L'écho de Saint-Justin, 1 octobre 1922, lundi 2 octobre 1922
[" L'Echo de JOURNAL aint-Fustin MENSUEL Vol, I, No.12.! Saint-Justin, 2 octobre, 1922.Rédigé en Collaboration, UN JUBILAIRE Le 28% septembre dernier, on célé- prait à Nicolet les noces d\u2019or sacerdotales de M.l\u2019abbé Elzéar Bellema- re, ancien professeur, ancien curé, historien de marque, etc.M.Bellemare n\u2019est pas un étranger pour nos lecteurs, puisqu\u2019il compte au nombre des bienveillants collabo- ratenrs de notre petit journal.On s\u2019en souvient, c\u2019est de sa plume dis- tingnée que nous est venu le très intéressant article publié naguère au sujet de M.l\u2019abbé Honoré Bellemare, premier curé de Saint-Justin.M, l\u2019abhé Joseph-Elzéar Bellemare est né à Yamachiche le 10 février 1849, de Joseph Bellemare, marchand, et de Hermine Gélinas, La famille Joseph Bellemare était l\u2019une de celles où l\u2019on fait très large la part du Seigneur et que le Seigneur bénit.Ici, j'ai bieu envie de m\u2019attarder un instant pour vous raconter l\u2019histoire d'un mariage qui rappelle certaines pages de l\u2019ancien Testament.Plutôt je vais laisser parler Mgr Gérin lui- même aui a raconté cette histoire il y a vingt ans : (1) \u201cUn jour une fille vint confier à Monsieur l\u2019abbé Dumoulin (curé d\u2019Y- amachiche) son désir de se faire religieuse.Après l\u2019avoir écoutée attentivement et s\u2019être recueilli, M.Dumoulin lui dit : \u2014Mon enfant, tu es trop âgée et pas suffisamment instruite pour entrer au couvent.Marie-toi : tu feras des prêtres et des religieuses ; ce sera mieux.\u2014Mais, Monsieur le Curé, répliqua la timide paroissienne, je n\u2019ai pas de cavalier.\u2014Ça ne fait rien.Connais-tu Joseph, chez Paul Bellemare ?\u2014 Oui, mais il ne m\u2019a jamais parlé.\u2014Retourne chez toi.Prie bien le bon Dieu, et tu verras, tout s\u2019arrangera comme il faut.Le petit Paul Bellemare fut mandé au presbytère, et, après les pourparlers d\u2019usage, Monsieur le Curé entra dans le vif de la question.\u2014Que penses-tu de la petite Char- lette-Gélinas, Hermine ?\u2014Je ne puis eu dire grand\u2019chose, Monsicur le Curé.Elle porte toujours un grand voile.\u2014Tu la connais quand même pour Une excellente fille,et sais combien 8a famille est respectable.Va la voir et je su:3 sûr qu\u2019elle te fera une brave femme.Des négociations menées aussi ra- pidemenu ne pouvait manquer de ré- Ussir, et c\u2019est bien du mariage de Jo- Seph Bellemare, fils de Paul, et de \u2014 A REVUR CANADIENNE, 1902, Vol.2, p.© Ce trait Cut raconté lors des fêtes qui curent Lieu 2 jui i tle 2% Juin 1902, à l'occasion du deuxième oen- dauaire 4 Yamuchiche.* Hermine Gélinas, fille de Charlette, que sont nés deux dignes religieuses: Sœurs Ste-Angélina et St-Raphaël, et trois prêtres très distingués : Messieurs les curés Charles, ELZEAR et Adélard Bellemare.\u201d Cela ne fait-il pas songer aux familles des anciens Patriarches où le Seigneur intervenait directement à certains moments solennels ?Heureux les enfants qui naissent et grandissent à l\u2019ombre d\u2019un foyer foncièrement chrétien.C\u2019est là que germent et poussent les vocations religieuses et sacerdotales.M.l'abbé Elzéar Bellemare.Après de brillantes études au Séminaire de Nicolet, M.Belbemare fut ordonné aux Trois-Rivières par Mgr Lafléche, le 29 septembre 1852.Immédiatement après son ordination, on le nomma professeur de sciences naturelles au Séminaire de Nicolet.Doué éminemment des aptitudes intellectuelles nécessaires au iprofesseur de carrière, il dut néanmoins passer bientôt au ministère paroissial, parce que sa santé délâbrée ne lui permettait plus la vie sédentaire du séminaire.Après deux ans de vicariat, (1873-75) M.Bellemare était rappelé à sa chaire de sciences naturelles qu\u2019il garda deux autres années (1875-77).Ce fut alors que, au grand regret de ses supérieurs, le jeune professeur épuisé, malade, quitta définitivement l\u2019enseignement pour se vouer au ministère paroissial.Mais c\u2019était simplement un autre champ d\u2019action qui s\u2019ouvrait devant lui.Toujours actif, toujours zélé, M.Bellemare continua de se dépenser.Vicaire, desservant, curé, il fut sans cesse l\u2019apôtre infatigable qui se donne sans compter dès que l\u2019exige le bien des âmes.À travere les occupations multiples et absorbantes de son | ministère paroissial, il construisit des presbytères, des églises, il écrivit une histoire de la Baie-du-Febvre qui Ini coûta douze années de recherches et de labeurs.Depuis que M., Bellemare est à sa retraite Dieu sait même qu\u2019il doit publier une autre histoire considérable, celle de Ni- colet.Si nous ne craignions d\u2019alarmer la modestie du modeste abbé Bellema- re, nous parlerions longuement de son zèle pour le salut des âmes, de sa grande charité, de sa bonté auprès des malades, des pauvres, des affligés, de sa parole évangélique toujours simple, claire, persuasive; nous parlerions des bons exemples constants de sa belle et longue carrière sacerdotale.Mais arrétons-nous.D\u2019ailleurs, notre petit journal ne peut être qu\u2019un faible écho des choses magnifiques qui furent chantées là-bas, sous les pins de Nicolet.Il ne reste donc à l\u2019Echo de Suint- Justin qu\u2019a répéter après tous les autres : Béni soitle Seigneur ! Vivez encore de longues années, des années heureuses, vénérable Jubilaire f JACQUES HERTEL.A propos de laine et de moutons Un débat survenu à la Chambre des Communes vers la fin de la session dernière a dû laisser songeurs, incrédules peut-être, ceux mêmes parmi nous qui se flattent d\u2019être assez bien au courant des choses de l\u2019agriculture.Sir Henry Drayton, ancien ministre des finances, affirmait nettement, sans que personne le contredit, que l\u2019exploitation du mouton et l\u2019industrie lainière qui en dépend sont au pays dans un état de profonde langueur.Cette spécialité de la ferme, une des plus anciennes et des plus répandues, serait, suivant l\u2019honorable M.Drayton, encore inorganisée en Canada, sans débouchés assurés pour ses produits, sans l\u2019outillage indispensable à la mise en œuvre de sa matière première.Autrement dit, nos filatures ne sont pss aménagés pour mettre en œuvre les \u2018\u2018worsted\u2019\u2019, c\u2019est-à-dire les laines de peigne douces et propres à la confection de ces tissus à la fois chauds, légers et fins qui de nos combien il à travaillé.On nous dit! jours ont dans une grande mesure remplacé les draps et que, lors de leur apparition en France, on désigna sous le nom de \u2018\u2018nouveautés\u201d\u2019\u2019.Faute de pouvoir être soumises sur place à certains procédés préparatoires au filage et consistant dans le triage des filaments longs à l\u2019exclusion plus ou moins complète des filaments courts, nos laines, sauf l\u2019emploi restreint qu\u2019en font l\u2019industrie domestique et nos quelques filatures, n\u2019ont d\u2019autre débouché que le marché américain.celui surtout de Boston, où elles se vendent à bas prix pour des usages spéciaux.Et nous, d\u2019autre part, pour maintenir nos filatures en activité, nous devons importer des laines de l\u2019étranger.Désireux de vérifier l\u2019exactitude de ces révélations un peu découcer- tantes, et d\u2019en préciser la signification, je me suis reporté aux recensements, à la statistique ; j\u2019ai remis à l\u2019étude les comptes rendus des congrès d\u2019éleveurs de moutons ; j\u2019ai causé de la question avec les gens du métier : bref, je me suis renseigné à neuf sur l\u2019état actuel de l\u2019industrie ovine, particulièrement dans la province de Québec.Voici, en quelques lignes le plus clair de mes constations qui ne manquent pas, je pense, d\u2019un certain intérêt pour notre classe agricole, et ceux que préoccupe notre avenir économique.C\u2019est un tableau frappant que celui de la progression descendante du nombre des moutons gardés sur les fermes de Québec depuis cent ans.Si durant cet intervalle, les troupeaux étaient simplement restés au même point, cela équivaudrait déjà À un recul marqué par rapport À la population humaine qui a prodigieusement augmenté entre temps.Mais effectivement nos troupeaux de moutons ont, au cours de ces cent années, constamment diminué de nombre.A peine deux arrêts temporaires dans ce mouvement de baisse : l\u2019un, à la suite de la guerre franco-prussieune, en 1871 ; l\u2019autre, conime résultat da la grande guerre mondiale, en 1921.Des que les conditions redevienuent normales, notre industrie ovine se remet à décliner, conime pour faire (A suivre sur la page douze.) RN °, > CC i) Qe pt Ld > og > %* 0 *° oe 5 $ numéro.Qu'on se le dise.°, oo.0 0 0 LS ® 0 A0 20 0 0 0 & 0 0 oe ye Oat 0 2 %,° %* ee GQ 90 5d 9000008, 00% 0% D0 0.000% 1% 0, 0 6%6% +98 0% 0% 0% 0% o%¢ 0% 0% 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 %% 6°: epee 0008 0,00.0 Peo ® 000,000 20 e000 +04 00,0 0490.89, ot 0g Oo?0% Poe 000 +, °° 0,00 0% * Sot 000, $0.00 00 $ AVIS IMPORTANT 2 = Nous réservons une agréable surprise à tous les # # abonnés, anciens et nouveaux, de l'Echo de Saint-Justin.3 3 Nous en donnerons tous les détails au prochain # 0.CC RE A ARR?©, 0.0.0.0 0 2° PETIT XIII TE XT out ses ue efeaeafe eed: O00 0 007 00100 810010 070 070100 004 0°: et 90?\u2018a CA AE CEE CA AAA > \u2014_\u2014\u2014-\u2014___.= ** + Sead ede 170 ot ut 02000 30 ete re 0 ce 0 ES mars Fier Le ie Bp em Wy et i MS 4 2°, ATE ECTS 4.va\u201d { A, i : à pe ee re oe TRE 2 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN JOURNAL MENSUEL W.-H.GAGNE, EDITEUR-PROPRIETAIRE, SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de I\u2019abonnement est de 50 cents par année pour le Canada et 60 c- nts pour les Etats-Unis, payable d\u2019avance.Les abonnements datent du ler mai ou du ler novembre de chaque année.JF Toute année commencée est duc en entier.Pour le tarif des annonces, impressions, etc., on voudra bien s\u2019adresser à nos bureaux.Annuaire McKim, 1922 Nous accusons réception de l\u2019Annuaire des Journaux Canadiens, publié par l\u2019Agence de publicité À.Mc- Kim, Limitée, 375 Philips Square, Montréal.C\u2019est Une publication indispensable aux hommes d\u2019affaires, surtout pour ceux qui s\u2019intéressent aux journaux et.aux annonces.D\u2019après cet annuaire nous constatons qu\u2019il y a 1543 différents journaux publiés au Canada.On y mentionne toutes les places du Dominion où un journal quelconque est publié, la date de publication, le nom des éditeurs, le prix d\u2019abonnement, la circulation, etc.Nos remerciements pour l\u2019envoi d\u2019un exemplaire.LES FEUX DE FORETS DE- VASTENT LA MONTAGNE Au moment d\u2019aller sous presse, les nouvelles du feu qui a éclaté à différents endroits de la montagne, sont des plus alarmantes.Des feux surgis- gissent partout ; la sècheresse et le vent contribuent à alimenter l\u2019élément destructeur.A l\u2019heure qu\u2019il est toute la montagne est en feu et probablement toutes nos belles sucreries deviendront la proie des flammes.Déjà plusieurs cabanes à sucre ont été rasées par le feu et on s\u2019empresse de vider celles qui restent.A moins d\u2019ane pluie abondante toute notre montagne est vouée à une destruction complète.C\u2019est aux chasseurs et aux bûâche- rons imprudents que l\u2019on attribue cette immense conflagration.Cadeaux de Noces | où d Ammiversaires Vous trouvez notre magasin un très beau choix d\u2019ariicles pour cadeaux.Nous ex.avons\u2019pour tous les goûts ef à la portée de toutes les bourses.Magasin W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN.APAAARAASD IA ddd AMAANURAAAAAAMANA A a L'ECIIO DE SAINT-JUSTIN, 2 OCTOBRE, 1922.Dauphinais-Lessard Mercredi matin fut célébré à huit heures en l\u2019église de St-Justin, le mariage de Melle Dorilla Lessard, fille de M.et Mme F.-X.Lessard, boulanger, avec M.Denis Dauphinais fils de feu Anselme Dauphinais.La bénédiction nuptiale leur fut donnée par M.l\u2019abbé Grimard.Pendant la messe du mariage, un joli programme musical fut exécuté par Mme A- déodat Lafrenière.M.le notaire Lan- glois, chanta le Noël du mariage, Melles Alice Brissette et Thérèsa Du- chesnay rendirent avec un Vrai talent d'artiste \u201c O Salutaris de J.Ar- noud\u2019\u2019.Deux jeunes fillettes sous voile, Melles Yvonne Cloutier et Lucille Dauphinais, ont su rehausser la cérémonie en portant des corbeilles de leurs.La mariée qui était accompagnée de son père, portait un tailleur en tricotine marine, un chapeau de castor noir garni de fleurs, et des fourrures de vison ; des reines-marguerites formaient son bouquet.M.Joseph Dauphinais était le témoin de son frère.Après une réception chez M.Lessard et un déjeuner chez Mme Dauphinais les jeunes époux partirent pour voyage.Nos meilleurs vœux de bonheur et de prospérité les accompagnent.De retour de voyage M.et Mme Dauphinaisrecevront dimanche prochain, 1er octobre, à la résidence de M.F.-X.Lessard.NOTES LOCALES M.et Mme Hercule Ladouceur de Ste-Edwidge de Ulifton de passage à St-Justin.Ce sont deux de nos anciens paroissiens qui sont heureux de venir passer quelque temps parmi nous.Notre couvent est terminé et les classes sont commencées ce matin.C\u2019est notre populaire entrepreneur M.P.-O.Paquette qui avait l\u2019entreprise et, comme d\u2019habitude, il s\u2019est acquitté de sa tâche à la grande satisfaction des intéressés.Mme Damien Allard de Lachine est retournée dans sa famille après une promenade d\u2019un mois chez ses parents de Saint-Jusbtin.Etaient de passage a Saint-Justin dimanche dernier : M.et Mme Nar- { cisse Gaboury, M.et Mme Zénon La- marche et M.Noé Gaboury de Saint- Lin.Mme Hermann Paquin de Sainte- Julienne est venue passer uneh uitai- ne chez ses parents.M.Ubald et Marie-Ange Drainville sont revenus enchantés d\u2019une promenade de huit jours chez leur beau- frère M.Hermann Paquin de Sainte- Julienne.A eu lieu en cetie paroisse, le 25 septembre, la bénédiction du mariage de M.Antonio Rinfret 3 Melle Florida Lafrenière.Les jeunes époux sont partis pour un voyage de quelques jours à Montréal.Nous formons pour eux nos meilleurs vœux de bonheur.Notre vieux concitoyen M.Louis Lefebvre a été, ces jours derniers, victime d\u2019un grave accident.Il conduisait un cheval vigoureux et tomba de la voiture, Dans sa chute, il s\u2019est infligé de nombreuses contusions et s\u2019est de plus démis une épaule.Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.Mlle Hélène Tracey est du nombre de nos jeunes filles qui sont entrées comme élèves au couvent de Saint- Barvhélenii.M.Maurice Dusablon nous a quitté pour entrer à Oka où il doit y suivre dus cours d'agriculture.Nous lui souhaitons du succès.M, Frank Tracey est parti pour Valora, Ont., comme agent des Chemins de fer Nationaux.Mme Veuve Norbert Lebeau ainsi que sa fille Mme Marcel Lemarbre furent pendant quelques jours les invitées de M.Urgel Lebeau des Chutes Shawinigan.Melle Iréne Lebeau est de passage pour une quinzaine de jours à Montréal chez ses frères et sœurs.Le 25 septembre Melle Fiorentine Lebeau, institutrice du Bois-Blanc, recevait du gouvernements une prime de vingt piastres pous ses succès obtenus dans l\u2019enseignement.Nos félicitations sont offertes à l\u2019Institutrice.Mr Edmond Ladouceur et plusieurs de ses connaissances passèrent quelques jours aux Chutes Shawinigan chez M.Orphir Brousseau et autres parents, Ils sont revenus enchantés Je leur promenade.M.et Mme Adam Alarie et leur famille ont été passer une dizaine de jours à Maskinongé.Melle Marie-Anna Lefebvre ainsi que M.Allard, agent d\u2019assurance, et sa dame de Montréal, en promenade chez M.Pierre Lefebvre.M.et Mme Hêrcule Ladouceur, qui au mois d\u2019août dernier célébraient leurs noces d\u2019or matrimoniales, remercient tous ceux qui ont contribué au succès de ces fêtes.Mme Joseph Ladouceur et sa fille Parmélia de passage aux Trois-Rivi- ères ces jours derniers.M.Auguste Chapdelaine a accepté la position de surveillant du pouvoir électrique à la gare du C.N.R.ici.Notre chef de gare M.Alfred Dugré & pris un congé de quelques mois et est allé demeurer avec sa famille à St- Boniface.C\u2019est M.J.-F.Joly qui le remplace.Melles Corinne Lefebvre et Adrienne Trotochaud sout revenues Aux presseurs de foin Nous pouvons faire à notre atelier, à quelques minutes d\u2019avis et à prix modérés, les étiquettes que les presseurs doivent mettre sur les balles de foin, comme la loi l\u2019exige.; &2\" Echantillons envoyés sur 3 demande.L'Echo de Saint-Justin, SAINT-JUSTIN, P.Q.AP ru au ) AAAS AAAS, d\u2019une promenade de huit jours aux Chutes Shawinigan.Notre exposition scolaire a été un véritable succès sous tous les rapports.Nous en donnons un compte- rendu sur la page six.Mme Edmond Lajoie est revenue d\u2019une promenade de deux mois aux Etats-Unis.Parmi les personnes de passage à Suint-Justin dernièrement nous avons remarqué : M.et Mme Joseph St-Cyr, M.et Mme Hector Jennnard, M.et Mme Alphonse Gagnon, Madame Vve Dr Elie Bourbonnais de Montréal ; M.J-U.Lessard, Edouard Baril, Mme Charles Picotte de Nte-Ursule ; M.et Mine HMeriménégilde Philibert de Joliette ; M et Mine Ernest Clément, M et Mme Aleide Bournival, M.et Mme Joseph Belle- mare des Chutes Snawinigan ; Mme Ant, Rivard ei Melle Caroline Clément de St-Lin ; M.Léo Toupin et Mme H.Dion de Marquette, Mich ; M.J -0.Mandeville, gérant de la Banque Provinoin- le à Vaucluse.et sa dure ; Mme- Joseph Trempe et Charles Laflammme des Trois-Rivières ; M.Joseph Gagnon et Me St-Onge de Maskinongé ; M.Isate Marchand de Lefnivre, Ontario ; Mme Joseph Francoeur de St-Grégoire : Mme Pierre Le- mire de Maskino: gé : Mme Georgy Bnrrette et Melle Bella Barrette de St-Barthélemi et une foule l'autres.Il ya eu durant le mois de septembre, 7 baptêmes, 3 mariages et ! sépulture : Baptémes.\u2014Le ler, Marie-Jeanne.d\u2019Are, enfant d\u2019Arclesse Brissette et d\u2019Alma Morin.Parrain et marraine M.Joseph Morin et sa dame.Le 2, Joseph-Gilles-Ferdinand, enfant de Lucien Lebeau et de Fleur- ange Bellemare.Parrain et marraine M.Olivier Lebeau et sa dame.Le 5, Albert-Paul-André, enfant de Philias Gagnon, fromager, et de Amanda Lafreniére.Parrain et marraine M.Armand et Albertine Gagnon, frère et sœur de l\u2019enfant.Le ti, David-C:ément- Marie, enfant de Noé Bellemare filset de Rose-A|- ma Gagnon.Parrain et marraine, Met Mme Clément Koch de St-Norbert.Le 7, Marie-Dorilda-Jacqueline, enfant de Xavier Doucet et d\u2019Alma La- douceur.Parrain et marraine M.et Mme Arthur Ladouceur.Le 15, Joseph-Herman-Odilon, enfant de J.L.Lemire et de Florida Grenier.Parrain et marraine M.Odilon Lemire et Melle Iréne Laurent.Le 16 Joseph-Rosaire, enfant de Joseph Lefebvre et d\u2019Azilda Béland.Parrain et marraine, M.et Mme Thomas Pépin.Sépulture.\u2014Le 9, Jeanne-d\u2019Arc, décédée à l\u2019âge de 5 mois, enfant de Wilfrid St.-Pierre et Rose-Alma Thi- bodeau.Mariages.\u2014Le 13, Louis Charette de la paroisse de l\u2019Immaculée Conception des Trois-Rivières, à Armé- lia Masson fille de Louis Masson de cette paroisse.: Le 25, Antonio Rinfret de St-Ber- nard de Shawenegan à Florida Lafre- | nière de St-Justin.Le 27 Denis Dauphinais fils de feu Anselme Dauphinais, à Dorilla Les- |sard, fille d\u2019Xavier Lessard de St- Justin.TRICOTAGE À LA MACHINE à Je puis tricoter sous le plus court élai : VESTES, BAS, SW EATERS, ETC.à des prix très modérée.(JOSEPH BERGERON, Saint-Justin.res rares \"SSP EEE a or dd EE ON Un Séminaire des Missions Etrangères Le 2 février 1921, a été fondé, à Montréal, un séminaire des Missions Etrangères.Les promoteurs de cette fondation ont été tous les Archevêques et Evêques de la Province de Québec.Ue séminaire a pour but de former des migsionnaires qui iront aider à l\u2019évangélisation de la Chine.Tout le monde connait les grands bsoins des pays d\u2019Orient : Chine, Japon, Indes, etc.N.S.Père le Pape qui vient de mourir, Benoit XV et celui qui lui a succédé sur le trône de S.Pierre, Pie XT, ont manifesté, par des paroles et par des actes, leur grand désir de voir toutes nations catholiques, aller prendre leur rang sur le front des missions lointaines, des missions étrangères.Le Canada, par la voix de ses répresentants les plus autorisés : NN.SS.les Evêques, ont répondu : Présent.L'œuvre commencée le 30 août 1921, avec l\u2019arrivée à Montréal de M.le chanoine J.-A.Roch, premier supérieur, est en pleine voie de réalisation.Le gouvernement de la Province de Québec accordait l\u2019hiver dernier une charte civile à la nouvelle société qui portera le nom de \u2018 La Société des Missions Etrangè- res de la Province de Québec.?Un terrain a été acheté près de Montréal, sur les bords de la Rivière des Prairies, en face des rapides où périt le premier martyr du Canada, lc Rév.Pére Nicolas Viel, récollet.La construction d'un séminaire qui mesurera 100 pds x 50 pds a été commencée le 30 juillet dernier; selon toute prévision la bénédiction de la pierre angulaire aura lieu au cours du mois d'octobre, et elle devra être présidée par le Délégué de N.S.Père le Pape au Canada, Sun kxcellence Mgr P.Di Maria.Malgré l\u2019héroïsme que comporte une telle vocation, car les jeunes gens qui se donnent à cette œuvre devront quitter pour toujours patrie, parents, amis, et aller porter l\u2019Evangile à des peuples non civilisés, parfois barbares et cruels, une dizaine d\u2019aspirants missionnaires se sont déjà présentés.Six ont la soutane : 4 étudient au Grand Séminaire de Montréal, un à Québec et un au collège Ste-Marie en attendant l\u2019ouverture du l'uUtur séminaire des Missions.Quatre autres sont finissants dans différents collèges.N.S.Père le Pape Benoit xv, dans sa lettre du 30 novembre, 1919, a demandé au monde catholique des prières, des aumônes et des vocations missionnaires.Ces dernières selon toute ap- barance, ne manqueront pas.Nous demandons à notre tour des prières afin que la bénédiction de Dieu soit sur cette œuvre ; des prières afin ue de nombreuses âmes infidèles se rendent à Dieu.Une œuvre comme celle qui vient de s'implanter à Montréal ne va pas Sans ressources.Des aumônes géné- feuses ont déjà été offertes.Le pen- L'ECHO DE SAINT JUSTIN, 2 OCTOBRE, 1922.ple canadien ne manquera pas de soutenir cette œuvre apostolique qui n\u2019a d\u2019autre but que la gloire de Dieu et le salut des âmes.Levant Dieu en effet il n\u2019y a pas de peuples de race blanche, de race noire, de race jaune, il n\u2019y a que des âmes toutes créées semblablement à son image, toutes rachetées par le sang précieux de Jésus-Christ et toutes destinées également à l\u2019héritage du ciel.Le peuple catholique qui a linstinet des nobles choses, comprendra son devoir et selon la belle pensée du dernier Pape, il ie permettra pas que ceux des nôtres qui sèment la vérité aient à se débattre avec la détresse.UN AMI.Pour toute Correspondance s\u2019adresser à M.le Chanoine J.-A, Roch, supérieur, 300 Ave Outremont, près Montréal.La main du Prêtre \u2014_\u2014 La mnin du prêtre.main bénie, Main visible du Tout-Puissant, Baptise, ubsout et comumunie : Par elle en nous le ciel descend.Elle soutient, elle pardonne, Blie affirme 1x vérité Comme elle reçoit, elle donne : C'est lu main de ia charité, La muin du prêtre, oh ! qu'elle est belle ! Quand elle appuie un frunt contrit | Quand elle courbe un front rebelle Au joug léger de Jésus-Christ ! La main du prêtre, oh ! qu'elle est douce ! Elle aide, elle cuseigue à souffiir.Jamais cette main ue repousse Une douleur qui veut guérir.La imnain du prêtre, oh ! qu'elle est fuite ! L'enter tremble sous cette main Qui du ciel nous ouvre la porte Commune elle en ouvre le chemin.Père DELAPORTE.LES TROIS ANGELUS Le matin : Les cloches matinales nous disent qu\u2019en acquiesçant à la parole de l\u2019Ange, Marie est devenue \u2019aurore de notre bonheur, puisqu\u2019- elle a fait briller à nos yeux Jésus, le Soleil de justice.Nous offrons alors à notre céleste mère notre premier bonjour pour la remercier d\u2019avoir veillé sur notre sommeil ; nous lui demandons l\u2019eau de la grâce, seule capable de communiquer à uos âmes la force de travailler pour le ciel.A midi : Quand l\u2019astre du jour est arrivé au milieu de sa course, les douces- vibrations de l\u2019airain sacré continuent heureusement cette prédication du matin, nous invitant à nous reposer un peu.à tomber à deux genoux pour redire cette incomparable parole : Et le Verbe s\u2019est fait chair, et Il a habité parmi nous\u201d.Il a comme nous souflert et travaillé.Le soir : La cloche de l\u2019Angelus donne un caractère de douce et délicieuse poésie aux contrées catholiques.C\u2019est l\u2019heure où le ciel et | la terre semblent réunir tout ce qu\u2019il y a de plus doux dans le monde de la nature et dans celui de la grâce pour mieux nous ravir.Dieu est là, pen- ché sur le monde, nous bénit en écoutant nos prières.nous conjurons Marie de porter aux pieds de l\u2019Eter- nel notre repentir et les mérites acquis durant la journée.Marie, notre espoir.LE ministère des Travaux pmhlics recevra jusqu\u2019à midi, vendredi, le 6 octobre 1922.des soumissions pour les awéliors ons au gual de Berthierviile, (Berthier en haut), comté de Ber- thier, P.Q., lesquelles sourui-sious devront être cachefées, idressées au soussigné, et portant sur leur euveloppe, en sus de l'adresse, les mois: \u2019Souniissious pour les améliorations au qual de Berthierville, P.Q.On pourra cousuiter les plans, les formules de contrat et se procurer les devis et des formules de Soumission au ministère des \u2018Travaux publics, à Ottawa, aux bureaux des ingénieurs de district, édifice Shnuglinessy.Montréal.I.Qu, et a 1 édifice du bureau de pusie, Québec, 1\u2019, Q.ninsiqu\u2019au Lu- reau de poste, Berthier en hwut, 1\u2019.Q.Un ne tieadra compte que des soulul-sions faites sur les formule: fournies parle ministère conformément eux conditions mentionuées dans lesdites lormuies.Un chèque égal à 10 p.e, du montant de la sou- Mission, tait à l'ordre du niviste des Travaux publies et accepté par une b uique à charte, devra accompagner chaque soumi-sion.Ou aceeptera aussi Cuttine garantie des bous des emprunts de &'erre du Vominion, où des bons d\u2019emprunt et des chèques, si c'est néces-aire, pour compléter le Montant.4 Remarque \u2014On peut se procurer au ministère des Travaux publics des tracés hleus (blue prints) en fourni-sant un chéque de bai que accepte, pour tu sounue de S10, payable à l'ordie de l'honorable ministre des Travaux publics.Ce chèque sera 1c- mis si le soumissionnaire offre une soumission régulière.Par ordre, R.C.DESROCIIERS, Secrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 16 septembre, 1922, A VENDRE Une presse à foin \u201cJohn Day\u201d ainsi qu\u2019un agrès complet de moulin à scie.Le tout en parfait ordre.Bonnes conditions.S\u2019adresser à Honoré Ciément, St-Justin, P.Q.TIKIRRE À BOIS VENDRE à St-Justin, Une magnifique terre à bois de 21 arpents, avec sucrerie, cabane neuve, 700 chaudières, etc.Bon marché pour un promipt acheteur.S\u2019adresser à J.-Herménégilde Philibert, Boîte 641, Joliette, Qué.Rappelez-vous ! Rappelez-vous que le \u2018\u2018PASSE- TEMFS\u201d, le plus vieux et le plus up- to-date des journaux de musique, existe depuis 27 ans.Pas d\u2019agents solliciteurs à domicile.Demandez notre nouveau catalogue de primes.Abonnément : 1 an, Canada, $2.50 ; Etats-Unis, $3.60.Une copie, 10c.Adresse : 18 et 20, Craig Est, Montréal.À.Prud'homme & Fils, LIMITÉE.Ferronnerie, Quincaillerie, Vitres, Peintures, Matériaux de Plomberie, Papier à couverture\u201c Lion\u201d, etc.TOUTES les MARQUES de TOLE GALVANI- SEE ou NOIRE sont nos SPECIALITES.EN GROS SEULEMENT.10 rue de Brésoles, MONTREAL.Eugène Benoit, Représentant, LOUISEVILLE.3 PRECIEUX SOUVENIR La mort fauche souvent dans nos familles etil fait toujours bon se rappeler le souvenir des nôtres.Nos lecteurs et amis sont priés de prendre note que atelier de \u2018\u2018L\u2019Echo de Saint-Justin\u201d\u2019 peut exécuter à quelques jours d\u2019avis, des images mor- buaires avec ou sans portrait, à des prix réduits ; afin de donner un aperçu du travail éxécuté, nous publions ci-dessous une formule d\u2019images que nous avons fait dernièrement.A LA DOUCE MÉMOIRE DE 8 0 0 0 Oe 0.0 PAU & & cs + *.* pt 0 0,00,¢ to, Se?0° ce + > + pa 2 oe ole : 3 9 0 1°, 0?048 9,8 44 .0 0 0 AOC Ce X 3 .- + Qo =, oe os < oe +» ole * 0 00.05 1% 0% 0% 0% ¢% 6% +% 2% ¢% a1 o*, EOP 00 00, 00 000,00 008,000 CELIMA MCCARTHY, EPOUSE DE LOUIS LEFEBVRE.Décédée à St-Justin, le 6 avril, 1922, à l\u2019âge de 74 ans.atl 4\u2014 Pourquoi pleurer, mon départ, puisque Ju mort est la fin de nes misères.Seigneur, Vous nous l\u2019aviez prêté pour faire notre bonheur : Vous nous ia réelämez.nous Vous la rendons le cœur brisé, mais que Votre volonté soir faite.Oh! vous que j'ai tant aimés, souvenez-vous que le monde est un exit, la vie un passage et le ciel notre patrie.c'e-t là que Deu m'appelle au- jourd'hui, c\u2019est là que \u2019expère vous revoir un jour.A nog regrets, anissons pos prières, Le plus lo.g jour a -on deelin, le plusdur laheuar a sonterme,la douteur In plus amère ser zuivie d'une consolation éternelle, Dieu Pa perm s! 1! fau se taire.11 ne nous reste plus qu\u2019à prier.Miséricordieux Jésus, doni ez lui le repos Gter- nel.(7 ais et 7 quar.) ADIEU! AUREVOIR! AU CIEL! Le A GE En Le rr EAN Ceux qui voudront se procurer ces images mortuaires avec Où sans portrait peuvent nous envoyer leur commande et nous leur promettons à tous pleine et entière satisfaction.Quant aux personnes qui voudraient avoir la photographie de leurs chers défunts, elles sont priées de nous faire parvenirleur comman- Ce accompagnée du portrait de la personne décédée, ayant le soin de nous indiquer le nom de cette personne, son âge, l\u2019endroit du décès, la date et l\u2019année, Nous prenons des commandes par n\u2019importe quelle quantité et pouvons les expédier à n\u2019importe quelle adresse.Sur demande, nous vous enverrons gratuitement, quelques échantillons de nos cartes mortuaires ainsi qu\u2019un petit livre de prières choisies pour souvenirs mortuaires.VOUS TROUVEREZ A L'Echo de Saint-Justin UN TRES BEAU CHOIX DE Romans, Contes, Chansonniers, Livres d\u2019histoires, Livres de cuisine, Livres de classe, Livres de prières, Pièces de théâtre, Articles de fantaisie, Pupe- tcries, Imageries, Etc, Etc.© he A Pr : ph eel v i i * $ E OR © rand Adéla d\u2014Deshaies M.n Dents Jos.Emérie\u2014Dou- ph Ad RA Het i 52 a 4 | vité M.Ludivine \u2014 \u201c Dadouceur ph\u2014Ladurantaye.Lis.Jos.Ohs.ard\u2014 Lafrenière Honoré Victor freniére Antoine Théophile\u2014 La- ère M.\u2018Rose de Lima=-Lafrent- M.Délina Claire\u2014 Lafrenière M.) uy- Lafrenière Joseph \u2014 Lajoie .Flore\u2014 Lajoie Philomène\u2014Lajoie érie-Lanoix Jos.Adrien \u2014 Lan- r Azilda\u2014 Laurent Joseph\u2014 Lefeb- oseph\u2014 Lefebvre Adélard \u2014 Le- vire M.Hedwidge \u2014 Lorendeau Ls.uspard \u2014 Marchand M.Ormina \u2014 Mc urtim J\u2014Bie Léonidas \u2014 Morin Virginie \u2014 Morin Aimée Théodora Joséphine Mathilde \u2014 Paquin Wil- oo frid\u2014 Pepin Cordélie\u2014Priscotte M.- \u2018Amanda NRinfret M.Malvina\u2014Sem- \u201cper M.Olive\u2014Sylvestre M.Eugénie -Cyr Joseph\u2014Toupin M.Livina\u2014 Troptochaud M: Eugénie Ananda \u2014 Vermette Délima\u2014 Vertefeuille M.i roline Flor e \u201c SÉPULTURES \u201cAldrie Philomène\u2014 Bastien Margue- le\u2014Bonadier Adolplhe\u2014 Carufel Ur- : sule\u2014 Carufel Joseph \u2014 Dupuis Ma- rie- Anna \u2014 Frigon Ovide \u2014 Jacques \u201cJos.Alfred\u2014Lacharité Adolphe\u2014La- douceur Louise\u2014 Lafrenière Louis \u2014 - Lafrenière Honoré Victor \u2014 Lajoie Augustin \u2014 Lebeau Olive \u2014 Lefebvre Ree 00e om = Te el =; Louis\u2014Laurendeuu Ls.Gaspard \u2014 ol Pelle Marie Elmire\u2014Si-Onge Marie = Thibodeau Edouard \u2014 Vermette \u201c Marguerite.\u2018 MARIAGES Bastien Pierre et Julie Bellemare \u201cBastien Théophile et Amabilis Vil- =.\u201c leneuvé \u2014 Boucher Pierre et Marie vi -Dupuis\u2014 Clément David et Léocadie l'leury\u2014 Denis Dieudonné et Kdwid- \u2018ge Bastien\u2014 Frapmer Louis et Marie \u2026 Champoux \u2014 Laurent Adélard et Loui ise Macardie\u2014 Lefebvre Onésime \u2018et Olive Lajoie \u2014 Lefebvre Louis et Louise Dubé \u2014 Sévigny Amable et : Léocadie Clément.FE r Jette e présetit au choeur de chat charm tous les i M.Vabbé Re: Fav reau \u2018donna le serinou de.éirconstanée.\u2018dans le- - Faites abonner vos parons nssistints de son: chi it barmpnisé.qu l'il-fit el terme très heurèux l\u2019élaxe\u2018des jübi- 3 A-l'Offertoire M.L.des jübiliires chanta itveu s à.La sulle du'bunquet füngnifiquemerit dé- Ig din des enfailts et petits-entunts ; l'une pur Mme M, Urête, l'autre par Melle A.Ménard petites-filles | des jubilunires.MM.les abbés A: Loadouceur V.Lov Jdontanie et\u2019 Re Favreau y répondirent en termes très éluquents.Parmi les couvives on.remarquait M.l'abbé Lafontaine curé de la paroisse M.l'ubbé \u2018Re Favreau du séminaire de Sherbrooke, M.C- Desjurtais'député et-sa dame, M.La J, Favreau maire.de là paroisse ët su dume, M.et Mme E.Ménard, M.et Mme E.hémond, M.Mme P.Chi- coine, M.et Mme X.(travel, M.et Mme J.bns- tien, M.et Mme V.Brousseau, M.et Mme A.Lincourt, Mme ¥.-X, Bastien et un grand nombre d\u2019autres, Le diner terminé, tous prirent part dans l\u2019après- midi à de joyeux divertis-ements.Melle C.Ladou- veur petite-fille des subilaires excellente inusici- ebue éguyu l'assistance par de jolis miorçeaux de musique.De jolies petites pièces dransitiques sous la direction de Mine J.Laduneeur furent exévu- tées avec succès parles petits enfiunts desjubiluires- Toute ln familie et un grand nombre d'amis prirent part au souper, et lu soirée fut des plus agré- ubles.Les heureux jubilaires peuvent compter au nombre de leurs descendants onze enfants, dont cinq leur survivent, ce sont : louis, Joseph, Rosil- da, (Mme A.Hébert,) Maria, (Mie F.Bergeron et Ernest.Les disparus sont: Florida, Herméuie(Mime J.Ménard ) Célanise ( Mme M.Ménard) Avila Wilfrid et Cordélin (en religion Soeur Marie Cor délie de la communautéde In Providence,) 38 petits enfunts et une arriére petite lille.De nombreux et riches cadeaux leur furent présentés pur leurs en - fants, parents et amis.Tous se sé varèrent, la fête terininée emportiuit avce EUX Un soûveuir inoubliable de cette l'été mémorable du 29 août, 1022, Voici le texte des adresses, la première par Mme M.Crête.Bien chers grands-Parents, C\u2019est avec une joie iudescriptible que nous avons vu iuire ce jour nous apportant sous le manteau du bun vieillard qu'on appelle le temps, le cin- quautième anniversaire de votre mariage.Ce 20 août 1922, «era mémorable pour vous et pour toute a fiat lle qui vous entoure et surtout pour moi à qui ou à confié In druce charge de mme faire l'écho des sentiinents qui animent le coeur de vos enfants et de vos petitz enfants.Il y à cinquante ans ce matin, un Mmistre du Seigneur recevnit votre consentemeant de mariage et se faisait le dépositni- re au nom de Dieu du serment d\u2019amour et de fidé- litéjuré l\u2019an à l'autre an pied de nos saints nutels.Oh ! cliers grauds-purents vous vous souyénez de ce jour d'est-ce pus ?Vous n\u2019avezpus oubl e PE- glise de Saint-Justin.il vous scinble encore voir cette pléiade de jeu es genus, vos, amis, qui envi\" alent-votre bonheur, vous vous éduvener de des: paroles graves, solenuelles que.prononçait le mi nistredu Seigneur.> du fils et du 1 5rEspris, Puist ot e deux.vous 8 etamis à L'Écho de St-Justin Ladouceür peut fils.cès l\u2019Adoräte.Après la messe M.L'abbé Brouillette chauta le Te deum d'uétion de grace.Eusuife tous \u201cretournëreiit à ln.résidence des jubilaires où un: excellent diner leur.fut 1 Gorée: unnait à la fête un sispéet ravissuut.Avant vux adresrés furent Présentées au nom.j prodiguer encore aves taut de sollicitude- A.Ladouceur des Chutes Shawenegan, M.l'abbé étions et.do\u2019 vous conserver encore de bien 1 aotion der vos.enfatste el ot très simple, tr rique ETRE UTI] } Fe gratitude.pour attentifs aout vous n'aves ces é de nous ehivurer iôtré entanicé-et que, vous Guntilitiez de nous Si l autour du- sacrifice\u2019 ét-du dévouement fût.vôtre soutien; qu\u2019 \"il Roit aussi \u2018notre appuis Qu'a votre exemple, vénérés grands-pareuts Hous parcourions avoccouragu-les-sentiérs-de la vie Nous espérons que ln satisfaction du devoir ne- comuli, ser la, plus, randy Josue, ide vos \u2018me où de es essayer dela g de tou, Ces sans Vous trouverez à mon magasin de lier, à des prix très réduits, un assortiment considérable et varié de tout ce qu\u2019il vous faut pour le cheval, l\u2019harnais et la voiture.Harnais faits à la main, doubles et simples, pour voitüres de charge : ot \u2018de promenade.1-44 Couvertes de toutes sortes pour chevaux ; CL Rembourrements de colliers én coton et en fentre ~~ «oo Fouets, Brosses à chevaux, Etrilles, Graisse, Cirage, Bt \u2018 Eo.Brand Assortiment de Fourniture et de Garnitures pour Harnais.Je me charge aussi\u201d des réparations de toutes sortes à très bas pri néS\"Frais \u2018de transport payé sur tout achat de $20.00; 0 plüs.5 Ego conjugo vos in nomini Patris et Filii « eb, Spiritus Sancti.Je vous unis au nom \u2018du Père et.HLL VISITE BST ÿ \u2014 -\u2014 AP a ms bad 5 n'y a plus de péchés Nous sommes loin du temps où nos bonnes mères, en faisant la prière du soir, s\u2019arrêtaient un instant pour l\u2019examen de conscience, puis reprenaient en disant : \u2018Me voici, Seigneur, tout couvert de confusion et pénétré de douleurs à la vue de mes fautes.Je viens les détester devant vous, avec un vrai déplaisir d\u2019avoir offensé un Dieu si bon, si aimable et si digne d'être aimé.\u201d Aujourd\u2019hui personne ne pèche.Il n\u2019y à plus de péchés ! Autrefois quand un jeune homme, une jeune fille avaient désobéi ou manqué de repect à leurs parents, \u2014 ils se croyaient coupables et son- vealent à s\u2019en accuser.) Aujourd\u2019hui, ils n\u2019obéissent pas ou sont irrespectueux, le jeune homme, Ja jeune fille se disent : pension.Que les vieux me laissent tranquille.\u201d Autrefois, sans aucune considération; les parents n\u2019auraient laissé, i leur fille seule au salon avee son ami.Ils regardaient cette surveillance comme une obligation grave.Le moindre relâchement sur ce point L'ECHO DE SAINT JUSTIN, 2 OCTOBRE, 1922 suis pas payé pour la valeur de mon travail.\u2019 Et l\u2019on n\u2019y pense plus.Autrefois les jeunes filles se croyaient obligées à la modestie.Elles pensaient que la présence de la femme devait apporter partout un parfum de respect, de pureté.Les vêve- ments devaient être aussi chastes que les cœurs.La plus petite liberté dans la tenue était regardé comme particulièrement grave, Aujourd\u2019hui, iln\u2019y a plus, dans le vêtement, l\u2019ombre d\u2019une différence entre la femme de mauvaise vie qui s\u2019habille de façon à surexciter les instincts mauvais de l\u2019être passionné qu\u2019est l\u2019homme,\u2014et la douce et pure jeune fille qui s\u2019approche souvent de \u201cJe paie ma la Table Sainte.Et s\u2019il se trouve des prêLres au cœur apostolique pour se révolter devaut cet étalage de la chair, pour crier leur indignation | devant le spectacle de ces vierges chrétiennes vêtues comme des prus- | Lituéus et en faisant inconsciemment il\u2019œuvre,\u2014les douces et pures jeunes | filles répondent: \u2018\u2018que c\u2019est la mode\u201d, | \u2018*que les garçons n\u2019ont qu\u2019à pas regarder\u201d.Et elles continuent, dans fuue bienheureuse paix, leurs com- | munions fr équentes, | Autrefois quand une femme allait musements de leurs enfants.Ils croyaient de leur devoir de ne pas les laisser venir en contact avec la vie du monde, ses intrigues, ses scandales avant que leur intelligence ne fut parfaitement développée, leur con- cience complètement formée.Anjourd\u2019hui, comme s\u2019ils étaient immunisés contre le mal, les enfants peuvent à volonté assister aux séances les plus scabreuses des vues animées, lire à la maison, dans les grands journaux à sensaiion, les récits de tous les scandales du demimonde, regarder les gravures les plus licencieuses des magazines à la mode .Et leurs bons parents se sentent parfaitement en règle avem Dieu et PRODUITS les hommes.Non, véritablement, il n\u2019y a plus de péchés !.Seulement .Lie Christ n\u2019a pas encore désavoué son lévangile.Et les idées d\u2019autrefois étaient les idées de l\u2019Evangile.Et c\u2019est sur l\u2019Evangile que nous serons jugés pour l\u2019Eternité.J.-M.-E.OLIVIER, O.P.(Lr detion Cathotique, Québec.\u201cFaites abonner vos a- is a LECHD.tt mo id emer.leur cût paru un manquement séri- | à la plage, il eût été pour elle de la eux à leur devoir d\u2019état.Aujourd\u2019hui \u2018dernière malhonnêteté, si convena- la jeune fille peut rester, aussi long- | biement vétue qu\u2019elle fut, de se bai- temps qu\u2019il lui plaît, en tête avec son gner là où se trouvaient des hommes.ami.Les parents se gardent de trou-| Aujourd\u2019hui on revêt un costume bler cette bienheureuse intimité.Ils | qui défie toute décence, et pour faire ont bien assez \u2019expérience de la vie | face aux vagues, il faut absolument pour comprendre qu ils jouent là le secours d\u2019un bras masculin.une partie dangereuse.Mais ils se: Autrefois les danses corps à corps disent qu\u2019on ne peut faire autrement ! entre personnes de différents sexes, si l'on veut marier sa fille.Et leur étaient regardées comme indécentes, conscience en reste aussi tranquille \u2018\u2014et les mamans qui lesauraient per- que celle de l\u2019enfant qui vient de | mises daus leurs maisons, auraient naître.craint de se voir refuser l\u2019absoiution.Autrefois, se servir à même le ma- | Aujourd\u2019hui les mamans se font un gasin ou la manufacture où l\u2019on tra- devoir d\u2019aller, dansles réunionsfashi- vaillait.perdre son temps pendant | onables, les clubs chics, jeter elles.lus heures de labeur, était regardé | mêmes leurs innocentes jeunes filles comme un vol.| dans les bras du premier venu.Aujourd\u2019hui, on se dit : \u2018La Com-| Autrefvis les parents surveillaient pagnie est riche.D\u2019ailleurs je ne attentivement les lectures et les a- sucoou DRSO0S0OSDO0CO0G00S0G0000000 connoconSoGIRONIEEG ATELIERS TYPGGRAPHIQUES DE -\u2014>\u2014 \u201cL\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN\u201d On exécute à cet atelier, dans les derniers goûts typographiques et à des prix défiant la compétition, toutes sortes d\u2019impressions, Lelles que: CHGOOIE THIGHS THA Livres, Catalogues, Pamphlets, Placards, Programmes, Circulaires, Enveloppes, En-tétes de comptes et de lettres, Cartes d\u2019affaires et de visite, Blancs de toutes sortes, Etc.LETTRES FUNERAIRES à quelques minutes d'avis.Spécialité de CARTES MORTUAIRES, avec ou sans portraits.TOUT OUVRAGE FAIT AVEG SOIN ET PROMPTITUDE.t+ W.-H.Gagné, Editeur-Propriétaire, a Saint-Justin, Qué.DICODNUCHOOUOUSODSUOONOOGOOOSOSOOSOCONOOOO GOSSOGIGE SHOASASBORGI IBC SODISINNBJIBLH ORONO Fe3otololeledolotodotolodototoiototelototototelodelorotodersfetetoteels) FRUITS La supériorité des Tomates LEGUMES VICTORIA \u201d\u2019 est reconnue POISSONS .te ESSENCES depuis 40 ans.Nous garantis EPICES sons que les produits THES « VICTORIA \u2019\u2019 donneront en- CAFES \u201cî\u2026 .RIZ tière satisfaction.KETCHUP Exigez-les de votre fournisseur.VINAIGRE ARROWROOT ô ,; Les qualités de ce thé en feront votre favori.Demandez-le à votre fournisseur dès aujourd\u2019hui.Distributeurs: LAPORTE, MARTIN, Limitée, 684, RUE SAINT-PAUL MUEST, - - MONTREAL, Achetez les ustensiles de cuisine marque Diamond et Pearl et simplifiez vos travaux du ménage.lls sont propres, avec une surface solide et lisse qui s\u2019essuie comme une assiette.Rien à frotter, gratter ou faire reluire.Rien que du savon et de l\u2019eau.Chaque ustensile est fabriqué dans l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux marques incomparables, Diamond ou Pearl Diamond est en acier recouvert de trois couches d\u2019émail, bleu de ciel et blanc à l\u2019extérieur, blanc comme la neige à l\u2019intérieur.Pearl est en acier recouvert de deux couches d\u2019émail gris perie et blanc, à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur.Chaque marque dure indéfiniment.Demandez les Ustensiles de Cuisine Marque Peat] ou Diamond OF CANADA msSHeet METAL PRODUCTS co.\u201cunre MONTREAL TORONTO WINNIPEG EDMONTON VANCGUVER CALGARY F6 dde TL Tn \u201ciy = CS es | ETS acer à ST RN IRE Pe rE = reg ml EE par 6 L'exposition Scolaire de Saint-Justin LA PREMIÈRE DANS LE COMTÉ DE MASKINONGÉ Environ deux mille personnes du combé de Maskinongé s'étaient donné rendez-vous à Saint-Justin, lundi dernier, lors de la première exposi- ; tion scolaire agricole, tenue dans la région.Une centaine d\u2019enfants venaient exposer leurs produits, agricoles et domestiques, dans une salle magnifiquement décorée pour la circonstance.Quand les 300 exhibits de légumes, de graines, fruits, poulets, travaux domestiques, furent jugés par les agronomes, parents et enfants envahirent la salle de l\u2019exposition pour connaître le verdict des juges \u2018\u2018agricoles\u2019\u2019.\u2014Papa, j'ai un prix pour mon choux ; \u2014 Maman, mes carottes ont reçu le deuxième prix.! Une toute petite cria fièrement à sa tante Marie : \u2014 \u201c\u2018J\u2019ai le premier prix pour mon tricot.Et combien d\u2019exclamations du même genre ont pu entendre les nombreux visiteurs, en ce jour de fête.Une somme de $140.00 était allouée, par la commission scolaire et le département de l\u2019Agrieul- ture, afin de récompenser le travail des enfants.A voir l\u2019entrain des petits jardiniers et jardinières, la fierté légitime des enfants, l\u2019intérêt du curé, des commissaires et dela population, on pouvait conclure que la Terre ne meurt pas, à Saint-Justin.Rarement, nous avons vu des produits agricoles.dans une exposition, présentés avec tant de goût et de propreté : tant vaut le maître, tant vaut l\u2019école.L\u2019agronome M.Elzéar Roy, les institutrices, le vicaire, M.Grimard, peuvent être fiers de leurs élèves.Par ici, tout le monde !.Cefutle le docteur.! mot d\u2019ordre.Et, chacun ge rendit en face du presbytère.Quel presbytère que celui de Mgr Gérin.Asile hospitalier, rempli de souvenirs, où les choses du vieux temps sont toujours en vue, à la piace d\u2019honneur.Puis Mgr Gérin est le frère d\u2019Antoiue Gé- rin-Lajoie, alurs c\u2019est JEAN RI- VARD, le défricheur, l\u2019économiste, et bien d\u2019autres réminiscences du passé.Mais le vieux curé, le bon Monsieur Gérin, comme on le nomme dans la région, est toujours jeune: Il nous disait lundi dernier : \u201cSi j\u2019avais encore viagt ans.\u201d?Enfin, la foule salua par des acclamations l\u2019arrivée de Mgr Gérin, du docteur Coulombe, des prêtres, des agronomes, des fonctionnaires du ministère de l\u2019agriculture, qui prirent place sur l\u2019estrade.En premier lieu, M.Reymond adressa des recom- dations aux enfants : (c\u2019est lui qui jugea leurs légumes, fruits, ete.) \u201cCe ne sont pas les plus gros choux qui ont les premiers prix, mes petits amis, mais les plus pesants, les plus fermes, etc.\u201d M.Reymond donna une vrai leçon d'agriculture élémentaire, j et amis, si je pouvais vous dire, en ce L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 2 OCTOBRE, 1922.à la jeune génération qui l\u2019écouta avec une religieuse attention.Une petite fillette, près de nous, dit à son petit frère : \u2018\u2018Tu feras comme le juge te dit, l\u2019année prochaine, tu t\u2019auras d\u2019autres choses que le sixième prix 1\u201d Une surprise, une vraie.était réservée aux deux pionniers de la rénovation agricole du comté de Maskinongé, j'ai nommé Mgr Gérin et le docteur Cuulombe.Les cultivateurs et un groupe d\u2019amis avaient résolu de donner un témoignage d\u2019admiration et de reconnaissance aux deux anciens conférenciers agri- | coles, apôtres de l\u2019agriculture modè- | le.Is crurent juste de remettre une médaille d\u2019argent, en reconnaissance des services rendus à la Terre, à ces deux personnalités éminentes.M.l\u2019agronome E.Roy fut chargé d\u2019organiser la fête et de lire les adresses à Monseigneur et au docteur.M.le docteur Coulombe répondit aux adresses avec toute sa verve des anciens jours.Avec émotion, il rappela la carrière de Mgr Gérin, son zèle pour tous, son esprit apostolique, son dévouement sans bornes, son attachement à l\u2019agriculture, ses œuvres, etc.Ce vétéran du sol rappela la fondation du premier cercle agricole de la province, à Saint-Jus- tin, il y a une trentaine d\u2019années ; il nous parla de ses professeurs en agriculture M.Beaubien, MM.J.-C.Chapais, E.Barnard, I.-J.-A.Marsan.Le docteur Coulombe fut l\u2019un des premiers conférenciers agricoles nommés par le gouvernement, il y a près d\u2019un demi-siècle.Si Saint-Jus- tin est ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui, c\u2019est le résultat du travail et du zèle de deux hommes : Mgr Gérin et le doc- Leur Coulombe.Voilà ce que disent les vieux cultivateurs de la région.L\u2019orateur termina son discours par des paroles émouvantes à l\u2019adresse de Mgr Gérin.Les médailles d\u2019argent furent ensuite épingléesà la poitrine des vieux soldats de la terre.La petite patric de Saint-Justin étaiv fière de ses héros.Vive monseigneur.! Vive Mgr Gérin se leva, visiblement en proie A la plus vive émotion, leva la main vers cette population qu'il a tant aimée, puis, comme faisant un suprême effort, il dit d\u2019une voix tremblante :\u2014 Mes chers paroissiens moment, toutes les impressions cl les sentiments de mon âme.mon émo- lion est trop grande.merci ! Et, monseigneur laissa couler des larmes | abondantes.Minuteinoubliable pour les témoins de cette scéne.Au soir de sa vie, il est consolant pour le vénérable prétre de Saint- Justin, de voir un témoignage si unanime de reconnaissance.Tous ont reconnu les bienfaits de l\u2019apôtre.Mgr Gérin, comme le docteur Coulombe, se classe au premier rang, (en dehors de ses éminentes qualités d'homme d\u2019œuvres et de littérateur) des agriculteurs apôtres, dont il est en notre temps, l\u2019une des figures les plus intéressantes et les plus originales de son époque.Par l\u2019exposition scolaire, Mgr Gé- rin à voulu donner à la jeunesse de Saint-Justin, l\u2019intérêt au travail de la terre, l\u2019esprit de responsabilité, l\u2019amour du vrai et du beau.\u2014Ce n\u2019est pas la salle de l\u2019exposition qui fut remplie de produits, comme un orateur l\u2019affirmait à Saint- Justin, mais c\u2019est l\u2019esprit et le cœur de vos enfants qui ont été pénétrés de ces qualités et aptitudes, nécessaires au succès, telles que : l\u2019esprit d\u2019ordre et d\u2019initiative, le respect du travail, là persévérance, lu fierté légitime du bon travail, l\u2019émulation, le goût de bien faire les petites choses, ete., ete.La jeune génération continuera les traditions nationales et agricoles, implantées ici par ceux que nous fêtons aujourd\u2019hui.Jean-Ch.MAGNAN, Agronome.TERRE A VENDRE Belle terre de 160 arpents à vendre | à Ste-Elisabeth, située au milieu du village, à un demi-arpent de la beurrerie, le long du chemin de ligne conduisant à Joliette et possédant toutes les commodités qu\u2019un cultivateur peut désirer.Pour les conditions s\u2019adresser à Napoléon Clément, Ste-Eli- sabeth, comté du Joliette, TERRE À VENDRE Belle terre à foin de 48 arpents, très bien bâtie, située au Grand St- Jacques, à vendre, pour cause de ; santé, à très bonnes conditions.S\u2019a- : dresser à Agapit Laurendeau, Mas- kinonge, P.Q.A QUI LA CHANCE ?Beurrerie à vendre, très bon centre, fabriquant 60.000 à 65,000 livres de beurre par année.Pour informations, s\u2019adresser à J.-0.MANDEVILLE, Vaucluse, co.l\u2019Assomption, Qué.À VENDRI Magnifique poney venant directement de l\u2019Ecosse (Iles Shetland).Très doux.Voitures d\u2019été (sur caout- | chouc) et d\u2019hiver.Deux attelages.Deux couvertes en loup.Pour informations, adressez-vous à Melle Chapdelaine, St-Justin, comté de Maskinongé.ALPHONSE LESSARD, FORGERON, Spécialité de soudure au gaz : Fonte, Acier, Granit, Ete.Fer, OUVRAGE GARANTI \u2014 PRIX MOD ZRES.PONT MASKINONGE, P.(.Volailles à vendre Volailles de race pure, Plymouth Rock barrées (bonne lignée de pondeuses) à vendre Poules et cochets de $1.50 à $400 suivant ia qualité.Frs Gagnon, St-Justin, P.Q.H.Mandevilie MARCHAND Et Commergunt de Bois de Pulpe, Bois de Sciage, Bois de Corde, etc.ST-JUSTIN, Qué.(BOIS BLANC STA.) 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clles ont seulement un visage reposé, indice de la paix et de l\u2019ordre qu\u2019elles gardent au-dedans ; actives, dévouées, mais jamais empressées, elles sont heureuses sans chercher à l\u2019ê- tre ; elles ne cherchent qu\u2019à être chrétienne, et c\u2019est cette vie chrétienne qui les entoure d\u2019une atmosphère de sérénité.I y a bien quelquefois des pleurs.sur leur visage et un air de tristesse, mais rien de contracté ; même leur tristesse est sereine.La vie pour elle est unc ligne droite qu'elles suivent toujours ; de côté et d'autres de cette ligne elles lisent : défense de passer, et elles ne passent jamais.Le long de la vie elles rencontrent, comme nous, des obstacles, elles éprouvent des contrariétés, elles sentent des amertumes et des frémisse- menlis et c\u2019est ce qui les fait quelquefois pleurer, mais elles ne laissent pas de rester en paix et de marcher toujours d\u2019un même pas tranquille et assuré, Quelqu\u2019uu leur donne la main pour les conduire, pour les relever, pour les soutenir ; ce quelqu\u2019un c\u2019est Dieu ; elles le voient, elles lui parlent, elles l\u2019écouteut , elles se con- flent à lui, elles acceptent tout de lui et elles l\u2019aiment de tout leur être, ne pensant pas plus qu\u2019on puisse ne pas l\u2019aimer et ne pas lui obéir, qu\u2019un cufant peut ne pas aimer sa mère et ne pas lui être soumis.Elles s'oublient quelq iefois, et alors elles demandent sincèrement pardon, mais «iles ne désobéissent jamais.Elles ne comprennent pas qu\u2019on puisse volontairement faire quelque chose qui déplaise tant soit peu à Dieu.Un jour que nous disions à l\u2019Âme ui nous à indiqué la recette dont nHous allons parier, qu\u2019elle ne nous AVait pas réussi, CeLte âme parut é- tJonnée d\u2019abord, puis nous dit comme eh se ravisant : Peut-être aviez-vous refusé quelque chuse au bon Dieu ; ce ne serail pas juste qu\u2019il donndt quand on lui refuse.Voici dans toute sa simplicité, la recetie pour obtenir de Dieu tout ce qu\u2019on veut.ll faut prendre le bon Dieu par le.cœur, par le cœur, on fait du bon Dieu tout ce qu\u2019on veut.Et pour cela, avaut de formuler.notre demande, aller faire une bonne manière à quelqu\u2019un de ceux que le bon Dieu aime plus que les autres: Un enfant, un pauvre, un malade, un afligé, un rebuté, un vieillard, un de ceux qui sur la terre ou sont délais- Marchand-Tailleur, Sés, ou ont besoin de tout le monde, OÙ attirent la bienveillance de Dieu Par leurinnocence ; se dire (ce qui est vrai) qu\u2019ils sont les enfants du bon Dieu, qu\u2019ils ont besoin de quelque chose ; que Dieu ne veut pas leur donner directement ce quelque chose, et qu\u2019il le remet en notre pouvoir afin que nous leur donnions.C\u2019est une aumône, un jouet, une caresse, um mot de sympathie ou d'affection, une parole qui relève, une joyeusuté qui allège momentanément le chagrin, un objet prété qui fait plaisir, un de ces riens insignifiants par eux-mêmes, mais qui nous feraient plaisir à nous 81 on nous le donnait.C\u2019est en un mot tout ce qui peut rendre heureux, même pour un petit moment, dans la pensée de contenter le cœur de Dieu.Dieu nous suit du regard quand nous allons vers ces petits, vers oes Pauvres, vers ces «ffligés ; il voit le sentiment qui nous pousse, il est heureux du bonheur que nous proeu- rons à ses chères et bien-aimées créatures, et il est pour ainsi dire ému comme est ému la mère qui nous voit caresser, amuser, consoler son petit enfant.Profitons de ce moment ; la charité a rendu notre Ame plus sainte et plus pure, nous sommes plus agréables à Dieu, profitons de ce moment, expo- soma notre demande.Non, mon Dieu, vous ne nous refusez pas alors ; il semblerait que vous ne seriez pas bon et que vous assuré quevous vous condutriez envers NOUS COMME NOUS NOUS BETIONS CONduits envers les autres.Nous avons été bons, vous serez bon pour nous, mon Dieu ! Nous avons donné, vous nous donnerez mon Dieu! Nous vous avons fait plaisir, Vous nous ferez plaisir, mon Dieu ! 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Il faut d\u2019abord protester que le| Tiers-Ordre produit d\u2019excellents | fruits, et qu\u2019il n\u2019importe que les ré- | sultats soient visibles et palpables, | pourvu qu\u2019ils soient réels dans l\u2019intime des Ames, Mais, après tout, l\u2019on a raison de demander beaucoup à nos Fraternités et d\u2019être très exigeants pourelles.Pourquoi donc le Tiers-Ordre ne transforme-t-ils pas la société au-, jourd\u2019hui comme au temps de saint | François ?Une Fraternité devrait être un foyer de vie chrétienne intense, un agent de réforme sociale, ainsi! que le voulait Léon XIII.II arrive qu\u2019elle végète.Pourquoi ?lo Nos fraternités sont-elles constituées de bons élements ?Le recrutement des membres du Tiers-Ordre ne semble pas se faire toujours avec discernement.11 y a dans les Fraternités un certain nombre de tertiaires qui n\u2019y sont que parce gu\u2019onles y a poussés.Ils ont subi la douce violence de l\u2019amitié, ou l\u2019enthousiasme d\u2019une clôture de mission, ou l\u2019entraînement de l\u2019exemple.Au fond, ils ne savent pas au juste le sens de la détermina- tiou qu\u2019on les a ainenés à prendre.D\u2019autres ont entendu parler d\u2019indulgences et de privilèges.Poussés par l\u2019intérêt \u2014 intérêt légitime sans doute \u2014 ils ont donné volontiers leur nom, sachant d\u2019ailleurs que rien dans la Règle ne les obligeait sous peine de péché.Voilà un élément de nos Fraternités.ŸY a-t-il lieu de s\u2019étoriner que les tertiaires de cette marque ne fassent pas avancer la Fraternité au but supérieur qu\u2019elle doit atteindre ?Il faudrait ne recevoir que les fidèles disposés à pratiquer une vie chrétienne sérieuse et venant demander à la Règle franciscaine le moyen efficace de développer en eux ces hautes aspirations.Quant à ceux qui ne comprennent pas la nécessité d\u2019une vie chrétienne intégrale et intense, \u2014 indifférents et mondains \u2014 préparons-les à comprendre, et, de loin, amenons-les progressivement au seuil du Tiers- Ordre, en faisant d\u2019eux des chrétiens sérieux et pratiquants, puis des chrétiens convaincus, puis des ehré- tiens désireux de pratiquer la perfection de leur état.Ainsi nous aurons réalisé le vœu des Souverains Pontifes qui veulent que les masses entrent dans le Tiers- Ordre, mais non cependant sans y ê- tre préparées.quel recevrait les professions et procéderait aux élections, en vue de; constituer le Discrétoire qui est l\u2019organisme actif de la Fraternité.! Uette nécessité s\u2019impose par le fait | qu\u2019on ne peut choisir les membres\u2018 du Discrétoire que dans le groupe i des tertiaires profès.L\u2019autre part, | une fraternité sans Discrétoire élu; canoniquement est vouée à la mort.| Or, conçoit-on toujours que fonder une Fraternité, c\u2019est non seulement | recevoir quelques personnes à lu vê-; ture, mais compléter l\u2019acte par leur! admission a la profession et surtout | par la constitution d\u2019un Discrétoire | actif et intelligent ?On peut dire que c\u2019est du Directeur et de son Discrétoire que dépen- ternité.Le Directeur est l\u2019âme de la Fraternité.Il est l\u2019autorité.À lui revient la charge de donner l\u2019aliment qui entretiendra la vie des -membres de la Fraternité.Mais voici l\u2019objection qui surgit : Si le Directeur est absent (comme il est arrivé pendant la guerre) ou malade, ou comme forcé, à cause de ses occupations urgentes, par le fait de la pénurie de prêtres, de se désinté-! resser en quelque sorte du mouvement de la Fraternité, qu\u2019adviendra- t-il ?Nous pensons que la Fraternité a le droit à l\u2019existence dès lors qu\u2019elle a été érigée canoniquement, et parce qu\u2019elle a en e:le-même tous les éle- ments essentiels pour vivre.Nous n\u2019avons que des éloges à adresser aux Discrétoires zélés qui, pendant la guerre, malgré l\u2019éloignement de leur Directeur, et avec leurs bénédictions, ont continué à entretenir la vie de leur Fraternité par les réunions mensuelles où l\u2019on récitait une partie de l\u2019office, l\u2019on faisait la lecture de quelque commentaire autorisé de la Règle et de traits de la vie de nossaints franciscains.Il importe donc d\u2019encourager les initiatives du Discrétoire en vue du développement de la Fraternité, mais toujours gous le contrôle du Directeur.Beaucoup de fraternités seraient florissantes si l\u2019élément dirigeant envisageait ainsi son rôle.x = * 30 Nos Fraternités sont-elles vivi- Jiées par esprit franciscain ?La Fraternité est un organisme vivant.Il ne suffit pas de lui donner la vie, il faut la lui conserver en la nourrissant d\u2019un aliment substantiel.La Règle pourvoit à tout.Flle de- man de seulement à être connue, mé- | Rar ATR ISL 1 : a I | mensuelle.L ; dent la vitalivé et l\u2019avenir de la Fra- | ditée, observée.Pratiquement, les réunions mensuelles y aideront merveilleusement, sil\u2019on conçoit ces réunions comme un rappel précis adressé chaque mois aux tertiaires de leur idéal de vie chrétienne parfaite.Elles seront toujours excellentes quand elles auront pour objet de rappeler tel point de la Règle.Son texte est fécond et se prête à tous les besoins d'Âmes.Les tertiaires, en outre, attendent ;, qu\u2019on leur parle de leur père saint | François.Tous les articles de la Rê- gle peuvent être illustrés par des traits de la vie du séraphique Père ou des saints de l'Ordre.Les tertixires appartiennent à la grande famille franciscaine.Il leur est cher d'en entendre parler.Tout concourt à former un esprit de famille et à vivifier.Il n\u2019est pas possible que le tertiaire ne revienne meilleur de la réunion l'intelligence y a trou- Vé sa nourriture : il a mieux compris son idéal et s\u2019esi senti tenu par ses obligations de règle.Le cœur a eu sa part : il s\u2019estsenti davantage l\u2019en- The V e ine Vert \u2014est garanti ce fant du séraphique Père et se trouve plus fier d\u2019appartenir à la glorieuse l'amille franciscaine.L\u2019Âme emporte les grâces précieuses que la prière en commun attire toujours sur les assemblées pieuses, La bér.édiction du séraphique Père est descendue enfin comme une pluie bienfaisante, prélude des floraisons de vertus qui vont s\u2019épanouir.Ces réunions, si riches d\u2019avantages spirituels, renouvelées tous les mois, impriment nécessairement une trace profonde dans l\u2019Âme qui veuten profiter.Ajoutons à cela les réunions du noviciat, les retraites annuelles et les visites canoniques faites très régulièrement.Peut-on croirequ\u2019une Fraternité qui trouverait un tel aliment, puisse être vouée à la stérilité ?Or, il n\u2019est pas une seule Fraternité qui ne puissent trouver ces aliments de prospérité dans l\u2019accomplissement et l\u2019intelligente compréhension de la Règle du Tiers-Ordre de saint François.La Revue Franciscaine.qu\u2019il y a de meilleur et Fameux par s - Prix défiant BIENVENUE AUX NOUVEAUX CLIENTS Spécialités : tis, Bonbons de choix, Fruits, Liqueurs.As- sortament complet des Cigares, Cigarettes et Tabacs en paquets de l\u2019IMPéRIAL TOBACCO + saveur \u2014 essayez-en un échantillon.CHEZ rivestre A EPICIER Biscuits Christie, Chocolats assor- Co.DE MONTREAL.GROS ET DETAIL, LIGNE COMPLETE DE FOURNITURES D'APICULTURE gC ita ~~ ST-BARTHELEMT.DENTTERS : Or, Aluminium, Gold Dust, Vulcanite.PRIX RAISONNABLES - - PONTS en OR solide, Porcelaine OBTURATIONS ; 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Et cette pensée augmentait sa haine contre la comtesse, cause innocente de sa déception.l\u2019ourtant, à cette heure, elle était touLe disposée à l\u2019indulgence.Made- lvine, ayaut eu le bon goût de mourir, avait en partie réparé ses torts.Maintenant l\u2019orphelin était à elle, bien à elle, rien qu\u2019à elle! Les cheveux blancs recherchent les cheveux blonds, et, en ce moment, la marquise pensail fort peu ses aïeux, à la gloire de leur maison, à l\u2019honneur de leur race, et beaucoup à cet enfantelet dont elle allait être la mère, a ce délicieux apprentissage de Sa vieillesse, au souci de pétrir et de fagonner cette jeune Ame.Le bruit d\u2019une altercation l'arracha à sa rêverie.La porte s\u2019ourrit brusquement, un homme parut.C'était Didier.Bien que son visage fit profondément altéré, il était calme et s\u2019incli- ha courtoisement devant la marquise.\u201c De quel droit vous permettez-.vous de forcer ma porte?demanda- celle avec hauteur.- De quel droit m\u2019avez-vous enle- Vé mon neveu ?\u201d répondit froidement le docteur.On eût dit le choc de deux lames d'acier.\u201c Vous m\u2019interrogez, ja crois ?_ I n\u2019en est pas besoin, madame.Vous vous êtes emparée du fils du comte de Mautdret contre la volonté!\u2018 de son père, vous allez me le rendre.-\u2014 Non.\u2014 Vous refusez ?Oui, Invoquez la loi, si vous l'osez, ; I y a une loi au-dessus de toutes C3 aUbres, c\u2019est l\u2019autorité paternelle.L'ECHO DE SAINT JUSTIN, 2 OCTOBRE, 1922.\u2014 Au-dessus de l\u2019autorité du pere, il y a celles des ancêtres : ils me défendent de laisser leur descendant en des mains indignes, Le docteur pâlit ; mais se contenant : \u201c Le comte était seul juge en cette matière, madame, il m\u2019a chargé de le remplacer près de son fils, par son Lestamnent suprême que voici.\u201d Il Jui présenta le missel sur lequel René avait tracé avec son sang ses dernières volontés.La marquise jeta un coup d\u2019æil sur ces caractères sanglants ; puis, plongeant un regard aigii et scrutateur dans celui du Jacobin : \u2018\u201c Vous étiez donc près de lui lorsqu\u2019il est mort?articula-t-elle lentement.\u2014J\u2019ai reçu son dernier soupir.\u2014 C\u2019est vrai, vous cumulez ?N°étiez-vous pas à la fois bourreau et médecin ?Lequel des deux assistait mon neveu à ses derniers moments ?\u2014- L\u2019ami et le frère.\u2014 Et vous vous proposez sans doute d\u2019être aussi bon parent, bon tuteur.C\u2019est sage et prudent.Elevé par vous, l\u2019héritier du comte de Hautdret ne vous demandera pas compte ni des biens de sa famille ni du sang de son père.\u201d Didier devint blême, et d\u2019une voix sourde : ** Vous me prêtez là un calcul infà- me, madame, dit-il ; le temps répondra pour moi.Mais j'ai accepté une mission sacrée et je la remplirai jusqu\u2019au bout.\u2014 Malgré moi ! \u2014 Malgré tout.\u2014 Et moi, malgré vous, malgré son père, j\u2019empêcherai le dernier des Hautdret de devenir indigne de son nom.\u201d Le républicain se redressa.\u2018 Pour qui me prenez-vous donc, madame ?J\u2019ai promis à mon ami mourant d\u2019être le père de son enfant.Son père entendez- vous ?c\u2019est-à-dire d\u2019abdiquer ma personnalité, mes convictions, mes croyances, de me substituer à lui pour verser dans le cœur de son fils sa foi et son idéal.\u201d La marquise eut un rire moqueur : \u201c\u201c Le corbeau ne peut imiter le vol de l\u2019aigle, monsieur et, enadmettant la sincérité de vos efforts, vous ne serez pas à la hauteur d\u2019une pareille tâche.\u2014 J'espère vous prouver le contraire, madame.En ce moment, le petit Louis attiré par le bruit de la discussion, vint se jeter dans les jambes de Ménard en s\u2019écriant tout joyeux : \u201c Mon oncle Didier ! ?\u2019 La vue du blondin, sur le front duquel «lie échafaudait tant de beaux rêves un instant auparavant, ranima |la volonté, peut-être légèrement ébranlée, de sa tante.Nous n\u2019avons plus rien à nous dire, monsieur, \u2019\u2019\u201d déclara-t-elle d\u2019un ton terme en écartant de son tuteur l\u2019enfant que Marianic terrifiée assit sur ses genoux devant la fenêtre où travaillait habituellement la marquise.Et, d\u2019un geste impérieux, elle lui montra-la porte.Une exclamation du petit Louis l\u2019arrêta.Avec la curiosité de son Âge, il ve- recouvrait le métier et s\u2019écriait ingénument : \u2018\u201c \u2018Tiens! la tapisserie qu\u2019achetait maman! c\u2019était douc vous qui lui vendiez, ma tante ?\u201d la marquise tressaillit comme si une vipère l\u2019avait mordue, et, remarquant l\u2019imperceptible sourire du frère de Madeleine devant cette involontaire vengeance posthume de la pauvre morte : \u201c Elle ! c\u2019était elle ! \u201d s\u2019écria la vi- eilie dame.Son neveu, Didier, les ancêtres, tout était oublié dans l\u2019humiliation de son orgueil.Elle! Anne-Marie de Hautdret, marquise de Kergariel, avoir requ l\u2019aumône ! et de qui! Elie brisa son métier et en jeta les débris dans le fuyer.Puis se redressant de toute sa hauteur : \u2018* Sortez ! \u201d\u2019 grondait-elle.Et quand la porte se fuuv refermée sur l\u2019oncle et le ueveu : ** Une pareille honte ?à moi ! mur- mura-t-elle.Lt deux larmes brûlautes jaiilireut de ses yeux.Vv Jacobin et Chouan Par une belle soirée d\u2019été, un homme et un enfant frauclhissaient le seuil du manoir de lautdret ; Lous deux étaient vêtus de deuil.Malgré leg maux de la guerre, le vieux donjon éievait encore orgueilleusement vere le ciel ses plerres noircies et ses créneaux démantelés ; mais l\u2019herbe poussait entre les pa- Vés, les purtes Criant sur leurs gonds rouillés, les volets clos, le sileuce, la solitude, l\u2019abanuon, tout éveiilait l\u2019idée d\u2019une morne désolation.\u2018 Monsieur le comte de Hautdret, dit l\u2019oncle en se découvrant devant son neveu, voici le château de vos pères, où tous sont nés, mais où bien peu sout venus mourir.\u201d Et pendant que enfant, sa petite main dans la sieune, contemplaitres- pectueusement les hautes murailles, les fenêtres en ogive, le large escalier de marbre, et l\u2019écusson sculpté au fronton, Ménard faisuit un triste retour vers le passé.Quel changement en peu d\u2019années ! et quels souvenirs venaient assuillir son ame si fortement trempée cependant! Combien de fois avait-il franchi ce seuil hospitalier pour se jeter dans les bras de l\u2019ami qui l\u2019attendait, le sourire aux lèvres, de l\u2019arni, devenu l\u2019ennemi.Un chien pelé vint lentement lé- cher sa main.C\u2019était le même qui lui faisait fête autrefois.Hélas ! à cette terrible époque, les animaux duraient plus que les hommes.L\u2019ancien jardinier, resté gardien du domaine, vint lui remettre les clefs et lui souhaiter la bienvenue d\u2019un air contraint.Dans la grande salle déserte, les portraits des ancêtres semblaient regarder avec complaisance leur frèle rejeton passant entre leurs gigantes- ques armures.nait de soulever le papier de soie qui |.Hi) Ménard s\u2019arréta devant le dernier, représentant René a vingt ans.\u2014 Vous ferez placer cette toile dans le cabinet du comte, qui sera désormais le mien, ordonna-t-il.II comptait, en effet, s\u2019installer complètement à Hautdret.Les luttes sanglantes touchaient à leur terme : La Terre des Géants avait dévoré ses enfants, le calme renaissait dans Jes canipagues désolées, et la pacification de la Vendée s\u2019ac- coinplissait.Ce n\u2019était pas sans une poignante angoisse que le docteur s\u2019était décidé à venir s\u2019enfermer avec son neveu dans ces lieux où, enfant, il avait passé de si douces heures près de \u2019ami perdu, où ils avaient confondu leurs premiers jeux, leurs premières cunftiuences, Mais la tâche qu\u2019il avaiuv assumée semblait dilticile à remplir à ce républicain convaincu : il espérait trouverun secours dans les souvenirs héroïques du passé, l\u2019ombre de ses aleux, le berceau de leur race.Ses opinions le vendant peu suspect il avait racheté les domaines de la famille, vendus comme biens nationaux, il résolu d\u2019en profiter.Dès lors, avec une conscience et une loyauté scrupuleuse, il s\u2019attacha à développer dans le cœur du dernier des Hautdret la foi politique et religieuse de son père.C'étaitlà une œuvre laborieuse et rude : l\u2019exemple vaut mieux que les leçons, et, s\u2019il est malaisé d\u2019ensei- guner ce que l\u2019ou ne Cruit pas, il est plus malaisé encore de feindre des sentiments que l\u2019on n\u2019éprouve pas.C\u2019était chuse Louchaute que ce fanatique dela révolution laisantlitière de ses sentiments et de ses principes pour remplacer fidèlement le pere absent.Il achetait secrètemeut les écrits royalistes, se publiant sous le manteau, lu légende du Temple, le Roi- Muawrtyr, cherchant lui-mênie à se pénétrer de ces lectures, et les répétant à son neveu atlentbif et é.uu.Pour Louis, son oncle était comme son père, un héroïque soldat de la bonne cause, un de ces hardis Vendéens dont il rêvait la nuit, lorsque le vent sifllait dans les grands arbres et venait se briser en gémissant contre les murs épais de lu grosse tour.Il revoyait en songe le comte, mou- \u2018ant dans les bras de son ami, mais pour lui, tous deux avaient le cœur sanglant sur la poitriue, et su teu- dresse filiale pour son tuteur s\u2019augmentait encore de cette illusion que rien ne venait dissiper.Ils vivaient en etlet dans une retraite profonde, cluîcrés dans le château dont le pare immense suflisait amplement aux ébats de l\u2019orphelin.Dans le village, si le nom de Didier éveillait par hasard un souvenir.c\u2019était celui de l\u2019ancien ami d\u2019enfance du feu comte, et les braves gens reportaient sur lui un peu de leur vénération pour le sang de leurs maîtres.Quant au commandant Sans-Quar- tier, parfois un des rares survivants de la grande guerre rappelait en signant quelque terrible exécution, quelque scène de destruction et de échaugé x.I + 10 carnage attachant à ce Surnom comme un panache flamboyant ; mais nul ne se doutait que le promeneur silencieux, le médecin compatissantle tuteur devoué du jeune comte fût le chef redouté d\u2019une de ces colonnes infernales, qui avaient laissé derrière elles un sillon de flammes et de sang.Pour lui, poussant jusqu\u2019au bout le sacrifice, il avait renoncé à l\u2019activité, aux luttes qui le passionnaient, craignant le bruit, l\u2019éclat, et se consacrant uniquement à l\u2019enfant de son frère, se privant même d\u2019embrasser les siens.Il avait un fils un peu plus âgé que Louis et une fille, qui avait couté la vie à sa mère.Tous deux, confiés* d\u2019abord aux soins d\u2019une vieille parente, étaient maintenant, l\u2019un au collège, l\u2019autre au couvent.Ils croyaient leur père en Amérique et ignoraient son retour en France.Didier ne voulait pas dérober à l\u2019orphelin une parcelle de son existence et repoussait, avec une crainte superstitieuse, l\u2019idée d\u2019une intimité quelconque entre les jeunes cousins.Aussis\u2019ignoraient-ils également des deux côtés.Cependant le temps coulait.Louis grandissait, son intelligence s\u2019ouvrait et parfois une naïve question de l\u2019élève embarrassait le professeur dont la tâche devenait de plus en plus difficile.La Providence eut pitié de son embarras et lui envoya un auxiliaire inattendu en la personne de l\u2019abbé Norberg, ancien précepteur du feu comte.Le digne prêtre avait fait campagne, partageant les dangers de l\u2019armée vendéenne, soignant les blessés, consolant les mourants, bénissant les morts sans regarder la couleur de leur cocarde, avec une charité évangélique.La soutane retroussée, le pied léger, le cœur solide, il s\u2019en allait tran- quillementau mileu des balles.Retournant un mot célèbre, il disait volontiers : \u201c Absolvons tout le monde, Dieu reconnaîtra les siens.\u201d Et peut-être, in petto, souhaitaii-il que le Père céleste n\u2019y regardât pas de trop près.Après la déroute complète des Blancs, il avait véeu caché, errant, miisérable ; puis la tourmente passée, il avait cherché à s\u2019orienter au milieu des ruines dispersées par le vent et, instinctivement, il était reveuu au toit qui avait abrité vingt ans de sa vie.Didier connaissait et estimait de longue date cet homme libéral, intelligent, malgré des convictions profondes et une foi d\u2019apôtre ; il l\u2019accueillit, non comme un envoyé de Dieu (il n\u2019y croyait pas) ; mais comme un ami, un appui, un conseil.En deux mots, il lui confia son embarras, son impuissance à remplir un engagement d\u2019honneur ; il termina en priant le bon abbé de l\u2019aider dans cette tâche délicate et d\u2019être le précepteur dufils après avoir été celui du père.L\u2019excsellent homme accepta avec me ee eee eee L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, joie : fection quasi paternelle pour son ancien élève lui faisait regarder le nouveau comme une sorte de petit-fils.Quant à l\u2019orphelin, le nom vénéré de son père, qui mouillait toujours ses yeux, mettait une auréole au front de ceux qu\u2019il avait aimés.D'ailleurs, il trouva bientôt dans l\u2019enseignement de son maître cet enthousiasme réel, cette flamme communicative qu\u2019avec toute sa bonne volonté Didier n\u2019avait pu mettre dans le sien ! et l\u2019âÂme de l\u2019enfant, ouverte aux impressions généreuse, se pénétra de ses leçons.L\u2019abbé n\u2019était cependant ni unexal- té ni un fanatique et, s\u2019il avait suivi l\u2019armée vendéenne, c\u2019était moins par esprit guerrier que pour ne pas abandonner ses enfants.En tout, il était plutôt pour la doctrine du \u2018\u2018 Laissez-faire \u201d, convaincu que la main de Dieu est toujours dans les actions des hommes.Il respecta les illusions du jeune comte sur le caractère de son oncle ; mais 11 s\u2019efforça de détruire les préventions que l\u2019enseignement trop serupuleusent absolu de ce dernier avait semées dans ce sol vierge ; d\u2019inculquer à son élève l\u2019amour de la vérité et du bien, mais en lui apprenant à plaindre l\u2019erreur et le mal sans les maudire.Mais de ce côté, le succès ne répondit pas à ses etfforis.\u2018 L\u2019esprit de l\u2019enfant est absolu parce qu\u2019il est borué \u201d, à dit Uu philosophe.En effet, son\u2018regard, inhabile à saisir lesnua.ces, ue lui permetde voir que les couleurs crues.Pour lui le bieu est le bien, est le mal, et le vers du poèce Ainsique lu vertu, le vice a ses dégrés est incompréhensible.Volontalrement, par une excessive délicatesse de conscience, Ménard avait encouragé cette tendance, trouvant une âprejouissance à s\u2019immoler de ses propres mains, à enseigner à son fils adoptif l\u2019horreur et le mépris de ce parti dont il étaitjadis un des chefs.Aussi, pour le jeune comte, qui disait royaliste disait héros et martyr, qui disait républicain disait Monsure et bourreau.* Vous avez tort, mon cher enfant, répétait doucement l\u2019abbé, il y a de braves gens dans tous les partis, et Dieu éclaire Un jour ou l\u2019autre ceux qui le méritent.** L\u2019héroïsme des Blancs vous est connu, mais parmi les Bleus il y a eu aussi des actions d\u2019éclat.Tenez, je me rappelle certain épisode dont M.Mé- nard a dû garder le souvenir, c\u2019est un trait antique digne de ces héros que vous admirez tant.C\u2019était dans un de ces combats ignorés où se déployait autant de valeur que dans une grande bataille.Les adversaires étaient séparés par un marais fangeux.Notre position élait la plus forte, les Bleus essayèrent de l\u2019enlever, et dix fuis le commandant se jeta dans la vase à la tête de ses hommes.Dix fois il fut repoussé le mal (A suivre) SALA MOMIE OM IAE ta mme MIE ee a il n\u2019était plus jeune, et son af- 2 OCTOBRE, 1922 J.E.MASSE = Opticien-Diplomé ESSAI DE LA VUE GRATUIT Outillage des plus moderne 6 Une visiteest sollicitée.412 rue St-Laurent, LOUISEVILLE.Bibliothèque Musicale Tous ces livres sont en vente aux bureaux de '\u2019Echo de St-Justin, ALBUM DU CHANTEUR, Chansonnier av ec TOITS LC eee arene near aed 30 H0 CHANSONS CANADIENNES, hrs bes par P.-E.Provost, iHustrees par J -C, Franchère.Un job album aves eouv ertitre iilustrée.10 cha - SUIS AVEC accompagnement de piano.$1.50 CHANSONS DE BOTREL pour l Ecole et le Foyer, avee La miunsique des nrs 30.60 CIFANSONS POPULAIRES DT C AN ADA.a vec aunotalious par Erness Gagnon.>1.00 LE SUCUES DU SALON.Chuusonnier avec li MUSIQUE JOS HITS viet LL La ea es a nee 6 50 LYRE CANADIENNE (Nouvelle).Recueil de chansons canadiennes \u20ac: françaises, Nouvelle édition, eniièremient refundue et considérableme t HUBINENTEE- cL i ei irises t.60 MUSE POPULAIRE Ca).Reeneil de roman- eus, CHansonnettes et chaurkons cotnigues as ec nie sique.1 volume broché.6 x 43.0.55 NOEL AN TENS de in Nouvele France.Jar Ernest Myraud.Beau volume l0 x 61.50 QUATRE CANTIQUES de NOEL avec \u2018harmonie moderne, pour Voix égales, quer Alexis Con tant.lt estné le divin enfunt\u2014Ça bergers, nssein- bloug-nou \u2014Les anges dans nos cawpagpes\u2014I ins cette rable.areas 1.50 QUATKE-V ING TS MOTETS enchant grézorieu el en musique moderne, par Louis Boulner, P.S.Se, maitre-de-chapeile de Notre-Dame de Montré- .l1vol7x 45.broehd.oo eue 0e 0.25 yy M EMES, avee accompagnement.1 volume lox Td curtommé.2220041 i seras eee rene 1.50 TROIS CEN Is CANTIQUES ANCIENS et NOUVEALA, à l'uxage de- Maisons d'éducation, de< communnutes et des vi troisses, Aavee aceon guement, par Louis Bouhier, P.S.S., maître-de- chapelte \u2018le Notre-Dame de Montre al.1 volume » XL ERFTONNE re aan 1.50 Les mémes, avec nccompuguement oo.+ 06 AMI DU CHANTEUR.Nouvenu recueil de ro- Mit Ces, mélodies, chansons \u20ac.chausonne tes,aver lt MUSIQUE.L2002 2000 ee La de ee eee a aa 0 0 CHANSONS COMIQUES, nouvenu recueil cone tenant des romanees, chansonne tes, ete.avee dn mus.que, par J.-A.Blondio- o.oo oo 0.35 CHANSONS et RONDES ENFANTINES, texte el musique de toutes les ronues d\u2019eufaus>.0 35 ECRIN DU CHANTEUR.Recuvil de romances- chansons et mérodies les plus nouvesles et ies plus populaires, avec lu musique.Lo.0.40 ECRIN MUSICAL.Recueil de rom:nces, chhan- sons et uiélodies les pius nouvelies et res jlus por pulaires.Avee la mpeique de tous Jes ais.0 40 ECRIN LYRIQUE.4e recueil de chansons.romances et inélodies les plus nouvelles et les plus populaires, aves bn musique.eee.0 40 LIVRE DE MUSIQUE (le).par Claude Auxé édition canadienne avec chants nationaux.0 7 \u2014SUPPLEMENT au LEVRE DE MUSIQUE, conienant les coupets des chants contenus dans le LIVRE DE MUSIQUL, avee gravures.020 PLAISIR AU SALON Ue), romances et ehnn- SONS nouvelles, avee musique.o.oo.0 50 REPERTOIRE HARMAN ©, le plus récent et le plus populiuire des vépertoirves.035 REFERTOIRE VERANDE.chansons comiques AVCC INUMNQUE 11010000 ae ea eee ae das Lan 0 35 LA RIGOLADE, nouveau chansunnier noré contenant un choix convenable de ch: ansons eomi ques eL Monologues.«oo viviieiin, LL 0 LES CHANTS DE L'ENFANCE.par Claude Augé.Notions primordiales de musique.50 exer- cice-, 100 chauts avee couplets, chansonne :ttes, ro- munees.Rondes, Bacurules, Ballades, Marches, 16 canons, Duos, Choeurs, 145 gravures .0.65 CHANT DIss PAT RIOT ES SF ecueil noté de chansons palriotiques Ganidi6nnes- françaises.0 55 BON VIEUX TEMPS, par te Docteur Louix- Elie De-jardins.Chansons populnires dit Cannda., harmopiséer par \u201cBon Vieux l'emps\u201d.15 série.de Pots Pourris\u201d, de 12 pages de musique chac Wn.Format 64 x 107, pour piano et ghionr 4 voix, (soprani, altos.téners et basses).Le Pot-Pourri No 4, seul, est à deux voix ; sopraitic ct altos.Ln SI CR 0.25 DU CHANT.POURQUOI CHANTE-ON ?\u2014 Comment chante-t on?Comment dire en chantant?Qu'appelle=t-on avoir du style ?\u2014Comment émouvoir\u2014Certnines cauxes de la décdence dn | chant.\u2014Le chant expressif dans 1a musique ancienne Le chant descriptif dans In musique moderne.Du goût, pur Hahn o.oo 000 LLL.100 COMMANDES PAR POSTE REMPLIES.© bm Arik tl tou se rbot = 1 pti 38 AE EE 0 ll lfc I TE AUN Demandez toujours les seuls et vrais parfums FATES VOIRENER J.JUTHAS.Prix $2.50 once pour FAITES-MOI-REVER et $3.00 Ponce pour BOULE-DE-NEIGE.ae alosthataët Il Hhelodtataak 75 SEATS IARI ISR Nous invitons les gentilles 'ectrices de \u201cI'ECHO DE ST- JUSTIN\u201d de nous faire parvenir leur nom et adresse et en retour elles recevront de jolis buvards parfumés.Adressez comme suit : J.JUTRAS, PARFUMEUR, 1739 Ave.Papineau, (35) MONTREAL dda cos 26 WHS fide oR EE a _ om met hot opm Co rs = CS to 0 ow BT we ~1 OT Ur ee & ma St-) de ¢ Phi Pro ler res rtto EE PS mr BE I\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, 2 OCTOBRE, 1922.11 Pont Maskinongé Jeudi, le 14 septembre a été baptisé Joseph-Ferdinand-Isidore, enfant de Joseph Gagnon et de Marie-Rose Ay- otte.Le parrain a été Rév.M.Isido- 1« Béland, curé d\u2019Yamaska, qui administra le sacrement, et la marraine Dame Veuve Louis Giguere de Snii-vustin.L'enfant est décédé le 17.: Voici le résultat des concours de blé-d'inde et d\u2019avoine du cercle a- gricose de la paroisse de Maskinongé.Messieurs Jos.Carufel, Romuald («renier et Arthur Bastien ayant été les jages de ces concours.Les prix ont été mérités et accordés comine suit : Concours de blé-d'inde 1.r prix Joseph Gagnon.85.50 ?e © Louis Gravel.5.00 3e ès Joseph Desserres .4.50 te be Pierre Bellemare.4.00 5e \u201ci Wilfrid Lessard.3.50 6e x F.-X.Gravel.3.00 7\u20ac Jus.-AÀ.Trudel.2.80 se + Albert Lemyre.2.00 Pour le concours d\u2019avoine 1er prix Albert Lemyre.$5.00 Joe ec Jos.-A, Trudel.4 50 3e Wilfrid Lessard.4.00 de © Joseph Gagnon.3.50 5e Jos.Paquin Moise.3.00 6e .Hormisdas Bruneau.2.50 Te be Fabrice L\u2019Heureux.2.00 se A Louis Gravel .1 50 Dans le cours du mois d\u2019août dernier M.et Mme Joseph Plante accompagnés de Mmes Xavier Gravei et Napoléon Pratte de Maskinongé é- taïent de passage à Hochelaga pour visiter leurs religieuses Sœur Justine \u201ce Padoue et Sœur Marie Adelphe sœurs de M.Jos.Plante et Mines X.Gravel et Napoléon Pratte.Sœur Gertrude du Divin Cœur, fille de M.et Mme Jos, Plante, Sœur François des Anges fille de Mme Xavier Gravel.Ils furent très bien accueillis par ces bounes religieuses, heureuses de revoir leurs bien aimés parents.Chacune est retournée dans son ancienne mission ; Sœur Justine de Padoue Supérieure à Garthby accompagnée de sa nièce sœur François des Anges Sœur Marie- Adelphe à Hochelaga ; Sa ur Gertrude du Divin Cœur à Uu- tremont.Le 29 du mois d\u2019août dernier M.et Mme F.-N.Gravel se rendirent à Ste- Hedwige, aux noces d\u2019or de M.et Mine Hercule Ladouceur.Un grand nombre de parents assistaient au banquet.Ils visitèrent en même temps la famille M.Joseph Ladouceur, sœur de M.F.-X Gravel.Après plusieurs Jours d\u2019absence, M.et Mme F.-X.Gra- | Vel sont revenus dans leur famille enchaniés de leur agréable promenade, Ste-Ursule On annonce pour le 16 octobre le Mariage de M.Hervé Francœur de\u2018 St-Justin avec Melle Claire Rivard | de cette paroisse.Pas de faire-parts.M.Edonard Lupien, oncle de M.Philippe Baril, gérant de la Banque Provinciale est parti ces jours der- Mers pour l\u2019hopital des Trois-Riviè- | res, naus lui souhaitons un prompt |wille et à l\u2019arrivée du train il y eut rélour dans sa famille et une guéri- | un libera de chanter.Nous avons re- | le retour d'un des nftres qui était son complète.Le Cercle de l\u2019A.C.J.C.a eu sa première séance le premier de septembre.Tous les membres semblaient heureux de se trouver encore une fois réunis pour une période de dix mois.Le programme de l\u2019année, tracé par M.J.A.Edouard Baril président est des plus complets, bien que très chargé, tous ont à cœur de le suivre pour que cette année, comme celles qui sont si vite passées, soit une année de progrès pour le cercle Saint- François.MM.Philippe Baril et Lucien La- frenière sont allés faire une retraite fermée au Cap de la Madeleine, et sont revenus enchantés de ces quelques jours passés à l\u2019ombre du mo- nastére des Oblats.Melle Rose Marchand de St-Justin, était de passage à Ste-Ursule, la semaine dernière.M.et Mme Freddy Lambert ont l\u2019honneur d\u2019annoncer à leurs parents et amis, lanaissance d\u2019un fils baptisé Joseph-Elie-Gédéon.Parrain et marraine M.et Mme Elie Casavant de Hartford, E.U Porteuse de l\u2019enfant Mme Adélard Lambert.M.et Mme Elie Casavant de Hartford ainsi que M.Léonide et Melle Aglaée Lambert de Providence, en promenade chez M.Freddy Lambert et leurs autres parents.Ils ont aussi visités Québec, Ste-Anne de Beaupré et les principales villes du Canada.Ils sont retournés enchantés de leur promenade.Louiseville Nous apprenons avec plaisir que Melle Eliane Lesage, institutrice a l\u2019école No.9.vient de recevoir, par l\u2019entremise de M.l\u2019Iinspecteur A.-L.Augor, une prime de $20, en récompense de ses succès dans l\u2019enseignement.Nos félicitations à Melle Le- sage et à ses élèves.Voici la liste de nos jeunes garçons qui sont allés dans nos collèges classiques de la province de Quebec : Roland et Robert Lafleur au Ste- Marie.Jos.-Hamilton Heaton et Paul Dé- saulniers au collège de Montréal.L.-Philippe Rousseau, Charlemagne Jacques, A, Bellemare, E.St-Y- ves et N.Paquin aux Trois-Rivières.H.Paul Giguère, À.Gagnon et E.Béland a Rigaud.Maurice Coutu à Joliette.Nous avons le plaisir d\u2019annoncer allé parachever ses études médicales à Paris, dans la personne de notre ami M.le docteur Donat Bussiéres, qui nous est revenu en très bonne santé.M.Eug.Noël est à construire un restaurant qui rivalisera certainement avec ceux de nos grandes villes.M.E.Saucier de Louiseville en est l\u2019entrepreneur.Nous avons ia douleur de vous an- | noncer aussi la mort de Mme Cuth- | bert Lessard, (née Gracia Hamelin )| gérant de la Banque d\u2019Huchelaga à Berthier, autrefois de Louiseville.Son service a été chanté à Berthier, son corps à été transporté à Louise- marqué dans la foule : Son mari et ses beaux frères Lucien Lessard, Richard Lessard, Urbain Lessard, J.-A.Gigudre, Isaac Giguere, J.-A.Coutlu notaire, J.-A.Ferron notaire, Edou- ard Martin, Jos.Bourret, Chas.Ilea- ton, Olivier Lafléche, L.-A.Plante médecin, Sén.Legris, J.-A.Vadebon- cœur, Clovis Caron, Louis Lambert et autres.M.Gustave Caron est à se construire une résidence privée dans la rue de la Gare.Dimanche Je 17 septembre il y a eu des courses pour un enjeu de $50.00 entre les chevaux de M.L.-A.Lamy et J.Chevalier de St-Léon, 3 dans 5.Le cheval de M.Chevalier a gagnéla première et le cheval de M.Lamy a gagné les trois autres.Nous avons le regret de vous annoncer la mortdu Docteur Lafièche de Warwick, frère du Docteur Latlè- che Vétérinaire de Louiseville.Le service a été chanté à Warwick et le libera a été chanté ici à l\u2019arrivée du train des Trois-Rivières a 7 hrs.p.m.Les porteurs étaient: Notaire J.-A.Ferron, Onésime Gélinas, Victor Damphousse, Chas.Fortin, Ephrem Lebel et N.Clément.Le cortège était suivi par son fils le Docteur O.Laflèche, ses neveux et ses nièces.Dans la foule qui suivait nous avons remarqué : MM.Donat Laurent, Ph- Desaulniers, F.Caron, Chs Heaton, Thos Caron, N.Bazin, Jos.Mcunier, J.-A.Savoie, Irénée Caron, Jos.Lamothe, Lucien Voisard et une foule d\u2019autres.Nous avons eu l\u2019exposition du comté le 12 sept.L\u2019hon.J.-E.Caron, mi- l'honneur de sa présence.Il y eut réception à la gare pour recevoir l\u2019honorable Ministre et M.Tourville député provincial.Malgré la miauvaise température il y avait une grande assistance sur le terrain.Des discours ont été prononcés par le secrétaire J.-!, Désaul- niers, le maire J.-W.Gagnon, M.R£ Tourville et l\u2019hon.Caron.Il y avait aussi la fanfare du (\u2018ol- lège sous la direction des Révérends Frères.St-Lin des Laurentides Mme Noé Gaboury est revenue d\u2019une promenade de trois semaines aux Etats-Unis.Dimanche dernier, le 24 couraut, vers 7 hrs du soir, un incendie se déclarait dans un des entrepôts de Martel & Morin KFireg.manufactnriers de tabac, situé riïe St-Louis, lequel fut détruit complètement.Il y avait dans cette entrepôu, euviron 10,000 livres de tabac, voiLures, ete.le tout évalué a $1500.00.C\u2019est lu deuxième fois depuis un an que le feu cause dus dowimages a cette maison.ln effet, le 23 novembre, 1921.uu incendie n- vait tout détruit, manufacture, en- tiepôt,ete.I1n\u2019y avait pus d\u2019assurar- ces.Vûà le fort vent qu\u2019il faisait, on a craint Un instant qu\u2019une grande partie de la ville serñuit détruite, caur le feu s\u2019est déclaré à plusieurs endroits: thez- M.Alcide Trudel, la Bar.que Provinciale, le Burenu de Poste et à la résidence de MM.Ed.Allard.La tâche de nos pompiers fut très difficile, mais grâce aux bons appareils que nous possédons et à une bonne pression d\u2019eau incendie a pu être mis sous contrôle après un travail de quelques heures.Mme Charles Paquin et Antoine Rivard sont parties pour une promenade de quelques mois chez leurs : + vo.| -.x - Dt.LT 1a nistre de l\u2019Agriculture nous a fait | Parents aux Etats-Unis.| \u2014_\u2014 re 5 NE HIS MASTERS VOICE Victrolas et Records \u201cLA VOIX DE SON MAITRE\u201d ; à Nous avons un choix immense de records de tous les genres VENEZ LES ENTENDRE JOUER ! / / + Nous vendons tous les modèles de VICTROLAS à | termes de paiement faciles.Magasin W.-H.Gagné, Saint-Justin, P.Q.28 À propos de laine et de moutons (suite de la première page) contraste avec la marche ascendante et les progrès étonnants de notre industrie de la vache laitière.On| comptait 648,000 moutons Bas-Canada en 1851 ; il n\u2019y en a plus que 637,000 en 1911.Ou peut même affirmer que le déclin serait encore plus marqué et que l\u2019industrie ovine n\u2019existerait plus au | Canada si la laine était le seul produit du mouton.Mais cet animal merveilleux est à triple rendement, pour ainsi dire.Outre la laine, il fournit la viande ; et même, parfois, on en tire du travail.En effet, dans nos régions montagneuses en voie de colonisation, il seconde utilement les efforts du défricheur dont il met à profit et transforme les pâturages embroussaillés et à maigre végétation.Si l\u2019on examine l'Annuaire statistique de Québec pour l\u2019année 1921, p- 272-279, on constatera sur la foi des informations fournies par le département fédéral de l\u2019agriculture, que les troupeaux de la province de Québec se trouvent surtout daus les comtés de la région montagneuse du nord (Labelle, Hull, Pontiac, Joliet- te, Lac Saint-Jean) ; dans la région montagneuse du sud (Shefford, Ba- got, Drummond-Arthabaska, Rich- mond-Wolfe, Beauce, Compton, Mé- gantic) et enfin, dans les comtés du bas du fleuve (Rimouski, Matane, Té- miscouata, Kamouraska).Or, depuis nombre d\u2019années, c\u2019est la viande plutôt que la laine qui a fourni le principal revenu provenant du mouton.Cela s\u2019explique du moins en partie, qu\u2019ou se soit si peu préoceu pé de tirer meilleur parti de ce qu\u2019on jugeait être après tout un produit secondaire de l\u2019animal.Mais la situa- ation pénible d\u2019après-guerre, la cherté générale de la vie, jointe à la baisse des prix des produits de la ferme, la crise agricole, en un mot, est venue nous remettre vivement sous les yeux des lacunes de notre industrie lainiére.Comment se fait-il, demandaient les cultivateurs, qu\u2019on nous accorde si peu pour nos toisons, tandis qu\u2019on exige des prix exorbitants pour les tissus de laine ?On leur répondait : Le haut prix des tissus est dû surtout à la cherté de la main-d\u2019œuvre, dont la classe ouvrière est responsable, ou, du moins, dont elle bénéficie.Quant au bas prix de la laine canadienne, cela provient en bonne partie de ce que nous manquons des machines nécessaires pour convertir ces laines en \u2018\u201c peignés \u201d\u2019 propres à la confection des tissus les plus appréciés.Sa valeur marchande en souffre inévitablement.Déjà en 1881, un filateur d\u2019Almonte (Ontario) déclarait devant une commission d\u2019enquête qu\u2019il n\u2019existait pas dans notre pays d\u2019établissements pour l\u2019élaboratiun des laines de peigne, et que, du reste, il ne se trouvait guère ici de troupeaux producteurs de laine de la qualité requise pour les * worsteds \u201d.Aujourd\u2019hui, après quaraute ans, on ne se plaiut L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, 2 OCTOBRE, 1922.pas apparemment de la qualité de la laine fournie par nos croisés de southdowns ou de shropshires ; mais on signale toujours l\u2019absence de machines pour la préparation des peignés.Toutefois, il semble que nous | soyons sur le point d\u2019être dotés de ; ces appareils dispendieux.Du moins, dans Je | ON à pu lire dans nos journaux au cours de l\u2019été dernier qu\u2019il s\u2019importait au pays des mécanismes de cette sorte.Si ce progrès dans l\u2019outillage de nos filatures devait se réaliser, il est probable que nous assisterions à un réveil de l\u2019industrie ovine au Canada.L\u2019effet serait aussitôt destimuler.de développer, de transformer même plus ou moins complètement l\u2019exploitation du mouton chez nous.Elle passerait graduellement du type pastoral, prédominant jusqu\u2019ici, au type industriel et scientifique.Sans doute, dans les régions montagneuses, nouvellement colonisées, où le sol à encore peu de valeur et se prête mal à une culture intense, la pratique actuelle d\u2019exploiter le mouton par la simple pâture dans les \u2018 herbages, dans les brûlés ou dans les \u2018\u2018friches\u2019\u2019 se maintiendra de longues années.Mais, dans les \u2018\u2018 vieilles paroisses \u2019\u2019, surtout celles de la plaine, à portée des moyens de transports et des centres de commerce, celles où l\u2019on compte le moins de moutons au- jourd?\u2019hui, on sera peut-être tenté de s\u2019adonner plus sérieusement à l\u2019industrie ovine.Si on le fait, ce sera peut-être dans des conditions nouvelles se rapprochant du mode d\u2019exploitation précor.isé en France, il y a trente-cing ou quarante ans déjà, par un agronome distingué, Andre samson.Suivant cette méthode, le mouton vit beaucoup plus à la bergerie et beaucoup moins au pâturage que sous le régime actuel.Il va sans dire que cela oblige le cultivateur désireux de rentrer dans ses frais à :i- rer davantage de son troupeau tan sous forme de laine que de viande.Notamment, il ne saurait se contenter de produire de la laine de carde; il lui faudra livrer une laine de peigne propre à la confection des tissus les plus recherchés.L\u2019introduction au pays de ces machines à peigner serait un premier pas dans cette voie.Certes, dans l\u2019in- térêu de la population canadienne en général, comme dans celui de la classe agricole particulièrement, il est grandement à désirer que notre industrie lainière s\u2019organise et s\u2019outille à la fois à la ferme et à la filature, et vienne prendre sa place à côté de sa jumelle, l\u2019industrie laitière.L\u2019exploitation d\u2019un troupeau de moutons exige moins de capitaux et vequiert moins de maiu-d\u2019œuvre que celle d\u2019un troupeau de vaches laitières.C\u2019est un avantage qui n\u2019est pas méprisable par le temps qui court.Le seul obstacle qui pourrait s\u2019opposer à la réalisation d\u2019une telle réforme, à part l\u2019insuffisance de l\u2019outillage, qu\u2019on est en train de corriger, ce serait la concurrence de pays étrangers mieux partagés que nous en vue de l\u2019exploitation profitable du mou- ton.Il ue faut pas se dissimuler les difficultés du problème, mais au moins mérite-t-il d\u2019être étudié, et résolu s\u2019il est possible.LÉON GÉRIN.LOUISEVILLE Lundi, le 18 courant, M.l'ubbé Donat Picotte.ordonné In veille, daus In chapelle du Séminaire, par Ba Grandeur Monseigneur Cloutier, célébrait sa première me-se daux votre église paroissiale.L'abbé Picotte était accompagné de M.le chanoine Bouluy, curé, cotmmme dincre et prérre i-sistant, et de M.l'abbé Joseph Pricotte, euré de St-Pierre Claver, comiuo sous-dinere.Fait à noter, M l'ub- bé Donat Picotie est ie premier nouveau prêtre à célébrer sa première messe dans notre nouvelle cylise.Le sermon de circonstance fut donné par M.l'abbé G.- Auguste Picotte, curé de Lauvraie.Après avoir félicité le nouvel ordonne et sa famille.il purla éloquemment, de la grandeur, de la sublimité du saucerdoce, Il fit voir In nécessité, lu gran- dear du prétre.le respect et l\u2019obéissance que nous | lui devons.Li fit aussi allusion nux vides qu\u2019il remarquait dats les rargs de In famille, car M.Pab- bé D, Pieurte eût Ta douleur de perdre son père et | sa muère il y à quelques années.| | Le chant était sous la direction des Révérends : Frères, c'est dire qu'il fut très bien rendu.Dans le chocur, nous remarquions: M.le curé GA, Pieotte de Lansraie, M.le curé P.Doutuy de St-léon et son vicaire l'abbé A.Re'lenare, l\u2019ahbé Lacerte vicaire À Louiseville, l abbé Massi- | cotte aumoônier du couvent d'Yaimachiche.l\u2019'ahhé | H, Rivard vicaire à Ma-Kinongé, l'abbé Sébastien | Loranger du Séminuire et les Révérend Frères de i Louiseville.l'assistance très nombreuse remplissait la nef.| Parmi les parents nous remarquions : Rév Sr Ho- 1 norée (C, Picotte) et Rév.Sr Zénon, de la commu- vauté du Bon-Pasteur de Montréal, M.et Mme | Joseph Picotte, M.et Mme Hormisdas Bastien, M, i et Mme Ldouard Lemire, M et Mme Edouard Pi- | cotte, M.et Mme Antonio Destond, Melle M.L.; Messe chez les Rév.ET HOTEL DET Picotte, M.Aln.Saucier, M.et Mme Vincent, Met Mme Tous-nint Picotte.parrain et marraine du nouvel ordonné, M.et Mine François Trépanier, M.et Mie Adrien Pisotte, M.K.Picotte, M.et Mme Ls Bélund, etc., ete.Après la cérémonie, M.l'abbé Donat Picotte, eu compagnie de M.le curé Boulay de Louisevil- le, M.le ouré Boulay de 3t-Léon, M.le curé Pi- cotte de Lanornioe.M.ie curé Picottede St-Pierre, M, le vicaire Rivard de Maskinongé, et de ses pn- rents et amis, se rendit chez son frère, M.Joseph Picotte où se donna le banquet.La salle et les tables étrient maguifiquement décorées de fleurs naturelles.Au cours du banquet, le chanoine Boulay f'élicita son nouveau confrère et lui offrit au nom de tous, ses meilleurs vueux de bonheur.L'abbé Donat Pieotte, en termes émus, le 1omerein ct dit toute sa joie et si reconnaissance à ceux qui l\u2019ont aidé à monter au saint autel.Melles Marin Saucier, Aldén Chevalier, Anita Lambert et Yvonne Chevalier servaient aux tables.M.l\u2019abbé D.Picotte a dit sa seconde messe au Précieux-Sang des Trois-Rivières, sa troisième Frères et sn quatrième messo chez les Rév.Soeurs de Louiseville- Le nouveau prêtre est parti pour le vicariat de Ste-Cécile des Trois-Rivières.Nous lui souhuitons un apostolat des plus fé- PRIME LAJOIE RESTAURANT EMPERANCE REPAS A TOUTE HEURE.SALLES D'E.CHANTILLONS ET VOITURES A LA DISPOSITION DES VOYAGEURS, PRIX MODERES.RUE DE LA GARE, Pont de Maskinongé, P.0.(A 200 pieds de la Route Nationale.) £ po00GOBN0 sas000 coogoo 9000000000000000000000000000GO0 soocooceemRERGESSSGSSSSSES SOOO £3003 SHOE C3 0HD CHG TF 010000303 08 £000 £010 O03 £03 £00 OHHH! £08603 £0 0 00 3 HO HOH 0 ei.ox ii pre § 0: 0 k&@s\u201d N\u2019oubliez pas que vous pouvez vous procurer à notre magasin les MEUBLES DE TOUTES SORTES, tels que : Sets de chambres, Sets de salle à diner et de salon, Couchettes en fer émaillé, en cuivre et en bois, Sommiers, Matelas, Tables, Chaises, Etc.Aussi: Rugs, Tapis et Prelarts.Magasin W.-H.GAGNE 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