La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1 mars 1953, Mars
[" *5> ?-TVVj r *» * » * ipr* ¦mmSi ¦\t\u2022 J ' «4M Jli 'ANNEE \"D'OR des e' I e' g a n t $ meubles de qualité Snyder 53-2F WflWtMWMlUnÉ. Montréal, mars 1953 3 3 merveilleux secrets de beauté dans un seul flacon de CREAM HAIR DRESSING ! 1 Contre les pellicules, les permanentes crépues, les cheveux raides et secs !\t__________________________________________ \u201cRevitalisation Cream-Tone\u201d .pour la beauté des cheveux! Démêlez en rinçant ! Soins quotidiens .:e 8oit toujours impeccan les bouts des cheveux cassant mèches rebelles, combattez t et les pellicules .PP ^ quelques gouttes de Lady W Hair Dressing avec le bout ossez bien.tofcUootr S Itampoc- \u2018!QWO lANOt SH La revitalisation Cream-Tone se fait sans soucis, sans complications ! Brossez vos cheveux, divisez-les par sections et appliquez Lady Wildroot Cream Hair Dressing généreusement ! Cette onctueuse crème à la lanoline détend et adoucit le cuir chevelu ! 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Les recherches qui ont été faites et qui se poursuivent, révèlent que, généralement, les personnes trop grasses ne vivent pas aussi longtemps que celles qui maintiennent leur poids au niveau désirable.C\u2019est qu\u2019un excès de graisse a pour effet d\u2019accroître les dangers de contracter des affections du coeur et des vaisseaux sanguins, le diabète, des maladies du foie et de la vésicule biliaire et d\u2019autres troubles.L\u2019embonpoint peut nuire au bon fonctionnement de l\u2019organisme et peut amener des inconvénients sérieux en cas d\u2019opération ou de maladie grave.En outre, l\u2019embonpoint a tendance à compliquer inutilement la tâche de certains organes vitaux, surtout celle du coeur.Ainsi, on a estimé que pour chaque 20 livres d\u2019embonpoint, le coeur doit alimenter quelque 12 milles de vaisseaux sanguins de plus.maigrir.Le médecin vous examinera et vous fera savoir quel est le poids idéal pour vous.Sa décision dépendra partiellement de votre taille et de votre âge, de même que de votre ossature et du genre de vie que vous menez.Presque tous les cas d\u2019embonpoint sont attribuables à la suralimentation.Il existe plusieurs raisons qui portent les gens à manger trop.Par exemple: des troubles émotifs.Quelle que soit la cause, le médecin peut ordinairement vous aider à établir un programme amaigrissant raisonné.Ce programme comprendra ordinairement un régime bien équilibré, et qui amènera une baisse graduelle de poids, habituellement à raison de deux livres par semaine, tout en fournissant à l\u2019organisme les éléments nutritifs nécessaires.Toutefois, aucun régime ne donnera des résultats satisfaisants, à moins que le patient ne fasse un effort déterminé pour maigrir.Une personne obèse qui suit les conseils de son médecin et qui est fermement résolue à coopérer avec lui, peut généralement atteindre le poids désiré où elle paraîtra et se sentira le mieux.Il importe donc que vous surveilliez votre poids et que vous vous mettiez à maigrir dès qu\u2019un excès de poids se présente.Une visite chez le médecin devrait toujours précéder des efforts faits en vue de Souvenez-vous que tout effort fait dans le but d\u2019atteindre et de maintenir le poids convenable en vaut la peine, si vous songez au confort que vous ressentirez et à l\u2019amélioration dans vos perspectives de longévité.COPYRIGHT CANADA, 1*53-METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY Metropolitan Life Insurance C o-m parry - ; #: < V; ME LOUIS BAUDOUIN, professeur de droit civil à l\u2019Université McGill.IPhoto Society StudioI La Revue Populaire ved&itm fia/tf N anniversaire dont les échos dépasseront sûrement nos frontières est celui des noces d\u2019argent que les Disciples de Massenet fêtent avec leur intelligent et dévoué créateur, M.Charles Goulet, docteur en musique de l\u2019Université de Montréal, maître de chapelle à l\u2019église St-Louis de France et codirecteur (avec M.Lionel Daunais) des Variétés Lyriques.Le secret de cette réussite constamment ascendante est dans le travail d\u2019équipe des cinquante membres bénévoles de -la chorale, mais surtout dans le mot d\u2019ordre du directeur : « Le succès d\u2019hier.c\u2019était hier.Le succès de demain s\u2019édifie en vingt répétitions et se construit de minute en minute, durant le concert ».Cette politique, instaurée dès la naissance des Disciples de Massenet, ne fut jamais modifiée par la suite.Ténacité dans le travail, foi au même idéal et discipline rigoureuse et consentie sont à la base de ce mouvement collectif d\u2019une haute indication.M.Goulet avait les connaissances musicales, le dynamisme et la fermeté nécessaires, mais il fut secondé par les chanteurs qui se sont soumis docilement à la monotonie des répétitions, au sacrifice de leurs loisirs ; tous ont le droit d\u2019être à l\u2019honneur et méritent notre reconnaissant hommage.Leurs réalisations les plus belles sont l\u2019enregistrement (sur disque Victor) du Requiem de Fauré (orchestre des Concerts symphoniques de Montréal, direction Wilfrid Pelletier, soliste Marcelle Denya) qui remporta le prix du meilleur disque, en 1941, aux Etats-Unis ; leurs participations aux Festivals de Montréal ou en concerts avec le Requiem de Verdi, la Neuvième Symphonie de Beethoven, la Damnation de Faust de Berlioz, la Passion selon St-Mathieu de Bach, le Stabat Mater de Dvorak et le programme qu\u2019ils préparèrent pour le Festival de chant choral de Lille et qu\u2019ils répétèrent en France et notamment à Notre-Dame de Paris.Le 27 avril prochain, vous pourrez applaudir les Disciples de Massenet à l\u2019Auditorium du Plateau, alors que S.H.le maire de Montréal et l\u2019hon.Orner Côté, secrétaire de la province, donneront letir pa- tronage à cette soirée du 25e anniversaire où Top donnera la Messe du Couronnement de Mozart \u2022 \u2022 \u2022 Dans le domaine plus léger (et quelquefois si poétique) de la chansonnette, nous découvrons le nom de trois célèbres paroliers : Christian Pineau, ancien ministre de France, qui a écrit pour Edith Piaf, l\u2019académicien (et Prix Nobel) André Mauriac, dont Juliette Gréco créera L\u2019ombre aux Trois Baudets, comme elle l\u2019a fait pour Fillette, fillette.de Raymond Queneau, de l\u2019académie Goncourt.Je connais des écrivains canadiens qui n\u2019osent signer que d\u2019un pseudonyme ce charmant divertissement \u2022 \u2022 \u2022 Pour dépeindre la présidente de la Ligue de la Jeunesse féminine, je me servirai d\u2019une expression qui ne craint pas d\u2019être démodée : c est une vraie jeune fille.Intelligente, sérieuse et gaie à la fois, Mlle Juliette Parent a le sens des responsabilités, ayant grandi dans une famille de neuf enfants (dont un frère religieux au Japon).Fille de M.Roméo Parent (propriétaire des produits Familex) et de Mme Parent, elle vit dans une atmosphère familiale et hospitalière où les amis des enfants et les amis des amis sont bienvenus.La tolérance, 1 organisation et le sens social développés au foyer lui permettent de diriger la Ligue, de participer aux distributions des Petits Souliers (une des charités principales de ce groupe) comme de s\u2019amuser au Bal (qui eut la plus grosse recette cette année) au cocktail-dansant du 1er mars (dans la salle de bal du Ritz) et à la fête champêtre de juin donnée chez M.Joseph Elie, à Vaudreuil, avec la gaieté de son âge.Membre de la Ligue depuis quatre ans, Mlle Parent s\u2019est occupée également de la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises (présidente de la campagne de souscription dans la paroisse de la Basilique, 1949, et St-Germain, 1950) ; vice-présidente du Comité des Jeunes de l\u2019Oeuvre de la Soupe ; assistante de M.Jean-Marc Léger à l\u2019Accueil franco-canadien.Après des études chez les Dames du Sacré-Coeur et au Pensionnat des SS NN de Jésus et Marie, à Outremont, elle IKi ME JEAN-MARC LEGER, journaliste, secrétaire de la revue L'Action Nationale et directeur de l'Accueil franco-canadien.IPhoto La Rosel Ci-dessous : SUZANNE AVON et son mari, FRED, un des neuf Compagnons de la Chanson.I Photo Ellen Chilton I 1 mmi N ' J Montréal, mars 1953 par Curette Robert suivit des cours en sciences sociales à l\u2019Uni- 1934.Avec Fernand Gregh, l\u2019Académie Fran-versité de Montréal ; fait partie du Cercle Jac- çaise perd un candidat « perpétuel » qui se queline Dupuy de la Société d\u2019étude et de con- présentait à chaque élection depuis une quin-férences; prend des leçons de piano avec Jean zaine d\u2019années.Et pourquoi pas?son talent Papineau-Couture et de l\u2019Histoire de l\u2019Art, à vaut bien celui de Sully Prudhomme qui obtint l\u2019Université de Montréal.Elle fit un voyage en le Prix Nobel (1901) en littérature \u2022\u2022\u2022 Le France, en Italie, en Suisse, en Angleterre et programme du Tartuffe du T.N.M.était orne en Belgique où elle rechercha de préférence d\u2019un dessin de Bernard Vanier, fils de notre les endroits « qu\u2019habite l\u2019esprit » :\tla petite ambassadeur en France.Ce jeune peintre a ete église d\u2019Assy, Bruges, les musées.La décora- fort remarqué lors des expositions canadiennes tion du dernier bal de la Ligue fut, par ses à Paris \u2022 \u2022 - La prochaine pièce du T N M.soins, une des plus originales et des plus déli- sera La cuisine des Anges, comedie d Albeit cates Plusieurs d\u2019entre nous aimeraient revoir Husson, qui sera interprétée par Guy Hoffman, à loisir les maquettes du décorateur \u2022 \u2022 \u2022 A Roger Garceau, Antoinette Giroux et Henri l\u2019assemblée générale de mars, la présidente des Norbert d\u2019après une mise en scene de Jean Femmes universitaires de Montréal, Mme Mi- Gascon.La version anglaise de cette piece ori-reille Fortier-Kingsbury, décerna la bourse ginale (entendue récemment à la radio) sera Alberte Fortier (don de sa mère) pour un présentée, ce mois-ci, à New-York par José cours classique de quatre ans.L\u2019étudiante élue Ferrer.Preuve d\u2019excellence que d etre jouee sera choisie parmi les finissantes en 4e année simultanément à Pans, Montreal et New-du cours lettres et sciences de l\u2019U.de M.et York \u2022 \u2022 \u2022 La campagne annuelle de la Fede-continuera gratuitement ses études jusqu\u2019au ration des Oeuvres de charité aura lieu du 8 baccalauréat.Depuis la fondation de leur so- au 23 mars prochain.^ On évalue ^ a plus d un ciété, en 1949, les Femmes universitaires ont million la somme nécessaire à 1 entretien de favorisé les échanges culturels avec leurs con- trente-quatre oeuvres canadiennes-françaises.On soeurs canadiennes, ont stimulé l\u2019intérêt de suggère des versements mensuels pour ceux qui celles-ci pour les questions d\u2019ordre social, mais ne peuvent faire leur offrande d\u2019un seul coup; aucun acte ne pouvait aider plus efficacement nous le faisons si souvent à la légère poui l\u2019éducation féminine que cette bourse accordée notre superflu que 1 on pourrait en faire autant à une brillante élève.Mme Mireille Fortier- pour le nécessaire des moins fortunés que nous.Kingsbury a fait ses études au collège des SS Le brigadier J.-Guy Gauvreau, D.S.O.est le NN de Jésus et Marie ; elle a une maîtrise ès arts président de cette 21e campagne et Mme Ray-et la licence en sciences politiques \u2022 \u2022 \u2022 Les mond Dupuis est la présidente générale de la trois nouveaux élus à l\u2019Académie Française section féminine \u2022\u2022\u2022 En écoutant 1 arrangement connaissent bien le Canada.Pierre Gaxotte, musical exquis que Suzy Solidor a tire dune pour y avoir été le conférencier, en 1947, de chanson de notre folklore, Y\u2019a le bon vent, je me l\u2019Institut Franco-Canadien ; le duc de Lévis- rappelle cette soirée où Micheline Loranger (Mme Mirepoix (président de la Société d\u2019Histoire Charles Le Borgne) avait improvise, pour elle, du Canada et vice-président du Comité France- un récital de chansons canadiennes.Et Solidor Amérique) et le poète Fernand Gregh, pour prenait des notes pendant que la chanteuse y être venus aux fêtes de Jacques Cartier, en répétait inlassablement [ Lire la suite page 69 ] MLLE JULIETTE PARENT, présidente de la Ligue de la Jeunesse féminine, qui s'occupe également de la Fédération des Oeuvres de charité, de l'Oeuvre de la Soupe et de l'Accueil franco-canadien.IPhoto Annette & Basil Zarovl \u2014 M.R.L.REGOR, professeur de l'histoire du costume et de croquis à l'Ecole des Arts et Métiers de Montréal, auteur d'intéressantes figurines destinées à illustrer notre folklore canadien ainsi que de masques et costumes pour le théâtre.\u2014 Les Disciples de Massenet devant Notre-Dame de Paris.Au centre, le directeur, M.CHARLES GOULET et M.ANDRE DASSARY.Cette société chorale célèbre cette année ses noces d'argent.< L | 51* '5 10 La Revue Populaire '\t' ¦ j ¦ ê tvm&m mm j * \u2022;> v* «b Aubépine?demanda une voix rogue.\u2014 Oui, c\u2019est moi.\u2014 Entre.Qu\u2019attends-tu ?Une appréhension perçait dans la voix de la jeune fille pendant qu\u2019elle expliquait : \u2014 Il y a avec moi deux voyageurs égarés, dont l\u2019un est blessé et qui demandent l\u2019hospitalité pour la nuit.Après un court silence, la voix reprit : \u2014 Qu\u2019ils entrent aussi.Il faisait presque noir dans la pièce où les jeunes gens pénétrèrent.Seule lumière, un feu de souches brûlait au fond de l\u2019âtre où ronronnait un chaudron qui faisait penser à la marmite enchantée d\u2019un des vieux contes d\u2019Andersen.Une femme se tenait près du foyer, le reflet rouge et jaune des flammes fit surgir de l\u2019ombre son visage couleur de vieux bois, entouré de mèches grises en désordre.Elle devait être très vieille, cela se voyait à ses lèvres avalées sur ses gencives veuves de leurs dents, à ses yeux vitreux sous les paupières rongées, et aux plaques terreuses de la peau.Derrière elle, suivant la danse du feu, des ombres jouaient, créant tout un monde redoutable qui semblait trépider au rythme de la marmite.\u2014 Fais de la lumière, Aubépine, ordonna la vieille femme.\u2014 Madame, nous sommes confus de vous déranger, commença Serge.Mais nous sommes en panne, et ne savons où passer la nuit.Elle eut un geste qui coupait court aux explications inutiles.\u2014 Asseyez-vous, dit-elle en leur indiquant des sièges du menton.Il y a de la soupe pour le dîner et, pour cette nuit, Aubépine dormira avec moi, tandis que vous occuperez sa chambre.Sa langue s\u2019embarrassait sur certains mots ; se souvenant des paroles de la jeune fille, Serge pensa qu\u2019un reste d\u2019ivresse brouillait ses paroles.Cependant elle semblait parfaitement lucide.Comme les jeunes gens se confondaient en remerciements, elle les interrompit pour demander : \u2014 Lequel de vous est blessé ? Montréal, mars 1953 25 P\u2019êt à mettre ces dents au travail Ÿ l£M lï P n Apsg gjt mrWÊt Berber\u2019s -\u2022 >a Junior POODS \u2014 C\u2019est moi, répondit Serge, \u2014 Faites voir.Le jeune homme se déchaussa, étendit sa jambe sur une chaise.La vieille femme se pencha et les reflets de la flamme découpèrent sur le mur fumeux, sa tête aux mèches ébouriffées de sorcière.Puis, sans prévenir, elle plongea rapidement son pouce sous l\u2019os ; le jeune homme ne put retenir un gémissement.Elle ne s\u2019en inquiéta pas et recommença son massage qu\u2019elle termina par un signe de croix.Ensuite, elle prit une bande de toile qu\u2019elle enroula autour de la cheville du jeune homme, puis la fixa par une épingle de sûreté, elle se redressa avec un soupir d\u2019effort, et prononça : \u2014 Une nuit de repos et ça ira.\u2014 Comment vous remercier, madame ?\u2014 C\u2019est mon travail, déclara-t-elle rudement.Enchanté de se sentir soulagé, Serge sortit de son portefeuille un billet de banque qu\u2019il déposa discrètement sur la cheminée entre un chandelier d\u2019étain et un bocal dans lequel macéraient des feuilles de lys, contre les blessures.Entre leurs paupières gonflées, les yeux de la vieille suivirent son geste, cependant, elle ne remercia pas, considérant cela comme mutile ou humiliant.\u2014 Aubépine, sers la soupe, ordonna-t-elle.La jeune fille qui, depuis son arrivée avait ravivé le feu et vaqué, avec une muette activité, à différents soins ménagers, mit un couvert rudimentaire sur la table recouverte d\u2019une toile cirée usée.Puis elle versa le contenu fumant de la marmite dans une soupière et l\u2019instant d\u2019après, les jeunes gens dévoraient de bel appétit un repas frugal fait de soupe épaisse, de pommes de terre cuites sous la cendre, et de fromage de chèvre.Le repas fini, la vieille femme définitivement endormie de vieillesse, de lassitude et, peut-être, d\u2019ivresse, Aubépine prit un bougeoir, l\u2019alluma et conduisit les deux jeunes gens à ur.cabinet contigu qui formait l\u2019extrémité de la maison, et dont le plafond s\u2019abaissait en suivant la pente du toit.Cette pièce contenait un mobilier simple, mais d\u2019aspect décent : un lit, une table, des chaises.La jeune fille déposa le bougeoir sur la table et, après avoir souhaité le bonsoir à ses hôtes, se retira.Restés seuls, les deux jeunes gens demeurèrent un instant à se regarder en silence.Puis Edouard traduisit l\u2019impression qu\u2019ils ressentaient tous deux.\u2014 Ma parole, soupira-t-il, on se croirait reporté à plusieurs siècles en arrière ! Ces deux femmes ont vraiment l\u2019air de produits oubliés du moyen âge ! \u2014 Une sorcière, une jeune fille sauvage, une maison au fond des bois.Il y a tous les éléments d\u2019un roman, observa Serge à son tour.Mais il se sentait vraiment trop fatigué pour faire de plus longs commentaires sur leur aventure, et dire tout ce que lui suggéraient leurs étranges hôtesses.Dans la nuit sombre, les hiboux, d\u2019arbre en arbre, poursuivaient leur dialogue.Les deux amis se mirent au lit et bientôt s\u2019endormirent.Le lendemain, au petit matin, ils s\u2019éveillèrent frais et dispos.C\u2019était à peine si sa cheville un peu endolorie rappe lait à Serge son accident de la veille.Les oiseaux chantaient ; le soleil frappait les carreaux.Par la fenêtre, on voyait la jeune fille aller et venir, portant un fagot de bois mort, puis une jatte de lait mousseux, puis reparaître munie d\u2019un seau pour aller puiser de l\u2019eau au puits.De la pièce voisine des bruits indiquaient qu\u2019elle s\u2019affairait à allumer le feu, à préparer le déjeuner.Après une toilette sommaire, les jeunes gens sortirent de leur chambre pour gagner l\u2019autre pièce.Des bois fu- maient sur la table ; la jeune fille se releva du feu qu\u2019elle était en train d\u2019activer.\u2014 Comment va votre cheville ?de-manda-t-elle.\u2014 Très bien, Je me sens tout à fait à l\u2019aise, affirma Serge.Par la porte entrouverte, on voyait la vieille femme qui, près d\u2019une sorte d\u2019étable, préparait dans un seau une pâtée qu\u2019elle remuait avec un bâton, s\u2019arrêtant de temps en temps.En la regardant, le visage de la jeune fille s\u2019assombrit.Saisissant cette expression, Serge demanda : \u2014 Il y a quelque chose qui vous préoccupe ?Il lui souriait avec cette bonté compatissante et légère, ce charme séduisant qui faisait se dilater le coeur farouche d\u2019Aubépine.\u2014 La vieille ne me paraît pas très bien, ce matin, murmura-t-elle.Oh ! ce ne sera sans doute rien ! Elle s\u2019était un peu reculée pour dissimuler son trouble et, loin de le supposer, Edouard reprenait : \u2014 Dites-moi, n\u2019existe-t-il pas un chemin carrossable pour aller d\u2019ici au village ?D\u2019une voix blanche, machinale, elle répondit : \u2014 Si.\u2014 Dans ce cas.Ecoute, Serge, il est inutile que tu te fatigues pour rien.Voici ce que nous allons faire.Aubépine n\u2019éprouvait pour Edouard qu\u2019une indifférence vaguement méprisante, il l\u2019agaçait, mais en ce moment, elle l\u2019écoutait avec un mélange d\u2019espoir et d\u2019inquiétude.\u2014\tJe suis tout oreilles, dit Serge.\u2014\tJe vais filer seul au patelin pour m\u2019entendre avec le garagiste, expliqua Edouard.J\u2019espère qu\u2019il ne se fera pas trop prier pour venir nous dépanner.Toi, pendant ce temps, tu m\u2019attendras tranquillement ici, jusqu\u2019à ce que je vienne te chercher avec la voiture du garagiste.Cela t\u2019évitera le trajet et le risque de te fatiguer la cheville.\u2014\tC\u2019est un peu me traiter en impotent, remarqua Serge.\u2014\tNe fais pas l\u2019idiot, tu pourrais le payer cher ! \u2014\tImpressionné par ces fortes paroles, j\u2019accepte ! fit le jeune homme en riant.Tourné vers Aubépine, il ajouta : \u2014\tMademoiselle Aubépine, je vais donc vous encombrer encore un moment ! \u2014\tVous ne m\u2019encombrez pas, dit-elle.Elle le regarda allumer une cigarette, puis s\u2019installer devant la porte de la maison sur un tronc d\u2019arbre dressé sur sa base pour servir de siège.C\u2019était une heure ou deux de gagnées ; pendant ce temps, un événement pouvait survenir, elle ne savait lequel.Mais voici qu\u2019au lieu d\u2019espoir, une étrange et peignante appréhension l\u2019envahit.Le garagiste était en train de réparer une motocyclette et ce fut au milieu d\u2019une série de détonations produites par le tuyau d\u2019échappement qu\u2019E-douard raconta l\u2019avarie de la voiture et expliqua ce qu\u2019il désirait.Tandis qu\u2019il parlait, l\u2019homme le regardait curieusement.\u2014 Alors, comme ça, dit-il, vous avez passé la nuit chez la mère Plantier, au Rond-du-Page ?Edouard leva les sourcils.\u2014 Comment dites-vous ?\u2014 Le Rond-du-Page.C\u2019est le nom de l\u2019endroit où se trouve la bicoque dans laquelle habitent la mère Plantier et sa petite-fille Aubépine.\u2014 Drôle de nom, fit le jeune homme \u2014 Et drôles de particulières, n\u2019est-ce pas ?fit l\u2019autre en riant.\u2014 Il y a longtemps que ces femmes habitent le pays ?demanda encore Edouard.C\u2019est une véritable joie pour les petits ayant quelques dents de découvrir les Aliments Gerber pour Enfants.Les particules, finement hachées encouragent la mastication, aident les petits à faire la transition des aliments passés au tamis aux aliments pour adultes.Les Aliments Gerber pour Enfants aident aussi de beaucoup d'autres façons.En tentant l'appétit de votre bébé avec de vraies couleurs naturelles .en le contentant avec des saveurs familières et plaisantes.Tout cela dans un but déterminé \u2014 car les Aliments Gerber pour Enfants sont préparés au Canada avec des fruits, légumes et viandes spécialement choisis pour les bébés.Nourrissants ! La maison Gerber qui prépare des aliments pour bébés et rien que des aliments pour bébés tous les jours de Tannée \u2014 sait comment aider les petits à obtenir leur ration quotidienne de vitamines et de sels minéraux.Les Aliments Gerber pour Enfants contiennent souvent plus de ces importants éléments nutritifs que les aliments cuits et hachés dans votre propre cuisine ! La prochaine fois que vous ferez des achats de vos Aliments pour Enfants, recherchez les Aliments Gerber \u2014- et profitez de leur commodité ! De la variété pour toute l\u2019année avec si peu d\u2019effort de votre part ! Votre petit a-t-il goûté aux poudings Gerber ?Doublement nourrissants car ils sont faits de jaunes d\u2019oeufs et de lait.Cossetarde aux Fruits, Cossetarde à l\u2019Orange, Pouding au Chocolat, Pouding à la Vanille\u2014tous veloutés, délicieux! NouA -roua occupons imiquemmC' de, iï'a&meritatUM deA bébéô aliments (jerber pour bébés 4 CEREALES*23 PUREES* 14 ALIMENTS POUR ENFANTS i EN VENTE MAINTENANT DANS TOUT LE CANADA GERBER-OGILVIE BABY FOODS, LTD.NIAGARA FALLS, CANADA 26 La Revue Populaire La mariée composa la musique nuptiale! Quand Joan McLean et Barry Sleigh de Vancouver s\u2019agenouillèrent à l\u2019autel, Barry écouta avec fierté la musique qui emplit l\u2019église \u2014 car Joan l\u2019avait composée ! Mais il était encore plus fier du ravissant teint Woodbury de Joan ! Joan admet avoir pris autant de soin de son teint que de ses talents de musicienne.Depuis son adolescence elle est fidèle au soin quotidien du savon Woodbury.Aussi a-t-elle le teint lisse et velouté dont rêve toute femme ! Sa robe française en organdi brodé rehaussait la délicatesse de ses traits.Joan sait que son teint délicat a besoin de Woodbury.Aucun autre savon ne contient l\u2019ingrédient de crème de beauté ! Savon de toilette Wood bury L\u2019ingrédient de crème de beauté ajouté au savon Woodbury a pour but de remplacer les huiles naturelles perdues.La mousse Woodbury \u2014 savon pour le visage ou le bain \u2014 nettoie délicatement votre peau.Essayez-le.(Fabrication Canadienne» «ri à l\u2019ingrédient de crème de beauté \u2022 .pour une peau douce au toucher Le garagiste penché sur sa moto se redressa pour répondre : \u2014 Très longtemps.Moi qui vous parle, j\u2019ai toujours connu la mère Plan-tier, et.j\u2019ai plus de quarante ans.La perspective de réaliser une opération fructueuse avec son client occasionnel en même temps que le café fortement arrosé qu\u2019il venait d\u2019absorber le poussaient au bavardage : et il poursuivit : \u2014 Son mari et elle avaient acquis un lopin de terre qu\u2019ils défrichèrent et sur lequel ils construisirent, de leurs mains, la masure que vous connaissez.Le père Plantier travaillait dans les bois, ou bien il se louait pour quelque temps chez un paysan, mais il n\u2019y restait guère ; il n\u2019aimait pas le travail régulier, il préférait braconner.Ça toujours été des gens très seuls, drôles, vous comprenez.Quand le vieux mourut, la fille venait de se marier avec un bûcheron, et le gendre se préparait à faire comme l\u2019ancien, à travailler peu, et à braconner beaucoup.Une pétarade venant du tuyau d\u2019échappement de la moto l\u2019interrompit et ce fut après quelques instants, qu\u2019il reprit : \u2014 Mais il mourut d\u2019un accident et sa femme ne lui survécut guère.Elle laissait à sa mère la charge d\u2019une petite fille d\u2019un an environ.\u2014 Une assez triste histoire, en somme, observa Edouard.Il n\u2019y voyait guère, en effet, que les personnages trop communs de la tragédie humaine : la mort, la misère, Tin -gratitude.Le garagiste hocha la tête.\u2014 Oui, d\u2019un sens, dit-il.La vieille, demeurée seule avec l\u2019enfant, se mit à boire.On la retrouvait dans les fossés ivre morte.\u2014 Le chagrin, sans doute.\u2014 Sans doute.Elle s\u2019est un peu amendée, depuis.mais il lui arrive encore souvent de s\u2019enivrer.La gamine s\u2019est pour ainsi dire élevée toute seule, avec, je suppose, plus de coups que de gâteries.Une drôle de gamine ! Je la revois quand elle venait à l\u2019école, avec sa figure grosse comme le poing entre ses cheveux embroussaillés, toujours balafrée de coups et les vêtements en loques ; ce qui ne l\u2019empêchait pas de se battre avec les autres gosses sans rien leur céder ! L\u2019instituteur prétendait qu\u2019elle ne faisait que se défendre, que les autres écoliers la persécutaient.Peut-être bien qu\u2019il avait raison, peut-être bien qu\u2019il la soutenait parce que c\u2019était sa meilleure élève.Il paraît qu\u2019elle était d\u2019une intelligence exceptionnelle et apprenait tout ce qu\u2019elle voulait.II brandit une clef anglaise.\u2014 En tout cas, je connais des fermiers qui l\u2019auraient volontiers prise à leur service, bien qu\u2019elle soit la petite-fille de la mère Plantier, parce qu\u2019elle est forte et adroite, mais elle a refusé.Elle préfère vivre misérablement dans sa masure et vagabonder dans les bois.Elle tient ça de sa parenté, faut croire.\u2014 Certaines natures ne supportent pas le joug, dit Edouard.\u2014 Après tout, ça la regarde, dit le garagiste.Moi, ce que j\u2019en dis, c\u2019est histoire de causer.En ayant fini avec sa moto, il s\u2019essuya les mains avec un mouchoir plein d\u2019essence et déclara : \u2014 J\u2019ai fini.Maintenant, je vais m\u2019occuper de vous.Il fit monter Edouard dans une automobile dont il prit le volant et quelques instants plus tard, laissant derrière eux les maisons du bourg, ils roulaient au milieu de la forêt baignée de reflets verts et de parfums printaniers.Les branches s\u2019animaient sous le souffle de la brise matinale et faisaient sur le sol des ombres légères.Les rayons du soleil se glissaient au coeur des taillis, éveillant des chants d\u2019oiseaux et des scintillements de rosée.Une brume s\u2019é- levait des mousses, comme si la terre, sous le soleil, se fut mise à transpirer.La voiture roulait péniblement sur le sentier défoncé et cahoteux.\u2014 Quel sale chemin ! Il y a de quoi démolir les ressorts de la bagnole, grommela le garagiste.D\u2019ailleurs, à part les charrettes de bois, les voitures ne vont jamais du côté du Rond-du-Page.Prononcée pour la seconde fois, l\u2019expression fut relevée par Edouard.\u2014 Connaissez-vous la raison de cette appellation ?interrogea-t-il.L\u2019autre eut un geste d\u2019ignorance.\u2014 Ma foi, non.J\u2019ai toujours entendu nommer cet endroit ainsi.mais sans chercher à savoir pourquoi.Il prit un air d\u2019esprit fort pour ajouter .\u2014 Il doit s\u2019agir de quelque légende.Ça foisonne par ici.Edouard hocha pensivement la tête.\u2014 Il y a souvent un fond de vérité dans ces vieilles traditions, murmura-t-il.Dommage que vous ne la sachiez pas.Mais-l\u2019esprit du garagiste était trop épais pour concevoir le lien subtil qui.parfois, unit le passé au présent.Il ne répondit pas et Edouard ajouta : \u2014 En tout cas, la mère Plantier ne pouvait mieux choisir son endroit ! \u2014 D\u2019accord, affirma le garagiste.Quand ils débouchèrent sur la clairière, ils ne virent personne.Ni la vieille femme, ni la jeune fille n\u2019étaient là.Serge ne se trouvait plus sur la vieille souche qui lui servait de siège.Le chien les accueillit par un long hurlement lugubre, qui les fit frissonner ; puis l\u2019animal se tut et le silence parut plus profond, plus solennel.Les oiseaux qui, tout à l\u2019heure, chantaient si joyeusement se taisaient ; le ciel, d\u2019un bleu dur, pesait sur les sombres cimes immobiles des cyprès.Rien ne bougeait ; il n\u2019y avait pas un frémissement de branches, pas un saut, pas un bruissement ; on n\u2019entendait ni les caquetages des poules, ni le bêlement de la chèvre ; aucune fumée ie montait de la cheminée.On eût dit qu\u2019une main terrible avait tout pétrifié ! Et une bougie brûlait, jaunâtre et funèbre, derrière la fenêtre.CHAPITRE III uand Edouard, parti à la recherche du mécanicien, s\u2019était engagé sur le chemin qui, filant à travers bois rejoignait le village, Serge avait suivi du regard la silhouette de son ami jusqu\u2019à ce qu\u2019un tournant le fît disparaître ; ses yeux alors se posèrent sur ce qui l\u2019environnait.Il y eut tout d\u2019un coup, dans le clair matin de printemps, un cri faible, léger, qui évoquait la chute d\u2019une feuille morte.Arraché à sa rêverie, Serge tressaillit.\u2014 Que se passe-t-il ?demanda-t-il.Aubépine, très pâle, regardait dans la direction où la vieille femme se tenait tout à l\u2019heure et où Ton ne voyait plus rien.\u2014 Est-ce que.Mon Dieu ! Elle s\u2019élança et, en quelques bonds, eut gagné le verger où Serge la rejoignit.La vieille femme gisait, effondrée contre un cerisier, la face contre terre, et ne bougeait plus.Aubépine essayait de la relever et n\u2019y parvenait pas ; le jeune homme la souleva sans effort, car l\u2019âge avait réduit son poids et elle ne pesait guère ; il la transporta à l\u2019intérieur de la maison et la déposa sui son lit.\u2014 Elle respire, dit-il.Elle ne remuait plus, mais un souffle sifflant, embarrassé, soulevait sa maigre poitrine, de larges cercles violacés marbraient son visage blême au nez pincé.Serge n\u2019avait jamais encore rencontré la mort, pourtant il fut certain que la sinistre passante était là, qu\u2019elle rôdait dans la pièce, et que déjà lui Montréal, mars 1953 27 un teint frais au lieu d\u2019une peau sèche par Rosemary Hall SPÉCIALISTE EN SOINS DE BEAUTÉ Combien de fois avez-vous été désolée par la sécheresse, la rugosité de votre peau ?Une peau où le maquillage s'étend par plaques.Une peau qui est terne et sans vie.et qui vous vieillit ! Voua désoler n\u2019y fera rien.Mais voici comment redonner de l\u2019éclat à votre teint en dépit de la sécheresse actuelle de votre épiderme ! Dans un petit pot rose et blanc \u2014 à vingt-cinq cents \u2014 vous trouverez la meilleure crème que vous puissiez acheter ¦\u2014 la Woodbury Dvÿ Skin Cream ! Voici pourquoi je vous recommande la Woodbury Dry Skin Cream : la plupart des crèmes pour peau sèche ne font que déposer en surface la lanoline et autres ingrédients adoucissants.Mais Woodbury contient Penaten, ingrédient qui dépose profondément dans les couches sous-cutanées les riches huiles adoucissantes et émollientes de la Woodbury Dry Skin Cream.Penaten permet à ces huiles de pénétrer si rapidement qu\u2019un traitement de cinq minutes suffit.Mais vous devez aussi faire votre part.pas une fois par-ci par-là .mais chaque jour ! Votre peau se parera d\u2019un éclat frais, jeune, qui dépassera tous vos espoirs.Je vous recommande cette méthode facile : !\"CZ=S^ Woodbury Du bout des doigts, étendez la crème sur la peau, spécialement aux \"lignes du rire\u201d, autour des yeux, des narines, le long des joues et aux commissures des lèvres.Attendez cinq minutes, essuyez avec un mouchoir de papier.et regardez-vous dans le miroir.Une joyeuse surprise vous attend ! Essayez ce traitement dès ce soir.La Woodbury Dry Skin Cream est offerte en pots de 25é, 45é, 78 acheter chaque mois un\t^ nouveau roman d\u2019amour mais & g seulement 4 par an.462 est, S te-Catherine F Montréal 1 Canada | Indiquez le livre désiré\tR.P.4 ?\tCastel-Pirate ?\tRomance à Grenade ?\tL'Orpheline de Ti-Carrec ?\tLe Chevalier d'Espérance Le Cercle du Livre Romanesque Ltée, 462 est, rue Ste-Catherine Montréal.BE.7373 Veuillez m\u2019inscrire au Cercle du Livre Romanesque et m\u2019envoyer le livre indiqué ci-dessus ainsi aue votre roman d\u2019amour du mois : PATRICIA de Coriola.Vous m\u2019enverrez l\u2019annonce de vos romans d\u2019amour du mois et Je m\u2019engage à en acheter au moins quatre par an, aussi longtemps que Je resterai membre du Cercle du Livre Romanesque.Il est bien entendu que Je peux quitter le Cercle quand je veux.Nom_______________________________________\u2014 Adresse _________ ___________________________ Age si moins Ville\t.de 21 ans ?\tVeuillez trouver ci-joint $1.00 en paiement de PATRICIA.?\tVeuillez me facturer, je vous enverrai $1.00 dès réception de mes livres.Rayez la mention inutile. 50 La Revue Populaire Pour qu\u2019un tissu soit \"diplômé\u201d JP'**] ÜÉÜ m Lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019achat d\u2019un tissu à la verge ou d\u2019un vêtement de confection, la fem-sage recherche l\u2019étiquette officielle lui indiquant la méthode adéquate de nettoyage.Dans le cas des tissus lavables, ils doivent être soumis à diverses épreuves pour assurer qu\u2019ils peuvent être lavés, repassés et qu\u2019ils résisteront à l\u2019usage et au soleil.Les fabricants et manufacturiers sont ainsi rassurés et peuvent ainsi garantir à l\u2019acheteur, la qualité du vêtement.Dès son arrivée au laboratoire, des spécialistes déterminent la construction des fibres du tissu.On mesure alors sa force extensible.C\u2019est ainsi que la rayonne résiste à un poids de quatorze livres tandis que le coton ne s\u2019échiffera que sous pression de près de quatre-vingts livres.Puis viennent les différentes épreuves de lavage soit à la main, soit à la machine.Divers échantillons serviront à établir la marge du rétrécissement par voie de comparaison.D\u2019autres seront étirés après le lavage jusqu\u2019à leur grandeur originale.A l\u2019aide du « Fadéomè-tre », un appareil muni d\u2019une lampe à arc dont les rayons sont aussi denses que ceux du soleil, on expose les tissus à la lumière pendant vingt ou quarante heures.Le tissu original est ensuite comparé et l\u2019on détermine ainsi la résistance des couleurs.Au moment du repassage, les épreuves consistent à établir le degré de chaleur nécessaire au tissu pour qu\u2019il reprenne sa forme originale.Ce n\u2019est qu\u2019à la suite de tous ces tests, auxquels le tissu aura résisté, qu\u2019on lui accorde son étiquette « tissu lavable, indélébile » que recherchent les ménagères et les fabricants de vêtements.Au Laboratoire Lux, plus de 36 millions de tests ont permis d\u2019établir, l\u2019an dernier, l\u2019extensibilité des fibres des tissus, au moyen d\u2019appareils de précision.Le « Fadéomètre » fait la preuve de la teinture des tissus et atteste leur résistance à la lumière.\u2014 Dans ce laboratoire moderne, les experts déterminent la nature des fibres, leur facilité d\u2019entretien et les diverses qualités que l\u2019acheteur est en droit d\u2019exiger d\u2019un tissu éprouvé.s\u2019approchait d\u2019elle pour lui dire adieu : \u2014 Au revoir, enfant, et que Dieu te protège ! murmura la bonne demoiselle.\u2022 On frappa à la porte et la voix gaie de Rodolphe demanda : \u2014 Etes-vous prête, Frédérique ?Elle n\u2019aimait pas ce nom ; elle ne s\u2019habituait pas plus à lui qu\u2019à sa nouvelle vie et parfois oubliait qu\u2019il fût le sien.Pourtant personne ne la nommait plus autrement.Son grand-père, ses cousins, n\u2019avaient pas la moindre idée qu\u2019elle gardât la nostalgie du prénom de bohémienne donné par la rebouteuse.Elle se passa les mains sur le visage, avant de répondre : \u2014 Dans un instant, Rodolphe.\u2014 Très bien.Je vous attends dans le hall.Il s\u2019éloigna en fredonnant.Chaque matin la jeune fille faisait faire une promenade à Néro, qui s\u2019ennuyait au chenil, et Rodolphe l\u2019accompagnait, lui montrant les plus jolis coins du parc.Le jeune homme résidait au château, et s\u2019y conduisait comme chez lui.Bien qu\u2019il fût inscrit au barreau, il n\u2019exerçait pas.Une maigre rente héritée de ses parents payait ses costumes, ses voyages, l\u2019entretien de la petite automobile avec laquelle il circulait et, pour le reste, sa nature insouciante, paresseuse et un peu cynique s\u2019accommodait fort bien de vivre en parasite chez son oncle et, de toute évidence, il n\u2019imaginait pas que la présence de Frédérique pût y changer quelque chose.Il se montrait charmant avec cette cousine dont la venue inopinée lui coûterait sans doute son héritage, et lui faisait une cour enjouée, pleine de gaîté et d\u2019entrain qui flattait la jeune fille et la distrayait de son étrange misère.Quant à M.de Mauréau, il s\u2019occupait peu d\u2019elle.Il l\u2019en avait d\u2019ailleurs prévenue dès le premier jour avec sa physionomie la plus aigre et la plus bourrue : \u2014 Ma chère enfant, vous devez bien comprendre qu\u2019à mon âge, on change difficilement sa manière de vivre et telle n\u2019est pas mon intention.Ma conversation n\u2019est pas de celles qui plaisent à une jeune fille ; et je n\u2019ai pas de goût pour servir d\u2019affiloir à un bavardage féminin.Je garderai donc mes habitudes.En revanche, vous aurez toute liberté d\u2019aller et venir à votre guise \u2014 dans les limites de la bonne éducation, bien entendu.Il lui disait cela dans le grand salon au parquet marqueté dont les fenêtres ouvraient sur la pelouse ; la lumière du matin se reflétait sur les vitrines et accentuait les plis ironiques de son laid visage.Après une courte pause, il reprit : \u2014 Votre cousin Rodolphe ne demandera pas mieux que de vous distraire.Il n\u2019a rien à faire, et je ne trouverais pas mauvais qu\u2019il devienne votre.Sigisbée.Il eut son petit rire grinçant.\u2014 Oui, Sigisbée est le mot juste.Il crut lire de l\u2019incompréhension sur les traits de la jeune fille, et expliqua : \u2014 Pour votre gouverne, Frédérique, sachez qu\u2019un Sigisbée était naguère le cavalier servant d\u2019une dame.son prétendant, en quelque sorte.J\u2019aime assez ces moeurs d\u2019autrefois.Les femmes, en général, trouvent Rodolphe plaisant et d\u2019agréable compagnie ; je ne pense pas que vous aurez le mauvais goût d\u2019être d\u2019avis contraire.Après lui avoir remis une somme d\u2019argent pour sa toilette, il l\u2019avait quittée pour se diriger vers la roseraie, qui était célèbre, et où il passait chaque matin une heure à conférer avec son jardinier.Le reste du temps, il se promenait d\u2019une pièce à l\u2019autre, armé d\u2019une loupe avec laquelle (Photos Lever Brothers) «s»*1 IPfg; - : il regardait les objets d\u2019art : statues et bronzes antiques, ivoires rarissimes, que recélaient les vitrines, ou feuilletait des revues spécialisées.Quand elle fut prête, la jeune fille sortit de sa chambre.Une fois dehors, elle ne put s\u2019empêcher de jeter un regard furtif vers le fond du corridor, mal éclairé, qui, au-delà de la porte, fuyait en un prolongement ténébreux où se devinaient d\u2019autres portes.Il lui semblait toujours que quelque chose de redoutable et de griffu allait sortir de cette ombre et la saisir.Elle habitait seule de ce côté de la vaste demeure et elle savait que, faisant suite à sa propre chambre, il y avait toute une série de pièces inhabitées dont les portes donnaient sur ce couloir.Et, malgré sa peur, elle avait un désir presque morbide d\u2019ouvrir ces portes, de voir l\u2019intérieur de ces chambres.Y trouverait-elle des cadavres comme la femme de Barbe-Bleue, ou on ne sait quoi d\u2019aussi terrifiant?.Les fantômes devraient, la nuit, trouver en ce lieu un climat favorable.Mais Frédérique se défendait de croire aux fantômes, et elle fit appel à sa raison pour ne pas se laisser égarer par son imagination.\u2014 Je deviens idiote! soupira-t-elle.Elle descendit rapidement l\u2019escalier et dans le hall rejoignit Rodolphe qui l\u2019attendait en contemplant un objet qu\u2019il tenait à la main.Il s\u2019agissait d\u2019une statuette de marbre représentant une déesse ; des caractères grecs se voyaient sur le socle.En voyant la jeune fille, il se tourna vers elle et dit d\u2019un air admiratif : \u2014 La fée, votre marraine a dû présider à votre toilette, ma cousine ! Vous êtes éblouissante !.Est-ce pour me séduire ?.Elle secoua la tête.\u2014 Non, je suis sans arrière-pensées.Que regardez-vous là ?\u2014 La dernière acquisition de mon oncle.Une pièce remarquable à ajouter à sa collection d\u2019antiquités.il doit savoir ce qu\u2019elle lui coûte ! Tout en parlant, il reposait délicatement la statuette dans l\u2019emballage qui avait servi à l\u2019expédier.\u2014 Mais quand il s\u2019agit de sa marotte, le cher homme oublie de compter.Parolo d\u2019honneur ! je crois que pour satisfaire sa passion il n\u2019hésiterait pas à appuyer sur le bouton, vous savez, et à tuer le mandarin.\u2014 Vraiment ?\u2014 Vraiment.Voyez-vous, ma belle cousine, les bonshommes de bronze ou de marbre qui garnissent ses vitrines ont beaucoup plus d\u2019importance aux yeux de mon oncle et sont beaucoup plus vivants que vous, ou moi, ou n\u2019importe quelle créature humaine.La passion déplace les valeurs, son cas n\u2019est pas rare.Il allait et venait à travers la pièce dans le but de faire admirer sa prestance mise en valeur par un costume neuf, qu\u2019il estimait particulièrement seyant.Mais Frédérique ne le regardait pas, et ce fut machinalement qu\u2019elle demanda : \u2014 En somme, quel homme est M.de Mauréau ; mon grand-père, veux-je dire ?Il sourit.\u2014 Je vous l\u2019ai dit: un collectionneur.C\u2019est tout ! \u2014 Il est très riche, n\u2019est-ce pas ?Il acquiesça : \u2014 Très.Avec un regard moqueur, il ajouta : \u2014\tVous n\u2019êtes pas près de manquer du nécessaire, jeune personne.Elle haussa les épaules.\u2014\tJe demandais cela par simple curiosité.\u2014\tCuriosité naturelle, ma chère.Après tout, il est normal que vous désiriez être renseignée sur votre famille.Oui, le vieux Monsieur est très Montréal, mars 1953 51 riche.Ce qu\u2019il y a d\u2019original c\u2019est qu\u2019il y a trois ou quatre ans, il se trouvait à peu près ruiné, tant, par de mauvaises spéculations que par sa marotte.Il envisageait même, suprême désespoir de se défaire de quelques-unes des plus belles pièces de sa collection.L\u2019héritage de Mme Bailly est arrivé à point pour le renflouer.Elle l\u2019écoutait distraitement ; elle n\u2019éprouvait qu\u2019un intérêt superficiel et passager pour cette conversation qu\u2019elle avait elle-même déclenchée, et ce fut uniquement par politesse qu\u2019elle demanda : \u2014 Qui est Mme Bailly ?\u2014 La soeur de Mme de Mauréau.Veuve et fort riche, sans autre famille proche, elle vivait presque continuellement auprès de sa soeur.Après la mort de celle-ci, elle continua comme de son vivant à faire de longs séjours au château, à l\u2019entretien duquel elle participait.Elle se plaisait au milieu des objets d\u2019art, et originale elle-même, s\u2019entendait assez bien avec mon oncle.Quand elle mourut à Mauper-thuis ; un testament vieux de vingt ans laissait toute sa fortune à sa soeur ou, si celle-ci était morte, à son beau-frère.Mon oncle hérita donc.Elle avait souvent affirmé qu\u2019elle pourvoirait à l\u2019avenir de Gratien, son filleul, dont elle payait les études, mais, par une négligence commune à beaucoup de gens, elle avait omis de refaire son testament.Le pauvre diable n\u2019a rien eu ; et il a dû s\u2019estimer très satisfait que mon oncle le prenne comme secrétaire.Il rectifia son noeud de cravate de-revant un moiroir de Venise, et acheva, avec un dédain d\u2019homme bien portant : \u2014 Autrement, avec son apparence et sa pauvre santé, je ne vois pas ce qu\u2019il serait devenu.Frédérique avait peu d\u2019occasions de parler à Gratien sinon aux repas car être le secrétaire de M.de Mauréau ne constituait pas précisément une sinécure en raison de la correspondance que le châtelain entretenait avec des antiquaires et d\u2019autres collectionneurs.Et ce fut par Gratien qu\u2019elle eut l\u2019occasion de pénétrer dans ces pièces qui lui faisaient peur et l\u2019intriguaient en même temps.\u2014 Ma cousine, lui dit un jour, le jeune homme, alors que, par hasard, ils se trouvaient seuls, on vous a dit, n\u2019est-ce pas que vous ressembliez à une dame de Mauréau dont le portrait se trouve à Mauperthuis ?\u2014 Oui, en effet.\u2014 Avez-vous vu ce portrait ?\u2014 Non.\u2014 Si vous désirez le voir, je puis vous le montrer.\u2014 Avec plaisir.\u2014 Venez avec moi, ma cousine.En compagnie du jeune homme elle monta l\u2019escalier, et une fois au premier étage s\u2019aperçut à son grand étonnement qu\u2019il la dirigeait vers le fond ténébreux du couloir où se trouvaient les pièces inhabitées.Il fit halte devant la dernière porte, et dit : \u2014 Cette peinture se trouve dans la chambre qu\u2019occupait naguère Mme Bailly, ma bienfaitrice.Elle écoutait à peine ; la brusque réalisation de son désir, en même temps que cette mystérieuse sensation de crainte qu\u2019elle ne pouvait refréner lui agitaient le coeur et lui glaçaient les mains ; et elle fixait sur la porte qu\u2019il ouvrait, des yeux agrandis, interrogateurs.\u2014 Mme Bailly avait elle-même aménagé cette pièce, expliqua le jeune homme Elle aimait ces meubles, cette peinture.C\u2019est ici qu\u2019elle est morte.Depuis, personne d\u2019autre que moi n\u2019y vient.Sa voix tremblait un peu ; ses yeux s\u2019embuaient.D\u2019une nature humble et résignée, il regrettait sa bienfaitrice et lui savait gré de ses bontés, sans éprouver de rancoeur de ses omissions.Il prit la jeune fille par le bras et la fit avancer pour qu\u2019elle fût dans un jour propice à regarder ce qu\u2019il voulait lui montrer.Mais Frédérique n\u2019avait pas besoin qu\u2019il la poussât pour aller voir l\u2019image qui dès l\u2019entrée l\u2019avait accueillie dans le miroir.La lumière tombait sur un cadre de bois sculpté qui entourait le portrait d\u2019une femme vêtue d\u2019un costume de velours rouge sombre dont le peintre avait su rendre le velouté et la richesse.Le cou découvert par la robe largement échancrée s\u2019ornait d\u2019un collier de diamants.La jeune femme appuyait sa main chargée de bagues à une table, et des pendeloques mêlaient à ses oreilles les perles et les brillants.Une fantaisie de l\u2019artiste avait déposé un bouquet de roses à ses pieds ; mais, par contraste avec le sombre incarnat de la robe de velours, les roses semblaient pâles et sans vie.Et sur la toile au fond obscur, le visage aux grands yeux verts, à la bouche orgueilleuse et triste, à l\u2019expression ardente sous la chevelure de précieux métal sombre veiné d\u2019or était le même que celui de la jeune fille qui le contemplait.\u2014 Quelle extraordinaire ressemblance, n\u2019est-ce pas ?fit Gatien.\u2014 Oui.extraordinaire.XI Pendant le mois qui suivit son arrivée au château, Aubépine s\u2019abstint volontairement d\u2019aller voir Mlle Vara-des.Un sentiment de pudeur et d\u2019orgueil l\u2019en empêchait.Elle craignait de ne pas savoir, en présence de sa bienfaitrice, dissimuler sa détresse.Pourtant, elle eût aimé lui montrer qu\u2019elle ne l\u2019oubliait pas, et plusieurs fois, elle fut sur le point de lui écrire ; mais devant la feuille blanche, les mots ne lui venaient pas.Elle serait toujours un peu la créature instinctive qui ressent trop passionnément pour bien s\u2019exprimer.Et une lettre n\u2019eût pas satisfait l\u2019essentiel de sa faim : c\u2019est-à-dire parler de Serge.Et un jour, elle n\u2019y tint plus.Revoir la vieille demoiselle devint pour elle un besoin auquel elle ne pouvait plus résister.Toujours empressé, son cousin Rodolphe s\u2019offrit à l\u2019accompagner ; elle refusa, préférant de beaucoup être seule, et ce fut Firmin, le chauffeur, qui la conduisit à Angers.Quelques instants plus tard, la tante de Serge apparaissait et Néro s\u2019élançait vers elle avec un jappement de joie.\u2014 Aubépine ! C\u2019est toi ! s\u2019exclama-t-elle.Je croyais que tu m\u2019avais oubliée ! Les lèvres tremblantes, la jeune fille murmura : \u2014 Vous savez bien que je ne vous oublierai jamais tante Mathilde, même si je le voulais ! Comment allez-vous ?Tout en caressant Néro qui gémissait de plaisir, Mlle Varades répondit : \u2014 Je vais bien.\u2014 Comment cela va-t-il pour toi, Aubépine ?(Elle continuait à la nommer ainsi car elle serait toujours pour elle l\u2019enfant qu\u2019elle avait amenée un jour chez elle.) Ton grand-père se montre-t-il bon ?La jeune fille eut un petit rire.\u2014 Bon ! Que voilà un mot étrange appliqué à mon grand-père.Il en serait le premier surpris, je crois.Non, voyez-vous, chère tante Mathilde, M.de Mauréau n\u2019est pas bon.Il est avec moi exactement ce qu\u2019on pouvait le supposer après avoir assisté à son accueil.Je n\u2019ai rien positivement à lui reprocher, mais.Elle s\u2019interrompit, dans l\u2019impossibilité où elle se trouvait d\u2019exprimer le malaise qu\u2019elle éprouvait en présence du vieux Monsieur ; cette aversion qu\u2019il lui inspirait et dont elle avait honte.\u2022 « \u2022 / NECCHI Modèle secrétaire 200 I- 1 Necchi Portative Necchi Sewing Machines (Canada) Ltd., 464 rue McGill, Montréal, P.Q.Dép.LRP 531 Veuillez m\u2019envoyer GRATUITEMENT votre brochure intitulée \"Comment choisir une machine à coudre.\u201d Nom.Adresse .Ville et Province .Pensez-y donc! Vous pouvez faire 98 points différents à la seule commande du doigt.Point n'est besoin d\u2019être experte pour confectionner et réussir tous vos vêtements sur la NECCHI BU.Garantie pour la vie; service d'entretien d'un bout à l'autre du Canada; les pièces NECCHI sont interchangeables avec celles des autres marques connues.Demandez au marchand NECCHI de votre localité de vous démontrer gratuitement la NECCHI à domicile.Tout comme des milliers de Canadiennes, vous choisirez une NECCHI pour tous vos travaux de couture.choisissez NECCHI pour réussir 98 travaux de couture sans accessoires Cousez les boutons, reprisez, faites les boutonnières et des rebords à points invisibles.des monogrammes, points de fantaisie, brodage en zig-zag et 91 autres travaux.Créez vos propres dessins au moyen du \u201cDisque Magique\u201d NECCHI \u2014 disponible sur demande.I*dites Nek-ki) 52 La Revue Populaire ii'pili i Qu\u2019il parte du bon pied! A la naissance, les pieds d\u2019un enfant sont généralement parfaits.Ce n\u2019est donc qu\u2019au moment où le petit fait ses premiers pas qu\u2019il devient important de surveiller la croissance de ses pieds.Durant l'enfance, les 52 petits os délicats qui les composent ne cesseront de croître et prendront leur forme définitive.Il est donc très important que les petits pieds soient toujours dans de bonnes chaussures.Les chaussures Hurlbut de Savage sont fabriquées, avec un soin infini cl des meilleurs matériaux, sur des formes scientifiquement conçues.Elles fournissent au pied tout l\u2019espace et tout le support requis pour assurer, plus tard, une bonne posture et des pieds sains.Le marchand de chaussures Savage vous aidera à obtenir un parfait ajustage.Hayons-X montrant, à gauche, un pietl d'enfant bien développé, et à droite, une mauvaise conformation due à des chaussures imparfaites.Il y a des chaussures Savage pour toutes les bourses, et elles sont connues sous les noms ci-dessous: RESEARCH \u2022 JACK & JILL \u2022 BUNNYFOOT RED SCHOOL HOUSE \u2022 CHUMS \u2022 SANDY SAVAGE H U R L B U TSofa \u2014 Mais quoi?demanda Mlle Mathilde en l\u2019enveloppant d\u2019un regard interrogateur.Elle haussa les épaules.\u2014 Rien.Mon grand-père est un amateur d\u2019antiquités, un collectionneur, c\u2019est-à-dire un homme bizarre pour lequel seule compte sa manie.Et il m\u2019a connue trop tard pour être un grand-père affectueux.Il est indifférent, railleur, mais généreux, et il me laisse libre de faire tout ce que je veux.M\u2019est- ce pas le principal ?Il y eut un petit silence, puis Mlle Varades, sur le même ton volontairement neutre, demanda : \u2014 Et tes cousins ?\u2014 Ils sont très gentils.\u2014 Dans l\u2019ensemble, tu es heureuse dans ta nouvelle existence.La jeune fille eut un rire amer et triste.\u2014 Je devrais l\u2019être.N\u2019ai-je pas tout ce que j\u2019ai pu souhaiter dans mes plus effrénés désirs et même au-delà ?Si je ne suis pas heureuse, je ne puis en accuser que moi-même.Elle acheva plus bas, et son rire se brisa : \u2014 Mais je crois que le bonheur pour moi n\u2019est pas de ce monde.\u2014 Vois-tu, Aubépine, dit la vieille tante d\u2019un ton grave et triste, ton enfance réprouvée et malheureuse a mis en toi une faim que rien ne peut rassasier.Tu es trop exigeante, petite.Il ne faut pas trop demander à la vie.Elle n\u2019en dit pas plus et Frédérique ne répondit rien.Elle resta un moment à caresser silencieusement la tête de son chien posée sur ses genoux.Puis, parce qu\u2019elle ne pouvait retenir plus longtemps le nom qui affleurait à ses lèvres, elle demanda : \u2014 Avez-vous des nouvelle.de Serge ?Et, dans l\u2019attente de la réponse, sa gorge se serra.La vieille demoiselle répondait d\u2019une voix unie : \u2014 Non, je n\u2019ai pas eu de lettre depuis un certain temps.Je suppose que tout va bien.A nouveau le silence tomba.Mlle Varades soupirait.Son coeur s\u2019était réchauffé, épanoui, à la pensée qu\u2019un mariage unirait les deux enfants qu\u2019elle aimait et qu\u2019elle finirait ses jours non comme une vieille fille solitaire, mais comme une aïeule comblée ; mais les remans de la vie ne se terminent pas toujours comme on le souhaiterait ; | elle n\u2019avait pas imaginé ainsi la fin de l\u2019histoire.Et maintenant qu\u2019Aubépine était une héritière, la fierté de la vieille demoiselle lui interdisait de revenir sur le passé, de faire allusion à ce qui aurait pu être, de penser à quoi que ce fut.Avec la résignation qui formait le fond de sa nature, elle acceptait ce qui était.Et elle offrait le thé, les gâteaux, s\u2019affairait en petits gestes et en menus propos.Que n\u2019eût-elle donné pour revenir en arrière, se retrouver à l\u2019époque où elle lisait l\u2019amour dans les yeux de Serge, où la seule expression de son visage lui faisait battre le coeur d\u2019un bonheur inexprimable ?Que ne pouvait-elle retirer les paroles que l\u2019orgueil blessé l\u2019avait porté à prononcer ; les mots impardonnables qui toujours seraient entre eux comme des piques dressées ?Hélas ! que de choses on voudrait pouvoir défaire lorsqu\u2019elles sont faites ! Son sort était arrêté, choisi par elle.Elle possédait la beauté, la fortune, la grandeur, mais non l\u2019amour ! Le démon per- ^ vers qui avait exaucé ses désirs devait ricaner et se réjouir.Furtive la pensée lui vint qu\u2019il devait y avoir ainsi, à côté de chaque créature, un génie méchant prêt à aider ses mauvais instincts.Et elle baissait sa tête orgueilleuse et fermait les yeux pour dissimuler ses larmes, tandis que Mlle Varades, de sa voix usée, narrait les petits événement survenus depuis son départ.Enfin, la jeune fille sortit de l\u2019espèce d\u2019engourdissement où elle se plongeait et se leva.\u2014 Il est tard, je dois partir.Mlle Varades posa sur elle ses yeux tristes.\u2014 Déjà ?\u2014 Il le faut.Je reviendrai.La vieille demoiselle n\u2019insista pas davantage pour la retenir, mais en lui disant adieu, ses lèvres tremblèrent et sa voix s\u2019enroua.L\u2019été s\u2019en allait, des rafales de vent arrachaient les feuilles et les pétales ; bientôt ce serait l\u2019automne et un peu de fraîcheur venait déjà avec l\u2019approche du soir.Après un dernier signe d\u2019adieu, Mlle Varades rentra dans sa boutique.Et alors que Frédérique se dirigeait vers sa voiture rangée un peu plus loin, elle se heurta presque à Danièle Sonval.La rencontre ne l\u2019étonna pas, elle était obligatoire, prévue.Cependant, à la vue de sa rivale, son intelligence et se: volonté lui refusèrent tout service ; elle ne sut pas décider à temps ce qu\u2019il fallait faire : passer dans un silence méprisant ou après un petit bonjour plus dédaigneux encore, et ce fut Danièle qui, avec son infernal aplomb, prit une fois de plus la direction des opérations.Faisant délibérément face à Frédérique, elle prononça de sa voix artificielle de mauvaise comédienne : \u2014 Quelle agréable surprise,! Je suis vraiment enchantée de vous voir, Aubépine \u2014 pardon, Frédérique !.Je n\u2019ai pas eu l\u2019occasion encore de vous féliciter.permettez-moi de le faire bien sincèrement.Car, naturellement, j\u2019ai appris votre étonnante histoire ! Elle eut un petit rire.\u2014 On dirait un film ! Son visage bien fardé de vamp blonde resplendissait, son costume révélait le galbe de sa silhouette, et de chacun de ses gestes émanait ce parfum capiteux que Frédérique détestait.Et celle-ci tremblait de haine et de colère en la regardant.\u2014 Oui, c\u2019est vraiment formidable ! reprenait Danièle.Dites-donc, vous n\u2019êtes pas trop mal à l\u2019aise parmi vos nouvelles grandeurs ?Cela doit tout de même faire un changement de la cabane de la mère Plantier au château de Mauperthuis ! Frédérique eût voulu trouver une phrase, un mot cinglant à lui répondre, mais sa pensée ne lui suggérait rien.\u2014 Ainsi, dit Danièle, vous revenez fidèlement voir cette chère Mlle Varades ?Au prix d\u2019un immense effort, Frédérique réussit à dire, d\u2019une voix à peu près normale : [ Lire la suite page 54 ] Dans sa livraison d\u2019avril, LA REVUE POPULAIRE publiera un roman d\u2019amour d\u2019ANNIE ACHARD : SOUS LE SOLEIL DE FEU SAVAGE SHOES LIMITED PRESTON, ONTARIO Montréal, mars 1953 53 a trois è\\mez.'\tmais ce Gâteau \u2018MAGK A L L /*\t!\tI r * I ~\tau Beurre d\u2019Arachides t\\ 1 fixement Ï^CU^,.,\t°* économique, aussi! \u2022-[Suite de la page 29] sent bien dorées, les égoutter sur un papier brun.Eviter de les entasser les unes sur les autres car elles se ramolliraient.Au moment de servir, on peut les plonger de nouveau dans de la friture bouillante.Salade verte Mettre dans un saladier un mélange de laitue, de chicorée et de feuilles de céleri.Servir accompagné d\u2019une sauce mousseline faite comme suit : Sauce mousseline : Battre V2 tasse de crème à fouetter, y ajouter le jus d\u2019un citron ou 1 c.à tb.de vinaigre, du sel, du poivre et du paprika.Pouding au tapioca aux pommes Peler et tailler en tranches minces 3 ou 4 pommes.Saupoudrer d\u2019une % tasse de sucre.Asperger avec le jus et le zeste râpé d\u2019un citron.D\u2019autre part, faire cuire V2 tasse de tapioca pulvérisé dans 3 tasses d\u2019eau chaude jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit transparent.Verser sur les pommes et couvrir.Cuire au four de 300° F.jusqu\u2019à ce que les pommes soient tendres.Découvrir sur la fin de la cuisson.Servir chaud ou froid avec crème douce ou fouettée.\u2022 Soupe aux pois à la canadienne Tranches de flétan farcies Sauce soubise Croquettes de légumes duchesse Salade aromatique à la mayonnaise Pouding au citron Soupe aux pois à la canadienne Laver et trier 2 tasses de pois, les faire tremper la veille au soir dans 2 pintes d\u2019eau.Le lendemain matin, les mettre à cuire dans la même eau en y ajoutant 1 oignon émincé, 2 carottes et V2 livre de lard salé.Ajouter une autre pinte d\u2019eau et laisser cuire jusqu\u2019à ce que les pois soient bien tendres, et que le bouillon soit onctueux.Ajouter quelques brindilles de sarriette, V2 heure avant la fin de la cuisson.Vérifier l\u2019assaisonnement et au besoin, ajouter sel et poivre.Tranches de flétan farcies Avoir 2 belles tranches de flétan de 1\tlivre chacune.Etendre sur une de ces tranches la farce suivante : Faire cuire 2 oignons tranchés dans 2\tc.à tb.de saindoux ou de shortening et très peu d\u2019eau jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient tendres.Ajouter 1 tasse de mie de pain pressée, 1 oeuf légèrement battu, sel et poivre, quelques brindilles de persil frais haché.Si la farce n\u2019est pas ferme, on peut y ajouter un peu de mie de pain.Mettre par-dessus cette farce l\u2019autre tranche de flétan.Badigeonner le dessus de beurre ou d\u2019huile et faire cuire au four de 350° F.1 heure environ.Servir avec croquettes de légumes duchesse.Croquettes de légumes duchesse Faire cuire 1 tasse de panais coupés en tranches minces, 1 tasse de carottes également tranchées, 1 tasse de pommes de terre coupées en dés, un petit oignon émincé dans très peu d\u2019eau bouillante salée, % tasse environ.L\u2019eau doit être complètement absorbée après la cuisson.Passer en purée.Ajouter 2 c.à tb.de beurre et 1 oeuf.Battre jusqu\u2019à ce que la purée soit légère.Façonner en carrés de % pouce d\u2019épaisseur.Passer dans de la chapelure, mettre sur une lèchefrite beurrée et cuire au four en même temps que le poisson jusqu\u2019à ce que les croquettes soient bien dorées.Salade aromatique à la mayonnaise Faire gonfler dans % de tasse d\u2019eau froide 1 c.à tb.de gélatine et verser au-dessus 1 tasse d\u2019eau bouillante pour dissoudre parfaitement.Ajouter 2 c.à tb.de miel ou de sucre, 1 c.à thé de sel, Vi de tasse de vinaigre, 1 c.à thé de menthe séchée et pulvérisée.Quand le mélange commence à prendre, y incorporer 1 tasse de carottes râpées, 2 tasses de chou haché très fin, 2 c.à tb.de piment vert.Verser le tout dans de petits moules humectés d\u2019eau froide et faire prendre bien ferme.Servir sur feuilles de laitue avec mayonnaise.Mayonnaise : Mettre dans un bol un oeuf, 1 c.à thé de sel, 2 c.à thé de moutarde puis 1 c.à thé de sucre.Battre juste pour opérer le mélange.Ajouter graduellement très peu à la fois au début, 2 tasses d\u2019huile à salade et en dernier lieu, 2 c.à tb.de bon vinaigre.Quand la mayonnaise est tout à fait terminée, y verser 2 c.à tb.d\u2019eau bien bouillante et battre au moussoir 1 minute.Pouding au citron Mettre dans un bol % tasse de sucre, 4 c.à tb.de farine, % de tasse de lait chaud, le jus et le zeste râpé d\u2019un citron, 1 c.à tb.de beurre et 3 jaunes d\u2019oeufs battus.Bien mélanger et y incorporer délicatement 3 blancs d\u2019oeufs battus bien fermes.Verser dans un plat à pouding beurré ou des petits moules individuels et cuire au bain-marie au four à 350° F.35 à 40 minutes ou jusqu\u2019à ce que le tout soit bien ferme.Le bain-marie au four consiste à placer le plat à pouding dans une lèchefrite contenant au moins 1 pouce d\u2019eau chaude.m GATEAU MAGIC\u2019 AU BEURRE D\u2019ARACHIDES C.re gâteau est riche en saveur\u2014 en apparence\u2014et en éléments nutritifs! Seul le coût en est modique! Et quels éloges il vous attirera, lorsqu\u2019on saura que vous l'avez fait vous-même! Pour des pâtisseries richement originales et variées, rien n\u2019égale la Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019 dont l\u2019efficacité a été si souvent éprouvée! 3 sur 4 des ménagères canadiennes emploient la Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019.Elle protège vos autres ingrédients .et coûte moins de 1^ par cuisson ordinaire! 2Vi tasses farine à pâtisserie tamisée une fois ou 214 tasses farine à toutes fins tamisée une fois 4 c.à thé Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019 Vi c.à thé sel 9 c.à table beurre Vs tasse beurre d\u2019arachides 1\t14 tasse cassonade légèrement tassée 2\toeufs, bien battus 1 tasse lait 1 c.à thé vanille Graissez 3 moules ronds à gâteau-étage de 8\" et recouvrez les fonds d\u2019un papier graissé.Chauffez le four d\u2019avance à 375° (modéré).Tamisez ensemble trois fois, farine, Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019 et sel.Défaites en crème le beurre d\u2019arachides et le beurre ensemble; in-corporez-y graduellement la cassonade en mélangeant.Ajoutez peu à peu les oeufs bien battus, battant bien après chaque addition.Mesurez le lait et ajoutez-y la vanille.Ajoutez le mélange de farine au mélange crémeux, environ 34 à la fois, alternant avec 3 additions de lait et combinant légèrement après chaque addition.Versez dans moules préparés.Cuisez environ 20 minutes au four chauffé d\u2019avance.Réunissez les gâteaux refroidis avec une partie du Glaçage au Beurre d\u2019arachides et Chocolat suivant.Glacez le gâteau avec reste du glaçage et décorez d\u2019arachides salées entières.GLAÇAGE AU BEURRE D\u2019ARACHIDES ET CHOCOLAT: Défaites en crème ensemble, 4 c.à table beurre et 4 c.à table beurre d\u2019arachides; ajoutez quelques grains sel.Incorporez-y 334 tasses sucre à glacer tamisé, alternant avec environ 9 c.à table crème portée au point d\u2019ébullition.Lorsqu\u2019une partie de la crème aura été ajoutée, incorporez, en agitant, 2 onces chocolat fondu non sucré.N\u2019employez la crème qu\u2019en quantité suffisante pour donner un glaçage qui s\u2019étende bien.Ajoutez, en brassant, 34 c- à thé vanille. 54 La Revue Populaire b HÂfc mb fijJb bHl CWUb ! Gaine y-933 SOUTIEN-GORGE 11-00 MAH0U6 OÉPDSte Y W\\RNERS PARISIAN CORSET MFG.CO.LTD .Québec \u2022 Montréal \u2022 Toronto Confiez a Warner le soin de mettre en valeur votre silhouette.Cette gaine Sta-Up-Top soulignera vos formes h la perfection .elle vous apportera un soutien ferme mais délicat et vous donnera celle taille de nymphe si recherchée.Le soutien-gorge A'Ltire qui l'accompagne est confectionné en satin élastique et doté de goussets extensibles.Gaines et soutien-gorge blancs, roses ou noirs, au choix.de £twder étfâecüde Etes-vous déprimée! Nerveuse! Sans énergie! 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Et comme Serge va le regretter ! R est enchanté, vous savez, que sa pièce soit jouée à Paris.Je pense que vous comprenez combien c\u2019est important pour notre carrière à tous les deux.Cette manière d\u2019unir son sort à celui de Serge fit frémir Frédérique et tous les serpents éveillés de sa jalousie dressaient à nouveau leurs têtes sifflantes dans son coeur.La haine la fit trembler ; un violent désir la prit de planter ses ongles dans cette figure blonde et rose qui la raillait.Mais qu\u2019y eût-elle gagné ?Dans un sursaut de volonté, elle dompta cette créature sauvage dont la présence en elle lui avait déjà fait tant de mal et elle répondit avec une insolence voulue : \u2014 Oh ! je comprends très bien ! Et je vous souhaite tout le succès que mérite votre.habileté ! Maintenant, il faut que je me sauve.Bonsoir ! Elle fit un petit salut, sans tendre la main, et se dirigea vers sa voiture, tandis que Danièle s\u2019éloignait, laissant un sillage de son détestable parfum.Mais maintenant, Frédérique oubliait de monter dans la voiture dont Firmin respectueusement tenait la portière ouverte et où Néro était déjà installé.Elle restait 'là sur le trottoir, les yeux fixes, comme en proie à un douloureux enchantement.La nécessité de faire front ne la soutenant plus, elle baissait une tête accablée.Pourtant, de quoi se fût-elle plainte ?N\u2019avait-elle pas dans sa fureur démente renvoyé elle-même Serge à Danièle ?Ne s\u2019était-elle pas elle-même dépouillée de tout, même de l'espérance ?XII Mde Mauréau avait coutume de faire le voyage de Paris et d\u2019y rester quelques jours quand un antiquaire lui signalait une pièce susceptible de l\u2019intéresser.Et, lorsqu\u2019un jour il annonça son intention de se rendre dans la capitale pour assister à la vente aux enchères d\u2019une collection célèbre, Frédérique lui demanda de l\u2019emmener.Le vieux monsieur commença par hocher la tête en disant de sa manière sarcastique : \u2014 Naturellement, vous avez envie de connaître les magasins, couturiers et modistes parisiens ! Vous ne seriez pas femme s\u2019il en était autrement ! H l\u2019examina d\u2019un oeil froidement critique, qui s\u2019attarda à la pâleur des joues, à ses yeux plus profonds, plus cernélf d\u2019ombre et reprit : \u2014 D\u2019ailleurs, je crois qu\u2019un changement vous fera du bien.Depuis, quelque temps sans vouloir vous blesser, vous revenez jaune comme un coing et cela ne vous avantage pas.Je vous emmènerai donc selon votre désir.Par exemple, ne comptez pas sur moi pour vous piloter dans les magasins et les spectacles ! Mon dévouement ne va pas jusque là ! Il ajouta en frottant son lorgnon : \u2014 Votre cousin Rodolphe me suppléera avantageusement.La jeune fille se souciait aussi peu que possible des magasins et des couturiers et, en allant à Paris, elle n\u2019avait qu\u2019une idée : voir représenter la pièce de Serge, créée depuis quelque temps au théâtre Montaigne, et dont les journaux parlaient favorablement ; il lui semblerait ainsi se rapprocher du jeune homme.Mais elle ne voulait rien dire de son intention ni à son grand-père ni à Rodolphe.En effet, la conduite de Serge, qui s\u2019était abstenu de paraître à Mauper-thuis, se contentant d\u2019échanger avec M.de Mauréau la correspondance indispensable, suscitait parfois de la part du châtelain des réflexions ironiques ; on eût dit que celui-ci, avec son infernale malice, soupçonnait quelque chose de ce qui s\u2019était passé entre Frédérique et le jeune homme.Et une ombrageuse pudeur empêchait la jeune fille de révéler son désir, de crainte de remarques ou de réflexions gênantes.Son projet ne fut pas facile à réaliser, car si M.de Mauréau vaquait à ses affaires sans s\u2019occuper d\u2019elle, par contre, Rodolphe, de plus en plus assidu, ne la quittait pas et elle voyait avec désespoir s\u2019approcher le moment de retourner à Mauperthuis sans y être parvenue.Enfin, un soir, elle risqua le tout pour le tout.Prétextant la fatigue, elle refusa les bons offices de Rodolphe qui voulait l\u2019emmener au cinéma et gagna sa chambre d\u2019où elle sortit un peu plus tard pour appeler un taxi et se faire conduire au théâtre Montaigne.Et, dissimulée parmi les spectateurs, elle assista à la représentation.La pièce connaissait un réel succès ; un tonnerre d\u2019applaudissements salua la fin du dernier acte et la jeune fille avait les larmes aux yeux émue et fière de penser que l\u2019oeuvre que Ton applaudissait était celle de l\u2019homme qu\u2019elle aimait.Puis les spectateurs commencèrent à s\u2019écouler, échangeant entre eux des commentaires flatteurs et, Frédérique, après être restée un certain temps à sa place, attendant elle ne savait quoi, se décida à sortir.Le froid brouillard de novembre noyait les contours des choses ; les rues tournaient étroites et noires ; de loin en loin, se reflétait la façade éclairée d\u2019un bar d\u2019où venaient des bruits de voix et des rires.Les spectateurs frileusement emmitouflés montaient dans des voitures ou se hâtaient vers les stations de métro.La jeune fille cherchait un taxi du regard quand elle entendit à peu de distance, un rire dont le son reconnu la traversa comme un coup de couteau.Elle regarda dans la direction d\u2019où venait ce rire, la lumière d\u2019un globe électrique éclairait en plein le fier visage brun de celui qui riait, le visage que Frédérique portait en son coeur.Elle ébaucha le mouvement de s\u2019élancer vers Serge, mais la main qu\u2019elle [ Lire la suite page 59 ] Montréal, mars 1953 55 PETITES ÉLÉGANCES No 4233 \u2014 Le petit boléro qui accompagne cette robe en fait le vêtement idéal en toute saison.Grandeurs 1 à 6.Métrage requis pour taille 2 : Robe : IV2 en 35\".ou 39\".Boléro : % v.en 35\", % v.en 39\".Prix 35é 4233 No 4232 \u2014 Un plastron de couleur unie, à bords festonnés, orne le corsage de cette robe rayée.Grandeurs 1 à 6.Métrage requis pour taille 1 : 1% v.en 35\".Plastron et ceinture : % v.en 35\".Col et poignets : % v.en 35\".Prix 35c No 4235 \u2014 A Pâques, notre petite demoiselle porte cet ensemble comprenant robe à manches bouffantes et manteau à empiècement carré.Grandeurs G ms à 3 ans.Métrage requis pour taille 3 : Robe : IV2 v.en 35\", 1% v.en 39\", IV2 v.en 44\".Manteau : 1% v.en 35\", IV2 v.en 39\", lVs v.en 54\".Prix 35é TOUS CES PATRONS SIMPLICITY SONT IMPRIMES EN FRANÇAIS.SI vous ne pouvez vous procurer ces patrons SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les.avec le montant requis, à l'adresse suivante : Patrons de \"La Revue Populaire\", Dominion Patterns Ltd., 74 Yorlcville Avenue, Toronto 1.Ont.SI vous habitez les Etats-Unis, adressez-vous à Simplicity Patterns.200 Madison Avenue, New York City, U.S.A.* Quoi de neuf pour votre confort?* par 0ÜU£I| 1 Bien que je sois d\u2019origine purement chimique, lorsqu\u2019arrive le jour de la | St-Patrice, je deviens aussi I rlandaise que \u201cBlarney Stone\u201d! C\u2019est sans doute que tous nous aimons les défilés, les fanfares | \u2014et toutes les occasions de réjouissances! I Donc, si vous me voyez dans un défilé à la St-Patrice, ne soyez pas surprises.\u201cJoli\u201d est bien le mot qui qualifie le nylon \u2014 spécialement sous forme de cos nouvelles gaines et soutien-gorge.Il faut réellement les avoir vus pour croire qu\u2019en maintenant si bien la ligne, ils puissent paraître si délicats et si coquets.Qu\u2019ils soient en dentelle ou en très fine broderie de nylon ou encore en façonné, ils sont simplement magnifiques .et le filet de nylon est doux et confortable tout en étant parfaitement ferme.Et, bien entendu, la raison pour laquelle la plupart des femmes préfèrent les dessous et soutien-gorge en nylon est qu\u2019ils se lavent si merveilleusement et restent neufs si longtemps.Pensez-y en faisant vos achats.Attendez d\u2019avoir vu les nouveaux tissus de nylon dans les magasins! Ils sont si jolis! Splendides imprimés, tissus ultra-fins aux magnifiques effets de rayures, de cloqués, etc.et quelles couleurs! «aS-rKKî* On parle beaucoup du couronnement, et comme j\u2019espère bien aller à Londres, je me fais faire de nouveaux vêtements pour cette occasion.Un sage conseil si vous devez voyager \u2014 vous ne trouverez rien de si léger, qui prenne si peu de place dans les bagages, qui soit si facile à laver et qui sèche aussi rapidement que le nylon ! Il ne demande qu\u2019un léger repassage \u2014 il peut même s\u2019en passer!\u2014et il a toujours l\u2019air frais et neuf.CANADIAN INDUSTRIES LIMI NY-53-IF\t©1952 (XL Avant l\u2019apparition du printemps, les dames lasses de l\u2019hiver songent aux attrayantes robes imprimées qu\u2019elles porteront sous leur manteau en attendant les faveurs du soleil.Les nouvelles robes imprimées en nylon sont ravissantes et leurs couleurs, merveilleuses ! Jolis motifs à cravate, ou fleurs délicates.Et \u2014 à en juger par vos lettres \u2014 vous savez qu\u2019il n\u2019existe pas de tissu à robe plus pratique que le nylon.Que vous choisissiez un tricot imprimé ou une étoffe tissée et crêpée -vous aurez une nouvelle robe agréable à porter \u2014 et facile à entretenir: elle ne se froissera ni ne se chiffonnera; elle se lavera et séchera en un clin d\u2019oeil, et un léger coup de fer la fera paraître neuve \u2014 même après de nombreux lavages.Chaque maman qui fait de la couture s\u2019intéresse à la \u201cSemaine de la Couture\u201d.On trouve tant d\u2019idées utiles dans les journaux, les revues et dans les magasins.Je voudrais y ajouter ma contribution en suggérant que, lorsque vous cousez des tissus de nylon, vous employiez toujours du fil et des garnitures de nylon.Ainsi, toutes les coutures auront meilleure apparence et seront plus solides.Et si vous désirez un exemplaire de ma brochure \u201cComment confectionner des vêtements en nylon\u201d, vous n\u2019avez qu\u2019à m\u2019écrire (Nancy Nylon, dêp.99, C-l-L House, Montréal) et je vous en adresserai un.Vous verrez qu\u2019il vous sera utile.La prochaine fois que vous irez faire vos achats \u2014 regardez les meubles recouverts de nylon.Vous en verrez une variété de couleurs et modèles nouveaux.Inutile de vous dire avec quelle facilité le nylon s\u2019adapte au foyer.Extrêmement durable et résistant, il conserve sa beauté et sa fraîcheur en dépit des assauts d\u2019une marmaille agitée! TED \u2022 MONTREAL \u2022 CANADIAN INDUSTRIES LIMITED \u2014Kydm\u2014 LA CHIMIt AU SCIVlCf Dit CANADIEN* 56 La Revue Populaire A TOUTS D'IMPORTANCE No 4217 \u2014 Une blouse printanière qui se présente en deux versions : sans manches avec grandes poches piquées ou avec manches courtes, col et devants festonnés- Grandeurs 12 à 42.Métrage requis pour taille 14 : Sans manches : 1% v.en 35\", IV2 v.en 35\".Manches courtes : 1% v.en 35\", 1% v.en 39\", 1% v.en 54\".Prix 35e No 4216 \u2014 Cette marinière est accompagnée d'un gilet cardigan bordé d\u2019un col Peter Pan.Grandeurs 12 à 20.Métrage requis pour taille 12 : Blouse et garniture du gilet : 1% v.en 35\", ou 39\", 1 v.en 54\".Jaquette : 2Vs v.en 35\", 1% v.en 39\" 1% v.en 54\".Prix 35*v *1* SS&MS l&giP- wmm*.\u2014WW tëZSag Wffyi \t\tnmai 1 ¦' '\u2022¦r / .t-jf-v 4l*» \tÀ'NAÉ!- /'J\t m ¦*¦ ' si\t\tII White S les petits vec bwan surplus com beaucoup fort .il dure telle ment plus longtemps! oux .et pourtant si .LlifWri r'un\"^ et vous obtenez 100 feuilles de plus an même prix 2 rouleaux \u2014 1500 feuilles .économisez cliaque semaine tout en achetant la n MME ¦I Luhüii:\u201d* N54-R-10046 "]
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