Le progrès : agricole, industriel, politique et commercial, 12 janvier 1877, vendredi 12 janvier 1877
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Le chevalier n'est qu'un pauvre hère, sans sou ni maille, suns esprit meme, au lieu que mol.\u2014Voici mon pore et Wilkins, dit lu jeune fille en regardant la fenêtre.\u2014 Wilkins ! répéta Cavignou préci- pitumment ; eh Lien, mademoiselle,je Je ue veux pus troubler vos épanchements ailectueux avec l\u2019auteur de vos jours ; mais je reviendrai, vous lisse.ju reviendiai, soyez-en ofire, déposer d vos pieds mon nom et na fortune.Et le marquis qui ne se souciait pas de se trouver fuce à lace uvec lo re- doutuble Wilkins, décampa lestement par lu porte du jardin, tundis que le muîtro du logis entrait par l\u2019autre porte.\u2014Oui, certainement, j\u2019épouserai,dit- il tout en marchant ; ma foi, mon parti est pris! La petite n\u2019est pas mal dispo-ée, lo mère est pour moi, et si te père su montre de Lonne (composition !.Je sais un moyen de me dé- barrusser de Rolly.je n\u2019ai qu\u2019à lui nnnoncer certaine nouvelle ! Mais c\u2019est Wilkins ! Le marquis regagnait son hôte), quand il fut heurté par un passant, juste à l'endroit où avait eu lieu sa rencontre avec Rolly deux mois auparavant.llallait s'éloigner quand un éclat de rire lui fit retourner la tête.C'était encore le chevalier qui se trouvait devant lui,mais non plus le Rolly d'autrefois, en habit de cour et l\u2019épée au côté ; le chevalier était encore vêtu du costume grossier dont on l'avait aflubié eur la flotte ; un Lonnet de mu- vin lui descenduit jusqu'aux yeux.Muis si I'extéricur était changé, le ca- ructère no l'était pas, car le joyeux Gascon rinit à gorge déployée de la surprise de son ami, \u2014Ab lal! ab! ce cher marquis! il ne me reconnait plus! Sacrebleu,je suis donc bien défiguré ?Si Rolly zavait la vérité, il ne pa- raissuit pas disposé à prendre les choses au tragique.Aussi Cavignon enchanté de Ia tournure que prenait celle aventure feignitil l\u2019étonnement ct s\u2019écrin avec une gaicté réclle ou forcée : \u2014Ah ça ! d'où diable sors-tu ?qu'est- tu devenu depuis la fameuse soirée ?qui t'u fagotté ainsi ?Rolly hocha la tête d\u2019un air mystérieux et dévigna du doigt le cabaret vù avait cu lieu leur première entrevue, Cuvignon le suivit, et bientôt ils se trouvèrent atlablés duns la petite salle enfumée de In taverne, \u2014Lnfin m'expliqueras-tu\u2026 \u2014Ne joue douc pas l'étonnement, cher, dit le dhevalier avec un sourire ironique; tu ne peut ignorer ma me- =avenlure.Lu petite Gudule a dû te conter l'affaire.\u2014 Mon cher.dit le marquis avec em- burras, tu comprends qu'après ta singulière disparution,je pouvais.j'avais le droit.\u2014Oh ! je no t'en veux pas | à ta place j'en eût fint tout autant.Tu as voulu profiter de mon absence pour me souffler à la fois la fille et la dot.Je te le répète, je ne l'en veux pas: c'est de bonne guerre.Seulement, aujour- d\u2019hui,que jo reviens sain et sauf,aprés do rudes quarts d'heure, je te jure ; aujourd\u2019hui que j'ai des expérances positives de gagner la partie, tu agiras, je pense, en bon cnamarude, et tu me Inisseras le champ libre, car il n'y a plus de chances pour toi, \u2014Oui-da, chevalier ! Mais tu parles avec un aplomb { Il paraît que tu as bien avancé tes affuires dans la mer du Nord; et que l'habit de pécheur de hurengs ne t'a pas Ôlé tu suffisance.\u201411 a fait plus, s'éerin Rolly,il m'en a donné une nouvelle ; cet habit, que vous méprisez tant, monsieur de Ou- vignon, me portera bonheur, vous ver- vez, \u2014Les vents du pôle ont mis ta cervelle À l'envers, mou pauvre Rolly, dit Caviguon d'un air dédaigneux ; et, en vérité, c\u2019est grand dommage ! Le chevalier d'abord fronça le sour- ! cil ; mais sa colère passa vite,et il reprit avec bonhomie .\u2014 Ecoute, marquis, des plaisanteries ne prouvent rien, et je veux bien t'expliquer ce qui mo donne tant d'assurance au sujet du mariage en quos- tion.Du sauras donc quo ni toi ni moi n'avions pris la bonno voie pour nous fuire accepter pour épouseurs, en nous présentant avec des habits de soie,des bijoux et des dentelles chez notre in- funte.Ici, mon cher, duns ce pays do commerce et d'industrie, on ne vous demande pas : \u2018 Que possédoz-vous ?\u201d mais : \u2018 Quels sont vos moyens de vous enrichir ?En combien do temps pouvez-vous doubler une somme d'argent ?\u201d Tu comprends alors.\u2026 \u2014Je ne comprends pas ; où veux-tu en venir?\u2014En deux mots, voici la chose.quand je me suis trouvé a bord do la flotte hollandaise, bien contre mon gré, je Uassure, j'ai réfléchi à ma position présente, Pour des raisons particulières, je ne dois plus guère comp- tél sur mes revenus de France ; cela est triste à avouer, mais cela ost.D'un autre côté, lo seul moyen de plnireau vieil Archibald et de lui arracher un consentement, auquel cer- tuinement Gudule pe résistera pas, était de me créer une industrie, de trouver les moyens de faire une rapide fortune, et le hasard m'a admira.blument servi.Il s\u2019est trouvé [chose impossible à croire : ] que moi, moi ! un roué de la cour de Versailles; moi, chevalier de Rolly, dont les ancètres possédaient les plus belles terres de la Garonne, moi, lo plus joyeux des mousquetuires, moi, qui ai eu l\u2019honneur de donner une fois la main à une prineesse de sang royal aux chasses de Sant Germain, il s\u2019est trouvé, dis- je, que j'avais un talent merveilleux, une vocation inattenduo, une aptitude miraeuleuse\u2026 \u2014Laquelle donc ?\u2014Pour encaquer les harengs.A peine le chevalier eut-il lâché le grand mot, tout d'unc haleine et en regardant son ami avec une indifférence affectée, que celui-ci poussa un bruyant éclat de rire.Rolly attendit avec une grande patience que cet ac- cds de gaicté fit passé.\u2014Charmant ! charmant! s'éeria lo marquis en se tordant sur son escabeau.Ce cher chevalier! je le vois penché sur un tonneau nlignant des poissons fétides dans un bain de gros sel! Ah! ah! ah! si sa femme avait pv le voir dans cette position-là ! \u2014Ma femme est morte, reprit Rolly d'un ton d'humeur, et elle ne songe pas à venir me troubler dans mes nouvelles occupations.Ris tant gue tu voudras; toujours est-il que dans le peu de temps que j'ai exercé ce métier, j'ai étonné les plus anciens praticiens de la flotte.Il est impossible d'habiller un hareng plus promptement que moi, de lui faire occuper moins de place dans un tonneau, et de mettre une quantité de sel mieux caleulée pour que le poisson soit exquis.Tu goûteras de mes produits, Le marquis poussa un nouvel éclat do rire.\u2014Rira bien qui rira le dernier ! reprit le chevalier au bout d\u2019un moment mais jene t'ai pas enccre tout dit,mon cher camarade.Le vieil Archibald s\u2019est pris pour moi d\u2019une belle admiration et d'une vive amitié.Une fois il m\u2019a serré lu main d\u2019une fuçon si vigoureuse, que j'ai cru qu\u2019il me l'avait écrassée ; cola signifie bien des cho- sos, marquis ! En débarquunt ce matin, il m'a amené chez lui, m'a donné une chambre dans sa maison ; il me traite comme son fils, j'ui détrôné tout à fait Léopold Wilkins ; comprends-tu maintenant ?Le marquis ne riait plus ; il réfléchit un moment, puis il dit d'un air pensif : \u2014Eh! ch ! ta conduite, si elle n'était pas dégradante pour un gontil- homme,ne sorait pas trop niaise, N'in- porte, ajouta-t-il, jo no me donne pas pour battu.\u2014Preods-y garde, marquis ; j'ai appris ce matin de singulières choses à ton sujet, et j'ai les moyens de me débarrasser de toi si tu mo barres lo chemin.\u2014Ma foi, mon chor.répondit le marquis du mêmo ton, c'est exacte: | ment comme moi.Si lu lutte s'enguge entre nous, je te ferai décamper d'ici sans regarder derrière toi, \u2014C'est done In guerre ?\u2014 Mais oui.\u2014La guerre donc ! s'écria le chova- lier en choquant son verre contre celui de Cuvignon, et je bois à In santé du vainqueur! \u2014-À lu santé du vainqueur ! répéta lo marquis.En co moment deux hommos pas- bras dessus bras dessous et causant à voix basse.L'un de ces hommes était Léopold Wilkins et l'autre Samson l'échineur.L'espèce d'intimidité qui semblait régner entre eux fit faire à Rolly un gesto de surprise; son ami remirqua ce mouvement, \u2014Le vainqueur ! dit-il, ce sera peut- être co manant-li.Autant quo j'ai pu en juger, la petite est pour lui.\u2014La petite sora pour celui que le père désignera,reprit lo chevalier avec formeté.Estce que cetto cnfant-là, uvec son indifférence glacialo et sa simplicité phénoménale, pourra concevoir un désir,exprimer une volonté ?D'ailleurs, sans entrer dans aucun détail, je te dirai que mons Wilkins doit se repentir amôrement du tour qu'il m'a joué.Jelui ai rendu coup pour coup et avec usure, sur ma parole ! \u2014Ce bon chovalier,il est rusé ! dit Cuvignon avec ironie, ot.copendant je ne vois pas comment il pourra parer la Lotte que je vais lui porter, \u2014Ce digue marquis! si je sais comment il se tirera du bourbier où je vais le conduire, je veux être pendu.A quand la bataille ?demanda Cuvignon d'un air d'indiflérence, \u2014 Mais à demain, jo pense,répondit Rolly de même : demain, master Ar- chibuld donne daus son jardin un grand diner & tous les marins et pêcheurs de ses vaisseaux ; on défonce déjà les tonneaux de bière, on fuit rôtir des bœufs entiers.Tu penses bien que je serai le roi de cette fête, moi le plus novice et déjà le plus habile des pêcheurs de barengs.Je compte profiter de l'en- thousiasmo que je dois exciter pour adresser mu demande au père.Toi, comme maitre de langues de la don- zclie, tu as le droit d'assister à cette féte.Tu le vois, je ne crains rien, je joue jeu sur table.Et tu chosis les cartes, dit le marquis, mais peu importe ! pronds au- tunt d'avantages quo tu voudras, je suis sûr de gagner.\u2014À demain dono ! je vais me préparer à la bataille, mon bon camarade.\u2014Et moi aussi, mon cher compatriote.Ils se serrérent la main et se sépa.réreot.Le soir méme, un grand laquais en livrée apporta & meinher Archibald une lettre ampoulée dans laquelle, Ca.vignon demandait solennellement la main de Gudule.IV.Le lendemain matin,toute la bonne ville d'Amsterdam était en émoi pour voir passer le cortége des marins qui conduisaient leurcompsagnon Duldof à l\u2019Hôtel-de-Ville, où il allait recevoir ; des mains du bourgmestro le prix do la pêche.Pendant cette marche triomphale sur l'immense quai du Zuiderzée, le vieux pêcheur, malgré ses beaux habits et les honneurs qu'on lui rendait, semblait triste et préoc- enpé.Evidemment ce nouveau triomphe pesait à l\u2019honnête vieillard, et sa conscience le lui reprochait comme une mauvaise action.Des bruits étranges avaient couru au sujet de l'erreur prétendue de Wilkins.Ou assurait que Wilkins était un pêcheur trop expérimenté pour avoir pu commettre, même nu milieu de l'obscurité, une semblable méprise ; qu'en proclamant sa victoire, il était de bonne foi,et qu'enfin uno trahison seule avait pu le frustrer de lu récompense qui lui était due.A la même heure, une centaine de matelots et de pécheurs aux gages du riche armateur étaint réunis dans lo jardin, où l'on voyait les préparatifs d\u2019un grossier banquet.Avec des tonneaux et des planches, on avait formé do longues tables où tous les invités devaient se trouver à l\u2019aise.Mais ceux-ci ne semblaient pas songer à la joie.Divisés par petits groupes, ils fumaient on échangeant de rares paroles à vois basse.Lorsque les cris des marins qui allaient à l\u2019Hôtel-de-Ville se firent entendre,un seal d\u2019ontre eux so leva et sortit précipitament : ¢'était Samson l'échinour.Cavignon entra dans le jardin et jeta un regard dédaigneux à ces gens, qui no lui rendirent mème pas son regard.Le marquis a\"ait pourtant un éblouissunt costume de cour bien ca- puble d\u2019exciter l'attontion de ces pauvres diables.Son valet de chambre s'était surpuesé dans sa coiffure ; sor habit et sn ve:te étaient couverts de bruderius et de rubans ; il exhalaii une odeur de musc et d\u2019ambre,comme lu boutique d'un parfuwour.Il marchait fièrement,la tête druite,lorsqu\u2019il apergut Rolly qui s'approchait do lui saient devant le cabaret, se tenant l équipage de combat ! dit-il familière : tamer ss difficile négociation.LE PROGRÈS.AGRICOLE, INDUSTRIEL, POLITIQUE ET COMMERCIAL, BELANGER, FRERES, Editeurs-Propriétaires.L.C.BELANGER, Rédacteur-en-chef.d'un air railleur.Tout au rebours do Cavignon, le chevalier étais mis avec ls mémo simplicité que la veillo ; seu- lemont son bonnet fourré avait été remplacé par un chapeau à larges bords, d'un véritable type hollandais, et nous avons le regrot de le diro, en fait de parfuns, Rolly avait poussé la vérité historique du costume jusqu'à n\u2019exhalor quo colui du hareng.i \u2014Eh Lien! nous voici donc en ment à son ancien camarade ; tu veux éblouir, mon cher, ça ne te réussira pas.\u2014C'est co que nous verrons.Mais à propos, sis-tu st l'on a reçu ma let- tro et ce que l'on en pense ?\u2014Jo l'ignore absolument ; mais le père est lA dans le parloir ; allons le trouver.Pendant qu'ils s'avançaient vers cette sulle où, deux mois auparavant, ils avaient été témoins des adieux d'Archibald et de sa famille, ils aperçurent dans un coin écarté du jardin Léopold Wilkins seul et médlitait.Chueun d'eux lui fit un signe mystérieux qu'il ne remarqua pas.\u2014Ah! tu es d'intelligence avec lui ?\u2014Et il est d'intelligence avec toi ?\u2014C'est possiblo ; mais le pauvre diable a bien assez de ses affaires.On donne aujourd'hui à un rival le nrix qu\u2019il méritait,et le vicux négociant ne vout plus entendro parler de lui pour gendre.Aussi pourquoi diable s'est- il avisé de lutter de ruse avec moi ?Le marquis entra le premier en se donnant des airs de cour et en minaudant comme une coquette.Rolly le suivait avec une contenance froide et posée, Comme un véritable Flanmand d\u2019origine.Le père Archibald, assis près de la fenêtre, d'où il pouvait voir ce qui se passait dans le jardin, remplissait la chambre d'une épaisse fumée,qui s'échappait de sa bouche com- mo d\u2019un volcan en éruption.Gudule entreleçait ses potits fuseaux à dentelle,sans parniître songer à autro chose qu\u2019à son ouvrage.Mais, chose incroyable ! dame Brigitte nodormait pas cette fois.Elle cherchait à prendre une pose majestueuse dans sa bergère en velours d\u2019Utrecht, et si elle n\u2019eùt bâillé toutes les cinq minutes,on eût pului trouver un certain caractère de dignité.En entrant, le marquis, malgré la fumée qui le prit à la gorge et lui causa uno horrible quinte de toux, salua, avec force compliments, d\u2019abord le vieil Archibald, puis Brigitte, puis Gudule, s0 confondant en révérences prétentieuses, cn sourires courtisanes- ques.Le chevalier, au contraire, alla serrer silencieusement lu main de son patron, adressa aux dames une simple inclination de téle et se retira dans un coin, curieux de voir son ami en- (Suite et fin av prochain no.) Cours de Théologie pour Laiques.La question religieuse se retrouve au fond de tous les problèmes qui divisent et passionnent notre siècle.Un publiciste allemand, grand admirateur de M.le prince de Bismark, définissait naguère en Ces termes le but de la lutte civilutrice : \u201c Il s'agit de savoir si le christianisme sera définitivement relégué dans l'histoire et dans le passé, ou si, on dépit do l'effort du génie moderne, il conservera quelque influence dans la vie des peuples.\u201d (Hartmann.) Cela étant, il est difficile de comprendre comment l'étude de la religion occupe dans nos sociétés contemporaines, si fières cependant de leur esprit scientifique, une lace si mesquine et si amoindrie.Rous ne parlons pas sculement des libres penseurs qui, plus que jamais, blasphèment ce qu'ils ignorent.Que de gens, en effet, qui ne s'aviseraient jamais de parler jurisprudence saps avoir lu le code civil ou de médecine sans posséder quelques notions d'anatomie, déclument contre la religion catholique sans connaître le symbole des apôtres et sans avoir jamais ouvert un catéchisme |.Mais, même parmi les hommes dumeurés fidèles à la pratique religieuse, combien ne s\u2019en ren- contre-t-il pas qui auraïent besoin d'être éclairés sur Ia portée précise des enseignements de l'Eglise ?Nous vivons à une époque de combats toujours renouvelés où la foi des chrétiens les plus fervents doit être affermie ot solidement armée.Pré- cicément parce que do toutes parts la question religieuse est contenuo et impliquée dans nos luttes sociales et politiques, il importo que les catholiques, nécessairement mélés à ces luttes, aient de l\u2019enseignement de l'Iÿ- glise une connuis-ance-plus-exaute et plus complète.Trop souvent il arrive, en effet, que des hommes publies, animés d'ailleurs des intentions les plus droites et pénétrés d\u2019un sincère désir de défendre leur fui, risquent des apologies d'une valeur plus que duuteure, acceptent des compromis incompatibles avec la saine doctrine, où se résinent à plaider en faveur de l'Eglise es circonstances atténuantes, alors que, mieux instruits, ils afirmernient | tl l'intégrité de ses principes ot revendi- quernient la plénitude de son droit.Frappés de cette situation, beaucoup de bons esprits se sont demandé s\u2019il n\u2019en fallait pas chercher la cause dans l'espèce de discrédit où los études théologiques sont tombées auprès des gens du monde.C'est à croire vraiment que la théologio est uno science réser- du sacerdoce ! tien n'est moins fun- dé que ce préjugé.Dans lo catholicisme, lu théologie n'est pas le moins du monde une science occulte, accessible seulement @ quelques rares initiés.C'est ce que comprenaient fort bien nos pères.\u2018 Au sièclo dornier, dit Mgr.* Isoard, on étudiait la théo- logic comme on étudie le droit de nos jours.Bon nombre do jeunes gens ne font point un usage professionnel de ce qu'ilssavent de droit; ils étudient le droit pour lo savoir, et c'est ainsi qu'on doit étudier la théologie.\u201d Quolques catholiques ont cru qu\u2019il serait Lon de renouer cette tradition interrompue, et leur pensée, soumise à l'approbation de l'épiscopat, à été louée, encouragée et bénie.Nous sommes heureux d'annoncer qu\u2019elle recevra bientôt un commencement d'exécution et que des cours spéciaux de théologie à l\u2019usuge des lnïqnes s\u2019ou- vrivont prochainement, avec l'ussenti- ment de l'autorité diocésaive, à Tour- nay, à Bruges et à Gund.Suuhaitons que cette entreprise soit féconde et qu'elle trouve, dans pou de temps, des imitateurs dans d'autres diocèses en- corel \u2014\u2014_.Défenseur Fantaisiste.La Russie a trouvé en Angleterre un défenseur aussi zélé que l\u2019est en France M.E.de Girardin.M.Carlyle vient d'adresser à M.Georgye Howard uuo lettre sur les affaires d'Orient qui à élé communiquée à tous les journaux.Lo vicil ermite de Chelsca est un homme d\u2019une grande autoirité en Angleterre, mais plutdt en littérature et en philosophie qu'en politique; il à commencé sn célébrité par ses attaques furibondes contro la révolution française, et il a donné do nouvelles preuves de cette haine systématique à l'occasion de nos derniers désastres.Aujourd'hui, c\u2019est la Turquie qu'il condémne net sans phrases.Il réclame hautement l\u2019abrogation absolue du traité de Paris et l'expulsion complète des Osmanlis hors de l'Europe.Il no reste plus qu'à procéder au partage des dépouilles.Cela n'embarrasse pas lo moins du monde M.Carlyle, il fait deux morceaux de la Tur- quic européenne; il octroie le premier à l'empereur de Russio, et le second à l'empereur d'Autriche, mais, d'un coup de plume, il enléve 4 ce dernier neuf millions de sa population, dont les idées et los intérêts gravitent fata lement vers le grand astre germanique.L'Autriche so fusionnerait dans l\u2019agglomération hongroise et slave.Ainsi s0 trouverait formé le cycle des trois grandes puissances du mondo.L'Angleterre devrait trouver des compensations suffisantes dans la possession de l\u2019Egypte ct du canal de Suez ; l'arbitraire souverain des diffioultés que pourrait soulevor cet arrangemont fantaisiste sur le prince dé Bismark, ce magnanimo, co double et puissant génie qui plane au-dessus de toutes considérations ambitieuses.C'est ainsi que s\u2019exprime l'oracle de Chelsea.Heureusement que les destinées des peuples et des empires ne se règlent pas par les rêves d'un solitaire vivant en dehors du monde politique.le.Nouvelles Etrangères.FRANCE.(Lettre particulière du Progrès) Paris, 30 octobre, Le monde politique et financier a été agité ces jours par les bruits répandus sur l'attitude de la Russie qui se proconcerait décidément pour l\u2019in- dépendunce des populations slaves.En attendant, il y aurait de fortes faillites à St.Péterabourg.Il est question de propositions faites au duo Decazes par le cabinet do Berlin pour un accord de l'Allemagne, de la Frunce et de la Russie, mais la politique de neutralité ab.olue persiste, de la part de notre gourverne- ment.Ces propositions auraient inquiété un moment l'Autriche ; elle se préoc- cupo surtout de la grande intimité de l'Allemagne et de l'Italie ; l'armée italienne est devenue une véritable armée allemande, organisée, inspectée par des officiers allemands; le séjour de M.de Moltke en Italie, pendant deux mois, n'a pas eu d'antre but que de donner ses couscils pour la réorganisation de l\u2019armre italienne.Ilya done lieu de comprendre les préoceupations de l'Autriche.Sénateurs et députés écrivent que, dans les départements, l'opinion publique est unanime à réclamer que la rance garde la neutralité la plus absolue dans les conflits auxquels peuvent donner lion les affaires d'Orient.Un second siége de sénatour insmo- vible est à la veille d'être vacant ; le général Letollier Valuzé est à toute extrémité.Il w\u2019est confes-é et a été administré avant-hier matin.Ou demuio nous serons catholiques fivec le pape et royalistes aveo le roi très chrétien, ou la France est perdue et le monde devient cossque, c'est-à dira barbure, ayant pour maître un au tocrute russe régissant les consciences ot courbunt les volontés sous son acep- tre tyrannique.Un diplomate russe, le comte Ma- véo, destinée à être l'apanage exclusif ANNONCES.JOUR PE PUBLICATION : LE VRNBREDI.Première Insertion, par ligne,.5centln Insertions subséquontes, do .3 do Cartes d'affaires, par année, $4,00.Annonces commerciales, et autres, traitée de gré à gré BUREAUX ET ATELIERS : Maison-Twose, audessus du Magasin de MM Dupuy & Dupuy, rue Wellington._ PE confidentielle du 12-24 mai 1830 adressée au comte do Nesselrode, disait : \u201c\u201c Nous ne pouvons oublier que (pour avoir lo payement) nous avons souvent attendu de longues années et qu'au fond nous ne scrons suldéa qu'après des guerres,dont l'une nous enlèverait Constantinople.\u201d .(Voir Recueil des documents rela- Lifs à la Russie, la plupart secrets et inédits.Paris, Paquerre, 1854, 1 vol.in-8.) , Mais, pour bien comprendre In politique actuelle de la Russie, il faut avoir sous les yeux lo testament politique de Pierre le Grand ; vuici les principaux extraits de cet important document: \u2018 Approcher le plus possible de Cons tantinople et des Indes.Celui qui y réguera sera le vrai souverain du monde.En conséquence, susciter des guerres continuelles, tantôt aux Turcs, tantôt à la Perse ; s'emparer peu à peu de cette mer, ainsi que de la mer Bal- tique, ce qui est un double Point néces- sdiri à lu réussite du projet ; hâter lu décudence du la Perse, pénétrer jusqu'au golfe Persique ; rétablir, si c'ost possible, par la Syrio, jusqu'aux Iodes.qui sont l'entrepôt du monde.\u201c Une fuis 14, on pourra se passer de l'ordre de l'Angleterre, rechercher et entretenir avec soin l'alliance de l\u2019Autriche (lisez Prusse, l'unification do l'Allemagne ayant été fuite à son profit,) et exciter coutre elle, par dessous main, la jasousio des princes.\u2018* Tâcher de fairo réclamer des secours de lu Russio par les uns ou par les autres, et exercer cur le pays uno espèce de protection qni prépare la domination future.\u201c Intéresser la maison d'Autriche à chasser le Turc de l\u2019Europe et neutraliser ses jalousies lors de la conguéte de Constantinople, soit en lui suscitant ufie guerre avec les anciens Etats do l'Europe, soit en lui donnant une portion de la conquête qu\u2019on lui reprendra plus tard.* Rattacher et réunir autour de soi tous les Grecs désunis ou schismatiques qui sont répandus soit duns la Hongrie, toit duus la Turquie; se faire leur centre, leur appui et établir d'avance une prédominance universelle par uve sorte de royauté ou de suprématie sacerdotale; ce seront auiant d'awis qu'on entourera chacun de ses ennemis.\u201cLa Suède démembrée, la Perse vaincue, la Pologne subjuguée, la Turquie conquise, nos armées réunies, la mer Noire et la mer Bultiquo gardées par nos vaisseaux, il faut alors proposer séparément et très-secrètemeut, d'abord à la cour de Versailles; puis à celle de Vienne (lisez Berlin) de partager avec elles l'empire de l'univers.\u201c Si l'une des deux accepte, ce qui est immanquable, en flattant leur ambition ct leur amour-propre, se servir d'eile pour écraser l'autre ; puis écraser é son tour celle qui demeurera, en cogogeant avec elle une lutte qui ne saurait être douteuse, la Russie possédant déjà en propre tout l'Orient et uno grande partio de l\u2019Igurope.\u201cSi, ce qui n'est point probable, chacune d\u2019elle refusait l'offre de la Russie, il faudrait savoir leur susciter des querelles et les faire s'épuiser l'une par l'autre.Alors, profitant d'un moment décisif, la Russie ferait fondre ses troupes rassemblées d'avance sur l\u2019Allemagne, en même temps que deux flottes considérables partiruient l'une de ls mer d\u2019Azof et l'autre du port d'Archangel, chargées de hordes asiati- ues, sous le convoi de flottes armées e la mer Noire et de la mer Baltiquo.S'avaugant par la Méditerranée et par l'Océan, elles inonderaient la France d'un côté, tandis que l'Allemagne le serait de l\u2019autre, et ces deux contrées vainoues, le reste de l\u2019Europe passerait facilement et sans coup férir sous le joug.\u201c Ainsi peut et doit être subjuguée l'Europe !\u201d L'avenir de chaque Etat et l'indépendance de l'Eglise dépendent de la réulisation de ce testament.Verra-t-on se réaliser uno fois de plus cette parole de Pierre Ler : \u201c L'Europe est entrée dans ls seconde enfance '?c'est ce que nous saurone demain.En atrendunt, nous répétons cette parole de Cézar : * Si les Gaulois étaient d'accord entre eux, l'univers entier ne pourrait leur résister.\u201d Et nous sjoutons: cette accord ne peut se faire que sous le roi très-chré- tien gouvernant dans l'honnêteté et la justice, ce qui est le principe social et héréditaire de la monarchie française et le salut de notre nationalité.Aujourd'hui il s\u2019est engagé, eous le ristyle de la Bourse, des paris fort importants, entre gens qui soutenaient que la guerre européenne éclaterait \u2018ici au 25 ; les autres, qu\u2019il n\u2019y aurait pas de guerre du tout.D'après lcs dépêches Havas, le monde financier paraissait croire que là trève de six semaines serait acceptée, Les prétendus libéraux sont partout les mêmes, c\u2019est-à-dire les ennemis do la liberté.Vous avez vu que lo gouvernement italien, au lieu % rotéger les droits du congrès catholique à Bologne, a pris prétexte, pour le dissoudre, des démonstrations des libé- rauz, Les gouvernements qui, par fuiblesse, donnent ainsi raison aux violateurs de tout droit et de toute justice, se prépareat de cruelles représailles.Les républicains français, avjour- d'hui maîtres du pouvoir, feraient bien de méditer vette réflexion.Si vous avez besoin d'un bon plom- l'aucienne place d\u2019affaires de tuszewiez, dans une Yépdohe secrète et [Y \u2018 \\ bier, adressez vous À P.O Dupont, à : Er.Walker.bm oe SAL SW SOM LS ROI w= rit ASME.AAR.Re + \u2014 Lae ane Lo ee LT MATL ain SAR i SETI RR 7 0 Nile ie CS.asie eve \u201cie.ca ET dt Sl Hel?CAPS.> AAA.+.ur or 29 Le Progres.VENDREDI(QJANVIER., 1877.La Preuve du\u2018 Nouveau Monde.\u201d Enfin lo Nouveau Monde s'ost exécuté, Dans son no.du 8 janvier courant,-il a publié près do trois colonncs concernant nos deux journaux le News et Le Progrès.C'est ce qu'il appelle sa preuve, pour \u201cnotre propre confusion et honto.\u201d Nous verrons tout à l'heure commeut la feuille orthodoxe B'y prend pour prouver une.culomnie.Mais avant d'aller plus loin,un mot de son entrée en matière, Notre confrère débute en disant: \u201cC'e-t une chose amusante de voir quels cris de puon la moindre critique enotre part arrache à un certain nombre de confrères do In prosse avec les- ucls nous avons le malhour de différer opinion.Nous ne pouvons désapprouver le moindre de lours écrits, sans qu'ilsse récrient aussitôteu disant que nous les excommunions, que nous les aoathématisons, que nous les damnons, ete, etc.Il faut avouer que c'est une manière de discuter profondément insipide.Il n'est pus besoin pour réussir en ce genre d\u2019avoir benucoup d'intelligence et de capacités, uno certiti- ne dose d'exagéralion suffit pour faire oueiltir dos lauriors à la première venue des tôles chaudes, Il est élon- nant que des journalistes qui se piquent d'honneuret qui voudraient passer pour hommes d\u2019e Nous traduisons d'un journal anglais : Lorsque Victor Hugo publia son fa.weux romun \u201c\u201c I'Howwe qui rit\u201d on l'acousu fortement d'avoir dépassé le- bornes de lu vraisemblance et d\u2019avoir servi à ses lecteurs uve fable odicuse, En effet le héros de \u201c l'Homme qui rit\u201d est un pauvre enfant qui enlevé dùs son plus.bas âge à la tendresso de ses pa rents, avait été horriblement déliguré, dans le but d'exciter la pitié des gens, et de rapporter chaque jour à ses bourreaux lo produit que lui procurait la charité publique.Toute :avraisembluble que parais-c cette histoire, elle a plus que son pendant duns le fait que nous allons rapporter, Il y a quelques mois lu Prof.Enber du Collége Médical de Prague, s'en fut réquérir l'assistance du chef de po lice à Vienne, afin qu'il l\u2019aidât à dé masquer, et à amener devant la justice une des plus monstrucuses sociétés (jui ait jamais existé.On acquie:ça à su demande, et grâce à l'expérience do la police, sccondée du zèle du Prof.Ember, on est parvenu il y n un mois à faire une descente dans les «quartiers généraux de cette société dont tous le- imcmbres sont aujourd'hui à subir leur procès aux Assises Criminelle de l\u2019En.- pire.:Kurdna, la Capital de la Hongrie centrale, est le théâtre des atrocité- que nous allons raconter.Comme tout le monde le suit, la Cathédraie de cette ville possède les reliques de St.Jean Népomucène qui est le patron du pays.Tous les ans une foule de pélerin- vienuent de toutes les parties de l'Iëm- pire et des pays voisins, rendre leurs rommaucs et implorer l'iutercession dn Suint.Comme conséqueuce nat relle de cet État de choses, la ville est remplie d'une quantité de mandiants qui sont dit-ou les plus hideux qu'on puisse rencontrer sur la globe, ct qui vienuent y implorer la charité des pèlerins, qui croient obtenir le secours de leurs prières en leur faisant l'au mone.Le Prof, Ember,revenant d\u2019un voya Eu scientifique, daus l'intérieur du pays, resta durant deux jours, l'été dernier à Radua.Durant ron véjour en cet endroit, il remarqua une jeune fille d'une grande bonuté, géo de seize ans, mais qui avait perdu sa jambe droite, et qui venait tous les jours s'instaler dans les euvirons de l'hôtel, et implurer la cha rité des passants.Touché de l\u2019état wi-érable où se trouvait cette pauvre enfant, le Prafesseur voulut la soulager et lui demanda quelques detail sur sa vie passée, Bilo lui répondit qu'elle était intirme depuis son plns bas âge.et qu'elle habitait avec un grand nom bre d'autres infortunés coinme \u20ac \u20ac dans une maison tenue par un aveugle, du nom de Clapiv Trouillesor.Guidé par une curiosité bien naturelle ct bien justifiée, le Professeur s'en fat, le même soir accompagué de sa jeune protégée, qui lui servaitde Cicerone visiter cé bouge, et les découvertes qu\u2019il y fit.le décidèrent à demander l'aide de la Police, et couséquemment à donner lieu au.procès auquel nous avons fait allusion.Le propriétaire du taudis dans lequel nous prions io lecteur de vouloir bien nous ruivre, cst un ancien soldat sutri- chien qui pertit la vue à la suite d'une explosion.Forcé par cet accident d'abandonner le service, il s'en vint à a doa, ct 13, de concert avee une femme russe (sn maîtres-e, diton) il fonda ectte maison qui fut bientôt le reudez- vons de tous les mendiants du pays, CL sur lesquels ii prélevait un fort impôt.Les affaires prospérérent, puisque l'on découvrit que ce misérabte tre À face humaine, qui va bientôt recevoir sur l'échafaud lo prix de ses fur- faits, procéduit dans son horrible buso- gue: une bunde de voleurs, orgunisée par sa sœur et Trouillesor, s'occupait do voler les jeunes enfants, duns les différentes parties do l'empire.Puis ces infortunées créutures, étaient trans- portdes daus les quartiors généraux à adua, et li on les livrait uux 1maius impitoyables de l'Opéruteur.Une fuis en possession de ses victimes, il les en- trufvait daus une sullo isolée, mais contigue à la muison, et là ussi-té de deux chirurgiens aussi brutes quo lui, il métomurphosait, cus charmants enfants en ces spectres hideux, qui pen dant si longtemps, ont excité la pitié des pélerins de Saiot-Jean Népoinu- cane.La plume se refuse à décrire les horreurs dont furent témoios les murs de cette prison.La description des scè- ues terribles quu nous fait Dante dans son Znfer, les rèves les plus uffreux engendrés par une imagination cn dé lire, gout à cent coudèus au dessous des fuits qui ont été dévoilés dans le prucè- de ce misérable.Au moment de son arrestation, il y uvait dix enfants, On pourrait dire dix victimes dans cet hôpital qui serait powwé Autre de Sutun, L'une d'eiles, une charmante petite tille do cing a 5, avait subi amputation de lu maiu droite.Deux petits garçous du même âge, avaient été privés de leurs deux pieds et de leurs deux mains.Trois uvuient eu les yeux enlevés uvec une duxtérité diabolique, Enfin une jeune fille de huit ans avait dû subir l\u2019amputation du maxilluire inférieur, et à tra vers l'ouverture béante qu'avait laissée cette mutilation, on apercevait un tron- gon de langue, qui ne lui permettait de pronoucer que quelques sous Inartieu- lée.Drétail affreux à noter, on trouva dans une buîte, placée dans une chan- bre, dix à douze membres humains.partie eu décomposition et partic tousounmés pur de la chaux vive dont on los avait recouverts, Durant tout le procès, les accusés se sont montre imj assibles, maleré les charges acca bluntes accumulées coutre cnx, ct maleré les menaces d'une fowse en fu rie qui trouvait la justice trop lent, et vouluit punir elle méme les coupa bles, Lo gouvernement s'est emparé des sommes énormes que possédaient ce misérables, et qui serviront à l'établis sement d'un ITospice, où on recueillera les vietimes de cette bratalité, sans précédents dans les anniles du crime.ARDOISE \u2014\"be\u2014 ROCK LAND.Le soussigné esi p-êl d'exéeuter toute commande à bas prix de ertte ardoise de toiture AVantageuseltieut CONNUE, cl aussi pear Planchers de caves ; Talus de laiterie ; \u2018Tables de pâtissier ; Trottoirs, £c.; Eviers ; Cuves, &c., &e.Hest bien connu que l'ardoise la graisse nd aucune nutro- genre etest par conséquent p autre plerre pour les articles cité absorbe pis Wwe de ee abled toute plus haut Dalles communes! 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R.C.Lloyd ayant agrandi son magasin et nugmenté considérablement s0D fond a+ com- merer, Invite le publie, en général, de lhono- ror de sp visite et de faire l\u2019examen du ses marchandises, On trouvers chez lul le fon: de magasin, le nlus grand etle mieux assort, de BUTTES, SOULIERS, \"PARDESSUS, CLAQUI ETC, de n'importe quelle maison da commerce des Cantons de l'Est.Ce genre de commerce est une spécialité ponr Ini, et 11 Ia connait dans tous ses détails, c'est pourquot il peut mieux choisir ses marchandises que tout autre quine s'entend pus dans Li partie Res dernières ventes lui ont fournit In preuve que sa clientèle à acquis cette conviction, Son magasin se trouve tonjours au méme endroit, Rue Wellington.SITERBIROOIKE.+ PC Avis Public, Julien Mébert,de Cookshire, établi un ser- Vice anotidien de diligence, entre Cookshire etla Patrie, I par: chaque soir de Cookshire, après l'arrivée du (rain et revient chaque mn- tin de Tn Patrie, pour le train qui are n sheer brooke, à Flheures, Ce nouvean serviee es une amélioration des plus utiles, aussi Den peur les colons anciens et nouventux, que pour vs personnes qui ont des relation \" ces nouvelles contrées des Cantons de 1 t.Le prix de voyage, d'un point à l\u2019autre, est de 41.25 pour les grandes personnes et moitié prix pour les enfants.Les offeis et bagages sont Cotés à 50 cents te quintal.uljno FETES LE NOEL ET DU Nouvel An Desève Frères Informent leur nombreuse cllentèle et le publie en général qu'ils Viennent d'acheter de nouvelles marchandises et ont considérablement augments I urs approvisionnements à T'occasion des jours de Tite qui approchent.sont les inellleurs vins et les liqueurs les plua fines de toute In cité, et leur miicusin est constamment pourvu de marchandises de Premier choix.Leur fonds de commerce comprend prinei- avait déposé pour plus de 810,000 à | la.Banque impérinle, Comment par yintil À amasser une somme aussi énorme?Tel est horrible de toute] l'histoire.| Antoine Cherguille, surnommé le joveur mais nrieux connu par les habi-, tuës de la maison, sous le wom de L'Opérateur, cst le frère de la maîtresse de Trouillesor.C'est un homme âgé d'environ ciaquante ans et qui s'occupe depuis trente ans, à mannfacturer dia infirmes, si je puis me servir de cette ! £épression.Voici comment ce mons- | patement: Vins & Triqueturs.SUCRES THÉ .&e de, de, Dt tous nutres articles nécessatres à Pentre.tion des familles.À proximité de l'Hotel Camirand, Rue Wellington.Les marchandises sont livrées à dotnielle, sf frais, dans toutes les parties de la cité, Banque Nationale Bureau-Chef: - - Quebec.CAPITAL PAYE, 82,000,000, \u2014_G\u2014\u2014 DIRECTEURS: HON, EUGENE CRINIC, Président.HON, L TIL UDEAU, Vice-Président, HON.ULRIC TESSIER, On, ROBITAILLE, Eer., M.D, CIRICETETU, Ee , Fer, HENRY ATKINSON, Fer, Fae, VEZINA, Calasier.\u2014_\u2014\u2014 BRANCH ne MONTREAL: W.MOFFATT, Gérant.BRANCHE D'OTTAWA: SAMUEL BENOIT, Grant.BRANCHE DE SHERBIEROOKE, P.G.LA- FRANCE, Gérant, \u2014\u2014_ Agents à New-York: \u2014 National Hepublle, Agents eu Angleterre : \u2014 Natlonal Bank of Scotland, à Londres.Agents à l\u2019urls, (France): \u2014 F.S, Ballin & Co, jank of the Bunquiers, Autres Agents dans toutes les Parties de la Puissance, js LA BRANCHE DE SHERBROOKE reçoit tles dépôts à intérôt à 5 pur cent par an.I il F Ha rreevra en dépôt où en palement les 5 du Gouvernement et des Banques des s-Unils, Elle recevra aussten dépôt ou £n palement des Billets de le Banque d'Angleterre et dde lu Banque de France, Elle donnern des Traites sur Londres, sur Pa sur les Etats-Unis, ou sur toutes les parties de la l\u2019uissance du Canada pour aucune somme.Bureau ouvert, à compter du 3 Février, 1575, tous les Jours de 108, ni.À + p.nat, MaisonBlnis, Rue Wellington, SHERBROOKE, I*.Q.sl RUE DU MARCHE, Haute-Ville, Shebrooke, P.0, C.PERREAULT vient d'agrandir considératdement son magn- sin, 5 le but de répoudre à l'extension de ses affaires conyng es el satisfiulre sa nom- hreuse clentile, par an approvisionnement te marchandises fraîches el de première qua- tité et consistant notamment en Epiceries, Thés, Café, Sucres, Epices, Grains de toute sorte.Licener pour Ia vente en gros et en détail de vlns et liqueurs, cave bien fournie de Vins rouge et blanc, Brandy, Old Tom, Gin, Wisky, Rye, Bière, Le tout ehoisl avec le plus grand soin et provenant des mrellleures mualsons d'exportation le ln Province, Prix exceptionels_ de bon marché, service pronipt et soigné.Réceplion embressée, C, PERLEAULT.Atelier de Chaussure.Los soussignés informent respectteusement le publie en général qu'ils exploitent un atelier «le chaussures à EATON CORNER, Et où Hs fabriquent toute espèce de Souliers, Bottes, Bottes Sauvages, depuis le travail le plus fin jusqu\u2019à ce qu\u2019on appelle le gros ouvrage Les commandes sont livrées aux pratiques ssl vite gue posstble a des prix uniques de bon marché, Enseigne de la Grosse Botte.T.GEOFFROY \u20ac Z.GUILLEMETTE.Aux Capitalistes : ffaires, dési- soussigné, désirant se retirer des re en gente In belle propriété cl-apr ; nue ind snr les Jats ne Canton de Wreedon, sur la rivière St François, CHde mille de gare du @uébee- Central.Le pouvoir d'eau est Tuépaisable et assez puissions pour faire mouvoir n'Importe quelles manntotures.Leterrain sur loquel &e trouvent eos monlins, commprend nn § arpent sur In, sur be dot no, 12, ot un arpent sar 24, sur le ot no.11.On pent y arnener le bois d\u2019une grande distance par larivière St, François et la Rivière Aux ssumons, \u2018Ew \u2018ee A VENDRE AUSSI : Sbaucres de terrain, dont 20 aeres dé le reste bien boisé, formeænt le for no, | Rang de Weedon, touchant 4 la riv Crançois, tout près dachemin de fer, Pour les conditions, s'adresser à ce bureau, Of an soussignd J.RB BRODEUR, Weedon, G juillet, 1876, Im\u201401 AVIS A tous eenx qul souffrent A\u2019errenirs of A'indis- erction de jennesse, de déhillté nerveuse, de Tueité prétuaturée.de perte de virllité, fen.corrat-
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