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Titre :
Reflet de société /
En 2004, Le Journal de la rue adopte le nom Reflet de société, nom qui convient mieux à un magazine. Il poursuit sa mission de prévention et de sensibilisation auprès des jeunes marginalisés.
Éditeur :
  • Montréal :Journal de la rue :2004-
Contenu spécifique :
Hiver 2018
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal de la rue
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Reflet de société /, 2018, Collections de BAnQ.

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[" RefletdeSociété Vol.26 n°3 Hiver 2018 Un regard différent sur notre société \\ \\ » \\ S ç Au > a\" 7 a \u2014 se or A eT =z.TEE ET 31 ON PARLAIT \\ C=\" i = = oh 7 4 3 2 SEXUALITÉ SNS AT / | £5 A » 1 Wy \\ Ÿ ; \\ ! Sete 7 L = $ Ep A= NX > EE .22 SZ = \u2014\u2014\u2014TE cet S&S : FE ) Sa TY + = ee IF i} ; EF É \u2018 2 3 Éditorial Raymond VigeR www.raymondviger.wordpress.com 5 6 ReletdeSociété Service aux bonnés Changement d\u2019adresse 514-256-9000 abonnes@re?etdesociete.com goo.gl/dE51DH 4264 Ste-Catherine Est, Montréal, Qc H1V 1X6 Tél: 514-256-9000 \u2022 Fax: 514-256-9444 \u2022 Sans frais: 1-877-256-9009 info@reletdesociete.com \u2022 refletdesociete.com ISSN : 1711-7860 Directrice administrative Danielle Simard 514-256-9000 journal@journaldelarue.ca PUBLICITE ET COMMANDITE Éditeur / Rédacteur en chef Raymond Viger 514-256-4467 raymondviger@hotmail.com Collaborateurs Normand Charest, Louise Gagné, Jean- Claude Leclerc, Nicole Viau.Café Graf?ti 514-259-6900 Pupitre Delphine Caubet.Corrections Karyn P.Valéry.Journalistes Justine Aubry, Delphine Caubet, Alexandra Duchaine, Caroline Leblanc, Colin McGregor, Anne Reitzer, Mélina Soucy.Infographie Delphine Caubet Juan Carlos Sanchez Lopez.Illustrateurs Notre mission: Le Journal de la Rue est un organisme à but non-lucratif qui a comme principale mission d\u2019aider les jeunes marginalisés à se réinsérer dans la vie socioéconomique en favorisant leur autonomie.Membres de : \u2022 Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) \u2022 Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM) \u2022 Magazine Canada (CMPA) \u2022 Association des médias écrits communautaire du Québec (AMECQ) \u2022 Regroupement des organismes communautaires jeunesse du Québec La reproduction totale ou partielle des articles pour un usage non pécuniaire est autorisée à condition d\u2019en mentionnéer la soucer.Les textes et les dessins qui apparaissent dans Relet de Société sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Relet de Société est un magazine édité par le Journal de la Rue qui traite de multiples thématiques socioculturelles (violence, santé, environnement, prostitution.).Nous proposons des solutions et des ressources.Relet de Société dispose d\u2019un fonds de réserve provenant des abonnements.Au fur et à mesure que les magazines vous sont livrés, l\u2019organisme récupère les frais dans ce fonds.C\u2019est une façon de protéger votre investissement dans la cause des jeunes.Ne me jette pas, passe-moi à un ami 8,95$ l\u2019unité.Archéologie Maîtresse présidentielle Des archéologues ont retrouvé la chambre où était cachée Sally Hemings la maîtresse et esclave du troisième président américain, Thomas Jefferson.Située en Virginie dans la résidence de Monticello, la chambre, collée à celle du président, ne fait que 4,5 mètres de large et 4 mètres de long.Dépourvue de fenêtres, la pièce a été le théâtre des ébats du président ainsi que d\u2019au moins six accouchements d\u2019enfants illégitimes de ce dernier.La liaison entre le président et Sally a été dévoilée au grand jour en 1802 par le journaliste James T.Callen- der.Elle demeura cependant secrète jusqu\u2019à ce que des tests ADN ne con?rment la paternité de Jefferson sur les enfants de Sally en 2000.La pièce a été réaménagée en salle de bain en 1940.En 2018, la chambre sera complètement restaurée et accessible au public.Source : Mashable, France 24 Psychologie Visage de la pauvreté L\u2019être humain a la capacité de déterminer si une personne est plus riche ou plus pauvre que la moyenne, et ce seulement en regardant une photo d\u2019un visage dénué d\u2019expression faciale.Une étude réalisée par le professeur Nicholas Rule et l\u2019étudiante Thora Bjornsdottir de l\u2019Université de Toronto démontre que cette 7 première impression subjective est utilisée pour déterminer quels visages sont les plus susceptibles d\u2019être embauchés pour un travail.Les traits du visage indiquent donc notre classe sociale et aident à la perpétuer selon l\u2019étude.Cependant, cette analyse de la richesse de l\u2019autre ne peut se faire que lorsque le visage est neutre.Les émotions cacheraient les habitudes faciales d\u2019une personne, masquant ainsi les traces de son bonheur ou de son malheur.La race et le genre n\u2019in?uencent aucunement ce jugement, comme le montrent les résultats de la recherche ontarienne.Source : Radio-Canada Génétique Vieillir?Y a pas de limites! Il n\u2019existerait pas de limite à l\u2019espérance de vie humaine.Selon une étude menée sur des supercente- naires américains, anglais, japonais et français, la limite d\u2019âge ne serait pas stabilisée à environ 120 ans, contrairement à une analyse publiée par le généticien moléculaire Jan Vijg et son équipe de l\u2019Albert Einstein College of Medicine en 2016.En effet, les chercheurs de l\u2019Université McGill, Siegfried Hekimi et Bryan G.Hugues ont mené une étude en 2017 qui prouve le contraire.Selon eux, la limite augmenterait continuellement et les méthodes de calculs employées par l\u2019équipe du généticien ne sont pas précises.Hekimi croit même que l\u2019être humain pourra vivre jusqu\u2019au-delà de 150 ans grâce à la science plus tard.L\u2019espérance de vie humaine est en perpétuelle croissance au fur et à mesure que les richesses et les traitements médicaux s\u2019améliorent.Source: Nature.Santé Beuverie risquée Les femmes ayant consommé beaucoup d\u2019alcool sur une base régulière entre l\u2019âge de 16 et 43 ans ont une plus grande concentration de sucre dans leur sang.Cela les rend plus à risque de souffrir de diabète de type 2 dans leur vie.L\u2019étude entamée en 1981 a suivi 897 personnes à différents stades de leur vie en leur faisant remplir aux âges de 16, 18, 21, 30 et 43 ans des questionnaires concernant leur consommation.À la ?n de l\u2019expérience, les chercheurs dirigés par la docteure suédoise Karina Nygren ont prélevé un échantillon de sang de chacun des candidats.Bien que le lien entre la grande quantité de beuveries et le haut taux de glucose dans le sang des femmes est plus important que celui des hommes, le taux de ces derniers était plus élevé que celui des femmes.Source: BioMed Central Sentir fait grossir ?Notre plaisir de manger dépend en grande partie de notre odorat.Pourtant, des chercheurs de l\u2019Université de Berkeley en Californie ont découvert que la perte de ce sens faisait perdre du poids.C\u2019est en testant un régime alimentaire gras sur des souris ayant perdu l\u2019odorat et d\u2019autres qui l\u2019avaient encore que les scienti?ques ont fait cette trouvaille.Ils ont remarqué que les souris sans odorat avaient perdu du poids et que les autres en avaient gagné alors qu\u2019elles étaient sous la même diète.Selon eux, cela veut dire que l\u2019odeur a un rôle important à jouer dans la façon dont le corps gère ses calories.Les souris qui sont dépourvues d\u2019odorat brûleraient les calories ingurgitées, tandis que les autres les accumuleraient.Les souris qui avaient un odorat supérieur à la moyenne sont devenues les plus dodues.Source : Science Daily 8 9 Êtes-vous en manque?Mélina Soucy Depuis 2001, l\u2019éducation à la sexualité n\u2019est plus obligatoire dans les écoles.Les jeunes Québécois reçoivent de manière disparate de l\u2019information à ce sujet.Certains assistent à des conférences, d\u2019autres en parlent avec leurs parents ou naviguent sur internet pour répondre à leurs questionnements.«La sexualité est encore un sujet tabou chez les jeunes, croit Audrey, étudiante de secondaire 4 à la Polyvalente des Deux-Mon- tagnes.Nous n\u2019en entendons pas assez parler pour être à l\u2019aise.Je crois que les cours de sexualité devraient être ramenés dans les écoles pour rassurer les jeunes et les éduquer».Les 28 élèves âgés de 16 ans de la classe de Sylvie Richer, enseignante d\u2019histoire, se sont montrés ouverts à discuter de sexualité, mais demeurent néanmoins mal à l\u2019aise avec le sujet.Il n\u2019y avait qu\u2019une dizaine d\u2019élèves qui participaient activement à la discussion, les autres ne se sont con?és que par écrit.«Le rapport à la sexualité chez les Québécois est très paradoxal, explique la sexologue Annie Caron.D\u2019un côté il y a encore beaucoup de tabous et de gêne par rapport à des sujets comme les violences sexuelles ou la masturbation féminine.De l\u2019autre côté, la sexualité est banalisée.Nous y sommes plus exposés que jamais.Mais on rêve toujours d\u2019exclusivité et d\u2019amour.» Besoin d\u2019éducation Selon la sexologue, les jeunes n\u2019ont pas d\u2019espace de ré?exion critique et les cours d\u2019éducation sexuelle devraient revenir dans les écoles.«Les jeunes sont obligés de faire leurs propres recherches pour répondre à leurs questions.Ils doivent faire le tri dans les informations sur le web par eux-mêmes.Il y a un manque.» Ce besoin d\u2019espace de réflexion se manifeste de manière flagrante dans les confessions écrites des étudiants.«Nous devrions recevoir des cours d\u2019éducation sexuelle, car plusieurs jeunes sont en recherche de leur identité et se sentent obligés de passer à l\u2019acte trop rapidement et de plus en plus jeunes», critique Camille.Pour Alexie, il est nécessaire d\u2019en parler à l\u2019école, car «quand on commence à être en relation intime avec quelqu\u2019un, on se rend compte qu\u2019on ne connaît pas grand-chose sur la sexualité».Sa camarade de classe, Justine, a pour sa part des demandes précises à faire au gouvernement : «Il devrait mettre en place un plan beaucoup plus gros sur la sexualité qu\u2019un simple cours d\u2019éducation qui nous explique les moyens de se protéger et ce qu\u2019est une infection transmise sexuellement et par le sang (ITSS).La sexualité englobe beaucoup plus d\u2019éléments, c\u2019est plus qu\u2019un condom et une maladie.Il y a la relation entre les deux partenaires, leur orientation, leur environnement, leur consentement et plus encore.» Bien que la majorité des élèves désirent voir un retour des cours d\u2019éducation à la sexualité dans les écoles, certains émettent des réserves.«Je crois que ce serait mieux si l\u2019éducation sexuelle était un atelier pour que les personnes qui ne sont pas prêtes à voir ce qu\u2019il y a à voir ne soient pas marquées à vie», suggère Valsorim, qui se dit pourtant à l\u2019aise avec le sujet.Son collègue, Mahau, pense pour sa part qu\u2019 «il est important d\u2019en parler, mais sans exagération».Selon «Nous devrions recevoir des cours d\u2019éducation sexuelle, car plusieurs jeunes sont en recherche de leur identité et se sentent obligés de passer à l\u2019acte.» 10 lui, trop en parler deviendrait redondant pour un ado.Depuis le début de leur scolarité, le groupe d\u2019étudiants n\u2019a reçu que quelques parcelles d\u2019informations sur la sexualité.«Au primaire, on ne nous a parlé que de puberté», mentionne Tristan.«On a aussi appris une chanson qui disait : Mon corps, c\u2019est mon corps ce n\u2019est pas le tien, raconte Tilky.On ne comprenait pas vraiment ce que ça voulait dire.On avait même inventé la ?n avec des amis: si tu veux le toucher, c\u2019est 2,20$!» Au secondaire, les jeunes ont principalement reçu des informations de la part de l\u2019in?rmière et des professeurs de sciences sur les méthodes de contraception, les ITSS et les organes génitaux.«On a aussi eu 3 conférences, renchérit Justine.Une sur les violences conjugales et deux sur le consentement.» Après avoir entendu ces ré?exions, l\u2019on remarque que la sexualité n\u2019est abordée que sous ses aspects problématiques.À qui la responsabilité?«On n\u2019aborde pas la sexualité comme on aborde les mathématiques», rigole Annie Caron.Selon la spécialiste, une partie de l\u2019éducation pourrait être donnée par les enseignants, mais les sujets plus sensibles devraient être abordés avec des sexologues, comme les agressions, la globalité de la sexualité, c\u2019est-à-dire les orgasmes, le plaisir, etc.«Au moins, laisser aux sexologues le soin d\u2019aborder certaines thématiques plus sensibles.» De son côté, Sébastien Morin, enseignant d\u2019éducation physique à l\u2019école primaire l\u2019Oasis à Lachute, pense qu\u2019une sexologue serait surtout nécessaire au secondaire.«Le sexe fait plus partie de la vie quotidienne à l\u2019adolescence.À 14 ans les jeunes commencent à avoir des relations sexuelles.Je crois que ça un gros impact sur les liens d\u2019amitié et les réputations des élèves, sur leur con?ance en soi.Il faudrait une personne ressource pour se con?er, car à cet âge-là on a de la dif?culté à en parler avec ses parents.Au primaire, ce serait trop jeune».D\u2019autres professeurs, comme madame Richer, croient plutôt que la responsabilité de l\u2019éducation sexuelle incombe aux parents et aux enseignants à parts égales.«Mais, il y a des parents qui ne sont pas capables de la faire, donc l\u2019école est là.L\u2019école devrait également aller au-delà des sujets comme les préservatifs et les maladies, il faut aussi leur parler de plaisir et d\u2019amour entre autres.» Cependant, deux enseignants se disent mal à l\u2019aise à donner de tels cours: «C\u2019est dif?cile d\u2019intervenir, surtout en tant qu\u2019homme, déplore monsieur Morin.Il y a plusieurs de mes collègues qui ne sont pas à l\u2019aise, car elles ne sont pas formées pour traiter de ce sujet.Une prof me disait récemment que si elle avait une formation, elle le ferait.Les professeurs ne savent pas quels sujets il faut aborder avec les jeunes, ni comment leur en parler.» Cette peur de mal communiquer l\u2019information pourrait freiner la réintégration des cours d\u2019éducation à la sexualité dans les écoles prévue pour l\u2019automne prochain, car le gouvernement laissera aux écoles le choix d\u2019adhérer au programme ou non.« Le temps d\u2019enseignement et le budget consacré à ces cours sont aussi des problèmes auxquels le gouvernement n\u2019a pas songé, précise Annie Caron.Il n\u2019y a pas de plage horaire prévue pour l\u2019éducation sexuelle.Les enseignants devront donc couper dans leurs propres cours pour y faire de la place».Situation en 2018 Le gouvernement provincial annonce le retour des cours d\u2019éducation à la sexualité depuis 2011, soit 10 ans après les avoir abolis.Le cours de Formation personnelle et sociale (FPS), donné dans les années 1980 et 1990, avait été retiré des écoles, car plus adapté aux réalités sociosexuelles actuelles.Pour répondre au besoin criant d\u2019éducation à la sexualité, le gouvernement libéral a lancé un projet pilote dans 19 écoles primaires et secondaires pour l\u2019année scolaire 2015-2016.L\u2019expérience s\u2019est poursuivie l\u2019année suivante en introduisant graduellement des cours aux enfants de toutes les tranches d\u2019âge.Les jeunes participants au projet béné?cient de 5 à 15 heures de cours par année.Au cours de leur primaire et de leur secondaire, ils exploreront 9 thèmes liés à la sexualité: croissance sexuelle et image corporelle, identité, rôles, stéréotypes et normes sociales, vie affective et amoureuse, agression sexuelle, grossesse et naissance, agir sexuel, violence sexuelle, infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) et globalité de la sexualité.Selon le plan du Ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur, les cours d\u2019éducation à la sexualité seront obligatoires au primaire et secondaire dans toutes les écoles du Québec à partir de la rentrée 2018.Des in?rmières, des travailleurs sociaux et des sexologues de la commission scolaire pourront donner quelques-uns de ces cours. 11 Illustration: Lori Malépart-Traversy.Issue du documentaire animé Le clitoris qui a remporté plusieurs prix internationaux. 13 Orgasme féminin Histoire du clitoris Mélina Soucy Le court documentaire animé réalisé par la Québécoise Lori Malépart-Traversy a remis au goût du jour un des organes les plus méconnus du corps féminin: le clitoris.Inspiré de l\u2019ouvrage La fabuleuse histoire du clitoris de Jean-Claude Piquard, le court-métrage partagé sur le web le 18 juin 2017 démysti- ?e l\u2019anatomie du clitoris et retrace la perception du plaisir sexuel féminin à travers les époques.À la ?n du documentaire, une question subsiste: le plaisir féminin est-il toujours un sujet tabou au- jourd\u2019hui?«Personne ne peut donner de réponse claire à cela, mais il y a plusieurs facteurs historiques qui expliquent le malaise.Depuis la ?n du 18e siècle, le clitoris est devenu moins intéressant, car les hommes ont compris qu\u2019il n\u2019avait aucun rôle à jouer dans la procréation.Une fois que le désir féminin est devenu moins important pour assurer une descendance, il y a eu un changement de paradigme dans la sexualité», explique Julie Lavigne, profes- seure au département de sexologie de l\u2019UQAM et membre de l\u2019Institut de recherche en études féministes (IREF).Avant cette découverte, l\u2019orgasme féminin était recommandé, même par l\u2019Église catholique.«Encore là, il y avait un lien avec la procréation.Le plaisir charnel, seul ou à deux, est perçu négativement.L\u2019Église recommandait cela, car selon elle la femme avait un surplus de sexualité et était beaucoup plus charnelle que l\u2019homme.Si elle assouvissait ses besoins fondamentaux, elle ne tenterait pas autant son partenaire à commettre un péché.Plus tard, lorsque le changement de vision s\u2019est effectué, les dames ont pu dire au revoir au plaisir», renchérit l\u2019experte.Le renversement de paradigme s\u2019illustre par la dissociation du rôle reproducteur et du plaisir de la femme dans la sexualité.«À partir du 19e siècle, la femme est devenue passive.Une fois passive, on n\u2019a plus vraiment besoin du clitoris.On n\u2019a plus de plaisir, on n\u2019a plus de désir.La psychanalyse a eu un impact majeur.Chez Freud, neurologue autrichien et fondateur de la psychanalyse, toutes les femmes qui continuent à se masturber le clitoris sont considérées masculines, car l\u2019activité de se masturber est masculine.La seule manière de jouir de façon mature c\u2019est par une pénétration phallo-vaginale, selon lui», raconte la chercheuse.Le désintérêt envers le clitoris se manifeste aussi dans les recherches scienti?ques.«La première représentation imagée complète du clitoris date de 1998, la même année où il y a eu l\u2019invention du viagra, ce qui est étonnant.C\u2019est surprenant, car ce qui ne sert pas à la médecine, comme le viagra, n\u2019est pas intéressant à étudier.Même maintenant, comment peut-on justi?er une recherche sur le clitoris alors que cela ne répond à aucun problème de santé publique?Il faudrait quasiment qu\u2019il y ait un cancer du clitoris pour que l\u2019on commence à s\u2019y intéresser!», croit la professeure.Même si on parle de plus en plus de la sexualité des femmes aujourd\u2019hui, les femmes sont toujours stigmatisées.«Elles marchent continuellement sur des œufs.Si une femme a trop de plaisir, elle bascule automatiquement du côté de la pute.Il y a toujours cette mince ligne sur laquelle les femmes doivent naviguer.Ça fait en sorte que l\u2019on parle de façon plus nuancée de la sexualité des femmes.Même les femmes entre elles en parlent de cette façon», conclut-elle.«À partir du 19e siècle, la femme est devenue passive.Une fois passive, on n\u2019a plus vraiment besoin du clitoris.On n\u2019a plus de plaisir, on n\u2019a plus de désir.La psychanalyse a eu un impact majeur. 14 Chronique sur l\u2019itinérance Peut-on aimer et être aimé?caroline leblanc Parler de sexualité dans le quotidien peut être un sujet qui amène des tabous selon nos valeurs.Il arrive que nos repères sexuels soient ébranlés lorsqu\u2019on prend connaissance de la façon dont les autres vivent la leur.Selon l\u2019Organisation mondiale de la santé, une santé sexuelle repose sur le respect, la protection et la satisfaction des droits sexuels des personnes, et ce, afin qu\u2019elles aient accès à une sexualité positive qui soit une source de plaisir, sans risque et libre de toute coercition, discrimination ou violence.Par contre, il n\u2019est pas toujours facile de réunir ces conditions pour s\u2019épanouir sexuellement.Et encore moins lorsque l\u2019on vit dans un contexte de vulnérabilité tel que les personnes vivant dans la rue.Déstabilisées par des problèmes tels que la santé mentale, l\u2019alcoolisme, la toxicomanie ou divers dysfonctionnements relationnels, les personnes qui vivent dans la rue composent avec des conditions de survie qui fragilisent leur dignité.Sachant que ces personnes n\u2019ont pas les mêmes possibilités que le reste du monde, leur sexualité peut en être affectée.Elles sont exposées à des risques qui peuvent atteindre leur santé et leur intégrité.Actuellement, aucun refuge n\u2019accommode les couples en situation d\u2019itinérance à vivre une sexualité sans contrainte, dans le plaisir.Ils sont sans lieu pour se retrouver dans leur intimité et sont exposés à vivre leur sexualité dans l\u2019instabilité.Comparativement à ceux qui ont un chez-soi, les personnes qui vivent dans la rue doivent souvent combler leurs besoins dans une ruelle, une entrée de commerce, un bâtiment abandonné ou même dans les toilettes d\u2019un restaurant ou d\u2019un bar.À l\u2019occasion, il se peut qu\u2019elles arrivent à trouver l\u2019argent nécessaire pour se payer une chambre dans un hôtel miteux à prix réduit ou qu\u2019elles dénichent un endroit chez des amis pour prendre une pause de la rue et avoir des rapports sexuels.Par contre, dans l\u2019urgence d\u2019un plaisir éphémère, leurs rapports sexuels amènent les personnes qui vivent dans la rue à agir de façon impulsive et à négliger le port de condom.D\u2019autant plus lorsqu\u2019elles sont intoxiquées.Ces conditions de vie peuvent menacer leur santé en les exposant à des risques d\u2019infections sans pardon ou des grossesses indésirables.Dans une intimité réduite, les relations sexuelles que ces personnes entretiennent peuvent être parsemées d\u2019obstacles pour qu\u2019elles se déroulent dans le respect de soi et dans la sécurité.Comme tout être humain, il est naturel que les personnes qui vivent dans la rue entretiennent des relations sexuelles ou amoureuses.Mais il se peut qu\u2019elles ne puissent s\u2019épanouir aussi librement que les autres.Malgré qu\u2019il soit complexe pour ces personnes de vivre une sexualité respectueuse, il reste possible d\u2019aimer et d\u2019être aimé.Il arrive que les liens soient éphémères, mais ils 15 peuvent perdurer dans le temps.Sain ou malsain, être amoureux dans la rue permet d\u2019avoir un soutien supplémentaire pour se sentir aimé.Vivant dans une réalité remplie de ruptures relationnelles (avec la famille ou la société en général), les personnes qui vivent dans la rue peuvent avoir des carences affectives qui les portent à vivre des relations malsaines.Assoiffées de contact humain, elles développent la croyance qu\u2019une relation amoureuse améliorera leur situation de vie.Mais il n\u2019est pas rare que cette relation soit empreinte de dépendance et de violence.Et comme dans le reste de la population, les relations peuvent devenir fusionnelles.Par contre, les problématiques auxquelles ces personnes font face affectent leur relation de couple en créant des con?its supplémentaires qui fragilisent leur état d\u2019être.Lorsqu\u2019une séparation survient, le niveau de détresse peut augmenter car l\u2019autre était un pilier et un repère central au quotidien.Actuellement, les services de la santé et les services sociaux développent des stratégies d\u2019intervention pour surveiller, protéger, prévenir et promouvoir la santé en mettant l\u2019accent sur la dangerosité de la vie dans la rue.Mais peu de programmes sont développés sur les relations amoureuses saines en contexte d\u2019itinérance.La promotion des relations saines dans ce milieu de vie permettrait sans aucun doute d\u2019offrir des outils supplémentaires à ceux et celles qui y vivent pour se respecter, se protéger et vivre leurs droits sexuels dans la dignité.Et ce, tout en favorisant des liens solides qui permettront aux personnes qui vivent de la rue de se sentir valorisées et aimées sans conséquence.P h o t o : P i x a b a y . 16 Littérature Incursion à Manikanetish alexandra duchaine Durant 3 ans, Naomi Fontaine a enseigné le français à l\u2019école secondaire d\u2019Uashat, une réserve innue située à deux pas de la municipalité de Sept-Îles.Ses classes débordaient alors d\u2019adolescents brillants et épatants, de modèles inspirants de résilience.«Mes jeunes étudiants vivaient des épreuves à première vue insurmontables, des dif?cultés que des adultes ne sauraient surmonter, raconte la professeure.Mais, robustes, ils trouvaient toujours les outils pour en sortir plus grands», ajoute-t-elle.Par le biais de son deuxième roman, Manikanetish Petite Marguerite, Noami Fontaine souhaitait énoncer le courage et la force des adolescents d\u2019Uashat.«Je désirais rendre hommage aux jeunes Innus de la Côte-Nord, met au jour l\u2019écrivaine.Je voulais qu\u2019ils se voient à travers mon œuvre et qu\u2019ils soient ?ers de ce qu\u2019ils sont», explique-t-elle.Elle-même innue, Noami Fontaine a quitté Uashat alors qu\u2019elle n\u2019était qu\u2019une enfant.Hommage aux jeunes Dans son récit, Naomi Fontaine a romancé ses échanges avec les étudiants de Manikanetish, l\u2019école secondaire d\u2019Uashat où elle enseignait.Le lecteur y découvre le quotidien semé d\u2019embûches d\u2019un petit groupe d\u2019adolescents.Il fait connaissance avec Marc, Mikuan, Myriam, Mélina, entre autres, qui font face au racisme, à la pauvreté, aux grossesses impromptues.Les uns survivent au suicide d\u2019un proche, les autres au décès tragique d\u2019un pair.Les peines que connaissent les protagonistes de l\u2019auto?ction sont loin d\u2019être exagérées.«À Uashat, la vie n\u2019est pas facile, se désole Naomi Fontaine.Il fallait que je partage les obstacles que les jeunes affrontent, que je les révèle aux yeux du monde», souligne la candidate à la maîtrise en littérature de l\u2019Université Laval.Tous les personnages et péripéties trouvent ancrage dans la réalité.Les jeunes innus de la communauté qui ont lu Manikanetish se reconnaissent dans la parution.«Ils sont satisfaits et fiers du portrait que je leur propose», avance Naomi Fontaine.Car le tableau que peint la littéraire reste réaliste, certes, mais n\u2019est pas du tout misérabiliste.Les Innus au centre du roman sont intelligents, travaillants, assidus, créatifs et passionnés.Ils poursuivent leurs études même si à la maison, rien ne va.Ils s\u2019impliquent à l\u2019école, montent une grande pièce de théâtre.Ils rêvent d\u2019un bel avenir, de quitter la réserve ou de devenir infirmiers, et se serrent les coudes dans l\u2019espoir de jours meilleurs.Manikanetish révèle une communauté innue solidaire, tissée serrée, d\u2019où l\u2019amour émane.«Je désirais rendre hommage aux jeunes Innus de la Côte-Nord, met au jour l\u2019écrivaine.Je voulais qu\u2019ils se voient à travers mon œuvre et qu\u2019ils soient ?ers de ce qu\u2019ils sont» I l l u s t r a t i o n s : M é m o i r e d \u2019 e n c r i e r . 17 Contrer le décrochage L\u2019objectif de Naomi Fontaine était surtout d\u2019augmenter la faible estime de soi de la nouvelle génération d\u2019Uashat.Selon la pédagogue, les jeunes innus ont une vision négative d\u2019eux-mêmes parce qu\u2019ils entendent toujours parler de leur communauté de manière pessimiste dans la sphère publique.«Tellement de jeunes décrochent puisqu\u2019ils ne savent pas ce qu\u2019ils valent», s\u2019attriste la poétesse.Chaque année, l\u2019école primaire d\u2019Uashat accueille 120 nouveaux élèves.En secondaire 5, dans la classe de français de Noami Fontaine, il n\u2019en restait, en moyenne, que 20.«Il faut se questionner collectivement quant à ce taux de décrochage», relève l\u2019écrivaine, qui ne souhaite rien d\u2019autre qu\u2019une commission d\u2019enquête.Si vous demandez à Naomi Fontaine ce qu\u2019il faut modi?er pour éviter que les Innus quittent massivement les bancs d\u2019école, elle vous répondra: tout.Dans les réserves autochtones de la province, on enseigne «à la québécoise».«C\u2019est un problème parce que les Innus ont une vision de l\u2019existence complètement différente», rapporte l\u2019enseignante.Ils ne conçoivent pas leur vie de manière linéaire, en termes d\u2019étapes vers l\u2019accession au bonheur.Ils ne visent pas le diplôme d\u2019abord, puis le mariage et la maison ensuite, et, finalement, les enfants.Ils perçoivent leur parcours de façon circulaire.«Les Innus prennent la vie comme elle vient, met en lumière Naomi Fontaine.Avoir des enfants à 16 ans, c\u2019est possible ; à l\u2019école, on y reviendra plus tard, c\u2019est normal et ça va de soi», cite en exemple l\u2019auteure, qui considère que le système scolaire doit s\u2019adapter à la pensée autochtone.À cet aspect s\u2019ajoute le sous-fi- nancement des écoles des Premières Nations et l\u2019enseignement en français au détriment de l\u2019in- nu.«L\u2019école doit porter nos traditions, notre langue, notre histoire, notre façon d\u2019être, sinon on fonce droit dans un mur», déclare l\u2019auteure.Pour l\u2019instant, Manika- netish se fait le porte-étendard de la culture innue et contribue, à sa manière, à amoindrir le choc de l\u2019impact.La Petite Marguerite À Uashat, une petite femme prenait sous son aile tous les garçons et fillettes abandonnés du village.Elle qui n\u2019avait jamais eu d\u2019enfants les élevait comme si c\u2019était les siens.Orphelins et bébés laissés sous la porte, car trop nombreux à la maison, trouvaient dans sa demeure amour et réconfort.On la surnommait Manika- netish.Petite Marguerite, en français.À l\u2019école secondaire, bâtie sur la rue centrale de la réserve, on donna son nom.L\u2019œuvre de Naomi Fontaine est à sa manière semblable à la maison de la Petite Marguerite: un espace de tendresse pour les enfants d\u2019Uashat. 18 La femme perfectionniste JuStine aubry Volonté de performer, obsession du succès, désir d\u2019exceller dans tous les domaines\u2026 Notre société valorise grandement l\u2019atteinte d\u2019une vie parfaite, combinant bonheur et réussite.Chez les femmes, cette volonté perfectionniste est souvent lourde à porter.Zoé, une jeune femme de 28 ans, sait depuis longtemps qu\u2019elle est une grande perfectionniste.«Je ne peux être satisfaite quand les choses ne sont pas parfaitement accomplies, et exécutées de façon organisée», admet-elle.Anxieuse de nature, elle s\u2019en met toujours beaucoup sur les épaules.«Depuis un très jeune âge, je ressens cette pression.Que ce soit de la part de mes professeurs, de mes employeurs, de ma famille ou même de la société en général.» Zoé souhaite ardemment obtenir une brillante carrière dans le domaine du cinéma, un milieu qu\u2019elle juge très compétitif.La jeune femme croit devoir mettre la barre très haute a?n d\u2019obtenir le meilleur d\u2019elle-même.Malheureusement, elle ?nit par percevoir les dé?s qu\u2019elle s\u2019impose comme étant démesurés et en vient ?nalement à se sentir déprimée.Les femmes sont nombreuses à souhaiter se démarquer autant sur le marché du travail que dans leurs relations sociales.Alors que plusieurs gèrent leur vie entière au quart de tour, d\u2019autres s\u2019imposent des objectifs parfois inatteignables, ne s\u2019accordant jamais la possibilité de faire une erreur.Pour certaines, il s\u2019agit plutôt d\u2019une constante recherche de la perfection physique.Auteur de Toujours mieux! Psychologie du perfectionnisme, le psychiatre Frédéric Fanget croit que les exigences trop élevées que certaines s\u2019imposent peuvent devenir toxiques.«Elles provoquent un stress excessif et paralysent.Paradoxe, ce perfectionnisme-là, loin de renforcer notre estime de soi, nous conduit à nous dévaloriser, à nous éloigner de nos vraies priorités et, parfois, à passer à côté de notre vie.» Zoé avoue que son manque de con?ance en elle est probablement la cause première de sa tendance à se comparer aux autres et à être très exigeante envers elle- même.Savoir qu\u2019elle est jugée par ses pairs ou qu\u2019elle ne peut pas gravir les échelons assez rapidement au travail lui cause beaucoup d\u2019anxiété.«Je suis très impatiente et je n\u2019accepte pas que mon travail soit sous-estimé.» Pourtant, une lueur d\u2019espoir demeure pour les femmes aux prises avec ce trait de personnalité.S\u2019il est canalisé de façon ef?cace, ce perfectionnisme peut apporter son lot d\u2019avantages, comme un avancement de carrière et une plus grande con?ance en ses forces.«Le perfectionnisme, s\u2019il est allié à une certaine capacité d\u2019imagination et une libération de soi, peut être un facteur de réussite extrêmement important.Il peut contribuer à l\u2019expression du génie», explique Frédéric Fanget dans son livre.En résumé, la perfection n\u2019existe pas et il faut savoir lâcher prise sur sa vie si l\u2019on veut atteindre ses objectifs! Une histoire de genre?Il n\u2019existe pas à ce jour de recherche scienti?que sur la différence de perfectionnisme entre les hommes et les femmes.«Je crois qu\u2019il y a plus de domaines dans la vie qui mettent de la pression aux femmes perfectionnistes qu\u2019aux hommes perfectionnistes.Elles doivent être performantes au travail, à l\u2019école, à la maison, dans leurs relations sociales et leur apparence.Si on prend le mythe de la mère parfaite par exemple, on se rend compte qu\u2019on n\u2019exige pas la même chose du père en tant que société.«Mes recherches indiquent aussi que le besoin de reconnaissance par les pairs est plus important chez les femmes», révèle Gordon L.Flett, professeur à l\u2019université de York et chercheur pour la Chaire de recherche du Canada en personnalité et en santé. 19 20 P h o t o s : D e l p h i n e C a u b e t . 21 Musique Il était une fois un passionné de bois\u2026 delphine caubet À l\u2019image de célèbre conteur Charles Perrault, Gilles Perreault est un créateur de rêve.Lui n\u2019a pas couché des histoires fantastiques par écrit, mais il a bâti de ses mains le Tamböa: une percussion 100% québécoise née de l\u2019imaginaire de cet ancien ébéniste.Entre une vie de bohème et un goût prononcé pour la musique, Gilles a mis plusieurs années avant de créer son œuvre, la grande, qu\u2019il espère, lui survivra.Le Tamböa, une percussion à fentes d\u2019une cinquantaine de centimètres utilisant deux baguettes surmontées d\u2019une boule en caoutchouc.Le son qui s\u2019en dégage est velouté, doux et profond.Conception En tant qu\u2019ébéniste, Gilles concevait à l\u2019occasion des placards, et lorsqu\u2019il les posait vides dans les cuisines, ils se transformaient en caisse de résonnance.Quelque chose le picote durant ces moments.Il dit que le bois l\u2019a toujours passionné, alors pendant 5 années, il va faire des recherches sur les percussions et les différents bois.«Mon idée de départ était de faire un genre de xylophone, alors j\u2019ai commencé mes petites recherches.Un tambour à fentes aztèques, le Teponaztli, m\u2019a inspiré également.Mais je voulais utiliser des bois indigènes du Québec.Le Canada est ?er de sa nature, mais il utilise peu son bois.Le plus souvent, il vient de forêts équatoriennes ou d\u2019Afrique et ce sont des con?its qui permettent de les sortir.» Lui ne voulait pas participer à cela.Après maints essais, Gilles arrive à un produit ?ni en 1998 et, comme il le raconte avec théâtralité, il a crié son «Euréka!».Il a eu la vision qu\u2019il venait d\u2019arriver là où son destin l\u2019attendait, où il pourrait vivre au travers de ses deux passions: la musique et le bois.Thérapeutique Dès lors, Gilles Perreault l\u2019ébéniste est devenu un facteur d\u2019instrument qui peut vivre de sa passion.Au- jourd\u2019hui, son atelier se situe dans la Vallée-du-haut-Saint-Laurent et entre ses semaines de fabrication, il court les salons pour promouvoir le Tamböa.«Depuis 15 ans, je vais dans des salons de musicothérapie.Les intervenants travaillent dans des hôpitaux, en gériatrie ou auprès de personnes autistes.Le Tamböa leur plait, car il est très simple d\u2019utilisation et mélodieux.» Chaque année, Gilles revoit les mêmes visages et a un suivi par les intervenants.Il raconte: «À Toronto, une intervenante travaillait avec un jeune autiste, il était vraiment déconnecté du monde.Mais l\u2019enfant s\u2019est avéré doué et passionné pour le Tamböa.Comme l\u2019intervenante ne pouvait pas être proche de lui, elle a décidé d\u2019acheter un deuxième instrument pour attirer l\u2019attention de l\u2019enfant.Quand elle a commencé, elle devait jouer à l\u2019autre bout de la salle et au bout de 3 ans, ils ont pu être côte à côte et jouer ensemble.» «La qualité du Tamböa est sa facilité d\u2019utilisation; il peut redonner con?ance à des joueurs.C\u2019est une expérience positive, c\u2019est pour ça que les éducateurs et musicothé- rapeutes l\u2019aiment.C\u2019est un plaisir.» Musiciens Dans le milieu professionnel de la musique, Gilles dit être de plus en plus reconnu et pendant 5 années, il a exposé dans un salon à Paris.«J\u2019étais à côté de pianos à 100 000$, raconte-t-il.Mais les vieux musiciens et facteurs me saluaient, car j\u2019étais de la relève.C\u2019était une reconnaissance, ça faisait du bien.» «La qualité du Tamböa est sa facilité d\u2019utilisation; il peut redonner con?ance à des joueurs.C\u2019est une expérience positive, c\u2019est pour ça que les éducateurs et musicothérapeutes l\u2019aiment.» 22 Et avec amusement, il raconte comment Ubisoft a déjà intégré une musique jouée au Tamböa dans l\u2019un de leurs jeux vidéo.La percussionniste Marise De- mers joue du Tamböa depuis plus de 10 ans maintenant, et après avoir adopté l\u2019instrument, la jeune femme a contacté Gilles pour qu\u2019elle puisse l\u2019intégrer dans ses ateliers.«Et au ?nal, j\u2019ai acheté toute la gamme», plaisante-t-elle.«J\u2019aime son côté velouté, explique Marise.C\u2019est une percussion mélodique (qui n\u2019a qu\u2019une seule note).Il a une résonnance particulière et est intuitif et original.C\u2019est le fun de jouer à deux avec un enfant.Ça aide à développer leur rythme par l\u2019observation.» Loin d\u2019être destiné uniquement aux enfants, le Tamböa est pour tous les âges et niveaux, preuve à l\u2019appui avec l\u2019album de Marise Demers consacré à cet instrument.Remis en question?Des histoires comme celle de l\u2019enfant de Toronto, Gilles dit en regorger et elles font sa fierté.Et lors de moments d\u2019incertitude où la vie de facteur d\u2019instruments devient trop lourde, elles le stimulent.Pour l\u2019instant, Gilles n\u2019a personne pour reprendre son atelier, alors il continue en pensant aux percussionnistes qui jouent du Tamböa.Il est ?er du produit qu\u2019il offre au public.Pour 200$, un parent peut offrir un instrument québécois de qualité à son enfant, et non un produit Walmart qui se brisera d\u2019ici quelques semaines.«C\u2019est vrai que je pourrais faire les instruments en Asie et les vendre avec une équipe marketing.Mais non, j\u2019aime ce que je fais», conclut-il.Pour découvrir et entendre le Tam- böa, rendez-vous sur: goo.gl/9ZN6XP Ré?exion sur la musique La musique est-elle réservée aux familles aisées pouvant offrir des cours à leurs enfants?Dans notre province, de nombreux organismes communautaires offrent des cours à prix modiques ou gratuits.Mais est-ce vraiment la seule alternative?Pour éviter le coût de l\u2019instrument et offrir une vision environnementaliste, des musiciens proposent aux enfants de se pratiquer à partir d\u2019objets du quotidien.Bureau, boite et même casserole trouvent une toute nouvelle vie.La percussionniste Marise De- mers offre des ateliers de percussion corporelle et de matériaux recyclés.Que ce soit dans les écoles, les fêtes de quartier ou autres, elle vulgarise ces disciplines.Elle explique: «Je crois beaucoup à la créativité et moins en la tradition.Les instruments recyclés sont toujours surprenants, ils sortent de la tradition.Avec des objets de chez soi, on peut faire des interactions.Les enfants aiment et font des blagues avec.» Tandis que Marise les pousse à faire leurs propres instruments.D\u2019après la musicienne, la beauté des percussions est leur aspect intuitif, accessible avec peu de partitions.«J\u2019aime l\u2019in- ?ni des possibilités.» Pour les parents les plus créatifs, des livres et des sites internet sont dédiés à la fabrication artisanale d\u2019instrument à partir d\u2019objet du quotidien. 23 Travaux communautaires Sont-ils eficaces?delphine caubet Au Café Graf?ti, pas moins d\u2019une cinquantaine de personnes par an (de tous âges et catégories professionnelles) effectuent des travaux communautaires.Un va-et-vient constant utile pour l\u2019organisme, mais l\u2019est-il autant pour ces jeunes?Rencontre avec un avocat, un contrevenant et un organisme pour en apprendre davantage.«J\u2019ai déjà fait 30 jours de prison, mais les travaux communautaires me vont mieux.C\u2019est mieux pour la société et l\u2019économie\u2026 la prison n\u2019aide pas», raconte Christophe, jeune cuisinier qui est passé par le Café Graf?ti.Lui a été condamné pour la vente d\u2019un appareil photo alors «qu\u2019il ne savait pas qu\u2019il avait été volé».Et les travaux communautaires ont été une alternative à la détention.Rembourser la société David Henry est porte-parole de l\u2019Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ).Il explique qu\u2019il faut distinguer travaux communautaires et travaux compensatoires, ces derniers étant pour les personnes qui sont dans l\u2019impossibilité de payer une amende.Les travaux communautaires sont une condamnation pour une infraction au Code criminel, généralement dans un contexte où le contrevenant doit rembourser la société.Cela peut être suite à une dégradation de bien public (ex.: P i x a b a y .c o m 24 graf?ti) ou de vol à l\u2019étalage.Même si la loi ne prévoit pas de limite de crime, en pratique il s\u2019agit essentiellement de condamnation pour des délits mineurs.Une façon d\u2019éviter l\u2019emprisonnement.Il n\u2019existe pas de manuel clair établissant le nombre d\u2019heures correspondant à un délit.C\u2019est l\u2019avocat du contrevenant qui négocie avec le procureur de la couronne.Même chose pour le délai d\u2019exécution.Une seule chose est sûre, la condamnation maximale est de 240 heures pour un délai d\u2019exécution maximal de 18 mois.Pour le reste, c\u2019est à la carte.Les agents correctionnels (chargés du suivi du contrevenant) voient alors toutes sortes de scénarios.Selon la médiatisation du dossier, la nature du crime, l\u2019intention et les circonstances, le contrevenant peut avoir un des travaux communautaires et/ou une amende.Apport Christophe a mis du temps avant de prendre sa sentence au sérieux et de se chercher un organisme.Pour pouvoir effectuer ses heures dans le délai prescrit, il a même dû arrêter ses études temporairement.Mais, au ?nal, il raconte que ces travaux ont été positifs sur sa vie, contrairement à l\u2019incarcération.«Pendant ces travaux, t\u2019es seul avec toi-même.Tu as le temps de ré?échir.Avant, j\u2019étais mélangé dans ma tête, je fumais du pot et je ne travaillais plus.Ça m\u2019a donné un coup de pied au cul pour me reprendre en main.» Pour effectuer des travaux communautaires, les contrevenants peuvent travailler dans n\u2019importe quel organisme à but non lucratif, dont l\u2019Armée du Salut.Pierre Croteau est le directeur d\u2019une succursale à Montréal et il reçoit environ 150 travailleurs par an.Pour lui, le béné?ce de ces contrevenants est évident.C\u2019est une main- d\u2019œuvre gratuite, même si elle demande une supervision à l\u2019interne.Les tâches peuvent être de faire du ménage, des réparations, des tâches administratives, etc.En réalité, tout dépend des compétences et des envies de chacun.Conséquences Les travaux communautaires seraient ef?caces auprès des personnes peu ou pas criminalisées, car ce n\u2019est pas tant la sentence qui est importante, mais le traumatisme de passer devant un juge et d\u2019avoir un casier judiciaire.D\u2019après son expérience, Pierre Croteau revoit environ 20% des contrevenants, suite à une récidive.Pour Christophe, ses heures travaillées au Café Graf?ti ont été bé- né?ques puisqu\u2019elles lui ont permis de se remettre en question.Depuis, il a retrouvé un travail de cuisiner et a repris ses études pour terminer son cégep.Même si 2 employeurs lui ont refusé un emploi à cause de son casier judiciaire, Christophe ne le voit pas comme en handicap.Et comme il dit, «dans 7 ans, je vais demander pardon», pour effacer son casier.Le casier judiciaire Au Canada, les casiers judiciaires font partie du domaine public, donc tout le monde peut y avoir accès.Il suf?t pour de se munir d\u2019un nom et d\u2019une date de naissance (maintenant facile à obtenir grâce à Facebook).- 1 homme sur 5 au pays a un casier judiciaire; - Même acquitté, l\u2019article de loi enfreint est mentionné sur le casier (mais peut être retiré à la demande du titulaire); - 90% des détenus ?nissent par sortir un jour de prison; - Le casier judiciaire est un frein à l\u2019emploi.Source : ASRSQ.ca Suspension de casier La suspension de casier (anciennement demande de pardon) permet de retirer des informations d\u2019un casier judiciaire, mais sans qu\u2019elles disparaissent.Elles sont simplement retirées de la base de données du Centre d\u2019information de la police canadienne et seront introuvables pour des recherches.Mais cette suspension peut être annulée en cas de récidive.Ce droit n\u2019est pas automatique et il doit faire l\u2019objet d\u2019une étude par la Commission des libérations conditionnelles du Canada.Le coût de soumission d\u2019un dossier est de 631$, plus des frais annexes.Les agressions sexuelles (entre autres) font partie des crimes non admissibles à la suspension de casier. 25 Charge mentale Le poids d\u2019être une femme anne reitzer En plus d\u2019avoir une activité professionnelle, les femmes doivent penser à l\u2019organisation du foyer et anticiper les situations\u2026 une charge de plus en plus pesante.Selon François Fatoux, auteur du livre Et si on en ?nissait avec la ménagère?, la charge mentale se dé?nirait par «le fait d\u2019avoir en permanence dans un coin de la tête la préoccupation des tâches domestiques et éducatives même dans les moments où l\u2019on n\u2019est pas dans leur exécution».Entre la plani?cation, la gestion et l\u2019organisation du foyer, les femmes reconnaissent avoir beaucoup de misère à se détacher de ce stress.Si cette charge est un poids sur le bien-être des femmes, elle se répercute également sur leur physique, comme nous l\u2019explique Sébastien Gagnon, ostéopathe: «La majorité des femmes qui viennent me voir sont contractées au niveau de la nuque et des épaules, qui sont les zones d\u2019accumulation du stress.La charge mentale est en partie responsable de ces tensions.» Sébastien dénonce également un «sexisme sociétal».Si les hommes s\u2019occupent des tâches physiques comme tondre la pelouse ou sortir les poubelles, ils sont encore trop peu à prendre en charge les tâches intellectuelles comme la plani?cation des repas.Le modèle de société dans lequel nous évoluons est trop peu égalitaire, comme le con?rme une récente étude de Statistique Canada.Il semblerait que la distribution des tâches familiales dans le couple ait évolué au cours de ces trente dernières années.Si les hommes participent de plus en plus aux tâches ménagères, il n\u2019en demeure pas moins que les femmes fournissent près de deux tiers de toutes les heures consacrées aux ménages et aux soins des enfants.En prenant conscience de la charge mentale de sa compagne, Sébastien Gagnon a alors décidé de l\u2019aider en plani?ant les repas ou les sorties: «J\u2019ai réalisé que je la libérais, mais je me suis aussi rendu compte qu\u2019elle en faisait toujours plus que moi\u2026 C\u2019est facile d\u2019oublier sa bonne volonté, car ce n\u2019est pas naturel chez nous en tant qu\u2019homme.Il faut accepter de faire des erreurs ou de se tromper.» Mais le paradoxe de la charge mentale réside dans le fait que certaines femmes tirent une satisfaction, une ?erté personnelle, à voir que le foyer familial fonctionne grâce à elles et ne savent pas déléguer.C\u2019est ce que nous explique Aline, mère de deux enfants: «C\u2019est vrai que parfois je pourrais demander à mon conjoint de faire une tâche, mais je sais qu\u2019elle ne sera pas aussi bien faite que si c\u2019était moi (\u2026) et il n\u2019a aucun sens de l\u2019organisation.» L\u2019image de la femme travailleuse et unique responsable du foyer est donc encore bien trop présente dans l\u2019inconscient collectif.Tant qu\u2019une profonde remise en question ne sera pas faite, il sera dif?- cile pour les femmes de s\u2019émanciper de cette charge mentale et, plus encore, d\u2019être considérées à l\u2019égal des hommes. 26 27 Usito Un français qui n\u2019est plus français delphine caubet En tant qu\u2019immigrante francophone, s\u2019adapter au français du Québec peut parfois être compliqué.Quel débat n\u2019ai-je pas eu avec mon rédacteur en chef pour savoir si le féminin de sculpteur était sculpteure ou sculptrice ?Originaire du vieux continent, mes oreilles ont frémi la première fois que j\u2019ai entendu le terme d\u2019urgen- tologue.Loin de moi l\u2019idée d\u2019être conservatrice linguistiquement, mais comment savoir si un mot est correct quand il ne ?gure pas dans le dictionnaire?Québec ou France, des mots parlés ne sont pas toujours corrects à l\u2019écrit ou dans des conversations of?cielles.Le dictionnaire Larousse est rapidement devenu mon meilleur ami.À chaque mot différent, je me précipitais sur ma Bible pour vérifier l\u2019exactitude du terme.Ouff, urgentologue est bien l\u2019équivalent d\u2019urgentiste au Canada (pourtant le traitement de texte Word ne cesse de le souligner alors qu\u2019il est paramétré sur Français, Canada).Je peux donc l\u2019utiliser sans blasphémer notre langue commune.Mais avant qu\u2019un mot québécois ne traverse l\u2019Atlantique pour rejoindre un dictionnaire, il y a du chemin à faire, et certains couleront probablement en mer.J\u2019ai donc tâtonné pendant quelques années entre dictionnaires et références québécoises pour tirer l\u2019of- ?ciel du simple parler.Et puis voilà qu\u2019au détour d\u2019un Salon du livre de Montréal, la réponse à mes prières est apparue: Usito.Usito est un dictionnaire québécois.Conçu par l\u2019équipe de recherche multiuniversitaire Fran- qus de l\u2019Université Laval, il a fallu 10 ans pour le mettre sur pied.Le travail était titanesque, il fallait réviser chaque terme depuis un angle nord-américain, fournir des exemples d\u2019utilisation à partir de citations d\u2019auteurs québécois et faire des liens avec le reste de la francophonie.Le tout revu et corrigé par des lexicographes que vous pouvez contacter au besoin pour soumettre vos commentaires.Contrairement à d\u2019autres dictionnaires, Usito est uniquement en ligne et payant, environ 20$ par année.Mais il fait tout.Les verbes ont des tableaux de conjugaison et chaque mot a son équivalence au singulier, pluriel, masculin, féminin.En plus de faire des liens avec le reste de la francophonie lorsqu\u2019il y a dissonance.Louis Mercier est conseiller éditorial de l\u2019équipe Franqus et précise: «Le Québec est une société francophone à part entière, il est normal qu\u2019il dispose d\u2019un outil qui lui renvoie un re?et de sa culture à travers sa langue.» Mexicains, Américains et Brésiliens (entre autres) avaient tous un dictionnaire adapté à leur réalité.Et depuis 2013, date du lancement, Usito a rempli cette fonction.Et tant qu\u2019immigrante (francophone ou pas), cet outil est plus qu\u2019utile.Il permet de mieux comprendre le français du Québec et surtout d\u2019avoir un point de référence pour poser des questions et ré?échir sur les termes entendus.Un outil qui est le bienvenu! ?Je m\u2019abonne à Reflet de Société ?1 an - 6 numéros 49,95$ ?2 ans - 12 numéros 89,95$ ?3 ans - 18 numéros 119,95$ ?International, 1 an - 55,00$ Taxes incluses.?Je fais un don : Chèque ou mandat à l\u2019ordre de : Re?et de Société 4264 rue Ste-Catherine Est Montréal, H1V 1X6 (514)256-9000 ou 1-877-256-9009 S\u2019abonner à Re?et de Société est une manière originale de soutenir notre action auprès des jeunes.Prénom : Nom : Adresse : Ville : Code postal : Courriel : Nº carte : |_||_||_||_| |_||_||_||_| |_||_||_||_| |_||_||_||_| ?Visa ?Mastercard ?Amex Date expiration : |_||_||_||_| Signature : Général Aide juridique Hochelaga (514)864-7313 Protection de la jeunesse 1-800-665-1414 Info-santé 811 Centre antipoison 1-800-463-5060 Centre de référence Montréal (514)527-1375 Centres de crise de Montréal Tracom (centre-ouest) (514)483-3033 Iris (nord) (514)388-9233 L\u2019Entremise (est-centre-est) (514)351-9592 L\u2019Autre-maison (sud-ouest) (514)768-7225 Centre de crise Québec (418)688-4240 L\u2019ouest de l\u2019île (514)684-6160 L\u2019Accès (450)679-8689 Archipel d\u2019Entraide (418)649-9145 Prévention du suicide (418)683-4588 Drogue et désintoxication Toxic-Action(Dolbeau-Mistassini) (418)276-2090 Centre Jean-Lapointe MTL adulte (514)288-2611 Le grand chemin Québec Jeunesse (418)523-1218 Pavillon du Nouveau point de vue (450)887-2392 Urgence 24h (514)288-1515 Portage (450)224-2944 Centre Dollard-Cormier Adulte (514)385-0046 Centre Dollard-Cormier Jeunesse (414)982-4531 Le Pharillon (514)254-8560 Drogue aide et référence 1-800-265-2626 Un foyer pour toi (450)663-0111 L\u2019Anonyme (514)236-6700 Cactus (514)847-0067 Dopamine et Pré?x (514)251-8872 Intervenants en toxicomanie (450)646-3271 Escale Notre-Dame (514)251-0805 FOBAST (418)682-5515 Dianova (514)875-7013 Centre Casa (418)871-8380 Centre UBALD Villeneuve (418)663-5008 Au seuil de L\u2019Harmonie (418)660-7900 VIH-SIDA C.O.C.Q.Sida (514)844-2477 La Maison du Parc (514)523-6467 NoPa MTS-VIH (514)528-2464 Alimentation Le Chic Resto-Pop (514)521-4089 Jeunesse au Soleil (514)842-6822 Café Rencontre (418)640-0915 Violence CALACS Montréal (514)934-4504 Chaudiere-Appalaches (418)-774-6858 Lévis 1-800-835-8342 CAVAC Montréal (514)277-9860 Québec (418)648-2190 Groupe d\u2019aide et d\u2019info sur le harcèlement sexuel au travail (514)526-0789 SOS violence conjugale (514)728-0023 Trève pour elles (514)251-0323 Centre pour les victimes d\u2019agression sexuelle (24h) (514)934-4504 Armée du salut (514)934-5615 Ligne d\u2019aide et d\u2019écoute Gai Écoute 1-888-505-1010 Tel-Jeunes (514)288-2266 1-800-263-2266 Tel-aide et ami à l\u2019écoute (514)935-1101 Jeunesse-j\u2019écoute 1-800-668-6868 Suicide action Montréal (514)723-4000 Prévention suicide Accueil-Amitié (418)228-0001 Partout au Québec 1-866-appelle Secours-Amitié Estrie 1-800-667-3841 Cocaïnomanes anonymes (514)527-9999 Déprimés anonymes (514)278-2130 Gamblers anonymes (514)484-6666 Gam-anon(proches du joueur) (514)484-6666 1-800-484-6664 Narcotiques anonymes (514)249-0555 1-800-879-0333 Outremangeurs anonymes (514)490-1939 Parents anonymes 1-800-361-5085 Jeu: aide et référence 1-800-461-0140 Ligne Océan (santé mentale) (418)522-3283 Sexoliques anonymes (514)254-8181 Primes-Québec(soutien masculin) (418)649-1232 Émotifs anonymes (514)990-5886 Alanon & Alateen (418)990-2666 Alcooliques Anonymes Québec (418)529-0015 Montréal (514)376-9230 Laval (450)629-6635 Rive-sud (450)670-9480 Mauricie-Saguenay-Lac-St-Jean (866)376-6279 NAR-ANON Montréal (514)725-9284 Saguenay (514)542-1758 Abus aux aînés (514)489-2287 Famille Grands frères/Grandes soeurs (418)275-0483 Familles monoparentales (514)729-6666 Regroupement maison de Jeunes (514)725-2686 Grossesse Secours (514)271-0554 Chantiers Jeunesses (514)252-3015 Réseau Homme Québec (514)276-4545 Patro Roc-Amadour 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Mission Bon Accueil (514)523-5288 La Maison du Père (514)845-0168 Auberge du Coeur (Estrie) (819)563-1387 La maison Tangente (514)252-8771 Hébergement St-Denis (514)374-6673 L\u2019Abris de la Rive-Sud (homme) (450)646-7809 Maison Élisabeth Bergeron (femme) (450)651-3591 31 NNN VER S ve © ap = |O Em S Le \u201cconlen @ \u2014_ [= 6,015 (ras) mama 25 Que exemple G4 1GE gre.parutic SNS.a ANE UV Ne ine EEN ee TE EVE SES éolien à fre seul eu Gn gold) Paur.s®& | palic: HPI pew PE LEE Hale] 2.Dl AN I | 95% | 9 4 Za Sr transport TE, LS \\ [=e £3 [1] | a.Cu [=]rds 1 g00.0//998 ÉDITIONS LH ons TNTé 26 ue Ste-Catherine Est Montreal H1Val X6 info@editionstnt.com ditionstnt.comW 514-256-8000 or 1-877-256-9009 "]
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