Le progrès, 6 février 2021, Cahier 2
[" leProgrès SEMAINE DU 6 AU 12 FÉVRIER 2021 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN AVEC STÉPHANE BÉDARD, ANCIEN DÉPUTÉ ET AVOCAT PAGES M4 ET M5 L\u2019ENGAGEMENT PUBLIC DE PÈRE EN FILS MATIÈRE À RÉFLEXION I N F O G R A P H I E ?: L E P R O G R È S / P H O T O ?: R O C K E T L A V O I E SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M2 SPIRITUALITÉ M8 Parler du suicide sauve des vies SOMMAIRE M7 SEXOLOGIE Le réel portrait des agressions sexuelles Myriam Bouchard ARTS JEUNESSE M29 Le p\u2019tit Mag M30 Février, le Mois de l\u2019histoire des Noirs M32 Reproductions géantes d\u2019emballages M33 Une éleveuse témoigne M36 Volcan et Hobbits sous la pluie RÉGAL VOYAGES M35 Sans alcool, mais avec goût M 12 \u2014 PHOTO: COURTOISIE \u2014 PHOTO COURTOISIE \u2014 A R C H I V E S L A P R E S S E , B E R N A R D B R A U L T Star Académie, l\u2019aventure d\u2019une vie M6 ENTRE ELLE ET LUI Qu\u2019ai-je à prouver?Normand Boivin 28 jours Patricia Rainville TOIT&MOI Marché immobilier: gare aux transactions précipitées! M23 \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M3 Joël en mode virtuel JOËL MARTEL jmartel@lequotidien.com @joelmartel E n fin de semaine dernière, la plateforme Steam a annoncé une grande vente de jeux du Québec à l\u2019occasion de l\u2019édition 2021 de DemoNight.J\u2019ai donc décidé de vous donner un aperçu de quelques titres « faits au Québec » qui devraient être disponibles au cours des mois à venir.À noter que la semaine prochaine, nous poursuivrons ensemble cet exercice ! LEMON CAKE \u2022 DÉVELOPPEMENT ET ÉDITRICE: ÉLOÏSE LAROCHE J\u2019ai toujours eu un faible pour les jeux de cuisine.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019Overcooked, avec ses niveaux complètement fous, ou de Cooking Simulator, avec ses recettes de plus en plus complexes, j\u2019arrive toujours à trouver mon plaisir dans ce type de jeux.En ce qui concerne Lemon Cake, tout porte à croire qu\u2019on aura droit à une ambiance plutôt relaxante, mais il y aura quand même beaucoup de pain sur la planche ! Comme l\u2019indique la présentation du jeu, en plus de devoir cuisiner des plats et des pâtisseries, les joueurs et les joueuses devront aussi s\u2019occuper de faire pousser des légumes ! À découvrir dès le 18 février 2021 ! STEEL ASSAULT \u2022 DÉVELOPPEMENT: ZENOVIA \u2022 ÉDITEUR: TRIBUTE GAMES INC.Tribute Games est sans aucun doute l\u2019un des trésors les plus importants au Québec en matière de création de jeux vidéo indépendants.L\u2019entreprise établie à Montréal a donc ajouté une nouvelle corde à son arc en prenant sous son aile le titre Steel Assault afin d\u2019en assurer l\u2019édition.Au programme, un jeu qui semble sorti tout droit de la glorieuse époque du 16-bit et qui s\u2019annonce bourré d\u2019action ! On sait encore peu de choses à propos de ce titre qui paraîtra en 2021, mais on nous promet toutefois beaucoup de coups de poing ainsi que des équipements comme un fouet et une corde de rappel.Gageons que Tribute Games n\u2019a pas choisi ce jeu au hasard afin de débuter cette nouvelle aventure en tant qu\u2019éditeur ! RUN PROP, RUN! \u2022 DÉVELOPPEUR ET ÉDITEUR: PLAYTOGETHER STUDIO Avez-vous déjà rêvé d\u2019être poursuivi par un groupe de pistolets laser diaboliques alors que vous incarnez une pauvre photocopieuse ?Si tel est votre cas, j\u2019ai d\u2019excellentes nouvelles pour vous, car vous pourrez bientôt vivre cette expérience grâce à Run Prop, Run ! Une démo est présentement disponible et je dois vous avouer que j\u2019ai eu beaucoup de plaisir à y jouer.Grosso modo, une fois que vous aurez trouvé une session de jeu qui pourra vous accueillir, vous participerez à une succession de rondes au cours desquelles vous devrez repérer l\u2019endroit parfait pour vous cacher.En tout, un maximum de huit joueurs peut prendre part à une session de jeu et lors de chaque ronde, l\u2019un d\u2019entre eux est désigné en tant que chasseur.En ce qui concerne le chasseur, celui- ci devra attendre pendant une minute pour laisser un peu de temps aux autres participants afin de se cacher, puis ce sera à son tour de les retrouver.Lors de la période de recherche, les joueurs qui sont piégés par le chasseur sont alors transformés à leur tour en chasseur, ce qui compliquera considérablement les choses pour ceux et celles qui souhaitaient se la couler douce.Pour ajouter au stress, les chasseurs sont dotés d\u2019un genre de radar qui leur indique s\u2019ils s\u2019approchent ou s\u2019éloignent d\u2019un joueur qui se cache.Puisqu\u2019il est possible de prendre l\u2019apparence de plusieurs objets dans le décor et que ceux-ci ont tous des yeux, on peut rapidement devenir fou lorsqu\u2019on se trouve dans la peau du chasseur.Les matchs comptent aussi une dernière période d\u2019environ une minute où les joueurs peuvent tenter de s\u2019échapper en atteignant la sortie.Or, vous l\u2019aurez deviné, ce sera à leurs risques et périls.Chaque ronde se déroule plutôt rapidement et je tiens surtout à préciser que chacune des étapes d\u2019un match peut devenir diablement amusante.D\u2019ailleurs, même si le rôle de chasseur peut s\u2019apparenter à une espèce de punition, encore là, le plaisir est au rendez-vous et lorsqu\u2019on finit par mettre la main sur un des joueurs, on a vraiment droit à une chasse à l\u2019homme digne de ce nom.Sauf peut-être à l\u2019exception qu\u2019au lieu de chasser littéralement des humains, on part à la poursuite de chaises de bureau, de barils ou même de guitares.La sortie de Run Prop, Run ! a été annoncée pour 2021 et la démo vaut vraiment le détour.On se revoit la semaine prochaine avec d\u2019autres jeux du Québec à venir très prochainement ! Des jeux vidéo « faits au Québec » à surveiller T I R É E D E L A P L A T E F O R M E S T E A M T I R É E D E L A P L A T E F O R M E S T E A M T I R É E D E L A P L A T E F O R M E S T E A M RUN PROP, RUN! STEEL ASSAULT LEMON CAKE SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M4 Mené par ses convictions Stéphane Bédard a été député péquiste de Chicoutimi de 1998 à 2015 et il est aujourd\u2019hui avocat en droit des affaires et en droit de l\u2019environnement au cabinet Gauthier Bédard de Chicoutimi.Il a accepté de se confier sur sa carrière politique, mais aussi sur le départ soudain de son père, l\u2019ancien ministre Marc-André Bédard.PROPOS RECUEILLIS PAR NORMAND BOIVIN ET ANNE-MARIE GRAVEL Politique flexion À M A T I È R E ré ?Vous avez eu un parcours un peu atypique.Alors que la plupart des gens font de la politique après une carrière parfois longue, vous êtes devenu député et ministre avant de revenir à la vie civile.Devenir député, est-ce que c\u2019est quelque chose qui s\u2019est imposé malgré lui au fils de Marc-André Bédard?Mon choix de m\u2019impliquer en politique et me présenter était motivé par mes convictions de voir le Québec relever ce formidable défi de se retrouver dans le concert des nations.Cette conviction, je l\u2019ai acquise très tôt et elle a sûrement été influencée par des discussions familiales! J\u2019ai été élevé dans une famille où on aimait débattre, argumenter et où la politique locale jusqu\u2019aux grands enjeux internationaux étaient un véritable sport national.S\u2019intéresser à l\u2019avenir du peuple québécois, de notre région, aux débats de société qui animent le Québec, était littéralement un mode de vie à la maison.Il devenait donc naturel de valoriser l\u2019engagement public sous toutes ses formes plutôt que la réussite individuelle.Consciemment ou non, je crois que ce mode de vie fut reproduit avec mes enfants avec peut-être un peu moins d\u2019intensité! Je ne perds jamais une occasion pour mettre en valeur l\u2019engagement public et l\u2019implication sociale auprès des jeunes que je rencontre.C\u2019est notre meilleur gage de réussite pour l\u2019avenir.Quant au choix d\u2019être candidat du Parti québécois dans le comté Chicoutimi à l\u2019élection de 1998, il est venu lui aussi naturellement par l\u2019implication militante.J\u2019ai eu la chance de côtoyer des gens formidables, et ce, dès mon plus jeune âge.Le 15 novembre 1976, j\u2019ai assisté à cet évènement marquant de l\u2019élection du premier gouvernement souverainiste dans un local surchauffé et enfumé à Chicoutimi.J\u2019ai ressenti cette ferveur et vu des centaines de personnes célébrer en portant mon père Marc-André sur leurs mains.J\u2019ai été un témoin privilégié de cette ferveur déployée dans toute la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.J\u2019admirais la fierté, la confiance et l\u2019engagement qui se dégageaient de ceux et celles qui militaient avec Marc-André et ma mère Nicole.C\u2019est donc sans hésitation que je me suis joint à eux comme militant.J\u2019ai participé à de nombreuses campagnes, posé des pancartes, fait des téléphones, recruté et renouvelé des membres, assisté aux congrès, aux grandes réflexions qui ont animé le Parti québécois et finalement, été sur l\u2019exécutif du comté Chicoutimi.Cet engagement n\u2019avait pas pour objectif d\u2019être député, car je nourrissais beaucoup plus d\u2019admiration pour ceux et celles qui militaient tous les jours.En 1998, le retrait de notre député d\u2019alors, Mme Jeanne Blackburn, m\u2019a imposé la réflexion de devenir candidat.L\u2019opportunité était belle pour un jeune de 30 ans de servir la population et de contribuer humblement à l\u2019atteinte de ce rêve collectif.Le reste est une suite de circonstances, de mains tendues et de volonté d\u2019être digne de la confiance de la population.J\u2019avoue n\u2019avoir jamais anticipé à aucun moment être un jour président du Conseil du trésor, mais j\u2019ai toujours cultivé le besoin d\u2019être utile pour la collectivité.J\u2019espère sincèrement que ce désir d\u2019utilité m\u2019animera jusqu\u2019à mon dernier souffle.Parlez-nous de l\u2019influence que votre père a exercée dans le comté Chicoutimi.Est-ce que ce fut difficile pour vous de quitter la vie politique?Avez-vous eu l\u2019impression de renoncer à son héritage?Marc-André fut et restera un personnage marquant pour les gens de Chicoutimi, de la région et du Québec.Il connaissait littéralement tout le monde dans le comté et s\u2019intéressait à chaque personne.Il ne ménageait aucun effort pour défendre les intérêts du comté et de la région.Je crois qu\u2019il avait le don d\u2019aller chercher le meilleur de chaque individu.Tous ceux et celles qui ont eu la chance d\u2019être à son contact, et ils sont nombreux, ont reconnu en lui un homme respectueux, accessible et profondément humain.La sincérité qu\u2019il démontrait lui a permis de développer et maintenir des relations de confiance durable.Il aimait les gens et ils le lui rendaient bien.Cela dit, la ferveur indépendantiste des gens de Chicoutimi et de la région dépassait largement le statut personnel de Marc-André.Cette ferveur s\u2019explique plutôt par un profond sentiment de fierté et de confiance en eux-mêmes, qu\u2019ils ont naturellement transposé dans le mouvement indépendantiste.La sincérité de la démarche de Marc-André, qui avait fait de cette cause un engagement quotidien, et sa personnalité rassembleuse ont amalgamé son parcours avec celui de milliers de gens.Marc-André était un homme humble qui se méfiait du culte de la personnalité.Il incarnait plutôt l\u2019engagement volontaire et généreux envers l\u2019avenir collectif du Québec.Je pense aussi que les gens du comté Chicoutimi et de la région ont été fiers d\u2019être représentés par quelqu\u2019un d\u2019aussi intègre.Vous comprendrez qu\u2019il fut pour moi un conseiller politique du plus haut niveau, toujours à l\u2019affût des nouvelles idées et lucide face à la situation changeante du Québec.Quant à son héritage, il est toujours présent.Il s\u2019incarne dans tous ces jeunes qui continuent de s\u2019investir dans un projet collectif avec comme point commun d\u2019être fiers d\u2019appartenir à ce grand peuple et d\u2019aspirer à réaliser l\u2019indépendance du Québec.P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M5 LE MAG Avec la forme de nationalisme qu\u2019elle pratique, pensez-vous que la CAQ est un meilleur reflet de l\u2019état d\u2019esprit actuel des Québécois?Chaque parti politique exprime aujourd\u2019hui une forme de nationalisme décomplexée.La première allégeance des Québécois est au Québec, au-delà de la dualité fédé- raliste-souverainiste.Monsieur Le- gault a bien compris cet état de fait et réussit très bien avec son style direct à l\u2019exprimer.Il a littéralement déplacé l\u2019aiguille du positionnement politique au Québec.Ce n\u2019est pas par hasard si madame Anglade tente de rebâtir son aile nationaliste pour être sur le même terrain et éviter la marginalisation.Mais la force de la CAQ est aussi sa faiblesse?: elle s\u2019incarne autour de son chef et bien malin qui peut prédire son avenir après son départ.Cela dit, il restera toujours des gens qui feront de l\u2019indépendance l\u2019enjeu crucial de développement et d\u2019épanouissement du peuple québécois et beaucoup de jeunes qui militent actuellement sur des enjeux internationaux voient bien l\u2019importance d\u2019être dans le concert des nations.En terminant, plusieurs parlent d\u2019un retour en politique.Allez- vous revenir?Je suis encore en politique?! J\u2019ai cessé mon mandat de député, mais je m\u2019y intéresse tous les jours, je l\u2019analyse et la vulgarise.Je continue à m\u2019engager par mon travail et mes implications dans ma communauté.Je côtoie des gens extraordinaires qui font le choix de s\u2019impliquer pour leur collectivité.Faire de grands changements commence bien souvent dans son environnement, son quartier, sa ville, sa région.Les occasions sont nombreuses de se rendre utile et de changer les choses.Les gens de Chicoutimi et de la région m\u2019ont donné une opportunité unique de m\u2019engager pour eux.Je leur serai toujours redevable.Je resterai actif dans notre société et je participerai à chaque occasion qui se présentera à la défense des intérêts de notre belle région et du Québec.Plusieurs ont attribué votre départ subit de la vie politique à Pierre-Karl Péladeau.Qu\u2019en est-il vraiment?Mon départ était motivé par le désir sincère de me retrouver près des miens et de relever de nouveaux défis.Je n\u2019ai jamais cultivé l\u2019idée de faire une longue carrière en politique.La confiance que nous accorde la population ne doit pas être en compétition avec notre désir de rester en politique.J\u2019ai appliqué cette règle tout au long de mon parcours.J\u2019ai eu d\u2019ailleurs à mettre à l\u2019épreuve ma conception dès le premier mandat, lors du rendez-vous des régions.J\u2019avais pris l\u2019engagement auprès des intervenants politiques de la région que nous réussirions à convaincre mon gouvernement d\u2019accepter la création de fonds régionaux d\u2019investissements.Face à un éventuel échec, j\u2019ai dû informer le premier ministre des conséquences pour moi d\u2019un refus gouvernemental.À la toute fin du sommet, le premier ministre changea son fusil d\u2019épaule et nous donna raison.La politique reste le meilleur moyen de provoquer le changement.Mais elle a aussi des impacts sur nos proches.Janick et moi en discutions régulièrement, car il s\u2019agissait d\u2019une aventure commune.Nous avons réussi à atténuer l\u2019impact de mes absences.Je crois qu\u2019à la fin, celui que cette absence impactait le plus était moi et la balance des inconvénients ne pouvait plus justifier un éloignement si fréquent de la maison et de ceux et celles que j\u2019aime.Les gens de Chicoutimi et de la région m\u2019ont toujours connu comme étant quelqu\u2019un d\u2019impliqué à fond comme député ou ministre régional, sans jamais refuser un combat ou un dossier à promouvoir.Le contexte de 2015 ne le permettait plus et les raisons qui m\u2019ont permis chaque fois de décider de continuer n\u2019étaient pas au rendez-vous, cette fois-là.Avec Québec solidaire souverainiste à sa gauche et la CAQ nationaliste à sa droite, on a l\u2019impression que le Parti québécois n\u2019a plus sa place.Il y a au moins un parti de trop au Québec.Lequel?Je pense que chaque parti a sa place, y compris le Parti québécois.Le Québec est en mutation et se polarise.Ce phénomène n\u2019a rien d\u2019exceptionnel.On le retrouve même sur les médias sociaux?! Monsieur Lévesque avait réussi à une époque à convaincre les souverainistes de toute allégeance de se réunir sous la même bannière en faisant preuve de lucidité et pragmatisme.Il est normal que la réalité se modifie.Toutefois, cette polarisation comporte des risques, dont celui de ne pas accepter avec réalisme un compromis qui permet de faire passer un rêve à la réalité.Cette polarisation rend aussi plus difficile le dialogue entre des gens qui n\u2019ont pas une réponse identique aux problèmes que nous vivons.J\u2019espère sincèrement qu\u2019il restera toujours un parti dont l\u2019objectif permet aux gens ayant des conceptions parfois opposées de la société de discuter et trouver des compromis.L\u2019art du possible\u2026 Stéphane Bédard a été député péquiste de Chicoutimi de 1998 à 2015.P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com J \u2019ai décidé de faire le Défi 28 jours sans alcool.C\u2019est la première fois que je l\u2019essaie et c\u2019est même la première fois que ça m\u2019effleurait l\u2019esprit.Je me suis dit que ça ne me ferait pas de tort.Je me suis rendu compte, au cours de la dernière année, que boire de l\u2019alcool était une habitude bien facile à prendre.Le confinement y a été pour quelque chose.Au printemps dernier, ne sortant qu\u2019une fois par semaine pour les commissions, j\u2019ai pris l\u2019habitude de me faire des réserves de vin.Un ou deux verres en soupant, c\u2019était ma petite récompense après une journée de télétravail et d\u2019anxiété engendrée par la pandémie.Déguster un petit verre de rouge en cuisinant et un second en mangeant est vite devenu une habitude.Rarement plus de deux verres, mais quand même presque tous les jours.À l\u2019été, on a pu recommencer à partager des moments avec nos proches, sur une terrasse ou même à la maison.Un autre petit verre pour fêter ça.Et puis les vacances sont arrivées.Un autre petit verre de vin par-ci par- là.Les vacances, c\u2019est fait pour ça, non ?L\u2019automne et le reconfinement se sont ensuite pointés.L\u2019habitude du verre de vin presque quotidien était déjà bien ancrée.Et puis Noël est arrivé et, ensuite, le confinement sévère et le couvre-feu.Alors hop, on s\u2019est refait des petites réserves de bouteilles de rouge.Alors je me suis dit : tiens, on va casser ça, cette habitude-là.Vingt-huit jours, en plein mois de février pas mal déprimant, on va ajouter un petit défi à tout ça.Je ne trouve pas ça difficile, pour être bien honnête.Je ne bois jamais assez pour être « paquetée », juste assez pour que ce soit une bien mauvaise habitude.J\u2019ai toujours craint les dépendances, alors j\u2019ai toujours été bien sévère et surtout bien alerte là-dessus.Je me dis que je ne dois pas être la seule à boire davantage depuis le début de cette interminable pandémie.Certains mangent plus, fument plus, boivent plus, bref les traditionnelles béquilles pour passer au travers d\u2019un dur moment.Mais là, le dur moment commence à s\u2019éterniser et risque de laisser des traces.Le Défi 28 jours sans alcool est sans doute particulièrement important cette année.L\u2019alcool fait des ravages lorsqu\u2019il devient problématique et le confinement n\u2019a rien aidé à ce niveau.Sans crier victoire après quatre jours, je crois bien être en mesure de relever ce défi.Et je dois dire que ce sera plus facile de le faire en sachant que les rassemblements privés sont toujours interdits\u2026 Bien honnêtement, j\u2019aurai de la misère à ne pas déguster un bon verre de rouge lorsque les soupers entre amis ou en famille seront de nouveau permis.On s\u2019en reparle en mars.28 jours Certains mangent plus, fument plus, boivent plus, bref les traditionnelles béquilles pour passer au travers d\u2019un dur moment.Mais là, le dur moment commence à s\u2019éterniser et risque de laisser des traces.1 2 3 R F C ette année, je me suis demandé si je ferais le défi 28 jours en février.J\u2019ai offert à ma blonde de le relever et j\u2019ai reçu un non catégorique.J\u2019étais bien content.Après tout, qu\u2019ai-je à prouver ?Que je suis capable de me passer d\u2019alcool ?Pas besoin.Je bois quand j\u2019ai envie et quand ça ne me le dit pas, je ne bois pas.Quand la bière ne veut pas rentrer, je bois du Pepsi.Je ne suis pas capable de boire avant 17 h.Ça ne rentre pas.Quand je vais à la pêche, je n\u2019apporte jamais d\u2019alcool.Quand je vais en motoneige, je ne bois pas dans les relais.Des fois je vais siroter une bière pour accompagner mes amis.Mais une seule.La bière, j\u2019aime ça quand j\u2019ai soif et quand j\u2019ai chaud.Le fort ?Très peu.Surtout dans le café un ou deux soirs par semaine au camping autour du feu.Le vin ?Oui.Mais pas tous les jours.Rarement avant le jeudi.Mais si ma blonde me fait un souper mijoté la semaine qui s\u2019adonne bien avec un verre de rouge, je débouche une bouteille, me verse un verre, et remets le bouchon.C\u2019est tout.J\u2019aime le goût, mais pas l\u2019effet.Il y a quelques années, mettons une trentaine, je faisais carême.Je devais être le seul dans la région, à part monseigneur Paré.Un vrai carême à part ça.Ni alcool, ni Pepsi, ni frites.Je vous dis qu\u2019un bon Kentucky pas de frite ni de Pepsi, c\u2019est dur en maudit.Pas mal plus que pas d\u2019alcool.Et pendant 40 jours en plus.Je faisais un carême religieux.Pas pour prouver quoi que ce soit.Je l\u2019ai fait deux ou trois fois.Mais quand j\u2019étais petit, je n\u2019avais pas le choix de faire carême de sucreries toutes les années si je voulais que ma marraine me fasse du chocolat maison.Je n\u2019ai rien contre ceux qui feront le défi sans alcool, cela dit.Mais si j\u2019avais un problème de consommation, je ne me limiterais pas au mois de février.Je ne boirais pas, point final.J\u2019ai peur des dépendances, quelles qu\u2019elles soient.C\u2019est sûr que si je me fie aux directives d\u2019Éduc\u2019alcool, j\u2019ai sûrement un problème de boisson comme 98 % des Québécois, je suppose.« Avez-vous bu plus de sept consommations en une soirée au cours de la dernière année ?».OUI ! Pas souvent, mais plus d\u2019une fois.Trois bières avant le souper, trois coupes de vin en mangeant puis un digestif.Pouf ! On vient de tomber sur la liste noire du père Ovide une ou deux fois par mois.Non, mais sans blague.Comme disait Jacques Parizeau, quand c\u2019est trop, ça devient insignifiant.Avec de tels critères, je ne prends pas la consigne au sérieux.Pour moi, un problème d\u2019alcool, c\u2019est quand on a besoin de boire.Pas quand on a hâte d\u2019aller trouver ses chums au bar à 17 h.Cela dit, le confinement nous enlève beaucoup d\u2019occasions de prendre un verre.La fin de semaine, j\u2019aime bien prendre deux ou trois bières avant le souper, mais ça rentre moins ces jours-ci.Parfait, ça va me donner un peu de « lousse » pour prendre du poids cet été.Qu\u2019ai-je à prouver ?Pour moi, un problème d\u2019alcool, c\u2019est quand on a besoin de boire.1 2 3 R F SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M6 Q ui dit agression à caractère sexuel pensera possiblement aux pires scénarios que l\u2019on voit à la télévision et qui présentent encore et toujours l\u2019exception.Agresseur inconnu, laid et bizarre, sévissant brutalement de nuit auprès de ces pauvres femmes naïves et insouciantes.Si seulement\u2026 Toutes ces fausses croyances sont basées sur des préjugés ô combien perpétrés à l\u2019égard des violences sexuelles en général ! Exit les mythes ! Laissez-moi vous présenter un réel portrait des agressions à caractère sexuel.LES AGRESSEURS Qui sont les agresseurs ?Pour les identifier, encore faut-il être apte à brosser un portrait juste de ces derniers.Bien que souvent décrit comme un étranger, l\u2019agresseur sexuel représente davantage cette personne familière ayant un lien avec la victime.Le Regroupement québécois des centres d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) confirme que dans 80 % des cas, les agresseurs sont proches de la victime.Donc, ils utilisent souvent des stratégies comme la manipulation, le chantage et la menace pour arriver à leurs fins.L\u2019organisme à but non lucratif définit l\u2019agresseur simplement comme cet homme « bien ordinaire », « normal », un « monsieur Tout-le-Monde » ; un ami, un professionnel, une personne en autorité, un voisin, un membre de la famille, un conjoint ou une connaissance.À ceci j\u2019ajoute qu\u2019il peut aussi s\u2019agir d\u2019un adolescent.Et ces femmes qui agressent ?Bien que peu nombreuses, il y a effectivement certaines femmes qui peuvent elles aussi commettre des agressions à caractère sexuel et/ou faire preuve de complicité.Une réalité qui constitue encore aujourd\u2019hui un grand tabou sociétal.LES VICTIMES Qui sont les victimes ?Majoritairement des femmes, selon les données de la Sécurité publique et, le plus souvent, des femmes de moins de 18 ans.Mais des hommes agressés sexuellement et des petits garçons, il y en a.C\u2019est une réalité qui constitue encore aujourd\u2019hui un grand tabou.Trop souvent, on me décrit la victime comme étant vulnérable, incapable de s\u2019affirmer, facilement manipulable, provocatrice par son habillement, son attitude, sa légèreté ou flirtant entre le oui et le non.Tout faux ! L\u2019agression à caractère sexuel ne fait pas de discrimination.Tous et toutes peuvent être victimes un jour ou l\u2019autre de ses toiles, y compris nos enfants.La seule personne responsable du crime commis, quel qu\u2019il soit, reste et restera toujours l\u2019agresseur.Qu\u2019on se le répète.DÉNONCIATION Pas facile de prendre parole et de dénoncer dans un contexte que l\u2019on sait, pour la plupart du temps, issu d\u2019une même cellule familiale ou de connaissances.Le RQCALACS l\u2019explique entre autres par la honte, la culpabilité et les peurs associées à la violence sexuelle pouvant maintenir les victimes pendant très longtemps dans le silence.Le risque de l\u2019éclatement de la famille ou encore du lien de proximité muselle souvent les victimes et les témoins qui se voient tiraillés entre des sentiments paradoxaux.Faire reconnaître les abus sexuels vécus tout en protégeant un agresseur.Le voilà, le défi de plusieurs les poussant à considérer et reconsidérer cette volonté de dénoncer ou plutôt de se taire.Les agressions à caractère sexuel ne sont jamais que des jeux, des blagues, des gestes mérités ou encore des évènements à taire et à oublier.Elles se doivent d\u2019être nécessairement prises au sérieux et dénoncées.Éliminer les mythes et les préjugés à leur égard peut certes amener les victimes, mais aussi les agresseurs, à recevoir l\u2019aide nécessaire.Le réel portrait des agressions sexuelles sexologie Infirmière-sexologue Des questions?Écrivez-moi: mbouchard@lequotidien.com MYRIAM BOUCHARD 1 2 3 R F L\u2019agression à caractère sexuel ne fait pas de discrimination.Tous et toutes peuvent être victimes un jour ou l\u2019autre de ses toiles, y compris nos enfants.La seule personne responsable du crime commis, quel qu\u2019il soit, reste et restera toujours l\u2019agresseur.Qu\u2019on se le répète.leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M7 SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M8 L a 31e Semaine nationale de prévention du suicide se tenait du 31 janvier au 6 février 2021.En cette période peu commune dans laquelle nous nous trouvons, il est plus important que jamais de se rappeler l\u2019importance de la prévention du suicide, et surtout l\u2019importance de prendre soin de soi et de prendre soin de ceux et celles qui nous entourent.Pour une quatrième année consécutive, le thème de cette semaine nationale était « Parler du suicide sauve des vies », un thème qui reste et demeure par sa définition la plus simple : briser le tabou et surtout ouvrir le dialogue.Ouvrir le dialogue lorsqu\u2019il est question de prévention du suicide réfère avant tout à éviter de rester seul avec ses inquiétudes, avec sa détresse.Ouvrir le dialogue, c\u2019est parler à quelqu\u2019un de confiance lorsqu\u2019on vit quelque chose de difficile, c\u2019est demander à un proche comment il va « pour vrai », c\u2019est demander directement à quelqu\u2019un qui nous inquiète s\u2019il a des idées suicidaires, c\u2019est parler des services qui existent en santé mentale et en prévention du suicide.Au-delà de ça, la prévention du suicide, c\u2019est aussi se questionner sur ce qui nous tient en vie, sur ce qui nous allume, ce qui nous rend heureux.C\u2019est prendre soin de soi et nourrir toutes les parcelles de notre vie et de notre âme.C\u2019est trouver un sens à ce que l\u2019on fait au quotidien et rester près les uns des autres.La dernière année a entraîné son lot de difficultés, de questionnements et d\u2019inquiétudes.Elle nous a aussi permis de nous concentrer sur l\u2019essentiel.Durant cette année, à un moment ou à un autre, nous avons tous été témoins de gestes d\u2019entraide, de soutien, de reconnaissance et d\u2019ouverture.C\u2019est aussi ça, la prévention du suicide.À l\u2019occasion de cette semaine, dans ce contexte particulier, le Centre de prévention du suicide 02 (CPS-02) invite la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean à rester attentive et à participer de quelque façon que ce soit à cet effort collectif.Notre souhait : toucher le plus de gens possible par notre message.Cette année, le CPS-02 a pris un moment à l\u2019ouverture de cette semaine pour offrir une douceur, une pensée aux personnes endeuillées à la suite d\u2019un suicide, puisque nous savons qu\u2019il peut s\u2019agir d\u2019une semaine particulièrement chargée en émotions pour elles.Nous prenons également un moment pour rappeler aux jeunes ainsi qu\u2019à leurs parents que nous sommes là pour eux lorsqu\u2019ils vivent des moments difficiles.Nous soulignons l\u2019importance des personnes formées « Sentinelle en prévention du suicide » et faisons la promotion de cette formation, puisque ces derniers ont accepté ou accepteront de jouer un rôle actif dans notre société afin de repérer les personnes en difficulté et les référer vers les services appropriés.Nous invitons les entreprises de la région à adhérer à la cause de la prévention du suicide en mobilisant leurs équipes au sujet de l\u2019importance de prévenir le suicide au travail, au même titre que la prévention des accidents.Une attention particulière est portée aux personnes aînées de notre région.Puisque, bien sûr, la détresse n\u2019a pas d\u2019âge, mais la demande d\u2019aide non plus.Des membres de l\u2019équipe se déplaceront à travers la région afin de distribuer du matériel de prévention dans différentes ressources pour aînés.Finalement, nous vous sollicitons, tout un chacun, à partager le message, à informer et à utiliser les ressources d\u2019aide lorsque vous ou un proche en avez besoin.Nous souhaitons plus que jamais que les gens retiennent qu\u2019il n\u2019est jamais trop tôt pour prévenir le suicide.Pour vous ou pour un proche \u2013 24 h sur 24, 7 jours sur 7 \u2013 un service gratuit et confidentiel : 1-866-APPELLE (277-3553).Mélanie Lapierre Superviseure de l\u2019intervention collective et des communications Formatrice accréditée en prévention du suicide CPS 02 spiritualité Au-delà de ça, la prévention du suicide, c\u2019est aussi se questionner sur ce qui nous tient en vie, sur ce qui nous allume, ce qui nous rend heureux.A R C H I V E S L E P R O G R È S , M A R I A N E L .S T - G E L A I S Parler du suicide sauve des vies leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M9 Enseignantes à l\u2019école primaire de Saint-David-de-Falardeau, Dominique Pelletier et Jany Lambert se sont connues il y a quatre ans.Les collègues de travail sont rapidement devenues de bonnes amies.Il y a quelques mois, elles ont uni leur passion commune pour la fabrication de bijoux afin de se lancer dans une aventure entrepreneuriale hors du milieu scolaire.Ce projet est devenu un loisir qui comble leurs temps libres.Après plusieurs essais et erreurs, c\u2019est en octobre 2020 qu\u2019elles présentaient officiellement leurs œuvres sur leur page Facebook, Créations Dominique et Jany.Le temps des Fêtes a été particulièrement achalandé pour les deux conceptrices, alors que les commandes abondaient.« Nos conjoints étaient tannés de nous voir prendre toute la place sur la table de la cuisine », lancent les partenaires d\u2019affaires en riant.Elles se sont donc aménagé un petit atelier dans leur maison respective.Le duo fabrique des boucles d\u2019oreilles, des colliers et des bracelets.« Nos produits vedettes sont vraiment nos boucles d\u2019oreilles », précisent-elles.Abordables et drôles, l\u2019objectif de ces boucles d\u2019oreilles est d\u2019abord de faire rire leur clientèle qui peut à son tour utiliser ce petit présent pour gâter et faire sourire ses proches.Que ce soit en y insérant des phrases d\u2019enfants, des photos d\u2019animaux ou des expressions personnalisées, leur imaginaire n\u2019a pas de limite.« Plusieurs nous demandent des boucles d\u2019oreilles à l\u2019effigie de leurs animaux de compagnie », note Jany.Faisant beaucoup de recherche d\u2019images, selon les demandes des clients, elles se soucient d\u2019utiliser des images libres de droits.Pour répondre à leurs besoins en impression, les filles de Saguenay ont trouvé des commerces tout près de chez elles qui répondent parfaitement et rapidement à leurs besoins.Les deux enseignantes remarquent que leurs enfants et leurs élèves s\u2019ennuient parfois de certains membres de leur famille, y compris de leurs animaux de compagnie.« Quand ils reviennent des vacances d\u2019été ou d\u2019un long congé, on voit que certains s\u2019ennuient, souligne Dominique.On s\u2019est dit qu\u2019un collier personnalisé pouvait aider les enfants à passer cet ennui.» TRAVAIL AUTONOME En ce temps de pandémie, plusieurs femmes souhaitant concilier famille et travail se tournent vers le travail autonome en devenant conseillères pour différents produits très populaires, tels que Tupperware, Scentsy, Epicure et Mary Kay.« Certaines de ces représentantes nous ont demandé de faire des boucles d\u2019oreille à l\u2019image de leur marque », ajoutent Jany et Dominique, qui ont décroché leur plus gros contrat à ce jour en répondant à ces demandes provenant de partout au Québec.PROJETS Dans l\u2019optique d\u2019un retour à la vie normale, Jany et Dominique ont bien hâte de participer à différents salons de l\u2019artisanat.« Nous avons fabriqué huit présentoirs faciles à monter et démonter afin de nous promener dans différents évènements, projettent-elles.On aimerait aussi approcher des points de vente et avoir une boutique en ligne.» Elles restent très prudentes dans leurs investissements, afin de garder leurs produits abordables.« On travaille aussi à peaufiner une médaille pour chien, mais ce n\u2019est pas tout à fait prêt.On veut aussi intégrer de nouvelles matières à nos bijoux comme le béton, l\u2019époxy et mélanger des textures », annoncent celles qui tiennent à offrir un produit de qualité et résistant.Chaque année, Jany et Dominique ont beaucoup de plaisir à s\u2019impliquer avec leurs élèves dans la fabrication de produits pour créer un marché de Noël à leur école.« L\u2019an passé, on avait fait du thé, des porte-clés, des chandeliers en béton », se rappellent les deux enseignantes.Cette année, vu la pandémie, le marché de Noël n\u2019a pas eu lieu, mais Jany et Dominique avaient envie de bricoler en dehors de leurs heures d\u2019enseignement.C\u2019est pour combler ce vide qu\u2019elles ont commencé à explorer l\u2019idée de fabriquer des bijoux.« Quand j\u2019étais au cégep j\u2019étais impliquée dans le projet \u201cjeune entreprise\u201d », qui nous permettait d\u2019avoir de petites entreprises et produire toute sorte de choses, conclut Dominique, qui fait profiter Créations Dominique et Jany de cette expérience du passé.ENSEIGNANTES ET ENTREPRENEUSES www.facebook.com/melissa.viau MÉLISSA VIAU mviau@lequotidien.com Dominique Pelletier et Jany Lambert ont uni leur passion commune pour la fabrication de bijoux afin de se lancer dans une aventure entrepreneuriale signée Créations Dominique et Jany.\u2014 PHOTOS COURTOISIE SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M10 C\u2019 est un oiseau?C\u2019est un avion?Non, c\u2019est un éplucheur à légumes\u2026 Ces dessins cocasses sortent de l\u2019esprit d\u2019Eric Geusz, un Californien programmeur chez Apple le jour et artiste la nuit.Son plaisir?Dessiner des objets du quotidien comme s\u2019ils étaient des vaisseaux spatiaux.«?J\u2019aime vraiment l\u2019art rétroscientifique et les photos des premiers programmes spatiaux du siècle dernier.J\u2019ai aussi été vraiment inspiré par l\u2019art du film La guerre des étoiles et par la façon dont ils ont créé des vaisseaux spatiaux de toutes sortes à partir de kits de maquettes et de pièces détachées, raconte-t-il.Quand nous étions enfants, mes frères et moi aimions toujours trouver notre propre plaisir dans tout ce qui nous entourait.?» Quelle imagination?! Info?: ericgeusz.com et @spacegooose sur Instagram FRANCIS HIGGINS LA «?VADROUILLE?» DE L\u2019ESPACE\u2026 IMAGES FOURNIES PAR ERIC GEUSZ leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M11 A R C H I V E S L A P R E S S E , B E R N A R D B R A U L T L\u2019 AVENTURE D\u2019UNE VIE PAGES M12 À M14 SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M12 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Une fille de Jonquière, un gars d\u2019Hébertville.Ils se connaissaient avant leur participation au concours Star Académie, édition 2005, mais le fait d\u2019avoir vécu cette expérience jusqu\u2019à l\u2019étape ultime, la finale où ils étaient opposés sans l\u2019être, unira à jamais Audrey Gagnon et Marc- André Fortin dans la mémoire collective.Au moment où d\u2019autres artistes réactivent la franchise, voici comment les deux perçoivent ce qui, à leurs yeux, a constitué l\u2019aventure d\u2019une vie.Dans le cas d\u2019Audrey Gagnon, le parcours avait commencé par un faux départ, un an plus tôt.Elle s\u2019était inscrite dans l\u2019espoir de passer trois mois à Sainte-Adèle, dans la résidence mise à la disposition des Académiciens.Lors du premier gala, cependant, la jeune femme a été mise en danger.Désormais, tout reposait sur la réaction du public, pour qui elle a repris \u2014 en vain \u2014 le succès de Whitney Houston, I Will Always Love You.« Le clash a été plus fort parce que je venais de loin.Au retour, j\u2019ai eu beaucoup de temps pour penser à ce qui était arrivé », raconte-t-elle.Un an plus tard, la blessure demeurait sensible, mais pas au point de renoncer.« J\u2019avais peur d\u2019avoir mal une deuxième fois, reconnaît Audrey.D\u2019un autre côté, j\u2019avais grandi.J\u2019étais plus prête parce que je me sentais mieux dans ma peau. » Autre source de réconfort : parmi les candidats retenus, il y avait Marc-André Fortin, un collègue qui, comme elle, travaillait fort pour que sa carrière prenne son envol.À force de participer à des concours et des spectacles, ils avaient développé des atomes crochus qui furent d\u2019un grand secours en 2005.« J\u2019ai été chanceuse parce que j\u2019avais des collègues comme Marc-André, sympathiques et gentils », note la chanteuse, à qui son camarade retourne le compliment.« C\u2019était une chance que de vivre ces neuf semaines avec Audrey.Un beau privilège.On a traversé ce concours main dans la main », énonce-t-il.DE LAS VEGAS À LA BAIE Le Jeannois a remporté la finale, mais dans son esprit, les deux sont sortis gagnants.C\u2019est ainsi que dans les mois qui ont suivi, lui et son amie ont participé à l\u2019émission de télévision Demandes spéciales.Comme les enregistrements coïncidaient avec la tournée Star Académie, particulièrement intense lors de cette édition, ce contrat a accentué la force du tourbillon dans lequel les interprètes ont été avalés.« On préparait l\u2019émission le jour et en soirée, on passait au spectacle.C\u2019est une période où on consultait notre agenda, une heure à la fois », se souvient Audrey.Ajoutez les entrevues, les activités promotionnelles en tout genre, et ça donne une idée du maelström dans lequel ont été plongés les finalistes.Eux et les autres Académiciens vivaient sur un high perpétuel quand ils se sont pointés à La Baie afin de rencontrer les fans du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Pendant une semaine, la tournée s\u2019était arrêtée au Théâtre du Palais municipal, toujours plein comme un oeuf.« Nous avions donné six ou sept spectacles et je me rappelle de la frénésie dans la salle », souligne Marc-André avec un brin de nostalgie dans la voix.« Ça a été la plus belle partie de notre tournée, l\u2019endroit préféré de la gang en raison de l\u2019amour qu\u2019on a reçu, renchérit Audrey.En plus, il y avait nos jams à l\u2019Auberge des 21. » Ce fut un moment aussi fort, quoique différent, que le voyage à Las Vegas survenu quelques mois plus tôt.Tout avait commencé au réveil, à Sainte-Adèle.« Un matin, René Angélil nous annonce que nous irons voir Céline au Ceasar\u2019s Palace, où nous avons couché dans sa suite.C\u2019était tellement grand qu\u2019on se perdait.Il y avait deux pianos, un balcon avec vue sur la ville et de la bouffe préparée par le chef de Tom Hanks », s\u2019émerveille la chanteuse.Le contact avec ses hôtes fut aussi mémorable.Ils ont été chaleureux, mais en toute simplicité, ce qui contrastait avec le décor.« René a été un amour, tandis que Céline nous a reçus dans sa loge après son spectacle, révèle Audrey.Elle a été super humaine, tellement que nous avions pu lui poser des questions.Je lui avais demandé si, maintenant qu\u2019elle était consciente de tout ce que ça implique, elle se lancerait quand même dans la chanson.Sa réponse avait été à la fois oui et non. » L\u2019inconvénient, lorsqu\u2019on est bombardé d\u2019images, de sensations et de rencontres improbables comme celle-ci, tient aux limites du cerveau humain.Trop de belles choses qui arrivent trop vite créent une saturation que les finalistes de 2005 ont pu mesurer à la fin de leur parcours.Les deux ont oublié des choses importantes, comme la fois où Luc Plamondon a rencontré les Académiciens.« Preuve que c\u2019était irréel, c\u2019est en voyant une photo que ce souvenir est revenu, la fois où j\u2019avais chanté devant lui », affirme Audrey.LA FIN DU RÊVE On a beau se dire qu\u2019il importe de savourer le moment, le temps manque pour y arriver et l\u2019inévitable se produit.Quand ce merveilleux cirque démonte son chapiteau, que chacun se retrouve à la maison, le corps, la tête, ont besoin de temps pour se rétablir.« C\u2019est difficile.Après avoir été si longtemps sur l\u2019adrénaline, j\u2019ai passé des jours à dormir.Et puis, les activités que j\u2019appréciais avant, comme de souper avec des amis, me semblaient ternes », dépeint Audrey.« Moi, j\u2019ai vécu le clash deux ans plus tard, soit après ma tournée en solo.J\u2019avais sorti un disque et sur scène, j\u2019étais accompagné par de nombreux musiciens, ainsi que des choristes.C\u2019était une grosse affaire, mais ensuite, je me suis retrouvé sans contrat, sans gérant, dans cet entre-deux auquel personne n\u2019a échappé.Je ne regrette rien, cependant.Une expérience comme celle-là, atteignant un tel niveau, ça n\u2019arrive qu\u2019une fois dans ta vie », estime Marc-André.C\u2019est aussi ce que ressent son amie, en mettant à l\u2019avant-plan les liens tissés par les Académiciens.« Nous étions 14 qui pouvaient échanger sur cette expérience et, aujourd\u2019hui encore, nous gardons le contact.C\u2019était tellement gros, ce que l\u2019organisation nous faisait vivre.Un énorme tourbillon qu\u2019on ne peut comprendre que si on se trouvait à l\u2019intérieur », résume Audrey.AUDREY GAGNON, MARC-ANDRÉ FORTIN ET STAR ACADÉMIE «ON A TRAVERSÉ CE CONCOURS MAIN DANS LA MAIN» À LA UNE \u203a Finalistes du concours Star Académie en 2005, ce dont témoigne cette photographie, Marc-André Fortin et Audrey Gagnon racontent comment ils ont vécu cette expérience à la fois fascinante et déstabilisante.Les deux en parlent comme de l\u2019expérience d\u2019une vie, le genre d\u2019occasion qu\u2019on ne peut pas rater, même s\u2019il y a un prix à payer lorsqu\u2019on en sort.\u2014 ARCHIVES LA PRESSE, BERNARD BRAULT Audrey Gagnon et Marc-André Fortin se connaissaient avant leur participation à Star Académie, en 2005, qui a mené les deux participants originaires de Jonquière et d\u2019Hébertville en finale.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M13 ARTS Voici Audrey Gagnon au moment où elle a passé les auditions du concours Star Académie.C\u2019est à sa deuxième tentative que la Jonquiéroise a joint les rangs des Académiciens.\u2014 PHOTO COURTOISIE RÉUNION DES DIX ANCIENS FINALISTES UN VOYAGE DANS LE TEMPS GRÂCE À NOS RETROUVAILLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com C\u2019est en novembre qu\u2019Audrey Gagnon et Marc-André Fortin ont été contactés par l\u2019équipe de Star Académie.On leur a proposé de chanter sur un album intitulé Nos retrouvailles, au même titre que les huit autres finalistes du concours.Ils ont évidemment accepté de reprendre une pièce chacun, sélectionnée de concert avec eux.Pour l\u2019interprète originaire de Jonquière, il était opportun de s\u2019attaquer à un succès auquel était rattaché un mauvais souvenir, ne serait-ce que pour l\u2019exorciser.Elle a donc renoué avec I Will Always Love You, une pièce popularisée par Whitney Houston.C\u2019est après l\u2019avoir offerte en 2004, à sa première participation, que la jeune femme avait été éliminée.« À l\u2019époque, je n\u2019avais peur de rien, mais cette fois, je l\u2019ai ramenée à sa plus simple expression, ce qui me convient davantage.J\u2019ai maintenant deux enfants, une fille âgée de sept ans et une autre qui est née il y a six mois.Je suis plus posée.Bien que ma voix soit restée la même, je ne ressens pas le besoin de chanter aussi fort qu\u2019avant », explique Audrey Gagnon.Vu les circonstances, l\u2019enregistrement a eu lieu en l\u2019absence de ses camarades, à la fin de 2020.En revanche, cette expérience lui a permis d\u2019apprécier les nouveaux arrangements, ainsi que les interludes servant de traits d\u2019union entre les chansons.« C\u2019est une idée géniale.Grâce à ce concept, on a l\u2019impression de voyager dans le temps », fait-elle remarquer.Autre particularité qu\u2019il convient de signaler, l\u2019album Nos retrouvailles a été jumelé à une édition du magazine Écho Vedettes Biographie mise en marché il y a quelques jours.La réalisation a été confiée à Joseph Marchand et Toby Gendron, alors que les passages instrumentaux sont le fait de Benoit Groulx.« C\u2019était une évidence que de rassembler les dix finalistes.Il s\u2019agit d\u2019un cadeau pour les fans », avance Marc-André Fortin.Sa contribution à lui est une composition de Diane Juster, À ma manière.Elle faisait partie des choix qu\u2019il avait soumis à l\u2019équipe, qui lui a fait plaisir en retenant cette ballade popularisée par Ginette Reno.« J\u2019ai trouvé ça intéressant parce qu\u2019on l\u2019a moins entendue que Le clown et Tu m\u2019aimes-tu ?, qu\u2019il m\u2019arrive de faire en spectacle.Les nouveaux arrangements lui ont donné un swing différent, avec la guitare à l\u2019avant-plan, ainsi que des percussions.Ce serait facile à recréer sur scène », laisse entrevoir le gagnant de l\u2019édition 2005.Appelé à commenter le retour de Star Académie après une parenthèse de neuf ans, il n\u2019y voit que du bon, surtout au coeur de la pandémie.« C\u2019est super le fun.Ça va amener un souffle de beauté, de positivisme, tout en mettant en valeur une nouvelle génération d\u2019auteurs-compositeurs.Il y aura une belle diversité, à la fois humaine et artistique », se réjouit Marc-André Fortin.Au plan personnel, il se souhaite de les rencontrer sur le plateau, même le temps d\u2019un clin d\u2019oeil.« Ce serait cool de participer à un gala, admet le jeune vétéran.Cette émission a tellement marqué le monde.J\u2019ai d\u2019ailleurs hâte de voir comment ils vont mixer ça afin d\u2019atteindre tous les publics, les plus âgés et ceux, plus jeunes, qui consomment la musique différemment.» LIRE 2021 VUE PAR AUDREY GAGNON ET MARC-ANDRÉ FORTIN \u203a M14 Marc-André Fortin et Audrey Gagnon ont enregistré une pièce chacun à la fin de 2020.Ça représente leur contribution à l\u2019album Nos retrouvailles, où sont réunis les dix finalistes du concours Star Académie en 2005.\u2014 PHOTO COURTOISIE Une fois sorti du tourbillon Star Académie, Marc-André Fortin a éprouvé le sentiment de vide commun à tous les participants.L\u2019Hébertvillois a ensuite repris le fil de sa carrière, faite de projets collectifs et individuels.\u2014ARCHIVES LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M14 ARTS « Encore aujourd\u2019hui, la musique se trouve au coeur de ma vie.C\u2019est tellement fort, cette pas- sion-là, que ça peut devenir malsain si on ne fait pas attention.Il peut se créer un déséquilibre, mais maintenant, je réalise qu\u2019il y a autre chose.Il faut juste contrôler les attentes », énonce Audrey Gagnon.Cette autre chose, ce sont évidemment ses deux filles, de même que son parcours académique qui avait été interrompu au début du millénaire.La chanteuse était inscrite à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) lorsqu\u2019elle a été happée par un autre genre d\u2019académie.Elle qui souhaitait compléter un baccalauréat en enseignement avait dû mettre ce projet sur la glace.« Comme il y a eu des petites coupures dans ma carrière artistique, des périodes où c\u2019était plus calme, j\u2019en ai profité pour reprendre mes études à l\u2019Université de Montréal, relate Audrey Gagnon.Même si la musique fera toujours partie de moi, je voulais finir ça parce que j\u2019adore l\u2019enseignement.» Côté chanson, ses espoirs reposent sur Smilee, le duo qu\u2019elle forme avec Mike Lee, membre de la cuvée 2012 de Star Académie.Leurs routes se sont croisées il y a trois ans, dans la revue Le rétro show.Leur complicité est telle que cinq ou six compositions originales devraient figurer sur leur premier enregistrement, un EP qui sortira au printemps.« Le nom du duo tient au fait que nous sommes des personnes simples et souriantes.Nous avons eu un coup de foudre instantané et depuis, nous sommes inséparables, confie la chanteuse.Notre objectif consiste à apaiser les gens en proposant des pièces country au son moderne, dans lesquelles on retrouve de la mandoline et de la guitare acoustique.» Elle voit l\u2019album comme une carte de visite en attendant que les conditions sanitaires se prêtent à la tenue de spectacles.Ceux-ci auront lieu devant un public en chair et en os parce que c\u2019est le seul format qui plaît aux deux Académiciens.« Le virtuel, ce n\u2019est pas notre tasse de thé », confirme Audrey Gagnon d\u2019un ton enjoué.MARC-ANDRÉ FORTIN L\u2019avenir immédiat de Marc-André Fortin sera également balisé par la COVID.Si elle se fait moins présente au Québec, deux productions auxquelles il est associé reprendront du service.L\u2019été prochain, il renouera avec Les grands duos, à la faveur de 25 représentations données à Repentigny et Victoriaville.Il s\u2019agit de reports, ce qui est aussi le cas de la tournée qu\u2019entreprendra l\u2019équipe de Je reviens chez nous en septembre.« Si Dieu le veut, nous irons partout dans la province, jusqu\u2019en février 2022.C\u2019est une revue musicale où cinq interprètes reprennent uniquement des chansons québécoises.Nous adressons un clin d\u2019oeil à différentes régions », fait observer le Jeannois.Il attendra également des nouvelles de la troupe Québec Issime, dans l\u2019éventualité où le spectacle Décembre retrouvera ses fans à la Place des Arts de Montréal.« Je suis toujours content de retrouver la belle gang.S\u2019ils veulent de moi, je serai de retour », assure Marc-André Fortin.Enfin, il jongle avec l\u2019idée de créer un album, tout en étant conscient que les frais seront à sa charge.« Je suis en réflexion pour voir si je vais \u201cclencher\u201d là-dessus.En même temps, je fais des trucs sur les médias sociaux, des clips d\u2019une ou deux minutes produits à la maison.Le problème est que je suis trop perfectionniste », lance le chanteur en riant.DANIEL CÔTÉ 2021 VUE PAR AUDREY GAGNON ET MARC-ANDRÉ FORTIN Marc-André Fortin passera beaucoup de temps sur scène en 2021, si la COVID veut bien collaborer.Il envisage aussi la création d\u2019un album.\u2014 ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN TREMBLAY Audrey Gagnon et Mike Lee forment le duo Smilee, qui sortira un premier enregistrement au printemps.Celui-ci tiendra lieu de carte de visite en attendant la tenue de spectacles.\u2014 COURTOISIE MARIO BOULIANNE mboulianne@ledroit.com Karo Laurendeau l\u2019admet d\u2019entrée de jeu, elle possède un côté rebelle qui s\u2019assume de plus en plus et qu\u2019elle se plaît à laisser s\u2019exprimer.Avec la sortie récente du premier jalon d\u2019un album à venir au printemps, la chanteuse met la table à une production qui affirmera la dualité qui la porte.« J\u2019ai toujours un petit côté insécure qui me force à toujours remettre en question mes décisions, confie-t-elle.J\u2019analyse beaucoup, trop, diront certains de mes amis, mais j\u2019assume maintenant cette dualité.» La semaine dernière, la chanteuse a livré J\u2019aurais voulu être Johnny Cash, le premier extrait de l\u2019album De Terre et d\u2019Asphalte qui sortira en mai prochain.« C\u2019est une suite logique à mon album pré- cédent qui, je crois, présente un style musical plus assumé que jamais, dit-elle au sujet de son nouveau single.Je parle de mon admiration pour Johnny Cash, sa personnalité à la fois complexe et énigmatique, en plus de son talent brut et de sa vérité sans flafla, qui nous accrochent à tout coup et qui m\u2019inspirent grandement ». Dans le texte de la chanson, on ressent tout de même un peu la nostalgie, mais avec des sonorités new country et rock très contemporaines. « C\u2019est exactement dans cette direction que je veux aller, affirme Karo Laurendeau.J\u2019aspire à un son plus musclé, plus rock, qui donne envie de bouger.Après tous ces mois de confinement, je n\u2019ai vraiment pas envie de jouer des ballades.» Écrite, composée et réalisée par Robert Langlois \u2014 qui y joue également la basse, la guitare électrique et acoustique \u2014, on retrouve sur cette chanson la touche du guitariste John-Anthony Gagnon-Robinette, de Kaïn et Wild Ouest, ainsi que l\u2019harmonica de Eric Gousy, du groupe Bodh\u2019aktan.Robert Langlois y cosigne également le mixage en compagnie de Fred St-Gelais, qui apporte une couleur légèrement plus pop au son country de l\u2019artiste.UN QUATRIÈME ALBUM Ce premier extrait, tout comme l\u2019album, marque une étape fort importante dans la carrière de Karo Laurendeau.Après trois albums solos, ce quatrième effort studio sera, selon l\u2019auteure-composi- trice-interprète, le plus réussi.« Mon dernier album, La Fureur de vivre, portait déjà les éléments de mon évolution en tant qu\u2019artiste, explique-t-elle.Je m\u2019étais alors entourée de personnes très compétentes et c\u2019était aussi la première fois que je travaillais avec un réalisateur.J\u2019ai compris à ce moment-là que ma musique pouvait être portée à un autre niveau.» Pour De Terre et d\u2019Asphalte, un titre qui démontre toute la dualité qui existe dans la personnalité de la chanteuse, elle a mis sur pied une équipe de premier plan, à commencer par Robert Langlois à la réalisation.« Travailler avec Rob, c\u2019est du grand bonheur, lance-t-elle sans retenue.C\u2019est un artiste avant tout, donc il se met au service de l\u2019œuvre.Il apporte des idées neuves et un regard différent sur mes chansons.C\u2019est un travail d\u2019équipe, chose que je ne faisais pas avant.» Pour l\u2019heure, rien n\u2019est encore décidé quant à la composition de l\u2019album.L\u2019artiste proposera un album complet, même que de son propre aveu, il y a trop de chansons pour un seul album.« C\u2019est un heureux problème, avoue-t-elle.On doit faire des choix et certains seront déchirants.J\u2019ai reçu de magnifiques chansons de la part d\u2019autres artistes.Ce sont de très beaux cadeaux et ces chansons sont tellement proches de moi, qu\u2019on croirait que c\u2019est moi qui les ai écrites.» KARO LAURENDEAU FAIRE PLACE À SON CÔTÉ REBELLE Karo Laurendeau prépare un nouvel album qui sortira en mai prochain.Un premier extrait est disponible depuis le 29 janvier.\u2014 PHOTO COURTOISIE leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M15 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com À leur manière, ils ont le sens du marketing, les gars du groupe DROGUE.Impossible de ne pas le remarquer, en effet, ce nom évocateur de paradis artificiels et calamités en tous genres.C\u2019est pourtant une autre forme de plaisir que procure leur premier EP, disponible depuis le 5 février.Pensez au rock carré des années 1970, quelque part entre Iggy Pop et Ted Nugent, mais avec des textes en français, et vous ne serez pas loin de la vérité.Ce projet fut d\u2019abord celui des guitaristes Jean Sébastien Chouinard et Stéphane Papillon.Il devait s\u2019appeler Truck lorsque le chanteur Ludwig Wax a été mis dans le coup en 2019.« Un jour, un gars a voulu savoir comment nous nous appelions.On a crié Truck, mais il a compris Drogue et c\u2019est resté de même.Mes enfants, pis ma femme, ils étaient pas trop sûrs.Moi, je trouve que c\u2019est pas grave », a raconté celui qui, à sa naissance, se nommait Louis Cyr.Il avait raison d\u2019être d\u2019humeur joyeuse, lundi, lorsque contacté par Le Progrès.Les cinq compositions tricotées par la formation ont le pouvoir de chasser les idées noires.Les guitares sont incisives, tandis que la voix de Ludwig Wax balance entre l\u2019ironie et l\u2019hommage discret aux grands disparus.Quand on lui parle de ses inflexions à la Elvis, par exemple, il répond en évoquant la mémoire du regretté Lux Interior, chanteur du groupe The Cramps, ainsi que de Jacques Higelin et d\u2019Alain Bas- hung.On a également une pensée pour le leader de Vent du Mont Schärr, Jean-Luc Bonspiel, qui lui est bien vivant.« Nous allons sortir un autre EP au printemps, mais comme il faudra ajouter du matériel pour les spectacles, j\u2019ai justement placé Vent du Mont Schär en haut de ma liste.Un bon Sophie Stiquée, ça ferait la job », lance Ludwig Wax en riant de bon coeur.Et pourquoi ne pas inviter ces légendes du punk québécois à faire les premières parties de DROGUE ?Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que cette perspective lui sourit.LA FILIÈRE BLEUE Le son de DROGUE, c\u2019est aussi sa rythmique et là, on reconnaît deux membres de la filière bleue, Fred Fortin à la basse et Pierre Fortin à la batterie.« C\u2019est des amis de Jean- Sébastien qui ont travaillé sur les enregistrements, mais que je n\u2019ai pas eu la chance de rencontrer à cause de la COVID, fait observer Ludwig Wax.C\u2019est très beau, ce que Fred a fait, tandis que Pierre est un gros drummer.J\u2019ai tellement hâte qu\u2019on soit tous ensemble. » Parmi les sources d\u2019inspiration du quintette, il mentionne Michel Pagliaro pour le mariage du français et du rock.C\u2019est lui qui a montré la voie dans laquelle se glisse sans coup férir le parolier Jean-Phi- lippe Roy.« Nous étions ensemble dans le groupe Le Nombre, qui a sorti trois disques en français.À cet égard, le nouveau projet s\u2019inscrit dans la continuité », énonce le chanteur.Lui-même réputé pour ses prestations énergiques, il brûle d\u2019envie de prendre la route avec ses camarades.On peut même affirmer DU ROCK EN FRANÇAIS AVEC UNE TOUCHE JEANNOISE UNE DROGUE À LAQUELLE ON RISQUE DE S\u2019ACCOUTUMER Chanteur au sein de la formation DROGUE, Ludwig Wax, aussi connu de ses proches sous le nom de Louis Cyr, a hâte de prendre la route avec ses compositions énergiques.\u2014 COURTOISIE, LAURENT GUÉRIN Le groupe DROGUE, dont font partie les Jeannois Fred et Pierre Fortin, vient de sortir un EP fleurant bon le rock des années 1970.\u2014 COURTOISIE qu\u2019il s\u2019agit de la raison d\u2019être de DROGUE, puisque ses compositions sont conçues en fonction de l\u2019effet qu\u2019elles produiront sur les foules.Si le virus relâche son emprise, ça pourrait commencer dès cette année, en salle et sur le circuit des festivals.C\u2019est aussi à ce moment que le choix de faire du rock prendra tout son sens.Les esprits chagrins ont beau décréter que ce genre musical est bon pour le musée, ou pire, il possède encore de beaux restes et DROGUE entend le démontrer.« Ça demeure la chose la plus intéressante à voir parce qu\u2019après 30 minutes, t\u2019es bouleversé, excité.Le rock est éternel », proclame Ludwig Wax.«?Ça demeure la chose la plus intéressante à voir parce qu\u2019après 30 minutes, t\u2019es bouleversé, excité.Le rock est éternel.?» \u2014 Ludwig Wax SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M16 ARTS La sortie en salle du documentaire Les Libres de Nicolas Lévesque se fera en ligne le 12 février ARIANE GOBEIL agobeil@lequotidien.com Le long-métrage Les Libres de Nicolas Lévesque, qui a remporté le Prix Cineli Digital lors du Marché du film de Cannes l\u2019été dernier, sera sur les petits écrans le 12 février prochain.Une sortie toute particulière puisqu\u2019elle se fera de façon virtuelle.Le public pourra suivre, dans ce documentaire, le chemin vers la liberté de quatre détenus au terme de leur peine d\u2019incarcération.En raison de la fermeture des salles de cinéma, le film Les Libres sera disponible en ligne, dès le 12 février, sur les plateformes de location de plusieurs cinémas de répertoire, dont le Cinéma Moderne, les Cinémas Beaubien, du Parc et du Musée, ainsi que le Cinéma Le Clap.La formule numérique proposée reste fidèle à une sortie en salle habituelle.Les gens pourront acheter leur billet et se connecter à une heure précise pour visionner le documentaire de 94 minutes de leur salon.« Ce n\u2019est pas comme une location en ligne traditionnelle.Même si c\u2019est virtuel, les cinémas maintiennent leur façon de faire.S\u2019ils ont deux salles, ils présentent deux films en même temps.C\u2019est le même principe et pour nous ça va être compté comme du box-office au niveau de la performance du film », explique le producteur Jean-Philippe Archibald.Les Libres plonge les spectateurs dans le parcours de quatre détenus, Pierrot, Samuel, Steeve et Frédéric, à leur sortie de prison.Les personnages entament leur transition dans l\u2019usine de sciage de bois Stagem, à Roberval, avant de tenter de se retrouver un emploi et de réintégrer la société.« Ça m\u2019intéressait de voir comment les gens sortaient, oui, d\u2019un établissement de détention et se réinséraient dans la société, mais vraiment par le biais de la transformation du bois.À la limite je me demandais : est-ce qu\u2019une usine peut transformer des humains aussi ?», révèle Nicolas Lévesque.Le réalisateur aurait bien entendu aimé voir son film projeté au grand écran, mais il se dit tout de même content de la situation et pense pouvoir rejoindre plus de gens avec la vidéo sur demande.«?UN FILM DE CINÉMA?» « J\u2019aurais vraiment aimé ça que ce soit en salle, mais vu les circonstances, je suis content.C\u2019est un film qui est vraiment le fun à voir sur un écran géant.Je l\u2019ai essayé en salle pour faire des tests de projection et c\u2019est vraiment un film de cinéma.La sortie numérique, je pense qu\u2019elle peut apporter peut-être plus de spectateurs.Ça peut rejoindre plus de monde qu\u2019on pense.» Pour Jean-Philippe Archibald, la location en ligne ouvre les portes à un plus grand bassin de population, qui compensera l\u2019achat d\u2019un seul billet de cinéma pour une famille complète.« On se souhaite une bonne sortie, mais c\u2019est un laboratoire, on est un peu devant l\u2019inconnu.Juste le facteur géographique, ça peut toucher des gens qui ne sont pas de la région, par exemple de Montréal ou de Québec, qui peuvent louer ce film.Ça, c\u2019est intéressant et aussi, les gens sont friands de contenus actuellement.Il n\u2019y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.Ça fait un choix culturel de plus et je pense que les gens ont pris l\u2019habitude, après onze mois de pandémie, de s\u2019abonner ponctuellement à un produit culturel payant et de l\u2019avoir en streaming.» Avec la réouverture des salles de cinéma prévue le 26 février, Jean- Philippe Archibald n\u2019écarte pas la possibilité d\u2019organiser quelques soirs de projection dans les six régions en zone orange.Une diffusion à la télévision est prévue un peu plus tard sur les ondes de Radio-Canada, dans une version écourtée de 52 minutes.La date de sortie n\u2019est pas encore dévoilée.RÉDUIRE LES PRÉJUGÉS Avec Les Libres, qui documente et démystifie la réinsertion sociale des personnes judiciarisées, Nicolas Lévesque espère contribuer à réduire les préjugés.« C\u2019est un film, comme bien des films que je fais, qui veut amoindrir les préjugés.J\u2019aimerais ça qu\u2019on amoindrisse les préjugés sur les personnes judiciarisées et, au sens plus large, toutes les personnes marginalisées.Là, on a un exemple concret avec ces personnages.N\u2019ayons pas trop de préjugés, on ne peut pas connaître les histoires individuelles de tous.» Il souhaite ainsi que ce documentaire permette au public de découvrir l\u2019histoire des personnages et de ressentir de l\u2019empathie.« Je veux que les gens retiennent que c\u2019est beaucoup plus long qu\u2019on le pense le chemin vers la liberté et, la liberté, est-ce qu\u2019elle devient vraiment concrète ou est-ce qu\u2019on ne reste pas un petit peu aux prises avec notre délit pour le restant de nos jours ?» Le réalisateur explique qu\u2019il a adopté la même approche que les criminologues et les intervenants psychosociaux, qui consiste à prendre les gens tels qu\u2019ils sont maintenant et à avancer avec eux.« On ne cherche pas à savoir ce qu\u2019ils ont fait pour être là, on cherche vraiment à savoir, à partir de maintenant, qu\u2019est-ce qu\u2019ils font ces gens-là pour être mieux ?On imagine bien qu\u2019ils ont fait des affaires pour être là et qu\u2019ils sont responsables de leurs actions.Mais à partir du moment où ils ont payé leur dette à la société, moi je veux que les gens soient témoins de ce qui se passe après.» LE CHEMIN VERS LA LIBERTÉ «?Ça m\u2019intéressait de voir comment les gens sortaient, oui d\u2019un établissement de détention et se réinséraient dans la société, mais vraiment par le biais de la transformation du bois.À la limite je me demandais?: est-ce qu\u2019une usine peut transformer des humains aussi?» \u2014 Nicolas Lévesque Les Libres plonge le spectateur dans le parcours de réinsertion de quatre individus.\u2014PHOTO COURTOISIE, CANOPÉE, SOPHIE GAGNON-BERGE- RON C O U R T O I S I E , C A N O P É E , S O P H I E G A G N O N - B E R G E R O N leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M17 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Boris Dumesnil-Poulin n\u2019avait jamais évolué dans un espace aussi restreint, aussi public aussi, que la vitrine du centre d\u2019art actuel Langage Plus.Depuis lundi, les personnes qui déambulent sur la rue Collard, à Alma, peuvent observer de quelle manière il s\u2019y prend pour créer une installation dans le cadre du projet Interactions décalées- Micro-résidences à relais.Premier à se lancer, l\u2019artiste originaire de Montréal, qui vit à Chicoutimi depuis l\u2019été dernier, a jusqu\u2019à dimanche pour mettre le point final à sa proposition.Elle demeurera en place pendant une semaine, puis une autre personne ajoutera son grain de sel, puis une troisième, ce qui animera cet espace jusqu\u2019au 13 mars.« J\u2019ai plusieurs projets spontanés à mon actif, mais pas comme celui- là.Je suis d\u2019autant plus emballé qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une collaboration décalée.C\u2019est un jeu excitant et le fait de travailler devant public constitue une belle contrainte.Je vais faire de quoi pour capter son attention », a commenté Boris Dumesnil-Poulin à l\u2019occasion d\u2019une entrevue accordée au Progrès.À l\u2019aise avec plusieurs médiums, notamment le 3D, la programmation et la sculpture, il s\u2019est pointé avec des matériaux et différents équipements.Sachant que des collègues lui succéderaient dans la vitrine, l\u2019un de ses désirs était de créer une ambiance susceptible de les inspirer, à tout le moins de les placer dans de bonnes dispositions.« Cette installation qui réfère à la météorologie va changer au fil des journées.Elle sera le théâtre d\u2019averses, de tempêtes et d\u2019avalanches grâce à des cellules photosensibles posées sur la fenêtre.Il suffira de placer une main devant pour qu\u2019à l\u2019intérieur, un phénomène se déclenche.Déjà, je peux faire lever un brouillard », rapporte l\u2019invité de Langage Plus.La dimension ludique du projet lui plaît beaucoup, à l\u2019évidence.C\u2019est ainsi qu\u2019il lui arrive d\u2019inverser les rôles, d\u2019être celui qui observe les passants, plutôt que l\u2019objet de leur attention.« Je constate qu\u2019il y a des récurrences, des personnes qui passent chaque jour à la même heure.Plus l\u2019installation va progresser, plus elles auront le goût de s\u2019attarder », prédit l\u2019artiste.Au début, bien sûr, il était difficile de percevoir une ligne directrice.Lui-même reconnaît que la vue des matériaux, des appareillages en cours d\u2019installation, faisait davantage penser à un chantier de construction.Toutefois, le moment approche où ses séjours quotidiens, généralement aux heures de bureau, donneront naissance à une oeuvre aboutie.« Dans ce contexte où on ne peut pas travailler en personne avec d\u2019autres artistes, je profite de cette résidence pour semer des graines.Ce n\u2019est pas fini, mais ça s\u2019en vient », assure Boris Dumesnil-Poulin.BORIS DUMESNIL-POULIN À LANGAGE PLUS Heureux dans sa vitrine Boris Dumesnil-Poulin est le premier artiste à l\u2019oeuvre dans la vitrine de Langage Plus, à l\u2019occasion du projet Interactions décalées-Micro-résidences à relais.Il souhaite créer une ambiance à la fois agréable et stimulante, autant pour les passants que pour les deux collègues qui lui succéderont dans cet espace, d\u2019ici à la mi-mars.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS «?C\u2019est un jeu excitant et le fait de travailler devant public constitue une belle contrainte.Je vais faire de quoi pour capter son attention.?» \u2014 Boris Dumesnil-Poulin D\u2019autres projets cinématographiques sont en cours chez l\u2019agence de production Canopée, dont Là où tout se rassemble, de Guillaume Langlois, qui explore le thème de la réconciliation.La pandémie a considérablement affecté la production de ce film, qui accompagne deux groupes d\u2019enfants dans une classe de Chicoutimi et une autre de Pes- samit, alors qu\u2019ils apprennent à se connaître.«?Pendant un an de temps, on devait suivre deux classes du primaire.On était à peu près à 50?% du tournage quand la pandémie a éclaté au mois de mars.D\u2019emblée, ç\u2019a été mis sur pause.À la reprise des cours à Chicoutimi, on a eu l\u2019occasion de mettre une caméra dans une des classes.On a dû aller la positionner le vendredi pour qu\u2019elle reste 48 heures, comme en quarantaine dans l\u2019école, pour que le lundi, elle ne soit pas dangereuse.En vidéoconférence avec le prof, on lui disait comment mettre la caméra en fonction?», raconte Jean-Philippe Archibald.L\u2019équipe de production compte finaliser le tournage ce printemps et terminer le film en janvier 2022, si tout se passe bien.ARIANE GOBEIL D\u2019AUTRES PROJETS EN COURS Le réalisateur Nicolas Lévesque et le producteur Jean-Philippe Archibald.\u2014 COURTOISIE, CANOPÉE, SOPHIE GAGNON-BERGERON SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M18 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Les gens qui empruntent la passerelle du parc de la Rivière-aux- Sables, à Jonquière, ont intérêt à bien se nourrir avant de quitter leur résidence.Jusqu\u2019au 11 avril, en effet, la nouvelle exposition montée par le Club Photo JAK, avec la collaboration de la Ville de Saguenay, présente des images susceptibles de provoquer un accès de gourmandise.Elle a pour titre Les produits régionaux et plusieurs des dix photographies sélectionnées par le comité organisateur, à partir d\u2019une quinzaine de propositions, rendent hommage aux métiers de bouche.Le thème a inspiré de jolies mises en scène, dont celle d\u2019Yves Levas- seur s\u2019apparentant à une nature morte.Le fromage et les noix n\u2019ont jamais été aussi bien assortis.De leur côté, les pains croqués par Yvon Flamand donnent l\u2019impression d\u2019avoir été captés en 3D, tellement leur croûte est rendue avec précision.Impossible, non plus, de ne pas saliver en posant les yeux sur le dessert aux bleuets et aux noix de pacane immortalisé par David Rowsome.Le sirop d\u2019érable qui s\u2019est déposé sur l\u2019assiette le rend encore plus irrésistible.« Comme l\u2019illustre ce montage original mettant les bleuets en évidence, cet hommage à nos artisans, nos artistes et nos producteurs est réussi.Nos membres avaient jusqu\u2019au 10 janvier pour soumettre des images et même si des commerces étaient fermés, ils s\u2019en sont bien tirés », a commenté Louise Monette, responsable des expositions, lors d\u2019une entrevue accordée au Progrès.S\u2019agissant des producteurs, ils ont inspiré Daniel Allaire, ainsi qu\u2019en témoigne le champ de courges et de citrouilles sur lequel s\u2019est posé son objectif.Signalons aussi l\u2019élégance du portrait réalisé par Audrey Bou- chard, qui a placé une bouteille de gin sur un lit de mousse ou de neige.Tout aussi jolis, les légumes de Line Bergeron rappellent qu\u2019un jour, les marchés publics rouvriront.« J \u2019ai trouvé les images très colorées.Comme c\u2019est blanc partout lorsqu\u2019on se trouve à la passerelle, ces photographies produisent un effet magique », estime Louise Monette, qui a elle- même apporté sa contribution.Le sujet qu\u2019elle a choisi ne peut être mangé, toutefois.Il consiste en une magnifique pièce de verre conçue par l\u2019artisan baieriverain Guiseppe Benedetto.« L\u2019objectif de cette exposition, c\u2019était de montrer la créativité et le dévouement des gens de chez nous.C\u2019est ce que j\u2019ai fait à ma manière », indique Louise Monette.NOUVELLE EXPOSITION DU CLUB PHOTO JAK UNE FÊTE POUR LES YEUX, JUMELÉE À UNE TENTATION \u2014 COURTOISIE, DAVID ROWSOME \u2014COURTOISIE, AUDREY BOUCHARD \u2014COURTOISIE, LINE BERGERON \u2014 COURTOISIE, LOUISE MONETTE \u2014COURTOISIE, JEAN-PIERRE TREMBLAY \u2014COURTOISIE, YVON FLAMAND \u2014 COURTOISIE, YVES LEVASSEUR \u2014COURTOISIE, DANIEL ALLAIRE leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M19 ARTS GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com De la contrainte naît la créativité, dit-on.Comme bien des artistes, Robert Lepage a plus que jamais appliqué cette maxime pendant la pandémie.Si le travail s\u2019est fait davantage dans l\u2019ombre durant les derniers mois, l\u2019homme de théâtre reprend virtuellement l\u2019avant-scène avec deux spectacles captés sur la scène du Diamant.« On n\u2019a pas été très actifs en ligne toute l\u2019année, reconnaît Robert Lepage.Il y a beaucoup de théâtres qui ont eu une grande présence en ligne.Nous, on était préoccupés par plein de projets qu\u2019il fallait développer et qui auraient dû se développer un ou deux ans plus tard.On les a ramenés en avant afin de garder la compagnie en vie et de continuer à créer.Là, on dirait que ça vient tout d\u2019un coup ! » L\u2019auteur, metteur en scène et comédien évoque un nouveau spectacle solo et un projet « énorme » de création qui l\u2019ont tenu fort occupé pendant le confinement.« Je n\u2019ai pas chômé ! » lance celui qui avait déjà ces pièces dans la mire.Comme tout le monde, sa compagnie, Ex Machina, s\u2019est retrouvée « sur pause » en mars.« Les tournées, les spectacles qu\u2019on faisait en Russie, les coproductions avec [le festival de] Stratford\u2026 Tout ça a été reporté aux calendes et nous nous sommes s\u2019est retrouvés devant un an de vide », résume Robert Lepage.De là l\u2019idée de devancer ses projets, même si le flou entourant leur entrée en scène demeure.« Au théâtre, la date de diffusion est déterminante dans ta façon de travailler, note-t-il.Une première, c\u2019est significatif.C\u2019est là que ça doit se passer.Ce n\u2019est pas comme au cinéma où les dates de sortie, c\u2019est toujours relatif.De ne pas avoir de date ou d\u2019avoir une date relative, au théâtre, c\u2019est très bizarre.Je n\u2019ai jamais vécu une chose comme ça.» L\u2019arrêt imposé par la pandémie n\u2019a toutefois pas eu que des aspects négatifs, nuance l\u2019homme de théâtre.Privé de voyages à l\u2019international, il dit avoir apprécié l\u2019occasion de reconnecter avec le milieu télévisuel d\u2019ici.« J\u2019ai fait de petits caméos dans des téléséries qu\u2019on va voir plus tard.C\u2019est toute une affaire de laquelle j\u2019étais débranché », avance Robert Lepage.Celui-ci ajoute avoir aussi savouré ce temps libre pour documenter davantage ses prochaines créations.« Je n\u2019ai jamais fait autant de recherche, cite-t-il.Je n\u2019ai jamais vu autant de documentaires ni lu autant de livres.Je ne sais pas si ça va être de bons shows ou pas, mais les recherches ont été exhaustives ! » À L\u2019ÉCRAN En attendant de pouvoir vraiment renouer avec le public en salles, Robert Lepage propose deux soirs de retrouvailles virtuelles.Il remontera d\u2019abord sur la scène du Diamant avec Yves Jacques, le temps d\u2019une représentation en direct de La face cachée de la Lune, un solo devenu pour l\u2019occasion duo diffusé en direct le 6 février sur les ondes de Télé-Qué- bec.Une aventure à la fois « casse- gueule » et grisante pour l\u2019artiste.« Je me souviens de la belle époque du Théâtre Alcan, raconte-t-il.C\u2019était diffusé aux Beaux Dimanches à Radio-Canada.C\u2019était filmé en direct, c\u2019était du théâtre à la télé, avec les trois coups et tout.Je n\u2019avais jamais retrouvé ça avant que la Ligue nationale d\u2019improvisation [LNI] ne commence à présenter ses matchs live.L\u2019énergie de la télévision en direct, j\u2019ai adoré ça.» La proposition a bien sûr été un peu adaptée pour le format télévisuel.« Mais c\u2019est le même trac, précise Robert Lepage.Les gens de Télé-Qué- bec sont très excités de pouvoir faire ça, parce que c\u2019est avec eux qu\u2019on faisait la LNI.Ils savent les risques que ça comporte, mais ils connaissent aussi la beauté de ces risques.» Conçu comme un spectacle solo, La face cachée de la Lune oppose deux frères qui se retrouvent après le décès de leur mère.Une dynamique qui a permis à Lepage et Jacques de se croiser pour la première fois sur scène.« Il va faire un frère, je vais faire l\u2019autre, en plus de quelques petits rôles tertiaires.Mais c\u2019est quand même Yves qui a le fardeau du rôle principal », décrit Robert Lepage.« Yves s\u2019est approprié le spectacle, reprend-il.Lui, c\u2019est un grand imitateur.Quand on a fait la passation des pouvoirs, il avait cette tendance à m\u2019imiter.Je lui disais que c\u2019était bien qu\u2019il essaie de marcher dans mes pas, mais qu\u2019à un moment donné, il devait s\u2019approprier la pièce.Il l\u2019a tellement jouée.Il a dû la faire 400 fois.C\u2019est devenu son show et il le fait très bien.C\u2019est pour ça que c\u2019est un peu étrange pour lui de me voir revenir dans le décor.» Une semaine plus tard, le 13 février, Robert Lepage célébrera la Saint- Valentin lors d\u2019une soirée-béné- fice virtuelle au profit du Diamant, l\u2019établissement de la place D\u2019You- ville dont il est l\u2019instigateur.Pierre Lapointe, Guylaine Tremblay, Marc Labrèche, Marie-Josée Lord, Yves Jacques, Pierre Brassard, Sophie Faucher, Émily Bégin et Guillaume Lemay- Thivierge se joindront à lui pour célébrer la fête de l\u2019amour, mais aussi pour donner un coup de pouce au théâtre qui s\u2019est fait couper les ailes quelques mois après son inauguration.On nous promet « des envolées lyriques, poétiques, musicales, humoristiques, théâtrales et, pourquoi pas, sportives » pendant ce spectacle présenté en ligne au coût de 100 $ et déployé sous le thème Les coups de cœur de Robert Lepage.« C\u2019est aussi une façon de faire visiter le Diamant, renchérit celui- ci.Beaucoup de gens n\u2019ont pas encore eu l\u2019occasion de venir et ne connaissent pas tout le côté polyvalent et accueillant du lieu.Chaque racoin du Diamant est potentiellement un lieu de performance.» La pièce La face cachée de la Lune est diffusée en direct à Télé-Québec le 6 février à 20h.Rediffusion le lendemain à 20h30.Les coups de cœur de Robert Lepage est diffusé virtuellement le 13 février à 20h.Détails et billetterie au www.lediamant.ca ROBERT LEPAGE «JE N\u2019AI PAS CHÔMÉ!» «On était préoccupé par plein de projets qu\u2019il fallait développer et qui auraient dû se développer un ou deux ans plus tard.On les a ramenés en avant afin de garder la compagnie en vie et de continuer à créer», raconte Robert Lepage \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE Lepage dans La face cachée de la Lune en 2000 \u2014 PHOTO LOUISE LEBLANC SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M20ARTS Télé et pandémie : avons-nous changé ?L a pandémie a-t-elle changé notre façon de consommer la télévision ?S\u2019est-on mis compulsivement à en regarder sur toutes les plateformes, tout le temps ?Dans son rapport sur les tendances 2021 dans l\u2019industrie des écrans, dévoilé en début de semaine, le Fonds des médias du Canada illustre les tendances des comportements partout au pays et même à l\u2019étranger.Oui, on change, mais pas comme on pourrait le croire.D\u2019abord, ceux qui prédisent à court ou à moyen terme l\u2019effondrement de la télévision traditionnelle et des abonnements chez les fournisseurs devraient changer leur boule de cristal.Les Canadiens en regardent presque autant qu\u2019ils en regardaient avant la pandémie, les Québécois aussi.« Il y a une très légère baisse de l\u2019écoute de la télévision traditionnelle dans la dernière année, mais pas significative.Par contre, il y a certainement un net intérêt du côté des plateformes web gratuites des réseaux de télévision », observe Catherine Mathys, directrice de la veille stratégique au FMC.Pour les trois premiers trimestres de 2020, on n\u2019assiste pas à une réelle explosion d\u2019abonnements aux plateformes payantes de vidéo en ligne ; la courbe est semblable à ce qu\u2019on pouvait déjà observer avant la pandémie.Avec 52,7 % de taux de pénétration des foyers francophones selon GlobalWebIndex, Netflix est toujours loin devant ses concurrents.Suivent dans le top 5 Amazon Prime Video (17,9 %), ICI Tou.tv Extra (17,3 %), Club illico (15,3 %) et Disney+ (13,4 %).« Tout le monde a augmenté son nombre d\u2019abonnements, mais il n\u2019y a pas eu de percée majeure.Disney+ se hisse dans les cinq premiers durant sa première année d\u2019exercice », remarque Catherine Mathys.À noter que cette compilation inclut le troisième trimestre, qui correspond à la saison estivale, où on a déconfiné en masse.« Les chiffres du quatrième trimestre seront plus révélateurs », croit Mme Mathys, faisant référence à la deuxième vague et au reconfinement.Alors, si télé traditionnelle et plateformes en ligne n\u2019ont pas connu de percée majeure, où sont allés nos intérêts ?« On a beaucoup diversifié notre diète médiatique en 2020.On est très nombreux à s\u2019être laissés tenter par de nouvelles plateformes, à s\u2019y être abonnés, parce que nous avions tout ce temps disponible tout d\u2019un coup », répond la directrice de la veille stratégique.Parmi les plateformes qui ont le plus profité de la situation, il y a étrangement Twitch, qu\u2019on associait bien davantage aux gamers.« On se rend compte qu\u2019il y a vraiment une diversification du contenu de ce point de vue », remarque Catherine Mathys, qui cite notamment les cas de pianistes classiques, de DJ et d\u2019artistes 3D, qui ont tous emprunté cette voie pour rencontrer leur public.Leur succès a été instantané.Pour vous donner un exemple outremer, l\u2019animateur et journaliste Samuel Étienne, présentateur du jeu télévisé Questions pour un champion, a lancé en décembre sa proche chaîne sur Twitch, ralliant plus de 200 000 abonnés en quelques semaines selon Le Monde.Chaque matin, il s\u2019adresse à son public très diversifié, qui en redemande.Une situation inimaginable avant la pandémie.« Ça signifie qu\u2019un public qui n\u2019est pas du tout visé par une plateforme s\u2019y est soudainement intéressé.» Là où notre consommation a aussi explosé, c\u2019est du côté des balados.Avant la pandémie, les francophones y consacraient en moyenne 11 minutes par jour ; durant le confinement, ces chiffres ont plus que doublé, passant à un peu plus de 26 minutes ! On se rapproche ainsi du temps de consommation des anglophones (34 minutes) et de la moyenne des pays du G8 (32 minutes), stables dans les deux cas.« Le podcast est rapidement devenu un exutoire pour trouver du contenu comique, plus léger.Au début de la pandémie, les gens cherchaient à se divertir de manière à sortir de l\u2019actualité CO- VID », explique Mme Mathys.Netflix n\u2019est donc pas qu\u2019en compétition avec Amazon Prime Video et Disney+, il l\u2019est aussi avec Twitch et YouTube.« On a vu des gens aller à la pêche sur Ro- blox, organiser des mariages dans Apex Legends.D\u2019autres ont fait des partys dans des métavers [des plateformes virtuelles] avec des avatars, dans le but de créer un semblant de vie normale.On n\u2019a passé seulement essayer de \u201cpasser le temps\u201d, on a voulu \u201cpasser le temps avec quelqu\u2019un\u201d, recréer des liens et retrouver ceux qu\u2019on ne pouvait plus voir.» Pour ceux qui, comme moi, n\u2019en peuvent plus d\u2019entendre les réseaux de télé se vanter d\u2019attirer les 18-34 ou les 25-54 ans, sachez que cette tendance est à la baisse.Vous l\u2019aurez peut-être remarqué, on parle de moins en moins des millénariaux (la génération Y).« On catégorise beaucoup plus par centres d\u2019intérêt que par strate démographique.On l\u2019observe dans toutes les techniques de marketing appliquées durant la dernière année.On fait du microciblage.» « Dans le cas de The Queen\u2019s Gambit [la série de Netflix], ce n\u2019est pas de savoir si la série a été plus regardée par des femmes que par des hommes dont on a parlé, mais plutôt du monde des échecs et de la place des femmes dans ce milieu-là.C\u2019est ça qui nous intéressait.» La pandémie nous aura fait changer jusque dans nos habitudes de consommer les contenus, mais pas comme on aurait pu l\u2019imaginer.Conclusion de Catherine Mathys : « Je ne pense pas qu\u2019on revienne à ce qu\u2019on était avant la pandémie.On a découvert des choses pendant cette année-là, on a essayé de nouvelles affaires.» La pandémie nous aura fait changer jusque dans nos habitudes de consommer les contenus Les Québécois regardent la télévision presque autant qu\u2019ils en regardaient avant la pandémie \u2014 PHOTO 123RF, ANDRIY POPOV RICHARD THERRIEN CHRONIQUE rtherrien@lesoleil.com DÉCOUVRIR L\u2019HUMAIN DERRIÈRE LE LIEU TRANSACTION IMMOBILIÈRE: UN ACTE RÉFLÉCHI M23 DE PETITES ATTENTIONS POUR LA SAINT-VALENTIN M24 DÉCOUVREZ LA COLLECTION HIVERNALE DE MAISON TESS M26 M22 TOIT&MOI P H O T O : É R I C B R A N O V E R SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M22 TOIT & MOI #QUIESTLARCHITECTE UNE CAMPAGNE POUR HUMANISER LES LIEUX PUBLICS ÈVE-MARIE FORTIER emfortier@lequotidien.com Après avoir lancé à l\u2019automne dernier une campagne de sensibilisation baptisée #QUIESTLAR- CHITECTE, Kollectif, qui a pour mission d\u2019informer, de valoriser et de soutenir la communauté architecturale du Québec, dévoile maintenant le volet photographique de la campagne.Réalisé en collaboration avec l\u2019artiste-pho- tographe Eric Branover, le projet permet d\u2019humaniser certains lieux publics de la province en y associant les visages de celles et ceux qui les ont conçus.« Mon objectif avec cette série était de réussir à attirer l\u2019œil vers les architectes et les designers aux côtés de leur propre création, tout en mettant en valeur l\u2019arrière-plan.Le cadrage, l\u2019éclairage et le traitement des couleurs ont été réfléchis avec soin pour refléter cette intention, pour que les créateurs et leur décor s\u2019entremêlent sans se nuire », a indiqué Eric Branover par voie de communiqué.Animée par le trio formé de l\u2019architecte Martin Houle, du chroniqueur Marc-André Carignan, ainsi que de l\u2019architecte Grégory Taillon, l\u2019équipe de Kollectif se dit consciente qu\u2019il y a beaucoup plus qu\u2019une personne qui se cache derrière chaque réalisation.Même s\u2019il n\u2019y a qu\u2019un visage qui est associé à chacun des projets, d\u2019autres ont certainement contribué à leur conception, qu\u2019ils s\u2019agissent d\u2019architectes, de stagiaires en architecture, de techniciens, de designers de tout acabit, de clients, d\u2019entrepreneurs ou d\u2019ingénieurs.« L\u2019objectif n\u2019est pas de glorifier une seule personne, mais bien de rallier les efforts d\u2019une multitude à travers un symbole, un visage », peut-on lire dans le communiqué.Dans le cadre de la campagne de sensibilisation lancée par Kollectif, il était important qu\u2019une parité homme/femme soit obtenue.Les membres de l\u2019équipe souhaitaient également mettre en valeur des projets qui permettraient de rallier plusieurs générations.Ils ont aussi tout mis en œuvre pour que le territoire couvert par la campagne soit le plus large possible en considérant les contraintes sanitaires du contexte actuel.« Notre plus grand souhait serait que d\u2019autres associations ou organisations du domaine de l\u2019immobilier, de l\u2019aménagement et de la construction s\u2019approprient et adaptent notre campagne pour leurs membres respectifs », ont-ils souligné par le biais du communiqué.La notion d\u2019équipe qui se cache derrière l\u2019ensemble des réalisations sera d\u2019ailleurs mentionnée tout au long de la campagne qui prendra forme sur les comptes Facebook et Instagram de Kollectif.COMMENT AVOIR UN IMPACT?Celles et ceux qui souhaitent participer à la campagne de sensibilisation peuvent nommer l\u2019architecte ou la firme d\u2019architecture dans chacune des publications où leur travail est mis de l\u2019avant.Ce geste permet notamment d\u2019encourager les bonnes pratiques en plus de responsabiliser les professionnels.« C\u2019est une marque de respect face au travail des architectes et des designers, qui ont le droit à leur reconnaissance comme n\u2019importe quel photographe ou artiste.Sur les réseaux sociaux, le symbole d\u2019équerre peut être utilisé de la même manière que celui de la caméra l\u2019est pour créditer les photographes.» Une publication ou un article qui ne fait pas mention du concepteur peut également être signalé en inscrivant simplement le mot-clic #quiestlarchitecte, ce qui permettra de renforcer la culture du design au Québec.Source: v2com L\u2019architecte Daniel Smith (Smith Vigeant architectes) devant le Centre de découverte et de services du Parc National des Iles-de-Boucherville.L\u2019architecte paysagiste Lucie St-Pierre (Lemay), accompagnée du designer industriel Éric Belleau (Morelli), au parc Frédéric-Back à Montréal.L\u2019architecte Manon Asselin (Atelier TAG) à la Bibliothèque Raymond-Lévesque, à Saint-Hubert, réalisée en collaboration avec Jodoin Lamarre Pratte architectes.PHOTOS : ERIC BRANOVER L\u2019architecte Gilles Saucier (Saucier + Perrotte architectes) au Stade de soccer de Montréal, réalisé en collaboration avec HCMA.L\u2019architecte Marie-Eve de Chantal (LemayMi- chaud) à l\u2019intérieur du Strøm spa nordique du Vieux-Québec.L\u2019architecte Didier Gillon (Gillon et Larouche) à la station de métro LaSalle, réalisée avec les artistes Michèle Tremblay-Gillon et Peter Gnass.La conceptrice et directrice artistique Jacinthe Piotte, accompagnée du designer d\u2019intérieur Jean-Pierre Viau, dans le restaurant LOV de la rue McGill, à Montréal.L\u2019architecte Maxime-Alexis Frappier (ACDF architecture) devant le Centre d\u2019art Diane-Dufresne, à Repentigny.0056862 Cell.: 418 590-1818 Courtier immobilier Hélène Turgeon MLS : 24692720 LA BAIE : 695, RUE DE NÎMES Charmante résidence familiale avec possibilité de 4 chambres.Superbe cuisine fonctionnelle avec îlot de 5x6, plusieurs rénovations depuis 2012, fenêtres, toiture, plancher et plus\u2026 Le tout dans un quartier familiale sans voisin arrière.Parfait pour votre famille ! leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M23 TOIT & MOI ÈVE-MARIE FORTIER emfortier@lequotidien.com Considérant l\u2019effervescence du milieu immobilier, la Chambre des notaires du Québec (CNQ) et l\u2019Organisme d\u2019autoréglementa- tion du courtage immobilier du Québec (OACIQ) rappellent aux acheteurs les conséquences d\u2019une signature empressée.Déposer une offre d\u2019achat de façon précipitée en renonçant à ses droits peut rapidement générer des soucis pour le consommateur.Même si la pression est grande pour rapidement conclure la transaction, il est important d\u2019être conscient des conséquences qu\u2019engendre la renonciation.Selon un communiqué de presse dévoilé par l\u2019OACIQ et la CNQ, on constate que de plus en plus d\u2019acheteurs se présentent chez le notaire et acceptent de renoncer à leurs droits pour accélérer le processus de vente.Dès qu\u2019une offre d\u2019achat est signée, il peut être difficile d\u2019en modifier les termes ou de l\u2019annuler, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un contrat.« Nous sommes préoccupés de la situation et souhaitons réitérer l\u2019importance de réaliser chaque étape d\u2019une démarche, aussi importante que l\u2019achat d\u2019une propriété, en toute connaissance de cause.Un achat immobilier représente toujours une grande décision, parfois empreinte d\u2019émotivité ou d\u2019excitation, mais cette décision doit se prendre de manière éclairée.Il est primordial de bien comprendre la portée juridique de nos choix, et ce, dès l\u2019offre d\u2019achat », a souligné Hélène Potin, présidente de la Chambre des notaires du Québec.Caroline Champagne, vice-présidente Encadrement de l\u2019OACIQ, explique quant-à-elle que les courtiers immobiliers ont l\u2019obligation déontologique de conseiller et d\u2019informer leurs clients face aux risques qui peuvent être engendrés par des transactions précipitées.En plus de devoir les informer des conséquences qu\u2019engendre une renonciation à la garantie légale, ils doivent également leur recommander qu\u2019une inspection complète soit effectuée par un professionnel afin d\u2019être éclairé sur l\u2019état général de la propriété et d\u2019être certain qu\u2019elle ne comporte aucun vice caché.Cette inspection est encore plus importante si la vente se fait sans garantie légale de qualité.QU\u2019EST-CE QUE LA GARANTIE LÉGALE?La garantie légale comporte deux volets, soit la garantie du droit de propriété et la garantie de qualité.Il est rare que le droit de propriété soit exclu, mais il est plus fréquent que la garantie de qualité le soit, surtout lorsque la signature est précipitée.« La garantie du droit de propriété concerne les vices de titre de propriété.Plus concrètement, un vice de titre est celui qui prive l\u2019acheteur de son droit de propriété ou qui le restreint.Il y aurait un vice de titre dans le cas où un tiers viendrait prétendre détenir un droit de passage ou un droit de propriété sur une partie de la propriété vendue.La garantie de qualité concerne plutôt les vices cachés.Il pourrait s\u2019agir par exemple d\u2019un problème affectant la fondation qui n\u2019était pas apparent ni connu de l\u2019acheteur, mais qui existait au moment de l\u2019achat », peut-on lire dans le communiqué.Si une offre d\u2019achat est signée sans garantie de qualité, la personne qui achète la propriété n\u2019aura en principe aucun recours contre le vendeur si elle découvre un vice quelconque après avoir conclu la transaction.« Les délais prévus aux promesses d\u2019achat pour la réalisation des conditions d\u2019inspection, de financement ou autres doivent être suffisamment longs pour permettre aux professionnels impliqués dans les transactions de rendre des services de qualité, et ainsi contribuer à diminuer les risques inhérents à la transaction immobilière qui est souvent la plus importante dans la vie d\u2019une personne.Les courtiers doivent tout mettre en œuvre pour que leurs clients prennent les décisions appropriées en toute connaissance des risques qui peuvent être engendrés par des transactions précipitées.À défaut, des mesures peuvent être prises allant jusqu\u2019au dépôt d\u2019une plainte disciplinaire », a indiqué Mme Champagne.MARCHÉ IMMOBILIER GARE AUX TRANSACTIONS PRÉCIPITÉES! HÉLÈNE LAVOIE FRI, DA COURTIER IMMOBILIER AGRÉÉ 418 693-4293 JACQUES LAVOIE COURTIER IMMOBILIER 418 557-4293 www.lavoieaucarre.com SLSJ HL INC.\u2013 UN CHOIX \u2013 d\u2019eXCeLLeNCe LOUIS BRODEUR COURTIER IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 418 590-3422 MARYLÈNE BOIVIN COURTIER IMMOBILIER RÉSIDENTIEL BILINGUE 418 944-9533 ChiCoutimi JoNQuiÈRE ChiCoutimi LABRECQuE 3738 rue D\u2019Avignon Secteur de choix.Près de tous les services et de l\u2019autoroute.À voir! 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provocant et envoûtant.« Utilisez-le comme couleur d\u2019accent avec des teintes vives froides, en camaïeu avec des rouges et des roses ou pour créer un duo élégant et sophistiqué en l\u2019associant à des chaudes teintes de chocolat.Nommé en hommage à la chic station balnéaire italienne, Capri Pink injectera une touche de glamour, d\u2019audace et de charme à tous vos projets », a conseillé la spécialiste de la couleur par voie de communiqué.PHOTOS : ANNIE SLOAN Covid oblige Nos courtiers vous viacapitalesaglac.com i it l l .Vicky DUFRESNE 418 818-2987 www.viacapitalesaglac.com Marylène BoiViN 418 944-9533 www.lavoieaucarre.com Jean-Roch GiRARD 418 818-6484 www.viacapitalesaglac.com Denise TRDiNA 418 557-5556 www.denisetrdina.com Richard SiMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Jacques LAVoiE 418 557-4293 www.lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 www.viacapitalesaglac.com Claude PoTViN 418 815-1114 www.viacapitalevendu.com Sara CoRMiER 418 817-6419 www.viacapitalevendu.com 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Réjean MARTiN 418 815-2320 www.viacapitalevendu.com Louis BRoDEUR 418 590-3422 www.lavoieaucarre.com Hélène TURGEoN 418 590-1818 www.heleneturgeoncourtier.com Christine BoUCHER 418 550-5356 www.viacapitalevendu.com Michel GAGNoN 418 812-5071 www.viacapitalesaglac.com Josée GAGNoN 418 541-0528 www.viacapitalesaglac.com François GoBEiL 418 290-2490 www.viacapitalesaglac.com Audrey BoLDUC 418 812-2286 www.viacapitalevendu.com André BiLoDEAU 418 695-1240 www.viacapitalevendu.com Michelle AUDET 418 812-8811 www.viacapitalevendu.com Guylaine GAGNoN 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Camil SiMARD 418 818-3523 www.viacapitalevendu.com André DUBÉ 418 818-6677 www.viacapitalevendu.com Michel GiRARD 418 698-9199 www.viacapitalevendu.com Kevin PoTViN 418 812-6677 www.viacapitalevendu.com Guy SiMARD 418 550-6561 gsimard@viacapitale.com Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Michel DUFoUR 418 818-4747 www.lesdufour.com Jérôme CÔTÉ 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marque cultive l\u2019imperfection léchée, dont elle a fait sa signature.«Notre linge de maison a ce côté défait qui est très élégant.La vie prend le dessus sur le look.Moi, en tant que jeune mère, je ne me vois pas repasser mes draps.Je voulais proposer un produit qu\u2019on sort de la sécheuse et qu\u2019on pose sur le lit», affirme Laura Nezri Che- trit, qui a fondé la marque en 2017 après avoir constaté un manque au rayon de la literie en ligne.Elle s\u2019est finalement offert un linge de maison sur mesure, à la fois simple, élégant et pratique.Les motifs sont absents des collections qui ne se présentent que dans des couleurs solides et faciles à combiner.«C\u2019est une façon d\u2019offrir un produit qui dure dans le temps», indique la créatrice, qui fait aussi tisser sa literie au Portugal dans une usine familiale de quatrième génération.«Pour moi, quand on parle de produit de qualité, on travaille sur toute la chaîne de production», dit-elle.Sa literie est sans produits chimiques et fabriquée à partir de coton traçable, biologique ou recyclé, arrimé aux critères de la Better Cotton Initiative.Dort-on mieux dans de beaux draps?Sans le moindre doute, selon Maison Tess qui garantit un confort au lit avec assez d\u2019assurance pour proposer un 30 jours d\u2019essais gratuit.Si à l\u2019échéance, le produit n\u2019a pas réussi à séduire son acheteur, il lui est remboursé et s\u2019en va border la clientèle de l\u2019organisme de bienfaisance Chez Doris qui offre un refuge aux femmes en difficulté.POUR SE FAIRE UN BEAU LIT «Tout est dans la superposition de couches différentes», estime Laura Nezri Chetrit qui suggère de déposer, dans l\u2019ordre, le drap contour, le drap plat, le duvet et une couverture pliée.Ajoutez-y quatre à six oreillers.«Ces différentes couches permettent de s\u2019amuser non seulement avec les textures, mais aussi avec les volumes et les couleurs.» U N A G E N C E M E N T S I G N É L A U R A N E Z R I C H E T R I T DANS DE BEAUX DRAPS Avec «The New Neutrals», sa collection hivernale, la marque de literie montréalaise Maison Tess affirme son penchant pour le «moins c\u2019est mieux».Le produit est douillet.Simple et indémodable.P H O T O S F O U R N I E S P A R M A I S O N T E S S Les nouveaux neutres Quelques accessoires Ligne de style hôtel en coton soyeux leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M27 TOIT & MOI PHOTO : EMMANUELLE LOSLIER, ARCHITECTE PAYSAGISTE, CAMILLE ZAROUBI, ARCHITECTE PAYSAGISTE PHOTO : ONE-AFTR [JOON MA, ARCHITECTE, RYU AHN, ARCHITECTE] ÈVE-MARIE FORTIER emfortier@lequotidien.com Ayant comme thème La magie est dehors, la 22e édition du Festival international de jardins met de la couleur dans nos cœurs en ce contexte où le confinement et les mesures sanitaires commencent à être éprouvants pour plusieurs.Ce sont cinq projets innovateurs en provenance du Canada, des États-Unis, de la France et de la Suède qui ont été retenus pour l\u2019édition 2021, tous aussi porteurs d\u2019espoir les uns que les autres.Les visiteurs pourront découvrir les projets sélectionnés aux Jardins de Métis, situés au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Mitis dans l\u2019est du Québec, à partir du 26 juin.S\u2019étant démarqués parmi 160 dossiers en provenance de 17 pays différents, les nouveaux Jardins viennent s\u2019ajouter aux Jardins actuels pour former un musée à ciel ouvert composé d\u2019une vingtaine d\u2019univers éclatés.CHOOSE YOUR OWN ADVENTURE Les paysagistes et urbanistes qui ont proposé ce projet vise à démontrer qu\u2019un paysage ne se reproduit jamais deux fois et que la relation que nous entretenons avec lui est unique à chacun.« Repenser notre rapport à la nature, après avoir vécu en confinement, peut s\u2019amorcer avec l\u2019appréciation de phénomènes naturels : le vent qui souffle, l\u2019écorce mouillée, l\u2019ombre musquée, l\u2019air sec, une odeur florale, une pierre chaude, le gravier qui crisse.Choisissez votre propre aventure \u2014 sentez, touchez, écoutez, goûtez et regardez », peut-on lire dans un communiqué dévoilé par les Jardins de Métis.HÄSSJA L\u2019architecte qui a proposé les trois structures basées sur le séchage du foin croit lui aussi que la pandémie aura eu un impact sur notre façon de percevoir la nature.Selon lui, la COVID-19 aurait notamment mis en évidence notre éloignement face à l\u2019agriculture et à l\u2019importance de la biodiversité.« Ce petit espace constitue un refuge contre le monde d\u2019au- jourd\u2019hui, en plus de proposer une réflexion sur la relation de l\u2019homme avec la nature et sur ses façons, passées et futures, d\u2019habiter la terre.» MIROIRS ACOUSTIQUES Les architectes paysagistes qui se cachent derrière ce projet mon- tréalais feront vivre une véritable expérience aux visiteurs.« Le miroir acoustique est un dispositif passif qui réfléchit et concentre les ondes sonores.Lorsqu\u2019on se trouve au point focal, l\u2019ensemble de l\u2019univers acoustique est concentré, créant l\u2019illusion qu\u2019on se trouve à proximité des différents éléments d\u2019où émanent les sons.» OPEN SPACE Souhaitant donner de nouvelles significations aux éléments domestiques côtoyés au quotidien dans une maison, les stagiaires en architecture de ce projet québécois feront également vivre une expérience particulière aux visiteurs.« On marche sur les murs, on laisse pendre ses pieds dans la porte, on jase autour de l\u2019escalier, on s\u2019assoit sur la cheminée.La maison, présentement symbole de confinement, redevient un lieu amusant, sécuritaire et familier où il fait bon rêver.Avec un peu d\u2019imagination, la magie est partout.» PORTE-BONHEUR Étant habituellement le point de départ de l\u2019aventure quotidienne, la porte s\u2019est rapidement transformée en élément de fermeture au reste du monde avec l\u2019arrivée de la pandémie.« Le projet propose une forme de rite de passage, entre réalité et virtualité, où il s\u2019agit de réapprendre à oser franchir les portes, pour aller dehors et retrouver le goût de l\u2019émerveillement face à la nature.» Source: v2com FESTIVAL INTERNATIONAL DE JARDINS CINQ PROJETS NOVATEURS SÉLECTIONNÉS MIROIRS ACOUSTIQUES Emmanuelle Loslier, architecte paysagiste, Camille Zaroubi, architecte paysagiste Montréal (Québec) Canada (IN) BETWEEN SOILS MENTION SPÉCIALE ONE-AFTR [Joon Ma, architecte, Ryu Ahn, architecte] Boston et New York, États-Unis BONHEUR PLAT MENTION SPÉCIALE Céline Arnaudeau, designer multidisciplinaire, Marc-Antoine Goyette, designer et charpentier traditionnel Montréal (Québec) Canada PHOTO : CÉLINE ARNAUDEAU, DESIGNER MULTIDISCIPLINAIRE, MARC-ANTOINE GOYETTE, DESIGNER ET CHARPENTIER TRADITIONNEL 0057113 Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com JONQUIÈRE: 3823, RUE PANET 212 000 $ Grande maison tout brique unifamiliale possédant une belle cuisine, un grand salon et sept chambres à coucher et trois salles de bains.Idéal pour famille reconstituée Terrain intime et clôturé.Cour asphaltée.Centris : 24584452 À PROXIMITÉ DU CÉGEP ChICOUTImI: 632-634, RUE AlbANEl 244 500 $ Grand duplex tout brique avec grande cour asphaltée.Les planchers de bois du rez-de-chaussée resablés et murs repeints.Loyé du haut rénové récemment possédant des plafonds de 8 pieds et 7 pouces.Terrain clôturé et très bien aménagé.Situé à proximité des écoles, parcs, épicerie et pharmacie.Centris : 14590264 LIBRE IMMÉDIATEMENT! Nouveau prix! 619 900 $ Très belle propriété en pierre sur les 4 côtés sans voisin arrière située dans un rond-point dans une petite rue tranquille.Plancher chauffant au glycol sur tous les étages incluant le sous-sol et le garage.Elle possède 4 chambres à coucher, possibilité de 7, 3 salles de bains, foyer au propane 3 faces et piscine creusée.À voir! Centris : 12537286 SOUS L\u2019ÉVALUATION MUNICIPALE JONQUIÈRE: 4085, mIRO SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M28 TOIT & MOI INSPI RATION Approchant à grands pas, la Saint-Valentin est la parfaite occasion pour ajouter une touche d\u2019amour à notre décor.Que nous appréciions le rouge et le rose ou les fleurs et les cœurs, cette fête est propice à un changement d\u2019ambiance où chaleur et bonheur seront synonymes.Considérant l\u2019impossibilité de se procurer en boutique ces articles non essentiels jusqu\u2019à nouvel ordre, magasiner en ligne devra être préconisé.Voici quelques inspirations qui vous permettront peut-être de découvrir vos nouveaux coups de cœur pour la Saint-Valentin.ÈVE-MARIE FORTIER UNE TOUCHE DE ROMANTISME Tasse magique « mot d\u2019amour » \u2014 Mode Choc 1 Jeté Elsa \u2014 Brunelli 2 Toile fleurs rouges \u2014 Tanguay 3 Décoration de cœurs en macramé \u2014 Melunia créations 4 Tapis « Tekke » rouge \u2014 Linenchest 5 Coussin cœur \u2014 Rose Bon Bon 6 Coussin dose d\u2019amour \u2014 Simons 7 2 3 4 5 6 7 1 leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M29 LE P\u2019TIT MAG C\u2019EST PLATE.QU\u2019EST-CE QU\u2019ON FAIT?Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants à lemag@ lesoleil.com FAITES- NOUS RIRE Il y a longtemps, à la fin d\u2019un cours d\u2019éducation physique, nous révisions les parties du visage.Un enfant l\u2019air très embêté me demande?: «?Claire, tu me dis que j\u2019ai des paupières?!?!?!?! Mon père prend la \u2018\u2019paupière Laporte\u2019\u2019 tous les matins, je ne comprends rien.explique-moi?!?!?!?!?!?» (Pont Pierre-Laporte) Garçon, 5-6 ans, à Charny, il y a près de 40 ans Amuse-toi au Carnaval.en ligne?! Le 67e Carnaval de Québec propose en ligne, le dimanche 7 février dès 7?h du matin, un spectacle du voyageur-chanson- nier Arthur L\u2019aventurier.Il racontera ses étonnantes histoires sur la chaîne You- Tube du Carnaval.Il expliquera notamment comment il est parvenu à retracer Bonhomme quand il s\u2019était perdu dans le Grand Nord?! À voir ici?: youtube.com/user/ carnavaldequebec Bon Carnaval?! FRANCIS HIGGINS P H O T O S A U D E T P H O T O LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 La nageoire dorsale du poisson orange 2 Les écailles d\u2019un poisson 3 La patte d\u2019un kangourou 4 Les gouttes d\u2019eau 5 Une partie d\u2019algue en moins 6 Des dents dans la bouche d\u2019un poisson 7 Une flamme en moins SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M30 ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante T u te demandes peut-être pourquoi il existe un mois spécialement dédié à la communauté noire.En fait, c\u2019est l\u2019occasion de célébrer la façon dont les Canadiens noirs ont contribué à l\u2019histoire et à la culture de notre pays.C\u2019est aussi un moment pour se rappeler les injustices que les personnes noires ont vécues au cours des derniers siècles et d\u2019apprendre des erreurs du passé.Pendant longtemps, les personnes noires en Amérique du Nord ont été victimes d\u2019inégalités.C\u2019est pourquoi il existe aujourd\u2019hui un mois complet pour informer les gens de cette partie plus sombre de l\u2019histoire.Cela permet de mieux comprendre les défis actuels liés au racisme et à la discrimination.Et surtout, cela nous permet, au P\u2019tit Mag, d\u2019honorer des personnes noires qui ont contribué à notre société de façon très positive ! TEXTES?: JULIEN LACHAPELLE, MARIE-SOLEIL BRAULT ET ÉLOÏSE LAMOTHE, JOURNALISTES STAGIAIRES DOMINIQUE ANGLADE Avant d\u2019arriver en politique, Dominique Anglade était une femme d\u2019affaires d\u2019expérience.Elle est élue pour le Parti libéral du Québec depuis 2015.En 2020, elle est devenue non seulement la première femme noire à être élue comme cheffe du Parti libéral au Québec, mais la première femme tout court à occuper le poste depuis la création du parti en 1867.RÉGINE LAURENT Infirmière québécoise d\u2019origine haïtienne, Régine Laurent est devenue la première femme noire à devenir présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.Entre 2009 et 2017, elle a milité pour que les infirmières du Québec puissent avoir accès à de meilleures conditions de travail.De plus, c\u2019est elle qui a été choisie l\u2019an dernier pour présider la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse mise en place pour trouver des solutions aux problèmes auxquels fait face la DPJ actuellement.DANY LAFERRIÈRE Ce grand auteur québécois d\u2019origine haïtienne a écrit plusieurs livres qui ont marqué la littérature québécoise.De plus, Dany Laferrière est membre de l\u2019Académie française depuis 2013.Il est le premier Canadien à avoir cette nomination prestigieuse depuis la création de l\u2019Académie.Cette académie a pour but d\u2019améliorer la langue française et de la mettre à jour chaque année.BOUCAR DIOUF D\u2019origine sénégalaise, Boucar Diouf est l\u2019un de nos humoristes les plus appréciés.Mais savais-tu qu\u2019il est aussi docteur en biologie?Il a même déjà enseigné la biologie à l\u2019Université du Québec à Rimouski, au début des années 2000.Boucar Diouf est un grand ambassadeur qui met de l\u2019avant l\u2019importance de la langue française et de la science au Québec.P.K.SUBBAN Il a été notre joueur de hockey préféré pendant des années.Même s\u2019il n\u2019est plus à Montréal, P.K.Subban continue de s\u2019impliquer au sein de la communauté québécoise.On se souvient du don de 10 millions de dollars qu\u2019il a fait à la Fondation de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants en 2015.Ce don avait été fait avec sa Fondation P.K.Subban.Il s\u2019agit du plus grand don fait par un athlète professionnel canadien.CINQ PERSONNALITÉS NOIRES DU QUÉBEC?! (Photo personnelle) P H O T O 1 2 3 R F / U L R I K E S C H A N Z Février, le Mois de l\u2019histoire des Noirs PHOTOS/DOMINIQUE ANGLADE?: ASSEMBLÉE NATIONALE, RÉGINE LAURENT?: PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, DANY LAFERRIÈRE?: PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET, BOUCAR DIOUF?: PHOTOTHÈQUE LA TRIBUNE, P.K.SUBBAN?: PHOTO SHAYNE LAVERDIÈRE leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M31 LE P\u2019TIT MAG ARCHIVES ASSOCIATED PRESS PHOTO WIKIMEDIA COMMONS PHOTO TIRÉE DE TWITTER En 2018, de nouveaux billets de 10$ ont été mis en circulation au Canada.Ils ont une particularité, et pas des moindres: pour la première fois dans l\u2019histoire du Canada, c\u2019est une femme noire, Viola Desmond, qui y figure.Et ce n\u2019est pas par hasard: elle a été l\u2019une des premières activistes pour les droits des noirs au Canada.Son courage, son intelligence, sa détermination et sa force ont permis de faire évoluer les mentalités et la société tout entière.Avec ce balado, découvre l\u2019histoire de cette grande dame! Voici le lien pour écouter son histoire racontée aux jeunes: lpalo.com/podcasts/ portraits/ viola-desmond/ UN BALADO POUR CONNAÎTRE UNE MILITANTE IMPORTANTE! DES PERSONNALITÉS QUI VIVENT DES PREMIÈRES FOIS! NICHOLAS JOHNSON Le premier étudiant noir à être nommé «Meilleur élève de l\u2019année», à l\u2019Université de Princeton.Nicholas Johnson vient de Montréal, et il a étudié à l\u2019Université de Princeton, aux États-Unis.En 2020, à seulement 22 ans, il a marqué l\u2019histoire de son école.Il est devenu le premier étudiant noir à être nommé «Valedictorian» depuis la fondation de l\u2019université il y a 274 ans! Recevoir ce titre est un très grand honneur.Cela signifie qu\u2019il s\u2019est démarqué tout au long de ses études! Pour Nicholas, cette fierté est aussi très significative puisqu\u2019elle représente un changement important dans l\u2019histoire de son université qui a longtemps été associée à l\u2019esclavage des Noirs.Nicholas est le symbole d\u2019une belle évolution! I L L U S T R A T I O N M A Y L E E K E O WILLIE O\u2019REE, Le premier joueur noir de la LNH En 1958, Willie O\u2019Ree, qui est né au Nouveau- Brunswick, a rejoint les Bruins de Boston sur la glace.Cela a fait de lui le premier joueur de hockey noir à jouer dans la Ligne nationale de hockey (LNH)! Il a également agi comme ambassadeur de la diversité pour la LNH.Puisqu\u2019il était la première personne noire à faire partie d\u2019une équipe de hockey dans la LNH, Willie O\u2019Ree a pu inspirer plusieurs enfants et adolescents qui lui ressemblaient à poursuivre leurs rêves.MIFFLIN GIBBS Le premier politicien noir élu du Canada En 1866, Mifflin Gibbs a été élu conseiller municipal de la Ville de Victoria, en Colombie-Britannique, une province à l\u2019ouest du Canada.Il a été le premier politicien noir au Canada! Au Canada, c\u2019est en 1837 que les personnes noires ont obtenu le droit de voter.Par contre, il y avait encore du racisme, mais cela n\u2019a pas empêché Mifflin de s\u2019impliquer dans la vie politique à son arrivée ici au Canada.En 2016, la Ville de Victoria a décidé de nommer la journée du 19 novembre, la «Journée Mifflin Wistar Gibbs» en l\u2019honneur de son parcours politique.YOLANDE JAMES La première personne noire à devenir ministre au Québec Yolande James est née à Montréal et elle a étudié le droit à l\u2019université.Dès sa sortie de l\u2019école, elle s\u2019est impliquée en politique.Elle a été élue députée de Nelligan à plusieurs reprises! En 2007, elle est officiellement nommée à la tête du ministère de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles du Québec.Ce qui a fait d\u2019elle la plus jeune membre et la première personne noire à siéger au Conseil des ministres.Elle travaille maintenant comme avocate et commentatrice politique à la télévision.Elle fait aussi des conférences sur l\u2019égalité des hommes et des femmes, sur l\u2019immigration et d\u2019autres sujets qui touchent la population.PHOTO LISA FESTA UNIVERSITÉ PRINCETON VIA LA PRESSE CANADIENNE libre@dos mviau@lequotidien.com www.facebook.com/melissa.viau Annabelle Harvey et Marc-Antoine Gagnon n\u2019ont pas encore connu une seule journée normale depuis leur entrée au Cégep de Chicoutimi, en septembre dernier.« On ne sait pas si on peut attribuer ça à la situation, mais on est passé de 35 étudiants en début d\u2019année à 14 en moins de deux sessions en Techniques de comptabilité et de gestion », relatent les deux étudiants.Ils ont fini leur secondaire en ligne au printemps dernier et ils ont fait leur entrée au cégep derrière leur écran d\u2019ordinateur.« On ne sait pas ce que c\u2019est le cégep en personne, poursuivent-ils, lors d\u2019une entrevue accordée avant l\u2019assouplissement de certaines mesures annoncées cette semaine pour les étudiants des cégeps et universités.On a fait un seul cours en présentiel, une fois par semaine, pendant un mois, à 17 h 30 le soir.» Évidemment, ce n\u2019est pas l\u2019idéal pour se faire des amis.Comme leur technique ne demande rien de physique ni de laboratoires, et qu\u2019ils sont capables de tout faire à partir de chez eux, l\u2019établissement favorise \u2013 avec raison \u2013 l\u2019accès à ses installations aux étudiants ayant besoin de matériel particulier.« On parle beaucoup de la réalité des élèves du secondaire et du primaire, en temps de pandémie, mais pas beaucoup de celle des étudiants, remarquent les deux collègues de classe.On se sent oubliés.» CONCOURS «DÉCOUVRE TON IDÉE D\u2019AFFAIRES» Malgré cette situation causée par la pandémie, les étudiants ont pu participer à un concours qui leur a permis d\u2019apprendre à mieux se connaître, cet automne.En novembre, Annabelle, Marc-Antoine et leur collègue Fabien Labbé ont pris part au concours « Découvre ton idée d\u2019affaires », dans le cadre de leur cours en gestion informatisée.« C\u2019était une belle façon de tisser des liens avec les étudiants de notre formation qu\u2019on ne connaît même pas encore », réfléchit Annabelle.Le trio a remporté le concours entrepreneurial proposé aux étudiants des cégeps de Chicoutimi et de Jonquière.Ils étaient 26 participants à devoir travailler en équipe pour mettre en place une idée entrepreneuriale réalisable.Une dizaine d\u2019idées ont émergé de ce processus.« Avec le télétravail, on devient un peu paresseux.C\u2019est facile de ne rien faire.Ce concours m\u2019a donné beaucoup de motivation », souligne Marc-Antoine.Le Cégep de Chicoutimi était représenté par 10 équipes qui participaient dans le cadre de leur cours.Au Cégep de Jonquière, une équipe s\u2019est inscrite au concours qui était ouvert sur une base volontaire.Annabelle et Marc-Antoine ayant l\u2019habitude de passer leurs étés au Lac-Saint-Jean, ils ont imaginé avec Fabien une façon d\u2019optimiser ce site en offrant des activités sur le lac Saint-Jean en fonction des saisons.C\u2019est leur idée qui a été retenue par le jury composé de Keven Minier, entrepreneur, de Marc Privé, de l\u2019Université du Québec à Chicou- timi (UQAC), et de Chrystelle Gauthier, du Centre d\u2019entrepreneuriat et d\u2019essaimage de l\u2019université (CEE-UQAC).Tous les ans, depuis 2008, le concours de niveau collégial « Découvre ton idée d\u2019affaires » permet aux étudiants de mettre de l\u2019avant leurs idées entrepreneuriales.Cette année, les organisateurs ont dû faire preuve d\u2019imagination pour s\u2019adapter à la pandémie.C\u2019est par visioconférence que tout s\u2019est déroulé.Bien que beaucoup moins nombreuses que dans le passé, les idées n\u2019étaient pas moins intéressantes.En plus de se partager un montant de 150 $, les membres de l\u2019équipe gagnante avouent que cette reconnaissance leur sera très utile dans leur CV.« On ne se sent pas assez \u201cferrés\u201d pour mettre de l\u2019avant notre idée, mais peut-être que, dans quelques années, on aura assez d\u2019expérience pour se lancer », concluent Annabelle et Marc-Antoine.ÉTUDES COLLÉGIALES ET PANDÉMIE «ON NE SAIT PAS CE QUE C\u2019EST LE CÉGEP EN PERSONNE» Marc-Antoine Gagnon, Annabelle Harvey et Fabien Labbé (absent sur la photo), étudiants en Techniques de comptabilité et de gestion au Cégep de Chicou- timi, sont les gagnants du concours «Découvre ton idée d\u2019affaires».L\u2019activité leur a permis de tisser des liens avec les étudiants de leur formation.\u2014 COURTOISIE La bibliothèque de l\u2019école secondaire Charles-Gravel de Chicou- timi-Nord a pris des couleurs, dans les dernières semaines.Une cinquantaine d\u2019élèves du cours optionnel en arts traditionnels ont réalisé des reproductions géantes d\u2019emballages.« Ce projet est très populaire depuis trois ans », souligne leur enseignante, Manon Lévesque, qui enseigne les arts plastiques depuis 12 ans à Charles-Gravel.« Comme notre galerie d\u2019exposition habituelle est un corridor, et qu\u2019on ne peut plus exposer à cet endroit pour respecter les normes sanitaires, il fallait trouver une autre façon de présenter le talent des élèves », poursuit l\u2019enseignante.Les œuvres mesurent au minimum 60 cm de haut et font la fierté de la responsable de la bibliothèque, Josianne Gagnon.Cet endroit, normalement calme, a de nouvelles vocations depuis la pandémie, alors qu\u2019elle est aussi devenue un lieu pour socialiser et manger.« Les couleurs éclatantes des reproductions donnent une ambiance plus festive à cet endroit », conclut Mme Lévesque.BIBLIOTHÈQUE DE L\u2019ÉCOLE SECONDAIRE CHARLES-GRAVEL REPRODUCTIONS GÉANTES D\u2019EMBALLAGES La bibliothèque de l\u2019école secondaire Charles-Gravel a pris des couleurs dans les dernières semaines grâce à une cinquantaine d\u2019élèves du cours optionnel en arts traditionnels.\u2014 COURTOISIE SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M32 Mélissa, Râto et cie mviau@lequotidien.com WOUF! «J\u2019aimerais bien initier un de ces chiens à mon mode de vie.» \u2014 Râto La Société protectrice des animaux d\u2019Arthabaska (SPAA) procédait le 29 janvier au plus gros démantèlement d\u2019usine à chiens de son histoire en sortant 230 chiens et 70 chats d\u2019un milieu insalubre.« Ça fait sept ans qu\u2019on travaille sur ce dossier », souligne une éleveuse du Québec qui souhaite garder l\u2019anonymat.Elle fait partie d\u2019un groupe d\u2019une dizaine de personnes, y compris un autre éleveur, qui a mis de la pression pour dénoncer cette usine à chiots située près de Victoriaville, dans le Centre-du-Québec.« On continue notre implication avec une campagne de sociofinan- cement pour venir en aide à la SPAA qui doit maintenant répondre aux besoins de ces animaux.» Si tant de gens du milieu de l\u2019élevage connaissaient les pratiques douteuses de cet endroit, c\u2019est que certains sont entrés par cette porte pour faire leurs premières armes dans le monde de l\u2019élevage.C\u2019est le cas de cette éleveuse qui a accepté de témoigner anonymement.Bien malgré elle, elle a été liée quelques années à cette usine.« Quand tu veux devenir éleveur, il faut commencer quelque part, mais c\u2019est dur de trouver des éleveurs qui acceptent de te guider », confie-t-elle.Il y a sept ans, c\u2019est dans cette grange de Saint-Christophe d\u2019Arthabaska qu\u2019elle dénichait une chienne avec un droit de reproduction et le service d\u2019accouplement, en échange de trois de ses futurs chiots.« L\u2019élevage est un petit monde fermé.Il faut s\u2019allier et faire nos preuves\u2026 Cette personne était tellement ouverte à m\u2019aider, se remémore-t-elle.Dès que j\u2019ai vu ses installations, j\u2019ai compris que quelque chose n\u2019allait pas.À ce moment-là, il y avait une cinquantaine de chiens.» D\u2019autres éleveurs du Québec sont tombés dans le même piège et ont dû travailler fort pour se dégager de ce lien d\u2019affaires et de la piètre génétique des chiens provenant de cet endroit.« Liés par un contrat, nous sommes au moins deux éleveurs du Québec qui avons dû donner de nos chiots à cette usine, précise l\u2019éleveuse.Mon but étant de m\u2019améliorer, j\u2019ai fini par me faire de bons contacts dans le domaine, à trouver des reproducteurs de qualité et à présenter mes chiens en conformation.» SOCIOFINANCEMENT Ce groupe de dix personnes, dont fait partie l\u2019éleveuse, est formé de gens provenant des quatre coins de la province.Impliqué dans ce processus de dénonciation, qui s\u2019est soldé par une saisie le 29 janvier, le groupe n\u2019a pas ménagé ses efforts.« On faisait des plaintes sur les sites de petites annonces et on écrivait à des émissions comme Enquête et J.E., mais ça ne bougeait pas.On n\u2019avait pas de retour.» C\u2019est finalement la SPAA et le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec qui ont fini par agir.Poursuivant leur œuvre, le groupe de dénonciateurs a lancé cette semaine une campagne de sociofinancement sur GoFundMe, nommée « Shetland SOS saisie SPAA » pour soigner toutes ces bêtes.« Tant que rien n\u2019est réglé devant la justice, les animaux pris en charge, la SPAA ne peut pas les faire adopter, mais il faut quand même subvenir à leurs besoins », remarque l\u2019éleveuse qui a involontairement participé à cette catastrophe provinciale.SAUVER UN CHIEN Si les adoptants n\u2019ont pas honte de dire qu\u2019ils ont adopté un animal dans un lieu insalubre, c\u2019est que leur geste vient aussi assouvir un autre désir qui est celui de sauver un chiot ou un chaton qui fait pitié.Que ce soit des éleveurs, des adoptants ou de futurs adoptants, plusieurs sont interpellés par cette saisie, y compris ceux ayant fait un dépôt et qui attendaient impatiemment leur chiot dans les prochains jours.DÉMANTÈLEMENT D\u2019UNE USINE À CHIOTS À ARTHABASKA UNE ÉLEVEUSE TÉMOIGNE \u2022 La plupart des chiens de la saisie du ?janvier à Arthabaska n\u2019ont pas appris les notions de propreté.\u2022 Ce qu\u2019ils ont connu n\u2019a rien à voir avec une vie de famille, et ce, depuis leur naissance.\u2022 Certains sont handicapés.\u2022 Des soins rapides ont dû être apportés pour les traiter contre les parasites et les infections.\u2022 Mentalement, ils ont des séquelles qui risquent de rester toute leur vie.Les adoptants ne devront pas juste être patients et aimants, ils devront aussi avoir des connaissances en éducation pour encadrer ces bêtes.\u2022 Évidemment, la SPAA est bien consciente que ces animaux ne conviendront pas à n\u2019importe quel adoptant.La saisie en bref La population est sollicitée pour amasser 50 000$ afin de venir en aide aux 300 chats et chiens qui se trouvent sous la protection de la Société protectrice des animaux d\u2019Artha- baska après le démantèlement d\u2019une usine à chiots survenu à la fin du mois de janvier.\u2014 123RF leProgrès SAMEDI ?FÉVRIER ?M33 SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M34 PLANÈTE VINS NATALIE RICHARD Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca L es journées s\u2019allongent et voilà que notre soleil descend vers l\u2019horizon juste à temps pour l\u2019apé- ro, ce moment unique de notre journée qui marque la transition entre le jour et le soir, le travail et le repos.Une douce lumière met l\u2019ambiance et le pendule ralentit.C\u2019est le temps de relaxer, de fermer les dossiers de la journée et de profiter de la soirée à venir.Il faut dire que les soirées sont plutôt tranquilles, ces jours-ci, mais ça ne nous empêche pas d\u2019en profiter pleinement et de nous offrir une pause détente autour d\u2019un apéro festif, méditatif ou dînatoire.Voici quelques inspirations pour créer votre moment privilégié.1 RECTORAL DO UMIA ABELLIO RIAS BAIXAS 2018 16,35$ \u2022 13 565 385 \u2022 12,5% \u2022 2,5 g/L Découvrez l\u2019albarino! Un cépage de bord de mer qu\u2019on cultive dans les Rias Baixas en Galice, sur la côte ouest de l\u2019Espagne.Il se définit par une expression minérale de granite et des effluves salins qui rappellent les coquillages.Celui-ci allume tous les sens, du visuel au palais avec de la fraîcheur et de la salinité qui s\u2019entrelacent avec le citron, la mandarine et leur zeste dans une bonne longueur qui fait saliver.Superbe dans une ambiance de chants de marins avec des huîtres fraîches ou fumées.2 CARMEN PREMIER CHARDONNAY VALLE DEL COLCHAGUA 12,55$ \u2022 522 771 \u2022 13,5% \u2022 2,6 g/L Dans une gamme de saveurs à l\u2019opposé du précédent, ce chardonnay de la plus ancienne maison de vin du Chili s\u2019annonce sur des arômes de caramel au beurre auxquels s\u2019ajoutent des notes de tarte aux poires dans une bonne rondeur qui plaira aux amateurs de blancs aromatiques, d\u2019une acidité moyenne.Pour la thématique, faites jouer l\u2019opéra Carmen de Bizet comme trame sonore et vous serez transportés! 3 DOMAINE RITT LE LIBERTIN 4,95$ \u2022 14 543 137 \u2022 6,5% \u2022 24 g/L \u2022 (335 ml) À Cap-Saint-Ignace, où on peut admirer les plus beaux couchers de soleil sur le fleuve, le verger la Pomme du St-Laurent est maintenant le domaine de la dynamique famille Ritt, qui a repris le flambeau de la famille Gagné en 2018.Ils produisent toujours dans l\u2019excellence, comme en témoigne ce cidre pétillant aérien et floral.Les amateurs seront comblés, cette année, car le Mondial des Cidres aura lieu virtuellement pendant tout le mois de février.Cette édition spéciale regroupe 25 producteurs associés à un chef/restaurateur de leur région, avec qui ils ont développé l\u2019accord parfait mets et cidres, que vous pourrez commander en livraison ou à emporter.Ainsi, le Domaine Ritt s\u2019est jumelé avec le resto Le pied bleu de Québec, le Verger Hemmingford avec l\u2019Impérial de Granby, le Domaine Cartier Potelle avec L\u2019Empreinte cuisine soignée de Sherbrooke.Infos: www.mondialdescidres.com.4 CHÂTEAU LA TOUR DE BY 2016 26,50$ \u2022 11 571 829 \u2022 13,5% \u2022 1,6 g/L \u2022 HVE Un apéro classique, c\u2019est aussi une bonne bouteille de rouge qu\u2019on laisse respirer le temps de faire la cuisine, un verre de vin à la main.D\u2019un millésime à l\u2019autre, ce vin du Médoc demeure un de mes préférés.Il offre la fraîcheur souhaitée à l\u2019apéro et assez de matière pour accompagner le repas, dans une harmonie aromatique en symbiose avec d\u2019agréables tanins.2016 est considéré comme une excellente année à Bordeaux, donc un très bon investissement à savourer maintenant ou à oublier dans votre cellier quelques années.5 LELLO RESERVA 2017 18,20$ \u2022 13 202 832 \u2022 13% \u2022 2,4 g/L Pour ceux et celles qui préfèrent les vins chaleureux aux notes de fruits noirs et d\u2019épices, voilà un excellent rouge du Douro à déguster dans le cadre d\u2019un apéro de style dînatoire.La mûre, la prune et la figue fraîche se marient en bouche avec une pointe de cardamome sur des tanins puissants, mais élégants qui feront la fête à un bon take out de grillades portugaises.6 CHÂTEAU SIGALAS RABAUD LIEUTENANT DE SIGALAS 2013 22$ \u2022 13 590 425 \u2022 13% \u2022 110 g/L \u2022 (375 ml) L\u2019apéro gourmand par excellence: un verre de Sauternes avec une bouchée de pâté de foie de volaille aux pistaches, suivi d\u2019un fromage persillé comme le superbe bleu d\u2019Éli- zabeth.Dans les teintes dorées du soleil couchant, avec des notes de fleur de gingembre, abricot à l\u2019eau de rose\u2026 ça goûte le ciel comme dirait ma mère! HVE Haute valeur environnementale Pour en savoir davantage, suivez-moi sur www.sommeliereaventuriere.com L\u2019APÉRO AU COUCHER DU SOLEIL Les journées s\u2019allongent et voilà que notre soleil descend vers l\u2019horizon juste à temps pour l\u2019apéro, ce moment unique de notre journée qui marque la transition entre le jour et le soir, le travail et le repos.\u2014 PHOTO FRÉDÉRIC BILODEAU 1 2 3 4 5 6 leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M35 RÉGAL KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca EN CUISINE SHERBROOKE \u2014 Le Dry February vous faisait de l\u2019œil, vous vous êtes lancés dans le défi d\u2019un 28 jours sans alcool et, après une semaine, vous ne savez plus comment jazzer votre jus ou votre eau plate?Pas de souci, la toute jeune entreprise Ô Sirop (dont je vous ai déjà parlé ici en décembre) a plus d\u2019une idée dans son verre.La bannière sherbrookoise, portée par les proprios du resto Ô Chevreuil, a même décidé de s\u2019associer à la bonne cause.La somme de 1,50 $ par bouteille vendue \u2014 et 6 $ par boîte de 4 \u2014 ira aux ateliers de prévention sur les risques associés aux toxicomanies chez les jeunes (qui sont offerts par la Fondation Jean Lapointe).Pour accompagner les valeureux dans leur sobriété au quotidien, les créatifs partagent chaque jour une nouvelle recette de mocktail sur leurs réseaux sociaux.La clé d\u2019un bon mocktail, en quelques trucs faciles ?« Comme l\u2019alcool parfume excessivement un cocktail, c\u2019est assez difficile à remplacer », remarque d\u2019emblée le coproprio d\u2019Ô Chevreuil, Maxime Saumier Demers.Comprendre ici que juste retirer gin ou vodka de la liste d\u2019ingrédients ne donnera pas nécessairement un verre au goût équilibré.« Depuis peu, on voit quelques spiritueux sans alcool faire leur apparition sur le marché.Le goût est souvent beaucoup moins prononcé, mais il y a de beaux produits québécois.Le Noroit, par exemple, commercialise un gin et un rhum très intéressants.Le rhum, en particulier, est vraiment bien fait.Il est très épicé et parfumé.» Bref, les substituts d\u2019alcool peuvent parfois servir de base.« L\u2019ennui, c\u2019est souvent qu\u2019ils coûtent aussi cher qu\u2019une bouteille alcoolisée.» Dans cette optique, Maxime Sau- mier Demers préfère souvent se tourner vers d\u2019autres options.« Un cocktail, au fond, c\u2019est un peu comme une recette.Je prends l\u2019exemple d\u2019une sauce qu\u2019on peut concocter avec ou sans vin : oui, le vin apporte une touche unique, mais il y a toujours moyen d\u2019aller ajouter du goût et de la profondeur autrement.» DU FRAIS, DU SAVOUREUX Au premier rang des ingrédients auxquels on pense quand vient le temps de pimper nos breuvages, il y a les agrumes, précieux condensés de parfums et de fraîcheur, du moment qu\u2019on prend soin de presser soi- même les fruits, évidemment.Parce que le petit jus jaune acide dans une bouteille de plastique n\u2019apportera aucun charme à votre verre.« Avec nos quatre sirops originaux, c\u2019est certain qu\u2019on partait avec une bonne base, une belle toile de fond sur laquelle composer.Mais le truc, je pense, c\u2019est de miser sur des ingrédients frais, savoureux, les plus naturels possibles.Après ça, avec un peu d\u2019imagination, on peut vraiment créer des trucs intéressants.» Il suffit d\u2019avoir sous la main quelques éléments clés.« Un gin-tonic s\u2019assemble en deux temps, trois mouvements et pas tant d\u2019ingrédients.Le mocktail nécessite un peu plus de préparation, parce qu\u2019il faut avoir sous la main les ingrédients qui vont élever le verre à un autre niveau.» Pour composer son menu à boire de février, Maxime Saumier Demers a expérimenté différentes associations de goût et garni le garde-manger d\u2019un éventail d\u2019aliments.Québécois, dans la mesure du possible.« On a ce parti pris de miser le plus possible sur des produits locaux.» A u c h a p i t r e d e s b o i s s o n s gazeuses, il a notamment expérimenté avec les bouteilles de Bull\u2019s Head et de 1642, deux bannières québécoises.« La boisson gazeuse au yuzu de 1642, par exemple, s\u2019apparente au Seven Up, mais elle est bien meilleure au goût parce qu\u2019elle est beaucoup moins sucrée, en plus de présenter un subtil goût poivré.» Côté bulles, Maxime Saumier Demers souligne les possibilités que permettent les vins mousseux sans alcool Krystale Royale, qu\u2019on trouve aisément en supermarchés.« Si on le boit tout seul, très franchement, ça ne remplace pas un mousseux avec de l\u2019alcool.Mais dans un drink sans alcool, combiné à d\u2019autres ingrédients, c\u2019est vraiment intéressant pour faire un Spritz sans alcool, par exemple.» A p r è s ç a , l e b o n h e u r e s t d a n s l \u2019e x p é r i m e n t a t i o n .À force d\u2019essai-erreur dans le shaker, on trouve le parfait mélange.« On a toujours proposé d\u2019attrayants cocktails sans alcool au resto, on trouve important d\u2019avoir cette offre-là, mais en poussant l\u2019idée davantage, cette année, et parce qu\u2019on a multiplié les tests de goût pour prendre part au Défi 28 jours, on arrive avec des résultats qui nous surprennent nous- mêmes.Après ça, nous, on donne des idées, mais ce qu\u2019on espère, c\u2019est que les gens vont s\u2019amuser à partir de ça.» Commentaires, questions, suggestions?Écrivez-moi: karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram: karine.encuisine SANS ALCOOL, MAIS AVEC GOÛT Le pollen d\u2019abeille peut ajouter un petit kick aux mocktails.\u2014 PHOTOS FOURNIES PAR Ô SIROP QUELQUES REHAUSSEURS DE SAVEURS Maxime Saumier Demers a multiplié les associations de saveurs dans son shaker.Il nous donne quelques pistes pour ajouter un peu de fantaisie à notre cocktail sans alcool.\u203a Les fines herbes variées «Romarin, basilic, menthe, thym et autres fines verdures peuvent venir ajouter une touche aromatique plus qu\u2019intéressante.» \u203a Du gelato aux différents parfums «Ceux que font nos amis du Savo nous ont inspiré de belles idées.» \u203a Du cidre sans alcool \u203a Des boissons gazeuses artisanales Comme celles des compagnies 1642 et Bull\u2019s Head: «Elles sont plus délicates et moins sucrées que les boissons gazeuses conventionnelles, ce qui les rend plus faciles à marier avec autre chose.» \u203a Des jus variés «Il y a, par exemple, le mix de Bloody Ceasar Walter, qui est canadien et qui est très bon.» \u203a Des pommes déshydratées \u203a Des bières sans alcool «Pour faire des panachés.» \u203a Des fleurs séchées comestibles «Pour ajouter une touche florale.» \u203a Des épices «La cannelle et la cardamome, notamment, qui se prêtent bien aux mélanges plus hivernaux.» \u203a Des blancs d\u2019œufs «Pour faire des sour.» \u203a Du pollen de miel «C\u2019est un peu plus niché, mais ça nous amène ailleurs au niveau gustatif.» RECETTES Panaché au basilic et Shirley Temple 101 sur lesoleil.com et dans notre application SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M36 VOLCAN ET HOBBITS SOUS LA PLUIE J\u2019 ai cette relation amour haine avec les volcans.Ils ont ce magnétisme, cette puissance qui commande indéniablement le respect.Même s\u2019ils ne fument pas, ne laissent échapper aucune furie, ils ont cette tendance à nous dominer par leur immensité et leur autorité.Je les aime pour leur mystère, pour leur puissance naturelle, pour leur tranquillité effrayante, presque provocante.Je les déteste un peu parce que j\u2019ai toujours cette envie de les dompter, de prendre le risque calculé de les gravir.Sauf que les volcans, contrairement aux montagnes, ont la fâcheuse habitude de ne pas passer par quatre chemins : ça monte presque comme sur un mur d\u2019escalade.Presque, dans le sens de pas vraiment, mais l\u2019absence de végétation et de sentiers, comme la pierre volcanique glissante, nous oblige en général à redoubler d\u2019efforts pour atteindre les sommets.J\u2019ai passé tout droit au mont Tongariro, en Nouvelle-Zélande, faute de temps.J\u2019ai randonné sur les flancs de la bête, mais mon pas trop lent m\u2019a convaincu de ne pas chercher à atteindre le cratère.L\u2019écriteau « En cas d\u2019éruption, courez vers le bas de la montagne » ne m\u2019avait pas convaincu.Valait mieux espérer que le géant ne se réveille pas, mon meilleur temps aux 100 mètres n\u2019étant pas digne de mention.Le défi était beaucoup moins éreintant pour l\u2019Erta Ale, en Éthiopie, haut de seulement 613 mètres.Là, mon manque de cardio n\u2019était pas la raison de mes difficultés respiratoires.Les nuages de fumée toxique, près du magma en fusion, m\u2019ont privé d\u2019oxygène un instant.J\u2019ai réalisé le ridicule de m\u2019être trouvé dans un énorme nuage de fumée noire, au sommet d\u2019un volcan, quand on m\u2019a fourni un masque à gaz de fortune au sommet du volcan Villa- rica, au Chili, d\u2019où s\u2019échappait un timide fumet.Deux poids, deux mesures.Il fallait donc prévoir que mon incursion au Guatemala compterait au moins une de ces montagnes de feu.À Antigua, la rue de mon auberge était bien connue pour sa vue sur le volcan d\u2019Agua.Le monstre, qui domine la vieille ville de 2000 m et qui culmine à plus de 3700 m d\u2019altitude, est presque impossible à manquer.Sauf qu\u2019il se cachait dans un épais brouillard depuis mon arrivée.Ce sont toutefois deux autres volcans qu\u2019on m\u2019offrait de fouler : Pacaya et Acatenango.Pour le premier, il fallait prévoir une demi-journée.Pour le second, il est recommandé de passer une nuit pour voir le volcan Fuego en éruption et observer le lever du soleil.Cette fois-là, j\u2019ai choisi l\u2019option facile en suivant les recommandations des employés de l\u2019auberge : mieux vaut choisir la randonnée de matinée.Primo, le soleil a des tendances matinales.Secundo, quand il pleut, les sentiers sont boueux et plus difficilement praticables en après-midi.Va pour le matin vers le volcan Pacaya qui, depuis mon passage, a connu d\u2019importantes éruptions.Au moment de partir d\u2019Antigua, Agua était toujours emmailloté dans sa couette de brouillard.Rien à faire.La camionnette a fait la tournée de la vieille ville pour récupérer tous les passagers et nous a déposés au pied du sentier.Des villageois ont offert de louer des chevaux pour monter sans le moindre effort.Honnêtement, ce serait un luxe inutile à moins d\u2019avoir un amour inconditionnel pour l\u2019équitation.On peut aussi se procurer un bâton pour stabiliser les jambes encore un peu endormies.Et on s\u2019élance.Pacaya aura probablement été un des volcans les plus faciles à gravir de toutes mes expéditions.Là, le sentier traverse d\u2019abord une forêt avant le dernier droit, à découvert, exposé aux grands vents.Sur un petit belvédère, nous avons effectué une première pause.« Ici, normalement, la vue est magnifique sur le volcan d\u2019Agua », décline le guide.Nous ne voyions qu\u2019une énorme toile blanche.Toute la pluie s\u2019est mise à tomber.On repassera pour le soleil qui se pointe plus souvent en matinée.La courte randonnée vers le sommet nous menait dans un paysage lunaire : des rochers d\u2019un gris de déprime léchés par des nappes de brouillard vaporeuses.Même le cratère s\u2019était en partie dissimulé.Surprise : le guide avait amené, dans son sac à dos, un plein sac de guimauves à faire griller.Noircir des sucreries sous la pluie, au sommet d\u2019un volcan, c\u2019était une première pour moi.Invoquons la loi de Murphy ou le karma, le ciel s\u2019est dégagé sur le JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M37 VOYAGES VOLCAN ET HOBBITS SOUS LA PLUIE chemin de la descente.Au loin, on apercevait, incandescente, la traînée de lave que laissait échapper le volcan Fuego.Et la toile blanche qui cachait le sommet du volcan Agua s\u2019est entrouverte pour qu\u2019on puisse au moins confirmer que notre guide n\u2019était pas un menteur.Aujourd\u2019hui, Pacaya est placé sous surveillance en raison des explosions qui y surviennent et des coulées de lave qui en émanent.Par ailleurs, la pluie cacherait une bonne partie du beau et de l\u2019inusité qu\u2019offre Antigua.En montant vers Vuelta Grande, on peut visiter Hobbitanengo, un village écoresponsable avec des logis troglodytes tout droit sortis du Seigneur des anneaux.Si le stationnement, en haut de la montagne, peut être atteint en voiture, il faut prendre une navette pour franchir les derniers mètres escarpés.Par temps dégagé, la vue sur la vallée de Panchoy est, semble-t-il, sublime.J\u2019ai un peu regretté de ne pas avoir prévu d\u2019y passer la nuit, en espérant chasser le mauvais temps.Ce jour-là, il a suffi que je me fende d\u2019un sourire jusqu\u2019aux oreilles d\u2019avoir atteint le sommet de la montagne pour que le brouillard s\u2019épaississe.encore.En moins de deux, on ne voyait plus dix mètres devant soi.Remarquez, le mystère engendré donnait presque le goût d\u2019écouter Bilbon nous raconter une vieille fable à propos d\u2019un anneau magique.Avec ses trois petites maisons, le site demeure visiblement très intime, même si les touristes peuvent le visiter sans y dormir.Les derniers visiteurs doivent néanmoins partir avant la tombée de la nuit, ce que j\u2019ai fait à contrecœur en me promettant de revenir.Le petit village d\u2019Hobbitenango, au Guatemala, est un clin d\u2019œil écoresponsable au Seigneur des anneaux.Le volcan Pacaya, près du sommet, offre des paysages lunaires.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M38 AUTO SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lequotidien.com Il y a un peu plus de deux semaines, le constructeur français Renault dévoilait sa stratégie d\u2019électrification de ses futurs modèles.Il parle ici d\u2019une «révolution».PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Pourquoi parler de Renault, même si la marque n\u2019est plus vendue ici ?Il est utile de rappeler qu\u2019elle a été très populaire au Québec et que pour plusieurs, ses modèles ravivent de bons ou de moins bons souvenirs.On n\u2019a qu\u2019à penser à la Renault 8 ou la R10, à la Renault 12, à la Renault 16 ou même à la Fuego et à l\u2019Alliance\u2026 Mais sans contredit, celle qui a le plus marqué l\u2019imaginaire et de loin la plus populaire ici, a été la Renault 5.Pour plusieurs, la R5 \u2014 ou le « Chameau », comme les bonzes du marketing l\u2019avaient nommée à l\u2019époque \u2014 a été la première voiture ou la voiture des années étudiantes.Or, lorsque Renault a dévoilé sa « Renaulution » ou sa « Nouvelle vague », le 14 janvier dernier, le constructeur a révélé ce à quoi pourrait avoir l\u2019air la prochaine Renault 5.Parmi les éléments-clés de sa stratégie, Renault compte lancer d\u2019ici 202 514 nouveaux modèles, dont la moitié sera 100 % électrique.Pour le reste, les modèles seront proposés en versions hybride ou électrique.Dans le contexte de sa « Nouvelle vague », Renault veut « conserver son statut de leader dans la transition énergétique grâce à ses solutions électrifiées et à hydrogène, offrant ainsi la gamme de produits la plus \u201cverte\u201d d\u2019Europe d\u2019ici 2025 ».Le constructeur compte également fonder ce qu\u2019il appelle une « Software République ».Il s\u2019agirait d\u2019un écosystème ouvert dédié aux logiciels, aux données, à la cybersécurité et à la microélectronique.Dans l\u2019annonce faite il y a deux semaines, la Renault 5 Prototype présentée reprenait en très grande partie les lignes du modèle qui a connu tant de succès dans les années 1980.Quoiqu\u2019un peu plus grosse que le modèle originel.« Le design de Renault 5 Prototype s\u2019inspire d\u2019un modèle culte de notre patrimoine.Ce modèle incarne simplement la modernité, un véhicule ancré dans son temps : urbain, électrique, charmant », déclarait Gilles Vidal, directeur du design Renault, cité dans le communiqué du constructeur.Et si la Renault 5 revenait au Québec, en tant que modèle électrique, elle ferait fureur, non ?Les paris sont ouverts.IMPORTATION POSSIBLE?Pour le moment, il n\u2019a pas été possible de discuter avec les responsables des relations publiques de Renault, quant à savoir si le constructeur songeait à vendre de nouveau ses véhicules en Amérique du Nord.S\u2019il le faisait, il pourrait très bien passer par le réseau de constructeurs faisant partie de l\u2019Alliance, soit Nissan ou Mitsubishi.Mais on est conscient que de vouloir importer un véhicule en Amérique, cela représente des sommes à investir pour l\u2019homologation des modèles.On peut toujours rêver.TENTATIVE VAINE Et pourtant, il y a cinq ans, Renault aurait pu ravoir une présence ici, notamment avec la prétention du Réseau Azra qui souhaitait devenir importateur officiel de la microvoi- ture Twizy du constructeur français.J\u2019avais d\u2019ailleurs publié quelques articles sur le sujet en 2015 et en 2016 (bit.ly/2YMlMME et bit.ly/2YKsvXl).Le Réseau Azra avait obtenu les droits de distribution exclusive des Twizy au Canada.Ce véhicule étant un quadricycle à basse vitesse, limitée à 40 km/h, son utilisation aurait été essentiellement urbaine.Mais le Twizy aurait pu être une solution de rechange aux voiturettes de golf.Les municipalités faisaient aussi partie de la clientèle cible.Également, le Réseau Azra proposait aux commerçants, principalement des grandes surfaces, la possibilité d\u2019offrir des bornes de recharge à ses clients, tissant ainsi un réseau.À l\u2019époque, quand on posait la question à Renault à savoir si l\u2019importation du Twizy était un avant-goût d\u2019une possible vente des autres véhicules électrifiés de la marque ici, la réponse était plutôt dans la négative.« Il est encore trop tôt pour avancer cela », avait répondu Thierry Bataille, directeur du développement des affaires pour les véhicules électriques de Renault en Amérique du Nord et en Chine en 2016.Vraisemblablement, le projet du Réseau Azra est mort dans l\u2019œuf, car à part un site Web, il est impossible de parler à quelqu\u2019un de la firme.Le numéro de téléphone inscrit dans le site Web est présentement hors service.Une recherche au plumitif révèle que le Réseau Azra a été poursuivi en justice par 15 entreprises, entre 2015 et 2019, ainsi que par l\u2019Agence du Revenu du Québec et la Commission des normes du travail, l\u2019équité salariale ou la santé et la sécurité du travail.À son tour, Azra poursuivait le gouvernement du Québec pour 3 884 160 $, poursuite qui a été rejetée en janvier 2021.AVEC ISABELLE MATHIEU STRATÉGIE ÉLECTRIQUE: RENAULT PARLE D\u2019UNE «RÉV0LUTION» La Renault 5 Prototype représente très bien la nouvelle stratégie d\u2019électrification des modèles du constructeur français.Aimeriez-vous revoir ce modèle de ce côté-ci de l\u2019Atlantique?\u2014 PHOTO FOURNIE PAR RENAULT leProgrès SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 M39 AUTO PHOTO FOURNIE PAR GENERAL MOTORS ESSAI- ÉCLAIR La version complète de cet essai routier sera accessible lundi sur lequotidien.com et dans notre application CADILLAC ESCALADE ESV 2021 L\u2019Escalade ESV de Cadillac incarne le grand luxe, à la limite ostentatoire.Voici comment on pourrait décrire ce VUS que nous avons eu à l\u2019essai.Tout s\u2019y trouve pour mettre à l\u2019aise ses occupants.On y prend place comme dans notre salon.Évidemment, il peut être équipé pour faire de longs trajets sans s\u2019ennuyer, avec l\u2019offre de connectivité à l\u2019intérieur.Vu de l\u2019extérieur, la principale différence entre l\u2019ESV et la version «?standard?», ce sont 15 pouces (38,1 centimètres) de plus pour le premier.Il faut faire preuve de dextérité pour stationner ce mastodonte de 226 pouces de long dans un endroit plutôt exigu.Impossible de consommer moins de 15 litres aux 100 kilomètres (de carburant super, s\u2019il vous plaît?!).De toute façon, quand on peut se permettre un tel véhicule, se soucie-t-on de sa frugalité?Pas vraiment.PAUL-ROBERT RAYMOND PRIX de 93 298?$ à 121 298?$ PRIX DU MODÈLE ESSAYÉ 126 463?$ (Platinum Sport avec options) MOTEUR V86,2 litres à calage variable de soupapes PUISSANCE 420 ch (313 kW) à 5600 tr/min COUPLE 460 lb-pi (623 N.m) à 4100 tr/min TRANSMISSION automatique à 10 rapports CONSOMMATION RÉALISÉE 18,5 l/100 km (conduite urbaine en hiver) MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Je reçois des réponses contradictoires chaque fois que je pose la question?: en l\u2019absence de pandémie, avons- nous oui ou non le droit de circuler la nuit dans les sentiers de motoneige?R L\u2019article 12.2 de la Loi s u r l e s vé h i c u l e s h o rs route interdit la circulation sur tous les sentiers entre minuit et 6?h, mais il comporte des exceptions.De plus, la loi permet aux MRC d\u2019adopter un règlement qui précise des heures de circulation sur leur territoire.Il vaut donc mieux vérifier auprès des municipalités avant de planifier un voyage comprenant des portions nocturnes.Et soyez courtois?: à l\u2019approche d\u2019une zone habitée, ralentissez et réduisez le bruit, peu importe l\u2019heure.CAA- Q U É B EC (CO LL A B O R ATI O N SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Que faire si le connecteur de la borne de recharge est coincé dans le port de chargement de mon véhicule électrique?R Premièrement, déverrouillez toutes les portières avec la commande centrale ; dans plusieurs modèles, le connecteur se verrouille en même temps qu\u2019elles.Si ça ne fonctionne pas, appuyez plusieurs fois sur le bouton ou essayez la procédure manuelle de déverrouillage indiquée dans le guide du propriétaire.Ces méthodes pourraient s\u2019avérer insuffisantes si une accumulation de neige ou de glace bloque également le connecteur.Tentez alors de faire fondre la glace en employant un séchoir à cheveux de manière sécuritaire.Pour éviter d\u2019endommager la poignée du connecteur ou son bouton, ne les frappez pas trop fort et ne versez pas de liquide dessus (eau chaude, lave-glace, etc.).Précisons que l\u2019utilisation d\u2019une flamme vive est tout à fait déconseillée (ne riez pas, ça s\u2019est déjà vu).Q J\u2019ai roulé moins de 2000 km depuis la pose de mes pneus d\u2019hiver en novembre dernier.Dois-je quand même en vérifier la pression d\u2019air?R Vérifier la pression régulièrement devient encore plus important lorsque le froid s\u2019installe, peu importe l\u2019utilisation du véhicule.En effet, la pression diminue automatiquement d\u2019une livre par pouce carré (1 psi) chaque fois que le mercure baisse de 6 °C.S\u2019il faisait 10 °C lors de la pose de vos pneus d\u2019hiver, en novembre, cela signifie que leur pression aura chuté de cinq livres par pouce carré par un beau matin glacial à - 20 °C ! Vous pourriez donc vous retrouver avec des pneus sous-gonflés sans vous en apercevoir, avec tous les risques et conséquences que cela entraîne (conduite instable, augmentation de la consommation d\u2019essence, durée de vie du pneu écourtée et risque d\u2019explosion du pneu en raison de la surchauffe).Attendez simplement qu\u2019il fasse assez doux pour effectuer cette courte vérification mensuelle sans risquer de faire geler la soupape des pneus\u2026 ni le bout de vos doigts ! Q J\u2019ai vu un véhicule se faire remorquer lors d\u2019une opération de déneigement et j\u2019ai remarqué qu\u2019aucune de ses roues ne semblait tourner.Cela peut-il entraîner des bris mécaniques?R Cette situation se produit lorsque la transmission est en position P (Park) et que le frein de stationnement est appliqué, ce qui bloque les quatre roues (sauf dans le cas d\u2019un modèle à propulsion).Il existe toujours un risque de dommages si le véhicule est remorqué brusquement, surtout en présence d\u2019un rouage intégral ; cependant, ce risque diminue l\u2019 hiver, puisque les pneus glissent souvent sur une surface glacée ou enneigée.L\u2019utilisation de patins de remorquage réduit encore le risque de bris puisqu\u2019ils permettent de maintenir les pneus au-dessus du sol.Les patrouilleurs de CAA-Qué- bec sont formés pour employer ces outils, mais d\u2019autres remorqueurs pourraient les omettre lorsque le temps presse.Évidemment, la présence du propriétaire de l\u2019auto facilite le travail : avec la clé, le remorqueur peut déverrouiller le volant, faire passer la transmission au point mort (neutre) et desserrer le frein de stationnement.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Connecteur gelé, pression d\u2019air dans les pneus et dommages lors de remorquage Si une accumulation de neige ou de glace bloque le connecteur de borne de recharge, tentez de faire fondre la glace en employant un séchoir à cheveux de manière sécuritaire.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, HUGO-SÉBASTIEN AUBERT ÉCRIVEZ- NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez- nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique. SAMEDI 6 FÉVRIER 2021 leProgrès M40 Photos Le Progrès, Michel Tremblay Photos Le Progrès, Jeannot Lévesque Photos Le Progrès, Rocket Lavoie "]
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