The Quebec gazette = La gazette de Québec, 10 avril 1841, samedi 10 avril 1841
[" de ie ue es a ce au ge IX, es He au pit er it ur Ne + les is.\u2018e= is ns, les ur x on re ire )U- Gu tins pè- ire ge TS, x ché er, ée LY, ries ser I rue lui- oN,.ON,- \u2014\u2014\u2014 me No.5686 | FIN DE PARIS, Nous avons quelquefois comparé les hommes de la révolution de juillet aux ouvriers de la manufacture des Gobelins, qui fout de la tapisserie à l\u2019en- Vers et sans voir leur ouvrage.Du côté où ils sont placés, ce n\u2019est que désordre, confusion, mélange tnforme de lignes ct de couleurs.De l\u2019autre côté, C\u2019est un admirable tableau, un chef-d'œuvre de l\u2019art, Nos travailleurs en politique procèdent ainsi; nous ne voyons que l\u2019euvers de leur œuvre: c\u2019est le chaos.Quand ils auront fini, nous reconnaitrons qu\u2019ils ont aveurlémeut exécuté lo plan le mieux conçu.Mais voici qui est plus merveilleux que tout le reste: depuis longtemps nos provinces voyaient d'un regard inquiet et jaloux le prodigieux acerois.sement de Paris en puissance comme en richesse, Gouvernement, représentalion, intérêts provinciaux et loeaux, cours supérieures, administrations, sciences, beaux-arts, industrie, hautes existences, grandes fortunes, tout allait à Paris, tout restait à Paris.L'intérêt parisien dominait toutes les questions, toutes les résolutions.La province, qui ne tire que 2 à 3 p.100 de ses capitaux, devait continuer de payer 5 aux rentiers; ainsi le voulait l\u2019intérêt parisien.Les pauvres départements étaient les membres amaigris, atrophiés d\u2019un corps dont la tête éuorme prenait toute la substance.Cette situation avait été faite par la centralisation, mot magique à l\u2019usage de nos adeptes, qui signifiait pour eux force, puissauce, richesse; instrument merveilleux qui remplissait l'office de la pompe us- pirante dans un réservoir, desséchait nos provinces et les condamuait à la stérilité.Des plaintes s'élevaient bien de temps en temps au sein des conseils-généraux et communaux et dans la presse départementale.Et nous, 0-ganes de opinion de la France, nous disions que si ou ne décentralisait pas, on affaiblirait le pays, on éteindrait tout sentiment palriorique, on livrerait la patrie aux lactious et, qui pis est, i Pétranger, car il n\u2019y aurait qu'a s'emparer de Paris pour étre les maîtres de tout le territoire, Mais l\u2019ou nous répondait arrogamment que nous faisious du patriotisme d\u2019arrondissement et de cloche, que la centralisation est la plus belle invention des temps moderues, et que siles provinces n\u2019étaient pas satisfaites de leur sort, elles w\u2019avaient qu'd veuir à Paris.Dieu sait ce que cette situation anormale aurait duré, car nous avious affaire à des gens très oprmiâ tres; mais voilà que nos laiseurs se mettent à façou- per up coin de leur tapisserie, Mettons la centralisation parisienne à l\u2019abri des événements, disent-ils, faisons en soite qu\u2019elle ne puisse être prise ni par l'étranger, ni par les fictions, ni par ces soties pro- Vinces qui groudent en rougeant fleur frein.Avec Une bonne enceinte coutinue el quiuze grosses iur- teresses nous assurons Dotre positon, Pavemr est d nous, et tous pourrons dire en toute confiance: Rome n'est ptus dans flome ele est toute où je suis.Les voilà donc à l\u2019ouvrage, et ils s'évertueut si, bien qu\u2019ils obtiennent une lui d\u2019emuastillement et l'exécution de leur plan, d\u2019après lequel leur centra- lisatrou sera murée, flanquée, bastionnée, remparée et garnie d\u2019une ceinture de canons, Et ils s\u2019'epplaudissent de leur ouvrage en disant : Maintenant vous ne risquous plusrien, Cependant des curieux passent devant la tapisserie et la regardent daus sou vrai sens.Mais quelle est leur surprise] Le tableau lear offre ta fin de Paris comme domination, en un mot /u décentralisation.Come ment cela se peut-il fairer Kien de plus simple en vérité.Un homme qui aura acquis cent miile livres de rentes en à merique, à l\u2019étranger où même en pro- Vince, ne viendra plus former d'étuvlissement à Paris, où Il courtait le risque d\u2019étrz investi, bombardé, sffamé, pris d'assaut et pilié ; 11 prélèrera une de nos belles villes de France où ou He sera pas exposé à de tels dangers, Ii er sera de wéme des industries qui exigent l'emploi d\u2019un riche matériel et de grauds capitaux, Personne ne les voudra exposer aux chances que coureut les places tortifiées.Beaucoup d'opulentes existences qui avaient choisi Paris comme lieu d'établissement en rasou de la sécurité, de la liberté et des juvissances que l'on y trouvait, s\u2019eu cloiguerent pour fuir le fracas des armes et les hurreurs d\u2019un siéye.Cette population aisée refluera dans nos provinces, Par cuutraste, l'appat de quelques centaines de millious à gagner, en pivchant et en Maçounant, fera affluer à Paris, des provinces, des milliers d'ouvriers pauvres qui eucombreront les dimuables faubourys de celte capitale.L'opulence, l\u2019amour de l\u2019ordre et de la paix s\u2019en iront de Paris : l'indigence, la turbuleuce, l\u2019émeute y teront élection de domicile.Paris et la province feront uv échange tout au détriment de la grande ville et à l\u2019avantage des cités du second ordre.Ce n\u2019est pas tout: il vieudra un moment où la représentation, quelle qu\u2019elle soit, dira : Je ne veux pas étre em\u2019 asullée ; je ne puis aéhbérer librement au milieu de Vos torts, de vos canuus et de vus cent mille soidats.Le régime de l\u2019état de siéye et du Sabre est mauvais pour la liberté; je m\u2019en vais donc a Orléans, ou a Rouen, ou à Bourges, ou à Poitiers, ou à Limoges, ou à Bordeaux, ou à Toulouse, loin de vos Lastilles.Alors, il faudra bien que les ministres et leurs bureaux, le couseil d\u2019état, la chambre des pairs, la presse et tuut le ménage politique, y compris la cour, prennent la route que prendra le système représentatif, Le grand opéra, les bouttes, Véfour, les freres Provençaux etle concert Musard se met- trout du voyage pour la sustentation et les menus plaisirs du système.oo Que deviendra Paris quand les ziches propriétaires, les opulents bauquiers, les grands consomuma- teurs, les étrangers à grusses fortunes, les capitalistes et industriels de quelque importance w\u2019y se- rout plus?Quelle influence aura sur cette ville l\u2019éloignement des chambres, du gouvernement, des administrations, des grands fonctionnaires et de tout leur entourage ¥ ll est facile de le prévoir, il se fern une autre capitale ou d\u2019autres capitales.La littérature, les sciences, les arts, les professions qui produisent les ovjets de luxe, suivront le mvuve- ment, Iis s\u2019eparpilleront dans tous les lieux qui leur offriront le calmo et l'abondance, Les bibliothèques, les musées, les écoles, les grands établissements d'instruction, les théâtres se disseminerunt auss! dans tout le royaume, Paris sera partout ex- | cepté à Paris.Les beaux quartiers de la capitale deviendront des aolitudes, à moins que l\u2019on n\u2019y construise des casernes pour la nombreuse garnison de l\u2019enceinte continue et des forts détachés.À vhaque porte cochère il y aura: Hôtel à louer.M.Louer, ce riche propriétaire, selon un Anglais qui prenait ce mot pour un nom propre, sera le possesseur de tous | les plus grands édifices de la capitale, Déjà la valeur capitale des maisons décroit, et .avec elle le revenu.Quand les fortifications seront achevées, le prix des immeubles sera diminué de plus de moitié, Telle est l\u2019opinion des notaires parisiens, hommes entendus en pareille matière, Ils vous diront que Paris valait 5 milliards sous la restauration ; qu\u2019il n\u2019en vaut plus que trois aujour- d\u2019hui, et qne, quand les forts seront cuustruits, il n\u2019en vaudra pas deux.Et la campagne, cette coquette et riante campa- gue de Paris oll Ia population aisée allait respirer Pair pur, le parfum des fleurs et chercher la joie et et soleil | Cette campagne, à 4,000 mètres en deçà et à 4,000 mètres au-delà, n\u2019offrira plus dans quelques années que des guinguettes d'ouvriers, des cantines de solduts et des marais où se cultiveront les végétaux les plus vulgans.Adieu les châteaux pittoresques, les élégantes villas, les frais ombrageside Romainville, de Ménilmontant, d'Auteuil, de Passy : et de Boulogne ! Grâce aux fortifications et aux chemins de fer, on aura sa maison de campagne auprès d'Orléans, de Rouen, de Chartres et du Bâvre ; la banlieue sera ruinée comme la ville, et In cam-\u2019 pagne de Paris aura le sort de ln campagne de de Rome dévastée pour des siècles par les barbares, En traçant autour de Paris le corele de Popilius, en lui défendant de se développer davantage et da s\u2019éteudre, on met cette capitale dans la nécessité de décroître.Les choses humaines sout soumises aux lois du mouvement, Quand elles ne s'élèvent pas, elles tembent ; quand elles ne se développent pas, elles s\u2019amoindrissent.Le vaisseau de la ville de Paris, à la poupe dorée, AUX Mâts pavoisés, ce vaisseau le plus majestueux du monde, qui portait la fortune de la France, ses lumières, ses arts, sa gloire et sa richesse, ne sera bientôt plus qu\u2019un vieux ponton, rasé, enfoucé dans la vase et tougé par la rouille et les vers.Pauvre ville de Paris! Il ne restera sur ta iête que la couronne murale et absidionale des places de guerre ! Si du moins, au lieu de faire de Paris une place forte, ou en avait fait un port de mer comme Londres! Il en aurait moins coûté assurément, et Paris, eurichi par le commerce maritime, nurait pu faire partaux provinces de son superlu en politique, en administration, en lumières et en opulence Mais cette orgneilleuse cité a fart comme le mauvais riche et refuse les miettes de sa table splendide.Aussi, qu\u2019arrive-t-117 Elle s\u2019est séparée des provinces, et les provinces, maintenaut, se sépar-nt d'elle, et elles se préparent au partage de ses dépouilles.N'est-ce pas bien fait ?Plus j'y réfléchis, et plus je sois convaineu que la pensée taimuable et profonde qui a couçu et suivi depuis dix ans avec tant de perseverance le projet de fortitier la capitale à eu nee arrière-pensée, non moins immualle et profonde, {de décentralisation.Elle aura vu toutes les conséquences de cette grande mesure; elle aura eu pitié de ces pauvres provinces condamnées à travailler et pâlir pour fournir au luxe, à la splendeur et a la prospérité de Paris, Elle aura reconnu qu\u2019il fallait mettre des bornes à celte extension prodigieuse qui aurait fini par ruiner le reste de la France, Graces lui en soient donc \u2018rendues, car le but se trouvera atteint sans que l\u2019on s\u2019en doute, si ce n'est quand il ne sera plus temps de revenir, L'idée de fortifier Paris est venue en wéme temps que celle de l\u2019étabitiss ment da Musée\u201d historique de Versailles.Voilà, j'espère, un bel acte de décen tratisation ! huit kilomètres de tableaux et de statues enlevés à la capitale au profit du département de Seine-et-Oise, Allons, encore un peu de patience, et le: autres villes seront poursues, L'enceinte continue et les forts n\u2019urriveront pas i maitié de leur élévation que le démévagement commencera, Une les contribuables ne regardent pas à la dépense! Ou leur demandera pout dire un petit mil Hard; c'est une bagutelle que cel auprès de ce qui en reviendra plus tad aux provinces, Quand ce serait deux nmuilliards, il faudrait les donner saus murtnneer, car plus tard Paris reudra vorge et restituera tout avec les intérêts.Payez ! payez donc, Messieurs les provincianx, payez pour l'enceinte coutinue, pour les forts détachés, pour le iombeau de Dspoléon, pour les fonds secrets, pour les précieux iereuns de 4, le due d\u2019Aumale, pour l\u2019armement et Parade de réserve, pour les appoistements et les frais d'installation de ces messieurs, pour les dragées du baptême du comte de l\u2019aris, pour les bâtisses des ministères devenus incapables de contenir les vrandes choses qui s\u2019y foct, pour les emprunts de M.Humanu, pour les intérêts des Lous du tré-' sor, pour les frais de négociations, pour les inven-, tions, expédients et ressources que nus financiers | imaginent afin de boucher les voies d\u2019eau qui se fout de toutes parts au vaisseau de la fortune publique, Payez, et vous serez considérés, comme dit le pro- | j verbe Vous me demanderez peut-être quand vous aurez d-s chemins de fer, si uécvessaires pour mettre la situation de la France aa niveau de celle des pays Voisins ?Je pourrais vous dire avec M.Guizot que vous êtes bien curieux et qu\u2019on n\u2019a pus de comptes à vous reudre à cet égard.Mais je vous répondrai au nom de Vauban et de Napoléon que vous ne devez vous attendre qu\u2019à des chemins couverts, des chemins stratégiques et des chemius de ronde ; autrement point de décentralisation, comme je Dai prouvé.Les chemins de fer, nous les ferous quand la puissance de Paris sera sortie de l'enceinte continue pour se répandre daus les provinces.Alors nous travaillerons sérieusement à l'amélioration de notre pays.Et nous iuvoguerons Vaudau à notre tour, Ce grand homme disait, en voyant le canal du Langnedoc, ce que M.Thiers n\u2019a eu garde de répéter: * Je dovnerais tout ce que j'ai tait et tout ce qui me reste à produire en fait de fortifications pour être l\u2019auteur d'un ouvrage aussi admirable et uussi utile.\u201d Oui, ce qui pourrait arriver de plus malhevrenx pour les provinces et de plus favorable pour Paris, serait que la chambre des pairs rejetât ce projet dunt les conséquences doivent être la fin du monupole parisien, de la centralisation, et ta réhabilitation des provinces, Mais MM.les pairs sunt des ouvriers dociles ; ils ferunt la tapisserie comme elle est tracée sans se permettre de rien changer nu plan de l'auteur; on dit que les magistrats sont opposés au projet que soutiennent les guerriers; mais, cette fois, les armes ne cèderont pas à la tage, et Paris sera embastillé s'il plaît à Dieu, et l'équilivre réta- Lli dans le royaume de France, Et quand viendra l\u2019exposition des produits de l\u2019industrie française, le plan des fortifications de Pu- ris sera mis dans les salles et les remplira toutes, var cette industrie politique remplacera de fait toutes les industries de lu nation, re me momen EXTRAITS DIVERS.trees \u2014Le Droit rapporte unc anecdote dont voivi des extraits : , hautes ladies, SAMEDI, 10 AVRIL 1s41.\u201c Dimanche dernier, M, D.offrit à ea femme de lui faire faire une promenade sur les Loulevarts, Mais Mme D.refuse de sortir pour divers motifs.\u201c Sortez si cela vous plaît, mou ami, lui dit-elle, amusez-vous, mais souflrez que je reste chez moi; je ne suis pas très bien portaute, et j'ai l\u2019intention de me coucher de bonne heure.\u201d A sept heures du soir M.D.rentrait.I! monte rapidement l\u2019escalier ; il ne s\u2019en fallait plus que de Quelques marches pour qu'il arrivât À son appurte- ment, lorsqu'à la lueur dunteuse d'un quinquet placé à l\u2019étage inférieur, il crut apercevoir un homme en uviforme, l\u2019épée au côté, qui semblait lui-même chercher à introduire une clé dans la serrure.D'une voix formidable il s\u2019écrie : \u201c Ce n\u2019est pas moi que vous cherchez, mais je vous cherche, moi!\u201d À peine eut-il prononcé ces paroles, que la personne à qui elles s\u2019adressaient tourna brusquement les talons et gagna les étages supérieurs \u2014 Lâche ! dit M.D.hors de lui, tu ne m'échapperas pas ! Prompt comme la foudre, il entre chez lui, saisit son épée d'officier de la garde nationale et s'élance sur les traces du fuyard.Celui ci, arrivé sous les coms bles et se voyant suivi de près, sort par uue lucarne et gagne les toits.M, D.le suit dans cette voie périlleuse, et tous deux arrivent bientôt entre deux toits dont les versauts sont révuis par une pronttière.\u2014 Défeuds-toi, misérable, dit M.D.\u2014 Monsieur, vous êtes.\u2014Détends-toi, ou je te tue.\u2014 ais.L\u2019épée, dont la pointe ve dirigeait vers sa poitrine, ve permit pas au fuyard d\u2019en dire davautage; il s\u2019emprussa de déguîner, et les fers se croisèrent.En cet instant, un chat, effrayé par le cliquetis des épées, pa-se entre les jambes de M.D jui, VU la difficulté du terrain, n\u2019a pu se mettre en garde que très imparfaitement, et qui, perdant l\u2019équilibre, toin be à la renverse dans la gouttière.Sua adversaire profits aussitôt de cet accident pour le désarmer et obtenir une explication.\u2014 Muis, dit le peiutre, il me semble que vous n\u2019êtes pas le capitaive G.\u2014Le capitaine G.Ÿ connais pas.e suis adjndaut-sous- officier, et.\u2026.\u2014 Que veniez-vous done taire chez-moi ?\u2014Je veusis chercher Marie, la femme de chambre de madame, qui est ma cousine, «t à qui j'avais promis de la conduire au bal.Tantôt, Marie m'avait donné la cé pour que je pusse entrer sans Ia déranger dans le gas où elle aurait été près de 8a maîtresse, \u2014Alvrs pourquoi fuir ?Ÿ\u2014Je craignais une explication qui aurait fait grouder Marie \u2014 Parbleu ! fit M.D.un peu contus, je suis bien heureux de ne pas vous avoir tue.\u2018Fichons, maintenant, de nous en aller pur où nous sommes venus, C\u2019etait en effet ce que les deux chaupions avaient de mieux à faire; par malheur, la chose état impossible; une planche vermoulve, formaut l\u2019entablement de la lucarne, ébrantée d'abord par le pissage du sous-oflicier, s'était détachée presque sous les pieds de M, D.qui n'avait dû son salut qu\u2019à la ra- Dans la séance des lords du 9 février, ln obatnbre A voté une adresse d'adhésion au message royal, qui avait pour objet un vote de remerciments à lord Keane, pour les services qu'il à rendus dans l'Inde., Ala chambre des communes, séance du même Jour, la discussion a roulé eucore sur l\u2019aitaire de M.MeLeud.Aux interpellations qui lui ont été faites à ce sujet, lord Palmerston an répoudu que le onvernement considérait comme légale la capture de La Caroline, qu'il l'avait déclaré à l'ambassadeur des Etats-Unis, et que M.Fox l'avait répété au gou- Vernement ameérivain.\u2014En rapportant le obilfre dea Français qui out quitté le pays basque dans ces dernières années pour les rives de lu Plata, !a Sentivelle des Pyrénées ajoute : \u201c La Jeune Elisa, qui a franchi la barre de Bayonne dans la matinée du V1 février, emporte encore 320 émigrants, La Diane, qui était partie du Passage avec 340 autres, est arrivée à bon port.\u201d Ce journal craînt, avec raison, que la conduite du gouverneuient dans l'affaire de Bue.nos-Ayres ne compromeite à jamais Ia grande influence que nuns nous étions acquise davs la Plata, \u2014Le sacre de Mgr, Rossat, évêque de Gap, a eu en preseuce d\u2019un coucours immense de fidèles.Le prélat consécrateur était Mar, de Bonuld, assisté des évêques de Valence et de Belley.Pour la preuière fois on a entendu, dans l'église cathédrale de Lyon, retentir les accords harmo- vieux de l'orgue, jusqu'alors cette église avait repousse l\u2019usuge de cet iostrument, vuquel où snp- pléait autrefois par de belles voix et un chœur nombreux, nutis la décadence du chant dans l\u2019é- {lise de Lyon appelait des améliorations urgentes, et il a été donué à Mgr.de Bouald de les exécuter.\u2014 Ainsi que le programme l\u2019avait dit, à 10 heures, ce matin, le Lœuf gras et son cortége sont partis de Pabattoir du Roule pour descendre chez M.Rolland aîné, rue St-Ilonoré, 365, propriétaire de l'animal.Le cortége s\u2019est formé davs l'ordte suivant: & trompettes de la garde-municipale à cheval; @ liérauts d'armes accompagné de 2 municipaux, Une compagnie de tambours costumés ; Vue compagnie de musiciens également costumés; M.Rolland, i cheval, en bourgeois, accompagué de ses gargous 3 20 cavabiers ro- vêtus de divers costumes de lantaisie; le bœuf ne- compuzné d'hereules et de sauvages, Lit pauvre bête couronnée de fleurs et enveloppée dans un réseau de guirlandes, marchait à grand\u2019peine, tant elle est pesanie et peu habituée au pavé des rues ; M, Cornet, en bourgeois et à cheval, décoré de trois médailles, dont deux eu or ; le char, traîné par qua- pidité de sa course ascendaute.L'absence de celte planche fermast une lacune impossible à franchir; la retraite était coupée.Que faire?Après avoir tenu conseil, il fut convenu que le jeune sous-vlli- cier, qui est liès agile, s'eflurcerait de gagner la che- , Mince Voisine au moyen de laquelle il pourrait peut | être pénétrer daus l\u2019un des appartements de la mai- , sou, d\u2019où il viendrait ensuite aider le peinire à fran- | chir le passage, devenu dangereux par la chute de la planche.En un clin-d'œil, le jeune militaire atteignit la cheminée désiguée, s\u2019engagea dans ce noir | canal, el parvint aïnsi au imilieu d\u2019un appartement où régnait l'obseur.té la plus profonde; it cherche à tâtons une issue, mais il n\u2019en trouve point.Patigué et ne sachant à quel parti s'arrêter, il s\u2019assied daus ui fauteuil qui se rericoutre sur son passage, afin de réfléchit à sou aise, et 11 ne tarde pas à s\u2019eudurmir profoudément.Cepeudaut M, D.était demruré eur la gont- tière; Dieu sait quelle nuit il y passa, car co ne tut qu'au point du jour qu\u2019il lui fut possivle de s\u2019orienter etde trouver une issue pour sortir de cette triste situation.Vers sept heures du matin, il arriva chez lui grelotant, transi de froid, \u2014 \\oyez, mousieur, lui dit Mme.D.en l\u2019aper- Cevant, VOyrZ à quoi Vous m'exposeZ par Votre cou- duitel Ce matin, à mon réveil, j'ai trouvé un homuie chez moi \u2014 Un homme! \u2014 Oui, monsieur, un soldat ivre probablement, qui s'était introduit ici je Ue sais comment, et que les domestiques out entraîné au poste Votsin, \u2014 Pauvre garçon, pensa M.D., je le récompeu- seral de sa discretion, li couvut aussitôt faire mettre le sous-officier en liberté, et jura in pretév de uo plus se laisser prendre aux apparences.La leçon est de nature, en effet, à ne pas être oubliée facilement, \u2014La reine d'Angleterre vient d'envoyer au jeune sultan Abdul-Medjid, un gros diamant d\u2019une belle eau et qui a la forme d\u2019un croissant.Ce croissant a été envoyé à 5.M.Britannique par le consul anglais à Rio-Janiere.Le diamant est, dit-oo, de la valeur de neuf cent mille francs.Mais en Penvoyant au sultan, la reine Victoria a moins cousideré la valeur intrinsèque de ce bijou que sa forme vraiment singulière et adaplée à la circou- stance.\u2014 Odo raconte sur le célèbre Astley-Paston Cooper, qui vient de mourir, l\u2019avecdote sui- vaute i\u2014 \u201cCe chirurgien, d\u2019une taille majestueuse et un des plus beaux hommes de la Grande-Bretugue, tenait un état ae maison splendide, et contre \"usage du pays, qui ue permet pas d'admettre dans la société, surtout lorsqu'il y a des dames, des chirurgiens et des médecins, Cooper était souvent invité aux réunions des personues les plus distinguées, Un barounet, s\u2019ennuyant à la campagne, imagina, pour se distraire, de supposer une iudispusition grave et d\u2019appeles Cooper pour lui donner ses soins.Le tastueux chirurgien vint, selon Sa coutume, en brillant equipage, et à l\u2019aspect du baronnet il s\u2019aper- gut bien vite qu\u2019un tel malade n'avait nul Lesuiu des secours de son art, Au bout de deux jours Cooper reprit la route de Londres.Au moment où 11 montait en voture un des valets du barunuet voutut lui remettre, de la part de son maître, ut rouleau de cent guiuées.Vous vous trompez, lui dit tièrement le chirurgien ; c'est i vous que votre maitre a voulu faire ce cadeau ; Voici vingl-cing autres guinées que j\u2019y ajoute: puis il partit, Arrivé à Londres, Cooper adressa au Laronnet la note des flonoraires qu\u2019it réclamait pour sa visite et etson deplacement; elle se montait à deux mille livres sterthng, Le baronuet se récris, mais laf- faire ayaut éte portée devant les tribunaux, il fut condamné à payer la somme demaudée.Cooper en fit don aux hopitaux.\u201d \u2014Pour le proces du comte Cardigan, qui eut lieu Je 18 février devaut la chambre des lords, les pairesses d'Angleterre avaieut vbtenu que toute la galerie ordinairement livrée au public leur serait exclusivement réservée.Lu qualité et la réputation de l\u2019illustre dandy expliquent l\u2019eimpressement de ces tre chevaux caparaçonnés de drap violet de la tête aux pieds ; daus le char étaient ussis pêle-mêle des divinités de l\u2019Olympe et un enfant jouant le rôle de Pamour autique; enfin le cortége était fermé par six gardes municipaux.A ouze heures et demie, par un tamps superbe, le cortége est parti pour parcourir, continuellement entouré d\u2019une foule tmmoumbrable qui se renouvelait sans cesse, l\u2019itinéraire accoutumé.\u2014 Voici les places qui sont déjà désignées pour coustruire les casernes et magasius en dedans de l\u2019enceinte continue et y tenant: 1% dans le parc de Ber- cy, vers Paris; 2° entre Belleviile et Ménilmontant, derrière le Père-Lachnises 5° dans le Delta ou im- Meuse camp retrauche du pont de Flandres ; 4° daus le milieu de ta plaiue Saint-Denis; 5° entre la route de la Révolte et la ronte des Batignolles, à Sainte Denis, près le lieu ditle Tambour; G° à Vaugirard ; 7° à la mire de l'Observatoire, plaine de Montsouris ; 8° et àla barrière Fontainebleau, \u2014 La Gazette du Commerce de Saint-Fétersbonre, du 9 tévrier, publie l'oukase suivant, adressé au sénat dirigeant : \u201c Par suite du manque de récoltes dont plusieurs gouvernements de l'intérieur ont eu à souffrir l\u2019au- née dernière, nous ordonnons que l\u2019importation des grains étrangers en franchise de droits, qui avait é1é permise par l\u2019oukase du 21 juin 1840, coutinuera pendant la navigation de 18H à être autorisée sur les mêmes bases\u201d \u2014On éciitde Naples, 25 janvier, à la Gazettedu Midi : \u2018\u201c Ce royaume, préservé jusqu'ici des désastres qui ont si crn«llement ail igé la France, vient d'être frappé à son tour.Dans la nuit du 22 au 24 de ce mois, après des pluies louxues et abondantes, un énorme bloc s\u2019est détaché de la montague qui domine la petite ville do Gragnano, à deux lieues nord-est do Castellamare, et à écrasé soixante maisons, Une centaine de personnes au moius out péri misérablement pendant leur sommeil.L'autorité a fait aussitôt venir en poste tous les soldats dispouibles dans les environs, mais la violence de la pluie ot du veut a paralysé leurs premiers effurts.Lu nouvelle de cette catastrophe est parvenne au roi le 23, à midi, peudant que S.M, présidait son conseil.La séauce a été abrégée et le roi est parti avec les mivistre de l\u2019intérieur et de la police, et le général Statella, commandant la place de Naples ; 400 pionniers ont élé eu même temps embarqués sur des transports et dirigés sur Gragnano.La p'ésence du souveraiu qui s\u2019avançait le premier sur le lieu de la catastrophe, encore menacé de nouveahx éboulements, à donné du cœur aux plus timides.14 personnes out été retirées le même jour, & vivaient encore, Le roi n\u2019a quitté la place Qu'après avoir assuré l\u2019activité des travaux et en laissaut à la tête des travailleurs le général Statella.Ce prince s'est montré dans cette occasion tel que Naples Pavait vu pendaut le règne du choléra, tel qu'il fut coustamment quand les forces navales de l\u2019Augleterre mevaçuient son royaume, toujours le premier au devoir, toujours identifié avec le sort du pays, et appelant sur lui la plus grande part aux dangers el aux malheurs de tons, Le 24.cing caduvres ont été retirés des décombres, aiusi qu\u2019une jeune fille qui n\u2019a survéeu qu\u2019une demi-heure, mais gui, du moins, à eu le bonheur de revoir le ciel avant de mourir.Ce matin, la totalisé des victimes retrouvées était de 38.Les travaux out été contrariés par une pluie incessante et par la vivlence des vents, La température ayant passé ce matin an N-O, et le froid étant devenu intense, on pourra continuer plus activement le déblai.\u2018Toutes les montagnes qui nous entourent sont couvertes de neige.Le Vésuve lui-même en est revêtu jus qu\u2019au sommet du cratère d'où continue à sortir une épaisse colonne de fumée.La rivière de Volturne est sortie de son lit.La vaste plaine de Capone est inondée ; l'eau circule, dit-on, dans les rues de la cité, et s\u2019est élevée jusqu'à la hauteur dex premières batteries, Les hati.tants d\u2019un petit village voinin se sunt réfugiés sur les terrawees de leurs maisous.\u201d lien, le dimauche 144, dans la cathédrale de Lyon, (Tome 78.QUEBEC: SAMEDI, 10 AVRIL 1841.ct Les journaux de New-York et de Boston du 3 n\u2019annoncent pas l'arrivée de l'Acadia.Au départ du British Queen, plusieurs vaisseaux de guerre, que l'on croyait destinés pour l\u2019Amérique, avaient reçu l'ordre d'appareiller dans led ports anglais, etl'on rattachait ce mouvement à l\u2019afs faire Macleod, Nous aurons pra:::Llement des nou< velles plus 1écontes par le courrier d\u2019Halifax de demain.Parmi lez passagers qui re sont embarqués À Bos.tou le ler avril, sur le Caledonia, pour Halifax ef Liverpool, sout sir George Arthur, ex-lieutenante gouverneur da Haut-Cunada, M.Colville, son aide- de-camp, et M.Blaquière, de Toronto.A ln date des dernières nouvelles de Washington, le général Harrison, président des Etats-Unis, souffrait depuis quelques jours d\u2019une attaque de pneumonie Lilieuse tellentent gravo que sa vie était considérée comide en grand danger.Le New-York Commercial Adsertiser du 3 dit en post-scriptum : \u201c Un médecin qui est arrivé ce matin de Washington, craint que le prochain courrier n'apporte des nouvelles qui plongeront la nation dans le deuil.\u201d Cependant lo même jonrnal ajoute nvoir appris que le collecteur da port n reçu une lettre de Washington, datée du 2 à 6 heures du matin, de la part d'un monsieur qui venait do laisser l'hôtel du président il y avait ane demi-heure, annonçaut que Son Excellence était décidément mieux.Les journaux de Montréal confirment ce qui a été dit de la maladie de lord Sydenham ; on dit que ve fut avec peine que Son Excellence put siguer mardi la proclamation prorogeant la législature.On lit dans le Herald d\u2019avant-hier : \u201c Nous sommes fâchés d'apprendre que Son Excellence lord Sydenbam s\u2019est tronvé indisposé lundi d\u2019ave mranièrealarmante, H souffrait depuis quelque temps de la gontte à la maiu, qui lui causait des douleurs horribles, et ses médecius étaient daus l\u2019acte de faire quelque application très-froide, lorsque Son Excellence s'évanouit, les symptômes indiquant que la maladie avait atteint le cœur.Son Excellence a depuis gardé la chambre, et elle est beaucoup mieux.\u201d Une proclamation royale, datée de Montréal ld 6 avril, et adressée à \u201cnos amés et féaux conseillers législatifs de la province du Canada\u201d (nommés sans doute in petto, mais dont on n\u2019a pas jugé à propos jusqu'ici de révéler les noms), et aux \u2018 chevaliers, citoyens et bourgeois élus pour servir dans l\u2019asseme= blée législative do la dite province\u201d, les invite À se réunir le 26 mai prochain, \u2018\u201c pour l\u2019expédition des affaires\u201d, ** duns notre commune (Lownship) de Kingston\u201d, c\u2019est à dire à l\u2019hôpital situé prés do cette ville.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014r\u2014 On parle de grands changements dans les bureaux publics.Celui de l\u2019arpenteur-général sera shpprimé, dit-on, et le secrétaire civil n'aura plus un assistant, tusis de simples commis.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DE L'INERTIE DES GENS DE DIEN, Dans son journal du ler mars dernier, M.Pabbé de GENoUVE adresse aux français les réflexions et les exhortations suivantes; mulatis mulandis, elles sont applicables aux Canadiens daus les circonstances actuelles : Hl y a quelque chose dans un pays de plus funeste que la tyranme : c\u2019est l\u2019inertie des gens de Lien.\u201c La servitude commence tonjours par le some meil, dit Montesquieu ; mais quand nee nation ve tite sans cesse et Trouve tous les endroits douloureux, elle ne peut guère s\u2019endormir.\u201d\u201d Lu tyrannie est lente et incertaine tant qu\u2019elle trouve éveillés les gens de bien; mais «i elle low voit indifférents et apathiques, elle agit aveo promp- tirude et vivueur.Quand les hommes qui gouvernent sont sans vers tus, il faut que les gens de bien se montrent et ain.sent, alin que le pays sache où sout les homes qui peuvent le sauver de oppression et le conduire avec sagesse, Unie lui de Solon déclarait infames tour ceux qui, dans les dissentions civiles, ne prenaient aucun partis Condorcet à cherché l'explication de cette toi, gui paraît extraordinaire au premier abord.* El gems ble, dit-il, qu\u2019elle ait en pour but d'obliger lo gros de la natiou à prendre parti dans les querelles entre un sénat oppresseur et les défenseurs de la liberté, afin d\u2019assurer à ceux-ci l'appui des citoyens bieu intentionnés, mais que la crainte aurait empêchés de se declarer.\u201d M de Montlosier, dans ses Mémoires, n'hésite pas à attribuer en grande partie les füunestes conséquences de la revolution, à l\u2019indifféreuce, la faiblesse et Pinertie de Leauconp d'hommes du côté droit, à leur abandon des iutérêts publics, Selon lui, cette partie de l\u2019assemblée restant unie et ralé liant les hommes qui, ayant été à lu tête du mouvement, avaient fini par reconneître qu'ils s\u2019étaient trop avancés, le torreut pouvait être maîtrisé et la monarchie sauvée.H ne s\u2019agit ici ni de conspiration, ni de guerre civile Ces moyens extrêmes, comme nous l'avons vu, ne serven qu\u2019à sffermir la tyrannie.Elle opprimait avec un bras, el les complots lui donnent le moyen d\u2019opprimer avec mille, Nous ne vowlons paler que des moyens léganx d\u2019iniluence et d'action qui nous sont luissés, den voies coustitutionnelles qui nous sont ouvertes.Les chumps de butaille ot les Occasions ne manqueront pas aux geos de bien et de Loune volonté, A ceux qui croient pouvoir s'associer au gowvers nement parlementaire, s\u2019olfrent la tribune, lew éleu- tions, les ussemblées départementales et locales.Là, l'exercice d\u2019un droit devient pour eux un grand devoir, De cette haute position, ils peuvent éclairer les esprits, protester en faveur des princie pes, combattre les erreurs, dévoiler les fautes et ré= clamer les droits du pays.À ceux qui vivent en dehozs de l\u2019organisation.politique, mois dont le nom est une autorité et la position une influence, se présentent ln presse, te droit.de pétition, toutes les Occasions où la pardle cet accordée à quiconque inspire curfiauce et cunsidé- ration, ; Nous avons eu un exemple remarquable de ee genre d'iufluence duns le contribuable do Tous a ty ep mv SE mr Sa\" 1%, ae po louss.(+) Pressé par aa conscience do ddoyen do c'expliquer sur de graves intérêts, il s pris la plume ot rempli cette mission aveo une clarté qui a frappé tous les esprits, une eagesse et une mo ération qui ui ont concilié toutes les intelligences.Enfin il appartient à tous d'exercer l\u2019influence des vertus, de la bienveillance, l\u2019aption de la parole et des conseils.Chnoun duit agir dans sa sphère d'activité.Les rapports sociaux, ceux d\u2019égal à égal, de supérieur à subordonné, les relations de société ot d'intérêt sont autant d\u2019ocensions el de moyens pour répaudre l\u2019inâuence qui est en nous.Le gouvernement des cœurs, des esprits et des volontés est vacant; sachons nous eu saisir et nous aurons bientôt les corps.Le moment décisif de oette grande lutte de l\u2019intelligeuce approche ; que chacun fasse usage des moyens et des facultés dunt il dispose.; Qu'importe qu\u2019au sein de l'indifférence et de l\u2019inertie, ob se pare de sa fidélité, de sun dévolment, d\u2019une longue résignation! Le soldat qui garde sou rang, mais qui ne sert pas de ses armes par paresse ou indifférence, n\u2019est pas un bon soldat, Nous devons tous compte à Dieu de notre conduite duns le poste où il vous a placés; il attend de nous que chacun y fera son devoir, plus que son devoir.Voyez O'Conuell! Cet homme, doué de puis- eautes facultés, a conquis l'Irlande catholique par la\u2018parole.Six millions dames sont aujourd\u2019hui daus sa main, de même qu\u2019une grande armée est dans la main du général qui a sa confiance, Qu\u2019a fait O'Cunnel) pour arriver à ce résultat immense ?il a eu fui on lui-même et dans la justice de sa cause ; il s\u2019est servi du glaive de la parole au parlement, dans les assemblées électorales, dans les réu- wions publiques et particulières ; il à fait agir la presse, les pétitions, les délibérations, tous les moyens que la constitution lui dounait pour affranchir son pays d\u2019une longue oppression.Bt, maintenant, l\u2019Irlaude catholique ne peuse qu'avec lui, n\u2019agit que rlui.lalaroyauté de l'intelligence, du courage, de la force, du dévoûment.e mal ne se fait et uv se maintient que parceque Mn plupart des honnêtes gens sont indilférents comme s'ils assistaient à une représentation scénique.La philosophie du 8e siècle a euvahi toutes les positions ; eile à fini par dominer et s'ériger en tyrannie À lu faveur de l'indoleuce des hommes de toi et de vérité, et de l\u2019engourdissement du clergé lui- même.Quand les voleurs sont en campugue, on met de bonnes serrures à ses portes, où se burrica- de avec soin, et on reste tranquille à l\u2019abri du danger.On ne songe pas qu\u2019il viendra un jour où portes et serruros serunt brisées.C\u2019est ce qui est ars rivé après 89 ; c\u2019est ce qui arriverait si nous nous endormivns en présence des dangers de la patrie.N'est-ce donc que pour les hommes de révolution qu\u2019a été faite la maxime : Aide-toi, le ciel t'aidera 7 Mais, comme nous pouvons le reconnaître, le ciel D\u2019aide que dans les œuvres de vérité et de justice.Cette devise est celle des gens de bien avant tout; elle nous à été donnée nvec la liberté d'action ; elle nous apprend que le trivmphe de l\u2019ordre moral ve s'obtient pas sans combats et sans travail.La patience, l'indifférence, la résignation sont des vertus à l\u2019égard des maux persunnels ; elles sont une faute et un dommage, quand il s\u2019agit de la société et du salut de la patrie, qui, après Dieu, réclame notre amour.Matatbias, le chef des Machabées, dit en mou- saut à ses enfants: \u2018 L'orgueil et lutyrannie ont prévalu ; voici des temps de malheur et de rune pour vous.Prenez douc courage, Mmes enfants; soyez zélateurs de la lui et combattez pour le testament de vos pères.\u201d ry (*) M.le cote de Ville, ancien ministre cous la res.teuration, rompant l'aunée dernière le silence qu\u2019il s'était tmposé depuis la révolution de 1570, # pubhé dans les journaux de Toulouse une série a\u2019 arucles signés UN ContKI- BUMBLE, QUI URL tu un grand retebiissemuent RESULTAT DES ELECTIONS DANS LE Bas-CANADA.\u2014Nous reproduisons le tableau ci-dessus de la Ga- ZETTE anglaise d'hier, qui le fuit suivre des obser- Vations suivautes : \u201c On trouveru dans la Gazette de ce jour au tableau des élections qui viennent d\u2019avoir lieu dans la partie de cette province qui, d'après l'acte de 1791 (3le année du règne de Georges III, chapitre 3-), composait la province du Bas-Canada, La question sur laquelle ont roulé les élections est celle de savoir si le peuple approovait ou des.approuvait l\u2019acte d\u2019univo passé dans le parlement britannique le 23 juillet 1840.Cet acte,qui a mis Hod Vexistence légale de la province, età la coustitution qui lui fut accordée par l\u2019ucte de 1791, à été passé saus que la province l\u2019ait demau- dé, sans qu\u2019elle y ait consenti, sans même qu'il ait été vn dans le Bas-Canada avant qu'il fût devenu loi ll diminue de plus de moitié la representation du pays ; donne au Hant-Canada, contenant à peu près da moitié du nombre d'électeurs que coutient le Bas- Canada, le méme nombre de représentants qu\u2019à celui-ci; charge le trésor sans dette du bas-Canada du paiement d'une somme d'environ six millions de piastres due, avec intérêts, par le trésor en bauque- route du Haut-Canada, pour argent dépensé dans cette dernière province ; érige un nombre de bourgs pourris; crée une liste civile permanente de trois- cent-trente-trois mille piastres par an gui absorbe,avec les intérêts de la dette payables à Loudres, presque tout le revenu existant de la province ; et laisse la seconde branche de législature, sans aucune restriction, à la nomination du gouverneur, nomme lui- même par Ja couronne, exerçant toutes ses prérogatives dans la provirce, ayant un velo sur tous les actes des deux autres branches, et disposant de toutes les forces militaires britanniques dans la colonie.Le seul pouvoir laissé nu semblant de représeu- tation que l\u2019acte accurde aux habitants du pays pour empêcher Je pillage des deniers publics, réprimer les abus, résister aux empiétements de l'arbitraire, et assurer la conservation des libertés et des propriétés des citoyens, l'exécution des lois et l\u2019avancement de la prospérité publique, est celui de consentir à l'imposition de tuzes nouvelles ; et 1a chambre des représentants ne pourra même proposer au- oun emploi du produit de ces taxes, qu\u2019il n'ait au préalable été recommandé par message du gouver- peur.Cependant, pour composer cette chambre, on a eu recours à la corruption et À la violence en faveur de ceux qui disaient approuver l'administration du très-honorable lord SypEntian.Plusieurs meurtres ont été commis, en quelques endroits par des geus amenés du dehors dans les comtés, Diz membres ont dû leur élection à la violence, ou à une procla- clamation que le gouverneur a fait sortir en date du 4 mars dernier, pour empêcher les deux tiers des électeurs, dans tes villes de Québec et de Montréal, de voter aux élections pour ces villes, comme ils y étaient autorisés par la loi.Hé bien! avec tout cela, la grande majorité des habitants du Bas-Canada ont répudié l\u2019acte d\u2019union ; et quelque disposés qu\u2019ils soient à reconnaître l\u2019autorité du parlement britannique sur les colonies, ils ont refusé leur assentünent à l'acte; et la manière dont il a été obtenu, et dunt il y a été donné suite, par le gouverneur actuel, pendant la suspension de la constitution de 1791, les a confirmés dans leur ré- ugnance à confier & aucun gouverneur, surtont à ord SybenHan, les pouvoirs deapotiques dont il serait ou se prétendrait investi par l\u2019acte d'union.Nous pensons qu\u2019on ne tardera pas à voir que, sur Ces points, il y a très-peu de diversité d'opinions pare EuzcTeuRs : Dans les comtés, propriétés valant 2 liv.ster).par an ; dans les villes, propriétés valant 5 liv.st.par an, ou loyers de 10 liv.st.huitième, à peu près, de ln population se compose de propriétaires blecteurs.Cuns, danse les deux provinces elle était alors de 511,919 individus.EurGIBLES : Propriétaires d\u2019inmeubles valant 500 liv st.\u2014 Durée de l\u2019asseuublée, quatre ans, ELECTIONS DU CANADA, 1841.CL BAS-CANADA.\u2014Comtés et villes sepiésentés dans l'assemblée législative, sous l'acte de réunion, anno 89 et 4° Victori Reg., cop.35, 28 juillet 1840.La population, dans le Bas-Canndla, se double en 20 ans environ.Dans le Haut-Canada, en 1881, Ia population éiait de 260,983 dines.L'accroissement y en & été plus rapide que dans le Bas-Canada.ou jusqu\u2019à dissolution par le gouverueur.\u2014Douit être convoquée uue fois l\u2019an.Dans les comtés du Bas-Canada, un D'après le receusement de 1881, Population, recensement de 1831.Places fixées pour les Elections.Qui dé- , Qui ap- Dour lé-|Dont les COMTES.MFMBRES FLUS.sapprou- prouvent {lection Hn (4 meuibre cha- eu nus, 1841.vent | union \u2018été déter-| ne sont cun.) Pacted\u2019u-des Pro.jminé par] pus nion.| vinces.cotnues.Opinion=Par les nactes 9 Geo.1V., c.78; 2.Guill.IV.c.46 ; 3 Guill.IV., ¢,22; et4 Guill.IV ,c.6.Par les derniers writs.Date des Elec- Noms des tions.jofliciers rapporieurs.\u2014 \u2014\u2014 Bonaventure.*Robert Chuistie, Esq , Ristigouche.d *J.R.Hamilion, Esq Adv.N.Carlisle.d| ++.Michel Borne, Merchant, Quebec.di A.Berthelot, Esq., Quetiee.d KE.P.Taché, M.D., St Thomas.d A.G.Ruelle, Esq., Notary, Bertlier.d Douctiester,{Z counties) *A.C_ Tascherenu, Esn ,Sr.Marie.d Hon.D.Daly, Prov.Secy Ex.Counclr.al,.*J.B.Noel, Esq., of Lothiniére.d| *A.N.Morin, Esq., Adv.Quebec.d I.HW.Warts, Ksq., Gov.Secy.Otficeal.* J.Moore, Exq., R.N.Sheibrooke.al.Gasp, evens 50.Rimouski Kmnouraskite co eovnes blet sacs se 0 ser 00000 Dellechasse.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026 Meunntie.Lotbimère.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.Nicolet.\u2026\u2026.\u2026000000 00 Dromumiond.\u2026.\u2026.Sherbrnore.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.Stansieasl, (violence.i i B09 (eiiiies i venenoncannen BOOBE evens! 10061! 14557j 2000000 000 15518 ,.\u2026eofsvovacco 13528 000 ferons 2384 Closcou000fenvose0s 2983 Le cau000 sers uaniewecouuu [80000000 200 safes vu.everlsoccuu00 .PP \u2026vuoces 9181 VISU Le 200 alé cn 000 00 BHGCL.e20 000 TIO{ Lecce 06 oc.0.ou.Toro.Shetlord, ov even.Foster, Mesussuaefe caro ncolesoncece Missi-quoi.\u2026.*Hon.Robert Jones, Stanbrid:e.aloo.SSÜlCio 020 0000fecce000s Yaumska.6.\u2026.\u2026.-J G Barthe, Adv., Montreal.ad B4DGicl.00ufenesavesjroc avec St.Hyacinthe.#1.Bontillier.M.D., St.Hyacinthe.di IS2GG|L 0000 ule ss 00e ofrre00 000 Richelieu.ss0\u202600000 Veteheies one vonnee Chamibly.ss\u20260\u2026sa00er Hnntingdon, (2 do.).Beunliarnois .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Vaudreuil Le 00000000 Two Mountains.,.Ottawa.» Terrebonne.Leinster, (2 do).Bertaier.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.00.Chamiplaittes\u20260 00000.Quebel vw viene Suguenay.coveeieens VILLES.Montréal, 2 Membres.Sherbrooke, F dos.Québec, 2 dos.\u201cHon D.8.Viger, Advocate, Mentrl.« Rouville.\u2026.-.tM.A.De Salaberry, Prov.A.D.C.A Hemi Desrivières, Acvorate, Montil | fHlothn Yule, Esq., Chambly.Maveerens *A Cuvillier, Esq., Merelit Mont.d tJ W.Duuscomb,Merchant, Montl.A *tJolin Simpson, Collector, Coteau.al.Colin Robertson, Esqr., La Chute.njeee.Hon.C.D Day,Sol.Gen.&Ex.CouncirAj.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.v\u2026\u2026\u2026\u2026.{Dr M\u2019Culloch, Monil.[Montreal.m.J*F M.Ravimond, Esq., L'a-somption d Montreal.tA.M.Delisle, Montreal.Me.: D.M.Armstrong, Mercht.Berthier.St Manrice.\u2026.|t}.E.Tureoue, Adv., Th.-Rivers.*} R.Kimber, M.D., ThrecRivers.d| Poitneuf.TC.Aylwin, Esq., Adv., Quebec.\u201cJT.Neilson, Quebec.Montimoreney (2 do.).;*Hon.F.A.Quesnel, Esq Montreal.E.Parent, Esy., Adv Quebrc.d Hon.G.Moffat & B.Holmes, Es.A A Hon.E.Hate, jr.Sherbrooke.Al.TroisHivières 1 do.-|{Hon.*C.R.Oxden, Pro.Génl., &c.Ajs++0.- David Burnet, Esq.Mecht., et Hy.d, Black, Esq.&dv., Juge Amir.A 16149 ov unneilene.ernen0s 181150.193191200000 cesrecrefeneces 154836.RTT 1311 hcJ.+00000 recejsscouce0 oucour s\u20260anes core 29916).EL EN AREA PTE 16G23j.002000 \u2026.eucua | cee | 22228.000000 20225e.16909¢.cover eefranennes G99lc jh +000 0sajeesace 0e d 123601.coeur d BOITBlLe 000000 d ÊTRE RESEE B3SIC|s ++ 00000 jeecaau rs euros n es 437730.recense 0 tro conf 0 000100 0.au.oevrervleceou0ux \"verres cforu00u00 aan.testes.[Montreal.9100} 6200.Estd.500) eens.3972.uenens ses reas se\u2026cauus .cou ATIBc} ATIS0).000000ferren00e New Curlizle and Carleton.5.000000 Percé amd Si, George's Cove .0.Riancu=ki aud Isle Verte.KumiourusKit.\u2026000 veraseuvecsnsecs Township of Leeds and Ireland.St, CroiX.seeoersrecescssessroeees Gentilly and St.Grégoire.\u2026\u2026\u2026\u2026.Drummondville \u2026.\u20260.\u2026cecveecurer Village of St.Françcis.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026veccse St, Hyacinthe.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026eeess St.Ours.o reves seree see nenc 00 ses St Marie de Mouoir and Henryville.St.Clement and Huntingdon.St, Laurent.Ste.Si Lanrent.\u2026\u2026\u2026.\u2026.Berthier and St.Paul.\u2026\u2026\u20260essuoc es Yamachiche.\u2026.\u2026.[{Batisean rerrsrecu0s Deschatubanit and St.Angustin.Charlesbourg.eco n0ncce000 Montreal.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ssine0s ro.eux Three Rivers.+.+\u2026++»++++00.-lThrec Rivers.Sherbrooke and Drummond.Leunoxville.\u2026\u2026.0| oo 10,306i¢; Copp\u2019s ferry, and village Charleston.Charleston.0000escc00eel 0 5,087c| Frost village nud Fainhamess.\u2026.Village of Dunham and Freiglliesburg.(Dunham flats.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.oo St, Antoine, Baie du Febvie.St.Hyacintlib.\u2026.\u2026.\u2026.8L.T.Lespérance.St.Ours.BR.Harrower.Henryville.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.8H.W.Hitchcock.Verchèles.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ers eve vevouo|VEICHÈFES 00010 00000rr00000) +.8A, Pineu West Shefford.50.0.ou Longueuil.vass sevec savacencenen [Ste JUHMo so 000 cc rec ccu000] oe St.Constant and Napiervitle.\u2026.|St.Phillippe.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.22 Durham Village.BW.Bowroun.Vaudreuil and Cedars.\u2026.\u2026\u2026.+\u2026.\u2026.\u2026.|Cedars.».\u2026so0r eaceeree] oo 8 DOOUSe|St.Andrew and St Eustache.St.Andrew's.\u2026.seccerssal 0e Hull and Petite Nation.-.\u2026.|Aylmer.0e.1.BJ.PF.Taylor.St.Rose, St Anne des Plaines.jNew Glasgow.coved] ue 2 St.Roc ana L'Assomption.St Jacques.s.vsosse00004| se Elizabeth.voeoinensed]| ue Rivière du Loupe.ould At Ferry on N.E.side of the RiverFeriy.2.00000euce vose00l oo 8iL.Guillet.Cup Santé.0.Charlesbourg.\u2026\u2026 0600000000 oo St.Anne and St.Jean, 1.0.«.Chateau Richere.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.St.Paul's Bay and Murray Bay.Murray Bay.cooevennannian] oy Montreal.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u202600eeul ue Sherbooke.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eerrsereue son Sherbronke.s\u2026.asa0es sescsecel +.SIT Burn.Quebec.
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