L'écho de Saint-Justin, 1 mai 1926, samedi 1 mai 1926
[" ARN > L'Echo de Saint-Justin JOURNAL MENSUEL Vol.V, No 7.Saint-Justin, ler mai 1926.Rédigé en Collaboration.Notes historiques sur la paroisse de Saint-Barnabé (Diocése des Trois-Rivières) (Suite) Mgr B.Panet avait d\u2019abord décidé d\u2019ériger ure vaste paroisse derrière celle de Sainte-Anne d\u2019Yamachiche et voulait assigner à la future paroisse de Saint-Barnabé tout le territoire compris entre la Rivière-du-Loup à l\u2019ouest, et la Grande-Rivière d\u2019Yama- chiche à l\u2019est, soit une étendue de neuf milles de front sur environ sept milles de profondeur.Il écrivit plusieurs fois à M.l\u2019abbé Sévère Dumoulin, curé d\u2019Yamachche, pour le consulter et l\u2019'engager à travailler de toutes ses forces à ce projet.La formation d'une telle paroisse était sagement conçue et eut été réalisable en temps ordinaire, mais il faut toujours compter avec les difficultés du moment qui suscitent parfois des obstacles insurmontables.En effet, si l'on se reporte à ces temps reculés, on comprendra facilement que les autorités religieuses devaient faire large part à diverses circonstances dans la création des paroisses.La paroisse de Saint-Barnabé eut des débuts fort pénibles.Les premiers colons s\u2019avancaient dans la forêt vierge un peu à l'aventure, sans chemins ni moyens de communication d\u2019un | rang à l\u2019autre; il fallait se contenter d\u2019étroits sentiers ouverts ça et là, et les colons ne se groupaient pas toujours ensemble, mais plutdt dispersés s'établissaient dans des endroits assez distants les uns des autres sur un territoire encore indéterminé et d\u2019une étendue considérable.Leurs .ressources en outre étaient très faibles, ils n'apportaient pas grand'chose avec eux: pour outils, ils avaient d\u2019abord ia hache pour abattre les arbres géants, et la pioche pour travailler un peu la terre afin d\u2019y jeter entre les souches le grain qui devait les nourrir à l\u2019automne.Souvent la gelée, cette plaie drs terres neuves, venait détruire la plus grande partie de leur récolte, et crile qui leur était laissée, ils la transportaient précieusement À dos d'homme au moulin le plus proche, à une distance parfois de plusieurs milles, pour la faire moudre.A cette époque héroïque, à Saint- Barnabé comme à Yamachiche, les fils se montraient dignes de leurs pères: l1rs hommes faisaient leur devoir et les femmes aussi, chacun eut sa part ardue, difficile, large et belle.Le vieil adage se vérifiait dans tout son éclat: \u201cbon sang ne peut mentir.\u201d Notons en passant à la gloire de nos ancêtres que le petit groupe de cultivateurs qu\u2019ils formaient, réussit miéux avec de modiques ressources que les grandes enffeprises de colonisation aux frais de l'Etat et des compagnies.Mls nr désertaient pas le poste, ils se cramponnalent au sol et tous les jours ils agrandissaïent un peu le domaine cultivable, et c\u2019est ainsi que les terres les unes après les autres se défrichaient et se peuplaient d'une race saine et vigoureuse.Ils se bâtissaient le plus tôt possi- bls ume cabans ou maison de bois du recouvertes d\u2019écorces pour se protéger contre la pluie et ils calfeutraient les interstices avec la mousse des bois.Et lorsque le lot était assez défriché, le colon se procurait, outre la hache et la pioche, d\u2019autres instruments d'agriculture, tels que la charrue et la herse, la faux, la faucille, la faux-javelière, la fourche et le rateau, le fléau et le van, pour les travaux extérieurs; à l'intérieur du logis, on trouvait, à part une simple batterie de cuisine, le rouet, le dévidoir et le métier à tisser installés en permanence, puis les ciseaux et les aiguilles.Ainsi meublé, un foyer pouvait satisfaire aux besoins ordinaires de la famille.T1 fallait done pourvoir au strict nécessaire et l\u2019on n\u2019avait pas le temps ni les ressources d'ouvrir des chemins carossables d\u2019un rang a l'autre ni parfoig même le chemin de front du rang, allant d\u2019un voisin à l\u2019autre, si l\u2019on \u2018ajoute à cela, les cavées profondes, les côtes énormes, les ruisseaux sinueux, la petite rivière d\u2019Yamachiche qui traversaient le territoire projeté encore en grande partie recouvert d'arbres séculaires, il est facile de s'expliquer que les colons s\u2019agitaient fortement pour faire fixer l\u2019église le plus près de leurs demeures.Dans l\u2019espoir d\u2019apaiser ces regrettables divisions, Mgr l'Evêque de Québec, avec une patience toute paternelle et une bonté conciliatrice, envoyait ses directions à M.l\u2019abbé Dumoulin qui les communiquait judicieu- sèment à ses ouailles.Aussi modifiant un peu son projet primitif, et les esprits étant tombés d\u2019accord, Mgr Pa- pet avait la joie de signer le décret d\u2019érection canonique de la paroisse de Saint-Barnabé en octobre 1828, comme fl a déjà été dit, et fixait la place de l\u2019église dans le rang de Bellechasse, à une distance de quarante arpents de l\u2019église actuelle de Saint-Barnabé.Ce site était bien choisi et absolument central, puisque, pour y atteindre de tous côtés, les cultivateurs les plus éloignés n'auraient eu à parcourir qu\u2019une distance variant entre quatre et cing milles.Toutefois, les routes de communication n'étant pas ouvertes, l\u2019accès demeurait difficile et parfois même dangereux, et c\u2019est ce qui en définitive devait compromettre l\u2019œuvre de conciliation de M.Dumoulin, car il répugnait beaucoup aux gens du rang Saint-Joseph de traverser les cavées profondes et les côtes énormes pour atteindre le site de Bel- lechasse.% Les cultivateurs du rang Saint-Jo- seph avaient tout de même accédé aux désirs de l\u2019autorité religieuse et commencé à coopérer à l\u2019organisation pa- Juge Vallières, de St-Réal.des Trois- Rivières.un puissant ami de M.Joseph Gélinas, chef des partisans de l'église au sîte -actnel, fit connaître que la Couronne céderait bientôt des terres dans le voisinage de Saint-Bar- nabé, dans l\u2019augmentation \u2018du canton de Caxton et qu\u2019en conséquence il l deviendrait facile, disait-il, aux gens du rang Saint-Tosenh d'obtenir le déplacement de l\u2019église à leur avantage.Il n\u2019en fallut pas davantage pour.faire bientôt les gens du rang Saint-Joseph refusèrent leur coopération, ce qui cois de Pic-Dur d'en faire autant dans la crainte que l\u2019église ne fut transféré de Bellechasse au rane Saint-Jozeph.Aussitôt M.l\u2019abbé S.Dumoulin.par une lettre en date du 26 octobre 1829, rond, avec toit de pièces de bois fen- roissiale à Bellechasse, lorsque M.le renaître les anciennes difficultés et! inspira aux gens du rang Saint-Fran- informa Mgr Panet de ce nouvel état des esprits, lui demandant des instructions et se déclarant toujours prêt à exécuter ses ordres, Mer l'Evêque de Québec lui répondait trois jours plus tard ce qui suit: \u201cLes choses \u201csont trop avancées dans l\u2019érection de \u201cla paroisse de Saint-Barnabé pour pou- \u201cvoir être réformées.La place de l\u2019é- \u201cglise est marquée, la donation du \u201cterrain est insinuée au greffe des \u2018Trois-Rivières.Le plus sûr parti \u201cest donc que les chosés restent dans \u2018l\u2019état où elles ont et que le pres- \u2018\u201c\u2018hbytère soit bâti où il a été marqué.\u201d Les années 1830, 1831 passèrent et les travaux de l\u2019église et du presbytère à Bellechasse ne purent être poussés activement, malgré les ordres de Mgr l\u2019Evêque et les désirs de M.Dumoulin très occupé d\u2019ailleurs par le ministère à Yamachiche.L'opposition si bien patronnée par des personnages tels que le Juge Vallières de St-Réal et autres, se sentait plus forte, continuait ses démarches et exerçait une influenc\u201d active tant à Québec qu'aux Trois-Rivières.En 1831, plusieurs requêtes furent adressées à l\u2019évêché de Québec: les unes pour le déplacement de l'église, les autres pour la continuation des travaux et même une, recouverte d\u2019une dizaine de signatures pour réannexion à Yamachiche.Mgr Panet résolut de régler ce différent, fit suspendre les travaux pour faire enquête.et comme 11 hésitait beaucoup à modifier son décret de 1828, il consulta le Grand-Vi- caire Cadieux et M.le curé Dumoulin même à deux reprises.M, Dumoulin, curé d\u2019Yamachiche, desservait les paroissiens de Saint- Barnabé, et il était bien au courant de la situation.Dans une première lettre en date du 6 janvier 1832, il répondait ainsi à son supérieur: \u201cJ\u2019ai \u201creçu votre lettre du 29 décembre \u201cdans laquelle vous me demandez ce \u201cque je pense du- changement projeté \u201cdans Saint-Barnabé.J'avouerai sin- \u2018\u201ccérement que je pensais que la re- \u201cquête qui vous a été présentée pour \u201ccet objet serait rejetée à cause des \u201cgrandes difficultés que ce change- \u201cment va faire naître.\u201d Une seconde fois, le 26 février de la même année.il écrivait à son évêque: \u201cIl m'est \u201cdifficile de répondre à cette partie de \u201cvotre lettre dans laquelle Votre Gran- \u201cdeur m\u2019enjoint de lui dire, si je pense \u201cque le bien général exige le change \u201cment de place de l'église dans Saint- \u201cBarnabé et la réunion d\u2019une partie de \u201cla concession de Saint-Fran zois-de-Pic \u201cDur à Machiche, c'est ce que le com- \u201cmissaire aura beaucoup de difficultés \u201cà établir.J\u2019ai dans ma dernière \u201clettre exposé le pour et le contre 2 \u201cVotre Grandeur et je l\u2019ai fait au meil- \u2018leur de ma connaissance.Je me ré \u201cserve pour rétablir la paix et soute- \u2018\u201cnir ce qu'il plaira à Votre Grandeur \u201cde régler définitivement.\u201d Le Grand Vicaire Cadieux, curé de la paroisse des Trois-Rivières, donna un avis contraire et Mgr Panet le députa sur les lieux pour entendre les gens, qui, divisés en factions irréductibles.aimèrent mieux reconstituer Barnabé sous un autre cadre: le dé cret de 1828 fut annulé et un autre en date du 25 avril 1832 fut émis par I'autorité religieuse, et la paroisse de Satnt-Barnabé était définitivement é rigée dans ses limites actuelles.Toutefois, il appartient à l\u2019histoire qu'il est regrettable que la première paroisse de Saint-Barnabé n\u2019ait pu ê tre maintenue dans ses premières li | Saint mites, En effet, elle était déjà assez peuplée et défrichée pour supporter les charges paroissiales, entretenir un curé et pourvoir aux frais du culte, et en peu d'années, elle serait devenue très prospère.M.l'abbé S.Dumoulin favorisait le maintien du décret de 1828 et la continuation des travaux de l\u2019église à Bellechassse.Les difficultés survenues auraient sans doute fini par s\u2019aplanir, car une distance de quarante arpents entre les deux sites était le seul objet en litige qui se serait pratiquement éteint par l'ouverture prochaine de la route allant du rang Saint-Joseph A celui de Bellechasse, mais par suite du décret de 1832, l'ouverture de cette route fut retardée jusqu\u2019en 1862.Le curé d'Yamachiche prévoyait de grandes difficultés dans la partie qui se détacherait de Saint- Barnabé et ses prévisions se sont réalisées.ll y avait à peine six mois que lé décret de 1828 venait d'être modifié, que les gens de Bellechasse et de Saint-François au nombre de 80 adressèrent requête sur requête, notamment en 1833, 1834 et 1835, à l\u2019Evêque de Québec, le suppliant fortement de reconstituer l\u2019ancien Saint-Barnabé avec l\u2019église dans Bellechasse.Mer Panet leur ayant donné un sage refus, ils se fachèrent et en appelèrent de sa décision devant Mathieu Lord Aylmer, gouverneur des provinces du Bas et du Haut Canada.confondant ainsi la juridiction ecclésiastique et civile.Leur requéte avait été dressée par un notaire des Trois-Rivières, maître J.-M.Badeaux dont le nom et la famille ont toujours été respectables et respectés dans notre district Notons cé- pendant que ce brave professionnel était beaucoup plus excusable que ceux d'aujourd'hui qui tombent dans la même erreur, car les notions du droit public et du droit paroissial sont plus répandues et mieux connues de nos jours, Par le décret de 1832, la paroisse de Saint-Barnabé était dépouillée de la majeure partie de son territoire le plus peuplé, tandis que la moindre portion, peu habitée et peu cultivée, était augmentée d\u2019un vaste territoire encore recouvert de la forêt vierge.Si Saint-Barnabé retrôuvait la paix, la paroisse demeurait par contre très affaiblie et elle devait être dans une grande pauvreté pendant près de vingt années à venir.L'organisation paroissiale dut s\u2019en ressentir et l\u2019on commença plus modestement.Les gens du rang Saint Joseph, du village Bournival et de l'augmentation du canton de Caxton dans leurs vifs désirs d'assurer le déplacement de l'église en leur faveur, avaient demahdé dans leur requête d\u2019érection, l\u2019autorisation de construire sans délai, une chapelle.Mgr I'Evé- que, ayant émis le décret canonique en avril 1839, députa le 15 mai suivant, le Grand-Vicaire Cadieux pour vérifier la susdite requête.Voici un extrait du rapport favorable du délégué: \u201cAprès visite préalable des \u201cTienx et après\u201dmûre considération et \u201cdélibérations, nous avons fixé la pla- \u201cce d\u2019une chapelle en bois de 80 pieds \u201cde longueur par 35 de largeur et 16 \u201cpieds de hauteur, mesure française, \u201cavec une sacristie derrière la dite \u201cchapelle contenant temporairement u \u201cne chambre pour le logement du nrê- \u201ctre desservant, la dite place étant (à suivre sur Is dernière pagoï LECH) DE SAINT-JUSTIN JOURNAL MENSUEL W.-H.GAGNE, Editeur-Propriétaire, SAINT-JUSTIN, QUE.Le prix de l'abonnement est de 50 cents par année pour le Canada et 60 ceuts pour les Etats-Unis, payable d'avance.Les abonnements datent du ier mai ou du ler novembre de chaque année.\u2014Toute année commencée est due en entier.Pour le tarif des annonces, impressions, etc, on vuudra bien s'adresser à nos bureaux.M.C.-J.MAGNAN Tous nos lecteurs savent ee que nous pensons de M, C.-J.Magnan, Inspecteur général des écoles catholiques de la province de Québec.Naguère encore nous publiions sur M.Magran une étude qui eut les honneurs de la reproduction.Notre admiration pour notre très distingué pays augmente tous les jours.Les grands journaux ont attiré l\u2019attention sur l\u2019aventure du \u201cNational Council of Education\u2019; et nos gens ont constaté, encore une fois, que nos intérêts los plus chers sont toujours menacés et que nous devons avoir les yeux bien ouverts, Il ne manque pas d'hommes qui tiennent absolument à nous déniaiser, à nous moderniser.Heureusement que sur la route il reste encore ce que l\u2019on appcile en certains milieux des rétrogrades pour crier gdre.Parmi ces rétrogrades, gardiens de nos meilleures traditions, se trouve M.C.-J.Magnan.Permettez, M.Magnan, au modeste Echo de Saint-Justin de vous dire: Merci! Vous êtes notre gloire.notre orgnrcit! Quel bel enseirnement vous donnez à la jeunesse canadienne-fran- caise! LA REVERENDE MERE ALEXANDRA Dans les derniers jours de mars, DouSs nuDrenions avec peine le décès de la Mère Alexandra, de la Providence de Montréal.La vénérable défunte (Marie-Sara Saucier), native de Maskinongé, était dans la 65e année de son âge, la 43e de religion.Mère Alexandra fut une religieuse remarquable par ses vertus, ses ta- \u2018lents variés.Supérieure, provinciale, partout où clle passa elle laissa le souvenir d\u2019une grande charité, d'une distinction parfaite.R.I.P.FEU L'ABBE PAUL BARIL Les funérailles de M.Pabhé Paul Baril eurent leu à Sainte-Gconeviève- de-Betiscan le 12 avril dernier.Le défurt, né le 1er novrmbre 1895, avait été ordonné le 29 juin 1921.Malade dPnuis lonztemps, il s\u2019est éteint tranquillement dans le Seigneur.R.LP OBSERVATIONS D'UN HABITANT Les gens de la ville, en général, considèrent 17s habitants comme des arriérés qui ont besoin d\u2019aller en ville de temps en temps pour se dénlaiser; quand les citadins parlent des habitants ilg ont un petit sourire aimable qui en dit long.- Evidemment nous avons besoin d\u2019ê- tre renseignés, déniaisés; l\u2019enquête faite à Montréal naguère a prouvé que nous devons savoir combien c\u2019est dangereux d'aller en ville, surtout anand on n\u2019est pas déniaisé, quand on es! vn simple habitant qui ne connaît mânie ra l\u2019avance de l\u2019heure.Nous autres, les habitants, il y a - - TO ITT RAG L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, ler MAI 1920, longtemps crpendant que nous prati- quous l'avance de l'heure; nous l\u2019avons pratiquée bien avant les gens de la ville, l'avance de l'heure; bien avant la grande guerre qui nous a apporté tant de lumières, tant de maux de toutes sortes.Dang nos campagnes, durant la saison des travaux d\u2019été les habitants voient souvent lever le soleil dans leurs champs, où ils travaillent, de- puig plusieurs heures, ou ils travailleront, le soir, jusqu'aux étoiles.Si au- jourd'hui le peuple canadien-français compte pour quelque chose dans le monde, c\u2019est dû aux habitants qui ont pratiqué l\u2019avance de l'heure dans leurs champs.et non dans des promenades nocturnes cn automobiles.Nous autres, les habitants, nous sommes pour les anciennes modes.Nos Horloges sont trunquilles, elles marquent l'heure à l\u2019ancienne façon; nos femmes et nos filles respectent la pudeur et ue se couvrent pas de peinture, à la manière de certaines misérables d'autrefois que nos pères fuyaient.Nos mères faisaient penser aux grandes reincs du temps où il y avait des rois.Aujourd'hui.hélas! Mais gardons le silence.Les rois sont partis; la démocratie les a remplacés.Pauvre peuple! Des égoïstes, des exploiteurs voulaient prendre la place des rois et des ruines, et pourtant ils sont loin de valoir les rois et les reines.Bande de farceurs! Ces jours-ci, qui vient de décider l\u2019avance de\u2018 l\u2019heure?Ce ne sont pas les ouvriers; ce ne sont pas les maisons d\u2019éducation, ce ne sont pas les communautés religieuses, ce ne sont pas les cultivateurs.M.Dorion de l'Action catholique l'a dit:Le plaisir l'emporte.C\u2019est la démocratie qui nous prépare des malheurs pour l\u2019avenir.\u2018Habitants, restons chez nous, et faisons comme nos pères, C'est nous, qui ne sommes pas déniaisés, qui sauverons la patrie canadienne, s\u2019il en est encore temps.Un HABITANT pas déniaisé.CONGRES DE CHICAGO M.Adélard Michaud, ainsi que MM.Rodrigue et Charles Michaud, élèves finissants du Séminaire de Joliette et fils de M, J.-R.Michaud, de Saint-Bar- thélemi, assisteront au Congrès de Chicago, au mois de juin.Ils feront le voyage avec \u201cLe Devoir.\u201d MARGUERITE VIANNEY, VEUVE DE LAURENT GERIN Mme Laurent Gérin était la sœur du saint curé d\u2019Ars, dont tout le monde connait l\u2019admirable histoire; clle mourut au Bois-Dieu, en la paroisse de Lis- sieu, le 8 avril 1877.Elle avait 91 ans.On sait que les Vianney, enfants de Mathieu Vianney et de Marie Beluse, naquirent et grandirent à Dardilly, près de Lyon, en France.Il est une autre chose que les gens de Saint-Justin n'ignorent pas, c'est la grande dévotion au saint curé d\u2019Ars qu\u2019eut toujours leur ancien curé Mgr Gérin.Il serait intéressant de savoir s\u2019il y eut parenté entre Laurent Gérin, époux de Marguerite Vianney, et l\u2019ancêtre de nos Gérin venu au Canada en 1750.Jean Gérin venait de la paroisse des Echelles, du diocèse de Grenoble.Gre- nob'e est aujourd\u2019hui un évêché suffragant de Lyon, sauf erreur, En attendant un chercheur muni de documents, en état d'entreprendre un long voyage en France, nous engageons les lecteurs de l\u2019Echo de Saint- Justin à lire Le Curé d\u2019Ars, par l'abbé Francis Trochu, vicaire à Notre-Dame de Nantes, C\u2019est à Ja page 5 de cc volume que nous avons découvert M.Tavr>nt Gérin.Dans l\u2019ouvrage de l\u2019apb- bé\u201dTrochu on trouvera\u2019 beaucorp d\u2019antres choués édifiantes, très édiflantes.Store he Un liseur justinien.P.S.L'ouvrage en qu\u201cstion est en librairie chez Emmanuel Vitte à Lyon, 3, place Bellecour, et à Paris, 5, rue Garrancière.AVANT L'ORDINATION DU CURE D\u2019ARS Avant l'ordination du curé d\u2019Ars, M.Courbon, grand vicaire de Lyon.disait: \u201cL'Eglise n\u2019a pas besoin seulement de prêtres savants, mais encore et surtout de prêtres pieux.\u201d OU LE SAINT CI!IRF D'ARS REÇUT- IL LA PRETRISE ?C'est à Grenoble que le saint curé d\u2019Ars recut la prétrise, le 13 août 1815: \u201cOh que le prétre est quelque chose de grand! s'écria le saint.Le prétre ne se comprendra bien que dans le ciel.Si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non de frayeur mais d\u2019amour!.\u201d LE SAINT CURE D\u2019ARS ET LE TRAVAIL DU DIMANCHE \u201cVous savez, disait le saint, que le bien volé ne profite jamais.Le jour que vous volez au Seigneur ne vous profitera pas non plus.Je connais deux movens bien sîrs de d\u2018venir pauvres: c\u2019est de \u2018travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui.\u201d Le Curé d'Ars savait ce qu\u2019il disait.Les paroles que nous vrnons de citer devraient être imnrimées partout dans nos villes.Hrurensement, dans nos campagnes, nous ne s°mmes pas les victimes de ces gens dont la suprême ambition est d\u2019amasser beaucoup d\u2019or.et qui paraissent ne rien voir en dehors des jouissances de la terre.N\u2019oublions jamais la loi du Seigneur.LA PUISSANCE D'UNE BONNE MERE T.a vertu passe facilement du creur des mères dans le cœur des enfants \u2026 Jamais un enfant qui a le bonheur d\u2019avoir une bonne mère de devrait ni la regarder ni penser à elle sors nleurer.LE CURE D'ARS.ASSOCIATION NATIONALE LONG- FELLOW-FVANGF{[INF.NOUVEL- LE-ORLEANS, LOUISIANE, Le mouvement entrepris par l\u2019Association Nationale Longfellow-Evan- géline, de la Louisiane.a pour but de graver dans la mémoire et le cœur des générations futures, par un parc.des monuments et un mnsé, les plus belles pages de leur histoire, non seulement connues de l\u2019Amérique mais bien de tous les pays civilisés: et de douer les Acadiens aini qne la T.oui- siane, d\u2019un parc qui pour eux sera une source de mémorables souvenirs, et aussi de préserver les antiquités qui nous restent de cette nation, jadis dispersée, ct qu\u2019ainsi ce nennie dont Longfellow sut si hten immortaliser.demeure rour les générations futures, un souvenir immortel.LP Parc sera situé dans la paroisse St-Martin, que les Acadiens fondèrent dès lrur arrivée en Louisiane, La, rous y admirons le célèbre Bayom Tèche.dont les eaux limpides et silencieuses offrent à nos yeux un des plus beaux spectacles de la nature, et apprécierons aussi les mémorables monuments que l\u2019on a sn conserver à la fureur des temps, tels\u2019 que, la demeure d\u2019Evangéline, Emmaline Tabi che, ainsi que celle de Gabriel, T.ouis Arceneaux, ct ce magnifique chêne.tout recouvert de mousse, et dont les branches courhées prés de terre semblent vouloir nous faire comnrendre qu\u2019elles ont conrbérs-à la peine dont elles étaient témoins plutôt qu\u2019aux temps, Longf-lIlow lharmonieux post américain, nous a légué un touchant tableau du chêne que l\u2019on considère sacré, et qui fut si bien rendu en français, par notre excellent poète Pamphile LeMay, dont la muse mélodieuse était digne de répéter les suaves accents du chantre d\u2019Evargéline, Parmi les principaux prometteurs du mouvement, nous y remarquons: Sa Grandeur Monseigneur John-W.Shaw, Nouvelle Orléans, Monseigneur Jules-B.Jeannard, Lafayette, Monsri- zneur J.-M.Laval, de la Louisiane, Révérrnd Père F-ND Sullivan.Président de l\u2019Université Loyola, de la Nou- velle-Orléans, Monseigneur Cornélius Van de Ven, d'Alexandrie, Révérend Père A.-D.Cormier, Shédiac, Nouveau- Prunswick, Canada.l'honorable Hen- ry-1.Fuqua, Gonverneur.de la Louisiane.et la cé'dhre écrivain nresan'universellement connne, Dorothy Dix, de la Nouvelle-Orléans.Tes principaux organisateurs du monvement sont: L'Honorable Henrv- I.Fuqua, Gonverneur, Présid~nt-Ho- roraire, ani nar nre nroclamation officielle a fait connaft-e ot antendrve no.tra anal à tout l'Etat de la T,mmisi- ane Madame A.-A.2nding Praqgiden.te.qui par son grand dévonement nnx causes puhliques et nationnles, s\u2019est attirée 'estime de tant la T,nnigiare, Monsieur Emile-V.Stier,.S-rrétaire- Directeur, à qui incombe la charge de In pronagnnde nux Ftats-Unis s'rsi are le recrutement de ses mmbres, acgisté de Mademoiselle Caroline Rutherford.Assistinte-Directrice.Mon- sienr Virtor-V.Mmfault, de descendance Acañd'enne.fils de Monsieur S Pn- fanlt, Fx-Snrs-Ministre An 1a Caloni.- sation des Mines et des Pêcheriez de la Province de Québec.Secrétaire et Penrésentant de la Puissance du Canada.LES DEUX ARRES DOUCET L\u20192bbé Isidore Doucet, né a3 Maskinongé.le 13 mai 1811, de Michel Don- cet et de Geneviève Générenx., élève An CoMlère-Séminaire de Nico'et.de 1824 à 1820: ordonné & Onéhec.le 22 février 1R35.Vicaire à Saint-Franrois- du-J;ac, 1835 à 1837: curé de l'is!'e Verte, de 1837 à 1852.avec dessrrte de Saint-Floi (1850-1851): se retire malade et passe Pn Enrone (1852: 1854); curé de Sainte-Hé'ène-de-Ka- monraska (1854-1875); décédé le 22 août 1875.\u2014 Mer Narcisse Doucrt, né à Mns- kinongé, le 29 février 1820, fils de Michel Doucet et de Genrviève Généreux.Elève dun Colléze-Séminaire de Nicolet.de 1833 à 1839.Ordonné le 29
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.