L'écho de Saint-Justin, 1 novembre 1930, Novembre
[" RY Fol.X, No.1 et 2.Saint-Justin, novembre et décembre \u2014 eho de Satnt-Justin 1930.eee Rédigé en Collaboration.{ Le Curé Labelle (Par M.l\u2019abbé Elie-J.Auclair) , | \u201cPendant les vingt-deux années Mi] fut curé à Saint-Jérôme, Mgr @abelle a rempli une carrière d\u2019une @éxtraordinaire fécondité.Poussé dar le zèle de l'expansion de l\u2019Egli- Me catholique en Amérique et par Æ@e dévouement à sa patrie, qu\u2019il ai- Mnait passionnément, cet apôtre a Rravaillé sans relâche et avec une ergie indompable à coloniser cet- : Re vaste région qui forme aujourd\u2019- Bui le nord des comtés de Terre- Donne, d'Argenteuil, de Labelle et Me Montcalm, puis, à la fin, il éten- it son rayonnement aux régions - Plus éloignées du Témiscamingue, lu Nord-Ouest canadien et jusque Blans les pays d'Europe.@ \u201cL\u2019oeuvre gigantesque qu\u2019il ac- si omplit eut un tel retentissement Sur la vie de la race qu\u2019en recon- aissance des services qu\u2019il rendait sa patrie, le gouvernement de Ÿ Québec le nomma sous-commissai- ** freade l\u2019agriculture et de la colonisation et Rome le décora du titre de protonotaire apostolique.\u201cLe nom du curé Labelle est de- enu légendaire chez les colons des aurentides et ces bonnes gens ne parlent encore qu\u2019avec l\u2019émotion la Plus touchante de celui qu\u2019on appe- ait partout: le bon curé Labelle, #'apotre de la colonisation, le roi du ord\u201d.C\u2019est par ces lignes que débute e tract que le Père Papin-Archam- i a - YS \u2014 3 LE CURE LABELLE DANS SON BON TEMPS.(Six pieds de taille, bault m\u2019avait demandé d\u2019écrire sur I'Oeuvre du Curé Labelle, a l\u2019occa- s\u2018on du dévoilement du monument Labelle, a Saint-Jérome.Quand, deux mois après avoir livré mon manuscrit, je me relus en imprimé, je découvris avec stupeur que, pour ce début j'avais embouché la trompette épique, sans m'en apercevoir.J'eus peur qu\u2019on ne m\u2019accusät d\u2019avoir exagéré les proportions.Maintenant que j'ai lu Le Curé Labelle de M.Auclair mes craintes s\u2019évanouissent et j'ai plutôt peur de finir par avoir l'impression que je suis resté inférieur à la réalité.C\u2019est qu\u2019en effet, le curé Labelle fut bien un héros d\u2019épopée, un \u201cconquérant pactfique\u201d, selon le mot si juste et si heureux que met en évidence, dans sa Préface, M.le sénateur Jules-Edouard Prévost comme l\u2019idée qui s\u2019empare naturellement de tout écrivain qui veut faire l\u2019histoire du Curé Labelle.J'ose même ajoute, que je ne crois pas trahir la pensée de M.le sénateur en expliquant que le mot \u201cpacifique\u201d n\u2019est là que pour exclure le port des armes et l\u2019emploi des canons que son état interdisait au curé conquérant, mais, hors de là, le curé Labelle fut bien un foudre de guerre, un belliqueux, \u201cun cratère\u201d, selon le mot de M.Arthur Buies.Un peintre ou un sculpteur qui 333 livres de poids) nous le représenterait d\u2019après le tableau que nous en fait M.Auclair, dans son volume, n\u2019aurait-il pas un magnifique symbole de ce que fut le verbe tonitruant du curé Labelle dans sa marche conquérante?C\u2019était au temps de l'invasion des Fénians.M.Labelle était encore curé à Lacolle.Les aventuriers menaçaient d\u2019entrer au Canada par cette porte qu\u2019is croyaient ouverte.Aussitôt le curé souffle à ses gens un généreux patriotisme et va même jusqu\u2019à promettre de se mettre à la tête d\u2019une compagnie.Et l\u2019on voyait le curé patriote s\u2019exerçant à jouer dans un monumental clairon à clefs en cuivre rouge, les sonneries militaires et les appels aux armes! C\u2019est ce curé qui, à peine rendu à Saint-Jérôme, entreprend la conquête du Nord au cri de: \u201cEmpa- rons-nous du sol!\u201d C\u2019est lui qui est à la fois le commandant, l\u2019éclaireur, le clairon et l\u2019armée! C\u2019est d\u2019abord la conquête de la forêt.Le voilà qui s\u2019y enfonce, traverse rivières et lacs, escalade les montagnes et du haut de la \u201cRepousse\u201d, contemplant le vaste domaine qu\u2019il veut se tailler s\u2019écrie: \u201cIl faut abattre toutes ces épinettes et mettre à la place un million d'hommes.\u201d I] fait abattre les épinettes, ouvre des routes, fixe la place des églises et part maintenant à la conquête des colons.Conquête plus difficile et plus périlleuse que la première.On est découragé de la culture qui ne paie pas.Qu\u2019importe! Il parcourt les grands centres, lançant partout le cri de ralliement : \u201cEmparons- nous du sol\u201d, réuni des assemblées, donne des conférences, écrit sur les journaux, fonde une société de colonisation et le mouvement est donné: c'est par centaine puis par milliers qu\u2019il peut bientôt compter les colons qu\u2019il a conquis.Mais ses colons sont malheureux, dans la misère et l\u2019isolement.C\u2019est la conquête des chemins de fer.de l\u2019or et pour cela la conquête des puissants qui s'impose! Qua cela ne tienne.Il assiège les gouvernements, les compagnies, les fi- nançiers qui sont forcés de venir voir et\u201cde se rendre.Vraiment, quand on lit ce déploiement extraordinaire d\u2019activité, de puissance et de persévérance on ne peut que s\u2019écrier: Quel homme, quel prodige ! On comprend qu\u2019en faisant toutes ces conquêtes, le bon curé en faisait une autre, sans le vouloir la conquête de la popularité.Comment il était populaire, il suffit de lire, pour le comprendre, cette multitude de témoignages élogieux, de discours, de lettres, d'articles que cite M.Auclair, ou bien seulement cette page où il raconte la scène in- descripible qui se passa à l\u2019apparition du curé Labelle, dans la salle du Gésu, à la deuxième séance du congrès de la Saint-Jean-Baptiste, en 1884.C'était le juge Routhier qui avait alors la parole.\u201cSoudain le colosse à la figure épanouie et de si belle prestance qu'était le curé de St-Jérôme paraît devant l\u2019auditoire, bien à la vue de tous.Justement, le juge orateur concluait sa harangue en magnifiant l\u2019ouvrier du sol.\u201cPlace aux agriculteurs, venait-il de dire, place aux colonisateurs!\u201d En voyant s\u2019avancer M.Labelle, a qui l\u2019on faisait place aux premiéres rangées, il le désigna du geste et continua: \u201cLt quand, messieurs, vous rencontrerez sur votre route l\u2019un de ces hommes que l\u2019on a justement nommé un apôtre de la colonisation, saluez, saluez bien bas, car c'est un conquérant qui passe! Ah! la belle scène ! continue M.Auclair.L'ovation indescriptible qui s\u2019en suivit! Nous étions là, nous nous en souvenons.Debout, la salle entière applaudissait à tout rompre.L\u2019orateur dut suspendre sa période.Le curé un peu confus, mais rayonnant quand même, finit par trouver un siège.I! était évident qu\u2019une profonde émotion l'étreignait.Il y avait de quoi vraiment! Toute sa race, on peut l'écrire, dans ce qu'elle comptait à cette heure de plus considérable et de plus distingué, venait en quelque sorte de le sacrer grand homme.Ce fut, dans sa vie, un moment de gloire comme il s\u2019en trouve peu dans le vie des plus grands.\u201d M.Auclair met en évidence wun\u2019 autre aspect du curé Labelle par P La Rue St-Georges à Saint-Jérôme L'église et le presbytère (1930) lequel je crois qu'on peut encore le rapprocher des héros d'épopée, ceux d\u2019Homère surtout.Vous avez remarqué comme ceux-ci sont grands, gigantesques non seulement dans leurs prouesses et actions d\u2019éclat, mais dans les actes les plus ordinaires de leur vie quotidienne.Ainsi, le curé Labelle, Nous ne pouvons pas le suivre partout; mais quelques faits seulement.Au physique, il était énorme: 333 livres, insiste M.Auclair, au moins une dizaine de fois au cours du volume, et Arthur Buies dit quelque part que \u201cla nature le gratifia, pour soulever le monde, des épaules d\u2019un Atlas, et pour l\u2019en- , flammer.du coeur d'un Promé- thée.\u201d Quand il confessait, c\u2019étaient des chemins de fer qu\u2019il donnait comme pénitence.Quand i] causait, discertait, discutait, c'était durant des heures et des heures, sans s\u2019apercevoir que l'heure des repas passait, que ses auditeurs s\u2019étaient esquivés les uns après les autres, et qu\u2019il parlait et tempétait et vociférait seul devant des siècles vides.\u201cMais en revanche, dit M.Buies, quels repas de titans quand il s\u2019asseyait à table en \u2018disant: \u201cLà, maintenant, nous allons diner!\u201d Quels ravages homériques! Il dévasait une table entière .Alors il se mettait à causer, continue le même auteur, cité (à suivre sur la dernière page.) à tous ses lecteurs, 2 AAA AAA A0 A L'Echo de Daint-Fustin soubaite Une Bonne, Deureuse et Sainte Année.Annonceurs et amis # Noël de ma vie fut, à 2 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.LA CAROTTE DE LANE Comment le plus joli cadeau de vingt-sept ans sonnés, un baiser et une carotte.Voilà! Miette a conçu l'idée et Zézette a exécuté.Miette?.Zézette ?Il vous faut une présentation?C\u2019est facile.Miette et Zézette habitent sur le même palier que moi.Porte à gauche, porte de droite encadrant la mienne qui, souvent entr\u2019ouverte, les laisse passer, cou en avant, pieds prudents.\u2014Le Monsieur est là?.Oui bien, le Monsieur est là, seulement toujours il écrit, ce voisin maussade, il griffonne, affairé, sans lever les yeux.Tant pis! On se risque quand même, et on entre, et on s\u2019assied sur mon tapis.L'offense n\u2019est pas grande, assurément : Miette a cing ans, Zézette trois.Miette est brune: c\u2019est une petite femme, un peu grave, avec deux nattes déja lourdes qui descendent sur son dos.Zézette est blonde, ébouriffée, avec des mèches plus dorées dans le cou.des mèches indépendantes comme son caractère.Deux jours devant Noël.elles sont venues très animées: il faisait froid ; l'une avait les joues violettes, et l'autre.le nez rouge.Elles discutaient.combien vivement ! Qu- on pense ce que l\u2019on voudra de mon indiscrétion, je m'en accuse: je me suis permis d\u2019écouter.Ces demoiselles, naturellement, s'entre- tenalent de la guerre.On était en 1917, \u2014Pauvre Poilus! Qu'ils vent avoir froid! \u2014Dis voir, pour se débarbouiller, comment qu\u2019ils font chauffer leur eau?\u2014Tu sais, le frére d\u2019Angéle.tu sais bien, qui était venu avec son casque.et bien, il est tué.\u2014Ft le mari de Catherine aussi! .Y sont tués tous! Moment de silence.Puis: \u2014Et comment que tu crois que leurs âmes vont en paradis?demande Zézette, les âmes, ça n'a pas d'ailes.\u2014 Mais.sotte! fait Miette assurée, les anges les portent.\u2014Ben! doivent en avoir de J\u2019ouvrage.Nouvelles suspension.Miette, songeuse, contemple le dessin de tapis, qu'elle suit du bout du doigt.Zézette, distraite.a déjà mis son nez en lair.Tout à coup: \u2014 Mais alors, dit Miette.si les anges sont si occupés, comment qu'il va faire, petit Zésus, pour porter nos zouzoux de Noël! La manière dont elle prononga Zésus a l\u2019air de lui donner Zézette comme diminutif.L'autre pousse un \u201cah!\u201d désolé.\u2014Et justement qu\u2019on lui a demandé des choses lourdes cette année! Oui, comment fera-t-il?et la discussion recommence : \u2014Prendra une brouette ! \u2014Pourra pas la pousser ! Mais si, y aura son âne.\u2014Quel âne donc?\u2014Ben! l\u2019âne qui était avec lui dans l\u2019étable et qui l\u2019a porté en Egypte .tu sais pas?.fait Miette avec un peu de mépris pour tant d'ignorance.Mais Zézette ne s\u2019en froisse pas.Ainsi, Dieu soit loué! Jésus aura son âne et les paquets seront portés.doi- Cependant, Miette, ayant rassuré l\u2019autre, n\u2019est pas aussi tranquille: comment un âne qui a les pattes si courtes et le pas si menu pourra-t-il parcourir en une nuit tant de chemin pensez-donc! le chemin de la terre au ciel?Le plus sûr en si grave matière, c\u2019est d'aller demander à tante Alexandrine.Et les voilà parties, les bras entrelacés, me laissant en otage un mouton renversé et un gros poupard qui me tend ses deux bras implorants.Or, hier soir, veille de Noél, je rentrais avec la compagnie de toutes sortes de méditations tristes: Noël d'aujourd'hui s\u2019opposant aux Noëls d\u2019autrefois: solitude de ma vie.douleurs qui m\u2019entourent, pensées d\u2019un héroisme que j'envie, moi, l\u2019infirme et l\u2019inutile .Il était tard, le silence éiait dans la maison, je poussais ma porte quand, tout à coup, j'ai vu s\u2019entrouvrir la voisine, et Zézette, plus ébouriffée que jamais, Zézette avec des yeux noirs tout luisants, m'est apparue en longue chemise de nuit retroussée d\u2019une main, \u2014Tu sais pas, Monsieur, y a plus de cheminée chez nous! On a mis des poêles partout! Comment veux-tu que Jésus fasse?Alors, les souliers, c'est chez toi qu\u2019on les a mis.\u2014Chez moi! \u2014Tu seras content, dis, Monsieur, que Jésus vienne! \u2014 Mais, Zézette,.veux-tu rentrer! T] fait si froid! \u2014Oh! Monsieur.laisse-moi donc aller chez toi.C\u2019est pas bien, vois- tu, Miette a raison: nous avons oublié l'âne.\u2014 Vous avez oublié l\u2019âne?\u2014 Mais oui, l\u2019âne de Zésus ! Et Zézette faisait une moue si délicieuse.des yeux si tendres, que je n\u2019ai pas eu le courage de refuser.À vrai dire.je ne comprenais pas grand\u2019chose dans toute cette histoire.Mais baste! Qu'auriez-vous fait?Je lui ai jeté ma pèlerine sur les épaules, et elle s\u2019est glissée vite, vite, Jusqu'à mon bureau, tenant quelque chose caché derrière son dos.Devant ma cheminée.j'ai vu, soigneusement rangées, les deux petites paires de souliers, et comme ils étaient vides, Zézette de s\u2019écrier ravie.\u2014 Quelle chance! encore passé! Alors, retirant sa main de dessous ma grosse pelerine, elle s\u2019est mise à brandir une magnifique carotte qu'elle a placée devant les seuliers, contre l'âtre.J'y comprenais de Il n'est pas moins en moins.Mais, Zézette, pourquoi cette carotte ?\u2014Pour l'âne.donc! Heureusement que Miette a pensé! .Le pauvre âne, tu crois pas qu\u2019il aura faim et qu'il sera content?\u2014Oh! si, Zézette, je crois! .Et le petit Jésus aussi! Allons, em- brasse-moi et puis va vite te coucher.Zézette ardemment a jeté ses bras à mon cou et m'a donné sans compter de gros baisers claquants.Beau cadeau de Noël qui chassait ma tristesse et mort vol d'idées noires! Attendez! .les baisers reçus n'étaient pour moi qu'une partie du présent : il faut y inindre la carotte, la carotte de l\u2019âne.qui naturellement, m'est revenue de droit.Car Zézette partie contente et la conscience délivrée d\u2019un remords.j'ai regardé, fort embarrasé, je l\u2019avoue, les petits souliers que le ciel, Miette et Zézette ne donnaient à remplir.Que faire?Les boutiques étaient fermées, mes placards, les placards d\u2019un vieux garçon ne sont pas riches en jouets; mes livres, les livres d\u2019un vieux gram- marien sont sans images.et pour la première fois de ma vie je les ai contemplés tristement.Que faire?.Le feu pétillait et les ombres mouvantes de la flamme semblaient faire danser d\u2019impatience, sur le mur du rond, les quatre petits pieds inanimés.Alors, j'ai pris une plume et, de ma plus belle écriture\u2014on doit bien écrire au ciel\u2014j'ai tracé deux fois d\u2019une main moins encore appliquée que le coeur: (Bon pour 50 francs d\u2019achat au Paradis des enfants).Puis, glissant les papiers dans les souliers, j'ai pris sans remords la carotte.Ne l'avais-je pas bien gagnée, dis-moi, Zézette, moi qui, au pied levé, avais remplacé le petit âne de \u2018\u2019Zésus\u201d\u2019 ?Jean NESMY.(L'Ange Gardien.) ET CELUI.Pourquoi encourager des gens a s'emparer des terres nouvelles?Ceux qui peinent sur des terres en rapport n'arrivent pas! L\u2019agriculture ne pave plus! clament des personnes qui disent avoir étudié sérieusement notre problème agricole.Ou rencontre des familles de cultivateurs que ces raisonnements ne convainquent pas.Ce sont celles qui dans les conditions présentes réussisent en agriculture.En voici un exemple: Il y a quelque vingt-cinq ans, M.Gaspard St-Pierre.de St-Aubert.comté de l\u2019Islet.journalier de son état, achetait une ferme au sol de qualité médiocre, pour faire de la culture à son compte.Il ne pouvait choisir parmi les terres de bonne qualité car, ayant commencé sans le sou.élevant une nombreuse famille, il n'avait jusque-là pour toute ressource que le travail de sa journée, loué au service des cultivateurs des environs.Travailleurs, économes, débrouillards, les enfants de M.St-Pierre sont restés à la maison paternelle.aidant leur père aux travaux de la ferme.Celles qui aimeraient savoir comment se tissent de l\u2019étoffe solide et de la toile qui dure, n\u2019auraient qu\u2019à Pierre au temps des tissages.Depuis ce premier achat de ferme, M.St-Pierre en acheta une autre, puis une autre, et une autre encore.Le voilà donc avec quatre fermes, bien logées, et où demeurent ses enfants, tout en continuant à travailler en commun avec le reste de la famille.Ce qui facilite ce travail en commun, c\u2019est que les fermes sont voisines.Ce n\u2019est pas tout.Des voisins nous apprennent que M.St-Pierre possède aussi cinq érablières, qt\u2019il vend bon an mal an pour deux milles dollars de sucre.Ils nous racontent de plus que la famille St- Pierre ne doit rien, qu\u2019au contraire elle prête de l'argent; que les St-Pierre vivent comme des messieurs tout en étant économes, que leur auto fut payé argent comptant, que.Et pourtant les terres achetées par M.Gaspard St-Pierre sont difficiles de culture et de qualité qui laisse à désirer.Ca ne l\u2019a pas empêché de faire un succès de son entreprise agricole.Des co-paroissiens de M.St- Pierre nous apprennent qu\u2019il n\u2019est pas dans ses habitudes de compter sur l\u2019aide gouvernementale, mais qu\u2019il compte énormément sur l\u2019effort individuel, sur le travail personnel.I1 n'est pas le seul dans ce cas, parait-il.Si toutes nos familles d\u2019agriculteurs faisaient comme M.Gaspard St-Pierre, cela aurait pour résultat d'assurer la prise de possession de NOS terres par les NOTRES.Et les familles qui iraient défricher pour leur bénéfice nos terres à l\u2019égouttement naturel de la Gas- pésie, de la Matapédia, nos terres fortes, à trèfles, de notre Empire du Nord, celles de l'Ouest canadien, ne seraient sûrement pas les plus mal partagées.Ft NOS terres seraient pour NOUS.Ceux qui désirent des renseignements sur NOS terres données pour 60 sous l\u2019âcre, ou même gratuitement, terres de qualité supé- Quand Vous Sente7 un ] Venir la Grippe! Les Arrêtez-la tout de suite en prenant lee TABLETTES ZUTOO.Rappelez-vous.: que la Grippe ou la Pneumonie commen.12 cent souvent par un simple rhume.Ces À tablettes font cesser la douleur et la fièvre 2K MME.GUS ARSENAULT 82 rue Albert, Moncton New Brunswick \u201cAvant la naissance de mon .derrier bébé, j'étais t:ès faible, nerveuse et découragée.Je vis dans le journal une reclame au sujet d\u2019une femme dans mon cas.J'achetai une bouteille de Composé Végital de Lydia E.Pinkham, Trois bouteilles m'ont aidée à bien passer.cette époque critique.J'ai trois enfants et suis bien et forte, J'ai parlé de votre remède à d'autres.\u201d M: me.Gus Arsenault, w i i immédiatement et aident la nature à s'en À Ie gébarrasser.Prises dés lp début, eties \"M8401 ent un rhume en une nuit.\u2018ant e À £ on EN VENTE PARTOUT 25 c Ji AW ia gAllphs rieure à celles qu\u2019acheta à gros prixiié .hon M.Gaspard St-Pierre, n'ont qui@ s\u2019adresser au SERVICE DE CO-MM| LONISATION, CHEMIN DF#ice, FER NATIONAL DU CANA-gif\\délé DA, MONTREAL, QUE.@iquet J.E.Laforce\u2019} On Wean- Au guichet d'un bureau de pos, Ride te: A \u2014Pardon, Monsieur ETAT CE le droit d'envoyer un échantillo @lern dans une lettre affranchie à trois ess sous ?2 vu , ; .Mair, \u2014Ca dépend.Un échantillon d hard quoi?Molph \u2014Un échantillon de mon écrigand ture .ST @Papir .A 1dér Au tribunal: EN dai \u2014 Votre âge, madame?nth \u2014J\u2019ai passé 20 ans, monsieur léfrarce président.Merdu A Meme \u2014Votre age exact?BD ui \u2014Entre 20 et 30 .eillé \u2014Mais dites-nous en quelle anfpier.née vous aurez trente ans ?3 su \u2014Demain, monsieur le présif jo ; dent.Arthi Ifre À \u201c.-D @livie Wubi gic P \u201cBouin dpert, Meur, Pale @peil, Mloua & orb Hos â Théo @nonc {Meur Amand 2 rand 3 mont \u2019 .go ue, MME.CHAS.SLINGERLAND #@Papit R.R.No.4, St.Catherines, Ont.Botte, \u201cJ\u2019ai pris plusieurs bouteilles f Arist de Composé Végétal de Lydia Scon, E.Pinkham et constate qu\u2019il a Desa un efiet merveilleux, surtout M ciré | avant l\u2019enfantement.J'ai 5 @siré beaux enfants.Après la nais- ÆCorb sance de mon dernier, j'ai eu Que, une douleur terrible au côté Aug.\u2018roit, alors j\u2019ai acheté une au- Bett tre\u2019 bouteille du Composé et | suis très \u2018ien.A la saison des port fruits, je travaille dehors, ou- @ Phil tre mon ouvrage domestique.\u201d #L.E , ban Mme.Charles Slingerland, ron, Léon René 1 Oj Mme sonn wk : lette CCI ETES A.-1 ' L'ECHO DE ! Lo.SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.3 - .mier, M, Alp.Chartrand et famil- .: .a \u2019 \u201cWiles funrailles de [105 Mh Léon Eames, | Mystere de la Circoncision Le plus fin mélange que 2 M.Avila Chartrand, MM.et _ t loo} .\u2019 22-vous 2 Mme J.-Arthur Savoie Mmes A.-W.Bourgeault, Augus-| Parmi les mystères que le Sau- vous puissiez acheter mmen- À ° te Dufresne, R.-L.Duckett, Aimé |veur après sa naissance, veut par- | \u2019 o.Ces J Desormeaux, Mme Ben.Décarie, |courir pour remplir sa mission, le | à fièvre if Co M.et Mme J.-A.Grenier, M.C.| premier en date est celui de la cir- âsen M Les funérailles de Mme Arthur |Hogue, Mile Hogue, M.Laurier, |concision.Or selon les interprètes, 5 ne avoie, née (Eglantine Valiquette, |Hogue, M.et Mme Alex.Horsbo-|ce premier mystère a trois signifi- no t eu lieu, le 15 décembre 1930, a rough, MM.Lucien Lessard, N-P., cation : la circoncision était la mar- int-Vincent de Paul.Condui- Richard Lessard, N.P., Mile A- que \u2018distinctive des descendants | gient le deuil, le notaire Arthur ||exandrine Lavigne, M.Geo.-AI- d\u2019Albraham et le signe de la sainte- javoie, mari de la défunte; ses|pert Laporte, MM.et Mmes Lio-|té légale; Elle est le symbole de la rères: MM.Arthur, Rodolphe, |nel Leveillé, J.-M.Loranger, M.|sainteté chrétienne, elle présage la == \u2018phonse et Aimé Valiquette; so Nap.Léclair, MM.et Mmes Geo.- |sainteté consommée des bienheu- | 0s prixgg 4 UX-ITÉres, em oavole, £7 |Laporte, Jules Lafreniére, M.Geo.|reux après la résurrection.En se! 6 \u2018 » ren nt qu'ifPhonse Savoie, Alcide Savoie et A- Laverdure, MM.et Mmes Z.Mes- soumettant à cette cérémonie dou-| Tout frais des plantations @ex.Horsborough; ses neveux:|; & i .E COMTE.Paul, Alfred Wilfrid Mau.sier, Clément Meunier, Mmes Geo.|loureuse et sanglante, le Sauveur: NV DEffice, Pierre et Lucien Valiquette, ANA f\\délard Ducharme et Jacques Va- i iquette.aforce® On remarquait dans le cortège: BM M .Maurice Duplessis, M.P.P., ean-Paul Sauvé, M.P.P.Dr Al- ide Mathieu, le lieutenant-colonel .-A.Piuze, le notaire R.-H.eaulieu, MM.Aug.Dufresne, R.- ,, @- Duckett, antillorg lermont, Lucien Lessard, Richard a troigl essard, MM.J.-A.Bonneau, @mmanuel Auclair, Wilfrid Au- lon da lair, Dr J.Lafrenière, Alex.@-harbonneau, Roméo Pepin, Ro- Molphe Pepin, Ovila Beaulieu, Ro- écri-Mand Chartrand, Donat Chartrand, Aimé Désormeaux, A.-C.Wilson, M.Lamothe, Luke Moore, Alp.Papineau, Abondius Desjardins, $M Idéric Desautels, Camille Simard, #Aldai Riopel, Almanzor Riopel, @\\nthime Paquette, A.Payne, E.ieur | arceaun, Wilfrid Savoie, Geo.La- Werdure, Noé Beaudoin, Martin MDemers, notaire J.Longpré, Roch MDuimet, Armand Auclair, L.Lé- eillé, Clément Meunier, G.Va- He anfffier, Paul Legault, J.-E.Laurent, @os Legault, Sylvio Mathieu, T.prési fi harbonneau, Victor Legault, Miercule Malepart, Daniel Fortin, M\\rthur Prévost.Wilfrid Robillard, fred Gagnon.Gédéon Legris, \u201c® .-D.Baril, H.Dupré, Arthur le pos .-ai-jg Deil, E.Hamel, Jos Deguire, E- Mouard Jolicoeur, Jos Gignac.Ed.4 orbeil, Camille Bastien, S.Limo- es, L.Gascon, Armand Demers, os Æ@nond, Norbert Chartrand, Hector {Meunier, Geo.Meunier, C.Si- dard, Z.Messier, Avila Char- grand, Félix Clermont, Gilbert Cler- @mont, Odilon Lortie, Camille Ho- Qoue, Geo.Charbonneau, Odilon @Papineau, Noé Papineau, Z.Bar- @rotte, P.-E.Fournier, M.Bélisle, f Aristide Pelletier, Hormisdas Gas- ab con, J.-F.-X.Bastien, Prudent x} Desautels, Emile Archambault, Dé- 5 siré Fortin, J.-M.Loranger, Ovila @Corbeil, Alex.Valade, Laurier Hou eue, Olivier Gravel, J.-B.Hotte, él \u2018£ug.Joly, Pierre Robin, O.Du- A quette, Adélard Poirier.Abondius s @lortie Honoré Bigras, Jos Dazé.@Philias Chartrand, Ant.Gauthier, #L.Beausoleil, J.-B.Gauthier, Alban Auclair, Emile Piché, E.Ca- Jron, D.Gagnon, Arthur Olivier, @ Léon Henrichon, Hercule Audlair, ÿ René Chartrand, etc.Offrandes de fleurs.\u2014 M.et Mme J.Aubin, Mmes A.-S.Bis- sonnette, LL.-P.Bélanger, A.Ouel- lette et J.-A.Bonneau, M.et Mme A.-N.Carriéres, Mme J.-E.Cor- les notaires Amable- Dlivier, J.-B.Charbonneau, Jos Aubin, J.-A.Létourneau, Frédé- Mic Pelletier, Albert Savoie, F.Si- ouin, Edouard Brien, Emile Lam- ert, G.Ladouceur, D.Ladou- eur, O.Vermette, A.Demers, A.Talenfant, Jos Turcot, Jos Cor- A A Desrochers, Roland Savoie, PW héodule Charbonneau, Jean Gui- D t Millen, MM.et Mmes P.Moreau, Arthur Olivier, M.Roméo Pepin, les frères et soeurs, la succession E.Prévost, M.et Mme Aldai Rio- pel, le motaire Arthur Savoie, Mlles Madeleine, Paulette et R.Valiquette, la famille Aimé Vali- quette, MM.Vermette, St-Antoine.Offrandes de messes\u2014M.Alban Auclair, M.et Mme E.-M.Auclair, Mlles L.et A.Bisson, MM.et Mmes Chas.Bourassa, B.Bé- dard, J.-B.Bérard, A.Clermont, Miles Olivine et Léa Chartrand, M.et Mmes J.-E.Choquette, MM.C.David, G.Desnoyer, M.-L.Du- plessis, M.P.P., M.et Mme J.-B.Dussureault, Mmes A.Desautels, A.Gagnon, Geo.Forest et famille MM.J.Gignac, J.-A.Letourneau, MM.et Mmes Lottinville, E.Le- moyne, Milles Leclerc, Mme R.Le- riche, M.et Mme P.Lemieux, Mille Berthe Lavigne, la famille E.Leclerc, M.et Mme H.Malepart, Mlle Charlotte Valiquette, le Dr et Mme A.Mathieu, le Dr O.Normandin, M.et Mme P.-A.Piuze, Mile Perrigo, Mme J.-M.Roy, Mlle Berthe Robitaille, MM.J.-A.Saint-Yves, P.Valiquette, Mmes A.Valiquette, J.-A.Vali- quette, MM.et Mmes M.Vali- quette, A.-C.Wilson, MM.O.De- Serres, G.Lecourt, H.Thibault et famille, M.et Mme E.Corbeil, M.P.Chartrand.Télégranunes.\u2014 L'hon.Arthur Sauvé, l\u2019hon.Alfred Duranleau, MM.Albert Lessard, Urbain Lessard, Lucien Lessard, Richard Lessard, M.et Mme W.Duchesnay, MM.René Guilbault, N.P., Maurice Duplessis, M.P.P.Bouquets spirituels \u2014M, W.Auclair, M.et Mme J.Aubin, M.R.| Chartrand, MM.et Mmes R.Char- trand, P.Desautels, M.M.Denis.Miles M.et R.Dufort, MM.et Mmes A.Ducharme, O.Lortie, la famille C.Ladouceur, MM.et Mmes D.Ladouceur, F.Pelletier, A.Savoie, soeur des Séraphins, du- Mont-Sainte-Anne, Lachine, le fré- re Lucien Valiquette, c.s.v., Mme G.-H.Valiquette.Sympathies \u2014 Miles Bisson, Aline Bastien, M.U.Balit, M.et Mme J.-A.Cardinal, M.R.Dupuis, N.P., MM.et Mmes M.-J.Gadbois, V.Carmel, Mme Vve E.Guillet, MM.J.-P.Gravel, Ed.Hamel, Mmes A.Lafortune, H.Lussier, R.LeRiche, MM.et Mmes A.La- casse, R.Ledlaire, Mme Vve N.Mathieu, le Dr et Mme L.-F.La- vigne, M.D.Pelletier, N.P., la famille À.Paré, M.R.Pepin, le Dr D.-A.Plouffe, Mme M.-J.Chevron Papineau, M.et Mme L.Robert, M: et Mme U.Robillard, M.G.Sauvant, MM.et Mmes A.Si- gouin, C.Simard, A.Savoie, A.Savoie, G.-A.Terrault, N.P., Met Mme PauliE, Plouffe, M.\u2018et .Aux convives un repas comme 11 s'en Mme L.-A.'Papineaû\u201d .couronne le règne de la loi, inau- été le législateur.dont il est la fin gure le règne de la Grâce et prélu- et le couronnement.Ce faisant, il de au règne de la gloire.rattache en sa personne la religion La religion mosaïque reposait \u2018ancienne à la nouvelle, le mosaïsme.sur le rite de la circoncision, qui à l'Evangile; il sert de trait-d\u2019u- était le sceau de l\u2019aillance avec nion entre les deux alliances ; il con- Dieu et la condition essentielle pour serve la première et inaugure la participer à tous \u2018les droits reli- seconde.gieux et politiques de la nation é-| Dans la nouvelle alliance, en ef- lue.En se faisant circoncire, Jésus fet, la circoncision n\u2019a plus sa pla- se déclare fils d'Abraham : il s\u2019asso- ce; Elle est remplacée comme dit cie aux observateurs fidèles du cu!-|St-Paul par une circoncision qui te mosaïque.Il en ratifie et consa- \u2018n\u2019est pas faite de main d'homme, cre les rites et leur confère, en y pour une circoncision toute spiri- participant, une valeur d\u2019une effi-|tuelle, qui n\u2019est autre chose que le cacité qu\u2019ils ne possédaient pas eux-,renoncement à la concupiscence et mêmes ; il résume la loi, dont il a'aux désirs corrompus du coeur.pe Lucullus voyage Quand (Photo Canadien National) Notre phot phie montre M.Edouard Carteron, Consul Général de France, discutant avec Ie chef James Duncan, du C.N.R., la composition du menu du diner gastronomique.Ala gauche de M.Carteron se tient l\u2019\u2018\u2018atoctégic\u2019\u2019 M.Vinant et, à l\u2019extté- e gauche de la photographie, Victor Bowser, maître d'hôtel du wagon-restaurant.Depuis deux ans la Chambre de Commerce Française de Montréal organise des réunions gastronomiques mensuelles dont le but est de réunir à table français et canadiens pour goûter des plats préparés selon les règles de l\u2019art gastronomique, lequel exige, comme on le sait, la qualité et non la quantité des mets, L'organisation du premier des dîners de la saison 1930-31 avait été confiée à M.Georges Vinant, importateur français établi à Montréal.Celui-ci eut l\u2019idée originale de le donner dans un wagon-restaurant de la plus grande compagnie de chemin de fer canadienne, le Canadien National.Il sti- qua aussi que le menu gerait arrêté après le choix de plats offerts chaque jour, À la mode américaine, Aux voyageurs dans les wagons-restaurants.Autrement dit #1 fit servir Julienne, d\u2019un poisson blanc au gratin, d\u2019un rosbif, de pommes risolées, de choux de Bruxelles, d'un pouding au figue, sauce au vin, d\u2019un fromage Oka et d\u2019un café.Il fut servi un Chauvenet \u201cWhite Flag\u201d, 1923, un Château Rausansegla 1923 et une fine champagne Monnet, 1858.Selon la coutume établie pour ces réunions les convives furent invités, après le café, à discuter les mérites de chaque mets et de chaque vin puis à donner une note à chacun en partant du principe que le maximum, cing, représente la perfection et n\u2019est atcordée qu\u2019aux plats qualifiés par M.le const de France, de \u201cdivins\u201d, Malgré ces restrictions l'assemblée vota au diner préparé par le chef James Duncan 48 points sur un total possible de 55.Elle vota de pluë ia note cinq À la fine champagne et aux garçons du wagon-restaurant dont le service fut impeccable.Tout le monde loua l'heureuse idée de l\u2019atoctégic (mot iroquois qui veut dire organisateur) M.Vinant, d\u2019avoir eu la bonne idée de réunir les gourmets de Montréal dans ce décor nouveau d\u2019un wagon-restaurant.Au nom de la Chambre de Commerce Fran- calse sous les auspices de laquelle le dtner était donné M.le commandant Maurice Quédrue remercia le chef James Duncan et les autorités du Canndien Nationa] pour.excellent diner qu\u2019ils avaient préparé.sert chaque jour dans les wagons du Canadien National, démontrant ainsi que la bonne cuisine a sa place par- tou Le Gîner présidé par M.le commandant Maurice Quédrue, président de la Chambre de Commerce Française et honoré de la présence de M.Edouard Carteron, consul général de France au Canada et \u2018animateur de ces réunions gastronomiques, réunit dans un wagon de luxe du Cana- \u201cdien National 84 convives choisis, Le .menu : se composait.d\u2019un consommé Plus d'amour des richesses, mais l\u2019esprit de pauvreté; plus de recherche des jouissances sensibles, mais esprit de mortification; plus de poursuite de la vaine gloire, mais l'esprit d\u2019humilité.Voila le résumé de l'Evangile et l\u2019idéal de la perfection chrétienne ; voilà aussi les leçons de la crèche et de la circoncision.Pour suivre le Christ, la première chose à faire est de se renoncer.Par sa circoncision, le Sauveur ne nous en donne pas seulement l'exemple, il nous offre la grâce pour marcher à sa suite.Un dernier symbolisme plus éle- Vé encore se rattache à ce retran- ichement charnel opéré par la circoncision, celui des corps ressuscités pour la gloire, où ils seront comme .des anges, débarrassés des éléments grossiers et corrompus d'ici-bas parés et vêtus de pureté et de lumière, en récompense de la vie de renoncement pratiqués sur la terre.Au ciel, les élus, présents en conps et en âme, définitivement délivrés de la corruption du péché et de toutes les convoitises de la chair, marqués du sceau divin, entreront dans la pleine possession de la joie du Seigneur.Mais celui qui a ouvert les portes de la patrie céleste, qui est entré je premier et nous y a préparé une place, c\u2019est le Sauveur.et c\u2019est par sa circoncision que le Sauveur prélude déjà à son règne de gloire.Puissions-nous considérer ces quelques réflexions comme non trop austères, et envisager la nouvelle .année avec tont le sérieux qu'elles comportent.E.-A.LEMAIRE, Curé.Manseau, 30 décembre 1930.(La T'oixv des Bois-Francs) PENSEES Les vieilles gens n\u2019ont plus de prénom quand tous leurs contemporains sont disparus.mv PROTECTION POUR LA BOUCHE ET LA GORGE Le contact de la température humide, l\u2019usage excessif de la voix, l'abus du tabac sont fréquemment la source d'irritations ou de maux de gorge.Si l'on n'y accorde prompte attention, des complications graves s\u2019ensuivent sous vent.Un gargarisme composé d'une partie d'Absorbine, Jr.et de neuf parties d\u2019eau soulagera promptement les tissus enflammés .Et s'il y a congestion en lus de l'infection, comme cela arrive Rabituellement, enrayez-la tout de suite en frottant I'extérieur de la gorge avec quelques gouttes d'Absorbine, Jr.sleine force.\u2019our adoucir l'haleine et conserver la bouche propre et saine en tout temps, l\u2019emjlui quotidien d'Absorbine, Jr.diluée comme rince-bouche, est idéal\u2019.\" quelques gouttes seulement dans un peu d'eau matin et soir.Procurez- vous-eh une bouteille chez votre pharmacien\u2014$1.25.1308 4 Cony L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN JOURNAL MENSUEL W.-H.GAGNE, Editeur-Propriétaire, SAINT-JUSTIN, QUE.Ie prix de l'abonnement est de 76 cents par année pour le Canada et $1.00 pour les Etats-Unis, payable d'avance.\u2014Toute année commencée est due en entier.Pour le tarif des annonces, impressions, etc.on voudra bien s'adresser à nos bureaux.ee LA BENEDICTION PATERNELLE \u201cDe bonne heure, le jour de l\u2019An, au matin, les enfants de familles canadiennes-françaises, s\u2019agenouillent devant leur père, et le père les bénit.C\u2019est une tradition que nos aieux nous ont apoprtée de France.Elle s\u2019est perpétuée chez nous, intimement liée au sentiment religieux.Elle est une des plus tdu- chantes manifestations de la piété filiale dans nos foyers.L'Eglise en explique le sens surnaturel, l'encourage, la recommande.la conserve, comme elle fait pour toutes nos traditions les meilleures.\u201d Rien, par ailleurs, n'est plus simple que la bénédiction du jour de l\u2019An.Le rituel renferme bien quelques formalités variant d'une paroisse ou d'une région à une autre.Mais l'essentiel, le fond.reste partout le même.d'une signification touchante et grande dans sa simplicité.Au reste, c'est la maman qui in- terpréte et qui enseigne aux petits comment il faut faire.Elle a d\u2019abord commencé elle-méme par faire a son mari ses souhaits du nouvel an.Elle et lui se sont levés plus tôt que de coutume ce matin- là ; lui pour être prêt à bénir : elle pour s'émouvoir et caresser ses chers petits quand ils seront bénis.Les plus grands sont venus les premiers ou bien séparément, chacun demandant sa bénédiction ou bien à la suite de l\u2019ainé qui la demande pour tous: \u201cPapa, voulez-vous, s\u2019il vous plait nous donner votre bénédiction?\u201d Et le pére levant ses deux mains sur la téte de ses enfants prononce d\u2019une voix qui s\u2019efforce de n'être pas trop émue.\u201cMes enfants, que le bon Dieu daigne vous bénir comme je vous bénis moi-même.\u201d Quand les enfants sont encore tout jeunes, c\u2019est la maman qui les conduit aux pieds de leur père, tenant elle-même le bébé dans ses bras.Et la scène devient d'autant plus émouvante que la sensibilité paternelle est plus atteinte par cet acte si grand, accompli par des é- tres si petits.En nul autre moment de l\u2019année peut-être, cet homme ne sent Son coeur paternel remué par un amour plus tendre et plus ardent pour ses chéris.Jamais sous son toit il ne se sent plus près de Dieu qui bénit avec lui et par lui; nulle part il n\u2019agit en plus parfait accord et harmonie avec le Père qui est aux cieux.Souvent la scène se renouvelle plusieurs fois le même jour: avant la grand\u2019messe, le soir ou même les jours suivants.C\u2019est que le père est devenu grand\u2019père.Ses fils et ses filles sont mariés: ils ont quitté la maison comme les oiseaux quittent leur nid.Ils ont fondé à leur tour un foyer.Il faut qu\u2019ils s\u2019en soient allés bien loin pour que le jour de l\u2019An ne les ramène pas à la vieille maison familiale.De grand matin ils ont eux-mêmes béni leurs petits: puis en hâte le coeur battant de joie, le visage rougi par les caresse du froid ils reviennent au grand-papa le prier à leur tour d'appeler le bonheur sur leur tête et sur celle de leurs bien- aimés.Et le vieillard levant de nouveau ses mains sur ses fils, sur leurs enfants et parfois sur les enfants de leurs enfants recommence: \u201cMes enfants et mes petits-enfants que le bon Dieu daigne vous bénir comme je vous bénis moi- même.\u201d Ah! c'est Jà une année bien commencée.Louis LALANDE, S.J.TRAYAUX D'EGOUTTEMENT La municipalité de St-Barthélémi dans le comté de Berthier entreprend le creusage de deux cours d'eau.La belle température qui a prévalu dans toute la province depuis le début de l'automne, favorise dans une large mesure la louable politique de I'égouttement des terres encouragée et soutenue par le ministère de l\u2019Agriculture de Québec, et les grands travaux en cours se poursuivent activement dans des conditions avantageuses, tandis que de nouvelles entreprises sont commencées.Cinq excavateurs mécaniques pré- tés par le ministère de l'Agriculture sont actuellement en opération.Le dernier, mis en service ces jours derniers dans la municipalité de St- Barthélemi, comté de Berthier, va avoir un travail considérable à accomplir dans les cours d\u2019eau de Grand Pré et de La Traverse, qui collectent l\u2019eau des terres hautes, les dirigent à travers une vaste plaine fertile, et les déversent finalement dans le fleuve St-Laurent.Cette région est principalement affectée à la culture du foin, et l'on y voit les meilleures terre de la province.Une fois que ces deux grands cours d\u2019eau auront été redressés, creusés et élargis, ils faciliteront l\u2019égouttement de cette plaine et ac- croftront certainement sa fertilité de ce fait.Le drainage parfait de plus de 4,000 arpents de belles terres sera ainsi assuré, et 133 cultivateurs en bénéficieront.Les travaux s\u2019étendront sur un parcours de près de quatre milles de longueur, et ils emploieront une maïn d\u2019oeuvre assez considérable, car il ne s\u2019agit pas ainsi que dans tous les creusages de ce genre, d'approfondir seulement le cours l'eau.Il reste ensuite à abattre les levées, et à les étendre de manière à ce que les eaux des terres g'égouttement avec facilité fans le cours d'eau principal, et comme l'excavateur aura à enlever environ 18,000 verges cubes de terre, on peut se faire une idée de l'importance de l\u2019entreprise.LES AGRONOMES Ce qu'ils sont et doivent les devoirs qu\u2019ils remplir.\u2014 Enquêtes, conférences, visites aux cultivateurs.Chaque agronome, dans son district respectif, est le représentant attitré du ministère de l\u2019Agriculture.Comme tel il se doit d\u2019être l'agent de liaison entre la classe agricole avec laquelle il est en contact constant, et les princiaux officiers du ministère de l'Agriculture.11 est l\u2019homme tout désigné pour soumettre au ministre de l\u2019Agriculture et à ses lieutenants les demandes et les besoins des cultivateurs de son comté, et pour tenir ces derniers au courant de toutes les iniliatives prises par les autorités pour les aider dans leur exploitation.L'Honorable Monsieur J.-L.Perron, lorsqu'il prit la direction du ministère de l'Agriculture, ne cacha pas aux agronomes qu\u2019il] comptait largement sur eux pour vulgariser les bonnes pratiques culturales en s'\u2019inspirant des directives qui leur viendraient de l\u2019administration centrale.Et les agronomes, croyons-nous, n\u2019ont pas trompé la confiance que le ministre plaçait en eux.Chargés principalement d\u2019orienter la culture, en tenant compte des besoins immédiats de chaque région dans les domaines de l'élevage, de la grande culture, de l'horticulture, etc.de veiller au bon fonctionnement des sociétés d'Agriculture et des cercles agricoles, ils ont rempli leur mission avec entrain, heureux de coopérer à la réalisation d'un vaste programme agricole, dont le détail leur avait été soumis au cours de l'hiver dernier, lors d\u2019un grand congrès convoqué à Québec.Le but de cette convention était de bien mettre au point l\u2019enseignement que les agronomes sont appelés à donner, et de coordonner leurs efforts avec ceux des grands services de production, c\u2019est-à-dire de l'Industrie Animale, la Grande Culture et de l'Horticulture.Prenant lui-même la parole durant ce congrès, l\u2019Honorable Monsieur J.- L.Perron annonça aux agronomes qu'ils seraient appelés, au cours de l\u2019année, à faire un exposé de la situation agricole dans chaque district, afin de bien faire connaître les besoins des cultivateurs et de permettre, il va sans dire, aux autorites d'aviser plus sûrement aux moyens à prendre pour corriger les faiblesses possibles, stimuler la production et encourager le progrès.Ce travail réclamé des agronomes représentait une tâche difficile et minutieuse, mais ils ont su s\u2019en acquitter à la satisfaction de leurs chefs qui ont pu, à l\u2019aide des rapports soumis, préparer des programmes de développement appropriés à chaque région et poser d'une main plus sûre les jalons qui marqueront les diverses étapes de notre progrès agricole.En plus de cette coopération à l\u2019élaboration soigneuse d\u2019un programme bien défini, les agronomes ont, au cours de l\u2019année qui s'achève, conduit de nombreuses enquêteg en vue de déterminer.J'étendye de terre ara- égoutte- comtés.ble souffrant du mauvais ment des eaux dans divers Les rens:ignements qu'ils ont adressés au département ont ainsi, dans une large mesure, aidé! ce dernier à pousser plus activement sa politique des cours d\u2019eau améliorés, politique qui, par les seuls travaux actuellement en train ou déjà terminés, est appelée à rendre à d'immenses terres leurs fertilité d'autrefois, et à augmenter leur valeur de plus de quatre millions dé dollars.L'oeuvre du rapatriement des Fran- co-Canadiens de la Nouvelle-Angle- terre a été aussi soutenue par les agronomes.Ceux-ci, en effet, mis au courant, du désir d\u2019un cultivateur de vendre sa ferme pour une raison ou pour une autre, allaient la visiter, en étudiaient les possibilités de développement, et communiquaient leurs notes et leurs suggestions au département.A son tour, celui-ci mettait ces faits devant nos anciens compatriotes désireux de rentrer dans leur province pour se livrer de nouveau à l'agriculture, et bon nombre d\u2019entre eux surent en profiter.Ils quittèrent les cités américaines pour venir reprendre tn la province de Québec la saine et noble vie des champs.Ajoutons à ce qui précède que nos agronomes ont, pendant l\u2019année fiscale écoulée, donné un total de 2,122 conférences, procédé à 739 démonstrations, fait 91,759 visites aux domiciles des cultivateurs, et reçus à leurs bureaux plus de 35,000 cultivateurs en quête de renseignements.On peut donc dire qu'aujourd\u2019hui, la province de Québec, avec ses 78 agronomes, ses 11 sous-agronomes et ses 5 inspecteurs d\u2019agronomes, sous la direction d\u2019un chef compétent, M.Narcisse Savoie, qui occupe cette charge depuis de nombreuse années, est de toutes les provinces du Dominion celle qui maintient le plus de bureaux d\u2019agronomes, pour le plus grand profit de la classe agricole.NOTES AGRICOLES LE LAIT PROPRE La production d'un lait propre est un facteur de santé.L'hygiène de l\u2019étable est à la base de la propreté de ce produit indispensable à la vie.Dans les étables modernes, cette propreté est assez facilement assurée.Dans les contructions moins neuves et moins bien aménagées, le cultivateur doit y suppléer par une bonne ventilation, par des ouvertures qui laissent passer largement la lumière du soleil, par un nettoyage parfait des allées, des crèches et des abreuvoirs.La section des Constructions Kurales du ministère de l'Agriculture de Québec est à la disposition des cultivateurs pour leur indiquer comment remanier efficacement et à peu de frais les \u2018étables non-hygiéniques, de manière à sauvegarder la santé des vaches et assurer la production d\u2019un lait sain et propre.LES VERRUES.Il arrive souvent que des apparaissent sur la peau du Tous les jeunes animaux qui pré sentent cette affection de la peau devraient \u2019être isolés immédiatement, et leurs stales désinfectées aussitôt.Le traitement de ces verrues est des plus faciles.On doit d\u2019abord laver soigneusement avec de l\u2019eau tiède et du savon ia partie protubérante afin de bien faire disparaître les croûtes.Une.fois la peau parfaitement assé çhfle, on fait une application de teinture d'iode.Un traitement d\u2019un mois \u2018à cinq semaines est suffisant pour verrues bétail.faire disparaître ces verrues.L'EGOUTTEMENT.Un cinquième excavateur mécanique fourni gratuitement par le ministère de l'Agriculture de Québec est actuellement en opération dans les paroisse de St-Barthélemi, comté de Berthier.Les terres qui s'étendent entre le village et le fleuve étaient inondées chaque printemps et ne produisaient qu'un mil pauvre, communément appelé \u2018mil creux\u201d.En profitant des avantages offerts par le département pour encourager le bon égouttement, 133 cultivateurs intéressés vont rendre la fertilité à plus de 4,000 acres de terres riches, développer de belles récoltes de bon mil et de beau trèfle, et pouvoir pratiquer l'élevage sur une plus haute \u2018échelle avec des frais de production moindres et un meilleur rendement.LES CONSERVES.Cette industrie a fait de grands progrès depuis quelques années dans la province de Québec, grâce aux encouragements accordés par le ministère de l'Agriculture.Une somme de deux cent mille dollars a été dépensée au cours du dernier exercice fiscal pour la construction de nouvelles fabriques ou l'agrandissement de quelques autres.La production des conserves industrielles dans Québec, en 1929, a atteint une valeur d'au-délà de $4,500,000.LE PORC A BACON Cet automne rncore les ministères de l\u2019Agriculture d\u2019Ottawa et de Québec vont stimuler l\u2019élevage du porc à bacon en faisant distribuer par toute la province de Québec au moins quinze wagons de bonnes truies d\u2019é levage, à des conditions exceptionnellement avantageuses.Les frais de transport sont assumés par les départements, et des prêts sans intérêt sont consentis aux acheteurs, par l'intermédiaire des cercles agricoles.Pour qu'un cercle puisse bénéficier de cet avantage, il faut qu\u2019au moins dix truies soient placées dans une même paroisse.LE MOUVEMENT COOPERATIF.L'esprit coopératif fait chaque jour de nouvelles recrues.Depuis quelques mois, un bon nombre de sociétés coopératives ont été organisées, dont plusieurs furent immédiatement affiliées à la Coopérative Fé- déri{e de la province de Québec.Le ministère de l\u2019Agriculture de Québec, Service des Publications, tient a la disposition des cultivateurs une intéressante brochure intitulée \u201cGuide des Sociétés Coopératives Agricoles\u201d, susceptible d'aider dans leur travail ceux qui désirent organiser une coopétrative dans leur localité.Cette brochure est distribuée gratuitement.EXPOSITION D'HIVER.La première exposition d'hiver jamais tenue en la province de Québec, a été organisée par l'Exposition de Sherbrooke et tenue dans l'Aréna construite au coût de cent mille do} lars, les 12 et 13 novembre.Plus de 350 têtes de bétail provenant des meilleurs troupeaux ont figuré dans la grande parade qui eut lieu le goir de l'ouverture de l'exposition d'hiver Cet événement se répétera maintenant annuellement, et 11 contribuera à stimuler l\u2019élevage du beau et bon bé tail, principalement dans les Cantons de I'Est.Comme début, cette exposi § tion a été un véritable suecès, auque, 4 l'Agriculture ont été heureux de con- § tribuer.: | À \u201c les\u2019ministères fédéral et provincial d- 38 - PT A WN 1er lle res 1ds 16- Ie ar ns \u2019é onde dé- rêt ar es.er ns ne lis 0- ur er 6.ni L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.LE REVEILLON DE NOS VIEUX Une description de la façon dont nos pères célébraient la Noël.La lune au disque d'argent diffuse ses lueurs blanches dans fa clarté mauve d\u2019une nuit de campagne.La neige étend au loin son manteau immaculé de velours albâtre.Le long de la route sinueuse où se détachent ça et là des bosquets et des groupes d'arbres, taches noires dans ce clair tableau, on entend le bruit joyeux des grelots.Ce sont nos braves campagnards qui s\u2019en vont à la messe de Minuit, le soir de Noël.Groupés nombreux, car ce sont toutes de | nombreuses familles, dans les \u201cber- # lots\u201d, ils s\u2019en vont joyeux assister à l\u2019avènement du Messie.Après la triple messe, à laquelle ils ont pieusement assisté, ils s\u2019en retournent vers la maison en groupes distincts.On crie, on s\u2019interpelle, c\u2019est la gaieté, la joie, c'est Noël ! On pense au délicieux repas qui attend fes joyeux compagnons, là-bas, dans la grande cuisine, rougeoyant sous la danse fôlâtre, des flammes de la cheminée.On entre, on se secoue, ce sont des interpellations ici et là.Puis on sort le petit verre de whisky blanc et on boit à la santé de la Noël.La grande table est mise.Une belle nappe blanche et simple sent bon la lavande.On peut voir dessus divers plats qui attendent d\u2019être engloutis par fes appétit aiguillonnés au grand air.On s\u2019installe, on se met à table.Combien de gens qui demeurent dans nos villes ignorent réellement ce que c'est qu\u2019un vrai réveillon de Noël d\u201d\u201chabitants\u201d! C\u2019est toute la famille qui est réunie.On voit l\u2019aïeule, la tête couronné de cheveux blancs, au bout de la table, avec sa bonne vieille toute ridée, à ses côtés c\u2019est le père, homme robuste aux bras puissants, la mère forte gaillarde, puis les nombreux enfants.On rit, on parle, on discute, les épithètes retentissent d\u2019un bout de la table à l\u2019autre.Alors, l\u2019accorte servante apporte les plats.C\u2019est d'abord la bonne soupe aux pois, bien grasse, fumante et appétissante qui est dégustée par tous les convives.On passe aux tourtières.Oh! ces bonnes tourtières d'antan, à la croûte dorée, à la viande grasse et hachée qui fond presque dans la bouche! Inutile de dire que toutes ces \u201c tourtières disparaissent en un rien de temps.Puis c\u2019est la dinde, bien rôtie, à l\u2019arôme qui ouvre l'estomac, arrosée d\u2019un beurre bien frais, que les mains de la \u201cmémére, ont confectionné elles-mêmes dans la laiterie.On mange ensuite le porc- frais gras, dodu, invitant.On attaque le dessert composé de créme brûlée, de blanc-manger, de gelée et de fruits, de délicieuses tartes aux pommes, aux bleuets, et autres conserves.Enfin, les estomacs bien repus, tous dégustent un verre de bière où de vin et rappellent des souvenirs du passé, des souvenirs \u201cdes réveillons d\u2019antan, alors que Baptiste était présent, que Marie-Rose tVétait pas encore mariée, que Té- lesphore ne s'était pas dirigé vers fes grandes villes.On discute longuement, pendant que dans la grande cheminée, les bûches rougies bi 4.par les flammes, laissent entendre leur complainte bizarre, émotion- nante, et font jaillir de minuscules feux de bengale.Puis, tous se souhaitent un cordial bonsoir et se retirent pour dormir un sommeil réparateur.Le père reste encore un peu à fumer sa pipe devant l\u2019âtre où le feu se meurt et ne projette plus qu\u2019une légère teinte d\u2019ocre.À son tour it se lève, éteint les lampes à l'huile et se retire après le dernier coup d\u2019oeil du maître.Voilà un vrai réveillon de Noël d\u2019habitant.A QUEL AGE COMMENCE LA VIEILLESSE \u2018Ceux parmi nous qui ont passé notre soixantième anniversaire de naissance ont éprouvé des sentiments d\u2019étonnement en fisant dans les journaux l\u2019obituaire d\u2019un contemporain dans lequel celui-ci est décrit comme un vieillard de soixante et quelques années.Il est vrai que la jeunesse croit que l\u2019homme qui a dépassé sa cinquantaine se trouve presque dans l\u2019impossibilité de se placer dans le monde ouvrier et commercial.Ce point de vue est-il justifiable?Si oui, il s\u2019en suit que la machine humaine s\u2019épuise prématurément.Après tout, l\u2019état du corps ne doit pas être déterminé par le nombre d\u2019années que l\u2019homme a vécues, mais plutôt par sa capacité physique et mentale et par la santé de son corps et de son esprit.Toutes les automobiles ne sont pas dans le méme état aprés cing ans de service.Pour savoir dans quel état elles se trouvent, il nous faut d\u2019abord nous rendre compte de leur fabrication et ensuite, nous informer au sujet du genre de service qu\u2019elles ont fait et des soins qui leur ont été donnés.Nous ne sommes pas tous nés avec les mêmes capacités.Certains parmi nous ont une meilleure santé que d\u2019autres.Donc, quand nous nous rendons compte de l\u2019âge d\u2019un homme, à quelle époque que ce soit de sa vie, il nous faut d'abord revoir l\u2019état de sa santé depuis sa naissance, et ensuite, de constater s\u2019il a donné à son corps tous les soins voulus.Ne comptons-nous pas parmi nos connaissances des hommes et des femmes agés de plus de soixante ans qui jouissent d\u2019une meilleure santé qu\u2019un: nombre de jeunes gens et de jeunes filles qui n\u2019ont qu\u2019une vingtaine d\u2019années ?L'homme de soixante ans n\u2019a pas | besoin de se croire âgé.S'il l\u2019est véritablement, c\u2019est souvent lui- même qui en est responsable.Les excès et lesurmenage sont des causes de vieillesse prématurée, malgré le fait qu\u2019il arrive parfois qu\u2019un homme puisse vivre pendant de longues années sans prendre soin de sa santé.Une vie saine nous vaut mieux qu\u2019une vie longue.Faisons attention aux points essentiels qui font la santé, et évitons le surmenage, si nous voulons garder un corps sain et nous rendre la vie heureuse.Pensée.\u2014 Savoir se taire lorsqu\u2019on est en colère, c\u2019est ce que l\u2019on a de mieux à faire: car si l\u2019on a quelque défaut ou quelque secret important.à garder, on s\u2019exposé à le dévoiler sans le vouloir.ET C'EST COMME CA Sur la rue St-Paul, tassé dans les coins des trottoirs aux trous béants, ouverts pour faire place à la construction de pilliers qui supporteront les rails d'une nouvelle lignes des terminus du chemin de fer National, à Montréal, un groupe regarde les ouvriers qui travaillent.Deux flaneurs semblent causer plus fort que les autres.Peut-être veulent-ils attirer l'attention du contremaitre.On ne sait pas, des fois, il pourrait avoir besoin d\u2019un homme ou deux.Et l\u2019ouvrage est si rare.\u2014Tu sais, Fred Labranche, si on n\u2019trouve pas d\u2019travail d'ici deux s\u2019maines, j'mouve encore une fois su des terres neuves.\u2014Tu f'ras ben comme tu voudras Pitoune Lapuppe, mais moé j'eré ben qu\u2019faudra que j\u2019reste ici- te.La femme veut pu mouvers su les terres neuves.À prétend que sus pas un habitant.\u2014Tu dis ça pour rire, Pitoune.Nous autres, pas des bons-colons cultivateurs ! À veut rire de toué.\u2014C\u2019est pas toute.Parait que l\u2019gouvarnement veut pu donner des beaux lots boisés comme dans not temps ! \u2014C'est pas correcte ça, Pitoune, de r\u2019fuser des terres à des bons co- lons comme nous autres.Quelqu'un qui par hazard se trouvait-la, demanda aux deux interlocuteurs s\u2019ils connaissaient le défrichement des terres neuves et leur culture.\u2014Pitoune et Fred partirent d\u2019un grand éclat de rire: Si on connaît ca! J'cré ben, on a toujours faite ça.[ \u2014Où avez-vous cultivé ?\u2014Ben, j\u2019vas vous dire.On avait pris des terres dans l\u2019Abitibi.On a fait chanquier là pendant quatre ans.\u2014Tant qu\u2019il y a eu du bois su nos lots, puis su les deux lots de mon beau-frère.Mais ça poussait pas.Ca g'lait tout le temps.L\u2019Abi- tibi, c\u2019est pas un pays pour s'établir.S\u2019pas vrai, Fred?\u2014Ca c\u2019est vrai.L'bois est trop p'tit.Puis y l\u2019paye pas.\u2014Combien d\u2019arpents de terre avez-vous défrichés et cultivés quand vous étiez en Abitibi ?\u2014Ben j'vas vous dire.Fallait sauver la coupe et la femme a s\u2019avait faite un jardin.D\u2019la belle terre forte, mais ça pousse pas.Ca géle tout l\u2019temps._ \u2014Est-ce que vous aviez entour- ré ce jardin de fossés pour l\u2019égouttement, et d\u2019une bonne clôture pour empêcher les animaux d\u2019y aller fouiller et tout dévorer ?\u201c \u2014Pour dire vrai, on n\u2019a pas eu l\u2019temps.D'ailleurs y a pas besoin d\u2019égoutter les terres dans l\u2019Abitibi, y s\u2019égouttent tout seul.C\u2019est pas l\u2019égouttage qui faut pour l\u2019Abitibi, c\u2019est qu\u2019y gèle pu.-\u2014J'vas vous dire, monsieur, reprit Fred, quand on a vu qu\u2019y avait rien à faire-là, on a mouvé dans la Matapédia.Des hommes de chanquiers nous avaient dit qu\u2019 c\u2019est ben meilleur par là.C\u2019est pas vrai.On a perdu d\u2019largent par la aussi.On a fait chanquier pour La- croix, mais ça pas payé.C\u2019est un pays plein d'cotes.Ca vaut pas grand\u2019chose.On.est r'venu 4 Montréal, quand on a vu ¢a.\u2014Est-ce que vous n\u2019aviez pas | pris\u2019 de terres, dans-la- Matapédia ?qu\u2019il retournerait ue \u2014Oui, mais l\u2019bois avait été pillé.C'était bon à rien.J\u2019comprends pas ça.On était pourtant des bons colons, mais on n\u2019a pas eu d\u2019chance.\u2014Pitoune disait il y a un instant sur des terres nouvelles, s\u2019il ne trouvait pas de travail d'ici a quelque temps.Oi iriez-vous ?\u2014J'ne sais pas au juste, mais là yous qu\u2019y a du bois.\u2014Vous n'iriez pas de nouveau Téléphone 592 G.-H.Roblchon C.R.Léon Méthot Robichon & Méthot AVOCATS Entrée: 35 rue Hart, Trois-Rivières.J.-E.LANGLOIS NOTAIRE de succession, Consultation affaires civiles et municipales.SAINTJUSTIN, QUE.Edifice Banque Canadienne Na*lonale Placement sur hypothèque, Règlement dans l\u2019Abitibi, où, paraît-il on ré colte le blé garnet à pleins champs, maintenant.\u2014Ah! non! On connaît ça nous autres, ça vaut rien.Et c\u2019est comme ça, qu\u2019en certains quartiers on fait de la propagande pour nos terres arables.Ca n\u2019empêche pas ces terres de 4 pousser à pleines clôtures quand on les cultive avec intelligence.J.E.LAFORCE, 0 \u2014© L.J.A.LEGRIS DOCTEUR EN MEDECINE Médecine Générale au bureau et à domicile.Répond à tous les appels de jour et de nuit dans le village, la campagne et les paroisses environnantes.68, rue St-Laurent, \u2014 LOUISEVILLE Examen gratuit de la Vue LUNETTE SIMPLES ET A DOUBLE FOYER MONTURES A LA DERNIERE MODE Résidence: 12 rue St-Laurent J-EMILE FERRON AVOCAT, LOUISEVILLE, \u2014 QUE.Bureau: 3& rue Hart Résidence: 140 Ste-Julie J-A.VILLENEUVE NOTAIRE Prêts sur 1ère hypothèque à 7%; Rè glement de succession, Administration générale, Htc, TROIS-RIVIERES, P.Q.Richard Lessard B.C.L.NOTAIRE tessions, Assurances, Collection.de filles souffrent de ce ; tamment sous la main.Prix: : onces.Mme LOUIS ALARIE, SAINT-JUSTIN, Co.Maskinongé, P.Q.Bureau: 10 rue St-Laurent.\u2014 Tél.66 Tél, 416 Té1.1372 Edifice Banque Canadienne Nationale Tél.Bell 35-r-81 Argent à prêter, Règlements de suc STE-URSULE, Comté de Maskinongé.sop santes, Retour de I\u2019'Age Combien de femmes et maladies-là.C\u2019est le re mède idéal que chaque famille doit avoir cons un traitement, ; $3.00; la boutellle de 20 TRAITEMENT A L\u2019ELEGTRICITÉ DIATHERMIE, AUTO-CON- DENSATION LAMPE INFRA-ROUGE ET LAMPE ULTRA-VIOLET Dr Jos Comtois, ST-BARTHELEMI, .\u2014 .P.Q.Dr EUGENE LANDRY ST- BARTHELEMI, P.Q.TRAITEMENT À L'ELECTRICITE DES MALADIES SUIVANTES : Spécialité des maladies de la peau: Eczéma, Lupus, Acné, Psoriaris, Urtl- caire, Furoncle, Erysipèle, Etc.Je traite aussi les maladies nerveuses, rhumatismes, sclatiques, névral- gles, Etc.Téléphone 526.Dr AUGUSTE PANNETON SPECIALISTE : Maladie des yeux, des orellles, du nez et de la gorge Consultation: 1.30 à 4.30 hrs tous les après-midi; Lundi, Mercredi et Ven- LE SALVIFLORE dredi, 7.00 à 3.00 hrs le soir et sur mn : Le Salvidore, est ub rendez-vous.el onique contre les men.trues, Règles en abon 65a Lavioiette, TROIS-RIVIERRS.dance, Règles languis Dr Olivier R.Lafleche Médeci Chirurgien, Vétérinaire de l'armée canadienne Inspecteur des maladies contagieuses.LOUISEVILLE, QUE.: 58 Royale, \u2014 Tros-Rivières : Tél.1425.Téléphone 678.Dr Maurice Caron, Ex-élève des Hôpitaux de Paris urinaires, Traitements électriques.2 à 5 et de 7 à 8.30 p.m.6, rue Ste-Julie, Spécialité: Chirurgie générale Malu dies des femmes, Maladies des voies Heures de consultations: de 11 à 12 Dr ROCH HEBERT Maladies des yeux, des oreil- : les et de la gorge.: Spécialiste de l\u2019Hôpital Cooke |k Spécialiste à l\u2019Hôpital : St-Joseph.Consultations : B Bl 9412a.m., 1aS5et7a8p.m.§ 8 Examen de la vue et lunetterie |f TROIS-RIVIERES ||P CO REO A \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 logue.\u2018ADORELA\u201d La fameuse huile à parfum qui charme \u2014 Une goutte suffit.\u201cADORELA\u201d est préparée par J.JUTRAS 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notre province qui, parmi toutes celles qui forment le Canada, est la plus grande et la plus privilègiée, mais dont les gisements de toutes sortes, les terres exploitables et les forêts n\u2019ont pu encore être qu\u2019en partie découverts, définis Ou mesurés.Si l\u2019on examine une carte de la province de Québec, l\u2019on constate avec autant de surprise que de tristesse qu\u2019à peine un tiers de cet immense territoire peut-être considéré comme terre civilisée, c\u2019est- à-dire peuplée, réglementée et exploitée.Le gouvenerment de la province de Québec dont il serait oiseux de souligner dans ces lignes les efforts incessants et les résultats qui les ont suivis.a donc le devoir, malgré le faible pourcentage des découvreurs et des travailleurs de la terre dont il dispose, de développer dans son entier l'immense territoire qui lui est confié.Tâche ardue entre toutes si l\u2019on songe que le gouvernement dispose d\u2019un budget limité, d\u2019un nombre restreint d'ouvriers et qu\u2019il] lui faut éviter de surtaxer le peuple.Pour pallier à tous ces désavantages et pour réaliser le programme qu'il s'est tracé, le gouvernement de la Province de Québec n\u2019a à sa disposition qu'un moyen, il consiste dans l'emploi et dans l'application des méthodes scientifiques modernes en tête desquelles, sans doute.se place l'aviation.Avec cet esprit d'initiative.ce sens des responsabilités.cette prévoyance qui caractérisent nos dirigeants et qui vaut à notre province d\u2019être donnée en exemple aux autres parties du Dominion.ignorer ou négliger le rôle de l\u2019aviation eut été illogique.Non pas, comme d\u2019aucuns pourraient le croire, Jl\u2019aviation de sport ou d\u2019amateur, mais l\u2019aviation élaborée, pratique.commerciale, dont les bienfaits sont multiples, dont le champ d'action est immense, Le gouvernement n\u2019a donc pas hésité.Il a fait appel au concours de compagnies aériennes et les résultats acquis sont-là pour proclamer qu\u2019il eut raison et pour l\u2019engager à persévérer.Nous aurons à nous étendre longuement sur le rôle que joue l\u2019aviation.Pour l\u2019instant.nous énumérerons succintement ses diverses applications à la vie industrielle et commerciale, applications qui peuvent se diviser en deux branches \u2018bien distinctes : le transport et le convoyage, puis la photographie et la cartographie.; cette : déuxième |branche, de beaucoup la plus importante dans un pays comme le nôtre, fera l\u2019objet de plusieurs articles.TRANSPORT ET CONVOYAGE L'avion est un moyen de locomotion des plus rapide.Il va partout.Peu de place lui est nécessaire pour s'envoler comme pour atterrir.Son observateur voit, serait-ce sans l\u2019aide d\u2019une lunette, plus loin qu\u2019un homme à terre avec de fortes lorgnettes.Il peut, en lançant des poudres ou des liquides, couvrir un espace important.A qui regarde d\u2019un avion, les plaines et les eaux, les montagnes et les vallons, les plis et les replis de terrains n\u2019ont pas de secret.Enfin l\u2019avion est fréquemment un sauveur en cas d'urgence, car il part sans horaire et va son chemin sans obstacles.Nous considérons donc que la première application de l\u2019aviation à la vie industrielle et commerciale (transport et convoyage) est d'une très grande utilité pour: Les ingénieurs des mines, leurs hommes et leurs fourniments, dans les régions éloignées du chemin de fer; pour les topographes du gouvernement, leurs hommes et leurs matériaux.I] leur permet de couvrir, en quelques heures.un voyage qui.autrement demanderait de quatre à huit jours.Le service de protection des forêts et ses équipements si nombreux.supprimant ainsi non seulement les difficultés du convoyage à pied mais lui permettant d\u2019agir plus directement et plus intelli- ment contre les flammes destructives.La protection des prairies et des récoltes contre les insectes nuisibles grâce au lancement de poudres ou de liquides qui couvrent un vaste champ.L\u2019inspection des terres d\u2019agriculture, inspection proprement dite ou tendant à étudier les meilleures moyens d'irrigation et de drainage.La surveillance de Ja chasse et des pêcheries.par le transport aisé et rapide des gardes-chasse et des gardes-pêche.\u2018L'administration de la justice, l'aide médicale et pourtant d\u2019autres objets.L\u2019on peut voir par les réflexions et l\u2019exposé qui précèdent l\u2019important rôle que joue l'aviation dans nos sociétés modernes.Nous nous étendrons, dans un second article, sur la photographie et la topographie.* * * Le pays qui voudrait se tenir en dehors du progrès sombrerait fatalement.Ceci est tellement vrai que les sociétés savantes reçoivent les rapports de toutes les sociétés étrangères et se communiquent entre elles le résultat de leurs différents travaux.Les gouvernements, les grandes industries, les maisons de commerce importantes du monde entier sont, à l'heure actuelle, en contact entre elles.Il faut bien au\u2019il en soit ainsi à notre époque d'améliorations perpétuelles et de rechérches intenses.TI faut bien qu\u2019il en soit ainst puisque bateaux et chemins.de fer sillonnent le globe avec vitesse et que l\u2019homme a même capté les forces de la nature.Aussi est-il indispensable que tout pays conscient de ses moyens et de sa grandeur fasse le nécessaire pour se maintenir au dispason des autres nations.Nous avons vu, dans un préce- dent article, que l'aviation a actuellement sa place, profondément marquée, dans les nécessités modernes.Elle est employée dans le monde entier et nous qui, encore une fois, avons tant à découvrir de notre territoire, devons, plus que tous autres peut-être, avoir recours à ses bienfaits.Si l\u2019on envisage la photographie oblique aérienne, l\u2019on constate qu\u2019- elle est de premier ordre en ce qui concerne la publicité.Au pays, elle est un record inaltérable du développement de nos villes, de nos cités, de nos industries; à l\u2019étranger, elle affiche, sans conteste aucun, nos ressources naturelles, elles ouvre au capitaliste un champ lointain pour ses placements, à l'industriel, un débouché pour ses créations ou pour ses succursales, au commerçant, un vaste entrepôt ou il pourra se fournir.Elle attire le touriste car elle lui fait voir les beautés naturelles, les centres de sport, les immenses terrains de chasse et de pêche.Cette photographie oblique aérienne constitue dons une publicité remarquable, surtout en un pays comme le nôtre qui a tant à faire, tant a écouler, et qui le tourisme représente une large part de revenus.Mais il est un emploi de l\u2019aviation qui, plus encore que tous les autres, est moderne et qui, plus encore que tous les autres, rend d'immenses services, c'est la photographie aérienne verticale qui conduit nécessairement à la cartographie.La photographie aérienne verticale employée dans le domaine de la cartographie est une véritable spécialité.un travail minutieux et ardu, pour lequel il faut pouvoir compter sur l\u2019aide d\u2019experts pilotes, photographes, topographes et dessinateurs.Pour établir une carte graphique, basée sur les photographies aériennes et les renseignements précis des arpenteurs.il faut avoir fait de longues études et avoir acquis une expérience considérable.On ne peut, quelles que soient les dispositions, quelle que soit la pratique, quelle que soit l'intelligence, être expert dans spécialités sus-mentionnées si l\u2019on ne remplit pas les conditions que nous venons d\u2019indiquer.T1 s\u2019agit d\u2019un travail trop précis pour que l\u2019on puisse s\u2019écarter un seul instant d\u2019une règle absolue qui renferme en elle des méthodes exactes.Parmi tous les éléments qui conduisent à la mise au point d\u2019une photographie aérienne verticale, l\u2019un des plus importants est l\u2019élément arpentage.Il est matériellement impossible d\u2019établir une carte à l\u2019échelle garantie sans le précieux concours des arpenteurs et il est bon de souligner que si le gouvernement de la province de Québec utilise le service des compagnies spécialisées dans la cartographie aérienne, il n\u2019a ren enlevé à ses arpenteurs et que, bien au contraire, il a étendu leur rôle, amplifié leurs attributions et élevé leur profession.T1 n\u2019est pas inutile de mentionner ici les diverses opérations qui conduisent à l'obtention de la carte a une l'échelle de territoires très étendus et jusqu'ici presque inconnus.Ces opérations sont les suivantes \u2014 lo\u2014La démarcation sur les cartes déjà existantes du territoire à être cartographié par la photographie aérienne : - 2.\u2014La préparation des missions aériennes qui fournit au pilote et à son photographe tous les éléments du travail qu\u2019ils ont à faire, c\u2019est-à-dire la photographie du territoire en question, par bandes, toutes les photographies se recoupant d'au moins 1-3.Ce recoupement permet : 3.\u2014 L'assemblage photographique ou mossique, document essentiel qui donne un aperçu détaillé et exact de la topographie actuelle du territoire : bois, terrains \u2018cultivés, étendues brûlées, rivières, lacs, etc, etc.4.\u2014 La fourniture, par les arpenteurs, de tous les documents de triangulation et de points de contrôle nécessaires à la mise en place des détails, au redressement et à la correction des photographies aériennes : 5.\u2014 Le redressement des photographies aériennes et leur restitution à Péchelle à Paide des documents fournis par les arpenteurs, documnts qui sont ESSENTIELS à l\u2019obtention de la carte exacte du territoire.Il s\u2019agit, en l\u2019espèce, de corriger : Les erreurs d\u2019inclinaison des clichés sur l'horizon, car il faut que ces clichés soient exactement à la verticale si l\u2019on veut que le travail de cartographie soit précis: Les erreurs de perspective; Les erreurs de nivellement terrain; Les erreurs d\u2019échelle des clichés qui peuvent exister par le seul fait d'un léger changement d\u2019altitude dans la prise des clichés: Une fois ces corrections tuées, on obtient: \u2014 6.\u2014 Le plan photographique qui est, en l\u2019espèce, l\u2019assemblage photographique ou mosaique, corrigé de toutes ses erreurs, un véritable plan à l'échelle de tout Je territoire photographié; 7.\u2014 Le plan provisoire graphique, obtenu, par de report, sur calque toile, de tous les détails apparents sur le plan photographique a l'échelle ; 8.\u2014 La vérification sur le terrain et le \u201ccomplétage\u201d de ce plan graphique; (il faut vérifier certaines parties douteuses ou invisibles sur les photographies et obtenir des informations particulières sur le terrain, à l\u2019aide de topographes : il faut aussi contrôler certaines mesures qui peuvent paraitre imprécises) : 9.\u2014 Le plan final et définitif, soit le résultat de toutes les opérations procédentes, résultat garanti précis dans tous ses détails.Sur ce documient est reporté : 10.\u2014 Le lettrage et toutes les informations prises sur le terrain, c\u2019est-à-dire l\u2019emplacement exact de tours de protection, de phares, d\u2019églises, d\u2019écoles, de ponts, etc.Tous les points de triangulation et de contrôle sont aussi reportés sur le plan qui est le document final, à l\u2019échelle, sur lequel toutes mesures peuvent être prises avec exactitu- e.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019appuyer, après ce qui précède, sur la délicatesse et la difficulté du travail, mais on peut le faire sans crainte sur les avantages qu\u2019il offre par rapport aux anciennes méthodes, surtout en ce qui concérne notre pays.du effec- Ces avantages sont multiple, nous les indiquerons dans un pr- chain article.x * Les différents avantages de cartographie aérienne sont les su - vants : a) \u2014 Rapidité d\u2019exécution: L: 4 carte définitive d'un territoire don: né peut-être exécuté, par la pho] tographie aérienne, en environ 1-55 du temps requis par les méthodesÿ d'arpentage employées seules.b) \u2014 La Précision: Il a été} prouvé que cette méthode de cartographie par les photographies| aériennes est au moins aussi précise, sinon plus, que la cartographie obtenue avec les anciennes méthodes.c) \u2014 L'économie: Si l\u2019on fait entrer en considération la multitu-i de détails et les informations très précises fournies par la photo-to- pographie, de même que le temps gagné et la dépense moins forte, l\u2019on est obligé de conclure que cette méthode est en elle-même plus | autres | économique que toutes les méthodes de cartographie.d) \u2014 iLa Richesse des Détails : Le plan photographique, puis plan graphique, fournissent multitude de détails qu\u2019il certainement impossible par d\u2019autres moyens fournis par la PHIE, e)\u2014 Facilité de tenir à jour: Par la prise périodique de nouvelles photographies des régions qui ont pu subir des changements importants et par la le une que tographique et graphique.Commodité de Les diverses la Réalisation : opérations que PHOTO-TOPOGRAPHIE com porte peuvent être exécutées, si né- \u2018 cessaire, seulement au fur et à mesure des besoins immédiats.Ces plans photographiques et graphiques à l\u2019échelle sont d\u2019une très grande utilité pour les Départements Provinciaux suivants: \u2014 TERRES et FORETS: \u2014 Par la fourniture de documents très précis pouvant servir à \u2014 l\u2019Inven-i taire forestier: toutes les étenduesE ent boisées, brûlées, dévastées ou pousse sont reportées sur les cartes graphiques: \u2014l\u2019inventaire desk eaux: \u2014 lacs, rivières, pouvoirs d\u2019eau, etc.\u2014 l\u2019aperçu, permettant au Département d'organiser sagement son travail de développement et de protection des forêts.AGRICULTURE: \u2014 La pho- to-topographie peut fournir tous documents nécessaires \u2014Sur le rt- levé général des terrains de culture.Pour l\u2019étude de développement et d'amélioration: Pour l\u2019état des terres, leur sécheresse, les inonday tions qu\u2019elles subissent, etc, permettant une étude systématique |des moyens de drainage et d\u2019irrigation.TRAVAUX: \u2014 La photo-topo- graphie fournit des documents détaillés pour les études de tous travaux publics, tels que ponts, chemins de fer, etc.VOIRIE : \u2014 La photo-topogra- phie fournit une documentation trés détaillée sur tout le réseau routier de toute une partie de la Province et sur l\u2019état actuel de ces routes.Cette documentation est précieuse pour l\u2019étude des nou- serait d\u2019obtenir \u201d ceux 3 PHOTOGRA- super-posifion de : ces photographies sur le plan pho- § î oy ie 4 Bnd es.art ate prio ent pho que @ tent pas seul vert néc ce dical nie { de { ÿ ress phie de 19 de pli 1ère cha qui ce 4 I doc ; velles routes, et pour le redresse- [i ment et l'amélioration des anciennes.GOLONISATION : Comment mieux étudier et résoudre le problème de la Colonisation qu'& \u2014 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.arte minière du Canada, l\u2019on cons- on: L; Mate que seules, à peu près, les ré- Saint-Lau- ire don Mions qui entourent le _S: - a pho.rent sont exploitées.Grâce à la ron 1-5@photo-topographie, il a été révélé héthodesif que de nombreux gisements exis- 5.@ tent dans la Gaspésie qui, il n\u2019y a a ef Pas si longtemps, passait pour être le carf seulement une région de terres ou- braphiesf vertes a l\u2019agriculture.Il n est pas si pré- nécessaire d\u2019insister sur l'importan- rtogra-} ce qu'il y a à fournir toutes les in- hciennes) dications nécessaires aux ingénieurs et à tous ceux qui s'occupent n fai: de cette importante branche de nos multity- ressources naturelles.ns très Les travaux de photo-topogra- hoto-to.à Phie débutèrent, dans la province temps de Québec, au cours de l'année forte 1926 et il est possible, maintenant, [ue cet.de faire ressortir le travail accom- ne plus Pl! et les avantages qui en décou- autres À lèrent.À date, plus de trente mil- À les carrées du territoire de la pro- Détails : § vince de Québec ont été cartogra- is Je @phiés par la méthode photo-topo- it une Mgraphique.Ce travail a été, pour serait \u2018Ja plus grande partie, effectué pour obtenjr \u2018fle compte du Département des ceux : TERRES ET FORETS dont le DGRA.i ministre, ['Honorable Monsieur = Mercier, s\u2019occupe avec un zèle que r: Par \u2018Ÿ Chacun reconnaît.C\u2019est M.Mercier uvelles # qui fut l\u2019initiateur de l'emploi de ui ont 4 cette méthode dans le gouverne- impor.ment de Québec.Les cartes et les on de , documents divers fournis par les n pho- 4 compagnies aériennes contractantes 4 couvrent actuellement la Gaspésie 1: \u2014 entière et cette large région de la ue Ja rive sud du St-Laurent qui s\u2019étend com-* jusqu\u2019à fa Rivière Chaudière.Sur si né la rive nord du St-Laurent, dans à me.* cette région qui comprend ce qu\u2019il est convenu d'appeler le Parc des es et Laurentides, près de dix milles card\u2019une rés de territoire ont été cartogra- dépar- phiés.ts: \u2014 Les cartes fournies, cartes à 40 - Par chaines au pouce d\u2019abord, puis à très trois milles au pouce, contiennent nven- une multitude de renseignements ndues dont nous pouvons énumérer ici les 1 en principaux.car- REPORT EXACT : \u2014 des ri- dest viéres, des lacs, des ruisseaux; du 1voirs contour des côtes ; des routes, des ettant chemins de fer, des pistes et sen- sage- tiers; des églises catholiques et des ment temples ; des postes de télégraphe, téléphone et des bureaux de poste ; pho- des régions brûlées, feuillues, rési- tous neuses, mixtes: des ponts, des moue re- lins à bois ou des scieries ; des pas- ultu- sages a niveau, des tunnels; des ment falaises rocheuses, des plages ou \u201cdes bancs de sable: des forêts et des onda] à tours d'observation ; de toutes les per- limites administratives, rangs et tique: lots.; .rri- À la livraison des cartes graphiques s\u2019ajoutent toutes les épreuves opo- photographiques individuelles, l\u2019as- dé- semblage photographique, des sé- tra- ries completes d\u2019épreuves obliques che- couvrant surtout toutes les côtes.Ces épreuves obliques, dont l\u2019inté- gra- rét scénique est tout particulier, ont tion par exemple permis à la province seau de faire connaître spécialement la e la région de la Gaspésie et ont beau- de coup servi au Département de la tion Voirie lors des travaux du Boule- nou- vard Perron.sse- I Il est bon de faire remarquer ici ien- IR que le Département de la Voirie a fait distribuer gratuitement plus de om-B \u201c500,000 cartes postales tirées de e lef tes épreuves, Ce qui a été une mer- vel à veilleuse publicité - pour- cette: pé- Golfe St-Laurent sur une longueur d'environ 175 milles, avec une largeur de 90 millles.Elle est sillonnée par le St-Lau- rent, la Rivière Matapédia, fa Rivière Blanche, la Patapédia, la Rivière Métis, fes Rivières Rimouski et Kedgewick et le Grand Pebos.Des monts et des collines accentuent son sol qui est bouleversé en raison des différentes transformations volcaniques qu\u2019il a subies.C\u2019est dire que fe rôle de l'aviation s'applique de toute nécessité à la Gaspésie, tant en ce qui conceme le transport des hommes et des drfférentes choses .qu\u2019ils emportent qu\u2019en ce qui concerne les photographies à prendre, opération très difficile.La Gaspésie est une merveilleuse région pour le tourisme, car outre les aspects pittoresques qu\u2019- elle présente, elle constitue ce que l\u2019on pourrait appeler le centre même de la pêche et de la chasse.Mais la photographie aérienne a révélé que non seulement la Gas- pésie était riche en culture, en élevage, en péêchwries, en chasse, en forêts et en paysages, mais que ses forces hydrauliques pouvaient être davantage développées et que ses richesses minières étaient beaucoup plus importantes qu\u2019on ne le pensait jusqu'alors.La photographie a démontré que cette région que l\u2019on a cru pendant longtemps réservée aux pêcheurs a un terrain facile à défricher, un sol productif qui se draine naturellement, et qu\u2019elle peut constituer un dépôt splendide d\u2019engrais artificiels.La Gaspésie est appelée à de hautes destinées car elle deviendra une région minière de tout premier ordre.L\u2019on croit même, d\u2019après l\u2019étude des photographies aériennes, qu\u2019elle contient du pétrole.Grâce à tous les documents fournis par la photo-topographie, le Gouvernement de la Province de Québec est maintenant à même d\u2019étudier et de développer avec sagesse toutes les ressources de la Gaspésie, forêts, pouvoirs d\u2019eau, gisements miniers, etc, et de faciliter les recherches nécessaires à la découverte dû pétrole.Car le Gouvernement de la Province de Québec, après un examen très attentif de toutes les cartes et de tous les documents provenant de la photo- topographie, estime i l'heure actuelle que cette région constituera, dans quelques années, l\u2019une des plus riches régions du monde.Lorsqu'un réseau de routes aura été construit pour traverser la péninsule de part en part, lorsque seront établies-là les industries qui doivent aider a son développement, lorsque le chemin de fer du C.N.R.aura tracé et construit ses lignes pour desservir tous les centres de quelque importance, lorsque les récoltes de toutes sortes pourront .atteindre, en quelques heures, les centres de distribution, le public en son entier pourra réaliser ce que les travaux aériens de la province de Québec ont fait pour la Gaspésie et marquer sa gratitude au Gouvernement de la Province de Québec pour avoir fait exécuter ces travaux et avoir prévu les bienfaits qui en résultent.Il a fallu deux ans et demi pour faire-la carte-de-cette région, tarté: inexploré et inconnu jusqu'ici, la carte montre qu\u2019il contient de grandes .richesses.Aussi le gouvernement de Québec s\u2019est-il empressé de dresser des plans pour les mettre en valeur sans tarder.Déjà on travaille dans les centres gaspésiens et au fur et à mesure que le travail avance, on se rend compte que les résultats dépassent les espérances les plus optimistes.Les travaux photo-topographi- ques se poursuivent partout, le Gouvernement de Québec veut qu\u2019ils englobent toute la province.Ils iront jusqu\u2019au lac St-Jean et jusqu\u2019au nord de ce lac, s'étendront encore et le développement s\u2019ensuivra.Lorsqu\u2019une carte établie d\u2019après les procédés photo-topo- graphiques est au point, les routes se créent, les chemins de fer les suivent, les industries sont attirées par ce terrain riche et vierge, les mines se creusent, les contrées Se peuplent et l\u2019argent rentre au pays pour son plus grand bien et pour celui de ses habitants.Nous en avons fini avec l\u2019exposé du rôle de l'aviation appliqué à la vie industrielle et commerciale et à la photographie et cartographie.Nous ne doutons pas que ceux qui liront cette série d'articles apprécieront, comme nous avons dû l\u2019apprécier nous-même, le rôle immense que joue l'aviation dans une société moderne et un pays qui, comme le nôtre, ne contient qu\u2019un tiers de son territoire découvert ou développé.Un dernier article suivra qui définira l\u2019emploi de la photo aérienne pour l\u2019établissement des plans et des cartes et qui fournira d\u2019intéressants détails techniques et des explications utiles.x = Xk \u2014 L\u2019emploi de la photo aérienne pour l'établissement des plans et cartes est, aujourd\u2019hui généralisé dans le monde entier.\u2014 On peut à l\u2019aide de la photogrammétrie, établir la planimétrie, à une échelle exacte à partir du 1-500e, l\u2019altimétrie, sous forme de courbes de niveau, de profile, cotes, etc.à chacune de ces opérations correspond un procédé général: a.\u2014 Pour l'établissement de la planimétrie, la photorestitution, c\u2019est-à-dire la correction des erreurs de l\u2019image photographique aérienne dues aux inclinaisons ou à la perspective, et permettant la transformation de cette image en une carte donnant la position rigoureuse des détails du terrain; b.\u2014 Pour l\u2019établissement de I'altimétrie, la stéréo-photogrammé- trie, c\u2019est-à-dire la comparaison de deux clichés aériens du même territoire pris de deux points différents, et formant ensemble une couple stéréoscopique permettant de déterminer l\u2019altitude des points du terrain ; - L\u2019un et l\u2019autre de ces procédés reposent toujours sur la connaissance des coordonnées d\u2019un certain nombre de points du terrain, mesurées directement à terre par les méthodes usuelles de triangulation et d\u2019arpentage.Aucune méthode de précision, quelle qu\u2019elle soit, ne peut se passer des opérations terrestres des géomètres.De nombreuses méthodes, de nombreux systèmes ont été imagi- ces 116s pout réatiser präfiquenient Tap- instruments sont \u2018\u201cauto-cartogra- phes\u201d c\u2019est-à-dire permettent directement la transformation des lectures d'observations faites sur les clichés en un mouvement mécanique qui trace la carte à mesure.Parmi les, instruments employés pour la photo-restitution pure (planimétrie seule), on peut citer la Chambre Claire.Les (Lanternes de Projection à écrans déformables, l\u2019appareil de photo-restitution Roussilhe, ainsi que les appareils simples de projection permettant l\u2019utilisation des réseaux perspectifs pour la restitution des clichés obliques.Parmi les instruments employés pour combiner la photo-restitution, et -la stéréo-photogrammétrie, on peut citer: l\u2019auto-cartogra- phe Hugershof, le stéréo-compara- teur Zeiss, le système Inag (Allemagne) l\u2019Appareil Nistri (Italie) les appareils Prédhumeau, Poivil- lé, Duchantellier (France) le système Brock and Weymouth (US.A.) auxquels on peut ajouter le système bien antérieur, et qui les a plus ou moins inspirés tous, du Doctor Von Orel (Autriche) réalisé pour photographies terrestres.Il serait inapportun, et d\u2019ailleurs inutile, de vouloir établir une comparaison entre ces différents instruments ou procédés.Chacun présente incontestablement ses avantages et ses inconvénients et leur utilisation doit dépendre :\u2014 Des conditions d'opération (territoire étendu ou restreint, accidenté ou plat, accessible ou difficile, peuplé ou inhabité, etc.,) \u2014 Du plan que l\u2019on se propose (grande ou petite échelle, plus ou moins grande précision \u2014 densité des détails recherchés \u2014 rapidité exigée, etc.) \u2014 Du prix que l\u2019on peut admettre car aux différents degrés d\u2019échelle, de précision, de richesse de détails.de délais, correspond évidemment un prix plus ou moins élevé.\u2014 \u2014 La meilleure solution est évidemment celle dc l\u2019entreprise qui n\u2019est attachée à aucune méthode, et qui emploie, selon les cas, celle qui lui paraît la plus avantageuse et la mieux adaptée aux conditions d\u2019emploi.On ne concevrait pas un entrepreneur de travaux publics qui adopterait systématiquement un seul matériel et une seule méthode de travail.Il est bien évident que les machines comme les méthodes varieront suivant qu'il s\u2019agira de bâtir une maison particulière ou un gratte-ciel à vingt étages.de creuser am puits ou un collecteur Ce miagnifique volume de 7 pre, ultiples ;; une carte exacte et détaillée ninscule, relativement peu connue|sans erreurs et révélatrice de dé-|plication des procédés ci-dessus.|de drainage, ou un canal de lim- In pr-{- Gs territoires a coloniser ?jusqu'alors.tails qui non seulement font con-|Plusieurs d\u2019entre-eux combinent la portance de celui de la BEAU- 4# MINES : \u2014 La photo-topogra- JX x , naître la Gaspésie toute entière |photo-restitution et la stéréo-pho-|HARNOIS.Mbie est indispensable en ce qui La Gaspésie est une péninscule mais qui ouvrent d\u2019immenses hori- togrammétrie.On n'appliquera pas la même de : @ncerne ce Département des Mi-|de forme elliptique qui, du sud-|zons.A chacun d\u2019eux correspond un précision à la fabrication d\u2019une es su Mes.Si l\u2019on examine en effet une |ouest au nord-est, s'avance dans le| Le centre de la péninsule était |instrument spécial.Certains de ces [machine agricole qu\u2019à celle d\u2019une auto, ou qu\u2019à celle d\u2019une locomotive.De même, la précision, les méthodes, les instruments, doivent varier suivant l\u2019objet et la nature du plan à établir, qu\u2019il s'agisse d\u2019un plan d'urbanisme de Montréal, d'un plan de voie ferrée, d'une carte d\u2019un territoire forestier, etc.\u201cCe que l'on peut affirmer d\u2019une façon très générale, c\u2019est que les méthodes topographiques, basées sur l\u2019emploi de la photo aérienne et sur les opérations des géomètres à terre, présentent sur les méthodes purement terrestres les avantages de: rapidité bien supérieure; \u2014 prix de revient plus économique; \u2014 richesse extrême de détails; \u2014 précision du même ordre.Ventremol.\u2014 Sergent, qué .qué j\u2019en conais qu\u2019un, à côté de chez nous, dédans lé département de l'Yonne .Le sergent.\u2014 Vous êtes une cruche! Et vous Belbaguette?Belbaguette.\u2014 Mon sergent, qu\u2019il y en a cinq la vue, le toucher, le goût, l\u2019ouie et l\u2019odorat.Sans compter les autres.Le sergent.\u2014 Quoi! Quels autres ?Belbaguette.\u2014 Eh ben, l'essence de térébentine, par exemple.La Dame.\u2014 \u201cEtes-vous Protestant?Je ne prend jamais de fiacre que s\u2019il est conduit par un Protestant.\u201d Le Cocher.\u2014 \u201cJe ne le suis pas: mais mon cheval l\u2019est.\u201d \u201cQu\u2019osez-vous dire, insolent?\u201d \u201cMa grande vérité! Je ne lai jamais vu se mettre à genoux.\u201d Aux Assises.\u2014 \u201cAinsi vous avez pénétré dans un wagon de première classe, vous avez cherché à étrangler cette pauvre vieille femme et vous l'avez jetée sur les rails.\u201d \u201cC\u2019est de sa faute, mon président.\u201d \u201cComment ça?\u201d \u201cElle me demandait des rensei- nements\u2014\u201d \u201cEh bien\u201d \u201cEh bien, j'ai cru faire mon devoir de galant homme en la mettant sur la voie.\u201cConscience de Croyants\u201d Roman de moeurs canadiennes par Laurent Barré Prix 75 sous l'exemplaire (franco) de Saint-Justin ou chez l\u2019auteur : Gardien, comté de Rouville, P.230 pages est en vente à l\u2019Ecko M.Laurent Barré, à L'Ange 8 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.UN GROS TRAVAIL L'agronome, dans le comté qui lui est assigné, se trouve comme en un grand domaine qu\u2019il s'applique à connaître à fond et dans lequel il s\u2019efforce d'assurer le développement constant de l\u2019agriculture.Il travaille sans tapage, visitant les fermes, organisant des expositions, des concours, donnant des conférences, recevant des visiteurs, répondant à des demandes de renseignements etc, etc.Il est ame dirigeante d\u2019une cellule agricole, mais il fait plus que d'accomplir un travail individuel.Il contribue à une oeuvre collective, car, à côté de lui, un autre agronome poursuit un travail identique, avec les quelques variantes nécessitées par les conditions locales, et ainsi de suite de comté en comté.La province de Québec, avec ses quelques 75 agronomes, est la mieux organisé de tout le Canada sous ce rapport.Ses agronomes ont l\u2019oeil à tout.ils se mêlent à toutes les initiatives agricoles, conseillent, suggèrent, surveillent.organisent et se dépensent sans compter.Ce qu\u2019- ils accomplissent en douze mois représente une somme de travail considérable dont il est bon que notre population rurale se rendre compte.Si l\u2019on consulte les chiffres de l'exercice fisca] 1929-30, on constate que les agronomes, en plus de milliers de conférences données, en plus de 90,000 visites aux cultivateurs, ont surveillé le fonctionnement de 72 sociétés d'Agriculture, de 615 cercles agricoles, de 124 cercles de fermières, de 43 fermes de démonstrations, de 252 champs de démonstration, qu\u2019ils ont organisé 103 expositions et ventes de moutons, 36 expositions et ventes de porcs, 84 concours d\u2019alimentation de veaux.45 concours de 1é- gumes, 42 concours d\u2019étables, 110 concours de céréales, 89 concours de jardins, 72 concours de récoltes sur pied, 95 concours d\u2019appréciation, 125 concours combinés, 154 concours de taureaux et verrats, 45 concours divers, 21 expositions scolaires.sans compter une foule d\u2019autres expositions et concours de moindre importance.On peut, sans être taxé d\u2019exage- ration, dire qu\u2019ils ont accompli là le plus important.le plus fructueux et le plus gros travail.LA PUBLICITE AGRICOLE La publicité agricole a été intensifiée par le ministère de l\u2019Agriculture de Québec depuis quelques années.mais principalement au cours du dernier exercice fiscal.La section des publications a fait imprimer durant ces douze mois sept nouveaux bulletins portant sur les sujets suivants :\u2014 Bulletin 95\u2014La comptabilité du cultivateur.Bulletin 96.\u2014 La remise à fumier.Bulletin 100.\u2014L\u2019égouttement du sol.Bulletin 101.\u2014La luzerne.Bulletin 102.\u2014La mise en conserve.Bulletin 103-\u2014Les mauvaises herbes, Bulletin 104\u2014Les engrais chimiques.Moins volumineuses que les bulletins autrefois publiés, mais plus attrayantes, plus illustrées, rédigées en une langue nette et précise, à la portée de tous les cultivateurs, ces petites publications se présentent sous un format commode et uniforme.Le cultivateur soucieux de se renseigner peut les consulter rapidement et méme les réunir en volume s'il veut les conserver pour y référer plus tard.A ces bulletins, il faut ajouter la publication de divers petits ouvrages de propagande, des feuilles volantes, des cartes murales et des dépliants des plus intéressants et des plus pratiques.Ces bulletins, ces feuilles, ces cartes, sont distribués gratuitement par la Section des Publications, au Ministére de l\u2019Agriculture, à Québec, à quiconque en fait la demande, et ils contribuent à vulgariser à travers nos campagnes les bonnes méthodes agricoles.L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE L'un des comités les plus importants que renferme le Conseil d\u2019Agriculture de la Province de Québec est bien celui des Ecoles d\u2019Agriculture.Les membres de ce comité ont pour mission spéciale de s'enquérir du bon fonctionnement de ces institutions, de les visiter, de se tenir au courant des modifications au programme des études, de suggérer au besoin certaines améliorations et de présenter un rapport au Conseil d\u2019Agriculture.sur leur visite et \u2018leurs constatations.Ce dernier soumet à son tout les recommandation appropriées au ministère de l\u2019Agriculture.Prenant la parole à une récente réunion du Conseil d\u2019Agriculture M.J.À.Grenier, sous-ministre de l\u2019Agriculture de la province de Québec, a insisté sur le rôle que doit jouer le comité des Ecoles d'Agriculture dans le perfectionnement de notre enseignement agricole.A sa suggestion, le nombre des membres fut augmenté de quelques unités de manière à assurer dans ce comité la représentation efficace de l\u2019enseignement agricole.des cultivateurs et du commerce.Le nouveau comité choisi se compose maintenant de \u2014 MM.Georges Bouchard, M.P.R.Summerby, et Gustave Toupin, tous Bacheliers és-Sciences Agricoles, qui représentent respectivement l\u2019École d\u2019Agriculture de St- Anne-de-la-Pocatière, le Collège McDonald, et l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka \u2014de l\u2019Honorable Cyrille F.Delâge, surintendant de l\u2019Instruction Publique, de M.J.F, Desma- rais, gérant-général de la Coopérative Fédérée de Québec, de MM.Zénon Bérubé et David Roy, cultivateurs.Moyen de garder ses dents Le 10 avril 1887, dans le département du Nord, mourut, à l\u2019âge de 110 ans, la veuve Moutiers qui emporta les regrets de tous ceux qui la connaissaient, parce qu'elle n\u2019avait jamais dit, ni laisser dire devant elle du ma] de personne.Elle avait gandé jusqu\u2019à cet âge toutes ses dents.C\u2019était une récompense, disait-on.Elle a gardé toutes ses dents, parce qu'elle n'a jamais mordu personne.VIEUX ALBUMS Lorsque l\u2019on visite les vieilles maisons de parents éloignés, à la campagne, il arrive qu\u2019on trouve encore sur les tables des salons, frais et calmes comme des sanctuaires, de lourds albums aux fermoirs massifs, aux couverts de pluche ou de velours ornés de motifs compliqués.Ce sont les albums destinés aux portraits de famille.Dès qu\u2019on les ouvre, il se dégage des feuilles jaunies un parfum suranné, infiniment mélancolique, et, tandis que tournent les pages, toutes ces figures, évocatrices d\u2019époques disparues, nous offrent tour à tour un pathétique sourire.Jeunes enfants ouvrant sur le monde des yeux étonnés, premières communiantes, vision de pureté et de recueillement, collégiens d\u2019autrefois en uniforme aux boutons cuivrés, graves magistrats possesseurs d\u2019une barbe ondoyante ou d\u2019imposants favoris, belles dames en dentelles et en manches à gigot ; toutes ces secondes d\u2019existence, jadis saisies par l\u2019objectif du photographe, bien que figées, décolorées et sans vie, demeurent maintenant dans les vieux albums en souvenir de ce qui fut.Parcourir ces albums, c\u2019est remuer les cendres du passé et ressusciter vainement des choses disparues, Il y a bien, bien longtemps de cela, une toute jeune fille, mutine et jolie, se tint sage quelques minutes devant le photographe qui avait disposé autour d\u2019elle un incroyable décor, prodige de labeur et d\u2019absurdité.L'image de l\u2019aimée fut mise en un cadre d\u2019acajou et suscita l'admiration de la famille.Puis on n\u2019y préta plus attention: elle se confondit avec l\u2019aspect général de la chambre, elle fit partie d\u2019un tout.La jeune fille se maria.devint mère.Le cadre d\u2019acajou servit à enchasser le portrait d\u2019un Tooele repels ido fer tort jo.Ce * .Pa - \"ol > ° Loe 7e eed esters vent.cac) *, potter 7e 0 - Grès Tél.Bell 218 ei petit enfant et la photographie démodée, dénuée d'intérêt fut reléguée dans l\u2019album, ce refuge des vieux portraits dont on ne veut plus parce qu\u2019on les trouve un peu ridicules.Depuis, ce souvenir d\u2019une beauté et d\u2019une jeunesse évanouies est resté-là, dans le silence et l\u2019oubli, pendant que passaient les années.Mais parfois encore de jeunes mains ouvrent le vieux livre.\u2014\u201cGrand maman, quelle est cette dame si drôlement habillée ?\"\u201d \u2014\u201cC\u2019est moi, ma chérie, lorsque j'avais ton âge.\u201d \u2014\u201cLa mode n\u2019est plus la même, heureusement.Me voyez-vous avec une robe comme ça?Et cette coiffure qui devait prendre des heures.\u2019était joli dans votre temps, sans doute, chère grand\u2019maman, mais, de nos jours, ça ne prendrait pas du tout.Les temps ont changé, n\u2019est-ce pas?\u2019 L'aieule sourit à sa petite fille inconsciemment cruelle, mais, un long et douloureux soupir envahit toute son âme.AUGUSTIN \u201cNe fais pas l'habitant\u201d Petits amis de la nature, au front pur et serein, n\u2019avez-vous pas déjà rougi lorsqu\u2019un de wos petits cousins de ville vous a dit d\u2019un air orgueilleux : \u201cNe fais pas l'habitant\u201d ?\u2014 Si oui, c\u2019est la plus grande de vos fautes.En agissant ainsi, vous avez oublié que vous étiez le fils d\u2019un vaillant cultivateur; vous avez oublié que ce sont les vieilles mains laborieuses de votre père qui ont édifié l\u2019édifice de votre bonheur.de votre aisance peut-être.Rougissez plutôt d'avoir renié le métier de votre avenir et celui de votre père.\u201cNe fais pas l\u2019habitant\u201d.C\u2019est le dicton de quelques parasites qui oublient trop souvent que l\u2019habitant \u2018les fait vivre.Victrola Orthophonic Victor Assortiment complet de records Victor Radio Victor et Combinaison Victor VERRES, VAISSELLE, GRANIT, ALUMINIUM.COUTELLERIE, ASSORTIMENT DE CADEAUX POUR LES FETES, MOULINS A LAVER ELECTRIQUE, FERRONNERIE GENERALE.\u201cNe fais pas l'habitant\u201d.C\u2019est 1 un prétexte pour les viveurs, les ; gaspilleurs d'argent parce que le {i travail du sol incline à l'économie, & parce qu\u2019ils sont de la ville.observations incessantes la ville, vernis des pieds à la tête.leur conservateur de la pureté de Vous voyez de quel caractère on % revêt ces gens hautains, qui se croient plus intelligents que vous \u2018 \u201cFais l'habitant\u201d parce que les 3§ dans le grand livre de la Nature vous ont % doué d\u2019un gros bon sens, qui man- j que à plusieurs petits messieurs de Æ \u201cFais l\u2019habitant\u201d.C\u2019est le meil- \u2018 notre langue, de nos traditions, de notre foi.Au contraire, chers enfants, soy- 8 ez fiers d\u2019être le fils d\u2019un digne cul- à tivateur qui sait modeler son juge- § ment sur celui du créateur, dont il ! la nature.Soyez fiers d\u2019être des enfants vigoureux, qui, animés au souffle pur de la brise et sous les rayons vivifiants du soleil, serez demain des hommes forts, des hommes d\u2019action, capables de continuer les vieilles traditions de nos pères.Soyez fiers enfin de travailler sous le regard d\u2019un grand Maître bienveillant J.-J.L.Quand tu donnes, donne avec ton coeur en souriant, donne avec joie, avec amour.Le charme que la bonté met dans la bienfaisance, se nomme: la bienveillance.Lui.\u2014 Me souflleteriez-vous si je vous embrassait ?Elle.\u2014 Certainement, t\u2019est-à- dire si je n'avais pas tant mal aux doigts.Sos?PE ER EE RO I EVE Pre 4ettocte diode trs Son tes tantnn na tonton tete ete dt 0 t04 30020100 de0 042001 14302 $ + Pate > traites SGHD rater UNE VISITE EST SOLLICITEE.S t-Barthelemi, P.Q.entrevoit les manifestations dans | mn YT A IN ee) = Ë C'est 2 8, les ue le 1omie, ire on M ur se vous 3 1e les A ns le 4 1S ont man- § irs de @ Anecdote inédite par J-E.Laforce meik- § - .q Ce matin là, revenant du village, téte.té de ns, de ; @ Danois prendre un coutre de char- , soy- 5 e cul- § railler [aitre L.°c ton joie, dans bien- us si st-à- aux oo So oaird cac Lettre sn i 3 i = i LE MESURAGE DU GROS BOEUF Xavier Coursier arrêta à la forge à rue que Freddo Laterre y vait laissé.En le voyant, Danois lui dit: \u201cTa ferraille n\u2019est pas prête.Assieds toi, je vais la mettre au feu dans un instant.\u201d Avisant une boite renversée, Xavier sassit et charge sa pipe, tout en jetant un regard circulaire.A peine avait-il allumé qu'arrive un vendeur de terrines en terre cuite.Le vendeur entre, demande \u2018 au forgeron s\u2019il pourrait déferrer son cheval qui boîte.Le forgeron examine la patte malade et dit: \u201cIl doit y avoir un gravois entre le fer et la corne.Je serai à vous dans quelques minutes.\u201d Le vendeur, content, dételle son cheval, le rentre dans la forge et il va l\u2019attacher à une crampe par de l\u2019autre côté de l\u2019enclume.Danois avait mis au feu le coutre de charrue et le \u201cmartochait\u201d de son mieux quand arrive un autre individus, qui, sans descendre de voiture lui crie: Hai; Danois; comme ça, n\u2019veux pas prendre $150 pour boeuf ?\u2014Non, à moins de $200 je l\u2019vend pas.\u2014Acréyé! c'est un prix ça! \u2014C\u2019est pas un si gros prix pour \u2018 un boeuf qui sangle 14 pieds: À ces derniers mots, le vendeur de terrines en terre cuite ouvre de grands yeux, semble stupéfait et il \u201cdit: Quatorze pieds! Un \u201cbeu\u201d :comme ça, ca c\u2019est jamais vu par \u201ccheu nous.Rajustant ses.lunettes, \u2018il tira un sac à tabac et se mit en { frais de charger une pipe de plâtre tout en ajoutant: \u201cJ\u2019en ai pourtant ben vu, mais pas de \u201cbeu\u201d\u2019 qui san- lent 14 pieds.\u201d Dubec, l\u2019acheteur dans sa voiture, se prit le menton, sembla réfléchir puis il finit par dire au forgeron; Ecoute, Danois, ça s\u2019ra correct si ton boeuf mesure réellement 14 i pieds à la sangle, mais s\u2019il ne san- tu ton ne @& gle pas 14 pieds j'te donne pas un sou de plus que $150.\u2014 C\u2019est entendu mon vieux.Appareille ton $200., : \u2014Ecoute, Danois, j'me fis pas à toi pour mesurer c\u2019boeuf là, pi c\u2019est asez sérieux faut que l\u2019mesurage soit exact.Alors j'propose qu\u2019Xavier aille le mesurer.\u2014J\u2019m\u2019oppose à ça, moi.C\u2019est pas de c'que j'mefie pas à Xavier, mais il a déjà passé plusieurs hivers dans tes chanquiers, il pourrait pt\u2019 être prendre pour toué sans I'faire exprès.: \u2014Vous avez raison tous les deux, repartit Xavier, j'veux pas yaller, moué, j'ai peur de ça ces gros animaux.là.\u2014Quiens! si on prenait Monsieur ici présent, proposa Dubec, JOURNAL MENSUEL désignant le vendeur de terrines, assis sur le seuil de la porte et es- seyant pour la troisième fois d\u2019allumer sa pipe qui ne voulait pas prendre.\u2014Comment vais-je faire et où est ce fameux boeuf ?\u2014Rien de plus simple.Prenez les guides de votre atelage, l\u2019équerre qui est 1a sur l\u2019établi.Appro- chez-ici.Voyez-vous l\u2019étable chez le voisin, là où il y a un cheval trotteur qui sert de girouette sur le toit du ventilateur, et bien c'est dans cette étable qu\u2019est le fameux boeuf.Comme le vendeur de terrines allait partir porteur des guides et de l\u2019équerre, Dubec, car l\u2019acheteur n\u2019était autre que le plus fameux ra- toureur du pays, Bramme Dubec, Dubec donc lui crie: Hai! une minute.Si Champagne, I'voisin, fa- fine pour vous laisser aller à l\u2019écurie, insistez.Vous comprenez Champagne veut pas être badré par tout l\u2019monde qui veulent voir c\u2019fameux boeuf là.Avez-vous apporté un morceau de craie pour faire la marque comme il faut! Faites attention d\u2019vous tromper, vous savez, on s\u2019fie à vous! Deux cents belles piastres c\u2019est pas un p'tit prix.J'veux pas ê- tre volé.\u2014Exite-toué pas Bramme! tu \u201cvoué\u201d ben qu\u2019monsieur a d\u2019lair honnête, intelligent pi innocent.Ÿ f\u2019rait pas la plus p'tite menterie pour un pain d\u2019suque, j'gag\u2019rais.Le vendeur de terrines, un peu gêné mais curieux de voir un si gros boeuf, s\u2019en allait allègrement, ayant hâte d\u2019arriver chez le voisin Champagne.Rendu à la maison il frappe timidement.Une dame vint ouvrir.Le vendeur entre, s\u2019aperçoit que la maîtresse de maison est seule avec trois ou quatres jeunes enfants.Il s\u2019enquiert où est la clef pour ouvrir la porte de l\u2019étable où est le fameux boeuf du forgeron qu\u2019on lui a demandé de mesurer, car le forgeron est en train de le vendre a un passant qui semble un acheteur d\u2019animaux, puis, vous savez madame, tout ça c\u2019est pas d\u2019mes affaires, mais du moment: qu'on m\u2019a d\u2019mandé pour mesurer l\u2019beu, j'me trouverais en conscience si je l\u2019mu- surais pas \u2019\u2018dret\u201d comme y faut.j'vas vous dire comme qui dirait, dans ma ligne à moué c\u2019est pas d\u2019mesurer les \u201cbeus\u201d, mais d\u2019vendre des tirrines en terre cuite, mas j'ma vous dire, les meilleurs tirinnes qu\u2019y a pas dans l\u2019pays.Vous savez, gênez-vous pas si vous pas si vous avez besoin d\u2019tirinnes Je.12 200000 Le voisin n\u2019a pas de boeuf ici, je ne comprends pas Ce que vous voulez dire.Et je n'ai pas besoin de terrines, lui dit madame Champagne en interrompant le flot de paroles du vendeur.\u2014N\u2019ayez, pas d\u2019crainte, madame, j\u2019sus pas v'nu pour I'voler I'beu du voisin, mais pour l\u2019mesurer.\u2014Je vous ai déjà dit que le voisin n\u2019a pas boeuf ici.Il n\u2019en a pas plus, d\u2019ailleurs chez lui, car en fait d'animaux il ne garde que des abeilles.Le vendeur de terrines froissé de constater que Ja dame ne se fiait pas à son honnêteté, partit en bougonnant.On m\u2019a confié la charge de mesurer c\u2019beu, se disait-il, j\u2019vas l\u2019mesurer.I] se dirigea vers les bâtiments.Il entra à l\u2019étable, elle était vide.Il fouilla l\u2019écurie, les granges, inspecta le silo, jeta un coup d'oeil aux champs voisins.Il ne trouva pas le fameux boeuf.Intrigué, ne sachant trop que penser, il retournait à la forge, quand il rencontra Dubec, toujours dans sa voiture et allant en descendant la rivière.\u2014 Hai, l\u2019vendeux d\u2019terrines, tu t\u2019es pas aperçu que c\u2019damné forgeron d\u2019Danois te jouais un sale tour.Yé toujours comme ça, c\u2019est pas nouveau.Y cherche rienque à prendre celui-ci, celui-là, pi y rit d\u2019eux autres après.Si j'étais d\u2019toué j'me rendrais à sa boutique, pi j'i sacrerait la meilleure volée qu\u2019y a jamais eu.Dubec, sur ces derniers mots, fouetta sa jument et partit au trot.Danois et Xavier avaient vaguement enendu les paroles de Dubec, décidèrent de ne pas prendre de chance.Xavier qui n\u2019avait rien à se reprocher, pour une fois, sortit tout de même, passa à l\u2019arrière de la une fente du \u2018\u201c\u2018lambris\u201d.Quant à Danois, tout d\u2019abord il décida de rester.Puis il se dit: cet animal peut être fâché et me bou- grer la volée.Et si je me sauve, il peut tout briser dans la boutique.Et si j'étais à sa place c\u2019est bien ce que j\u2019ferais! Une porte communiquait de la forge à la maison, mais le forgeron jugea plus prudent de ne pas entrer chez lui, de crainte sans doute que le vendeur de terrines entre aussi et qu\u2019il \u201cengendre chicane\u201d.Ma femme est trop nerveuse, ça pourrait la rendre malade, crut entendre marmonner Xavier.Comme le vendeur approchait, il grimpa prestement dans l\u2019échelle près de l\u2019établi ouvrit la trappe, entra au grenier et retira l\u2019échelle pour couper le chemin au- vendeur de terrine.Avec terreur, il pensa à l'autre échelle appuyé sur le rebord de la couverture, Xavier était bien capable de la passer au vendeur, et il ricière.pas.Le vendeur arriva à la boutique blanc comme un drap, avec des éclairs plein les yeux.Il remit les guides à son cheval, déposa l\u2019équerre sur l\u2019établi, attela et partit en maugréant.Danois, stupérait, descendit pendant que le cheval s\u2019en allait clopin- clopant sur la route qui conduit au pont.5 Des gens sérieux affirment que pour trois grandes journées Danois évita de jouer le moindre tour.Il ne garda pas rancune à Dubec.l\u2019autre lui en devait tant! mais comme ils le connaissaient, ils |: forge et risqua un oeil à travers.serait pris comme dans une sour- Heureusement, Xavier n'y pensa | VIVRE SANS MANGER Si on ne mangeait plus, on mourrait d\u2019ennui, disait un célébre humoristique.D'ennui sans doute, et de faim peut-être mêne aussi.De longues et patientes études ont été faites par d'innombrables savants sur cette passionnante question.Il faut manger pour vivre, évidemment, mais combien de temps peut-on vivre sans manger?Ce sont les animaux à sang froid qui tiennent le record en la matière; le serpent crotale en effet, peut se passer d\u2019aliments pendant deux ans et demi, ce qui est bien économique; un serpent python de 70.kilos\u2014168 livres environ est resté à jeun sans mourir pendant 23 mois, et l'on a vu des grenouilles vivre un an et demi sans rien se mettre sous la dent; ce qui n\u2019est d\u2019ailleurs pas étonnant puisque les grenouilles n'ont pas de dent.L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN \u2014 rm rer Les animaux taupes, marmottes, etc.qui dorment pendant tout l'hiver, |se passent aussi de nourriture pen- \u2018dant des semaines entières.| Mais les autres animaux sont beaucoup moins résistants.| Le chien peut rester au maxixmum 30 à 40 jours sans manger et sans \u2018mourir.On a vu cependant un chien [qui a vécu 62 jours à jeun.Le Le cheval, maximum: 20 jours.lapin, maximum: 6 jours.souris, maximum: 2 jours.moineau, maximum: 24 heures.Et Yon parle des appétits d'oi- | seaux! .Vous voyez que ce sont jeux au contraire qui se passent moins facilement de nourriture.Quant à l'homme il n'a pu évidemment être fait d'expérience à son gu- jet et la statistique ne pourrait établir des données précises en s\u2019appuyant sur le très petit nombre de ceux qui, volontairement, ont fait la grève | .de la faim.VERS L\u2019AMERIQUE DU SUD Se ER pee EEE ES ts Le premier navire de passagers i guitter un port canadien pour l\u2019Amérique du Sud \u2014 le \u201cPrince Robert\u201d, nouveau navire de la Canadian National Steamships \u2014 partira d\u2019Halifax, le 2 mars, avec un groupe de ; du commerce canadien et ide touristes à destination de Buenos\" \u2018Ayres où se tiendra l\u2019an prochain, la grande exposition de l'Empire Britannique.En cours de route les Canadiens feront plusieurs escales let auront l'occasion de visiter diverses villes de l\u2019Amérique Latine.À Buenos Ayres, capitale de l\u2019Argen- ; tbe, ils seront reçus officiellement \u2018par les gduvernements et les corps pablics.Des entrevues seront ména- goes sur le terrain de l'Exposition lentre les hommes d\u2019affaires cana- idiens et ceux de l'Argentine.Nous voyons ici M.Angus McLean, prési- t de la Canadian Chamber of rce, montrant sur la carte [de IAmérique du Sud, la ville de \u2018Buenos Ayres, but ultime du voyage a5] Scan Davis, p:.\u2018ent de l\u2019Association des ianufucturiers Canadiens.La Chambre de Commerce et l\u2019Ascrela- tien des Manufacturicrs citi, Ge concert avec le gouvernement canadien, assuré la représentation du Canada à l\u2019exposition de Buenos Ayres qui sera ouverte par le Prince de Galles et gera l'une mal as s\u2019enfoi \u201c.couver après ments, leurs riture tir le de les Cep jours souter étaien $ maiso milier appel: : parce 7 péri, ne o 2 pléter pas, » ils le À tés! Couv pluie gue, néces route # yh { Pcha jama LL ique, d rement 's appa frarcher } fermé, ee) 2 b 3 l'air à i is | Ir est en ède une fin éven- ; ur, gar- 1 llez len- voitures & e sensa- tête, de § coeur, À Ces à Us àung yde de gue ex- pns bas- § , par 1 exposi- EC poison mnolen- ition de 1 de téte u 2 es nau- #4 de l\u2019é , e possi- {4 s 4 mais de -$ eurs de ent en- appareil 4 nétique- Ç _ servez naisons, e.ais une rer im- ais de ; cham- le gaz rement ou tout n\u2019y ait bre de ise, ou au ré- maison À A # He BTS L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.11 : Un épisode tragique .dans les Bois-Francs Le 28 novembre 1930, il y avait exactement 85 ans que dans la savane de Stanfold, M.l\u2019abbé Chs.-Ed.Bélanger, prêtre curé de St-Calixte de Somerset, missionnaire de Stanfold et Blandford et l\u2019un de ses compagnons de route, Ambroise Pepin tombèrent victimes d\u2019une mort horrible.C'était au début des tentatives de colonisation dans les Bois Francs.L\u2019été dernier, dans la presse des Cantons de l\u2019Est (anciens Bois Francs), il a été question d'élever dans la paroisse Stanfold, vis-à-vis l\u2019endroit, où ils sont morts, un monument à la mémoire de messi- ve Chs.-Ed.Bélanger et son compagnon Ambroise Pepin.En attendant que ce projet digne d\u2019éloges soit réalisé, rappelons aux générations présentes ce fait, à la fois, s1 triste et si digne d\u2019admiration.Voici comment monsieur l'abbé Charles Trudelle, ancien curé de Somerset, aujourd'hui chapelain de l\u2019Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur, de Québec, a décrit ce drame lugubre, sous le titre: \u201cDeux Victimes\u201d.C\u2019était le dimanche, 23 novembre 1845: il faisait un de ces tristes temps d'automne, souvent plus désagréables que les froids rigoureux de l'hiver.Um vent de tempête soufflait nord-est, et la neige en gros flocons tombait avec la pluie, lorsque l\u2019on terminait les vêpres à Somerset, pendant lesquelles on remarqua que M.Bélanger avait chanté avec plus de courage que de coutume.Cependant, une affaire pressante l\u2019appelait à la rivière Bé- cancour, au-délà de la savane de Stanfold.Quoiqu'indisposé.il n\u2019hésita pas à partir avec le notaire Cormier, de qui je tiens ces détails, et d\u2019un habitant de Somerset, du nom d\u2019Ambroise Pepin, qu\u2019il avait engagé tous deux à le suivre.Arrivés à Stanfold où l\u2019on prenait la savane, nos trois voyageurs trouvèrent plusieurs de leurs amis, { qui firent tous les efforts possibles pour les empêcher de s\u2019aventurer dans la forêt par un temps s! mau- Ë vais et à l\u2019approche de la nuit.La Ë prudence le conseillait en effet, pendant leur pénible voyage, ne sachant souvent où diriger leurs pas mal assurés.À chaque instant, ils s'enfoncaient dans des orniéres couvertes d\u2019une glace épaisse, qui, après avoir déchiré leurs vêtements, Meurtrissait et ensanglantait leurs jambes.Ces chûtes, renouvelées à chaque instant, épuisaient leurs forces et le manque de nourriture dont ils commençaient à sentir le besoin, ne leur permettait pas de les renouveler.Cependant, ils avançaient toujours et l\u2019espoir d'arriver bientôt soutenait leur courage.Déjà ils étaient à quelques arpents de la % maison du bonhomme Grondin, au © milieu de cette partie de la Savane Sari plètement et revinrent sur la Savane du Cheval, parce que un cheval y avait péri, lorsque voulant éviter une ornière, ils la doublèrent com- leurs pas, au lieu de continuer comme ils le croyaient.Ils étaient écartés!.Que vont-ils devenir?Couverts de sueur, trempés par la pluie et la neige, épuisés de fatigue, où vont-ils prendre les forces nécessaires pour recommencer la route qu\u2019ils viennent de franchir appelée avec tant de difficultés ?Mais la nuit n\u2019était pas encore au milieu de sa course, et, s'arrêter pour attendre le jour, s\u2019eût été vou- doir périr saisis par un frisson mortel: il fallait marcher.Ils continuent donc trouvant, dans l'espoir trompeur d'arriver bientôt et dans un certain pressentiment d\u2019un plus grand malheur, les forces et le courage dont ils avaient besoin.Ils venaient de passer de nouveau, et sans s\u2019en apercevoir auprès de la Butte Ronde, où ils avaient essayé en vain de se procurer de la lumière, lorsque Pepin, épuisé et découragé, se laisse tomber au pied d\u2019un arbre et se déclare incapable d'aller plus loin.Le triste sort qui l\u2019attendait lui fit alors proférer des paroles plaintives et entrecoupées de sanglots.\u201cPlus de courage,\u201d lui disent ses compagnons, \u2018nous devons arriver bientôt à la maison Grondin .On vous enverra du secours .Patience.\u201d Puis ils s'éloignérent, le faissant en proie aux sombres pensées d\u2019une mort inévitable.Ils avaient fait à peine quelques arpents, que M.-Bélanger, sentant son courage défaillir, succombe à son tour au pied d\u2019un arbre, se plaignant de la faim et d\u2019une grande douleur à la jambe où il avait regit une blessure quelques mois auparavant.Il restait encore assez de force au notaire, dont la vigueur étonne en cette ,circonstance, pour atteindre, non pas la maison de Grondin, où il espérait toujours arriver, mais le village de Stanfold dont il n\u2019était pas éloigné, sans un dernier malheur.Mais, en laissant M.Bélanger, il perdit le sentier et, après quelques pas, il tomba dans une ornière d\u2019où il ne put se relever.Déjà, cependant, la mort avait commencé à s'emparer de ceux qui venaient de faire de si grands efforts pour se soustraire à ses Coups.Pepin, lui, avait le premier payé son tribut; M.Bélanger venait de tomber, et la troisiéme victime allait succomber, lorsque fa lumière du jour commença à paraître.Deux habitants de Somerset, qui n\u2019avaient pas voulu, la veille, suivre nos trois infortunés voyageurs, s'engageaient alors dans la savane.À peine eurent-ils fait quelques arpents qu\u2019ils entrevirent, non loin du sentier, quelque chose qui remuait et que l\u2019obscurité ne leur permettait pas de reconnaître.Ils crurent d\u2019abord que c'était un ours, mais en examinant mieux, ils reconnurent un homme qu\u2019ils soupçonnèrent aussitôt être un des trois voyageurs partis la veille.C\u2019était, en effet, le notaire Cormier, luttant contre la mort.Ils volent à lui, et le trouvent couvert de boue glacée, les membres raides, et donnant à peine quelques signes de vie.Ne pouvant \u2018seuls le transporter aux maisons, l\u2019un deux court au village de Stanfold, où l\u2019on avait quelque pressentiment de ce qui était arrivé pendant la nuit.L\u2019alarme est aussitôt donnée, tout le monde accourt avec empressement, et plus de quinze hommes entrent dans la forêt, d\u2019où bientôt on les voit sortir, portant le notaire sur un brancard.Pendant ce temps, des voitures étaient parties, au grand train des chevaux, pour aller cher- cher M.Gagnon à Arthabaska, et le docteur Bettez, à Somerset.La triste nouvelle se répand sur leur route et vole de bouche en bouche.Tout s\u2019agite, et l\u2019orl voit arriver à Stanfold, en voitures, à cheval ou à pieds, les habitants consternés.Les femmes et les enfants se tiennent aux portes et sur le bord du chemin, interrogeant les passants qui ne leur donnent que quelques mots de réponse et continuent leur route.Sont-ils morts tous les trois ?.Les a-t-on tous trouvés?.M.Bélanger est-il mort aussi?.Pauvre curé! .et les larmes leur tombaient des yeux.Pendant que l\u2019on avait transporté le notaire, et qu\u2019on lui prodiguait les soins qui le ramenèrent à la vie, plusieurs étaient à la recherche des deux autres voyageurs.M.Bélan- ger fut trouvé le premier, au pied d'un arbre assis et la tête appuyée sur une main.Il semblait sommeiller, et il y eut un moment d\u2019espoir, mais il avait rendu le dernier soupir.Bientôt après, on trouva Pepin, dont le corps froid et glacé annonçait qu\u2019il avait perdu la vie depuis plusieurs heures.Ils furent aussitôt transportés au village, où les attendait, avec une impatience mêlée de quelque espoir, la foule éplorée des habitants.Dans d'après-midi du même jour, les habitants de Somerset revenaient tristement, emmenant avec eux le corps inanimé de leur curé, qu\u2019ils avaient vu la veille, si plein de vie, chanter l'office dans leur chapelle.Trois jours après, le corps de M.Bélanger et de son compagnon étaient déposés en présence d\u2019un grand concours, dans le cimetière de Somerset.Comme toutes les causes importantes et qui, dans ordre de la Providence, ne peuvent réussir qu- au prix de grands sacrifices, la colonisation des Bois-Francs avait eu ses héros, et elle venait d'avoir ses martyrs.SINGULARITES DE PERSONNAGES CELEBRES \u2014Beethoven aimait à piétiner dans l'eau froide à n\u2019importe quel moment de la journée, jusqu\u2019à ce que sa chambre fit transformée en marais et que l\u2019eau filtrât dans les étages ati-dessous à travers le parquet.\u2014Mozart, qui avait de très jolis et très longs cheveux de couleur blonde, les laissait flotter sur ses épaules et noués sur la nuque par un ruban de couleur.\u2014Descartes soignait avec la plus grande attention ses perruques dont il avait toujours une demi- douzaine de rechange dans son cabinet.\u2014Spinoza aimait à voir combattre des araignées et riait à se tenir les côtes en contemplant cette guerre d\u2019insectes.\u2014La reine Elizabeth laissa à sa mort trois milles robes différentes, et, dans les dernières années de sa vie, elle ne voulait autour d\u2019elle aucun miroir, pour ne pas apercevoir sur ses traits les ravages du temps.CANOTAGE Le vieux marin.\u2014Et j'étais seul sur le radeau; j'ai ramé cing jours entiers avant de voir la terre.La jeune dame.\u2014 Oh! comme ce devait être amusant! J'adore ramer ! Noël dans les chantiers Peut-être était-ce le plus petit des chantiers de la Rivière-Noire, et pourtant, ce soir-là, il y avait bien 50 hommes assis en rond, qui se chauffaient les genoux et s\u2019écrasaient les coudres, autour du feu de la cambuse.Tous des vrais, originaires d\u2019un peu partout.Les uns de Sorel, les autres d\u2019en bas de Québec, du Bic, ou de Rimouski, mais la plupart des vétérans, venus de Hull, une nouvelle place, qui commençait à retiger autour d\u2019une petite chapelle rouge.Tous, rompus au métier pouvant manoeuvrer la hache, comme un notaire une plume et chanter toute la veillée, après une journée passée, la gorge au vent et les pieds dans la neige fondue.Ce soir-là, ils étaient mornes et silencieux les yeux obstinément fixés sur la flamme du foyer.Pas une histoire! Pas une chanson! Pierre Duval, le vieux conteur, n\u2019en finissait pas de bourrer et de bourrer sa pipe.Louis Morin, le violoneux, se défendait mal contre les rafales de fumée, qui piquent et rougissent les paupières, pendant que Toine Lévesque, le plus jeune de la bande, un enfant de 16 ans, enfermé sortant de souper dans son tiroir à momies, se roulait en soupirant sur sa couche de sapin.\u2018Evidemment un nuage de tristesse planait comme un suaire sur ce bivouac de soldats vaincus.Au retour de Moscou, le froid avait réduit à l\u2019impuissance les soldats de Napoléon: mais ici, comment ces rudes bûcherons endurcis à toutes les rigueurs de nos hivers, avaient-ils pu être terrassés ?Une pensée, un simple souvenir avait suffi.Ce soir-là, c\u2019était la veille de Noël; et voilà que tout à coup dans ces âmes rustiques, s\u2019étaient élevées, comme un vent de tempête, une soif dévorante d\u2019émotions religieuses, une faim atroce du pain de chez nous, pétri et servi par les mains d\u2019une mêre d\u2019une soeur ou d\u2019une épouse.Depuis des heures, tous, sans se lasser, suivaient le capricieux travail de la braise.Quand la flamme s\u2019élançait haute et droite en lèchant la résine d'un rameau d'épinette ou de sapin, il leur semblait voir rayonner dans l\u2019ombre, la silhouette d\u2019un clocher.Dans les vides des tisons entrelacés, les uns distinguaient des autels, pendant que d\u2019autres, l\u2019oreille tendue, croyaient saisir, dans le bourdonnement du bois qui éclatait sous les morsures du feu, mille échos lointains, des soupirs d\u2019orgues, carillons joyeux, voire des lambeaux de cantiques.Tout à coup, Louis Morin, comme mû par un ressort, dressa vivement la tête.\u2014Pst! Ecoutez, murmura-t-il, c\u2019est un bruit de clochettes que j'entends là maintenant.\u2014C'est sans doute le premier coup de la messe de \u201cminuit\u201d répondit le père Duval, avec un sourire amer.A ce moment, la porte du chantier s'ouvrit avec fracas, un petit homme merveux bondit pardessus le seuil, la figure ruisselante de frimas.\u2014Bonsoir, les amis! suis-je à temps pour le réveillon?Les hommes se regardaient un instant, tout interdits, puis un cri formidable, un cri fait de surprise, de joie et de délivrance, un cri poussé par 50 vigoureuses poitrines ébranla le chantier jusque dans ses fondements.\u2014Hourra pour le Pére Reboul! Pendant un petit temps, ce fut un péle-méle indescriptible de poignées de mains énergiques, un torrent d'exclamations joyeuses, d\u2019éclats de rires sonores et de questions sans réponses.La digue était rompue.\u2014Allons, mes vieux interrompit le Père Reboul, il n\u2019y a pas de temps à perdre, si vous voulez avoir la messe de Minuit.: \u2014Pendant que je vais prendre une bouchée, préparez l\u2019autel et piquez la couverte dans le coin.Vous allez tous communiez, c\u2019est entendu.Et toi, Morin, graisse ton archet et fais-nous de la belle musique.En un clin d'oeil la toilette du chantier était faite; les cierges, les burettes et le missel étaient en place.Pendant que les anciens, le coeur gonflé, l\u2019oeil humide, défilaient tour à tour aux genoux du Père Reboul, Toine Lévesque échappé à sa cachette et absolument recon- solé, s\u2019acharnait à battre du marteau un coin du foyer.L'enfant ne comprenait pas une Messe de Minuit sans crèche et il prétendait bien en bâtir une avec une boîte de vermicelle, des planches de sapin et du frimas authentique.Les hommes, touchés de cette foi naïve, fouillèrent à la hâte leurs sacs de toile écrue, les pages jaunies de leurs paroissiens et les poches de leurs vestons.Bientôt la crèche improvisée fut tapissée d'images pieuses et de statuettes représentant tous les saints du paradis.Une seule chose manquait et c'était bien la principale, la statue de l\u2019Enfant- Jésus.On se consulta gravement.Les uns voulaient en fabriquer une avec la neige blanche de la forêt.\u2014Elle nous fondera dans les mains fit remarquer le \u201ccook\u201d avec raison, prenez plutôt ma farine à pâtisserie.Les choses en étaient là lorsque le Père Reboul, mis au courant envoya chercher une poignée de paille à l\u2019étable, puis, détachant son crucifix de missionnaire, il le baisa avec respect et le déposa sur la litière en disant.\u2014Celui-là suffira pour ce soir.Et Ja messe commença.Que se passa-t-il alors dans cet obscur chantier entre le ciel et la terre?La légende nous a conservé bien des versions.Tout ce que l\u2019on sait, c\u2019est que jamais, sous les arceaux des vieilles cathédrales, cantiques de Noël ne furent enlevés avec un pareil brio.Ce que l\u2019on sait c\u2019est que Morin se surpassa et que le vieil apôtre dut se reprendre en trois fois pour finir son sermon: Ce que l\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019au moment de l'action de grâces lorsque le Père annonça: \u201cUn Pater et un Ave\u201d pour vos parents, on lui répondit par un sanglot.Ce que l\u2019on sait, enfin, c'est que cette cérémonie, qui se termina le mouchoir à'la main, ne fut jamais surpassée.Tant il est vrai que dans toute âme Canadienne-Française, âme de laboureur ou âme de bücheron quand la foi et l\u2019amour ont dit leur mot, il n\u2019y a plus rien à ajouter; la joie est complète.A.J.Guertin, O.M.L \u201cLa Revue Franciscaine\u201d. 12 L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.LE VIOLON DU PILOTE LANGLOIS CONTE DE NOEL Il y a bien de cela une soixantaine d\u2019années, vers la fin de 1864.La paroisse de Saint-Jean, dans l\u2019île d'Orléans, venait d\u2019être remuée par un lamentable événement: un de ses jeunes citovens d'avenir, le pilote Thomas Langlois, qui commandait le dernier vaisseau en partance de Québec pour l\u2019Europe.avant la fermeture définitive de la saison de navigation, avait fait naufrage un peu en bas de Ri- mouski, et avait péri avec tout son équipage.La nouvelle en était parvenue à sa famille quelques jours Avant la fête de Noël.Le curé d\u2019alors, le vénérable messire Antoine Gosselin, en l'annonçant au prône, et en recommandant le disparu aux prières des paroissiens, n'avait pas manqué de faire son éloge et de signaler certaines particularités qui donnaient à cet événement un ca- tactère mystérieux et tragique.Voici la légende que nous a conservé la tradition à ce sujet.Cette année-là.à la Sainte-Ca- therine, une dizaine de jeunes gens, la plupart navigateurs, s\u2019étaient donné rendez-vous chez les demoiselles Mercier \u2014 Julie et Marceline deux respectables vieilles demoiselles couturières et expertes en confection de vêtements pour hommes, dans le but | d\u2019v faire une fête à la tire.Natu- | rellement.ils fournissaient le sirop et la cassonade, et les musiciens apportaient leurs violons qui, avec un \u2018 cu deux accordéons, étaient alors, les seuls instruments de musique: connus dans la paroisse.C\u2019était encore l\u2019époque où l\u2019on se permettait de saluer la compagnie avec un petit verre de rhum.Le soin d'en faite la distribution avait été confié à mademoiselle Julie.à cause de pour leur offrir généreusement am.4 'auméne.Tant il est vrai de dire t Æ que personne ne peut rester 1nsen- ti sible au dévouement et qu\u2019il y a né- M + cessairement adhésion à l'oeuvre \u2019 poursuivie.55 Si nous devons admirer l\u2019iniati- | ve de ces personnes qui se dévouent pa- y} \u201cpour les pauvres, nous sommes im- [y vités aussi à les seconder, à don- , : ÿmer généreusement pour le soulage- fa Fment des malheureux.ten % Mais la \u201cGuignolée\u201d laisse se .dégager un exemple qui doit nous lui inspirer.Ce n\u2019est pas seulement a \u201cchez nous qu'il y a des pauvres, de 48 des gens qui manquent du nécessai- int #3 re, partout nous pouvons dire qu'il à A se trouve des familles, pour une la, ; raison ou pour une autre, que la ! æ Providence a permise, à qui la .i: charité doit venir en aide.Ne l ¥:peut-on pas dire qu'il y a peu de i \u201cparoisses où il n\u2019y a pas un mal 4 = * - 8 : heur à guérir, une misère à.se- 1?{ courir ?.{ ÿ Nous avons à plusieurs endroits le | : des groupes de jeunes gens, des 1 Cercles ou Association, qui ne a \u2018brâûlent que du désir de mettre en ki# action Tardente soif de payer de leur.personne et se dévouer pour les autres.Nous voyons là une noble ambition et le résultat d\u2019une formation déjà prête à donner des fruits.Mais nous osons former l\u2019espoir que le besoin d\u2019agir se concrétisera en certains modes d\u2019action, certaines initiatives propres à édifier ceux qui y prennent part à secourir des miséreux.La quête de la \u2018\u201cGuignolée\u201d causerait bien des joies dans certains milieux et la charité de nos gens s\u2019habituerait peu à peu à donner généreusement à ces jeunes qui ont toute leur confiance.Et l\u2019on verrait s'établir\u2019 une tradition de dévouement qui ne peut que porter de bons fruits.Outre la satisfaction d\u2019avoir participer à quelque soulagement à ceux qui souffrent, Ton créera l'habitude des bons mouvements, du soutien des nobles causes, La \u201cGuignolée\u201d, qui réunit, la veille de Noél, tant de gais lurons qui parcourent nos rues en chantant leur ronde traditionnelle, pour solliciter l\u2019aumône, est inspiratrice et pleine de lecons.LeMessager de St-Michel.QUE FAIRE POUR MAL ELEVER UN ENFANT 1.\u2014 Commencez par lui donner, tout petit, quoi que ce soit qu\u2019il vous demande.2.\u2014 Parlez devant lui de qualités incomparables.3.\u2014 Dites devant lui qu'il vous est impossible de le corriger.4, \u2014 Ne soyez pas d'accord, père et mère, en sa présence et à son sujet.5.\u2014 Laissez-lui croire que son père n\u2019est qu\u2019un tyran, qui n'est bon qu\u2019à le châtier.6.\u2014 Que le père méprise la mère en sa présence.7.\u2014 Ne faites pas attention aux amis qu\u2019il fréquente.8.\u2014 Laissez-lui lire tout ce qu\u2019il voudra.9.\u2014 Cherchez à gagner de l\u2019argent pour lui donner de bons principes, et laissez-lui l\u2019argent entre les mains.10.\u2014 Laissez-le sans surveillance pendant les heures de récréation.11.\u2014 Châtiez-le pour une sottise et.riez de ses vices.Et vous êtes sûr de réussir.ses NAPOLFON ET SON PROFESSEUR D\u2019ALLEMAND Un seul des professeurs de Napoléon ler se trompa sur les mérites de son élève.Ce fut un M.Bauer, gros et lourd professeur d'allemand.Le jeune Napoléon ne faisait aucun progrès dans cette langue, ce qui avait inspiré à Bauer le plus profond mépris.Un jour que l\u2019écolier ne se trouvait pas à sa place, Bauer s\u2019informa où il pouvait être; on répondit qu\u2019il subissait en ce moment son examen pour l\u2019artillerie.\u2014Mais est-ce qu\u2019il sait quelque chose?dit ironiquement le professeur.\u2014Comment, monsieur ! mais c\u2019est le plus fort mathématicien de l\u2019école, lui répondit-on.\u2014Eh bien! je l\u2019ai toujours entendu dire, et je l\u2019avais toujours pensé, que les mathématiques n\u2019al- laiept qu\u2019aux bêtes ! Plus tard, l\u2019écolier, devenu empereur, disait avec un sourire: \u2014 Îl serait curieux de savoir si M.Bauer a vécu assez , lontemps pour jouir de son jugement.- Foch et la prière \u201cLe général Foch \u2014 personne ne l\u2019ignore\u2014est un fervent catholique.Le révérend Père Lockwell, de St-Vincent de Paul, et récemment revenu à Québec, où vit son père, M.Arm.(Lockwell, était fixé, à Paris, dans le quartier de sa résidence; il eut le bonheur de communier de ses mains le général et son épouse.Il tient de Madame Foch le récit suivant.Aux heures sombres du printemps, la ligne anglaise fut un moment complètement brisée; c\u2019était un échec, qui facilement pouvait devenir un désastre.Foch se rend sur place, mesure l\u2019étendue du danger; il fait mander le curé du petit village, le supplie de réunir les enfants sur la place publique: quand cet état-major nouveau genre fut réuni, le général donne ses ordres nouveau style aussi: \u201cA genoux, dit-il, et prions\u201d.Dans un silence, contras- trant avec les mille détonations de la guerre, la voix mâle du général alterne avec la prière douce et onctueuse du prêtre et celle vibrante des enfants.C\u2019est jusqu'à la plaie du Coeur de Jésus, que cette prière s\u2019élance.La prière terrninée le général congédie ces recrues de la prière, lance la ca- toute valerie française dans la brèche béante; sous la mort que crache une mitraille d\u2019enfer, ces braves tiennent, l'infanterie les suit; petit à petit cette porte fatale se referme et Foch le victorieux de la prière, prépare par la prière plus encore que par le génie Tes coups coups décisifs, que nous savons, heureux pronostics d\u2019une victoire décisive\u201d.LE PURGATOIRE Dans ce monde, on est porté à penser que le purgatoire ne sera pas très long, parce que l'on ou- Wie trop facilement la malice du péché, qui offense une Majesté infinie, et la négligence que l\u2019on met à faire pénitence.Quelle illusion.Tous les saints qui ont parlé du purgatoire s\u2019accordent à avouer que, pour une infinité d\u2019a- mes, il est prolongé beaucoup au- delà de nos prévisions et de nos calculs.\u201cPlusieurs d\u2019entre elles.affirme un vénérable serviteur de Dieu, sont condamnées à souffrir jusqu\u2019au jugement dernier\u201d.Et pour nous n\u2019est-il pas vrai que nous ne saurions tenir un doigt dans le feu sans pousser des cris de désespoir?Qu\u2019il est donc affreux le sort de ces pauvres âmes, plongées dans fes flammes du purgatoire! Et quel tourment n\u2019ajoute pas à leur supplice l\u2019incertitude de sa durée! Faisons maintenant cette réflexion qu\u2019en présence d\u2019une si triste situation, les défunts se voient dans l\u2019impossibilité de se soulager ct que, si l\u2019on ne vient à leur secours, ils souffriront encore bien longtemps sans doute ces horribles tortures, dont le souvenir seul est intolérable.Quelle différence entre eux et nous! Nous, nous sommes entre les mains de la miséricorde divine ; nous pouvons obtenir la rémission des dettes que nous avons contractées envers Dieu, nous avons mille moyens de nous le rendfe propice.Les défunts, au contraire, ne sont plus en état de mériter; livrés aux coups de la justice divine, il leur est impossible d\u2019obtenir 1a moindre diminution de leurs peines, à moins qu\u2019un médiateur charitable ne consente à négocier pour eux.Quelle désolation, si personne sur la terre ne remplit ce rôle de médiateur et ne satisfait à leur place! Une si navrante perspective ne nous fera-t-elle pas prendre quelques généreuses résolutions ?Prions beaucoup pour les morts, sans faire grand fond pour nous- mêmes, sur les prières des vivants, lorsque Dieu nous aura appelés à Lui.On dit: c\u2019était un homme ou une femme de bonne vie, et on les oublie d'autant plus vite \u2014et ces pauvres âmes restent en purgatoire très longtemps.CENSOR \u2014 Le Messager de Sherbrooke.Le Dimanche à Dieu Un cultivateur se moquait de son voisin parce que celui-ci ne voulait pas, comme lui, passer de temps en temps le dimanche à travailler aux champs, mais cherchait, au contraire, à sanctifier Te jour du Seigneur en assistant aux offices de la paroisse.\u201cSuppose, lui dit le voisin dans l'intention de l'éclairer, suppose que j'aie sept louis d\u2019or en poche et que, rencontrant un homme sur le chemin, je lui en donne six.Que dirais-tu de cela?\u2014Je te trouverais généreux et je te dirais que 'homme qui t'aurait rencontré en si bonne disposition te devrait bien de la reconnaissance.\u2014Fort bien! Mais si, au lieu de m'\u2019en savoir gré, il me jetais par terre et me volait le dernier louis que je me serais réservé, que di- rais-tu ?\u2014Le misérable! 11 faudrait pendre, ce ne serait pas trop.\u2014AÂmi, c\u2019est pourtant là ton histoire, Dieu t\u2019a accordé six jours pour travailler et pour gagner ton pain; il ne s\u2019est réservé que le septième, et il nous a commandé de le sanctifier.Et toi, au lien d\u2019être reconnaissant de ses dons et de respecter sa volonté, tu Tui voles le septième jour.Le cas n'est-i! pas le même?Que t\u2019en semble \u201d\u201d Le paysan en convint, fit réflexion sur lui-même et s\u2019amenda.Louis VEUILLOT.Te Hotelleries rurales A leur réunion au Monument National, les propriétaires d\u2019hôtelleries rurales de la province de Québec ont reçu des compliments de M.Norman J.Dawes président de la Nationa] Breweries, sur la fagon dont ils ont su répondre au voeu exprimé par le gouvernement et les associations touristiques, d\u2019améliorer leurs établissements.En effet, le progrès accompli au cours des deux dernières années est considérable, encore que dans certains cas, des réformes restent à faire.Nos hoteliers des campagnes n\u2019ont pas été sans se rendre compte déjà qu\u2019ils avaient profit à suivre les conseils qu\u2019on leur donnait.Outre la satisfaction d\u2019être à la tête d\u2019établissements bien aménagés et tenus avec soin, ils ont pu constater que leurs hôtes appréciaient haute- ment les nouvelles accomodations mises à leur disposition.Il n\u2019en saurait être autrement: qu'il s\u2019agisse des touristes américains ou des Canadiens d\u2019autres provinces, les voyageurs et promeneurs ont tôt fait de remarquer les efforts des- propriétaires d\u2019hôtelleries pour rendre leur séjour agréable et les engager à revenir, Bonne table, bon gite, manières affables attirent nécessairement un nombre de plus en plus grand de visiteurs.L'expérience sur ce point est concluante.Au cours de ses remarques M.Dawes a demandé aux hoteliers de la province de se garder comme d\u2019une faute grave d\u2019exploiter le touriste.Quelques-une peuvent être tentés, en effet, sous prétexte qu\u2019- ils ont fait des dépenses pour mieux s'installer, d\u2019exiger, soit pour la nourriture, soit pour le coucher.des prix plus élevés qu\u2019il ne convient.Ce serait là une mauvaise politique.Les frais extraordinaires encourus seront bientôt composés par l\u2019augmentation du volume de la clientèle et il y a pas de raison de surcharger le touriste.La province de Québec profite largement de la venue de milliers d\u2019étrangers chaque année.C\u2019est 1a un précieux avantage que nous devons avoir à coeur de conserver.Or, les propriétaires d\u2019hôtelleries rurales sont au premier rang parmi ceux qui peuvent le mieux servir l\u2019intérêt générale sous ce rapport.Bien traités, nos visiteurs se feront agents de publicité auprès de leurs parents et leurs amis une fois retournés dans leur province ou dans leur pays.Dans le tourisme comme en affaires, le client satisfait en amène une foule d\u2019autres.L'Association des Hôteliers du Québec a fait de la bonne besogne jusqu'ici: on ne peut que souhaiter la voir poursuivre sa campagne de mise au point, de manière que, d\u2019ici peu, aucune de nos hotelleries ne laissera rien a désirer.(Signé) LA PRESSE, Montréal.La Bénédiction Paternelle Le matin du premier de l\u2019an, les enfants s\u2019agenouillent tour à tour, aux pieds de celui qui leur a donné la vie.Et, comme un patriarche, le père lève solennellement les Mains au-dessus de la tête de ses enfants.Emouvante et grandiose cérémonie où se résume peut-être plus qu\u2019en toute autre tradition l\u2019esprit de nos pères.Tous les enfants quittent leur travail pour se réunir sous le toit paternel.Le prestige du père est si grand que personne ne voudrait manquer cette bénédic- (tion du Jour de l\u2019An, tellement on se croit tenu à cet acte de foi et d'hommage envers notre père.J.-J.L.Une dame consultait Bouvard sur un remède à la mode, et lui demandait si elle pouvait en prendre Madame, répondit Bouvard, dépé- chez-vous d\u2019en user pendant qu\u2019il guérit. 20 L\u2019'ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.Le frère Marie-Joseph Jacques cinquième religieux canadien qui alla résider en Palestine Ce religicux franciscain, né à Loui- seville en 1869, se prodigua pendant quatorze ans au Commissariat de Terre-Sainte de Paris, où il était connu de tout le monde.SA VOCATION ET SES DEBUTS Le premier Canadien qui soit entré dans l\u2019Ordre franciscain après sa restauration au Canada devait passer presque toute sa vie religieuse au service de la Terre-Sainte et mourir à 43 ans dans cette célèbre mission franciscaine.Cette disposition de l\u2019éternelle Providence semble mettre un lien plus fort encore entre la Sainte Custodie et la Providence canadienne : les fils cadets se tournent volontiers vers la terre où dorment leurs ainés.spécialement quand cette terre a été chérie par leur père et reste l'objet des prédilections de leur mère.Né à Louiseville Que cette première vocation soit due à l'influence du bon Père Frédéric, nous ne pouvons en douter.Frère Marie-Joseph Jacques était né le 13 janvier 1869, à la Rivière- du-Loup, \u2014 maintenant Louisevil- le \u2014 paroisse consacrée à Saint- Antoine de Padoue, voisine des Trois-Rivières et avide d\u2019entendre l\u2019évangélique parole du R.P.Commissaire de Terre-Sainte, qui était en même temps visiteur du Tiers-Ordre.Le jeune Louis-Na- poléon, fils de Charles Jacques et de Marie Cloutier.par conséquent allié à cette noble famille Cloutier qui a fournit tant de prêtre.de religieux et de religieuses à ,l\u2019Eglise Canadienne.fut vite attiré par l\u2019ascendant des vertus du missionnaire, vivante copie du Patron de la paroisse.Aussi dès qu\u2019il apprit l\u2019arrivée des Franciscains à Montréal et l\u2019ouverture d\u2019un couvent de formation (24 juin 1890), s\u2019em- pressa-t-il de venir y consacrer à Dieu les années de sa majorité.Nom prédestiné On lui donna le nom de Joseph en souvenir et comme reconnaissance envers le Saint Patriarche de Nazareth pour ses faveurs signalées à l'égard de la fondation nouvelle.C\u2019est, en effet, à saint Joseph, nommé patron du Canada dès 1624 par les Récollets, que le T.R.P.Othon avait confié sa mission canadienne.La première église qu\u2019il avait trouvée en arrivant à Montréal était la chapelle de Saint- Joseph des Soeurs Grises.Le soir de ce même jour, M.l\u2019abbé Leclerc, curé de la paroisse de Saint- Joseph, rue Cathédrale, lui offrait la première résidence qui elles aussi, c\u2019était la promesse, fut consacrée au Saint-Epoux de Marie.Le premier Frère convers canadien porterait donc le nom du Saint-Pa- triarche, comme le premier Clerc, le frère Joseph Roy, futur prêtre, avait reçu ce nom béni.La vie franciscaine, i] la goûta toute entière dans cette masure de la rue Richmond que les anciens documents comparent volontiers à la cabane des premiers Franciscains au Rivo-Torto d'Assise.N\u2019était-ce pas la Dame Pauvreté qui attirait son coeur?Il convoitait ses sublimes richesses que le monde méprise parce qu\u2019il ne les comprend pas.Après les trois années de régulière oblature, il était admis au noviciat le 8 septembre 1893, et l'année suivante, le 12 du même mois, il émettait sa profession simple mais perpétuelle.C'était la fè- te du Saint Nom de Marie, patronne de Montréal.Il convenait de rappeler aussi cette date de la première profession franciscaine au Canada et le Frère Joseph fut tout heureux de recevoir comme prénom celui de la Très-Sainte Vierge et de s'appeler définitivement Frère Marie-Joseph.Quant à sa profession solennelle, le bon Dieu lui réservait de l\u2019émettre à Parie, >n la fête des Stigmates de Saint- François, le 17 septembre 1897.En Terre-Sainte Le Fr Marie-Joseph avait souvent exprimé le désir de se dévouer l'Oeuvre de Terre-Sainte.pour e Espérait-il être envoyé au Commissariat des Trois-Rivières afin d'y vivre des exemples et des exhortations du bon Père Frédéric ?Probablement.Le bon Dieu, cependant, lui réservait un autre champ d'action.Le T.R.P.Provincial l\u2019appelait en 1896 au Commissariat de Paris, pour y remplacer le vieux Frère Gustave et devenir ainsi le compagnon du T.R.P.Potron, O.F.M., futur évêque de Jéricho, et depuis 1884.Commissaire de Terre-Sainte en France.Au quatrième \u2018rang Il fera plaisir aux Canadiens de savoir que le Commissariat de notre pays, surnommé par S.S.Pie XI \u201cProcure des missions et jardin de vocations apostoliques\u201d, s\u2019est placé quatrième pour ses aumônes de 1928.Le Christ récompensera en bénédictions de toutes sortes les aumones des Canadiens pour son pays, car il a dit: \u201cLe service que vous rendez au plus petit des miens, c\u2019est à moi que vous le rendez et votre obole ne restera pas sans récompense, fusse- t-elle d\u2019un simple verre d\u2019eau.\u201d Le Commissariat de France avait été rétabli en 1849.Nous avons déjà vu plusieurs Canadiens v passer quelque temps, entr\u2019autres le P.Joseph Roy comme secrétaire provincial, Deux autres Pères bien connus chez nous y ont exer-, cé les fonctions de commissaires.De 1921 à 1923, le T.R.P.Co- lomban-M.Dreyer, ancien provincial au Canada, maintenant Délégué Apostolique en Indochine, et, 1923 à 1930, le R.P.Alexandre Couget, le troisième gardien de no- \u2018re couvent de Québec.Connu de tous Le Fr.Marie-Joseph Jacques arrivait donc au Commissariat de la rue des Fourneaux en 1896.I! y sera jusqu\u2019en décembre 1910, infatigable.Tout Paris l'a connu.Du matin jusqu'au soir i! court.Son coeur est content: \u201cJe suis, dit-il, comme le petit Jésus, je fais les commissions\u201d.Elles sont nombreuses.On pourrait dire que ce wnt les commissions françaises de tout l'Ordre franciscain.Le Commissaire de Terre-Sainte, le T.R.P.Léonard qui en 1900 a succédé \u2018 Mgr Potron, est, en plus, procureur général des missions francis- raines françaises.Alors, pour le commissionnaire, c\u2019est la course aux livres, aux ornements d\u2019église, aux étoffes et fournitures de toutes es- néces.Alors, c\u2019est l\u2019emballage et l'expédition de tous ces colis pour l'Angleterre, le Canada, la Chine, la Terre-Sainte, l\u2019Italie, etc.Alors c'est la liste des factures, l'envoi RT LLL sts des avis de départ, ce sont les réclamations en douane et à la poste.Puis, c\u2019est ce que le Frère Joseph appelle l'expédition des colis vivants: les passe-ports, les visas, les billets de chemin de fer et de bateau, etc.Quatorze années durant, notre Frère Marie-Joseph sera à la gare pour souhaiter la bienvenue aux religieux qui arrivent ou pour reconduire et donner une dernière accolade à ceux qui vont porter au loin la vie évangélique.Et tout cela sans compter les nécessités de la maison où descendent presque tous les évêques et religieux missionnaires.Vers La Palestine Toutefois, ce dévouement ne suffisait pas à son amour de la Terre- Sainte.I] souhaitait toujours davantage vénérer les Lieux Saints et y dépenser ses forces.Enfin, au commencement de décembre 1910, ses désirs se changèrent en réalité : il partait pour la Palestine, comptant bien y arriver pour célébrer la Noël à Bethléem.Hélas! la traversée fut mauvaise, le débarquement à Jaffa avec grandes difficultés ne put s\u2019effectuer que le 26 décembre.Qu\u2019importe! il n\u2019en mettra que plus d\u2019ardeur et de ferveur à visiter les divins sanctuaires.Le temps presse, en effet, car au milieu de janvier il reçoit sa destination.Aïntab, en Arménie, vrai pays de mission, sera son.partage.P.Paul-Eugène, o.f.m.Musicien que l\u2019on à fêté à St-Hyacinthe Un jubilé que célèbre le professeur Ringuet, directeur de la philharmonique NOTES BIOGRAPHIQUES NATIF DE LOUISEVILLE Une belle manifestation a été faite à M.Léon Ringuet, qui depuis 50 ans est le directeur de la fanfare Philharmonique de St-Hyacinthe.La fanfare alla chercher chez lui le héros de cette fête et l\u2019escorta au quartier général de la Philharmoniques.Le président.M.Conrad Morin, invita l\u2019hon.T.-D.Bou- chard.président du comité de souscription, qui a recueilli la somme de S1.136.50.à adresser la parole.L\u2019orateur fit un be! éloge de M.Ringuet.M.J.-A.Gendron, président de l\u2019Harmonie de Drummondville, apporta ensuite à M.Léon Ringuet l'hommage de ce corps de musique et lui présente une autre bourse.Une coupe sur laquelle est gravée l'inscription \u201cCoupe 1881-1931 \u2014 M.Léon Ringuet \u2014 En souvenir de son Cinquantenaire comme Chef de la Musique de la Fanfare Philharmonique \u2014 Les Citoyens de St-Hvacinthe\u201d, fut présentée à M.Ringuet par M.Conrad Morin ainsi que la bourse de $1,136.50.Le professeur Ringuet tout ému remercia ses amis puis les Dr J .-L.- H.Pagé, maire de St-Hyacinthe, adressa la parole ainsi que M.l\u2019abbé N.Desmarais, curé à la cathédrale: le R.P.Ferron, o.p., curé à la paroisse Notre-Dame du Rosaire, Me Adélard Fontaine, député aux Communes.Parmi les invités, on remarquait en plus des orateurs plus haut mentionnés: les abbés J.-E.Laferrière, Yprofesseur \u2018d'histoire au séminaire, Rosario Vadnais, directeur de la fanfare du séminaire, les RR.PP.Gauvreau, o.p., vicaire à la paroisse Notre-Dame, Bisson- nette, o.p., de la paroisse Notre- Dame, l'abbé Martel, vicaire à la cathédrale; MM.J.-H.-E.Brodeur, Gaston, Louis, Adrien Ringuet et Mme J.-E.Thériault, enfants du professeur Ringuet, M.Ernest Bourbeau, Gaston Brodeur et Hormisdas Hains, de Drum- mondville, Conrad Letendre, Gabriel Cusson, l\u2019abbé Armand Dus- sault, de Malone, E.-U., MM.J- B.Lussier, de Montréal, Adjutor Bourgeois, chef de police, Magloi- re Côté, Louis Augustin, Jos Bourgeois, le professeur Paquin et autres.M.Léon Ringuet est né à Loui- seville, en 1858, et fit ses études musicales et classiques à l\u2019Université S.-Joseph de Memramcook, N.B.Il étudia le piano en 1871- 79 avec M.Letondal, père, et l\u2019orgue, avec M.R.-O.Pelletier.De 1879-80, tout en étant professeur de musique au collège de Saint-Cé- saire, il venait régulièrement chaque semaine donner des leçons de fanfare à la Philharmonique.Il s'établit définitivement dans notre ville en 1881 comme directeur de la Société Philharmonique.Il fut nommé organiste de la cathédrale en 1888, directeur fondateur de la chorale de la cathédrale en 1912.T! est directeur de l\u2019Harmonie de Drummondville depuis sa fondation.(1914).M.Ringuet est aussi un compositeur estimé; il est collaborateur à la grande maison Théo.Presser, Philadelphie, E.-U., dans la revue musicale \u2018\u201cL'Etude.\u201d Il a produit un grand nombre de morceaux pour piano: \u201cValse Etude\u201d, \u201cValse Humoristique\u201d, \u201cValse Souvenir\u201d, \u201cPrélude en la bémol\u201d, Danse des Sorcières\u201d, \u201cChant du Moulin\u201d, etc.; pour fanfare: \u201cValse Vénitienne\u201d, \u201cValse Valentine\u201d, \u201cLa Philarmonique\u201d, \u201cGloire au Vainqueur\u201d, \u201cJoffre\u201d, 22ième Régiment\u201d, \u201cLe Jean\u201d, \u201cMajor Olivier\u201d, etc.L\u2019honorable Philippe- À Paradis Sénateur pour la division Shawinigan Philippe-J.Paradis naquit à Québec, le 4 août 1868.Il est le fils de Euclide Paradis et de Louise Jolicoeur, Il fit ses études au collège de \u2018Québec et à l'Université Laval.M.Paradis a épousé le 21 mai 1891, Emma Fraser, de la Rivière Ouelle.M.Paradis fut appelé au Conseil Législatif de la Province de Québec, le 6 juin 1917 pour la division La Salle.C\u2019est en récompense de ses services comme organisateur libéral pour le district de Québec, qu'il fut nommé à ce poste.L\u2019honorable P.-J.Paradis fut président de l\u2019Asbestos Manufacturing, aujourd\u2019hui connu sous le nom de Asbestos Corporation Limited, dont il est directeur.It fut président du Canadian Patriotic Fund.Il est aussi directeur des compagniès suivantes: Stadacona Rouyn Mines Limited, Quebec Power Co, Beauharnois Power Corporation Limited, Président Oda- nac Mines Exploration Limited.L\u2019honorable Paradis est membre des clubs suivants: Club de la Garnison et Réforme, de Québec, des Ingénieurs et de Réforme, Montréal.pour la division de Shawinigan, en [5 remplacement de l\u2019honorable sénateur Hippolyte Montplaisir.Le sénateur Paradis a sa résidence, à Québec, Carré Victoria.Charles DRISARD.BIJOUTIER Bel assortiment de Montres, Bagues, ) Ji Joncs, Bijouteries, Ete, Etc Réparations de toutes sortes à des prix très modérés Rue St-Laurent, LOUISEVILLE.de 3 pie, 108 MARBRERIE POPULAIRE 162, rue De Lanaudière, JOLIETTE.Téléphone Bell: 326.CHARLES DESROCHES, Propriétaire pierre, marbre et granit, pour cimetière.à toute destination; exé cution sans réplique.Spécialité: Lettrages Artlstiques N'ACHETEZ PAS SANS VOIR MES PRIX.Es:imation fournie sur demande Correspondance sollicitée.Monuments funéraires es Sculptures d'ornementatios JOSEPH MERCURE, MARCHAND DE NOUVEAUTES Assortiment considérable et varié 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Houle de Drum- ndville chez M.et Mme Camil- Saucier.Chez M.et Mme A.-L.Auger Île Caroline L.Auger de St-Gé- Bard des Laurentides.B M.et Mme Beauchemin de Cha- Bette Mills passent l'hiver parmi Bous a hotel Lafleur.& Mme Gabriel Caron avait le \u2018Maisir d\u2019avoir dernièrement la vide d\u2019une de ses compagne de Risse qu\u2019elle n\u2019avait pas vu de- \u2018bis 57 ans la Révde.Mère Marie- toinette des Soeurs de la Provi- oro \u20ac dénce.| te @M.Eugène Bellemare contrac- à des \u2018Mir de la bâtisse de la Empire LLE.bdant dans une échelle, # tom- \u2014 | de 25 pieds de hauteurs se bri- | 82 les deux poignets et reçu des AIRE ë Intusions dans le dos, À fut pans Mbrté a l'hôpital des Trois-Rivié- VETTE Bs en ambulance.Nous souhaitons Æ M.Bellemare un prompt réta- 8, \u2018Hlissement .res ep : BAPTEMES mtatios % Joseph.Martial, Ovila, fils de ; exé Monat Paré ct de Salomée Pépin, que, Maptisé le 16 novembre.Parrain: \"ges @vila Paré.marraine: Marie- Mouise Lefebvre.Rms Æ Joseph, Thomas, Jules, fils de .Monel Legris et de Corona Lamy, ____ @ le 17 novembre.Parrain: Tho- Mas Lamy, marraine: Virginie Bé- iE, 4 Marie- Claire, Fernande, fille de TES Mfred Guillemette et de Marie- [bse Valliére, baptisée le 22 no- Parrain : - Donat Lesage, É rraine : Maria Guillemette.Joseph, Omer, Antonio, fils s@harles-Edouard Pagé et de Antoi- iêtte Deveault, baptisé le ler dé- nbre.Parrain: Omer Pagé, rraine: Rollande Deschénes.Marie, Léa, Huguette fille de fcar Lemire et de Elmira St- rre, baptisée le ler décembre.rain: Camille Lemire, marrai- Léa Duhaime.arie, Denise, fille de Charles- puard Deschênes et de Elzéma ay, baptisée le 5 décembre.: Pa frain: Hervé Béland, marraine: Brigitte Lemay.Joseph, Guy, Philippe, fils de \u2018Gérard Houle et de Cécile Ron- i dedu, baptisé le 11 décembre.Par- faiÿ : Joseph, Rondeau, marraine: Ozéa Poirier.© Joseph, André, Roger, Gilles fils de Albert Grenier et de Olive Pelletier, baptisé le 14 décembre.{ Parrain : Adide Pelletier, marraine : Germaine Pichette.SEPULTURES FAmiandine Béland décédée le 12 Gvembre à l\u2019âge de 71 ans.mile Arvisais fils de Hilaire visais et de Edouardina Lesage décédé le 12 novembre à l\u2019âge de 25 ans.Marcel Lefebvre fils de Alfred Lefebvre et de Rose-Alma Lami- rande décédé le 29 novembre à l\u2019âge de 5 mois.Bernard Lacombe fils de Adrien Lacombe et de Bernadette Lambert, décédé le 2 décembre à l\u2019âge de 2 mois.Philippe Baribeau fils de Jean- Louis Baribeau et de Albertine Ayotte, décédé le ler décembre à l'âge de 20 ans.Charles Wilfrid Bellemare époux de Victoria Baribeau, décédé le 2 décembre à l\u2019âge de 61 ans.MARIAGES Le 15 novembre Joseph-Antoni Lessard fils de feu Ferdinand Lessard et de Ada Ringuette, de St- Jérôme, a épousé Gilberte Lambert fille de Zéphirin Lambert et de Marie-Louise Jacques, de cette paroisse.La bénédiction nuptiale a été donnée par M.l'abbé Raîche curé de St-Césaire.Le 22 novembre M.Jules Bas- tien de Montréal, fils de Antoine Bastien et de Clara Mongrain, a épousé Laurentina Lafreniére, fille de Joseph Lafreniére et de Exilia Lefebvre.La bénédiction nuptiale a été donnée par M.l\u2019abbé Joseph Mongrain, vicaire de la paroisse.NOCES D'OR A LOUISEVILLE Le 23 du mois de novembre, par un beau dimanche, M.et Madame Ferdinand Caron étaient l\u2019objet d'une grande fête; leurs enfants et petits- enfants, au nombre de près d\u2019une quarantaine, étaient ré¢unis dans l'enceinte de la \u201cVieille Maison Paternelle de 1804\u201d où demeure aujour- d'hui un de leur frère, Irénée, pour célébrer l\u2019anniversaire de leurs cinquante années de mariage.L'intérieur de ce vieux Nid, plus que centenaire, apparaissait ce jour-là, malgré son caractère ancestral, sous un air de jeunesse et de belle humeur qui fait exception, par suite de ses décorations de circonstances et adroitement disposées, du va et vient bruyant, gai, animé de tous, grands et petits, les grands n\u2019étant pas plus sages que les petits en pareil cas.Enfin c'étaient les Noces d'or au milieu d\u2019une grande joie.Mais à la vue des deux Vénérables Jubilaires et pour un moment, nos pensées donnaient à notre imagine- tion un mouvement rétrospectif et la \u201cChère Maison\u201d redevenait vieille, chargée de lourdes années; elle fai- saît défiler dans notre esprit, la longue suite d\u2019ancêtres qu\u2019elle a vu naître, grandir, disparaître, laissant pour perpétuer leur mémoire, une heureuse phalange trempée d\u2019un esprit qui ne se perd pas et que nous voyons aujourd'hui briller avec éclat, au front de ces chers et affectionnés Jubilaires.Vole! Theyre dn banquet, car, dans les bonnes vieilles familles Canadiennes et encore plus dans ces bonnes vieilles maisons de cent vingt-six ans, le banquet est Ie \u201cclou\u201d des réjouissances.La table, oh quelle table, ployant sous le poids des agappes aux couleurs et goûts variés en même temps que substantielle et si savoureux, pouvant satisfaire, rassassier, voir même rendre malade les plus ambitieux.Un feuillet-menu nous indiquant comment procéder pour prendre d'\u2019assaut avec Ou sans accident, les réconfortantes victuailles qui, dès notre approche sentaitent déjà leur courage les abandonner, occupait chacun des couverts.C\u2019est encore le menu dans lequel, à chaque ligne, il avait le mot pour rire à l\u2019adresse de celui-ci ou de celle-là; sur la dernière page enfin, une poésie habilement tournée pour la circontsance ajoutait à cet ensemble, une excellente note.Madame R.Dugré, des \u2018Trois-Rivières peut en dire quelque chose.Anjcours du banquet, alors que les victiailles se sentant perdues parce que de plus en plus elles se voyaient sion, Monsieur Albert Caron, un des fils des Jubilaires et avec les dispo- rédnites à leur plus simple expres] sitions littéraires qu\u2019on lui connaît, se fit l'interprète de tous pour leur présenter, avec une diction de bon ton, des voeux de bonheur, de longue vie, de santé parfaite et leur affirmer le filia] attachement de ceux dont il! était le porte-parole.En voici le texte: Vénérés Parents, Nous voici réunis, la plupart de vos enfants, tous vos petits enfants et quelques parents, pour féter vos Noces D'or.Je dis \u201cla plupart de vos enfants \u2018\u201c\u2018car ils n\u2019y sont pas tous; celles-là qui manquent et qui, au titre d\u2019être vos filles ont ajouté celui de Filles de Dieu je me figure les voir en arrière de leur grille claustrale, remplissant les devoirs de la règle du Bon Pasteur, mais en ce jour, je me doute que c\u2019est avec quelques distractions; leur esprit, Dieu leur pardonne cet écart, plane dans cette maison, curieux qu'ii est, de se représenter ce qui s\u2019y passe et leur coeur s\u2019unit au nôtre dans une expression comme de reconnaissance envers la Providence et envers vous, Chers Parents.Reconnaissance à la Providence, dispensatrice de tous les biens, de vous avoir conservés jusqu\u2019à ce jour, exempts d'infirmités car, dans l\u2019espace de soixante et quatorze ans, nous ne savons pas, tant elles sont nombreuses, les occasions dans lesquelles on échappe, non seulement à de petits accidents mais aussi à des accidents mortels et d\u2019avoir suscité, à l\u2019occasion de votre grave maladie de cet iété, cher père, un chirurgien habile et dévoué, sans l\u2019intervention duquel nous n\u2019aurions pas le plaisir de vous faire cette fête.Reconnaissance à vous Chers Parents, qui avez été pendant cinquante ans notre providence visible et bienfaisante; reconnaissance pour votre bonté sans faiblesse, pour votre oubli de vous-mêmes, pour l'affection vigilante dont vous nous avez entourés; reconnaissance pour l\u2019instruction que vous nous avez fait acquérir, pour l\u2019éducation vraie et durable, que vous nous avez donnée par ce que plus faite d\u2019exemples que de pré ceptes, éducation telle que la comprenait le divin Maître quand il disait à ses disciples: \u201cJe vous ai donné l\u2019exemple afin que vous fassiez de mé.me.\u201d L\u2019exemple, vous nous l\u2019avez donné par votre foi vive et active qui s\u2019est traduite dans l\u2019accomplissement constant et parfait de vos devoirs de chrétiens et par votre travail assidu et quotidien.\u201cLe plus riche héritage\u201d, disait un écrivain français, \u2018\u201cQu\u2019on puisse laisser à ses enfants, héritage préférable aux plus riches patrimoines, c\u2019est la gloire de ses vertus et de ses belles actions.\u201d En face de tant de bienfaits de toutes sortes, de votre part, les mots me manquent Chers Parents, pour vous exprimer toute notre gratitude, Veuillez, tout de même, accepter dans toute la force de son expression, notre plus filial merci.Et comme témoignage concret, c\u2019est-à-dire visible, de notre reconnaissance, nous vous offrons un cadeau: C'est une coutellerie.Nous avons fait ce choix, de préférence à bien d\u2019autres, parce que nous voulons en faire aussi le cadeau du souvenir.À la fois durable et pratique, ce cadeau, Chers Parents, quand vous vous en servirez, vous rappellera l'affection et la reconnaissance de vos enfants, et à nous, quand nous serons à votre table, votre tendresse et vos bienfaits.En terminant, laissez-nous tous, absents et présents, vous redire notre afféction vous remercier avec effusion, des sacrifices que nous vous avons coûtés, vous prier d\u2019oublier les peines, que nous pourrions, hélas, vous avoir causées.Et, pendant qu'à genoux nous vous demandons par don, daignez Vénérés perents, que les années ont doucement rapprochés du Maître, élever la main pour faire descendre sur nous, avec votre pardon, les bénédictions célestes dont nous avons tant besoin.Ce sera un nouveau titre à notre reconnaissance envers vous, à notre admiration et à notre fièreté filiale.Nous vous offrons nos félicitations et nos souhaits de longue et très heureuse vieillesse et daigne Dieu, qui nous a réunis aux Noces d'Or, nous réünir de nouveau aux Noces de.Djn- mant et nous admettre tous aux no- cés éternelles.A la suite de cette allocution; un bouquet de cinquante roses fut présenté au digne Couple par Mademoiselle Jeanne Caron, leur petite-fille, qui leur dit, avec une grâce charmante, le compliment que voici: Chers Grand\u2019Père et Grand'iMère, Tout rit, tout chante, tout rayonne Dans l\u2019air vibrant la cloche sonne Pour qui donc ce joyeux décor?C'est fête, au ciel et sur la terre, Aujourd'hui la famille entière Va célébrer des Noces d'Or.Parents, enfants, dans l\u2019allégresse Entourent leur douce vieillesse Puis chacun fait ses compliments Grand\u2019père sourit à grand'mère Et je crois qu'on ne pourrait guère Trouver un couple plus charmant.Voyez notre vive allégresse Sentez toute notre tendresse Dans ce jour O Chers Grands\u2019parents Si Dieu comprend notre prière Il vous laissera sur la terre Vivre ensemble jusqu\u2019à cent ans.Et les réfjouisasnces se continuent avec un entrain nouveau, chacun faisant sa part de plaisir et attendre son tour.[Etaient présents, a part les jubilaires: M.et Mme Irénée Caron et leurs enfants Thérése, Gertrude, Jules, P.- Bmile, Jeanne, Héléne, Gilles et Suzanne; M.Louis Caron et ses enfants Emma Robert, Annette, Raymond et Aline; I\u2019Abbé Alphonse Caron, prétre; M.et Madame R.Du- gré, des Trois-Rivières et leurs enfants Jean-Marie, Louise, Aline, Suzanne; M.Albert Caron, des Trois Rivières; M.et Mme Lucien Caron, de Berthierville et leurs enfants Germain et Jean-Yves; de plus Mme Gabriel Caron, soeur de M.Ferdinand Caron, un des Jubilaires, M.et Mme Chs Ricard, leur nièce, M.Jean-Baptiste Caron, leur neveu, de New- York.consoler et ranimer le courage de celles qui souffrent tant en attendant la lettre qui ne vient pas.VIOLETTE \"4 EG OPEN IZ] J JUTRAS MAITRE-PARFUMEUR EIST, Ow A y A Offre ses dernières créations | de parfume.AJ Sur réception de 25 sous, mr D NY 2 vous recevrez un généreux é | S| chantillon de parfum \u201cCœure = et Fleurs\u2019.= Ecrivez à pi S Les Parfums Jutras, N .Cl = 5724, Ave.de Lorimier, (HB 2 MONTREAL.= NE AVE DAT TY [Yo Ie TAXI Auto et Voitures pour Mariages, Baptêmes, Etc.Voyages à longue distance.Service rapide \u2014 Jour et Nuit Nap.S.de Carufel & Fils, Tél.29, Be ooanonacantuatnonog Pont Maskinongé.\u2018Manquaient à l'appel: leurs trois filles, religieuses cloitrées de la Maison du Bon-Pasteur de Montréal: Rév.Supérieure Marie-Raphael de Ja | Providence, Soeur Marie de Ste-Co- lombe et Marie-Gertrude du Sacré- Coeur.C\u2019est au milieu de toute cette joie cependant et à regret que cette mé morable journée prit fin, mais le souvenir en reste gravé pour longtemps, jusqu\u2019aux Noces de Diamants.Le lendemain, je passai près de l'endroit ou hier, c\u2019était grande fête, j'y revéeus mille souvenirs et je me sentais heureux de regarder à grands yeux, la \u201cVieille Maison de 1804\u201d.CRUELLE ATTENTE Pas de lettre pour moi?J'en attendais une pourtant: mais confiante l\u2019on se dit: \u2018Ce sera pour demain.\u201d Au guichet le lendemain souriant l\u2019on attend, croyant déjà tenir la messive attendue, le cher mot de \u201clui\u201d.\u201cRien pour vous mademoiselle.\u201d Rien hier, rien aujourd\u2019hui, c\u2019est étrange.Mais enfin, un retard de deux jours, ce n'est pas si malin et résignée l\u2019on s\u2019en va se disant comme la veille: \u201cCe sera pour demain.\u201d Le lendemain même scène; de nouveau, l\u2019on revient les mains vides, mais le rien pour vous du facteur cette fois a tombé sur notre coeur comme un coup de massue.L'on conjecture sur le motif du retard: Serait-il malade?En voyage?Deviendrait-il indifférent?Oh non! Pas celà, lui m'oublier, ne plus se souvenir, ce n\u2019est pas possible.Chaque jour, le coeur, devient plus lourd.La pensée de l\u2019aimé nous suit comme une ombre.Ce doute nous accable, nous étouffe presque et pour peu que cela dure, l\u2019on devient pessimiste.Cependant, à travers I'épais brouillard de nos pensées, lé Oh! jours astre de l'espérance, pour toile | de l\u2019espérance persiste à reluire.k reluis encore, reluis tou- i : Pipes en Cèdre Nous \u20ac avons un beau « choix de de ces pipes avec bouquins eu ea- outthouc ou en bakelite et que nous pouvons vous offrir aux prix suivants : avec bouquins caoutchouc0.s0 avec bouquins en bakelite.1.00 PRIX SPECIAUX A LA DOUZAINE.Magasin W.-H.GAGNE, SAINT-JUSTIN, P.Q.CHIH SHH GHG HOH GLO 0000 P.-O.PAQUETTE Menuisier et Manufaoturier de Portes, Chassis, Jalousies, Moulures, Bols plané, Etc.ENTREPRENBUR GENERAL Agent pour les engins a gazoline et & I'hulle de Fairbank-Morse.Entrepreneur-Electricien licencié.SAINT-JUSTIN RE 55 Mie | | Ce qu\u2019il y a de mieux pour votre cuisine BIENVENUS | BF La place reconnue pour le bon marché, chez CHS-OMER MORAND, Téléphone Bell 21%w ST-BARTHELEMI, P.Q.EpIcERIES EPICERIES QUALITE\u2014ECONOMIE J-Ernest Gagné, SAINTJUSTIN, P.Q.AGENT DB LA MAISON P.-T.Legaré, Limitée, Québec La grande variété aussi bien que Ia qualité tes marchandises vendues Per coûte Maison spnt connues C de tout le monde.tbonditiène pour convenir aux ollents. : \u201cMariage.\u2014 Au « cours du mois \u201cdernier, M.Noé St:Jean.fils: d'O-! nésime St-Jean \u2018unissait- sa desti- ; née à Mile V \u201cfille de Rg Joseph Savoie.La messe nup-.*e vale\u201d fut chantée par M.\u201cChs- B.Veillet, curé.Aux.n I voeux de bonheur.: Naissances.= Mi: \u201cnest (Gingras.Ont Heureüx- \u2018de faire \u2018part a leurs parents et amis de la naissance d\u2019un fils, baptisé sous |\" ~ les noms de.Joseph-Jérôme.Par- \u201crain et marraine, M; et Mme Her- vy.Savoie, oncle.et tante de l'en- \u201cfant.\u201cgabricant\u201d de \u2018beurre, sont les heu- \u2018sous les noms de Marie-Rollande.Parrain e - Joseph Lefrançois, de St-Didace, + grands\u2019parents \u2018de l'enfant.Le service anniversaire: de Mme \u2018Elmyre Baril fut chanté \u2018dernièrement au milieu \u2018d\u2019une nombreuse \u2018assistance.chant grégorien, sous la direcuon dé M.Azarias Baril.Décès.Dernièrement s\u2019étei- \u2018gnait dans I le Seigneur, Mme Vive Joseph Desalliers, à \u2018un âge très avancé.Le service fut chanté par M.l'abbé Veillet, Curé de là pa- rôisse.Conduisait le deuil ses deux fils, Joseph et Eugène Desalliers; Mme Léandre Savoie, sa fille, Mme \u2018Louis Morin; ses trois frères: Na- Zaire, Arsène et Tancréde.Les \u2018porteurs étaient MM.Joseph Joly, Louis Joly, Georges et William Savoie, ses neveux.Assistait aux funérailles, de nombreux parents et amis.La température d\u2019automne, quoique trés avancé est encore dou- \u201c ce et agréable.* Nous voyons arrivé avec bonheur les beaux jours si impressionnants qu'améne toujours l\u2019aurore d\u2019une nouvelle année.St-Barthélemi La soirée-euchre qui a eu lieu ~ dans notre paroisse, jeudi soir le 11 décembre, a remporté un véritable succès.L'assistance nombreuse, malgré -la mauvaise température a montré une fois de plus toute l\u2019importance que la paroisse attache à ces organisations en faveur \u2018des oeuvres.En plus, les assistants pouvaient bénéficier de très beaux cadeaux, dont voici la liste avec les noms des donateurs : Bénitier vieil argent, Sr Marie- Félix, Supérieure de motre couvefit \u2014 Service 2 à thé, M.F.-J.ves tre.\u2014 Service a.chocolat, M.Mme Joseph Mercure.\u2014 Statue \u201cSte-Vierge, Mme: Jos Mercure, \u2014 \u201cCendrier sur pied, M.Damien Mercure.\u2014 Marmite, Mme Olivier Dumontier.\u2014 Corbeil en argent, M.Arséne Valois, maire; \u2014 Bon- \u2018net de bébé, Mme Joseph Désy, \u2014 Pantouffles, Maison Alf.Lambert, \u2014 Cendriers vieil argent, M.et Mme Alf.Bourbonnais.\u2014 Grosse \u2018poupée, \u2018Coussin à la.peinture, Mlle Lauret- .te \u2018Hénault.= Natte, M- et Mme © Norbert Caron.\u2014 Urne, Mme Ed- - mond- Brissette,.\u2014 Bonbonnière, Mme Wilfrid.Champagne.: \u2014.Bon- 2 - Assiette à sandwiches, Met Mme [Mme Gilles Sylvestre.\u2014 argent, M.Met Mme Ernest Lambert, | \u2018feux.parents d\u2019une fille baptisée t marraine: M.et Mme La chorale exécuta le Maison Duchesneau.\u2014| \u201chonnière, Mlle Lucia Sylvestre.| et Mme Flavien Du- montier.\u2014 Plat à fruits, M; et Mme.Wilfrid Champagne.\u2014 As-| siette à gâteaux, M.et Mme Bernard Brissette, = Pot à tabac, M.\u201clet Mme Chs- Omer Morand.{Pot 4 tabac, M.et Mme Hormis- \u201cdas Sylvestre.i en soie, M.et Mme J:-A, Valois.Sous-vêtements \u2014 Plume-Fontaine et crayon, Met.Mme \u2018Louis Morañd: \u2014 Boîte de oilette, Mlle \u2018Antoinette\u2019 Savoie.|\u2014 Set a fumer, M.Joseph Mercure.\u2014, Boîte de: papier, Maison me,:Mlle- Jeannette Plante.= Bon- \u2018bonnière, ne Dame.\u2014 Plat.à fruits, M.et Mme\" Georges Bar.fontaine.\u2014 Plat à fruits, |Mme J.-M.Comtois.\u2014 ry à gâteau, Mme J: -M._Comtos.\u2014 Statue, M ar] se-Anna Morand.\u2014 $2.00, Mme | Notaire J.-À.Barrette.\u2014 $2.50, M.Belle boite de surprise; M.et Mme Léon Livernoche.\u2014 Lampe électrique, Mme Damien Mercure Bouchard.MESSE DE MINUIT A SAINT-BARTHELEMI \u2014 Minuit Chrétiens d\u2019Adam, par Roger L'Heureux, baryton.Choeur: quatre voix.2.\u2014 Messe de la Nativité (sur les vieux Noël) à quatre voix mixtes, par Fre A-de-A., exécutée par an choeur de cinquante voix.3.\u2014 Pastorale, Lambilotte, G.Valois, sop.4, \u2014 Messe de l\u2019aurore: 1.\u2014 Noel, Noel.2.\u2014 Jésus de Nazareth Gounod.- 3.\u2014 Les anges dans nos cam- nagnes, 4 parties.4.\u2014 Ca Bergers., E.Gagnon.5.\u2014 Nouvelle agréable.E.Gagnon.6.\u2014 La nuit étoilée, Gravier.7.C'est votre maître.3 parties.S'olistes : ton.c.s.v., Marius Lincourt, Antonio Lincourt, Lucien Lafontaine, T.-À.Barrette, M.P., et F.Plante.; Visite du mois de décembre faite à nos écoles de rangs.TABLEAU D'HONNEUR Au Nord.\u2014 Marcelle Dupuis, Se année: Réal Trudel, 4e; Sylvia Trudel, Jeanne-d\u2019Arc Dupuis, Ze; rose Dupuis, 1ére; Cecile Dupuis, Prép.Petit St-Jacques.\u2014 Cécile Du- \u201cand, 4e; J.-Paul Savoie, 4e.B: Majorique Massé, Ze; René Lavallée, 2e B.Petit St-Jacques.\u2014 M.-Berthe Laurendeau, 2e: Isabelle Lebeau, 2e: J.-Marie Ringuet, 2e C; Bernard Bérard, lère.\u2018Véronique Bé- rard, Se; Madeleine Laurendeau, de; Gaston Ringuet, 3e.[ Grand St-Jacques.\u2014 \u201cMadeleine ureux, Se ;.Réginald: Tartes .Julienne.Plante, de.ui \u201cet Mme mere Bar- LA STE- CATHERINE de ts à bouquets, M.et} Corbeille | Granger-Frères.\u2014 Crayon et plu- \u2018micales.rette.\u2014 Moutardier en argent, :M,.Jet \u2018Mme Dr.Eug.Landry, \u2014 Set pour bébé, M.et Mme Amable La) ; | Champagne, zin.\u2014 Chaise pour bébé, Mile Ro- | le curé - de: St:Barthélemi ; \u2014 Päntouffles, , M.et Mme Chs-Ed.1venu le vade-mecum M.Arthur Valois, maitre de |' chapelle, Avila Sylvestre, Fr.Gra-.\u2018A: L'HOTEL LINDBERG Une.fête def \u2018plus enthousiaste, marquée au: coin de Te plus fram- che gaieté, avait lieu Te 25 novem-: bre, à l\u2019hôtel Lindbergh, sous les auspices de.M.et Mme Romulus Caumartin, La salle a diner aie artistiqué- ment déconée.\u2026 \u201cUn.succulent souper\u2019 fut servi, agsaisonner de brèves -allocutions par MM.le député provincial, M.Cléophas Bastien, Dr A.-D.Milot, Paul Robillard, B.Michaud et autres.M.Wilfrid Drainville, présidait ces agapes a- TI y eut chant, musique, parties de cartes; etc: \u201cEtaient présents: M.et Mme Romulus au- martin; M.e maire Octavienne Laferrièr e, : de maire Oscar |- St-Cuthbert, MM Joseph.Laferrière, Michel \"Lafon- |.\u2018taine,\u201d Wilfrid Drainville, Cléophas; ien, M.P.P:, M.\u2018et.Mme Zoel \u2018Caumartin \u201cM Mme Denis Brûlé, Miles \u2018Marg try, Estelle Lafontaine gar.Pouliot, A: \u2018Chaput; A- mette, J.Bri, J \u201caisse, C.\u2018Gauthier, lieu, A.St-Antoine, A.Litalien, '\u2018N.Meloche, P.Lafontaine, F.Dumontier, P.Robillard, I.Sylvestre, Wilfrid Barrette, Joseph Carpentier, L.Rouleau, J.-R.Barrette, G.Gadoury, A.Duclos, J.Guérin, P.-E.Destrempes, B.Drainville, L.et T.Lafontaine, Jean Champagne, \u2018A.Dumontier, Gaspard Drainville, A.Mailié, Mlle Marie-Marthe Plante, etc.L'Almanach du Peuple pour 1931 est paru \u201cL\u2019Almanach du Peuple Beau- chemin\u201d pour 1931, vient de - paraître.Toujours intéressant, com- ne d'habitude, renmpli de renseignements utiles sur les choses de la .vie religieuse et civile, il est de- indispensable de ceux qui veulent être au courant des différents événements qui se dérouleront durant l\u2019année qui commience ef qui se sont déroulés durant l'année qui se termine.L\u2019Almanach du Peuple entre dans sa 62e année d'existence plus complet que jamais.Il \u2018idlustre la vie sociale et économique non séu- lement de da métropole, de la province, mais du pays tout entier.ont marqué tous les domaines constituent des très intéressantes et très utiles.tivités de nos institutions nationales, \u201c éducationnelles, charitables et de bienfaisance, démontrent cil\u2019ouvrage et des représentants nos gouvernements fédéral, pro: vincial et municipal suivent.ses rubriques spéciales.des dois qui nous-régissent, \u2018poste; tains services d'Etat etide: la ville ; Pour Joindre: Tutife 4 a \u2019 Joseph.Des- |\" es Dr A, D.- Milot, B.Mi ; : \u201cJe sème le bon grain.\u201d rite :Brûlé Lucie et Jeannette: Pai: Eddy\" Ver- R.Durand, E.Beau-| il faut.vous Tésigner, mon\u2019 ami, Ses éphémérides sur les faits qui |, - pages d'histoire | ; Des chapitres consacrés aux at- | l\u2019ex-\u2018 cellent travail accompli par celles: La Papauté, l'épiscopat ouvrent.= dei] + Cha: o cune des autres provinces a aussi\u201d Le L'Almanäch traite aussi de ce : qu\u2019il faut connaître de.-certaines| chasse et pêche.Plusieurs articles{ bourrés de statistiques - \u2018expliquent clairement l\u2019administration: .de cer: | fon trouve \u2018aussi : | jeux de société, de science amusafi- DE, SAINT-VIATEUR te.Les grandes découvertes de l\u2019année y ont aussi leur place.Bref la famille entière y trouve son.gro- fit.L\u2019Almanach du Peuple est l\u2019ami de l\u2019enfant, de l'âge.mûr et du vieillard, La ménagère y trouvera également des renseignements pratique et qu\u2019elle ne pourrait se procurer ailleurs.Une nouvelle \u2018signée par Massérajoute un cachet délicat et fin 4 ce compendium qui â ce marquée \u2018dans toûs les canadiens.Les éditeurs ont \u201c réussi leur de plusieurs volumes dont 1a consultation prendrait beaucoup de temps.Beaucoup dans peu et peu dans beaucoup, c\u2019est 1\u201cAlmanach du: Peuple\u201d; c\u2019est-à-dire qué tout est coondonné pour que la matière \u2018qui le compose.que l\u2019on.:cherche savoir.L'Almanach: du Peuple: Beauche- est \u2018tou jours fidèle à à.Lou soit ésu -Christ Un.journal allemand\u2019 \u2018rapporte qu\u2019à Bonu, wun professeur allait opérer.un: campagnard atteint d\u2019un cancer à la langue.De nombreux |- gien,.qui malade, lui dit\u201d ;( \u2014A \u2018mettre les choses au; \u2018mieux.à la pensée qu'après l\u2019opération: vous ne pourrez plus parler.Et.si vous avez un désir à exprimer, quelques paroles à adressez à quelqu\u2019un fai- tes-le.Songez bien que c\u2019est la dernière parole que vous \u2018cerez de votre vie.Après tion, vous demeuterez muet.Tous attendaient anxieux: l\u2019opéra- Oscar sa pla-| \u2018foyers |, 4 \u2018mettre dans 500 pages la\u2019 \u2018va- |\u2019 : ge mettr pag + Très laides, les taches de sou sur \u2018le \u2018linge.Et ténaces avec ce les effacer, deux | \u201cprocéd s\u2019absorbe .facile- \u2018ment et procure immédiatement ce \u2018ce'que; Lon\u2019 veût \u2018 pronon-|.| Le paysan | têté et- pays ct de nt ts de ses lèvres: \u201cLoué goit.Jésus-Christ! pr \u2018Une vive tous les assistants ét Fon vit chirurgien.sit.Bt-l\u2019homme.resta muet ! \u201cLôué soit Jésus-Christ!\u201d \u2018Que ce soient à nous tous derniers mots! , Pour.sont recommandés.ce, jus.chaud, Rincez ensuite: élèves entouraient lescélèbre \u2018chirur- ?oo bientôt, s'adressant jau garanties - inroujllables, S souvent et.abiment draps; tes, et mouchoirs.instant ; partirer motion s'empara i larmes perler - \u201caux péupières d \"'osératiôn fut faite.Elle réu TÂCHES DE ROUILLE Le premier, surtout: satspoudrd la tâche de seld'oseille et expost le morceau \u201cde tissu'\u2018aûx vapeul d\u2019une casserole, d\u2019eau \u2019bouillan Bien entendu, - de sel d\u2019oseille d {mande à être manié avec mesur \u2018se: (CAT son contact est \u2018redoutable po M.le linge.Rincez ensuite abondan oucement dans\u2019 une 1e cuillère à ca du jus de citron, et trempez, dard votr tissu ta Te, Evitez.donc.de laisser des épi gles Après votre linge._Méfiez-vo ;Ù servie mé de ant de not MR tous | 0] datio Notre lasseu i fêtes 5 le d -Ursu anvie: i A bog rap est à s dans ] awinig stin, à Mme 2 sse q ez de ng SUL ivières Î , Juco a ac hsion Mite ivièr Ère | Rat EE rue Huron, Stratford, Ontario \u201cLe | : Composé Vegetal Lydia E.Pinkham.«est un bon\u201d remède.Toute persônne en ÿ mauvaise santé ne devrait pas hésiter à.l'essayer.Tout en prenant le Composé, j'ai essayé\u201d l'échantillon de Pilules pour le Foie inclus dans le paquet.De -puis, j'en \u2018prends- tots:les'goirs et, me sens bien mieux, reconnaissaz GW.POSLIFF a.do \u2018avant mon pére malade ot un\u2019 : \u201cbébé à \u2018soigner, je devins épuisent bouteilles du Composé: go MME.T.E.SLEEMAN RR4, Colsourg, Ontario sée et pris.le Composé Végéta! \u201cde Lydia E.Pinkham pour pou- Voir\u2018 faire mon travail.Plus \u2018tard, au retour de l\u2019âge, j'avais de violants maux des tête et itoujours fatiguée: J'ai.- i \u2018gétal et -me-.sentis \u201ctoute dure rente.Je le.rétoitimandé toute.femme diaeaf d=e™ > \u201ceq y a.\u2018quelques énnéés, ris} Mite, IE \u201cStoemiin, 4 fant de charge, Nous donnerons Tle royals notre prochain numéro la liste t! A tous les marguitiers depuis la tr oflation de la paroisse.ous Notre vicaire, M.l\u2019abbé J.-Bte asseur est allé passer le temps fêtes chez ses parents à Ste- pèle de Laval.[LILE es membres de l\u2019A.C.J.C., de -Ursule, doivent venir donner de rouifile séance dramatique ici, jeudi le |P avec ceanvier prochain.\u201cM.Alphonse Paradis, de Sorel, proc graphe à l\u2019Echo de Saint-Jus- L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, novembre et décembre 1930.23 #.Joseph Bastien, fils, a été imé marguïllier en remplace- M.Joseph Dauphinais, & est allé passer Je temps des fê- Aupoudréills dans sa famille: t_exposdi M.vape bouillantgÿ n\u2019avoi r son li des épi fiez-voy bien que s\u2019oxyde : servieti enfant: près de: bad \u2014 = 100 ME \u20ac ON chauff Ere a cal g@iette, de Montréal sont venues Pez, da-isser le jour de Noël chez leur u tach flfre.M.Oscar Paquette.1S en fz @ M.Raymond Lessard et M.Ju- eau, de Ste-Ursule étaient de pas- \"0 > et Mme Lionel Toupin, de awinigan, en promenade à St- Maistin, à l\u2019occasion du jour de l\u2019an.Mme Antonio Paquin, de Sorel, eille déflisse quelques mois à St-Justin, mesurghez son père, M.Eugène Lebeau.able pod M.Jacques Harnois, des Trois- abonday §\u2019 vières, linotypiste, est allé dans famille au jour de Noël et du Bur de l'An.\u2018M Mlle Marie-Rose et Léona Pa- AM.Edgar Toupin, de Shawini- n étaité à St-Justin dernière- gent.# M.Antonio Paquin, de Mont- Æifal était à St-Justin jeudi dernier.hoe chez M.Paul Baril, diman- e dernier.M M.l\u2019abbé Ovila Gagnon, de i Duébec, ainsi que M.l\u2019abbé Rose- pont Masson.des Trois-Rivières, nt actuellement à St-Justin, à l\u2019oc- égision des fêtes du jour de l\u2019An.Mille Elmira Morin, des Trois- Mivières en promenade chez son fre pour quelque temps.Mlle Gemma Brissette de Lachi- if passe un mois chez sa soeur, Mme Azarias Gagnon.\u2018EM.et Mme Herménégilde Clou- Mer.ainsi que M.et Mme Her- igann Paquin, de Montréal, à St- Jiistin dimanche dernier.Æ M.Rolland Carufel, de Mont- \u2018Mal est venu passer une semaine Ghez ses nombreux parents, # Mlles Laurette, Noella et Olive 3 ertefeuille sont revenues enchan- Mes d\u2019une promenade à Montréal, dh elles visitérent leurs parents et ies.M.Jules Lessard est retourné Montréal aprés avoir passé quel- ues semaines chez son oncle, M.oseph Vertefeuille.M.et Mme Albert Plouffe sont lés passer le jour de Noel à Mont- léal.Un de nos anciens paroissiens, .J-Onésime St-Cyr, serre-frein l'emploi du C.N.R., s\u2019est fait 1é accidentellement, dans une col- Fsion de trains, à Montréal, der- ièrement.Naissances.\u2014 oseph-Conrad-Hubert, fils de An- ré Mandeville et de Bernadette f'epin.Parrain et marraine, Pierre Pepin et Marie-Louise Lefebvre.à \u2014 Le 3 novembre, Marie-Ro- ande-Marielle, fille de Azarias Gagnon et de Léona Gagnon.Parrain t marraine: Philias Gagnon et Amanda Lafrenière.grène Lacharité.aine: Idela Lafrenière et Cordé- le Paquin, #2 2002000 \u2014 Le 10, Joseph-Roger-Gaston, fils de Marcel Lessard et de Diana Bussières.Parrain et marraine: F.-X.Lessard et Marie Bergeron.\u2014 Le 12, Lucille, Madeleine, fille de Honoré Clément et de Alice Lebrun.Parrain et marraine : Euclide Lebrun et Juliette Dumon- tier.\u2014 Le ler décembre, Joseph-Clé- ment-Fernand, fils de Médard Frappier et de Julia Ladouceur.Parrain et marraine: Philippe La- douceur et Doucia Lajoie.Mariages.\u2014 Le 18 octobre, O- vila Mandeville et Armandine Pe- in.\u2014 Le 25, Omer Lefebvre et Annette William.Sépultures.\u2014 Le 20 octobre, Anonyme, fils de J.-E Langlois et de Juliette Paquin.\u2014 Le 27, Marcel Boivin, fils de Ludger Boivin et de Rose Morin, à l\u2019âge de 9 ans.\u2014 Le 28, Louis Cloutier, veuf de feu Hélène Lafrenière, décédé à Montréal et inhumé à St-Justin, à l\u2019âge de 86 ans et 6 mois.\u2014 Le 10 novembre, Simon Gagnon, à l\u2019âge de 58 ans et 4 mois.\u2014 Le 29, Roger Thibodeau, fils de Léandre Thibodeau et de Emma Chevalier, à âge de 6 mois.Le 29 novembre dernier, à l\u2019occasion du 15iéme anniversaire de naissance de leur fille Eva, M.et Mme Honoré Ladouceur donnèrent une magnifique réception.Etaient présents: M.et Mme Honoré La- douceur, M.et Mme Alphonse Frappier, MM.Bernard, Irénée, Joseph, Pierre, Honoré et Maurice Ladouceur; Rita et Dolores Frappier, Emile Ladouceur, Marguerite Ladouceur, Paul T.adou- ceur, Irèna Pepin, Roland Ladou- ceur, Béatrice Ladouceur, Azarias Ladouceur, Cécile et Parmélia La- douceur, Louis Ayotte, Arthur Doucet, Lionel Ayotte, Roland Dauphinais, Marie-Ange Dauphi- nais, Irénée Bellemare.Darius Tridel, M.Champagne, Lionel et Philippe Sarrazin, Roland Valois, Jean Roy, Marie-Rose et Laurette Ladouceur, Wilbrod Ladouceur, Alice et Annette Trudel.Thérése et Yvette Ladouceur.etc.De nombreux et riches cadeaux furent présentés à MHe Ladouceur.I! y eut chant, déclamation par Mlle Rita Frappier ; Violon, par MM.Irénée Bellemare et Alphonse Frap- pier.Tous se retirèrent à une heure avancée, emportant un agréable souvenir de cette belle soirée.LE PONT DU VILLAGE Voici la liste des soumissionnaires pour la construction du Pont du village de Saint-Justin : MM.Hébert et Bellerve $11,490.00 M.Vaillancourt .13,902.20 M.Boisvert 12,499.90.M.D.Ferron 13,650.50 M.Tellier .13,829.50 M.Trépainer .15,000.25 M.Lachapelle .12,820.35 M.Dupont .13,091.40 x kk Au moment d\u2019aller sous presse, on nous informe que le Département des Travaux publics favoriserait la soumission de M.Lachapelle, tant dans l'intérêt de la paroisse que celui du Département.D\u2019un autre côté, on nous apprend que l\u2019on est à faire signer une requête demandant au Conseil] d'accorder.{le contrat à M.Vaillancourt, dont\u2019 la soumission om.est beaucoup plus\u2019 élevée.++ 7001 0 SE 0°.ad : ool * * - > - * ° > 2 * Yoel 0, e\u2019 Jou! * - ool * - > * ° oe, * ° (D> o, vos * a * 00, * .oe * - > * - > * bool oo Po?0% EX \" °, - UNE DISTRACTION 11 y a des distractions de toutes sortes, et les plus authentiques ne sont pas loujours les plus vraisemblables.Ainsi, le Dr Verneuil, l\u2019éminent chirurgien mort récemment, était sujet, lui aussi, à de monstrueuses et épouvantables absences.Il dinait un soir chez des intimes et la maîtresse de la maison lui dit sans façon.\u2014Cher docteur, vous qui êtes si adroit, découpez-moi donc ce gigot: voulez-vous ?\u2014Bien volontiers; répond le chirurgien.I] saisit le gigot avec autorité et y plonge le couteau.Puis un phénomène étrange se passe dans son esprit; il tire de sa poche de la charpie, une bande de linge et exécute un pansement en bonne forme devant les convives ébahis.Aprés quoi sans sortir de son ré- \u2014Là!.avec du repos et des soins, ça ne sera rien! LA MONNAIE DU PAPE Dans son numéro du 3 août.\u201cl\u2019Osservatore Romano\u201d publie le texte d\u2019une convention monétaire passée la veille.dans le cabinet du ministre des finances d\u2019Italie, entre ce haut fonctionnaire et le gouverneur de l\u2019Etat du Vatican.Le directeur général du Trésor italien assistait à l\u2019échange des signatures.Le pape, même dépossédée.avait toujours eu sa monnaie: c\u2019est-à- dire qu'il faisait frapper chaque année un certain nombre de pièces d\u2019or, d'argent et de bronze à son effigie.Ces pièces avaient un double usage: elles étaient distribuées en cadeau aux dignitaires de la cour pontificale; et, à fa mort du pape.trois exemplaires par année de règne en étaient enfermées avec lui dans son cercueil.Au terme de la convention du 2 août, le Souverain Pontife est autorisé à faire frapper.pendant cing ans, une quantité de monnaie équivalente à un million de \u201clire\u201d itallennes par an; puis, a huit cent mille dire pendant les cinq années suivantes.La monnaie d\u2019or est exclue de ce compte: le pape en pourra faire autant qu\u2019il voudra.La composition et le titre seront ceux des monnaies italiennes; la frappe devra être faite exclusivement par les ateliers du gouvernement italien : les pièces du pape auront cours léal et pouvoir libératoire en Italie, comme les pièces italiennes dans l\u2019Etat du Vatican.Les deux gouvernements s\u2019engagent à poursuivre les falsificateurs de fleurs deux monnaies sur le territoire monétaire, comme tous les accords subsidiaires conclus entre les deux Rome, a pour base cette réciprocité théorique, qui se tra- [duit pratiquement par la prépondé- M.Z.Ravmond, président, ainsi que les directeurs de l\u2019Association des Hôteliers de la Campagne de la province de Québec, offrent à tous les hôteliers du Québec leurs voeux de Joyeux Noël et de bonheur et de prospérité à l\u2019occasion du Nouvel An.Puisse 1931, qui bientôt commencera, être une année de succès pour tous nos membres qui peuvent compter que leur Association en particulier et aussi dans ceux de la province en général.ve.il murmure d\u2019un ton rassurant - v Ce re ee BUDO POP a youl > or travaillera plus que jamais, si possible, dans leurs propres intéréts i & - RODRIGUE LANGLOIS.4 Directeur-Gérant.& + ete Sess %0e% 0000 ete doctoral etoitorteetecte otoste coded RE *re\u2019ec®oete D NN Loto teSe ete ete Street ide es ire tir er t ordi da ste tontostpe Son tea tua trente tan traton ten tante St % rance de l\u2019une l\u2019autre.Deux stipulations sont à remarquer.L'article 6 laisse au Vatican la faculté de frapper pour un mi)- lion de monnaie supplémentaire l\u2019année de la \u201cvacance du siège\u201d.Nous reverrons donc ces belles pièces aux armes du cardinal camerlingue, avec le parasol ouvert surmontant les deux clefs de Saint Pierre.Par l\u2019article 4, le Saint- Siège et l\u2019Etat italien se réservent le droit \u201cde demander le change, en devise italienne, des monnaies pontificales qui s'accumuleraient dans les caisses de l\u2019Etat italien\u201d.Voilà une précaution singulière.Qu'est-ce que les deux puissances contractantes ont bien pu redouter : l\u2019étroitesse des coffres-forts, ou l\u2019ampleur de la spéculation ?et la sujétion de RETRAITES FERMEES A LA VILLA ST-JOSEPH 4122 Delorimier.Montréal.Téléphone: Amherst 2944, Préchées par les R.P.Jésuites Du 22 au 26 janvier pour les jeunes filles.: \u2019 Du 13 au 17 février.pour les jeunes filles.Du 27 février au 3 mars, pour les jeunes filles.Une retraite sera prêchée mars pour les Dames.mn P.L.CASAUBON, B.ALLL.Notaire Placements sur hypothéque, Re- glement de succession, assurances, etc, 129 Frontenac, Tél.112 BERTHIERVILLE, \u2014 P.0.\u201cPETITES ANNONCES L'ECHO DE SAINT-JUSTIN est I par plus de 20,000 personnes chaque mois.Si vous avez quelque chose a vendre, à louer ou à échanger, essayez nos petites annonces\u2014vous serez sur pris du résultat.TARIF: 25 mots ou moins 50 cents: \u20ac cents 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En même temps un grand rieur, et son rire large et puissant, retentissait comme un éboulis dans les montagnes.\u201d Il avait aussi la risposte hardie et grandiloquente.I] s'était fait en France un ami et un collaborateur dévoué dans la personne de M.O- nésime Reclus, libre-penseur en même temps que géographe.\u201cJe connais vos idées sociales, lui dit un jour le Curé.Elles ont du bon, parce que, au fond, elles s'inspire du christianisme.Mais elles manquent chez vous de base solide, parce que vous êtes incrovant.D'ailleurs Jé- sus-Christ.lui, 11 est mort pour ses idées et ensuite il s\u2019est ressuscité.Quand vous en aurez fait autant, je pourrai peut-être croire que vous avez raison comme ui.\u201d .* ok XK Le curé Labelle de M.Auclair est donc un beau livre, Dois-je dite en terminant que c\u2019est aussi un bon livre.Comme, en lisant ce li- vre-là, on s\u2019éprend d\u2019idéal, de dévouement, d\u2019amour de la religion, -de la patrie, du peuple.Ce prêtre colon et ministre n\u2019a pas perdu son temps à travailler si ardument à soulager la misère du peuple.Les jeunes gens surtout le liront avec profit, eux qui aiment bien le travail, Je dévouement mais à condition qu\u2019ils aient leur récompense aussitôt.Le curé Labelle à mesure qu\u2019il faisait le bien voyait le bien qu\u2019il faisait.À sa voix les populations quittaient les milieux déprimants où elles languissaient pour aller se bâtir un foyer salubre et vivifiant dans une atmosphère de santé et de bonheur.Et tout ce monde heureux, même dans la misère des commencements, aimait et bénissait le bon curé Labelle; il était le roi du Nord.Son souvenir est encore vivant dans la mémoire des colons du Nord.J'ai vu, dans une maison de \u2018Saint-Donat, son portrait accroché a la muraille a coté de celui de Laurier.Il a son monument de bronze a Saint-Jéro- me et l'on ferait d\u2019énormes in-fo- ios de tout ce qui s\u2019est dit et écrit à sa louange.N\u2019y a-t-il pas là de quoi griser bien des jeunesses en quête de vocations fécondes sans qu\u2019il soit toujours nécessaire d\u2019aller chercher en France nos livres d'idéal.La même oeuvre de coloni- astion, de retour à la terre et à la pratique des vertus ancestrales est toujours à continuer, ou plutôt toujours à recommencer.Lisez et relisez la vie du curé Labelle, vous puiserez à flots l\u2019amour de vos concitoyens, la générosité débordante et le feu sacré, le désir de vous dépenser sans compter pour le bonheur d\u2019un peuple aussi reconnaissant pour ses bienfaiteurs.Henri Lecompte, Ptre Tes Annales térésiennes NOS BELLES PAROISSES Saint-Antoine-de-la- Rivière-du-Loup (B.de P.\u201cLouiseville\u201d) Comté de Maskinongé.Diocèse des Trois-Ri- vières.Une mission existait déjà en cet endroit dès 1714, car les registres s'ouvrent en cette même année.La paroisse fut desservie par voie de mission jusqu'en 1786, année de la nomination du premier curé résidant.Les limites de la paroisse furent fixées par l'Ordonnance du 3 mars 1722, Voir \u201cEdits et Ordonnances\u201d, voi.1.page 453.Décret d'érection canonique le 3 juin 1833.Le territoire de cette paroisse comprend une partie des fiefs de la Ri- vière-du-Loup, de Grandpré et des Ursulines.Pour description, voir Met P.de Deschamps, pages 493, 497 et 1189.La municipalité de la paroisse de Saint-Antoine-de-la-Rivière-du-Loup a été érigée en vertu de l\u2019Acte 8 Vict.chap.40, le ler juillet 1845.La mu- ricipalité du village de la Rivière-du- Loup devient la municipalité de la ville de Louiseville par proclamation du 19 mai 1879.La ville de Louisevil- le obtint une charte spéciale le 30 décembre 1890, en vertu de l\u2019Acte 54 Viet.chap.87.La ville de Louiseville est située sur le parcours du chemin de fer nationale de Québec à Montréal, rive nord du St-Laurent.La paroisse de la Rivière-du-Loup, en haut, aujourd\u2019hui Louiseville, a été primitivement desservie par les RR.PP.Récoliets, ce qui explique le choix de Saint-Antoine comme patron de la paroisse.On ne sait pas au juste pourquoi le nom de Rivière-du-Loup à supplanté celui de sainte Suzanne, donné par Champlain en 1609.Les Abénaquis donnaient le nom de \u2018rivière Croche\u201d à cette rivière à cause des nombreux méandres qu\u2019on fencontre sur son parcours.Cependant, la tradition veut que les loups-marins remontaient autrefcis jusqu'à l'embouchure de cette rivière.Si tel est le cas, la substitution s'explique facilement.A l'époque de la première concession de la seigneurie de la rivière-du- Loup au Sieur de Mannereuil, le 3 novembre 1672, la grande et la petite rivière du Loup étaient connues sous ce nom.Le nom de Louiseville fut donné au village lors de son incorporation en ville, en 1879, en l'honneur de la princesse Louise, fille de la Reine Victoria.et épouse du Marquis de Lorne, gouverneur général du Canada.1878- 1883.Population 3,041.* * * SAINTE-URSULE Comté de Maskinongé.Diocèse des Trois-Rivières.Desservi par le curé de la Rivière-du-Loup de 1836 à 1842.Un curé y réside depuis cette dernière année.Les registres de la paroisse s\u2019ouvrent en l\u2019année 1843.Brection canonique: 9 mars 185t.Erection civile: 28 octobre 1840.Le territoire de cette paroisse a été détaché des paroisses de Saint-Antoine- de-la-Rivière-du-Loup et de Maskinongé.Pour description, voir M.et P.de Deschamps, pages 515 et 1184.La municipalité de la paroisse de Sainte-Ursule a été érigée en vertu de l\u2019Acte 8 Vict.chap.40, le 1er juillet 1846.» Le village est situé à 4 milles de la station de Sainte-Ursule, sur le par- {cours du chemin de fer Canadien National .et à % milles de Louiseville sur le Pacifique Canadien.Le hom de Sainte-Ursule a d\u2019abord été donné à la paroisse parce que celle-ci est située dans la seigneurie des Ursulines des Trois-Rivières, ensuite, parce que lors de la fondation de la paroisse, ces mêmes religieuses vosséidaient un moulin célèbre dans les alentours.Ce moulin a, depuis,.\u2019 Pacifique Canadien et sur la route pris le nom dé \u201cmoulin de la Carrière\u201d, à cause des carrières de pierre à chaux qu'on trouve à cet endroit.Population: 1,480., Dictionnaire des P., M.et M.de la province de Québec, H.Magnan.+ La paroisse la plus | : étendue de l'univers Elle s'étend de Hearst à Sioux Lookout ct du Lac Nipigon à la Baie James.\u2014 Le R.P.Couture en charge.Toronto, \u2014 Le R.P.Couture, dont la paroisse mesure plus de 1,000 milles carrés, est peut-être la plus grande paroisse de tout l\u2019univers.\u2018 Le territoire de ce Révérend Père Jésuite s\u2019étend de Hearst à Sioux Lookout en passant sur les lignes du Canadien National et du lac Nipigon à la Baie James.Les blancs dans la paroisse du R.P.Couture peuvent se compter sur les doigts de la main et ce sont pour la plupart des employés de la compagnie de - la Baie d'Hudson distribués dans.huit postes.La grande partie des paroissiens sont des indiens Ojibway, des trappeurs et des guides, Le R.P.Couture ne demeure pas longtemps dans son presbytère, car il doit voyager près de 3.000 milles chaque année pour rencontrer ses paroissiens et les évangéliser.Tantôt il va en chaloupe 4 gazoline et couvre ainsi 1600 milles en suivant la rivière Albany et ses tributaires, tantôt il voyage avec des chiens.Chaque année il visite la maison-mère à Toronto et c\u2019est ainsi que cette année il se rend jusqu\u2019à Québec, par le Canadien National, en passant par Montréal.Le Père Couture dit que sa paroisse serait très goûtée des touristes et des sportmen si elle était plus connue.On y trouve beaucoup de chasse et de pêche.Les Indiens que la civilisation n\u2019a pas encore rejoints feraient de très bon guides.CALENDRIER ANECDOTIQUE L'empereur François-Joseph a une façon de rappeler leur devoir aux fonctionnaires un peu négligents dans leur service, qui ne manque vraiment pas d'esprit.Un jour, tin des chefs de la voirie publique fut'avisé qu\u2019à \u2018telle heure, une voiture de la cour viendrait le prendre a son domicile pour le conduire au Château impérial de Lainz.Tant d'honneur n'était jamais échu au fonctionnaire, qui, tout en construisant des châteaux en Espagne.s\u2019habilla en grand gala et im-| patient, attendit la voiture impériale.À Pl\u2019heure dite, l\u2019équipage stoppa devant la porte du fonctionnaire de la voirie.- Plastronnant, bouffi d'orgueil, jouissant des regards envieux et étonnés du voisinage, celui-ci \u201clace dans la voiture.Et alors il se produisit uñe chose inénarrable, - Le cocher\u2014il avait plu dans la matinée\u2014avait requ l\u2019ordre d\u2019amener le fonctionnaire au château, en.passant par toutes les rues éven-! trées, en lançant la voiture dans! toutes les ornières, tous les trous,: toutes les crevasses des routes qui prit | conduisent au château Et il.n\u2019y manqua le brave cocher.Ce fut une course folle.À l'arrivée deyant le château de Lainz, chevaux, voiture, automédon et fonctionnaire ne formaient qu\u2019un tas de boue.Sur le seuil de la porte du châ- teau-se tenait un archiduc, qui avait du mal à garder son sérieux.Crotté comme un barbet, le fonctionnaire descendit et pria d\u2019excuser le négligé de sa toilette.\u2014Ce n\u2019est sien! éclata l\u2019archiduc, S.M l\u2019Empereur arrive tous les jours dans le même état ! Quelques jours après, les routes étaient redevenues carrossables.LES PREMIERS PAPETIERS \u2018\u2019 Du papier qu\u2019on achète pas.Quels ont été les premiers fabricants de papier ?Mais non, ce n\u2019est pas une devinette que je vous pose, mais une question très sérieuse.Vous ne savez pas?Je prends ça très bien.Ne cherchez plus: Je vais vous le dire.Ce sont les guépes.Les guêpes! Oui, parfaitement.Comment?Que me dites-vous?vous n'avez jamais écrit sur du papier de ces fabricants-là ?Mais ça ne m'étonne pas.Si elles font du papier c\u2019est un papier très spécial et qu\u2019elles présentent seulement sous forme de cornet.Avez-vous jamais vu un nid de guêpes ?Non?Eh bien! n\u2019y touchez pas, mais regardez-le de près.Vous constaterez qu\u2019il est fait de plusieurs feuilles d\u2019une sorte de papier d\u2019emballage.Et ce papier ce sont les guêpes elles-mêmes qui le fabriquent avec des petits morceaux de bois pourri et de vieille écorce, qu\u2019elles réduisent en une sorte de pâte et qu\u2019elles agglomèrent en forme de cornet, comme je vous l\u2019ai déjà dit tout à l'heure.C\u2019est dans ce cornet qu\u2019elles vivent.Oui, une maison en papier.très solide, pourtant.Cette maison est faite avec les matières premières dont se servent ceux que vous appelez \u201cles fabricants du papier.\u201d Mais, surtout, ne cherchez jamais à emprunter aux guêpes le plus petit morceau de leur maison pour écrire un devoir de vacances, car, tout comme la fourmi.la gue- pe n\u2019est pas prêteuse et de plus elle a.vous devez le savoir, un fort méchant caractère et un aiguillon très pointu.N\u2019allez pas, non plus, prendre un nid de guépes sous le prétexte d\u2019avoir du miel.Pourquoi ?Voyons, vous savez bien que les guêpes ne font pas de miel! Elles laissent ce travail à leurs cousines germaines, les abeilles, à qui elles le volent d\u2019ailleurs, dès qu\u2019elles le peuvent.com- .) a, .y wa À _ Montréal +: MESSE DE MINUIT-A ST- LOUIS DE FRAN La messe de minuit, à St-Louis France, fut très solennelle.\u2014 sanctuaire était très illuminé, et remarquait trois No#ls, en ampoul électriques, suspendus en dessus\u2019 Maftre-Autel.Co M.Tabbé C.-A.Labelle, dess vant de la paroisse officia, assisté Messieurs les Abbés H.Jasmin Paul Contant, comme diacre et so diacre.\\ - = Le.\u201cMinuit Chrétien\u201d, fut: artis quement rendu par M- Paul \u2018Prottis ténor soliste.\u2018 La Chorale, sous I'habile\u201d direct de M.Joseph Saucier, exécuta;sa succès, la messë de St-Francois-d'i sise de Paladilhe.\u2014 Les -sôlistes tafent: MM.Paul Trottier, téno Léopold Fortin, baryton: Loren Proulx, 2e ténor et Gérard -Gélina basse.to A l'offertoire, la Chorale exécu \u201cGesu Bambino\u201d de Pletro A.Yon, vec \u2018M.Léopold Fortin, comme solis A la messe de l\u2019aurore, les vier cantiques de Noël, Ça Bergers\u201d \u201cLes Anges dans nos Campagne ont été interprétés, par un group d'élèves de l'Ecole Olier,\u201c&vec MI Berthe Cabana, comme soliste \u2018\u201cMontez à Dieu\u201d de Gounod, avéc J E.Monday, comme soliste \u2014\u201cJéa de Nazareth\u201d, \u2018avec Léopold Fort comme soliste.101 .M.Antonio Létourmeau, organisi de la paroisse était à la console de: l'o gue, et on remarqua tout spécialemes la régistration qu\u2019il avait su arrange pour l'interprétation du \u201cGesu Ban bino\u201d à l\u2019Offertoire.: La Chorale répéta Je méme pn gramme à la messe du jour.\u2014 LES PETITS VENDEURS DH JOURNAUX \u201cLe présidents Hoover a vendu des journaux.D\u2019autres Américains célèbres ont commencé leur carrière d'hommes d\u2019affaires en vendant des journaux.Nommons Thomas A.Edison, Henry Ford, feu le cardinal Gibbons, Charles M.Schwarb, l\u2019ancien gouverneur AL fred E.Smith, l\u2019ancien président Worren G.Harding, le juge Ke nesaw M.Landis, le juge John F.Hylan, l\u2019ancien secrétaire de la guerre Newton D- Baker, feu Edward Bok, Julius H.Barnes, directeur de \u201cProsperity\u201d, Walter E.Edge, ambassadeur des Etats- Unis auprès de la France et Marion L.Purton, ancien président: de l\u2019Université du Michigan.Après la lecture de cés noms, les enfants hésiteront moins à vendre des journaux aux heures de loisir.\u2019 Justin, aux 35 cents.) LA QUANTITE L\u2019Almanach du Peuple «POUR 1981 / :1 7 est en vente aux bureaux -de \u2018Echo de.Saint prix de 25 cents (frattco.par-ld-poste | | 5 3 "]
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