Le pays, 4 août 1863, mardi 4 août 1863
[" ; ; el .IEE VOL.XII ws: .* MONTREAL.MARDI MATIN, 4 AOUT 1863.< \u201cNo.81.AVIS OFFICIELS RAA MONTREAL, ler juil.1863 ARRIVEES ET DEPARTS DES MALLES DE MONTREAL.PNUD m=O NNOSE ROS WS 3 WE G3 20 0a 83% ie Bass Esssessss > Lhra5T 155 K£xk Exkg Riz & HEH emi: Rl reo te + 0 + + > EERE wot : Ti =: : Tia \u201csir: > tii Soil = : : goo = .SRL.» .sry Zz .:.S : : S : : te : : : æ@ : : : : : : ; : S| AREREIETPRTT 1% rere \u2018DAGONT 1110 C0 000000000000 000000000000 oy ws uae WY (0g [*errereerrecoas 0000000000 0 uopSunung 12 stondeyneag \u2018SenSnedivyy| 4 ToaUo;) jen wpeueg|*** *p1ON sal \u2018asqgn® ap oinog{**\"\" [sy \u2018ausnogja_y \u2018aquuroeÆH- Ix] ttt ett L'ojepng \u2018aujsog \u2018NseÛ-Manl cree.\u2018Los, \u201capptaaouese[ 5) 13 af|ladetdep] \u20184j 9 \u2018UVaÉ=*1 \"SAUITVN osu0sess00nau 100 ne 0OU COS So 080040000008 4420000 casseereligy .\u20ac [ud = 3 a = 2 = 2 x = 8 = a > 1 = .° .Teresa ect 00 es S MMORSE(E)-MON 19 SUUOQIITAL ttc 000 recste ste seen cc e ee DE SAG-7G UAINETT Gl Tr tet eres M TS) 18 pihauguo7 \u2026.esnccncacun tresersennes an ace sean evene cet ta ste ou sac na ne 000-000 40040 DURILJOQ(*°°500° eceseec este nec0 ere see 1 sac 0000000000 1> {=> NE Nee» = REgRRZR222xe BR 2 a a 4% | ~ B us.ta eo ow » i Q S © Cassa - 2 3>5s6La = x = 5 = cedar ÉESSSESS CEE = ec ts Sa = Ÿ Z £r2902858 8 deo cgciapdees 2see® SPEBSSSEE cease E8E85885582 = æ ä = > 23 5 æ2 ° Ste.~Roze, Ste.-Thérése St.-Jéréme attendues à 2 heures p.m.et fermées à 7.30 a.m.[1] Sac du Conducteur ouvert jusqu\u2019à 710 am 12] do do do do 6-10 PM (3) do do do 810 am et 3.55 PM [4] do do do 355rm Les lettres qu\u2019on voudra faire enregistrer de- Yront être déposées un quart d\u2019heure avant la fermeture des Malles.rte JOON IL RB MOLSON ET FRERES OFFRFNT EN VENTE LEURS Célèbres WVWhiskey, En tonnes et en quarts.\u2014AUSSE\u2014 Rum, en tonnes et en quarts Brandy, quart de caque Genevièvre, en barrique Vin de porte, quart de caque Vin de sherry, quart de caque.Vinaiîgre, de vin blanc et autres qualités, en quarts.Vieux whiskey de seigle d\u2019une excellente qualité, en quarts Alcool, sirops, etc.\u2014rT\u2014 BIERE AMERE, BIERE PALE ET PORTER, Ki\" Toutes ces liqueurs sont de la première Qualité et se vendent aux prix les plus réduits.Les familles sont régulièrement servies à domicile de BIERE et PORTER.Les commandes qu\u2019on donnera à leur burean de ville, 61, rue des Commiesaires, (vis-à-vis le bassin des vapeurs de Québec) ou au bureau 260, tue Ste.-Marie, seront promplement remplies, 25 octobre 1862, aa\u2014118 Maison DELLUC et Cie., La plus ancienne maison française de Dro- Eweiles et Parfumeries à New-Yo:k, se recom- nande au patronage du public canadien.Ses spécialités sont, premièrement, une ime : estation directe des meîlleures Fabriques Fnro- péennes.En second lieu, une manufacture d'ob- Jels pour tolleties es plus gnûtés, parmi lexgruels nous cieux 8 l\u2019Æau Angélique pour les sous et la propreté .e la bouche et des dents, le Tonique sans Pareù ;-our l\u2019entretien de la chevelure.Le RACAHOU' DES ARABES, nourriture facile et éminemment divestive pour les malades et convalesrents Lu Biscotine,la meilleure et la plus autritive préparation jour les enfants.L'Elixur Calisoya,le meilleur tonique pour les constitutions désiles et affaiblies.New Mown Hay Cologne, Violet Cologne, Ci- tronelle, Rose, Geranium, Verbena, Violette de Prairies, Hélivtrape.A vendie en gros et en détail rar ELLUC er Cre., 63, Broadway, New-York.Montréal 16 mai.em\u201450 VINS DE BORDEAUX, Nons venons de recevoir un assortiment de VIN ue la maison ai reuommée FINKE et Cie, St.-Julien Médoc, par caisse $3.60 St-Emilion _ \u201c $4.00 se la Tannerie.du cuir & semelle de la mar- [13 = sateau Margaux $5.00 ents « heteurs.ous engageons lea amateurs de bons Vins 4 AUSSI ier NOS caves.Cuir à semelle de toute æntre description, J.B.ROLLAND et FILS, ° \u2018 C.E.EYmOUR, tai No.8, rue Ste Vinge.| s roe EL-Paul.Juil.-60 Montréal, 9 avril 1863.2 COMPAGNIE LIGNE DELA MALLE ROYALE ENTRE MONTREAL ET QUEBEC ET LIGNE RÉGULIÈRE ENTRE Montréal et les ports de Trois- Rivières, Sorel, Berthier, Chambly, Terrebonne, L\u2019Assomption et autres Ports intermédiaires.A partir de LUNDI, le 19 Mai courant, et jns- Ju\u2019à Avis contraire, les Vapeurs de la C mpa- gnie du Richelieu laisseront leurs Quais respec tifs comme suit, savoir: Le Vapeur Montréal, Capt.P, E.Cot1é.partira du Bassin ordinaire pour Québec tous les Lundis, Mercredis et Vendredis soirs, à 7 heures précises, arrêtant,en allant et en revenant, aux ports de Sorel, Trois-Riviéres et Batiscan.Les personnes désirant s\u2019embaiquer à bord des Vapeurs Océaniques, à Québec, seront C-rtaines de se rendre à temps en prenant leur passage à bord de ce vae peur, vu qu\u2019un fender devra les trauspoiter aux vapeurs Océauiques, et cela sans charge extra.Le Vapeur Europa , Capt J.B.Labelle, par.\u2018ira pour Québec tous les Mardis, Jendis et Sa- medig soivk, à 7 heures précises, arrêtant, en allant et revenant, aux ports de Norel, Trois-Ri- viéres el Batiscan.Le Vapeur Nupoléon.Capt.Robt, Nelson, partira du Quai Jacques-Cartier pour Trois-Rivières, tous les Mardis el Vendredis, ariê'ait, en allant et revenant, à Sorel, Port St-Frai çpis, el partant de \u2018l'rois-Riviéres pour Moutreal tous les Dimanches et Mercredis, Le vapeur Trois-Rivières partira du Quai Jacques-Cartier, pour \u2018Trois-Rivières, tous les mardis et vendredis, ariélant, en allant et revenant à Hasktnongé, Rivière du Loup Yamacti- che, Port St- Frai ghis et partant de \u2018T'iois-Rivié- res pour Montréal tous les mercredis et dimar- ch-s, Le Vapeur Vicloria, Capt.Ch.Daveluy.partira du Quai Jacques-Lariier pour Sorel tous les Mardis et Vendredis, ariêtant, en allant et revenant ,à dt-Sulpice, Lavaltrie, Lanoraie et Ber- thier, et parinia de Sorel tous les Lundis et Jeudis matins.Le Vapeur Chambly, Capt.F.Lamoureux, pare tira du Quai Jacques-Cartier pour Chambly tous les Mardis et Vendredis, arrêtant, en allant et re- NAVIGATION _ Compagnie de Navigation Canadienne a Vapeur de I'Intericur LIGNEDELA MALLE ROYALE COMMUNICATION JOURNALIERE ENTRE MONTRÉAL, KINGSTON, TORONTO, HAMILTON ET LES PORTS INTERMÉDIAIRES.MMEDIATEMENT APRÈS L\u2019'OUVERTUre des canaux, les vapeurs de cette ligne comme: ceront leura trajets réguliers entre MONTREAL et HAMILTON\u2014iuissant Montréal tous les matins (excepté les dimanches), à NEUF heures et LACHINE à l\u2019arrivée des chars qui Inissent la station Bonaventure à MIDI.Se joingant à Toronto et Hamilton vec les divers chemins de fer des places de l\u2019Ouest, Le Fret peut être envoyé au Hangard, Bassin du Canal, Les Billets et autres informations peuvent être obtenus de C.F.MUCKLE, aux Hôtels et au Bureau, No.21, Grande re St.-Jacques.ALEX MILLOT, No.£1, Grande rue St.-Jacques.Bureau de la Ligne de la Malle Royale, Montréal.7 mai 1#63.pls- 44° Caos COMPAGNIE DES VAPEURS OCEANIQUES DE MOVTERBSAI; Sous contrat avec le Gouvernement du Cunada pour le Transport des Mailles Canadiennes et Américaines 1862-3 ARRANGEMENT D'HIVER 1862-8 Les passages sont donnés jusqu\u2019à Londonderry, Glasgow et Livespool.PRIX REDUITS.gq bâtis sur le Clyde et munis de deux engins à vapeur : Norwegian,.+.2434 tonn.Cap.MeMaster venant, à Verchèrer, Contre cœur, Éorel, St-Ours, St-Deuis, St-Antoine, 9t-Mare, Belæil, St-Hilai- : te, St-Mathias, et pastira de Chambly jour! Montréal tous les Lundis et les Mercredis Le Vapeur L\u2019Etoile, Capt.P.E.Maiihiot, par- | tira dn Quai Jacques-Cartier pour L'Assomption tous les Lundis, Mardis et Vendredis a $ hs.PM, les Samedis à 4 heures P M, ariêtant, en allant\u2019 et en revenant, St.-Paul l\u2019Hermite, et partira de l\u2019Assomption, tous les Lundis à 7 heures À M, les Jeudis à 8 heures À M, les Mardis à 5 heures À M, et les Samedis à \u20ac heures À M.Le Vapeur Terrebonne, Capt.L.H.Roy, partira du Quai Jacques-Cartier pour Terreb nne tous les Lundis, Mardis, Vendredis à 3 heures P M,etles Samedis à 4 heures P M, arrêtant, en aliant et en revenant, à Boucherviile, Varen- res et au Bout de l\u2019île, à la Rivière-des-Prai- ries et Lachenaie, et partira de \u2018Terrebonne les Lundis à 7 L-ures À M, les Jeudis à 8 heures À M, ls Mardis à 5 heures À M, et les Samedis äf heures À M.Pour plus amples informations, t\u2019adresser au Burean de la Compagnie du Richelieu, No.29, rue des Commissaires.J.B.LAMERE, Agent général.Bureau de la Compagnie du Richelieu, ?Montréal, 5 mai 1863.« 45 CHEMIN DE FER GRAND TRON CHANGEMENT pe CONVOIS E ET APRES LUNDI, LE 27 COURANT, les convois partitent comme suit de la STATION DE L\\ RUE BONAVENTURE CONVOIS DE L\u2019EST Convoi de lu Malle pour Québre.7.30 A M Convoi de la Malle pour Portland Boston, (passant la nuit à [s- 360 P M land oud) & 0000000 Convoi milé pour Island Pond et toutes Stations intermédiaires.§ 6.10 P M CONVOIS DE L\u2019OUEST Exprès de jnur pour Ottawa, Kingston, Torouto, Loudon, 730 AM c Détroit et loue à.a.onvoi mêlé pour Kingston et = c les Stations matermédiaurce - .¢ 9.45 A M Jonvoi mêlé pour Brockville et les Stations sur la route.{ 545 P M Les Convois arriveront à la Station de la rue Bonaventure, comme suit : De Brockvi'le et les Stations inter- MÉMIAILEB 2.0.0 a 000000000000 De Portiand, leland Pond et lee Stations intermédiatres.11.15 AM.« lsland Pond do 8.0.00.3.30 P.M.« Kingston co do.8.10 P.M.Toronto, POuest et Ottawa Cité.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026oascovoscor 10.33 \u201c* f+ Québec et Richmond do .11.15 0.J.BRYUGES, Directeur-Gérant.jno\u201441 9.15 AM.Montréal, 25 avril.AVIS AU COMMERCE.Les Marchands de la Campagne, et les petite commerçants des Viilez trouveront, à la Prison de Réfoime, à St.Vineent de Paul, un aseortis ment des plus variés d'ARTICLES EN FER- BLANC de la meilleure qualité et à des prix Hibernian.\u2026.>.2434 tonn.\u201c Grange Bohemian.2400 tonn.\u2018\u201c Borland Nova-Scotian, .2300 tour.\u201c Ballantine Anglo-Saxon +.1784 tonn.Graham North-American .1784 tonn.Burgess Jura.2240 ionn.\u201c Aiton Peruvian (nouveau).2600 tonn, ¥% \u2014 (Quittant LIVERPOOL tous les JEUDIS, et PORTLAND tous les SAMEDIS, faisant escale à Loch Foyle pour embarquer et débarquer les passagers et les malles allaut et venant de Lon- dondersy ) Et leur LIGNE de vapeurs pour GLASGOW.St.-Georg#,.1468 tonneaux.Capi.Wylie St.-And-ew.A432 torneaux.\u201c Dution Damascus.1213 tonneaux.\u2018* Brown John Bell.1207 tonneaux.* Seott (Voyageant entre la Clyde, Portland et New- York durant la saison d\u2019biver à intervalles régu- tiers.) Les vapeurs de la LIGNE de la MALLE quitteront Portland les jours mentionnés ci-dessous: \u2014 Juiä .\u2026.Samedi.6 décembre 1862 Hibernian .5amedi.13 décembre 1862 North-American,.Sameli.20 décembre 1862 Norwegian.Samedi.27 dérembre 1862 Bohemian.Samedi.3 janvier 18n3 Nova-Scotian .Samedi.10 janvier 1863 Anglo-Saxon.,.Samedi.27 janvier 1863 PRIX du PASSAGE DIRECT de MONTREAL GrasGow, LoNDONDERRY où LiYERFOOL : Cabine (suivant Pemmé- nagement) $72.50 a Entrepont.$35.50 $56 30.Un chirurgien capable se trouve à berd de chaque vaisseau.Les cabines ne sout considérées retenues que lorsque le prix du passage est payé.Pour fret ou autres détails s\u2019adrese- à EDMONSTONE, ALLAN ET CE, Coin der rues Youville et de la Cor mune, Montréal, ala STATION DU CHEMIN DU G.-T., Portland.4 décembre 1862.aa\u2014134 CONCOURS PROVINCIAL AGRICOLE Industriel pour 1863 OUVERT AUX DEUX CANADAS Aura lieu à la CITÉ DE MONTRÉAL Mardi, Mercredi, Jeudi et Vendredi Le 15, 16, 17 ¢t 18 Septembre DANS LE PALAIS DE CRISTAL Rue Ste.-Catherine et sur le terrain dans le voisinage immédiat, sitré entre les rues Ste,-Catherine et Sherbrooke.Prix offerts, $10,000 a $12,000 On peut se procurer des listes de prix et des blancs d'entrée, dans le département agricole, du secrétaire de la Chan bre d\u2019Agriculture, No.109, rue Craig, ou des Secrétaires des Sociétés d\u2019agri- eulture de Comté Dans le département industriel on pourra se procurer des listes de prix et des blancs d\u2019eniré en s\u2019adressant au secrétaire de la Chambre des Aits et Manufactures, Institut des Artisans, Grande rue St.-Jacques.Les entrées dans le département agricole devront être faites le on avant Sem-di le 15 août prochain, au burean du Secrétaire, No.109 rue Craig à Montréal.Pour les produits agricoles on 1eCevra des entrées jusqu\u2019à samedi le 22 noût, Dans le département industriel les entrées devront être faitrs le ou avant le ler septembre au bureau de la chambre des Arts rt Manufaciures.Chaque concurrent devra payer un dollar en faisant son entrée, ce qui lui donnera droit à un billet d\u2019admission pendant tout le concours.- Des arrangements ont 6'6 tits avec les prine cipales ligues de chemins de for et de.navigation, pour rendre à destination, franc de cheige, tout objet exposé qui n\u2019aura pas été vendu.trés réduits.Les Ounstructeurs d\u2019Édifices y trouveront aussi des DALLES à bas prix.Ces articles pourront être livrés à Montréal sion le désire.CUIR A SEMELLE NEW-GLASGOW E SOUSSIGNE REÇUIT MAINTENANT Les concurrents étrangers dans le département industriel auront autant d'espace que possible pour exhiber leurs objets, mais ne pousront pos entrer en compéli.lon pour les prix.Pour plus amples informations s\u2019adresser aux soussignés, Secrétaires-conjoints du Conseil A grie cole, GEORGES LECLERE, Sée.de is Chambre d\u2019Agriculture.A.MURRAY, Sec.de la Chambre des Arts et Manufactures.7 juillet 1863.63 HOTEL MAILLARD Nos.619 et G21, BROADW AY que favosite ci-dessus, sur lequel il attire l\u2019at- NEW-YORK, | Situé au centre des affaires et dans le quartier le plus élégant.APPARTEMENTS POUR FAMILLES.Table d'Hote et Restaurant A 3 Carte.16 mai 1063 .IF BILLETS POUR RETOUR DONNES Ay FEUILLETON.UN VICE ODIEUX DIGNE DU PRIX MONTYON, I Je-me trouvais l'été dernier dans une bovrgade maritime située sur la côte de Cuen.Je logeais à l\u2019hôtel du So/e:l- Levant.Comme buigneur, j'étais en relation avec un singulier bonhomme, le père Monceau, saœuveteur et professeur de natation.Il était d\u2019une avarice inouie.Il vivait de pain noir et du rebut des poissons qu\u2019il péchait ; il buvait de l\u2019eau qui ne coûte rien dans le pays ; il portait des vêtements grossiers, rapiécés en cent endruits, et cependunt à en juger par le produit de ses divers métiers, il devait être furt à sun nise.Un jour, en effet, dansla salle à manger de l\u2019hôtel, entre les heures des repas, je trouvai une jeune fille de dix- huit à vingt ans, qui travaillait près d\u2019une fenêtre.Elle avuit les traits d\u2019une grande finesse.L'hôtesse m\u2019apprit quecette onvrière était lu fille du sauveteur.\u2014Ah ! c\u2019est bien la digne enfant de Agent-;son père ! ajouta-t-elle uvec dédain.Vous avez vu comment elle est attiffee?Cependant, elle ne manque pas d\u2019ouvrage et gagné de quoi se vêlir avec Une certuine élégance.\u2014 L'uvarice du père Monceau est déjà bien udiense, iuterrompis-je ; muis chez sa fille ce vice devient quelque chose de hideux.Ce détail me causa une impression pénible.Je regrettai que le législateur n\u2019eut pas inscrit l\u2019avurice, ce vul perpétuel fait à lu société, parmi les délits contre lesquels sévit la police correctionnelle.Il En rentrant dans ma chambre, j'y rouvai une lettre d\u2019un de mes amis de \u2014 college , Erpest Préaux , demeurant A LIGNE DE LA MALLE DE CETTE duns lu ville voisine.Ayant appris qne compagnie compte les vaisseaux ci-dessous j'étais son Voisin, il m\u2019invitait à venir qui sont de première classe, à grand pouvoir, l}e voir pour renouer nos relutions.C'étail une étrange nature que celle d\u2019Ernest Préaux.À vingt-cing ans il avait lu tenue froide et austère d\u2019un imo- raliste de quarante.\u2019 - Eruest avait beaucoup étudié et beaucoup retenu.Partis en même temps du collège, nous nous étions retrouvés, lui étudiaut en droit, et mioi étudiant en médecine.Ernest se mélait assez volontiers à nos réuvions d'étudiants, mais il y conservait son calme et son mutisme habituels.Ce qu\u2019il y avait de.nurne dans son caractère tenait peut-être à une déception.Une jewie fille, qui lui uvait promis sa muin, s'était empressée de lu donner a un autre.Cette perfidie lPavait pussublement blessé.11 était encore si jeune, si inexpérimenté ! Aussi était-il devenu d\u2019une extrême défiance, à l\u2019égard des femmes.Peut-être uussi son humeur muruse tenuit-elle à la perte qu\u2019il avait fuite, à peine âgé de aix ans, de son père et de su mère.Tuus deux étaient morts du chagrin de n\u2019u- voir pu soutenir l\u2019honorubilité de leur maison.À la suite d\u2019un vol considérable commis à son préjudice, M.Préaux avait été déclaré en fuillite.Sous la honte de ce malheur, il avait été frappô d\u2019une attaque d\u2019upoplexie foudroyante.Sa femme ne lui avait survéeu que de quelques juurs.Il se trouva que, la liquidation terminée, l\u2019orphelia restait possesseur d\u2019une modeste rente de six ceut francs.Il était par conséquent menacé de ne recevoir qu\u2019une instruction iusuffisante, lorsque son tuteur reçut une somme de quinze cents francs, à laquelle étuient juints quelques mots anonymes: \u201c Tous les ans, \u201d disait-on, à pareille \u201c époque, vous recevrez pareille somme \u201c pour le fils de M.Préaux.\u201d Le lendemain je me présentai chez son ex-tuteur, qui habitait une petite muison retirée peu distante de la mer.C\u2019est là que mon ami passait ses vacances.Ernest m\u2019accueillit avec cordialité.-\u2014Je suis bien heureux de te revoir aujourd\u2019hui, me dit-il,car dans quelques mois il me sera impossible de te revoir, \u2014Pourquoi ?\u2014Je me fais frappiste.\u2014 Mon cher Ernest, je te savais presque muet, sauf tes rares moments d\u2019enthousiasme.Ce sont là, en effet, des qualités précieuses dans un monastère ; mais je me souviens des sorties que tn faisais contre 'a vie monacale.\u2014 J'avais tort ; au surplus, tort ou raison, jui Lescin avant tout de calme, de solitude ; je veux tâcher d'engourdir mon cœur, j'ai besoin surtout d\u2019ou- bher.C\u2019est pour cela que je me fais trappiste.Il y a des philosephes qui vantent la mémoire comme la buse essentielle de l'intelligence ; c\u2019est possible : mais c\u2019est un dou funeste.Se souvenir, c\u2019est souffrir du passé dans le présent et dans l\u2019avenir.Mieux vaut oublier.\u2014AlÎlons, je vois que tu n\u2019es pas encore guéri.En fuit d\u2019umour, la guérison, c\u2019est l\u2019indifference ; tu n\u2019en est encore qu\u2019au désespoir.C'était ordinairement de hnit à neuf heures du matin que Je rendais visite à Ernest.Plusieurs fuis j'avais cru remarquer qu\u2019il s\u2019était levé de très bonne heure et avait déja fait une longue promenade quand j'arrivais chez lui.Je lui proposui de venir plutôt pour l\u2019accompugner dans ses courses matinales.Il me répoudit d\u2019une façon évasive ni oui, ni non ; une de ces réponses dont on prétend méchamment que ma Nor- mandie fuit grand usage.Evidemment Ernest me cachait quelque chose.Sa régerye piqua ma curiosité ; mais je me hâte d'ajouter que le hasard seul me fit découvrir son secret.Comme sa naît de sortir, et je l\u2019aperçus à une porté de fusil qui se promenuit a travers chump.Je hâtai le pus pour tacher de le rejoindre, mais, au moment où j'étais à portée de le héler, il entra dans une petite cabane vmbragée d\u2019abres.\u2014Tant mieux ! peusai-je, je le trouverai là.Mon futur trappiste va sans doute dans cette mmasure méditer sur le néantdes choses humaines.Mais à peine avais je achevé mentalement celte vertueuse conjecture, qu\u2019il me sembla voir une jeune fille eutrer à son tour dans lu cabaue._ Je m\u2019approchu: doucement, et, en effet, j'entendis deux voix dont l\u2019une étuit bien celle d\u2019une femme.Ma curiosité était excitée au plus haut point.Je jetai un regard à travers les planches disjointes.C'était Ursule qui se trouvait-là, en tête à tête uvec Ernest ! Jai l'hypocrisie en horreur.Les diutribes de mon ami contre les femmes et les airs prudes d\u2019Ursule me revinrent à l\u2019esprit et m\u2019inspirèrent une véritable indignation.Je me retirai sans bruit pour revenir à l\u2019hôtel, et à partir de ce jour je cessui de visiter mon soi-disant trappiste, qui de son côté ne fit pas lu moindre tentative pour me recevoir, Unie circonstance accrut encore ma répulsion a Pégurd d\u2019Ursule.Un jour, en revenant de la plage où Je n'avais pas vu son père, j'entrui chez lui pour avoir de ses nouvelles, C\u2019était un excellent professeur de nutation, et je tenais à lui.Je surpris Ursule tenant à la main uu grand bas rempli de gros sous.À ma vue elle le cachu avec un geste digne d\u2019Harpugon.\u2014 Eh bien ! lui demandai-je pour l\u2019emburrusser, êtes-vous riche ?\u2014Oh ! non monsieur.\u2014 Cependant votre bourse parait bien garnie.\u2014 Quelle bourse ?\u2014Ce bas que vous\u2018teniez.croyable à leur égard.J\u2019en savais une qui avait été refusée pouravoir ecrit ché- vre feuille au lieu de chévrefeuille dans sa dictée d\u2019ortographe.(JZistorique.)Ainsi voilà une jeune fille, très instruite d'ailleurs, dont la destinée avait tenu à un trait d\u2019anion.La vue d\u2019un de ces visages féminins me tira de ces réflexions en me causant une vive surprise.It me sembla recontaître Ursule, mais Ursule transformée, ne conservant sur son Visage ancune (race de sn récente maladie, éclutante de beauté sous les vives couleurs dont Pempourprait l'émotion ; gracieuse entre toutes ses compugues et,\u2014ce qui était plus extra- ordinaire\u2014ayant une toilette très élé- gunte ; elle était vêlue d\u2019une robe de suie et portait un joli petit chapeau de crêpe qui lui allait à ravir.Llle trembluit en répundunt aux examinateurs, mais elle n'en répondit pus moins parfaitement, et elle obtint d\u2019em- blee son diplôme d'institutrice.Ma filleule ne fut pus moins heureuse, Je l'avais vue causer familièrement avec Ursnle, el je pensai qu\u2019elle pourrait m'expliquer l\u2019étrange métunor- phuse de cette paysanne avare, et que j'avais dû suppuser complètement ignorante, en tine demoiselle éléganie et des plus instruites.Mu filleule m\u2019upprit qu\u2019en effet elle était l'amie d\u2019Ursule.\u2014 Mudemoiselle Monceau, me dit- elle, est entrée depuis deux mois seulement duns lu peusion où j'étais ; elle ne voulait qu\u2019y trouver un asile jusqu\u2019à l\u2019époque des examens, eur elle étuit plus suvante que nous Toutes.On prétend qu'elle est sans famille.Elle a su s\u2019ut- turer les sympathies de fout le monde à la pension, mais elle n'a fait de confidences a personne, pas même à moi.Voilà tout ce que j'uppris sur Ursule.Ma curiosité était vivement excitée.Je savais Ernest Préaux à Cuen ; lui seul pouvait me donner le mut de cette \u2014Il n\u2019y a rien dedans.L'hypocrisie duublée d\u2019avarico de cette enfant me parut monstrueuse.Quelques temps après, la lésinerie du père Monceau m\u2019appurut sous un jour encore plus ignuble.Sa fille était tom- bee malade, il vint me chercher comine | médecin, et m\u2019umena auprés d'elle, après s\u2019être assuré que moun intention! n'était pas de me faire payer ma visite.Je trouvai Ursule dans un état déplorable.La maladie réclamait les plus grands soins.Je le dis à son père et lui remis ne ordonnance.\u2014 Est-ce que ça va coûter bien cher les drogues que vous avez écrit sur ce! papier ?demunda-t-il avec auxiélé.| \u2014Deux ou trois francs, seulement.\u2014Trois francs ?mais où prendrai-je trois francs, moi qui suis si pauvre 7 Et mon bon monsieur, quand elle nura pris ses drogues, sera-t-elle guérie ?\u2014Probablement non.! \u2014Alors vaudra mieux acheter d'autres drogues ?\u2014Oui.\u2014Hélas ?hélas ! j'en suis ruiné, bien\u2019 sûr ! \u2014Si vous voulez sauver votre fille, dis-je sévèrement, n\u2019épargnez rien ; le, cus est grave.Et sur ce je sorlis indi- ane, Je revins le soir, craignant que le pè-, re Monceau n\u2019eût pus suivi mes prescriptions ; la porte de la cabane était ouverte , ce qui indiquait une grande perturbation dans ses habitudes.Jen- | trai duns la cuisine, qui étuit dans la\u2019 première salle, et, au moment où je me dirigeais sur la gauche vers le réduit qui formait la chambre d\u2019Ursule, j'en- | tendis le son de pièces d'or.La cuisine | était sombre, mais un filet de lumière passait à truver la porte entre-bailiée de , la troisième chambre, que je savais être | celle du vieil avare.Je poussni tout à en contemplation devant un buhnt, sur les planches duquel reposaient des piles de louis et d\u2019écus, Il était tellement préoccupé de ses calculs, qu\u2019il ne m'avait pas entendu ; je me retirai sans bruit dans lu cuisine, puis je l'appelai.Je l\u2019entendis fermer son bahut à double tour et il accourut.Il axait Pair décidé d'un homme qui vient de prendre une résolution.\u2014DMonsieur le docteur, ms dit-il, on est Lien à l\u2019hôpital, pas vrai ?\u2014On est beaucoup mieux encore dans sa famille.\u2014Oui, sans doute, quand la famille est riche, monsieur le docteur.J'ai dans l\u2019idée que ma pauvre Ursule sera mieux soignée à l'hospice de Pout-l\u2019Evêque.On m'a dit que rien ne manquait aux malades et qu'on leur donnait du bouillon de poulet, et même du vin.~\u2014C\u2019est vrai.le à Pont-l\u2019Evéêque.ter le cuhot d\u2019une voiture.go qui m\u2019aideront pour rien.vêque.ront.\u2014Et vous 7 ser d'aide pour le bout que je porlerai Monceau exécutait son plan.1.réponse me laissait entièrement libre Ade l'interprêter à ma guise, j'arrivai un |je aven jaur de fort bonne beure chez lui, mais Jaur mémoire, Il faut bien le dire dail 80\u2014cm trop tard de queignes aminuts il vp leurs, on est parfuis d'une sévérits .in- CY fait la porte el je vis le père Monceau | \u2014Alors je m'en vais couduire ma fil- \u2014Elle ne peut ni marcher, ni suppor- \u2014\u2014Mon bon monsieur, je la porterai en brancard avee deux gurs du voisina- \u20141i y a cing lieues d'ici à Pont-l\u2019E- \u2014Ça ne fuit rien, les gars se ralaye- \u2014Moi je suis furt, et je peux me pas- Et une demi-heure après le père Plus d'un an s'était écoulé.J'avais naturellement oublié cette abominable famille, lorsqu'un jour j\u2019assistui à l\u2019examen des jeunes personnes qui se destinent à l\u2019enseignement.Celle cérémonie avait pour moi de l'intérêt, car le sort d'une de mes filleules allait s\u2019y décider.J\u2019éprouvais une certaine émotion, car il y à quelque chose de solennel duns uno séance d\u2019examen, surtout quand les candidats sont de pauvres unes filles qui jouent leur avenir sur énigme.Jallui le voir; je le trouvai plus furouche que jamais.\u2014 Assieds-loi, me dit Ernest d\u2019un air moruse.\u2014 Non, ton air sombre porte à croire que Ut aimerais mieux me voir aux cing ceuts diables.Adieu.\u2014Reste, reste, je l\u2019ussure que ta visite me fait plaisir.\u2014- J'ai besoin que tu l'alirmes pour y croire.\u2014 Elle me fait même d'autant plus de plaisir que ce seru la dernière, \u2014 Merci bien du compliment, \u2014l n\u2019y u pus sujet, tu me comprends mal ; suche dune que Lien décidément je vuis entrer à la Trappe.* \u2014 Ah! bruvo!.mais cela ne m\u2019inquiète guère ; j> suis déjà quelle est tu manière d\u2019entrer en religion, \u2014 Oh! j'y suis plus que jamais résolu.\u2014A la fugon sinistre dont tu dis cela je seruis tenté de croire que fit us de nouveanx notify de fuir te monde, cette Bubylonne maudite dans laquelle lu veriu Wa plus même une simple cabu- ine.au milieu des chumps.oa se ré- | fugier.Ernest tressaillit à ces mots, qu\u2019il at- tribun au hasard daus ma bouche, mais qui ravivuient nécessuirement ses souvenirs.Son @il étincela, mais il garda le silence et restu pensif.Je voulus provoquer une explosion.\u2014 Y a-t-il longtemps que tu n\u2019as vu Mlle Ursule?lui demuandai-je.Ce que j'avais prévu arriva.Ernest releva vivement la tête, qu\u2019il avuit tenue baissée jusque-là.\u2014Eh bien ! oui, s\u2019écria-t-il, tu as de- viré.Ursule seuls eût pu me retenir duns Je monde ; O les femmes !\u2026.les femmes !\u2026 \u2014Anrais-tn donc à te plaindre aussi de l\u2019inconstance de celle-là ?\u2014 Mon cher, ne calomnie pas Ursule: c\u2019est un ange ! \u2014-Je duis te croire, car tu la connais mieux que personne, ayant pu étudier 'si souvent sun curactére dans la petite cubane où elle alluit te rejoindre.Ernest me regarda d'un air étonné.\u2014Quoi, tu sais ?dit-il.Mais il s\u2019agis- suit de lu réputation d\u2019Ursule ; on aurait pu croire que nos rendez-vous ca- \u2018chaient une intrigue.Voilà pourquoi \u2018je les ento::rais de mystère.\u2014C'est d\u2019un galaut homme.autant que d\u2019un homme gulant.| \u2014Ne ris pas, mon ami, ne porte pas ide jugement téméraire.Au moment de quitter le monde et d\u2019entrer à la Trappe.\u2014Pour y fuire pénitence.Ursuie duns cette cabuue, c'était uni- {quement pour lui dunner en secret des !legons de grammaire, de géographie et ; de culeut.\u2014 Rien de plus moral, en effet, ré- pondis-je en souriant de nouveau.\u2014Du tout ; je tassnre que je voyais * \u2014 Tu doutes de ma sincérité, reprit- il aprés queiqg.2s minutes de douiou- reuses réflexions.Ecoute, je vais te dire la vérité, et cetto vérité me brise le cœur.J'aime Ursule, qui ne s\u2019en doute même pus, et elle en aime un autre : qu\u2019elle épousera bientôt sans doute.\u201c Voici comment les choses se sont passées.Un jour, il y a de cela quelques années, je me promnenais sur la | plage, quand je vis arriver une petite fille d\u2019environ treize à quatorze ans.Elle m'ahorda avec hésitation et me dit d\u2019une voix que la craiute rendait presque inintelligible : \u2018 «\u2014 M.Ernest, ne me reconnaissez- vous pas ?« Je cherchais à rappeler mes souve- nira un peu confus.J «_ Ju suis la petite Ursnle, reprit- elle ; vous savez Lien la fille de l\u2019ancien commis de votre père.\u201c Je In reconnus en effet, mais avec un certoin déplaisir.J\u2019obéissais à un sentimeut qui ressemblait presque à lu haine.Mon tuteur m'avait laissé entre- \u2018voir que Monceau était pour quelque c one dons la tuine dè oon.ne.Oo.pendant Ursule me rappela nos jours passés, elle me parla avec tant de reconnaissance du bon souvenir qu\u2019elle avail gardé de ma bonté, pour elle, petite fille alors ; bref, je fus touché et peu à peu je m'hubituni à lui parler af- fectucusement quand je ln rencontrais, En ruison des souvenirs d\u2019enfance que sa vue me rappelait, je finis par la regarder comme une jeune sear.Je m\u2019étuis dejà aperçu qu\u2019elle avait des tendances romunesques, corrigées par une grande droitures do cœur.Deux ans plus tard, quand elle eut gninze uns, elle me fit une coufideuce qui peut te surpre.< dre, toi, sceptique, mais qui m'étonne nulement, moi qui la connaissais.Son ca- ractére est un singulier mélange d\u2019audace et de candenr.Elle m'nprit que son père, d\u2019une extrême avarice, s\u2019upposait énergiquement à ce qu\u2019elle étudiât.Il est pauvre, me disail-elle, il veut que je gagne mu vie à coudre, et non que je perde mon temps à m\u2019instruire.\u201c \u2014 Pourquoi ce vif désir d\u2019être savante ?lui demandais-j « \u2014Parce que, me répondit-elle, j'aime un jeune humme qui rougirait d\u2019être le mari d\u2019une ignorante.Je veux devenir une demoiselle, une institutrice.Alors pent-être pensera-t-il à m'épouser, touché de mes eflurts etde ma cons- lance.\u201c À partir de ce jour je donnai des leçons à Ursule, qui lit d\u2019¢tonnants progrès.Elle a au courage héroïque.Elle etudiait le matin dans cette pelle cabane que tu conunis, je ne suis coms ment, et je la guidais de mon mieux.Elle travailluit avee acharnement toute la journée, afin de s'umasser un petit trésor, tn dot de quelques cents francs! Enfin, je te le répète, c'est un ange de courage autant que de vertu.J'essuyai de lui faire accepter quelques secours.«Oh ! uon!\u201d me répondit-etle, $ il faut \u201c que je gagne ma position uvec mon travail, al ne m\u2019eu nimera peut-être « que duvantage.\u201d Quant à moi, je l'aime, mais sans espoir.Fille à toutes les qualités, moins fa reconnaissance, Depuis que jui cessé de lui donner des leçons, je n'ai pus reçu d'elle le moindre signe de bon souvemr.Je pensais que, après ses exumens, elle viendrait du muins me remercier.Muis saus doute elle écoute en ce moment Une Voix aimee qui la berce de douces protestations d\u2019umour.Elle est heureuse !.elle w\u2019oublie L.je lui pardonne son ingrati- tide.\u201d Ernest avait les larmes dans les yeux en parlant ainsi.A ce moment un coup de sonnetto retentit, timide, discret, presque indécis, cur Ju sonnette est un des instruments de percussion les plus expressifs qui existent, \u2014 C\u2019est-elle ! s'écrin-t-il en bondissant.Et il me poussa dans une chambre voisine avec une précipitation dont j'uu- rus cru ce futur truppiste incapable.Fiez-vous donc aux euux dormantes ! Je reconnus au bruit de ses pas qu\u2019avant d'ouvrir il s'arrêta trois fois dans le projet.Evidemment les forces lui munquuleut, Eufin j'entendis la voix douce et tremblante d\u2019Ucstile qui murmurail va bonjour ct un remerciment.Térnest ne répondit point, ou bien il répoudil si Las que je n\u2019entendis pus ses paroles.Puis ils s\u2019ussirent tons deux, fort embarrassés sans doute de leurcon- tenance.Ursule rompit le silence la première.En pareille circonstance, les femmes ont plus de hardu-sse que les hommes, précisément parce qu'elles ont plus de Li- midité.\u2014 Monsieur Ernest, dit-elle, vous paraissez souffrant.Il m'est pénible de vous trouver ainsi, quand je suis si contente d\u2019avoir réussi grâce a vous! \u2014Alors vous êtes heureuse, Ursule, balbutia Eruest ne sachant trop ce qu\u2019il disait.\u2014 Heureuse %.pas encore.\u2014-Ah !.dit-il ; puis après un pause : Et lui ?\u2026 \u2014 Lui !\u2026.Oh ! répondit-elle avec un soupir.je crois qu\u2019il n\u2019a pas même d'affection pour moi.\u2014Est-il possible ! s\u2019éeria Ernest avec une expression presque juyeuse.\u2014Muis vous, Ernest, demanda la jeune fille, qui est donc le sujet de votre chagrin ?\u2014 Moi 1.j'aime une ingrate dont le cœurappartient à un autre.\u2014 Est-il possible ! s\u2019écriu-t-elle à son tour.Et.quelle est donc Pheurenso femme.que vous aimez, monsieur Ernest ?\u2014A quoi Lon vous le dire\u2026 puisque vous ne m\u2019nimez pas.Mais vous, Ursule, quel est donc l\u2019heureux mortel qui & su mériter votre amour ?A quoi bon vous le dire ; moi aussi, monsieur Ernest, puisque co n\u2019est pas moi que vous aimez ?Cette manière d\u2019avouer par réticence eu vaut bien une autre.Et en effet le trappiste tomba anx genoux d\u2019Ursule, qui pleurait de bonheur, et couvrit ses maius de tendres baisers.Il ne me restait plus qu\u2019à sortir de ma cachette pour leur donner ma bénédiction, car autrement ma situation frisait le ridicule ; lorsque souduin la sonnette retentit de nouveau, mais cette fois avec une force qui semblait indiquer une violente colère.Le père Moncean entra brusquement.Je reconnus sa voix rude et sévère.C\u2019élait le moment ou jamais de fe ruître moi même pour sauvegarder les convenances aux yeux de ce père itrité.À ma vue, le père Monceau s\u2019écria 4 \u2014 Parblen ! monsieur le docteur, vous n\u2019ôtes pas de trop ici.Je tiens à réhabiliter mon honneur devant vous.\u2014 Les affaires se gâtent! pensai-jes Le bonhomme est funeux d'avoir surpris sa fille ici.Mais il faudra Lien qu\u2019il se calme, car, aprés tout, Ernest ne demandé qu'à jeter son futur froc aux orties et à épouser.\" Pendant que je faisais cette réfloxion, Tor edn Pe a } 1 ro i PL ; 1 1.; } Ce Sie TE pawn Ye tens TU am: 0e Ag TE ce rE ARO SS 7 Ta Sy Be i Sr i era +k LT 24 \u2014 PAYS.LE cp \u201cag * re Mardi, yvre Monceau déposait sur une table un gros portefeuille en cuir tout grais- veux, puis il s\u2019assit et s\u2019essuya le front.\u2014 La colère l\u2019étouffe, me dis-je.Je me trompais, le vieux pêcheur prit un air presque radieux et dit : \u2014 Ce bon monsieur le docteur! Il m'a cru avaye et il nu méprisé, com- Ca aes = Didace Tass¢ est condamné aujour- Quelgues moments aprés, on prit cinq serment : tous ont dit qu\u2019ils le croiraient d'hui par un rapport fuit avec soin, par un homme capable et irréprochable.Ce rappôrt démontre clairement qu\u2019il est uh ESCROC Et nous AVONS vu envoyer at | pénitencier des gens qui le mérituient \u201cmoins que lui.Si Tussé eût eu le bon \u2018sens de se tenir clos et coi chez lui, et des prisonniers les plus âgés et on les fit mettre 4 genoux en rang.À dix pas en avant d\u2019eux on fit placer un rang de soldats, fusils chargés.Un des prior - niers, du nom de Wood, âgé de GO aus, comprit enfiu lu terrible réalité et dit à haute voix: \u201c Pour l\u2019umour de Dieu, me lout le mondes muis il va tout sa-, de comprendre à quel degré il est à ju- ! soldats, vous n\u2019allez pas nous tuer si voir.Vous aussi, monsieër Ernest; et toi aussi, mu fille.Appren-z done que j'étais cumnris Chéz M.Préaux, le père \u2018â& M.Ernest.Il avait pleine confiunce en mui, quoique j'eusse lu funeste habitude de m\u2019enivrer.Comme cela ne M\u2019arrivait qu\u2019à la\u201cfiu de la journée et ne nuisait en rien à mon travail, le patron se contentail de me frire quelques remontrances.Du reste, je lui étais dévoué, Oh! pour çà, je le jure.\u2018Or, nn jour, M.Préaux m\u2019envoya en recette, Vers cihd heures, je revenais avec cinquante mille francs duns rma sucoche, uand, passant devant an \u2018éubaret, j'eus làd'malheureuse penséé dé \u2018me faire servir \u201cune bouteille de vin et an morceau de pain, car j'étais exténué de besoin.Jy trouvai deux camarades, deux drôles avet lesques je m\u2019enivrais souvent.Ces deux gurôemens me firent buire: je perdis la tête, je m\u2019endormis, sans plus songer, misérable que j'éta/s ! à cette fürtune que je lenais entre mes mains! Je ne me réveillai que quelques heures plus tard.ma sacoche avait disparue «.j'étuis volé ! Vous suvez lu suite, mousieur Ervest: votre père fut ruiné par mu faute, brute que j'étais !.Mais je me promis de réparer mon tort autant que pussible.Je vous ai donc servi chaque année Une rente de quinze cents francs, et aujourd'hui je viens vous apporter cent mille livres, c\u2019est le produit des sommes que j'ai confiées à un armateur de Saint-Malo, an honnête homme qui ma aidé de son mieux.Ist muin- tenant, monsieur Eruest, c\u2019est à genoux que je viens\u2019 vous demander le pardon.de ma faute.Le vieux pêcheur s\u2019ugenouilla en ef- | fet devant le fils des victimes de son imprudence et sa tête se courba hum- Liement jusque sur le parquet.{ Lrnest s\u2019emyressu de le relever, sans| pouvoir prononcer une parole.Il ne put\u2019 que lui montrer Ursule, à laqueile, dans: la préoccupation qui le dominait, son; \u2018mais flétri, nous n\u2019eussions pas fait allu- {sion à lui, mais quand il ose s\u2019inscrire | en faux contre 1m rarport dont le seul défaut est d'être trop mudéré vis-à-vis {dan pareil conpable, quand ce coupable ! ! est puussé où au moins approuvé dans su \u2018récente attaque contre le gouvernement par le chef du pillage, il est du devoir da gouvernement de lui donner une le- \u201cgon, et de mettre l'escroc à sa place.Tussé est si clairement coupable que ! son confrère et défenseur: 1, 5.Morm, \u2018qui avait annoncé à M.Dufresne lui- {même un procédé en Chambre qui i Pexposerait, lui M.Dufresne, a un terrible ricochet de lu purt de T'assé, 1a I'pus osé desserrer les dents, et s\u2019est tenu ! Cor sur son siège.Que peut d\u2019ailleurs dire Tassé contre | le rapputt ! Il coustate que les propres livres de Tassé n'étaient pas régulièrement tenus, que les entrées ne se suivaient pas par.ordre de dates ; qu\u2019on trouvait une entrée de janvier par exemple après une de murs ; qu\u2019il s\u2019est fait puyer de 5 à #10 de trop sur l'uctroi des licences ;! qu'il vu pas, pendant deux tas, rendu compte au gouvernement des sommes qu\u2019il avait reçues; qu\u2019il ne payail pas aux médecins, aux témoins, les sommes nuxquelles leurs comptes avaient été taxées ; qu\u2019il gardait lu part des dénon- ciuteurs dans les poursuites contre les gens qui vendaient sans licence : qu\u2019il recevait l\u2019argent des licences el n\u2019uc- iroyait pas la licence elle-mênmie : qu\u2019il se faisait donner de Purgent par ceux qui étaient sous menace de poursuite {pour les lnisser tranquilles : enfin, ju- mais Escroc plus éhouté n\u2019a vecupé une charge publique en Cunuda ; celu est non- seulement prouvé par le témoignage entendu et développé dans le rapport ; mais cèla est proivé aujourd'hui par le fait que TASSE LUI-MÈME A futé des remboursements aux persounes vis-à-vis desquelles il avait pratiqué ses escroque- pière semblait n'avoir pas fait lu moin- ries.que veut-on de plus coucluant?dre attention jusque-là.Eh bien voila cet homme, regulicre- Tout à coup il demanda avec une in-: ment condamué, régulièrement desti- quiétude duuloureuse : \u2014 Ursule, mun enfant, pourquoi t'ai-je trouvé ici?Ursule implora Ernest du regard.| jdace est trop forte, et il est du devoir tué, qui vient aujourd\u2019hui insulter impudemment ses juges ! ! Non, non, l'au- du ministère public de mettre sur le \u2014 Nous vous attendions, répondit ce-, bune des criminels, et de faire passer Iui-ci, pour vous prier de conseulir à; devant un jury d'honnêtes gens l\u2019hom- notre union.\u2014 A votre union?.vous vous aimiez done, demanda le puttvre homunie | quins qui, par Pencouragement qu\u2019ils babi.\u2014 Depuis quatre ans.\u2014 let je n\u2019en suvais rien ?me qui se moque de ses escroqueries devant tout un public.Il est temps que ces impudents eo- out reçu de M.Cartier, espèrent encore en sa protection, senteut qu\u2019il y x une \u2014 Nous n\u2019eu suvions rien nous-mê- justice duns le pays et un gouverne- mes.Le bonhomme ne comprenait rien à ces réponses, qui lui semblaient être du gulimatias.C\u2019est souvent Peffet que produit la vérité.Mais conime il n\u2019est pus nécessaire de comprendre quoi que ce soit à ce monde pour être heureux, il se montra satisfait.Quinze jours après, Ursule Monceau, | ment prêt à la faire appliquer.i Il est temps que ces mistrables qui veulent encore lever ln téte a titre d\u2019hon- 'nétes gens quand ils sont couvaineas d'escrüquetie au premier chef, appren- | nent qu'il doit y avoir une fin uu pillage et qu\u2019ils ont perdu le droit de se compter au nombre des gens respectables, de faire partie de la portion honuê'e de ln dius une ruviseunte toilette de mariée, société.Si le Tussé veut fuire de l\u2019im- épotisait Ernest, dont la figure rayonnait de joie.Il disait précédemment : Oli ! les fem- ce moude ! Aujourd'hui, il s\u2019écrie : Oh * la femme, la f-mme ! c\u2019est le seul bonheur d'ici-bus ! Comme il fuut peu de chose, mon Dien?pour faire changer me s'il n\u2019avail pas été flétri, la leçon \u2018mission au Barreau, apres tn examen un homme d\u2019opiniou ! Le père Monceuu s\u2019est décid&, non pudence et de la réclume malgré sa culpabilité, le gouvernement de son côté c\u2019est votre intention, luissez-nous au moins le temps de faire une prière !\u201d Puis il rappela au colonel Allan qu\u2019il leur avait promis un procés.On leur dit que ¢\u2019était un autre que le colonel Allan qui commandait le régiment et qu\u2019il fullait exécuter l\u2019ordre sans délai, môme celui d\u2019une prière.L'ordre de tirer fut donné, les victimes se couvrirent la figure de leurs mains et imploraient lu pitié, et les soldats hésitérent à faire feu.On signifia qu'après une seconde hésitation ils prendraient lu place des prisonniers.Au second ordre de tirer, tous les coups partirent et les cinq victimes f.rent times de plus tombérent, mais le jeune Shelton ne fut blessé qu\u2019au deux bras.Il se leva, fou de terreur, et allu se jet- ter aux genoux d\u2019un officier auquel il demanda grâce de la vie.\u201cVous avez tué mon père et mes frères, m\u2019avez blessé aux deux bras, et bien,je vous pardonne, mais lnissez-moi vivre, cur je puis guérir.Laissez-moi mère et mes sœurs.\u201d Pour toute réponse on l\u2019arrache à l\u2019officier, qu'il étreignait de ses boas et on le replace sur le lien du maurtyre, Ils n'étaient plus que trois.Au mot feu! il tomba roide mort, huit balles lui uyant traversé ln poitrine.Comme quelques-uns vivaient encore, les officiers les achevèrent à coups de pistolet, et l\u2019on fit un trou pour les enterrer.Lies corps y furent jetlés pêle- mêle, recouverts d\u2019un peu de terre.Le lendemain les parents ayant appris cetle sanglante atrocité vinrent chercher les victimes, et curent la dernière douleur de trouver la fusse découverte, et les corps en partie mutilés et dévurés par les cochons.Ces fuits déshonorent le gouvernement du Sud.Fouetter et torturer les femmes et assassiner les enfuauts, sont des crimes qae rien ne justifie, et les hommes qui ont ordonné cela ne sont pus des solduts mais des tigres.On ne comprend pas comment de pareils actes ont pu être commis chez un peuple ei- vilise.Rien ne démontre mieux J\u2019u- baissement mural,la cruauté instinetive, absence de tout respect du droit et de In justice causée par l\u2019effroyable institution de Pescluvage, institution qui dénature les sentiments.les plus sacrés du cœur humain.Souhuitons de tout cœur qu\u2019une cause qui ne respecte rien, quia commencé par le pillage pour finir par le meurtre en gros et en détail, suceombe bientôt sous les efforts, malheureusement trop mal combinés souvent, de Pautorité régulière et légitime quoiqu\u2019en disent ceux «ui, blamant purtout les révolu- sions, ont donné leurs sympathies a celle-ci, sans doute parceque, mainte- vant l\u2019esclavage, elle leur parait être le porte-étendard de abolition du libre arbitre moral de l\u2019homme.une réputation après avoir iilégalement grapillé les deniers du pauvre.1 + 2% i : : .364 + > C ï , doit mettre de l\u2019énergie dans la répres-! A amission de M.Gonzalve Dous ;douné le mes, les femmes ! c\u2019est le malheur de sion des escrocs qui veulent su voler) tre au Barreau.| Les nombreux amis de M.Gonzalve leur; retourner avec ma, sous serment.8°.En février 1861, T.onis Gustave de Lorimier, écuier, M.D., de St.-Cyprien, fait, comme médecin assistant, à la réquisition de D.Tassé, écuier, coroner, Pautopsie du corps de Daniel McGarrey.L'enquête a lieu dans In maison de Joseph Plante, a St.-Cyprien, Le gouvernement alloue quatre piastres et soixante-sept centins d'honoraires au docteur de Lorimier pour cette enquête, M.Tussé regouit le tout et ne paye que quatre piastres au docteur de Lorimier.9\".L\u2019enquéte ci-dessus mentionnée s'est tenue dans la muison de Joseph Plante, cultivateur de St.-Cyprien.M.|Tassé demande à ce dernier combien jc'est pour le trouble que l\u2019enquête a dû lui causer.Plante lui répond : \u201c Cela n\u2019est rien.\u201d M.Tassé lui fait néanmoins signer Un reçu pour quatre piastres ; les reçoit du gouvernement le 9 août 1861 ; revoit tuées, Une seconde rangée de cing fut; Plante dans l\u2019automne de 1861, puis amenée, et parmi ceux-ci se trouvait le ; dans le printemps de 1862 à son bureau jeune Billy Shelton, âgé de douze ans,'à Iberville ; ne lui parle pus de cet ar- L'œuvre de mort continua, cing vic-!gent : enfin, en septembre 1862, une enquête est commencée par M.Murphy sur les plaintes portées contre M.Tassé et alorsseulement M.\u2018T'assé fuit avertir ; Plante qu\u2019il veut le voir chez lui, puis le 21 de novembre 1862, il lui écrit qu\u2019il a quatre piastres pour lui, et les lui donne lorsque Plante a rendu son témoignage devant moi le dix décembre 1862.Le reçu signé par Plante lors de l\u2019enquête en février 1861, et qu\u2019il a reconnu devant moi, semblerait prouver que ce dernier avait l'intention de se faire p>yer son trouble et l\u2019ocenpation de sa maisou, mais il dit qu\u2019il n\u2019a pas demandé d\u2019être payé, qu\u2019il ne se rappelle pas que M, \u2018l'assé lui ait fait connuître que c\u2019était le gouvernement qui paierait et le reçu est écrit par M.Tasse: il n\u2019est que signé par Plante.10°.En mars 1861, François Tremblay, huissier, de St-Guorge de Henry- ville est employé pur le coroner, M.Tassé, dans une enquête tenue sur le corps d\u2019Olive Savariat.Son compte approuvé par M.Tussé et certifié par le député greffier de la paix de Montréal, est de #73.35.Cette somme est payée à M.Tassé par le gouvernement le 9 août 1801, suivant l'ordre en conseil du ler août de la même année.Le où vers le 20 mars 1861, Trem- ; blay signe un reçu en ln manière ordi- tuaire et le remet à M.Tussé pour tout le montant.Une semaine ou deux après, Tremblay reçoit de M.Tassé cinquante-huit piustres.Puis le dix de décembre 1862, après que M, Tremblay, sur mon ordre, est assigné comme témoin pour la présente enquête, M.Tassé lui fait donner par Henry IE.Warner un bon dans les termes suivants : \u201c Bon à François \u201c Tremblay pour huit piastres trente \u201c cinq centins, balance de mon compte \u201c dans l\u2019enquête sur le corps d\u2019Olive \u201c Savariat en 1861, 6, 7,8, 13 et 14 \u2018\u20ac mars.¢ Iberville, 20 mare, 18G1, D.TASSE, Corover.\u201d Tremblay n\u2019a jamais reçu de M.Tussé que les cinquante huit piastres jsusdites, et ce bon qui est donné pour la balance de compte, et cependant il revenait à Tremblay encore sept piastres que M.Tussé n gardées.Ce bon, 10 décembre mil-hui-cent soixunte-deux, est anti-daté du 30 mars 1861, et n\u2019a été donné que pour apaiser Tremblay au moment où il allait rendre : Quand un criminel veut parler con-| Doutre apprendrout avec plaisir son ad- | témoignage et parce qu il avait mani- | duit lui venir, et si Tassé ne comprend pas encore qu\u2019il EST FLÉTRI, qu\u2019on lui | + .+ (des plus brillants.M.Doutre avait été, lil y a detix uns, eroyons-nous, gradué a festé peu de satisfaction de de que M.i Tussé ne lui avait pus donné tout ce : qu\u2019il avait droit d\u2019avoir.sans peine, à buire du vin au repas de inflige une condamnation au criminel, Université McGill et aurait été reçu à | Ce bon est donné à Tremblay de la noces, muis, dès le lenttemain, il esl'qu\u2019il a si grandement méritée, et ses jectle époque, s'il eût eu l\u2019âge requis par part de M.Tassé par Henry BE, Warner revenu à l\u2019eau, son véritable élément.\u2019 victimes seront vengées, et l\u2019opinion des \u20181.4 toi.Les talents nuturels et les labo.QUi devait aux bons services de M.Il vit avee ses effans, et depuis quel- honuêtes gens, des eonemis des coguins que temps il se puse cette importante, question : Sera-ce un garçon 1 sera-ce une fiile ?Ce sera un garçon.Il parait qu\u2019il sera bientôt grand-père d'un petit trappiste.LEPINEY.ATELIERS TYPOGRAPHIQUES DU JOUR-' NAL LE PAYS.-Onexécute à ces ateliers toute espèce D'UUVRAGES DE VILLE, tels que LIVRES, PAMPULETS, etc.,nvec goût et à des prix modérés.eT LE PAYS.MONTREAL : Mardi.4 Aout 1863.man An mm te mamma Se eas tie Un Pillard qui ne connaît plus la honte- Dans un des derniers numéros de la Minerve, nous lisions la correspondunce échangée entre Didace Tussé et le gouvernement au sujet de la destitution de .ce fidèle ct honnête employé ! Lu curres- poudunce était publiée simplement pour permettre au susdit Tassé de fuire voir; au public combieu il avait mal mené le guuvernement dans ses lettres.Si le pillard en question s\u2019imagine avoir fait du style dans ces lettres ou l\u2019imprudence le dispute à lu sottise, il est temps que nous le tirions de sun erreur.Nons admirons toujours combien ces gens qui ne suvaient que violer leurs devoirs et leur serment d\u2019uffice mettent -d\u2019audace dans leur conduite.Toujours convaineus que M.Curtier va remonter , au pouvoir, que ce NESSIE de l\u2019immora- Tite, de la corruption, du mensonge, de la ronerie, du pillage et de la trahison \u201c va de nouveau apparaître sur l'horizon \u2018politique, tous ses adeptes, tous ses ad- + Mirateurs, et même tous ses valets lui font leur cour en montrant les dents au _ gouvernement actuel.Rien d\u2019imper- \u2019 Ainent et de sut en méme temps comnie \u201c Jes phrases du Diduce qui semblent \u2018lavoir été retôuehées par le Tom et le Morin.Or, il nous semble que quand * th hoaime que Pon s\u2019est coutenté de * \u2019dêthettre de charges qu\u2019il déshonoruit, \u2018Énsdite uñ gouvernement ou lieu de té- i moigner'le repentir-que ses fautes exi- + geaieat, il nous semble, disons-nous, ve qu\u2019il ne reste à ce gouvernement qu\u2019une \u2014*.chrosé à fuire,\u2018c\u2019est de faire passer surile butt crimivel le.misérable-qui a pris de l'argent sous de fuux, prétextes.et.qui ##gelit teléver.enstite lu tête.comme s'il _étuit un a mnôte homme.et des escrocs sera satisfuite.-\u2014\u2014 E\u2014\u2014 La chevalerie du Sud.I On commence a connaitre les détails : de la conduite des autorités du Sud en- [ vers les gens restés fidèles à l\u2019union ou l envers les prisonniers de guerre, On n\u2019a aucune Wée des atrocités commises {dans nombre de cas.Il était pur ex- \u2018emple réservé au Sud d\u2019importer en Amérique l\u2019iufâme lâcheté de fouetter \u2014 les femmes, lâcheté dont les despetismes ! ! russe et autrichien seuls se soient reu- ' dus coupubles en Europe.On fouettuit les Polonnises à Varsovie comme Hay- nau fuisait fouetter les Italiennes à Minier, fvueltuit des femmes à Laurel, Caroline du Nord, pour les forcer de dire où étaient leurs maris.Après les avoir fouetltées jusqu\u2019à ce que leur sang coulât jusqu'à terre, il les suspendait par le Aucune ne cédu.confédéré fit suisir à Laurel et dans les environs tout 12 sel qui s\u2019y trouvait, el; - qui valait ators $75 le sac.L'objet apparent de lu saisie était de redistribuer le sel parmi les familles, mais quand les.unionistes eurent livré ce qu\u2019ils en part du sel par la furce, mais ils ne yun régiment à Laurel pour punir ces gens qui n\u2019étuieut conpubles d'aucun autre crime que celui de n\u2019uvoir pas voulu se laisser voler.À l\u2019arrivée des troupes, tous les au- i teurs de lu swsie du sel s'évadércut, mais comme il fullait des victimes, on arréia indistinetement un certain nombre d'hommes vieux ou jeunes que rien ne rattachuit a la suisie du sel.O: avait mis en état d'arrestation deux hommes de 60 ans, deux de 50, trois de 40, un jeune homme de 19 ang, un de 17, uu de 15, un de 14, un de 12 et un de 10 ans, en tout treize individus contre lesquels on n'avait aucune preuve.1ls demandèrent leur procès, affirmant leur innocence, et l\u2019ufficier commandant le régiment leur dit qu\u2019on le leur ferait à la cour lu plus voisine dans le Tennessee.Le régiment se mit en marche emmenapt ses prisonpiers.A quelques milles seulement de distance, on les fit luisser le grand chemin pour les ache- gu pied de laquelle\u2019 on\u2019 so frôuvuit.\u2014 ; | prirent que leur juste part.Ou envoya | ¢1é payées a M.Tassé le 9 août 1861.:rieuses études qu\u2019a fait M.Doutre sont | des garanties pour tous ceux qui ont l\u2019avantage de le connaître de lui voir bientôt prendre nue place des plus ho- j |norubles parmi ses confréres du Barreau de Montréal, L'Institut des lois, qui l\u2019a ; élu son président en témoignage de \u2018 reconnaissance pour les nombreux etef- rficaces- services qu\u2019il lui avait rendus, lui a offert, hier soir, un banquet pour, later son admission au Barreau.\u2014 Nous.(suuhaitons a M.Donire suceés et pros- ! périté dans lu carrière dont il vient de s\u2019ouvrir les portes avec un succès qui | n\u2019a surpris personne mais que nous som- nies heureux de constater.| \u2014.\u2014-_\u2014_ Etquéteur.Te (Suite et fin) 7.Le ou vers le 12 de février 1861, Moïse Martin Métivier, écuier, M.D, tem du corps de James Ward.M.Méti- vier n'était pas alurs médecin licencié.Trois ou quatre mois après et peut- être même plus tard, dit le témoin, le docteur Métivier demande ses houvrai- res à M.\u2019Tussé, Ce dernier réposd : avaient, on leur refusa de leur allouer!* Le gouvernement ne vous a rien ul- aucune part queleunque du sel saisi.! loué prurce que vous n\u2019êtes pas médecin Cette révoltante injustice les exaspéra, \u2018 licencié.\u201d et ils décidèrent de s'emparer de leur | Le gouvernement a cependant alloné l'ussé la place de grand conuétable pour le district d\u2019Iberville et qui lui-même, en rendant témoignage devant moi,a fait tout en son pouvoir pour altérer lu vérité ou la tuire lorsqu\u2019ii avait lieu de la croire défavorable à M.Tassé.M.Tassé en interrogeant Tremblay a tenté de prouver parce derniet qu\u2019il avait été convenu entre Tremblay agissant et représenté par Henry E.Warner et M.Tussé que duns le cas où ce dernier recevrait du gouvernement plus que cinquante huit piastres pour Trem- bluy, il remettruit le surplus à Trem- {bluy, et que dans le cas où le gou- | 'vernement allouerait moins que + 58 pour le compte de Trem- (Play , ce dernier aurait à re - lun, et un officier du Sud, l'hiver der-| Rapport de M.le Commitssaire mettre a M.Tussé ce qui manquerait | pour compléter les 558.Tremblay ad- \u2018mis que Wurner lui avait en effet parlé avouer naïvement que cette convention n\u2019nvnit été fuite par Warner que le dix cou presque jusqu'à extinction de la vie.de Ste.-Brigide, est appelé par le coroner de Déceinbre 1862, et que c\u2019était immé- | Didace Tussé, écuier, pour faire,comme En janvier dernier, le gouvernement! médecin assistant, ao examen Post dlor- ,diatement après cela que Warner lui teur Wight la somme de quatre piastres et demie comme étant le montant des frais de voyage du médecin et du coroner.Deux voitures avaient été employées, l\u2019une avait été payée immédia- ment par Félix Poutré qui l\u2019avait retenue.Le docteur Wight dit dans sa déposition que si un reçu lui avait été présenté pour ses frais de voyage et ceux du coroner, il ne l\u2019eÂt pas signé parce qu\u2019il se respecte trop et qu\u2019il respecte trop sa profession pour faire cela, et il ajoute : \u201c S\u2019il existe un tel reçu signé! \u201c par moi, il faut que ce soit un reçu qui \u201c a été signé en blanc, vu la confiance \u201c que javais dans le coroner.\u201d Le reçu est pour quatre piastres et demie.Charles Roy, alias Liboy, le propriétaire desdeux voitures, dit qu\u2019il les une piastre ot une piastre et demie, Une pinstre ou une piastre et demie devait donc suffire-à-payer l\u2019autre.M.Fassé \u2018fait néanmoins le compte; au gouvernement pour quatre piastres et demie ; les reçoit avec les autres frais de l\u2019enquête, le 14 de février 1862, ! sur warrant daté le 21 janvier 1862 ; il, paie au docteur Wight ses honoraires! comme médecin vers le commencement de novembre mil huit cent soixante- deux, mais ne paie pas les\u2019 quatre piastres et demie au docteur Wight qui lui en a donné un regu, ni au charretier Roy,le propriétaire des voitures.Supposé, comme le dit M, Tassé dans ses observations, que Roy aurait présenté son compte au Dr.Wight, il ne l\u2019eût toujours fuit que pour une des voitures étant déjà payé pour l\u2019autre.Le corouer à qui le docteur Wight eût sans doute référé Roy uurait payé à ce dernier le louage d\u2019une voilure, et il lui serait encore resté environ trois piastres qui ne luiappartiennent pus.13°.Dans le mois de mars 1860, le coroner D.Tassé, tient .une enquête sur le corps de feu Frangois Etier, dans la maison d\u2019Edouard Hébert, écuier, juge de paix, de St.-Valentin.Cette enquête terminée, M.l'assé fait signer un reçu par Edouard Hébert pour deux piastres pour prix de ses services pendant l\u2019enquête et de l\u2019occupation de sa maison.Le coroner reçoit cette somme du gouvernement, le douze de juillet 1860, en vertu d\u2019un warrant en su faveur du dix-huit de juin de lu même année.L'année suivante, dans le mois de février, le dit Hébert demande à M.Tassé a son bureau, s'il a regu du gouvernement le montant porté dans son reçu, M.Tassé lui répond : \u2018 Non.\u201d Edouard Hébert fuit demander son argent à M.Tassé par Joseph Rhéaume, huissier, de St.-Vulentin, en mai 1861, M.Tussé répond encore que l\u2019argent n\u2019est pas arrivé, (il l\u2019avait depuis près d\u2019un an.) Enfin, Edouard Hébert, apprenant que M.Tassé a regu cet argent lui écrit en juillet 1862, et lui exprime sa surprise de n\u2019avoir pas encore été payé et demande a M.Tassé de le payer.Quand, sur la réponse de M.Tassé, Hébert vient chercher son argent, celui- ci le lui paie moins quatorze cents qu\u2019il retient, suivant le témoignage d\u2019Hébert sous prétexte qu\u2019il a payé des rorts de lettres pour obtenir l\u2019argent du Gouvernement.Il est probable néanmoins que M.Tussé a dû retenir douze cents et non quatorze pour payer le postage de la lettre d\u2019Hébert et de sa réponse à Hébert.14° Au sujet de la plainte de Joseph Dupuis, écr., M.D., ci-devant d\u2019Iber- ville et maiutenant de Clarenceville, qui ne m\u2019a été référée qu\u2019à lu fin de février dernier, voici les observations que j'ai faites et ce qui a été prouvé.En avril ét mai 1860, une enquête se tient a Iberville par M.Tussé, coroner, sur les corps d\u2019Adelaïde Doyer, femme Bisaillon et de Marie Bisaillon, sa fille.Les services du Dr.Dupuis sont requis pour cette enquête de la part de M.Tassé par Ilypolite Gervais, huissier.Le corps du jury, par son président F.F.Z.Hamel, écr.certifie que les services du Dr, Wight, du Dr.Loupret et du Dr.Dupuis ont été requis pour faire l\u2019examen des cadavres.Ce certificat est en partie imprimé et en partie écrit dé la main de M.Tassé.Quelques jours après l\u2019enquête, le Dr.Dupuis demande sun paiement de M.Tassé, et ne l\u2019obtient pas.(Le goiiver- nement n\u2019avait pas encore payé au coroner les frais de l\u2019enquête).Le Dr.Dupuis se plaint au Secrétaire-Proviu- cial, \u2019hon.Charles Alleyn, par lettre le (27 mai 1860.Celui-c1 transmet à M, Tassé une copie de cette lettre et lui !!de cette convention, mais il a fini par demande ses observations.M.Tassé ; répond le ler de juin 1860 au Secré- taire-Provincial entr\u2019autres choses \u201cque \u201cle Dr.Dupuis est un jeune homme , qui lui est inconnu sous tout rapport, \u2018avait remis, de la part de M.T'ussé, le \u201c mais à qui il a voulu faire unc poli- bon anti-daté du 20 de mars 1861.: Tunt de précautions n\u2019eussent pas été prises pour faire cacher la vérité par les témuvins, si la vérité n\u2019eût pas été défavorable °W.W.Dickinson, écuier, député inspec- \u2018teur général, en réponse à l\u2019aceusation ; \u201ctant pour reudre.des services dans au sujet de ce fait dit le contraire de lu i tesse el rendre un service en lui daus cette circonstance.| D'ailleurs, M.Tassé lui-même dans sa\u2018 lettre du 15 août 1862, à l\u2019adresse de, per- \u201cmettant d'assister avec les autres mé- !« decins à la visite des corps des dé- \u201c funtes, Adélaide Doyer et sa fille.l\u2019enquête d\u2019Adéluide Doyer et de sa fille Marie, qui se trouve annexé à cette lettre de M.Tassé, et dont le paiement est en effet ordonné par l\u2019hon.L.S.Morin, alors Solliciteur-Général pour le Bas-Canada, je vois l\u2019item suivant de la main de M.Tussé.\u201c3° aux trois médecins pour visite externe des cadavres, à chacun $9.33.$27.99.Ou M.Tassé n\u2019a pas dit la vérité lorsqu\u2019il écrit que le Dr.Dupnis n\u2019a été in- Vité que par politesse, qu\u2019il n\u2019a jamais demandé de paiement et qu\u2019il n\u2019en a ras été question entr\u2019eux, ou il avait intention, en fuisant son compte au gouvernement, de faire payer à ce dernier une simple politesse que lui, M.Tassé avait fuite à an homme qu\u2019il \u201cne connaissait sous aucun rapport.\u201d Au reste, le Dr.Dupuis aprés avoir a reçu de Pélix-Poutré pour l\u2019une d\u2019el-, demandé à M.Tassé verbalement et par écrit ce qui lui était dû et après lui avoir fait écrire par son avocat, le poursuivit environ un an après l\u2019enquête ; l\u2019action fut mal dirigée ; M.Tassé offrit par son plaidoyer les $9.33 et le Dr.Dupuis paya les frais qui étaient de sept piastres.Dans quelques enquêtes, M.Tussé au lieu de prendre des vuitures de louage s\u2019était servi de sa propre voiture et réclamait du Gouvernement ce qu\u2019il croyait raisonnable pour celu.Comme dans ces cas, il ne pouvait pas produire de reçus, ses comptes ont été réduits par les officiers du Département des Finances, et il eut recours au moyen (qui lui a été reproché pendant cette enquête) de se faire conduire dans sa propre voiture et avec son propre cheval par le Dr.Beaudoin, qui lui donnait ensuite un regu pour les frais de voyage tant du médecin que du coroner, comme si le Dr.Beaudoin eut été son cocher.11 est juste que le coroner soit payé quand il emploie sa propre voiture, et dans ces circonstances, pour prévenir son recours à des procédés qui répugnent aux convenances, il pourrait lui être alioué une somme fixe pour chaque mille de chemin réellement et nêces- sairement parcouru dans l\u2019exécution de ce devoir.Le tout respectneusemet soumis.(Signé) A.C.PAPINEAU, Commissaire.Québec, 22 avril 1863.\u2014___ Nouvelles Etrangères.POLOGNE.On écrit de Varsovie, le 12 juillet : \u201c On pouvait prévoir que le clergé catholique ne laisserait pas passer saus démonstration de l\u2019arrestion de l\u2019urche- vêque Felinski.En exécution, dit on, d\u2019une décision prise par le chapitre, on a annoncé aujourd\u2019hui dimanche, du Laut de toutes les chaires catholiques, que toutes les églises catholiques de Varsovie prehdraient le deuil.Dans un -petit nombre d\u2019églises seulement on a fait connaître la cause de cette décision, dans la plupart on s\u2019est borné à annoncer la décision même.« Le deuil des églises consiste en ce que pendant sa durée on ne sonne pas les cloclies, on ne joue pas de l\u2019orgue et les autels sont couverts de noir.Cette annonce a produit une grande impression sur le public.\u201c J\u2019ignore pourquoi on a choisi la journée d'aujourd'hui pour cette démonstration.On apprend aussi que le chapitre a résolu que dans le cas où le chanoine Rhewuski, qui remplace Par- chevêque, serait arrêté à cause du deuil des églises, toutes les églises seront fermées.[a nuit passée, on a arrêté nne trentaine d\u2019ecclésiastiques.Les arrestations continuent aussi sur une grande échelle en province, et l\u2019on compte que 200 personnes sont traînées en prison chaque jour.\u201d Ordres du Jour.POUR L\u2019ASSEMBLÉE SPECIALE DU CONSEIL, MERCREDI, 5 août 1863.Réception des pétitions.Rapports des comités, Avis de motions.POUR CONSIDERER LES RAPPORTS.1.Des comités de police et des finances | | per \"un écrit signé \u201c Justice\u201d tout aussi à sur l\u2019augmentation projetée de la paie de la force de police.2.Du comité du feu sur les demandes de permission pour ériger des engins à vapeur.3.Des comités du feu et des finances sur la pétition du pompier George Wallace qui demande une compensation pour blessures reçues à un incendie.4.Du comité spécial et du comité des finances, sur les salaires.5.Du comité de l\u2019éclairage sur la proposition de passer un contrat avec la compagnie du gaz, pour l\u2019éclairage de la cité durant un certain nombre d\u2019années.6.Des comités des chemins et des finances pour élargir une partie des rues Notre-Dame et St.Pierre dans 12 Quartier Ouest.\"7, Des mêmes, sur l\u2019extension projetée « Que le Dr.Wight avait.été deman- « dé officiellement par le coroner et en- \u201csuite le Dr.Dupuis en question a été \u201cinformé qu'il pourrait assister, non pas| \u201c cette circonstance, que pour lui four-! pour le docteur Métivrer, $4.67 qui out vérité quand il écrit : \u201c Connaissant le , \u201c nir une occasion de s\u2019instruire et en| Pendant l\u2019enquête, M.Tussé tentu de prouver qu\u2019il avait contre le docteur celle de ce dernier: 1° pour un huno- raire sur un acte fait entre Messire Ovi-.de Pelletier et le doëteur Métivier : 2° pour montant dan transport consenti par le dit Mossire Pelletier à M.l'assé, mais le montant de ce transport dont Une copie n été produite devant moi, n\u2019était pas encore échu lors de lu récep- M.Tussé, et n\u2019est devenu exigible qu\u2019en mars 1862, et il n\u2019u pas été établi quel honordire M.Tussé pouvait exiger pour Pacte qu'il a fait, Dailleurs, M.Tassé n\u2019a pas parlé de compensation lorsque le docteur Méti- vier lui a demande son dû ; sn réponse a été que le gouvernement ue lui uvait rien alloué parçe qu\u2019il n\u2019était pas médecin licencié, et l\u2019argent est eucore entre les mains de M.Tassé.Plusieurs témoins ont été produits \u2018miner days une gorge de la montagne dans le but de \u2018prduvér- que-te docteur Métivier na serait \u2018pfik créyuble\u2019 sons tion des argents\u2019 du gouvernement pur! ;\u201c* besoin de Tremblay, je ni ai payé le \u201820 mars 1862, soixante et cinq piastres \u201cde mon argent\u201d pendant qu\u2019il ne lui Métivier une créance plus forte que avait donné que $58.Ou M.Tussé, \u201c mandé de paiement, il ne men a ja- trémpait sciemment, le député-luspee- itbur-général, ou il h'avait pas fuit sur son livre une entrée correcte du mon- (tant qu'il avait pryé a Tremblay.11°.Quand a accusation relative a Joseph Rhédume, huissier, je erois devoir lu mettre de côté vu que Rhéaume n\u2019est pas nssez positif à dire qu\u2019il n\u2019a pas reçu plus de quatre piustres de M.Tussé qui er uvait reçu six dn gouvernement pour Rhéanme.II ya nean- moins nue trés forte présomplion qu\u2019il nd fégu qlie quatre \u2019pinstres.© 12°.Le ou vers le deux d\u2019octobre 1861, une enquête est tenue par le co- rone:, M.Tassé, sur fe corps d'Elodie Poutré, uu Petit \u2018Bernier, dans la puroisse\u2019 de St.-Jean.Le docteur Robert H, Wight, de la ville de Saint Jeun, fait à In demhnde de M.Tussé l\u2019exumen po:t mortem et-aptès l\u2019enqué- te-signe in reçu en blanc; M.Tass¢ \u2018entre dabs ce regn suns lo diro.ag doc.\u201cméme temps d\u2019être.utile s'il eût été! \u201c capable de l'être.\u201d | \u201cLe Dr.Dupuis ne m\u2019a jamais de- \u201c mais parlé et moi-même Je ne lui en \u201cai jamais parlé.\u201c Pour tout dire, en un mot, jadmire \u201c sincèrement la bonté el la condeseen- # dance des autorités qui ont jugé à pro- \u201c pos de s\u2019occuper d\u2019une plainte dont la \u201c teneur et la forme démontre si bien \u201c larrogance, la futuité, l\u2019outrecuidance \u201c et l\u2019esprit de mensonge de son auteur.\u201d D\u2019un autre côté voici ce que M.Tus- sé avait écrit an même secrétaire provincial dans une lettre datée à Iberville, le treize de mai mil huit cent soixante (13 mai 1860).«\u201c Jo vous transmets sous *¢ ce pli, un mémoire des frais encourus \u201c dans l\u2019enquête tenve-felativement aux \u201c meurtres de Adélaide Doyer et de sa \u201c fille Marie.\u2019 « Les comptes de chacun ont été re- \u201c visés et approuvés par le Député Gref- \u201cfier de In Couronrie.et.le piiement en \u201c a été ordonué par, I\u2019hon, L.S, Morin,\u201d de In rue Ste.-Catherine a Est.8.Des comités de l\u2019eau et des finances pour une allocation pour le prolonge- _ ment de la ligne du télégraphe jusqu\u2019à l\u2019écluse de l\u2019Aquedue, ete.CORRESPONDANCE.AA A AAA AL A AAA A ANA © Banquet de M.Testard de Monti- .gny- M.le Rédacteur, - : Un certain nombre des convives au banquet donné à M.de Montigny (ex- zouuve pontifical, dit le dernier des ro- miins) par les amis de la gaité cuna- dienne, viennent de manifester leur mauvaise humeur, duns votre journul, de ce que certains autres convives n\u2019ont pas voulu accepter le remplacement du programme imprimé par un sous-entendu moral, qui justifierait de qualifier cette fête, duns les termes suivants : *\u2018 après lui (M.deMontigny) F.X.A.« Trudel, Ecr,et M.le Dr.Buyer se sont \u201c\u201c faits les interprêtes de lous les assis- \u201c tants par les sentiments qu\u2019ils ont ex- \u201c primés pour la cause romaine et pout \u201c ses nobles défenseurs, au nombre des- « quels se trouvait l'hôte du jour, M.\u201c deMontigny.\u201d La cause romaine ne signifie pas autre chose ici que le pouvoir temporel et Ent référant au mémoire de frais de'j'affirme de houveau que la réunion n\u2019avait pas pour but, chez bon nombre des convives, de faire une démonstration di ce canadien.J'ai donné comme preuve de ceci, la presence de personnes qui n\u2019étaient pas catholiques et par-dessus tout le programme imprimé de la fête.M.de Montigny que j'estime, avait été absent du pays, pendant une couple d\u2019années.Il avait passé une partie de ce temps dans l\u2019armée, dont les membres inspirent toujours du respectet des idées chevaleresques.Des amis viennent nous proposer de nous joindre à eux pour fêter son retour ; l\u2019idée est bien accueillie ; mais nous demandons si c\u2019est l\u2019intention de faire de ce diner une manifestation.C'est un témoignage d\u2019amitié personnelle, nous dit-on, et rien de plus,\u2014témoin le programme que voici.(Celui que vousavez publié).Les protestants de jeudi dernier répudient ce programme.Voici ce qu\u2019ils en disent : \u201c* Le programme de fantaisie que vous avez publié n\u2019était en aucune façon le programme de lu réunion, il n\u2019était connu d\u2019avance que de deux ou trois des convives et ne constituait à leurs yeux qu\u2019une simple plaisanterie sans consé- queuce entre amis.Cette plaisanterie plus ou moins discutable à coup sûr ; mais dont, dans tous les cas, la responsabilité ne peut s'étendre à la grande inajorité des convives, est devenue, grâce à la mauvaise foi de votre correspondant, un sujet de calomnie et d\u2019injure.\u201d Je vois parmi les signataires, qui trouvent la plaisanterie de ce programme,plus ou moins discutable, à coxp sûr, celui qui l\u2019a rédigé, celui qui l\u2019a porté chez l\u2019imprimeur et celui qui l\u2019a placé ou fait placer dans l'assiette de chaque convive, et je reconnais ces messieurs plus compétents que ceux qui n\u2019ont eu rien à faire avec cela, pour discuter la valeur de la plaisanterie.Ils auraient peut-être mieux fait de diseu- ter avant le dîner qu\u2019après; mais c\u2019est leur affaire.Je me permets de ne pas les reconnaître aussi compétents à décider de ce qui constitue un wbus de confiance, un acte de loyauté et um homme d'honneur, quand même ils seraient tous passé à quelques lieues de Castelfidardo ! L'invitation faite avec protestation qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019un témoignage per- sonnelà M.de Montigny, pouvait elle servir d\u2019enseigne à une manifestation pour la cause romaine, autrement dit, le pouvoir temporel, sans constituer un abus de confiance parfaitement qualifié ?Le programme imprimé et distribué à chaque convive, peut-il être supprimé après coup, pour être remplacé par un programme secret, que répudieraient d\u2019excelleuts catholiques, bon commerçants dans l\u2019article religion, et qu\u2019il eut été indécent d'offrir comme lien de réunion à des personnes ne professaut pas le catholicisme, sans constituer un acte de déloyauté flagrant ?Après avoir messieurs les protestants, commis ou tenté de commettre ces deux actes, vous n\u2019avez pas le droit de prononcer sur la question d'honneur et vous me permettrez bien humblement de décliner votre tribunal.ANTI-HYPOCRITE, \u2014\u2014\u2014\u2014_\"e M.le Rédacteur.Dans votre comment ire sur l\u2019article de vos correspondants \u201c\u201c Æcoxomistes,\u201d vous dites: La presse ne peut évidemment servirde moyen de réclame en faveur de personne.Je suis parfaitement de votre avis et je connais assez les hommes à qui l\u2019on à fait Phonveur de la publicité dans l\u2019Ordre et le Pays pour croire qu\u2019ils sont de mon opinion et de la vôtre.Mais le cœur et l\u2019esprit humain sont ainsi faits que l\u2019on ne verra jumais personne repousser les témoignages d\u2019estime ct les recommendations qui loi viennent de ses compatriotes, Maintenant, M.le Rédacteur, si les commentutres sont utiles de la part de la réduction sur des correspondances qu'elle n'aprouve pusen entier, que direz-vous d\u2019un journal qui commence lui-même par faire de la réclame pour un ami personnel, et qui reçoit ensuite l\u2019encontre de ses principes politiques que l\u2019éfaient ses propres observations 1 L\u2019Ordre ignorait-il: 1°.Que le parti libéral ne veut pas de sinécures ?2°.Ne savait-il pus qu\u2019une sinéeure avait été fuite nu Dr.M.par l\u2019administration Macdonhald-Curtier pour le dédommager de l\u2019avoir réconduit afin de placer et retenir duns le giron un autre homme politique dont on redoutait l\u2019influence et dont on voulait conserver l\u2019appui 7 3°.Les journalistes ayant plus de responsabilité que les correspondants, puisqu\u2019ils guident souvent l\u2019opinion publique, comment se fuit-il que notre ami de l\u2019Ordre n\u2019ait pas compris plus 1ôt la politique du ministère, qui est la sienne ?4°, Ne savait-il point que M.Cartier est le seul personnage qui ait des torts envers le Dr.M.et qui lui doit une place de $2,000 sur le Grand Tronc, pour Jui prouver qu\u2019il n\u2019a pas voulu se moquer de lui et en faire, entre millo autres, un instrument de sa politique à la Walpole ?30 juillet 1863.= ET TT ace FAITS DIVERS.rm AA M.D.i COLLISION EN PLEIN JOUR.\u2014 Hier matin, comme le vapeur Victoria remontait le Pied-du-Courant, il vint en collision avec le Bowmanville qui lui aussi remonlait le fleuve, Heureusement pour les nombreux passagers qui se trouvaient à bord que les deux vaisseaux ne se soient abordés qu\u2019en flane, car autre- {ment nous auriuns eu à déplorer une véritable catastrophe.Nonobstant, le Victoria à éprouvé des dommages assez considérables dans su menuiserie.Les cabines qui se trouvent placées à l\u2019uvant du pont inférieur ont été littéralement broyées ; personne ne se trouvant à l\u2019intérieur au moment de la collision, nous n\u2019avons pas, Dieu merci,- de perte de vies à déplorer.Le fuit d\u2019une collision en plein midi dans un endroit \u2018où le fleuve peut permettre le passage de front à einq ou six gros vapeurs est a£- sez extraordinaire pour faire croire que cette collision est plutôt dûe à une négligence où à uh entétement coupables | qu\u2019à un simple accident.pi 2 1 56 At pts of Peed PWIA Be AN be br am A EE OE =\" eign US
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