The Quebec gazette = La gazette de Québec, 23 février 1833, samedi 23 février 1833
[" WN Sa 0 ARO ST Tee JE | Ma Gazette Ni = mr pg TI ES aes ., tres, No 4452.) DES JOURNAUX DE PARIS AU ler.JANVIER, 1833, Paris, 29 déc.Depuis la révolution de juillet, le cabinet autrichien a été constamment occupé À calmer les esprits en Allemagne et à maintenir les états secondaires dans la ligne politique tracée par le congrès de Vienne.C'est dans ce but qu\u2019il vient de leur indiquer par une note confidentielle ln conduite à observer dans la crise actuelle.Cette pièce diplomatique, émanée de la chancellerie autrichienne, est d'autant plus curieuse qu\u2019elle peut faire connaître la pensée du cabinet de Vienne sur l\u2019état politique de l\u2019Allemagne.i Voilà les principes de conduite qu\u2019elle recommande : 1.\u2014 Confiance dans la durée de l\u2019union des trois cours du Nord et dans l\u2019unanimité qui dirigent leurs minis- 2.\u2014 Attention scrupuleuse sur leur propre système d\u2019administration.3.\u2014Persévérance dans le maintien des bases légales des constitutions existantes et la ferme résolution de les défendre avec force et prudence contre toute attaque, de quelque côté qu\u2019elle vienne.4 \u2014L'amélioration des défauts essentiels de ces cons- titutious faite par les gouvernemens et motivée par des raisons suffisantes.5 \u2014Enfig l\u2019arimement de leur contingent et l\u2019appel des secours de la confédération en cas d\u2019insuffisance des moyens propres à chaque état.\u2014( Temps.) i On annonce diverses mutations dans le corps diplomatique.M.le maréchal Maison est nommé à l\u2019ambassade de St.Pétersbourg.M.le comte de Sainte-Aulaire passe à l\u2019ambassade de Vienne.Il estremplacé à Rome par M.le comte Latour-Mau- bourg.M° Durand de Mareuil remplace M.de Latour-Mau- bourg dans l\u2019ambassade de Naples, M.Charles Bresson, ministre plénipotentiaire à Munich est nommé à l\u2019ambassade de Berlin, en remplacement de M.Durand de Mareuil.Aujourd\u2019hui, M.Guizot, ministre de l\u2019instruction publique, est sorti pour la première fois depuis sa maladie.Il s\u2019est rendu aux Tuilleries et à travaillé avec 8.M.(Journal ministériel.) Par ordonnance rendue le 24 de ce mois, sur le rapport de M.Guizot, ministre de l\u2019instruction publique, l\u2019élection que l\u2019Académie royale des inscriptions et belles-lettres a fait M, de Reinaud ; pour remplir la place devenue vacante dans son sein par le décès de M.de Chézy, a été approuvée.Par ordonnance rendue le 24 de ce mois, sur le rapport de M.Guizot, ministre de l\u2019instruction publique, M.Lecanu, professeur adjoint à l\u2019école de pharmacie de Paris, a été nommé professur de pharmacie à la dite école, en remplacement de M.Nachet, décédé.Par décision rendue le 24 décembre courant, sur le rapport de M.Guizot, ministre de l\u2019instruction publique, l'élection de l\u2019Académie royale de la section de patho- jogie interne, a été approuvée.Le rouvernement parait avoir renoncé à présenter aux chambres un projet de loi relativement à la duchesse de Berri.On dit que, grâce aux solicitations d\u2019un ambassadeur, les choses resteront dans l\u2019état; mais qu\u2019aussitôt après la session, la duchesse sera mise en liberté, et renvoyée, soit à Naples, soit à Vienne.On nous apprend que la société des amis du peuple n\u2019a pas voulu se pourvoir eontre l\u2019arrêt de la cour d\u2019assises qui a prononcé sa dissolution tout en acquittant ses membres.Elle a considéré son existence comme plus suffisamment autorisée par la sentence du jury, qui & reconnu le droit d\u2019association,et elle a pensé qu\u2019en appelant devant un autre tribunal d\u2019un jurement contraire au sien c\u2019eût été élever des doutes sur la souveraineté de ses décisions.La nouvelle brochure de M.de Chateaubriand si impatiemment attendue, sera publiée demain, samedi 29, chez Lenormant, rue de Seine, n°.8; elle est intitulée : Mémoire sur la captivité de Madame la Duchesse de Berry, et se vend 3 fr.50 ¢, Il y a en ce moment en Europe sept emprunts qui sont en voie de négociation ou d\u2019exécution, savoir : \u201c L\u2019emprunt russe à Londres.\u2014L\u2019emprunt autrichien à Vienne.\u2014L\u2019emprunt romain à Paris.\u2014 L\u2019emprunt portugais à Paris et à Londres\u2014L\u2019emprunt belge à Bruxelles.L\u2019emprunt hollandais à Amsterdam, -L\u2019emprunt français qui ne peut manquer de paraître au premier jour.\u201d Nous ne parlons pas de l\u2019emprunt grec, que l\u2019on ne peut jmputer à la révolution de juillet.M.Darming, gérant de la Gazette des Tribunaux, était cité hier devant la 3e chambre de la cour royale sous la prévention d\u2019infidélité et de mauvaise foi dans le compte rendu d\u2019une audience et d\u2019injures envers la cour, à raison d\u2019un article publié dans le numéro du 16 do ce mois.On assure que M.de Saint-Aulaire vient d\u2019être nommé à l\u2019ambassade de Vienne, en remplacement du maréchal Maison qui passe à Pétersbourg, On ignore si M.Sé- bastiani va succéder à M.de Sainte-Aulaire,à Rome.M.le comte d\u2019Appony, ambassadeur d\u2019Autriche, est allé à l\u2019ambassade de Prusse.Voici des réflexions remarquables de M.de Vaublanc sur la question des constitutions nationales, \u201c Nous devrions être bien las de parler de constitutions.Le mot seul devrait nous inspirer du dégoût, après la douzaine que nous avons éprouvée en trente ans.Je défie l\u2019homme de bon sens le plus intrépide de lire le fatras des discours écrits prononcés dans l'assemblée constituante sur ce triste sujet.Ils ont enfanté une belle loi fondamentale qui, faite pour des siècles, comme le disaient de braves pens, n\u2019a pu durer que neuf mois, et a été suivie de neuf ou dix autres, ce qui prouve que nous ne sommes pas un peuble mobile et léger, ainsi que l\u2019a dit César, cité par le cardinal de Richelieu.\u201c Après de si nombreuses expériences, nous avons sans doute une bonne constitution.J'en suis convaincu.Loin de moi d\u2019en faire la critique.Mais nous avons tant rêvé.\u201c Il y aurait tant d\u2019ignorance à nous proposer la constitution américaine, que je soupçonne les hommes qui la proposent de se moquer de nous.En effet, ce pays est divisé en un grand nombre d\u2019états différens, qui ont des lois particulières, combinées de façon que ce qui est légal dans une contrée est abominable dans l\u2019autre.Ces : différences existaient avant la révolution qui a séparé ce \"pays de l\u2019Angleterre; on les a conservées ; elles s\u2019augmentent tous les jours par les lois de chacune de ces contrées.Venez donc nous proposer de rappeler les antiques différences de nos provinces, ou d\u2019en créer de nouvelles, à nous qui voulons impérativement que tout soit semblable du midi an nord, qui avons commencé par détruire les plus petites différences, et qui, afin de mieux établir une parfaite ressemblance, avons érigé dans la capitale un centre où viennent aboutir toutes nos affaires, où se préparent et s\u2019achèvent nos rapides et nombreuses révolutions, à nous qui sommes si amoureux de cette ressemblance, que nous l\u2019éteudons jusqu\u2019à des colonies, malgré la différence incommensurable qui se trouye entre ces contrées et la France.Mais c\u2019est ici eurtout que se montre l'étendue de notre science politique, que M.Guizot veut augmenter.Les Anglo-Américains sept des enfaus auprès do nous; ils n\u2019ont pas conçu la pe ne a ne ESS ou == SAMEDI, 28 FEVRIER 1833.Le National à été saisi le 22 décembre; le 26, trois mandats de comparution ont été lancés, l\u2019un contre le éraut, l\u2019autre contre l\u2019imprimeur, le troisième contre beauté de cette ressemblance parfaite enfantée par nos illustres constituans.\u201c Après avoir repoussé la constitution américaine, parlerai je de celle de l\u2019Angleterre?Ce n\u2019est pas le moment : lord Grey faisant tout ce qui dépend de lui pour bouleverser les trois royaumes, il faut attendre ce bouleversement et ses effets, pour savoir si le caractère de ce peuple est tel encore qu'il s\u2019est montré depuis cent-cin- uante ans, C\u2019est un homme bien conséquent que lord rey.Il annonce solennellement qu\u2019il ne se séparera jamais de son ordre, qu\u2019il périra avec lui s\u2019il est attaqué, et pour le prouver, il commence par dépouiller son ordre de ses plus belles prérogatives.\u201c Je ne m\u2019aviserai pas de citer notre ancienne constitution française; car tous nos penseurs politiques me soutiendraient que nous n\u2019avons jamais été constitués.Je pourrais dire cependant que huit siècles sans révolutions et sans changement de dynastie semblent prouver qu\u2019un peuple est constitué.J\u2019ajouterais que les Anglais, presque toujours constitués, ne sont pas gouvernés par une famille anglaise, mais par une race allemande qui a succédé à un prince hollandais, qui a succédé à une famille écossaise, qui est venue après une famille d\u2019Anjou, qui avait remplacé une famille normande, laquelle avait chassé une famille saxonne.\u201c Ceux qui n\u2019aiment pas les révolutions, et qui croient qu\u2019un peuple se constitue précisément pour ne pas en avoir, trouveront dans cette comparaison de la France et de I\u2019 Angleterre un assez fort motif de croire que leur patrie avait une constitution, Mais ceux qui aiment les révolutions doivent étre contens : ils sont servis suivant leur goût.* Charles IV, voyageant dans sa jeunesse, devait passer par la ville de Léon, \u2018capitale du royaume de ce nom ; à peu de distance de cette ville, les officiers qui le précédaient revinrent vers lui, et lui dirent que tout était morue et silencieux dans la ville, les boutiques fermées, qu\u2019aucun habitant ne paraissait pour venir au-devant du roi.Que leur a-t-on annoncé, dit Charles IV?, \u201c On lui répondit qu\u2019on avait annoncé l'arrivée du roi.\u2014Cou- rez vite, et dites-leur que c\u2019est le comte de Léon qui vient les visiter.\u201d\u201d À peine eut-on prononcæ ce nom dans la ville, que tout y fut dans la joie, les maisons ouvertes, les rues couvertes de tapisseries.Le monarque fut reçu comme il devait l\u2019être, parce qu\u2019il avait satisfait l\u2019ergueil des habitans, en s\u2019annonçant par un titre ancien qui les flattait.\u2018 \u2018 Les factieux ont été les maîtres, en 1792, de la capitale par la peur, malgré la belle conduite de la majorité de la garde nationale, et ensuite toute la France a fléchi par la peur, qui de la capitale s\u2019éteudit aussitôt partout avec la rapidité de l\u2019éclair.Il en fut toujours de même, et les libéraux publient maintenant des révélations fréquentes qui prouvent avec qu\u2019elle facilité s\u2019est faite la révolution de 1830, et avec quelle autre étrange facilité elle a tourné tout-à-coup d\u2019une manière différente de ce qu\u2019on attendait.Cette facilité de révolutions provient uniquement de la manière dont nous sommes constitués.\u201c Je dis : la manière dont nous sommes constitués, car la constitution d\u2019un peuple n\u2019est pas dans quelques lignes écrites, mais dans la situation où l'ont placé ces lignes écrites.En vain vousavez écrit : \u201c La personne dn roi est inviolable et sacrée\u201d ; c\u2019est de ce jour que des factions l\u2019ont violée.\u201c Je sais fort bien qu\u2019un seul regard d'Henri TV aurait 4 arrêté toute cette mutinerie ; mais les hommes de cette espèce sont si rares qu\u2019il ne faut pas raisonner d\u2019après eux.Jene sais même passi de tels hommes peuvent exister dans le siècle des lumières.Nous sommes trop instruits, trop savans, pour être grands et forts.\u201c En présentant toutes les réflexions; je sens l\u2019avantage infini d\u2019avoir la douzième édition du petit livre sacramental ; mais je me tiens dans le programme de M, Guizot, et, pour me servir du jargon actuel, je suis dans une position logique ; j\u2019étudie une science politique, la belle science des constitutions.Je propose un doute.19.Une parfaite ressemblance n\u2019existant dans aucun ouvrage de la nature, ne faut il pas l\u2019imiter dans les constitutions des peuples ?2°.Cette ressemblance n\u2019est-elle pas contraire à la nature propre des choses etdes peuples, en qui elle a imprimé des différences aussi grandes que multipliées ?3°.Cette ressemblance forcé de toutes les provinces d\u2019un grand erapire n'amène t-elle pas nécessairement la domination d\u2019une faction dans la capitale, et la dumina- tion de tout l\u2019empire par la capitale ?4°.Un peuple ainsi constitué esti un peuple libre ?5°.Sitrente millions d\u2019hommes soht arrivés en qua- raute ans à la quatorzième forme de gouvernement, peu- vent-ils se glorifier de leur liberté ?6 ©.Si, dans les crises imminentes, les députés de ce peuple ont toujours voulu ce que voulaient les hommes ui dominaient la capitale, peut-on croire que ces députés étaient libres ?\u201c Telles sont les questions que je propose à la classe des sciences politiques ; elle fut créée par le Directoire qui préludait à cette science par l\u2019envoi dans les deserts de Sinnamari des députés et des écrivains qui génaient sa marche dans la pratique de cette science.Cette classe fut abolie par Bonaparte, qui n\u2019aimait pas les doctrinaires ; elle est rétablie par M.Guizot, qui marche leur tête.\u201c Un grand peuple peut-être très-bien constitué sans un petit livre, enrichi de douze éditions en trente ans !\u201d \u2014On lit dans le Temps: \u201c M.Aguado vient de cofitracter l\u2019emprunt grec à un prix qui ressort de 94 à 96 fr.pour du cing pour cent, sous la garantie de la France, de l\u2019Angleterre et de la Russie, chacune pour un tiers.M.Simon d\u2019Eichthal, banquier de la cour de Munich, a été chargé de pleins pouvoirs pour cette négociation.L\u2019emprunt se divise en deux parties ; l\u2019une de 40 millions est définitive ; l\u2019autre de 20 millions est facultative, au choix du gouvernement grec.\u201c L'opération est, du reste, subordonnée à la ratification législative du traité en vertu duquel nous en sommes garans.Les chambres anglaises et le gouvernement russe ont déjà donné leur adhésion complète.\u201d Un assez grand nombre d\u2019habitans du département de Loir-et-Cher viennent d\u2019adresser aux deux chambres une pétition dans laquelle ils exposent qu\u2019un pouvoir qui a u entasser dans les prisons de Paris 1800 accusés en deux jours, qui occupe à la fois cing cours d\u2019assises & juger par masse de 25 et 30 accusés ceux qu\u2019il regarde comme ses ennemis politiques ; qui a pu impunement mettre Paris et cin« départemens en état de siége, y créer des jurisdictions militaires, briser des presses, confisquer les journaux, et établir le régime de garnisaires et des emprisonnemens préventifs, n\u2019est pas dépourvu d\u2019armes et de défense contre les factions ; que lui en donner de nouvelles serait détruire complètement les droits garantis.par la Charte, et il protestent en conséquence contre les lois d\u2019exceptions que le gouvernement, déns le discours du trône, annonça l'intention de proposer.Dans une autre pétition adressée à la chambre des députés, les habitants du même département demandent la diminution des charges publiques sous lesquelles succombe le pays; il s\u2019effrayent de la situation des finances et du défioit qui va toujours croissant ; ils rappellent que sous le dernier gouvernement la France ne payait que 973 millions par an, et qu\u2019elle conquérait Alger pour son compte ; qu\u2019aujourd\u2019hui ses charges sont augmentées d\u2019un tiers, et qu\u2019elle va prodiguer son sang et son or devant Anvers pour le compte d\u2019une prince étranger, sous la condition d\u2019évacuer aussitôt sa conquête., Ces-pétitions ont été remises à MI.le marquis de Brézé et M.Berryer, pour être, par eux présentées aux otam- nier, a été fortifiée assez bres, auxquelles elles s'adressent.Carrel, rédacteur du National, auteur présumé de l\u2019article, dit le mandat.Londres, 22 décembre.\u2014Le voisinage de Dorset-street, Salisbury-square, a été jeté dans une vive alarme vendredi matin 2 heures et demie,par l'explosion d\u2019un des énormes gazomètres appartenant à la compagnie du de la cité de Londres.Le bruit a été aussi fort que celui d\u2019une décharge d'artillerie.Les gazomètres de cette compagnie sont les plus gros de la ville de Londres ; ils sont construits tout près les uns des autres, au nombre de 12, Si le vent avait été élevé comme lundi dernier, tout le voisinage aurait été détruit- Si les pompes n'avaient pas promptement joué, les flammes, qui commonçaient à s\u2019élancer, allaient gagner les ouvrages.Depuis la mort de Sir W, Congrève, nul inspecteur du gouvernement n\u2019a été nommé pour surveiller les gazomètres.\u2014On écrit de Calais, 18 décembre : \u201c A en croire les bruits qui cireulent chaque jour, même au-delà du détroit, l'administration des postes françaises et anglaises est sur le point de triompher de toutes les entraves qu\u2019on opposait à l\u2019établissement d\u2019un service quotidien de dépêches entre les deux royaumes.Déjà on annonce presque comme officielle la manière dont le service sera organisé.La malle poste partira de Londres à huit heures et demie du soir, et fera 9 milles par heure, afin d\u2019atriver à Douvres à 4 heures et demie du matin, ce qui donne 60 milles ou 24 lieues en huit heures.Les paquets seront portés sur le champ à bord du paquebot destiné pour Calais, où il abordera à 9 heures et demie, Là la malle poste pour Paris prendra les dépêches et devra parcourir 2 lieues et demie à l\u2019heure, tous délais compris, afin d\u2019entrer le lendemein à Paris à six heures dumatin.Elle passera par Beauvais.L'espace est de 164 milles ou 52 lieues en vingt-quatre heures.Voilà pour le service de Londres & Paris.Le service de cette dernière ville à la capitale de la Grande-Bretagne est.rè- glé ainsi.Za malle-poste quittera Paris à six heures du soir et se rendra à Calais, où elle arrivera le jour suivant à deux heures et demie de l\u2019après-midi.Les paquets seront remis à bord du paquebot destiné pour Douvres, afin d\u2019aborder en cette ville à 10 heures du svir, et d\u2019être transportés à Londres le lendemain à 6 heures du matin.Les paquebots malles doivent de chaque côté rester amarrés en dehors du port et se tenir prêts à mettre en mer quand le temps le permet.\u201d Constantinople, 26 novembre.\u2014La« nouvelle de l\u2019entrée des Egyptiens à Kania ne s\u2019est pas confirmée.On aunonce même que le grand-visir y serait déjà arrivé si les pluies continuelles n\u2019avaieut retardé la marche de ses troupes.Ibrahim a concentré son armée à Adaira ; une division de cette armée qui voulait dépasser Eregis a terminé une vigoureuse résistance, une autre colonie qui s\u2019avançait vers le Nord a au contraire atteint son but.Ces nouvelles ont bien un peu intimidé les prophètes, qui annoncaient déjà l\u2019apparition de l\u2019armée égyptienne evant Constantinople et la chute du sultan; mais elle n\u2019ont pas suffi pour rassurer les gens qui voient les choses avec sang-froid.La haine contre le sultan n\u2019a jamais, au dire de toutes les correspondances été plus vive que maintenant parmi les Turcs.Fatigués par les réquisitions, par les impôts et par les levées de troupes, ils sont animés d\u2019une égale exaspération contre le gouvernement et contre les Francais, à l\u2019influence desquels ils imputent leur maux.Il n\u2019est pas rare de les entendre dire que le sultan s\u2019est vendu aux chrétiens, et désirer que le fils de Méhémet-Ali, duquel ils espèrent le rétablissement de l'ancien ordre de choses, paraisse enfin devant Constantinople.Cette événement serait d\u2019après l\u2019opinion générale, le coup de grâce du gouvernement.Une révolte serait alors inévitable, et elle aurait pour but que les habitans chrétiens seraient menacés d\u2019une Saint-Barthelemy.On devait croire que cette considération suffirait pour déterminer les gouvernemens européens à donner au grand-seiguour les moyens de résister aux Egyptiens, si eur médiation ne peut obtenir de Mehemet-Ali un arrangement acceptable pour la Porte.Il ne parait pas qu\u2019aucune puissance européenne ait rien fait jusqu\u2019à ce jour.On écrit de Montbrison, 21 décembre : \u201cJe me hâte de vous annoncer l\u2019arrivée des prévenus dans l\u2019affaire du Carlo-Alberto.Aujourd'hui à dix heures du matin sont arrivés, sous une forte escorte commandée par un lieutenant-colonel d\u2019état-major, MM.de Saint- Priest, vicomte de Kergorlay, comte de Kergorlay, pére, de Bourmont, fils, Adolphe Sala, Ferrari, le chevalier de Candolle, le colonel Lachaud, de Bermon-Leguine et La- get de Podio.Partis d\u2019Aix le 19 courant au soir, deux accusés ont été transférés en poste, dans une seule voiture.Le préfet et le général commandant ce département sont allés les recevoir sur les limites du département.Plusieurs compagnies de troupes de lignes avaient été échelonnées sur la route.On attend demain Mlle Lebschu, qui est transférée par la malle-poste.M.le vicomte de Mesnard, qui vient d'un autre côté, ne tardera pas sans doute à arriver aussi.Deux accusés sont transférés d\u2019Aix par la gendarmerie, de brigade en brigade.Les pièces de la procédure, non plus que les pièces de convictiou, n\u2019ont pas encore été transmises au greffe de la cour d\u2019assises, et l\u2019on ignore à quelle époque sera jugée cette importante affaire.Toutefois il ne parait pas que ce soit avant le mois de février.\u201d TraLIE\u2014Ancône, 6 décembre.\u2014Des lettres de Boulogne du 12 portent que les troupes autrichiennes ont consigné divers postes aux troupes pontificales, et qu\u2019une partie de ces dernières allaient quitter cette ville et seraient remplacées par des Suisses capitulés.On écrit aussi de la même ville que le prince Othon ler, roi de la Grèce, y est arrivé; qu\u2019il passera à Rome, puis se rendra à Naples, et enfin à Brindisi, où il s\u2019embarquera poursa nouvelle patrie.Il est accompagné de plusieurs personnages de distinction de la cour de Bavière, chargés de le guider dans la carrière difficile qu\u2019il va parcourir.Vienne, 17 décembre \u2014\u201c Les lettres de Constantinople du 26 novembre démentent en partie les nouvelles désastreuses que le courrier du 10 novembre nous avait apportées.L'armée d\u2019Ibrahim-Pacha est en ce moment supérieure à celle du Sultan; mais elle se voit obligée de n\u2019avancer qu\u2019avec beaucoup de circonspection, et elle reste toujours en mesure d\u2019être soutenue par la flotte.En tout cas, elle n\u2019arriverait devant Constantinople que très affaiblie, et elle y aurait à soutenir des combats meurtriers, si même les dispositions prises parle Sultan lui permettent de s\u2019avancer jusque-là.C\u2019est par ces considérations qu\u2019elle pourrait éviter tout combat décisif; la ville de Koniah, un des points les plus importans de la Natolie, et le rendez-vous des troupes ottomanes durant l\u2019été der- temps, et le grand-visir s\u2019y rend à marches forcées pour la défendre contre Ibrahim.\u201d \u2014On écrit d\u2019Ancône: \u201c On apprend de la Morée que toute la brigade française est réunie à Napoli di Romanie, où elle s\u2019embarquera après l\u2019arrivée des Bavarois : on croit qu\u2019elle viendra ici.\u201c On attend ici, sous peu, la famille du général Cubiè- res, qui vient de Paris.Un logement a été préparé à cet effet dans le palais Beauharnois.* Notre ville est tranquille ; on attend avec impatience l\u2019issue des procès-dos acousés politique.\u201d : , Ve Queber.\u2014_2 \u2014 0 \u2014\u2014 [Tome 70.ETATS-UNIS.New-York, 12 février:\u2014De Charleston.\u2014Par le pa- uebot Saluda, Capit.Smith, nous avons reçu les papiers e Charleston jusqu\u2019au 5 courant M.Leigh, commissaire de la Virginie, y est arrivé le 4.i Le Mercury rapporte les instructions du secrétaire de la trésorerie au collecteur, appele M.McLane ultra-fédé- raliste, &c.et dit: la détention des vaisseaux anglais et espagnols entre les ports vendredi, s'explique maintenant; ainsi que le secret du passage fréquent des courriers qui vont et vieunent depuis quelques semaines.En substance il a été donué un pouvoir discrétionnaire au collecteur fédéral, d\u2019abolir nos ports d\u2019entrée, de trans~ porter notre bureau de douane en aucune partie du district de perception qu\u2019il jugera convenable, et de refuser crédit pour les droits.Et il a pouvoir de régler notre commerce à sa volonté.La législature du Massachusetts a adopté une série de résolutions sur le tarif qui parlent un langage frauc et intelligible pour le peuple du Sud.Ils disent qu\u2019ils ne cousentiront jamais au soulagement des citoyens des autres parties de l\u2019union aux dépeus des mauutacturiers du Massachusetts.Leur résolution est que le Sud soit taxé à tout événement pour leur avantage, quand même il faudrait percevoir l'impôt au moyen des baïonnettes.Pêche à la Baleine :\u2014On calcule que le nombre de vaisseaux baleiniers dans les Etats-Unis, 1831, était de 300 ; le nombre d'hommes employés d\u2019envirou 6,500, qui consumaient anndellement 36,000 quarts de fleur, 30,000 de bœuf et de porc ; 18,000 pièces de toile à voile, six millions de douves, 2,000 tonneaux de cordage, et 700,- 000 de cuivre et de clous.La quantité d'huile obtenue depuis 1815 jusqu\u2019en 1831 est comme suit : 1815, 3,944 bbbls.1821, 48,000 1827, 93,180 1816, 17,539 1822, 42,900 1828, 73,077 1817, 32,760 1823, 87,230 1820, 79,840\" 1818, 18,625 1824, 92,360 1830, 106,829 1819, 21,323 1825, 62,240 1831, 110,000 1820, 55,707 1826, 32,840 L\u2019huile de baleine en 1816 donna 118,000 quarts, et en 1831 183,000\u2014100 livres d\u2019huile commune peuvent produire 2,700 de blanc de baleine ; un vaisseau qui apportera 1,000 livres de barbes, pourra donner 100 livres >huile.Buffalo, 7 février :\u2014 A 43 heures ce matin, dans la grande place Elicot, on apperçut le feu au troisième étage du hangar occupé par John Hunt comme magasin d\u2019épicerie.Les flammes furent éteintes après qu\u2019elles y eurent détruit quatre hangars.LE CHOLERA :\u2014Le bureau de santé à Nashville a fait rapport le 28 ultimo, de 7 cas, 2 morts, 3 convalescens, et deux sous traitement.Tous ces cas se sont déclarés parmi des gens de couleur à l\u2019exception d\u2019un seul, PARLEMENT PROVINCIAL DU BAS-CANADA.CHAMBRE D'ASSEMBLEE.\u2018 Jeudi, 21 février, 1833.M.Taylor présente un bill pour amender l'acte # Guil, IV.chap.56, concernant le chemin à lisses du lac Champlain à Laprairie\u20142nde lecture samedi.Message reçu du conseil annonçant qu\u2019il a passé : , 1 9 .\u2014Le bill pour l\u2019amélioration de la navigation intérieure.2 © \u2014 Le bill pour secourir les pauvres en prêt de grain de semence.39 \u2014Le bill pour continuer l\u2019acte relatif au district de St.François.49 \u2014Le bill pour pourvoir à l\u2019érection d\u2019une nouvelle salle de séance pour l\u2019assemblée.59 \u2014Le bill pour amender l'acte relatif à la distribution des cartes de M.Bouchette, avec amemdemens.6 9 Le bill pour pourvoir à l\u2019inspection du cuir à semelles, avec amemdemens.79 \u2014Le bill pour continuer certains actes temporaires- avec amendemens.! 8 © .\u2014Le bill pour amender I\u2019acte qui subdivise la Province en Comté, avec amendemens.Sur motion de M.Leslie, il est voté une adresse à Son Excellence, demandant des copies de la correspondance qui a eu lieu entre le commandant des troupes à Montréal et lesecrétaire militaire, depuis le ler fevrier, 1832, à l\u2019égard de la distribution de cartouches à balles aux troupes, avec copie des ordres ou instructions qu\u2019a données le Lieut.Col.McDougall du 79e régiment et qu\u2019il a transmises le 8 november dernier, au plus aneien magistrat de Montréal, touchant la maniére dont le militaire doit agir lorsqu\u2019il est appelé à l\u2019aide du pouvoir civil, avec toutes les instructions subséquentes qui peuvent avoir été données sur le sujet ; aussi, copie du restant de la lettre du Lieut.Col.McIntosh au secrétaire militaire, en date du 29 mai dernier, dont il n\u2019a été mis qu\u2019un éx- trait devant la chambre.M.Benj.Delisle est interrogé de nouveau sur les évé- nemens du 21 mai.M.Vanfelson et les autres messagers, porteurs de l\u2019adresse demandant communication des dépêches relatives aux accusations de la chambre contre le ci-devant pro- cureur-géuéral, rapportent pour réponse que Son Excellence se conformera au désir de la chambre.Vendredi, 22 février, 1833, Le certificat de l\u2019élection de Charles Roobsum: dit La- rocque, pour le comté de Vaudreuil, fut lu, .Lafontaine rapporta des amendemens au bill pour établir une nouvelle place publique à Montiéal ; renvoyé à mercredi prochain, Le comité permanent d'éducation a obtenu permission: de faire rapport de tems en tems, Le bill d\u2019éducation, le bill des petites causes, et le bill pour institution des filles repenties ont passé.Le bill pour rendre vacant les sièges des membres de l\u2019assemblée qui acceptent des charges de profit, ou qui deviennent comptables des deniers publics, a été lu une seconde fois et référé à un comité spécial.MM.Benjamin Delisle, John Delisle, et Toussaint H.Goddu ont été examinés sur l\u2019événement du 21 mai dernier.: PRECIS DES DEBATS T.A.Young, Ecuier.Mecredi, 13 février, 1833.(Continué.) M.l\u2019orateur Papineau dit qu\u2019un principe certain ¢\u2019oat que les lois doivent être observée.Dans le cas actuel, a\u2019il n\u2019y a pas de doute sur Pintention de la loi, le principe qu\u2019il a avancé qui s'applique dans les eas où il ne s\u2019agit que de l\u2019intérêt d\u2019un seul individu, deit s'appliquer encore bien plus quand il s\u2019agit de l\u2019intérêt public.Le principe qui a donné lieu à cette règle, c\u2019est que eelui qui est lié avec ses constituans ne doit pas changer ses relations avec eux pour en prendre de nouvelles aves l\u2019exécutif; c\u2019est d\u2019après ce principe que la loi a été promulgué, s\u2019est dans cet esprit qu\u2019il faut l\u2019expliquer et ce ne peut être que par des paralogismes qu'on dira que parce que c\u2019est une récompense, la règle n\u2019est pas applicable au cas actuel.Il ne s\u2019agit que de voir ai c\u2019est une rémunération pour services rendues, ou si c\u2019est la situation de l\u2019hon.membre dans cette chambre qui a décidé l\u2019exécutif à lui accorder cette rémunération.L\u2019hon.membre pour Montmorenci a cité l\u2019exemple d\u2019un mêm- bre qui accepterait une somme d'argent pour avoir ramené un soldat déserteur.Lui, M.Papineau, il va éten cet exemple et supposer qu'il y eut deux soldats d et qu\u2019un membre du parlement en eu famené un et wa individu ramène l'autre,et que le gouvernement en accordant une récompense à chacun, douua une récompense plus forte au membre de la chambre ; alors ce cas tomberait infuilliblement sous la règle de lu chambre, On à déjà fait l'application de cette régle dans un cus qui ne tombait pas absolument sous la lettre de la régle.L\u2019individu avait éludé la loi, mais la chambre n\u2019a pas voulu entendre parler de cette stipulation avec I'exécutif; il aimerait mieux, quaut à lui, voir un individu accepter une place dont le protit est déterminé, qu\u2019une où il ne l\u2019est car lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de somme de stipulé, l\u2019exé- outif peut augmenter son influence sur celui qui tient la situation.Ce n\u2019est pas recevoir une place de profit, mais beaucoup plus, c'est recevoir les profits d\u2019une place.Le bureau de santé avaità sa disposition de donner une récompeuse à l'individu, alors s\u2019il l\u2019eut fuit, tout eut été bien, mais la somme vient de la part de l\u2019exécutif.Ou ne sait qui est le plus en faute, de celui qui la'donne ou du membre qui n accepté, mais une chose certaine, c\u2019est que l\u2019exécutif n\u2019avait pas le droit de payer des services qui étaient prévus, en les payant l'exécutif a changé les rélations du membre avec ses constituens.Si ou n\u2019inter- prête pas strictement la règle, l\u2019exécutif trouvera mille et mille moyens d\u2019éluder.Cette règle doit être appliqué dans toute sa rigueur, ce n\u2019est pas comme l'a prétendu l\u2019houorable membre pour Montmorenci, un cas imprévu ; car l'honorable membre pour la Basse-Ville devait savoir qu\u2019il changait ses relations avec le gouvernement ; rious sommes les maîtres de restreindre ou d\u2019étendre l\u2019in- terprétatiou de cette règle selon l\u2019intérêt de nos consti- tuaus.Il faut entendre cette règle dans un seus large, atiu d\u2019ôter à l'exécutif le droit d\u2019employer aucuns moyens de corruption.Si on n\u2019applique pas la règle dans le cas actuel, ce sera nous contredire.M.Papineau termina eu disant que l\u2019exécutif était très à blamer d\u2019avoir employé une partie d\u2019une somme d'argent qui lui était accordé pour des besoins imprévus, pour des besoins qui étaient prévus par la loi.M.Neilson it que si l\u2019on pouvait dire qu\u2019il y avait de la corruption, il ne voterait certainement pas contre cette mesure, mais il le demandera, quel est l\u2019honorable membre qui osera se lever et dire que M.Young a été corrompu.M.l'orateur a dit que M.Young recevait du gouvernement Ja somme de £300 comme auditeur des comptes, et que la chanibre passait tacitement la dessus; à présent M.Youug a rempli les deux offices de secrétaire du bureau de santé, et d\u2019auditeur des comptes ; n\u2019a reçu que la même somme, cela n\u2019a pas Jair de corruption.Quelqu\u2019honcrable membre a reproché à M.Young d\u2019avoir dit qu\u2019il prendrait cette situation gratis, lorsqu\u2019il savait qu\u2019il en serait récompensé.Lui M.Neilson, il croit que M.Young n\u2019avait aucune telle espérance, que M.Young n\u2019a offert ses services que comme la personne la plus propre à mettre cette loi à effet, puisque c\u2019était lui qui avait fait le bill.En outre M.Young a offert ses services dius un temps où on était loin de s\u2019atter.dre que nous serions visité du terrible fléau, et conséquemment il ne savait pas qu\u2019il rendrait les services importans qu\u2019il a rendu, M.Young n\u2019a pas reculé devant le fléau, il à fait un devoir au milieu des morts et des mourants, milie fois plus pénible qu\u2019au bureau d\u2019audit, et il a fait aussi son devoir au bureau d\u2019audit, et il n\u2019a reçu que le même salaire; est- celà de la corruption ?Il est parfaitement d\u2019opinion qu\u2019il faut expulser le membre qui manque à l\u2019honneur, et se laisse corrompre par l\u2019exécutif; mais il nie que M.Young tombe sous ce cas là, C\u2019est lui qui a fait passer cette résolution dans cette chambre, quand il l\u2019a fait il ne croyait pas qu\u2019on y aurait jamais donné une telle interprétation ; quand il a fait passer cette règle, il ne prétendait pas faire une loi semblable à celles de Caligula et de Néron, une loi qu\u2019on ne peut comprendre; ce n\u2019aurait été protéger la liberté du peuple, mais imposer un esclavage.ll n\u2019a jamais voulu faire une loi de tyran.Il est impossible de démontrer que M.Young tombe sous le cas de la résolution, si nous trouvons que cet argent n\u2019a pas été Lien disposé, c\u2019est au gouverneur qu\u2019il faut s\u2019en prendre.M.Young a reçu une certaine somme pour un service rendu, ce n\u2019est assurément pas avoir un emplois de profit.M.Bedard dit, qu\u2019il croit que personne n\u2019était capable de remplir la place comme M.Young, il croit aussi qu\u2019il a rendu de grands services au pays.Il ne croit pas que M.Young tombe sous la résolution, si aucun honorable membre veut passer une résolution par laquelle celui qui acceptera de l\u2019argent perdra son siège, il est prêt à l\u2019assister \u2018à la passer, mais il faut que cette règle existe et qu\u2019elle soit visible avant qu\u2019on puisse condamner un membre dessus.Dans le cas actuel il n\u2019y a pas de corruption, ce n\u2019est qu\u2019une balourdise, une gaucherie, que cette chambre peut s\u2019imputer, en laissant à la disposition de d\u2019exécutif une somme d\u2019argent ; il s\u2019en tient à sa première observation, on ne peut condamner M.Young sur une règle qui n'existe pas.M.Papineau dit que l\u2019hon.membre pour le comté de\u2019 Québec disait qu\u2019il était surpris qu\u2019on interpréta sa règle de telle et telle manière, et qu\u2019on en fasse une règle de Caligula et de Néron, il observera à l\u2019hon.membre que cette règle n\u2019est plus la sienne, que c\u2019est la règle de la chambre, et que le language de l\u2019hon.membre est un manque de respect pour cette chambre; cette régle est la règle de la chambre, la chambre a le droit de l\u2019interpréter comme elle veut, on n\u2019a pas le droit de venir nous dire.qu\u2019on en fait une règle de Caligula et de Néron.La chambre a déjà interprété cette règle d\u2019après son esprit, luissant de côté les mots de la règle, on n'a qu\u2019à refléchir un moment pourquoi cette résolution a été passé, elle a été passé, rion seulement pour empêcher l'exécutif de corrompre les membres, mais aussi pour l\u2019empêcher d\u2019en faire essai.Nous ne devons pas considérer pour quoi cet argent loi a été donné, il suffit de savoir qu\u2019il lui a été donné par le gouvernement.Si le bureau de santé lui eut donné cette somme, ou l\u2019exécutif à la recommendation du bureau, alors nous n\u2019aurions rien à dire, mais le don vient de l\u2019exécutif ; on ne doit pas dire que cette loi est insuffisante, car, quand bien même on l\u2019étendrait, s\u2019il faut l'expliquer à la lettre, l\u2019exécutif trouvera toujours bien les moyens de l\u2019aider.Son opinion, à lui, M.l\u2019orateur, est que c\u2019est à la législature de récompenser des services imprévues.M.Neilson n\u2019est pas d\u2019accord avec l\u2019hon.orateur sur l\u2019interprétation de la loi dans un sens aussi étendu ; dans son opinion, on doit s\u2019en tenir à la lettre.M.Neilson repéta que M.Young avait reçu la même somme qu\u2019il re- cevaif comme auditeur des comptes, et qu\u2019il avait fait les deux devoirs.Il ne voit pas decorruption dans un acte fait aussi ouvertement, si l'exécutif voulait corrompre, il le ferait secrètement.M.Quesnel dit que M.l\u2019orateur prétendait que nous devons expliquer nous mêmes nos règles et le faire largement dans le cas actuel.Lui, M.Quesnel, considére ce principe comme des plus dangereux, car en l\u2019adoptant nous nous exposerons à donner des jügememens dans lesquels nous serons guidés par la passion.et par là nous nous exposerons à Ja censure publique, et l\u2019on croirait que nous ne sommes pas toujours guidés par la raison.Cette résolution est fondée sur des statuts anglais, particulièrement sur celui de la reine Anne.La chambre des communes a toujours été jalonse de ses priviléges, et néanmoins nous voyons dans Hatsell un cas semblable où on décida en faveur du membre.C\u2019est le cas de Corbett, qui en 1782 reçut une pension de £200 du gouvernement : on voulut l\u2019expulser\u2014il y eut 132 membres qui votèrent pour son expulsion et 223 contre, ainsi il demeura vainqueur par ifne grande majorité.\u2018Faisons l'application de ce cas À celui qui est maintenant sous considération.On rétend qu\u2019à la vérité M.Young ne tombe pas sous la lettre Le la loi, mais qu\u2019il a reçu de l'argent de l\u2019exécutif; c\u2019était de l'argent du roi que Corbett avait recu, et une des raisons dé la chambre des communes était qu\u2019il l\u2019avait reçu comme président d\u2019une société de bienfaisance.Dans le cas présent c'était un acte de bienfaisance et de charité que d'accepter sans salaire cet emplois.Voilà une décision où on & mis de côté la lettre de Ia loi, mais il ne croit pas qu\u2019il est nécessaire de la mettre de côté daus le présent cé ; ML Young n\u2019a pe accepté d\u2019emplois de profit.\u2014 Examinons À présent s\u2019il y a pu avoir aucuns desscins de corruption de la part de l\u2019exécutif: il croit que si M.Youvg avait eu espérance d\u2019être récompezsé, alors il tomberait sous la résolution, mais il est évident qu\u2019il n°avait pas cette espérance, et est-il un membre daus cette chambre qui ose prendre sur Jui de dire qu'il l\u2019avait ?\u2014 M.Young a regu £300 et a fait de l\u2019ouvrage pour £600 ; il avait coutume de regevoir £300 dans le bureau d\u2019audit, ce qu\u2019il n\u2019a pas reçu cette année, quoiqu\u2019il ait fait le devoir.Si on appelle corrompre un membra lui donner son salaire ordinaire dans uu temps où il fait le double d\u2019ouvrage, c\u2019est une nouvelle manière de corrompre, On nous crie que l\u2019exécutif a de nouveaux moyens de corrompre, que c\u2019est les robes de soie à présent, etc.; il croit, quant à lui, qu\u2019il y a bien des moyens de corrompre, les uns sont corrompus par de l'argent, d\u2019autres par un diver, d\u2019autres par uue bouteille de Champagne, chacun son gout, mais tout cela n\u2019est pas une raison de supposer dela corruption où ilu\u2019y en a pas.La chambre a permisà M.Young de recevoir Æ300 auxquels il n\u2019avait pas droit, et à présent on veut l\u2019expulser pour de l\u2019argent qu\u2019il a droit de recevoir de toutes les manières.M.Papineau dit que l\u2019honorable membre devait voir la différence entre l\u2019argent voté par la nation et celui donné par l\u2019exécutif.Il ne voit pas pourquoi M.Young ne retournerait pasd ses constituens et leur dire, je me suis exposé au péril, je n\u2019espérais aucune récompense, mais je Pai accepté eusuite après avoir travaillé et éprouvé le danger.On dit que cela rendrait les élections fréquentes ; il ne considère pas cela comme une objection, car il croit que de fréquentes élections sont bonnes, et tendent à avancer l\u2019éducation politique du pays.M.Bourdages compara le cas de M.Young avec celui de M.Mondelet, et dit qu\u2019on avait expulsé M.Mondelet ui n\u2019avait pas reçu d'argent, qu\u2019on devait à bien plus fuite raison expulser M.Young qui en avait reçu.M.Clouet dit qu\u2019il croyait devoir dire que dans son opinion M.Young n\u2019a jamais espéré recevoir d'argent, qu'il fut question dans l\u2019absence de M.Young au bureau e santé de lui accorder une rémunération.f en parla d M.Young quelques jours aprds, Mr.Young répondit qu\u2019il n\u2019espérait aucune récompense; d\u2019où il conclut que le don de l\u2019exécutif est uu don gratuit, et que M.Young n\u2019a jamais espéré aucune récompense.M.Hamilton fait motion que le président laisse la chair\u2014pour 35, contre 12.La motion de M.Bourdages fut perdue par une majorité de 23.QUEBEC: SAMEDI, 23 FEVRIER 1833, Les gazettes de New-York et de Boston de samedi dernier, ne contiennent aucune nouvelle d\u2019Europe.Les nouvelles de Washington sont du I3février.On désespérait de la passation d\u2019un bill pour diminuer les droits sur les importations, de manière à contenter les Etats du Sud, et surtout la Caroline méridionale, Au\u201d février rien n\u2019était survenu à Charleston qui menaçait la violence entre les forces des Etats-Unis et la Caroline.Les suffrages pour le Président et le Vice-président des Etats-Unis pour les quatre années du 4 mars prochain, ont été compté daus le congrès le 13.Pour président; Jackson 219; Clay 49; Floyd 11; Wirt 7.Vice-président, Van Buren 189 ; Sergeant 49; Wilkins 30; Ellmaker 7; et Lee 11.Ce qui suit est le discours du lieutenant gouverneur du Haut-Canada à la clôture dela session, le 13 du courant.Il ne parait pas que le projet de pétition pour l\u2019annexation de Montréal ait été agréé, L'adresse de Mr.Morris concernant le bureau de la poste a passé en chambre ainsi que le bill d\u2019emprunt.ss Honorables Messieurs du Conse\u2019l Léuis)atif, et Messieurs de la Chainbre d\u2019Assemblée, « En vous déchargeunt de vos devoirs législatifs, je dois dire avec confiance que plusieurs mesures qui ont été le résultai de la considération que vous avez portée, durant celte session, aux sujets d\u2019importauce générale, ainsi qu aux intérêts de chaque dis- tict, ne peuvent manquer de procurer grandement la prospérité et le bonheur du pays.« Le bill passé pour l\u2019ajustement des réclamations touchant les pertes endurées par certains individus durant la guerre, décide une question que le gouvernement de sa majesté désirait vivement d\u2019a+ imener à une conclusion satisfaisante; et facilite tout arrangement nécessaire pour le payement immédiat de cette proportion accordée par la première décision, et qu\u2019on a ordonné aux lords com- tnissaires du trésor de sa majesté de liquider conditionellement, « L'extension de la jurisdiction des cours de requête tendront, J'espère, à simplifier la pratique de ces cours, et à faciliter la décision des cas qui peuvent venir à leur connaissance, « La loi que vous avez sanctionnée pour la réforme du code pénal, taut en rendant l'administration de la justice plus efficace, doit prévenir ce fréquent recours à des châtimens mitigés permis par les statuts, qui jusqu\u2019à présent ont eu nécessairement lieu par l'intervention du pouvoir de la couronne, et qui ont affaibli l\u2019autorité générale de la loi.- « Messieurs de la chambre d\u2019assemblée, «\u2018 J'ai à vous remercier, au nom de Sa Majesté, pour les sube sides que vous avez votés pour le service public, pour l\u2019avancement des améliorations d\u2019une nature générale, et pour le support des institutions de charité.« Honorables Messieurs et Messieurs, \u201c Une mesure efficace ayant en vue les moyens de répandre l'instruction dans tous les townships, est peut-être maintenant plus nécessaire, et serait plus agréable à la province en ce moment qu\u2019à aucune période antérieure.Durant votre retraite, vous pourrez obtenir beaucoup de renseignemens dans les divers townships, oll vous svez des relations constantes, qui pourront vous aider à mûrir un système pour l\u2019accomplissement de cet objet.\" 4 Quant 3 la distribution des terres pour le soutien des écoles, je puis vous assuçer qu'il serait désirable de choisir de pelites portions de terrains pour l\u2019usage spécial des districts ou townships, \u201ctels arrangemens pouvant se faire sans difficulté.« En effet, je suis convaincu que la réserve de grandes quantités de terre pour le support des écoles, déprecié la valeur des dotations, et retarde ! établissement du pays.s Sous les circonstances actuelles qui vous permettent de vous prévaloir du crédit et des ressources de la province, pour améliorer la navigation des rivières, et construire des bavres et des canaux, vous vous Occupez, sans doute, des moyens d'augmenter le capital de la colonie ; mais il est impossible d'apprécier assez dignement l\u2019avantage que la province retirera de l'établissement de chemins à partir des lacs et des canaux qui conduiront aux townships éloignés ; bien què la dépense en pourrait être grande, cependant le revenu de chaque individu se trouverait augmenté en proportion des déboursés, et le capital circulerait aux moyens de cus Canaux pour le plus grand avantage du public.\u2018 rer Il se construit maintenant à Montréal trois bateau-à- vapeur, un de la force de G5 chevaux pour Varennes ; un de 75 pour Laprairie ; et un de 25 pour Longueuil, Il y a eu une incendie au faubourg de St-Laurent de Montréal, mercredi au soir, qui a consumé des bâtisses appartenante à la tannerie des Boswick Gregory et cie.Ou estime la perte à £800 ou £1,000, dont £650 assuré.\u2014\u2014 DES THEORIES CONSTITUTIONNELLES, .Si le père du mensonge et du mal avait la permission de tourmenter à son gré les habitans de la terre, il ne pour- tait peut-être pas mieux y réussir qu'en introduisant parmi eux des théories constitutionnelles.Ce Il n\u2019existe aujourd\u2019hui, dans tout le monde civilisé, qu\u2019une seule constitution de gouvernement libre, qui ait soutenu l\u2019épreuve des siècles : c\u2019est la constitution d\u2019An- leterre.Ellen été, il est vrai, réduite en théories par es MoNTEsqUIEU, les DELOLNE, et d\u2019autres écrivains ingénieux et philosophes : mais ceux qui l\u2019établirent n\u2019é- aient ni des philosophes, ni des théoristes, ni des sots.Flle fut apportée en Angleterre à l\u2019invasion du pays ar les Saxons, détruite en partie À sa conquête par les Normands, ressuscitée sous les tentes de Runneymede, et reconquise aux journées de Nasby et de Worcester, pour être À la vérité, pendant long-temps, le jouet des actions et des réactions, de l\u2019ambition, du fanatisme et de l\u2019oppression.Mais c\u2019était une constitution qui existait dans les cœurs de bräves gens qui défendaient leurs libertés et leurs intérêts solides sur le terrain du bon sens et de l\u2019antique usage.C\u2019est sur cette base qu\u2019elle a été assise à la révolution de 1688, et ellea depuis résisté à tous les chocs, soit de ln discorde intestine ou de la guerre extérieure.Elle vient de subir encore une réforme, par laquelle a été réparé ce qui avait été détérioré par le temps et par la tendance perpétuel'e de l\u2019égoisme à se mettre à la place de la justice et à celle du bien-être et de la sûreté de tous.Les théoristes ent à peine osé se montrer en Augle- terre : tant l\u2019ancien ordre de choses y est fortement éta- Lli dans le cœur et l\u2019esprit du peuple, et c\u2019est là seulement qu\u2019une constitution peut avoir une existeuce utile et durable., Cependant ce sont de telles constitutions que les théo- ristes modernes ont travaillé sans cesse à détruire, et à remplacer par les rêves interminables de leurs propres imaginations, OU sont maintenant les constitutions des MIRABEAU et des SievEs, les constitutions de 1791, de Ja république, du directoire, du consulat, de l\u2019empire ?où sout les républiques romaine, cisalpine, italienne, belvé- tique, et batave ?Etouffées dans le sang qu\u2019elles ont versé, avec des ruines pour monumens, et les cris des veuves et des enfans, mêlés au bruit des chaînes, pour éloges.Où sont les constitutions des Cortès, d\u2019Espagne et de Portugal ?Foulées aux pieds et détestées par ceux même pour qui elles ont été faites, et leurs auteurs morts sur les échafauds, languissant dans les prisons, ou errant dans l\u2019exil.Voilà les théoristes qui se montrent parmi nous.Que le peuple y prenne garde ! Nulle constitution ne les accommodera si elle n\u2019est de leur façon ; et en eussent-ils fait mille, cela seul, qu\u2019ils sont des théoristes, proclame leur incapacité de donner à aucune forme de gouvernement une action avantageuse daus Ja pratique.Mais les disciples et les partisans des théoristes ne sont pas tous de simples théoriciens : il y en a beaucoup parmi eux qui sont des praticiens habiles ; praticiens d\u2019intrigues et de tours de passe-passe, habiles à tirer de la poche du public pour mettre dans la leur.Ce sont de belles choses pour leur pratique, que les théories constitutionnelles ! c\u2019est \u201c la récolte de leurs mécontentemens\u201d.Durant les vingt-cinq dernières aunées, ils ont pratiqué de tous côtés dans cette province ; ils ont suivi différens étendards, et même pris différentes livrées.\u201c Là où sera le cadavre, les vautours s\u2019y assembleront.\u201d Comme ils s\u2019assembleraient autour d\u2019une constitution défunte et livrée à la dissection, avec un héritage de cent mille louis par an ! Tandis que les théoristes disputeraient, eux ils s\u2019attacheraient sur leur proie, et se gorgeraient de sa substance dans l\u2019oisiveté, la débauche et la dissipation, jusqu\u2019à ce qu\u2019il ne restât plus rien que la rage, la confusion, l\u2019oppression et la ruine.MoNTREAL.\u2014Nous voyons avec regret qu\u2019une partie de la société de Montréal se laisse troubler par lu licence de la presse, et particulièrement par les querelles des individus concernés dans la conduite des journaux.Les seuls reÆèdes contre une presse licencieuse sont : 1 ®.La suppression de la liberté de la presse, remède que nous regardons comme pire que le mal même, 2°, En l\u2019abandonnant au seul remède employé contre la méchanceté des langues licencieuses, c\u2019est-à-dire, en les laissant aller leur train, donner leur portrait et manifester leur carractère, d\u2019après la connaissance de leurs habitudes et de leurs cœurs corrumpus, tandis qu\u2019elles peusent donner le portrait des autres, jusqu\u2019à ce qu\u2019enfin elles soient connues et évitées.-\u2014emnnnmn Les Honorables MM.Moffatt, et McGill, du Conseil Législatif, sont partis hier.Decepe\u2019.À l\u2019Islet, le 20 du courant, à neuf heures du soir, Messire P, BounGET, curé de cette paroisse, âgé de 42 ans, après une maladie de denx mois, qu\u2019il a soufferte non seulement avee patience.mais avec cette aménité de caractére qui rendait sa société si agréable.Depuis plusieurs années, M.Bourget éprouvait des souffrances coutinuelles suite d\u2019un ministère pénible auquel il s\u2019était livré sans aucun ménagement, d'abord dans les grandes paroisses de Sorel et de Chateauguay, puis dans la double desserte de l\u2019Isle Verte et des Trois Pistules, et enfin dans la Forte paroisse de l\u2019Islet.Dans la maladie même qui a causé sa mort, il s\u2019occupait encore du bonheur de ses paroissiens, ct son dernier acte a été un acte de bienfaisance en leur faveur.Il sera accompagné de leurs regrets les plus amers, à sa sépulture qui doit avoir lieu à l'Islet le 23 du pré- ent mois.MEYOUS ceux qui ont quelque reclamations à faire contre la succession de feu Monseigneur BERNARD Craune PANET, Evêque de Québee, ou qui doivent à la dite succession, sont priés de régler leurs comptes sans délai avec les soussignés exécuteurs testamentaires de l\u2019évêque défunt.P.F.FURGEON, Ptre.par son procureur © F.CAZEAU, Ptre.N.C.FORTIER, Pure.Québec, 23 février 1835.PROPOSITIONS POUR LETTRES DE CHANGE SUR LA I'RESORERIE.E Commissaire Géneral recevra des offres à Québec, VENDREDI le ler jour de Mars, 1833, jusqu\u2019à Trois heures P.M., d\u2019aucune personne on personnes demandant des lettres de change, sur la trésorerie de Sa Majesté, à 20 jours de vue.L'offre doit spécifier le taux en sterling par piastre, lequel l\u2019individu offrant propose de payer pour le bill, et le montänt, si l\u2019offre est accepté, sera payé (sur un ordrede ce département) au caissier de la banque de Montréal à Québec ou à Montréal, sur le reçu duquel le bill sera livré au porteur.Les lettres de change qu\u2019on demande à Montréal seront transmises au Depulé Commissaire Général à Montréal, pour être liviés aux parties.Commissariat, Canada, Québec, 19 février 1833.SOCIETE\u2019 D'EDUCATION QUEBEC.Parnron,\u2014La très-honorable Milady Aglmer L y aura une assemblée générale des membres de cette société, LUNDI le 4 mars prochain, à 2 heures P.M.en la chapelle St.Louis.Les membres de la société sont particulièrement requis d\u2019assister à celte assemblée, vû que l\u2019on considèrera s'il est à propos de procéder à l\u2019élection des officiers et membres du comité qui sont décédés, ou ont résigné depuis la dernière élection.Par ordre, LUCE G.DRAPEAU, Québec, 18 février 1833.secrétaire.AUX CONSTRUCTEURS, CHARPENTIERS, &c.LE personnes qui désireront contracter pour la bâtisse de deux maisons de campagne sur le chemin Saint-Louis, pourront voir les plans \u2018et spécifications au bureau de M.FREDERICK HACKER, architecte et arpenteur, n © 7, rue Saint-Joseph.\u2014 Québec, 21 février 1833.AVIS, \"ous ceux qui ont des réclamations contre la succession de feue Dame Margaret Doe, veuve de feu J.Wm.Maxham, sont priés de transmettre leurs comptes au ussigné au platôt-et ceux qui doivent sont requis de payer sans ae P 1 LOUIS PANET, 14 février 1833, Notaire.VIS.\u2014Toutes persoñnes endettées envers la succession de feu James Ross, écr., sont requises de payer le montant de leurs doutes respectives aux soussignés, et tous ceux ayant des réclamations contre la dite succession enver- üment attestés à E.B.LINDSAY, N.P.ront leur comptes dim Ma BELL, J.STEWART, Exécuteurs testamentaires.DES DAMES DE 13 février 1833 VIS PUBLIC est donné par le présent, qu\u2019aucune A personne est autorisée à contracter des dettes, recevoir de l\u2019argent, à donner des quittances, ou à transiger aucune autre affaire dans laquelle M.John Phillips, bâtisseur, est en aucune manière intéressé, à l'exception du soussigné ou M.CHARLES SMI'TH, junior, ou par leur ordre et consentement en écrit.THOMAS PHILLIPS, Québec, 2 février 1833.Conseil à Joun PuitLiPs.VENDRE, plusieurs Emplacemens en dehors de la porte St.Louis.S\u2019adresser à M, HUNTER, au bureau de I'honble.Matthew Bell rue St.Pierre.\u20141 fév.1835.LOUER du ler mai prochain, le haut de la pip maison n © 7, rue de la Montague.S\u2019adresser à Cuas.BOUCHARD.Québec, 23 février 1833.VENTE PAR ENCAN.Avis.=Seront vendus sur Tes lieux LUNDI le 4 de mars prochain, à UNE heure de l'après-midi :\u2014 { N emplacement avec deux maisons dessus WU construites et un bangard, etc.situés au faubourg St.Louis, faisant le coin sud des rues d'Artillerie et d\u2019Ar- tigny.appartenant à M.ChnanLes CôrE', maître maçon.Les conditions de vente seront énoncées lors de la vette.n pourra néanmoins les connaître avant en s'adressant à M.COTE*, ou au notaire soussigné, en sun étude faubourg St.Jean, rue Aiguillon sn DM.TÉBSIER, Québec, 23 février 1833.BANQUE DE QUEBEC, AVS Va dividende semi-annuelle de trojs par cent, sur le montant des fouds a été décerné aujourd\u2019hui, o sera payable à la Banque, le ou après LUNDI, le 4 de mars \"Pa ordre des directeurs, NOAH FREER .Québec.31 janvier 1833, » Calssler VIS.\u2014Tous ceux qui ont des reclamations contre la succession de feu l\u2019honorable J.BrE.JUCHEREAU Ducuæsnay, écuyer, vivant membre du conseil législatif de cette province et seigneur de St.Roch des Aplnets, sont priés de les faire parvenir au plutôt au soussigné, et ceux qui doivent à la dite succession sont priés de lui payer sans délai le moutant de leurs dettes respectives, à l'exception néanmoins des censitaires et aue tres débiteurs dans l'étendue de la seigneurie de St.Roch des Aulnets qui doivent payer à AMARLE MORIN, écuyer, notaire public, dument autorisé cet effet.LOUIS PANET, Québec, 5 février 18353.notaire.IZ FORMATION désirée rapport à une femme L s\u2019est égarée le 16 Octobre 1831.\u2014Cette femme étant aliénée on peut supposer qu\u2019elle s'est noyée, Elle était vêtu d\u2019une jupe de droguet bleu et noir et d\u2019un mantelet de deuil, âgée de 40 ans, d\u2019une taille commune, et il lui manquait deux dents de devant dans le baut de la bouche.On prie iastamment ceux qui en auront quelque connaissance ou bien trouvé le corps d'en donner information à GABRIEL RICHARD, Cap Santé.Sessions générales des quartiers de ia paix, Mardi, 30 octobre 1832.BATELIERS.Pour prévenir les diverses impositions pratiquées par les bateliers dans ce district :\u2014 L EST ORDONNE\u2019, 1° Que dorénavant aucune personne ou personnes suivra l\u2019occupation d\u2019un batelier dans le district de Québec sans avoir préalablement fait inscrire 801 où leurs noms au greffe dans le mois d'avril de chaque année, et ayant obtenu du greffier de la paix une permission à cet effet, 29 Que le dit greffier de Ja paix doit garder un livre où il inscrira le nom de chaque batelier ainsi que le lieu de son domicile, afin que chaque personne (ui se trouve injurié peut se faire rendre justice plus aisément.3© Et que depuis et après le premier jour de mai prochain, aucune personne ou personnes qui traversera Ou passera dans le jour ou dans la nuit aucune personne ou eife:s d\u2019aucune description quelconque, sur aucunes des rivières de ce distriet, sans avoir eu la permission requise à cet effet, furfaira et payera pour chaque telle offense la somme de vingt schelings, Cercifié, PERRAULT & SCOTT, greffiers de la paix.E Soussigné offre à vendre, : 1 400 quintaux morue verte, première qualité de Gaspé, 100 quarts anguilles, 50 tierces saumon, A bas prix pour l'argent comptant.Québec, 18 Févr.1833.AUX MARINS.VIS est donné par ceci, que le maître, député-maître, et gardien de la Maison de la Frinité de Québec recevront des propositions, le ou avant le 28 février prochain, pour la navigation des vaisseaux sous-mention- nés, durant la prochain navigation.Ha Le Yatch de pilot, employé à visiter les ee phares et autres établissemens sous la surintendance de la Maison de lu Trinité et en plaçant et ôtant les différentes bouées.Le Brilliant, phare flottant, amarré vis-à-vis la pointe de St.Roch dans la traverse, Ou peut s\u2019informer des conditions en s\u2019adressant a la Maison de la \u2018Trinité.Attesté, E.B LINDSAY, R.Maison de la Trinité, Québec, Janvier 1833.Québec, } 88.J.B.EDIE, Maison de la Trinité, Québec, 15 janvier 1833, VENDRE, le bâteau-à-vis peur neuf © The Lady Aylmer,\u201d de la force de vingt che- ct E vaux, bati des meilleurs matériaux ; il est dans une condition parfaite ; sa machine fut construite par MM.Bennett et Henderson, et est tout-a-fuit égal à la Force de 25 chevaux.On peut voir le bâteau-à-vapeur à son quartier d'hiver, prèsde St.Ours, dans la rivière Richelieu, (Chambly).11 sera livré immédiatement, ou bien à l\u2019ouverture de la navigation, au gré de l\u2019acheteur.On peut s\u2019informer de tous les partis cularités en s\u2019adressant à Wu.PHILLIPS, ou Frs, BELL, curateurs.Québec, janvier 1833., A LOUER, possession le ler mai prochain, la cp maison et ferme de Marchmont, agréablement \u201c5% et commodément situées à-peu-près un mille et demi de Québec, sur le chemin St.Louis.La maison, les bureaux et le jardin, ont été dernièrement considérablement améliorés, Pour dus particulrrités, s\u2019adresser sur les lieux.Québec, 16 février 1832.a VENDRE le 4 de mars prochain \u2014Un emplacement situé au fauhourg St.Jean, rue St.Joachim, contenant trente-six pieds de front sur cent soixante pieds de profondeur, sur lequel sont contruite deux maisons avec une écurie Cet emplacement ne paye aucune rente ; pour plus amples informations s'adresser à P.GINGIRAS, junior, marchand, rue St.Jean, faubourg St.Jean.Québec.16 février 1833.A LOUER, les propriétés sous-mentionnées ap- a partenantes à la succession de feu James 283 Ross ecr, La maison N°, 38, St.Anne, convenable à une famille rese pectable.- La maison connue comme ¥ Exchange Coffee House, située surle marché de la Basse- Ville.La maison et magasins dans la rue St.Pierre, vis-à vis de Ia Banque de Québec.S'adresserà M.William Ross ou à E.B.Lindsay, écr., N, P, Mw.BELL, J.STEWART, 13 féviler 1833.Exécuteurs testamentaires.£ A LOUER, et possession le ler mai prochain, la maison N ©, 2, rue St.Joseph, Haute-Ville, occupée ci-devant par teu Thomas Lee, écr.=\u2014S\u2019adresser À Rooer LELIEVRE, écr., N.P.ou à 15 février 1833.Tus.C.LEE.; LOUER et possion donnée au premier mai 18825 prochain\u2014 La maison n° 8, rue Ste.Famille, ci-devant occupée par monseigneur le coadjuteur de Québec, AUSSI, la maison rue St, Louis, n° 1, occupée par Wm.Power, écuyer, avocat.S'adresser au soussigné n © 11, rue St.Joseph.C.D.PLANTE\u2019, N.P.Québec, 9 février 1833.a A LOUER la maison maintenant occupée par EE) W.F.Scott, rue Ste.Anne ; possession le 1er de mai prochain.A LOUER la maison maintenant occupée par Wm.7 Petry, rue de Fabrique ; possession le 1er mai prochain.A LOUER la maison maintenant occupée par M.gpg, Ttobb, rue de Fabrique ; possession le ter de mai prochain 313 S'adresset à J.ANDERSON.4 février 1833.A LOUER, du ler mai prochain, Deux Maisons a sur le Cap appartenant ci-devant à feu P.E.225% Desbarats, écr., et maintenant occupés par Mile Saluber- ry et M.Dubord, marchand.: S\u2019adresser à ce bureau ou à M.Wm, Cowan.Rue la Montagne, N°.14.Québec, 28 janvier 1833.A LOUER et possession prise le ler mai pro- army chain, le magasin et maison n ©.20, rue St.Jean, Pour les particularités, s\u2019adresser aux possesseurs actuéls L.KIDD & cie, 22 janvier 1833.VENDRE par lot convenable pour des familles, ou à LOUER si ce n\u2019est point vendu-\u2014Les pro- priétées ci-devant appartenant au docteur Pierre De Salles La- terrières, écuyer, sur la Côte à Coton ; payable le tiers comp:ant et le reste constitué sur le fond avec intérêt.S\u2019adresser à lawacE Gaoxox, procureur de M.Jean-Baptiste Fortin, propriétaire actuel.\u201416 février 1857.VENDRE à bonne composition, une terre de neuf arpens de front située au Cap Sauté, à neuf arpens du moulin, concession Ste, Angélique.Cette terre ne paye qu\u2019un sol de rente ; il y a des établissemens au près, et elle est bien boisée, surtout pour faire des madriers, et du sucre.S'adresser au Capitaine FLUET, Ancienne-Lorette.31 janvier 1833.VENDRE.\u2014Cinq lots de terre d\u2019une excellente qualité, agrénblemer.t situés sur la rivière Bécan- cour, township d'Aston, étant les lots n © 6, 7, 9, 10 ey 12 dans le premier reng, contenant à peu près 1,272 arpens \u2014On peus s'informer des conditions et autres particularités en s'adressant à M.SIMPSON, au bureau de la Banque du Montréal, Québec, 2 décembre 1938.qu or eo "]
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