The Quebec gazette = La gazette de Québec, 27 février 1841, samedi 27 février 1841
[" a RE TS ¢ AS TR Cm Ee + sr a gp .2 Tay No.5669.) Gazette ue @ueber, = 0-4 SAMEDI, 27 FEVRIER 1841.(Tome 78.EXTRAITS DIVERS.-\u2014Louis-Philippe, dit un journal, pour se rendre ! anx [cvalides, le jour des funérailles de Napoléon, est parti presque incognito des Tuileries dans une voiture très simple ; il est arrivé à l\u2019hôtel par la rue de Varennes et en est reparti de la même manière i en passant par la rue des Saints-Pères et le pont qui | fait suite à cette rue.La sacristie des Invalides a- | vaitété décorée pour le recevoir, de telle sorte qu\u2019on n\u2019a pas su, même dans l\u2019intérieur de l\u2019église, à quelle novembre : heure il est arrivé vi à quel moment il est parti.\u2014Oa lit dans le Toulonnais : occasionné en rassemblement considérable.Ré ce matin par le commissaire de police, I\u2019 Anglais arrêté a déclaré se nommer Moore Young.ll pré- ! tendu n\u2019être arrivé de Londres que le matin même et qu\u2019il traversait Paris pour se rendre en Italie | près de sa femme.les officiers français.lterro- Cet individu a été provisoirement écroué sous la prévention d\u2019escroquerie et de tapage injurieux.(Gazette des Tribunaux.) \u2014 Voici l\u2019extrait d\u2019une lettre d'Alexandrie, du 26 | \u201c Le 8 courant, M.Cochelet a présenté au pacha A la fin de l'audience, Mehe- l'union n\u2019était pas proclamée à cette époque, le gou- verneur-général devait soumettre à la considération du conseil spécial la question de savoir à quelle époque elle serait proclamée.M.Labouchère avnonça pour un jour prochain la proposition d\u2019égaliser les droits sur les rhums des Indes Orientales et Occidentales, en les fixant à 9 schelings le gallon.Lord John Russell, répondant à une interpellation de M.Hume, dit que Mehemet-Ali devait avoir l\u2019hérédité du pachalick d\u2019Egypte, et que la Syrie devait être évacuée par Ibrahim et ses troupes.Le même jour, daus la soirée, le bill de lord Stan- \u201c L\u2019amiral Duperré a déclaré à la tribune que la met lui a déclaré, en présence de l\u2019assemblée, que ley, sur l\u2019enrégistrement des électeurs d'Irlande, re.flotte ne resterait pas sans emploi.D\u2019un autre côté, eu nssure que le consul général de France à Tanger a rego une insulte grave et que son consulat, protégé par le pavillon français, a été isolé.Enfin, M.l\u2019amiral Hugon a, dit-on, reçu l\u2019ordre de tenir une division des vaisseaux placés sous ses ordres prête à partir au premier signal, Toutes ces circonstances ont fait accréditer le bruit que le gouvernement français allait enfin exiger des réparations solennelles ot positives de l\u2019empereur de Maroc, ou bien tirer une vengeance sévère de toutes les insultes et das mauvais procédés dont nous avons eu à souffrir dans ce pays.Nos dix vaisseaux, auxquels on adjoindra deux paquebots armés en guerre, auront peut-être l\u2019occasion d'essayer leurs canons à la Paixhans sur les murs de Tanger, Salé, Mogador, et de ruiner le commerce important que font les Anglais sur cette côte, comme ils ont fait pour nos comptoirs de la côte de Syrie.Reste à savoir si le ministère ira aussi loin qu\u2019on ledit.Ses antécédents nous font penser qu\u2019il s\u2019arrêtera à la première note de lord Palmerston.\u201d \u2014On a tessenti & Belley, dans la nuit da 9 au 10 décembre, una assez violente secousse de tremble- meut de terre, qui cependant n\u2019a cansé aucun dégât.Cette même secousse a été éprouvée dans diverses communes des bords du Rhône.Il est à remarquer que toutes les contrées subalpines sont soumises de- un de ses amis les plus dévoués, qu\u2019il avait résolu, en dépit de la France, de se jeter dans les bras de l\u2019Angleterre, et que, bientôt il demanderait une suspension des hostilités à l\u2019amiral Stopford ot s\u2019en rapporterait à lord Palmerston du soin de prendre les arrangements nécessaires avec les autres puissances.M.Walewsky, informé de ce dessein, se rendit auprès d\u2019Artimbey et lui demanda si le pacha avait parlé sérieusement, demain, le parti français s\u2019empressa de démentir le «fait.Il est certain néanmoins que M.Walewski a I dit au pacha que sa résolution allumerait une guerre en Europe et que le pacha lui à répondu : \u201c Que voulez-vous, je suis vieux, et il faut que je songe à mes enfants.\u201d @\u2019 Adrien Leclére ot compagnie un nouvel opuscule du R.P.de Géramb sur la mort prématurée de la princesse Borghèse.e le calmer ; mais le pacha, tout haut, en Le 11 Mchemet-Ali déclara confidentielleraent & Artim-bey donna une réponse évasive, et, le leu- (Correspondance du Malta- Times.) \u2014Oa apprend qu\u2019il vient de paraître à la librairie \u2014L\u2019hôtel royal des Invalides vient de recevoir de classes indigentes.la France était l\u2019anique cause do l\u2019état désastreux Vint sur le tapis, et après une discussion animée, dans lequel se trouvaient ses affaires.M.Cocholet l'introduction en fut permise à une majorité de 261 | essaya jouant au tric-trac avec Moharem-bey, répondit : * I me fallait ou la guerre ou la paix.\u201d voix coutre 71.Le Liverpool Mail dit que les ministres en rirent à demi, mais n\u2019osdrent pas voter contre.La princesse royale d'Angleterre devait être baptisée sous les noms d\u2019Aélaïde-(celui de la reine douairière)- Victoire-(celui de sa mère )-Louise (celui de la reine des Belges.) Notre correspondant de Londres écrit sous la\u2018 date du 3 février : \u201c* On dit, dans les cercles de la cour, qu\u2019il n\u2019y a aucun doute que S.M.n\u2019augmente sa famille avant l\u2019expiration d\u2019une année depuis la naissance de la princesse royale.L\u2019équitation et autres exercices actifs lui sont de nouveau défendus, les promenades en carrosse sont seules à l'ordre du jour.\u201d Le paquebot à vapeur le Président, après avoir subi des réparations, devait reprendre son service le 10 février ; il est probablement, à l\u2019heure qu\u2019il est, à New-York.Le Caledonia s'est rendu de Boston à Liverpool en 13 jours, Partout en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, l\u2019hiver a été d\u2019anc rigueur extrême, et les cunsé- quences en ont été des plus déplorabies pour les Beaucoup de personnes sont mortes de froid et de faim dans les vues de Londres.A ces malheurs sont venues s\u2019sjouter de grandes \u201c est plus dispendieux, les officiers publics y rési- * dant doivent être rétribués à proportion.Il \u201c s\u2019eneuit que pour un seul officier résidant en ville \u201c* qui reçoit £500 de salaire, où pourra s\u2019en provu- \u201c rer cinq à la campague.Ces derniers se croiront \u201c Lieu payés, et, proportion gardée, Je seront en \u201c effet,\u2019\u2026 sans autre rétribution pour les serviées qu\u2019ils rendront au peuple en qualité de notaires, mé- décins, marchands, eto.?.\u2026\u2026 \u201c Le peuple goûtera sans doute\u201d un changement si \u2018\u201c judicieux\u201d ; pour peu de jugement que le ferait eupposer la manière dont on le traite depuis quelque temps ; il semble, d\u2019après le traitement qu\u2019on lui fait éprouver, qu\u2019on aurait dû le mettre aux loges, s\u2019il y en avait eu d\u2019ase sea grandes, \u201c Sous un point de vue politique\u201d (ajoute le Journal officiel À un sou) \u201cil y a une autre conséquence à déduire de cet état de choses.désormais les officiers du gouvernement seront les amis des braves campagnards, leurs voisins et leurs égaux,\u201d comme ils le sont aux Etats-Unis pendant les élections seulement, quoiqu'ici les places, pour la - plupart, ne soient pas, comme aux Etats-Unis, à ln disposition des \u201c braves campagnards,\u201d mnis de l'exécutif, qui les réserve à \u201c ses vrais amis,\u201d si l\u2019on en croit le Vraie Canaclien ; etses amis à lui, | pourraient bien n'être pas tous des \u201c amis des braves campagnards,\u201d ou du moins ceux-ci n\u2019être pas ! tous flattés d\u2019avoir pour \u201c leurs vuisins et leurs égaux\u201d des officiers du gouvernement dont la charge sera de les taxer, de percevoir les taxes, et | défaut de paiement de saisir et vendre leurs effets, ou de les conduire ot détenir eux-mêmes en prison, | « Par suite des dépenses que feront\u201d les officiers du gouvernement, \u201cils rendront ce qu\u2019ils aurout reçu :* de sorte qu\u2019en quelque grand nombre qu\u2019ils soient, ils vivront aux dépens du peuple sans que le peuple s\u2019en ressente.\u201c En uv mot, ce sera le peuple qui régira le peuple: c\u2019està dire\u2026(car la phrase officielle est tant soit peu amfigourique et a besoin de quelgne explication).c\u2019est a dire qu\u2019il y aura deux peuples; un peuple régissant, et un peu- ne le pas goûter, il faudrait, en effet, qu\u2019il eût aussi cévsité d\u2019un semblable inatitu C'est que i facile: il évuméra rapidement toutes les richesses d'expliquer lui-même wes plans.qu\u2019étant malade, c'était à peine s\u2019il avait pu se rendre à l'assemblée ; que d\u2019ailleurs devant assister à ln grande assemblée de lundi prochain qui était le bat pour lequel vette assemblée avait été convoquée, loppements qu\u2019il fit du magnifique plan de M.Vat.teware, il déploya une chaleur et une vigueur qu'il w\u2019avait pas mdme eues dans l\u2019assemabléo prélimie naire.I! it voir les avantages immenses qu\u2019ont sur nous les pays de l'Europe par les institutions de tout geure où vont s\u2019instruire également le riche et (le pauvre, le savant et l'artisan.Après nvoir ex.| pliqué le système d\u2019échanga ot Is constitution de |l\u2019institut proposé, tels qu\u2019ils sont établia dans la plupart des grandes villes de l\u2019Europe, il prouva la né.t parmi nous pour le progrès de l\u2019intelligence, pour l'avancement des arte et dé la civilisation; il montra la bonte qui retomberait sur nous si nous privions notre pays d\u2019un où grand bienfait.Il fit voir que ce qui pouvait paraître d\u2019abord rencontrer des obstacles insnrmone tables était, en réalité, d'un\u2018aceumplissement trèse littéraires ct scientifiques que Québec renferme dans son sein; il félicita les trois insitutions de cette villo des offres généreuses qu'ellos venaieut de faire À la Corporation, et il espérait, qu\u2019en voyant l\u2019élan de toute ln jeuuosse pour demander nue institution si Lelle et si désirable, elles en viendraiont encore a Ides concessions plus grandes.Ou venait de lui suggérer que si ces iustitutions avaient d\u2019abord paru ; ne päs entrer dans les plans de M.Vattemare, c\u2019est qu\u2019alors elles ue lus avaient pas parfaitement éom- pris.Comme M.le présidont nchevait de parler, M.Vattemare parut au milieu de l\u2019assemblée, on le üt avancer, et des tonnerres d'applaudissements se firent entendre au milieu des cris \u2018* encore, encore, *® et ors mêmes tonnerres d\u2019applaudissements furent répétés plusieurs fois.Alors l\u2019illustre philanthrope fot prié avec instance Mais ils répondit puis une quinzaine d'années à de fréquentes secousses de ce genre.( Courrier de Lyon.) \u2014 Une remarquable solemaité a en lieu il y a quelques jours à l\u2019hôtel Castellane, rue du Fau- bourg-Saint-Honoré.À midi, un assez grand nombre de dames se trouvaient réunies dans la belle galerie du rez-de-chaussée, qui conduit des salons à la salle de spectacle.Un splendide déjeûner fut servi.À n\u2019y avait qu\u2019un seul homme dane l'assemblée: le maître de la maison.; Après le repas, M.de Castellane dit à ses convives: \u2014 Vous voilà installées; vous êtes chez vous, et vous pouvez vous occuper à loisir de l'important sujet de votre réunion.ma à Peut-être s\u2019imaginera-t-on qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une répétition dramatique, mais c'était bien autre chose! Il s'agissait de fonder une académie de femmes.Quarante fauteuils avaient été préparés; tout était en ordre, la séance fut ouverte.Il fallait d\u2019abord nommer le bureau, c\u2019est-à-dire la présidente et les secrétaires.En attendant l\u2019élection, selon l'usage, la présidence appartenait à la doyeune d'âge.On appela la doyenne,\u2014personne ne répondit, Les secrétaires provisoires, toujours selon l'usage, devaient être les deux personnes les plus jeunes de l'assemblée.0, On appela les candidates au secrétariat :\u2014'outes ces dames se levèrent comme un seul homme, L\u2019académie féminine faillit se dissoudre sur ce double incident.Mais la régularité ayant été sacrifiée à la coquetterie, la séance continua.La présidente et les secrétaires furent élues, non sans peine et surtout non sans paroles.\u2014Anjourd'hui, tout est réglé, et l'hôtel Castellane, après avoir fait concurrence au Théâtre-Français et au Gymuase-Drama- tique vient d'entrer en lutte avec l\u2019lustitut.| ( Figaro.) \u2014 Voici, sur les amusements d\u2019hiver en Chine, elques détails curieux : _ vam Braam, qui a fait partie de l\u2019expédition hollandaise à Canton, peu de temps après l\u2019ambassade de lord Macartney, nous donne sur les amusements de l\u2019empereur de la Chine et de sa cour, durant les hivers rigoureux à Pékin, les détails suivants: L'empereur s\u2019est montré dans une espèce de trai- peau, supporté par quatre figures de dragons.Cette machine était mise en mouvement par plusieurs mandarius, les uns tirant pardevant les autre- poussant par derrière! Les quatre miuistres d\u2019étas se fesaient aussi traîner sur la place dans leurt traîneaux, par dea mandarins d\u2019une classe infés rieure.Lu - Venaient ensuite de grandes troupes d'officiers civils et militaires, les uns en traiueaus, les autres avec des patins; d\u2019autres jouaient à la balle avec les pieds; celui qui relevait la balle était récompensé par l\u2019empereur, ob suspendait ensuite la balle à une espèce d'arche et plusieurs mandarins lui tiraient | des flèches en courant avec des patius sous l\u2019arche.Leurs patins étaient coupés court sous le talon et la partie de devant était contournée à augle droit.Ces plaisirs sont plus dans l\u2019esprit des tartares que dans ceux des Chinois, dont les habitudes sont plus efféminées et plus sédentaires.( Courier.) \u2014Un gros Anglais à la figure rubiconde, entré la matinée d'hier chez un marchand de vin voi- cr du Palais-Royal, rue Saint-Honoré, 248, s'était ! confortablement installé le dos au feu et le ventre à table, et s\u2019était fait successivement servir une foule \u2018 de mets et de bouteilles.la carte montait à une.somme honnête, et le garçon ev avait déjà réclamé ! prr trois fois le paiement, lorsque le marchand de : vin, craignant que l\u2019étranger n\u2019eût pas bien compris ce qu\u2019on réclamait de lui, se leva de son comptoir pour lui expliquer qu\u2019il s'agissait de solder le prix de l\u2019effrayante consommation qu\u2019H venait de faire.\u2014Je sais bien ce que vous me demandez, répondit | en assez passable français et sans se troubler le moins | la chambre des pairs, pour être consacrés au tombeau de Napoléon, les quarante-buit drapeaux et é- tendarts qui fesaient partie de ceux pris à Austerlitz et qui furent envoyés an sénat.Depuis 1832, ils décoraient la salle des séunces.\u2014Un journal anglais rapporte le fait assez curieux que voici : \u201c ll y a cing mois, une vache s\u2019étant abattue, un vétérinaire appelé pour la soigner, a déclaré l\u2019amputation nécessaire.Cette opération a eu lieu, et l\u2019habile vétérinaire est parvenu heureusement à remplacer par une jambe de bois velle que l\u2019animal avait perdue.Cette vache, depuis l'opération, a continué à donner du lait.\u201d \u2014S.M.l'empereur de Russie vient d\u2019accorder à la maison de commerce C.Charpentier et Jules de la Chapelle, Français établis à Riga (Russie) un pri- vilége de dix années pour une double ligne de bateaux à vapeur entre St-Pétersbourg et Riga, et puis entre Riga, Stettin et Lubeck ; cette entreprise importante aura lieu au printemps prochain et promet un immense succès.QUEBEC: SAMEDI, 27 FEVRIER 1841.\u2014 NOUVELLES DP\u2019EUROPE PLUS RECENTES DE 2B JOURS.Le Britannia, de Ia ligne Cunard, parti de Liverpool le du courant dans l\u2019après-midi, est arrivé à Halifax le 20 à 9 heures et demie du matin, et à Boston le 22 à 7 heures dn matin.Le courrier d'Halifax, arrivé aujourd'hui, a apporté trois des sacs à lettres, mais nos journaux d'Europe, s\u2019ils y sont, n\u2019ont pas encore été délivrés à la poste, excepté un Jourvai de Liverpool du 4, ot une correspondance de Londres du 3.Nous empruntons le résumé suivant des nouvelles principalement à des extraordinaires du Boston Times dun 22, et du Montreal Herald du 5, qui nous sont parvenus par la poste d\u2019en-baut.La Reine ouvrit le parlement en personne le 26 janvier.Le discours royal porte en substance que S.M.reçoit des puissances étrangères des assurances de leurs dispositions amicales et pacifiques ; que les mesures prises de concert avec I'Autriche, la Prusse, la Russie et le sultan, pour le maintien de lintégrité de la Turquie, ont été couronnées d\u2019un signalé succès; que les différends avec la Chine sont en voie d\u2019accommodement par des négociations ouvertes entre les plénipotentiaires de S.M.et le gouvernement chinois ; que l\u2019Espagne et le Portu gal ont accepté la médiation de S.M.pour terminer leurs différends; et que S, M.à conclu avec la république argentine et la république baïtienne des ; traités pour la suppression da commerce des esclaves.8.M.annonce qu'il sera soamis aux chambres des projets de loi concernant l'administration de la justice et les pauvres.Les adresses en réponse au discours de la couronne out été votées par les deux chambres sans opposition, Dans la chambre des lords le 29 janvier, lord Melbourne, interpellé par lord Haddington, dit que le gouvernement n\u2019entendait proposer aucune mesure pour mettre fin aux dissentions qui divisent actuellement l\u2019église d'Ecosse, au sujet du droit de patronage, Le 30 janvier, les ordonnances du conseil spécial du Bas-Canada furent communiguées aux deux chambres.Le 2 février, la chambre des lords évoqua devant elle le prorès intenté au comte de Cardigan pour avoir tiré un coup de pistolet sur M.Tucket.Lord Cardigan fut admis à caution, lui-même fournissant du moude I\u2019 Anglais; mais je ne vous paierai pas; ; un cautionnement de £10,000, et deux autres cau- je n'ai pas d'argent; paisible et me laisser \u2019arrange pas ainsi dans notre pays, et je vais de bas requérir A garde.\u2014Faites, faites, boutiquier, dit I\u2019 Anglais; et s\u2019atendant commodément sur sa chaise, il attendit le résultat de la menace sans paraître s\u2019en inquiéter; mais quand, sur la réquisition du marchand de vin, des gardes municipanx du poste du Château-d'Eau se présentèrent, sortant tout-à-coup de son calme réel ou simulé, l'Anglais opposa une vive résistance aux gardes \u2018municipaux qui le sommaient de les suivre au poste, les appela laches Français! se répandit en injures contre les marchands et la population de Paris et ne fit trève À ces vociférations grossières que lorsque se fût refermée i la porte du violon.te atone, qui se passait entre 5 et 6 heures du voir sur oe point si fréquenté, avait, on le pense Lien, ainsi vous pouvez demeurer ! tions de £5,000 chacune.me retirer sans troubler da- | vantage ma digestion \u2014 Comment! vous n\u2019aeez pas d'argent pour payer, et vous me dites cela quand | vous avez mangé comme un ogre et bu comme vingt tambours, répoudit le marchand de vin; mais cela Le même jour, dans la chambre des communes, M.Hume aunonça, pour la première semaine de mars, une proposition d\u2019amendement au bill de réforme, tendant à donner aux locataires le droit de je voter aux élections.Sir Robert Peel demanda à s\u2019il avait reçu quelques dépêches du gouverneur- ; général du Canada, et s\u2019il se proposait de les communiquer à la chambre.Lord John Russell répondit qu\u2019il pensait qu\u2019il n'avait pas été reçu de dépêches depuis les dernières qui avaient été communi- qnées, mais qu\u2019il n\u2019était pas prêt à répondre d\u2019une manière positive.Sir Robert Peel demanda cnauîte s\u2019il avait été fixé un jour pour la promulgation de l\u2019acte d'union des Canadus ; à quoi lord John Russell répliqua que le gouverneur-général se proposait de proclamer l\u2019union sur la fin de janvier ou dans les premiers jours de février.Il ajouta que comme il faudrait bientôt convoquer la législature du Haut-Canade, si jee jee lord John Russell | inondations produites par la fonte des neiges.Le bateau à vapeur le Zhames, navigant entre Londres et Dublin, s\u2019est perdu le 3 février, et sur soixante et cing passagers, on n\u2019a pu eu sauver que quatre.Le brait courait à Londres, le 3 février, que les chinois avaient repris Chusan et brûlé deux vaisseaux anglais.M.Simpson, gouverneur du territoire de la Baie d'Hudson, a été créé chevalier.M.Featherstonhaugh venait d\u2019avoir une entrevue avec le ministre des colonies.Le Moniteur annonce officiellement que Mehe- met- All avait restitué la flotte torque, et qu\u2019on bateau à vapeur était parti de Coustantinople avec un firman impérial conférantà Méhêmet-Ali l\u2019héridité du pachalick d\u2019Egypte.Il y a eu des troubles graves dans plusieurs cantons de la Suisse, etles moines y ayant pris part, les couvents on été supprimés dans le canton d\u2019Argovie.On a remarqué que le discours de la reine d\u2019Angleterre gardait un silence absolu à l\u2019égard de la France, et l'impression défavorable qui en est resul- tée a fait baisser les fonds à Paris.Il ne s\u2019était passé rien de remarquable en France, si ce n\u2019est que le système des fortifications continues paraissait devoir être abandonné pour le présent, et un journal annonce qu\u2019on ça se borner à élever des forts détachés, Plusieurs journaux avaient été saisis à Paris pour avoir publié des fragments de lettres dites avoir été écrites par Louis-Philippe, dont les originaux étaient, dit-on, entre les mains de M.de Laroche- Jaquelin.D'après ces lettres il paraitrait que Louis Philippe se serait engagé envers l\u2019Angleterre à abandonner Alger; que c'était lui et non le général Paskewitch qui étouffa la révolution de Pologne, et qu\u2019il désirait l\u2019érection de fortifications autour de Paris, pour êtse en état d\u2019écraser toute tentative d\u2019insurrection dans Paris, et détruire la liberté de la presse.On donne a eniendre que les journaux saisis vont être poursuivis pour faux et attaque contre le roi.On dit qu\u2019a l\u2019occasion du baptême de la princesse ; nouvellement née, le vicomte Melbourne sera créé ; marquis, et lord Palmerston comte.| La langue anglaise vient d'être substituée à la , française dans les cours de justice de Ste.Lucie, ancienne colonie française conquise par Jes anglais.| L'ile est, dit-on, dans l\u2019état le plus misérable, M.Buckingham, qui visita le Canada l'été der- | nier, donnait des lectures à Londres, sur l'Amérique | et les américains, Les Journaux anglais signalent le bruit d\u2019un accident déplorable arrivé à Whittlesly Moore.La glasse s\u2019était rompue et cent personues s\u2019étaient i noydées.| DES PLACES ! DES PLACES ! ! DES PLACES ! ! ! QUI EN VEUT, DES PLACES / .\u2026\u2026.\u2026 IL Y EN A POUR TOUT LE MONDE !,.A la veille des élections, la \u201cgazette du gouverneur,\u201d comme on appelle à Montréal le Vrai- Canadien, sonne à la curée des places, et convie \u201c le peuple\u201d.oui, tout te peuple.i ce banquet délicieux.Son Excellence, à l\u2019aide de sou conseil spécial, a fait si boune provision de places, que \u201c* chaque paroisse, chaque famille, chague individu méme\u201d [jusqu\u2019au plus ignorant de ces \u201c ignorants canadiens,\u201d sur les croix desquels on a glosé officiellement] * peut y prétendre.\u201d Si vous aves quelque doute à cet égard, lisez le Vrai-Canadien du 23 du courant, et vite préparez chacun votre placet, ou votre application, comme dirait le journal français du gouvernement.\u201c Autrefois on se plaignait fortement, et avec justice,\u201d dit-il, \u2018\u201c de la manière dont le gouverne- \u201c ment disposait des offices\u201d.\u201c Il y en avait : peu, et ils étaient donnés à des individus qui demeuraient dans les villes, et qui pour la plupart étaient nés en Europe\u201d.Mais désormais \u201c il y en aura beaucoup plus que ci-devant,\u201d et l\u2019homme de la campagne, même le plus éloigné, trouvera à sa porte l\u2019officier du gouvernement\u201d eevee *\u201c Il le connaîtra et en sera connu.Cet offi- \u201c cier sera peut-être son notaire,sou médecin, son * marchand, son parent même ;\u201d et il va sans dire que moyennant sa soumission aux ordres de cet offi- j cier, et la rétribution qu\u2019il lui paiera comme tel, le notaire le tiendra quitte envers lui pour ses actes, le médecin pour ses visites, le marchand pour ses marchandises, et le parent pour ses bons offices.\u201c Aiosi, quand même les officiers publics seraieut * un peu mieux rétrivués, les habitants de cette pro- \u201c vince ÿ gagneraient encore et sous plus d\u2019un rap- * port.Mais il est évident qu'on n\u2019augmentera pas * les changes publiques en raison du nombre de pa- \u201c reile officiers : car, comme le séjour des, villes \u20ac 1 afin de ne pas se répéter, c'était là qu\u2019il devait ex- Ple régi; un peuple payant, et un peuple payé ; un pliquer ses plans, peuple d'hommes en place, nommés par un gouver- duquel vivra le premier.C\u2019est ce qu\u2019en lnngage whig-libéral on entend par le mot self-government, que le journal officiel français traduit par \u201c le peuple régissant le peuple\u201d au lieu de \u201cun peuple en régissant un autre.\u201d nommé par l\u2019exécutif, et payé par l\u2019autre peuple ?Il importera peu s\u2019il sera d\u2019origine nuglaise où tran- çaise, s\u2019il sera né en Europe ou en Amérique, s'il sera descendu de Noé du côté de Sem, de Cham ou de Japhet, s'il s\u2019appellera tory ou whig, monarchiste ou démocrate, conservateur ou réformiste : lo principal, pour le peuple régi et payant, sera de savoir quelle sera la mission du peuple régissant et payé, de qui et à quelles conditions il la recevra et la tiendra.Or, écoutons à ce sujet la * gazette du gouverneur.\u201d * II faut se souvenir \u201d (dit-elle) \u201c qu\u2019il doit y a voir vingt arrondissements, dans chaoun dosquels il y aura à distribuer, dans les campagnes s'entend, les charges suivantes, savoir: de warden ou chef d'arrondissement, de juges, de grefiiers des cours civiles, de greffiers des cours criminelles, de schérifs, de leurs députés, d\u2019huissiers, de crieurs et gardiens des maisons de justice, de délégués du procureur-général (district attorneys), de tréso- \u201c riers, de juges à paix salariés, de voyers, et entn de régistrateurs et de leurs députés.Toutes ces places, sans compter d\u2019autres, sont ou seront à la disposition de l\u2019exécutif, et chaque paroisse, chaque famille, chaque individu même peut y prétendre.\u201d C'est à dire : \u201c chaque individu peut prétendre,\u201d \u201cdans les campagues s\u2019entend,\u201d À exercer envers les \u201c braves campagnards,\u201d par délégation de \u201c l\u2019exécutif,\u201d les fonctions de procureur-général, de juge, de greffier, de schériff, de geôlier, d\u2019huissier, de crieur, etc, etc, Ce qui sera sans doute fort agréable À ceux qui rempliront ces diveres fonctions, mais qui ue le sera peut-être pas autant aux \u201c braves campa- ghards,\u201d dont ils seront \u201c les amis, les voisins et les égaux.\u201d Le Vrai Canadien lui-même, en disant que \u201c chaque individu\u201d pouvait \u201c prétendre\u201d aux places à la disposition de l'exécutif, semble y mettre une restriction mentale ; car il ajoute aussitôt: \u201c Espérons donc que les personnes écluirées\u201d (ce qui semble exclure ces ignorants canadiens, qui ne savent signer qu\u2019avec le signe de la croix, et qui par conséquent ne peuvent pas signer un pacte avec le diable) \u201c apprécieront et feront valoir cette nouvelle époque.\u201d It va plus loin : il dit d\u2019une manière assez intelli- ble qu\u2019en même temps que le gouvervement \u201c donnera des marques de reconnaissance\u201d à tour ceux qui auront voté pour les candidats do son choix, il traitera en \u2018 ennemis\u2019 tous ceux qui auront voté contr'eux, Voici textuellement le dernier paragraphe de son article, que nous croyous devoir signaler à l\u2019attention du futur parlement de la province, comme attentatoire à la liberté des élections, et aux lois y relatives, qui punissent sévèrement toute tentative de corruption au moyen de promesses ou de menaces, et qui sont maiutenues par l\u2019acte du parlement impérial du 23 juillet : * Ou sait que les gouvernements ne récompensent \u201c jamais leurs ennemis ; et ou doit admettre qu\u2019ils \u201c seraient bien sots s\u2019ils les récompensaient.Es- \u201c pérons enfin que le nôtre reconnaîtra ses vrais *\u201c amis, car nous savons qu\u2019il ne tieadra qu\u2019à lui de \u201c leur dooner des marques de reconnaissance.\u201d Pour fonder sur cet article de la \u201cgazette du fouverneur\u201d un acte d\u2019accusation devant le tribunal supréme en matiére d\u2019élections, il s\u2019agira seulement de savoir si le Vrai Canadien, en disant * nous savons\u201d parle d\u2019autorité, et ce qu\u2019il entend par \u201c* les gouvernements\u201d, \u201c leurs ennemis\u201d, et * leurs vrais amis.INSTITUT VATTEMARE.ASsEMULÉE GENERALE DE TOUTE LA JEUNESSE DE QUEBEC, convoquée aux fins de voir s\u2019il ne serait pas expédient d'adopter les plaos de M: Vattemare, et quels seraient les moyens d'en obtebir la réalisation, et tenne hier au soir, à la salle des séances de la chambre d'assemblée, M.N.Aubin fut appelé au fauteuil.M.C.8.Burroughs fut nommé vive-président, nommés secrétaires.M.le président se leva et expligta d'une manière lumineuse\u2019 le but de l'assemblée, et dane les déve.nement en debors de ce qu\u2019on nomme vulgairement le peuple, et ce même peuple vulgaire aux dépens Mais de qui se composera ce peuple régissant, MM.Jos.Cauchon et W.B.Lindsay, fils, furent M.A.-N, Mont, à l'invitation de l'assemblée, expliqua alors en anglais le but de l\u2019assemblée, après s'être excusé de parler une langue qui ne lui était pas familière, Il développa, dans un discours dont voici la subatance, les résultats qu'on pouvait attendre de l\u2019adoption du aystême proposé.En jetant un coup d'œil sur l\u2019état de l\u2019homme sur la terre, on voyait aux deux extrêmes, d'un côté les misérables populations de l\u2019Afrique barbare, et les tribus indiennes errantes daus les profondeurs du continent américain, de l'autre les nations polies et savantes à lu tête desquelles brillaient la France et |l\u2019Angleterre ; les premières aggrégations d'hommes soumisos à tous les besoins physiques et À toute l\u2019incapacité et la dégradation mentale, les dernières sociétés au contraire maîtresses de la nature, soumettant les éléments à leur gré pour augmenter le bien- ! être des hommes et les rapprocher les uns des autres, et rondant les profondeurs de l'âme et des nb- stractions qu\u2019elle conçoit à meanre qu\u2019elle étend ua sphère de puissance et d\u2019activité.Si comme on {n\u2019en peut douter, la société est la destination de \u2018l\u2019homme sur la terre, comme son créateur est sa fin au delà de la vie, Pon ne contesterait pas assuré- | ment que l\u2019Augletarre et la France ne remplissent | mieux les vnes de la Providence que les Hottentots.Mais cet état de perfectionnement n'avait pus toujours existé ; les sociétés étaient au contraire encore en progrès, et ce progrès s\u2019opérait visiblement soug {nos yeux.Parties indubitablement d\u2019un état vuisin \"de la nature, les nations avaient grandi au moyen de la réflexion, de la comparaison, des connaissances et des pratiques utiles, des associations propres à propager lus unes et les autres, et de là étaient nés : les sciences et les arts dont le temps augmeutait sans ; cesse le domaiue.Maintenant en regardant où le Csnada se trouvait dans l\u2019échellé qui réunissait les deux extrémités, nous nous trouverions ssburément plus près de nos maîtres, I\u2019 Angleterre et Ia France, que des tribus barbares ; mais personne n\u2019aurait l\u2019orgueil de prétendre que nous étions arrivés au sommet de la liste.L\u2019utilité d'y tendre était évideuto, et le moyen, c'était ce qui avait réussi partout ailleurs, l'échange pacifique des modèles eu tout genre au moyen d\u2019une heureuse association, et ensuite l'étude et ls com- parsison de ces mêmes modèles, C'était là ce qu\u2019un bieufaiteur étranger, M.Vatte- mare, était venu nous offrirr, et quoique l'utilité de son plan frappât d'abord tout le monde, personne ne l\u2019autait propusé parce qu\u2019il fallait pour y parvenir de longues années de voyages et de travaux que M.Vattemare avait seul le mérite d\u2019avoir faits.Il ne venait pas commencer par le Canada, et y prêcher un système nouvellement éclos, impraticab'o, inconnu ; toute l\u2019Europe, toute l'Amérique du Nord, s\u2019étaient déjà associées à cet heureux systôme d'éohan- ges ; 1l y reposait partout sur des iustitutions publiques ou des corps savants, dout la permaneuco était assurée ; l\u2019illustre étranger cuusolidorait ena core l\u2019œuvre à son retour, et il ne tiendrait qu\u2019à uous de nous mettre en rapport avec ceux qui étaient en avant de nous dans la carrière, et en échange des matériaux primitifs qu\u2019offrait un vaste territoire encore presque inexploré, ou des restes des souvenirs de ses babitants primitifs, nous recevrions en livres, eu objets de scienoes et d'art, beaucoup plus que ce que nous aurions donné, du moins quant à notre utilité.Bibliothèques, musées de minéralogie, de sculpture, de peinture, d\u2019histoire naturelle, de modèles des arts mécaniques, instruments pour l\u2019exemplifics- tion et l\u2019application des sciences exactes ou saturel- les, tout était compris dans le vaste cadre du système proposé.L'Europe avait À foison de quoi ss- tisfaire à notre besoin, d\u2019ingévieuses inventions permettaient de reproduire plusieurs des objets qui devaieut orner le temple de la science, soit\u2019 norme création du géuie, ou comme preuves des traditions du passé ; quant à la plûpart des autres ubjets d\u2019& change, il s'en trouvait des doubles qu\u2019on sous enverrait avec plaisir.En atteudant que ces relations avec l\u2019ancien continent fussent établies, nous avions déjà une besogne semblavle à cuinumencer avéc nos amis de Montréal, qui avaient beautoup fait, et avec la fédération américaiue où chaque Etat s\u2019était signe- lé également.Nous avons, a dit l\u2019orateur, d\u2019excellents colléges auxquels nous devons une grande partie do ce qu'il y a d'éducation dans le pays; la population anglaise a aussi de savantes écoles; mais une lois sortis de ces maisons d\u2019instructiou, les Jeunes gens oublient tout, parce qu\u2019ils n\u2019ont rien qui leur rappello leurs études, rien qui leur permette de les utiliser, of de se rendre plus utiles À eux-mêmes et aux antten, dans les quatre où cing années qui v'écouleut juéqu\u2019X ce qu\u2019ils prennent rang dans le monde.Un leur avait parlé de l\u2019Apollon du Belvédère, de la Vénus de Médicis, des sublimes conceptions de Rapha@ de cm rar 6 Ë h Less ae Lu re ET = #.Rubens où du Poussin ; jamais ile ne les verront, môme uimplement imitées, jamais rieu n\u2019eu reparlera À leurs facuités pour y jeter l\u2019étiucelle d\u2019un feu oréateur: on leur avait appris luvorieusement les formules abstraites de la physique mathématique, de l'astrouomie, de la mécanique; jamais, deputs leur sortie du Collége, un instrument correct, Due machine ingénieuse, nue heureuse application de quelques unes des lois du repos et du mouvement, ne leur feront voir l\u2019utilité de ces formuies et des données qui leur verveut du base.Aveo une institution dostivée à perpétuer dans la vie de chacto, le règne de la peunée et du travail raisonné, chaque pus fait dans les sciences et les arts aura son wérite et sa recompense, et socvira, suns obstacles, & des succes plus graude.Là toutes los clisses du la société, là toutes les origines, tuutes les nuances d'une population mi-partie et souveut divisee par le pussé, se rencontreront comme dans un sauctuaire dv lrater- Ditd et de paix, sans orgueil, saus préventions, suns haines.lt ces bienfaits ne len devrons-nous pas en grande partie & celui qui nous les aura rendus possibles en uous appélaut à nous lev procurer à sous.méines ?; Mais ce ue serait pas assez faire que d'établir un musée, une bibliothèque, un vouservatoire des arts et méritiers ; ce n\u2019était pas assez d'appeler les souié- tés littéraires et autres actuellement en existence, à y contribuer en abuodounant généreusement leurs collections, TI fallait taire plug, et fonder aussi l\u2019en- seipnement à côté du modèle, éclairer l'int«lligence en wdme temps qu\u2019on parlerait aux yeux.L'un pouvait «t l\u2019ou devait jeter les bases d'au institut, d'uve université même, et ce ue serait pas trop présumer de In part de Québec, l'une des plus ancieunes villes de ce continent, et où tant de matérisux épars pouvuient être en peu de temps réunis pour celle tin.Des professeurs viendraient bientôt enseigner aux classes élevées le droit, la médeciue, les hautes branches des sciences, les bentix arts; et aux classes laborieuses, les arts de première nécessité, et ceux d'un usago commun et les plus applicables aux Le- suins de lu vie.Ennttendant, plusieurs de vus cou- eitoyeus iustruits se féruient sans doute un plaisir de donner quelques leçous gratuitement.- Aviongnous les moyens d\u2019éteudre aussi loin nos vues ?Oui, nous les avions.Outre ce qu\u2019on puu- Vait attendre de ln corporation et de la législature, outre les sacrifices des sociétés particulières ou des individus, n'avait-on pus les biens des jésuites, et leur collége, maintenant les caserues, eu particulier ?Une idée bien téconde avait surgi au milieu de nous depuis l\u2019arrivée de M.Vattemars ; c'était de reuou- veler les démarches propres à faire rendre, d\u2019un Commun accord, ce collége à su duatination, en s\u2019eu- tendaut avec les autorités.Pouvait-on supposer que los délézués que le peuple allait se chuisir, Be s\u2019eus- pressassent de renouveler leur downnde Ÿ?Puu- Vait-ou croire que lu branche exécutive retrnctât Les offres conditionnelles qu'elle avait faites, ou même y mit de trop dures conditions, lorsqu on suvait que M.Vattemare avait daus ses projets l\u2019appui du gouvernement ?Ce projet d'université, de musée, de reudre au domaine des muses ce que leur avait cu- levé le dieu de la guerre, l\u2019aurait-on orn, il y a six Niois, nussi facile À exécuter Ÿ Et si M.Vattemare était ln cause où l\u2019occasion d\u2019un pareil événement, n'aurait-il pus, par cela seul, mérité toute notre re- cunnaissutive, et nuire coupération à seconder ses vues ?Alors les résolutions suivantes furent adoptéss à Yuonanimité.Sur motion de M.J.P.Plamondon secondé pa M.MuKenzie Jr, il fut ; r Résolu, 1°\u2014 Que, comme nuus regardons uue Insutution foudee sur les plans suggérés par M.Vattemare, comme incontestablement utile et indispensable à l\u2019avancement ot au bonhour fotur de notre pays, par le développement de l\u2019intelligence et les progrès des arts et de l'industrie que ne saurait mauquer d'amenur Uve telle institution, les citoyens de toute classe et de toute origine, plus avancés que vous dans la carrière de la vie et possédant plus d\u2019expérieuce, soient iustamment priés de vouloir bien, par leur ialluence et par une active coopération, répoudre à l\u2019éluu de la jeunesse, et l\u2019aider daus l'œuvre grande et sublime qu'elle à entreprise et dont elle désire l'accomplissement avec tant d\u2019ardeur.Sur motion de M.A.Campbell, Jr, secondée par M.J.P.l\u2019lamondon Résolu, 2°.\u2014Qu'il\u2019 soit nomm¢é un comité de 16 membres chargés de recueillir les siguatures des citoyens du cette ville, aux fins de convoquer uve assemblée général, de toutes les classes de la société pour considérer s\u2019il ne serait pas expédient d'adopter les plaus de M.Vuttemare, ot d'examiver quels sont les moyens propres à les mettre en réalisation ; et que les messieurs suivants ferment le dit comité, aveu droit de se nommer des adjoiuts si cela est ne- cessaire.Mrss.W.Tims, L.A.Latour, J.Rhéaume, R.Chambers, jr.F.Eventurelie, C.8.Burroughs, P.Légaré, J.Bolduc, W.B.Lindsay, \u2018 N.Aubin, A.Leroux Cardinal, J.Lemelin, Chs.Saint-Michel, W.H, Rowen, Chs.Delsgrave, J.Cauchon, J.P.Plamondon, Docteur Robitaille, J.Houstou, teur.R.Chambers, sr.J.G.Baird, J.Savard, A.Côté, , A.P.Mayrand, Jos.Coté, H.Tanguay, L.A.Canuon, P, Julien, Sur motion de M.D.S.Marquis, secondée par M.Jas.Walsh.; Resolu, 3°.\u2014Que des sentiments de reconnaissance et du plus profoud respeot soient exprimés envers les Seigneurs Evêques de Québec et de Sidyme et tout le clergé pour l\u2019élan géuéreux qu\u2019ils nous ont donné, dans une entreprise aussi noble et aussi belie, en accordant des marques si honorables d'estime à l\u2019illustre citoyen du monde, qui veusit agraudir notre patrie.Æt nousfne doutons nullement que les clergés de toutes dénominations viendront comme eux à l\u2019appui de cette grande œuvre.Sur motion de M.N Campbell, secondée par , Jos.Bolduo, ; Mel, 4°.\u2014Qu\u2019il eoit voté des remerciments à M.Vattemare pour la bonté avec laquelle il a bien voulu se rendre à notre assemblée, et encourager par sa présence \"adoption de plans que fui seul a conçus, et qui feront répéter son nom avec amour daus la suite des générations ; qu\u2019il soit exprimé des sentiments de reconntissance, (devant demeurer stables dans nos cœurs,) eovers un grand homme ui a tout laissé, parents, amis, patrie, pour se faire citoyen de la grande patrie du monde, et pour faire de tous les hommes ses frères et compatriotes ; que M.Vattemare soit immédiatement priè par cette assemblée d'assister à la réunion de lundi prochain, aux mêmes fins pour lesquellesil à assisté à la pré- te assemblée.Sur motion de M.Garneau, secondée par M- Booth, ase.Que, comme dans toutes les circonstances les Dames out toujours marqué le plus grand empressement À encourager les œuvres de bienfaisance et d'éducation, elles soicnt invitées aves instance, d\u2019assister à la grande assemblée, qui, comme nous l'espérons, aura lieu lundi prochain, ler mate, à 7 heures du soir.Sur motion do M.J.Rhésume, secondée par M.Thompson, Résolu.\u20146°, Qu\u2019il soit voté des félicitations à la Jeunesse et aux citoyens de Montréal, de touts classe et de toute origine, pour l\u2019émulation qu\u2019ils ont excitée parmi nous daus la grande œuvre de la régénération intellectuelle de notre pays.Sar motion de M.F.Evanturelle, secondée par M.PB.Pion, Résulu.\u20147°, Que la Société Littéenire et historique de Québec, L'Institut des Artisans, et les Propriétaires de la Bidtiothèque de Québec, soient remerciés au nom de la jeunesse, pour la générosité avec laquelle ils sout entrés daus les vues de M.Vattemare, Sur motion de M.W.Thompson, secondée par M.W.Farley, Résolu 89, \u2014 Que les remerciments de cette assemblée soient votés à M.Morin pour la maniére habile avec laquelle il à expliqué en anglais les vues de M.Vaitemate, Sur motion de M.L.J.Huot, secondée par M.T.A, De Gaspé, Résolu 9°.\u2014Que pur marque de respect et de re- | counuissance, au sortir de cette assemblée, nous re- couduisions à sa demeuro l'illustre philanthrope, M, Vattemare.Le président ayant laissé le Fauteuil, M.Morin fut appelé à la présidence, et sar motion de M.W.Farley, secondée par M.À.L.Cardinal, it fut Résolu 10°, \u2014 Que les remerciments de cette assemblée soient votés à M.N, Aubiu, président, pour l\u2019habileté uvec laquelle il à présidé cette us- semblée.Joskpn Catenion, Wiucsss R.Linosav, Secrétaires.Il y avait plus de 1500 personnes présentes à cette assemblée, etun grand nombre ven
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