L'écho de Saint-Justin, 1 décembre 1937, 23 décembre 1937, Cahier 2
[" LEchode Saintdustin SECTION MAGAZINE Yoi.| \u2014 No 38 QUEBEC, JEUDI 23 DECEMBRE 1937 Rédigée en collaboration Q e ~~.» A de = ba & pp ppc _ ® ya vas 2 il 7) We > » « = en S fe CO & 7 55 po - @ 7 } fl \\ \\ \\ 7 em = = sa f 4 wy rr 2) 9 Ayr D 9 = } 7) SN Z 2 dn J # / =, Ce = ly, y / > NS ® ) | I ) + 0) È; Ad, © v / Un *\u201cbeauréve\u2019 réalisé y ÿ \u201c= Zz ree \u2014\u2014 \u2014m\u2014 pr r\u2014 == \u2014 vw 4 = er © it ZY fm RR | =e cs Pp Il {it \u20ac jetty rs Arr ee Gee mr me J oreo a SUPPLEMENT - Gravure de Maurice Guudreau Noa est un des mots les plus populaires, ei dont nous avons tous, jeunes et vieux, depuis longtemps, goûté tout le charme, presqu\u2019épuisé lout le sens.Noël! rappelle surtout la nuit bénie de Décembre, tantôt claire et froide, tantôt ouatée de brumes, où s\u2019éveillent les joyeuses volées de cloches de la MESSE DE MINUIT.Aux yeux des enfants, il ouvre des églises resplendissantes, avec des crèches ce rêve, des traînées de lemière sur la campagne couverte ile neige; et au sein de la chaude roaison familiale, il évoque des blancheurs de berceau, des frôle- © 0 \u2014\u2014 NOE LL ALO VRAI NOËL ments d\u2019ailes d\u2019anges, des brassées de merveilleux cadeaux pour les frères de l\u2019Enfant-Jésus.A ceux qui ne sont plus jeunes, il semble que Noel n\u2019ait rien à apprendre.Fête de souvenirs où l\u2019on se retrouve enfant, mais voilée de mélancolie\u2026 parce qu'elle ramène la longue procession des êtres aimés, ceux qui nous ont quittés au chemin de la vie, ceux qui joignirent nos petites mains, nous raconte- rent la divine histoire de Jésus, de sa Mère, des Bergers et des Mages, et nous firent connaître et aimer plus encore que le Jésus des cadeaux de Noël, le Jésus de l\u2019obéissance et de la sagesse.Noel d\u2019autrefois qui nous font verser des larmes de regret et de reconnaissance, en évoquant la douce mémoire de nos chers disparus.Noël, sujet mille fois traité par l\u2019artiste, le poète, le conteur, le peintre, le musicien.Les grands maîtres s\u2019y sont essayés depuis des siècles, Chaque époque, en élaborant une conception nouvelle, s\u2019est inspirée des vieilles légendes, des coutumes locales, des traditions littéraires, dramatiques et musicales de tous les pays, d\u2019exquises floraisons des Noëls anciens et mo dernes, des \u201cMystères\u201d et des Ora- iorios, les immortelles représentia- tions picturales ou plastiques des scènes de la Nativité, tout est sorti de quelques thèmes primitifs universellement connus.Derrière ce cadre flotiant des souvenirs, plus haut que le décor contestable des légendes, bercé par ces cantioues et ces harmonies qui ne sont que l'interprétation naïve des réalités plus sublimes, se cache le vrai Noël \u2014 Divine Reali- té \u2014 dont il faut savoir percer le RIGINE sens mystérieux.Pour l'Eglise, pour le chrétien qui réfléchit, le vrai Noël n\u2019a rien de commun avec cet étrange \u201cpetit Noël\u201d devenu synonyme bizarre de cadeau ou d\u2019étrennes, ou moins encore avec je ne sais quel \u201cPère Noel\u201d ou \u201cSanta-Claus\u201d personnage de caricature, souvent ridicule et grotesque., Noël, le Noël de l\u2019histoire et de la foi chrétienne, c'est infiniment plus que ces à côtés puérils.Noël, c\u2019est la naissance d\u2019un En- fant-Dieu, qui change la face du monde, bouleverse les éres chronologiques, inaugure des siècles nouveaux.Noël, c\u2019est le plus grand mystère de l'histoire, insondable pour ceux qui reculent devant les attirances de la foi, mystère qui depuis deux mille ans agenouille, au pied d'une crèche, des centaines de millions d\u2019adorateurs.Noel, c\u2019est le contraste entre la splendeur de Rome païenne à son apogée, la pourpre et l'or des Césars \u2014 et l\u2019'humble naissance d\u2019un pauvre enfant juif, fils d\u2019ouvrier sans autre asile dans la plus petite des villes de la Judée, qu'une mangeoire d'animaux.Noël, aux veux de croyanis, c\u2019est la présence immortelle d\u2019un Dieu, toujours vivant, venant faire vivre de sa vie, les hommes ses frères.C\u2019est la naissance, sur nos autels, du F \": du Roi de gloire qui fut jadis l\u2019en- lant de la Crèche.C'est pour Je cormmuniant l\u2019union mystérieuse de ce Dieu à nos âmes, vivants tabernacles de la Divimté Rédemptrice, union mystique par laquelle nous sommes constitués enfants de Dieu, frères de Jésus-Christ, participants de la chanoine Joseph-N.Dupuis grâce et de la nature divine, cohéritiers du Ciel, Voilà le vrai Noël ! C\u2019est le Noël que célèbre l'Eglise dans la splens deur de ses cérémonies, la beauté de ses chants, le symbolisme parlant d\u2019une liturgie bien peu connue hélas! elle aussi, d\u2019un trop grand nombre de fidèles, Connaître cette liturgie, la cora- prendre et l\u2019aimer, serait pour le chrétien de nos jours, et même pour les indifférents de bonne foi, Ja révélation d\u2019un Noël nouveau, plus beau, plus attirant que tout autre; un Noël sans rien de factice, d\u2019enfantin sans rien qui sonne faux à nos expériences blasées; un Noël qui formulant une prière éternelle, élèverait nos âmes à des hauteurs d\u2019éternité, libres des contingences de l'espace et du temps, Ami lecteur, comme disent les vicilles chroniques, ne tournez pas ce feuillet, sans avoir fait jaillir des profondeurs de votre Ame, un acte de foi, d'espérance et d'amour envers ce Dieu, pas assez connu et aimé, en cette émouvante fête de Noël, que nous célébrons durant tous ces jours.Au vrai Dieu de Moël, Roi des Siècles, né dans le feraps de la Vierge Marie, moire profonde aco- vation et motre fervemie et tone fiante prière ! Que son souvenir, que sa présence rattache et retienne \u2014 tel lc fil d\u2019un collier de perles \u2014 tout ce que Noël porte en soi de douceur, d'émotion, de luraière, de charité, tle poésie, d\u2019art et de beauté |! Que sa grace el sa bonté sèchent les larmes des malheureux, apaisent les souffrances, répandent partout la paix, et donnent à tous, raërne ici-bas, quelque avant-goût de la Joie parfaite! DU CANADA \u2014 Pour ceux qui airaent l\u2019histoire du Canada, il n\u2019est pas de livre plus intéressant ni plus utile & consulter que le \u201cJournal des Jésuites\u201d qui est le complément indispensable des \u201cRelations des Sésulies\u201d, deux documents des plus précieux sur l'origine et les progres des premiers établissements de la colonie irançaise établie sur les bords du Saint- Lauren.voilà trois cents ans.Les amateurs d'histoire du Canada devront avoir une éternelle reconnaissance à ceux qui nous ont asuré la possession de ce \u201cJour- aal de Jésuites\u201d dont voici en tésuraé l'histoire, Le rmanuserit gut trouvé en 1800, aprés la mort alu Pére Cazot, parmi les titres dt papiers des Jésuites en Jeur aNaison de Québec.Mais il dispa- ant presque aussitôt el on ne le vetrouva que quinze ang plus tard lorsque M.A-W.Cochrane, zecretaire du gouverneur Sherbrooke, le découvrit par hasard alans un coin de son bureau.Il en prit possession et il le conserva jHisqtéà sa mort en juillet 1846.Quelques wois après, Madame Cochrane en faisait cadeau à M.Trcorges-Barthelemi T'aribault.Ce Précieux docuraent tombait entre bonues mains car où sait que M.Faribault a publié raainis ou- veages sur l\u2019histoire du Canada, autre autres une relation sur le siège de Québec, des documents sur Jacques Cartier, les mémoires de M.de Ramsay, l'histoire de Yeau de vie au Canacla et maints autres intéressants docurnents.Le mnanuserit du Journal des Jésuites était alors dans un état de \u201cdétérioration complet.M.Fa- ribault le restaura.Enfin, par son testament, il le légua au sérmmmnai- re de Québec qui le considère à juste titre comme l\u2019un des documents les plus importants de nos archives canadiennes.Destinées avant tout à une classe de lecteurs dévoués au succès des travaux apostoliques chez les infidèles, les Relations renferment plus spécialement les événements et les traits susceptibles d'animer la foi et d\u2019intéresser la piété.Le Journal, au contraire, n'ayant pas été redigé pour le public, est plus libre dans ses allures.Le rédacieur, qui Tut, pour la plus grande partie, le Père Jérôme Lulemant, s'occupe de consigner naïvement, jour par jour, une foule de détails intirnes qui pouvaient être utiles non seu- leraent aux membres de la compagnie de Jésus mais encore à tous ceux qui voudraient dans la suite, scruter à fond l\u2019histoire à ses origines.Ces détails, peu importants dans le temps où is étaient écrits sont, de nes jours, d\u2019un profond intérêt à cause de Ja Jurnière qu\u2019ils peuvent jeter sur ces époques reculées.Ainsi, voudrait-on savoir de quelle façon on célébrait la fete de Noël à l\u2019origine de la colonie, c\u2019est-à-dire, à Québec, il serail difficile d'apprendre quoi que ce soit en dehors du Journal des Jésuites.Celui-ci, raatheureuse- ment, ne commence qu'en 1645, à maoins que le Père Lalernant, qui a consigné les premières notes, le 17 octobre de cette année-là, ait ignoré si ses devanciers avaient tenu journal, ce qui est peu probable.Le premier rédacteur du \u201cJournal\u201d ne fait aucune allusion À des notes qui auraient été écrites avant lui.Four en 1evenir à Noël, com- raent a-t-on célébré la fête de la Nativité en cette année 1645 quand comence la rédaction du Journal des Jésuites ?Citons le Père La- lemant : \u2018Le premier coup de la messe de munuit sonna à onze heures, le deuxième un peu da- vant la demye et pour lors on commença à chanter deux airs \u201cVenez, mon Dieu\u201d et \u201cChanitons Noël\u201d, Mons, de la Ferté faisait la basse, Saini-Martin jouait du violon.11 y avait encore une fluite d\u2019Alemagne qui ne se trouva pas d'accord quand je vins à PEglise, \u2014nous respectons l\u2019ortographe du temps.\u2014 Nous euemes fait un peu devant rainuit.On ne laissa pas de chanter Je \u201cTe Deum\u201d ef UN peu après on tira un coup de canon pour signal de minuit où commença la messe.Le pain bénit se fit lorsque le prêtie aïla pour ouvrir le livre.Ce ful le premier depuis plusieurs annces qu\u2019il avait été intermis pour préférences en Ja distribution que chacun prétendoit, Le renouvellement s\u2019en fit par la dévotion des tail- ländiers qui eurent dévotion de le faire & la messe de rainuit ol les esprits se trouvèrent disposés à remettre cetle coutume.Mons, le gouverneur eut le chanteau pour le faire le dimanche d\u2019après.Ce que l\u2019on fit pour cbvier aux brouilleries des préférences prétendues dut d\u2019ordonner qu\u2019en ayant donné au prêtre et au gouverneur, on donnerait à tout le reste comme il viendrait et se trouverait à l\u2019Eglise, commençant tantôt par en haut en tantôt par en bas, \u201cMons, le gouverneur avait donné ordre de tirer à l'élévation plusieurs coups de canon lorsque Page 2 SUPPLEMENT nostre PF.Sacristain en donnerait fois qu\u2019il y eut, chaque année, le signal, roais il s\u2019en oublia et ainsy on ne lira point, Le monde comraunia à la fin de la grande messe après Jaquelte s\u2019en dit une basse, \u201cIl y avait quatre chandèles dans l'église dans des petits chandeliers en fer en façon de gon- : dole, et cela suffit.Il y avait en outre deux grandes chaudières fouwrnies du rnagasin pleines de feu pour échauffer la chapelle.Elles furent alurnées auparavant sur le pont\u201d.Suivant les apparences, ce pont était Un passage au-dessus de la rue Sainte-Anne et qui établissait vraiserablablement une communication entre le second étage de la maison des Cent-Associés, qui servait alors d'église, et le terrain situé au nord-ouest de la mê- rne rue, défriché par les Hospita- _ lières dès 1639, époque à Jaquel- le remontait probablement ce pont.Lt le Journal continue : \u201cOn avait donné ordre ce les ôter, \u2014 les chaudières, \u2014 après Ja raesse; mais cela ayant été négligé, te feu prit la nuit au plancher qui était en dessous de l\u2019une des chaudières dans laquelle il n\u2019y avait pas au fond assez de cendre.Mais par bonheur \u201cdiligente Domino\u201d le feu ne parut que vers les 5 heures du matin au dessus de nostre sale ou réfectoire ou cuisine et dans laquelle était Pierre Gontier nostre cuisinier qui s\u2019apercevant de cela monta aussy tot et sans autre bruit éteignit le feu\u201d, F4 voilà comment on célébrait, à l'aurore de notre pays, la Messe de la Nativité.Il en était ainsi les années suivantes sans toute- raenace d'incendie causé par les chaudières à feu.Darnase Potvin, Jouez de la Guitare Hawaïenne APPRENEZ A JOUFR la guitare hawaienne, par eorrespondance.Cours complet.Méthode facile.Examens, di- A plone, etc.Superbe À gultare hawaïenn \u20ac fournie GRATIS avec 8 ta première leçon.Termes Sp, de palernents faciles.Des N raillHers de Jeunes gens et AN h jeunes filles diplOmén re- ANP.commandent notre cours lt Ecrivez .pour détails Le Conservatoire de Musique Hawaicnne R51-D St-Yoseph, Québec, P.Q.Gagnez de l\u2019Argent dans vos volées 39-¢ vue 9t.Joseph, Quebee Merci d\u2019avance .Lorsque vous achetés TUR produit parce que vous Paves vu.annoncé dans \u201cLe Bupplément Hebdomadaire\u201d, veu! lez s°11 vous plait mentiénner le non ds: motte journal.est\u2019 travailler - Vermbellissement de voire journal \"Sc tion Magazine\u201d, A a au 11 14 EF fais om 4 SN ed ea \u20ac ç 1 \u20ac 5 A Ps SEPT TEST Pa ES ut ni - iv dh al \u2018Joliet.sicur d'Aunticosti.et Claire Joliet, épouse de Joseph Fleury » Flux Fenêtres de notre Mistoire » LES DIVERS PROPRIETAIRES DE L\u2019ILE D\u2019ANTICOSTI Depuis Louis Joliet, l'Ile de Louis-Olivier Gamache a une histoire presque légendaire Si ce syndicat hollando-Allemand avait acquis l'Ile d'Anticosti, comme le voulait.ces jours derniers, la rumeur, l'île de Louis-OH- vier Gamache durant l'espace de deux siècles et demi eut appartenu a plusieurs nationalités.On sait que le premier propriétaire de lile fut noire grand Louis Joliet qui y demcura avec sa famille, \u2014 à l'endroit ou se trouve aujourd\u2019hui le Château Menier, \u2014 et qui en fit avec les iles Mingan, non loin de là.un établissement de pê- che qui permit au seigneur Joliet de fournir à la colonie de Québec et à la milice tout le poisson nécessaire.Vingt- -cing ans apres la mort de Joliet.en 1699 ou 1701, l'ile fut divisée en parties égales entre trois de ses enfants Jean Joliet, sieur de Mingan, Charles de la Gorgendière.À partir de là, il semble que la question de la propriété de l'ile d'Anticosti ait été assez compliquée.Le 8 mai 1778.à la poursuite des héritiers de Joseph Fleury de la Gorgendière contre ceux de Charles Joliet d'Anticosti, et Jean Lamelin.les neuf-vingtièmes du Fief furent vendus à William Grant.époux de Catherine Fleury de la Gorgendière.William Grant, par un acte du 17 novembre de l'année suivante fit l'acquisition d\u2019autres parties indivises de l'ile.Le 28 mai 1781, dans un acte de foi et hommages.on voit que les sieurs Nicolas, François et Joseph de la Fontaine de Belcourt, François Cugnet.William Grant.Thomas Dunn, Louis Joliet, et Bissot de la Rivière sont reconnus seigneurs et propriétaires de l\u2019île d\u2019Anticosti et des Iles Mingan.Puis, un acte passé le 12 décembre 1789 nous fait connaître les autres mutations qui mirent Grant, Dunn et Stuart en possession de la presque totalité de l\u2019ile.À partir de 1801.aucun nom français n'apparaît parmi les propriétaires de l'Ie d'Anticosti du moins dans les documents conserves aux archives du département des Terres de la Couronne de Québec.La moitié du fief alors appartenait à la succession vacante de William Grant et cette partie de l'ile fut vendue par le shérif de Québec, le 30 juillet 1808, et adjugée à Patrick Longan pour la somme de $175,000.C'est vers cette époque que l\u2019on doit placer certains essais de colonisation tentés par l: gouverneur Craig, mais qui ne réussirent pas.Cette moitié indivise de l'ile passait aux héritiers Logan, a madame Forsyth, Charloite, Maria, Julia Longan, madame Leslie et madame Johnson.Cette dernière vendait sa part à sa soeur madame Forsyth, le 4 juillet 1826, par acte passé devant le notaire McPherson, de Québec.Il y eut ensuite plusieurs autres mutations qu\u2019il n'est pas intéressant de rapporter.En 1874, on terita de nouveau la fondation d'une colonie permanente sur Tile.On en voulait changer la face et y fonder une grande ville.Mais cette tentative.entreprise par les Forsyth, aboutit à un lamentable fiasco et plongea dans la misère noire les quelques famil- las qu'on avait fait venir des Iles de la Madeleine et de Terreneu- ve.Le gouvernement fédéral fut obligé d'aller au secours de ces malheureux qui allaient mourir de faim.Après les essais infructueux des Forsyth, il y eut plusieurs autres transactions jusqu\u2019en 1884.alors que l'Ile d'Anticosti fut vendue par licitation, en vertu d'un ordre de la cour Supérieure siégant à Chicoutimi.elle fut adjugée à M.T.-W.Slockwell.Ce dernier vendit ensuite un tiers de l'ile au baron Headley et celui- ci revendit ce tiers a M.T.-G.Stockwell, frère de l'autre.En 1888, par un acte passé devant le notaire Meredith, de Québec, les MM.Stockwell revendirent leur ile à une société qui fut connue sous le nom de \u201cthe Governor and Compagny of Island of Anticosti\".Le 16 décembre 1895.le liquidateur de la susdite compagnie vendait l'ile entière à M.H.-E.-A.Menier, de Paris, par un acte passé devant le notaire Campbell, de Québec, pour la somme de $125,000.L\u2019ile ayant été vendue par le shérif en 1884, les droits du nouvel acquéreur devenaient incontestables.Un certain groupe d\u2019Anglais ont bien eu tort de faire tout le tapage que l'on sait, lors de la vente de l'ile à M.Menier dont les bonnes intentions ne pouvaient être mises en doute.Enfin, en juillet, 1926, M.Gaston Me- nier vendait à un syndicat connu sous le nom de \u201cAnticosti Corporation\u201d l'ile entière, pour la somme de $6,500,000.Cette \u201cAnticosti Corporation\u2019 était formée des compagnies suivantes : la Saint-Mau- rice Valley, \u2014 plus tard entrée dans la Canada Power and Paper Co, \u2014 la Wayagamak Co et la Port Alfred Pulp and Paper Co.Au- jourd'hui, ces compagnies sont connues sous le nom de Consolidated Pulp and Paper Co, propriétaire actuelle de l'ile.Et voilà, l\u2019Ile d\u2019Anticosti a appartenu aux sauvages d'abord, qui ne l\u2019ont guère habitée, à Louis Joliet, c'est-à-dire à des Français, puis à des Anglais, puis à des Anglo-Canadiens et des Américains, à des Anglais encore, puis à des Français de nouveau et, encore un peu, elle appartiendrait à des Hollando-Allemands.De sorte qu'on se dispute cette ile quasi internationale.Damase POTVIN, * de la vie en pluin air.JEAN SAINTE -FOY NOTRE PAYS, CHAMP ILLIMITE D\u2019INSPIRATION NORDIQUE Pourquoi les écrivains canadiens- français n\u2019ont-ils pas encore exploite ce champ?La terre canadienne, qui se prépare à dormir pour de longs mous, dans les beaux draps blancs de l'hiver, nous rappelle au moment où les premieres bourrusques de la saison soufflent furieuszment, les belles et vivunies pages qui ont été écrites par la déjà nombreuse pléiade de ces écrivains nordiques si remplis de l'amour uttirés pau l'indépendance et l'ivresistible appel de l'inconnu, et qui s'en sont allés dans le Nord immense chercher l'inspiration de leurs livres Ils sont en grande vogue.aujour- d'hui, dans tous les pays du monde, ces livres aérés par le grand souffle de la nature vierge venu des incommensurables régions glacées au nord du cercle arctique ou des vastes foréts boréales; ils se rattachent à trois ou quatre séries principales qui tendent à décrire sous la forme la plus moderne l\u2019épopée des évènements légendaires ou de personnages destinés à illustrer notamment l'impérialisme suranné de la vieille Compagnie de la Baie d'Hudson et son monopole dans le domaine des trappeurs et des chasseurs: blancs hardis, métis aventureux, indiens mystérieux, que lon voit dans des drames poignants qui se déroulent dans des déserts de neige et des régions d\u2019épouvante et de mort.Tels sont les livres d'un James- Oliver Curwood qui.pour meubler ses nombreux romans d'aventures nordiques, a passé une partie de sa vie en plein Wild où, dans de méchantes cabanes, il trouvait toujours un coin pour installer sa machine à écrire: d\u2019un Stewart-Edward White qui a remonté en canot à peu pres tous les grands fleuves canadiens à la recherche de l'inspiration et qui a fait les plus belles descriptions qui soicnt au monde des foréts encore vierges de l\u2019Amérique et du nord canadien ; d\u2019un Jack London, l'immortel auteur de \u201cL'Appel de la Forêt\u201d et de moins de trente autres bouquins où les mystères de la forêt et des solitudes neigeuses du Nord extrême sont révélés y compris l'épouvante de l'Alaska primitif qu\u2019il a scruté lui-même dès les premières poussées de la \u201cruée vers l'or\u2019; d'un Louis-Frederic Rouquette mort si prématurément voilà sept ans et qui n'avait pas hésité à s\u2019aventurer dans des conditions extraordinairement hasardeuses sur la \u201cgrand\u2019- route du Pôle Nord\u201d; d'un Maurice Constantin Weyer qui s'est fait tout d'abord trappeur, chasseur dans les \u201cterres du silence\u201d avant de se faire éleveur au Manitoba et dont un des ouvrages inspiré par les solitudes glacées de l\u2019Extrême Nord canadien a mé-~ rité, voila quelques années, le fameux Prix Goncourt.Et combien d\u2019autres! Nous venons de lire encore dans ce genre spécial et qui devrait nous appartenir, à nous Canadiens français, les aventures, si simples pourtant mais si pittoresques, du fameux Grey Owl, cet indien civitisé qui, de grands massacreur de castors qu'il était, devint, par une suite de circonstances touchantes et même puériles, le protecteur dans toute les forêts du Non canadien de I'iniéres- Eglise Saint Dominique, Québec.{Gravure de Maurice Gaudreau, PW sante tribu de ces animaux et train de disparaître sous les coups des procédés barbares des trappeurs modernes.= Comment se fait-il que pas un écrivain canadien-français jusqu\u2019à présent n'ait tenté ces aventures?Quel magnifique champ d'action tout de même, inépuisable! Nous ne voyons, à bien dire, des nôtres, dans ce genre de littérature nordique, que J.-C.Tache et encore le bon docteur ne s'est-il aventuré dans ce champ pas plus loin que les anciens chautiers du haut Saint-Maurice et du Saguenay Orn auvait eu le droit de penser que ce serait un écrivain canadien-français qui écrirait le premier roman d'aventures dont les scènes se passeraient dans Jl'Ungava, notre \u201cNouveau Québec\u201d.Ce roman a été écrit mais, comme tous les autres.par un écrivain étranger, par un Français.Disons qu\u2019il s\u2019intitule \u201cLa Béte dans les Neiges\u201d et qu\u2019ii a pour auteur Francisque Parm.qu\u2019il a été édité par la T.- brairie Larousse a Paris.Roman intéressant en tous points, vraisemblable et de couleur locale, exact quant aux faits que l\u2019auteur rapporte concernant, par exemple, l\u2019anexion de ce territoire à la province de Québec.tel nous n apparu ce petit roman d\u2019aventures dont la trame, le style et les observations se rapprochent par tous les côtés de la manière des grands écrivains nordiques que nous venons de nommet\u2026 Damase POTVIN.SIR GEORGES PREVOST ET L'HABITANT Sin Georges Prévost.ancien gouverneur du Canada, voyageait sans pompe mais suivi de quelques officiers de son état-major.Un jour, il passait dans une paroisse des environs de Montréal et s'arrétait chez un riche cultivateur du lieu qu\u2019il avait surprig an milieu de ses champs.Sir Georges le connaissait pour étre un officier supérieur de la Milice et, sans façon.il lui avait demandé de diner chez lui.L'habitanti consenti volontiers Comme l'heure du diner était sonne, il le fit entrer dans une immense Cuisine ou tous, patrons et valets de ferme, devaient prendre le repas.T1 pla- Ça le gouverneur à la tête de Ja table.Sir Georges faisait \u2018bonne figure: ses officiers grimaçaient Tout à coup, le maître dit au gouverneur: \u201cExcellence, à: vous ai fait diner en habitant, mainte nant, vous allez diner en gouverneur\u201d.En même temps.il ouvrit la porte d'une piece ou unc table somptueusement servie étaii dressee.Le gouverneur et son état-major y firent honneur.7 Ibs Coupons $1.25 Ou 5 livres $1.00.Gratis prime utile ! Choix de Cotons Imprimés, Piqués, \u201cBroadcloths\u201d Tapisseries, Soies, Edredons, \u201cRepp\u2019\u2019.Flanne)- lette, \u201cTweeds\u201d.lavables.Très grands morceaux pour couvre.- pieds.Payable sur livraison.Garantie de remboursement.Lot échantillons, 25 sous.Canadian Textiles, Dépt.W.Montréal.WW VT TY Ye LE SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE, Limitée va payer $50.00 en prix (en plus du prix régulier payé) à ceux qui lui auront fait parvenir des nouvelles pour publication dans le \u201cSUPPLEMENT\u201d, ler juin, des prix seront donnés.du ler janvier an POUR LA POUR LA SECONDE POUR LES TROIS MEILLEURE MEILLEURE AUTRES $25.00 $10.00 $5.00 Les droits d'auteur de ces nouvelles seront achetés et payés sur acceptation.pour les prix.Après publication, l'auteur sera sur la liste des concurrents Les manuserits devront être adressés au CASIER POSTAL 384, QUEBEC.Ceux qui ne secent pas acceptés seront reteurnés, meyennant l'envoi des timbres nécessaires pour les frais de poste.Page 3 v iden sin SACHS EE és \u201c-de vouloir arriver Premier ry une ville de POuest ca- Une modeste chambre fie pension.de fam Me reanblante \u201cde \u201c© \u2018colère).C'est.donc ai\u201cque j'ai élé pendant ans l'ami d\u2019un voleur, d\u2019une aille, d\u2019un scélérat ! Quant je pénso.à ses protestations d\u2019amitié, À ses tapes sur les épaules, à ses Poignées de mains qui.n\u2019en.fs Hissaient plus ! Goujat, saleté, val Bit.dire que je ne puis mème pas iter un peu de sa vilenie ! Im- ) ible\u201d | Il a apporté jusqu'au Pot à tabac à double couvercle qui renfermait mes deux cents Dlastres, toûtés mes économies de cinu années \u2018de labeur pénible et de misères de toutes sortes.Lui seul savait que mes pauvres bil- léts, bien pliés, étaient cachés en-, fre les deux couvercles de moi vieil humidor, Et il a profité de la soirée d'adieu que je lui offrais, de la petite fête intime que je lui payais de mon misérable argent pour me voler honteusement mon pauvre petit avoir ! Ah ! tiens, je suis sûr que si je le te- aig en ce moment, je me couche- fais ce soir meurtrier, (il suffo- due de rage) Mais laisse faire, Andrew Duncan, tu ne perdras vien pour attendre.Le monde est petit et il.y a une justice.Quelque chose me dit que je te retrouverai, tôt ou tard, et ce jour- là, ie te fevai payer.cher, mes deux cents piastres, Tu verras quels intérêts je ten demanderal, Voleur ! Bandit ! Deuxième tableau Douze ans après, Dans une petite ville des Cantons de lTEst, quelques jours avant Noël, Pier re et sa femre causent ensemble, {l est près de dix heures du soir.JHANME \u2014 Alors, c\u2019est bien ytai que nous ne pourrons pas donner à Jacques ses skis et à Jeannette ses patins pour le jour te Moël ?PIERBI: \u2014 Hélas! ce n\u2019est trop vrai, ma pauvre amie.L\u2019année a été encore bien mauvaise.Des semaines Écourtées, des salaires rognés, tu sais qu\u2019il ÿ cn a eu pour moi à Lusine, dans ces der- niery douze rois.Ah ! ils me tont bien rire avec leur reprise des affaires, tous ces prédicants d'enthousiasme et ces rnarchands d\u2019optimisme ! La reprise des gros profits pour certains fabricants ?Peut-être.La reprise des dividendes pour les actionnaires de certaines.compagnies privilégiées?C'est bien possible, Mais la vraie reprise du travail régulier et permanent pour tous les ouvriers, avec des gages justes et raisonnables ?Cette reprise-là, tones, eh bien | elle n\u2019a pas l\u2019air bientôt.Vien- alra-t-elle jamais ?JEANNE: Voyons, voyons, aon Pierre, ne Veraporte pas comme ca.Je comprends que nos finances ne sont pas brillantes et iu'il faut raénager et serrer bien fort pour joindre les deux bouts, mais enfin, dans l\u2019ensemble, nous Wavons, pas trop à nous plaindre.Notre petite maison est bien à Vous, nous ne devons pas un sou A personne, nous mangeons bien, nous sorames vêtus convenable.raent et nous avons dans la cave notre provision de charbon pour tout Phiver, on peut toujours s\u2019en passer.J'achèterai des chaussuves à Jeannette et un foulard à Jacques el je leur «lirai d'attendre à Tan prochain pour satisfaire leurs fantaisies sportives, Ils ne s\u2019en porteront pas plus mal, je Las- sure, À leur age, on se console vite, PARR: ~~ N\u2019empêche que - c\u2019est itritant de toujours être obligé de se marchander le plus pé- tit plaisir- et de refuser neuf fois sur dix à ses onfants les petits présents qui leur fevalent tant plaisir, JEARNME: \u2014 Ce qui est affreux, da ron Ghéti, cest de ne pouvoir donner le nécessaire à ceux qu\u2019on \u2018aire.Le\u2019 reste, ça s\u2019endure tou ce Joïirs asson- facileitent\" ; PIERRE: \u2014 Que tu est don heureuse, tb d\u2019être ausel raie \u201cter \u2018de ce auor 1 1 Fost là le secret du onheut ici tu wen- y Quant aux étrennes, - ce De \"sang- si bon.Taarché ! PIERRE: \u2014 Oui, \u2018mais avec ce- 1a] que fais-tu de ambition, la grande vertu qui mène au succès?JEANNE: \u2014 Je la prépare à supporter les retards et je lui enseigne.à és ster aux échos it lé ; le pole IL e Sins futurs $, PIERRE: able et- de savoir.te résigner AL e le salaüd ! Sage rei ui me Mais je\u201cide retrouverai, un jour, je te le jure, je lui sauterai à la gorge, je » .JEANNE: Pierre, Je ten prié, ne parle pas si fort, Tu vas réveiller les enfants et ils croire que nous nous chicanons.(consolatrice) Tu sais: bler, mon.: pauvre.énfant, qu\u2019il -ne.faut PE Je penser à cette malheureuse\u201d affa re, Cet Andrew est bien , présent.ILl\u2018est- peut-être son, duelque part, Il est\u201d \u2018ped t, Oublie-le, wile le, je + reux de l'avoir pour femre, Sans toi, Dieu sait ce que je serais devenu, avec mon sale caractère et les affreux défauts dont seul ton amour a réussi à me corriger, JEANNE: (tendrerment) Voyons, voyous, Pierre, ne te calomnie pas, PIERRE: \u2014 Oh ! il n\u2019y a nl calomnie ni médisance à me dire mes grosses vérités.J'ai été hélas ! un bohème, un aventurier et un propre à rien jusqu\u2019au jour où la Providence t'a placée sur mon chemin, Ah ! ces années de jeunesse que Pai gaspillées en courses folles et stériles, je voudrais bien pouvoir les revivre aujour- d\u2019hui ! Comme je saurais les employer ! JLANTE: \u2014 Ce qui est passé est passé, mon aml, il ne faut plus penser.PIERRE: \u2014 Je sais, je sais, mais que veux-tu, quand je songe à ce beau temps dont j'ai si mal profité, c\u2019est plus fort que moi, ça me tourne les sangs.Ahl si j'avais su être prévoyant, notre position serait bien meilleure au- jourd\u2019hui el je pourrais faire de belles étrennes à mes enfants et à ma chèvre fernme, Ah ! si seulement j\u2019avais les deux cents piastres que cette fripouille d\u2019Andrew.ra\u2019a volées dans l'Ouest ! JEANIE: \u2014 Je Len prie Pierre, tu ne vas pas recommencer à te fatistuer avec cette vieille histoire morte et enterrée, PIERBL: \u2014 (se montant) Morte et enterrée, dis-tu ?Pour toi,\u2019 peut-être, , ma chère; mais pas pour moi, Jamais, entends-tu, ja~ mais ! ll y atita douze ans ces jours-ei, mais tiens, pas ces jours-ci, demain, il y aura douze ans demain que cette canaillé, ce bandit, profitant de mon ivresse à Ja fin de la soirée d'adieu que je Tut offrais à.l'occasion de son.départ pour le Coloradd, me volait Te \u201cvieux pot à tabac de cuivre cit contenait dans son - double \u2018 cou- verclé, les deux cents dollars d\u2019économies.que j'avais réuysi, male gd mort imprévôyatice, à mettre da abté \u2018pour le ens.ait une occas sion inespérée me présenterait pour moi de bâtir ma _fortiine sur.Capital, It dire \u2018dite de naissalt.ma misère, et savait!ti etait da tout co, ue.je :possédais, a \u201cplis da PARRE: \u2014 Mais quand je te dis que je ne peux pas l\u2019oublier, qu\u2019it faut que je le (à ce moment, 1e téléphone sonne), Allons, qui est-ce qui peut bien me téléphoner à neuf heures et demie ?(il va à l\u2019appareil et répond d\u2019une voix bourrue) Allo ! Oui, c'est moi, Qui est-ce qui parle ?C\u2019est Phôtel ?Ah ! c\u2019est vous Lorédan?Oui, je vous reconnais, Qu\u2019est-ce que c\u2019est ?Quoi ?Comment ?Vous avez un étranger à hotel qui veut rae voir ce soir ?Tout de suite ?Ti repart cette nuit par le rapide ?Et il ne veut pas dire son nom ?Il dit que ça ne me dira .rien, Dites-donc, Lorédan, ce n\u2019est pas un tour que vous essayez de me jouer là ?Parce que, franchement, je me suis pas disposé à rire ce soir.Je prendrais mal la chose, Vous me donnez votre parole, Ators, c\u2019est bon, dites A vo-: tre inconnu que je vais être 13 dans quelques minutes.Bonsoir.(il raccreche en soupirant) JEANNE: \u2014 (vaguement quiète) Mais qu\u2019est-ce que que cette histoire ?PIERRE: \u2014 Tu as entendu.Tu en sais aussi long que moi, Il parait qu\u2019un voyageur étranger, arrivé tout à Theure et qui repart in- c\u2019est cette nuit même, veut absolument me voir à Phôtel pour une affaire urgente.Je ne comprends rien A cette histoire mais, tout de même, je ne peux pas refuser de me rendre à \u2018cette convocation.Mais Je t'assur® qu\u2019il a besoin de parler vite; le monsieur, parce que je ne suis pas d'humeur à passer la nuit à écouter des histoires, Il va s\u2019en apercevoir tout de suite en me voyant.JEANNE: tu donc quil y ait, pour moi à Thôtel ?D'ailleurs, tu als bien que je n\u2019ai plus rien à faire vo- : -Si tu ne Vendors pay 2 ë attends-mol pour te coucher.ve \u20ac ler: - reviens tout de- suite, Troisième tableau A Putel, telier ur, ce brigand, dit gon 005 hl le salaud; \u201cpas ainsi, Je me suis pa \u201cvont.- blen, La santé ?Bônne ?\u2014 Mais 11 n\u2019y a pay; Ad de danger, au moins, mon chéri?Chère province \u2018de Quét PIERRE: \u2014 Quel danger veux Blot PE en \u2018 ANDREW: \u2014 Héllo, Comment-ca va, vieux \u2018frère ?Mais entre doñc et donc la main: Voyon venant que diable ! C'est\u2019 bien moi, en ehair et en og.vpétagtion \u2014 2 comble \u2018de la ne, ANDREW: mon.vieux,.la télépathie.; 8 \u2014 La sélépathie, Alors, Cen a tout lair puisque je te parlé de ma.ANDREW: \u2014 Tu as dés enfants ?PIERRE: \u2014 Deux ANDREW: \u2014 Garçon et fille ?me PIERRE: \u2014 Oui.ANDREW: \u2014 Parfait.Et les p affaires ?PIERRE: \u2014 Bien médiotires.ANDREW: \u2014 Ca, c\u2019est moins \u2026 PIERRE: \u2014 Oui.(agressif) ais, dis donc, il me semble que tn interrogatoire que tu- me © fois subir; Serais-tu devenu dé- in teclive par hasard ?Ce serait a- \u201c\u2019Muüsant comme contraste après ta derrière passée.ANDREW: \u2014 (sans avoir T'air de saisir) Rassure-toi, je n\u2019en ©.suis pag encore là, Je te demande : © des rénseignements sur ta vie parce due je suis content de te revoir, C\u2019est tout naturel, il me - semble.À présent, c\u2019est à ton tour de me questionner.Vas-y, mon.cher, | PIERRE: \u2014 (il parle les dents don serrées, la gorge contractée) Je m\u2019ai rien à te demander.J\u2019aurai, par exemple, certaines choses à- te dire, tout à l'heure, quand tu - auras fini de parler.Mais je préfère te laisser aller jusqu\u2019au - bout de ta salive auparavant.À- lors, tu es prévenu.si tu as encore quelque chose à raconter, vas-y, c\u2019est le temps, parce que quand ce sera mon tour, th n\u2019auras ni la chance ni le goût de m'\u2019interrompre, ANDREW : \u2014 (imperturbable) Tu as \u2018raison, Plerre, je suis tout a fait de ton avis.Je n'ai plus rien à te demander, mais j'ai encore quelque chose à te raconter.FIERRE: \u2014 Je técouté.ANDREW; \u2014 Je ne tennuierai pas avec des détails inutiles, je te le promets, D'abord, il faut que je te dise ce que j'ai fais depuis le soir de notre séparation, il y aura douze ans demain.Tu t'en souviens, n'est-ce pas ?PIERRE; \u2014 (éclatant presque) Oui, je m\u2019en souviens.Ma mémoire vaut la tienne, je t\u2019assure.ANDREW: Je le savais.(continuant) Je me suis donc rendu au Colorado, comme tu te Ërap- pelles, Pendant deux ans, jy ai végété à la recherche d\u2019une mine d\u2019or introuvable.Cependant; sur un \u201cplacer\u201d, j'avais réussi à amasser un petit magot de -pous- sière d\u2019or qui commençait à prendre des proportions respectables lorsqu\u2019une nuit, il m\u2019a été dérobé Dar un de mes associés ! PIERRE: \u2014 (cynique et sinistre) Tiens, GA, arrive donc encore.|.ces choses-là ?ANDREW: \u2014 (sans broncher) Ca m\u2019a dégoûté du Colorado.Alors, j'ai tilé dans TAlaska où j'ai gaspillé un peu plus de trois ans pour rien, ou presque.PIERRE: \u2014 Ca manque donc de voleurs dans ce pays là ?Je comprends que tu aies trouvé ce .la inhabitable, a.ANDREW: \u2014 Je m'en suis done - Yl revenu.à petites journées vers le Canada et je me suis trouvé un beau matin- en pléin - district minier du nord d\u2019Ontario.Jal re pris courage et je suis redevenu prospecteur.Je \u201ct\u2019assure que jai prospecté et reprospeété dañs Ontario et de de l'a ê de: 16° frontière,\u201d dans .PIERRE; \u2014 Comment est.toi?Andrew ?.C'est toi\u2018?Pierre li : ble).Comment \u201cdis-tu: ca ?.tête) :Quol: ! PIERRE: \u2014 De plus : en: \u2018charmant.\u2019 ii ANDREW: ~-: (il Ouvre sa mpl \u201clet en tire un objet qu'il\u2019 tend A i Pierre) Pierre, Teconnals-tu aa PIERRE: \u2014 Comment ! Mals c\u2019est mon pot à tabac: que tu as\u2019, ANDREW: \u2014 Oui cest ton pot à'tabac que j'ai emporté: PIERRE: \u2014 \u201c(d'un ANDREW: \u2014 (toujours calme).Que j'ai emporté avec les deux.cents dollars .qu\u2019il renfenmait.son\u201d \u2018double: couvercle, ; me tu l\u2019as exigé de moi.PIERRE: \u2014 (il il éclate, à tues dis\u201d due Tai exis R .dre \"mais pas, tu fout.wali) Moi, j'ai pu, faire cela ?.ANDREW: \u2014 paroles : : \u2018Mon drew, je t'ordonne de prendre cet arch Tu \u2018en as plus, besoin: rte aussi Te pot à tabac, en souvenir de moi ef de notre belle amitié\u201d.Voila ve que tu mas dit, \u201city aura douzé \u2018ang demain soir, PIERRE : (ébranlé cette fois) Et iu m'aifirmes sur Phone neur qué j'ai bienvdit cela ?ANDREW: \u2014 (solennel).vieux Pierre, je te le jure, ; PIERRE: \u2014 (comprenant tout, sa colère tombée) Dans ce cas là, pardon, mon: cher Andrew, par- ANDREW: \u2014 Mais je n\u2019ai rien à te pardonner, mon \u201cpauvre toi Tu as pensé ce que j'aurais pensé à ta place.Voilà tout.Alors, c\u2019esl oublié, tout\u2018 à fait oublié ?PIERRE: \u2014 (chaleureux) C\u2019est oublié à jamais.Encore une fois, pardon.Ah-! que je suis content de te revoir, Andrew, que je suis content ! ANDREW: \u2014 Et\" moi donc ?Mais je n\u2019ai pas tout à-fait fini Un instant encoré.Regarde-le bien, ton pot a tabac.Trouves-tu que j\u2019en ai eu bien soin ?: PIERRE: \u2014 Ma foi, on dirail que c\u2019est hier soir que je te l'ai donné.T'u las certainement bien traité.ANDREW: \u2014 - Mais ce n\u2019est pas tout, Ouvre-le, sapristi, ouvre-le, pour voir si l\u2019intérieur s\u2019est aussi bien conservé que l\u2019extérieur, PIERRE : \u2014 (soulevant le couvercle) Oh 1 Je bon tabac anglais Quel arôme ! Quelle couleur! Du vrai miel pour la- pipe.ANDREW: \u2014 Tu-ne penses tout de même pas, qu\u2019après douze ans, j'étais pour te le rapporter reme pli de scitre de bois ?PIERRE: \u2014 Ah ! tu veux que je.ANDREW: \u201cMais comment donc ! Bien entendu, je veux que tu le reprennês, ton\" vieux pot tabac.J'ai-même fai tout ce voyage expres pour:ie le rendre.(Suite a la: page 11) EXPOSITIONS concernant Fnygièue i l'UNIVERS ENTIER.\u2018 _ TONIQUE - des Frères - Miaristes SOLUTION E BIPHOS- _.PHATE DE CHAUX) i dement.Emplogé avec suocis depuis plus 5 Oans \u2014 contre | da.-débilité nerveuse \u2014 mala- Co.tonique vous re nfcrcira rapl- cerveau \u2014 Pee ment mérité des Médailles dor al X $1.00 \"8 MONTRES CYMA\" distribuées énaque semaine, ro 5 a oie, rer , PM, u poste ne | iB RET sie HR à SBA E ee God # sel i ve écéat a Re ee: NOEL Quand sa provision fut complè- ve, sa robe débordante, ses bras hien chargés; alors, toutes grandes l'ange ouvrit ses ailes, et, silencieux, au travers des calmes infi- Nnis, descendit vers la terre.C'était Ia nuit de Noël Mais, dans l\u2019azur sombre, l'an- &e n'hésite pas: comme un voyageur qui suit une route connue H descend ., descend., les ailes droites, frémiissantes, laissant au- dessus de lui une longue traînée lumineuse.Voici déjà la terre.masse noire, presque sinistre, qui roule dans les espaces, accrochant de ci, de là, un peu de lumière sidérale au clapotis de ses océans.Et l'ange s'arrêta.planant, les ailes maintenant ouvertes, au- dessus de notre pauvre planète.La terre tournait d\u2019un mouvement énorme dans les airs, avec ce bruit vertigineux que ferait un navire fantastique, qui évoluerait au travers des flots .Bientôt les différents continents apparurent.Yes mers., les montagnes., les plaines.L'Amérique passa ; bougea pas.L\u2019Afrique.l'Océanie pointèrent à l\u2019horizon ; et l\u2019ange, immo- pales n\u2019euf pas un battement d\u2019ai- os.L\u2019Asie arriva avec ses vieux souvenirs, ses terres légendaires, ses monuments usés au frottement de, siècles., l'ange ne fit pas us mouvement, L'Europe se dessina dans le sombre de la nuit.l'ange devint alientif Et quand la France apparut au- dessous de lui, avec la supplication de ses églises, la prière de ses fJèches, la piété de ses pèlerinages.la foi de ses couvents; quand il vit Chartres, La Salette, Fourvière, Lourdes, le Sacré-Coeur., No- tre-Dame, alors l'ange releva ses et l'ange ne ailes et doucement, comme par une douce et séculaire habitude descendit sur le pays ensommeillé.+k + C'était Pheure où les enfants parlent avec leurs anges.X'heure de la nuit, grave et sereine Le messager céleste, les mains pleines des bénédictions d'au delà, passa sur tous les berceaux sans en oublier un seul.M vit les chérubins aimés qui reposaient sous le crucifix d\u2019ivoire à l\u2019ombre de la chaude tendresse maternelle.Il en vit d\u2019autres qui, dans leur pauvre petit corps d\u2019un jour, por- NOIR taient déjà la flétrissure de tout un passé.hosties inconscientes des solidarités humaines.Il en trouva beaucoup devant lesquels il s\u2019agenouilla, comme, aux jours de l\u2019Incarnation, ses frères et lui s\u2019étaient prosternés devant Jésus-Enfant.Et lorsqu'il se penchait sur leurs fronts et les effleurait de ses lèvres célestes, les enfants souriaient en tendant les deux bras.Et l'ange, au pied des petits lits, déposait ses présents mystiques : \u201cSois fort ! disait-il à l\u2019homme de demain et sois croyant!.\u201c.Sois douce., sois pure !.toi qui portes le nom de la Vierge Marie !.\u201c,.Sois courageuse et bonne, disait-il à la fille du pauvre Sois le rayon de soleil de ton humble foyer .\u201d Et, avec les enfants l\u2019ange bénissait les parents.A A =: Mais la nuit est à peine commencée, ses provisions complètes encore, et déjà tous les berceaux sont bénis, toutes les familles visitées ; Alors, l\u2019ange eut un mouvement d\u2019effroi et regarda longuement la France d\u2019un oeil étonné.Devant lui, dans la nuit sombre se massaient maintenant, en profondeurs sinistres, d\u2019innombrables rangées de berceaux vides.Les petits lits d\u2019autrefois pourrissaient aujourd'hui dans les greniers .Tout en France s\u2019était rapetissé., ratatiné.: les appartements., les tables Et, aux portes des maisons, des concierges veillaient sur les sommeils égoites: \u201cNi chiens, ni enfants! 7 6 Ni enfants .?répète J'ange, pendant que deux larmes viennent perler .u bord de ses grand yeux obscurcis Pauvre et beau pays! .\u201d Et, de nouveau l\u2019ange regarde la longue file des berceaux vides qui, de famille en famille, s'alignznt comme de béants cercueils.\u2018\u201cCercueils d\u2019enfants.cercueils d\u2019avenir!.Je n\u2019ai plus grand chose à faire ici., à moins que on\u201d Et ouvrant ses grandes ailes blanches au souffle des nuits, l\u2019ange disparut dans l\u2019immensité, lentement, et comme à regret, vers d\u2019autres horizons.Depuis ce jour, la France n'est plus bénie la première.Pierre L\u2019ERMITE.LA VIERGE A LA CRECHE presque -le budget.\u2018mander mieux : \u201cme honnête, aimable pour tout ., les coeurs*, \u2014 Contes de Noël \u2014 LE NOEL DE LOUISE IT y avait grande animation ce jour-là chez les Durant.C\u2019est que c\u2019était la veille de Noël et les enfants se préparaient gaiement à la grande fête de demain; c\u2019était cependant double fête pour eux car c\u2019était aussi le lendemain ue devraient avoir lieu les tançailles de la grande fille, Louise.Celle-ci, jolie petite blonde de vingt-deux ans, l\u2019ai- née d\u2019une famille de dix enfants, allait, venait, voyait à tout avec la maman et les soeurs cadettes pour préparer le grand jour.De temps en temps , la maman demandait: \u201cTu es heureuse, n\u2019est-ce pas ma Louise ?\u201d Et Louise répondait toujours en souriant : \u201cMais oui, maman, je suis heureuse, Bernard est si bon !\u201d Et la maman rassurée continuait à faire l'éloge de son futur gendre : \u201cC\u2019est vrai, Bernard est si bon et.il est à l'aise, ce qui n\u2019est pas à dédaigner, mais surtout il t'aime tant Louisette.\u201d La famille Durant n\u2019était pas riche.On vivait assez bien mais la maman devait faire des prodiges d'économie pour administrer C\u2019est que la famille était grande et le salaire du pa- - pa bien petit.Aussi Bernard F., le fiancé de Louise, avait Été reçu à bras ouverts, C\u2019est vrai qu\u2019on le trouvait un peu âgé, (il avait trente-cing ans) mais à part de cela, on me youvait dec'était vv hom- le monde et il avait une situation assez brillante : c\u2019était le fils unique d\u2019un riche commerçant, et ce dernier qui commençait à se faire vieux lui avait pour ainsi dire confié son commerce.Bernard avait fait beaucoup pour la famille Durant.Il les avait comblés de cadeaux et avait même placé le jeune frère de Louise dans son établissement.Le papa et la maman de Louise l'estimaient beaucoup et les enfants en raffolaient : il était si gentil pour eux, il avait toujours quelque agréable surprise à leur faire.Louise lui était bien reconnaissante pour la joie qu\u2019il apportait à sa famille et l\u2019estimait: elle l\u2019aurait même peut-être aimé, mais: il y avait Jean-Pierre., \u2014_ 0 \u2014 EAN-Pierre, c'était un jeune médecin que Louise avait connu alors qu'il était étudiant.Ils \u2018étaient fous l\u2019un de l\u2019autre.Ils s\u2019étaient juré un amour éternel, mais lorsque Jean- Pierre obtint son diplôme de .médecin, il partit pour s\u2019établir Dans ses langes blancs, fraîchement consus, La Vierge berçait son Enfant Jésus.Lui, gazouillait comme un nid de mésanges.Elle le berçait et chantait tout bas Ce que nous chantons à nos petits anges.Mais l'Enfant Jésus ne s\u2019endormait pas.Etonné, ravi de ce qu\u2019il entend, Il rit dans sa crèche, et s\u2019en va chantant Comme un saint lévite et comme un chortste; Il bat la mesure avec ses deux bras, Et la Sainte Vierge est triste, bien triste, De voir son Jésus qui ne s'endort pas.\u201c Doux Jésus, lui dit la mère en tremblant, \u201c Dormez, mon agneau, mon tel agneau blanc \u201c Dormez; il est tard, la lampe est éteinte.\u201cVotre front est rouge et vos membres las; \u201c Dormez, mon amour, et dormez sans crainte.\u201d Mais l'Enfant Jésus ne s\u2019endormit pas.\u201cIl fait froid, le vent souffle, point de feu.\u201c Dormez, mon agneau, mon bel agneau blanc \u201c* C\u2019est la nuit d\u2019amour des chastes épouses; \u201cVite, ami, cachons ces yeux sous nos draps, \u201c Les étoiles d\u2019or en seraient jalouses.\u201d Mais l\u2019Enfant Jésus ne s\u2019endormait pas.\u201cSi quelques instants vous vous endormiez, \u201c* Les songes viendraient, \u201c Et feraient leurs nids sous vos deux paupières, \u201cIls viendront, dormez, Inutiles chants et vaines prières, Le petit Jésus ne s\u2019endormait pas.~~ Le petit Jésus ne s\u2019endormait pas.: Et Marie alors, le regard voilé, Pencha sur son fils un front désolé; \u201c Vous ne dormez pas, votre mère pleure, \u201c Votre mère pleure, à mon bel ami!\u201d De larmes coulaient de ses yeux; sur l'heure, Le petit Jésus s\u2019était endormi, (Berceuse mise en musique par Missa) ADNAN en sol de ramiers, doux Jésus.\u201d \u2014\u2019 Hélas! Alphonse DAUDET.& ~~ AA AAA, dans VAbitibi il ne .rester en ville où la profession est encombrée.IL décida donc de partir pour ce Centre nouveau, riche en promesses.On se sépa- \u201cra avec bien des larmes, des baisers et de tendres promesses.\u201cDans deux ans, j'aurai fait.fortune, je viendrai te chercher et tu seras ma petite femme\u201d, avait dit Jean-Pierre, .Il y avait de cela plus de deux ans, La premiére année, le jeune médecin avait écrit lettres sur lettres à Louise protestant de son amour.Puis, peu à peu les lettres s\u2019étaient faites plus rares, et, depuis six mois, aucune nouvelle.Louise en avait eu Un grand chagrin car elle aimait beaucoup Jean-Pierre.Elle se disait dans sa peine : \u201cIl m\u2019a oubliée.J'étais bien folle de penser qu\u2019il s'attacherait pour toujours à une petite fille comme moi.\u201d Puis Bernard avait commencé à venir à la maison.IL semblait aimer Louise \u2018 follement.Il lui proposa \u2018done le mariage, Louise.qui pensait toujours à son Jean- Pierre lui parla du jeune médecin, mais Bernard lui dit qu\u2019elle se comsolerait facilement et que ce n\u2019était qu'un chagrin de petite fille qu\u2019elle oublierait bien vite.Elle se laissa convaincre.Bernard avait tant.fait pour sa famille.I était si bon, il ne pouvait certainement faire autrement que de la rendre heureuse.Louise avait rêvé autre chose, mais, par reconnaissance pour Berndrd et surtout pour ne pas cduser un cruel désappointement à sa famille, elle accepta et essaya d'oublier Jean-Pierre, | pouvait Cependant, à mesure que le jour des fiançailles approchait, elle regrettait d'avoir donné son consentement.Il lui était impossible d\u2019oublier son premier amour.Elle se disait: \u201cOh! Si Jean-Pierre était ici, il me semble que tout s'arrangerait facilement\u2019.Et ce matin, veille de la belle fête de Noël, La petite fiancée s'était dit qu\u2019elle aurait des nouvelles de Jean-Pierre dans la journée.Alors elle pria avec une grande ferveur l\u2019En- fant-Jésus et la Ste-Vierge Mu- rie de lui obtenir cette grâce.Elle décida de réciter les \u201cMille Ave\u201d à cette intention.Toute la journée, sans rien faire voir, en vaquant aux préparatifs du lendemain, elle récitait ses \u201cAve,\u201d convaincue qu\u2019elle serait exaucée.jamais je ne pourrais réussir à gagner assez d'argent pour pouvoir me marier et te faire vivre convenablement.Je suis venu bien prêt de revenir à Québec, mais je me dis que ce ne serait pas mieux là et j\u2019étais trop fier pour revenir plus pauvre que je m'étais parti alors que je m'états vanté que j'allais chercher fortune.C\u2019est alors que je pensai que ce serait un crime de continuer à correspondre avec toi et de te.nouer ainsi à des espérances inu- titles et de te faire perdre ton avenir.\u201d \u2014\u201cOh! Jean-Pierre, tu aurais dû me conter toutes tes misères.Je t\u2019aurais encouragé.\u201d \u2014\u201cC\u2019est justement ce que je ne voulais pas.Tu te serais attachée à moi par pitié et tu n'au- LA journée.passait rupide- ment et Louise n\u2019avait encore aucune nouvelle, On arriva vite à l'heure du souper qui fut très gai avec les rires et les propos des petits frères et petites soeurs souhaitant que le petit Jésus leur apporte, l\u2019un, \u2018une belle automobile qui marche toute seule, l\u2019autre une jolie poupée qui dort, un traîneau, un train électrique, etc, etc.Et un peu plus tard, la maman alla les coucher leur disant de dormir bien vite car le petit Jésus ne récompense que les bons.petits enfants.Alors Louise alla dans sa chambre et là elle se mit à genoux devant une statue de la Vierge Marie et elle termina ses \u201cAve\u201d avec ferveur.Lorsqu'elle eut fini sa prière, elle se leva, plus courageuse, bien décidée à rendre la parole à Bernard, lui disant qu\u2019elle ne pourrait l\u2019aimer.Elle attendrait Jean-Pierre ou elle ne se marierait pas.Tout à coup, un coup de sonnette la tira de sa rêverie.Elle alla ouvrir la porte.Puis ce ne furent que deux cris de joie : \u201cJean-Pierre I\u201d \u2014 \u201cLouise !\u201d Et ils se jeterent dans les bras l\u2019un de l\u2019autre riant et pleurant a la fois.Le premier moment d\u2019émotion passé, Jean-Pierre vint s\u2019asseoir tout près dé Louise et là il lui it : : \u2014\u201cOh ! Louise, que je suis content de te trouver, J'uvais si peur d'arriver trop tard.Que tu as dû mé trouver sans coeur et | méchant ! Tout ce que je souhaite c\u2019est que tu me pardonnes mon silence.\u2014\u201cLes premiers temps que je fus en Abitibi, tout alla assez bien : J'étais courageux, plein d'ardeur au travail.Je trouvais que les commencements étaient.pas mal durs, mais je me disais : Ce n\u2019est que le commencement, cela va revenir.Ma clientéle était assez grande mais hélas.! je travaillais pour rien: je -m\u2019allais.que chez de pauvres gens qui ne paient pas.J\u2019étais heureux de rendre service, cependant je -pensais à toi, Louise, et je me disais que vrais jamais pu réaliser tes espé-' rances.J\u2019espaçai donc peu à peu .mes lettres me disant qu'\u2019ainsi le - coup serait moins dur pour tot Puis tout alla de plus en plus mal.Je me décourageai et n\u2019eus plus aucune ardeur au travail.' Pour comble de malheur, je cons tractai une pneumonie en allant ' soigner mes clients.Je fus très malade.Le bon docteur Z.me soigna avec un dévouement in-' comparable.Ma convalescence fut très longue surtout à cause de\u2019 mon manque d'énergie.C\u2019est ! alors que je cessai complètement .de t'écrire, convaincu qu\u2019il valait, mieux que tu m'oublies et m\u2019efforçant moi-même de ne plus peny., ser à toi.Mais ce m'était impossi= |, ble; toujours, je revoyais.ta chè- .re image devant mes yeux.; \u201cIl y a deux mois, le bon docteur qui m'a soigné me confia sa clientele me disant qu\u2019il se fai- .sait vieux et qu\u2019il voulait prendre sa retraite.Depuis ce temps, je travaille fort et mes affaires vont de mieux en mieux.J'ai repris courage à la vie et j'ai pensé que \u2018tu voudrais peut-être encore de moi.Louise, si tu m\u2019ai- Mes encore, nous nous marierons - au printemps.\u201d \u2014Oh! Jean-Pierre, comment: Peux-tu en douter?Je t'ai attendu avec tant d'espoir.Si ty sa vais comme j'ai prié pour qué \u2018 tu reviennes.\u201d (Suite à la page 11) MONTRE Gratis ! Pour la vente de 24 bouteilles de parfum de luxe, de .05 à .15 cents Aussi : Kodak , vaisselle, lerie.Coutel- Chapelet et autres cadeaux pour Garçons.et Filles, Demandez notre catalogue Novel Art.Co., Regd.8, Edifice Bédard, Québec.SUPPLEMENT. MTMOZ MU à C'était, it y a bien longtemps, wn village dans un petit pays qui \u201cappelle le Tyrol.Tous les villageois étaient ri- :hes.bien habillés et avaient ou- lié le Bon Dieu.La veille de Noël, cette année- ts.tout le monde avait préparé un Noël s'est conservée.En quelques endroits, on garnit (SAN ESS LA LEGENDE DE LA CHANDELLE sont allés à l'église pour le prier.Le voyageur frappe.La mai- tresse de la maison vient lui ouvrir, \u2014 Pouvez-vous loger pour le reste de la nuit.trois pauvres voyageurs ?Notre petit enfant a froid et sa mère est bien fatiguée! \u2014Entrez, pauvres gens, nous aurons bien de la place pour vous.La voyageuse était jeune et malgré ses traits fatigués, était très belle.Elle s'assit tenant son enfant entre ses bras.Charles et Rose s'étaient approchés du ébé maintenant endormi et admiraient ses menottes roses, ses cheveux bouclés, Ils n'osaient :é toucher.de peur de l'éveiller, \u2014Venez partager notre repas.bonnes gens.Notre table n'est pas SORE 357.PB La vieille coutume d'illuminer les fenêtres des maisons le soir de même l'extérieur des maisons de petites lumières coloriées qui jettent une note gaie dans la nuit sombre.L : : ; tenez un prompt soulagement en de hacher.20 livres pour $2.50, I.lovan: | le moder- a.b.St-Romuald.Adressez: employant notre méthode moder Rival ne.Point d\u2019élastia de \u20ac } , $ / .l\u2019élastiques, de cour- Cigar Tobacco Co.Reg'd.26 St- roies ou d'acier.Ecrivez à SMI\" 1 Romuald, Qué, MANUFACTURING COMPANY, Dept.220, PRESTON, Ont, LINGERIE Agents demandés Vendeuses demandées Pièces à couvre-pieds (couvre- - lits) ou lisières de tapis.5 Ibs .60 Vendeuses exclusives demandées sous.Poste supplémentaire.Grand dans chaque comté de la province assortiment en mains.Riegler\u2019s le Québec.Ligne eomplète de pra- 282 Armadale.Toronto, Ont, duits de beauté français.Propoct- tion intéressante.Faites-vous de l\u2019argent pour les fêtes, Ecrire : Raprimé aux ateliers de l'\" Action 3 .v : Catholique \u201d, 3, Boulevard Chatest, Ville Andrée David, 1900 Blvd St.Québec.Joseph Est, Mootréal, FUELS SPA PL AE SE AVIA EA PV SW I A FLEE EAE VA I IY IMI EWA I A RA VA PV A PC BEVIN NAVIN ENA VP WN DT GRATIS Offre extrpordinalre aux te Montréal.49 cts.Le stylo moderne léger en bambou à remplissage automatique, muni de l\u2019incomparable pointe ambréo indestructible.Fan AR PE me crayon automatique avec chaque PLUME Professionnels, d\u2019affaires, Professeurs, Kicotiers etc, résidants en dehors un Siglo moderme EXCELL à titre l'introduction au prix incroyablement bas (ce seulement EXCELL YALABLE en DECEMBRE SEULEMENT Hommes couvre pointe attache en nicked bande réservoir en bambon bague de sureté alles urejourdhut uvec gron tube en caoutchous Vous vacearer une omc succlon automatique EXGEBb «ves wagon GRATUIT.Adresses vis double Les pointe (stylo) ambrée Traportatiions Julien 1135, rus Bgentealm, Monézéad SUPPLEMENT Page 1} L\u2019ACTUALITE PAR L\u2019IMAGE A 3 de de de ede Te dhe ke sk dk dk dk dk ok ok ke ke sk sk ke sk dk sie ke de dk dk ke ke esi se ke dk dk ke kok kok IF VALISE GRATIS \u2014 DEVENEZ INDEPENDANT \u2014 FAITES DE L\u2019ARGENT en détaillant plus de 200 produits domestiques garantis.AUCUN RISQUE.Clientèle stable.Travail à l'année.De; I centaines sont établis dans .commerce régulier et font i gros revenus.POURQUOI PAS VOUS ?A.Plourde, A- bitibl, a commandé valeur de $171.35 en Z semaines: Mlle Clark, $306 \u2014 Commencez IMMEDIATEMENT; profitez du commerce des Fêtes.Écrivez AUJOURD'HUI pour détails complets GRATIS, BPs \u201crt ain (Copyright 1937, NEA S-rvus du à COMPAGNIE JITO LIMITEE, Dept, 31, Na Les jumelles Dionne ont appris LL _ 1031 Dorchester est, Montréal | ie ses an jeu très nouveau et très in- - 2 oo # app téressant pour elles: le football oo que avec quelques variations, natu- in rellement, Voici l\u2019alignement de gauche a droite: Emilie, Cécile.À que Marie, Amnette et Yvonne.} E ell Cell 9 san: : 7 me TTT 7 TE __ - YO | nah voir ANNIVERSAIRE DE LA 1.; MARCHE SUR ROME AS Photo de quelques 100,000 fascistes de | qui envahirent le forum Musso- tm limi 3 Rome, pour célébrer le vee | quinzième anniversaire de la eff marche sur Rome des troupes fascistes Vens poi whe Fig Mes -< ! DT TT 7 Fon PT TT TES foin Fon len VINGT-CINQUIEME ANNI VERSAIRE DE FONDATION | | ni i sons ONE) d'apn , \u2018 veu 3 os | \"Tan ; \u201cNd qd ae \u2018our ! leur | STH i Fun oii CM sd \\ cn ; | Katherine HEPBURN est devenue 205 Ld une des actrices du cinéma amé- D0 i | ricain les plus appréciées, grâ- SHIM ' ce, non à sa beauté, mais à sa duenl personnalité vraiment remar- | quable, hr et 8 oder du el] soude Nous | de fan que Nos fy, mosph Pa qui fu choses 01 Llane Fondéz en 1917, la maison Daoust & Fils Limitée, 3699, rue Ste-Catherine Est, coin Nicolet, Montréal célèbre cette fantôn année son Z5ième anniversaire et à celte occasion monsieur J.-Arthur Daoust le président ainsi que son fils Re monsieur Roméo Daousi, le secrétaire-trésorier ont complètement renové l\u2019extérieur et l\u2019intérieur de leur ma- fre te gasim et de ce fait ont doté la partie est de Montréal de la bijouterie la plus moderne au Canada, sème.5 se Page 12 SUPPLEMENT N "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.