L'écho de Saint-Justin, 1 août 1932, Août
[" etite esoin s ne nous | IN.IS sae] TCR Ë h Vol.XI, No.10 Généalogie de la famille Magnan Etablie dans le comté de Maskinongé vers 1850 Saint-Justin, aout 1932.J férai tout d\u2019abord remarquer que p hou d'origine de Jacques Maignier, l'ancêtre des Magnan établis au Ca- nadu, est Saint-Etienne de Coulon- cps-les-Royaux et non pas Saint- Pierre de Coulonges-les-Royaux, comme le dit son contrat de mariage vussé à Québec le 21 septembre 1669, devant Mtre Pierre Duquet, notaire (1) Et pour le prouver, je citerai un do- irréeusable que M.le Chanoine Uzureau de la ville d'Angers, France, m'a envoyé en 1926.C\u2019est la photographie de l'acte de baptême de Jacques Maignier, l'ancêtre des Ma- royal, canent vnan établi à Charlesbourg près Qué- hec, en 1665.Voici ce précieux document: (2) 2° a \u201cQuant au nom de Jeanne Touche- telle qu\u2019on lit dans l\u2019acte de mariage de Jacques Mignier à Québec, il ne faut pas s\u2019en étonner.Dans la région on a l'habitude de féminiser les noms de famille quand ils désignent des femmes.Ainsi, Durandeau devient Durantelle, Trudeau Trudelle, Manteau Mantelle et naturellement Tou- cheteau Touchetelle, etc.\u201d Généalogie de la famille Magnan (3) Voici la généalogie de l'une des branches de la famille Magnan originaire de Charlesbourg, établie à Ste- Ursule, comté de Maskinongé, vers 1857.On remarque dans cette généalogie que le nom de l\u2019ancêtre Mai- gnier a changé d'épellation quatre + 2 oe SN Tan aA De A DSRNA AS ASR Acte de baptême de l'ancêtre de la famille Magnan (Extrait l'Antize pour France), Cette vicille écriture se lit comme suit: Le dernier jour de mars, an 1636, ii tslé baptisé Jacques, fils de Gilles Maignier et de Jeanne Toucheteau + à esté parrain Jacques Dieumegard M lu marraine Jeanne Boisson.Lo- \" als, vicaire.\u201d Ft notre correspondant français ajoutait: CU wy a pas d'autres signatures a et acte de baptême que celle du vicaire.Quant au nom de l'ancêtre, il WY à pas de doute qu'à son contrat le Mariage, de même qu'à son maria- &r, Jacques Maignier qui ne savait ni lire ni écriree a du mal prononcer son nom ou il a été mal compris du notaire et du curé de Québec, puis- Gue ceux-ci ont écrit Mignier.\u201cPour ce qui est du nom de sa pal'oisse natale, la mémnire de Jacques Mivnier a certainement fait défaut en déclarant, lors de son contrat de mariage de même qu\u2019à son mariage, quil était originaire de St-Pierre de Coulonges-les-Royaux au lieu de St ltieune de Coulonges-les-Royaux, car te nom de Coulonges est particulier à St-Ktienne.Je vous ferai remar- (ter en passant que ce nom de Cou- longes-les-Royaux est devenu Coulon- Evs-surd'Autize vers 1789.\u201cMaintenant, je dois ajouter que da mémoire de Jacques Mignier l'a également mal servi lors du recensement de 1667 en disant qu\u2019il avait 27 ans, Quand il aurait dû dire 31 ans, s\u2019il des registres de la paroisse l'année 1630, département des Deux-Sèvres et! connu son acte de baptême.de St-Etienne de Coulonges-sur tancien Poitou).fois: Mignier, Magnan.Maignen, Meignen et En France 1635 Gilles Maignier, marié vers 1635 à Jeanne Toucheteau, tous les deux demeurant dans la paroisse de St- Etienne de Coulonges - les - Royaux, (aujourd\u2019hui Coulonges-sur-l'Autize, évêché de Maillezais, dans l\u2019ancien Poitou, aujourd\u2019hui département des Deux-Sèvres) Au Canada 1669 Première génération (4) Jacques Mignier, fils de Gilles Mi- gnier et de Jeanne Touchetelie, de St-Etienne de Coulonges-les-Royaux, dans le Poitou, France, marié le 14 octobre 1669, à Notre-Dame-de-Qué- bec, à Ambroise Douet ou Doigt, fille de Nicolas Douet et de Perrine Al- lain, de la paroisse de St-Sulpice de Paris.Deuxième génération 1702 Germain Maignen, marié à Charles- bourg le 9 janvier 1702 à Marie d'Hé ry (Déry), fille de \u2018Maurice Déry et de Madeleine Philippeau.Troisième génération 1741 Jean-François Meignen, marié le 16 janvier 1741 à Charlesbourg à Agnès Leroux, fille de Ignace Leroux et de Anne Bouré.Quatrième génération 1775 François Magnan, marié à Charles- bourg le 20 février 1775 à Marie- Elizabeth Bédard, fille de Joseph Bé- dard et de Elizabeth Bertaume.(5) Cinquième génération 1813 Jean-Baptiste |, marié à St-Cuthbert le 18 janvier 1813 à Rosalie Lamou- reux, fille d'André Lamoureux et de Marguerite Arsenault, de St-Ours.Sixième génération 1857 Jean-Baptiste Il, (fils de Jeun-Bap- tiste 1), marié à la Rivière-du-Loup, en haut.le 27 janvier 1857, à Adéline Béland, fille de Joseph Béland et de Marguerite Lupien.(6) Septième génération (a) 1889 Ernest, (fils de Jean-Baptiste II), marié à St-Joseph-de-Maskinongé le 29 janvier 1889, à Marie-Anne Bru- neau, fille de Noé Bruneau et de Hélène de la Durantare.(7) (b) 1899 Hormisdas, (fils de Jean-Baptiste 11), marié, 1\u2014à St-Jean-Baptiste de Québec le 3 juin 1599 à Alice Le- mieux, fille d'Octave Lemieux et de Philomène Gunner (8); 2\u2014marié le 22 août 1915 à Alice Paquet, fille d\u2019Adolphe Paquet et d'Eléonore Demers, de St-Nicolas, (9).(ec) 1889 Charles-Joseph, (fils de Jean-Baptiste II), marié, 1\u2014à St-Jean-Baptiste de Québec le 30 juillet 1889 a Elodie Cloutier, fille de Jean-Baptiste Cloutier et de Amanda Lambert.(10) 2\u2014 Marié le 26 décembre 1898 à St-Jean- Baptiste de Québec à Isabelle Tardi- vel, fille de Jules-Paul Tardivel et de Henriette Brunelle.(11) Huitième génération (a) 1917 Jean-Charles, (fils de Charles-Jo- seph) marié le 20 juin 1917 à Notre Dame-du-Chemin, à Rachel Genest, fille de Joseph-Albert Genest et de Léocadie Beauvais.(b) 1922 Pierre-Paul, (fils de Charles-Joseph) marié à Notre-Dame-du-Chemin le 20 juin 1922 à Florence Barry, fille de Henri-Désiré Barry et de Marie-Luce Pouliot.ce) 1928 Alphonse, (fils d'Hormisdas), marié à St-Dominique de Québec le 14 avril 1928 à Thérèse Clément, fille de Jo- seph-Hypolite Clément et de Cécile Leclair.(d) 1930 Paul, (fils d'Ernest), marié le 9 juillet 1930 à Notre-Dame-de-Lourdes- de-Verdun, Montréal, à Yvonne Vincent, fille d'Albert Vincent et d'Alice Bernier.(4) NOTES Voir \u201cLa famille Magnan,\u201d par Hormisdas Magnan, Québec, 1925, page 15.Voir \u201cBulletin des Recherches historiques,\u201d vol, 31.page 735.La famille Magnan a fourni à l'E- glise un grand nombre de reli- Bieuses, prêtres, laïques et religieux et à l'état des hommes re- gieux et à l'Etat des hommes regnant s\u2019honore de Monsieur C- J.Magnan, Docteur-ès-Lettres des Universités Laval et d\u2019Ottawa, Inspecteur général des écoles catholiques de la province de Québec, Membre de la Société Royale du Canada, créé Chevalier Commandeur de l'Ordre de St-Gré- goire-le-Grand par Sa Sainteté Benoit XV en 1918, Docteur en pédagogie de l'Université de Montréal, etc.M.C.-J.Magnan et ses frères, l'abbé Aristide Magnan, Ptre, docteur en théologie, et Hormis- das Magnan, publiciste du Minis-\" tère de la colonisation, ont publié un grand nombre d'ouvrages traitant de pédagogie, d\u2019enseignement et d'histoire, etc.M.Jean-Charles Magnan.agronome, M.Pierre-Paul Magnan.professeur à l'Ecole Normale Laval de Québec, tous les deux fils de M.C.J.Magnan de Québec.M.Charles Magnan.pianiste et organiste, compositeur et professeur au Conservatoire National de Musique de Montréal, 1M.Al phonse Magnan, attaché au Ministère des Terres et Forêts de Québec.M.Paul-Emile Magnan, (Frére Xavier, o.f.m.) de Montréal, ces trois derniers fils de M.Hormisdas de Québec, appartiennent à la branche de la famille Magnan établie à Sainte-Ursule vers 1857.Jacques Mignier, Bourg-Royal, paroisse de Char- lesbourg, après avoir passé un contrat de mariage en date du 21 septembre 1669, (greffe de Pierre Duquet, Notaire Royal en la Nou- velle-France et résidant à Québec), se marie trois semaines plus tard, le 14 octobre 1669 à Québec.à Ambroise Douet ou Doigt, arrivée au Canada durant le cours de l'été, fille de Nicolas Doigt et de Perrine Allain, de la paroisse de St-Sulpice de Paris.A ce contrat de mariage ont signé comme témoins Dame Ma- rie-Barbe de Boullongne, veuve de Louis d'Ailleboust, en son vivant Chevalier de Coullonge et Argentenay, ci-devant lieutenant- gouverneur et lieutenant-général pour le Roi et Dame Anne Gas- gnier, veuve de Jean Bourdon, en son vivant Procureur-général du Roi.(a) Descendante de Isaac Bédard, né en 1616 en la paroisse de St- Sulpice de Paris et marié en 1645 à Marie Girard.TI] est le premier ancêtre de toutes les familles actuelles qui portent ce nom, ainsi que le premier habitant de l\u2019Auvergne, paroisse de Charlesbourg.(b) Francois Magnan marié à Bli- zabeth Bédard, émigra à St-Cuth- bert, comté de Berthier, peu de temps après son mariage.Un de ses frères, Jean-Baptiste marié à dame Anne Villeneuve, à Charles- bourg, en 1770, émigra vers le même temps à l\u2019Assomption où il a laissé une nombreuse descendance.Deux autres de ses frères le suivirent dans cette région: Joseph marié à Elizabeth Paradis.s\u2019établit à l'Epiphanie et Germain, marié à Angélique Bour- ret, s'établit à Berthier en haut.Toutes les familles Magnan établies dans le diocèse de Jo- liette sont originaires de Charles- habitant du Rédigé en Collaboration bourg.Elles ont pour ancêtre commun Jacques Maignier ou Mi- gnier .(6rLa famille Béland, établie à Loul- seville, est très ancienne.Elle descend de Jean Bellan, marié à Québec vers 1676 à Geneviève Godin, veuve d'Antoine Boutin de la Pointe-aux-Trembles, comté de Portneuf.Le contrat de mariage de Jean Bellan fut passé à Québec le 18 juillet 1677 devant Mtre Romain Becquet, notaire royal.La famille Béland a fourni à l'église plusieurs prêtres, religieux et religieuses et des hommes publies remarquables.Elle est descendante du seigneur Joseph Petit dit Bruneau, fils de Henri Bruneau et d'Elizabeth Fontaine, de la paroisse dia Saint- Médard de Paris.Mgr Herman Bruneault, évêque de Nicolet, descend du même ancêtre.La famille Bruneault a fourni à l\u2019église un grand nombre de prêtres, de religieuses et de religieux.Elle est descendante de Pierre Lemieux, fils de Pierre Lemieux et de Martine Evan, de la paroisse de St-Michel de Rouen, capitale de la Normandie.Pierre Le- mieux, continuateur de la lignée au Canada, se maria à Québec le 20 septembre 1647 à Marie-Mar- guerite Benard.Descendent du même ancêtre: l'honorable M.Rodolphe Lemieux avocat, ancien professeur a 1'Université Laval de Montréal, Ministre des Postes, président de la Chambre des Communes, aujour- d'hui Sénateur à Ottawa.Blle est descendante de Philippe Pasquier, fils d'Etienne Pasquier et de Rénée Fagart, de St-Mar- (8) (9 ~~ tin-Riviére, évéché de Poitiers, ancienne province du Poitou.E- tienne Pasquier vint au Canada vers 1656S et s\u2019établit à l'Ile d'Orléans, dans la paroisse Ste-Fa- mille, Le 12 juin 1669, il passa son contrat de mariage à Québec devant le notaire Aubert et se maria à l\u2019église de Ste-Famille le 22 mai 1671.La famille Paquet a fourni à l\u2019E- glise plusieurs prêtres distingués, entre autres Mgr Louis-Adolphe Paquet, auteur d\u2019une trentaine de volumes traitant de théologie, de sociologie qui font autorité dans le pays et à l'étranger, et Mgr Benjamin Paquet, ancien supérieur du Séminaire de Québec rt son frère l'abbé Honoré Paquet.Descendent du même ancêtre les distingués chirurgiens MM.les Drs Albert et Achille Paquet, de Québec.(10) Fille est descendante directe de Zacharie Cloutier, marié à Sainc- te Dupont le 18 juillet 1616 en l'église de Notre-Dame de Morta- gne, dans l'ancienne province du Perche, en France.Il est venu s'établir au Canada a\u2018ec sa femme et ses cinq enfants vers 1634.Mgr F.-X.Cloutier, évêque des Trois-Rivières, descenf de cet ancêtre.La famille Cloutier a fourni à l\u2019Eglise un grand nombre de prêtres, de religieux et de religieuses.(11) Elle est descendante de Claude Tardivel, originaire du village de Billom, en Auvergne, France.Claude Tardivel vint aux Etats- Unis vers 1850 où il se maria à Isabelle Brent, à Covington, Kentucky.C'est là que son fils, Jules-Paul Tardivel naquit le 2 septembre 1851.Ce dernier vint au Canada en 1869, fit ses études à St-Hyacinthe et se maria au même endroit le 14 février 1874, à Herriette Brunelle, fille d'Ambroise Brunelle et de Léocadie Valin.Hormisdas MAGNAN. L\u2019ECHO DE SAINT-JUSTIN, AOUT 1932.ART PAYSAN Grâce à l'initiative du Ministère de l'Agriculture provincial, dû aussi à la compétence et au zèle de notre concitoyen, M.O.-A.Bériau, directeur de l'Ecole des Arts Domestiques, l'art paysan comprenant les travaux à l'aiguille, le tissage, les tricots les broderies, confection d'objets de première nécessité ou d'ornementation, tend à prendre un essor vraiment encourageant.Depuis la naissance de notre organe, nous n'avons cessé de de- montrer l'importance du retour à la terre, de l'achat chez-nous et de préconiser les bonnes mesures tendant à ameélivrer la situation générale, tout particulièrement celle de nos anus, les cultivateurs.Nous croyons aujourd'hui que la canipa- gne intensément poursuivie en faveur des arts domestiques vaut d'être menée de front avec ces dernières et d'atiirer l'attention de tous les gens de bonne volonté.Nous l'embrassons volontiers.Tant au point de vue morale qu'économique elle peut produire des effets salutaires et efficaces.Les travaux sus-mentionnés fait à la maison soit par les temps libres, soit, comme occupation principale peuvent contribuer à augmenter le budget familial et éloigner du foyer la misère et la privation.Depuis trop longtemps on a négligé de tirer profit des produits de la ferme pour chercher ailleurs des moyens de subsistances plus faciles, mais combien plus compromettants et parfois douteux!.Ce faisant, nos cultivateurs ont oublié que l\u2019emploi de la laine, de la filasse et du lin récoltés sur leur ferme pouvaient encore, comme autrefois, constituer une source de revenus suffisante pour parer à la crise et à ses conséquences funestes.Il est dur de retourner en arrière.Mais si les vieilles méthodes doivent servir davantage nos intérêts, il ne faut pas hésiter à y recourir.Ainsi, les métiers de nos aïeules qui dorment dans les greniers n'auraient peut-être pas pour les oreilles modernes avides de jazz et de tam-tam un charme aussi \u201clangoureux\u201d que certains autres instruments qui ont pris leur place au foyer, mais combien plus pratiques ils seraient en ces jours où chacun semble ne compter que sur la Providence pour se procurer le pain et les victuailles ! Que nos filles de campagne surtout, puisque c\u2019est d'elles que l\u2019on peut toujours davantage attendre remise à leur tour radio e& victrola, payés par versements, pour reprendre métier, rouet et aiguilles dont nos mèes savaient si bien tirer profit, tout en étant aussi heureuses et en veillant sur le bonheur de leur foyer! La couture et le tricot, les travaux en général faits à la maison rapporteraient des revenus et supprimeraient bien des dépenses inutiles.Sans compter que le travail ainsi fait en commun pourrait avoir aussi le magique eifet de redonner à nos foyers cet esprit de famille qui les délaisse.Et nos mères devraient avoir plus de joie dans l\u2019âme en voyant leurs filles besogner autour d\u2019elles qu\u2019à les voir prendre le chemin de la ville sous prétexte de gagner de l\u2019argent et de s'assurer une meilleure situation; quand, généralement, el- les n\u2019y gagnent que leurs propres dépenses, en perdant très souvent plus que leur temps, leur santé; leur vertueuse jeunesse.EPINARD.Le retour au train de vie d'avant-guerre Jeter les hauts cris à cause de la réduction des gains, ce n'est que prolonger la crise; mais accepter des gains nécessairement réduits, c'est rémédier à la crise.Les béne- fices énormes ne sont que le signe de temps anormaux.(Juand un vendeur d'automubiles sans capital pouvait ouvrir une luxueuse salle d'exhibiton et vendre des autos comme des petits pains chauds, nous ne vivions pas dans des temps normaux.Quand un vendeur d'obligations sans aucune expérience pratique, ni capital, ni savoir, pouvait tenir un bureau.l'a- meubler somptueusement, et puis, vendre des valeurs, des obligations, des \u201cstades\u201d à un public ameuté, en faisant plus d'argent qu'il n'en avait rêvé, la prudence la plus élémentaire aurait dû nous avertir que les conditions n'étaien pas normales.Quand un agent d'immeubles pouvait vendre un terrain pratiquement sans valeur à un prix tabuleux.il aurait dû paraître évident que nous vivions dans des conditions anormales.Et il en est ainsi dans toutes les activités industrielles, agricoles et financières.Durant dix ans de bouffissure, plusieurs personnes en vinrent à croire que par leur propre habileté et finesse, elles se créalent des richesses en spéculant, quand en réalité, la plupart ne créaient rien et n\u2019épargnaient rien, mais vivaient seulement dans un paradis de sottise.La plupart des gens ont plus au- jourd'hui qu'ils n'avaient avant la guerre, mais ils se plaignent d\u2019avoir moins parce qu'ils font des comparaisons sur une fausse base.Prendre des haur-parleurs pour crier que les \u201ctemps sont durs\u201d, L'Horloge de Grand\u2019mère Avec le livre de sa grand mere, Geneviève a découvert une horloge.Oh! bien curieuse horloge.A côté de chacune des heures marquées sur le large cadran est inscrite une sentence propre a inspirer des réflexions salutaires pendant le carême et en tout temps.Les voici: I\u2014Notre salut dépend d\u2019une heure! ]I\u2014Marque ta dernière heure, si tu la sais! 111\u2014 Toutes les heures nous blessent, la dernière nous tue! IV\u2014L'ombre reviendra, l'homme jamais! V\u2014Le temps ne passe pas, c'est nous qui passons ! VI\u2014Celle qui passe n'est plus à toi, celle qui vient, tu ne la connais pas.profite de celle que tu tiens.VIT\u2014Pense à la dernière! VIIT\u2014Pour une heure de peine.tune éternité de joie! IX\u2014Tu les comptes, elles fuient.X\u2014Les heures périssent.mais elles sont portées en compte! XI\u2014C'est l\u2019heure de prier! XII\u2014Une heure suffit pour se perdre, une heure suffit pour se sauver.n\u2019attends pas la dernière.L\u2019EPARGNE Les dépenses inutiles, les petits préts inconsidérément faits au premier venu, le jeu, les théâtres, les voyages inutiles, voilà ce qui occasionne souvent la gêne d'un ouvrier et l'empêche de ne jamais rien mettre de côté pour les mauvais temps.Des hommes prévoyanrs et charitables sont venus à son sécours par l'institution des caisses d'épargne et le protègent ainsi contre lus lantaisies et les caprices du muo- ment cuntre toute espèce d'entrai- nement ct de gaspillage de son salaire.Les caisses d'épargne donnent toutes les streiés désirables et re- çuivent les plus petites économies qu'elles fon: fructifier au profit du déposant.Il n'y a pas, pour l'homme qui calcule et qui entend bien ses affaires, de placement plus facile et plus avan:ageux que celui qui se fait dans les caisses d'épargne.V'oi- ci l'opinion d'un hommme d'Etat sur ce mode de placement des petites épargnes : \u201cA la classe ouvrière il faut un capital dont la rente soit fixe et certaine, \u20ac: puisse s'accumuler a son- profit, sans soin et sans surveillance de sa part: un capital qui, quelque minime qu'il soit, ne reste jamais inactif, jamais stérile entre ses mains; un capital qui, tout en lui produisant une rente fixe et invariable, puisse rentrer au premier besoin, au premier appel d'une nécessité quelconque, chaque mois, chaque semaine, chaque jour; un capital enfin, qu\u2019il ne soit pas nécessaire d'accumuler et de grossir avant de le placer, mais qui se place à mesure qu\u2019il se gagne, qu'il s'épargne pour ainsi dire goutte à goutte, pour former ainsi insensiblement à son possesseur un trésor en réserve où il aille puiser selon ses.nécéssités.Aucun autre mode de placement ne peut s'adapter aussi bien à la situation sociale de l\u2019ouvrier.Une maladie, une cessation de salaire, un enchérissement de denrées, un accroissement de famille, l\u2019acquisition d'outils du métier, un mariage, un mobilier à créer; tous ces événements de la vie peuvent le mettre dans le cas de recourir à chaque instant à son capital et de le retirer en tout ou en partie.La terre, le commerce, les prêts sur hypothèques, ne remplissent pas pour lui ces conditions, parce qu\u2019une fois placé ainsi, son capital ne serait plus disponible, et à l'heure du besoin il serait obligé de recourir lui-même à des emprunts onéreux.\u201d Tels sont les précieux avantages qu'offre cette admirable institution, et il n'est personne qui ne puisse | profiter de ces bienfaits.Presque \u2018 partout, il existe des caisses d'é- i pargnes ou des départemens d\u2019é- \u2018 pargne dans les banques, et les rè- ; glements qui peuvent varier dans ,ces organisations, offrent partout de grands avantages aux ouvriers.Le vieux fort de Chambly Chambly est une jolie petite ville située à 20 milles de Montréal sur ja rue de Sherbrooke.Le bassin de Chambly semble être fréquenté | par les Montréalais, car l'on y voit dus canots et des chaloupes: c'est \u2018un endroit idéal pour aller se ra- | fraichir par une belle journée de chaleur.Juste à l'embouchure de la rivière Richelieu, le vieux fort demeure avec tous ses souvenirs; c'est un vieux monument qui rappelle aux visiteurs les événements glorieux des premiers temps de la colonie.À l'intérieur du fort, des inscriptions indiquent les endroits où se trouvaient la chapelle \u2014l\u2019hôpital, les quartiers généraux des officiers, ceux des sous-officiers, le donjon, le magasin des munitions, la cuisine.L'on peut voir un foyer dans lequel de grosses pièces de bois taillées à la hache supportent les pierres.Le gardien réside dans la partie où se trouvait l'hôpital, et dans l'entrée de sa résidence un petit musée est ouvert aux visiteurs.Il y a de vieilles armes, des tableaux, des pièces de monnaie ancienne.Un registre y est ouvert pour l\u2019inscription des visiteurs, et en signant notre nom, nous cherchons s\u2019il n\u2019y est pas passé dernièrement quel- | qu'un de chez nous.mais nous n\u2019y rencontrons que des noms anglais, Ides adresses de Los Angeles, de | Californie, de New-York et de | tous les états voisins.Il y en a par ci par là de Montréal et d\u2019autres | endroits de la Province, mais il i semble que les Américains s\u2019y ar- | rétent en plus grand nombre que les Canadiens.| Quand on vient du Québec, il | fait plaisir de voir les vieux murs GRATIS AGENTS DEMANDES Conservez Cette Annonce PIP i: AGENTS DEMANDES vrez un paquet échantill à gazoline.20Tbs.pour $3.50 Adresse: I Bon pour une pipe en bruyère véritable Envoyez-moi cette annonce et $1.50 et vous rece- bon tabac en feuilles, fort ou faible, et, gratuitement, une pipe en bruyère véritable et un briquet Expédition partout;sur réception de $1.50 100 Ibs.$10.00 | Pur Cuesnel 4 Ibs.pour{§] 50 G.DUBOIS 24, Ave.Henderson, Ottawa, Ont.Achetez votre tabac par la poste - vous obtenez un produit de qualité et économisez de l\u2019argent.on renfermant 10 lbs.de 50 Ibs.pour $7.00 FINONNYV 3LL39 Z3AY3SNO9 pme de Chambl e Chambly, car l\u2019on : leçon d\u2019histoire, 3 Prend ue B.M, ROR VIE J.JUTRAS MAITRE-PARFUMEUR Offre ses dernières oréation, ! de parfume.i NV EE Un Sur réception de 35 sous, | vous recevrez un généreux & chantillon de parfum \u201cCœurs F et Fleurs\u2019.Ecrivez à Les Parfums Jutras Limitée, 4667 rue Papineau.MONTREAL, SUN AU 3 JU EVEVEUE MAURICE LAURENT Successeur de ULRIC GIGUERE, BIJOUTIER Joncs, Bljouteries, Éte., Eto Réparations de toutes sortes à des prix très modérés Rue St-Laurent, LOUISEVILLE.Baptémes, Etc.Voyages à longue distance.Jour et Nuit Nap.S.de Carufel & Fils, Tél.29, Pont Maskinongt.Service rapide J-Ernest Gagné, SAINT-JUSTIN, P.Q.AGENT DE LA MAISON La grande variété aussi bien que lt Qualité des marchandises vendues par cette maison sont connues de tout le monde.Conditions pour convenir aux clients EUSEBE DIONNE ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN LICENCIE INSTAILATIONS DE TOUT GENRE POUR LUMIERES ET MOTEURS- Je vends aussi toutes sortes d'a¢ cessoires électriques à des prix dé flant toute compétition.UNE VISITE EST SOLLICITEE- #2 rue Notre-Dame, LOUISEVILLE.COURAGEZ NOS ANNONCEURS Bel assortiment de Montres, Bagues P.-T.Legaré, Limitée, Québec ant UR LISEZ NOS ANNONCES ET EN |; i Ng 4 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN, AOUT 1932.3 mm, | \u2014 d ue bd , © .© lui permit de se livrer à l'étude.Il| pas canadien.ni chrétien\u201d.A mon| heure, et, le lendemain, tout le col-| Sulte, qui fut lui-même le plus ori- Gérin- ajoie fut à Québec, en 1859-1860, avec sens, voilà la vraie note.lège retentissait de ses accents.Ce| ginal et le plus sensible des hom- M.l'abbé Casgrain et le docteur La-; Notre meilleur critique des let-' fut comme une trainée de poudre , mes, pleurait à côté de son ami.\u2019 \u2014L'abbé Elie-J.Auclair, de een rue, du fameux groupe des \u201cSoi-| tres canadiennes, M.l'abbé Camil-' dans le Bas-Canada.L'air y était | Nous cxirayons ces quelques notes des pages de M.l'abbé Elie Auclair, de la Société Royale du Cunada.Gérin-Lajoie est né à yamachiche, dans le rang des Petites Terres, le + août 1824.Les jeunes surtout ne connal- tront jamais assez les ancêtres dont nous avons lieu d\u2019être fiers.On l\u2019a = x Un tonnerre d'applaudissements couvrit les dernières paroles de M, Desrochers.M.le Curé Cloutier ré pondit à ce dernier.T1 félicita M.Des- rochers de son magistral discours et paya un juste tribut d'hommages à l\u2019Association Chorale St-Louis de France.à ses solistes, à son organiste et à son distingué directeur.Il exprima le regret de constater que toute sa paroisse n'avait pu assister à ce régal artistique.Il remercia vivement M.le Curé Paiement de St-Louis de France d\u2019avoir voulu honorer sa paroisse de sa présence.Il termina en souhaitant un prompt retour à ceux qui s'étaient conelitués dans sa paroisse les semeurs du beau.Après le concert les Choristesz furent invités à l'Hôtel de Ville, gracieusement mis à leur disposition par M.le Maire Paquin.Une réception chaleureuse leur était réservée là et chez ceux qui devaient les héberger pour la nuit.Le lendemain Ia Chorale exécuta le programme suivant à la grand\u2019.messe: Kyrie, Gloria, Credo de la messe de St«François d'Assises de ialadilhe, Sanctus de Niedermeyer, Benedictug de Sflas, Agnus de Gode- froid.Au prône M\u201d le Curé Cloutier renouvela ses remerciements aux distingués visiteurs qui non seulement s'étaient contentés dé'les charmer par l'interprétation des oeuvres fanes, la veille, mais qui encore et surtout savaient si bien rehausser le culte de leurs chants harmonieux Après la grand'messe il y eut % ception chez M.Ovila Duchesnay le père de notre secrétaire.Tous s'en donnèrent à coeur joie surtout quand ils entendirent un délégué de la Palestine, \u201cYsoff the Big Man\u201d donner ses impressions.À cette réception en plus des men, bres de la chorale plus haut mentionné, on remarquait: M.Adolphe Ia.chevesque de Montréal; M.William L.Gagné de Montréal, M.W.-H, Gagné éditeur prop.de \u201cLÆkcho de st.Justin\u201d; Messieurs Albert, Brnest et Antonin Gagné; M Denis Duchesnay de Shawinigan Falls; M.Henri Du- chesnay, Montréal; M.Ernest Sap chagrin, Charette; M.Lucien Sans.chagrin, Charette; M.Georges Pain.chaud, Montréal et plusieurs autres, Quelques chants canadiens harmopi.sés furent chantés.M.Wilfrid Du- chesnay y alla de quelques chansons comiques que la chorale joignit dans les refrains.M.Adolphe L\u2019'Archeva que, fut très applaudi dans sa char.son \u201cM'en revenant de Chicago\u201d, yet Mme Duchesnay se dépensèrent pour bien recevoir leurs hôtes, De là les choristes se rendirent à la sulle paroissiale où le goûter leur fut servi, Il y eut discours par M, e Curé Paiement, curé de St-Louis de France, M.le Curé Cloutier, et M, Félix Desrochers.Puis ce fut l'heure des adieux, et chacun put réuliser a vérité de ce vers du poète: \u201cPartir c'est mourir un peu\u201d Et c'est au chant de \u201c11 a ragné ses \u201cépaulettes\u201d que le groupe quitta le presbytère de St-Justin.Le treizième mois Si l'on se décide un jour à m- difier le calendrier.il faudra bin trouver un nom peur le treizième Mois qui y prendra place «ui œ probleme a si fort préoccupé M.George lastman, président du Co mité américain pour la réforme du calendrier, qu'il «à ouvert une vaste enquête près du grand public cn espérant que quelqu'un au monde aurait.sur ce point délicat.une heureuse inspiration.Ha été plutôt déçu.On ne lui a adressé que Jes suggestions tout à tait médiocres.On proposait pour ic mois supplémentaire les noms de: médian, central.intermezze (1).porte-malheur (1), \u2014- parce que treizième, \u2014 primevère (7), solaire, élios, lunarien.Des fan- täisistes ont proposé: minervien, venusien, nrercurien.On a cunseil- lé: trécembre et undécembre (de \u201cundecin\u201d: onze).Et, pour \u2018out dire, on a recommandé les noms de Salvator et de Christ ! Dégoûté, M.G.Eastman a fai savoir qu'il s'en tenait à \u201ccomplé- mentairc\u201d.Mais ce n'est pas le dernier mot! bro.La prière quotidienne 11 fut donc un temps, \u2014 j'ose à peine y penser \u2014 où je ne priais pas Dieu.Quoi! durant de longues années, j'ai conmencé, j'ai {i- ni chaque journée sans prier! Comment \u2018vivais-je?Comment pouvais- je vivre?Que de fautes ont souillé ces jours funestes! Je vous rends grâces, mon Dieu, de ce que vous m'avez permis de vous connaître.Maintenant du moins, je ne saw rais commencer ni finir le jour sans me jeter à vos pieds.et Je trouve là une joie, une espérance que tous les plaisirs de la terre ne saurient payer.L.Veuillot.isez et faites lire I'Echo de Saint_Justin.Vous y trouverez dos matières intéressantes, des\u2018 courriers nombreux et des nouvelles iniportan- tes.\\ sa Ma (tat AVIS te-0 real ls culo) durd 11 fi fee GU airy D ces, de 5 C dec à bal ured Paci ther ach Rail Rail\u2019 mille moir C.1927 dans Cabt des lesqu TUM ils 1) Arm ches lus Juha SL na aL.JO l'an dres de I
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