Le pays, 22 mai 1871, lundi 22 mai 1871
[" 6G we cm = ra.tn- 59 bdo lus 33t- ne élt- tait ort, 10l- an- sou me nes sol, sine les bte, en Li en ité es x3 Dix=Bouviéme Année\u2014No.161 ~ kn Bibliothdq.du Parlement ee er : BUREAUX DU JOURNAL : A MONTREAL, RUE ST.JACQUES, 230 Bbonnements EDITION QUOTIDIENNE-\u2014Au Canada, un en, $6 ; six mots, ÉDITION HEBDOMADAIRE\u2014 Au Canada, wn an, $2; six mois, an, $7.50 $2.50 cas.1\" Les abonnements $1.Pour les Etats-Unis: Edition Quotidienne un - Edition Hebdomadaire, un an, Les frais de port inclus dans les deux datent du ler et du Là de chaque mois.On ne reçoit pas d\u2019abonnement, pour moins de six mots.frurge de l'ubonné.Les frais de poste sont à la JOURNAL: QUOTIDIEN Editeurs-Propriétaires, - AYS - LOUIS PERRAULT & Cle.Ll _ Ottawa BUREAUX DU Lundi, 32 Mai, 1871 \u2014 La JOURNAL : A MONTREAL, RUE ST.JACQUES, 230 \u2014 > Sunonces ; ; d'remicre insertion, Insertion subséquente, centins par ligne; chaque centins par ligne.Le carré de 20 ligues $40 pour l\u2019année et 525 pour six 7hois le demi-curré de 10 lignes, Ê25 pour l\u2019année, et $175 pour six mois, avec le privilége d\u2019un changement mensuel.dresses professionnelles Le ,\u201c ; ; , \u2018 n'excédant pas S lignes, $10 pour l'année, $G pour six mois et 52 pour un mois.BF Toute annonce envoyée sans être accompagnée d'un ordre mentionn tions sera publiée perntant s ant le nombre d\u2019inser- ia Mois, Assurances.ASSUREZ-VOUS Sur la Vie et contre les Accidents Dans la célèbre Compagnie d'Assurance TRAVELERS DE HARTFORD.$700 par jour durant six ans! La Compagnie d'Assurance TRAVELERS DE FH ARTFORD, CONN,, GMit sa première Police d'As- urapce contre les accidents en Avril 1561 et en Avril 1870, elle avait payé le montant d\u2019au-dela de .DOUZE MILLE POLICES, tantsur la vie que contre les aceldents, aux diverses successions des personnes assurées.C'est done su-deld de\u2019 DEUX MILLE POLICES par un durant six ans, et plus de BIX POLICES PAR JOUR qui ont été alus] payées, ces assurances uinsieftée- ruées varialent de $5 à $10,000 chacune, de sorte que la compagnie à payé dans ce court espace de temps $1,200,000 en tout, soit: Sept cents Dollars per jour pendant siz ans.BUREAU A MONTREAL: 211 HUE ST.JACQUES.THOS.B.FOSTER, Agent Général.\u20148 Nov.16, 1570 an- » «+ 2% $ 3 sp 22 $- w M EZ 22 3 a 3 .3 - Z £22 8 = 3 © = 82 ce s * © nu LE se R S £& 9 28 on = > © \u2014 > 23 wg og ow = a 3 \" s 8 3 : = g8 gzip Ng > is BEER à Oo 2a A ; : © 25 5:9.3d = 0 fF REY BES æ - $3 Eg 5 | 2 = < Wo ve og wo ! $ = \u201c as = 3 OC zz M GE 285 PAC 4 déss 27 \"R522 Wass 3 - 3 w Sais \"ais Ÿ :3 w Cg: 5,588 3 ze = \u2014 #8 SS5E 5 90° ES 51 752 mize > = Es mE/ss PA SO Cj 7086: 55 ' < \u201ceomc ; @ = \u2018Gé £4: 2S 8 « T2 2zusst 5 dE J wo moe wmE2dx = 2\" ns bus 2 22ta EN = 2 2 +513 Écéss su 5 7 = 25 2 .= > Cisé 56555 io > 2 SIE Zge5S5S - © ot BYE ans 2 g © Céfé gégss ON 27 SL À D 2, | \u2019 sos =~ 228 > oe = & SSS SEgEE 85 G © Éfs ge 982 à a gif 233 QUE - 328 52 WwW = wpe SLÉE Oo MD = £3: 582 mg @® =85 2225 = I~) © À) £E3 £23 = = = - = =< 55 EEE og CL ï 83 TES » = sp = £22 ES 2 = TE 5782 = 2 = SBT E282 a = To =~gd by 8 2 là.! \u2014de ne dis pas le coutraire, répon dit Gourbel : Mais VOUS AVOUS erré si Inugtemps, qu'il est bien permis dhe siter encore.\u2014Vous n'hésilerez plus, monsieur, quand vous aurez interroge Langlade et sa maîtresse ; s& Inaîtresse surtout, caral est possible que Langlade refrrse do répoudre à vos questions.Pourquoi ?\u2014Parce qu'il n'a pas le caractère toujours commode.Vous ponvez vous en convaincre! Ah! Kavari vous eit donne moins doo mal.J'aurais beaucoup désiré qu'il fût le coupable pour vous, monsieur, pour Mle pro cureur Imipérial, pour messieurs de la cour, el pour moi, aionta til plus has, en soupirant, \u2014Allons, dit le quee d'instruction, quise leva afin d'inliquer a Vibert qu'il étail temps de se relirer, vous ne voulez décidément pas vous consoler du vous être trompe sur le comple de Savari, \u2014de l'avoue, Monsieur, je ne n'en cousolerai jamais ; te sera le malheur de toule ma vie.ll salua et sortit, M Que sont devenus Julia Vidal et AI- bert Savari, depuis que les exigenens de notre récil nous ont obligés à les perdre de vue ?Le lendemaiu du diner au rafé Anglais, Savari s'était rendu, Vers les trois heures de l'après-midi, rue de Grammont, \u2014 Madame est malade, lui avait dit Marietta, elle ne peut recevoir per- soune.Apres avoirinutilement insisté pour être introduit auprès de madame Vi dal, Savari s'était empressé de courir à l'hôtel des Princes.TI vonlait an moins s\u2019entretenir de Julia, puisqu'il ne pouvait la voir, Mais le comte de Rubini, jusqu'à ce jour si commani- calif, si @icieux, si bon vivant, était devenu depuis la veille, cérémonieux, fioid et compas Au tien de répondre, comme d'habilude par de longues phrases fHlandreuses, aux moindres (questions, il ne parlait plus que par monosyllabes et restait entivrement muet lorsqu'on l\u2019interrogeait sur l'indisposition de sa parente.; Nous savons «ans quelles dispositions d'esprit se trouvailen ce moment Vibert et nous ne nous étonnerons pas de ce brusque changement dans ses manières.Mais Savari, qui n\u2019était pas initié, comme nous l\u2019avons élé, aux souffrances de son ancien compagnon, s'étonna et s'alarma.II chercha en même temps les causes qui pouvaient motiverla conduite dn comte et il crut les avoir trouvées.\u201c Le pour m'acquitter de ma dette de jeu, se dit-il, est écoulé depuis longtemps, il trouve sans doute que j'en prends trop à mon aise ; la froideur qu\u2019il me témoigno est.un reproche indirect et une mise en demeure d'avoir dsonger à lui.\u201d Dès que celte idée lui vint, Savari n'eut plus qu'une préoceupa- tion : s'acquitter le plus vite possible avec le comte de Rubini, qui pouvail user de son influence pour le tenir éloigné de madame Vidal, Cependant il n'avail pas les quatorze mille francs dus, et personne, par- Ini ses connaissances, ne paraissait disposé à les lui prêter.Deux mois plus tot, il net pas hésité : il eut joué.Le jeu n\u2019avait-il pas été pour lui une sorte de carrière, sa seule carrière mème ! «J'ai besoin de cent louis, se disail-il, je ne les ai pas, ol joue-i-on ce soir?\u201d Aujourd'hui, il hésitait.Ge n\u2019était pas sa dernière perte qui l\u2019intimidait ; il croyait, au contraire, que la veine lui était revenue.Mais il snbissait les conséquences d\u2019une sorte de transformation, qui, pen à peu, s'était produite en lui à son insu.Depuis qu\u2019il aimail Julia, la vie lui apparaissait sous un nouvel aspect il se plaçait à nn point de vue plus sérieux pour juger cerlai- nes choses, il était plus sévère vis-à- vis de lui mème, il commençait à comprendre ces wots d\u2019honorabililé et de délicatesse, au sujet desquels il n'avait eu jusqu'alors que des idées assez vagues.Il aè disatt enfin qu'il est peut êtré triste de demander toujours au 2 avril, se jeu ce que le travail seul devrait don- délai de quinze jours qu\u2019il m'a donné.cinq lonis, je n'ai pus joué depuis longtemps, je suis malheureux on audit: voitad'excellents motifs pour avoir un bonheur insoleuts Tout en raisonnant de la sorte, il somma à la porte de Pelagie.Ce fut madame d'Ermont qui lui où- it: \u2014TViens, te voilà, toi, lui dit-elle en tai tendant l« main et en l\u2019introduisant dans le salon.C'est gentil de ve- wiv me voir.lu n'es pus comme les autres : Ur r'abandonnes pas tes amis, lorsqu'ils sont daus l\u2019adversité.\u2014Tu es dans l'adversité, ma toute belle, ct pourquoi ?\u2014Commmient, tu ne sais pas ce qui n'est arrivé ?demanda vivement Pé- Ligie, \u2014de ne men dante pas, je n'ai ova depuis louglettps personne de la han- de.Fone lis dune pas les journaux * \u2014bes journaux ! Que mauraient- ils appris sur ton compte ?\u2014Que Er police a fait une descente ehez moi la semaine passée, réponiti l'elagie.\u2014 Al bal! Vest comme je le te dis.\u2014Maiz a quel propos ?Faisais-tu sans nous prévenir, de la fausse mon uaie ?- donnais à jouer.en Diabie ! lib ces messieurs de L police sont arrivés ?Juste ag milion d'un magnifique bacearat ; il v avail sur la table plu: de dis mle frases en oc et en billets - etait de bonne heave alors di Savitri, personne wlavinl encore élouf fé Varcgent, \u2014Mallienreusement aussi Paton sais.\u2014 (est de Pindélicalesse.Si l'on ne s'était contenté que de suisir l'argent ! réplique madame d'Ermout.l'abord, on a forcé toutes les personnes qui étaient chez moi À décliner leurs noms, prénows et qualités, \u2014Quautaux qualités, LL observer Savari, cela n'a pas di être long.\u2014 de te conseille de plaisanter\u2026Tu HG sais pas QU'ON à sitisi mes meubles ?\u2014C'est donc cela! s'écria Savar sits s'allendrir eb en regardant au tour de lui.de me disais : Voilk un mobilier nouveau.\u2014Cest un mobilier d'occasion que J'ai été obligée d'acheterhier.\u2014CGomment ! reprit Savari, on avait le droit de saisir tes meubles ?\u2014-Mon Dieu ! oui, le Gode est pré cis à cet égard, répondit Pélagie.en soupirant.Mon avocat m'a même fait lire l'article qui nie concerne, article 410 du Code pénal.Je le sais presque par cœur : © Seront confis- \u201c\u20ac ques tous les fonds qui seront trou * vés exposés au jeu, les meubles et \u201cles effets mobiliers dont les lieux \u201c seront garnis où décorés.\u201d \u2014lén vérité, fil Savari, en essayant de prendre un air afllige, la loi ne respecte pas les choses les plus sain Les, \u2019 \u2014 lt encore, si c'était Lout, reprit madame d'Ermotl, \u2014Comment, ce n'est pas tout ?\u2014Autre paragraphe.Je le sais encore mieux, Îll-elle en poussant un profond soupir : \u201c Toute personne \u201c qui aura tenu une maison de jen \u20ac de hasard sera punie d'un empri- \u201c sonnemeut de deux mnois au moins \u201cet de six mois au plus, et d'une \u201camende de vent francs àsix mille $ francs.\u201d \u2014Tu ne tenais pas une maison de jen, fitobzerver Savari.; \u2014UOn est réputé tenir une mason de jou, m'a dit mon avocat, lorsqu'il peut-être établi qu'on donne à jouer, méme chez soi, d'une façon régulié- re : \u2014-Daus le but de faire une spéculation ; tu n\u2019en faisais pas.\u2014Îls considèrent la cagnotle, qu'on avait organisée à mon profit, comme une speculation, ; \u2014C\u2019est y mettre bien de la mauvai- st valonté, fit observer Savari.\u2014-Dis plutôt que l'injnstice est flagrante, répliqua Pélagie ; n\u2019était il pas naturel que chacun de vous contribuât à mes depenses ?\u2014Evidemment.\u2014lLa bougie coûte cher et vous en usiez beaucoup.\u2014l\u2019our cinq où six francs tous les soirs, se dit Savari, et sa cagwotte lui rupportait au moins trois ou quatre cents francs.Excellente amie, comme je m'apitoie sur son sort ! \u2014Enfin ! reprit madame d\u2019Ermont, je Vapprendrai, mon petit Albert, que j'ai le plaisir de passor en police car- rectionnelle dans huitjours.Si je ne ne sis pas en prison pour le moment, c'est que des amis influents ont demandé qu\u2019on me.fit grâce de la prévention, Mais je serai évidemment condamnée, peut-être au maximum.Voilà où j'en suis, mon cher ami.qu\u2019en dis-tu ?\u2014Je dis que c'est désolant.\u2014C'est navrant, fit Pélagie, qui por: ta son mouchoir à ses yeux.Savari trouva inutile de remarquer cet attendrissement et reprit : \u2014Comment la police s\u2019est-elle avisée de venir chez toi ?Il faut que tu aies été trahie.\u2014~\u2014Certainement ; mais je ne sais pas le nom du traître.; \u2014Tu ne recevais que des habitués, des amis ?\u2014Dans ces derniers ten.ps, surtout, ancun étranger ilà m'a été présenté.Il n\u2019y a que cet Italien avec qui tn Vos trouvé, tu sais ?\u2014Le comte de Rubini ?\u2014Oui, c'est cela, ; \u2014Oh | ce n'est pas lui qui aurail songé À te dénoncer, il a trop gagaë d'argent chez toi.Ces idéesld ne =F ne rte $E 3 \u2014 iF PEN ve ) £ Pe i tf H # = * STR FILE ere rr ae bm habs a RT Te Tx À carre ESA SET a Faure Sa mn.vœu\" a La ad Dix-neuvlième Année\u2014No.161 \u2014 Tn car 7 [ESHER = = LE PAYS.\u2014EDITION QUOTIDIENNE.Lundi, 22 Mai, 1871 peuvent venir qu\u2019à des joueurs qui ont perdu et qui veulent se venger.D'ailleurs, je connais maintenant beaucoup le comte de Rubini.C'est un original, mais un très galant homme.\u2014Alors, dit Pélagie, j'aurai été vendue par une de ces dames.(A continuer.) LE PAYS.MONTREAL, 22 MAL 1871.Les organes loyaux s\u2019entendent moins que jamais.Tous les organes conservaleurs ne sont pas d'accord sur le traité de Washington.Nous avons publié il y a quelque temps la conclusion d'un article du Journal de Québec où l'écrivain exprimait l'espoir de voir le traité désavoué par le parlement d'Ottawa.Samedi nous apprenions i nos lecteurs que la Minerve \u2018était Lrans- portée d'enthousiasme à la seule pensée! des avantages que le traité va procurer, AU Canada par la concur rence dont il inspirera la nécessité à nos pêcheurs, et à la clique ministérielle en donnant le coup de grâce à l'agitation annexionniste qui est son cauchemar.Voici venir maintenant un autre journal du plus pur torysmu qui n'envisage pus les travaux de la commission de la même manière que sa commère de la rue St.Vincent La Montreal Gazette n publié ces jours derniers les divers protocoles qui ont marqué les phases des négociations et qui démontrent que les commissaires britanniques ont inévi tablement cédé à toutes les exigences de leurs adversaires.Voici les réflexions par lesquelles la Guzette termine un arlicle dans lequel elle a résumé l'ensemble de cette histuire douloureuse des concessions que notre mère patrie s'est empressée du faire à des voisins dont la presse ultra lovale s'est appliquée à nous faire mépriser la faiblesse et détester les iusti- tutions : « Il est impossible de rien imaginer de * plus Mumiliant que tout ceci, L'aveu, * franchement fait des le premier * abord, que l'Angleterre avait mal * agi et devait subir les conséquences \u201c de sa conduite aurait au moins ins- «pire le respect.Mais cette décla \u201c ration que, quoiqu'elle niât ses \u201ctorts, elle était prète à accepter \u2018une condamnation comme si elle \u201c avouait s'être mal conduite, arra- \u201c chée des commissaires JJritanniques ** après un mois de tiraillements,nous donne la preuve pénible de ce que + l'Angleterre était prète à faire pour * obtenir la promesse de la paix et de \u201cl'amitié.Nous ne pouvons guère \u201c nous étonner, lorsque l'honneur an- \u201c* glais est ainsi trainé dans la bouc, de \u201c voir les intérêts canadiens ne rerevoir \u2018+ qu'une maigre considération.\u201c* La publication de ces protocoles \u2018\u2018 augmente notre impatience d'ap- «- prendre des nouvelles de Sir John « A, MacDonald.Nous ne croyons pas \u201c$ qu'il ail accepté volontiers les conli- \u201c tions de ce traité.Il agissait comme * commissaire impérial soumis aux \u201c* instructions impériales eL nous n'at- ¢ tachons par conségtent aucune im- « portance au lait qu\u2019il a signê le trai- * té! Mais nous espérons pour l'honneur * de notre pays, que quand tous les \u201c faits seront connus on lrouvera t qu\u2019il ne l\u2019a pas fait sans protester \u201cau nom du Canada contre l'injustice.\u201d Comme on le voit l'organe anglais du gouvernement n\u2019est pas aussi prêt que sa commère de langue françaiso à accepter la partie qui nous touche dans le traité comme un bienfait dont il se faut réjouir.Mais il ne fait pas jouer à notre premier ministre un rôle bien digne, lorsqu'il le fait ainsi se prêter à un acte d'humiliation el d\u2019injustice.Nous avouons que nous n\u2019entretenons pas sur le respect que se doit à lui-mème un homme d'Etat, représentant un pays qui a des visées aussi ambitieuses que le notre, des notions du genre de celles de la Gazette.Sir John A.MacDonald, selon nous et selon les chants d'allégresse entonnés par les organes ministériels lors de sa nomination, ne représentait pas Uniquement l'empire britannique dans la haute commission internationale.H y figurait comme protecteur des intérêls canadiens, el sa signature au bas du traité comporte l\u2019approbation de ses clauses.S'il ne les approuvait pas ; s'il les regardait comme injustes, onéreuses ou humi liantes pour le pays qu'il représentait, son devoir était de se relirer en pro- testantqu'il ne pouvait sanctionner par sa présence et moins encore par sa signature, des actes qu\u2019un peuple dépendant et relativement faible peut subir, mais contre lesquels, s'ils empiètent sur ses droits, il peut toujours s'élever.Il est évident, d'après tout ce qu'on vient de lire, que le peuple du Canada va bientôt assister à un spectacle singulier.Comment les représentants conservateurs vont-ils trouver leur chemin au sein du labyrinthe que leur creusent les membres divers de la presse ministérielle dans laquelle ils cherchent ordinairement les opinions qu'ils doivent professer ?Les lecteurs de la Gazette vont vouloir interroger Sir John sur les raisons qui l\u2019ont induit à tracer sa signature en bas du lraité du déshonneur.Ceux du Journal de Québec opposeront, tête baissée, leurs cornes à ce document.Ceux de la Minerve, journal qui le dernier devait accepter l\u2019humiliation uisqu\u2019il voulait à toule force mener boire nos chevaux dans le Potomac, entonneront au contraire un cri de triomphe et porteront sur le pavois Sir John et son jumenu siamois Sir George.L'harmonie ne régnera pas même parmi les députés ralliés au program me trifluvien puisque s'ils veulent,
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