Le progrès, 23 octobre 2021, Cahier 3
[" À VOS COSTUMES! leProgrès SEMAINE DU 23 AU 29 OCTOBRE 2021 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN PAGES M4 ET M5 I N F O G R A P H I E L E P R O G R È S SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M2 SOMMAIRE M6 SPIRITUALITÉ L\u2019écoute, une richesse M7 NOUS, LES HUMAINS L\u2019avenir appartient aux généralistes M36 RÉGAL Le sel de mer comme nouvel art ARTS JEUNESSE M29 Vos costumes d\u2019Halloween! M30 Une semaine d\u2019actu M32 Des marionnettes d\u2019ici dans une publicité M33 Un chien du Maroc adopté au Québec M8 BOURLINGUEUR Les autres incontournables des Rocheuses M34 MODE Une philosophie de beauté VOYAGES M17 Le Festival jazz et blues dans les vraies salles P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E P H O T O T I R É E D \u2019 I N T E R N E T M28 TOIT&MOI M 16 Jonquière en sérigraphies PHOTO COURTOISIE PHOTOS COURTOISIE, SEL SAINT-LAURENT Le chic dans l\u2019horreur P H O T O C O U R T O I S I E , S A N S - F A Ç O N C O S M É T I Q U E S NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com J e suis peut-être un peu extraterrestre, mais l\u2019automne a toujours été ma saison préférée.Le temps plus frisquet, les couleurs dans les arbres, les beaux foulards et les soirées télé chargées de nouveaux téléromans me réconfortent.Même les journées plus courtes et la noirceur hâtive ne m\u2019ont jamais vraiment déprimée, comme c\u2019est malheureusement le cas pour plusieurs.La pluie ne me dérange pas et il n\u2019y a pas plus belle saison pour enfiler nos plus beaux pulls de laine.Je n\u2019ai jamais détesté l\u2019hiver et je n\u2019ai jamais raffolé des grandes chaleurs.Pour moi, l\u2019automne est le meilleur des deux mondes.Malheureusement, il semblerait que ce soit la plus courte des saisons, avec les journées chaudes qui s\u2019étirent et la neige qui se pointe souvent beaucoup trop tôt.J\u2019ai donc profité des deux dernières fins de semaine pour faire le plein de plein air, avant que la neige ne s\u2019invite.La nature est mon antidépresseur et l\u2019automne ne laisse pas sa place en matière de beauté.Si la nature figure en tête de lice du pourquoi j\u2019adore l\u2019automne, la rentrée télé arrive bonne deuxième.Et cette saison est marquée par un coup de coeur télévisuel.Non, je ne parle pas d\u2019Occupation Double, bien que j\u2019adore espionner ses participants.Mon coup de coeur est une sorte de téléréalité, mais qui penche plutôt vers le documentaire.Je visionne avec délectation les épisodes de la série La Une, sur les ondes de Télé-Québec.Cette série nous propose une incursion dans l\u2019univers de l\u2019équipe de journalistes d\u2019enquête de La Presse.En tant que journaliste, écouter cette merveilleuse série me donne une petite leçon d\u2019humilité.La série, bâtie sous la forme d\u2019un docu-réalité, nous dévoile les dessous de plusieurs enquêtes journalistiques menées par des pros en la matière et dirigées par une journaliste hors pair, Katia Gagnon.Ils ont du talent, du front, du jugement, évidemment, mais ils ont aussi le luxe d\u2019avoir du temps et des moyens.Chose qui n\u2019est malheureusement pas monnaie courante dans le milieu.Encore moins en région.Je les trouve bons.Je les envie aussi un peu.Ils sont la définition de ce qu\u2019est le 4e pouvoir.À écouter, si ce n\u2019est pas déjà fait ! PATRICIA RAINVILLE L\u2019automne et le 4e pouvoir J e vous avertis tout de suite : si vous n\u2019avez pas le moral ces temps-ci, ne lisez pas ce qui suit.Car moi, ça ne va pas fort.Je hais l\u2019automne.Je ne supporte pas que des gens me disent que c\u2019est leur saison préférée.Habituellement, ceux-ci parlent des belles couleurs de la nature, des promenades en forêt.Ben oui ! Deux semaines de belles couleurs pour nous annoncer cinq mois d\u2019hiver.Big deal ! L\u2019automne, c\u2019est la pluie, la grisaille, les premiers froids, les premiers flocons, se réveiller dans la noirceur le matin et allumer les phares de la voiture pour revenir du travail.C\u2019est l\u2019été qui est terminé et le grand ménage du terrain, les cordes de bois à rentrer.C\u2019est drôle, mais l\u2019anglais décrit bien l\u2019automne : fall.Tomber.L\u2019automne, j\u2019ai le moral dans les talons.D\u2019aussi loin que je me souvienne, j\u2019ai toujours détesté l\u2019automne, car quand j\u2019étais petit, il signifiait le retour des classes.Plus tard, c\u2019était au tour de mes enfants, avec qui j\u2019avais voyagé et campé tout l\u2019été, de retourner à l\u2019école, et la fin de mes vacances, évidemment.Bref, je n\u2019ai jamais trouvé la moindre qualité à cette saison qui héberge le mois des morts.Mais cette année, c\u2019est pire que les autres.Ça ne passe vraiment pas, et je compte sur mon psy pour m\u2019expliquer pourquoi.Depuis un an, on nous parle des effets de la pandémie sur la santé mentale.Moi, je pensais que je m\u2019en tirais plutôt bien.Au début, j\u2019ai trouvé ça l\u2019fun, le télétravail.J\u2019en ai même fait en camping aux quatre coins de la région.Mais j\u2019ai eu une indigestion à force de coordonner la rédaction à partir de la maison comme chef des nouvelles.Heureusement, en me retrouvant au palais de justice, en février dernier, j\u2019ai pu changer d\u2019air.Mais je crois que la pandémie a eu un plus grand effet que ça.Un effet pervers.Quand j\u2019ai réintégré la maison, il y a une semaine, après mon dernier séjour de camping, j\u2019ai eu une boule dans la poitrine.Ma blonde appelle ça « le bagel ».J\u2019ai un coup de cafard et je me demande pourquoi.En fait, je vois plusieurs causes probables, mais à force de réfléchir, je pense que ce sont les conséquences des 12 derniers mois.L\u2019an passé, la pandémie nous a frappés comme une tonne de briques à l\u2019automne, après un été qui nous avait donné un répit, avec un semblant de vie normale.Quand l\u2019automne est arrivé, la situation est devenue pire qu\u2019à l\u2019éclosion du printemps.On nous a imposé un couvre-feu, on nous a enlevé Noël et le jour de l\u2019An, on ne pouvait même plus voir nos amis et nos enfants.Ça fait plus d\u2019un an et demi que je n\u2019ai pas mis les pieds chez ma soeur et mes frères et l\u2019hiver dernier, je n\u2019ai pas fréquenté les monts Valin.C\u2019est peut-être pour ça que je ne file pas.Un genre de choc post-traumatique, comme si mon inconscient me disait : « Méfie-toi, tu vas te faire couper ton fun comme l\u2019an passé.» Et ce, même si tout indique que cette année, grâce à la vaccination, « ça va bien aller ».Donc, les deux dernières années m\u2019ont rendu fou.Je suis même rendu hypocondriaque.J\u2019ai attrapé un petit rhume, le fameux virus respiratoire syncytial que m\u2019a sans doute refilé mon petit-fils et, dans ma tête, c\u2019était clair que c\u2019était la COVID-19 et je suis allé me faire tester.Je me voyais avec la COVID longue à ne plus avoir de qualité de vie pour le reste de mes jours.Je vous le dis, je serai bientôt bon à enfermer.Quoi qu\u2019il en soit, je compte bien sur mon psy pour éclaircir tout ça.Quand vous aurez lu ça, samedi matin, je vais l\u2019avoir rencontré une première fois.J\u2019espère que je vais avoir commencé à remonter.NORMAND BOIVIN Dépressifs s\u2019abstenir L\u2019automne, c\u2019est la pluie, la grisaille, les premiers froids, les premiers flocons, se réveiller dans la noirceur le matin et allumer les phares de la voiture pour revenir du travail.C\u2019est l\u2019été qui est terminé et le grand ménage du terrain, les cordes de bois à rentrer.P H O T O L E P R O G R È S , P A T R I C I A R A I N V I L L E P H O T O L E P R O G R È S , P A T R I C I A R A I N V I L L E P H O T O 1 2 3 R F leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M3 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M4 LE MAG Boutique Première regorge d\u2019accessoires d\u2019Halloween et de costumes de tous les genres.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE On retrouve du maquillage, des décorations et des costumes chez Halloween Chicoutimi.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE Le Jean Coutu de la rue Saint-Dominique à Jonquière compte une foule de costumes et d\u2019accessoires.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Yassmina est employée chez Halloween Chicoutimi.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE FÉBRILES POUR L\u2019HALLOWEEN «Enfin!», lancent les amateurs de sucreries et de déguisements, qui sont spécialement fébriles, cette année, alors que la fête de l\u2019Halloween peut être célébrée de façon plus normale qu\u2019en 2020.De quoi donner quelques frissons.d\u2019excitation! Le Progrès est allé à la rencontre de travailleurs et de clients dans différentes boutiques spécialisées.Quels sont les costumes les plus populaires?Où en louer?La demande excède-t-elle l\u2019offre?Bonne récolte! MYRIAM ARSENAULT, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL Avec un retour à la normale de plus en plus tangible, les amateurs de sucreries et de costumes pourront renouer avec leur fête favorite, si les mesures le permettent toujours.Ils se préparent d\u2019ailleurs depuis plusieurs semaines, à la recherche du déguisement idéal, selon les employés des boutiques spécialisées de Saguenay.« C\u2019est une année de fou » , admet en riant Dominick Béland, administrateur chez Jean Cou- tu Jonquière, rencontré dans la succursale de la rue Saint-Domi- nique.Le fort engouement que connaît la vente de costumes dépasse de loin les résultats de l\u2019année dernière, où la situation sanitaire était plus incertaine.Il croit que plusieurs sont motivés à fêter cette année, autant les enfants que les adultes, sans doute pour se reprendre de l\u2019année dernière, mais aussi parce que la fête tombe la fin de semaine.« Ça paraît que c\u2019est la première fête depuis la pandémie où les gens ont plus accès à un rassemblement », souligne M.Béland, qui rapporte qu\u2019autant les costumes, le maquillage et les masques sont populaires.Selon Jessy Lajoie-Boily, copropriétaire de Boutique Première, les gens sont au rendez-vous.Et ils le sont très tôt cette année.« À la dernière semaine d\u2019août, les gens étaient déjà prêts à venir voir ce qu\u2019on avait reçu », explique la copropriétaire, qui admet que son stock n\u2019était pas encore placé dans la boutique à ce moment-là.L\u2019année dernière, les clients étaient beaucoup plus à la dernière minute, ne sachant pas trop s\u2019ils pouvaient fêter l\u2019Halloween.Il y avait finalement eu des ventes, mais dans les dernières journées surtout.« On le voit que cette année, les gens sont prêts et veulent des costumes.Les enfants sont de bonne humeur.On les sent fébriles.Mais les adultes aussi semblent avoir le goût de fêter entre adultes », continue-t-elle.Si les parents magasinent pour les costumes des enfants plus tôt, les adultes sont davantage à la dernière minute, selon Mme Lajoie-Boily.Chez Halloween Chicoutimi, l\u2019affluence de personnes cherchant des costumes est très bonne depuis l\u2019ouverture, à la fin du mois de septembre.« Plus l\u2019Halloween approche, plus on a du monde », note Yassmina, une employée de la boutique.«UNE ANNÉE DE FOU» Dominick Béland, administrateur chez Jean Coutu Jonquière, et Sophie Bergeron, assistance-gérante, remarquent que les ventes liées à l\u2019Halloween sont particulièrement bonnes cette année.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Jessy Lajoie-Boily est copropriétaire de Boutique Première.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M5 LE MAG Louise Simard et Mélissa Lavoie sont copropriétaires de Confection Imagine.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE MYRIAM ARSENAULT marsenault@lequotidien.com Chez Confection Imagine, la location de costumes a repris du poil de la bête.Cette année, l\u2019entreprise reçoit un nombre particulièrement élevé de demandes pour des soirées meurtres et mystères.Dans son inventaire, Confection Imagine compte 1000 déguisements.L\u2019an passé, seulement cinq ont été loués à l\u2019Halloween.Un retour à la normale est particulièrement apprécié par l\u2019entreprise.« Ça va très bien cette année.Ça fait du bien ! C\u2019est standard avec les autres années précédant la pandémie.Ça revient à la normale », confirme Mélissa Lavoie, copropriétaire, lors d\u2019un entretien téléphonique.Selon elle, l\u2019intérêt pour la location est à la hausse et plaît surtout aux adultes, puisqu\u2019elle permet d\u2019éviter de garder un vêtement qu\u2019on porte souvent qu\u2019une seule fois, en plus d\u2019être une option plus abordable.CONFECTION IMAGINE 1000 costumes à louer! Pour louer un déguisement, la personne peut feuilleter dans la boutique, consulter le catalogue en ligne ou envoyer une demande détaillée.Dans ce dernier cas, l\u2019équipe de Confection Imagine trouve des vêtements et des accessoires qui conviennent et invite le client à venir essayer le costume assemblé.Cette année, les demandes de costumes pour des jeux meurtres et mystères sont nombreuses.« Il y a vraiment plus de demandes cette année pour les meurtres et mystères.J\u2019imagine que les gens décident de se retrouver en plus petit groupe, dans de moins gros partys.On aime vraiment ça faire ça ! Ça nous donne de bons défis », partage-t-elle.Les costumes inspirés de Game of Thrones et les personnages de Disney, dont les princesses et les méchants des films, sont toujours très populaires.Interrogée sur les demandes inusitées, Mélissa Lavoie a cité Colonel Sanders, le fondateur et l\u2019image de la chaîne de restauration rapide PFK.UNE ARMÉE DE PERSONNAGES DE SQUID GAME Chaque année, certains personnages sont plus courus que d\u2019autres.Sans surprise, 2021 sera l\u2019Halloween de la populaire série Squid Game (Le jeu du calmar).Si les boutiques de costumes en trouvent et si les commandes arrivent à temps! C\u2019est une véritable course folle, étant donné que le succès de la série de Netflix est trop récent et que les commandes sont habituellement faites des mois à l\u2019avance.Ainsi, aucun commerçant n\u2019avait les habits des personnages en stock.Au Jean Coutu de la rue Saint-Dominique, à Jonquière, on compte recevoir quelques costumes au courant de la journée de mercredi et déjà, des réservations ont été prises, un phénomène très rare en pharmacie.Tout ce qui touche à une série populaire de diffuseurs comme Netflix est sujet à une demande démesurée.Comme autre exemple, les combinaisons rouges de travail de La casa del papel (La maison de papier) sont aussi particulièrement recherchées.Mais là, certaines boutiques en avaient en stock, dont Halloween Chicoutimi.L\u2019autre tendance la plus marquée concerne les costumes traditionnels.Vampire, fantôme, ninja, voleur et sorcière ne se démodent pas.Chez Halloween Chicoutimi, l\u2019intérêt pour les costumes noirs avec des masques blancs est aussi particulièrement marqué.«Tout le monde peut les porter, autant les femmes que les hommes.Ça ne demande pas d\u2019avoir de maquillage.C\u2019est simple et c\u2019est donc très demandé», note Yassmina, une employée.Concernant les demandes loufoques, les responsables des boutiques affirment que chaque année, leurs employés reçoivent des demandes qui sortent de l\u2019ordinaire.On note parmi celles-ci la recherche d\u2019une grosse couche, pour un client et des costumes d\u2019animaux de compagnie pour adulte.Confection Imagine possède 1000 costumes destinés à la location.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE LA DEMANDE EXPLOSE.MÊME POUR LES BONBONS! DIFFICILE APPROVISIONNEMENT POUR LES COSTUMES L\u2019Halloween est bel et bien de retour, et pas seulement pour les costumes! Les bonbons font aussi saliver les petits monstres \u2013 et les plus grands! Chez Jean Coutu Jonquière, la demande de bonbons est à la hausse, à un point tel que le chiffre d\u2019affaires de la confiserie a doublé comparativement à l\u2019année dernière.«Les gens semblent vraiment s\u2019attendre à recevoir des Halloweeneux!», s\u2019exclame Dominick Béland, administrateur.Les conséquences de la pandémie se font sentir sur les commerces, même un an plus tard.Dans chacune des boutiques visitées, les responsables ont affirmé avoir connu des difficultés d\u2019approvisionnement de costumes.«On a de la misère à avoir notre stock.On se l\u2019était fait dire, mais je ne pensais pas que ça allait être autant que ça.Nos commandes sont faites depuis janvier et février, mais on ne sait pas encore quand on va les recevoir.Il y a aussi beaucoup de choses qui n\u2019étaient pas disponibles», note Jessy Lajoie-Boily, copropriétaire de Boutique Première.Par chance, elle a tout de même réussi à se retourner et à recevoir du stock pour satisfaire tous les goûts.Le même son de cloche s\u2019est fait entendre chez Jean Coutu Jonquière et chez Halloween Chicoutimi.Domnick Béland, administrateur chez Jean Cou- tu Jonquière, confirme que le problème vient des fournisseurs, mais qu\u2019il a été possible pour lui de trouver d\u2019autres alternatives.«Ç\u2019a été plus complexe.» Par ailleurs, la copropriétaire de Boutique Première s\u2019est fait dire par plusieurs clients que la difficulté d\u2019approvisionnement touchait aussi les sites de vente en ligne. SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M6 spiritualité À l\u2019occasion de la Journée nationale de l\u2019écoute qui aura lieu le 24 octobre, il m\u2019apparaît important de vous entretenir sur la place et l\u2019importance de l\u2019écoute dans nos vies, et ce, à tous les niveaux.Avant de s\u2019y attarder, regardons ce que veut dire « écouter » ! Tout d\u2019abord, il est important de distinguer l\u2019action d\u2019entendre et celle de l\u2019écoute.« Entendre » fait bien évidemment référence à l\u2019un de nos cinq sens, soit l\u2019ouïe.En ce sens, nous percevons les bruits, nous entendons les mots prononcés par une personne ou un groupe.« Écouter » va bien au-delà de ça.Lorsque nous sommes à l\u2019écoute de l\u2019autre, nous entendons les mots, nous percevons le timbre de voix utilisé, nous sommes à l\u2019affût des mimiques et des expressions dans le visage de notre interlocuteur et, en le questionnant, nous clarifions notre compréhension du message pour en dégager un besoin, un sentiment, une crainte, une émotion sous-jacente, que la personne n\u2019est peut-être pas en mesure de nommer clairement.Dans tout ce processus, nous sommes véritablement à l\u2019écoute de l\u2019autre.Ceci veut également dire que l\u2019écoute nécessite d\u2019être disponible, disposé et attentif à l\u2019autre.Clarification faite, regardons maintenant l\u2019importance de tout mettre en place pour être véritablement à l\u2019écoute.Vous avez sûrement déjà entendu ou dit : « C\u2019est en s\u2019parlant qu\u2019on s\u2019comprend ! » C\u2019est en partie vrai et j\u2019ajouterais que c\u2019est en s\u2019écoutant qu\u2019on se comprend, et ce, à tous les niveaux.Écouter notre conjoint ou conjointe peut être grandement facilitant dans la relation.Si nous prenons le temps, si nous sommes disposés et disponibles pour l\u2019écouter, nous risquons d\u2019éliminer plusieurs situations conflictuelles ou ambiguës.Il en va de même pour toutes les relations dans notre vie personnelle.Du côté de notre vie professionnelle, l\u2019écoute revêt la même importance.En étant à l\u2019écoute de notre collègue ou de notre supérieur, les attentes seront plus claires, les situations de conflits seront moins nombreuses, et les discussions de couloir et le placotage prendront moins de place, parce que les personnes se sentiront comprises, considérées et respectées.Finalement, pour offrir une écoute efficace, un dernier élément doit être pris en considération.Au-delà de l\u2019importance de l\u2019écoute de l\u2019autre, il faut également s\u2019écouter.« S\u2019écouter » veut dire être à l\u2019affût de nos manifestations physiques et émotionnelles lors de nos échanges avec les autres, pour comprendre ce qui se passe, pour identifier ce qui peut biaiser notre écoute, et même éliminer des préjugés.Cela veut également dire qu\u2019il est important d\u2019être à l\u2019écoute de ses intérêts et de ses passions pour faire des choix de vie en cohérence avec nos valeurs et nos aspirations.En nous assurant de cela, nous interagirons avec les autres en toute transparence et honnêteté.Surtout, nous nous respecterons.Je vous invite à tenter d\u2019être plus à l\u2019écoute dans vos relations et à observer les changements qui s\u2019opèrent.Je vous invite également à être plus à l\u2019écoute de vous, à prendre soin de vous.Ceci aura un impact positif sur vous et sur les personnes qui vous entourent.Manon Renaud Coordonnatrice des services d\u2019écoute et des bénévoles au Centre de prévention du suicide 02 \u2013 Tel-Aide L\u2019écoute, une richesse à placer au centre de nos vies PHOTO 123RF A R C H I V E S L E P R O G R È S , M A R I A N E L .S T - G E L A I S nous, les humains L\u2019 insomnie m\u2019embête rarement, mais elle s\u2019est pointée, samedi soir, sous la forme d\u2019un dilemme qui me gruge beaucoup d\u2019énergie mentale ces temps-ci.Où ma fille devrait- elle aller au secondaire ?C\u2019est un beau problème, vous me direz, reste que les enfants \u2013 et leurs parents \u2013 ont le choix aujourd\u2019hui parmi un tas de programmes « particuliers ».Dans mon centre de services scolaire, par exemple, il y a un programme d\u2019éducation internationale (PEI), un sport-arts- études et des « concentrations » en anglais, arts et technologies de l\u2019information, soccer ou musique. Ma fille de 11 ans ne s\u2019intéresse pas à tous ces programmes, mais il y en a plusieurs qui l\u2019inspirent.Et c\u2019est sans compter les écoles privées qui lui font de l\u2019oeil avec leurs myriades d\u2019activités parascolaires et d\u2019équipements de haute technologie.Durant ma nuit blanche, je me suis demandé pourquoi diable ce choix m\u2019angoissait autant.Et je m\u2019en suis voulu d\u2019être encore aussi tiraillé par une croyance tenace. Comme beaucoup de parents, j\u2019ai été contaminé par l\u2019idée que le succès dans n\u2019importe quel domaine vient de la spécialisation hâtive.Si tu veux devenir bon, il faut que tu commences tôt, que tu focalises et que tu pratiques énormément.Sinon, tu ne pourras pas rattraper ceux qui ont bénéficié de cette longueur d\u2019avance. C\u2019est là que je me suis souvenu d\u2019une conversation que j\u2019ai eue il y a deux ans avec André Lachance, un gars de Québec qui est directeur du développement des affaires et des sports de Baseball Canada et qui a été entraîneur-chef de l\u2019équipe canadienne féminine de baseball et recruteur pour les Yankees de New York.André m\u2019avait mis en garde contre la spécialisation hâtive des enfants et des ados dans les sports : les risques plus élevés de blessures, d\u2019épuisement, d\u2019abandon.Et, cerise sur la coupe glacée : les enfants qui se spécialisent tôt dans un sport sont plus susceptibles d\u2019être sédentaires à l\u2019âge adulte.J\u2019aurais aussi pu songer aux leçons de mon propre parcours.J\u2019ai fait trois ans de sport-études en volleyball au secondaire.Après l\u2019école en accéléré le matin, je consacrais tous mes après-midi à faire des touches, des manchettes et smashes.Et presque toutes les fins de semaine, je participais à des tournois. Je garde d\u2019excellents souvenirs du sport-études, de mes coéquipiers et de la variété impressionnante de conneries qu\u2019on pouvait faire dans l\u2019autobus de l\u2019équipe.Mais je me rappelle aussi que, rendu au cégep, je n\u2019ai plus rejoué au volley.Faut croire que j\u2019en avais eu ma claque de cette monomanie sportive. Je réalise aussi aujourd\u2019hui que la focalisation sur un sport m\u2019a privé de la possibilité d\u2019explorer une foule d\u2019autres intérêts.Au secondaire, j\u2019aurais voulu essayer le badminton et le basket le midi.J\u2019aurais aussi aimé participer aux ateliers de dessin et m\u2019incruster dans un groupe de musique.Mais je n\u2019avais pas le temps, je dînais en quinze minutes et je montais dans un bus pour aller à l\u2019entraînement de volley. Avec le recul, je ne regrette pas mon expérience.Mais je réalise qu\u2019il y a un coût à la spécialisation : le manque de temps pour explorer d\u2019autres intérêts et développer d\u2019autres habiletés. Les enfants et les adolescents devraient focaliser sur l\u2019exploration, devenir des maîtres de l\u2019échantillonnage.Ils pourront se spécialiser un jour s\u2019ils en ont envie.Mais si leur horaire est très tôt saturé de la même activité, l\u2019échantillon ne sera pas assez grand pour vraiment décider. Je vous ai déjà raconté l\u2019étonnante éducation sportive de Roger Federer.Enfant, il a pratiqué le ski, la lutte, la natation, la planche à roulettes, le squash, le basketball, le handball, le ping-pong, le football et le badminton par-dessus la clôture de son voisin.Sa mère ne voulait pas lui enseigner le tennis.« Il m\u2019aurait trop énervée de toute façon.Il essayait tous les coups bizarres et ne renvoyait jamais la balle normalement », a-t-elle raconté à Sports Illustrated.Comme l\u2019a démontré de façon très convaincante le journaliste scientifique David Epstein dans son livre Range : Le règne des généralistes : Pourquoi ils triomphent dans un monde de spécialistes, la spécialisation hâtive n\u2019est pas la règle, mais l\u2019exception.Dans la plupart des domaines \u2013 en particulier ceux qui sont complexes et imprévisibles \u2013, les généralistes et non les spécialistes sont mieux préparés pour exceller, conclut Epstein.Ils sont plus créatifs, plus agiles et plus aptes à faire des connexions qui tombent dans l\u2019angle mort des spécialistes. Alors, note aux parents trop anxieux comme moi : relaxez, l\u2019adolescence, c\u2019est fait pour explorer.De toute manière, l\u2019avenir appartient aux généralistes.L\u2019avenir appartient aux généralistes MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com PHOTO 123RF leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M7 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M8 O n rêve des montagnes Rocheuses.On retient pourtant beaucoup l e s la c s, q u a n d o n s\u2019aventure dans l\u2019Ouest canadien.Du moins, dans les parcs nationaux de Banff et Jasper, ce sont beaucoup les plans d\u2019eau qui nous attirent.À preuve, on parle d\u2019emblée du lac Louise et de son voisin, le lac Moraine.Pendant qu\u2019on y est, on risque une randonnée ou un arrêt rapide au lac Minnewanka.À Jasper, c\u2019est le lac Maligne qu\u2019on vante comme un des plus beaux des Rocheuses.Comme d\u2019 habitude, à trop mu l t i p l i e r l e s é p i t h è t e s, o n risque surtout la déception.Et de l\u2019anticipation, il y en a dans les 45 minutes de voiture entre Jasper et le lac.En chemin, on croise des occasions de randonnée, notamment au canyon Maligne, où on peut observer des cascades et voir des fossiles.Un peu plus loin, le lac Medicine, qui s\u2019assèche presque complètement à l\u2019automne, est généralement rempli en été en raison de la fonte des glaciers.Il s\u2019impose dans le trajet puisque la route le longe en entier.Un arrêt photo est presque nécessaire.Cet été, une importante quantité de conifères qui l\u2019entouraient avait été calcinée.Les troncs noircis, élancés et chétifs, se tenaient encore en forêt dévastée, presque poétique.Il y a ce je-ne-sais-quoi du deuil et un petit quelque chose de la fascination qui se mélangent devant cette nature forte et vulnérable à la fois.Pendant quelques minutes, sur les berges, la route m\u2019a rappelé la Californie, même si le paysage n\u2019avait rien à voir.J\u2019ai eu cette vision d\u2019une route montagneuse entre San Francisco et le parc national de Yosemite qui surplombait des ravins.Un vertige soudain, quoi, de constater l\u2019absence de garde-fous pour nous protéger de nous-mêmes.Tout au bout de la route, le lac Maligne s\u2019enroulait à son tour dans le brouillard.Les sports nautiques et la croisière me faisaient moins envie devant les perspectives de pluie.La r a n d o n n é e d e s B a l d H i l l s , chaudement re commandé e, paraissait moins enivrante avec la possibilité d\u2019en revenir trempé.Mais pour les traîne-savates comme moi, il restait encore la piste le long du lac jusqu\u2019à la boucle du lac Moose.Facile, elle n\u2019est longue que de 3,4 km.C\u2019était, je l\u2019avoue, mon prix de consolation.Je ne m\u2019étais pas rendu jusque-là pour rebrousser chemin sans avoir exploré un peu.On raconte qu\u2019il est commun, le long du sentier, de croiser des orignaux.Pas cette fois-là.Mais il y a bien eu le petit lac Moose lui-même, un peu plus grand qu\u2019un lancer de pierre, qui jouit d\u2019une popularité timide.Et la timidité, moi, j\u2019aime.LES AUTRES INCONTOURNABLES DES ROCHEUSES JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M9 VOYAGES J\u2019y suis arrivé dans le craquement d\u2019une brindille sèche sous mes bottillons.Sinon, j\u2019avais largué le bruit en marchant plus vite que lui.Il finirait bien par me rejoindre, mais malgré la présence de deux autres randonneurs, le silence prenait encore toute la place.Le vrai.Pas un sifflement d\u2019oiseau.Pas le son de l\u2019eau qui s\u2019écoule.Pas un bruit de semelle écrasant la pierraille.Instinctivement, tous se sont posés dans la plus grande délicatesse.Assis là, je me suis planté les yeux dans le silence.Je le voyais s\u2019étendre jusqu\u2019aux cimes du proche horizon.J\u2019osais à peine respirer de peur de le troubler.Même les mouvements de mon cou, de mes bras, paraissaient tonitruants.J\u2019avais trouvé le bout du monde.Pendant que d\u2019autres gravissaient une autre montagne, moi, je restais immobile pendant trente longues minutes avant de reprendre la route, juste quand le bruit me rattrapait, bien accroché aux sabots d\u2019un groupe qui l\u2019avait cueilli de bon chemin.Malgré les conditions météorologiques défavorables, d\u2019autres arrêts ont valu le détour entre Banff et Jasper.Notons les chutes Athabasca, hautes de 23 mètres, qui sont entourées de chemins bétonnés permettant aussi d\u2019apercevoir un canyon.Si on s\u2019y pointe après une journée complète en voiture, il est possible qu\u2019on se refuse de parcourir tous les sentiers pour apercevoir de nouveaux points de vue.Les chutes Sunwapta, elles, sont impressionnantes pour leur puissance.Un sentier mène jusqu\u2019au pied des chutes et il vaut, semble- t-il, la peine.Je ne m\u2019y suis pas rendu, me rendant compte au bout de 30 minutes de marche que je me trouvais seul en forêt.Dans la saison où les ours se montrent plus souvent aux yeux des visiteurs, je préférais ne pas me risquer.Après coup, on m\u2019a indiqué qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un des importants habitats d\u2019ours dans le parc national Jasper.Il faut donc prévoir s\u2019y rendre à plusieurs.UN HAVRE TURQUOISE Plus près du lac Louise, le lac Émeraude, situé tout juste en Colombie-Britannique, dans le parc national Yoho, constitue un havre de paix où je n\u2019ai fait que passer.Si le café et le chocolat chaud, qu\u2019on aurait aimé siroter en fixant les eaux turquoise du lac, étaient infects, les cabanes du Emerald Lake Lodge m\u2019ont un peu fait rougir d\u2019envie.Je me suis noté qu\u2019il me faudrait y retourner pour une ou deux nuits, question de me réveiller sur les rives de ce lac où, autrement, il n\u2019y a que des infrastructures limitées pour les visiteurs.Pour les amateurs de sites exceptionnels, on s\u2019y trouve aussi à proximité des schistes de Burgess, un site argileux inscrit au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO depuis 1980 comme l\u2019un des plus importants dépôts fossilifères au monde.On y a découvert 150 espèces issues de 120 genres différents.Si on n\u2019accède pas aux schistes eux-mêmes, le simple fait de les savoir là, tout près, a suffi à m\u2019éblouir.Enfin, parce que l\u2019insolite me captive toujours un peu, j \u2019ai aperçu à la dernière minute la halte des tunnels en spirale.On y trouve un belvédère surplombant, bien caché dans les arbres, une boucle ferroviaire qui était destinée à négocier une pente trop raide.À l\u2019origine, celle-ci avait une inclinaison de 4,5 pour cent, soit la plus importante pour une voie ferroviaire sur le continent.Pour ralentir les trains, il a été décidé de leur faire traverser des lacets dans deux longs tunnels en spirale creusés dans les monts Cathedral et Ogden.Voir le train s\u2019enfoncer dans le tunnel et sa locomotive en ressortir en croisant les wagons de queue a rallumé l\u2019étincelle du gamin en moi.Il faut un peu de persévérance pour bien l\u2019apercevoir à travers les branches, et surtout la chance d\u2019être au bon endroit au bon moment pour voir passer un train, mais il n\u2019en fallait pas plus pour m\u2019impressionner.2 Le lac Émeraude, à la frontière de l\u2019Alberta et de la Colombie- Britannique, est un arrêt prisé à moins d\u2019une heure du village de Lake Louise.1 Le lac Maligne, près de Jasper, est considéré par certains comme un des plus beaux des Rocheuses.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 1 2 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M10 VOYAGES H umilité.Le mot a tourné en boucle, dans ma tête, en me rendant à un cours de vélo de montagne.L\u2019idée d\u2019essayer ce sport m\u2019avait déjà effleuré l\u2019esprit sans que je passe à l\u2019action.Jusqu\u2019à ce qu\u2019arrive cette invitation et le coup de pied qu\u2019il me fallait pour sortir de ma zone de confort, moi la contemplative pas casse-cou du tout.Mon amie (et collègue) Sonia racontait récemment comment son apprentissage de la poterie a été une leçon et un rappel que l\u2019on peut faire les choses pour le plaisir, sans penser uniquement au résultat et à la performance.En plein air, je ne suis pas dans la performance.Mais j\u2019avoue que cette fois-ci, le résultat m\u2019inquiétait un peu.La veille de mon passage à Bro- mont, mes « vieilles » amies m\u2019envoyaient des « GIF » (ces petites images animées) de cycliste qui se cassait la gueule, c\u2019est vous dire.J\u2019ai aussi imaginé ma saison de ski de fond anéantie pour un membre brisé, ça vous donne une idée.Mon humilité et moi, on s\u2019est donc rendu au mont Oak, un matin de septembre.Ian Hugues et sa conjointe Mélanie Roberge, le couple derrière Bikeskills, nous attendaient afin de nous enseigner les bases d\u2019une sortie en vélo de montagne.« Peu importe votre niveau, vous méritez la meilleure formation qui soit », a lancé d\u2019entrée de jeu Ian Hugues, ancien entraîneur de l\u2019équipe olympique canadienne de vélo de montagne.« La popularité du vélo de montagne est en train d\u2019exploser.Tout le monde devrait suivre des cours.Les débutants méritent d\u2019avoir un entraînement certifié », a-t-il souligné, pendant que j\u2019acquiesçais silencieusement.Ce n\u2019est pas moi qui allais le contredire là-dessus.Le groupe a été scindé en deux selon l\u2019expérience \u2013 zéro pour moi, est-ce nécessaire de le rappeler.À mes côtés, je retrouvais Caroline Cossette, déjà adepte, et la journaliste voyage et plein air Anne Pélouas, qui m\u2019avait justement raconté récemment qu\u2019elle s\u2019était mise au vélo de montagne électrique il y a environ deux ans.À 60 ans passés.Respect ! Pendant deux heures et demie, Mélanie nous a enseigné comment ajuster notre vélo (électrique), les positions de base, la façon de moduler le freinage et d\u2019anticiper notre environnement, d\u2019amorcer un virage.Des apprentissages techniques dont je n\u2019aurais pas pu me passer.Lorsque j\u2019ai réussi à oublier la technique quelques minutes et réalisé que je pourrais terminer l\u2019activité sans visite à l\u2019hôpital, j\u2019ai constaté à quel point le mont Oak était magnifique en ce mardi matin ensoleillé.Le plaisir de se retrouver dans le bois, lui, est demeuré le même.« J\u2019aime fondamentalement être dans le bois, atteindre des sommets, avoir un point de vue quelque part.Je ne suis pas casse-cou, mais j\u2019aime le côté technique.On a quelque chose à apprendre », m\u2019a dit Anne après le dîner.« C\u2019est une activité sportive qui demande de bien le faire.D\u2019où l\u2019intérêt de suivre des cours plutôt que de s\u2019aventurer tout seul, parce qu\u2019on prend de mauvais plis.En ski de fond ou alpin, si tu n\u2019as pas pris de cours, tu vas toujours faire les mêmes erreurs.Je fais beaucoup la promotion de l\u2019initiation aux activités de plein air.C\u2019est la meilleure façon d\u2019avoir le maximum de plaisir, de bien le faire et de s\u2019améliorer.Si tu fais toujours les mêmes bêtises, tu te lasses et te dis que ce n\u2019est pas un sport pour toi.» C\u2019est justement lors d\u2019activités du genre avec des experts, dans le cadre de son travail, que l\u2019autrice \u2013 notamment chez Ulysse \u2013 a développé l\u2019intérêt pour ce sport.« Des cours comme ça, c\u2019est bien.Tu peux évoluer sur de bonnes bases.» Après avoir hésité avant de se lancer, elle a finalement fait l\u2019acquisition d\u2019un vélo électrique.« Ce n\u2019est pas juste une façon de faire moins d\u2019efforts : tu vas en faire plus, plus longtemps.Au lieu de peut-être penser juste à ton car- dio, tu vas utiliser ton temps et ton énergie à améliorer ta technique », souligne cette touche-à-tout adepte entre autres de canot, de kayak, de randonnée, de ski de fond et de vélo de montagne.Au final, non seulement je suis revenue en un seul morceau, indemne pour ma prochaine saison de ski, mais en plus, j\u2019ai eu du plaisir.Prête à recommencer.bien entourée.La journaliste était l\u2019invitée de Rocky Mountain, qui organisait l\u2019activité en collaboration avec Bikeskills.Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca et suivez-moi sur Instagram à isabelle.pion.Non seulement j\u2019ai terminé l\u2019activité avec tous mes membres, mais en plus, j\u2019ai eu du plaisir.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ HUMILITÉ EN VÉLO DE MONTAGNE SAVIEZ-VOUS QUE\u2026 \u203a Bikeskills regroupe des entraîneurs professionnels de vélo, experts en enseignement technique, partout au Québec.\u203a Le Pitt stop Vélo-Café, à Bromont, est un lieu de rendez-vous pour les cyclistes, où on retrouve des services de mécanique et une boutique.Adepte de vélo ou pas, on y mange très bien et on y boit d\u2019excellents cafés, ai-je pu constater après notre sortie.\u203a Fondée en Colombie-Britannique, Rocky Mountain compte un bureau à Saint- Georges.L\u2019entreprise conçoit et fabrique des vélos pour les adeptes de tous les niveaux.ISABELLE PION, LA TRIBUNE ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M11 VOYAGES P H O T O C O U R T O I S I E , P I E R R E L A H O U D «?L\u2019historien volant?» Pierre Lahoud fait de la photo aérienne depuis plus de 40 ans pour immortaliser la beauté et l\u2019histoire du Québec.Il partage avec les lecteurs du Mag ses clichés pris du haut des airs.Aujourd\u2019hui, l\u2019île Providence, au large de la Côte-Nord.« On connaît le phénomène de la transhumance des animaux.Comme en Provence, dès le 14e siècle, quand on amenait les moutons dans les alpages pour qu\u2019ils s\u2019y nourrissent pendant l\u2019été.En Nouvelle-France, des cultivateurs traversaient même leurs vaches sur des îles du Saint-Laurent pour les faire manger et n\u2019allaient les récupérer qu\u2019à l\u2019automne.Ce qui est unique ici, sur l\u2019île Providence, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de transhumance humaine ! Ces gens habitent en face, à terre, à Tête-à-la-Baleine.Pendant l\u2019été, ils vont s\u2019installer sur cette île pour se rapprocher de leurs lieux de pêche.Et l\u2019hiver, ils retournent sur le continent.Le village se déplace, c\u2019est extraordinaire ! raconte M. Lahoud.Ce faisant, ils ont tenu à continuer de pratiquer leur religion et ont construit une église.À ma connaissance, c\u2019est probablement le seul cas au Québec de transhumance où on a transporté avec soi un tel bagage rituel.Cette île revêt un caractère exceptionnel.Les gens qui s\u2019y sont installés l\u2019ont fait avec beaucoup de respect pour l\u2019environnement : rien n\u2019est ni trop gros ni démesuré.Il y a une espèce d\u2019harmonie entre l\u2019homme et la nature qu\u2019on voit bien sur cette photo.» PROPOS RECUEILLIS PAR LE SOLEIL Info?: pierrelahoud.com VU DE LÀ-HAUT LE VILLAGE QUI SE DÉPLACE SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M12 Photos Le Progrès, Rocket Lavoie Photos Le Progrès, Michel Tremblay Photos Le Progrès, Jeannot Lévesque leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M13 Pour ses 80 ans, Jayanta Guha s\u2019est offert la publication d\u2019un livre de poésie et de photographie, tandis que le peintre Delasablo boucle un chapitre de sa vie avec un copieux ouvrage de 702 pages sur son oeuvre.Les deux pièces de collection sont signées Kréa2.PAGES M14 ET M15 DES LIVRES D\u2019ART Le photographe et poète Jayanta Guha et le peintre Nicolas de la Sablonnière entourent Émilie Simard, propriétaire de l\u2019agence Kréa2.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M14 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com « C\u2019est colossal.Un projet de fou.Pour créer le livre de Nicolas, tout le monde a dû se surpasser », raconte l\u2019âme de la boîte Kréa2, Émilie Simard.Elle fait allusion à l\u2019ouvrage intitulé Delasablo : Tableaux à l\u2019huile 2007-2020, dont les 702 pages ont posé leur lot de défis.Or, ce projet pharaonique a été mené de concert avec un livre d\u2019art tout aussi ambitieux, quoique moins volumineux, Ombre et lumière, de Jayanta Guha.Pour comprendre ce qui est arrivé, il faut savoir qu\u2019Émilie Simard est à la fois une artiste et une entrepre- neure.Elle est donc prête à s\u2019investir dans des projets où la perspective de réaliser un profit est infinitésimale.C\u2019est dans cette catégorie qu\u2019on peut DIX LIVRES D\u2019ART À SON ACTIF LES ÉLANS DE LIBERTÉ D\u2019ÉMILIE SIMARD DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Jayanta Guha ne pouvait rêver d\u2019un plus beau cadeau pour ses 80 ans.La publication du livre Ombre et lumière, un projet parrainé par l\u2019organisme Monde et Macadam, réalisé par la maison Kréa2 à l\u2019intérieur d\u2019une fenêtre de deux ans, met en relief deux facettes de son engagement artistique.On connaît le musicien, cofondateur du groupe Mosaïque il y a un quart de siècle, mais il y a également le photographe et le poète, actifs depuis plus longtemps encore.« C\u2019est comme un rêve.Voir comment Émilie a tout assemblé, comment elle a fait ressortir autant les OMBRE ET LUMIÈRE, DE JAYANTA GUHA LE MARIAGE DE LA PHOTO ET DE LA POÉSIE photographies que les poèmes, c\u2019est tellement impressionnant que je me pince pour y croire.Le livre lui- même est devenu un objet d\u2019art », a confié au Progrès l\u2019ancien professeur de géologie à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.Il se montre d\u2019autant plus reconnaissant que ce partenariat avec Émilie Simard, propriétaire de la maison Kréa2, est survenu inopinément.Un premier échange a mené à une rencontre la semaine suivante, pendant laquelle Jayan- ta Guha lui a montré une partie de son travail.Ce fut suffisant pour sceller l\u2019entente avec l\u2019éditrice basée à Arvida, mais à ce stade, il restait tant d\u2019étapes à franchir.En premier lieu, la sélection des oeuvres.S\u2019agissant des photos, la collection de l\u2019artiste s\u2019élève à plus de 10 000 documents, dont une forte proportion de diapositives.Il en a dégagé 5000, puis c\u2019est à deux qu\u2019on a réduit le nombre à 100.« J\u2019ai commencé à l\u2019âge de 7 ans, au Bengale.Mon père, qui était un excellent photographe, m\u2019avait fait comprendre qu\u2019on devait sentir les trois dimensions sur mes images, même si celles-ci n\u2019en avaient qu\u2019une, relate Jayanta Guha.Plus tard, en tant que géologue, il était important que mes photos soient claires.Et comme je travaillais dans plusieurs pays, j\u2019en profitais pour capter des paysages et plein d\u2019autres choses.» Ce qui le distingue du commun des mortels, c\u2019est son infinie patience.Lorsqu\u2019il a identifié un sujet, cet homme peut attendre des heures et des heures avant que la bonne lumière, celle qu\u2019il avait imaginée, l\u2019autorise à peser sur le bouton.Arrivée dans sa vie il y a plus de 30 ans, la poésie jaillit plus spontanément.Or, là encore, la production était abondante, si bien que pour retenir 75 textes, plusieurs personnes ont été mises à contribution.« J\u2019ai demandé à mon épouse, à des amis et à mes deux petites- filles, qui sont toutes jeunes, de me dire quels étaient leurs coups de coeur », rapporte Jayanta Guha.De nombreux poèmes écrits pendant la pandémie ont passé le test, ce qui a justifié la création d\u2019une section centrée sur ce thème.L\u2019un d\u2019eux, intitulé Pour bâtir un monde meilleur, a été mis en musique par son ami Surojit, l\u2019un des artistes les plus populaires du Bengale.Il a aussi fait l\u2019objet d\u2019un clip diffusé à l\u2019été 2020.Le judicieux mariage des photographies et des textes a sans doute contribué au succès d\u2019Ombre et lumière, puisque le premier tirage a été épuisé en quelques jours.L\u2019ouvrage de 192 pages fera donc l\u2019objet d\u2019une deuxième impression prochainement.Il donnera lieu à une conférence livrée par son auteur, le 23 février, à 19 h 30.Cette activité se déroulera à la salle Marguerite-Tel- lier, située à l\u2019intérieur de la bibliothèque municipale de Chicoutimi.À propos du titre, enfin, il découle d\u2019une observation toute simple et pourtant si vraie.« Depuis que je fais des photos, je constate que dans la nature, il y a une recherche d\u2019équilibre.S\u2019il y a de la lumière, par exemple, il y a forcément de l\u2019ombre », énonce Jayanta Guha.La sortie du livre Ombre et lumière représente le plus beau cadeau qu\u2019aurait pu imaginer Jayanta Guha pour ses 80 ans.Publié par Kréa2, cet ouvrage regroupe une sélection de ses photographies et de ses poèmes.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M15 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com «C\u2019est comme un ménage d\u2019atelier.Ça libère un immense espace mental.Maintenant que l\u2019oeuvre peut exister par elle-même, j\u2019ai le sentiment d\u2019avoir fait le vide.Je me sens comme en 2007», confie Nicolas de la Sablonnière en entrevue.Devant lui, posé sur une table, figure l\u2019objet à l\u2019origine de cette réflexion.Un livre d\u2019art de 702 pages intitulé Dela- sablo : Tableaux à l\u2019huile 2007-2020.Une brique, à l\u2019évidence.Le plus copieux des trois ouvrages consacrés à son oeuvre, mais ceux qui la fréquentent ne seront pas étonnés par tant d\u2019abondance.Le peintre sague- néen est un travaillant que l\u2019inspiration ne semble jamais déserter.N\u2019empêche, c\u2019est toute une faveur que vient de lui faire Émilie Simard, elle-même artiste et propriétaire de la compagnie Kréa2.Le livre n\u2019est pas qu\u2019imposant.Il est beau, tout en comprenant de nombreux textes à caractère biographique.Ils montrent que 2007 fut une année charnière pour Delasablo.Vivant à Montréal, il a tout perdu dans un incendie, dont un grand nombre de tableaux.Lui qui se définissait comme un expressionniste, dont les oeuvres étaient chargées de symbolisme, parfois porteuses de violence, a alors éprouvé le besoin de se recentrer.« Puisque le feu m\u2019avait mis la réalité en pleine face, j\u2019ai commencé à faire des portraits, des paysages, pour la première fois de ma vie.Je me suis mis à l\u2019épreuve pour savoir ce que j\u2019avais dans le ventre.Il fallait que je retourne à la base et plein de prétentions que j\u2019entretenais ont été confrontées.J\u2019ai compris que si tu veux grimper sur la montagne, tu dois la respecter », énonce-t-il.Après la partie biographique, on retrouve une section consacrée à ce qui est extérieur à l\u2019artiste : les portraits, les paysages et ce qu\u2019il appelle les tableaux de bouffe.« Le dernier segment porte sur mon intériorité, mes perceptions, précise Delasablo.Il y a des affaires plus trash là-dedans, ainsi que des toiles où j\u2019ai intégré des objets récupérés, notamment des pinceaux.» Il compare la structure du livre à un arbre généalogique.« Vu que j\u2019ai différentes thématiques, ça aurait pu être le bordel.J\u2019ai donc créé des familles d\u2019oeuvres afin de montrer ce qui est important pour moi.Pour que le contenu soit fidèle à ce que je suis, fait observer le peintre.Aussi, on a accordé beaucoup d\u2019attention à la disposition.On voulait que ça respire, qu\u2019il y ait un bon rythme.» La conclusion de ce projet surviendra le 28 octobre, à l\u2019occasion d\u2019une soirée rassemblant les personnes qui ont commandé un exemplaire de son livre.À 250 $ la pièce, on comprend qu\u2019elles ne soient pas légion, mais il faut savoir qu\u2019aucun profit n\u2019est réalisé, ni par l\u2019artiste ni par Kréa2.« Nous l\u2019avons fait pour la beauté de l\u2019art », souligne d\u2019ailleurs Émilie Simard.Elle ajoute qu\u2019un exemplaire est disponible chez Kréa2, dont les bureaux sont situés sur la rue Davis, à Arvida.Les intéressés sont invités à s\u2019y présenter et si l\u2019envie leur prend d\u2019ajouter ce titre à leur collection, il sera possible de les accommoder.Quant au principal intéressé, il est rendu ailleurs.De nouvelles toiles ont été créées, tandis que son prochain film, un documentaire, sortira à l\u2019été 2022.« Le livre ferme un chapitre de ma vie et je suis chanceux qu\u2019on n\u2019ait pas fait les choses à moitié.C\u2019est un o.de bel accomplissement », affirme Delasablo.ranger les dix livres d\u2019art publiés sous l\u2019égide de Kréa2, ainsi que les deux premiers numéros du magazine Créaturae.Le troisième est en chantier et le thème sera « icône ».C\u2019est dans ce contexte qu\u2019il y a deux ans, l\u2019idée de produire un livre consacré au travail de Delasablo \u2013 Nicolas de la Sablonnière pour les intimes \u2013 est apparue.Il s\u2019agirait de son troisième ouvrage pris en mains par Kréa2 et, dès le départ, on savait que ce ne serait pas un fascicule.« On pensait faire 500 pages, mais on s\u2019est rendus à 700 parce qu\u2019il n\u2019y avait pas que des photographies de ses tableaux.C\u2019est devenu une synthèse de sa vie, avec 50 pages d\u2019entrevues », décrit Émilie Simard.Loin de s\u2019attribuer tout le mérite à la conclusion de cette aventure, elle souligne la contribution de sa camarade de travail Geneviève Brochu, ainsi que du relieur Pierre Girouard.Puisque chaque exemplaire est fabriqué sur commande, c\u2019est lui qui rassemble les pages, étape finale avant la livraison au client.« En plus de renforcer le dos du livre, il a inventé des techniques pour que ça tienne.C\u2019est fait à la main », s\u2019émerveille la patronne de Kréa2.L\u2019autre chantier, celui d\u2019Ombre et lumière, a commencé sans crier gare.Une rencontre avec Jayan- ta Guha a mené à la découverte de ses photographies et de ses poèmes, dont plusieurs remontent aux années 1970.Fascinée, Émilie Simard a voulu leur tailler un livre sur mesure, sans se douter des écueils qui baliseraient sa route.« Ses oeuvres ne sont pas évidentes à imprimer.C\u2019est tout en subtilité.Il faut prendre le temps pour que l\u2019artiste soit content », explique-t-elle.Il a été charmé, bien sûr, et là réside la récompense de l\u2019éditrice, pour qui le livre demeure le véhicule idéal pour perpétuer le travail d\u2019un créateur.« On a déjà tenu des expositions chez Kréa2, mais à la fin, il y avait un sentiment de vide.Pour laisser une trace, je préfère le livre et chaque fois, je fonctionne à partir d\u2019un coup de coeur.Comme je n\u2019ai pas les mains liées par une subvention ou un conseil d\u2019administration, je me paie un trip de liberté », résume Émilie Simard.«Ce livre ferme un chapitre de ma vie et je suis chanceux qu\u2019on n\u2019ait pas fait les choses à moitié.C\u2019est un o.de bel accomplissement», affirme l\u2019artiste Nicolas de la Sablonnière, aussi connu sous le nom de Delasablo.Il réfère à l\u2019ouvrage intitulé Delasablo: Tableaux à l\u2019huile 2007-2020, qui comprend 702 pages.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY TABLEAUX À L\u2019HUILE 2007-2020 NICOLAS DE LA SABLONNIÈRE FERME UN CHAPITRE DE SA VIE SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M16 ARTS STÉPHANE BOUCHARD sbouchard@lequotidien.com L\u2019artiste Pascal Picard présente une série de 14 sérigraphies documentaires sur Jonquière, à l\u2019atelier K8.Intitulée Équilibre, cette exposition marque un tournant dans la démarche de l\u2019artiste.« Équilibre », ici, est à prendre au premier degré.Après avoir fait de la peinture pendant une dizaine d\u2019années, Pascal Picard a fait apparaître des portraits par soustraction, en retirant de la matière, pendant une autre décennie.La sérigraphie, pour lui, apparaît comme un juste milieu.Les oeuvres d\u2019Équilibre, lesquelles montrent des scènes jonquiéroises qui ont touché l\u2019artiste et qu\u2019il a prises en photo, utilisent une technique artisanale d\u2019impression à la main, la sérigraphie.Pour obtenir le résultat escompté, Pascal Picard applique successivement des couches de noir, de magenta, de cyan et de jaune, sur du papier.De très près, le résultat final donne l\u2019impression d\u2019une image pixelisée.Le procédé rappelle le travail d\u2019Andy Warhol.La philosophie derrière le travail de Picard est cependant l\u2019exact opposé de celle du célèbre artiste du pop art.Alors que la sérigraphie lui permettrait de faire plusieurs reproductions de ses oeuvres, Pascal Picard en fait des exemplaires uniques, numérotés 1 de 1.« Je ramène ça à la base, raconte- t-il.Sérigraphie ne veut pas dire \u201cen série\u201d.Ça signifie écriture sur soie.Ce sont de vieux procédés que j\u2019utilise.Chaque soie est détruite une fois qu\u2019elle est utilisée.Chaque oeuvre est unique.» C e t t e d é m a r c h e , l o n g u e - ment réfléchie, est au service de Jonquière, la belle et la laide.Dans les 14 sérigraphies accrochées sur les murs de l\u2019atelier de Pascal Picard, on reconnaît une résidence pour personnes âgées, un restaurant, l\u2019ancien hôtel de ville.Les oeuvres montrent Jonquière et ses citoyens, dans une approche « documentaire » et « territoriale ».« Je ne fais que montrer.C\u2019est complètement objectif ; il n\u2019y a aucun jugement.Ce sont des photos que j\u2019ai prises sur le fait », explique l\u2019artiste originaire du Bas-du-Fleuve, qui s\u2019est établi dans la région il y a une quinzaine d\u2019années.On comprend ici que l\u2019idée n\u2019était pas de montrer l\u2019arrondissement sous son plus beau visage, mais d\u2019être vrai.On croisera des employés qui nettoient la cour d\u2019un dépanneur et qui soufflent de la poussière dans le visage d\u2019une femme.L\u2019artiste nous montrera un itinérant, qui a accepté de se prêter au jeu, pris en photo dans un conteneur à déchets.On verra aussi une scène classique de la vie quotidienne, des hommes nettoyant leur entrée en asphalte en l\u2019arrosant.D\u2019autres oeuvres sont des montages photographiques.Dans Construction du langage, un enfant construit une pyramide de blocs qui défie l\u2019équilibre, la pointe se trouvant au sol et la plus grande partie dans les airs.Dans 2051, on voit de quoi pourrait avoir l\u2019air une épicerie dans une trentaine d\u2019années.Les clients ne sont pas seulement masqués : ils portent un habit de protection complet pour acheter du papier hygiénique qui se détaille à une centaine de dollars.SUR RÉSERVATION Les visites de l\u2019exposition tenue à l\u2019atelier K8, sur la rue Saint-Hubert, à Jonquière, se font sur réservation seulement.On peut envoyer un courriel pour annoncer sa venue à l\u2019adresse infinityart@hotmail.com ou appeler au 581 235-2880.L\u2019exposition Équilibre se poursuit jusqu\u2019au 31 octobre.PASCAL PICARD À L\u2019ATELIER K8 JONQUIÈRE DOCUMENTÉE EN SÉRIGRAPHIES Pascal Picard présente l\u2019exposition Équilibre jusqu\u2019au 31 octobre.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M17 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Plus que jamais, le Festival jazz et blues de Saguenay misera sur les salles de spectacles présentes sur son territoire.C\u2019est ainsi que la prochaine édition, qui se déroulera à la fin du mois d\u2019avril, exploitera des lieux comme le Théâtre Banque Nationale, le Côté-Cour et le Théâtre Palace Arvida, ainsi que la nouvelle salle aménagée par le Centre d\u2019expérimentation musicale dans le secteur de Chicoutimi-Nord.La qualité de ces espaces de diffusion est telle qu\u2019on fera l\u2019impasse sur l\u2019Hôtel Chicoutimi.Bien qu\u2019il s\u2019agisse du berceau du festival, le lieu des premiers émois provoqués par la note bleue, la liste des inconvénients était trop longue pour justifier le maintien du statu quo, ainsi que l\u2019a confirmé Carl Huth, qui cumule les fonctions de directeur général et de directeur artistique.« Nous ne reviendrons pas à l\u2019hôtel.Il n\u2019y a plus de raison de convertir une salle de congrès en salle de spectacles », a-t-il mentionné lors d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Toujours pendant l\u2019édition 2022, le comité organisateur se tiendra à distance des restaurants.Dans ce cas-ci, toutefois, il s\u2019agit d\u2019un repli temporaire, découlant de l\u2019évolution encore incertaine de la crise sanitaire.« Il est clair que ça va revenir, la présence du festival dans les restaurants.On sait que les gens aiment ça, prendre un repas en écoutant de la musique.Le problème est qu\u2019en vue de la prochaine édition, c\u2019est maintenant que nous devons prendre des décisions », raconte Carl Huth.Il préfère donc s\u2019abstenir, au moins pour une année, au lieu de planifier des choses pour ensuite les défaire.En revanche, le comité organisateur confirme le retour du Dôme, ce lieu de diffusion au look singulier, souvent posé au milieu de la rue Racine.Il reprendra du service en 2022, à la suite d\u2019une pause involontaire qui aura duré deux ans.Propriété du festival, il a été utilisé à Tadoussac, il y a deux semaines, et l\u2019expérience s\u2019est révélée concluante.Il n\u2019y a donc pas de raison de s\u2019en priver plus longtemps.En matière de spectacles, par ailleurs, on renouera avec les invités internationaux.Il reste des têtes d\u2019affiche à dévoiler, mais une chose est sûre : l\u2019Anglaise Stacey Kent figurera à la place d\u2019honneur, en raison de sa collaboration avec l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.Ils feront équipe le 28 avril, sur la scène du Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.« Nous aurons la primeur de ce spectacle, puisqu\u2019elle va commencer ici avant de chanter avec l\u2019Orchestre symphonique de Québec.Il y a longtemps que cet événement est bouclé.Ce spectacle est inspiré par son dernier album, enregistré avec un orchestre de Londres », mentionne Carl Huth, en faisant allusion à l\u2019album I Know I Dream \u2013 The Orchestral Sessions.Quant au nouveau positionnement du Festival jazz et blues, à cheval entre les mois d\u2019avril et de mai, tout laisse croire qu\u2019il s\u2019inscrira dans la durée.Après l\u2019expérience tentée avec l\u2019Estival, on renouera avec le printemps, ce qui permettra à l\u2019événement d\u2019ouvrir la saison touristique en douceur, tout en occupant une case peu fréquentée.DE RETOUR AU PRINTEMPS 2022 LE FESTIVAL JAZZ ET BLUES PRIVILÉGIERA LES VRAIES SALLES De retour à Saguenay après avoir fait bonne impression en 2017, l\u2019Anglaise Stacey Kent sera l\u2019une des têtes d\u2019affiche du Festival jazz et blues de Saguenay, édition 2022.Elle chantera aux côtés de l\u2019Orchestre symphonique du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean, sur la scène du Théâtre Banque Nationale.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY 0078670 RÉSERVATION THEATRELARUBRIQUE.COM Partenaire de saison LE PETIT AVARE 30 octobre 13 h 30 THÉÂTRE DU GROS MÉCANO SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M18 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Formule conviviale.Distribution relevée.Oeuvre universellement appréciée.Les deux représentations de La Bohème offertes par l\u2019Opéra du Royaume, le 24 octobre, permettront de découvrir le chef-d\u2019oeuvre de Puccini dans un contexte qui tranche avec les productions habituelles.L\u2019équipe menée par Dominic Boulianne, directeur général et artistique de la compagnie, proposera en effet une version concert aux mélomanes rassemblés au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.Exit les décors, les costumes et l\u2019orchestre, mais pas le drame ni la musique.Appuyés par Dominic Boulianne au piano, les chanteurs Gino Quilico, Marie-Josée Lord, Matthew Dalen, Dominique Côté, Alexandre Sylvestre et Raphaëlle Paquette, de même que le comédien Benoit Lagran- deur, feront revivre l\u2019histoire de Mimi, grande amoureuse s\u2019il en est.Leur puissance d\u2019évocation ramènera le public au milieu du 19e siècle, au sein d\u2019un groupe d\u2019artistes dont l\u2019idéalisme constitue l\u2019unique richesse.Plusieurs scènes ayant été coupées, il s\u2019agit d\u2019une réduction qui a la propriété de maintenir l\u2019intérêt tout du long, sans toutefois intimider les personnes moins familières avec l\u2019opéra.« Si je n\u2019étais pas un connaisseur, je serais content de voir cette version conviviale.Il va y avoir de l\u2019émotion grâce aux chanteurs et il sera facile de suivre le déroulement, en raison de l\u2019ajout d\u2019un narrateur », a affirmé Dominic Boulianne au cours d\u2019une entrevue accordée au Progrès.C\u2019est le rôle que tiendra Benoit Lagrandeur.Incarnant le personnage de Rodolfo, arrivé au soir de sa vie, c\u2019est lui qui guidera le public au fil de ses réminiscences.Il donnera suffisamment de détails sur les scènes à venir pour que les gens suivent sans le secours des sous-titres.De cette manière, ils pourront mieux savourer les airs exécutés sous leurs yeux, d\u2019autant que les chanteurs regarderont dans leur direction, au lieu de se toiser mutuellement.« Ça fonctionne très bien », assure Dominic Boulianne.Du même souffle, il vante le travail de ses camarades, notamment la Mimi de Marie-Josée Lord, qui connaît ce personnage sur le bout de ses doigts.C\u2019est aussi le cas du Marcello de Gino Quilico, un artiste que le public de la région a pu apprécier en 2018, lors de sa participation à l\u2019opéra Faust.Aussi glaçant qu\u2019un virus, son Méphistophélès est resté gravé dans les mémoires.Fait à noter, les deux représentations, prévues à 14 h et 20 h, auront lieu dans une salle entièrement déconfinée.Il faudra porter le masque, mais pas besoin de se regrouper dans des bulles, comme c\u2019était le cas jusqu\u2019à tout récemment.Les personnes à qui cette formule déplaît ne seront cependant pas pénalisées, eu é g a r d a u x v e n t e s g é n é r é e s jusqu\u2019à maintenant.On est loin d\u2019afficher complet, particulièrement en soirée, si bien qu\u2019il sera facile de demeurer à l\u2019écart si tel est notre désir.« Ce n\u2019est pas facile aux guichets.À un moment donné, nous avons songé à regrouper les deux représentations, mais nous avons privilégié une approche proactive.Nous nous sommes dit qu\u2019en faisant davantage de publicité, ça donnerait un meilleur résultat », fait observer Dominic Boulianne.Ajoutons que cette version de La Bohème fait partie des activités soulignant les 50 ans de la compagnie, au même titre que le concert gala présenté au cours de l\u2019été.Si la COVID a contrecarré bien des plans, notamment la tenue de l\u2019opéra Roméo et Juliette en février prochain, elle n\u2019a pas empêché l\u2019Opéra du Royaume de tirer son épingle du jeu depuis le début de cette période atypique.Deux spectacles ont été offerts à la belle saison, Libertango (2020) et La diva du désert (2021), et la réponse fut si convaincante que cette piste sera de nouveau exploitée.Une autre nouveauté fut le partenariat avec le Rendez-vous musical de Laterrière, à la faveur du concert gala.Lui non plus n\u2019a pas fini de donner des fruits.Quant à la programmation des prochains mois, elle sera dominée par une production que les mélomanes découvriront en février, au Théâtre Banque Nationale.Sa nature demeure mystérieuse, mais Dominic Bou- lianne laisse entendre qu\u2019elle réunira des voix d\u2019ici et d\u2019ailleurs.À suivre.Voici Gino Quilico, tel qu\u2019il est apparu en février 2018, dans le cadre de l\u2019opéra Faust présenté à Chicoutimi.Il sera de retour le 24 octobre, cette fois dans une version concert de La Bohème.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Marie-Josée Lord connaît le personnage de Mimi sur le bout de ses doigts.\u2014 PHOTO COURTOISIE OPÉRA DU ROYAUME UNE VERSION CONVIVIALE DE LA BOHÈME leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M19 ARTS DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com La NASA a envoyé une chanson de Chuck Berry dans l\u2019espace et, à sa manière, Charles Sagalane fait la même chose avec des livres.Il ne sait pas qui va les ouvrir, ni dans quel état ils se retrouveront après un rude hiver en terre boréale, mais l\u2019écrivain poursuit cette expérience depuis huit ans.Au début, il se contentait de déposer un ouvrage sur une île voisine de sa résidence de Saint-Gédéon.Constatant qu\u2019un sac de plastique ne suffisait pas pour le protéger des intempéries, l\u2019idée lui est venue de construire un petit abri en bois.La première bibliothèque de survie.Ce projet amorcé discrètement a pris tant d\u2019ampleur qu\u2019il a essaimé dans plusieurs régions du Québec, dans les enclaves francophones du Canada, aux États-Unis et même en Europe.Chaque fois, c\u2019est le Jeannois qui trouve des partenaires sur place, généralement des écrivains.C\u2019est aussi lui qui transporte les bibliothèques miniatures dans sa vaillante Subaru, du moins, sur ce continent.Ce road movie littéraire est si original que La Peuplade vient de publier Journal d\u2019un bibliothécaire de survie.L\u2019homme se définit comme un poète indisci- plinaire, mais cette fois-ci, il figure dans la collection Récit.Le livre présente ses collaborateurs, relate les circonstances qui ont mené à l\u2019ajout de plusieurs maillons à sa chaîne de mots.L\u2019esprit foisonnant de l\u2019auteur ouvre également d\u2019autres pistes.Ainsi le voit-on pénétrer dans une réserve de la bibliothèque du Petit Séminaire de Québec, grâce à un trousseau de clés qui venait avec la fonction de portier.À 17 ans, le voici qui pose l\u2019oeil sur des éditions originales de Pascal et Descartes, puis sur celle des Fables de Lafontaine.Le temps d\u2019en lire une, les joues en feu, et il quitte cette pièce pour la première et dernière fois.Trop d\u2019émotions, trop tôt.« Le thème de la survie m\u2019a rattrapé plusieurs fois pendant l\u2019écriture de ce livre.J\u2019évoque la survie du fait français, la survie des Autochtones, la survie de l\u2019écosystème du livre et la survie d\u2019un livre comme les Fables, qui existe depuis si longtemps sur notre territoire.Cette expérience au Petit Séminaire m\u2019avait montré à quel point le livre était précieux.C\u2019est pourquoi je tenais à produire un bel ouvrage avec les gens de La Peuplade », a confié Charles Sagalane, à la faveur d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Des cartes et des notes glissées dans ses bibliothèques de survie cohabitent avec les haïkus semés au gré des pages.Ceux-ci témoignent de l\u2019amour de l\u2019auteur pour la culture japonaise, une autre piste explorée dans le Journal.« Vu que je porte ce livre depuis huit ans, on retrouve beaucoup de choses dedans.Il y a eu un effet boule de neige », constate Charles Sagalane.On pourrait même parler d\u2019une boule de fromage, puisque l\u2019un de ses voyages l\u2019a conduit à Green Bay, la patrie des Packers et de leurs partisans coiffés d\u2019immenses chapeaux jaunes, les célèbres Cheeseheads.Ainsi s\u2019est exprimée sa passion pour le football américain, mais toujours le livre ménage une place aux Français et aux Autochtones qui ont laissé une trace dans les lieux visités.On sent que chez cet auteur, le passé et le présent se tutoient constamment, comme l\u2019illustre son texte consacré aux livres anciens de la bibliothèque du Séminaire de Chicoutimi.Puisqu\u2019il fallait élaguer, le voici propriétaire d\u2019une édition des Oeuvres de Champlain datant de 1870.On imagine son bonheur, lorsque son regard s\u2019est posé sur la signature de l\u2019ancien propriétaire, l\u2019architecte Charles Baillargé.Plus triste est l\u2019épisode de l\u2019autodafé.Brûler une bibliothèque de survie, c\u2019est aussi brûler des livres, mais Charles Sagalane ne rend jamais les armes.Une autre construction et d\u2019autres ouvrages assurent la relève et parfois, de sympathiques usagers lui écrivent un billet pour le remercier.« Le projet est bien enraciné.Les gens veulent vivre ce genre d\u2019expérience littéraire.Des activités parallèles se sont même développées, comme les visites autoguidées des îles de Saint-Gédéon, où on trouve des bibliothèques.Elles ont commencé l\u2019été dernier », rapporte l\u2019écrivain.Bien que les bibliothèques de survie ne représentent qu\u2019une fraction de ses activités, elles ont pris une telle ampleur qu\u2019il prépare une exposition avec l\u2019artiste Magali Baribeau-Marchand.Une résidence de création est d\u2019ailleurs prévue pour 2023, à Alma.D\u2019ici là, le réseau continuera de s\u2019étendre.Après l\u2019Estrie récemment, le poète n\u2019attend que le dégel des frontières pour piquer une pointe en Europe.« L\u2019objectif est toujours le même, soit de me faire plaisir et de faire plaisir aux lecteurs, tout en traçant un lien avec le territoire », affirme Charles Sagalane.Charles Sagalane trace le bilan d\u2019une expérience littéraire amorcée il y a huit ans, dans le Journal d\u2019un bibliothécaire de survie.Ce projet né spontanément, sur une des îles de Saint-Gédéon, a fait des petits dans plusieurs régions du Québec et du Canada anglais, ainsi qu\u2019en France et aux États-Unis.\u2014 PHOTOS COURTOISIE, SOPHIE GAGNON-BERGERON AUTEUR DU JOURNAL D\u2019UN BIBLIOTHÉCAIRE DE SURVIE LE ROAD MOVIE LITTÉRAIRE DE SAGALANE SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M20 ARTS GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Un mal étrange qui frappe soudainement une population, des citoyens forcés de se confiner à cause de ce qui se passe dehors, un personnage survivaliste qui fait des réserves, notamment de papier de toilette\u2026 Quand il a commencé à travailler sur son film Brain Freeze, en salle le 29 octobre, Julien Knafo ne se doutait pas qu\u2019il serait tant d\u2019actualité lorsqu\u2019il arriverait sur les écrans.Pour tout dire, le réalisateur montréalais s\u2019en serait bien passé ! La réalité rattrape presque la fiction, en somme.« On est là où je n\u2019aurais jamais voulu aller, confirme Julien Knafo.Les gens m\u2019en parlent beaucoup.Oui, j\u2019ai un film qui est en phase avec son temps.Est-ce que je suis content de ça ?Non ! » Comédie d\u2019horreur campée sur la fictive Île-aux-Paons, Brain Freeze s\u2019approprie les codes du film de zombies.Dans un country club huppé, les riches de ce monde viennent jouer au golf et, question de maximiser les profits, les proprios ont eu l\u2019idée d\u2019ouvrir leur terrain 12 mois par année.De là ce fertilisant dit révolutionnaire qui permet au gazon de faire fondre la neige et aux joueurs de s\u2019activer même au plus creux de l\u2019hiver.Quand ledit produit chimique se retrouve dans l\u2019eau, une partie de la population se transforme en zombies verdâtres et assoiffés.La course à la survie s\u2019entame donc pour un ado (Iani Bédard) et sa sœur encore bébé, qui trouveront un allié en un agent de sécurité survivaliste (Roy Dupuis) cherchant lui-même à sauver sa fille contaminée.ÉCRIRE POUR S\u2019AMUSER Julien Knafo a commencé à plancher sur le projet Brain Freeze il y a presque 10 ans.Sans être d\u2019emblée passionné par les zombies, il raconte s\u2019être laissé prendre au jeu.« Je me suis retrouvé à faire ce film parce qu\u2019à un moment dans ma vie, j\u2019essayais d\u2019écrire quelque chose de personnel et que rien ne sortait, raconte-t-il.Je sentais que j\u2019écrivais pour les institutions, je ne trouvais pas ma voix.Je me suis dit que j\u2019allais écrire pour m\u2019amuser.» Le scénariste et réalisateur se trouvait alors à L\u2019Île-des-Sœurs.Il a eu l\u2019idée d\u2019y inviter des morts- vivants dans une histoire qui se veut d\u2019abord amusante, mais qui aborde aussi des questions environnementales.« On me demande si je suis un cinéaste engagé, avance Julien Knafo.En fait, je suis un citoyen préoccupé.Mais je me vois plus comme un cinéaste populaire.J\u2019ai envie de faire des histoires qui sont divertissantes.C\u2019est ce qui arrive aux personnages est important pour moi.Après viennent se gref fer cer tains thèmes, parce que je suis ouvert à ça et que ça me préoccupe.» Des éléments d\u2019actualité, notamment le fameux mur de Donald Trump, ont guidé sa plume pour brosser un récit autour de ces insulaires coupés du monde.Quand le véritable confinement s\u2019est invité dans nos vies à cause de la COVID-19 \u2013 et est d\u2019ailleurs venu interrompre son tournage \u2013, Julien Knafo n\u2019en croyait pratiquement pas ses yeux, lui qui filmait déjà un contexte de quarantaine.Ajoutons que le personnage de Dan (Roy Dupuis) faisait des réserves (notamment de papier hygiénique) avant qu\u2019on entende parler du coronavirus.« La seule chose qu\u2019on a rajoutée est cette fameuse phrase : \u201cça va bien aller\u201d ! », rigole le réalisateur, qui se dit très fier de son film.« Même si les thèmes s ont maintenant d\u2019actualité et que ça me fait chier ! » nuance-t-il du même souffle.«?J\u2019AI TOUT VU?» Julien Knafo indique s\u2019être documenté avant de poser sa propre pierre dans l\u2019univers des zombies, très prisé dans la culture populaire.Des classiques de George A.Romero à la toujours très courue série The Walking Dead, il a tout vu.« Je me suis autoécœuré, illustre- t-il.Je l\u2019ai faite, ma recherche de zombies.J\u2019adorais les regards posés et ce qui a été mis dans ces morts-vivants.» Le réalisateur revient toujours à cette question, très présente dans les codes du genre.« Qui est le vrai monstre ?Qu\u2019est-ce que ça génère chez les gens qui ont encore leur humanité ?Dans beaucoup de films, ils deviennent pires que le monstre », illustre-t-il.Saluant au passage la contribution de Robin Aubert et de son film Les affamés, qui a ouvert des portes pour lui, Julien Knafo se dit confiant de l\u2019avenir des films de genre au Québec.« Je pense qu\u2019on a souvent confondu film de genre et produit hollywoodien, où les choses doivent se passer à telle ou telle minute, explique-t-il.Le film de genre, c\u2019est juste une histoire qui sort de l\u2019ordinaire.Ça peut être un western, un film d\u2019horreur\u2026 C\u2019est juste hors de la réalité.Pourquoi on aurait peur de ça ?Il faut avoir des histoires qui sortent de l\u2019ordinaire.On n\u2019a pas toujours envie de parler de notre assiette de spaghetti ! » Brain Freeze sera présenté au cinéma à partir du 29 octobre.BRAIN FREEZE LA RÉALITÉ RATTRAPE (PRESQUE) LA FICTION Julien Knafo, à gauche, a commencé à plancher sur le film Brain Freeze il y a presque dix ans.Roy Dupuis, à droite, y campe un agent de sécurité survivaliste cherchant à sauver sa fille contaminée.\u2014 PHOTO LA PRESSE L\u2019acteur Roy Dupuis ne se décrirait pas comme un amateur de films de zombies.Il se dit plutôt attiré par les bonnes histoires.C\u2019est ce qui l\u2019a poussé à se glisser dans les bottes de Dan, l\u2019agent de sécurité survi- valiste de Brain Freeze.«?Je trouve que dans ce genre, l\u2019emballage prend souvent le dessus sur le contenu, avance- t-il.Pour ce film, ce n\u2019était pas ça.Il y a une bonne critique sociale.Il y a un point de vue quand même écologiste.Je trouve que l\u2019histoire se tenait et elle m\u2019a donné le goût de jouer.Pour moi, c\u2019est ce qui compte quand je lis un scénario.?» Connu pour son engagement environnemental, Roy Dupuis considère que toutes les occasions sont bonnes pour ramener le sujet à l\u2019avant- plan.Même sous les grognements de créatures devenues monstrueuses à cause d\u2019une multinationale qui vend des fertilisants.«?C\u2019est juste d\u2019avoir le questionnement, ajoute-t-il.Je pense qu\u2019on est au courant que ça urge.Il faut agir et tout moyen pour rappeler ça est bon, même si on le fait en divertissant.Toute occasion de susciter des discussions sur ce qu\u2019on fait de correct ou de pas correct est bienvenue.?» GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL ROY DUPUIS?: L\u2019HISTOIRE AVANT TOUT ÊTRE BIEN CHEZ SOI RENDRAIT-IL PLUS HEUREUX?M22 LES 10 PLUS BELLES PLANTES DE L\u2019ÉTÉ (1ère partie) M26 UNE HALLOWEEN HORRIBLEMENT GLAM M28 M23 TOIT&MOI AMÉNAGER UN COIN JEUX VIDÉO SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M22 TOIT & MOI LIENS IMPORTANTS ENTRE LE DOMICILE ET LE BIEN-ÊTRE DES CANADIENS SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Le 14 octobre dernier, IKEA dévoilait son huitième rapport annuel sur la vie à la maison .Résultat d\u2019une enquête réalisée auprès de plus de 34 000 personnes provenant de 34 pays différents, dont le Canada, ce dernier présente les facteurs qui contribuent à bonifier la qualité de vie dans les espaces personnels et partagés de la maison.Les données du rapport ont démontré qu\u2019au cours de la dernière année, 60% des adultes canadiens ont apporté des modifications à leur maison.L\u2019ajout d\u2019espaces verts fait partie de ces changements, puisque les gens trouvent qu\u2019il est important d\u2019être entouré de végétaux.La verdure est en outre un bon élément pour ajouter de la quiétude au domicile.Aussi, 35% des personnes au Canada qui disent se sentir mieux dans leur résidence en 2021 ont vu leur santé psychologique s\u2019améliorer.Il est donc primordial d\u2019avoir une demeure qui répond à ses goûts et à ses besoins pour être bien avec soi.Mais, 16% notent que leur habitation ne répond pas assez à leur besoin de sérénité.« Nous savons maintenant que la maison idéale est un lieu de vie plus vert, plus spacieux et plus confortable, où nous pouvons être proches des personnes qui nous sont chères et faire les activités qui nous font du bien.Un foyer heureux est excellent pour notre bien- être psychologique », exprime la responsable de l\u2019ameublement de maison et de design commercial chez IKEA Canada, Kathy Davey.Alors que 40% des Canadiens pensent que passer du temps seul est important pour maintenir un bien-être psychologique à la maison, 38 % ont affirmé que leurs relations familiales s\u2019étaient fortifiées.Cependant, 26% ont fait savoir que leurs amitiés avaient souffert pendant la pandémie.ARCHIVES, LE PROGRÈS ARCHIVES, LE PROGRÈS 0054282 viacapitalesaglac.com Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacques.lavoie@viacapitale.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 marieaudreygirard.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 lavoie_helene@videotron.ca Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@viacapitale.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Michelle AuDET 418 812-8811 michelleaudet1@gmail.com Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca Vendre ou acheter avec nos courtiers et soyez rassurés! François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michelle JEAN 418 820-5769 mich.jean@videotron.ca Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Aménager un coin jeux vidéo dans la maison est probablement le rêve de plusieurs, qu\u2019ils soient enfants ou adultes.En effet, qui ne rêverait pas d\u2019avoir un espace dédié 100% au monde virtuel, un endroit pour relaxer, décrocher et se remettre de sa journée au bureau ou à l\u2019école.Comme l\u2019univers des jeux vidéo est très diversifié, il y a mille et une façon de créer le coin gaming parfait.Nous vous présentons quelques idées.RANGEMENT Chez les grands amateurs de jeux vidéo, les consoles et les jeux peuvent s\u2019accumuler rapidement, il est donc primordial d\u2019avoir un bon système de rangement et suffisamment d\u2019espace pour entreposer toute sa collection.Les meubles de télévision avec plusieurs compartiments et tiroirs sont de bonnes options.Vous pouvez aussi opter pour des paniers qui seront étiquetés selon les types de consoles.Pour les boîtiers de jeux, vous pouvez installer des étagères ou acheter une petite bibliothèque.Si vous laissez le tout trainer, les fils risquent de s\u2019entremêler, les boîtiers vont s\u2019empiler les uns par-dessus les autres et l\u2019endroit deviendra vite sens dessus dessous.ÉCLAIRAGE Évitez de jouer aux jeux vidéo d a n s u n e p i è c e s o m b re.L e contraste entre la lumière de votre écran et l\u2019éclairage de la pièce pourrait nuire à votre vision.Préférez un éclairage tamisé.Vous pourriez ajouter des gradateurs afin de moduler l\u2019intensité en fonction de vos besoins.A f i n d e c r é e r u n e b o n n e ambiance, vous pourriez également installer des lumières DEL qui changent de couleur autour de la télévision, du sofa ou des étagères.CONFORT Comme il peut arriver que vous jouiez pendant plusieurs heures d\u2019affilées, le confort est primordial.Procurez-vous un canapé confortable.Un sectionnel permet notamment de s\u2019asseoir à différents endroits et dans différentes p o s i t i o n s C e type de canapé compte par ailleurs plusieurs places, vous pour- r e z d o n c a c c u e i l l i r vos amis pour les soirées de jeux de groupe.Vous pouvez aussi opter pour un fauteuil ou une chaise spécialement conçue pour les gamers.En vente chez la plupart des magasins d\u2019électronique, ces derniers assurent un bon soutien lombaire en plus d\u2019inclure un appuie-tête, des accoudoirs amovibles et autres caractéristiques visant le confort et l\u2019ergonomie.DÉCORATION Osez les couleurs vives.Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une pièce pour jouer, choisissez des couleurs vives pour peinturer les murs, c\u2019est un bon endroit pour oser des teintes un peu plus éclatées que vous ne mettriez pas ailleurs.Laissez aller votre créativité et faites vous-même des motifs sur les murs.Sinon, accrochez des affiches de jeux vidéo, des toiles colorées ou de la décoration liée aux jeux vidéo.Il est aussi possible de faire des designs au mur avec les fils électriques des consoles.NOURRITURE Installez un miniréfrigérateur près de votre coin jeux vidéo pour avoir accès rapidement à des consommations froides ou placez des paniers contenant des collations à proximité.Ces ajouts feront sûrement le plaisir de plusieurs et vous éviteront quelques allers- retours à la cuisine.Et si vous voulez donner des airs vintage à votre e s p a c e , d é n i - chez d\u2019an- c i e n n e s machines à bonbons à 25 cennes.U n e i d é e plutôt originale pour personnaliser la pièce.leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M23 TOIT & MOI IKEA Meubles RD Tanguay Pinterest CRÉER SON COIN GAMING DE RÊVE 0079224 Il nous fera plaisir de vous rencontrer et de vous démontrer l\u2019étendue de notre offre de services ! Appelez-nous Vous recherchez des courtiers de confiance qui sauront comprendre vos besoins et vous conseiller dans votre démarche ?Notre équipe peut vous aider et vous accompagner dans toutes les étapes de la transaction immobilière ! ÉQUIPE DUFOUR TURGEON Jean-Marc Prince courtier immobilier résidentiel 418 812-1777 Michel Dufour courtier immobilier résidentiel et commercial 418 818-4747 André Lessard courtier immobilier résidentiel et commercial 418 690-6765 Sylvin Perreault courtier immobilier résidentiel 581 668-6202 Linda Turgeon courtier immobilier résidentiel et commercial 418 540-0575 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M24 TOIT & MOI L\u2019IMPORTANCE DE L\u2019ORIENTATION Lorsqu\u2019il s\u2019agit de choisir la bonne teinte de blanc, l\u2019éclairage général et l\u2019orientation de la pièce sont les facteurs les plus importants à évaluer.Que la pièce soit orientée vers le nord, l\u2019est, le sud ou l\u2019ouest, il existe une peinture blanche conçue pour avantager la lumière naturelle de votre espace.« Si votre pièce fait face au nord ou à l\u2019est, choisissez des blancs plus chauds, suggère Mme Gre- ch.Pour une exposition au sud ou à l\u2019ouest, où la lumière est plus éblouissante, sélectionnez des teintes aux tons plus froids, comme le Blanc décorateur OC-149.» Si la lumière naturelle est limitée dans la pièce que vous désirez repeindre, comme un sous-sol ou une petite salle familiale, la teinte Dentelle délicate OC-65 est un blanc clair très apprécié des designers car il amplifie la sensation d\u2019espace et de lumière de la pièce.ATTENTION À LA COULEUR DE FOND Un des principaux facteurs à prendre en compte lorsque vient le temps de choisir une couleur de peinture neutre est la couleur de fond.Il existe des peintures blanches avec des couleurs de fond qui passent du rose au vert et toutes les nuances intermédiaires, de sorte qu\u2019il est facile de trouver une peinture blanche adaptée aux couleurs de votre pièce.Choisissez une teinte de blanc qui s\u2019harmonise bien avec les couleurs du sol et du mobilier.Si vous préférez les nuances plus chaudes, sélectionnez une peinture blanche avec une couleur de fond chaude pour créer une ambiance plus homogène.EXPRIMEZ VOTRE PROPRE STYLE Que le style d\u2019une pièce soit moderne, traditionnel ou quelque part entre les deux, une peinture blanche peut rehausser n\u2019importe quel genre d\u2019aménagement.Affichez vos goûts et vos préférences et ajoutez de la chaleur à votre espace neutre avec des jetés, des coussins et des tapis en fibres naturelles.Pour accentuer les ornements architecturaux et donner de la dimension aux murs neutres, Mme Grech recommande de peindre les détails, comme les plinthes et les moulures et même les meubles, avec une peinture au fini très lustré pour faire un contraste saisissant avec des murs au fini mat ou coquille d\u2019œuf.FAIRE UN ESSAI AVANT DE PEINTURER Le conseil le plus important de Sharon ?« Toujours faire un essai avec quelques nuances de blanc différentes sur un mur avant de peindre toute la pièce.» Une peinture blanche qui semble idéale en magasin pourrait avoir une couleur totalement différente à la maison.Une fois la teinte parfaite trouvée, assurez-vous d\u2019appliquer un apprêt sur les murs si vous peignez pardessus une couleur très foncée.Pour obtenir des résultats d\u2019apparence professionnelle et une couverture impeccable, choisissez un produit comme la peinture d\u2019intérieur Regal Select.CHOISIR LA BONNE TEINTE DE BLANC CONSEILS D\u2019EXPERT (NC) Vous vous apprêtez à repeindre, mais vous ne savez pas trop comment choisir la couleur neutre idéale ?Sharon Grech, experte en couleurs et en design chez Benjamin Moore, vous partage quatre précieux conseils pour vous aider à choisir la nuance blanche qui conviendra à merveille à votre espace. leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M25 TOIT & MOI SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) lance le processus de reconnaissance visant à constituer le Répertoire de la formation continue.Cette mesure permettra aux entrepreneurs en construction d\u2019être adéquatement qualifiés afin d\u2019assurer la qualité des travaux.C\u2019est à partir du 1er avril 2022, qu\u2019ils devront suivre une formation continue d\u2019un minimum de 16 heures tous les deux ans.Cette nouveauté s\u2019adresse d\u2019abord aux entrepreneurs géné- r a u x e n b â t i m e n t s neufs et en bâtiments de tous genres, mais aussi à certains entrepreneurs spécialisés dans la plomberie, le chauffage et l\u2019électricité.En 2020, la ministre des Affaires municipales et de l \u2019Habitation, Andrée Laforest, exigeait que la formation continue soit obligatoire.« Il est important que le contenu de cette formation continue soit adéquat, approprié et reconnu.C\u2019est pourquoi l\u2019annonce d\u2019au- jourd\u2019hui (18 octobre) par la RBQ est un jalon important de cette volonté que j \u2019ai d\u2019a p p o r t e r d e s c h a n g e m e n t s importants dans l\u2019industrie de la constr uct ion et de mieux protéger les Québécois.Notre gouvernement continuera de poser des actions concrètes et efficaces pour notamment garantir la valeur des l icences d\u2019entrepreneurs », a confié Mme Laforest.Selon le président-directeur général de l a R B Q , Michel Beaudoin, le lancement de cette reconnaissance est une étape charnière dans l\u2019élaboration de la formation continue obligatoire dans le secteur de la construction.« Il s\u2019agit d\u2019un changement majeur dans notre domaine qui est en pleine effervescence et en constante évolution.La qualité de la construction passe tout particulièrement par la compétence des entrepreneurs.Tout le monde en sort gagnant, à commencer par les consommateurs.» D e p u i s l e 1 5 o c t o b r e , l e s répartiteurs de formations sont invités à envoyer leur offre à la RBQ.Les formations reconnues par la Régie du bâtiment du Québec, la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec ou par la Corporation des maîtres électriciens du Québec seront ensuite affichées dans le Répertoire de la formation continue.INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION LA FORMATION CONTINUE OBLIGATOIRE DÈS AVRIL 2022 POUR LES ENTREPRENEURS 0075226 Marie-Ève Rathé Courtier immobilier résidentiel .le meilleur des deux mondes! 418 817-4933 marieratte@hotmail.com À vendre par le proprio \u2026 et son courtier ! SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M26 TOIT & MOI LARRY HODGSON Collaboration spéciale Le moment est venu de révéler les 10 plus belles plantes de l\u2019été, telles que choisies par les visiteurs au grand jardin Domaine Joly- de Lotbinière au tout début de l\u2019automne.En effet, à partir des quelques 300 végétaux inscrits dans le concours Tendances horticoles 2021 \u2014 annuelles, vivaces, arbustes et plus encore \u2014, ces plantes ont reçu le plus de votes du grand public.Ce sont donc vos préférées! Prenez-en bien note : el les seront les vedettes de votre jardin l\u2019an prochain! 1 ANGÉLONIA ANGELFACE® CASCADE BLUE (Angelonia Angelface® \u2018ANCASBLU\u2019) H : 20 à 35 cm L : 30 à 50 cm Du nouveau chez l\u2019angélonia, devenu populaire pour sa floraison massive portée sur des tiges nettement dressées : le port en cascade.Cette nouvelle variété, aux fleurs violet foncé, a un port d\u2019abord rampant, puis retombant, parfait pour les paniers suspendus et les boîtes à fleurs.La floraison commence tôt et dure jusqu\u2019à la fin de l\u2019été sans la moindre taille.D\u2019ailleurs, la plante est autonettoyante : les fleurs fanées tombent d\u2019elles-mêmes.C\u2019est le choix idéal pour un emplacement ensoleillé et chaud, car elle tolère bien la canicule.À la fin de l\u2019été, on peut le rentrer dans la maison comme plante d\u2019intérieur.2 AGERATUM ARTIST® BLUE (Ageratum x \u2018Agsantis\u2019) H : 20-30 cm L : 25-30 cm Cette plante n\u2019est pas l\u2019agérate de nos grands-parents, produit par semences, qui perdait son éclat au milieu de l\u2019été, mais une variété plus robuste et florifère, produite par bouturage.Elle se couvre de fleurs mousseuses bleu violet tout au long de la saison sur une plante arrondie très uniforme.L\u2019agérate Artist Blue convient parfaitement aux jardinières et à la plate-bande.Il n\u2019est pas nécessaire de supprimer les fleurs mortes; de nouvelles fleurs s\u2019élèvent au-dessus des fleurs fanées, les cachant de vue.Ainsi, il paraît toujours parfaitement fleuri.C\u2019est un excellent choix pour le plein soleil ou même la mi- ombre.N\u2019oubliez pas de l\u2019arroser en période de sècheresse.3 PIMENT ORNEMENTAL \u2018ONYX RED\u2019 (Capsicum annuum \u2018Onyx Red\u2019) H : 20-30 cm L : 15-20 cm Voici un piment décoratif qui plaît de deux façons.D\u2019abord, son feuillage \u2013 de petites feuilles denses et luisantes - est pourpre très foncé, presque noir, puis il se couvre de magnifiques petits fruits ronds rouge vif, comme des billes! Tout un contraste! D\u2019ailleurs, les fruits sont comestibles aussi, avec un goût intense et brûlant.C\u2019est une plante vigoureuse qui pousse tout au long de l\u2019été tout en restant compact.C\u2019est un excellent choix pour la plate-bande et la jardinière.Vous pourriez acheter des plants en caissette au printemps, mais cette plante est disponible sous forme de semences aussi, ce qui en réduit beaucoup le coût.Enfin, \u2018Onyx Red\u2019est un gagnant du concours Sélections All-America, toujours le signe d\u2019une plante hors pair.4 BÉGONIA BK COLLECTION VERMILLION RED (Begonia × hiemalis BK Collection Vermillion Red) H : 30-45 cm L : 30-35 cm Vous avez rarement vu une plante aussi florifère! Ce bégonia se couvre de tellement fleurs doubles rouge vif de bonne taille que son joli feuillage en est presque complètement caché.Et ce bégonia fleurit tout l\u2019été, n\u2019arrêtant que lorsque la température rafraîchit à l\u2019automne.Aussi attrayant en jardinière qu\u2019au jardin, il forme un monticule arrondi de feuilles en forme de cœur vert foncé coiffé de belles fleurs rappellent de petites roses.Les fleurs sont autonettoyantes, donc, aucun besoin de faire du ménage.Il préfère la mi-ombre, mais tolère le soleil et l\u2019ombre.Maintenez son terreau légèrement humide en tout temps.5 SÉDUM D\u2019AUTOMNE \u2018CHERRY LIPSTICK\u2019 (Hylotelephium \u2018Cherry Lipstick\u2019) H : 15-20 cm L : 30-45 cm Voici une vivace surprenante, car ce sédum rustique offre de la couleur toute la saison, pas seulement lors de sa floraison.Quand les feuilles charnues vert gris sortent au printemps, elles sont joliment ourlées de blanc crème, mais cette bordure devient de plus en plus rose à mesure que l\u2019été avance, s\u2019entourant même d\u2019une mince ligne rouge à l\u2019automne.Quant aux fleurs roses, elles sont regroupées en ombelle dense et paraissent à la fin de l\u2019été.Elles attirent les papillons.Comme tous les sédums, \u2018Cherry Lipstick\u2019 nécessite beaucoup de soleil et préfère un sol bien drainé, voire sec.Il tolère bien les sols pauvres et même salins.Excellent choix pour la plate-bande, la rocaille ou même le bac de patio! Et il est bien rustique aussi : zone 4, voire peut- être zone 3.La semaine prochaine, découvrons les cinq autres gagnants principaux du concours Tendances horticoles 2021.PHOTO BURPEE DES PLANTES GAGNANTES POUR VOTRE JARDIN PHOTO SÉLECTIONS ALL-AMERICA PHOTO ROCK GIGUÈRE PHOTO ROCK GIGUÈRE PHOTO ROCK GIGUÈRE leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M27 TOIT & MOI NE PLANTEZ PAS DES SEMENCES NON SOLLICITÉES Q J\u2019ai reçu de Chine, sans que je n\u2019aie rien commandé, ce petit paquet (photo jointe) de graines.Je n\u2019ai aucune idée de ce que c\u2019est et je n\u2019ai surtout pas l\u2019intention de les semer.Cependant, c\u2019est vraiment curieux et je suis persuadé que je ne suis pas le seul à avoir reçu un tel colis.Peut-être que ces plantes sont inappropriées pour notre pays ou peut-être même dangereuses.Savez- vous où je pourrais les faire examiner?Yves Bourget, Lévis R Depuis plus d\u2019un an maintenant, on rapporte non seulement au Canada, mais aux États-Unis et à travers le monde, de telles livraisons non sollicitées.Jusqu\u2019à maintenant, les semences incluses se sont avérées être soit des semences de plantes de jardin courantes (tomates, radis, carottes, etc.) ou celles de mauvaises herbes.Bien que, jusqu\u2019à maintenant, ces semences se soient avérées inoffensives, l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments (ACIA) recommande quand même de ne pas les semer au cas où qu\u2019elles contiennent des microbes nuisibles aux cultures d\u2019ici.La consigne actuelle est de signaler l\u2019envoi à l\u2019ACIA à partir son site web et aussi de leur envoyer le paquet pour inspection.Vous trouverez les détails ici : bit.ly/3j9II2Q Il s\u2019agirait de ce que l\u2019on appelle une arnaque des colis non sollicités («brushing scam» en anglais).Le marchand veut gonfler son chiffre d\u2019affaires et augmenter sa crédibilité internationale.Ainsi, il envoie des colis de produits peu pesants (semences, dans ce cas) à des résidences partout dans le monde.La description du contenu inscrite sur le paquet ne mentionne jamais des semences, mais plutôt le produit qu\u2019il veut promouvoir.Après la livraison, il publie de faux rapports élogieux sur le prétendu contenu pour améliorer sa réputation, s\u2019offrant un 5 étoiles.Et il doit envoyer quelque chose physiquement à une véritable adresse, pas seulement inventer une livraison, car le client qu\u2019il veut impressionner contrôle automatiquement ce détail.DOIT-ON TAILLER UNE AUBÉPINE À L\u2019AUTOMNE?Q J\u2019ai un arbre aubépine \u2018Toba\u2019 depuis 5 ans.Est-ce que je dois le rabattre de quelques pouces avant l\u2019hiver?Line Paradis R D\u2019abord, le terme «rabattre» ne s\u2019applique pas ici.Rabattre veut dire couper très court, presque au sol.Vous conviendrez que vous ne voudriez pas couper le tronc de votre aubépine au sol, ce qui pourrait facilement la tuer.Le terme «tailler» est plus approprié.Il veut raccourcir les branches, sans préciser une longueur.Mais il faut avoir une bonne raison pour tailler un arbre.En général, moins on taille un arbre, mieux il pousse.On taille habituellement un arbre pour enlever une branche brisée, malade ou morte ou raccourcir une qui est mal placée, mais autrement, la taille est rarement nécessaire.Et même si vous aviez une bonne raison pour la tailler, la meilleure saison pour tailler une aubépine \u2014 et d\u2019ailleurs, la plupart des arbres \u2014 est le début du printemps, pas l\u2019automne.Si vous taillez l\u2019aubépine à l\u2019automne, de plus, elle ne fleurira pas au printemps.Pourtant, c\u2019est un arbre qu\u2019on cultive spécifiquement pour sa belle floraison.\u203a Vous pouvez conserver le terreau de vos bacs et balconnières pendant de nombreuses années.Au printemps, ameublissez-le de compost, tout simplement.\u203a Pensez ajouter à votre aménagement des plantes aux attraits automnaux : floraison tardive, feuillage coloré ou fruits persistants.\u203a Semez en pleine terre des marrons d\u2019Inde, des noix, des samares d\u2019érable et des glands de chêne.Elles germeront au printemps prochain.\u203a Avant de rentrer une potée de ciboulette pour l\u2019hiver, laissez-la geler au moins une fois, car la ciboulette a besoin de froid pour bien pousser.RÉPONSES À VOS QUESTIONS ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE Radio CKIA et Facebook Live L\u2019émission radiophonique et virtuelle le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM 88,3 et sur www.facebook.com/JardinierParesseux.Deux formations en ligne pour mettre les récoltes en pots Lili Michaud présente la formation en ligneLa mise en conserve domestique.Une bonne façon de découvrir les pratiques sécuritaires pour faire des conserves.Coût: 30 $ + taxes.La formation La lactofermentation des lé- gumesest également disponible.Coût: 25$ + taxes Il s\u2019agit de formations que vous pourrez suivre au moment qui vous convient et à votre rythme.Information: lilimichaud.com CALENDRIER HORTICOLE Pour toute activité horticole, écrivez-nous à courrierjardinierparesseux@ yahoo.com.DES QUESTIONS SVP! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M28 TOIT & MOI SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Il ne reste que quelques jours avant l\u2019Halloween et ce ne sont pas que les enfants qui y ont hâte.Plusieurs adultes célèbrent également cette fête, non en allant récolter des friandises, mais plutôt en organisant une fête entre amis.Mais, dans les boutiques, il est plus difficile de trouver des décorations qui sont plus chics et modernes sans être trop dispendieuses.Voici donc des idées tirées de Pinterest afin de créer vos propres décorations raffinées qui feront réagir vos invités.CITROUILLES MODERNES Nous ne le cacherons pas , sculpter une citrouille c\u2019est long et salissant.Donc, optez pour peinturer l\u2019extérieur de la citrouille afin qu\u2019elle soit originale.Vous pouvez mettre aussi des petits diamants pour rendre le tout plus sophistiqué.VIVARIUM LUGUBRE Prenez des contenants en verre que vous n\u2019utilisez pas et créez un climat d\u2019horreur à l\u2019intérieur en insérant des fausses araignées, des toiles, des pet i t e s b r a n c h e s , d e s m i n i p i e r r e s tombales, des fantômes; les idées sont infinies.CHAPEAUX SUSPENDUS Des chapeaux de sorcières c\u2019est facile à trouver, vous en avez probablement un dans le fond du grenier.Achetez- en quelques-uns ou confectionnez-les vous-même avec du papier de bricolage noir et suspendez les chapeaux du plafond, ça va apporter beaucoup à la pièce.BOUTEILLE DE VIN SUR LA TABLE Récupérez vos bouteilles de vin et utili- sez-les comme centre de table pour tenir de longues bougies.Vous pouvez enrouler de la toile d\u2019araignée sur vos bouteilles et mettre de faux insectes.Agencez-les avec de la petite déco minimaliste comme des minicitrouilles et une belle nappe automnale pour créer une belle table.ENVOLÉE DE CHAUVE-SOURIS À l \u2019aide de papier de couleur noir, dessinez et découpez plusieurs chauves-souris que vous installerez les unes à côté des autres sur un mur.C\u2019est une tâche qui risque de prendre du temps, faites-là dont en famille. leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M29 LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Les pommettes de la poupée 2 L\u2019heure sur le cadran 3 Les dents de la petite fille 4 Une partie du titre du livre 5 Un pli de la couverture 6 Les détails sur une des chaussettes de la maman 7 Les motifs de la tête de lit Voici une photo de mes deux petits-fils, il y a quelques années.Suzanne Gingras Je vous présente mon joli poussin d\u2019amour?! Elle s\u2019appelle Olie Pronovost et sur la photo, elle a 10 mois.Grand-maman Jocelyne Poulin Envoyez-nous des photos de vos enfants costumés, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com. SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M30 JEUNESSE Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé- Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web?! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU L\u2019amyotrophie spinale est une maladie rare qui s\u2019attaque à tous les muscles.Cette maladie peut s\u2019attaquer, par exemple, aux muscles nécessaires pour respirer ou avaler de la nourriture.Ces handicaps sont irréversibles, cela veut dire qu\u2019ils restent pour toujours.L\u2019amyotrophie spinale peut même conduire au décès de certains enfants\u2026 Heureusement, il existe un médicament pour freiner l\u2019arrivée de nouvelles complications liées à l\u2019amyotrophie spinale.Ce médicament s\u2019appelle le Zolgensma.Le problème, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit du médicament le plus cher du monde.Chaque dose coûte 2,8 millions de dollars.\u203a LE ZOLGENSMA DISPONIBLE AU QUÉBEC Dès la semaine prochaine, des familles québécoises pourront obtenir ce médicament.Notre système de santé étant gratuit, ce n\u2019est pas les familles qui devront débourser 2,8 millions de dollars, mais bien le gouvernement.Fiou?! Ce traitement est disponible en Ontario et en Alberta depuis quelques mois déjà.Inutile de te dire que des familles ont sauté de joie en apprenant la nouvelle.Les enfants qui sont atteints d\u2019amyotrophie spinale sont forcés de se rendre à l\u2019hôpital plusieurs fois par année.On leur fait des ponctions lombaires, c\u2019est-à-dire des opérations dans la colonne vertébrale.Ces interventions peuvent être très traumatisantes et douloureuses pour les enfants.Avec le Zolgensma, c\u2019est beaucoup plus simple, ils n\u2019ont qu\u2019à prendre le médicament une seule fois.\u203a L\u2019AMYOTROPHIE SPINALE?: UNE MALADIE TRÈS RARE Seulement une personne sur 10 000 est atteinte d\u2019amyotrophie spinale.Chaque année, au Québec, huit enfants naissent avec cette maladie.Nous ne savons pas toujours dès la naissance si l\u2019enfant en est atteint ou non.Plus on attend avant de traiter l\u2019amyotrophie spinale, plus elle s\u2019étend.Alors, plus elle est dangereuse.Le Zolgensma n\u2019est pas parfait.Les enfants qui le recevront ne retrouveront pas les capacités qu\u2019ils ont perdues, mais au moins, ils n\u2019auront plus de nouveaux effets négatifs de la maladie.D\u2019ici la fin de l\u2019année, une douzaine de personnes atteintes de cette maladie très rare pourront enfin recevoir du Zol- gensma.Quoique dispendieux, ce médicament va sauver de nombreuses vies?! PAR PHILIPPE JULIEN-BOUGIE LE MÉDICAMENT LE PLUS CHER DU MONDE POUR SAUVER DES PETITS QUÉBÉCOIS?! A R C H I V E S L E P R O G R È S , M I C H E L T R E M B L A Y leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M31 JEUNESSE A R C H I V E S L E P R O G R È S , M I C H E L T R E M B L A Y P H O T O 1 2 3 R F Pfizer-BioNTech (pas facile à prononcer?!) est une entreprise allemande qui a développé un des vaccins contre la COVID-19.Au- jourd\u2019hui, cette entreprise a conçu un vaccin censé être adapté aux enfants de 5 à 11 ans.Cette nouvelle formule du vaccin Pfizer a été soumise pour approbation à Santé Canada.En d\u2019autres mots, des scientifiques étudient le vaccin pour s\u2019assurer qu\u2019il ne représente pas un danger et qu\u2019il est utile à la santé des jeunes Canadiens et Canadiennes.C\u2019est la dernière étape avant qu\u2019il puisse être administré à la population.\u203aUNE NOUVELLE RECETTE?! Les doses du vaccin pour enfant représentent le tiers de celles qu\u2019on donne aux adultes et aux adolescents de plus de 12 ans.À ce jour, Pfizer a livré plus de 46 millions de doses de son vaccin au Canada?! Ce serait largement suffisant pour vacciner les enfants.Cependant, d\u2019après le fabricant Pfizer, la formule du vaccin pour enfant a changé pour être adaptée aux 5-11 ans.Il ne suffit donc pas de prélever des petites doses dans les vaccins qu\u2019on distribue déjà aux adultes.\u203aVÉRIFIER L\u2019EFFICACITÉ?! Le vaccin pour enfant est déjà commercialisé pour les personnes de plus de 12 ans depuis mai.Il est distribué sous le nom Comirnaty.Pfizer a donné à Santé Canada les résultats de ses propres vérifications sur les enfants.Ces données montrent les mêmes résultats que pour les 16-25 ans.Malgré tout, Santé Canada examinera avec une attention toute particulière cette nouvelle formule du vaccin.Pour qu\u2019il soit distribué, il faut que les avantages l\u2019emportent sur les risques.Quand on parle de risques, on parle des effets secondaires du vaccin.Il est aussi important de se rappeler qu\u2019attraper la COVID-19 représente un risque, même pour les enfants.Certaines personnes, dont des enfants, peuvent développer des symptômes graves à long terme.La mission de Santé Canada est donc d\u2019évaluer la meilleure solution pour protéger la population des dangers de la COVID-19.PAR MARIUS GELLNER, JOURNALISTE STAGIAIRE UN VACCIN CONTRE LA COVID-19 POUR LES ENFANTS?Savais-tu qu\u2019il existe des concours de citrouilles géantes?Eh oui, ça existe dans 14 pays?: Japon, Australie, États-Unis, Finlande\u2026 et au Canada?! Il y en a un ici au Québec, c\u2019est le Potirothon de Gentilly.Le Potirothon est un concours dont le but premier est de faire pousser la plus grosse citrouille possible.En fait, ce n\u2019est pas vraiment une citrouille, mais plutôt un potiron, qui lui ressemble et qui est dans la même famille de plantes, mais qui est beaucoup plus gros?! Chaque participant reçoit une graine de potiron.Pour cultiver de beaux et gros potirons, il faut en planter les graines à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin.Il faut l\u2019arroser suffisamment, mais pas trop, pour ne pas le faire pourrir?! \u203a LE CONCOURS 2021 Cette année, la première position a été décernée à Mario Morin, qui a cultivé un potiron de 416 kilos.C\u2019est environ le poids de deux frigos.L\u2019an dernier, aux États-Unis, Travis Gienger a cultivé le plus gros potiron d\u2019Amérique du Nord, il pesait 1065 kilos?! \u203a UNE COURSE DE BATEAU-CITROUILLE?! Mais attends, ce n\u2019est pas fini\u2026 Quelques jours après la pesée des potirons, les équipes peuvent participer à une course de ba- teau-citrouille, eh oui, SUR L\u2019EAU?! Les participants vident leur potiron pour le transformer en embarcation flottante.Ils s\u2019affrontent ensuite sur un parcours d\u2019un kilomètre sur la rivière Bé- cancour, près de Québec.\u203a UN PARTICIPANT ASTUCIEUX?! L\u2019histoire du concours de la plus grosse citrouille a pris une tournure inattendue avec un fermier canadien, Howard Dill.Dans les années 70, il participait au concours de citrouilles géantes de sa ville, Windsor, en Nouvelle-Écosse.À l\u2019époque, on différenciait mal le potiron de la citrouille.Il a vite découvert qu\u2019un certain type de «?citrouille?» de couleur orange pâle donnait des fruits plus gros et plus lourds que les autres.Tu l\u2019auras deviné, c\u2019est le potiron?! Il a commencé à récolter les graines de son plus gros potiron, pour les planter au printemps suivant.Pour s\u2019assurer de la qualité de ses graines, il polli- nisait lui-même les fleurs de sa plus grosse courge avec le pollen d\u2019une autre courge tout aussi grosse ou qui avait d\u2019autres traits qui l\u2019intéressaient (couleur orangée, écorce épaisse, belle forme, etc.).En peu de temps, dès 1980, il gagnait le concours pour plusieurs années d\u2019affilée?! PAR LYNDIE JULIEN DES CITROUILLES PLUS LOURDES QUE DEUX FRIGOS?! P H O T O T I R É E D E F A C E B O O K , P O T I R O T H O N D E G E N T I L L Y libre@dos mviau@lequotidien.com www.facebook.com/melissa.viau Instal lée dans son atel ier, aménagé dans sa demeure de Saint-Fulgence avec vue sur le Saguenay, une artiste a enfin trouvé sa vocation.Depuis trois ans, Nancy Bergeron fabrique des marionnettes pour le plaisir des petits et des grands.Ce que Nancy Berge- ron aime par-dessus tout, c\u2019est réaliser des défis qui sortent de l\u2019ordinaire.« J\u2019adore travailler sous pression ! », lance-t-elle.D\u2019ailleurs, l\u2019artisane vient tout juste de terminer une commande de quatre marionnettes en moins de quatre jours.« Dès que je les ai terminées, elles partaient en studio pour le tournage d\u2019une publicité pour l\u2019Animalerie Jonas de Chicoutimi.» Un chat, un chien et deux perroquets ont été commandés à l\u2019artiste de la région.La propriétaire de Marionnette Manie répond souvent à des demandes spéciales pour des garderies, des auteurs, des musiciens, des clowns et des magiciens.« J\u2019ai créé Ginette Reno, Ozzy Osbourne, Janis Joplin et Jimi Hendrix, raconte Nancy Bergeron.Une femme m\u2019a même commandé une marionnette personnalisée pour la fête de son chum, qui est musicien.Quand il fait un spectacle, il met sa marionnette pas loin.» Les auteurs jeunesse sont aussi très attirés par ce genre de produit.Deux auteurs ont demandé à Nancy Bergeron de créer des marionnettes à l\u2019image de leur personnage principal.Isabelle Cormier, autrice et enseignante au Nouveau-Brunswick, fut la première écrivaine à contacter la femme du Saguenay pour donner vie à Émoji, le chat qui suit son personnage principal partout.« Les planètes de Mika sont des livres pour aider les enfants du primaire dans leur développement personnel.Je vise une série de livres pour outiller les parents et les intervenants face au mieux-être des enfants », souligne l\u2019autrice.Avec l\u2019aide de ses élèves de 9 ans, Isabelle Cormier a créé une personnalité à sa marionnette.Par la suite, l\u2019autrice jeunesse Carine Paquin a joint Marionnette Manie, cette fois pour fabriquer Fafounet.« Louise D\u2019Aoust est l\u2019au- trice de la série Fafounet, mais j\u2019ai repris le concept pour créer de nouvelles aventures à la vache Fafou- net, mentionne Carine Paquin.La marionnette m\u2019accompagnera dans les écoles, les salons du livre et les spectacles littéraires.» Bientôt, une des créations de Nancy Bergeron partira à Hambourg, en Allemagne.C\u2019est un ventriloque qui lui a commandé un animal avec un gilet des Canadiens de Montréal et d\u2019autres caractéristiques bien précises.« Je me suis aussi inscrite au concours Le Tremplin 95,7 KYK, présenté par Desjardins Entreprises Sague- nay, lance celle qui n\u2019en finit plus d\u2019avoir des projets en lien avec ses marionnettes.Je rêve d\u2019avoir un studio pour faire de la photo et de la vidéo.» PARCOURS Nancy Bergeron est une talentueuse artiste qui a exploré plusieurs formes d\u2019art, notamment la peinture.Elle a travaillé plusieurs années avec des élèves pour embellir leur milieu de vie, en réalisant des fresques sur les casiers et les murs des écoles.En 2018, elle s\u2019est intéressée aux marionnettes et n\u2019a jamais cessé d\u2019innover depuis.Son idée est devenue entreprise, si bien qu\u2019elle a découvert les facettes de l\u2019entrepreneuriat.Nancy Bergeron développe et améliore constamment ses techniques de création.L\u2019entreprise Marionnette Manie approche la dizaine de collections différentes de marionnettes, dont les pionnières, qui s\u2019appellent Les Gribouilles.« Dans Marionnette Manie, je porte tous les titres ! Présentement, je suis une formation au niveau du marketing », ajoute Nancy Bergeron.Pour en savoir plus sur les marionnettes de Nancy Bergeron: www.marionnettemanie.com.Depuis trois ans, Nancy Bergeron fabrique des marionnettes de toutes sortes pour le plaisir des petits et des grands.\u2014 PHOTO COURTOISIE L\u2019autrice jeunesse Carine Paquin se promène avec plusieurs marionnettes lors de ses présentations pour les enfants.Fafounet est la première marionnette qu\u2019elle a fait faire au Québec par Nancy Bergeron.\u2014 PHOTO COURTOISIE L\u2019autrice et enseignante du Nouveau-Brunswick Isabelle Cormier est bien fière de son chat Émoji, qui est «exactement comme elle l\u2019avait imaginé».\u2014 PHOTO COURTOISIE UNE RÉPLIQUE DE RÂTO! « A u p r i n - t e m p s 2 019, j\u2019avais fait faire la marionnette de mon chien Râto par Nancy Bergeron.Mon objectif était de l\u2019utiliser pour animer mes présentations dans les écoles et expliquer aux enfants certains comportements que peuvent avoir les chiens.Pour moi, c\u2019était la meilleure façon de respecter le bien-être de mon chien, en déléguant une partie de ses rôles à cette marionnette.J\u2019avoue que depuis un an et demi, ma marionnette est pas mal sur le chômage en raison de la pandémie, mais j\u2019ai bien hâte de recommencer mes visites pour initier les jeunes à mes passions pour les animaux et le journalisme.» MÉLISSA VIAU PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, MÉLISSA VIAU SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M32 leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M33 Mélissa, Râto et cie mviau@lequotidien.com WOUF! «Moi aussi, je suis un chien trouvé errant, mais je viens du Québec.» \u2014 Râto Quand Cindy Guimond a vu un chien du Maroc qui cherchait une famille sur ses réseaux sociaux, elle s\u2019est sentie interpellée.C\u2019est une animalerie près de chez elle, à Trois-Rivières, qui a mis l\u2019animal en adoption.Sensible aux animaux ayant des parcours difficiles, Cindy Guimond s\u2019est lancée sans hésiter.« J\u2019ai adopté avec mon grand coeur.Je ne connaissais aucunement l\u2019adoption internationale », souligne-t-elle.Le 30 août, après avoir rempli un questionnaire et passé une entrevue à l\u2019animalerie, la femme de Trois-Rivières adoptait Hatchi.La famille avait été choisie parmi une centaine de candidats.« On m\u2019a même mise en lien avec la dame du Maroc qui a sauvé ce chien, qui s\u2019appelait Bolt au départ », précise-t-elle.Hatchi s\u2019est rapidement adapté à sa nouvelle vie.L\u2019intégration avec les deux autres chiens et les chats de Cindy n\u2019a pas été trop ardue.« La seule chose qu\u2019on doit travailler, c\u2019est que lorsqu\u2019il est trop content, il mordille, confie Cindy Guimond.Même s\u2019il a été errant, il ne se sauve pas, il écoute bien et comprend les autres chiens.» L\u2019adoptante au grand coeur a aussi eu besoin de l\u2019aide du vétérinaire pour soigner son nouvel animal, qui avait de graves problèmes reliés aux séquelles des parasites.L\u2019animalerie d\u2019où provient Hatchi assume les frais reliés à ces traitements.Si l\u2019histoire entre Hatchi et Cindy ressemble à un conte de fées, la cofondatrice de New Day Dog Rescue, qui accueille des chiens de partout dans le monde, avoue que ça ne se passe pas toujours comme dans les films.« Certains peuvent avoir des problèmes de comportement ou des besoins spéciaux qui complexifient l\u2019intégration », met en garde Christine Poirier.Le sauvetage d\u2019Hatchi a débuté au Maroc, grâce à Feezora Haidar, une femme qui sort des animaux de la rue.« Là-bas, les chiens qui ne sont pas de race pure sont délaissés, remarque Christine Poirier.Feezora Haidar les soigne, les nourrit et les rapatrie au Canada, car personne ne veut les adopter au Maroc.» La Marocaine travaille en partenariat avec le nouveau groupe New Day Dog Rescue, qui a vu le jour au Québec, il y a quelques mois.Avant d\u2019arr iver au Canada, Hatchi a dû être soigné pour des plaies partout sur le corps, en raison d\u2019une maladie de peau.Une fois guéri, vacciné, castré et prêt pour son voyage vers le Canada, Hatchi a été accueilli par Alexandra Dussault Perreault, de l\u2019animalerie Domaine Animal, puisque New Day Dog Rescue était trop débordée.UNE ANIMALERIE NOUVEAU GENRE Le 19 août 2021, Alexandra Dus- sault Perreault accueillait donc Hatchi dans ses installations.C\u2019était la première fois que la propriétaire du Domaine Animal de Trois-Rivières accueillait un chien provenant d\u2019un autre pays.Pour les adoptants du Québec, la distance n\u2019a plus de limite.« Dernièrement, un de nos chiots rescapés est parti vivre à la Baie-James », annonce Alexandra.Da n s c e tt e a n i m a l e r i e , o n retrouve une garderie, un département de toilettage et une boutique, mais ce qui la démarque réellement, c\u2019est son permis de refuge, lequel lui permet d\u2019accueillir des animaux rescapés.La plupart des pensionnaires ont des besoins particuliers.« On fait beaucoup de petits miracles, ici.On a déjà accueilli un chien qui avait un cancer de la patte.On a dû le faire amputer avant de le faire adopter, ajoute Alexandra.Ces animaux seraient certainement passés dans un autre monde sans nous.» Les clients qui leur confient ces bêtes n\u2019arrivent plus à gérer les comportements de leur animal ou Cindy Guimond, lors de sa première rencontre avec son nouveau chien Hatchi, au Domaine Animal.\u2014 PHOTO COURTOISIE Provenant du Maroc, Hatchi s\u2019est bien adapté à sa nouvelle vie au Québec, entouré d\u2019un dalmatien, d\u2019un berger allemand, de chats et d\u2019humains qui l\u2019adorent.\u2014 PHOTO COURTOISIE Au Domaine Animal, Alexandra Dussault Perreault accueille beaucoup de chats provenant de fermes.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, MÉLISSA VIAU à assumer les frais pour le soigner.« On a eu un chat ayant toujours vécu à l\u2019extérieur qui avait une maladie des yeux.On a payé une chirurgie de 3000 $ et ensuite, on l\u2019a redonné.Présentement, nous avons Cléo depuis quatre mois, une chienne qui a des problèmes de comportement menés par la peur, un des cas les plus lourds que j\u2019ai vus.» Lorsqu\u2019un animal est à adopter, les clients intéressés doivent d\u2019abord démontrer leur intérêt par écrit.« Pour donner la chance à tout le monde, on demande de remplir un formulaire et on rencontre les adoptants potentiels.» On peut dire que le Domaine Animal est une animalerie nouveau genre.« Le mot \u2018\u2018animalerie\u2019\u2019 a tellement été sali par de mauvais commerces.Je ne veux pas m\u2019en dissocier, mais on est plus que ça », conclut Alexandra Dus- sault Perreault. SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M34 CAROLINE GRÉGOIRE Collaboration spéciale carolinegregoire@lesoleil.com Quand on entre dans la nouvelle enseigne physique de Womance, il fait bon d\u2019y retrouver l\u2019esthétique qui fait le succès de la marque avec sa plateforme de vente en ligne.Plusieurs femmes y trouveront un malin plaisir à choisir leurs nouveaux vêtements, ou encore pour y dénicher des accessoires de décoration en accord avec le style chic et pratique de la femme d\u2019affaires Andréanne Marquis, la fondatrice de Womance.Ce qui nous intéresse aujourd\u2019hui n\u2019est toutefois pas la mode, mais plutôt la beauté.Au fond de cette boutique, on retrouve un coin réservé à la nouvelle aventure d\u2019Andréanne Marquis, Sans- Façon Cosmétiques qui, comme son nom l\u2019indique, est une proposition beauté sans prétention.Avec sa philosophie pratique, on y retrouve une routine de base pour un teint exceptionnel et des soins pour la peau en douceur qui conviennent à tous.La belle nous explique qu\u2019il était difficile pour elle de trouver une marque de cosmétiques qui lui parlait.Adepte d\u2019un maquillage minimaliste, elle trouvait certains r ituels compliqués.Comme pour bien des consommatrices, elle désire un geste facile, avec des produits performants que l\u2019on peut racheter au fil du temps.Ce simple précepte fait germer une ambition d\u2019affaires : présenter une gamme à son image, simple et sans prétention.Tout serait fait au Canada, végane, sans cruauté animale et sans parabènes.Simple à dire.Mais ce rêve entrepreneurial est devenu un parcours.Il aura fallu deux années pour arriver au produit final de la gamme Sans-Façon Cosmétiques.On nous mentionne beaucoup d\u2019essais et d\u2019erreurs.Peu de marques de produits locaux se lancent dans l\u2019aventure des cosmétiques, le processus est complexe et semé d\u2019embûches.Lors de notre rencontre avec Andréanne Marquis, vous déduirez qu\u2019il y avait beaucoup de fierté dans le ton de son discours.Cette entreprise est beaucoup plus que ce qu\u2019elle a imaginé au début.Proposer une collection d\u2019essentiels permanents n\u2019est pas la même chose que d\u2019offrir au fil des saisons une mode qui est en perpétuel changement, nous explique-t-on.Il doit y avoir une certitude que le produit saura plaire à la clientèle qui achète et éventuellement renouvelle le produit.Dans un futur rapproché, l\u2019en- trepreneure caresse le rêve de retrouver ses produits sur les présentoirs des comptoirs cosmétiques du Québec, pour proposer un point de vente physique aux clientes fidèles de Womance qui désirent découvrir la gamme.UNE ROUTINE SIMPLE Avec cette bannière, la femme d\u2019affaires s\u2019adresse à tous.Peu importe l\u2019âge, le sexe et le type de peau.On lance une invitation à tous ceux qui désirent une proposition d\u2019essentiels qui rendent la vie plus simple.L\u2019application des produits est rapide.Selon la maquilleuse professionnelle Joany Boivin, connue dans la région pour ses contrats avec Productions Hakim, la routine bien maîtrisée peut s\u2019appliquer en cinq minutes.Pour cette experte en teints lumineux, le bâton correcteur de la gamme est un incontournable.Il apporte une belle uniformité, toute en légèreté et procure une luminosité au teint.On nous mentionne toutefois que la marque n\u2019est pas fermée à offrir pour certaines occasions des éditions limitées.Mais pour débuter, on se concentre sur les essentiels de la beauté.Une trousse qui s\u2019utilisera pour toutes les occasions.On débute par le fond de teint (52 $) et le correcteur (42 $), proposés en six nuances.La poudre libre (40 $) pour fixer est offerte en cinq couleurs.Vient le duo fard à joues et illumina- teur (32 $) dans une couleur universelle qui convient à toutes les carnations.On le considère plus comme un complément à une base pour un teint radieux.La maquilleuse Joany Boivin nous SANS-FAÇON COSMÉTIQUES UNE MARQUE NÉE D\u2019UNE PHILOSOPHIE DE BEAUTÉ 3 2 1 4 leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M35 MODE VOIR Notre vidéo sur lequotidien.com et dans notre application SANS-FAÇON COSMÉTIQUES UNE MARQUE NÉE D\u2019UNE PHILOSOPHIE DE BEAUTÉ précise qu\u2019on l\u2019utilise aussi bien pour le teint que sur les paupières.On rehausse le regard avec le mascara (32 $) et le gel à sourcils (26 $).On termine cette allure avec un brillant à lèvres nourrissant qui fond sur les lèvres (24 $), décliné en clair, rose pâle ou corail.On retrouve également des accessoires et des soins complémentaires à cette trousse comme les accessoires et soins pour la peau.Pour découvrir la routine des cosmétiques Sans-Façon, on se rend en l igne www.sansfaconcosmetiques.com ou à la boutique Womance au 9100, John-Simons, Québec.5 6 8 9 7 9 Le mascara \u2014 PHOTO COURTOISIE, SANS-FAÇON COSMÉTIQUES 7 Poudre libre \u2014 PHOTO COURTOISIE, SANS-FAÇON COSMÉTIQUES 6 Le brillant à lèvres se décline en trois teintes.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE 5et8 Le fond de teint et le correcteur sont proposés en six nuances.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE, ET PHOTO COURTOISIE, SANS-FAÇON COSMÉTIQUES 4 Andréanne Marquis \u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE 3 La trousse est conçue pour toutes les occasions.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE 2 La boutique a pignon sur rue au 9100, John- Simons.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE 1 Duo fard et illuminateur \u2014 PHOTO COURTOISIE, SANS-FAÇON COSMÉTIQUES SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M36 RAPHAËLLE PLANTE rplante@lesoleil.com Quelques mois après le déclenchement de la pandémie, Manuel Bujold Richard a quitté le foisonnement de la grande ville montréalaise pour s\u2019installer sur la Côte-Nord.L\u2019artiste en art contemporain a délaissé ses pinceaux pour embrasser une tout autre forme d\u2019art: la production de sel de mer québécois comestible.Artiste « avec un background d\u2019entrepreneur », Manuel Bujold Richard a vu tous ses projets paralysés avec l\u2019arrivée de la COVID-19.« Je me suis assis et j\u2019ai essayé d\u2019imaginer ce que je pourrais faire.Je suis né en Gaspésie, j\u2019ai un attachement à la mer.C\u2019est un peu ce qui m\u2019a permis de prendre cette décision de partir en région.Il faut avoir les nerfs solides pour pouvoir quitter la ville, ça faisait presque 40 ans que je vivais à Montréal », raconte-t-il.Son choix s\u2019est posé sur la production de sel québécois, car « c\u2019est un besoin essentiel », qu\u2019on utilise au quotidien.« Pour avoir travaillé dans la restauration à quelques reprises, mais surtout pour avoir fréquenté des amis qui ont un restaurant, je trouvais ça épouvantable que tous les efforts faits pour présenter des plats avec des ingrédients locaux soient couronnés avec du sel français », explique M. Bujold Richard.Au lieu du sel de Camargue ou de Guérande, pourquoi pas alors du sel du Saint-Laurent ?« Je me disais : on est capable de faire ça ici du sel comestible ! Mais le nerf de la guerre, c\u2019est vraiment le climat.» En effet, la fleur de sel française est obtenue par l\u2019évaporation de l\u2019eau de mer dans des marais salants grâce à la chaleur du soleil \u2013 un lent processus qui permet de récolter le sel cristallisé.« C\u2019est un défi énergétique.Ici, si je faisais juste de l\u2019évaporation, je ferais faillite demain matin : ma facture d\u2019électricité serait épouvantablement élevée ! » Mais Manuel Bujold Richard a eu l\u2019idée d\u2019utiliser à son avantage une ressource qu\u2019on retrouve en abondance au Québec : le froid.« Plus il fait froid, plus l\u2019eau de mer gèle et concentre le sel, ce qui permet d\u2019économiser de l\u2019énergie.C\u2019est comme de la cryoconcentration.Avec les grands froids, la molécule de sel va se séparer : H2O gèle et NaCl va se déposer dans le fond.C\u2019est le seul mode de production que j\u2019ai trouvé pour que l\u2019entreprise soit rentable.» Son entreprise, Sel Saint Laurent, a été enregistrée il y a un an et a débuté ses activités au printemps dernier, « vers la fin mars, début avril ».La production-test réalisée depuis a confirmé à M. Bujold Richard que tout se déroule selon ses attentes.« Cet hiver, je devrais faire assez de saumure (l\u2019eau de mer concentrée) pour pouvoir faire du sel pendant toute l\u2019année », signale-t-il.LE SEL DE MER, UN NOUVEL ART UN CHOIX MOINS POLLUANT Étant Gaspésien d\u2019origine, pourquoi Manuel Bujold Richard n\u2019a-t-il pas pris le chemin de son patelin natal pour lancer son entreprise?«La question est très bonne et oui, j\u2019aurais aimé ça retourner dans mon coin de pays, mais la différence avec l\u2019eau en Gas- pésie, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas le courant du Labrador.Il faut donc partir en bateau pour aller puiser l\u2019eau plus loin, et ce mode-là est polluant.J\u2019essaie de faire une entreprise sans hydrocarbures», explique le fondateur de Sel Saint Laurent.À Grandes- Bergeronnes, l\u2019objectif est de pouvoir tout faire à partir de la rive.«Ça me prend à peu près 500 m de tuyau, et la grosseur de la pompe est très petite.En Gaspésie, ce n\u2019est pas possible de cette façon: ça prendrait, je pense, 4,5 km de tuyau et la pompe serait énorme!» mentionne M. Bujold Richard.RAPHAËLLE PLANTE, LE SOLEIL «Ça va très, très vite.On a énormément de demandes de restaurants et de boutiques spécialisées.On a arrêté de prendre de nouveaux restos parce que je n\u2019ai pas encore une production assez grande.» \u2014 Manuel Bujold Richard 3 4 leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M37 PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ Basée à Grandes-Bergeronnes, entre Tadoussac et Les Escoumins, Sel Saint Laurent puise l\u2019eau de mer dans le parc marin du Saguenay\u2013 Saint-Laurent.« Il y a énormément de permis à aller chercher, entre autres celui de Pêches et Océans Canada.Comme il s\u2019agit d\u2019une aire marine protégée à cet endroit, il faut faire très attention de ne pas endommager l\u2019habitat des poissons et des mammifères marins.Je travaille avec des ingénieurs et des biologistes marins pour présenter la meilleure façon de faire pour avoir un minimum d\u2019impact », indique Manuel Bujold Richard.Son entreprise opère actuellement avec un permis temporaire, précise- t-il, et l\u2019eau est puisée en bordure du fleuve.« Les analyses sont très bonnes, mais l\u2019eau nécessite quand même beaucoup de filtration.Elle est traitée plusieurs fois afin d\u2019avoir une eau très pure avant la cristallisation.» Lorsque Sel Saint Laurent aura décroché le permis convoité, l\u2019entreprise puisera alors son eau à 200 m de profondeur, dans l\u2019eau cristalline du courant du Labrador.« Cette eau ne se mélange pas avec la couche sur le dessus.Théoriquement, selon les océanographes, elle n\u2019a pas été touchée par l\u2019ère industrielle, ce qui explique sa grande pureté.» Un test réalisé à la fin de l\u2019hiver dernier confirme que cette eau nécessite moins de filtration pour obtenir la pureté recherchée pour l\u2019extraction du sel.De plus, la récolte à cette profondeur est moins dommageable pour la biodiversité marine, car la lumière n\u2019y pénètre plus.« Il n\u2019y a plus de plancton.La base de la chaîne alimentaire part de là, donc ça nous évite de pomper la nourriture des baleines indirectement », explique M. Bujold Richard.FORTE DEMANDE En quelques mois, l\u2019engouement pour le Sel Saint Laurent est manifeste.« Ça va très, très vite.On a énormément de demandes de restaurants et de boutiques spécialisées.On a arrêté de prendre de nouveaux res- tos parce que je n\u2019ai pas encore une production assez grande », signale le propriétaire de Sel Saint Laurent.Le nombre de points de vente dans la province avoisine 80, indique-t-il, tandis qu\u2019entre 15 et 20 restaurants utilisent les flocons de Sel Saint Laurent à leur table.Dans la région de Québec, signalons les établissements du Groupe La Tanière (Tanière3, L\u2019Orygine, Légende), Le Clan, Chez Boulay, BO Cuisine d\u2019Asie, Kebec Club Privé et Sushi Nagano.Avec le déménagement tout récent de ses installations, Manuel Bujold Richard estime qu\u2019il devrait pouvoir quintupler sa production dès le mois prochain et offrir son produit dans une centaine de points de vente (principalement des épiceries spécialisées).Il espère voir son Sel Saint Laurent sur les tablettes des IGA, Metro, Provigo et cie l\u2019année prochaine.Le Sel Saint Laurent est en vente au prix de détail suggéré de 12,95?$ le paquet de 125 g.Info et liste des points de vente?: selsaintlaurent.com.LE SEL DE MER, UN NOUVEL ART DES FLOCONS DE SEL Sel Saint Laurent ne produit pas de la fleur de sel, mais plutôt des flocons de sel.«?La fleur de sel, c\u2019est une granulométrie?: ce sont des cubes très petits qui se joignent les uns aux autres à la surface de l\u2019eau à une certaine température, explique Manuel Bujold Richard.Les flocons de sel sont de forme pyramidale, beaucoup plus gros, beaucoup plus délicats aussi que la fleur de sel.Ça ressemble à du givre dans les fenêtres l\u2019hiver\u2026 Je pourrais en faire aussi, de la fleur de sel, mais c\u2019est un choix que j\u2019ai fait, en utilisant le froid.\u201cFlocons de sel\u201d, ça fait québécois, tandis que \u201cfleur de sel\u201d, ça fait français?», estime l\u2019entrepreneur, ajoutant que son produit de niche est «?d\u2019une qualité beaucoup plus élevée que la fleur de sel française?».RAPHAËLLE PLANTE, LE SOLEIL 5 1 2 3L\u2019engouement pour le Sel Saint Laurent est manifeste.1 et 2Gaspésien d\u2019origine, Manuel Bujold Richard a choisi de s\u2019établir à Grandes-Bergeronnes sur la Côte-Nord.4Sel Saint Laurent produit des flocons de sel.5De nombreux de points de vente à travers la province et dans plusieurs établissements.\u2014 PHOTOS COURTOISIE, SEL SAINT LAURENT RÉGAL SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M38 RÉGAL NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com A u-delà de la Californie, sur la côte ouest américaine, deux grandes régions de vin se démarquent.L\u2019Oregon pour la qualité exceptionnelle de ses pinots noirs et l\u2019État de Washington, son voisin, pour la grande diversité de cépages.Ceux- ci s\u2019épanouissent de façon surprenante sur le terroir improbable du désert volcanique de la vallée de Columbia.Préparez-vous à un voyage gustatif mémorable.Le vin en Oregon fait partie d\u2019une histoire moderne qui a connu une grande évolution entre les années 1960 et maintenant.Comme pour la Californie, l\u2019engouement a débuté par un concours organisé en France en 1975 par Joseph Drouhin, pour découvrir le meilleur pinot noir du monde.David Leth, qu\u2019on surnommait « papa pinot » en Oregon \u2014 car il avait fait le tour de la région pour découvrir le meilleur endroit pour réaliser son rêve de planter du pinot noir \u2014, envoie son vin et se classe deuxième au concours.À la suite de cette surprenante victoire, la famille Drouhin achète des vignes en Oregon et ainsi débute une étroite collaboration avec la Bourgogne.Bien qu\u2019on ait tenté d\u2019imiter la souveraine du pinot noir pendant des années, l\u2019Oregon se distingue aujourd\u2019hui par ses vins qui portent la signature de ses différents terroirs.La majorité des vignobles sont certifiés bio, en biodynamie ou même équitable selon la certification LIVE (Low Input Viticulture & Eonolo- gy) qui s\u2019applique autant à la vigne qu\u2019aux travailleurs.Un cheminement naturel pour l\u2019Oregon qui a gardé son âme beatnik et valorise un style de vie sain et avant-gardiste, typiquement « West Coast ».1 DROUHIN OREGON ROSE ROCK EOLA-AMITY HILLS CHARDONNAY 2017 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% ?,?g/L Au nez, on se croirait en Bourgogne.En bouche, le savoir-faire de la famille Drouhin s\u2019exprime sur un fruit blanc délicat comme la pêche blanche, un peu de rose et des notes élégamment boisées et longues en finale.En Oregon, le chardonnay correspond à seulement 7% du vignoble.C\u2019est le pinot noir qui est le plus planté, suivi par le pinot gris en deuxième place (14%).2 EVOLUTION PINOT NOIR 2019 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% ?,?g/L Le pinot noir de la gamme Evolution est juteux et solaire.Le vin est fruité et facile à boire, sur des notes de kirsch et de tarte aux cerises, avec des tannins souples et légèrement grillés.Pour la petite histoire, Susan Sokol et Bill Blosser ont planté leurs premières vignes dans la vallée de Willamette en 1971.Aujourd\u2019hui, le domaine est géré par leurs enfants Alex et Alison Sokol Blosser qui assurent la pérennité du vignoble certifié B-Corporation, pour les générations à venir.3 CHÂTEAU STE-MICHELLE INDIAN WELLS CHARDONNAY 2018 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% ?,?g/L L\u2019Oregon et l\u2019État de Washington sont séparés en partie par la rivière Columbia, qui débouche dans un grand désert au sol volcanique, créé par les inondations de Missou- la qui ont déferlé à la fin de la dernière glaciation.La viticulture dans un climat désertique, où les journées sont chaudes et les nuits sont très fraîches, y est aussi récente.Elle s\u2019est beaucoup développée, au cours des dernières années.Le Château Ste-Michelle est un des premiers vignobles de Washington et vinifie plusieurs cuvées, dont celle-ci du terroir de Indian Wells.Un chardonnay qui offre un beau fruit auquel s\u2019ajoute des notes élégamment boisées et de la richesse en bouche avec des notes tropicales presque herbacées et une fraîcheur surprenante pour Wahluk Slope, un des AVA les plus chauds de Washington.4 LONG SHADOWS MERLOT PEDESTAL COLUMBIA VALLEY 2015 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% Un merlot élaboré par le célèbre oenologue Michel Rolland à Red Mountain, une petite colline où les sols sont pauvres et sablonneux, ce qui donne beaucoup d\u2019intensité aux saveurs.Nez de mûre, poivron rouge grillé, de l\u2019élégance, de la puissance et une finesse tannique fort agréable qui perdure longtemps.Un vin à laisser vieillir encore au moins huit ans.5 BETZ THE UNTOLD STORY COLUMBIA VALLEY 2018 ?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% La famille Betz a comme philosophie qu\u2019il n\u2019y a aucun substitut pour la qualité.Chacun de leurs vins raconte une histoire, celle-ci parle de réaliser ses rêves malgré l\u2019adversité, car tout est possible.Le vin s\u2019ouvre sur des notes de violettes et de torréfaction avec une souplesse en bouche qui balance un fruit gourmand sur des tannins corsés, mais accessibles.Parfait pour les viandes braisées.À boire maintenant et jusqu\u2019en 2028.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.PÉRIPLE GUSTATIF MÉMORABLE L\u2019Oregon se distingue aujourd\u2019hui par des pinots noirs qui portent la signature de ses différents terroirs.\u2014 PHOTO COURTOISIE, OREGON WINE BOARD L\u2019AVENIR DU VIN L\u2019avenir du vin face aux défis climatiques est un enjeu de plus en plus important pour les vignerons du monde entier.Il est primordial de s\u2019informer et de trouver collectivement des solutions pour l\u2019avenir de la viticulture.L\u2019agriculture régénératrice, les cépages hybrides, la gestion de l\u2019eau et fonctionner à carbone zéro.Voilà l\u2019essence des conférences virtuelles qui seront présentées dans le cadre de l\u2019édition 2021 de Tasting Climate Change, présenté en ligne à partir du 8 novembre.Les billets sont en vente sur le site tastingclimatechange.com.NATALIE RICHARD, COLLABORATION SPÉCIALE 5 4 ?2 ? leProgrès SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 M39 RÉGAL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale J e ne vois pas ce qui pourrait représenter mieux ces temps pluvieux et venteux mouchetés de couleurs chaudes que du gin, du sirop d\u2019érable et du cidre dans un cocktail.Le temps maussade de la fin de semaine dernière m\u2019a inspiré cette création du moment, qui, je dois bien vous l\u2019avouer, a rendu mon dimanche soir beaucoup plus doux.Pour la bâtir, je me suis basée sur la recette traditionnelle du fizz, apparue pour la première fois dans l\u2019édition de 1876 du Bartender\u2019s Guide de Jerry Thomas, le grand-père de la mixologie moderne.Énormément populaire aux États-Unis entre 1900 et 1940, plus particulièrement en Nou- velle-Orléans, où un certain Henry Charles Ramos inventa le Ramos gin fizz, un fizz est simplement un sour allongé d\u2019un liquide pétillant.Ce que j\u2019adore de ce classique, c\u2019est sa polyvalence.Vous prenez le spiritueux de votre choix, du jus de citron, du sucre, un blanc d\u2019oeuf et de l\u2019eau pétillante, et voilà, le tour est joué ! J\u2019ai ici poussé l\u2019audace locale, en l\u2019allongeant plutôt de cidre québécois et en utilisant du sirop d\u2019érable.Par ailleurs, je ne peux passer sous silence l\u2019incroyable bonheur que j\u2019ai de lancer, cette semaine, mon gargantuesque projet de livre, Tout sur les gins du Québec, qui sera disponible dans toutes les librairies et les Costco de la province.Pour célébrer le gin d\u2019ici et ses fabuleux artisans, je vous recommande de réaliser le fizz d\u2019octobre avec votre gin québécois vieilli ou forestier préféré.Fizz d\u2019octobre à l\u2019érable INGRÉDIENTS \u2022 2 oz de gin québécois (préférablement vieilli) \u2022 1 oz de jus de citron frais \u2022 0,5 oz de sirop d\u2019érable \u2022 1 oz de cidre pétillant \u2022 1 blanc d\u2019oeuf \u2022 Noix de muscade (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un shaker, mélanger tous les ingrédients, à l\u2019exception du cidre pétillant, sans glace.2 Ajouter de la glace jusqu\u2019à remplir le shaker et mélanger de nouveau le contenu.3 Filtrer au tamis f in dans un verre haut rempli de glace.4 Compléter doucement avec le cidre pétillant et décorer de muscade râpée.FIZZ D\u2019OCTOBRE PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, ANNIE FERLAND MONSIEURCOCKTAIL BIÈRES PHILIPPE WOUTERS philippe.wouters@gcmedias.ca P ratique peu répandue autrefois, voici que les calendriers de l\u2019avent sont de plus en plus nombreux dans le marché de la bière.Les 24 jours entre le 1er décembre et la veillée de Noël vont si bien avec la fameuse caisse de 24 qu\u2019il n\u2019en fallait pas plus pour que de nombreux détaillants créent des offres commerciales : 24 bières de microbras- series à déguster, une par jour.Je me suis penché sur l\u2019offre actuelle.LA CAISSE DE LA DBSQ La DBSQ, un regroupement de 55 détaillants spécialisés en bière à travers le Québec, propose dans son calendrier de l\u2019avent des bières exclusives, des découvertes et des classiques depuis plusieurs années.Cette année, on nous promet des bières de 13 brasseries différentes, avec un ratio d\u2019environ 50 % de bières exclusives.Comment commander ?En contactant directement l\u2019un des membres détaillants de l\u2019association.Chaque caisse sera distribuée chez les détaillants, la loi ne permettant pas une expédition par colis.www.perdspastontemps.ca Prix: 129,99$ + tx + consigne LA CAISSE DE TITE FRETTE Le nouveau réseau de magasins spécialisés Tite Frette propose également sa caisse de l\u2019avent qu\u2019il faut commander auprès d\u2019un de ses détaillants.Composée de 24 bières exclusives de 24 brasseries différentes, elle contient également des rabais mystère d\u2019une valeur de 75 $.Si vous la commandez avant la fin octobre auprès d\u2019un détaillant, vous participez également à un concours qui peut vous faire gagner votre caisse de l\u2019avent.Comment commander ?En contactant directement un magasin Tite Frette.Chaque caisse sera livrée par le magasin que vous aurez choisi.www.titefrette.ca Prix: 144,99$ + tx + consigne BOUTIQUE CHEERS Le réseau de boutiques spécialisées Cheers propose chaque année son pack des Fêtes.Composé de 12 bières sélectionnées par l\u2019équipe, il invite à découvrir des bières rares ou brassées en petite quantité.Malheureusement, l\u2019ensemble de cette année est en rupture de stock.Heureusement, l\u2019équipe de Cheers vous réserve des surprises au gré des saisons.Comment commander ?En suivant l\u2019actualité de Cheers sur les réseaux sociaux et en s\u2019assurant d\u2019être rapide, car cette année, les 200 packs ont été réservés en prévente en 21 minutes.boutiquecheers.com/home Prix: 100$ + tx + consigne UN PETIT CONCOURS POUR LE FUN Avec deux caisses de l\u2019avent distribuées dans l\u2019ensemble du Québec, il n\u2019en fallait pas plus pour que j\u2019organise un petit concours sur ma page Facebook.À compter du 1er décembre et jusqu\u2019à la veille de Noël, je vous invite à profiter de mes commentaires sur chaque bière du jour, provenant de la caisse de la DBSQ et de celle de Tite Frette.Vingt-quatre points, 1 par jour, seront attribués à chaque caisse en fonction d\u2019une simple question : quelle bière est- ce que je préfère et pourquoi ?Le prétexte parfait pour en apprendre plus sur la bière.Au plaisir de vous y retrouver.www.facebook.com/philippe.wouters.biere UN CALENDRIER DE L\u2019AVENT POUR TOUS LES GOÛTS P H O T O 1 2 3 R F SAMEDI 23 OCTOBRE 2021 leProgrès M40 P h o t o L e P r o g r è s , R o c k e t L a v o i e "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.