La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1 janvier 1952, Janvier
[" U HCHKin «\u2022e-'ftlS ï,;6 .de hou fourniture- \u2022\t\u2022 .r,.fU' «»» 10 que ««u ,-»r i, de tenir ferme , encore P- .; ,,,'dnd nnntbre q»c 1 , continuer de s continuer d ¦ ictoire qui Paic\" en r heure.franchir Noue eievo Nous devo lions de U t réjoui ss*»** î**ni\u2019 de nos coeurs, r Pour iu»$ Sars Soyons tous asu- .roctder à une aura «»' relancer jusque tiaVt ** Mais nos hommes oe de nettoyage Moire au néant.«« 1 Mes millions\u2018>e\u201c'\"n,!' j titre iltl,res doivent cononuer Je fourri Seagram, silESISiMMÜ 000 A l\u2019automne de 1944, à travers tout le pays, journaux et périodiques reproduisaient le message ci-dessus, signé par la Maison Seagram.Votre empressement à souscrire à l\u2019emprunt de la victoire de 1944 a contribué au triomphe du Canada sur les ennemis de la démocratie .il a aide a preparer l\u2019avenir brillant et prometteur qui s\u2019offre aujourd\u2019hui aux Canadiens.Il nous incombe maintenant de protéger cet avenir, tant contre un danger d\u2019agression venant de l\u2019extérieur que contre l\u2019inflation à l\u2019intérieur de nos frontières.Le meilleur moyen d\u2019y arriver c\u2019est de continuer a placer notre argent dans un titre de tout repos\u2014les Obligations d\u2019Épargne du Canada, qui sont en vente aujourd\u2019hui.chaque jour.Il n\u2019est pas besoin de rappeler à un seul d\u2019entre nous que l\u2019avenir de chacun dépend de l\u2019avenir du Canada.Hier nous confiions nos épargnes à notre pays; nous agirons de même aujourd'hui.Vous pouvez encore acheter, à votre banque, ou chez votre courtier en valeurs, des obligations des six séries offertes.Sachons assurer notre avenir.Soyons tous \u201cdes hommes qui pensent à demain\u201d .Achetons aujourd'hui des OBLIGATIONS D\u2019EPARGNE DU CANADA! £a IVlaison Seagram 6 La Revue Populaire Ornez vos vieux plafonniers avec ces nouvelles ampoules \u201cLumi-Bowl\u201d charmantes Enfin .voici quelque chose de vraiment inédit en fait d\u2019éclairage décoratif .un genre d\u2019ampoule différent.les \u201cLumi-Bowl\u201d qui \u201cparent\u201d avec grâce les plafonniers modernes et moins modernes.Ces nouvelles ampoules confèrent une apparence de \u201ctout neuf\u201d au vivoir, salle à dîner, chambre à coucher, passage, les appareils d\u2019éclairage revêtent un charme tout particulier .les pièces et ameublements acquièrent une fraîcheur inouïe.Enduite d\u2019émail ivoire, les ampoules \u201cLumi-Bowl\u201d sont conçues de manière à diriger la majeure partie de leur éclat vers le plafond tandis que leur teinte ivoire adoucit et atténue leur clarté descendante.Voyez votre marchand G-E dès aujourd'hui.achetez ces ampoules si différentes pour tous vos appareils d\u2019éclairage .remplacez les ampoules nues que vous utilisiez auparavant.CANADIAN GENERAL ELECTRIC COMPANY LIMITED Siège social: Toronto \u2014 Bureaux de ventes d'un Océan à l'autre VOICI CE QUI SE PRODUIT La clarté ascendante provient de la section à intérieur dépoli de l'ampoule.La couche d'émail adoucit l'éclat ^ descendant.Ici l'endroit sans ombrage avive le reflet de l'ampoule et de la pièce.GENERAL ELECTRIC Montréal, janvier 1952 7 : :- w v / *83$ wg est ainsi et parce que je crois que la destinée de chacun de nous se ramène à cette lutte, à ces débats entre la chair et la grâce.On m\u2019a fait grief de ce mélange et vous m\u2019objecterez peut-être que pour les non-catholiques, pour ceux qui nient la grâce, mon roman, à la fin duquel elle triomphe, perd toute signification.Je ne le crois pas : ce que j\u2019appelle grâce, les incroyants le nomment destin ou nécessité, comme les anciens.Ils parlent de leur étoile, de leur démon familier, d\u2019un instinct, d\u2019une voix qui, à certains moments, les adjure, les guide.Et si c\u2019était nous-mêmes qui inventions cette voix intérieure, ce que j\u2019appelle grâce n\u2019existerait pas moins ».Faut-il rappeler que c\u2019est Maurice Barrés qui fut le premier sensible à l\u2019accent de celui qui n\u2019était encore que l\u2019auteur tout à fait inconnu d\u2019un petit recueil de vers : Les Mains Jointes ?Il avait conté sa découverte aux lecteurs de l\u2019Echo de Paris (c\u2019était en 1910) : « Qu\u2019adviendra-t-il de la charmante source ?interrogeait-il.L\u2019adolescent aura perdu son âge aimable et sûr de plaire .Saura-t-il mûrir ?C\u2019est là le grand problème ».L\u2019oeuvre de François Mauriac a d\u2019innombrables admirateurs dans le monde, la petite source est devenue un vaste fleuve aux eaux agitées.Ce n\u2019est pas pour rien que Mauriac a intitulé Orages d\u2019autres vers de jeunesse.Ses héros, ses terribles héroïnes sont le théâtre d\u2019orages intérieurs que la grâce ne maîtrise pas toujours.Nul mieux que lui n\u2019a su peindre ces coeurs soumis aux feux de la passion, ces âmes qui se complaisent dans leur infamie et celles que tourmentent les remords.Ainsi la passion est bien, comme le démontre Mlle Nelly Cormeau dans son très bel essai sur l\u2019Art de François Mauriac, la « tonique fondamentale » de l\u2019oeuvre mauriacienne.« Cette oeuvre, écrit-elle, se voue à célébrer la passion et sa royauté impérissable ; et si, à côté de celle-ci, elle admet dans la religion une rivale, c\u2019est parce que la religion prend, elle aussi, le visage d\u2019une passion et d\u2019une tragédie, parce qu\u2019elle aussi fait monter inlassablement la flamme inextinguible d\u2019un amour infini, parce qu\u2019elle comble enfin notre rêve \u2014 et notre soif d\u2019un amour étemel ».François Mauriac redirait-il encore ce qu\u2019il répondait jadis à deux enquêteurs (j\u2019étais l\u2019un d\u2019eux) qui l\u2019interrogeaient sur le point [ Lire la suite page 41 ] LITTERATURE CONTEMPORAINE HtANCOlS MAURIAC f pan.(Rcx^en Çincm François Mauriac fit l\u2019an dernier sa rentrée dans la littérature d\u2019imagination avec une nouvelle, Le Sagouin, d\u2019une sobriété très mériméenne, mais éminemment mauriacienne par l\u2019intensité tragique.Ses admirateurs avaient souvent regretté qu\u2019il parût s\u2019éloigner de ce genre du roman où s\u2019est si longtemps affirmée sa puissance.Son dernier roman, La Pharisienne, ne remontait-il pas à dix années ?Ce retour est éclatant.S\u2019il lit ces pages brûlantes et nerveuses où l\u2019art de la fiction atteint son sommet, Jean-Paul Sartre, qui a écrit tout un traité pour tenter de démontrer que l\u2019auteur de Genitrix et du Désert de l\u2019Amour n\u2019était pas un romancier, conviendra de son erreur, s\u2019il est honnête.L\u2019honnêteté intellectuelle poussée jusqu\u2019au scrupule fait une part de l\u2019originalité de François Mauriac romancier.Lorsqu\u2019il y a maintenant plus de vingt ans, Frédéric Lefèvre lui prit une de ces célèbres interviews, à peine se trouva-t-il en la présence de l\u2019écrivain, qu\u2019il questionna non sans, je pense, un peu de malice : « M.François Mauriac, romancier catholique ?» Sans une hésitation, la réponse jaillit :\t« Je suis romancier, je suis catholique : c\u2019est là qu\u2019est le conflit.» Une phrase avait suffi à l\u2019écrivain pour se définir avec les nuances, les distinctions nécessaires.Il précisait aussitôt sa pensée en appliquant au Fleuve de Feu, qui venait alors de paraître, ce jugement qui vaut pour toute son oeuvre : « Ce qui est, je crois, ma marque propre, c\u2019est que dans un roman tout charnel, j\u2019introduis la grâce ; non par goût du sacrilège, mais parce que ma vision du monde François Mauriac dans le cabinet de travail de sa villa de Malagar, non loin de Bordeaux.Photo S.F.T. ^T~,T '-'\u2018-MS i r * Lo Revue Populaire -drM^ pan oCucette J\u2019ai cherché, pour ce Nouvel-An, un souhait collectif pour les lecteurs et lectrices qui sont pour la plupart, des amis inconnus.J\u2019ai eu le tort de demander à quelques-uns ce qu\u2019ils voulaient : ils ont tous souhaité quelque chose de tangible ! Et moi qui rêvais de leur offrir une île.Une île qui donnerait l\u2019illusion du bonheur.Vous la voyez du haut des airs dans son ensemble parfait et féerique, sans une poussière, sans une bavure, avec ses lacets blancs qui doivent être des ruisseaux ; ses belles maisons sur la colline (il y aura toujours des riches parmi nous) ; la fumée de ses toits qui annonce la poule au pot, et des troupeaux paisibles qui ruminent.sans se douter qu\u2019on rumine de les vendre à prix d\u2019or.L\u2019île dont on rêve à tout âge, quoi !.Mais, depuis qu\u2019on a choisi les plus lointaines et les plus vierges pour y faire des expériences atomiques, je ne crois plus aux îles.Je vous souhaite donc de l\u2019idéal et de la force : vous n\u2019en aurez jamais trop pour commencer avec optimisme 1952 \u2022 \u2022 \u2022 Monsieur A.Sevenster, Consul-général des Pays-Bas pour le Canada tout entier, est une des figures les plus sympathiques du corps consulaire de Montréal.Né dans cette province de la Frise, dont les 400,000 habitants parlent encore le frison (qui a servi largement à former la langue anglaise) et qui est à la Hollande ce que la Bretagne est à la France, M.Sevenster termina ses études classiques par un cours universitaire de cinq ans à Wageningen, Ecole de sciences spécialisée en Agriculture.Reçu Ingénieur agronome, il fut chargé de nombreuses missions à l\u2019étranger et fut Attaché agricole à l\u2019Ambassade de Bruxelles, avant d\u2019être nommé Conseiller agricole à Paris où il passa seize ans.Le poste d\u2019Attaché commercial fut créé pour lui et il devint Conseiller commercial et Consul général en France, après Munich, en 1938.Pendant la guerre froide, il suivit le gouvernement à Bordeaux et s\u2019installa, plus tard, à Vichy, afin de s\u2019occuper des Réfugiés hollandais pour leur distribuer des vivres, de l\u2019argent et les diriger vers les centres d\u2019accueil.La modestie de M.Sevenster l\u2019empêche de parler du rôle héroïque qu\u2019il joua à cette époque, et qui le conduisit en prison où il resta, un an et demi, avec M.Jouhaux (Prix Nobel de la Paix), Edouard Herriot et une trentaine d\u2019hommes politiques.Un court stage à Londres, après la Libération, précéda sa nomination au Canada.Madame Sevenster est présidente de la Section néerlandaise et membre du Comité exécutif de la Croix-Rouge canadienne ; membre du Comité féminin de la Société des Concerts symphoniques de Montréal ; membre du Comité de l\u2019Opéra Guild et de nombreuses oeuvres de charité.Le Consul général des Pays-Bas est Officier de l\u2019Orange et de Nassau, ordre de son pays ; Officier de la Légion d\u2019honneur et Commandeur du Mérite agricole de France.Sa brillante famille se compose de Madeleine, qui a terminé son droit à l\u2019Université de Montréal ; Suzanne, docteur en médecine de l\u2019Université de Montréal et attaché à l\u2019Hôpital des Vétérans ; Gisèle, étudiante en histoire à la Faculté des Lettres de l\u2019U.de M., où elle prépare également son doctorat en philosophie, et Nellie qui, à vingt ans, est en troisième année de droit à McGill \u2022 \u2022 \u2022 La Ligue de la Jeunesse féminine n\u2019est pas une association mondaine, mais elle sait que les fêtes apportent de l\u2019argent aux oeuvres sociales dont elle s\u2019occupe et les fait, en conséquence, aussi brillantes que possible.Depuis deux ans, le bal des Petits Souliers a un motif inédit et original de décoration.C\u2019était, l\u2019an dernier, un bal de têtes ; ce fut, cet automne, un bal des fleurs.Somptueuses corbeilles de chrysanthèmes ; pompons et feuillage roux sur la table d\u2019honneur ; roses sur celles des invités et fleurs sur tous les corsages, sur les masques ou les éventails parfumés, en diadèmes allégoriques ou simplement décoratifs.On vit même une inconnue portant une tête de cheval en carton sur un collier fleuri entourée de quatre danseuses qui l\u2019entraînaient en riant, comme Bottom et Titania dans le Songe d\u2019une nuit d\u2019été.Les neufs débutantes d\u2019 la saison furent présentées à S.E.l\u2019Ambassadeur de France et à Mme Hubert Guérin ; M.Jean Dessès vint de Paris pour juger les parures avec Mme J.-E.Perreault; Mivillé Couture présenta le cabaret avec sa verve habituelle ; en entendit Marjane, Joska De Bar-bary et l\u2019orchestre de Maurice Meerte ; le souper était excellent et, pendant que l\u2019on usait ses souliers à danser, on récoltait des fonds pour chausser les enfants pauvres.Nous félicitons Mme Alfred Duranceau, présidente de la Ligue ; Mme Guy Angers, présidente du Comité du Bal ; Mme Roland Chagnon, présidente du Comité des Petits Souliers, et Mme Pierre Sévigny, qui s\u2019est occupée avec tant de compétence de la publicité \u2022 \u2022 \u2022 Lorsque M.Hervé Major voulut avoir de Canadian Press l\u2019autorisation de fonder un service national et bilingue, il rencontra chez ses confrères de langue anglaise «un esprit de compréhension extraordinaire», me fait-il remarquer.Un service français avait existé quelques mois en 1923 ; on essaya de le faire revivre en 1944, mais ce n\u2019est que depuis mai dernier que Monsieur Major mit définitivement sur pied le projet qui sera officiel au début de l\u2019année.Presque tous les journaux se sont rattachés à cette équipe, «où l\u2019on exige des traducteurs un texte parfait», ajoute-t-il.Le service reçoit les nouvelles d\u2019agences comme la Presse Associée, Reuters, etc., les distribue à une coopérative de 90 journaux canadiens et les échange avec les nouvelles de New-York.Le nouveau président de la P.C.a débuté dans le journalisme en 1919, et est à La Presse depuis 1923.Il était nommé, en 1928, chef des nouvelles ou directeur des services d\u2019information ; il a six adjoints de jour, deux de soir, sans compter un metteur en pages, tâche qu il assuma pendant plus de dix ans tout en remplissant ses fonctions actuelles.Ses Oe haut en bas : quelques débutantes de la saison, au bal des Petits Souliers de la Ligue de la Jeunesse féminine de Montréal.De gauche à droite : Mlle LOUISE GIGUERE, fille du Dr et de Mme Adélard Giguére : Mlle MICHELINE HARWOOD, fille de M.et de Mme Pierre Harwood : Mlle JULIETTE RAINVILLE fille de M.et de Mme Robert M.Rainville ; Mlle NICOLE ST-GERMAIN, fille de Me Jean St-Germain, CR et de Mme St-Germain.(Photo Dolan) \u2014 M.A.SEVENSTER.consul général des Pays-Bas au Canada.(Photo Annette et Basil Zarovl \u2014 Mlle MARCELLE BARTHE, de Radio-Canada, (à droite), A l'inauguration de la confrérie gastronomique des Mousquetaires d'Armagnac. Montréal, janvier 1952 9 tm (Ratent voyages officiels comptent, en 1940, la visite de tous les camps et services de l\u2019Armée, de Halifax à Hamilton ; une invitation de Canadian Press, en 1942, pour inspecter les camps et hôpitaux militaires, en Angleterre (la délégation canadienne arriva à Londres le soir du premier débarquement de Dieppe) ; en 1946, un congrès (en Angleterre également) de l\u2019Empire Press Union (qui changea son nom, en 1950, pour Commonwealth Press Union) et la visite, de Normandie à la Baltique, de la route suivie par les armées d\u2019invasion.Avec la restriction du papier, M.Hervé Major fait un travail sévère d\u2019élimination.« Nous avions, autrefois, 200 colonnes, et n\u2019en avons plus que 115, aujourd\u2019hui ».La lecture est sa distraction favorite et il se partage, avec Mme Major, l\u2019orgueil d\u2019une charmante fille unique, Denyse.Celle-ci, qui est en Belles-Lettres à Marie de France, présenta à M.Vincent Auriol les hommages de son collège, lors de la visite du président de la République française au Canada \u2022 \u2022 \u2022 Le général Georges Vanier, Ambassadeur du Canada en France, sera officiellement reçu ce mois-ci à l\u2019Académie des Sciences morales et politiques où il occupera le siège laissé vacant par la mort de l\u2019écrivain belge, Maurice Maeterlinck.Il est le deuxième Canadien (le premier était M.Mackenzie King) à être élu membre de l\u2019Institut de France depuis la guerre \u2022 \u2022 \u2022 Deux pianistes de la célèbre famille des Casa-desus se feront entendre ce mois-ci, à Montréal.Robert Casadesus jouera, le 6 janvier, à la Société Pro Musica (avec le violoniste Zino Francescatti) et son fils, Jean Casadesus, sera le soliste des Concerts symphoniques, le 29 janvier.Paris-Opéra publiait, le mois dernier, la photo de Francis Casadesus (1906) violoniste, compositeur et chef d\u2019orchestre, et de Henri Casadesus, fondateur de la « Société des Instruments anciens », ancêtres de « cette tribu comme on n\u2019en vit plus depuis les Bachs », encore que les Casadesus furent tous des artistes, cependant que des vingt enfants de Jean-Sébastien Bach plusieurs furent marchands ou corsaires \u2022 \u2022 \u2022 La Société d\u2019étude et de conférences fait paraître depuis octobre, un Bullein mensuel, dont la directrice est Mme Alfred Paradis.Celui du mois dernier avait une collaboration de choix et cette initiative ne peut qu\u2019augmenter l\u2019intérêt que nous portons aux activités de ce groupe féminin \u2022 \u2022 \u2022 C\u2019est à l\u2019Opéra Guild, dans les Noces de Figaro, que j\u2019ai vu jouer, pour la première fois, Claire Gagnier et Léopold Simoneau.Combien d\u2019opéras, parfaitement répétés et mis en scène, Madame Donalda n\u2019a-t-elle pas « montés », depuis la décade de vie de l\u2019Opera Guild Inc., de Montréal ! Ancienne étoile des grandes scènes de Paris, Londres, Bruxelles, Monte Carlo et New-York, la présidente de cette organisation fait, aujourd\u2019hui, de l\u2019enseignement à Montréal.Sa dernière audition d\u2019élèves, dans la classe d\u2019opéra, comprenait Michelle Bonhomme, Robert Savoie, Sylvie Laroche, Germain Lefebvre, et d\u2019autres.Au théâtre His Majesty\u2019s, les 11 et 12 janvier, sous la direction de Emil Cooper, l\u2019Opera Guild présentera, pour la première fois, à Montréal, L\u2019amour des trois oranges, opéra humoristique de Serge Prokofiev.Les rôles principaux seront tenus par les artistes qui les ont créés à New York, et la danse (qui joue un rôle de premier plan dans cet opéra) sera confiée à Charles Weidman, chorégraphe et maître de ballet de la production originale \u2022 \u2022 \u2022 Mlle Geneviève Barré, présidente de la filiale montréalaise du Canadian Women\u2019s Press Club, est publiciste du Service de Presse et d\u2019information à Radio-Canada.Née, à Winnipeg, d\u2019une mère anglaise et d\u2019un père canadien-français, elle est parfaitement bilingue.Après des études chez les S.S.Jésus et Marie, elle eut son baccalauréat à McGill, et une maîtrise à Columbia University, de New York, et à la Sorbonne, de Paris.Elle se prépara au professorat au International Bureau of Research in Education et visita plusieurs pays d\u2019Europe afin d\u2019étudier leurs méthodes d\u2019enseignement.Après sa nomination de publiciste, Geneviève Barré continua à collaborer à radiophonique au Radio Work Shop de New York University.Elle débutait, en 1934, à Radio-Canada, avec le premier programme quotidien pour enfants, Billie et Pierre, où elle racontait la vie d\u2019une famille canadienne anglo-française.Elle fut, ensuite, l\u2019auteur et la réalisatrice de For You Madame et Musical Romances.Après sa nomination de publiciste, Genevieve Barré continua à collaborer à quelques grandes émissions de Radio-Canada : Quebec Salutes the Empire, The Spirit of Mount Royal et The Road from St.Malo, pour commémorer le tricentenaire de Montréal.De 1946 à 1948, Mlle Barré prépara et auditionna (avec Charles Miller) l\u2019émission 940 on the Dial (l\u2019équivalent de Sur nos ondes).Unissant les plus belles qualités des deux races prédominantes au Canada, Geneviève Barré est une présidente dont notre confrérie de journalistes peut s\u2019enorgueillir.Son programme, sérieux et instructif, a débuté par une soirée à Radio-Canada où nous avons entendu, en avant-première, un arrangement de musique populaire par et avec Neil Chotem ; un forum sur la radio conduit par Neil Morrison, directeur des causeries à Toronto : une démonstration d\u2019effets sonores par M.Gingras ; un acte de la pièce\t[ Lire la suite page 54 ] M.PIERRE DE LIGNY BOUDREAU, de la Galerie Nationale d'Ottawa.\u2014 Mlle GENEVIEVE BARRE, (à gauche) présidente de la filiale montréalaise du Canadian Women's Press Club.fPhoto GabyJ.\u2014 A droite, Mme PAULINE DONALDA, présidente de l'Opera Guild dé Montréal.\u2014 M.HERVE MAJOR, de La frets», président de la La Presse Canadienne.(Photo L.Alain, La Revue Populalrel 10 La Revue Populaire V.':: I 5pÉMl' mîm Le rouge est saut nul doute la couleur favorite de la saison.Voici une robe de grand soir, en taffetas rouge à effet de lamé.Le drapé du corsage est ramené en une aile sur l'épaule droite et la jupe est gracieusement relevée sur le côté.(Ceil Chapman! Sur un fourreau de taffetas blanc, on a posé cette robe de tulle de nylon blanc à corsage froncé, brodé de pierres du Rhin.La jupe large, à plusieurs rangs de tulle, est ornée de motifs de noeuds et feuilles de satin blanc soulignés de brillants.IRudof Gowns, N.Y.D.U Pour la toute jeune fille, voici une robe de bal, en tulle blanc à incrustations de dentelle or dont les motifs sont soulignés de broderie cellophane.La dentelle orne avec la même richesse le haut du corsage ainsi que le bas de la jupe lourdement froncée.(Kivlette, N.Y.D.U POUR ACCUEILLIR L\u2019AN NEUE Des plis papillons s'étalent sur l'arrière de la jupe et font de cette robe du soir en taffetas de soie, un véritable bijou tant par la beauté de sa teinte saphir que par sa grande simplicité.Une étole de renard blanc ajoute à sa somptuosité.(Foxy, N.Y.D.U La dentelle, si féminine dans sa fragilité, apporte toujours une note de haute élégance.Voici «ne robe du soir en tulle de nylon bleu poudre, à double jupe de dentelle formée de margueritées entrelacées, et bordée d'un radié généreux de tulle.(Cell Chapman! S Montréal, janvier 1952 11 NOUVELLE Le Pendez-vous de la Saint-Michel pan 'èfnan.colit cü'QntjeaaÆ Les arbres du jardin s\u2019égouttaient sur les premières feuilles mortes.Après la longue pluie de l\u2019après-midi, une brume annonciatrice du soir s\u2019étalait sur la vallée.Quelques heures encore et l\u2019espoir insensé qui, depuis huit jours, s\u2019était insidieusement glissé dans le coeur de Michel Dussert jusqu\u2019à atteindre ce matin un paroxysme que le jeune homme avait voulu prendre pour un pressentiment, allait enfin se dissiper.Morne, il regarda le paysage si cher à son enfance.La phrase de Christine, une des dernières qu\u2019elle lui eût dites, revient sonner le glas dans sa mémoire : « \u2014 Je sais que je vais vous faire de la peine.» Il y avait trois ans qu\u2019elle avait dit cela, trois ans jour pour jour, et à cent mètres d\u2019ici, près du petit lavoir caché par les saules.De la peine, certes.Jamais elle ne se douterait de celle qu\u2019elle avait causée ! Avait-elle ressenti comme lui tout ce que ce moment avait de nouveau et de merveilleux ?Lentement, fixant Michel de ses yeux bruns, comme pailletés d\u2019or, elle avait répondu d\u2019un ton presque solennel : \u2014 Ce n\u2019est pas la peine, allez.puisque toujours je vous pardonnerai.Toujours ! le mot des promesses.Deux ans plus tard, cependant, elle prononçait cette autre phrase évoquée tout à l\u2019heure : « Je sais que je vais vous faire de la peine .» Et elle lui annonçait ses fiançailles avec le fils d\u2019un industriel de l\u2019Est.Il s\u2019appuya au mur du petit lavoir.Il regarda bouillonner à ses pieds l\u2019eau jaunie par les apports des dernières pluies.«Si j\u2019avais tenté alors.» songeait-il.Mais la partie n\u2019était-elle point déjà jouée ! L\u2019acceptation de ces fiançailles par la jeune fille ne marquait-elle point le terme d\u2019une évolution que nul, maintenant, ne pourrait arrêter ?Elle était riche, fille d\u2019un banquier qui se souciait assez peu d\u2019elle et qui la confiait pour l\u2019été à une grand-mère capricieuse et maniaque.C\u2019était le luxe, la vie facile qu\u2019il lui fallait et qu\u2019hélas ! le jeune homme, fils d\u2019un petit professeur mort l\u2019an passé, ne pouvait lui donner.Il l\u2019avait regardée longuement ; il l\u2019avait vue si belle, si différente déjà, dans son élégance coûteuse, de la compagne des vacances précédentes, que son désespoir même s\u2019était tu.« Je vais vous faire de la peine.» Peut-être.Mais elle n\u2019en saurait rien ! Et il lui avait parlé de ses projets à lui : un oncle installé au Brésil l\u2019invitait à venir le rejoindre.Une belle aventure à mener là-bas ; la fortune à tenter.\u2014\tAlors je vais être très longtemps sans vous voir ?\u2014\tTrois ans, Christine.Dans trois ans, je serai de retour en France.Et une idée me vient : voulez-vous que nous convenions d\u2019un rendez-vous ?Elle inclinait la tête, sans bien le comprendre.Pour la dernière fois, il tenait la petite main brune dans la sienne : \u2014\tNous nous retrouverons ici, au même endroit, au même jour, le jour de la Saint-Michel.Car c\u2019est justement ma fête aujourd\u2019hui.\u2014\tEt je n\u2019y ai pas pensé! \u2014\tOn pense toujours trop tard aux choses\u2014 Ce n\u2019est pas un reproche.Moi aussi j\u2019oublie toujours de souhaiter les fêtes.Mais je n\u2019oublierai pas notre rendez-vous.Dans trois ans, c\u2019est convenu ?[ Lire la suite page 39 ] Michel tourna le dos à la petite maison campagnarde ; il poussa la barrière et se mit à descendre le sentier.Il allait revivre durant quelques minutes ces instants anciens avant de les chasser pour toujours de sa mémoire.Puérilité ?sans doute ; mais n\u2019était-ce point pour une sorte de pèlerinage qu\u2019il était revenu ici après trois ans d\u2019absence ?Il n\u2019y avait pas un arbre, pas un chemin, par un vallonnement de terrain qui ne lui parlât de Christine et des jours heureux de leurs lointaines vacances, alors qu\u2019adolescents ils voisinaient durant les mois d\u2019été.Là, elle se moquait gentiment de lui et de ses cannes à pêche ; là ils se retrouvaient pour aller ensemble cueillir des mûres ou se promener à bicyclette.N\u2019était-ce point à la lisière de ce boqueteau qu\u2019ils s\u2019étaient battus avec des boulettes de terre ?Michel, vainqueur, exigeait alors que sa victime lui demandât grâce.\u2014 Il faut se mettre à genoux et me demander pardon ! \u2014 Jamais ! Mais il lui tenait les poignets et les serrait très fort.Sa tête était penchée au-dessus des cheveux ébouriffés de sa compagne.Ils étaient restés près d\u2019une minute ainsi, puis, tout à coup, il était devenu très pâle, réalisant pour la première fois que cette longue et mince fillette n\u2019était plus tout à fait une enfant et que ce trouble délicieux qui l\u2019agitait, c\u2019était peut-être l\u2019amour dont on parlait dans les romans.\u2014 Je vous ai fait mal, Christine ?\u2014 Oui.Vous êtes une brute! Elle frottait doucement ses avant-bras marbrés par la dure étreinte du garçon.Ses cils étaient humides.\u2014 C\u2019est moi maintenant qui vous demande pardon, disait-il, désespéré.\u2014 Ça ne sert à rien de s\u2019excuser une fois que le mal est fait.\u2014 Et si c\u2019était moi qui me mettais à genoux ?\u2014Vous ne m'échapperez plus.Vous ne pourrez plus me fuir.Un miracle nous a réunis et jamais je n accepterais de vous perdre. 12 La Revue Populaire Hi tH/smwïi O*»® M.JEAN BRUCHESI dans son cabinet de travail,\t/Photo Louis Lanouettei au 273 de l'avenue Laurier, à Québec.En 1948, M.BRUCHESI fit en France 74 discours et conférences.On le voit ici à Avranches, en Normandie.JEAN BBIKHÉSI pan nOlacüeîetne\tSaint-{H illaine POUR un grand nombre de gens de lettres et de lecteurs érudits, de critiques et de journalistes avisés, de politiciens et de solliciteurs (canadiens ou étrangers), le vrai visage de M.Jean Bruchési se reflète dans l\u2019ensemble des productions littéraires de l\u2019auteur de « Histoire du Canada », dans la renommée de l\u2019illustre conférencier ou du délégué officiel et dans les réalisations du sous-secrétaire de la Province de Québec.Mais pour nous qui l\u2019avons rencontré à son foyer, disons encore davantage chez lui, dans son cabinet de travail, entouré de ses amis les livres et en compagnie des ombres de ceux qu\u2019il a connus, admirés et aimés, cette physionomie s\u2019anime et nous apparaît sous une forme beaucoup plus sensible et pénétrante.C\u2019est ainsi que l\u2019un de ces soirs derniers, il nous fut donné d\u2019observer Jean Bruchési sous un moins lointain et plus réel aspect.Celui d\u2019un homme du monde, simple et affable, qui vous reçoit avec le souci de vous mettre parfaitement à l\u2019aise ; qui, ayant conscience de la mission que vous vous êtes imposée \u2014 votre reportage \u2014 sait à l\u2019instant même vous fixer dans un monde encore inconnu \u2014 son univers à lui \u2014 qui enfin, par l\u2019évocation de ses souvenirs, par certaines confidences, fait momentanément de vous non seulement un audiieur intéressé mais un ami compréhensif.Dès ces premiers moments d\u2019entrevue dans la charmante atmosphère de son salon familial, il y met tant de simplicité cordiale que très candidement vous adoptez une attitude qui vous pousse à poser moultes questions auxquelles il répond sans détour.Et voici comment il nous apprend qu\u2019il est né à Montréal le 9 avril 1901 d\u2019un père marchand, qu\u2019il est le petit-fils de Charles Bruchési et du juge Desnoyers et le descendant direct (4e génération) de Paolo Dominico Bruchési qui, en 1810, s\u2019installa dans la métropole canadienne avec sa jeune épouse Car-mela Perfetti.Nul doute que ses ancêtres ital ens adoptèrent immédiatement le caractère français du Canada, puisque leurs descendant ne tardèrent pas à se faire remarquer par leur culte de la langue française.Admirable continuité qui se poursuivra dans toute la vie et l\u2019oeuvre de Jean Bruchési.Nous savons par la documentation que nous remit son secrétaire que Jean Bruchési s\u2019affirma, dès ses études classiques, un travailleur acharné se d stinguant au baccalauréat ès arts avec la note Magna cum laude et, en 1924, décrochant sa licence en droit de l\u2019Université de Montréal avec grande distinction, puis admis au Barreau de ia Province de Québec la même année.Notre conversation est interrompue quelques instants par l\u2019entrée d\u2019une belle jeune fille qui, après nous avoir saluée aimablement, se penche sur son père pour l\u2019embrasser « Bonsoir papa, je monte étudier » \u2014 C\u2019est Nicole, 15 ans, rhétoricienne ; comme sa soeur aînée Anne qui est en philosophie, elle montre beaucoup de goût pour la littérature, la musique et les beaux-arts.L\u2019épouse distinguée de M.Bruchési est en voyage.Il a donc toute la latitude voulue pour parler de ses mérites, elle en a beaucoup ; dommage que nous soyons obligée de résumer nos commentaires ici par une simple citation.Madame Bruchési, fille du notaire Denis de Nicolet, étudia à Paris et en rapporta un certificat d\u2019études de la Sorbonne, après avoir été l\u2019élève de Leton, elle fut celle de grands maîtres à New-York et au Conservatoire de Paris.Elle donna plusieurs concerts où son talent s\u2019avéra remarquable.Malheureusement un accident imprévu mit une entrave Ci-dessous, à gauche : Au Cercle Universitaire de Montréal où il préside aux réunions de la Société des Ecrivains canadiens, M.JEAN BRUCHESI est à autographier un de ses nombreux ouvrages.\u2014 M.BRUCHESI se rend à pied à son bureau du Parlement par le parc Jeanne d'Arc, la rue de la Place Montcalm et la Grande Allée.C'est au milieu de ce parc que se dresse une réplique d'une célèbre statue équestre de Jeanne-d'Arc.mm mm rÆgté \u2022mm: é't * * % Montréal, janvier 1952 13 cîan.A He cadne de &e& aetiintéà et de àeà itouoenin& sérieuse à ses projets de carrière.De toute évidence sa destinée lui réservait un rôle tout aussi prépondérant \u2014 compagne compréhensive et dévouée d\u2019un homme réputé \u2014 mère et hôtesse accomplie.Tout en écoutant notre interlocuteur, nous sommes légèrement distraite par la vue d\u2019une magnifique peinture esquissant une tête de jeune fille et nos yeux ont peine à s\u2019en détacher.Observateur conscient, Jean Bruchési nous éclaire aussitôt : « C\u2019est un Pellan, n\u2019est-il pas extraordinaire ?» Spontanément, nous nous levons pour voir de près, ensuite faire le tour de la pièce, véritable galerie d\u2019art réservée à nos meilleurs artistes canadiens.Ici, un St-Jean-Baptiste de Borduas, un Suzor-Côté, un Duguay ; là, un Clarence Gagnon, des « Arbres » de Cosgrove, une Nature morte de Jean Dallaire, une autre d\u2019Irène Legendre, etc.Sur la cheminée nous remarquons aussi un cadre original surmonté d\u2019une couronne royale et d\u2019un monogramme.A cette nouvelle interrogation Jean Bruchési répond avec émotion : \u20ac Cet homme que vous voyez était le roi Alexandre de Yougoslavie, lequel fut assassiné.Lorsque je le rencontrai à son palais, il était en train de lire La Revue des Deux Mondes ».Que de souvenirs émouvants ! Là-dessus, notre curiosité s\u2019éveille davantage, nous pressons Jean Bruchési d\u2019évoquer pour nous ceux de ses voyages, de ses magnifiques rencontres avec les personnalités les plus célèbres.\u2014 « Pour cela, il faut monter dans mon cabinet de travail ».Et très allègrement il nous entraîne là-haut.Nous nous trouvons dans une pièce dont les quatre murs sont tapissés de livres, d\u2019autres s\u2019empilent aussi sur sa table de travail, quelques lampes sur pied, par leur abat-jour de couleur, jettent une lumière tamisée et coloriée.A peine sommes-nous entrés que mon hôte s\u2019exclame : « Ah ! nous voici chez moi et à la fois dans le pays de mes rêves ! C\u2019est ici que je lis, pense et écris et que je refais tous mes voyages.Vous voyez, sauf ce tapis que j\u2019achetai à Constantinople, je n\u2019ai pas accumulé de trésors ni de fortune, mais je crois que ce qui compte c\u2019est l\u2019enrichissement de connaissances, les rencontres de personnalités, les contacts avec nos cousins de France et nos frères de l\u2019univers, n\u2019est-ce pas ?» Un nouveau rêve lui rappelle son premier voyage outre-mer alors qu\u2019ayant été nommé l\u2019un des secrétaires de la Mission Economique en France en 1923, il accompagnait les membres de l\u2019Exposition roulante canadienne qui parcourut la France, de juillet à octobre 1923.Et l\u2019étape ultime de sa vie d\u2019étudiant s\u2019accomplissant quand il devint titulaire d\u2019une bourse d\u2019études de trois ans en France.Il y étudie à l\u2019Ecole des Sciences Politiques (section diplomatique), à la Faculté des Lettres, à l\u2019Ecole des Chartes et à l\u2019Institut Catholique.A travers cours, études, examens, conférences, activités sociales, il prend connaissance avec Paris, les routes de France.A 24 ans, devant le Collège de France, il parle au nom de son pays et des universités canadiennes.Avec « Jours éteints », qu\u2019il publia en 1929 et qui lui valut le Prix d\u2019Action Intellectuelle, il fixe définitivement les beaux paysages contemplés et y inscrit de grands noms : Lyautey, Paul Bourget, Henri Bordeaux, Louis Mercier, etc.C\u2019est en ce temps-là qu\u2019il se lie d\u2019amitié avec le comte de Paris, avec qui il entretient encore une correspondance suivie.Il en est ainsi du général Weygand qui, au cours de son dernier voyage, disait : « Si j\u2019étais jeune, j\u2019apprendrais l\u2019anglais et traverserais l\u2019Atlantique.Je vivrais d\u2019abord au Canada\t[ Lire la suite page 42 ] Ci-dessous, à droite : Président ou membre de plusieurs sociétés, animateur de nombreux mouvements, M.JEAN BRUCHESI est de tous les milieux littéraires et artistiques.On le voit ici, au lancement d'un livre, entre M.GRATIEN GELINAS (Fridolin) et le Dr PHILIPPE PANNETON (Ringuet).Sous-secrétaire de la province, M.JEAN BRUCHESI a son bureau au Parlement, rue Ste-Julie, dans le pavillon \"C\".IPhoto Louis LanouetteJ Curieux de toutes les manifestations d'art, M.BRUCHESI examine ici une Vierge en bois sculpté d'un artiste canadien inconnu du XVIIIe siècle.(Photo Louis Lanouettel (Photo Henri PaulI tr***' **»'¦\u2014* .\u2022.L \u2022\u2019 'JV HXa iiïî» wmm S«p srafiÉ ÜÉ ükTSK ^tÊÊÊk ¦ \"C'EST LAVION QUI NOUS MENE EN HAUT\".LE TAPIS MAGIQUE fan (Romeo ^t^Lna diplômé de l'Ecole des Hautes études commerciales de Montréal L\u2019histoire de l\u2019Atlantique-Nord, chemin des « vieux pays », à déjà un millénaire.Entre les voyages des Vikings, s\u2019aventurant sur les rivages de l\u2019Amérique dans leurs petits navires à tête de dragon qu\u2019on pourrait faire flotter dans la piscine de la Palestre Nationale, et l\u2019arrivée de Cabot, 500 ans se sont écoulés.Trente-sept ans après, Jacques-Cartier inaugure, pour les Européens, les incursions rapides et périodiques au Nouveau-Monde ; visiter « Cathay » n\u2019appartient déjà plus au domaine de l\u2019aventure.Il ne faudra pas moins de trois siècles pour permettre au \u201cRoyal William\u201d d\u2019accomplir le traversée Pictou-Londres avec sept passagers et une barge chargée de charbon et de pommes, pour établir le règne de la vapeur sur le grand océan.Un millénaire d\u2019histoire, c\u2019est beaucoup ; c\u2019est peu cependant comparé aux quarante années de l\u2019aviation, marquées par tant de progrès rapides.SOUPER A LONDRES.Le \u201cRoyal William\u201d a mis 25 jours à traverser l\u2019océan ; les appareils North Star d\u2019Air-Canada, avec autant de passagers qu\u2019en portait l\u2019un des vaisseaux de Colomb, vous déposent à Londres pour le souper, douze heures après avoir pris le café à Montréal.Mille ans d\u2019histoire et l\u2019Atlantique n\u2019est plus, pour l\u2019avion, qu\u2019un simple étang.En 1850, il fallait à un aventurier du courage et une douzaine de semaines d\u2019un voyage difficile par canot, à cheval et à pied, pour parcourir le trajet Montréal-Vancouver ; l\u2019aviation l\u2019a réduit à 14 heures dans des conditions de grand confort.Et partout sur le globe, Ci-contre : L'avion vient de se vider de ses passagers.L'équipage prend congé et on retire les butoirs pour conduire l'appareil è son hangar.\u2014 Les personnes âgées sont aujourd'hui les plus fervents adeptes de l'avion.On a vu des traversées transatlantiques où la moyenne d'âge des passagers était de 50 ans.\u2014 L'hôtesse d'un avion peut avoir sous sa charge les êtres les plus divers, tels ces poussins incapables de voler de leurs propres ailes.Photos Air-Canada DU 20* SIÈCLE l\u2019avion minimise les distances, ouvre de nouveaux horizons au commerce.Le transport par air, après les tâtonnements et les incert tudes des premieres années, a atteint sa maturité.Dans tous les coins du monde, vingt-quatre heures par jour, des centaines d\u2019envolées décrivent des trajectoires régulières, ne laissant pas deviner l\u2019organisation complexe et la science méticuleuse des lignes aériennes.Une ligne aérienne ne comporte pas seulement des avions, des hangars et des pistes d\u2019atterrissage.Il lui faut aussi, et surtout, un personnel entraîné, des pilotes d\u2019expérience, des hôtesses appliquées, des navigateurs habiles, des télégraphistes prudents, des météorologistes perspicaces, des mécaniciens, des ingénieurs, des magasiniers, des administrateurs pleins de ressources, des commis aux réservations qui distribuent mille sièges par jour.52 ARRETS.SUR 17,000 MILLES Desservant 52 villes, le long de 17,000 milles de route, ce personnel divers, revêtu d\u2019un uniforme sobre et de bon goût, jeune mais déjà expérimenté, fait d\u2019Air-Canada une organisation efficace, stable, adulte, l\u2019une des plus considérables parmi les lignes commerciales du monde : la septième.Aujourd\u2019hui ses appareils parcourent le quart de la surface du globe.Plus de cent envolées réunissent chaque jour des endroits aussi éloignés que Londres, Winnipeg, Nassau, Paris, La Jamaïque, New-York, Montréal, les Bermudes, les Barbades, les îles Trinidad, Prestwick et Cleveland.Les grands réseaux sont alimentés par une toile de services à courte distance dirigeant le gros du trafic vers les centres plus importants : Toronto d\u2019abord, Montréal en second lieu, bien que capitale mondiale de l\u2019aviation ; vient ensuite Winnipeg, principal centre des inspections et réparations mécaniques.Le transport aérien transcontinental devient pour les Canadiens, un moyen de se mieux connaître.Dans un pays que sa géographie sépare en quatre territoires aux conditions physiques et climatiques si différentes, Air-Canada rend les Canadiens et leurs produits, mobiles, donne l\u2019occasion à M.Fox de Vancouver d\u2019assister à la convention des métallurgistes à Québec, [Lire la suite page 44] A droite : Un Stratocruiser B.O.A.C.en vol au-dessus de l'Atlantique.La B.O.A.C.effectue 15 vols transtlantiques par semaine au moyen de stratocruisers d'une capacité de 60 passagers.\u2014 Le capitaine O.P.Jones, OBE., pilote du Stratocruiser B.O.A.C.qui amena au Canada la princesse Elizabeth et le duc d'Edimbourg.Photos B.O.A.C.\u2014 Un quadrimoteur North Star, d'Air-Canada, s'apprête à décoller de sa piste de Dorval.8 -Û K l »â?2S» V'S* : fiâi « - SEiW: ¦ - .r.« S imsÆtm no man d'amoun, pan Alix Anâne.LE DOCTEUR PHILIPPE FORESTIER venait de terminer son cours.Comme à l'ordinaire, les étudiants et étudiantes assis sur les bancs de l'amphithéâtre, et qu'il tenait depuis plus d'une heure sous le charme, se levèrent à regret.La personnalité du docteur Forestier expliquait, du reste, l'ascendant qu il exerçait sur ses élèves et l'admiration dont ceux-ci l'entouraient.Forestier avait été 1 un des plus jeunes agrégés de France.Maintenant encore, après plusieurs années de professorat, et malgré ses tempes argentées, il ne paraissait pas avoir atteint la maturité de la vie.Mais, dans le milieu médical, nul n'ignorait que sa science, sa valeur et l'importance de ses travaux, eussent déjà sufi à illustrer toute une existence.Non pas beau, mais infiniment mieux que cela, avec un visage pâle aux traits profonds, au vaste front lumineux, aux yeux sombres, le docteur possédait une vigueur que lui enviaient résolument les plus sportifs parmi ses disciples.Chef de service chirurgical.Forestier partageait son intense activité entre 1 hôpital où, chaque matin, il opérait, et la Faculté dont il assurait le cours d'anatomie et les travaux de laboratoire inhérents à celui-ci.Et puis une imprévisible, une stupide catastrophe avait brutalement mis un terme à cette carrière magnifique.Durant une randonnée d'été en Province, l'auto du docteur Forestier s'était, en pleine vitesse, écrasée contre un arbre.L'un des occupants avait été tue, un autre grièvement blessé.Quant au professeur qui, de tous, semblait le moins atteint, il venait de perdre, dans cet accident, presque autant que la vie : l'usage de sa main droite.Non pas l'usage courant, certes, et rien, chez lui, ne dénonçait une quelconque infériorité, la précision, enfin, tout à la fois la douceur et la force indispensables au maniement du bistouri.Debout, Philippe Forestier prononça encore quelques mots de cette voix nette, profonde, brève, parfois, qui donnait une telle autorité en même temps qu'un tel attrait à ses enseignements.Pendant qu'il parlait, Karen regardait ses mains, des mains admirables, harmonieuses de forme, nerveuses et soignées.Et elle ressentait soudain, aigu, le regret qu'elles eussent cessé d'être dispensatrices de vie.La jeune fille n'était pas allée vers le professeur.Aussi bien n'avait-elle rien de particulier à solliciter de lui.Ses études, comme sa vie, étaient toutes tracées : une ligne rigide et sombre sur un horizon tout aussi sombre.sans aucun espoir d'ensoleillement prochain.Ces mois de repos, d'escapades, de détente, ne s'annonçaient pour elle que comme des mois de travail plus rudes encore que les précédents.en supposant quelle trouvât du travail.La salle se vidait.Karen quitta sa place et, la poche de cuir roulé, qui contenait ses notes, à la main, s'avança vers la porte.Au moment où elle allait l'atteindre une voix prononça son nom :\t[ Lire la suite page 20 ] Mm ; * mmm I \"'VV;:'.! ¦ £¦> iiiai ¦' ¦» niai :ÿ \"is ¦PSI' Dam le décor sauvage de la Camargue, deux coeurs livrent une lutte farouche pour la conquête de leur amour.Dessin de Ted H. La Revue Populaire Ils sont, ici, sur notre sol, des ancêtres, « les derniers témoins vivants du passé mystérieux de la terre.» Au-delà de la présence de l\u2019homme blanc, de celle de l\u2019homme rouge au-delà de l\u2019histoire et du temps, déjà ils étaient ici.Trois fois, cinq fois, ils ont résisté^ au terrifiant glacier qui, descendant du désert nordique, bouleversa, écrasa, anéantit tout sur son passage.Victorieux, par leur extrême endurance, les Pins ont établi leur domaine en Laurentie et leurs fûts géants, garnis d\u2019aiguilles frémissantes occupaient naguère la plus vaste portion de nos forêts.Quand Cartier débarqua à Gaspé, un Pin tomba sous la hache du Français qui prenait possession du pays au nom de son roi catholique.La mort de ce premier Pin fut le prélude de celle des autres Pins de Laurentie.Il est tombé tant de Pins sous la hache du colon, il en est tombé tant et tant sous la hache de cette armée de bûcherons qui, après la conquête, envahit nos forets pour approvisionner les chantiers maritimes de l\u2019Angleterre, que le blocus de Napoleon privait des Pins de la Baltique, qu\u2019ils sont aujourd\u2019hui à peu près disparus.Il est vrai qu\u2019à cette hécatombe insensée, s\u2019est ajoutée oette maladie mortelle causée par un champignon et qui eut raison des derniers peuplements d importance.Aujourd\u2019hui, la présence des Pins blancs, celle des Pins rouges, dans la Pro-vince, est limitée à quelques petites colonies, à quelques rares individus isolés, ici et la, dans nos bois et dans nos plaines.De sorte que s\u2019ils s\u2019imposent encore à notre attention, ce n\u2019est plus par leur masse, par leur nombre, mais par leur gran-de beaute, leur robustesse et la majesté de leur stature.Comme ils appartiennent à ce groupe d\u2019arbres dits Conifères, nous savons que leur verdure est immarcescible.Ils se distinguent outre par leur taille beaucoup plus massive et plus haute, par leurs très longues et souples aiguilles groupées selon les especes, par deux ou par cinq dans une petite gaine, telles les soies d\u2019un pmceau.Trois espèces de Pin cohabitent dans la Province : le Pin blanc le Pin résineux ou le Pin rouge et le Pin gris encore appelé Pin de Banks.Le Pin gris est le plus petit.C\u2019est une espèce essentiellement boréale qui croit au nord jusqu\u2019à l\u2019extrême limite de la végétation arborescente.Dans les regions de 1 Abitibi et du Lac St-Jean, où il se trouve en abondance, on le désigne sous le faux vocable de Cyprès.Le Frère Marie-Victorin a déjà fait remarquer que 1 auteur de Maria Chapdelaine a été victime de cette erreur.Lorsque Louis Hemon parle, a plusieurs reprises, dans son ouvrage du vert foncé des Cyprès de leur ombre protégeant avec celle des Sapins «la longue agonie des plaques de neige, » il fait allusion au Pin gris.Les Cyprès sont des Conifères qui n\u2019existent pas dans notre pays et dont le feuillage ressemble à celui du Thuja ou du Cèdre.Le Pin rouge est un robuste conifère facilement reconnaissable à la teinte roussatre de son ecorce, à ses très longues aiguilles vertes.Elles sont engainées par deux, comme celles du Pin gris, mais elles ne mesurent jamais moins de quatre pouces, tandis que les aiguilles de son congénère ne dépasse guère un pouce.,\t.\u2018.f!ln,blanc\u2019 cest le roi des Pins dans notre pays.C\u2019est lui surtout qui ha- bitait jadis, les vastes étendues de territoires en maître absolu, et c\u2019est lui qui, au début de la colonie, fut intimement mêlé à l\u2019histoire du peuple canadien.On le reconnaît a son port altier, à sa taille extraordinaire.On a vu des individus atteindre une hauteur de trois cents pieds.Ses aiguilles sont généralement groupées en pinceaux de cinq, quelquefois, cependant, de quatre ou six.Outre ces Pins indigènes on trouve encore dans nos parterres, nos parcs, des Pins cultives, tels le Pin sylvestre, qui est en France, l\u2019espèce la plus répandue, ^of-ïî de/?1,0,nta?le\u2019r.e om, d\u2019Autrlche- °n Peut distinguer ces espèoes par leurs aiguilles.Celles du Pin Sylvestre sont courtes et raides, celles du Pin de mon-tagne dit aussi Pin nam, mesurent de un pouce et trois quarts à deux pouces.Les aiguiUes du Pin d Autriche que l\u2019on appelle aussi Pin noir, sont aussi longues que celles du Pin rouge, mais elles sont incurvées et plus flexibles., ]Les_ cônes de Pins sont beaucoup plus gros que ceux des autres conifères, tels les Sapins ou les Epinettes.Que sont ces cônes ?les fleurs des Pins, comme PINS DE NOTRE PROVINCE pan cWlancelllle J^epaqe-^hibaucSeau nous l\u2019avons déjà expliqué.Des fleurs qui n\u2019ont certes pas l\u2019éclat des lis, la splendeur des roses et leur parfum, mais qui jouent un rôle identique, celui de propager \"espèce.\t6 Lès Pins, comme tous les autres conifères, produisent deux sortes de cônes.Les uns sont mâles et porteurs, au revers des écailles, dont ils sont constitués de petits sacs contenant le pollen ; les autres sont femelles et, sur chacune des écailles sont appliques les deux ovules qui deviendront les graines.Les cônes mâles sont éphémères.Des qu\u2019ils ont libéré, au printemps, leur abondante semence d\u2019or, ils tombent sans laisser de trace.Quant aux cônes femelles, ils sont d\u2019abord violacés, puis verts.Quand ils ont été poudrés de farine d\u2019or, et que les ovules fécondés mûrissent enfermes dans les écailles, ils brunissent et deviennent coriaces.Quand ils ont chu sur le sol, le vent a souvent décroché, déjà, leurs graines ailées.Si.ce n\u2019est pas fait les petits écureuils se chargeront de les détrousser.Voilà qui explique, pourquoi\u2019 les cones ligneux que nous trouvons sur le parterre de la forêt sont toujours vidés de leurs graines.Mais si l\u2019on observe bien les écailles, on pourra y voir la trace des graines.Les Pins fournissent du goudron.En France le goudron dit « brai » est surtout extrait du Pin sylvestre.\t± ¦iVe Pl,?n?antime trè* cultivé en France fournit la térébenthine.On l\u2019obtient en entaillant 1 arbre un peu à la façon dont on entaille les érables pour recueillir l\u2019eau d erable.Les Pins pignons ou parasols caractérisent les paysages des pays méridionaux.On imagine, aisément qu\u2019ils sont ainsi nommés à cause de leur forme.C\u2019est l\u2019Amérique du Nord qui est cependant le royaume par excellence des r'ms.Les Pins de 1 Ouest ont grande renommée encore aujourd\u2019hui.[Lire la suite page 41] Montréal, janvier 1952 19 Coupe aux fruits 2 oranges 1\tpamplemousse 6 cerises Peler les oranges et enlever soigneusement la peau et toutes les membranes.Couper en morceaux assez gros.Faire de même avec le pamplemousse.Mettre dans des coupes, saupoudrer d\u2019une c.à thé de sucre et garnir joliment de cerises taillées en minces fliets.Servir glacé.Si l\u2019on a sous la main de la crème de menthe, on peut en mettre dans chaque coupe.Hori-d'oeuvre variés Disposer joliment dans des petits plat ou assiettes à hors-doeuvre du céleri, des olives, des radis, des cornichons.Rien de plus agréable à déguster que ces hors-doeuvre qui ne surchar-gents pas l\u2019estomac et qui apportent de la variété au menu.Croustades aux champignons et aux petits pois Faire de petites tartelettes en pâte brisée fine et garnir d\u2019une crème aux champignons et aux petits pois.Crème aux champignons et aux petits pois : Laver 14 de livre de champignons frais, les éponger et les tailler en tranches minces.D\u2019autre part, faire chauffer 2 c.à tb de beurre et y faire sauter les champignons 10 minutes.Saupoudrer d\u2019une c.à tp.de farine puis mouiller avec % tasse de crème.Laisser mijoter encore 10 minutes.Retirer du feu, assaisonner d\u2019une c.à thé de jus d\u2019oignon, de sel et de poivre et y incor porer % tasse de pois bien égouttés.Remplir de cette crème les petites tartelettes.Garnir d\u2019une touffe de persil frais et servir bien chaud.Canards du Lac Brome Les canards du Lac Brome sont des canard domestiques qui sont délicieux et remplacent aventageusement la dinde et le poulet si fréquemment servis à cette saison.On conseille de laver le canard avec une brosse et de l\u2019eau très chaude dans laquelle on ajoute du soda à pâte, 1 c.à thé par pinte d\u2019eau.Rincer soigneusement et essuyer en dehors et en dedans car le canard doit être vidé tout comme une volaille ordinaire.La farce suivante donne un goût excellent.Farce aux fruits : 2\ttasses de mie de pain 1 tasse de pruneaux 1\ttasse de pommes 2\toeufs Sel et poivre Emietter le pain, le mettre dans un bol avec les pommes hachées finement et les pruneaux.Ajouter les oeufs légèrement battus et bien assaisonner de sel et de poivre.Triturer le tout pour en faire une pâte.Farcir le canard, coudre l\u2019ouverture et ficeler.Frotter toute la surface avec une gousse d\u2019ail, badigeonner d\u2019un mélange de beurre et de farine avant de le mettre à cuire.Placer dans une lèchefrite sur un gril et faire cuire à four doux, 325° F.30 à 35 minutes à la livre.Le canard doit être bien cuit ; ce que l\u2019on constate quand les cuisses se disloquent facilement.On peut arroser le canard avec le jus d\u2019une orange et mettre le zeste râpé dans le fond de cuisson qui devra être coulé pour obtenir une belle sauce.L\u2019orange communique un goût très délicat à la sauce.Servir entouré d\u2019une garniture de pommes de terre panées et d\u2019oignons glacés.LA CUISINE UES FETES par Mme ROSE LACROIX Directrice de l'Institut Ménager du SAMEDI et de LA REVUE POPULAIRE > * Dîner du Jour de l'An Coupe aux fruits\tHors-d'oeuvre variés Canards du Lac Brome\tPommes de terre panées Croustades aux champignons et aux petits pois Oignons glacés\tSalade en gelée\tTarte à l'orange On pourrait préparer une oie de la même manière.Pommes de terre panées 1 c.à tb.de beurre 6 à 8 pommes de terre moyennes Chapelure 1 c.à tb.de shortening Laver et brosser des belles pommes de terre moyennes et faire cuire sans les peler.Quand elles sont tendres, égoutter et peler.Faire fondre le beurre et le shortening, y passer les pommes de ter-[Lire la suite page 24] iÉÊ a Ce merveilleux gâteau a changé ma façon de faire la pâtisserie !\u201d dit Mme Edith Bartley, de Toronto, Ontario \u201cIl ne faut que 5 minutes pour faire le mélange \u2014et cependant, je sais tout ce qu\u2019il y a dedans!\u2019\u2019 La nouvelle méthode de faire de la pâtisserie avec le Swift\u2019ning* est plus rapide, plus facile, plus efficace, et vous est personnelle! Préparez ce merveilleux Mélange \"Que Vous Faites Vous-Même\u201d avec 2 t.de Swift\u2019ning, 9 t.de farine ordinaire tamisée, V4 t.de poudre à pâte et 1 c.à soupe de sel.Combinez les ingrédients, ajoutez le Swift\u2019ning, et mélangez.Voilà un mélange basique que vous pouvez garder dans votre dépense et employer pour n\u2019importe lesquels des 99 délicieux régals ! Faites venir vos exemplaires GRATUITS des 2 livrets de recettes employant le Mélange Swift\u2019ning \"Que Vous Faites Vous-Même.\u201d 99 recettes! Adressez-vous à Martha Logan, Swift Canadian Co.Limited.Toronto 9, Ont.VOV» \u2014 ¦V-JTZZZ V\u2014î-1 léger que v\tV4\t«*\u2022*\u2022[%Marmelade masses de Mélange V, *£* Swift\u2019ning .\tKome\t- v~ni 2 tasse»\t\u201d d\u2019orange oelées et en 2 Swift\u2019ning\tVous-Meme\t2 bananes, P\tdeS Que Vous faite*\ttranches
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