L'écho de Saint-Justin, 1 décembre 1940, vendredi 27 décembre 1940
[" otre s'en œ toot de J Fi Ey A > ae hd By ST - JUSTIN VENDREDI, 27 DÉC.1940.Vol.XX NO 8.Rédigé en oe collaboration A Canada: $1.00 er = E.-Unis: $1.50 Rédaction el admi- = nistration: g Saint-Justin, \u2014\u2014\u2014\u2014W.-H.Gagné & Fils: Editeurs - Props.\u2014 0 \u2014 £08 boeux.ERE LER DRE BE RE BEE Rane Abonnement : .Co.Maski é.Journal Hebdomadaire \"| mr ae À ses abonnés, À ses annonceurs, À ses correspondants, À tous ses amis, L'\u201cECHO de SAINT-JUSTIN\u201d redit les voeux traditionnels de \u201cBonne et Heureuse Année\u201d \u20ac & La Bénédiction Paternelle 9 9» Sous des rites qui différaient, souvent, d\u2019une paroisse à l\u2019autre, la bénédiction paternelle faisait, autrefois, partie obligatoire de nos traditions du jour de I\u2019An.\u201cNos pieux aïeux l\u2019avaient emportée du bon pays de France, avec leur foi robuste et inspiratrice de toute la vie.À nos pères, ils l\u2019avaient transmise, comme un gage sacré de paix pour leur foyer et de bonheur pour leur descendance.\u201d (Mgr Forget).LE GESTE .| En certains foyers, le cérémonial était des plus simples.Dès leur réveil, les enfants venaient, l\u2019un après l\u2019autre, se mettre, aux genoux de leur père, et disaient: \u201cPapa, voulez-vous me donner votre bénédiction?\u201d A quoi le père répondait, en traçant un petit signe de croix sur le front incliné: \u201cQue le petit Jésus te bénisse, mon petit garçon, ma petite fille!\u201d Sous d\u2019autres toits, la cérémonie revêtait un caractère de plus grande solennité.Avant le repas de famille, l\u2019aîné des enfants, au nom de ses frères et soeurs, prosternés avec lui, implorait la bénédiction paternelle.Et le père, debout, levait lentement les mains vers le ciel, les abaissait ensuite sur sa famille, disanf{ avec émotion: \u201cMes enfants, que le bon Dieu daigne vous bénir, comme je vous bénis moi-même, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.Ainsi-soit-iP\u201d La scène pouvait recommencer plusieurs fois, le même jour; pour autant, elle n\u2019en devenait pas banale.Le jeune époux bénissait son fils premier-né encore porté, dans les bras de sa mère, ou la petite famille grandissant chaque année qui, déjà, de ses joyeux babillages, donnait à son foyer un air de nid d\u2019oiseaux, au printemps.Puis, l\u2019on partait, dans la \u201ccatriole\u201d, vers la demeure ancestrale où le père, l\u2019aïeul répétaient, à tour de rôle, sur leurs fils et leurs petits-fils réunis, le geste patriarchal et chré- lien de la bénédiction paternelle.J , .Le froid, la neige, les tempétes, les distances: rien n\u2019empé- chait le retour au foyer de tous ces grands enfants, séparés de leur père par les nécessités de la vit.Il fallait être bien loin du toit familial pour se priver, en ce jour, du doux bienfait de la bénédiction de son père! .Les dignités elles-mêmes ne dispensaient pas de ce rite.Le premier janvier, 1842, la petite paroisse de Saint-Michel-de-Belle- chasse vit arriver, à l\u2019heure de la grand\u2019messe, l\u2019honorable Au- gustin-Norbert Morin, avocat, publiciste, homme d\u2019Etat, magis trat, fondateur de \u201cLa Minerve\u201d, député de Bellechasse, puis de Nicolet.Au milieu de la foule, massée sous les portiques de l\u2019église, il chercha son vieux père, enleva devant hui sa coiffure, sans respect humain, se mit a genoux, dans la neige, et lui demanda sa bénédiction., Pourquoi faut-il que cette \u201cémouvante et très pieuse pra- que\u201d (Mgr Forget)» of chère à nos aïeux, tende à disparaître \u20ac nos habitudes de vie EP rs gardent lfâme d\u2019un peuple, en le rattachant à la pureté de ses origines.Pour que le Canada français garde son âme, remetions en honneur, fà où elle est tombée en désuétude, la belle coutume de la bénédiction du jour de PAn! SA SIGNIFICATION .! C\u2019est un geste si chrétien, si significatif ! C\u2019est, de la part du père qui bénit, l\u2019exercice d\u2019une sorte de sacerdoce qu\u2019il partage, en quelque sorte, avec les prêtres: \u201cReprésentants de Dieu, auprès de leurs enfants, participants de Pautorité divine, les pères exercent en quelque sorie, dans leur foyer, un sacerdoce royal, \u201cregale sacerdotium\u201d (1 Petr.11, 9), comme le rappelait saint Pierre aux pères chrétiens de son temps\u201d.(Mgr Forget).\u201cElle renferme mieux qu\u2019un souhait humain: elle est une véritable et solennelle prière, que ne peut pas entendre, ni exaucer Notre Père qui est aux Cieux.Sur les deux ou trois générations qui, au matin du jour de l\u2019An, se jettent, aux genoux de l\u2019aïeul, et le prient de les bénir au nom du Bon Dieu, le ciel s\u2019ouvre et les grâces célestes tombent comme une pluie bienfaisante\u201d (Mgr Forget).\u201cRespeclueusement prosternés, aux pieds de nos parents, a écrit Mgr Bruchési, nous leur demandions de nous bénir.Et nous sentions comme une grâce céleste descendre, en nos coeurs, pendant que leurs mains chéries passaieni, sur nos têtes\u201d (Mgr Bruchési).La bénédiction paternelle, c*est le gage du règne de Dieu, sur un foyer: \u201cDans une maison où l\u2019année commence par des bénédictions, il y a tout lieu d\u2019espérer que le bon Dieu règnera longtemps: la religion peut toujours compter sur le coeur d\u2019un père qui sait bénir et sur le coeur des enfants qui savent se pencher sous la main paternelle\u201d.(Mgr Emard).\u201cLe Saint-Esprit l\u2019affirme: La hénédiction du père est l\u2019affermissement de la maison de ses fils (Eccli.III, 11).Les patriarches de l\u2019Ancien Testament, en bénissant leur postérité, lui transmettaient un incomparable héritage: le privilège de donner naissance au Messie.Dans le christianisme, les enfants bénis par leurs parents reçoivent une grâce plus grande encord et toute personnelle, celle d\u2019être les dignes fils de Dieu, les frères de Jé- sus-Christ, ses cohéritiers à un royaume plus beau et plus durable que celui de David\u201d (Mgr Forget ).° La bénédiction paternelle du jour de l\u2019An, geste si plein de signification, est donc une tradition sacrée qu\u2019il faut maintenir ou rétablir.\u201cII n\u2019y a rien de triste au monde, a dit Byron, comme de n\u2019avoir, ici-bas, personne qui nous bénisse et personne à bénir\u201d.Parents chrétiens, pour que votre jour de l\u2019An garde la figure si saintement joyeuse, si joyeusement sainte que lui ont donnée vos ancêtres, vous bénirez vos enfants.Et vous, enfants, en cette aurore de l\u2019An nouveau, suivant les traditions ancestrales, vous inclinerez vos têtes, sous la main bénissante de vos parents, prêtres de vos foyers.Jean-Marie BEGIN, \u20ac 88 T. Page 2 L'ECHO DE SAINT-JUSTIN JOURNAL HESDOMADAIRE W.-H.GAGNE & FILS St-Justin, Qué.Editeurs-Propriétaires, Tél.21 entier.§ sabilité de leurs auteurs.dresser à nos bureaux.Le prix de l'abonnement est de $1.00 par année pour le Canada et $1.50 pour les Etats-Unis.\u2014 Toute année commençée est due vn Conformément à la tradition et dans l'intérêt d\u2019une juste liberté, il est entendu que les articles de l\u2019Echo sont publiés sous la respon- Pour le tarif des annonces.impressions, etc., on voudra bien s\u2019a- UN CANADIEN EN HAÏTI Le Rév.Père L.Ph.Barrette, Montfortain Le Frére Coadjuteur.En pays de mission, le Frère Coadjuteur est l'auxiliaire, le collaborateur des Pères, Récemment, un missionnaire écrivait: \u2018Si j'avais eu un Frère avec moi deux ans plus tôt, J'aurais actuellement 2,000 chrétiens de plus\u2019 Le missionnaire doit construire de ses mains églises, chapelles, presbytère, écoles, dispensaires; il doit lui-même voir à l\u2019entretien, aux réparations.La moitié de son temps est consacré à sités qui les ob- VA-TRO-NOL struent.Jouissez du soulagement qu\u2019il apporte.Votre choix parmi ques primes telles que: set de Toilette, 150 magnifi- Montre, Projecteur, Musique, Missel, Marmite, Coutellerie, Nappe, Robe, Tablier, etc.Gagnez une ou plusieurs de ces belles prl- mes en vendant nos graines de jardin à 6\u20ac le paquet.J Demandez 50 paquets pour vendre ou notre catalogue.LUNION pes JARDINIERS I RUE VICTORIA LEVIS P.O.tionale a autorisé le paiement anticipé des soldats et allocations à tous les officiers et soldats de l'Armée active du Canada afin que ceux-ci reçoivent leur argent avant Noël.Le versement sera effectué le 20 décembre et les intéressés ont été payés pour le mois entier.On n\u2019acceptera plus de cadets a Kingston.Il n'y aura pas d'autre classe de cadets-gentilshommes au Collège militaire royal de Kingston d'ici la fin de la guerre, d\u2019après une décision que vient d\u2019annoncer le ministère de la Défense nationale, Il y a actuellement au Collège royal une classe d\u2019une
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.