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Titre :
The Quebec gazette = La gazette de Québec
Éditeur :
  • Quebec, Quebec :printed by Brown & Gilmore,1764-1874
Contenu spécifique :
jeudi 30 juin 1842
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Morning chronicle
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The Quebec gazette = La gazette de Québec, 1842-06-30, Collections de BAnQ.

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[" iLa Gazette of ant Aa} AY A Be a Pass 8 fe FARSI, Ui ge Quebec, ere J JUIN 1842.No.5869.] {Nouvelle Séte} JEUDI 80 [ère Année, No.24.) [Tome 81.\u2014 i et si je me [n\u2019aurais pas entendu sans dédein les paroles de cet ç; PARTIE RELIGIEUSEH- Pope Tons on Aun homme courbé par homme, et aujourd'hui elles me pénétrent ot me Nouvelles Boolesiastiques ot Religiouses, -\u2014 la viellesse, el qui ne peut plus répondre que de ses touchent profondément ; je crois y voir, ce que je \u2014Z loyales et fraternelles intentions.Le hasard, dites- n\u2019aurais pas cru possible, la solution de tous les FRANCE, CHARITÉ MENE A DIEU! CHAPITRE IV.\u2014(suite.) Ainsi pensait Georges, lorsque le père Laurent entra et s\u2019approchent affectueusement : \u2014 Mille pardons, monsieur, de vous avoir fait attendre, je devais rentrer plutôt, Eto\u2026 Ce serait à moi de m\u2019excuser, monsieur, puisque j'ose me présenter chez vous, sans avoir l\u2019honneur de vous connaître, sans être annoncé.\u2014Je suis moi-même trop honoré de vous recevoir, et du geste le père invita Georges à s\u2019asseoir, et e\u2019assit près de lui.\u2014Voici ce qui m'amène, reprit Georges : a J 1 urs, j\u2019eus l\u2019avantage de me R ee apres du lit d\u2019un mourant à l\u2019Hôtel- Dieu,et devant moi vous donnfites votre adresse 4 la pauvre veuve de cet homme pour réclamer votre assistance au besoin.M°intéressant moi-même à cette pauvre femme, je désirais savoir si vous ?aviez vue depuis cet instant, et si vous pouviez m\u2019indiquer sa demeure.\u2014Mais comment ne vous ai-je pas reconnu, s\u2019écria le pére Laurent?Que de remerciments Je vous dois-je point, pour le bon office que vous m\u2019avez rendu en m\u2019assistant dans un pénible ministère ! Soyez-en mille fois remercié, puisque je suis assez heureux de vous voir ici.Quant à cette pauvre femme.\u2026non\u2026je ne puis malheureusement rien vous en dire ; et d\u2019autant plus malheureusement, qu\u2019elle s\u2019est présentée chez moi, je n\u2019y étais pas en ce moment, et elle n\u2019est pas revenue.\u2014Pauvre malheureuse ! s\u2019écria Georges, que sera-t-elle devenue, sans ressource, sans pain, sans asile, malade, avec trois petits enfants ! \u2014Pauvre malheureuse ! répéta à son tourle père Laurent ; et se dire qu\u2019elle est venue ici, frapper à ma porte et je n\u2019y étais pas! je ne puis me le pardonner Espérons que la Providence nous remettra sur ses traces.Mais vous, mon cher monsieur, con- solez-vous, vous avez fait plus que votre devoir ; vous avez mêlé vos prières aux dernières rières d\u2019un mourant ; dans une position élevée, je le suppose, vous n\u2019avez pas Cru vous abaisser en traitant un malheureux à l\u2019égal d\u2019un frère.Votre cœur eût voulu plus encore ! tant mieux ! car Dieu a vu vos intentions et elles se sont réalisées pour vous devant lui Mais consolez-vous, vous dis-je, vous avez fait une magnifique et rare _aumdne plus précieuse que Vor, plus pure que le diamant ! \u2014Ne dites pas cela, monsieur, dit Georges avec effort, ne dites pas cela ! \u2014Laissez-moi, laissez-moi vous dire que vous avez bien et noblement fait, reprit le pére Laurent d\u2019un ton de voix ému.Ah! dans le siècle où nous sommes le cœur se serre si douloureusement à la vue de ces hommes si avides de sensations et de folles joies, lesquels, pleins d\u2019eux-mêmes et tout à se satisfaire, n\u2019ont pas un regard, pas une obole pour le pauvre! Il y en a si peu, qui, du sein de la fortune ou des honneurs, du milieu d\u2019une vie brillante s'arrêtent un moment et viennent, comme vous êtes venu, consoler un malheureux mourant, et apprendre comment on meurt ! Il y en a si peu, de votre âge surtout ! Car la jeunesse hélas! n\u2019aime qu\u2019elle- même aujourd\u2019hui ; ignorante qu\u2019elle est du véritable bien, de la véritable beauté, elle s\u2019arrête à ce qui en a l\u2019apparence et la forme, et c\u2019est pour cela que, dans sa trompeuse illusion, elle ne veut pas sortir d\u2019elle-même.Laissez-moi, laissez-moi donc vous dire, ce que votre pieuse charité a fait naître de reconnaissance et de joie dans le cœur d\u2019un vieillard.\u2014\u2014Vous ne me connaissez pas, monsieur, vous ne me connaissez pas, s\u2019écria Georges | \u2014Non, je ne vous connais pas, il est vrai! Mais nous avons la même foi, la même espérance, le même Dieu ; je ne vous connais pas, mais je connais vos œuvres, et vous m'avez fait connaître vos intentions, elles sont telles que je ne puis me méprendre, et si je pouvais avoir quelque doute, votre modestie les dissiperait.\u2014C\u2019en est trop! c\u2019en est trop! monsieur, et vous me connaitrez en effet, dit Georges; mais non as tel que vous supposez.Sachez-le donc : le hasard seul m°a fait rencontrer cette pauvre femme; le hasard seul ma conduit à l\u2019Hotel-Dieu auprès de cet infortuné qui n\u2019est plus; le hasard seul m\u2019avait placé 1a pour répondre à vos saintes prières.Mais tout cela, prières et charité, tout cela est étranger à ma vie, à mon cœur, à mon esprit.Il est vrai, la misère de ces malheureux m\u2019a touché un moment ; vous voyez combien légère et combien fugitive fut cette impression, puisque j'ai pu dissiper, en folles dépenses, durant queiques jours, une somme qui leur était destinée, et qui les eût nourris pendant six mois ; puisqu\u2019enfin jai pu abandonner cette femme et ses enfants, après lui avoir promis de soulager sa dêtresse ! Voilà, monsieur, voilà celui que vous jugiez digne d\u2019éloges ?.Des éloges Lewes ilne mest as permis d'abuser de votre erreur, et si je ressemble ces hommes que vous stigmatisicz tout-à-lheure, je veux avoir au moins devant vous le Mérite de la ranchise en me montrant tel que je suis.Le pére Laurent garda un moment le silence, la tête penchée sur sa poitrine, comme un homme qui médite ; puis fixant ses yeux pénétrants sur le jeune homme debout devant lui : \u2014\u2014Eh bien ! s\u2019il en estainsi, reprit-il d\u2019une voix lente et grave, et qui s\u2019animait peu à eu ; s\u2019il en est ainsi, permettez à un vieillard dont fes cheveux blanas attestent au moins l\u2019expérience, de vous dire ce qui se passe dans son cœur en entendant vos paroles, de vous dire ce que Dieu peut-être lui inspire en ce moment.Ecoutez-moi donc, mon enfant, je vous, vous a détourné du chemin que vous suiviez, et vous a intéressé à une pauvre malheureuse ?Le hasard vous a conduit au chevet d\u2019un mourant et a lacé sur vos lèvres des prières inconnues jusque là?e hasard a mis dans votre cœur, jusqu\u2019à ce jour fasciné par le monde, une ineffable pitié pour une créaturesi étrangère à vos pensées accoutumées ; c\u2019est le hasard enfin qui vous a fait venir chez un homme que vous ne connaissiez pas, chez un rôtre qui ne sait pas ce que c\u2019est que le hasard, \u20ac qui, vous le savez bien, ne peut que vous parler de Dieu.Ah! connaissez mieux vous-même ce qui se passe dans votre âme, et ce qui malgré vous l\u2019agite et le presse.Non, ce n\u2019est pas le hasard, et croyez ejvun vieillard qui a passé plus de cinquante ans de sa vie à méditer sur les choses de la terre, sur les destinées de l\u2019hofame ; ce n\u2019est pes le hasard, c\u2019est la Providence, la divine Providence qui vous a marqué de son doigt et de sa main adorable, a placé dans votre cœur une pensée de tendresse, d'amour et de charité pour votre semblable, pensée divine, qui vous fera comprendre si elle ne l\u2019a déjà fait, le but de notre vie à fous, qui est d\u2019honorer le créateur et la créature en fesant le bien.Georges écoutait avidement le vénérable prêtre, et les circonstances l\u2019avaient trop bien disposé pour que ces paroles ne fissent pas sur lui une profonde impression.Il se trouvait dans un de ces moments où l\u2019âme humaine, comme si elle se souvenait de sa céleste origine, éprouve un irrésistible besoin de chercher, d'atteindre la vérité et de se vouer, par le sacrifice des passions, au culte d\u2019une impérissable beauté.Mais trop de liens le retenaient encore pour qu\u2019il pût les briser soudain et d\u2019un seul effort.\u2014Non, vousne vous êtes pas trompé, répondit Georges.,et je commence à me mépriser moi-même, sans savoir où cela me conduira.Je m\u2019aperçois aussi que je suis fatalement livré au monde.Je me sens assez fort pour suivre la foule, mais pas assez robuste pour lutter contre elle ; ses préjugés me deviennent odieux, mais je n\u2019en connais pas d\u2019autres.Si j\u2019avais été maître de moi-même, si, dés mon enfance, javais pu sciemment et librement choisir, je le sens, j'aurais pris un autre maître, un autre code, sans savoir au juste lequel ; mais, sûr maintenant qu\u2019il y en a d\u2019autres, car je vois bien que vous Le suivez pas le mien, et je vois encore.\u2026que le vôtre est meilleur.mais aujourd\u2019hui, je le crains, il est trop tard.\u2014Oh !si je pouvais dire combien votre douloureux état me fait pitié, reprit le père Laurent et des larmes brillaient au bord de ses paupières blanchies, si je pouvais dire ce qui se passe en moi et si je pour vais exprimer les pensées dont mon cœur est plein, vous n\u2019hésiteriez plus mon enfant, et reconnaîtriez invinciblement ce maître, cette Providence qui vous appelle; mais hélas ! et jen fais l\u2019aveu, trop de misères, trop de faiblesses m\u2019accablent moi-même, pour que je sois jugé digne de servir d\u2019instrament à la miséricordieuse volonté de Dieu.Vous avez donc senti, vous avez donc compris, pour parler de la sorte, que nous avons ici-bas autre chose faire que d\u2019assouvir nos passions?mais si une voix secréte, la voix de la concience, s\u2019est élevée en vous pour protester contre vous même, écoutez-la, suivez-la, et infailliblement elle vous amênera aux pieds de Dieu, qui vous apprendra le reste.Vous n\u2019avez pas trouvé la vérité dans le monde, mais vous avez Pesprit trop élevé pour nier la vérité ; et ce qui vous prouve qu\u2019elle existe, c\u2019est que vous avez reconnu qu\u2019elle n\u2019était pas où vous la cherchiez ; elle est donc ailleurs.Mon Dieu! que n\u2019aurais-je point à vous dire, si j'avais le temps, si vous le vouliez, si les paroles d\u2019un vieillard avaient quelque charme pour vous?\u2014Malheur à moi ! malheur à moi! si je les oubliais jamais, s\u2019écria Georges, avec une émotion dont il n\u2019était plus le maître ; les joies du monde, et j\u2019i- ghore pourquoi, n\u2019ont le pouvoir de réjouir mon âme, et j\u2019entrevois avec un indicible effroi l\u2019heure où Je me trouverai seul avec moi-même ! ~Alors, surtout, pensez à Dieu ! Ah si j\u2019osais, reprit Georges, je viendrais vous prier de m\u2019y faire penser! \u2014Revenez ! revenez ! s\u2019écria le bon vieillard, en serrant avec effusion les mains de son jeune et nouvel ami; nous chercherons ensemble ! Ma vicille expérience vous aidera peut-être, et si votre cœur retrouve la paix, si votre âme se repose au sein de la vérité, je ne croirai pas avoir inutilement vécu.\u2014Que ne vous ai-je connu plutôt ! je serais plus docile.Dieu veuille qu\u2019il soit temps encore! Dieu veuille que je revienne bientôt ! Ah ! si vousne me revoyiez plus, si je ne revenais pas, vous qui savez comment on prie, priez pour moi, Georges serra convulsivement les mains du père Laurent, et sortit précipitamment.Le saint vieillard tomba à genoux devant son crucifix, et quand la nuit vint remplacer le jour, il y était encore.CHAPITRE V.Les paroles du père Laurent avaient laissé une profonde et réelle impression sur l\u2019esprit de Georges ; il ne se le dissimula point, etne chercha pas à s\u2019étourdir, loin de là, il voulut se recucillir quelques heures en les méditant.D®un caractère résolu habitué au raisonnement, il se laissait facilement émouvoir, il n\u2019aimait pas à rester sur de vagues impressions, il fallait qu\u2019il vit clair au dedans de lui-même.Il était environ une heure de l\u2019après- midi, la journée était belle, les fraîches brises de l\u2019automne tempéraient la force du soleil; au lieu done de rentrer chez lui Georges s\u2019en fut le long des quais, traversa les Tuileries sous les allées de marronniers jaunis, laissant de côté la promenade d\u2019élite où il aimait à être vu, il s\u2019abandonna à ses pensées : Il y a huit jours encore, se disait-il, je vains systèmes que j'ai remués jusqu'à ce jour dans ma tête ; d\u2019où vient celà ?Ah ! c\u2019est que depuis peu le monde m'a porté une mortelle atteinte ou lutôt, grâce à un accident, à ce qu\u2019on appelle un asard, à la rencontre de cette pauvre femme, j\u2019ai été à même d\u2019apprécier ce que le monde valait ; et j\u2019ai vu avec un insurmontable dégoût son langage emprunté, ses prétentions ridicules, ses déclamations faussement généreuses, et son goïste enthousiasme du bien et du beau.Le charme s\u2019est évanoui sans retour, et, je le sens, il ne me sera plus donné de le faire renaitre.Mais je sens aussi que ce vide a besoin d\u2019être comblé, je ne supporterais pas patiemment cette éternelle solitrde avec moi- même.Aller chercher la paix et le calme dans les églises et les chapelles, c\u2019est une étrange alternative! Et pourtant la paix de l\u2019âme est là, elle y est ! je le sais, je l'ai vu ; j'en ai une preuve, un exemple sous la main ; oui.,.mais y est-elle pour tous ; pour tous ceux qui la cherchent au moins: y sera-t-elle pour moi ?voilà la question.Ah ! que n\u2019ai-je vécu, je ne dirais pas comme ce saint prétre.jen suis trop loin.mais seulement comme ce pauvre ami que j'ai délaissé, et dont je prenais en pitié la candide innocence, comme ce bon et aimable Julien !\u2026.Si j'osais, j'irais le voir, lui demander avis ; il m\u2019aiderait à retrouver cette femme, qui me pèse horriblement sur la conscience, je ne sais pourquoi ! Sans doute je ferai bien d'y aller, Inais.\u2026\u2026 quel aveu ! reconnaître qu'on a eu tort; que depuis des années on a suivi la mauvaise voie ; qu\u2019on jours marché au hasard jusqu\u2019à ce qu\u2019on rencontrât l\u2019ennui et le dégoût ; après avoir savouré le plaisir, reculer devant les obstacles, c\u2019est de la faiblesse, après tout ; et je sens au fond le mon âme les tressaillements de Porgueil, qui se révolte à cette idée d\u2019avouer le mal lui-même et d\u2019en deman- derpardon.I faut se déterminer cependant ! et puisque j\u2019ai promis à ce saint homme, je veux faire un effort de ce côté ; j'irai voir Julien, et.ct nous verrons ! \u201d Georges poursuivit longtemps encore sa promenade et ses rêveries, et le jour tombait lorqu\u2019il rentra chez lui.Nous allons\u2019 indiquer rapidement au lecteur ce que C\u2019est que ce nouveau personnage, ce ulien.Julien était un jeune homme de vingt-deux à vingt-quatre ans, ami d\u2019enfance de notre héros ; ses parents liés d\u2019amitié avec la famille de Georges et à peu près dans la même position de fortune, n'avaient cependant pas voulu lui donner la même éducation ; tout en reconnaissant les avantages et Putilits de la vie commune, ils avaient redouté pour leur enfant la vie dissipée des colléges.Le père de Julien, homme véritablement honnête et de conscience, N\u2019avait pas eu de plus grand souci que celui de bien élever son fils.Sous l\u2019apparente régularité de l\u2019éducation publique, il avait facilement aperçu les désordres et les abus, et avec une rare sollicitude, mais bien digne d\u2019un cœur de père, il voulut sonder toute la profondeur de la plaie qui se révélait à ses eux ; il étudia done sévèrement, minutieusement, éducation donnée à la jeunesse, non seulement au point de vue des sciences, mais surtout au point de vue de la morale ; il ne s\u2019en fia pas aux réglements et aux prospectus, il étudia sur toute chose les résultats, les conséquences ; dans ce dessein et durant quelques années, le père de Julien se répandit dans le monde, ou il ne recherchait que la compagnie des enfants, s\u2019exerçant à les faire parler, se fesant le facile confident de leurs prouesses, sondant jusqu\u2019au fond ces jeunes cœurs qui ne demandaient qu\u2019à se livrer.Aussi ce fut avec un véritable effroi qu\u2019il entrevit le lamentable désordre qui régnait déjà dans cesjeunes intelligences : il les voyait prendre place dans la société sans aucune notion certaine du bien et du mal ; sans autres guides que les caprices de la raison individuelle ; sans autre But que la satisfaction avide et prompte de leurs passions ; indifférents sur les moyens et les jugeant tous bons s\u2019ils conduisent au résultat désiré, ne cherchant dans les diverses relations de la vie que le plaisir ou Pintérét, jamais le bien, jamais le devoir, incapables de rien sacrifier de ce qui a une valeur à la dignité de la conscience.Il vit enfin, sous le vernis de l\u2019élégance et de la politesse, une grossièreté de mœurs révoltante.Le père de Julien trembla pour l\u2019avenir de son fils et se résolut à surveiller lui-même son éducation.Il n\u2019épargna ni peine, ni temps, il s\u2019étudia à lui donner \u2019exemple en toute chose, et il eut Pinappreé- ciable bonheur de voir son fils répondre à ses soins.Julien grandit ainsi sous les yeux de son père, dans une innocence et dans une pureté de cœur presqu\u2019- étranges à l\u2019époque où nous vivons.Il ne connut rien des joies immodérées du siècle, car de bonne heure son père s\u2019était appliqué non pas à les lui cacher, mais à lui en faire comprendre le vide et les désastreux résultats ; habitué de bonne heure à des études fortes et sérieuses, il n\u2019eut pas de peine à saisir le ridicule des déclamations sentimentales ou humanitaires des poètes et des philosophes modernes.Plein de foi dans les vérités de la religion, il reflétait en lui toute la beauté de sa morale si pure ; ferme dans le bien, généreux dévoué, il s\u2019oubliait en toute chose, ingénieux se préférer autrui ; d\u2019une extrême sensibilité de cœur, il avait le noble et rare avantage de ne pas la dissiper en rêveries » décevantes, en molles et ridicules sentimentalités, mais il la répandait avec une ardente charité sur toutes les miséres de ce monde, plus heureux de sécher une larme, d\u2019apaiser la faim, de vêtir la nudité, de panser une plaie, que de trôner, brillant et superbe, au sein des plus magnifiques fêtes.Amis d'enfance, Georges et Julien s\u2019étaient intimement connus, mais depuis plusieurs années la différence de leurs inclinations les avait séparés, et ils so voyaient au plus une fois l\u2019an.(à continuer.) Budget français pour l'année 1 tel qu\u2019 la chambre des députés 18 met 1848, Traite te purs CATHOLIQUE.\u2018il Faitements et dépenses concernant lea cardina archevôques et évêques, 1,057,000 fr, x .Traitoments et indemnités des membres des pitres et du clergé paroissial, 28,765,000 fr, Chapitre royal de Saint-Denis, 112,009 fr, urses des séminaires, 995,000 fr.Secours à des coolésiau t à d\u2019anciennes gieuses, 1,070,000 fr, tiques « ai Dépenses du service intériegr.édifions diocésains, 2,000,000 fr : ° Acquisitions, constructions et entre 5 or diocésains 2,000,000 fr.ten dos dig Secours pour acquisitions ou travaux concer les églises st prosbytères, 1,200,000 fr, na ooours divery établissements ecolésiaati 186,300 fr, 208s, Dépenses accidentelles, 5,000 fr, Réparations de la cathédrale de Troyes, 150,000 fe.Pendant la discussion de ce budget, le discours suivant a été prononcé par M.le garde-des-sceaux, ministrejde la justice et des cultes.M.Marin (Du Nonp), tout fbéral qu\u2019il cst lui-même, y justifie complètement l\u2019atchevêque de Paris contra les clameurs de la presse soi-disant libérale.\u201cC\u2019est un devoir pour moi de rétablir la vêrité des faits, de rectifier quelques erreurs qui ont été commises, ct de dire, Pégard de cette grave uestion, la pensée toute entière du gouvernement.(Ecoutez 8 écoutez !) Et d\u2019abord, messieurs, qu\u2019il me soit Tmis de mettre tout de suite à l\u2019écart l\u2019un des éléments de la discussion qui doit occuper votre attention.Je conçois que des hommes qui n\u2019ont pas suffisamm ment réfléchi sur les affaires de leurs pays, sur la marche du gouvernement, soient quelque peu affectés de cette tendance de quelques journaux à porter des attaques violentes et contre l\u2019Üniversité et contre ses membres.Je nai pas besoin de vous dire que le gouvernement désavoue complètement ces journaux qui sc prétendent à tort os organes du clergé.Jai l\u2019occasion d\u2019avoir de bien fré uents rapports avec les chefs éminents du clergé: il n\u2019en est pas un qui ne désavoue cette polémique ardente et ces violences ; il n\u2019y en a pas un qui ne se soit affligé avec moi du mal que cette polémique fesait à la religion elle-même qu\u2019elle prétend servir.(Mouvements divers.) Si d\u2019autres faits, ainsi qu\u2019on l\u2019a annoncé, se produisent dans la discussion, je répondrai de > je l\u2019espère, à donner toute espèce de satisfaction à a chambre.On à parlé de la tendance du clergé.Il faut que j'examine les reproches ui, sur ce vint, ont été adressés d\u2019abord à un mandement de M.larchevêque de Paris, à l\u2019occasion d\u2019une lettre apostolique sur les affaires de l\u2019église d\u2019Espagne.n à reproché au gouvernement du roi, à ce sujet, de n\u2019avoir pas pris les mesures windiquait la loi.Jen demande bien pardon à l\u2019honorable M.Dupin, mais jai tout lieu de croire qu\u2019il n\u2019a pas lu la lettre apostolique, car il a attribué à l\u2019auteur de cette lettre des intentions et des pensées qu\u2019il n\u2019a pag eues.Le pape, dans sa lettre apostolique (ce nest pag d\u2019une bulle dont il s\u2019agit), exprime la douleur qu\u2019il éprouve à la vue du schisme qu\u2019il a cru appercevoir dans l\u2019église d\u2019Espagne.C\u2019est là le but principal de sa lettre apostolique.À qui était adressée cette lettre apostolique ?Il faut bien préciser les faits.Je ne serai pas démenti sur ce polnt : le pape ordonne des prières publiques à tous les prélats des Etats-Romains, et il invite tous les prélats de la chrétienté à faire des prières.La lettre apostolique est insérée dans les journaux des Etats-Romains ; les journaux français impriment la lettre apostolique.S\u2019il s\u2019agissait d\u2019une b le, il y aurait évidemment violation de la loi de germinal an X : car aucune bulle ne peut être publiée sans Pautorité du gouvernement.Cependant, en supposant même qu\u2019il se fût agi d\u2019une bulle, la loi de germinal an X ne porte aucune sanction pénale.Il y aurait là un usage illégal de la liberté de la presse, contre laquelle il n\u2019y a pas de sanction.lettre apostoli ue a donc paru, et il y a eu un mandement de Pare evéque ordonnant des prières publiques.A cet égard je dirai toute la pensée du goûvernewent.(L\u2019attention redouble.) La publication de ce mandement a attiré toute la sollicitude du-gouvernement, et jusqu\u2019à plus ample informé, le gouvernement a pensé qu\u2019il avait quelque chose de contraire à la loi de germinal an dans ce mandement.Des conférences se sont établies à ce sujet, des correspondances ont été échangées entre M.Par.chevêque de Paris et le ministre des cultes.M.l\u2019archevêéque nous a déclaré que la lettre n\u2019avait été ni imprimée ni publiée, il nous à déclaré (et c\u2019est important à remarquer) que la lettre apostoli- ue ne lui était pas parvenue adressée par la cour de tome ; mais qu\u2019ayant appris, comme nous l\u2019avons appris tous, le désir manifesté par le pape de voir dire des prières pour l\u2019état des affaires en Espagne, il n\u2019avait cru contrevenir en aucune manière a la loi en publiant le mandement dont on à parlé.(Vives interruptions à gauche.) Remarquez, messieurs, que dans ce mandement il n\u2019y a pas un mot qui fasse allusion aux affaires publiques d\u2019Espagne ; remarquez qu\u2019il n\u2019y a rien qui ne parle de paix, d\u2019union et d\u2019oubli ; remarquez qu\u2019il ne fait autre chose que de demander des prières pour l\u2019unité de l\u2019église, comme il en a demandé récemment pour l\u2019horrible désastre qui nous a tous affligés.Vous ne vous étonnerez donc pas qu\u2019un prélat demande des prières en faveur de lPunité de église.Lo prélat n\u2019a done, dans les termes de sa 5 res = x c re RE FEY CW ai tr rege - Tee ARE TN Yattre, porté aucune atteinte aux principes constitu.tionels et à la loi.Voilà ce que j\u2019af vu dans le mandement, et quand jpai été convaincu qu\u2019il n\u2019y avait eu aucune relation entre l\u2019archevêque et la cour de Rome, que seulement il avait pensé, comme il la pensé récemment dans une déplorable catastrophe, qu\u2019il fallait dire des prières pour le rétablissement de la paix religieuse en Éspagne, j\u2019ai pensé qu\u2019il y aurait abus de la loi, de-gon texte, de son es rit, en disant u\u2019elle avait été violée par les paroles du prélat.en est résulté pour le gouvernement cette conviction, qu\u2019il fallait reconnaître qu\u2019il ny avait pas eu violation de esprit et du texte de laloi.Voilà ce qui s\u2019est passé.Apres avoir hésité un instant, après avoir un instant pensé gril y avait eu violation de la loi de germinal an X, nous avons acquis la certitude que cette violation n\u2019existait pas et que nous n\u2019avions pas à intervenir.J'arrive maintenant au discours prononcé le ler mai par Mgr.l\u2019archevêque de Paris.(Ah{ ah!) Je dirai d\u2019abord que c\u2019est un fait connu que les discours prononcés dans ces solennités, dans cette fête de famille, ne sont pas communiqués.(Rumeur à gauche.) Les réponses ne peuvent donc Pétre.ors donc qu\u2019on a paré de provocation au gouvernement personnel, de responsabilité ministérielle encourugy on, 8\u2019gst mis cote des faits.Les discours ne sont pas communiqués.(Vive interruption à gauche.) M.farrot.Ils devraient l\u2019être.M.Taschereau.C\u2019est inconstitutionnel.ainsi qu\u2019on découvre la royauté.M.le Carde-des-Sceaux: Non, messieurs, il ne faut pas que ces discours soient communiqués.Il y a quelque chose de bon dans cet échange mutuel de sentiments, d\u2019affection, de dévoûment, de respect entre le souverain et les différents corps de l\u2019état.(Nouvelle interruption à gauche.) Viendra-t-on maintenant me demander mon avis sur l\u2019opportunité du discours, sur son opportunité uant au temps et au lieu.La chambre comprendra les sentiments de haute convenance qui m\u2019in- tordisent de dire ma pensée, et que je dois rester dans la réserve que ces convenances m\u2019imposent.Quant aux deux vœux exprimés dans ce discours par Mgr.l\u2019archevêque de Paris, le premier de ces vœux était que le gouvernement empéchât les travaux publics le dimanche ; or, quel est l\u2019homme qui pourra trouver extraordinaire qu\u2019un prélat exprime un pareil vœn ; ce vœu est dans son droit, dans son devoir, je ne crains pas de le dire (marques d\u2019adhésion) ; il n\u2019est personne qui ne doive le reconnaître.Maintenant je dirai que le gouvernement a le droit d\u2019examiner le vœu émis par les ministres du culte ; il sait que la loi de 1814 contient des exceptions et confie au gouvernement l\u2019appréciation de ces cas d\u2019exception ; le gouvernement a tout cela à examiner, ct chacun reste dans le rôle qui lui appartient.Le clergé a le droit de demander l\u2019observation des lois du dimanche, et le gouvernement examine et juge dans quel mesure ce vœu doit être accueilli.Laissons donc à chacun ce qui lui appartient, et ne blämons pas, comme un acte d\u2019intolérance, l\u2019ex- ression d\u2019un vœu naturel et légitime.La liberté de l\u2019enseignement à été promise par la charte ; il est tout naturel encore que le clergé fasse connaître ses vœux relativement à la manière dont cette liberté doit être organisée.Tout le monde peut réclamer l\u2019exécution de cette promesse de la charte ; mais le gouvernement a aussi son rôle à jouer, il ale devoir d\u2019apprécier les doléances.C\u2019est au gouvernement qu\u2019il appartient de juger jusqu\u2019où il doit aller en appréciant les réclamations du clergé.L\u2019honorable ministre de l\u2019instruction publique et moi sommes disposés à examiner avec soin toutes les doléances qui seront présentées dans une forme convenable, mais nous sommes daccord aussi pour déclarer qu\u2019en aucun cas nous ne porterons la main surl\u2019Université, ce monument impérissable fondé par l\u2019empire.(Rumeurs diverses.) TI est donc impossible que, dans le discours de M.Parchevêque de Paris, on ait vu le danger dont on a tant parlé, et je suis convaincu que tous les membres de ceîte chambre pensent comme moi, qu\u2019on a donné à ce discours une importance qu\u2019il n\u2019avait pas.(Rumeurs à gauche.) Les réclamations que j\u2019entends de la part de diverses personnes m\u2019obligent à déclarer qu\u2019en parlant comme je viens de le faire, je n\u2019ai voulu m'expliquer que sur les principes politiques contenus dans ce discours.À chacun son opinion ; dans la mienne ce discours a été le prétexte plutôt que le motif d\u2019une attaque contre le clergé pour soulever l\u2019opinion contre ce qu\u2019on appelle l\u2019i C\u2019est intolérance de ce corps.Je ne terminerai pas, messieurs, puisque le clergé a été attaqué à cette tribune, sans citer quelques actes qui démontrent de quelle manière exemplaire il comprend et remplit sa mission.Il y a en France 44,000 prêtres ; je demanderai si on entend s\u2019élever contre eux les plaintes qu\u2019on entend uelquefois s'élever dans d\u2019autres pays.Le clergé français est éclairé et vertueux, \u2014On écrit d\u2019Angoulême, 26 mai : « Le corps de notre vénérable évêque, revêtu\" de ses habits pontificaux, a été exposé aujourd\u2019hui dans une chapelle ardente construite dans le grand salon de l\u2019évêché.A neufheures le clergé s\u2019y est transporté en corps et a récité des prières.A midi, le ublic a été admis à visiter les restes du pieux pré- at.La fonle compactese presse sans cesse autour du lit funèbre.Mgr.l\u2019archevêque de Bordeaux, les évêques suffragans de cette métropole et l'évêque de Limoges ont été invités à se réunir an clergé du diocèse d\u2019Angoulême pour célébrer le service funè- re.M.pr CHATEAUBRIAND ET L'UNIVERSITE.\u2014M.Lafaiste, an de ces professeurs de l\u2019Université de France qui savent profiter de leurs rapports avec la jeunesse pour la rendre irréligieuse, aimait à répéter À ses élèves : « M.de Chateaubriand a éerit les pages les plus poétiques sur le catholicisme ; eh ien ! qui pourrait me citer son confesseur ?Quant d moi, dole de vains efforts pour le connaître.\u201d La Quotidienne, pour épargner de nouveaux efforts à M.Lafaiste, lui apprend, de science certaine, dit-elle, que ce confesseur est M.l\u2019abbé Séguin, demeurant à Paris, rae Servandoni, N°, 16, et attaché à l\u2019église de St.Sulpice.ANGLETERRE.Bury-ST-EpMonp, le 24 avril.\u2014L\u2019évêque d\u2019A- riopolis a administré le sacrement de confirmation dans l\u2019église de St-Edmond à 50 personnes dont 22 étaient de nouveaux convertis à la foi catholique.L\u2019église était remplie de personnes dont un.grand nombre de protestants.Ces derniers ont considéré, avec des marques évidentes de respect et d\u2019édification, cette cérémonie imposante, rendue encore plus édifiante par les habits blancs etles long voiles des personnes du sexe admises à la confirmation.Avant d\u2019administrer ce sacrement, l\u2019évêque fit un discours pathétique sur l\u2019institution divine de la confirmation, sur ses avantages et sa nécessité.Dans l\u2019après-midi, l\u2019évêque s\u2019adressa de nouveau à un nombreux auditoire composé en grande partie de protestants.(Catholic erald.) ESPAGNE.Un journal de Madrid annonce que M.l\u2019évêque de Cordoue s\u2019est démis des fonctions de patriarche des Indes, qu\u2019il remplissait par délégation du titulaire, M.Allue y Sesé.Celui-ci étant mort dernièrement, M.de Cordoue a déclaré qu\u2019il ne peut continuer ses fonctions sans en être investi par Sa | Sainteté.AUTRICHE.D\u2019après le Diario di Roma, la statistique ecclésiastique de l\u2019empire d'Autriche présente, pour le cler- ge régulier, un total de 766 monastères et de 10,- 54 religieux, et de 157 couvents de femmes et de 3,661 religieuses.SUISSE, Le grand conseil argovien a rejeté, dans sa session qui vient d\u2019être close, la proposition de surseoir à la vente de tous les biens des couvents : cette résolution a été prise à la majorité de 100 voix contre 50.(Helvétie.) ETATS-UNIS.EGLISE CATHOLIQUE FRANÇAISE DE NEw-YoRk.\u2014Ce monument qui fesait faute à la population française de New-York et dont Pérection a été re- solue par voie de souscription publique, est sur le point d\u2019être terminé.D\u2019ici à un mois la nouvelle église sera probablement consacrée et ouverte aux fidèles.Au double point de vue de l\u2019éducation religieuse et nationale, cette solennité ne sera pas sans une précieuse influence sur Pavenir des populations françaises que la fortune, soit heureuse, soit adverse, a transplantées sur ces parages.Sil est bon de remplir partout les devoirs imposés par la religion, il Pest doublement de pouvoir acquitter cette sainte dette dans l\u2019idiôme national, et de marier sur la terre étrangère le culte de sa patiie à celui de son Dieu.La chaire du prêtre se confond ainsi avec la tribune du professeur, et l\u2019église devient une puissante école.Appréciée au point de vue de cette double destination, la nouvelle église a donc droit à l\u2019appui de tout le monde.Elle a besoin de cette appui.Les fonds produits par les souscriptions volontaires sont depuis long temps épuisés.Les opinions différent grandement sur la sagesse plus ou moins grande qui a pu présider à leur emploi.Mais la question n\u2019est plus là ; il I a une église aux sept huitièmes achevée et il faut l\u2019achever tout à fait.Pour accélérer cet achèvement, des dames ont eu l\u2019heureuse idée d\u2019ouvrir une foire et de faire appel à la générosité, à la charité et à la galanterie des catholiques et particulièrement des Français de New-York.Cet appel sera entendu, nous l\u2019espérons ; une plus belle cause ne saurait se présenter sous un plus beau patronage.La foire aura lieu lundi prochain (voir aux annonces) dans l\u2019intérieur même de la nouvelle église qui ne laisse pas d\u2019offrir quelque attrait à la curiosité.Nous l\u2019avons visitée hier.C\u2019est un édifice parfaitement appropriée à sa destination.Il forme un carré long éclairé par trois grandes croisées sur chacune de ses faces, et dont la voûte s\u2019appui sur un double rang de cinq colonnes chacun.Ces colonnes sont parfaitement faites, quoique un peu grosses peut-être en proportions.À droite et à gauche de la porte d'entrée deux escaliers conduisent à une galerie qui occupe tout le fond, et sur laquelle sera placé le grand orgue.À l\u2019autre extrémité, la nef s\u2019arrondit et forme une demi-eoupole au dessus du chœur.Cette coupole est la partie défectueuse de la construction ; son hémicycle offre des inégalités choquantes.La charpente en est toute bossuée et les proportions ont été si mal prises que l\u2019un des côtés est de dix pieds plus profond que l\u2019autre.Les peintres ont masqué, le mieux qu\u2019ils ont pu, ces imperfections, et leurs efforts n\u2019ont pas eté sans succès.L°ensemble de leur décoration est bien entende la nef, ils ont peint une Vierge avec beaucoup de bonheur.Le fond du chœur a pour décoration quatre grandes figures non moins heureuses, ce sont à gauche le Christ et Marie, à droite Moise et St.- Vincent de Paul, donton a fait le patron de la nouvelle église.C\u2019est un nom bien choisi, et qui vaut mieux que celui de Saint-Louis, proposé par M.de Forbin Janson, dont le parrainage eût pu faire suspecter aux esprits méfiants une arrière-pensée de égitimisme.L\u2019église veut être en terrain neutre sur lequel doivent pouvoir se rencontrer toutes les opinions.C\u2019est là un grand but qu\u2019il ne faut pas perdre de vue ; aussi est-il important que le conseil de fabrique veille et tienne à l\u2019exécution des garanties qui, dans ce louable dessein de conciliation, ont été stipulées dans le réglement de fondation.On a demandé que l\u2019église fut desservie par des prêtres séculiers, c\u2019est-à-dire n\u2019appartenant à aucune con grégation particuliére, et choisis par Parchevéque e Paris et le gouvernement français ; il faut donc maintenir cette double règle qui sera le sauve-garde de l\u2019harmonie parmi les fidèles et de la prospérité de l\u2019église.Ce principe reconnu, il est un prêtre qui nous semble plus que tout autre avoir droit au suffrage de l\u2019archevêque de Paris ; ce prêtre, c\u2019est M.G.Labbé qui, après avoir puissamment contribué à la fondation de l\u2019église française en même temps que M.de Forbin Janson dont il était accidentellement le vicaire, a non moins puissamment contribué à son achèvement, depuis le départ de ce prélat.On peut même dire avec certitude que l\u2019entreprise eût échoué devant les nombreux obstacles qu\u2019elle a rencontrés, sans la persévérance infatigable de M.G.Labbé.Il s\u2019est fait mendiant de souscriptions, noble mendicité ! La plupart des sommes erçues l\u2019ont été par son zèle.Pest à lui que église sera aussi, en grande partie, redevable de la foire de lundi.Il en à été le frère quêteur.M.G.Labbé a su mériter par sa modestie, sa charité et sa du et bien exécuté.Sur le plafond, vers le milieu tolérance éclairée l\u2019estime de tous ceux qui le connaissent à New-York, et nous croyons être l\u2019organe de leurs sentiments en le désignant à M.l\u2019archevé- que de Paris comme le pasteur le plus digne de partager, avec un prédicateur, le service de l'église catholique française.(Courrier des Etate-Unis.) {Nous laissons au Courrier des Etats-Unis toute la responsabilité de cet article, ot pour le fond et pour la forme, Nous ignorons s\u2019il existe des arrangements d\u2019après lesquels l\u2019archevêque de Paris nommerait le desservant d\u2019une église dans le diocèse de New-York.) CANADA.Québec, 30 juin 1842.Nous apprenons que MM.Payment et Doucet, missionnaires des sauvages du St.Maurice, ne sont arrivés à Warmontashingue [poste à 150 lieues des Trois-Rivières) qu\u2019après 26 jours de marche.Leur voyage s\u2019est fait sans accident ; mais ils ont beaucoup souffert du froid.Ils ont été bien accueillis ar les sauvages de ce poste qui devaient les suivre à celui de Kikendache où se fait la mission.Mgr Macdonald s\u2019est embarqué sur l\u2019 Unicorn hier pour retourner à l\u2019île du Prince Edouard en passant par Pictou (Nouvelle-Ecosse).Après quelques jours passés à Charlotte-Town, il se rendra dans le Nouveau-Brunswick qui fait partie de son diocèse.MM, James Macdonald et William Macdonald, qui, aprés avoir terminé leur cours de théologie au séminaire de Québec, ont éte ordonnés prêtres dimanche dernier, vont passer quelques semaines ici, l\u2019un à la cure de Notre-Dame, l\u2019autre à celle de St.- Roch, avant de rentrer dans le diocèse de Charlotte- Town.Plusieurs autres jeunes gens, élèves du col- lége de Saint-André, qui se destinent à l\u2019état ecclésiastique, doivent venir achever leurs études au séminaire de Québec, où i!s sont attendus après les va- cauces prochaines.Mgr Macdonald a fait l\u2019acquisition d\u2019un beau terrain auprès de Charlotte-Town pour un collége qui deviendra par la suite un séminaire ecclésiastique.Les matériaux sont déjà préparés en grande partie.MonTREAL, 28 juin.\u2014Dimanche dernier, jour de la solennité de la St.Jean Baptiste, la société de Tempérance totale a célébré sa fête avec la plus orande édification.Tous les associés, réunis avant à messe au lieu ordinaire de leurs séances, se rendirent à l\u2019église cathédrale dans un ordre parfait et imposant, portant sur la poitrine pour décoration, la médaille de la Tempérance suspendu à une boucle de ruban bleu, et surmontée d\u2019une feuille d\u2019érable, emblême national.Des places réservées avaient été préparées dans la cathédrale, dès la veille, pour tous les associés, qui formaient comme une phalange forte et glorieuse, et qu\u2019admiraient ceux de leurs concitoyens qui avaient différé de s\u2019y enrôler.Un magnifique pain bénit, surmonté d\u2019une bannière représentant d\u2019un côté St.Jean Baptiste avec ces mots: IL NE BOIRA NI VIN NI AUCUNE LIQUEUR ENI- vRANTE ; et plus bas TEMPERANCE TOTALE ; et de l\u2019autre, Jésus sur la croix avec l\u2019invocation : O JÉSUS ABBREUVÉ DE FIEL ET DE VINAIGRE, AYEZ PIT1É DE NoUS, fut offert par les associés qui n\u2019ont rien épargné pour rendre leur 1ère.fête splendide.M.Hudon, directeur de la société, fit un sermon sur la Tempérance.Il'en développa les avantages ; il fit un tableau du vice contraire si éloquent de vérité, qu\u2019il a dû en inspirer la plus vive horreur, etil ter- minapar une chaleureuse exhortation aux associés à bénir Dieu de cette belle association; à demeurer fermes dans leur nobles entreprise; à se confier de plus en plus dans le succès de cette œuvre providentielle, dont ils étaient les premiers protecteurs, et qui devait être embrassée incessamment par tous leurs généreux concitoyens.Mais rien ne fut si beau que de voir tous ces hommes, au moment de la communion, se lever en masse et venir, au nombre de quatre à cinq cents, s\u2019agenouiller à la table sainte et recevoir le pain des Jorts, dans l\u2019attitude la plus recueillie et avec la plus édi- faute dévotion.\u2018Tous les spectateurs furent profondément touchés de cet acte religieux et inattendu ; et après la messe un vieillard nous disait n\u2019avoir jamais assisté à une aussi belle et aussi touchante cérémonie.Clest ainsi que ces généreux associés ont compris leurs devoirs : c\u2019est ainsi qu\u2019ils ont su mériter lestime et l\u2019approbation générale, en donnant à ia religion et à la sanctification la plus grande partie de cette pompeuse fête ; c\u2019est ainsi que nous aussi à Montréal avons célébré notre fête nationale, la fête de notre glorieux patron St.Jean-Baptiste.Mélanges Religieux.Par un mandement en date du 13 courant, Mgr de Montréal érigea canoniquement en séminaire ecclésiastique le collége de St.Hyacinthe.Ge jour était celui de la fête patronale du séminaire, St Antoine de Padoue ; Mgr officiapontificalement à la messe solennelle, pendant laquelle fut lu, par son secrétaire, le mandement d'institution.Par le fait de cette érection canonique, cet établissement si justement estimé se trouve au niveau des établissements ecclésiastiques les plus favorisés de ce pays, et sur le mé- me pied que les séminaires de Quebec et de Montréal.Les prêtres du séminaire de St.Hyacinthe ont, à ce titre, juridiction spirituelle dans tout le diocèse, pour la prédication, la confession, et les pouvoirs et bénédictions réservés au Pape et à PÉvêque.Nous ne pouvons qu\u2019applaudir aux faveurs accordées à cette belle institution.Il lui manquait en effet ce titrecanonique pour être en harmonie avec son importance incontestée et la rapidité de ses progrès, et pour garantir à l\u2019avenir l\u2019accomplissement de ses belles espérances.Idem.) \u2014 Vendredi est arrivé en celte ville M.H.C.Dro- let, missionnaire à Caraquet (New-Brunswick).Il nous apporta la consolante nouvelle que dans cette mission 2,157 personne sont enrôlées dans la société de Tempérance Totale ; dans cette mission trois fidèles seulement n\u2019en font pas partie.\u2014M.Deligny, missionnaire au New-Brunswick, est arrivé cette semaine à Berthier, quelques jours après la mort de sa respectable mère.ui-même est, dit-on, dans un grand état de faiblesse et d\u2019infirmité, et ne pourra plus se livrer aux travaux du ministère.(ddem).TEMPERANCE.\u201d~ M.le RÉDACTEUR, Voici en partie la traduction d\u2019une lettre pastorale dont l\u2019objet doit avoir encore son à-prapos, bien que la date en soit déjà un peu arriérée, \u2018an plusieurs lieux l\u2019arbre salutaire de la tempérance jette encore tous les jours, parmi nous, d\u2019heureuses et profondes racines.Et comme la solidité d\u2019un édifice dépend surtout de la solidité de ses bases, vous accueillerez, j'en suis sûr, l\u2019enseignement lumineux et si exact qui, dans cette lettre pastorale, jette tant de clarté sur les principes mêmes de la tempérance.J'aime à croire que les fidèles et le clergé de ce diocèse ne pourront que vous savoir gré de leur avoir fourni une autorité e plus dans le procès engagé partout le pays contre le vice si bas et si calamiteux de l\u2019intempérance.* Agréez, etc, Civis.LETTRE PASTORALE.PIERRE-RICHARD, par la grâce de Dieu et l'autorité du Saint-Siége Apostolique, Evêque de Drasis, wm partibus infidelium, et Coadjuteur de l\u2019Evêque de St.Louis.Au clergé catholique et aux fidèles du diocèse de St.Louis.Vénérables frères et bien-nimés fils, chargé de l\u2019administration de ce vaste diocèse pendant l\u2019absence du vénérable prélat qui l\u2019a gouverné \u2018pendant longtemps ot avec tant de succès, nous sentons qu\u2019il est de notre devoir de vous adresser cette présente lettre pastorale à l\u2019occasion du projet qui nous a été soumis d\u2019établir une société dont l\u2019objet principal est d\u2019affermir et d'étendre la vertu de tempérance.Nos motifs, en agissantainsi, ont été d\u2019abord un désir sincère de notre part de contribuer de tout notre pouvoir À réaliser un objet d\u2019une si haute importance.En second lieu, nous devious à notre charge de proclamer avant tout clairement et exactement la sévérité des principes de la morale chrétienne en autant qu\u2019ils s'appliquent à l\u2019objet qu'on uous a soumis.Enfin nous avons dû également établir d\u2019une manière précise les conditions sous lesquelles nous entendions donner notre approbation à la formation d\u2019une société dont l\u2019établissement daus ce diocèse a été sollicité à la fois par un grand nombre des membres du clergé, ainsi que les fidèles.Sans doute, N.T.C.F., il n\u2019est pas nécessaire de vous exprimer combien nous avons en horreur l\u2019odieux vice de l\u2019intempérance.Nou plus, nous n\u2019avons pas besoin de vous manifester la douleur profonde qui nous afflige 3 la vue des maux sans nombre dont ce vice a été, dans tous les temps, la cause déplorable.Déjà vous êtes convaineus que de tous les vices qui forment le triste apanage de notre fragile nature, l\u2019intempérance est celui qui efface en nous d\u2019une manière, hélas! que trop journalière, la trace de ce caractère divin qui scelle et distingue notre céleste origine; et qui, tout en fesaut déchoir l\u2019homme de sa sublime condition, l\u2019abaisse au-dessous de tout objet quelconque de cette création matérielle qui s\u2019offre partout à nos regards; au-dessous même de la brute, à laquelle il s\u2019assimile en s'adonnaut à ce vice.(Après avoir ici tracé un tableau rapide et éloquent des maux de tout genre que l\u2019intempérance cause à l\u2019âme et au corps, le zélé prélat continue ainsi): Mais, N.T.C.F., tandis que nous élevons la voix contre un mal qui a toujours été un sujet d\u2019af- fiction pour un ministre de Jésus-Christ, et contre lequel il doit constamment combattre avec un zèle inspiré par la grandeur du prix qui doit récompenser ses efforts; nous ne devons pas toutefois nous jeter, par la juste indignation qui s'empare de notre esprit, hors de cette voie de rectitude dans les principes et de précision dans les termes qu\u2019exige l\u2019intégrité de la foi chrétienne.Sans doute nous devons condamner hautement et sévèrement le vice de l'intempérance ; mais nous ne devons pas envelopper indiscrètement dans notre condamnation cet usage légitime des œuvres et des dons de Dieu dont l\u2019homme intempérant abuse, il est vrai, à sa propre ruine.Un tel prinoipe serait à la fois impie et déraisonnable : (impious and irrational) ; ce principe irait directement contre la parole inspirée du grand apbtre, qui dit que Dieu n\u2019a rien créé que de bon, et par conséquent on ne doit rien rejeter comme mauvais de ce qu\u2019on mange avec action de grâces: (Quià omnis creatura Dei bona est, et nihil rejiciendum quod cum gratiarum actione percipitur\u2014 St.Paul\u2014Epit.à Ti- mothée\u2014ch.4, v.4 )\u2014Ce principe renfermerait une erreur formellement condamnée par l'Eglise, et par conséquent il ne peut servir de base et ne peut assurer de résultat heureux à aucun système, ni au zèle de quiconque le prendrait pour appui.Nous exhortons donc instamment tous ceux qui se sentent animés d\u2019une sainte émulation pour purger la société du vice odieux et abrutissant de l\u2019intempérance, de ne jamais oublier cette vérité, que c\u2019est l\u2019abus et non l\u2019usage des liqueurs fortes qui est péché ; que cet abus doit être l\u2019obiet direct de leur zèle : par consé« quent il est d\u2019une grande prudence de leur part de s'abstenir de toute expression qui se rapprocherait tant soit peu de l\u2019erreur que nous venons de signaler.Mes frères, ne soyez pas plus sages qu\u2019il le faut ; mais soyez sages avec sobriété.(Nou plus sapere am oportet sapere, sed sapere ad sobrietatem\u2014 St.aul, épit.aux Romains\u2014ch.12, v.3.) ( A la suite de cet enseignement que le pieux prélat juge à propos de donner sur les principes qui dai- vent servir de fondements au projet d'association dé- féréà son autorité, il entre dans quelques détails sur l\u2019esprit et l\u2019usage de l\u2019Eglise à l'égard des associations religieuses, en général ; puis il s\u2019exprime ainsi touchant les conditions qu\u2019il impose à l'établissement de la nouvelle société) :\u2014 Afin, cependant, de ne point être trompé daus nos espérances, et pour qu\u2019un même esprit d\u2019uniformité puisse s'étendre à toutes les sociétés de ce genre qui pourraient par la suite s'établir dans ce diocèse ; nous exigeons qu\u2019on se conforme exactement aux conditions suivantes, qu\u2019après mûre délibération nous avons jugées nécessaires pour prévenir le manque de succès dans ce que nous entreprenons aujourd\u2019hui ; et dont l\u2019omission deviendrait une source do malentendus et de doutes propres qu\u2019à jeter le trouble dans les consviences :\u2014 .L Lorsga\u2019un prêtre, à la tête d\u2019uve congrégation, jugera qu'il est utile d'établir une coufraternité de tempérance,ilexigera comme condition préalable pour en devenir membre, certains exercices de piété; tels \u2014\",; - TF We \u2014- que la récitation privée on en commun de quelques prières analogues au but de la société, et qui pour» raient avoir lieu chaque jour, ou chaque semaine, où chague mois; ou encore, ce que Dous décirons d\u2019avantage, la réception, à certains temps déterminés, des sacrements de pénitence et d\u2019eucharistie, autant que cela sera praticable.La nécessité de oette con- ition est évidente.Si l'homme intempérant désire réformer sa conduite ; si ceux qui sont faibles ont la volonté de se mettre à l'abri des dangers auxquels ils sont exposés ; si d\u2019autres se sentent disposés à pratiquer un acte de privation volontaire dans le but d\u2019encourager des frères qui antrement auraient honte de se servir d\u2019un remède peut-être nécessaire à leur salut : alors tous doivent se rappeler que c\u2019est de de Dieu seul que peut leur venir la force de se corriger des habitudes de péché qu'ils auraient contractées, ou de persévérer jusqu'à la fin dans la pratique dela vertu.L'entraînement, le respect humain, l\u2019attrait de la nouveauté, et l\u2019exemple des autres peuvent, pour un temps, arrêter le torrent du vice ; mais, à moins d'établir nos résolutions vertueuses sur une humble défiance de soi-même et en même temps sur la plus parfaite confiance dans le secours de Dien, nous serous de nouveau en butte à la violence de ce torrent ; et, incapables de résister à une impétuosité que n'aura fait qu\u2019acoroître la digue temporaire que nous lui aurons opposée, nous périrons.If, Avant d'admettre une où plusieurs personnes comme membres de la société de tempérance, le pasteur, Ou celui que le pasteur aura commis à sa place, en dounant anx personnes ce qu'ou appelle le pledge, leur expliquera de la manière la plus claire et la plus explicite, la nature et l'étendue de l\u2019obligation qu'il impose.Dans toute et chaque société de tempérance qu'on établira dans ce diocèse, nous voulons et nous exigeons que l\u2019on considère l\u2019engagement de s\u2019abstenir de liqueurs spiritueuses comme une simple condition d\u2019agrégation à la société; en sorte qu\u2019y manquer ne sera pas plus pécber qu\u2019on ne l\u2019eût fait si on n\u2019eiit pas pris d\u2019engagement.Par conséquent la seule peine à encourir par ceux qui manqueront à leur engagement, sera d\u2019être exclus de la société, et de perdre les autres priviléges dout jouiront les membres fidèles à leurs engagements ; à moins que l'acte par lequel l'engagement aura été violé, ne soit en lui-même une infraction à la loi de Dieu, qui défend toute intemperance quelconque.En même temps que vous proclamons hautement et explicitement ce principe, afin d'éviter toute méprise et ne point créer de fauses consciences, le prêtre qui administrera le pledge avertira les personnes que ceux qui ont contracté l'habitude du vice dégradant de l\u2019intempérauce ne peuvent légitimement se permettre 1a moindre indulgence sur les engagements qu\u2019il exprime ; (ce qui daos d'autres cas pourrait être légitime;) à raison de la certitude morale qu\u2019une telle indalgence deviendrait pour eux une occasion prochaine de péché : Tellement que ces personnes, quand même elles n'auraient jamais pris d\u2019engagement dans la société, sont déjà tevues par la loi na- tucelle et divine d\u2019ubserver l\u2019abstinence qu\u2019elles promettent; et qu\u2019elles s\u2019exposent au danger certain d'offenser Dieu en ne l'observant pas.En terminant, N.T.C, F., Dous vous adresserons cet.avertissement de l\u2019apôtre St.Pierre, que nous récitons chaque jour dans l\u2019office de l\u2019église : \u201cSoyez « sobres et veillez, car le démon, votre ennemi,tour- « pe autour de vous comme un lion rugissant, cher- « chant qui il pourra dévorer ; c\u2019est à lui qu\u2019il faut « résister dans la force que vous donne votre foi.\u201d Ayez toujours devant les yeux la couronne impérissable de la vie éternelle que vous espérez recevoir un jour de la main de Dieu même, ce Dieu de toute justice; et cousidérez comme légers les sacrifices qui peuvent vous en assurer la bienheureuse jouissance : l'unique et sublime fin de votre carrière en ce monde! La grâce de N.S.J.C.soit avec vous.Donné à Saint-Lous, en notre résidence épiscopale, le 16e jour de février 1842.Prerre-RicHARD KENRICK.Josera LuTZ, secrétaire.PARTIE POLITIQUE, EITTERAIRE, SCIENTIFIQUE ET COMMERCIALE, \u2014_\u2014 QUATRIEME PAGE.Questions GRAMMATICALES : Observations du Canadien sur le ManuEL des diffiultés de la langue française.ANNONCES DIVERSES.QUEBEC: JEUDI, 80 JUIN, 1842.\u2014 Le seul journal de New-York reçu aujourd\u2019hui est lo Sunday Morning News du 26 juia, et la seule nouvelle qu'il donue est celle d\u2019un duel qui a æu lieu, sur la frontière des états de Delaware et de Pensylvanie, entre le colonel Webb, éditeur du Courier and Enquirer de New-York, et M.Marshall, du Kentucky, membre du congrès.Au second coup de pistolet de son adversaire, M.Webb a été blessé au-dessous du genou et le combat a cessé.Les journaux du samedi 25, reçus hier, annoncent, d\u2019après leurs correspondances de Washington, que les pégociations ouvertes entre M.Webster et lord Ashburton touchent à un dénoûment pacifique.Toutes les questions en litige auraient été amiable- ment résolues, à l\u2019exception de celle relative au territoire dont l\u2019Angleterre et les Etats-Unis revendiquent également la propriété sur les côtes de l\u2019O- - céan Pacifique.On aurait renvoyé à un temps plus éloigné la solution du différend au sujet de ce territoire.En attendant, les Etats de l\u2019Ouest commencent à y verser leurs flots d\u2019émigration, et une fois que les Américains auront colonisé le territoire, si la compagnie de la Baie d'Hudson ne s\u2019y oppose pas, ils défieront l'Angleterre de les ea expulser.Haïrt\u2014 I paraît que la révolution 4\u2019 Haiti ne s\u2019est opérée et que le président de la république noire n\u2019a été fusillé ou pendu que dans le bureau du journal américain qui a le premier publié ces nouvelles.Un bâtiment arrivé à Boston a apporté des avis de Port-au-Prince du 9 juin qui n\u2019en disent pas un mot.Les nouvelles reçues da Cap Haïtien disent que les cargaisons des quatre premiers bâtiments qui sont arrivés dans le port de cette ville, après le tremblement de terre, ont ôté admises franches de tous droits.On se préparait 3 robatir Ia ville.Le vieux fort Picolet à 6té entièrement détruit; à Port au Plat, les mure du vieux fort biti, il ya 250 ans, peu de temps après ls découverte du pays par Christophe Colomb, à été pareillement renversé.\u2014\u2014\u2014___ Monrevipzo.\u2014Des lettres de Montevideo annoncent que l'amiral Brown qui croisait devant ce port avec la flotille de Buenos-Ayres, s'était éloigué le 25 mai.Elles ajoutent qu\u2019avant son départ, le bruit s\u2019était accrédité qu'une négociation était entamée entre lui et le gouvernement montévidéon.L'amiral aurait consenti à abandonner aveo sa flotte, le service do Rusas, et à passer dans les rangs de ses ennemis.Pour prix de cette défection, il lui aurait étéalloué une gratification.de cent mille dollars, dont il serait fait répartition entre les officiers et les équi- ages de la flotille.Brown recevrait en outre cent mille dollars comme indemnité de la perte de ses propriétés que Rosas ne manquera pas de confisquer.La longue série d\u2019atrocités dont Rosas s\u2019est rendu coupable, et surtout les assassinats qui ont récemment ensanglanté les rues de Duenos-Âyres, sont donnés comme la cause ou tout au moins le prétexte légitime de cette trahison qui coutribuera puissamment à rétablir la position fort précaire des m ontévidéens dans la lutte depuis long-temps engagée.L'éloïgne- ment de Brown avait pour but, dit-on, la réalisation de ce contrat.Il serait allé à la recherche de quelques petits navires disséminés sur les côtes.Il devait ensuite rallier la flotille montévidéenne pour se rendre devant Buenos-Ayres.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EvasioN.\u2014On lit dans un journal de New-York : « Au nombre des patriotes qui furent victimes de la révolution canadienne de 1838, se trouvait un Américain nommé James Gammell, qui, aprés avoir été condamné à être pendu le 25 août 1838, eut sa peine commuée en celle de la déportation à vie dans l'île de Van Diamen.Gammell débarqua sur la terre d'exil le 16 janvier 1840, avec environ 70 compagnons d\u2019infortune, dont plusieurs Américains.Pendant deux aus, ils demeurèrent chargés de fers, et furent employés à de rudes travaux.Enfin, ils furent délivrés de leurs chaînes et il leur fut permis de travailler comme bon leur semblerait pour leur propre compte, à la condition de demeurer sous la surveillance de l\u2019autorité, et de ne pas s'approcher des ports de mers.Gammell obtint cependant la permission de se rendre à Hobart-Town, où il rencontra des matelots appartenant à un baleinier américain à bord duquel il lui fut donné asyle, Ii rapporte que cing des exilés sont morts, entr\u2019autres les Canadiens Alexander McLeod et Gérard Van Camp.Six autres ont été coudamnés pour deux ans aux travaux des mines, à cause d\u2019une tentative d\u2019évasion.De ce nombre sont les Cauadiens Horace Cooley, de London (H.C.); Murray, do,, et Jacob Paddock, de Kingston.\u201d LE Lever \u2014La longue liste des présentations au lever de Son Excellence le gouverneur-général de lundi dernier, à été publiée dans le Mercury, 3t re- roduite dans la Gazette anglaise d\u2019hier.Comme cette liste a dû être cemmuniquée au Mercury, nous aimerions à savoir si c\u2019est daus les bureaux de ce journal où en plus haut lieu qu\u2019on a réglé la préséance de manière à faire passer, non-seulement l'évêque anglican et son clergé, mais tous les minktres de toutes les sectes dissidentes, avant les évêques catholiques et le clergé de leur communion ?\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 SOIREE PYROTECHNIQUE.\u2014C\u2019est ce soir qu'un amateur artificier donne une une soirée pyrotectni- que, sous le patronage de M.le maire de Québrc; ou nous informe que Son Excellence le gouvernear- général sic CuarLEs BacoT se trouve sur la listede souscription, ainsi qu\u2019un grand nombre de citoyens distingués.M.l'amateur a préparé un enclos spacieux, en dehors de la porte Saint-Louis, où il a hit transplanter des arbres de la forêt; il a, pour airsi dire, improvisé un jardin magnifique, avec (es places commodes pour les spectateurs.On se rip- pellera que l\u2019amateur est M.Lemoine, le même cui donna un feu d\u2019artifice l\u2019année dernière à nue éjo- que À peu près correspondante, et qui obtint en cete occasion des applaudissements unanimes.\u2014Le Courrier mercantile de Gênes, publie une lettre de Beyrouth, où nous lisons les passages suivants: On parle d\u2019un projet sérieux d\u2019une maison de Marseille pour former uue ligne do navigation de deux bateaux à vapeur entre cette ville et Beyrouth, touchant à Chypre, Alexandrette et Tripoli.Ces bâtiments, de la force de 200 chevaux, prendraien: des marchandises, des groups et des passagers, et i y aurait à Beyrouth un magasin pour recevoir le marchandises volumineuses.Les fonds nécessaires sont évalués à un million de francs, divisés en actions de 5,000 francs et en demi-actions.Il pourrait æ faire aussi que les paquebots touchassent à Livourns.Le projet de sousoription a été envoyé à Chypre, Damas et Alep, mais on a trouvé peu de souscrif- teursen Syrie.On parle aussi d\u2019une ligne de ba teaux à vapeur français appartenant à l\u2019état, et qui, deux fois par mois, en allant d\u2019Alexaudrie à Smyrne, toucheraient à notre port.\u2014S.H.a daigné accorder 4 Kosrew pacha, qui a successivement occupé toutes les charges les plus importantes de l\u2019empire, et qui, en dernier lieu, à rempli celle de grand-visir, une pension de 30,000 piastres par mois.\u2014(Journal de Smyrne du 8.) \u2014VIENNE, 18 mai.\u2014L\u2019ambassadeur ottoman Akif- Effendi a eu l'honneur d'être reçu aujourd'hui es audience particulière par $.M.l\u2019empereur et de remettre à S.M.ses lettres de créance, Ali-Effendi, ambassadeur ottoman à la cour de Londres, est parti avaot-hier pour se rendre à sa destination.\u2014( Gazette d\u2019Augsbourg da 22 mai.) STOCKHOLM, 13 mai.\u2014On assure qu\u2019à ls nouvelle de l'incendie de Hambourg, le roide Suède a versé des larmes.Le cousul-gévéral de Suède, à Ham- bourgh, a fait, dans la Gazette d'Etat, à Stockholm, un appel aux négocians suédois et norwégiens en faveur des victimes.(Nouvelle Gazettede Hambourg, 10 mai.) \u2014L'Emancipation de Toulouse nous apprend que M.Soult sls vient d'adresser & tous les électeurs de l'arrondissement de Castres uve lettre de taire part ur leur annoncer gne sa femme, la marquise de almatie, est accouchée heureusement d\u2019une fille.C'est, dit ce journal, une réclame électorale d'un nouveau genre: La réclame à l'enfant.\u2014Des villages entiers, riches et pauvres, émigrent en masse pour l\u2019Amérique du Nord.Trois villages de la haute Hesse vont se trouver dans quelques mois entièrement sbandonnés.Plusieurs communes de l\u2019Abrthal (Prusse rhénane) suivront aussi cet exemple.Dernièrement, la population d'un village émigrant a passé par Mayence; avant de partir, elle avait encore renouvelé son conseil communal ; le curé aiusi que le maître d'école l\u2019accompagosient.Les émigrants calculent que celui qui, en Allemagne, n\u2019est qu\u2019un petit propriétaire, devient un assez grand propriétaire en Amérique, où la journée de terre, libre de toute contribution lui est vendue pour la modique somme do six fraucs.( Gazette d\u2019Augsbourg.) rer COUPLETS POUR LA SAINT-JEAN-BAPTISTE, PATRON DE LA SOCIETE DE TEMPERANCE.Air: Vous qui de précher la raison, elc., OU: Jeunes Amants, cueillez des fileurs, etc.Puisque ce jour est consacré A la vertu de Tempérance, Chacun de vous avec gaîté, Doit en saluer la naissance.Laissons Bachus sur son tonneau Ridiculiser notre fête ! Chantons le mérite de l\u2019eau, bi L'eau ne monte pas à la tête.8 Buveurs, demeurez dans l\u2019émoi, Sous la treille fuyez par groupe ; Vuidez en vous moquant de moi, Vuidez à longs traits, votre coupe.Votre pitié, votre couroux Ne sauraient me causer de peine ; Je chante.et je brave vos coups, ;.En buvant l\u2019eau de l\u2019Hypocrène.1 En chantant de l\u2019eau le bienfait Et son influence féconde, Dirai-je tout ce qu\u2019elle a fait Ponr la félicité du monde ?Non! c'est en glissant sur ses flots Que je veux chanter ses merveilles, Pardonuez, si je chante faux, bi Censeurs, bouchez-vous les oreilles.8 Si cet univers est si beau Dans son magnifique assemblage, Vous le savez tous, c\u2019est à l\u2019eau Qu'il doit ce brillant avantage.Vient-elle abreuver nos sillons ?Les moissons s\u2019empressent d\u2019éclore ; Sa rosée ouvre les boutons bi Dont s'émaillent les champs de Flore.i Le commerce, grâce à l\u2019eau, Partout s'étend, fleurit, se fonde, Sans elle le vio par tonaeau Ne coulerait pas dass le monde.Elle nous procure le pain, Chaque jour fournit le potage ; Après les orages du vin, bi Ramène la paix au ménage.18.L\u2019amateur du jus de Bacchus A beau vanter son influence, Lors même qu\u2019il vit en Crésus 11 traîne une ignoble existence.S\u2019acheminant vers le tombeau, Il y tombe la fleur de l'âge ; Alors que l\u2019heureux buveur d\u2019eau ,.Court sa carrière et meurt en sage.\" Un patriarche bien connu Inventa la liqueur traîtresse ; 11 en avait & peine bu, 1! perd le bonbeur, Ia sagesse.Mais Samson ne boit que de l'eau, Seul il renverse des armées, Le vin eût été le tombeau bi De son nom et de ses troplsées.15: Mais quel contraste merveilleux ! L'eau perdit jadis cette terre ; Aujourd\u2019hui faisant des heureux, Elle la sauve et régénère\u2026 J'en appelle surtout à toi, Sainte vertu de Tempérance, N'est-ce pas À l\u2019eau que tu dois n; Ta douce et bénigne influence ?: Nous avons choisi pour Patron Le plus grand des enfants des hommes ; De Jean - Baptiste que le nom Nous rappelle ce que nous sommes.C\u2019est en buvant l\u2019eau du Jourdain Qu'il rendait ses fameux oracles ; Abhorrons comme lui le vin, bi Nous aurons le don des miracles.fs.(Aurore des Canadas.) ré Bureau de l\u2019agent en chef de S.M.pour les Emigrés dans le Canada.Québec, 25 juin 1842.Nombre d\u2019émigrants arrivés dans ce port pendant la semaine finissant à cette date : Entre-pont.D\u2019Angleterre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.u srrnronncessses 775 D\u2019Irlande.escossecaegeorssaes eeenresenes 2180 DPECOSI.+ sssesacssessrsstssasososessiee 219 Des ports d\u2019en bas.sesrececsscrcaoranasnene 11 \u2014\u2014 3140 Passagers de chambre non-com- pris ci-dessus.7 Antérieurement.\u2026.++».320 \u2014 18961 827 \u2014 22101 À la même époque l\u2019année dernière.» .\u2026.16071 \u2014 Plus en 1842.0000cceuconce voocoosuees 6030 A.C.BUCHANAN, Agent en chef.pécès.A Montréal, le 27 du courant, Marianne-Maivins, enfant de M.Julien Perrault, âgée de 5 ans et 9 mois.A Boucherville, le 90 du courant, à l'âge de 70 ans et deal, dame Marguerite Casensuve, de feu Charles cot.A Terrebonne, le 6 courant, Antoin ghd ror » nt, Antoine Dumas, écuyer, Au même lieu, le 10 du courant, dame Catherine Coy- seux, épouse d'Isidore Roy, écuyer, âgée de 42 ans et $ BUREAU DU SCHÉRIF.Québec, 22 juin 1842.LE Témoins de la Reine, et autres, ayant des réclamations à faire auprès du gouvernement de la province, par le canal du soussigné, sont informés qu'à l'avenir ils leur sers nécessaire de présenter leurs pièces justificatives en tréplicata.WM.8, SEWELL, Schérif.BUREAU DES TRAVAUX PUBLICS, ES SOUMISSIONS seront reçues à ce Bu: reau, d'ici au 5 JUILLET prochain, pour Pée rection de tout pont ou des ponts À être construits aux rie vières principales sur la route entre Québec et Montréa- savoir les rivières Ste-Anne de la Pérade, Batiscan, Stl Maurice, et de l'Assomption, et sur une branche de la vie vière Ottawa, au Bout-da-l'Isle, Les plans généraux et détaillés, les spécifications, les formules de soumissions, etc., pour les trois premières, pourront être vus apres le 10 su1N prochain, en s'adressant à ANTOINE PoLerTE, écuyer, Syndic aux Trois-Rividres ; et, pour les dernières au Bureau du Canal de Lachine, à Montréal.On pourra aussi les voir à ce Bureau, où l'on obtiendra tous les renseignements désirés ; et après le 18 JUIN prochain, on pourra voir les FLANS, etc.des PONTS sur les rivières Batiscan et Sainte-Anne, en s'adressant à Kpwarp Have, écuyer, Syndic du district de Portneuf.Cet avis est donné de bonne heure, aflo que les personnes désirant faire des Soumissions puissent s'enquérir sur les rivières et sur le coût des bois nécessaires, dont la plus grande partie devra être de pin.THOMAS A.BEGLY.Bureau des Travaux Publics, Kingston, 12 mai 1842.AVIS, TOUTES personnes ayant des réclamations contre la sucoession de fou dame MARIE-JOSEPHTE Wousey, veuve l\u2019iErnre GUEROUT, sont priées de transmettre leurs comptes à ALEXANDRE LEMOINE, écuyer, notaire, à son étude en face de la Banque de la Cité, rue St- Pierre, Basse-ville de Québec, ct celles qui peuvent être endettées à la dite succession ou à celle du dit fen Preane GuerouT, auront à payer sans délai aux soussignés.HENRY LE MESURIER, E.B.LINDSAY, exécuteurs Procureur de testamen- Louis Guerour, et taires.Narcisse GUEROUT, Québec, 15 juin 1842.6d gw AVERTISSEMENT.OUTES personnes endettées envers la Commission des Biens des Jésuites, sont par le présent avertissement requises de s'acquitter immédiatement, sinon elles seront rigoureusement poursuivies tel que de droit.LOUIS PANET, Québec, 1er juin 1842.Agent.LE soussigné ayant loué les propriétés ci-devant occupées par MM.Hearn & Co.rue Arthur, est prêt à recevoir des consignations de produits, sur lesquels il fera des avances libérales, aussi bien que sur des consignations faites À ses amis à Londres ou à Liverpool, LI recevra des marchandises en magasin.S.MACAULEY.Rue Arthur, 26 mai 1842.BUREAU DES TERRES DE LA COURONNE, Kingston, 29 mars 1842, OF fait savoir que les demandes seront reçues durant les mois de Mai, Juin et Juillet prochains, et des l.icences accordées aux taux accoutumés pour couper du Bois sur les Terres arpentées ét non arpentées de la Couronne pendant la saison prochaine, aux Bureaux suivants, C\u2019est savoir: Au Bureau des Bois de la Couronne à Bytown, pour es deux côiés de l\u2019Ottawa et de ses tributaires depuis Gren- ville en montant, compris les townships deo Finch, Winchester, et Mountain dans le district de l'Est, les terres au nord de la rivière et du canal du Rideau, et dans les townships d' Elmsley, Burgess, et North-Crosby dans le district de Johnstown, aussi Palmerston et les terres non arpentées au nord des townships d' Olden, Kenebec, Kaladar et El- zevir dans le distriet de Midland ; Etaux Bureaux des Agents de district respectifs dans cette partie de la province appelée ci-devant le Haut-Ca- nada; Au Bureau de WiLLiaM MORRISON, écuyer, à Berthier, pour le côté nord du Saint-Laurent, entre Montréal et Montmorency.Au Bureau de C.L.Marie, Ecuyer, à Nicolet, pour le côté sud du Saint-Laurent, depuis\u2019 Sorel jusqu\u2019à la rivière Chaudière ; Et au Bureau de C, F.FoURNIER, écuyer, à St-Jeau- Port-Joli, depuis la rivière Chaudière jusqu\u2019à la rivière Métis; et pour le district de Gaspé, au Bureau de Wire LtaM Mc DoNALD, Écuyer, à New-Carlisle.JOHN DAVIDSON.A VENDRE, WW HISEES en quarts d\u2019épreuve du Haut-Ca- nada, pour le commerce des campagnes, à hé, par bon marci P HENDERSON & CO.Québec, 30 juin 1842.quai St-André.VENTES A L\u2019ENCAN.\u2014\u2014{fm PAR G.D.BALZARETTL VENTE POUR LES ASSUREURS.Seront vendus SAMEDI matin, le 2 juillet, à DIX heures, aux magasins de R.McLimont, écuyer, les articles suivants: R McL § 401\u20141 BoYsAL: Faucilles et Q 10 douzaines Faux, débarquées endomraagées d'abord l\u2019Zo, Barnes, maître, de Liverpool.Québec, 29 juin 1842.PAR THOS.HAMILTON, matt VENTE POUR LES ASSURE URS, DE POELES ET DE CHAUDRONS A SUCRE.Sera vendue, MARDI prochain, le 4 juillet, sur le qual de Muxx, Près-de-viile, au compte des intéressés, à DEUX heures :< U\" quantité de poêles et de ohaudrons À sucre, débarqués endommagés d'abord le brick Henry, Thos.Johnson, capitaine, de Montrose.Québec, 98 juillet 1842, A mt QUESTIONS GRAMMATICALES [Four compléter cette discussion, qui a si vivement in.téremé nos jeunes littérateurs, nous reproduisons, comme nous avions promis de le faire, un article du Canadien du 3 novembre dernier, sans cependant épouser les opinions de l'auteur de cet article.Nous n\u2019admettons pas, par exemple, que le mot patate soit d'origine canadienne, Ce mot est d'origine péruvienne.La pomme de terre a portée ce nom avec diverses modifications, dans tous les pays de l\u2019Europe où la cui- ture en a été introduite.Les Espagnols la trouvèrent cultivée dans les montagnes de Quito sous le nom de papas, dont ils flrent par corruption pattata, nom que lez portu- Bsis adoucirent en l\u2019appelant batata du terra, etc.Nous ne croyons pas, non plus, que le mot cassaf soit d'origine canadienne.Ce mot, qui devrait s\u2019écrire casseau, n\u2019est, de même que cassetin, qu'un diminutif de casse, nom par lequel les orfèvres, les savonniers, elc., désignent différentes sortes de vaisseaux, .Le mot coitte (on pluibt guette) nous paraît être un diminutif de gueue, dont il à pu se former suivant la même analogie que le mot guoailler.] Mawvut des difficultés de la Langue Française, adapté au jeune âge, et suivi d\u2019un Recueil de Locutions vicieuses, Nous revenons À ce petit ouvrage, dont l'utilité at l\u2019excellence ne doivent certes pas se mesurer à son format.Il y a longteraps que le besoin d\u2019un pareil travail ge fesait sentir en ce pays, attendu que tous ceux qui se publient en France sur le même sujet, ne répondent qu\u2019en partie à leur objet pour ce qui regarde le Bas-Cauada.Branche depuis longtemps séparée du tronc, le langue frangaise en Canada » dû vivre de aa propre vie; dans ses nouveaux besoins elle ne pouvait recourir aux autorités littéraires de la vieille France, et elle n'avait pas ces autorités pour la rappeler de sea écarts et de ses négligences.De plus elle s\u2019est trouvée en contact avec une autre langue dont elle a trop souvent emprunté sans nécessité, et qu\u2019elle à imitée sans discernement, Il ne faut donc pas s\u2019étonner que la langue française en-Canada se trouve farcie d\u2019une foule d\u2019angliciemes plus ou moins ridicules, sans compter les locutions vicieuses que le temps y & introduites, et qu\u2019il a ajoutées à celles dont elle avait héritée des premiers oolons du pays, Quelques correspondants de journaux se sont bien de temps en temps élevés contre vet abus, mais ces réclamations éphémères comme le mode de publicité qu\u2019elles adoptaient, n\u2019ont pu empêcher l\u2019existence et la propagation des angli- ciames, des Larbarismes, ni des néologismes, et la contagion s\u2019est répandue jusque dans la bonne société; le barreau, la tribune, la presse même n'ont pas été exempts, ef nous-même avons sur In con- écience plus d\u2019un péché de cette espèce, tant l\u2019habitude et le mauvais exemple ont d\u2019empire.Pour ar- rôter le débordement, il fallait que quelqu\u2019un, en autorité sous ce rapport, se posit en réformateur, et dénouçât hautement et dans une forme convenable les abus qui se sont introduits dans la langue fran- ise en Canada, et c\u2019est ce qu\u2019a fait l\u2019auteur de ouvrage dout le titre est en tête de cet article.L\u2019anteur a voulu garder l\u2019anonyme; nous aurions désiré qu\u2019il eût ajouté l'autorité de son nom a celle de son ouvrage, d\u2019autant plus qu\u2019on n\u2019aurait pau y voir ni même y soupçonner le moindre motif de va- Dité, car ce travail tout utile, tout excellent qu\u2019il soit, ne saurait rion ajouter à la réputation d'homme instruit et savant dont jouit déjà ce monsieur.On aurait regardé son travail comme le cadeau des heures de loisir d\u2019un homme d\u2019études à ses concitoyens., , Cet ouvrage, comme son titre l\u2019annonce, est divisé en deux parties: l\u2019une traitant des \u201c Dificul- tés les plus communes de la langue française; \u201d l\u2019autre étant un \u201c Recueil de Locutions Vicieuses.* La première partie est une compilation faite d\u2019après les premiers grammairiens et lexicographes, et Gauvera aux étudiants de longues et pénibles recherches.La seconde partie a une couleur et un \u2018intérêt tout local; elle traite des expressions vicieuses plus particulières à la langue française telle qu'on la parle, et l\u2019écrit quelquefois, en Cauada, On ÿ trouve sur cette partie ce qu\u2019on chercherait en vain dans-les grammaires de notre métropole littéraire.L'auteur fait main-basse sur ces locutions barbares, grossières, ridicules, absurdes qui défigurent la plus polie comma la plus pure des langues modernes.Nous ne parlerons pas des locutions en usage seulement parmi les classes illettrées, mais de celles que l\u2019on entend tous les jours dans la bonne société.Monsieur un tel a reçu des argents, par imitation de l\u2019Anglais, où l\u2019on emploie monies dans de cas; il est à son Office, au lieu de son Bureau, Comptoir ou Etude.Un autre a vendu son butin, où la charge de son vaisseaa qu\u2019il a clairé à la Douane, etc.On envoie tous les jours chercher des Crackers chez le Groceur ou à la Grossery, etc, eto.L'auteur aurait pu grossir encore bien davan- tago lo catalogue des looutions vicieuses; il aurait pu nous rappeler les nombreuses assemblées où MM.tels et tels sont appelés à la Chaire, au lieu d\u2019être appelés au Fauteuil, où encore mieux à la Présidence ; il aurait pu aussi, mais la décence l\u2019en a empêché sans doute, il aurait pu nous parler de Savants Avocats qui exposent leur cas devant l\u2019Honorable Cour, eto, eto.Lelangage du Barrean aboude en expressions aussi vicieuses, et dans une prochaine édition nous inviterions l\u2019auteur à ne pas oublier le arreau.Lui qui devrait montrer l\u2019exemple, mérite une leçon toute spéciale pour s'être laissé entraîner plus que toute autre classe peut-être au tor- rout des Anglicismes et des Barbarismes.Tout en souscrivant généralement aux déoisions de l\u2019auteur contre la Néologie, qui est l\u2019emploi de termes nouveaux, ou d\u2019anciens mots dans une acception nouvelle, nous demanderions grâce cependant pour plusieurs de ces termes, qu\u2019il a inclus dans ea liete de proscriptions, et nous appuierons notre requête des considérations mêmes que présente l\u2019autour sous le mot NÉOLOGIE, e 70.Il reconnaît que nous avons en Canada mission où titre pour la ion de mots nouveaux, pour les objets et les choses qui nous appartiennent exclusivement.Ces principes posés, nous nous permettrons de croire que votre auteur est peut-être un peu rigoureux en condamnant l\u2019emploi des mots suivants : Cariole\u2014dit l\u2019auteur, est une voiture à roues, et c\u2019est abusivement que l\u2019on applique ce torme 3 une de nos voitures d\u2019hiver A patios.I! voudrait que Yon employât le mot traîneau, qui en effot dans les \u2018dlotionvaires signifie toutes sortes de voitures pour aller sur la neige, Si nous n\u2019employions pas le mot traîneau pour désigner les voitures destinées à trainer dos fardeaux foamate, eb qu'il of ap antre mot pour distiogaer les voitures d'hiver destinées au transport des voyageurs, ou à la promenade, la réforme de l\u2019auteur pourrait peut-être s\u2019introdaire: mais l\u2019absence d\u2019un pareil mot, la distinction existante daus notre langage entre les mots cariole et traineau, ont fait du mot cariole dans son acception actuelle une expression nécessaire, et partant légitime à notre avis.Ce qui rendrait aussi difficile le non-emploi de ce mot, c'est qu\u2019il n été adopté par la population anglaise.Traine\u2014 Nous plaiderons pour les mêmes raisons la cause de ce mot, qui désigne une espèce de traîneau particulière, le traîneau plat sans patins.Patate est aussi mis 3 index, Cependant le die- tionnaire de Rivarol dit que ce mot signifie \u201c one espèce de pomine de terre.\u201d C'est un mot qu\u2019il sera difficile de faire disparaître, attenda qu\u2019il s\u2019est introduit dans le pays aveo ls précieux tuberoule qu\u2019il désigne.Pomme de terre est évidemment plus noble, et cela donne à ce mot un grand avantage sur celui de patate, qui d\u2019ailleurs n\u2019est que d\u2019origine ca- nadieune.Battures, employé pour signifier les glaces stationnaires sur les Lance de sable ou roches à fleur d\u2019eau, de trouve pas grâce, non plus que Bordages, signifiant les glaces qui bordent les rivages des rivières en Liver.Ce sont pourtant bien là des choses qui nous appartiennent exclusivement, relativement à la France, et que par conséquent nous avions, d\u2019après les principes de notre auteur même, le droit de nommer, puisque les dictionnaires français ne fournissent pas, que nous sachions, de mots pour les désigner.Poudrerie.\u2014 Nous ferons la même remarque à l\u2019égard de ce mot, qui peint si bien la neige poussée, soulovée par ua vent fort et tourbilloanant, - Breton\u2014condamné à bon droit, n\u2019a été employé que pour répondre au sens donné, dans nos disputes politiques, au mot British.Ce mot adopté dans un besoin momentané, ne saurait rester.Cageu, Cage.\u2014 La langue française possédant les mots Radeau et Train de bois pour désigner la même chose, il n\u2019y avait aucune nécessité de créer ceux-là, qui par conséquent doivent être prosorits.Cassot\u2014Ïl en est autrement à l\u2019égard de ce mot; la langue française n\u2019ayant pas nommé le vase d\u2019écorce de bouleau désigué par ce mot, nous interjetons appel en sa faveur.Custalogne.\u2014 Le Dictionnaire de Rivarol dit Cas- telogne.Si l\u2019auteur veut voir disparaître ce mot, uous lui conseillons d\u2019on faire ou indiquer un autre.Il se fait beaucoup de ce tissu grossier en ce pays, at peut-être ne s\u2019en fait-il pas en Frauce; de là la difficulté.En attendant un mot nouveau, nous ferons remarquer que l\u2019on prononce mal ce mot en disant Catalogne, comme on fait.Chiffon\u2014 Nous n\u2019avons jamais entendu dire Chiffon de pain, mais très fréquemment Chignon de pain.La remarque de l\u2019auteur s\u2019applique aussi Lien à ce dernier mot, Couette.\u2014Le mot français est Queue.Le mot Couette était provincial en France, sans doute.Pour des raisons que nous ne dirons pas, notre avis est que s\u2019il n'existait pas an autre mot que Queue, il audrait en inventer un.C\u2019est cela peut-être qui a fait inventer le mot Couette, qui ne devra disparaître qu\u2019avec la dernière Couette.Il est vrai qu\u2019il en reste très peu en ce pays.Collecteur \u2014Tant que les lexicographes français ne nous donneront pas un équivalent, nous ne voy- ODs pas trop pourquoi nous serions en Canada obligés de recourir à une périphrase, lorsque nous avons trouvé ua mot qui exprime si bien la chose.Cordon (quart de corde).\u2014Les Francais ont ou avaient lo mot stére pour désigner la méme chose.Ce mot sent bien le grec pour nos vendeurs et char- royeurs do bois.Autant vaudrait leur laisser le Cordon.Demiard\u2014I1 n\u2019y aurait certainement aucune dif-: ficulté à dire demi-setier ou demi-chopine ; mais Demiard est enraciné dans le langage du peuple, et après tout, qui saît s\u2019il n\u2019est pas aussi en usage dans quelque département de France?En fait de dénominations de poids et mesures, chaque pays doit avoir droit de création.Embarquement et Débarquement pour désigner un lieu où l'on embarque et débarque, sont proserits à juste titre, puisque les Français se servent de mots particuliers, Embarcadère et Débarcadère, mots empruntés de l\u2019Espagnol, et qui sont d\u2019origine américaine en outre.Ætanche\u2014 L'auteur aurait dû se borner à proscrire la prononciation de ce mot, qui est évidemment une corruption ou mauvaise prononciation du mot Etanc, terme de marine.On lit dans Rivarol à ce mot \u201cnavire estanc, bien clos, sans voie d\u2019eau, en bon état,\u201d Cet adjectif n\u2019a qu\u2019un genre, le masculin; mais le peuple qui ne consulte jamais l\u2019Académie, À qui souvent même il fait la loi, a féminisé ce mot en suivant l\u2019analogie, et a fait Estanche on Etanche, et cette dernière prononciation étant plus euphonique, il l\u2019a conservée daus tous les cas.Germage\u2014 L'auteur a-t-il un autre mot né français ou naturalisé pour remplacer celui-là?Nos frères de Frauce, vivant sous un beau ciel, ne sont pas souvent affligés du fléau que l\u2019on exprime ioi par le mot germage, et partant ne se sont pas trouvés obligés de créer un mot pour cela.Dans ce cas, à nous ce droit.C'est bien assez, certes, que nous soyous bien obligés de manger du pain fait avec de la farine de blé germé, sans être encore obligés de courir après les périphrases pour exprimer \u201c l\u2019état des grains qui, après avoir été sciés et mis \u201c en javelle, ont germé sur le sillon.\u201d Manchonnier.\u2014Ce mot ne se trouve pss dans les dictionnaires, dit l\u2019auteur.La raison en est sans doute que les faiseurs de dictionnaires en France n\u2019ont jamais besoiu de manchons; sans cela ils auraient senti que les faiseurs de ce précieux article de toilette en Canada, méritaient bien un nom par- tioulier.Nous demandons droit de bourgeoisie pour le mot manchonaier, que nous préférons de beaucoup À celui de Fourreur, qui n\u2019est pas en faveur en 00 pays.Menoires\u2014L'auteur veut que l\u2019on dise limonières.Ce dernier mot comporte l\u2019idée des pièces de bois qui servent à traîner une voiture d'été; me- noires a ôté créé en Canada pour désigner les pièces de bois qui traînent une voiture d'hiver.Avions- nous le droit de créer ce mot?Oui, d\u2019après le principe posé par l\u2019auteur, et noté plus haut.Menthe\u2014D'après la bonne société on dit de la winte; parmi lo peuple des campagnes on dit de la mands.Le people est plu près de la bonne pre- nonclation qui ent mante.Steam-Boat-\u2014 Malgré l\u2019avia de Botste qui adopte ce mot, notre auteur condamne ce mot \u201cdur at étranger.\u201d Il ne dit rien do steamer qui est dan usage fréquent dans les journaux français.Nous avous vu quelquefois le mot vapeur, le vapeur, employé seal pour désigner un bâtiment à vapeur.Attendons que l\u2019usage se soit fix en France, et dass l'intervalle euivons l\u2019avis de l\u2019auteur, et disons Bâtiment, Navire à vapeur.EEE MESSIEURS LES ELECTEURS DU COMTÉ DE ST-MAURICE.LAS de la dernière élection générale, je fus vivement et unanimement sollicité de vous re- résenter dans le parlement.Des circonstances de a plushaute importance ne me permirent pas d\u2019ac_ cepter.En outre un candidat de principes patriotes, venait alors solliciter nos suffrages : ses antécédents confirmés par les promesses solennelles qu\u2019il nous fit alors, nous déterminèrent en sa faveur, il fut élu.La législature du pays, considérant que l\u2019acceptation d\u2019emploi du gouvernement, changeait la condition d\u2019un représentant, a fait une loi, comme vous le savez, pour obliger les membres qui en acceptent, à résigner leur siége.Notre représentant s\u2019étant lais par l\u2019acceptation de deux places dans cette position, a résigné le sien ; Une nouvelle élection devient donc nécessaire.Dans cette circonstance je prendrai la liberté de vous rappeler la dépêche de lord John Russell, alors ministre des colonies, au sujet du gouvernement responsable, maintenant en existence, qui dit en substance, que les employés du gouvernement ap- puiront le gouvernement ou résigneront leurs emplois.Les principes de cette dépêche, si souvent rappelés à la dernière élection, et qui en ont fait la base et le succès, sont encore les mêmes ; c\u2019est en conséquence que j'ai été de nouveau prié de me porter candidat à la prochaine élection, et je n\u2019ai pu cette fois résister à des sollicitations nombreuses et respectables.Jai donc l\u2019honneur aujourd\u2019hui de solliciter vos suffrages pour moi-même ; ce n\u2019est pas un sentiment de vanité personnelle qui me porte à me présenter.Je sens trop le poids des devoirs attachés à une telle situation pour la solliciter dans des vues d\u2019intérêt, d'honneur ou d\u2019agrément.Mais les principes qui ont guidé le choix de ce Comté depuis vingt ans dans fes élections sont menacés ; le peuple Canadien a les yeuz sur ce Comté; la presse Canadienne, c\u2019est a\u201d dire les Gazettes Canadiennes, ont pris part à notre élection et sont unanimes à dire que le Comté ne peut déroger À ses \u2018anciens principes, sans se compromettre et renoncer à l\u2019union qui le joint aux autres Comtés de cette Province.Ce n\u2019est pas tout, les membres actuels Anglais ou Canadiens professant des opinions libérales,telles que le Comté en a jusqu\u2019à présent professées ne sont-ils pas déjà venus nous déclarer leur opinion, et prendre une part active en faveur des vieux principes ?Sollicité par les notables du Comté, encouragé par la presse Canadienne, et soutenu par les membres patridtes du pays, puis-je reculer devant tant de raisdhs, dont mes adversaires même doivent sentir et sentent tout le poids ?Ilrépugne à mon caractère de faire des professions de foi politique et des promesses de mille natures : vous avez le droit cependant de savoir que je m\u2019exgage à voter suivant ma conscience, sans crainte ni faveur ; que je soutiendrai vos intérêts, et cue je contribuerai à l\u2019avancement du pays et de ce tomté autant que mes faibles moyens pourront me le permettre ; d\u2019autres promesses d\u2019élections, je croira me rendre risible à vos yeux de vous en faire ; -néinmoins je dois vous déclarer, si je suis élu, que je m\u2019abstiendrai de voter sur la question des droits selgneuriaux, si le comté m\u2019en manifeste le désir, Enfin,messieurs, jai cru devoir soumettre par écrit à votre considération, les motifs qui me portent à m> présenter, afin que vous les pesiez vous-mêmes, etque vous jugiez si je m\u2019écarte des principes que veus avez suivis avec taut d\u2019honneur et de persévé- race jusqu\u2019à présent.Jai Phonneur d\u2019être messieurs, Votre très-obéissant serviteur, C.MarHIoT.\u2018Pointe du Lac, 22 juin 1842.AVIS PUBLIC, .Neovs soussignés désirant connaître l\u2019opinion du comté de l\u2019Isiet relativement aux droits seigneuriaux, avons l\u2019honueur de prier Messieurs les Elec- teurs du comté de s'assembler à l'Islet LUNDI le 11 {JUILLET prochain, a 10 heures du matin, pour délibé- \u201cter sur ce sujet et aussi sur les suivants; S'il ne serait pas aussi expédient de faire quelque application pour se procurer des terres, sur celles non concédées dieuse pour nous et nos enfants qu\u2019à présent, Aussi s'occuper du nouvel acte de judicature pour les campagnes, De plus s\u2019il ne serait pas nécessaire de demander que la paroisse L\u2019Islet demcurât chef-lieu du comté, comme elle l\u2019a toujours été avant la nouvelle division de la province.: S'occuper aussi des résolutions passées dans le comté de Portneuf.En outre s\u2019il ne serait pas expédient, pour l'avantage du comté de prier E.P.Taché, écuyer, notre représentant, de résiguer son siége au perlement avant l'ouverture de la prochaine session, Comté de l\u2019Islet, 20 juin 1842.FrANçoIS SOULARD, père, Ama.Mort, François SOULARD, fils, JoszPH FAFARD, Ester Casroneuay, C.F.FournIER, Josepu MIvILLE, CHARLES Fortin, F.X.Fournier, AMABLE CHARBON, CHARLES HARROWER, J.O.LEciLerc, AMABLE BELANGER, Jean Bre.Formiy, Pigrre L\u2019ETOILR, RAPHAEL FOURNIER.COMMISSION D\u2019ENQUETE SUR LA TENURE SEIGNEURIALE.Montréal, 5 mai 1842.AS PUBLIC est par le présent donné que le Bureau de cette Commission sera tena pour le présent en Ia cité de Montréal, à L'ANCIEN HOTEL DU GOUVERNEMENT, (Keeper's Buildin, % et sera ouvert pour les affaires Publiques CHAQ JOUR, (Dimanches et Fêtes exceptés,) de DIX heures du matin, à TROIS heures de l\u2019a midi.Toutes com- à munications devront être adressées au soussigné.de la couronne, d\u2019une manière plus facile et moins dispen-{.VASES A FLEURS, Ft LA COMPAGNIE DES POËLES RUSSES 8 l\u2019honneur d'annoneer au publie qu\u2019elle a joint à tou ancien établissement une nouvelle branche de abrication.Elle confectionne et a maintenant à vendre un assortiment considérable de vases à fleurs proprement vernisés et ornés, de tous les prix et de toutes les grandeurs.On en t voir des échantillons à In chambre d'encan de G.D.BarzaxerTi, et à la manufacture, rug St-Vallier, No.99.Les amateurs de plantes et de fleurs trouveront aux vases recouverts d\u2019un vernis vitriié une grande supériorité sur les autres non seulement sous le ra port del la beauté mais encore sous celui de l'utilité et de la ai > x» La Compagnie des Poêles Russes ayant fait venir d'Europe ce printems huit nouveaux ouvriers, prévient les personnes qui ont éprouvé jusqu'à présent quelque retard dans l'exécution de leurs commandes, qu\u2019elles seront dés sormais servies promptement et ponctuellement,\u2018 !a rareté d'aides expérimentés ayant été la seule cause de retards auxquels oD ne sera plus exposé à l'avenir.Les fabriques et les particuliers qui désirent faire ériger des poêles pour l'hiver prochain feront bien de filer leurs commandes aussitôt que possible.JOS.SMOLENSKI.Québec, 14 juin 1842.MANUFACTURES DE CANADA.OX offre à la FONDERIE DE LA CANO- TERIE (Hope Foundry} Québec, au pied de la côte de la Canoterie, un assortiment complet de POE L E 8 doubles et simples, de toutes grandeurs, CHAUDRONS à Sucre et autres, que l'on vendra à bas prix pour argent comptant, ou à des conditions très libérales.\u201cEn gros seulement.Mai, 1842.ROBERT CAIRNS, MARCHAND-TAILLEUR, 22, rue de lo Montagne.REND la liberté d\u2019informer ses amis et le pu- blio qu\u2019il a reçu, par le Crusader, de Londres, UNE COLLECTION CHOISIE DE MARCHANDISES DE SA LIGNE, dont il est prêt à disposer en habits les plus à la mode, pour de l'argent comptant ou à crédit approuvé.Québec, 19 mai 1842.A VENDRE PAR LE SOUSSIGNÉ.FER en barres, À cercles, en feuilles, et en masse, meilleur fer \u201c d\u2019Acraman,\u201d socs de charue, bêches, pelles, poëles à frire, enclumes, fil de métal, clous à cheval, etc., cious de six pouces, clous coupés, fer-blanc de \u201c Cookley,\u201d tôle du pays, acier en feuilles et plomb en barres, cendre de plomb à patente, sanguine, plomb vrai broyé, pierre pourrie, blanc de plomb, mastic, raeilleure mine de plomb, peintures (noire, blanche, et brune), pipes, bleu de Waterford, amudon d\u2019Angleterre et du Canada, huile de lin crue et bourllie, fromage anglais, huile de palmier, fil retors, fil de cordonnier, traits de fer de charrue et de charrette, câbles da fer et ancres 4 patente * d'Acrsman,\u201d écoutes d\u2019huniers, chaines de grue, etc.etc.CHRISTIAN WURTELE, Québec, 18 juin 1842.62w rue St.Paul.MEDAILLES DE TEMPERANCE.LE soussigné informe Messieurs les Curés, qu\u2019il a reçu QUINZE MILLE Médailles de Tempérance, de Métal Britannique et d'Argent.-=AUSSI,\u2014 Son assortiment de Quincaillerie, Taillanderie, Fer en b: .arre et Acier P.DORION.Québec, 10 juin 1842.A VENDRE, PAR LE SOUSSIGNÉ, à bon marché pour de l'argent comptant, N PIANO DE PICCOLO, par WORKMAN.G.D.BALZARETTL 11 juin 1842.MAINTENANT EN DEBARQUEMENT De \u201c l\u2019Arve;\u201d de Bordeaux, et autres vaisseaux, ET A VENDRE PAR LES SOUSSIGNÉS : ARRIQUES 50 50 tierçons excellent vinaigre de vin blano 60 barils français triple clarifdé 14 Caisses liqueurs de France (pintes) 13 do do do (chopines) 12 boucauts sucre rafiné 500 boites savon de Plymouth 50 do do blanc 100 do raisins muscats 50 do tabac Cavendish 50 do poivre moulu 100 barils clous de longueurs assorties 200 paniers bouteilles vin (de pinte) 1000 barils blane de plomb .800 do peintures, bleue, verte, jaune, noire, rouge, et brune 4 do encre 20 do huile de morue 8 balles feutre à patente Et quelques barils bœuf de prime et de cargaison du Canada, Avec leur assortiment ordinaire de vins, d\u2019Oporto, Sherry, Madère, et français.LE MESURIER, TILSTON & CO., Chambres de Commerce.Québec, 31 mai 1842, MAISON DE LA TRINITE.Québec, 14 juin 1842, FRANCOIS THIBIERGE, pilote, No.195, a été suspendu aujourd\u2019hui de ges devoirs, pour pendant le cours de cette saison de la navigation, 17 et condamné à subir un examen stricte de sa compétence et capacité comme pilote, avant qu\u2019il lui soit alloué de re- rendre sa branche, pour avoir échoué e brick Ringdove sur les battures de courant, | ttesté, LINDSAY & MUIR, A VENDRE, A MAISON fesant le coin des rues des Carrières ot de Montcarmel, et fesant th face au monument de Wolfe et Montcalm.a Poceupant, rmations s\u2019adresser ° Pour plus amples lnformagons ve ER RAULT: Greffier de la Paix.Québec, juin 1842.Imprimée et publiée dans la Basse-ville de Québec, rue de la Montagne, N © 19, par WiLLIA» Neizsom, de Valcartier, dans le comté de Québec, pour lui- méme et IsapBL, MARGARET et Joun NEILsON, fils, donataires de feu leur frère SAmver NE:1s07.80 juin 1842.408 & TURCOTTE, Socréiaire.Boxauv Macpoxaup, Rédacteur en chef.NOUVELLE MANUFACTURE DU RAYS.\\l} "]
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