The Quebec gazette = La gazette de Québec, 5 juin 1838, mardi 5 juin 1838
[" TN \u201ca ge Queber, Aucune poursuite n\u2019aura lieu.No.5256.] VARIÉTÉS.Vois MYSTERIEUX.\u2014On n\u2019entend parler en Angleterre que de vols mystérieux et de restitutions lus mystérieuses, s\u2019il est possible.Voici ce qu\u2019on it dans le Sun : .« Mme.la duchesse de Leinster a retrouvé ses bijoux précieux mercredi dernier.La police les a découverts dans la maison d\u2019un propriétaire de Dublin qui ignorait de quel trésor il était possesseur.Rien ne manque.La cassette, contenant des bijous pour la valeur de 13,000 guinées ayant été retrouvée intacto, l'individu qui l'avait en sa possession s\u2019était imaginé qu\u2019elle ne renfermait qu\u2019une paire de pistolets.En attendant, le mystère qui planesur cette singulière affaire n\u2019est pas encore dissipé.L'agent qui a découvert la cassette n\u2019a point reçu ln récompense de 300 liv, st.qui avait été promise, parce que les nouveaux réglements ne lui permettaient point de l\u2019accepter.UNE s0ENE DE THEATRE \u2014 Un événement scandaleux a ev lieu sur le Théâtre Impérial de Vienne.Pendant qu\u2019on y donnait la première représentation e Rubens à Madrid, deux acteurs, M.Anschutz et lle.Pêche, se prirent de querelle au milieu d\u2019une scène, et se mirent à vociférer l\u2019un et l\u2019autre de violentes injures, La police intervint, arréta les deux artistes et les conduisit en prison, aux applaudisse- monts unanimes du public.M.Anschutz et Mille.Péche ont été traduits devant le tribunal aulique, dont ils sont justiciables comme étant attachés à ua Théâtre Impérial.Ce tribunal a déc:aré Mlle.Pêche coupoble d\u2019avoir provoqué la querelle, l\u2019a condamnée à huit jours diemprisonnement et à faire sur le Théâtre même amende honorable au public, qui en devait être instruit par les affiches.CENSURE DU THEATRE.\u2014 Les employés de la censure vicunent de recevoir du gouvernement Français l\u2019ordre d\u2019opposer leur veto sur toute pièce de Théâtre, où sera préconisée ou représentée l'action du suic'de : il faudra désormais que Chatterton et ses pareils nillent se tuer dans les coulisses.Le gouvernement a pensé que l\u2019exemple du Théâtre, qui agit si poissamment sur Pimagination de certaines gens de la classe malheureuse, n\u2019était pas étranger peut être aux nombreux suicides qui se re.potent et se multiplient si fréquemment.Droit de péuge exigé de la reine Victoria et arrestation de son piqueur.Tout le monde ne sait pas que la famille royale est sujette au droit de péage quand elle passe sur les ponts de Battersea, de Fulbam et de Putney ; cela est pourtant ainsi : le 16 de ce mois, S.M.la reine se promenait à cheval avec une suite de 17 personnes,le long de King\u2019s-road, et après avoir parcou- vu Smith-street et Chelsea, elle arriva au pont de Battersea.Le domestique d\u2019un seigneur de la suite paya deux pence au gardien du pont pour les chevaux de son maitre et pour le sien et tout le cortége était déjà passé lorsque le gardien demanda au pi- ueur de la reine, qui fermait la marche, 16 eniers (environ 36 sous) pour le cheval de S.Met pour les 15 autres, Le piqueur, prie au dé- ' pourvu et ignorant cet usage légalement établi, n\u2019ayant point d\u2019arjent eur lui, fut obligé de laisser au cerbère du pont un mouchoir de soie en gage pour le paiement du droit de péage de sa royale Maîtresse et de su compagaie.( Standard.) DOCUMENTS RELIGIEUX.Prussc.\u2014 Les journaux d\u2019 Allemagne ont annoncé Parrestation de Parchevéque de Posen (Prusse polo- Tonaise : et dé deux archiprêtres de son chapitre, enlevés secrètement, dit-on, par ordre du gouvernement prussien, qui prétend forcer le clergé catholique du royaume de nébir les mariages entre catho- | liques et protestants.Ce nouvel attentat contre la liberté de conscience, exercé sur trois ministres de la religion, dout l\u2019un, l\u2019archevêque de Posen,est légat du Saint-Siége, prouverait que esprit de persécution qui avait déjà inspiré l\u2019arrestation de l\u2019archevê- ue de Cotogue, est parvenu à la dernière violence.Voici la lettre pastorale adressée par l\u2019archevêque de Posen au clergé de son diocèse et qui a sans doute motivé son arrestation : _ « Martin DuUNIN, par la miséricorde divine et la grâce du siége apostolique, archevêque de Gnesen et Posen, légat du Souverain-Pontife, etc, etc, à nos vénérables frères les supérieurs ecclésiastiques, curés, vicaires, ct à tout le clergé de nos archi-dio- cèses de Gnesen et Posen, salut et bénédiction.« Avertis par \"Allocution que le pape Grégoire XVI, chef visible de notre sainte Eglise, à prononcé le 10 décembre de l\u2019année dernière, et dans laquelle il blâme la pratique introduite contrairemeut aux canons dans le royaume dé Prusse touchant les mariages mixtes ; pressés, d'autre part, par l\u2019obligation de notre charge pnstorale et par le cri de notre conscience, nous nous croyons obligés, vénérables frètes, de rappeler à votre mémoire la déclaration faite autrefois par la Saint-Siége dans le bulle admirable édressée en 1738, par Benoît XIV, de glorieuse mémoire, aux archevêques et évêques de l\u2019ancien royaume de Pologne, relativement à ces mêmes mariages mixtes, et dont l\u2019observation doit être perpétuelle.« Cette déclaration porte que tout catholique qui #80 propose de contracter mariage avec une personne non catholique, ne pourra être admis à recevoir le sacrement et la bénédiction nuptiale, s\u2019il n'a donné préalablement une promesse formelle de faire élever dans la religion catholique tous les enfants qui naîtront de cette union ; s\u2019il n\u2019est pas garanti que le conjoint catholique sera à l\u2019abri de toute séduction ; enfin, si Pépoux catholique n\u2019a pas manifesté l\u2019espoir fondé de ramener l'époux hérétique dans le sein de l\u2019Eglise.Lo.\u201c Que telle soit encore aujourd\u2019hui la doctrine de l\u2019Eglise, c\u2019est ce qu\u2019a attesté récemment (1830) le bref de Pie VIII, litteris altero abhinc anno, rendu aut les instances des évêques de la Prusse occiden- tile, Co dernier bref, en effet, ne permet aux cutés de procéder à la bénédiction des maringes mixtes que sous les conditions ci-dessus énoncées.| \u201c Une triste expérience nous ayant appris que, dans beaucoup de localités, un très-grand nombre de pasteurs avaient oublié ces saintes prescriptions, vous ne devez pas être surpris de nous voir, nous ue le Saint-Esnrit a prépusés à la garde des trésors du Christ, gémir sur tant d\u2019administrations saori- léges du sacrement de mariage, et prononcer des peiues eévères contre ceux qui transgresseraient encore, à cet égard, les lois de l\u2019Eglise.\u201c Voulaut douc arréter, au moins par la crainte des anathèmes, ceux qui sernient tentés à l\u2019avetir da conférer le sacrement de mariage à des personnes indignes, nous déclarons que nous suspendons, ipso Jacto, de tout ordre, charge, bénéfices, tout prêtre \u2019 de nos archi-diocèses qui se permettrait désormais, jremout à l'esprit et à la lettre du statut ecolé- sus-mentionné, de bénir des mariages mixtes, c\u2019est-à-dire des mariages entre protestaut et catholique, ou d\u2019y donner un assentiment quelcon- ique, si le conjoint catholique n\u2019a pas donné Ia pro- i messe préalable de faire élever dans la foi catholique tous les enfants qui naîtront de cette union.\u201c* Nous prononçous les mêmes peines contre tout prêtre qui ne ferait pas tous ses efforts pour faire comprendre à tous ceux qu\u2019il dirige, que des mariages contractés contrairement à ces principes sont entièrement prohibés par l\u2019Eglise.\u201c A cet effet, nous publions la présente lettre pastorale munie du sceau de nos armes, \u201c Donné en notre palais archiépiscopal de Posen, le 17 février 1838, \u201c 4.MarTIN, archevéque, \u2014L'influence prussienue vient d'obtenir qu\u2019il serait interdit désormais aux jonrnaux publiés à Wurtzbourg d'admettre des articles de raisonnement sur l\u2019affaire de Cologne ; ils ne pourront publier que des faits bien précis.( Commerce.) Rone, 7 mars.\u2014 Hier les divers documents dont le gouvernement pontifical a ordonné la publication pour réfuter le mémoire politique du cabinet de Berlin sont sortis de l\u2019imprimerie du secrétariat d\u2019état.Des exemplaires ont été envoyés immédiatement aux lévations étrangères pour lears cours respectives.Le nombre des documents qui viennent à la suite d\u2019un exposé très lumineux de l\u2019affaire est de 23, quoi que puisse dire la diplomatie, qui n\u2019a jamais procédé avec autant de franchise, le gouvernement n\u2019avait pas d'autre moyen de mettre le public à même de se former en connaissance de cause une opinion motivée sur cette question.Suisse \u2014 L\u2019évêque de Fribourg vient d\u2019adresser aux doyens de son diocèse la circulaire suivante :\u2014 Messieurs, Vous n\u2019ignorez pas avec quelle rapidité et quels succès les doctrines irréligieuses setrépandent et se propagent de nos jours, au moyen de la liberté illimitée de la presse.Le mal est d'autant plus grand que maintenant les populations éprouvent un certain besoin de lire, et que les ennemis de la religion exploitent, avec un zèle infatigable, au profit de leur cause itmpie, ces dispositions, qui d\u2019ailleurs, bien secondées, pourraient avoir d\u2019heureux résultats.On multiplie les livres pernicieux,on distribue des brochures scandaleuses, on répand les mauvais journaux ; tout est mis en œuvre pour di.wminuer le respect et I'attachement dus à l\u2019église et à ses ministres, affaiblir la foi des peuples, les sé- uire.peu-à-peu, afin de les décatholiciser, A la vue de cette multitude de sources empoisonnées qui distillent an milieu de nous l\u2019indifféren- tisme; l\u2019erreur et l\u2019impiété, nous nous sentons pressé de venir de nouveau fixer votre attention sur ce puint, vous rappèler, et, par votre organe, à messieurs les curés, les principes de notre sainte mère l'Eglise touchant les lectures mauvaises ou dangereuses, en géneral, et vous signaler en particulier une de ces œuvres de ténèbres, que l\u2019on veut, à tout prix, accréditer dans notre canton.C\u2019est P Helvétie, journal anti-catholique, qui s\u2019imprime à | Porrentruy.Aitaquer le clergé, le noircir; insulter à l\u2019Eglise, tourner en ridicule ses institutions et sa dicsipline ; prêcher la morale des plaisirs ; donner an libre essor à la médisance, au sarcasme et à la calomnie: c\u2019est la tâche que cette feuille paraît s'être imposée, et qu\u2019elle poursuit avec une incroyable persévérance; il n\u2019y qu\u2019à en lire quelque numéros pour s\u2019en convaincre.Le journal qui s\u2019est constitué le défenseur des doctrines de M.de Lamen- | nais condamnées par le St-Siége, qui appelle l\u2019apos- {tasie de deux malheureux, une conversion à\u2018?\u2019Evan- ° gile, qui ôse dire que les foudres du Viatican n°\u2019 effraient presque plus que les nourrices, que les canons | du concil de Trente sont usés ; le journal qui, en ! parlant d\u2019un livre nïis.à l'index par le Souverain Pontife, ne craint pas d\u2019annoncer que cette con- \u2018damnation en est l\u2019éloge complet; le journal qui s\u2019est constamment montré hostile à la cause des pauvres catholiques dé Glaris ; le journal eutin qui ne- cessent d'accorder ses flétrissants éloges aux ennemis de la religion, mérite à juste titre d\u2019être flétri dans l\u2019opinion de tout bon catholique.Et qui le croirait, messieurs ! c\u2019est cette feuille que l\u2019on favorise, que l\u2019on cherche à propager dans le canton, que l\u2019on fait même parvenir gratuitement à grand nombre de personnes ; c\u2019est cette feuille qui, au\u2018dire de quelques prétendus amis du peuple, doit régénérer le pays.; Nous n\u2019avons pas bésoin de vous en dire davantage ; vous comprenez déjà l'étendue du mal; dès lors nous sommes assuré de votre concours pour y apporter remède.Comme ce journal n\u2019est pas également répandu dans toutes les parties du canton, et que d\u2019ailleurs, selon les diverses localités, des précautions diverses obtiennent souvent le même résultat, nous nous en rapportons à votre pruden- et ce au Zèle de messieurs les curés de vos décanats respectifs, avec qui vous vous entendrez, pour les mesures À prendre dans le but d'empêcher, autant que possible, la circulation de cétte feuille perni- j ciéuse, et même de tout autre écrit qui serait hostile à la religion et aux bonnes mœurs.Il est évident, et vous pouvez le dire, soit en particulier, soit en public, si vous le jugez à propos, que la lecture de semblables imprimés est défendue, et * qu\u2019à moins d\u2019ude autorisation légitime, on ne peut sb le permettre sans offenser Dieu.- { Recevez, messieurs, les nouvelles asititinces de notre affection paternelle et de notre religieux dé- _vouement.: Fribourg, 22 mars 1838.t [ + Prerre-Tosrs, Evôque de Lausanne.et de Genève.NOUVELLES DIVERSES.| LE COURONNEMENT DE LA REINE.\u2014On sait déjà que l\u2019empereur l\u2019Autriche doit envoyer vingt nobles ; hongrois appartenant aux plus anbienes familles.On donne aussi comme certain que la Russie et la \u2018Prusse seront représentées pär une députation de -leur principale noblesse.| Pour ajouter plus d'éclat, s\u2019il est possible, à cette imposante solemnité, le nouvel ordre que le gou- .vernement a depuis longtemps l\u2019iritention de créer | en remplacement de l\u2019ordre des Guelphes, dont le ,roi de Hanovre se trouve aujourd\u2019hui le chef, sera \u201cétabli et l'investiture en sera donnée À un certain nombre de chevaliers.| La couronne qui doit ceindre le front de notre jeune reine sera entièrement neuve et faite exprès : i'ea forme différera du diadème de couleur qui était |orné de pierres de couleur.Les seuls joyaux qui | orneront la nouvelle couronne seront de la plus belle : | eal, enchassés dans un cercle en or où seront représentés les emblèmes nationaux entrelacés de feuilles | .de chêne.Tous les fabricants, marchands et foure nisseurs de la couronne sout occupés de la manière la plus active à cause des demandes considérables de velours, de brocard, de drap d'or, de joyaux et autres articles.(Morning Herald.) MARDI, 5 JUIN 1838.LE ROYAUNE DE POLOGNE EFPAOF DE LA CARTR.\u2014 Le Constitutionnel parle d\u2019un nouveau réglement adopté par le gouvernement de St-Petersbourg, et qui devrait être mis à exécution daps quelques mois En voici, dit çe journal, les principales dispositions : 1°, La délimitation entre les gouvernements du royaume de Pologne et ceux de la Lithuanie anciennement incorporés à la Russie 8 cessé d'exister : Les habitants pourront passer librement d'un pays à l\u2019autre, sans demander de passeports À Varsovie ou à Saint-Pétersbourg.Il n\u2019v aura plus de douanes entre les gouvernements Russes et ceux de la Pologne.2°.La durée du service militaire pour les recrues polouaises sera de vingt-trois ans comme pour les Russes.Les enfants nés de soldats mariés appartiendront au gouvernement et sgront placés dans des écoles militaires.BELGIQUE.\u2014II paraît que le gouvernement de Belgique veut aussi contracter un nouvel emprunt pour l\u2019énorme somme de 100 millions de frances il est vraiment offensant pour nous comme nation, que ces potentats insignifiants croient toujéurs être en droit de nous demander tout l\u2019argent qui nous est nécessaire pour tenir sur pied une armée et des établissements dispendieux.Il faut que l\u2019Angleterre nourrisse, habille et entretienne.par des emprunts rui- peux les soldats de ces gouvernements, Depuis la séparation de la Hollande, la Belgique a déjà fait deux emprunts et d\u2019après les stipulations du traité pour la conclusion du différend Hollando-Belge, elle aura à supporter pour sa part de la dette nationale hollandaise 14 millions sterling.Pour un pays si peu étendu et déjà endetté au-delà de ses ressources, il est évident que la Belgique ne saurait faire face à ses dépenses, même en admettant la séparation de la Hollande complète et l\u2019armée réduite de beaucoup.Mais les fabriques de la Belgique ne sont encore gue dans leur enfance, et tellement inférieures à celles d\u2019Angleterre, qu\u2019il était dit dans une pétition des fabricants de la ville de Gand, que le droit de 40 p- 010 était insuffisant pour leur permettre de lutter contre la concurrence anglaise ; iis réclamaient l\u2019adoption de droits de prohibition gsmme une faveur.Si l\u2019on veut évaluer les ressources de cet état, il ne faut donc pas faire figurer dans cette évaluation les fabriques de la Belgique ; il faus surtout ne pas oublier que cet emprunt, comme les précédents, a pour unique but de tenir l\u2019armée sur pied.Il ne produira rien, et ce sera de l'argent dépensé en pure perte.ll faut donc espérer que les nouveaux arrangements de la Belgique ne rencontreront pas d\u2019encouragement à la Bourse de Londres.(Morning Chronicle.) Prusse.\u2014 BERLIN, 81 mars\u2014Hier d\u2019importantes et nombreuses promotions ont été publiées.L\u2019armée vient d\u2019être divisée en plusieurs parties, dont chacune embrasse deux corps d\u2019armée.Les princes de la famille royale qui avaient eu jusqu\u2019à ce jour des commandements de corps d\u2019armée en sont privés, à l\u2019exception du fils du prince Gnillaume, lequel est nommé commandant de la garde royale.La première division de l\u2019armée, composée des premier et deuxième corps, est commandée par le prince- royal; ia seconde est commandée par le prince Guil- laumo ; la troisième par la prince Frédéric, & Duk- seldorf, Aucun traitement n\u2019est attaché à ces hautes fonctions.Ce réglement ne sera en vigueur que pendant Pannée 1838.Les changements émanent de la volonté exclusive du roi.M.le général d\u2019infanterie de Muffling est nommé gouverneur de Berlin, et le grand-duc Paul de Mecklenbourg lieutenant-gé- néral, Depuis long-temps l\u2019armée n\u2019avait subi un changement aussi remarquable, Le bruit s\u2019est répandu que le chanoine Brodzi- zewki avait été conduit prisonnier à Kosel.On va jusqu\u2019à dire que l\u2019archevêque Dunia a éprouvé le même sort.( Gaz.universelle de Leipsick du 2 avril.) ETATS-UNIS.New-York, 30 mai\u2014LE PRINCE DE JOINVILLE\u2014 C'est à notre grand regret que nous venons d\u2019apprendre, d\u2019une source certaine, que le prince de Joinville ne doit pas rester plus de deux ou trois semaines aux États-Unis.Il doit se rendre a Paris, 3 ce qu'on nous assure, pour y assister aux fêtes de juillet ; S.M.désirant être entourée de toute sa famille pendant la célébration des trois jours.Le Président Van Buren avait invité à dîner S.A.R.pour mardi (aujourd\u2019hui,) mais, son temps étant si limité, elle s\u2019est vue obligée de ne pas accepter cette politesse.mois pour se rendre, par Baltimore, où il ne devait s'arrêter que quelques heures, à Philadelphie, d\u2019où il doit partir le lendemain de son arrivée pour Pittsburgh.Il visitera ensuite Cleveland, Buffalo, les chutes de Niagara, Oswego, Utica, Albany, West Point, et S.A.R.arrivera du 15 au 17 juin à New- York, où elle ne restera que 24 heures.C\u2019est trop peu de temps pour que tous les Français de cette ville puissent trouver l\u2019occasion de montrer au fils du roi combies où estime S.M.Louis Philippe et sa noble famille.: C'est avec un vif plaisir que nous pouvons annoncer qu\u2019il n\u2019y aaucun doute que le Prince de Joinville n\u2019accepte l'invitation d'un diner que les Français d\u2019ici lui ont faite.De New York S.A.R.se rendrä à Boston et de lä À Newport, où elle doit s'embarquer le 20 juin, au plus tard, à bord de l\u2019Hercule.Ce navire porte 100 canons et la corvette la Favorite ont dû partir de Norfolk le 26 de ce mois,\u2014( Courier E.U.) Accusation de piraterie contre Péquipage du ng- vire français Alexandre, à présent à Newport.\u2014Le consul français pour l\u2019Etat de Rhode Island vient d\u2019arriver ici avec les papiers du navire, d\u2019après lesquels il paraît que ce navire est parti de Bordeaux pour Samarang, après avoir rempli les formalités nécessaires, sous le commandement de Louis Bouet dit Dublois, lieutenant de la marine militaire.Benoit Marland, appartenant au service militaire à Bordeaux, on qualité de quartier maître, remplissait les fonctions de second.LL Il paraît que peu de jours après avoir quitté Sa- marang, le capitaine Bouet, le lientenant Jean Mor- ain, le maître d'équipage Hern, les matelots Jean idèle Audoin, Bertrand, Gerdivg Reitard, Jean Pierre Philippe Desset, Louis Foi et Clément, Le- : moyne, ont été, dit-on emportés par-decsus bord par un coup de mer.| Le navire sous le commandement de Marland se ! rendit alors à l'île de Franco pour se radouber, etlà, le consul français déclara, après examen, que tout était en règle.Au départ, dix matelots français, trois anglais, un américain et denx femmes malaises joiguirent I'équipuge, ce qui lo porta à 22.On dit que les femmes malaises ont été trouvées.à bord \u2018 deux jours après que le navire mit à la voile.Le ' navire devait se rendre à Bordeaux, mais après avoir | passé les Açores, à la distance de dix ou douze Le prince est parti de Washington, le 28 de ce (J Jours de voile de lu côte de France, on changea de route et on se dirigea eur Boston, Le 20 courant, le navire arriva à Newport, et bientôt après des soupçons se répandirent daps toute la ville.Le commandant, Marland, vinta terre, le dimanche, et essaya de vendre son vavire et sa cargaison.En apprenant cela, le consul français crut qu\u2019il était de son devoir d'aller à bord et de faire un examen, L'équipage lui parut observer les règles de la discipline et en bonne santé, et il se contenta d'ordonner au capitaine d\u2019apporter ses papiers, et d\u2019amener quelques hommes de l'équipage pour prouver aux habitants de Newport que leurs soupçons étaient sans fondement, Marland y consentit, mais ayant appris depuispar un matelot américain que Newport était une petite villa où il n\u2019y avait pas de consul français, il dit alors qu\u2019il al- leit à Boston et qu\u2019il ne voulait pas remettre ses papiers.Le consul crut qu'il était de son devoir de s'adresser au collector afin de retenir le navire et de le placersous le contrôle d\u2019un revenue cutter jusqu\u2019à ce qu\u2019il pût conférer aves le ecuvul-général à New-York ; ce qui fut accepté.Marland essaya alors de s\u2019enfuir avec une somme considérable en or et en diamants et une des femmes malaise et de s\u2019embarquer à bord du bateau à vapeur pour New-York.Le consul fit alors arréter Marland dont on s\u2019empara après quelques difficultés., Le reste de l\u2019équipage qui était parti de Bordeaux pour Samarang fut arrêté la lende- Main matin et conduit en prison, et après beaucoup d\u2019opposition,les officiers se rendirent à bord.11 se passa alors beaucoup de choses qui excitèrent des soupçons.Une des Malaises, la prétendue femme de Marland, réussit pendant la confusion qui eut lieu à bord, à emporter un sac contenant environ Æ12,000 et une boîte cachetée qui renfermait une grande quantité de diamants.Mar- land confia, dit-on, sa femme malaise et ses trésors à un chevalier d'industrie, nommé Seiler, qui a taut figuré icià l\u2019oceasion du recrutement pour les Florides.Marland, informé de la réputation de Seiler, envoya sa femme à sa recherche et à celle de ses trésors.Mais Seiler était introuvable, il s\u2019était rendu à Lord du Lateau à vapeur pour New-York; on y retrouva l\u2019or et les diamants qui furent envoyés à la banque sous cachet.Le consul français pense que ces circonstances sont suffisantes pour justifier la détention du navire et demander au gouvernement américain que Marland et ses associés soient envoyés en France pour y être examinés.La disparition subite du capitaine et d\u2019une si grande partie de l\u2019éguipage, le changement de route sans aucun motif plausible, l\u2019arrivée à Newport, la conduite extraordinaire de Marland avec les femmes malaises, tout, dans son opinion, justifie ses soupçons par rapport à la piraterie.Nous avons examiné un côté de la question, et nous pensons avoir reproduit les faits généraux.ll est juste de dire que les individus soupçonnés de piraterie n\u2019ont pas encore été examinés publiquement.Postscriptum.\u2014 Nous avons été informés depuis -que l\u2019Hercule, qui se trouvait à Norfolk, a regu l\u2019ordre de Washington, le 25, de se rendre à Newport et de ramener en France le capitaine et l\u2019équipage du navire Français ; lé navire Ini-même, avec un nouvel équipage, doit être également renvoyé en France.(Idem.) Banques.\u2014C\u2019est à regret que nous annonçons gue notre espérance de voit la Pennsylvania Bank of the United States reprendre bientôt ses paiements en espèces s\u2019est évanouie.Un pense que la reprise n\u2019aura pas lieu avant la clôture du Congrès, l\u2019automne prochain, ou méme plus tard.Comme la reprise générale au Sud et à l\u2019Ouest dépend en grande partie des mouvements de cette banque, l\u2019état d\u2019incertitade sur les mesures qu\u2019elle doit prendre a un grand effet sur tous les fonds des Etats qui n\u2019ont pas repris leur paiement.En conséquence de l\u2019opinion généralement répandue, tous ces fonds ont beaucoup baissé.(Journal of Commerce.) QUEBEC: MARDI, 5 JUIN, 1838; \u2014\u2014 Nous avons reçu ce matin, par la voie de New- York, les journaux de Londres et de Liverpool jusqu\u2019au ler mai, et de Paris jusqu\u2019au 28 avril inclusivement, apportés par l\u2019Orpheus, paquebot de Liver- ool.' Le couronnement de la Reine est remis au 29 uin.Le budget devait être présenté au parlement le 11 mai.L\u2019 Angleterre parait avoir changé de politique à l\u2019égard de l\u2019Espagne.Lord Melbourne a déclaré que la permission d'enrôler des soldats pour le service espagnol ne serait plus renouvelé.\u2014La réponse de la reine à la pétition des baronnets a été communiquée par lord John Russell à leur comité.S.M.a renvoyé leur pétition pour obtenir une place spéciale dans la cérémonie du couronnement comme sixième dignité héréditaire du royaume, au comte maréchal, chargé de tout ce qui a rapport au cérémonial\u2014(Globe.) _ \u2014On dit que 310 membres de la chambre des communes, appartenant au parti tory, ancien et nouveau, ont souscrit pour le dîner a doit être offert le 12 mai prochain & Sir Robert Peel.\u2018 ( Globe.) \u2014M.Arago exprime l\u2019opivion que le désaccord du gouvernement et de la chambre forcera d\u2019ajourner pour un an Pexécution des chemins de fer.Privas (Ardèche), le 23 avril.\u2014Depuis le 19 la | neige couvre nos montagnes, et la gelée détruit chaque matin les bourgeons de la vigne, des mûriers, des noyers et autres arbres à fruits.Cette calamité a fait hausser le prix des decrées, et sure tout celui des vins.,La soiea augmenté tout-à- coup de 2 francs par livre.Des voyageurs qui nous arrivent de Nîmes et de Montpelier assureut que le mal est encore plus grand que des ces cûtés.\u2014 L'agriculteur attend avec anxiété le reuouvelle- ment de la lune, espérant qu\u2019il nous ramènera le beau temps.La Sentinelle des Pyrénées avoue que les levées d'hommes se font aveo facilité dans la Navarre et que Charles V équiperait dix-sept bataillons avec ces nouvelles recrues si les armes ne lui manquaient.Le quartier-royal était encore 3 Estella le 20, Le Journal des Débats publie ln lettre vante : ; sui ! 1 FEN L] Las Bayonne, 24 avril.Le soulèvement de Munagorri (en basque cerveau rouge) n\u2019a pas eu une longue durée.Cet industriel, entrepreneur de routes, directeur d'usines en Gui- ; puzcoa, a fait des distributions d'argent à ses ou vriers, ot dans une ferme voisine du vi ['dit qu\u2019un nombre d\u2019iudividus tre (Tome 76.ou, \u201c ye .Îl à brusquement crié: \u201c Vive la paix, Pasion, des partis, les franchises de la proviace.] ** Les oavriets ont adopté aussitôt sa devise.; Le commandant carliste Nobuas, ayant eu connaiss sance de cette démonstration assharché en toute hâte contre les insurgés, & quit a enlevé onze hommes et des fusiis de chasse, Munagorri est parvenu avec quelques hommes à 66 sauver en France.Cette insurrection n'a eu du reste presque aucun retentissement dans la population.Pas un seul sols dat carliste u\u2019y a pris part, \u2014On dit que $.A.R.l\u2019infant don François de Paule, d\u2019Espagne, son épouse, sa famille et sa suite ont choisi pour résideuce lu ville-de Pau, où ils ont déjà loué un hôtel convenable à leur rang.Madrid, le 17 avril 1838.\u20148.A.l.l\u2019Infant don François de Paule et toute sa famille ont pris des passeports à l\u2019ambassade de France puur se rendre à Santander où LL.AA.RR.s'embarqueront poùr se rendre à Bayonne ou À Bordeaux! On croit que LL.AA.RR.quitteront Madrid Je z1 ou le 23 pourse rendre en exil, mais les clubs se remuent beaucoup pour a#rêterce départ ; nous nous attendons à des troubles, On a donné ordre aux gens de la suite des infants exilés de tout disposer pour uu loug voyage hors du royaume, afin qu\u2019ils puissent se mettre en route deux heures après en avoir reçu l\u2019ordre, sans leur dire où ils irout, Le chef politique a donné sa démission, no se souciant pas d\u2019avoir à exéouter les ordres relatifs aux infants exilés.La reine Christine est au lit très-souffrante des scènes qu\u2019ellea eues avec s sœur, : On a été obligé de licencier les ouvriers qui tras vaillaient à nos fortifications, faute d\u2019argent pour les payer.Les carlistes, aux aux ordres du comte de Negri, partirent de Ségovie le 10, emmenant avec eux 1500 jeunes conserits et emportant 6,000 \u2018piastres, 1,000 unilormes complets et beaucop de pièces de drap.Cette division était partie le 14 de Ampu- dia et de Sahagun, prenant la route de Léon, sans doute pour se rendre en (alice.le général christino don Firmin Yriarte sortit de Valladolid pour se rendre à Rioseco.Don Basilio Garcia continue à parcourir la province de Tolède, réunissant tous les jeunes gens qu\u2019il arme aveo les fusils pris sur les gardes nationaux désarmés ou livrés de bonne volonté.Le général Merino est restéavec une division dans la Vieille Castille.\u2014On presse la leyée des 40,000 hommes que le gouvernement est autorisé appeler sous les dra- | peaux ; mais là encore se présenteraient, dit-on, de nouvelles difficultés, le gouvernement anglais, qui avait paru disposé à fournir les fusils nécessaires, ayant fait connaître qu\u2019il retirait sa promesse, attendu le pen de fidélité de l\u2019Espagne à remplir ses engagements vis-à-vis des porteurs de fonds espagnols et des légionnaires anglais ; il aurait été al- égué aussi que le cabinet de Madrid n\u2019avait pas tenu ce qu\u2019il avait promis en çe qui concernait le traité de commerce projeté entre les deux pays., PorrpoaL.\u2014 Cette année il est tombé une grande quantité de neige à Liskanne.Sous le giel brûlant u Portugal la ueige est une râreté dont il n\u2019est pas toujours donné à uve génération d\u2019être le témoig.Les femmes de cinquante et soixante ans qui n\u2019ont jamais passé le Tage n\u2019avaient jamais vu de neige ; elles ont ouvert de grands yeux quand les flocons argentés sont venus blanchir les tours de Belem.Les gens du peuple l'ont même accueillie avec un sentiment de superstition qu\u2019il est curieux de constater au 19e siècle.D'autres, regardant sans doute la neige comme une manne céleste, l'ont recueillie et sont allés la déposer dans les églises, comme un hommage agréable à la divinité.Les chevaux, les bestiaux dans la campagne, voyant le sol blanchi par la neige, n\u2019ont jamais voulu sortir de leurs écuries et n\u2019ont pas voulu la foules aux pieds.WURTEMBERG, STUTTGART, 18 aviil.\u2014On anuon~ ce que le prince Frédéric, neveu du roi, se rendra en Angleterre pour représenter 8.M.le roi au cou ronnement de la reine Victoria.(Journal allemand de Francfort.) [CORRESPONDANCES PARTICULIERES.] \u2026 \u201c Montréal, dimauche sori, 3 juin.\u201c Le Se régiment a reçu l\u2019ordre de partir pour le Haut-Canada demain matin.\u201c Jl y adivers bruits on circulation concernant le Haut-Canada : l\u2019an est qu\u2019il à été fait une tentative d\u2019iucendier le bateau à vapeur le Great-Britain ; mais je n\u2019y crois pas.Selon d\u2019autres, il y aurait dix des individas coucernés dans la destruction du Sir Robert Peel qui auraient été arrêtés par lee autorités américaives.Scanlan, ci-devant un petit encanteur à Kingston, serait de nombre, \u201c On dit aussi que le lieutenaut-colonel Grey, du 7le régiment, part demaiu pour Washington aveu des dépêches.\u201c Vous verrez par le Daily Advertiser d\u2019Albany, de vendredi, qu'on avait reçu en cette ville, jeudi soir, la nouvelle de la destruction du Sir Robert Peel, et que le gouverneur Marcy était parti eu conséquence pour Watertown, : .% Le 43e régiment vient ici demain matin, et le 7le, (de l\u2019île SainteHélèue) dqmaiv ou après-demain.( \u201c Le Cygne est arrivé cette après-midi de Québec, d\u2019où il est parti jeudi soir à 9 heures.\u201d = - - ** Montréal, lundi, 4 juia, \u201c Il ny a rien de nouveau ivi aujourd\u2019hui.-: \u201c Le 43e régiment est arrivé en cette ville à # heures, venant.de Laprairie.: - \u2018\u201c.Le 85e régiment est parti à.7 heures du-matim pour le Haut-Canada, en deux divisions ; l\u2019une par le canal du Rideau, l\u2019autre par le Saint-Laurent.\u201d On lit dans ?\u2019Ami du Peuple \u2014Des réfugiés du Haat-Caunda et des vagabonds des Etats-Unis viennent de commettre un uute de déprédation digne de figurer dans les annales de la piraterie et du brigandage.Une trentaine de scélérats déguisés, ort attaqué, mardi dernier, 30 mai, le bateau-d-vapeur du Haut-Canada le Sir Robert Peel, l'out pillé et ensuite brûlé.Voici en substance les détails de cet acte de piraterio.à Le 30 mai, vers deux heures du matin, le Sir Robert Peel s\u2019arrêta à environ sept milles au dessous de French Creek, près de l\u2019Ie de Wells, appartenant aux Etats-Unis, et séparée de la terre-ferme par-vt chenal d\u2019environ viogt perches de largeur.Aussie tôt que le bateau se fut arrêté, l'homme qui avait en charge le: bois qui était sur le quai, vint à bord, et J omt J chs suspeots étaient: tout près ; il ajouta qu\u2019il pensait qu\u2019ils avajept :de mauvais desseius, et conseilla au onpitaine de partir.sans différer.Le capitaine ne fit aucune attention à cet avie, at au bout de dix minutes environ, on vit sortir de dere lage de Leiza , ridre un buisson cutre 30 et 40.individus, habillés Le méme jour rt mnt ar = 4 ES ag NE TB PE] TREE A Ti En 9 SCENE et barbouillés, de manière à paraître des sauvages ou des nègres.La plupart des hommes de l\u2019équipage étaient alors à terre.Les pirates se précipitèrent sur le bateau, armés les uns de fusils avec baïonnettes, les autres d'épées et de pistolets, et les autres d\u2019un fer poiutu, xé au bout d\u2019un bâton peint en rouge, d'environ huit piedu de long.Aussitôt ils mirent le capitaine à terre, et prirent des mesures pour empôcher les gens de l'équipage de revenir à Il avait un nombre de passagers, tant dames que messieurs.Les pirates effrayèrent d\u2019abord les premières, en brandissaut leurs baionuettes et leurs piques à travers les fenêtres, et ils empéchèrent les derniers de venir de la chambre sur le pont, en les repoussant avec leurs baïonnettes, ou à coups de crosses de fusil.Ils ordonnèrent ensuite, que tous les passagers, hommes et femmes, fussent mis à terre, quel ues-uns d\u2019eux leur criant que s\u2019ils sortaient puisiblement, il ne leur serait fait ancun mal.Comme, au moment de l'attaque, tous les passagers étaient couchés, plusieurs se précipitèrent sur le pont presque nus ; et il ne leur fut pas permis de redescendre pour préndre leurs malles ; et ceux qui ne se rendirent pas promptement à terre, y furent poussés rudement.Un des passagers qui refusait de sortir du bateau, fut percé au bras d\u2019un coup de baïonnette.Plusieurs des dames furent forcées de descendre sur le rivage dans leur habillement de nuit, Lorsque les pirates eurent mis tout le monde dehors, ils coupèrent les cables et poussèrent le bateau à environ cinquante verges du rivage, et au bout d\u2019une demi-heure, et probablement après avoir pillé tout ce qu'ils y trouvèrent de précieux, ils y mirent le feu en plusieurs endroits.Roderick M\u2018Swain, contre-maître et pilote, s\u2019était couché comme le bateau arrivait au quai ; il ne fut point vu par les pirates, il paraît, et ne s\u2019éveilla que quand le vaisseau était déjà en feu ; il sauta à l\u2019eau et gagna le rivage à la nage.Il a le visage et les mains beaucoup brûlés.Les passagers du Sir Robert Peel furent recueillis par l\u2019Oneida, bateau-à vapeur américain.Le monsieur qui donne ces détails, dit qu\u2019en arrivant à French-Craek, il apprit aveo plaisir que les autorités faisaient tous les efforts possibles pour ar- réter les auteurs de cet indigne outrage ; qu\u2019elles en avaient déjà saisi trois, et qu\u2019elles étaient à la recherche des autres.Il y avait, dit le même monsieur, à bord de l\u2019Oneida plusieurs passagers américains respectables, Qui tous témoignaient l\u2019indignation que leur causait cet acte de piraterie ; il croit que quelques-uns des pirates, quoiqu\u2019ils fussent déguisés, pourraient être identifiés par les passagers et les gens de I\u2019équipage du Sir Robert Peel, particulièrement Bill Johnson, vagabond américain, chef de la bande de French \u201cGreek, et.Frey, Philipps et Wells, réfagiés cana- iens, Nous avons reçu par le British America une pro- -clamation de Son Excellence le lieutenant-gouver- neur sir GEORGE ARTHER, en date du 29 mai, à l\u2019occasion de l'affaire du Sir Robert Peel: nous regret- t ons de ne pouvoir la reproduire aujourd\u2019hui.La proclamation suivante de Son Excellence le *OUVERNEUR-GENFRAL, à la même occasion, a été éxpédiée au Haut-Canada samedi soir, et s\u2019est trouvée affichée dans les rues de Québec dimanche matin : £1000 DE RECOMPENSE.DURHAM, Par Son EXCELLENCE LE TREs-HoONORABLE JEAN Grorce ComTe DE DURHAM, Vicomre Lamb- ton, &c., &c.PROCLAMATION.i Attenda que j\u2019ai regu l'information que, le vingt- neuviéme jour de mai dernier, 3 une certaine ile appelée Wells Island, dans le fleuve St.Laurent, endedans des limites du territoire des Etats-Unis d\u2019Amérique, un corps de gens armés, à l\u2019heure de minuit, s\u2019empara d\u2019un certain vaisseau à vapeur nom- -mé le Sir Hobert Peel, appartenant à certains sujets de Sa Majesté dans la province du Haut-Canada, alors amarré à la dite île, où il avait touché en poursuivant paisiblement son voyage nccoutumé, afin d\u2019y prendre du combustible ; et, ayant avec violence fait débarquer les passagers etl\u2019équipage du dit vaisseau à vapeur sur la dite ile, pilla, briila et détruisit délibérément le dit vaisseau ; et attendu que plusieurs des dits passagers étaient des femmes, qui farent assaillies de cette manière sans aucun égard à leur sexe et à leur condition à cette heure de la nuit, ce qui aggrave beaucoup l\u2019outrage ; Et attendu que la protection due aux sujets de Sa Majesté et les demandes de la justice exigent impérieusement que les auteurs d\u2019an tel crime ne restent point impunis ; et attendu qu\u2019à cette fin je désire coopérer avec les autorités des Etats-Unis et leur donner toutes facilités: À ces causes, que tous sachent que par les présentes je promets la somme de MILLE LIVRES à toute personne ou toutes personnes qui feront connaître et convaincre, devant quelque tribunal compétent, aucune des personnes qui ont actuellement participé ou directement aidé on connivé à la commission de ce dernier outrage.Pour calmer les alarmes qui ont malheureusement de nouveau troublé la paix de la frontière de la province du Haut-Canada, je proclame par les présentes aux sujets de Sa Majesté dans la dite province, ma détermination d'assurer leur protection présente et permanente par l\u2019emploi de tous moyens à la disposition du gouvernement de Sa Majesté : à laquelle fin une force militaire suffisante sera immédiatement concentrée sur tels points qui pourront le mieux protéger la frontière et la mettre à l\u2019abri de toute aggression contre les paisibles habitants de ces provinces.Je ferai aussi, sans perdre de temps, un appel au gouvernement des Etats-Unis, pour l\u2019engager à maintenir son propre honneur en vengeant l\u2019iusulte qui vient d\u2019être faite à son autorité par une troupe de pirates qui ne reconuaissent aucane loi, et en réparant les torts qui ont été infligés aux sujets de Sa ajesté.n atterdant le résultat de cet appel, j'exhorte Avec instance tous les sujets de Sa Majesté, nonobstant la provocation aggravée qu\u2019ils ont reçue, à s\u2019abstenir soigneusement de toutacte de représailles qui pourrait les exposer à l\u2019imputation d'oublier ce qu'ils doivent à leur propre honneur, par la violation es droits internationzax de puissances limitrophes: Donné sous mon seing et le sceau de mes armes, au Château de St.Louis,dans la Cité de Québec, province du Bas-Canada, ce deuxième jour de juin dans l\u2019année de Notre-Seigneur mil huit cent trente-huit, et du règne de Sa Majesté la première.(Par ordce) CharLes BuLLER, Principal Secrétaire.mya En conséquence de l\u2019état des affaires dans le Haut-Canada, S.Exc.le lieutenant-général sir Joun CoOLBORNE, commandant en chef des forces de Sa Majesté, est paré hier à midi, avec tout son état-major, à bord du Canada, pour Montréal.On dit quil va se rendre à Kingston.Le vaisseau de 8.M.I Edinburgh, de 74 canons, à remis à la voile dimanche après-midi pour l\u2019Angleterre: il emporte des dépêches relatives à la destruction du Sir Robert Peel.Le bâtiment de transport l'Arab, capitaine Lodge, parti de Cork le 4 mai, est arrivé dans ce port hier au soir, ayant à bord 5 officiers, 35 cavaliers, 7 fern- mes et 12 enfants, apparteuantau 7e bussars, Les officiers sont les capitaines Campbell et MoCarty, le lieutenant Paterson, l'enseigne Haggarth, le docteur Warren, chirurgien ; le lieutenant Lister, de la marine royale, ageut, deux dames et 3 enfants sont aussi parmi les passagers de chambre.Les journaux d\u2019Halifax du 26 mai, reçus ce matin, disent que le vaisseau de S.M.le Cormwallis, monté par l\u2019amiral sir CharcEs PaGET, devait partir pour Québec le27.Des lettres particulières disent que la corvette Charybdis et le vaissenn à vapeur le Dee, de la marine royale, devaient l\u2019accompagner, Le vaisseau de S.M.le Talavera, de 74 canons, était arrivé à Halifax, de Gibraltar, avec une division du 73e régiment, et devait dransporter le 11e d\u2019Halifax à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick ).Le Litterary Transcript, publié aujourd\u2019hui, donne comme paraissant bien fondé le bruit que M.DEBARTZCH aurait été assassiné près de Saint- Charles.Notre correspondant à Montréal nous écrit en date d\u2019hier que ce bruit s\u2019était répandu, mais qu\u2019il n\u2019avait pu en découvrir la source.Espérons qu\u2019il ne sera point confirmé.Son Excellence le GoUVERNEUR-GENERAL a fait écrire par son secrétaire, à tous les juges de paix de la province, les priant de lui transmettre sous le plus court délai, les noms des personnes contre lesquelles ils auraient fait sortir des mandats d'arrêt pour trahison, sédition ou autres délits politiques depuis le ler octobre dernier, distinguant les mandats qui v\u2019auraient pas été mis à exécution, et dans ce cas le juge de paix doit transmettre à M.le secrétaire les dépositions sur lesquelles les mandats auraient été lancés.Malgré une pluie battante, une foule telle que le château Saint-Louis n\u2019en avait peut-être jamais vu en pareille occasion, s\u2019est portée aujourd\u2019hui au lever de Son Excellence le (GOUVERNEUR-GENERAL.On verra par un avis publié ce matin dans un extraordinaire de la Gazette Officielle, et que nous reproduisons, qu\u2019il doit y avoir cercle au château mardi soir, 13 du courant, à 9 heures, Cuareau Sr.Louis, 4 juin 1838.ON DONNE Avis que la Coma Esse DE Durnam tiendra Cercle au Château St.Louis, MERCREDI soir, 13 courant, à 9 heures.Les dames qui assisteront au Cercle sont priées d'apporter avec elles deux Cartes ayaut leurs noms écrits distinctement dessus; l\u2019une des Cartes sera laissée sur la table de l\u2019Aide-de-Camp dans la Salle d\u2019entrée, l\u2019autre sera remise à l\u2019Aide-de-Camp de service, par qui les dames seront présentées à Laoy Dursam, Les Messieurs qui assisteront au Cercle ne seront pas présentés à Lany DURHAH, Les Dames et les Messieurs paraîtront en toilette du soir.Par ordre de Son Excellence, G.COUPER, Colonel et Principal A.D.C, On annonce que Son Excellence le comrE DE DurHam destine une bourse de cent guinées aux courses de Québec, outre un prix de cinquante guinées qu\u2019il est autorisé à donner au nom de la Reine.Nous remercions le Canadien d\u2019avoir appelé notre attention sur un article du Populaire au sujet de l\u2019arrestation de M.LAROQUE pour avoir fait réimprimer et distribuer, sous le régime de la loi martiale, un article tiré du London and Westminster Review, dans lequel l\u2019auteur soutenait la justice et la sainteté de la révolte ; qualifiait le gouvernement anglais de joug étranger ; semblait, au moins, exbor- ter les rebelles à ne pas déposer les armes jusqu\u2019à ce qu\u2019ils eussent obtenu de lord DUrHAM tout ce qu\u2019il leur plairait de demander; menaçait le gouvernement d\u2019une autre insurrection dix fois plus difficile à appaiser, s\u2019il osait pubir les rebelles pris les armes à la main; et finissait par déclarer qu\u2019il apprendrait avec moins de regret la défaite des troupes anglaises que leur succès dans cette guerre.Mais nous avons répondu d\u2019avance à l\u2019article du Populaire, adopté par le Canadien, en reproduisant textuellement les paroles de l\u2019auteur, et comme nous n\u2019aimons pas à nous répéter, nous renvoyons à la Gazette du 19 avril, où l\u2019on trouvera, entr\u2019autres, ces paroles extraites du London and Westminster Review, janvier 1838, page 513 : \u201c* We are prepared to assert to the utmost, without \u201crestriction or qualification, the JUSTICE AND Ho- \u201c LINEss of the cause in which these men have taken \u201c arms.\u201d Ces paroles suffiront pour montrer avec quel degré de justice et de bonne foi l\u2019on reproche à l\u2019administration militaire de sir JORN COLBORNE d\u2019avoir supprimé un tel écrit au moment où la mise en pratique des doctrines qui y sont professées venait de plonger le pays dans un abîme de maux ; et la libération de M, LAROQUE, dans ces circonstances, est la meilleure réponse à ceux qui parlent de perséeu- tions contre la presse.Que l\u2019auteur de cet écrit fit M.Chapman, comme on le supposait dans le temps (et la supposition n\u2019était pas de nous), ou qu\u2019il fût M.A+\u2014by, membre du parlement, comme l\u2019assure le Populaire, cela n\u2019y fait rien: fût-il même lord Durham, ce qui est impossible à supposer, Neminis addictus jurare in verba magistri, nous n\u2019en dirions pas moins que l\u2019auteur avait tort de lancer un tel écrit dans le public, dans un tel moment, et que M.LAROQUE a eu doublement tort de le reproduire et disséminer parmi ses compatriotes.L\u2019un et l\u2019autre, sans doute, agissaient d\u2019après un motif fort honorable et d'après des sentiments que nous partageons avec eux, le désir d'engager le gouvernement à user de clémence envers les coupables ; mais, avocats maladroits, ils s\u2019y prenaient de manière à faire pendre leurs clients: car la prérogative de faire grâce est un attribut de la puissance souveraine trop précieux pour être sacrifié, et ce serait le saori- fier que de l\u2019exercer sous le coup d\u2019une menace.Cette prérogative, d'ailleurs, ne peut s\u2019exercer que sur des coupables: car ce serait une absurdité de prétendre qu\u2019on puisse pardonner à des innocents, ou qu\u2019en doive pardonner à ceux qui se prétendent tels lorsqu'ils ne le sont pas.Ce serait confondre toutes les idées et reconnaître, en effet, la justice et la sainteté de ce qui aux yeux de toutes les lois divines et humaines est un crime énorme, et le pre- raier de tous les crimes, la révolte.Mauvais sous.\u2014Depuis deux jours les marchés et les faubourgs sont jetés dans un état de perturbation affligeant, car ce sont les plus malheureux qui en deviennent la victime.On doit se rappeler que lors de la cessation de paiements en espèces par nus Banques, la province fut inondée de mauvais sous provenants des spéculations de quelques individus.Les Banques voulant éviter autant que possible la cirenlation du mauvais cuivre, firent frapper aux ltats-Unis des sous qu\u2019elles s'obligèrent implicitement à reprendre.L'introduction de ces nouveaux sous causa une perte réelle sur les mauvais qui se trouvaient tous entre les mains du public, et il fallut que les plus pauvres de ls colonie supportassent uni- uement cette calamité.À peine les nouveaux sous urent-ils en circulation, qu'un nouveau genre de fraude s'établit, et qu\u2019il fut si adroit qu\u2019il devait faire beaucoup de dupes.Des sous tout à fait semblables à ceux des banques parurent dans la ville; la seulo exception qui s\u2019y remarquait était Z'oken ou Bank T'oken, qui remplaçaient Bank of Montreal, Banque du Peuple, frappé en relief sur l\u2019une des faces des bons sous.Il y a près de six mois que cette fraude infâme s\u2019exerce, et il paraît que peu à peu on a retiré de la circulation le cuivre des ban- ues pour y substituer le plomb recouvert de cuivre es accapareus.La reprise des paiements en espèces aura sans doute rendu cette Infamie plus pal- ble, et tout à coup la nouvelle s\u2019est répandue que es sous étaient contrefaits.Comme on renchérit toujours sur toutes choses, au lieu de faire la distinction des bons d\u2019avec les mauvais sous, on n\u2019en fit aucune, et tous les sous furent généralement proscrits; en sorte que beaucoup de malheureux durent jeâner et faire endurer la faim à leur famille, au milieu du petit trésor de cuivre dont on avait payé le fruit de leurs travaux.( Populaire.) 2 JUIN 1838.Il a plu à Son Excellence le gouverneur général d'appeler les messieurs suivanig, au conseil exécutif :\u2014 Les secrétaires au gouvernement général, savoir : Charles Buller, écuyer, M.P., principal secrétaire, T.E.M.Turton, écuyer, secrétaire.Col.Geo.Couper, K.H.secrétaire militaire.Le secrétaire provincial.Le commissaire général.Il a plu à Son Excellence le gouverneur général de faire les nominations suvantes :\u2014 Pour être attachés à ls haute commission, L\u2019honorable Charles Grey, lieutenant-colonel du 71e régiment d\u2019infanterie légère de S.M, Pour être inspecteur géuéral des hôpitaux, et de toutes les institutions médicales, charitables et littéraires dans la province du Bas-Canada, Sir John Doratt, chevalier, M D.NAISSANCE.A Sainte-Marie du Monnoir, le 28 de mai, la dame du colonel Théophile Lemay a mis au monde une fille.DE\u2019CE'S.A Montréal, jeudi dernier, 4gé de 19 ans, aprés une longue et douloureuse maladie.George Roy, apprenti horloger, fils de M.Pierre Roy, de cette ville: ce jeune homme par la douceur de son caractère et par ses mœurs pures, s\u2019était fait un grand nombre d\u2019amis.A Holborn, prds de Bridgetown (la Barbade) le 20 avril dernier, le docteur J.À.Spooner, de Muntréal, âgé de 44 ans, A St-Damase, le 19 mai, chez son fils, M.Jean.Bte.Durocher.respectable cultivateur du lieu, à l\u2019âge de 88 ans et 5 mois, Logja Durocher, écuyer, ancien capitaine de milice, ci-devant de la paroisse St- Antoine de la rivière Chambiy.L'âme de ce digne citoyen s'est envolée inaperçue de ce monde durant le repos paisible de la nuit, (fruit de son heureuse vieillesse) pour aller s\u2019unir à son réateur, Il ne survéeut que treize mois et deux jours à son unique épouse, avec laquelle il avait été uni soixante et six ans et six mois, SOCIETE\u2019 CHARITABLE DES DAMES DE QUEBEC POUR LE SOULAGEMENT DEs ORPHELINS, It y aura une assemblée générale des membres de cette société JEUDI le 7 de ce mois, à DEUX heures P, M., à la CHAPELLE Sr-Louis, Toutes les personnes qui s'intéressent à cet établissement sont particulièrement priés d\u2019y assister, Par ordre, _, HENRIETTE MARETTE, Québec, 5 juin 1838.secrétaire.À vendre, au bureau de la Gazette de Québec.J CURNAL HISTORIQUE des Evénements arrivés à Si-Eustache, pendant la Rebellion du comté du Lac des Deux Montognes, depuis les soulèvements commencés à la fin de novembre, jusqu\u2019au moment où la tranquillité fut parfaitement rétablie.\u2014Par un Témoin Ocutaire, Québec, 5 juin 1838.EN DEBARQUEMENT, de l'EMANUEL, et à vendre par les soussignés : RENTE-UN paquets boulons de cuivre assortis, 9 caisses cuivre à doubler assorti 1 boucaut clous et anneaux de cuivre 40 sacs bouchons à vin et à bière.Wm.PRICE & Co.Québec, 1er juin 1858.VINS ET LIQUEURS, LES SOUSSIGNE'S VIENNENT DE RECEVOIR : INQ caisses MARASCHINO 5 caisses curaçao 10 do champagne sillery mousseux de Ruin- hart père et fils 10 paniers champagne de Joly 5 Caisses bordeaux de Gordon.GIBB & SHAW.Basse-ville, 1er juin 1838.EN GROS OU EN DETAIL, CHEZ LE SOUSSIGNE\u2019 15, RUE DU PALAIS.U\" magnifique assortiment de miroirs de cheminée, de trumeau et de toilette, tous de belle glace anglaise, et richement dorés ; baromètres et tbermomètres, nécessaires, pupîtres et boîtes à ouvrage en bois de rose, joujoux, gravures françaises, cannes, figures espagnoles, cages à olseaux, lampes de table et de salle, téleseopes, pistolets de poche, fusils, rasoirs et canifs, \u2014ET- Quelques pièces de drap, patrons de veste, parapluies, bas, schawls, bombasins, chapeaux de paille pour les dames, fleurs artificielles, &c.&c.\u2014AUSSI,\u2014 Fromage vrei Parmesan Vin de Madère de choix en barriques et quartauts 2 petites pièces de véritable vin de Constance.B.DAIKERS, Québec, 28 mai 1838.A VENDRE PAR SYMES & ROSS: (CINQUANTE barriques eau de vie 20 boucauts sucre blanc 50 Caisses thé twankey 400 boîtes savan jaune 800 -do vitres Vins supéridurs er bouteilles, Xérès, Porto et Bor- eaux.Atissi, pour arriver : 50 quarts suit d\u2019Odessa et de Pétersbourg .8000 minots de bled.Québec, 28 mai 1938.- BLED ET AVOINE A VENDRE, ROIS MILLE minots de bled tout nouvel.3000 minots d'avoine lement arri- vês et À vendre par CUNNINGHAM & BUCHANAN, 28 maf 1838.rue St-Pierre.A VENDRE: Ure caisse contenant un assortiment complet d\u2019INSTRUMENTS DE CHIRURGIE, qui sera vendue à bon marché.\u2014B'informer à cette imprimerie, Québec, 11 mai 1888, A VENDRÉ, PLANCHES, plançons et madriers de toutes grandeurs et qualités, Scaniling de pin, chêne, orme, &c.T.C.LEE, Pointe-aux-Lièvres, faubourg St- Roch, 9 mal 1838.A VENDRE: UARANTE tonnes Rbum, | à 3, tout nou- Q vellement débarqué 15 tonnes Rhum furt de Ja Jamaïque 25 boucauts, 20 tierces, 30 quarts sucre de la Jamaïque Café, Piment, gingembre, Acsjous &c, .FRASER, 16 af 1828, «ual Napoléon.VENTES A L'ENCAN, \u2014 PAR G.D.BALZARETTL Ceton, coutil, tuile, &c \u2014MARDI et MERCREDI, 5et6du courant, au magasiu de M.J.H.Ozxyzy, tue Ssut.au-Matelot, n.13, pour le bénéfice des assureurs et autres intéressés ; PM hE balle, 40 pièces coton à chemises Q rayé 1 do 5 pièces coutil de fil 1C do carreautés à tabliers 10 do derrys 10 do toile à serviettes de fil, \u2014APRES QUOI \u2014 Positivement sans réserve : Vingt-trois caisses de marchandises reçues par l'Z- manuel de Londres 5 caisses coton à chemises blanc de $ 7/8 et 9,8 do indiennes imprimées de patrons à la mode do bas assortis do mousselines, jaconets et malemolles do gants assortis mérinos du bombazets do fil assorti do schawls do do mouchoirs do &F- La vente cominencera chaque jour à UNE heure, 2 juin 1838.PAR J.M.FRASER & CO.Vente pour les assureurs.Sans réserve, sur le qui dela Reine, MERCREDI prochain, 6 courant, à DEUX heures précises, au compte des assureurs et autres intéressés :\u2014 Cx QUANTE-SEPT ballots de marchandises sèches, sauvés avariés du naufrage de la barque Rebecca, Gellatly, maître, de Greenock.| à Lj Q\u2014Nos, 839, 756, 838, 789, 829, 956, 1090, Ri had 108%, 1082, 957, 988, 977, 1111, 780, 779, 0 tm OO) a © - 958, 110, 112, 781, 1102,-= Vingt balles et [A L] Q\u2014 No: 1091, 793, 760, 979, 966, 1084, 832, 965, 797, 79R, 1085, 955, 775,\u2014 Treize caisses, contenant cotonnades et toileries, papier, tapis, wadding, bas, épingles, &c.&c.&c.{A L] Q\u2014Nos.834, 8544, 835, \u2014 Trois quarts fil à cordunnier.778\u2014 Un quart mercerie.1001 à 1020\u2014 Vingt sacs coton à mêches.\u2014AUSSIL-\u2014 L 5 & Co \u2014Vingt caisses thé twankay.Québec, 4 juin 1838.SUCRE BLANC.cw QUANTE boucauts nouvellement reçus et à vendre par CUNNINGHAM & BUCHANAN, rue St-Pierre, vis-à-vis Symes & Ross.18 mai 1838, UNNINGHAM & BUCHANAN, rue Saint- Pierre, vis-à-vis de MM.Symes & Ross.11 mai 1838.AVON d'\u2019Angleterre-\u2014500 boîtes et demi- boîtes, en débarquement, à vendre par CUNNINGHAM & BUCHANAN, rue St-Pierre, vised-vis de MM.Symes & Hoss.11 mai 1338.LED.\u2014Une quantité qu\u2019ils viennent de recevoir par le Lanark, de Liverpool, à vendre CUNNINGHAM & BUCHANAN, rue St-Pierre, vis-à-vis de MM.Symes & Ross.11 mai 1838.par ES soussignés offrent en vente : 1500 boîtes savon de Liverpool 200 do chandeiles de Liverpool 40 caisses acier double pour soc de charrue et pour outils 100 paquets acier à cercler 10 caisses hacches, garanties 500 boîtes vitres assorties 50 caisses chapeaus, dg castet,atsautres pour hommes * 4 surons indigo de Curaccas supérieur 100 hoites pipes 4 caisses toiles cirées bronzées et peintes pour tapis de table, doublures de carosse, &c.25 balles toile à voiles blanchie, n.1 à 6 25 do toile à draps non bianchie de Dundee et osnabrucks 25 do toile a draps blanchie, ducks, dowlas, &c.AUSSI, \u2014 Constamment en main, un assortiment complet de cardes à main et à machine, et clous coupés de toute sorte, J.M.FRASER & Co.Québec, 21 mai 1838.LES soussignés viennent de recevoir par le Dochfour et ont à vendre : 575 boîtes vitres (crown glass) 10x8 74 x 6} 8h x 74 8x6 9x7 10x10 CHAS.E.LEVEY & Co.Québec, 9 mai 1838.LE soussigné offre en vente à son magasin, rue Saut-au-Matelot, Peintures, blanche, jaune, brun d\u2019Espagne, verte.couleur de plomb, Loiles voiles et à draps, cuir de veau et kipp.Quelques paniers de Faïeuce assortie, HENRY BURSTALL.20 avril 1838.A VENDRE: LE soussignés viennent de recevoir, par le Tam O'Shanter et l\u2019Aurora, les marchandises suivantes : 28 balles toile à voile blanchie, n 1 à 8 400 boîtes tôle 500 do ferblancI1 CetI X 300 do pipes.C.E.LEVEY & Co, 18 mai 1838.quai d'Atkinson.Pillules de vie et Phænix-Bitters de Mofat.ES soussignés viennent de recevoir un nouvel approvisionnement des articles ci-dessus.BEGG & URQUHART, agents pour Québec.Québec, 4 mai 1838, CHAPEAUX.LE soussignés offrent à vendre quelques caisses chapeaux de castor fins et superfins, à la dernière mode.* : CH.E.LEVEY & Co., Quai d\u2019 Atkinson.Wuébec, 12 mars 1838.: GRAINES DE JARDIN -D'ANGLETERRE : ET D\u2019AMERIQUE.LE soussigués viennent de recevoir leur approvisionnement de graines, garanties de la récolte de 1837, parmi lesquelles se trouvent : ~ Ognon blanc d'Espagne très-beau Chou de Milan frisé vert Fêves de Mohawk hâtives d\u2019une qualité très-supé- rieure Pois bâtifs de Taylor Do moins hâtifs de Bishop Navet jaune d' Aberdeen.BEEG & URQUHART, Chimistes et Droguites.Québec, 21 mars 1838.MAISON DE LA TRINITE\u2019.Quesec, 11 mai 1838, of ) .\\ J'\\DWARD O'MEARA, pilote, \u2019 n.64, a été aujourd\u2019hui privé de sa commission ( Branch} pour avoir, faute de soin et de diligence, pendant qu'il avait charge de la barque Iten/rew- shire, Muichinson, maître, fait échouer le dit bâtiment sur le rivage devant la aroisse de Saint- Vallier, le 6 mai cou- tant, par où le dit bâtiment a été considérablement en- dormmagé, comme aussi pour ivresse pendant qu\u2019il avait charge du même bâtiment, et ce par récidive.Autestd, E.B LINDSAY, _ Greff.M.T.Q.BANQUE DE QUEBEC, VIS.\u2014 Un LIVIDENDE de TROIS POUR CRNT sur le montant du fonde capital n été déclaré au- jourd'hui, et sera payable, à ls anque.dds et après le LUNDI 2 JUILLET prochain.sera fermé le 12 du courant.Par ordre, e livre de transfert NOAH FREER, Québec, 1er juin 1858.caissier.$4,000 DE RECOMPENSE.Vu que WILLIAM COATES, de la Cité de Québec, dernièrement Premier Commis de la branche de la Banque de Montréal, établie à Québec, est accusé d\u2019avoir félonieusement volé dans le mois de février dernier, du bureau de la dite Banque à Québec, une grande quantité de billets de banque de la dite Banque de Montréal, au montant de près de nix MiLLE livres courant; ct vii que le dit William Coates eat incarcéré dans la prison commune du district de Québec pour subir son procès sur la dite accusation ; et vi que la plus grande partie des billets de banque ainsi volés comme susdit, n'a pas été encore trouvée, avis est par le présent donné que là récompense susdite de MILLLE LIVRES COURANT, sera payé.à aucune personne ou personnes qui donnera des innformations au moyen desquelles la totalité des dits billets ainsi volés sera retrouvée, et une portion de la dite récomp en proportion au imontant qui pourra être ainsi recouvré, en s'adressant au soussigné au bureau de la dite banque, rue St- l\u2019ierre, à Québec, A, SIMPSON, caissier.N.B.Les billets volés sont principalement des billets de la Banque de Montréal, payables à Québec, de la valeur de 100 piastres, 50 pisstres et 20 piastres chacun.Québec, 6 avril 1878.2.ACTIONS DE BANQUE.(Bux qui désireraient vendre des actions d'au- çune des Banques de cette ville pourraient trouver un acheteur en s\u2019adressant au soussigné.Dar ordre, W.STEVENSON.Bureau de la Compagnie } d'Assurance Maritimes du Canada, 14 avril 1838.AVIS, evs ceux qui ont des demandes contre la succession de feue dame MARGARET MACNIDER, en son vivant de Montréal, veuve de Wirciam Houses, écuyer, sont priés d'envoyer leurs comptes dûment su- thentiqués, soit au notaire soussigné, ou à Gromer Houmzs Park, écuy-r, à Québec, où Joux MACNIDER, écuyer, à Montréal, ses exécuteurs testamentaires ; et tous ceux qui doivent à In dite succession sont priés de vouloir bien payer sans délai aux dits exécuteurs.LOUIS PANET, Québec, 21 mai 1838.notaire.N a besoin d\u2019une personne habile à filer et carder l\u2019étoffe du pays.S\u2019adresser 3 PETER PATERSON, rue St-Jacques.Québec, 30 avril 1838, M MOIR étant sur le point de retourner en e Angleterre pour s\u2019y fixer, nous fesons savoir qu\u2019il s\u2019est retrré de la société TREMAIN & Moir, en faveur de M.J.C.Wurre, et qu'il cesse de ce jour d's.voir aucun intérét daus cet é:ablissement.Tous ceux qui doivent à la dite société sont priés de régler de compte avec MM.Tremaix, WuiTe & Co., qui sent dûment nutori- sés À donner quittance, et ä clore les affaires de la ci dea vant société.W.TREMAIN, .PATRICK MOIR.Québec, 22 mai 1838, Les soussignés étant entrés en société sous la rai-on TReMAIN.Warez & Co à Québec et TREMAIN & Co.à Montréal, ont l\u2019honueur d'offrir leurs services comme agents généraux et marchands commissionnaires.W.TREMAIN, J.E.TREMAIN, J.C.WHITE.Québec, 22 mai 1838.ROBERT CAIRNS, MARCHAND TAIT.LEUR, 20.rue de la Montagne, JPREVIENT respectueusement ses amis et le public qu\u2019il a regu par I\u2019 Elentheria, un assortiment choisi d'articles de sa ligne, comprenant des draps, casimirs et patrons de veste des meilleurs qui aient jamais be importés; avec une variété de bretelles et cols de choix.Aussi, quelques chapeaux à la mode ; épées, ceinturons, boutons d\u2019uniforme, &c.Québec, 18 mai 1838, A VENDRE OU A LOUER: CEL excellent HANGAR en pierre À quatre étages, menant au quai de Goudie à présent occupé par MM, Gius & Lange S'adresser à JOSIAH HUNT, N.P., ou à CHARLES SMITH, junior.Québec, 19 mars 1838, A LOUER, - E MAGASIN, les HanGARS et l'HABITATION ci-devant océupés par M, Jours MoN1DeRr, rue de la Fabrique, un des meilleurs postes de la ville pour un commerce gEaéral.Pour informations s'adresser à G, H.PARKE, Quai McCallum, Québec, 19 mai 1838.A LOUER, DU PREMIER MAI PROCHAIN, E MAGASIN et gutres dépendances spacieuses occupés depuis 10 ans dans la maison du soussigné, Haute-ville de Québec, rue St-Jean, d'abord par MM, Lacroix et Garant et ensuite par M.Garant seul, comme magasin et boutique de manchonniers.S\u2019adresser à ED.CARON.27 décembre 1837.PROPRIETE\u2019 DE PRIX A VENDRE.NE MAISON de pierre, au Cul-de- ae Sac, près du quai du Roi; elle a recem- ment été mise dans un état complet de réparation ; elle a été et est encore occupée par un très-bon locataire, On donnera un titre sûr, et des termes et conditions tels que l'acquisition en-sera un placement avantageux de ca.ital.P En.GLACKEMEYER, N.P.Québec, 30 mars 1838.A VENDRE OU A LOUER, ,\u2026, DU PREMIER DE MAI PROCHAIN : LE QUAI spacieux avec MAISON et ein hangars, à Près-de-ville, conna sous le nom de Quai de la Brasserie du Cap Diamant, et occupé depuis dix ans par MM.W.Price & Co.\u2014AUSSI,\u2014 Le grand QUAI avançant dans les profondes caux.et sur lequel se trouvent un bangar spacieux et commode, bien adapté pour le bled, etc, et une maison employée maintenant comme Hotel, aussi loué par MM.Price & Co.ET A VENDRE, A la Bourse, à UNE heure après-midi, le ler juin prochain, Les propriétés de prix qui suivent, savoir : 19.Deux grands lots de terrain et grève à la Canoterie, bornés en front À la rue St- Paul, et par-derrière au chenal de la rivière St-Charles, bien adaptés pour un chantier de construction, etc., ¢te.29, Deux grands EMPLACEMENTS vis-à-vis Jes lots ci-dessus mentionnés, fesant face aux rues St-Paul et St-Charles, de 120 pieds de front ou environ.3°.Deux lots fesant partie du jardin du Manoir à Ste Roch.Pour informations s'adresser aux soussignés propriétais res, ou 4 SAMUEL MACAULAY, écuyer, Basse~ ville, WwW, C.HANSON, W.H.BRERAUT.Québec, 25 février 1858.Imprimée et publiée dans la Basse.Ville de Québec, rue de la Montagne, N° 14, par WiLLIAM NesLsoN, de Valcartier, dans le Comté de Québec, pour lui-métme et Isankr, MARGARET et JouN Nrirson, fils, dona.1aires de feu leur frére Samuse NriLson, , 5 juin, 1808, Pe "]
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