The Quebec gazette = La gazette de Québec, 10 octobre 1837, mardi 10 octobre 1837
[" sieur couts, mt en tse lirt) le, de nent: AU soit à sde de ¢ St.OF OR ar les teurs edie AE Sa de revs dus \u2018êcher désase Lux et Carafe.Juri.lbie, Corps aure paie- al re.tS aux He est 15 EUX HVS, Crent cours ivoire Ll le rial aise NQUE Sup REL, shana qe .- » de la civilisation, et je suis convaincu qu\u2019on ne peut obteuir une véritable civilisation saus lui.Je dis une véritable cilisation ; car je n\u2019iguore pas.qu'il peut y avoir ane sorte de civilisation sans le christianisme, On a cité celle des Grecs et des | Romains pour moutrer que la civilisation saus le christinnisme est possible ; mais si la civilisation véritable comprend tout ce qui adoucit les mœurs, il faut qu\u2019on avoue que ces nations célèbres n\u2019y sont pas arrivées, Eu voyant dans les cirques les luttes des glatiateurs et les combats des hommes et des Lites téroces, dont les citoyens fesaient leurs amusements ; en cherchauten vain chez ves peuples les hôpitaux, les asiles, les diverses iustitu- tions charitables qui font lPornement des contrées chrétiennes, j'ariive nécessairement à cette conelus sion que In civilisation de ces païens, quelque classique que puisse être leur mémoire, n\u2019était cepeu- daut qu\u2019un état de magnitique barbarie, et que c\u2019est uniquement par le christiauisme que peut être amenée la seule espèce de civilisation que le philanthrope chiétien puisse avoir à cœur de voir s'éteu- dre.\u201d AM.Gladstone, l\u2019un des membres de la commission : * Vous êtes douc d'avis que Penseignement du christiauisme duit précéder tout effort pour répandre la civilisation en ne s'adressant qu\u2019à intel ligence 7\u201d M.Deecham : \u201c Certainement.\u201d M, Lushingtun, autre membre de la corvnission : \u201c Veuillez nous dire les motifs qu vous avez de peuser que la civilisation toute seule ne peut pas réussir 7 M.Beecham : \u201cJ'en donnerai D'abord, le manque d'agents convenables serait s fisaut pour reudre ce moveu d'induvnce liapossi- ble, Je ne pense pas que le seul désir de civiliser offre aux hommes des motifs assez puissants pour les envarer à renom er aux avantages dont ils jouissent, et à aller demeurer parmi les barbares, de coutzds que l'amour pour les âmes des païens qui soit euflisart pour porter à d'aussi grauds su On tryuvesa dus homines disposés à offrir leur vie dans la carrière des missions, coume sur un autel ; mais bien peu de persunnes sazs doute consentiraient à s\u2019exposer à la wort, seulement pour civiliser les pa A l'appui de ce que je viens de dive, je pais citer un fait puisé dans l\u2019histoire même de notre Société.Elle n\u2019a essave, je eross, ur\u201d seule fois de commencer par civiliser des j lens pour les préparer à recevoir Evangi- le.{l'y nude cola quarante ans: M, le doctear Cake, fonde _12 de nus missions, vaitreprit alors de civitiser les Foutlahs de l'Afrique occidentale.Ou envagen d'hontictes artisans de diverses professions à s'établir paruit eux, daus le but de lenr faire faire quelques progrès dans la civilisation, et avec lin- teution de leureuvoyer des wissionnaires, chargés de teur prêcher l'Evangile, lorsque la civilisation les nurait préparés à les mieux accueillir \u2014 Ce projet excits un vif intérêt; il fut encouragé par Wilberforce et par d\u2019autres hommes éminents de cette Époque, et on s\u2019eu promettait un grand succes.Toutefois il echoun complètement par la raison que J'ai indignée : les agents sur lesquels on avait compté n'avaient pas des motifs sullisants pour persévérer duns lear enterprise.Is se rendirent à Sierra- Léone, mais ils n\u2019enrent pas le courage duller plus loin ; les motifs qui les fesaient agir n\u2019étaient pas assez puissants pour les décider à pénétrer dans l\u2019intérieur du pays.\u201c Vidi waintenant ma seconde raison ponr penser que la civilisation seule ne peut pus réussir, Je ue crois pas que dans son isolement la civilisation offre assez d'aitraitanx sauvages ponr les engager à abandonner leur genre dde vie à cause d'elle, La vie civilisce est trop paisible, trop monotone pour ehur- mer le sauvage ; ses superstiiftions s'opposent d\u2019ait- leurs souvent à ce qu\u2019il change ses habitudes.Pour qu'il se trouve satisfait de la rérularité et du caluse de Le viretvilisée, pour'qu'il renonce en sa fiveur aux superstitions «u'il nourrit, il faut d\u2019abord que son esprit ait étéimpressionué par les motifs élevés de Pevan- gile et que les solenneiles vérités de la religion aient touché son cœur, Jen citerai un exemple, J'ai {connu un chef d'indiens, Chippewars, du Haut-Ca- nada; son nom indien était Kablewaguonaby ; son nom chrétien est Peter Jones, Ja savais que le gou- | verneur du Haut-Canada avait fait divers essais pour | engager les indiens à renoncer à leur vie nomade, et | Je désirais d'apprendre de ce chef ce qu\u2019il pensait | des efforts tentés par le gouverneur, et pourquoi ils | avaient échoué.Il me dir que ¢'était uniquement / parce que les offres qu\u2019on leur avait faites n\u2019avaieut eu aucun charme pour eux, et parce qu\u2019ils préféraient lear genre de vie à celui des européens, Il en n été de urême des indiens qui demeurent dans le voisinage de la rivière Saint-Clair.Le gouverneur a essayé aussi de leur faire adopter les usages de lu vie civilisée ; mais ils out rejetéses propositions, en lui disant : \u201c Qui ne sait que les dieux seraient itrie.\u201ctés, si nous quittions nus anclonnes coutumes 7\u201d! Le président : * Votre société a-t-elle essaye depuis lors d'introduire le christianisme chez les tri-\u201d bus dent vous venez de parler, et auprés desquelles la civilisation seule w\u2019avait pas réussi 2\u201d M.Deecham: * Oui, et pour commencer par les Foulahs, quaique M.le ducteur Coke n\u2019ait pas pu trouver des hommes disposés à renoncer aux avantages de la vie civilisée pour aller leur porter la civilisation, nous avons trouvé aisémeut des hommes prêts à quitter leur patrie, à se rendre dans l\u2019inté rieur de l\u2019Afrique et à se fixer auprès de ce méme peuple pour Jui annoncer lévangile.Nous avons commencé, il y a deux où trois ans, chez les Fou- labs, une mission qui a l\u2019aspect le plus encourageunt ; ils écoutent l'évangile, et plusieurs nous ont prouvé parle chaugement de leurs morurs et de leur vie qu\u2019- ils en ont éprouvé la salutaire influence.Quant aux indiens Chippewavs, nous travaillons au milieu d'eux et nos succès y ont été grands.Le chet dont jai fait mention est le premier homme de cette tribu quise soit converti.Nous avons dix stations chez les indiens du Haut-Canada.Plusieurs indizènes y vemplissent les fonctions de prédicateurs.Peter Joves lui-même s'occupe à traduire les saintes-écri- tures dans sa langue; il a presque achevé la tradue- tiou du Nouve u-Testament, er sa version a été hn- primée.Parmi les indiens de la rivière Saint-Clair, \u2018 i+ en est beancoup aussi qui ont aujourd'hui embrassé de christianisme; ce peuple est entièrement changé.\u201d Dans le reste de son interrogatoire, M, Beecham a montré que le sysième d\u2019après lequel on commen- y ce au milieu des sauvages par la prédication du chris- | Tunisie, dans ki certitude que la civilisation en sera l'un des fritits, à reussi rovariablement au milieu de tous tes peunles où l\u2019on en a fat l'essai : la société dont i! est membre a pn s'en convaincre, non-seuie- ment ches les aborigenes de I'Amerique, mais aussi chez les nègres dos Indes occidentales et chez les restes des Caraibes qui formaient autrefois la popu- denx raisons, criidves, ns, ne persuade, au contraire, que la seule manière ef- {lation de ces colonies, chez diverses tribus de l\u2019ouest ficace de les civiliser, c\u2019est d'abord de les évangé- let du sud de l'Afrique, chez les Hindous de l'Inde, ! et les quakers ont recounu, après an siècle et demi, 10 OCTOBRE, 1837.chez les Boudhistes de Ceylan, chez les cannibales qu\u2019ils auraient dû commencer par l'Evangile : les de la Nouvelle-Zélande et ohez d'autres insulaires tribos dont ils se sont si lougtemps occupés out de lu tuer du sud.Ou peut wême dire que les peu- émigré aujourd\u2019hui au-delà du Mississipi, et c'est, la plades les plus sauvages se soumettent plus facile- Parole de Dieu en main, que les qualsers vont les y Went à l'influence du christianisme que les nations suivre, daus l'espoir de leur être désormais plus qui ont ét* peudant des siècles daus un état de utiles.demi-civilisation.Des faits nombreux et d\u2019un grand Naus avons remarqué encore les renseignements intérêt ont été rapportés par M.Beecham, pourmon- fournis par M.William Yate, missionuaire à la Nou- trer comment le christianisme civilise, Après les velle-Zilande, par M.John Williams, missionnaire à avoir comme accumulés les uns sur les autres, Il a Ralatea, l\u2019uue des iles de la Société, et par M.Wil- cherché à readre compte des rapports de cause et liam Shaw, missionnaire chez les Cafres, C'est sur- d'effet qui existent entre Pévangile et la civilisation, tout en racontant les faits dout ils ont été témoius, et il nous semble qu\u2019il y à parfaitement réussi.que ces hounnes dévoués out montre la civilisation \u201cA peing, a-t-il dif, Pevangile commence t-il à sortant du Christianisme et se répandant avec lui au agir sur l'esprit des païens, qu\u2019il leur fait faire un Wiilieu de peuples qui vivaient dans la plus grossière premier pas vers la civilisation.Ils s\u2019aperçoivent barbarie avaut d'avoir embrasse l'IEvancie, Nous bientôt qu\u2019il est malséant de se rassembler dans Pe- | aurious pu choisir de préférence pour wus ciiations tat de nudité pour rendre un entr pris au Dieu des fragments de ces vécits quimontrent le Christia- tout-puissant ; l'usage des vêtements s\u2019introduit Luistue en actiou ; il y aurait eu beaucoup d'interêt sinsi, Quand les indigènes en sout venus à preudre ; sans doute à le voir civiliser par les mômes moyeus plaisir à la prédication du christianisme, ils recon- des tribus de mwurs très diverses, et nous apparaître naissent qu'ils doivent revoncer à leur vie vaga | tout puissaut dans son action sociale, comme il l\u2019est Loude et se choisir des demeures fixes, pour pou- | quand il agit sur les individus ; mais il nous à sem- | Voir profiter rérulièrement des instructions aux- {blé plus utile de rechercher tes causes de cette toute- * ditient \u201cté ceux des luropéens qui les visitaient.causes Jes plus honfeuses, les Eurc, ils désirent assister.Leurs habitudes se mo- | puissance, que l\u2019histoire des dix-hoit deruiers siècles alors considérablement : ve pouvant plus © ne permet plus de nier, et quo l'histoire contemjo- compter sur lu chasse pour pourvoir à leur subsis- raine confirme chaque jour, Où aurious-vous pu tance, parce qu\u2019elle exige de continuels déplacements { Micux les trouver que daus os communications si ils s'accontunient au travail et deviennent industrie | simples et pourtant si insteructives, Éutes aux homes quelles [Tome 75.Igion de cet organe, j'ai tranvé une légère saillie.Vous suvez que Aullier, possesseur de la bosse de l'atfectionivite, a tué, avec une barbarie de sauvage, uv homme qui etais sou camarade ! ° \u201cMl faut dire cependant que J'organe de la circonspection qui produit le sentiment de la conservation, de l'inquiétude, qui fuit avoir peur, présentait une saillie très prononcée, et il «st juste de dire que jamais condamné n\u2019a versé plus de larmes qu\u2019Authier, (que jamais condamué n'a plus que tui redouté l'écha- aad.Il est juste aussi d\u2019ajonter que la région de la bienveillance offrait nue Térère dépression ; mais aussi l'organe de la consciencivsité, qui douno nais- j sance au sentiment du devoir, de l'obligation morale, de la justice, de la probité, présentait ane Lusse des plus développées, \u201cQuant aux facultés rédlcetives, j'ai trouvé ane dépression pour la comparaison, qui produit le sens {du lunraze et fait les bons prédicateurs.Il est vrai qu\u2019 Authier, qui n\u2019avait pas cet orgaue, n\u2019en avait pas davantage la fucnité, \u201cMais il avait ta bosse de lu causalité des plus dés veloppées, et In causalité s'applique aux choses surnaturelles ; elle suisit les rapports de cause a effet, et elle est une des facultés réflectives nécessaires pour produire le véritable esprit philosophique : et Authier était vraiment stupide ! \u201c* Ce n\u2019est pas ici le lieu ne publier complètement pour celte tête an examen cranioscopique réservé à enx, L'éducation suit bientôt ; ce que le missionnaire annonce aux paîeus, Il la appris daus un livre, qu\u2019il leur montre ; il nosame ce livre la parole de Dieu, et il leur dit qu'il vst important qu\u2019ils puissent le consulter, Les païeus ne tardent pas à souhaiter d'apprendre à lire la purole de ce Dieu qu\u2019un leur a récetument fait connaître ; des écules sont ouvertes, et de nouveaux progrès en civilisation se préparent.En effet, l\u2019évangile que les naturels apprennent à lire, recommande les vertus morales, la véracité, l'honnêteté, la fidélité, la chasteté ; il condamne la polvgamie, cette sonrce de tant de maux pourles peuples sauvages, et en même temps il consacre la sainteté du mariage ; c\u2019est ainsi qu\u2019il tend, de la ma nière la plus directe, à faire naître les vertas qui sont comme le ciment de la vie civilisée.\u201c L'Lvangile va plus loin encore ; il crée les affections : ne se bornaut pas & ordonner an wari d\u2019être fidèle à sa femme, il luienjoint de l'aimer comme sa propre chair, et il! arrache ainsi la femme de la dégradation à laquelle le paganisme la réduit toujours.L\u2019Evaurile enseigne aux pareuts à aimer leurs enfauts et à les considérer comme des êtres immortels qui leur sont confiés es qu\u2019ils doivent élever pour le ciel : quand l'esprit des paîens est pévétré de ec devoir, l'infanticide cesse aussitôt.Dun autre côté le christianisme prescrit aux en- fauts d'aimer, de respecter leurs pères et leurs mères, et quand les jeunes paiens sont couvaineus que telle est leur oblixation, ils pourvoient aux nécessités de leurs vieux paren,, et ils les entourent de leuts soins, an lieu desfés laisser exposés à la faim et aux bites sauvages.L'LEvangile veut la miséricorde 5 il commande aux hommes de se pardonner les uns aux autres Leurs offenses, s'ils désirent que Dieu leur pardonne : quel frein n'est-ce pas aux actes de violence et aux guerres meurs tières, pour ceux qui croient la Parole 7 Tels me paraissent être les liens entre le christianisme et la civilisation ; c\u2019est aïnsi qu\u2019à mes yeux l\u2019un engendre l'autre, et que j'arrive à cette conclusion que partout où l'Evangile exerce une influence réelle, ia civilisation doit en être la conséquence na- tourelle et nécessaire, Voici déjà bien des lumières sur le snjet que la chambre des communesa désiré voir éclairei.\u2014 La rvalière n\u2019est cependant pas encore épnisée, et {mous allous trouver de nouvelles et précieuses iu- strurtions dans Pinterrowatoire de M.Ellis, qui a ; Été longtemps missionnaire dans les Îles de la mer da Sud, avant d\u2019être appelé à remplir\u2018les fonctions de secrétaire de le Société des missions de Londres, \u201cLa véritable civilisation, a-t-il dit, est inséparable du christianisme : partour où elle existe, elle en est le fruit.Une sorte de civilisation inférieure peut précéder Te christianisme et s'étendre sans lui Jusqu'à nn certain point: c'est ainsi, par exemple, qu'on voit des tribus sauvages, qui ne counaissent pas l\u2019évangile, adopter les vêtements curopéeus et | prendre goût aux produits de nos fabriques ; mais cette espèce de civilisation est très superûcielle : elle peut polir l'extérieur de la société, mais elle watteint pis les vices du cœur, ces sources du crime et de ln misère, ces causes de la barbane partout où la barbarie existe.\u201c\u20ac L'expérieuce m'a appris à considérer cette civilisation inférieure comme tout-à-fait incapable de concourir au perfectionnement des indigènes des divers pays où elle s\u2019est introduite ; les rapports des sauvages avec les Européens qui l\u2019ont provoquée out souvent été du sérieux obstacles à la réception du Christianisme et des préceptes moraux qui en sont inséparables ; et dans une foule de cas, les naturels, loin de renoncer à lenrs vices, ont adop- Il west pas rare que, pour les us excitent les indigènes a se faire Ja guerre, et qu ls leur fournissent, pour la soutenir, sos redoutables armes à feu, dont l'introduction partielle assure souveut à un parti une grande supériorité sur l\u2019autre et rend les combats plus meurtriers qu\u2019ils n\u2019étaient autrefois, Une autre conséquence désastreuse des relations entre les nations civilisées et celles qui ne le sont pas, c\u2019est l\u2019augmentation de Ja prostitution et des deux exemples.maux qui en sont la snite, \u201cISans doute, les indigènes s\u2019y abandonnent d\u2019eux- mêmes, à cause de leurs passions dépravées ; muds, quand ils ont des rapport avec les Européens, Pa- mour du gain et le désir de posséder tes objets qui sortent de nos fibriques leur offrent de nouveaux motifs de s\u2019y livrer; et l\u2019on voit même çà et là des : chefs spéculer sur Pavilissement de leurssujets, Je ne connais pas un seul cas où des relations entre les Européens et des sauvages,auxquelles le Christianisme ne servait pas de base, aient été pour ces der- Hiers une préparation à recevoir l\u2019Evangile, tandis qu'il en est un grand nombre où l\u2019Evangile a été accueilli sans de tels antécédents : c\u2019est qu\u2019il puritie et change le cœur.\u201d Parmi les antres personnes dont la commission a recuvilli les observations, il en est plusieurs qui out fonrui des renseignements d\u2019un grand intérêt.Un | quaker américain, M.Bates, à fait connuitre les efforts tentés par les quakers de sa patrie pour être utiles aux Indiens.ln 1681, Witham Penn lear avait donné les premières marques de bienveillance, et depuis cent cingaante ans les membres de la Société des Amis n'ont pas cessé de leur témoigner les mêmes dispositions.Ils ont cherche u civiliser les Indiens, mais, il font le dire, en ne leur fesant connaître que les doctrines de la religion naturelle, telles que l\u2019existeuce de Dieu et la responsabilité de l'homme, sans lenr enseigner les dogmes distinetifs du Christianisme.Ce plan est loin d\u2019avoir réussi, Lo voici! j émineuts que les représentaus de l'Angleterre avatent {charges de s\u2019en luformer, par quelques-uns des | Hommes que leur vocation et leurs travaux mettent le plus à même de les connaître et de les compreu- | dre ?| Quelle que soit l\u2019importance de la question que | nous venous d'étudier, il ne faut pas oublier qu\u2019elle ; wa été examinée par In comuiission présidée par M.| Buxton que parce qu'elle pouvait aider à déterminer \u201cle genre de protection que le gouvernement anglais | duit accorder aux tribus sauvages avec lesquelles les anglais sont le plus fréquemment en contact, La commission s\u2019est gardée avec soin de jeter un voile \u201csur des fais Lonteux, qu\u2019il était de son devoir de | mettre dans tout leur Jour.Elle n\u2019a épargué ni les | Marins ni les tratiquauts, vi même les autorités eu- | lomales dont lu couduite à eu un caractère d'inmo- | ralité, de violence où d\u2019oppression.La guerre des Catres, cette hontense page de l\u2019histoire des colonies anghases, à Été cousidérce par elle avec une scrupuleuse attention.Prenant pour devise cette parole du livre des prophètes : $ La justice élève une na- \u201c* tion, bras le péché en est la honte)\u201d poursuivaut la vérité an risque de la découvrir triste et bumili- ante, parce qu\u2019elle sat qu\u2019il est plus glorieux de ré- montrée digne de la tâche qui lui était confiée.Nous somiues couvainezs qu\u2019à la suite de l\u2019enquête à laquelle elle s\u2019est livrée avec une admirable intelli- geuce, des mesures honorables pour Angleterre et utiles pour les pouplades sauvages vont être prises, | 1 ja sins atteudre que l'intervention du gouvernement se fasse sentir, plusieurs membres de cette | coummission ont forué, sous la présidence de M.Buxtan, qui a jusqu'ici dirigé leurs travaux, une Société pour la protection des aborigènes, se propo-! sant de protéger et de seconder les progrès des tribus non eucore civilisées, et déclarant qu\u2019elle veut Laser toutes ses mesures sur la conviction qu\u2019elle à acquise, \u2018\u201c que la véritable civilisation etle vrai bon- \u201c\u201cheur aes hommes ne peuvent être les fruits que Voilà certes un noble résultat de l\u2019enquête à laquelle ces llonnues honorables se sont livrés ! (Le Semeur.) PHRENOLOGIEL, Les journaux ont parlé dernièrement du supplice de François Authier, coudamué a wort par la cour d'assises de la Dordogne, pour crime d\u2019assassinat.Un jeune et savant médecin de Périnneux, M.Henri Parrot, à soumis la tête d\u2019Anthier à un examen phréuulogique d\u2019un haut intérêt.Nous empruntons au Memorial de le Dardoyne ve cousciencieux travail, que uos lecteurs nous sauront gré de nicttre sous leurs yeux.EXAMEN PURE \"NOLOGIQUE DK LA TETE AUTEIER, \u2018 Sila phrénologie a dit ame vérité, il faut le sn- ! voir ; si elle a dit une erreur, il faut encore le savoir ; car ce système contient une philosophie, el cette philosophie touche à la religion, aux lois, à Pédu- cation et i Ja société dans tout ce qui est son fine et [sa vie, Aussi, quel que soit le discrédit où l\u2019inspec- j tion de plusieurs têtes et où un retour de spiritua- | lisme aient fut tourber la phrénélogie, nous devous ; à notre curiosité et à la scirnce aussi de saisir toutes les eceastous d'examiner, Et hier Poccasion était digne d\u2019empressement, car j'avais entre les mains la tête de François Anthier, qui à tué sou auarade, qui Pa assassiné sans effroi, sans repentir, sans pitié, sans une larme, et au contraire, avec un infernal éclat de rire, et pour 400 fr.] \u201c Voyous maintenant Sil existe quelque relation entre ses penchauts, ses sentiments et ses facultés intellectuelles d'une part, et son organisation célébrale de l\u2019autre.** Lus deux premières basses à examiner, parce qu\u2019elles étaient les plus importantes, étunt les bosses de Pacquisivité et de la destructivité, ci le résultat de leur examen: destructivité, bosse très prononcée, pointne et allongée.Mais cet organe appartieut tout à la fois aux animaux de proie, | que tuent pour le plaisir de tuer et plus qu\u2019il ne leur i faut pour se nourrir, et à l\u2019homme, qui tue aussi ; pour satisfaire un penchant féroce, comme il appar- | tient à l\u2019homme qui doit assassiner pour voler, comme ilappartient encore à la justice pour la sûreté de la société (1) i * L'organe de l\u2019acquisivité, au contraire, cet or- y ane qui produit le penchant du vol, loin de présen- : ter une bosse, présentait une dépression notable.\u201c Ainsi done, de l\u2019absence de cet organe, nous ; somives en droit de conclure que si la rencontre de Ju bosse de la destructivité n\u2019a pas été la rencontre , par liasard d\u2019une saillie insignitiante, mais celle, au contraire, de l'organe du meurtre, nous devons, dis- je, conclure que, puisque celui du voi manque complètement, Authier à tué son camarade pour le plai- ; sir de tuer où pour faire nn acte de justice sociule sur sa victime, \u201c Or cette dernière hypothèse qui est la plus a>- surde des hypothèses, ne l\u2019est pas plus que la première qui supposerait qu\u2019il n\u2019a assassiné que pour donner satisfaction à un instinet féroce, Car des débats il est manifestement résulté qu\u2019Authier n\u2019a commis ce meurtre que pour voler 400 fr, de même que de ses derniers tuoments il est résulté aussi que la cupidité était la plus violente de ses passions, Jit cependant l'orgune de l'acquisivité manquait com- pletement ! ** Après la Losse de l\u2019acquisivité, et de la drstrue- tivité, la plus curieuse à examiner était celle de l\u2019af- fectionivité, À l\u2019article Affectionivité, je lis dans Spurzheim : \u201c Cet organe produit l\u2019attachement cu- tre les individus de la méme espèce ;** et dans la ré- DE FRANCOIS primer le mal que de le cacher, la commission s'est ; \u201c* de la propagation des principes du christianisme.\u201d ; Or, voi- | un journal d'une putre nature.Mais j'en ai dit assez, je crois, pour que le publie puisse avec son seul Lou seus, juger la valeur d\u2019ane \u2018pareille doctrine.\u201cEt si, comme moi, vous aviez vu le désespoir d'Authier à la nouvelle de sou supplice ; si vous Paviez vu, dans les premiers moments, incapable d'autre chose que de se désoler et de se rouler dans son cachet, n\u2019écoutant wile prétre ni ses consolations, et le prêtre, assis sur son grabat, luttaut sans se décourager contre Authier qui était inattentif ; et si tontà coup vous aviez vale ministre catholique, dans ses sublimes etdorts et dans su sainte opiniâtreté, arriver jusqu\u2019à l\u2019Üme du crintivel, et le cœur d\u2019Au- thier s'ouvrir tout à coup à la religion, se résigner else fortifier de la bénédiction chrétienne, prier les saints avec une onction vraiment pénétrante, n'au- viez-vous pas dit que si celte atue impie tout à l'heure à senti tout à coup s\u2019éveiller le seutituent religieux, et que si cette transformation morale s\u2019est fuite saus l'intervention de la naissance d'une nouvelle bosse, H'aurivz-vous pus dit que la cranioscopie est lu plus déplorable et fa plus fausse de toutes les erreurs ?\u201c Ainsi done, chaque heure et chaque jour viennent juger le plu énologisme, le Iuoussaissisme et lo Liberalisme nussi, tous les trois issus de l\u2019encyclopé- disme.Le broussaissisme avait dit qu'avec des sang- isues et de l\u2019eau de gonime on guérirait dorénavant (presque toutes les maladies, et le Lrousaisisme est aujourd'hui définitivement mesuré.Le vieux libé- ralisine vous avait annoncé dans son style ur avenir prospère, etily à encore des ouvriers sans pain, des ouvriers sans ouvrage, et il y n eu une émeute où l'un criait : Vivre en travaillant où mourir en combattant! Lt le phrénologisime, enfin, avait promis une action réformatrice sur les murs, sur la clégislution, sur la politique ; et quelles promesses d'ailleurs a-t-il pu tenir, et quelles promesses a-t-il pu faire, lui qui n\u2019a pas dit la vérité 7 \u201cHuenes Parnot.\u201d VARIETES.» Musrorre NarUrrI16\u2014La ménagerie du Museum {déjà si riche, vient de recvroir plusieurs dons très importants, Nous citerous au premier rang deux i lions, dont l\u2019un dovné par Youssout-Bey ; un guépard, plusieurs gerboises, deux rois des vantours, i plasieurs autres antilopes, dont Pane ofive des caractères très remarquables.Lu faisauderie vient aussi de s'enrichir de plusieurs hoecos de diversse \u201cespèces, de catracas, d'une nouvelle espèce de pé- j uélope, de deux édicnèmes, etc.La plupart de ces (oiseaux viennent d'être envoyés de la Guadaloupe !par M, Therminier.On remarque à la singerie, on- (tre plusieurs espèces nouvelletuent acquises, denx Jeunes singes, nes il y à quelques semaines, et qui sont les objets des plus tendres soins de la part de leurs mères, L'un d'eux est nu gnenou grivet ; Vautre, un eynocéphale papion.Cest lu première fois qu'on a vules cynocéphales se reproduire cu Europe, Acvor/nr Francaise \u2014La séance annuelle de l\u2019Académie française pour Lu distribution du prix Montivon à eu lieu hier, M, Villemain, secrétaire perpétuel, à lu on rapport sur le concours des ouvrages les plus ntiles aux tueurs et soi de prix de poésie, Uni prix de G.000F, a été décerné à M, P, A.Dufau, auteur d\u2019un ouvrage sur Fiat physique, moral ct intellectuel des aveugles-nés.M.Delaville de Miremonut auteur d\u2019un drame intitulé le Libéré, à reça une médaille de 3,000F, Une médaille semblable à été accordée à M.Er- (nest Fouinet, auteur d\u2019un ouvrage intitalé : .1//an, joo le jeune Péporté à 1 otany- Hay, Uue médaille de 3,090f, à été également nce :rdée à M.Saintine, auteur de Dicriola ; et une médaille de 5,000 à M.Azaïs, auteur d\u2019un ouvrage intitulé ; a © Phguiologiee du Bien et du Mal.Le sujet du concours de poésie était Arc de triomphe de l'Etude, le grand prix a été accordé à CM.Livariste Boulay-Paty.| BL Lebrun, directeur de l\u2019Académie, a ensuite pro- ; noncé un discours sur le prix de vertu.| Quarante-deux départements ont signalé 82 per- jronues aux choix de l\u2019'Avadémie.On en compte (50 pour les départements du Nord, 3 pour ceux du centre, | pour ceux de l\u2019Est, 12 pour ceux de l\u2019Ouest et 16 pour ceux du Midi.Un prix de 8,000f à M, Mathieu Martinel, adjudant an ler régiment de cnirassiers, en garnison à Paris, caserne de l\u2019Ecole Militaire, 10e arruudisse- ment.Cing méduilles de 2,000f, chacune, et sept autres médailles de mille francs chacune à diverses personnes, Le ministre do Vinstroction publique, qui assistait à la séance de l\u2019Académie Française, « doublé le prix accordé à M.Boulay-l'aty.{M a annoncé l\u2019intention de recommander au ministre de la guerre l\u2019adjudant Mathieu Martinel, anteur des belles actions qui ont été raçontées par le directeur de l\u2019Académie Française, et qui, dés £29, pouvaient le désigner aox récompenses militaires IMPRESSION SCR KOIs.\u2014On lit dans an journal : < V vici un singulier procédé d\u2019imvression ; l\u2019on.sai eu est facile et peu coûteux.Preuez un mor- veau de bois de bout, frappez-y, à coups de marteau des caractères en acier quelconques; les types qui servent aux imprimeurs pour frauper les lettres dans le cuivre ou ceux qui servent à graver Ja musique sont bons ; quand vous avez frappé ainsi une page en enfonçant d\u2019uu millimètre environ chaque lettre, vous enlevez avec le rabot un millimètre d'épaisseur snr la planche gue vous venez de graver; elle reviendra unie comme avant; jetez cette planche | dans l\u2019eau chaude; sine heure après, vous serez surpris de retirer nue planche d'inprinerie, aussi par- ! faite qu\u2019une paga de stéréotypie, avec laquelle vous imprimerez au morteau conune les imprimeurs en indienne, sans autre appareil qu\u2019un cuir enduit du noir sur lequel vous prendrez de l\u2019encre avec la planche, que vous reportersz sur le papier.Le nombre d\u2019épreuves que l\u2019on peut tirer de lu sorte est incalculable, \u201c Voici ce qui se passe: le bois refoulé sous le poinçon se releve dès que l'humidité s\u2019y infiltre, et vous obtenez une lettre saillante de la même quantité que l\u2019enfoncemeut que vous aviez produit.\u201c Les meilleurs bois sont le poirier, le prunier, le noyer, le buis et tous les Lois à maille fine; on ne doit employer que le bois de bout.Ou peut n- vec un petit nombre de poinçons élémentaires, obe tenir les dessins les plus variés; nous avons produit tout l\u2019alphabet romain avec six poinçons rudimentaires; cette méthode rendra les plus grands services aux imprimeurs sur étaffe et an commerce pour les marques, étiquettes, avis, timbres, etc.LES MALADES COURANT LA POSTE-\u2014 Dans les nouvelles malle-postes établies en Angleterre, sur la route de Londres à Birmingham, los malades peuvent avoir la jouissance d\u2019uv lit, moyenuaut une somme raisonnabie, NouvELLES ARMES TERRIBLE, \u2014On a fait deruic.rementà Londres l\u2019essai d\u2019un pistolet et d'une cara- | bine qui peuvent être charges et déchargés 10 fois en une nunute, lançant à chaque coup, sur une ligne horizontale, le premier 12 Halles, la carabine 16, qui divergent latéralement de 12 à 18 pieds, sur une hauteur de 6 pieds, à la distance de 30 à 40 toises.Chaque homme tiraut avec le pistolet 120 balles par minute, ICO hommes peuvent en tirer 120,000 en ID minutes, de manière à mettre, terme moyen, 1,200 hommes hors de con:bat.La carabine est surtout propre aux rombats de mer, puisque 50 homes tirant sur le pont, et 50 autres tirant sur les mûts et jes cordages du büti-.ment ennemi, y feront pleuveir, eu ue seule minute, nue grêle de 16,000 projectiles, le mettront hors de défense, faciliteront ainsi Pabordage et le, rendront peu dangereux : les essais ont bien réussi Le pistolet pèse trois livres et un quart; l\u2019embouchure eu est de forme elliptique, ot il se charge facilement par la culasse.II serait impossible qu'- nue armée résistût aux effets d\u2019une arme aussi terrible.On ajoute que cette invention peut s'apyrli- quer aussi Lien aux pièces d'artillerie, qu'aux armes à leu de petite dimension.\u2018 DON MIGUEL ET M.OUVRARD.\u2014 Uni journal publie Particle suivant, qui explique le décret rendu à Rome par don Miguel.\u2018 Les journaux anglais parlent du décret récemment reudu à Rome par le roi don Miguel, pour annuler une négociation que ce prince avait contrac, tée avec le steur Ouvrard.« Il y a deux aus, le sienr Ouvrard se rendit à; Rome, se gli-sa chez don Miguel, s'offrit à le re-! placer sur son trône, sous condition d\u2019en obtenir au | préalable sa royale procuration, II fit signer de la ; propre main de S.M, des effets négocisbles, por ! tant quitiance et échéances pour une somme de six millions sterling (150 millions de francs).Le sieur Ouvrard se fit autoriser, en outre, à percevoir ou engager tous les revenus du Portugal et de ses co- | lonies, à faire oceuper celles-ci militairement par | quelque puissance que ce soit, à passer tous traités | diplomatiques, À créer, organiser et même coniman- | der des armées et des flottes, Feu don Guyno etle | marquis de Lavradis, ministres de S.M, T.F., furent oceupés avec le plus grand secret, pendant près de deux tmuis, à la confection de ces pièces impor-, tantes.| | ; | | \u201c Une fois en possession des titres, proclamations et brev-ts, le sieur Ouvrard quitta Rome avec une précipitation dant plusieurs personnes se plai- guent encore; don Miguel wentendit plas parler de son éter ego, celui-ci s'était rendu à Londres avec | son immense portefeuille.Le gonveruement wigh ne jugea pas avoir besoin du coucours du sieur Ouvrai et de ses papiers pour défendre la révolution | anglaise contre les entreprises des royalistes portu- | fais; daus ces entrefaites, certains bruits étant revenus à Rome, don Migurl, pour annuler une mission trop tnprudemment confiée et non moins din- gerenss qu'inotile, s'est vi forcé de désavouer par, un déciet, c'est-à-dire d'une misère publique, tout ce qui avait été traité mystérieusement entre le sieur Quvtard et ses mis rates\u201d J a an QUEBEC: MARDI 10 OCTOBRE EY \u2014 1847.Point de nouvelles d'Enrope.Le congrès des Etats-Unis, eu session depuis près d'un mois, | n\u2019avait passé définitivement qu\u2019un senl bill à Ja, Fité avec laquelle ils reçoivent la Gazette, ! ces jours-ci.! trice.\u201cfaite entendre des plaintes on d'en recevoir, sur ce | qui nous concerne en particulier.Nous en recevons \u201c En même temps nous prions cordialement Votre Excellence de nous unir à elle pour congratuler et féliciter sa très gravieuse Majesté la reine Vicro- RIA de son avèuement au trône de l\u2019Empire; assurant Votre Excellence de notre ferme attachement à sa personne et & son gouvernement, et de votre volonté de lui demeurer fidèles, et attachés aux principes qui ont été si sagement établis dans les conseils de la mére-patrie, pour le bon gouvernement des colonies, et auxquels celle-ci a dejà en le Lonlieur de participer.\u201c En exprimant tios condoléances et congratulations sur Pétat actucl des choses, nous ne saurions assez nous féliciter de ce qu\u2019il à plu, dans les décrets de la Providence, de vous douner un honnne tel que Votre Excellence pour gouverneur de cette province, Nous entretenons la plus grande confiance que Votre Excellence s\u2019intéressera au sort de ses fidèles sujets de Madawaska.Nos désirs et nos veux sont derester uuis à l\u2019Empire Lritaunique; mais nous voudrions aussi jouir de tous les privileges dont jouissent les sujeta de Sa Majesté; et que le gouvernement, dans sa sagesse, pit, de quelque ma- wière, faire disparaître les craintes et les appréhensions que nons avons d\u2019être un jour annexés à une république étrangère, oll nous ne voyons aucune sécurité pour nos usages, non plus que pour notre religion.Nous prions donc très-bumblement Votre Excellence de potter son attenttion sur ce sujet.(Signé par Ant.LANGEVIN, prêtre, et par les magistrats et tous les habitants respectables de l\u2019établissement.) Son Excellence a répondu : © Je Oui pas Phabitude récemment de parler votre langue; mais sur cette occasion je técherai de vous | ! exprimer eu français la vive satisfaction que j'éprou- Ve aux assurances que vous venez me donner de votre regret de la porte de notre bon Roi, de vos félicitations curdiales de l'avènement au trône de Sa Très Gracieuse Majesté la reine Vicronia, de votre ferme attachement à sa personne et gouvernement, et de votre volonté de lat demeurer fidèles et attachés, sous les principes qui ont été établis daus les .conseils de la mère-patiie pour le Lun gouverne- meut des colonies, ' \u201cJe suis très-seusible à l'express'on de votre confiance envers moi: et, de ma part, je vous assure que je prends le plus vif intérêt au sort des loyaux \u2018 Lalatants de cette section de lu province, et le plus grand désir de les faire égatement partager et jouir de tous les droits et les privileges dont jouissent les autres sujets de Sa Majesté.« Sar le sujet qui vous a donné tant d'inquiétude, J'eutretions la plus entière cunfiance que cette question sera bientôt arrangée amicalement entre ivy gouvernemeuts généraux des deux nations.à \u201c Enattendant, mes amis, écoutez le conseil d\u2019an ! amisitcère, qui se félicite de la visite qu\u2019il vous a fait.Gardez votre allégéance, et votre respect pour les luis et les autorités, Aïmez et respectez votre bon prétie, et soyez persualés que vous serez protégés dans l\u2019exercice de votre suinte religion, dans vos usages, et dans vos droits, priviléges ct uumanites.| \u201cJo Harvey, | \u201c A la Rivière Verte, Madawaska, | | { septembre 30, 1837.7 P.S.3 Hevnes.\u2014 Nous recevons par le British America les journaux de Montréal d'hier : ! Les jouruaux ds New-Yark de jeudi annoncent | l\u2019arrivée du paquebot Ænyland, parti de Liverpool | le 4 septembre.Il n\u2019y a point de nouvelle de cou- .séquence.: Le roi et la reine des Belges sont arrivés à Windsor le 30 août, en visite chez leur nièce la reine ! d\u2019Angleterre.Le roi de Wirtemberyg s\u2019est embarqué pour Hambourg le même jour, Les officiers publics peuvent espérer enfin de voir e terme du supplice de Tantale qu\u2019on leur fait souf- ] frir depois si lon,-temps.M.Pric£e du commis- ; de New-York, avec une ! 1 sariat, est arrivé samedi somme cousidérable en espèces (240,000 piastres, dit-on), et le commissariat doit commencer à payer Le sacre de Mur.B.D.MAcpaoNan.o, évêque de ; Charlotte Town, aura hieu à l\u2019église de Saint-Patris ce, en cette ville, dimanche prochain, a huit heures, Mêr, de Quenie présidera comme évêque consée cratenr à cette belle et imposante cérémonie, Les évêques assistants seront Mar, de Sypnit, condju- ! teur de Quebec, et Mar.de Tennesse, eoadjutenr de Montreal.Un sermon sera préché par M.Mac Mao, l\u2019éloquentet pluux desservant de Saint-l\u2019a- Il nous est toujours extrémement désagréable de quelquefois de la part de nos abonnés, dont nous ne pouvons nous rendre compte, au snjet de l\u2019irrégula- Avant- date du 3 octobre, Ce bill aura coû:* une jolie | hier, étant en visite ila Poiate-aux-Trembles (com- : somme au peuple souverain, Les journanx de la Nouvelle-Ecosse ot du Nou.veau-Brunswick, reçus hier, vont jusqu\u2019au 28 sev- tembre.Hs ne contiennent rien d'intéressaut.Les élections étaient presque terminées daus le Neuveau- Branswick.If parait y avoir une majorité des an- cieos représentants de réélas.Les élections dans cette province se font pour sept ans.SO, Le montant des péages pergus sur les ganaus de Pétat de New-York a diminué de 217,337 piastres dans la période finie 31 août 1837, comparativement à la même période de l'année précédente.MADAWASKA.C'est avec un plaisir bien -cnsible que nous publions l\u2019adtesse présentée an hon et brave Heutenant- gouverneur du Nouveau-Branswiek parles habitants de Maduwaska, lors d'une visite qu'il vient de faire, avec lady Harvey et sa famille, à cet ancien établissement français, qui, avec sa laugue et sa religion, à conservé ses mœurs et ses Usitres, Si nn puri-te peut trouver quelques incorrections dans le style de sir Joux Uarvey, qui na pas l\u2018habitude, comme ii le dit lui-même, de parler français, ce sont des incorrections honorable, puisqu'il a mieux aimé s\u2019exposer à faire des funtes que d\u2019employer un interprète et de priver les bons habitants de Madawaska du plaisir de l\u2019entendre parler lenr propre langue.\u2018 A son Excellence le très-honorable sir Joux Ian- vey, K.CH, et C, B., major-général, lieute- naut-gouverneur et commandant en chef de la province de Nouveau-Bruuswick, ete, etc.\u201c L\u2019humble adresse des soussignés habitants de Madawaska, comté de Carleton, province de Nou- veau-Brusswick.\u201c* Qu'il plaise À votre Excellence.\u201c Nous les fidèles et Javaux sujets de Sa Majesté, les Habitants de Madawass a, pensons que c'est notre devoir d'exprimer.à Votre Excellence les sentiments du profond regret que nous res- sentous de la perte que la nation vient d'éprouser par la mort de Sa Très Gracieuse Majes 4 Gui- LAUME QUATRE, d'heureuse memoire, qui demen- s'excercent sur les propriétés et les personnes des den; Forme sous le feu et avec les Uounes, et ava rera long-temps gravée dans les cœurs de ses fiiè- les sujets.té de Portneuf), on s\u2019est plaint & nous de n'avoir pas reçu la Gazette de samedi, quoiqu'oneût reçu d'au- ; ties journaux par la poste de ce jour-là.Sachant que la (Gazette avait dù être déposée à temps au bureau de la poste, tout ce que nous avons pu faire à été de promettre aux plaignauts de nous informer de la cause de ce retard, ev d'y porter remède s'il se pouvait.Depuis notre retour, nous nous sommes assurds que la Gazette avait été réellement dépusée au bureau samedi soir avant six heures, mais qu\u2019elle y était encore lundi matin.Comme notre argent où celui de nes abonnés est aussi bon que tout autre, nous prions M.le divecteur-général des postes de voir à ce que ses employés ne le reçoivent pas gratuitement, er On dit que les arrangements sont complétés dans le Bureaus du Seeretiire Civil, mais d'une manière ! un peu différente qu\u2019on le disait il y a quelques | Jours, Au sien d'un seul assistant, comme aupara- vaut, il va en être nommé deux, aux appointments de £200 chacun, Cet arrangement ve coûtera pro- , bablement pas plus à la province que lPancien, car l'assistant anique avait £250, et un premier éerivain £150, les devoirs de ce dernier employé pouvant être repartis entre les deux assistants, qui seront MM, Jean Langevin et Montizambert.M, Langevin, comme où sait, agit maintenant comme Secrétaire de ia Commission des Torres dos , Miliciens, et avant cette nomination il avait été Se- | crétaire du Conseil de Ville tant que la Corportion ; Municipale fut cu existence, charge qu'il remplit à | la vrande satisfaction du publicet du Couseil de Ville.Cette nomination ne saurait douce manquer | d'être populaire \u2014( Canadien.) | © Nous nous fesons un devoir d'annoncer à nos lec- {teurs que, hier matin, Monseixneur de Telmesse et | messire St, Pierre, enallant visiter la prison de cette | | ville, ont vu madame St.Jacques, à Jaquelle le pieux \u201cprélat etle vénérable ecclésiastique ont porté les | paroles consolantes de notre sainte Reli-ion.( Populaire.) | Frv:\u2014Un batiment à trois étages, eu briques, appartenant :11 couvent des Urselnes à fa Nouvelle.Orléans, fut detruit par le feu le S septembre dernier, ( Idem.) © Marva praisesTrmn :\u2014Les dadiaagis, qui i | Bretons, sont tellement devenus à ordre du Jonr, ; d'uprès l'approbation de la Minerve et du V'indicator, , sité d'Oxford, \u20ac en étronnes.La vente sera continuée DUNDI 5, MANR- qu\u2019elles paraissent de bon Moi à tous nos fous.Dimanche dernier, pendant que les troupes assistaient au service divin dans l'église anglaise de cette ville, on avait laissé, comme d'habitude, la grosse caisse du 32e régimeut daus la cour.Des fürceurs, à la mode de la Minerve, coupèrent Un morceau de la peau du tambour et le mirent hors de service, lest certain que si ces plaisants avaient été découverts, ils eussent passé un mauvais quart d'heure et nous i 'S Mssite les engageons 4 ne point recommencer.\u2014( Idem.) NA ao do 2 de dos > 3 da do 56 da harqués de DECE\u2018S.7 da dorbles 0 ca | La F'umone En cette ville, le 4 ocvobre, M.Fiav.Droleue, notaire, | 2 du do 35 do ) âgé de 32 ars.A S:-1.ouin de Kxmoura-ka, le Z du présent, J.- Bta,- Joseph- l'homas- Achille Casault, à l'âze de 15 :mune, enfant unique de Thomas Casaulr, écuyer, N.PF.et major de mibce, récemment dicédé au di: heus er dé demoiselle Loce Drarenu, son épouse.La mé ae tombe recouvre le père et fiis, qui laisse une épouse et Une mère Éploree nu milieu de leurs funéraiiles et de cvlles d'un veveu égale ment chéri, que la mmurt à frappé dans le court espace de trois Semaines, \u2014_ aa re DENTISTE.E docteur W.Srooser étant de retour à Qué 4 bec pour
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.