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Titre :
Le progrès : agricole, industriel, politique et commercial
Éditeur :
  • Sherbrooke :Bélanger, Frères, éditeurs-propriétaires,1874-[1878?]
Contenu spécifique :
samedi 24 octobre 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Pionnier de Sherbrooke
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Le progrès : agricole, industriel, politique et commercial, 1874-10-24, Collections de BAnQ.

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[" ABONNEMENT.(STRICTEMENT PAYABLE D'AVANCE.) Un an, cinquante-deux numéros.$1.50.fix mols, VIngl-slX nUMOros,.073 ETATS-UNIS.Un ANg.cnneuue scene 00e S200 Six MOÏB, .\u2026.011 10 caca cac e00s 1,00 J FF Les frais de poste sont à la charge gés abonnés.¢ g@-Les lottres et envols doivent ôtre adressés frano-de-port.Sherbrooke, P.Q., Samedi, 24 Octobre, 1874.os _ \u2014_ _ PROGRES AGRICOLE, INDUSTRIEL, POLITI BELANGER, FRÈRES, Editeurs-Propriétaires.QUE ET COMMERCIAL.L.C.BELANGER, Rédacteur-en-chef.No.5.ANNONCES.JOUR DK PUBLICATION : LE SAMEDI \u2014 Prenmitro insortion, par Ugne,.\u2026.centins, Insertions subuéquontes, do ,.3 do Cartos d'affuires, par année, $ LU, * Annonces conimercliales, ot autres, traltécs de gré à gré, PUURAUX ET ATELIERS! 2 Bloc-MeNlco), au bout du PonteMagog, dans le Carré, Cartes d\u2019Affaires.FORGE POULTER, Monuments en marbre, rue Menadow, près du magn- sin de R.D.Morkill & Fils, Sherbrooke, P.G, ROSPER OLIVIER, Epicier, li- cencté pour la vente en gros de vins et Jiqueurs, porte voisine du magasin de Z.P, Cormier, rue Wellington, Sherbrooke, DOUARD LAROCHE, Voiturier, Réparations faites sous le plus court dé- Jai, En face de l'hôtel de M, Théod.Camirand, rue Factory, Sherbrooke, P.Q.T NORMANDIN, Photographe, 122 + maison - Beauregard, rue Wellington, I Rherbrooke, P.Q.Portraits de tous genres pris .sur négatifs et sur zinc.Négatifs conservés.A Copies de portraits faites avec soin.E.IBBOTSON, Drogniste et « Apothicaire, Prescriptions des mé- * decins préparées avec soin.Rue Wellington, Sherbrooke, Qué.OSEPH FISETTE, Armurier ct @ Serrurier, rue Wellington, Sherbrooke, PP, æ Carabines changées en canons unis pour tirer à plomb.'Foutes sortes d\u2019armes à feu et d'articles de chasseurs constamment en mains à etréparations faites avec goût et promptitude.= M McKECHNIE, rue Wellington, 7 « Sherbrooke, P.Q., arrive d\u2019Angleterre avec l'assortiment le plus complet et le mieux choisi des Cantons de l'Est.a 4 S.A.PELLETIER, Arpenteur & s» Provincial.Bureau\u2014au bureau de la Ed Compagnie d\u2019Assurance Mutuelle de Sher- Mi brooke et Stanstead, Hôtel de Vilte, Sheri \u2018brooke, P.Q.MEDE CIN.REDERIC PARE, Médecin & Chirurgien, vis-à vis l\u2019église méthodiste, rue King, Sherbrooke, P.Q.AVOCAT .ELTON & FELTON, Avocats et Procurcurs, Sherbrooke et Arthabaska.J CALDER, Avocat, Sherbrooke.+ Etude: Maison-Griffith, porte voisine du Bureau de Poste.Rentrées de fonds faites sous 3 le plus court délai, ALL, WHITE.& PANNETON, Avocats.Bureaux: dans I'IIotel-de- Ville, Sherbrooke.RON.HALL WM.WHITE I.E.PANNETON L C.BÉLANGER, Avocat, Sher- x + brooke, Qué.Bureaux: dans la maison- Twose, rie Wel ington, audessus du magasin de MM.Dupuy & Dupuy.M.Bélanger suivra tous les circuits du district de St.François.NOTAIRES.J A.ARCHAMBAULT, Notaire Public et Syndic Officiel, Bi x:H tol de Ville, Sherbrooke, PQ reat: Ho- ! FNRI ST.LOUIS, Notaire Pu- EP blic, Ste, Edwige de Clifton.M.St, Louis Sy Pratique duns les deux langues ct se chargern ET de In vente et de I'achat de terres et acceptera toute agence qu'on voudra blen lui confier.8 HUISSIERS.* ÉMI TREMBLAY, Muissier de E | \u2018 1a Cour Supérieure, Sherbrooke.Bureau Kx cn I'étude de L, C.Bélanger, avocat.4° ENJAMIN LACHANCE, Huis sler de la Cour Supérieure, Ham-Sud, 3 ki PDAMASE BENOIT, Huissier de la es - \" Cour Supérieure pour le district de 8 \u20ac, Francois, Weedon, Far\u2019 ot do Bt.HOTELS.OTEL DU CHEMIN DE FER, Tenu par Théodore Camirand, rue Fac- Ji tory, Sherbrooke.Prix m + \u2014 NITED STATES HOTEL (ci-de- ; vant Broderick), dans lo volsinage im- cil Tédiat do 1a gare du Grand Trone et du Pas- 3 pis) sie Sherbrooke, P.Q.P.Pearson, pro- , Claire, A CHAUSSURES.J.LLOYD, Magasin de Chaussu- bd Wen res, en face de Photel McDougnll, rue E Vellington, Sherbrooke, P.Q.OUIS BRUNELLE, Cordonnier, porte voisine de ln pharmacie de W.E.0 RB Ibbotson, rue Wellington, Sherbrooke, 1G.} CROCHETIERE, Cordonnier, is » porto voisino du magasin de C.D.Cham- PUR Pigny, rue Wellington, Sherbrooke, P.Q.Ré- ME prTations faites avec goût et promptitude.*haussures faites à ordre et À des prix réduits.Une visite est respectueusement sollicitée.\u2014 JOSEPH PARENT, ENTREPRENEUR DK MPompes Funebres ! RUE WELLINGTON, SHERBROOKE, P.Q.Aynnt fait l'hequisition des deux magnif- ates corbillards de M, Wm.Long, lo soussigné est maintenant prêt à entreprendre toutes les pompes funèbres qu'on voudra bien lui confier TI nura constamment en mains un assortiment de toute sorte de RCercueils, } Bandoulières, Crêpes, | Gants, &e.P¥ Conditions Faciles.M M.Parent continue à tenir sa boutique de Mieublier, où l\u2019on pout se ) procurer, 4 des prix utes Louto enpèco de maublos dans les der- \"JOSEPH PARENT.Snerbrooke, Septembre, 1871, Jnot |x, -/ FEUILLETON.JEAN RIVARD, LE DEFRICIIEUR.VII.\u2019 \\ LE DEPART.\u2014PIERRE GAGNON.Suite.Nos voyageurs n'eurent pis besoin cetto fois d\u2019un couchor moelleux pour goûter les douceurs du soromeil, Eteudus sur un lit de branches de sapin, la têto appuyéo sur leurs sacs de voyage, ot les pieds tournés vers un petit feu que Pierre Gagnon avait eu le soin d\u2019allumor, tous deux reposd- rent comme des bienheurcux.Quand Jean Rivard ouvrit les yeux le londemain matin, Pierre Gagnon était déjà debout.LI avait trouver le tour d'improviser, avec le seul secours de sa hache, d'une petite tarière et de son couteau, une espèce de table et des sièges temporaires ; et quand son maître fut levé, il l'invita gaiement à déjeuner.Mais puisque nous en sommes sur Pierre (Gagnon, disons un mot de ce brave et fidèle serviteur qui fut à la fois lami ct le premier compagnon de Jean Rivard, Pierre Gagnon était un de ces hommes d'une gaieté intarissable, qui con- sorvont leur bonne humeur dans les circonstances les plus difficiles, et semblent insonsibles aux fatigues corporelles.Ses propos comiques, son gros rire jovial, souvent i propos de rien, servaient à égayer Jean Rivard.Il s\u2019endormait le soir en badinant et s\u2019éveillait le matin en chantant.II savait par cœur toutes les chansons du pays, dépuis la \u201c Claire Fontaine \u201d ct \u201cPar derrièr* chez ma tante \u201d jusqu'aux chansons modernes,et les chantait à qui voulait l\u2019entendre, souvent même sans qu'on l\u2019y invitât.Son répertoire était inépuisable : chansons d'amour, chants bachiques, guerriers, patriotiques, il en avait pour tous les goûts.1! pouvait de plus raconter toutes los histoires de loups-garous ct de revenants qui se transmettent d\u2019une génération à l'autre parmi les populations des campagnes.Il récitait do mémoire, sans en omettro une syllabe, l\u2019éloge funèbre de Michel Morin, bedeau de l\u2019église de Beauséjour, le Contrat de mariage entre Jean Couché debout et Jacqueline Doucette, etc, et nombre d'autres pièces et contes apportés de France par nos pères, et conservés jusqu\u2019à ce jour dans la mémoirc des enfants du peuple.On peut dire que pour Jean Rivard, Pierre Gagnon était l'homme de la circonstance.Aussi l\u2019appelait-il com- plaisummont son intendant.Pierre cumulait toutes les fonctions de l'établissement ; il avait la garde des provisions, était cuisiniengfournissait la maison do bois de \u20ac o, était tour-à-tour forgeron, moublier, me- nuisior ; mais comme il remplissait toutes cos divorses fonctions gratuitement, ot pour ainsi dire à temps perdu, on ne pouvait l\u2019accuser de cupidité, ct jamais fonctionnaire ne donna une satisfaction plus complète.VIII.LES DÉFRICHEMENTS.Jean Rivard connaissait le précepte : ne remots pas à domain co que tu poux fairo aujourd\u2019hui ; aussi à peine l'Auroro aux doigts de rose avait-clle ouvort les portes de l'Orient, commo dirait le bon Homère, que nos deux défricheurs étaient déjà à l\u2019œuvre.Îls commencèrent par éclaircir et nottoyer les alentours de leur cabane ; en quelques jours, les abrisseaux avaient été coupés ou arrachés de terre, les \u2018corps morts \u201d (*) avaiont été coupés on longueurs do huitä dix dix pieds, réunis en tas ot brûlés ; les grands arbres seuls rostaiont debout trônant çà ot là, dans lour superbe majesté.Los grands arbres de la forêt of- front aux regards quelque choses do sublime.Rien no présente une plus belle image do la fierté, de ln dignité royale.Cotto vue rappello involontaire- mont à l'esprit In belle comparaison du prophète à l'égard des superbos : Pareils aux cèdres du Liban, Ils cachont dans les cieux, Leurs fronts audacieux, On y voyait l'orme blane si remarquable par l'ombrage protecteur qu\u2019il offre au travailleur.A une vingtaine dc pieds du tronc, quatre ou cinq rameaux s'élancent en divergeant jusqu'd uno hauteur de soixante à soixante-dix piodas, ot là s'arrêtent \u2018pour se pencher vers la torre, formant des défricheum, les - *) Dans lo lun 5 % Fee arbres abattus par les \u201ccorps morts \u201d son ouragans ou par suite de vétusté avec leur riche feuillage un immense parasol.Quelques-uns de ces arbres s'élavent & une hauteurde cent piods.Isolés, ils appuraissont dans toute leur grandeur, et co sont sans controdit los arbres les plus magnifiques de la forêt, On y voyait aussi le frène blanc, si remarquable par sa blancho écorce, la beauté de son feuillage, et l\u2019exeellente qualité de son -bois qui sert À une mul- tituite\u2019 d'usage,\u2014le hêtro à l'écorce grisâtre, que la foudre ne frappe ju- mais et dont les branches offrent aussi par leur gracieux feuillage et leur attitude horizontale, un abri recherché,\u2014Ie tilleul où bois blanc qui croit à une hauteur de plus de quatre-vingt pieds, et sert à la fabrication d'un grand nombre d'objets utilos, \u2014le merisier à l\u2019écorce aromatique, et dont le bois égalo en beauté l'acajou,\u2014le sapin au feuillage toujours vert, qui s'élève vers le ciel en forme pyramidale,\u2014et enfin le pin, qui s'élance jusqu\u2019à cent cinquante pieds, et que su forme gigantesque a fait surnommer le Roi de la Forêt.C@s deux derniers cependant se trouvaient qu\u2019en très petit nombre sur la propriété de Jean Rivard.Nous parlerons plus loin d'un magnifique bosquet d\u2019érables situé à quelques distance de son habita- tation.On avouera qu'il fallait, sinon du courage, au moins do bons bras pour s'attaquer à ces géants de la forêt, qui ne succombaient qu'avec lenteur sous les coups répétés de In hache.Nos bûchorons commençaient par jeter un coup d\u2019œil sur los arbres qu\u2019ils dosti- naient à la destruction, afin de s\u2019assurer dans quelle direction ils penchaient ; car tout arbre, même le plus fier tend à pencher d\u2019un côté uot que d\u2019un autre, ct c'est dans ans cette direction que doit être déterminée sa chute.Du matin jusqu\u2019au soir nos deux défricheurs faiarient rai- sonuer les bois du son de cet utile instrument qu'on pourrait à bon droit regarder parmi nous comme l\u2019emblème et l'outil de la civilisation.Les oiseaux cffrayés s\u2019enfuyaient de ces retraites naguère si paisibles.Quand le grand arbre do cent pieds de hauteur, atteint au cœur par le taillant de l'acier meurtrier, annonçait qu\u2019il allait succomber, il y avait comme une seconde de silence solennel, puis un craquement terrible causé par la chute du colosse.Le sol faisait en- tundre un sourd mugissement.Do mème que dansle monde politique, financier, commercial ou industriel, Ia chute des grands entraîne la ruine d'une multitude de personnagos subalternes, de même là chute dos grands arbres fait périr une multitude d'arbres moins forts, dont les uns sont décapités ou brisés par le milieu du corps, ct les autres complètement arrachés de torre.À poino nos défricheurs avaient-ils porté sur lour ennemi terrassé un regard de superbe satisfaction qu'ils se mettaient en frais de le dépecer.En quelques instants l\u2019arbre était dépouillé do ses branches, puis coupé en diverses parties, qui restaient éparses sur le sol, on attendant le supplice du feu, Et les mêmes travaux rocommen- çaient chaque jour, Durant la première semaine, Joan Rivard, qui jusqu'alors n'avait guère connu ce que c'était que le travail physique, so sentait à la fin de chaquo journée tellement accablé de fatiguo tellement harassé, qu'il craignait de ne pouvoir tenir à cette vie de labour ; mais chaque nuit il reposait si bien, enveloppé dans une peau de buffle, et couché sur le lit rustique dressé par Pierre Gagnon au fond de leur cabane, qu'il se trouvait lo lendemain tout refait, tout rostauré, ot prêt à reprendre sa hache.Peu à peu, ses muscles, de- vonus plus souples ot en même temps plus énorgiques, s'habituèrent à do violent exercice; bientôt même, grâce à l\u2019air si salubre de la forêt, età un appétit dont il s\u2019étonnait lui-même, secs forces augmentôrent d'une manière étonnante, et ce travail des bras d'a bord si dur, si pénible, devint pour lui comme uno espèce de volupté.Au miliou de ses travaux, Jean Ri- vard goûtait aussi de douces jouissances.Il avait une âme naturellement sensible aux beauté: dc la nature, ct les spectacles grandioses, comme les couchors du soleil, les magnifiques points de vue, les paysagos agrestes, étaiont pour lui autant de sujots d'extase, ; \u2018 Disons aussi que l'automme on Canada est souvent 1a Pius: belle saison partout, nilleurs ; à cotto époque.les feuillos changont de çouleur: ici, elles offrent une tointo pourpre où dorée, là de l\u2019annéo, ot dans les bois plus que la couleur écarlate ; partout le fouil- lage ost d'uno richesse, d'une magnificence que rien n'égale.Les travaux de déboisement ne furent suspendus qu\u2019une seule journée, vers le milieu de novembre, pour permettre A nos défrichours de retourner avant l\u2019hiver au village de Lacasse- ville, y chercher de nouvelles provisions ot divers articles de ménage dont l'absença se faisait vivement sentir dans le riouvol établissement.lls partirent un samedi vers le soir, ot ne revinrent que le lundi.Pour évitor un nouveau trajet, notre héros, suivant encore en cela les con- soils de M, Lacasse, loua cotto fois les services de denx hommes robustes, qui l'aidèrent à transporter les offets les plus lourds à travers la forêt.Au nombre de ces effets était un poële, article fort important, surtout à l\u2019approche de l'hiver, et dont Pierre Gagnon on qualité de cuisinier avait déjà regretté plus d\u2019une fois l'absence.Jusque-là nos défricheurs avaient été réduits à faire cuire leur pain sous la cendre.Jean Rivard n'eut pas d'ailleurs à rogretter co petit voyage à Lacasse- ville, car une lettre de son ami Gustave Charmenil l\u2019y attondait depuis plusieurs jours; olle était ainsi con- gue : \u201c MoN CHER AMI, \u201cJ'ai regu ta lettre out tu m'annou- ce quo tu te fait défrichour.Tu parais croire quo ton projet va rencontrer en moi un adversaire acharné ; loin de la, mon cher, je t'avouerai franchement que si je n\u2019avais pas déjà fait deux années de cléricature, et surtout si j'avais comme toi cinquante louis à ma disposition, je prendrais peut-être aussi la direction do bois, malgré mes goûts prononcés pour la vie spéculative ot intellectuelle.Tune sunrais croire combien je suis dégoûté du monde.Je te félicite de tout mon cœur de n'avoir pas suivi mon exemple.Si je te racontais toutes mes misères, tous mes ennuis, tous mes déboires depuis le jour où j'ai quitté le collège, tu mo plaindrais sincèrement tu en verserais des larmes peut-être, car je connais ton bon cœur.Ah! mon cher ami, ces heures délicieuses que nous avons passées ensemble, à gambader à travers les bosquets, à nous promener dans les allées du grand jardin, à converser sur le gazon ou sous ies branches des arbres, nos excursions les jours de congé dans los vortes cam- pagnos, sur les rivagos du lac ou sur les bords pittoresques de la rivière, tous ces plaisirs si doux me reviennent souvent à la mémoire coininie pour contraster avec ma situation pré- sonte.To lo dirai-je, mon bon ami ?co bel avenir que je révais, cotte glorieuse carrière que je dovais parcourir, cette fortune, ces honneurs, ces dignités que je devais conquérir, tout cela est maitsnant relégué dans le domaine des illusions.Sais-tu à quoi ont tendu tous mes efforts, toutes les ressources de mon esprit depuis deux ans ?À trouver les moyens de ne pas mourir de faim: C\u2019est bien prosaïque, n'est-ce pas ?C'est pourtant là, mon chor ami, lo sort de la plupart des jeunes gens qui, aprés leurs cours d\u2019études, sont lancés dans les grandes villes, sans argont, sans amis, sans protectours, et sans oxpérience de la vie du monde.Ah !il faut bien bon gré mal gré dire adieu à la poésie, aux jouissancos intelloctuolles, aux plaisirs do l'imagination, ot, ce qui est plus pénible oncore, aux plaisirs du cœur.Co que tu me racontes de tos amours, des charmes ingénus de ta Louise, de .votre attachemont avoué l\u2019un pour l\u2019autre, de tor capoir d\u2019on faire avant peu ta compagne pour lu vio, tout cola ost bion propre à mo fairo envier ton sort.Oui, je sais que tu seras heureux, commo tu mérites l'être : quoique moins âgé que moi do plusiours années, tu goûteras tout lo bonhour d\u2019uno tendresse partagée, d\u2019une union durable, quand moi j'en serai oncore A soupirer.Tu cs peut-être curieux do savoir si depuis doux ans quo jo suis dans le monde jo n\u2019ai pas contracté un attachement quelconque ?Je n'imiterais pas ta franchise si jo to disais que non ; mais, mon chor, lg sontiment quo j'éprouve nc saurait étro partagé puisque la personne quo j'aime ne lo sait pas et ne lo sauras jamais.Imagine toi, que dès los premiors temps de mon séjour ici, jo voyais tous les dimanches, à l\u2019église, tout près du banc où \u2018j'enteudais Ja messe, une jeune fille de dix-huit à vingt ans dont la\u2019 figure me rappélait involontairement tout cequo j'avais lu ot rêvé do la figure des\u2019 anges ; des traits de la plus grande délicatosse, un teint do rose, des beaux grands youx noirs, une petite taille mignonne, de petites mains d'enfant, et comme diraient les romanciers, des lèvres de carmin, un cou d'albâtre, des dents d'ivoire, etc.Mais son maintien réservé, sa piété, (car durant toute lu messe on ne pou- vaît lui voir tourner la tôte, et son os- prit était évidemment avec les chœurs célestes et les vierges de l'empyrée,) oxcitèrent mon admiration encore plus que sa beauté.On m'assure que parmi les jeunes demoisolles qui vont à l'église le dimanche quelques-unes ont en vue do s'y faire voir et d'y déployer le luxe de leurs toilettes ; mais ce n'étail assurément pas le cas pour ma belle inconnue.Tu ne me croiras peut-être pas quand jo te dirai que sa présence m\u2019inspirait do la dévotion.Je ne ntimaginai pas d\u2019abord que ce sentiment d'admiration ei de respect quo j'éprouvais pût se changer en amour ; mais je reconnus plus tard mon erreur.Le bosoin de l'apercevoir tous los dimanches à l'église dovint bicntôt si fort quo son absence me désappointait et me rendait tout triste.Lorsqu'elle sortait de l\u2019église je la suivais de loin pour le soul plaisir de la voir marcher et de toucher de mon pied lu pierre que le sien avait touchée.Le suprême bonheur pour moi oût étô, je ne dis pas d\u2019être aimé d\u2019elle, mais d'avoir seulemont le plus petit espoir de l'être un jour.Ma vie passéo aveu elle, eat été le paradis sur la terre.Mais ce bonheur je ne le révais meme pas.Pourquoi me serai- je laissé aller à ce songe enchanteur, moi, pauvre jeune homme qui ne pouvais avant dix uns songer à m\u2019établir ?D'ici là, me disais-je, elle se mariera : elle fera le bonheur de quelque jeune homme plus fortuné que moi, elle ne saura jamais que le pauvre étudiant qui entendait la messe tout près d\u2019elle à Péglise fut celui qui l'aima le premier et de l\u2019amour le plus sincère.Je n\u2019ai pas honte, mon cher ami, de te faire cetto confidence, car j'ai la conscience que le sentiment que j'éprouvo n'a rien do repréhensible.Tu trouves sans doute bien étrange que jo n'aie pas cherché, sinon à faire sa connaissance, du moins à savoir son nom, le nom de sa famille ?C\u2019est pourtant bien le cas, mon cher ami ; non scule- ment je ne l\u2019ai pas cherché, mais j'ai soigneusement évité de faire la moindre question à cette égard ; tu es meme le seul à qui j'aie jamais fait cette confidence.Je préfère ignorer son nom.Que veux-tu ! c'est bien triste, mais ce n\u2019en csi pas moins vrai, los plaisirs du cœur me sont interdits ct me le seront encore pendant les plus belles années de ma vie.\u201cOh heureux, mille fois heureux le fils du laboureur qui, satisfait du peu que la providence lui a départi, s\u2019efforce de l'acqroître par son travail et son industrie, se marie, se voit revivre dans ses enfants, ot passe ainsi des jours paisibles, exompts de tous les soucis de la vanité, sous les ailes de l\u2019amour et de In religion.C\u2019est une bien vieille pensée que celle-là, n\u2019est- ce pas?elle est toujours vraie cependant.Si tu savais; mon cher ami, combien de fois, je répéte lo vers do Vir- gile : Heureux l\u2019homme des champs, s°11 savait son {borilteur: \u201cCo qui me console un peu, mon cher ami, c'est que toi au moins tu seras heureux : tu es tenace et courageux, tu réussiras, j'on ai la certivude.Donne-moi de tes nouvelles de temps à autre ct sois sûr que personne ne prond plus d\u2019intérèt que moi à tos succès comme défricheur, et à ton bonheur futur comme époux.\u201d \u201cTon ami dévoué, \u201cGUSTAVE CHARMENIL.\u201d (A continuer.) NOUVELLES D'EUROPE.LETTRES PARISIENNES.Paris, 21 Septembre.Le télégraphe de Madrid enregistre chaque jour les nouvelles les plus castillanes; ce sont sans cesse des victoires remportées sur les carlistes, des combats héroïques comme ceux que livrait le Cid.Les soldats de M.Serrano pourfendent leurs ennemis et font prisonniers ceux qui survivent, tandis qu'eux-mêmes ont à peine quelques blessés, légèrement contusionnés.À côté de ces vantardises inscrites aux dépêches de la presse européenne, il est un fait qui aurait l'importance d'un événement, s\u2019il était exact.Or, une dépêche de Madrid annonce ue le comte de Bari, frère de François I de Naples, le duc de Parme et le Caserta, ont tenu, avec don Carlos, un conseil dans lequel il a été décidé que don Carlos scrait, après M.le comte de Chambord, l'unique représentant des quatre branches de la maison de Bourbon ayant droit éventuel au trône de France.\u2018 En admettant la vérité de oette cn- tente, il faudrait en conclure que M.le comte de Chambord l'a autorisée.L'or- Manismo serait moralement atteint, Pd répudié, et toutes les avanoes de ses partisans considérées comme nulles.Ce serait une mise en demeure au parti légitimiste de ne jamais se rallier à là branche révolutionnaire de la monarchie de juillet, Certes les chances du comte de Paris ou de ses oncles ne seraient pas diminuées, car elles n'ont jamais existé depuis le 24 février, 1848, mais le fossé qui sépare les deux branches deviendrait plus profond que jamais, Les raisounements sont superflus, car le pacte censé conclu entre les branches étrangères de la maison de Bourbon, serait frappé de caducité par lu renonciation faite par Louis XIV, au nom de son petit-fils, à ses prétentions au trône de France, Quant à la France qui, à tort ou à raison, est restée sourde aux appels du légitime descendant de ses rois, il est difficile de croire qu\u2019elle donnerait dans l'avenir son adhésion à un coutrat auquel elle n'aurait pas participé.On' a beaucoup parlé dernièrement de la visite faite À Arenenberg par lt marés chal Bazaine.Voici à ce sujet des détails inédits, vrais, et tout à fait dépourvus de passion politique.Le lendemaim de son évasion de l'île Sainte-Margucrite, le maréchal gagnant l\u2019Allemagne par la Suisse, crut de son devoir de présenter ses devoirs aux augustes hôtes d'Arenenberg.Du haut du château qui domine la route, on aperçut la voiture renfermant le maréchal et la maréchale.Prévenue de cette visite tout à fait inattendue, et craignant les commentaires auxquels donnerait lieu l'entrevuc du vaineu de Metz avec la veuve de Napoléon III, l'impératrice pria M.Clary d'aller au- devant du maréchal et de lui expliquer les motifs qui devaient le faire renoncer à son projet.M.Clary s\u2019empressa de descendre la montagne ; mais quel ne fut pas son étonnement en trouvant installé dans la voiture du maréchal le prince impérial ?Ce dernier avait rencontré le maréchal et n'avait pu faire autrement que de prendre place à côté de l'ancien commandant en chef de l\u2019armée du Rhin.M.Clary n'avait pu s'acquitter de mission.On sait lereste.En écoutant le récit des souffrances du maréchal fait par Mme.Bazaine en langue espagnole, l\u2019impératrice s\u2019attendrit, et voilà comment des sentiments respectables firent tairé les intérêts de la politique.Les radicaux ne s\u2019endorment pas dans Scine-et Oise.Duns une réunion électorale tenue hier à Saint-Germain, on a arrêté le choix de M, Sénart, comme candidat au siège laissé vacant par la mort de M.Labélonye.On devait une compensation à M.Albert Joly, qui a vu passer devant lui bien des candidats, on lui a donc réservé la succession de M.de Pourtalès.Les autres comités électoraux ratificront sans doute ces deux choix.Si M.Sénart croit avoir suffisamment répondu au Constitutionnel, avec la lettre adressée par lui à ce journal, il est étrangement dans l'erreur.Au témoignage de M.Crispi, qui prouve déjà qu'il ne s\u2019effrayait nullement d\u2019une annexion de Nice ct de la Savoie à l\u2019Italie, on ajoutera l\u2019opinion de M.Gambetta lui-même sur ce singulier diplomate du 4 septembre.On n'oubliera pas de dire qu\u2019il a été de complicité avec Jules Favre, l\u2019exécuteur de la convention de septembre, au déchirement de laquelle il a applaudi.Une biographie circonstanciée ne tardera pas à mettre tous ces faits en relief.Le retrait de l'Orénogue des caux de Civica-Vecchia pouvant être considéré comme un fait accompli sous peu de jours, on croit dans le monde diplomatique que M.de Corcelle demandera son rappel en France.La situation de notre ambassadeur près de Sa Sainteté est en effet fort difficile.Cet acte, outre qu'il honorerait infiniment M.de Cor- celle, serait une protestation contre cette nouvelle complaisance de notre gouvernement vis-à-vis de Victor-Emmanuel.M.de Chaudordy part après-demain pour Madrid, où il présentera ses lettres de créance au maréchal Serrano.L'Univers fera demain sa réapparition, après une suspension de quinze jours, exigée par l'ambassadeur de M.Sarrano et consentie par M.Docazes.Un auteur dramatique au talent sympathique, M.Victor Séjour, vient de mourirà la maison municipale de santé.Ses obsèques auront lieu demain.On s'attend à une grande affluence d'hommes de lettres, à un discours de l'inévitable baron Taylor.La Récolte de 1874.Le chemin de fer du Grand-Tronc, dont mous avons cu déjà, en plusieurs occasions, à signaler l'activité et le désir d'utiliser pour l\u2019intérêt général, la masse de renseignoments que son long parcours à travers le pays le met à même de recueillir, vient d\u2019en.donner une nouvelle preuve en publiant un rapport sur la récolte de cetto année dans tous les comtés cet districts qtie ses nombreuses stations desservent.Il est rare de rencontrer une unanimité d'opinion aussi générale que celle exprimée par tous los fermiers sur l'ox- cellente récolte qu'ils ont recueillie cette année ; et cette excellence est d'autant plus frappante que le retour du rintemps avait au commencement de a saison inspiré de vives inquiétudes pour le résultat des travaux agricoles.Suivant les divisions du chemin de for lui-même, nous examinerons les résultats district par district.Daus celui de Buffalo et Goderich, la moyenne du rehdoment du blé d\u2019hiver par âcre a été de 30 minots.Celle du blé du printemps, 20 minots, Celle des avoines, 40 minots, celle des pois 25 minote.L'orge, 30.Les foins donnent une récolte moyenne.Les pommes de terre ot les racines sont au-dessus de ls moyenne ordinaire.Daus le district de l'ouest, les blés d'hiver auraient rendus 16 minota par fre.Les blés du printemps 20 minots.Les avoines 50, L'orge 30 et les pois 25 minots.Les pommes de terre étaient extrêmement abondantes et l'on s'attendait à une exportation pour les Etats- Unis, où dans certains Etats la récolte pas dans l\u2019ensemble une moyenne fort ordinaire.Dans le district du centre qui contient les plus fertiles parties d'Ontario, les chiffres dépassent les espérances.La moyenne pour les blés d'hiver est de 23 minots ; de 33 pour ceux du printemps, de 40 minots pour les avoines ot de 30 minots pour les orges.En foin, la récolte cst trés-belle et les pommes do terre et autres racines donnent pleino- ment satisfaction.Nous citerons les renseignements de Lancaster commo les plus hauts chiffres atteints.Blé d'hiver 35 minots par âcre, Pois, récolte \u201cexcellente ainsi que celle du foin.Pommes de terre et racines au- dessus d'une moyenne.Dans le district Occidental qui com- rend Montréal, St.Hyacinthe, Sher- rooke, les récoltes sont très-remarqua- bles.Montréal & un rendement de 28 minots de blé d'hiver, 36 en avoine, 26 en pois et 35 en orge.Les patates ont donné 200 minots à l'âcre.Tout le reste du district est aussi bien partagé.De Richmond à la Rivière du Loup.Si nous ne trouvons plus les chiffre élevés de la province d'Ontario, nous trouvons pourtant une satisfaction générale.Il faut néanmoins signaler les diffé- aux vieilles habitudes améne dans le rendement.Ainsi, à côté de champs rendant 40 minots d'avoine, nous en rencontrons qui ue donnent que 20, et nous sommes sûrs qu\u2019un rendement de une tonne et demie de foin et de 250 minots de patates par âcre n\u2019est point le résultat de l\u2019adhérence aux vieilles méthodes de culture.Quand done les habitants du Bas-Canada sortiront-ils de la vieille orniére et suivront-ils les errements de leurs voisins ! De Montréal au Lac Champlain et à la frontière, tout le monde est satisfait.La le foin est la culture principale, elle a payé largement le travail qu'elle a coûté.Les céréales et les autres produits n'alimentent que la population du sol.Ainsi de tout côté la satisfaction est générale, une récolte considérable a été partout engrangée en bonne condition, l\u2019hiver peut venir sans amener de souffrance et avec de l\u2019ordre et de l\u2019économie, le fermier et l'habitant peuvent se réparer, sur la vente de leurs produits, es ressources nécessaires à l'amélioration des champs si féconds cette année.\u2014Le Bien Public.\u2018 > Comment un bon cultivateur sauvo de l\u2019argent.En tenant un compte exact de toutes les opérations de sa ferme.En ne laissant pas ses outils et ses instruments aratoires éparpillés çà et 13 sur la ferme, exposés à la pluie à la nelge, etc, En rèparant à temps ses outils ét ses bâtisses.mh En employaut judicieusement son argent, et en n'achetant pas toute espèce de rebuts aux encans, sous prétexte que c\u2019est \u2018\u201c bon marché.\u201d 2 En tenant les clôtures de sx ferme cn bon ordre, et en veillant à ce que ses animaux ne passent point dans ses prairies, ses chaps de grain, ou dans le verger.En ne refusant pas de faire les expériences .des choses nouvelles, mais cn petit.En plantant des arbres fruitiers, ct en en ayant bien soin.En pratiquant l\u2019économie ; en donnant à ses animaux un bon abri durant l'hiver, et en lesnourrissant bien.En ne gardant point une troupe de chats et de chiens qui mangent dans un mois pour plus de Tear valeur.En prêtant son âttention même aux plus petites choses.' En recevant de bons les lisant.En lisant les annonces, afin de prof ter de toutes les chances.\u2014 ILLUMINATION D'UN NOUVEAU GENRE.\u2014A son départ pour la grande fête du 2éme centenaire, le curé d\u2019une des paroisses des environs de Québec donnait ses dernières instructions à son bedeau.« Mercredi, lui disait-il, sera le grand jour del'illumination.Mes paroissiens 8e proposent d'illuminer ; tu en feras autant pour l\u2019église et le presbytère, et à 8 heures, tu sonueras la grosse olo- che!\u201d\u2019 Mercredi donc, à 8 heures, notre bedeau\u2014qui, soit dit entre paranthèse, n\u2019a jamais vu d\u2019illumination\u2014se met on frais-d'exécuter les ordres de son pasteur.Il transporte sur la grande place de l\u2019église\u2014qui se trouve aur une oôte, vingt à vingt-cinq bottes de pailles, y met le feu, et le voilà pendu sur la cloche.Tout ie monde se figure que le feu éat à l\u2019église et on s\u2019empresse d'aller l\u2019éteindre.Des extrémités de la psroisse, les voitures s'attellent et à fond de train _on se rend au village.Cate Quelques minutes après, pas moins de deux cents personnes étaieut rendues sur les lieux ; la provision d'eau était énorme.On \u2018 voit d'ici la stupenr du pauvre bedeau, qui croyais avoir droit à la reconnaissance ét aux félicitations de ses concitoyens.De taute la: vitesse de ses deux petites jambés\u2014oar il ost très-court\u2014c'est à peino .a\u2019il a pu s° soustraire à la bonne raclée qui l'atton- journaux et on était médiocre.Les foins ne dépassaient | Blé du prin-_ ltomps-20., Avoine 40.Orge 60 miñots.rences que l\u2019attachement à la routine et To: f Pod | i ra Bh ge Ry, A 2 \u2014\u2014\u2014\u2014 EE \u2014\u2014r ee EE ets ri, « 1 ; dait.Par mosuro do prudence pour unc tifovtirtimée\u201d rouvelle, lo bedeau-de-ie-t paroisse de OC.so propose d'étudier a manière de fai 9 yye jllpmination suns créer aussi grand mol, \u2014 Événement, RO Agents du \u201c Progrès.\u201d M.J.F.CARTIER, de Couticooke, voulu se charger de l'agence de notre a bieif journal \" dans ce villigo et les environs ; M.FLAVIEN DELURME, marchand de Brompton-Falls, à bién voulu tuissi ke charger de la môme agence pour son village.Nos abonnés de ces loculltés voudront blen s'adresser À ces urs pour tout ve qul con- corne le Journal.Ve SAMEDI, LE 21 OCTOBRE, Progues.od 1874.A Sa Grandeur Monseigneur -* Antoine Racine, premier Evé- que de Sherbrooke, la présente édition de, cc journal est res- s«pectueusement dédiée pur les ri\u2018 Rditeurs, avec l'hommage de \u201cleurs, sincères félicitations el +.deleuxs souhuits de prospérité «tot de bonheur.mini ce 7 .\u2014 A nos Lecteurs.\u201cNous \u2018publions, cotte semaine, à l\u2019exclusion de toute autro nuitidre, un \u2018\u2019éomipté-rondu aussi eomplet que pos ible du sacre de Sn Grandeur Mon- \u201cSeigneur Antoine Racine, premier Evêquo do Shorbrooke, «e son départ \u201cdo Québee et de ln magnifique récep- Aion dont, Ello a été Tohjet en cette ville.os locteurs trouveront aussi \"Jans cette fouille une notice biographi- \u201cque.qur notre Evèque ct (les rensei- \u2018gnofnorits pleins d'intérêt sur le now - Foan diocôsg, Nons publions aussi \u201cdéris \u2018notre supplément.le lnändement entrée do St Grandeur aux fidèles \u201cde son diocèse.Le tout est couronné du portrait de Sy Grandeur, reproduit ay, moyèh de In leggotypie, que nous \u2018avons fait gravor À Montréal, tout pe cfalerhent pour ln circonstance.Ou \u2018dithotd À lo conserver dans les familles, \u2018Ainsi, que los pièces qui accompa \u201c\u201cgnénit, comme souvenir de l'évêne- mnt remarquable qui vient de s'ac- \u2018complit dans cette partie du pays.Nous avons dû retarder d'un jour limpression de notre journal, afin \u201cd'offrir ce rapport entier à nos lee- teurs.Nous savons d'avance qu'ils \u2018Né nous on voudront point de ce retard, ef nous avons l'espoir qu'ils nous sauront gré de nos efforts en cette circonstance.« Le ; Consétration de Mgr.Racine.Tel qu\u2019annoncé, c\u2019est dimanche dernier qu'a eu lieu, daus l'Eglise St.Joan-Baptiste de Québec, lu belle ot imposante cérémonie du sacre de 'H- vêque de Sherbrooke.Nous avons eu le bonheur d'y assister comme représentant de ve journal, spécialement fnvité \u2018pour la circonstance par Su Grandeur elle-même, et nous devons maintongut faire part & nos lecteurs des principaux détails de cette magnifique fête.Nous allons tâcher d'en donner un compte-rendu aussi complet que possible, ainsi que de lu réception de Sn Grandeur en cette ville.Seulement, nous demandons Pindulgence de nos lecteurs quant à la forme surtout do do rapport.Les occupations occasionnées par notre charge de délégué ot par les devoirs que nous avons eus à remplir au retour de Qué- bee ne nous ont Faiese que très pen de temps pour faire cet important travail.Nous déclarons de plus que nous avons mis nos confrères de Que- bac largemont à contribution dans In rédaction de ces notes.Ceci posc, nous ontrons en matière en citant la belle description suivante donnée pau notro confrère du Courrier du Canadu : « Uno foule immonre se prossait dans la vaste et splendide église Saint Jean-Baptiste, qui ne pouvait contenir tous geux qui voulaient prendre part à l'auguste cérémonie qui allait sy accomplir.Cette église.sù pompeu- semontérigée à lu gloire du Seigneur.embollic avec taut de goût avait revétu pour In circonstance un éclat inacou- tumé, et offrait le coup d'œil le plus ravissant et le plus gradioxe.Tout autour des balustrades était tendue, avec des replis noués par des fleurs et des guirlandes.nue draperie en damas rouge ; la chaire était recouverte de soie rouge et blanche, oruée de fleurs vertes et blanches: près du chœur l'on voyait les Lanniores de l'Union Musicale etde la Sainte-Ce- cile.Duns le chœur, de longues bun- derotles, aux couleurs variées, par- taiont-de la voûte et descenduient les unes près du maître autel, les autres près des balustres.Des fleurs en couronne et guirliudes entouraient les colonnes, Les draperies dlu dais érigé pour Monsciqueur l\u2019archevèque correspondaïent à celles de la chaire.En face du dais était l'autel destiné à l\u2019évêque consacré.Au-dessus, une grande toile représentant le sceau du nouvel Fvèque.Le maître-autel était orné avec goût, chargé de fleurs, à travers lesquelles brillaient des lumières aux diverses couleurs, Au-dessus, la statue de Marie portant enfant Jésus duns ses bras s0 détachnit entourée d'une auré- olo et d\u2019une conronne de feu.A neufheures précises, lu procession laissa le presbytère pour se rendre à l\u2019église, Sur le parcours, deux ares à fond de verdure surmonté de bannià- res ct do fleurs, avaient été érigés.Les deux orgues de l'église jouaient avec un succès parfait, ot leurs joyeux accords se mélant aux fanfares do l'orchestre faisaient retentirles voûtes du temple dos sons les plus puissants et les plus harmonieux.\u201d Les Evèques présents étnient Sa Grâce Mgr.l'Archevèque de Québec, et Nos Seigneurs les Evéques l\u2019ersico, Laflèche, Larocque.Langevin, labre.et Mgr.Duhamel, évêque élu d'Ottawa.On cstimo que le nombre des prè- tres présents était d'eviron cent cin- uante.Ily en avait de tous les iocèses de la Province.Celui de Sherbrooke était représenté par les Rvds.MM.Dufresne, de Sherbrooke; Chartier, Conticooke; M.McAuley, Stanstead ; ot Am.Dufresne, St.ller- .ménégilde, Barford.Nul donto quo de nombro des prétres de ce diocèse efit été beanconp pins considérahle.ai lu cérémonie avait cu licw un autre F wn mn ea ca la desserte et de citoyens marquunts ussistniont à la cérémonie, entrautres Mou Honneur le.Tient.vornetr, accompagné de Mndume Caron et du Major Amyot, A, D.; Son, Hogneur le Jugo et Madame Taschorgau ; Son Honneur le Juge ot Madame Stuart; Madamo Duval; l'Ilon.M, DeBon- cherville.l\u2019Ifop.M.Gagueau ; l'Hon, M.Angers; l'Hou: M Chauveau; l'on, M.Langevin ; l\u2019'Hon.M.Oni- met ; l\u2019'Hon.M.Cauchon ; A.Curon, M, P,; l\u2019'Hon.M, Panet, plusieurs membres de ln Eégrislature de Québee, ete, ete, ete.Les citoyens de Sherbrooke venus de Sherbrooke pour la circonstance (étaient MM,J.Campbell, M.Connolly, G.EF.Rioux, J.A.Archambault et le rédacteur du Progrès.On porte à environ sept mille le nombre des personnes présentes.La vaste Eglise do St.Jean, lu plus spacieuse de Québec, était littéralement remplie \u201c La richesse des habits épiscopaux des divers évêques rehaussait encore la grandeur du spectacle, et tout © me dans toutes les autres p art diocèse de Sherbrooke ! Au nom de la Société St.Pa Maurin CoNNOLLT, Présids r - x \u20ac q encore une {, » sorte dist vunaire et dé 5 n'oublient ie *, >urtout du py ample \u20acOllipey, ot à toutes ler, f'amiour, le res.8 fidèles conf ompensation , EE jte, dans lea, ur d'un évû ue.p CC QUE Nous L randeur, à soy a pus, et ce que Don e jamais oublig Providence de Mcet linportant di et le bonheur à ns.Fœux au ciel pay maintenant yy es diocésains, \u20ac de cette Asso étroits et de ¢ rien ne vien, peigneur, les mer ion sollicitent à eur de sa ba.ELANGER, ss.St.Jean.He Sherbrooke, | 1874, E, Membres de Ay le Sherbrooke, prendre qu\u2019il ex 5 UNO SOCIÉLÉ de) © Gvidente et Li: [Ji htente et de ux 3
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