La bonne fermière /, 1 octobre 1920, Octobre
[" VAUGER \\VW/ VVvRLBURN VW) + À ll 7 +, FO ee LR 5 Co | \"© Octobre 1920 ea la rendant mailioure\u201d, « % ER Vol.I\u2014No, 4 avuE E TRIMESTRIELLE oo avons domestique et & piculture féminine.Orem de Cr de Parme hn province do Quite.; FR comm., DE REDACTION Mme Eve Paré-Dumaine, | 2 Rid en Huaclgue diplômée és Mémeaer \u2019 RE | Miniare de l'Agricutee LT, e \u2018 PE A Pesiets, BSA, Ee A Re \u201cdirecteur des'Carcles de\" Fermières Mme J.-P.Gamache, EEL SEE Mme Gérin-Lajoie, | h iets, Fe a Mie Arsène Dienne, : ; poésidente du Cercle de Et-Geaiges n \u201cmme EB M: Fauteux, a , \u20acCousine.Jens}.\" de Cercle.de Plessierine ; Mile Rosette Bailly, 5, du Cercle de Champlain mue Perthe Larivière, 4 Cercle des \u2018Peche-Rivières Mile M.-Antoinette Brodeur, B i du Cercle de ValleyGeld.P oe Cercle der Sp Gooner or | BECRETAIER DE 1 PA : \u201cMADAME ALPHONSE DESILETS 235 Avenne Carder, Québec.- ROE LES PREVOYANTS DU CANADA ASSURANCE FONDS DE PENSION Capital autorisé - - - - $500,000.00 Actif au Fonds de Pension, le 31 décembre 1919 1,719,577.69 SOYONS PREVOYANTES Nous faisons un appel tout spécial à nos lectrices, mères de familles et jeunes filles, soucieuses de se mettre à l\u2019abri des incertitudes de l\u2019avenir, ou de protéger ceux qui dépendront d\u2019elles et nous leur demandons d\u2019examiner attentivement le système de rentes qu'offre l\u2019institution canadienne-française des \u201cPREVOYANTS DU CANADA\u201d, En ces années de crise économique, le seul et véritable moyen de faire des épargnes pour l\u2019avenir, c\u2019est de confier ses petites économies à une caisse Fonds de Pension dont les garanties sont indiscutables.En achetant des rentes des \u201c(PREVOYANTS DU CANADA\u201d, les parents se créent à eux-mêmes et à leurs enfants un héritage qui ne se perdra jamais et donnera le nécessaire pour toute la vie; les autres biens pourront être dissipés ou engloutis dans des entreprises quelconques, la rente des \u201cPREVOYANTS DU CANADA\u201d restera toujours: elle est incessible et insaisissable.Consultez l\u2019agent local ou écrivez au gérant-général.Toute communication sera accueillie avec bienveillance et recevra notre attention immédiate.ANTONI LFSAGF.Gérant-Général, Edifice \u201cDominion\u201d 126, rue St-Pierre, QUEBEC, Bureau à Montréal: Ch.22, Edifice \u201cLa Patrie\u201d.X.LESAGE, Gérant.\u201cLA BONNE FERMIÈRE \u201d % Revue @\u2019Economie domestique et d\u2019Agriculture féminine.Paraitra a tous les trois mois en 1920.ABONNEMENT : 50 SOUS PAR ANNEE; LE NUMERO 15 SOUS.TARIF DES ANNONCES: la page $10.00, la demi-page $5.00, le quart-de-page $3.50.La revue atteint directement la ménagère et tous les membres des Cercles de Fermières de la province.Toute communication relative à l'abonnement, aux annonces et à la circulation doit être adressée à l'administrateur de \u201cLa Bonne Fermière\u201d, M.J.MORIN, 417 rue Racine, à Québec. pe ES Ce que la mère de famille apprécie le plus, Tot réclame à tout prix, c\u2019est \u2026 Une Machine à Coudre Et cette machine à coudre, doit être celle appelée la vraie machine de la famille, capable de lui donner le meilleur service.De plus, on la voudra silencieuse, simple à opérer, faisant le travail qu\u2019on en exige, rapidement le plus possible, capable de coudre SANS AJUSTEMENT, ia soie la plus fine, jusqu\u2019au tissu le _ Plus épais.Avec ces qualités dans la manière de faire +: le travail, l\u2019on exigera aussi que cette machine soit de luxe, de construction solide, de tout dernier modèle, lon veut en quelque sorte que ce soit en même temps qu\u2019une machine utile, un meuble capable d\u2019ornementer l\u2019appartement où il se trouve, sans être encombrante.La machine à coudre Julien est seule capable de répondre à toutes ces qualités à cause de sa construction améliorée, des bons matériaux dont elle est fabriquée, +.assembiée par des ouvriers possédant une expérience - approfondie de ce que doit être une machine à coudre - parfaite, celle dont vous avez besoin.USE Découpez ce coupon pour avoir notre circulaire des- Ÿ Je ééairerais recovodfiffètre circulaire de machine À:cou- + dre JULIEN.Ti oat compris gue 1a demande que je fais 2e.| iT m'engage Abéolument ex rien envers votre Compagnie.\u2019 .prop EEE SO cw ; 3 < CI - Ro.0, a La .Ca a 4 LT I, CL .RE no , 5 LAS L ; Pa ; To FUER SDA SR AS SUA STI EER SIRE MEISE re REA Rl Rs a ie bea is a Corre LI PRAIA ROME TRS TE CL CEE 7 Cad PAGE (S$) COULEUR (S) cL i êt artificiel des animaux de basse-cout.eux pour la prospéri | basées sur de sérieuses expériences.Le gr Oeufs seront rares et chers.| nous, il n\u2019en dépend que de vous.\u201c Ecrivez pour plus de détails.Cod aux \u20ac {Aux Eleveurs et Amateurs de Volailles | cp sameeren Cox Nodf sommes heureux d'offrir à notre nombreuse clientèle - 4 EDITION, ornée de nombreuses gravures Ë À renferme tout ce qu\u2019il faut savoir pour pratiquer avec succés Pélevage naturel +4 - \u2018 La construction du poulailler ainsi que la marche des Couveuses et Eleveuses 3 artificielles y sont indiquées d\u2019une manière claire et précise.- Ë tique de l\u2019Eleveur industriel aussi bien que de l\u2019Amateur.Nous pouvons : certifier aux fermiers qui liront ce livre que l'élevage des volailles, dans le sens tout particulies que nous lui donnons et que nous indiquons clairement est non 4 seulement une -entreprise moderne, mais une voie nouvelle Te ité de leurs fermes; qu\u2019autrefois la vente maintenant elle s\u2019est développée au poiut de devenir un vaste problème touchant Pagricuiture.Que les connaissances et : ; permet de faire face aux demandes et de réaliser de gros bénéâces.; ; Mais il y à unè \u2018condition essentielle, c\u2019est que les vieilles méthodes et les: vieilles idées cident la place aux nouvelles et qu'on se persuade bien que Fan ne © peut lutter contre la concurrence qu\u2019à la seule condition d'adopter les métäodes 4 .Les Amateurs et Éleveurs s\u2019occupant de l\u2019Elevage de la Volaille trouveront 3 dans PIncubation artificielle un auxiliaire dont ils pourront titer grand profit.+ and sectet de la réussite en Aviculture est d\u2019avoit des oeufs À dés Poulets précoces.Pour cela il faut faire naître de bonne heure, en Mars et à + Avril, et posséder une race bien choisie de Pondeuses d'hiver, qui donne en même temps des poulets précoces, rustiques et venant vite.- ol \u2018Les Poulettes commenceront à pondre en Octobre et Novembre lorsque les I n\u2019y a pas d\u2019industrie qui dersande \u2018£ \u201ctissage, ef dont les résultats sont plus rémunérateurs.° Tout le monde peut Sy $- créer une agréable distraction ou uñe occupation lucrative, Il n\u2019y a aucune \u2018crainte À \u2018concevoir pour le placement des produits, car la production pourrait: § aécupler qu'elle se trouverait encore au-dessous des besoins, car la Province de | E Québec ne produit pas le quart de sa consommation.dE > $0 \"La Couveuse la \u201cQuébecoise\u201d Modèle 1920 est consiruite pour notre climat # - .et donne pleine et entière satisfaction.et LE Are \u201cNous luttons avec avantage sur les marchés Européens, pourquoi pas chez $ e NOUVELLE | de notre Catäéle No 8.Ce livre C\u2019est le guide pra- onc qu s'ouvre devant tait limitée et que le matériel sont à portée, ce qui leur hiver et} - Rs s de capitaux et moins d\u2019appren- Cla Administration : Economie domestique, Rédaction : 44 Rue Racine, ; 35 Avenue Cartier Agriculture féminine, QUEBEC.QUEBEC.Abonnement : 50 sous Sociologie et Littérature.Rédigée en Collaboration 5 ia \u2014 \u201cFaire aimer l\u2019existence en 1ère Année No 4 la rendant meilleure\u201d.Octobre 1920 SOMMAIRE Foyers d'action pratique oon .Yolande la femme du cultivateur Eveline LeBlanc Patriotisme et Education Madame A.M.Ouellet Hygiène générale er eri it vi ieee _la Bonne Samaritaine Le coeur (PO\u20acSIie) .o.oo os coos eee eee virer \u201crares corne eue Lace ene A \\phonse Desilets Les meilleures confitures.\u2026\u2026 ooo ees eee eee vues ie eee vanne nner renee seen.COTdOR-Bleu Pour le repos des abeilles._.oi er ct en cee oe oe Cyrille Vaillancourt Protection des plantes en hiver Gabriel Billeault AVICUILUTE SCONOMIBQUE.weccs vcore cooies corres ooo verre errs evens renin caress renin cise once \u2026Chanteclair Mon verger.eee eer rer eet ee een et aren ne ree ene i ee eens Germaine Moisan Au pays des ajoncs.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.us vers veers maccee Lerces rine ene ce ee Madame France Ariel Premières amours.\u2026\u2026 vi Lens care erie verres verres eons weiss crane 000.\u2014Rosette Bailly A la conquête du bonheur.ocr cons cos eens erie voccee cc000e Comtesse de Tramar Marie Rollet (ler prix de CONCOUTS).coco corres céane verees caccre viens ess so Laure Gaudreault Communications et avis officiels, Échos des Cercles.000 6a \u201cLa Bonne Fermiére\u201d est publiée par le Conseil Provincial des Cercles de Fermiéres, rédigée en collaboration, et imprimée par la Maison Ernest Tremblay, à Québec. \u2014\u2014 mre e ï = bec, ae AF ih «A A A EN a LA BONNE FERMIERE eo LW À : sR : ae AN TL a i + hi i at qi et le groupe Marie Rollet my Hem por ss } | 2 od ma 8 +! æ + | # Tes eur ?Le monument Louis Hébert, dans les jardins de l\u2019hôtel de ville de Qué \"I he Feu CAP #3.5 | res nme vds RE ann A! LA BONNE FERMIERE Foyers d'action pratique 8 ES sociétés locales de femmes qui s'appellent Cercles de Fermières ne sont pas des écoles de brodeuses en dentelles.A peu d\u2019exceptions près, les cercles se sont fondés dans des centres ruraux groupant la femme des champs avec la ménagère des villes, épouse ou fille d\u2019ouvrier, de commerçant ou de professionnel.Et tous les membres de ces groupes s\u2019usujettissent aux mêmes règlements et procèdent selon le même programme dans leur action pratique.La base de cette action est Daccomplissement de devoirs spécifiques, naturels et normaux qui reviennent à la femme comme mère, éducatrice de ses enfants, épouse et collaboratrice de son mari.Comme telle, la femme des champs et celle des villes participent aux mêmes obligations.Le Cercld de Fermières est un foyer d\u2019éducation sociale ou ces obligations sont étudiées et clairement proclamées.I y a plus.Non seulement l\u2019action des Cercles attache la femme à son foyer en appliquant les saines méthodes d'éducation familiale et d\u2019art ménat ger; mais cette action vise et réussit à garder nos fils à la terre en arrétant nos filles de déserter la paroisse rurale.C\u2019est pourquoi un programme d\u2019agriculture féminine et d'industrie domestiques, jardinage, floriculture, apiculture et basse-cour, mise en conserves des légumes et fruits, tissage et filage des laines et des toiles, sont mis en pratique obligatoire, encouragés par le Ministère provincial de l\u2019Agriculture et dirigés par les agronomes et instructrices officiels.Cette action, et cette direction mènent à des résultats positifs.Des habitudes d'activité et d'économie s\u2019implantent dans les paroisses qui ont leur cercle.Les réunions règlementaires entretiennent l\u2019émulation, et les cours annuels développent les idées en apportant des moyens nouveaux qui rendent plus facile l\u2019accomplissement des devoirs devenus agréables parce que mieux compris et mieux appréciés.Cet apostolat de l'exemple, que poursuivent-les C'ercles de Fermières en notre province, est une semence qui ne meurt pas, mais dont les fruits croissent et se multiplient pour alimenter le coeur et l\u2019esprit des générations nouvelles.Et nos fils et nos filles, grandissant auprès de ces foyers d'action pratique, remettront en honneur les vertus travailleuses qui firent la force des ancêtres et leur paix bienheureuse, dans la vie simple mais utile dont nos temps agités ont méconnu le prix.YOLANDE.he Cr ms eee 100 LA BONNE FERMIERE =e ole Economie Sociale des\u2014epeszsssrrre PIII] LA FEMME DU CULTIVATEUR On a beaucoup'et très bien écrit du cultivateur et même de la ménagère; mais la femme de la campagne n\u2019a pas encore eu sa littérature.Le silence l\u2019a isolée des autres travailleurs de la terre, pourtant elle a droit à sa part de lumière, celle qui participe si puissamment à l'exploitation agricole tout en dirigeant le foyer quelle a fondé avec tant de grandeur d'âme.Nul ne contestera que les devoirs de la femme qui habite la campagne et qui veut y jouer un rôle actif, sont plus importants, plus étendus que ceux de la femme qui \u2018habite la ville.A la ferme, la femme est vraiment Passociée de son mari dont elle est l\u2019aide laborieuse.l'influence discrète et constante, et le rouage principal du mécanisme compliqué qui est l'intérieur de la ferme.Donc les devoirs de la femme dans la vie agricole sont plas nombreux et plus lourds que partout ailleurs, mais aussi combien nécessaire leur accomplissement.La fermière doit se considérer elle-même et être considérée comme vraiment utile, nécessaire et même indispensable pour l'augmentation du bien-être sur la ferme.* La femme de la campagne ou la fermière diffère donc beaucoup de la ménagère?Pas absolument! La femme au foyer est toujours la femme.En elle doivent briller les qualités de la vraie maîtresse de maison.Aux qualités aimables, douceur, gaieté, bon goût elle doit joindre les qualités pratiques dans les principales soins: l'ordre, l\u2019économie, l\u2019amour du travail et le savoir faire, \u2014 qualités qui font de son foyer un sanctuaire chrétien d'où sortiront des hommes et des femmes vraiment patriotes.Outre les qualités mentionnées, il faut à ja fermière des connaissances multiples.Mère de famille, elle assume la tâche de l'éducation des enfants: par son influence éducatrice elle contribue à fortifier cette race de campagnards qui forme l'élément le plus sain et le plus stable de la nation, race vigoureuse qui ne cesse d\u2019être pour la société un réservoir inépuisable de forces vives et d'énergies morales.En inculquant à ses enfants les habitudes et les goûts de la vie des champs, elle enrayera les progrès de la désertion de nos campagnes qui menace de devenir un fléau.Cette désertion de nos campagnes est non seulement le fait de raisons économiques, mais il y a des causes morales que seule une éducation particulière peut supprimer.A sa mission d\u2019éducatrice, la fermière voit \u2018s'ajouter d\u2019autres labeurs qu\u2019elle seule peut encore accomplir avec succès.Comme ménagère, c\u2019est sur elle que retombe le scin d\u2019améliorer l'alimentation du cutiva- teur.Le problème de l\u2019alimentation de l\u2019homme est à lui seul une question sociale.Et de quelles ressources la, fermière ne dispose-t- elle pas?Tandis qu\u2019en ville on est tenu d\u2019accepter des produits alimentaires qui, pour arriver au consommateur ont passé par divers intermédiaires, la fermière a constamment sous la main des aliments frais et non faisi- fiés, légumes, lait, beurre, oeufs, etc.Il lui est aisé dès lors d\u2019assurer une alimentation économique et saine.C'est encore la fermière qui doit veiller à la propreté, à la simplicité et au bon goût dans les vêtements.C'est elle qui peut remédier à l\u2019état si défavorable de l'hygiène de habitation de la campagne.C'est elle qui doit comprendre les bienfaisants effets de la lumière, les dangers de l\u2019humidité, les ravages que peuvent causer les.eaux stagnantes.C'est la fermière qui, par des soins peu coûteux mais inspirés par le bon.goût, peut rendre le home familial plus confortable et plus riant, plus attrayant pour le mari et pour les fils que guettent les cabarets démoralisateurs.Et voilà ce fléau social, l\u2019alcoolisme, combattu par l'humble ménagère de la campagne.En temps que fermière même, quelle précieuse collaboratrice ne pourrait-elle pas être pour le fermier?Si ses connaissances professionnelles étaient plus développées, elle serait une conseillère autorisée et une surveillante au contrôle sérieux, De plus les occupations LA BONNE FERMIERE e.la retiennent au foyer la majeure partie de la journée lui permettraient de créer de multiples petits profits dont le total ne serait pas négligeable dans l'établissement de son budget annuel.Une organisation plus intelligente du jardin potager, les soins prévoyants de la basse-cour, la direction de la laiterie, quelle mine riche de ces petits profits qui sont souvent négligés par ignorance ou par inexpérience.Il y a lieu même d'envisager les rôles de la fermière dans les associations.Tout d\u2019abord la fermière doit encourager les siens à faire partie des associations agricoles; elle est appelée elle-même faire partie d'institutions de prévoyance, de mutualité.Qu'elle montre ainsi qu\u2019elle est l\u2019adversaire déclarée et résolue des coutumes erronées et surtout oh! surtout l\u2019ennemie de la sainte routine tant aimée aux champs.Le rôle social de la fermière loin d\u2019être négligeable se hausse parmi les plus importants.La fermière ne quitte guère son foyer, mais de ce foyer où elle se confine son influence puissante s'étend au loin.L'éducation des enfants, les soins du ménage et de la ferme et aussi la participation aux sociétés de prévoyance; voilà son devoir vis-à-vis de la société, Modeste dans son exécution, il est grand par la responsabilité morale qu\u2019il comporte et par les résultats qu\u2019il produit.La femme au foyer sera une vulgaire ménagère si elle ne sait se transformer à ses heures en une compagne attrayante pour fe mari.L'art essentiel pour la femme est de savoir concilier la gouvernante et l\u2019épouse.Epouse, elle sera l'être aimé; gouvernante, elle sera l'associée, celle qui contribuera à enjoliver l'intérieur, à y déposer chaque chose avec intelligence, ordre et bon goût.On n\u2019imagine point ce qu\u2019un ménage dirigé par une semblable fée s\u2019accroit en bien-être, en fortune.} Tout y devient utilisable, en effet, la garde- robe se perpétue comme par miracle, la cuisine est bonne à peu de frais, le nid est douil- ler sans luxe inutile, les enfants sont propres à bon marché.: Et quelle erreur ce serait de croire que les ménages fortunés sont les seuls à pouvoir poursuivre un si charmant idéal.La femme est toujours la femme.Il ne dépend que de sa volonté et de ses ressources de réaliser l'idéal de la vie de famille par le charme et la bonne administration.Eveline LEBLANC.101 LE PATRIOTISME ET L'EDUCATION On rapporte qu'un jour, Madame de Staël posa à Napoléon ler, la question suivante: \u201cSire, quelle est d\u2019après vous, celle de vos sujettes, qui a le plus mérité de son pays?\u201d Voici ce que répondit Napoléon à cette question qui eut été embarrassante pour tout autre que le grand Empereur \"C\u2019est la meilleure mère de famille\u201d.Cette réponse est frappante, n'est-ce pas, dans sa simplicité, dans sa brièveté et dans sa justesse.Elle a fait vibrer les fibres intimes de mon coeur, et fait surgir dans mon esprit des réflexions que je viens vous communiquer dans cette causerie : La meilleure mère de famille! Ces quelques mots font naître dans l'imagination des ta- bieaux charmants, de berceaux, de foyers bénis, où le bonheur et la gaieté ont élu domicile, de visages souriants et beaux, réflétant des âmes plus belles encore, des images de bien être et de sécurité pour Jl\u2019avenir, des images de contentement et de douce quiétude.Rièn qu\u2019en évoquant cette figure de la meilleure mère de familie, et le pouvoir et le charme qu\u2019émanent d\u2019elle, on se représente un coin du paradis terrestre, on se représente le bonheur sous des formes vivantes, on se représente enfin ce qu\u2019il y a de plus beau et de meilleur sur cette terre de misères et d\u2019épreuves: un foyer chrétien ! Je vous le demande, n\u2019ai-je pas raison d\u2019è- tre émue jusqu\u2019au fond de l\u2019âme, mais effrayée en méme temps de la sublimité et de la grandeur de notre rôle, en songeant que c\u2019est nous, les mères qui devons être l\u2019âme et le principe de ce tableau, qu\u2019il nous est donné à toutes et à chacune de nous, en particulier de mériter ce titre glorieux et magnifique entre tous, de jouer ce rôle insigne, que Joseph de Mais- tre a défini en ces deux phrases: \u201cLes fem- \u201cmes n'ont pu faire ceci, en inventer cela, \u201cmais elles font quelque chose de plus grand \u201cque tout le reste: c\u2019est sur leurs genoux, que \u201cse forme ce qu\u2019il y a de plus excellent dans \u201cle monde: un honnête homme et une honnête femme\u201d.Et, c\u2019est là renfermée dans ces quelques mots l\u2019oeuvre belle entre toutes, qui est la nôtre: créer d\u2019abord et ensuite, former, élever et fortifier ce que nous avons créé et que Dieu a daigné animer de son souffle divin.Je ne vous apprends rien, en vous disant que ceux qui ont étudié cette question, s'accordent pour nous assurer, que c\u2019est sur les genoux d\u2019une mère et dans les bras d\u2019un père que se jette la base de cet édifice le plus beau, nr D 102 LA BONNE FERMIERE le plus digne d\u2019éloges mais aussi le plus difficile à mener à bonne fin, qu'on appelle l\u2019éducation.Il arrive souvent que, absorbées par les préoccupations dont chaque jour nous apporte sa part, par nos obligations de maîtresse de maison et par nos devoirs de société, nous perdons de vue, ou nous reléguons au second plan, cette oeuvre plus importante pourtant que la réalisation d\u2019une fortune considérable, plus importante que la création d'une situation brillante dans le monde, la plus importante enfin, aprés notre salut éternel et certainement celle qui peut le plus y contribuer.Et pourtant, je ne crois pas exagérer en affirmant qu'il n\u2019est pas un jour de l\u2019année, on plutôt pas une heure du jour, pendant laquelle nous puissions nous y soustraire, ou même la négliger, car elle nous force à une observation continuelle de nos actes, de nos paroles, je dirai même de nos pensées, car certains enfants perspicaces, vont jusqu'à les deviner, et tout cela, depuis le sourire approbateur jusqu'à la correction, tout cela joint à la direction, au programme que nous nous sommes tracé, en vue de I'idéal que nous voulons atteindre.Tout cela, c\u2019est le matériel dont nous nous servons pour la structure de cet édifice, dont je vous parlais tout-à-l'heure.De cette affirmation que je viens de vous faire, découle cette autre vérité que nous oublions trop souvent.Puisque l'éducation est une oeuvre d\u2019amour et de dévouement d\u2019abord, et c'est dans le coeur des mères qu\u2019il y a une plus grande réserve de ces deux trésors, mais aussi une oeuvre de raison et de jugement, il faut donc que l'éducation soit qualifiée pour l'entreprendre, ou tout au moins, qu\u2019elle fasse tous les efforts dont elle est capable pour le devenir.Pour former le coeur et l\u2019intelligence de nos enfants, cela va s\u2019en dire qu'il ne faut pas soi-même avôir-pour guide, le caprice du moment, ou les instincts mauvais que nous portons en nous.Pour l\u2019élever.il ne faut pas soi-même être descendue dans la vulgarité, pour le rendre fort il ne faut pas soi-même, se laisser aller à toutes les faiblesses.\u2019 Mais, me direz-vous, quel tableau vous faites passer devant nos yeux, horizon en est infini.Oui, Thorizon en est infini, et si dans ce tableau, on admire un coin de ciel bleu, on doit voir aussi se former des nuages précurseurs de tempêtes.Si on y découvre des abcis frais et gracieux, invitant au repos, il ne faut pas oublier qu\u2019il s\u2019y cache aussi des embuscades.Si les yeux se portent sur des coins verts aux couleurs douces et reposan- tes, que notre instinct devine les précipices qu\u2019ils peuvent cachés ! C'est bien de la présomption de ma part n'est-ce pas, mesdames, de vous entretenir d\u2019un suet dont plusieurs d'entre vous, ont fait non seulement, une étude théorique, mais encore une application pratique depuis déjà plusieurs années.Aussi songez-le je comprends que mon rôle serait moins de parler que d'apprendre, et si je vous entretiens de ce sujet d'un intérêt capital pour nous, c'est après m'être inspiré des lumières de savants penseurs dont la science et l\u2019expérience ne peuvent se discuter.Il a été écrit sur ce sujet des ouvrages admirables, dont un des plus célèbres est le \u2018Traité sur l'éducation des filles\u201d de Fénelon.On a dit de cet ouvrage qu\u2019il a jeté des clartés nouvelles sur cette question, et qu\u2019il renferme des trésors de sagesse et de lumière.Plus près de nous, Mgr Dupantoup, dans ses \u201cLettres sur l\u2019Éducation des filles, traite cette question de main de maître, dans un ouvrage qui est considéré comme son chef-d'oeuvre.Je me plais à espérer que ces volumes orneront un jour les rayons de la Bibliothèque de notre Cercle de Fermières.C\u2019est une chose remarquable, n\u2019est-ce pas, que ces deux auteurs, traitant le même sujet, spécialement leurs travaux aux filles.On est porté à se demander: Et les garçons?Qu\u2019en fera-t-on?Sont-ils donc une quantité négligeable?Voici la réponse que nous donne Fé- nelon à cette question.\u201cLes femmes, dit-il, ne doivent ni gouverner l'Etat, ni faire la guerre, ni entrer dans le ministère des choses saintes, mais elles sont chargées de l'éducation de leurs enfants, des garçons jusqu\u2019à un certain age, des filles jusqu'à ce qu\u2019elles se marient.Il est reconnu continue-t-il que la mauvaise éducation des femmes fait plus de mal que celle des hommes, puisque les désordres des hommes, viennent souvent de ce qu\u2019ils ont été mal élevés par leurs mères, ou des passions que d\u2019autres femmes leur ont inspirés dans une âge plus avancé.\u201cÎ ajoute que \u201cce n\u2019est pas en vain que les femmes sont la moitié du genre humain, et que réglant tout fe détail des choses domestiques, et décidant de tout ce qui touche de plus près à tout le genre humain, elles ont la principale part aux bonnes ou aux mauvaises moeurs de presque tout le monde\u201d.Voici maintenant la réponse d'un contemporain A.Sertillages: \u201cPuisque la petite fille doit un jour devenir mère, et qu\u2019une mère est un être multiple, chargé de tant de rôles délicats et absorbants, il faut faire dans l\u2019en- \u2014 RS PENSE 5 L- LA BONNE FERMIERE 103 fant, l\u2019éducation de l'éducatrice,.it faut former la jeune fifle intellectuellement et moralement, non seulement en pensant à soi et à son oeuvre, mais en faisant qu\u2019elle même y pense, et pour peu qu'elle ait le coeur bien placé, comme elle nous comprendra, au lieu de vous dire ce qui diraient volontiers tant de futiles écoliers: À quoi bon tel effort, à quoi bon telle étude?Une autre réponse tranchante et décisive comme un coup d\u2019épée, fut faite un jour, encore par Napoléon ler à une jeune maman qui s'informait de lui, à quel âge on doit commencer l'éducation d\u2019un enfant \u201cVingt ans avant sa naissance, dit-il, par l\u2019éducation de sa mère\u201d.\u201cO mères! dit Mgr Dupanioup, que votre mission est belle, et que Dieu, en vous confiant les âmes d'enfant, à élever, à instruire, à former, vous impose de nobles devoirs! Il est vrai aussi qu'il a mis en vous pour cette fin, des dons sublimes, et de merveilleuses puissances, Mais \u2018les connaissez-vous ces grands dons?Ces puissances sont-elles suffisamment développées en vous?Avez-vous été bien formées pour cette grande tâche?Etes- vous prêtes à l\u2019accomplir?En un mot, êtes- vous assez élevées vous-mêmes pour élever vos enfants ?\u201d Quelques-unes d\u2019entre vous se disent: mais quels rapports, tout cela peut-il bien avoir avec le titre de la causerie, l\u2019éducation et le patriotisme, ce sont deux des mots les plus nobles de notre belle langue française.Il en est peu parmi nous qui se reconnaissent capables d\u2019en sonder la profondeur.Ils ont fait couler à travers tous les âges et dans tous les pays du monde civifisé des flots d\u2019encre, et les orateurs, et les penseurs, et les philosophes de tous les temps, dans le domaine religieux que dans le domaine politique et social, ont fait part à l\u2019humanité du fruit de leurs travaux sur ces sujets, travaux qui leur ont coûté souvent bien des veillées et des sacrifices.Mais quelles relations peut-on établir entre eux?Et peut-être vous disposez- vous déjà à douter de fa logique et de l\u2019enchaînement que je vais mettre dans l\u2019exposition de mes idées.Et bien! rassurez-vous, mesdames et mesdemoiselles, je vois lumineux le but que je veux atteindre, et s\u2019il vous paraît comme enveloppé de nuages qui le cachent à vos yeux, c'est que j'ai choisi pour m\u2019y rendre le chemin le plus long, mais non le moins agréable.Vous savez bien, ce chemin que vous, moi, toutes, enfin, nous avons parcouru jadis, celui que nous appelons le chemin des écoliers; et voyez la force de l\u2019habitude après des années, je m'y aventure de nouveau dans ce chemin, et je me complais à le parcourir.En y rer Achissant bien, pourquoi serait-il la propriété exclusive de la jeunesse?Ne sommes nous pas toutes et toujours des écolières?C\u2019est Beethoven je crois, qui a dit: \u201cUn jour passé, vous avoir rien appris, c\u2019est un jour perdu\u201d.Et voilà qu'après vous avoir démontré que nous sommes des éducatrices, j'avance maintenant que nous sommes des écolières.Aussi bien que moi, vous le savez, nous sommes toutes des écolières à l\u2019école de la vie, et pour les secrets qu\u2019elle nous dévoile, pour les expériences qu\u2019elle nous fait avoir, nous fui donnons en retour, le meilleur de nous mêmes, nous lui donnons souvent toutes les larmes de nos yeux, toutes les angoisses et les déchirements de nos coeurs de femmes et de mères.En rapprochant ces deux mots, éducation et patriotisme, on ne peut faire autrement que de mettre en parallèle ces deux autres: Patriote et éducateur ou éducatrice, et vous voyez là mon but.Je veux vous prouver qu\u2019une bonne éducatrice et qui mérite plus ce titre qu\u2019une mère de famille?est bien tel que nous le dit Napoléon ler la plus utile et la meilleure servante de son pays, puisque par l\u2019en- trainement de son exemple et de ses paroles, la compréhension de ses devoirs et son courage à les remplir, elle est la main qui pétrit le coeur et l\u2019âme du citoyen de demain, et la tête qui forme son jugement, et donne la direction et le développement à ses facultés intellectuelles.Et ce citoyen de demain, si plus tard, il est précieux à son pays, si on le voit au premier rang quand il s\u2019agit de le défendre des droits du faible et de l\u2019opprimé, s\u2019il est affamé de justice et de droiture, s\u2019il est invulnérable aux louanges et à la flatterie, en un mot s\u2019il est un homme, ou pourra dire de lui la phrase consacrée, quelque peu maligne parfois mais toujours pleine de justesse : \u201cCherchez la femme\u201d, ce qui voudra dire dans ce cas \u201ccherchez la mère\u201d.Madame À.M.OUELLET, du Cercle de St-Georges.hy La ee LA BONNE FERMIERE MEDECINE D'URGENCE Petits soins de grande importance.Sous cette rubrique nous donnerons une suite de petits conseils dictés par l'expérience des médecins et des garde-malades les plus attentifs.En les relisant de temps à autres la bonne maman où la grande soeur deviendra bientôt familière avec les prescriptions faciles qu'ils recommandent et, au besoin, elle sera bien aise de les connaitre pour porter un premier secours d'urgence dans un cas grave, en attendant le médecin, ou pour déterminer un soulagement définitif.il fait si bon de pouvoir apaiser une souffrance et de s\u2019entendre dire par quelqu\u2019un qu'on a secouru: \u201cAhl.merci!\u2026\u2026 Vous me faites du bien.\" \u2018 \u201cBONNE SAMARITAINE\u201d.Asphyxié par air vicié ou confiné.\u2014 Exposition au grand air, la tête haute, frictions sèches, aspérsions d\u2019eau froide, flagellation.Respiration artificielle et inhalation d\u2019oxygène.Ne rien faire boire au malade avant qu\u2019il ait respiré.Avoir beaucoup de patience.Attaque de nerfs.\u2014 Ne pas confondre l\u2019attaque de nerfs avec la syncope ou évanouissement.\u2018Traitement: Tenir le malade la tête basse.Aspersion d\u2019eau froide.Inhalation \u2019 d\u2019éther ou de chloroforme.Ni vinaigre, ni alcali.Le plus souvent se borner à desserrer jes vêtements, surveiller le malade, l'empêcher de se faire du mal et attendre.Donner, après la crise, un peu de fleur d\u2019oranger dans de l'eau sucrée, parfois un peu de bromure de sodium.Battements de coeur.\u2014 Augmentation du nombre et de l'intensité des impulsions cardiaques, parfois leur irrégularité.N\u2019indiquent pas en général une affection du coeur, (maladies de\u2018 l'estomac, chlorose, état nerveux, goitre exophtalmique, abus de tabac).Traitement : Celui de la cause ; contre le symptôme, application de compresses fraiches ou méme d\u2019un sac de glace sur la région du coeur.Coliques des nouveau-nés.\u2014 L'enfant crie rm a re on = violemment, se tortille, ramène ses membres\u2019 inférieurs sur son ventre, rend des gaz.Traitement: Au moment des coliques, serviettes chaudes, cataplasmes, lavements amidonnés.Veiller à l\u2019alimentation qui est défectueuse, non appropriée aux organes digestifs de l'enfant (biberon) ou seulement trop abondante.Espacer les tétées, ne laisser l'enfant au sein que le temps de prendre un repas convenable.Corps étrangers \u2014 Dans l'oeil (grain de charbon, poussière).Attirer en avant la paupière supérieure et la baisser en fa maintenant avec les doigts, les larmes surviennent et entraînent le corps étranger.Retourner ta paupière supérieure et enlever le corps étranger avec de l'ouate, corps étranger tÉtallique avec un aimant.Si le corpuscule est fixé dans la conjonctive, demander tout de- suite\u201d médecin.Dans l'oreille.Insectes.Se coucher sur le côté et faire verser de l'huile dans l'oreille.Haricots, perles de verre, etc, ne pas chercher à l\u2019extraire, attirer le pavillon de l'oreille en haut et en arrière pour redresser le conduit et faire des injections prolongées d'eau tiède dans la direction de la paroi supérieure du conduit; l\u2019eau et le corps étranger sortent par la paroi inférieure.Dans le nez.Demandez tout de suite un médecin.Dans le larynx.Accident grave.Tâcher de provoquer l\u2019expulsion spontanée du corps étranger par l\u2019éternuement.Demander promptement un médecin.Dans les bronches et le poumon.Bronchoscopie et extraction par le médecin.Dans l\u2019oesophage.Extraction par le médecin.Dans l'estomac.Corps pointus, anguleux, tranchants.Avaler des purées très épaisses.Faire avaler du coton hydrophile dans du lait ou de la confiture pour enrober l'objet.Arête de poison.Souvent chassée facilement par badigeonnage profond avec \u2018pinceau courbe Constipation.\u2014 Difficulté, irrégularité, rareté des gardes-robes, tenant soit à l'atonie, soit au spasme de l'intestin La constipation prolongée donne lieu au baHonnement du ventre, à des douleurs qu\u2019on ne rapporte pas à leur cause, pesanteur à l\u2019anus, rougeur de la face, étourdissements, maux de tête, somnolence, paresse intellectuelle.L'auto-intoxica- LA BONNE FERMIERE 105 tion qu'elle détermine peut avoir les conséquences les plus ficheuses et les plus inattendues.Traitement: Souvent curable sans me- dicaments en disciplinant l'intestin.Se présenter à heure fixe à la garde-robe, qu\u2019on en sente où non le besoin.Eau froide ou chaude le matin à jeun ou le soir.Cigarettes fumées à jeun.Café au lait.Régime laxatif végétal (pas de viandes noires), fruits frais (orange, raisin) mangés à jeun le matin.Gymnastique de chambre.Massage de l'intestin.Purgatifs mécaniques (graines de psyllium, de lin, de moutarde blanche).Alimentation à base de légumes et de farine naturelle à 85%.Embarras gastrique.\u2014 Mal de tête, inappé- tence, langue pâteuse, bouche amère, parfois de la fièvre, (embarras gastrique fébrile, fièvre gastrique), causé par des fermentations et élaboration de substances toxiques )gibier faisandé, viandes et poissons avariés).Traitement: Vomitif, purgatifs salins ou calomel, grands lavements d\u2019eau bouillie, diète relative, boissons abondantes.Lait caillé ou ké- phyr.Indigestion.\u2014 Quelques heures après le repas, par suite d'absorption de trop de nourriture, de sa mauvaise qualité ou de l'inaptitude de l'estomac à digérer certaines substances.Peut être causée par une émotion, un refroidissement.Pesanteur au creux de l'estomac, malaise, renvois, nausées, vomissements.Caimomille, thé léger ou tilleud, eau sucrée avec alcool de menthe.Serviettes chaudes.Si après évacuation, les vomissements persistent longtemps: glace, grog glacé, eau chloroformée.(Voir Embarras gastrique).Migraine.\u2014 Névralgie des nerfs de la tête, procédant par crises, diathésique et héréditaire ordinairement.Les céphalaigies continues ne sont pas des migraines.L'accès est déterminé par les causes les plus diverses, douleur crânienne violente augmentée par le moindre bruit, la moindre odeur, le moirdre mouvement.Vomissements, puis sommeil.Durée d\u2019environ 6 heures, mais souvent bien plus longue.On n\u2019est véritablement guéri de la migraine que quand on a mangé.Dans certaines formes, on a des phénomènes visuels (migraine ophtalmoplégique).Traitement préventif: Pratique d'hygiène, surveillance des digestions, absorption de 2 ou 3 verres d'eau chaude le matin à jeun, abstinence de tabäc.Traitement de l'accès.Antipyrine avec ou sans bicarbonate de soude, parfois en lavement.Caféine, extrait de Cannabis paullinia.On est parfois soulagé par des compresses d\u2019eau froide ou d\u2019eau très chaude sur le front, fréquemment renouvelées, par le crayon mentholé, les courants continus, le massage vibratoire, le massage de certains muscles de fa tête, de la face et du cou.Noyade.\u2014 Enlever ou couper rapidement les vêtements, coucher le malade sur le dos, la tête légèrement tournée à, droite, nettoyer la bouche des mucosités et du sable, pratiquer la respiration artificielle et les tractions rythmées de la langue.Si le malade reprend connaissance et semble respirer difficilement, amener l'expulsion des mucosités et de l\u2019eau en provocant le vomissement (doigt dans la gorge, chatouillement avec une plume).Ne rien donner à boire avant que la possibilité d\u2019avaler soit complète.Soins consécutifs comme pour les autres asphyxiés.LE COEUR Le coeur est si profond qu\u2019il n\u2019est point ici-bas De rêve assez splendide Ni de bonheur paisible ou de haîneux combats Qui puissent en combler l\u2019insatiable vide\u2026 Si la douleur, parfois, l\u2019inonde jusqu\u2019au bord, Si l'amour l\u2019extasie, Ou si, d\u2019un fol espoir il s\u2019abreuve d\u2019abord, Bientôt renaît la soif que rien ne rassasie.Seul, le devoir compris, généreux, empressé, Le maîtrise et l\u2019apaise.Le coeur est ainsi fait qu\u2019il faut qu\u2019il soit brisé Entre les serres du pressoir pour qu\u2019il se taise.Alphonse DESILETS. AAR SEULE PORT ad i rn pe SPRL nro 0 2 econ LA BONNE FERMIERE CONSEILS AUX MENAGERES Pour faire le marché, \u2014 C'est une des importantes fonctions de la ménagère : acheter les aliments et les préparer d\u2019une façon convenable.La bonne cuisine, cela n'a fair de rien, et cependant qui dira son influence sur la moralité générale d\u2019un peuple.Au marché, le premier point est de ne pas payer des marchandises plus cher qu\u2019elles ne valent.Défions-nous des petites ruses des trop beaux étalages et des marchands qui font trop l'article.Allons au marché de bonne heure pour avoir le premier choix.Avant de rien acheter, il faut faire le tour du marché tout entier, examinez les marchandises, informez-vous du prix, les marchands sérieux ne s\u2019en formaliseront pas.De cette façon, vous n\u2019achetez qu\u2019en connaissance de cause, vous saurez où vous pouvez acheter tel ou tel article dans les meilleures conditions.Autant que possible, donnez votre pratique à un marchand qui vous sert bien; pour conserver votre clientèle, il aura des égards qu'il n\u2019aurait pas pour la première venue, il sera plus disposé, le cas échéant, à vous faire de petites concessions.Le marchandage.\u2014 Dans certains marchés, il est inutile de marchander, les prix sont fixés et marqués, en ce cas vous n\u2019avez qu\u2019à considérer la marchandise.Mais, dans d\u2019autres marchés, où l'habitude du marchandage s'est conservée, on vous demande le double de ce que vaut l'objet.Ne vous laissez pas intimider, offrez tranquillement la moitié ou les deux-tiers de ce qu\u2019un vous demande, On poussera les hauts cris, et on ne sera peut-être pas toujours poli.Restez calmes et souriantes.Tournez le dos et allez-vous-en.Souvent on vous rappellera.En tout cas, si on ne vous rappelle pas, vous avez toujours le temps d'offrir plus cher à un autre marchand.Mais souvenez-vous de ceci, la ménagère qui, par négligence, timidité ou toute autre a cause, a payé un dollar ce qui ne valait que soixante-quinze sous, a fait tort de vingt-cing sous au bien-être de sa famille.eet SOUPE AUX TOMATES Mettez 3 chopines de bouillon de boeuf trés fort dans votre chaudron à soupe, assaisonnez bien avec un peu de poivre rouge, clou de girofle et fleur de muscade, et laissez bouillir ensemble.Mettez ensuite une chopine de conserves de tomates dans une casserole, émiettez dans ces conserves trois tranches de pain bien épaisses que vous aurez soin de faire sécher et rôtir avant.Laissez bouillir jusqu\u2019à ce que le pain soit tendre, ensuite, coulez à travers une passoire fine et.versez dans la soupe bouñllante.Lorsqu\u2019elle aura bouilli quelques instants, retirez-la et servez dans un plat chaud.SOUPE A LA JULIENNE Coupez par petits morceaux, en forme de filets, des carottes, des navets, émincez des oignons et poireaux, ajoutez-y de la laitue, de l\u2019oseille, du céleri, des pois verts, des haricots frais en gousses ou en grains, des pointes d\u2019asperges, enfin tous les légumes de la saison.Mettez le tout dans une casserole avec un bon morceau de beurre, un peu de sel et de sucre, couvrez et laissez suer quelques minutes, puis ajoutez de l\u2019eau et laissez cuire; versez ensuite dans la soupière où vous aurez préparé le pain.Quelques personnes le suppriment entièrement.On préfère quelquefois la jv- lienne en purée.PERFECTION FEMININE ms Voici, du temps des fabliaux, un petit cours de morale 4 usage des épouses qui désirent atteindre à la perfection.Il a le mérite d\u2019être très complet dans sa cancision et vaus d\u2019être tenu par nous en haute estime, comme il 1'était par nos bons aieux. & ve.lé LA BONNE FERMIERE 107 Il est trois choses auxquelles une femme doit et ne doit pas ressembler : lo Elle doit ressembler à l\u2019escargot, qui ne quitte jamais sa maison; mais elle ne doit pas, comme l\u2019escargot, mettre sur son dos tout ce qu\u2019elle possède.26 Elle doit ressembler à l'écho, qui ne parle que si on l'interroge; mais elle ne doit pas, comme l'écho, chercher à avoir toujours le dernier mot.30 Efe doit étre, comme ['horloge de la ville, d\u2019une régularité parfaite; mais elle ne doit pas, comme l'horloge, se faire entendre de toute la ville.LES MEILLEURES CONFITURES Confiture de Cerises Dénoyautez les cerises, prenez une livre de sucre par livre de cerises et faites un sirep.Quand le sirop \u2018fait la perle\u201d, jetez-y les cerises.Au premier bouillon, jetez-les sur un tamis, laissez bouillir ensuite votre jus 20 minutes.Jetez-y de nouveau les cerises avevc un tiers de jus de gadelles pour toute la quantité.On fait d\u2019abord crever les gadelles et on les met ensuite égoutter sur un tamis de façon à obtenir un jus clair.Ajoutez le jus en même temps que les cerises et mettez en pots ou en jarres.Confiture de Cassis Faites crever les cassis avec un peu d\u2019eau, puis mettez-les égoutter sur un tamis.Prenez ensuite une livre de sucre par livre de jus.Faites un sirop avec un verre d\u2019eau par livre de sucre; quand le sirop \u201cfait la perle\u201d, ajou- tez-y votre jus.Tournez sans laisser bouillir et mettez en pots.Confiture de Fraises Mettez une livre de sucre par livre de fraises: faites un sirop avec un verre d\u2019eau par livre de sucre.Quand le sirop fait la perle, jetez-y vos fraises.Au premier bouillon, re- tirez-les et jetez-les sur un tamis; remettez votre jus dans la bassine et laissez bouillir 20 minutes.Jetez-y vos fraises et mettez dans les pots.Confiture de Gadelles Faites crever les gadelles dans une bassine avec un peu d\u2019eau; puis faites-les égoutter sur un tamis.Prenez ensuite une livre de sucre par livre de jus et faites un sirop avec un verre d\u2019eau par livre de sucre.Quand le sirop fait la perle, ajoutez-y le jus de gadelles, tournez sans laisser bouillir et mettez en pots._ Confiture de Prunes et spécialement de Reines-Claudes Dénoyautez les prunes et prenez une livre de sucre par livre de fruits; faites un sirop avec ur verre d'eau par livre de sucre; quand le sirop fait la perle, jetez-y vos prunes; au premier bouillon jetez-les sur un tamis; remettez votre jus dans la bassine, et laissez bouillir 20 minutes.Jetez-y de nouveau vos prunes et mettez dans les pots.Règles générales pour la préparation des confitures.Je prépare un sirop de sucre concentré et bouillant, dans lequel je jette mes fruits et poursuis l\u2019ébullition pendant environ 30 à 40 minutes, c\u2019est-à-dire le temps suffisant et nécessaire pour chasser l\u2019eau des fruits; mes confitures ne renferment aucune substance étrangère facilitant leur coagulation ou leur clarification.Les proportions employées sont les suivantes: une livre de sucre pour une livre de fruits.La même marche peut être suivie avec les cerises, les fraises, la rhubarbe.Vin de Gadelles Le vin de gadelles se prépare en employant moitié de gadelles rouge, moitié de Cassis.On écrase le tout, on exprime le jus qu\u2019on étend d'une quantité égale d\u2019eau.On met en tonneau et on ajoute 5 onces de sucre par pinte.On conserve une petite quantité de jus pour faire le plein dans le tonneau qu\u2019on place en lieu chaud.Quand la fermentation est terminée, on bouche et, après repos et clarification, on met en bouteilles.Capucines au Vinaigre Les graines et les boutons de capucines confits au vinaigre peuvent remplacer les câpres.Quand le vinaigre dans lequel on les a fait confire est bien aromatisé, ils sont presque aussi bons que les .câpres.Toutefois, il.faut prendre les graines de capucines quand elles sont formées, mais avant qu\u2019elles jaunissent et viennent à tomber.Lorsque les capucines sont en fleurs, on les visite tous les deux jours pour récolter les graines à peine formées et on les ajoute dans le bocal contenant du vinaigre.Il doit être bien bouché et il est bon de l\u2019exposer au soleil.On met avec les capucines des tiges d\u2019estragon, du sel, du poivre en grain et un peu dail, même un ou deux clous de girofle.Conserve de Rhubarbe Il est très facile de mettre la rhubarbe en conserve, car il n\u2019est pas nécessaire d'employer la chaleur.Pelez les tiges (queues des feuilles), coupez-les en morceaux d\u2019un pouce de longueur et entassez-les dans une jarre de verre.Versez de l\u2019eau fraîche jusqu\u2019au dessus et continuez à en verser un peu pendant Le coi A ant 1 nr 108 LA BONNE FERMIERE quelques minutes ou jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bulles d\u2019air.Vissez hermétiquement le couvercle de 1a jarre et placez celle-ci dans un endroit frais et obscur.La rhubarbe se conservera très bien ainsi.Le CORDON BLEU.CONSERVATION DES LEGUMES ET DES FRUITS Méthode préconisée: Stérilisation du produit après sa mise dans le récipient.I\u2014Classifiez le produit (ère, 2e et 3e qualité).II \u2014Débarrassez-le de toute partie végétale ou terreuse qui y adhère.IIl.\u2014Lavez-le à l\u2019eau bien claire et froide.1V.\u2014Mettez-le dans un panier en broche ou.une pièce de coton à fromage et ébouillantez- le (eau ou vapeur).Les légumes devront y demeurer 2 à 5 minutes, les fruits 1 à 3 minutes, les viandes 5 à 10 minutes, ou bien encore elles seront rôties ou bouillies pendant 4 heure.; V Plongez le produit dans l\u2019eau froide pendant 4 minute.' VI.\u2014Mettez-le dans les bocaux en ayant soin de le presser le plus possible.VII.\u2014Ajoutez un sirop chaud pour les fruits, une légère saumure chaude pour les légumes ou 1 cuillerée à thé de sel par pinte de légumes ou bocal d\u2019une pinte.VIIL\u2014Fermez le bocal, mais non hermétiquement.Pour cela, ne mettez en place que le ressort destiné à presser le couvercle en verre sur la rondelle de caoutchouc.Les bocaux munis d\u2019une bande métallique, vissant sur le couvercle en verre doivent être fernvés de manière à pouvoir encore, après cuisson complète, visser cette bande métallique de 4 .à 1-3 de tour au moins.IX.\u2014Déposez les bocaux dans le stérilisateur.Si vous employez un bain à eau chaude, submergez complètement les bocaux.Si vous employez un stérilisateur & vapeur, versez-y de l\u2019eau jusqu\u2019au niveau du fond mobile et placez les récipients sur ce dernier.X.\u2014Stérilisez les fruits durant 12 à 20 mi- nutes, les tomates 25 minutes, le blé-d'Inde 3 heures, les autres légumes 154 à 2 heures, les viandes 3 heures.XI\u2014Retirez les conserves du stérilisateur et fermez les bocaux hermétiquement.XII \u2014Disposez-les le couvercle en bas, sur une table ou tablette, pour vous assurer de leur complète herméticité.Après refroidissement, enveloppez-les et conservez-les dans un endroit sombre, sec et frais.J.E.GRISE, B.S.A.DANGER DES VILLES Les grandes villes, mêmes les meilleures, surtout quand elles se développent rapidement, courent deux périls très redoutables.Le premier c\u2019est l\u2019importance, chaque jour plus considérable qu'y prennent les affaires ; c\u2019est l'augmentation incessante de la richesse ; c'est la formation rapide, j'allais dire \u201cla génération spontanée\u201d de fortunes prestigieuses ; alors dans cet afflux de ressources matérielles et dans la fièvre qui l'accompagne, il n\u2019y a bientôt plus qu\u2019une idée; elle domine, elle s'impose, elle fascine, elle hypnotise: c'est de s\u2019enrichir au plus tôt pour jouir à son tour d'une vie facile et brillante.Le second danger est encore plus grave: c'est le cosmopolitisme ; c'est I'invasion des étrangers; ils ont appris la prospérité grandissante de la ville privilégiée ; ils entrevoient son magnifique avenir; et ils accourent, ils se multiplient, ils apportent leurs idées, leurs moeurs, leurs traditions, leur langue, leurs plaisirs, leurs fêtes, leur besoin de s'étendre, de s'élever, de dominer, et alors, tout s\u2019altère autour d'eux: la foi, les esprits, les coeurs.Voilà les deux périls des villes prospères : le premier, c'est I'obsession de la richesse: le second, c\u2019est la corruption qui s\u2019insinue, lentement d\u2019abord et sournoisement, puis à ciel ouvert et vite, par le journal, par le livre, par les modes, par les spectacles, par les réceptions mondaines, par les conversations et les rapprochements de chaque jour.abbé THELLIER de PONCHEVILLE. LA BONNE PERMIERE Agriculture féminine POUR LE REPOS DES ABEILLES Importance de bien préparer les ruches pour Phiver.\u201cI\u2019hivernement\u201d des abeilles est toujours un problème difficile à résoudre; mais il est de grande importance.Neuf fois sur dix, pour ne pas dire toujours, la saison suivante dépend de \u201cThivernement\u201d des abeilles: bonne ou mauvaise sera la prochaine récolte, selon les conditions plus ou moins favorables de \u201cl\u2019hivernement\u201d.Pour réussir dans l\u2019hivernage, il faut bien préparer les colonies, c\u2019est-à-dire, avoir des colonies fortes en abeilles et surtout en \u201cjeunes\u201d abeilles et aussi fortes en nourriture saine.Un moyen sûr d\u2019avoir des colonies fortes ® et renfermant beaucoup de jeunes abeilles, .c\u2019est de garder de bonnes reines très prolifiques et qui pondent très tard.Soit dit en passant que la reine italienne à l'immense avantage de posséder ces qualités.Il faut aussi avoir des colonies fortes en nourriture saine.Vers la mi-septembre, chaque ruche de 9 ou 10 cadres doit renfermer au moins 30 livres de nourriture.Cette nourriture devra être de première qualité.Un bon sirop de sucre granulé est préférable au miel de sarrasin pour nourrir les abeilles durant l'hiver.Cette quantité de nourriture peut paraître considérable; cependant elle n\u2019est que raisonnable.Quaud l'hiver est rigoureux, le printemps tardif, et que \u201cl'hivernement\u201d se fait dans une cave plus ou moins bien préparée, les abeilles dépensent beaucoup de nourriture, et alors, si la provision est forte, elles ne sont pas exposées de mourir de faim, comme cela arrive quelquefois chez certains apiculteurs qui manquent de prévoyance l\u2019automne.En janvier ou février, ce n\u2019est plus le temps de nourrir les abeilles; souvent, à cette époque, en dérangeant les abeilles, on leur fait plus de tort que de bien.| Au contraire, si l'hiver est doux et le printemps hâtif, tant mieux: les abeilles ne consommeront pas toute leur réserve et au prin- temps elles seront prêtes plus tôt à travailler dans les hausses.Une fois les ruches bien préparées, il faut les mettre en hivernement.Il y a l\u2019hiverne- ment en cave et l'hivernement en silo.Octobre L\u2014Pour ne pas exposer les rayons à être endommagés par la fausse-teigne durant l\u2019hiver, mettez-les dans un endroit sec et froid.2\u2014La première quinzaine d'octobre, est le temps de mettre les ruches en hivernement.3.\u2014Les ruches qui hivernent en cave doivent être protégées contre le froid jusqu\u2019à leur entrée.4\u2014Faites votre bilan pour l\u2019année.Combien vos abeilles vout ont-elles coûté: Combien vous ont-elles rapporté?Y a-t-il pertes ou gains ?5\u2014Si vous n'avevz pas réussi, faites une enquête et demandez-vous quelles ont été les causes de votre insuccès.Si vous ne pouvez trouver le \u201cPOURQUOI\u201d, écrivez-nous, nous vous le dirons.Novembre !\u2014Le succès de la saison prochaine dépendra en grande partie du bon ou mauvais \u201chi- vernement\u201d des abeilles.2\u2014Ayons bien soin de nos ruches l'hiver et nous serons largement payés de nos peines : au printemps, les abeilles seront en état de faire une forte récolte.3\u2014En cave, l\u2019entrée des ruches sera ouverte aussi grande que possible.4\u2014A l\u2019époque des grands froids, portes et fenêtres devront être fermées.Que tout soit noir et que la température se maintienne entre 420 à 450 F.5\u2014Des les caves humides, il est recommandable de remplacer la toile cirée qui se trouve entre le couvercle et les cadres par un sac de coton ou de toile.Le couvercle sera simplement placé sur le sac sans l\u2019enfoncer afin de permettre à l'air de circuler et d\u2019assécher l\u2019humidité de la ruche.Décembre 1.\u2014Surveillez la température dans votre cave.Autant que possible le thermomètre doit se maintenir entre 420 4 450 F. \u201cA = pee me oye, 110 2\u2014Enlevez les cadavres d'abeilles qui pourraient obstruer l'entrée de la ruche.3\u2014Cest le temps de faire l'inventaire de votre rucher.Quelles améliorations pratiques pourriez-vous faire ?.4\u2014Les ruches, les cadres sont-ils prêts pour la nouvelle saison?C'est durant l'hiver, dans les nombreux temps libres, qu\u2019il faut voir à toutes ces choses.: C.VAILLANCOURT.LA CULTURE ORNEMENTALE Protection des plantes pour l\u2019hivernement La culture ornementale est la plus saine des distractions et elle peut dans une largé mesure augmenter le bien être de la famille.Est-ce qu'il y a quelque chose de plus agréable, de plus intéressant même, qu'un beau jardin garni de fleurs et arbustes les plus divers, ou après une journée de labeur on peut se reposer en respirant, l'air pur et parfumé que nous apporte le fruit de nos travaux.Heureux ceux qui se livrent à ces genres de culture, qui intéressent les jeunes à un si haut point, et qui donnent une fierté bien légitime à toute la famille.Chaque habitation devrait et peut avoir à peu de frais un jardin d'ornement; avec un choix judicieux d\u2019arbustes et de plantes vivaces herbacées, on peut avoir toute la belle | saison, une succession ininterrompue de fleurs de toute sorte, qui nous donnent de magnifi- | ques gerbes si nécessaire à l'ornementation | de nos demeures, et dont elles font le charme si elles sont placées avec goût, Aucune plante ne convient mieux au jardin d\u2019amateur que les plantes vivaces herbacées, elles ont l'avantage d\u2019être facile de culture, de n\u2019exiger que peu de soins et de pouvoir durer indéfiniment; elles font aujourd'hui là vogue de nos jardins, les progrès réalisés depuis quelques années, les nouvelles variétés obtenues les placent au premier rang car elles fournissent une grande quantité de fleurs les plus diverses et le plus souvent à longues tiges.Une bonne fumure chaque année, suivie d'un bon béchage fin Septembre ou Octobre, quelques sarclages et binages pendant la belle saison voilà pour leurs soins de culture.Leur plantation peut se faire soit en Septembre ou au printemps; leur multiplication est encore un de leurs avantages, il n\u2019y a simplement qu\u2019à prendre quelques éclats sur le côté des vieilles touffes pour avoir un nombre .£4 SONNE FRIED \u2014\u2014 de plants indéterminés.SE Lorsque lès touffes commencent à s'épuiser ou à envahir complètement le jardin, il n\u2019y.à qu'à diviser les vieilles touffes, enlever les parties épuisées donner une bonne fumure ou même simplement donner un apport de bonne terre nouvelle et la plantation \u2018se trouvera rajeunie et capable de donner de belles fleurs pendant plusieurs années.Lorsque la plantation se trouve compléte- ment épuisée ou que Pon veut avoir de nouvelles variétés, on a recours au semis, qui est encore facile à faire puisque l\u2019on sème géné- valement en pépinière au mois.de Juin pour mettre en place en Septembre.Quelque soit le mode de plantation adopté à l'automne ou au printemps, il faut nécessairement préparé la terre à l'automne.Un sol bien préparé et défancé à la veille de l\u2019hiver est beaucoup plus facile de culture au printemps, les plantes s\u2019enracinent mieux, le sol prend plus d'humidité en temps de pluie, garde mieux sa fraîcheur par la sécheresse et les plants sont beaucoup plus vigoureuses.L'effet décoratif sera beaucoup plus beau si en faisant ln plantation on a soin de laisser de-place en place une certaine distance pour pouvoir planter quelques plantes annuelles où bulbeuses qui rehausseront toujours Peffet d\u2019ensemble.A l\u2019entrée de l'hiver, la protection s'impose et surtout dans les jeunes plantations, fes arbustes ont besoin d\u2019être tuteurés et attachés solidement pour éviter l'éclatement des branches au printemps.Les plantes herbacées, ont besoin de plus de protection, il faut couper les tiges près du sol et couvrir les touffes soit de paille, de feuilles, ou même de balles de blé ou d'avoine sur lesquelles on mettra des branches à feuilles persistantes, qui auront le double avantage, de maintenir les végétaux en place et de faire amasser la neige.Il faut éviter de couvrir les touffes avec des fumiers gras ou pourris, mais on peut sans inconvénient en mettre une couche entre les plantes.Les rosiers doivent être l\u2019objet de soins tout particuliers, car la plupart des insuccès dans cette culture sont dus-au manque de protection pour Phivernement, On peut coucher fes tiges sur le sol avec précaution, les maintenir avec un peu de terre sur les tiges, et fes couvrir ensuite tels que les plantes vivaces.On peut encore se servir de caisses défoncées des deux bouts, plus ou moins longues selon ia hauteur du rosier, les branches seront couchées avec précaution et la caisse remplies de feuilfes, pailles ou balles bien sèche, où met \"0 | LA DONNE FERMIERE ensuite un couvert bien étanche et le tour de la caisse est fortement butti Les variétés délicates supportent l'hiver protégées de cette façon.Quelque soit l\u2019endroit ou Yon se trouve, à la ville ou à la campagne, quelque soit la superficie du jardin il y a toujours place pour quelques fleurs et arbustes qui bien plantés contribueront à l'amélioration de la maison.Quelque soit le genre d'ornement adopté ne négligeront pas les travaux du mois d'octobre, travaux d'amélioration, de préparation, de défoncement pour ceux qui veulent créer un jardin au printemps suivant.Travaux d'entretien, fumure, béchage, nettoyage, abri des plantes etc.tout doit se faire dans ce mois, car c'est à ces conditions seulement que nous pourrons avoir des jardins d'ornement qui feront la joie et l'orgueil de nos maisons canadiennes.Gabriel BILLEAULT.LE PROBLEME DES OEUFS Principales conditions de succès.\u2014Poulailler hygiénique, bien éclairé et bien ventilé.° \u2014 Volailles nées de bonne heure au prin- \u2018emps, pas plus tard qu\u2019en mai.\u2014Alimentation végétale, animale et minérale.\u2014Propreté, soins constants et attentifs.Conservation Les oeufs conservés ne peuvent être considérés comme strictement frais, mais s\u2019ils sont mis en conserve et gardés dans de bonnes conditions, ces derniers répondent parfaitement aux divers besoins de la cuisine.Ne mettez en conserve que des oeufs absolument frais, bien nets et ayant une bonne coquille non félée.Les oeufs la vés se conservent moins bien.- Certains oeufs sont fatalement impropres à la conservation Ce sont: 1.Les oeufs fécondés soumis assez longtemps a une chaleur assez forte pour provoquer dans le germe un commencement de wie.2.L\u2019oeuf clair ou non fécondé ayant subi une incubation de plusieurs jours et qui a encore l'aspect d\u2019un oeuf fraichement pondu.3.L'oeuf contenant un jaune brisé et ayant l'apparence d\u2019un oeuf couvé.111 On peut, après examen au mirage, employer en sûreté à la cuisine un oeuf clair et non fécondé, quand bien même il serait rendu à la huitième ou neuvième journée d'incubation, mais c'est l\u2019extrême limite.Le mirage des oeufs se fait très facilement et très effectivement au moyen d\u2019une mireuse éclairée par une lampe à pétrole ordinaire.\u201cWater Glass\u201d ou Silicate de Sodium Soluble Ce procédé de conservation donne de très bons résultats.Le silicate de sodium soluble est un liquide sirupeux, d\u2019une couleur jaune pale et inodore, que l'on peut se procurer a wimporte quelle pharmacie.Il coûte environ une piastre le gallon.Il est comparativement bon marché puisque avec un gallon on fait dix ou en tout onze gallons de liquide préservatif.On doit faire bouillir l'eau, la laisser se refroidir, puis ensuite on ajoute une partie de silicate de sodium soluble à dix parties d\u2019eau bouillie.Il est préférable de mêler le liquide dans le même vase où l'on doit mettre les oeufs en conserve, parce qu\u2019en le transvidant d'un vase à l\u2019autre, un certain percentage de silicate de sodium pourrait se perdre.Il importe peu que le vase soit en bois, en verre ou en terre, pourvu qu\u2019il soit propre.Un vase en grès est ce qu'il y a de mieux; on ne doit pas se servir de vase en métal.Il faut avoir soin de garder toujours 2 pouces du liquide au-dessus des oeufs et de ne pas exposer le récipient au soleil.On peut le mettre dans une cave et le couvrir d\u2019une simple planchette.Ajoutez de l\u2019eau au fur et à mesure que l\u2019évaporation se fait.Préparation à l\u2019eau de chaux On peut aussi conserver les oeufs à \u201cl\u2019eau de chaux\u201d.On verse à petits intervalles 4 gallons d\u2019eau sur une livre de chaux pour l\u2019éteindre.(Versez avec précaution! attention à vos yeux!) On agite souvent au cours de deux heures et on laisse reposer.Sans déranger le dépôt qui s\u2019est produit, on verse l\u2019eau saturée sur les oeufs placés au préalable dans une jarre ou dans un baril.On place ensuite le récipient dans un endroit bien frais et on pose dessus un morceau de grosse toile que l\u2019on recouvre d\u2019une couche de la chaux délayée (colle de chaux), pour empêcher l\u2019accès de l'air qui aurait pour effet d\u2019affaiblir le préservatif.La toile et la couche de chaux peuvent toutefois être remplacées avantageusement par une couche d'huile d\u2019olive.Les oeufs doivent être bien serrés les uns contre les autres et aussi être bien recouverts d\u2019eau de chaux.CHANTECLAIR. = app en mu MM > re Gi de LE, 112 LA DONNER PERIMIERS MON VERGER Comme le dit un vieil adage, Rien n'est si beau que son pays, Et de le chanter c\u2019est l'usage, Le mien je chante à mes amis.(Siz G.-E.CARTIER) C\u2019est un pays merveilleux et fertile que le mien! Ce n\u2019est pas le pays des \u201cfruits d'or\u201d, bien qu\u2019on y trouve de l\u2019or et des fruits, mais pour moi c\u2019est le plus beau de tous, c'est mon pays.Je ne redirai cependant aujourd\u2019hui qu\u2019un vers de cet immense poême qu'est ma patrie; le verger, le plus riant coin de chez- nous.Planté par les ancêtres avec symétrie, avec art, et avec amour, le verger est tout à la fois un charmant bosquet.Au-dessus\" des branches basses et courbées des arbres fruitiers, s'étagent les peupliers, les bouleaux, les érables, et la tête chevelue des conifères.L'hiver, c'est une forêt en miniature: la neige s\u2019entasse au pied des arbres, dans le creux des rochers, emplit les sentiers, s\u2019accroche aux branches des buissons, s'étend sur les rameaux des sapins et comble les nids vides.La première haleine du printemps fond toute cette blancheur qui est absorbée par le sol et reparaît bientôt en neigeuse avalanche au sommet des pruniers et des cerisiers.c'est la magie du soleil printanier.Le verger devient alors un immense bouquet, puis la blanche floraison se nuance d'un rose tendre, un parfum capiteux flotte dans l\u2019atmosphèré : les pommiers sont en fleurs; enfin l'odeur enivrante du lilas avec sa teinte mauve et mélancolique des choses qui s\u2019envont met le point final à la floraison des arbres.Le soleil devient plus pénétrant, ses rayons percent jusqu\u2019au sol et font éclore les fleurettes plus tendres et plus frileuses.Le bocage reverdit, devient touffu et mystérieux, on dirait un fragment de la forét oublié par la hache du défricheur.Des allées de retour tout autour, en font une promenade exquise et \u201csentimentale\u201d à l\u2019occasion; des bancs et des hamacs sous la feuillée invitent au repos, l\u2019air est saturé des vivifiantes odeurs de sève, les mousses ont des exhalaisons enivrantes ! C'est la poie pour tous.La nature se fait tour à tour mutine et rieuse avec les enfants, dont l'entrain aux jeux empourpre la figure épanouie; calme et sensitive avec les jeunes coeurs épris de rêve et d'amour; douce et reposante pour l'âge mûr qui goûte un repos bien mérité.Ee Dès le mois de juillet commence la récolte: les talles de framboisiers croissant en ceinture autour du gros rocher moussu, ouvrent la marche; on passe sous leurs branches des moments délicieux :!.Un peu plus tard, les cerisiers offrent leurs grappes aux tons variés et appétissants Un merisier accroché au flanc du coteau, a fait faire maintes conjectures aux jeunes gourmets pour atteirdre si haut ses petits fruits savoureux.Avec septembre mêrissent les prunes et c\u2019est le clou de la saison.: Toute la voûte de verdure s\u2019étoile de mil- tiers de petits points rouges palpitant sous Îa brise et que l'imagination rend.fumineux : c\u2019est le paradis des gourmets 1 Les pommes honteuses de se voir au dernier rang en rougissant 1.leur coeur ému se laisse bientôt attendrir par les dernières ca- _ Tesses du soleil et la récolte est terminée.Ainsi chaque année, le verger apporte ses jouissances et ses profits; c\u2019est l'agrément et l'avantage qui résultent de la plantation des arbres.I! serait à souhaiter que chaque em- placitaire eût son petit verger.Les villages y gagneraient en apparence et en prospérité.Dieu a créé les arbres pour le service de l'homme, pourquoi ne pas en jouir ?Tous les ans le gouvernement fait la fête des arbres, et le ministère.de l'agriculture, soucieux de la prospérité de la nation agricole, cherche à propager les meilleures variétés d'arbres fruitiers en les cultivant dans les fermes expérimentales, et en facilitant aux acheteurs les moyens de culture, Le verger est vraiment une richesse pour la ménagère, de nos jours où la mise en conserve par voie de stérilisation est pratiquée sur une si grande échelie\u2026 et c\u2019est une économie notable.La terre du bon Dieu n'est pas avare comme les hommes; elle doane plus qu\u2019elle ne reçoit, et elle méprise les ambitions mesquines du commerce que ne peuvent plus limiter ni la raison ni la justice.elle ignore la hausse ! \u201cLe verger est une richesse\u201d, car c\u2019est un trésor pour la ménagère que cette quantité de ocaux aux couleurs et aux dénominations vvariées qui s\u2019étagent sur les tablettes du garde-manger, et donnent au goût illusion d\u2019une fraiche cueillette en plein hiver.Ces conserves domestiques relativement peu coûteuses, constituent la nourriture hygiénique et naturelle qui fait les constitutions saines et robustes.; | Garmaine MOISAN, s -4u Cercle de St-Georges aT sm, \u201cfd BONNE FERMIERS AU PAYS DES AJONCS | Le pittoresque s\u2019en va.La poésie des choses s'efface de la terre submergée par cette vague de modernisme qui semble vouloir tout niveler.Dans notre vieille France, nos provinces perdent peu à peu leurs caractères propres je dirais presque leur personnalité.Aujourd'hui, nos paysannes portent des chapeaux dernier- cri, des jupes entravées et des talons Louis XV! Qu\u2019elles étaient donc plus gracieuses sous la coiffe de mousseline claire et le fichu croisé que portaient leurs aieules !! En Bretagne, dans la plus traditionaliste de nos provinces, sur cette terre de granit où les coeurs sont simples et les fronts têtus ; on s\u2019est ému à la pensée de voir sombrer dans l\u2019oubli les coutumes qui avaient été la vie même des ancêtres.Alors se produisit un grand mouvement de patriotisme régional, et, de méme que jadis la foi bretonne créa les Parsions, à notre époque, de l'attachement du Breton au passé de sa race, naquirent les déticieuses Têtes locales dont les plus célèbres sont à juste titre la fête des fleurs d\u2019ajoncs à Pont-Aven et la fête des filets bleus à Con- carneau.\u201cLes fleurs d'ajoncs\u201d! Ce nom charmant désigne les plus jolies filles du Finistère et Pont-Aven est bien le plus pittoresque des villages de l\u2019Armor.étroite, couronnée de colline; boisées, l\u2019Aven coule entre deux berges sapissées de mousses vt ombragées de chères trapus, noueux, tor- Cus par les grands vents d\u2019hiver.De loin en loin un vieux rioulin de bois dont les roues engurirlandées de lierres et de ronces servent de perchoir aux oiseaux.Sur les côteaux le village étale ses chaumières basses et ses maisons de granit verdies par les longues pluies d'automne.Le matin de la fête tout le pays.est en liesse.Dans fes rues tortueuses et le long des chemins creux on rencontre de joyeuses bandes de jeunes filles fraîches et pinrpantes sous la blancheur de lewrs coiffes dont les ailes palpitent dans la lumière du matin.Les tabliers de couleurs vives tranchent gaiment sur le velours sombre des corsages qu\u2019éclaire Au fond d\u2019une vallée une large collerette tuyautée.Avec leurs yeurs couleur d\u2019eau calme, leurs cheveux soigneusement lissés, on les prendrait pour de gracieuses châtelaines habitant les vieux donjons qui hérissent encore les sommets des \u201cMeneez\u201d et l'on ne serait point étonné de les entendre parler de Messire Du Guesclin ! Sur la grand'place, des tables sont dressées.A côté des cuisines en plein air où rôtissent des porcs et des moutons, les tonneaux de cidre doux sont alignés comme des soldats pour une revue.Les cloches carillonnent à toute volée.La reine, celle qui doit personnifier aujourd\u2019hui la beauté, la grâce des fleurs d'ajoncs est 13, entourée de sa petite cour: La foule pénètre à sa suite dans l'église où la clarté des cierges papillotte dans l'ombre fraiche.On se presse, on s\u2019entasse, car beaucoup sont venus des quatre coins de la Bretagne.Les hommes, le torse serré dans le gilet de velours noir brodé d'or, roulent gauchement entre leurs doigts les grains de buis d\u2019un chapelet.Les fillettes portant encore comme leurs grand\u2019mères le devantier et la juge longue s'accroupissent sagement sur leur talons.Après I\"™Ite Missa est\u201d l'assistance entonne un cantique en breton puis c\u2019est la débandade, la ruée vers les tables où déjà fument des quartiers de viandes rôties, encadrées de piles de crèpes rousses.Une griserie se répand de table en table, des bolées se vident, les yeux brillent, les rires fusent et semblent se faire écho! Qu'elle est loin alors la tristesse romantique dont la race bretonne semble ne pouvoir se départir ! Les bretons sont comme les gens sobres, ils prennent leur plaisir tout d\u2019un coup, sachant bien qu\u2019une pareille bombance ne reviendra pas de longtemps.Après le repas, les groupes s'égaillent dans la verte fraicheur du bois d\u2019Amour.Dans une clairière une petite estrade a été construite.On s\u2019assied, on se case tant bien que mal autour de cette tribune improvisée.Les orateurs se succèdent.Ils parlent en breton, et cette foule bariolée écoutant ce langage guttural, un peu scandé à la ma- niére des mélopées antiques, forme un tableau d'une saisissante grandeur. i | rover oa ts res LETRA Th = retire cages en à event wea ELF sw ja\u201d E Bie) ~~ yr eV at a rs AS Sob gb wee AER aia at oor en 114 Le Président de la fête s'évance.M dit des paroles qui semblent galvaniser ses auditeurs.Tous se lèvent.Un voisin compliai- sant m\u2019explique qu'on va \u201cprononcer les serments\u201d.Au même instant une clameur s'élève et va mourir sous les taillis.\u2018Tous viennent de jurer d\u2019une même voix, d'un même coeur, de ne jamais quitter le rude sol de l\u2019Armor, de garder fidèlement leur foi, leur langue, leurs costumes et les traditions qui leur viennent des aieux.Les gorges sont serrées.Dans le grand silence les chênes frissonnent.La douceur d'une caresse flotte dans lair tiède.L'âme mystique et tendre de la vieille Armorique remercie ses fils de lui rester fidèles.; La grande chaleur est tombée.Le soleil teinte d\u2019or pâle la flèche ajourée du clocher et les sons aigrelets du binion ramènent tout le monde sur la grand\u2019place.Juchés sur une planche placée sur deux tonneaux les \u201csonneurs de binion\u201d sont à leur poste.Aussitôt le bal s'organise, Aux gavottes succèdent les \u201cjabadaos\u201d et les \u201crigodons\u201d.Les bretons dansent gravement, silencieusement, tout à leur tâche comme s'ils accomplissaient un rite.Mais soudain les longues chaines des danseurs de gavottes se brisent, les sonneurs de binions descendent de leurs tréteaux.Un cercle se forme.Un vieillard s'approche, sa besace sur l\u2019épaule, son \u201cpen baz\u201d au poignet.De longs cheveux plats encadrent son visage glabre.C\u2019est un barde.En iui revit esprit des ancêtres.On l'entoure respectueusement tandis que d\u2019une voix chaude, vibrante encore, il commence à chanter.Il chante de douces cantilènes au rythme berceur, il Chante des \u201csènes\u201d d'amour, des \u201cguerzions\u201d farouches, de tragiques légendes.La sueur coule sur son front, sa voix devient plus rauque, mais il chante toujours, les yeux fixes, revivant son il tire de sa besace des feuilles imprimées en breton.On se presse autour du poète, les mains se tendent, les sous s'amassent dans son chapeau, puis, la vente faite, l'auditoire reprend en choeur les chansons qu\u2019il a entendues et qui iront grossir le répertoire des veñl- lées de l'hiver.Mais le barde, rafraichit par une bolée de cidre, revient vers le groupe en essuyant du revers de sa main ses lèvres minces.On attend.Alors tirant de sa poche un papier soigneusement plié, il chante les couplets qu\u2019 vient d\u2019improviser spécialement pour ja fête.T1 dit la douceur du ciel de PArmor, fa beauté Alors, Es de ses filles, le charme de la \u201cReine\u201d la pipe fraîche des fleurs d'ajoncs! L'assistance en thousiasmée fait chorus.La chanson vole de bouche en bouche, hésitante d'abord puis, plus forte À mesure que des mémoires sont plus sûres, enfin elle est chantée à pleine yoix aû- tour de la Reine sonriante mais un peu cffa- rouchée des hommages que lui procurent $3 royauté éphémère | Dans le ciel mauve tremble la première étoile.Les estomacs sont creux.De nouveau les tables se garnissent, les crêpes et le cidre circulent.C'est un moment d'accalmie, de détente.Chacun se prépare pour la fête du soir.Vers les 9 heures, un cortège se forme, les sonneurs de binions ouvrent da marche, puis vient le \u201cchar royal\u201d trainé par des bocuês pacifiques et entouré des porteurs de flambeaux.La Reine au milieu de ses dames d'honneur sourit à ses sujets d\u2019un jour qui la suivent en chantant\u2026\u2026 : Les voix s\u2019éloignent, s'assourdissent.La longue file des lanternes serpente au flanc de la colline comme un gigantesque vers luisant, disparaît dans un chemin creux et débouche soudain près de la grand\u2019place que la foule envahit de nouveau.Le Président aide la Reine à descendre de son trône et danse avec elle la première gavotte.Le grand bal commence et va se continuer jusqu'd laube.Puis, les fiancés reconduiront leurs \u201cdouces\u201d et chacun regagnera son lit clos, le coeur content, fâme lourde d'émotions et de souvenirs.En traversant tout-à-l'heure vos Laurenti- des mystérieuses, sauvavges et tourmentées comme \u201cl\u2019Argoat\u201d breton, je me disais que ia province de Québec restée malgré les siècles si fidèle à ses origines et à son passé, mériterait d\u2019avoir elle aussi ses fêtes où revivraient les délicieuses coutumes et des saines tradifions du Canada-Français.Quen dites-vous cousines ?FRANCE ARIEL.CERCLE des FERMIERES de CHAMPLAIN Jeudi, 19 août 1920.1ère Représentation.\u201cLE FOND DES TASSES\u201d Pièce en un acte par M.Aimé Plamondon.DISTRIBUTION Madame Duhaut \u2026 Mme Victor Chartier Madame Labourde.Mile Elmira Marchind Madame Ledroit.Mlle Rosette Bailly + y LA BONNE FURMIERE ES Jeanne.cr inn me .Mlle Cécile Devost Raymonde.ee cone .Mlle Eugénie Arcand Gisele.wer \u2026\u2026 \u2026MMe Pauline Guilbert Marthe.\u2026\u2026 \u2026\u2026 \u2026\u2026 Mile Florette Petit Henriette.\u2026\u2026.\u2026\u2026 Mlle Imelda Chartier Madeleine.Mille Jeanne Bertrand \u2019 Gabrielle.Mlle Virginie Labissonniére Yvette.-.Mlle Cécile Labissonniére Les Dames et Demoiselles de Champlain ont certes le courage et l'énergie qui font le succès des grandes entreprises et on peut attendre de leurs vaillantes initiatives les plus beaux résultats.En effet, il fallait une forte dose des vertus plus haut nommées en même temps qu\u2019une jolie pointe d'audace pour entreprendre de représenter pour la première fois \u201cLe Fond des Tasses\u201d, la nouvelle oeuvre de M.Aimé Piamondon.Tout en nuances, souvent compliquées, parfois subtiles, cet acte comporte de nombreuses et très réelles difficultés d'interprétation.Ajoutons que l\u2019auteur n'avait pu assister à aucune des répétitions, privant ainsi les interprètes de conseils et de directions bien ut:- les, souvent même nécessaires, et l'on comprendra que c\u2019est demeurer entièrement dans la vérité que d'affirmer que les jeunes artistes ont remporté un fort honorable succès.L'auteur lui-même, mis au courant des difficultés au milieu desquelles s\u2019est élaborée la représentation, n\u2019a pas marchandé à toutes, ses remerciements et ses félicitations.Il est certain qu\u2019une seconde représentation, avec un tableau de distribution un peu remanié, remportera un entier succès et nous avançons attendre avec beaucoup de confiance cette nouvelle épreuve.\u2019 Aprés avoir constaté élogieusement le consciencieux et méritoire travail de toutes les interprétes, il n'est que juste, cependant, de dire que Mesdemoiselles Rosette Bailly, El- mira Marchand, Cécile Devost et Pauline Guilbert méritent une toute particulière mention pour les remarquables dons artistiques qu\u2019elles ont affirmés.Mademoiselle Bailly est fine, spirituelle, compréhensive, avec une délicieuse pointe d\u2019ironie qui donne de la saveur aux moindres choses qu\u2019elle dit.Mademoiselle Marchand a une diction superbe, un geste élégant, une tenue impeccable et elle s'habille tout à fait bien.Une jolie Jeanne que mademoiselle Devost, une Jeanne ingénue, sentimentale, un peu trop modeste peut-être mais mignonne à souhait.Hs Quant à Mademoiselle Guilbert, c\u2019était son début et elle n'avait hélas! qu'un tout petit bout de rôle pas plus long que ça.Mais elle nous a conquis de suite par son gracieux physique, son joli langage, la moue charmante de ses lèvres et la profondeur douce de ses grands yeux.Enfin, nous croyons pouvoir affirmer que, lorsqu\u2019il voit interpréter ses oeuvres par des professionnels, dont quelques uns sont des artistes de haute réputation, l'auteur ne doit pas éprouver de meilleures émotions que celles qu'il eut ce soir là en regardant jouer ces gentilles débutantes.ALFRED D.CERCLE DES FERMIERES DE SAINT GEORGES DE BEAUCE Jeudi, 26 août 1920.Seconde représentation \u201cLE FOND DES TASSES\u201d pièce en un acte par M.Aimé Piamondon.DISTRIBUTION Madame Duhaut.\u2026\u2026 Mlle Germaine Moisan Madame Labourde.Mde Arséne Dionne \u2018Madame Ledroit\u2026 \u2026.Mde Alfred Rodrigue Henriette.\u2026\u2026 Madeleine.\u2026Mîle Joséphine Boivin ree uccue vovene nen oer Mille Cécile Talbot Gisele.vo \u2026\u2026 \u2026.Mlle Germaine Talbot Gabrielle.vrvnss vanuee 20000 Mille Gabrielle Dionne Dir.de la scène\u2026\u2026 \u2026\u2026 Mde A.M.Ouellette Dir.de Vorchestre.\u2026\u2026 Mde Dr J.Michaud \u201cLe Fond des Tasses\u201d est une pièce qui exige, pour être jouée convenablement, d\u2019être comprise et aimée par toutes et chacune de ses interprètes.Ajoutez à cela les difficultés que donnent à cet acte son caractère littéraire et vous comprendrez tout le doigté, la sûreté de main, la délicatesse, en un mot tout le talent qu\u2019il faut avoir pour le porter à la scène et l\u2019y défendre victorieusement.Mais les Dames et Demoiselles que dirige avec tant d'autorité Madame Ouellette possèdent évidemment toutes ces qualités et d\u2019autres encore puisquelles ont su charmer Teur nombreux auditoire et imposer à ses applaudissements la nouvelle oeuvre de psychologie re cor i x Ÿ i x : | ! 116 .Te pénétrante et originale du jeune et brillant auteur du \u201cDéfenseur\u201d et de \u201cPas pour Rire\u201d, M.Aimé Plamondon.Toutes les artistes, sans exception aucune, méritent de sincères félicitations.Elles savaient leurs rôles, elles les aimaient, elles les vivaient.Même parmi les grandes vedettes, il est bien difficile de porter un jugement détaillé, tant l\u2019ensenrble de leur jeu était homogène, naturel et vraiment artistique.Si Mademoiselle Germaine Moisan a des dons de mimique absolument remarquables, Madame Arsène Dionne possède des qualités de compréhension et d'enthousiasme bien difficiles à dépasser et même à égaler.Madame Alfred Rodrigue a l'émotion, la netteté, le tranchant qui conviennent, cependant que Mademoiselle Blanche Veilleux dans un rôle remarquablement difficile a fait apprécier des .facultés précieuses de naturel et de relief.Toutefois, en stricte justice, il faut donner.une mention spéciale à Mademoiselle Boivin, \u201c une débutante, qui dans le rôle de Jeanne a véritablement fait merveille.Elégante, touté mignonne, toute jolie, elle fut et restera la vivante incarnation du rôle, d\u2019ailleurs délicieux qui lui était échu.Sa récitation des \u201cTriolets à J\u2019Amie\u201d du délicat poète Alphonse Desilets, intercalés dans la pièce, a été un pur régal.Et nous ne pouvons nous empêcher de commettre en sa faveur une grosse indiscrétion envers l\u2019auteur.Ce dernier, en effet, se croyant bien isolé, disait après la représentation à l\u2019un de ses plus proches amis: \u201cMon cher, avec une\u2019 pareille Jeanne, à Montréal et à Québec, \u201cLe Fond des Tasses\u201d verrait la cinquantième\u201d.Il faut ajouter qu'un orchestre excellent, sous la direction de Madame Docteur J.Mi- chaud, à encadré et comme baigné tout ce joli acte dans les ondes harmonieuses d\u2019une entrainante musique, \u201cL'INDISCRET.\u201d LES PREMIÈRES AMOURS Au couchant d\u2019un bel après-midi de septembre, Gisèle était assise au bord de l\u2019eau et contemplait sans penser, les yeux perdus vers Je majestueux St-Laurent \u2026 Quelle \u2018était belle ainsi, avec ses grands yeux noirs, sa superbe chevelure blonde et son teint éclatant ! ; Une voix qui s\u2019éleva près d\u2019elle la secous de sa torpeur.\u201cPardonnez la surprise que ?LA BONNE FRMIIRAR _\u2014 TE je vous cause, si elle vous est désagréable, mais faites-moi la grâce d'admirer avec vous\u201d.Celui qui venait de se présenter si brusquement à la jeune fille paraissait avoir 24 ans environ.\u201cIt était brun, sa taille bien prise, dépassait de quelques pouces la moyenne.La marque distinctivé la plus saillante de sa personne était la dignité.Bref, je vous présente le Prince Jacques de V.parti de France depuis plusieurs mois à la recherche d'une compagne selon son coeur.La jeune fille qu\u2019il venait de croiser en route était si belle, lui semblait étre sa bonne, su parfaite, qu'il ne trouvait rien au monde de plus charmant, de plus digne d'amour !! Si bien que Jacques bâtissait déjà de magnif- ques châteaux \u2014 non pas en copagne mais dans son beau poys de France où il conduisait ensuite une petite canadienne qu'il ferait princesse payée, adulée, entourée de toutes les attentions d'un mari heureux et fin Et il se sentait d'autant plus heureux que c'était la première fois qu\u2019il aimait Son grand bonheur du moment lui faisait oublier les dernières paroles de sa mére, quand elle lui dit au départ: \u201cMon fils ne compte pas.épouser la première que tu aiméras: Les premières amaurs ne durent jamais\u201d.Il oubliait aussi que l\u2019avenir n\u2019appartient pas aux hommes et que leurs plus beaux projets ne tiennent parfois que sur des bases de fil.Jacques revit la jeune fille plusieurs fois encore.Un soir enfin, il osa lui avouer son amour.il offrit à Gisèle de l\u2019amener en France, de lui donner un nom, du plaisir, des richesses, mais l\u2019humble enfant qui n\u2019avait jamais aimé autre chose sur 1a terre que Dieu, sa chaumière et ses bois, ne voulut pas en entendre davantage.Pour toute réponse, elle se mit au piano et lui chanta la chanson intitulée: \u201cLe Roi et fa Bergère\u201d.Un jour le Roi Roger Chassant vers la bruyère, Rencontre une bergère Dormant sous l\u2019oranger.Eveille-toi, Lui dit le Roi.Eveille-toi.As-tu connu jamais - Le plaisir, la richesse?Veux-tu.être duchesse?Mais fa belle dormait.mn +-Des plus folles amours > Réves-tat les hommages?.; vel BA SONNE FERMIBRE \u2014 J'ai deux cents petits pages.L'enfant dormait toujours ! Ma belle, dit Roger, Suis-moi en Aquitaine.L'amour te fera reine, Je serai ton berger.Belle suis-moi, Lui dit le Roi, Belle suis-moi.Alors ouvrant les yeux, Elle dit: Je préfère Etre toujours bergère Et rester en ces lieux.Parce que je ne vois D'autre amour sur la terre, Que Dieu et ma chaumière, Ma montagne et mes bois.Le Roi Roger partit Et là belle bergère Couchée en la bruère De nouveau s\u2019endormit Quelques jours plus tard, le Prince Jacques de V.s\u2019'embarqua pour retourner en France, emportant, dans son coeur, le souvenir d\u2019un amour incompris mais bien convaincu que : \u201cLes premières amours ne durent pas tou- R.BAILLY.Champlain, 24 mai 1920.FINANCE et FOESIE Nos lectrices ont oui dire maintes fois, je wen doules pas, que ces deux activités humaines étaient incompatibles.Nous éprouvons une double joie à leur présenter aujourd'hui un sonnet de facture délicate et de rythme très musical, dé à l'inspiration d'un ami de nos œuvres.Ces jolis vers sont de M.Alfred Dro- let, marchand de provisions et denrées agricoles, homme de chiffres que les belles-lettres ne laissent pas indifférent et qui incarne l\u2019une de nos prérogatives les plus enviées, celles de la diversité merveilleuse de talents chez les cana- diens-français qui veulent travailler, à a 5 117 Quand vous cueillez les fleurs .que vous tend [Polymmnie.J'hésite à m'\u2019engager en ce sentier divin.Poête vous aimez l\u2019allègre symphonie | Dont retentit le bois aux éveils du matin; Le gentil rossignol, de son timbre argentin, Imprègne votre luth de douceur infinie.Quand le soleil s\u2019incline au bord de l'horizon, Bue sur les blés jaunis 'ombre descend rapide t qu\u2019un parfum léger s\u2019éléve du gazon, Votre lyre s\u2019exalte, et, dans son flot limpide Monte un chant de louange, un chant riche [d'amour A la gloire du Dieu qui vous fit troubadour.ALFRED DROLET.Québec, 1920.A LA CONQUETE DU BONHEUR L'homme garde toujours, au fond de son coeur, le souvenir de la tendresse maternelle.Cette tendresse.vigilante, attentive, dévouée, il est heureux de la retrouver associée à l\u2019amour\u2026\u2026 Il est toujours l\u2019enfant dont la mère berçait la douleur, savait calmer les gros chagrins par sa caresse.L'\u2019emprise de l\u2019âge n\u2019a pas beaucoup changé son coeur.Il est la force; la femme est la faiblesse.Mais c'est cette faiblesse qui lui donne sa force.I! faut la main légère d\u2019une femme pour panser certaines blessures; il faut la parole tendre d\u2019une femme pour guérir l\u2019âme.Et voilà pourquoi l\u2019homme est encore plus sensible à la tendresse qu\u2019à l\u2019amour.L'amour peut s\u2019acheter: la tendresse se donne.La tendresse des époux consolide le lien de l'amour; elle survit à toutes les épreuves ; elle survit même à l'amour lorsque l\u2019âge apaise les émotions et les désirs.La vie offre tant de péripéties heureuses et malheureuses, qu\u2019il est indispensable de se serrer étroitement pour les supporter et faire face à certains événements.Ce n\u2019est que dans une affection réciproque, dans une communauté d\u2019âme que les époux trouveront la force nécessaire.Rien n'estsplus fort que l'amour.T1 lie indissolublement deux êtres, leur donne le courage, l'énergie, la force invulnérable.Ils vont ensemble vers l\u2019avenir, ont le même but, la même ambition.Les désunir serait impossible.De cette chaîne de tendresse qui les enserre étroitement, nul fe pourrait briser les anneaux.La femme aimante sait l\u2019enrouler, la river.Elle sait donner le bonheur qui remplace tout ici-bas, qui fait supporter les déceptions, les effondrements, la misère du coeur.Elle est l\u2019âme, la vie; elle anime de son souffle ardent les hommes et les choses; si elle manquait, tout disparai- trait avec elle.Le lien brisé jetterait dans le SONNET Quand vous coulez vos vers dans un creuset - ; : {d\u2019or fin Quand vos chants cadencés nous bercent LS [d'harmonie ji pare = é 3 arr 118 malheur un pauvre être dépareillé, désemparé.Il y a des femmes que l'on regrette toujours, qui laissent un souvenir impérissable.Par quel prodige certaines femmes savent- elles attachés l\u2019homme de façon si prenante, qu'il ne peut desserrer l'êtreinte et qu'il ne le voudrait pas 2.\u201cIl l\u2019a dans le sang 1\u201d dit-on quelquefois.Oui! Il l\u2019a dans le sang cette femme qui a pris son coeur, son âme, sa confiance et sa vie.Cet homme ne voit qu\u2019elle, ne pense qu\u2019à elle.Toutes les tentations, toutes les sollicitations glissent sur lui sans l'émouvoir.Elle, elle, toujours elle.C\u2019est que la femme qui arrive à ce résultat a su conmtprendre le caractère, le tempéram- ment et les besoins de cet homme.Cette femme a eu l'intelligence de l'amour.Elle n'a pas cherché à être aimée selon sa conception, maïs elle a étudié la conception de homme.Elle a vu ce qui le retenait, ce qui l\u2019attachait\u2026 Elle lui a donné le bonheur comme il le souhaitait, et elle a voulu et su mettre son propre bonheur à rendre son mari heureux.Elle a ainsi trouvé le bonheur en le donnant\u2026\u2026 Comtesse de TRAMAR.LES PRIX DU CONCOURS MARIE ROLLET Les jurys de la section littéraire de notre concours ouvert depuis avril dernier ont décerné comme suit les prix de mérite aux cinq meilleures compositions : ler Prix: Mile Laure Gaudreault, du Cercle de La Malbaie; 2e Prix: Mile Eugénie Turcotte, du Cercle de Ste-Marie ; 3e Prix: Mme Amédée Dionne, du Cercle de St-Georges; \u2019 4e Prix: Mlle Rosette Bailly, du Cercle de Champlain; Se Prix: Mme Joseph Proulx, du Cercle de Rock-Forest.Ces prix leur seront adressés par colis postaux d'ici quelques jours; ils consistent en jolis volumes de littérature canadienne, dont les trois premiers sont offert l'abbé A.Couil- lard-Després, historien de Marie Rollet et de Louis Hébert son héroique époux.Les résultats du concours artistique seront donnés un peu plus tard.A.D.LA DONNE FERMIERE LE PREMIER PRIX Marie Rollet Au livre des Proverbes, Salomon fait de la \u201cfemme forte\u201d un éloge magnifique.\u201cElle est plus précieuse, dit-il, que ce qu'on va chercher au bout du monde.Le coeur de son mari met en elle sa confiance, et il ne manquera point du fruit de son travail.\u201d Ce type idéal se trouve pleinement réalisé en celle dont nous avons Ja douce mission de célébrer les mérites et les vertus: la vaillante épouse de Louis Hébert, \u201cla première femme française dont le pied ait fondé le soi d\u2019Amérique\u201d, Marie Rollet que j'appelierai volontiers la \u201csainte du foyer, le modèle, j'allais dire la \u201cpatronne\u201d des \u201cFermières\u201d de nôtre province.La Providence avait destiné cette femme de bien à être l'\u201cEve sans reproche\u201d de ce paradis vierge qu'était la terre du Canada, et quand Dieu la donna pour compagne à Hé- bert,\u2019 il assura d'avance, à la future, race ca- nadienrie d'agriculteurs, une mère incompara- bie pour veiller sur son berceau, guider ses premiers pas, et, par des exemples de vertus et un dévouement dignes des plus grands éloges, hâter les progrès de son développement.Ti nous serait doux de savoir le lieu et 1a date de naissance de Marie Rollet, quelques détails sur son enfance, les premières années de sa jeunesse.Malheureusement, nos connaissances historiques à son sujet ne remontent pas au-delà de 1609, époque où Madame Hébert vint à Port-Royal avec son mari et ses enfants.Que dire de la générosité, de la vaillance, du dévouement de cette noble femme, qui n'fé- site pas À suivre son mari dans un pays, alors presque inconnu, couvert de forêts et peuplé de sauvages ! C'était son devoir, dira-t-on de' s'associer.à l'oeuvre entreprise par son époux.Mais rien, en somme n'obligeait Hébert à quitter son pays où il vivait heureux, dans une aisance honnête et très large, et si l\u2019âme de Marie Rollet efit été moins haute, elle se serait efforcée, comme à sa place auraient fait tant d\u2019autres femmes, de détourner son époux de cette entreprise hasardeuse, remplie de périls de tous genres, et dont le succès était des plus problématiques.Mais, comme son digne compagnon, elle entrevoit, dans cet exil qu\u2019elle et sa famille vont s'imposer, l'extension de la race française.et catholique sur une terre étrangère, et il ne lui en faut pas davantage pour la décider à s\u2019en aller vers les régions xs 0) 6) 0 we ww 1 wv oe OB e Ww = 006 0%.e6 8 LA DONNE FRRMIERE er lointaines de l\u2019Acadie, où efle fixe sa demeure jusqu'à l'automne de 1613, époque où l'anglais Argall, préludant à la \u201cgrande infamie\u201d de 1755, vient détruire l'établissement de Port- Royal, et anéantir complètement les beaux espoirs des colons.Marie Roflet retourne alors en France avec sa famille, et c'est elle qui console son mari que la ruine de la colonie acadienne a jeté dans un profond accablement.Il nous semble la voir, forte et généreuse, oubliant ses propres chagrins pour sourire à ceux qu'elle aime, et, en ces jours d'amères désillusions et de morne tristesse, c\u2019est elle qui est l\u2019appui, le soutien.Est-il maintenant, une louange digne de l'héroique conduite de Marie Rollet, lorsque, en 1617, elle revient au Canada, à Québec, cette fois, pour s\u2019y établir définitivement ?Elle n\u2019a oublié ni les souffrances, ni les déboires éprouvés en Acadie; elle sait les difficultés et les périls de l'entreprise; elle entend les parents, les amis, blâmer ouvertement et amèrement Hébert parce qu'il va exposer sa femme et ses enfants aux dangers d\u2019une traversée très longue et toujours péni- bie, aux rigueurs des hivers, à fa férocité des nations barbares qui peuplent les rives du Saint-Laurent.Et cependant, dit Laure Conan, \u201cMadame Hébert trouva tout simple, tout naturel, d\u2019affronter les plus effroyables périls pour suivre son mari\u201d.Tout simple, tout naturel! L'histoire de Marie Rollet est, pour ainsi dire, tout entière en ces mots: Elle trouve \u201ctout simple, tout naturel\u201d, ce qui, aux yeux de tous, est impossible, irréalisable! Les \u2018colons s\u2019embarquèrent à Honfleur en mars, 1617, sur un petit navire que les tem- péte menacèrent plusieurs fois \u2018d'engloutir pendant la traversée qui fut extrêmement pénible.Aussi, avec quelle reconnaissance, lors- qe, treize semaines après le départ, on aborda A Tadousac, Madame Hébert et ses filles \u201cornèrent de fleurs champêtres\u201d l'autel de ta chapelle rustique qu'élevèrent les marins, et où le père Huet célébra la sairite\u2019 messe en actions de.grâces.On se rendit en barque à Québec.Et pendant que les maçons et les ouvriers se bâtaient de construire\u2019 sa maison, Hébert et sa famille logèrent sous ia tente.Ce fut un jour d\u2019intime bonheur que celui où Marie Rollet entra dans cette maison claire et gaie, dans laquelle elle rangea avec sdin les meubles \u2018apportés de Paris.Désormais, elle avait un foyer pour abriter ses joies et \u2018ardue ! .entreprise.119 ses peines.Le rigoureux hiver pouvait venir: sa famille serait en sûreté près du bon feu de l\u2019âtre! Certes, il y a encore, pour la noble femme, bien des heures sombres, bien des dangers! Heures sombres où elle voit son mari en proie au découragement, en butte aux vexations des compagnies qui firent si dure la vie au premier colon! Dangers de la part des sauvages qui ne se gênent guère d'entrer dans la maison, en l'absence même d'Hébert! Mais Marie Rollet supporte courageusement toutes ces épreuves, et, forte de sa confiance en Dieu et de son affection pour les siens, elle trouve toujours dans son coeur, une parole réconfortante pour soutenir le courage de son époux, et elle sait faire régner la paix et la gaieté dans sa maison.La tâche du valeureux Hébert était bien Et s\u2019il n'avait pas eu, pour l'accueillir, douce et sereine au seuil de son foyer.après les dures journées de labeurs, sa vaillante compagne, peut-être n\u2019aurait-il pas eu le courage de mener jusqu\u2019au bout l'oeuvre de défrichement et de colonisation qu'il avait Avec sa femme, il parlait de la France, rappelant les souvenirs anciens, il causait du présent dont les amertumes n\u2019étaient cependant pas sans douceur; il rêvait aux jours prospères qu\u2019il espérait de l'avenir.Et lorsque, en 1627, Dieu rappelle à Lui le premier pionnier canadien, c\u2019est la douce voix de son épouse qui lui murmure les paroles suprémes de l'espérance, ce sont ses mains pieuses qui lui ferment à jamais les yeux ! En 1229, les Kertk s\u2019emparèrent du Canada, et la plupart des colons français retournèrent dans \u2018leur mère-patrie.Mais Marie Rollet ne voulut point quitter sa maison, les champs si iaboriensement défrichés par Hébert.Elle resta au pays avec sa fille et son gendre.Et quand les Francais revinrent, en 1132, c\u2019est dans sæ maison que se célébra la messe, et que fut chanté le Te Deum d'actions de grâce.Quelle joie débordante pour cette famille pieuse qui, pendant trois ans, avait été privée du bonheur d\u2019assister à la célébration des Saints Mystères! Quelles douces larmes coulèrent des yeux de Marie Rollet, quand elle vit ses compatriotes reprendre possession de ce pays qui lui était cher à tant de titres ! Hébert mourant avait dit à sa famille \u201cAimez les sauvages comme je les ai aimés\u201d.Ne semble-t-il pas que ce soit pour obéir à rette ultime recommandation, que Madame Hébert contracte son second mariage avec Guillaume Deslongchamps?Libre parfaite- ti rie fl me te CE } cs ps 2e 0 me = fb Spas aay Tes 5 120 ment dans sa maison, elle y attire les petites sauvagesses qu\u2019elle loge, nourrit, entretient avec la plus grande charité, et, noble devancière des Ursulines, elle les instruit, leur enseigne les vérités de la religion et les prépare au baptême.Marie Rollet termina en 1649, sa vie toute de dévouement, de sacrifices et de charité.Sa mémoire est, certes, digne d'être vénérée par tout 1e Canada, mais en particulier, chez- nous, dans cette belle province de Québec, où s'est écoulée la plus grande partie de sa vie.Bien des raisons ont fait choisir Madame Hébert comme modèle des \u201cFermières\u201d canadiennes.Cette femme de bien fut de très grande moitié dans l'oeuvre accomplie par son époux.Sage gardienne du foyer, elle eut attacher et retenir au sol les membres de sa LA BONNE FERNIERE ee famille qui continuèrent si bien l\u2019oeuvre commencée par le premier colon.Educatrice -incemparable, ses filles et son fils se distinguèrent toujours par les bonnes habitudes de piété et de politesse auxquelles elle les avait formés dès leur bas-âge.Toutes les vertus qui doivent caractériser la bonne fermière se trouvent réunies en cette première canadienne dont nous voulons nous efforcer d\u2019être les imitatrices.Aussi avons- nous saisi avec empressement l'occasion qui nous était offerte de payer à sa mémoire chère et vénérée, l\u2019humble tribut de nos hommages et de notre sincère admiration.LAURE GAUDREAULT, .Conseillère du Cercle des Fermières La Malbaie, 22 août, 1920.: La Bretagne qui chante sur nos plages canadiennes, a ?_ M.Albert Larrieu, Madame France Ariel et M.Alphonse Desilsts.0 À ge ete \u20ac 0 | CERCLE DE SAINTE-MARTINE Bien que le Cercle des \u201cJeunes Fermières de Ste Martine soit encore dans ses débuts, i! ne veut pas rester impassible à côté des bons mouvements de ses confrères.Donc, montrons qu'il a un peu d'initiative.Le mois dernier avait lieu, dans la salle \u201cDe Salaberry\u201d un concours de tapis.Melles Peltier et Leblanc acceptèrent la charge de juges.Ses heureuses gagnantes furent: Melle E.Simon qui a mérité pour avoir exposé le tapis le plus habilement combiné; Melle Irène Tessier a mérité un joli volume donné par Mme A.Desilets pour avoir employé ia plus grande somme de travail dans la confection de son tapis.Mentionnons encore comme ayant rap- .porté des prix: Mme A.Vinette, Melles Flore Mallette et Clara Loiselle.Afin de rendre la soirée plus agréable lors la distribution des prix, un groupe de Fer- miéres prétérent leur concours dans l'orga- isation d\u2019une séance dramatique et musicale, laquelle nous a rapporté la jolie somme de $160.00.Le tout ayant eu lieu sous le patronage de Mgr J.C.Allard, ce fut peut-être la cause première de notre succès, Maintenant à l'oeuvre pour l'exposition.: \u201cUNE FERMIERE\".AU CERCLE DE ST-GEORGES Le vaillant Cercle de Fermières de St- Georges, cté de Beauce, a tenu les 25 et 26 août dernier, une grande exposition de ses produits d'agriculture et d'art ménager, au milieu d\u2019un concours de plusieurs milliers de personnes de la localité et des paroisses avoisinantes.La première journée fut consacrée à la visite et à l'expertise des produits du jardin, de la basse-cour et du rucher, à celle des pains, savons, lainages, toiles, etc, fabriqués à domicile par les Fermières elles-mé- mes.L'ensemble des exhibits représentait tne valeur de cinq à six mille dollars.Des fleurs en abondance et des peintures exquises ornementaient l'installation faite avec goût \u20ac avec méthode.\u2018 La grande salle du cercle, où s\u2019est tenue l'exposition, ainsi que les kiosques où furent données des conférences d'agriculture et d'art ménager ainsi que des démonstrations de filage au rouet et de tissage au métier, restèrent constamment occupés par les nombreux visiteurs.Chaque section avait été confiée à des comités spéciaux, ce qui devait expliquer l\u2019ordre et la perfection que nous avons admirés, A côté de Mme Amédée Dionne, présidente des comités, de Melle Gonthier, secrétaire, on put admirer l'intelligente activité de mesdames Bérubé, Talbot, Gagnon, Michaud, Dionne, Lavoie, Thibaudeau et Gilbert, de mesdemoiselles Gagné, Boily.Langlois, et Boivin.La direction technique était représentée par Metles Alice Duval et Hélène Durand, du Ministère de l'Agriculture.Un orchestre de jeunes artistes très bien stylés sous la direction de Mme Dr J.Michaud agrémenta ces deux journées de joyeuse et entraînante symphonie.Le jeudi, 26, à 4 hrs.p.m.proclamation so- lenneBe des lauréates, collation des diplômes d'hormeur, discours par M.l\u2019abbé O.Martin, visiteur général des Ecoles Ménagères, M.A.Desilets, B.S.A.directeur général des Cercles de Fermières, M.Arthur Godbout, avocat, M.P.P., M.À.Laflamme, agronome officiel: musique, orchestre et chants par le choeur des Fermières.Une séance dramatique et musicale clôtura ces belles fétes du travail méritoire et pratique.En effet, le 26 au soir un groupe de Fermières interprétait \u201cLe Fond des Tasses\u201d, -petit acte anti-féministe de fine psychologie et de belle tenue littéraire, dù à la plume d\u2019un écrivain Québecquois M.Aimé Plamondon.I1 serait juste de dire que chaque rôle eût d'heureuses et charmantes interprêtes à qui l'auteur, et le public en général n'ont pas compté leurs applaudissements.On nous permettra de rappeler le brio avec lequel Mme Arsène Dionne dans la Conférencière, Melle Moisan dans la Présidente, Melle Boivin dans TG pe SES >= 2 a.+ a fé rs Ty tee ES es titles sans de a 12 2202 m0 bre A it uvre à Et 00, 0 mt EE SU ES dE 122 = LE Jeamme, ont rendu leurs parties plutôt diffi ciles.Trois désopillantes scènettes furent aussi rendues et l'orchestre termina cétte charmante soirée.7 Bravo à nos vaillantes Fermières de St- Georges.\u201cL'ECLAIREUR\".AU CERCLE DE PRINCEVILLE Les membres du cercle des Fermiéres de Princeville ont eu I'avantage du 17 au D août, d'assister à des cours donnés par Mesdemoiselles Duval et Durand, conférencières, envoyés par le gouvernement provincial.Les leçons d'art culinaire, d'hygiène, du foyer étaient bien pratiques.Les dames et les jeunes filles de la paroisse, les \u201cvraies\u201d fermières surtout se rendirent très nombreuses pour écouter les renseignements si agréablement donnés.Une après-midi, elles étaient deux cents présentes.Monsieur Lozière, agronome du comté a bien voulu donner une démonstration sur la manière de cultiver les fraisiers et les plants de tomates.Les membres du cercle passèrent de trop courtes heures d'études dans le jardin de Madame Dorval, présidente et celui de Madame Poitras, où furent données ces démonstrations.Une exposition locale des travaux exécutés par les fermières, aura lieu le 23 septembre, Dames et jeunes filles organisatrices, espèrent avoir beaucoup de succès, parce qu\u2019elles savent par expérience qu\u2019on ne compte pas en vain sur l\u2019appui et l'encouragement de leur dévoué curé comme sur la bonne volonté de tous les membres du Cercle.LA SECRETAIRE.AU CERCLE DE ROCKFOREST Le Cercle des Fermières de \u2018Rockforest a en sa première exposition locale dans la salle publique de la paroisse le 24 août.Cette exposition a été très réussie.On y voyait exposés tous les produits de la ferme tirés de la région et les travaux faits à la maison par les dames et jeunes filles.Il y avait aussi des volailles de race, des légumes, des conserves, des liqueurs domestiques, des fleurs de maison et des fleurs coupées, du miel, du pain fabriqué à la maison, du savon, des tricots et des broderies, des ouvrages en lnine, etc.LA ROIS FRRMIERE Cette journée agricole qui réuait toute 0 \u2019 paroisse était présidée par son dévoué curé M.l'abbé Napoléon Faveau.Les objets furent jugés dans l'avant-midi et les prix distribués dans l'après-midi.Une foule d\u2019étrangers s'étaient rendus dans la petite localité voisine pour la circonstance, entre autres M.A.Desilets, de Québec, directeur et fondateur des Cercles de Fermières de la province, M.J.-H.Lemay, député du comté de Sherbrooke à la Législature, et nombre d'autres qui portèrent la parole.AU CERCLE DE LA MALBAIE Le 20 juillet dernier notre population féminine avait le plaisir d'assister à d\u2019intéressantes conférences de l\u2019économie domestique données par Miles Alice Duval et Hélène Durand, institutrices en enseignement Ménager du Ministère.Les dames et demoiselles de la Mal- baie ont apprécié le talent de Miles Duval et Durand dans leurs démonstrations d'art culinaire si économique et leurs cours si pras tique sur l'hygiène de l\u2019alimentation, de lha- bitation, etc.\u2019 ,Ç Toutes n\u2019ont qu'un but, mettre en pratique les.bons conseils qu\u2019elles ont reçus, ce qui rendra plus facile et plus agréable Faccom) plissement de leur devoir de ménagère.4 Le 22 juillet dernier, jour de cléture des conférences il y eut concert-causerie donné par le.quatuor Larrieu sous les auspices du Cercle des Fermièrrs.La grande salle du collège était remplie d\u2019une population avide d\u2019entendre ces artistes de renom.Il y eut d\u2019abord allocution par M.À.Desilets, B.S.A.En termes éloquents le Directeur général des Cercles des Fermières nous parle d\u2019abord du programme.Il dit ensuite que certains visiteurs d'outre-mer peu soucieux d\u2019être sincères avaient mal jugé les Canadiens-français.- Mais M.Larrieu est doué d\u2019une justesse d'observation assez rare chez les étrangers nous à Vus tels que nous sommes ou du moins que nous devrions être.Français d'origine, canadiens de race et qu\u2019il avait composé de bonnes et belles chansons inspirées de nos traditions et légendes canadiennes-françaises.Ou n\u2019eut pas lieu d'être déçu et à la fin du concert tout le moride était enchanté.De cette belle soirée il ne nous reste que le souvenir inoubliable et une espérance : celle d'entendre encore le quatuor Larrieu: Puissent les bonnes chansons nous aider à atteindre notre but: \u201cGarder à la terre, cette grande amie, ses enfants priviligiés\u201d. es du u col- : d'en- \u2018abord n ter- Sercles 1 pro- siteurs incéres ançais.e d\u2019ab- s nous ins que ; Cana- le bon- ; tradi- es, On iu con- ste que e: celle aider à e, cette LA DOWER SERMIERE 123 AU CERCLE DE ST-FLAVIEN Par une ravissante journée, le cercle des Fermières de St-Flavien a terminé, hier, sa première exposition annuelle, par une démonstration qui a pris des proportions considérables.Le cercle des Fermières a été organisé à St-Flavien, il ¥ a un an, pour développer dans cette belle paroisse du comté de Lotbiniére, le goiit des travaux ménagers, des jardins scolaires et des autres branches de l'agriculture, en général, L'exposition qu'il a été donné à tous d'admirer, hier, rivalise avec succès avec les meilleures expositions régionales de ce district, autant paf la beauté des produits exhibés que par la quantité et le goût qui a présidé à leur agencement.La salle du cercle avait été magnifiquement décorée et disparaissait sous les banderolles et les festons qui formaient un cadre gracieux.Toute la paroisse était en liesse.On avait invité Thon.J.-N.Francoeur, président de l\u2019Assemblée Législative et député du comté à Québec, ainsi que M.Thomas Vien, représentant de Lotbinière à la Chambre des Communes du Canada.Ces messieurs se sont fait un plaisir de se joindre à la brave population de St-Flavien pour célébrer avec elle le franc succès dont ses travaux ont été couronnés.M.fe curé Pérusse; M.l\u2019abbé Leclerc, vicaire: M.Jos.Paquet, directeur du cercle; M.le maire Desrochers, de la paroisse; M.Bibaud, maire du village et un grand nombre d\u2019autres notables s\u2019étaient rendus en automobiles jusqu\u2019à St-Agapit pour rencontrer les deux députés.C\u2019est là que le cortège se forma pour se rendre à St-Flavien.Un magnifique banquet dont tous les mets succulents avaient été préparés par les dames du cercle des Fermières fut offert aux invités.Après le banquet, les officières du cercle, tous les invités prirent place sur l\u2019estrade avec Phon.M.Francoeur et M.Vien, M.Paquet souhaita la bienvenue aux deux députés les remerciant d\u2019avoir bien rehausser la démonstration par leur présence et invitant d\u2019abord l\u2019hon.M.Francoeur à adresser la\u2018 parole.L'hon.M.Francoeur Dans un vibrant discours, l\u2019hon.M.Fran- coeur a présenté à ses électeurs des félicitations bien méritées pour leur esprit de travail et les heureux résultats constatés à l\u2019exposition.Après avoir rendu hommage au zèle infatigable des dames qui avaient organisé le cer- cle et d'exposition et exprimé son admiration pour Tesprit dent dle auniont fait preuve, Yorateur donna de sages conseils à ses auditeurs toujours avides de l'entendre.Il a appuyé surtout sur l'importance des travaux des champs dans l\u2019organisation économique du pays, sur la prospérité dont la classe agricole a été favorisée depuis quelque temps, surtout cette année ; mais il attira l'attention de tous sur le fait que les années d'abondance sont souvent suivies de disette et signala la nécessité pour le cultivateur d'être sage et prudent, de voir à éviter toute dépense inutile et de pratiquer la plus stricte économie en vue de consolider sa position financière et de pouvoir ensuite faire face à toute éventualité.Passant ensuite à la grande question de l\u2019instruction, l\u2019hon.M.Francoeur fit voir de façon pratique l'importance de l\u2019instruction même à la campagne.Il n\u2019est pas question en cela d'orienter la jeunesse de la campagne vers les villes mais il importe de lui donner l'instruction élémentaire, de lui enseigner l\u2019agriculture de façon à lui permettre de mieux vivre, de recueillir des fruits plus abondants.Pour cela il faut, dit I'Orateur, des institu- , teurs et des institutrices mieux payés.Il est important de trouver des instituteurs et institutrices compétents et quand on les a trouvés de les garder.On n\u2019y réussira que si on les paie convenablement, pour leur permettre de vivre honorablement suivant leur état, de se faire une carrière de l'enseignement.Souvent les conseils municipaux économisent $25 à $30.sur des salaires d'instituteurs, mais cela aux dépens du bien-être de leurs enfants et de leur avenir.Le plus bel héritage qu\u2019un père puisse laisser à ses enfants c\u2019est l'instruction convenable suivant son état.Payons bien nos instituteurs et institutrices; nous les encouragerons à rester dans la carrière.M.Vien M.Thomas Vien est ensuite appelé à adresser la parole.Il félicite d\u2019abord des dames du Cercle des Fermières de leur admirable esprit d\u2019entreprise et de l'oeuvre féconde qu\u2019elles ont fondée.Déjà à leur première exposition annuelle elles remportent le plus grand succès.M.Vien venait de visiter l\u2019exposition d\u2019Ottawa et il avait vu celle de Québec; il déclara que si l'abondance des produits y était plus considérable la qualité n\u2019était en aucune fa- con supérieure a ce qu'il venait d\u2019admirer à St-Flavien.Dans notre province, dit-il, nous avons une façon à nous d\u2019être féministes.La femme est En spas RE TT ES Ln apart se nina tL vm ade i hr te sr rn CF 3 ; 124 LA DONNE FERNTEES un aide et un compagnon pour l\u2019homme et l'ornement du foyer.Les dames du Cercle des Fermières de St-Flavien ont compris leur mission et par leurs oeuvres elles secondent merveilleusement leurs maris en inculquant aux enfants le goût des travaux ménagers.Elles leur donnent le goût de la culture, des jardins scolaires, en un mot l\u2019amour, la terre, la grande nourricière du genre humain.M.Vien fait ensuite à ses auditeurs un parallèle entre les pays européens qu\u2019il a visité récemment et la province de Québec.Notre perple est chéri des dieux.Il vit en paix et jouit des bienfaits de l\u2019ordre qui règne dans notre province, grâce au bon esprit qui anime notre population.C\u2019est à cause du respect qu\u2019on a chez nous de l'autorité religieuse et civile légitimement établie que nous jouissons de ce bonheur.Plusieurs autres orateurs ont adressé également la parole.Mentionnons le curé, M.l\u2019abbé Pérusse, le notaire Verville, M.le maire Bibaud, MM.Alf.Beauchesne, inspecteur agricole, Billeault, du département de l\u2019agriculture: E.Roy, agronome du district.M.Jos.Paquet, directeur du Cercle, présida avec beaucoup de tact et de dignité cette belle assemblée.Mme Eugène PERUSSE, Secrétaire.AU CERCLE DE ST-ANSELME DE DORCHESTER.Jeudi le 16 septembre, St-Anselme était en liesse.La gent écolière \u2014 très nombreusés \u2014 la plupart des dames du village et de la paroisse, plus les villageois et les cultivateurs se sont disputé toute la journée l'accès à la double salle publique, qui ne put finalement contenir cette affluence inaccoutumée de visiteurs.C'est que le Cercle local des Fermières et la jeunesse scolaire tenaient conjointement, sous la direction de M.l'agronome P.À.Bru- nel, leur première exposition annuelle d'horticulture, d\u2019aviculture, d\u2019apiculture, de travaux domestiques et d\u2019art ménager.En horticulture, les exhibits \u201cnature\u201d \u2014 légumes, fruits et fleurs \u2014 et les exhibits préparés \u2014 conserves, confitures \u201ccatsups\u201d, ete, \u2014étaient nombreux à rendre des points à plus d'une exposition de comté, et la qualité tout aussi remarquable que le nombre.Les petits gerbes de céréales gracieusement disséminées placera le laboureur d'aujourd'hui, ont \u2018déclaré les juges.Les savoureux exhibits du domaine de l\u2019art culinaire: pain de ménage, gâteaux et friandises diverses, ne faisaient pas moins honneur à l'ingéniosité des dames fermières.Et les pièces, si patiemment et si artistiquement faites à l'aiguille ou au crochet donc ! Tricots, reprisages, broderies, pièces d'utilité ou de fantaisie, attestaient encore l\u2019habileté artistique autant qu\u2019utilitaire de la femme canadienne.L\u2019abeille industrieuse était représentée à l'exposition par son délicieux produit, le miel ; - et la poule, non moins utile, par d'excellents exhibits d'oeufs et d'assez nombreux petits troupeaux de poulettes grises ou rouges; plus les cochets.Un petit troupeau de lapins faisait les défices des gamins de tout âge, futurs éleveurs de gros bétail.: Ah! j'y pense! Dans cette énumération, it ne faut pas oublier les collections de plantes, bonnes et mauvaises, de simples divers, etc.L'une de ces collections due à la patience de Mme Jos.Pouliot, constituait presqu\u2019un herbier, et contenait pas moins de quarante-huit spécimens de plantes médecinales, toutes tirées de la flore locale.Si l'on revenait epfin aux fébrifuges aux apéritifs, aux s:dorifiques, aux tisanes et aux cataplasmes, primitifs mais combien bienfaisants, de nos grand\u2019mères, le Tanlac, les stupéfiants brevetés, les produits de- M.John de Kuyper et autres industries trop connus, perdaient vite de leur vogue, et tout le monde ne s\u2019en portaient que mieux.nos bourses aussi 1.Dans l'après-midi, la foule dut se partager.La proclamation des prix, suivie de discours.eut lieu en plein air, alors qu\u2019à l\u2019intérieur tes attractions et d'autres discours allaient leur train.Quelles gracieuses artistes toutes jeunes filles de la paroisse, sous la direction d\u2019une chanteuse remarquable, la directrice du choeur local, Mile M.M.Trottier.Ces jeunes demoiselles sous les costumes les plus appro- griés, ont fait revivre, sur leur théâtre d\u2019occasion un autre âge et des industries, hélas! trop souvent aujourd\u2019hui délaissées.Pendant que toutes chantaient en choeur: \u201cA la claire- fontaine\u201d, \u201cMa p'tite Mamzelle Marie-Anne\u201d, \u201cMarlbrough s\u2019en va-t-en guerre\u201d, etc, etc, l\u2019une des artistes broyait le lin de sa gerbe, l\u2019autré filait la laine de sa quenouille, \u2018pre troisième \u201ccardait\u201d à la\u2018 main, la quatrième pétrissait dans la huche familiale le:bon \u201cpain de chez-nous\u201d, ia cinquième battait dass lg ES baratte le bon beurre \u201cpour .y mettre dessus\u201d, © | et ainsi de suite.Chacune dés artistes, cha- : \u2018 ça et là dans la salle, faisaient honneur au \u201cblé qui lève\u201d, à la jeunesse qui demain rem- , J .hb LA BONNE FERMIERE 125 cune de ces beautés bien canadiennes et au costume pas du tout oriental s'exercait avec brio à l\u2019une ou à l\u2019autre de nos industries domestiques nationales, ou ancestrales ; cela aux sons d\u2019une musique et de chants qui ne manquaient pas de faire vibrer chez tous la corde patriotique.Aussi, les jeunes gens profondément remués, tout comme les vieux, se surprirent-ils à entonner spontanément et avec une conviction aussi évidente que leur émotion, le doux chant: \u201cVive la Canadienne\u201d.Et voilà comment, à St-Anseime, on a résolu la troublante question di Midway.L'exposition terminée, ni M.le curé Samson, ni son vicaire, M.l'abbé DeBlois, ni aucun des quatre prêtres étrangers présents, ni l'inspecteur d'écoles du district, M.Guay.m le capitaine A.Lavallée, principal de I'Ecole des garçons, ni les Soeurs du couvent, ni aucun des juges ou des organisateurs de l\u2019Exposition ou des officiers présents, du département de l'Agriculture, ne songèrent à démissionner ou à protester contre le Midway.Au contraire, tous se proposent de revenir à St-Anselme l\u2019an prochain.Les juges étaient pour les céréales, les légumes et les fruits, MM.P.A.Brunel agronome et Zénon Bérubé de St-Donat, Rimous- ki; pour les produits apicoles, M.C.Vaillan- court, chef du service de l'Aapicuiture; pour les produits avicoles, le Rév.Frère Liguori et M.F.Déchène, du Service de l\u2019Aviculture ; pour les produits de l\u2019art domestique, ména- £er et culinaire, Mme Vve Dr Vaillancourt et Mme Vve notaire Fortin, Mme Vve J.M.Ouellette une généreuse amie de l\u2019exposition, en avait la surintendance.La dévouée présidente du Cercle des Fermières est Mme Evan- géliste Felteau; la trop modeste secrétaire, la cheville ouvrière de toute l'organisation, qui, au dire de tous, a fait preuve, pour en assurer le succès, d\u2019une constance et d\u2019un doigté rares, est Mlle Marie Labrecque.Avant de quitter leurs amis de St-Anselme, les juges des diverses sections ont motivé et expliqué leurs jugements, ont donné chacun une courte conférence, puis M.le curé Sam- som a couronné la fête par une vibrante et heureuse allocution qui ne manquera pas d'affermir encore ses ouailles dans les sentiers larges du progrds.La foule, aprés avoir promis au secrétaire de la Société d\u2019Agriculture de comté, M.E.Felteau, de se rendre à Ste- Hénédine, le 5 octobre pour l\u2019Exposition de bétail du comté de Dorchester s'est dispersée au chant de \u201cLa Bonne Fermiére\u201d, création du directeur des Cercles de Fermières lui- même, M.À.Desilets.AU CERCLE DE ST-EUSTACHE Notre solide groupe de bonnes fermières vient de donner des preuves éloquentes de son esprit de travail et de son gout pratique.L'exposition du Cercle de St-Eustache, le 16 de septembre comme celle de St-Jérôme, quelques jours auparavant, a permis aux distingués visiteurs d'admirer les produits de toutes sortes, légumes, fruits, liqueurs, pains et savons, lainages et toiles, etc, apportés par les membres actifs du cercle et les élèves jardiniers.Les exhibits de fermières, jugés par les agronomes d'Oka, MM.Fontaine et Cos- sette, et les produits d'art ménager dont l\u2019expertise fut faite par Mlle Hélène Durand du ministère de l'agriculture, aidée de Mlle Pé- sant.représentaient une valeur de plusieurs centaines ge piastres.Et M.le curé Villeneuve, M.Desilets, le directeur général des Cercles ainsi que le député local M.Arthur Sauvé, en d'éloquentes paroles ont signalé la valeur économique et sociale du mouvement féminin à la campagne.Cette fète du mérite a été couronnée par une distribution de généreux prix donnés par les notables de la localité.Mme EDM.GIROUX, Sec.JADIS Nos grand\u2019mères n'étaient pas si bien vêtues que nos femmes, mais elles apercevaient d\u2019un coup d'oeil tout ce qui pouvait intéresser le bien être de la famille; elles n'étaient pas aussi répandues; on ne les voyait pas incessamment hors de leurs maisons: contentes d\u2019une royauté domestique, elles regardaient comme très importantes toutes les parties de cette administration.Telle était la source de leurs plaisirs et le fondement de leur gloire; elles entretenaient le bon ordre et l\u2019harmonie dans leurs empires, fixaient le bonheur dans leurs foyers, tandis que leurs filles abusées vont le chercher vainement dans le tumulte du monde.Les détails de la table, du logement, de l\u2019entretien, exerçaient leurs facultés : l\u2019économie soutenait les maisons les plus opulentes, qui s\u2019écroulent aujourd'hui.La femme paraissait s'acquitter d\u2019une tâche égale aux travaux du mari, en embrassant cette infinité de soins qui regardent l\u2019intérieur.Leurs filles, formées de bonne heure, concouraient à faire régner dans les maisons les charmes doux et paisibles de la vie privée; l\u2019homme à marier ne craignait plus de choisir celle qui, née pour imiter sa mère, devait perpétuer la race des femmes soigneuses et attentives.Louis MERCIER.er eee pm NOS CERCLES DE FERMIERES A L'EXPOSITION PROVINCIALE Nous avions résolu de tenter, cette année, un essai intéressant en produisant, pour l\u2019édification du public visiteur à l\u2019exposition provinciale de 1920, les résultats du travail de nos Fermières.Quatorze Cercles, formant un total de 830 membres ont participé à ce concours de démonstration en envoyant de riches collections de lainages et de travaux en toile de lin.Ces objets proyenant de nos industries domestiques canadiennes-françaises ont été vus, examinés attentivement et admirés par plus de 28,000 personnes parmi lesquelles il nous fait plaisir de mentionner des marchands de Québec, Trois-Rivières et Montréal, des industriels-tisserands, des voyageurs de commerce, des experts en élevage et en culture de lin, plusieurs dames autorisées, des touristes américains et des représentants de la Presse Impériale sous la conduite des échevins de la cité de Québec.A tous ces visiteurs, ainsi qu'aux innombrables cultivateurs et fermières qui sont passés par notre département et s\u2019y sont arrêtés, nous avons donné, largement et en détail, toutes les explications voulues sur la provenance, la culture et la production des laines et du lin, de même que sur leur transformation en objets utiles 3 la maison et dans le commerce.Nous avons conscience d'avoir ainsi rendu justice aux talents ingénieux de nos fermières et à leur esprit pratique, en faisant apprécier les fruits de leur travail et le sens économique du programme d'action qui les régit.; L'installation et la garde de ce département sous la surintendance de Mlie Laura Demers, sont confiées depuis trois ans à Milles Demers et Hamelin auxquelles nous avons adjoint Mlle Robitaille cette année.Les travaux ont été jugés par des officières du Ministère provincial de l'Agriculture: Miles Leblanc, Duval et Durand et Madame R.Lacroix, que M.Jos.Morin assistait comme secrétaire.Voici les résultats de l\u2019expertise et les prix décernés : LAINAGES.\u2014 Classe 220 ler prix: La Malbaie, $20.00 et diplôme médaille d\u2019or.2e prix: St-Flavien, 18.00 et diplôme médaille d'or, 3e prix: St-Prosper, (D) 16.00 et diplôme médaille d\u2019or, 4e prix: St-Anselme, 1400 et diplôme médaille d'argent.Se prix: Pont-Rouge, 12.00 et diplôme médaille d'argent.6e prix: Princeville, 10.00 et diplôme médaille d'argent, 7e prix: St-Georges, (B) 8.00 et diplôme d'honneur.8e prix: Champlain, 6.00 et diplôme d'honneur.Ve prix: Maria, (Bon) 5.00 et diplôme d'honneur.10e prix: St-Guillaume, 4.00 lle prix: St-Agapit, 3.00 12e prix: St-Elphège, 200 13 prix: Bonaventure.; 10 CG M ele are en ri rie el 2 Jer prix: St-Georges (B) prix: La Matbaie, x prix: St-Guillaume, de prix: Pont-Rouge, Se prix: Princeville, - 6e prix: St-Flavien, 7e prix: Champlain, Be prix: Bonaventure, 9e prix: St-Anselme, 10e prix: Lévis, Île prix: Maria, (Bon) 12e prix: St-Elphège, 13e prix: St-Agapit.TOILES ET LIN.\u2014 Classe 221 $20.00 18.00 16.00 14.00 12.00 10.00 \u2014 et diplôme médaille d\u2019or.et diplôme médaille d\u2019or.et diplôme médaille d\u2019or.et diplôme médaille d'argent.et diplôme médaille d\u2019argent.et diplôme médaille d\u2019argent.et diplôme d'honneur.et diplôme d'honneur.et diplôme d'honneur.Les diplômes sont accordés et signés par l\u2019honorable Ministre de l'Agriculture.A.D.AVIS AUX ABONNES Nous recevrons jusqu'au 22 décembre les renouvellements de l\u2019abonnement à \u201cLa Bonne Fermière\u201d.Le prix régulier reste à 50 sous pour 1921.Nous prions nos abonnés de nous faire tenir ce petit montant sans tarder.Bien minime pour chacun de vous, il est pour nous indispensable, car c\u2019est pratiquement le seul 9: qui nous permette de financer, et sans ofits, les frais si élevés d\u2019'impression, de circulation et d\u2019administration.Que nos abonnés nous démontrent leur appréciation et leur haut intérét à l\u2019égard de notre oeuvre en adressant le prix de leur contribution à-notre administrateur : Monsieur J.MORIN, #4 rue Racine, Québec.LES FERMIERES -A L'EXPOSITION des: TROIS-RIVIERES Magnifiques Exhibits Les cercles de Fermières de la Vallée du St-Laurent au nombre de six, fbnt belle figure à l\u2019Exposition des Trois-Rivières.Grâce à l'attention délicate\u201cdes directeurs de la Commission de \"Exposition quatre jolis pavillons leur étaient réservés ainsi de nombreux prix.Les visitéurs pouvaiént \u2018admirer les.divers produits d'art culinaife, des collections de lainage, de tôfle et des pro-' - duits du jardin potager des cerpies de Trois- | \u2026 Rivières, Champlain, St-Pierre- les Becquets, \u2026 Cté Nicolet, St-Elphège,.St-Bonaventure et St-François du Lac, cté Yamaska.Ceux d\u2019entre nous qui jusqu'ici ont ignoré l\u2019oeuvre des cercles dans notre province ont pu se rendre comptc d'eux-mêmes de aide puissante que ces associations féminines apportent au progrès agricole en notre province.Et, nous pouvons dire à l'honneur des cercles ci-haut mentionnés que leurs membres ont compris le but de leur oeuvre et savent profiter des avantages qui leur sont \u2019donnés par le ministère de l\u2019Agriculture provinciale.Qu'il nous soit permis de faire remarquer que le plus grand de ces avantages est bien l\u2019encouragement distingué prodigué aux cercles des Fermières par l'honorable ministre de l\u2019Agriculture, qui lors du Congrès général des cercles tenu à Québec, en octobre dernier disait aux délégués: \u201cNotre province est en place d'honneur par son agriculture parce qu\u2019elle n\u2019a pas à déplorer les résultats désastreux de la dépopulation dont se plaint la province d'Ontario.Ici nous comptons sur lélément féminin pour parer à un semblable malheur.Que les mères et leurs filles tra- vailient par tous les moyens à garder nos fils au soi natal.C\u2019est la mission que vous vous êtes donnée.- Elle est grande et glorieuse et nous nous savons capables de la remplir vaillamment.Allez, toute notre admiration et tout nôtre aide vous sont acquis\u201d.Mlles Eveline et Estelle Leblanc, instructrices en enseignement ménager, ont bien voulu se rendre à la demande de la commission de l\u2019Exposition pour juger les divers exhibits \u2018des cercles.Lip\u201d pe cuve AIA At PA WAAR kf A 128 LA BONNE FERMIERE M.Jos.Morin, du ministère de l\u2019agriculture.était en charge des pavillons destinés aux cercles en dirigeait l'installation et donnait les renseignements nécessaires au sujet de l'oeuvre.\u201cAnthologie des Poétes canadiens\u201d par Jules Fournier et Olivar Asselin.\u2014 Recueil de quelques pièces d'un certain nombre de nos poêtes, avec notes bio-et bibliographiques.\u2014 Qui l'eût pensé ?\u2026 Ce livre est une thèse.Il insinue que nous n\u2019avons que d'assez pauvres poêtes.Le choix des pièces, le plus souvent les moins bonnes, ne saurait plaire que médiocrement à leurs auteurs.Et point de classification.Et oubli de quelques-uns de nos mieux inspirés.Nous croyons, néanmoins, aux bonnes intentions des compilateurs en ce qui regarde la place accordée aux vers de leurs amis.\u201cLa Canadienne\u201d, direction J.L.K.Laflamme et Mme P.-E.Lamarche, C.P.R.Telegraph Bldg.rue de I'Hopital, Montréal.C'est vraiment le magazine du Canada français, le digne confrère et émule des grandes éditions anglaises: \u201cLadies Home Journal\u201d et \u201cDelineator\u201d à qui il ne cède en rien par sa tenue distinguée et son luxe de bon aloi.Abonnement $3.00 par année.\u201cL\u2019Abeille\u201d, direction C.Vaillancourt, casier postal 176, Québec, organe spécialiste des apiculteurs de la province: riche d\u2019enseignement technique et guide autorisé du débutant comme des praticiens les plus avancés.Il apporte à chaque mois, outre son calendrier apicole qui à lui seul est une fortune, 9 série d'études, causeries, tableaux, consei expériences et exposés qui sont bien propres à activer effectivement la pratique de cette industrie rurale si passionnante et si rémunératrice de l'apiculture.On s\u2019y abonne pour la modeste contribution de une piastre par année.MOINS LES FEMMES S'HABILLENT J'eus, l'autre soir, la bonne fortune de rencontrer une dame fort légèrement vêtue.Si je dis bonne fortune, ce n\u2019est pas au sens propre, mais au sens moral qu'il faut l\u2019entendre.Honni soit\u2026\u2026 Elle était si diaphane, si divinement transparente, cet ange, et cela lui allait si bien.\u2014 Voilà, dis-je, quelque chose de joli et d\u2019économique, au moins! \u2014Joli! vous trouvez, monsieur?Mais économique, non! Cela coûte cent vingt-cinq dollars.Vous n\u2019y connaissez rien, les hom- nes ! - Nous n\u2019y connaissons rien, nous les patauds, les lourdauds.Moins les femmes s\u2019habillent, plus cela coûte cher : > Ce sera la banqueroute des familles quand nos femmes imagineront la robe décolletée jusqu'à la ceinture et écourtée également jusqu\u2019à la ceinture.Les étoffes sont si chères ! e 5 A NOS ABONNES : Nous avons toutes les raisons d'espérer que chacun de nos abonnés à renouvellera son abonnement à \u201cLA BONNE FERMIERE\u201d pour l\u2019année à / 1921, Notre revue a été accueillie avec empressement par les ménagères et fermières soucieuses de se tenir au niveau de leurs temps et désireuses de cultiver leur bon goût et leurs ornements intellectuels.Car ces pages, d\u2019une toilette modeste mais élégante et agréable, sont remplies avec soin d\u2019études, Jd articles et conférences sur la bonne cuisine économique, l\u2019agriculture facile } \u2019 aux femmes, l\u2019hygiène, la lingerie domestique et le vêtement rationnel, etc.De plus, chaque édition apporte de captivantes et saines lectures, de gentilles poésies et de jolies gravures.Enfin, et c\u2019est un détail fort appréciable pour un journal qui préconise 5 avant tout les sages méthodes d\u2019éconoinie, \u201cLA BONNE FERMIERE\u201d est une oeuvre d\u2019apostolat et de dévouement et n\u2019occasionne de bénéfices pour personne, ce qui nous permet de la donner à nos abonnées pour la modeste somme de 50 sous par année.Nos abonnées sont priées de nous faire parvenir leur renouvellement sans retard, c\u2019est-à-dire avant le 20 décembre prochain.Toute communication à ce sujet doit être adressée à l\u2019Administrateur : Monsieur J.MORIN, LA rue Racine, QUEBEC. NA KE SEE TE HYGIENE ALIMENTAIRE | \u2018 S SATISFACTION TOUJOURS SATISFACTION LAVRNE FARINE NATURELLE \"FABRICATION vois SEAR BAA EXSELLNTE EM NOUARISSANT LES VACHES À LAIT, LES VEAUX, OUI À FAIT LA NÉ FORTE ET VIGOUREUSZ$ us, LES VEAUX LES i ER MORTONS.LES BETES ACORIES, LES CHEWABLE FAR Deer VREU, \u2018 Ha GLS LP \u201c AESLANEKLEURE HGURAITURE CONNUE, ot COCK MOUS S£s te es 9 PERK 2 © 8 > x OD a oN qn .Kx = CO a \u20ac =r rm a C= = a am 4 BR ~~\u201d Ney So wv » : rome NE ¥ i MARQUE DE COMMERCE LW Bj AGE { | Seem # \u2018 \u201cPa a 3 ER pl : Cet Be a E ; 7 è ë MAHUYACTURÉE PAR ; 1 pp BEIBE NÉ ue Gyr gt a : rrr 1 ARINESNAT! i or QUEBEC.P.O.: fe er | CEE k MeL #7 oise 2 mare 8 bey 190 LES.QUAKD MiS EN SAD gE ; 3 ; POUR ETRE GAREE GANS UN ENORRIT E rene SE ey \u201cSARADIS 1.PARADIS ase (PARADES dom © Tuned on QUEBEC.HEpAilLES AUX EXPOSITIONS PROVINCIALES DE 1918, 1919et 1920 CELA VOUS PATERA DE FAIRE UN USAGE REGULIER RE CES LIGNES 1 La.Cie des F Farines Naturelles Enrg.Tet, 1384 * ae pere ee Lan APPORTEZ-NOUS EN TOUTE CONFIANCE VOS TRAVAUX LES PLUS DELICATS.Nous avons l'atelier le plus moderue et le mieux outillé dans i genre d'impreussions: Revues, Catalogues, Programmes, Circulaires, = de Factures, Prospectus, Cartas ie visite, etc.Travaux ea couleurs Nous invitons apéciaiement les Cercles de Fermières à nous confier léurs travaux \"de luxe et nous leur offrons des prix de faveur.N'oubliez pas que sous sommes les imprimeurs de Le revue.ERN EST TREMBLAY mM RUE DU PONT, - ; Tél Soir: 0887 27 | : ; \u2018 ie wan \u20ac EMEA L te.| \u201c PEINTRES-DECORATEURS _ t+: ETDOREURS :-: Angle des rues Des Fossés et Du put 6 PE rue St-Jogeph, QUEBEC.=: 151 = 4 pour Peinturage, Vitrage, Décorations, Li = Les J sur demande.2 #3 = Gk : or ; > i Argenture des laces, Éhaufrainage, Polissage, | Ornementation de vitres, Réparation dex vieux | miroips etc, etc.ea BET =r | ESTIMÉS secs ; POUR LA GLOIRE DE LA RACE CANADIENNE-FRANÇAISE Nous demandons à chaque famille de la campagne et de la ville de donner son obole à ceux qui tendront la main pour aider l\u2019oeuvre de l\u2019éducation en secourant notre Université Laval de Québec Si nous voulons que ce foyer de science continue à nous donner de saints prêtres, des professionnels sérieux et des agronomes expérimentés, il faut que chacun y mette du sien.Répondons généreusement à l\u2019appel, c\u2019est un devoir de reconnaissance et de fierté nationale.À.D.EE FEEFFEIE FLEE EEE EEE EERE EEE EE LEE T IEEE TIEEEE #34) VOTRE AMI RM E LE MEILLEUR RD Tout cultivateur qui veut amé- ; \u2014 rE æi| iiorer son élevage, son industrie J ORGANE DES CULTIVATEURS DE PROCRÉS \"IN | laitière, sa grande culture et ses | = ;| spécialités, lira avec intérêt et avec fruits QuaBre, Juin 13/3 « LE BULLETIN DE LA FERME \u201d Il vous tient au courant des prix du marché, des mouvements de colonisation, de la politique agricole et de la littérature du terroir.Lisez-le et faites-le lire.L\u2019abonnement n\u2019est que de 50 sous par année.ur EE : \u201c590 \u201cLE BULLETIN DE LA FERME\u201d Be A EE ENS me ti er Daf Pu Tr i ee == 1230 rue St-Vallier, - Québec.FFFF EFF FFF EFF FFF FF FFF FFF FFF FFT FF FFF FFF FFF FFF FT FF FFF FFF FF FFF TH FFEFFEFFEERFET ET ETT TET ETTETETTETTTTETARS TTT EI ELLE EEE EERE EEE EEF EFF FEF EEF FFEFF TXXXIIXLIXXFXF ÉTÉ TTETETS DE ê + Æ# PAGE (S) LOULEUR (3) NRE doa 3 8 ON DEMANDE I \u201cLA BONNE FERMIÈRE\u201d §EMANDE, d'ici le 20 décembre prochain, 2000 abonnées D; nouvelles, et elle offre aux amies de notre ceuvre qui lei a aideront à atteindre cet objectif, les prix de concours suivants : 1\" Dix piastres en or, et son abonnement gratuit pour cinq ans, à la personne qui nous enverra le plus grand nombre d\u2019abonnéments nouveaux ou de renouvellements.1 2\" Cinq piastres en or, et son abonnement gratuit pour trois ans, à chaque personne qui nous enverra 50 abonnements nouveaux ou 50 renouvellements.Sachant l\u2019autorité et le dévouement dont disposent daus leurs localités respectives la plupart de nos Fermières et Ménagères de progrès, nous avons l\u2019assurance de voir grandir encore, de jour ea jour, le nombre de celles qui se rallieront à nos oeuvres de bien-être social en s\u2019alimentant des idées précieuses que propage \u201cLa Bonne Fermière\u201d.Chaque concurrente qui veut prendre des abonnements ou renouvellements peut faciliter son travail en nous écrivant et nous lui enverrons des blancs de souscription.ae On est prié de commiliniquer avec l'administrateur, \u2018 M.J.MORIN 4} Rue Racine, st 3-3 - , QUEBEC 3 à i » Saya ni ee "]
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