à potences fixes Ce système, qui présente les avantages les plus nombreux, est adopté sur les navires de 40 m et plus.La présence d'un vaste pont de pêche, recouvrant habituellement un pont-abri où s'effectue le travail du poisson, facilite les manoeuvres des engins et leur changement éventuel.(Grâce à la rampe, la totalité de la pêche peut être embarquée en une seule fois au moyen d\u2019un fort palan placé au-dessus du treuil de pêche; on évite ainsi la longue et fastidieuse manoeuvre des palanquées telle qu'elle se pratique à bord des chalutiers latéraux, dont certains d'ailleurs ont adopté le principe du pont- abri qui constitue un progrès très appréciable des conditions de travail de l'équipage.Lorsque la disposition de la passerelle autorise une vue directe sur le pont arrière, l'officier qui dirige la pêche commande lui-même les treuils, ainsi que la vitesse du navire au moyen d'une commande à distance du pas de l\u2019hélice.Plus récemment, des potences supplémentaires, placées en abord, ont été adoptées pour les panneaux spéciaux servant à la pêche pélagique.Ce perfectionnement donne la possibilité de changer très rapidement d\u2019engin de pêche, les panneaux de fond restant à poste aux potences arrières.b) chalutiers sans rampe arrière, avec ou sans portique oscillant Trop petits pour pouvoir être munis d\u2019une rampe les navires de moins de 40 m ne sont généralement équipés que de potences et d'un portique fixe ou mobile.Le dispositif du portique oscillant, permettant de rentrer les panneaux à chaque trait, est intéressant mais il n\u2019est pas indispensable; sur certains bateaux les potences sont fixes, le portique oscillant n\u2019étant destiné qu\u2019à embarquer les palanquées.Suivant le même principe, on trouve en Méditerranée des chalutiers de pêche artisanale à potences ordinaires, qui comportent en outre un rouleau transversal à l'arrière pour faciliter la manoeuvre du filet.Par contre, dans les ports de l\u2019Atlantique et de la Manche, la pêche artisanale conserve jusqu\u2019à présent la méthode traditionnelle de pêche par le côté, à l\u2019exception de quelques rares chalutiers côtiers à pêche arrière inspirés de certains types récents de cotres hollandais en acier.Chalutier boulonnais à portique fixe et rampe arrière.Chalutier rochelais de pêche par l\u2019arrière à portique oscillant, sans rampe arrière. i seed > \\ a ! Ne na Comme bl NE N N ELE F an LI Jp! -~ L a Q jon de 7 Bi on Lx À 4 + Jn p nul .+ = i wes Nh werd se TiY a ny aR oe o # 3.oo ; fie 4 À 1k EE pes 2m We i jo x Fx a 4 [\u2018entber 1 NE 171) NS a OY sur WF SE ye 208 dar sie à L SB Jou L ÿ talatio a lig (Off ae et eme RENE 1 ASV 5 me 0 id ie ied se Sar 2 > Un db Wy Ho a i Gi Ban S205 81 = ni ht ahi de réal i) HIE > \u201cDes se + 3 Hi mr let, \u20ac Chalutier concarnois de pêche par l'arrière à portique oscillant et rampe arrière étroite.Poule ji 5 Ré i T5 He = ni SE i ssi lies [= Sal A w / _É 2.SpE an ' A! & Li mou ie ig of \u2014 eR + = Sen | mt nn em Ye fee 54 7 I He wo Lie és Yo ng NE 7 e \u20ac hi Re a + .= Ps ot eon pe jou 2 Ces GP mi ap me = EE Fe \u2014 | aE ey ws pe El REE 5 se pe 0 ad ol one ig ee, ss se HF pee as por ae se so be re a Ea pos RE GR pe ox 2 Chalutier étellois de pêche par l'arrière : 1 portique fixe sans rampe arrière.10 RRR que oscille pried\u201d qu senneurs et bateaux polyvalents Comme on l\u2019a déjà vu, l\u2019adoption de la senne par les pécheurs-thoniers français a imposé la transformation des clippers à l\u2019appât vivant par adjonction d\u2019un power-block sur mât de charge, d\u2019un treuil et d\u2019une potence spéciale pour le virage de la coulisse, ainsi que d\u2019un dispositif de salabarde pour l\u2019embarquement du poisson capturé.Sur les senneurs les plus importants, les possibilités d'évolution en pêche ont été améliorées par l\u2019installation d\u2019un gouvernail actif ou d'un propulseur transversal placé à l'avant, et parfois à l'arrière.On ne peut parler des nouveaux types de bateaux sans signaler les études qui sont entreprises en vue de réaliser ce que l\u2019on appelle un navire polyvalent, c\u2019est-à-dire apte à pratiquer indifféremment Poulie power block qui à révolutionné la pêche à la senne ' » » deux ou plusieurs modes de pêche.C'est ainsi que l'on a vu réaliser des chalutiers-senneurs, des thoniers pouvant pêcher aux filets maillants, des cor- diers-chalutiers, ete.Si certaines de ces formules sont valables, particulièrement dans la catégorie des bateaux de pêche artisanale, il semble cependant que pour les plus grands navires, l\u2019on s'oriente de préférence vers des unités à vocation unique, chalutier ou senneur.Ces navires disposent, en effet, maintenant, grâce à l'emploi de différents tvpes de filets \u2014 chalut pélagique et chalut de fond pour l\u2019un, sennes à morue, à capelan et à hareng pour l\u2019autre \u2014 de possibilités de pêche suffisamment étendues pour assurer l\u2019exploitation à longueur d'année du bateau.Le choix du type de navire doit être fait en fonction des besoins du marché, tout en tenant compte de la répartition géographique des espèces recherchées. traitement et conservation du poisson à bord Le traitement et la conservation du poisson varient, dans une certaine mesure, selon la nature des espèces capturées; les aménagements des cales, et le cas échéant, des salles de travail du poisson dépendent de la méthode de conservation choisie.Le travail de préparation du poisson, qui est encore entièrement fait à la main sur les unités de pêche artisanale et la plupart des bateaux industriels, devient toutefois de plus en plus mécanisé à bord des navires de grande pêche.Sur ces derniers, où elles ont trouvé leur place dans l\u2019entrepont, les machines à étêter, à trancher, à fileter et à laver le poisson ont beaucoup amélioré la production.Elles sont complétées par des installations de fabrication de farine et d\u2019huile qui permettent aussi d\u2019utiliser les déchets et surtout les faux poissons qui auparavant étaient rejetés à la mer.Sur les chalutiers de pêche industrielle la mécanisation se limite en général jusqu\u2019à présent à l\u2019adoption de machines à laver le poisson et de tapis roulants convoyant les espèces capturées ou les déchets d\u2019éviscération.12 Bateau québécois équipé d\u2019un power block En ce qui concerne la conservation, trois procédés principaux sont utilisés actuellement: la réfrigération, la congélation et le salage.La réfrigération est obtenue par la glace, complétée éventuellement par des appareils réfrigérateurs servant à en limiter la fusion et permettant surtout d\u2019éviter les écarts thermiques trop importants provoqués par l\u2019ouverture fréquente des cales sur les lieux de pêche.Cette technique est maintenant très généralisée et elle a été adoptée sur de nombreux sardiniers où la cale réfrigérée améliore de façon appréciable la qualité du poisson rapporté.La congélation, dont les premiers essais à la pêche remontent à plus de 30 ans, ne s\u2019est développée en France que d\u2019une manière limitée.Elle est surtout employée sur les thoniers, où les poissons sont congelés entiers dans une saumure à basse température, et sur les bateaux de grande pêche où l\u2019on opère sur des filets de morue et de sébaste.Bien que les unités les plus récentes soient équipées à cette fin, la congélation n\u2019est pas encore beaucoup pratiquée à bord des chalutiers de pêche industrielle, le poisson frais constituant toujours le produit le plus recherché dans cette catégorie d'armement, malgré le handicap que subit cette production par suite des fluctuations du marché.du po bar demon RIN moder tall progee fe du che Tal Nureg set a Jette d ls i i fy Hy Lag Ug ET de I {iby Ting Dre mn fier i ois proved lo rife 8 ompléte fighter ant sur: important es cales #u- iaintens:\u201d le nombre: ve de là i.jsp loppét el que\u201d joe ge Ep phe ù te Bi pas à ue pine ult Jamel ton Le Vikings morutier-congélateur de Fécamp.Méthode typiquement traditionnelle, le salage du poisson reste encore largement pratiqué à bord des morutiers.Il existe, en effet, encore une demande suffisante de ce produit pour justifier la persistance, même à bord des bateaux les plus modernes, des cales à morue salée à côté des installations de congélation perfectionnées.progrès dans l'équipement en appareils de détection du poisson ou de contrôle du chalutage Parallèlement à l'évolution qui s'est faite dans les nouveaux types de filets et de bateaux, le progrès s\u2019est aussi manifesté d\u2019une manière particulièrement nette dans l'équipement des passerelles, qu'il s'agisse des appareils de détection des bancs de poissons, de contrôle de l'engin de pêche, ou des aides radioélectriques à la navigation.L'adoption vers 1950 du sondeur-détecteur à ultra-sons, dont l'usage s'est généralisé depuis, a constitué la première étape dans l'amélioration des moyens de recherche du poisson.Limité tout d\u2019abord à la recherche des bancs pélagiques facilement repérables, tels que harengs ou sardines, cet appareillage, devenu plus sensible et plus précis (notamment grâce à la ligne blanche) et complété éventuellement par la loupe à poissons, sert aussi à présent à la recherche des espèces diverses: morue, merlan, lieu noir et même maquereau.Malgré quelques essais préliminaires infructueux, les asdics ou sonars ont conquis eux aussi leur place sur la passerelle des chalutiers.C\u2019est ainsi qu\u2019en deux ans, dans les ports du nord de la France, environ un sur trois des chalutiers de pêche industrielle a été équipé d'un appareil de détection horizontale capable de repérer effectivement un banc de poisson, entre deux eaux ou à proximité du fond, jusqu\u2019à une distance de 1500 ou 2000 m.Ce succès rapide s'explique par deux raisons: la remarquable réussite de cet appareil dans la pêche à la senne et la mise au point des chaluts semi-pélagiques et pélagiques, engins qui bénéficient tout spécialement de l\u2019emploi du détecteur horizontal.On doit signaler également les essais effectués en Norvège et en Grande-Bretagne d'un sonar de type panoramique (Scanar) qui représente peut-être un perfectionnement d\u2019avenir dans ce genre d\u2019appareils qui, même sous la forme actuelle, mériteraient d\u2019être adoptés par les senneurs-thoniers français.L'équipement de contrôle, devenu plus complet, comporte maintenant plusieurs appareils différents 13 i i i ! qui ont pour objet de vérifier les conditions de péche (vitesse et traction sur les funes) et le fonctionnement du filet (sondeur de corde de dos).On trouve dorénavant la plupart de ces instruments sur la passerelle d\u2019un chalutier moderne de pêche industrielle, complétés éventuellement par un pilote automatique et une commande de barre à distance, autres perfectionnements très utiles.Organe primordial du chalutier, le treuil de pêche a été perfectionné lui aussi.C\u2019est maintenant un outil très puissant capable de virer les funes sans interrompre le chalutage, soit approximativement à une vitesse de bobinage de 2 m/sec.et sous une traction de 8 à 10 tonnes.Equipé de guide- câbles automatiques, le treuil est, de plus, muni de freins pneumatiques tarés pouvant être, en cas de besoin, commandés directement de la passerelle.Il permet aussi la technique dite du filage électrique qui assure une mise en pêche plus rapide sans aucun risque pour le matériel.Le cas échéant, il supporte les appareils de mesure de la traction des funes.Pour terminer cette énumération, on peut également signaler les aides à la navigation, comme le radar, le Loran et surtout le Decca, ce dernier étant bien souvent combiné avec un traceur de route qui permet au capitaine de connaître sa position avec une très grande précision.Etant ainsi en mesure d\u2019éviter les mauvais fonds ou les croches, il peut réaliser une pêche plus efficace tout en protégeant son matériel d\u2019une manière substantielle.Notons enfin que ce ne sont pas seulement les grandes unités qui ont bénéficié des progrès de l\u2019équipement des passerelles, les pécheurs-artisans ont adopté aussi certains de ces appareils et il n\u2019est pas rare maintenant de voir un chalutier côtier équipé d'un sondeur, d\u2019un Decca et même d\u2019un radar.conclusion La conclusion que l\u2019on peut tirer de cette étude succincte, et probablement incomplète, de l\u2019évolution récente des techniques et des bateaux de pêche en France, est que, d\u2019une manière générale, elle suit d\u2019assez près les progrès réalisés par ailleurs dans le monde.Mais cette évolution est rapide et, malgré le degré de perfection atteint par certains chalutiers péchant par le côté et la maîtrise acquise par leurs capitaines dans la pratique de leur métier, ils sont 14 maintenant démodés, car leur rentabilité s'avère inférieure à celle des chalutiers de pêche arrière, ces derniers étant par ailleurs seuls susceptibles de permettre le développement du chalutage pélagique.Leur rayon d'action sera accru dans la mesure où, par l\u2019adoption de la congélation à bord d\u2019une partie ou de la totalité de leur pêche, 1ls pourront rapporter dans de bonnes conditions les poissons des fonds encore riches mais éloignés qu\u2019ils ne peuvent pratiquer actuellement.Ceci régularisera en même temps la production et ne pourra qu\u2019influencer favorablement le marché.Dans le domaine de la pêche artisanale, d\u2019importants progrès devront être réalisés pour conserver la rentabilité de cette forme d\u2019activité.La polyva- lence, qui permettrait à ces navires de pratiquer le chalut ou les pêches saisonnières, est certainement l\u2019une des formes de cette évolution qui mérite d\u2019être étudiée.La technique du double chalutage, avec deux engins à perche comme la pratique les Hollandais, pourrait aussi être essayée dans certaines régions, tout comme la pêche au chalut-boeuf dont le rendement est proportionnellement plus élevé que celui des unités simples.En ce qui concerne la pêche à la senne, les seuls développements marquants n\u2019ont lieu que dans la pêche du thon tropical.Dans les eaux européennes, malgré les efforts accomplis par les sardiniers des côtes atlantiques ou méditerranéennes, cette technique n\u2019a pratiquement pas encore dépassé le stade artisanal.Dans les mers du Nord, aucune réalisation à l\u2019échelle industrielle n\u2019a encore été faite.Il est possible cependant que la création d\u2019un marché pour la fabrication d'une farine de poisson améliorée puisse modifier cet état de choses au cours des prochaines années.Passé volontairement sous silence dans cette étude, le rôle joué par la recherche dans le domaine de la technologie des engins et des bateaux n\u2019en est pas pour autant négligeable.Il convient de rappeler à ce sujet le rôle de promoteur joué par PI.S.T.P.M., en particulier dans la modernisation de la pêche sardinière, la pêche à la lumière, le chalutage semi-pélagique ou pélagique.Il reste néanmoins beaucoup de travail à accomplir pour les chercheurs dans toutes les branches de la technologie des engins, ne serait-ce que dans la pêche à la senne où l\u2019on se doit d'appliquer une méthode d\u2019expérimentation identique à celle qui a fait ses preuves pour le chalutage.+\u201d A Tw 1 par Jen Blog Le Pois Ing Héhrey tinge il 2) lan on Gl Pig ting Mare Détheg Mage fi Chr P De Ia Gall His lip I Si ba Use, Lv 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ARE An ÿ LE\u201d AD .> LT 8 e 4 Nn MINER AN TS ; Saut LA BIBLE | ie he NOUVEAU TESTAMENT (premiere partied par Jean-Marie Rov Biologiste Le Poisson, que nous avons rencontré souvent dans l'Ancien Testament, soit comme nourriture des Hébreux, soit comme symbole, va prendre une importance encore plus grande dans le Nouveau Testament, où sa présence devient pour ainsi dire historique.La vie publique de Jésus se passe en grande partie en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade, où se pratique une pêche intensive des poissons qui abondent dans ce lac, ainsi que dans le Jourdain; le Maître choisit ses premiers disciples parmi les pêcheurs; à leurs travaux il emprunte de nombreuses images pour illustrer ses paraboles, où il est question de pêche et de poisson.Enfin, deux miracles du Christ concernent directement le poisson.De la naissance de Jésus jusqu\u2019à son ministère en Galilée, les évangélistes ne font aucune allusion au poisson et aux pécheurs.Cette période d'une trentaine d'années qui précède la vie publique de Jésus n\u2019occupe d\u2019ailleurs qu\u2019une petite partie des Évangiles.Même si ceux-ci ne mentionnent pas le poisson dans la partie qui se rapporte à la naissance et à l\u2019enfance de Jésus, les premiers chrétiens, qui avaient adopté le poisson comme symbole du Christ, ont fait, particulièrement dans l\u2019iconographie des catacombes, une relation entre le poisson et certains faits de cette période relatés dans les Évangiles, par exemple l\u2019adoration des mages venus d\u2019Orient.« Ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en cadeaux de l\u2019or, de l\u2019encens et de la myrrhe » (Mt 2 7).Certaines fresques des catacombes romaines associent le symbole du poisson à cette offrande de présents.Au cimetière de Saint-Calliste, les trois mages sont tournés vers la Vierge, qui porte Jésus assis sur ses genoux, et deux d\u2019entre eux leur présentent un poisson posé sur un plat.Une représentation analogue et datant du II° siècle se retrouve dans la crypte dite Capella græca dans les catacombes de Priscille.15 Le symbole transparent de cette figuration est à la fois celui du Sauveur que les mages reconnaissent déjà dans l\u2019enfant, des chrétiens de l\u2019Église primitive qui se désignaient eux-mêmes comme « les petits poissons de Dieu » et, enfin, du miracle de la multiplication des pains et des poissons.On sait que les mages étaient des astrologues!.Or, il est facile de concevoir la relation établie dans la tradition ésotérique entre les mages et le signe zodiacal des Poissons.L'apparition en Orient de l\u2019étoile qui guide les mages vers Bethléem coïncide avec le passage du point vernal?dans le Ciel des Poissons.Ceci nous éloigne un peu de la Bible.Nous y revenons au moment où Jésus commence à prêcher, en Galilée.Après son baptême dans le Jourdain, son premier acte est d\u2019appeler autour de lui des disciples qui l\u2019assisteront dans son ministère.Qui choisira-t-il ?Il ne manque pas de doctes gens en Galilée, mais c\u2019est sur des hommes simples que s\u2019arrête son choix, comme il a voulu naître parmi les humbles; des hommes solides, courageux et patients, d\u2019une nature ardente et au caractère trempé par le labeur.Ils sont pauvres, mais heureux, se consolant, quand le poisson ne rend pas, avec l\u2019espoir d\u2019une pêche prochaine qui soit meilleure.Tout en lançant l\u2019épervier de leurs barques qui sillonnent par centaines les eaux du lac, sans se soucier du soleil ardent, ils chantent leurs mélopées, dont l'écho est porté jusqu\u2019au rivage où les reprennent d\u2019autres pêcheurs occupés à réparer leurs filets.« Comme il cheminait le long de la mer de Galilée, 1l aperçut deux frères, Simon \u2014 celui qu\u2019on appelle Pierre \u2014 et André, son frère, qui jetaient l'épervier dans la mer, car c\u2019étaient des pêcheurs.Il leur dit: Venez à ma suite, je vous ferai pêcheurs d'hommes.Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent » (Mt 4 18-20).Déjà remplis de foi, les premiers disciples répondent sans hésiter à l\u2019appel du Maître.Ils sont prêts à tout laisser, leur gagne-pain, leurs Rien n\u2019indique dans les textes évangéliques qu'ils soient rois.2.On connaît le phénomène astronomique de la précision des équinoxes.D'une année à l\u2019autre, à l\u2019aube de l\u2019équinoxe, le Soleil apparaît à l\u2019horizon un peu avant que la terre ait accompli son tour complet du Soleil.Le point de l\u2019ecelip- tique où se lève le Soleil, à 'équinoxe du printemps, est dit point vernal: le déplacement de ce point vernal est très faible, soit 1/72 de degré d'angle par an, ce qui n'empêche que, tous les 21 à 22 siècles, l\u2019arrivée du printemps s\u2019avance d\u2019un mois.Par ailleurs, on sait que l\u2019année correspondant au chemin parcouru par la Terre autour du Soleil avait été partagée par les mages chaldéens en 12 heures zodiacales ou signes zodiacaux, bien familiers aux fervents d\u2019horoscope: le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau, les Poissons, le Bélier, etc.Or, le point vernal sortait du signe du Bélier pour entrer dans celui des Poissons à l\u2019époque de la naissance du Christ et de l\u2019apparition de l\u2019étoile de Bethléem.On comprend la concordance qu\u2019ont pu en tirer les tenants de la tradition ésotérique.compagnons de métier, pour devenir, comme lui?pécheurs d\u2019hommes.Comme la plupart des pécheurs de tous les lieux et de tous les temps \u2014 pensons, entre autres, à nos pêcheurs de la Gaspésie, à ceux de la Bretagne \u2014 ils avaient la réputation d\u2019être très pieux.© Leur grande piété, rappelle Daniel-Rops, se révélait parfois embarrassante.Lorsque ceux du lac de Tibériade décidèrent de ne pas travailler les jours semi-fériés de la Pâque et de la fête des Tabernacles, cet acte de surérogation souleva des protestations générales.Que mangerait-on ?» Seule cette piété pouvait leur donner la conviction qu\u2019il est important de nourrir d\u2019abord les âmes, qu\u2019il est encore plus beau d\u2019être pêcheurs d'hommes que pêcheurs de poissons.La vocation des apôtres est figurée dans les oeuvres de nombreux artistes.Une des plus curieuses illustrations de ce sujet se trouve dans un évangéliaire du XIIIe siècle conservé à l\u2019hôtel de ville de Goslar; il s\u2019agit d\u2019une miniature représentant, dans le lac, des poissons à tête humaine, pour rappeler que les apôtres sont devenus pêcheurs d\u2019hommes.Suivi de Pierre et d\u2019André, Jésus rencontre ensuite deux autres pêcheurs: « Un peu plus loin, il vit deux autres frères: Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, dans leur barque avec Zébédée leur père, réparant leurs filets.Il les appela.Laissant aussitôt la barque et leur père, ils le suivirent.» (Mt 4 20-22).Et ainsi Jésus choisit successivement ses quatre premiers apôtres parmi les pêcheurs.La tradition a transmis au pape, comme successeur de saint Pierre, le titre de pêcheur*.Dès les premiers temps de l\u2019époque chrétienne, le Christ a été représenté comme le Bon Pasteur, mais aussi comme le Pêcheur d\u2019âmes, image suggérée par la Vocation des Apôtres.Plusieurs peintures des catacombes, à Saint-Calliste par exemple, montrent le Christ pêcheur d\u2019âmes.Parfois cette image symbolique est associée à une représentation du baptême, rappelant que l\u2019eau est l'élément où vivent les poissons, tout comme l\u2019eau baptismale est le moyen par lequel un chrétien commence à vivre de la vie de la grâce.Jésus lui-même compare les âmes à des poissons dans la parabole du filet: « Le Royaume des Cieux est encore semblable à un filet qu\u2019on jette en mer et qui 3.Saint Clément invoque le Christ en l\u2019appelant Piscator hominum.4.On sait que l'anneau du pape, avec lequel il scelle certains documents pontificaux, représente Pierre pêchant d\u2019une barque: on l\u2019appelle anneau du pêcheur.d La vocation Selon Ca Tine les pécheu retell tftent Cette par flr tere de mécha jour de | tor, toe let IE oy FE Is Lee Flat an Con Werf b Reg * bag | i \u2018ment y (à dal th Py Hey EH gy mg fy.Décor, Peg À Ceux 1 de EP CEUX a lee Île da eva de Vale Qui es qui fx nes ie ites es tes Un 2 trous Rata nie ge, pécheurs JIN vit deux Jean son ur père, qusitot 42, s quete afrion 4 1 Per, jenne.AL TE ir par res dés NITE: LU pape.peut les je move fli vt put (jens rit pas an 1 Lu vocation des apôtres Pierre et André Duccio di Buoninsegna National Gallery of Art, Washington, D.C.Collection Samuel H.Kress ramène toutes sortes de choses.Quand il est plein, les pêcheurs le tirent sur le rivage, puis ils s\u2019asseyent, recueillant dans des paniers ce qu\u2019il y a de bon, et rejettent ce qui ne vaut rien.» (Mt 13 47-48).Cette parabole signifie que le royaume messianique sur terre est une société visible composée de bons et de méchants qui seront séparés définitivement au jour du jugement, pour leur récompense ou leur punition.Le triage des poissons, dont Jésus se sert comme parabole, était familier aux Juifs qui rejetaient les poissons considérés comme impurs!, qu\u2019ils ne pouvaient vendre à leurs compatriotes.Il est permis de supposer que certains pécheurs ne perdaient pas l\u2019occasion d\u2019un profit supplémentaire, en les vendant secrètement aux païens, qui, eux, en étaient friands.Comme nous l'avons déjà mentionné?, les poissons interdits comprenaient les Lamproies, les Requins, lex Raies, les Esturgeons, les Mormyres, l'Anguille, les Bagridés, les Maloptéruridés.les Siluridés et les Clariidés.Plusieurs de ces groupes comptent.exclusivement où en grande partie, des espèces marines, qui avaient moins d'importance pour les habitants de la Palestine, pêcheurs en eau douce.Les espèces dulcaquicoles du lac de Tibériade, du Jourdain et de ses affluents sont nombreuses et réparties en plusieurs familles: les Blenniidés, les Siluridés, les Cyprinidés, et, surtout, les Cichlidés, sans aucun doute la plus importante pour le nombre d\u2019espéces et la pêche au temps du Christ.Les Phéniciens pratiquaient déja depuis longtemps une pêche intense sur la côte méditerranéenne surtout aux environs d\u2019Acre; l\u2019exploitation de la pêche v était tellement florissante que, pour les Hébreux, «apporter du poisson à Acre » correspondait à l'expression devenue proverbiale en français: « porter de l\u2019eau à la rivière ».On faisait également la pêche dans les cours d\u2019eau qui se jettent dans la Méditerranée et dont le plus remarquable est le Qishon.Plusieurs espèces de poissons marins remontent cette rivière pour fraver.On y trouve aussi l'Anguille (Anguilla anguilla) que les Hébreux rejetalent toutefois comme poisson impur*.1.Voir le Poisson dans la Bible, Ancien Testament, Actunlités marines, vol.9, n° 1.N Le Poisson dans la Bible, Actualités marines, vol.9, n° 1.3.Dans un ouvrage publié en 1883 sur les poissons du lac de Tibériade, Lortet écrit: « À mon grand étonnement je n'ai jamais trouvé l\u2019anguille dans le lac de Tibériade ou le Jour- dain ».Lortet ne pouvait évidemment savoir ce que devaient démontrer, quarante ans plus tard, les travaux de Johannes Schmidt: toutes les anguilles naissent dans l'Atlantique et, par conséquent, les larves ne peuvent atteindre les cours d'eau ou les lacs qui ne communiquent pas avec la mer.17 FR 258 Le Clarias lazera (ou Clarias macracanthus) est l\u2019un des poissons les plus remarquables de la Palestine.Il est pourvu, outre ses branches, d\u2019un organe de respiration aérienne qui lui permet de vivre en dehors de l\u2019eau.Le Silure était interdit par la loi mosaïque, comme tous les poissons sans écailles.Atlas d'histoire naturelle de la Bible par M.L.Cl.Fillion.Pl.55, n° 1.Mais revenons au lac de Tibériade!, qui occupe la place la plus importante pour la péche dans le Nouveau Testament, et que « Dieu, dit une légende juive, à créé pour son propre plaisir, en lui donnant la forme d\u2019une lyre ».À peu près ovale, il est cependant plus large au nord, environ 6 milles, d\u2019une longueur de 13 milles, il varie toutefois d\u2019étendue à cause de l\u2019alternance des périodes de sécheresse et d\u2019humidité.En hiver et au printemps, les torrents gonflés par les pluies y déversent une énorme masse liquide qui élève son niveau d\u2019environ 6 pieds.La surface du lac est à quelque 700 pieds plus bas que le niveau de la Méditerranée.Le bassin du lac de Tibériade, formé comme celui du Jourdain par la rupture qui s\u2019est produite au Crétacé au moment du soulèvement des masses volcaniques, avait déjà, à la fin du Tertiaire, à peu près ses caractéristiques actuelles.C\u2019est dire que la faune duleaquicole, isolée depuis très longtemps de la Méditerranée et de la mer Rouge, n\u2019a guère changé depuis le Pléistocène et même le Pliocène.Par rapport à cette longue période de temps qui se compte en millions d'années, les dix-neuf siècles qui nous séparent de l\u2019Ancien Testament et, par conséquent, les changements dans 1.Les anciens livres de la Bible l\u2019appellent Kinnereth ou mer de Kinaroth; dans le Nouveau T'estament il porte les noms de lac de Galilée, de Gén\u201csareth, de Tibériade.18 la faune aquatique sont négligeables.Celle-ci a fait l'objet de nombreuses recherches: on connaît les travaux de Tristram, de Lortet, de Boulenger et de Pellegrin, entre autres spécialistes qui se sont intéressés aux poissons de la Palestine et particulièrement à ceux du lac de Tibériade.L\u2019une des espèces les plus remarquables est sans aucun doute Clarias lazera (ou Clarias macracanthus), Poisson-chat, anguilliforme et muni de quatre paires de barbillons.Un organe de respiration aérienne consistant en arborescences situées au-dessus des branchies lui permet de vivre dans les eaux pauvres en oxygène et même en dehors de son milieu naturel.Il se tient dans la vase et les eaux herbeuses.Le Clarias est évidemment le poisson que l\u2019historien Flavius Josèphe appelle Coracinus et qu\u2019il croyait venir d\u2019Égypte par une communication souterraine entre la source de Capharnaüm, sur le lac de Tibériade, et le Nil, où l\u2019on pêchait le même poisson.De fait, il s\u2019agit d\u2019une autre espèce mais très apparentée au Clarias anguillaris, qui vit dans le Nil et qui peut atteindre, comme son congénère, une taille de trois pieds.Selon Lortet, on s\u2019est appuyé sur la présence de ce poisson dans la fontaine appelée Ain el-Mounda- wara, située au milieu de la plaine de Génésareth, pour ab nil fbr Jeno as pine! Jor © Vlethe {rio pil Ul] fit J oil pri posal dusqu fen Co lp Now ony ern Ae gene certains contrar havi il qu [tind tippele \u201cCe qu fans du ever iy fl, | Thon dhcasion pS oy ut aly lex Esp ie png 08 piel stlslog tires iid Tre Vite J Un à Le Ue: Jey Bie d Len Eh u {yy hr \"he Th Jy ly Bt branches, Jun La dit al les 5 et de gout pilére si sas ih.quatre inion Jest y ell de sn 3 BUS ane jui joation rk ; Mile p IE felt génère pit de ud eh pour affirmer que cette source était celle qui communiquait avec le Nil.Cette fontaine, qui jaillit au fond d\u2019un bassin d\u2019environ 100 pieds de diamètre, nourrit d'énormes Clarias qui se cachent entre les herbes, les pierres et sous les racines des arbres entourant le réservoir.Lortet en a vu en cet endroit, qui, après leur capture, «se débattaient avec fureur sur l'herbe en miaulant de la façon la plus étrange »!.Clarias lazera, commun dans le lac Houlé?, est particulièrement abondant dans le lac de Tibériade.On dit que sa chair est très bonne, rappelant un peu le goût de l'Anguille, mais les Hébreux fidèles aux prescriptions mosaïques ne pouvaient manger de ce poisson sans écailles, done, impur.Jusqu\u2019à quel point les disciples de Jésus ont-ils tenu compte de cette interdiction ?Non seulement le Nouveau Testament n\u2019en fait pas mention, mais on n\u2019y trouve aucune allusion aux prescriptions concernant les poissons impurs.Les évangélistes n\u2019auraient pas manqué de relater ce qui dans l\u2019enseignement de Jésus aurait porté sur ce sujet.Bien plus, certains passages des évangiles démontrent, au contraire, que le Christ s'élève contre les traditions pharisaïques et l\u2019observation de « préceptes qui ne sont que des commandements humains ».Devant l'attitude hypocrite des Pharisiens scandalisés, il rappelle que ce n\u2019est pas la nourriture qui est impure: « Ce qui souille l\u2019homme, ce n\u2019est pas ce qui entre dans sa bouche, mais ce qui sort de sa bouche provient du coeur, et c\u2019est cela qui souille.» (Mt 15 12 et 18).«Il n\u2019y a rien d\u2019extérieur à l\u2019homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais c\u2019est ce qui sort de l'homme qui le souille.» (Me 7 15).En plusieurs occasions où Jésus mange avec ses disciples, leur repas est composé de poisson, mais jamais il n\u2019est fait allusion au soin qu\u2019on aurait pris de s\u2019abstenir des espèces dites impures.Par ailleurs, il est permis de penser que les apôtres, grâce à leur expérience de pêcheurs, connaissaient les poissons dont il faut s'abstenir pour des raisons de santé, par exemple les espèces vénéneuses; mais ces poissons dangereux sont très rares dans le lac de Tibériade, dont à peu près toutes les espèces sont comestibles.Une autre famille de poissons sans écailles, celle des Blenniidés, est représentée par au moins une espèce dans le lac de Tibériade: Blennis varius.La I.Il serait plus juste de dire que le Clarias gronde.Les sons ¢mis par ce poisson sont produits par des organes phonateurs constitués de muscles qui transmettent leurs mouvements vibratoires à la vessie gazeuse.re On sait que depuis quelques anndes ce lac n'existe plus.On l'a asséché pour faire disparaître les marécages qui l'entouraient et, sur son emplacement transformé en terre arable, des centaines de fermes ont été établies.faible taille de ce poisson, sa forme assez étrange et sa peau visqueuse en raison d\u2019une abondante sécrétion de mucus (les espèces européennes de cette famille ont reçu le nom de Baveuses) ne le rendent guère populaire pour la consommation humaine.Par ailleurs, plusieurs espèces de Cyprinidés comptaient pour une bonne part dans les captures faites par les pêcheurs du lac de Tibériade au temps du Christ.Mentionnons brièvement les espèces dont la faible taille est compensée par leur abondance.Discognathus lanta (ou Discognathus macrochir), Capæta syriaca, Capæta socialis (Scaphiodon socialis), espèce très commune qui vit dans le Jourdain comme dans le lac de Tibériade, Phoxinellus zeregi, Nema- chilus galilæus, Nemachilus leotinæ et une espèce du genre Alburnus, appelée A tort sardine.Parmi les espèces de taille plus considérable, se trouvent deux Barbeaux: Barbus canis (17 pouces), peu recherché à cause de sa chair molle, d\u2019un goût de vase très prononcé, et Barbus longiceps, qui peut atteindre une taille de 16 pouces; cette espèce abonde dans le lac de Tibériade où, dit Lortet, « l\u2019on peut en prendre un nombre prodigieux en quelques coups de filets.» Ce poisson habite aussi les eaux du Jourdain à partir du lac jusqu\u2019à l\u2019embouchure du fleuve près de la mer Morte; les individus des eaux courantes sont de plus petite taille que ceux du lac.Le Barbus longiceps résiste bien aux effets de la salinité; aussi le rencontre-t-on dans l\u2019eau fortement saumâtre où périssent les autres espèces du fleuve.Contrairement à celle de son congénère, la chair de ce Barbeau est très bonne et les riverains du lac en font aujourd\u2019hui encore une grande consommation.Parmi les Cyprinodontidés, famille très rapprochée de celle des Cyprinidés, mentionnons Cyprinodon cypris, petit poisson qu'on pêche dans le Jourdain et ses affluents, dont le Jabbok.De tous les poissons du lac de Tibériade, aucune famille n\u2019occupe une place aussi importante que celle des Cichlidés.Ce sont des poissons essentiellement dulcaquicoles, qui fréquentent à peu près tous les milieux sauf les torrents et les eaux des cavernes.Divers genres de cette famille se retrouvent en Amérique du Sud, en Amérique centrale, dans toute l'Afrique, en Asie mineure, en Inde et à Ceylan.La mise en place de l'ancêtre de cette famille se serait faite sur le continent paléozoïque appelé Gondwana et la migration aurait eu lieu, par la suite, vers l'Afrique et l'Indonésie avant la rupture du pont continental.D\u2019autres théories attribuent une origine marine, très ancienne, aux Cichlidés, qui se 19 de Tibériade êche aujourd'hui La p dans le lac seraient adaptés à l\u2019abaissement progressif de la L'espèce la plus importante pour sa taille est Tilapia nilotica?.Ce poisson peut mesurer jusqu\u2019à Sont nt salinité dans les lacs formés par la mer durant disent l\u2019Éocène, puis auraient été isolés du milieu marin par 20 pouces.Il est surtout connu comme poisson du Thé des bouleversements géologiques.Nil où il abonde.La Tilapie du Nil était considérée pis Lo.es Lea, dans l\u2019ancienne Égypte comme poisson sacré et à \u2018 Quoi qu\u2019il en soit, les différents genres de Cichlidés .; gypLe oo b ; \u2019 lle ; ; a 40 certaines époques, il était interdit d'en manger.Ce li ont évolué dans les divers milieux par modifications ., .; | .poisson a toujours figuré parmi les pêches les plus ito de la forme du corps, des organes sensoriels et de la .- ; .a .importantes du Nil et les Egyptiens, qui en ont alin denture.La diversification des rives rocheuses ou .22 ; .; er Co même fait l\u2019élevage 3,000 ans avant Jésus-Christ, di sableuses et le niveau des eaux ont facilité la ségré- ; ; ; \u201crer .; l\u2019ont souvent représenté dans les fresques et les spl gation.On suppose, par exemple, que la submersion .5 Saipe .; bas-reliefs des tombeaux*.wig des rives herbeuses fut l\u2019une des causes du passage Al if antic \u2018aue à line i \u201c\u20ac .oo .A | oe la nidification aquatique à 1 incubation Pucca Cette espèce est facilement reconnaissable par son \" , hes ww eandees \u20ac hlidés i ; ; \\ gén n sat que, chez plusieurs, especes ol \u201cichlides, corps plus élancé que celui de plusieurs autres espèces apres que la ponte est fécondée, la feme le \u2014 Parfois du même genre, sa caudale à marge convexe, son La le mile \u2014 prend les oeuËs dans sa hou le ou ils sont front fuyant, les bandes foncées et a reflets violacés impor gat der Le a l'éclosion : même (es loving ne se de ses flancs.Comme chez plusieurs autres espèces, Tho rendent libres qu\u2019aprés la résorption du sac vitellin.Popercule de Tilapia nilotica est marqué d\u2019une tache il D\u2019après la liste de Boulenger, les Cichlidés d\u2019Afri- noire.louve + je sc Enarti .ith) que, de Palestine et Je Syrie sont répartis en 19 Quoique moins abondante que dans le lac de a genres comprenant 179 espeoes.Le genre Tilapia est Tibériade, la Tilapie du Nil se retrouve dans le | I., et __ excep- .; 5 ep important et le seul de cette famille excep Jourdain, de sa source jusqu\u2019à la mer Morte.On dit LH tion alte pour une espèce du senre Pa atilapia que la chair de ce poisson est très agréable au goût, ty qui est représenté dans le lac de Génésar eth où l'on sauf lorsqu'il provient des canaux vaseux comme ceux | A en compte cinq espèces!, dont deux sont endémiques de l\u2019Égypte hae à la Palestine et à la Syrie.- La indi .be > .\u2018 ., Us 1.Lortet en indique sept, groupées dans le genre Chromis.Les pêcheurs trouvent souvent, dans leurs filets, È ! La consultation d\u2019ouvrages antérieurs a ceux de Boulenger des Tilapies aveugles.Ce sont les grèbes huppés qui Ses révèle parfois une certaine confusion dans la détermination nl, des espèces à cause d\u2019une désignation différente, plusieurs .Le 450 oo .nes auteurs ayant considéré comme espèces de simples variétés; 2.Synonymie: Tama nilotica, Labrus niloticus, (Linn.) Diggs pour ne citer qu\u2019un exemple, douze noms devant désigner Chromus milotica (Cuv.), Chromis niloticus (Gunth.), Chromis autant d\u2019espèces sont classés par Boulenger comme les guentheri (Steind.), Chromis spilurus (Gunth.).Lin synonymes de la seule espèce Tilapia zillii.3.Voir le Poisson dans la Bible, Actualités marines, vol.9, n° 1.(hy 20 ile et jusqu son du Nidérée fei ge Le es pl en ont Lhe, ot le par RU expêté: ye, N00 vile apie § pe av ne de dns Oh dt TE etek ge pis 0 (bios (ie A ds sont responsables de cette infirmité.En effet, ces oiseaux, qui vivent par myriades sur le lac de Tibériade, se nourrissent d\u2019une grande quantité de poissons.Ne pouvant avaler les spécimens de grande taille, comme il s\u2019en trouve parmi les Tilapia nilotica, les grèbes se contentent de ce qui semble être leur morceau de choix, les yeux du poisson; ils enlèvent d'un seul coup de leur bec acéré, comme le chirurgien le plus habile pourrait le faire avec un scalpel, les deux globes oculaires et la paroi inter- orbitaire.La blessure qui en résulte guérit toutefois assez rapidement et ne semble pas affecter la santé générale du poisson.L\u2019espèce la mieux connue, et sans doute la plus importante pour son abondance, dans le lac de Tibériade, est Tilapia galilea!.On a cru longtemps qu'il s'agissait d\u2019une espèce endémique qu\u2019on ne trouvait que dans le lac de Tibériade, le lac Houlé et le Jourdain.En réalité la répartition de l'espèce est très vaste: on la trouve en Palestine, en Svrie, dans l\u2019est et le centre de l'Afrique jusqu\u2019au Libéria.La Tilapie de Galilée se distingue bien de la Tilapie du Nil par son corps plus haut par rapport à sa longueur, la marge concave de sa caudale et l\u2019absence de bandes sombres sur les flancs, sauf chez les jeunes qui sont rayés comme les jeunes T.nilotica auxquels ils ressemblent beaucoup.Notons aussi la présence, sur l\u2019opercule, d\u2019une tache tantôt noirâtre, moins foncée que celle de T.nilotica, tantôt d'un bleu pâle |.Synonymie: Tilapia galilea, Sparus galilaeus (Artedi), Chromis (?) galilaeus (Gunth.), Chromis niloticus (Gunth.), Chromis tiberiadis (Lortet), Chromis microstomus (Lortet).et brillant.Tilapia galilea pratique l'incubation bucco-pharyngienne.Lortet mentionne qu'on peut pêcher de ce poisson en quantités prodigieuses et que « c\u2019est lui qu\u2019on trouve surtout au bazar de Tibériade.» Ce bazar typiquement oriental est du même genre que celui qui existait à Jérusalem près de la Porte des Poissons et qui est mentionné dans l\u2019Ancien Testament?.Une grande partie de ces poissons étaient salés, puis expédiés en différents points de la Palestine où l\u2019on ne pouvait se les procurer frais.I] y a moins de cent ans, on en transportait ainsi de grandes quantités à Safed et à Nazareth.Vu que ce commerce se pratiquait déjà dans l\u2019Ancien Testament et à plus forte raison au temps du Christ, on peut supposer que, durant son enfance à Nazareth, Jésus avait mangé de ce poisson.Les T'ilapies qui vivent dans le Jourdain sont souvent entraînées par le courant jusqu\u2019à la mer Morte où elles sont empoisonnées par les eaux bitumineuses.On peut les observer alors par milliers, qui nagent péniblement pour éviter les eaux profondes puis périssent, le ventre en l'air, après une brève agonie.Elles sont rejetées sur les bancs de sable de l'estuaire et le rivage où elles servent de nourriture aux corbeaux et aux vautours.Sauf pour sa taille, qui ne dépasse pas 7 pouces, Tilapia simonis® est une espéce importante du lac 2.Voir le Poisson dans la Bible, Actualités marines, vol.9, n° 1.3.Synonymie: Tilapia simonis, Chromis simonis (Gunth.), Chromis paterfamilias (Lortet).21 de Tibériade, en raison de son abondance.Ce beau poisson porte une livrée olivâtre, argentée sur le ventre et marquée de 7 ou 8 bandes foncées.La tache noire de l\u2019opercule, très prononcée, lui a valu son nom: c\u2019est le Saint-Pierre.On connaît la légende voulant que le chef des apôtres, en tenant le poisson par les ouïes, ait laissé miraculeusement l\u2019empreinte de son pouce et de son index sur les opercules du poisson.Il faut noter qu\u2019on a appliqué parfois le même nom à d\u2019autres Tilapies \u2014 T.galilea, par exemple \u2014 qui portent, elles aussi, une tache foncée sur leurs opercules.La légende de la marque faite par saint Pierre s\u2019est propagée au cours des siècles jusqu\u2019en Europe, où il n\u2019y a pas de Tilapies, ce qui n\u2019a pas empêché les pêcheurs de leur trouver un substitut et d\u2019appliquer le nom à une espèce qu\u2019ils connaissaient.Il s\u2019agit de Zeus faber, poisson de la famille des Zéidés, qui vit aussi bien dans les mers tempérées que dans les mers chaudes et qui porte sur ses flancs une tache ronde et noire cerclée de blanc.On l'appelle en anglais John Dory: ce nom serait une corruption du mot italien janitore, qui signifie portier, saint Pierre étant le portier du Paradis.John Dory a donné, en français, Jean-Doré et, enfin Dorée'.Le Saint-Pierre est aussi appelé Poule de Mer, dans certaines régions de France, et, enfin, Saint-Christophe.Pour revenir a la légende de l\u2019empreinte laissée par les doigts de saint Pierre sur le poisson, le naturaliste Rondelet écrivait, au XVIe siècle: « Le Doré s\u2019appelle poisson Saint-Pierre, comme si c\u2019était le poisson que Saint Pierre print par le commandement de Jésus-Christ, pour trouver en sa bouche l\u2019argent pour paier le tribut, dont encores l'on voit la merque de deux dois, par où il fut pris par le milieu du corps.On dit aussi que Saint Christophle passant la mer é portant Jésus-Christ, print ce poisson dont en restent encore les merques aux costés par ol il fut pris\u201d.Avant d\u2019adopter la désignation Chromis simonis, Lortet appela d'abord cette Tilapie, Chromis paler- familias, sans doute à la suite de l'observation qu\u2019il avait faite de la présence des alevins dans la bouche 1.Il faut se garder de confondre la Dorée (Zeus faber) avec le Doré (genre Stizostedion) représenté par deux espèces dans les eaux du Québec et faisant partie des Centrarchidés, famille des eaux douces de l\u2019Amérique du Nord.2.Un autre poisson est aussi nommé Saint-Pierre: le Clarias lazera.Une touchante légende se rattache à cette désignation.On raconte qu'un jour où Pierre était allé à la pêche, Jésus l\u2019accompagnait dans sa barque.L'un des poissons remontés dans les filets, lorsqu'il se retrouva dans le fond de la barque, se mit à grogner sur un ton tellement désespéré que le Christ compatissant le prit entre deux doigts et le rejeta à l\u2019eau.Depuis, ce poisson garde sur ses flancs l\u2019empreinte des doigts divins et on l'appelle Saint-Pierre, en souvenir du prodige accompli dans la barque de Pierre.22 du mâle, «la tête dirigée vers l\u2019ouverture buccale du père et ne quittant cette cavité protectrice que lorsqu\u2019ils sont longs de 10 millimètres.» Cette espèce, abondante dans le lac de Tibériade, est très rare dans le Jourdain.Une autre espèce qu\u2019on retrouve, comme T.milo- tica, en Afrique, habite le lac de Tibériade et le Jourdain: c\u2019est Tailapia zillit?appelée auparavant Chromis andreæ, sans doute en l\u2019honneur de l\u2019apôtre André, recruté, comme Simon-Pierre, parmi les pêcheurs.Cette Tilapie ne dépasse pas un pied.Certains auteurs l\u2019ont confondue avec la Tilapie du Nil, présente, comme on l\u2019a mentionné, dans le lac de Tibériade, et la Tilapie du Mozambique*, qui ne se trouve qu\u2019en Afrique.Deux autres espèces de Tilapies, moins importantes en raison de leur petite taille et de leur rareté, sont présentes dans le lac de Tibériade: Tilapia magdalenæ (6 pouces) et Tilupia flavit josephi (5 pouces).Le genre Paratilapia est représenté par une seule espèce Paratilapia sacraë.Ce poisson, qui peut atteindre un pied de longueur, est abondant et, comme sa chair est très bonne, on le vendait au marché avec les Tilapies.L\u2019extrême abondance du poisson dans le lac de Génésareth a toujours été une source très précieuse d\u2019alimentation.« On a Pimpression, en lisant l\u2019Évangile, dit Daniel-Rops, que la majeure partie de la population riveraine devait se livrer a ce travail (la pêche), certains vraisemblablement, tout en cultivant leurs champs.» Combien de noms d\u2019endroits ne viennent-ils pas nous rappeler toute l\u2019importance de la pêche dans ces lieux marqués par le passage de Jésus! C\u2019est Betsaïde, patrie de Simon et d\u2019André, qui signifie ©la pêcherie »; c\u2019est Magdala, la tour aux poissons, ou encore « les poissons secs », bien connue sous le nom grec Tarichée TARIKOS et mentionnée par Strabon (Geographica 16: 2: 15) comme étant le port de pêche où est débarqué le meilleur poisson pour saler et sécher.(a suirre) 3.Synonymie: Tilapia zillii, Acerine zillic (Gervais), Coptodon zillii (Gervais), Glyphisodon zillà (Valenc.), Haligenes tristrami (Gunth.), Chromis tristramt (Gunth.), Sarothero- don (?) zillii (Gunth.), Chromis andrene (Gunth.), Chromis niloticus (Gervais), Chromis mossambicus (Steind.), Chromis zillii (Sauvage), Chromis tristrami (Gunth.), Tilapia tris- trami (Bouleng.).4.Voir hors-texte, Le Poisson dans la Bible, Actualités marines, vol.8, n° 3.5.Ancienne désignation: Hemichromis saera.nee als nes de co comp ela, Le Phy d'anén format conbée es Meni le qu tale de Un san ag | tag Day ny dy lips de hi i â ly, iy iy |, beg tg | | (ra ES trés Thi ite Js 2 pl, Tapie qe lie iat É.50: plz Ik ile I peu: alt \u20ac, fat ai at de BL Frat: ê de i tra.aE noes role une expérience heureuse à plus d'un titre une solution aux problèmes de conservation à bord des bateaux compte rendu du travail entrepris en gaspésie et aux iles-de-la-madeleine Le Plan de développement, présenté par le Bureau d'aménagement de l\u2019Est du Québec, suggérait la formation d\u2019équipes de terre, auxquelles seraient confiées les tâches les plus diverses.Parmi les beso- nes que ces équipes devaient assumer, le Plan mentionne (recommandation 22): « Que les équipes de quai fassent le nettoyage et la désinfection des cales des navires.(Ce travail permettra d\u2019atteindre) un standard uniforme et acceptable de propreté et (d'assurer la qualité du poisson, tout en réduisant le travail des pêcheurs au port ».D'autre part, un rapport d'enquête des services techniques, dont nous publions ici l'essentiel, recommandait des mesures visant à améliorer les conditions de conservation des produits marins à bord des bateaux.L'expérience des équipes de terre, menée grâce aux bureaux ARDA, semble apporter une solution aux problèmes posés.À Sandy Beach en Gaspésie et à Cap-aux-Meules aux Iles-de-la-Madeleine, de telles équipes sont à l'oeuvre depuis mai 1967.Leur rôle commence et s'interrompt au moment où cesse et reprend celui des marins: lorsque le bateau accoste, que le déchargement commence; puis, lorsque, son équipement fourbi, ses cales prêtes, ses approvisionnements embarqués, le bateau « décoste » pour reprendre la mer.L'expérience qui se poursuit ne répond pas point par point aux recommandations faites dans le Plan: le projet était beaucoup plus ambitieux.Il s'agit plutôt d\u2019un essai préliminaire dont les résultats serviront de base à l'établissement de structures permanentes adaptées aux besoins mis en évidence à ce premier stade.Les deux équipes créées cette année se composaient chacune de mécaniciens dirigés par un chef-mécanicien, d\u2019un électronicien, d'un électricien, de spécialistes dans le montage et la réparation des chaluts, dans le nettoyage et la désinfection des cales et de débardeurs.Les fonds approuvés par ARDA s\u2019élevaient à 57 000 dollars par équipe: salaires, 50 000; outils, 3 500; pièces, 3 500.23 enquête sur la qualité du poisson au débarquement par Aristide Nadeau services techniques présentation des résultats d'une enquête des services techniques Avec l'avènement des chalutiers, dont les campagnes sont de plus en plus longues, un problème sérieux se pose: la conservation du poisson à bord des bateaux.La direction des Services techniques du Ministère, dans le but de trouver des solutions à ce problème, a mené une vaste enquête en Gaspésie et aux lles-de- la-Madeleine, au cours des années 1964 et 1965.L\u2019équipe chargée de l\u2019enquête comprenait un chimiste et un technicien, aidés d\u2019enquêteurs spécialement entraînés à ce travail.questionnaire Les enquêteurs devaient remplir un questionnaire portant sur l\u2019état du bateau, au départ et à l\u2019arrivée, la quantité de glace transportée, sa répartition, le redroidissement des prises, leur état, les méthodes de désinfection.déroulement de l'enquête L'enquête a d\u2019abord été conduite dans les trois principaux ports de la Gaspésie au cours de l\u2019été 1964: Rivière-au-Renard, Gaspé et Newport.Le travail d\u2019investigation s\u2019est poursuivi de mai à novembre.Pendant cette période, plus d\u2019unecentaine de bateaux : chalutiers, cordiers gaspésiennes et barques côtières ont été l\u2019objet d\u2019inspections régulières.En outre, les représentants du Ministère ont assisté à quelque 750 débarquements de poisson.Des échantillons de poisson étaient prélevés au fur et à mesure du déchargement.En 1965, on a mené le même genre d'enquête aux lles-de-la-Madeleine, dans les trois principaux ports de cette région.L'enquête s\u2019est poursuivie pendant quatre mois.Trente chalutiers \u2014 toute la flotte des Iles \u2014 ont fait l\u2019objet d\u2019une inspection soignée.On a examiné plus de cent trente cargaisons de poisson, ce qui représente un peu plus de cinquante pour cent de tous les débarquements.Certaines inexactitudes ont pu se glisser dans les statistiques, cependant, dans l\u2019ensemble, les résultats obtenus sont intéressants et permettent de faire des suggestions utiles.24 cales \u2014 description En Gaspésie, la plupart des chalutiers de 65 pieds et plus possèdent une cale revêtue d\u2019un matériau solide, lisse et facile d\u2019entretien.En outre, ce revêtement est résistant.Il ne se pose donc pas de problème.Par contre, dans environ 33 pour cent des cas, les revêtements de cale des chalutiers de 60 pieds sont peints; la peinture se fendille, rendant plus difficile le nettoyage et la désinfection.Parmi ces chalutiers, 1l en est un bon nombre dont les murs de souténement des cales sont endommagés.Dans le secteur madeleinien, la flotte de chalutiers est relativement jeune; en conséquence, tous les chalutiers possèdent une cale avec revêtement spécial et planchettes verticales mobilesenaluminium.L'état des cales, sans être impeccable, ne présente pas de défauts graves: les surfaces dures et polies se nettoient facilement.Les inspecteurs ont cependant noté l\u2019absence de planchettes horizontales.nettoyage et désinfection des cales en gaspésie L\u2019enquête note, à propos de la Gaspésie, un certain manque de méthode dans la façon de nettoyer les différents compartiments de la cale au déchargement.Le brossage des parois, par trop superficiel, ne déloge pas toujours complètement le mucus sécrété par le poisson, surtout lorsque les parois sont rugueuses.La même insouciance se remarque dans le travail de désinfection, qui vient normalement compléter le nettoyage de la cale.Bon nombre de pêcheurs se contentent encore d\u2019arroser les compartiments d\u2019eau de mer.Dans 40 pour cent des cas cependant, on utilise un produit détersif.Les fumigations de chlore ne sont pas d\u2019usage répandu.Les planchettes mobiles sont généralement nettoyées au fur et à mesure qu'elles sont retirées de la cale.On les plonge alors dans un baquet d\u2019eau additionnée d\u2019une solution à base d\u2019hypochlorite et on les brosse légèrement.Malheureusement, cette préparation sert à désinfecter toutes les planchettes d\u2019une cale et elle se contamine rapidement: en conséquence, le travail d\u2019assainissement est presque nul.aux fles-de-la-madeleine Le nettoyage et la désinfection des cales se pratiquent de fagon satisfaisante aux lles.On prend généralement la peine d\u2019utiliser des solutions à base d\u2019hypochlorite, vendues dans le eommerce.Toutefois, il nous a été impossible d'établir jusqu\u2019à quel point la désinfection, telle qu\u2019elle est pratiquée, était gone fare pre pout faction fie.quai toy er ile hull al url ut win eis imi thug AHS Ele TE VE, This tt pit Teo [est His Hiss hag atl a fis Un tem efficace.Le nettoyage se ferait plus rapidement, s\u2019il hy était exécuté de façon plus systématique: chaque port lly pourrait être équipé d\u2019un poste de nettoyage et l\u2019on ly pourrait confier la charge du nettoyage et de la désin- 8 by fection à une équipe de personnes entrainées à cette ie tâche.On pourrait aménager ce poste à proximité du Beng: quai; les bateaux déchargés y seraient amenés pour un las | nettoyage à fond, avant de faire provision de glace les, à et de repartir.0 ! durée des voyages de pêche ch Les voyages en mer tendent à se prolonger, même s\u2019ils bis ne dépassent généralement pas la limite raisonnable.nent Actuellement, 80 pour cent des bateaux gaspésiens - gardent le large pendant huit jours: il y a sept ou qu huit ans, on péchait pendant cing jours.Les bateaux fis des lles gardent le large un peu plus longtemps que ly par le passé.Le séjour en mer s\u2019établit, en nioyenne, à huit jours pour les chalutiers de 65 pieds et moins: ninimum de sept jours, pour l'ensemble des bateaux, de dix jours pour les chalutiers d'acier en particulier.Afin de compléter leur cargaison de poisson, certains chalutiers sont restés dix-sept jours en mer.Pratiques arti 4 néfastes à la qualité du poisson! Il est illusoire de croire que le poisson puisse garder sa fraîcheur première vor les on indéfiniment dans la glace fondante, c\u2019est-à dire, a Lio 32°1° On ne doit pas le conserver plus de dix jours, wl dans ces conditions, si l'on désire un produit de quali- pare fo té pour la transformation.ail refroidissement des captures npléter Il est bien connu que l'unique moven de conserver au eurs à poisson sa qualité première est de ralentir, par l'a- su baissement de la température, activité enzymatique ant, 0! et bactérienne.Comme il s\u2019agit ici de conservation par chlore lu glace et que celle-ci commence à fondre à 32° F, il faut done maintenir la température le plus près > 31 » 1 2990} LE æ,.: - ce possible de 32°F.ae a seb ua Il existe une relation bien établie entre le degré foes Saw si STEN, ull de refroidissement et la vitesse de décomposition de fi Ta yet Ol la chair du poisson.A une température élevée, la pine fraîcheur du poisson s'altère promptement.Il impor- oe te donc de contrôler avec le plus grand soin la tem- de pérature de conservation.Un refroidissement SOIGNÉE exige en tout premier lieu qu'on emmagasine de la glace en quantité suffisante pour conserver toute une cargaison de poisson pa à moins de 35° F; on parlera de refroidissement ie SATISFAISANT, lorsque le degré de température phe | varie entre 35 et 10° PF, INSUFFISANT s'il excède aes 10° F.En Gaspésie, pour 8 pour cent des cargaisons J pot Inspectées, les conditions de refroidissement méri- , fil taient ce dernier qualificatif. Toutefois, à un poste de déchargement, 60 pour cent des prises étaient refroidies avec soin, 25 pour cent dans un autre.Par ailleurs, aux Iles-de-la-Made- leine, il semble que le sébaste ne soit pas refroidi suffisamment.À un poste, 45 pour cent des captures entraient dans la catégorie refroidissement soigné, à d\u2019autres postes, on a enregistré dans un trop grand nombre de cas des écarts de 10 et même 15 degrés dans la température du poisson.Il faut conclure à un certain manque d\u2019uniformité dans la répartition de la glace.La réserve de glace est ordinairement suffisante pour un voyage d\u2019une durée moyenne.On doit toutefois bien répartir la glace, soit dans une proportion de 1 à 3; cette mesure est généralement respectée.Un relevé, fait au moment du déchargement, indique une variation de 1.7 à 2.5 dans les proportions, répartition tout à fait acceptable.Les vérifications des réserves de glace, à l\u2019arrivée des bateaux, ont révélé que la quantité était suffisante dans la plupart des sections de la cale, dans une proportion de 75 pour cent.Il arrive cependant trop souvent encore que la glace ne soit pas également distribuée entre les captures: on conserve en outre l'habitude déplorable de ne pas refroidir les prises des derniers coups de chalut (en Gaspésie, dans une proportion de 70 pour cent, aux Iles, dans une proportion de 40).On a noté que de nombreux chalutiers (40%) n\u2019avaient plus de glace au fond des cales à leur arrivée.À un poste de déchargement aux Iles, pour une certaine catégorie de chalutiers, c\u2019était presque règle générale.Au cours de cette enquête, on ne s'est pas contenté d\u2019examens superficiels de l\u2019état du poisson.Les enquêteurs prélevaient, au hasard, un poisson par 500 livres de prises, pour mesurer le degré de refroidissement et l\u2019inscrire sur la formule-questionnaire.Cette vérification avait un double objet: connaître la température maintenue dans les cales et la façon dont la glace avait été répartie.évacuation des eaux usées Tous les chalutiers de construction récente sont maintenant pourvus d\u2019un dispositif d\u2019évacuation de l\u2019eau des cales.Aux Iles-de-la-Madeleine, où la flotte est jeune, on a relevé quatre cas seulement de mauvaise évacuation des eaux usées.En Gaspésie, le fait se produit plus fréquemment, par exemple, à bord des chalutiers plus anciens.Quand il survient une défectuosité de la machine, on néglige parfois de mettre en marche le dispositif de pompage; l\u2019eau vient alors en contact avec le poisson qui se détériore rapidement.Lorsque les équipements de pompage et fod pre fine en Ag fur | pré suivant Ji tif prêt Fabia debord vedep let i Did plnc TA doi di d'après brigid l'état qualité Mie fale mation teenal ei Dour Ung 0 plus de piste de Caldas tent .La i.I par 30) fille Cete Maître Jy icon dont ite sont cation de ih foe de mae ie Je fit 6.3 bord ie! ng fol de oe: [eal détérore mipag n ] de drainage fonctionnent bien, on observe rarement la présence d\u2019eaux dormantes au fond des compartiments.identification, classification et datation des prises Au fur et à mesure qu\u2019il est péché, le poisson est éviscéré (s\u2019il y a lieu), lavé et trié provisoirement, suivant les espèces; il est ensuite déversé en vrac dans les différents compartiments de la cale, sans ordre préétabli.Les pêcheurs n\u2019ont pas adopté l\u2019excellente habitude d'inscrire quotidiennement dans leur livre de bord, pour chaque compartiment de la cale, l\u2019espèce de poisson et la date de capture.Il est fortement recommandé pour les chalutiers de 60 pieds et plus de séparer les poissons au moyen des planchettes horizontales afin que les premières prises ne soient pas écrasées sous le poids des autres.On doit disposer ces planchettes à tous les trente pouces, d\u2019après les règlements.la rigidité L\u2019état de rigidité est une indication absolue de la qualité du poisson.On peut donc affirmer, sans risque d'erreur, que le poisson ainsi conservé a sa fraîcheur initiale, qualité essentielle pour la préparation des filets.On arrive à prolonger l\u2019état de rigidi- te en abaissant graduellement le degré de température.La détermination du degré de rigidité n\u2019est pas chose facile.Il peut varier d\u2019un individu à un autre.Toutefois, sans prendre comme absolus nos résultats, voici les chiffres obtenus à propos des cargaisons étudiées.En Gaspésie, 30 pour cent des plies ont conservé l\u2019état de rigidité, à peine 23 pour cent des morues et 16 pour cent des sébastes.Ces chiffres, plutôt faibles, peuvent s\u2019expliquer par le fait que les bateaux ont tendance à prolonger indûment leur séjour en mer.Aux Iles-de-la-Madeleine également, l\u2019appréciation de l\u2019état de rigidité donne des chiffres plutôt bas: 12 pour cent pour la morue, 5.9 pour cent pour la plie et 18.9 pour cent pour le sébaste.Ces résultats sont plus faibles que ceux qu\u2019on a obtenus en Gaspésie en 1964.La raison est la même: séjours en mer trop prolongés.les meurtrissures Les meurtrissures sont produites généralement par l'accumulation de captures dans les cales, les premières prises supportant le poids des pêches successives.Trop de manipulations ou l\u2019absence de précautions élémentaires, au moment de la mise en cale ou au déchargement, sont autant de causes de meurtrissures qui facilitent l'infection microbienne. \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2018 : us Jul $0 ER ae dE i Be % de pel | i fers nl ha Jy ud Ih | ot) \"0 meurt i eee ; Ja mor su ; i ib) ot th fies oi a) i ni ve Re i 25 meurt dr al ER .= va » wl it ni 5 : os ss ss vi Sh 2 = mais he wy .5; a 5 ou ] i i i \u201c sc fp 8 © He 20 = WY à va Sy ae 2e a sf ve = i ie ns SN négigen re 4 a # \u201cpeer pe Ses Gi jo a % \u20ac Jam on ii Ni os .wm S ms = ra i i | ss = N est de ; 2 re eH Ge er | i i hi CS pates NS > git .2 ; ; 2 tig i a 3 J | sieur a i Gi i .2 = Se i % ds ( I i 0 \u201c= 3 a on RAL fae vtt T5 ne To 2 .su Gl $ quale 9 .7 a i 5 Ah 5 Qu cou 3 i ; Se SR M.i 2e .ox onal : ; a 5 ear Sr ao hd S a i SE pee 5 i it = = = > = a 2 i i EA = ; .$ ; ; ie i 5 « su 1.5 2 chant d 2 2 i > 8 A Seen a 0 = = 7 3 2 .- Ÿ # tien i 2 7 5 Ry à 5 ; ; i i = .| 6 i Th 7\u201c a Fie.la foi 7 .2 J a a i À 5 o i i Eg | tt) 7 ; Lg f i ele 7, .5 os id | .oo i a Jiri] 4 wi, ou i ec > = 7 5 or.i ou | 5 4 >, = = \u20ac .fables ; i \u201c 75 = 7 2 J a - ol SA 7 « # > ir = on on oy E lh oo oh 0 a \u20ac .; Es 7 5 a La muy 2 i = S = i a \u201c à = > 4 ¢ four de .i 7 A .44 3 ; Æ BF Crs ; 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le pourcentage de meurtrissures augmente avec le volume de captures.La moyenne générale pour tous les débarquements étudiés en Gaspésie donne 16 pour cent de poissons meurtris.C\u2019est un chiffre peu élevé, dans l\u2019ensemble, mais la répartition étant très inégale, il est beaucoup trop élevé dans certains cas particuliers, où il y a négligence évidente.La moyenne générale, aux Iles-de-la-Madeleine, est de 25 pour cent; voilà un pourcentage trop élevé.Plusieurs chalutiers débarquent des cargaisons de poisson «ont l\u2019indice de meurtrissures atteint et dépasse même 40 pour cent.qualité de la morue a Au cours de l\u2019enquête, les spécialistes ont tenu à connaître, pour chaque déchargement étudié, le pourcentage de morue de toute première qualité, c\u2019est-à-dire, bien refroidie (température se rapprochant de 32° F), répondant aux normes de rigidité et exempte de meurtrissures.Aux Iles-de-la-Made- leine, la moyenne n\u2019a pas dépassé 5 pour cent, bien qu\u2019elle ait été de 15 pour cent dans un port en particulier.Ces résultats sont évidemment trop faibles.En Gaspésie, les chiffres varient constamment.La moyenne générale serait d\u2019environ 10 pour cent, pour deux ports de débarquement, 20 pour cent pour le troisième.Pour ce dernier port, le séjour en mer des chalutiers a été relativement court, mais la quantité de poisson transportée était considérable.Certains bateaux ont ramené 25 pour cent de morue de toute première qualité.Après une bonne sélection du poisson au déchargement, il est alors possible d\u2019utiliser la morue des chalutiers pour la préparation de poisson séché.la cote des bateaux de pêche du québec En vue d\u2019établir un mode de classification équitable de la flotte et d'évaluer le rendement de l\u2019équipage, les dirigeants des Services techniques avaient mis au point un questionnaire à l\u2019intention des patrons de pêche, dont les réponses \u2014 traduites en pourcentage \u2014 devaient indiquer la cote d'appréciation du bateau; ainsi, on accordait 60 points à l'état de la cale, à la propreté, à la désinfection à bord et à la quantité de glace en réserve, et 40 points à l\u2019état de conservation du poisson: degré de refroidissement, écarts de température, rigidité, meurtrissures.On peut considérer comme satisfaisante une cote supérieure à 60, et insuffisante une cote inférieure à 50.Ainsi, en Gaspésie, environ 30 pour cent des équipages prennent suffisamment soin du poisson et sont soucieux de ramener un produit de bonne qualité.Par contre, 14 pour cent des équipages négligent leur travail, alors que la majorité, 56 pour cent, se contente d\u2019un minimum de soins.La cote moyenne s\u2019établit à 56.6 pour cent.Aux Iles-de-la-Madeleine, la cote accordée aux différents chalutiers a varié de 50 à 70 pour cent.La moyenne s\u2019établit à 59.7 pour cent.l'attribution du fanion Rappelons que le bateau qui ramène un million de livres de poisson reçoit, à titre d\u2019encouragement, un fanion.Certains bateaux de moins fort tonnage ne parviennent point à ramener un tel volume de captures: c\u2019est le cas des « gaspésiennes »; ces embarcations sont alors gratifiées du titre de « chef de file.» Il serait bon de recommander ici qu\u2019on ne tienne pas compte uniquement du volume des prises, mais également de la cote du bateau, qui est directement en relation avec la qualité du poisson transporté.petites barques Les enquêteurs proposaient aux propriétaires de petites embarcations un questionnaire simplifié d\u2019où ils ont tiré les renseignements suivants: toutes les barques sont renforcées d\u2019un double fond et pontées; l\u2019installation d\u2019évacuation de l\u2019eau de cale est assez rudimentaire quoique l\u2019eau usée ne vienne pas ou rarement en contact avec le poisson; l\u2019inconvénient le plus sérieux serait la difficulté de pratiquer un nettoyage minutieux: bien souvent, la paroi de la cale est revêtue de bois rugueux, impossible à laver.L\u2019indice de rigidité du poisson est nettement plus élevé (94 pour cent) à bord des barques de faibles dimensions qu\u2019à bord des chalutiers.En outre, le poisson ramené par les pêcheurs côtiers est exempt de meurtrissures.Lès sorties au large sont de courte durée, les artisans revenant quotidiennement à leur port d\u2019attache d\u2019où la marée de la journée est transportée à l'usine; la qualité du poisson n\u2019a pas le temps de s\u2019altérer.La moyenne des meurtrissures est à peine de 1.2 pour cent.Quant à la température du poisson, elle est au-dessus de 40° F, mais il n\u2019y a aucun risque 24 d\u2019altération si la cargaison n\u2019est pas exposée directement aux rayons du soleil.L\u2019enquête sur les petites embarcations n\u2019a eu lieu qu\u2019en Gaspésie.pêche hauturière ou côtière En certains milieux, on semble dédaigner le poisson ramené par les petites barques pour lui préférer, à tort ou à raison, celui des chalutiers.Nos spécialistes ont voulu comparer le poisson conservé dans la glace d\u2019un chalutier avec celui, non refroidi, qui est pêché et débarqué le même jour par le pêcheur côtier.L\u2019étude a porté sur du poisson de 3 jours ramené par un chalutier et du poisson débarqué par des petites barques après 6 ou 7 heures de pêche.La confrontation a prouvé que les prises faites et débarquées le même jour avaient gardé une fraîcheur égale et parfois supérieure à celles qui avaient été conservées dans les conditions requises de refroidissement.Après avoir fait des filets avec les morues choisies, on les a gardés à 32°F pendant toute la durée de l\u2019expérience, puis on a fait des tests de fraîcheur à intervalles réguliers par la méthode de dosage de la triméthyla- mine.Les courbes tracées (graphiques 1 et 2) indiquent assez bien la vitesse de décomposition.L\u2019écart serait plus marqué si le poisson du chalutier avait séjourné cinq et six jours, ou davantage, dans la cale, comme c\u2019est souvent le cas.Si, par contre, une fois débarqué, le poisson des petites barques reste sur le quai, exposé au soleil sans protection, il se détériore et devient assez rapidement de qualité inférieure au poisson des chalutiers.30 quai de débarquement et transport Lorsque l\u2019usine de transformation est à proximité du quai, le temps de manipulation du poisson s\u2019en trouve sensiblement réduit.Les poissons sont triés, pesés, déposés dans des caisses et acheminés vers l\u2019entrepôt.Il ne faudrait pas passer sous silence un fait assez inattendu que nous a révélé l\u2019enquête: la vitesse de déchargement varie d\u2019un port à un autre et également d\u2019une journée à une autre.On a noté aussi une tendance à retarder le déchargement d\u2019un bateau chaque fois que la cargaison de poisson est faible.Les inconvénients se multiplient lorsque le poisson doit être transporté à l'usine par camion.Non refroidi, déversé en vrac dans le chariot du véhicule, le poisson est soumis à de nombreuses manipulations, provoquant des meurtrissures.Si, parfois, on ajoute de la glace, on en met trop peu.Le transport se fait toutefois sans trop de retard.halles d'entreposage La température de la pièce d\u2019entreposage doit être assez basse, mais celle du poisson est plus importante (entre 32 et 35° F).S'il y a assez de glace, le poisson atteindra cette température comme pendant son séjour dans la cale du bateau.En Gaspésie, la température moyenne du poisson, pendant son séjour dans la pièce d\u2019entreposage, est de 36° F avec des écarts de 12 degrés parfois; aux Iles-de-la-Madeleine, le refroidissement serait mieux réussi (34 à 35° F), à quelques exceptions près.HAGE neh le rés VON pe &surto lui Hoong Nous flute thst Ms le Bent IE leg able de, | fly, Moteur | LE is Di bur \u201chi our î Hin Pig us b ling nt ; 1 | joximité du s'en roue Tis, Jets entrepit ) ait at P vised 0 of fle 4 30s Ie \u2018un bateat ot fale pp poss ion, Na véhicule Dap paris Isr p dut el 0 pari Le post plant ¥ » a tenpé séjour de NE pert squat 180 160 - 140 120 - 100 - TRIMETHYLAMINE (ppm i © Oo L | ' | | | I 72 96 120 144 168 192 216 TEMPS \u2018HEURES Vitesse de décomposition du poisson = POISSONS DE CHALUTIERS =\u2014- POISSONS DE PETITES BARQUES TRIMETHYLAMINE (ppm } \u2018 I I 72 96 120 144 168 192 216 TEMPS /HEURES Vitesse de décomposition du poisson = POISSONS DE CHALUTIERS == POISSONS DE PETITES BARQUES Graphique ! Première expérience conclusions et recommandations Les résultats obtenus, au cours de cette enquête, nous permettent de tirer des conclusions intéressantes et, surtout, de faire certaines recommandations dans le but de remédier aux faiblesses qu\u2019il nous a été donné de découvrir.Nous savons maintenant que toutes les cales des chalutiers récents sont pourvues d\u2019un revêtement résistant et salubre, à base d\u2019époxy, qu\u2019on utilise dans la réfection des cales de chalutiers de 60 pieds.Bientôt, ce sera le tour des cordiers et des gaspésien- nes.Le fond des petites embarcations devrait être double et fait de planches lisses, repeintes annuellement.Ici, il ne saurait être question de matériaux coûteux.Il importe que le poisson soit gardé loin du moteur ou que celui-ci soit isolé parfaitement.Les captures doivent constamment être protégées des rayons du soleil par une toile épaisse, gardée humide.D'une façon générale, le poisson est traité avec soin à bord des bateaux de pêche, compte tenu de certaines habitudes de travail qu\u2019il importe de corriger.Pour améliorer et accélérer le nettoyage et la désinfection des cales, il serait souhaitable d\u2019en confier le soin à une équipe entraînée à cette fin.Puisque le poisson ne peut garder toute sa fraîcheur que dix jours, il faudrait éviter les trop longs séjours en mer.En tenant compte de ce fait, un plan de déchargement s'impose.Graphique 2 Deuxième expérience Il importe que la réserve de glace transportée soit proportionnelle à la durée du voyage de pêche, que la température se tienne près de 32° F.On doit refroidir le sébaste, tout comme les autres captures; il en va de même du poisson des derniers coups de chalut.Enfin, quand chacun des compartiments de la cale est rempli, il faut recouvrir le poisson d\u2019une épaisse couche de glace pour le protérer de la chaleur du pont.Avant de terminer le chapitre des recommandations, nous avons voulu insister sur les points suivants: l\u2019utilisation plus fréquente des planchettes horizontales, surtout à bord des chalutiers d\u2019un certain tonnage (pratique complètement négligée); l\u2019identification des stocks de poisson et les dates de capture; le refroidissement du poisson dans les cales et à l\u2019entrepôt; enfin, l\u2019instauration d\u2019un plan de déchargement du poisson, afin d'accélérer le travail.La mise en pratique de la plupart de ces recommandations deviendrait rapidement un fait accompli, si le pêcheur recevait quelque encouragement \u2014 sous forme de prime, par exemple \u2014 pour le travail bien fait.On punit celui-ci de sa négligence, en refusant son poisson à l\u2019arrivée; dans le cas contraire, il ne reçoit aucune marque d\u2019appréciation.Pourtant, il serait relativement facile d\u2019établir des normes de qualité du poisson au déchargement, à la lumière de l\u2019expérience acquise au cours de cette enquête.Ce serait une excellente façon de récompenser le mérite du pêcheur.31 6 i Be: i! chronique réunion visant à favoriser le développement de l'industrie des algues marines.halifax, les 5 et 6 avril, 1967.participant: m.andré cardinal, phycologue station de biologie marine de grande- rivière Depuis quelques années, l'intérêt porté au Canada à l\u2019exploitation commerciale des algues marines s\u2019est considérablement accru.Actuellement, diverses espèces sont récoltées sur les côtes pacifique et atlantique; en 1966, dans les seules provinces maritimes, on à tiré de la mer plus de 50 000 000 de livres d\u2019algues marines, dont la valeur au pêcheur se chiffrait par près de 1000 000 de dollars.Trois espèces composaient la majeure partie de cette récolte: Chrondrus crispus (Mousse d\u2019Irlande), Rhodymenia palmata (dulse, unealgue comestible) et Ascophyllum nodosum.Dans ce contexte, et en vue de promouvoir cette industrie, le Service d\u2019expansion industrielle du ministère des Pêcheries du Canada organisait les 5 et 6 avril derniers une réunion pour ceux qu\u2019intéressaient les différents problèmes auxquels cette industrie fait face.Des représentants des gouvernements fédéral et provinciaux, de l\u2019industrie et des organismes de recherche, une cinquantaine au total, acceptaient l\u2019invitation de M.L.S.Bradbury, qui présidait la réunion, et se réunissaient pour deux jours à Halifax.Dès la première journée, les représentants des provinces maritimes, du Québec et de la Colombie- Britannique ont fait le point sur les connaissances acquises dans leurs territoires respectifs.On discuta par la suite des diverses méthodes d\u2019exploration, en particulier par la plongée sous-marine et par la reconnaissance aérienne.L'expérience semble démontrer que la plongée sous-marine demeure encore aujourd\u2019hui la méthode la plus efficace, les autres n\u2019étant pas encore suffisamment au point, ou reposant sur des conditions trop aléatoires.Vinrent ensuite des discussions sur les méthodes de récolte et sur les moyens à prendre pour nettoyer le produit, de façon à en améliorer la qualité.L'utilisation, à la nouvelle Station expérimentale de Miminegash (Ile-du-Prince-Edouard), d\u2019un nouvel appareil de nettoyage, de conception originale, apportera peut- être une solution au problème dans un avenir prochain.Enfin l\u2019on a envisagé la possibilité de cultiver certaines espèces indigènes; à ce sujet Mlle C.MacFarlane fit un exposé fort intéressant d\u2019un récent voyage au Japon où les industries de culture des algues marines sont assurément très au point.Pour la seconde journée, les participants se sont divisés en deux groupes: recherche et industrie, pour étudier la situation et faire plus tard, en assemblée plénière, des recommandations qui favoriseraient l\u2019épanouissement de l\u2019industrie des algues marines.Parmi ces recommandations, il est intéressant de retenir les suivantes: \u2014 intensifier les recherches biologiques de base sur les espèces déjà exploitées, afin d\u2019en assurer la conservation ; \u2014 faire en sorte que la biochimie et les disciplines connexes soient plus intensément appliquées à dégager et à identifier dans les algues certaines substances qui peuvent présenter de l\u2019intérêt, à en faire l\u2019estimation quantitative et l\u2019étude des variations saisonnières; \u2014 s\u2019efforcer de découvrir d\u2019autres algues ou d\u2019autres produits d\u2019algues qu\u2019on pourrait utiliser avec avantage dans l\u2019alimentation humaine ou animale, ou qui pourraient servir comme fertilisants; \u2014 favoriser, s\u2019il y a lieu, la culture de certaines espèces, ou même en introduire de nouvelles, susceptibles de s\u2019acclimater, si bien qu\u2019elles pourraient être exploitées par la suite; \u2014 étudier les effets de la pollution de certains secteurs sur la végétation marine.A ces recommandations des scientifiques, les industriels ont ajouté quelques suggestions: améliorer l\u2019information sur les résultats obtenus par les chercheurs; perfectionner les méthodes d\u2019exploration de récolte et de nettoyage du produit; instaurer des normes standard pour l\u2019achat du produit brut.Cette réunion aura permis un rapprochement entre scientifiques et industriels, les rapports actuels gagnant sûrement à s'améliorer, car un cloisonnement trop étanche ne peut, dans ce cas précis, qu'être défavorable aux uns comme aux autres. leaf it °° 6% , << + yp À: °° > °.> mu.|! 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