Le pays, 17 février 1853, jeudi 17 février 1853
[" me = Fv mm wy fw = ER ABONNEMENT.Edition ordinaire,.2t O Idem de la semaine, .O 10 On peut s'abonner pour six mois, mais non pas pour une période de temps moindre.L'abonnement datera toujours du premier du mois.Le prix est invariablement payable tous les six mois et d\u2019avance.O, par année 0, po \u201c Vol.IL MONTREAL, Six lignes ct pour la premi¢ suivante.PRIX DE sertion, et 74d.dessous, 3s.Ad, pour la première insertion, et 10d.pour chaque suivante.Au-de:sus de dix ligues, 4d.par ligne ANNONCES, au-dessous, 2s.Gd.pour la première m- pour chaque suivante.Dix ligne et au- ve insertion, et Id.par ligne pour chaque Tout ordre pour les annonces doit être fait par écrit.ET J EUDI MATIN, 17 FEVRIER 1853.No.10.E.CLOUSER, CONFI SEUR.EN GRUS ET EN DETAIL.E Soussigné offre ses remerciments sincères à ses anus et au public pour l\u2019encouragement libéral qu\u2019il à reçu d\u2019eux depuisfqu\u2019il à conmencé son commerce, et les inlurme qu\u2019il a transporte sa boutique au N © 195, rue Notre-Dame, prés la rue McGill, où il fera le même commerce en Gros et en Détail.Les Marchands feront bien de voir et examiner.\u2018Fous les vrdres seront ponctuellement exécutés.E.CLOUSER 3 Fév.f 6 HBT HEAL Chambres de Daguerrcotype, 207, RUE NUTRE DAME.- G.S.SMITH informe le public qu\u2019il est » Maintenaut préparé à prendre des PORTRAITS dans un style qui n°est inférieur à aucun dans eet art merveilleux, Ayant d sa disposition une grande \u201c* Sky-light,\" el aussi une * Si- de-light,** possédant toutes les autres facilités en rapport avee cet art, (et opérant suivant le procédé de M.Lawreuce dont les Portraits ont obtenu le premier prix àl\u2019Exhibition du Monde), M.8S.se flatte de pouvoir prendre dPaussi bons Portraits que ceux qu\u2019on peut se procurer à New- York ou Bustun, et sous plusieurs rapports, d\u2019une qualité supérieure.Celui qui possède son portrait exécuté d\u2019une manière commune ne possède pas grand\u2019chose, tundis qu\u2019un portrait vivant, naturel, n\u2019a pas de prix.Ceux qui apprécient ce fuit et désirent avoir des Portraits exempts de cette teinte fude et sans vie qui défigure les Daguerréotypes de tant d\u2019artistes, sont respeclueuse- ment invités à nous rendre visite ; vons nous trouverez toujours de bonne humeur, et prêt à prendre un Portrait dans aucune variété de style qui conviendra à votre fantaisie.3 Fév.CHAISES! CHAISES ! CHAISES E soussigné vient de recevoir un assortiment général de CHAISES de WINDSOR, ROLI.- TOP, à double dossier ¢t BERÇANTES, qu\u2019il offre en vented des prix réduits et en aucune quantité, OWEN McGARVEY, No.6, rue St.-Antoine, Montréal.MAGASIN DE PEINTURE, HUILE er VERRE.WEN McGARVEY prend la liberté d\u2019annoncer à ses nombreuses pratiques el au public en général qu\u2019il à constamment en mains un assortiment général de Ceuleurs, Peiniures, Huiles, Vernis, Mastic, Verres, Brosses, etc, etc.qu\u2019il vendra à un léger profit et qu\u2019on trouvera de qualité supérieure.No.6, RUE SAINT-ANTOINE.\u2014___tpme PEINTURE LES MAISONS, PREPARE LES ENSEIGNES ET POSE LES VITRES, ETC., ETC.LE Soussigné en offrant ses remercîments pour le patronage qu\u2019il a obtenu pendant les trois dernières années, dans sa branche de commerce, se flatte d\u2019obtenir du public la continuation des mêmes faveurs par ja stricte attention qu\u2019il apportera à satisfaire ses pratiques.Tous les ordres qui seront laissés à son établissement recevront une attention immédiate, attendu qu\u2019il se fait un dévoir de voir lui-même à ce que les ordres soient exécutés sans désappointement.ll peinture, Jose les vitres, tapisse, imite les bois et les marres dans un style supérieur.OWEN McGARVEY, No.6, rue St.-Antoine.7 fév.bm-7 BOUTIQUE DE GRAVEUR.T E Soussigué informe le public qu'il a com- ineucé à exercer le métier de GRAVEUR EN TOUS GENRES FT Emprimeur sur plaques de cuivre.Les ordres dont on voudra bien l\u2019honorer seront exécutés avec promptitude et à des prix mo- aum-6 dérés.F.ADAMS, Grande rue St.Jacques.7 Fév.am\u20147 LA COMPAGNNIE DE TUILES DE KINGSEY D avis qu\u2019elle a appointé MM.ANDERSON, EVANS ET CIE, Ses AGENTS pour la vente des TUILES A COUVRIR, préparées à la Carrière de Kinssey, Canada Est.La qualité de ces TUILES est supérieure, et sais tous les rapports convenable pour COUVRIR, et les prix peuvent défier la compétition, étant beaucoup plus bas qui ceux auxquels on peut se procurer le même article dans aucun autre quartier.Des Certificats de W.E.LOGAN, Fer, Géologue de la Province, de plusieurs Architectes de celte cité (aussi bien que le Prix du Diplôme obtenu à la dernière Exhibition Provinciale tenue à Toronto )qui prouvent la qualité supérieure de ces TUILES pour les toits, peuvent être vus à l\u2019Office des Agents de la Compagnie où l\u2019on peut obtenir toute Information relativernent aux prix.Fév.f-6 GLACE! GLACE!! GLACE!!! LFRED SAVAGE & CIE.informent le public quils font actuellement leur approvisionnement de GLACE pour l\u2019été prochain et que pour fournir abondamment leurs pratiques, ils ont augmenté le nombre de leurs Glacières, Les familles trouveront moins dispendieux de souscrire que de faire remplir leurs propres Gla- cières\u2014Les prix pour la saison seront les mêmes qu\u2019aupuravunt, et l\u2019on garantit de fournir ln GLACE la plus PURE.Pour remplir cette dernière condition, A.S.Er CIE.prennent leur provision de Glace à une distance considérable de lu Cité.Les souscripteurs sont requis de laisser leurs noms aussitôt que possible.ALFRED SAVAGE ET CrE,, CNINISTES, Près du Palais de Justice, rue Notre-Dame.fév.aa-107 UILES :\u2014 50 barils d\u2019Huile de Veau Marin, Pile et Couleur Puille\u2014 70 barils d\u2019Huile de Morue 15 do do de Baleine 25 do do A Vendre par\u2014 de Lin, Boullie et Crue JAMES TORRANCE.\u2014\u2014\u2014 a \u2014\u2014\u2014 HES :\u2014 200 demi-boites de Twankay, Hyson Twan- kay, Imperial Hyson \u2014AUSS1\u2014 Beau Souchong, Congo et Oolong À Vendre par\u2014 TAMES TORRANCE.\u2014ww AISIN FRAIS :\u2014 500 boites et demi boites Muscatel 200 do Layers À Vendre par JAMES TORRANCE.7 Fev.aa\u201440 O.DEPINCIER, MARCHAND TAILLEUR, ; O.3, PLACE-D\u2019ARMES, Batisses ci-devant occupées par MM.Laurie et Cie.MONTREAL.À toujours en main un assortiment choist de Draps, Casimires, T'weeds,Etoffes pour vestes qu\u2019il emploie à ordre dans le goût le plus récent et le plus élégant, à bon marché.\u2014AUSSI\u2014 Un assortiment général de Hardes faites.16 juin.51 aa Immense Succes du Systeme Argent Comptant! [AISON DE HARDES DU CANADA MAISON DE HARDES DU CANADA, PAR F, X, LOISELLE, CORON TNT ry EN GROS ET EN DETAIL 4 «= No, 25, Rue McGill.E Soussigné, en remerciant ses pratiques pour l'encouragement libéral qu'il en a regu, prend la liberté d\u2019annoncer qu\u2019il vient de recevoir le plus grand assortiment de MARCHANDISES dAUTOMNE et d'HIVER qui ait encore été oilert a Montréal.qui consiste en DRAP de Pilot, Beavers, Eléphant, Whitey, Arctic, CASIMIRES, et une belle collection de Patrous de Vie Ss.F.X.LOISELLE étant résolu de ne vendre que pour ARGENT COMTPANT.il disposera de ses Marchandises à des PRIX TRES RÉDUITS, ce qu\u2019il est impossible de faire à crédit.; Le département des HARDES FAITES contient tout ce qui vst nécessaire dans cette ligne, et de tous les prix, trop étendus pour une aunonce._, Le département des Pratiques sera toujours servi avec attention et ponctualité.w ON A BESOIN pour cet Etablissement, de DEUX bons TAILLEURS pratiques.\u2014Aussi de DEUX COMMIS d\u2019Expérience.; .F.X.LOISELLE.MAGASIN DE HARDES St.Laurent et de l'Atlantique PAR ROBERT SEATH, NO.18, [ NO.18, Rue McGill, 7 Rue McGill, | 2 «IN FA EN GROS ET EN DETAIL E Sousssigné a honneur d\u2019informer ses amis, qu\u2019il a reçu un Assortinent général de MARCHANDISES NOUVELLES, consistant en DRAPS, CASIMIRES, TWEEDS ÉCOSSAIS, ANGLAIS et AMERICAINS, ETOFFES À VESTE, etc, qu'il est prêt à employer aux termes les plus raisonnables.Il à aussi en main un Assortiment général de HARDES FAITES, comprenant des habits, des surtouts, des paletots, des habits de toutes descriptions pour les affaires, aussi un large assortiment d'étoile à veste et à pantalon venant des meilleures maisons et de la dernière façon.Il aura aussi une grande variété de cols, chemises, collets, cravates, mouchoirs de poche, chapeaux, casquetles et porte-manteaux, qui sera vendu à vingt-cinq pour cent meilleur nurché, ce qui ne s\u2019est jamais vendu à ce prix en Canada.N.B.\u2014Les Marchands détailleurs de la campague sont invités de visiter Péta- blissement ci-dessus avant d\u2019acheter ailleurs.18 oct.ROBERT SEATIL.Montréal, 28 mai 1852.43 LETTRES RéÉ2S LE TEMPS ET L'OUVRACE EPARCNE'S _LCONOMISE 3 * = NTFS.YANT obtenu le droit exclusif pour enx de manufteturer et de vendre aux autres.dans les A limites du Haut et du Bas-Canada, le MOULIN à BATTRE AMELIORE, MU PAR LA FORCE DEs CHEVAUX, à PATENTE DE SEVERANCE, une des machines les plus utiles our épargner le temps et le travail, informent respectueusement le public qu\u2019ils ont considéra- lement uggrandi leur grand établissement de la rue Wellington, lequel s\u2019étend de la rue Prince à la rue George Au moyen de cet aggrandissement ils espèrent avoir assez de place pour approvisionner toute la classe agricole du Canada de cette machine qui Lat et vanne plus de grain en un jour et à moins de frais el tnieux que toute autre machine, el ce avec deux chevaux seulement.Nous informons nos pratiques et «anis que nous pouvons leur fournir le moulin à battre supérieur à ceux même que nous avons faits jusqu'ici.Notre longue expérience et l\u2019encouragement que nous avous reçu nous ont poussé en méme temps que notre désir de surpasser les autres, à veiller sur toutes les améliorations praticables, et nous en sommes arrivés à dire que pour la durée, la propreté de l\u2019ouvrage et le montant obtentt, nos moulins sont supérieurs à tous les autres\u2014et pen- dant que le grain est bien Lattu, il est vanné, prêt pour le marclié où le moulin.Un de nos Moulins rapportera à un howme actif et entendu.cing à huit cents niastres par année, ce que prouvent les rapports de plusieurs personnes qui ont battu l\u2019an passé, et qui ont bien voulu nous permettre d\u2019invoquer leur témoignage sur l'opération de ces Machines.Vu que des lettres patentes on été obtenues, en date du 5 Mars 1849, pour ce Moulin, le publie est averti de ne pas acheter, se servir, on mauufacturer aucune imitation de cette Machine, cu toute infraction sera poursuivie suivant la loi du pays.Tous les vrais Moulins seront accompagnés d\u2019un acte signé B.P.Paige, le propriétaire de droit, donnant à Pacheteur le droit de se servir ou de vendre te Moulin.Tont ordre à nous adressé ou à notre agent William Johnson, seront exécutés rapidement.Les moulins seront embarqués pour aucun port du Haut et du Bas-Canadu, et chaque articles garanti aussi bon que recommandé, RÉFÉRENCES.JAMES BRECKANDRIDGE, ées.Montréal.JAMES LOGA N, écr.\u201c OHNSTON THOMPSON, écr.\u201c WALTER BENNY, écr.se ETER FISHER, écr.Longue Pointe.31 mai 1852.ENRY MORGAN & CIE.rmport HENRY 204, rue Notre Dame Ouest.) TTIRENT particulièrement Pattention de A leurs pratiques sur un ASSORTIMENT GENERAL et FRES CONSIDERABLE DE MARCHANDISES SECHES DE SAISON qu\u2019ils ont achetés à PENCAN et qu\u2019ils offrent maintenant a des prix bien «uw-dessous du coût de Dimporta- tion.- Le lot entier sera exposé en vente, aujourd\u2019hui le DEUX Décembre et les jours suivants, On fera bien de se rendre de bonne heure, vu que les choses scronf données à des prix décidément réduits.Dans cet assortiment se trouvent :\u2014 Un lot de Draps de Cobuurgs excellent et de toutes couleurs, à 1s valant bien 1s 4d Un do do Supérieurs do do à 1s 3d \u2018+ 1s8d Un do do Extra, double trame, do do 4 1sGd « « 253d Un do tissus frangais do, do, depuis 1s 3d en montant Un lot de mérinos français, de toutes couleurs, de 3s 6d à 7s la verge Flanelle blanche de Lancashire et de Galles, toute laine, depuis 9d la verge Do écarlate égalenient à bon marché Couvertes Whitney, Bath et Medium de tous rix P Schalls longs et carrés d\u2019Ecosse et Bay-State, beaux patrons Un lot choisi d\u2019Indienne de première qualité, qui ne change pas, à 43 de la verge, valant 71d Un do de bien bonnes de Laines, unies et croisées, à fonds plomb et à beaux patrons sombres, à 44d la verge Un lot très considérable et très supérieur de Cachemires croisés, à riches patrons, seulement 10d la verge \u2014AUSSE,\u2014 Un lot très considérable et extra riche les plus beaux Cachemires français 11\u2014patrons recherches seulement 1s dd la verge, valant 2s 4d et N.B.On attend d\u2019un jour à l\u2019autre de Boston, Ex.R.M.Steamner, l\u2019Americæ, venant d\u2019Angleterre, un assortiment choisi de beaux rubans car- reautés et tartans.2 déc.J APIN, AVOCAT, Coin des rues Notre- A Dame et Claude, Maison voisine de l\u2019Andience.\u201427 ad OUTRE et DAOUST, Avocats, rue St.Gabriel, No.31, vis-à-vis PHôtel du Canada, aa 39 B.P.PAIGE ET Cik., DANIEL McMARTIN, écr.St.Eustache.J.Bre.PROULX, écr.6 J.R.eT 8S.AULT, East Williamsburg.Capitaine BRANLEY, Bytown.A.ANDERSON, écr.Godmanchester.JOHN McGOWAN, écr.Vaudreuil.44 aa JOHN GALBRAITH, MARCHAND TAILLEUR, NOTRE-DAME, 1 83 NOTRE-DAME, (EXTREMITE OUEST,) TTIRE respectucusement attention de ses + pratiques et ses amis en général sur son FONDS de DRAPS HIVER, propre pour la saison, qu\u2019il confectionnera à ordre, de la meilleure manière et avec ponctalité, BAS PRIX POUR ARGENT.22 oct.an-48 JOEN CAMPBELL MARCHAND TAILLEUR, , No.193 Rue NoTRE-DAME, Vis-d-vis l\u2019Eglise des Récollets, l\u2019honneur d\u2019informer ses amis et le public en général, qu\u2019il a composé son roxps de MARCHANDISES ile ce qui est le plus convenable à la saison et qu\u2019il est prêt à exécuter avec élégance et sous le plus court délai, tous les ordres dont on voudra bien le favoriser, SurToUTS de tous les goûts et patrons, FRACS DE SOIREE, PANTALONS et VESTES, tout faitset à 10 pour cent de moins qu\u2019à aucun autre établissement du même genre, en celte cité.Les habillements sont bien faits et ne peuvent être surpassés.Ceux qui ont besoin de bons babillements et à bon marché trouveront qu\u2019il est de leur intérêt de venir visiter le magasin ci-dessus.13 déc.na\u201440 Nouvelles Marchandises d'Automne.JOHN MOLSON JUNIOR, RUE LEMOINE.R°°% CE QUI SUIT\u2014 Draps Superfins Noirs et Couleur Castor Noir et Doeskins Whitneys Nuancés et Couleur Satinettes Noirs et do Orléans do do Lustrés et Mouselines de Laine Indiennes, Coton Blane, do Jaune, Coutil, Denims, et Coton Barré Couvertes et Flanelles \u2014ET\u2014 Un Assortiment Général de Marchandises Sèches Anglaises et Américaines, act, aa\u201439 L PFOURNAY, Avocat, No.3, Rue St.; Vincent.\u20143 sept.aa-\u2014R4 LITTERATURE.a eta a ES MARG UERITE DEUX AMOURS.(SUITE.) XVIIT.\u2014Les paris sont ouverts; cinquante louis pour Lu Tresnaye ! La Fresuaye est favori, messieurs ! Lit le baron de ***, en disant cela, posait sa tête sur un fauteuil et ses deux pieds sur la cheminée.C'était dans un des salons du club des Jockeys.\u2014Vous avez beau dire, Etienne a des chances, reprit le prince de G.\u2026 en enfon- cunt son chapeau! sur sa téle, comme si le vent du salon allait le faire tomber.L'usage, dans,les clubs, c\u2019est de garder son chapeau togjours; cela signifie: © Je suis ici chez moi, et inêime plus que chez moi; je ne suis tenu à avoir de politesse pour personne.\u201d Garder son chapeau est un des droits auxquels on tient le plus dans ces sortes d'associations : même avec une migraine atroce, on garde son chapeau sur sa tête ; si, par hasard, on: est seul un moment, on l'ôte ; mais, dès qu\u2019il entre quelqu'un, vite, on le remet: c\u2019est un droit, et il ne faut pas, méine pour une seconde, renoncer à exercer un droit.Ce principe est élémentaire.\u2014Je vous le dis, moi, reprit un troisième sportsman, tienne est distance : il a beau rouler, rouler, it n\u2019arrivera pas.\u2014C\u2019est égal, moi, je tiens pour Etienne, et je vais boire un verre de churtreise en son honneur.Le prince de {4 sonna.\u2014Moi, je crois la victoire indécise, dit un quatrième intérlocuteur : Mme de Meuil- les serait bien embarrassée de dire celui qu\u2019elle préfère.: \u2014Vous les croyez manche à manche ?\u2014Quatorze &!.\u2026 erin le marqueur du billard, Et cet à-propos qui ressemblait à la voix de Poracle fit rire tout le monde.\u2014 Quatorze à ! répéta-t-on.\u2014 Moi, je suis pour Etienne : je l\u2019ai vu il y a deux jours au bal avec Mme de Meuil- les, et je vous assure qu\u2019elle paraissait très occupée de lui.\u2014Moi, y\u2019ai vu l\u2019autre soir au spectacle Mme de Meuilles.Ln Fresnaye était en face d\u2019elle, et etle n\u2019osait pas le regarder : donc elle l\u2019aime ! \u2014C\u2019est qu\u2019alors elle les aime tous les deux ! Un savant hollandais raconte qu\u2019il y avait à Rotterdam une femme très belle et honnête qui aimait également deux jeunes gens de famille : elle est morte sans avoir jamais pu se décider à choisir entre eux.On a ouvert son corps, et il s\u2019est trouvé qu\u2019elle avait deux cœurs.\u2014Ah ! ah ! ah ! il faut être savant pour inventer des hiptoires pareilles ! \u2014Barant ef Hollindais ! la fuble est ingénieuse.C\u2019est pour nous faire croire que les femmes aiment avec leur cœur ; mais on sait bien qu\u2019elles n\u2019aiment qu'avec leur tête.Or, comme In daine en question n°u pas deux têtes, elle ne peut pas avoir deux sunours.\u2014Non.Ille neles aime pas tous les deux.Une femme ne peut pas aimer deux hommes : elle peut en tromper dix ; mais, si elle uime, elle en aime un seul.\u2014 Ah! que ceci est bourgeoisement absolu ! Comme s\u2019il n\u2019y avait pas plusieurs manières d'aimer ! dit un jeune chercheur de paradoxes.Moi, je cotaprends très bien qu'une femme honnête et delicate, précisément parce qu\u2019elle est délicate ct honnête, aime deux hommes également.si elle les aime différemment.On se récria.\u2014La ssez-moi développer mon système : Deux jeunes gens aiment la même femme.Bien, Uy en a un qu'elle aune et un qu\u2019elle sacrifie.Bon.Lili bien ! auquel des deux voulez-vous qu\u2019elle s'intéresse 7.A celui qu\u2019elle préfère ?.Non : il n\u2019est pas intéressant, vous en conviendrez ! Lu fenime sensible se dira donc : \u201c Je n\u2019ai pas besoin de m\u2019oceuper de celui-là ; sa part est déjà assez belle : le scélérat ! jel\u2019aime.Il est déjà trop heureux 1.\u201d Lit naturellement toutes ses soins, toules ses attentions seront pour celui qu\u2019elle aura sacrifié ! et elle demandera sans cesse : \u201c Que puis-je faire pour Jui?vous le voyez, cette femme se trouve, sans remords, sans perfidie, aimer deux hommes : elle aime I'un.parce quelle Paine.et Pautre.parce qu'elle ne aime pas ! \u2014Mon cher enfant, un raisonnement comme celui-là appuyé sur une canne connne celle-ci, qui t'a coûté la rançon d\u2019un roi, cela suffit pour te faire interdire par tes parents, Lt le duc de RK.montra à ses amis la canne du jeune fou qui était d\u2019une magnificence ridicule, \u2014 Quand je t\u2019écoute, ajouta-t-il, j'ai toujours envie d'aller chez le docteur Blanche délivrer Edouard.\u2014J?ai Pair de dire une folie ; mais ce que je dis là est très fort.\u2014Oh! très fort ! \u2014 Non, ce n\u2019est pas cela.Elle n\u2019aîme pas l\u2019un par amour et l\u2019autre volontairement ; c\u2019est ce qui fait qu\u2019elle est si troublée.JHe croit aimer Etienne, et elle ne l'aime pas ; elle cruit détester Robert, et elle l\u2019aime : voilà la vérité.Cette lutte rend la situation très piquante.Je suis bien curieux de voir comunent cela finira.\u2014Je vais te le dire.\u2014Elle jouera à pile ou face ! \u2014Tais-toi, jeune homme, tu as perdu la parole.Cela finira ainsi: elle épousera Etienne, et clle prendra Robert pour.\u2014Non, elle épousera Robert, et Etienne sera son.\u2014 Non, elle n\u2019épousera ni l\u2019un ni l\u2019autre : il en viendra un troisième qui les mettra tous deux à la porte.\u2014Ah ! vous ne connaissez pas Robert de La Fresnaye ?Ce n\u2019est pas lui qui abandonnera jamais vne idée ! Aussi j'ai parié pour lui, et je gagnerai ; d\u2019abord, Etienne mérite de perdre, et il est de notre intérêt à tous, messieurs, qu\u2019il soit battu: ce sera bien fait.Pourquoi ce troubadour de pendule s\u2019avise-t-il de ressusciter le parfait amour moyen âge !\u2026.c\u2019est d\u2019un très mauvais exemple : ça gâte les femmes.Si ce héros de vieux roman réussit, nous sommes tous per= dus : il va faire école! Ces damnes voudront Comment pourrai-je le consoler ?\u2026\u201d Ainsi, toutes être naimées commu cela.Savez-vous bien qu\u2019il y a sept aus que ce niais soupire pour sa cousite.\u2026 sept aus ! \u2014Sept ans ?s'écria te prince de Gl.iudigué.Eh! que parles-tu d'amour moyen age renouvelé des troubudours ?Ceci est Lien autrement vieux ! C'est Un amour antédiluvien renouvelé des patriarehes! Jacob, mon cher, n\u2019en faisait pus d'autres: il u atteudu chacune de ses femmes sept ans \u2014Ah! sil fallut attendre sept aus toutes les Rachel de nos jours ! \u2014N\u2019ayez pas peur, nous nen sommes pas là ; les patriarches vivaient neuf cents aus : ils avaient une patieure et une Bdetite pro- portionutes à.\u2014Je suis de l'avis d\u2019Ldrar : due moment où tous ne vivons plus send cents ans, il ne nous est plus permis d'aimer sept ans la même femme.D'Arzac mérite une punition.Je parie contre lui ; je parie cinquante louis que d'ici à quiuze jours il est distance.\u2014Je tiens le pari.\u2014Oh ! l\u2019imprudent !.\u2026.EL ce pari, sérieusement engage, devint le point de départ d'une suite dde plaisanteries fines et maligues, stupides eb grossicres, selon la nature du plaisant, mais toutes égule- ment offensantes pour les personnes qui en étaient Foljet.ll y avait là de ces faux élégants, de ces moqueurs à la suite qui se croient légers parce qu\u2019ils rabachent l\u2019esprit des autres.Ces gens-là out ln manie de répéter tout ce qui se dit.Or, comme ils n\u2019écouteut pas, ils ne peuvent répéter que ce qu'ils comprenuent\u2026 et c\u2019est affreux ! Ils cofportèreut par le moude les propos folatres tenus au club sur les deux amours de Mme de Meuilles, et la pauvre Marguerite devint, grâce à eux, ce que lon appelle la fable de tout Paris, Un de ces propos revint malheureusement à Etienne ; on Pattribuait au due de I.Etienue lui demanda raison : < Jai Le droit de me battre pour ma cousine, se disauit-il, C'est un droit que M, de La l'resuaye m'enviera bien ; je ferai du moins valoir cet avantage.\u201d Lt rendez-vous fut pris pour le jour suivant ; l\u2019arme choisie était l'épée.Mme d\u2019Arzac était chez son beau-frère lorsque les témoins d\u2019létienne ie ramenèreut chez lui, ll était blessé à la main ; la blessure n\u2019était pas dangereuse, mais elle pouvait le devenir : il en souffrait beaucoup.On lui ordonna de se soigner séricusement.Mme d\u2019Arzac voulut connaître tous les détails du duel.létienne lui raconta qu\u2019il °¢- tait battu avec un étranger à la suite d'une discussion politique à propos de la reine d\u2019Espagne : c'était l'époque des fameux MUSLO GES ESPALNOÏS.Mnie d'Arzac supposa naturellement qu'un hidalgo avait pris la défense de sn jeune reine, et ou lui laissa croire tout ce qu\u2019elle imagina.On lui recommada le secret 5 it fallait étouller lalfaire par crainte des tribunaux ; on convint d\u2019un récit assez probable 5 on parla d\u2019un accident, arrivé en faisunt des armes ; le duc de RR.aussi et, comme le duc état trés la police ferma les yeux sur celte faire qui, du reste, n'avait eu aucun résultat fâcheux.d\u2019Arzac vit avec plaisir le parti qu'elle pou vait tirer de cel évenement pour entraîner Marguerite en faveur Itienue.Elle voulait produire un grand effet avec sa nouvelle dramatique ; mais, d\u2019un autre côté, elle ne voulait pas donner une trop forte Cimotion à sa fille dont la santé l'inquiétait toujours.Lille composa son visage et dit: \u2014Je quitte a Pinstant 1stienne 1 il wa chargée de Vexprimer ses regrets : if ne pourra pas venir te voir avaul deux ou trois jours, \u2014I1 est malade ?\u2014 Non.\u2014 Il est bless?\u2014C'e n\u2019est ricn.\u2014 II est tombé de cheval ?\u2014Non.ll s\u2019est battu pour une niaiserie |.\u2014 Mais il est blessé ?\u2014A la main: il pourra sortie dans deux jours.\u2014Je vais aller le voir ; ct avec qui s\u2019est- i] battu ?\u2014 Avec un I.spagnol qui s\u2019est imaginé qu\u2019on voulait insulter sa reine.\u2014Ce n\u2019est pas possible ! Tétienne, attaquer une femme avec assez d'ucharnement pour qu\u2019on lui en demande raison ?Je ne crois pas à cette histoire-là.\u2014 Ah! ces Ispagnols sont si chatouilleux ! Marguerite alla chez son oncle voir Etienne.Elle devinait bien à l\u2019air cahme de sa mère qu\u2019il n\u2019y avail rien à cramdre pour la vie de son cousin ; mais clle était agitée : elle comprenait vaguement les conséquences de cette aventure ; elle sentait que c\u2019¢lail une circonstance décisive, et, dans la situation où elle se trouvait, toute décision lPépouvantait.Etienne fut bien heureux de sa présence : ce qu'elle lui disait Était si aimable ; clle paraissait si contente de lui rendre un peu des soins qu\u2019il lui avait prodigués ! Etienne bénit sa blessure : cHle lui valut une douce soirée.Il avait persisté dans son mensonge d\u2019I£spagnol, mais il voyait avec plaisir que Marguerite n\u2019y ajoutait nullement foi, et qu\u2019elle cherchait avec intérêt à pénétrer la véritable cause du duel.Quand on est obligé de mentir à une personne qu\u2019on aime, c\u2019est une grande satisfaction que de découvrir qu\u2019on ne la trompe pas ; on n\u2019a plus de remords: son incrédulité vous justilie.Etienne (tait dans le salon de son père, établi sur un fauteuil tris large, sa main blessée posée sur un coussin ; il était entouré de ses amis, de ses témoins, des confidents de l\u2019affaire, qui venaient savoir de ses nouvelles et qui louaient son sang-froid et son courage.Mme de Meuilles était Pobjet de Pattention et de Padmiration de tous ces jeunes gens, et à chaque minute Marguerite entendait quelqu\u2019un faire allusion à son prochain mariage.\u2018 Oui, c\u2019est elle, disait l\u2019un.\u2014Celle qu\u2019il doit épouser 1\u2014 Dans un mois\u201d On fixait l\u2019époque!\u2026 Etienne regardait alors Marguerite, qui souriait malgré son trouble.Elle ne pouvait pas dire à ce pauvre blessé: \u201c N\u2019espérez pas; non, jamais.je veux rester libre de penser a un autre.je Hassurée sur la vie de son neveu, Mme létienne blessé, pâle, tâchant de sourire : travers ses souffrances, elle le trouvait aimable et charmant ; en songuant au danger qu\u2019il vevait de courir, elle se sentait trembler pour lui et toute sa tendresse passce se réveillait, Ses anciennes pensées de bon- hear revenaient naturellement pres de lui, Là, chez son père dans sa famille, ce bonheur était si facile : il étuit adopté par tout le monde : pas un obstacle, pas un ennemi, pas un reproche, pas un remords, l'ourquoi done resister ?pourquoi refuser son avenir à ce jeune hone si dévoué qui meritait si hien d'être ehoiss ?H n'y avait aucune raison.Un autre amour ! Quelle folic t Aimer ti inconnu, Un étranger, uv monsieur que detestait su mère.qu\u2019elle connaissait à peine depuis quelques mois et qui n\u2019était pas venu dix fois chez elle !\u2026.Gaston n\u2019était pas là pour parler de son pauvre sauveur oublié : aussi, cette bonne journée fut tout en faveur dIstienne, et quand Mme de Meuilles lui dit adieu pour vetourner chez elle, le jeune blessé la re- werceia avee confiance, avec bonheur.IMar- guerite avait entendu parler de son mariage sans trouble 5 elle avait consenti par un sowrire à tout ce qu\u2019on en disait : elle était done enfin décidec.lt puis clle était là chez son père, presque chez lui, et cette présence le rendait si heureux, qu'elle le persuadait il ne pouvait pas s'imaginer qu\u2019un plaisir si vif füt incomplet; iljen déduisait cette couséquence : + Je suis heureux ; done, elle m'aime ; done, elle n'aime que moi! Dans sa joie, ib avait presque oublié Robert de Lia Fresnaye.Marguerite, arrivée chez elle, se disait : » Pourquoi n\u2019ai-je pas le courage d\u2019être heureuse teur ma raison me te dit: le bon- hear est là.Ou vint lui demander s1 elle voulait veee- voir M.de la Fresuaye.Hon premier mouvement fut de répondre non 5 vais elle pense que Iobert devait connaitre la véritable cause du duel de M.d'Arzue, et elle vesolut de le voir vu instant pour l'interroger.À peine fut-i} près d'etle, que, prenant un air agité, elle lui dit : \u2014Je ne reçois personne ; mais j'ai voulu vous parler un moment, pour vous demauder si Vous savez quelque chose de cette triste affaire : ce n\u2019est pas avec uu espagnol que mon cousin s\u2019est bultu, n'est-ce pus?\u2014 Non, mudame ; c\u2019est avez le due de Re.154 pour quel motif ?\u2014Dour le punic d\u2019uue chose stupide quil avait osé dire.\u2014Coulre lui ! \u2014Contre vous.\u2014Contre moi ! écrin Marguerite, létienne c\u2019est battu à cause de moi ?\u2014 C'était son droit, reprit Robert aver tristesse.-\u2014Îtne m'en a rien dit\u2026 \u2014Ah! madame, ce n'était pus à lui à vous le di t-ce à vous ! blessé, mais plus légèrement, alla le soir | \u2014Fiurs doute : je suis incapable de nier meme à l'Opéra pour détourner les soupçons, protege, af- un evantage parce que je l'envie, Ab lila di étre bien heureux ! et je suis sûr qu'il a prnsC à moi en se batfant, ajouta Robert : I} a pensé à moi aulant qu\u2019à vous.Marguerite leva les veux sur Fobert, et l'expression de st phyciononiie lui serra le cœur.Robert avait Pair profondément de- couragé ; cel homme superbe se sentait désarmé : c'était lui que ce duel avail tué.Marguerite ne pouvait se rendre compte de ses tapressious 3 Mis, CU apprenant que c'était pour clle qu\u2019létienne s'élait batt, elle n'avait pus éprouvé cet élan de reson- naissance qu'une telle preuve d'amour méris tail ; clle était obligée de se raisonner pour lui eu savoir gré dans sa peusée.Certes, C'Était pourtant un dévouement chavaleres- que qui devail la toucher 3 mais Robert enviait ce dévouement avec tant de grace! c'était si généreux à lui d'avoir appris à Marguerite En vérité ! Fans lui, eHe n\u2019aurait rien su, et lioberl était si malheureux de Pavantige que cet événement donnait sur lui à M, d\u2019Arzae, que Marguerite\u2026 c'était bien injuste.se sentait plus d\u2019ulmiration pour celui qui lui révétait noblewent Ja belle action d\u2019un autre que pour l\u2019homme qui avait fait cette belle action, et Epronvait moins de pitié pour eclui qui venait d\u2019être blessé à cause d'elle que pour linlurtuné qui enviait si ardemment la blessure.Il était bien adroit, cet affreux Robert ! munis, quelle que fût son habileté, elle ne valait pas celle de Mme d\u2019Arzac, et devait être battu par elle.Marguerite, en revoyant Etienne le lendemain, se trouva lâche, ingrate : elle eut honte d\u2019elle-mêine ; elle aurait voulu lui dire : « Je sais que vous m'avez défendue ; ina vie entière sera consacrée à récompenser ce sacrifice,.\u201d Mais elle comprenait que dire : «Je sais.\u201d lait s\u2019engager, c\u2019étuit tout promettre, ct elle n\u2019était, en état de rien promettre sincèrement.Elle se persuada qu\u2019il y avait trop de monde ce soir-là chez son oucle, et qu\u2019il valait mieux attendre un autre moment pour avouer à létienne qu\u2019elle était instruite de la vérité.Mais quel chagrin, quelle situation mi- sèrable ! Connaître une noble action, et feindre de l\u2019ignorer! traiter comme un malade ordinaire un brave jeune homme qui s\u2019est battu et qui est blessé pour vous! et s'avouer tout au fond de son cœur que, si un autre avait été blessé a sa place, on n\u2019aurait, ni cet embarras, ni cette ingratitude ! c'Ctait cruel : il y avait là de quoi rougir.Et, cependant, l\u2019amour est l\u2019amour ; on n'aime pas quelqu'un pour les services qu\u2019il à pu vous rendre : on aime avec sa nature el ses impressions, ©t non avec sa recomnais- sance ct ses souvenirs, Si un faisan devait la vie à une colombe, elle ne se croirait pas obligée de l\u2019épouser : elle lui préférerait un simple ramier qui n'aurait fait que roucouler, mais qui aurait cet avantage d\u2019être un ramier.Alors, pourquoi demander à Pamour d\u2019autres droits que son attrait même ?Ah! c\u2019est un des privilèges de l\u2019état social : on veut bien se permettre d\u2019aimer, mais on veut savoir pourquoi, et l\u2019on exige, en fait d'amour comme en fait de projets de loi,un exposé des motifs.1Iélas ! presque Loujours on en trouve.XIX.Voict ce que Mme d'Arzac inventa: elle prit sur elle de forger un mensonge.Voyant Marguerite toujours préoccupée, devinant ne vous aime pas.\u201d Cela était impossible ; et, d\u2019ailleurs, cela n\u2019était pas vrai.En voyant les nouveaux combats qui se livraient dans son âme, elle imagina de lui dire qu\u2019Etienne s'étuit battu pour elle, pour la défendre des propos que sa conduite étrange et coupable en apparence faisait fenir contre elle!\u2026 et ce mensonge, imaginé a grand\u2019peine, se trouva être la vérité.Mais ce quil ÿ a de singulier, c\u2019est que Marguerite, prise au piège, s'écria: + Comment le savez-vous ?* Ab! c\u2019est done vrai?\u201d allait dire Mme d\u2019Arznc.\u2026.Eile s'arrêta prudemment, et, avec sa présence d\u2019esprit habituelle, elle répondit très adreiteimnent : \u2014On a bien été foret d'en convenir, puisque je l'avais deviné 5 mais, ma chère vnfiuit, ce ducl ne sera bientôt plus un secret pour perseune : déjà Mme d\u2019Estigny m'en a parlé\u2014c\u2019est elle qui en avait parlé à Mme d'Estigny\u2014ce bruit va se répandre dans tout Paris; tu serus compromise, cela te fura le plus grand tort.Sois raisonnable, ma fille ; dans l\u2019intôrêt de ta réputation et de tou bonheur, il faut te décider à annoncer ton mariage avee Etienne tout de suite ; alors on apprendra le duel, la cause du duel et le mariage en inême temps, ct le scandale sera évité ; sinop, les propos changeront de nature, et qui sait si ce pauvre létienne ne sera pus obligé de se battre une seconde fois pour ton honneur.Cette idée, qui était bizarre, épouvanta Mme de Meuilles; elle devint rûveuse, et sa mère, jugeant le moment opportun, lui déclara formellement sa volonté, \u2014Quant à moi, continua-t-clle, tu le sais, ton mariage avec ltienne est non désir le plus chers ce mariage te laisse tout à moi, it me semble que tu épouses mon fils : tu es deux fois ma fille.Un autre mariage me désolerait ; j'y «lounerais mon consentement, parce que jamais je ne serai un obstacle à Les souhaits ; muis un autre mariage, je te le répète, ferait le chagrin de ma vieillesse.Jeune crois, moi, qu'à Pamour d\u2019Etienne, qu\u2019à l'affection d\u2019Itienne.On ne me sû- duit pas, moi, avee une comédie de sentiment bien improvise, et six semaines d\u2019oil- liudes ne valent pas pour moi deux ans de soins, sept ans de dévouement à toute épreuve.J'aime Ltiennez tu es engagée à lui, ct tune peux sans déloyauté reprendre la parole que tu lui as donnée ; il te la rend, il veut te la rendre, soit : sa délicatesse lui ordonne peut-être d'en agir ainsi; mais la tienne Le conmande, à toi, du refuser cette liberté qu\u2019il vient C'offrir, parce que tu sais bien qu\u2019il se fait violence en te l\u2019offrant, Marguerite ; ce w'est pas une raison parce qu\u2019il veut étre généreux, pour que tu sois ingrate et cruelle.J'espère qu\u2019une autre idée, qui serait une idée malheureuse, folle, impardonnable, n\u2019est pas entrée dans ta têle ; mais, en tout cas, je te déclare que, si la personne à laquelle je fais allusion revient encore ici, chez toi, après le scandale dont elle a été la cause.cur elle seule cst cause du duel.les étranges hésitations ont annené ; mais, qui à amené ces bésilations si olfensantes pour celui que tu avais d\u2019abord choisi et dont tu avais accepté lamnour ?qui a fomenté tous ces troubles?C\u2019est cet lrommme fat eL méchant que je ne veux pas même nommer.Th bien! si tu le reçois encore, malyré nes avis, malgré le \u2018désespoir dlétienur, mulgré les promessos faites par toi « son père, malgré tout, je cesserai, moi, de venir dans cette maison.Je ne veux plus rencontrer cet homme! Son insolente figure me déplait ; je le trouve ridicule, sot, impertinent; et je ne comprends pas conunent us pareil faquin à pu trouver accès auprès de toi.\u2014J « sauvé Ia vie de mon fils ! répondit Marguerite avec courage, \u2014-Beau mérite! tout le monde en aurait faif autant: si Etienne avait èté là, il aurait fait mienx, ~\u2014Avee celle manière de juger, on pour- vit dire aussi qu\u2019un autre se serait battu à la pluce dEfieune.\u2014Oui, ct qu\u2019il aurait tué son homme, west-ce pas?\u2014Oh! ma mcre, je ne dis pas cela ; mais, si vous voulez que je sois raisonnable\u2026 soyez juste.Bugagez-moi a épouser mon cousin, si Vous croyez que son affection puisse assurer notre bonleur à tous.mais ne snordonnez pas de chasser de chez moi Phonnne qui a sauvé mon enfant.Marguerite avait des larmes daus la voix en parlant ainsi.Mme d\u2019Arzac comprit qu\u2019elle avait été trop loin, \u2014Mon Dieu! dit-clle, je ne demande pas qu\u2019on le chasse à jamais : je veux seulement que, pendant quelque temps, tu évites de le recevoir, cl que tu ne prouves enfin que ce W\u2019est pas sa fatale influence qui t\u2019empêche d\u2019épouser Etienne, ton cousin, que tu aimes, que tu aimais du inoins, el que tu avais choisi, Comment veux-tu que je lui pardonne à ce monsieur d\u2019avoir d\u2019un mot, ou d\u2019un regard.ils sont pourtant bien durs, ses regards.\u2026 d'avoir détruit tous nos projels, bouleversé notre avenir, réduit au désespoir lotienne, et amené cette afluire scandaleuse, ce duel qui pouvait coûter la vie à ce pauvre chfunt, el qui la lui coûtera peut-être.Marguerite leva sur sa mère des yeux inquiets.\u2014Oui, continua Mme d\u2019Arzac, encouragée par cet cffroi, Iiticnne était moins Lien ce matin ; tu lui as fait beaucoup de peine hier soir ; il Va trouvée préoccupée, d\u2019une tristesse désolante, et il a très bien compris que tu uvais revu son rival et que tu étais retombée sous son empire.\u2014Mon Dieu ! s\u2019écria Marguerite.\u2014Ecoute-moi, mon enfant, et crois-en mon instinct de mère : cet homme te sera funeste ; cesse de le recevoir.pendant un mois : luisse-toi guider par nous qui t\u2019aimons, va.mieux que personne\u2014et elle appuya sur ce mot\u2014et tu verras que cet empire nest qu\u2019une influence passagère ; que cette amou- vette de hasard, de salon, n\u2019a aucune racine dans ton cœur, et avant un mois tu riras toi- même de tes rêveries chimériques, de cette puissance fatale qu\u2019un inconnu a la prétention d\u2019exercer sur Loi.Oui, tu ne comprendras méme plus ce qui l\u2019a fait naître ni sur quoi elle était fondée.Est-ce demander trop?Je n\u2019exige de toi que ce sacrifice.Reste un mois sans recevoir ce monsieur, Marguerite : il y va de ton repos, du mien.Ne peux-tu faire cet eflort pour calmer toutes mes inquiétudes ?Je t'en prie, je t\u2019en conjure ! me refuseras-tu ccla, Marguerite ?\u2014Mais alors je ne recevrai personne.\u2014Personne, soit ; je serais si contente de ne plus le voir, que je me résignerais à vivre dans un désert.\u2014Mais il faudra lui écrire ! mim pet Sie emia RE J a LE PAYS.17 Fevrier L Lui écrire ?Non.Laisse-moi faire : il viendra deux fois ; on lui dira que tu n'es pas visible, et, je t\u2019eu réponds, moi, il ne reviendra plus.\u2014Je ferai ce que vous exigez, ma mère.\u2014Embrasse-moi ; je suis contente de toi, et je te promets de le saluer très gracieusement la première fois que je le rencontrerai.i ; Quelle consolation touchante : chassé indignement par la fille, mais salué très gracieusement par ln mère ! Marguerite garda le silence, vaincue par Un affreux chagrin.Ces paroles de sa mère étaient tombées sur son cœur et sur son amour comme une pluie froide et l\u2019avaient glacé.Elle comprenait que cet amour, qui viyait de poësie et d'ardeur, allait mourir dans ce climat tempéré, dans ces régions de modération et de famille où fon voulait le transplanter.À des raisonnements si justes, elle ne pouvaitrépliquer ; à une autorité si sainte, elle ne pouvait rien opposer! I n\u2019y avait qu\u2019un mot pour détourner de telles menaces, pour expliquer l\u2019auduce de la rébellion, si elle avait eu le courage de Ja rébelfion 3 mais ce mot magique, elle ne pouvait pas le prononcer : \u201c Je l\u2019aime !.\u201d Elle ne pouvait dire à sa mère : \u201c Cet homme que vous haïssez, que vous méprisez, que vous chassez, cet homme-là, je l\u2019aîne !.\u201d\u201d Dans une scène do famille et contre dis raisounements de \u2018conveyance, comme cette toute-puissance de l'amour disparaît ! Dites douc à un oncle en courroux, à un tuteur pédant qui vous parlent chiffres et contrats, à une mère qui vous parle ménage, dites-leur douce avec inspiration, foi, exaltation : \u201c Je laime !.\u201d Ils s\u2019écrieront :\u201c Je l\u2019uime, je l\u2019aime, ce n\u2019est pas répondre ! \u201d Et.si vous persistez, ils vous jetteront ce Lrait mordant stéréotypé dans toutes les familles : \u201c Eh! ma chère, si vous aimez celui-là, vous en aimerez bien un autre ! ?Mme d\u2019Arzac quitta sa fille j mais elle devait revenir au bout de quelques instants pour ln mener chez M.d\u2019Arzac, le pire d\u2019Etienne.Marguerite, restée seule, se révolta contre cette tyrannie qu\u2019elle n'osait pourtant braver, et le résultat de cette révolte fut qu'elle ne se marierait point, qu\u2019elle ue verrait plus Robert, mais qu\u2019elle resterait libre.Je ne ferai pas ce que je veux, mais on ne me forcera pus à faire le contraire : je vivrai seule, et je serai du moins maîtresse de mes pensées.Mme d\u2019Estigny fit demander à la voir.Marguerite la reçui, et cette visite fut encore une épreuve qu\u2019il lui fallut supporter.L'épreuve était moins pénible, mais aussi fut-elle plus décisive.Mine d\u2019'Estigny parla du duel avec de grands ménagements et en donnant à cette affaire moins d'importance que ne l\u2019avait fait Mme d\u2019Arzac ; mais elle reconnut que ce duel forçait Marguerite à se décider.\u2014 Moi, ma chère enfant, disait-elle, je nu vous dirai point comme votre mère : «1 faut épouser votre cousin ; le bonheur est dans ce mariage-là pour vous.\u201d Je vous| dirai : \u201cIl faut vous marier ; on s'occupe de vous depuis quelque temps, peut-être beaucoup trop ; on prononce trop souvent deux noms avec Îe vôtre ; on sait que deux jeunes gens spirituels, aimables, veulent vous épouser et se disputent votre préférence ; Pheure est venue de choisir entre eux.le n'ai pas les préventions de votre mère ; j'aime Etienne de tout mon cœur, nusis je trouve M.de La l'resnaye trés séduisant, très distingué, et je comprenis parfaitement qu'une femme comme vous le choisisse.Ainsi, je suis font-à-fuit impartiale : que vous préfériez lun où Vautre, je vous approuverai également.Je ne vous dis donc pas : \u2018* Choisissez celui-ci où cetoi-la 5\" je vous dis: © Choisis-ez celui que vondrez ; mais choisissez-le tout de omte.\u201d Le monde n'aime pas à s'oecaiper si longtemps Ce la mème personne.Il n\u2019est pas très méchant tant qu'on l\u2019amuse ; mais, du jour où on l'ennuie, il devient impitoyable.Que voulez-vous, mu chère, c'est un public impatient + il s'irrite des (énouctuents gui traînent, et quand une scène n'en Érit pas, il In sifiie.\u2014Vous avez raison, et je vous 1emercic, répondit Marguerite avec douceur.Ces avis, dictés par l'amitié et donnés sans exagération, lui rendirent un peu de confiance ; ils eurent plus d'influence sur elle que les ordres inpérieux de sa mère ; ils amenèrent un résultat important : ils la déci- dérent a se decider.Mais pour qui ! c'etait là le mystère.Mme d\u2019Arzace revint chercher Marguerite qui passa la journée avec elle chez son oncle.Étienne était plus soulfraut ; il avait la fièvre : le médecin était très inquiet.EL puis il était triste, ennuyé ; il avait l'air d\u2019un malade qui nc veut pas guerir.\u2014Grondez-le donc, je vous en prie, ma- darne, dit le médecin à Marguerite ; il ne m'écoute pas.Sans doute il sera plus docile à vos conseils.Mme de Moeuilles, qui causait avec son cncle, se leva ct vint s\u2019usseoir près d\u2019I- tienne.\u2014 Est-ce vrai que vous m\u2019écouterez, moi ?dit-elle avec son sourire plein de charme.-\u2014 Non, répondit-il, ne me dites rien ; je ne veux pas que vous me trompiez par pitié.Marguerite se troubla.\u2014C\u2019était possible, reprit-il, tant que la blessure, encore douteuse, pouvait alarmer ; mais, aujourd\u2019hui que je suis hors de danger, il faut être sincère\u2026 Vous n\u2019avez plus le droit de m\u2019abuser pour me guérir.\u2014 Jai le droit de guérir une blessure qu\u2019on a reçue pour moi, reprit-elle.\u2014Comment! s\u2019écria-t-il, qui vous a appris ?.\u2026.Et la joie brillait dans scs yeux ; puis il s\u2019attrisia de nouveau et dit avec une noble inquiétude : \u2014 Marguerite, il ne faut pas que cela vous engage ! c\u2019est comme votre parent, comme votre cousin que j'ai pris parti pour vous, M.de Meuilles vivrait cncore, que j'aurais agi de même.Marguerite, profondément touchée de cette délicatesse, tendit la main à Tétienne en disant : \u2014Soignez-vous, soyez docile, songez que votre blessure est un remords pour moi ; tant qu\u2019elle ne sera pas guérie, je me la reprocherai comme un crime.-\u2014Ah ! si vous m\u2019aimiez, je guérirais tout de suite ! \u2014Allez, dit-elle, il faut que je vous aime bien ! sans cela.Elle nacheva pas et rougit vis-a-vis d'elle-même de son éirange penste.Sans cela.je me déciderais pour un autre que Yaime aussi.Voila ce que \u201c sans cela \u201d voulait dire, et c'était plaisant : et ce qui fut encore plus extraordinaire, c\u2019est que ce mot naïf rendit à Etienne toute sa confiance.\u2014C'\u2019est vrai, se disait-il, si elle ne m\u2019ai- | guerite, toute autre femme se serait depuis longtemps décidée en sa faveur.Qu'est- ice donc qui la retient ?C'est qu'elle n'aime : il ne peut y avoir d'autre raison.| Lt ixtienne,le front radieux, rerardait { Marguerite avec reconnaissance et bonheur.{Tout à coup elle enteudit près d\u2019ciie une voix qui disait : \u2014Mécliante femme, me rendras-ta enfin mon fils?C'était le v'eux comte d\u2019Arzac qui s'était trainé jusqu\u2019au fauteuil d'Etenne et gui venait implorer Marguerite.\u2014Fennne sans cœur, continua-t-il, ne seras-tu pas attendrie par ce spectacle si Louchant : un goutteux priant pour un blessé ?Cette seène d'hôpital ne Le causera-t-cile aucune émotion ?Mon fils a inanqué de su faire tuer pour vous, madame, lkussérez-10o.1s périr votre chevalier ! Ne récoimpenserez- vous point sa valeur ?Etienne, inpatienté par cette plaisanterie de son père, lui faisait signe de ne point presser Marguerite ; mais le vicillard ne voulait pas le comprendre.\u2014Que vous fassiez lunguir ce jeune soupirant, c\u2019est pardomnable encore ; tmais que vous fassiez languir un pauvre vicillard comme moi, c\u2019est cruel Allons, coquette, dè- cidez-vous ! À quaud la noce ?Marguerite étaut tremblante et oppressée.T\u2019atlente pleine d'angoisse de sa mère, la prière de ce vieillard qu\u2019elle avait failli priver de son fils, ct surtout la joie «har- mante d\u2019Etienne, agissaient sur son cœur et l\u2019entraînaient malgré elle.Quel obstacle raisonnable opposer à ces souhaits si vifs, à cette supplication si puissante : le souvenir d\u2019un étranger, c'était bien peu de chose ; à peine en ce moment l\u2019image de Robert se présentait-elle à sa mémoire.Fallait-il désespérer trois personnes qui la chérissaient, pour un Inconnu qui déduignerait peut-être bientôt ce grand sacrifice ?l\u2019allait- il immoler des affections profondes, naturelles, légitimes, éprouvées, à un amour éphémère, sans passé, sans avenir, sans droits ?l\u2019ouvait- elle dire à ce père : \u201c On tenait sur moi et sur deux jeunes gens qui m'aiment des propos indigaes qui ont amené un duel: l\u2019un de ces deux jeunes gens, qui est votre fils, s'est battu pour moi.j'épouserai l\u2019autre ?Pouvait-elle dire à sa mère : © Je vous brave : celui que vous haissez sera mon mari 17 Pouvait-elle dire à tienne : \u201c Je ne vous aime pas 2.7 Non.lille se laissa done entraîner par la force de la situation, et quand son oncle lui répéta celle question décisive : ¢ A quand la noce ?\u201d elle rè- pondit : \u2014 Quand vous voudrez.\u2014\u2014 Alors, des qulitienne sera guéri.\u2014Je suis guéri, s'écria létienne en se levant comme un fou et en jetant par terre ses orcillers et sus coussins ; je ne veux plus de cct attirail de malade, je ne veux pas | veux plus souffrir ! \u2014lleureus age où l'on déclare qu'on ne | veut plus souffrir ! dit le vieux comte ; viens | m\u2018embrasser, ma chère nicce, où plutôt mu chère fille ! N'est-ce pas, Marguerite, que c'est Lou de faire des heureux ?Marguerite embrassa sou oncle ; Etienne {courut vers Mune d\u2019\\rzac.Elle se tenait modestement dans un coin du salon : elle triomphait trop pour oser parait Etienne embrassa su tante avec transport.C'était un tableau de famille vraiment tourfunt.Pout le monde était content, exceple culle qui contenait tout le monde, A contintier, EME pe CIRARDIS.Mine CHRONIQUE ET RAISGERFP FRANCH.LE MARIAGE À SOTRE-DAME DE PARIS.\u2014 De grands préparatifs su font pour la célébration du mariage de 5.M, l\u2019empereur dans la métropole de Paris.Lies plans de décoration de l'église Notre-Dame out été présentés à +3.M.qui les à approuves.Voici quelques renseignements sur la décoration intérieure de l'antique cathédrale.Le maître-autel sera reporté en avant du cleeur, à la place qu\u2019oceupe la grille qui le ferme.Un peu en arrière sera établi un jubé de style gothique fleuri.Ce jubé, formé d'une multitude d\u2019ogives terminées en clochetons.au milieu desquelles seront pla- cces dus statues dorées, sera supporté par trois grandes ogives.Toutes les baies et dentelures de cette décoration, d\u2019une architecture bien étudiée, seront éclairées par des flots de lumières partant du chœur, où seront établis les orchestres.Un superbe dais sera suspendu au-dessus du maître-autel, devant leque! seront placées les prie-Dieu de LI.MAL.JT.Au côté gauche de l\u2019autel sera placé le siege archi-épiscopal.Les bas-côtés qui font le tour du chœur scront fermées des deux côtés ; on y élèvera deux étages de tribunes destinées aux dames de la cour.Lua décoration de ces tribunes sera dans le même ordre d\u2019acchiteetu- re que le jubé et sera reliée avec lui par une suite d'ogives ct de statues.Des tentures en velours cramoisi décoreront ces tribunes, À droite età gauche de la croisce de l'église seront établies des cstrades en amphithéâtre pour les grands corps de l'état et pour les hauts fonctionnaires.Quelques degrés seront disposés en avant de l\u2019autel, sur toute la largeur, et là seront placés les grands officiers de la maison impériale.T'oute une décoration, dans le même style que celle du jubé, sera établie dans la nef jusqu\u2019à la hauteur des galeries.Un porche dans le style ogival sera érigé à la façade de Péglise, en dehors, et disposé de manière à ce que les voitures puissent arriver à couvert, Les côtés de la place seront décorès dans le même style.(Constitutionnel) ANGLETERRE.GALERIE DE TABLEAUX DE LOUIS-PHILIP- PE.\u2014ÎI va y avoir à Londres une vente qui intéressera à un haut degré les amateurs des beaux-arts.TI s\u2019agit de la fameuse galerie espagnole et de Ja collection Standish qui appartenaient au roi des Français, et qui, sous son règne, décoraient les grands appartements du Louvre.La galerie espagnole avait été formée par le roi de tableaux des principales écoles espagnoles, et ils furent acquis par M.T'aylor à l'époque où la guerre civile désolait Espagne et au moment où, par suite des désordres publics et la suppression des convents et des corporations religieuses, les propriétaires étaient obligés de se défaire de ces richesses artistiques.i y a environ 500 toiles et l\u2019on remarque des Muriflo, des Velasquez, des Ribeira, etc.mait pas, elle accepterait franchement l\u2019amour deRobert : il est plus beau, plus riche, plus élégant que moi ; à la place de Mar-' La galerie Standish, fort connue en Angleterre, fut donnée par testament à Jouis- souffrir ! Vous entendez, Marguerite, je ne \u2018Philippe qui l\u2019avait placée dans le Louvre où elle était accessible à la vue de tous les amateurs comme à j\u2019étude de tous les artistes.Les décrets du 22 janvier forcent les {prises à vendre ces collections, d\u2019autant \u2018plus qu\u2019il existe des mineurs.Le catalogue n\u2019est pus encore dressé, mais on sait que la i vente sera faite pur MM.Christie et Mason, de Kings street, Elle sera précédée ; de la vente des tapisseries et des meubles {précieux du château du.Ainsi vont se trouver définitivement exécutés les décrets rendus par le chef actuel du gouvernement \u2018de France.\u2018 CORRESPONDANCESs.I BULLETIN DU COLLEGE STE.MARIE.No.3.Lundi, le 7 de ce mois, M.Antoine Ovide Richer et M.Auguste Barthélemi Cressé ont été admis au barreau.M.Richer est le premier élève qui ait reçu le diplôme ou certificat du collège, comme ayant suivi presque en entier le cours de droit.M.Cressé a suivi les répétitions du cours.L'un et l\u2019autre de ces messieurs doivent pratiquer à Montréal.Le collège ayant été incorporé dans la présente session du parlement, les messieurs qui suivront le cours après avoir fait des études classiques, réduiront leur cléricature à trois années, Lic second cours commencera le premier jour de mai prochain, au collége Ste.- Marie.Bisaup, L.P.8 février, 1853.Tl est de notre devoir de saisir ici l\u2019ocea- sion de dire un mot de PPexamen requis pour Padinission à la pratique.Ou bien ceux qui ont suivi un cours dans le collège de- vralent être admis sans examen, sur le même principe que l\u2019on admet sans examen à l\u2019étude ceux qui ont leur certilicat comme ayant fait un cours classique ; ou bien ils devraient être examinés plus scientifiquement qu\u2019on ne le fait maintenant.Malgré le respect que nous avous pour chacun des mncinbres du bureau des examinateurs en particulier, nous n\u2019hésiterons pas à dire ici sur ce que nous avons pu voir à notre propre examen et sur ce que nous avons entrevu et entendu dire plusieurs fois depuis, qu\u2019on examine sans Méthode aucune : rien de suivi, vien que du vague mis à la place des principes.Les questions capitales sont Écartées pour faire place aux questions futiles.Une partie des questions sont vraiment trop sim- plus, d\u2019autres ne sont nullement à propos; peu sont posées d\u2019une inanière lucide: on a de très vagues idées sur les brèches faites à notre loi commune par les statuts, et bien (les conséquences rigoureuses du dispositif de l'ordonnance des bureaux d'hypothèques | paraissent être ignorées en fait de douaire, \u201cde remploi des propres, ete.En fait de droit romain, particulièrement.si l'on se hasarde à l\u2019aborder à l\u2019examen, il serait certamement iustructif, et il pourrait {absolument être à propos (1.) de demander à ua Étudiant qui à fait un cours de droit, (si l\u2019on {se sent jurisconsulte, c\u2019est-à-dire si Pon sait le droit romain,) ce que c\u2019est que la Pollici- tatto, la Stépulutio inutilis et si elles nous \u201cintéressent : Ductio directe et l\u2019actia contra- \u201crin dans les contrats synallagmatiques, d\u2019où viennent nos actions pétitoires et possessoi- ; res, le bénéfice d'inventaire, la représentation, la prescription; en quoi diffère une donation selon le droit romain et selon le droit français, c\u2019est ln même chose qu\u2019un testament selon le droit romain ; pourquoi les coutumes, celles de Paris en particulier, ne disent mot des substitutions, et d\u2019où elles viennent, etc., etc.On pourrait demander surtout ce que c\u2019est que le droit romain, de quels livres il se compose, quelles sont ses parties qui ont Été adoptées généralement et comme une paratitle du contenu des principaux titres des institutes.\u2014 Mais sacrifier dans le droit, surtout à l\u2019examen, les élémens on la base, qui ne se suppiée dans aueune science ; mettre sans cesse la fin avant les pro- tégomèncs, l'espèce avant le genre, le genre dans l\u2019espèce, parler et interroger à perte de vue et d\u2019une manière superficielle sur l\u2019esclavage, la manumission, la patria potestas, (2.) les diverses sortes de mariage des Romains ; s'emparer de matières étrangères à notre droit, et qui embarrassent les Cujas, les Hei- neccius, les l'aber et les Vinnius\u2014sur lesquelles les Laboulage, les Troplong, les Por- talis et les De Courroy font aujourd\u2019hui de frès belles dissertations, cela est intolérable, c\u2019est le comble d\u2019une vaniteuse prétention dans une province qui n\u2019est point un pays de jurisconsultes, et où l'étude du droit romain a été nulle depuis la conquête.T'eu le juge en chef Reid à pu passer pour un juge excellent sans eNuaître le droit romain, à tout le moins, sans le connaître par le recours aux sources originales; ear je crois qu\u2019il W\u2019avait pas reçu une Haute éducation: mais il était né pour faire un jurisconsulte.Que si les progrès qu\u2019on a faits dans le droit romain sont si grands, on doit au moins mettre les choses a leur place, et denander compte de la puissance paternelle et de ces nombreuses conséquences, des changements d\u2019¢tat ou capitis menu iones ct autres particularités du droit romain comme antiquités ou faits historiques comme on le fait dans les universités de l\u2019l£urope, où Pon fuit des cours de quatre, cinq et inême de sept ans.L'enseignement du droit ne fait que com- mnencer en Canada.Ceux qui sont appelés à l\u2019enseigner ont le plus grand intérêt à ce que la methode remplace la confusion.Sans quoi ils seront injustement privés d\u2019une partie de la réputation qu'ils pourraient acquérir dans cette voie nouvelle.Si les choses restaient comme elles sont, ceux qui ont étudié méthodiquement auraient dans un examen peu d'avantage sur ceux qui ont étudié sans méthode, et sans égard à la législation actuelle, parce qu'ils seraient forcés de répondre à des questions non pertinentes, et qu\u2019ils auraient ainsi peufoccasivn de montrer ce qu\u2019ils ont appris.Lies exainens sont en mépris même parmi les étudians, circoustance qui suffirait pour justifier nos observations, si elles n'¢- taient pas dictées par de pures intentions, par l\u2019intérêt pour l\u2019avenir de la science du droit en Canada.| | ' MAXIMILIEN BrBaup.Montréal, 9 février, 1853.(1,) Ce n\u2019est pas que le droit romain fut en force, du moins dans sa masse, dans les pays coutumiers, ou qu\u2019il le soit ici Les juges sont obligés d\u2019y recourir en France lorsque le code Napoléon se tait, mais parce que Particle 4 du code civil est exprès.Mais il est la base de toutes les législations, et doit être traité dans un cours de droit, où séparément on simultanément avec le droit spécial du pays.(2.) On a des idées si peu exactes sur ces choses, qu'on a paru content d\u2019une réponse qu'on trouve dans les abrégés d'histoire romaine.Mais je ne crois pas gue la patria potestos sous Justi nien fût le Jus vilæ necisque! NOUVELLES ANNONCES.Livres nouveaux\u2014E.R.Fabre et Cie.Défense d'ouvrir les fontaines\u2014Corporation de Montréul.; Avis aux entrepreneurs\u2014 Compagnie du chemin de fer de Montréal et New-York.Apprenti demandé\u2014O.MeGarvey.Déménagernent\u2014-Lavender.VENTES PAR ENCAN.Maison à louer, aujourd'hui.\u2014J.S.Hunter.Marchaudises sèches, aujourd'hui\u2014S.Scott et Cie.LE PAYS.MONTRÉAL: Jeudi, 17 Fevrier 1858.Reciprocite.Le comité sur le commerce, nommé par Ja chambre des représentants des Etats-Unis, a fait, le 11 février courant, un long rapport sur les relations commerciales entre les provinces anglaises et les Etats-Unis.Ce do- eument à élé publié au long, par notre con- frére du Herald.T1 contient l\u2019histoire de nos relations depuis l\u2019époque de la révolution américaine, l\u2019état des importations et exportations des deux pays à diverses époques, et définitivement, le comité propose l\u2019adoption d\u2019une loi dont nous reproduisons le dispositif en entier : BILL ETABLISSANT LE COMMERCE DE RECIPROCITE AVEC LES COLONIES ANGLAISES DE L\u2019AMERI- QUE DU NORD, A CERTAINES CONDITIONS.Section 1ère\u2014Qu'il soit statué par le sénat, ete, ete, que lorsque le gouvernement de la Grande-Bretagne conviendra avec le gouvernement des Ttats-Unis, que le peuple des Etats-Unis pourra jouir saus molestation du même droit de prendre du poisson de toute sorte dans-le golfe St.Laurent, sur les côtes et les rivesfle Terreneuve, de la Nou- velle-l£cosse et du Cap Breton, du Nouveau- Brunswick et de l\u2019Isle du Prince-Ldouard et de chacune et toute autre possession anglaise dans Amérique du Nord, et dans toutes les baies, golfes, rivières, eaux ou places de mer, Lordant ou touchant les dites possessions anglaises, e£ de préparer, laver et sécher le dit poisson sur les côtes etrives d\u2019aueune partie des dites possessions, que peuvent ou pourront ci-après de temps en temps posséder les sujets de la Grande-BDre- tagne, sous la réserve néanmoins des droits des propriétaires où possesseurs du sol où le dit poisson pourra être préparé, lavé où séché 5 et lorsque le gouvernement de la Crande-Bretague conviendra avec le gouvernement des ltats-Unis que toute location ou les baux des droits et privilèges de pêche et des terres nécessaires pour exercer ces droits, faits par des sujets anglais à aucun membre du peuple des Etats-Unis, auront les mêmes force el eflet que s'ils étaient faits à des sujets anglais ; et lorsque le gouvernement de lu Crrande-Bretagne, d'accord avec le gouvernement des provinces du canada et du Nouveau-Brunswiek, conviendra avec le gouvernement des létats-Unis que le peuple des létats-Unis pourra, avee des vaisseaux américains, et avec des bateaux, cages cf vaisseaux de foutes descirptions, naviguer la rivière St.Laurent et la rivière St.Jeun, dans le Nouveau-Brunswiek, depuis leur source jusqu'a lOcéan, aiusi que les canaux et les eaux qui relient les grands laes du Nord avec Océan Atlantique, à travers le fleuve St.Laurent, atusi que le font actnellement ou pourront ci-après le faire les sujels anglais, en se soumettant seulement aux charges et réglements, qui peuvent déjà exister ou qui existeront ci-après pour l\u2019usage et la navigation des dites caux par les babi- tants des provinces de l\u2019Amérique du Nord, ou autres sujets anglais ; et lorsque le gouvernement du Nouveau-Brunswick, du consentement du gouvernement de la (rrande- Bretagne, abolira tout droit d'exportation sur le bois conpé sur les terres comprises dans le territoire des I;tats-Unis et transporté sur la rivière St.Laurent et de là exporté ; et lorsque le président des Ltats- l'nis publiera sa déclaration que les articles ci-après énumérés, étant de crue, production ou manufacture des lStats-Unis, sont admis dans les provinces anglaises de l'Amérique du Nord, par la loi, francs de droit, de ce jour et après, les mêmes articles étant de production ou manufacture des dites provinces serout admis daus les Etats-Unis, francs de droit, quand ils seront importés directement des dites provinces, aussi longtemps que les dits articles énumérés seront admis dans les dites provinces, quand ils seront importés directement des Xtats-Unis, ou jusqu\u2019a ce qu\u2019il en soit réglé autrement par le gouvernement des Etats-Unis, savoir : Le grain, la fleur et les céréales de toutes sortes, les graines, le chanvre non manufae- turés, le lin et l\u2019étoupe, non manufacturés, les animaux de toutes sortes, les fruits non séchés, le poisson de toute sorte, et fumé et salé, les viandes fraiches, les cuirs, moutons, peaux, la laine, le beurre, le fromage, le saindoux, le lard, la corne, les engrais et les minéraux de toute sorte, la pierre, le marbre soit dans l\u2019état brut ou travaillé, le gypse en pierre où en poudre, les alcalis, le bois de de chanlauge, attivail d'agriculture, comprenant haches, huile de poisson, blé-d'inde à balais, l'écorce, meules non travaillées, teintures, riz, coton, tabac en feuilles, sucre non rafiné, Section Qde\u2014Ft qu'il soit de plus statué, que lorsque le président des Etats-Unis annoncera par proclamation que le gouvernement dela Grande-Bretagne est convenu avec le gouvernement des létats-Unis que le bois de toute sorte, rond, coupé et scié, et tout bois de toute description de crue et pro- duetion des Etats-Unis, quand il sera exporté directement des Itats-Unis aux Isles de PInde Britannique Occidentale, sera, durant existence du commerce réciproque pour lequel cet acte pourvoit, admis dans les ports des dites Isles, sujets aux mêmes droits que le seront les mêmes articles importés dans les dites sles des provinces anglaises de l\u2019Amérique du Nord, dès lors et de ce jour ct après, le bois de toute description, rond, coupé ou scié, non préparé et manufacturé, en tout cas in crue et production des dites provinces, quand il sera, par la loi, admis dans leurs ports fraue de droit, les articles énu- mérês dans la première section de cet acte, seront admis aux létats-Unis, quand ils se- vont directement importés des dites provi- ces, franes de droit, tant que les mêmes articles, la crue et production des Jitats-Unis, seront admis francs de droit dans les ports du royaume-uni de la (rrande-Bretagne et d\u2019Irlande, ou jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit autrement réglé par le gouvernement des ita s-Unis; et lorsqu\u2019ancun droit est ou sera chargé dans les ports du royaume-uni de la Grande-Bre- tement des létats-Unis, le même droit sera chargé sur le bois de toute sorte, rond, coupé où scié, préparé ou non manufacturé, quand il sera importé directement des dites provinces dans les ports des létats-Unis.\u2014\u2014\u2014 © Corporation de Montreal.Pout sur le $1.Laurenty==Systéime de taxe, ww Modo d>élection.A Passemblée du conseil de ville du 11 courant, il a été traité deux questions d\u2019une haute importance, 10.Un changement notable dans notre loi d\u2019élection inunicipale, 2o.Une subversion totaie du système de taxation suivi jusqu\u2019à ce jour.Avant qu\u2019il fût question de ces deux mesures, il a été créé un comité pour veiller aux intérêts de la cité, dans le projet de construire un pont pour traverser le St.Laurent, vis-à-vis Montréal.Cette précaution est très louable, et nous en savons gré à nos conseillers.Parmi les amendements que lon demande à notre acte d\u2019incorporation, sur le sujet des élections, il en est que nous approuvons et d\u2019autres que nous répudions.Ainsi, nous sommes d\u2019opinion avec le comité du conseil de ville que six jours sont suffisants pour enregistrer les voix des voteurs et qu\u2019il faut se hâter de restreindre à cette période de temps les jours de poll.Nous ne voudrions aucunement, d\u2019un autre côté, de amendement que l\u2019on propose pour forcer les électeurs à mettre les candidats en nomination vingt-quatre heures avant l\u2019ouverture du poll; car nous nz voyons aueun avantage dans cette mesure et nous y voyons un grand désavantage.Il est impossible d\u2019imaginer aucune bonne raison pour Justifier ce changement ; ainsi nous n\u2019avons à répondre à aucun argument.Le grand désavantage que nous voyons consiste dans le fait que nous pourrions, en certains cas, perdre les services d'hommes utiles que nous n\u2019aurions pu décider que très tard à accepter la candidature et qu'il aurait été impossible de mettre en nomination.Ainsi il est notoire que cette année méme, on aurait pu élire n\u2019importe quel homme un peu populaire, en Je portant sur les rangs, le matin même de l\u2019ouverture du poll.De plus, une raison qui domine toutes les autres auprès de nous, c\u2019est que la nomination forcée des candidats est incompatible avec le vote au scrutin.Une personne qui n\u2019aurait pas mérite pour faire face à une organisation secrète, dans une socièté aussi nombreuse que celle de Montréal, ne serait digne de représenter aucun cercle d\u2019électeurs.Et nous n\u2019hésitons pas a dive que si le cas, à peu près impossible, de l\u2019élection d'un homme au moyen d\u2019une organisation secrète faite ct répandue assez généralement pour produire ce résultat, pouvait avoir lieu, cette élection exprimerait aussi bien à nos yeux le sentiment public que la candidature la plus ouvertement proclamée.Ce que l\u2019on demande pour prévoir aux cas de maladie ou d'absence du maire, nous parait très sage.11 serait néanmoins possible de s'assurer la présence perpétuelle d'un maire, sans avoir recours à un mode d\u2019élection aussi fréquente ct qui laisse tant d\u2019instabilité dans l\u2019existence du pouvoir responsable des suppléants.La partie la plus importante de ce rapport est incontestablement celle qui a rapport a la buse de la taxe que l\u2019on veul totalement changer.Ce sujet est la pierre fondamentale de rotre exisience municipale, et nous espérons qu\u2019on n\u2019y touchera pus légèrement et avant que le ; cuple ait cu le temps d\u2019étudier le nouveau système quezlon propose.Voici la partie du rapport qui concerne cette matière : « On a trouvé que le système de taxation imposé en cette ville jusqu'à présent est inégal et partial.Tandis qu'il pèse lourdement sur les classes industrielles, auxquelles la plus grande considération devrait en jus- tive s'étendre, les riches capitalistes et heureux spéculateurs sur les fonds de banques et autres fonds, et dont les profits sont considérables, échappert entièrement à son opération ct sont entièrement soustraits à ses dispositions, Il ne peut être remédié à ceci qu\u2019en assimilant le système de taxation qui prévaut ici à celui qui existe ailleurs surtout dans la ville de Doston qui est heureusement mise en relation quotidienne avec nous, Votre comité recommande qu\u2019ici aussi bien que là, sauf les exceptions sur les licences, établies en vertu des dispositions de notre loi actuelle, il ne soit reconnu que trois modes de taxation, savoir : \u201c 1.Une taxe de votation.«2, Une taxe sur les biens immeubles.\u201c 3.Une taxe sur les biens meubles et revenus.« Et qu\u2019en imposant une taxe, il ne devrait être fait aucune différence dans le taux basé sur une différence de diverses espèces de biens, soit immeubles, meubles ou revenus, provenant de commerce, de professions ou d'emploi ; mais que tous devraient être taxés d\u2019après un seul et même taux ; que la taxe de votation soit comme à présent dans la cité de 5 chelins par tête, mais qu\u2019elle soit perceptible de toutes personnes du sexe masculin en cette ville, sans distine- tion ct dont les âges se comptent de 21 à 60 ans ; et qu'aucun bien immeuble ne soit exempt de taxation, sauf les édifices destinés à l\u2019usage des cultes.« Que pour les fins de la taxation, il soit nommé par le conseil annuellement trois co- tiseurs, et qu\u2019une forte pénalité soit attachée à leur refus de servir, ou à leur négligence ou exécution impropre des devoirs à ceux dévolus.Que ces principaux cotiseurs soient autorisés à diviser la cité de la manière qu\u2019ils le jugeront convenable, dans le but de la cotiser, et qu\u2019ils soient autorisés à se nommer quatre assistants, à être approu- vês par le conseil, afin de les aider dans l\u2019exécution de leurs devoirs.Que, comme dans le cas relatif aux principaux cotiseurs, une forte pénalité soit attachée au refus des assistants d'accepter la charge, ainsi qu\u2019à leur négligence ou exécution impropre de leurs devoirs.Les devoirs des cotiseurs scront de cotiser tous bicns immeubles et meubles, en cette ville, qui ne sont pas exemptés par la loi, et tous les revenus de personnes résidant dans ses limites, de quelque source qu'ils proviennent.Que ces co- tiseurs soient requis de faire leurs retours de foules cotisations et taxes, percevables eu cette cité, le ou avant le vingtième jour de juin de chaque année.Que les trois prinei- paux cotiseurs forment un bureau spécial, pour entendre et déterminer toutes les ob- Jjections aux cotisations et taxes imposées et pour reviser les retours de cotisations et de taxes.Que toutes objections seront en premier lieu portées devant ce bureau entre le 20me jour de juin et le Ier juillet ; mais que jusqu\u2019au 13 juillet le droit existera d\u2019in- tagne et d'Irlande sur tels articles, quand ils seront importés, comme déjà dit, direc- terjeter appel des décisions de ce bureau devant un comité spécial du conseil nommé annuellement pour recevoir et juger définitivement tous tels appels, de telle sorte que les décisions de ces comités soient dans tous les cas finales.\u201d Nous n\u2019avons pour aujourd'hui aucune opinion à prononcer sur ce sujet ; nous allons prendre le temps de le considérer avec soin, et si nous croyons que ce système proposé soit avantageux à la masse des citoyens, nous lui donnerons notre appui cordial.En attendant, nous invitons tous les citoyens à s\u2019en oceuper ; car pour que ce système ait de la durée, il faut qu\u2019il trouve une base solide dans l\u2019opinion éclairée des citoyens en général.Sans cela, nous aurons peut-être à faire sur nous-mêmes un retour difficile et laborieux.\u2014\u2014_ Elections Municipales.On sait qu\u2019il n\u2019y avait de contestation que pour la mairie, les quartiers Ste.Marie St.Jacques, St.Louis, Ste.Anne, et le quartier Est.M, Wilson était le seul candidat sérieux pour la mairie et il n\u2019y a pas de doute sur son élection.Dans le quartier Ste.Anne, la lutte était, entre MM, MeCambridge et Rodden ;1l paraît que ce dernier est destancé et v\u2019a plus aucune chance.Au quartier St.Jacques, M.Montreuil avait à lutter contre M.Greaves ; ce dernier est désarçonné et n\u2019a pas reparu hier.Au quartier Ste.Marie, il a été pris 195 votes, et sur le nombre M.Papin en a 119, fesant ainsi une majorité de 40 sur son adversaire M.Lyneh.Au quartier St.Louis, 215 électeurs ont voté ; 125 pour M, IHomier et 90 pour M.Peltier, laissant ainsi ce dernier dans uue minorité de 35.Quant au quartier Est, il nous a été impossible de savoir en quel état était le poil, à la cloture, Hier soir.-» Institut Canadien de Quebec.Le rapport annuel de cette société a été donné le 7 février courant.II contient des remarques très judicieuses en même temps qu\u2019honorables pour celui dont elles émanent et pour notre population.L'état des affaires a Été comme suit, pour la dernière année : ll a été requ 24 journaux ; la bibliothèque sc compose de 1900 volumes, 11 a circulé 2569 volumes ; il a été donné trois leetures, par MM.Parent, Lévesque et Jolicœur ; le montant des argents en mains au cummence- ment de l'année ou reçus durant l\u2019année est de £269, 15s ; dépenses, £261 11s 3d; il est dû à linstitution £152 13s, et elle doit £51, 17s 10d.Nous regrettons de ne pouvoir trouver dans le rapport Ie nombre exact des membres dont se compose actuellement l\u2019Institut.Le rapport dit là-dessus qu\u2019au commencement de l\u2019année, le nombre des membres était de 256 ; que plusieurs se sont retirés dans le cours de l\u2019année et qu\u2019il a été admis LI nouveaux membres dans le même espace de temps.Nous aurions aussi désiré trouver dans le rapport le nombre de volumes dont s\u2019est augmentée la bibliothèque, durant l\u2019année ; mais le rapport n\u2019en dit rien.\u2014\u2014\u2014_ \u20ac Er RAPPORT SPECIAL DU COMITE DE REGIE, A LINSTITUT CANADIEN, Messieurs de l\u2019Institut, \u2014Vous avez eté informés à la séance du 30 décembre dernier, de Voilve faite par un honorable citoyen de Montréal de couronner, dans l\u2019Institut, Je meilleur essai par un membre de notre institution.L.P.Boivin, éer., en imitant la générosité de l\u2019hon.M.De Boucherville, qui fut le premier à donner ce noble exemple, s\u2019est acquis la reconnaissance de la jeunesse de Montréal, et votre comité n\u2019a pas besoin de vous recommander de recevoir l\u2019offre de ce généreux citoyen avec la gratitude et l\u2019empressement qu\u2019elle mérite.Ce concours, qui est le second de cette espèce depuis deux années, aura leffet d\u2019exciter une louable émulation parmi la nombreuse jeunesse qui compose cette institution; et votre comité se flatte que le nombre de coneurrents qui se mettront sur les rangs pour briguer l'honneur du couronnement, sera assez considérable pour témoigner à M.Boivin que nous savons apprécier son patriotisme.Votre comité est heureux d'exprimer ici l'espoir que ressentent tous les membres de cette institution de voir cet acte de générosité porter ses fruits et permettre à l'Institut de renouveler annvellement ce concours.Voici les règles du concours, que votre comité soumet à votre approbation : 10.À dater d'aujourd'hui, 13 janvier 1853, un concours est ouvert aux membres de l\u2019Institut Canadien pour le meilleur essai, sur le sujet suivant : Quels seraient les moyens les plus pro- * pres à faire obtenir à la cité de Montréal \u201c tous les avantages de sa position géogra- « phique.\u201d 2o.Le concours est ouvert jusqu\u2019au ler mai 1853 ; les concurrents devront livrer leurs essais pour cette époque.30.Le comité de régie choisira en dehors de l\u2019Institut trois personnes compétentes chargées de juger les essais et de proclamer celui qu\u2019elles jugeront le plus digne d\u2019être couronné.do.Le choix de ces personnes devra être ratifié par l\u2019Institut.Ho.Llessai jugé le plus digne sera pro clamé dans la séance du 9 juin 1853.6o.Le prix destiné par L.P.Boivin, cer, à l\u2019auteur de l'essai couronué est une médaille d'argent, de la valeur de £4 10s.To.L\u2019Institut aura le droit de conserver les différents essais soumis au concours et pourra les publier.Toutes communications sur le concours devront être adressées au secrûtaire-corres- pondant de l\u2019Institut Canadien.Le tout respectueusement soumis.Ls.BETOURNAY, Rapporteur.\u2014 ee L'INSTITUT-CANADIEN accuse, avec reconnaissance, réception des ouvrages suivants: D'UN AMI DE L\u2019INSTITUT, Vols.Sténographie, ou l\u2019art d'écrire aussi vite que lv parole ] Dr TANCREDE GARIEPY Fables choisies de Lafontaine 1 Life of Robert Burns ; 1 De C.THERIAULT Récit des événements qui ont eu lieu sur le terntoire des sauvages De E.L.PAcaULT, For.James the second Harpers magazine The step mother The black Prophet DE À.WEILBRENNER Géographie de Gauthier \u2014 BD = - Notes sur le Bas-Canada, par A.Girod 1 Existing difficulties in the government of Canada, by Roebuck Extrait d\u2019une ordonnance provinciale, par Ls.Lévesque, écr.DE JoHN À.LECLERC History of the Kings of France 1 Guide to the use of the globe 1 Abstract of the field exercise 1 Brothers aud sisters 1 Biographie des Sagamos illustres 1 Gilbert dictionary in 5 parts 5 De RoperT Mackay, Ecr.Le barreau français 2 D'UN AMI DE L\u2019INSTITUT Vie des guerriers français Recueil de problêmes 1 Dr G.DEsBAnaT3, Ecr.Statuts du Canadu 1852 et 1853\u2014 partie française 2 Dr M.A.MoUssEAU Bibliothèque des théâtres français 29 De M.D.Francœun.Ardent Troughton ou le commerçant naufragé 2 Considération sur les mœurs 1 Almanachs de Québec pour 1839 1 La jouissance de soi-même 1 Grammaire françuise approuvée par le conseil royal Journal historique de événements arrivés à St, Eustache considérations relatives à la dernière révolution de la Belgique | 69 S.ManTIN, A.B.1.C.\u2014\u2014\u2014 ee Le premier ministre en Angleterre.Nous avons déjà donné notre manière de voir sur la composition du ministère anglais ; nous avons exprimé notre opinion que ce ministère était strictement national, plutôt qu\u2019une coalition.C\u2019e t pour faire face aux événements qui se préparent en Europe que tous les hommes marquants de l\u2019Angleterre se sont réunis, malgré Jeurs vieilles dissen- tions de partis.Ce qui le prouve mieux que tout le reste, à nos yeux, c\u2019est que lord John Russell en cessant d\u2019être premier ministre de oz, l\u2019est resté de fait.Ln effet, dans l\u2019expectative des difficultés diplomatiques et peut-être des cas de guerre qui se présenteront, lord John Russell a voulu être au foyer de toutes les relations internationales et il a changé la latitude de la charge de premier ministre : il a pris le portefeuille des affaires étrangères, qui est le bureau de grande police, chez lous les peuples.Cette seule transposition dans l\u2019attitude de lord John Russell explique la composition du ministère ; c\u2019est là qu\u2019est le premier ministre.\u2014=\u2014\u2014\u2014Pe Philantropie Anglaise, On se rappelle, sans doute, les remontrances votées dans une réunion de dames anglaises, présidée par la Duchesse de Sutherland, à l\u2019adresse des dames américaines, à propos de Vesclavage des noirs.Nous avons donné dernièrement le résumé que le télégraphe nous avait transmis des procédés d\u2019une assemblée de dames américaines tenue à Milan, où une réponse sprrituelle et quelque peu sarcastique avait été faite aux remontrances de la Duchesse de Sutherland.Une dame de Newburyport, dans le Massachusetts, vient de répondre plus au long à la Duchesse, au nom des dames américaines, d\u2019une manière à faire glorieusement tourner les chances de cette guerre d'adresses de coups de langue et de coups de plume, en faveur de nos voisines.Cette réponse est trop longue, pour que nous puissions la reproduire en entier ; mais elle mérite une analyse un peu circonstanciée.Le principal carae- tere de cette correspondance consiste à faire ressortir la position misérable de certaines classes des sujets anglais qui méritent, autant sinon plus que les nègres du Zud, d\u2019être l\u2019objet des sympathies et des travaux phi- lantropiques des dumes anglaises.Avant den arriver à ce tableau, la réponse de Mad.Vale Smith trace un court par- ralléle entre la manière dont les Américains professeut la philantropie et la manière au moyen de laquelle les Anglais et les dames anglaises expriment leurs sympathies pour les peuples opprimés ou nécessiteux.« Tl est vrai, dit Mme Smith, que le peuple ct le gouvernement des Etats-Unis, sans être eux-mêmes exempts de blame, ont su Îlétrir publiquement l\u2019oppression exercée par les autres nations.Mais Jorsqu\u2019ils sont intervenus, comme ils Pont fait pour sauver la Grèce de la barbarie des Turcs, et plus récemment pour soustraire un noble patriote à la vengeance de l\u2019Autriche,ç\u2019'a étéau moyen de \u201c secours matériels \u201d et non pas au moyen \u2018\u201c d'avis et de remontrances\u201d qui ne coûtent rien.Lorsqu\u2019il s\u2019est agi de délivrer un enfant de l\u2019Irlande du châtiment iniligé par l\u2019Angleterre au patriotisme et à l\u2019amour de la liberté, ou bien encore de protéger une famille contre le despotisme toscan, ç\u2019a été en fesant l\u2019offre substantielle d\u2019un asile, d\u2019une bienvenue hospitalière et de la participation aux droits et priviléges de citoyens américains ; leur fournissant en même temps les moyens de profiter de l\u2019invitation.Nous recommandons une semblable ligne de conduite à nos sœurs de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique si elles cn peuvent \u201c garder le silence \u201d à la vue de nos forfaits.\u201c Votre grace n\u2019a-t-clle jamais entendu parler des eselaves noirs, sinon négres, qui passent leur vie dans les mines de charbon de l\u2019Angleterre t\u2014véritables esclaves excepté de nom\u2014de petits enfants qui pourraient rivaliser d\u2019ignorance et de souffrances avec aucun individu de race africaine qu\u2019on pourrait trouver entre la Virginie et la Floride\u2014 de la \u201c séparation des familles\u201d dans les maisons de travail pour le crime de la pauvreté \u2014 des plaies hideuses de St, Gilles et Rookery à Londres, lesquels, ainsi que d\u2019autres semblables pepinières de vice, fournissent annuellement, suivant les rapports officiels de 1850, de quatorze à quinze mille jeunes gens au-dessous de dix-sept ans qui sont traduits devant les tribunaux de votre pays sous prévention de crimes ?\u2014et que les deux- cinquièmes de ces malheureux poursuivent leur carrière criminelle sous vos yeux dans les rues même de Londres ! « Mais si ces choses sont trop près de vous pour attirer votre attention, comment se fait- il qu\u2019en portant vos regards vers l\u2019Ouest vos yeux ne tombent pas sur l\u2019Irlande ?Quand nous n\u2019aurions aucune autre preuve, aucun rapport ; quand nous n\u2019aurions pas appris les résultats de Penquête officielle et privée sur l\u2019état de lIrlande, il nous suffirait de voir les échantillons que vous nous envoyez pour nous convaincre de la misère et de la dégradation à laquelle ils ont échappé, Si votre grâce eût vu comme nous des vaisseaux chargés de ces créatures affamées, ignorantes, sales, déguenillées qu\u2019on jette toutes les se- maincs, tous les Jours, sur nos rivages, nous croyons que pour l\u2019honneur de la Grande- Bretagne, vous paieriez leur passage pour les faire retourner et vous entreprendriez la tà- che de les civiliser, les instruire et les nour- rircomme vos co-sujets, plutôt que de leur permettre de devenir des certificats ambu- Contes par Marmontel \u2014 The poetical works lants de la philantrophie anglaise, Sas: page vo big Ed 2008 ae ps EE TER 9 r ae 5 ROP REN SPA TP a \u201cx ee 1853.« Mais on ne les rappelle pas ils ne retournent pas au pays qu\u2019ils ont quitté, ils demeurent ici\u2014ceux qui sont sains et vigoureux trouvent de l\u2019emploi, s\u2019entourent de toutes, les commodités de la vie, et envoient des millions de piastres à leurs frères qui meurent de faim sur le sol natal.Allez dans nos institutions publiques de charité, dans nos hôpitaux, dans nos asiles pour les orphelins et dans nos maisons d'aumônes, vous les trouverez encombrés de pauvres\u2014récentes exportations de la philantrophie anglaise\u2014 entretenus dans un état d\u2019abondanee et de comfort tel que des milliers d\u2019entre eux n\u2019en ont jamais connu de semblables.« Nous ne nous en plaignons pus ; nous voulons et nous pouvons avoir soin de toute l\u2019Irlande, s\u2019il est nécessaire ; mais la modestie devrait suggérer de ne pas nous rappeler nos défauts sous d\u2019autres rapports, lorsque nous sommes si pesamiment taxés pour les soute- mir.« Ce n\u2019estjpas un esprit d\u2019aigreur contre votre grace ou contre l\u2019Angleterre qui nous a portées à faire cette réplique ou à énumérer cesfaits.Nos premiers souvenirs se rattachent au plus classique de vos cinq ports ; nous nous souvenons aussi d\u2019avoir goûté, dans votre métropole, il y à déjà des années, le bonheur et les plaisirs du foyer domestique ; les os de nos pères sont mêlés au sol de l\u2019Angleterre ; nous y avons encore des amis bien aimés, Nous aimons l\u2019Angleterre.Chaque pulsation de notre cœur qui n\u2019est pas pour P Amérique est pour l\u2019Angleterre ; mais quel- -qu\u2019amour et quelque respect que nous ayons pour vous, nous ne pouvons admettre que vous ayiez le droit ou qu\u2019il vous convienne d'intervenir dans notre politique intérieure ou dans la solution de nos problèmes sociaux, à moins que vous ne soyez préparées à donner effet à vos suggestions au moyen d\u2019un système pratique de générosité.\u201d \u2014\u2014\u2014 we Icarie\u2014M.Cabet.Nous avons toujours suivi avec beaucoup d'intérêt le développement de la colonie française qui s\u2019est établie a Nauvoo, dans les Illinois, sous la direction de M.Cabet.Cette colonie paraît être dans un état prospère et on paraît y réaliser assez bien le communisme [carien.On sait que M.Cabet a dû s\u2019absenter, pour aller purger la contumace qui l\u2019avait frappé à Paris, pour de prétendus délits, imaginés par ses eune- mis politiques.ll est demeuré 14 mois absent et il est aujourd\u2019hui de retour à Nauvoo après s'être complètement réhabilité en France.M.Cabet publie un jour- mal très intéressant en anglais, le Nanvoo Tribune, dans lequel il diseute habituellement des points de doctrine Tcarienne.Nous confessons notre ignorance sur l\u2019organisation précise de cette association el nous ayouons même que nous ne connaissons pas Pétimologie du mot \u201c Tcarie,\u201d dans ses rapports avec cette communauté.M.Cabet nous ferait beaucoup de plaistr en nous donnant quelques détails là-dessus.\u2014 22 FAITS DIVERS.\u2014On verra par le rapport de l\u2019Institut que nous publions aujourd\u2019hui que cette utile société a accueilli avec honneur et reconnaissance l\u2019offre d\u2019un concours faite par M.Boivin.Nous n\u2019aurons jamais assez d\u2019éloges pour les dignes citoyens qui, comme MM.DeBoucherville et Boivin, savent donner aux travaux liliéraires de notre jeunesse un encouragement aussi effectif.\u2014 Nous voyons que M, Guitté, qui a été l\u2019imprimeur de lÆcko des Campagnes, se propose de faire paraître à St.Hyacinthe un nouveau journal qui aura titre La Putrie, Nous souhaitons succès à notre confrère.ADMISSION AU NOTARIAT.\u2014 Mardi dernier, MM.AIf.N.Lepailleur IT.TréMé Sentenne, Ant.D.O.Brousseau, de Montréal, et Narc.M.Lecavalier, de St.Laurent, et Jos.Bricault, de St.Roch, ont été admis à pratiquer le notariat, après avoir subi chacun un brillant examen devant la chambre de notaire de Montréal.MM.sen- tenne ct Brousseau se proposent de pratiquer en cette ville.Nous leur souhaitons succès à tous, \u2014 Nous apprenons que M.John MeNa- mee, de Montréal, vient d\u2019être nommé conducteur de la malle anglaise entre Kingston et Boston.M.McNamee a &té trois ans dans le département des postes et a conduit la malle entre Montréal et Kingston, et il paraît avoir.rempli ses devoirs à la satisfaction des officiers du bureau.:Nous connaissons M.MaNamee comme un homme dont l\u2019activité et le zèle peuvent être d\u2019une grande utilité dans le service public.\u2014 Dans une visite aux Etats-Unis, l\u2019orateur de notre chambre d\u2019assemblée, Phon.M.McDonald, a été présenté au président par le sénateur de la Nouvelle-Orléans, M.Soulé, \u2014 Aujourd'hui, à 2 heures, MM.Seott et Cie.vendront un assortiment considérable de marchandises sèches, \u2014Le 7 février courant, Mme la mai- resse de Cobourg (H.-C.) a donné, avec beaucoup de grâce, le premier coup de bè- che qui ouvre les travaux du chemin de fur de Cobourg et Peterboro.-\u2014D\u2019aprés certains journaux, il paraîtrait qu\u2019un récent décret du Pape autoriserait les évêques du Haut-Canada et des provinces d\u2019en bas à prélever une espèce de dimes, sur les prêtres de leur diocèse.\u2014Quelques personnes avaient craint que les Chutes de Niagara, en minant le roc et en se rapprochant insensiblement du lac Erié, finiraient par le mette à sec; ce qui serait inévitable, si le roc se rongeait jusqu\u2019au lac.Un géologiste éminent, M, Tilti- man, est d\u2019opinion qu\u2019elles ne peuvent aller plus loin qu\u2019à deux milles derrière elles, où elles enléveront la surface de la pierre cal- aire qui s\u2019y trouve et formeront ainsi un rapide plat et ordinaire.\u2014Un journal de Plattsburg, en parlant de Louis XVII-Williams, place Caughna- waga (Sault St.Louis à 3 lieues de Montréal) dans l\u2019Etat de New-York! C\u2019est un peu prématuré ; c\u2019est encore en Canada.\u2014Un jeune homme de Boston a institué une action contre les propriétaires d\u2019une maison de jeu, pour le recouvrement de $2, 500, qu\u2019il a perdues, en différents temps, dans leur établissement.\u2014Emma Snodgrass, de New-York, a reparu à Boston, habillée en homme.Elle portait une casquette de drap, un paletot gris, des pantalons noirs, des bas blancs et des souliers en cuir patenté.\u2014Le bureau de poste de New-Vork fait préparer des enveloppes de lettres qui sont empreintes d'un timbre d\u2019affranchissement.BRUIT DE LA PERTE D'UN VAISSEAU DE GUERRE ANGLAIS AVEC 400 PERSONNES A BORD.\u2014Une lettre de la Havane du 29 janvier, publiée par un journal de New-York, dit qu\u2019il courait un bruit pénible d\u2019après lequel le vaisseau de ligne anglais à hélice, le ZZigh- flyer, aurait sauté non loin de la Jamaïque, et l\u2019explosion aurait fait périr 400 personnes.L'auteur de la lettre n\u2019avait pu découvrir la source de ce bruit, mais il était trés-répan- du.\u2014Cunradien.-\u2014Heald,le mari de Lola Monts, a fait un testament par lequel il assure à sa femme un revenu de £30,000.\u2014Lima est la ville la plus élevée du globle, étant située 13,720 pieds au-dessus du niveau de la mer.\u2014On rapporte que l\u2019empereur et le peuple du Japon se préparent à recevoir l\u2019expédition ainéricaine, de la manière la moins courtoise possible; on fuit, dit-on, armer toutes lus côtes et croiser sur toutes les mers.\u2014Parmi les effets que va apporter au Japon l\u2019expédition que le gouvernement américaiu prépare, se trouvent une locomotive, avec dix milles de lices, suffisain- went pour aller du palais de l\u2019empereur à une des principales villes,\u2014des appareils Lé- légraphique et dagueréotype et cinquante boites contenant toute espèce de marchandises et d'objets d\u2019art.\u2014On assigne l\u2019embouchure du Missouri comme le centre géographique des létats- Unis.\u2014On prétend que les Américains fument des cigarres espagnols au montant de ce qu\u2019ils exportent de blé et qu\u2019ils boivent en eau-de-vie française la valeur de leur exportation de blé-d\u2019inde ! \u2014-Les spiritual rappings ou cognements surnaturels, conduisent journellement, aux Etats-Unis, des victimes aux hospices d\u2019aliénés ct souvent au suicide.\u2014On prétend qu\u2019en fesant boire de l'eau de chaux aux poules, en peut considérablement faire augmenter le volume de leurs œufs.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 > \u2014\u2014 Par le Telegraphe- PARLEMENT PROVINCIAL.Assemblee Legislative, Québec, 14 février.La chambre s'ajourne sans avoir expédié aucune aflaire.M.Brown donne avis qu\u2019il proposera une ; adresse pour obtenir copie du marché entre; M.Jackson et les directeurs du \u2018 Giraud Tronc \u201d relativement à la construction de ce chemin ; M.Robinson demandera si le gouvernement a fait quelque chose pour le tarif des postes sur l'Océan.Québec, 15 février.Le bill pour faciliter l\u2019exercice des devoirs des juges a été lu une première fois.Sur motion de M.Laurin, M.Le Blane, Cartier, White, Langton et Smith ont été mis sous garde pour n\u2019avoir pas assisté aux séances du comité des élections.Les procédés contre l\u2019officier-rapporteur de Montmorency sont remis à huitaine.Le bill de la représentation sera lu une seconde fois le 1er mars.ML.Drummond donne avis de la 2de lee- ture du bill pour l\u2019incorporation de sociêtés de bienfaisance, vendredi prochain, et du bill de la tenure seigneuriale, le 25.Sion le desire, il est prêt à entendre à la barre de la chambre les conseils des parties intéressées dans cette dernière question.11 dit qu\u2019il à reçu de France une copie de la correspondance entre le gouvernement français et les religieux de la colonie sur la question du taux des rentes.Le bill pour l\u2019asile des aliénés est lu une seconde fois.Plusieurs dépêches sont lues : la première annonce que le gouvernement impérral a aidé MAL.Faribault ef Wickstead a faire une collection de livres pour ja bibliothèque ; la seconde apprend le refus d'accorder des médailles aux officiers de milice en 1512, suivant la demande qui en avait été faite par les deux chambres ; la troisième dit que sa majesté a reçu gracieusement les adresses des deux chambres sur la réciprocité de commerce.T.e pont à Montréal est résolu par les personnes d'Angleterre intéressées dans nos {railroads.Stephenson, l\u2019ingénieur du pont i de Menai, est en route pour Venir en cons- | truire un tubulaire.Il faudra que le parlement légisiate, mais on n\u2019exigera aucun vote additionnel d'argent.ARRIVÉE DU NIAGARA.Nero- York, 13 fév.Sh.P.M.Le vapeur N:agara est arrivé de Liverpool à 7h.ayant à snn bord 33 passagers.ANGLETERRE.\u2014Le Humbolt est arrivé à Southampton vendredi.On dit que M.F.Baring doit succéder prochainement a M.Gladstone, comme chancelier de l\u2019échiquier.Une grande conférence de la paix avait en lieu à Manchester.M.Cobden, Bright, Sturge et tous les amis de la paix s\u2019y trouvaient.Un nouveau procès est refusé dans laf- faire Achilli.On annonce la faillite de la maison Hirsch et Cie, IKottendam, au montant de £125,- 000.FRANCE.-Le contrat civil du mariage de PEmpereur a été signé, et on annonce une grande cérémonie religieuse pour demain.Sans aucun doute, Cherbourg sera le port transatlantique pour les steamers.Baring Frères ont prêté à Plispagne 57 millions de réaux sur hypothèque de la pro- priêté nationale.LA PRUSSE à emprunté 20 millions de dix dollars de Rotschild et Cie.INDE.\u2014Le général (Grodwin a laissé enfermer la garnison de Pegu, avec 400 hommes, par une armée de Birmans.On s\u2019atten- sait à des combats meurtriers pour les délivrer.SECOND RAPPORT.Le retard de plusieurs vaisseaux chargés d\u2019or de l\u2019Australie a créé un peu d\u2019anxiété à Londres.Il y a en mer près d\u2019un million et demi sterling, et ce avant les nouvelles venues de Luigapord, et probablement que les steamers Great Britain et Sydney sont sur le point de revenir avec une somme pareille.En même temps, l\u2019exportation des marchandises n\u2019a jamais été si forte\u2014si bien qu\u2019à présent l\u2019Australie doit pour envois d\u2019Angleterre quelque chose comme 3 millions sterling.L'or canadien de la rivière Chaudière a été essayé par MM, H.À.Bell et Cie ; il est de trois quarts de grains au-dessous de la puretô légale.FRANCE.\u2014 Les arrangemens pour le mariage de Napoléon étaient presque terminés.L\u2019Impératrice Eugénie a fort sensément re- pondu à la corporation de Paris en refusant d'accepter des bijoux, suggérant qu\u2019il vaudrait mieux appliquer cette somme en charités.On dit qu\u2019une grande amuistie sera proclamée après le mariage.On parle toujours de changemens minis- tériels\u2014 M, De Morny devant succéder à M.Drouyn de l\u2019Huys.La santé dela comtesse de Chambord est dans un état désespéré, Le commerce de Cadix annonce le départ de renforts pour l\u2019Lle de Cuba.L'activité augmente toujours dans les mouvemens wilitaires en l'ologne.ll ya maintenant plus de 80,000 homes sous les armes en Pologne.INDES,-\u2014Après le blocus de la garnison de Begu, le genéral Goodwin fit attaquer les Birmans par une force navale de 150 marins et 2300 soldats Européens sur un steamer, mais ils ne purent forcer le passage et furent repoussés avec perte.Deux colonnes de 2,400 sortirent alors de Rangoon, et attaquèrent les Birmans, les défirent et délivrèrent la garnison.New-York, 14 février.L'Ericsson est parti pour Norfolk cel après-midi.15 février.L\u2019Ericsson a gagné la haute mer cet après-midi.1I est parti avec la marée, mais le veut contraire, filant sept nœuds à l'heure.On ne connaît ni le temps qu\u2019il restera en mer ni sa destination.On dit pourtant qu\u2019il visitera Norfolk et Washington, et quil sera a Washington au plus tard le 4 mars.Le capitaine Sand, de la marine américaine, est le seul étranger à bord.Concorde, 14 février.Le général Pierce est en route pour Washington avec son secrétaire privé, Sydney Webster.- VENTES PAR LE SHÉRIF, POUR LE MOIS DE MARS 1N53.District de Montréal, W.Fuller vs S.Andrés\u2014Un terrain, maison, à Chambly\u2014Vente à Chambly, le 19, à 10h, W, Atkin es G.Thorburn\u2014Un terrain, rue St.George\u2014Vente au bureau da Sherif, le 21 4 10h.J.McDonald rs D.MeLochlan\u2014Un terrain, à la Nouvelle-Longueuil\u2014Vente à la Nouvelle- Longueuil, le 21 à 10 heures.Michel Longtin es C.Devwitt\u2014Un terrain, maison, à St.Clément\u2014Vente à Et Clément, le 21 à 10 Leures.District de Québec La Banque de Québec es T.C, Oliva\u2014Plu- sieurs lots de terre, Township de Linière et de Maclow\u2014Vente a Québec.le 2 à 10 heures.J.B.Dupuis #s C.Soucie\u2014Quatre terrains, à St.Roeh des Aulnets\u2014Vente à St, Roch des Aul- nets, le Z & 10 heures.Ed.Quinn rs J.Labranche\u2014Deux terrains.maison, rue St.Louis\u2014Vente à Québec, le 16 à 10 heures.L.Mtéhot rs J.Duccant\u2014Un terrain, ete, à Lotbinière\u2014Vente à Lotbinière, le 15 à 10 heu.Dnie, Vve.Ed.Desbarats vs P.Murphay\u2014Un terrain, Township de Framptou\u2014Vente à Québec, le 28 à 10 heures.Ant.Gagnon vs J, Gagaon-Une terre et un terrain, maison, ete.St.François, Rivière du Bud \u2014Vente à St.François, Rivière du Sud, le 29 4 10 lieures.District des Trois-Révières.J.B.de Niverville vs H.Raimond\u2014Un terrain, rnaison, à Trois-Rivières\u2014Vente à Trois Rivie- res, le 10 à 10 heures.MARIAGES.À Saint-Roch des Aulnets, le 7, par Messire D.H.Têtu, M.François Xavier, à Deile.Marie- Luce Labé.A Saint-André, comté de Kamouraska, le 31 ult, par Messire N.Daoust, Chysologue Sirois.écr., médecin, à Delle.Marie-Joséphine, A.Lapointe, fille de À.Lapouute, éer., marchand, Au Cap-Santé, le 7, par Messire F, S, Morin, F.S.A.Larue.éer., de la Pointe-aux-Trembles, à Delle, Maric-Marguerite Angelina.À Saint-Henri.comté de Rimouski, Te 7, par Messire Moïse Dugnay, M.Victor Duguay, a Delle, Maries Adele Bélanger, DECES.En cette ville.le 3 du courant, dame Cecile La- tulippe, épouse de M, George Dorval, âgée de 34 ans.T:n cette ville, le 15, à l\u2019âge de 8 mois 5 jours.Louis Joseph Napoléon, enfant de M.I.L.A.D.Betty, commis-marchand.Fu cette ville, le 11, Pierre Edmond, fils de M.J.B.Poutré, âgé de 20 ois et 7 jours.À St, Hyacinthe, le 10, Dame Adélaïde Des- granges, épouse de F.L.Dessureau, éer., N.P., âgée de 28 ans, 6 mois et 4 jours ; ses vertus religieuses et la douceur de son caractère lui acquirent le respect et l\u2019estime de tous ceux qui la connurent.A Machiche, le 10, à l\u2019âge de 25 ans, Delle, Adéline Lesieur, sœur de M.L.A.Lesieur, marchand de Terrebonne.À Québec, le 11, à la résidence de son père, Licut-Col., Antoine-Chas, Taschereau, des doua~ nes de Sa Majesté, à l'âge de 15 ans, 2 mois et t7 jours, Dile.Anne-À médine Taschereau, après une maladie soufferte avec la résiguation la plus chrétienue.Corporation de Montreal.DEFENSE D'OUVRIR LES FONTAINES- NE RÉCOMPENSE de DIX LIVRES U (£10,) est offerte à toute perseane qui donnera les informations nécessaires pour amener à conviction aucune personne OÙ persosses qui ouvriront où prendront de Peau à aucune des FONTAINES (Plugs) de cette ville, sans être autorisées à cet effet, ou qui se môlerout en aucune manière des dites Fontaines.Par ordre du Cornité de l'Eau, ANT.F.DUPRE, du Bureau de Laguedue d\u2014I10 fe AVIS AUX CONTRACTEURS.ES SOUMISSIONS seront reçues par \u2018\u201c La Compagnie du Chemin de Fer de Montréal et New-York,\" jusqu\u2019à MERCREDI le 23 du courant, à MIDI, pour PERFECTION d\u2019un DÉ- POT A FRET et HUIT MAISONS à Caugh- nawaga.On peut voir les Plans et Dévis au Bureau.Par ordre, JOHN FARROW, Secrétaire.Bureau de la Compagnie du Chemin de Fer de Montréal et N.-York, Montréal 15 février, 1833.10 On Demande Ux Apprenti dans un établissement de peinture S\u2019adresser à OWEN McGARVEY, No.6, rue St.Antoine.17256v.e\u201410 LE PAYS.LIVRES NOUVEAUX.ETUDES PHILOSOPHIQUES SUR LE COLAS, Juge de Paix, ancien Avucat | la Cour Royale de Bordeaux, troisieme | édition, augmentée d'une lettre du R.P.Lacordaire, 2 vols.in 80 brovhé.Prix 15s.LETTRES ET OPUSCULES INÉDITS DU COMTE JOSEPH DEMAISTRE, précédés d\u2019une notice biographique par sou fils le Comte Rodolphe DeMuistre, 2 vols.8o broché, prix 8s.4d.DU SUICIDE considéré aux poiuts de vue philosophique, religieux, moral et médical, sui- | vide quelques réilexions sur le duel, pat | Debreyne, } vol.12 broché 25, Gd.En vente chez | E, R.FABRE er Cre.10 A VENDRE À L\u2019ENCAN, it DEMAIN, le 18 du courant, on mettra en SIM Vente le BAIL pour trois où cinq aus, = du MAGASIN et DEPENDANCES rue St.Guorge, Griffintown, dernièrement occupé par feu John Turnbult, en son vivant de Montréal, Ingénieur et Forgeron, avee lus avantages des pratiques de la maison, ; L'acquéreur aura le privilège de prendre les instruments au prix d'évaluation, autiement il en sera disposé par Encan, Pour antres informations, s\u2019udresser à JAMES TURNBULL, | Ou au soussigné, JS, HUNTER, N.P.No.2, Grande rue St.Jacques, 17 fév.10 CHANGEMENT DE MAGASIN, ET GRANDS AVANTAGES FOUR LES ACHETEURS AU COMPTANT.\"FX a LAVENDER, Marchand Tailleur et Costumior General.No 107, RUE: NOTRE-DAIME, A YANT loné celte bâtisse magnifique et êten- JA.due, ci-devant « PHote] Ottawa,\u201d rne Me- Gill, où il démenagera le 1er Mai prochain, est maintenant préparé à vendre à des PRIX TRES RÉDUITS, son fonds de magasin actuel, d'HA- BlYS FAITS, cousistant\u2014 En HABITS DE CÉRÉMONIE et en FROCS, SURTOUTS et CHESTERFIELDS, en drap de Castor.Whitney, ete, HABITS DE CHASSE et de BUREAU, GILETS ot PANTALONS, en grande variété, tous de bons mualériaux et bien ouvrages.H.L.eroit pouvoir assurer le pubtie qu\u2019il offre là une excellente occasion d'obtenir de bons Hahits à un bas Prix, d'autant plus qu\u2019il est déterminé à disposer de tout ce qu'il a actuc'lement en mains, afin de se préparer à recevoir ses im- poitations du printemps et de l'été.N.B.POUR ARGENT COMPTANT, SANS EXCEPTION.17 fév.aa\u20149 District de Montréal.Cireuit de Montréal, Dans la Cour de Circuit.Lundi, le treate-ct-uniime jour dv jancicr wil Jit cent cinquante-trois.PRESENT, M.le Juge McConn.PROVINCE DU nt | N° 21.THOMAS MOLSON, WILLIAM MOLSON «t JOHN HENRY ROBINSON MOLSON.tous de la Cité et du Distrie marchands ct associés fi so ET Wu.MorsoN AND ComrANY, Demandrurs.pe GEORGE ROY.Conunergant, de la Cité et Dis- triet de Montréal.! _ Défendeur.; L'EST ORDONNÉ, sur la motion de MM.Rose Er MONK, Avocats des Demandeurs, en | autant qu\u2019il appert par le rapport de Willian Kell.nn des Inussiers jurés de la Cour Supérieure | u \u2018anada, exerçant daus le district de Montréal, écrit sur le bref de sommation émané en cette cutise, que Je Défendeur à laissé son domicile en celle partie dela Province du Canada, constitue ant ci-devant la Province du anada, et ne peut être trouvé dans ce distriet de Montréal, mais a des biens-fonds meubles et immeubles et effets dans le dit distrier de Montréal, que le dit Défendeur soit, par un avertissement à être deux fois inséré en langue anglaise dans le papier- nouvelles de cette cité appelé The Herald\u201d et deux fois en langue française dans le papier-nou- velles de cette cité appelé \u2018* Le Pays,\u201d notifié de comparaitre devant cétie Cour, et là de répondre à la demande des dits Demandeurs sous deux mois après la dernière insertion de tel avertis et sur le défirut du dit Défendeur de comp de répondre à telle demande dans le délai =ts il sera permis aux dits Demandeurs de procéder à la preuve et Juzvment comme dans Utile cause par défaut.i Par la Cour, MONK, COFFIN er PAPINE c.e 14 Fév.4 ATT, District de Montréal.Cour Superieure.Lundi, le trente-ci-unième jour de janvier mil uit | cert cinguanle-trois.! Presexs L\u2019Honorable M.le Juge Smrru, Provi DU CANADA, { «\u201c iM.le Juge Yan FeLson.NS 1643.SARAH BUCKMASTER, de Londres, dans cette partie dn royaume-uni de la Grande-Breta- gne et d\u2019Irlande appelée Angleterie,com- mergante, veuve de (eu WILLIAM BUCKk\u2014 MASTER, du même lieu, marchant-tailleur, Demunderesse, rs.MAGDALEN MeGILLIVRAY, cidevant de la Cité de Montréal, maintenant de Lou- dres, sus-dit, veuve de feu JosrrH Fann- DEN, en son vivant, slaff surgeon, chirurgien de l\u2019état major dans le service de sa majesté, décédé, _ Défenderesse.L'EST ORDONNÉ, eur la motion de MM.1 Rose ET Monk, Avocats de la Demunderesse, en autant qu\u2019il appert par le retour de William Kell, un des huissiers jurés de cette Cour, écrit sur le bref de sommation émané en celte cause, que la Défenderesse a laissé son domicile en cette Province du Canada, ci-devant constituant la Pro- vinee du Bas-Canada.ct ne peut être trouvée dans le district de Montréal, mais a des biens réels et effets dans le dit district de Montrénl, que la dite Défenderesse soit, par un avertissement à être deux fois inséré en langue anglaise daus le papier- nouvelles de cette cité appelé \u2018* The Herald\u201d et deux fois en langue française dans le papier-nou- velles de cette cité appelé \u2018* Le Pays\u201d notifié de comparaître devant cette Cour, et là de répondre à la demande de la dite Demanderesse sous deux mois aprés la dernière insertion de tel avertissement et sur le défant de la dite Défenderesse de comparaître et de répondre à telle demande dans la période sus-dite, il sera permis à la dite De- manderesse d- procéder à la preuve et jugement comme dans nne cause par défaut.Par la Cour, MONK,COFFIN er PAPINEAU, PC.14 F Le HORLOGERIE DU CANADA, GRANDE RUE SAINT LAURENT, No.7.I E Soussigné a complété desarrangements qui lni U permettent daft Jos plus parfaites HORLOGES et PENDULES qui soient faites, #1 à un prix beaucoup plus bas que n\u2019ont jamais été offerts [es mêmes effets, dans ce marché, Son magasin contient des objets de genres et de pris propres à nccommoder les goûts et les besoins de tout le monde et est plus cor dérable dans sa variété qu\u2019aucun autre, Le Soussigné a l'intention d'offrir sa Marchandise à de tels prix, qu\u2019il sera évident, après un examen de la qua- ité et des prix, qu\u2019on épargne de 10 à 20 pour cent, en achetant chez lui, ; ; Le fonds de Magasin consiste en partie en MONTRES D'OR et D'ARGENT de tout prix, des EPIN- GLES DE COU EN OR pour Dames et Messieurs, JONGS et BAGUES, LOQUETS, BRACELETS, CHAINES, GARDES, PLUMES D'OR et CRAYONS, ct nine grande variété d\u2019Articles de Goût, Les marchands sont priés d'aller voir ce Magasin le Soussigné peut leur vendre À des prix aussi bas que suvent le faire les Maisons en Gros, qui vendent meilleur marché.LES REPARATIONS aux Montres par des Ouvriers habiles et d\u2019Expérience.Rappelez-vous du lieu\u2014No.7 Grande Rue St Laurent.SIMON HART, em\u20149 14 févr, ; BUREAU A LOUER, \u201cPARADIS ET FRERE CHRSTIANISME par AUGUSTE NI FFRENT respeclueuement leurs remerciments à bears amis de las Île et de la campagne et au public en général pour l\u2019encourugement qu\u2019ils en ont reçu el leur annoncent que le QUINZE AVRIL prochain, ils transporteront leur MAGASIN au N.96, RUL NOTRE-DAME, ILS prennent cette occasion de solliciter Lu continuation de leur patronage et de les informer Ve 5 ; ! qu\u2019ils attendent par les premiers arrivages un assortiment étendu et varié de MARCHANDISES SECHES TRES BAS PRIX.QU*ILS veudront à 10 tés.ENCUIGNURE A te reduction considérable, Pratiques tant de lu ville que des occasion trés favorable d'acheter à très BAS PRIX.Un seul prix sera fait, Venez voir et VOUS serez convaineu, N.Boles marchands de lacampague gui voulrout bien venir Veuter son etabli=-ement, achote- ront à des conditions très libérales, Rue Nt, Gabriel, ViS=A=eVIS LHOTEL DU CANADA.S'adresser à J.DOWTRE, Fer, Avocar.bil MORISON, CAMERON & EMPEY Jon pour faite leur INVENTAIRE 4 FONDS au ler MARS prochain.et afin de en état de le faire,\u2014en conséquence du COURAGEMENT qu\u2019ils continuent à revevoir \u2014il sera nécess ETABLISSEMENT du 11 au 27 du courant.à CINQ heures P.M.et de laisser fermier toute la journée le 28 et jusqu'à midi le ler Mars.Les personnes qui désirent acheter devront ve- | de! 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