The Quebec gazette = La gazette de Québec, 24 décembre 1836, samedi 24 décembre 1836
[" Petite pvirou 0 bon Saint- r, Le lus di I.NET, fer AT sur p à une Cueriè- ouver- rement M.le F la pra- publie, ta r la rae pa nffaie pour 5 EIR P8 scies chesne, arpents ent an- melleur y four- Pres qui villes Où Foy long.t- Pierre NN IS.2 octo- savoir, nt droit eur des exinées poy tis Écution, te clau- Kulonés te d\u2019un ».Knia- hndance prendre va Fait; rider la Puisson- repris ee LE.que procu muets, classes, hriunée qu\u2019on ou ex- sement, vance, surtout, \"Il cube n pécu- cu dont re, teur ms LR.ce mos DIX , Ou ables et lans ou es plans devront late, taire.nations its de cevoir eerp.Es al TIN bias de un dis.ste en cotail, +.Jor.rayons dertes, cJes de nv jais, uvs de , de la res qui ent de 8, cois surses, ANNES, Htletle, e mu- fosses, settes, res en &e., Qué- us les sst des a litté- ise par ices de 2 1Ce messe.ne y-bien ançois \u201cheist, nal.r Lho- éron.» &e.\u201cCr a- ra, ex- t tou- école, ques.uz qui pagne.I os oa\u2014 omer asette ; + Ue Queber.; No.5037.1 .LA GAZETTE DE QUEBEC Est publiée chaque jour, .@HRZ GAMUEL NE[LSON, IMPRENEUR ET LIBRAIRE, RUR DE LA MONTAGNE, Leudis, morcredis ot vendredis, en anglais, mardis, jeudis « .epmscdis, en français: [SN ABONNEMEBNTS Fous tes deux paniers 20s.nar an, et 9e.frais de poste.Lo papier Ganwçais Où anglais séparément, 204.p.8., ot Ge.frais de peste dvertisesmens :\u2014Ceux envoyes avant midi le jewr de la publication seront publiésselon l'ardre par écrit donné,ou bien dans tes deux langues jusqu\u2019à contre-ordre faute de direction par écrit, à taison de ©.6.pour 6 lignes et au dessous, la première insertion, et les suivantes 7\\d, chaque; pour IV lignes et an-dessus de 6, 3s.44., la pemièe insction,et chaquesuivante 10d.Dans les deux langues ie double destaux mentionnés.AGENS.J.Starke, Jones St.Denis M.Mignault Montréal, Cie.St.Charles, Dr.Duvert TvoisRiviéres, Goorge Stobbs Laprairie, M.J.Johnson pi nde { W.G.Blanchard Sf- John, 81.Demarez Car Santé, ©.W.Allsopp Lure ee Dern Ste.Anne, P.A.Dorion N.aries § M.Reny Lotbintére, MM, Filteau St.Thoxas, Dr.Tasch Rivière du Loup, M.Chalon Ste Ame: { R.Puize Nicolet, | M.Crewse Gde.Anc.La Haze, M.D.MeDanald Rivière-Oaelle, M.Jorre sakes C.Whitcher Kamouraska, Capt.Gauvreau Feu.Me hemon.Rimouski, P Gauvreau St.Michel St.Joan port § Col.Fraser d'Y ka f Henry Penton Joli, amaska, Île.Perte.Louis Bortrand Wm.Henry, J.Loughry me \u2014\u2014 VARIÉTÉS.A THEATRE DE 1A PORTE SAINT-MARTIN.La Duchesse de Lavaubalière, drame en cinq actes ; par M.de Rougemont.Dans toutes les persounifications, la plus ingénieuse et la plus vraie est sans contredit celle du bon et du mauvais Ange.Elle trouve toujours le chemin de l\u2019esprit ou du cœur, et c\u2019est la seule idée peut-être dont on puisse toujours user sans craînte de jamuis en abuser.Qu\u2019y a-t-il, en effet, de plus simple et de plus sublime, de plus doux et de plus imposant, de plus terrible et de plus consolant tout À la fois que ces deux grandes figures qui président à nos destinées, et qui nous montrent sans cesse dans le passé, dans le présent et dans l\u2019avenir l\u2019étroit sentier du Bim et la vaste carrière du Mal! C\u2019est le mauvais Ange qui jette au cœur des princes les idées d\u2019usurpatiou, aux âmes fougueuses les passions mauvaises, aux esprits ambitieux l\u2019apostasie et la bassesse; c\u2019est lui qui aiguise les dents des lotips-cerviers, qui transforme les principes de désordre en attentats odieux, qui affile la langue élus- tique des orateurs- subventionnés, et qui taille la plume de l\u2019école moderne.C'est le bon Aage, au contraire, qui conserve le dépôt des idées protectrices, qui ramène à l« longue les esprits égarés, qui persuade par la raison, qui fortifie par la vérité et qui nous fait confesser notre foi politique jusque sur les bancs de la cour d\u2019assises.C\u2019est Ini qui inspire les bonnes résolutions, qui corrige par le repentir, gni excite par les bons conseils, et qui réadit sur les esprits les plus avengles au point de faire dire souvent i nos adversaires ce que nous avons dit nous-mêmes.- Eu tout temps et en toutes choses, dans la vie privée, dans la vie politique, dans les arts, dans les sciences, dans la littérature, on reconnait le combat du bon et du mauvais priucipe, partout on retrouve leur influence, même au théâtre de la Purte-Saint-Martin, qui a aussi ves bons et ses mauvais génies, Ses mauvais génies sont tous ces talents douteux qui étudiant lbumanité à la façon des chirurgiens, n\u2019ont trouvé dans le cœur humain que du sang noir avec lequel ils ont écrit leurs ouvrages.C\u2019est ainsi qu'ils nous ont donné tour à tour Lucrèce Borgia, la Tour de Nesle, les Infants de Lara, et Don Juan de Marana, chefs d'œuvre magnifiques qui ont mis ce théâtre À deux pas de sa perte.Ses bons génies sont ceux qui plus sages et plus habiles, venleut que la scène soit nne école de mœurs, un foyer d'inspirations générenses, un enseignement moral et salutaire.A ceux-là, bien peu nombreux depuis I'explosion du romantisme, nous ne devrions guères depuis un an que la Berline de l'Emigré, si M.de Rougemont re venait de nous donner un drame ai riche d'intérêt et de bons sentiments, si pur de lan- gaze et d'intention, que je le regarde comme le signal d\u2019une heureuse réaction et presque comme l\u2019avant-coureur de la\u2019 restauration du théitre, restan- ration que les lois de septembre ne défendent pas d'espérer.Ne vous attendez done à rencontrer dans le récit rapide que je vais faire, ni bonnes lames de To- lède, ni meurtriers de profession, ni duellistes enragés, ni apologie du vice, ni glorification de l\u2019adultère, ni excuse pour toutes les dépravations ; l\u2019auteur s\u2019est contenté de mettre le bien anx prises avec le mal etil a voulu tout niaisement que le crime fit puni, ce qui ne l\u2019a pas empêché d\u2019user largement des libertés que donue le genre du drame, comme vous allez en juger.George Raymond est un bon fermier, riche d\u2019honueur et pauvre d\u2019argent, qui a pour tout tre- sor une jeune fille élevée dans la crainte de Dieu et dans la pratique de toutes les vertus.C'est tout son bien.Un regard de sa Louise bien aimée le repose de ses fatigues, un sourire de l\u2019innocente créature le console de ses chagrins, un mot de sn douce voix lui met, la joie au cœur.Le digne homme ne vit que pour sa fille, son amour paternel est à lui seul un bonheur, et sa tendre sollicitude qui ne se dément jamais, lui semble payée outre mesure par l'amour de sa fille.Lorsqu'il a eu le malheur d\u2019être blessé, c'est de sa Louise qu\u2019il a reçu les soins les plus vigilauts et les plus empressés, c\u2019est plutôt à elle qu\u2019il attribue sa prompte guérison qu'à la science de son chirurgien | Et cependant le jeune élève en médecine qui l\u2019a assisté daus ses souffrances, ne l\u2019a voulu quitter ni jour ni nuit, tant il y mettait de zèle et de dévouement ! Là Le bon Raymond, tout malade qu\u2019il avait été, n\u2019avait rien perdu pour cela de sa perspicacité, ausst lui était-il arrivé plusieurs fuis de demander si le jeune Adrien resterait sans cesse au chevet do son lit si la jolie Louise n\u2019y était toujours elle-même, Ce n\u2019é- tnit pas ingraticude de sa part, c\u2019était clairvoyance, el dès que la guérison fut bien complète, il s\u2019est expliqué avec le jeune homme et l'a questionné frac- chement, Adrien n\u2019a rien caché, il se croit orphelin, et tout ce qu\u2019il sait, c'est qu\u2019il est né aux colonies, qu'il a perdu sa mère pendant qu\u2019elle le ramenait en France, et que depuis il a été élevé dans un collége d\u2019où il est sorti pour faire ses études médicales, Il n'espère qu\u2019en son travail, mais il espère comme on le fait à vingt ans, il regarde l'avenir avec confiance et ne doute pas du succes.ZL Fosse reçnit seu serments ot ses adieux, c'est sur e sein de son père qu\u2019elle verse de premières larmes, et c'est la parole pateraëlle qui la fortifie par ses douces vonsolations.Pendant que la vertueuse famille espère et se résigne, le crime s\u2019agite au dehors et l'orage grande autour de I'humble chaumiére, Raymond n'a si bien pu dérober sa fille à vous les regards qu'elle n\u2019ait été apperçue par un riche seigneur propriétaire de Ia ferme dont le bail va expirer.vaubalière ost uv rové dans toute l'acception du terme, il est Lien de son époque, car il résume en lui seul tous les vices de la régence.Il est méaré- ant comme Dubois, dissipateur comme le régent et audacieux comme quelqu\u2019ua qui compte sur l\u2019impunité.Pour lui, le repos d\u2019une famille eat une bagatelle, l'honneur d'une femme une niuiserie, la pratique des devoirs un préjugé ridicule, et l\u2019amour du plaisir la seule loi raisonnable.Jugez des ravages que devait faire un homme qui ne croyait qu\u2019à la vertu de l'or et qui le semait à pleines mains! Il en fit beancoup et partout, daus le blason, dans la bourgeoisie, dans la roture! Le révent ne faisait ni plus, ni plus mal, et c'était chose difficile assurément que de pécher de pair avec Louis-Philippe d'Orléans, régent de France! Le duc de Lavau- balière avait cette gloire.A peine a-t-il vu In jeune fille, qu\u2019il jure de l\u2019aimer d\u2019abord, de la posséder après, et de l\u2019abandonner ensuite.Or tout cela arrive et n'arrive pas, voici comme : Pour pénétrer dans la bergerie je ne saurais dire que le loup se dévuise en berger, car il se fait intendant, il veut, sous le nom de Lambert, risquer in-
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