The Quebec gazette = La gazette de Québec, 18 juillet 1837, mardi 18 juillet 1837
[" à ville uvent érentes autori nt du Nation UNDEI UNE sur les ent de lité et ovinee rlande, sé ne griefs INS.A UBC r l\u2019an- et que payer Lille, s d\u2019ares dits uredu, tion, IN, emins, r mai Cove, Co.taires -après ice da entres Ir une de re- a Ma.igneu- rivière 1 pros Ze ou mnt le \u2018és par abfenir Élaires et sei- avenir anière pccage vague rt ou aitérêt, fr ou uxique e suit, fiet et | com=- ges et audée, complement ravelle UDULR- vances de dé- Sy SOUS if de LLE, ue les reuris 1t ice- nce du remise nander quint, icheoir fief et uns le u côté savoir, pus de -Lau- rec les pis AUX se.du ux te- v que ni de Ant ou hedge, bypo- pu en Jue ce Pl scie pmmu- es et >, sont écrit, fus de lement son et let sei- dépo- dans btif de © (22 No.602] EXTRAITS DES DES DERNIERS JOURNAUX D'EUROPE.Paris, 28 mai\u2014Tout Paris s\u2019occupe de la singulière phrase de M.Calatrava au sein des Cortés.\u201c* Avant l\u2019accomplissement des vœux du gouverne- ** ment français, le cabinet des Tuilereis aura cessé \u201c d'exister.\u201d Une pareille injure est certainement pire que le coup d\u2019éventail du dey d\u2019Alger dans la bouche du premier ministre de Christine; ce ne serait pas une satisfaction suffisante que le départ de M.Campuzano de Paris; il fautque M.Calatrava soit destitué, Les cris de gnerre contre la France prouvent daus quel sens ont été entendues les paroles du mi- -nistre esparnol.\u2014Les scènes des cortès sont le pronostic d\u2019une chute prochaine, et la déclaration de M, Calatrava, qui a assuré que la liberté espagnole ne périra pas, rappelle cette prophétie du général Foy, qui, au moment où la révolution napolitaine de 1820 était menacée par l\u2019Autriche, s\u2019écrinit: \u201c Les Autrichiens entrent dans les Abruzzes, eh bien! ils n\u2019en sortiront pas,\u201d \u2014Le Constitutionnel prétend que le ministère a autorisé le recrutement en France d\u2019un corps de quatre mille hommes pour le seivice de Christine.Si ce fait était vrai, il annoncerait la rentrée de M.Thiers au ministère.\u2014Un journal de Madrid du 14 nai, P Eco del Commercio, publie les renseixnements qui suivent : « Pendant le mois d\u2019avril dernier, il a été adjuré dans les provinces d'Aragon, de Cordoue, de Cadix, Guadalaxara, Salamanque, Tolède, Valence, Jaeu, Madrid, Malaga, la Manche, Murcie, Galice, Grenade, Valadolid et Zomoza, 688 domaines nationaux pour one somme de 36,540,425 réaux ; ils avaient été évalués à 18,290,141 réaux.Pend-ut les mois précédents, les veutes de 1587 de ces domaines avaient, sur évaluation de 117,152,286 rx, atteint Je chiffre de 257,645,447 rx.En résnmé, à la fin d'avril, il avait été aliéné 2,275 biens nationaux, évalués 135,142,427 rx.ot vendus 294,185,872 rx.(Pépéche Teligraphipua.) \u201c Bavonne, 40 mai, 4 midi et demi.\u2014 Les carlistes, arrivés le 24 à Iuesca, ont été attaqués le même Jour, sous les murs de cette ville, par Irribarren.D\u2019alfaire a été vive, Irriburren a été grièvement blessé.Le commandant de sa cavalerie a été tué.400 christinos out été mis hors de combat.Les carlistes sont rentrés à {uesca, après avoir éprouvé une perte plus considérable, Ils ont pris position à à Almudras.\u201c Le 25, Bucrens a quitté Sarragosse avec six Lataillous et 500 chevaux, et a remplacé Trribarren.\u201c Le gouverneur de Sos annonce que, le même jour, l\u2019expédition carliste a cherché à s\u2019ouvrir un passage, mais a été rejetée sur Huesca, où elle demeure bloquée.\u201c Les carlistes, en Navarre, ont pris Lorin.Ils attaquent en ce moment Lodosa.\u201d \u2014La réunion qui s\u2019est formée autour de M, Gui- Zot est aujourd\u2019hui portée à 204 députés.Le Journal des Débats se fait l\u2019organe de cette réunion, et présente son manifeste.Voilà des faits très graves pour le ministère, il ne lui est plus possible de fermer les yeux sur la situation où ces faits viennent de le placer.Le Journal des Débats prend soin lui-même de caractériser cette situation : \u201c La réunion Hart- mann, dit-il, EST UN CENTRE DU GOUVERNEMENT.\u201d Ainsi il y a un centre de gouvernement composé de 204 députés, et le ministère n\u2019est pas dans ce centre ; et an lieu de lui, nous y voyons M.Guizot.I y a aussi une réunion chez M.Thiers ; elle est de 90 députés: le ministère n\u2019y est pas non plus.Il n\u2019est pas davantage dans les 70 de M.Odilon Barrot, dans les 25 de M, Garnier-Pagès, dans les 28 de M.Berryer: où est-il donc ?Cette situation n\u2019est point soutenable; en vain le Journal des Débats dit-il, afin de pallier ce qu\u2019il y a de menaçant pour MM.Molé-Montalivet dans la réunion Hartmann, qu\u2019elle aura pour effet de contrebalancer l\u2019influence de la réunion Thiers, et qu\u2019elle donne au ministère la possibilité de se tenir en équilibre au milieu des deux partis.Mais ce Journal se moque de M.Molé; être entre deux partis qui l\u2019un et l\u2019autre ont un ministère tout fait, ce n\u2019est pas être en équilibre, c\u2019est être assis entre deux selles.Le Journal des Débats ne peut le nier, pnisqu\u2019il signifie au ministère qu\u2019il n\u2019aurait pas la force de la réunion Hartmann sans compter vec elle.ll s\u2019ensuit que cette majorité tient le ministère en échec dans le parlement, c'est-à-dire qu\u2019il est à la merci de M.Guizot.Toute la presse est aujourd\u2019hui exclusivement occupée de cette réunion.\u2014Le grand-duc de Mecklembourg a rappelé le ininistre qui le représentait à Paris, et il lui a donné l\u2019ordre de revenir sur-le-champ à Schwerin.Cette mesure ne peut recevoir qu\u2019une seule explication, c\u2019est que le grand-duc n\u2019a pas voulu qu\u2019on pût avoir même la pensée qu'il approuvait le mariage de la princesse Hélène.Il y a Lientôt sept ans, après la révolution de 1830, le due de Modène renvoya sans même avoir daigné l\u2019ouvrir une dépêche qui lui avait été adressée par le nouveau cabinet des Tuileries; aujourd\u2019hui un autre duc rappelle son ministre afin de n\u2019être pas présent, même par fondé de pon- voir, à une cérémonie nuptiale.Îl faut avoner que notre diplomatie ne jouit pas d\u2019un grand crédit auprès des petits princes.\u2014(Journal du commerce ) On lit dans un journal du matin : \u201c Les journaux ministériels se sont empressés de démentir la nouvelle que nous avions donnée les premiers du rappel de M.'le baron Arthling, ministre du duc réguaut du Mecklembourg, Ce fait, nous l\u2019avions signalé comme un dernier et éclatant acte d\u2019opposition de S.A.au mariage de sa sœur.Nous croyons être trop Lien informés pour retirer une seule de nos paroles, et nous persistons à dire que non seulement M.d\u2019Arthling a quitté Paris, mais qu\u2019il ne sera pas présent aux fêtes du mariage.Les journaux ministériels affirment que le ministre du Mecklembourg assistera à ces solennités: nous demandons seulement de quel Meciclembourg ?Est- ce le ministre du Mecklembourg-Strelitz?Ils ont raison ; et les premiers aussi nous avons dit que M.d'Arthling serait suppléé en cette occasion par M.Weyland, ministre de cette deruière cour et de quelque autre du même ordre.Quant au ministre de Mecklembourg-Schwerin, nous donnons de nouveau comme positif le fait de son départ, sur l\u2019ordre de sa cour, et aussi le fait de son absence à toutes les cérémonies du mariage.\u201c Nous prions les journaux ministériels d\u2019être aussi positifs et aussi clairs que nous, s\u2019ils veulent de nouveau démentir notre affirmation.\u201d \u2014On lit dans le Courier de la Moselle, journal de Metz, du 20 mai : * Une réunion des officiers de la garde nationale de Metz acu lieu le 18, dans l\u2019une des salles de l'hôtel-de-ville, sous la présidence du maire.Elle avait pour but d'éclairer le colonel sur les mesures à prendre relativement au passage de la se de Mecklemboug.Après la lecture d\u2019une | de M, le ministre de l\u2019intérieur, lettre dans laquelle la garde nationale était traitée, selon nous, tout-à-fait sans importance, quelques personnes ont émis leur opinion sur le parti à adopter, et le vote a suivi immédattement cet exposé de doctrines.L\u2019im- mens e majorité a été d\u2019avis que la garde nationale de Metz ne parût aucunement sur le passage de la ; princesse de Mecklembourg; sept officiers seule- meut ont manifesté, en se levant à la contre-épreuve, une opinion contraire.\u201d \u2014On lit dans le Journal des Débats les détails suivants sur le voyage de la princesse Hélène, qui n\u2019est accompagnée en France que de sa belle-mère, la douairière de Mecklembours : |\u201c La princesse Ilélène a répondu avec infiniment de grâce, mais avec beaucoup d\u2019émotion, au discours que M.le duc de Broglie avait eu l\u2019honneur de lui adresser.Mais reprenant bientôt son calme naturel, elle a entretenu l\u2019une après l\u2019autre toutes les personnes préseutes, et ses discours ont confirmé agréablement limpression qu\u2019avait produite son extérieur, dont tous avaient d\u2019abord été { charmés.» © Arrivée sur le milieu de la route entre Manau ; et Francfort, la voiture de la princesse soudain arrêtée en face des hauteurs de Berghem, qui cou- rounent l\u2019horizon sur ki droite, elle a mandé le va- let-de-chambre du duc do Broglie; l\u2019ambassadeur attendait pour savoir ce que désirait 8.A.R.\u201c Monsieur le due, lui dit sos valet-de-chambre, Mme la ptiacesse vous prie de porier votre attention sur les hauteurs de Berghem qui se trouvent là, à droite.Ce lieu est dixne de votre intérêt: votre grand-père, le maréchal de Broglie, y a remporté une victoire ; mémorable.\u201d } \u2014On litdansle Courrier français :\u2014 ; taient élevés dans la garde nationale de Metz, au \u201csujet du passage de la princesse Hélène ; la résolu- \u2018tion prise par les officiers de ne point y paraître ; la : protestation à laquelle cette résolution à donné lieu, enfin la revue ordonnée par le colonel, Voici maintenant que la garde nationale voulait lire une addresse à laprincesse, et que cette faculté lui a été ; demander que l\u2019amnistie fût plus étendue.Or, de Pavis de M, le général Gourgaud, aide-de-camp du roi, demanderque Pamuistie soit plus étendue, c\u2019est Juire la critique de cette mesure.litique aux princesses, attendu, dit le colunel en donnant avis de cette prohibition, gue ces dames n\u2019y entendent rien, étantétrangêrs.Cette galauterie de M.de Brogiie méritait d\u2019être consignée, comme elle l\u2019a été, dans une pièce officielle.\u201d \u201411 est positif aujourd\u2019hui que M.Pasquier recevra, pour la celébration du mariage du due d\u2019- Orléans, le titre de chancelier de France.L'\u2019ordonnance qui le nomnie est signée ; elle s'appuie, dit-on, sur l\u2019article 25 de la charte, ainsi conçu : \u201c La chambre des pairs est présidée par le chancelier\u201d Comme à l\u2019epoque où la charte a été révisée il n\u2019existait plus de chancelier, an n\u2019a point songé à faire disparaître cette anomalie de notre pacte constitutionnel ; mais il est certain que si l\u2019on avait cru qu\u2019une pareille disposit jon n\u2019était point virtuellement abolie, on clit depuis sept ans senti la nécessité de la remettre en vigueur.Assez de circonstances importantes en auraient fait sentir le besoin.L'acte de l\u2019état civil que M.Pasquier est chargé de dresser pour le mariage du prince a servi de prétexte au rétablissement de cette charge.Nous avons annoncé, ainsique Ia plupart des journaux, que M.Barthe allait enlin se donner un successeur à la présidence de la cour des comptes, et que ce successeur était, selon toute apparence, M.le baron Louis.L'on s\u2019est récrié de toute part que cette nomination n\u2019était pas sérieuse, et qu\u2019en dé- siguant'un octogénaire pour lui succéder, M.Je garde- des-sceaux laissait trop apercevoir qu'il se réservait des chances de rentrer dans son emploi à la première crise ministérielle.Loin de tenir compte de cette observation, M.Barthe, qui sans doute a étudié les probabilités et les calculs de la table de Deparcieux, a trouvé moyen de renchérir sur son premier choix, et il a désigné, pour occuper l\u2019intérim de sa présidence, un vicillard de quatre-vingt-dix ans.L\u2019ordonnance gui nomme M.Siméon premier magistrat de la cour des comptes est signée et doit paraître iucessamment dans le Moniteur.11 est à remarquer que, pour occuper ce haut emploi, M Barthe a fait déposséder M.Babé-Marbois dont l\u2019âge était précisément le même qui celui de M.Siméon.Si le premier était par sa vieillesse incapable de rester président de la cour des comptes, comment ie second est-il apte encore à en Lien remplir les fonctions 2\u2014( Liem.) \u2014 Une maison américaine de premier ordre, établie à Paris a manqué aujourd\u2019hui de 10 millions.On s\u2019entretenait à la Bourse de ce sinistre.\u2014Naguère, le lendemain de la clôture de l\u2019exposition de peinture, les princes de la branche aînée se rendaient au Musée, et après avoir distribué aux artistesles éloges et les mots flattenrs que leurs succès avaient mérites, ils leurs décernaient les croix et les médailles que les artistes regardaient, avec raison, comme des récompenses nationales, Puis, la liste civile achetait les ouvrages qui étaient à sa convenance et dont les prix, largement fixés, étaient de nouveaux encouragements aux artistes.Il n\u2019en est plus de même.Des décorations et des médailles individuellement et presque secrètement accordés {l\u2019année dernière, car ces faveurs n\u2019ont point été | ofliciellemenc publiées daus le Moniteur, ont été l alors les seuls souvenirs de la liste civile envers les | sculpteurs etles peintres.Les choses ont empiré i cette année, Le salon est fermé depuis près d\u2019un mois.Les ouvrages ont été rendus à leurs auteurs ; et aucune visite n\u2019a eu lien, aucune distribution de récompenses publiques n\u2019a été faite; aucun prince de la branche cadette n\u2019a fait d'achat ni de commandes aux artistes.\u2014Un incident assez burlesque vient de signaler une séance de cour d'assises; il s'agissait d\u2019un vol qualifié.Le jury ayant terminé sa délibération, la cour rentra en séance, Le chef du jury s\u2019adressa à M.le président en ces termes + \u201c Monsieur le président, j'ai oublié mes lunettes, je ne puis lire la déclaration ; si vous voulez, je vais passer ça à mon camarade.\u201d Mais le camarade, à ce qu\u2019il paraît, ne savait pas lire,le troisième juré pas d\u2019avantage.l afallu un arrêt de la cour pour autoriser le quatrième juré à dontier lecture de la déclaration, qui a entraîné contre l'accusé une condamnation à vingt ans de travaux forcés.\u2014Aussitôt qu\u2019il a été connu que le chemin de fer de Paris à la frontière de Belzique passerait par Amiens, la chambre de commerce d'Amiens s'est réunie, et a pris une délibération à l'effet de solliciter du gouvernement un chemin d\u2019embranchement sur Boulogne, pour communiquer avec l'Angleterre.< Nous avous rapporté les dissentiments qui s\u2019é- refusée, at tendu que l'adresse en question devait, M.de Broglie n\u2019entend pas que l\u2019on parle de po-.18 JUILLET, MARDI, \u2014Le conseil municipal du Havre a nommé une commission chargée de rédiger une adresse au ministre du commerce pour réclamer (comme vient dele faire la chambre du commerce du Havre) la prolongation du chemin de Paris à Rouen jusqu'au Havre.| \u2014Un journal de Paris du 28 mai dit :\u2014 | On nous ecrit du Midi: \u2014 \u2018 \u201c Nous sommes poursuivis par ün temps si malsain et si contrariant, que la durée enconstitue une véritable ealamité daus ce pays.Nous avions cu une manvaise récolte Pan passé, le mais surtout, qui aide à la nourriture des pauvres gens, et du nos bestiaux, n'avait douné que la moitié du produit ordinaire.Depuis six mois, toutes nos montagnes sont couvertes de neige, ce qui a fuit refluer tous les pauvres dans la plaine; la température fraîche a retardé la végétation dans les campagnes, au point que nos arbres sont sans feuilles, et qu\u2019il n\u2019est pas uv fourrage assez avancé pour pouvuir aider à la nourriture de nos bestiaux.Nos terres, détrempées par des pluies constantes, interdisent tout travail aux pauvres gens ; il résulte de cet ensemble un spectacle de souffrances et de misère qui:est Lien pénible.\u201d TREMHLEMENT DE TERRE.Paris, 23 mai,\u2014On nous écrit de Lignières : \u201c Ces jours derniers un tremblement de terre s\u2019est fait sentir sur plusieurs points de 14 commune ; de Morlac (Cher).Au village dela Prengue, le mouvement a ¢té si sensible que dans les habitations les meubles ont été ébraulés où renversés, les pendules out sonné, les vitres ont frémi.Pareille secousse a été ressentie à la forêt d'Ilabert, Dans les étubles les bwœuis poussaient de longs mugissements, sans qu\u2019ou pât en deviner la cause.\u201d QUEBEC: MARDI, 18 JUILLET 1837.> Nous avons recn ce matin, par le John Bull, les journaux de New-York de jeudi dernier, et ceux de Montréal d'hier.Le Journal of Commerce de New-York de jeudi soir, annonce l\u2019arrivée du paquebot Albany, venant du Havre, avec des journaux de cette ville jusqu\u2019au 7 juin et de Londres jusqu\u2019au 5.La seule nouvelle de conséquence donnée par le Juur nal of Commerce, est Ja confirmation de celle de la faillite des trois grandes maisons américaines à Londres, de Thomas Wilson et comp, George Wilde et comp, et Timothy Wigsgin et comp.La banque d'Au- gleterre est vivement censurée pour avoir si longtemps soutenu ces maisons chancelantes, et contri- Lné ainsi à faire participer un plus grand nombre ; de personnes à leurinfortune.On croit qu\u2019il n\u2019y a pas moins de 100 à 150 maisons qui s\u2019y trouvent 1mpliquées pour des sommes généralement de £10,- 000 à £20,000.On estime la perte absolue à £700,- 000 environ, Les maisons Bell et Grant,et Gowan et Marx, aussi engagées dans le commerce américain, sont eu faillite: Jeur ta à un pou plus d\u2019un demi-million sterling.C'est cette dernière qui avait contracté pour l\u2019emprunt récent de Cuba.On regrette surtout Ja faillite de MM, Bell et Grant.Celui-ci, par la générosité qu\u2019il joignait à la prudence et à la circonspection, était regardé comme le modèle d\u2019un négociant anglais.Bayonne, 5 juin, à 8 h>ures du soir \u2014Don Carlos était encore à Barbastro le 2, Le géndrel Oraa écrit à Espartero, en date du ler, qu'il était prêt à l\u2019observer et à l\u2019attaquer de concert avec le baron de Meer, avec qui il était en communication.\u201c M.John Neilson, dit la Afinerve de jeudi dernier dans un long article au sujet du conseil législatif, \u2018 M, John Neilson a dit devant ia chambre des communes britanniques en 1828, que Vintroduc- tion du principe électif dans la constitution du conseil législatif serait une excellente et sage mesure, Nous en appelons à M.John Neilson de nous contredire si nous ne disons pas la vérité.\u201d Nous croyons pouvoir répondre au nom de M.John Neilson, Non, vous ne la dites pas.C\u2019est une de ces assertions que vous vons obstinez à répéter sans preuve, malgré les dénérations de M.John Neilson.La grêle de samedi dernier à causé un dégât considérable dans les vitrages qui s\u2019y trouvaient exposés, et dans les champs, les jardins et les vergers parmi les fruits et les plantes tendres et fragiles.Les jeunes pommes surtout ont été coupées et meurtries de manière à nuire à leur croissance et à les reudre moins propres à garder.Les grélons étaient gros comme des balles de pistolet et de glace solide.[| paraît heurensement que l\u2019orage n\u2019a embrassé qu\u2019une étroite lisière, Ou dit qu'à Beauport au uord, et à Beaumont au sud du fleuve, iln\u2019ya pas \u201ceu de grêle.Pendant l\u2019orage de samedi matin, la foudre est tombée sur la propriété de M.Victor Pelletier à Beaumont; elle a ouvert la cheminée, nne partie de la couverture, et brisé les lambris dans l\u2019intérieur de la maison.\u2014La Gazette de Montréal de samedi publie les détails suivants sur l\u2019état du comte des deux Mons tagnes : \u201c Un Monsieur vient nous tronver et il nous rapporte sur l'autorité de lettres qu\u2019il a reçues dans le cours de la matinée, que les choses commencent à prendre un aspect alarmant dans cette partie du pays.Les gens se réfugaient dans le village, alarmés par l\u2019apparition de coms d'hommes armés ve- vants du Grand Brulé.Quelques-uns des colons écossais de la Côte St Juæph avaient abandonné leurs habitations et laissé leurs propriétés à leur sort, Un parti considérable d'homme armés avaient paradés dans la Côte, poussant des cris de vengeance contre tous les loyalistes, parce qu\u2019on de leur parti avait été arrêté par le Grand Connétable, ct qu'ils avaient l'intention de libérer, mais il était trop tard, \u201c Ou a tiré dans une autre maison mercredi soir, dans la Côte Ste-Marie; et l\u2019on avait enfuncé la maison d\u2019un nommé Piché et celles de deux autres personnes.Les employés d\u2019un Monsieur, qui se reuduieut ponr travailler aux champs, ont été chassés, et on leur a dit que s\u2019Îs essayaient encore de travailler, on les fusilicrait.Nons apprenons aussi que MM, Dumouchelle et Masson, avec un parti vombreux du Grand Brâlé,tivaient du fusil, et me- nagaient tous les habitants loyaux des environs.\u201d On lit daus le Courier de Montréal d\u2019hier matin: « Nous apurencus qu\u2019en sonséquence de dépositions ultérieures prises dans les journées de vendredi et de samedi, au sujet des désordres dans les environs de Saint Eustache, plusieurs mandats d\u2019arrêt ont été lancés contre des individus accusés d\u2019y avoir pris part.Le député schérif, M.Duchesnay, a laissé cette ville hier matin, pour aller exécuter les mandats.Comme le rapport de ceux qui ont arrêté Labelle jeudi dern:er, aussi Lien que plusieurs des dépositions, représente l\u2019état du district comme étant tel qu'il n\u2019y a guère à douter q'une I\" 1837.force purement civile ne soit impuissante pour opérer des arrestations ultérieures, l'ordre a été donué, à ce que nous apprenons, dans le cas où les officiers de justice reviendraient saus leurs prisonniers, de tenir un détachement d'environ deux ceuts hommes de troupes de la garnison prêt à se porter dans le district pour les appuyer dans l\u2019exécution de leur devoir.\u201c Le député-schérif n\u2019était pas de retour hier soir à une heure avancée ; de sorte que mous ne savons pas s\u2019il faudra, ou non, recourir à cette nie- sure.\u201d Les vaisseaux de S.M.2e Champion et la Vestaler qui out amené ici le 850 régiment, ont remis à la voile, le premier avent-hier dans la matinée, le second cette aprè-midi, Ze Champion stationne depuis le printemps dans les parages du golte, pour protéger nos pêcheries contre les empiétements des pêcheurs étranzers.On attend sous peu un autre rériment des Indes Occidentales.Ce sera, dit-on, le Gde.ASSEMBLE E GENERALE C\u2019est sur esplanade, à midi, que doit avoir leu l\u2019assemblée générale convoquée pour le 31 du courant, des citoyens de toute origine et de toute nuance politique, opposés aux résolutions violentes et séditienses votérs aux assemblées qui se sont tenues récemment en diverses parties de la province, La réquisition est déjà couverte d'an grand nombre de signatures.AFFAIRE DE SAINT THOMAS, Afin de corriger ce qu\u2019il y a d'erroné dans les différentes versions qui out cours sur les violences exercées au bauquet de Saint Thomas, nous nous sommes procuré copie des dépositions sur lesquelles des mandats d'arrêt ont été lancées contre les sieurs Etienne Taché, médecin, Colbert Lavergne et Pierre Vallée, marchands à Saint Thomas, Nous publierons ces dépositions dans notre prochain numéro, avec d\u2019autres renseignements qui serviront à fixer les idées sur cette affaire.Nous étions dans l'erreur en disant que les trois individus avaient été arrêtés et admis à caution.Les deux premiers ont seuls été arrêtés, le troisième étant abseut de la paroisse, INCENDIE A) MONTRE AL.Dans la nuit de vendredi à samedi, un incendie éclata dans ln maison appartenante à M.Louis de Chantal, fesant l\u2019encognure des raes Craig et Saint- Urbain à Montréal, et occupée par le propriétaire.Elle fut réduite en cendres, ainsi qu\u2019uve autre maison appartenante au même et occupée par plusieurs familles.La propriété était assurée, dit-on, pour £1500 au bureau de la compaguio d'assurances de Québec.(Extraits de la Afinerve.) L\u2019hon.L.J.Papineau, J.J.Girouard, ot L.IT.LaFontaine, écrs., M.P.P, sontarrivés en cette ville mardi après midi vers 4 heures, de Québec.M.Papineau est attendu dans plusieurs comtés qui doivent s\u2019assembler prochainement, pour exprimer leur opinion sur les résolutions de lord Russell et sur l\u2019état du pays.Nous ne pensons pas que ce monsieur puisse se rendre à toutes les invitations qui lui ont été faites, surtout à la veille de la réunion du parlement, D'ailleurs, les opinions et les intentions de M, Papineau sont trop Lien connues pour qu'il lui suit nécessaire d\u2019aller les répéter dans chaque comté et dans chaque réunion.L\u2019hon, L.J.Papineau, à assisté à la séance du comité central qui s\u2019est tenue à l\u2019hôlet Nelsou au- jourd\u2019hui.\u2014Les grains ont généralement une bonne apparence.Ou se plaint daus quelques endroits que les touches font des ravages assez considérables, \u2014 Nous apprenons que la St-Jean- Baptiste, fête patronale du pays, sera fêtée lundi prochain, le 17, à la Poiute-aux-Trembles, Le banquet aura lieu chez M.Frs, Malo.(Extraits de la Populaire.) \u2014Une correspondance particulière du comté de Kamouraska nous donne les détails suivants : \u201cJ'ai le plaisir de vous apprendre que Mr.Papineau et sa queue, qui nous ont fait 'honnenr de nous aucber, [Tome 73.cher le prisonnier ; acrivés Ala rivière, ils éprouvèrent une espèco de refus du gardien du bao, mais ils le forcèreut à preudre le large et quelques minutes de plus, ils avaient sans doute un combat inégal à sou- teuir avec les misérables qui voulaient empêcher l'exécution des lois C\u2019est à l'autorité maintenaut à faire son devoir; mais nous croyons qu\u2019un dé- | tachewent, envoyé dans cette partie du pays, aurait la gluire de la débarrasser des mauvais sujets qui y portent la désolation, Certainement, si Mr.Papineau n'était pas allé à Ste.Scholustique y fuire des discours incendiaires, il n\u2019«ût pas égaré ces hommes et il ne les eût pas portés À l\u2019exaspération.Banques DU Canava.\u2014Mr.Roebuck demandé, dans ln séance de la chambre des communes du 23 wai dernier, si aucunes chartes royales devaient être nccordées aux banques du bas Canada, et s\u2019il étuit entendu d'accorder aucune charte à la banque de l\u2019Amérique du Nord ?Sir G, Grey repliqua: qu'il y avait trois banques dont les chartes expiraient lo ler juin 1837.Quelasupplique avait été accordée, pour un temps qui leur permettrait d'attendre Jn période où lu législature locale pourrait décider si olld permettrait que les chartes de leurs compagnies de banques con tinuassent ou von.(Extrait de L\u2019 Ami du Peuple.) \u2014Le bruit court en ville depuis deux jours qu'il a eu une nouvelle nomination de conseillers légis'a- tits, I} en est dans le vomhre de ceux qu'on nomme de tellement ridicules que nous ne pouvons encore ajouter aucune fui à ces rumeurs.Nous aimons à croive que son excellence sait maintenant pir expérience, combien il est dangereux et inntile de donner des places de profit et d'honneur aux ennemis da gonvernemeût.\u2014Oa lit dans la Dlinerve\u2014\u201c quelques jeunes gens ont cru devoir s'en venger par des espiéyleries, tan- tôten coupant le crin des chevaux, ete.\u201d La Minerve persiste à appeler des espiégleries tont ce que les patriotes font de répréhensiblo coutre les consti- tetionnels.Elle avouera da moins que ce sont de sottes espiégleries que celles qui causent un doms mage considérable à des individus, car on ne se borne pas à couper les crins des chevaux, mais on leur coupe la queue et les orcilies de manière à ce qu\u2019ils deviennent sans auveun prix.Ce sont aussi de singulières espiéglerics que de tirer des coups de fusil complètement chargés sur des maisons, et de renverser les granges, Nuus espérons que les espiégles de la Afinerve recevront la correction qu\u2019ils mé- riteut, Le même journal en parlant des personnes arrd- tées sous soupçon d'avoir faitsdes malices au capit Juques Cheval, s'exprime ainsi : \u201c Ces braves gens se sont volontairement reudus aux agents de police, en fesant remarquer toutefois que s'ils agissaient avec autant de condescentance, c'était parce qu'ils le voulaient bien.\u201d A -t-on jamais vu rien de plus absurde et de plus sottement fanfaron que cici ?com- the si le gouvernement britannique w\u2019avait pas les moyens d'obtenir de force la condescendance de ces \u201c braves gens.\u201d Quen pareil cas quelques-uns d\u2019en- tr\u2019eux essayent la résistance, ils verront comment ils s\u2019en trouveront.\u2014M.T, S.Brown.Îl paraît d'après le Populaire, que ce monsieur, qui s'était chargé de voyarer peur M.l\u2019apineau dans la seigneurie de Lacole, y à reg un accueil qui l\u2019a peu flatté.Les habitants, dès qu'il a voulu s\u2019adresser à eux, fui ont demandé s\u2019il venait racheter les sous (coppers) marqués à son nom, lesquels sont en grande circulation dans cette partie do la province, et se trouvent maintenant sass aucune valeur.Comme ce n\u2019était pas là le but du voyage de M.Brown, il a repris le chemin de Montréal.\u2014 Deux autres compagnies des Royaux sont arrivés eu cette ville, jeudi après-midi, sur le Saint- George Elles viennent renforcer la garnison de Montréal.\u2014 Quantité de carons ont été chargés au dépôt de l\u2019isle Saïinte-Llélène pour être trausportés à Québec.\u2014M.B.Deliale, grand connétable do cette ville, est allé mercredi à Sainte-Scholastique pour arrêter quelques individus accusés de troubles et de violences.M, Delisle avec son activité et son courage ordinaire à réussi à les appréhender et à les amener en ville.La Minerve en parlant du départ de Me Delisle disait qu\u2019on \u201c voulait absolument mettre le feu aux étonppes.\u201d C'est à dire, suivant la bonne dame, que Pexdcution de la justice est une insulte au peuple, et pour maintenir le calme à! faudrait visiter, n\u2019ont pas reçu un accueil bien flatteur des ! habitants du comté.Mr.Papineau n\u2019a pas sé leur | adresser un seul mot, tantil était sûr de rencontrer l\u2019opposition la plus ferme de la part de MM.Taché, | Dionne, Casgrain et autres personnes ivfluentes, fi- | dèles sujets de sa Majesté qui n\u2019entendeut point qu\u2019on pervertisse les mwœurs de leurs Lons conciloy- ens en leur inspirant des idées de contrebande, Le Jour de la St, Pierre, nos habitants murmuraient contre Papineau et se moquaient de Ini hautement, trouvant surprenant qu\u2019il ne fut pas habilié en étof}'e du pays.Mr.Papineau et sa suite out bu des liqueurs prohibées par eux mêmes (ram, gin, vin, : brandy) et MD.Lafontaine et Girouard, qui ont traversé le fleuve, ont eu la sage prévoyance de se munir, pour le voyage, de plusieurs bouteilles de ces réconfortant: spiritueux, qu'ils défendent probable- ! ment aux autres pour les acheter à meilleur marché, D'après tout cela, Vous devez concevoir si Mr, Pu- pineau peut passer pour un homme conséquent avec Ini-même, et si nos honuêtes habitants ne voient point qu\u2019il travaille dans son propre intérêt.Je tiens de sourco certaine que les habitants de Ri- monsky attendaient Papineau et lui préparaient une : si magnifique réception qu\u2019elle eût pu se terminer par des coups de bâtons; ce qui ausait saus doute mis fin à son grand voyage agitalif, \u2014Trotntes pu Lac pes Detx Moxrsoses\u2014La Minerve, qui s'applique à justifier tous les excès | commis par les hommes attachés à son atroce parti, y cherche, dans son nuniéro d'hier, à représenter comme de pures persécutions les procédés qui s\u2019exécutent, par la justice, pour arrêter l\u2019elFervescence excitée dans le Lac des Deux Montagnes par les discours isflunmatoires de Mr.Papineau.Les crimes des prétendus patriotes, suivant elle, sont des badinages, des plaisanterics, et ceux qu\u2019elle nomme ei gratuitement Orereaucratrs, sont de bien méchantes | gens de se plaindre de délits qui attagnont leurs pers sonnes elleurs propnictés, Voici des faits, cependiut qui pourront éclairer nos concitoyens sur la portée et les conséquences de ces budinayes: hiet, le nommé François Labelle à été amené prisonnier en cette ville, Îl est accusé, ainsi que trois autres individus | de la paroisse de St.Benoit, d\u2019avoir conspire, aves l plusieurs autres personnes dont les noms sont in- | connus, afin de chasser de la paroisse de St, Benoit | plusieurs personnes du nom de M\u2019Coll.11 parait que cette arrestation ne s\u2019est pas opérée sans dangers pour ceux qui en étaient chargés, Ils arrivèrent et saisirent l\u2019inculpé, qui était dans son domicile ; ils le firent monter dans une voiture qui allait à la course ; cinquante individus armés de fourches, de faulx, de haches, les poursuivaient pour leur arra- 1 i laisser aux criminels toute liberté d'agir.Belle murale, vraiment ! Nous avons appris que M, Delisle avait eu beaucoup de peine à arrêter les prisonniers qu'il a amenés hier à Montréal et qu\u2019il avait été menucé par une foule de déguenillés armés de Lâtons, fourches, etcs Les patiiotes du comté du Lac des Deux Montagnes paraissent faire absolument la guerre telle que les chouaus vendéeus la lesaieut autrefois ; seulement leur cause est moins bonne.\u2014Une assemblée nombreuse de constitutionnels à eu lieu dans le township de Rawdon, presque tout habité par des irlandais.Ces loyaux hretous ont exprimé la désapptobation la plus entière des démarches de M.Papineau, et annoncé leur ferme résolution de soutenir la constitution de toutes leurs forces.Hs ont demandé à Son Excellence des armes et des munitions pour leur bataillon de milice, \u2014Unu feu considérable a eu lieu à St-Jean, mer« credi matin ; nous regrettons d'apprendre que Geo.M'Donald, Fer, en cherchant à éteindre l\u2019incendir, est tombé d'un Ze étage et s\u2019est dangereusement Llessé.; \u2014 Nous apprenons que des affidavits ont été dons tués hier contre un docteur et un anbergiste du Lag des Deux Montagnes, affirmant que les dits individus s'étaient publi-nement opposés à ce qu'on affi- chit la prod) ination de lord Gosfo d qui offrait £100 de récompense pour la découverte de ceux qui ont tiré sur la maison da capitaine Cheval, et avaient mis à prix la tête du gouverneur dût-il leur en coûs ter mille louis.Si le cas est vrai, les autorités sau- Font sans doute comment agir vis-a-vis de parcilg individus.\u2014 Nous lisous duns le Vindicator d'hier soir que \u201cle comité central a acheté des habits au nommé Labelle arrêté à St-Eustache par M.Delisle.\u201d\u201d Ceci prouve au rioins que ce Labelle n\u2019est pas de la première clusse de citoyens du comté du Lac des Deux Montagues, puisqu\u2019on est ouligé de le revêtir par charité, Monsieur, \u2014 Nous soussignés, ayant vu un article dans la Minerve affirmant que nos noms nesont ceux d'ancune personne résidant à Mortréal ou dans la Province fesons savoir par ces présentes, à l\u2019éditeur de la Mine: ve, aussi bien qu'à tout autre individu, qu\u2019en s'adressant à chacun de nous en particulier, 1ls pourront être introduits à tous.Comme la Minerve aussi affirme que les ouvriers qui se trouvés rent à la grande assemblée, furent engagés de se rens dre à la Place-d\u2019Armes, par crainte de ceux qui leg employent, nous ions, par ces présentes, une sem blable assertion de la manière la plus explicite.Si Ja Minerre est irritée de ce que nous avons quitté sou parti, nous sommes assurés qu\u2019elle aura bientôt de bien plus importantes pertes de cette sorte pour augmenter son irritation, car beaucoup de nos concitoyens, aussi bien que nous-mêmes, commencent à voir le véritable objet de M.Papineau, et ne veulent point l\u2019aider à détruire la constitution britannique, et à entraîner un pays paisible autant qu\u2019heureux dans la confusion et la misère.Montréal, le 10 juillet 1837.Baptiste Deganne, Alexis Aimond, Sévère Aimond, Biscom Villiotte, Biscom Latour, Pierre Beauchamp, Pierre Desarmie, Edouard Montigné, Jean Rousseau, Baptiste Montigné, P, Dumoulin, François Chenneville.Xavier Garoux, André Garoux, Joseph Decarreau, Augustin Boustet, Seraphin Maisonneuve, Seré Louet.CORRESFONDANCES, Quelque respectable que soit l\u2019autorité du correspondant qui signe Crevo, une partie des faits qu\u2019il signale nous paraissent de nature à ne devoir pas être communiqués au publie sous la forme sous ln- quelle ils sont présentés.Nous nous bornerons à extraire le passage suivant de sa lettre : \u201c L\u2019atrocité d\u2019un des forcenés #*###+# de notre village ne consiste pas à couper la queue des vaches des constitutionnels, mais bien à les traire furtivement et à leur asséner ensuite un assez grand nombre de coups de baton.\u201d Si le reste, ou même ce qui précède, est susceptible d\u2019être prouvé devant une cour de justice, il ne suffit pas à CREDO, pour l\u2019acquit de sa conscience, de flétrir anonymement l\u2019individu dont il s'arit, en disant qu\u2019il \u201c mérite bien sous tous les rapports que MM.Papineau, Lafontaiue, Morin, ete, prennent un verre de whiskey a sa santé.\u201d La société attend autre chose do sa part.La doctrine des nouveaux évangélistes, que * Tour est permis lorsqu\u2019il s\u2019agit de défendre ses droits,\u201d n\u2019a pu heureusement fructifier que dans des cœurs préparés d\u2019avance par le crime, et ce serait faire injure au pays, méme dans l\u2019état actuel des esprits, que de supposer qu'on ne trouverait pas un jury assez impartial pour venger les lois outragées.pat (Pour le Gazette de Québec.) LA ST.JEAN BAPTISTE.Dialogue entre un Patriote et un Habitane, Le Patriote.\u20141h bien ! monsieur, vous êtes-vous trouvé à la St, Jean Baptiste qui a été fêtée à St, Thomas ?L'habitant.\u2014 Non, monsieur.Le Patrivte\u2014Je suis surpris que vous ayez mau- qué une aussi Lelle occasion de fuire preuve de votre patriotisme.Des personues de votre rang dans la société devraient toujours donner l'exemple dans de semblables occasious.L'habitant-\u2014Je ne vous comprend pas, monsieur.Pour moi, je ne vois pas qu\u2019il y ait graud patriotisme à chômer un saint plutôt qu\u2019au autre, et je ne sache pas qu\u2019il doive entrer de la politique dans le culte religieux, Le Patriote.\u2014 C'est vrai; mais, vous n\u2019ignorez point que la St.Jean Baptisteest uno fête patronal, L\u2019habitant.\u2014Je le sais ; mais j'espère au moins, monsieur, que vous ne vous aviserez point de faire de St.Jean Baptiste le patron des fous ; ce serait bien le comble de l\u2019extravagance.Le Patriote.\u2014 Des fous ?L\u2019habitaut-Oni, monsieur.Quel autre nom pouvez-vous donner à des gens qui donnent tête baissée dans des écarts dont les personnes sages ne peuvent s'empêcher de rire sous barbe.Quant à moi, qui n\u2019ai pas encore envie que l\u2019on s'amuse à nes dépens, je ne veux pas enteudre parler de vos assemblées, tant patriotiques soient-elles ; il y à déjà bierr assez de fous sans moi.Le Patriote \u2014 Mais, monsieur, c\u2019est si beau que l\u2019amour de la patrie.L\u2019habitant.\u2014Je le crois bien.Rien n'est plus beau, en effet, que le véritable amour de la patrie; que cet amour vraiment patriotique, cet amour désintéressé, seul capable de rendre l\u2019homme véritable- meut grand et digne de l\u2019estime et du la confiauce de ses compatriotes ; mnisje ne veux point de cette salade narcotique dont veulent nous régaler tous vos beaux coureurs de campague.Ils vous préchent une doctrine qu\u2019ils ne croient pas eux-mêmes.Le Patriote \u2014En voilà bien d\u2019une autre | ment, monsieur, je ne vous:comprends pas.L'habitaut\u2014 ll n\u2019y en a pas de plus sourd que celui qui ne vert pas entendre.; Mais, Monsieur, de bonne foi, êtes-vous assez entiché de vous-même et de vos talents persuasils, pour vous mettre dans l\u2019idée gue vous me ferez croire que tous ces culpor- teurs de politique avariée, sont de bonne foi ?Non, monsieur, vous n°y réussirez jamais ; prenez-en mu parole : l'on ne me purge pas avec de semblables pilules.Le l\u2019atriote.\u2014Je suis fâché que vous ne vous so- vez point trouvé à ln réunion qui a eu lieu à St.Thomas.Vous auriez entendu le Jong et savant discours de M.Papineau, ce graud patriote, ce régénérateur de son pays.Vous v\u2019auriez pu résister à la force de ses arguments.L\u2019habitant.\u201411 me parait que les étiquettes ne sont pas rares chez vous, car vous ites pas bien soigneux dans \"usage que vous en faites.Vraiment, mousieur, vous me faites rire, ou plutôt, vous me faites pitié.Comme à son ordinaire, je suppose que M.Papineau, ce patriote par excellence, (selon vous,) a benticonp parlé pour ne rien dire ; il s\u2019y entend à merveille ; mais je vous jure, monsieur, qu'avec tous ses beaux discours, il ne me fera jamais croire que des vessies sont des lanternes.Le Patriote.\u2014Je crois que vous êtes un homme difficile À convertir.J'en suis mortifié pour vous.Je crains que vous n\u2019ouvriez les yeux que quand il sera trop tard.; Lo L\u2019habitant\u2014Point du tout, quand il s\u2019agit du bien public.Je croiraisà M.Papineau et à ses sectaires, s\u2019ils parcouraient nos campagnes pour exciter les riches à secourir l\u2019humanité souffrante, Je serais le premier à me ranger sous leurs bannières, et i montrer l\u2019exemple; mais, pour ce qui est de menées politiques, je n'en veux pas entendre parler, Je me trouve bien comme je suis; Je suis libre de faire comme bon me semble ; je ne suis gêné en rien ; que puis-je demander de plus ?J\u2019aurais bien tort de me plaindre.Le Patriote \u2014 Vous êtes un homme heureux ; mais il est permis à un malade de so plaiudre, et de recourir au médecin.i L\u2019habitant.\u2014Rien de plus naturel ; mais aussi est-il vrai qu\u2019il faut attendre que l\u2019on soit malade, et ne pas s'adresser à des charlatans, qui prendront plus soin de votre bourse que de votre constitution.Ii ne faut jamais avoir la peur avant le mal ; c\u2019est un mauvais caleul, i i Le Patriote.\u2014Je vois bien, mon cher ami, que je serai forcé de vous laisser daus votre funeste aveuglement.L'habitant.\u2014Si vous appelez cela a-zuglement, je vous assure que vous allez trouver bien des aveugles parminons; car vous en rencontrerez très peu qui pensent comme votre grand pairiote.Il ne fera pas fortune parmi nous.Nous sommes plus portés à le fuir qu\u2019à le suivre, à moins que ce ne soit de bien loin.; Le Patriote \u2014Je vons laisse à vos réflexions, auvre aveugle ; L\u2019habitant.\u2014Et moi, aux vôtres, monsieur le clairvoyant.Co St, André, 12 juillet, 1837 vrai- ; DECE'S.Dimanche matin, à l'âge de 45 a05, après une maladie de trois ans, qu'elle a eupportée en vrale chrétienne, demoiselle Catherine Hianveu dite Lafrance.Hier matin, à l'âge de 5G ans, après vingt-sept mois d\u2019une maladie des plus douloureuses qu'elle a supportée avec la plus grande résignation, dame Marie- Angélique Marois, épou e de sieur Louis Hluot, marchand.Elle laisse un époux et une fanulle désolés qui regretterunt long temps si perte.À Ste-Foi, le 14 courant, à l'âge de 72 ans, M.Antoine Routier, respectab'e cultivateur du lieu et l'un des plus anciens capitaines de milice de cette paroisse.Aux 'Trois-Itivières, le 11 courant, l
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