The Quebec gazette = La gazette de Québec, 26 juillet 1842, mardi 26 juillet 1842
[" > Sa Gazette ç » Ÿ ÿe Queber.No.5880.] [Nouvelle Série] MARDI 26 JUILLET 1842.[lère Année, No.85.] (Tome 81.PARTIE RELIGIEUSE.ctf RUSSIE.Pierre ler.\u2014Puissance des patriarches.\u2014Caractére de Pierre ler.\u2014Etablissement du synode.\u2014Orga\u2014 nisation et attributions du synode.(Suite et fin.) Au dixiéme siécle, lorsque la religion chrétienne y eut remplacé le paganisme, la nouvelle église de Russie vit constituer son organisation conformément à la hiérarchie établie dans l\u2019église universelle : car alors le patriarche de Constantinople n\u2019a- Vait pas encore rompuavec le Saint-Siége.Toutefois l\u2019orgueil byzantin fermentait déjà au cœur du clergé de la ville impériale, qui, après la chute de la vieille Rome, souffrait avec quelque impatience de se voir assujetti au pontife romain ; prétendant ue son patriarche, évêque de la cité impériale, devait exercer la jurisdiction suprême sur l\u2019univers chrétien.En communiquant la lumière évangélique aux peuples slaves, le patriarche de Constantinople leur avait envoyé les premiers évêques, suivis de prêtres et de moines, chargés de propager le christianisme en Russie, et d\u2019organiser son église.A la tête de ce clergé il plaça un prélat du titre de métropolite, et qui devait gouverner l\u2019église russe, sous la dépendance du patriarche très improprement dit d'Orient.Cette dépendance du chef de l\u2019église se maintint jusqu\u2019en 1589, époque à laquelle un patriarche de Constantinople, fugitif de son siége, vint chercher un asile en Russie.Soit reconnaissance pour l\u2019hospitalité qu\u2019il y recevait, soit désir d\u2019y être mieux traité, il jugea à propos d\u2019émanciper l\u2019église russe, en élevant son métropolite à la dignité patriarcale.our justifier une si grave innovation dans la hiérarchie supérieure de l\u2019église, le patriarche byzantin allégua que, dès les temps primitifs, l\u2019église était gouvernée par cinq patriarches ; ceux de Constantinople, d\u2019Antioche, d\u2019Alexandrie, de Jérusalem et Le Rome ; mais que ceux-ci se trouvant, par suite de leur hérésie, déchus de ce haut rang, il importait de leur donner un successeur dans le chef de l\u2019église de Russie.Les historiens de ce pays se gardent bien de parler des protestations de celui qui, à cette époque, occupait le siége patriarcal prétendu d\u2019Orient ; l\u2019on s\u2019occupa très peu en Russie des réclamations d\u2019un malheureux prélat gouvernant l\u2019église de Stamboul en vertu du bon plaisir du calife, et la création de ce nouveau patriarcat, si éphémère dans sa durée, fut maintenue par les tzars, charmés\u201cÜe l\u2019indépendance de leur église (5), et prévoyant déjà que cette indépendance.hiérarchique dégénèrerait bieniôten déyendance volitique.Quoi qu\u2019il en puisse être, cette éminente dignité; d\u2019une création si équivoque, n\u2019eut pas à jouir de plus d\u2019un siècle d\u2019existence ; elle devait disparai- tre devant le souffle impétueux de Pierre ler.Le patriarche de Russie n\u2019était pas seulement chef de son église : il occupait encore dans l\u2019état un rang peu inférieur à celui des tzars.En sa qualité d\u2019interprète suprême de la loi évangélique, il avait le droit d\u2019adresser au souverain des remontrances équivalentes à une sorte de veto qu\u2019il eût été peu sûr de mépriser ; car son autorité absolue sur le clergé, et la profonde vénération du peuple et des grands eux-mêmes pour sa dignité, pouvaient facilement prendre le caractère d'une rébellion ouverte, à laquelle le tzar n\u2019efit pu rien opposer n\u2019ayant à cette époque ni armée permanente ni autre force publigue.Tel était même le respect porté à sa dignité, que, le jour des rameaux, le patriarche, représentant la personne du Sauveur, suivait la procession solennelle du clergé et du peuple, monté sur un âne, bridé et caparaçonné d\u2019or, et que, dans cette solennité, le tzar, tenant l'animal par la bride d\u2019or, après avoir tenu au patriarche l\u2019étrier d\u2019or, le conduisait dans la cérémonie sacrée.Nous citons ce fait pour donner une idée véritable de l\u2019importance de la dignité patriarcale en Russie, dans la courte période e sa durée.Quelque grande que fût l\u2019énergie du caractère de Pierre ler, et quelque absolue que fût l\u2019idée que ce prince se formait de la puissance autocratrice qui lui était dévolue, il n\u2019eût point osé attaquer de front les prérogatives du patriarcat, ni tenter brusquement de le soumettre à la puissance impériale.ll Peût d\u2019autant moins osé, qu\u2019il eût suffi que le patriarche se fût déclaré pour le parti de la tzarevna ophie, sœur de Pierre, qui, comme l\u2019on sait, rendit si difficiles et si orageuses les premières années de son régne, pour donner 2 cette faction une importance populaire immense et qui efit pu renverser son trône.II préféra donc laisser tomber cette dignité en désuétude et en oubli.Lon sait d\u2019ailleurs que ce prince avait passé sa jeunesse en compagnie e Lefort, jeune Génevois qui, tout imprégné du calvinisme de sa cité natale, n\u2019avait pas manqué d\u2019insinuer à son auguste compagnon les idées d\u2019ailleurs si conformes à son caractère, et qui trouvèrent un aliment nouveau dans le séjour que fit le tzar en Hollande.Ainsi que l'autorité, et plus impatient waucun de ses prédécesseurs du frein que \u2018l\u2019autorité du patriarche pouvait opposer à ses volontés réformatrices, Pierre n\u2019attendit que la vacance du siége patriarcal par la mort de son dernier titulaire.Ce moment étant arrivé, il ne voulut ni faire ri souffrir un choix nouveau, et pendant vingt ans à peu près, l\u2019église russe, au lieu d\u2019un chef, n\u2019eut plus qu\u2019un gouvernement provisoire, organisé et di- Tigé par le tzar.Alors seulement, se voyant affermi surle trône, et son penple façonné aux idées (5) Les souverains de Russie ne pouvaient éprouver que beaucop de plaisir devoir leur église nationale subor- onnée à l'évêque de Byzance, qut alors n'était plus couvert du brillant manteau de pasteur de l'église Impériale de Seinte-Sophie.Celle-ci était devenue une mosquée, de sorte que le patriarche de Stamboul n'avait plus même de cathédrale.nouvelles qu'il lui avait plus ou moins violemment imposées, il osa donner à son église nationale une sorte de gouvernement absolument analogue aux nouvelles idées génevoises et hollandaises, c\u2019est à dire au calvinisme, dont il était profondément imbu.L\u2019empereur, au fond de son cœur, n\u2019avait de res- ect, ni pour sa religion, ni pour ses ministres, et il se plaisait assez souvent à manifester le mépris qu\u2019il fesait de l\u2019une et des autres (6).Ce mépris, il l\u2019avait, comme on l\u2019a dit, puisé dans les doctrives protestantes qu\u2019il regardait comme un progrès de esprit humain, et auxquelles, dans son humeur irréligieuse, mais surtout dans l\u2019intérêt dé son aristocratie, il s\u2019était, quant à sa personne, grandement affectionné.Dans les esprits organisés comme le sien, et pervertis par l\u2019orgueil et l\u2019amour du despotisme le plus absolu, toute puissance matérielle, intellectuelle ou morale, doit être concentrée dans la volonté du maître, et la religion elle-même, cet admirable lien qui rattache l\u2019homme à son créateur, et qui par conséquent ne peut émaner que de Dieu seul, n\u2019est plus qu\u2019une puissante machine politique dont le régulateur doit reposer dans la main du sou- 'verain (7).Il ne comprenait pas qu\u2019en aspirant à la toute-puissance, qui, suivant le texte évangélique, a été donnée au divin Rédempteur et à nul autre, l\u2019homme commet un acte d\u2019une impiété détestable, s\u2019arrogeant insolemment l\u2019exercice du plus formidable des attributs de la Divinité, sans posse- der ni sa sagesse infinie, ni son amour sans bornes, et accomplissant ainsi l\u2019affreuse promesse du tentateur: Eritissicul Dü, Il oubliait qu\u2019une autorité illégitime et sacrilége en pareille matière, loin de fortifier le pouvoir, l\u2019attaque dans sa source en fe- sant partager à celui-ci le soupçon d\u2019être, comme l\u2019autre, usurpé et dépourvu de droit, C est-à-dire en soi, abusif et tyrannique.De si hautes convictions n\u2019étaient pas à la portée d\u2019un esprit abruti par Porgueil du pouvoir, et qui, comm- le sien, n admettait d\u2019autre mobile des actions de ses sujets que sa volonté, d\u2019autre frein que sa colère.; Avec ses illusions si profondément despotiques, l\u2019empereur était trop homme d\u2019Etat pour joindre à ses autres embarras celui d\u2019un changement extérieur à introduire dans là religion de l\u2019Etat.Le protestantisme, d\u2019ailleurs, auquel une réforme religieuse l\u2019eût nécessairement agrégé, ne pouvait lui convenir comme religion d donner d ses sujels, car la doctrine du libre examen et de l\u2019indépendance en matière de foi eût été radicalement destructive de sa suprématie spirituelle, et celle-ci, pour ètre maintenue, eûteu besoin de l\u2019appui d\u2019une législation presque féroce suivie du déploiement d\u2019un système de répression à la longue impossible à soutenir.Plus prudentque Henri VIII d\u2019Angleterre, parce qu\u2019il n\u2019était pas, comme lui, mu par les impétueuses passions qui déshonorent la mémoire de ce prince, il lui suffisait d\u2019ôter au clergé son chèf, comprenant fort bien qu\u2019une corporation acephale n\u2019a qu\u2019une existence d\u2019emprunt et est soumise au bon quelle toute son influence doit nécessairement tomber ; car l\u2019existence d\u2019une société quelconque, privée d\u2019un chef, est tellement contraire aux lois de la nature, que dès que, pour son malheur, elle refuse obéissance à son chef naturel et légitime, l\u2019autorité sans laquelle il lui est impossible d\u2019exister, tombe immédiatement aux mains d\u2019un maître illégitime et par conséquent tyrannique.S'il eût ignoré cette incontestable vérité, il l\u2019eût apprise par l\u2019expérience des vingt années où le siége patriarcal étant demeuré vacant, il avait été le chef véritable, quoique encore provisoire, de son église.Jugeant le moment venu de consolider, par une institution permanente, ce qui jusque-là n\u2019avait eu que l\u2019apparence d\u2019un intérim, Pierre déclara hardiment la dignité de patriarche éteinte dans son empire et remplacée par un synode permanent, auquel de sa pleine puissance impériale, et pour le rendre plus respectable, il accorda la qualification de très saint.\u2018À peine osa-t-on murmurer, très en secret, contre une innovation si pernicieuse et si conjraire aux principes, jusque là reconnus et révérés, de la hiérarchie ecclésiastique.; Cette assemblée, qui reçut en outre, Ja qualification de dirigeante qu\u2019elle partage avec le sénat, eut pour principale attribution le promulgation des oulcases impériouz en matiére religieuse, comme le sénat a pour attribution principale la premulgation des oukases en matière administrative et civile.D'où il résulte que cette très sainte assemblée n\u2019est qu\u2019un organe purement passif des volontés de l\u2019empereur.Et, de peur qu\u2019elle ne cherchât, quelque jour, à s'émanciper de fonctions aussi serviles, l\u2019empereur, en la composant des principaux prélats de l\u2019empire, ne voulut pas lui accorder une présidence ecclésiastique qui, exercée par quelque prélat courageux, eût pu rallier à lui les autres chefs du clergé russe.Il aima mieux, et pour cause, lui donner, sous le nom de ober-procuror (8), un officier laïque, promoteur légal et unique de toutes les délibérations du synode, qui ne peuvent avoir lieu que sur sa réquisifion, légèrement dissimulée sous la qualification de proposition.Ce fontionnaire, toujours revêtu d\u2019un des grades les plus éminents de l\u2019Etat, est chargé seul des travaux préparatoires et exécuioires des prétendues décisions de l\u2019assemblée ; (6) A Moscow, l'on a conservé la mémoire des bonteu- ses orgies qu\u2019il se permettait aux jours gras, se rendant en parties de traîneaux au faubourg appelé la Slobode allemande, revêtu ainsi que les compagnonside ses désordres, des ornements du sacerdoce et même de VPépiscopal, et se livrant dans ces occasions à des débauches dont lc souvenir fait rougir.(7) L'on verra plus bas combien cet affreux principe gouvernemental s\u2019est profondément enraciné dans les institutions russes ; mais surtout dans l'esprit de l\u2019empereur actuel.(8) Ober-procuror procureur suprêrie; l\u2019empire russe en a deux: celui du synode et celui dd sénat, La charge du premier est d\u2019une bien plus haute importance, parce que, étant à la fois organe du sonverain près du synode, et du synode près du souverain, il a le privilége de travailler avec l\u2019empereur.plaisir de la puissance séculière, aux mains de la-| 8 il est à la tête d\u2019une très nombreuse chancellerie, toute composée de laïques, parmi lesquels, pour comble de déraison et de dérision, l\u2019on voit même des officiers militaires (9).Lui seul travaille directement avec le souverain, recevant, d\u2019après ses propres rapports, les ordres de l\u2019empereur pour les notifier au synode, et rendant compte à l\u2019empereur des résolutions purement exécutives prises par cette assemblée, Il serait difficile, sans doute, d\u2019imaginer un sys- téme d\u2019asservissement plus complet de l\u2019autorité ecclésiastique au pouvoir politique, que celui que nous venons d\u2019exposer, Et si l\u2019on y ajoute que c\u2019est le procureur suprême qui propose à l\u2019empereur toutes les promotions à l\u2019épiscopat, dans ses différents ordres ; que c\u2019est lui qui sollicite pour ces prélets les distinctions honorifiques dont le souverain dispose ; qu\u2019il dépend de lui seul d\u2019appeler la disgrâce impériale sur l\u2019un ou sur l\u2019autre des prélats placés sous sa direction, l\u2019on aura une idée juste de Pimmense pouvoir de ce fonctionnaire, de la crainte qu\u2019inspire son mécontentement, toujours et tout au moins suivi de la relégation dans son diocèse, de selui qui aurait osé lui déplaire, sans espoir de promotion ultérieure ; du despotisme absolu qu\u2019il exerce, et de la docilité plus que servile avec la- qualle ses ordres sont accueillis et exécutés.(6) Le procureur actuel du synode, comte Pratassof, est lui-même revêiu des grades militaires de lieutenent-géné- ral.et de l'aide-de-camp général de l'empereur.1! professe d\u2019ailleurs une piété qui efface, en partie, le plaisant de sa positions LETTRES DE LONDRES.III Londres, ce 15 juin 1842.Au rédacteur en chef de la Gazette de France.Monsieur, Chaque jour de nouveaux faits se présentent dans cette grande question du catholicisme, qui peut être appelée, pour l\u2019Angleterre, une question de vie et de mort.Il n°y a que la foi qui puisse inspirer les immenses charités dont le peuple a besoiu dans lhorrible état de détresse où se trouvent les classes laborieuses ; il n°y a qu\u2019elle aussi qui puisse donner de la résignation à tant de malheureux qui souvent dans les écoles de charité protestantes m\u2019ont pas même appris à croire en Dieu, comme l\u2019a fait remarquer M.O\u2019Connell dans le discours qu\u2019il a prononcé à l\u2019Institut Catholique.Vous me permettrez, Monsieur, de vous donner encore quelques détails sur ce bel établissement.Héias ! pourquoi la religion n\u2019a-t-elle rien de pareil en France ?Et quel besoin n\u2019en a-t-elle pas ?Un institut catholique, c\u2019est le travail en commun de toutes les intelligences catholiqués dans toutes les sciences, dans les arts, dans la littérature ; c\u2019est un énie du christianisme en action pour assurer, par le Libre effet de la pensée humaine soumise à la règle divine, le règne de la religion sur les idées.Un tel institut seraiten outre d\u2019un excellent effet comme point central ; étranger à la politique, il n\u2019exciterait aucune susceptibilité et réunirait sans aucun doute des catholiques d'opinions opposées sur les affaires du pays.Avant de compléter ce que je vous ai dit, monsieur, à l\u2019égard de l\u2019Institut catholique anglais, il faut que je signale à votre attention un fait important qui vient d\u2019avoir lieu à Oxford, et qui donne la majorité aux [puseyites dans les conseils de l\u2019Université.Voici le fait : il y asix ans, un certain docteur Hampton avait été pourvu d\u2019une chaire dans l\u2019université d\u2019Oxford malgré le docteur Pusey et ses disciples ; les principes du nouveau profes-, seur étaient entièrement contraires au catholicisme.Or, depuis six ans, les tendances catholiques ont fait tant de progrès à Oxford, que les membres pu- seyiles de celte université, qui représentent ces tendances, viennent aujourd\u2019hui d\u2019obtenirune majorité d\u2019un tiers sur les protestants ; que les doctrines anti-catholiques du professeur Hampton ont été condamnées, et qu\u2019il est frappé comme d\u2019une sorte d\u2019excommunication ; enfin que sa chaire sera inévitablement désertée par ses élèves.Le nom du docteur Pusey, comme vous le savez, monsieur, est intimement lié à la question catholique en Angleterre.Dans la séance de l\u2019Institut catholique, dont j'ai déjà eu l\u2019honneur de vous parler, il a beaucoup été question du puseyisme, et O?Connell l\u2019a parfaitement caractérisé : \u201c\u2018 Ce n\u2019est pas une doctrine définitive, c\u2019est une doctrine d\u2019attente par laquelle passent tous les hommes éminents qui reviennent à la foi de leurs pères.\u201d\u2019 Monsieur, c\u2019est un purgatoire ! On ne peut trop suivre et étudier cette doctrine.Celui qui l\u2019a d\u2019abord propagée estun homme savant et distingué ; 11 remplit une mission dont il ne se rendra bien compte que lorsqu\u2019il sera tout à fait revenu au catholicisme, auquel il ramène l\u2019Angleterre.Les principes du docteur Pusey finiront par s\u2019emparer complétement d\u2019Oxford, où l\u2019on a vu qu\u2019ils avaient déjà la majorité.Un gradué de cette université, et l\u2019un des premiers disciples du docteur Pusey, M.Palmer, écrivain distingué, qui vient de voyager en Russie dans l\u2019idée de rattacher l'église grecque à l\u2019église anglicane, idée vaine et qui ne prouve que l\u2019agitation fébrile d\u2019un esprit éminent, fatigué de l\u2019isolement de son église, ne fait pas difficulté de reconnaître que le pape est le supérieur ecclésiastique, comme l\u2019évêque de Salisbury reconnaissait dernièrement que le pape était le premier évêque du monde.eulement; l\u2019évêque ne voulait pas que la suprématie du siége de Rome allât trop loin, et M.Palmer refuse d\u2019admettre que le pape soit de droit divin le supérieur ecclésiastique ou le chef de l\u2019Eglise ; mais qu\u2019il le soit, sans doute en vertu de l\u2019antiquité et de la tradition, il ne le conteste pas.Les Pu- seyites en sont là, et leurs doctrines agissent puissamment sur l\u2019église anglicane : on a pu le voir par lesermon de l\u2019évêque de Salisbury.Or, comme les chefs de l\u2019église anglicane se défendent d\u2019être puseyiles et le sont plus qu\u2019ils ne le ent eux- mêmes, les puseyiter, le docteur Pusey on tête, ne se croient pas si près du catholicisme, et ils s\u2019en rapprochent tous les jours davantage.e vous ai parlé avec quelques détails du sermon de l\u2019évêque de Salisbury à Saint-Paul de Londres ; que n'aurai-je pas à vous dire sur la dernière lettre pastorale de l\u2019évêque d\u2019Oxford ?Mais je me réserve, monsieur, de vous Ja communiquer quand je serai à Paris, et de recevoir vos avis sur une telle lettre.Elle indique d'une manière si frappante la situation de l\u2019église anglicane depuis dix ans, les progrès constants du catholicisme, même dans le clergé protestant, surtout dans celui d\u2019Oxford, que cette lettre de l\u2019évêque Richard Bagot forme le complément du sermon de l\u2019évêque de Salisbury, Quelle situation où rien n\u2019est isolé, où ce sont leg évêques anglicans qui viennent tour à tour rendre témoignage au catholicisme.Comme le dit avec raison l\u2019évêque d\u2019Oxford, il y a des siècles qu\u2019on n\u2019a vu une telle situation ; elle ne se borne pas à Oxford, à son université, au diocèse de l\u2019évêque ; elle embrasse-toute l\u2019Angleterre, elle traverse les mers, elle s\u2019étend à tous les rivages où la puissance et les doctrines rsligieuses de l\u2019Angleterre ont abordé : voilà comme s'exprime l\u2019évêque d\u2019Oxford parlant du puseyisme, de ses tendances catholiques, et du mouvement, de lé, branlement extraordinaire qu\u2019ila donné à l\u2019église anglicane ! Et dans cette même lettre, l\u2019évêque d\u2019Oxford, quoique avec ménagement, attaque la réforme, et pas plus que l\u2019évêque de Salisbury, il ne veut être protestant ! Mais c\u2019est là du puseyisme ! Mais il parle de rétablir le dimanche deux offices dans les églises où l\u2019on n\u2019en fait qu\u2019un, de solenniser les fêtes supprimées ; il veut le carême avec ses jeûnes & ses prières, il veut la semaine sainte qu\u2019il appelle la semaine de la passion : c\u2019est presque immédiatement qu\u2019il prescrit toute cette restauration du catholicisme à son clergé, qu\u2019il prétend prémunir contre le danger, dit-il, imminent du catholicisme ! De là il passe aux Quatre-Temps et aux Rogations, qu\u2019il veut aussi rétablir, et enfin il espère arriver ainsi à rouvrir les églises journellement au peuple, à lui offrir journellement la faculté d'assister au service divin.Ah! que cette idée du service divin journalier est catholique ! Quand on entend l\u2019évêque d'Oxford parler ainsi, n\u2019a-t-on pas le mot de messe sur les lèvres ?Mais comment feront les clergymen, qui ont à S\u2019occuper de leurs femmes, de leurs familles, de tant d\u2019intérêts temporels ?Et ne sont-ce pas ces intérêts mêmes qui ont rendu impossible le servica journalier, qui ont enlevé les pasteurs au troupeau ?secs Je M\u2019arrête, c\u2019est assez Pefieurer ici la lettre astorale de Pévêque d\u2019Oxford ; vous en jugerez le ond, monsieur.Je ne doute pas qu\u2019elle n\u2019excite toute votre attention.\u2014Je reviens à l'Institut catho- ligue.Un des promoteurs de cette association, dont le pieux comte de Shrewsbury est le président, a été M.Quin, homme d\u2019un mérite éminent, ami du comte de Shrewsbury, chargé autrefois de toute la politique extérieure dans le Times, et qui a abandonné une position de mille livres sterling pour se dévouer aux travaux de la presse catholique ; il est maintenant rédacteur en chefdu Tablet, a Catholic journal, feuille hautement protégée par l\u2019Institut catholique et très utile à cette société, le journal et l\u2019Institut étant comme solidaires.L\u2019Institut catholique a d\u2019abord été semblable au grain de sénevé dont parle l\u2019Evangile.J'ai dit, dans ma première lettre, qu\u2019il existait depuis un an, parce que c\u2019est depuis un an surtout qu\u2019il a pris une extention merveilleuse et qu\u2019il vient de recevoirle témoignage public etofficiel de l\u2019approbation du Pape, par l\u2019entremise du cardinal Acton, dont on a lu lettre à la séance annuelle de l\u2019Institut catholique.Quelques hommes de différentes classes, mais un grand nombre étaient de pauvres boutiquiers catholiques, mirent en commun de bien faibles cotisations, comme les dons de la Propagation de la Foi en France, dans le but de publier des brochures catholiques, des tracts, pour les ouvriers, Ces tracts (traités) se répandirent et produisirent de bons résultats ; les principaux catholiques comprirent tout le parti qu\u2019on pouvait tirer de l\u2019Institut naissant.Maintenant cet Institut a lord Shrews- bury pour président, O\u2019Connell pour orateur ; il est approuvé à Rome, où le cardinal Acton le représente en quelque sorte.Les protestants eux-mêmes deviennent membres de l\u2019Institut catholique, et assistent à ses séances.Ils ont reconnu le haute moralité de ses publications, et ont voulu 6\u2019y asso» cier par des souscriptions.La plus élevée qu\u2019on demande aux souscripieurs est de six pence (douze sous) par mois ; la moins élevée de un penny (deux sous) par mois.Ces souscriptions suffisent à l\u2019Institut.ll y a maintes nant, en Angleterre, quatre-vingt-dix sections correspondantes de l\u2019Institut catholique ; il ne s\u2019est pas borné à l'Angleterre ; ses ramifications s\u2019étendent aujourd\u2019hui aux Etats-Unis d\u2019Amérique, et à l\u2019Afrique même ! C\u2019est bien le grain de sénevé ; vous le voyez, monsieur, l\u2019arbre en est sorti, et, d\u2019un continent à l\u2019autre, on pent se reposer à son ombre ! Oh ! si un Institut catholique de Paris correspondait avec l\u2019Institut de Londres, comme me le disait M.Quin, le directeur du Tablet, quels résultats ne pourrait-on pas en attendre pour Ja religion ! Je crois ces pensées dignes de vous, monsieur, dignes de votre âme catholique et de votre caractère de prêtre, et je suis heureux de vous transmettre ces sentiments des catholiques anglais, qui désirent la plus parfaite union avec les catholiques de France.Qu\u2019on obtienne une telle union, et il ne sera pas difficile d'assurer la paix cu monde ! Rome, l\u2019Angleterre et la France, réunies par le lien commun de la foi, dans une œuvre commune, celle de propager la religion par toutes les voies des sciences, des arts et de la littérature, par toutes les voies intellectuelles ; Rome protégeant et autorisant, la France et l\u2019Angleterre opérant sous cette protection, sous cette antorisp.tion, quel avenir pour le catholicisme ! 3 » EE eg RAR Te LE Se = : LAC a ee pme pi 1.\" po J ms \u2014\u2014 pa Lom ee Lr EN he ET = Voilä ce que l\u2019on à commencé par l\u2019Institut catholique de Londres, voilà ce que semble préparer la haute approbation que le pare a bien voulu accorder à cet institut, par l'entremise du cardinal Acton.J Voila aussi ce que fait le catholicisme anglais en face de l\u2019énorme travail qui s\u2019opére dans le protestantisme anglican.Il est impossible qu\u2019un moment solennel n\u2019arrive pas où tous les deux finissent par se trouver en présence, et où une grande décision soit prise par l\u2019église anglicane : se perdre dans les sectes qui l\u2019assiégent, pour rester protestante, ou redevenir catholique pour obtenir l\u2019unité, pour sauver ce qui lui reste de la foi, reprendre tout ce qu\u2019elle a ordu ; faire, enun mot, ce qu\u2019elle commence a aire déjà par l\u2019organe même de ses évêques qui ap- ellent Rome le promier siége du monde, et de ses théologiens qui reconnaissent dans le pape le premier supérieur ecclésiastique.Je ne vous parlerai pas aujourd\u2019hui, monsieur, de la situation de l\u2019église d\u2019Ecosse, qui est aussi très remarquable ; cette église est en pleine dissolution.On n°a qu\u2019une seule crainte, c\u2019est de ne pas prê- senter avec assez d'ordre tous ces faits qui se pressent, en Angleterre, sous une plume catholique.On éprouve une si grande satisfaction à les enrégistrer, u\u2019on voudrait presque les consigner tous à la fois dans un même récit.Dans la seconde lettre que j'ai eu, monsieur, l\u2019honneur de vous adresser, j'ai commencé à vous entretenir de la cathédrale catholique qui s\u2019élève à Londres dans Saint-George\u2019s-Fields ; je me suis interrompu pour\u2019 vous rendre compte de la séance de l\u2019Institut catholique et du discours d\u2019O?Connell ; mais je ne doute pas que le reste de ma visite à la cathédrale catholique de Saint-Georges, le patron de l\u2019Angleterre, ne vous paraisse d\u2019un intérêt tout particulier.Je vous ai dit, je crois,combien Pédifice était avancé, son étendue, son architecture gothique ; j?en fesais le tour, monsieur, j\u2019admirais les belles fenêtres toutes terminées des deux côtés ;je contemplais et la légèreté et la solidité de la nouvelle église, sa double façade, car derrière le maître-autel, à l\u2019extérieur, on aperçoit comme un portail surmonté d\u2019un grand nombre de pointes gothiques qui s\u2019élevent symétriquement les unes au dessus des autres, donnant beaucoup de majesté et de grâge à l\u2019ensemble du monument, comme des pyramides étayées sur le devant de l\u2019édifice, ou comme les pointes de cette couronne du ciel que Dieu suspend sur nos tétes.J\u2019aurais bien voulu pénétrer dans l\u2019église, mais elle est encore entourée de palissades, et une inscription m\u2019avertissait qu\u2019on n\u2019entrait pas.Je regardais la porte avec regret, et je ne pouvais me résoudre à partir sans avoir vu l\u2019intérieur.Un jeune homme s\u2019était arrêté, comme moi, devant edifice et la porte de la palissade circulaire qui nous était fermée.Enfin un des chapelains déjà nommés nous envoya un pauvre estropié qui nous introduisit.Cet Anglais et moi nous nous trouvions complètement seuls dans l\u2019église inachevée, par un soleil magnifique qui éclairait tout l\u2019édifice de ses larges rayons.Je pensais pouvoir adresser quelques uestions à un homme du pays qui, comme moi, regardait l\u2019édifice en construction.Il me répondit avec empressement.\u2014 Quelle devait être la longueur de l\u2019édifice ?Trois cents pieds, me dit-il, en jetant un coup d\u2019œil sur les arceaux nombreux, les emplacements des chapelles, et le chœur profond.\u2014Et quel est l\u2019architecte ?Le célèbre Pugin, qui est evenu catholique par amour de l\u2019art, qui, en étudiant les magnifiques églises que le catholicisme a construites, a voulu aussi étudier la religion dont elles sont l'ouvrage, et qui s\u2019est converti à cette religion.Il a bâti depuis une foule d\u2019admirables petites chapelles gothiques, et maintenant il est char\u2014 6 de cet édifice, qui est une grande et belle église, et laisse bien loin derrière elle tout ce que l\u2019église anglicane construit aujourd\u2019hui ! Voyez ces pierres de taille, monsieur, elles sont destinées à donner de l'élégance et de la solidité aux arceaux de cette cathédrale; elles formeront un lien puissant entre les briques.Je suis artiste, monsieur, et j\u2019admire ce monument ; j'admire Pugin, et je ne m\u2019étonne pas qu\u2019il soit devenu catholique.Ce jeune homme parlait avec beaucoup de chaleur et eloquence ; je commengais à m\u2019étonner que je l\u2019eusse rencontré ce jour-là précisément sur les fondements de la eathédrale catholique qui, après tant de siècles, allait s\u2019élever dans Londres.Il s\u2019exprimait avec tant d\u2019âme que malgré la pureté de son accent je le pris pour quelque irlandais catholique.« Ce pays-ci, ajoutait-il est dans une situation, où il n\u2019a pas été depuis des siècles ; tout annonce un grand changement : c\u2019est à peine si les évêques et les lords protestants accordent maintenant quelques secours mesquins lorsqu\u2019il s\u2019agit de la construction d\u2019une de leurs églises ; un misérable don de 20 livres sterling de la part d\u2019un évêque ou d\u2019un lord est maintenant un effort presque inouï dont on fait parler dans tous les journaux du comté, et si l\u2019on donne un orgue à une paroisse, on assemble tous les paroissiens rithes\u2018êt pauvres, pour les faire contribuer à ce quwon a Pair de leur offrir ; voilà où en est le zèle dans l\u2019église anglicane, où en est la ferveur de son épiscopat et de son aristocratie qui l\u2019ont soutenue jusqu\u2019aujourd\u2019hui.\u201d\u201d\u2014J\u2019écoutais fort attentivement, et j\u2019étais heureux, n\u2019ayant espéré voir que la cathédrale nouvelle, d\u2019obtenir dans cette église catholique inachevée des détails si complets sur la situation du protestantisme ; je me félicitais d\u2019avoir eu affaire, ce jour-là précisément, à un catholique aussi 4616 et aussi bien instruit de la position critique de l\u2019Eglise établie par la loi.\u2014Il remarqua, je crois, la satisfaction avec laquelle je l\u2019écoutais, et souriant avec douceur, il me dit: ¢« Monsieur, j\u2019appertiens à l\u2019église anglicane.\u2026 Mais, je vous l\u2019ai dit, il y a un changement énorme dans ce pays-ci.Jamais, depuis la réforme, on n\u2019a rien vu de pareil.Vous avez entendu parler du docteur Pusey ?\u2014Sans doute et beaucoup ; eh bien ?\u2014Monsieur, c\u2019est un homme bien extraordinaire, d\u2019une science profonde, d\u2019une vie pure, d\u2019un grand talent.et ** le jeune artiste ajoutait avec complaisance : ¢.Soyez sir que le octeur Pusey est au fond catholique.\u201d Je pensais que mon interlocuteur n\u2019était pas loin d\u2019être comme le docteur Pusey.Pour moi, je ne disais que peu de mots pour entretenir la conversation ; mais cet esprit, déjà tout ouvert à la vérité, me pressait de questions qu\u2019il avait déjà résolues d'avance en faveur du catholicisme, sur la confession, sur les images ; il aimait à se sen- ir convaincu ; il disait que la toute-puissance de Dieu se manifestait dans l\u2019Eucharistie, et qu\u2019il fallait l\u2019admettre absolument comme les catholiques, que les paroles du Christ étaient formelles; que, \u2019ailleurs, il était impossible que chacun réglât sa propre croyance, qu\u2019une autorité était nécessaire, que la Bible, un livre, quelqu\u2019il fût, ne pouvait suffire, que chacun l\u2019interprétait à sa manière ; qu\u2019entin il était évident que l\u2019Angleterre avait été catholique, comme les catholiques romains le sont aujourd\u2019hui, et que maintenant l\u2019église anglicane était seule séparée du monde entier et ne pouvait pas, à elle seule, avoir raison contre tout le monde.Enfin, je n\u2019attendais plus qu\u2019un mot : ¢ Je suis catholique ; ?\u201d une abjuration dans cette cathédrale encore inachevée lL.« Vous voyez, monsieur, continua-t-il, j'ai toujours été entouré de protestants ; toute ma famille est protestante, de l\u2019église d\u2019Angleterre, de- uis la réforme, je crois, et vous entendez comme je vous parle !.\u2026.On est ici dans l\u2019attente des plus rands événements ; ce qui existe ne peut durer.avez-vous ce que disent nos ministres, dont je blâme vivement toutes les attaques violentes contre le catholicisme, et surtout l\u2019esprit de moquerie et de dérision, au lieu de la logique qu\u2019ils n\u2019ont pas, savez- vous, monsieur, ce qu\u2019ils disent du haut de leurs chaires ?Ily en a un très célèbre, le révérend Seymour, ministre de l\u2019église protestante de St-Geor- ge, toute voisine de cette nouvelle cathédrale où nous sommes, qui sera consacrée à saint George ; dernièrement, il avait poursuivi de plaisanteries mordantes les doctrines de l\u2019église catholique et ses pratiques';-mais arrivé à la fin de son sermon, il ne peut s\u2019empêcher de laisser échapper ces paroles que ui arrachait son indignation protestante : \u2018é Et cependant, quoi que nous fassions, quoi que nous disions, le peuple d\u2019Angleterre retourne au papisme ! ( The people of England returns to popery).\u201d Vous le voyez, monsieur, voilà le grand changement qui remue ce pays-ci: jamais,il y a quelques années, je le répète, on ne se serait attendu à rien de pareil !.Pour moi, monsieur, qui vous parle ainsi, il est vrai, je ne suis pas encore catholique ; mais pour qu\u2019on le devienne, monsieur, il faut que Dieu e veuille ! \u201d Je reste sur ce dernier mot de l\u2019artiste anglais, monsieur, c\u2019est tout la situatiqn de l\u2019Angleterre ! Son libre arbitre agit avec un magnifique développement,il ne faut plus qu\u2019un dernier coup de la grâce de Dieu ! Jamais rencontre ne ma plus frappé ; elle a frappé tous ceux auxquels je Pai racontée.Que précisément ce jour-là, désirant voir cette cathédrale catholique, à peine sortie de ses fondements, et ne m\u2019attendant à interroger que des pierres, la voix de l\u2019Angleterre elle-même, pour ainsi dire, et de sa situation religieuse, se soit élevée sur ses pierres, par l\u2019organe du premier Anglais, d\u2019un Anglais protestant, que j\u2019ai rencontré, je ne puis voir là un fait isolé, un accident ; je ne le cherchais pas, comme le sermon de Saint-Paul, comme la séance de l\u2019Institut catholique : une telle rencontre est, suivant moi, l\u2019indice le plus frappant de la plus générale des situations, Il y a quelques années, cotte rencontre eût été impossible ; maintenant, c\u2019est une situation puissante, qu\u2019on est sûr de rencontrer partout ; mais sous les arceaux, précisément, de la premiére cathédrale catholique que Londres va recevoir depuis la réforme ; je ne saurais assez le répéter, entendre de telles paroles de la bouche d\u2019un Anglais protestant, je ne puis croire que ce soit un hasard ! Agréez, etc.Francis NETTEMENT.EEE Nouvelles Ecclesiastiques et ReligieuseS.\u2014\u2014 La cause de Mgr Hughes, vicaire apostolique de Gibraltar, appelant, contre Antoine Porral et autres, se disant marguillers de l\u2019église catholique de Gibraltar, a été plaidée le 20 juin devant le comité judiciaire du conseil privé, par MM.Kinders- ley et Purton Cooper, conseils de la reine, et C.Addis, et celle des intimés par Sir William Follet, procureur-général, et M.W.Rogers.Le jugement en appel infirme l\u2019arrêt de la cour suprême de Gibraltar, met au néant les prétentions de la junte, et maintient le prélat dansses droits et son autorité.\u2014Le révérend Francis Murphy, vicaire-général de Sidney, a été nommé vicaire-apostolique de la Terre de Van Diemen.(The Tublet.) \u2014Le docteur Wilson, prieur du collége des Bénédictins à Downside, a été élevé à la aignité de vicaire-apostolique de l\u2019Australie méridionale.(Idem.) \u2014Les dames religieuses de l\u2019ordre de la Visitation, que les ouvrages en progrès pour la fortification de Paris ont chassées de leur demeure, vont en établir une nouvelle à Boulogne.(Idem.) \u2014Dimanche 26 juin, au collége catholique de Stonyhurst (Lancashire), était le jour joyeux fixé our la réception de membres de la confrérie du acré-Cœur de Jésus.La journée commença par des processions des pieux habitants du voisinage, qui rappelaient les beaux jours des missions des jésuites, au Japon et au Paraguay.Le pain de vie fut distribué à plus de huit cents personnes qui étaient déjà devenues membres de cette pieuse confrérie.Les processions passaient sous des arcades et au milieu de festons et de bouquets de fleurs odoriférentes de toutes les couleurs.Le grand autel sur lequel fut célébrée la messe était exposé en lin air, ayant la voûte des cieux pour dôme et la euillée pour ombrage.Ilfut prononcé des discours sur les saintes doctrines de l\u2019humble et divin Sauveur.Cette scène ravissante à fait donner aux environs du collége de Stonyhurst les noms de « terre promise\u2019 et de ¢ réservoir de lait et de miel.\u201d (Correspondance du Tablet.) \u2014On trouve dans les ¢ Transactions Philosophiques, Nes 247 et 260, la description d\u2019un curieux bijou représentant Saint-Cuthbert, et qui a été trouvé à Athelney dans le Somersetshire.Le portrait est émaillé sur or, et représente le saint vêque assis sur son siége épiscopal, avec cette inscription : ¢ ALFORD MELHET GEWYNLAN,\u201d qu\u2019- on interprète ainsi : Alfred m°a fait faire.Ce monumen#'a été trouvé au lieu même de la retraite de ce glorieux monarque et de sa délivrance des Danois, lieu que pendant la guerre il fortifia, et que pendant la paix il convertit en monastère.Malmes- ury raconte que saint Cuthbert apparut à Alfred dans une vision à Athelney et lui prédit sa victoire sur les Danois infidéles.La mémoire de ce saint était en si grande vénération qu\u2019il n\u2019y:avait pas moins de quarante églises dans les comtés du nord qui lui étaient dédiées.\u2018 ( Correspondance dv méme.) On lit dans une autre correspondance du Tablet : « A l\u2019ouverture du tombeau de saint Cuthbert, dans la cathédrale de Durham, du temps de Henri VIII, son corps fut trouvé entier, ayant au doigt un anneau d'or dans lequel était enchâssé un saphir.Cressy dit : \u201c\u2018 Le défunt évêque de Chalcédoine se glorifiait de posséder cet anneau, l\u2019ayant reçu en on de feu Antoine vicomte Montagué, qui l\u2019avait eu de Robert Hare, gentilhomme catholique, et celui-ci de Thomas Watson, évêque de Lincoln.\u201d Quelqu\u2019un des lecteurs du Tablet pourrait-il dire qui est aujourd\u2019hui en possession de cet anneau ?» \u2014Une touchante cérémonie réunissait dernièrement une assemblée nombreuse dans la chapelle des dames de l\u2019Assomption, rue des Postes, impasse des Vignes.Deux jeunes novices devaient prononcer leurs vœux entre les mains de leur premier pasteur ; mais une circonstance imprévue ayant retenu Mgr.l\u2019archevêque de Paris, il était remplacé par un de ses grands vicaires.Dans un discours qui a excité chez tous les assistants une vive admiration, M.l\u2019abbé Deguerry a fait merveilleusement ressortir ce bonheur inconnu au monde, de tout quitter pour posséder Dieu, et n\u2019attendre que de Ti la récompense d\u2019une vie de dévoûment.Ses paroles étaient d\u2019autant plus touchantes qu\u2019elles se prononçaient sur le berceau d\u2019une œuvre créée par le dévoûment de personnes appartenant aux classes élevées de la société, et qui ont quitté le monde pour se consacrer plus étroitement à son bonheur, en s\u2019efforçant d\u2019apporter dans Péducation des jeunes filles du méme rang cette sève chrétienne sans laquelle l\u2019instruction et les talents ne seraient qu\u2019un danger.Faire des mères de famille même dans les rangs élevés, donner aux femmes les connaissances étendues et les habitudes simples et fortes sans lesquelles elles ne sauraient aujourd\u2019hui exercer l\u2019influence que le christianisme doit leur donner ; tel est le but de cette congrégation, sur laquelle bien des espérances reposent.\u2019 éjà quelques élèves confiées aux soins de Ces saintes institutrices, assistaient à cette pieuse cérémonie, dont tant de personnes distinguées partageaient l\u2019édification.Nous avons particulièrement remarqué Mme de Châteaubriand, qui porte un si vif intérêt à cet institut naissant.Ce qu\u2019il) faut mentionner aussi, c\u2019est la beauté du jardin et la tranquillité des lieux où ces dames ont établi leur pensionnat.(Gazette de France.) \u2014On écrit d\u2019Albi, le 18 juin : « Les obsèques de Mgr.l\u2019archevêque d\u2019Albi ont eu lieu ce matin.Cette triste et solennelle cérémonie, commencée à huit heures, n°a été terminée qu\u2019à midi et demi.L\u2019hospice, les couvents, les écoles de filles, les élèves des écoles chrétiennes, du collége, de l\u2019école normale ; les diverses confréries et associations religieuses ; le séminaire, le clergé, où l\u2019on remarquait un grand nombre de curés du diocèse ; MM.les membres du chapitre, le préfet, M.le général commandant le département et les présidents du tribunal civil et du tribunal dn commerce ; les autorités civiles, judiciaires et militaires, et un grand nombre d'habitants de la ville, composaient le cor- tége.Un bataillon du 47e et la compagnie du train d\u2019artillerie, ainsi que la gendarmerie, formaient l\u2019escorte.Une foule immense, triste et recueillie, se pressait sur le passage des dépouilles mortelles de notre vénérable archevêque ; une émotion profonde était peinte sur toutes les figures, des pleurs coulaient de tous les yeux.La messe funèbre a été célébrée, dans le grand chœur de Sainte-Cécile, par Mgr.d\u2019Hautpoul, ex- évêque de Cahors, qui malgré son grand âge, était venu pour rendre les derniers devoirs au saint prélat dont il fut le suffragant.Le cortége est sorti dans le même ordre de l\u2019église pour se rendre au cimetière de l\u2019hôpital, où a été éposé dans un caveau le corps du premier pasteur de ce diocèse, qui emporte des regrets unanimes et laisse à jamais parmi nous le souvenir de ses vertus, de sa charité, de sa sagesse.\u201d PARTIE POLITIQUE, LITTERAIRE,SCIENTIFIQUE ET COMMERCIALE.ee QUATRIEME PAGE.VARIÉTÉS.\u2014 ANNONCES DIVERSES.QUEBEC: MARDI, 26 JUILLET, 1842.\u2014\u2014 com Les journaux de Boston de jeudi, ceux de Kingston de samedi et ceux de Montréal d\u2019hier, contiennent les nouvelles apportées par l\u2019Acadia, et ne contiennent guère autre chose.Elles ont été reçues à Québec et à Kingston le même jour.Les journaux de New-York de jeudi fournissent des avis de Washington du soir du 20.On semble avoir perdu de vue les négociations entre lord Ashburton et M.Webster.Le bill du tarif, passé par la chambre des représentants avec la clause relative À la distribution da produit des terres publiques, était encore au sénat, et l\u2019on croyait qu\u2019il y passerait, avec la même clause, avant la fin du mois ; mais il est à pen près certain que dans ce cas le président Tyler exercera encore son droit de véto.Pour augmenter les embarras de Son Excellence, plusieurs états ont déjà réclamé leur part de l\u2019argent en vertu de l\u2019acte de 1841 ; mais le trésor est vide, REUNION DU PARLEMENT PROVINCIAL-\u2014 La gazette officielle de Kingston de samedi contient la proclamation convoquant le parlement provincial pour le 8 septembre à Kiogston.TpavAUX PUBLICS EN CanaDA.\u2014Dans la séance de la chambre des lords du 30 juin, lord Mount- cashel appela l\u2019attention de la chambre sur la grande émigration qui se fait des îles britanniques au Canada, et demanda si le gouvernement avait l\u2019intention de donner suite à l'engagement pris par ls chambre d\u2019assembléc en 1841, de faire exécuter eer- tains travaux publics dans ce pays ?\u2014Le duc de Wellington répondit d\u2019une maniére affirmative.Il s\u2019agit sans doute ici du fameux emprunt à contracter sous la garantie du gouvernement britannique.SEIGNEURIE DE BEaUHARNAIS.\u2014Le bill escamoté an parlement britannique par l\u2019association qui a fait l\u2019acquisition de la seigneurie de M.Ellice, a reça la sanction royale, avant que les censitaires de la sei gneurie, et les autres habitants du Canada qu\u2019il intéresse, aient pu en connaître les dispositions.Ecections.\u2014M, DEnis-BENJAMIN PAPINEAU de la Petite-Nation, frère de M.Louis-Joseph Papineau, et M.M\u2018Gory, de Templeton, s\u2019annoncent dans les journaux comme candidats pour la représentation du comté de l\u2019Ottawa, devenue vacante par la nomination de M.Dav à la place de juge à Montréal.CERCLE DE LADY BaGoT.\u2014Il y aura cercle JEUDI 3 hotel du gouvernement.(Voir l\u2019annonce.) i kil è 32 ie a + VOYAGE DE PLAISANCE\u2014Le bateau à vapeur Lord Sydenham laissera Montréal vendredi matin, à 6 heures, et Québec samedi à midi, pour Kamouraska, où il passera toute la journée de dimanche et reviendra lundi matin à Québec.Le prix du passage (y compris les repas faits pendant la marche), pour l\u2019aller et le retour, sera de £2 pour les passagers de Montréal, et de £1 pour ceux de Québec.Les enfants, moitié prix.\u2014 Le navire à vapeur I\u2019 Unicorn, parti samedi pour Métis, a reparu dans notre rade hier à 5 heures et demie de l\u2019après-midi ; il avait à la remorque le brick Courier, naufragé à Métis.SorREE MUSICALE.\u2014 Mademoiselle SLOMAN, accompagnée de son père, M.SLOMAN, à donné samedi une soirée musicale, sous le patronage des directeurs des courses.On aurait cru que la célèbre pianiste eût rencontré un auditoire autre que celui qu\u2019elle a eu sous un patronage qui ne manqua pas à réunir la multitude à ees amusements du jour.Certes, la différence est graude entre une suirée musicale donnée par une maîtresse en cet art divin et les courses de chevaux ! Mais les goûts ne se ressemblent point, Mademoiselle Sloman donne aujourd\u2019hui sa dernière soirée.LA FREGATE À VAPEUR LE SYDENHAM (Lâtie récemment à Montréal).\u2014 Parmi les nominations officielles annoncées dans les derniers jougpaux au- glais, nous remarquons les suivantes, sous la date du 25 juin : \u201c Lieutenant W.P.Crozier, au commandement du Sydenham, vaisseau à vapeur, sur les lacs du Canada.Aide-chirurgien, J.Mitchell, de P Albatross, au Sydenham.\u2026.Ingénieur de lère classe, W.Shaw, au Sydenham.Dito de 2e classe, Ralph King, au Sydenham.Dito de 3e classe, Thomas Davis, au Sidenbam.\u201d\u2014( Hampshire Telegraph.) On lit dans Bell's Weekly Messenger du 2 juillet: \u201c Le Volcano, vaisseau à vapeur, commandé par le lieutenant Freestone, est revenu des Dunes.Le bruit court qu\u2019il va être expédié aux Indes-Occiden- tales, et qu\u2019il doit toucher à Halifax où il transportera le lieutenant Crozier et les hommes sous ses ordres, destinés pour le Sydenham, vaisseau à vapeur, sur les lacs du Canada.\u201d On croit apparemment en Angleterre que la baguette magique du défunt baron de SYDENHAM à pu aussi bien faire disparaître les rapides du Saint-Lau- rent et la caracte du Niagara, que les barrières élevées par les intérêts, les institutions, le caractère et les mœurs entre les deux peuples qui habitent les bords des \u201clacs du Canada\u201d et ceux du fleuve par lequel se déchargent leurs eaux.La merveille politique opérée par le grand magicien, et de la réalité de laquelle on ne doute pas, se trouvera peut-être à la fin avoir été autant une illusion que celle de nos officiels d'outre-mer qui, dans leur ignorance, font monter * sur les lacs du Canada\u201d le vaisseau à vapeur qui porte son nom.mate Écores CHRÉTIENNES.\u2014On nous prie d\u2019annoncer que Son Excellence le Gouverneur-Général a souscrit généreusement ving-cing louis pour aider la Société d\u2019Education de Québec dans l\u2019exécution de la résolution qu\u2019elle a prise de former un établissement des Frères de la Doctrine chrétienne, et de leur confier l'instruction des enfants, dans les écoles qui sont sous sa direction.On nous écrit des Trois-Rivières : M.l\u2019Editeur, Tous les bons citoyens de cette ville travaillent a mettre sur pied une bonne école; leur dessein est d\u2019avoir trois frères de la Doctrine Chrétienne.Il est plus temps que jamais; car la seule barrière à opposer à dissipation à laquelle se livrent les nombreux enfants de cette ville: il y a beaucoup de bons sujets, mais qui faute de culture se perdraient infailliblement.Je vous envoie une copie du procès-verbal de l\u2019assemblée de la fabrique à ce sujet.A une assemblée des habitants de la paroisse de l\u2019Immaculée Conception de la Ste.Vierge Marie de la ville des Trois-Rivières, réunie en assemblée de paroisse, tenue à la sacristie de la dite paroisse, le dimanche vingt-quatre du mois de juillet mil huit cent quarante-deux, à l\u2019issue de la grand\u2019messe, conformément à la convocation faite par Messire Thomas Cook, vicaire-général et curé de la dite paroisse, par avis donné aux prônes des messes paroissiales le dimanche dix-sept juillet courant et encore aujourd\u2019hui, laquelle assemblée à été ainsi convoquée au son de la cloche en Ja manière ordinaire et accoutumée, aux fins de déliberer sur lu nécessité qu\u2019il y a d'établir uno école de fabrique ea la dite- paroisse, * er WW TN 1 Cd er on et es Messire Thomas Cook, vicaire-générai et curé, fut appelé au fauteuil, M.E.L.Pacaud fut prié de tenir la plume sous la direction du dit Messire Thomas Cook, prési- ent.L'objet de oetie assemblée ayant été expliqué, les résolations suivantes furent proposées, secondése et agréées ainsi qu\u2019il suit : Proposé par J.E.Dumoulin, écuyer, et secondé par W.C.Coffin, écuyer, il & été unanimement Résolu 1°.\u2014Que le mauque d\u2019écoles en cette ville et paroisse se fait vivement sentir depuis longtemps, et qu\u2019il est cause qu\u2019un grand nombre d'enfants vroupissent dans l\u2019ignorance et se trouvent exposés à tous les maux qui en sont la suite.Proposé par Bezile Doucet, écuyer, et secondé par M.Etienne Tapin, il a été unanimement Résolu 2°.\u2014Que cette assemblée, justement alarmée des suites funestes que produit déjà le manque d'écoles, estime qu\u2019il est de son devoir de faire tous les sacrifices compatibles avec ses moyens pécu- Diaires pour faire cesser cet état de choses, en procurant aux enfants le bienfait d\u2019une éducation religieuse et élémentaire.Proposé par Frédéric Dufresne, écuyer, et secondé par M.Pierre Deveau, il a été unanimement Résolu 3°.\u2014Que cette assemblée désirant profiter des dispositions du statut de la ci-devant province du Bas-Canada, passé dans la quatrième aunée de feu Sa Majesté Guillaume Quatre, chapitre 31, intitulé: \u201c Acte pour faciliter l\u2019établissemeut et la dotation des écoles élémentaires dans les paroisses de cette province, \u2019 autorise la fabrique de cette ville et paroisse d'établir une école de fabrique pour un terme qui Le sera pas moindre que cinq années, laquelle école sera tenue en cette ville par des frères de la Doctrine Chrétienne, mais sous la régie de la dite fabrique, conformément au statut sus-men- tionné.Proposé par M.Pierre-Vincent Croteau, et secondé par M.Louis-Benjamin Garceau, il a été unanimement Résolu 3°.\u2014Qu\u2019afin de mettre la dite fabrique en état de soutenir une telle école, il sera fait, pour un terme d'au moins cinq années, une souscription entre les habitants de cette ville et paroisse par un ou plusieurs actes qu\u2019ils consentiront aux sieurs curé et marguilliers de l\u2019œuvre et fabrique de la paroisse de l\u2019Immaculée Conception de la Sainte Vierge Marie de la ville des Trois-Rivières, s\u2019obligeant par iceux aotes à payer annuellement aux sieurs curé et marguilliers, aux époques qui seront déterminées par ces derniers, un cioquième du montant souscrit par chacun d'eux, Proposé par M.François Routier, et secondé par M.Jacques Bureau, il a été unanimement Résolu 5°.\u2014Qu\u2019aussitôt que la dite souscription se montera à une somme de cent cinquante livres courant pour chacune des dites cinq années, la dite fabrique fera tous les arrangements nécessaires afin de faire commencer l\u2019enseignement, ce qu\u2019elle devra pareillement faire dans le cas que la dite somme pourrait être prélevée autrement que par souscription.Proposé par Jacques Bureau et secondé par M.François Routier, il à été unanimement Résolu 6°.\u2014Que la dite fabrique est autorisée par cette assemblée à acquérir, acheter, preudre, récevoir et pesséder toutes terres, possessions, immeubles ou propriétés foncières, rentes constituées, argent, effets et autres propriétés mobilières qui pourront lui être concédés, vendus, donnés ou légués, soit par donation entrevifs ou à cause de mort ou testamentaires, ot de quelque manière que ce puisse être, à l\u2019effet de fonder et soutenir une école élémentaire -en cette ville.Proposé par M.Devis G.Labarre et secondé par L.D.Craig, écuyer, il a été unanimement Résolu 7°.\u2014 Que la dite fabrique est autorisée à contribuer, autant que ses moyens le permettront, à même les deniers qu\u2019elle peut avoir actuellement et qu\u2019elle aura par la suite, au soutien de la dite école, ayant au préalable obtenu à cet effat la permission de Sa Grandeur Monseigneur l\u2019Evêque de Québec, -à qui une copie authentique des procédés sera transmise; pourvu toutefois que telle contribution n\u2019excédera pas le quart des revenus annuels de cette fa- rique.Proposé par M.Joseph Panneton, et secondé par Bazile Doucet, écuyer, il a été unanimement Résolu 8° \u2014 Qu\u2019aussitôt que les circonstances pourront le permettre, Ja dite fabrique remettra la régie de la dite école aux commissaires des écoles \u2018publiques de cette ville et paroisse, et que dans ce cas il ne sera plus obligatoire pour la dite fabrique de contribuer de ses deniers au soutien de la dite cole.Proposé par M.! Augustin Cloutier, et secondé par M, Etienne Tapin, il aété unanimement Résolu 9°.\u2014Qu\u2019 Antoine Polette, écuyer, warden du district des Trois-Rivières, soit prié de vouloir bien entrer en communication avec le gouvernement exécutif de Sa Majesté en cette province pour obtenir l\u2019usage de la maison d'école de cette ville, afin d\u2019y établir et installer la susdite école; à l\u2019effet de quoi il lui sera transmis une copie authentique des procédés de cette assemblée, Les personnes suivantes ont été nommées pour courir la liste de souscription, savoir: en cette ville, MM, J.-E.Dumoulin, E.Tapin, L.G.Berthelot, L.D.Craig, D.G.Labarre père, M.Ryan, W.C.H.Coffin; à Ste.Marguerite, T.Panneton, O.Lot- tinville ; à la Banlieue, B.Doucet, Joseph Panneton et Frédéric Dufresne.(Signé) D.Mondelet, J.E.Dumoulin, W.| C.H.Coflin, E.Tapin, Benjamin Aubry, B.Doucet, J.Panneton, J.Giroux, Chs.L\u2019Hérault, J.B.La- joie, J.Dufresne, P.Z.Lottinville, Octave Lottin- ville, L.G.Berthelot, G.S.Badeau, Olivier Lamon- tagne, H.Lor, D.G.Labarre père, Frédério Du- fresne, L.B.Garceau, Augustin Cloutier.T.Cook, P.C.E.L.Pacaup.Un Monsieur qui arrive de la Grosse-Isle noug communique ce qui suit, substance d\u2019un passage de Pinstruction religieuse que donna hier le Revd.M.Ross, ministre de l\u2019église anglicane, à la Grosse- sle : «* On peut dire qu\u2019au milieu de la vie on est dans la mort ; il ne se passe guère de jour sans que quelques-uns de nos frères soient appelés devant Dieu ; mais depuis la dernière fois que je vous adressai la parole nous avons eu à déplorer une perte bien sensible dans la mort inattendue d\u2019un homme connu de plusieurs d\u2019entre vous, et qui s'était acquis l\u2019estime de tous ceux qui le connaissaient.Quoi- qu\u2019il fût d\u2019une autre persuasion que la nôtre, je ne puis me croire obligé, par cette raison, de refuser mon tribut de respect & sa mémoire.Imitons les vertus qu\u2019il pratiquait et montrons par 1a la force et la bonté de notre foi.Puiesé-je pour ma part montrer dans l\u2019exécution de mes devoirs le zèle qu\u2019il déploya dans l\u2019accomplissement des siens.?* Nous aimons à enrégistrer de pareils actes de tolérance religieuse et de charité chrétienne ; ils font honneur à leurr auteurs autant qu\u2019à ceux qui en sont l\u2019objet.Nous n\u2019avons pas besoin de dire ce qui précéde s\u2019adresse à feu Messire ForTIER, qui vient de succomber victime de son zèle apostolique aulazaret de la Grosse-Isle.( Canadien.) Les messieurs Normand de St-Roch de Québec out obtenu le contrat pour la construction des trois ponts sur les rividres Ste-Anne de la Pérade, Batis- can et St-Maurice.( Idem.) COMTÉ DE L\u2019ISLET.On nous prie de publier ce qui suit: Réponse de M.Taché à la demande de ses électeurs de résigner son siêge en chambre, telle qu\u2019ezpri- mée dans la 10e résolution de l\u2019assemblée du 11 du courant.\u201c St.Thomas, le 20 juillet 1842.\u201c A P.C.Fournier et N.S.Pelletier, écuyers, notaires.«* Messieurs, \u201c J'ai regu co matin par la poste un papier, sans date, revêtu de vos signatures, affirmant être un \u201c extrait des résolutions passées à l\u2019unanimité à une \u201c assemblée des électeurs du comté de l\u2019Islet le 11 \u201c juillet 1842,(*) conformément aux avis donnés \u201c à cet effet.> \u201c Ayant des preuves, à ma satisfaction, que la prétendue assemblée du comté, tenue à l\u2019Islet le !1 du courant, n\u2019exprime que les sentiments de deux ambitieux appuyés de quelques pauvres dupes, je ctoirais manquer à mon devoir envers le comté, si j'acquiesçais aux désirs d\u2019une faible minorité qui d'a pas plus de droit que de raison à exiger la résignation d\u2019un mandat que je ne tiens pas d'elle ; mais bien do l\u2019expression unanime du comté entier.Et quoique ce soit pour moi un sujet de regrets que ma conduite publique n\u2019ait pas rencontré las sentiment de tous mes électeurs, ce n\u2019en serait pas moins une faiblesse dont je ne saurais me rendre coupable, que de céder aux criailleries de quelquos individus, exploitant à leur ambition et à leurs petites vanités les préjugés qu\u2019ils ont créés et nourris chez une certaine partie de la classe non instruite du comté.Ainst veuillez, Messieurs, informer ceux qui vous ont constitué leut organe que je ne puis me rendre à leurs vœux.\u201c J'ai honneur d\u2019être, Votre très-humble serviteur, (Signé) E.P.TacuÉ.\u201d (*) M.Taché pourra lires daté le 11 juillet 1842.CORPORATION MUNICIPALE.Il y aura une assemblée spéciale du conseil, vEn- DREDI 29 du eourant, à 7 heures, pour délibérer sur les ordres du jour qui suivent, et sur les affaires de la corporation en général : 1°, Un réglement relatif à la fourrière ; 2°.Le 9erapport du comité du feu, avec un ré- glement d\u2019appropriation ; 3°.Projet d\u2019amendement du conseiller Shaw au réglement des cotisations ; 4°.Projet d'\u2019amendement du même au réglement des marchés ; ; 5°.Le 28e rapport du comité des marchés ; 6 ©.Partie du 41e rapport du comité des finances proposant une taxe additionnelle aux cotisations.7°.Le 52e rapport du comité des chemins.A Bureau de l'agent en chef de S.M.pour les Emigrés dans le Canada.Québec, 28 juillet 1842.Nombre d\u2019émigrants arrivés dans ce port depuis le 9 jusqu\u2019au 23 courant :\u2014 Entre-pont.+ 188 vee 277 D Angleterre.ccseessroces cevenconvse D\u2019Irlande.\u2026.\u2026\u2026.D\u2019Ecosse.\u2026.sroccecuce coeur Léorerverossossersourece 490 Des ports d\u2019en DBs sevecraversscccesensness 108 1063 Passagers de chambre non-com- prisci-dessus.scessesssnncess Antérieurement.\u2026.\u2026.\u2026.+.0.392 \u2014 34888 400 35951 A la même époque l\u2019année dernière.22586 Plus en 1842.6.0.\u2026o00uoo0 0000000000 018865 À.C.BucHANAN, Agent en chef.MAREES, Du 26 juillet au ler Août 1842.Jours.ati HAs, Festiwals, &c.Mardi.| 8h 58m 9h 14m| Ste.Anne.Mercredi.9h B4m| 9h 55m Jeudi.\u2026./10h 16m|10b 88m Vendredi.jllh Om|llk 22m Samedi.\u2026.l1k 44m| Point.Dimanche.\u2026.| Oh 9m] Oh 44m Lundiveseesceenes 1h 18m) 1h 44m (gr Ces temps sont 14 heure avant le retour de la miarée, ESPAGNE.BSPARTEUO ET LE GENERAL RODIL Le changement de ministère, en Espague, est une véritable contrerévolution.Nous pouvons garantir les détails suivants : Le capitaine-général Rodil paraît avoir deviné les vues secrètes qui ont dirigé jusqu\u2019à ce jour le gouvernement personnel d\u2019Espartero.\u2018 La proclamation soudaine de la fameuse constitution de 1812, à Burgos, est un essai d'état, un ballon politique que le nouveau président du conseil à per- 06, aveo la pointe de son épée.Il en devait sortir une régence de sept années ; grâce à Rodil, il en sortira, à coup sûr, l\u2019annudlation de fait d\u2019Espartero, et peut-être la dictature militaire de Rodil.Les conditions politiques, stipulées entre le maréchal Espartero et le nouveau ministère espagaol, ont été débattues pendant trois jours, et le régent a dû s\u2019obliger, dans une adhésion écrite, à laisser passer la justice ministérielle du marquis de Rodil.Dans l'histoire des gouvernements do l\u2019Europe moderne, c\u2019est la première fois peut-être qu\u2019il arrive à un ministre de réclamer de sou maître un engagement solenuel, une promesse d'honneur, sous seing- privé.: Les conditions dont nous avons parlé, les voici : Point de constitution de 1812: elle pourrait donner à un soldat heureux, selou les propres paroles du général Rodil, assez de temps, non pas seulement pour être un ambitieux, mais pour réaliser son ambition.\u2014Espartero a dû comprendre.Ce Point de république, à dit encore le président da conseil; pour qu\u2019une nation se gouverne elle-même, il faut d\u2019abord qu\u2019elle suit : or, en Espagne il'n\u2019y a pas de nation ; il y a des intérêts, des provinces, des villes, des villages et des hommes.Là où il n\u2019y a point d'unité, il n\u2019y a point de peuple.Dans le cas d\u2019une opposition parlementaire dont la violence embarrasserait la marche du gouvernement, les chambres seraient confisquées ou dissoutes.Enfin, l\u2019Espagne rentrera dans les conditions habituelles de l\u2019alliance française, M.de Lacarte, originaire de France, et qui est véritablement le Linage du général Rodil, serait nommé ambassadeur à aris.Grâce à l\u2019influence quelque peu despotique de Ro- dil, l\u2019Orangeria de Saint-Cloud n\u2019est peut-être pas loin de Madrid : le 18 brumaire qui se prépare n\u2019aura point lieu au protit du duo de la Victoire.Se fera-t-il au profit de la royauté légitime ou de la dio- tature militaire ?\u2014dans l\u2019intérêt de la nation espagnole ou du général Rodil?C\u2019est ce que nous ne tarderons pas à savoir.(Courrier de la Gironde.) NOUVEAU CABINET ESPAGNOL.Le marquis de Rodil, officier de l\u2019armée espagnole pendant la guerre contre Napoléon, fit partie de l\u2019expédition qui fut envoyée en Amérique pour soutenir les droits de la métropole, en compagnie du maréchal Espartero.Rodil était le gouverneur du fort le Callao de Lima, daus le Pérou, et sa défense héroïque lui vaut une belle page dans l\u2019histoire.Revenu en Espagne en 1824, avec le grade de brigadier-colonel, il fat promu par Ferdinand VII au grade de maréchal-de- camp et commandant en chef des corps de gardes- côtes et frontières.À la mort de Ferdinand, il commanda l\u2019armée d'observation que le gouvernement avait placée aux frontières portugaises ; ce fut Rodil qui exécuta l\u2019invasion dont le résultat fut le départ du Portugal de don Miguel et de don Carlos pour l\u2019Angleterre, et la consolidation définitive du règne de dona Maria IL.Sa conduite dans vette occasion lui valut le titre de marquis sous le ministère de Martinez de la Rosa; depuis, il fut promu au grade de lieutenant- général, et envayé pendant la guerre civile pour commander en chef l\u2019armée du Nord.En 1840, il se mit à la tête du mouvement libéral de Madrid, et sous la régence d'Espartero il a été promu au grade de maréchal avec le commandement en chef de l\u2019armée du Nord.Le maréchal Rodil est député aux cortès, nommé à Galice, sa province natale; il peut avoir 50 ans ; il est brave et puissant de prestige dans l\u2019armée, Il est ministre de la guerre et président du conseil.Le comte d\u2019Almodovar, ancien officier d'artillerie, ayant pris part aux tentatives libérales que l\u2019Espagne essaya jusqu\u2019en 1820.Il appartient à l\u2019école radicale constitutionnelle.En 1825, il émigra en Belgique, revint à Paris après la révolution de 1830, et rentra dans sa patrie après la mort de Ferdinand VIL.C'est un homme de 70 ans; il est marécha!- de-camp, directeur-général de I'artillerie et président du sénat.Il est nommé ministre des affaires étrangères.M.Zumalacarregui, ancien premier chef de bureau au ministère de la justice, en 1830, sous M.Garcia Herrero, conseiller à la cour de cassation, sénateur, âgé de 70 ans.Il est chargé du portefeuillo de la justice.M.Torres-Solanot, conseiller à la cour royale de Madrid, ancien député en 1820, sénateur, âgé de 60 ans.C\u2019est le ministre nommé pour l\u2019intérieur.M.Raymond Calatrava, membre de la cour des comptes, frère de l\u2019exministre Calatrava, qui présida la régence de Bayonne en 1830, lors de la tentative du général Mina, est la personne chargée du portefeuille des finances.C\u2019est un homme de 60 ans.Le vice-amiral Lapaz, officier-général de la marine espagnole, membre de la haute chambre de l\u2019amirauté, vice-président du sénat libéral de 1820 et président en dernier lieu du conseil de guerre tenu à Madrid, lors du procès du général Léon et d\u2019autres en 1841, est chargé du portefeuille de la marine.(Mémorial Bordelais.) \u2014Les journaux de Madrid du 20 rendent compte de la séance de la chambre des députés espagnols de ce jour.oici le discours d\u2019installation prononcé à cette occasion par le capitaine-général Rodil, président du conseil : « Messieurs, les nouveaux ministres, tous identifiés avec la constitution de 1837 et les mémorables événements amenés, par.le pronunciamento de septembre, dont ils professent les principes dans leur cœur, se proposent de suivre ces mêmes principes, qu\u2019ils ont toujours défendus dans les cortès actuelles et qui sont indépendance nationale, légalité, justice, la voie deu réforddes.Tols.sout les principes de nouveau cabinet, qui vompte pour les réaliser sur le concours des corps législatifs et le patriotisme de tous les Espagnols.\u201d Interpellé ensuite sur les intentions du gouvernement à l\u2019égard de ia Catalogue, le premier ministre à répoudu que l\u2019ordre serait maintenn ou rétabli partout.Le ministre des finances Ramon Calatrava a demandé aote de ea déclaration que le cabinet n'avait point la pensée de manquer aux engagements pris envers les créanciers de l'Espagne.La coalition paraît décidée à attendre les actes du ministère avaut de se prononcer ouvertement contre ui, Le Phare des Pyrénées du 2! donne des nouvelles de Pampelune jusqu\u2019au 18.Les esprits étaient encore agités dans cette ville.Le général avait renforcé la garnison de la citadelle : elle se compose actuellement de deux bataillons.MARIAGES.Ce matin, à la cathédrale de Québec, par le révérend messire Charles-Frs.Baillargeon, curé de Québec, Pierre Baillargeon, écuyer, médecin, à demoiselle Marie-Gene- viève-Angèle Painchaud, ère fille do Joseph Painchaud, écuyer, médecin, À Rimousky, le 19 juillet, par le révérend M.Picard Dostroismaisons, curé du licu, sieur Paschal Dion, à demoiselle Geneviève Rouleau, de St-Laurent, Lsle d'Or- ans.: pécRs, #0 bp A Québec, le 25 de juillet courant, Lou1s-Asnagan LaGueuUx, écuyer, à l'âge de 79 ans et 4 mois.Cet ancien et respectable citoyen s\u2019est toujours distingué par un patriotisme éclairé, et surtout par la manière libérale et généreuse avec laquelle il sçut faire usage de sa fortune, chaque fois que les intérêts de la patrie le commandaiont.1! a conservé jusqu\u2019à son dernier moment la vigueur qui le distin= Œua toujours dans ses premières années, et il est mort sensiblement regretté de tous ses concitoyens.II était le père de feu Louis Lagueux, écuyer, avocat, membre de l\u2019ancienne chambre d\u2019assemblée.Les membres de la Société Bienveillante de Québec sont priés particulièrement d'assister À ses funérailles qui auront lieu DEMAIN, MERCREDI, l© 27 courant, à 94 heures A.M.Le convoi partira de sa résidence, en la Haute-ville, rue des Hemparts.A Saint-Denis, comté de Kamouraska, le 16 dy courant, à l\u2019âge de 80 ans, dame Marguerite Pinet, épouse en secondes noces de feu sieur Paschal Dubé.A St-Jean Port-Joli, le 16 de juillet courant, après une longue et douloureuse maladie de six rnols, qu\u2019elle a supportée avec la patience qui caractérise le vrai chrétien, dame Marie-Flavie Fortin, âgée de 24 ans et quelques mois, épouse de sieur François Îloy D, Desjardins; elle sera longtemps regrettée par sa famille et sesamis.Elle était un modèle de vertu et de douceur.= ne \u2014 \u2014 CERCLE DE LADY BAGOT.HOTEL DU GOUVERNEMENT, 25 juillet 1842.O\" donne avis que Lany Bacor tiendra un Cercle à Hôtel du Gouvernement, le JEUDI SOIR, 28 du courant, à NEUF heures.Les Dames qui assisteront au Cercle sont priées d'apporter avec elles deux Cartes ayant leurs noms écrits distinctement dessus ; l\u2019une des cartes sera laissée sur la table de l\u2019aide-de-camp dans la salle d'entrée, l\u2019autre sera remise À l\u2019aide-de-camp de service, par qui les dames seront-pré- sentées à lady Bagut.Les Messieurs qui assisteront au cercle ne seront pas présentés à lady Bagot.Les Dames et les Messieurs paraîtront en toilette du soir.Par ordre de Son Excellence, 1, T.W.JONES, See.Mil.Prine.A.D.C.LE examens publics des étudiants du Petit Se- minaire de Nicolet commenceront le 9 du mois prochamn, à 1 heure F, M,, Ct se termineront le lene demain soir.Les amis de l'éducation ainsi que les parents des élèves sont respectueusement Invités d\u2019y assister.Nicolet, 21 juillet 1842.3d COLLEGE DE STE-ANNE.LES exercices publics des étudiants du collége de Ste-Anne auront lieu JEUDI, le 11 du mois prochain, en une seule séance.La séance commencera à UNE heure précise.Les amis de l\u2019éducation, ainsi que les parents des élèves (le père et la mère, ) sont respectueusement invités.ien que la corporation ne puisse assurer que le nouveau collége entrera en opération cette automne, à cause de la pénurie des temps, cependant la bénédiction en sera faite le même jour, à la suite du service annuel que la corporation s\u2019est engagée de faire chanter pour le repos de l\u2019âme du respectable fondateur de l\u2019institution de Sainte- Anne, Ste-Anne, 17 juillet 1842, AVIS, LE Soussignés Commissaires nommés par Son Excellence le Gouverneur-Général pour s\u2019en- Quérir de la tenure seigneuriale, donnent par le présent avis, que leur bureau sera ouvert chaque jour entre 10 heures A.M.et 4 P.M.dans Ia vieille bâtisse connae sous le nom de Maison du Gouvernement.} Il est désirable que toutes communications par écrit solent transmises à l\u2019adresse de Joseru-E.Turcorre, Ce cuyer, secrétaire de la dite commission, à Montréal.Montréal, 7 juillet 1842, A.BUCHANAN, J.A.TASCHEREAU, Commissaires.JAMES SMITH, 6 RE tout récemment et à VENDRE : 100 quarts de maquereau No.3.R.PENISTON, 22 juillet 1842.Quai des Indes.MAINTENANT EN DEBARQUEMENT, ET A VENDRE PAK LES SOUSSIGNÉS : (CINQUANTE Barriques VIN d\u2019Oporto.HENDERSON & CO.Québec, 8 juillet 1842 AISONS et EMPLACEMENTS, dans hy in Haute-ville de Québec, à VENDRE, savoir: Un emplacement rue Ste-Geneviève, fe- sant face au jardin du gouvernement et au monument de Wolfe, de 5,683 pieds en superficie, avec deux maisons en pierre et autres bâtiments dessus construits.Un emplacement rues St-Stanisias, Ste-Angèle et Ste-Hélène, près de l\u2019église St-Patrice, contenant environ 17,000 pieds, avec maison et autres bâtiments et un jardin dessus, 8adresser à E.GLackEMErzR, écuyor notaire à la Basse- ville de Québec, ou au propriétaire, rue le Montagne, 19.- J; NEILSON,.ordre public, marche aussi rapide que possible dans Québec, 26 février 1840.| PSE te te er TT PE i 0 i | | à I VARIÉTÉS.\u2014 AU BUDGET.Hélas ! que dirais-tu si j\u2019allais dénombrer Le troupeau de glontous prêts à te dévorer ?Mon épitre bientôt s'enflerait en volume, La fatigue déjà fait reculer ma plume : Nou, je n\u2019offrirai point à tes yeux consternés Ces journaux, grâce À toi, vivant sons abonnés ; Ces préfets ramassés au milieu des coulisses ; Ces rimailleurs conuus de toutes les polices; Ces quinze hommes, toujours les mêmes, et toujours Tiraillant, s\u2019arrachant uv pouvoir de buit jours ; Ces mendiants brodés, l\u2019an passé démocrates, Pour t\u2019atteindre plus tût courant À quatre pattes ; Ces marchande de mots creux, cumulards ébontés, Voussant du pied l'échelle après qu\u2019ils sont, montés ; Ces messieurs qui, mettant leur gazette à l\u2019enchère, A la peur d\u2019un ministre arrachent une chaire, Et déclarés savants sur un beau parchemin, Apprennent aujourd'hui pour enseigner demaio ; Ces élégaute dandys qu\u2019on change en diplomates Payés pour que l\u2019Europe admire leurs cravates ; Et ces grands directeurs qu\u2019une subvention Crée eu moins de cing ans, seigneurs d\u2019un million.Tu ne saurais la fuir cette meute vorace Qui flaire les budgets et les suit à la trace ; Main, du moins, duras-ta, parmi tant d\u2019affamée, I! est de nobles cœurs, des esprits renommés, Qui ne prosternent point leur fière intelligence ?J'irai, de leur retraite écartant I'indigence, Leur porter uv tribut qu\u2019ils ne demandent pas, Et le bonheur près d\u2019eux va fleurir sur mes pas.Tu le crois, cher budjet, hélas ! et tu t\u2019abuses ! Jadis tes devanciers étaient conous des Muses, Je le sais, et moins gras que toi, moins opulents, Ils allaieut aux besoins disputer les talents.Nous avons réformé ces allures gothiques, Ces usages vieillis des pouvoirs despotiques.Et, dans les hauts emplois, le talent malheureux Trouve des libéraux.qui gardent tout pour eux.Va-t-en donc! Daus tes flancs jusqu\u2019à ce qu\u2019ils se [plongeat, Vois que de bras tendus, de griffes qui s\u2019allongent ! La bassesse, l\u2019intrigue et la servilité S'arment!\u2026 Et de ton corps meurtii, déchiqueté, Qu'\u2019ont bientôt englouti tant d\u2019estomacs avides, Ne luissent que la peau sur des sacoches vides- Pourrai-je encor douter da sort qui t'est promis ?J'ai vu du percepteur s\u2019avancer le commis, ll entre, il vient chez moi réclamer la pâture Dont je vais engraisser la victime future ; _ Voilà ton successeur qu\u2019il faut déjà nourrir ! Adieu, je vais payer 1.Et toi, tu vas mourir ! ANCELOT.REVUE LYRIQUE, Les artistes allemands, venus à Paris sur la foi de traités demeurés sans exécution, ont joué Fidelio de Beethoven le mieux qu\u2019ils ont pu, mais l\u2019exécu- tiou est demeurée bien incomplète.Ils étaient plus disposés à crier famine qu\u2019à chanter tout l\u2019été.Le bon cœur parisien leur est venu en aide.La recette s\u2019est élevée à 6,600 fr.avec lesquels les compagnons du Freyschuiz out regagué leurs pénates, d\u2019où probablement ils ne seront pas tentés de revenir de long-teæps- Le directeurs est en prison et ses artistes retournent tristement chez eux à pied.\u2014 A Saintes, la société Philharmonique a fait célébrer, le 19 mai, un service funèbre pour le repos de ime de Chérubini.Rien ne s'associe mieux qu\u2019une pensée religieuse et une pensée artistique.L'église, tendue de noir, un beau catafalque orné des symboles de la religion et de l\u2019art musical, le premier reguiem de Chérubini, exécuté par un uom- breux orchestre dirigé par un habile amateur, tels sont les honneurs que cette société a rendus à la mémoire de l\u2019illustre compositeur, en s\u2019honorant elle-même par ce témoignage de reconnaissance.\u2014On vient de donner dans l\u2019église luthérienne de Saint-Paul, à Francfort, au bénéfice des incendiés de Hambourg, un festivai ott I Oratorio de la création a été exécuté par neuf cents artistes et dilettanti.L'effet qu\u2019à produit le chef-d'œuvre de Haydn rendu par de si puissants moyens, a été prodigieux, et, sur ln demande générale, le même persouvel a décidé de l\u2019exécuter noe seconde fois dans le même local.La recette s\u2019est montée à 1,600 florins (environ 9,000 fr.) \u2014A Cologne, on a dounné avec grand applaudissement l\u2019opéra des Huguenots.Le public ne pouvant adresser ses félicitations et ses hommages au compositeur, à demandé son buste et l\u2019a couvert de couronnes et de fleurs.La seconde représentation a été donnée au bénéfice des incendiés de Hambourg.\u2014Le festival de Francfort ne sera surpassé que par la onzième grande fête des sociétés philharmoniques du nord de l\u2019Allemagne, qui aura lien à Minden, dans la Prusse rhéuane, les 18, 19 et 20 juin.Il y aura de seize à dix-huit cents exécutants.Parmi les morceaux qui doivent être exécutés, on remarque des hymnes religieuses mises en musique par Meyerbeer.\u2014A Rome, Don Desiderio, opéra-buffa en trois actes, du prince Joseph Ponlatowski, a obtenu un grand succès.L'auteur des paroles est Mme la marquise de Riggs.La société de Sainte-Cécile a décerné au prince une médaille en or, portant d\u2019un côté son effigie, et de l\u2019autre son nom, entouré d\u2019une couronne de laurier.Ce laurier est bien pacifique, et nous sommes couvaineus que ce n\u2019est pas la faute du célèbre amateur s\u2019il n\u2019en cueille pas un autre.\u2014La célèbre cantatrice, Mme Garcia-Viardot, a débuté à Madrid.La Gazette officielle s\u2019exprime ainsi à son sujet : \u201c Nous ne dirons rien de MM.Castell, Jalas, Barba et autres, dont nous avons eu plus d\u2019une fois l'occasion d'apprécier le mérite; toute l\u2019attention était fixée eur la 51lle de Manuel Garcia, la sœur de l\u2019immortelle Malibran.Deux bruyaotes salves d\u2019applaudissements l\u2019accueillirent à son entrée, et furent répétées aveo enthousiasme à la fin de la cavatine : Una voce poco fa.* A la seconde partie, elle a chanté avec accompagnement de piano, plusieurs chansonnettes espa- ynoles de la composition de son père, avec une grâce, nne suavité une aisance admirable! Mais l'enthousiasme à été à son comble lorsqu'elle a chanté la ronde de la Cencrentola.Ce fut un mouvement universel pour demauder le bis, et une pluie de bouquets tomba à ses pieds au milieu d'un tun- nerre d'applaudissements.\u201d \u2014C'est le 19 mai qu\u2019à eu lieu, au théâtre impérial de Vienne, la première représentation de Linda di Chamouny, opéra nouveau de Donizetti.Le succés de cet ouvrage a été constaté par de nombreux applaudissements, par la répétition de plusieurs mor= ceaux et par l\u2019appel réitéré du Maestro, M.Donizetli, qui avait déjà été présenté à la cour, a reçu de LL.MM.Il.les témoignages les plus flatteurs de satisfaction, ainsi que de S, À.le prince de Metternich, QUELLE FEMME !\u2014A l\u2019école d\u2019anatomie d\u2019Oxford, entr'autres curiosités, on remarque le squelette d\u2019une femme qui a eu dix maris et qui a été pendue à l'âge de trente-six ans, condamnée pour avoir donné la mort à quatre d\u2019entr\u2019eux.\u2014(Sun.) T'enia.\u2014M.Levacher a fait mettre, il ya quelque temps, sous les yeux de l\u2019Académie des Sciences, un tænia qui présente une particularité digne de quelque attention.Cet entozuaire a été rencontré chez une petite fille de trois ans.Il offre quelque ressemblance avec le \u2018ænia décrit par Bremser sous le nom de fænia monstre, mais en diffère essentielle» mentsur plusieurs poiats, ainsi qu\u2019on va le voir.Il est caractérisé par une crête ou feuillet longitudinal qui existe régulièrement sur tous les anneaux et partage l\u2019animal dans toute sa longueur en lui donnant l\u2019aspect d\u2019un ruban dentelé au milieu duquel serait implanté, sur use ligne longitudinale, un second ruban sembable au premier, de sorte qu\u2019ainsi réunis, ces rubans offriraient trois bords libres et flottants.Les dimensions anatomiques de cette crête ou feuillet intermédiaire révèlent une organisation parfaitement identique à celle des deux autres lames ou feuillets latéraux.Cet animal, ainsi qu'on a pu s\u2019en assurer sur les portions qui, lors de leur expulsion, vivaient encore, peut à volonté coucher sa crête sur l\u2019ane ou l\u2019autre des deux lames ou feuillets latéraux ; alors n\u2019offrant que deux bords libres, il représente assez bien l\u2019aspeut du tenia solium.Lorsqu'il le veut aussi, l'animal relève ga crête intermédiaire, et cette contraction, qui vient au secours des feuillets latéraux, doit favoriser ses mouvements de reptation et le rendre plus incommode et plus dangereux que les tœnias ordinaires.D\u2019après ces caractères généraux, M.Levacher pense que cet entozoaire doit fortuer un genre particulier dans le groupe des tcenias.DE LA PAROLE ET DE L\u2019ECRITURE.\u2014PLATON, dans le passage suivant, avait répondu d\u2019avances a bien des sophismes aujourd\u2019hui en vogue : \u201c L'écriture ne peut pas rendre la parole.La parole est à l\u2019écriture ce qu\u2019un homme est à son portrait.Les productions de l\u2019écriture se présentent À nos yeux comme vivantes, maïs si on les interroge, elles gardent le silence avec dignité.Il en est de même de l\u2019écriture, qui ne sait ce qu\u2019il faut dire à un homme ni ce qu\u2019il faut cacher à to autre.De manière que celui qui s\u2019imagine pouvoir établir par l\u2019écriture, seule, une doctrine claire et durable est un grand sot.S'il possédait réellement les véritables germes de la vérité, il se garderait bien de croire qu\u2019avec un peu de liqueur noire et une plume, il pourra les faire germer dans l\u2019univers et leur communiquer l\u2019effcacité nécessaire.Quant à celui qui entreprend d\u2019écrire des lois ou des constitutions civiles, et qui se figure que parce qu\u2019il les a écrites, il a pu leur donner l\u2019évidence et la stabilité convenables, quel que puisse être cet homme, particulier ou législateur, et soit qu\u2019on le dise ou qu\u2019on ne le dise pas, il s\u2019est déshonoré ; car il a prouvé qu\u2019il ignore ce que c\u2019est que l\u2019inspiration et le délire, le juste et l\u2019injuste, le bien et le mal: or, cette igno- rauce est une ignominie, quand même la masse entière du vulgaire applaudirait.\u201d RATIFICATIONS, Toures les personnes qui peuvent ou prétendent avoir quelques priviléges ou hypothèques en vertu d\u2019aucun tître ou par toute autre moyen quelconque, dans ou sur les propriétés ci-dessous designées sont requises de signifier par écrit, leurs oppositions et de les filer au bureau du protono- taire huit jours au moins avant le jour fixé pour la demande de la ratification, à défaut de quoi elles seront pour toujours furcloses du droit de le faire.DISTRICT DE QUEREC.Vente par James Cooke, Daniel Wilkie et William Price ès qualités à Samuel Newton, d\u2019un certain lot de terrein sie tué en la Haute-ville, formant l\u2019extrémité et coin nord de la rue St-Stanislas, d'environ 73 pieds sur la rue Sainte- Hélène et 41 pieds sur la rue St-Stanislas, avec une maison à trois étages, divisée en deux parties, étables et remise, Ratification, le 18 d\u2019octobre.Vente par Joseph Moreau à Joseph= Amable Boilard, d\u2019un lot de terre situé en la paroisse de Ste-Marie de la Nou- velle- Beauce, seigneurie de Jollict, dans le 1er rang, d\u2019environ 2 arpents de front sur 40 de profondeur, borné en front par la rivière Chaudière, avec une maison, grange et étable.Ratification, le ler février prochain.LICITATION.\u2014DIsTRICT DE QUEBEC.Le procès-verbal d\u2019adjudication de l'immeuble dépendant de la communauté de biens qui a existé entre Jean-Frs.Lemieux et feue Marie- Mag.Morin, son épouse, qui a été licité sur les lieux le 4 juillec courant, a été déposé au greffe de la cour, à l'effet d\u2019y recevoir des sur-en- chères jusqu'à samedi, le 30 courant, à 10 heures,\u2014suit la decription de l'immeuble : Une terre située en la paroisse St-François, au côté nord de la Rivière-du-Sud, contenant un arpent de front sur 40 de profondeur, indivis et enclavé dans une terre contenant 2 arpents de front sur la dite profondeur, avec la juste moitié des batisses, &c.AVIS AUX ENTREPRENEURS.N demande, d'ici au PREMIER AOUT prochain, des PROPOSITIONS pour la reconstruction du MOULIN BANAL de la seigneurie de Berthier, situé dans la paroisse Saint-François Rivière-du- Sud ; lesquelles propositions seront adre: franches de port, au notaire soussigné.N.B.On fera entrer dans la reconstruction tont ce qui reste, tant de l'édifice que des mouvements de l\u2019ancien moulin et qui ne se trouve pas hors de service : ce dont les entrepreneurs pourront prendre connaissance en s\u2019adressant sur les lieux à Joszrt Fraser, écuyer.Le moulin sera reconstruit à trois moulanges et devra être achevé le 15 de NovambRE prochain.L'entrepreneur sera tenu de fournir deux cautions solvables pour le complément de l'ouvrage qui sera reçu par des experts, ANT.A.PARENT, Notaire, Haute-ville, rue St-Joseph.Québec, 15 juillet 1842, CONTRAT DU GOUVERNEMENT.E Commissaire-général recevra des SOUMISSIONS d'ici à la matinée de JEUDI, le 30 AOUT, 1842, pour l'approvisionnement Ci-dessous mentionné, savoir :\u2014 VIANDE FRAICHE.; Telles quantités de viande fraîche de jeune bœuf ou géuisse, de la melileure qualité, qui seront requises pour 1 an ou 3 à compter du ler octobre 1842.La viande devra être bien tuée, et consistera en point d'autre qu\u2019une égale proportion de quartiers de devant et derrière, et le suif ne devra pas être te La livraison aux troupes, l\u2019état major et aux départements aura lieu tous les jours, en détail, par Js partie contractante, au magasiu au rez-de-chaussée des Casernes dus Jésuites, qui sers comme à l'ordinaire remis À cet usage.La viande sera sujette en tout temps à l'inspection et approbation de l'officier du Commissariat, autorisé à rejeter toute viande qui ne serait point de la qualité décrite, et à la faire remplacer immédiatement ou, à défaut de quoi, à en acheter aux frais et dépens de la partie contractante.Le prix par 100 livres à être spécifié en cour provincis), et le paiement se fera tous les mois de la même manière.Deux cautions suffisantes seront requises pour le dû accomplissement des arrangements pris par le contractant, et il sera faite une condition indispenssble du goutrat, que la partie ou les parties contractsntes soient directement ou indirectement engagés dans le débit de viande de bœuf en tenant étal public, ou comme approvisionneur de vaisseaux, pendant la durée du contrat du gouvernement.Commissariat, Québec, 7 juillet 1842.CONTRAT DU GOUVERNEMENT.ES SOUMISSIONS CACHETEÉES seront reçues, à ce Bureau, d\u2019ici à JEUDI le 30 d\u2019AOUT, 1842, dans la matinée, pour l'approvisionnement sous-mentionné de FARINE (FLEUR) savoir :\u2014 4,000 quarts de 196 livres chaque, en bonnes et suflisan- tes futailles, sur chacune desquelles la marque du moulin où la farine aura été manufacturée, devra être apposée.Le tout À être livré par l'entrepreneur à tel des magasins à Québec, comme il sera requis, et en lots corume suit: \u2014 Lie 15 octobre 1842,.v\u2026v0vc0 voconves «o\u2026.1000 quarts.ler janvier 1843,.\u2026\u2026.e voosocce 1500 do.Jer juillet do, .\u2026.s+\u2026us vovoscocues +\u20260.1500 do.Toute la quantité devra ètre garantie se conserves douce et saine pendant sie mois après la livraison, et si aucune partie se trouvait inférieure ou mauvaise pendant la durée de la garantie, elle devra être remplacée aux frais de l\u2019entrepreneur, Les soumissions devront spécifier le prix par quart, en cour provincial, et porter y inscrites, les vraies signatures de deux cautions solvables, ou plus (sujettes à être approuvées), pour la due exécution du marché des entrepreneurs.On pourra connaître les conditions ou sutres informations requises à ce bureau.; B.\u2014 Aucun quart qui ne sera point de la mesure d\u2019étalon de 196 livres fleur nette ne sera reçu.Commissariat, Québec, 7 juillet 1842.CONTRAT DU GOUVERNEMENT.ES SOUMISSIONS CACHETEES seront reçues & ce Bureau d'ici à JEUDI le 30 d'AOUT, 1842, dans la matinée, pour l\u2019approvisionnement de FOURRAGE à l\u2019usage des troupes de Sa Majesté, de l\u2019Etat-major, et des Départements y intitulés.Ce qui est 1mentionné ci- dessous est la portion journalière :\u2014 Pour la Cavalerie et l\u2019Artillerie.10 livres d'avoine (ou, alors qu\u2019il sera requis, 14 livres de son), 12 livres de foin.8 livres de paille.Et pour autres Régiments, l\u2019Etat-major, etc.9 livres d'avoine, 16 livres de foin.6 livres de paille.Le tout devra être de la meilleure qualité.L\u2019avoine et le foin devront être de la crue de 1842 ; et la livraison à être faite par l'entrepreneur aux parties chargées du transport.L'entrepreneur sera obligé de tenir un magasin convenablement situé, et le fourrage sera sujet en tout temps à être approuvé ou rejeté par le Commissariat.Les soumissions devront spécifier Jes prix en cours provincial, de chaque description de portion ou fourrage respectivement, ainsi que de tout item, si une partie seulement était requise.Commissariat, Québec, 7 juillet 1842.LE soussigné ayant loué les propriétés ci-devant occupées par MM.HEATH & Co., rue Arthur, est prêt À recevoir des consignations de produits, sur lesquels il fera des avances libérales, aussi bien que sur des consignations faites à ses amis à Londres ou à Liverpool, I! recevra des marchandises en magasin.S.MACAULEY.Rue Arthur, 26 mai 1842.MAISON DE LA TRINITE.Québec, 8 juillet 1842, TERRE DESCOMBE, pilote, No.250, est d\u2019aujourd\u2019hui suspendu de ses devoirs comme pilote, jusqu'au Jer avril 1843, pour avoir échoué la barque Great Britain, sur I'Isle-Verte; et est de plus suspendu, du ler avril 1843 au ler avril 1844, pour avoir échoué le brick Imogene, sur la rive sud du St-Laurent, plus bas que les battures de Beaumont, durant la présente saison, et ordonné de subir un examen stricte de sa capacité comme pilote avant qu\u2019il reprenne sa branche.LINDSAY & MUIR, : M.T.Q.AVIS AUX PILOTES.We qu\u2019il est devenu expédient de limiter la croisière des pilotes en recherche de vaisseaux Ÿ de la mer, je donne avis en conséquence de l\u2019autorité dont je suis revêtu par le réglement sus-mens tionné de la Corporation de la 2 ë Maison de la Trinité de Québec, ordonné le 3e jour d\u2019avril et sanctionné le 6e de mai 1838, savoir : * Que tout et chaque pilote croisant en bas Québec obé- \u201c ira à tels ordres en écrit ou autrement qu\u2019il recevra ou \u201c qu\u2019ils recevront de temps à autre du surintendant des pi- ** lotes, ou de telle autre personne, que le gouverneur, le « lieutenant-gouverneur, ou autre ayant l'administration ¢ du gouvernement de cette province pour le temps d'alors \u201c\u2018 nommera à cette fin, sous une pénalité n'excédant pas ¢ dix lowis courant pour chaque exemple de désobéis- \u201c sance.\u201d Qu\u2019avant qu\u2019il soit pourvu autrement, tous les pilotes à la recherche de vaisseaux venant de la mer, ne croiseront point plus bas daus le fleuve qu\u2019entre Pointe des Monts et Cap Chat et que tous les pilotes qui n\u2019obéiront point strictement À cet ordre seront poursuivis selon le eusdit réglement.(Signé) ROBT.YOUNG, Surintendant des Pilotes.Maison de la Trinité, } Québec, 12 juillet 1842, ASSEMBLEE LEGISLATIVE, _ , Kingston, 19 juin 1841.ÉSOLU, 66,\u2014Qu\u2019avant qu\u2019il seit présenté à cette chambre aucune Pétitien pour obtenir permission d'introduire un Bill Privé pour un Pont ou des Ponts, pour régler quelque Commune, pour ouvrir quelque Chemin de Barrières, ou pour accorder à quelque individu ou à des individus quelque droit ou privilége exclusif quelconque, ou pour aliérer on renouveler quelque Acte du Parlement Pravincial pour de semblables objets, il sera donné notice de la demande qu\u2019on se propose de faire, dans un des Papiers publies du District, publiés en Anglais, et dans l\u2019un de ceux publiés en Français, s\u2019il y en a, et par une affiche posée à la porte des Eglises des Paroisses ou townships Qui pourront être intéressés à telle application, ou l'endroit le plus public, s\u2019il n\u2019y à poiut d'Eglise, pendant deux mois, avant que telle Pétition soit présentée.Résolu, 67.\u2014Qu\u2019à l'avenir, cette Chambre ne recevra des Pétitions pour des Bills Privés que dane les premiers quinze jours de chaque session.Résolu, 70.\u2014Qu'après la présente session, et avant qu\u2019il soit présenté à cette Chambre aucune Pétition pour obtenir permission d\u2019introduire un Bill Privé pour ériger un Pont de Péage, la personne, ou les personnes qui se proposeront de pétitionner pour tel Bill, en donnant la notice ordonnée par la Règle soixante et sixième, donneront aussi, en même temps et de la même manière, un Avis notifiant les taux qu\u2019elles se proposeront de demander, l'étendue du privi- lége, l\u2019élévation des Arches, l\u2019espace entre les Culées ou Pitiers, pour le passage des Cageux, Cages et Bâtiments, et mentionnant si elles se proposent de bâtir un Pont-levis ou non, et les dimensions de tel Pont-levis.Résolu, 7l.\u2014Que tous les frais et dépenses occasionnés \u201cparles Bills Privés qui accordent quelque avantage ou privilége exclusif, et les procédures y relatives, dans cette Chambre, ne doivent pas retomber sur le Public, et qu\u2019il est juste et raisonnable que partie de ses frais et dépenses soit supportée par ceux qui demaudent les dits Biils, et après la présente session, une somme.qui ne sera pas moindre que £20, sera déposée entre les mains du Greffier de cette Chambre par le Péuitionnaire avant la deuxième lecture d'aucun tel Bill, .W.B.LINDSAY, Greff.Assem.Mem.\u2014 Aucune Pétition imprimée ne sera, dans aucun cas rèçue ; aucune Pétition ne sera non plus reçue, à moins que des signatures réelles, ne soient apposées sur la même feuille ou feuilles de Parchemin ou Papier, sur lesquelles la dite Pétition sera écrite.(A être publiés en langue Anglaise, dans le Canada Gazelte et dans les Gazettes Officielles de Toronto et de Montréal ; dans les langues Anglaise et Française, dans la Gazette Officielle de Québec, et en langue Française, dans la Gazette de Québec et le Canadien, jusqu'à la prochaine réunion de la Légisture.) NOUVELLE MANUFACTURE DU PAYS.VASES A FLEURS, ETC.A COMPAGNIE DES POËLES RUSSES a l\u2019honneur d\u2019annoncer au public qu\u2019elle a joint à son ancien établissement une nouvelle branche de fabrication.Elle confectionne et a maintenant à vendre un assortiment considérable de vases à fleurs proprement vernisés et ornés, de tous les prix et de toutes les grandeurs On en peut voir des échantillons à la chambre d\u2019encan de G.1).BALZANRETTI, et à la manufacture, rue St.Vallier, No.99.Les amateurs de plantes et de fleurs trouveront aux vases recouverts d\u2019un vernis vitrifié une grande supériorité sur les autres non seulement sous le rapport de la beaulé mais encore sous celui de l\u2019utilité et de la salubrité.tr La Compagnie des Poêles Russes ayant fait venir d\u2019Europe ce printems huit nouveaux ouvriers, prévient les personnes qui ont éprouvé jusqu'à présent quelque retard dans j'exécution de leurs commandes, qu\u2019elles seront désormais servies promptegent et ponctuellement, la rareté d'aides expérimentés ayant été la seule cause de retards auxquels on ne sera plus exposé à l\u2019avenir.Les fabriques et les particuliers qui désirent faire ériger des poêles pour l'hiver prochain feront bien de filer leurs commandes aussitôt que possible.JOS.SMOLENSKI.Québec, 14 juin 1842 MANUFACTURES DE CANADA.N offre à la FONDERIE DE LA CANO- TERIE (Hope Foundry) Québec, au pied de la côte de la Canoterie, un assortiment complet de POE i.ES doubles et simples, de toutes grandeurs, CHAUDRONS à Sucre et autres, que l\u2019on vendra à bas prix pour argeut comptant, ou à des conditions très libérales.En gros seulement.Mai, 1842.VINS CHOISIS.IES soussignés regoivent maintenant et offrent en vente\u2014 520 paniers Champagne mousseux de Rainart 25 do do do do (chopine) 20 caisses Claret de Lafitte 25 do do Leoville 25 do do Latour ¢0 do do Larose Des marques 30 do do Chateau Margaux supérieures 150 do do St-Julien de Barton 20 do Barsac & Guestier.25 do Sauterne 100 do Margaux Médoc J \u2014AUSSI,\u2014 4 futailles 8 barriques Vin de Xérès supérieur de 4 quarts de tonneau Duff, Gordon & Co.4 pipes Madère 3 eae do Jee Blackburn 3 pipes vin d'Oporto 6 tonneaux do.LE MESURIER, TILSTONE & CO., Chambre des Commerce.Québec, 8 juillet 1842.A VENDRE, PAR LE SOUSSIGNÉ, à bon marché pour de l\u2019argent comptant, N PIANU DE PICCOLO, par WonrKMAN.G.D.BALZARETTL 11 juin 1842.A VENDRE, VW HISKEY en quarts d\u2019épreuve du Haut-Ca- nada, pour le commerce des campagnes; à bon marché, par Québec, 30 juin 1842.HENDERSON & CO., quai St-André.Imprimée et publiée dans la Basse-ville de Québec, rue de la Montagne, N° 19, par WiLL1am NærzsoN, de Valcartier, dans le comté de Québec, pour lui- même et IsaBEL, MARGARET et Joun NEiLsow, fils, donataires de feu leur {rére SAMUEL NEILSON.26 juillet 1842.Ronaip MacponaLn, Rédacteur en chef."]
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