The Quebec gazette = La gazette de Québec, 20 juillet 1837, jeudi 20 juillet 1837
[" es rs re a er e- ù 3x s, it re ts = 2, p- nt le oy fon it} de Um me Rms © Son ow NB A met Tr Wa, gr @ucler, Ko.Bai] JEUDI, 20 JUILLET, 1837.[Tome 75.TRIBUNAUX.COUR D\u2019ASSISEs DE LONDRES.\u2014L'ENFANT VOLE\".Landi dernier, une foule considérable obstruait toutes les avenues qui conduisent à Old Bailey, avide de connaître le résultat d'un procès d'assises, Toutefois, cette fuule n'avait rien de cet aspect farouche et menaçant que naguère encure elle présentait lors du jugement do Greenacre.Cette fais, elle était eomparativement calme et déceute, car ce n\u2019était plus du sang qu\u2019elle venait demander, c'était un acquittement dont il lui tardait d'acquérir lu certitude.A dix heeres le lord-chief-justice Tiudal occupe le fauteuil, et l'accusé est introduit au milieu d\u2019au mouvement marqué de curivsité et d'intérêt.Les deux avocats qui se sont empressés de lui offrir un secours dont, Dieu merci! 11 n'aura pas besoin, lui pressent les mains avec effusion, et l\u2019organe même du ministère public trouve moyen de glisser quel- ues paroles de consolation et d'encouragement dans l'invitation qu\u2019il lui fait de ne se point placer, s\u2019il y éprouve de la répngnance, an banc ordinaire des prévenus, mais sur un siégo à part, un peu au-dessus de ses défenseurs.Le jure.\u2014 Quels sont vos noms, âge et profession ?L\u2019accusé.\u2014 George Hammon, 41 ans, peintre de portraits.Le juge.\u2014 Vous connaissez le fait qui vous est reproché.Vous êtes accusé d\u2019avoir tué volontairement un saltimbanque, James Baldwin.Etes-vous coupable, ou non coupavic ?L\u2019accusé,\u20141l est vrai qa.je Iai tué, malheur que je déplore; mais en mon ime et cou- science je ne suis point coupable.Le juge.\u2014 Puisque vous reconnaissez la vérité du fait et que vous en niez seulement la culpabilité, asseyez-vous.Soyez attentif; vos concitoyens, vos pairs vont vous jnger.Que Dieu vons soit en aide! Le greffier donne lecture de l\u2019accusation.Le plus ancien des avocats chargés de la soutenir au nom du comté présente quelques observations impartiales et pleines de modération.MM.les jurés, dit-il en terminant, c\u2019est avec bonheur que sous le recontiaieso.18, jamais aucun cas ne présenta des n0- tifs plus grands d\u2019indulyence que celui du malheureux Hammou.Toutefois vous vous en rapporterez à votre grâcieux souverain du soin d\u2019adoucir sa peine on de lui en faire même la remise entière.Votre devoir à vous est de le déclarer coupable, pour apprendre à tous que nul n\u2019a le droit de se faire justice à soi-mème, et qu\u2019iln\u2019y a plas de justice publique dès qu\u2019an partivulier peut venger seul et sans le secours des lois les injures mème les plus ernelles et les plus imméritées.Le juxe \u2014 Accusé, avez-vous quelques explications personnelles à présenter ?\u2014Oui, milord.Je remercie l\u2019honorable avocat de la mausuétude qu\u2019il a mise daus son accusation, mais je sens que j'ai besoin de vous exposer moi- même les faits.Milord et messieurs, je remets volontiers mon honneur et ma vie entre vos mains.J'ai plus de quarante ans, jatiais je n\u2019avais eu à rendre compte de ma conduite à aucun tribunal, jamais je n\u2019avais paru devant un magistrat pour la moindre offense.Il y a tooiv-ans, je perdis une potite fille qui.alors en avait quatre à peine, le seul gare que m\u2019eût laissé une pauvre suinte qui est maintenant dans le ciel.Je la perdis.\u2026 ; ce n\u2019est/pas à dire que je la vis mourir comme sa mère, non\u2026elle disparut; on me la vola\u2026Elle était si jolie, et je n\u2019avais plus qu'elle pour m'aider au monde ! Milord et messieurs, je ne vous dirai pas ce que j'ai souffert, vous ne sauriez me comprendre, J'ai dépensé en avertissements, en recherches inutiles le veu que je possédais; mobilier, tableaux, collections, j'ai tout vendu.Pendant trois ans, j'ai parcouru seul à pied toutes les villes et jusqu'aux plus petites bourgades des trois royaumes, cherchant partout mon enfant et n\u2019obtenant sur son compte aucune esp ce de renseignements.Je revenais à Londres chaque fois qu\u2019en peignant des portraits j'avais amassé assez d'argent pour recommencer mes au- nonces.Entin, le 14 avril dernier, un vendredi, je traversais Smithfeld lorsqu\u2019au milieu du marché je vis une troupe de bateleurs.\u2026 Un enfant se tenait les pieds en l\u2019air et tournait la tête sur une espèce de hallebarde\u2026 ll faut qu\u2019un rayon de l'âme de sa mère ait traversé mon âme pour l\u2019avoir reconnne en cet état.c'était ma panvre enfant! Sa mère se serait jetée sur elle pour l\u2019embrasser\u2026 moi, von, je me jetai sur le\u2026sur l\u2019homme, et je ne sais comment cela se fit, moi faible et bon, je le saisis par ses vêtements de sauvage ; je l\u2019enlevai en l'air, je le frappai, je le bLrisai à terre, je le tuai enfin.Depuis je m'en suis voulu d\u2019avoir été si sévère, mais daus lo moment je regrettais de n\u2019avoir pu le tuer qu\u2019une seule fois.Le juge.\u2014Ce ne sont pas là des sentiments chrétiens, quoiqu\u2019ils soient bien faciles à couvevoir.Peut-être, dans votre intérêt, eussiez-vous mieux fait de ite les point exprimer ici; comment voulez- vous que Dieu et les jurés vous pardunnent si vous- même ne savez pas pardonner ?\u2014Je ne sais ce que vous, milord, et les jurés vous ordonnerez de moi, mais à conp sûr, Dieu m'a déjà pardonné.Vous ne savez pas\u2026, je ne savais pas moi-même tout ce que ce\u2026.cet homme m\u2019a fait de mal.Quand des personnes charitables m\u2019ont amené ma petite fille en prison, non seulement je ne l\u2019ai plus retrouvée julie comme autrefois, mais je l\u2019ai entendue jurer; mais j'ai vu qu\u2019elle était abâtardie, polluée par la misère et la corruption.Mais elle ne m'a pas même reconnu !\u2026 Elle ne m\u2019a pas reconnu! comprenez-vous maintenant?Il m'a volé le sourire, ame de mon enfant, ce miserable., et moi je ne l'ai tué qu\u2019une fuis! Le chef du jury.\u2014Milords, mes collègues re chargent d'annoncer à votre seigneurie que leur conviction est furmée.Le jure.\u2014Je vous craic: messieurs, mais il faut respecter le texte de lu l.i; quelque sympathie que vous éprouviez pour l\u2019accusé, votre délibération doit avoir lieu daus votre chanibre, et aprés que vous aurez entendu mon résumé, que je ferai du reste en peu de mots.Après le temps précisément nécessaire pour écrire leur verdict, les jurés sont venus proclamer l\u2019acquittement.Il a fallu escorter jusque chez lui M.tieorge Hammon, pour que les femues des marchés ne l'y portassent pas en triomphe.\u2014Des documents statistiques soumis au parlement sur l\u2019administration de la justice, en Angleterre et dans la principauté de Galles ( l\u2019Ecosse et l\u2019Irlande non comprises), il résulte que dans le courant de l\u2019année 1836, il ya eu 20,984 personnes contre lesquelles il a été décerné des mandats de dépôt ou qui ont obtenu leur mise en liberté sous caution, comme soupçonnées de crimes ou délits graves, Parmi ces 20,984 personnes, 7,033 ne savaient ni lire ni écrire; 10,983 suvaient lire et écrire imparfaitement, ou ne savaient que lire seulement : C\u2019est un : + 2,215 savaient bien lire et Lien écrire; 192 avaient reçu une éducation supérieure.Restent 562 sur le degré d\u2019instruction desquelles il a été impossible de recueillir aucun renseignement.NOUVELLES D'EUROPE.New-York, 15 juillet, L'Albany, parti du Havre le 8 juin, nous a apporté les journaux de cette ville du 7, et ceux do Paris du G.Les craintes qu\u2019avaient fait concevoir les dernières nouvelles reçues de Liverpool ne so sont que trop | réalisées.MM.T.Wilson et Cie, T.Wiggin et Cie, - G.Wildes et Cie.Belle et Grant, Howard et Marx, i et quelques autres maisons de Londres moins importantes, ont suspendu leurs payements.L'annonce de ces faillites a produit une grande sensation parmi \u2018le commerce de New-York qui redoute, avec raison, de plus grands désastres en Angleterre lorsque l\u2019on apprendra la suspension de nos bauques.Elle sera probablement connue à Londres lors du départ du paquebot de Liverpool, le 16 juin, qui nous apportera la nouvelle de l\u2019cffet qu\u2019el'e aura produit.| Les nouvelles politiques n'ont aucune importance.( Courrier des Etats-Unis.) | \u2014On lit dans le Juurnal du Havre, da 7 juin : \u201c Le paquebot américain Poland, parti du Havre le 3 courant pour New-York, est rentré hier en relâche dans votre port, après avoir touché près de la Hoguüe sur des rochers vers lesquels des courants violents l\u2019avaient drossé pendant le brume épaisse que nous avons éprouvée ces jours derniers.\u201c On suppose que la réparation des avaries qu\u2019a essuyées le Poland dans son échouement, ne le retiendra que fort peu de temps dans sa relâche, et qu\u2019il pourra bientôt reprendre le cours de son vu- yage, après avoir fait visiter ses fonds.\u201d \u2014La nouvelle maison de banque que M.Lafitte va constituer, a déjà réalisé 58 millions de fonds social.M.Lafittea refusé les oïfres d\u2019une maison ; auglaise qui tenait 100 millions à sa disposition.\u2014 Le projet de chemin de fer de Paris à Rouen a été retiré par le gouvernement.Un projet a été Etes immédiatement pour un chemin de Paris au Havre.La subvention pour ce chemin de fer sera de dix millious.\u2014Le passif des trois maisons Wiggins, Wilson et Wildes, est réduit & 2,100,000 liv.st., dans les proportions de G, 9 et 600,000 liv.st.chacune, Elles l doivent en outre & la banque, un million et quart, avancé sous garantie.\u2014Le relevé trimestriel de l\u2019actif et du passif de la banque d'Angleterre, du 7 mars au 30 du mois dernier, comparé au trimestre prévédeut, doune les résultats suivants : La circulation actuelle est de £18,419,000 ; elle était précédemment de £1S,480,- 000.Diminntion Æ61,000.Les dépôts sont de £10,422,000.Ils avaient été de £10,472,000.Di- minntion Æ50,000.Les valeurs en garantie sont de £27,572,000.Elles avaient été de £28,017,000.Diminution £445,000.Les linrots sont de£+4,423,- 000.ls avaient été de £4,100,000.Augmentation £233,000.En défiuitive, l\u2019excédant est de £3,154,600.11 était de £3,255,000.Diminution £101,000, ( True Smn.) \u2014On écrit de Toulon au Courrier français : \u201c L'envoi d\u2019une eschdreà Saint-Dumingue paraît résolu ; le contre-smiral Gallois en aurait le commandement.Cette cscadre se composerait d\u2019un vaisseau, d\u2019une frérate, de deux corvettes et de deux bricks.Elle auraît pour objet d'appuyer les propo- \u201csitions qui seront faites par un agent diplomatique {au président de la république d'IEiti, au sujet de l\u2019indemnité qui a été promise aux anciens colons ; dépossédés de leur propriétés.\u201d \u2014 Voici ce qu\u2019on lit dans une lettre d\u2019Oloron, du ter mai, contenue dans l\u2019Zudlicateur de Bourdeaux : \u201c Irribarrey est mort plutôt par suite d\u2019une co- 1ère que de ses blessures : il ne voulait pas attaquer l\u2019ennemi à Huesca, avec la moitié de ses forces ; mais s\u2019étant entenda qualifier de traître, il fit commencer le combat par ane charge de cavalerie qui, ayant eu lieu contre des forces supérieures, fut passablement maltraitée ; l'infanterie n\u2019éprouva aucune perte sensible, mais l'artillerie fit un mal effroyable dans les rangs des carlistes.\u2014Les dépêches télégraphiques do la frontière sont plus contradictoires que jamais.L'expédition carliste a quitté Huesca le 27 ; elle s\u2019est dirigée vers Barbastro, pour passer la rivière Ciuca.Le général Buerens ne s\u2019est pas senti assez fort pour attaquer le corps d'armée carliste, mais il l\u2019a suivi pas à pas, se tenant parallèlement à sa droite.\u2014Des lettres d'Athènes, annoncent que des désordres très graves ont éclaté en Thessaliz et sur toute la frontière septentrionale de la Grèce.EXPEDITION D'AFRIQUE, Le ministre de la guerre a reçu hier, 4 juin, de M.le général Damremont, la dépêche ci-après : «+ Alger, le 27 mai 1837, à 9 heures du matin.* Le Cerbëre, qui arrive à l\u2019instant de Bone, apporte la nouvelle qu\u2019Achmet-Bey n\u2019a point quitté Constantine, et que tout est parfaitement tranquille à Bone et dans les environs de Guelma.\u201d Par une autre dépêche, en date du 26 et 27 mai, M.le gén.Damremont annonce que, 18 25 du même mois, M, le chef de bataillon de La Torre, à la tête d\u2019un détachement de 1,100 hommes, a été attaqué | par 4,000 Arahes ou Kabaïles.Après une lutte très ! vive, l'ennemi a fui eu désordre ; sa perte est évaluée ;à 1,206 hommes tués ou blessés, parmi lesquels se | trouvent plusieurs chefs.; ; i A issue de cette journée, si funeste aux tribus de Est lizués contre nous, ces tribus se sont dispersées.Nous avous eu de notre côté 8 hommes tués et 68 blessés.M.le chef de bataillon de La Torre s\u2019est distingué dans cette affaire, et les troupes sous ses ordres ont combattu avec leur valeur accoutumée.Ecofin, d\u2019après une lettre adressée au ministre de \u2018la guerre par M.le général Bugeaud, et datée de la Tafna, 25 mai, cet officier-général continuait ses né- gociativns avec Abd-el-Kader, et aucun engagement w\u2019avait encore eu lieu entre nos troupes et celles de l\u2019étmir, ( Moniteur.) | QUEBEC : JEUDI, 20 JUILLET 1837.\u2014\u2014\u2014\u2014 Il n\u2019y à point de nouvelles d'Ecrope postérieures en date à celles apportées par l\u2019Albany, dont nous avons annoncé l\u2019arrivée dans notre naméro de mardi.Les journaux français donnent l'extrait suivant d\u2019un journal de Londres au sujet de nos Lanques : \u201c [la été pourvu à la protection da papier de toutes les banques du Canada qui avaient tiré sur des maisons américaines.La banque de Montréal est garantie par Smyth, Payne & Smith, La banque de la Cité de Montréal par la banque del\u2019 Amérique anglaise du Nord.La banque du laut-Canada par Glyn, Halifax, Mills & cie.La banque du Com- [merce du district de Midlund par la banque des Actions en participation'de Londres.La promptitude avec laquelle ces arrangements ont été pris, fait hon- ueur à la prudence qui guide ces établissements dans la conduite de leurs affaires.}Elle indique aussi (la vigueur da commerce canadien, Les journaux de Montréal d\u2019hrier matin, apportés par le Cunada, n\u2019annoucent riëm d'important .M.Duchesnay était revenu de son expédition au Lac des Deux-Montagnes, après'avoir opéré l\u2019arrestation de deux des individus contre lesquels il était chargé de mandats d'arrêt, et leg.avoir admis à caution sur les lieux, suivant ses instructions.Le troisième n\u2019a pu être léralement appréhendé, dit- on, parce qu\u2019il n\u2019étuit pas - correctement désigné dans le mandat.I! ne purait pas que M.Duches.pay ait éprouvé de résistance.LE POPULAIRE ET LE CANADISN, OU LES DEUX SECTIONS DE'TACHE\u2019ES DU PAQTI PATRIUTE.Il n\u2019est pas sans intérêt de comparer les vues et les priucipes des deux sections du.camp patriotique ; qui ont abandonué l'étendard de M.Papineau.Pour | montrer en quoi ces deux sections diffèrent entre elles, nous ne croyons pas pouvoir mieux faire que de reproduire les observations suivantes de l\u2019organe des patriotes modérés de Montréal sur un article du Journal de la minorité québécoise : (Æztrait du Populaire.) SUR L'AseENBLEE DE LA\u2019 LUGISLATURE, Nous vivons daus uu temps où les hommes raisonnables ne doivent point se faire la guerre, mais doi- : vent, au contraire, se réunir, 8e consulter, se cou- | seiller pour mettre un frein à la folie qui menace d'envahir toutes les têtes.C\u2019est pénêtrés de cetto pensée, que nous venous examiner, sans Âcreté, comme sans intention de nuire, les objections faites par notre confrè:e du Canadien, sur la convocation de la législature.Nous croyons marcher avec le Canadien vers le même Lut : celui du triomphe des opinions modérées, muis nous suivons chacun, à ce qu\u2019il parait, une marche différente; il fait louvoyer son vaisseau pour rencontrer le veut qui sera favorable à le conduire au part, tandis que nous voyuous à pleine voile, au risque d\u2019échôner pour arriver plus vite.Nous sommes chargés l\u2019uu et l\u2019autre de ravitailler une place assiégée; le temps seul peut nous apprendre si celui qui aura tâtonné le vent aura | rendu plus de services que celui qui les aura affron- j tés; l'an et l\u2019autre cependaut ne devront être\u2019 jamais cousidérés comme ayant cherché, voluntairement, à manquer à leur devoir.Ce préliminaire arrêté, nous avons, avec notre confrère da Canadien, plusieurs questions à vider, plusieurs discussions amicales à entreprendre, et nous commençons aujourd\u2019hui paë'celle relative à lu convocation du parleme nt., Il trouve extraordinaire l'appel fait à la législature et dit \u201c qu\u2019auçun changemeut n\u2019a été produit dans les circonstances qui portèrent la chambre d\u2019assemblée à refuser les subsides.\u201d - Il nous semble, an contraire, qu\u2019un changement immense s\u2019est opéré dans ces circonstances, et qu\u2019il pourra même porter vos représentants (nous eñtendods, ceux qui ont déjà prouvé qu\u2019ile mene laissaie ipflaencer par un homme, et ceux qui; tout en cedant a influence, ne Pont fait que parce que le gouvernement ne montrait pas une ferme détermination de trancher la question) à réfléchir sur l\u2019avenir du pays, et à le sauver d'une législature étrangère, en consentant à rendre plus malléable, moins impérieuse, la législature locale.Il est hors de doute que la plupart de vos représentants ont été trompés, qu'ils ne's\u2019imaginaient pas que le Parlement Impérial se déciderait à léislater personnellement le pays, à défaut d\u2019une ! législature locale vivante.Il est hors de doute que le seul moyen de mettre obstacle à une semblable prétention, serait celui d\u2019une séparation effective avec la métropole, il est hors de doute que cet acte ne peut se faire sans tne révolution; il est hors de doute que cette révolution n\u2019est pas possible, dans l\u2019étatac- tueldes choses.Il est hors de douteque, si notre parlement ne veut plus faire de lois, le Parlement [m- périal sera dans la nécessité d\u2019en faire lui-même.1! est donc aussi hors de doute que, si notre parlement Provincial se décide à faire lui-même les lois, il évitera l\u2019intervention du Parlement Impérial.\u201c Les sinécures, le pluralisme, existent encore ; dans la législature, se trouve encore intacte, une chambre où allèrent échouer nombre de mesures populaires de la plus haute importance, dit le Canadien.\u201d Ce lanrare est absolument celui du Vindicator et de la Minerve, et ces derniers ne manqueront pas de le considérer comme un aveu fait par un ennemi de la cause populaire, (car c'est ainsi qu\u2019ils désignent maintenant le Canadien, qui est sans doute bien plus patriote qu\u2019eux).Mais le Canadien a fait naître et a pour ainsi dire soutenu cette minorité généreuse de la chambre d\u2019assemblée dont les opinions eussent évité bien des maux si elles eussent pu triompher.Les sinécures, le pluralisme disparaissaient entièrement d\u2019après les dispositions Lienveil- lautes mauifestées par le lord Gosford pour redresser tous les griefs qui dépeudraient de son administration.Il ne s\u2019agissait donc plus que de fournir au gouverneur les moyens de mettre ses plans à exécution.Le plus sûr moyeu de faire des réformes, est d\u2019avoir de quoi payer ses dettes, et ce moyen à été ent:èrement refusé au lord Gosford, Pouvait-il destituer des fonctionnaires publies sans leur solder ce qui leur était dû pour le passé ?était-il de la dignité, de la justice du gouvernement de veair dire à ses officiers, \u201c vous avez deux ou trois emplois, dont on ne vous paye pas les émoluments, vous n\u2019en garderez qu\u2019un, dont le salaire vous sera payé lorsqu\u2019il plaira à Dieu et à la chambre d\u2019assemblée #\u201d Une semblable conduite eût été ajonter la raillerie i Pinjustice, et ce n'est junais ainsi qu'une administration qui se respecte, peut en agir vis-à-vis de ses serviteurs.Au total les sinécures et le pluralisme ne sont plus ce qu\u2019ils ont été; ils gitent maintenant dans bien peu d\u2019exemples à citer, et ce n\u2019est plus réellement qu\u2019un vieux grief mis en avant, comme tant d\u2019autres pour faire croire encore à des motifs plausibles de résistance de la part de la chambre d\u2019assemblée.Quant au conseil législatif, le Canadien, comme les journaux de M.Papinean, le surcharge encore de méfaits qui ne lui appartienaent point en entier; mais qui prennent leur origine dans les exigeances de la chambre d\u2019assemblée.Nous laisserons de côté cette extrême prétention | d\u2019un corps constitué qui veut renverser un autre corps tenant ses pouvoirs du même acte constitutif, i pour ne nous occuper que \u2018le ce qui est relatif aux .Teproches adressés par le Canadien au conseil lé- : gislatif: il le charge de l'odieux d\u2019avoir fuit échouer plusieurs mesures populaires; mais il ne parle pas des motifs que ce conseil mit en avant, et des ma- nœuvres exercées par les meneurs de la chambre.province avant toutes choses.En cela il conservait la dignité du pouplo, qui consiste à remplir scrupa- leusement ses engagements ; il demandait que l'on fit marcher le gouvernement, en lui accordaut les subsides, en cela il conservait encore les intérêts du peuple dont la prospérité dépend de la marche du gouvernement.Si la minorité de la chambre d'assemblée eût été encore écoutée, il est probable que tous les bills auraieut passé sans obstacles.Cu n\u2019est donc pas au conseil législatif qu\u2019il convient d'adresser des reproches, c'est à la majorité de la chambre d'assemblée.\u201c Nous devons dire à l'exécutif qu\u2019il aura grandement tort de compter sur une réaction taut soit peu importaute dans opinion publique à l\u2019égard des réformes administratives qu\u2019on a demandées ; qu\u2019il s\u2019abuserait étrangement s\u2019il donnait nne pareille portée à l'opposition qui se manifeste assez cluis auto- sités publiques, la désallection envers le gouvernement du Roi er le parlement impérial, el pour exciter à la violation des lois, de s\u2019assembler sur l'ESPILANADE, LUNDI le TRENTE-LT-UN de JUILLET cousant,à MIDI, afin d'expriceer leur opinion sur les dites tentatives, et de foire parvenir au gouvernement de Sa Majesté leurs respectueuses assurances de fidélité et d'attachement à la liaison qui existe cetie province el le Royaume-Uni de la Grande.Bretague et d\u2019Irtande, et leur espoir que le gou vernement de Sa Majesté ne marquera pas de co.opérer au redressement de tous griefs et abus qui peuvent exister en cette province Québec.13 juillet 1837.PERDU U* PORTEFEUILLE ROUGE avec quelques papiers et de l\u2019argent anglais.Quiconque l\u2019aura L'ouvé recevra une récompense en le déposant ce bureau.Québec, 14 juillet 18:37.ACAJOU.V GT-CLRQ billots d\u2019Acajou espagnol très supérieure, en qnantités à la convenance des « acheteurs, à vendre par D, FRASER.Quai Napoléon, Québec, 8 juillet 1837.ES soussignés offrent en vente :\u2014 300 boîtes savon de Liverpool 30 boucauts sucre raffiné 200 quarts lard d'Irlande prime-mess 50 paniers faïence 5 surons indigo 50 sucs poivre 10 caisses casse 50 caisses thé bohée 6 bottes huile de palmier 50 balles toiles à draps et à voiles.J.M.FRASER & Co.Quêbec, 12 juillet 1837.LOUER, et en livrer possession le Ier mai 1838 : Les Bâtiments, Quais, Booms, &c., à Spencer Cove, à présent occupés par MM.Atkinson, Usborne & Co.S'adrcsser à GILLESPIE, JAMIESON & Co.\u2014\u2014_ L serà vendu par encan public JEUDI prochain, le 20 courant, et les jours suivants, posi- livement sans réserve, au mmagasin de feue dame veuve Joux Rosesr Rosinson, au faubourg Saint-Roch de Québec, au coin nord des rues Craig et Des/ossès, tous les meubles de ménages, marchandises consistant en un assortiment général et très étendu, et autres choses et effets généralemeu: quelconques dépendants de la succession de la feue dite dame veuve J.RR.Robinson.N.B.Les conditions de la vente seront : au-dessous de £25 argent comptant, et trois muis de crédit pour au-dessus de la dite somme, avec un billet endossé à la satisfaction du soussigné exécuteur testamentaire.La vente commencera à UNE heure, chaque jour.FELIX BIGAQUETTE.Québec, 17 juillet 1837.L sera vendu par le notaire soussigné, le MARDI 15 AOÛT prochain, A UNE heure, sur les licux,\u2014 Une MAISON DE PIERRE a deux étages.simée au faubourg St-Roch, et aypartenant aM.LOUIS COTE\u2019, coin des rues Grant vt Des Prairies.ANT.A.PARENT, notaire.Quélec, 17 juin 1837, 2 ow 0} fait savoir que les soussigués proprié taire du fief et seigneurie du Lac Métis, ci-après décrit, sis et situé dans le district de Québec, province du Has.Canady, ont fait requête à Sa Majesté, par lent remise de Sun Excellence le gouverneur cn chef, pour une cumimnu!ativn et décharge du droit de quint, du droit de relief, et autres droits féodaux échus ou à échoir à Sa Ma.iesté, ces héritiers et successeurs, sur le dit fief et seigneurie da Lac Métis, lequel lac se décharge dans une rivière du 1rê ne nom ( Métis), ensemble une bene de terre en pro - foudeur tout autour du dt lac, éluigné d'environ douze ou quinze lieues du fleuve S:- Laurent.au sud d'icelui, Étant le dit fief et seigneurie du Luc Métis burné de tous côtés par les terres nan concédées de la couronne; et pour obtenir une nouvelle concession en fuveur des dits propriétaires soussignés, leuss hoirs et nyant-cause.du dit fief et seigneurie ci-dessus décrit du Lac Métis pour être à l'avenir possé lé en free and commun succage, de la même manière que sont possédées les lerrce en free and commun succage dans celle partie du RRoysume- Uni de la Grande- Eretague et d'Irlande appelé l'Angleterre.C'est pourquoi toutes personnes qui ont ou peuvent ou prétendent avoir quelque droit présent ou à venir, intérêt, charge ou obligation, soit par bypothèque générale ou spéc.sle, expresse ou lacile, ou en vertu de quelque autre titre, ou par quelque autre moyen Que Ce suir, dans où aur les terres comprises dans le dit fet et sergneurie ci-dessus décrit, à l'égard duquel la commutation, dé.harge er extinction des droits, charges et redevances féudaux et seigneuriaux a été ainsi demaudée, sont requises de signifier par écrit, *ous trois mois à compter de la date du présent avertissement, leur consentement ou leur refus de consentir à l\u2019abandon, concession nouvelle et changement de tenure des dites terres, et à la commutation, décharge et extinction des dro.ts, charges et redevances févcaux et sergneuriaux demandée comme susdit, et de déposer l'écrit contenant leur dit consentergent où refus, sous le dit délas de trois Mvis, au bureau du conseil exécuiif de cette province, JEAN-BAPTISTE-RENE\u201d HERTEL DE ROUVILLE, MARIE-ANNE-JULIE HERTEL DE ROUVILLE, veuve de l\u2019honorable Charles.Michel-Jonberry de Salnberry.Québec, 12 mai 1837.AVIS.OF donne avis public par les présentes, que les soussigués propriétaires du fief et seirueurie de la Rivière de la Madeleine ci-après décrit, étant ice- lai sis ct situé dans le district de Gaspé, en la province du Bas-Canada, ont présenté requête au Itoi, par l'entremise de Sun Excitence le gouverneur en chef, paur demander la commutation, extinction et décharge du droit de quant, droit de relief et autres charges féudates échues ou à écheorr à Sa Majesté.ses Léritiers et success-urs, sur le tief et scivneurie de la Itivière de ia Magd.leine, situé dans le district de Gaspé.en la province du 1315 Canada du côté sud du fleuve Saint-Laurent.d\u2019une lieue de front, savoir, une dumi-lieue au-dessus et une derni-livne au-dessous du la rivière de la Mazdeleue, le long du fleuve S-int- Laurent sur deux lieuvs seulement de profondeur, avec ies dé endances; et pour ob'enir une bouvelle concession aux dits propriétaires soussigués fleurs boirs et ayant cause.du dit fief et seigneurie ci dessus décrit pour être par eux tenu en free and common soccage, en la même mamère que les terres sont tenues en celte partie du Royaume Uni de la Grande Bretagne et d\u2019{rlande appelée Angleterre.ln conséquence toutes personnes ayant où pouvant ou prétendant avoir quelque droit présent ou à venir, Intérêt, obligation, garantie ou chirge queiconque, soit par hypothèque généesle où spéciale, expresse où tacite, où en vertu de tout autre tittre, où de quelque mantère que ce soit.dans ou sur les terres comprises dans le dir fief et sers gneurie ci-dessus décrit, à l\u2019égard duquel la dite commutation, extinction et décharge de droits, redevances et charges Féodaux et scigneuriaux n été ainsi demandée, sout averties par les présentes qu'elles aient à signifier par dent, d\u2019hui en trois mois, leur consentement ou leur refus de consentir à fa remise, concession nouvelle et changement de tenue des dites terres, et à la commutation, ery \u2018ton et décharge des droits, charges.ct redevances féodaux et sei- gn nrffux demandée comme dit est ci-dessus et de déposer l\u2019écrit contenaut leur dit consentement ou refus, dans le dit délai de trois mois, au bureau du conseill exécutif de cette province, JOHN GREENSHIELDS, JAMES WEIR, Par leur procureur Anbuew Parerson.Québee, 6 avril 1857.AVIS PUBLIC ST par le présent donné, que le sonssigné propriétaire des fief et seigneurie de Mont-Louis, ci-après désignés, situés, sis et étant dans le district infé- tieur de Gaspé, daes la province du Bas-Canada, a fait application à Sa Majesté, par pétition aux moyens de son excellence le gouverneur en chef, pour une commutation et exemption du droit de quint, da droit de relief et autres charges féodales dues et à être dues à Sa Majesté, ses hée ritiers et successeurs, Sur Ces certains fieF et seigneurie de AMlont- Louis, situés, sis et étant sur la rive sud du fleuve St Laurent, dans le district inférieur de Gaspé, dans la dite province du Bas-Canada, ia dite seigneurie contenant à peu près trois lieues de front sur le dit fleuve, sue trois licues de profondeur, bornée au nord-est par l'Ance Pleureuse, et au sud-ouest par la Rivière à l\u2019ierre,, avec les dépend inces ; et pour obtenir un nouvel octrai pour lui le soussigné, ses héritiers et avant cause, des dits sus désignés fief et seigneurie de Mont-Touis, pour être dorénavant tenus en franc etcommun succage, en la mene manière que les terres sont Maintenant tenues en franc et commun soccage, dans cuite partie du Royaume- Uni de la Graade-Bretagne et d'Irlande appelée Angleterre.C\u2019est pourquoi, (outes personnes qui ont ou peuvent avoir où prétendent avoir aucun droit, intérêt, sûreté.charge Ou empêchement, présents où contingents.soit par hy- puthéque, générale ou spéciale, expresse ou impliquée, sous aucun titre où par aucun autre moyen quelconque, dans ou sur les terres comprises dans les sus désigné fief vet seignearie.pour lesquels les dites commutation, exemption et extinction des droits féodaux et seigneuriaux ont été ainsi demandées, sont par le présent equises de signifier en écrit, d'hui en trois mois de calendrier, de la date des présentes, leur consentement ou refus de la résignation, nouvel octroi et changement de tenure des dites terres, et de la commulation, exemption et extinction des \\ A ; h ; droits, dues et charges féndaux et seigneuriaux demandés commie susdit, et de déposer tel consentement ou refus, dans la dite période dernièrement mentionnée de trois mois de calendrier, au Bureau du conserl exécutif de cette province, MATIHEW BELL.Trois-Rivières, 28 mars 1837.39d I soussigné offrira en vente, à son magasin, sous peu de jours, une collection magnifique et très considérable de livres d\u2019auteurs les plus modernes et les plus en réputation, sur la loi, la littérature et Ja religion, en relicure, cartonnage et brochure à des prix très as Aussi, un assortiment magnifique de tableaux peints à l'huile.savoir :\u2014 1 Christ mourant, d'après SENTIES, 9 pieds sur 6 pieds, 1 Christ mourant, d'après lP.np& CHAmPacNE, 244 pouces sur 17 pouces, .1 Bovène de Jésus-Christ, d\u2019après Sicxot, 5 pieds sur 54 pieds, 1 St- Antoine de Padoue, d\u2019après SExTirs, 6 pieds sur 4 pieds, Ste-'Thérèse, d\u2019après P.Gurrin, 6 picds sur 4 pieds, Ste-Farmlle, d\u2019après Gorbsins, 5 pieds sur 7 pieds Ascension, d'après LEsnoN, 5 pieds sur 7 pieds, \u2019 1 Assomplion, d\u2019après Lennon, 5 pieds sur 7 pieds, Sacré-cœur de N.-S.Jésus-Christ, d'après LEsnun, 6 pie; sur 4 pieds Sacré cœur de Marie, d'après LE:aux, G pieds sur 4 pleds Saint-Laurent, d\u2019après RunENs, G pieds sur 4 pieds Saint-Roch, d\u2019après LEGUILE, 6 pieds sur 4 pieds Sainte-Anne, d'après Runexs, 6 pieds sur 4 pieds Saint- lrançois-X avier, d'après Rubens, G pieds sur 4 pieds Suinte-Geneviève, d\u2019après Grranp, 6 pieds sur 4 pieds Saint-Joseph, d'après Laneun, G pieds sur 4 pieds Saint-Jeau- Baptiste, d'après RaruarL, 6 pieds sur 4 pieds, HENRY VASSEUR, tue du Palais.n.15.HABITS, CULOTTES ET VESTES.I\u2018 vient d\u2019être reçu trois valises des objets d\u2019habillement ci-dessus, de Srurz & Co.de Londres, lesquels sont offerts aux Messieurs de Québec, au prix cou:ant, pour argent comptant.H.CARWELL.\u2014 Québec, 6 juin 1837.: .OR ET ARGENT.U NE PRIME est payée sur l\u2019oR et l\u2019ARGENT aU | bureau de HOLT & Co, en face de la ; Bourse.| Québec, 26 mai 1837, > en il es r oo gl pa B- m: la wi ré; île a frè ve let mu an pui des la col sue fix tou rag il = fé cor du bie col pot Ce \u2018 ne | I'he poi: fem ent ; qui | qui gne 5 DM elle bea sou ore ces sou mer C\u2019ét sait ente mer des L réac vieil inilr men faibl port Cass: zole nuit cons bour chip 1.\u2019 he le re supr couc gieu: mon miss tras que honn en él mois ne I\u2019 § mais Cogan il Lenn à son I\"ve une « de ne As vilisa les au gross une $ nous Déjà | pres, ils me intell Ung ques- yenx dont (1) ative "]
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