Reflet de société /, 1 janvier 2020, Été 2020, Vol. 28, No 3
[" Grandir dans le silence R e l e t d e S o c i é t é V o l .2 8 n o 3 é t é 2 0 2 0 U n r e g a r d d i f é r e n t s u r n o t r e s o c i é t é 2 re?etdesociete.com 3 re?etdesociete.com Éditorial Raymond VigeR www.raymondviger.wordpress.com re?etdesociete.com 4 Le processus suicidaire est la somme de plusieurs facteurs qui augmentent le stress et le désespoir.Depuis les années 1990, le taux de suicide diminue d\u2019année en année au Québec, étant passé de 22 décès pour 100 000 habitants, à 12.4 en 2017, soit près de deux fois moins de suicides par année.À quoi peut-on s\u2019attendre pour 2020, avec la pandémie que nous traversons?En réalité, malgré tous les modèles que les chercheurs peuvent échafauder, personne ne peut le savoir.Parce qu\u2019il y a des facteurs aggravants et d\u2019autres qui diminuent le risque.Par exemple, perdre son emploi, ne plus savoir comment payer son loyer et acheter son épicerie peut faire augmenter radicalement le stress et l\u2019anxiété.Par contre, apprendre que le gouvernement va remettre une Prestation canadienne d\u2019urgence pour soutenir ceux qui sont touchés et les aider à traverser la pandémie aura l\u2019efet contraire.Les écoles étant fermées, le stress relié à la réussite scolaire peut diminuer.Mais parallèlement, la violence, le harcèlement et l\u2019intimidation que certains y vivent diminueront aussi.Chaque personne adoptera une attitude diférente face aux facteurs aggravants ou à ceux qui peuvent la sécuriser.Le niveau d\u2019anxiété ou de calme variera donc d\u2019un individu à l\u2019autre.Dans un même milieu de vie, certains réagiront dans un sens tandis que d\u2019autres iront directement à l\u2019opposé.Une chose est sûre, cependant.Au sortir d\u2019une crise, les gens fragiles et vulnérables ont de la di culté.Ils voient les personnes de leur entourage pro- iter de la vie et passer à autre chose.La crise est derrière eux et l\u2019heure est aux réjouissances.Mais pour l\u2019âme en peine, voir les autres dans la joie et le bonheur ne fait qu\u2019ampliier le sentiment de solitude et de tristesse qui l\u2019accable.En tant qu\u2019intervenant de crise auprès de personnes suicidaires, même si les statistiques globales démontrent que le suicide n\u2019est présentement pas un problème au Québec, je peux dire que la pandémie a fortement ébranlé la communauté de jeunes que nous accompagnons.Parce que ces jeunes étaient confortés par une routine.Et que celle-ci n\u2019existe plus.Briser une routine peut en insécuriser plus d\u2019un.Et lorsque la crise tirera à sa in, certains en sortiront grandis et plus forts.D\u2019autres, plus vulnérables et plus fragilisés.Gardons un œil ouvert sur nos proches.Notre présence, notre réconfort et notre soutien peuvent changer les choses.Pour vous aider à reconnaître les signes avant-coureurs de la crise suicidaire, nous vous ofrons un accès gratuit à notre guide d\u2019intervention auprès de personnes suicidaires.Disponible en français et en anglais, Epub ou PDF.Toutes les informations sur www.reletdeso- ciete.com.Prenez soin de vous et de vos proches.Tous ensemble, nous pourrons passer au travers.Suicide en période de pandémie 5 re?etdesociete.com 6 reletdesociete.com ReletdeSociété Service aux abonnés Changement d\u2019adresse 514-256-9000 info@reletdesociete.com Directrice administrative Danielle Simard 514-256-9000 journal@journaldelarue.ca PUBLICITÉ ET COMMANDITE Éditeur / Rédacteur en chef Raymond Viger 514-256-9000 raymondviger@hotmail.com Collaborateurs Louise Gagné, Jean-Claude Leclerc, Nicole Viau, Delphine Caubet Correction Simon-Claude Gingras.Pupitre Danielle Simard Journalistes Geneviève Raymond, Frédéric lebeuf, Aurélie Thibault, Anne Reitzer, Pauline Goyon, Sarah Langot, Delphine Caubet, Genevièeve Doray, Ada Luna Salita Conception graphique Danielle Simard Illustrateur Rémi Jean-Lefebvre Photo couverture Jean-Sébastien Baciu Notre mission: Le Journal de la Rue est un organisme à but non lucratif qui a comme principale mission d\u2019aider les jeunes marginalisés à se réinsérer dans la vie socioéconomique en favorisant leur autonomie.Membre: \u2022 Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) \u2022 Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM) \u2022 Magazine Canada (CMPA) \u2022 Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) \u2022 Regroupement des organismes communautaires jeunesse du Québec La reproduction totale ou partielle des articles pour un usage non pécuniaire est autorisée à condition d\u2019en mentionner la source.Les textes et les dessins qui apparaissent dans Relet de Société sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.Relet de Société est un magazine édité par le Journal de la Rue qui traite de multiples thématiques socioculturelles (violence, santé, environnement, prostitution.).Nous proposons des solutions et des ressources.Ne me jette pas, passe-moi à un ami 8,95$ l\u2019unité.goo.gl/dE51DH 625 av De La Salle, 3e étage Montréal, Qc H1V 2J3 Tél: 514-256-9000 \u2022 Fax: 514-256-9444 \u2022 Sans frais: 1-877-256-9009 info@reletdesociete.com \u2022 refletdesociete.com ISSN : 1711-7860 Le trouble de stress post- traumatique ou TSPT Selon l\u2019Association canadienne pour la santé mentale, le TSPT est une maladie mentale qui survient à la suite d\u2019un événement traumatisant.Celui-ci met en danger la sécurité, la santé ou l\u2019intégrité de la victime.Il est souvent inattendu et génère un sentiment d\u2019impuissance chez la personne qui le subit.Le TSPT survient soit immédiatement, soit quelque temps après l\u2019épisode.Il inclut des symptômes tels que l\u2019insomnie, le stress ou les lashbacks.Par exemple, une personne atteinte peut avoir des cauchemars lui rappelant la situation antérieure, ou vivre dans un état d\u2019anxiété constant, c\u2019est-à-dire se sentir en danger même lorsqu\u2019elle est en sécurité.La victime peut aussi éviter tout contexte susceptible de lui rappeler cette situation.Ce trouble est souvent lié à la dissociation, c\u2019est-à-dire l\u2019impression d\u2019être détaché de la réalité.Ce ne sont pas tous les traumatismes qui causent un TSPT, et les facteurs qui y mènent sont nombreux et complexes.Source: Association canadienne pour la santé mentale L\u2019écoanxiété La peur chronique de la détérioration de l\u2019environnement et du réchaufement climatique se nomme écoanxiété.Elle est de plus en plus courante et étudiée 7 re?etdesociete.com par des professionnels.L\u2019exposition constante à des articles traitant de catastrophes écologiques est une des causes de cette anxiété grandissante.Elle peut causer de l\u2019insomnie, des crises de panique, de l\u2019impuissance et de la colère.Les jeunes en sont plus afectés, car c\u2019est de leur avenir qu\u2019il s\u2019agit.Certains remettent même leurs aspirations et leurs rêves en question.Les meilleurs moyens de lutter contre l\u2019écoanxiété demeurent la mobilisation sociale et le militantisme écologique.L\u2019isolement et le sentiment d\u2019impuissance peuvent être atténués par le fait d\u2019en parler et de retrouver une emprise sur le cours des choses.Source: Christina Popescu, doctorante en psychologie La théorie de l\u2019attachement Le psychiatre John Bowlby a formulé la théorie de l\u2019attachement, laquelle concerne la relation d\u2019attachement d\u2019un enfant à ses tuteurs.Cet attachement aura un impact sur les relations sociales de l\u2019enfant tout au long de sa vie.Pour construire une relation solide entre les parents et l\u2019enfant, ce dernier doit se sentir en sécurité, coniant et digne d\u2019afection et d\u2019amour.Bowlby présente quatre types d\u2019attachement, soit sécurisant, anxieux, distant ou désorganisé.L\u2019attachement sécurisant se manifeste dans l\u2019âge adulte par une bonne estime de soi et des relations aisées avec autrui.L\u2019attachement anxieux se traduit plutôt par une peur de l\u2019abandon et de la codépendance.L\u2019adulte distant, quant à lui, évite l\u2019intimité et la proximité.L\u2019attachement désorganisé comporte des caractéristiques des deux précédents modèles.Le comportement qui en découle est souvent imprévisible et incohérent.Ces modèles s\u2019assimilent au cours des premières années, voire des premiers mois d\u2019une vie et ont des conséquences permanentes.C\u2019est pourquoi les modèles d\u2019attachement peuvent même se répéter d\u2019une génération à l\u2019autre.Source: Jean Labbé, professeur titulaire de pédiatrie à l\u2019Université Laval L\u2019asexualité L\u2019asexualité est une orientation sexuelle comme l\u2019homosexualité ou la pansexualité.1% de la population s\u2019y identiie.Elle ne constitue ni une absence de libido, ni une dysfonction, mais plutôt une absence plus ou moins grande d\u2019attirance sexuelle.Cette attirance mitigée peut faire partie du spectre de l\u2019asexualité.Celui-ci inclut aussi la demisexualité et la gray- sexualité.Les asexuels éprouver des attirances romantiques, être en couple et avoir des relations interpersonnelles saines et épanouies; puisque cette identité touche peu de personnes, sa bonne compréhension reste souhaitable pour que les asexuels se sentent moins seuls ou incompris dans une société aussi sexualisée que la nôtre.Source: Association pour la visibilité asexuelle La dysmorphie corporelle La peur de la dysmorphie corporelle (PDC) est un trouble mental caractérisé par une obsession à propos d\u2019un ou de plusieurs défauts physiques, légers ou imaginaires.Elle devient prob l é m a t i q u e l o r s q u \u2019e l l e i n t e r f è r e dans le quotidien de la personne atteinte.Bien que cette peur puisse être associée aux troubles de l\u2019alimentation comme l\u2019anorexie ou la boulimie, elle en est indépendante.Elle fait cependant partie du spectre du trouble obsessionnel compulsif (TOC).La personne atteinte se sent uniquement comme un objet esthétique et peut vouloir éviter des situations sociales après avoir été afectée par des facteurs comme la vue de son relet dans un miroir, une photographie, ou la sensation d\u2019être gonlée.La PDC afecte autant les femmes que les hommes, se manifeste à l\u2019adolescence et peut perdurer à l\u2019âge adulte.Dans certains cas, elle mène à une faible qualité de vie, à la dépression et même au suicide.Source: Le Psychologue Marc- André Bernard et Annie Taillon, doctorante en psychologie 8 reletdesociete.com Sylvie tombe enceinte à 30 ans.Elle a une grossesse sereine, un conjoint aimant et des rêves plein la tête.Le 6 juin 1996, Alexia naît enin.Une jolie petite ille brune aux yeux marron, « un beau bébé », comme on dit.Mais à mesure que les jours et les mois passent, Alexia ne fait que pleurer.Même si Sylvie essaie de la consoler, de la comprendre, rien n\u2019y fait.Sylvie constate qu\u2019il y a quelque chose d\u2019anormal : « En tant que maman, on ressent certaines choses et je voyais qu\u2019Alexia n\u2019allait pas bien.» Son entourage aussi se pose des questions.Certains trouvent qu\u2019il y a quelque chose dans son regard, quelque chose que n\u2019a pas la majorité des bébés.Sylvie se rend alors plusieurs fois à l\u2019hôpital consulter en pédiatrie.Tout le monde lui dit de ne pas s\u2019inquiéter, qu\u2019il est normal qu\u2019un bébé pleure.Mais Sylvie n\u2019en démord pas.Après plusieurs rencontres, les médecins décident enin de faire passer à Alexia une batterie de tests qui s\u2019étendra sur plusieurs mois, pour comprendre ce qui ne va pas.Enin un diagnostic Durant toute cette attente, Alexia ne communique pas.Elle ne parle pas, ne reconnaît pas son prénom, marche en rond et n\u2019aime pas être touchée.« C\u2019est un sentiment di cile à vivre, raconte Sylvie, de voir son enfant tomber et de ne pas pouvoir Une maman (presque) comme les autres par anne reitzer 9 reletdesociete.com la prendre dans ses bras.Pour moi, en tant que mère, c\u2019était un échec.» Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019âge de 2 ans et 8 mois que les médecins posent un diagnostic: Alexia est atteinte d\u2019hyperactivité, d\u2019autisme et de déicience profonde.La di cul- té, pour ces types de troubles, est de trouver une médication appropriée.Il faudra attendre une dizaine d\u2019années avant qu\u2019Alexia ait enin le traitement adéquat.Pendant ce temps, plusieurs thérapies sont tentées: d\u2019abord par les odeurs, pour apprendre à déglutir, puis par pictogrammes, pour comprendre une idée.Étant donné qu\u2019Alexia ne parle pas, il faut trouver un moyen de communiquer.Ce sont les images: « Elle réagissait très bien aux images.Je lui montrais un bus, elle savait que c\u2019était pour se rendre à l\u2019école.Mais je ne trouvais pas ça assez réaliste alors au lieu de lui montrer ces images dessinées, je lui montrais des photos.Par exemple, quand je lui montrais la photo du logo de St-Hubert, elle savait qu\u2019on allait manger du poulet.» Alexia est une grande gourmande, conie Sylvie.« On m\u2019a dit que c\u2019était rare chez les autistes d\u2019aimer manger.Alexia adore ça.Alors, je me suis dit que j\u2019allais utiliser encore un autre système, celui des récompenses.» C\u2019est ainsi que Sylvie se rapproche de sa ille et surtout, peut la prendre dans ses bras et l\u2019embrasser.Tout un dé?! En parallèle, la relation de Sylvie et du père d\u2019Alexia s\u2019étiole.Alexia demande beaucoup d\u2019attention et les deux parents n\u2019ont pas beaucoup de repos.C\u2019est pourquoi ils décident de demander du répit.Au début, une personne vient une in de semaine par mois s\u2019occuper d\u2019Alexia à la maison, puis une fois par deux semaines, puis deux heures par jour.« Je pensais que cette personne ne pouvait pas véritablement nous aider.Tout tournait autour d\u2019Alexia, alors je ne savais pas vraiment quoi faire.Mais inalement, j\u2019y ai pris goût.Je pouvais sortir, faire mon épicerie\u2026 Plein de choses que je ne faisais presque plus », explique Sylvie. Malgré toute leur bonne volonté, Sylvie et son conjoint décident de se séparer: « On s\u2019était organisé pour la garde d\u2019Alexia ; une semaine chacun, mais avec une journée de congé au milieu de la semaine, car c\u2019était beaucoup trop psychologiquement et physiquement.» Sylvie court dans tous les sens et travaille à temps plein.« Je vivais ma séparation comme un échec, et le fait que ma ille n\u2019accepte pas que je la touche faisait que je ne me sentais pas valorisée.C\u2019était indispensable pour moi de garder mon travail\u2026 Même si je n\u2019en pouvais plus, même si cette fatigue me rendait un peu gaga, je me disais que je ne placerais jamais ma ille.Je voyais ça comme un échec, je ne voulais pas qu\u2019elle fasse pitié\u2026 Puis, je me suis rendue à l\u2019évidence que je ne me défaisais pas de mon rôle de parent, mais plutôt qu\u2019il me dépassait.» Du répit pour Sylvie Durant cette période, Sylvie rencontre un nouvel homme et c\u2019est certainement l\u2019amour qui l\u2019aide à tenir bon: « C\u2019est un homme qui m\u2019a aimée et qui a aimé ma ille.Avec son amour, il m\u2019a amenée ailleurs.Même si c\u2019est ini aujourd\u2019hui entre nous, je dois dire qu\u2019il m\u2019a beaucoup apaisée durant cette tempête.» C\u2019est lorsqu\u2019Alexia soule sa 9e bougie que Sylvie décide enin Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019âge de 2 ans et 8 mois que les médecins posent enin un diagnostic: Alexia est atteinte d\u2019hyperactivité, d\u2019autisme et de déicience profonde. 10 reletdesociete.com de la conier en garde.« Ç\u2019a été la chose la plus di cile à faire et à vivre ».Alexia est gardée par diférentes personnes, dont Marjolaine, de la résidence Briand.« Elle la chérissait comme sa propre ille.Je me suis dit que j\u2019allais enin pouvoir avoir une vie normale », conie la mère.Mais Marjolaine tombe malade et n\u2019est plus capable de s\u2019occuper de la petite.Depuis, Alexia s\u2019est trouvé un nouveau foyer chez Angèle.« Mon ange », comme aime l\u2019appeler Sylvie.Alexia vient d\u2019achever trois années au sein de l\u2019école Alphonse Desjardins, qui accueille des élèves de 13 à 21 ans vivant avec une déicience intellectuelle de moyenne à profonde, avec ou sans trouble du spectre de l\u2019autisme: « L\u2019équipe a été extraordinaire, pleine d\u2019amour pour ses enfants.En tant que maman, même si je la vois plus proche du personnel, je suis contente de constater qu\u2019elle peut créer des liens parce que je pensais qu\u2019elle n\u2019y arriverait pas », raconte Sylvie. Un jour à la fois Pour son bal de in d\u2019année, Alexia porte une belle robe noire avec des chaussures pailletées: « Elle capotait sur les brillants de ses chaussures.Même si elle est autiste et a une déicience mentale, Alexia ressent les choses.Ce soir-là, je l\u2019ai vue si souriante et heureuse\u2026 Elle ne s\u2019arrêtait plus de danser.On a dû s\u2019y prendre à sept pour qu\u2019elle arrête! », rigole la maman. Lorsque Sylvie jette un regard sur les 21 années passées auprès d\u2019Alexia, c\u2019est avec beaucoup de douceur et de tendresse qu\u2019elle se conie: « Parfois je ressens de la peine, car Alexia ne m\u2019a jamais dit \u201cje t\u2019aime\u201d, comme chaque ille peut dire à sa maman.Mais elle me le dit autrement\u2026 avec ses yeux.C\u2019est ce qui me réchaufe le cœur.» Maintenant que l\u2019école est inie, comme tout parent, Sylvie a de nouvelles appréhensions.Avec son nouveau compagnon qui aime Alexia comme sa propre ille, elle tente de trouver un nouvel environnement pour que sa ille puisse continuer de s\u2019épanouir.« À l\u2019école, je n\u2019avais plus d\u2019inquiétudes, car c\u2019était un milieu fait pour elle, pour socialiser.Mais nous n\u2019avons pas les moyens financiers pour payer une nouvelle école, il va donc falloir que l\u2019on s\u2019organise.Mais avec Alexia, j\u2019ai appris à vivre un jour à la fois, alors il y aura toujours des solutions au moment voulu.» Liberté\u2026 Un sourire intérieur, poésie Liberté émotionnelle, liberté journalistique, liberté politique\u2026 Toutes les couleurs de la liberté individuelle et collective.Parce qu\u2019après la crise, on peut trouver la liberté.Après la pluie\u2026 Le beau temps, poésie Chaque texte révèle un message, une émotion.Choisis- sez-en un au hasard et observez ce qu\u2019il vous fait ressentir.Si par un jour de pluie, une seule de ces petites phrases remonte en vous, le recueil aura sûrement mérité d\u2019être lu.Disponible en anglais : It\u2019s Always Darkest Before the Dawn Le roman permet d\u2019entendre le témoignage de victimes autant que d\u2019agresseurs, et de jeunes en quête de leur identité sexuelle.Il aborde la sexualité sous diférents angles tout en dédramatisant le sujet : relations amicales et amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité\u2026 Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque.Nous n\u2019en sommes plus à euphémiser notre discours pour aborder la sexualité.Les jeunes peuvent en parler sans doute plus ouvertement que les plus vieux sont capables de le faire.Le roman relète cette nouvelle réalité.Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en discuter.Vanessa\u2026 Voyages dans les Caraïbes L\u2019Amour en 3 Dimension Roman de cheminement humoristique pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés.Une source d\u2019inspiration pour découvrir, d\u2019une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même, les autres et notre environnement.Disponible en anglais : Love in 3D Guide d\u2019intervention auprès de personnes suicidaires Disponible en anglais : Quebec Suicide Prevention Handbook Comment déinir le suicide?Quelle est l\u2019ampleur du suicide?Quels sont ses éléments déclencheurs et ses signes avant- coureurs?Comment intervenir auprès d\u2019une personne suicidaire?Comment survivre au suicide d\u2019un proche?Guide écrit en toute simplicité pour que tout le monde puisse s\u2019y retrouver et dé- mystiier ce léau social.13.90 taxes et postes inclus Editions TNT 625 av de La Salle, 3e étage Montréal H1V 2J3 514-256-9000 www.editionstnt.com/raymondviger 8.65 taxes et postes inclus 34.81 taxes et postes inclus 13.90 taxes et postes inclus 27.85 taxes et postes inclus 12 reletdesociete.com Née de parents atteints de surdité, Samme a dû assumer les responsabilités familiales dès sa jeune enfance.Dans la trentaine, elle a décidé de vivre pleinement son rêve de devenir chanteuse professionnelle ainsi que de donner de son temps pour soutenir une cause dont elle connaît bien les enjeux.Depuis janvier 2020, l\u2019auteure-compositrice- interprète s\u2019implique comme ambassadrice de la Fondation des Sourds du Québec.Une enfance singulière Dès l\u2019âge de 3 ou 4 ans, Samme gesticulait la langue des signes.C\u2019est à ce moment qu\u2019elle a compris que son père et sa mère étaient sourds: « Quand tu vas chez des amis et que leurs parents entendent, tu réalises que leur situation difère de la tienne.» « Ce n\u2019était pas si simple que ça », s\u2019exclame-t-elle à propos de son enfance.Assez tôt, elle a appris l\u2019autonomie et le sens des responsabilités.Elle devait accomplir des tâches d\u2019adultes.Par exemple, elle devait répondre au téléphone, tout traduire, prendre les rendez-vous médicaux et s\u2019occuper de l\u2019hypothèque.Puisque la langue des signes est sa langue maternelle, ce n\u2019était pas plus facile à l\u2019école.« J\u2019étais confrontée à des di - cultés scolaires (spécialement en français).Des tuteurs et des orthophonistes m\u2019ont supervisée dans chaque cycle et je n\u2019ai pas connu l\u2019aide aux devoirs à la maison ».Comme la syntaxe et le temps des verbes sont simplifiés dans la langue des signes, elle éprouvait beaucoup de di cultés.Elle a dû travailler fort pour réussir à parfaire son français et inalement commencer à assimiler la matière au cégep.« Puisque mes parents étaient limités, ils ne pouvaient pas décrocher n\u2019importe quel emploi.C\u2019était dur de nous en sortir inancièrement étant donné que mon père gagnait le salaire minimum et que ma mère restait à la maison.Malgré tout, on a vécu de beaux moments en famille dans l\u2019amour, l\u2019harmonie, le respect et le sens de la communication », souligne-t-elle.Di culté à communiquer Même si elle pouvait bien communiquer avec ses parents, elle avoue que c\u2019était difficile de dire ce qu\u2019elle avait sur le cœur: « Je simpliiais le contenu ain de faciliter leur compréhension.Malgré que ma mère pouvait voir ce que je ressentais à travers mes expressions faciales, puisque les personnes sourdes développent leur sixième sens, je m\u2019ouvrais peut-être davantage avec mes amis ou mon frère.» Elle devait répéter l\u2019information à maintes reprises pour s\u2019assurer que ses parents comprennent.Sur le même principe, elle devait leur expliquer à nouveau lorsqu\u2019ils ne saisissaient pas des éléments de l\u2019actualité.Comme elle ne pouvait pas, chaque fois, détailler parfaitement un concept ou une situation, des malentendus pouvaient survenir.« Ils ont sans doute rencontré des frustrations parce que j\u2019étais leur ille et que j\u2019en savais peut-être plus qu\u2019eux.Est-ce que mes parents ont accepté leur condition?Probablement, mais ils se sentent impuissants. » Intimidation Beaucoup d\u2019enfants et d\u2019adolescents se moquaient de sa mère, étant donné qu\u2019elle émettait des sons très aigus (à la Mariah Carey) lorsqu\u2019elle parlait.« Ils nous voyaient comme des extraterrestres ou des singes parce qu\u2019on gesticulait.Des jeunes lançaient des roches par la fenêtre et brisaient notre corde à linge régulièrement.Je ne pourrais pas te dire si elle se rendait compte de l\u2019intimidation verbale dont elle était victime.» Samme avoue avoir pendant longtemps gardé pour elle-même ses frustrations concernant les gens qui riaient d\u2019eux.Dès que ça dégénérait, son frère cherchait à défendre l\u2019honneur de la famille en se battant.Comme Samantha Me- loche (de son vrai nom) n\u2019avait pas la langue dans sa poche, elle disait ce qu\u2019elle avait sur le cœur.Si ça devait encore arriver aujourd\u2019hui, elle ne se laisserait pas faire davantage.Même si sa famille subissait de l\u2019intimidation, elle n\u2019était aucu- Grandir dans le silence par Frédéric LebeuF 13 reletdesociete.com nement gênée de présenter ses parents à qui que ce soit.Au contraire, elle attendait avec impatience ce moment.« Un sentiment de ierté m\u2019habitait.Mes amis se sont bien adaptés à notre vie.Ils adorent mes parents et ils veulent apprendre à communiquer avec eux.» Le pouvoir de la musique « Ça peut paraître bizarre, mais mon père aime beaucoup la musique », dit-elle en soulignant que son paternel est l\u2019instigateur de sa carrière actuelle.Celui-ci s\u2019amusait à enregistrer les vidéoclips de l\u2019émission Vi- deoDanse (à MusiquePlus), dans les années 1980, qu\u2019il écoutait sur un gros et vieux système de son.Du matin au soir, il mettait le volume tellement fort que les fenêtres frémissaient.Les personnes sourdes ont la capacité de ressentir des vibrations.De plus, l\u2019abondance d\u2019efets visuels dans les vidéoclips le fascinait.Encore aujourd\u2019hui, il en visionne sur YouTube et, dans le sous-sol, il monte le volume au maximum.« Pour ma part, la musique me permet de m\u2019évader dans mes rêves.J\u2019en ai toujours écouté, 14 reletdesociete.com tout le temps.C\u2019est thérapeutique, j\u2019ai besoin de ma dose tous les jours.Ça m\u2019aide à passer à travers bien des choses.Ça me donne des idées et ça m\u2019inspire.Jeune, j\u2019étais très renfermée et je m\u2019exprimais di cilement.Lorsque j\u2019écrivais ou que je chantais, c\u2019était plus facile de m\u2019ouvrir.» Quand, à l\u2019âge de quatre ans, Samme a annoncé à son père qu\u2019elle souhaitait devenir chanteuse, il l\u2019a encouragée et n\u2019a jamais arrêté depuis: « Mes parents m\u2019ont toujours poussée dans ce que j\u2019aime faire.Ils n\u2019ont jamais douté de mon talent.Lorsqu\u2019ils assistent à mes spectacles, ils se fient aux commentaires ainsi qu\u2019aux expressions faciales du public.S\u2019ils le voient sourire ou pleurer, par exemple, ils perçoivent que c\u2019est une mélodie émouvante.» Même si elle ne peut pas leur faire écouter le fruit de son travail, elle n\u2019a pas de ressentiment.« Je sais qu\u2019au fond d\u2019eux, ils m\u2019entendent.» Dédiée aux parents Sur son premier EP « Heu reu \u2013 se?», paru au printemps 2019, elle raconte son histoire par l\u2019entremise de la pièce « Ma vie est un silence ».Une composition originale qu\u2019elle dédie à ses parents, ainsi qu\u2019aux sourds et aux codas (les enfants de parents sourds).« Au lancement du disque, je l\u2019ai chantée et plusieurs personnes présentes l\u2019ont partagée sur les réseaux sociaux.Je n\u2019avais pas dit à mes parents que j\u2019avais préparé une chanson complète pour eux, je voulais les surprendre.Je me souviens que ma mère pleurait tandis que mon père me ilmait avec son cellulaire.» Son « cri du cœur » s\u2019est rendu aux oreilles de la Fondation des sourds du Québec, qui l\u2019a d\u2019ailleurs invitée à s\u2019associer à eux.« Avoir écrit cette mélodie, c\u2019est ma plus grande fierté.C\u2019est un texte précieux, à mes yeux.C\u2019est ma vie, mon cœur et mon amour », confie-t-elle.Dans le vidéoclip de sa pièce, paru au printemps 2020, elle chansigne (c\u2019est-à-dire qu\u2019elle communique simultanément dans deux langues distinctes) aux côtés de ses parents.« Je leur ai demandé s\u2019ils souhaitaient s\u2019impliquer dans le vidéoclip pour illustrer notre réalité.» La langue des signes Avant l\u2019arrivée de la COVID-19, peu de personnes entendantes connaissaient l\u2019interprétariat en langue des signes.Et pourtant, les interprètes sont indispensables pour les personnes sourdes, puisqu\u2019ils leur transmettent l\u2019information pertinente lors des conférences, des entrevues et des points de presse.Selon Samme, la langue des signes favoriserait une meilleure communication entre les personnes sourdes et les personnes entendantes.« Ce serait fantastique de faire apprendre à tous la base de cette langue pour aider concrètement les personnes sourdes.?» La jeune femme propose aux écoles primaires et secondaires d\u2019ofrir à leurs élèves des ateliers sur les bases de la langue des signes québécoise ainsi que de leur faire découvrir le rôle des interprètes.Elle souhaiterait mettre de l\u2019avant l\u2019instauration de programmes postsecondaires (comme celui en communication et études sourdes au cégep du Vieux Montréal) pour lutter contre la pénurie d\u2019interprètes en augmentant la visibilité de ce type d\u2019emploi.« La culture sourde est encore méconnue, beaucoup de gens s\u2019interrogent à ce sujet.Par exemple, est-ce que les sourds sont analphabètes?C\u2019est le cas pour certains individus, mais ce n\u2019est pas généralisé.Beaucoup de sourds s\u2019impliquent dans la société et maîtrisent très bien le français écrit et vont au cégep et à l\u2019université », rappelle-t-elle.Samme a choisi de s\u2019impliquer auprès des personnes sourdes parce qu\u2019elles font face à plusieurs déis sociaux.« Être atteint de surdité, c\u2019est avoir recours à un interprète pour tous les rendez-vous importants, essayer d\u2019obtenir un emploi sans embûches et de trouver des moyens inanciers pour payer ses études supérieures.Parfois, faute d\u2019interprètes disponibles, une personne sourde n\u2019a pas accès à un service.À cause de sa surdité, elle ne peut pas dénicher un travail gratiiant et devra accepter un poste au salaire minimum.Cette personne peut même avoir peur de s\u2019exprimer et risque de s\u2019isoler de la communauté, souligne- t-elle.Avec tout mon cœur ainsi que ma plume d\u2019auteure-com- positrice-interprète, je souhaite sincèrement améliorer leur qualité de vie.Je les encourage à s\u2019exprimer et à se surpasser pour réaliser leurs aspirations profondes.» Ce serait fantastique de faire apprendre à tous la base de cette langue L\u2019héroïne de ma vie Ses hauts, ses bas, sa culpabilité, ses délires.Une histoire d'amour avec sa conjointe, sa famille et ses proches.Un livre qui aborde la question de la dépendance sous plusieurs points de vue, avec beaucoup d'émotions.Caroline, sa conjointe, l'accompagne jusqu'à sa in de vie, quand il s'injecte sur son lit d'hôpital et que ses proches sont dépassés par la situation.Le personnel médical est-il formé adéquatement et les hôpitaux adaptés aux personnes dépendantes?Un livre qui saura vous toucher et vous surprendre.www.editionstnt.com/caroline-leblanc livre de Caroline Leblanc Journal intime de Yves, une personne toxicomane.20$ plus taxes et transport 625 av de La Salle Montréal H1V 2J3 514-256-9000 1-877-256-9009 16 reletdesociete.com « Si je raconte mon histoire, c\u2019est parce que je veux expliquer aux Canadiens ce que nous vivons, et aussi parce que je veux redonner espoir à tous ces réfugiés qui ne croient plus en la vie. » C\u2019est en commençant par ces mots qu\u2019Ahmed me raconte son histoire, qui débute en Syrie, d\u2019où il s\u2019est exilé en Turquie, en Grèce et en Belgique, pour inalement atterrir à Montréal.Ahmed a 18 ans lorsque la révolution syrienne éclate en 2011.À cette époque, il est en train de terminer ses études secondaires scientiiques: « J\u2019avais opté pour cette branche, car en Syrie, tu n\u2019as le choix qu\u2019entre la littérature ou la science et je voulais faire de l\u2019informatique dans mon pays. » Fuir le service militaire Lorsque commencent les manifestations pour dénoncer le régime de Bachar Al-Assad, Ahmed prend part aux cortèges.« Au début, on ne réclamait que la liberté et la justice.On ne savait pas l\u2019ampleur que tout ça allait prendre », dit-il.En efet, le dictateur ne l\u2019entend pas de cette oreille et ordonne à la police de faire cesser rapidement ces rassemblements.Au il du temps, les manifestations deviennent plus nombreuses et les policiers se mettent à tirer dans la foule.De la Syrie à Montréal par anne reitzer Itinéraire d\u2019un réfugié 17 reletdesociete.com « Puisque des personnes sont assassinées, les gens commencent à se procurer des armes.Petit à petit, il y plus d\u2019armes en circulation et les citoyens répondent à la violence par la violence », explique Ahmed.Le régime de Bachar Al-Assad init par s\u2019essouler alors que les revendications des citoyens se font entendre à l\u2019échelle mondiale.Malgré cela, le régime appelle Ahmed au service militaire, obligatoire pour tous les hommes en Syrie.« À partir de 18 ans, tu dois le faire, mais si tu étudies, tu peux le reporter.Comme il s\u2019agissait d\u2019une situation d\u2019urgence, on ne me donnait pas le choix de le faire. » Lorsqu\u2019Ahmed reçoit sa convocation à rejoindre l\u2019armée, il décide d\u2019en parler à sa famille.Tous se mettent d\u2019accord sur le fait qu\u2019Ahmed doit quitter le pays : « Je n\u2019avais pas le choix de fuir.Si je restais en Syrie, soit j\u2019allais dans l\u2019armée, soit je me faisais capturer par les djiha- distes ».Le jeune homme quitte donc son pays en février 2012, seul, à l\u2019âge de 19 ans.« Abandonner ma famille a été terrible.Au- jourd\u2019hui, ça fait cinq ans que je n\u2019ai pas vu mes parents », sou- ligne-t-il.Chemin tortueux Ahmed prend un bus pour se rendre dans une ville frontalière avec la Turquie.De là, il atteint Istanbul où il rencontre un passeur qui lui permettra de rallier la Grèce.« L\u2019Europe était vue comme un eldorado pour nous », conie le jeune homme.Après avoir été transporté avec une trentaine de personnes dans une camionnette et avoir marché pendant des heures, Ahmed arrive enin en Grèce.La crise économique qui touche de plein fouet le pays lui fait D e s s i n d e R é m i J e a n - L e f e b v r e 18 reletdesociete.com comprendre qu\u2019il ne peut pas rester là.« Le pays connaissait une crise tellement profonde que même si j\u2019avais fait une demande d\u2019asile, on n\u2019aurait pas pu traiter mon dossier.Il fallait que j\u2019aille ailleurs. » C\u2019est alors qu\u2019Ahmed décide de se rendre en Belgique.« J\u2019y avais un cousin, je me suis dit que ça serait plus facile pour moi de m\u2019intégrer.Quand je suis arrivé là-bas, j\u2019ai tout de suite fait ma demande d\u2019asile.Malheureusement, on me l\u2019a refusée au bout d\u2019un an. » Ahmed refuse néanmoins de baisser les bras.Avec son cousin, il loue un petit studio à Bruxelles et il commence à travailler au noir pour avoir une source de revenus et envoyer un peu d\u2019argent à ses parents, toujours en Syrie.Mais l\u2019une des plus grandes di cultés est la barrière de la langue.« En Syrie je n\u2019avais aucune base de français\u2026 Comme je voulais m\u2019intégrer, je n\u2019avais pas le choix; je devais suivre des cours dans une école privée.De 7 h du matin jusqu\u2019à 17 h, je travaillais dans un entrepôt à charger et décharger du matériel de chantier.Je me rendais ensuite à mes cours de français de 18 h à 20 h. J\u2019ai fait ça pendant quatre mois. » Même si sa demande d\u2019asile n\u2019est pas acceptée, Ahmed obtient tout de même un visa temporaire lui permettant de faire une demande d\u2019équivalence de diplômes et de s\u2019inscrire à l\u2019École supérieure d\u2019informatique de Bruxelles.Là encore, il continue de travailler à l\u2019entrepôt en adaptant ses horaires : « Au début c\u2019était dur, car je devais apprendre le vocabulaire spéciique, mais j\u2019ai adoré mes cours. » Renoncer à ses études Malgré tout, Ahmed ne pourra pas aller jusqu\u2019au bout de son diplôme, même si la volonté y est : « Quand les cours ont commencé à s\u2019intensifier, je ne pouvais plus continuer à travailler au noir.La plupart des Syriens autour de moi ne voulaient pas étudier, car ils savaient que c\u2019était bien trop compliqué.Mais moi j\u2019avais la vingtaine, je voulais me construire un avenir et j\u2019ai toujours aimé apprendre\u2026 J\u2019ai donc décidé de poursuivre mes études. » En ayant son visa temporaire, Ahmed bénéicie d\u2019une aide sociale de 800 euros (soit environ 1 100 $), mais son loyer coûte 600 euros, en plus des factures et de l\u2019épicerie.Il décide d\u2019arrêter d\u2019étudier.« Je ne pouvais pas tenir le rythme.J\u2019ai pensé à vivre en colocation, mais si je l\u2019avais fait, l\u2019État m\u2019aurait retiré 300 euros.C\u2019était dur pour moi : arrêter les études que j\u2019aimais, qui me stimulaient et voir mes amis qui continuaient leurs activités, allaient au restaurant.Moi je ne pouvais pas; j\u2019étais tellement frustré. » À ces problèmes financiers s\u2019ajoutent des soucis d\u2019immigration.« Chaque année, je devais refaire une demande pour renouveler mon visa temporaire un mois avant Une fois sa demande faite, Ahmed est placé en détention pendant un mois.Le temps pour l\u2019immigration de se renseigner sur son passé et d\u2019être sûr qu\u2019il ne représente pas un danger pour le pays. 19 reletdesociete.com que celui-ci n\u2019expire.Mais le traitement du dossier pouvait prendre plus de deux mois, donc durant ce temps-là, tu es considéré comme illégal.Avec la Convention de Dublin, tu ne peux pas faire de demande simultanément dans un autre État de l\u2019Union européenne.Tu es obligé d\u2019attendre une réponse. » La Belgique refuse la nouvelle demande d\u2019Ahmed, il doit quitter l\u2019Union européenne.« Il ne me restait plus que l\u2019Asie, l\u2019Afrique ou l\u2019Amérique du Nord.J\u2019ai décidé de me concentrer sur le Canada, on me disait que les gens étaient très gentils là-bas. » Nouvelle tentative Ahmed décide de prendre l\u2019avion en direction de Montréal.Il s\u2019achète un faux passeport.« Je suis juste parti avec mon faux passeport.Je n\u2019avais même pas de valises\u2026 Mais, je me suis fait arrêter dans l\u2019avion.Les douaniers belges ont été gentils avec moi et m\u2019ont expliqué qu\u2019ils comprenaient ma détresse, mais qu\u2019ils ne pouvaient pas me laisser prendre l\u2019avion. » Le jeune homme tente une seconde fois sa chance, avec le vrai passeport d\u2019une autre personne.« Je n\u2019étais même pas stressé.Étant donné que je n\u2019avais nulle part où aller, je me disais que je ne perdais rien.Cette fois, ça a marché.Dès que je suis arrivé à l\u2019aéroport, je suis tout de suite allé voir un douanier et je lui ai dit que je voulais faire une demande d\u2019asile.Je vois encore son visage totalement halluciné me disant \u201ccomment tu as fait pour venir jusqu\u2019ici\u2026\u201d ».Une fois sa demande faite, Ahmed est placé en détention pendant un mois.Le temps pour l\u2019immigration de se renseigner sur son passé et d\u2019être sûr qu\u2019il ne représente pas un danger pour le pays.« Je comprends tout à fait qu\u2019ils veuillent savoir si je suis quelqu\u2019un d\u2019honnête.Même moi, je suis rassuré de voir qu\u2019ils font attention aux personnes qui entrent sur leur territoire.Une fois qu\u2019ils ont eu tout vériié, ils m\u2019ont permis de faire une demande d\u2019asile. » En l\u2019espace de deux mois, Ahmed s\u2019est trouvé une colocation qu\u2019il partage avec deux Québécoises.« Elles sont adorables et s\u2019intéressent à mon pays.Les gens sont très ouverts, ici. » Ahmed va maintenant pouvoir reprendre ses études en informatique à Concordia et compte bien continuer à s\u2019épanouir.« Fuir mon pays, quitter ma famille et vivre autant d\u2019années de galère m\u2019a rendu débrouillard.Bien sûr, je soufre encore, mais j\u2019ai retrouvé espoir\u2026 et je m\u2019y accroche. » www.editionstnt.com/relet-de-societe Le Québec social et culturel de 1993 à aujourd\u2019hui.Pendant plus de deux décennies, les journalistes de Relet de Société ont parcouru le Québec, le Canada et l\u2019étranger pour dénicher des sujets atypiques, marginaux, ain d\u2019informer leurs lecteurs.Reportages, témoignages, avec en plus une actualisation des faits et une courte présentation de ce que les personnes interviewées sont devenues.Découvrez, de page en page, la voix d\u2019un Québec qui a grandi au il du temps et des enjeux.J\u2019ai décidé de me concentrer sur le Canada, on me disait que les gens étaient très gentils là-bas. 20 re?etdesociete.com La misogynie est une forme de mépris à l\u2019égard des femmes.Nous avons vu dans l\u2019article sur le féminisme que les hommes homosexuels seraient globalement plus sensibles à la lutte pour l\u2019égalité des sexes que les hommes hétérosexuels.Mais certains travers de la société patriarcale survivent- ils dans la communauté gaie?Pour tenter de répondre à cette question, nous avons décidé de continuer nos entretiens, ceux- ci se concentrant cette fois sur les dynamiques à l\u2019œuvre au sein de cette communauté.Les personnes interrogées sont des hommes homosexuels dans la vingtaine.Abus sur les femmes Selon Raphaël, sa communauté a longtemps soufert d\u2019une forte discrimination et de multiples comparaisons avec les femmes.Le jeune homme rencontre très régulièrement des homosexuels qu\u2019il qualiie de misogynes, car ils nieraient totalement la souffrance des femmes.D\u2019autres se considèrent comme étant les égaux des femmes.Ceux-ci se permettraient d\u2019avoir des attouchements déplacés, utilisant comme prétexte leur homosexualité ain d\u2019être dédouanés de toute imputabilité quant à une inconduite sexuelle commise aux dépens d\u2019une femme.« Leur patriarcat intériorisé les laisserait penser qu\u2019ils ont tous les droits sur les femmes », dit-il.Pour lui, il y a certainement de la misogynie au sein de sa communauté.Raphaël considère que cette dernière place la féminité et les femmes en bas de l\u2019échelle.Par exemple, les femmes ne seraient pas acceptées dans des lieux réunissant une majorité d\u2019hommes homosexuels.Les personnes trans- genres seraient également très discriminées.De plus, les hommes homosexuels ayant un comportement se rapprochant de la norme féminine seraient ridiculisés et mis de côté.D\u2019après lui, c\u2019est un milieu prônant la « chasse à l\u2019homme eféminé ».Le but serait de se rapprocher le plus possible du comportement de l\u2019homme hétérosexuel cisgenre.En lui ressemblant, ils adopteraient sa façon de penser, celle- ci étant généralement misogyne, à son avis.Fondements sexistes Killian nous conie que le racisme et la transphobie sont prédominants dans la communauté gaie masculine.Sous prétexte de faire partie d\u2019une minorité, certains dévoileraient un comportement discriminant, soit raciste et transphobe.Il dénonce également l\u2019existence d\u2019une haine envers les hommes homosexuels « eféminés ».Il précise que les membres de la communauté qui sont racisés ou « eféminés » risqueraient de subir plus de discriminations que les hommes homosexuels blancs et virils.Kilian évoque la présence de tendances misogynes ancrées au sein de la communauté.D\u2019après lui, à partir du moment où un individu fait partie de la gent masculine, peu importe son niveau d\u2019éducation, il se développerait sur des bases sexistes.De plus, prétextant leur absence d\u2019attirance pour les femmes, certains se permettraient d\u2019agir de manière indécente à leur égard.Il pense avoir déjà eu ce genre de comportement, mais il tente de ne pas le reproduire dans son quotidien.Stéréotypes persistants Mathieu pense que les homosexuels trop « eféminés » renforcent le stéréotype.Par stéréotype , il fait référence à l\u2019image qu\u2019aurait la population sur un plan global de l\u2019homme homosexuel.Ce stéréotype engendrerait de l\u2019homophobie, selon lui.Lorsqu\u2019on l\u2019interroge sur la présence éventuelle de personnes victimes de discrimination au sein de la communauté gaie masculine, il répond : « les homosexuels masculins en Gais \u2026 et misogynes ?par Sarah Langot 21 reletdesociete.com subissent à cause des homosexuels taioles, et les homosexuels taioles en sont victimes parce qu\u2019ils incarnent trop le cliché, donc, bien fait pour eux! ».Sur la question de la misogynie dans la communauté, il soutient qu\u2019on y retrouve principalement de la grossophobie, des jugements par rapport à la pilosité ou au physique, mais qu\u2019il n\u2019y a absolument pas de misogynie.Racisme et misogynie Chris se dit « frustré » par la communauté dont il fait partie.Il indique que cette frustration émane du fait qu\u2019elle soit raciste.Mais aussi, précise-t-il, les hommes la constituant seraient « femphobes » et misogynes.D\u2019après lui, il s\u2019agirait d\u2019une communauté qui favorise particulièrement un individu s\u2019il est blanc, aisé et « bien foutu ».« Je n\u2019aime pas les racistes, je n\u2019aime pas les misogynes, donc je n\u2019aime pas la communauté gaie », dit-il.Étant un homme noir et efémi- né, Chris subirait de sérieuses discriminations.« Je vois qu\u2019on trouve cela moins attirant.Je vois que ma couleur de peau et ma culture dérangent.Cette communauté déborde de racisme, et on l\u2019excuse, car c\u2019est une communauté qui vit des discriminations.Pourtant, elle voit les handicapés comme n\u2019étant pas attirants.Soit elle fétichise les racisés, soit elle les méprise.Il m\u2019arrive d\u2019entendre des phrases comme: « Tu es beau pour un Noir, parce que de base je ne suis pas attiré par les Noirs ».Ils pensent que c\u2019est un honneur d\u2019être perçu comme étant beau par un homme homosexuel blanc.Nous sommes discriminés parce que nous sommes eféminés.La raison en est qu\u2019un grand nombre d\u2019hommes gays sont écœurés par l\u2019évocation des femmes, comme si ne pas être attirés par elles justiiait leur dégoût.Puisqu\u2019ils les considèrent comme étant répugnantes, ils transfèrent ce comportement sur les hommes qui se rapprochent de la norme féminine. » Selon lui, la communauté gaie masculine serait remplie d\u2019hommes cisgenres.Ces derniers verraient le monde de la même manière que les hommes cisgenres hétérosexuels.Cependant, certains points concernant leur perception d\u2019eux-mêmes changeraient en raison de leur homosexualité.Mathieu pense que les homosexuels trop « eféminés » renforcent le stéréotype. 22 re?etdesociete.com Enjeux féministes Les hommes homosexuels sont-ils de meilleurs alliés ?par Sarah Langot Le féminisme est une cause tendant vers l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.Mais notre propre orientation sexuelle inluence-t- elle notre position face à cet enjeu ? Se pour- rait-il, par exemple, que les hommes homosexuels soient plus susceptibles de se joindre à cette cause ?D\u2019après une étude efectuée par les chercheurs Mary E.Kite et Bernard E.Whitley en 1996, les hommes hétérosexuels seraient plus cruels envers les hommes homosexuels qu\u2019envers les femmes.Les deux partis peuvent ainsi trouver un point d\u2019entente dans un combat contre les discriminations qu\u2019ils subissent.Nous avons demandé à des hommes hétérosexuels et homosexuels, au début de la vingtaine, de nous expliquer leur rapport à la cause féministe.Ces témoignages rendent compte d\u2019une diférence concernant la sensibilisation et le point de vue des hommes en fonction de leur orientation sexuelle.Bien sûr, ces cas n\u2019illustrent pas l\u2019opinion de l\u2019entièreté de la population.Cependant, ils n\u2019en demeurent pas moins pertinents si l\u2019on s\u2019intéresse au point de vue des individus qui constituent notre société.Combats inutiles Titouan est un homme hétérosexuel.Il se considère comme étant favorable à un « féminisme qui tend vers l\u2019acquisition des mêmes droits pour les hommes et les femmes ».Néanmoins, il conteste la valeur de certaines revendications féministes comme l\u2019imposition de quotas, la discrimination positive et la reconnaissance des travailleuses du sexe.Il les qualiie de combats inutiles se voulant progressistes.Lorsqu\u2019il entend parler de sexisme, ce sont les remarques à l\u2019égard des femmes qui l\u2019interpellent le plus.Il trouve aussi désolant le fait que les femmes se voient encore refuser l\u2019accès à certains métiers même si cela arrive rarement, selon lui.Par contre, Titouan est très attaché aux blagues sexistes et soutient qu\u2019il n\u2019arrêtera jamais d\u2019en faire.Allié des féministes Romain, également hétérosexuel, airme être un allié de la cause féministe, ou du moins, essaie-t-il.Il a efectué et se prête toujours à un grand travail de déconstruction.Ce qui le choque le plus dans le sexisme ordinaire est la charge mentale au sein d\u2019un couple.Cela signiie que la femme est généralement plus préoccupée par la gestion du foyer que son conjoint.Il se rend compte de l\u2019inégalité dans la répartition des tâches domestiques entre ses parents, par exemple.Romain ressent désormais un malaise lorsqu\u2019il voit un homme faire une remarque inappropriée à une de ses amies.Aimant prêter attention aux mots, il repère plus facilement les paroles sexistes que beaucoup ont tendance à banaliser.Contre le sexisme Raphael est un homme homosexuel qui se considère comme étant naturellement rattaché à la cause féministe.Ce qui l\u2019interpelle lorsqu\u2019il est question de sexisme, c\u2019est la notion de patriarcat, « le fait que l\u2019on puisse t\u2019éduquer, te fermer des portes en fonction de ton sexe », dit-il.Mais le point qui le choque le plus est la récurrence des féminicides.Quant à la corréla- 23 reletdesociete.com tion entre la lutte féministe et le combat des hommes homosexuels dans notre société, il juge que les homosexuels sont discriminés en étant comparés à des femmes.Selon lui, c\u2019est un phénomène récurrent dans les insultes adressées à la communauté gaie masculine.Des droits bafoués Chris est homosexuel et se dit profondément impliqué dans la lutte féministe.Ce qui l\u2019écœure le plus lorsque nous parlons de sexisme est le fait que les femmes ne puissent pas vivre leur sexualité librement sans être traitées de putes alors qu\u2019un homme serait valorisé pour le même comportement.Pour lui, les femmes et les hommes homosexuels sont des personnes bafouées qui ne sont pas traitées correctement par les hommes cisgenres.Il précise que le risque existe, selon lui, de se faire agresser sans autre motif que celui d\u2019être une femme ou un homme homosexuel.De plus, les façons de se défendre pour les féministes et la communauté gaie masculine seraient similaires: marches et prises de parole, entre autres.Iniquité salariale Loïc est hétérosexuel et ne se considère pas comme un partisan du féminisme.De toute façon, il n\u2019y a pas vraiment de cause qui lui tienne à cœur.Il précise néanmoins que la condition féminine l\u2019intéresse et qu\u2019il la respecte.Il se dit assez ignorant de ce qu\u2019est le féminisme dans sa globalité, mais il ne demande qu\u2019à apprendre.Ce qui le révolte le plus par rapport au sexisme est l\u2019inégalité du traitement salarial entre les hommes et les femmes.Il ne comprend pas que cela soit banalisé, tout comme l\u2019est le sexisme dans la politique.« Culture du viol » Killian est un homme homosexuel ayant de fortes convictions féministes.Ce qui l\u2019interpelle le plus en ce qui a trait aux inégalités des genres est la culture du viol, le sexisme banalisé et le harcèlement de rue.Le plus choquant pour lui reste de constater à quel point l\u2019oppression de la femme serait ancrée dans la société.En effet, il explique que la plupart des individus n\u2019arriveraient pas à reconnaître le sexisme quand ils en sont témoins, tellement ils l\u2019auraient intégré en eux et banalisé.Il fait référence au fait de donner un genre aux couleurs, de sexualiser la poitrine féminine, entre autres. 24 re?etdesociete.com Comment bien manger quand les revenus manquent à l\u2019appel?Avec des loyers mensuels avoisinant 600$ à Montréal, peu de chances d\u2019être un modèle d\u2019équilibre et de nutrition.Sans parler des familles dont au moins un des conjoints travaille et qui pourtant restent sous le seuil de la pauvreté\u2026 Malgré tout, avec du temps et de l\u2019énergie, il est possible d\u2019améliorer son alimentation sans pour autant faire ?amber la facture.Voici quelques petits trucs pour apporter variété et santé à vos assiettes.Collectivement tu cuisineras Les cuisines collectives ont la réputation d\u2019être « pour les pauvres », pourtant pas besoin d\u2019avoir un faible revenu pour aimer cuisiner à plusieurs.Par groupe de 3 à 6 personnes, vous planifiez le menu, faites les courses et cuisinez.D\u2019après Brigitte Laquerre, administratrice au Regroupement des cuisines collectives du Québec, chaque portion reviendrait de 1$ à 2$.Être à plusieurs vous donne un pouvoir d\u2019achat plus important.Pour les frileux qui hésiteraient à cause d\u2019un régime alimentaire spéci?que (végétariens, allergies\u2026), sachez que les groupes sont conçus en fonction de vos besoins.Vous cuisinerez avec des personnes qui ont les mêmes particularités.En plus de ramener à votre domicile une grande quantité de plats cuisinés, ces groupe vous permettent de socialiser, tout en développant vos connaissances en cuisine et en nutrition.Selon les demandes de chaque groupe, des nutritionnistes ou autres intervenants peuvent ponctuellement ofrir leurs lumières.Et pour les novices qui n\u2019ont pas l\u2019habitude de manier le fouet et la poêle, c\u2019est une excellente façon d\u2019apprendre.Les cuisines collectives nécessitent un engagement de temps lors de la rencontre, mais au inal, c\u2019est du temps et des tracas épargnés durant le reste de la semaine.Et si vous travaillez, pas d\u2019excuses: il existe des plages horaires le soir et la in de semaine. Plani?cation tu choisiras Ce n\u2019est pas exactement une révélation, mais planiier ses repas permet non seulement de moins dépenser à l\u2019épicerie, mais également de gagner du temps.Fini l\u2019observation du frigo, porte grande ouverte, à rêver aux multiples et impossibles combinaisons.Votre menu est déjà fait, il ne vous reste qu\u2019à le réaliser.Suzanne Lepage est diététicienne au Dispensaire diététique de Montréal.Son travail est de suivre les femmes enceintes pour qu\u2019elles prennent soin de leur santé et du petit bout de chou à venir.Séra- phine, l\u2019une de ses clientes, cuisine environ 3 fois par semaine, mais en grande quantité.« Et c\u2019est une excellente initiative », s\u2019exclame Suzanne.Dans les prochains mois, Séraphine va retourner aux études et c\u2019est le meilleur moyen de concilier travail et vie familiale.Polyvalent tu deviendras « La plupart des femmes que je rencontre mangent plutôt bien, vu leur revenu, explique Suzanne.Mais le problème est qu\u2019il y a peu de polyvalence avec les ingrédients.Il faut apprendre à faire diférents plats avec les mêmes éléments.» Les lois de la table par deLphine caubet 25 re?etdesociete.com Les fruits et légumes de saison sont imbattables côté prix.Et en ?n de récolte, nombre d\u2019entre eux coûtent moins cher.Il est toujours pratique d\u2019en acheter en grande quantité et d\u2019en congeler.Mais l\u2019idéal est aussi d\u2019apprendre diférentes recettes à partir des mêmes ingrédients de base.Vous pouvez varier les épices, alterner entre soupe et plat composé\u2026 Mais plus que toute autre chose, le gaspillage est à proscrire.Les pelures de légumes peuvent servir à faire un bouillon, le pain sec à faire de la chapelure\u2026 Et que ce soit au magasin ou dans votre placard, n\u2019ayez pas peur des dates de péremption (exception faite des viandes et poissons!).Si des conserves sont au rabais, car elles se périment dans les 24h ou 48h\u2026 pas de panique.Quelques jours de plus ou de moins ne changeront pas grand-chose.Ta région tu observeras Chaque région a des programmes qui lui sont particuliers.Il peut s\u2019y trouver des banques alimentaires, des marchés ambulants pour lutter contre les déserts alimentaires, des fruiteries consacrées aux surplus.En Outaouais, il existe notamment l\u2019Escouade antigas- pillage.Leur initiative est simple: récolter les fruits et légumes invendus des marchés et des agriculteurs, et les redistribuer.En 2014, ce n\u2019est pas moins de 7 tonnes de produits qui ont pu être redonnés! Comme l\u2019explique Nathalie McSween, coordinatrice de l\u2019Escouade antigaspillage: « C\u2019était une gageure.On a fait le pari que les agriculteurs seraient prêts à donner leurs surplus si des bénévoles venaient les récolter.Et ça a été le cas! L\u2019Escouade est un succès! Le projet est renouvelé pour deux ans.» L\u2019Escouade antigaspillage redistribue ses glanages à d\u2019autres organismes en sécurité alimentaire.Et ce n\u2019est qu\u2019un exemple parmi d\u2019autres.Les légumes moches (invendables dans les commerces, car trop petits, déformés\u2026) ont le vent dans les voiles et plusieurs organismes se consacrent à leur revente.Calcul tu feras Chaque semaine, les boites à lettres sont bombardées de promotions.Certaines d\u2019entre elles sont intéressantes, mais d\u2019autres laissent à désirer\u2026 « Il faut être outillé pour comparer les prix », explique Suzanne Lepage.Ce à quoi acquiesce Brigitte Laquerre.Dans un monde parfait, nous serions tous des as en mathématiques et pourrions comparer instantanément les prix.En attendant, le mieux est de prendre une calculette est de faire une règle de 3 pour comparer les produits.L\u2019enjeu de la sécurité alimentaire n\u2019est pas juste de diversi- ier l\u2019assiette.C\u2019est surtout une question de santé.En 2012, au Canada, 13,8% de la population vivait sous le seuil de pauvreté, dont 1,1 million de jeunes de moins de 17 ans.Au quotidien, une alimentation déséquilibrée signiie entre autres des di cultés de concentration, mais sur le long terme cela peut engendrer de l\u2019anémie, du diabète, de l\u2019obésité et autres problèmes cardiovasculaires.D\u2019après le Dispensaire diététique de Montréal, le coût minimum pour une alimentation saine est de 8,30$ par jour et par personne.Les étiquettes tu comprendras Les tableaux de valeurs nutritives des produits peuvent s\u2019avérer incompréhensibles.Beaucoup de chifres, d\u2019abréviations\u2026 Voici quelques clés pour s\u2019y retrouver: - Comparer les aliments à partir du poids et non de l\u2019unité.Exemple: 4 craquelins à 20g ou 80g n\u2019ont pas les mêmes valeurs; - Comprendre les pourcentages des valeurs quotidiennes.Moins de 5% signiie que c\u2019est peu et plus de 15% que c\u2019est beaucoup.À vous de juger si vous devez diminuer votre sodium ou augmenter vos apports en fer. 26 reletdesociete.com Déménager représente un grand stress pour les familles ! Juste faire les recherches et les visites pour se trouver un nouvel appart, c\u2019est déjà stressant et ça prend beaucoup de temps et d\u2019énergie! Une tâche qui s\u2019ajoute à un quotidien déjà chargé pour les parents ! Et comme les propriétaires n\u2019ont pas de di culté à trouver des locataires, les familles, en raison de la présence d\u2019enfants, sont très souvent victimes de discrimination lors de la recherche de logement, selon le Front d\u2019action populaire en réa- ménagement urbain (FRAPRU).Même si le Code civil du Québec ainsi que la Charte des droits et libertés de la personne interdisent toute forme de discrimination, les propriétaires en exercent une de façon détournée en annonçant que leur logement est idéal pour les retraités, les personnes seules ou les couples.Sans compter que les grands logements de 6 ½ et plus sont très rares.« C\u2019est une question de rentabilité : deux petits logements rapportent davantage qu\u2019un grand », souligne le chercheur Xavier Leloup, de l\u2019Institut national de la recherche scientiique.Pénurie Les logements disponibles sont plus rares cette année, conirme la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL).Une pénurie qui concerne surtout les logements bon marché.« Il n\u2019y a pas assez de logements abordables et les familles à revenus modestes sont les premières victimes de cette situation », déplore Maxime Roy-Allard, porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).L\u2019embourgeoisement qu\u2019on observe dans certains secteurs exerce aussi des pressions sur l\u2019ofre et le prix des loyers.Il est insensé que des familles soient obligées, faute de sous, de vivre dans un logement à risque pour leur santé et pour leur sécurité! Impact sur le développement En raison du manque de logements et de leur coût plus élevé que jamais au Québec, des milliers de familles n\u2019ont toujours pas accès à un appartement adéquat à un prix qui corres- Exemples inspirants : \u2022 Concertaion logement Lévis regroupe 20 organisaions œuvrant à développer des logements plus abordables et plus accessibles pour les familles à revenu modeste.Le groupe a mis en place le portail logislevis.com, qui recense l\u2019ensemble de l\u2019ofre de logements sociaux et communautaires à Lévis, une première au Québec.\u2022 Le projet de l\u2019Îlot Pelletier a modiié le visage de la rue Pelleier à Montréal-Nord, anciennement reconnue pour la présence de gangs criminalisés.Aujourd\u2019hui, ce sont plus de 200 logements abordables qui ont été créés et des espaces de staionnement transformés en potagers.Coût des logements Impacts sur les tout-petits par geneviève doray 27 reletdesociete.com pond à leur capacité de payer.Saviez-vous qu\u2019environ 1 famille sur 7 ayant au moins un enfant de 5 ans se retrouve obligée de vivre dans un logement qui est trop cher pour ses moyens?Engloutir plus de 30%, 50% et parfois jusqu\u2019à 80% de son revenu pour se loger fait qu\u2019on n\u2019a pas le choix de couper dans les autres dépenses, comme la nourriture.Un stress inancier qui peut aussi rendre les parents moins disponibles, moins chaleureux et plus irritables avec leurs enfants.L\u2019environnement physique dans lequel vivent les tout-petits peut avoir un impact sur leur développement.Grandir dans un milieu inadéquat peut ensuite se reléter dans la réussite à l\u2019école.Selon l\u2019Observatoire des tout- petits, grandir dans un logement trop petit, trop peuplé ou trop cher peut augmenter le risque qu\u2019un enfant développe des troubles de santé ou des problèmes de développement cognitif, langagier ou socioafectif.Il est pourtant possible d\u2019agir pour s\u2019assurer que les familles du Québec aient accès à de meilleures conditions de vie.Les gouvernements et les municipalités peuvent améliorer l\u2019accès au logement, notamment en développant davantage de coopératives et en bâtissant de nouvelles unités de logements abordables.Éric Roger est l\u2019auteur de 9 recueils de poésie, dont Le passé en couleurs (2014) et a été publié dans plusieurs anthologies et revues du Québec et d\u2019Europe.Dans la vie de tous les jours, Éric est promeneur de chiens dans un hôtel canin de Montréal et s\u2019abandonne à l\u2019écriture poétique quand la liberté lui parle dans le blanc des yeux.www.editionstnt.com/eric-roger Fred Dubé présente: Les Capsules pédagogiques de grammaire présentent certaines particularités de la langue française.Elles nous apprennent l\u2019origine d\u2019une expression, d\u2019une façon de dire, ou nous éclairent sur le sens d\u2019une igure de style.Elles jettent en somme un regard amusant sur la mécanique de cette langue et nous révèlent du même soule ses vastes possibilités\u2026 ainsi que ses apparentes di cultés! L\u2019humoriste Fred Dubé les présente dans de courtes vidéos disponibles sur le site de Relet de Société.Pour écouter les capsules : www.reletdesociete.com/francais M a r t i n G i r a r d 29 ANTHROPOMORPHISME : QUAND LES ANIMAUX NOUS RESSEMBLENT L\u2019anthropomorphisme est une tendance qu\u2019ont les êtres humains à attribuer des caractéristiques qui leur sont propres, à des objets ou à des animaux.Souvent, il s\u2019agit de traits de caractère ou du fait d\u2019avoir une conscience.Cette tendance peut se reléter, entre autres, dans notre approche envers nos animaux de compagnie et dans la façon dont on les traite.Par exemple, si on essaye d\u2019éviter que notre chien « ait de la peine » parce qu\u2019on part en vacances, c\u2019est de l\u2019anthropomorphisme, car la tristesse est un sentiment propre aux êtres humains.Il s\u2019agit aussi d\u2019une ressource bien exploitée en littérature pour créer des images ou des personnages et pouvoir ainsi pousser la rélexion plus loin: on peut penser au lapin dans Alice au pays des merveilles, qui agit clairement comme un être humain, ou à Jiminy Cricket qui incarne la conscience dans Pinocchio.Un autre auteur qui a recours à l\u2019anthropomorphisme dans son œuvre comme moyen de passer des messages est Jean de Lafontaine dans ses célèbres fables.De plus, la langue est trufée d\u2019expressions qui représentent bien l\u2019anthropomorphisme.Il s\u2019agit d\u2019expressions inspirées par le comportement de l\u2019animal, auquel on attribue par la suite des caractéristiques humaines.Avec l\u2019usage, ces expressions sont devenues igées et elles ont maintenant des sens bien s p é c i f i q u e s .Nous associons alors certains animaux à certains traits caractéristiques bien précis.Donc, lorsque quelqu\u2019un est têtu, nous dirons qu\u2019il est une tête de mule, qu\u2019il a une tête de cochon ou qu\u2019il est têtu comme un âne; on peut avoir une mémoire d\u2019éléphant ou de poisson rouge, selon la personne; on peut pleurer des larmes de crocodile ou avoir des yeux de lynx, et je pourrais poursuivre avec de nombreux autres exemples.Ces expressions sont toutes bien intégrées dans la langue et nous n\u2019avons pas besoin d\u2019expliciter notre propos lorsque nous les employons, tout le monde comprend le sens qu\u2019elles véhiculent.Ce qui est intéressant est de constater que, même si au premier regard les qualités humaines qu\u2019on attribue à ces animaux peuvent sembler un peu aléatoires, lorsqu\u2019on analyse le comportement des animaux en question, on trouve souvent une logique.En efet, l\u2019âne est « têtu ».Ce n\u2019est pas un animal qui est obéissant comme le cheval: lorsqu\u2019il décide qu\u2019il n\u2019avance plus, il est très di cile de le faire avancer.Les éléphants, en raison de leur instinct, retournent toujours au même endroit, par exemple à la même source d\u2019eau, même s\u2019ils parcourent plusieurs kilomètres dans une journée.On dit donc qu\u2019ils se souviennent des endroits qu\u2019ils visitent, c\u2019est pourquoi on les associe à une grande mémoire.Selon une ancienne légende, les crocodiles attiraient leurs proies par des gémissements: ainsi on dit de quelqu\u2019un qu\u2019il verse des larmes de crocodile lorsqu\u2019il pleure dans le but d\u2019obtenir quelque chose.Le lynx a naturellement une très bonne vision, on dit donc que quelqu\u2019un a des yeux de lynx lorsqu\u2019il a une vue perçante ou, au iguré, lorsqu\u2019il perçoit des choses que les autres ne perçoivent pas nécessairement.L\u2019anthropomorphisme a permis d\u2019enrichir notre langue avec le temps, tout en simpliiant nos phrases et en créant de belles images dans nos textes! par ada Luna SaLita Je m\u2019abonne à Reflet de Société ?1 an - 49,95$ ?2 ans - 99,95$ ?3 ans - 149,95$ Taxes incluses.?Je fais un don : Chèque ou mandat à l\u2019ordre de: Re?et de Société 625 av de La Salle Montréal, H1V 2J3 (514)256-9000 1-877-256-9009 S\u2019abonner à Re?et de Société est une manière originale de soutenir notre action auprès des jeunes.Prénom : Nom : Adresse : Ville : Code postal : Courriel : Nº carte : |_||_||_||_| |_||_||_||_| |_||_||_||_| |_||_||_||_| ?Visa ?Mastercard ?Amex Date expiration : |_||_||_||_| Signature : Général Aide juridique 1-800-842-2213 Protection de la jeunesse 1-800-665-1414 Info-santé 811 Centre antipoison 1-800-463-5060 Centre de référence Montréal (514) 527-1375 Clinique Droit Devant (514) 603-0265 Centres de crise de Montréal Tracom (centre-ouest) (514) 483-3033 Iris (nord) (514) 388-9233 L\u2019Entremise (est-centre-est) (514) 351-9592 L\u2019Autre-maison (sud-ouest) (514) 768-7225 Centre de crise Québec (418) 688-4240 L\u2019ouest de l\u2019île (514) 684-6160 L\u2019Accès (450) 679-8689 Archipel d\u2019Entraide (418) 649-9145 Prévention du suicide (418) 683-4588 Émile Nelligan (514) 351-6661 Violence CAVAC 1-866-532-2822 Groupe d\u2019aide et d\u2019info sur le harcèlement sexuel au travail (514) 526-0789 SOS violence conjugale (514) 728-0023 Trève pour elles (514) 251-0323 Centre pour les victimes d\u2019agression sexuelle (24h) (514) 934-4504 Armée du salut (514) 934-5615 Stella (travailleuses du sexe) (514)285-8889 Décrochage Éducation coup de ?l (514)525-2573 Revdec (514)259-0634 ou 1-866-329-4223 Carrefour Jeunesse (514)253-3828 VIH-SIDA C.O.C.Q.Sida (514) 844-2477 La Maison du Parc (514) 523-6467 NoPa MTS-VIH (514) 528-2464 Drogue et désintoxication Toxic-Action(Dolbeau-Mistassini) (418) 276-2090 Centre Jean-Lapointe MTL adulte (514) 288-2611 Le grand chemin Québec Jeunesse (418) 523-1218 Pavillon du Nouveau point de vue (450) 887-2392 Urgence 24h (514) 288-1515 Portage (450) 224-2944 Centre Dollard-Cormier Adulte (514) 385-0046 Centre Dollard-Cormier Jeunesse (414) 982-4531 Le Pharillon (514) 254-8560 Drogue aide et référence 1-800-265-2626 Un foyer pour toi (450) 663-0111 L\u2019Anonyme (514) 236-6700 Cactus (514) 847-0067 Dopamine ( jour et soir) (514) 251-8872 Intervenants en toxicomanie (450) 646-3271 Escale Notre-Dame (514) 251-0805 FOBAST (418) 682-5515 Dianova (514) 875-7013 Centre Casa (418) 871-8380 Centre UBALD Villeneuve (418) 663-5008 Au seuil de L\u2019Harmonie (418) 660-7900 Cran (514) 284-3426 Relais Méthadone (514) 874-9300 Alimentation Le Chic Resto-Pop (514) 521-4089 Jeunesse au Soleil (514) 842-6822 Café Rencontre (418) 640-0915 Ligne d\u2019aide et d\u2019écoute CALACS 1-888-933-9007 Gai Écoute 1-888-505-1010 Tel-Jeunes (514) 288-2266 / 1-800-263-2266 Tel-aide et ami à l\u2019écoute (514) 935-1101 Jeunesse-j\u2019écoute 1-800-668-6868 Suicide action Montréal (514) 723-4000 Prévention suicide Accueil-Amitié (418) 228-0001 Partout au Québec 1-866-appelle Secours-Amitié Estrie 1-800-667-3841 Cocaïnomanes anonymes (514) 527-9999 Déprimés anonymes (514) 278-2130 Gamblers anonymes (514)484-6666 Gam-anon (proches du joueur) 1-800-484-6664 Narcotiques anonymes 1-800-879-0333 Outremangeurs anonymes (514) 490-1939 Parents anonymes 1-800-361-5085 Jeu: aide et référence 1-800-461-0140 Ligne Océan (santé mentale) (418) 522-3283 Sexoliques anonymes (514) 254-8181 Primes-Québec(soutien masculin) (418) 649-1232 Émotifs anonymes (514) 990-5886 Alanon & Alateen (418) 990-2666 Alcooliques Anonymes Québec (418) 529-0015 Montréal (514) 376-9230 Laval (450) 629-6635 Rive-sud (450) 670-9480 Mauricie-Saguenay-Lac-St-Jean (866) 376-6279 NAR-ANON Montréal (514) 725-9284 Saguenay (514) 542-1758 Abus aux aînés (514) 489-2287 Famille Grands frères/Grandes soeurs (418) 275-0483 Familles monoparentales (514) 729-6666 Regroupement maison de Jeunes (514) 725-2686 Grossesse Secours (514) 271-0554 Chantiers Jeunesses (514) 252-3015 Réseau Homme Québec (514) 276-4545 Patro Roc-Amadour (418) 529-4996 Pignon Bleu (418) 648-0598 YMCA MTL centre-ville (514) 849-8393 YMCA Hochelaga-Maisonneuve (514) 255-4651 Armée du Salut (514) 932-2214 La Marie Debout (femmes) (514) 597-2311 Parents Secours 1-800-588-8173 Hébergement de dépannage /urgence Auberge de l\u2019amitié pour femmes (418) 275-4574 Bunker (514) 524-0029 Le refuge des jeunes (514) 849-4221 Chaînon (514) 845-0151 En Marge (514) 849-7117 Passages (514) 875-8119 Regroupement maisons d\u2019hébergement jeunesse du Québec (514) 523-8559 Foyer des jeunes travailleurs (514) 522-3198 Auberge communautaire du sud-ouest (514) 768-4774 Maison le Parcours (514) 276-6299 Oxygène (514) 523-9283 L\u2019Avenue (514) 254-2244 L\u2019Escalier (514) 252-9886 Maison St-Dominique (514) 270-7793 Auberge de Montréal (514) 843-3317 Le Tournant (514) 523-2157 La Casa (Longueuil) (450) 442-4777 Armée du Salut pour hommes (418) 692-3956 Mission Old Brewery (514) 866-6591 Mission Bon Accueil (514) 523-5288 La Maison du Père (514) 845-0168 Auberge du Coeur (Estrie) (819) 563-1387 La maison Tangente (514) 252-8771 Hébergement St-Denis (514) 374-6673 L\u2019Abris de la Rive-Sud (homme) (450) 646-7809 Maison Élisabeth Bergeron (femme) (450) 651-3591 31 re?etdesociete.com Près de 30 ans de rêves et de changements sociaux accomplis dans l'amour et la marginalité Une collection de récits et d'anecdotes Par ceux qui ont écrit l'histoire Marginal et ?er de l'être 625 av de La Salle Montréal H1V 2J3 514-256-9000 1-877-256-9009 30$ plus taxes et transport.Disponible aux Éditions TNT www.editionstnt.com/marginal-ier Trente ans de grifon- nages, à chercher les bons mots, la précision, la magie, le rêve, l\u2019espoir; j'ai tenu plume, papier, crayons, eface, j'ai tenu tête, à bout de force, à coup de gueule, dans les extases, dans les tempêtes, en tenant toujours la barre haute.Des chansons.Plein de chansons.Des univers, des fables, des poèmes, des souvenirs, des récits d'existence, des victoires, des leçons, des défaites, des chansons.Poésie, contes en musique 150 textes de chansons Ian Fournier Tenir paroles Disponible aux Éditions TNT visiter sa page www.editionstnt.com/ian-fournier 625 av de La Salle Montréal H1V 2J3 514-256-9000 1-877-256-9009 20$ plus taxes et transport."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.