The Quebec gazette = La gazette de Québec, 1 septembre 1840, mardi 1 septembre 1840
[" {Eee = } i Te me ra on La Ga No.5597] NOUVELLES DIVERSES.\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014La campagnie du grand chemin de fer occidental, espérant obtenir ultérieurement le patronage de S.M.la reine, du prince Albert et des autres membres do lu famille royale, vient de faire construire un wagon qui sera exclusivement affecté au service de 8.M.et de la famille royale.Le wagon a ZI piedy de long.ll est divisé en trois compartiments.Cenx des deux extrémités ont 4 pieds 6 pouces de long et 3 pieds de large.Le centre forme un beau salon de 12 pieds de long, 3 pieds de large et G pieds 6 pouces de haut.La peinture extérieure est de couleur brune comme celle des autres wag .os., A chaque extrémité il y a une grande fenêtre, permettant d\u2019embrasser d'un coup d'œil toute la ligne.Le salon est orné de sophas en chêne, ciselé dans le style si riche de Louis XIV, et de tableaux représentant les Quatre-Saisons.La reine douairière ayant annoucé son intention de faire un voyage le 11 courant jusqu'à la station de Moulsford, les travaux ont été exécutés à la hâte.Toutefois, S.M, a été obligée de remettre son voyage, par suite.d\u2019une maladie dangereuse qui set survenue tout-à-coup à la prin- Cesse Augusta, ( Times.) Voici un article vraiment curieux da Z'emps : * Si nous étions encore au temps des augures, on ne manquerait pas de donner de importance a un fait qui n\u2019est pas saus intérêt dans l\u2019histoire de l\u2019i- Daugtration de la Colonne de Juillet.Eu arrivant sur la place de la Bastille, chacun peut voir sur le flambeau que tient à la maiu le Génie de In Liberté, un corps voir qui se meut et ge tourne tantôt vers le nord, tantôt vers le midi.Ce corps v'est autre chose qu\u2019un pigeon, qui, depuis le commencement du mois, # adopté ce sière : élevé, et qui y demeure chaque jour depuis six heu tes du matin jusqu\u2019à six heures du suir.Mardi il étuit à son poste comme à l'ordinaire, pa- Faissant contempler les scènes qui se déroulaient à ses pieds, et ni le bruit et le tumulte des masses, ni les roulements du tambour, ni Péclat des instruments, bi même le sou du canon, n\u2019ont eu le pouvoir de l\u2019éloigner.Ou dirait que cet hôte gracieux de la Colonne, que son plumage harmonise avec les towmbeaux, com.preud le but du monument qu\u2019il à pris en affection, car hier, il s'est, à diverses reprises, élancé de son lit de flammes d'or, pour venir parcourir en planant l'intérieur du temple où se trouve le sarco,yhage qui a porté les viclimes, I! semblait, sous vus voûtes, à peine émues du bruit de svg ailes, un messager du Génie lui-même venant rendre an silencieux ham- mage aux martyrs de lu liberté.\u201d \u2014Nous seulement la science de la phrénolugio commence À se répandre dans les provinces, tuaiv elle v reçoit Une sorte de purfectionnement.C\u2019est ce qui résulte du procès fameux qui s\u2019iustruit de- vaut la police currectionnelle de Brives.Mme Laffarge ayant envoyé à Paris deux de ses avocats, avec mission d'assoupir l'affaire par des négociations auiables auprès de la famille lèzée, l\u2019un d'eux aurait élé amené à Cuuvenir que, dans ses commuuications iutimes avec sa cliente, il avait effectivement trouvé la protuvérance du vol très marquée chez elle, Mais sui ce qu\u2019on lui proposait de faire valoir ce moyen de défeuse en faveur du sa cliente, il aurait répoudu que quaud bien mênie il ne lui répugnerait pas, à lui, de recourir à uu tel mode de justilicution, sa cliente u\u2019y voudrait jamais con- seutir, no0 plus qu\u2019à passer pour atteiute d'uue ma- nomanie qu\u2019on proposait de fairu altester à sa décharge par des médecins oùlizeants.Voilà ce qui nous parait constater un progrès dans la phrénologie.Précédemment, cela servait à disculper les accusés et à faire invoquer pour eux les circonstances atténuantes.Maintenant, ils veulent avoir les profits du vol sans en avoir les charges, c'est à dire sans être oblirés d\u2019avouer leurs Munoma- nies et lenrs protubérances, En sorte qu\u2019ils enteu- dent garder à la fois les produits de l\u2019escroqurie et du vol, et leur réputation de gens d'esprit.C'est là un de ces perfectionnements qui prometteut à la phrévologie d'aller plus loin qu\u2019on ve l'aurait cru d'abord.Ce qui ressort de tout cela, d'est gue, de nos jours, il y a quantité de geus auxquels il en coûte moins pour manquer d'honveur que pour mau- quer d'esprit.(LL Ami de la Religion.) \u2014On écrit de Perpignan, 18 juillet : \u201cIl ne nous est plus arrivé de ces grandes colonnes de réfugiés d\u2019un aspert si pittoresque, le nombre se complète par petits détachements de cent hommes qui sont toujours déposés au grand dépôt da Champ-de-Mars., Il parait que le gouvernement de Christine n\u2019a pris encore aucune détermination, car ou commence à évacuer les soldats.Trois colonues de mille à douze cents hommes chacune sout parties le 15, le 16 et le 17.Aujourd\u2019hui il en partira une quatrième de quinze cente réfugiés.Ou les dirige sur trois points : Albi, Mendes et Montauban, ., Hier, daus la soirée, nous avons appris qu'un corps de 4,500 carlistes avait pénétré le 16 sur le territoire français par Osseja et Palau; ils ont été obligés de ge faire jour à la baïonnette parce qu'ils étaient cernés de tons côtés par les troupes de la reine.(Ce sont les hommes qui combattaient srus Jes ordres de Tristany, et ce chef est entré ea France vec eux.; \u2018 Don Joseph Pons, dit Bep-d\u2019El-Oli, que Cabrera avait fait arrêter pour le faire fusiller comme auteur ou complice de l\u2019assassinat du comte 4 Espagne, se trouvait à Perpignan ces jours derniers.\u2014 M.Michel Chevallier, rédacteur du Journal des Débats, est nommé à la chaire d\u2019écouomie politique vacante au collége de Frauce par la démission de M, Rossi, appelé au conseil royal de l'iustruction publique.( Constitutionnel.) \u2014Le journal le Commerce, qui avait été acheté par M.Mocquard, vient d'être racheté par son ancien rédacteur en chef, M.Lesseps, et doit servir d\u2019organe, dit-on, à la gauche Lherbette._.-\u2014On écrit de Ham que dès le jeudi 16 juillet, tonte la population en masse s'était portée «ur la route de Paris pour voir arriver Cabrera, et l\u2019a attendu jusqu\u2019à la nuit.Le lendemain à six heures du matin, Cabrera est descendu à la porte du chà- teau, suivi d'un aide-de-camp et d\u2019un domestique, et escorté de deux officiers de gendarmerie- Ii a été immédiatement conduit par le commandant à l\u2019ay- partement qu'occupait M.do Peyronnet.Le soir, son aide-de-camp a dû chercher un logement en ville, Le jenne officier à témoigué beaucoup de peiue de la séparation qui lui était imposée.LE VOYAGE IMPREVU.oo Voici une piguante avecdote dont Bougainville éros : en jou, passant en chaise de poste daus les Champs-Elysées, il aperçoit un de ses amis qui se promenait près du jeu de paume.Aussitd: il ordonne au postillon d'arrêter et de descendre lui- même de voiture.Ve Gucber.MARDI, ler SEPTEMBRE 1840.\u201c Bonjour, mon cher, dit-il en s\u2019avançant vers la personne qu\u2019il connait, je vais à Versailles ; viens diner avec moi.\u2014Impossible ; je suis engagé.\u2014Bah! pour me faire plaisir ?\u201d Muoitié canvaineu, moitié entraîné, l\u2019ami finit par céder aux prières de Bougainville.On arrive à Versailles ; la voiture traverse la ville sans s'arrêter.\u201c Mais, dit l\u2019ami, il me semble que nous avons dépassé tout Versailles.Où diable me mèces-tu ?L\u2014 Je vois qu\u2019il n\u2019est plus temps de te rien cacher, dit Bougaiuville : nous allons chez uv de mes parents a C.\u201d\" Et il indique une ville dix lieues plus loin, Aussitôt l\u2019autre de s\u2019emporter et de crier fort.Cependant il fallait se rendre.Deux heures après, ils arrivent à l'endroit désigné, descendent et entreut, nou chez le préteudu pareut, mais chez un aubergiste, \u201c Mon cher, dit alors Bougainville, dane une heure je pars pour le Havre ; il n\u2019y a guère qu\u2019une vingtaine de lieues, et j'espère que tu ne me quitteras pas.Tu n\u2019as puiut de linge, poiut d'habits, poiut d'argent, c\u2019est vrai; mais j'en ai.L\u2014 Soit ! dit l\u2019autre, je conseus encute à cette petite excursion, mais.\u201d Les deux voyageurs se remettent en route, ils arrivent au terme de leur course.Bougainville n'a rien de plus pressé que de faire voir son navire tout appareillé daus le port, à son compaguon de voyage.Ce dernier, comme de juste, demande à le visiter ; le cajitaîne y consent, et tous deux sont bieutôt à bord.\u201c Mon ami, dit alors Bongainvilie, ou n\u2019at- tenduit plus que moi pour lever l'ancre ; je vais faire uu voyage autour du monde.Viens avec nous, tu verras tous les Univers et tu ne manqueras de rien.\u201d Cinq minutes après, il donnait le signal et l'ami acceptait par dévoñment pour lui e* un peu aussi parce qu\u2019il ue pouvait faire autrement, BukNaRD MATHKO \u2014Un homme dont le nom dut, aux premiers temps de la restauration, vin grand retentissement Aun Crime saus exemple jusqu'alors, mais qui depuis tron- va uv imitateur dans te seur Kessner, Bernard Marhéo, ex-suus-cassier du trésor royal, condamné le
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