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Titre :
Le progrès
Éditeur :
  • Chicoutimi, Saguenay (Québec) :3834310 Canada inc.,2017-
Contenu spécifique :
Cahier 3
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le progrès, 2021-11-20, Collections de BAnQ.

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[" leProgrès SEMAINE DU 20 AU 26 NOVEMBRE 2021 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E L e T A T O U A G E L\u2019ARTISTE GABRIELLE MUNGER CUMULE LES HONNEURS POUR SES ŒUVRES PAGES M4 ET M5 dans la peau SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M2 T O I T & M O I SOMMAIRE M3 ENTRE ELLE ET LUI Bonne retraite, Bruno! Patricia Rainville Ah les relationnistes! Normand Boivin M32 SORTIE PRENDRE L\u2019AIR Des nouveautés pour s\u2019échapper M38 PLANÈTE VINS Apéro à l\u2019italienne ARTS JEUNESSE M27 Le jeu des 7 erreurs M28 Une semaine d\u2019actu M30 Neuf ans et un premier roman M31 Retour sur une césarienne d\u2019urgence en pleine nuit M10 Voyager sur le bras d\u2019Airbnb Un hiver éclectique au Côté-Cour M 12 M8 Les jardins de Noël ont la cote M 23 T O I T \u2014 PHOTO COURTOISIE \u2014 P H O T O C O U R T O I S I E , L E S S E R R E S L O U I S E T U R C O T T E \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU \u2014 PHOTO COURTOISIE Les «fantômes» de Wayne, Dorothy et Patricia VOYAGES LE BOURLINGUEUR M14 Un premier solo à 43 ans pour Richardson Zéphir \u2014 PHOTO COURTOISIE leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M3 NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com J e n\u2019aime pas voir de précieux collaborateurs partir à la retraite.Des collaborateurs avec qui on bâtit des relations de confiance avec le temps.En tout respect pour les relationnistes, j\u2019ai toujours eu mon préféré.Ce n\u2019est sûrement pas propre à ma situation, on a tous nos préférés, tout dépendant du secteur dans lequel on évolue.Le mien, c\u2019était Bruno Cormier.Fraîchement retraité de la police de Saguenay, où il a été aux affaires publiques durant 20 ans, je pense qu\u2019il aura été le préféré de bien des journalistes.Lorsque j\u2019ai commencé au journal, il y a 13 ans maintenant, il était déjà bien connu.J\u2019étais adolescente et je le voyais à la télé et dans les journaux.C\u2019était une grosse vedette régionale.Je connaissais donc Bruno Cormier lorsque je l\u2019ai appelé pour la première fois, afin de savoir s\u2019il se passait quelque chose de spécial sur le territoire.Mardi dernier, j\u2019ai fait mon dernier roundup de police avec lui.Ça, c\u2019est lorsqu\u2019on l\u2019appelle pour savoir s\u2019il y a des événements particuliers.J\u2019ai eu le motton dans la gorge lorsque j\u2019ai réalisé que c\u2019était la dernière fois que je lui parlais dans le cadre du travail.Lui aussi, je pense.DES FAITS DIVERS PLUS AGRÉABLES Plusieurs journalistes commencent leur carrière aux faits divers.Et être aux faits divers, c\u2019est parler aux relationnistes de la police quotidiennement.J\u2019ai rapidement apprécié Bruno.Toujours gentil et assez bavard, si on le compare à ses homologues d\u2019autres secteurs.Si vous saviez le nombre de fois où les journalistes pestent contre les relationnistes.Je ne pense pas que Bruno figurait sur leur liste noire.Et ça, c\u2019est tout un exploit.Les policiers sont sans doute ceux qui ont le moins envie de parler avec les journalistes.Lorsque leur relationniste n\u2019en a pas envie non plus, les journées risquent d\u2019être pas mal longues.Ça n\u2019a jamais été le cas avec Bruno.C\u2019était son travail, vous me répondrez, mais des relationnistes qui parlent le moins possible aux médias, ça existe.Et ils ne sont pas ce qu\u2019on peut qualifier de précieux collaborateurs.La différence avec Bruno et certains autres, c\u2019est qu\u2019il semblait réellement aimer nous parler.Aimer expliquer ce qui se passait de l\u2019autre côté du périmètre de sécurité.Il ne parlait pas trop, mais juste assez pour qu\u2019on puisse écrire l\u2019histoire qui se déroulait.Il n\u2019hésitait pas à nous faire une place dans son véhicule lorsqu\u2019on faisait le pied de grue devant un événement, avec un mercure de 30 degrés Celsius sous zéro.Il n\u2019hésitait pas à nous rappeler lorsqu\u2019il y avait de nouveaux développements, mais que nous avions dû quitter les lieux.C\u2019est dans ces petits détails que les relations de confiance se forgent.Mais, le plus important, il ne nous voyait pas comme l\u2019ennemi public numéro 1.Il n\u2019essayait pas de contrôler le message.Je vais réellement m\u2019ennuyer d\u2019appeler Bruno Cormier le matin.Je mise beaucoup sur son successeur qui, j\u2019espère, appréciera autant les médias.Mais surtout, je te souhaite une agréable retraite, Bruno.Et si une histoire te brûle les lèvres, tu as toujours mon numéro de téléphone.De toute façon, tu es beaucoup trop jeune pour la retraite ! PATRICIA RAINVILLE Bonne retraite, Bruno ! L es gens ne le savent pas, mais il existe une relation d\u2019amour- haine entre les journalistes et les responsables d\u2019affaires publiques.Les porte-parole, comme on les appelle.Car ils sont davantage un frein plutôt qu\u2019une aide dans notre travail ; ils se dressent entre nous et la nouvelle.Ils la filtrent, la tempèrent.On en sort rarement gagnant.Rien d\u2019étonnant là-dedans, car ils sont payés pour projeter une image favorable de l\u2019entreprise où ils travaillent et nous, ce ne sont pas toujours des bonnes nouvelles qu\u2019on recherche.Alors ils montent aux créneaux avec leurs arbalètes et leurs marmites de poix bouillante et tentent de nous empêcher de gravir les murs de leur forteresse.Évidemment, je caricature, car tout n\u2019est pas blanc ni noir.Les « relationnistes » sont souvent utiles et Bruno Cormier faisait partie d\u2019une classe à part.On pouvait faire confiance à Bruno.Dans notre métier, surtout dans le judiciaire et les faits divers, toute vérité n\u2019est pas bonne à dire, mais Bruno ne se défilait pas.Quand un dossier était délicat, il prenait la peine de nous expliquer pourquoi on devait taire certaines informations.Il pouvait nous en donner « off the record » pour qu\u2019on comprenne bien et qu\u2019on puisse écrire certains détails sans se mettre les pieds dans les plats.Dans ce métier, c\u2019est du donnant-donnant et une question de confiance des deux côtés.Bruno devait donc aussi jauger la personne qu\u2019il avait devant lui.Les journalistes non plus ne sont pas toujours sans reproche ! Il devait avoir confiance de ne pas être trahi par quelqu\u2019un qui dévoilerait des informations qui ne devraient pas l\u2019être.C\u2019est aussi notre responsabilité d\u2019établir notre crédibilité.Et faire affaire avec quelqu\u2019un comme Bruno pendant de longues années, où il y a une confiance mutuelle, facilite la tâche de tout le monde.Il est vrai qu\u2019être porte-parole d\u2019un service de police est une tâche particulière, car contrairement à une entreprise privée, il est de l\u2019intérêt de tous que l\u2019information circule bien.Les policiers doivent rendre des comptes pour montrer qu\u2019ils protègent la population et ont également des messages d\u2019intérêt public à passer pour que règnent la loi et l\u2019ordre.Avec ou sans amour, le mariage entre police et média doit avoir lieu.L\u2019avantage aussi avec Bruno, c\u2019est qu\u2019il n\u2019a pas commencé sa carrière aux relations publiques.Il a été sur le terrain.Il a fait de la patrouille et des enquêtes.Il était bien implanté dans son service de police.Pour lui et nous, c\u2019est un gros avantage.Un ancien relationniste de la SQ m\u2019avait dit, dans les années 90, que c\u2019est important d\u2019avoir la confiance de ses collègues dans ce métier.Car si ce n\u2019est pas le cas, on va lui cacher des choses à lui aussi.Ce relationniste, qui avait été enquêteur, pouvait se pointer dans le bureau des crimes majeurs et se faire conter toute l\u2019histoire par ses collègues qui savaient qu\u2019ils pouvaient lui faire confiance, parce qu\u2019il connaissait la musique.Après ça, il pouvait nous donner l\u2019information juste en utilisant son filtre à lui, tout dépendant de la personne à qui il s\u2019adressait.Bonne retraite Bruno.NORMAND BOIVIN Ah les relationnistes ! \u2014 A R C H I V E S L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M4 LE MAG ARTISTE DES TEMPS MODERNES MÉLANIE CÔTÉ mcote@lequotidien.com Sa liste d\u2019attente est de deux ans, minimum.Sa renommée traverse les frontières et elle collectionne les prix.La tatoueuse de Chicou- timi Gabrielle Munger n\u2019a plus besoin de présentation.La fin de semaine dernière, la propriétaire d\u2019Addik Tattoo a fait tourner bien des têtes lors du Ottawa-Gatineau Capital City Ink Fest, au Hilton du Lac Leamy.Elle a remporté trois prix pour des œuvres qui peuvent laisser pantois : une première place et une deuxième pour l\u2019oeuvre du jour (The Best of the Day) et une deuxième position dans la catégorie Réalisme.Elle a failli revenir avec deux premières places, car le choix de l\u2019une des oeuvres du jour s\u2019est décidé au bris d\u2019égalité.« Ça fait cinq, six ans que je fais des congrès.Il y a environ 200 tatoueurs sur place et chacun a son kiosque », explique Gabrielle qui, à travers ses diverses participations à des congrès, a déjà mis la main sur une dizaine de prix.En fin de semaine passée, elle a remporté un prix pour chaque tatouage qu\u2019elle a présenté.Le principe est simple : pour le tatouage du jour, elle doit faire son œuvre sur place, pendant la convention.Pour la catégorie Réalisme, elle peut présenter un tatouage qu\u2019elle a fait précédemment.Pendant le congrès, elle peut mettre environ six à sept heures pour un tatouage, alors qu\u2019en boutique, où elle « est moins dérangée », il lui aurait fallu cinq heures.Ce sont des tatoueurs d\u2019expérience \u2013 quatre ou cinq \u2013 qui, après la journée de travail, sélectionnent les gagnants en donnant des notes sur 10, a expliqué Gabrielle Munger au Progrès, lorsque rencontrée à sa boutique de la rue Racine, à Chicoutimi.La convention avait lieu du 12 au 14 novembre.Vendredi, elle a fait le rappeur Mac Miller, samedi, elle s\u2019est inspirée du jour des Morts (Día de los muertos), et pour dimanche, elle décrit son tatouage comme étant un masque japonais.Pour ses œuvres, elle a respectivement remporté les première, deuxième et deuxième places.« Dans les congrès, il y a beaucoup de bruits, de l\u2019animation, des \u201csides shows\u201d.de drôles d\u2019affaires ! C\u2019est aussi plus difficile pour les clients, surtout pour le réalisme, car c\u2019est plus intrusif », explique l\u2019artiste.C\u2019est pour cette raison que ses clients paient un tarif ajusté à la baisse dans les conventions.En juin, elle se rendra à Toronto où se tiendra un événement de calibre international.Environ 250 participants seront regroupés dans « ce plus gros congrès de l\u2019Est canadien », explique celle qui y a participé il y a deux ans.Et ce n\u2019est pas tout.Gabrielle Munger est aussi commanditée pour aller présenter son art en Chine, où elle a un visa de travail pour dix ans.Elle peut donc y tatouer, mais elle y fait aussi beaucoup de représentation.Bien sûr, avec la pandémie, tout a été mis sur pause, mais les voyages à l\u2019étranger devraient bientôt reprendre.Le tatouage n\u2019est pas arrivé par hasard dans la vie de Gabrielle.Elle a toujours été intéressée par les arts \u2013 sa mère les enseigne à Arvida \u2013, donc « j\u2019ai toujours été dans le milieu ».C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui l\u2019a incitée à faire un diplôme en arts au Cégep de Jonquière avant de parfaire son apprentissage dans le milieu du tatouage.« Ç\u2019a bien fonctionné pour moi.Ça va bientôt faire 10 ans », mentionne celle qui avoue avoir de bonnes aptitudes en dessin.Justement, avant de faire un tatouage sur un client, selon le projet soumis, Gabrielle le dessine d\u2019abord sur un iPad.« Je travail le en numérique avant.Je peux aussi prendre une photo de la partie du corps où sera fait le tatouage, alors je peux le mettre dessus et visualiser l\u2019effet.J\u2019imprime un stencil sans les couleurs, que je colle sur la peau du client, et ensuite, je suis le plan.» Gabrielle ne s\u2019en cache pas : quand il y a de la couleur, c\u2019est plus difficile.Pour suivre la saturation, les différentes teintes, i l y a certaines techniques à respecter.« Je fais moins de réalisme en couleurs parce que c\u2019est plus difficile », explique Gabrielle, qui se qualifie comme étant l\u2019une des seules à pratiquer cette technique au Saguenay-Lac-Saint- Jean.Ce n\u2019est pas pour rien que ses clients viennent de Fermont, de Sept-Îles, de Montréal et d\u2019Ottawa, entre autres villes, pour se faire tatouer par elle.LE TATOUAGE DÉMOCRATISÉ Avec l\u2019évolution de sa clientèle, Gabrielle Munger a vu l\u2019industrie du tatouage se démocratiser, à travers les années.Des Le succès des tatouages réalistes de Gabrielle Munger ne fait plus de doute \u2014 P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M5 LE MAG Gabrielle Munger est tatoueuse depuis bientôt 10 ans.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE p r o f e s s i o n n e l s c o m m e d e s notaires, des avocats, des docteurs et des enseignants font partie de ses clients réguliers.« Les policiers représentent aussi une grosse partie de ma c l i e n t è l e .U n e t r a v a i l l e u s e sociale m\u2019a déjà dit que c\u2019est plus facile pour elle de communiquer avec les gens parce qu\u2019elle leur ressemble, donne- t-elle en exemple.Très peu de domaines refusent maintenant les candidats parce qu\u2019ils ont des \u201ctattoos\u201d », assure-t-elle.LONGUE LISTE D\u2019ATTENTE Les photos vous parlent ?Les tatouages de Gabrielle Munger vous impressionnent et vous aimeriez en avoir un ?Un seul mot à retenir : patience ! En septembre 2020, elle a ouvert ses plages horaires pour\u2026 deux ans ! Elles se sont remplies en un clin d\u2019oeil.La prochaine date à surveiller : septembre 2022.« Quand j\u2019ai ouvert les dates en septembre 2020, j\u2019ai eu 800 demandes.Je peux en prendre environ 300 par année », explique celle qui fait uniquement de « grosses pièces ».N o r m a l e m e n t , G a b r i e l l e annonce à l\u2019avance son ouverture d\u2019agenda.Ses clients potentiels peuvent ainsi se préparer, choisir leur dessin, et « appliquer » le moment venu.Car l\u2019artiste ne s\u2019en cache pas, elle choisit les projets pour toujours se dépasser.Et combien ça coûte ?Il faut prévoir environ 200 $/heure, donc environ 1200 $ plus taxes pour une œuvre complète.Lors du passage du Progrès , plus tôt cette semaine, dans les locaux d\u2019Addik Tattoo, Gabrielle s\u2019affairait d\u2019ailleurs à reproduire le Joker sur Adam, un client « régulier », sur qui elle a fait une superbe manche.Gabrielle n\u2019est pas la seule à travailler dans sa boutique.Au total, six tatoueurs sont présents, en plus d\u2019une autre personne qui offre le service de piercing.Les locaux de la rue Racine sont également partagés avec Jog Tatoo.Et malgré cette renommé e sans cesse grandissante, pas question pour elle de quitter le Saguenay-Lac-Saint-Jean.« J \u2019ai une maison à la campagne, un grand terrain avec des animaux.Je ne me verrais pas avoir des poules dans un quatre et demi à Montréal, dit-elle en riant.Et ici, les gens se déplacent quand même.» Gabrielle Munger est revenue les mains pleines de prix du Ot- tawa-Gatineau Capital City Ink Fest, tenu en fin de semaine dernière.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Lors du passage du Progrès, Gabrielle était en train de faire le Joker sur Adam.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE 1 2 3 4 Dans la catégorie Réalisme, Gabrielle Munger a remporté la première place avec son tatouage du rappeur Mac Miller.\u2014 PHOTO COURTOISIE Le réalisme des œuvres de Gabrielle Munger est reconnu dans le milieu.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Pour son masque japonais, la propriétaire de Addik Tattoo a fini deuxième.\u2014 PHOTO COURTOISIE Gabrielle Munger a remporté la deuxième place pour son tatouage inspiré du jour des Morts.\u2014 PHOTO COURTOISIE 1 3 4 2 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M6 A vez-vous déjà entendu parler de la justice réparatrice ?C\u2019est là une façon différente de « faire justice », sans toutefois remplacer la justice des tribunaux.La justice réparatrice met l\u2019accent sur les conséquences qui surviennent dans la vie des personnes impliquées dans un geste criminel, c\u2019est-à-dire les personnes qui sont victimes, l\u2019auteur de ces gestes de violence et le citoyen affecté par l\u2019acte perpétré.Ces personnes constituent les acteurs principaux de la justice réparatrice, à la différence de la justice des tribunaux, qui s\u2019exerce par l\u2019intermédiaire d\u2019avocats et de juges.La justice des tribunaux cherche à prouver la culpabilité de l\u2019agresseur et s\u2019intéressera au témoignage de la victime pour arriver à établir la preuve de culpabilité recherchée.La justice réparatrice cherche plutôt à permettre la rencontre entre agresseur, victime et citoyen pour dialoguer ensemble et répondre à leurs besoins respectifs.Il existe une grande variété de mises en pratique de ces grands principes caractérisant la justice réparatrice.Ici, il est question d\u2019expériences vécues au Centre de services de justice réparatrice (CSJR), et ce, depuis 20 ans.Cette démarche ne s\u2019adresse pas à tous les offenseurs ni à toutes les personnes victimes.Au premier, l\u2019on exigera la pleine reconnaissance de sa responsabilité face au crime commis.L\u2019agresseur vit soit en prison, soit en maison de transition.Donc le tribunal lui a déjà imposé une peine qu\u2019il purge et son engagement à participer à des rencontres en justice réparatrice ne peut en aucun cas lui permettre d\u2019alléger sa peine.Le but est de l\u2019inviter à se préparer à réparer les torts causés, dans toute la mesure du possible, pour qu\u2019à sa sortie de prison, il place sa vie sous le signe de la réparation.De la personne victime, on s\u2019attendra qu\u2019elle ait été ou soit en démarche personnelle auprès d\u2019un groupe d\u2019entraide ou auprès d\u2019un thérapeute.On comprendra qu\u2019elle veut des réponses qu\u2019elle n\u2019a jamais obtenues, qu\u2019elle veut être entendue et surtout crue, qu\u2019il y ait eu procès ou non.De nombreuses questions restent souvent sans réponses : pourquoi le geste a-t-il été posé ?Comment a-t-il été posé ?Pourquoi cela m\u2019est-il arrivé à moi ?Qu\u2019est-ce qui se passe dans la tête d\u2019un agresseur ?La justice réparatrice permet, contrairement à la justice traditionnelle, de poser ces questions et d\u2019y trouver des réponses.Dans un cercle de justice réparatrice, on retrouvera également un membre de la communauté.Cette personne peut poser des questions aux participants pour leur démontrer comment la collectivité peut être affectée par un crime commis.Elle peut aussi encourager les deux autres participants à dialoguer pour qu\u2019ils s\u2019entraident à guérir leurs souffrances.Une précision importante : le CSJR ne met pas en présence un agresseur et sa propre victime.Nous mettons plutôt en présence des personnes ayant vécu un crime similaire ou apparenté.De manière étonnante, nos nombreuses expériences nous démontrent l\u2019efficacité d\u2019un tel jumelage.COMMENT ÇA SE PASSE?Un agresseur admettant sa responsabilité, une victime acceptant de replonger dans ses souffrances, un citoyen désireux de contribuer à les aider dans leurs démarches et finalement deux animateurs, un homme et une femme, ensemble, viendront former un cercle de parole et se rencontreront à trois reprises pendant trois heures, dans un établissement pénitencier ou hors les murs, lorsque l\u2019agresseur est en maison de transition.Durant ces neuf heures, les animateurs invitent les participants à parcourir trois étapes.Dans un premier temps, il s\u2019agit de faire le récit des événements.Ensuite sont abordées les conséquences qui en ont découlé, dans leur vie et celle de leur entourage.La troisième étape constitue à explorer les gestes de réparation posés ou à poser.Voilà que s\u2019engage un dialogue inhabituel, mais des plus respectueux.Au fil des rencontres, les participants en viennent à écouter l\u2019autre, à comprendre ce qui s\u2019est passé, à se poser des questions mutuellement, libérant dans la foulée paroles et émotions.DES RÉSULTATS SURPRENANTS ET ENCOURAGEANTS De ces rencontres, ces personnes blessées vont en ressortir moins accablées, avec plus d\u2019estime d\u2019elles-mêmes, avec plus de dignité.D\u2019autres affirmeront mieux dormir, être moins anxieuses, éprouver moins de peurs.Le citoyen entendant ces dialogues transformateurs pourra témoigner de la capacité de l\u2019humain de se reprendre en main, même comme agresseur, car tout être humain est plus grand que les actes de violence posés.Un retour sur l\u2019expérience nous confirme que les participants ne s\u2019attendaient pas à des résultats si heureux : un grand apaisement et des relations restaurées.Voilà la mission et la contribution sociale apportée par le Centre de services de justice réparatrice.D\u2019ailleurs, comme le dit Henri Laborit : « Ne devrions-nous pas être les médecins les uns des autres ?» RAOUL LINCOURT, COFONDATEUR DU CENTRE DE SERVICES DE JUSTICE RÉPARATRICE La justice réparatrice : mettre l\u2019accent sur les conséquences \u2014 1 2 3 R F spiritualité leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M7 Toi aussi tu peux danser Q uand je regarde les prouesses des danseurs à Révolution, l\u2019estoma- quante compétition de danse diffusée à TVA le dimanche soir, je songe parfois à l\u2019inaptitude de mes hanches à réagir au rythme.Comme disait Louis-Josée Houde en ouverture du dernier gala de l\u2019ADISQ, je suis un de ces hommes blancs affligés par une « absence de swing dans le bassin ».En vacances dans un tout inclus à Cuba, il y a quelques années, j\u2019ai été invité un soir sur la scène par un animateur qui a essayé de m\u2019enseigner la bacha- ta devant un public de gringos paquetés.Il a mis tout son cœur à m\u2019inculquer le roulement de hanches avant de déclarer forfait.« Je pense que ce gars-là n\u2019est pas fait pour danser, a-t-il justifié à la foule.Donnez-lui une bonne main d\u2019applaudissement pour l\u2019effort ! » C\u2019est dommage que le talent m\u2019esquive, parce que j\u2019adore danser.P\u2019tit gars, j\u2019accompagnais ma mère au sous-sol quand elle se laissait aller sur les vinyles de Michael Jackson.Jeune adulte, j\u2019étais parfois le seul gars de ma bande à m\u2019agiter sur la piste de danse, pendant que mes chums s\u2019enracinaient au bar.Je n\u2019ai pas lâché.Avec trois gars célibataires, je me suis inscrit à un cours de salsa.Puis, à un cours de swing en compagnie d\u2019une coloc.J\u2019y ai appris une dizaine de mouvements et de tours que je recycle allègrement dans les partys de Noël.Aujourd\u2019hui encore, mon bassin, mes jambes et mes bras ont l\u2019air de se ficher l\u2019un de l\u2019autre au son de la musique.Mais je vais continuer à danser quand même.Un jour peut-être que mon style désarticulé sera imité.Chose certaine, avec la réouverture des pistes de danse, j\u2019ai la ferme intention de continuer à me ridiculiser.Vous devriez faire pareil, les piliers de bar.Si vous en doutez, vous devriez lire ce que les neuroscientifiques et danseurs Julia F.Christensen et Dong-Seon Chang ont à dire sur les bienfaits de la danse.D\u2019abord publié en allemand, puis en anglais cet automne, leur livre s\u2019intitule « Dancing Is the Best Medicine (La danse est la meilleure médecine) ».Christensen est une ex-balle- rine de haut niveau qui a dû interrompre son ascension à cause d\u2019une blessure au dos.Chang, lui, a surmonté une dépression grâce au swing.Mais la vedette incontestée de leur bouquin, c\u2019est la danse elle-même.Selon les auteurs, plusieurs études ont montré que les bébés et les tout-petits sont incapables de réprimer l\u2019envie de danser.Leur corps miniature remue naturellement au son de la musique.En vieillissant, ils continueront à se mouvoir sur la musique de manière plus ou moins inélégante, en trashant dans un spectacle de heavy métal ou en enchaînant un tango sulfureux dans une soirée.Christensen et Chang expliquent que des cellules dans notre cerveau responsables d\u2019écouter la musique et de coordonner les mouvements sont liées.Les sons pénètrent dans nos oreilles et voyagent sous forme d\u2019impulsions nerveuses qui incitent directement nos jambes à bouger.Et la joie s\u2019impose dans la foulée.Qu\u2019on danse le merengue, le cha-cha-cha ou la valse, le cerveau réagit à la combinaison de la musique, du mouvement et du toucher (en couple) en libérant des hormones qui nous procurent un vif sentiment de bien-être.En prime, notre cœur pompe, notre respiration se fortifie, nos muscles s\u2019exercent et notre posture se redresse.Mais le côté social de la danse constitue un de ses plus grands bénéfices, soulignent Christensen et Chang.Ceux qui s\u2019inscrivent à un cours de danse ne trouvent pas seulement des techniques ; souvent, ils trouvent aussi une communauté.T\u2019es tout seul un vendredi soir ?Il y a de fortes chances qu\u2019il y ait une soirée de swing, de salsa ou de danse country organisée quelque part en ville.Il ne semble pas y avoir de statistiques sur le nombre de gars qui ne dansent pas au Québec ou au Canada.Mais si nous ressemblons à nos amis britanniques, plus des trois quarts des hommes n\u2019ont jamais ou rarement dansé, selon un sondage de 2017 commandité par la BBC.Comment peut-on amener les réfractaires à danser ?On peut se crinquer en écoutant Révolution.On peut demander à un ami qui danse déjà de nous initier.Et, bien sûr, on peut s\u2019inscrire à un cours.Mais il faut d\u2019abord surmonter un obstacle intérieur.Dans leur livre, Christensen et Chang racontent que, lors d\u2019un congrès, ils ont assisté à une conférence d\u2019un chercheur sur l\u2019importance des activités partagées pour la socialisation.Le soir, ils ont vu le même chercheur planté au bar pendant que la plupart des gens s\u2019éclataient sur la piste de danse.« Je ne pense pas qu\u2019il soit introverti, s\u2019est dit Chang.Je pense qu\u2019il sait à quel point il pourrait avoir du fun avec le reste de la bande.C\u2019est son champ de recherche.Peut-être qu\u2019il n\u2019a pas le courage » \u2026 Écouter Révolution peut être un bon moyen de se motiver à danser.\u2014 PHOTO OSA IMAGES MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com Dommage que le talent m\u2019esquive, parce que j\u2019adore danser nous, les humains 0081548 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M8 B ienvenue à Wayne.Population : autrefois 2490, maintenant 29.Le panneau trône au-dessus de quatre wagons de bois en décrépitude posés sur une ancienne section de voie ferrée.Il me fallait absolument m\u2019arrêter pour une photo.Le village albertain se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud- est de Drumheller.Le hasard seul ne suffira pas à aboutir dans cette ancienne communauté minière.Sur la route 56, un panneau indique encore la direction vers Wayne.La route secondaire traversera dix ponts, tous au-dessus de la même rivière Rosebud, avant d\u2019arriver à destination.Tout au bout, un saloon et un hôtel sont tout ce qu\u2019il reste de l\u2019ancien hameau de mineurs.Dans les belles années du charbon, entre 1912 et les années 1930, ils étaient plus de 2000 à vivre là, à animer deux écoles, un hôpital et quelques commerces.Mais le déclin du charbon a entraîné la démographie avec lui, si bien que le saloon, curiosité au milieu de nulle part, agit principalement comme attraction touristique.Aujourd\u2019hui, son petit stationnement se remplit rapidement avec la poignée de touristes qui s\u2019y arrêtent pour manger.De l\u2019intérieur, l\u2019ancien bar est encombré comme on s\u2019y attend.Des plaques d\u2019immatriculation, de vieilles photos, un piano et le crâne d\u2019une bête cornue rappellent l\u2019ambiance des westerns.Dans les années 1920, le bar avait été affublé du nom de Bucket of Blood en raison des nombreuses batailles qui y survenaient entre les mineurs.Selon l\u2019ancienne propriétaire, les fêtards buvaient, sortaient se bagarrer, et rentraient pour une autre tournée de bière.La légende du saloon raconte aussi qu\u2019un beau jour des années 1970, trois étrangers sont entrés à l\u2019hôtel adjacent pour commander des pintes de houblon.Une fois leurs rafraîchissements servis, ils auraient refusé de payer la facture.Le barman serait alors retourné calmement derrière son bar, aurait dégainé un pistolet et aurait tiré un coup au-dessus de la tête de chacun des visiteurs.Aujourd\u2019hui, trois trous de balle bien encadrés sont toujours visibles au-dessus du vieux piano.Si l\u2019envie vous prend de passer la nuit au Rosedeer Hotel de Wayne, sachez que la rumeur souffle que son troisième étage est hanté.Étrangement, j\u2019adore ces villages où il n\u2019y a (presque) plus rien à voir.On n\u2019y reste jamais une éternité, même si l\u2019éternité, elle, y passe tout son temps.J\u2019ai eu le même sentiment à Val-Jalbert, au Québec, où les murs des bâtiments encore debout sont les gardiens de tellement de secrets.J\u2019aime imaginer comment on y vivait autrefois.JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR LES «FANTÔMES» DE WAYNE, DOROTHY ET PATRICIA 1 leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M9 VOYAGES À une trentaine de kilomètres de Wayne, le long de la route 570, se trouve la charmante Dorothy, un autre village qu\u2019on risque de rater si on cligne trop longtemps des yeux.Avec une population de plus ou moins dix personnes, le hameau n\u2019a semble-t-il jamais vraiment dépassé la centaine de citoyens.Son silo de grains, qui a pour le moment échappé au temps, se découpe magnifiquement sur un fond rocheux et de terres agricoles.On le trouve toutefois dans un état d\u2019abandon qui lui laisse présager un avenir très incertain.Un seul arbre se déploie sinon à l\u2019entrée de « l\u2019agglomération », où le silence arpente les rues entre quelques furtifs chiens de prairie.Un homme prenant appui sur une camionnette a choisi l\u2019endroit pour y faire voler son drone.Là, aucun danger d\u2019interférence.On raconte que Dorothy a vu le jour au début des années 1900.Il s\u2019agissait d\u2019un lieu de rencontre important, si bien qu\u2019on y a déjà répertorié une épicerie, un étal de boucher, un restaurant, une école et deux églises.Les bâtiments de bois ont un temps été laissés sans entretien, mais les touristes peuvent maintenant contribuer à leur restauration en proposant un don en argent.Sous un ciel bleu moutonné de nuages joufflus, le silence à nos côtés, on croit apercevoir à Dorothy toute l\u2019immensité du monde.Il y a ce vide jusqu\u2019à très loin.Et parfois le bourdonnement d\u2019une voiture qui passe sa route comme un battement de cils.Mon coup de cœur demeure le village de Patricia, plus au sud, où vivent encore 88 citoyens, selon le recensement de 2020.Surtout, c\u2019est le Patricia Hotel-Bar-B-Q Pit qui avait retenu mon attention en aboutissant par hasard dans mes recherches sur Google.Voilà un autre saloon aux murs bien chargés, où la population locale s\u2019arrête pour boire et manger.Là, le bœuf albertain est bien entendu à l\u2019honneur, mais on peut aussi se laisser tenter par un steak de bison.Peu importe la coupe de la viande choisie, on la grille soi- même dans un coin du restaurant.C\u2019est la version carnivore du bar à pain de Pacini.Pendant qu\u2019on patiente, on s\u2019amuse à décoder les blagues tantôt anodines, tantôt grivoises, qui couvrent les murs de l\u2019endroit.Soupe, salade, patate.on nous offre suffisamment à manger pour qu\u2019on ressorte de là bien rond.Ce soir-là, c\u2019était le calme plat à Patrica qui a, semble-t-il, déjà fait les manchettes dans les années 1970 quand un propriétaire local a fait don d\u2019un bout de terre d\u2019une valeur de 3 $ au premier ministre Pierre Elliott Trudeau.Celui-ci aurait refusé la propriété du terrain.Malgré la petite taille du village, le grand saloon est semble-t-il bondé dès qu\u2019un rodéo se tient en région.Enfin, si au Québec des symboles religieux trônent au coin des rangs dans plusieurs villages, à plusieurs intersections entre Drumheller et Patricia, en Alberta, ce sont plutôt des dinosaures qui voient passer les rares véhicules arpentant les routes de campagne.1 À Dorothy, un ancien silo résiste encore au temps.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 2 Le Last Chance Saloon est le seul commerce encore ouvert dans le hameau de Wayne, où la population est de 29 habitants.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 3 Le saloon du village de Patricia correspond à l\u2019image qu\u2019on se fait de ce type d\u2019établissement?: murs encombrés, bustes d\u2019animaux et photos d\u2019époque.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU 2 3 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M10 VOYAGES SAMUEL LAROCHELLE Collaboration spéciale Jonathan B.Roy vit le fantasme de plusieurs globe-trotteurs?: être payé pour voyager pendant un an.En effet, celui qu\u2019on a connu durant ses voyages à vélo partout sur la planète a été choisi par Airbnb afin de promouvoir le télétravail à l\u2019international.Son profil a été sélectionné parmi 314 000 candidatures?! Rentré au Québec au début de la pandémie, l\u2019auteur du livre Histoires à dormir dehors était occupé à replanter ses racines dans le territoire qui l\u2019a vu naître lorsqu\u2019il a su qu\u2019Airbnb cherchait 12 voyageurs pour mettre en lumière son programme Live Anywhere.Non pas des influenceurs musclés et bronzés dont les comptes Instagram regorgent d\u2019abonnés, mais des individus de tous les horizons qui séjourneraient au moins 28 jours dans chacune de leurs destinations.En échange d\u2019une somme couvrant leurs dépenses et des crédits d\u2019hébergement, les 12 chanceux doivent remplir deux tâches : répondre à des questions sur leur expérience au début, au milieu et à la fin de chaque séjour, et accepter que la multinationale partage certaines de leurs photos de voyage.Aux yeux de Jonathan B.Roy, cela semblait trop beau pour être vrai ! « J\u2019étais convaincu que c\u2019était une arnaque, un peu comme les appels nous annonçant qu\u2019on vient de gagner une croisière », explique-t- il en visioconférence en direct de Marrakech.« Je me disais qu\u2019il n\u2019y avait aucune chance que ça arrive, mais que je pouvais quand même prendre 10 minutes pour remplir le formulaire.» Puis, tout a déboulé.Il a passé des entrevues, appris qu\u2019on l\u2019avait choisi et reçu de l\u2019argent dans son compte.« À ce moment-là, je me suis dit qu\u2019il fallait peut-être que je pense à ma valise ! » (RE) PARTIR EN VOYAGE N\u2019allez pas croire que le grand voyageur attendait la première occasion de quitter le pays.« Les gens nous mettent souvent dans une boîte, dit-il.Quand j\u2019étais avocat, j\u2019étais seulement l\u2019avocat.Durant mes voyages à vélo, j\u2019étais le cycliste toujours parti en voyage.Pourtant, on est tous beaucoup plus que notre travail ou un seul aspect de notre personnalité.Je suis capable de faire autre chose que du vélo au bout du monde.» Il précise d\u2019ailleurs que sa motivation principale a toujours été la curiosité, et non le nombre de kilomètres avalés ou de pays visités.« Je voulais voir comment les gens vivent ailleurs, à quoi ressemblent le climat et les paysages, découvrir la petite histoire des habitants et la grande histoire de leur pays.Après des années à vivre ainsi, je pensais avoir fait le tour.» Après quatre ans à pédaler, il a été freiné par la pandémie, deux mois avant la fin de son projet.« Ce n\u2019était pas aussi choquant que si j\u2019étais au début d\u2019une aventure que je préparais depuis des années.J\u2019avais presque complété ce que j\u2019avais prévu.» Son retour au Québec a même été adouci par la pandémie, qui forçait tout le monde à s\u2019ajuster à un nouveau mode de vie.« Je connais des voyageurs qui sont rentrés chez eux après de longs séjours, avant la pandémie, et qui réalisaient que rien n\u2019avait changé, alors qu\u2019eux n\u2019étaient plus les mêmes.Ça, c\u2019est dur à vivre.» Ne comptez pas non plus sur lui pour se plaindre de l\u2019isolement dû aux mesures sanitaires.« Quand je voyageais à vélo, j\u2019étais seul la plupart du temps.Parfois, je préférais rester dans ma tente plutôt que de séjourner dans les hôtels qui étaient trop laids.Donc, le fait de revenir au Québec et de pouvoir apprécier un matelas, une douche et la nature, ce n\u2019était que du positif.» NOMADE DE NOUVEAU Pendant près d\u2019un an et demi, il a apprécié sa vie québécoise aux côtés de sa copine, Gabrielle, avec qui il a fait des offres d\u2019achat sur quelques maisons.Manque de chance, le marché immobilier endiablé a bousillé leurs plans.À moins que ce ne soit le destin qui voulait les faire voyager ensemble.Le 30 septembre, ils se sont envolés vers le Maroc, où ils louent un appartement pendant plusieurs semaines.Sur place, le voyageur québécois écrit des articles et le deuxième tome de ses aventures à vélo, en plus de découvrir le pays du couchant lointain.Dès son arrivée, il a été saisi par le caractère chaotique de la capitale, la forte présence du désert, la couleur ocre qui tapisse son regard et.le plaisir d\u2019être ailleurs.« J\u2019ai réalisé que les voyages me manquaient.Ça fait du bien d\u2019être un peu perdu et de ne pas savoir quoi faire.J\u2019aime être ici.Je dirais même qu\u2019un mois, ce n\u2019est pas assez.» C\u2019est pourtant l\u2019entente avec Airbnb : de quatre à six semaines par ville et hop ! on recommence ailleurs.Prochains arrêts : Albanie, Slovénie et Italie.« Quand on préparait nos valises, on devait penser à ce qu\u2019il nous fallait durant presque un an, mais c\u2019est difficile de savoir où on pourra aller en fonction de la pandémie et des vaccins.» Les amoureux ont néanmoins choisi de se priver des vélos, très chers et complexes à transporter sur une base régulière.À la place, i ls se creusent les méninges pour choisir les pays et les lieux d\u2019hébergement.« Dans certains pays, les crédits Airbnb pourraient nous permettre de louer le parlement ! » Qu\u2019est-ce qu\u2019on disait déjà ?Ah ! oui, il est payé pour voyager.Jonathan B.Roy et sa copine Gabrielle devant une mosquée à Casablanca, au Maroc.\u2014 PHOTO COURTOISIE VOYAGER SUR LE BRAS D\u2019AIRBNB leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M11 L\u2019ÉVEILLEUR DE CONSCIENCES Six ans après sa visite à Mashteuiatsh, où ont été amorcées ses recherches, l\u2019auteur et comédien Philippe Ducros présentera la pièce La cartomancie du territoire au Saguenay-Lac-Saint- Jean.Il sera accompagné sur scène par Sharon Fontaine Ishpatao, ainsi que Marco Collin, qu\u2019on voit sur cette photo.PAGE M13 \u2014 P H O T O C O U R T O I S I E , M A X I M E C Ô T É SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M12 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Éclectique.C\u2019est le mot qu\u2019emploie le directeur général du Côté-Cour, Dario Larouche, afin de décrire les 17 spectacles présentés dans cette salle l\u2019hiver prochain.Du rock, du hip-hop, des découvertes, des artistes établis et l\u2019inclassable Mononc\u2019 Serge en version « full band ».De quoi se muscler l\u2019oreille pour la peine.Ayant retrouvé sa capacité de 130 places, l\u2019antre jonquié- rois profitera de cette saison pour régler ses comptes avec la COVID.Les derniers reports seront en effet honorés, à moins que le ciel \u2013 ou la toiture \u2013 ne tombe sur la tête du diffuseur.Parmi eux, notons le solo de Diane Tell s\u2019appuyant sur Haïku, l\u2019album réalisé par le Jeannois Fred Fortin (8 avril).« Elle s\u2019accompagnera à la guitare et on ne sait pas encore si un violoniste fera partie de ce spectacle.Ce sera hyper-intimiste », a mentionné Dario Larouche lors d\u2019une entrevue accordée au Progrès.La grille comprend d\u2019autres valeurs sûres, notamment la formation trad Le Rêve du Diable (24 février), La Bronze (4 mars), ainsi que Beyries (19 février) et Mononc\u2019 Serge (22 avril).Signalons que le 30 novembre, le grand escogriffe sortira l\u2019album L\u2019an 8000.S\u2019agissant des découvertes, elles comprennent le duo country-folk Véranda (19 février), les douces harmonies de Marie Claudel (3 mars), l\u2019excellent Elliot Maginot (26 mars), de même qu\u2019un protégé de Tire le Coyote, le jeune artiste Nicolas Gémus (19 mai).De son côté, le hip-hop sera représenté par le groupe Alaclair Ensemble (25 février), tandis que le rock, versant punk, fera résonner les murs centenaires du bâtiment grâce à Rouge Pompier (2 avril) et aux Planet Smashers (4 février).« Nous recevrons également le groupe Drogue (14 mai), que Fred Fortin a pris sous son aile.Il est formé de musiciens compétents qui vont brasser la cabane », a nt i c i p e Da r i o L a ro u c h e.I l confirme aussi qu\u2019un spectacle aura lieu dans le cadre du Festival jazz et blues de Saguenay.Sa nature sera précisée lorsque le comité organisateur dévoilera sa programmation.RETOUR À LA NORMALE La prochaine saison sera la première, depuis l\u2019automne 2019, à se dérouler dans un contexte à peu près normal.Après le retour à la pleine capacité, mais avec masques, une nouvelle étape a été franchie cette semaine, alors que le gouvernement a autorisé les gens à danser, si tel était leur désir.C\u2019est dans cette atmosphère de moins en moins restrictive que la grille actuelle achèvera de se déployer.« En décembre, nous présenterons Matt Holubowski (7 et 8 décembre), Les Deuxluxes (9 décembre), Vie de Quartier (10 décembre) et Les Jellybeans (17 décembre).Ça finira tard », confirme Dario Larouche.Il ajoute que les amateurs de musique répondent bien, même si la décision du Côté-Cour de revenir à sa pleine capacité a déçu quelques clients.« Certaines personnes ont en effet demandé un remboursement parce qu\u2019elles ne voulaient pas être collées sur des étrangers.D\u2019autres ont posé le même geste en raison de l\u2019obligation de porter le masque », rapporte le directeur général.Il prend acte de ces réactions, tout en affirmant que l\u2019organisme sans but lucratif n\u2019avait pas le choix d\u2019ouvrir les vannes.Après avoir traversé une période où 98 % de ses revenus s\u2019étaient volatilisés, du fait du confinement, le moment est venu de ramener un peu d\u2019oxygène dans le système.« Il faut aussi prendre en considération le fait que le gouvernement du Québec va réduire son aide, maintenant que nous pouvons fonctionner à pleine capacité.Il est devenu impossible d\u2019accommoder tout le monde », fait observer Dario Larouche.17 SPECTACLES POUR LA SAISON UN HIVER ÉCLECTIQUE AU CÔTÉ-COUR Alaclair Ensemble Mononc\u2019Serge La Bronze \u2014 P H O T O C O U R T O I S I E \u2014 P H O T O C O U R T O I S I E \u2014 P H O T O C O U R T O I S I E leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 ARTS ET SPECTACLES M13 L\u2019auteur Philippe Ducros présente la pièce La cartomancie du territoire DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Prendre la route est chose normale pour les artistes.C\u2019est ainsi qu\u2019ils rencontrent le public, mais certains poussent l\u2019exercice beaucoup plus loin.Philippe Du- cros, par exemple.Non seulement joue-t-il dans La cartomancie du territoire, mais c\u2019est en sillonnant le Québec pendant des années, moitié auteur, moitié chercheur, que le puzzle que représente cette pièce atypique a pris forme dans son esprit.Lui-même l\u2019associe à du théâtre documentaire et, justement, le personnage qu\u2019il campe aux côtés de Marco Collin et Sharon Fontaine Ishpatao est un auteur nommé Phil ippe Ducros.Le voyage auquel sont conviés les spectateurs, qui les mènent dans plusieurs communautés associées aux Premières Nations, est calqué sur le sien.« C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un Québécois qui cherche à comprendre ce qui est arrivé.Or, quand je débarque chez les Premières Nations, je ne suis pas un prêtre pédophile, mais j\u2019ai hérité des privilèges liés au système colonialiste.Donc, il y a de la méfiance et c\u2019est normal.Même à Marco, il a fallu que j\u2019explique mon projet », a confié l\u2019auteur et comédien au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.C\u2019était il y a six ans.Depuis, des liens solides ont été tissés, ce qui lui a permis de brosser un portrait de la situation qui s\u2019adresse à tous, mais plus spécifiquement aux Québécois allochtones.« Je l\u2019ai écrit pour eux parce que le colonialisme, c\u2019est l\u2019expression de la culture occidentale, énonce-t-il.Sans tomber dans la culpabilité, nous devons connaître la vérité et réfléchir à propos de cet héritage qui est le nôtre.» LE PAYSAGE ET LA LANGUE La forme qu\u2019emprunte La cartomancie du territoire est à la mesure des ambitions de Philippe Ducros.Parler des Premières Nations, c\u2019est parler du territoire, et comment y parvenir sans le montrer ?C\u2019est ce qui explique le recours au vidéo, fruit de nombreux tournages effectués en région, notamment à Mashteuiatsh.« On voit le paysage à partir duquel un imaginaire, une cosmogonie, ont été développés par les Premières Nations, décrit Philippe Ducros.Il est beau, même si on a intégré des coupes à blanc, ainsi que les conséquences de l\u2019exploitation minière menée par les Blancs.Dans la pièce, le paysage constitue un personnage à part entière.» L\u2019autre dimension qui lui semblait incontournable est la langue innue.Elle aussi occupe une place centrale dans La cartomancie du territoire.« Quand je parlais à des survivants des pensionnats, ils invoquaient fréquemment le territoire, de même que le retour à la langue ancestrale, fait-il observer.Dans leur esprit, c\u2019est ainsi qu\u2019ils pourront retrouver leur dignité.» L\u2019écriture de la pièce a débuté sous le règne du premier ministre Stephen Harper, auquel a succédé Justin Trudeau.Les choses se sont- elles améliorées autant qu\u2019on voudrait le croire ?Disons que l\u2019auteur est sceptique.« Harper était dans la négation de ce qui est arrivé aux Premières Nations, alors que Trudeau utilise ce dossier pour faire du \u201cred washing\u201d, sans accomplir le travail de base », répond-il.Il en veut pour preuve l\u2019approvisionnement en eau, problématique dans p l u s i e u r s c o m m u - nautés.Mais les politiciens n\u2019ont pas tous les torts.Une part revient aux citoyens, dont la conscience est à géométrie variable.« Le dossier autochtone, ce n\u2019est pas juste les pensionnats.Les gens ne veulent pas faire face aux femmes assassinées, à la Loi sur les Indiens, aux réserves, à la spoliation du territoire », constate Philippe Ducros.Il croit tout de même que le théâtre peut faire œuvre utile, d\u2019où sa joie à l\u2019idée de présenter la pièce au Saguenay-Lac-Saint-Jean, là où a débuté sa quête documentaire.Une première sortie aura lieu au Vieux Couvent de Saint-Prime, le 25 novembre, tandis que le lendemain, les comédiens fouleront la scène de la Salle Pierrette-Gau- dreault de Jonquière, à l\u2019invitation du Théâtre La Rubrique.«C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un Québécois qui cherche à comprendre ce qui est arrivé», affirme Philippe Ducros en parlant de La cartomancie du territoire.\u2014 PHOTO COURTOISIE, MAXIME CÔTÉ VOYAGE AU COEUR DES PREMIÈRES NATIONS La cartomancie du territoire permet d\u2019admirer les paysages qui balisent la vie des Premières Nations du Québec.La langue innue occupe également une place de choix dans cette production, souligne l\u2019auteur du texte, Philippe Ducros.\u2014 PHOTO COURTOISIE, MAXIME CÔTÉ Parler des Premières Nations, c\u2019est parler du territoire, et comment y parvenir sans le montrer?C\u2019est ce qui explique le recours au vidéo, fruit de nombreux tournages effectués en région, notamment à Mashteuiatsh. SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M14 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Ils sont rares, les humoristes qui proposent leur premier spectacle en solo à l\u2019âge de 43 ans.C\u2019est ce que vit Richardson Zéphir, ces temps-ci, alors qu\u2019il complète le rodage d\u2019une production baptisée simplement Zéphir.Ce processus amorcé en mai constitue l\u2019aboutissement de ses 12 années dans le métier, elles- mêmes appuyées sur une solide expérience acquise grâce à la pratique de l\u2019impro.« C\u2019est l\u2019aboutissement d\u2019un rêve », résume le principal intéressé, à la faveur d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Lui qui a connu la dure école des bars, les prestations qui ne dépassaient jamais une heure, apprécie pleinement sa chance.Livrer son propre matériel dans des conditions optimales, le tout en mode stand-up, son préféré entre tous.Un tel bonheur n\u2019arrive jamais trop tard dans une vie.« Je trouve ça cool que l\u2019attente ait été longue.C\u2019est comme l\u2019entraînement en gymnase, ce qu\u2019on fait avant la performance proprement dite.Rendu là, tu es prêt, tu as de la maturité et de la confiance, ce qui est super important quand tu fais face à une salle.Tu dois être capable de la sentir », énonce Richardson Zéphir.Sa confiance a été renforcée au fil du rodage, alors que chaque blague a fait l\u2019objet d\u2019une analyse rigoureuse.Si le public réagissait bien, elle demeurait dans le spectacle.Si les réactions étaient tièdes, l\u2019humoriste s\u2019interrogeait d\u2019abord sur sa façon de la livrer.« Comme je m\u2019enregistre constamment, je peux vérifier si le problème vient de moi ou du gag », mentionne-t-il.Signe que le produit a pris de la bouteille, les changements se font moins nombreux.C\u2019est donc un solo proche de sa forme définitive que trois salles recevront sous peu.Amorcée le 25 novembre à l\u2019Auditorium Fernand- Bilodeau de Roberval, la tournée se poursuivra à la Boîte à Bleuets d\u2019Alma (26 novembre), puis à la Salle Desjardins- Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistas- sini (27 novembre).Pour découvrir la version achevée de Zéphir, par ailleurs, il suffira de se pointer au Théâtre Palace Arvida, le 17 mars.Y aura-t-il une grande différence, par rapport à la production soumise au regard des Jeannois ?« En ce qui touche le matériel, ça devrait jouer autour d\u2019une dizaine de minutes.Il y aura également des variantes du côté de l\u2019éclairage », anticipe Richardson Zéphir.Quant au contenu, il comprend une section autobiographique dans laquelle il est question de l\u2019émission Big Brother Célébrités, où l\u2019humoriste a remporté le prix du public.Aujourd\u2019hui encore, il en parle comme d\u2019une expérience magnifique, où de réelles amitiés ont vu le jour.Teintée de sagesse, sa recette pour créer une impression positive vaut pour tous les concours de cette nature.« L\u2019important, c\u2019est de rester soi- même, autant dans les mauvais jours que les bons, avance Richardson Zéphir.J\u2019ai aussi réalisé à quel point le rayonnement de cette télé-réalité avait été plus grand que je le croyais.C\u2019est seulement quand je suis sorti de la bulle que je m\u2019en suis aperçu.Cette expérience a changé ma vie.» Ses premiers pas dans le monde de l\u2019humour, eux, remontent à une douzaine d\u2019années.Ce qui l\u2019allume dans ce mode d\u2019expression, c\u2019est le contact direct avec le public.« Je suis très physique sur scène, afin d\u2019appuyer les gags.J\u2019ai aussi beaucoup de blagues à livrer, alors le rythme est serré.Pour que ça fonctionne, j\u2019ai besoin d\u2019être dynamique », explique-t-il.Au Lac-Saint-Jean, sa première partie sera assurée par Samuel Lemieux, adepte lui aussi du stand-up de facture classique.Au Saguenay, par ailleurs, Jonathan Guérin aura le mandat de réchauffer la salle.« Ce jeune humoriste est différent de moi, plus absurde, mais très efficace.Ce sera une belle entrée en matière », laisse entrevoir Richardson Zéphir.Richardson Zéphir complète le rodage de son premier spectacle d\u2019humour.C\u2019est dans ce contexte qu\u2019il visitera trois salles du Lac-Saint-Jean, à compter du 25 novembre.\u2014 PHOTO COURTOISIE RICHARDSON ZÉPHIR EN TOURNÉE DANS LA RÉGION UN PREMIER SOLO À 43 ANS «?L\u2019important, c\u2019est de rester soi- même, autant dans les mauvais jours que les bons.?» \u2014 Richardson Zéphir, au sujet de Big Brother Célébrités leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M15 0081562 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M16 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com «?Tout ce que j\u2019avais à livrer sur la question autochtone, je l\u2019ai livré en complétant cet ouvrage.Mon objectif, cette fois-ci, consistait à capter comment étaient les Indiens à l\u2019arrivée des Blancs sur ce continent.Je voulais aussi montrer de quelle manière ils ont changé à leur contact?», énonce l\u2019historienne Russel-Aurore Bou- chard, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Le titre en question, dernier d\u2019une séquence amorcée en 1975 avec Les armes traditionnelles au Canada 1534-1890, est sorti discrètement il y a quelques jours.Baptisé Autochtonie-La rencontre, il s\u2019articule autour de 11 feuillets évoquant différents aspects de la vie des peuples autochtones.« J\u2019emploie le mot feuillet parce que chacune des sections est autonome.On peut les lire dans n\u2019importe quel ordre sans que ça pose problème.C\u2019est l\u2019ensemble qui forme un tout », souligne Rus- sel-Aurore Bouchard.Parmi les thèmes abordés, mentionnons les croyances et rituels funéraires, la bispiritualité, les guerres fratricides, le tabac, la sexualité et les mariages métis « à la mode du pays ».Le livre s\u2019ouvre en 1492, avec l\u2019arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde.Très vite, cependant, le regard se tourne vers le nord de l\u2019Amérique, alors qu\u2019on suit l\u2019explorateur Jacques Cartier dans ce qui allait devenir la Nouvelle- France.« Les premières fois, ça s\u2019est bien passé, mais des Français ont abusé et quelques- uns ont été tués » , rapp or te l\u2019historienne.Il s\u2019écoulera près de 70 ans avant que Champlain ne mette le pied de ce côté-ci de l\u2019Atlantique, une parenthèse à propos de laquelle on dispose d\u2019informations parcellaires.L\u2019une des énigmes tient au retrait des Iroquois, auxquels se sont substitués les Algonquins.« On ne sait pas ce qui s\u2019est passé.Seuls des archéologues pourront résoudre ce mystère », croit Russel- Aurore Bouchard.DES CHANGEMENTS CONSÉQUENTS Bien sûr, le contact avec les Européens changera la vie des premiers occupants.De manière anecdotique, ils cuisinent avec de nouveaux produits, notamment de la farine, et développent une attirance pour les perles de verre.Plus lourde de conséquences sera l\u2019utilisation des armes à feu, ainsi que les relations avec les occupants.Dès ses premiers voyages, Champlain intervient dans le mode d\u2019élection des chefs, tandis que l\u2019effort d\u2019évangélisation atteint rapidement sa vitesse de croisière.C\u2019est ce qu\u2019illustre la charte signée par Richelieu en 1627, faisant des Indiens baptisés des Français à part entière.Il y a toutefois une autre manière de lire cet événement, met en relief l\u2019historienne.« Il s\u2019agit d\u2019un document formidable, dont l\u2019existence est demeurée longtemps méconnue.Il prouve qu\u2019en ce qui touche les relations avec les Autochtones, les Français se sont mieux comportés que les Anglais et les Espagnols.Ceux-ci les voyaient comme des esclaves, alors que les Français voulaient faire un peuple avec eux », énonce Russel-Aurore Bouchard.Un autre volet qui a retenu son attention porte sur l\u2019organisation sociale et politique au sein des communautés, ce qui comprend la place des femmes.« Dans les sociétés agraires pratiquant la chasse, elles avaient une voix prépondérante parce que l\u2019agriculture faisait partie de leurs responsabilités, note l\u2019historienne.En revanche, chez les peuples ne vivant que de la chasse, on les battait comme plâtre.» Sur la question des sources, par ailleurs, elle s\u2019est appuyée sur ses recherches amorcées il y a près de 50 ans.Se sont ajoutées les informations dénichées sur la Toile, un outil dont on ne soupçonne pas la richesse.Il faut l\u2019entendre parler du site du Smithsonian Institute, cette organisation américaine jouissant de moyens conséquents, pour mesurer l\u2019importance de cette mine de documents.« Juste les illustrations, c\u2019est quelque chose », s\u2019émerveille Rus- sel-Aurore Bouchard, qui elle- même a recours à Facebook afin de rejoindre les lecteurs potentiels.C\u2019est ainsi que tous les exemplaires d\u2019Autochtonie-La rencontre ont déjà trouvé preneurs, hormis ceux qui ont été déposés dans les libraires Marie-Laura de Jonquière et Les Bouquinistes de Chicoutimi.« Un autre avantage est que mon lectorat a rajeuni, révèle l\u2019historienne.Les 30-35 ans recherchent la vérité et savent qu\u2019avec moi, il n\u2019y a pas de compromis.Je trouve ce phénomène rafraîchissant parce qu\u2019il montre que dans notre société, il reste un espace pour le livre physique, à condition qu\u2019il soit à la fois beau et bien écrit.» AUTOCHTONIE-LA RENCONTRE, DE RUSSEL-AURORE BOUCHARD HISTOIRE D\u2019UNE PRISE DE CONTACT Russel-Aurore Bouchard affirme que son nouveau livre, Autochtonie- La rencontre, sera son dernier consacré aux questions autochtones.Faisant plus de 400 pages, il est disponible dans les librairies Marie-Laura de Jonquière et Les Bouquinistes de Chicoutimi, depuis quelques jours.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE 0081804 leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 ARTS ET SPECTACLES M17 MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Une toile à la fois, le peintre Thibault Laget-ro a tenté de reconstituer le parcours de migrants honduriens qui ont entrepris par milliers une interminable quête vers les États- Unis, en 2018, avec en tête cette « idée de liberté ».Il raconte leur histoire à sa manière, jusqu\u2019au 16 janvier, au Centre national d\u2019exposition (CNE), à Jonquière.En tombant sur cette nouvelle pourtant peu médiatisée en Europe, l\u2019artiste d\u2019origine japonaise y a tout de suite perçu des « échos » de son projet précédent, lui qui avait peint sur le Printemps arabe pendant 10 ans, ainsi que sur les guerres civiles et l\u2019exode qui en avaient résulté.Même si elle prenait place de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique, la caravane hondurienne était un exode motivé par le même idéal et permettait à Thibault Laget-ro de poursuivre sa réflexion.« Très vite, j\u2019ai vu que c\u2019était incroyable ce qu\u2019ils étaient en train de faire eux aussi, tout ça pour cette même conclusion.[\u2026] C\u2019est toujours cette idée qu\u2019on a de la liberté, c\u2019est-à-dire de vouloir aller quelque part pour être comme on a envie d\u2019être et vivre comme on a envie de vivre.» Entre la « zone hyper tropicale » du départ et la « zone hyper désertique » de l\u2019arrivée, il y avait plusieurs éléments pour compliquer le parcours des migrants \u2013 l\u2019eau, le feu, l\u2019air, la terre, le vent et l\u2019espace.C\u2019est autour de ces éléments que le créateur de l\u2019exposition De la liberté à l\u2019exode a articulé son oeuvre.« Le feu, c\u2019est autant au moment du campement le soir pour se réchauffer qu\u2019au moment où il y a l\u2019émeute, quand on décide de partir.[\u2026] Le vent, c\u2019est l\u2019air qui passe sur le visage de ceux qui font le train, de ceux qui escaladent les canyons [\u2026].Toutes les toiles sont constituées comme ça autour de l\u2019élément, qui est le coeur du sujet, et le personnage s\u2019inscrit dans cet élément.» Devant au départ se rendre sur place, Thibault Laget-ro a vu ses plans contrecarrés par la pandémie.Il a tout de même décidé de s\u2019inspirer de sujets réels, à partir de photographies ou de reportages.« Les personnages, tous ceux qu\u2019on voit, ils existent.Ils sont pris à un endroit, puis complètement recontextualisés dans un autre endroit, qui évoque exactement la même situation que la photo.» Les personnages sont aussi peints sans visage, gardant un « côté à la fois impersonnel et universel ».Le peintre français souhaitait de cette manière « tout exprimer » avec la posture, mais aussi souligner la façon dont se confondent les gens dans l\u2019adversité.« On est tous pareils face au danger, face à la peur.Ces personnages, c\u2019est eux pendant cette histoire, mais ça peut être nous dans 20 ans.» Thibault Laget-ro trouvait par ailleurs intéressant d\u2019aborder le rapport qui existe entre ceux qui quittent et ceux déjà à destination.« Là où ils rêvent d\u2019aller, les gens, eux, rêvent de ne jamais les voir arriver.Il y a ce paradoxe entre ces deux rêves complètement opposés qui se percutent, où il y en a qui vont tout faire pour entrer et d\u2019autres qui vont tout faire pour les en empêcher.» La première exposition de l\u2019artiste dans la région aura mis du temps à se matérialiser, ayant été repoussée à deux reprises dans les derniers mois, en raison du contexte sanitaire.L\u2019attente en aura toutefois valu la peine, alors que 28 toiles sont affichées aux murs du CNE, en plus d\u2019oeuvres en trois dimensions au « sens symbolique très fort ».Thibault Laget-ro pense déjà à la suite de cette exposition, lui qui aimerait peindre la continuité de l\u2019histoire des Honduriens, autant de ceux qui sont à deux pas de leur destination que ceux qui y sont parvenus.« Je réfléchis sur ce paradis, où on est à deux pas du paradis.Ceux qui rêvent d\u2019y entrer, et ceux qui y sont et qui y vivent de façon très précaire.» LA CARAVANE HONDURIENNE RACONTÉE PAR THIBAULT LAGET-RO L\u2019exposition de Thibault Laget-ro compte 28 toiles, en plus d\u2019oeuvres en trois dimensions.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE 0081390 Partenaire de saison theatrelarubrique.com 418 542-5521 CARTOMANCIE TERRITOIRE du La 26 nov 20 h PRODUCTIONS hôtel-motel SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M18 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Elle est un brin essoufflante, la vie de Julie Boulianne.Répétition l\u2019après-midi.Départ le lendemain pour le Portugal, pour lequel il a fallu dénicher un test de dépistage.Des partitions à assimiler chaque fois qu\u2019un espace se libère dans l\u2019agenda.On serait tenté de la plaindre, mais après tant de mois à ronger son frein en attendant la réouverture des maisons d\u2019opéra, cette effervescence est loin de lui déplaire.« Après le trou qu\u2019on a eu, on est contents de travailler et moi, je suis super chanceuse.C\u2019est comme s\u2019il n\u2019y avait rien eu », a décrit la mezzo- soprano originaire de Dolbeau-Mis- tassini, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Or, non seulement est-elle de retour sur les grandes scènes, mais des projets intéressants la ramènent régulièrement au Québec.Au printemps 2022, par exemple, on pourra l\u2019entendre à l\u2019Opéra de Montréal, dans La beauté du monde.Il s\u2019agit d\u2019une création portée par la musique de Julien Bilodeau, ainsi que le livret rédigé par le Jeannois Michel Marc Bou- chard.On y racontera une histoire authentique, celle du sauvetage des trésors du Louvre au moment où l\u2019armée allemande préparait l\u2019invasion de la France.« Je ne l\u2019ai pas encore rencontré », New York et Vienne.Deux villes que Julie Boulianne connaît bien et qu\u2019elle retrouvera bientôt dans des circonstances favorables.Chaque fois, ce sera pour interpréter un rôle majeur dans une production tout aussi majeure, à l\u2019invitation d\u2019une grande maison.Le Metropolitan Opera, ainsi que l\u2019Opéra d\u2019État de Vienne.S\u2019agissant du Met, la mezzo- soprano y chantera pour la première fois depuis 2014, alors qu\u2019elle faisait partie de la distribution de Rusalka.Dans un programme taillé sur mesure pour la période des Fêtes, la direction mettra à l\u2019affiche Cendrillon, de Jules Massenet.Puisque deux interprètes se partageront le rôle titre, c\u2019est le 22 décembre que la Jean- noise fera partie de la distribution.« J\u2019ai fait cet opéra au Collège d\u2019Alma, ainsi qu\u2019à Marseille et Montréal.Je l\u2019ai joué plein de fois, mais ce n\u2019est pas arrivé depuis 11 ou 12 ans.La différence est qu\u2019à New RETOUR AU MET, DÉBUT À L\u2019OPÉRA D\u2019ÉTAT DE VIENNE EN CONCERT AVEC L\u2019ORCHESTRE CLASSIQUE DE MONTRÉAL JULIE BOULIANNE, HEUREUSE DE TRAVAILLER AUTANT La mezzo-soprano Julie Bou- lianne participera à un concert de l\u2019Orchestre classique de Montréal, le 23 novembre.C\u2019est l\u2019un des nombreux rendez-vous figurant à l\u2019agenda de la Jeannoise, qui se sent privilégiée de travailler autant après la pause involontaire imposée par la crise sanitaire.\u2014 PHOTO COURTOISIE 0081484 AVEC LA PARTICIPATION FINANCIÈREDE ET LACOLLABORATIONDE PRÉSENTEMENT AU CINÉMA larracheusedetemps-lefilm.com L EC L E R C F R A N C I S UN FILM DE C OZ ZO L I N O A N TO N E L L O PRODU IT PAR UN CONTEDE ET SCÉNARISÉ PAR F R E D P E L L E R I N « LA MAGIE OPÈRE ! UN FILM FANTASTIQUE INVENTIF ET AMBITIEUX.» MAXIME DEMERS, LE JOURNAL DE MONTRÉAL « SUPERBE FILM ! UNE TRÈS BELLE DISTRIBUTION.» CATHERINE RICHER, ICI PREMIÈRE « J\u2019AI ADORÉ ! BEAUCOUP D\u2019ÉMOTION, ON RIT BEAUCOUP ET J\u2019AI EU LA LARME À L\u2019ŒIL.» ISABELLE PERRON, TVA NOUVELLES « UNE OEUVRE UNIQUE.RÉALISTE ET MYTHIQUE; LOUFOQUE ET ÉMOUVANT.» ELIZABETH LEPAGE-BOILY, CINOCHE « UNE DISTRIBUTION IMPRESSIONNANTE.» PAUL ARCAND, 98,5FM leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 ARTS ET SPECTACLES M19 précise Julie Boulianne, en parlant de son compatriote.Il faut dire que la première a été décalée, comme tant d\u2019autres choses.À moins d\u2019un nouveau revers de fortune, c\u2019est du 19 au 27 mars que la chanteuse campera l\u2019un des rôles importants, celui de Rose Valland.La distribution comprend également la soprano France Bellemare, originaire de Saint-Félicien.UN PARFUM D\u2019EXOTISME Avant de chanter des textes de Michel Marc Bouchard, cependant, la mezzo-soprano se pointera à la Salle Pierre-Mercure de Montréal, le 23 novembre.L\u2019occasion sera fournie par l\u2019Orchestre classique de Montréal, qui proposera un concert regroupant des contes et des mélodies.À défaut d\u2019y assister en personne, les mélomanes pourront profiter d\u2019une diffusion Web offerte jusqu\u2019au 7 décembre.Après un hommage rendu à la poétesse innue Joséphine Bacon, une pièce du compositeur Régent Levasseur sera interprétée par celle qui l\u2019a commandée, la violoniste Tara-Louise Montour, membre de la communauté mohawk.Viendront ensuite trois œuvres de Ravel, dont deux requérant la participation de Julie Boulianne.« J\u2019adore Ravel ! Ce qu\u2019il a écrit est extrêmement confortable pour les voix.C\u2019est naturel et ça respecte la prosodie, avec des couleurs propres à lui, énonce-t-elle.De L\u2019enfant et les Sortilèges à L\u2019heure espagnole, sa signature est particulière.C\u2019est pour cette raison que ses opéras comptent parmi mes préférés, avec ceux de Mozart et Richard Strauss.» Le programme comprend Shé- hérazade, un cycle de chansons que la Jeannoise a enregistré il y a 13 ans.Rappelons que ce disque faisant partie du catalogue Naxos avait été mis en nomination lors du gala des Grammys.À Montréal, un orchestre format réduit se moulera aux arrangements conçus par François Vallières.« Je suis contente de refaire cette œuvre et j\u2019ai hâte de voir comment l\u2019orchestre l\u2019abordera.La partition de Ravel porte en elle les couleurs du Moyen-Orient.C\u2019est un homme qui s\u2019intéressait beaucoup aux autres cultures », fait observer Julie Boulianne.Dans une veine similaire, elle s\u2019associera au pianiste Jean-Philippe Sylvestre afin de livrer Cinq mélodies populaires grecques.Là encore, le goût de l\u2019ailleurs filtrera entre les notes.« Le texte est en français, alors que les mélodies sont d\u2019origine folklorique.Sur deux d\u2019entre elles, on le sent davantage.Elles sont plus dansantes.On perçoit l\u2019exotisme, même si ça reste dans l\u2019esprit français.Ça fait des mélanges intéressants », estime Julie Boulianne.York, on travaillera sur une version en anglais.Ça change tout à cause des mots, mais j\u2019ai hâte d\u2019y retourner.J\u2019aime la ville et la maison.En plus, je connais le chef Emmanuel Villaume.J\u2019ai fait un Shéhérazade avec lui », relate Julie Boulianne.À Vienne aussi, elle planchera sur une partition de Massenet.Cette fois, c\u2019est le premier rôle féminin de l\u2019opéra Werther, celui de Charlotte, qui monopolisera son attention.Après cinq jours de répétition, elle et ses camarades se produiront les 15, 18 et 20 janvier.« Dans ces conditions, il faut arriver prêt, note la mezzo-soprano.J\u2019aurai assimilé la musique, de même que la mise en scène, qui n\u2019est pas compliquée.» Il s\u2019agira de ses débuts à l\u2019Opéra d\u2019État, une institution légendaire.Même quand on a chanté à Covent Garden, au Met et à l\u2019Opéra de Paris, cocher une autre case demeure une source de satisfaction et c\u2019est particulièrement vrai à Vienne.« Quand j\u2019étais étudiante là- bas, je faisais la file toute la journée pour voir un opéra debout.C\u2019est une grande maison de répertoire », met en relief Julie Boulianne.À ses yeux, cependant, la principale source de motivation tient aux environnements que lui fait découvrir son art.« Peu de métiers favorisent ça autant que le chant, avance-t-elle.Chaque semaine ou presque, je change de collègues, ce qui me fait rencontrer des personnes issues de cultures différentes, avec un autre \u2018\u2018background\u2019\u2019 musical.Et c\u2019est agréable de prendre le rythme de la ville au quotidien.» DANIEL CÔTÉ 0081409 SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M20 ARTS ET SPECTACLES YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com Une des dernières grandes voix de la chanson française, Gilbert Bécaud, revient sous les feux de la rampe à l\u2019occasion des 20 ans de son décès \u2013 le 18 décembre 2001 \u2013 au fil de plusieurs hommages, dont l\u2019un, sur disque, est chapeauté par sa fille Emily.L\u2019initiative n\u2019est pas le simple geste commercial d\u2019un ayant droit profiteur : elle est motivée par l\u2019amour indéfectible d\u2019une fille pour son père.Emily Bécaud, fille de Gilbert et du mannequin américain Cathryn « Kitty » Bécaud, sa seconde épouse, a été la régisseuse attitrée de son père pendant plus de dix ans.Qu\u2019elle ait 6 ans ou qu\u2019elle soit adulte, « M.100 000 volts » l\u2019a d\u2019ailleurs invitée sur scène à ses côtés à quelques reprises, notamment pour interpréter en duo La fille au tableau ou Mañana c\u2019est carnaval.Aujourd\u2019hui agricultrice, Emily Bécaud élève des animaux dans sa maison d\u2019enfance, une ferme familiale située dans le petit village de La Bussière, à proximité de Poitiers.« Agricultrice d\u2019abord, maman ensuite, puis chanteuse.Dans cet ordre », précise-t-elle.Car si Emily Bécaud a pleinement embrassé les joies de la vie rurale, son amour pour la chanson française \u2014 et le culte qu\u2019elle voue à ce papa plus « gâteau » qu\u2019auguste à ses yeux \u2014 ont fini par reprendre le dessus.La « fille de.» a renoué avec les planches en 2019, cette fois en solo, dans le but d\u2019entamer parallèlement aux travaux de la ferme une carrière de chanteuse.Une carrière axée sur le répertoire paternel, s\u2019entend.«?TONTON CHARLES.AZNAVOUR?» Le répertoire.et, surtout, « les mots ».Car elle s\u2019avoue nostalgique du temps où l\u2019on savait manier l a l a n g u e .D e l \u2019é p o q u e d e s « chansons à textes » que ciselaient des paroliers de premier plan.Dans le cas de Bécaud, ce furent Pierre Delanoë, Louis Amade, Maurice Vidalin et Claude Lemesle, collaborateurs fétiches.Voire ce Charles Aznavour que la petite Emily n\u2019a jamais connu autrement que sous le nom de « tonton Charles », lui qui « arrivait à la maison à 3 h du mat » en pyjama et qui ouvrait le frigo » comme s\u2019il était chez lui, partage- t-elle, jointe au téléphone.« Je trouve que les mots doivent revenir à la mode ; ce serait bien qu\u2019on remette le vocabulaire en place.Une vraie phrase, c\u2019est très bien.Papa, lui, il racontait des histoires.Ses chansons sont des moments de vie, pas toujours vécus personnellement, mais très proche.» « Aujourd\u2019hui, j\u2019entends des trucs [à la radio], je ne comprends même pas.Ça ne fait plus aucun sens ! » « Enfin, zut, quoi ! Molière et tant de grands auteurs se sont pris la tête pour nous offrir une langue de qualité.et nous, on ne sait plus écrire.Les textos, ça va bien cinq minutes ! » se désole-t-elle.« Alors j\u2019essaie de faire un petit vaccin de rappel, à ma sauce.Mais rassurez-vous : je n\u2019injecte rien.Enfin, si : juste un peu du vocabulaire d\u2019il y a 20 ans », rigole Emily Bécaud, qui a elle-même supervisé la sélection des chansons \u2014 avec l\u2019appui de sa mère, « Kitty » étant gestionnaire des Nouvelles éditions Rideau Rouge, la société de production fondée par Gilbert Bécaud.À LA SAUCE EMILY La pandémie a eu raison de ses velléités de remonter sur scène en 2019.« Cette année COVID m\u2019a un peu coupé l\u2019herbe sous le pied », concède Emily Bécaud.Ce n\u2019était que partie remise : la voici fin prête à revisiter devant public le répertoire de son père, fidèlement, avec humilité, mais à sa « sauce » à elle quand même, prévient-elle.Elle profitera donc de cette période de commémorations (pour laquelle est aussi prévue la publication, le 25 novembre, du livre Bécaud \u2014 On revient te chercher, recueil de souvenirs « bienveillants » de Claude Lemesle et Jacques Pessis, respectivement parolier fidèle et ami du chanteur) pour amorcer une tournée hexagonale.et même « au Canada » si on veut bien l\u2019accueillir, envisage- t-elle, la voix rêveuse.« Dès qu\u2019on peut, j\u2019arrive [au Québec] ! J\u2019ai l\u2019air de rigoler, mais je suis hyper sérieuse, il suffit de nous inviter », ajoute-t-elle, nostalgique de l\u2019époque où, dans la vingtaine, elle avait suivi depuis la régie la dernière tournée de son papa en sol canadien.La chanteuse dit veiller à ne pas dénaturer le répertoire paternel.Du moins pas quand il s\u2019agit des classiques.Pour Et maintenant, La solitude et cette douzaine d\u2019autres « gros bateaux que tout le monde adore, la musique reste telle quelle, car le public tient à ce qu\u2019on leur soit fidèle.L\u2019heure est aussi aux retrouvailles, pour Gilbert Bécaud et sa fille.D\u2019où la présence, sur l\u2019un des trois disques du coffret anniversaire, de My Emotion, un duo virtuel enregistré cette année, sur lequel père et fille défient le temps à l\u2019unisson.«?Cette chanson, tu peux la chanter à n\u2019importe qui, que ce soit en déclaration d\u2019amour ou pour quelqu\u2019un qui est parti.Elle [s\u2019adapte à] toutes les circonstances \u2014 et c\u2019est ça que je trouve beau, dans ses textes en général?», estime Emily Bécaud.Entonner My Emotion lui «?déchire le cœur chaque fois?».«?Le message que je veux lui dire est là.Je ne peux pas être plus transparente que ça.Il me manque terriblement, et c\u2019est ma déclaration d\u2019amour pour lui.Pour lui dire \u201cje t\u2019aime papa et je suis là\u201d.[.] Elle est un \u201crésumé\u201d de notre relation et je veux être sûre qu\u2019il le sache.Pour moi, c\u2019était important.J\u2019ai les épaules pour, maintenant?», dit-elle, allusion aux difficultés qu\u2019elle a eues à faire le deuil de son père, décédé lorsqu\u2019elle avait 29 ans et qu\u2019elle était, confie-t-elle, nouvellement mère et dépressive.«?J\u2019aurais bien voulu le garder un peu pour moi seule, faire mon deuil tranquillement, au lieu de devoir le partager?» avec les fans, les radios et les médias.«?C\u2019était normal et je le comprends, mais.\u201cpouvez-vous au moins nous lâcher deux semaines?\u201d?» Le duo, «?je l\u2019ai enregistré en deux prises parce que j\u2019étais incapable de le faire une troisième fois.Tu sens que [la voix] passe, mais ça coince.Quand je l\u2019entends chanter lui tout seul, ça va, mais au moment où je mets le casque sur mes oreilles et qu\u2019il est \u201cà moi\u201d, si je ferme les yeux, c\u2019est comme s\u2019il était en face.Aussi clairement que ça.?» «?Dans mes rêves les plus fous, je voudrais que ça reste un duo [sur scène].Maintenant, est-ce que je vais y arriver?Est-ce que je ne vais pas craquer?À certains moments, j\u2019arrive à me contrôler, et à d\u2019autres, je suis incapable de finir la chanson?; et les gens ne sont pas venus pour voir une fille pas terminer une chanson et partir en pleurant.?» LE DROIT L\u2019ÉMOTION TRANSPARENTE EMILY BÉCAUD AU NOM DU PÈRE 1 leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 ARTS ET SPECTACLES M21 COUNTRY GIRL Pourtant, dans cet exercice de réappropriation, elle s\u2019autorise à surprendre.Son spectacle, « c\u2019est de plus en plus du Emily, et moins du Gilbert qu\u2019avant \u2014, mais toujours du Bécaud ».« On essaie des trucs sympas et si ça ne marche pas, ça ne marche pas.Mustapha Dupont, par exemple, je la fais plus à la James Bond.Et ça colle super bien ! J\u2019ai aussi fait Le jour où la pluie viendra, mais en anglais », illustre Emily Bécaud.Cette country girl assumée, peu sensible au rap et aux sonorités urbaines actuelles, ne détesterait pas reprendre certaines chansons dans un style plus country.Alors, sans doute l\u2019audace s\u2019ac- centuera-t-elle à mesure que viendra l\u2019expérience.Mais pour l\u2019instant, l\u2019heure est à l\u2019hommage.À la transparence des émotions.encore pétrie de l\u2019onde du deuil.Bécaud, « je trouve qu\u2019on n\u2019en parle pas assez, pour quelqu\u2019un qui a apporté autant de bonnes choses et d\u2019innovation à la musique ».Ses mélodies sont « sublimis- simes, elles n\u2019ont pas vieilli, sauf peut-être deux ou trois chansons ».« M u s t a p h a D u p o n t , p a r exemple, est encore vachement d\u2019actualité.Pourtant, elle a été écrite au moment du mouvement Touche pas à mon pote [SOS Racisme, à la fin des années 80].» Bien que sa diffusion n\u2019ait guère transcendé le temps, « il faut la réécouter aujourd\u2019hui : elle est bluffante.Et puis les chansons de papa [conviennent] à tout le monde, femmes ou hommes ou autres, comme [celles de] Ch e r o u Mi cha e l Ja ck s o n ; elles sont magnifiques et aussi intemporelles que celles de Brel et Aznavour », argue-t-elle.Mme 90 000 VOLTS De son paternel, Emily Bécaud a hérité la « ressemblance physique et le caractère ; et puis l\u2019énergie, aussi.[\u2026] J\u2019épuise tout le monde dans mon entourage.Sauf peut- être mes enfants.et encore ! Le grand, oui, je l\u2019épuise.J\u2019ai trois enfants [un garçon de 19 ans et deux jumeaux de 7 ans].J\u2019en vends deux », lâche-t-elle dans un éclat de rire.« Et encore, à la maison je suis calme ! Mais sur scène, je me transforme.Là, on me dit que je suis du genre \u201c90 000 volts\u201d.J\u2019adore cette sensation forte, et l\u2019adrénaline qui monte [juste avant], quand tu te dis J\u2019y vais ou j\u2019y vais pas ?» Malgré cela, « je suis du genre jeans et baskets, pas très douée en maquillage.Je n\u2019en veux pas, des paillettes ; je suis une country girl », martèle-t-elle.Alors chanteuse, oui, mais seulement pour le plaisir, et pour le devoir de mémoire, mais certainement pas pour faire « une carrière à la Beyoncé » (ou même à la Gilbert).« Moi, je veux des petites salles où je peux communiquer avec les gens.J\u2019ai besoin de ce contact.Je ne joue pas du piano [alors] je raconte des anecdotes.Rien n\u2019est écrit : j\u2019y vais à la vibe.J\u2019improvise, je suis mon intuition.» 2 Emily Bécaud, fille de Gilbert et du mannequin américain Cathryn «?Kitty?» Bécaud, sa seconde épouse, a été la régisseuse attitrée de son père pendant plus de dix ans.\u2014 COURTOISIE 2 1 Gilbert Bécaud et sa fille Emily \u2014 COURTOISIE VALÉRIE MARCOUX Le Soleil Martine St-Clair revisite son œuvre pour mieux se lancer dans un nouveau projet.Le spectacle qu\u2019elle donnera à Québec le 21 novembre sera enregistré afin de réaliser un album réunissant ses plus grands succès.Il doit paraître au printemps prochain.« Raconte-moi ton histoire », lui a demandé Dominique Grand au moment de sélectionner, dans son vaste répertoire, les chansons qu\u2019elle interprétera sur scène.« Je lui ai tout raconté », affirme la femme de 59 ans.Au fil de son récit, des pièces se sont imposées.Notamment Monopolis, qu\u2019elle a chantée pour la première fois pour la comédie musicale Starma- nia en 1980.Encore aujourd\u2019hui, les nouvelles générations la découvrent grâce à son rôle de Cristal, qui a propulsé sa carrière.Selon elle, les jeunes gens se voient encore dans ce personnage.Elle-même s\u2019en est inspirée pour oser différents styles musicaux.« Je ne suis pas obligée de chanter juste des ballades.Je peux faire du rock, je peux faire de la pop, je peux faire tout ce que j\u2019ai le goût de faire avec cette voix ! » RAMENER SUR LE RADAR Avec Dominique Grand, elle a convenu d\u2019interpréter ses titres populaires, « mais aussi des chansons qui sont passées sous le radar, mais que les fans aiment », précise Martine St-Clair.Bien qu\u2019elle la considère comme une des pièces l\u2019ayant fait naître comme chanteuse, Un long chemin tombe dans cette catégorie, croit- elle.« C\u2019est une de mes chansons préférées, ajoute l\u2019artiste.Pour moi, Un long chemin est aussi importante dans ma vie de chanteuse et de femme que Ce soir l\u2019amour est dans tes yeux.» Ils ont donc convenu que cette chanson ouvrirait le spectacle où Martine St-Clair chante entourée d\u2019une dizaine de musiciens, dont un quatuor à cordes et Sylvain Grand au piano.En revisitant les paroles d\u2019Un long chemin, elle constate que la signification de cette chanson d\u2019amour a changé pour elle, au cours des années.De nos jours, elles lui rappellent le chemin qu\u2019elle a parcouru comme artiste pour se retrouver devant son public à cet instant.« J\u2019ai longtemps cherché ma place », confie la chanteuse d\u2019expérience, qui se définit maintenant comme une créatrice.« J\u2019ai arrêté de chercher [ma place], je l\u2019ai prise », affirme-t-elle.LA PULSION CRÉATRICE Tout comme la signification d\u2019une chanson peut changer avec le temps, elle change aussi selon qui l\u2019écoute.Cela vaut pour les autres créations artistiques, comme l\u2019observe Martine St-Clair depuis qu\u2019elle s\u2019est lancée dans la peinture en 2001.« J\u2019aime le processus qui m\u2019amène à la création », soutient-elle.Nocturne, elle se réveille souvent pour assouvir ses pulsions créatrices sur une toile.« Créer, pour moi, ce n\u2019est pas ce que tu as fait, mais comment tu t\u2019y es pris », explique-t-elle, fascinée par cette énergie artistique qu\u2019elle invoque pour chanter et créer des émotions, mais qui peut également l\u2019envahir spontanément.La peintre a exposé pour la première fois dans une galerie en 2019.C\u2019est avec beaucoup de fierté qu\u2019elle avait présenté ses toiles abstraites à la Galerie Chez Pellan dans Limoilou.La peinture en est venue à prendre une place aussi importante que la musique dans sa vie.Ce n\u2019était qu\u2019une question de temps avant qu\u2019elle ait l\u2019idée d\u2019unir ces deux disciplines dans un projet.Un premier morceau de cette nouvelle entreprise artistique est déjà né.Il se nomme Tot\u2019aime.Lors du premier confinement, alors qu\u2019elle peignait la toile Printemps COVID, Martine St-Clair reçoit un texto de son ami Lucien Francoeur qui lui demande comment elle se porte.Elle lui expédie en retour des photos de son œuvre.Spontanément, le poète y voit un totem et décrit, avec sa prose naturelle, ce que lui inspire le tableau.Le lendemain, la peintre bouillonnante d\u2019inspiration appelle son ami pour lui exposer son idée.HUIT TOILES À partir de huit toiles de Martine St-Clair, des auteurs écriront des poèmes qui deviendront des paroles de chansons qu\u2019elle interprétera.Ces huit œuvres se retrouveront sur un album et seront également présentées lors d\u2019un spectacle tout aussi inventif.La créatrice a déjà recruté la metteuse en scène Alice Ronfard pour donner vie à sa vision.Le public pourra se familiariser avec Tot\u2019aime lors de la représentation du 21 novembre à la salle Albert-Rousseau.La chanteuse prévoit interpréter cette création multidisciplinaire à la fin du spectacle, après ses plus grands succès.L\u2019artiste ne se sent pas surmenée par ses deux albums en chantier.Au contraire, ce voyage dans le temps à travers les chansons qui ont marqué sa carrière lui insuffle l\u2019audace de se lancer avec confiance dans son nouveau projet.« Ce trait d\u2019union me permet vraiment de plonger dans la suite.» À la salle Albert-Rousseau de Québec, le 21 novembre, Martine St-Clair a convenu d\u2019interpréter ses titres populaires, «?mais aussi des chansons qui sont passées sous le radar, mais que les fans aiment?».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE MARTINE ST-CLAIR LE LONG CHEMIN SE POURSUIT SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M22 SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com L\u2019engouement continue cette année pour les arrangements des Fêtes ainsi que les ateliers de création de Noël alors que fleuristes, pépinières et jardineries commencent déjà à remplir leur calendrier.Il est conseillé de ne pas trop attendre si vous souhaitez une confection sur mesure car vous êtes visiblement nombreux à vouloir en faire l\u2019ajout dans votre décor.Durant le temps des Fêtes, la Pépinière Boréalis fait de tout, centres de table, couronnes, cadeaux, etc.Le propriétaire, Mathieu Ouellette confie que les clients doivent s\u2019y prendre tôt pour avoir leur création.« Si une personne nous appelle pour qu\u2019on lui produise un arrangement une certaine journée, mais que je dois déjà en confectionner six autres cette date-là, je ne pourrai pas malheureusement le faire.Il y a plusieurs éléments à prévoir, donc il faut absolument réserver».M.Ouel- lette mentionne que son équipe a déjà plusieurs commandes; de jour en jour des clients les appellent pour commander leurs décorations.La propriétaire de Plantes & Fleurs à Arvida, Mélissa Gauthier est du même avis.« Les centres de table sont très forts vers la mi- décembre.Comme chaque année, le plus tôt est le mieux, les arrangements sont populaires, d\u2019ailleurs le carnet de commandes commence à se remplir assez bien.» Mais, elle s\u2019est très bien que c\u2019est inévitable et que certaines personnes seront à la dernière minute et elle aura toujours quelques choses à leur offrir.Mme Gauthier note que l\u2019an dernier les gens étaient incroyablement à l\u2019avance dans leurs demandes, mais cette année ils le sont encore plus.« On voit que ça presse Noël ! » ATELIER DE NOËL Un autre créneau qui connaît une grande popularité lors du temps des Fêtes est les ateliers de confection de décorations.Depuis quelques années, la Pépinière Boréalis a ajouté une boutique de Noël qui est centrée sur des créations naturelles avec des branchages, des cocottes ou encore des rubans rustiques.« Les ateliers sont extrêmement populaires, on a beaucoup d\u2019engouement.Les places sont prises très rapidement, en deux semaines nous avons reçu 110 inscriptions.C\u2019est une activité qui est vraiment le fun à faire en famille ou entre amis », mentionne Mathieu Ouellette.Au moment de l\u2019entrevue avec Le Progrès, la pépinière venait d\u2019ajouter des dates et des places pour répondre à la demande.Déjà, le matin même elle avait reçu quelques inscriptions.Ce sont dix ateliers de couronne de Noël et quatre ateliers de centres de tables qui seront donnés.Également, nouveauté cette année, un atelier pour les enfants de six ans et plus de création d\u2019une décoration à mettre sur la porte sera offert.De plus, Mère Noël sera sur place avec de bons biscuits pour faire de l\u2019animation avec les jeunes.Du côté de Plantes et Fleurs, cette année il n\u2019y aura pas d\u2019ateliers ou de marché de Noël comme à l\u2019habitude, en raison de l\u2019ouverture prochaine de leur café.Ils ont plutôt décidé de collaborer avec l\u2019école Trefflé-Gauthier à Jonquière en commanditant leur marché de Noël qui aura lieu en début décembre.Mais i l est cer tain que les clients pourront commander des centres de table et des couronnes que l\u2019équipe aura fabriqués en boutique.Dans l\u2019arrivage du temps des Fêtes tant attendu par la clientèle, Mme Gauthier recevra, entre autres, des poinsettias, des cyprès et des cactus de Noël.« Aussitôt que les plantes de Noël débarquent, les clients viennent faire leur sélection, puisque ça s\u2019envole tout de même assez vite.On n\u2019a pas de deuxième chance pour commander, ce qu\u2019on a acheté c\u2019est ce qu\u2019on a.Quand il n\u2019y en a pu, c\u2019est fini », fait savoir la propriétaire de Plantes et Fleurs.TOIT&MOI ARRANGEMENTS ET ATELIERS DE NOËL N\u2019ATTENDEZ PAS TROP ! PHOTO : COURTOISIE, MATHIEU OUELLETTE PHOTO : COURTOISIE, MATHIEU OUELLETTE PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK / PLANTESETFLEURSARVIDA leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M23 TOIT & MOI SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com Depuis maintenant 11 ans, les Serres Louise Turcotte, situées à Saint-Honoré, offrent un concept de Jardins de Noël, soit des arrangements naturels, uniques et magnifiques pour le temps des Fêtes et l\u2019hiver également.Le service qui est plutôt populaire prendra fin le 12 décembre prochain.Il faut donc faire vite ! L\u2019idée des Jardins de Noël est venue alors que l\u2019équipe composée de trois horticultrices, Nataly, Véronique et Marylin, voulait trouver une solution afin d\u2019allonger leur saison.Avec l\u2019appui des propriétaires des serres, Louise et Denise Turcotte, elles ont monté le projet de faire des décorations de Noël.Elles p o u v a i e n t d o n c t r a v a i l l e r p l u s longtemps dans l\u2019année.Les Jardins de Noël proposent donc des décorations de type hivernale et non pas seulement des arrangements pour le temps des Fêtes.« Les gens vont les accrocher, décorer avec, mais après Noël c\u2019est facile de retirer une boucle ou des boules et l\u2019arrangement reste beau jusqu\u2019au printemps », mentionne l\u2019horticultrice des Serres Louise Turcotte, Nataly Savard.L\u2019équipe travaille seulement avec du branchage naturel.Elle met différentes essences dans les arrangements, mais plus particulièrement du pin rouge qui est bien apprécié de la clientèle.Nataly Savard explique que lorsqu\u2019elles ont débuté le projet, l\u2019idée était plutôt marginale.« C\u2019était l\u2019époque où le plastique, le gonflable était à la mode, mais maintenant c\u2019est devenu tendance.Tant mieux pour nous, car maintenant on trouve des items chez des fournisseurs qu\u2019on ne trouvait pas avant parce que c\u2019était moins populaire.» D\u2019autres entreprises dans la région font également des décorations pour le temps des Fêtes, mais l\u2019horticultrice confie que les Serres Louise Turcotte se démarquent par leur créativité et leur qualité.Aussi, elles connaissent très bien le sapinage et savent quoi faire pour qu\u2019il reste beau longtemps.BON ENGOUEMENT Il n\u2019est pas nécessaire de se dépêcher pour mettre la main sur un des items qui sont offerts au Jardins de Noël .Les Serres Louise Turcotte ne veulent pas mettre de pression sur leurs clients.Néanmoins, Mme Savard remarque que cette année les gens sont plus empressés qu\u2019à l\u2019habitude.Ils ont compris qu\u2019ils ont accès à une plus grande sélection lorsqu\u2019ils s\u2019y prennent plus tôt.Ils peuvent également profiter plus longtemps de leurs arrangements.Déjà plusieurs commandes ont été reçues.Il est possible d\u2019apporter son propre récipient afin d\u2019avoir une confection sur mesure ou encore d\u2019acheter les décorations produites par l\u2019équipe.« Les clients nous rapportent leur contenant d\u2019année en année, ils récupèrent des décos, des lumières et reviennent avec ça.On remet le pot à neuf comme si c\u2019était la première fois.C\u2019est vraiment amusant », fait savoir Mme Savard.Elle note que le délai de production n\u2019est pas long puisque les trois horticultrices se complètent parfaitement.Donc, elles réussissent à produire de grande quantité d\u2019arrangements en peu de temps.Également, si une personne désire fabriquer elle-même son arrangement, elle peut acheter des paquets de sapinages à la boutique.C h a q u e année, des nouveautés s o n t p r o - posées que ce soit des objets trouvés chez des fournisseurs o u e n c o r e d e n o u - velles idées de compos i t i o n s .« I l y a t o u t l e t e m p s plein de nouveauté, c\u2019est pour ça que les gens qui venaient il y a 11 ans viennent encore; ils savent qu\u2019ils vont toujours découvrir de nouvelles choses », affirme l\u2019horticultrice.ATELIER DE CONFECTION Cette année, deux ateliers de décorations seront donnés aux serres.En 48h ils affichaient déjà complets.Mme Savard, raconte que les ateliers sont de plus en plus en demande, voilà pourquoi ils ont atteint leur capacité assez rapidement.« Les gens repartent vraiment ravis, ils réussissent, c\u2019est un succès chaque fois.» Les participants feront notamment une gerbe de sapinages, qui s\u2019accroche comme une couronne, pouvant inclure des cocottes, des fruits et des rubans.Il est aussi possible pour les entreprises d\u2019offrir cette activité à leurs employés lors d\u2019un party de Noël de bureau.Les Serres Louise Turcotte font aussi pendant une semaine après l\u2019Halloween, des installations commerciales.LES JARDINS DE NOËL TOUJOURS AUSSI POPULAIRES PHOTOS : COURTOISIE, SERRES LOUISE TURCOTTE Les gens peuvent se procurer un arrangement sur la boutique en ligne ou aux Jardins de Noël directement.En seulement 48 heures, les ateliers étaient complets, il y a donc un grand engouement pour eux. SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M24 TOIT & MOI RAPHAËLLE PLANTE rplante@lesoleil.com Index-Design a lancé cet automne la 14e édition de son Guide 300 adresses et références design pour aménager et rénover.On y dresse une liste de 300 entreprises «rigoureusement sélectionnées» par l\u2019équipe éditoriale, qu\u2019il s\u2019agisse de nouvelles boutiques ou de marques établies, de marques locales ou internationales, d\u2019artisans, de fabricants, de concepteurs ou encore de créateurs.Le guide annuel présente un index par catégorie, selon que l\u2019on recherche des références pour l\u2019aménagement d\u2019espaces bureaux ou de cuisines et salles de bain; pour le mobilier résidentiel ou extérieur; pour l\u2019éclairage, le design de présentation, les objets décoratifs et les arts visuels, les produits architecturaux et les matériaux, les revêtements de sol et muraux, les textiles, la technologie et la domotique ainsi que les services s\u2019y rattachant.La publication inclut également une rubrique «Inspirations» qui montre les tendances actuelles en images, et présente des entreprises locales innovantes et des artisans créateurs du Québec.Commande en ligne du guide papier au repertoire.index-design.ca/guides au prix de 22,95 $ (+ frais de livraison).Il est aussi possible de consulter la version numérique gratuitement.PHOTOS : INDEX-DESIGN INDEX-DESIGN 14e ÉDITION DU GUIDE 300 ADRESSES ET RÉFÉRENCES DESIGN POUR AMÉNAGER ET RÉNOVER 0054287 viacapitalesaglac.com Vendre ou acheter avec nos courtiers et soyez rassurés! Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacques.lavoie@viacapitale.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 marieaudreygirard.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 lavoie_helene@videotron.ca Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@viacapitale.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Michelle AuDET 418 812-8811 michelleaudet1@gmail.com Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michelle JEAN 418 820-5769 mich.jean@videotron.ca Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M25 TOIT & MOI INSPI RATION Quoi de mieux que de se couler un bon bain chaud après avoir passer des heures à l\u2019extérieur à jouer avec les enfants?Prendre un bain est un réel moment de détente, qui permet de prendre soin de soi et de décompresser.Voici donc quelques idées d\u2019articles à ajouter dans la salle de bain pour rendre ces moments encore plus doux et agréables.SARA BROSSEAU BIEN DANS SON BAIN Diffuseur Ali.\u2013 Naturiste 1 Lait de bain jasmin.\u2013 L\u2019atelier Apothicaire 2 Bain de sel de mer Morte Elucx.\u2013 La Commère Magasin Général 3 Bain moussant Le Rituel Nordique.\u2013 Womance 4 Oreiller de baignoire confort.\u2013 Simons 5 Pont de bain en bambou.\u2013 Linen Chest 6 Bougie parfumée «Prends soin de toi».\u2013 Rose Bon Bon 7 1 2 3 5 6 7 4 0081250 0081791 Il nous fera plaisir de vous rencontrer et de vous démontrer l\u2019étendue de notre offre de services ! Appelez-nous Vous recherchez des courtiers de confiance qui sauront comprendre vos besoins et vous conseiller dans votre démarche ?Notre équipe peut vous aider et vous accompagner dans toutes les étapes de la transaction immobilière ! ÉQUIPE DUFOUR TURGEON Jean-Marc Prince courtier immobilier résidentiel 418 812-1777 Michel Dufour courtier immobilier résidentiel et commercial 418 818-4747 André Lessard courtier immobilier résidentiel et commercial 418 690-6765 Sylvin Perreault courtier immobilier résidentiel 581 668-6202 Linda Turgeon courtier immobilier résidentiel et commercial 418 540-0575 Marie-Ève Rathé Courtier immobilier résidentiel .le meilleur des deux mondes! 418 817-4933 marieratte@hotmail.com À vendre par le proprio \u2026 et son courtier ! SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M26 Photos Le Progrès, Michel Tremblay Photos Le Progrès, Rocket Lavoie Photos Le Progrès, Jeannot Lévesque leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M27 LE P\u2019TIT MAG En revenant de l\u2019école, Samuel dit à sa mère?: «?J\u2019ai appris les majuscules, les minuscules et les points de décoration?!?» (en parlant des points d\u2019exclamation?!) \u2014 Samuel, 5 ans LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Des cheveux en plus à la dame en présentiel 2 Le maquillage des yeux 3 Bouton en plus sur l\u2019ordinateur 4 Le sourcil du garçon en distanciel 5 Le masque du jeune homme 6 Une mèche de cheveux du garçon 7 L\u2019angle du coin de la table d\u2019ordinateur C\u2019EST PLATE.QU\u2019EST-CE QU\u2019ON FAIT?Grand-mère emmène ses petits- enfants à une course de voitures au circuit Paul-Ricard (France).«?Dépêchez-vous, dit-elle, il y aura plein de VIP.?» Après le spectacle, un des petits demande?: «?Mamie, où étaient-elles, les vieilles pies?» \u2014 Hector, 5 ans Mon mari, qui est chasseur, a fait empailler sa meilleure prise?: une tête d\u2019orignal mâle au panache immense.Il l\u2019a installée sur un des murs de notre garage.Mon petit-fils à son papi?: «?Pourquoi l\u2019orignal est rentré dans le mur?» \u2014 William, 4 ans FAITES- NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com Écris au père Noël?! Tu as sûrement commencé à songer aux cadeaux que tu espères trouver sous le sapin à Noël.Pour t\u2019assurer que tes souhaits ont les meilleures chances d\u2019être exaucés, dépêche- toi d\u2019écrire au père Noël.Ce gentil barbu est si occupé en cette période de l\u2019année qu\u2019il vaut mieux que tu lui envoies ton courrier avant le 10?décembre si tu veux recevoir une réponse à temps.Tu peux rédiger ta lettre toi-même ou réclamer l\u2019aide de tes parents ou de tes frères et sœurs plus vieux.Tu sais déjà ce que tu écriras?Voici l\u2019adresse : Père Noël, Pôle Nord, HOH OHO, Canada.Même pas besoin de timbre?! N\u2019oublie pas d\u2019ajouter ton adresse si tu veux qu\u2019il te réponde.Bonne rédaction?! FRANCIS HIGGINS P H O T O 1 2 3 R F / F O O D A N D M O R E SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M28 LE P\u2019TIT MAG Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web?! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU Voici une nouvelle plutôt loufoque, mais comme l\u2019actualité peut être parfois lourde, on s\u2019est dit que ça te ferait sourire.As-tu déjà lâché un petit pet devant tes camarades de classe en espérant qu\u2019il passe inaperçu?Si oui, sache qu\u2019il n\u2019y a aucune honte à avoir, car tout le monde pète.Même le président des États-Unis?! \u203a UN PET QUI FAIT DU BRUIT?! C\u2019est lors d\u2019un évènement marquant le début de la COP26 que Joe Biden aurait eu des gaz devant des membres de la famille royale.D\u2019après la duchesse Camilla Parker Bowles, épouse du prince Charles, le président des États-Unis aurait laissé échapper un «?pet long, bruyant et impossible à ignorer?».À ce moment, le président allait commencer une discussion sur les changements climatiques et la production de gaz à effet de serre (GES) avec la duchesse.Peut-être cherchait-il simplement à illustrer ses propos lorsque l\u2019incident s\u2019est produit?Blague à part, cette conversation aurait marqué la duchesse qui, depuis, n\u2019aurait pas arrêté de parler des gaz de Joe Biden.\u203a UNE MAUVAISE JOURNÉE POUR LE PRÉSIDENT Quelques heures auparavant, l\u2019homme de 78 ans a été surpris en train de somnoler pendant le discours d\u2019ouverture de la COP26.Dans une vidéo, on le voit fermer complètement ses yeux pendant près de 20 secondes.Un assistant arrive quelques instants plus tard pour le réveiller et s\u2019assurer qu\u2019il reste attentif jusqu\u2019à la fin de l\u2019évènement.\u203a DE RETOUR AUX CHOSES SÉRIEUSES\u2026 Joe Biden a quand même beaucoup travaillé, pendant la COP26.Il a profité de son séjour en Écosse pour s\u2019excuser de certaines décisions prises par son prédécesseur Donald Trump.Ces dernières allaient à l\u2019encontre de la lutte aux changements climatiques, notamment le retrait des États-Unis de l\u2019Accord de Paris.Cet accord est un traité international signé par 192 pays qui s\u2019engagent à réduire leur production de GES dans le but de devenir carboneutres d\u2019ici 2050.Au début de l\u2019année, les États-Unis ont réintégré ce traité et Joe Biden a promis des actions pour rendre le pays plus vert.En terminant, sa- vais-tu que pour les Britanniques, le mot anglais «?trump?» signifie «?pet?» en langage familier?PAR SAMIRA AIT KACI ALI, JOURNALISTE STAGIAIRE IL ÉTAIT UNE FOIS UN PET DONT TOUTE LA PLANÈTE A PARLÉ?! La duchesse Camilla Parker Bowles \u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, FRANK AUGSTEIN Le président des États-Unis, Joe Biden \u2014 PHOTO AP, EVAN VUCCI leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M29 LE P\u2019TIT MAG Comme nous te l\u2019avons expliqué samedi dernier, près de 200 États se sont réunis récemment pour discuter de l\u2019environnement et de stratégies à adopter pour protéger notre planète.Cette réunion est appelée La Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26), et elle a eu lieu à Glasgow, en Écosse.\u203a PAS FACILE DE RALLIER TOUS LES PAYS AUTOUR D\u2019UN ACCORD?! Samedi dernier, tous les représentants des pays présents ont accepté de signer une entente afin de freiner le réchauffement climatique et aider les pays pauvres à faire face aux conséquences du réchauffement.Il a fallu deux semaines de négociations avant que les pays arrivent à un accord commun.Pour plusieurs, il s\u2019agit d\u2019un grand compromis parce qu\u2019ils souhaitaient des mesures plus importantes, mais tu dois te douter qu\u2019il n\u2019est pas facile de faire en sorte que 200 états se mettent d\u2019accord sur un texte?! \u203a LE CHARBON ET LE PÉTROLE AU BANC DES ACCUSÉS?! On peut lire dans l\u2019accord que les pays doivent intensifier les efforts vers la réduction du charbon, qui est un gros polluant, et diminuer les subventions aux énergies fossiles.Autrement dit, les pays qui ont signé l\u2019accord doivent s\u2019engager à réduire la pollution produite par le charbon et les énergies fossiles comme le pétrole, qui sont les principaux responsables du réchauffement climatique.\u203a DES RÉACTIONS PLUS OU MOINS CONTENTES.Beaucoup de gens sont déçus de l\u2019accord.L\u2019Inde et la Chine refusaient de signer l\u2019entente si le texte demandait aux pays de «?sortir?» le charbon.À la dernière minute, le texte a donc été changé?: les pays ne sont plus tenus d\u2019éliminer leur utilisation du charbon, mais bien de la «?réduire?».Un changement qui fait réagir et déçoit beaucoup.En Chine et en Inde, le charbon est utilisé pour produire de l\u2019électricité et ces deux pays sont responsables d\u2019une grande quantité de la pollution dans le monde.Plusieurs trouvent aussi que les progrès suggérés par le texte sont trop faibles.Les points adoptés ne respectent pas les objectifs de l\u2019Accord de Paris, signé en 2015, et ne viennent pas suffisamment en aide aux pays pauvres.Cependant, plusieurs grands pas ont quand même été faits.«?Un signal a été envoyé?: l\u2019ère du charbon est terminée.Et cela compte?», a résumé la directrice générale de Greenpeace International, Jennifer Morgan.La prochaine rencontre du genre aura lieu l\u2019an prochain, en Égypte.Nous verrons alors si les pays ont respecté leurs engagements.D\u2019ici là, on doit tous faire notre part et exiger que nos gouvernements en fassent autant?! PAR ROXANNE LACHAPELLE 200 PAYS SIGNENT UN ACCORD POUR PROTÉGER LA PLANÈTE?! PHOTO AFP, DANIEL LEAL-OLIVAS Les vétérinaires responsables de la santé des animaux des zoos de partout sur la planète en apprennent chaque jour eux aussi sur le coronavirus.Ainsi, ils ont identifié des espèces qui sont plus à risque de contracter la maladie et de souffrir de symptômes plus graves.Il s\u2019agit des primates (singes, gorilles, etc.) et des félins (lions, tigres, etc.).Pourquoi ceux-ci selon toi?Parce qu\u2019ils ont plusieurs ressemblances génétiques avec les humains?! \u203a DES VACCINS À GRANBY?! Aucun des animaux du Zoo de Granby n\u2019a contracté la maladie depuis le début de la pandémie.Mais comme on sait que le variant Delta est plus contagieux même pour les animaux, les vétérinaires du Zoo de Granby ont décidé de vacciner 90 animaux plus à risques.Les bêtes sélectionnées par le Zoo recevront deux doses du vaccin Zoetis, fabriqué spécialement pour les animaux, aux États-Unis.L\u2019opération vaccination devrait être terminée avant Noël.\u203a COMMENT A-T-ON CHOISI CEUX QUI SERONT VACCINÉS?Comme chez les humains, les individus plus vieux ou plus faibles sont plus à risques de développer des symptômes plus graves de la COVID-19.Les vétérinaires ont donc procédé à une évaluation qui tenait compte de ces éléments et aussi de la fréquence de contact que l\u2019animal a avec des visiteurs ou des employés.Comme ces interventions médicales sont stressantes pour les animaux, l\u2019équipe médicale du Zoo de Granby a décidé de s\u2019en tenir à seulement 90 animaux pour l\u2019instant et s\u2019ajustera s\u2019il faut en protéger d\u2019autres.\u203a LES ANIMAUX, LES HUMAINS ET LA CONTAGION.Les vétérinaires disent ne pas craindre de contagion des animaux vers les humains.Mais ils s\u2019aperçoivent que le virus peut passer d\u2019un humain à un animal et que certains d\u2019entre eux sont plus fragiles.Certaines espèces peuvent mourir de la COVID-19 et c\u2019est pour cette raison qu\u2019on les vaccine.Plusieurs animaux de jardins zoologiques sont des espèces protégées ou en voie de disparition et il ne faut pas courir le risque?! Cette semaine, trois léopards des neiges sont décédés de la COVID-19 dans un zoo des États-Unis.Cela démontre l\u2019importance d\u2019immuniser nos amis les bêtes également?! SELON UN ARTICLE D\u2019ÉTIENNE BOUTHILLIER, LA VOIX DE L\u2019EST DES ANIMAUX DU ZOO DE GRANBY SERONT VACCINÉS CONTRE LA COVID-19?! \u2014 P H O T O F O U R N I E P A R L E Z O O D E G R A N B Y SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M30 libre@dos mviau@lequotidien.com www.facebook.com/melissa.viau La première fois que Dorothée Boulianne a accordé une entrevue au Progrès, c\u2019était en 2019.À sept ans, elle venait de faire sa première visite au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean et rêvait à son tour d\u2019écrire des livres.Encouragée par ses parents, la voici deux ans plus tard, tenant fièrement son tout premier roman jeunesse entre ses mains.C\u2019est le 7 novembre que la jeune autrice vivait le lancement de son livre, Tréfline et l\u2019éclaireuse des mots, qui a eu lieu au Café La Réserve de Jonquière.À neuf ans, la jeune fille de Jonquière s\u2019est déjà lancée dans la rédaction de son deuxième manuscrit.« Cette fois, c\u2019est une histoire d\u2019horreur qui se passe dans une école secondaire », annonce-t-elle.Dernièrement, Dorothée a aussi eu l\u2019idée de faire un recueil de lecture.« On peut écrire dedans pour parler des livres qu\u2019on a aimés.On peut faire des dessins.C\u2019est un journal de lecture pour ceux qui aiment lire.» Ce recueil devrait voir le jour au printemps 2022.Celle qui est en quatrième année à l\u2019école Notre-Dame-du-Sourire de Jonquière aura mis huit mois à écrire son premier manuscrit.« J\u2019ai écrit mon histoire seule, mais j\u2019ai aussi eu l\u2019aide de ma mère, surtout pour les fautes », mentionne Dorothée.Par la suite, les corrections, la mise en page et les illustrations ont été faites par des professionnels.« C\u2019est Bianca Dal- laire, une amie de mon père, qui a fait mes illustrations.Elle habite à La Baie.» « Quand on a su qu\u2019on pouvait attendre jusqu\u2019à un an avant d\u2019avoir une réponse des maisons d\u2019édition, on a décidé de s\u2019autoédi- ter », poursuit la mère de Dorothée, Fanny Marin.Lors de son lancement, Doro- thée a été surprise de voir autant de gens issus de sa famille, de ses amis et même des médias.Elle a pris la parole devant toutes les personnes présentes et elle a fait des dédicaces.« J\u2019ai aimé ça.Je suis fière de moi.» Maintenant, elle a bien hâte de participer au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean en tant qu\u2019autrice.Après tout, c\u2019est là que son rêve a commencé ! L\u2019AMOUR DES LIVRES À l\u2019âge de sept ans, soit un an après avoir appris à lire, Doro- thée lisait 15 livres par semaine.« Je lis encore autant, mais je lis maintenant des livres sans images et l\u2019écriture est plus petite.» Partageant une passion commune pour les livres, Dorothée et sa mère vont à la bibliothèque chaque semaine.« Quand on a fait le tour, on change de bibliothèque », lance Fanny en riant.Comme elle lit plusieurs livres par semaine, la jeune autrice s\u2019inspire de ses nombreuses lectures pour écrire.« Je crois que je lis plus que j\u2019écris », réfléchit-elle.TRÉFLINE Tréfline et l\u2019éclaireuse des mots est un roman jeunesse de 31 pages qui compte autant d\u2019illustrations que de pages.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une petite fille qui va à la bibliothèque avec sa maman.Soudain, un livre attire son a t t e n t i o n e t elle entre dans l\u2019histoire pour vivre une série d\u2019aventures.Le nom du p er- sonnage principal est inspiré par les trèfles à quatre feuilles que Dorothée aime beaucoup chercher.Dans sa classe, Dorothée a commencé à faire la lecture de son livre aux élèves.D\u2019autres ont entamé la lecture du livre de leur amie par leur propre initiative.« Certains l\u2019ont déjà fini et plusieurs l\u2019ont acheté », souligne- t-elle.Dès la sortie de son roman, les 200 copies se sont vendues très rapidement, forçant une réimpression.Avec les profits qu\u2019elle fera, l\u2019autrice prévoit ramasser son argent et prendre le temps de réfléchir à ce qu\u2019elle voudrait vraiment s\u2019acheter.Depuis quelques jours, des copies du roman jeunesse de Dorothée Boulianne sont disponibles à la librairie Marie-Laura de Jonquière.Dorothée Boulianne a imaginé un recueil de lecture qui devrait voir le jour au printemps 2022.\u2014 PHOTO COURTOISIE NEUF ANS ET UN PREMIER ROMAN Pendant son lancement, Dorothée Boulianne a lu des passages de son livre aux enfants en souhaitant leur transmettre sa passion pour la lecture et l\u2019écriture.\u2014 PHOTOS COURTOISIE leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M31 Mélissa, Râto et cie mviau@lequotidien.com WOUF! «Ça prend une chaîne d\u2019humains pour sauver neuf chiens.» \u2014 Râto Le 10 novembre, la famille de Gaya a dû se résigner à laisser partir son animal de compagnie, qui avait des problèmes de santé reliés à la vieillesse.C\u2019est le vétérinaire qui a définitivement abrégé les souffrances de la chienne de 11 ans.Gaya laisse derrière elle de nombreux souvenirs, dont un que je n\u2019oublierai jamais\u2026 L\u2019histoire de Gaya remonte à l\u2019automne 2013, alors qu\u2019une femme de Saguenay me contacte via cette chronique pour me demander de l\u2019aide.Cynthia Girard vient d\u2019adopter Gaya, une chienne de trois ans ayant toujours vécu dehors.Quelques semaines plus tard, l\u2019adoptante constate que sa nouvelle coloc est gestante.L\u2019ancienne famille de Gaya suspecte que le père est un husky.Dans la soirée du 19 octobre 2013, rien ne va plus.Gaya a des contractions depuis plusieurs heures et ça se complique.Elle doit subir une césarienne d\u2019urgence.Cynthia vit en appartement avec ses deux jeunes enfants et elle n\u2019a pas l\u2019argent pour assumer les frais vétérinaires.C\u2019est la panique ! Sans cette intervention, son animal risque de mourir.J\u2019accepte de l\u2019aider en assumant la facture de 1112 $, sans trop savoir dans quoi je m\u2019embarque.En pleine nuit, je donne mon numéro de carte de crédit à une clinique vétérinaire de Chicoutimi pour payer la césarienne de Gaya.Tout se passe à merveille et la vétérinaire procède aussi à la stérilisation de la chienne.Quelques heures plus tard, Cynthia revient chez elle avec Gaya et ses huit chiots.Elle installe la petite famille dans sa chambre.Les semaines passent, les chiots grandissent et, de mon côté, je réussis à obtenir une commandite de nourriture pour les chiots.Une clinique offre aussi les vermifuges et les premiers vaccins gratuits.Nous recevons même un don de 100 $ pour nous aider dans cette aventure.On a donc huit chiots à placer qui sont vaccinés, vermifugés et nourris pour un mois.Considérant que nous avons déjà reçu un don de 100 $, nous fixons le montant d\u2019adoption à 125 $ pour chaque chiot, afin que je puisse rembourser la césarienne de 1112 $ sur ma carte de crédit.Malgré le montant très abordable, les familles sont difficiles à trouver.Les temps changent quand on constate que, huit ans plus tard, la valeur d\u2019un chiot, toutes races confondues, se situe entre 1000 $ et 3000 $ et que les éleveurs ne fournissent pas à la demande.Pour ceux qui croient qu\u2019élever des chiots est une partie de plaisir, Cynthia n\u2019en tire pas les mêmes conclusions.Dans son petit appartement, elle ne cache pas son découragement, surtout quand Gaya et ses chiots tombent malades.Une fois la diarrhée réglée, Gaya cesse de produire du lait et ne peut plus nourrir ses petits.Cynthia doit intervenir en nourrissant les bébés avec du lait conçu pour les chiots.À six semaines, les chiots sont trop jeunes pour être placés en adoption, mais Cynthia n\u2019y arrive plus.Gaya ne veut plus s\u2019occuper de ses bébés qui courent, grimpent et font leurs besoins partout, y compris dans les lits, car les chiots sortent de leur enclos.J\u2019accepte donc de prendre sept des huit chiots chez moi pour au moins deux semaines, le huitième chiot étant resté dans la famille de Cynthia.Je vous épargne mon souvenir quand je leur ai donné leur premier vermifuge\u2026 Les parasites intestinaux qui sortaient des selles de mes sept protégés étaient dignes d\u2019un film d\u2019horreur ! MARLEY Marley est le seul chiot de Gaya que j\u2019ai réussi à retracer, puisque la plupart ne les ont pas gardés.Marley vit à Falardeau auprès de Keven Viger et Élisabeth Des- biens.« Nous avons été quatre ans à devoir faire bouger Marley tous les jours », confie Élisabeth.Il faut savoir que les chiens de race husky, et les croisés husky, ont énormément besoin de bouger pour être bien mentalement et physiquement.Ces chiens sont très présents dans les refuges, car les adoptants se dé cou- ragent souvent dans leur première année de vie et cherchent de meilleures familles pour leur animal.Ces familles « mieux adaptées » sont difficiles à trouver parce que ce type de chien nordique développe de nombreux problèmes de comportement face à la sédentarité et à l\u2019espace restreint.D\u2019ailleurs, la famille de Marley, qui compte maintenant deux enfants, n\u2019a jamais pu voyager, car il a toujours été impossible de faire garder l\u2019animal.RETOUR SUR UNE CÉSARIENNE D\u2019URGENCE EN PLEINE NUIT Quand Cynthia Girard a adopté Gaya, elle ne se doutait pas qu\u2019elle était gestante.\u2014 PHOTO COURTOISIE Pendant plus de deux semaines, les chiots de Gaya ont vécu chez Mélissa Viau pour continuer leurs apprentissages.On peut voir Marley en avant-plan de la photo.\u2014 PHOTO COURTOISIE Marley est un des huit bébés de Gaya.Il vit à Falardeau, auprès de Keven Viger et Élisabeth Desbiens qui l\u2019ont adopté quand il avait deux mois.Deux enfants se sont ajoutés à leur famille.\u2014 PHOTO COURTOISIE SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M32 PLEIN AIR V ous planifiez quelques escapades en plein air dans les prochaines semaines ?J\u2019ai recensé pour vous quelques nouveautés à travers la province.Certaines qui nous donnent hâte à l\u2019hiver, d\u2019autres qui peuvent être testées dès maintenant.Voici un coup d\u2019œil qui n\u2019a pas la prétention d\u2019être exhaustif, parce que les possibilités d\u2019aller jouer dehors ne manquent surtout pas chez nous.MARIER PLEIN AIR ET RESSOURCEMENT C\u2019est tout nouveau dans le réseau de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).Celle-ci s\u2019allie au Monastère des Augustines du Vieux-Québec afin d\u2019offrir un forfait de trois jours qui comprend deux nuits dans l\u2019ancien cloître restauré et une nuit en EXP au parc national de la Jacques-Cartier.« De plus en plus, cette forme d\u2019évasion est recherchée.Les visiteurs cherchent plus qu\u2019une destination où i ls vont simplement se divertir pendant leurs vacances, mais où ils vont faire une pause sur leur vie du quotidien et en ressortir avec quelque chose lorsqu\u2019ils vont reprendre leur rythme effréné.Il y avait un dénominateur commun entre le côté apaisant que la nature procure et ce que le Monastère offre en termes de séjour, avec des moments de silence et d\u2019introspection.Il y a un mariage intéressant que l\u2019on pouvait faire là », résume Simon Boivin, responsable des médias à la Sépaq.PLONGER DANS UN AQUARIUM Vous faites de la plongée et cherchez des endroits insolites au Québec ?L\u2019Aquarium du Québec n\u2019accueille pas que des espèces fascinantes à observer.L\u2019endroit s\u2019ouvre maintenant aux plongeurs qui ont obtenu leur certification.Ceux-ci sont conviés à l\u2019intérieur du « Grand Océan » où, en compag nie d\u2019un instructeur, i ls peuvent nager à travers les différentes espèces de p oiss ons, d\u2019anémones et d\u2019étoiles de mer.D\u2019une profondeur de 22 pieds, ce grand bassin contient 350 000 litres d\u2019eau salée et reproduit la faune de l\u2019océan Pacifique à la hauteur de Vancouver.Ma collègue plongeuse, Viatka Sundborg, est revenue de là-bas enchantée.Vous pouvez d\u2019ailleurs lire son récit dans sa chronique Sous pression du 3 octobre dernier.DE NOUVEAUX CIRCUITS DE SKI Adeptes de ski de longue randonnée ?Dans la réserve faunique de Papineau-Labelle, six nouveaux circuits de longue randonnée ont été développés pour partir à la découverte de ce territoire.Les skieurs peuvent s\u2019arrêter dans différents refuges, au cours de leur expédition, qui peut s\u2019échelonner entre trois et DES NOUVEAUTÉS POUR S\u2019ÉCHAPPER ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR 1 2 leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M33 PLEIN AIR 2 La Sépaq et le Monastère des Augustines de Québec proposent un forfait de trois nuits.\u2014 PHOTO SÉPAQ 3 Si vous avez votre certification de plongeur, il est possible de plonger dans l\u2019Aquarium du Québec, et pas seulement de le visiter.\u2014 PHOTO SÉPAQ, MATHIEU BOUCHARD 6 Zenderfull organise des excursions où les clients sont initiés à l\u2019observation du ciel étoilé.\u2014 PHOTO ZENDERFULL 5 En Outaouais, les patineurs pourront s\u2019élancer sur ce cours d\u2019eau.\u2014 PHOTO ÉCO-ODYSSÉE 4 La sculpture Reine du Fleuve de Doug Schatz au Domaine Forget de Charlevoix.\u2014 PHOTO PATRICE GAGNON, GO-XPLORE 7 Le parc régional des Sept- Chutes de Saint-Zénon compte deux nouveaux refuges.\u2014 PHOTO SIMON LAROCHE cinq jours.En fonction du circuit, l\u2019itinéraire varie entre 30 et 48 kilomètres.« Ce que ça permet de faire, c\u2019est d\u2019avoir une proposition de circuits qui va nous emmener dans différents refuges de Papineau- Labelle.Ce sont des refuges qui existaient déjà », explique Simon Boivin, en soulignant que les skieurs peuvent ainsi connaître à l\u2019avance la longueur de leur trajet.Le transport des bagages est aussi offert pour les différentes étapes du parcours.ÉTOILES ET LENTILLES Ingén i e u r e n i n f o r m a t i q u e, Samer Hobeika est aussi astro- photographe.Sa passion pour l\u2019astronomie et la photographie l\u2019ont amené à créer son entreprise, Zenderfull \u2013 la contraction des mots « zen » et « wonderful », ce que le Libanais d\u2019origine dit aimer ressentir lorsqu\u2019il observe le ciel étoilé.C\u2019est dans la campagne de Val- Racine que le Montréalais a acheté un pied-à-terre, où ses clients peuvent passer la nuit.Son amour de l\u2019astronomie l\u2019a incité à se promener un peu partout au Québec.Les abords du parc national du Mont-Mégantic (PNMM) et la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM) en font un cadre tout indiqué pour devenir témoins des beautés célestes.Samer Hobeika organise des excursions au cours desquelles les clients sont initiés à l\u2019observation du ciel ou encore à la photographie du ciel étoilé.« Au début, je fais une présentation.Je veux que les gens comprennent quelques concepts reliés à l\u2019astronomie.Ça, c\u2019est à l\u2019intérieur.Après, on sort et on fait un tour du ciel, pour naviguer et explorer, voir ce qui est dans le ciel ce soir-là.Ensuite, on passe à la photo de groupe.» Il adapte son contenu aux clients présents et propose aussi d\u2019autres activités comme la randonnée et le yoga.Une bonne saison, l\u2019hiver, pour scruter l\u2019horizon ?« En hiver, on a pas mal d\u2019activités célestes, comme des étoiles filantes », explique Samer Hobei- ka.Ses préférées sont les Gémi- nides, que l\u2019on pourra voir autour des 13 et 14 décembre.DU PATIN EN OUTAOUAIS J\u2019ai un faible pour les sentiers glacés, que ce soit celui de Magog aux abords du lac Memphréma- gog ou celui de l\u2019Érable rouge, à Saint-Valère (dans le Centre-du- Québec), où on peut patiner en plein cœur de la forêt.L\u2019érablière compte aussi une mini-fermette pour les enfants.Voilà qu\u2019à La Pêche (Wake- field), en Outaouais, les patineurs pourront aussi s\u2019élancer sur le cours d\u2019eau glacé du parc nature Éco-Odyssée, où l\u2019on peut naviguer dans un labyrinthe pendant la belle saison.La saison hivernale, elle, doit prendre son envol le 18 décembre prochain.DE L\u2019ART EN PLEINE NATURE Vous connaissez le Domaine Forget de Charlevoix, à Saint- I r é n é e ?C e h a u t l i e u d e l a culture est aussi un très bel endroit pour prendre l\u2019air et aller marcher tranquillement.J\u2019y ai fait un saut, cet été, pour aller admirer les sculptures qui ornent le domaine\u2026 mais aussi la vue grandiose sur le fleuve.Le Domaine propose 23 sculptures, dont 21 extérieures.Depuis cet été, on y offre un circuit que l\u2019on peut suivre sur une carte interactive disponible sur le site Internet du Domaine ou en téléchargeant la carte sur l\u2019application Ondago.Le Domaine est accessible tous les jours de l\u2019année.À DÉCOUVRIR ÉGALEMENT Dans Lanaudière, le parc régional des Sept-Chutes de Saint-Zénon compte deux nouveaux refuges, le 7e Ciel et l\u2019Étoilé.Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram à isabelle.pion 3 7 6 5 4 1 Les amateurs de ski peuvent découvrir six nouveaux circuits, dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.\u2014 PHOTO SÉPAQ SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M34 CAROLINE GRÉGOIRE carolinegregoire@lesoleil.com Collaboration spéciale L\u2019ère des vêtements de tout confort s\u2019achève-t-elle avec le retour de la vie sociale «en présentiel» ?Les derniers mois ont pris leurs influences mode dans le «mou».On attend avec impatience les premières rencontres et, avec elles, les regards attentifs qui marquent le retour des beaux vêtements.Voici le retour de l\u2019élégance dans nos vies.Comme un hommage à la frénésie sociale qui revient, quoi de mieux que nos plus beaux atours?Josée et Farouk Cheikha ont fait de la mode élégante leur modèle d\u2019affaires.Propriétaires, depuis 1988, de plusieurs enseignes mode, ils ont ouvert l\u2019enseigne Cheikha à Place Sainte- Foy en 1991.Dans cette boutique qui se dit à l\u2019écoute des besoins de sa clientèle féminine, Josée Cheikha propose du prêt-à-porter haut de gamme avec des griffes québécoises, italiennes, allemandes et françaises.Celle qui, au fil des saisons, déniche les vêtements les plus chics partage son amour pour les fibres naturelles.« J \u2019aime les belles matières comme le cachemire, la laine à double face et toutes les matières naturelles.Je vais toujours chercher les fibres de qualité haut de gamme », nous explique la femme d\u2019affaires.Pour elle, 2020 représente une période difficile pour les gens.Plus de sorties, les gens magasinaient les « hauts » comme les chemisiers et les chandails.On achetait très peu les « bas », qu\u2019on ne voyait pas en visio- conférence.On portait également le « mou ».Revirement de situation, les gens ont maintenant envie de s\u2019habiller, depuis cet automne.« Les gens \u201cexplosent\u201d dans le vêtement.On a envie de se maquiller, de se coiffer, d\u2019être belle, de porter le talon haut.On sent un regain.Je crois qu\u2019on ne reviendra jamais à ce que nous étions avant la pandémie, mais les gens ont envie d\u2019être beaux.Un retour d\u2019élégance.On vend beaucoup de tailleurs, de robes.Les gens investissent dans leurs vêtements.» Passionnée, Josée Cheikha vit et respire la mode.Elle affirme vouloir « remuer ciel et terre » pour ses clientes.Elles proviennent de partout au Québec.« Je suis spécialiste dans les petites tailles 0 et jusqu\u2019à 18 ans » en mentionnant que les extrêmes ont de la difficulté à trouver de la variété.Beaucoup d\u2019enseignes ont dans leurs marchandises les tailles moyennes qui se vendent le plus.Dans sa boutique, les différentes collections sont offertes dans toutes les tailles proposées.« Je ne veux pas que mes clientes pensent qu\u2019elles ne peuvent pas porter un vêtement.Je sais ce que c\u2019est de s\u2019habiller, j\u2019ai toujours été ronde et j\u2019ai toujours été élégante.Les extrémités ont de la difficulté à s\u2019habiller.» Pour se vêtir avec élégance, une attention particulière doit être portée à l\u2019ajustement.On compte quatre couturières d\u2019expérience sur place.Les longueurs de pantalons, la tombée des manches, les tailles et les doublures de manteau n\u2019ont plus de secrets.Il se fait beaucoup de retouches et du remodelage de vêtements à la suite d\u2019une variation de poids.« On essaie de sauver des vêtements et l\u2019on ajoute des morceaux pour compléter », explique madame Cheikha.Elle mentionne que durant la pandémie, toutes les employées sont restées en poste quatre jours par semaine.On a proposé un service de boîtes de magasinage livrées.Une fois le choix des vêtements fait, un rendezvous par visioconférence permettait de planifier les retouches à faire.L\u2019élégance est un choix et la coquetterie est agréable, nous mentionne-t- on.« Il faut le faire pour soi, pour être élégant.On a été un an sans s\u2019habiller.On veut redevenir la personne que nous étions avant.On veut être bien vêtu avec le retour des occasions.On veut revivre », mentionne Josée Cheikha.Pour la spécialiste, LE RETOUR DE L\u2019ÉLÉGANCE 1 leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M35 MODE LE RETOUR DE L\u2019ÉLÉGANCE une garde-robe élégante serait composée d\u2019un tailleur et son manteau assortis de 3 hauts différents pour coordonner et permettre une variété.Le pantalon large est de retour.Il se coordonne avec des hauts plus courts.On portera les jupes et les robes longues.Les pantalons sont plus courts et assortis de leur bottillon.Mme Cheikha remarque que l\u2019on assiste à de grands changements des tendances mode.De plus, aujourd\u2019hui, on demande le produit local et les matières consciencieuses.On s\u2019instruit sur les pays de confection, les gens veulent savoir la provenance des produits.Et le mou, il est vraiment fini ?« On assiste à un ralentissement ! Ce qui est recherché : le beau pantalon avec le chandail.On peut toujours être élégant en étant sport, mais sans le mou.Le jeans restera toujours.On recherche les produits différents.Les choses ne sont plus portées de la même façon.On ne veut plus le \u201cpetit kit\u201d.   On veut le \u201cwow\u201d.Cheikha Place Sainte-Foy 2450 boulevard Laurier, Québec «?J\u2019aime les belles matières comme le cachemire, la laine à double face et toutes les matières naturelles.Je vais toujours chercher les fibres de qualité haut de gamme?» \u2014 Josée Cheikha, propriétaire Les tenues sont portées par Barbara Simard, propriétaire du Studio Corps de Ballet, une école de ballet classique spécialisée dans l\u2019éducation de la danse classique pour les adultes.corpsdeballet.ca UNE ENTREPRISE PHILANTHROPIQUE Au fil des années, Farouk et Josée Cheikha ont fait beaucoup pour la communauté.«?Plus on donne, plus on reçoit.La société québécoise a été très généreuse avec nous et a contribué à toutes les levées de fonds qu\u2019on a faites?» raconte l\u2019homme d\u2019affaires.Les initiatives du couple ont aidé beaucoup de fondations, l\u2019arthrite, la maladie d\u2019Alzheimer et la Maison Michel- Sarrazin.La fondation Sourdine deviendra toutefois leur cause principale.Atteint de surdité, M.Cheikha s\u2019impliquera au sein de cette organisation comme président de son conseil d\u2019administration durant plusieurs années.Ces grands donateurs auront contribué à la levée de plusieurs millions de dollars.Comme quoi la plus grande élégance est de répondre présent pour la communauté.www.sourdine.qc.ca CAROLINE GRÉGOIRE (COLLABORATION SPÉCIALE) 3 2 4 1Tailleur marine, manteau de laine, chemisier, d\u2019une sélection de marques 2 Ensemble de la marque allemande Marc Cain 4Robe signée Marie Saint-Pierre \u2014 PHOTOS CAROLINE GRÉGOIRE 3 Ensemble de la créatrice québécoise Marie Saint-Pierre SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M36 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca On les consulte dans les recueils ou sur le Web, on les suit à la lettre, ou alors pas du tout, ça dépend de notre tempérament en cuisine.et du type de cuistot qu\u2019on est! Dans tout ça, il y a une constante: les recettes nous accompagnent au quotidien.Quand j\u2019ai vu que le très beau magazine Caribou consacrait tout un numéro à cette thématique, j\u2019ai eu envie d\u2019en jaser avec la coéditrice de la publication, Geneviève Vézina-Montplaisir.« C\u2019est notre 14e numéro, et si on a déjà touché aux recettes dans le passé, c\u2019est la première fois qu\u2019on consacre toute une édition à cette thématique », expose-t-elle.Le sujet est riche.Et il dépasse la simple liste des ingrédients et des indications à suivre.« Au chapitre sociologique et historique, les recettes sont un peu le reflet de qui on est, et où on est rendus.Ils racontent certains chapitres de notre histoire, d\u2019une certaine façon.» Dans les anné es  1950, par exemple, les plats étaient quantifiés pour de grandes tablées où se réunissaient les familles nombreuses de l\u2019époque.« Disons qu\u2019on était alors à l\u2019autre bout du spectre d\u2019au- j ourd\u2019 hui , où on trouve des recettes de brownies dans une tasse pour une seule personne ! » Les ingrédients varient aussi selon les époques et témoignent des tendances alimentaires du moment.« C\u2019est intéressant de voir que certains items, comme le beurre, ont été bannis un temps, mais retrouvent aujourd\u2019hui leurs lettres de noblesse.» D\u2019autres aliments ont fait leur niche en supermarchés et dans nos garde-manger au gré des changements dans la société.L\u2019ouverture sur le monde, l\u2019immigration et le courant végé ont jazzé nos assiettes, où se sont invités tofu, tempeh et épices variées.À côté de tous les courants alimentaires qui se faufilent dans nos menus, il y a les incontournables recettes doudous de notre enfance, celles qu\u2019on a retranscrites à la main dans un carnet à spirales, en notant bien les secrets de notre mère ou grand-mère pour ne pas rater la béchamel.Ou le sucre à la crème.J\u2019ai quitté la maison avec un précieux petit calepin où étaient notés en belles lettres cursives les classiques de ma maman et de ma grand-maman.Je l\u2019ai encore.Certaines pages sont déchirées, d\u2019autres affichent des notes à l\u2019encre délavée.Pas grave.Je connais les recettes à peu près par cœur, de toute façon.Et ma mère a eu la bonne idée de nous offrir en cadeau, un certain Noël, un recueil maison dans lequel sont imprimées toutes les recettes qui ont fait partie de nos traditions familiales.Ces pages qui évoquent des saveurs de nos premières années réveillent aussi quantité de souvenirs qui goûtent bon les moments passés ensemble.« L\u2019héritage culinaire » est justement le sujet du grand reportage de Caribou.« On en a fait un sujet principal parce qu\u2019on trouvait qu\u2019il y avait quelque chose de très réconfortant dans cette transmission des recettes familiales.Quelque chose de très humain, aussi.On mange tous les jours, donc forcément, on cuisine aussi tous les jours.Et on entretient un lien affectif avec les mets qui ont bercé notre enfance.Hélène L\u2019ABC DES RECETTES COMMENT TOUT ÇA EST NÉ?Caribou a réuni le chef végane Jean-Phil ippe Cyr et les nutritionnistes Geneviève O\u2019Gleman et Annie Ferland (du blogue Science&Fourchette) pour jaser avec eux de ce qui fait le succès d\u2019une recette.« Tous les t ro is fa i - saient le même constat: les recettes les plus populaires , ce sont souvent les plus simples .Le côté facile et accessible est toujours prisé», résume Geneviève Vézina-Montplaisir.Après ça, il y a aussi les mouvements de société qui teintent les choix des uns et des autres.«On s\u2019est demandé ce qui intéressait les jeunes, en cuisine, et l\u2019enjeu environnemental pèse dans la balance.On remarque que s\u2019ils cherchent eux aussi les recettes accessibles, ils se tournent quand même davantage vers la cuisine végane et vers les aliments locaux.» KARINE TREMBLAY 3 leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M37 QUELQUES LIVRES DE RECETTES QUI ONT FAIT ÉPOQUE\u2026 Au chapitre des livres de cuisine, on a tous notre palmarès personnel, nos titres favoris, les essentiels vers lesquels on revient inlassablement.Mais au-delà de ces préférences, il y a des racines communes, une histoire partagée.Parce que certains volumes ont laissé une empreinte forte dans notre histoire culinaire collective.«?C\u2019est intéressant de savoir qu\u2019au départ, lorsque les premiers livres de cuisine ont fait leur apparition, en avoir chez soi, c\u2019était un signe de bourgeoisie.?» Intéressant , aussi , de constater que les premières recettes consignées étaient avares d\u2019indications.«?Parce que les auteurs savaient qu\u2019ils s\u2019adressaient à un public qui avait déjà certaines connaissances en cuisine.Ils n\u2019avaient pas besoin de noter autre chose qu\u2019une liste d\u2019ingrédients et quelques consignes sommaires.C\u2019était sous-entendu que le lecteur allait savoir quoi faire.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le contraire.On prend les gens par la main, il faut que ce soit super clair.On ne peut pas se contenter d\u2019écrire qu\u2019il faut caraméliser les oignons, par exemple, il faut aussi préciser que c\u2019est à feu moyen vif.?» Au gré des décennies, plusieurs livres ont connu un succès retentissant.Dans ces joyaux de notre patrimoine, «?c\u2019est sûr qu\u2019on ne peut pas passer à côté de Jehane Benoît et de son Encyclopédie de la cuisine?», souligne Geneviève.«?C\u2019est une auteure qui a été présente dans la sphère gourmande pendant des années.Et qui a suivi les courants, aussi?: elle a quand même signé un livre sur la cuisine au micro-ondes.?» Bien avant que n\u2019arrive en librairie la collection du Cercle des fermières (les classiques Qu\u2019est-ce qu\u2019on mange?), La cuisine raisonnée des sœurs de la congrégation de Notre- Dame a fait époque.Il a d\u2019ailleurs été réédité, ces dernières années.«?L\u2019Expo 67 et la mondialisation ont plus tard changé la face de notre répertoire de recettes.Les gens voulaient savoir comment faire de la cuisine indienne ou comment réaliser un tajine.On a vu arriver en librairie des livres de cuisine du monde.Et quand on feuillette les ouvrages qui paraissent aujourd\u2019hui, on voit qu\u2019ils sont teintés de toutes ces influences.Après ça, parmi les ouvrages qui ont beaucoup rayonné au fil des décennies, il y a eu ceux de Paul Martin, des Taillefer, de Daniel Pinard.Évidemment, il y a aussi eu les bouquins de Ricardo et de Josée di Stasio, qui sont des incontournables.?» KARINE TREMBLAY, LA TRIBUNE Laurendeau, qui signe le mot de la fin, raconte comment elle s\u2019est fait un devoir de rassembler les recettes de sa famille.Elle a bonifié les infos avec des précisions, des repères que sa mère lui a donnés de vive voix.» À côté de ces carnets maison de grande valeur sentimentale, il y a aussi tous les bouquins de cuisine qui essaiment en librairie.Et qui trouvent preneurs, en dépit de la popularité des blogues et sites Web culinaires.Même si toutes les recettes du monde se trouvent désormais à un clic, la mort du bouquin de cuisine papier, ce n\u2019est vraiment pas pour demain.« Les recueils de la section culinaire comptent encore parmi les ouvrages très populaires en librairie.On a fait un petit encadré où on répertorie certains chiffres et dans celui-ci, on rappelle que 32 % des livres vendus au Québec, ce sont des ouvrages qui se trouvent dans la section \u201csanté, forme et livres de cuisine\u201d.C\u2019est beaucoup.Ça ne s\u2019essouffle pas probablement parce qu\u2019on aime le côté \u201cbeaux livres\u201d des ouvrages culinaires d\u2019aujourd\u2019hui », note Geneviève.C\u2019est vrai qu\u2019on s\u2019inspire en butinant d\u2019un livre à un autre.Et que le temps d\u2019arrêt passé à bouquiner dans les pages ne se compare pas à celui qu\u2019on consacre à ouvrir des onglets sur les sites gourmands.Dans tout ça, l\u2019un et l\u2019autre cohabitent dans nos habitudes.Et vont continuer de coexister, sans doute.« Parce que même si on a déjà plein de recettes, on a toujours besoin de nouvelles inspirations pour la simple et bonne raison qu\u2019on ne s\u2019en sort pas.Dans toutes les maisons, chaque jour, se pose la même question : qu\u2019est-ce qu\u2019on mange ?» Questions, commentaires, suggestions?Envie de partager votre recette favorite?Écrivez-moi?: karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram?: karine.encuisine CARIBOU, EN QUELQUES MOTS Propulsé par l\u2019idée de mettre l\u2019achat local à l\u2019avant-scène, le magazine Caribou est né il y a sept ans.«?On trouvait qu\u2019il y avait une effervescence autour de l\u2019alimentation, mais que le sujet était toujours traité sous l\u2019angle des recettes ou via des critiques de restos.On se disait qu\u2019il y avait de l\u2019espace pour une réflexion plus fouillée quant à tout ce qui touche à l\u2019assiette.Il y avait matière à faire un beau magazine papier en mettant en lumière les artisans de l\u2019agroalimentaire?», explique Geneviève Vézina- Montplaisir, qui a plongé dans le monde de l\u2019édition avec Audrey Lavoie (coéditrice) et Véronique Leduc (corédac- trice en chef).À l\u2019heure où tout le monde répétait que le papier était mort, ou presque, c\u2019était un projet audacieux.«?Il y a eu de beaux défis sur le parcours, mais sept ans plus tard, on est encore là, et il se passe tellement de choses dans le créneau alimentaire, au Québec, qu\u2019on ne manque vraiment pas d\u2019idées pour les sujets à traiter.?» Les trois actionnaires sont aussi derrière la bannière Cervidés Médias, qui signe du contenu spécialisé en agroali- mentaire pour différentes pla- teformes.KARINE TREMBLAY, LA TRIBUNE 2 1 1 Les fascicules de recettes produits par différentes compagnies alimentaires étaient très populaires, à une certaine époque.\u2014 PHOTOS ARCHIVES LA TRIBUNE 2Certains font sourire, comme cette recette (signée Janette Bertrand) d\u2019un saumon cuit dans.La Presse?! 3Geneviève Vézina-Mont- plaisir, coéditrice du magazine Caribou.\u2014 PHOTO MAGAZINE CARIBOU P H O T O A R C H I V E S L A T R I B U N E RÉGAL SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M38 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com J e n\u2019ai qu\u2019un seul mot pour vous décrire ma passion pour l\u2019apéro : incontournable.L\u2019heure de l\u2019apéro est un moment privilégié que l\u2019on s\u2019offre pour faire une transition entre la journée et la soirée.Et quel plaisir de varier les thèmes.Cette fois-ci, on visite l\u2019Italie du nord au sud.Salute! 1 BARONE MONTALTO BRUT ?,? $ \u2022 ?\u2022 ? % 9,9 g/L Un apéro à l\u2019italienne débute toujours par un verre de bulles et en voici un très bon de la Sicile, à un prix imbattable.Une nouveauté à base de cataratto et de pinot gri- gio.Le genre de bouteille qu\u2019on veut toujours avoir au frais pour le plaisir d\u2019ouvrir des bulles en toutes occasions.L\u2019accord est simple et parfait avec une assiette d\u2019antipasti, légumes marinés, olives et charcuteries.Nouveauté coup de cœur! APÉRO À L\u2019ITALIENNE SAVIEZ-VOUS QUE\u2026 Ce vin est élaboré en cuve close de la même manière qu\u2019un pro- secco, mais porte la mention vino spumante.Pourquoi?Parce que seulement les vins effervescents produits avec le cépage glera, dans des régions précises de la Vénétie et du Frioul au nord de l\u2019Italie, peuvent porter l\u2019appellation prosecco.2 NESPOLINO TREBBIANO RUBICONE 2020 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ? % \u2022 ?,? g/L Une nouveauté de l\u2019Émilie-Ro- magne, un blanc parfait à l\u2019apéro et une découverte pour les papilles, car le trebbiano, qu\u2019on appelle ugni blanc en France, est un raisin utilisé surtout pour la production de brandy et de vinaigre balsamique, un des produits phares de la région.On a un vin très aromatique et bien vif, sur une bonne finale citronnée, pointée de basilic.Pour l\u2019accompagner à l\u2019apéro, on fait comme en Émilie-Romagne : du jambon de Parme avec du parmesan Reggia- no sur lequel on ajoute quelques traits de vinaigre balsamique.Pour un accord plus ludique, essayez- le avec des tranches de pommes vertes recouvertes d\u2019huile d\u2019olive, de feuilles de basilic et d\u2019un trait de balsamique.Vous m\u2019en donnerez des nouvelles! 3 PLANETA LA SEGRETA SICILIA 2020 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ? % \u2022 ?,? g/L Voici un excellent vin pour s\u2019initier aux blancs siciliens.Soyeux et suave en bouche, avec des notes de pêche blanche, de melon miel et de zeste d\u2019orange sur une légère salinité en finale.Il est produit avec 50 % de grecanico, 30 % de chardonnay et 10 % de viognier et de fiano.À titre de référence, le grecanico est le même cépage que le garganega de Soave, donc fraîcheur et vivacité sont aussi au programme.En accord, optez pour des arancinis ou des carrés de fondue parmesan et vous serez conquis.4 COTTINI STILE NATURALE CORVINA GARDA 2019 ?,? $ \u2022 ?\u2022 ? % \u2022 ? g/L Une nouveauté et une curiosité.Le corvina est le raisin principal du Valpolicella et il est assez rare de le retrouver en mono-cépage comme dans cette cuvée, car on l\u2019assemble généralement avec le rondinella qui apporte des notes florales au vin.De plus, celui-ci est issu de l\u2019appellation Garda DOC, une zone qui contourne le lac de Garde, tant en Vénétie qu\u2019en Lombardie.On a donc ici la pure expression du raisin avec ses notes de cerise acidulée et d\u2019amande, d\u2019épices et de chocolat amer.C\u2019est un vin d\u2019une bonne acidité pour un rouge.Il compte des tannins assez présents pour balancer le taux de sucre qui semble élevé, si on le regarde en chiffre, mais qui est parfaitement balancé en bouche.Il est parfait pour un apéro sucré et salé, car il mariera tout autant le saucisson italien et la bruschetta que le fromage, les amandes et des canne- berges enrobées de chocolat noir.5 ALBINO ARMANI RIPASSO VALPOLICELLA SUPERIORE 2018 ? $ \u2022 ?\u2022 ? % \u2022 ?,? g/L Si vous voulez faire la comparaison des saveurs et des styles, revoici le corvina, assemblé ici avec un total de 30 % de rondinella et de corvi- none et vinifié selon la méthode ri- passo qui consiste à « repasser » le vin sur des marcs d\u2019Amarone pour lui donner plus de corps et de concentration.Ce vin est excellent pour un apéro dînatoire, avec des petits pâtés à la viande, des terrines et de la lasagne.6 BOTTER UCCELLINI PRIMITIVO PUGLIA ?,? $ \u2022 ?\u2022 ?,? % ?,? g/L On termine au sud dans la région des Pouilles, ou le talon de la botte italienne si vous préférez, avec un pri- mitivo qui est un raisin de la même souche que le zinfandel.Donc dans un style fruité, épicé et bien concentré avec des tannins souples.Des notes de fraise, de cannelle, de tabac sur de la mûre bien fraîche en finale, un ensemble parfait pour s\u2019accorder avec des mini-burgers aux champignons ou des pétoncles enrobés de bacon.BIO VÉGANE Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com Un apéro à l\u2019italienne débute toujours par un verre de bulles, en parfait accord avec une assiette d\u2019antipasti, olives et jambon de Parme.Salute! \u2014 PHOTO CONSORZIO DEL PROSCUITTO DI PARMA 1 ?4 5 ? leProgrès SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 M39 RÉGAL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale L ors de la rédaction de mon nouveau bouquin sur les gins québécois (Tout sur les gins du Québec), j\u2019ai eu un plaisir fou à replonger dans l\u2019univers des cocktails oubliés, ceux qui ont marqué l\u2019ascension de cette eau-de-vie dans les années 1800.Le plus important d\u2019entre eux ?Le martinez.Des 210 cocktails à base de gin proposés dans mon livre, le martinez occupe une place spéciale puisqu\u2019il est le fameux chaînon manquant, la première variation du Manhattan (un cocktail au whisky) en cocktail au gin.C\u2019est le martinez qui a poussé une génération de bartenders vers ce que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui comme le roi des cocktails : le dry martini.Sans martinez, il n\u2019y aurait pas eu de martini.Mentionné pour la première fois dans le livre The Modern Bartender\u2019s Guide paru en 1884, il aurait été inventé \u2014 selon ce que croient certains \u2014 par le célèbre Jerry Thomas pour un touriste qui se rendait dans la ville de Martinez, en Californie.D\u2019autres attribuent sa création à un barman de la même ville.Quoi qu\u2019il en soit, vous avez devant vous un martini qui tend vers le caramel et la rondeur, beaucoup plus réconfortant que le dry martini classique en ce mois de novembre.Le martinez est le compagnon parfait de ceux qui ont envie de réaliser un martini adapté à leur gin céréalier, boisé, terreux ou vieilli en fût.N\u2019hésitez pas à faire la recette qui suit avec un vermouth blanc ou à couper le vermouth sucré avec un vermouth sec.Tranquillement, vous comprendrez grâce à ce cocktail l\u2019évolution qui a permis au dry martini \u2014 et à sa célèbre olive \u2014 de naître.Martinez INGRÉDIENTS \u2022 1,5 oz de gin \u2022 1 oz de vermouth rouge \u2022 0,25 oz de liqueur Luxardo Maraschino \u2022 2 traits d\u2019amer Angostura \u2022 Zeste d\u2019orange (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un verre à mélange rempli de glace, ajouter les ingrédients et mélanger à la cuillère.2 Filtrer à la passoire dans un verre à martini ou une coupe refroidie.3 Décorer d\u2019un zeste d\u2019orange Santé ! MARTINEZ, UN GRAND COCKTAIL OUBLIÉ P H O T O A N N I E F E R L A N D MONSIEURCOCKTAIL BIÈRES PHILIPPE WOUTERS philippe.wouters@gcmedias.ca C ette semaine se tenait le 11e congrès de l\u2019Association des microbrasse- ries du Québec.Comme chaque année, l\u2019industrie de la bière des microbrasseries indépendantes se réunit pour discuter des enjeux et de l\u2019évolution du marché.C\u2019est sans contredit le constat le plus flagrant pour bon nombre de brasseurs : le marché de la bière de microbrasserie est aujourd\u2019hui mature.Depuis plusieurs années, de nombreux nouveaux projets brassicoles ont vu le jour et la vente de bière ne s\u2019effectue plus dans un marché émergent, mais dans un marché bien établi, même si celui- ci est en vogue.L\u2019approche pour plusieurs ne consiste donc plus à proposer des bières en espérant que le consommateur les choisisse \u2014 car la tendance à consommer moins, mais mieux s\u2019applique \u2014, mais plutôt à essayer de le convaincre que leurs bières sont les meilleures.Il est d\u2019ailleurs très difficile pour une association de microbras- series d\u2019essayer de réunir l\u2019ensemble de l\u2019industrie dans un effort commun, un signe de plus que le marché est dorénavant mature.LA QUALITÉ, UNE PRÉOCCUPATION GRANDISSANTE C\u2019est le thème qui est ressorti le plus souvent des conférences et des outils mis à la disposition de l\u2019industrie.Le souci de la qualité d\u2019un produit se doit d\u2019être vu en communauté et non individuellement.Le segment des bières, dans un contexte de vente d\u2019alcool au Québec, est relativement épargné des nombreux règlements et lois qui chapeautent d\u2019autres secteurs comme les spiritueux par exemple.En revanche, vu que l\u2019industrie est autorégulée, celle-ci doit redoubler d\u2019efforts pour s\u2019assurer que l\u2019ensemble du milieu comprenne les enjeux de produits instables sur les tablettes.Des bières qui refer- mentent jusqu\u2019au risque d\u2019exploser \u2014 le point de rupture d\u2019une canette étant bien plus bas que celui d\u2019une bouteille \u2014, le consommateur en a trop vu ces derniers mois.L\u2019industrie s\u2019en préoccupe, mais il est dommage de voir que bon nombre de brasseries n\u2019adhèrent pas aux principes des bonnes pratiques, ce qui est inquiétant.SE FAIRE VOIR ET SE FAIRE AIMER Une autre grande préoccupation de plusieurs brasseurs est, sans contredit, la concurrence de plus en plus forte vécue sur les tablettes.La modification du cadre réglementaire des brasseurs artisans, qui leur permet dorénavant d\u2019offrir leurs produits aux détaillants, a ajouté des dizaines de produits supplémentaires sur les tablettes déjà très sollicitées.Alors qu\u2019il y a encore quelques années, seules les brasseries produisant plus de 5000 hl par année se voyaient confrontées à une concurrence plus forte, aujourd\u2019hui les brasseries à plus faible volume font également face aux lois de l\u2019offre et de la demande.Un facteur et un enjeu qui risquent de changer le portrait de la vente de bière au Québec d\u2019ici quelques années.UN CONGRÈS SOUS LE SIGNE DU CHANGEMENT Devant les défis qui attendent l\u2019industrie de la bière artisanale, une réelle volonté de changement semble pousser dans le bon sens.Le gouvernement actuel a manifesté son intérêt à modifier le cadre réglementaire actuel, désuet et contre-pro- ductif, pour simplifier les procédures et règlements, tout en s\u2019assurant de conserver son mandat de contrôler la vente d\u2019alcool au Québec.Cette volonté de changement semble effectivement gagner les différentes instances gouvernementales et associations de producteurs d\u2019alcool.Le temps fera le reste.Cette chronique fera relâche la semaine prochaine.UN CONGRÈS SOUS LE SIGNE DE LA MATURITÉ SAMEDI 20 NOVEMBRE 2021 leProgrès M40 LE MAG SCULPTER LA LUMIÈRE Q ui ne s\u2019est jamais amusé à créer lapin, oiseau et autres créatures avec l\u2019ombre de ses mains?Si le concept d\u2019ombre chinoise nous est familier, il atteint un autre niveau grâce aux sculptures du créateur néerlandais Diet Wiegman.L\u2019artiste multidisciplinaire, dont la carrière s\u2019échelonne sur cinq décennies, a réalisé de nombreuses sculptures de lumière en éclairant divers objets \u2014 souvent des déchets récupérés.Ses œuvres ne créent pas seulement des images, mais racontent aussi un récit?; la sculpture et l\u2019ombre sont en dialogue constant.Wiegman peint avec des ombres sur le mur comme un peintre sur la toile?: «?Je fais des trous dans la lumière?», image-t-il.Pour voir davantage de réalisations de l\u2019artiste?: dietwiegman.com RAPHAËLLE PLANTE 7Atlas off balance, 2011 \u2014 PHOTOS DIET WIEGMAN 2David After Dinner, 1983 6Dialogue between two chairs, 1993 5Rembrandt illuminated, 2005 3Growing Icon, 2014 1Europa, 2013 4David, 1976 6 5 4 7 1 2 3 "]
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