The Quebec gazette = La gazette de Québec, 1 juin 1837, jeudi 1 juin 1837
[" i \u2014 Ta No.5083.1 MANUSCRIT DE NAPOLEON.\u2014 M.de Larochefoucault vient de publier deux nouveaux volumes de ses mémoires.Nous trouvons dans cette livraison la pièce suivante qui est donnée par lui comme authentique et que 108 lecteurs trouveront ici avec plaisir.Papier oublié dans le secrétaire de Napoléon, à l'ile d\u2019Elbe, trouvé après son départ par le capitaine Campbell, et communiqué par.Le fondement de notre sûreté politique est tellement défectueux, chancelant, qu\u2019il menace ruine.La chiite sera terrible, et toutes les nations du continent y seront entraînées.Nulle force humaine n\u2019est capable d'arrêter le cours des choses; ainsi que la poire tombe quand elle est mûre, de même les états se réduisent en pourriture à la fin de leur automne.\u2026 Toute l'Europe civilisée se trouve dans la même position où jadis une partie de l'Italie s\u2019est trouvée sous les Césars ; l\u2019orage de la révolution, dont quelques parties s\u2019étendirent sur toute la surface de la France, couvrit Lientôt toute la partie du globe que nous habitons, d\u2019une nuit effroyable; et ce n'est qu\u2019après que la nature se sera épuisée des matières combustibles que le tonnerre cessera de grounder, et qu\u2019un jour plus serein paraîtra.Le monde ne peut être sauvé qu\u2019en faisant couler des fleuves de sang.ll n\u2019y a qu\u2019un violent et terrible ouragan qui puisse purger l\u2019air empesté qui enveloppe l\u2019Europe entière.Si nous nous abandonnons tranquillement à la marche des événements, alors nous aurons Je même sort que l\u2019empire romain a eu a essuyer, contre lequel les barbares du Nord auraient fait de vains efforts si les Romains n\u2019avaient pas été dégénérés.Moi seul, je pouvais sauver le monde et nul autre, Je lui aurais donné à vider le calice des douleurs en un seul trait, au lieu qu\u2019à présent il faudra le Loire goutte à goutte.Insensés!\u2026.ils se croient sauvés en m\u2019éloignant de la scène du monde : mais aucun de ceux qui connaissent l\u2019esprit qui gouverne les nations et les cabinets de l\u2019Europe, ne sera de cette opinion; il sera plutôt persuadé du contraire.Par- nii les nations qui figurent maintenant sur la scène du monde européen, il n\u2019y en a pas une qui connaisse l\u2019esprit de notre siècle ; sans cela elle chercherait à remettre sur l\u2019ancien pied ce qui devait périr ou être enseveli dans la nuit de l'oubli.Ne s\u2019accordant nullement aux lumières de notre temps et moins encore à notre position actuelle.Ce qui fermente en Espagne et à Rome causera bieutdt un incendie général sur toute la surface de PEurope.Je prévois que la nature, comme il arrive souvent dans de certaines maladies, cherchera un remède à ses propres maux, quoi qu\u2019en puissent dire les médecins.Alors la crise sera tervible.Je connais les hommes de mon siècle\u2026J\u2019aurais hâté le retour du bonheur sur la terre, si ceux à qui j'avais affaire n\u2019eussent pas été si scélérats\u2026 Ils m\u2019accusent de les avoir méprisés et de les avoir rendus esclaves! C\u2019est leur esprit rampant, la soif de l\u2019or etdes distinctions qui les mirent à mes pieds.Pouvais-je faire un pas sans 1's fouler?En vérité, je n\u2019avais pas besoin de leur tendre des pièges pour les attraper, il me suffisait de leur offrir la coupe des distinctions et des richesses mondaines.Alors, semblables à un essaim de mouches affamées, on les voyait s\u2019y précipiter avidement pour s\u2019en rassasier.Les esclaves avaient besoin d\u2019un maître et moi je \u2019avais-pas besoin d\u2019esclaves\u2026 Que penser de 40 mitHous d'habitants quien siguent=amège ] Poppression d\u2019un seul individu !.qu\u2019un seul individu les opprime!\u2026 It est impossible qu\u2019ils puissent vivre longtemps en paix, et quand même Dieu leur donnerait Je paradis, il faudrait qu\u2019ils l\u2019abandonnassent de nouvean, parce qu\u2019ils sont sortis de l\u2019état d\u2019innocence pour lequel il est fait\u2026 La cupidité, l\u2019envie, la vanité, la fausse gloire et un nombre infini de besoins et de passions indomptables les poursuivent comme des furies.À travers cette vie orageuse, ils parlaient sans cesse de vertus, de générosité et d'amour, tandis que, semblables à un chancre incurable, le vice, l\u2019intérêt, ambition, rongent les replis les plus ea- chés de leur cœur.lls connaissent et imitent fort bien l\u2019usage de notre temps: faire semblant de servir Dieu et d'aimer les hommes, et s\u2019abondonner en secret à toutes sortes d\u2019actions les plus honteuses ; sous le masque de l\u2019hypocrisie dont ils se couvrent continuellement, ils cachent soigneusement leur méchanceté et leurs crimes ; ils feignent au-dehors des vertus qu\u2019ils n'ont pas; ils se singent réciproquement par un langage doux et flattenr, et quoi- qu\u2019aucun d\u2019eux ne croie à l\u2019honneur da l\u2019autre, néanmoins, par lâcheté, ils jouent ensemble le rôle qu\u2019ils ont appris, manquant de courage pour se montrer tels qu\u2019ils sont\u2026 Les meilleurs d\u2019entre eux sont justement ceux qu\u2019on condamne, et d'autant plus qu\u2019ils ne savent pas feindre ; la fausse vertu des autres donue plus d'éclat à leurs crimes.Tel est mon siècle : tous les liens de l\u2019amitié et de la bienfaisance sont rompus et n\u2019existent plus que dans la forme.De toutes parts, l\u2019esprit ver- tuenx a disparu, et n\u2019a laissé que le linceul sur lequel ils se jonent, quoigue privés de bon sens, comme les grands enfants de leurs po pées.La loi n\u2019est qu\u2019un mot vague, auquel la force donne de la valeur ; quiconque ne peut s\u2019y soustraire, doit natu- réllement s\u2019y soumettre.La ruse et la force se partagent le butin du monde entier\u2026 Les antichambres se trompent réciproquement par une hypocrisie conventionnelle, publiquement par des protestations dangereuses et nuisibles, de sorte que la dupe doit encore honorer le dupeur\u2026 Si les tombeaux s\u2019ouvraient aux cris de la loi céleste, les hommes se fuiraient eux-mêmes avec une sorte d\u2019horreur, parce que l\u2019air corrompu de leur immoralité destructive les empesterait de son souffle.Ils ont bien soin de se couvrir d\u2019une enveloppe douce, unie, odoriférante, et d\u2019un aspect de complaisance, pour cacher la puanteur et la crasse de leur intérieur intellectuel; pour dérober à l'œil du vulgaire leurs mauvaises mœurs, il fallait adopter des manières plus gracieuses, ce qu\u2019on appelle dans la bonne société savoir vivre.Rien ne m\u2019a plus étonné que cette manie pour le mensonge qui les domine sans cesse, et à laquelle jo me vis moi-même dans la nécessité de faire des sacrifices, pour ne point être obligé de combattre contre eux à découvert.La vie de la classe supérieure n\u2019est qu\u2019un mensonge continnel: la classe intérieure n\u2019est guère meilleure: la différence est que la dernière agit avec moins de malice et que, par conséquent, elle est moins vicieuse que la première, parce que l\u2019homme éclairé et civilise est tourmenté, pendant la vie, de mille besoins qui sont inconnus à l\u2019homme pauvre et ignorant., Rousseau le leur a dit cent fois; mais hors d\u2019état de comprendre, ils trouvent bon de le tourner en ridicule et de Panathématiser, Il n\u2019y a de bonheur pour l\u2019homme que dans la simple nature ; renonçons à toutes ces manières frivoles, ces créatures théâtra- , les de notre temps ; soyons plus sincères, plus sérieux, moins courtisans, plus réfléchis et moins sines.Voilà le moyen le plue sûr de voir renaître | i@hôre nish Tes loos sentir» don ens étatrih Gazette parmi nous l\u2019âge d\u2019or\u2026 La civilisation et la culture des terres ont suscité un nombre infini de besoins et réveillé en nous toutes les passions endormies ; nous devenons méchants, et ce qui est encore pis, c'est que cette même culture nous enseigne à cacher nos vices sous l'empreinte de la vertu, puisque l\u2019esprit cultivé est toujours au service du cœur corrompu.Cette fausse monnaie de morale met le comble à notre méchanceté ; la vie privée de nos contemporains n\u2019est qu\u2019un bavardage continuel, privé de bon sens, une conversation décousue, la lecture d\u2019un rôle étu- chose qu\u2019un thème prescrit par un maître d\u2019école; ces raisons et tant d\u2019autres me forcèrent de les mépriser, au point que je ne pouvais ajouter foi à ce qu\u2019ils me disaient.Qu\u2019un seul de ceux qui m\u2019approchaient puisse ou ose se vanter de n\u2019avoir rien à se reprocher !\u2026 Alors je l\u2019en croirai sur sa parole.1ls exposaient en vente le peu de vertu qui leur restait, ve trouvant point d\u2019acheteurs pour leur mauvaise marchandise.Je me suis servi de tous les moyens dont un homme plein de force et de courage est susceptible pour les corriger ; mais je les ai trouvés sourds à ma voix, et, pour se servir de termes usités, aucun d\u2019eux ne peut échapper aux flammes éternelles, digne récompense de quicouque vend son Dieu, sa patrie et son honneur.J'ai arrêté le cours de la révolution qui, semblable à un déluge, menaçait d\u2019inonder toute l\u2019Europe: les trônes des rois chancelaient; les autels étaient renversés, et leurs prêtres fuyaient de toutes parts, méprisés et hués par la foule ; le fanatisme de la liberté s\u2019étaient emparé de tous les esprits; la flamme de la révolution rongeait lu vieux édifice de l\u2019Eurore, qui, sans moi, allait s\u2019écrouler immanquablement et ensevelir sous ses décombres les sceptres et les couronnes.J'ai conjuré le terrible esprit de nouveauté qui arcourait le monde comme un monstre destructeur, J'ai rendu à la croyance et au système de nus pères l\u2019inluence qu\u2019ils avaient perdue ; d\u2019une main, j'ai repoussé l\u2019ennemi au-dehors et contenu les autres au dedans.Quel autre que moi aurait pu le faire?La France n\u2019était-elle pas en guerre avec elle-même, et ses enfants aveugles ne s\u2019entrégorgeaient-ils pas ?Déchirée dans son sein par des passions aussi exaltées que dangereuses, tourmentée par un grand nombre de bourreaux, dépouillée par la cupidité des représentants du peuple, de ces hommes laches et sans foi, méprisés de l'étranger dont les armées triomphantes menaçaient les frontières, alors elle me regardait comme un ange tutélaire.\u2026 Ce sera à la postérité Ame juger, persuadé qu\u2019elle saura mienx apprécier mes grandes actions.Je me soucie fort peu de ce qu\u2019on peut dire, penser ou croire sur mon compte.Jamais état ne fut élevéà uu si haut point de grandeur que la France ne l\u2019a été sous mon rè- que, et c\u2019était mon ouvrage.On m\u2019accuse d'avoir fait ou laissé faire beaucoup de mal! qnand l\u2019orage plane sur la surface de la terre pour purifier l\u2019air et féconder les montagnes, les vallées et les plaines d\u2019une pluie abondante, doit- on se plaindre, si dans sa course, les toits et les tuiles mouvantes sont enlevés, ou qu'il abatte des fruits et des arbres ?Le soleil même, lorsque, sous le pôle arctique il répand sa lumière bienfaisante, tue ou brûle toutes les plantes situées sous la ligne.Mon cœur magnanime se refusait à toutes les joies communes ainsi qu\u2019à ln douleur ordinaire ; jamais je n\u2019ai partagé les sentiments qui animent la populace indolente et faible.Siles vertus d\u2019une ame faible me manquent, j'en nes\u201d cessible aux maux que font éprouver les misères humaines, inséparnbles de la vie des faibles mortels, il l\u2019était aux plaintes de la fausse mendicité, à l\u2019attrait de la volupté et au bigotisme de la fourberie trom- trompeuse ; avec J\u2019aimable popularité d\u2019un César ou d\u2019un Henri IV, je n\u2019aurais pas trouvé un Brutus, mais cent Ravaillacs, La fleur de la nation n\u2019avait-elle pas péri sur l\u2019échafaud, au milieu des acclamations d\u2019une populace efféminée et sanguinaire ?Dans le temps que le peuple n'est qu\u2019égaré, un regard doux, une main Lienfaisanie suffisent pour le ramener; mais lorsque le fanatisme, la frénésie et un esprit malfaisant le dominent, il faut un bras de fer pour le ramener et arrêter le torrent prêt à entraîner dans sa course la chaumière du paisible habitant, et ensevelir sous ses oudes furieuses l\u2019innocence qui fuit loin du sol qui l\u2019a vu naître, pour échapper aux griffes des tigres qui la poursuivent.Si les Francais avaient reconnu le droit des autres, alors on aurait aussi respecté les leurs ; mais comme je ne vis partout que l\u2019ambition et l\u2019intérêt dominer, prendre à tous, ne donner à personne, que tous voulaient commander, aucun ne voulait obéir, alors je résolus de mettre fin à cette dispute insensée, en leur prenant à tous ce qu\u2019ils désiraient si avidement, et qu\u2019ils ne pouvaient plus absolument posséder.Aussi les hommes qui demandaient à grands cris la liberté, bieu entendu pour eux seulement, devaient avant tout apprendre à la connaître et à l\u2019apprécier par une obéissance aveugle.Qui veut jouir, doit avant tout apprendre à se vaincre lui-même ; c\u2019est ainsi que, par une réciprocité volontaire, il revient à chacun ce qui lui est dû.Je leur imprimai si bien cette maxime, qu\u2019ils ne l\u2019oublicront pas de sitôt, j'espère De là viennent la baine et la calomnie dont ils m\u2019accablent ; de là vient la rage qu\u2019ils ont de me perséeuter ; et pourquoi ?parceque je n\u2019ai pu me résoudre à faire passer leurs torts pour des bienfaits, cherchait.Maintenant ils font semblant de proté- | ger le peuple et de défendre ses droits pour couvrir d\u2019un voile leur méchanceté et se donner un beau nom.Quoique je n\u2019aie pas fait un grand cas du | peuple, parce qu\u2019il est journalier, courtisan, cruel ; et capricieux comme les enfants (car il reste toujours dans l\u2019enfance et foule aux pieds ce qu'il idolâtrait hier); néanmoins, je lui voulus plus de bien que ceux qui, depuis le renversement du trône, l\u2019ont si indignement trahi ; si j'avais voulu fermer les yeux sur leurs actions vicieuses, ils m\u2019auraient volontiers pardonné mes fautes, lesquelles sont énormes à présent, vu qu\u2019elles doivent justifier leurs crimes.Semblables aux mercenaires, ils avaient uniquement travaillé pour en recevoir la récompense, et non par amour pour la patrie ; ils voulaient donc jouir dans une retraite sûre et paisible de fruits acquis par une vie active, et accompagnée de dangers imminents; je les avais conduits trop tôt à leur but ; aussi, ils m\u2019abandonnèrent, croyant pouvoir se passer de moi.La campagne de Russie, en 1812, était le tropique de mon bonheur ; si je me trouvais vainqueur, je me voyais le vainqueur du monde.Je sais très bien que je pouvais me sauver du naufrage et être un homme assez à mon aise; mais il est de mon caractère de hasarder le tout pour le tout; donc il m'importe très-peu d\u2019être blämé par ceux qui font consister leur bonheur dans la jouissance d\u2019une partie de ce qu\u2019ils avaient, n\u2019ayaut pu enlever '.le tout ; mais, Moi, je veux tout ou rien.demi-mesures et des demi-souhaits ne montrent que des demi-iommes, J'aime à jouer le gros lot et je JEUDI, ler JUIN, 1837.l\u2019aurais gagné, si une puissance plus qu\u2019humaine ne s'yfüt opposée.Un froid rigoureux de quelques nuits suffit pour donner à mon sort et à celui de l\u2019Europe une autre face ; alors mon mauvais génie m\u2019apparut, et m'annonça ma fig que j'ai trouvée a Leipzick.Je voyais l\u2019orage se former sur ma tête, i mais je le considérais sans crainte.Il est impossible \u2018 que l\u2019homme puisse toujours dompter les circonstances ; mais il ne doit pas non plus être gouverné par elles ; mes ennemis extérieufs ont eu un com- : bat légal soutenir contre moi ; ef depuis qu\u2019ils m'ont dié avec soin ; tout ce qu\u2019ils disent et font n\u2019est autre ; vaincu, je les estime plus que ne faisais quand j'é- q J plus q q J | tais leur vainqueur ; mais jamais je ne pardonnerai aux miens leur lâche trahison.Semblables à des insectes, ils s'étaient attachés À moi pour assouvir leur faim, et m\u2019abandonnéreny aussitot qu\u2019ils se virent rassasiés.Je n'en fus nullement étonné ; cat l\u2019homme n\u2019a pas d\u2019amis ; c\u2019ebt son bonheur qui en à ; c\u2019est une vanité gigantéque qui sert vraiment à ces petits nains.Elle lqur a fait croire que je ne saurais pas survivre à la danleur d\u2019être séparé d\u2019eux ; comme j'avais cette fois ud: role particulier à jouer, ils croyaient bonnement que j'allais me mettre sur la scène pour leur dgnner un spectacle que je voulais représenter pour moi seul.)\u2019avais, disaient-ils, consacré ma vie @i trône, sur lequel j'avais bien voulu monter, le trogivant libre\u2026d'avais si souvent aux pieds ce vil éohufaudage, que j'en connaissais la fragilité.i Le prince était en moi, dans tion terrible esprit qui, par, son ascendant, sourit toute PEurope à mes pieds ; le caprice du sort me fit, il est vrai, monter sur un trône ! rend des bmn été au fond d\u2019un cloître, séparé du resté des humains, j\u2019aurais été tonjours le même, quoique sous une forme différente.Aux yeux du publié, je me suis revêtu de la pourvre impériale, uniqnentent pour complaire à cette foule d\u2019aveugles qui ne jugent de l'homme que par sor extérieur ; il était à çroire qu\u2019ils exerceraient l\u2019aiguillon da la médisanée contre moi dans leurs bavardages et dans leurs écrits.Depuis vingt ans n\u2019avaient-ils pas prêché l\u2019Evangile de vingt sauveurs, espérant qu\u2019ils leur donnéraient du pain, et leur procureraient des honneurs ; je me suis jadis refusé à leur encens ; pourquok devrais-je me lor- maliser de ce qu\u2019ils me condaninent maintenant ?.Ne m\u2019étant pas donné la vie, je ne me l\u2019ôterai pas non plus tant qu\u2019elle voudra bien de moi.C\u2019est lâcheté et non courage de sacrifier sa propre vie par attachement pour les choses périssables de ce monde de misère.J'ai échappé à la mort dans cinquante batailles, sans la.chercher ni la fuir.Je ne connais aucun ennemi devant lequel j'aurais à rougir de ma propre conduite.Je ne suis done pas aussi malheureux que le préteddent ceux qui font consister leur bonheur dans les choses terrestres, tandis qu'il n\u2019existe que dans la connaissance de soi- même ; mais si l\u2019on considère qu\u2019ils ont pour système de mesurer les autres d\u2019après leur aune, on ne s\u2019étonnera pas non plus de leur manière de penser sur mon compte, C\u2019est une faiblesse humaine, et je la leurai pardonnée si souvent, que je veux bien encore le faire cette fois.D\u2019après ce tableau, on connaîtra les raisons pour lesquelles ils ne peuvent pas me comprendre, quoique ma conduite fût toujours aussi loyaie que mon langage était sincère.Aussi; leur étonnement et leur ébabissement, quand je imontai sur le trône, furent égaux à ce qu\u2019ils éprourèrent quand j'y renonçai\u2026 Du moius j'ai mérité de l\u2019Europe et de l\u2019humanité, en portaht les Alle nds & la connaissance Pd'euxenénes#Gaunt\" aux\" Leptis,-Je-dibai qué l\u2019histoire ne nous cite aucun fait qui proûve qu\u2019un peuple commerçant ait jamais travaillé au bonheur du genre humain.L'empereur Napoléon.COUR DES PAIRS, 7 AVRIL.\u2014AFFAIRE MEUNIER, LAVAUX ET LACAZE.Le rapport de M.Barthe a été distribué aujour- d\u2019hui.Après quelques détails sur l\u2019attentat, sur les circonstances qui l\u2019ont précédé et accompagné, détails suffisamment connus du public, le rapporteur arrive à l\u2019interrogatoire que le procurenr du roi a fait subir à Meunier immédiatement après son arrestation.Voici les termes mémes du rapport : \u201c Quels sont vos noms et votre demeure ?(L\u2019inculpé ne fait aucune réponse.)\u2014D.N'est-ce pas vous qui, aujourd\u2019hui, au moment où le roi se rendait à la chambre des députés, avez tiré sur le roi ?R.Ouf, monsieur.\u2014 Quel motif vous a porté à agir ainsi ?(L\u2019inculpé n°4 rien répondu, en faisant un signe de tête négatif.) \u2014 D, Y-a-t-il long-temps que vous méditiez de commettre ce crime ?R.Il y asix ans.\u201c D, Vous deviez avoir un motif pour commettre ce crime ! \u201cR.N'ayant jamais aimé la branche d'Orléans, voilà le motif.« D.D\u2019où vient cette haïne ?\u201c R.C\u2019est une haine que j'ai eue contre cette famille depuis l\u2019âge de dix ans.\u2018 \u201c D.Quel âge avez-vous?R.Vingt-trois ans.\u2014 D.Vous n\u2019avez pas seul conçu le crime que vous avez tenté d'exécuter aujourd'hui ?R.Si, monsieur.D.Quel fruit espériez vous retirer de ce crime ?R.Aucun.\u2014D.On ne commet pas un crime sans but ?R.C\u2019est la vengance\u2014 Que vous avait fait le ni accorder à leurs désirs ce que leur folle cupidité | roi pour vous venger de lui ?R.On n\u2019a pas besoin \u2019une personne vous fasse du mal pour se venger d'elle.\u2014 D.On ne fait pas ordinairement le mal pour le plaisir de le faire?R.Depuis long-temps j'avais le dessein de tuer le roi ; ce n\u2019est pas qu\u2019il m'ait fait du mal à moi personnellement.\u2014 D.Supposez-vous qu\u2019il en ait fait à d\u2019autres ?R.Je n\u2019ai pas de réponse à faire là-dessus ; que voulez-vous quo je vous dise?\u2014D.N\u2019auriez-vous pas voulu commettre ce crime pour des raisons politiques ?R.Oui, monsieur.| \u201c D, Vous êtes donc attaché à un parti ?R.Oui, monsieur \u2014 D.A quel parti ?R.Je ne puis répondre à cette question.\u2014 D.C\u2019est cependant le moyen de savoir Ja vérité.R.Oui, mais quelqu\u2019un qui ne veut pas la lire.\u2014D.Puisque vous faites franchement l\u2019aveu de votre crime, vous devez dire également la cause de ce crime.R.Que je fasse ou ne fasse pas connaître la cause, cela est indifférent ; tout le monde sait que j'ai commis ce crime, et je suis déterminé à mourir \u2014 D.Mais quand un assassin com» met un crime, surtout dans l'intérêt d\u2019un parti, il | doit désirer survivre à ce crime ?R.Non, Monsieur ; quel que soit le parti auguel on appertienne, on doit toujours mourir, parce que la conscience vous reproche toujours votre action\u2014 D.Mais puisque vous savez qu\u2019une mauvaise action produit des remords, vous n\u2019auriez pas dû commettre ce crime.R.C\u2019est vrai : j'y ai réfléchi, mais il fallait que je me soulage et que je fisse ce que j'avais arrêté depuis 6 ans.J'avais juré, le 9 aout 1830, de faire ce que j'ai tenté de faire aujourd'hui.| .\u2018Mais, le G août 1830, vous ne pouviez avoir au ae @ucber, don; c'est le jour de sa nomination au trône.\u2014D.Quel tort vous fuisait cette nomination au trône ?R.Depuis mon enfance, l'histoire m'avait appris que les d'Orléans avaient toujours fait le malheur de la France, et.dès le 9 août, j'avais résolu mon crime \u2014D.En quoi les d'Orléans avaieut-ils fait le malheur de la France ?R.Sous le règne de Louis XV, et chaque fois que les d'Orléans ont régué.\u201d Les paroles prononcées par Meunier, pendant qu\u2019on le conduisait à la Concierrgerie, quelques instants aprds l\u2019attentat, méritent d'être signalées.| Eu arrivant près du Pont-Neuf, un des sous officiers qui gardaient le prisnonier lui demauda s\u2019il ne faisait pas partie d\u2019une société, il répondit que oui.Interrogé de nouveau de combiew de membres rante personnes.\u201d Le garde lui ayant demandé quel numéro il avait, il répondit : \u201cle numéro 2 ;\u201d ajoutant, suivant le dire du garde municipal Doignes \u201c qu\u2019il n\u2019avait pas eu de chance, et que c'était maintenant au tour du numéro 3.\u201d * Connaissez vous ce numéro,\u201d reprit le commissaire de police ?, \u201c Non, dit Meunier, aucuns des membres de cette société ne se connaissent ; ils ne communiquent pas entre eux ; mais le numéro 3 sait maintenant que c\u2019est son tour.M.de l\u2019Ombre fit observer que le numéro 3 ne serait peut-être pas assez fou pour risquer sa tite, comme Meunier venait de le fire, et que ces genus dont il avaif, été l'instrument ne parviendraient pas à trouver uhenouvelle victime Meunier£dit sur cela : \u201csi le numéro 3 ne marche pas, ce sera au tour du numéro 4 ; et, quand au numéro 3, ou lui fera son affaire partout où on la trouvera\u201d =\" \u2014Hier, M.le président Pasquier a interrogé les trois accusés du Luxembourg.Le secret absolu auquel ils ont été soumis jusqu\u2019à ce jour n\u2019est pas encore levé, et aucun d\u2019eux, sauf Meunier, v\u2019a pu communipuer avec sa famille, \u2014M.Pasquier a nommé M.Delangle, Lâtonnier de l\u2019ordre des avocats, pour défendre Meunier.et M.Chaix-d\u2019Fst-Ange pour défendre Lacaze.Lavaux a choisi pour son défenseur M.Ledru-Rollin.Ou dit que le débat ne durera pas plus de cinq jours.On voit d\u2019après cela que les témoins produits au débat seront Lien moins nombreux que ceux appelés durant l'instruction ; car la commission d'instruction a receuilli, nous assure-t-on, 1,010 dépositions.QUEBEC: JEUDI, ler JUIN 1837.\u2014\u2014\u2014 Il wy a point de nouvelles d'Europe do plus fraiche date.Ce n\u2019est plus aux Etats-Unis, c\u2019est aux Îles Sandwich, sous le sceptre doux et bienfesant de S.M.le roi Kauikeaouli-Tameahea HI, qu\u2019il faut aller chercher le gouvernement-modèle ; nous cruignons même, à voir le mouvement qui entraîne les esprits, que pour trouver ce gouvernement, il ne faille bientôt se rendre jusqu\u2019à la Chive, Le Courrier des Etats-Unis, dans son numéro de samedi dernier, dit : \u201c La banqueroute sur le continent du Nord de l'Amérique est à présent générale depuis le pôle du Nordjusqu'X\"PEquateur- Le- mE tates Unis et le Mexique ont tous fait bangueroute.Nous ne nous sommes puiut tro npés endisant, ily a quelque temps : \u2018 Aux Etats-Unis, la banqueroute se rencontrera à moitié chemin ;\u2019 tel a été le cas, les banques de New-York ont suspendu leurs payements le 10, et celles de la Nouvelle-Orléans le 12 mai.\u201c A New-York, tout est in statu quo; point d\u2019amélioration réelle et aucune apparence d\u2019amélioration pour l'avenir.Une grande inquiétude y règne, elle est en partie produite par la conduite des banques qui s\u2019enveloppent de mystère comme des êtres tourmentés par une mauvaise conscience.Si le remords les a atteint, nous en félicitons le public, ce sera une garantie pour l\u2019avenir, car dans ce cas elles ne contribueront plus à provoquer une crise, en prétant leurs fonds à des spéculateurs extravagants, les refusaut aux hommes industrienx.Entourés de misère, comme nous le sommes, nous avons été heureux de pouvoir reposer notre esprit en contemplant le tableau riant de l\u2019état actuel des Îles Sandwich \u2014 oui, des Îles Sandwich! qui marchent à grands pas vers une haute civilisation, et dont la population a le bonheur d\u2019être vertueuse et exempte de crimes.À Honolulu, ville d'environ 6000 habitants, nous trouvons qu\u2019il n\u2019y a eu qu\u2019un vol en six mois, \u2014aussi c\u2019est un vol considérable, il s\u2019agit d\u2019un baquet à faire la lessive.Ce qui nous met à même de juger de la situation de cette partie du monde ; c\u2019est la Sandwich Island Gazette, publiée à Honolulu, Oahu, dont nous avons successivement reçu tous les numéros depuis le 31 juillet jusqu'au 10 décembre 1836.\u201d Le Courrier donne ensuite un résumé fort intéressant de la Gazette de Honolulu, publiée par M.Stephen Mackintosh, avec l\u2019approbation de S.M.Kauikeaouli-Tamealiea 111.On écrit de la Nouvelle-Orléans, en date dy 16 mai : \u201c Un des premiers actes de la nouvelle administration du Mexique a été de porter l\u2019armée d\u2019opération sur le Rio del Norte à 12,000 hommes, et de former une réserve de 4,000 hommes, dont le quar- tier-général sera à San-Luis-de-Potosi.La nouvelle d\u2019une révolution qui aurait eu lieu dans cette place est donc dénuée de tout fondement.Les lettres qui ont été reçues ici de l\u2019armée mexicaine disent qu\u2019elle s\u2019est arrêtée dans sa marche, qu\u2019elle fait des dispositions qui semblent indi- uer plutôt une guerre défensive qu\u2019offensive.On dive des redoutes, on forme des dépdts, ect., ete.L\u2019armée a é1é augmentée depuis quelqnes semaines, on la porte maintenant À plus de 10,000 hommes.On dit qu\u2019elle n\u2019attaquera.pas jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit encore plus furte, saus compter la réserve dont j'ai déjà parlé\u201d\u201d\u2014(d.) La Minerve annonce que son éditeur, M.Ludger Duvernay, a été élu \u201c par acclamation\u201d membre du parlement démissionnaire, en remplacement de feu M.Rochon.Il n\u2019avait point de concurrent.\u2014 MM.Alexander Dewar et Abner Rice, ce deæ nier fils du docteur Rice, de Saint-André, se sont noyés dans les rapides.Le Télégraphe n reparu ce matin sous un format un peu agrandi.La partie anglaise est un journal politique constitutionnel; la partie française, quoi qu'imprimée sur la même feuille, est un journal in- épendant de l\u2019autre, et qui ne prend aucun parti cette société se composait, il a répondu : \u201c de qua- | [Tome 78.MONNAIES DE CUIVRE, Es'est tenu cette après-midi, à la Bourse, une assomblée très-nomhreuse où l'on a voté des résolutions qui portont en substance : Que tous los mauvais sous déjà en cirçulation où qui seraient importés à l\u2019avenir seront refusés ; Que les auciens sous on Aalfpennys anglais à | l'effigie du roi passeront pour un sou, les pennys i pour deux sous, les furthings pour un demi-sou ; Que les half-pennys de Ia Nouvelle-Ecosse, les stivers do la Guinne anglaise, et les cents des Etats- | Unis, passeront aussi pour un sou ; Et que Sou Excellence le Gouverneur en chof sera prié d'émettre aussitôt que possible une mun- naie de cuivre provinciale, égale en valeur intritæ sèque à celle de la Neuvelle-Ecosse.Uue députation a été nommée à ©: * effet.ASSEMBLE\u2019ES DOMINICALES.L\u2019impartialité dont nous fesons profession nous a enragés à publier sans commentaire la lettre de | M, Bouchette eu réponse au Canudien; et nous en | agissons de même à l'égard du rapport ci-dessous, quoique nous soyons loin d'approuver les sentiments exprimés ou d'ajouter notre témaigunge aux faits | énoncés dans l\u2019une et l'autre.La longueur de In réplique du Canadien ne nous permet pas de la douner en entier ; vous nous bor- , Mons aux parties les plus snillantes.i Quant au vote de censure contre le Canadien, | uous croyons devoir observer que ceux qui lent | émis, n\u2019ont droit de parler que pour eux-mêmes.( Article commuriqué.) | Conformément à nue notice, invitant les citoyens | de Québec amis du pays et ennemis de l\u2019arbitraire da se rencontrer pour prendre en considération les résolutions de lord John Russell, uno assemblée publique a eu lieu ce jour, vingt-huit mai, mil-huite cent-trente-sept, sur le marché du Palais, rue St- Paul, où un concours nombreux de citoyens se sont réunis vers quatre heures et demie de l'après-midi, Cette assemblée ayant été ndressée par M.R.-S.M.Bouchette et informée qu\u2019il se tenaît contempo- rainement, daus la garde-robe de la chambre d\u2019assemblée, une réunion particulière de quelques no tables adjoints anx représentants de la cité et autres membres qui se trouvaient en ville, Pobjet de laquelle réunion particulière était de délibérer sur la convocation d\u2019uve assemblée générale et sur les moyens de In mettre à effet, il fut proposé de se transporter en corps au lieu de l\u2019assemblée des notables pour leur manifester d\u2019une manière imposante le vœu des citoyens de Québec d\u2019être prochainement convoqués, dans les vues de repousser l'atteinte faite à leurs libertés dans la chambre des communes le six mars dernier, ot d'exprimer leur dissatisface tion de n\u2019avoir pas été plus promptement convoqués à ce sujet.L'assemblée, an nombre da six où sept cents électeurs, se rendit /n con-équence à la garde-robe de la chambre, où, étaut entrés, et ne trouvant point réunis les notables ui lus repiésentauts de la cité, ils appelèrent R.G.Belleau, écuyer, à la chaire, et nommèrent J.C.Hart secrétaire.MR.-S.M.Bouchette pria alors le président dh Ini permettre d\u2019expliquer à l'assemblée les circontzances singnlières otinattenduos dans lesquelles clle se trouvait-par-la-tétraito-de leurs coprésentantaà Reprises dr proche de leurs concitoyens.M.Besserer, M.P.P., fut alors appelé, et reçut de l'assemblée des applaus dissements réitérés, Le Dr.Blanchet, M.P,P., et M.Drolet, M.P.P., le suivirent et furent Lieu accueillis, Les résolutions suivantes furent ensuile proposées et passées à l'unanimité, et la dernière surtout fut reçue avec l\u2019expression d\u2019une vive réprobation de la politique du journal qu\u2019elle nomumait : 1° H fut résoln, unanimement, sur motion da Charles Drolet, M.°,P., écuyer, secondée par R.8.M.Bouchette, écuyer, \u2014 Que c\u2019est l\u2019opinion de cette assemblée, qu\u2019immédiatement après l\u2019arrivée de la nouvelle do la passation des résolutions de lord John Russell dans la chambre des communes, une assemblée publique aurait dû être convoquée dans Québey pour obtenir les sentiments des citoyens de cette cité sur les dites résolutions.; 2° Sur motion de R.S.M.Boucliette, secondée par J.C.Hart \u2014 Que les mesures nécessaires soient prises sans délai pour la convocation d\u2019une assemblée publique des citoyens de Québec, pour prendre en considération les dites résolutions, et réprimer l'attaque qu\u2019elles comportent sur les droits du peuple de cette province.3° Sur motion du Dr, Rousseau, secondé par Eugène Trudeau, écuyer, \u2014 Qu'un comité d'au moins trente-cit:q personnes soit nommé pour dresser des résolutions sur le sujet de la secon de, ci-dessus, \u2018 L'assemblée prucède immédiatement à la nomination des membres qui doivent composer ce comité et les messieurs suivants sout unanimement choisis: A.N.Morin écuyer M.P, P., L.FT.Besserer éc, M.PP, P., A.Taschereau ée.MP, P., J.Blanchet éc, M.P.P., C.LI, Droletée.M.P.1°, R.G.Bel- leau éc., Jus.Légaré fi's éc.J.P.,, Mr.Mich.Cone nolly, Chs.Hunter ée., Eugène Trudeau éc, A BE.Hart éc., R.5.M.Bouchette éc., MM.R.Maloin, G Larouche, B.Lachayce, J.Marmotte, Sanfagon père, Jean Audry, J.C.Hart éc, Dr.Rousean, J.McVeigh êc, Delagrave, Ignace Gagnon, F.D.Frenière, J.B.Marcoux, Joht Teed, J.N.Bossé éc., Patry fils, Vocelle, du Palais, N.F.Belleau, J.Ryau éc.François Robitaille père, Jean Bureau, I\u2019.O.Gauthier éc., Pierre Laviolette, J.O'Kane Jean Tourangeau éc.N.P., J.Legaré père, \u2019 Résolu, sur motion de M.Trudeau secondée par M.Teed, que l'assemblée publique suit convoquée pour dimanche prochain après vespres, daus le liea le plus convenable, et qui sera fixé par le comité nommé ci-haut.Résolu, que la convocation de cette assemblée se fasse dans la forme suivante : .ASSEMBLE'E PUBLIQUE.Les soussignés citoyens de I cité et banliene de Québec prient respectueusement leurs concitayens approbateurs et signataires des 92 résolutions de les rencontrer dimanche prechain le quatre juin après les vespres sur la place du marché de la rne St.Paul pour exprimer leur désapprobation des résolutions destructives de nos droits les plus ehers, proposées par le ministère anglais, à notre égard.Cette convocation est immédiatement signée par : Chs, Drolet M.P, PF.D.Frenidre, Laurent Le.mieux, Ç.Ol.Grenier, Issie Gingras, Ls, FP, Bes.serer, John O'Kane, E.Zinizenich, Js, Cadatte, Joseph Bornais, Jos.Bégin, Ls.Audet, MI.Quigh- ley, Joseph Fournier, Thos.Murphy, J.B.Audette Jos, Langlois, J.8, Tanswell, J.M.Gingras, Dr.en politique, L'imprimeur est M.Pierre Cérat, cume raison de tuer le roi.R, Jo vous demande par Ed.Rousseau, François Leblond, Lonis Voyer, Jos, ¢ Legaré fils, Patrick Walsh, OL Vallée, Louis Mathieu, Joseph Legaré père, Joseph Simard, John Grace, R.Quirouet, Jacq.Langlois, Magloire Garon, John McVeigh, Ml.Counolly, Louis Fiset entrepreneur, Ferdinand Bellanger, Pierre Laviolette, Jacques Hamel, Féréol Roy, James Starkey, P.Quinn, Jacques Gendron, F.X.Parent, Jean B.Marcoux.Jas.L.Ruthven, Bernard McBride, F.Delagrave, J.Ryan, Pierre Vaux Dasilva, Jean Belunger, Simon Bédard, Michl.White, J.Audre, Pierre Drolette, F, Drolette, J.Belanger, Louis P.Berlinguet, J.Binet, W.Creizhton, J.Côté, Frs.Xav.Gagnon, Joseph Deguise, Chatles Lortie, P, Maroix, À.Amiot, R.G.Belleau, E.Trudeau, Pierre Huot, A.E.Hart, Alexis Morisette, George Larouche, John Teed, Thos.Roche, Jellard, Pec- kins, Pierre Gagnon, Ignace Gagnon, Jacques La- branche, J.J.Gauvreau, Thomas Bourbeau, Jean Baquette, M M\u2018Avoy, A.Busteed, P.Hearn, J.O'- Connor, Pierre Routier, James O\u2019Brien, M.Poitras, Charles Masson, Elie Gingras, Jean Côté, Augustin Vocelle, J, B.Réaume, Olivier Vallée, P.G.D.Tourangeau, Augustin Denis, F.X.Pofilin, Flavien Drolet, Remy Malouin, Amable Pelletier, John McMullin, William Day, Joseph Gagnon, D.Balzils, Joseph Roberge, Xavier Primont, Louis Beaupré, Michel Patry, fils, Fra.Vocelle, N.F.Belieau, Jos.Gingras, George Welling, Louis Fournier, Antoine Sanfaçon, père, Antoine Sanfaçon, fils, R.S.M.Bouchette, Benoit Marcoux, Ph.Chalon, Mathi:u Bardy, Jos.Cheffer, |.Proposé par M.Bouchette, secondé par M.C.H.Drolette, résolu\u2014Que les partisans sincères des 92 résolutions, les avocats de la droiture et de la justice dans l\u2019administration des affaires publiques et les ennemis de la duplicité, de la perfidie et de la corrp- tion politiques, se sont aperçus avec des sentiments méêlés d\u2019indignation et de peine, que les colonnes du journal ci-devant patriotique, publié à Québec sous le titre de \u201c Canadien,\u201d a cessé d\u2019être le fidèle interprète des sentiments politiques de Ja masse du peuple Canadien, et l\u2019organe de ses appels à l\u2019esprit et au jugement publics, Des remerciments sont ensuite votés aux président et secrétaire, et l\u2019assemblée se dissout avec calme.Certifié véritable, à Québec le 28 mai 1837.R.G.BeuLEay, Président.J, C.Hart, Scorétaire.(Extrait du Canadien.) \u201c Pau de temps après l\u2019arrivée des résolutions du lord John Russell, aussitôt qu\u2019il a été jugé néces- sairo que le penple du pays exprimât son opinion sur ses résolutions, les membres réformistes de la chambre, résidant en cette ville, se réunirent chez M.Huot dans la vue de décider entre eux la marche à suivre pour obtenir cette manifestation d'opinion.En pareilles circonstances, il a été d\u2019usage que les membres prisseut l\u2019initiative, donnassent l\u2019impulsion.* # IE EE EE EE 4 * Malheureusement, il fut convenu à cette réunion de remettre à quelques jours la convocation des notablés, parce qu\u2019alors on attendait de jour en jour le résultat définitif des discussions entamées dans la chambre des communes sur les résolutions du lord John Russell, et qu\u2019on frapperait à coups plus sûrs lorsqu\u2019on serait en possession de la décision finale des autorités impériales.On voulait aussi s'assurer particulièrement des dispositions des citoyens, pour guider les démarches en contemplation.Si nous regrettons qu\u2019on en soit venu à cette remise, c\u2019est qu\u2019elle à donné à quelques-uns le temps de répandre contre leurs confrères membres, avec lesquels ile s'étaient rencontrés dans une réunion de confidence et d\u2019intimité, les bruits les plus calomnieux, les rapports les plus injurieux, Ou a été jusqu'à dire dans le public que certains membres qu\u2019on désignait, ne voulaient pas avoir d\u2019assemblée publique, et qu\u2019ils fesnient tout pour empêcher qu\u2019il n\u2019y en eût.Or v\u2019étaient justement ceux des membres qui avaient provoqué la réunion mentionnée ci-dessus, qu\u2019on accusait ainsi.Ces dévoncintions mensongères et malicieuses avaient eu le temps de parvenir aux oreilles du peuple, lorsque le paquebot dans lequel on attendait le vote final des communes arriva, mais avec la nouvelle d\u2019un nouvel ajournement de la dis- Çussion touchant nos affaires, Alors, comme on ne pouvait plus convenablement et utilement remettre les démarches populaires, il y avait lien pour les menibres de se réunir de nouveau pour appeler une assemblée préliminaire composée de notables ; mais ceux de ces membres qui avaiont faussement dénoncé leurs confrères auprès de leurs concitoyens n'osaieut pas les inviter à se réunir avec eux, et les autres devaient, comme on pent le supposer, avoir de grandes objections & voir privément des hommes qui les avaient calomniés auprès de leurs concitoyens.Plusieurs jours se passèrent dans le doute et l\u2019inquiétude, et à chercher un moyen de faire partir la machine ; car la difficulté était de trouver quelqu\u2019un ui pût convenablement prendre l'initiative au dé- aut des membres qui ne pouvaient plus agir de concert, par les raisons que nous venons d\u2019expliquer.À la fin, comme le temps pressait, M.Morin, de l'avis de quelques amis, erat pouvoir surmonter la difficulté en réunissant les membres à l\u2019appel de quelques citoyens connus pour prendre intérêt aux affaires publiques.En effet, tout allait partir avec concorde et unanimité, toutes les nuances d\u2019opiuions qui avaient existé par le passé, allaient se fondre dans une seule couleur pour passer une haute et so- lemnelle condamnation contre les mesures coérei- tives des autorités impériales, lorsque ln discorde, escortée par les petites jalousies, les petites rancunes, les petites vanités, les petites ambitions, est venué jeter ses brandons enflammés au milieu de nous.* * OER OR KK RK RE ox # * Qui nous expliquera la complaisance avec laquelle trois des membres invités à la réunion particulière, et plusieurs des signataires de la notice de convocation, ont participé si activement aux procédés de l\u2019assemblée envahissante, au lieu de lui remontrer, comme ils auraient dû le faire, combien il y avait d\u2019inconvenance sous tous les rapports dans la démarche dans laquelle on l\u2019avait entraînée ?* + Faudra-t-il croire que plusieurs des membres invités et des signataires de la notice étaient de complicité avec M.Bouchetto ; qu\u2019ils s'étaient entendus avec lui pour venir supprimer l\u2019assemblée particulière, à laquelle ils se rendaient ?Ce qui nous porterait à le penser, c'est que la veille de l'assemblée, un de ces signataires qui fut un des plus bruyants dans l\u2019assemblée, nous donna à entendre que l\u2019assemblée du marché Saint-Paul devait le lendemain monter en corps à la garde-robe de la chambre d\u2019assemblée et s'emparer des délibérations de la réunion qui de- vaits\u2019y tenir.La chose nous parat alors si incroyable, que nous la prîmes pour un badinage, et que Dous n\u2019y pensèmes que lorsque nous vimes la réalisation de cette menace ; car il eût été facile en fermant la porte et y postant un gardien de se mettre à l\u2019abri des envahisseurs, qui alors auraient eu un siége régulier à établir, au lien d\u2019emporter Ja place d\u2019em- biée, comme ils ont fait.\u201d \u201c Au lieu do \u201c deux à trois cents\u201d M.Bouchette porte le chiffre de son assemblée à \u201c douze cents.\u201d \u201c Sur ce chef nous avons l'autorité do M.Launis, celle du Morning Herald, dont les éditeurs étaient présents, celle du Mercury, qui dit positivement ËAvoir vu entrer les assaillants dans la chambre d\u2019assemblée,\u201d et ne pense pas que leur nombre montât à 300 cents.Nous avons de plus les témoignages du plusieurs autres personnes, entre autres celui d\u2019un homme de la plus haute respectabilité, et parfaitement désintéressé dans l'affaire, qui nous a dit Avoir pris la peine de calculer par l'espace qu\u2019ils occupaient le nombre des assistants, et être prêt à jurer qu\u2019il n\u2019y avait pas plus de 300 personnes, si elles y étaient.On remarquera aussi que le Morning Herald et le Mercury doiveut être regardés comme désintéressés entre les parties en litige dans le cas présent.\u201c Nous avons caractérisé l\u2019événement de \u201c brutalité.\u201d Ce mot choque le sentiment exquis qu\u2019a M.Bouchette des convenances, comme il en a donné une preave avaot-hier.\u201d Certes, dit-il, \u201cil fallut \u201c que nous, vos concitoyens, eussions beaucoup de \u201c\u2018 retenue pour n\u2019avoir pas témoigné plus de ressen- \u201c timent à l\u2019insulte que vous, M.Huot et autres,\u201d (MM.Morin, Berthelot, Taschereau, Vanfelson, Dubord, Godbout, Têtu, et plusieurs autre citoyens, ) \u201c osiez nous offrir en fuyant à notre approche.\u201d Voilà encore M.Bouchette qui s\u2019enferre.Il vient de nous dire dans le paragraphe précédent que les citoyens convoqués au Marché St, Paul n\u2019avaient pas intention de \u201c former corps avec la petite assemblée ;\u201d ils venaient donc pour la supprimer, l\u2019étouffer et en pareil cas, il semble que Ja prudence aussi bien que l\u2019houneur, dicte la retraite, surtout lorsque 1200 personnes viennent fondre sur une aussi petite assemblée, conduites par un homme qui donne d\u2019anssi fortes preuves de délicatesse et de savoir-vivre que M.Bouchette.C\u2019est bien mortiliant il est vrai, pour M.Bouchette de n\u2019avoir pu faire reconnaître sa suprématie que par trois Membres seulement de la Chambre.Mais qu\u2019il ne se décourage pas, pour un coup d'essai, ce n\u2019est pas trop mal, surtout lorsqu\u2019au nombre du trio soumis se trouve son ancien antogo- niste, à la dernière élection du Comté du Saguenay, qui naguère le proclamait par la voie de la presse indigne de la confiance de ses concitoyens.M.Bou- chette peut en toute sûreté se présenter à la première occasion aux électeurs du Saguenay, et leur dire: Messieurs, lorsque M.Drolet déclarait que je ne méritnis pas votre confiance, il se rendait coupable, de son propre aveu aujourd\u2019hui, \u201cdu vice le plus déshonorant chez un homme public, celui d\u2019une déviation volontaire de la vérité\u201d Et M.Drolet de s\u2019empresser de dire : je seconde la motion, comme il a fait, dit-on, dimanche, à une ou plusieurs réso- lations de M.Bouchette.# # * # * # # # # # * Nous avons déclaré que \u2018ce n\u2019est pas le peuple qui est à blâmer dans cette \u201c brutalité, mais bien les quelques étourdis qui l\u2019out \u201c trompé.\u201d \u201c Ti y a de plus les simples carieux à exempter,et ils formaient notoirement le plus grand nombre de l\u2019auditoire.It paraît qu\u2019on a pris des noms à la fin des procédés, on sont-ils ?où sont même les résolutions 2 HE parait aussi qu\u2019une des résolutions an- uonce une nssemblée publique du comté pour Dimanche.Où sont les notices de convocation ?il serait temps, ce semble, que le public fât en possession de tout cela.La publication de ces pièces pourrait jeter beaucoup d\u2019éclaircissement sur tout ce qui B\u2019est passé.\u201c Enfin M.Bouchette trouve les expressions \u201c\u2018 rassemblement tumultueux\u201d impropres.M.B.est extrêmement difficile sur les mots, pour compenser le, peu qu\u2019il l\u2019est dans ses actes publics.Nous appelons nous, \u2018 rassemblement tumultueux,\u201d vue réunion d\u2019hommes qui se rendont dans un lieu où d'antres hommes doivent se réunir en assemblée particulière, et s\u2019emparent de la place saus même en donner le moindre avis.De qui a-t-il dépendu que de cette demarche, il ne soit résulté quelque grand scandale public ?Si l\u2019assemblée particulière eût été en nombre à résister à l\u2019assaut, qu\u2019en serait-il résulté, si elle eût offert de la résistance, comme elle avait bien droit de le faire.Qu\u2019on se rappelle quo M.Bou- chette et sa suite n\u2019avaient pas plus droit d'entrer, dimanche dernier, dans la garde-robe de ln Chambre d\u2019 Assemblée, que dans la maison d\u2019aucun particulier.Munis de la permission de M.le Greffier de la Chambre, les gens de l\u2019assemblée particulière étaient chez eux, et y entrer contre leur gré, c\u2019etait commettre un acte d'agression qu\u2019on était justifiable de repousser par la force.Et si l\u2019on traduisait MM, Bou- chette et cie.divant un Jury, ils ne s\u2019en retireraient peut-être pas trop bien.\u201d AUX CORRESPONDANTS, Nous avons reçu depuis quelque temps un grand nombre de critiques, et en prose et en vers, sur les œuvres du Scudéri canadien, \u2018Pcacsassassrnseacsacrese vvce 000.dont la fertile plume Peut fous les muis sans peine enfanter un volume.\u201d et dont les écrits, \u2018 sans art\u201d, il est vrai, mais non toujours \u201c languissants,\u201d + Semblent cure formés en dépit du bon sens,\u201d Nous donnerogs peut-être un choix ou des extraits de ces critiques, lorsque nous n\u2019aurons rien de plus intéressant pour remplir nos colonnes ; mais nous le ferons seulement pour montrer que le sujet n\u2019en valait pas la peine, et pour couper court aux importunités.Ce n\u2019est pas que nous voulions décourager les auteurs de ces écrits; au contraire, nous leur savons gré de leurs bonnes intentions, et ce sera toujours avec plaisir que nous leur servirons d\u2019intermédiaire auprès du public lorsqu\u2019ile voudront lui faire de leurs observations, pourvu qu\u2019ils se renferment dans de justes bornes, et que le sujet ne soit pas absolument d\u2019un trop mince intérêt.Mais où en serions-nous s\u2019il nous fallait corsacrer des colonnes et des pages entières de notre journal à chacun des charlatans qui soit comme auteurs, comme patriotes ou comme médecins, endorment les gens chacun à leur manière, en visant tous au même but ?Un correspondant qui signe Fiat justitia dit : * Les citoyens se plaignent, dans le moment présent, de la cherté des denrées.Le cri général du mécontentement s\u2019élève surtout contre messieurs les boulangers qui nous font payer le pain bis vingt- qu'tre sous, lorsque nous devrions le payer, au plus baut prix, vingt sous : car la farine ne se vend plus que vingt chelins le quintal ; et que le prix se trouve diminué d\u2019un tiers.\u201d Nous sommes iutéressés pour le moins autant que le correspondant, à ce que le pain ne soit pas à un trop haut prix ; mais nous ne devons pas condamner les boulangers sur son ipse dixit.Il est vrai que le prix du pain n\u2019est diminué que d\u2019un septième, mais nous doutons que celui de la fariue soit diminué d'un tiers.Tout ce que le correspondant dit à ce propos, de certains boulangers magistrats \u201d \u201c chargés de diminuer le prix du pain,\u201d du \u2018bon Lord Gosford qui \u201ca eu la bonhomie de s\u2019imaginer qu\u2019avec des artisans sans éducation il pouvait faire des légistes,\u201d du \u201c monopole odieux exercé sar le peuple,\u201d éte., etc, tout cela n\u2019est que du verbiage, et le meilleur remède à \u2018ce nouveau grief dû 4 Lord Gosford,\u201d serait que le correspondaut se fit boulanger : cela ferait cesser le monopole.ve vorsocacous vaex sa0u000 secccc0u ter Etat comparatif des arrivages, tonnage et émigrés au port de Québec, pour les années 1836 et 1837, jusqu\u2019au 30 mai enclusivement : Bâtiments.Tonnoge.Emigrés.1837.196 62,871 3016 1836.260 83,159 1877 Différence, 66 20,288 1139 DE\u2019CES.A St.Roch, lundi dernier, apiés une longue et douloureuse maladie, M.Jean Migneron, charpentier, à ! âge arancé de 79 ans.VENTES À L'ENCAN.emi PAR JAMES C.SINTON.Mélasse, cassonade, rhum, &e\u2014VENDREDI 2 juin, sur le quai Wellingion, ààt DEUX heures; INQUANTE tonnes mélasse en débarquement 10 barriques À cassonade brillante 7 lierces 22 tonnes rhum fort de Demerara en débarquement 10 bLarriques eau-de-vie de Cognac 7 tonnes ; 35 barriques Ltrès belles buile de loup-marin pâle S4 quarts ; ; 250 quaris farine du H.C.moyenne, inspection de Philips, marque de May 250 quarts do fine de Danizic 170 do do superfine de Hambourg 45 do do O X.etsûre 182 bottes douves à tonnes de chène rouge 1 quart chevilles de cuivre battu 50 barils hareng de Lochfine 10 sacs piment 10 boîtes pipes à fumer 31 mat 1837.PAR G.D.BALZARETTI, VENDREDI 2 juin prochain, à ses chambres d\u2019encan, à DEUX heures précises :\u2014 IE restant des ballots de marchandises reçus par l\u2019Æleutheria, telles qu\u2019annoncées pour lundi der ier.\u2014 AUSSI \u2014 Quelques valises bottines et suuliers de dames de la plus fine qualué, Cols de mossieurs très supérieurs, Savon de Windsor, \u2014ET\u2014 Quelques boîtes frisettes de dames françaises.31 mai 1837.PAR G, D.BALZARETTL VENTE ETENDUE DE LIVRES.LUNDI prochin, te @INQ d2 JUIN, 4 UNE heure au magasin de J.C.REIFFeNsTEIN, sans réscrve ;\u2014 AROISSIEN Romaiu doré, frappé et uni .Journée du Chrétien, do do do Imitation de la Ste Vierge, do do do Visites au St-Sacrement, do do do Epitr:s et Evangiles, do du do Imitation de Jésus Christ, par Gonnelzen, do Pensez-y-bien, do du do Heures des Dames et Demoiselles, do do Formulnires de Prières, do do do Lettres de St.F, de Salles, do do do Etrennes Spiritnelles, do do do D cirine Chré ivnnne, do do do Chemin de la Croix, do do do Vie des Saints et Saintes, do do do Heures Paruissiales, da do do Mois de Marie, do do do Petit Carême de Massillon, de do do Conduite pour la Confession et la Communion, do Heures des Congrégations, do do do Bossnet-\u2014Oraisons Imuèbres, do do du Heures Françaises, do do do Ange Conducteur, du do do Combat Spirituel, do do do Bible Royaumuont, do da do Quinziines de Pâques, do do do Théologie de Ligourie, 9 vols.Bergier Dict.de Thévlogic, 9 vols.Cérémonies Religicuses, Des Alphabets, Coliection de C.Schmidt, Grammaires Latines, par L' Homond, Do Françaises, et une quantité d\u2019autres livres.\u2014AUSSI\u2014 Une Collection de Gravures et Images, consistant en :\u2014 La médaille Miraculeuse in falio, Dito do Ste-Philomène 4 pr feuille folio, Tous les Saints et Saintes en du do 4'0.et 3vo Les 14 Stations Recueil de Médailles Miraculeus (4 Gravures.) et médailles en argent, (son origine ses cffets, &c.Les Médailles Miraculeuses argent et argentés, Do do do en cuivre, Do do du Stc-Philomène do les livres, &c.100 rames papier pot et à lettre 25 douzaines livres blancs et réglés 20 do ardoises et crayons.Québec, 31 mai 1837, avec ESLIE, STUART & Co, ont & vendre au magasin de M.Becr, quai Wellington, joignant le quai Atkinson: Ruvux de la Jemuïque, sucre, mélasse, gingembre, et acajou récemment reçus par le George Henry et le Morris, de cette Isle, EN MAGAsIN,\u2014 Vins d'Oporto, et d'Espagne, Fau-de- vie de Cnguac et de Bourdeaux, sucre raffiné, jus de citron, &c.&ec.\u2014 Aussi, attendus de jour en jour,\u2014 Thé Twankev et Genièvre de Hollande.Québec, 51 mai 1837.PAPETERIE, ETC.ES soussignés reçoivent par I\u2019 Eleutheria et le À Brilliant, leur assortiment de Papéterie anglaise supérieure, comprenant tous les articles en vette ligne dont ils disposerunt à des prix modérés, \u2014AUSSI.\u2014 Matériel de dessin, papeterie de fantaisie, et un grand iment d\u2019ouvreges pour les enfants, &c.assortimel WILLIAM COWAN ET FILS, rues la Fabrique, 9, et lu Montagne, 26.Québec, 26 mai 1837, E soussigné vient de s\u2019établir sur le quai Napo- L léon, à l\u2019extrémité sud-est de la rue Saint- Pierre, où il offre À vendre : ; 25 tonnes excellen: rhum vieux Jamaïque 14 dans 1 20 quarts gingembre, 20 sacs piment, arrow-root 50 tierces, 5 quarts saumon du nord Jus de citron en tonnes, barriques et quartauts \u2014 ET \u2014 .Nouvellement arrivés, par le brick Morris, de la Jamaïque : 92 tonnes, 11 barriques.9 quartauts hum 10 do wmélasse, 10 quarts sucre 30 billots acajou suné ieur \u2014Attendus de jour en jour,\u2014 Un petit lot de sucre de la Jam:ique en barriques, tierces et quarts, et rhum en tonnes et quarts.D.FRASER.Québec, 29 mai 1837.EN VENTE : NE cargaison de beau BLED de Russie, 20,000 minots nouvellement reçus par le Brighton.S'adresser à _ ATKINSON, USBORNE & Co.Québec, 22 mai 1837.A VENDRE : UELQUES chaldrons de CHARBON supérieur, à grille et à forge, en débarquement.S'adres
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