The Quebec gazette = La gazette de Québec, 15 octobre 1840, jeudi 15 octobre 1840
[" t | CV rr =o 1t Cy 7 -\u2014 4 - = om .if ~ Ia EXTRAITS DIVERS.\u2014\u2014\u2014 \u2014 Voici l\u2019acte que Rifust-Bey a notifier à Mehemet Ali : * Sa Hantesse promet d'accorder à Mehemet-Ali, pour lui et pour ses descendants en ligue directe, No.5612.] été chargé de l'administration du pachalik de l\u2019Egypte, et sa Hautesse promet en outre d'accorder à Mehemet- Ali, sa vie durant, avec le titre de pacha d'Acre, et avec le commandemeut de la forteresse de Saint-Jean d\u2019Acre, Padministration de la partie méridionale de la Syrie, dont les limites seront détermivées par la ligne de démarcation suivante.* Cette ligne, partant du cap Ras-el-Nakhora sur les côtes de la Méditerranée, s\u2019étendra de là directement jusqu'à l\u2019embouchure de la rivière Scirahan, extrémité septentrionale du lac Tibérias, longera la côte occidentale de la mer Morte, se prolongera de là en druitute jusqu'à la mer Rouge, en aboutissant à la pointe septentrionale du golfe d'Akaba, et suivra de là la côte occidentale du golfe d\u2019Akaba et lu côte orientale du golfe de Suez jusqu\u2019à Suez.\u201c Toutelois, en fesuient ces offres, le sultan y attache la condition que Mehemet-Ali les accepte dans l'espace de dix jours, après que la communiva- tion lui en aura été faite à Alexandrie par un ageut de sa hautesse, et qu'en même temps Mehemet-Ali dépose entre les mains de cel agent les instructions nécessaires À ses commandants de ses forces de terre et de mer, de se retirer immédiatement de l\u2019Arabie et de toutes les villes saintes qui s\u2019y trouvent si- situées ; de l\u2019île de Caudie, du distriet d'Adava, et de toutes les autres parties de l\u2019empire ottoman qui ne sout pas comprises daus les limites de l'Egypte et dans celles du pachalik d\u2019Acre tel qu\u2019il a été désigné ci-dessus.\u201d ; \u2014La Gazette d\u2019 Etat de Prusse publie la correspondance suivante de Vienne : \u201c Vienne, le #6 août.«\u201c Nous apprenons que le prince de Metternich a, immédiatement nprès son retour à Kœnisgswarth, invité l'ambassadeur de Fruuce qui était resté à Marieubad, à se rendre également à cette propriété princière où se trouvent réunis les représentauts de toutes les grandes puissances.\u201d On écrit de la même ville à la Gazette de Pologne : « Ou reçoit constamment de lu Bohème des nouvelles tranquillisantes.Il paraît que le prince de Metternich et les représentants de l\u2019Angleterre, de la Prusse et de la Russie d\u2019un côté, et de l\u2019autre M.de Saiut-Aulaire, qui tous sont réunis à Kœuisgs- warth, en sont déjà venus, à l'égard de l\u2019exécution du quadruple traité, à une convention suivant laquelle la France conserverait dans celte question le rôle de simple observateur.Il est vraique l\u2019ambassadeur français à Londres, M.Guizot, ne serait autorisé qu'à proposer à la conférence de Londres de laisser la question turco-égyptienne dans le séafu quo actuel et de laisser à la france le soin d'amener Je vice-roi & un arrangement acceptable : si ces tentatives échouaient derechef, la France ne ferait aucune difficulté d\u2019adhérer aux mesures coërcitives.Il est très probable que cette propusition ne serait pas acceptée.« Le prince de Metternich quittera Kœnisgs varth le 31 aviit, pour revenir i Vienue par Plas.\u201d \u2014On va voir que l\u2019Angleterre et l\u2019Autriche sont pressées d\u2019en finir par un coup de main, pour enlever à la Russie l\u2019occasion de pousser son armèe en avant.Le lord baut-commissaire des îles lo- pieunes a pris possession au nom de la Grande-Bre- tague de deux ilots sur la côte d\u2019Albanie pour cou- tenir un mouvement projecté dans cette province en faveur de Mehemet-Ali, \u2014 Voici l'extrait d\u2019une lettre qui dit beaucoup de choses en peu de mots: ; * Les ex-sergents de la garde royale, Garcia et Gomez, qui joudrent nn rôle si actif lors de l'insar- | rection de ln Granja, viennent d\u2019être attachés par Payuatamiento de Madrid en qualité d\u2019écrivains auxiliaires au burean de la wilice.\u201d \u2014 Ona regu des nouvelles do Tabriz du 20.Le shah était arrivé à Hamadan, où il devait recruter, Quelques personnes ercient à l\u2019existence d\u2019un traité secret entre le shah et le pacha d'Egypte.Les nouvelles du dernier tremblement de terre sont tertibles.Ourdahad, Nakshiron, Erivan, Ba- koo et Bajezed sont ravagés.Il à péri beaucoup de monde Des villages au nord et au sud de l\u2019Araxe ont été entièrement détruits.Un village de l\u2019Ararat a été enseveli sous une ruche avec tous ses ha- ants, bias L'article suivant du Journal allemand de Francfort ne manque pas d'intérêt dans la conjoncture présente : Viensk, 27 aolit,\u2014 On annonce que le gouvernement vient d\u2019appeler sous les drapeaux une parlie des deuxième et troisième bataillons de la Land.wehr.En les mobilisant, l'armée se trouverait portée à 700,000 hommes.D'ailleurs, les 58,000 recrues accordées par la diète de Hongrie mettent l\u2019armée au complet.Ce ne sont pas là des démonstrations, mais la mesure prouve que le gouverzemeut veut être prêt à tout événement.\u2014 On écrit de Marseille : \u2026 \u201c Mer Trioche, évêque de Babylone et administrateur des diocèses de Bagdad, Erseroum et Ispahan, est arrivé hier dans notre ville, de retour de son voyage à Paris.Après un séjour de peu de durée, il s\u2019embarquera pour l\u2019Orient.\u2014 Nous lisons dans une lettre du Caire du 13 août : ; « MM.Texier, de La Bourdonnaye et de La Guiche, arrivant de la Perse, et MM.Lacombe et Laurence, arrivaut de l\u2019Abyssinie, sont ici depuis quels jours.PM.Sabatier et Darmond, allant à la découverte de la source du Nil, sont partis ce matin.\u201d \u2014 On lit dans un journal: ; ,Ç Une dépêche télégraphique, parvenue anjourd\u2019- hui au gouvernement, annonce que la province de Constantine à été envahie par Abd-el.Kader.Les journaux semi-officiels du voir se taisent sur cette nouvelle, et cependant elle a d'autant plus d\u2019importance que les dispositions prises par le maréchal Valée pour mettre fin à la guerre pouvaient faire espérer que l\u2019est de l\u2019Algérie serait à l'abri de toute ue de l\u2019émir.pt y a en ce moment à Moscou la veuve d\u2019un marchand de peaux qui a atteint l\u2019âge de 157 ans.Elle s\u2019est mariée pour la cinquième fois à l\u2019âge de 123 ans, et chacun des mariages qu elle a contractés a été très prospère.Elle prétend être parvenue À cet âge avancé grâce à un genre de vie bien régulier.Elle jouit encore de l'intégrité de ses facu tés intellectuelles, et elle a l\u2019espoir, Dieu aidant, d\u2019atteindre sa 200e année.Sa devise est: \u201c La nature est le meilleur médecin.\u201d Jamais cette femme ne s\u2019est trouvée atteinte d\u2019une maladie dangeureuse.(Gazette des Postes de Francfort.) \u2014Par suite des arrestations nombreuses qui ont eu lieu depuis plusieurs jours, la Conciergerie s\u2019est trouvée enoombrée au point de ne ponvoir plus re-, Gazette ge Gueber.JEUDI, 15 OCTOBRE 1840.cevoir de prisouniers ; plusieurs voitures dites paniers à salude, remplies de détenus, sont sorties, dans la matinée, de la préfecture de police, et out été diriyées vers diverses prisons de la capitale ; ces voitures étaieut escortées par des gardes municipaux à cheval, (-Vational.) \u2014Les armateurs de la baie de Saint-Brieuc se sout réunis; ils ont formé une association mutuelle pour assurer contre les chances de la guerre les pè- cheurs de Terre-Neuve.\u2014Ou lit dans la Boulonnaise du 3 : * Le polonais Paul Vinques, qui a subi, dans \"hos.culation, aujourd'hni complètement guêri, grâce aux soius habiles qui lui out été donnés par M.le duc- teur Gorré fils, partira demain matin pour Paris, dans les Messageries royales, sous la garde deux gendarmes.Quatre semaines seulement sont évoulées depuis le juur de l\u2019opération.\u201c Quant 3 M.le colonel Voisin, des accidents imprévus survenus dans sa situation, ne lui permettent pas, dans le moment actuel, de supporter les fatigues du voyage.Le hommes de l\u2019art font espérer toutefois que peu de jours s\u2019écouleront avant qu'il puisse être transporté sans danger.\u201d \u2014Ln province de \u2018l'olède à suivi le mouvement général.Une junte de gouvernement à été institués à Tolède, et ses actes se réglerout sur ceux de la junte de Madrid.À tout instant des corps réguliers ou des volontaires en armes arrivent dans cette dernière ville, et s'y placent sous les ordres de la junte.Ces forces doivent s\u2019élever maintenant à plus de trente mille hommes, en y comprenant la garde nationale.\u2014Voici au milieu des graves événements qui se passent en Espagne un affreux désastre à enregistrer.\u2014On écrit au Phare des Pyrénées : « Le 3 septembre la foudre est tombée sur un magasin de poudre et de projectiles d\u2019Alcaniz qui a fait explosion.Il est impossible de donner une idée des résultats de ce sinistre; des rues eutières n'offrent plus qu\u2019un amas de ruines.Où évalue à 400 le nombre des personnes qui ont péri.\u201d \u2014Les Auslais, sans faire de bruit, n\u2019en agissent pas moins.Chaque jour des détachements d\u2019artillerie partent de Southampton ; chagne jour de nouveaux vaisseaux préparés à la hâte, viennent prendre la mer.120 canons, vieut d'être mis en état en moins de 24 heures.\u2014 Les ratifications du traité de commerce conclu entre la France et la Hollande ont été échangées hier au ministère des affaires étrangères.\u2014On lit dans le Capitole : \u201c Le secreta été levé hier pour le prince Napo- léon- Louis et pour les prévenus de l\u2019affaire de Bou- logn=, et nous apprenons qn\u2019aujourd\u2019hui quelques personnes ont obtenu la permission de visiter les dé- | tenus de la Conciergerie.Nous avons pu nous assurer que la sauté du prince est bonne, et qu\u2019il s\u2019occupe de sa défense avec une grande liberté d'esprit.|\u201c I paraît certain que les débats du procès commenceront le 25 de ce mois, et qu\u2019ils durerout cinq | à six jours.\u201d | \u2014On lit dans le Diario di Roma : \u201c Par acte proprid manu de Léon XII, do 21 mars 1824, don Carlo Bonaparte obtiut, à dater de | co jour, le titre de prince de Musignano, et l'hérédi- | té de celui de prince de Canino, après la mort du ; prince Lucien, son père, .i Un autre acte du 16 août 1837 a joint au titre | porté par don Carlo Bonaparte, le rang, les honneurs et les priviléges d\u2019un prince, et cela indépendamment du titre et de l\u2019investiture de la principauté de Canino et Musignano, appartenant à sa famille.| En conséquence, le dit prince don Carlo vient de prendre, à la mort de son père, le titre de prince de | Canino et de Musignano, sous les furmalités d\u2019usage | en pareille circonstance.\u201d 1 \u2014Les feuilles ministérielles contiennent Ja note \"suivante en réponse à la lettre du comte de Saint- : Leu, que nous avons reproduite : + Deux journaux contiennent dans leur numéro ! de ce Jour une lettre du comte de Saint-Leu, l'ex-roi { de Hollande, père de Louis Bonaparte, qui déclare | recarder comme une injure d\u2019avoir donné à son fils pour prison la chambre qui a été occupé par Fies- chi.La pièce où est détenu, à la maison de justice, Louis Bonaparte a en effet servi à Fieschi; mais on ne doit faire remarquer que c\u2019est à tort qu\u2019on cherche dans ce rapprochement un reproche à adresser à l'autorité, La chambre dont il s\u2019agit a subi, il y a quelques mois, une transformation complète, ayant été donnée comme lore- ment particulier à l'inspectrice du quartier des femmes, qui a été obligée de la quitter à l\u2019arrivée de Louis Bonaparte.\u201d \u2014On écrit de Naples : \u201c Le duc de Montebello a définitivement fixé avec le gouvernement napolitain'indemnité que doit recevoir la compagnie des soufres de Sicile.\u2018* Cette indemnité est fixée à 560.000 ducats, payables dans huit ans, à raison de 35.000 ducats par se- Mestre; plus une extra-bonitication de 160,000 ducats payable en deux ans.\u201d\u201d\u2014( Sud.) \u2014 Depuis quelques jours les murs de la ville de Rouen étaient couverts d\u2019alfiches représentant un homme marchant sur les flots avec une canne à la main.C'était l'annonce d'une promenade que M.Daraud de Monestrol devait faire sur la Seine dimanche 30 août, avec des sabots insubmersibles de son invention.La carivsité du spectacle avait atti- Rouen.Tous les bateaux étaient couverts de monde.A l'heure dite, M.Durand de Monestrol, monté sur les sabots qui ont la forme de deux tubes bouilleurs rénnis par une mécanique, longs d'environ 6 pieds et pesant 250 à 300 kiloyrammes, s'est élancé sur la Seine ; mais il n\u2019avait pas fait un pas que, et de là dans la rivière.Plus heureux qu\u2019lcare, M.de Monestrol à été sauvé par l\u2019intrépide Louis Brune et M.Félix Durier.QUEBEC: 15 OCTOBRE 1840.\u2014\u2014\u2014e JEUDI, Les journcaux de New-York du 10, et ceux de Montréal d'hier, sont sans nouvelles de conséquence.Les faubourgs de Québec et de Montréal, contenant une population plus nombreuse que Toronto, Kingston, Brockville, Hamilton, Cornwall, Niagara, London, Bytown et Sherbrooke ensemble, qui d\u2019après l'acte d'union doivent élire dix représeu- tants, ou près d'un huitième de la représentation totale des deux Canadas, sont sérieusement menacés d'être privés de la franchise électorale, en même pice de cette ville, amputation du bras dans Parti.| Le Howe, de première clusse, et de ré une foule immense de spectateurs sur le quai de | perdant l\u2019équilibre, il est tombé sur la mécanique temps qu'ils seront taxés ad libitum par un couseil de ville nommé par lettres-patentes.ae Lord Sydenham a fait glisser daus la dernière édition de cet acte une petite clause qui l'autorise, dans les trente jours après l'union, à fixer par lettres-pa- tentes les limites des villes et bourgs auxquels on y accorde le droit de représentation dans l'assemblée législative, et à réunir aux comtés adjacents les parties de leur territoire qui ne seraient pas comprises dans ces limites.Une telle disposition pouvait paraître nécessaire quant i des places, comme Brockville, Hamilton, Curuwall, Niagara, London, Bytown et Sherbrooke, auxquelles ce droit était conféré pour la première ; représentant de la couronne, auquel il accordait ce pouvoir discrétionnaire, eu userait pour exclure de te même droit une population urbaine ou suburbaine blement plus grand que v\u2019en contiennent ensemble tous ces bourgs de création vouvelle, auxquels il Or, si la rumeur publique dit vrai, tous ces locataires vont être entièrement privés du droit électoral, sans parler des propriétaires des faubourgs, noyés dans la population rurale des comtés adja-, avec eux, ; Le bruit court depuis quelque temps, et paraît | désespérant de pouvoir faire élire de ses créatures dans Québec et Montréal, avec leurs délimitations { actuelles, va en retrancher les faubourgs, dout la po- | pulation, supérienre en nombre à celle des villes des places.ASSEMBLEE D'ELECTEURS.Une assemblée d'électeurs \u201c qui désapprouvent l\u2019acte pour la réunion des provinces du Haut et du Bas-Canada,\u201d convoquée par avis public, s\u2019est tenue hier à nne heure, à l\u2019école des Glacis, en dehors de la porte Saint-Jean, sous la présidence de l\u2019honorable Joun Nemsos, E.GLACKEMEVER, écuyer, remplissant les fonctions de secrétaire.Le projet d'adresse qui suit a été lu à l\u2019assemblée en français et en anglais, et n été accueilli avec des applaudissements unanimes.Mais quoiqu'il y eût environ deux cents électeurs présents, parmi lesquels étaient plusieurs citoyens des plus influents des différentes parties de la ville et des faubourgs, comme beaucoup de personnes qui désiraient se trouver à l'assemblée, n\u2019avaient pu s\u2019y rendre à cette heure, à cause de leurs accupations ; L'assemblée, sur motion de M, E, PARENT, secondée par M.le docteur MARsDEN, s\u2019est ajournée à MARDI prochain, 20 du courant, pour se réunir au même lieu, à SIX HEURES ET DEMIE du suir.(Projet d'une Adresse aux Electeurs de toute la Province.) LETTRE DES ELECTEURS DE QUERFC QUI DESAPPROU- VENT L'ACTE POUR REUNIR LES DEUX PROVINCES, A TOUS LES ELECTEURS DE LA PROVINCE, Messieurs, \u2014 Depuis que nous avons appris qu\u2019il à été passé en Angleterre, le 23 juillet dernier, un acte pour réunir les provinces du Haut etdu Bas- Canada, en un seul gouvernement, nous avous souvent peusé à la manière dont il conviendrait de nous acquitter du devoir que cet acte nous impose, de choisir des persounes pour nous représenter dans l\u2019assemblée législative de la province.Nous sommes bien loin de penser que vous ne vous sovez pas occupés de ce devoir aussi bien que nous.Puisque dans la Chambre c\u2019est la majorité des voix qui décide, À quoi servirait à une localité d\u2019avoir un bon représentant, si les autres endroits de la Province n\u2019avaient pas aussi de bons membres 7 Chaque représentant agit pour toute la province, queiqu\u2019élu par une senle division.Vous ne devez dune pas être surpris si nous nous adressons à vous sur un objet d'un intérét qui nous est commun, En prevant Vinitiative dans les circonstances actuelles nous ne faisons que suivre lu marche que nous avons prise lors de nos requêtes contre le /:/ pour réunir les provinces, lequel, sans avoir été amélioré, n\u2019attend malheureusement plus que la proclamation du Guuverneur pour devenir en force.Ce projet de loi a été passé sur de fausses reprô- sentations.Tout ce que nous pouvans faire maintenant, c\u2019est d\u2019en prévenir les suites fécheuses, en faisant un Lon choix du peu de représentants qu\u2019il nous laisse.Il n\u2019est pas nécessaire de vous rappeler au long la caractère de cet acte qui remplace notre ancienne | Constitution : 3) nons réunitau Haut-Canada, après | en avoir été séparés pendant quarante-buit ans, en vertu d\u2019un acte de ce même Parlement qui nous ré- | unit anjourd'hui, sans avoir daigné méme nous con- { sulter, tout eu déclurant que c'était notre vœu, | Le Haut-Canada a maintenant une population de | quatre cent mille âmes ; le Vas-Canada eu a environ deux fuis autant ; et on donne an Hant-Canada le \"même nombre de représentants qu\u2019au Bas-Canada, savoir: quarante-deux pour chaque province, afin de composer une assemblée législative de quatre- vingt-quatre membres, où tout ce qui nous regarde | doit être décidé par la majorité des vo:x des membres présents, s'ils sont an nombre de vingt.; Les électeurs du Bas-Canada ne peuvent gnère | espérer que les intérêts qui leur sont particuliers : | soient fortement soutenus par le représentant de la | Couronne, qui déclare qu\u2019il écoutera la voix de la majorité des représentants; ils n\u2019ont certainement pas beaucoup à espérer de la majorité des conseillers législatifs qui doivent être nommés à vie par la couronne, par l'entremise du gouverneur : de sorte que tout ce qui intéresse le plus les habitants du Bas-Canada, sera presqu\u2019entièrement à la merci des mais le parlement britannique a-t-il pu croire que le, qui en avait joui pendant près d\u2019un demi-siècle, et | coutenant un nombre d'électeurs lvcataires proba-.{ | accordait sept représentants ?i pour qui ce droit serait à peu près illusoire, étant ;, cents, où les électeurs des villes iraïent aussi voter |, i s\u2019accréditer de plus en plus, que lord Sydenbam, © mêmes, est aussi moins aristocratique et moins sus- |, ceptible de corruption au moyeu des hunueurs et | présentatif, où la minorité des Electeurs aura choisi la majorité des membres, où ceux qui ne payent pas un tiers des contributions publiques pourrout se partager tout ce qui en reste de disponible; ils ont voulu en autre commencer, daus l'acte coustitution- nel même, par nous charger de la detie du Haut.\"Canada, qui se moute & cing ou six millions de piastres ; de soixante à soixante et dix mille louis d'intérêt de cette dette, payables tous les aus, à des Banquiers, à Londres; et, de plus, d\u2019une Liste Civile permanente, do quatre-viugt-trois mille louis par | un, pour la paye des principaux ofliciers publics, qui | tous tienneut leurs places sous bon plaisir; et pour des pensions et des augmentations de salaire, prises e préférence à toute autre charge, sur le revenu de {la Province, ne laissant probablement rien où que {peu de chose pour les dépenses de la Legislature, | pour un grand nombre d\u2019employés publics, pour les aweéliorations des chemins et communications, pour l'éducation, et les institutions de Lientaisanco et do charité.Cet emploi et cette destination du revenu public prélevé daus la Colonie, est une infraction directe de la déclaration solennelle contenue daus l\u2019ucte passé dans le Parlement Impérial en 1778, intitulé: \u201c Acte pour lever tous doutes et appréhensious cou- \u201c cernant l\u2019imposition de taxes par le Parlement de \u201cda Graude-Bretagne duns aucune des Colonies, Provinces et Plantations de l\u2019Amérique Septentrionale et des Indes Occidentales; ec pour rap- $ peler autant d\u2019un acte passé daus la septième au- [Tome 78.Avant et pendant ln durée dos élections, tout doit se passer duns fn plus grande tranquillué.Tout usage du boissons enivrantes doit être banni des élections.Chaque Electeur doit se remtre avec le ingme zèle qu\u2019il met à s'acquitter d'un dovair du religion où du charité : car, dans les circonstances actuelles, lu service de son pays en est an des plus urgouts.Toute dispute, toute injure, tonto provocation des passions et des préjugés haineux, doivent cesser, Chueun a droit à sou opurion, et a droit d'agir d\u2019après sou opis uion, en se contoumunt à la loi evaux bieuséances, OH vunt mieux méme enduver les insultes et lus Violoucez, que de s'en servir envers qui que cu soit.C\u2019est par la paix, la vérité et lu justice, que les peuples se fout 1@-
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