The Quebec gazette = La gazette de Québec, 25 juillet 1833, jeudi 25 juillet 1833
[" Ve Quebec, Ta Ga JEUDI, 25 JUILLET 1833.Tome 70.] m, rés a he No 4517.] oir di VARIETES.© es.OTE-TOI DE LA QUE JE M\u2019Y METTE.\u2014Proverbe historique.Que ne sait point vurdir une langue trattresse, Par sa pernicieuse adresse ! > Des malheurs qui sont sortis - De la buîte de Pandore.Celui qu'à meilleur droit tout l'univers abhorre, C'est le tourbe à mon avis.LAFONTAINE.E, Vraiment, quand on considére cette révolution de ce juillet, ce qu\u2019elle a fait et qu\u2019elle a manqué de faire, ce ed qu\u2019elle a promis pendant qu\u2019elle existait en germe dans la \u2018ameuse coalition de 1827, toutes les promesses auxquel- te les elle a fait banqueroute ; quand on voit que les auteurs de ce grand mouvement politique démentent toutes leurs es- paroles dans les actes, et uous ont mis dans une situation ns cent fois pire quecelle où nous nous trouvions ; quand on on reconnaît qu\u2019au lieu de laliberté ils nous ont donné l\u2019arbi- est = traire, au lieu de l\u2019économie la dilapidation, au lieu de tre \u201cordre le chaos, on est amoné à tirer cette conclusion 5.qua la glorieuse révolution n'a été qu\u2019une question de Se personnes, qu\u2019elle n\u2019est pour la France qu'nue épogne de ° dommage, de servitude et d'humiliation, et que tout s\u2019est as, réduit à réaliser le proverbe bien trivial, mais bien ex- e., pressif daus son application à cet évéuement: dte-toi de là que je m'y mette._\u2026 = Ote-toi de là que je m\u2019y mette! Cela veut dire: j'ai + ,envie de cette place; elle me paraît douce et commode, lucrative surtout; elle procure honneur, considération et \u201cprofit.Je fais assez peu de cas des denx premiers articles du revenu, mais Je tiens fort au troisieme.Ainsi tu voudras bien déguerpir et si tu ne l\u2019exécutes pas de bonne grâce, je crierai tant et si fort, je dirai et j'imprimerai tant de mensonges, je te reudrai si odieux et si ridi- * M rule, je te susciterai tant de mauvaises chicanes qu\u2019il faudra que tu finisses par me céder le terrain.Et si tu ne veux pas me le céder, je trouverai bien quelque moyen de te pousser à bout et de te faire sortir de ton < caractère; alors j\u2019appellerai à mon secours des gens à qui / J'aurai promis monts et merveilles, sauf à me moquer d\u2019eux après, nous te rejeterons dehors et je te déclarerai déchu.Arrive après ce qui pourra; l\u2019essentiel est que [es- pa- tu t'ôtes ou que je t'ôte de là et que je my mette, N'est-ce pas cela?Depuis le sommet de l\u2019échelle i politique et administrative, jusqu'au bas, n\u2019est-ce pas ainsi que Pon pourrait traduire les secrets sentimens de Ja plupart des hommes, qui pendant quinze aus ont fait à [\u2014 Ia royvauté légitime une guerre acharnée, et se sont substitués par la fraude, puis par la violence, au pouvoir à ™ la place duquel ils se sont établis?De deux choses \u2019 sd'une: où ils comptaient réaliser les théories par lesquelles ils combattaient le système de la restauration, et en 7 reculant devant les obstacles et les impossibilités, ils p prouvent leur ignorance des vœux, des besoins et de l\u2019é- o tat du pays; où Lien ils n\u2019ont fait que jouer la comédie le et dans ce cas ils n\u2019ont été que des mystificateurs et nous des dupes.ue Mystification, c\u2019est le mot.Il s'applique à tonte cette eo \u201d histoire depuis son origine jusqu'au moment présent.[ Nous avons connu des mystificateurs de société, les és Thidmet, les Masset, les Boyer, bateleurs, ventriloques et farceurs qui faissaient ce métier pour un bon diner et de un peu d'argent.Ils ont passé de mode, sans doute «e- en puis que les gros bonnets du libéralisme s\u2019en sont mélés, ba temps de leur vogue, on choisissait une victime ; le ce 4 mystificateur prenait un rôle: chacun de ses compères _ , \u201cavait le sien.Alors commençait une méchante co- n- j médie jouée avec un sérieux imperturbable et capable is | d\u2019en imposer à l\u2019esprit le moins crédule.Tout finissait se par la confusion et le dépit du mystifié et des gorge- ui chaudes pour les mystificateurs.La seule différence, de c\u2019est qu\u2019ici le mystifié c\u2019est la nation française.Elle n\u2019a et jamais pu sou\u201drir la plus légère insulte de la part de l\u2019é- le tranger, et elle reçoit des camoutlets de gens qui devraient or un peu plus la respecter.Une autre différence, c'est = © quau lieu de quelques assiettes brisées ou d\u2019un habit le gâté, ce sont des millions, c\u2019est la tranquillité, le bon- J heur et méme l\u2019honneur du pays qui fournissent les en- - jeux de cette pitoyable parodie.Cela peut être plaisant e pour ces messieurs; mais, en vérité la France méritait- t.elle d\u2019être traitée comme Danières dans la comédie du à Sourd ou l\u2019 Auberge pleine ?no C\u2019est ici le lieu de répondre à une objection sérieuse qui s\u2019élève souvent tant au-dehors qu\u2019au-dedans.J'ai eutendu dire à de graves personnages: Comment est-il ts possible qu\u2019un pays où il y a des lumières, du courage, ; de l'honneur, de l\u2019orgueil même, se laisse jouer et Laf- a | fouer de la sorte?Comment se fait-il qu\u2019il souffre son st oppression et sa ruine; qu\u2019on sc moque aussi ouverte- st ment de lui, et qu\u2019un gouvernement qui ne s\u2019appuie sur u aucun principe fixe reste dehout quand il dépasse en ar- \u201c bitraire et en mauvaise administration tout ce qu\u2019à raison on à tort on a reproché au pouvoir légitime! Par une e conséquence bien naturelle, ceux qui font cette question sont bien près de confondre la moralité de la nation elle- même avec celle des hommes qui la dirigent.Ils sem- - blent lui tenir ce langage: Dis-moi qui tu hantes et je te \u2019 dirai qui tu es.A Eh! mon Dieu, la nation est innocente de tout, et je : - conviens que s\u2019il se pouvait qu\u2019elle fut complice de ce 1 que nous voyons, elle mériterait son tort et pis encore, 5 comme ces créatures dégradées attachées qui les bat et > les outrage.Mais il n\u2019en est pas ainsi.La cause du a mal est dans cette fiction de représentation déposée au ; fond de la charte de 1814, ct que les auteurs de la révo- \u2018 lution de juillet ont en bien soin de conserver, en éloi- .gnant méme ce qui pouvait corriger la trop grande influence de leur faction.Avec les puissaus moyeuns fournis par la centralisation, quoi de plus facile que de discipliner cinquante mille électenrs, dont quatre à cinq mille éligibles, dans lesqnels, en définitive, se renferme toute cette influence?Voilà tout le secret du parti; aussi « voyez quel effroi le saisit jorsqu\u2019on lui parle de faire participer la vraie nation au droit électoral! Nous serions perdus, s\u2019écrient ses organes ! Et c'est pour cela qu'ils ne lui laissent pas même nommer un garde-champêtre.Un garde-champêtre! Diable! C'est un fonctionnaire trop important.Les carlistes et les jésuites pourraient se fourrer là.La pauvre nation n\u2019a donc aucune issue pour l'expression de ses griefs et de ses douleurs.Comme elle veut l\u2019ordre, ello n\u2019ira pas chercher un remède dans les convulsions ; et, encore pour se révolter contre l\u2019arbitraire il faut un centre de rénnion, un point d'appui; or, les chartres octroyées et la législation de juillet ÿ ont pourvu.Tout a été tellement divisé, éparpillé, morcelé, qu\u2019il n°y a pas moyen que vingt-deux citoyens se réunissent pour quoi que ce suit sans que la police où l\u2019ordrelégal y interviennent.La pauvre nation souffre; elle sent son mal, elle voudrait bien en être débarrassée, mais comment faire, emmaillotée qu\u2019elle est dans les replis des ) liens qui compriment tous ses mouvemens ?ll est si vrai qu\u2019elle ne participe en rien à ce qui se fait en son nom et qu\u2019elle en est même fatiguée, que tout va de travers parce qu\u2019elle n\u2019est que résignée et que cela ne suffit pas pour un grand et salutaire mouvement.Elle patiente, elle attende ; elle est comme la femme de la Barbe-Bleuo en haut de la tour, disant: \u2018\u201c Ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?\u201d \u2018 i Quant au chef de l\u2019état, la question avec lui n\u2019a fait que changer de nom; elle est toujours la même, Son tour est venn de s\u2019entendre dire : Ote-toi de là que je m\u2019y mette.Je sais bien qu\u2019il répondra qu\u2019il n\u2019y a pas de sa faute; que ce mot là n\u2019a jamais été à son usage; qu\u2019on l'a mis malgré lui sur ce trône prétendu populaire; qu\u2019il s\u2019est sacrifié au bien public et à l\u2019ordre; qu\u2019il à subi la loi de la nécessité ; enfin il alléguera cette foule de rai- sous traduitew en fleurs de réthorique dans tous les dis- J cours officiels.Je conviens qu'il y a là un coin de vérité ; cependant, s'il n\u2019a pas dit À son cousin : Ote-toi de JA que je m\u2019y mette, il s'y est laissé mettre sans trop de difficulté ; et puis, dans la famille, le goût de la royauté u'est pas chose nouvelle; et si on ne l'attendait pas aussi prochainement, on comptait bien un peu sur le cha- itre des accidens.Ensuite on avait pour ses intimes et bons amis la plupart de ceux qui complottaient contre l'ordre élabli.Tant il y a qu'entre les regrets et le désir, Ja modestie et l'ambition, le devoir et les tentations du démon, si l\u2019on réglait un compte, je ne sais en vérité de quel côté peucherait la balance.Un homme peut le savoir, mais son chapeau seul possède cesecret.Au surplus, peu importe à notre affaire; l\u2019essentiel est de s\u2019assurer si ce changementa été utile à quelqu'un.Louis-Philippe s\u2018est mis ou s\u2019est laissé mettre à la place de Charles X.Croyez-vous pour cela la querelle finie ?Taut s\u2019en faut, et lui à son tour s'entend dire à chaque instant : Ote-toi de là que je m\u2019y mette.En voilà qui voudraient qu\u2019il donuät sa démission pour laisser asseoir sou fils aîné sur le trône, ce qui ferait pousser de suite la dynastie comme un champignon.D'antres ne demande- raïent pas mieux qu\u2019il se retirät des affaires en ne prétant que son nom qui servirait de couverture à un roi de fait que nous aurions daus M.Dupin ou M, Odilou-Barrot.H en est gui pensent à mettre à sa place un président de république; certains font des vœux pour une convention et trois consuls ; M.Juseph Bonaparte a aussi ses prétentions et ses adhérens, et, au fait, la révolution de juillet a été bien injuste envers les Bouapartes.Etait-ce la peine, je le demande, de se mettre à la place d\u2019un autre pour se trouver dans une position plus compliquée et plus difficile! Aussi qu\u2019est-il avrivé ?Après avoir chanté à la fenêtre la Marseilluise et la Parisienne, donné des poi- guées de maiu à qui a voulu, fait du Jemmapes et du Val- my, et prononcé furce discours tricolores en l'honneur des trois glorieuses jours, il a fallu chanter une autre chanson, remettre les mains derrière son dos, faire le coup de fusil daus la rue St.Denis, proclamer l\u2019état de siége, établir une Bastille, et ne plus se montrer que de loin à ce bon peuple que naguère ou voyait de si près.Etait-ce la peine, je le répète, que l'on dit à Charles X de s\u2019ôter de son trône pour qu\u2019un autre s\u2019y mit ?A l\u2019égard des ministres et du système représentatif, c\u2019est bien pis encore.On croit rêver quand on compare les ductrines émises à la tribune pendant les quinze ans de restauration, avec les discours et les actes livrés au public depuis la révolution de Juillet, Il n\u2019en est pas un qui ne soit un démeuti formel donné à l'opposition de quinze ans.Ce scraitune trop longue palinodie que la revue qui serait faite de tant de contradictions.Pour ne parler que du régime départemental et municipal, élaboré en dernier lien par la chambre qui avait combattu et coulé bas le projet Martignac, il suffira de rappeler quelques circonstances qui jurent si fort avec ce que nous venons d\u2019entendre, qu\u2019il faut être bien certain que ce sont les mêmes hommies pour croire que ce qui était noir sous la restauration a pu devenir blanc comme neige par la vertu de la glorieuse révolution.Ou sait comment M.Sébastiani traita le projet du ministère de concession.Rapporteur de la loi départementale, il la démolit en grande partie pour lui substituer un système plus large et plus étoffé.Il prétendait accroître le nombre des électeurs et ramener l\u2019élection dans les cantons comme plus populaire.Il parlait d\u2019or en ce temps, M.Sébastiani; mais cet or est devenu du chrysocale, ; Et M.Dupin aîné, done! 31 voyait dans le projet ministériel une combinaison oligarchique; il voulait qu\u2019on abaudonnât aux conseils municipaux la nomination et la révocation des instituteurs, des conservateurs de Liblio- thèques, des professeurs de cours publics, etc.Enfin je 1e saurais dire tout ce que voulait M.Dupin qui depuis.mais alors il était vertueux.Le très-Constitutionnel M, Etienne disait: \u201c On nons annonce la liberté, et la loi n\u2019organise que le privilége \u201d; M.Etienne demandait la majorité du pays ; il se plaignait de ce qu\u2019on voulait faire de l\u2019aristocraitie par les lois.Et M, Etienne est maintenant aristocrate comme le père de Cendrillon, et il se moque de la liberté et de la majorité du pays.Quant au bon M.Viennet qui ne pensait pas alors À la clef d\u2019or, on n\u2019a pas oublié ses doléances sur les 90 mille électeurs ayant un privilége politique au-dessus de onze millions de contribuables, et le billet à In Châtre qu\u2019il dounait à la monarchie en disant : \u201c Il est une vérité rassurante: c\u2019est que le trône et la famille qui l\u2019oceupe sont depuis long-temps en dehors des questions qui nous divisent.Je ne vois qu\u2019un peuple soumis et paisible, une armée fidèle, une administration facile, une police hien- Jaisante; les trente millions de Français :mis par la charte en dehors du droit politique acceptent leur exclusion sans se plaindre.\u201d Je soupçonne M.Viennet de s\u2019être un peu moqué du trône et de la famille tant en prose qu\u2019en vers, Mais ce qui préoccupait le plus la majorité qui, depuis, à formé les 221, c\u2019est l\u2019élection cantonnale que voulaient absolument, outre les orateurs ci-dessus nommés, MM.Méchin, Dumeylet, Rambuteau, Charles Dupin, Cunin- Gridaine, Petou, Thil, Périer, Duvergier de Hanranne et autres.Ils avaient juré une gnerre à mort à l\u2019arrondissement, si Lien qu\u2019ils renversèrent le ministère Marti- gnac en adoptant les cantons qu\u2019ils abandonnent anjour- d'hui pour revenir à l\u2019arrondissement où leurs amis ont les places.Cela peut s'appeler être conséquent, fidèle et constant dans le système formulé par ces mots: Ote- toi de là que je m\u2019y mette.Quand on s\u2019y est mis il est tout naturelle qu\u2019on veuille y rester.C\u2019est ainsi que pensait Jean de Paris.Qui n\u2019eût dit que nous allions être gonvernés par des Anges ou tout au moins par de petits saints ! que nous allions avoir un gouvernement au meilleur marché possible, des charges légères à porter, des miuistres vertueux eomme Caton et simples comme Cincinnatus! C'était en 1928, il nous en souvient; le moment paraissait décisif.Une administration habile et dévouée venait d\u2019être culbntée ; il s'agissait d'en renverser une autre qui s\u2019annonçait avec les syptêmes de la faiblesse ! Il n\u2019y eut qu\u2019à soufller dessus les mots économie et liberté municipale, comme après le 8 août celui d'ordre légal sur le ministère des ordonnances.\u2018* Il ne faut pas se dissimuler, s\u2019écriait M.Sébastiani, des dépenses excentriques ont absorbé des fonds considérables.\u201d\u201d Il s\u2019étonnait qu\u2019on ne pût augmenter les cadres de l\u2019armée sans des dépenses nouvelles.M.Ch.Dupin saisi d'un enthousiasme qui n'avait rien de statistique, disait : \u201c J'aimerai cent fois mieux que les drapeaux de la Russie flottassent au sommet des tours de Vienne que de voir succomber par de viles intrigues, au sein de Paris, la moindre des libertés françaises.\u201c Le ministère demandait un emprunt de 80 millions; M.Ch.Dupin se montrait chiche, et n\u2019en voulait donner que 30.M.Dupin l\u2019aîné s'élevait contre l\u2019illégalité et la cherté du Conseil-d\u2019état.Si on l\u2019ent écouté, on aurait supprimé ce rouage inutile et dispendieux.M.Delaborde soutenait que l\u2019on pouvait, sans nuire à la marche de l\u2019administration, économiser 50 millions sur les emplois civils et militaires.M.Etienne reclamait de grandes suppressions.\u201c La chambre, disait-il, veut honorer le mérite réel et les succès légitimes ; clle ne vote pas en public de nobles dépenses pour couronner en secret des gloires anonymes,\u201d À l'égard de l'Opéra, il trouvait \u201c par trop cruel d'imposer les frais de la pompe et du luxe des ballets aux habitans de nos villages.\u201d Jamais Etienne n\u2019a si bien parlé depuis.\u201c Soulager les peuples du fardeau drs dépenses publiques, et les délivrer de l'arbitraire ; remettre en honneur le pa.friotisme local; diminuer la centralisation qui fait de la capitale un foyer d\u2019intrigues et d\u2019ambition tracassières, tel était le but principal auquel devait tendre désormais le gouvernement.\u201d essieurs, poursuivait l'honorable orateur ; il faut guérir la nation de cette manie de places et d'emplois salariés qui on est la véritable plaie ; source permanente de corruption qui fait fermeuter l'envie, la délation et toutes les passions viles, et qui ruines le trésord\u2019un peuple eu même temps qu\u2019elle pervertit sa morale ; car nous sommes arrivés dans ce genre à un tel abus, que quiconque n\u2019est apte à ancune carrière par son mérite personuel, regarde comme un refuge les emplois publics, et qu'aiusi toutes les médiocrités sont doublement à charge aux coutribua- bles qui les paient et les supportent.\u201d Quand il plaira à M.Etienne de preudre son franc parler avec les pouvoirs nonveaux, il n\u2019aura qu'd secouer la poussière de sou discours ; il en trouvera une application encore plus juste.Cetto opinion, du reste, n\u2019était pas inolée ; elle avait des échos sur tous les baucs de la coalition.Ce n\u2019était qu'un cri pour la réforme des abus et la réduction du budget de 960 millions.MM.Cunin-Gridaine, Thouve- nel, de Tracy, Mercier, Pelet de la Lozère, J).Lefebvre et bien d\u2019autres étaient admirables daus leurs plars d'ordre et d'économie, Mais, hélas! le veut de In prospérité a emporté toutes ces Lelles paroles qui signifiaient, comme nous le voyons par des budgets de 1500 millious, que le refrain: Ote-toi de là que je n'y niette, Et M.Dnp'u l'aîné, avec ses souliers ferrés! On eût dit an petit Diogène à qui Une écuelle de bois devait su£- fire.M.Dupin ne croyait pas que la réduction du traitement des maréchaux de France pût eu rien toucher à leur gloire.M.Dupin pensait qu\u2019il n\u2019y r vait pas de sen- timens générenx dans le cumul et dans les traitemens prodigieux, M, Dupin vonlait que le ministre des finances poursuivit un garde-des-seaux qui\u201cavait fait réparer la salle à manger de l'hôtel de la justice; M.Dupin, qui a fait élever de 6 à 10,000 fr.par _muis ses honoraires comme président de la chambre, qui touche ane grosse somme à la courde cassation, qui est sur le tableau du conseil d\u2019état, qui est rétribué en outre sur le budget d'un vrai service publie, dont il est le conseiller privé, est devenu, avec son frère, un des plus gros cawulateurs du nouveau régime.Et M.Dupin fait bombauce avec ses amis de centres aux frais des contribuables ; et pendant le carnaval i} fait danser ensemble la justice et le système représentatif déguisés, donnant ainsi un démenti à lu fausse Agnès et au stoïcisme de commande de l\u2019orateur de l\u2019ancienue opposition.Quel tapage pour cette salle à manger! M.Lopelletier d\u2019Aulney, rapporteur, concluait contre cette énorme prodigalité.\u201c La simplicité est de bon goût,\u201d disait M.Etienne.M.Dupin présentait un amendement qui char- geuit le ministre des finances d\u2019exercer devaut les tribunaux une action en indemnité contre l\u2019ancien ministre, Dépenser quelques mille francs en réparations, sans le concours des chiunbres et même sans ordonnance royale, quelle liorreur ! Parlez moi de bons crédits ordinaires et | extraordinaires, supplémentaires et complémentaires lé- | gislativement accordés ! A la bonne heure.Ceux-là du moins sont réguliers dès qu'ils ont été insérés au bulletin des lois On prête aussi au commerce trente millions à ne jamais rendre ; on enfle la liste civile de 9 millions en six mois; on rembourse les prêteurs d\u2019Huïti avant terme ; on donne des gratifications à tous les vainqueurs; on récompense tous les dévouemens de juillet ; on achète des fusils anglais; on prête aux belges, on prête aux grecs, on remplit d\u2019or les poches d\u2019un traître, on dépense les millions et les milliards à profusion.Qu\u2019out i dire les contribuables ?Tout n\u2019est-il pas bien en règle, même la dette flottante et le déficit 7?Voilà ce qui s'appelle faire grandement les choses : mais commettre une irrégularité, et pour une malheureuse salle à manger encore, quelle pitié ! De pauvres hères étaient exposés aux rerards du pn- blic sur la Place du Palais-de-Justice.Quand on en fut ila lecture des sentences, il se trouva que Pun d\u2019eux avait dérobé un sac de clous; son camarade était condamné pour s'être approprié au préjudice d'autrui une somme de 20,000 fr.Relevant la téte avec orgueil, il dit i son voisin : Tmbécille! sont-ce la des clous! Ln moralité de ceci se trouve, comme je l'ai indiqué en tête de ce chapitre, dans la fable de l\u2019aigle, la laie et la chatte.L\u2019aigle, c\u2019est la loyauté au sommet de l\u2019arbre; la laie, c'est la nation ou le peuple qui est au pied ; la chatte, c\u2019est le juste-milieu avec sa mine hypocrite et faisant patte de velours.Elle travaille si bien avec ses rapports et ses paroles mielleuses, qu\u2019elle ryet en défiance l\u2019un de l\u2019autre le logis d\u2019en haut et le logis d\u2019en bas, et finit par s'emparer de tous deux.Lea faim détruisit tout: il ne resta personne De la gent mari cassine et de la gent aiglonné, Qui n\u2019allät de vie à trépas: Grand confurt pour messieurs les chats, ¢ Gazette de France.} JOUNRNAUX AMERICAINS.New-York, 20 juillet 1833 \u2014MM.les Editeurs du Daily Advertiser out reçu par la Persévérance, parti de Lisbonne le Ier juin, une lettre du 30 mai.Le coléra, après avoir fait des ravages terribles dans la capitale, s\u2019est répandu dans les campagnes environnantes qu\u2019il n\u2019épargne pus plus que Ja ville.Sartorius était à Oporto le 21.Un grand nombre de citoyens et de militaires ont quitté Lisbonne pour se rendre à Oporto, Le capitaine rapporte que les personnes les mieux informées se prononçaient généralement et très librement en favenr de don Pedro, mais que les nouvelles publiées par le gonvernemenc représentaient toujours la cause de don Pedro comme désespérée, La flotte de don Miguel, composée de 12 à 15 Lütimens était à l\u2019ancre dans le Tage, ayant à peine la moitié de ses équipages ; et l\u2019on assure que le gouvernement est tellement dépourvu d'argent qu\u2019il lui sera difficile de les compléter, ce qui rendrait la flotte entièrement inutile.Lisbonne était dans un état déplorable, et le commerce absolument nul.Ces nouvelles s'accordent parfaitement avec celles que nots avions reçues jusqu'ici, à l\u2019exception cependant de la dernière qui représentait pour ainsi dire don Pedro aux portes de Lisbonne.Don Pedro paraît déterminé à ne sortir d\u2019Oporto qu'avec forces imposantes, et à laisser en même tems dans la place une garnison assez forte pour repousser toutes les attaques.Les renforts qui lui sont expédiés de la France et de l'Angleterre le mettront sans doute bientôt à même de remplir ces deux objets et d\u2019assurer le succès de son expédition._ UNIVERSITR' DE LA VILLE DE NEw-York\u2014La cérémonie de poser la première pierre de cette institution a eu lieu jeudi, à environ G heures du soir, en présence d\u2019une foule considérable de nos concitoyens.Une procession, composée des membres, des professeurs et des étudians de l\u2019Université, du président et des professeurs du Col- lége de Colombie, du clergé, du Maire, du Recorder et de la plupart des autorités de la ville, d\u2019étrangers et de citoyens, se forma au centre de la place de Washington, et se rendit en Lon ordre sur l'emplacement où va s\u2019élevor l\u2019Universi.é, faisant face au côté nord-est de la place.NOUVELLE-ECOSSE; &c.Halifax, 70 Juillet.LE QUATRE DE JUILLET \u2014Un certain nombre d\u2019américains, résidant à Halifax n célébré l\u2019anniversaire de l\u2019indépendance américaine en dinant ensemble à l\u2019hôtel Rockingham, Le couscil des Etats-Unis était présent; il fut porté un nombre de santés de circonstance, et In soirée so passa dans La gaieté.Il a été présenté uue adresse de félicitation au juge en chef dans sa dernière visite à Lunenbourg, et il y a été répondu dans le mème sens.tENTEs Foncikres.\u2014 Le procureur-général de Sa Majesté a fait insérer dans les deux derniers numéros du Royal Guzette un avertissement qui déclare que, comme plusieurs lots de terre daus le comté d'York coutonant depuis 85 à 495 acres chacun, et formant en tout six mille acres, ont été légalement confisqués, pour défaut de payement des rentes foncières payables à Sa Majesté, et que la propriété on est retournée à la couronne, qu\u2019il sera iutenté des poursuites de la couronue, si les parties ne prennent de nouvelles licences au bureau des terres de la couronne.St.John Courier, Cuirss.\u2014La Gazette contient une série de résolutions adoptées par les sessions pour mettre les gens à l'abri de la morsure des chiens enragés.Aucun individu domicilié ne pourra avoir, aprdsle 20 juillet, plus d\u2019un chien à sa suite, et tous chiens devront porter le nom de leurs maîtres stur leurs colliers.Les infractions à In loi seront punies par la mort du chien et une amende d'un louis, payable par le propriétaire.Car Bretos.\u2014Les listes commerciales publiées par le dernier numéro du Cape Breton Herald fournissent une preuve irrécusable de l'accroissement du commerce et des resseurces de cette île.Les arrivuges à Sydnov, Uriigeport et Arichat, de la Grande-Bretagne, des Etats- Unis, des colonies Voisiues, et des ports de mer, suivant lu principale, indiquent un commerce intérieur et exté- sieur bien étendu.Les vaisseaux d\u2019Arichat qui out été à la pêche au hareng à la Baie Saint George sont tous revenus chargés; les harengs sont préférables à ceux pêchés aux îles de lu Magdelaine\u2014durant les derniers quinze Jours il en a été mis en cargaison plus de deux mille quarts pour Québec.La pêche du maguereau sur ces côtes a presque manqué.BAS-CANADA.MoNTarAL, 22 juillet.Un correspondant de St.Ililuire neus écrit à la date du 18 que le blé souffre beaucoup daus cette partie du distriet d\u2019un petit ver blane qui est daus l\u2019épi et ronge le grain; la balle ou enveloppe du grain a néanmoins une mine superbe.Ce ver commence par rouger la partie supérieure do l'épi, et va ou descendant.Notre corres- poudant nous dit aussi que cette espèce de ver fait des ravages dans Ste.Marie, à Plattsburgh et à Chazy, et attaque également le blé semé le priutems et le blé semé l\u2019automne.Nous apprenons que le même mal se fait sentir à I'A- cadie, à St.Philippe, et autres endroits dans cette direction.Sur une poiguée de vingt épis prise au hazard, il ue s\u2019en est trouvé que six qui n\u2019éjaient pas endommagés.On voit par une annonce que le théâtre de cette ville va s\u2019ouvrir sous la direction de M.De Camp.L'ouverture qui devait avoir lieu ce soir a été remise, pour attendre l'arrivée de M.Kemble et de Mlle.Kemble sa fille qui sont allés à Niagara, Le public aura l\u2019occasion de voir ensemble des acteurs distingués et du plus grand talent; M.De Camp, benu-frère de M.Kemble, aura de nouveaux droits d encouragement du public.C'est lui que nous avons dû plusieurs fois de voir les principaux acteurs de l\u2019Axgleterre et des Etats-Unis; nous espérons qu\u2019il sera plus heureux cette année que les années précédentes où il a fait en Canada des pertes pécuniaircs considérables.\u2014 Minerve.Accident Déplorable \u2014 Samedi, 13 du courant, le nommé Louis Vijan enfant de 7 aus, fils de Louis Vijan, de la Pointe Olivier a péri d\u2019une manière cruelle.Ce jeune enfant tenait à fa main un grand couteau que son père venait d\u2019éguiser, lorsque, poussé par un jeune frère qui jouait avec lui, il tombe, et dans sa chute se traverse le cou avec le couteau qui lui a coupé l'artère et lui à causé une mort douloureuse au bout de six où sept heures \u2014 Echo du pays.QUEBEC: JEUDI, 25 JUILLET 1838.Il a été reçu aujourd\u2019hui à la Bourse des nouvelles de Londres du 4 juin, par le Symetry, capitaine Dall, parti de Londonderry le 8 juin.Ila été emporté dans la chambre des lords, sur motion du due de Wellington, une adresse au roi pour ne pas se méler des affaires de dom Miguel et dom Pedro.Les ministres ont voté contre.La majorité était de 14.La discussion sur l'émancipation des nègres continuait dans la chambre des communes.Il courait un bruit que Ja paix entre la Turquie etI' Egypte n\u2019était pas acceptée par le pacha &\u2019 Egypte, et qu'il avait douné ordre à sou armée de se diriger sur Constantinople.Fonds, 4 juin\u20143 pour cent cons.89.Prix des grains\u2014saus changement.On a reçu à la Quarantaine les journaux de Londres du 4 jnin, apportés par le Zamerlane, parti de Greenock le 8 juin.Les arrangemens que l\u2019on proposait à la Banque d\u2019An- gleterro paraissaient causer une satisfaction générale.Du Glasgow Herald, 3 juin.L'Armée \u2014Onu dit que te nouveau secrétaire de Ja guerre a res présenté aux commandans de réginens, l'initiliié d aucune mesure législative ultérieure, par rapport à la peine du fouet employé comme dernière ressource, et qu\u2019il recommendera au Roi l'ubolie tion de quelques règlemens par rapport à l'uniforng des officiers, dépense qui pèse fortement "]
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