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Titre :
Actualités marines
Éditeurs :
  • [Québec, Québec] :Département des pêcheries, province de Québec,1957-1973,
  • [Québec, Québec] :Ministère de la chasse et des pêcheries, province de Québec,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, division des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêcheries,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, direction des pêches,
  • [Québec, Québec] :Ministère de l'industrie et du commerce du Québec, Service d'information,
  • [Québec, Québec] :Minstère de l'industrie et du commerce du Québec, Direction des pêches maritimes
Contenu spécifique :
Vol. 12, No 2
Genre spécifique :
  • Revues
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Actualités marines, 1968, Collections de BAnQ.

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[" actualit rmanrnIn & VOLUME 12 \u2014 NUMERO 2 1968 MINISTÈRE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE DIRECTION DES PECHERIES ASBNOT HEQUR FEV 19 1259 VSLATURE, UÉF | HD 0e a J (= a 77 PL 2) Ne lst / ¢ A) % © J © > Yq 7 actualités MARINES Vol.12\u2014 N° 2 \u2014 1968 REVUE PUBLIÉE PAR LE MINISTÈRE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE DU QUÉBEC direction des pêcheries SOMMAIRE Éditorial Nouveau départ pour les pêches \u2018 Les qualités de fraîcheur du poisson 1; F.Soudan La toxicité des mollusques 1! A.Lachance Les lles-de-la-Madeleine, lieu privilégié pour la pêche aux coques 2: C.Turgeon Nature + science, épuration des Myes 2: M.Cantin Les chalutiers de 82 pieds à | l'examen 2 P.Marceau Chronique 3.Y Jean Les photos qui apparaissent dans la revue sont de I'Office du Film du Québec.La reproduction partielle ou totale des articles ou des statistiques publiés dans la présente revue est permise mais on est prié d'en mentionner la source, Toute traduction, pour fins de publication, doit être autorisé {f par la direction de la revue.Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez vous adresser à la Direction de | revue, Ministère de l'Industrie et du Commerce, Hôtel du Gouvernement, Québec.JEAN-PAUL BEAUDRY ministre MAURICE LESSARD sous-ministre associé BLANCHE BEAULIEU directrice de la revue © © Depuis 1966, l'industrie de la pêche traverse une période difficile, probablement la plus grave depuis son industrialisation au Québec.L'abandon du jeûne et de l'abstinence, l'expansion très rapide des flottes de pêche dans le monde, le développement d'importants centres de production dans l'Est du Canada, tous ces facteurs ont contribué à faire naître le malaise actuel.Le marché des États-Unis est le débouché traditionnel des produits de la pêche du Canada et nous, du Québec, y expédions environ 75% de notre production.Sa croissance se maintenant à un taux élevé, les maisons canadiennes entreprirent de se transformer pour satisfaire cette demande et promouvoirl'activité économique canadienne.En Europe, et surtout en Grande-Bretagne, les produits congelés étaient de plus en plus en demande, comme aux États-Unis, et tout indiquait que la production de la flotte britannique ne suffirait pas à répondre aux besoins nouveaux.D'importantes compagnies anglaises, telles Birdseye et Ross Group, décidèrent donc de fonder à Terre-Neuve de vastes complexes de pêche destinés à approvisionner le marché anglais.Au même moment, des compagnies canadiennes, telle British Columbia Packers, développaient leur activité sur la côte de l'Atlantique et offraient leurs produits aux consommateurs américains et canadiens.Finalement, une importante compagnie canadienne, l'Atlantic Sugar Refineries Ltd., décidait de se diversifier et d'investir des capitaux importants à Marystown, Terre-Neuve.La plupart des installations nouvelles commencaient a donner leur plein rendement au moment précis où le marché se mettait à fléchir en Europe et en Amérique.Les produits destinés aux Îles Britanniques, ainsi que de nouvelles préparations qui n'avaient pas de débouchés établis, sont alors offerts en masse aux États-Unis et les prix tombent d'environ 30% en moins de quatre mois.Au printemps de 1967, les entreprises québécoises sont dans une impasse.Elles peuvent difficilement réduire leurs coûts d'exploitation ou les prix payés aux pêcheurs, les propriétaires de bateaux voyant les coûts de fonctionnement monter sans arrêt.Toute réduction de prix au primaire les forcerait à discontinuer la pêche, non seulement parce qu'il faudrait faire face à des déficits accrus, mais aussi parce que le revenu net du pêcheur diminuerait au point de l'obliger à chercher ailleurs une nouvelle occupation pour gagner sa vie.Par voie de conséquence, la situation de l'emploi dans les usines de transformation en serait affectée et leur fermeture deviendrait inévitable avec toutes les répercussions que l'on peut prévoir sur l'économie des régions du littoral maritime. C'est alors que le gouvernement du Québec décide d'intervenir en votant | des paiements de compensation pour maintenir les prix payés aux pêcheurl au niveau de 1966.L'on prévoyait alors que le marché de la morue s'améliorerait rapidement, celui de la plie, lentement, et que celui du sébasi demeurerait stable.De fait, les prix de la morue ont augmenté un peu plus | lentement qu'on ne l'avait prévu ; en décembre, ils atteignaient cependant \u2018 le niveau d'équilibre et l'on cessait de verser la compensation.Les produits.du sébaste et de la plie se sont vendus à bas prix toute l'année et l'on a continué de verser le paiement de compensation au maximum.A la fin de 1967, comment se situait la pêche québécoise ?Si nous nous bornons à étudier les principales industries, c'est-à-dire celles qui produise du poisson frais et congelé, il semble bien qu'aucune entreprise ne faisait de profit et que la plupart enregistraient des déficits.La situation en 1968 se présente à peu près de la même façon.Après ce court exposé des problèmes de l'industrie de la pêche, on peut se poser les questions suivantes : La pêche peut-elle être rentable au Québe N'y a-t-il qu'au Québec que les problèmes soient si sérieux ?Comment les autres provinces ont-elles résolu ces problèmes ?Les autres pays sont-ils mieux partagés ?La pêche peut-elle être rentable au Québec ?Sil\u2018on ajoute foi aux conclusions du BAEQ, la pêche peut être rentable pourvu que l'industrialisation se poursuive activement et que l'on arrive de cette façon à soutenir la concurrence en offrant de meilleurs produits.Le fléchissement actuel, dont nous connaissons les principales causes, n'aura, sans doute, qu'un caractère temporaire et les industries qui parviendront à traverser cette période, pourront dans l'avenir bénéficier de conditions plus favorables.Québec est désavantagé par rapport aux autres provinces, surtout à cause du caractère saisonnier de ses pêche Cependant, ce n'est pas faire montre d'un optimisme exagéré que d'espérd\u201d en des techniques nouvelles qui permettront éventuellement de pêcher toute l'année.1! reste toutefois que l'assistance de l'État est et demeurera nécessaire à cause des difficultés que nous venons de mentionner.\"3 N'y a-t-il des problèmes qu'au Québec ?Non, évidemment.Toutes les provinces de l'Est affrontent des problèmes presque identiques.À Terre-Neuve, le Gouvernement collabore étroitemer avec l'industrie de la pêche et lui assure largement son aide.L'industrie de la pêche en Nouvelle-Écosse est puissante, mais l'Atlantic Developmen Board contribue largement à ses progrès.Les problèmes des pêches à l'He-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick sont connus.Les gouvernements de la plupart des pays étrangers qui pratiquent la pêci commerciale participent à cette activité de toutes sortes de manières.D'après des publications spécialisées, dans plusieurs pays, même en pi , l'industrie des pêches cherche à obtenir ou a obtenu des formes additionne d'assistance.En somme, Québec ne semble pas un cas unique et son industiifé doit être soutenue pour concurrencer les producteurs des autres pays.Le Gouvernement du Québec qui connaît l'ampleur du problème entend continuer d'apporter une aide efficace à ce secteur, provisoirement en difficulté, et de soutenir l'effort des industriels jusqu'à ce que la situatiq retrouve un cours normal.a La rédactl Sn, proc.fg: départ pour les pêches Le 26 mai dernier, les gouvernements canadien et québécois signaient une entente générale de coopération portant sur la réalisation du Plan de développement du Bas- Saint-Laurent, de la Gaspésie et des lles-de-la-Madeleine.Largement diffusé au moment même de sa ratification, le texte de I'Entente a peut-être pris le chemin des rayons des bibliothèques, sauf pour ceux qui en ont fait un instrument de travail quotidien.Etant donné l'importance accordée à la pêche dans l'ensemble des décisions prises pour l'aménagement de la région pilote, Actualités marines tient à présenter à ses lecteurs un exposé aussi précis que possible du programme élaboré par les gouvernements dans ce domaine.Nous avons cru bon \u2014 bien qu'ici nous entendions insister surtout sur le programme touchant aux pêches \u2014 de reproduire en avant-propos la section de l'Entente qui porte sur les structures administratives qui permettront la mise en oeuvre du Plan.|! importe en effet de bien comprendre la répartition | des tâches à l'intérieur d'un ensemble aussi complexe et les mécanismes d'exécution d'une oeuvre de cette ampleur.Par la suite, nous référant à l'appendice B de l'Entente, nous présenterons de façon plus détaillée la Stratégie de développement et le Programme 4, consacré aux pêches.Voilà pour les documents officiels.| S'ajoute à ceux-ci un commentaire qui porte sur le travail du coordonnateur | des pêches et sur les projets mis en oeuvre dans la région au cours de l'exercice 1968 69.M, Marcel Pelletier est le coordonnateur régional en pêcheries pour le ministère de l'Industrie et du Commerce ; il a joué un rôle important dans les travaux qui ont précédé l'étape actuelle.M.Pelletier dirigeait en effet le secteur des pêches au Bureau d'Aménagement de l'Est du Québec ; il a rédigé le texte de la section Pêches du Plan d'Aménagement présenté au gouvernement du Québec à l'été 1966. i Complexe de Riviére-au- Renard pdt # 5038 + ii S$ TT \\ \\ \\\\ , S , \\ \\\\ NN , , | AN = AMD Nb N° & S S >, > SN ON NN N pps! i pit A prés [ parece! 5 ] (uêbee pris HORNE iH | ase | 4 A Bira ; i | taQuèbe i ; ; i auto a i | } 4 inci » i ; i i I bo ha dispo D in fg Téessar 5 saci Gt \u201cigh mins yl Leman (8 SEE Le Coord LSS re oe ns ee pis = fo core i A ok + LA] | ee ; fen L$ pee ! x À = & eh $A Ouvre : ne oe 11 + ea hi 1] | de 5 Ye = wd - Rk 4 [Fe a = XN mr au bea Ure a she as v- wk ou A a B= 74 pe 2 Werle « TS (Td iN « = Rw Hing (Si 4.ses Se = see SS SN or TRIER va ce NS et => pe a = se Te tnt Date ti SE a Rene A es SR (fren SN nN Se SN » mo ses = MES Ay ELS IS win Se se pile Cor ERE ai TN cs Ew Se WR Crm SE oo du son D S \\ SE gar =r a S estate 4 Z = ns SN de a = es SO Sa ~ = a5 i Canad fe = fsa ® _ De se a; ; \u201csécu & 7 < AE ve Ment e # NY 3 Pan sy > © 3 ih ora 5 $ oe = : [i A Magy wily > Cag 3 \u201cBy \"ar 2 = + nm wi re Ed ban 3 87.bai au ths » Ru es \u2018A ee 2 , a ÉCRS \" deuv Ps S ç Le <<.Lu Fo dé a a 3 .SEE % fo al a x = D \u2026 + auf 8 me > % 4 \u201cC0 pe yl GE | 5 x Hd a +.sy + % a \u201csan > te .- Let AA RI tad Su Le \u2014 hélas\" i Msi Ce SR RY 5.ps Extraits «administration La présente section a pour objet d'établir les mécanismes administratifs qui assureront une collaboration efficace et suivie entre le Canada, le Québec et leurs organismes respectifs, dans l'élaboration et la mise en oeuvre intégrées des programmes nécessaires à l'exécution de l\u2019ensemble du Plan, Le Québec mettra en place une structure d'exécution du Plan dont les principaux éléments sont : a) Un Coordonnateur du Plan qui aura à sa disposition un personnel de planification et d'administration nécessaire à la coordination des activités de la Conférence administrative régionale.Le Coordonnateur du Plan sera chargé du contrôle administratif des programmes et des projets mis en oeuvre par le Québec; Bb) Une Conférence administrative régionale composée des représentants des ministères du Québec impliqués dans l'exécution du Plan ; cette Conférence administrative sera présidée par le Coordonnateur du Plan ou son Délégué.Le Canada mettra en place une structure d'exécution du Plan dont le principal élément est un Administrateur fédéral du Plan, chargé d'assurer la collaboration et la coordination des programmes entre les organismes du Canada qui administrent les programmes contenus dans le Plan, ou dont les activités dans le territoire ont des répercussions sur la mise Ii en oeuvre du Plan.L'Administrateur iW fédéral formera et présidera des comités de coordination composés des représentants des ministères OU \\ Organismes du Canada participant Entente générale de coopération sur la réalisation du Plan de développement de la région du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des lles-de-la-Madeleine à la réalisation de programmes ou projets.Il collaborera directement avec le Coordonnateur du Plan.Il sera constitué un Comité de liaison fédéral-provincial composé d'au moins six représentants gouvernementaux, le Canada et le Québec y ayant une représentation numérique égale.Ce Comité de liaison orientera l\u2019action du Comité directeur.Le Comité de liaison approuvera tous les projets, recommandera tous les programmes et tous les budgets, jugera de l'efficacité de la gestion et du rythme d'exécution du Plan, tant du point de vue des objectifs que des réalisations et des priorités ; il suggérera aussi, le cas échéant, les modifications à apporter à la présente Entente.Le Coordonnateur du Plan et l'Administrateur fédéral forment un Comité directeur responsable de la direction pratique du Plan.Le Comité directeur déterminera quelles recherches doivent être entreprises en vue de la préparation de nouveaux programmes, revisera les programmes ou projets a certaines étapes importantes de leur élaboration et en recommandera le budget au Comité de liaison.Le Comité directeur fera rapport au Comité de liaison et lui recommandera l'adoption des budgets et des modifications nécessaires à l'exécution des tranches annuelles du Plan.Le Comité de liaison recommandera, au plus tard le premier novembre de chaque année, l'adoption des prévisions budgétaires pour la mise en oeuvre du Plan relativement à l'exercice financier commençant le premier avril de l'année suivante.Avant le premier mai de chaque année, le Comité de liaison fera une estimation des dépenses prévues pour la période non révolue de I'Entente.Le Conseil régional de développement, qui est un organisme de consultation, disposera d'un personnel lui permettant de s'acquitter adéquatement de ses fonctions de participation, d'animation et de représentation.Le Conseil travaillera en collaboration avec le Coordonnateur du Plan et l'Administrateur fédéral.Un programme sera établi en vue de renseigner la population de la Région sur le Plan, ses objectifs et les possibilités qu'il offre.appendice B stratégie de développement | buts généraux du plan Les grands objectifs du plan sont, dans la mesure du possible : 1) L'utilisation optimum des ressources conformément aux exigences de l'économie du Québec et du Canada.2) La valorisation de la main-d'oeuvre en vue de: a) faciliter la mobilité effective de la main-d'oeuvre excédentaire vers l'extérieur de la Région; b) faciliter l\u2019utilisation optimum des ressources et assurer des revenus comparables à ceux qu'on obtient ailleurs au Québec, dans les mêmes secteurs.3) La création, dans la Région, d'entreprises industrielles et de services rentables, compte tenu: a) des possibilités de l'économie régionale ; b) du rôle que la Région jouera en fonction de ses ressources, de son infrastructure, de son potentiel humain et de sa position géographique.4) L'établissement de l'infrastructure requise pour atteindre les objectifs précédents. ll principes de base du plan Le plan vise surtout à changer les structures économiques de la Région, afin qu'elles répondent aux exigences d'une économie moderne.|| s'agit en particulier : 1) de modifier certaines structures dans les secteurs des ressources par l'élimination graduelle des entreprises désuètes et par la création d'entreprises nouvelles et dynamiques.2) d'accroitre les possibilités de développement dans les domaines de l'industrie, des services et des autres secteurs connexes.3) d'améliorer et de développer l'infrastructure existante afin de: a) moderniser et rationaliser les opérations du secteur des ressources; b) répondre aux besoins à long terme, dans les domaines du transport, de l'urbanisation et des services Industriels ; c) aider au développement du tourisme.4) d'équilibrer l'offre et la demande sur le marché du travail par les moyens suivants: a) élévation des normes d'éducation et de formation, afin que la main- d'oeuvre possède les qualifications requises, tant dans la région qu'à l'extérieur: b) aide à la mobilité de la population ; c) assistance aux personnes qui, à cause de leur âge notamment, ne peuvent bénéficier des programmes d'éducation, de formation et de mobilité, et qui demeureront inemployables ; d) mise sur pied des services de consultation et de renseignements requis pour la mise en oeuvre des moyens précités.L'application de cette politique exige avant tout la création d'une structure d'exécution qui assure : 1) la coordination entre ministères et organismes, aux deux paliers de gouvernement; 2) l'élaboration et l'administration de programmes et de projets détaillés; 3) l'évaluation des progrès accomplis dans la réalisation du Plan; 4) l'adaptation de la politique, des programmes et des projets, à la lumière des changements imprévus.La participation active de la population est une condition essentielle à la réussite du Plan.programmes 4.pêches L'industrie des pêches du Québec peut être considérée comme un secteur sous-développé, pour ne pas avoir su s'adapter aux standards de compétition qu'on trouve dans les autres secteurs économiques, et cela, malgré des subsides directs ou indirects très importants tant du gouvernement fédéral que du gouvernement provincial.Comme ce secteur industriel s'avère capital pour la Région tant d'un point _de vue social qu'économique, trois programmes sont proposés pour améliorer la situation, et les objectifs immédiats sont : 1) Renforcer et rendre viable cette partie de la pêche régionale qui s'annonce être la plus rentable, soit la pêche en haute mer.Ainsi, certaines mesures précises pour améliorer et développer la pêche hauturière seront-elles considérées comme primordiales ; elles auront pour effet l\u2019utilisation de techniques plus élaborées, une concentration des effectifs et enfin une rationalisation en même temps qu'une certaine diversification de la production.2) Mettre en place un programme prévoyant la réduction des unités improductives de la pêche côtière et l'élimination graduelle des centres de pêche tant côtiers qu'hauturiers qu à long terme, ne sont pas rentables.3) Intensifier la recherche sur la technologie des produits de la pêc! les ressources et les marchés dans le but de développer de nouvelles entreprises et de proposer de nouveay produits provenant de l'exploitation d'espèces non utilisées actuellement.programme 4.1 la pêche hauturière Le présent programme a pour objet de réorganiser et de développer la pêc en haute mer afin de la rendre rentakt à long terme.|! doit permettre à ce secteur de bien fonctionner et d'attir( sa part de main-d'oeuvre qualifiée.En Gaspésie, il y aura un centre principal à Rivière-au-Renard et deul centres auxiliaires à Sandy-Beach et à Paspébiac.Dans les lles-de-la- Madeleine, Cap-aux-Meules restera le principal centre de pêche en haute mer et Havre-Aubert, un centre auxiliaire.Ces centres possèdent déj: des installations assez modernes de transformation du poisson et de radoub et, après une améliorati relativement modeste de leur | infrastructure, ils pourraient offrir les services requis pour la pêche en haute mer, tout en permettant | une meilleure utilisation des installations actuelles.D'autres centn de pêche hauturière, comme Newpol continueront à fonctionner tant que : leur exploitation sera rentable.Cependant, si la pêche en haute met à partir de ces centres, devient | économiquement impossible, on | favorisera la cessation des activités | ou leur continuation dans les grands| centres. reff let: | Pour atteindre les buts de ce programme, il faudra prendre les initiatives suivantes : a) Pourvoir aux services de froid, à l'aménagement d'usines appropriées pour le traitement du poisson et d'installations de radoub et à tout autre service requis pour le bon fonctionnement des centres de pêche, y compris notamment de nouvelles installations portuaires si le besoin s'en fait nettement sentir.|| n'y aura pas d'immobilisations dans les centres non désignés dans l\u2018Entente, sauf en cas de nécessité.b) Pourvoir à l'approvisionnement en poisson pour assurer une utilisation plus complète des installations actuelles de transformation du poisson.On cherchera à utiliser pleinement la flotte existante, ce qui pourrait nécessiter la transformation de bateaux.L'addition de nouvelles unités dans une classe (exemple: les chalutiers de 60 pieds) ne sera acceptable que si les bateaux de cette classe ont un rendement efficace.c) Prévoir des programmes spéciaux de formation à la pêche.La pénurie de main-d'oeuvre spécialisée est l\u2019un des facteurs principaux qui ralentissent l'essor de la pêche.La connaissance des techniques modernes est essentielle sur les bateaux de pêche, dans les installations côtières et pour l'entretien des bateaux.Les métiers traditionnels ne s'adaptent pas facilement à ces nouvelles tâches.Les programmes spéciaux de formation comprendront deux catégories principales: la manoeuvre des bateaux de pêche, y compris la formation d'officiers de bord et d'équipages spécialisés, outre celle de proposés à l'entretien à terre, et le travail dans les usines de transformation, y compris l'administration des usines, leur fonctionnement et leur entretien.Quand ce sera possible, il faudra adapter les programmes de cours pour en arriver a permettre, dans une certaine mesure, un passage entre les emplois en mer et a terre.Les cours fournis feront partie du programme canadien de formation de la main-d'oeuvre.coût Dans l\u2019ensemble, le coût du programme atteindra 7.8 millions de dollars pendant la période de cinq ans, si on ne tient pas compte du coût de la formation de la main-d'oeuvre et des installations portuaires.programme 4.2 développement et adaptation de la pêche cotière I.développement de la pêche côtière Il y a, dans le golfe Saint-Laurent, une grande diversité d'espèces marines dont les quantités justifient l'exploitation commerciale.Ces espèces ne sont pas encore exploitées, bien que le marché soit lucratif et se développe.Elles comprennent, entre autres, le crabe de l'Atlantique, la crevette, le hareng gras, le calmar, l\u2019oursin, le requin et la moule.L'exploitation de ces espèces exigera du matériel et de la main-d'oeuvre spécialisés, ainsi que des méthodes particulières de transformation et de commercialisation.Le but de ce programme est l\u2018exploitation de nouvelles espèces susceptibles d'alimenter dans la Région une industrie nouvelle et prospère qui assure des emplois stables et bien rémunérés.Pour atteindre ces objectifs, les projets et dispositions suivants seront requis: a) La Direction des pêcheries du Québec établira dans sa structure administrative un organisme de direction spécial chargé du programme de recherche appliquée et de développement des pêcheries.Une des principales attributions de celui-ci sera d'animer un groupe de coordination du développement qui s'occupera de la pêche côtière en priorité.b) Un groupe de coordination du développement sera créé.|| sera composé de fonctionnaires de la Direction des pêcheries du Québec et du ministère des Pêcheries du Canada, de membres du Comité directeur du Plan et d\u2019un représentant de l'industrie de la pêche.Le président sera nommé par le gouvernement du Québec.Le rôle de ce groupe sera de dresser un plan pour l'exploitation de nouvelles espèces et d'appliquer ce programme dans le cadre de l'Entente Aux |les-de-la-Madeleine, les pêcheurs de homard peuvent facilement diversifier leurs activités et y ajouter la récolte de nouvelles espèces marines.Une telle diversification prolongerait la saison de la pêche et créerait de nouveaux emplois.Le programme de diversification sera mis au point par l'organisme de direction spécial, en collaboration avec le groupe de coordination de développement.H.adaptation de la pêche côtière La diversification de la pêche côtière et les autres programmes de l'Entente faciliteront l'élimination progressive de la pêche côtière traditionnelle, c'est-à-dire celle qui est peu rentable et essentiellement saisonnière.Pour atteindre cet objectif, il faudra recourir aux mesures suivantes : a) Des dispositions seront prises en vue de l'émission de permis aux pêcheurs côtiers: i) On fera un relevé pour identifier les pêcheurs, propriétaires de bateaux, qui ont participé activement à la pêche, l'année précédant le relevé.Les pêcheurs qui auront satisfait à des normes établies auront droit à Un permis de pêche non transférable qui deviendra périmé si le détenteur s'abstient de la pêche pendant toute une campagne.Seuls les détenteurs de permis pourront bénéficier des différents subsides normalement accordés aux pêcheurs professionnels.ii) S\u2019il s'avère nécessaire de le faire, les personnes qui pratiquent la pêche côtière traditionnelle à qui l\u2019on a délivré un permis pourront se prévaloir de la possibilité d'échanger leur permis contre un paiement comptant et de vendre au gouvernement leurs bateaux de même que leur équipement de pêche.b) Des dispositions seront prises dans toute la Région pour que le ministère des Travaux publics du Canada cesse d'entretenir les ports désaffectés.c) On prévoit la fermeture d'environ 25 usines de transformation du poisson et de deux conserveries de homard.Cette partie du programme prévoit l'achat de ces petites usines.De plus, la stagnation du marché et l'emploi de méthodes de production surunnées empêchent les usines de transformation du hareng fumé aux lles-de-la-Madeleine d'être rentables.Cette partie du programme prévoit l'achat de certaines d'entre elles et une aide destinée à la mécanisation et à la modernisation des autres.d) Quant aux pêcheurs qui abandonnent ce secteur et aux résidents de collectivités sérieusement touchées par la réalisation des projets décrits ci-dessus aux alinéas a), b) etc), ils pourront bénéficier des allocations de réinstallation décrites ailleurs dans le présent texte.La direction de l'organisation de ces activités incombera aux équipes des services de développement.coût Les frais de personnel du groupe spécial de développement de la Direction des pêcheries du Québec s'élèveront à 850 000 dollars en cing ans.De plus, avec l'approbation du Comité de liaison, on consacrera la somme supplémentaire de 1.6 millions de dollars à des études basées sur |es recommandations des équipes de recherche et de développement.Enfin, on affectera 600 000 dollars à la construction ou à la transformation de bateaux.Les frais de déplacement et de réinstallation sont inclus dans le programme d'urbanisation.Le rachat des permis, des bateaux et du matériel coûterait 1.4 million de dollars.L\u2019acquisition des usines de transformation coûtera environ 160 000 dollars.Le coût total de ce programme s'élévera, pour la période de cing ans, à 4 610 000 dollars.programme 4.3 travaux de recherche et de développement dans le domaine des pécheries Ce programme a pour objectif principal d'étendre et de coordonner les travaux de recherche dans le domaine de la pêche.On créera un comité de recherches et de mise au point technique pour appuyer ces travaux.Le comité, sous la direction d'un président nommé par le gouvernement du Québec, fera rapport au Comité li de liaison.|| sera composé de représentants de la Direction des pêcheries du Québec, du ministère des Pécheries du Canada, du Comitf} directeur du Plan et de l'industrie de la pêche.Le comité sera chargé Œ a) mettre au point un programme détaillé de recherche comprenant: i) l'étude des divers aspects de la pé et de la transformation du poisson, ii) des études de mise en marché q}¢ serviront de base à l'élaboration d\u2019uf x programme d'expansion des marchég 0s iil) des travaux visant à établir de meilleurs programmes de formati dans le domaine de la pêche; Tr op b) orienter les programmes de recherche de la Direction des pêche du Québec et du ministère des Pêche \\ du Canada obtenir les renseigneme techniques et les données nécessaiiÿ du groupe de coordination du développement mentionné au Programme 3.2, afin d'assurer que les travaux de recherche corresponc jigs le plus possible aux exigences de la croissance du secteur.Dans le cadre de ce programme, le minist|g des Pécheries du Canada pourra aménager a Québec, suivant | p la disponibilité des fonds a cet effet} i\", un laboratoire de recherche entiérer i équipé et pourvu du personnel nécessaire, qui participera aux trave de recherche qui s'imposent pour le développement de la Région.Rie n'empêchera que ce centre, en plus|| des recherches régionales, poursuivfÿ des études qui débordent le cadre régional.coût Les frais de ce programme seront assumés par la Direction des pêchefp du Québec, le ministère des Pêcher## du Canada et l'Office des recherche sur les pêcheries.L'Office des recherÿ|* dépense annuellement 350 000 dol} en recherches pour la Région.Le ci du laboratoire de recherche serait de 5.2 millions de dollars.Le coût c& recherches qui seront entreprises pi la Direction des pêcheries du Québl sera de 3.4 millions de dollars ». fa In lt Il be Ji en St; Nig J - TRY ae Tare\u2019 AA lon vi $ Me = \\ >, bli for Na aN 5 ge > \u2014 5 pk 8 pi igh 1s du x <- TA.du a AE pe ES 4 Br > I pr re £3 Der en ou ~~ a / $ 2 = cal Pin a y ®~ NT il À ex x né (Fa x.Ld UX YU 5 ip a jon ed prets oF Sl cr Sri a N \\N à Ol 1, ey, NN $ (4 2) = : pe A) RAS De Æ.; \u201coly AZ a TNR =: \u2014 \u2014_\" a \u2014 » ; of | ; 3 i\" pi ve ave Que vi is + ° (ome srt i fi) Th (ue nous àlintére ml Ente font dsp #1 pac fu coord lis, Hein I HE del lig 10] igen SOuveme sg ih ie i ses Them tng Ali dattes Us Bi \"ment fe) il Ln DRE OO ES Commentaire | [| serait intéressant, à la suite du texte | que nous venons de reproduire, de situer, | à l'intérieur des structures créées par l'Entente, les organes d'exécution dont dispose le secteur des pêches et, | en particulier, de déterminer le rôle du coordonnateur des pêches.j Disons, pour commencer, que c'est | aux ministères que l\u2019Entente confie | la responsabilité de l'exécution du Plan | de développement de la région-pilote.| La suggestion du BAEQ de créer | UN organisme régional para- gouvernemental d'exécution du Plan | n'a pas été retenue par le Conseil : d'Orientation économique du Québec | dans ses recommandations au : gouvernement, ni par ce dernier.| le coordonnateur des pêches ! À la différence de représentants ; d'autres ministères, le coordonnateur des pêches ne dirige pas, pour le moment du moins, le personnel | de la Direction des pêcheries qui | travaille dans la région-pilote.La Direction n\u2019a pas décentralisé ses services et il n'est pas encore question de créer des structures proprement régionales.La nécessité ne s'en fait d'ailleurs pas sentir, puisque déjà 80 pour cent de l'activité de l'Administration des pêches se poursuit dans la région-pilote.La Direction des pêches a toutefois créé de nouvelles structures et étoffer les services existants pour travailler plus efficacement à la réalisation du Plan.Le mandat du Coordonnateur des pêches est cependant très large comme en fait foi le texte même de sa nomination : « Sous la direction du sous-ministre associé, .(être) responsable de l'ensemble des activités de la direction des pêcheries dans le territoire-pilote.En collaboration avec le Coordonnateur général, .(voir) à l'exécution ordonnée des mesures que comportent les programmes de l'entente fédérale- provinciale.» Ainsi ses tâches débordent le domaine de planification et de coordination, auquel il consacre toutefois l'essentiel de son effort.Il assume, en collaboration avec les différents services de la Direction des pêches, en particulier le Service de planification et de développement, le travail d'élaboration des programmes de développement, en fonction des objectifs préconisés par le Plan et des tâches proposées à intervalles réguliers par les organismes de décision créées par l'Entente de coopération.S'il n'est pas chargé de diriger l'exécution des projets de pêches, ce travail devant être réparti entre les directeurs des services des pêches au Ministère, le coordonnateur n\u2019en assume pas moins, et c'est là l\u2018un des aspects seconds de sa charge, la surveillance de l\u2019action entreprise dans la région-pilote.À cette fin, il doit animer l\u2019activité des fonctionnaires chargés des travaux en cours, signaler les faiblesses des mécanismes d'exécution et voir à y remédier. Le coordonnateur est l'intermédiaire officiel entre le Ministère et les populations et le relais obligatoire entre les deux.La Direction des pêcheries doit faire passer par lui tous les projets directement ou indirectement reliés à l'exécution du Plan dans la région-pilote.Elle lui confie la direction des tâches, qui, dans la région ne relèvent pas de l'administration ordinaire.Lui, pour sa part, fait connaître les projets de la Direction aux organismes représentant les populations et se renseigne auprès d'eux sur les problèmes qui se posent, tant dans le domaine des pêches en général, qu\u2019à l'occasion de la mise en marche des projets de développement.|| doit d'ailleurs tout mettre en oeuvre pour connaître de façon concrète et immédiate la situation des pêches dans son actualité changeante, ce qui compose l'appréciation des projets au fur et à mesure de leur réalisation.Il fait ainsi un travail d'information et de consultation extrêmement important.Le coordonnateur des pêches et les coordonnateurs nommés par les autres ministères du Québec forment la Conférence administrative régionale de l'Est du Québec (CAREOQ).C'est un comité régional de planification et de coordination qui groupe les représentants des ministères dont relèvent d'importantes tranches de l'exécution du Plan.Membre de la CAREOG, le coordonnateur des pêches y présente les projets des pêches, faisant appel à la collaboration des autres coordonnateurs lorsqu'il s'agit de projets qui touchent leurs domaines, apportant la sienne dans la situation inverse.la conférence administrative régionale Entre l'Office de développement de l'Est du Québec (ODEO) et les organes d'exécution des ministères, se situe la CAREO que préside le Coordonnateur du Plan, Directeur général de l'ODEQ, ou le Délégué régional du Plan.C\u2019est elle qui doit harmoniser les programmes gouvernementaux de façon à assurer la réalisation la plus complète possible des objectifs généraux de développement pour la région.Elle étudie également les projets dont les coordonnateurs sont saisis et décide ou refuse de les piloter.De l'ODEQ elle reçoit les orientations générales de son activité et, par un mouvement inverse, soumet à l'Office les projets concrets qu\u2019elle préconise.l'office de développement L\u2019ODEO, dont le Directeur général est le Coordonnateur du Plan, en même temps président de la CAREQ, comme nous venons de le mentionner, est le Service créé par le Conseil exécutif pour assumer au niveau provincial les tâches de coordination interministérielle et de planification globale pour la région de l'Est du Québec.L'Office fournit au Coordonnateur l\u2019aide technique et les mécanismes nécessaires à I'exercice de ses fonctions.I! remplit également une fonction de support au bénéfice des coordonnateurs et de la CAREO.le coordonnateur du plan Le Coordonnateur de l'exécution du Plan est responsable, au sein de l'Administration provinciale, de la planification et de la coordination inter-ministérielle nécessaires à la réalisation du Plan.Rappelons qu'il est par sa fonction Directeur général de l'ODEO.|| doit, avec le concours du personnel et des services de l'ODEO, amener les ministères à concourir à l'exécution des programmes de développement en fonction des objectifs généraux du Plan.Une grande partie des tâches de coordination s'exécute au moyen de la CAREQ et par l\u2019entremisef des coordonnateurs, mais le ; Coordonnateur du Plan peut, lorsqu'il faut, agir au niveau de la haute direction et même recourir à l'autorité du ministre responsable de 'ODEQ devant l'Assemblée législative.Le Coordonnateur est de plus l'intermédiaire choisi par le Québec pour établir le dialogue avec les responsables de l'exécution du Plan au niveau fédéral.|| forme, avec l'Administrateur fédéral du Plan, le Comité directeur, qui relève du Comitu de liaison fédéral-provincial, comité d coordination intergouvernementale situé au sommet de la structure administrative.le comité directeur Le Comité directeur a pour rôle de définir les priorités en matière de recherche et de préparation des programmes et des projets ; de diriger et de revoir la préparation de ces programmes et de ces projets à des étapes importantes de leur élaboratiu par les ministères des gouvernements « Canada et du Québec ou par le personnel de planification de l'ODEQ de les présenter au Comité de liaison.Au point de vue fonctionnel, le my Comité directeur, comme mécanisme [it de coordination continue, dépend du i Comité de liaison, tandis que ses itd membres, I'Administrateur fédéral et I [Jl Coordonnateur du Plan, relèvent Ml respectivement du ministère | | du Développement rural du Canada | | et du Conseil exécutif du | gouvernement du Québec.le comité de liaison Le Comité de liaison, formé de huit |i hauts-fonctionnaires, quatre du gouvernement du Canada, quatre du | Québec, doit passer régulièrement en; Mr revue les objectifs, évaluer les progrèl Chalutiers au déchargement Sandy Beach accomplis, recommander la mise à exécution des programmes, approuver les projets, ainsi que les budgets annuels, recommander, au besoin, des modifications visant à améliorer la mise en oeuvre d'ensemble du Plan, diriger le travail du Comité directeur.la consultation régionale Voici donc reconstituée la pyramide d'exécution prévue par l'Entente.Il convient de rappeler ici le rôle que jouera à tous les paliers la consultation régionale.Le travail du BAEQ s'était accompli dans un climat de collaboration particulièrement dynamique entre l'équipe de recherche et les organismes régionaux.Le lien, une fois établi, ne devait pas se relâcher, l'attention des populations non plus.L'Entente a reconnu formellement le Conseil régional de développement (CRD) comme l'organisme représentatif des populations.|| est spécifié également dans l\u2018Entente que le CRD travaillera en collaboration avec le Coordonnateur du Plan et l'Administrateur fédéral.En plus d'assumer une fonction de consultation auprès des structures de coordination du Plan, le CRD assume auprès de la population des fonctions générales de participation, d'animation et de représentation.De même, il demeure en relation étroite avec les organes d'exécution du Plan à tous les niveaux.Entre autres modalités, le CRD délègue deux représentants au début des réunions mensuelles de la Conférence administrative.le point Faisons maintenant le point des projets du secteur des péches dans la région-pilote.Disons avant tout que les réalisations se situent dans la ligne des orientations premières énoncées dans le Plan d'aménagement présenté par le BAEO : développement et rationalisation de la pêche hauturière, centralisation et industrialisation du secteur secondaire, aide à la pêche côtière dans ses aspects valables ou réorientation.projets en cours Nous référant à l'Entente de coopération signée en mai dernier, mentionnons les projets qui en découlent directement, ceux que vient d'approuver le Comité de liaison, l'organe de décision qui couronne les structures d'exécution créées à ce moment-là.Les plus importants se rattachent à la pêche côtière dont le marasme avait été signalé dans le rapport du BAEO.Ainsi, le recensement des pêcheurs côtiers, projet auquel on consacrera 27 800 dollars, permettra de cerner l'activité de la pêche côtière, d'établir les normes de l\u2019aide à lui accorder ou du mode de réorientation.À ce projet se rattache étroitement la création d'un groupe de coordination et de développement (44 300 dollars), chargé de coordonner et d'accélérer le développement des pêches, surtout côtières.De tous les projets adoptés, le plus important est sans contredit la formation d\u2019une équipe de recherche (241 800 dollars), qui se consacrera à développer l'exploitation de nouvelles espèces.L'équipe, composée de technologistes et de spécialistes de diverses disciplines, verra à réaliser les projets élaborés à la Direction des pêches par les Services de technologie industrielle et d'économie ; elle comprendra également des spécialistes en commercialisation.Au domaine du secondaire appartient un projet Important également: l'étude poussée de l'industrie du poisson frais et congelé, confiée à une firme de conseillers en administration (107 000 dollars).L'étude portera sur les méthodes de production, les coûts, l\u2019utilisation de la main-d'oeuvre, ses résultats devant permettre d'établir des normes de rentabiilté et d'améliorer l'efficacité des usines.Pour ce qui est de la transformation des infrastructures de la pêche hauturière, quatre projets à mentionner : le pavage des terrains avoisinant les usines de cap-aux-Meules aux lles-de-la-Madeleine et de Sandy Beach en Gaspésie et le terrassement au voisinage de celle de Paspébiac, en vue d'assurer la propreté des usines ; également la mise au point d'un plan directeur de développement à Paspébiac, en fonction des constructions actuelles et en prévision des installations futures de décongélation, de traitement du hareng, de mise en conserve.Le coût de ces quatre projets atteindra 145 000 dollars, dont 80 000 seront versés d'ici avril 1969.A Newport, on subventionnera la construction d'un aqueduc et d'un égout municipal en accordant à la municipalité une somme égale au coût actuel d\u2019approvisionnement en eau de l'usine, soit 357 661 dollars.D'autre part rappelons le travail amorcé dans les mois qui ont précédé la mise en place des structures d'exécution actuelles.Ainsi, la prime à la productivité, accordée en février dernier aux propriétaires de bateaux de rentabilité faible (évaluée à 200 000 dollars), les subventions à la construction de bateaux polyvalents et à l'achat d'engins adaptés à la pêche polyvalente (de l'ordre de 60 000 dollars), comme la prime à la diversification de la pêche côtière aux lles-de-la-Madeleine (évalué a 150 000 dollars), sont des mesures par lesquelles le ministère de l'Industrie et du Commerce a contribu directement à la réalisation des projetd préconisés par le BAEQ.De cet ordre également sont les importantes réalisations soumises à l'ARDA par le ministère de I'lndustr et du Commerce et approuvées par cet organisme : la formation d'équipes: de terre, groupes de travailleurs spécialisés qui prennent la relève des équipages à l'arrivée des bateaux (107 000 dollars) ; l'engagement d'un conseiller-comptable, dont le rôle consiste à initier les patrons de pêche: aux tâches d'administration et de gestion de leurs bateaux, et d'un coordonnateur des travaux qui resten à faire au complexe de Riviére-au-Renard.Un nombre aussi important de projets, mis en oeuvre a la fois, témoigne de la vitalité du mouvement amorcé et du dynamisme de ceux qu'on a appelés à le réaliser.Pour la première année de l'ODEQ c'est une réussite exemplaire.Lyf lt falcon son espe de nos C file du pois tsméf Jn ul aquele es dela tin defrlich A Off du Cana él Made Serie nial) flesen Uinpor An lu Gs nl sur sufout! nly Tous les {\u2018 Hs fois vilson i snd Mey Ugg bop Mette A nso Al pr lag.i Nous publiions dans un récent numéro de la revue (Actualités marines, vol.11, n° 2) les résultats d'une double enquête des Services techniques \u2014 maintenant Service de technologie industrielle \u2014 dirigés par M.À.Nadeau.L'enquête portait sur la qualité du poisson au débarquement et sur l'état des cales des chalutiers.C\u2019est dire que nous nous préoccupons au Québec de garantir la qualité du poisson offert aux consommateurs.L'article qui suit, rédigé par une spécialiste reconnue dans le domaine de la conservation des produits de la mer, est selon l'avis de M.Nadeau, « un exposé simple et à jour de l'état de nos connaissances sur les processus d'altération et de décomposition du poisson frais ou congelé.» Les méthodes décrites sont celles que l\u2019on utilise en général au Canada et que le Québec a adoptées.De fait, certaines méthodes, telle le dosage de la triméthylamine comme indice de fraicheur, ont été mises au point à l'Office de recherche sur les Pêcheries du Canada.M.Nadeau nous dit en outre que son Service a utilisé les mêmes critères généraux de qualité lors des enquêtes faites en Gaspésie et aux lles.L'importance que l\u2019auteur accorde aux études de qualité des produits frais correspond évidemment à celle qu\u2019ils ont sur |es marchés européens et surtout français.Si nous faisons de telles analyses de façon moins systématique, nous les faisons cependant toutes les fois qu'elles s'imposent; et nous utilisons évidemment largement les méthodes préconisées par Mile Soudan pour l'analyse des produits congelés.|| semble donc opportun de publier ici ce texte avec ceux qui mettent en relief les mesures prises au Québec pour protéger les consommateurs de coquillages.Des produits sains et de qualité, voilà l\u2019atout principal des mareyeurs et des poissonniers consciencieux que nous voudrions voir se multiplier chez nous.par Mile F.Soudan! Institut scientifique et technique des Pêches maritimes Paris La répugnance qu'inspire le poisson en voie d'altération est probablement l\u2019un des facteurs qui limitent le plus la consommation du poisson.La crainte d'absorber un poisson peu frais faute d'avoir su le reconnaître l'emporte chez beaucoup sur tous les arguments qui devraient incliner à manger davantage de poisson: aliment riche, digeste, bon marché, varié, etc.Cette crainte est entretenue par l'espèce de légende qui environne les choses de la mer.On ne va pas jusqu'à redouter la fin tragique des explorateurs qui ont consommé des poissons toxiques dans les îles des Tropiques, mais on rappelle volontiers les allergies et malaises attribués avec ou sans raison à l'ingestion du poisson.Les poissons vénéneux étant heureusement inconnus dans notre pays, la plupart des malaises susceptibles d\u2019être causés par le poisson sont dûs au manque de fraîcheur.Nous allons examiner le processus de l'altération et les moyens simples de la reconnaître dans le poisson habituellement dénommé « poisson frais » ainsi que dans le « poisson congelé ».Nous parlerons surtout du poisson de mer qui est de loin le plus abondant sur nos marchés.1.Article reproduit de la revue L'Information diététique, Tome IV, n° 2, avril-juin 1967, avec I'aimable permission de la rédaction. comment se manifeste l'altération du poisson Le poisson sortant de l'eau est essentiellement sain.Sa chair est stérile.La surface extérieure de son corps est peu souillée à moins qu'il ne vive dans les sables vasards très proches des côtes.Les germes bactériens qui se fixent sur le mucus de la peau et des branchies ainsi que dans le tractus digestif sont te plus souvent exclusivement d'origine marine.Ils sont anaérobies facultatifs, non pathogènes et se développent au mieux aux températures voisines de 5 degrés.Ils peuvent subsister normalement à des températures inférieures à O degré, mais leur activité se ralentit sensiblement: elle diminue de moitié environ en passant de 3 degrés à O degré.Lorsque le poisson est abandonné à lui-même, ces bactéries prolifèrent d'autant mieux que la température leur est plus favorable.Leur vitalité est telle que les germes d'autres origines ont peu de chance de se développer.Les germes pathogènes pour l'homme survivent d'ailleurs mal aux températures proches de 0 degré en usage pour la conservation du poisson.Les souillures de l'environnement : cales, coffres de halles, mains du personnel, provenant surtout du poisson, la flore microbienne du poisson jusque chez les poissonniers est à prédominance marine.Elle n'est pas dangereuse par elle-même mais certains produits de son métabolisme sont toxiques.Nous citerons parmi eux les bases dérivées des acides aminés: histamine, tryptamine, tyramine, putrescine, cadavérine, etc.D'autres comme l\u2019ammoniac, l'acide sulfhydrique, l\u2019indol, les acides gras, la triméthylamine, sont plus ou moins malodorants, mais sans danger.Ces produits se forment surtout aux dépens des produits de faible poids moléculaire : acides aminés, phospholipides, oxyde de 1.La température est exprimée en degrés centigrades.triméthylamine.Les glucides provenant du métabolisme normal des réserves musculaires qui servent de substrat à la croissance bactérienne donnent des produits comme les acides acétique, lactique ou pyruvique qui font partie des métabolites normaux de notre organisme.Les triglycérides ne sont pas touchés.Les très grosses molécules que sont les protéines sont dégradées lentement par les enzymes musculaires et participent très peu aux processus de l'altération.Elles demeureraient intactes plusieurs dizaines de jours si le muscle pouvait étre gardé aseptiquement, ce qui est évidemment irréalisable pratiquement.Puisque l\u2019altération du poisson est d'origine essentiellement bactérienne, elle se manifeste d'abord dans les régions du corps les plus contaminées naturellement: branchies, cavité abdominale, peau.Les branchies jouent normalement un rôle de filtre entre l'eau et le système circulatoire.Dès qu'elles deviennent perméables, après la mort, les très nombreuses bactéries retenues par le mucus qui les recouvre passent sans difficulté au travers de leur mince épithélium et se répandent dans tout l'organisme par l\u2018intermédiaire des vaisseaux sanguins.Traversant l'aorte _et les artérioles qui longent la colonne vertébrale et ses apophyses, elles dégradent les tissus alentour de sorte que le squelette se détache du muscle en y laissant une empreinte agrandie et rougie par les hématies.Dans certains cas où les bactéries en cause sont très protéolytiques, elles creusent dans le muscle des multitudes d\u2019alvéoles.L\u2019altération à partir de la cavité abdominale est rapide, particulièrement quand le poisson est en période de nutrition intensive.Les enzymes digestifs sont alors secrétés abondamment et chez le poisson mort, ils ne tardent pas a lyser les organes digestifs, le péritoine, voire la paroi abdominale.La nourriture ingérée étant elle-même chargée de bactéries est un foyer d'infection.W Les bactéries se répandent moins facilement à partir de la peau.Elles yu s'insinuent difficilement au travers du derme, plus ou moins épais, généralement couvert d\u2019écailles sur u face et d'une couche adipeuse sur syst l'autre.La peau peut être considérée wil comme une protection naturelle aussig ym bien après qu\u2018avant la mort, Elle doit of autant que possible gardée intacte.Te Syn pres Hur Par contre, il est avantageux d'éviscég, le poisson le plus tôt possible après la pêche ou tout au moins d'enlever }.\u20260 les branchies comme cela se fait dang vu; certains pays nordiques ou au Japonf|=\u2014 Il peut être utile de laver le poisson.Il est surtout recommandé de le garded à une température voisine de 0°.fet d'nplcal gande di comment apprécier » pet de leu l'altération du poisson.Pour apprécier l\u2019état de fraîcheur du [snd poisson, plusieurs méthodes peuvem de doser être employées : bactériologiques, bids physiques, chimiques, organoleptiqu fs bag A priori, les derniéres sont les plus #1000 commodes pour les diététiciennes.ERgulu cont aussi les meilleures.| bout Fine de Les méthodes bactériologiques (ede consistent a évaluer le nombre des His) microorganismes.Elles sont longues {ig et fastidieuses et peuvent difficilemen ji p mettre en évidence les propriétés many biochimiques des germes présents qui {tin sont au moins aussi importantes que \u2018lié leur nombre.| tip | may | Mur Les méthodes physiques utilisent les , \u201cact propriétés mécaniques, électriques of Hig optiques du corps: par exemple du et cohésion du muscle, résistivité du Hag muscle, densité optique du cristallin © bi, l'oeil.Elles ont ordinairement un chat ang hia Ts gor ton, ins 1 | DESCRIPTION COTÉE DES CARACTÈRES D'ALTÉRATION UTILISÉS POUR DÉTERMINER L'INDICE D'ALTÉRATION | i 1 Ele Aves: sg bl di Jess led Mag: ds | (Étude entreprise sous l'égide du Centre National de coordination des Études et Recherches sur la Nutrition et l'Alimentation) Extrait de Normes de fraicheur du poisson frais par F.Soudan, A.Daknof, J.Bazin, G.Chapel, Daspet, E.Seynave Annales de la Nutrition et de l'Alimentation, Vol.XI, 1957 Caractères observés 0 1 2 3 4 5 6 | Examen externe | pigmentation (*) Irisée Couleurs Couleurs Couleurs Terne Décolorée Grisâtre Peau chatoyantes vives.ternies | mucus Transparent Laiteux Opaque Grumeleux Jaunâtre ; épais teinte Pupille noire, Pupille plus Cornée opales- Pupille grise, Blanchâtre brillante terne cornée cente cornée jl Oeil ; transparente laiteuse affaissement Bombé Un peu affaissé Plat Concave au Très concave centre teinte Colorée Moins colorée, Se décolorant Jaunâtre Grisâtre Branchies brillante mate odeur Marine, algue Neutre Douçâtre Faibl.rance ac Altérée Putride Fétide gras inf (SH2 NHz) chair Pré-rigor Ferme Elastique Souple Mou Flasque Rigidité paroi abdominale Intacte Molle Fragile Perforée Examen interne Péritoine (°°) ; Intact Adhérent Non adhérent Déchiré Détérioré Lysé teinte le long Rose Rouge Brun Colonne vertébrale adhérence à la chair Se brise au lieu Adhérent Non adhérente Se détachant de se détacher facilement Examen après cuisson Odeur Algue Neutre Faible non Aigre, ac Ac.gras inf.Ammoniacale Putride vieillie lactique + sulfur.Saveur Spécifique Spécifique Perte de fumet Papier mâché Dougétre, un Amère, rappelant Nauséeuse renforcée peu amère SH2, NH; ap Nes fit i Japon Ig legos Ÿ, | eut: pel \u201c Ole?lis | ms () Y compris l'éclat des écailles éventuellement.(*\") Le cas échéant apprécier simultanément l\u2019état des viscères.d'application très limité en raison de la grande diversité des espèces de poisson et de leurs propriétés physiques.Les méthodes chimiques s'efforcent de doser tel ou tel produit formé par hydrolyse enzymatique ou sous l'action des bactéries.Le dosage des produits en voie de disparition est déconseillé, car faute de connaître le taux initial de la substance (dont on sait qu'il peut varier dans un large intervalle comme celui de tous les constituants du poisson) il est impossible de savoir à quel stade correspond le résultat 4 trouvé.Parmi les substances qui se forment au cours de l\u2019altération, certaines sont peu représentatives de l\u2018état réel du poisson: leur taux varie dans un intervalle trop étroit, leur formation est inhibée facilement, ou le pourcentage de microorganismes capables de produire ladite substance est trop faible.L'absence d'une substance comme l'acide sulfhydrique par exemple n\u2019est pas une garantie de fraîcheur alors que sa présence en quantité notable indique sûrement un poisson altéré.Le dosage global de plusieurs substances douées de propriétés voisines, théoriquement préférable à celui d'une substance isolée, est d'ordinaire peu sensible.Seuls les dosages de quelques composés particuliers comme l'hypoxanthine, produit de dégradation enzymatique des nucléotides, ou la triméthylamine, résultant de la réduction par les bactéries de l'oxyde de triméthylamine, permettent d'apprécier assez précisément et objectivement l'altération du poisson en raison de la régularité avec laquelle ils se forment dans une espèce donnée.Encore faut-il connaître la correspondance entre les états d'altération successifs et les résultats des dosages, c'est-à-dire qu'il faut recourir à l'examen organoleptique du poisson pour étalonner les autres méthodes de mesure de l\u2019altération.Des groupes de chercheurs en Grande- Bretagne, au Canada, au Danemark, en France, en Allemagne, ont tenté de normaliser l'examen organoleptique afin d\u2019en faire la méthode de référence ou celle d'usage courant.Elle est devenue officielle dans plusieurs pays.Le système français a été mis au point à l\u2019Institut scientifique et technique des Pêches maritimes avec la collaboration des services vétérinaires départementaux sous l'égide du Centre National d'Etudes et de Recherches sur la Nutrition et l'Alimentation (CNERNA).1! consiste à examiner successivement la couleur de la peau et son mucus, la couleur et l'affaissement de l'oeil, la teinte et l'odeur des branchies l\u2019adhérence de la colonne vertébrale et la teinte de son empreinte, la rigidité du muscle, l'état de la paroi abdominale et celui du péritoine, enfin l'odeur et la saveur de la chair cuite, en tout 13 caractères du poisson.Pendant l'altération, chacun passe par une série d'états qui ont été désignés par un qualificatif approprié.6 stades notés 0 à 5 ont été ainsi définis.|! suffit de transcrire pour chaque caractère la note correspondant à l\u2019état auquel il est parvenu, puis de faire la moyenne des 13 notes.Tant que cette moyenne est inférieure à 3,5, le poisson est consommable, au-dessus de 4 1l est à jeter.Ce système de cotation un peu compliqué en apparence a l'avantage de s'appliquer à un très grand nombre d'espèces.Partant de l'observation d'un nombre assez élevé de caractères, il permet entre eux une sorte de compensation qui élimine les particularités des espèces.|| peut être utilisé sans difficultés par toute personne capable d'observation objective et connaissant un peu le poisson.Il est appliqué couramment depuis une dizaine d'années pour trier le poisson débarqué à Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche français.Le système britannique se base également sur un examen avant et après cuisson.II note 7 caractères parmi lesquels l'odeur et le goût ont une importance primordiale.|| définit 4 qualités dont les 3 premières caractérisent les poisson consomables et la dernière les poissons à rejeter.Les systèmes allemand et danois plus simples s'en tiennent à l'examen à l'état cru des 5 ou 6 caractères (aspects de la peau, de l'oeil, des branchies, du muscle, consistance, odeur).Ils divisent eux aussi l'évolution en 3 ou 4 stades.La concordance de vue entre les experts qui ressort d\u2019une confrontation même sommaire comme celle-ci montre bien que l'examen organoleptique peut être objectif.Il est d'ailleurs de plus en plus employé pour juger de la qualité des denrées alimentaires.La confiance qu'on peut lui accorder a été discutée aux journées du CNERNA en 1965.altérations particulières au poisson congelé.C'est encore à l'examen organoleptique que nous recourerons pour juger de la qualité du poisson congelé, mais ici il n'est pas encore codifié.Les altérations qui se produisentdansle poisson congelé sont en effet plus chimiques que microbiennes et de ce fait elles varient un peu suivant les espèces.Un filet de morue congelé, par exemple, se détériore autrement qu'une sardine congelée.La congélation en solidifiant la majeure partie de l'eau inhibe toute vie microbienne.Les bactéries qui n'ont pas été détruites pendant la congélation ne peuvent se reproduire aux températures inférieures à moins 18° où le poisson congelé est conservé d'ordinaire.Les produits du métabolisme bactérien restent donc pratiquement au taux où ils étaient au moment de la congélation.Ce taux est d'habitude très bas puisque la majeure partie du poisson vendu congelé est préparée à bord des bateaux de pêche ou tout près des lieux de pêche.Pourtant l'expérience montre que le poisson congelé ne peut pas être gardé indéfiniment sans altération.Pendant l'entreposage, il perd peu à peu sa saveur propre, Il durcit et, s'il est gras surtout, il rancit.Ces transformations sont d'autant plus lentes que la température de conservation est plus basse, mais elles sont inéluctables.Elles sont dues essentiellement au -changement d'hydratation du tissu provoqué par la congélation.Lorsque le poisson est soumis à une température inférieure à \u2014 1°, ses liquides cellulaires commencent à se congeler, mais ils Ne seront complètement solidifiés quaux-environs de \u2014 50°.ll reste donc une phase liquide dans laquelle peuvent se produire des réactions chimiques, compte tenu de la concentration élevée du milieu et de la durée de conservation ordinairement très longue.La glace se forme d'abord à partir de l'eau des solutions intercellulaires qui, de ce fait, s\u2019enrichissent en sels.Il arrive un ot pias rts moment où l'eau est retenue plus fortement par les sels que par les protéines avoisinantes si bien que c'ef l'eau liée aux protéines qui se congèle ré L'équilibre électrostatique s'en noo efi changé ; des radicaux latéraux des concentré chaines protéiques privés de la gaine prié d\u2019eau qui les entoure normalement a aff plus ou moins d'abondance suivant | gist nature, peuvent réagir entre eux.gomme La protéine subit une sorte de alt condensation sur elle-même qui est bons appelée « dénaturation ».Elle garde hae pratiquement toute sa valeur nutritive, santa mais certaines de ses propriétés qe physiques, dont la solubilité et la résistance mécanique, sont modifiées Elle ne peut réabsorber l'eau qui lui é liée précédemment.Cette eau exsud du muscle lors de la décongélation et le poisson paraîtra insipide, sec et à la mastication, parfois pailleux s\u2019il fortement dénaturé.nissan Tageoies bord dur audi dsus ad mes qu La dénaturation touche plus été mé particulièrement la myosine, principa Maes, protéine des muscles.Elle est d'auta tes ip plus rapide que la températude négat loco est plus proche de 0°, d'où la nécessité #9 de garder le poisson congelé de mani continue à une température très Lot nettement inférieure à 0°: \u2014 20°, \u2014 3 tia si possible.He pe énbelag La dénaturation est activée par la Sensibley déshydratation qui se produit pendarÿ sy l'entreposage à basse température seffliméa un processus analogue à celui qui caf le givrage sur l'évaporation de nos Dita armoires frigorifiques ménagères.Elle Shy est efficacement limitée par un emballage étanche à la vapeur d'eau étroitement appliqué sur la surface du poisson congelé.Us som Mma Nita lo Unga La solidification du milieu cellulaire {lisg, a pour autre conséquence de favoris| fig, l'oxydation des graisses des tissus.|; D'une part, les lipides sont plus ou fy, moins libérés des associations lipidofiiy, ir Que Cons EN tr, Ndi lager Emer Siar êux 0 Wes {gage Wie Is a node quiu lb 2d hoe ue ours § protéiques ordinaires donc plus oxydables, d\u2019autre part, les enzymes oxydants qui gardent leur activité aux températures proches de 0° se trouvent dans la phase liquide résiduaire à des concentrations très supérieures à la normale.L'oxydation peut se produire en moins d'un mois dans des chairs grasses et riches en hémoglobine, comme sont les muscles de sardines et de harengs, si la température de conservation est insuffisamment basse.Elle touche les lipides et secondairement les constituants tels que certaines vitamines, la méthionine, la cystine.Elle se manifeste d'abord par un jaunissement de la chair le long des nageoires anales, sous le péritoine, au bord du muscle rouge dans la région caudale ; puis elle gagne tous les | tissus adipeux qui deviennent plus amers que franchement rances.Elle atteint même les chairs réputées maigres, comme la morue dont les rares lipides sont très oxydables, et leur communique des colorations # et des goûts anormaux.L'oxydation est favorisée par la déshydratation et le contact avec l'air.Elle peut donc être évitée par un emballage approprié.Elle est de plus sensiblement ralentie par la conservation continue à basse température.IE Oxydation et dénaturation sont donc subordonnées aux mêmes facteurs.Elles sont plus ou moins intenses ou prématurées suivant l'espèce congelée, son état physiologique au moment de la congélation, les conditions de congélation, d'entreposage, etc.Elles se manifestent un peu différemment suivant les espèces.Elles peuvent être limitées par les mêmes moyens.Elles sont minimes dans le poisson congelé, préparé et vendu Expériences culinaires à la cuisine expérimentale de la direction des pêches Crabes dans de bonnes conditions auquel la réglementation a réservé l'appellation « surgelé ».D'après ce qui précède, le poisson congelé paraît bien préférable au poisson « frais » du point de vue de l'hygiène puisque, étant à l'abri des altérations bactériennes pratiquement jusqu'à la consommation, il garde une composition très voisine de celle qu'il avait en sortant de l\u2019eau.|! est pourtant plus dangereux à certains égards.Ayant subi plus de manipulations que le poisson frais, surtout s'il est partiellement cuisiné, il peut être contaminé par des germes pathogènes de l'homme qu'on ne trouve guère sur le poisson frais.Certains, comme les staphylocoques, résistent fort bien au froid et survivent même à un séjour prolongé à \u2014 20°.Ils prolifèrent à nouveau dès que l'ambiance se réchauffe et ne sont pas détruits par la cuisson très brève qui convient à ce genre d'aliments.ll y a donc lieu de préparer et de conserver le poisson congelé suivant les règles d'hygiène applicables aux denrées périssables.|] est recommandé de le cuire à une température assez élevée.Au terme de cet exposé, nous voyons que le poisson est probablement l'aliment carné le plus sain dont nous disposions.Alors que les animaux a sang chaud portent des bactéries semblables aux nôtres et qui nous sont transmissibles, le poisson héberge une flore marine sans danger pour \"homme.S'il s'altère, ses caractères extérieurs changent assez pour qu'un observat un peu perspicace soit averti avant que le danger soit réel.Lorsqu'il est congelé, il est soustrait à l\u2019action des bactéries pendant tout le temps où la température demeure inférieure à \u2014 12°.Seuls ses caractèr gustatifs se détériorent lentement san que sa qualité hygiénique en souffre; ll est ordinairement conservé par le froid sans aucune addition de produit chimique.Le poisson est donc un aliment de choix qui peut être consommé sans arrière pensée par la majorité des consommateurs.IL fl rch ie 2 Lobes Jp dan).8 al {on hab a Cistunl molusqu ms ne cha odes blanche oral in les rissante: qu, avec Yyede| ou Palou aye Das auss Ia Pour Uneriche Hest conserve préparat ower Les Mye 00s es Krsqu'] are hy fits) sable Las Me ing py Wale veg, Ho Wèpn Unaure ing He, py Why, tony Ely i la toxicité des mollusques par Armand Lachance Service de technologie industrielle La Mye commune Mya arenaria ou Mye des sables (common soft shell clam), est le mollusque le plus répandu sur nos côtes, après la Moule.Son habitat s'étend du Labrador jusqu'au large de la Caroline du Nord.C\u2019est un bivalve, c'est-à-dire un mollusque dont la coquille est composée de deux valves jointes par une charnière.Cette coquille, de forme ovale et bombée vers l'extérieur, est blanche avec parfois une légère coloration noire dans la partie centrale, selon les populations.Elle est assez cassante et c'est une des caractéristiques qui, avec la forme, distingue notre Mye de Venus mercenaria, Mye ronde ou Palourde (hard clam ou round clam).La Mye commune, bien qu\u2019elle ne soit pas aussi estimée des gourmets que la Palourde, n'en représente pas moins une richesse naturelle fort appréciable.Elle est très goûtée sous forme de conserves ou encore dans la préparation des potages (c/am- chowder).Les Myes vivent enfouies dans la vase, sous le sable, et seul le siphon affleure lorsqu'elles sont recouvertes par la marée haute.La cueillette des Myes se fait à marée basse en fouillant j le sable et la vase avec une bêche.Les Myes se trouvent habituellement à une profondeur d'environ deux à quatre pouces et, en marchant sur les grèves, on peut facilement voir les trous créés dans le sable par le siphon qui aspire l\u2019eau à marée haute.Un autre coquillage de mer très répandu sur nos côtes est la Moule | bleue, Mytilus edulis L.(Blue mussel) ; | on la trouve sur les rivages de tous }les continents.Ces petites moules recouvrent littéralement les pilotis des quais, les creux des rochers et la toxicité des mollusques tous les objets, débris ou épaves que l\u2019on trouve sur les plages à marée basse.Elles envahissent même les bancs d\u2019huîtres.La Moule est, en général, beaucoup plus petite que la Mye et sa coquille de forme plus allongée est bleutée.Sa chair orangée est délicieuse et, pour plus d\u2019un amateur, supérieure à celle de la Mye.La Moule ne vit pas enfouie dans le sable comme la Mye, mais se fixe un peu partout, comme nous l'avons dit plus haut.La Moule commune comestible, Mytilus edulis L.(Common mussel), se retrouve partout dans l'hémisphère nord et, détail intéressant, tout comme les huîtres, donne de toutes petites perles.Les mollusques bivalves se nourrissent en laissant pénétrer de l\u2019eau dans leur cavité palléale.L'eau vient ainsi en contact avec les branchies qui extraient les aliments en suspension, Les nombreuses bactéries, les Protistes, les Diatomées, les oeufs, les gastrula, les larves de toutes sortes d'invertébrés ainsi que les algues microscopiques contenus dans l\u2019eau se retrouvent dans le tube digestif, mêlés à des grains de sable, à des particules de vase, à des fibres végétales ou autres détritus de natures variées.Chez les formes à siphon, comme la Mye, l\u2019eau subit cependant une filtration sommaire au niveau du siphon inhalant dont les papilles sensorielles interdisent l'accès dans le tube digestif aux particules trop grosses.Mais comment expliquer que ces mollusques puissent presque subitement devenir toxiques au point même de causer la mort?L'origine de l'intoxication est un organisme microscopique classé dans le groupe des Protistes, là où les règnes animal et végétal se confondent la toxicité des mollusques parfois ; ces microorganismes vivent en suspension dans l\u2019eau.Les biologistes nous diront que ces animacules se nomment Gonyaul/ax tamarensis et que ce sont des Dinoflagellés planctoniques.Quoi qu'il en soit de leurs lettres de créance, ces petits êtres portent en eux une substance empoisonnée que l\u2019on appelle toxine qui, présente en quantité dans l'organisme humain, provoque une forme d\u2019'empoisonnement dont les résultats vont du simple malaise de l'estomac et de l'abdomen E accompagné d'étourdissements, comme s'il s'agissait d\u2019une grosse indigestion, dans les cas les plus bénins, jusqu'à l'engourdissement ou à la paralysie qui mènent parfois à la mort.La composition du plancton animal et du plancton végétal, qui constituent le menu principal de tous les mollusques, est variable.Pour des raisons encore très mal connues, mais qui ne sont pas étrangères aux perturbations atmosphériques et aux variations subites de température qui amènent des déplacements E verticaux d'énormes masses d'eau, notre Gonyaulax tamarensis fera à certains moments son apparition en quantités considérables dans les eaux qui baignent les bancs de mollusques et constituera leur principale source de nourriture, d'où accumulation de toxine dans le système digestif du mollusque.Cette toxine, qui se manifeste si brutalement chez l'être humain, possède une caractéristique qui en rend la détection difficile : elle n'affecte pas les mollusques.II n'existe donc aucune possibilité de reconnaître les mollusques toxiques.Ni l'apparence, ni l'odeur, ni non plus la formation de taches sur un objet Bateau équipé pour la pêche aux coques (myes) Baie-des-Chaleurs \u201cpaie acquit sans ou \u201cons mn: ile \"eine ane une wi 0 Pi en argent, ni l\u2019utilisation de certains réactifs dans l'eau de cuisson, suivar de vieilles croyances populaires, ne permettent de détecter ou de combattre la toxicité.Même s'il est vrai que la cuisson des mollusques peut réduire la toxicité d'environ 70 pour cent, il n'en deme pas moins que ce qui reste de toxine lorsque la concentration est élevée, peut toujours causer une intoxicatio: si (520166 sérieuse. Passé 2* Côte-Nord S Sébaste RCI 3* lles-de-la-Madel NOTE non w= Mime De wv\u2019 jendement plus aisées : les heures bassées en mer tiennent compte, pn effet, de l\u2019habileté des patrons repérer les lieux de pêche.ous pouvons, à partir des statistiques ur les achats de carburant, établir avec précision, sur chaque chalutier de B2 pieds, le nombre d'heures passées en mer; ceci, à cause du fait que es 12 chalutiers, équipés de moteurs Burmeister & Wain, sont propulsés par des hélices à pas variable.Ce genre l\u2019hélice permet d'affirmer, sans grand isque d'erreur, que les moteurs onctionnent presque continuellement\u2014 en croisière et en chalutage \u2014 ju même régime et à la même buissance.Si tel est le cas, la onsommation horaire est presque Monstante.Jn moteur Burmeister & Wain, installé omme le sont ces moteurs dans es chalutiers de 82 pieds, moteur | 375 révolutions, développant 80 h.p., consomme 12.1 gallons l'heure.À partir de cela, nous avons pâti les statistiques d'heures de mer par bateau depuis 1964 (tableau 3).epuis leurs débuts à la pêche, on Wnregistre chaque débarquement des bateaux de 82 pieds sur une feuille dite euille de débarquement.Ainsi onnaissons-nous le nombre de oyages par bateau par année {tableau 4).bi nous divisons le nombre d'heures passées en mer par le nombre de oyages, nous obtenons une autre périe de statistiques : c'est le nombre l'heures passées en mer par voyage Atableau 5).\u2018est en 1965 que l'effort de pêche : Zi été le plus considérable.Les patrons _ pnt passé en moyenne 2 500 heures La moyenne d'heures passées en mer par voyage, qui était de 150 en 1964 et en 1965, tombe à 120 en 1967.Comment peut-on expliquer cela ?Les capitaines auraient-ils acquis une habileté et une connaissance telles des lieux de pêche qu'ils peuvent se rendre rapidement aux endroits ol se trouve le poisson ?Ou ne peut-on penser que les capitaines ne recherchent plus la morue qui est plus difficile à repérer que le sébaste ! Il est important d'élucider cette question parce que l'indice le plus palpable de l'augmentation de la productivité consiste précisément à diminuer les heures passées en mer par voyage, si l'on admet que les patrons de pêche ne reviennent que quand la cale est remplie.L'examen du tableau 3 nous surprend à cet égard.Il semblerait que les patrons n\u2019ont pas profité d'une certaine augmentation de la productivité.Sur une base annuelle, les heures passées en mer ont diminué depuis 1965! En 1967, les patrons ont fait un voyage de plus, en moyenne, qu'en 1965, bien que le nombre d'heures passées en mer aient été beaucoup plus considérable en 1965.La saison de pêche varie entre 225 et 250 jours par année.Au régime de 1967, soit 5 jours par voyage et 3 jours à terre, il est possible de faire dans une année de 28 à 32 voyages.Certes, il s'agit ici de chiffres ; il est entendu qu'on ne tient pas compte ni des conditions climatiques ni de la fatigue des équipages ; seuls les patrons de pêche peuvent juger si l'effort est suffisant.Mais entre la moyenne de 17 ou 18 voyages et la possibilité d\u2019une trentaine, il y a peut-être place pour une amélioration importante.quelques commentaires sur l'exploitation des chalutiers de 82 pieds Si au cours des années à venir nous réussissons à compiler avec précision les heures de départ et d'arrivée des chalutiers étudiés : les heures passées en mer, Il sera possible d'établir des comparaisons très valables.Que penser de l'utilisation des statistiques d'achat de carburant pour déterminer les heures passées en mer des années dernières ?Si nous rapportons sur un graphique ces deux variables nous obtenons la figure 1.La place occupée par chacun des points répond à une logique telle que nous croyons avoir raison d'utiliser ce procédé : les revenus sont en relation directe avec les heures passées en mer.De plus, nous constatons que dans certains cas, par exemple, 2 500 heures passées en mer ont donné en 1964, un revenu d'environ 30 000 dollars ; en 1965 pour le même temps les revenus montaient à 40 000 dollars ; en 1966 et en 1967, à environ 55 000 dollars.Ceci est tout à fait normal, puisque l'expérience acquise permet d'augmenter la productivité ; il aurait été surprenant de ne pas repérer des cas de ce genre.| est également évident que les patrons n'ont pas tous les mêmes possibilités d'augmenter leur production: d'où la présence de résultats différents, comme ce bateau qui a passé le même nombre d'heures en mer en 1964 qu'en 1967 et dont les revenus ont été quasi égaux (les points sur le graphique qui illustrent ce cas peuvent aussi être les coordonnées d'un chalutier c'ont le capitaine a changé).Construisons maintenant une série de statistiques permettant de voir les revenus réalisés par chacun des bateaux pour chaque heure passée en mer.C'est le tableau 6. Bien entendu, |es tableaux que nous présentons appellent des conclusions qui se rapprochent! Ici, dans le tableau 6, nous constatons que les douze chalutiers ont augmenté de façon très notoire leurs revenus par heures passées en mer entre 1964 et 1966 ; en 1967, ces revenus accusent une baisse.|! ne faut certainement pas s'attendre à ce que la productivité augmente jusqu'à l\u2018infini! A moins de faire des pêches miraculeuses ! Les revenus par heure atteindront un palier, sauf si l'équipement des bateaux est changé, Ou si de nouveaux agrès sont employés, ou si les lieux où se trouve le poisson sont mieux repérés, etc.Si les revenus horaires atteignent un palier, les revenus annuels dépendront du nombre d'heures passées en mer par année.On constate d'ailleurs que si les patrons de pêche avaient passé en 1967 une moyenne d'heures en mer égale à celle de 1965, ils auraient pu augmenter leurs gains de S21.40 x 400 \u2014 puisque la différence entre les deux années est de 400 heures (tableau 3) \u2014 soit une augmentation d\u2019environ 8 000 dollars.Enfin, un dernier commentaire auquel nous attachons beaucoup d'importance : depuis que l'on tente d'analyser les statistiques de fonctionnement de la flotte, on se butte au problème des patrons qui ont de piètres performances! Que doit-on faire des résultats de leur pêche ?Les inclure avec les autres et établir les moyennes arithmétiques tel que nous l'avons fait ici ?Les inclure avec les autres, mais prendre les médianes des statistiques ?Ici, il faudrait utiliser les résultats compris entre le sixième et le septième rang; la moitié des bateaux ont des résultats supérieurs à la médiane, l\u2019autre moitié, des résultats inférieurs à la médiane.Ou, troisième possibilité, éliminer carrément les bateaux qui ont de mauvais rendement \u2014 dans notre cas, les bateaux 1 2 et 7 \u2014 et prendre les moyennes arithmétiques des neuf autres.Le dernier choix est certes le plus valable : tel bateau a été arrêté durant plusieurs mois pour cause de réparation, il est inutile d'analyser ses pêches avec les autres.Cette méthode toutefois est assez difficile d'application! Si dans le cas de douze bateaux, il est facile de se prononcer, le problème devient complexe, s\u2019il s'agit de cinquante bateaux.Ainsi, apparaît-il plus simple et plus équitable d\u2019utiliser les médianes.Voici les résultats que nous obtenons dans les trois cas.L'utilisation de la méthode des médianes modifie sensiblement les caractéristiques de cette classe de bateau établies par la moyenne arithmétique ; c'est ainsi que la moyenne d'heures passées en mer pour 1967 n'est plus de 2 100, mais bien 2 300 ; les revenus sont \u201caugmentés, en moyenne, de 6 000 dollars par bateau! De fait, nous pouvons nous rendre compte, par l'examen du tableau 1, qu'il est plus juste de parler des revenus de cette classe comme étant, en 1967, d'environ 51 000 dollars et non de 45 000 dollars.conclusion La description que nous avons faite de la situation ne correspond peut-être pas à la réalité : les capitaines ne trouvent pas de morue, les producteurs, qui ont des difficultés à vendre du sébaste, ne l\u2019achètent pas, qui sait ?| \u201caf a Examinons toutefois les captures mensuelles de 1967 (tableau 8) : Nous constatons une chute si brutaleÿ: i dès le mois de juin, dans les débarquements de morue aux : lles-de-la-Madeleine, qu\u2019il est possibg i d'espérer une amélioration.Et de plus, nous croyons en la possibilité d'une plus grande amélioration si d'une part les producteurs annoncent, avant la saisd, leurs objectifs de production et si d'autre part ils acceptent la participation des patrons pour en fixe la planification. Cale de halage de Havre-Aubert Diures qu 4; ibn à Ux 881 Posy { 1 A 27 le i iT ant a A te nets Ev | 4 = our 8h ! af\u201d x \\ F = 3 i LN ; \u201cT1 see Sw - a i aT ~ EL \"1 EN « > \u2014\u2014y | = > = 7 * \u2014>d « à B ~ a \u2014 ee = ) ; » EL a N va HS - HS LE = ge 1 & = ï wat : + Re \u201ca = me = > Ë mer .hy Po (7% \u2026 yw + -~, whl \u2014 tn Vu em.el Wy __ = ~ 2.un = Vp ee - pe = ne R73 Fe = Lom, = \u2014\u2014 = - a SB = Ne AER Bg Pp ot ve 004 yo \u2014\u2014\u2014 Ti BS Ry _ A \u2014\u2014 5b té 00.\u20ac - : 4 YRS Wot Xe del 0e , LZ ar NX pT het WN b i A jal pL a chronique Réunion annuelle de l'ICNAF Londres, 26 mai \u2014 8 juin 1968 Participant: M.Yves Jean Directeur général des pêches Ministère de l'Industrie et du Commerce, Québec Membre de la délégation canadienne La réunion annuelle de la Commission internationale des pêcheries du Nord- Ouest de l'Atlantique (ICNAF) s'est tenue à Londres du 26 mai au 8 juin 1968.Les séances d'étude du Comité des recherches et statistiques et de ses divers sous-comités se sont poursuivies du 26 mai au 1er juin.Les réunions générales ont suivi, soit du 3 au 8 juin.représentation Quatorze pays, qui font la pêche dans le secteur nord-ouest de l'Atlantique, sont membres de l'ICNAF.Ce sont: le Canada, le Danemark, la France, l'Allemagne de l'Ouest, l'Islande, l\u2018Italie, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, l'Espagne, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis.De plus, la FAO, le Conseil permanent pour l'exploration de la mer, la Commission intergouvernementale océanographique, l'Organisation pour la coopération et le développement économique, le Japon et Cuba avaient délégué des observateurs.La délégation canadienne comprenait les trois membres officiels de la Commission : M.Needler, sous- ministre des Pêcheries du Canada MM.D.Pyke de National Sea Products de Lunenburg et Spencer Lake de Lake Fisheries de Terre-Neuve.Il y avait de plus dix conseillers, neuf du ministère des Pêcheries du Canada et de l'Office des recherches sur les pêcheries du Canada, et moi-même de la Direction des pêcheries du ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec.délibérations Plus de cent cinquante documents scientifiques et administratifs ont été soumis pour études et discussions.Il est évidemment impossible de résumer même brièvement tous les sujets traités.Me limitant aux points d'intérêt pour les pêches du Québec, je relève les themes suivants: A) L'effort de pêche (nombre de bateaux, de jours en mer, etc.) continue d'augmenter dans le secteur nord-ouest de l'Atlantique.Les prises totales de toutes les espèces de poisson augmentent également.Cette augmentation est toutefois due aux débarquements d'espèces nouvelles : argentines, grenadiers, hareng, etc.Les espèces traditionnelles comme la morue, l'aiglefin et le poisson rouge demeurent en général au même niveau ou encore, sont à la baisse.Les prises par unité d'effort diminuent.B) Les biologistes sont d'avis qu'il y a surexploitation de la morue dans le secteur 1 (Groenland) et de l'aiglefin dans le secteur 5 (Banc Georges).On a discuté des propositions visant à imposer des contingents pour l'aiglefin sur le Banc Georges, ou a limiter les captures de tous les pays a la moyenne des trois derniéres années.C) Dans le secteur 4 (Golfe Saint-Laurent et Bancs de la Nouvelle-Ecosse) les prises totales de toutes les espéces en 1967 ont été sensiblement moindres qu'en 1966, soit 679 000 tonnes métriques comparativement à 777 000 tonnes, une diminution de 18 pour cent.Les prises de morue dans ce secteur ont diminué de 4 pour cent, les prises fi d'aiglefin de 26 pour cent, les prises de poisson rouge de 18 pour cent.D'autre part, les prises de hareng ont augmenté de 10 pour cent.On attrib cette diminution dans les débarquements au fait que les navires européens ont moins pêché dans le secteur 4 et davantage dans les secteurs 1 (Groenland), 2 (Labrador) et 3 (Côte-Est de Terre-Neuve).D) Saumon.Depuis 1965, les prises de saumon dans le secteur côtier du Groenland se sont maintenues entre 1 200 et 1 300 tonnes.D'autre part, la pêche en haute mer au moyen de filets maillants a rapporté 300 tonnes additionnelles en 1967.E) Mailles de chalut.Le projet de modifications à la réglementation actuelle des mailles de chalut, à l'étuc depuis piusieurs années, a finalement été ratifié par tous les pays membres et entrera en vigueur au niveau de l'ICNAF le 21 septembre prochain.F) Loups-marins.Pour ce qui est des loups-marins, un examen des statistiques de captures pour 1967 indique que le quota pour le golfe est raisonnable et que les stocks se maintiennent à bon niveau.t | ateaux de pêche au homard \u2014 lles-de-la- adeleine \"Pre ea wy \u2014 Yop sf mm ° Sr\u201d 1.loll ont été 1% /) ES Se de.lonnes spé ert.Sect les prg Spr ! cent gy On ate A EL S \\ | pr Se pêché iy Ph Rene je dir 4 a a AL 7 te ne de LA & me ma E _ hcg rc = pe I SIT nn fier.Ts a > ps ee CE 2 22722 FE | fe Dé hE Oyen a gn 2 pee tt n aa \u2014\u2014\u2014 )l per bte = _ pt aon die ele SE pont To Qu am a e\u2014 po i #l É pdf it \u20ac Ig $ AL] i in iat A d a 5 lig i ad D SUE TE iy ji i rif i oh i! ps Le ve | .pr Ja 4 J ri hl AR ht fen i ii, ps vin fit fs ir: sic Sh gi i Ah ji A Ni 2 of u J ni - 5 > { is Hy i \u2014 Lrg nn i LL Pi 5 ht oh Z SA \u201c a; TRAN RTA om ORE on A) oo D) 2 RID i fr 1 TA ti Gt tr "]
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