La feuille d'érable, 17 janvier 1952, jeudi 17 janvier 1952
[" .Défricheur et Economiste Au pays de JEAN RIVARD * # - 7¢ Année No \u2014 4] Imprimé a Ste-Marie de Beauce Des cours de couture a Plessisville .um A toutes les dames et jeunes filles Des cours de couture, pour toutes les dames et jeunes filles, seront donnés à Plessisville, à partir du- 4 février jusqu\u2019au ler mars prochain.L'incription aura lieu le lundi.+ février, au \u2018entre d'Etude\u201d à Plessisville, rue St-Calixte, à 8) hres p.m.Toutes les dames et demoiselles, sont instamment invitées à profiter de cet avantage exceptionnel! d\u2019apprendre la couture à si bon compte.Il y va de votre intérêt, Noublicz pas la date: Lundi soir, le 4 février, au \u2018Centre d\u2019Etude\u201d, rue St-Calixte, à 8 fhres.Communiqué Grande Soirée à Victoriaville .Au profit du Club de Hockey \u201cLes Tigres\u201d La Direction du Club de Hockey \u201cLes Tigres\u201d.de Victoriaville, organise pour samedi soir, le 19 janvier, à 8.30 hres, une \u201cGrande Soirée Récréative\u201d, pour venir en aide à leur club.La réunion aura lieu au \u201cChalet des Cèdres\u2019\u201d, à Victoriaville, à 8.30 hres, et tous les supporteurs des \u201cTigres\u201d de Victoriaville et de la région, y sont instamment invités.a, J.A.Brochu gérant des \u201cTigres\u201d Notre héritage culturel, le foyer, gardien de nos traditions Le mécanisme même de notre américanisation et «a refrancisation de la province qui doit commencer d\u2019abord au foyer, voilà les deux points principaux qui ressortent de la causerie prononcée le 13 janvizr par M, Paul Gouin, conseiller technique du Conseil Exécutif de la province, sur le réseau français de Radio-Canada.Nos pères étaient 1solés dans leurs villages et même dans leurs maisons parce qu\u2019il n\u2019y avait à cette époque à peu près pas de moyens de communications matériels ou intellectuels., Les bonnes routes, l\u2019automobile, le chemin de fer, la radio, les journaux et les revuez étaient choses inconnues.On peut donc dire que nos pères étaient isolés non seulement dans leurs villages et dans leurs maisons mais aussi dans leurs traditions.Ainsi, lorsqu'un jeune homme, désireux de fonder un foyer, se construisait une maison, il ne pouvait pas copier un style d\u2019architecture exotique pour l\u2019excellente raison qu\u2019il ne savait pas quel genre d\u2019édifices l\u2019sn construisait à l'étranger, Il était force uc pulser son inspiration autuur de lm.Il reproduisait la maison de son père ou celle qu\u2019il aper«vait de l\u2019autre côté du Chemin du Roi; non pas servilerient mais intelligemment, en y ajoutant une note, une touche personnelle dans le choix dés couleurs, la disposition des cheminées et des ouvartures, l\u2019encadrement des portes et des fenétres, l\u2019ornementation des contrevents et de la galerie.\u2018 Et lorsque l\u2019on examine nos maisons d\u2019autrefois, remarque M.Gouin l'on ne peut s\u2019empêcher d\u2019admirer la façor dont nos pères, simples paysans, cnt su exprimer leur propre personnalité tout ¢n conservant tout en respectant lu personalité c\u2019esi-a-dire les traditios architecturales de leurs ancêtres, Cette personnalité individuelle, cet te personnalité française collective, nos pères surent la faire ressortir dans l\u2019ameublement de leurs maisons.Ici, encore, celui qui fondait un foyer, ne pouvail pas chercher son inspiration dans les pages d\u2019une revues, d\u2019un journal, d\u2019un catalogue.Il était forcé de isbriquer lui-nié- me ses meubles, de reproduire l'armoire où sa mère plaçait religieusement la lingerie de la maisonnée, la commode où elle serrait les vêtements d\u2019é\u2018offes du.pays, le coffre qui contenait les chaudes couvertes de laine aux vives couleurs, la table de cuisine sur laquelle s\u2019alignawent les mets succulents de chez-nous, la chaise berçante sur laquelle s\u2019assoyait la grand\u2019mère ou le grand père à la veillée, pour raconter les histoires, les contes et les légendes du terroir ou pour chanter les chansons de l\u2019ancienne et de la Nouvelle-France.Tous ces meubles, et M.Gouin insiste sur ce fait, toul en rappelant les traditions ancestrales, n\u2019étaient pas, eux non plus, des copies serviles; on savait en varier la ligne, la décoration, la sculpture, la mouluration, Comme nos maisons, ils étaient des preuves tangibles, simples, familières mais combien émouvantes de la diversité de notre génie français.Peu à peu, insensiblement, l'américanisme a pénétr.dañs notre foyer.Petit à petit, les bonnes routes, l'automobile, les journuux, 123 revues, la fabrication en série mirent fin à notre isolement, Nou: avions vécu une viu de labeur, do privations, de sacrifices.Toutes les Yacilités de la vic moderne, le monde entier, appuraissait tout à coup a la portée de notre main, Qui pourrait nous blamer de nous être jetés, avec l\u2019appétit d\u2019un nouveau riche, sur toutes ces richesses, ou plutôt sur toutes ces pseu- do-richesses?.Comme il faillait s\u2019y attendre cette vague d\u2019américanisme, une fois nos foyers envahis, a déferlé à l\u2019extérieur.Le -isage de.notre Au Théâtre Colonial à Vendredi - et - Samedi, - 18 - et 19 - Janvier - : AU FIL DU RASO Avec: Tyrone Power, - Gene Tierney, - John Payne, - Anne Baxter, - Clifton Webb - et Herb: Marshall.Version Francaise de: \u201c\u201cRazor\u2019s Edge\u201d Elections municipales a Ste-Sophie Mercredi dernier, au conseil du village (Halifax Nord) un conseiller a été élu et deux :télus par acclamation.Ce mong: M.Jérôme Dubois (élu) MM, Rosaire Laflamme et Donat Boutin (réélus).Cette année, le conseil se composera de M.Honoré Brisson, maire MIM.Alphonse Touri- gny Roger Gosselin, Florian Beau- iloin Rosaire Laflamme Jérô me Dubois et Donat Boutin, Le sccrétaire cresorier est: M.Wilbrod Prince.Pour lu municipauté de Ste-So- phie, trois conseillers ont été réélus par acclamation, Ce sont: M.M.Roméo Pellerin, Armand Hé- bert et Roger Brunelle, Le Con- sei] se composera cette année de M.Omer Breton inaire, MM.Léon Béliveau, Arth 1 Gosselin, Raymond Perreault, Khoméo Pellerin, Armand Hébert ¢: Roger Brunelle.Le sécrétaire-trésorier est: M, J.A.Frovencker \u2014\u2014\u2014000\u2014\u2014\u2014 - Prière de ne pas confondre Il existe de la confusion.dans l'esprit de la moyenne des gens, en ce qui regarde, les professions qui s'occupent des maladies des yeux et de leur traitement Un \u201cophtalmologiste\u2019 ou \u201c\u2018oculiste\u201d est un médecin qui se spécialise dans les affections des yeux et les défauts de vision: il diagnostique et traite les affections des yeux, pratique les interventions chirurgicales nécessaires et prescrit des lunettes.Un \u201coptométriste\u201d est\u2019 un, praticien non médecin, autorisé à traiter les défauts de vision et des- muscles oculaires, sans recours aux drogues ou à la charurgi il peut prescrire des lunettes et faire faire des exercices aux muscles des yeux Un \u201clunetier\u201d dépolit et ajuste les verres, remplit des ordonnances et fournit des montures au porteur.province s\u2019est transformé au point qu\u2019il a fallu, il y a vingt cinq ans, y entreprendre uvre campagne de refrancisation qui dure encore, De tout ceci, il faut conclure, dit M.Gouin, que le foyer a été le gardien naturel de nos traditions et que c\u2019est parce qu'il a cessé du l'être que notre province à perdu ses caractéristiques françaises.Comment pouvons-nous refran- ciser nos foyers?\u2018Tout simplement en y, introduisant, ici et là un tableau, une gravure, un bibelot, un tapis, un meuble, un livre, une revue ou un disque, créé ou composé par l\u2019un des tres.et c'est ainsi que, petit à petit, maille par mailld, nos foyers redeviendront les gardiens de nos traditions, la source d\u2019où elles jailliront naturellement jour se répandre a l\u2019exté-|.rieur, \u2014\u20140oDo\u2014\u2014 Bien parlée, la langue française est une musique pour l\u2019oreille, une clarté pour l\u2019esprit, une chaleur pour le coeur.} le 9 janvier, |- aptitudes rudimentaires JEUDI LE 17 JANVIER 1952 Notes Sociales Madame Emile Fontaine de Ples- sisville, se rendait à St-Isidore de Dorchester, jeudi dernier, pour assister aux funérailles de son beau\u2026 frère M.Gédéon Gagné.M.l\u2019abbé Joseph [Lehoux, curé de Ste-Marie de Beauce, visitait ses parents à Plessisville au cours de ja dernière fin de semaine, \u2014\u2014009\u2014\u2014 Les noces au village Veuf depuis trois ans, le Do teur s\u2019ennuie.Il a perdu la moitié de lui-même.Il à souvent l\u2019air abattu; il est triste.La pensée da se remarier lui a peut-être déjà traversé l'esprit.Il a sans doute compris qu\u2019il ne pourrait pas demeurer seul ainsi, indéfiniment, mais avec qui pourrait-il bien se remarier?dl connait tout le monde au village et cependant il n'a jamais pensé à personne en particulier.\u2018Un jour, le Hasard le placa dans l'esprit du Curé deux noms: celui du Docteur et celui de l\u2019institutrice.Immédiatement, l\u2019imagination trottant à toute vitesse, ces deux personnages se trouvèrent liés par les liens indissolubles du mariage \u2014 toujours dans l'esprit du Curé.Cette union demeura-t- elle un \u2018produit de l\u2019imagination; du bon pasteur ou bien assiste- rons-nous bientôt à un mariage, à Saint-Vivien?Nous le saurons en écoutant chacun des épisodes du Curé de Village, programme dit fusé le jeudi soir à 8 h.sur le réseau français de Radio-Canada et commandité par Canadian Industries Limited.Le 7 \u2014\u20140Ûo\u2014\u2014 Les enfants arriérés Quand les enfants arriérés res çoivent une formation spéciale, om peut souvent les aider à vivre w ne vie plus normale.Dans certai~ nes localités, on trouve des classes oll ces enfants développent des dans la mesure où leur capacité d\u2019apprendre le leur permet.Dans beaucoup de cas, grèce à cette formation, les enfants peuvent contribuer plus.tard à leur propre subsistance.Où ces facilités n'existent pas, les mè+ res des enfants arriérés du district organisent des classes pour, leurs propres enfants, et la mère la mieux qualifiée fait la classe, Les enfants retirent du profit à être formés avec d\u2019autres enfants qui leur ressemblent.\u2014o000\u2014\u2014 L'Industrie du Textile Les activités dans les 44 filatures de coton du Canada au cours de décembre 1951, ont subi une baisse monumentale en comparaison avec le mois précédent et ont atteint le niveau le plus bas depuis août 1949, selon des chiffres pu, bliés aujourd\u2019hui par le Cotton Institute of Canada.La consommation par balles da 500 livres, servant en quelque sorte de baromètre des opérations des filatures s\u2019est totalisée le mois dernier, a 27,029 comparativement! à 38,708 en novembre 1951.En\u2019 novembre 1950 le total avait été de 89,665 balles et en août 1949, 23,768.Le total de l\u2019année dernière a été de 442,776 comparativement a 754,970 balles en 1950 et ce pre .| catholique et grand français, déja Rédaction et administration à Le Théâtre Lyrique Molson Lundi soir, ie 21 janvier, le Thé-! atre lyrique Molson\u201d présentera a la radio le célèbre opéra de Saint- Saens: \u201cSamson etl Dalila\u201d.Les principaux roles seront confiés à Jacques Gérard, Patricia Poi- tras et Robert Savoie.Comme d\u2019habitude, l\u2019orchestre sera sous-la direction de Jean Deslauriers, la narration sera faite par Albert Du- quesne, et Roger Baulu sera l\u2019annonceur de l\u2019émission.Le \u201cThéfitre lyxqque Molson est commandité par Molson\u2019s et radiodiffusé chaque lundi soir, del 9h.à 10h.par les postes de Radio- Canada.\u201400-\u2014\u2014 Le 3ième Congrès de la Langue Française Le secrétaire perpétuel de l\u2019Académie française, M.Georges Le- comte, vient d'annoncer que l\u2019illus+ tre Compagnie délègue au troisième Congrès de la Langue fran4 çaise, M.le comte Robert d\u2019Har- court.Le représentant de l\u2019Académie aux assises de 1912 avait été M.Etienne Lamy, à celles de 1967 M.Henri Bertrand, Descendant d'une famille de vieil le noblesse françuise, M.Robert, d'Harcourt est né le 25 novembre 1881.Il fit ses études supérieures à l\u2019Institut Catholique de Paris, Aprs son doctorat ès-Lettres, il se spécialisa dans l\u2019étude des ques: tions allemandes.Il retourna à Institut Catholïque de Paris comme professeur de langue et de lit-i térature germaniques.Il \"a écrit de nombreux et rex marquables articles sur cos\u2018 sujets dans La Croix de Paris et dans Rédaction et Administration A Plessisville.P.Q., - Comte Mégantic .PATRIE : Plessisville \u2018Les dames et jeunes filles qui seraient intéressées à faire partia des Ligues de Quilles, à la Salld des Chevaliers de Colomb, à Pless sisville, sont priées de bien wvou- loir donner leur nom immédiatement soit au Gardien des Salles, ou Re Jean-Paul Houde dir
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