Le pays, 14 février 1853, lundi 14 février 1853
[" 8 ; ù 5 , ; 8 .¢ i i A a = PR 1 PE\u201d EN 2 gd $ rg ara nas ABONNEMENT.Rdition ordinaire,.\u2026.2 O O, par année Idem de la semaine, .\u2026.\u2026.O 10 O, © © On peut s\u2019abonner pour sx mois, mais non pas pour une période de temps moindre.L'abonnement datera toujours du premier du mois.Le prix est invariablement payable tous les six mois et d'avance.Vol.II.\u2014 MONTREAL.LUNDI MATIN, 14 FEVRIER 1853.suivante.PRIX DES ANNONCES.Six lignes et au-dessous, 2s.Gd.pour la première insertion, et 7kd.pour chaque suivante.dessous, 3s.4d.pour la premiére insertion, et 10d.pour chaque suivante.e pour la première insertion, et 1d.par ligne pour chaque Dix ligne et au- Au-dessus de dix lignes, 4d.par ligne Tout ordre pour les annonces doit être fait par écrit.LIGNE D'HIVER \u201cEXPRESS.\u201d IGNE DE CHEMIN DE FER la plus ANCIENNE et la plus EXPÉDITIVE DE MONTREAL A NEW-YORK, ALBANY, TROY, SCHENECTADY, BUFFALO, CHUTES DE NIAGARA, HAMILTON, TORONTO ET L\u2019QUEST,\u2014non interrompue par la Diligence ou le Bateau à Vapeur, \u2014par les Chemins de Fer du Champlain et du St-Laurent, de Vermont Central, de Rutland et Burlington, de Suru- toga et Washington, et de la Rivière Hudson.Deux Trains Quotidiens Allant et Revenant.PREMIER TRAIN\u2014Laisse Montréal Sud à 11,00 A.M., arrive à Rouse*s Point à 1,00 P.M., {pour dîner) à Burlington à 4,15 P.M., à Rutland à 7,15 P.M.(coucher) ; laisse Rutland à 6,00 À.M., arrive à Troy à 10,00 A.M., à New-York à 4,10 P.M., via Chemin de Fer de la Rivière Hudson, joint à Schenectady le Train Express de New-York et Buffalo ou aux Chutes de Niagara le méme soir.\u2014Temps de marche, 21 heures; plus courte de vingt-un milles qu\u2019aucune gu- tre route laissant la Cité de Montréal.SECOND TRAIN\u2014Laisse Montréal Sud à 4,00 P.M., arrive à Rouse\u2019a Point à 6,00 P.M., (coucher); laisse Rouse\u2019s Point à 6,00 A.M., Burlinglon i 8,15 A.M., Rutland à 11,00 A.M., \u2018rroy 4 3,15 P.M., (diner); arrive & New-York a 8h.le riêrne soir; et à Buffalo on aux Chutes de Niagara à 6,00 le lendemain matin\u2014Temps des Chutes de Niagara & Toronto, 4 heures, Bägage narqué et exptdié a New-York, Buffalo, Alban , Troy et Shenectady.PR IX.\u2014Shenectady ou Troy.6,60 Albany.2.2.00ceunenc00e 6,75 Buffalo.vier inosnrerinan .12,50 Les meilleures informations seront données à POffice du Chemin de Fer de Saratoga et Washington, Quarré de la maison de Douane.On peut se procurer à POffice du Chemin de Fer de New-York, quarré de la Douune, des Billets pour aucune des places ci-dessus vie le Chemin de Fer de Montréal et New-York.W.H.STEVENS, x rent J.WHEELER, gents.7 fév.1570n peut se procurer a cet Office des PASSAGES POUR L\u2019AUSTRALIE.> MONTREAL A NEW.YORK ET BOSTON.SHENIN DR FEB CHAMPLAIN =» ST.-LAURENT.CHANGEMENT D'HEURES.COMPTER de lundi, le 31 de Janvier, jusqu\u2019à avis contraire, FPEXPRESS TRAIN laissera Montréal nvee les Malls et les Passagers, à 11,90 A.M., etira droit & Burlington, sans changer les chars\u2019 pour les passagers ou les bagages.Lis passagers pour New-York couehent à Troy ou 4 Rutland, et arrivent pour le train de 12,30 P.M, le jour suivant ou par le Second Train 4 4,30 P.M, Ceux pour Buston couchent i Northfield ou Ru- tland, et arrivent 4 1h.P.M.le jour suivant, Un Second Train laissera Montréal à 4h.P.M, couchera à Rouse\u2019s Point, et arrivera à New-York ou Boston le soir suivant.Les passagers pour Ogdensburg ou le Canada Ouest partent par le train de 11,30 A.M.et arrivent i Ogdensburg à 7h.le méme soir, évitant tous les retards, .Les trains de New-York et Boston arriveront à Montréal à 9,15 A.M.et 3,45 P.M, couune à présent.Les passagers trausportés en Sleighs à Montréal exempts de charges.P 5 W.A.MERRY, Secrétaire.Montréal, 31 janvier.103 ua GRAND CHEMIN DE FER JONCTION ST.LAURENT ETDEL'OTTAWA, AVIS.ST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ aux 4 ACTIONNAIRES de la COMPAGNIE du GRAND CHEMIN DE FER de JONCTION du Sr.LAURENT et de POTTAWA, que par une résolution des Directeurs, passée le DIX- SEPTIEME jour de JANVIER courant, une remière demande de DOUZE CHELINS et OUZE SOUS couraut par part de £12 10 chaque, étant au taux de cing pour cent sur le fonds capital souscrit, à été faite aux dits actionnaires, et est pavuble au bureau de la BANQUE DE MONTREAL, enlacité de Montréal, le ou avant le DIX de FEVRIER prochain, et une autre demande de DOUZE CHELINS et DOUZE SOUS courant, à été de la même manière faite et est PAYABLE à la même place, le DIXIEME jour d\u2019AVRIL prochain.WILLIAM F.COFFIN, Président.GEORGE F.COCKBURN, Trésorier et Commis, Montréal, 24 janv.-\u2014\u2014 Applications au Parlement.AVIS \u2018 1 ST PAR LES PRESENTES DONNE qwap- plication sera faite au parlement, durant sa session prochaine, en février prochain, peur un acte pour amender l\u2019acte incorporant la COMPAGNIE du GRAND CHEMIN de FER de JONCTION du Sr.LAURENT et de POTTA- WA, et pour étendre les pouvoirs de la dite Corporation.WILLIAM F.COFFIN, Président.GEORGE F.COCKBURN, \"Trés.et Commis.3 Montréal, 24 janv.VINS ! VINS! ! VINS ! ! ! PALE & GOLD SHERRY WINES.E SOUSSIGNÉ est préparé à prendre des ordres pour les \u201c SHERRIES\u201d célèbres de \u201cPATRICK GarvEY\u201d et \u201cMisa 1 BERTEMA- TI,\u201d livrables aux premiers arrivages du printemps.On pourra en goûter les différentes qualités et en connaître les prix sur application.Par ce moyen, on peut obtenir des vins purs de première qualité en tonneau et au plus bas prix.cs ordres sont respectueusement demandés.E.HAMILTON, Marchand de Vin.184, Rue Notre-Dame.20 Décembre.GIN.IGEON, SAUVAGEAU ET Ci.offrent à vendre à leur Bureau, No.105, rue des Commissaires, ou 4 leur Brasserie, (au pied du Courant Ste.Marie,) l\u2019article ci-dessus, qu\u2019ils peuvent recommander comme supérieur à tout autre qui aitété fait en ce pays.21 juin 1852.53 A VENDRE.10 Grosses 1 doz.®'ENCRE NOIRE.50 Grosses 3doz.\u2018 6 CIRAGE en PALETTE et LIQUIDE, HARDISTY er Cre.AUSSI.20 Grosses de BOUTEILLES A GINGEM- \u2018 HARDISTY kr CIE.AUSSI.NE PRESSE à SAVON\u2014Boîte à coup Ressort, Coins et Vis complet, pour savon barre et de goût.aa-32.HARDISTY ET Cix.22, rue Bouaventure 17 mai.au 38 CHEMIN DE FER DE CAUGHNAWAGA.minus du chemin de fer de Montréal et New- ork a 10, 20 A.M.traverseront le St.Laurent à Lachine sur le bateau à vapeur sûr et commode Le Champlain,\u201d et arriveront à la jonetion de Moer à 12.46 P.M, à temps pour le train d\u2019Og- densburgh à Rouses Poiut, de sorte qu\u2019ils peuvent atteindre Burlington ou Northfield dans la nuit, et Boston ou New-York le jour suivant.Les passagers pour Ogdensburgh et l\u2019Ouest, par le même \u2018Train et le même vaisseau, arriveront à Ogdensburg à 7h, P.M, Le vapeur \u201c Champlain\u201d n\u2019a pas perdu un seul voyage cet hiver.Lu Truverse u été ctest encore prompte et sûre.J.B.CULVER, Surintendant.27 Janv.à SR 45 AL CITANGEMLENT D'HEURES.CHEMINS DE FER MONTREAL & NEWYORK ET DE PLATTSBURGH & MONTREAL.KF-TOUJOURS EN OPERATION ENTRE MONTREAL ET PLATTSBURGH.ARRANGEMENTS D'HIVER.compter de VENDREDI, le 14 de janvier 1853 jusqu\u2019à avis contraire.TRAINS POUR LES PASSAGERS.Laissent Montréal pour l\u2019luttsburgh à 10.20 A.M.arrivent à 1.45, P.M.pour Ogdensburgh à 10.20 4.M, arrivent à 7.00, P.M.¢ Plattsburgh pour Montréal, à 1.22 P.M.arrivent à 4.50, P.M.pour Ogdensburgh à 7.30 A.met 1.22, r.M.arrivent à 1.OU, P.M., et à 7.UV P.M.Les Passagers à et de Lachine, Luissent Montiéul pour Lachine à 8.00 a.M., 10.20 a.M., 3.00 P.m., arrivent à 8.15 a.M., JU.35 A.M., 3.15 P.M, ¢ Lachine pour Montréal à 9.00, a.m., 12.00 at.4.30 P.Me, arrivent à 9,15 a.M, 12,15 P, M., À.50 P.M.Les Trains qui partent de Montreal à 10.20 A.M., s¢ rencontrent, a laJonction de Moer, avec le Train de 12.46 pr, m., d\u2019Ogdensburg pour Rouse\u2019s Point, Burlington, Rutland, Troy, New- York, Belluw\u2019s Falls et Boston.Aussi à la Jonction de Moer, avec le Train de Rouse\u2019s Point de 2.29 ».M., pour Ogdensburgh, arrivent à 7, UV P.M.Des Trains se relient à Plattsburgl à 1.45, M.pour Burlington, Rutland, Troy, New-Zork, Bellow\u2019s Falls et Boston ; arrivent à Troy à 11.OÙ P.M., à New-York à 12, 20 », M., et à Boston à 1.10 r.M.le jour suivant.Les \u2018Trains de retour\u2014Laissent New-York à 1.00 P.M.pour Troy et Rutland, où il faut loger.Laissent & 7.30 a.m.le jour suivant, pussent par Saratoga, Burlington, Plattsburgh, Jonction de Moer, et arrivent à Montréal à 4.50 p.310, Og- densburgh à 7.00 P.M.Les passagers trouveront cette route sans érale pour le comford et l\u2019expédition, offrant moins d\u2019occasions qu\u2019aucune autre aux fatigues et aux délais.Elle possède, en outre, l\u2019avantage [d\u2019une courte Traversée de seulement 8 minutes sur le Fleuve St.Laurent à Caughnawaga, où il ne s\u2019arrête jamais de glace et où l\u2019on peut traverser en tout lemps sans aucun danger.Des informations sitres, et des Billets peuvent être obtenus en s\u2019adressant au dépot de chemin de Fer à Lachine, ou à CHAnLES F.MucKLE, A gent.K3-Les Trains pour le frêt font chaque jour leurs courses régulières daus les deux suis, Pour les particularités, voyez le Tarif des Passages.ISAAC B.CULVER, Surintendant.9 at \u201c G Montréal, 20 Janv.1853.N.B.\u2014Les personnes désirant faire un voyage de plaisir à Plattsburgh et revenir, si elles sont au nombre de douze, peuvent avoir des Billets à moitié prir.CHEMIN DE FER DE RUTLAND ET BURLINGTON.ARRANGEMENT D\u2019HIVER.LIGNE DIRECTE POUR Bellows Falls, Brattleboro, Springfield, Har- ford, Keene, New-Haven, Fitchburg, Worcester, Lowell, Providence et Boston.\u2014AUSSI\u2014 LA ROUTE LA PLUS COURTE ET LA PLUS EXPÉDITIVE POUR Troy, Cité de New-York, Schenectady, Rome, Utica, Syracuse, Oswego, Rochester, Buffalo, Chutes de Niagara, Lewiston, Hamilton et Toronto.PREMIERE TRAVERSE, A 10, A.M.oF prend à St.Lambert, les Chars qui conduisent à Rouse\u2019s Point (diner); on laisse Rouse\u2019s Point & 1h.50 ; Burlington, à 43 ; Rut- land, à 7h.40; et on arrive à Troy à 11h, P.M.Départ pour New-York, le lendemain à 7äh.ar le CHEMIN DE FER DE LA RIVIERE IUDSON ; arrivéo à midi et demi.Les CHARS partent de TROY pour BUFF A- LO a 6h.A.M., et arrivent à 9h.P.M.i2Les Passagers pour Boston couchent à Rutland, partent le lendensain à 7h.A.M.arrivent à Boston, Worcester et Lowell, à 1h.P.M.2F>Des CHARS partent de MONTREAL viâ LACHINE, CAUGHNAWAGA et PLATTS- BURGH, à 11h.À.M.et rejoignent à Burlington, par le moyen du bateau à Vapeur, Je Train de 41h.mentionné ci-dessus.SECONDE TRAVERSE, 2.P.M.Les Passagers couckent à Rouses Point, partent le lendemain à 6h.A.M.vié Vermont et le Chemin de Fer du Canada, rejoignent à Burlington les Trains de 83h., arrivent à Boston, Worcester et Lowell, à 7h.P.M., à Troy, à 23h, P.- M., à New-York à 9h.P.M.; etd Buffalo, & 9h.A.M.le lendemain.Cette voie étant la Grande Route Méridionale de la Malle et de \u201c l\u2019Express,\u201d toute exagération dans les annonces serait superflue.Des Billets de Passage peuvent être obtenus aux Bureaux du Chemin de Fer de Rutland et de Burlington, sur le Quarré de la Douane, ou en s'adressant & STEPHEN Horr, ct dans les prin cipaux Hotels.H.BARNES, Agent, JOHN S.DUNLAP, Surt.C.F.R.Er B.80 déc.an\u201445 SALON AMBULANT G.MARTIN, DAGUERREOTYPISTE.Salles d\u2018Encan de Webb, au coin des rues Bleury et Craig.PGR pris à la lumière splendide du Ciel et garantis à l\u2019abri de foute altération.Groupes de deux jusqu\u2019à DIX pris ensemble avec une exactitude parfaite.Portraits des enfants pris dans la dixième partie d\u2019une minute, aussi naturels que s\u2019ils étaient vivants.Toute espèce de boîtes et de cadres toujours en main à vendre aux plus bas prix.Les Dames et les Messieurs sont invités à visiter ses échantillons.Les ressemblances sont saisies et prises aussi bien lorsque le jour est sombre que forsqu\u2019il est brillant.G.MARTIN.17 Janv.1 LITTERATURE.MARGUERITE DEUX AMOURS.(SUITE.) XVII, terais toujours l\u2019autre, pensa-t-elle ; ce qu\u2019i rai honnête, jouerai pas un rôle honteux.\u201d sont impossibles à tenir.suade que l\u2019ou a cédé à la force des closes eut le droit de pénétrer jusqu\u2019à elle.le monde.ler franchement.peler à Marguerile sa promesse, d\u2019Arzac ourdir le complot de famille qui devait chasser à jamais M.de La Fresnaye de la maison et assurer le repos de Marguerite.Dès que sa mère fut partie, Marguerite me n\u2019était point calmée.Un moment elle sespoir et ses angoises ; vait retenue.respect pour elle.\u201d elle allait faire pour éloigner ces deux hom- Etienne.perdu l\u2019espoir : il serait resté, c\u2019était choisir Robert.grande.sans sommeil, elle s\u2019endormit un instant rents, ni amis, elle était en sécurité.dragon ; ais il était sept heures et demi.Personne.sûr d\u2019être rentré pour l\u2019heure du danger voir une consigne.Mme de Meuilles venai personnage que d'abord elle ne reconnut pas puis l\u2019ayant vu près de la cheminée.\u2014 Vous, à cette heure ! s\u2019écria-t-elie.\u2014Je n'espérais pas vous voir, madame bien souffrante.chement\u2026 Marguerite croyait mentir, mais elle disai vrai: rien que la seule vue de Itobert Pavai rauimée et guérie.dangereux, dit-il.sement malade.-\u2014lètes-vous médecin ?me donner des conseils ?\u2014C\u2019est votre esprit qui souffre; ce wes Vous vous rendez sérieu de ne pas me consulter.\u2014Je n\u2019ai pas confiance.tra.« Ob ! mon Dieu, que va-t-il se passer tous deux ensemble.venait tous les soirs, ne venait pas justemen indifférentes ; elle aurait pu parler, elle!.étouflée, étranglée par l\u2019embarras, par Pé motion, la peur.té\u2026 Comme ils se détestent, c\u2019est effrayant d\u2019Arzac, fronça le sourcil avec impatience.rivales.Dés ce jour, la résolution de Marguerite fut prise : ne plus voir Robert, ne plus voir Étienne.\u201c Si je choisissais l\u2019un, je regret- y à de plus sage, c\u2019est de les fuir tous les deux : je serai bien malheureuse, mais je se- Cest l\u2019important, et je ne En amour, les résolutions héroïques sont toujours celles qu\u2019on adopte, parce qu\u2019elles Ou les prend, et Pon satisfait sa conscience ; ou les abandonne, et l\u2019on contente sa faiblesse : on se per- Marguerite était malade ; sa mère seule Cet évanouissement qui avait duré plus d\u2019une heure malgré les secours, avait inquiété tout Mine d\u2019Arzac commençait à s\u2019alarmer de cette situation plaisaminent romanesque dont elle affectait de rire, et elle accourut chez sa fille très décidée lui par- Mais, quand elle s\u2019approcha de Marguerite et qu\u2019elle remarqua sa pâleur, son accablement profond, elle comprit que la pauvre femme n\u2019était pas en état d'écouter des remontrances, et elle inagina d\u2019aller le soir même chez son beau-frère pour l\u2019engager à hâter le mariage de son fils et à vaincre les sentiments de fausse délicatesse qui empéchaient Etienne de rap- Mme d\u2019Arzac resta toute la journée près de sa fille, méditant silencieusement ce beau pro- Jet 5 vers sept heures, elle la quitta et s\u2019en alla sournoisement chez le vieux comte se remit à pleurer : sa Laine contre elle-mé- avait pensé à avouer à sa mère son dé- ; Mais la honte l\u2019a- Il'y a des choses qu\u2019on ne peut avouer & une mere, se disait-clle, par Mme de Meuilles se demandait comment mes qui l\u2019aimaient, et tout à coup, malgré ses lavmes, elle sourit à l\u2019étrange idée qui lui venait : c\u2019était de dire à Etienne qu\u2019elle aimait Robert, et à Robert qu\u2019elle aimait Mais ce moyen, outre qu\u2019il lui semblait contraire à so dignité, était encore dangereux : Etienne se serait découragé et serait parti ; mais Robert n\u2019aurait pus Par le fait, Ba perplexité était Marguerite avait quitté sa chambre à coucher et elle était étendue sur un canapé dans son salos.Fatignée de cetle longue nuit Comme elle avait bien recommandé qu\u2019on ne lais-ât entrer personne chez elle, ni pa- Oh ! si quelqu'un était venu à l'heure habitueile des visites, on l\u2019eût renvoyé impitoyablement : le valet de chambre, à qui avait été donné cet ordre exprès, aurait fait son devoir en qui est-ce qui pouvait venir à cette heure-là 7 Aussi le grave valet de chambre était allé dans le voisinage faire une petite visite, une course d\u2019un moment; il était bien et il avait laissé à sa place un jeune étoudi qu\u2019il n\u2019avait pas même jugé en état de rece- à peine de s\u2019endormir, qu\u2019elle fut réveillée par une voix qui annonçait avec pompe un je venais seulement demander de vos nouvelles : on m'a dit ce matin que vous étiez \u2014Je suis beaucoup mieux, reprit-clle sè- \u2014Vous jouez, croyez-moi, un jeu très prétentez-vous pas un médecin qu\u2019il faut pour vous soigner, c\u2019est un philosophe, et moi qui vous parle, je suis un excellent philosophe ; vous avez tort \u2014Ah! si vous n\u2019aviez pas confiance, vous me consulteriez ! dit-il avec une légère fatuité, mais avec une malice pleine de grâce.Elle allait répondre, quand ILitienne en- que vais-je devenir ?pensa Mme de Meuil- les.Quelle fatalité ! je me promets de ne revoir jamais ni l\u2019un ni l\u2019autre, et les voilà Ensemble, ces deux homines qui se détestent\u2026 quel supplice ! Ile tremblait, elle était horriblement in- quiéte.Autre fatalité : Mme d\u2019Arzac, qui ce soir-là où sa présence aurait été si utile à sa fille : elle l'aurait aidée daus cette situation pénible ; elle aurait causé de choses Enfin, pour comble de malheur, ils se trouvent chez elle, ensemble, précisément le jour où elle est malade, où elle n\u2019a pas la force de vaincre son trouble et de les dominer eux-mêmes par «a volon- Etienne, en entrant dans le salon, lança à Robert un regard de haine qui fit tressaillir Marguerite, Robert, en apercevant M.Cette rencontre avait quelque chose de dramatique, de prédestiné ; on sentait un orage menaçant dans le choc de ces deux passions Puis, tout-à-coup, Etienne, après avoir reproché à Marguerite.sa ernauté\u2014 elle avait refusé de le recevoir le matin\u2014 Étienne, le farouche, le jaloux Iitenne, s\u2019a=| brillant, plus étincelant que jamais.dressant à M.de La Fresnaye avec une politesse charmante, lui demanda si sa petite sœur s\u2019accoutumait au séjour de Paris et si elle parlait toujours ce petit langage mo- tié anglo-français, qui lui plaisait tant à comprendre.Et M.de La Fresnaye, Por- gueilleux, l\u2019insolent Robert, lui répondit avec une cordialité non moins aimable que sa sœur s\u2019amusait beaucoup à Paris, et qu\u2019elle n\u2019avait pas oublié ce joli petit charabia que M.d\u2019Arzac voulait bien appeler un langage.« Ce que j'ai découvert avec plaisir, ajouta M.de La Fresnaye, c\u2019est que la | signorina est déjà très bonne musicienne, et je compte la faire travailler sévèrement.\u201d Alors ils se mirent tous les deux à parler musique en amateurs éclairés; ils étaient presque toujours du même avis, et, chose singulière, ils avaient les mêmes préférences pour les mêmes maîtres : On n'avait jamais vu deux êtres plus parfaitement d'accord.C'était une véritable tierce majeure: on l\u2019entendait vibrer.|.Marguerite n\u2019y comprenait plus rien ; elle les observait avec une attention inquiète, ne pouvant pénêtrer le mystère que cachuit ce changement subit dans leur ton et dans leurs manières.Un soupçon l\u2019avertit : elle prin Etienne de lui donner un petit coffre gothique qui était sur sa table à ouvrage ; elle prit un snc de bombons dans ce coffre pour motiver le désir qu\u2019elle avait éu de Pouvrir, puis elle se regarda furlivement dans la glace qui était sous le couvercle.Oh! cette entente si prompte lui fut Lien vite ex- pliquéc : elle était affreusement changée et avait une mine effrayante.Cette nuit de larmes, cette fièvre qui l\u2019agitait eucore, avaient altéré ses traits visiblement ; elle reconnaissait sa physionomie de malade qu\u2019elle avait eue deux mois auparavant et qui présageait de grands dangers pour sa vie, \u2014C\u2019est cela, pensa-t-elle ; ils ont pitié de moi, et elle rendit à Etienne le cofire qu\u2019il lui avait apporté.En le posant sur la table, Etienne aperçut son album et ses crayons, ct, tout en causant il se mit à dessiner.\u2014Ma cousine, dit-il, je sais pourquoi vous êtes malade, et je vais vous guérir ; vous avez une passion cachée au foud du cœur, que vous ne voulez pas avouer ; je vais vous jouer le tour qu\u2019on a joué à Stratonice : je vais vous offrir le portrait de voire idole, et il faudra bien, à sa vue, que vous vous trahissiez.Etienne, en quelques minutes, fit la caricature d\u2019un grand officier suédois arrivé depuis peu à Paris et dont tout le monde se moquait pour son élégance exagérée.La caricature, très bien dessinée, était frappante de ressemblance.Il l\u2019apporta à Marguerite.\u2014Attendez, dit-en plaisantant Robert, laissez-moi obser 7er les impressions de Stra- tonice ; j'aurais même le droit de compter les pulsations, mais ce n\u2019est pas dans mon système.Et il attacha sur Marguerite des yeux pénétrants.A Taspect de cette caripatuig, Marguerite se mit & rire, Etienne et Robert se - regardérent d'un air Qintelligence.\u2014Ce n\u2019est pas lui, dit Etienne ; recommençons l\u2019épreuve.Robert prit le erayon a son tour ct fit un portrait exact, ce qui se trouvait &tre naturellement une caricature, d\u2019un de nos vieux élégants, le plus jeune dans ses ridicules.Robert n'avait pas le talent d\u2019Etienne ; +| son dessin était naïf, et même sauvage : mais la caricature était si spirituelle, la pose gamine du vicillard était si comique, qu\u2019E- tienne en fut enthousiasmé : ct ils passèrent ainsi une heure à dessiner toutes sortes de » figures plaisantes, souvenirs de personnages grotesques à la mode en ce moment ; ils les montraient à Marguerite qui les nommait t| aussitdt, tant leur nage était fidèle.Pendant qu\u2019ils dessinaient, qu\u2019ils causaient, qu\u2019ils riaient ensemble, Marguerite les regardait ; avec émotion, et peu à peu un attendrissement invincible lui serraif le cœur.1} était déjà assez tard.On servit du :|thé.Marguerite voulut se lever et remplir ses devoirs de maîtresse de maison; snais ses hôtes s\u2019y opposèrent ; \u2014Îls allaient faire le ménage, disaient-ils.ls apportèrent la tible près du canapé sur lequel elle était étendue.ti \u2014Moi, dit Etienne, je fais le thé comme t une jeune miss\u2026 comme la Lucile de Co- RINNE, \u2014 Moi, dit Robert, je fais les tartines ~ comme la Charlotte de WERTHER, \u2014Voila un thé bien littéraire, dit en souriant Marguerite.\u2014-Ah! s\u2019écria Etienne en posant sa tasse t| de thé sur le plateau, ne mettez pas de cette crême ; elle est détestable.\u2014Envoyez-en chercher, Etienne, Marguerite, sonnez ! \u2014C\u2019esl inutile, madame, dit en riant M.de La Fresnaye ; à cette heure, il n\u2019y a plus dans tout Paris que du lait rose : c\u2019est heure des compositions chimiques.\u2014Rose! rose ! dit Etienne ; j'en ai vu de bleu.»| \u2014Clest rare, reprit Robert ; on obtient difficilement cette teinte pour de la crême.\u2014Ah! si 'Fhéophile Gauthier vous entendait !.\u2026 il dirait que vous êtes bien une véritable jeune miss! TH prétend que les jeunes Anglaises ne mettent jamais que du brandy dans leur thé ; que, la crême, c\u2019est pour les étrangers : elles offrent de la crë- t]me aux hommes, dit-il, mais elles.elles mettent de Peau-de-vie.\u2014Avec votre vilain rhum, vous allez me griser, dit Marguerite.«| \u2014N\u2019ayez pas peur, ma cousine, je suis dit Elle n\u2019aurait pas été, comme Marguerite, |Jà.dit Etienne avee finesse.«|.\u2014t moi aussi ! reprit Robert.Et ils se mirent à rire tous les trois de ret- te situation si comique, ct cependant si grave.Tout en prenant leur thé, ils disaient mille folies pour amuser Mme de Meuilles.Robert racontait toutes sortes d'histoires, jeu- !|nes et vieilles, qui l\u2019aidaient à soutenir la conversation : quand on est embarrassé, on devient très anecdotique.La conversation d\u2019une maîtresse de maison inquiète qui veut » feire bonne contenance ressemble à un recueil d\u2019historiettes varices : c\u2019est une espèce ana ; et M.de La Fresnaye, sentant son esprit se troubler dans cetle contrainte vio- lebte, appelait à son secours l\u2019esprit de ses amis.Il raconta que Balzac avait diné chez lui la veille, et qu\u2019il avait été plus ~=11'nous a bien amusés avec le récit de son voyage en Autriche.Quel fea! quelle verve! quelle puissance d'imitation ! C'était merveilleux.Sa manière de payer les postillons est une invention ravissante qu\u2019un romancier de génie pouvait seul trouver : Jétais très embarrassé à chaque relais, di- sait-il.Comment faire pour payer?je ne savais pas un wot d\u2019allemand, ct je ne connaissais pas la monnaie du pays.C\u2019était très difficile.Voilà ce que j'avais imaginé.J'avais un sac rempli de petites pièces d'argent, de kreutzers\u2026.Arrivé au relais, je prenais mon sac; le postillon venait à la portière de la voiture ; je le regardais attentivement entre les deux yeux et je lui mettais dans la main un kreutzer\u2026 deux kreutzers.\u2026 puis trois, puis quatre, ete, ete.jusqu'à ce que je le visse sourire\u2026 Des qu'il sou- viait, je comprenais que je lui donnais un kreutzer de trop\u2026 vite je reprenais ma pièce, et mon homme élait payé.\u201d \u2014C'\u2019est charmant, dit létienne, mais c\u2019était dangereux : un postillon triste et misan- thwope l'aurait volé.\u2014Non, reprit Robert, les misanthropes sont honnêtes : c\u2019est pour cela qu\u2019ils sont inisuntlwopes ; mais, ce cher Balzac, cette histoire le peint tout entier ; il s\u2019était dit : \u201c Je ne comprends pas l'allemand, je ne connais pas la monnaie du pays; mais je comprends le cœur humain, mais je connais le langage de la physionomie qui est le même dans tous les pays.\u201d Et il avait su se faire un dictionnaire, bien plus, un agyromè- tre, du sourire imprudent et naïf d\u2019un postillon allemand.\u2014Aviez-vous Méry 7 demanda Etienne : quel esprit merveilleux ! \u20141l n'est pas a Paris; sans cela.Mais nous avions Cabarrus, un esprit charmant aussi plein de vivacité, de trait, de finesse.\u2014Je le connais; c\u2019est un homme fort distingué.\u2014II nous a raconté un mot ravissant de Montrond que je ne savais pas.Montroud demandait à un banquier millionnaire de lui prêter de l\u2019argent ; le banquier lui répondit qu\u2019il n'avait pas d\u2019argent : propos de millionnaire bien connu.\u201c Comment ! vous osez me dire que vous n\u2019avez pas d'argent ?\u2014I£h ! sans doute.(Quand on est dans les affaires, si riche que l\u2019on soit, on n\u2019a jamais d\u2019argent.Vous, mon cher Montrond, vous ne savez pas ce que c\u2019est que les affures.\u2014Les affui- res! reprit Montrond; eh! si, vraiment je sais très bien ce que c\u2019est que les allaires ; les affaires c\u2019est l\u2019argent des autres ! \u201d Ils causaient ainsi avec une bienveillance presque affectueuse ; mais Mme de Meuilles ne les Écoutaut pas ; son émotion allait toujours croissant : plus ils riaient, plus elle sentait les larmes lui venir aux yeux.Cette violence que s'inposaient, par pitié pour elle ces deux jeunes gens si pleins de passion et de colère ; ce courage qu\u2019ils mettaient tous deux à suspendre leur lutte, à contenir leur haine, pour lui laisser un jour de repos ; cette harmonie passagère, cetle trève qu\u2019ils obtenuient de leur rivalité menaçante, lui paraissait une si grande preuve de dévouement et de tendresse, qu\u2019elle était pénétrée de reconnaissance ct d\u2019admiration.Comme elle les trouvait nobles, bons, généreux !.Elle se sentait moins coupable.Ils la plaignaient\u2026 ils n\u2019étaient donc pas indignés contre elle.Ils avaient pitié de sa souffrance.ils reconnaissaient donc qu\u2019elle était leur victime.ce n\u2019était donc pas clle qui avait tous les torts.et, dans leur amour si sincère, si pur, si dévoué, si généreux, il y avait peut-être une excuse ! 1ls parlèrent voisinage de campagne, comédie de société.ltienne avait vu jouer dernièrement un monsieur très ridicule qui l\u2019avait fort diverti.Ce monsieur prêten- tieux remplissait un rôle de marquis dans une pièce du temps de Louis XV.Après avoir jeté avec une grande insolence un mot à effet en levant le pied droit d\u2019un air fat et charmant, le marquis avait voulu, selon l\u2019usage, lancer son chapeau sous son bras gauche par un geste plein de grâce et d\u2019impertinence\u2026 mais le chapeau, lancé d\u2019une main trop vigoureuse, avait dépassé le but et s\u2019en était allé tout au bout du théâtre, qui était très petit, ouvrit la porte du fond, et il était parti.tout seul.La porte s\u2019était refermée niturellement, et le marquis était resté en scène, fort stupéfait de cette sortie inattendue de son chapeau.; \u2014Ob! dit Robert en riant, une sortie qui n\u2019est pas motivée !\u2026.c\u2019est une grande faute au téâtre |.\u2014Ce monsieur, dont j'ai oublié le nom, jouait avec une dame nou moins ridicule, une Mme 11.\u2014Je la connais! interrompit Robert.Oh! quelle femme! quelle collection de prétentions ! Eh bien! peut-être qu\u2019en jouant la comédie elle est naturelle ! \u2014Non, elle est insupportable! Elle roule des yeux, clle tourne une bouche précieuse et sotte, et elle grassaye ! \u2014Oh! que c\u2019est ennuyeux, unc femme sentimentale et triste qui grassaye lL.¢a fait une voix de potichinelle mourant qui vous agace les nerfs.Cependant, je pardonne tout à cette brave Mme 11.: elle nous a tant amusés cette année! Je lui dois les plaisirs de mon été.Elle vient d\u2019acheter un château aux environs de Mazerat, et elle est allée faire des visites chez tous ses voisins de campagne.Mme de Rochemule va un matin lui rendre sa visite ; elle arrive : elle la trouve dans son salon avec une petite fille de huit ans, assez belle.* Quelle jolie enfant, dit Mme de Rochemule ; c\u2019est votre fille 1\u2014Non, ce n\u2019est pas ina fille, répond Mme 11.C\u2019est votre nièce, allait dire Mme de TRochemule.\u201d Mais Pautre reprend : \u201c Ce n\u2019est pas ma fille; c\u2019est un ange que Dieu m\u2019a donné pour m'aider à supporter les peines de cette vie.Vous ne savez pas, madame, ce que cette aimable créature me disait l\u2019autre jour?Je la priais de voir quel temps il faisait.Elle s\u2019approcha de la fenêtre.\u201c Ma mère, dit-elle, il fait beau !.\u2019 Je w\u2019apprétais a sortir, je vis qu'il pleuvait.«Pourquoi, Flavie, lui ¢ dis-je, m\u2019as-tu dit qu\u2019il faisait beau ?.\u2014A h ! \u201c ma mère, m'a-t-elle répondu avec son air \u201c angélique, c\u2019est qu\u2019il me semble qu\u2019il fait \u201c beau : quand vous êtes 13, il n\u2019y n pas de \u201c nuages pour moi dans le ciel,\u201d Eh c\u2019est délicieux ! parfait ! dit Etien- ne en riant de bon cœur.\u2014Ce n\u2019est pas tout, continun Robert.Mme de Rochemule revient à Mazerat, et elle nous raconte cette stupidité.Nous en sommes heureux.\u201c Cela me fait penser, dit une amie de Mme de Rochemule, que je lui dois aussi une visite, à cette dame ; j'irai No.9.la voir jeudi.\u201d \u201cŸMe y va.Elle la trouve toujours dans son salon avec la petite aux nuages, et, sans y entendre malice, elle lui dit : * C\u2019est votre fille, cette belle enfant1\u201d L'autre de répordre : \u2018 Non, ce n'est pas ma fille ; c\u2019est un ange que Dieu m'a donné pour m'aider à supporter les peines de cette vie.Vous ne savez pas, madame, ce qu'elle me disait Pautre jour?\u201d Iitla voilà qui recommence l\u2019histoire de la pinie et le not des nuages dans les mêmes termes et avec les mêmes grimaces.L\u2019amie de Mme de Rochemule revient à Mazerat, et elle raconte que Nime FL.n\u2019a pas fait de nouveaux frais pour elle et qu\u2019elle lui à répété sans en rien changer la phrase de l\u2019ange, du nuage, ete, etc.«Il faut que j'entende cette phrase-là aussi, dis- Je alors, j'irai demain â.\u2026.\u2014Je vais avec loi, me crie Georges de Pignan.\u201d It le lendemain nous partons tous deux à cheval.La dame était dans le salon, la petite fille aussi à son poste ; je prononce franchement la question magique : \u201c C\u2019est votre fille, cette Jolie enfant!\u201d La dame répond aussitôt comme un automate poussé par vn ressort : és Non, ce n'est pas mu fille; c'est un ange que Dieu in\u2019a donné, ete,Ôete.\u201d Puis elle arrive à ceci : \u201c Vous ne savez pas, monsieur, ce qu'elle me disait Pautre soir 1.\u2019 Si, je le sais, pensnis-je en regardant Georges de Pignan.Mais voilà le jeune fou qui poulle de rire et qui s'enfuit dans le jardin.Elie wa dit fe fameux mot des nuages, et je l\u2019ai beaucoup admiré.Alois cette stupide histoire s\u2019est répandue dans le pays, et tout le monde est allé voir Mme IL.pour se faire dire ces deux superbes phrases ; et quand elle commençait cetle-ci ; \u201c Vous ne savez pas ce qu'elle me disait\u2026\u201d\u201d c'était un désarroi complet : les jeunes filles s\u2019enfay- aient ; les jeunes gens jelaient des livres el des lettres par terre; ils inventaient toutes sortes de moyens pour prétexter ou cacher leur fou rire.Celi a dure deux mois, et elle ne s'est aperçu de rien, si ce n\u2019est de l\u2019empressement qu\u2019ou avait mis à lui rendre visite ct de la bienveillance avec laquelle on l'avait accueillie dans la contrée.Mais vous avez dû la voir à la Villeberthier.\u2014let certainement, dit Etienne, c'est ce qui m'amuse tant.elle nous a dit cette meme phrase.\u2014C'est exeellent!.A vous aussil.C\u2019est bien lu treizième fois.ct on accuse cette fenune-là de faire des phrases.quelle injustice ! Ta malheureuse n\u2019en fait qu\u2019une, et elle la fait servir longtemps.Us regardèreut tous deux Marguerite pour voir si elle riuit.Ils restèrent saisis d\u2019étonnement : Pémotion de Mme de Meuil- les avait êté plus forte qu\u2019elle ; son visage était Laigné de larmes.Llle pleurait malgré elle, elle pleurait de leur courage, elle pleurait de leur gaité.\u2014Ali bien ! si vous pleurez, ce west pas la peine, s\u2019Écria létienne avec amertume.Ce mot trahissait sa pensée.\u2014J'ai mal aux nerfs, dit Marguerite d'une voix très douce el avéc un sourire charmant qui demandait pardon pour ses lar- Mmes.\u2014Nous allons vous laisser vous reposer, dit M.de La Fresnaye.Ce zwus amical qui joignait deux ennemis était étrange.Marguerite était contrariée de l\u2019idée qu\u2019ils allaient partir ensemble ; elle craiguait que cette comédic bienveillante ne se chan- geût en une explication querelleuse quand elle ne serait plus là.Que faire?Elle ne pouvait Cloigner l'un et retenir l\u2019autre ; il fallait se confier à eux et tout espérer de leur respect pour elle.\u2014Bonsoir, madame, dit M, de La Fres- naye ; j\u2019enverrai savoir demain de vos nouvelles, muis à une lieure convenable ; je ne ferai pas comme Mme de Branne qui envoie à aninuit chez les malades : clic réveille toute la maison et cause un trouble affreux.Cependant, l\u2019autre jour, pour un de mes amis, cuite grande rumeur a produit un très bon effet.Lille à amenô une crise qui l\u2019a sauv&! Aussi il préteud qu\u2019il duit la vie à Mme de Braune.\u2014Quelle folie! dit Marguerite.\u2014 Bonsoir, ma cousine, dit ltienne.Si demain vous souffrez encore, faites venir votre médecin, sérieusement.U lui donna une poignée de inain, ouvrit la porte et sortit.\u2014Faites demander votre philosophe, lui dit tout bas lAobert ; j'ai envie de faire graver sur une plaque à mia porte : \u201c Sonnette du philosophe,\u201d et vous in'enverrez chur- cher toutes les fois.\u2014Que je m\u2019ennuierai, interrompit-elle en élevant la voix pour qu\u2019Etienne l\u2019entendit, car vous êtes le plus aimable rieur que je connaisse.\u2014 Allez, c\u2019est beau à moi de rire aujour- d'hui\u2026 \u2014Je le sais, dit-elle.Et elle se repentit d\u2019avoir dit cela : c\u2019était avouer qu\u2019elle devinait sa souffrance, c\u2019était raconter son amour.Robert rejoiguit Etienne dans l\u2019antichamn- bre, et tous deux s\u2019observèrent avec inquit- tude.Ils Ctaient redevenus tristes et soucieux, n\u2019ayant plus personne à distraire.Ils descendirent ensemble l'escalier sans se parler ; mais l\u2019un ct l\u2019autre avaient la même pensée.Litienne se disait : \u201c Il est frappé aussi.il la trouve, comme moi, bien malade.\u201d Robert se disait : \u201c Pauvre jeune femine ! nous la tuons! Il faut que tout cela finisse.\u201d Marguerite, attentive, Écoutait: elle entendit In porte cochère se refermer sur eux ; elle craignait qu\u2019une circonstance fâcheuse, un hasard, ne fit éclater cette malveillance qu\u2019ils avaient jusqu\u2019alors si courageusement maîtrisée.Mais ses craintes étaient injustes: Etienne et Robert ne se haïssaient point ce soir-là ; ils s\u2019entendaient, au contraire, comme deux ams, comme deux parents ; ils avaieut pour quelques heures le même intérêt : la sauver, le même effroi : la perdre.Marguerite n\u2019était plus pour eux cette proie désirée qu\u2019ils se disputaieut avec tant d'ardeur : c'était une victime menacée qu\u2019il fallait défendre à tout prix ; et chacun des deux comptait sur l\u2019autre pour Passister dans cette noble tâche.Bien loin d\u2019être des ennemis, des rivaux, c\u2019étaient des nssociés en sacrifice : ils se faisaient pour un jour une sympathie de leur égal dévouement, une fraternité de leur commune inquiétude.A continuer.MME sure DE GIRANDIN.CHRONIQUE JUDICIAIRE.UN HONNÊTE VAGABOND.\u2014La misère est le mobile qui le plus souvent a conduit au vagabondage les individus qui comparaissent sous cette prévention devant la justice ; mais il se rencontre parfois aussi des prévenus que le malheur seul et une sorte de fatalité amônent devant les tribunaux.Tel est le cas d\u2019un jeune chauffeur de machines à vapeur que la huitième chambre avait à juger.Larcier a vingt ans, une figure agréable, un air souffrant, la voix douce et pleine de larmes, tout un abord enfin qui prévient en sa faveur el lui concilie immédiatement la confiance et les sympathies du tribunal.« C\u2019est [a troisième fois, lui dit avec bonté M.le président Pasquier, que vous êtes arrêté pour vagabondnge.On vous à mis en liberté tout récemment ; comment se fait- il que le soir même vous ayez de nouveau été arrêté ?LE PRÉVENU.\u2014 Mon Dieu, monsieur le présilent, on m'a mis en liberté, c\u2019est vrai ; mais on m'a donné Un passeport sans secours de route.J'étais sans un sou, je n\u2019ai pu m\u2019en retourner dans ma famille; alors, ma foi, je suis retourné du côté de la Préfecture pour me faire arrôter, afin de pouvoir manger.M.LE PRÉSIDENT.\u2014Vous avez donc une famille ?LE PRÉVENU.\u2014Oui, j\u2019ai des parents pas riches ; je suis resté trois mois à leur charge saus pouvoir trouver d'ouvrage ; j'ai rougi de ma position, et.je suis revenu à l\u2019aris, pen- sunt trouver a me placer ; j'aieu huit jours de travail et je suis retombé sur le pavé : la fatalité me poursuit ! M, LE PRÉSIDENT.\u2014 Vous êtes jeune ; avec un peu de courage, d\u2019énergie ; vous trouverez sans doute à vous caser quelque part ; maës il faut de la volonté ; peut-être vous laissez- vous Lrop aisément abattre ?LE PRÉVENU.\u2014T'out tourne contre moi, monsieur, el ça depuis mon enfauce ; je n°ai Jamais réussi en rien de ce que j'ai tenté : la fatalité me poursuit ! Je suis désespéré, vo- yez-vous ; frites de moi ce que vous voudrez : Je ne peux pas être plus malheureux.M.LE PRÉSIDENT.\u2014I ne faut pas désespérer de la l\u2019rovidence, mon garçon ; prenez fa ferme résolution de chercher de Pouvrage dans votre pays, et nous allons vous renvoyer: auprès de votre famille, en vous en facilitant les moyens.Ou vous donnera une lettre pour la maison d'asile «Lun passeport avec secours.iles bons sentiments que vous manifestez sont sincères, comme nous.le croyons, peut-être un jour vous applaudirez- vous d'avoir, par un peu d'énergie, cherché à: combattre la mauvaise fortune.LE PRÉVENU, fondant en larmes.\u2014Mèenr ci, monsieur le président, merci ; ça ma-met du baume dans le sang ce que vous me dites, là.15h bien! oui, je vous jure que j'aurai de l\u2019énergie, que je ne ine laisserai plus aller au désespoir, que je frapperai à toutes les.portes pour trouver de l\u2019ouvrage, n'importe quoi.Le prévenu est arquitté ; remise lui est faite pur M.le président d\u2019une lette pour la maison d'asile de Rouen, pays du prévenu, avec reconunandation Loute particulière.LARCIER.\u2014 Merci encore, messieurs ; je suis bien reconnaissant de toutes vos bontés ; Je leur devrai peut-être un jour mon bonheur; Je ne vous oublierai jamais, vous pouvez bien en Être sûrs.l1 est eu proie à une vive émotion partagée par tout l\u2019auditoire.\u201cCORRESPONDANORS.À une assemblée des électeurs du comté de Vaudreuil, dumeut convoquée par J.B.Mongenais, écuier, M.D, l\u2019., tenue en la paroisse St.Clet, le trente-et-unième jour de janvier mil-huit-cent cinquante-trois,\u2014 J.B.Mongenuis, écr, M.P.P., fut nommé président, ef JL, Adam, écr., N, P., du Coteau du Lae, fut prit d'agir comme secrétaire.M.le président expliqua le but de cette assemblée et donna de longues explications sur les résolutions proposées; M.Deles- derniers, de Vaudreuil, fit plusieurs observations, ainsi que le secrétaire, sur les résolutions suivantes, qui nyant été proposées à l\u2019assemblée, furent adoptées à la presque unanimité.10.Que les électeurs de ce comté ont appris avec d'autant plus de plaisir que cette mesure tend à leur intérêt, que la législature devra s\u2019occuper à sa prochaine réunion d\u2019un en chambre au commencement de la présente session ; ils ragrettent seulement de n\u2019en pouvoir apprécier le contenu, vu qu\u2019aucune copie de ce bill n\u2019a été expédiée, 20.Que cette assemblée croit devoir Énoncer pour l\u2019intérêt de chaque particulier, d'après le fonctionnement de la loi municis pale, que les habitants de chaque paroisse\u2019 ; ne pourraient qu\u2019être favorisés par le rape pel de cette loi ct par introduction de l\u2019ancien système municipal, et les conseils de comté maintenus, mais différents dans leur roisse, qui seraient tenus de s\u2019assembler au ~ moins deux fois pur année, et plus, suivont les circonstances ; et Je secrétaire de la paroisse où se tiendrait le conseil de comté, : serait aussi le secrétaire du dit conseil.30.Que les conseillers de paroisse et les dé= putés grands-voyers devraient être éJus par le peuple et de la même manière ; quant à ce qui regarderait les honoraires de ces derniers, ils scraient fixés par le conseil de comté, et payés par les requérants, lorsqu\u2019ils seront employés.Et tout secrétaire-trésorier, avant de pouvoir agir comme tel, devra donner deux cantions hypothéquaires de chacune cinquante livres courant, et s\u2019obliger lui- mêine pour autant.Cr do.Que l\u2019acte des chemins qui devra suivre celle des municipalités, devrait défi- - nir les droits et obligations de chaque ifise pecteur, sous-voyer, etc, et pourvoir à ln * été ; et cette assemblée est d\u2019opinion que\u2018 tout individu quelconque, possédant une propriété à quelque titre que ce soit, serait \u2018 tenu de faire et entretenir tel chemin que le public jugerait nécessaire de fixer sur sa i propriété pour l\u2019utilité publique.: 50.Que les blecteurs composant cette : assemblée ne peuvent que demander la continuation de la loi qui constitue la cour des Lil de municipalité et de voirie, introduit organisation, ces derniers devant être com- , posés des maires de chaque conseil de pa- | ° = fixation et entretien des chemins d'hiver \u2018ef:* \"I a air ets \"4 ¢ commissaires dans chaque paroisse, et sollicitent en conséquence la légistature d\u2019éle- Ver sa juridiction jusqu\u2019à la somme de £12 10s.Od,, alléguaut à l\u2019appui de cette résolution que les juges siégeant à ces cours et choisis par le peuple, sot plus en état de Juger des différends élevés entre les parties comparautes, et d\u2019une manière plus équitable que ne le sont souvent des juges d\u2019un tribunal plus élevé, sur des matières plus graves, surtout de nos jours où le public est plus que jawais témoins de leur diversité d\u2019opinion et de leur décision souvent mal fondée ou contradictoire.Qu'en outre, le haui tarif des avocats que l\u2019on tolère toujours quoiqu\u2019en dise le peuple, cst de nature a rendre indispensable Pexistence de la cour des commissaires, devant laquelle les pauvres come lus riches sont un État de re- clamer leurs droits, sans beaucoup de frais ni perte de temps.Go.Que cette assemblée devait croire, d'après le programme électoral, duquel dépendait l\u2019élection de chaque député à la législature de cette province, que non seulement elle devait bien présumer de la session qui devait alors s'ouvrir, mais encore voir se réaliser les promesses tant de fois renouvelées par les mandataires du peuple, relativement au changement du système seigneurial devenu insupportable par Pambi- tion de quelques seigueurs.Ille exprime done énergiquement à tous les représentants du peuple son iutention formelle de sortir de cet État de servitude qui nu doit pas être tolèré dans un siècle avide du lumières et de progres, leur enjoignant d'employer toute leur influence à leur prochaine réunion pour réprimer les progrès de cette pluie gangré- naute, de laquelle lc peuple saura se soustraire si les hommes de coufiauce auxquels le remède est facile n\u2019en prennent Lientôt les moyens.Un rayon d'espoir a cependant lui à l\u2019apparition d\u2019un bill redigé par M.le procureur-général Drummond, qui eut Peffet de calmer l'agitation publique; mais cet espoir s'est bientôt évanvut dans les mystérieuses combinaisons du ministère, et ce contre-temps permit 2 messicurs les sci- gneurs d'user plus de despotisme envers leurs cenzitaires, en disposaut à leur gré de leurs seigneuries.To.Que les seules charges imposées sur les terres concédées, ct sur celles qui le seront par la suite, fussent comme suit : rentes annuelles de deux sous par arpent ea superficie, obligation de tenir feu et lieu, de faire borner et arpenter, de payer leslods et vente en cas de mutation, suivant la valeur de la propriété, déduction faite des amcliv- rations, droits en laveur des seigneurs d\u2019exercer le retrait en cas de fraude seulement.Ces droits et charges seraient estimés, et leur valeur annuelle serait réputée rente constituée rachetuble à toujours, suivaut la volonté du censitaire.mais dont les avantages qui devaient en résulter n\u2019ont point été atteints.150.Que c\u2019est l\u2019opinion de cette nssem- blée que le chef-lieu de ce comté soit chau- gé et fixé en la paroisse de St.Clet, comme étant le lieu le plus convenable et le plus accessible à la grande majorité des habi- tauts de ce comté: ct cette nssemblée apprend avec plaisir que déjà une mesure à cet effet a été introduite conseil législa- Lif par l\u2019honorable De Bélujeu, auquel elle offre ses plus sincères remerciments pour cet effet.lt cette assemblée prie M, Monge- nais de soutenir cette mesure lorsqu\u2019elle viendra devant la chambre d\u2019assemblée, et d\u2019employer toute son influence pour la faire réussir.160, Que cette assemblée regrette cependant que la requête signée par la majorité des paroisses de ce comté, relativement au changement du chef-lieu, n\u2019ait pas été transmise a J.BB.Mongenais, membre pour ce comté, ct elle n\u2019hésite pas à désapprouver la conduite pcu courtoise de ceux qui se sont permis, contre l\u2019attente des signataires, de remettre cette requête en d\u2019autres mains que lesŸsiennes, n\u2019ayant qu\u2019à féliciter ce monsieur sur ses actes parlementaires et sur sa conduite envers ses électeurs.170.Cette assemblée prie les éiteurs du Pays, de la Minerve, du Moniteur et du Montreal Herald, de donner insertion aux procédés de cette assemblée et offre ses remerciments à M.le président et au secrétaire, pour la bonne tenue de cette us- semblée.J.B.Moncenais, Président.L.ADAM, secrétaire.e CONVENTION DU COMTÉ DE ROUVILLE SUR LA TENURE SEIGNEURIALL, A une assemblée de quatre délégués des différentes paroisses du comté de lLouville, tenue dans la salle de PInstitut Canadien du village de St.Atlunase lundi, 31 janvier 1853, Pour prendre en considération le bill sur la tenure scigneuriale, par l\u2019hon.M.Drutn- mond, Michel Désantels, écr., délégué de St, Jean-Baptiste, fut appelé au fauteuil, et P.Giguult, écr., délégué de St.Mathias, prié d'agir comme secrétaire.Le but de la con- veution fut expliqué par le Dr.Poulin, membre du comité, et les résolutions suivantes furent unanimement adoptées : Proposé par Moïse l'ournier, délégué de Ste.Marie, secoudé par l\u2019ierre Roi, délé- gut de St.-George, Llésvlie, Que cette convention voit avec plaisir que, durant la dernière session du parlement, l'honorable M.Drwnmond a _introduit un bill tendant à abolir Ia tenure féodale et scigneuriale dans ce pays.Z2o.l\u2019ropost par L£.5.Gooduow, délégué de St.George, secondé par Isaac Messier, Bo.Que cette assemblée voit avee anxiété le retardement qui a eu lieu dans le, rappel de Pacte du parlement wpe ria, | compu sous le nom de * Cunada trade act,\u201d qui a rapport aux seigneuries du Lus- Canada, et le droit de coinmuer, qui pourrait anéantir les meilleures clauses du bill en question s'il demeure en force.Et que cette assemblée ne peut trop recommander que la demande du rappel du dit acte soit réitérée.90.Que cette asscinblée est d'opinion que la couvention sur les droits seigneuriaux devrait se perpétuer, ct prie M.le prèsi- dent du comité permauent de prendre les mesures nécessaires pour convoquer la convention et procéder à l\u2019élection de nouveaux membres, car D\u2019rercion fuit la force.100.Qu\u2019un comité de délégués de chaque paroisse de ce comté soit nonnié, et composé des messieurs suivants: MM.Me- Mullen et Dr.Seguin pour Rigaud, François Hughes et Bmmerie Lalonde, pour Ste.Marthe ; P.F.C.Delesderniers et Antoine Campeau, pour Vaudreuil, Joseph Daout et Joseph Legault pour l'Île Perrot, Julien Sauvé et Elz.Hays, fils, pour les Cèdres, L.Adam, Dr.Laurier et D.A.Wilson, pour St.Ignace, Wm.Duckett et F.Penn, pour St.Polycarpe, J.11.Thisdale et J.F.Bourque, pour St.Clet, Chs.McPherson et J.J.Loy, pour St.Zotique.Et que le président de cette assemblée et lesmembres du comité ci-dessus nommes, correspondant avce le président de la convention, au sujet de Ju tenure svigneuriale.110.Que le gouvernement de celte province ct les actionnaires du grand tronc de chemin de fer de Montréal à \"l'oronto, à la discrétion desquels est laissée Ia fixation de cette ligne, vont préjudicier à la prospérité de Is classe agricole du centre et de la partie nord du comté de Vaudreuil et au développement de ses vastes ressources, en adoptant la ligne en contemplation sur le St.Laurent.Qu\u2019au contraire, si cette ligne traversait au centre du comté, pour se poursuivre à travers les riches ct fertiles contrées de la partie Est du Maut-Canada, l'avantage serait également divisé entre tous les cultivateurs, ceux du fleuve et de POttawa par la navigation, et ceux du centre par la communication facile du chemin de fer.120.Que c\u2019est avec beaucoup de plaisir que les électeurs de ce comté ont remarqué qu\u2019une mesure tendant à rendre le conseil législatif électif, avait été introduite en chambre par Phonorable M.Morin, ct ils oût lieu de croire que les députés du peuple s\u2019üniront d\u2019un commun accord avec le moteur d\u2019une mesure aussi importante, et donneront leur approbation à la passation de cette mesure.Cette assemblée est d'opinion qu\u2019une qualification double de celle exigée des membres de la chambre d\u2019assemblée et aussi complète que possible sous le rapport de l\u2019éducation, devrait être de nécessité chez les mémbres composant cette branche de la législature, mais que rien n\u2019astreignit les électeurs quant au choix des persbnnes à élire, si ce West les qualifications sus-mentionnées \u201c130.Que le bill introduit en chambre par le même, relativement à l\u2019augmentation de la\u2019 représentation, reucontre Papprobation de teite assemblée, qui regarde cette mesure comme indispensable eu égard à l\u2019augmentation de la population.140.Que cette assemblée est d\u2019opinion, vu la requête déjà présentée ayant rapport aux défectuosités qui se sont trouvées dans Ja loi et fa pratique des bureaux d\u2019enregistrement et vu aussi les longs délais qui ont suivi la présentation de cette requête, et qu\u2019aueune tnesure n\u2019a été prise jusqu'à présent, relativement aux prières y contenues ; que le comté de Vaudreuil ne devrait cesser très respectueusement de représenter ses griefs à ce sujet, et user de tous les moyen: propres.à porter devant la législature les preuves de la nécessité de remédier aux abus d\u2019une Joi si intéressante à tous les habitants, et par laquelle tous les biens- fonds de la province sont réglés, ct par ~onséquent de Ja plus grande importance; délégué de Ste.-Brigitte, Qu\u2019il pourrait résulter des inconvéniens de laisser aux seigneurs, après la passasion du bill de Ja tenure seigneuriale, le droit d\u2019accaporer les pouvoirs d\u2019eau propres à faire mouvoir des moulins et des manufae- tures, 30.l\u2019roposé par te Dr.Béïque, délégué de =t.Jean-Baptiste, secondé par Felix Rainville, délegué de Ste.Marie, Que abolition des droits seigneuriaux devrait dater de fa pussation du dit bill.do.Proposé par le Capt.St.Aubain, délégué de St.Grégoire, secondé par Michel Mareouz, délégué de St.Jean-Baptiste, Que la somme de trois deniers courant par arpent en superficie pour Lous droist sur les terres non concédées sevail une rémunération sulfisante pour indemnise:\u2019 le acigneur, et que le seigneur n\u2019ait droit du se réserver qu\u2019un domaine de arpe:Hils cn superficie.30, l'roposé par le Capt.Poulin, délégué de Ste.Marie, secondé par J.Baptiste Che- vallier, délégué de St.Grégoire, Qu'il soit loisible au censitaire en par lui payant au seigneur Pintérêt de 6 par cent, à later de la passation de la loi, de libèrer, quand bon luisemblera, sa propriété du moutant dont elle sera grevée suivant le cadastre qui sera préparé tel que voulu par la time clause du bill de Phonorable M.Drummond.Go.Proposé par Ant.Fontaine, délégué de St, Hilaire, secondé par J.B.Mouty, délégué de St.Mathias, Que les terrains de montagnes devront être concédés par lot, n\u2019excédant pas 2 arpents.To.Propose par J.Bapt.Bissonnet.dé- lègué de St.Mathias, secondé par Charles Roi, délégué de Henryville, Que des remerciments soieut votés au président el au secrétaire.8o.Proposé par M.Macé, délégué de St, Athanase, secondé par Fhade Paul, dé- legue dest.Grégoire, Que les journaux le News de St.Jean, la Mincrve, le Pays, le Monitenr,te Pilot, PKre Nouvelle, le Canadien et le Jour- nul de Quebec, soient priés de publier les procédés de cette assemblée.M.Désaurers, Président.PIERRE GIGAULT, Secrétaire.\u2014\u2014ec__ GRAND FESTIN.Trois-Rivières, 4 février 1853.M.le Rédacteur, Nous avons eu, il yja quelques jours, un grand festin donné par un nommé Edouard Normand, que le gouvernement vient de nommer magistrat pour notre district.On dit que ce fui à la recommandation de ses deux intimes amis, Antoine Polette et Joseph Xdouard Turcotte, que cet individu doit cette honorable charge.Aussi il leur en a Été très reconnaissant, car ces juurs % cher ami (regardant Turcotte) notre bras Nous espérons que le banc des « magistrats sera souvent honoré de la pré- \u201csence de notre cher ami dont la figure \u201c vénérable et honnête aidera jusqu'à un \u201c certam point à soutenir celle (montrant \u201c Tureotte) de notre autre ami que nous ai- \u201c mons et admirons d'autant plus que ce cher ani à fait une rare et précieuse découverte \u201cpour la justice en se servant du magné- sme animal, \u201c Oui, messieurs, que de choses je pour- \u201c rais vous dire si je voulais jeter un coup < d\u2019œil sur le passé, mais non, nous devous \u201c être tous contents du rôle que chacun de \u201cnous à joué dans la lutte mémorable que \u2018 nous avons eu a soutenir contre une fa- \u201cmille impie, cxécrable ct ubominuble de- \u201cvant Dieu et devant les homes qui vou- \u201clit garder la proprictc de notre cher Normand, parce que le gouvernement avait passé à un de ses membres un contrat * signé par deux notaires, signé par tous les officiers des travaux publics et mis en pos- $ droit.sg \u201c© LE PAYS.\u201ccôté de Polette) Mou ami, j'ai entendu \u201c dire qu\u2019un bomme qui ne savait pas signé \u201c son nom ne pouvait être magistrat.Si \u201c cela est vrai, je puis vous dire que je suis \u201c flambé ; car vous savez, cher ami, plus que \u201c moi, que jai donné des affidavits au bas \u201c desquels j'ai déclaré ne savoir signer.\u201c Mais vous êtes si puissant, j'espère que \u201c vous ferez en sorte, avec mon ami Tur- « cotte, que je sois le seul dans le pays qui \u201c soit magistrat sans être capable de signer \u201csou nom.Enfin, messieurs, à la grâce de « Dieu ; Loujours je vous remercie infiniment \u201c de l\u2019honneur que vons m\u2019avez fait de venir prendre le diger chez moi, je vous souhaite \u2018une bonne santé et succès dans toutes vos \u201c entreprises.\u201d Aussitôt Antoine Polette s\u2019avança vers Normand, le prit par la main et l\u2019attirant doucement vers lui, il lui baisa le front: Turcotte en fit autant, ainsi que des autres convives, et l\u2019assemblée se dispersa.M.le Rédacteur, je n\u2019ai pas pu savoir pourquoi on avait bais¢ Normand.Quelques malins disent pourtant que Tur- \u2018 procureur-général.Voyez à quel excès 6 session par l\u2019ordre de I.L.Deummond, | cotte le fit sous Pinfluence du magnétisme.UN SERVITEUR.\u201c celte famille peut se porter maintenant ! \u201cSi on les laisse faire, elle est capable de demander hautement que justice soit faite \u201ca qui de droit.Messieurs, je suis plus que \u201c nersoune à portée de les connaître, vu que \u201c je suis leur cousin germain et que j'ai été CHRONIQUE ETRANGERE.On lit dansie Courrier des Etats-Unis : \u201cLOUIS xVIL\u2014Louis XVII! Voilà, sans I \u201c derniers, il les invita avec plusieurs autres personnages distingués à venir manger du dinde chez lui.ls y allèrent.Le gros du diner se passa avec le plus grand décorum ; mais quand la nappe fut enlevée, notre aimable maire, Antoine Polette, Cer., fut appelé à faire un petit discours.(Il est bon de vous dire en passant qu\u2019on ne but aucune sauté, vu que les convives n'avaient que de l\u2019eau suerée à boire.) Comme président du diver, il ne put s\u2019y refuser.II se leva donc avec cet embarras qui lui est particulier et qui aurait pu faire croire à un étranger que notre bon maire était sous l'influence d\u2019un triste accident.Avec son éloquence ordinaire, sa logique serrée, avec sa rhétorique fleurie, avec son geste séduisant, avec sa voix persuasive, avec son regard pergant ct sa taille majestueuse, il débuta en ces termes : « Messieurs, nous avons triomphé sur tous «les points.J.c gouvernement a craint #linfluence que nous exercions (se tournant «du cote de Turcotte) sur les honnêtes « geps pour qu\u2019il pit se refuser à nous ac- « corder la demande que nous Jui avons faite \u201c en faveur (montrant Normand) de notre « cher et bien aimé Normand, Il sera, ce \u201c nits en ces termes: \u20ac l'être de fait.6 guerrières.longtemps avec eux, car je me souviens quand j'étais sans pratique, à la veille d\u2019avoir de la misère, je fus reçu par bonté par le père de cette maudite famille ; jy fus nourri, logé et vêlu pendant trois ans, en un mot j'étais l\u2019enfant de la maison, vivant heureux, à l\u2019abri de l\u2019infortune, au sein de cette famille impie.\u201c termine en vous souhaitant de la constance et de la fermeté quand il s'agira d\u2019exécu- \u201c ter uy plan que jaurai conçu dans les té- \u201c nèbres.\u201d Après de longs applaudissements, Joseph Edouard Turcotte fut appelé à dire quelque chose ; il se leva en mettant sa large main sur son petit cœur et levant les yeux vers le plafond, il it une invocation à la justice et à l\u2019aimable vérité sans doute pour préparer ses auditeurs, et puis il conti- « Mes chers amis, quand je me rappelle ces jours qui me seront \u201c toujours chers, où bravant l\u2019opinion publi- \u201c que avec impunité je foulai aux pieds la & chose la plus sacré chez un peuple civilisé, « Pinviolabilité de la propriétés garant Normand), tute souviens, ami, que \u201csuivi de quelques individus aussi haut placés \u201c que nous dans Popinion publique, nous al- \u201clâmes détruire à la barbe de toute une ville 6 une propriété légitimement acquise par celui \u201cqui en Ctait alors en possession.\u201ces actions qui font toujours \u201ca ceux qui les font duns quelque pays que \u201c ce soit, car c\u2019est se montrer fort et c\u2019est Pour vous dire le vrai, mes chers amis, mon âme a toujours brûlé ** d\u2019un désir insurmontable pour les actions Dans mon jeune âge, j\u2019admi- \u201c rais la conduite de ces anciens héros qui * pour s\u2019accommoder de bonne heure à lutter \u201c\u201c corps-à-corps avec les enuemis de leur 6 pays, allaient à la chasse aux bêtes féroces \u201cet fa s\u2019endureissaient le corps en courant & de nombreux dangers \u201cavee mot, contredit, un titre assez singulier pour un premier New-York, et cependant rien n\u2019est plus américain, et nous ajouterions volontiers, plus actuel.* À différentes reprises, des rumeurs singulières avaient eu coursaux Etats-Unis , on avait raconté en termes assez Cnigmatiques que le dauphin, fils de Louis XVI et de Ma- vie-Antomette, malgré Pucte qui constate son décès, n\u2019était point mort, mais qu\u2019il avait été transporté dans le Noureau-Monde et qu\u2019il y vivait sous Phumble habit d\u2019un missionnaire parmi les Indiens à l\u2019ouest des grands lacs.Son existence, disaient les initiés, était un fait connu de Louis-Philippe ; lors de son voyage aux létats-Unis,le prince de Joinville aurait eu une entrevue avec le dauphin auquel il avait offert, de la part de son père une pension magnitique, à la condition de renoncer par acte authentique à tous les droits que pouvait lui donner sa naissance.On ajoutait une foule de détails qui ne laissaient pus que d\u2019être assez curieux malgré leur incohérence.L'histoire, toutefois, prenait fort pen de crédit : le tout se bornait à quelques paragraphes obseurs que la généralité de la presse dédaignait même de recueillir.Mais voici que cesrumeurs ont pris Un corps et qu'elles se présentent sous forme de mémoire dans un recueil littéraire, le Putnam's Monthly.\u201c Ce mémoire, qui porte le titre de : avons- nous ur Bourbon parmi nous ?à êté écrit par le révévend Jonh 11.Hanson, ministre de Plivangile, dont le caractère et la position doivent inspirer la confiance la plus absolue.C'est un récit'très simple de tous les faits et de Lous les témoignages que l\u2019auteur a pu recueilliv, soit daus les conversations qu\u2019il a euvs avec le soi-disant dauphin lui-même, soit dans lesenquêtes fort ninutieuses auxquelles il s\u2019est livré pour mettre un peu d\u2019ensem- il en fut de même! ble dans une foule de données vagues et sans Il est vrai que pour m\u2019accou- \u201c tuner à lutter, je n\u2019allais pas à la chasse \u201c* aux bêtes féroces, mais je suis certain qu'il \u201cya plus dune personne dans notre petite \u201cville qui peut certifier que Pail en feu, $ plein Pandace et de bravoire, jattaguui & et rainquis des marteaux, des dulles, des « contrevents et dus perrons ; ce fut par ces «« différents exercices que je suis venu à bout {connexion apparente.Quelle que soit la valeur qu\u2019on lui accorde, ce mémoire est assurément fort curieux ; il vaut mieux que toutes les histoires que l\u2019on à racontées des divers prétendants au titre de dauphin qui ont paru successivement en Europe, Nous n\u2019en exceptons pas celui qui prenait le titre de duc de Normandie.«Le dauphin du révérend Ilanson n\u2019est \u201c d\u2019accomplir les grandes actions qui tout! rien autre que M.Eleazer Williams, « dernièrement m'ont fait grand dans l\u2019opi- \u201cunion de tous les bons citoyens.\u201c brave sans me vanter.vous avez entendu parler de ma fameuse c:unpagne de Québec ct la valeur que je « mOnirai à la réception d'un cartel qui « m'avait Été envoyé par un membre du t qui avait eu laudace de vouloir Aussile läche fut demander un humiliant par- \u201c don devant plusie.!rs personnes distinguées du pays; je lui pardeunai, over < m'emporte mon esprit g nertier : j'aurais dû commencer par le sujet qu' NOUS ATassem- « blés ici ce soir.(Se tournant du côté de « Normand et lui tendant la main.) Cher et & digne confrère, prends cette main, Eh] « d\u2019un héros, d\u2019un homme qui s\u2019est couvert, « depuis plusieurs années, d'honneur ct du \u201cgloire à travers mille et une blessures; \u201c cette main qui ta fait grand et triompher « de tout continuera à te protéger.\u201c tournant vers les convives.) Cependant « quand je-jette les yeux sur cette illustre \u201c assemblée, une pensée me frappe ; c\u2019est de \u201c nous voir tousfici après tant de tribulations.« Je vous a-sure, plus d\u2019une fois mon cœur « eul peur que quelqu'un de nous n\u2019allât à « Kingstou travailler pour la province, car \u201cj'ai toujours cru une nos actions méri- \u201c tuient récompense.« conseillant de vous tenir toujours prêts à \u201c tout événement qui pourrait nous surpren- Je suis fâché de w\u2019avoir pas été \u201caussi intéressant que notre éloquent maire, # mais je lui laisse sans jalousie la gloire de \u201c cette journée, sachant qu\u2019il est la tête et \u201cmoi le bras de notre petite bande.\u201d Après ect eloquent discours, les yeux restérent iongtemps attachés sur l\u2019orateur, les bouches étaient entrouvertes, les cous tendus comme pour recueillir encore des sons qui pourraient échapper de l'âme du savant avocat; mais comme rien ne sortait, les bouches se fermèrent, les yeux tombèrent et les cous se raccourcivent et chacun applaudit vivement à cette brillante improvisation.commençuit à se faire tard, le président se leva pour prendre congé de son hôte, mais il en fut empêché par les remerciments de M.Edouard Normand qui adressa Passem- blée à peu près en ces termes: «\u2018 Messieurs, \u201c (se tournant du côté de Polette) M.Po- \u201cJette que voici est un homme d\u2019une grande \u201cpuissance ; sans lui je serais à la merci de Souvent abattu, jallais le \u201c trouver ct je sortais toujours de chez lui J'ai mille remerciments a lui \u201c faire pour les grands services qu\u2019il m\u2019a \u201c rendus ; il est vrai que j'ai bien payé toutes \u201c sus peines, car vous savez, messieurs, de- «puis que j'ai les ponts, mon bienfaiteur « Antoine Polette en a un tiers, et notre \u201c général T'urcotte en a lui aussi un tiers, et « il me reste l\u2019autre.(Avec un doux sourire \u201cjsur les \u2018lèvres,) mais j'aime mieux avoir \u201c ce tiers-là que de ne rien avoir du tout.« Messieurs, la providence m\u2019a bien béni dans mes entreprises depuis que mes amis ¢ Polette, Turcotte, Dumoulin, McDougall « et Burns sen sont melCs, mais aussi, il faut \u201c le dire entre nous, je me suis presque ruiné pour en venir OÙ nous en sommes.\u2018 n\u2019aimerais pas à recommencer, car celte \u201c fois, je.ne crois pas que nous pourrions \u201cavoir autant de chance.(Se tournant du \u2018 \u201c parlemen \u201cse mesurer AVCC MOI.¢ oblige de me \u201c dre.\u201cmes ennemis.consolé.Sans doute que Je termine en vous missionnaire protestant parmi les Indiens, résidant aujourd\u2019hui auprès de Green-Bay, dans le Wisconsin.C\u2019est M.Williams que le prince de Joinville aurait vu dans son voyage en 1841 ; c\u2019est lui qu\u2019il aurait reconnu comme fils de Louis XVI ; c\u2019est de lui qu\u2019il aurait voulu obtenir une renonciation.Il va sans dire que sa physionomie a le type tout-à-fait bourbonien ; sans cette condition première, toutes les preuves resteraient impuissantes.« Du récit de M.Ilanson, il résulterait que le dauphin Louis, dont la convention, en 1794, avait ordonné la déportation, aurait êté enlevë de sa prison en 1795, c\u2019est à dire au moment où on le Bt passer pour mort.Cet enlèvement, d\u2019après toutes les probabili- tes, aurait Été accompli, de concert avec les amis du prince, par quelques républicains jaloux d\u2019épargner un erime de plus à la ré- yolution.M.de La Rochefoucauld-Lian- court, qui visita ce pays vers 1795, pourrait bien avoir trempé dans Paffaire.Le jeune Louis, qua\u201d fes traitements rigoureux et les privations ayafent rendu idiot, aurait ete confié à un M.Thomas Williams, métis indien, qui Paurait fai?passer pour son fils.La femme du susdit Williams vit encore, et elle garde un mystérieux silence sur la nais- sauce d\u2019Eleazer, dont le conf ne se trouve point porté sur le registre qu'i contient exactement ceux de ses autres enfants.Lejeune Eleazer resta idiot jusqua Page «le treize où quatorze ans ; à.cette époque, un accl- dent Ini rendit la raison, et depuis lors .5on père putatif le fit élever avec soin.Mulgré la pauvreté de la famille d\u2019Eleazer, sa pev- sion fut toujours payée avec une grande ponctualité.Lorsqu\u2019il eut atteint l'âge de l'homme, il entra dans l\u2019église protestante épiscopalienne et embrassa l\u2019état de imission- naire qu\u2019il n'a pas cessé d\u2019exercer jusqu\u2019au- jourd\u2019hui, et qu'il n\u2019a pas l\u2019air de vouloir abandonner, bien qu\u2019il ait la conviction morale qu'il est en elfut le fils de Marie-Antoinette.« Chose fort étrange ! ce serait le prince de Joinville qui lui aurait le premier fait cette révélation, et c\u2019est depuis seulement qu\u2019il a recucilli, mais sans y mettre aucune ardeur, sans se proposer.aucun but, les divers souvenirs et les incidents qui peuvent lui servir à constater son état.Ainsi, il s\u2019est rappelé que son père avait eu en sa présence une conversation avec un vieux trappeur au sujet de l'enfant français qui lui avait été confié ; sa mémoire lui retrace aussi dans un passé lointain la visite d\u2019un gentilhomme français qui lui parla avec une affection mélée de respect et qui versa des larmes en l\u2019embrassant.Avant qu\u2019il n\u2019eût le moindre soupçon de sa naissance, un jour qu\u2019on Jui montrait un portrait de Sinon, le geôlier' du dauphin Louis, il s\u2019écria, comme saisi de stupéfaction: \u201c Grand Dieu! | voila l\u2019image qui m\u2019a toujours poursuivi ! \u201d TI n\u2019avait pas vuienom.Ajoutez à cela que Louis-Philip- pe luia écrit de sa propre main après le retour du prince de Joinville.en France : que na- guères encore M, Wifliams a reçu du sé- erétaire particulier de Louis-Napoléon et de divers évêques des lettres qui lui deman- datent respectueusement des détails sur si vie.Bref, ime foule de circonstances se réunissent pour affermir sa croyance et pour donner à son histaire, non pas un carretère positif, mais de singulières probabilités.¢ Nous nous sommes contenté de reprodui- re à la hâte quelques-uns des traits qu\u2019a laissés dans nôtre esprit une lecture rapide du mémoire de M.Hanson : nous y reviendrons peut-être pour en discuter la valeur réelle ; suis, que lu thèse qu\u2019il soutient soit fondée ou non, elle offre, nous le répétons, un intérêt des plus vifs pour ceux qui se préoceu- pent des problêmes historiques.L'histoire de Gaspard Llauser et la légende du Musque de fer ne présentent rien de plus romanesque ui de plus étrange ; et, ce qui ne gâte rien au drame, c\u2019est que le héros est un humble chrétien sur lequel Panbition mondaine paraît n\u2019avoir point de prise.\u201d Nous trouvons dans le Courrier du 9 des détails plus circonstancies sur l'étrange histoire de l\u2019existence de Louis XVII en Amérique.L'espace nous manque pour les publier aujourd\u2019hui \u2014Nous les donnerons dans us prochain numéro.NOUVELLES ANNONCES.Règle de cour\u2014Sar.Buckmasier vs Mag.Mc- Gillivray.Règle de cour\u2014JS., W, et J.H.R.Molson vs Geo.Roy.Bureau à louer\u2014Jos.Doutre.Horlogerie\u2014S Hart, Marchandises\u2014Morison, Cameron et Empey.LE PAYS.MONTREAL: Lundi, 14 Fevrier 1853.Avis aux Consommateurs de Gaz.Si vos comptes de gaz pour le dernier quartier ne sont pas payés le ou avant le Lundi, 14 du courant, vous n'aurez pas droit à l\u2019escompte.=\u2014\u2014- 0 em Tenure Seigneuriale.(SUITE) Il nous reste & examiner le mode de commutation adopté par M.Drummond dans son bill et à voir si les censilaires peuvent l\u2019accepter comme le plus propre à parvenir au but desiré, sans courir le risque de s\u2019imposer une charge trop pesante.Voyons d\u2019ubord la base sur laquelle reposerait tout le système ; les droits dont la valeur et l\u2019estimation formeraient une rente annuelle représentant l\u2019intérêt à six pour cent d\u2019un capital remboursable à volonté par le débiteur et par le paiement duquel i libérerait sa propriêté de toute redevance seigneuriale, de tous droits fixes ou casuels.Le bill dit que les seuls droits sujets à estimation seront : lo.Les cens et rentes soit en volailles, denrées, grams ou argent, limités dans tous les cas à quatre sous par chaque arpent en superficie.20.Le droit de banalit¢ de moulin qui s\u2019estimera par la diminution des profits que fera le seigneur au moyen de ses moulins banaux, en conséquence de la permission accordée aux censitaires soit de bâlir des moulins ou de porter leur grain ailleurs pour le faire inoudre.30.Les lods et ventes dont l'estimation se fera comme suit : On prendra dans les livres du seigneur le revenu réalisé pendant les dix années précédentes sur les mutations de propriété dans la seigneurie; on formera une année commune représentant l'intérêt à six pour cent d\u2019un capital qui sera réparti sur toutes les propriétés à proportion de leur valeur déterminée par le rôle de cotisation dans chaque municipalite.lon l\u2019absence de rôle de cotisation, les commissaires chargés par le gouvernement de régler ces matières, détermineront la valeur des propriétés par le moyen qu'ils croiront le plus convenalle.Voici en peu de mots toute l\u2019économie du bill pour ce qui concerne le censitaire.Pour déterminer la somme que chaque propriétaire devra payer pour le rachat des droits seigneuriaux tels qu\u2019exposés ci-dessus, le gouvernement nommera trois commis saires dont le devoir sera de faire, pour chaque seigneurie, un cadastre contenaut la désignation de chaque propriété et, vis-à-vis, la somme à payer pour en opérer l\u2019affranchissement.Les cominissaires seront investis de grands pouvoirs ; ils auront le droit d\u2019assigner des témoins, de les obliger à apporter avec eux et exhiber livres, cahiers, plans, papiers et autres documents dont ils devront avoir besoin, sous peines d\u2019emprisonnement n\u2019excédant pas un mois pour contravention à leurs ordres.Ils pourront aussi, comme nous l\u2019avons dit plus haut, déterminer d\u2019une manière arbitraire la valeur des propriétés chaque fois que le pouvoir municipal n\u2019en aura pas fait faire l\u2019évaluation.Avant de poursuivre cette analyse, nous allons considérer si les charges sur lesquelles sera basé le prix de rachat sont de nature à pouvoir être acceptées par la majorité des censitaires.D'abord, pour ce qui regarde la rente annuelle, nous avons déjà exprimé l\u2019opinion qu\u2019elle ne devrait être que de deux sous par arpent en superficie et nous ayons apporté à Pappui de cette assertion des arguments que wOUS ne nous proposons pas de répêter ici.Le cüpital de cette rente avec ce qu\u2019il y au- rail à payer pour le droit de lods et ventes serait suffisant pour indemniser le seigneur, comme nos le ferons voir tout-a-I\u2019heure.L\u2019indemnr(é pour l'extinction du droit de banalité de moulin ne nous paraît reposer sur aucun fondement solide.D\u2019abord, Pesti- mation de la perte gue pourrait souffrir le seigneur pour la diminution des profits que lui rapportent actnellement ses moulins à farine, est difficile pour ne pas dire npos-, sible, si on tient tant soit peu à l'exactitude, Ceux qui ont de bons moulins n\u2019en souffriront pas, parce qu\u2019ils pourront soutenir avec avantage la compétition.Ceux qui en ont de mauvais, violant une des conditions de leur titre de concession qui les oblige, à raison du monopole qu'on leur accorde sur ce point, à les tenir en Lon état, ne pourront se plaindre qu\u2019on les prive d'un droit qu\u2019ils ont exercé injustement au préjudice de la population ; et si la concurrence qui deviendrait inévitable les forçait à faire des améliorations, ce serait leur rendre un service réel.Il faut se rappeler aussi que le seigneur ne peut exercer son droit de banalité que pour le grain destiné à l\u2019usage du censitaire et de sa famille.Mais la probibi- tion pour ces derniers de construire des moulins et d'utiliser les pouvoirs d\u2019eau qui se trouvent sur l\u2019étendue de leur propriété a l\u2019effet d'attirer au moulin banal tous les grains indistinctement.Le seigeur a done réellement plus de profit qu\u2019il n\u2019a droit d\u2019en avoir, et malgré la diminution qu\u2019amènerait In compétition, il aurait, encore autant de qu\u2019en mette en ligne de compte le droit de banalité dans l\u2019indemuité à accorder au seigneur.Passons aux lods et ventes.Ce droit tel qu\u2019il s'exerce aujourd\u2019hui, est injuste, vexatoire parce qu\u2019il taxe lourdement le travail et l\u2019industrie ; parce que le seigneur, sans contribuer en rieu aux améliorations, peut, à chaque mutation, en exiger le douzième et profiter ainsi, sans trouble et saus dépenses, des sueurs, des vei.les, des privations, des sévères Économies du défricheur ; en uu mot, parce qu\u2019il recueille sans avoir semé.C\u2019est la plaie la plus hideuse de tout le système ; c\u2019est celle qui provoque le plus de plainte ; celle qui exige impérieusement un remêde efficace.Il serait curieux d'évoquer les souvenirs historiques du moyen âge, au temps des concessions primitives de terres dans les Gaules et de remonter ainsi jusqu\u2019à l\u2019origine du droit de lods et ventes.On verrait que dans ces temps de barbarie où la profession des armes était la première et, pour ainsi dire, la seule en honneur, les chefs qui plus tard devinrent les rois lorsque les peuples du Nord eurent fixé dans les pays conquis leurs habitudes nomades, donnaient à leurs hommes de guerre qui avaient acquis des droits à leur reconnaissance, certaines étendues de terre à la charge du service militaire.L'état incertain, les brusques mouvements d\u2019une société que n\u2019avaient pas encore Cclairée les lumières de la civilisation, nécessitaient de fréquents recours aux armes et il était dans l\u2019intérêt de ces nouveaux propriétaires de s\u2019entourer d'hommes dont les bras pussent leur servir à conserver leurs domaines et à mettre des bornes à l\u2019humeur envahissante de leurs voisins.1ls attirèrent donc autour d'eux les soldats qui les avaient suivis sur le champs de bataille, en même temps que les débris des peuples vaineus auxquels ils inposèrent des tailles et des corvées à condition qu\u2019ils les protégeraient, cux et leurs familles, contre le brigandage ct les déprédations journal:ères auxquels ils étaient exposés.Il faut remarquer que ces cusser:e n'étaient pas propriétaires, qu'ils étaient attachés à la glébe et ne pouvaient changer de situation sans la permission de leur seigneur.Cette permission s\u2019obtenait au moyen de présents qui devinrent plus tard obligatoires et dont les diverses coutumes fixèrent le taux.Les redevances annuelles n\u2019étaient pas uniformes, mais variaient suivant les exigences du service militaire et les dépenses qu\u2019entraînait la défense du territoire ou les excursions du chatelain.Quoique les relations historiques de cette Époque soient obscures et incomplètes, néanmoins \"opinion que nous Cmettons touchant l\u2019origine des lods et ventes est regar- Cé: comme la plus probable et la mieux fondée par les auteurs qui ont traité la matièr: des fiefs, des censives et droits seigneuriaux.On peut ainsi se convaincre que ce droit qu\u2019exercent les seigneurs ne doit son existence qu\u2019à Pabus de la force, et qu\u2019il ne repose sur aucun principe de justice.Néanmoins, puisqu\u2019il a été consacré par l'autorité des siècles, sanctionné par des édits, des arrêts et par les diverses coutumes dont l\u2019ensemble forme le corps de notre droit, force nous est de l\u2019accepter comme un fait accompli.Mais nous nous opposerons de toutes nos forees à ce que dans l\u2019estimation le ce droit, pour parvenir à fixer Pindem- nité qui devra être payée au seigneur, on comprenne les améliorations faites sur le fonds par le travail et l\u2019industrie du propriétaire.On va nous objecter sans doute que, puisque nous acceptons le droit de 1»ds et ventes comme un fait accompli, nous devons l\u2019accepter tel qu\u2019il est, et que la législature ne peut rien y changer sans violer les principes fondamentaux sur lesquels repose la société.À ceci nous répondons bardiment qu\u2019il est tou ours temps de corriger les abus partout où ils se trouv-nt et quelque long qu\u2019ait été leur règne; qulascun laps de temps ne saurait les couvrir, et que le peuple qui en souffre et qui a incontestablement le droit d'en faire justice, est justifiable d\u2019y porter la main aussitôt qu\u2019il a le pouvoir de le faire.En admettant le principe des adversaires de l\u2019abolition de la tenure seigneuriale, aucune réforme dans les institutions politiques et sociales ne serait possible, puisqu'il n\u2019en est pas une dont quelqu'un ne profite, quelqu\u2019adverses qu\u2019elles soient aux intérêts généraux de lu population.Les tribunaux ne font pas la loi, ils Padministrent et l'appliquent telle qu\u2019elle est, de sorte qu\u2019on ne peut tirer argument des décisions des cours de justice dans ces matières.La jurisdiction du juge ne va pas Jusqu\u2019à seruter les motifs qui ont porté le pouvoir législatif à passer telle ou telle loi, mais elle se borne à la faire exécuter.Ces principes posés, nous soutenons que la légis lature a le droit comme elle a le pouvoir de réduire l\u2019indemnité pour lods et ventes, et de la calculer sur la valeur de la proprièté, abstraction faite des améliorations.Maintenant pour élucider les propositions que nous avons posées plus haut, pour prouver que le ceusitaire se trouverait encore assez chargé et le seigneur suilisam- ment indemnisé si l\u2019on adopte zotre manière d\u2019envisager la question, nous fesons le calcul smvant: Supposons une seigneurie où il y aurait 500 lots de 100 arpents chaque, ce qui ferait en tout cinquante mille arpents concédés et défrichés, À deux sous par arpent, chaque propriétaire paicrait la somme de huit chelins quatre deniers courant, qui serait considérée comme l\u2019intérêt à six pour cent d\u2019une rente constituée rachetable à la volonté du propriétaire.Le capital à payer serait pour chaque lot £6 18s.11d.courant, fesant pour les 500 lots £3472 18 4 Pour fixer l'indemnité pour lods et ventes, prenons sur les dix années précédentes une année commune, comme le veut le projet de bill.profit qu\u2019il a réellement droit d'en avoir.Nous sommes donc entièrement opposé à co Disons que dans cette année les mutations auront eu licu sur le pied de cing par cent et que le prix moyen de la vente aura été de £300, fesant £7500 pour le total.Prenant la douzième partie de £7500,o0n a £625 qui doivent être regardés comme l\u2019intérêt à six pour cent d\u2019un capital à répartir sur chaque propriété.Ce capital sera £10416 13 4 Lequel ajouté au capital de la rente annuelle forme £13859 11 8 a diviser en cinq cents parts de £27 15s 7d cours actuel\u2014l\u2019une portant Pautre.L\u2019Ctat de dépression où se trouvent les campagnes, la rareté du numéraire et par conséquent la dépréciation de la valeur des propriétés nous fait considérer cette somme suffisam- 14 Fevrier ment élevée pour que plusieurs habitants ne puissent s'en acquitter par un seul paiement et soient obligés d\u2019en payer les intérêts qui, dans quelques cas, s\u2019accumuleront et causeront leur ruine.Néanmoins, comme la majorité en profitera, nous accepterions volontiers ce plan.\u2014D\u2019un autre côté, le seigneur se trouvera-t-il suffisamment indemnisé.Si lon s\u2019arrête à considérer le prix des seigneuries avec tous les droits qui s\u2019y trouvaient attachés, les rentes exhorbitantes qu\u2019on avait imposées aux censitaires, le droit de retrait dont on à tant abusé, les réserves sans fin et les restrictions de toute espèce qu\u2019on stipulait dans les contrats de concession, on sera sans doute d\u2019un avis contraire au nôtre ; mais si l\u2019on dépouille le système de tous les abus que la cupidité y a introduits, on se convaincra qu\u2019un seigneur, dans le cas que nous supposons se trouvera amplement indemnisé par la jouissance d\u2019une rente annuelle de plus de huit cents livres courant, ou pur le paiement d\u2019un capital qui, bien administré, lui donnerait un revenu bien plus considérable, Il est une clause du Lill totalement inacceptable, sous quelque face qu\u2019on la prenne.C\u2019est celle qui accorde aux seigneurs le droit de présenter aux commissaires un état des pertes qu\u2019ils souffrirout par la privation de leurs privilèges.S\u2019ils ne sont pas satisfaits du jugement des commissaires, ils pourront en appeler successivement à tous les tribunaux de la province et finalement à sa majesté britannique en conseil privé, exposant ainsi notre gouvernement qui se trouverait partie, à des dépenses énormes défrayées à même Pargert du peuple.On gâterait ainsi une réforme utile en y glissant un ingrédient détestable, en maintenant de fait et en consacrant des privilèges qu\u2019on peut appeler, dans plusieurs cas, injustices, exactions, empiétements, abus intolérables, et dont on à promis au peuple l\u2019éradication complète.Quels seront les commissaires?Quelle garantie avons-nous qu\u2019ils ne prévariqueront pas dans l\u2019exercice des devoirs qui leur se- rout imposes?Ils seront nommés nou par ie peuple dont ils auront le sort entre les mains, non par In législature qui représente le peuple, mais par le gouverneur sur la recommandation de ses ministres.Le gouverneur peut être hostile à nos intérêts, le ministère peut y être indifférent ou opposé sutvant qu\u2019il se composera de telle ou telle nuance politique, et nous aurons une commission qui dépensera des milliers de louis à la province sans résultat appréciable.On sait ce que sont généralement les commissions et combien elles ont contribué aux progrès du pays.Cependant, nous n\u2019y sommes pas opposé si on nous donne des garanties suffisantes.l£n terminant, nous répétons ce que nous avons déjà dit.TI faut que cette question soit réglée et bientôt.Plus vous retarderez, plus les difficultés s\u2019accroîteront, plus le terrain deviendra brûlant par le choc des intérêts divers.Les animosités s\u2019envenimeront de plusen plus entre le seigneuret le censitaire,et les parties sous influence de la passion qui est toujours mauvaise conseillére, ne pourront peut-être plus en venir à un arrangement à l\u2019amiable.Nous suggèrerions encore d'affecter un fonds particulier de revenu pour venir en aide au censitaire et payer au seigneur une partie de son indemnité.Parce moyen, on faciliterait beaucoup la commutation qui s\u2019effectuerait en peu de temps, à l\u2019avantage de toutes les parties intéressées, Chemin de fer du St.Laurent et de l\u2019Ottawa.Nous avions promis, dans notre dernière feuille, de revenir sur ce sujet.Nous sommes disposés à racheter notre parole ; mais malheureusement, la multiplicité des matières qui ne souffraient pas de retard doit borner nos remarques dans des limites très étroites.Nous n\u2019avons peut-être pas exprimé bien clairement l\u2019opinion que nous avions sur le sujet, nous allons essayer de nous résumer en peu de mots, pour utiliser le cadre rétréci que nous laisse la feuille d\u2019aujourdhui.Nous répétons!ce que nous avons déjà dit : quelque soient les combinaisons et les plans auxquels on s\u2019arrêtera définitivement pour nion qu\u2019il doit être à Montréal.La grande question est de savoir si le terminus étant ici, dans tous les cas, Montréal pourra souffrir de ce que les chars passent à Lachine avant de parvenir à Montréal.Nous avons exprimé l\u2019opinion et nous n\u2019hésitons pas à répéter qu\u2019il n\u2019en serait rien.Ce que Pon craint aujourd\u2019hui à Montréal, ce n\u2019est pas que le terminus soit à Lachine, car la chose est matériellement impossible ; mais c\u2019est que la facilité du transit vers les Etats-Unis, à travers Caughnawaga, ne prive Montréal des avantages de l'entrepôt.Si nous avions un pont tout fait à Montréal et que la communication entre les deux rives fût possible en toute saison, nous croyons que la question serait un peu différente, Mais combien de temps serons-nous encore avant d\u2019avoir ce pont?Ce que nous voulons aujourdhui, c\u2019est que pour faire de Montréal le centre où devront aboutir toutes les lignes de chemin de fer qui s\u2019établissent dans les environs, nous ne mettions pas en péril les intérêts même de Montréal, en violentant le reste du pays.Si pour concentrer à Montréal, nous vendons la route d\u2019Ogdeusburgh plus rapide et moins dispendieuse, nous ruinons du coup et Montréal et les entreprises provinciales de chemins de fer.Ainsi, dans la supposition que nous serions encore longtemps sans avoir de pont, et que l\u2019on fasse parvenir directement à Montréal le chemin de POttawa, qu\u2019arrivera-t-il ?Nous sommes prêt à admettre que la distance n\u2019est pas plus longue pour parvenir directement à Montréal que pour aller à Lachine.Mais si nous amenons directement le chemin à Montréal, ce ne pourra être que pendant la saison de navigation que nous pourrons offrir un passage aussi rapide aux Etats-Unis que par la route de Caughnawaga.IZn hiver, nous scrions obligés ou de traverser les passagers el le fret en bateaux a travers les glaces, ou de les renvoyer à Lachine prendre la route de Caughnawaga.It s\u2019agit maintenant de voir quels peuvent être les désavantages de passer à Lachine avant de parvenir à Montréal, quoique le dépôt fût à Montréal.II est bon d\u2019abord de caleuler les avantages.En passant là, il est vrai que nous aurions sept milles de plus à faire ; mois aussi nous sommes dispensés de deux items énormes de frais.Nous sommes dispensés de construire un dépôt a Montréal, celui du chemin de fer de Lachine pouvant servir à notre usage ; nous sommes en outre dispensés d\u2019acheter les propriétés de grand prix qu\u2019il faudrait traverser dans les environs et l\u2019enceinte de la ville.Or, nous croyons que ces deux avantages ne sont pas à dédaiguer.le terminus du chemin, nous sommes d\u2019opi- % La EE ar serre tion atis- ourles sa po- 1ve- rées rait in- fait eut acre n le r y t $ ¢ * = ww A 4 + 3 ope c qu\u2019il a coûté.mer \u20181853.\"LE PAYS.Quand on parle des £120,000 qu\u2019a coûté le chemin de fer de Lachine et dont il faudrait se charger si Pon prenait cette route, ceux qui disent cela savent qu ils sortent du vrai.ll n\u2019est pas question d\u2019acquérir le chemin de Lachine, ni de se charger de ce Nous ferions ici ce qui est si commun aux Etats-Unis, il serait payé un léger droit de location pour l\u2019usage du chemin et des dépôts, et voila tout.Et puisque nous en sommes sur le coût du chemin de Lachine, il n\u2019est pas hors de propos de rappeler les causes qui ont élevé si haut les frais de construction de ce chemin.La cause unique, on peut le dire, est la valeur des propriétés urbaines et suburbaines qu\u2019il a fallu acheter ct qui ont été, dans le temps, Pobjet de spéculations fabuleuses.Or, cette \"cause se representerait d\u2019une manière aussi redoutable, sinon davantage, en adoptant une ligne qui percerait directement d'ici a St.Eustache.Le chemin de Lachine n\u2019a eu à traverser à Montréal que des marais qui n\u2019avaient jamais pu être mis en culture, et néanmoins il a fallu payer des prix énormes.La ligne de St.Eustache ne pourrait traverser que des champs fleuris et des habitations de grand prix.Car nous regardons comme hors de toute question de placer le dépôt ailleurs que dans l\u2019ouest de la ville.Ii est plus qu'ebsurde de songer à le placer au pied du courant ou au faubourg de Québec et de laisser ainsi entre ce Lerniinus et ceux des autres chemins de fer ou le pont projeté toute la ville à traverser.ll faut donc venir à l\u2019ouest, et là se présentent les grandes questions de propriétés à traverser.Ou il faudrait percer la montagne, ou il fau- dva faire un long circuit qui, outre qu\u2019il mettrait en danger la question de distance entre les deux points rivaux, Montréal et Lachine, rendrait l\u2019acquisition des propriétés aussi dispendieuse, sinon plus que par le chemin de Lachine.Nous voulions parler de ce que Lachine pourrait nous enlever possédant toutes les autres facilités en rapport avec cet art, (et opérant suivant le pro- védé de M, Lawrence dont les Portraits ont obtenu le premier prix àl\u2019Exhibition du Monde), MS, se flutte de pouvoir prendre d'aussi bons Portraits que ceux qu\u2019on peut se procurer à New- York ou Boston, et sous plusieurs rapports, d\u2019une qualité supérieure.Celui qui possède son por- Wait exécuté d\u2019une manière commune ne possède pas grand\u2019chose, taudis qu\u2019un portrait vivant, na- iurel, v\u2019a pas de prix.Ceux qui apprécient ce fait et désirent avoir des Portraits exempts de cetle teinte fade et sans vie qui défigure les Daguerréotypes de tant d\u2019artistes, sont respeclueuse- ment invités à nous rendre visite ; Vous nous trouverez toujours de bonne humeur, et prêt à prendre un Portrait dans aucune variété de style qui conviendra à votre fantaisie.3 Fév.am-6 CHAISES! GÉAISES ! CHAISES! EL soussigné vient de recevoir 4 Un assortiment général de CHAISES de WINDSOR, ROLL- TOP, à double dossier et BERÇANTES, qu\u2019il offre en vente à des prix réduits et en aucune quantité.OWEN McGARVEY, No.6, rue St.-Antoine, Montréal.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MAGASIN DE PEINTURE, HUILE er VERRE.WEN McGARVEY prend la liberté d'an- noucer à ses nombreuses pratiques et au public en général qu\u2019il a constamment en mains un assortiment général de Couleurs, Peintures, Huiles, Vernis, Mastie, Verres, Brosses, ute., ete.qu\u2019il vendra à un léger profit et qu\u2019on trouvera de qualité supérieure.No.6, RUE SAINT-ANTOINE.finite ig PEINTURE LES MAISONS, PREPARE LES ENSEIGNES ET POSE LES VITRES, ETC., ETC.E Soussigné en offrant ses remerciments pour le patronage qu\u2019il u obtenu peudant les trois derniéres années, dans sa branche de commerce, se atte d\u2019obtenir du public la continuation des mémes faveurs parla stricte attention qu\u2019il apportera à sulisfaire ses pratiques.\u2018Fous les ordres qui seront laissés à son élablissement recevront une attention immédiate, attendu qu\u2019il se fuit un devoir de voir lui-même à ce que les ordres soient exécutés suns désappointement.Il peinture, pose les vitres, tapisse, imite les bois et les mmar- bres dans un style supérieur: OWEN McGARVEY, No.6, rue St.-Antoine.bm-7 BOUTIQUE DE GRAVEUR.TJ E Soussigné informe le publie qu\u2019il a commencé a exercer le métier de GRAVEUR EN TOUS GENRES FT 7 fév, Inprimeur sux plaques de cuivre.Les ordres dont on voudra bien l'houorer seront exécutés avec promnptitude et à des prix modérés.F.ADAMS, Grande rue St.Jacques.7 Fév.am\u20147 LA COMPAGNNIE DE TUILES DE KINGSEY ONNE avis quelle a appointé MM.ANDERSON, EVANS ET CIE.Ses AGENTS pour la vente des TUILES A COUVRIR, réparées à la Carrière de Kingsey, Canada Est.La qualité de ces TUILES est supérieure, et sous tous les rapports convenable pour COUVRIR, et les prix peuvent défier la compétition.étant beaucoup plus bas qui ceux auxquels on pent se procurer le même article dans aucun autre quartier.Des Certificats de W.E.LOGAN, Ecr., Géologue de la Province, de plusieurs Architectes de cette cité (aussi bien que le Prix du Diplôme obtenu à la dernière Exhibition Provinciale tenue à Toronto )qui prouvent la qualité supérieure'de ces TUILES pour les toits, peuvent être vus à l\u2019Office des Agents de la Compagnie où l'on peut obtenir toute information relativement aux prix.3 Fév.f-6 \u2018GLACE! GLACE!! GLACE!!! LFRED SAVAGE & CIE.informent le , publie qu\u2019ils font actuellement leur approvisionnement de GLACE pour l\u2019été prochain et que pour fournir abondamment leurs pratiques, ils ont augmenté le nombre de leurs Glacières.Les familles trouveront moins dispendieux de souscrire que de faire remplir leurs propres Glacières.\u2014Les prix pour la saison seront les mêmes qu'auparavant, et l\u2019on garantit de fournir la GLACE la plus PURE.Pour remplir cette dernière condition, A.8.ET CIE.prennent leur provision de Glace à une distance considérable de la Cité.Les souscripleurs sont requis de laisser leurs noms aussitôt que possible.ALFRED SAVAGE ET CIE, CHIMISTES, Près du Palais de Justice, rue Notre-Dame.7 fév.aa-107 UILES :\u2014 À 50 barils d\u2019Huile de Veau Marin, Pâle et Couleur Paille\u2014 70 barils d\u2019Huile de Morue 15 do do de Baleine 25 do do de Lin, Boullie et Crue A Vendre par\u2014 .JAMES TORRANCE.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ HES :\u2014 200 demi-boites de Twankay, Hyson Twan- kay, Imperial Hyson \u2014AU8S I\u2014 Beau Souchong, Congo et Oolong A Vendre par\u2014 JAMES TORRANCE.\u2014 am AISIN_ FRAIS :\u2014 500 boîtes et demi boites Muscatel 200 do Layers A Vendre par JAMES TORRANCE.7 Fev.an\u201440 LES Vo i x Occidentales, CHANTS NATIONNAUX, PAR J.LENOIR.ES EDITEURS, De MONTIGNY ET Cre, feront paraitre vers la FIN DE FEVRIER prochain, UN RECUEIL de POESIES, portant e titre ci-haut, formant un joli volume in-12, d\u2019au moins 250 pages.L'ouvrage sera imprimé avec caractères entièrement neufs, et orné de fleurons, etc, sur beau papier.Prix:\u2014SEPT CHELINS ET DEMI pour les ersonnes souscrivant avant lu publieation de Pouvrage, et DIX CHELINS pour celles qui ne Pachèteront qu\u2019aprés la publication.On souscrit à Montréal, au bureau des Edi- teurs, 794, rue St.Paul, On peut souscrire aussi chez tous les ugens du Moniteur.17 Janv.1 MAPPES GEOGRAPHIQUES.Par À.H.Durour, en Irançais\u20142s, Gd.EUROPE l\u2019Asie, l\u2019A frique, l\u2019Amérique, Ter- A4 re Sainte, Royaume d\u2019Espagne et de Portugal, Mappe du Monde, Carte de France, Géographie Physique de la France, Carte de la régence d\u2019AI- ger, Carte Routière de France, Nouveau Plan de Paris.Par A.R.FREMIN, en français\u2014Bs.Carte de l\u2019Europe, l\u2019Âsie.l\u2019Afrique, l\u2019Amérique, Pltalie, Allemagne, et Mappe-Monde.PAPETERIE DIVERSE, Livres de Comptes, Journal, Grand Livre, Caissier, Livre de Poche, Memoruslum,\u2014et toutes sortes de Blancs, ruyés, imprimés, ete, au plus court avis et à prix modérés.Matériaux d\u2019Artistes, Instruments Mathématiques, Couleurs à Peau, Porte-Crayons, Couleurs à l\u2019huile en Tubes, Canvas, planches préparées pour Peintures à l\u2019Huile, Albums d\u2019Artistes, Boites de Couleurs, complètes, Livre de dessin, Papier do, Palettes, Papier à Crayon et Planches, Crayon à dessin, toutes sortes, Craie et Crayon de Craie, Pinceaux de Poil de Chamneaux et Zibeline, Toile à Tracer, diverses largeurs, Colles liquide, Huile, Vernis, etc, ete.Albums, Blanes de Cheques, Billet @Echange, Billet Promissoires, gravés, Lithographiés et Imprimés, papier Brouillard.Peinture à l\u2019Huile de Baxter, Cachets, Lignes Noires \u2014Canrres Ivoires, Enlumninées, à Imprimer, de Visites, Métalliques, de Conversation, à Jouer, Illustrées, Por- te-Cartes, ete, etc.À vendre par JOHN ARMOUR.9, Grande Rue St.Jacques.25 oct.uu-13 ON PEUT MAINTENANT SE PROCURER CHEZ RICHARD THOMAS No.35, GRANDE SAINT-JACQUES, UN AUTRE BEAU JAMBON.JRARINE D\u2019AVOINE Do DE BLE-1IYINDE FLEUR DE BLE SARRAZIN Do DE RIZ Do DE GRAHAM BLE FLEUR EXTRA SUPERFINE, en quarts, demi-quarts et sacs de 24 livres.A vendre par RICHARD THOMAS, 33, Rue St.-Jacques.aa-33 CHANDELLES PATENTEES.7- BREVET FRANCAIS.Æ4{ AGENCE DE LA FABRIQUE.7.fév E Soussigné a l\u2019honneur d\u2019offrir à usage des Familles, des Bureaux d\u2019Etudes, des Hôtels et des Banques, une nouvelle qualité de CHANDELLES dont le matériel est d\u2019un blanc de neige, et lu lumière tes brillante et sans aucune fumée.: Cette chandelle est GARANTIE ne pas COULER, la méche se consume d\u2019elle-même et conserve la hauteur nécessaire SANS l\u2019usage des MOUCHETTES.La vente considérable de ce nouveau genre de chandelles à New-York, a engagé le soussigné à en établir à Montréal tin dépôt où on pourra trouver ces chandelles en Loites de 30, de 15 et de 6lbs.Ou est prié de venir examiner cet article.JS.C, TOBILLARD, No.25, Rue St.Gabriel, Ancienne maison de M.Joseph Roy.2h Janv.am\u20142 SPLENDIDE ASSORTIMENT DE MEUBLES.C ROBERTSON invite le public a visiter ses + CHAMBRES, No.54, Rue MeGill, et son nouvel ASSORTIMENT, consistant en un jeu complet de MEUBLES POUR SALON, en riche brocatelle de Satin, de dessin Français, matériaux excellents et construction parfaite.En fu- veur de ceux qui commencent à tenir maison, 1l disposera de Sclt à desternes modérés et garantira satisfaction sous le rupport de la qualité.\u2014\u2014AUSSI,\u2014 Son assortimeut général de meubles, savoir : CHAISES POUR SALLE A DINER ET SALONS, TABLES POUR SALLE A DINER ET 8A- ONS DESSUS DE TABLES EN MARBRE, TABLES A OUVRAGE, CHAISES ELIZABETH ET AUTRES CHAISES DE GOUT, SOFAS, CAUSEUSES, OTTAMANES, COUCHETTES FRANÇAISES ET À LA JENNY LIND.\u2014ET\u2014 Tout article propre à meubler et orner une maison, fait sous ses yeux par les meilleurs ouvriers avec des matériaux propices, qu\u2019il vendra pour ARGENT COMPTANT Où à UN court CREDIT APPROUVE.17 Janv.am-1 Magasin de Marchandises Scches.FE Soussigné a l\u2019honneur de remercier ses nombreuses pratiques et le publie en général, pour l\u2019encouragement qu\u2019ila reçu et profite de l\u2019occasion de les prévenir que depuis lincendie du 6 juin, il à ouvert un nouvel établissement au coin de la Rue McGill et des Commissaires, espérant qu\u2019il recevra encore de nouveau le même encouragement.Il s\u2019est décidé à importer une quantité de MARCHANDISES d\u2019AUTOMNE, qu\u2019il vendra à des prix très modérés, il a aussi à son emploi un bon tailleur qui se chargera de toutes commandes pour HARDES d\u2019aucune des- crintion qu\u2019il exécutera avec Îa promptitude désirable, dans le dernier goût et à des prix réduits.LEANDRE LAFONT'AINE.4 Oct.fm-97 Marchandises Seches.DEILY Ÿ, GYOBE =r Be.NT MAINTENANT un GRAND ASSORTIMENT de MARCHANDISES SÈCHES, consistant en:\u2014 Gants.Bas et Mercerie Gala Plaids et Etoffes à Manteaux Châles en grande variété Robes Brodées, Mohair et Cobourg, nouvelle mode Rubans, Dentelles, Soies et Velours Twceds Ecossais et Doeskins Whitneys Marbrés et Castors Coton Blanc, fini très supérieur Gilets et Polkas de Laine Unis et Tricotés Cobourgs et Circassiennes 6-4 et 7-4 Mousselines de Laine et Cachemires 7-8 et Atalantes ct Lustres Crevilla 80 Balles Toile à Drap Dundee 10,000 Poches Unis et Croisées Magasins :\u2014Nos 4 et 5, rue St.Joseph, près de PEglise Paroissiale.4oct.TOBOGGANS, RAQUETTES MOCASSINS, ET BOAS.E Soussigné a reçu son assortiment d\u2019AUTOMNE, des articles ci-dessus, du célèbre manufacturier, PAUL DE LORETTE, qu\u2019il vendra à bon marché._ JOHN HENDERSON.an-33 No.93, rue Notre-Dame, Montréal, 20 déc.aa\u201444 Nouvelles Marchandises d\u2018Automne.E Soussigné reçoit ses a risi MARCHANDISES SÈCHES de COUT © ÉTAPE ANGLAISES et AMERICAINES, et PETITS ARTICLES, =\u2014\u2014AUSBSI,\u2014 Par \u201c\u2018 City of Humilton,\u201d un Envoie ae FOURRURES Manuñseturées \u2018pour Dames \u2018de différentes Peaux et Patrons nouveaux, Le tout est offert À Bas prix, ROBERT ADAMS, 227, Rue St.Paul.24 Sept.aa-24 AUX MARCHANDS DE CAMPAGNES, VELLES MARCHANDISES, Wm.THOMPSON.Manufacturier et Importateur.205, Rue Notre-Dame (Uuest.) maintenant en main, et Manufacture pour le Commerce d\u2019Automne, un FONDS complet et varié de FOURRULRES.Consistant e1 partie de Cusques, Boas, Victo- rines, Gants, Gantelets, Manchettes, Surtouts, Robes, etc., qu\u2019il offre à des conditions libérales.W.T.garantit que son Fonds est de la meilleure main-d\u2019œuvre, et il n\u2019emploie aucun ouvrier qui n\u2019ait une grande expérience.KFUne visite est respectueusement sollicitée.11 oct.aa\u201412 () TONNES du MEILLEUR CHARBON 1 LEIGH qu\u2019on décharge maintenant près de Pentrée du Canal Lachine.JOHN M.GII.BERT.\u2014 0 SAVON ECONOMIQUE.] Kf\\ BOITES SAVON ECONOMIQUE, Bar- 3] ton et Stickney, (ci-devant Barton et Fenn) qu\u2019un vient de recevoir et qu\u2019on met en vente par TOHN M.GIT.BERT.me TR 20 août.= = ES Soussignés manufacturent des BOTTES à la KOSSUT'H, doubles semelles, pour les tems pluvieux ; et sont'prêts à faire une grande quantité de chaussures de Cuchemire et Prunelle, SOULIERS à la Jenny Lind, SLIPPERS, ete, pour Dames, Demoiselles et enfants, de leur manufacture américaine.WM.SMYTH et CIE, 46, Rue McGill 3 Sept.{in\u201484.FONDERIE DE LA CITE C.P.LADD.RUE DE LA REINE, PRES DE LA RUE WILLIAM, GRIFFINGTON, MONTREAL.E Soussigné remercie ses amis et ses nombreuses pratiques pour l\u2019encouragement qu\u2019il ena regu depuis qu\u2019il a commencé ses affaires dans la fonderie de Montréal, et le City-Works.et les informe qu\u2019il est déménagé dans les Lâtisses de la rue Reine, près de la rue William, Griffing- ton, devant être connu sous le nom de Fonderie de la Cité, où par l\u2019aitention et la ponetnalité qu\u2019il portera aux ouvrages qui y seront faits, il espère avoir une part d\u2019encouragement comme auparavant, et annonce que son atelier est maintenant en pleine opération, Ouvrages en fonte, ete, faits avec la plus grande propreté ct expédiés à très bas prix.C.P.LADD, Fonderie de la Cité mme ERCUEILS METALLIQUES patentés, façonnés d\u2019une manière supérieure, ct d\u2019un grand fini, C.I.LADD.2 win.45 an CHARLES LINLEY.MANUFACTUREUR DE SOUFFLETS, VIS-A-VIS L\u2019EGLISE DE ST, GEORGE Rue St.Joseph, Faubourg Récollet, Montréal, REND la liberté d\u2019informer le public et ses amis qu\u2019il a toujours en mains un assortiment générul de SOUFFLETS de toute espèce qu\u2019il vendra en gros et en détail aux plus bas prix du marché.x Les acheteurs sont priés de passer à sa boutique avant d\u2019acheter ailleurs.50 aa ENSEIGNES.E Soussigné informe les Marchands et autres qu\u2019il est prêt à exécuter tout ordre pour ENSEIGNES en LETTRES (de bois) de toute espèce et grandeur.On s\u2019occupe des ordres pour la campagne.Tout ordre sera reçu avec reconnaissance, ainsi que des demandes pour SCULPTURE, DORURE, CADRES de GLACIS et d'IMAGES, dans tbutes les branches; Pétablissement est au No.166, rue Notre-Dame.FDK.CARLISLE.29 aa 22 avril.+ MONTREAL SCALE AND ) PAIL FACTORY} ALL KINDS OF 8 SCALES Required in Trade, and WARRANTED, EER EE ET DE _ SEAUX DE MONTREAL.Toutes sortesde Balances nécessaires au Commerce, ct garanties.\u2014= AUSSI \u2014 Balais de Blé d'Inde, manufacturés à meilleur marché que jamais.POUR ARGENT COMPTANT.N.B.Les réparations exécutées sous le plus court délai par D.H.WARREN.8 avril 1852 .25 aa AUX ENTREPRENEURS, E Soussigné a constamment en mains, en_addition À son assortiment ordinaire de_ FERRONNERIE, une grande quantité de SERRURES et TARGETTES, derniers patrons, qu\u2019il vendra à bas prix.\u2014AUSSI,\u2014 Serrures pour Grosses Portes de Magasins.Serrures pour Portes, Bords et Mortaise, Passe-Partout ; Serrares pour Bords et Mortaise étroits, Portes Vitrés Boutons pour Portes Pleines, Targettes, gnés de Sonnettes, Etc.GEO.HAGAR 103, Rue St.Paul.ra-1B8.avec pour Poi 20 sept.IMPRIMÉ ET PUBLIÉ PAR J.A PLINGUET."]
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