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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2021-02-13, Collections de BAnQ.

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[" COVID-19 SERAIT-IL TEMPS DE «LÂCHER» L\u2019EAU DE JAVEL?PAGE 8 LE MAG GAB PAQUET : «L\u2019AMOUR VA SAUVER LA PLANÈTE» Avec plus de 100 cas de COVID-19, l\u2019école primaire de la Grande-Vallée, à Saint-Raymond, a affronté une des plus importantes éclosions en milieu scolaire au Québec.Des témoins racontent.PAGE 2 TENU LE COUP L\u2019ÉCOLE QUI A 6 27657 00076 6 3 , 0 0   $ + t x 3 , 0 0   $ + t x SEMAINE DU 13 AU 19 FÉVRIER 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 7 COOP D\u2019INFORMATION PATINAGE DE VITESSE DUBREUIL CHAMPION DU MONDE! PAGE 86 P H O T O L E S O L E I L , E R I C K L A B B É 0053858 LoretteviLLe Sainte-Foy LéviS Québec Saint-GeorGeS 866 444-0055 *Offre permanente dépistage auditif sans frais* Certaines prothèses auditives peuvent être payées par la RAMQ, la CNESST, l\u2019ACC ou l\u2019 assurance privée votre audition vous joue des tours?80% des personnes touchées par une perte auditive ne sont pas diagnostiquées ou traitées.50% des personnes de 75 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif 33% des personnes de 65 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif.www.berubebrassard.ca SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 2 ACTUALITÉS Avec 116 cas de COVID-19, l\u2019école primaire de la Grande- Vallée, à Saint-Raymond dans Portneuf, a affronté une des plus importantes éclosions en milieu scolaire au Québec.Des témoins racontent.MARC ALLARD mallard@lesoleil.com SAINT-RAYMOND \u2014 Dix minutes avant que la cloche sonne, alors que ses élèves de première année préparaient leurs sacs d\u2019école pour retourner à la maison, Anne Genois a entendu cogner à la porte de sa classe.Une des secrétaires de l\u2019école primaire de la Grande-Vallée, à Saint- Raymond, venait l\u2019aviser qu\u2019un élève retiré de la classe avait été déclaré positif à la COVID-19.Un peu paniquée, Mme Genois a essayé de garder son sang-froid.«Les amis, là, j\u2019ai quelque chose à te dire, a-t-elle annoncé à ses élèves de 6 ans.[.] Il y a un ami dans la classe qui a la COVID, tu n\u2019as pas besoin de savoir c\u2019est qui.Ce n\u2019est pas grave, ça ne veut pas dire que tu vas l\u2019avoir.Mais nous, là, il faut aller à la maison quelques jours.On va continuer à se voir tous les jours, mais on va se voir par écran».Pour le moment, a poursuivi Mme Anne, «tu ne peux pas prendre l\u2019autobus, ni aller au service de garde.On va rester ensemble jusqu\u2019à ce que papa et maman arrivent».L\u2019enseignante a vu l\u2019inquiétude se répandre sur les visages des enfants.«Mais moi, maman elle m\u2019attend chez moi, il faut que je prenne l\u2019autobus!», a dit l\u2019un d\u2019eux.«Mais moi, j\u2019ai pas d\u2019ordinateur à la maison!», a dit un de ses camarades.«Mais moi, ma maman et mon papa ils travaillent tous les jours, je ne peux pas être chez moi!», a dit un autre.«Tout va bien aller, leur a répondu Mme Anne.C\u2019est les adultes qui vont gérer».Ce genre de scène, l\u2019école de la Grande-Vallée en a vécu à profusion à la fin 2020.Avec un total de 116 cas de COVID, l\u2019école primaire de Saint-Raymond est restée ouverte tandis qu\u2019elle affrontait une des plus importantes éclosions en milieu scolaire au Québec.Mais au-delà des chiffres, les témoignages recueillis par Le Soleil montrent l\u2019ampleur de la bataille que l\u2019école a menée pour tenter de repousser le virus, alors que la MRC de Portneuf faisait face une flambée de cas.Les coulisses de l\u2019éclosion donnent aussi un aperçu inédit de la tension subie par le personnel alors que les cas se multipliaient.  UN VIRUS AU «MINI- VILLAGE» Seule école primaire de Saint- Raymond, l\u2019école de la Grande- Va l l é e e s t s é p a r é e e n d e u x bâtiments \u2014 Saint-Joseph et Marguerite-d\u2019Youville \u2014 où sont instruits 870 enfants et travaillent 125 employés.«C\u2019est un mini-vil- lage», dit la directrice de l\u2019école, Mélanie Cayer.Quand l\u2019éclosion a commencé, tout ce village se croisait les doigts pour que le virus sorte de l\u2019école au plus vite.Mais au secrétariat, les nouvelles n\u2019étaient pas encourageantes.Les appels de parents qui signalaient les tests positifs de leurs enfants continuaient à entrer.Les classes fermaient les unes après les autres, L\u2019ÉCOLE QUI A TENU LE COUP 2 1 0055217 PÂTES ET PIZZAS À EMPORTER, PRÊTES À DÉGUSTER ! SAINTE-FOY 3077, Ch.Saint-Louis 418 659-5628 CHARLESBOURG 7685, 1re Avenue 418 627-0161 RESTO LEMANOIR.COM commandez en ligne EN LIVRAISON SANS CONTACT AU COMPTOIR À EMPORTER ou leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 3 faisant basculer une partie croissante des élèves en classe virtuelle.Mme Cayer et son équipe répétaient chaque fois la même chorégraphie.Appeler tous les parents de la classe retirée.Vider les pupitres des élèves.Mettre leurs livres, leurs cartables, leurs coffres à crayon, leurs espadrilles et leurs flûtes dans des sacs à poubelles étiquetés à leurs noms.Déposer les sacs au seuil de la porte ou dans le coffre d\u2019auto de papa ou maman.Prêter des Chromebook aux élèves qui en ont besoin pour deux semaines d\u2019école sur Google Meet.À l\u2019apogée de l\u2019éclosion, à la mi-décembre, Mélanie Cayer et d\u2019autres membres du personnel ont passé trois fins de semaine à préparer des sacs.«Le samedi et le dimanche, la COVID n\u2019arrêtait pas», dit la directrice.L e s t r a v a i l l e u r s d e f i n d e semaine en profitaient aussi pour laisser entrer l\u2019air frais dans les bâtiments.«Les fenêtres étaient ouvertes partout pour s\u2019assurer de ventiler au grand complet», dit Mélanie Cayer.Malgré ces précautions et bien d\u2019autres, un total de 84 élèves, 30 employés et 2 visiteurs ont contracté la COVID.Parmi les enseignants, «il y a en qui avaient juste un ou deux symptômes et il y en a qui ont été à terre, épuisés physiquement», relate la directrice.  Un après-midi, André-Anne Ber- geron enseignait dans sa classe de 6e année quand elle a commencé à se sentir faible.Elle savait que deux collègues avaient été déclarées positives et se demandait si elle ne s\u2019inquiétait pas pour rien.Mais le soir même, elle a perdu le goût et l\u2019odorat.Son test a été positif.«Qu\u2019est-ce qui s\u2019est passé?s\u2019estelle demandé.Pourtant on porte le masque, on porte les lunettes, on respecte les règles! On est toujours en train de laver! Je me suis dit : \u201ccomment ça?\u201d» Mme André-Anne angoissait aussi à l\u2019idée d\u2019avoir transmis le virus à ses élèves.Et elle culpabilisait en pensant à ses trois enfants qu\u2019elle avait peut-être contaminés et à leurs classes qui pourraient être fermées.«Je me suis dit : \u201cmon dieu, je fais vivre ça à d\u2019autres enseignants\u201d, dit-elle.Mes enfants l\u2019ont attrapé à cause de moi».Durant trois jours de maladie, Andrée-Anne Bergeron a enseigné en ligne à ses élèves confinés, faisant une sieste le midi pour recharger ses batteries.Elle n\u2019a pas été la seule.D\u2019autres enseignantes ont aussi continué à instruire leurs élèves en ligne pendant qu\u2019elles combattaient la COVID-19.À l\u2019école, celles qui n\u2019étaient pas retirées remplaçaient leurs collègues à la surveillance dans la cour d\u2019école.Et elles se portaient volontaires pour remplir les sacs à poubelle les soirs et les fins de semaine.«Il y avait vraiment les coudes serrés», se souvient la directrice.Les parents des élèves aussi étaient solidaires.Ils multipliaient les courriels d\u2019encouragement et les remerciements.FERMER L\u2019ÉCOLE?Mais devant la prolifération des cas, des membres du personnel et des parents se demandaient s\u2019il ne fallait pas carrément fermer l\u2019école.«On se disait : \u201celle est où la logique de la Santé publique?\u201d résume André-Anne Bergeron.Pourquoi nous, ils ne testent pas massivement tous les élèves?Pourquoi nous, ils ne ferment pas?» Mélanie Cayer était obligée de leur répondre ce que la santé publique lui expliquait \u2014 que l\u2019éclosion était sous contrôle et que l\u2019école elle-même n\u2019était pas un lieu de contagion.«Dans le cas de Grande-Vallée, très régulièrement, la contamination s\u2019est faite à l\u2019extérieur du milieu scolaire», explique Lynda Savard, gestionnaire de la cellule scolaire à la Direction de la santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.Ce constat ressortait des enquêtes épidémiologiques menées par une équipe d\u2019une trentaine d\u2019enquêtrices de la cellule scolaire de la Santé publique.En parallèle, des médecins rattachés à cette cellule analysaient l\u2019évolution de la situation et le niveau de risque de transmission dans l\u2019école.L\u2019éclosion à Grande-Vallée, surtout concentrée au bâtiment Saint-Joseph, avait été provoquée par une importante recrudescence de cas dans la MRC de Portneuf, a constaté la Santé publique.«C\u2019est à ce moment-là que Portneuf s\u2019est mise à flamber, dit le Dr Jacques Girard, adjoint médical au directeur de santé publique au CIUSSS de la Capitale-Nationale.D\u2019une certaine façon, ce qui s\u2019est passé dans cette école a été un peu comme un révélateur de ce qui se passait dans ce secteur-là en particulier».La Santé publique était au courant des interrogations et de l\u2019angoisse grandissante des parents et du personnel de Grande-Vallée.Mais, suivant la volonté du gouvernement québécois, la fermeture de l\u2019école était considérée comme un «dernier recours», explique le Dr Girard.Elle restait ouverte tant qu\u2019elle ne ressortait pas comme un lieu de contamination.Il n\u2019y a d\u2019ailleurs pas eu de dépistage massif auprès des élèves de Grande-Vallée, mais un dépistage ciblé a été mené auprès du personnel.Le 14 décembre, il ne restait plus qu\u2019un élève sur quatre dans le bâtiment des 3 à 6e année.L\u2019éclosion durait depuis près d\u2019un mois, éprouvant les troupes tant dans l\u2019école qu\u2019en classe virtuelle.«On est chanceux d\u2019avoir une belle équipe qui a collaboré, mais on était fatiguées, brûlées, stressées, parce que ça demande beaucoup, et parce qu\u2019on veut que ce soit correct et qu\u2019on ne veut pas que ça empire», dit Mélanie Cayer.Au retour des Fêtes, soulagement : la COVID avait été expulsée de Grande- Vallée.L\u2019éclosion a officiellement pris fin à la mi-janvier, après 14 jours sans cas, sans annonce dix minutes avant que la cloche sonne, sans sacs à poubelles remplis de livres et de cahiers.Maintenant, l\u2019école espère juste que le virus ne reviendra pas.L\u2019ÉCOLE QUI A TENU LE COUP «Il y a en qui avaient juste un ou deux symptômes et il y en a qui ont été à terre, épuisés physiquement» \u2014 Mélanie Cayer, directrice de l\u2019école de la Grande-Vallée 4 1 L\u2019école primaire de la Grande-Vallée à Saint-Raymond dans Portneuf a affronté plus d\u2019une centaine de cas de COVID-19, ce qui en fait l\u2019une des plus importantes éclosions en milieu scolaire au Québec.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 2Dans les coulisses de l\u2019éclosion, le personnel s\u2019affaire à mettre en place des mesures pour enrayer la propagation 3 3 La cour de l\u2019école primaire de la Grande-Vallée.4 L\u2019école a enregistré un total de 116 cas de COVID-19. SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS O ctobre 1978, Anne- Marie Voisard, journaliste au Soleil, s\u2019est assise à la grande table de bois dans la salle à manger de Suzanne Gravel et Yvon Milliard pour parler d\u2019Alain, leur fils de 10 ans, atteint d\u2019un mal mystérieux.L\u2019autisme.On ne savait pas grand-chose de ce trouble, les quelques médecins qui s\u2019y intéressaient montraient du doigt les mères.Anne-Marie a publié une série de quatre textes en autant de jours pour lever le voile sur ces «enfants autistiques» qui semblaient perdus dans leur propre monde.On y apprenait que la «maladie» touchait alors quatre enfants sur 1000, que les chercheurs avançaient à tâtons.Quarante-trois ans plus tard, je suis allée m\u2019asseoir à la même table, avec Suzanne et Yvon.Et Alain, 52 ans, dans le salon à côté.«À ma connaissance, c\u2019était la première fois qu\u2019un journal parlait de l\u2019autisme, note Suzanne.Il y avait eu avant quelques articles en Ontario, mais rien au Québec.On arrivait dans les congrès avec les coupures de journaux.» Elles les avaient sorties pour notre rencontre, elles sont toutes jaunies.En 1978, Suzanne et Yvon avaient déjà dû frapper à quelques portes pour obtenir des services pour leur garçon.«C\u2019était la grande noirceur à l\u2019époque, il a fallu ouvrir des portes partout.» À Québec, seul l\u2019hôpital Sacré-Cœur offrait des services, et ce n\u2019était pas le Pérou.«Ils avaient d\u2019abord dit qu\u2019il était schizophrène et qu\u2019il faisait le sourd».Le psychiatre qui le traitait a conclu qu\u2019il n\u2019y avait rien à faire, qu\u2019il ne progresserait jamais et qu\u2019il fallait envisager son placement.Il n\u2019avait que cinq ans.Suzanne et Alain ont fini par entendre parler de l\u2019Institut Douglas à Montréal où les méthodes étaient plus développées.Supervisée par des thérapeutes de l\u2019Institut, Suzanne passait trois heures par jour pour stimuler son fils, pour lui apprendre à communiquer.«Au début, c\u2019était juste pour capter son regard.Je coupais des smarties en quatre et, chaque fois que son regard s\u2019arrêtait sur le mien, même juste un petit instant, je lui en donnais un morceau.» Après, elle a réussi à lui enseigner des mots en langage des signes.«L\u2019Institut Douglas utilisait les signes américains.Après, il a fallu qu\u2019on passe au français signé puis après au Langage des signes du Québec.» P o u r A l a i n , c \u2019e s t c o m m e apprendre une nouvelle langue chaque fois.À partir de là, Suzanne et Yvon ont pu communiquer avec leur enfant.«Une fois qu\u2019on a pu entrer en contact avec lui, on a pu essayer d\u2019aller le chercher dans son univers pour qu\u2019il puisse transmettre ses besoins et devenir plus autonome.Il nous aide un peu dans la maison, il vide le lave-vaisselle, il fait des galettes», énumère Yvon.Alain adore les desserts.Yvon et Suzanne sont parmi les premiers à avoir regroupé les parents d\u2019enfants autistes, ils ont participé à la création de la Société québécoise pour enfants autistiques, devenue Autisme Québec.Ils ont aussi été du premier projet- pilote pour qu\u2019Alain puisse fréquenter l\u2019école.«Nos enfants n\u2019avaient pas le droit», rappelle Suzanne.Ils ont tout défriché.Ils ont aussi été aux premières loges de la création d\u2019Handi-A, devenu Signes d\u2019espoir, un endroit où les adultes qui ont des handicaps peuvent aller pour vaquer à certaines occupations.Quand Alain y va, on lui fait faire du classement.Il aime ça, mais c\u2019est surtout un prétexte pour voir du monde, pour socialiser.Et p ou r d o n n e r d u ré p i t à Suzanne et Yvon.Quarante-trois ans après les reportages d\u2019Anne-Marie Voisard, Yvon constate qu\u2019il y a encore du chemin à faire, encore des luttes à mener.«Ils ont mis beaucoup de choses pour les 0-5 ans, mais pas grand-chose après.Pour les adultes, c\u2019est encore la catastrophe, déplore- t-il.Les [autistes] moyens, les profonds, ils sont sous la responsabilité des familles.Il faut des activités le jour, c\u2019est plutôt restreint.Nous, c\u2019est le centre Signes d\u2019espoir qui nous a sauvés, sans ça, il n\u2019y aurait rien.» C\u2019est encore aujourd\u2019hui sa seule activité sociale.Suzanne et Yvon savaient bien qu\u2019un bon jour, Alain allait devoir habiter ailleurs qu\u2019à la maison.Étant donné qu\u2019Alain est aussi sourd de naissance, ils l\u2019ont inscrit sur la liste d\u2019attente de l\u2019Auberge des sourds, liée à Signe d\u2019espoir, un endroit vraiment bien adapté qui accueille neuf résidents et où tous les employés discutent par signes.Vous savez quand ils l\u2019ont inscrit?En 2002.Et quand est-ce qu\u2019on les a appelés pour leur annoncer qu\u2019une chambre était enfin disponible?Dix-sept ans plus tard.Dix-sept.«Ils nous ont appelés en décembre 2019, et on avait trois jours pour se décider.» Ils n\u2019ont pas hésité, évidemment, depuis le temps qu\u2019ils attendaient ça.En février, Alain a commencé une intégration progressive, il n\u2019avait jamais «découché» avant.Il a commencé par aller passer quelques heures, un après-midi, puis une nuit.Et les choses se passaient plutôt bien.«On était allés faire sa chambre en douce pour qu\u2019il s\u2019y sente chez lui», raconte Suzanne.Le jour J est arrivé, celui où Alain devait faire le saut pour de bon.La fin de semaine du 13 mars.Le début du confinement.«Quand on est allé le conduire, en raison des règles de la santé publique, on n\u2019a pas pu entrer avec lui ni aller avec lui dans sa chambre.Il a fallu laisser ses valises sur le bord de la porte et le laisser là.L\u2019objectif, c\u2019était qu\u2019il arrive à rester cinq jours et qu\u2019il revienne à la maison ensuite, mais il n\u2019est jamais revenu.» Alain ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait pas sortir de là.«Il a été confiné de mars à juillet, raconte Yvon.On a fait du Facetime, mais avec un handicapé, ce n\u2019est pas idéal.Quand il y a eu le reconfinement en octobre, ça a été la catastrophe.Il ne dormait plus, il ne mangeait plus, il a perdu 40 livres.Il a fallu le sortir de là.» Mais s\u2019ils le sortaient, ils ne pouvaient pas le ramener, à moins qu\u2019Alain passe 14 jours enfermés dans sa chambre au retour, ce qui est impensable.Alors ils l\u2019ont gardé, en attendant que les règles puissent être assouplies et qu\u2019il puisse y retourner sans être confiné.«Depuis qu\u2019il est revenu, il est plus nerveux, plus méfiant, plus agité, décrit Suzanne.On voit qu\u2019il a été affecté par le confinement.Des fois, je place ma main près de la sienne pour le rassurer, il l\u2019effleure à peine.» Il n\u2019aime pas être touché, il ne lui a jamais fait de colleux.Il n\u2019a jamais beaucoup dormi non plus, il s\u2019endort aux petites heures et se réveille aux aurores.«Je dors toujours d\u2019un œil», confie Suzanne, qui doit composer avec le manque de sommeil depuis 50 ans.Entre autres.«Le plus difficile est sans doute de comprendre les attitudes d\u2019un autiste sourd, de changer ses comportements inappropriés et aussi d\u2019en connaître les causes.» Ce qui rend Alain heureux ?«Il aime la fête, il aime faire la fête, voir sa famille, ses deux [plus jeunes] sœurs.Mais à Noël cette année, il a arrêté de déballer ses cadeaux, il ne voulait plus rien savoir alors que d\u2019habitude il adore ça.Il en reste encore.C\u2019est peut-être une conséquence du confinement, il se dit peut-être que si Noël finit, il va devoir retourner dans la résidence\u2026» «C\u2019était la grande noirceur à l\u2019époque, il a fallu ouvrir des portes partout» \u2014 Suzanne Gravel et Yvon Milliard, parents d\u2019un enfant autiste Suzanne Gravel et Yvon Milliard entourent leur fils Alain, atteint d\u2019autisme.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET LE «MAL MYSTÉRIEUX» DE 1978 MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 5 - Tu te souviens, Anne-Marie, de ta série sur l\u2019autisme?- Je m\u2019en souviens très bien, ça avait été une rencontre marquante.J\u2019ai trois ou quatre chemises de dossiers que j\u2019ai gardés, celui-là en fait partie.L\u2019autisme, je ne connaissais rien de ça.J\u2019ai eu l\u2019immense privilège de travailler avec Anne-Marie Voi- sard pendant les dernières années de sa carrière, elle était toujours aussi passionnée qu\u2019au début.Je l\u2019ai tirée de sa retraite pour savoir s\u2019il y avait eu des suites à cette série, dont le titre était « un mal mystérieux ».« J\u2019ai reçu énormément de lettres, c\u2019était des lettres dans ce temps-là! Il y avait de tout, il y avait des médecins qui n\u2019étaient pas contents de ça parce qu\u2019il y avait une école de pensée qui disait qu\u2019il n\u2019y a rien à faire.Il y avait beaucoup de gens pour qui c\u2019était nouveau. » Et des parents d\u2019enfants autistes?« Je pense que oui. » Elle se rappelle très bien Suzanne, Yvon et Alain, « il avait un regard lointain.[\u2026] Je me souviens de ces gens-là, de leur maison.À Québec, ils ont été des pionniers.S\u2019ils n\u2019avaient pas été là, je pense qu\u2019on n\u2019en serait pas là aujourd\u2019hui.Ils se sont battus pour tout.Et au- jourd\u2019hui, je pense qu\u2019il y a une évolution des mentalités.Il y a plus de services, mais ça reste encore limité. » Yvon se souvient de l\u2019impact qu\u2019a eu cette série du Soleil.« Ça a été un révélateur incomparable.Ça a eu un impact sur l\u2019autisme. » Mais le psychiatre de l\u2019hôpital Sacré-Cœur qui disait qu\u2019il n\u2019y avait rien à faire avec Alain n\u2019a pas apprécié qu\u2019on parle de lui.« Dans les congrès, il arrivait et il s\u2019assoyait avec son journal, il boudait\u2026 » MYLÈNE MOISAN UNE SÉRIE MARQUANTE AU CŒUR DE VOTRE ESPACE DE VIE DEPUIS 65 ANS Bienvenue àLaGalerie Heureux de vous retrouver! 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Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.Un rapport d\u2019enquête du CISSS de Chaudière-Appalaches sur les soins et services offerts au Manoir Liverpool révélait il y a une semaine que l\u2019établissement faisait preuve de maltraitance, depuis 2016.L\u2019établissement privé pour aînés de Lévis se retrouve depuis au cœur d\u2019un «scandale», tout comme le président-directeur général du CISSS de Chaudière-Appalaches, Daniel Paré.Il est assigné à la tête de la campagne de vaccination contre la COVID-19 au Québec.L\u2019Autorité des marchés publics (AMP) faisait savoir, jeudi, que le CISSS de Chaudière-Appalaches a octroyé des contrats d\u2019une valeur de 8,8 M$ aux gestionnaires du Manoir Liverpool, alors que la résidence ne détenait même pas l\u2019autorisation nécessaire pour participer à l\u2019appel d\u2019offres public.«IMPUTABILITÉ» POLITIQUE AUSSI Les constats de l\u2019AMP sont «la goutte qui fait déborder le vase», selon Nadeau-Dubois, qui réclame la démission du dirigeant du CISSS.Mais M. Paré «ne doit pas servir de bouc émissaire» : Il exige du même coup l\u2019imputabilité des responsables politiques.«Il serait très facile pour les responsables politiques de pointer du doigt un fonctionnaire, alors que les causes profondes du scandale Liverpool sont politiques», a-t-il déclaré.M. Nadeau-Dubois estime que la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, et l\u2019ancien ministre libéral de la Santé, Gaétan Barrette, doivent répondre de leurs décisions.«On ne peut pas dégommer des fonctionnaires sans demander des comptes aux responsables politiques.C\u2019est sous leur gouverne que des cafouillis bureaucratiques comme ceux-là se sont produits.» Questionné lui aussi sur le statut du PDG du CISSS de Chaudière- Appalaches comme responsable de la campagne de vaccination provinciale, le député du Parti québécois Joël Arseneau n\u2019est pas allé aussi loin que son homologue de Québec solidaire.Le porte-parole du PQ en matière de santé appelle plutôt le gouvernement à «prendre les bonnes décisions avec l\u2019information qu\u2019il a».Selon lui, le pdg du CISSS de Chau- dière-Appalaches avait la «responsabilité directe» de vérifier que le Manoir Liverpool, à qui il a confié des contrats pour l\u2019exploitation de sa ressource intermédiaire, avait les autorisations valides pour les obtenir.Chose qui n\u2019a pas été faite, selon l\u2019investigation de l\u2019Autorité des marchés publics.«Les informations dont on dispose nous indiquent que des décisions ont été prises à l\u2019encontre des règles.Et la conséquence habituelle, vous la connaissez [\u2026]», a-t- il affirmé, invitant le gouvernement à «sévir», si M. Paré est reconnu «responsable» de cette décision.Québec annonçait d\u2019ailleurs plus tôt cette semaine qu\u2019une enquête indépendante serait déclenchée à l\u2019endroit du Manoir Liverpool.«Comment ça se fait que des cas aussi graves n\u2019ont pas remonté jusqu\u2019à la haute direction du CISSS?» questionnait alors le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui entend «creuser jusqu\u2019à ce que toutes les réponses aient été répondues».MANOIR LIVERPOOL QUÉBEC SOLIDAIRE RÉCLAME LA DÉMISSION DE DANIEL PARÉ Daniel Paré, responsable de la campagne provinciale de vaccination \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT 0052718 Pour certaines personnes qui ont servi dans les Forces armées canadiennes ou la GRC, la santémentale peut prendre de nombreux visages.Si vous éprouvez des di?cultés, il existe des services de soutien pour vous et votre famille.VETERANS.GC.CA/SANTEMENTALE 1-866-522-2022 Les sourires sontparfoisdes façades qui cachent ladouleur. leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 7 0052654 Offre spéciale: Tous vos comptoirs en granite ou en quartz sont gratuits à l\u2019achat d\u2019une cuisine complète.418 522-7448 info@armoirespmm.com Nous sommesouverTs pour les soumissioNs eN ligNe: armoirespmm.com SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 8 ACTUALITÉS BD et jeux M55 à M63 auto 66 décès 68 le point 33 horaire télé M24 horoscope M56 loteries 62 opinions 40 à 43 mag sports 73 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.-9 Min.-16 Ensoleillé JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Déposer le repas pour emporter sur le comptoir.Ouvrir les boîtes, puis se laver tout de suite les mains.À l\u2019aide d\u2019ustensiles, transférer la nourriture dans des assiettes.Jeter les boîtes, puis laver et désinfecter le comptoir.Se relaver les mains.Puis, finalement, manger\u2026 Selon le site de Santé Québec [http://bit.ly/2OidtWI], ce sont là les «étapes recommandées» que chacun devrait suivre avant de manger un plat pour emporter ou livré, afin de réduire les risques d\u2019attraper la COVID-19.Une procédure particulièrement lourde quand on songe au fait qu\u2019il n\u2019existe pour l\u2019instant aucune preuve que le virus peut se transmettre par la nourriture [http:// bit.ly/3aVurBN].Le ministère reconnaît pourtant que les surfaces contaminées ne sont pas le mode de transmission principal de ce coronavirus.Mais il continue de recommander la désinfection fréquente des mains et des surfaces, voire de l\u2019obliger dans certaines circonstances \u2014 en entrant dans un centre d\u2019achat, puis dans chaque boutique, où l\u2019on doit souvent prendre un panier que le commerçant aura préalablement désinfecté, etc.Et les autorités québécoises ne sont pas les seules à faire ce «grand écart», pour ainsi dire.Bien d\u2019autres autorités de santé publique à travers le monde, incluant l\u2019Organisation mondiale de la santé et la santé publique américaine (CDC), admettent d\u2019un côté que la COVID-19 se transmet très principalement par la voie des airs à la suite de contacts rapprochés, et que les surfaces ne sont pas une source commune de contagion [https:// bit.ly/3rJdBx8].Mais de l\u2019autre, elles continuent malgré tout de conseiller la désinfection fréquente des surfaces et des mains.Ce qui commence d\u2019ailleurs à déranger, dans les milieux scientifiques.Tout récemment, la revue savante Nature se demandait «si la COVID-19 se transmet rarement par les surfaces, pourquoi est-ce qu\u2019on est encore en train de tout récurer» [https://go.nature.com/2Ng2LzH] et dénonçait en éditorial «l\u2019attention trop grande accordée aux surfaces» [https:// go.nature.com/3jFKuYK].PEU DE TRAVAUX SCIENTIFIQUES Chercheur en virologie à l\u2019UQAM, Benoît Barbeau abonde dans le même sens  : «Je crois qu\u2019en ce moment, il y a de l\u2019overkill.Si on parle de se laver ou se désinfecter les mains, je n\u2019ai pas de problème avec ça, c\u2019est une mesure qui peut rester.Mais quand on parle de décontaminer les paniers d\u2019épicerie, toutes les surfaces que les gens touchent fréquemment, appliquer du Purell à l\u2019entrée du centre d\u2019achat puis en entrant dans toutes les boutiques, je pense que ça crée plus de problèmes cutanés que d\u2019autre chose.» «Je serais prudent avant de dire qu\u2019on peut laisser tomber toutes ces mesures-là, dit quant à lui Jean Barbeau, directeur du Laboratoire de contrôle des infections de l\u2019Université de Montréal, qui conserverait lui aussi le lavage des mains.[\u2026] Mais il y a peut-être moyen d\u2019y aller de façon moins frénétique.» Il existe malheureusement peu de travaux scientifiques sur la transmission de ce coronavirus par les surfaces \u2014 ce qui est difficile à étudier par ailleurs, en particulier sur des humains dans des situations réelles.Une étude sur des hamsters a conclu au printemps dernier «Je crois qu\u2019en ce moment, il y a de l\u2019overkill» \u2014 Benoît Barbeau, chercheur en virologie à l\u2019UQAM SERAIT-IL TEMPS DE «LÂCHER» L\u2019EAU DE JAVEL?PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans F E L R R U O E , verbe REFOULER Définitions \u2014 Faire aller dans la direction contraire à la direction naturelle.?Faire reculer, refluer (des personnes).?Faire faire marche arrière à (un train) à l\u2019aide d\u2019un engin moteur.0054593 leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 9 que c\u2019était possible, mais «peu efficace» [https://go.nature.com/3rTuhlF].Un duo de chercheurs européens a publié en janvier dernier une «modélisation» [https://bit.ly/3jzYYt4] suggérant que, dans le pire des cas (soit celui d\u2019une communauté très durement touchée ou 5 % de la population serait porteuse en même temps), le risque d\u2019attraper la COVID-19 par des surfaces serait d\u2019environ 1 sur 10 000 sur une période de 7 jours.Dans les cas plus réalistes où moins de 1 % des gens sont porteurs, le risque serait plutôt de\u2026 1 sur 1 000 000.UN RISQUE TRÈS, TRÈS FAIBLE Cela est cohérent avec d\u2019autres travaux en milieux hospitaliers [https://bit.ly/3qe3obu] et des avis d\u2019experts publiés dans des revues médicales [https://bit.ly/2MWBdiK].Bref, le petit peu qu\u2019on a suggère fortement que le risque d\u2019attraper la COVID-19 en touchant des objets contaminés est très, très faible.Alors pourquoi les autorités sanitaires persistent- elles à obliger tout le monde à tout aseptiser?«C\u2019est sûr que la transmission par les objets et les surfaces, ce n\u2019est pas le principal, c\u2019est vraiment plus les contacts rapprochés, dit Caroline Huot, spécialiste en santé environnementale et en toxicologie de l\u2019Institut national de la santé publique.Mais beaucoup d\u2019organisations sanitaires continuent de dire que c\u2019est possible d\u2019attraper la COVID-19 par les surfaces.Et la difficulté, c\u2019est qu\u2019à partir des études disponibles, c\u2019est impossible de prouver ou d\u2019exclure cette possibilité-là.On ne peut pas dire que ça n\u2019existe pas.» Dans le doute, donc, on prend l\u2019option la plus prudente \u2014 quitte à verser dans l\u2019excès.Peut-être aussi y a-t-il une certaine lenteur décisionnelle, ajoute Benoît Barbeau, «surtout que l\u2019OMS se traîne les pieds pour changer ses directives et aussi pour reconnaître le fait que les aérosols et les micro- gouttelettes sont importants pour la contagion.C\u2019est pour ça que, je crois, il y a une lenteur, d\u2019autant plus qu\u2019en ce moment, on se prépare à rouvrir les boutiques, alors ils vont sans doute attendre de voir ce qui se passe avant d\u2019alléger d\u2019autres mesures».Mais tout de même, fait remarquer Mme Huot, que «je pense que les recommandations se sont adaptées au fil du temps.Au printemps dernier, ce qui était recommandé, c\u2019était de tout nettoyer tout le temps, ou presque.C\u2019était du deux à trois fois par jour, mais ce n\u2019est plus ça maintenant.On est rendu à : nettoyer les surfaces fréquemment touchées une fois par jour».Comme les deux professeurs Barbeau, Mme Huot est en faveur de garder le lavage des mains.Cependant, l\u2019obligation de tout désinfecter ne semble pas près d\u2019être levée, si l\u2019on se fie au MSSS.Dans un échange de courriels avec Le Soleil, sa porte-parole Marjorie Larouche a rappelé que «la transmission par les fomites n\u2019est pas le mode de transmission le plus fréquent, mais demeure possible» et que les consignes ont été ajustées depuis le printemps.«Il demeure important de se rappeler que la désinfection fait partie d\u2019un ensemble de mesures de prévention appliquées pour contrer la pandémie», dit-elle.Le ministère de la Santé reconnaît que les surfaces contaminées ne sont pas le mode de transmission principal de la COVID-19.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, KEITH SRAKOCIC BEAUDETSAUCIER.COM | TÊTE D'AFFICHE DANS LE DOMAINE DE L'IMMOBILIER RÉSIDENTIEL DE LA VILLE DE QUÉBEC DEPUIS PLUS DE 35 ANS \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Prestigieux et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Air climatisé central 9300, de Vérone, local 101 418 407-7807 \u2022 À deux pas des Galeries de la 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Le Parti québécois (PQ) reste «perplexe» devant ce qu\u2019il perçoit comme une «mise en scène» du ministre de la Santé, Christian Dubé, qui s\u2019est présenté jeudi avec le double masque.M.Dubé avait alors affirmé que tant qu\u2019il n\u2019était pas vacciné, il trouvait plus «prudent» de porter deux masques superposés, même si cela n\u2019a jamais été recommandé par la Santé publique.À ses côtés, le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, n\u2019a pu que répondre qu\u2019il allait étudier la question avec ses experts.Rappelons que l\u2019immunologue et conseiller principal du président américain Joe Biden, le Dr Anthony Fauci, a récemment plaidé en faveur du port du double masque.Au Canada, l\u2019administratrice en chef de la santé publique, la Dre Teresa Tam, recommande de faire tout en son possible afin que le masque épouse bien les formes du visage.Cependant, le double masque n\u2019est pas une recommandation formelle du Canada, qui maintient qu\u2019un masque non médical, composé de deux couches de tissu et d\u2019un filtre, offre une bonne protection.ASSEZ CURIEUX Qu\u2019à cela ne tienne, Christian Dubé s\u2019est présenté jeudi devant les caméras en arb orant un couvre-visage aux couleurs du Carnaval de Québec, superposé à un masque chirurgical.«C\u2019est assez curieux, je dirais, cette mise en scène», a réagi vendredi le porte-parole du PQ en santé, Joël Arseneau, en marge d\u2019une interpellat ion ave c le ministre.«Il y a certainement un message, une communication politique qui a voulu être faite, mais qui n\u2019est pas assumée.«C\u2019est avec un certain sourire en coin qu\u2019on a pu voir que le ministre de la Santé voulait affirmer quelque chose sans nécessairement que le [Dr Arruda] lui-même en fasse autant», a-t-il ajouté.M.Arseneau a dit rester «perplexe» quant au message que le ministre a voulu transmettre aux Québécois sur une question de protection sanitaire non endossée par la Santé publique.QS APPLAUDIT De son côté, le porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Na d eau - Du b o i s, a ap p lau d i l\u2019initiative du ministre.«Moi, je ne cracherai pas dans la soupe», s\u2019est-il exclamé en point de presse.«Il y a tout un défi autour des masques de procédure pour qu\u2019ils soient bien ajustés.Porter un deuxième masque, souvent ça aide à bien ajuster le premier, surtout pour les gens qui ont des plus petits visages.«Je p ens e que c \u2019est un b el e x e m p l e q u \u2019a m o n t r é l e ministre de la Santé», a ajouté M. Nadeau-Dubois.Par ailleurs, QS invite le gouvernement du Québec à émettre des lignes directrices pour la fabrication des masques artisanaux, comme cela a été fait dans d\u2019autres législations.«La question du matériel de protection [.] c\u2019est une des failles dans notre stratégie actuelle», a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois.UN OU DEUX MASQUES : UN MESSAGE QUI LAISSE «PERPLEXE» 0053912 SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS U ne autre semaine à se poser la même question : pourquoi le gouvernement Legault tarde-t-il à approuver le projet de tramway de Québec?Qu\u2019y a-t-il derrière qui nous aurait échappé?Co nve n o n s d\u2019ab o rd q u e la volonté du gouvernement de bien servir les banlieues est louable.C\u2019est d\u2019ailleurs le meilleur argument pour le projet de Québec.Offrir aux citoyens des banlieues, pris sur les autoroutes aux heures de pointe, une possibilité d\u2019aller au travail autrement qu\u2019avec leur auto.La thèse voulant que l\u2019abandon des trambus a pénalisé les banlieues au profit du centre-ville ne tient cependant pas la route.Les trambus ne desservaient pas les banlieues, hormis un tronçon de quelques kilomètres entre Limoilou et D\u2019Estimauville.La Ville de Québec en a refait la démonstration cette semaine, chiffres et cartes à l\u2019appui : les banlieues n\u2019auront jamais été mieux servies qu\u2019avec ce projet de tramway combiné aux nouveaux services que va offrir le RTC.Qu\u2019est-ce qui cloche alors?Pourquoi le gouvernement Legault ne se rend-il pas à cette évidence?O n a e n t e n d u b e a u c o u p d\u2019hypothèses.Une guerre de pouvoir pour montrer au maire qui mène à Québec.Un désir de la CAQ de mettre à sa main un projet qui n\u2019était pas le sien.Une stratégie pour retarder la décision jusqu\u2019aux élections municipales en espérant se débarrasser du maire et avec lui, du tramway.Sans parler de l\u2019usure du temps.J\u2019ai reçu des courriels de citoyens favorables au projet, mais exaspérés : si le gouvernement est contre, qu\u2019il le dise clairement et qu\u2019on passe à autre chose.Pour ma part, je continue de croire que le gouvernement Legault souhaite réaliser un projet de tramway à Québec.Malgré les apparences et ses messages contradictoires.Pour comprendre, il faut revenir un peu en arrière.Une partie de la réponse se trouve dans les engagements électoraux de la CAQ et dans sa rigidité, dogmatique parfois, à vouloir respecter ses promesses.Bonnes ou mauvaises.C\u2019est vrai du tramway comme d\u2019autres engagements électoraux.Cette obsession, par exemple, à déménager le Salon de jeux de Loto-Québec, sans raison solide et sans que personne l\u2019ait demandé.Ou l\u2019interdiction du pot pour les moins de 21 ans.Pas de justificatifs convaincants, mais le gouvernement s\u2019est cru obligé de tenir ses promesses.Le même raisonnement vaut pour le tramway.La CAQ avait appuyé le projet en campagne, mais y avait mis trois conditions : respect du budget de 3,3 milliards $, desserte adéquate des banlieues et interconnexion avec un troisième lien.Il s\u2019accroche aujourd\u2019hui à ces conditions comme à ses promesses, même lorsque ces conditions deviennent intenables sur le plan de la logique et du bon sens.Plus importantes que le projet lui-même.R e v e n o n s u n m o m e n t s u r c e s c o n d i t i o n s p o u r m i e u x c o m p r e n d r e l a p o s t u r e d u gouvernement.1 L\u2019évolution technique du projet de tramway aurait rendu nécessaire une extension du budget initial.Comme ça se passe ailleurs, avec le REM ou le métro de Montréal par exemple.Mais pas à Québec.Le gouvernement s\u2019accroche à sa «condition» de ne pas dépasser 3,3 milliards $.Cette rigidité a forcé la Ville à sabrer dans son projet et à sacrifier des éléments auxquels le gouvernement dit aujourd\u2019hui tenir.Cela ne manque pas d\u2019ironie, mais la «promesse» est respectée.2 Pour respecter la «condition électorale», le gouvernement voudrait que les banlieues soient desservies dans le projet final de la même façon et avec les mêmes sommes que dans le plan d\u2019affaires initial.C\u2019est devenu impossible, maintenant que le volet tramway accapare presque tout le budget.Mais le gouvernement y tient.Dans le nouveau projet, le tram- bus de 577 millions $ (axe est- ouest) a été remplacé par un mé- trobus de 85 millions $ sur voies réservées.Quant aux voies «dédiées» (corridors exclusifs de transport en commun) de 374 millions $ vers le nord, elles ont été converties en voies réservées de 120 millions $.Le gouvernement a fait l\u2019addition : 85 millions $ plus 120  millions $, ça donne 200 millions $ pour les banlieues sur un budget de 3,3 milliards $.Il juge le «ratio» insuffisant et voudrait revenir à celui du projet initial.Dans les faits, il y a dans le projet actuel beaucoup plus que 200 millions $ pour les banlieues, mais il est vrai que le «ratio» initial a changé.La où ça se complique, c\u2019est que le gouvernement ne veut pas tenir compte des nouveaux métrobus, express et services sur demande pour la banlieue que planifie le RTC.Il considère que c\u2019est un autre projet et un autre budget.Peu lui importe ici que les banlieues s\u2019en trouvent au total mieux servies que dans le projet de tramway initial.Ce qui lui importe, c\u2019est de tenir sa «promesse» d\u2019une desserte «complète» des banlieues à même le budget initial de 3,3 milliards $.3 Certains (dont moi) s\u2019étonnent encore que le gouvernement tienne à lier le tramway au projet de troisième lien.On ne devrait pas s\u2019étonner.C\u2019était une des «conditions» de l\u2019appui de la CAQ au tramway.Le gouvernement se sent donc tout le loisir de retarder le tramway pour attendre que soit «attachée» la future connexion avec le tunnel vers Lévis.Que cela plaise ou pas.Dans toute négociation qui bloque, il faut pour en sortir que chacun puisse avoir l\u2019impression d\u2019avoir gagné quelque chose.La Ville de Québec devra donc faire elle aussi un bout de chemin.Augmenter l\u2019offre vers D\u2019Esti- mauville en y ramenant un bout de trambus ou de rail donnerait un signal fort.FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com L\u2019AMOUR-HAINE DE LA CAQ POUR LE TRAMWAY 1 2 leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 13 ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com Le jeune conducteur Miguel Bolduc est acquitté de l\u2019accusation de négligence criminelle causant la mort.La Cour n\u2019a pas la preuve hors de tout doute raisonnable qu\u2019il utilisait l\u2019application Snap- chat sur son téléphone cellulaire au moment de la collision qui a coûté la vie à un piéton, à Thet- ford Mines.La juge Marie-Claude Gilbert de la Cour du Québec a estimé que la version de l\u2019accusé était vraisemblable et soulevait un doute dans son esprit.Le soir du 21 janvier 2017, Miguel Bolduc, alors âgé de 18 ans, roule sur la route 112.Il vient de quitter la maison, après avoir écouté le hockey avec son père, et se rend chez sa copine, à Saint-Georges.Dans le secteur de Robertsonville, Bolduc immobilise sa Honda Civic à un feu rouge.Il prend son cellulaire, qui était sur le siège du passager, et regarde deux messages Snapchat envoyés par deux amies.Il répond à l\u2019une des amies avec un égoportrait marqué du mot «quoi?».Miguel Bolduc repart au feu vert en envoyant un autre message puis repose son cellulaire sur le siège.Toujours selon la version de l\u2019accusé, retenue par le tribunal, Miguel Bolduc se penche bientôt vers sa radio pour augmenter le volume.C\u2019est à ce moment qu\u2019il va percuter Danick Lachance, 19 ans, qui marchait sur l\u2019accotement de la route 112, dans la même direction que roulait Miguel Bolduc.Le corps du jeune homme est projeté 43 mètres plus loin.Son décès a été immédiat.En panique, Miguel Bolduc descend de son véhicule pour aller voir la victime.D\u2019autres a u t o m o b i l i s t e s a r r ê t e n t e t appellent le 9-1-1.Miguel Bolduc répète qu\u2019il n\u2019a jamais vu le piéton.En analysant la vitesse potentielle de la voiture de l\u2019accusé (environ 100 km/h) et la distance parcourue (3,9 km) après le feu de circulation, un expert en reconstitution d\u2019accident a évalué que l\u2019appel aux services d\u2019urgence s\u2019est produit un peu plus de trois minutes après l\u2019envoi du dernier message Snapchat.C\u2019est peu, convient la juge, mais c\u2019est suffisant pour que l\u2019accusé ait effectivement reposé son téléphone pour ne plus y toucher par la suite.«Rien dans la preuve n\u2019indique, hormis le fait qu\u2019il venait d\u2019être imprudent en manipulant son cellulaire dans les minutes précédentes, que son attention sur la route n\u2019était pas optimale lorsqu\u2019il a posé son cellulaire à côté et poursuivi sa route», résume la juge Gilbert.La preuve établit que le véhicule a dévié graduellement de sa course, avec un angle qui n\u2019est pas prononcé, durant deux ou trois secondes, rappelle la juge Gilbert.«L\u2019inattention est momentanée, le geste de toucher le bouton de la radio peut être tellement machinal, fait remarquer la juge.Ce geste que posent tous les conducteurs sans trop réfléchir, en quittant momentanément la route des yeux, ne s\u2019écarte pas de façon marquée et importante du comportement qu\u2019aurait eu un conducteur raisonnablement prudent placé dans les mêmes circonstances que l\u2019accusé, à cette heure-là, sur la route 112.» L\u2019accusé a bel et bien commis une infraction réglementaire quelques minutes avant la collision, note la juge.«Bien que l\u2019acte de l\u2019accusé était objectivement dangereux pour la vie et la sécurité d\u2019autrui, je ne suis pas convaincue hors de tout doute raisonnable, à la lumière de toutes les circonstances, que son comportement constituait un écart marqué et important par rapport à la norme de diligence raisonnable que respecterait une personne raisonnable placée dans la même situation que lui», conclut le tribunal.PAS DE PREUVE DE «SNAPCHAT AU VOLANT» : UN JEUNE CONDUCTEUR ACQUITTÉ L\u2019ancien propriétaire de la Boucherie Huot, Bernard Huot, et son fils Carl, responsable de l\u2019entretien, en appellent de leur condamnation pour négligence criminelle ayant causé des lésions à un jeune employé.Olivier Bouchard, 18 ans, a été grièvement blessé à la tête et au bras lorsqu\u2019il est tombé dans un hachoir industriel, qui continuait de mélanger la viande même si son couvercle était ouvert en raison d\u2019un contournement électrique.L\u2019accident s\u2019est produit le 10 novembre 2016.En janvier dernier, la juge Annie Trudel a conclu que la conduite de Bernard et Carl Huot s\u2019écartait de façon marquée de celle d\u2019un employeur responsable et elle les a déclarés coupables de négligence criminelle.Les représentations sur la peine restent à faire.Dans leur avis d\u2019appel, les deux hommes estiment que le jugement est déraisonnable et que la juge a notamment «erré en fait et en droit en tirant des inférences et des conclusions factuelles non supportées par la preuve et qui ont eu un impact déterminant sur le verdict».ISABELLE MATHIEU Boucherie Huot : appel du verdict La victime, Danik Lachance \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 1 Le gouvernement Legault souhaite réaliser un projet de tramway à Québec malgré les apparences et ses messages contradictoires.\u2014 IMAGE PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL FOURNIE PAR LA VILLE DE QUÉBEC Le gouvernement obtiendrait ainsi un changement lui permettant de se rapprocher des «ratios» et du projet initial auxquels il tient (à tort ou à raison).Relever l\u2019offre vers D\u2019Estimau- ville ne serait pas contraire à la «science» dont se réclame l\u2019administration Labeaume.Dans des versions précédentes du projet, Québec avait prévu s\u2019y rendre.D\u2019abord en tramway, puis en SRB et en trambus, avant d\u2019être contrainte à se contenter d\u2019un métrobus.Ramener des voies «dédiées» vers le nord enverrait aussi un bon signal.Pour y arriver sans défoncer le budget, il faudrait couper quelques kilomètres de tramway, possiblement vers Charles- bourg.Déshabiller une banlieue pour en habiller une autre.On peut ne pas être d\u2019accord avec cette fidélité hiératique de la CAQ pour ses promesses électorales, au mépris parfois de la logique et de l\u2019intérêt du projet.Mais il faut savoir que cela existe pour comprendre la position du gouvernement sur le tramway.Il faut aussi se souvenir d\u2019où est partie la CAQ.À l\u2019élection de 2014, c\u2019était «no way tramway».Que la CAQ ait appuyé le tramway Labeaume en 2018 était un virage important, pour ne pas dire improbable.Cela a d\u2019ailleurs déplu à une partie de sa base électorale (et de ses candidats).Les «conditions» ont aidé alors à faire passer la pilule.Le gouvernement serait sans doute moins tatillon sur ses «conditions» s\u2019il sentait un fort courant populaire et une meilleure acceptabilité sociale.Comme il l\u2019avait senti au lendemain des dernières élections en prenant un «virage environnemental» qui n\u2019était pas dans sa plate-forme électorale.On ne sent cependant pas un tel mouvement pour le tramway, malgré les appels d\u2019élus, citoyens, militants verts et promoteurs.2 Le maire de Québec Régis Labeaume au bureau du premier ministre François Legault en février 2020.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 14 ACTUALITÉS DANIEL LEBLANC dleblanc@ledroit.com Près d\u2019un mois après la démission de l\u2019ex-gouverneure générale Julie Payette à la suite du dépôt d\u2019un accablant rapport sur le climat toxique qui régnait à Rideau Hall, le Conseil des écoles publiques de l\u2019Est de l\u2019Ontario (CEPEO) n\u2019a toujours pas décidé s\u2019il modifiera ou non le nom de l\u2019école nommée en son honneur en 2017 à Ottawa.Le Droit s\u2019est tourné vers deux spécialistes de l\u2019image de marque et du marketing pour connaître leur avis sur ce délicat dilemme.L\u2019école élémentaire publique Julie- Payette, dans le secteur Kanata, porte ce nom depuis presque trois ans et demi, l\u2019établissement ayant été rebaptisé pour rendre hommage à l\u2019ancienne astronaute de 57 ans au moment où elle a fait son entrée en fonction comme 29e gou- verneure générale du Canada.Avant son agrandissement, l\u2019institution était connue comme l\u2019école élémentaire publique Kanata.Or, avec tout ce qui a été révélé ces dernières semaines au sujet de Mme Payette et de son entourage, la question se pose et fait toujours l\u2019objet d\u2019une réflexion : doit-on «débaptiser» un lieu qui porte son nom?Pour le professeur honoraire en marketing à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO), Normand Bourgault, la réponse est non seulement très claire dans une telle situation, mais permet aussi de ramener sur le tapis un autre enjeu de toponymie.IMAGE DÉTRUITE «Ça montre encore une fois qu\u2019on devrait s\u2019en tenir à la pratique de donner seulement des noms d\u2019individus décédés à des lieux publics.De cette façon, on a l\u2019ensemble du portrait.C\u2019est une mauvaise pratique de ne pas avoir l\u2019ensemble d\u2019un dossier avant de donner un nom à un édifice.Personnellement, je pense qu\u2019on devrait rebaptiser l\u2019école et lui donner le nom d\u2019une personnalité, d\u2019un personnage dont on a l\u2019ensemble du curriculum.C\u2019est ce que je leur conseillerais.En marketing, construire une image positive, ça prend beaucoup de temps, mais la détruire, ça ne prend que quelques minutes.Qu\u2019est-ce que l\u2019histoire va retenir du nom de Mme Payette?Qu\u2019elle était astronaute ou qu\u2019elle a été la première gouverneure générale à démissionner?Il y a une forte probabilité que ce soit la deuxième image», lance l\u2019expert.Rappelant que les faits allégués sont graves à l\u2019endroit de celle qui a quitté ses fonctions le 22 janvier dernier, M. Bourgault souligne que des noms de rues ont été modifiés «pour moins que ça».«S\u2019il s\u2019agissait d\u2019une institution aéronautique, on pourrait peut-être comprendre que son nom y soit associé pour ses réalisations, mais dans ce cas-ci, ce qu\u2019on attend d\u2019une école [élémentaire], ce sont des réalisations liées davantage au développement des connaissances, au développement du savoir et au respect des individus.[.] Donner à une école le nom d\u2019une personne qui a maintenant cette réputation d\u2019irrespect total envers les gens sur qui elle a une autorité, ça ne va pas du tout avec une école.En image de marque, on n\u2019accole pas des signaux négatifs à une organisation, d\u2019aucune façon», dit-il.L\u2019école est située à une vingtaine de kilomètres d\u2019une autre école du CEPEO qui porte le nom d\u2019une autre ex-gouverneure générale (Michaëlle Jean), dans le secteur Nepean.SITUATION INÉDITE Pour Bernard Motulsky, professeur et titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), il ne fait aucun doute que ce n\u2019est pas le type de décision à prendre «sur le coin d\u2019une table» et qu\u2019il est sage de réfléchir.«Il n\u2019y a pas de manuel pour nous dire quoi faire, c\u2019est une situation assez inédite.S\u2019il y avait eu des accusations criminelles, la question ne se poserait même pas, mais là, oui on parle de comportement lié à du harcèlement, mais c\u2019est plus délicat, plus complexe.Je comprends qu\u2019ils y réfléchissent.[.] La préoccupation, c\u2019est de savoir si ça peut avoir un impact négatif sur les valeurs qu\u2019on véhicule auprès des enfants, mais là aussi, c\u2019est beaucoup une question d\u2019interprétation personnelle.Chacun peut avoir sa propre opinion là-dessus, on ne peut pas trancher net», explique le spécialiste.Plusieurs aspects sont à soupeser par le CEPEO, précise-t-il, rappelant que les entreprises qui s\u2019associent à une personnalité à titre de porte-parole dans une campagne publicitaire courent le même genre de risques.«On bénéficie de la notoriété de la personne, mais on doit aussi composer avec le risque que s\u2019il y a quelque chose dans sa vie qui dévie, on devra en assumer les conséquences», poursuit-il.Selon M.  Motulsky, l\u2019une des meilleures options pour éclairer RENOMMER OU PAS L\u2019ÉCOLE JULIE-PAYETTE?0055100 L\u2019ÉTS DÉCERNE UN DOCTORAT HONORIS CAUSA À KATHY BAIG Présidente de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec Le 11 février, l\u2019ÉTS soulignait l\u2019audace et la détermination de cette figure marquante du génie québécois.Par son leadership, son savoir-faire, son intégrité et la place qu\u2019elle réserve aux femmes dans le milieu, Mme Baig a changé le visage de son ordre professionnel et de la profession.Kathy Baig, ing., MBA, ASC leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 15 son choix serait de procéder à une consultation ou un sondage auprès des parents, question qu\u2019ils puissent s\u2019exprimer sur l\u2019épineux dossier entourant l\u2019ex- astronaute en chef de l\u2019Agence spatiale canadienne.«C\u2019est sûr que les comportements tels qu\u2019ils sont rapportés ne sont pas acceptables, ce n\u2019est certainement pas un modèle.Sauf qu\u2019il faut mesurer tous les impacts et les conséquences de débaptiser.Moi, je ne le ferais pas dans la précipitation.J\u2019essaierais de prendre le pouls des gens que ça va toucher.Quand on est confronté à une telle situation, quand on gère une image de marque, la seule chose à faire, c\u2019est d\u2019analyser les réactions», conclut le professeur.L\u2019école élémentaire publique Julie-Payette, dans le secteur Kanata, à Ottawa, porte ce nom depuis presque trois ans et demi.\u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY RENOMMER OU PAS L\u2019ÉCOLE JULIE-PAYETTE?0057298 NÉGOCIEZ DE LA MÊME FAÇON, PATRON! Façons de faire autoritaires, tactiques douteuses, attitude irrespectueuse, mauvaise foi\u2026 L\u2019Office municipal d\u2019habitation de Québec recourt à des moyens indignes d\u2019un organisme public pour compromettre la conclusion d\u2019une entente négociée.La convention collective des 140 cols bleus et cols blancs de l\u2019OMHQ est échue depuis plus d\u2019un an.Et l\u2019employeur s\u2019évertue à empêcher tout progrès dans la négociation d\u2019une nouvelle entente en multipliant les obstacles : \u2022 L\u2019OMHQ s\u2019entête à vouloir imposer un style de gestion dépassé, autant en négociation que dans la vie de tous les jours; les démissions se succèdent.\u2022 L\u2019OMHQ se comporte de manière irrespectueuse et douteuse, allant jusqu\u2019à tenter de semer la discorde entre ses deux groupes d\u2019employé.e.s.\u2022 L\u2019OMHQ a obtenu plusieurs concessions de la part de la partie syndicale, il est temps de donner en retour.LES TRUMPERIES NE RÈGLENT RIEN.UNE BONNE NÉGOCIATION RÈGLE TOUT.NOUS SERVONS LA CLIENTÈLE DE L\u2019OMHQ AVEC RESPECT, DÉVOUEMENT ET PROFESSIONNALISME.Les employé.e.s de l\u2019OMHQ, membres du SCFP SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS LA POLITIQUE EN QUESTIONS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault s\u2019attaque aux géants du Web sur plusieurs fronts : culture, médias, liberté d\u2019expression.Membre du gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau, à Ottawa, il doit en plus composer avec l\u2019ombre constante d\u2019élections imminentes.Q Vous voulez obliger les Facebook, Google et cie à payer des redevances aux médias traditionnels dont ils utilisent les contenus pour accaparer la publicité.Est-ce réaliste?R Tout à fait! Et ça s\u2019inscrit dans notre action plus globale par rapport aux géants du Web.Avant les Fêtes, j\u2019ai déposé un projet de loi qui concerne les plateformes et le volet culturel.On pense à Netflix, Spotify, Amazon Prime.On a des entreprises canadiennes, dans le domaine de la diffusion, qui sont soumises à un régime réglementaire, qui investissent en culture québécoise et canadienne.Parallèlement à ça, on a les géants du Web qui ont pris beaucoup de place depuis une décennie et qui ne sont soumis à aucune obligation.C\u2019est pour ça que j\u2019ai déposé le projet de loi (C-10).Deuxième projet de loi qui s\u2019en vient sous peu, la haine en ligne.Le troisième volet, c\u2019est celui des médias et de Google et Facebook.Je ne suis pas en train de vous dire que ça va être facile, mais il y a quelques pays dans le monde qui sont aussi en train de faire ça, la France, l\u2019Australie.Je pense que c\u2019est faisable, mais ce ne sera pas facile.Q La situation n\u2019est pas nouvelle.Pourquoi cela n\u2019a-t-il pas été fait avant et quand comptez- vous agir?R Vous avez raison, mais la situation a quand même beaucoup évolué.Au début de mon mandat, je rencontrais plusieurs cadres de grands médias québécois et ils disaient : «Nous, on avait fait notre modèle d\u2019affaires sur l\u2019idée que les géants du Web allaient accaparer environ 60 % des revenus publicitaires.» Or, c\u2019est 90 %.Et cette rencontre- là a eu lieu début 2020, alors ça ne fait pas une éternité.Même dans le monde des médias, les choses ont évolué plus rapidement qu\u2019on le pensait et pas comme on le pensait.Il y a deux pays dans le monde qui sont en train.On peut dire que la France a mis en place son système et l\u2019Australie est en train de le faire.Donc, le Canada ne traîne pas de la patte.On n\u2019est pas parmi les derniers, nous sommes parmi les premiers au monde à faire ça.Lorsque notre projet de loi sera déposé, il y aura deux, peut-être trois pays dans le monde qui auront adopté leur législation ou seront en train de le faire.On est vraiment parmi les leaders, là-dessus.Q Vous cherchez aussi à bannir les contenus haineux ou violents en ligne.N\u2019existe-t-il pas déjà des lois contre ça?Comment éviter la censure?R Ceux qui vous disent qu\u2019il existe déjà des lois et qu\u2019on n\u2019a pas besoin d\u2019en rajouter, ils ont en partie raison et en partie complètement tort! C\u2019est vrai qu\u2019il y a des lois au Canada sur ces questions-là.Par contre, la capacité pour un citoyen de se prévaloir de son droit est excessivement compliquée.Il faut ni plus ni moins que l\u2019individu décide d\u2019amener les plateformes devant les tribunaux pour pouvoir revendiquer ses droits.C\u2019est excessivement compliqué, c\u2019est cher et ce n\u2019est certainement pas à la portée de tout le monde.C\u2019est un droit qui est là, mais qui demeure très théorique.On voit des histoires d\u2019horreur.Par exemple, sur la pornographie juvénile, des victimes vont essayer pendant des années sans succès de faire enlever du contenu qui les concerne.Pourquoi?Parce que ces plate- formes, parfois, sont au Canada, mais parfois, le siège social est dans un autre pays.Il y a des enjeux d\u2019ex- traterritorialité qui rendent ça très difficile.On veut créer un régulateur qui va être une interface entre les pla- teformes et la population et qui va avoir une capacité d\u2019action beaucoup plus importante.Comment est-ce qu\u2019on met en place des balises pour protéger la liberté d\u2019expression?Dans le monde réel, nous avons une liberté d\u2019expression qui existe, mais balisée par des lois, par des jugements de tribunaux, la Cour suprême.On veut recréer en ligne l\u2019écosystème que nous avons dans le monde physique.Q Avant de vous lancer en politique, vous vous êtes intéressé à l\u2019intelligence artificielle.Pen- sez-vous toujours que l\u2019État doit légiférer au plus vite dans ce domaine?R Quand j\u2019ai publié mon livre (Le Bon, la brute et le truand : ou comment l\u2019intelligence artificielle transforme nos vies, 2019), je n\u2019aurais jamais pensé, un, que je serais élu, deux, que je serais nommé ministre.Et encore moins ministre du Patrimoine, à qui on demanderait de s\u2019attaquer à ces questions-là! Dans le livre, je montrais les effets très bénéfiques des technologies comme l\u2019intelligence artificielle, qui est à la base des Facebook, Twitter, Instagram et ainsi de suite.Mais je montrais aussi les effets pervers.Je disais que le rôle de nos gouvernements, c\u2019est de s\u2019assurer qu\u2019on puisse tous bénéficier de ce que ces plateformes et ces technologies ont de bon à apporter.Et que les gouvernements interviennent pour minimiser les effets pervers.C\u2019est ça le rôle du législateur.Et c\u2019est exactement ce que nous essayons de faire présentement.On a essayé le laisser-aller, l\u2019autorégle- mentation et, de toute évidence, ça ne fonctionne pas.Q On vous a d\u2019abord connu comme militant écologiste.Est-ce que votre collègue ministre de l\u2019Environnement et des Changements climatiques, Jonathan Wilkinson, vous consulte parfois?R On peut continuer à être militant écologiste tout en étant ministre du Patrimoine canadien.J\u2019ai participé à plusieurs annonces que nous avons faites sur les plastiques.J\u2019étais de pas mal toutes les grandes annonces que nous avons faites sur les changements climatiques.Jonathan est un excellent ministre de l\u2019Environnement, moins connu au Québec qu\u2019ailleurs au pays.C\u2019est quelqu\u2019un qui a travaillé dans les technologies propres.Et c\u2019est quelqu\u2019un qui, c\u2019est quand même assez rare en politique, a très peu d\u2019ego.Alors non seulement i l me demande conseil, mais on se parle toutes les semaines.Je travaille avec lui et d\u2019autres collègues du cabinet (des ministres) sur ces questions.On a vraiment une belle collaboration et je lui en suis très reconnaissant.Q Maintenant que vous êtes ministre, allez-vous encore vraiment travailler à vélo?R Absolument! Bon, ces jours-ci, on travaille surtout de la maison.Mais quand je me déplace, oui.Mon vélo est garé juste devant la maison, j\u2019ai mis mes pneus d\u2019hiver.(Ça, c\u2019est quand il est à Montréal, où il prend aussi le métro.À Ottawa, il est le premier ministre à avoir une voiture 100 % électrique.) STEVEN GUILBEAULT GÉANTS DU WEB : LE LAISSER-ALLER NE FONCTIONNE PAS Le ministre Steven Guil- beault s\u2019inquiète de la haine en ligne.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, ADRIAN WYLD leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 17 I ls se sont mis un doigt dans l\u2019œil ceux qui à la naissance de Québec solidaire affirmaient que ce parti contribuerait à maintenir perpétuellement les libéraux au pouvoir.La division des votes n\u2019a pas eu cet effet.Ces esprits chagrins imaginaient l\u2019avenir avec les données d\u2019alors sans imaginer que celles-ci pouvaient changer.QS a certes taillé des croupières au Parti québécois, mais la Coalition avenir Québec est apparue dans le paysage politique et les libéraux sont dans l\u2019opposition.Québec solidaire a 15 ans ce mois-ci.Sa naissance en février 2006 a constitué une bonne nouvelle pour notre démocratie.De la même manière qu\u2019il existait alors un parti à la droite des libéraux \u2014 l\u2019ADQ de Mario Du- mont \u2014, il était sain qu\u2019il y en ait un à la gauche du Parti québécois.Il est sain que différentes opinions existant dans une société puissent trouver un chemin jusque dans un parlement.«NATIONALISATION!» \u2026 S\u2019il y a une chose qui n\u2019a pas changé pour QS ces 15 dernières années, c\u2019est qu\u2019il prête le flanc à des mises en boîte rapides de la part de ses adversaires, qui peuvent régulièrement brandir le mot «nationalisation».Dernier exemple en date : celui du transport interurbain par autocar.«C\u2019est typiquement \u201cQuébec solidaire\u201d\u2026 Chaque fois qu\u2019il y a un problème, on nationalise, puis on sort des milliards.C\u2019est la seule, seule solution de Québec solidaire», a laissé tomber le ministre des Transports, François Bonnardel, il y a quelques jours.Cette fois, c\u2019était on ne peut plus vrai.QS avait bel et bien parlé de nationalisation.Mais la réplique aux propositions de QS tombe souvent comme une caricature.LAÏCITÉ ET INDÉPENDANCE Poursuivons avec deux autres éléments de repère qui font et continueront de faire débat.Aux prochaines élections, le Parti québécois, qui pâtit de la présence de QS sur la scène politique québécoise, répétera à qui veut l\u2019entendre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une formation très peu déterminée sur le front souverainiste.Là-dessus, on saura de quel bois se chauffe QS selon qu\u2019il affichera haut ou pas la position qu\u2019il a adoptée à son congrès de novembre 2019.Le parti a alors décidé de foncer vers la souveraineté en promettant rien de moins que des «gestes de rupture» avec le Canada s\u2019il était porté au pouvoir.C\u2019était un peu un pied de nez à ses électeurs fédéralistes, ainsi qu\u2019à de nombreux souverai- nistes solidaires préoccupés par bien d\u2019autres choses que le projet indépendantiste.N\u2019empêche que c\u2019est ce qu\u2019il a adopté à ce moment-là comme position.Québec solidaire est devenu de plus en plus indépendantiste avec l\u2019arrivée de Manon Massé, ensuite avec celle de Gabriel Nadeau-Dubois et, par la suite, avec sa fusion avec Option nationale.Mais ses ténors n\u2019avaient jamais affiché leurs couleurs comme ils l\u2019ont fait cet automne-là.L\u2019énergie qu\u2019ils consacreront véritablement à cette question dans l\u2019avenir demeure cependant un mystère.On pourra aussi compter sur le PQ pour rappeler que QS a tourné le dos à sa position d\u2019interdire le port de signes religieux chez les figures de coercition identifiées par la Commission Bouchard-Taylor.Une majorité de militants réunis au printemps 2019 ont estimé que cette position pourtant pragmatique allait trop loin et brimait les droits et libertés de la personne; qu\u2019elle empêchait «certaines minorités d\u2019avoir accès à certaines fonctions liées à l\u2019État».L\u2019aile parlementaire a été prise en otage par une base militante idéologue.Elle a malheureusement laissé faire.Elle n\u2019est pas intervenue pour peser dans ce débat.Il faut dire qu\u2019elle était elle-même divisée sur la question.Il s\u2019agit de la plus grande rupture opérée par le parti depuis que les ex-députés Françoise David et Amir Khadir en étaient les co-porte-parole.C\u2019est aussi l\u2019un des flancs mous de ce parti au sein de l\u2019électorat francophone en général.LE QUOTIDIEN Bien plus que de laïcité et plus que d\u2019indépendance, c\u2019est d\u2019environnement et de lutte contre les changements climatiques dont Québec solidaire voudra encore le plus parler au cours des prochains mois.À l\u2019interne, cette question constitue un lien, un liant.Tout autant que toutes celles portant sur la justice sociale et l\u2019équité.Personne ne peut dire dans quelle mesure ce parti pourra tirer son épingle du jeu aux élections de 2022 en avançant ces pièces maîtresses.Mais personne ne peut prétendre qu\u2019il s\u2019agit de thèmes superflus.Il y a, d\u2019un côté, les grands axes mentionnés ci-dessus, ceux qui constituent les trames de fond de QS.Et il y a, de l\u2019autre, le quotidien politique, si on peut le dire ainsi, lequel est fait d\u2019innombrables sorties et prises de position dans une multitude de dossiers.C\u2019est souvent là, dans ce quotidien politique, que QS enrichit le plus nos débats démocratiques \u2014 que l\u2019on soit d\u2019accord ou pas avec lui.Bon anniversaire! Bon anniversaire à QS Les solidaires Gabriel Nadeau- Dubois et Manon Massé, il y a prè de deux ans au congrès du parti.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 18 ACTUALITÉS SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil Tout indique que l\u2019été prochain sera une fois de plus marqué par la folie pour la Gaspésie.À peine en février, l\u2019industrie touristique constate que les Québécois s\u2019y prennent beaucoup plus tôt pour s\u2019assurer de pouvoir profiter des plages de la péninsule.Alors que la glace recouvre encore la Baie de Gaspé, on entrevoit déjà un été bien occupé.Déjà, mettre la main sur un chalet pour la période estivale relève presque du miracle, selon le directeur exécutif de Destination Gaspé, Stéphane Ste- Croix.«J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on va surfer sur la vague COVID encore une fois cette année», note-t-il.Aux Chalets du Parc, une entreprise qui exploite plus d\u2019une trentaine de chalets près du parc Forillon, les dates disponibles se font de plus en plus rares.«On doit commencer à conseiller aux gens de regarder pour des périodes moins achalandées.Dans une année normale, c\u2019est en mai qu\u2019on atteint ce point-là», rapporte la directrice des ventes et du marketing, Djenabou Bah.«Les réservations ont toujours débuté tôt, mais cette année, on sent vraiment un engouement spécial.Les gens savent qu\u2019ils risquent de devoir rester au Québec, alors pour éviter une situation comme l\u2019été dernier [où plus rien n\u2019était disponible], on s\u2019y prend d\u2019avance», explique Mme Bah.Même son de cloche du côté de M.Ste-Croix.«Question chalet, c\u2019est pas mal réglé pour cet été.Pour les campings, il reste de la place, mais la demande y est.C\u2019est clair qu\u2019on va frôler la pleine capacité dans les prochains mois», résume-t-il.ÉVITER LES ERREURS DE 2020 Alors que la région s\u2019attend à un été achalandé, les différentes instances insistent pour s\u2019assurer que les débordements sur les plages hautement médiatisés de l\u2019été dernier ne se répètent pas.«Notre défi est vraiment la gestion des campeurs nomades.On s\u2019assure d\u2019avoir les outils nécessaires, et au moins, on n\u2019aura pas d\u2019effet de surprise.Cette année, on sait pas mal à quoi s\u2019attendre», explique M. Ste-Croix.Au cours des dernières semaines, la Ville de Gaspé s\u2019est entendue avec Québec afin de pouvoir avoir juridiction sur les plages environnantes.D\u2019autres solutions sont aussi envisagées par la municipalité, notamment un camping de débordement.«C\u2019était un contexte unique.On sera prêt pour recevoir tout le monde cette année», conclut le directeur exécutif de Destination Gaspé.DES TOURISTES DE PLUS EN PLUS DIVERSIFIÉS Les acteurs du domaine touristique gaspésien se réjouissent aussi de voir de plus en plus de TOURISME EN GASPÉSIE L\u2019ÉTÉ 2021 DÉJÀ PRESQUE COMPLET 1 Le directeur exécutif de Destination Gaspé, Stéphane Ste-Croix, se réjouit de l\u2019engouement qui se fait sentir pour la Gaspésie.2 Les Chalets du Parc, à Gaspé, sont presque complets pour l\u2019été.\u2014 PHOTOS COLLABORATION SPÉCIALE SIMON CARMICHAEL 1 2 «J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on va surfer sur la vague COVID encore une fois cette année» \u2014 Stéphane Ste-Croix membres des communautés culturelles visiter la péninsule depuis quelques années.«Plusieurs ont redécouvert la Gaspésie l\u2019an dernier.On observe un certain retour de ceux qui nous avaient connus dans le passé, mais on a aussi vu des clientèles moins traditionnelles, notamment des communautés culturelles de Montréal [.] On est en train de réussir à développer un \u201créflexe Gaspésie\u201d auprès de cette clientèle qui est généralement moins encline à venir nous visiter», explique M. Ste-Croix.Selon le directeur exécutif, cette hausse d\u2019achalandage est en partie due à des efforts de l\u2019industrie touristique datant de nombreuses années.«On a été les premiers à s\u2019intéresser à ce marché, essayer de rejoindre ces clientèles-là, et on récolte les fruits aujourd\u2019hui.On est très contents de pouvoir leur partager notre belle région!» BON STAGE! La Coopérative Le Soleil souhaite la bienvenue à Sarah-Ève Grant.Finissante au baccalauréat en sciences de la consommation de l\u2019Université Laval, Sarah-Ève aura l\u2019opportunité de déployer divers apprentissages lors de son passage au Soleil.Approche client, planification des besoins partenaires, mesure de la qualité et bien d\u2019autres volets occuperont ce stage de 3 mois.Le Soleil est fier d\u2019accompagner la relève en offrant une expérience stimulante en milieu de travail.COOP D\u2019INFORMATION SARAH-ÈVE GRANT leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 19 Vous pourriez voir ici simplement un immeuble résidentiel construit très près de la falaise.Vous pourriez aussi penser que les résidents ne sont pas nerveux.Mais Patrice Laroche, lui, a plutôt été transporté dans un film hollywoodien quand il s\u2019est rendu dans les parages de la carrière d\u2019Unibéton! Amateur de scénarios d\u2019action, le photographe voit déjà le plus célèbre des agents secrets combattre le Mal à Beauport : «J\u2019imagine James Bond qui prend son martini sur le balcon et qui voit surgir un hélicoptère du trou!» BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN ?ASSIGNATION LIBRE PATRICE LAROCHE Données techniques : Drone Dji Phantom 4 pro, focale 35 mm, iso 100, 1/100e de seconde, f4.5 CLAUDE BOUCHARD QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 BEAUPRÉ \u2022 SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES \u2022 DONNACONA \u2022 LAC-BEAUPORT \u2022 SAINTE-MARIE \u2022 LAURIER-STATION sans frais 1-855-770-8677 univers du store.ca Fabriqué au Québec oPAQues soLAires trAnsLuCides Québec & Lévis 418-654-8677 trois-rivières 819-696-8677 Montréal 514-231-8677 Floride 954-955-8677 50% estiMAtion grAtuite et séCuritAire de rabais ou iNsTaLLaTioN GraTuiTe 0054684 SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 20 ACTUALITÉS MÉLANIE MARQUIS La Presse OTTAWA \u2014 L\u2019obligation se se placer en quarantaine à l\u2019hôtel au retour d\u2019un voyage entrera en vigueur le 22 février.Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l\u2019annonce lors de son habituelle conférence de presse du vendredi à Ottawa.Il y a deux semaines, il avait annoncé l\u2019intention de serrer la vis aux voyageurs en indiquant qu\u2019ils devraient rester en quarantaine à leurs frais \u2014 à un coût de plus de 2000 $ \u2014 dans un hôtel supervisé pour trois jours.«Ce n\u2019est pas une punition», a-t-il martelé lorsqu\u2019on lui a souligné que certains voient cette mesure de cette façon, et si la preuve de bris de quarantaine avait été clairement faite.Les frais d\u2019hébergement devront être payés par les voyageurs, tout comme les coûts supplémentaires liés aux mesures sanitaires accrues dans les hôtels.Ils devront subir un test de dépistage de la COVID-19 à leur arrivée au pays dans l\u2019un des quatre aéroports où les vols internationaux seront autorisés à se poser \u2014 Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.Une fois cette étape franchie, les voyageurs prendront la direction de l\u2019un des hôtels situés à proximité de ces aéroports qui ont été sélectionnés pour les accueillir.Ces établissements sont tenus d\u2019assurer le transport de l\u2019aéroport à l\u2019hôtel, héberger les voyageurs pour trois jours et leur offrir des repas conformes au Guide alimentaire canadien ainsi que le réseau wifi, entre autres.Des exceptions seront prévues pour les voyages essentiels de camionneurs ou encore de travailleurs de la santé, a indiqué Justin Trudeau.Les réservations se feront en ligne à partir du 18 février, a précisé sa ministre de la Santé, Patty Hajdu, dans une conférence de presse subséquente.Elle a spécifié que les Canadiens auront droit à une appréciable sélection d\u2019établissements hôteliers, et que le prix du séjour sera variable d\u2019un endroit à l\u2019autre.En ce qui concerne les voyageurs qui arrivent au Canada par voie terrestre, ils devront fournir un résultat de test négatif remontant à 72 heures au maximum avant leur arrivée au pays à compter du 15 février.Tous voyageurs, qu\u2019ils arrivent au pays par voie aérienne ou terrestre, devront fournir les renseignements sur leur voyage, leurs coordonnées et leur plan approprié de quarantaine via l\u2019application ArriveCAN avant de franchir la frontière ou de monter à bord d\u2019un avion.84 MILLIONS DE DOSES D\u2019ICI SEPTEMBRE Le premier ministre Trudeau a par ailleurs profité de son allocution devant sa résidence pour faire le point sur l\u2019approvisionnement en vaccins.Il a dit avoir obtenu de Pfizer le calendrier de livraisons jusqu\u2019à la fin du mois de mars confirmant que le Canada recevra quatre millions de doses d\u2019ici le mois de mars.En additionnant les doses de ce vaccin et de l\u2019autre qui a été approuvé jusqu\u2019à présent, celui de Moderna, on arrive à un total de 84 millions d\u2019ici la fin septembre, a précisé Justin Trudeau.C\u2019est donc dire que les doses des autres vaccins qui sont en attente d\u2019approbation, dont AstraZeneca et Johnson & Johnson, seraient des doses en trop, a-t-il indiqué.La promesse de faire vacciner tous les Canadiens qui le souhaitent d\u2019ici la fin septembre est donc tout à fait atteignable, a-t-il assuré.VACCINS DE L\u2019INDE Le gouvernement explore par ailleurs de nouvelles possibilités en termes d\u2019approvisionnement à des vaccins.Un peu plus tôt cette semaine, Justin Trudeau en a parlé avec le premier ministre de l\u2019Inde, Narendra Modi.Il a été question de s\u2019en procurer du Serum Institute of India.Les doses du vaccin d\u2019AstraZene- ca qui doivent arriver au Canada, sous réserve d\u2019une autorisation de la Santé publique, ne viendront pas de l\u2019Inde.Un porte-parole de la société a affirmé à La Presse jeudi soir qu\u2019ils pourraient être produits «en Amérique du Nord», sans fournir plus de détails.La ministre des Services publics et de l\u2019Approvisionnement, Anita Anand, a signalé vendredi qu\u2019ils seraient fabriqués aux États-Unis, dans un établissement approuvé par Santé Canada.Le gouvernement a conclu une entente pour l\u2019obtention de 20 millions de doses du vaccin AstraZeneca.Les quelque 1,9 million de doses de ce vaccin développé avec l\u2019Université d\u2019Oxford que recevra le Canada via le programme COVAX seront pour leur part fabriqués au Corée du Sud.RETOUR DES VOYAGEURS AU CANADA QUARANTAINE À L\u2019HÔTEL OBLIGATOIRE DÈS LE 22 FÉVRIER LIRE DES SNOWBIRDS MÉCAONTENTS \u203a 22 0057277 10 paires de raquettes GV à gagner! 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SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS BRENNA OWEN La Presse Canadienne VANCOUVER \u2014 Les plus récentes règles pour les voyageurs arrivant au Canada ne font pas le bonheur des «snowbirds», ces Canadiens qui passent l\u2019hiver au sud de la frontière.Valorie Crooks, titulaire de la chaire de recherche du Canada sur la prestation de soins de santé en fonction des régions, a déclaré que tout le monde avait accès aux mêmes informations sur la santé publique et que les snowbirds qui ont afflué vers le sud «ont fait ce qu\u2019ils jugeaient permis».Il n\u2019y a pas d\u2019interdiction formelle de voyager et les snowbirds ne se considèrent pas comme des vacanciers, a expliqué Mme Crooks, pro- fesseure à l\u2019Université Simon Fraser, qui fait des recherches depuis des années auprès des communautés de snowbirds en Floride et en Arizona.«Ils considèrent que ça fait partie de leur vie ou de leur mode de vie», a-t-elle expliqué, notant que les snowbirds quittent le pays pendant de longues périodes et qu\u2019ils sont habitués à tenir compte des considérations de santé dans leur décision.Certains snowbirds estiment que les communications tardives du gouvernement sur les voyages pendant la pandémie les ont laissés dans l\u2019incertitude, a indiqué Mme Crooks, alors que des exigences plus strictes entreront en vigueur dans 10 jours pour toute personne arrivant au Canada par avion.DE NOUVELLES RÈGLES Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré cette semaine que toute personne arrivant au Canada par voie terrestre devra, à compter de lundi, présenter un résultat négatif à un test de dépistage de la COVID-19.Ceux qui n\u2019ont pas le résultat de test requis pourraient être condamnés à une amende allant jusqu\u2019à 3000 $.Depuis le mois dernier, les voyageurs arrivant par avion sont tenus de présenter les résultats d\u2019un test moléculaire (PCR) datant de moins de trois jours.Mais le gouvernement fédéral a annoncé vendredi que de nouvelles mesures de dépistage et de quarantaine entreront en vigueur le 22 février.Les voyageurs arrivés par avion seront conduits dans un hôtel près de l\u2019un des quatre aéroports canadiens désignés actuellement pour accueillir des vols internationaux \u2014 Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.Les hôtels avaient jusqu\u2019à mercredi pour faire partie d\u2019une liste parmi laquelle les voyageurs pourront choisir.L\u2019Association canadienne des snowbirds a critiqué cette exigence supplémentaire obligeant les voyageurs aériens à passer un deuxième test de dépistage à leur arrivée et à séjourner dans un hôtel pendant environ trois jours en attendant les résultats, à un coût potentiel de 2000 $ par personne.Dans une lettre récente adressée au ministre fédéral des Transports, la présidente Karen Huestis a écrit que le coût du séjour à l\u2019hôtel pose des difficultés financières pour plusieurs personnes et que les voyageurs dont le test est négatif devraient pouvoir se mettre en quarantaine chez eux.Ceux qui arrivent au Canada par voie terrestre ne seront pas tenus de se mettre en quarantaine dans un hôtel.Mais la perspective de cette quarantaine dans un hôtel a ramené certains snowbirds au Canada plus tôt que prévu, tandis que d\u2019autres tentent leur chance ou prolongent leur séjour dans le Sud.UN GROUPE DISTINCT Le Dr Morley Rubinoff, 71 ans, a déclaré qu\u2019il avait quitté son appartement de Puerto Vallarta, au Mexique, environ six semaines plus tôt cette année pour éviter ce qu\u2019il appelle «l\u2019enfer de l\u2019hôtel».Le spécialiste dentaire semi-retrai- té a expliqué qu\u2019il était arrivé au Mexique le 31 décembre et qu\u2019il prévoyait rester jusqu\u2019à la mi-mars, avant de rentrer à Toronto.Le Dr Rubinoff a ajouté qu\u2019il portait un masque «constamment» et avait très peu de contacts avec qui que ce soit au Mexique, ce qui le distinguait des touristes des stations balnéaires voisines.«Nous ne sommes pas pareils», a-t-il déclaré, ajoutant qu\u2019il avait une résidence permanente au Mexique.M. Rubinoff pensait que les plus récentes règles entourant les voyages visaient principalement à empêcher les vacances pendant la semaine de relâche de février ou de mars, tandis que les snowbirds devraient être reconnus comme un groupe distinct.Denise Dumont, qui vit à temps plein à Fort Lauderdale, en Floride, fait écho à M. Rubinoff.«Je ne pense pas qu\u2019il soit juste de les traiter comme de simples voyageurs qui partiront pour des vacances de deux semaines dans un tout-inclus au Mexique», a déclaré Mme Dumont, rédactrice en chef du Soleil de la Floride, une source de nouvelles en ligne pour les Québécois dans cet État.Mme Dumont aimerait que les snowbirds revenant au Canada avec un test de COVID-19 négatif et une preuve qu\u2019ils ont été vaccinés contre la maladie puissent rentrer directement chez eux pour faire leur quarantaine.Cet article a été produit avec l\u2019aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.NOUVELLES MESURES POUR LES VOYAGEURS DES SNOWBIRDS MÉCONTENTS 0055173 leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 23 0055810 En date du 12 février 2021.Offert aux nouveaux Membres de Virgin au Québec, là où l\u2019accès et la technologie le permettent.Modifiable sans préavis ; ne peut être combiné avec une autre offre.Taxes en sus.Location du modem incluse.Le service, dont l\u2019utilisation illimitée, est sujet aux modalités de service Internet et TV de Virgin: virginmobile.ca/modalitesinternettv.Le prix est basé sur un abonnement continu à un forfait comprenant l\u2019utilisation illimitée et des vitesses de téléchargement de 10 Mb/s.La vitesse d\u2019accès de téléversement peut varier selon la distance entre votre modem et l\u2019équipement de commutation de Virgin; min.0,68 Mb/s et max.0,93 Mb/s.La vitesse sur Internet peut varier selon votre configuration, l\u2019achalandage sur Internet, le serveur, les conditions de votre environnement et d\u2019autres facteurs.Carte prépayée de 50 $ offerte aux Membres qui s\u2019abonnent à un forfait illimité de 10 Mb/s.Tous les services doivent être installés et activés dans les 30 jours suivant l\u2019abonnement.La carte prépayée non chargée sera envoyée par la poste après que le Membre ait maintenu un abonnement continu aux mêmes services admissibles de Virgin ainsi qu\u2019un compte en règle pendant 60 jours suivant l\u2019installation des services.Dans les 30 jours suivant la réception de la carte prépayée Visa, le Membre doit l\u2019enregistrer en ligne à l\u2019adresse vmgiftcards.ca pour demander à ce que le montant soit chargé sur la carte.Veuillez allouer 30 jours pour que la carte prépayée soit chargée et prête à être utilisée.La carte prépayée et son utilisation sont soumises au programme de carte Visa et à ses conditions d\u2019utilisation.Une carte prépayée par compte.Les avantages de Membre peuvent être modifiés ou annulés en tout temps sans préavis.La marque de commerce Virgin et la famille de marques associées sont la propriété de Virgin Enterprises Limited et sont utilisées sous licence.Toutes les autres marques de commerce appartiennent à Virgin Mobile Canada ou à leurs propriétaires respectifs.© Virgin Mobile Canada 2021.L\u2019INTERNET ILLIMITÉ À PARTIR DE 37$/MOIS.C\u2019EST OUI, OUI ET RE-OUI ! Profitez de l\u2019Internet illimité sans frais supplémentaires et sans contrat à long terme.De plus, obtenez des avantages de Membre exceptionnels.VIRGINMOBILE.CA | 1 888 889-8272 Forfait à partir de 37 $/mois avec des vitesses de téléchargement allant jusqu\u2019à 10Mb/s.+ UNE CARTE VISA PRÉPAYÉE DE 50 $ SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 24 ACTUALITÉS STEEVE PARADIS Collaboration spéciale BAIE-COMEAU \u2014 Attendu depuis des lunes, le pavillon de recherche et d\u2019innovation qui sera destiné au Centre d\u2019expérimentation et de développement en forêt boréale (CEDFOB) fera enfin son arrivée au Cégep de Baie-Comeau.Il s\u2019agit d\u2019un projet de 9,7 M$, dont près de 8 M$ proviendront du gouvernement du Québec.Cette somme servira à ériger un pavillon intégré au cégep, avec quatre laboratoires de recherche et une salle d\u2019interprétation et de sensibilisation à la forêt boréale.Avec des infrastructures plus ou moins adaptées réparties sur trois sites, «nos installations actuelles freinent notre développement», a lancé le directeur général du CEDFOB, Michael Cosgrove.«C\u2019était inévitable que nous devions agrandir», a-t-il ajouté en faisant valoir qu\u2019avec présentement 300  mètres carrés sur trois sites, le CEDFOB passera à 1300 mètres carrés sur un seul site.En toute logique, le futur pavillon de recherche, qui comportera trois étages, sera fabriqué principalement de bois.Quant à la passerelle qui le reliera au cégep, elle sera faite d\u2019aluminium et elle contiendra un parcours historique qui retracera l\u2019histoire de l\u2019aluminium dans la Manicouagan.L e s t ra v a u x s u r l e t e r ra i n devraient s\u2019amorcer en septembre 2021 et le pavillon devrait prêt à recevoir étudiants et chercheurs au début 2023.M. Cosgrove estime que le futur pavillon facilitera la rétention des chercheurs et permettra de créer l\u2019attractivité qui en attirera d\u2019autres.«MISE À PROFIT DE NOS FORCES» Lors de l\u2019annonce, le ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation, Pierre Fitzgibbon, a fait valoir qu\u2019en raison de la pandémie, le gouvernement cherche à accélérer le pas pour relancer l\u2019économie et que deux éléments g u i d e n t c e t t e r e l a n c e , « l a recherche de l\u2019innovation et la mise à profit de nos forces dans les secteurs les plus prometteurs.L\u2019annonce d\u2019aujourd\u2019hui s\u2019inscrit dans cette vision», a-t-il soutenu.Son collègue à l\u2019Énergie et aux Ressources naturelles, Jonatan Julien, a indiqué pour sa part qu\u2019avec cette annonce, Québec «réaffirme haut et fort que les régions collaborent à faire avancer la recherche et le développement au Québec».Celui qui est également ministre responsable de la Côte-Nord croit que le cégep «s\u2019assure de préparer la relève de demain».Pour le directeur général du Cégep de Baie-Comeau, Claude Montigny, il s\u2019agit d\u2019un grand jour «qui va renforcer la pertinence de notre centre de transfert technologique».Celui qui prendra sa retraite dans les prochaines semaines a souligné que le milieu a mis la main à la pâte pour concrétiser ce projet, notamment le Fonds du Grand Mouvement Desjardins 400 000 $), le Fonds Aluminerie de Baie-Comeau pour le développement durable (300 000 $) ainsi que la Ville de Baie-Comeau et la MRC de Manicouagan (100 000 $ chacune).Signalons en terminant que le CEDFOB, fondé en 2004, ne fait pas que chercher à mettre en valeur les arbres de la forêt boréale.Il s\u2019intéresse aussi fortement au développement de la filière des petits fruits nordiques, un secteur en pleine expansion, à la physique et la chimie du bois ainsi qu\u2019à l\u2019entomologie.CÉGEP DE BAIE-COMEAU UN PAVILLON DE RECHERCHE EN FORÊT BORÉALE, ENFIN! 0056551 Les aînés en savent beaucoup, mais il y a toujours plus à savoir.Rendez-vous à Canada.ca/aines ou appelez au 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) Pour un âge d\u2019or sûr et paisible, renseignez-vous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, le Supplément de revenu garanti bonifié et la prévention de la fraude. leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 25 0056088 La meilleure économie d\u2019essence de sa catégorie.* Nissan a reçu le plus grand nombre de prix dans le cadre de l\u2019étude J.D.Power en 2020 sur l\u2019exécution et la configuration des performances automobiles américaines (APEAL) pour l\u2019expérience des propriétaires de véhicules neufs avec leur propre véhicule après 90 jours de possession.Consultez le jdpower.com/awards pour plus de détails sur les récompenses J.D.Power 2020.LE TOUT NOUVEAU ROGUE 2021 REDESSINÉ.REDÉFINI.Louez la Versa S 2021 à partir de 199 $?/mois, pendant 60 mois.Louez le Rogue S 2021 à partir de 339 $?/mois, pendant 39 mois, avec 1 250 $ en comptant initial.C\u2019est comme payer C\u2019est comme payer /semaine /semaine 46$?78$?Valeur au détail à partir de Valeur au détail à partir de 18 283$ 30 443$ Louez le KICKS S 2020 pour 221 $?/mois, pendant 39 mois, avec 995 $ en comptant initial.C\u2019est comme payer /semaine 51$?Valeur au détail de 21 343$ à la location ou au financement par NCF, sur modèles sélectionnés.Les consommateurs admissibles obtiennent de rabais conquête± « Meilleur attrait parmi les petites voitures aux États-Unis.» - J.D.Power, 2020* Rogue 2021 - Multisegment de l\u2019année 2020 selon doubleclutch.ca.\u2021 Avec 0 $ en comptant initial MC 500$ La saison des récompenses Du 2 février au 1er mars Offres en vigueur du 2 février au 1 mars 2021.?Les offres de location par l\u2019entremise de NCF sont offertes sur les Versa S 2021 à boîte manuelle/KICKS S 2020/Rogue S 2021 à traction avant et sont basées sur une allocation de 20 000 km/an (allocation totale de 100 000/65 000/65 000 km pour un terme de 60/39/39 mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant le cas échéant sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription ( jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.L\u2019offre de location sur les Versa et KICKS inclut un rabais spécial à la location de 500 $.?Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquement mentionnés à titre informatif.± Le rabais conquête (« rabais ») est réservé seulement aux clients admissibles qui, depuis au moins 90 jours précédant la date de location ou de financement d'un Véhicule Neuf Admissible (voir les précisions ci-après) par l\u2019entremise de Services financiers Nissan Canada Inc.(« NCF »), sur approbation de crédit, ont loué ou acheté un véhicule de marque de la concurrence 2010 ou d'une année ultérieure (un « Véhicule Existant »).La règle de 90 jours pour l'admissibilité à l'offre sera appliquée par Nissan Canada Inc.(« NCI ») à sa seule discrétion.Une preuve de propriété actuelle ou d\u2019un contrat de location en vigueur pour le Véhicule Existant sera exigée.L\u2019offre ne peut pas être transférée ni cédée, sauf au conjoint du propriétaire actuel du Véhicule Existant qui réside à lamême adresse résidentielle que la personne admissible ou à un copropriétaire/colocataire du Véhicule Existant résidant à lamême adresse que la personne admissible.Tout individu qui achète ou loue un véhicule sous un nom commercial peut être admissible s\u2019il n\u2019est pas client de parcs et s\u2019il peut fournir la documentation qui démontre qu\u2019il est l\u2019actionnaire principal de l\u2019entreprise.Si le client admissible choisit de louer ou de financer un véhicule Nissan Sentra 2020/Altima 2020/Maxima 2020/KICKS 2020/Qashqai 2020/Rogue 2020/Murano 2020/Pathfinder 2020/Armada 2020/Frontier 2020/TITAN 2020/Versa 2021 neuf n\u2019ayant jamais été immatriculé (à l'exception des véhicules NV, des véhicules de parc ou des locations à la journée) (un « Véhicule Neuf Admissible ») par l'intermédiaire de NCF, il recevra un rabais de 500 $.Le rabais sera déduit du prix du véhicule après les taxes.L\u2019offre peut être combinée avec d\u2019autres offres de NCF, mais ne peut être jumelée au programme de fidélisation.L'offre est uniquement valable pour les véhicules loués/financés par l\u2019entremise de NCF et livrés entre le 2 février et le 1 mars, 2021.\u2021 L\u2019ensemble de l\u2019équipe de Double Clutch vote et prend en considération tous les aspects du véhicule, tels que le groupe motopropulseur, le rendement, les caractéristiques de sécurité, de confort et utilitaires, ainsi que sa valeur, et ce, lors d\u2019un essai routier.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2021.Visitez fr.nissan.ca/offers pour plus de détails | L\u2019association des concessionnaires Nissan du Québec SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 26 ACTUALITÉS Le couvre-feu de l\u2019amour S ale temps pour tomber en amour, non?Difficile de croire que le hasard nous fera croiser une personne pour qui on aura un faible lorsque nos vies se passent en télétravail, en confinement et sous un couvre-feu.Cette solitude augmentée ne fait que nourrir encore plus ce désir de se blottir dans les bras de quelqu\u2019un.À un moment, pendant un confinement, j\u2019ai eu l\u2019impression que mon appartement était devenu ce cliché des westerns, cette scène où, dans le désert, une boule de foin sec est déplacée par le vent.Je suis convaincu de ne pas avoir été la seule personne célibataire à avoir eu, un instant, cette impression que son logement manquait de vie, d\u2019animation.Surtout si, comme moi, des allergies empêchent de cohabiter avec un chat ou un chien.Je n\u2019étais déjà pas du genre à dater avant la pandémie \u2014 je n\u2019ai jamais utilisé Tinder et je ne remarque jamais lorsqu\u2019une personne me cruise \u2014, les mesures sanitaires sont devenues qu\u2019une excuse supplémentaire pour ne pas commencer.Pourtant, les gens ont continué à dater.La pandémie a enlevé plusieurs mécanismes qui compensaient le célibat, comme les activités sociales, le sport et les cours en groupe, les activités culturelles.C\u2019est pour ça que plein de gens plus braves que moi ont continué ou recommencé à dater, même si ce n\u2019était pas toujours permis selon les règles de la santé publique.Un besoin de combattre la solitude.Une trentaine de personnes m\u2019ont confié leurs aventures et mésaventures de dating pendant la pandémie.On m\u2019a confirmé que plusieurs profils sur les applications cherchent seulement des relations sexuelles.Ce n\u2019est pas très surprenant, mais ce n\u2019est pourtant pas le sexe qui manque le plus à ceux et celles qui m\u2019ont écrit.On s\u2019ennuie plutôt des échanges, des rires niaiseux, des tendresses, bref, c\u2019est la complicité qui manque.Quelques témoignages ont admis que les mesures de confinement ont rendu le processus plus lourd.Daniel, par exemple, a trouvé que la pandémie compliquait tout.Il concentre maintenant son énergie sur son enfant, qu\u2019il a en garde partagée, et pour s\u2019éduquer le reste du temps.«Je me sens même libéré de ma libido», ajoutera-t-il.Sarah aussi a profité de la pandémie pour mettre fin à 16 années de dates désespérantes, «heureuse d\u2019être débarrassée de cette quête».CHOIX DÉCHIRANTS Aller marcher avec une autre personne qui vit seule, c\u2019est accepté, mais partager une intimité s\u2019il y a affinités et plus, là, c\u2019est permis si c\u2019est tout le temps avec la même personne.On ne peut pas changer de partenaire en cours de confinement.François Legault et Horacio Arruda ont même fait des blagues sur l\u2019importance de la monogamie.Les couples ouverts, les trouples ou les personnes polyamou- reuses n\u2019ont pas ri à ces blagues.En fait, la pandémie a imposé le contraire de leur façon de vivre, à moins de cohabiter sous le même toit.Quand ta vie est basée sur des relations non exclusives et que tu dois, du jour au lendemain, choisir une seule relation exclusive, c\u2019est crève-cœur.Le choix peut aussi être déchirant pour les relations plus «conventionnelles».Qui sera la personne qu\u2019on visitera toutes ces semaines?La mère ou le chum?Et si deux partenaires ne vivent pas sous le même toit, mais en colocation, alors ce n\u2019est pas possible de se fréquenter.C\u2019est ce qui est arrivé à Debbie.«Au gré des décisions gouvernementales, je vois mon chum aux trois mois», m\u2019a-t-elle écrit.Lui vit en colocation, elle avec ses parents le temps de finir son bac.Pendant les Fêtes, son copain a séjourné dans sa famille.«J\u2019ai vu mon chum huit jours, pis quand il est parti, le 4 janvier, on s\u2019est dit \u201cà dans trois mois!\u201d C\u2019est super rough.» Pas question pour le couple de déroger aux consignes sanitaires, malgré l\u2019ennui.BRASSER LES HABITUDES D\u2019autres ont plutôt choisi de sauter les étapes habituelles.Comme Lysandre, qui a rencontré son copain le 10 mars, trois jours avant la fermeture des écoles, 12 jours avant le confinement complet.«C\u2019est tout un test pour une nouvelle relation», ajoutera-t-elle, se trouvant chanceuse dans toute cette aventure.Précipitée dans la même situation, Mado y voit aussi du positif.«Je pense que ça a sauté des étapes plates de début de relation que t\u2019es pas sûre de ce que l\u2019autre aime ou veut.On a été obligées de s\u2019exprimer dès le début, et ça, ça fait une belle relation.» Pour Annick, la pandémie a permis de changer sa façon de dater.Avec des étapes que je trouve plus saines, qui permettent de prendre son temps.C\u2019est super simple en plus : discuter au téléphone ou en vidéo avant d\u2019aller marcher ensemble dans un parc.Ça permet de diminuer quelques mauvaises surprises du dating \u2014 et ici je ne parle pas du physique, mais des clashs de personnalités.L\u2019AMOUR EXISTE ENCORE Tout n\u2019est pas orageux.Les romantiques comme moi peuvent garder espoir, l\u2019amour existe, même en pandémie.Élise, par exemple, a trouvé l\u2019amour chez un voisin, après six ans de célibat! Devant ce match surprise, pas question «de bouder la relation intime que j\u2019ai cherchée toute ma sainte vie et que je trouve enfin à 45 ans».En effet, ça aurait été dommage.Même si elle trouve étrange de ne pas pouvoir rencontrer son entourage, Jade se réjouit d\u2019avoir daté en novembre dernier.«On est vraiment amoureux, on passe la moitié de notre temps ensemble», insiste-t-elle.Marc considère que la pandémie l\u2019a plutôt bien servi.Messenger lui a permis d\u2019apprendre à apprécier une connaissance, pendant de longs échanges étalés sur quatre mois.Une bonne façon, selon lui, de tester si deux personnes ont vraiment des choses à se dire.Dans quelques cas, la pandémie a été une opportunité de prendre une pause des relations qui s\u2019enchaînaient.«Moi qui n\u2019avais pas été seule depuis de nombreuses années, j\u2019ai réappris à aimer la solitude», me glissera Maude, gênée d\u2019apprécier le confinement.En lisant son histoire, j\u2019ai eu cette impression que Maude a appris à s\u2019aimer, pis ça m\u2019a ému.À sa manière, elle a trouvé l\u2019amour, elle aussi.La solitude peut faire mal \u2014 ça peut créer d\u2019importants problèmes de santé \u2014 et cette pandémie rappelle que l\u2019amour est une chose rare et précieuse.À travers tout ça, le méchant virus nous force peut-être à nous demander ce dont on a vraiment besoin.Faudrait s\u2019en souvenir quand la «normalité» va revenir.Cette pandémie rappelle que l\u2019amour est une chose rare et précieuse MICKAËL BERGERON CHRONIQUE mickael.bergeron@latribune.qc.ca LIRE LES AUTRES TEXTES SUR LA SAINT-VALENTIN \u203a 48 La pandémie a enlevé plusieurs mécanismes qui compensaient le célibat, comme les activités sociales, le sport et les cours en groupe, les activités culturelles.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 27 Palier d\u2019alerte : rouge Capitale-Nationale Chaudière- Appalaches Respectez toutes les règles, tout le temps, sans exception.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Le niveau d\u2019alerte est très élevé dans votre région: \u2022 Les rassemblements d\u2019amis ou de famille sont interdits.\u2022 Les déplacements vers d\u2019autres régions doivent être évités.\u2022 Il est défendu de quitter son domicile entre 20 h et 5 h le matin. SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 28 ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une nouvelle en lien avec le monde des affaires?Écrivez-nous au nouvelles@lesoleil.com PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com La pandémie aurait peut-être redonné le goût à certains consommateurs de se faire livrer leur lait à la maison, comme cela se faisait, il y a de ça 50 ou 60 ans.Malgré l\u2019engouement pour la livraison des repas ou de l\u2019épicerie, ça ne veut pas dire que le laitier reviendra nécessairement à la mode.Chose certaine, la pandémie a tout de même eu un effet positif quant à la livraison de produits laitiers à domicile.«En cette période de pandémie où les gens prennent les moyens pour respecter les consignes des autorités de Santé publique, on a pu constater rapidement que ce service était visiblement plus populaire que jamais», a répondu par courriel Diane Jubinville, directrice aux communications externes et aux affaires publiques chez Agropur.«Certains consommateurs sont demeurés accros à la livraison à domicile après avoir découvert ou redécouvert ce service», ajoute-t-elle.Mme Jubinville assure que ceux qu\u2019on appelait «laitiers» autrefois sont plutôt des agents distributeurs.Ils «sont près de 180 au Québec.Ils étaient quatre fois plus nombreux il y a 25 ans», énumère-t-elle, en précisant qu\u2019ils sont des travailleurs autonomes.Et «ils ont leur secteur respectif, mais ne font pas tous de la livraison à domicile».Quant à lui, Jean-Louis Prévost, agent distributeur qui couvre la couronne nord de Québec, estime que, dans les belles années, une trentaine de laitiers se partageaient le territoire qu\u2019il occupe maintenant.Pour lui, la livraison à domicile constitue 80 % de sa clientèle, alors que sa consœur qui dessert le centre de la ville n\u2019a que des clients commerciaux.« Un p eu, ma is pa s t a nt .» répond-il quand on lui demande si la pandémie a fait gonfler son chiffre d\u2019affaires.«Des fois, les gens viennent, s\u2019informent et s\u2019essaient.Mais les habitudes sont dures à changer.Certains pensent qu\u2019on sera là la journée qu\u2019ils voudraient qu\u2019on soit là.Ce n\u2019est pas nécessairement le cas.On a un circuit établi.Et il y a beaucoup de clients qui reçoivent leur commande aux 15 jours.Parce que j\u2019en ai beaucoup, je n\u2019ai donc pas le choix de les mettre aux 15 jours.» Au moins 60 % de la clientèle de M. Prévost reçoit ses produits sur cette base.Auparavant, selon le distributeur qui a 48 ans de métier, le laitier passait deux ou trois fois dans la même semaine.Le carton dans la fenêtre de la maison pour demander du lait, ça n\u2019existe plus aujourd\u2019hui.«Maintenant, il y a plus de distance entre les clients qu\u2019avant.Mais quand j\u2019arrête [chez un client], j\u2019en regagne parce que celui-ci achète plus de produits qu\u2019il y a 30 ans.Il y a moins de portes dans une rue, mais chaque porte est plus rentable, car les gens commandent plus de produits que juste des produits laitiers.» La diversification de l\u2019offre a sauvé M.Prévost.«Juste avec le lait de base, je ne pourrais pas faire les versements pour payer mon camion.Je leur apporte beaucoup plus de produits qu\u2019auparavant.Je fais affaire avec une quinzaine de fournisseurs.Ils n\u2019offrent pas juste le lait de base.[\u2026] Du fromage, des produits sans lactose, yogourt, crème glacée, pizzas, des tartes, des pâtés, de la sauce à spaghettis, des cretons, des sous- marins, des gâteries, du pain.J\u2019ai une bonne liste!» énumère-t-il.Oui, c\u2019est un peu plus cher qu\u2019à l\u2019épicerie, car le distributeur doit payer ses frais d\u2019exploitation.M. Pré- vost estime à environ 50 ¢ de plus pour un sac de quatre litres de lait.«C\u2019est pas excessif.Si j\u2019exagère, les clients ne seront pas là!» SERVICE PERSONNALISÉ Ce qui distingue le laitier, selon M. Prévost, c\u2019est le service personnalisé.«En plus, je vous livre un produit qui est beaucoup plus frais qu\u2019en épicerie.Avec un service incroyable.C\u2019est peut-être un peu prétentieux de ma part, mais c\u2019est vraiment ça.Dans mon camion, j\u2019ai un trousseau de clés et une liste de codes d\u2019accès [pour livrer dans les maisons].Souvent, les clients ne sont pas chez eux, ils me textent leur commande, puis je sais quoi leur offrir et la rotation est faite.Des fois, les clients oublient de barrer leurs portes.C\u2019est pas des farces.Ça m\u2019est arrivé encore hier.La cliente avait oublié de barrer sa porte.Je l\u2019ai appelée : \u201cJe rebarre la porte?\u201d Elle m\u2019a dit : \u201cOui, oui!!! J\u2019ai oublié de la barrer ce matin.Vous êtes donc bien fin! \u201d Je suis là pour le service personnalisé.J\u2019ai au moins une cinquantaine de clients avec qui je fonctionne de cette façon.» Évidemment, la pandémie a apporté son lot de précautions.«C\u2019est sûr qu\u2019on met des masques dans la plupart des places.On ne prend pas de chance.Et comme dans mon cas, on ne peut pas se permettre de tomber malade à cause de la COVID-19.Il n\u2019y a personne d\u2019autre qui prend la relève.La journée où je tombe malade, c\u2019est fini.On maximise nos chances.On se lave les mains, on nettoie nos produits, on nettoie tout!!! C\u2019est un peu plus long et c\u2019est tannant, mais on n\u2019a pas le choix», raconte-t-il.Et comment fonctionnent les paiements?«J\u2019ai encore beaucoup de clients qui paient en argent, j\u2019en ai d\u2019autres qui paient par chèque, d\u2019autres par virements. Mais c\u2019est plus compliqué à gérer [les virements], parce qu\u2019on ne peut pas se permettre d\u2019être tout informatisé à bord de son camion.Malgré tout, j\u2019en prends quand même pour ceux qui préfèrent utiliser ce mode de paiement.» MARCHÉ POTENTIEL DE 10 G $ Sylvain Charlebois, économiste et professeur titulaire à la Faculté en management et en agriculture de l\u2019Université Dalhousie à Halifax, estime que le phénomène peut être payant dans un avenir rapproché.«Ce qui se passe en ce moment, il y a une réelle démocratisation de la chaîne.Tout le monde veut vendre aux consommateurs.À peu près 5 % des produits sont vendus LE MÉTIER DE LAITIER REVIENDRA-T-IL À LA MODE? leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 29 AFFAIRES Même si le métier d\u2019agent distributeur est exigeant, Jean-Louis Prévost ne l\u2019échangerait pas pour un autre.Il peut se coucher certains soirs à minuit.Et à 5h30, son réveil sonne.«Aujourd\u2019hui, pour rejoindre davantage ma clientèle, je dois travailler le soir», dit-il.Le manque de relève le laisse perplexe.«Ce que je trouve plate, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas de relève.Pour une job qui est super intéressante et qui est payante», explique le laitier qui compte 48 ans d\u2019expérience.«Si ce n\u2019était pas payant ou rentable, ce serait tel que tel.C\u2019est un travail intéressant qui fait l\u2019affaire d\u2019un paquet de clients.Pour certains, je suis quasiment le Seigneur pour eux, parce qu\u2019ils n\u2019ont plus besoin de se casser la tête avec leurs produits.» Ce n\u2019est parce qu\u2019il n\u2019a pas essayé de s\u2019en trouver une relève.«Avant la COVID, il y avait déjà un problème de pénurie de main-d\u2019œuvre.C\u2019est pas une job facile.Il y en a un qui ne veut pas se lever de bonne heure.Un autre ne veut pas travailler de soir.Et l\u2019autre veut ses heures de dîner ou une assurance-dentaire.» Beaucoup se sont découragés à la vue de l\u2019horaire de travail.M. Pré- vost peut facilement travailler de 16 à 18 heures par jour.«C\u2019est quand même une belle job.C\u2019est pas une job où tu es dehors ni en dedans.On peut voir plein de monde.Il y a plein d\u2019avenues intéressantes.Il faut juste savoir travailler avec», ajoute-t-il.«Je me suis quand même rendu jusqu\u2019à l\u2019université.Au début, ça a été mes jobs d\u2019été quand j\u2019allais à l\u2019école [il a commencé à l\u2019âge de 11 ans].C\u2019est très rentable.J\u2019ai de la misère à trouver une autre job qui m\u2019en donnerait autant de plaisir que ça.» Toutefois, il faut avoir un goût pour l\u2019entrepreneuriat pour faire ce métier.Un camion comme celui qu\u2019utilise M. Prévost coûte 100 000 $, lorsqu\u2019il est acheté neuf.Une fois avec l\u2019équipement nécessaire pour le transport des produits alimentaires, la facture peut monter jusqu\u2019à 175 000 $.Celui de M. Prévost a une dizaine d\u2019années, mais il est «bien droit».«Au moins, je n\u2019ai pas de local commercial à louer.Ça ne me coûte pas de 5000 à 6000 $ par mois de loyer!» Son offre diversifiée fait en sorte que ses services sont appréciés de ses clients et qu\u2019il est presque indispensable.«Je fais juste vouloir prendre des vacances et j\u2019ai des clients qui me disent : \u201cQu\u2019est-ce que je vais faire?\u201d La journée où je vais décider d\u2019arrêter, leurs deux bras vont leur tomber.J\u2019apporte à des clients des cruches de 10 litres d\u2019eau.C\u2019est sûr que si j\u2019arrête, ils peuvent se tourner vers un distributeur d\u2019eau de source.Mais moi, je leur apporte de tout!» dit-il en spécifiant qu\u2019il réussit quand même à prendre congé pendant 15 jours, quatre fois par année.«Si vous avez un candidat à m\u2019envoyer, vous me l\u2019enverrez!» conclut-il.PAUL-ROBERT RAYMOND UNE RELÈVE QUI SE FAIT TRÈS RARE «C\u2019est un travail intéressant qui fait l\u2019affaire d\u2019un paquet de clients» \u2014 Jean-Louis Prévost en ligne.Maintenant, ils sont vendus par des producteurs agricoles et des marchés publics.En transformation, on le voit aussi.Il y a Saputo qui a tenté sa chance à vendre directement aux consommateurs.Il y a aussi Kraft/Heinz.Il y a différents transformateurs qui veulent établir une relation directement avec les consommateurs», explique-t-il.Et cela ne se limite pas aux produits laitiers.«Nous, à Halifax, on a notre \u201ccamion de laitier\u201d, mais qui, toutes les semaines, vend des produits de la mer.Il y a un fourgon blanc qui arrive chez nous et qui nous livre nos pétoncles, notre saumon.C\u2019est un peu le même principe, mais avec des fruits de mer.On le paie chaque mois par virement bancaire électronique», poursuit le chercheur qui précise qu\u2019il a découvert ce service à cause de la COVID-19.«Quelqu\u2019un qui veut développer un réseau et qui établit une présence sur Internet, ça pourrait être vraiment intéressant pour lui, parce qu\u2019il y a de plus en plus de monde qui achète en ligne.Nous, on croit que l\u2019achat en ligne pourrait augmenter de façon substantielle.On parle peut-être d\u2019un marché de 6 milliards $ au Canada présentement.Ça pourrait atteindre les 10 milliards $ d\u2019ici deux ans.Il y a plus d\u2019outils qu\u2019avant, c\u2019est clair!» conclut M. Charlebois.Travailleur autonome, un laitier peut facilement travailler de 16 à 18 heures par jour.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND 0057580 SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 30 PROXIMITÉ PME Santé et sécurité au travail : les bienfaits pour la Coopérative Forestière de Petit Paris PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca I mplantation d\u2019équipements de protection individuelle mieux adaptés, élaboration de méthodes de travail plus appropriées, mise à niveau du programme de cadenassage, programme d\u2019inspection mécanique des équipements roulants  : la Coopérative Forestière de Petit Paris a multiplié les initiatives ces dernières années afin d\u2019améliorer la santé et sécurité de ses quelque 325 employés.Et ses efforts ont porté fruit.«On a beaucoup moins d\u2019incidents et les coûts ont considérablement diminué», se réjouit David Boivin, surintendant en santé-sécurité et environnement au sein de cette entreprise de Saint-Ludger-de-Milot, au Lac-Saint-Jean, spécialisée dans l\u2019aménagement forestier et la transformation du bois.À preuve : ses frais annuels de cotisation à la Commission des normes, de l\u2019équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ont chuté de 68 % au cours des dernières années.L\u2019entreprise fait même figure de leader dans l\u2019industrie forestière alors que son taux moyen de cotisation est 60 % inférieur à celui affiché par les autres compagnies du secteur.La Coopérative en retire aussi d\u2019autres bénéfices financiers.«Quand des employés s\u2019absentent longtemps, particulièrement dans un contexte de pénurie de main- d\u2019œuvre, ça peut coûter très cher au niveau des opérations», souligne M. Boivin.«Les entreprises négligent trop souvent les questions de sécurité parce qu\u2019elles veulent maintenir la production à tout prix.Mais elles oublient que cette négligence pourrait coûter encore plus cher si des incidents sérieux entraînaient des arrêts de production ou de fortes amendes.Sans compter l\u2019augmentation des frais d\u2019assurance», fait valoir Stéphanie Paquet, présidente fondatrice de la firme Préventum Consultation SST.La Coopérative a particulièrement amélioré la sécurité de ses activités très à risques de reboisement de quelque 4 millions d\u2019arbres annuellement.Elle vient en effet de compléter sa quatrième saison de plantation de jeunes arbres sans aucun incident avec perte de temps et indemnisation, comparativement à sa moyenne antérieure de trois cas annuellement.«Avant, l\u2019entreprise était en mode réactif.Elle faisait des enquêtes seulement lors d\u2019événements.On a décidé d\u2019adopter une gestion plus proactive en mettant la prévention et l\u2019analyse de risque en avant-plan», précise David Boivin qui s\u2019est joint à l\u2019entreprise en 2013 avec le mandat de redresser la barre.Pour ce faire, il fallait d\u2019abord et avant tout l\u2019engagement de la direction.L\u2019entreprise a ainsi mis en œuvre un plan d\u2019action en matière de santé et sécurité au travail (SST) qui relève directement du conseil d\u2019administration.Le volet SST a aussi été intégré au système de gestion qualité et environnement déjà en place afin d\u2019en assurer une gestion plus efficace.Puis, David Boivin s\u2019est vu attribuer une place au comité de gestion afin qu\u2019il soit partie prenante des décisions organisationnelles de l\u2019entreprise.La responsabilisation des gestionnaires était aussi essentielle.Ces derniers sont maintenant appelés à évaluer et contrôler les risques pour mieux prévenir les accidents dans leurs départements respectifs.«Ils sont imputables et sont même évalués en fonction des résultats obtenus en santé et sécurité au travail», explique David Boivin.Toutes ces démarches nécessitaient également la participation PRENDRE SOIN DE SA RESSOURCE LA PLUS PRÉCIEUSE 0057412 Contactez-nous 1 844 474-6367 investquebec.com Propulsez vos projets d\u2019innovation avec nos experts leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 31 COMMENT AMÉLIORER LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL?1 MIEUX VAUT PRÉVENIR.L\u2019amélioration de la santé et sécurité des travailleurs passe obligatoirement par la prévention.Et pour y parvenir, «il faut d\u2019abord analyser tous les risques pour pouvoir prendre les mesures adéquates qui permettent de les éliminer ou les diminuer», indique Stéphanie Paquet, en ajoutant qu\u2019un lieu de travail sécuritaire facilitera le recrutement et la rétention d\u2019employés.2 L\u2019AFFAIRE DE TOUS.La santé et la sécurité concernent tout le monde.«C\u2019est une responsabilité partagée.Ça prend un engagement clair de la direction, mais aussi une collaboration des employés», affirme Mme Paquet.3 MESURER LES RÉSULTATS.L\u2019évaluation de la performance est essentielle pour mesurer l\u2019atteinte des objectifs et l\u2019efficacité des actions», souligne David Boivin.La Coopérative a mis en place des indicateurs de performance dont certains sont analysés mensuellement, d\u2019autres annuellement.La SST a aussi été incluse au programme d\u2019audit interne.Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC «Avant, l\u2019entreprise était en mode réactif.Elle faisait des enquêtes seulement lors d\u2019événements.On a décidé d\u2019adopter une gestion plus proactive en mettant la prévention et l\u2019analyse de risque en avant-plan.» \u2014 David Boivin, surintendant en santé-sécurité et environnement David Boivin, surintendant en santé-sécurité et environnement à la Coopérative Forestière de Petit Paris.\u2014 PHOTO LE QUOTIDIEN, GIMMY DESBIENS des travailleurs qui ont notamment collaboré à l\u2019analyse des risques pour chacun des postes de travail.L\u2019entreprise a du même coup déployé des programmes de formation pour la mise à jour des compétences et implanté un système de reconnaissance pour l\u2019atteinte des objectifs.«Le mot clé, c\u2019est la rigueur.Ça semble le gros bon sens, mais la meilleure façon d\u2019améliorer la santé et sécurité des travailleurs, c\u2019est d\u2019avoir de la rigueur dans l\u2019implantation et l\u2019application des méthodes appropriées de travail», constate M. Boivin.Le virage vers l\u2019usine 4.0, alors que la Coopérative a investi massivement ces dernières années pour moderniser ses équipements, a également contribué à réduire notamment les lésions attribuables au travail répétitif et ainsi améliorer sa performance en santé et sécurité.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Vérifier ses angles morts pour voir plus clairement La surprise, avec le coronavirus en 2020, c\u2019est d\u2019avoir été surpris! Le SRAS en 2003, la grippe H1N1 en 2009-2010, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) en 2012 et l\u2019épidémie d\u2019Ebola en 2014-2016 laissaient présager une épidémie mondiale de maladie infectieuse.Dans la dernière année, nous avons aussi vu la Californie et l\u2019Australie s\u2019enflammer et il a fallu avoir recours à l\u2019alphabet grec pour nommer un nombre record d\u2019ouragans, alors que les spécialistes du climat nous préviennent depuis longtemps des catastrophes à venir.Si on ne peut s\u2019attendre à ce que les entreprises puissent prédire l\u2019avenir, leurs dirigeants doivent néanmoins être mieux préparés aux impacts causés par d\u2019importantes perturbations, et ce, en identifiant plus efficacement ces angles morts d\u2019où vient le danger qui risque de se réaliser tôt ou tard, suggère le Strategy + Business.Les trois tâches quotidiennes d\u2019un dirigeant Les dirigeants passent la majorité de leur temps à résoudre des problèmes imprévus et à s\u2019assurer que leur équipe travaille en respectant les délais impartis, dans la limite des budgets alloués et avec un niveau de qualité conforme aux attentes.Ils ont la désagréable impression que les urgences (leur travail au jour le jour) prennent le dessus sur le boulot important (leur travail sur le long terme).Mais pour diriger efficacement, selon le Harvard Business Review, ils doivent accomplir quotidiennement ces trois tâches essentielles : établir des relations de confiance, former une équipe soudée et bâtir un réseau.Et le travail de tous les jours ne fait pas obstacle à ces trois impératifs.Il en est plutôt le moteur qui permet aux dirigeants d\u2019exercer adéquatement leurs fonctions.Les cinq priorités pour sortir de la crise Les entreprises qui sortiront de la crise plus fortes seront celles qui auront agi avec rapidité et agilité, tout en adoptant des mesures qui se déploieront non seulement immédiatement, mais aussi sur des horizons à moyen et long terme.En clair, les gagnants de demain seront déterminés par les actions que leurs dirigeants entreprennent aujourd\u2019hui, indique le cabinet de conseil Boston Consulting Group, qui énonce cinq priorités pour assurer la continuité des activités pendant cette pandémie.Les tendances en matière d\u2019expérience client La dernière année a évidemment bouleversé grandement les comportements d\u2019achat des consommateurs qui, confinement oblige, s\u2019en sont remis très souvent au commerce en ligne et à la cueillette de produits aux portes de commerces pour faire leurs achats.La pandémie a du même coup eu un impact majeur sur l\u2019expérience client, indique CMSWire dans un article qui examine les trois principales tendances en matière de relation entre les entreprises et les clients.Regagner la confiance des employés grâce à\u2026 l\u2019humour La confiance des employés envers leurs dirigeants ne cesse de s\u2019éroder, constate le magazine Fast Company.Les chefs d\u2019entreprise américains se retrouvent même à égalité avec les dirigeants politiques parmi les personnes les moins dignes de confiance aux yeux des 18-29 ans, selon une enquête du Pew Research Center qui indique que seulement le tiers d\u2019entre eux leur font confiance.Une majorité d\u2019employés (58 %) font davantage confiance à un étranger plutôt qu\u2019à leur propre patron, indique une autre étude de Harvard Business Review. SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 32 AFFAIRES CAROLINE PLANTE La Presse Canadienne Près d\u2019un quart des jeunes au Québec ont changé de choix de carrière depuis le début de la pandémie, suggère un sondage SOM obtenu par La Presse Canadienne.C\u2019est l\u2019un des neuf constats de l\u2019enquête menée en partenariat avec l\u2019organisme à but non lucratif Aca- demos, qui est largement financé par le gouvernement du Québec.Le coup de sonde a été mené du 21 au 29  janvier auprès de 2087 étudiants \u2014 dont 1078 au Québec \u2014 âgés de 14 à 30 ans.Cette tranche d\u2019âge correspond à la définition de la génération Z.Si 22 % des jeunes Québécois ont changé de choix de carrière depuis le début de la crise, c\u2019est surtout parce qu\u2019ils croient que leurs notes ne sont pas assez bonnes.Démotivés face à leurs études, 44 % s\u2019inquiètent de leur avenir professionnel, 40 % craignant que leur diplôme ait moins de valeur aux yeux des employeurs.Près de la moitié des répondants (44 %) affirment que leur vision du monde du travail s\u2019est transformée.Ils voient désormais les professions comme étant catégorisées «essentielles» ou «non essentielles», ce qu\u2019ils n\u2019avaient jamais considéré auparavant.Par ailleurs, le monde du travail leur apparaît comme plus stressant, complexe et instable qu\u2019auparavant.«Le grand constat, c\u2019est que la pandémie a entraîné de profondes remises en question chez les jeunes par rapport à leur choix de carrière», dit en entrevue la présidente-fonda- trice d\u2019Academos, Catherine Légaré.Elle-même a recueilli des centaines de témoignages dans le but de compléter le rapport de SOM, et elle se surprend du grand travail d\u2019«introspection» des jeunes.«Ils se sentent très concernés, les jeunes, en ce moment», ajoute-t- elle, en parlant de la nécessité de bien soutenir cette génération.SANTÉ ET ÉDUCATION Catherine Légaré explique que les deux secteurs dont la désirabilité a été le plus affectée par la pandémie au Québec sont ceux de la santé et de l\u2019éducation.Fait intéressant : il y aurait presque autant d\u2019étudiants désenchantés du milieu de la santé (29 %) qu\u2019il y en aurait de motivés à aller le rejoindre (22 %).«Bien sûr, il y a des jeunes qui ont réalisé que c\u2019est un domaine exigeant, avec tout ce qu\u2019on entend dans les médias, mais ça a aussi suscité des vocations.» Le portrait serait semblable, bien qu\u2019un peu plus positif, en éducation : 27 % des répondants affirment avoir davantage envie de travailler dans ce secteur, contre 23 % qui en ont soudainement moins envie.En moyenne, les jeunes ont davantage envie de devenir entrepreneurs qu\u2019avant la crise, a également constaté Mme Légaré à la lecture des données recueillies.L\u2019INFLUENCE DES PARENTS Autre constat  : a majorité des répondants (62  %) ont vu au moins un de leurs parents travailler de la maison pendant la pandémie.De ce nombre, 51 % se sont sentis rassurés face au monde du travail et 46 % se sont sentis découragés ou moins certains face à leur propre choix de carrière.«Je trouve que ça fait réfléchir comme parent, affirme Mme Légaré.Les enfants se développent autant avec ce qu\u2019on est, comment on se comporte, qu\u2019avec ce qu\u2019on dit.» La marge d\u2019erreur maximale du sondage SOM pour l\u2019ensemble des répondants est de 2,8 % et de 3,6 % si l\u2019on regarde uniquement les données du Québec.Créée en 1999, Academos est une application de mentorat qui permet aux jeunes de 14 à 30 ans de dialoguer gratuitement avec 3000 professionnels.PANDÉMIE DE LA COVID-19 LES JEUNES QUÉBÉCOIS REPENSENT LEUR CHOIX DE CARRIÈRE FAITS SAILLANTS \u2022 La motivation scolaire des étudiants est relativement faible \u2022 Les jeunes ont davantage réfléchi à leur orientation scolaire et professionnelle pendant la pandémie \u2022 Près de la moitié des jeunes sont inquiets face à leur avenir professionnel \u2022 Près de la moitié affirment que leur vision du monde du travail s\u2019est transformée et 22 % ont changé de choix de carrière \u2022 La désirabilité de certains secteurs d\u2019activité a été affectée de façon importante par la pandémie \u2022 La désirabilité de l\u2019entrepreneuriat a été affectée positivement et négativement par la pandémie \u2022 Voir leurs parents travailler de la maison ou perdre leur emploi a provoqué des sentiments variés chez les jeunes \u2022 Discuter avec des adultes significatifs est un bon outil aux yeux des jeunes pour les aider à faire un choix de carrière \u2022 Les jeunes font confiance à leurs parents pour les aider dans leur choix de carrière et sont avides d\u2019informations Fait intéressant : selon un sondage, il y aurait presque autant d\u2019étudiants désenchantés du milieu de la santé (29 %) qu\u2019il y en aurait de motivés à aller le rejoindre (22 %).\u2014 PHOTO AP, DAVID GOLDMAN MICHEL- SARRAZIN S\u2019OUVRE À L\u2019AIDE À MOURIR DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + OPINIONS Notre santé mentale DIMINUER LA DÉTRESSE CHEZ LES UNIVERSITAIRES + PHOTOGRAPHIE D\u2019hier à aujourd\u2019hui DALHOUSIE EN 1980 HISTOIRE Quiz L\u2019INDUSTRIE DE LA MODE À QUÉBEC leSoleil SEMAINE DU 13 AU 19 FÉVRIER 2021 P H O T O 1 2 3 R F / O B E N C E M SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 34 LE POINT Depuis son ouverture en 1985, la Maison Michel-Sarrazin, leader des soins palliatifs dans le monde francophone, s\u2019était toujours opposée à l\u2019aide médicale à mourir.Cette position ferme est chose du passé.Les malades admis à la maison de soins palliatifs peuvent dorénavant faire appel à cette mesure de fin de vie.Le Soleil a discuté avec la présidente du conseil d\u2019administration et la directrice générale de l\u2019établissement du cheminement qui a conduit à ce délicat changement de cap.NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com «L\u2019aide médicale à mourir n\u2019est pas un soin palliatif.C\u2019est de l\u2019euthanasie.C\u2019est notre position historique et on ne changera pas, bien qu\u2019on s\u2019attend à avoir des pressions.» Ainsi s\u2019exprimait l\u2019ancien directeur général de la Maison Michel- Sarrazin, le Dr Michel L\u2019Heureux, dans Le Soleil, en octobre 2013.Huit ans plus tard, cette «position historique» ne tient plus.Les pressions sont venues, tant de l\u2019intérieur des murs, que de la société, de moins en moins réfractaire à l\u2019aide médicale à mourir.J o c e l y n e G u a y e t B r i g i t t e Laflamme, respectivement présidente du conseil d\u2019administration et directrice générale de la Maison Michel-Sarrazin, conviennent que la réflexion à l\u2019interne a été le résultat d\u2019un long processus.Il a fallu un certain temps avant que la direction décide de s\u2019aventurer sur ce terrain glissant.«On ne sentait que nos bénévoles, le personnel soignant et médical, de qui nous sommes très proches, n\u2019étaient pas prêts, explique Jocelyne Guay.La maison Michel-Sarrazin a 35 ans.Ce n\u2019était pas dans la culture d\u2019accompagnement [des malades].» Dans la foulée de l\u2019adoption par l\u2019Assemblée nationale de la Loi concernant les soins de fins de vie, entrée en vigueur en décembre 2015, l\u2019établissement, situé près du Domaine Cataraqui, à Sillery, s\u2019était prévalu d\u2019une clause pour en être exempté.Mais la direction ne pouvait s\u2019empêcher de penser que, tôt ou tard, elle ne pourrait pas faire l\u2019économie du débat, d\u2019autant plus que 14  patients depuis six ans avaient réclamé cette mesure pour abréger leurs souffrances, tout en sachant à leur arrivée qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une mesure prônée par la direction.Ces demandes de patients, Jocelyne Guay en parle comme «l\u2019élément déclencheur» de la réflexion collective.«Il s\u2019est créé une trajectoire avec les hôpitaux.On devait transférer ces malades à l\u2019hôpital» afin qu\u2019ils puissent bénéficier de l\u2019aide médicale à mourir, explique-t-elle.Ça s\u2019est toujours bien fait, dans le respect des patients, mais les équipes étaient très mal à l\u2019aise avec ces transferts.Certaines personnes ont commencé à manifester leur inconfort par rapport à la rupture d\u2019accompagnement.Ça devenait difficile.» «Notre force, à Michel-Sarrazin, c\u2019est de soulager les patients, physiquement et psychologiquement, et d\u2019accompagner l e s f a m i l l e s, a j o u t e B r i g i t t e Laflamme.C\u2019était important que les gens puissent poursuivre cet accompagnement.» RÉFLEXION URGENTE À pas feutrés, la direction a sondé ses employés et ses bénévoles, leur demandant s\u2019ils se sentiraient «heurtés» si l\u2019aide médicale à mourir était instaurée à Michel-Sarrazin, sous des balises très str ictes.« Et si vous êtes heurtés, poursuit Mme Laflamme, on leur demandait s\u2019ils seraient capables de c o m p o s e r a v e c ç a , s a c h a n t qu\u2019elle répond à un besoin du patient et de sa famille?» La direction de Michel-Sar- razin ne voulait pas offusquer l e s c o nv i c t i o n s re l i g i e u s e s, éthiques et spirituelles de ses 350 bénévoles, dont la moyenne d\u2019âge est de 65 ans.«On ne voulait pas les perdre.Sans eux, on ne peut pas survivre», mentionne Mme Guay.D a n s l \u2019 i n t e r v a l l e , à l \u2019a u - tomne  2019, la sous-ministre adjointe au ministère de la Santé et des Services sociaux, Lucie Opatrny, avait écrit à toutes les maisons de soins palliatifs pour leur demander de reconsidérer leur décision.Une raison supplémentaire pour examiner s\u2019il y avait eu «une petite évolution» chez le personnel et au sein du conseil d\u2019administration.En septembre dernier, lors du bilan du directeur général sortant, le D r Alain-Philippe Lemieux, le conseil d\u2019administration a senti que le fruit était mûr, d\u2019autant plus des membres des équipes soignantes étaient «On voyait bien que c\u2019était accepté dans la population.On sentait que le consensus était de s\u2019adapter à la Loi.» \u2014 Alain-Philippe Lemieux, ancien dg de la Maison Michel-Sarrazin L\u2019AIDE MÉDICALE À MOURIR AUTORISÉE À MICHEL-SARRAZIN leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 35 LE POINT même prêts à suivre une formation pour l\u2019application de l\u2019aide à médicale à mourir.«On considérait qu\u2019il y avait une urgence à réfléchir là-dessus.On a créé un comité spécial pour supporter la directrice générale et faire des recommandations», mentionne Jocelyne Guay.L\u2019a n c i e n d i re c t e u r g é n é ra l explique en entrevue qu\u2019il avait «osé» amener le débat avant son départ, conscient que la société avait évolué sur l\u2019aide médicale à mourir.«On voyait bien que c\u2019était accepté dans la population.On sentait que le consensus était de s\u2019adapter à la Loi.C\u2019était le temps de s\u2019adapter [nous aussi].On pense que [les demandes d\u2019aide médicale à mourir] seront toujours des cas d\u2019exception», explique Alain- Philippe Lemieux.AUCUNE DEMANDE Entérinée à l\u2019unanimité par le conseil d\u2019administration, l\u2019aide médicale à mourir est offerte à Michel-Sar ra zin depuis le 6  janvier.Elle rejoignait ainsi le mouvement qui se dessine à l\u2019Alliance des maisons en soins palliatifs du Québec où 16 établissements sur 33 l\u2019ont rendue disponible.Six autres sont en réflexion.Jusqu\u2019à maintenant, aucun malade n\u2019a déposé une demande pour obtenir l\u2019aide médicale à Michel-Sarrazin.Seulement deux l\u2019ont fait l\u2019an dernier.À la retraite depuis trois ans, après avoir œuvré à titre de médecin à la Maison Michel-Sarrazin depuis son ouverture, Odette Désilets s\u2019est dite heureuse de cette prise de position.«Je n\u2019ai jamais douté qu\u2019on en arriverait à ça un jour.J\u2019ai toujours senti que le conseil d\u2019administration avait une ouverture à la réflexion, dit-elle au Soleil.On a pris le temps de réfléchir pour en arriver à cette position.Je suis contente pour les patients qu\u2019on n\u2019aura plus besoin de transférer, et aussi pour le personnel soignant qui pourra les accompagner jusqu\u2019à leur dernier souffle.» «Il y a cinq ans, c\u2019était une bonne décision [de l\u2019interdire], mais maintenant les gens disent que ça fait sens avec l\u2019évolution sociétale», renchérit Brigitte Laflamme.RÉACTION DES DONATEURS Outre la subvention d\u2019envi - ron 75 000 $ pour chacun de la quinzaine de lits que compte l\u2019établissement, la Maison Michel- Sarrazin compte sur sa fondation pour amasser des fonds auprès du public et des organisations.A-t-on peur d\u2019offusquer les valeurs des donateurs, dont certaines congrégations religieuses, en ouvrant la porte à l\u2019aide médicale à mourir?«On espère que non», lance Jocelyne Guay, qui compte faire œuvre pédagogique pour bien expliquer la position de l\u2019établissement.«On n\u2019est pas dans le pour ou le contre.Nous, on est dans l\u2019accompagnement et les besoins du patient et de sa famille.Probablement que des donateurs vont se questionner.On a déjà parlé à certains d\u2019entre eux et quand ils comprennent la démarche, ils se disent, qui sommes-nous, nous, les bien- portant pour en décider.» «Ç\u2019a pris un certain temps avant de prendre cette décision, mais on a voulu respecter le rythme des bénévoles et des soignants.On a écouté les patients.On était rendus là», conclut Mme Guay.En ces temps de pandémie, le nom de Michel Sarrazin (1659- 1734) renvoie à un personnage historique, considéré comme «le premier scientifique canadien», qui s\u2019est consacré aux victimes d\u2019épidémie, au 18e siècle.Débarqué en Nouvelle-France en 1685 à titre de chirurgien de la marine, le roi Louis XIV le nomme «médecin du roi en Canada» une quinzaine d\u2019années plus tard.Entre temps, on le retrouve au chevet des malades atteints de fièvre «pourpre».Il contracte la maladie, de même que son compagnon de voyage, Mgr de Saint-Vallier.En 1700, il se retrouve au cœur d\u2019une épidémie de grippe qui frappe Québec, puis, quelques années plus tard, de variole et de fièvre jaune.Il est mort à Québec en 1734 d\u2019une fièvre maligne provoquée probablement par la petite vérole apportée par un vaisseau.On lui doit la première mastectomie pratiquée en Amérique du Nord, en 1700, sur une religieuse de la congrégation de Notre-Dame de Montréal.Une plaque sur un mur extérieur de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec rappelle sa contribution historique.Selon le Dictionnaire biographique du Canada, «on ne connaît aucun portrait de Michel Sarrazin et celui qu\u2019on lui attribue parfois semble celui d\u2019un docteur Sarrazin vivant en France».NORMAND PROVENCHER QUI ÉTAIT MICHEL SARRAZIN?1 ?Ouverte en 1985, la Maison Michel-Sarrazin a été la première maison de soins palliatifs de la francophonie.Elle est située sur le chemin Saint-Louis, à deux pas du Domaine Cataraqui.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 1 2 2 La directrice de la Maison Michel-Sarrazin, Brigitte Laflamme (à l\u2019avant-plan), et la présidente du conseil d\u2019administration, Jocelyne Guay \u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 36 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com LA CITATION «[\u2026] Je n\u2019ai pas peur de mourir.Donnez le vaccin à quelqu\u2019un qui en a vraiment besoin.» \u2014 Sœur André, de son vrai nom Lucie Randon, qui a vaincu la COVID le mois dernier, à l\u2019aube de ses.117 ans.Née en 1904, la religieuse française a désormais survécu à deux guerres mondiales, à la grippe espagnole et à la pandémie actuelle de coronavirus.La maladie a pourtant dévasté sa maison de retraite, située dans la région de Toulon.Sur 88 pensionnaires, 81 ont contracté la COVID- 19. Onze en sont morts.SOURCE : OUEST-FRANCE Sœur André, 117 ans \u2014 PHOTO AFP, NICOLAS TUCAT Élisabeth II \u2014  PHOTO AFP, BEN STANSALL PHOTO 123RF?AKZ Caméléon Brookesia nana\u2014 PHOTO AFP/ ZOOLOGISCHE STAATSSAMMLUNG MUNCHEN, FRANK GLAW VRAI OU FAUX?S i les êtres humains grandissaient au même rythme que les poulets d\u2019élevage, un bébé de deux mois pèserait en moyenne 54,4 kilos (120 lb), au lieu de cinq kilos (11 lb).PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL Réponse : Faux.Il pèserait en moyenne 299,4 kilos (660 livres).SOURCE : POULTRY SCIENCE QUESTION ÉCLAIR À Montréal, un homme a obtenu un billet du médecin réclamant qu\u2019il soit exempté du couvre-feu.Quelle raison a été évoquée?a) Il souffre de claustrophobie, ce qui l\u2019amène à sortir de chez lui n\u2019importe quand, y compris la nuit; b) Il appartient à une secte dite «des vampires», qui fuient la lumière du jour; c) Il soutient qu\u2019un mode de vie «à l\u2019européenne» est essentiel à son équilibre psychologique, ce qui veut dire qu\u2019il soupe tard et qu\u2019il doit faire une promenade en fin de soirée; d) Il a les poumons si fragiles qu\u2019il ne peut pas sortir le jour, à cause de la pollution; e) Il est allergique à la lumière du soleil, ce qui l\u2019oblige à sortir la nuit.Réponse : c) SOURCE : LE JOURNAL DE MONTRÉAL LA COMPARAISON 6% Proportion des Québécois qui se disent «attachés» à la monarchie; 6% Proportion qui sont convaincus qu\u2019il existe un lien entre la CO- VID -19 et la technologie 5 G.SOURCES : SONDAGE LÉGER (29-31 JANVIER 2020) ET INSTITUT NATIONAL DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC (MAI 2020) LA TENDANCE MON PATRON EST UN HOLOGRAMME V ous en avez soupé des vi- déoconférences au cours desquelles tout le monde somnole?Sans parler des problèmes techniques.Ou des distraits qui oublient leur micro ouvert.Vous n\u2019êtes pas seuls.Mais voilà que des bonzes de la haute technologie planifient déjà la réunion virtuelle du futur.Ceux-là veulent plus d\u2019interactions.Plus d\u2019échanges.Plus de vie.«Plus de plus», quoi.Parmi les améliorations envisagées, signalons l\u2019apparition de l\u2019animateur d\u2019une réunion en hologramme 3D, devant tous les participants.Autant dire votre patron en trois dimensions, dans votre chez-vous! Pour l\u2019instant, le projet se heurte à la complexité et au coût de la technologie nécessaire à la production d\u2019hologramme.Sait-on jamais?SOURCE : THE WASHINGTON POST LA MESURE 22,5 mm EN HAUSSE 20 JOURS A ugmentation moyenne de la saison du rhume des foins, en Amérique du Nord, depuis 1990.ll semble que les températures plus chaudes allongent la période au cours de laquelle les herbes, les plantes et les arbres émettent du pollen.SOURCE  : NATIONAL ACADEMY OF SCIENCES, CITÉ PAR THE GUARDIAN T aille d\u2019un spécimen adulte de Brookesia nana, considéré comme le plus petit reptile du monde.Découvert à Madagascar, en 2012, le microcaméléon tient sur le bout d\u2019un doigt.SOURCE : LE MONDE QUESTION ÉCLAIR En France, un décret gouvernemental va bientôt autoriser une pratique très controversée en milieu de travail.De quoi s\u2019agit?a) Les patrons auront le droit de donner de légers coups de règle sur les doigts des employés récalcitrants; b) Les employés seront autorisés à quitter leur poste de travail durant une demi-heure, au moins trois fois par jour; c) Les entreprises seront libres d\u2019instaurer une séance de gymnastique obligatoire par jour, pourvu qu\u2019elle ne dure pas plus de 15 minutes; d) Les employés pourront manger à leur bureau, devant leur ordinateur; e) Les entreprises pourront lire tous les courriels expédiés par les employés à partir de leur poste de travail, entre 7h et 19h, même s\u2019ils travaillent à distance.Réponse : d) SOURCE : COURRIER INTERNATIONAL LE CHIFFRE 4 N ombre de porcs qui auraient appris à se servir d\u2019une manette de jeu vidéo ( joystick), sous la savante supervision d\u2019une équipe de chercheurs de l\u2019Université de Purdue, dans l\u2019Indiana.Certes, il s\u2019agissait d\u2019un jeu assez rudimentaire.De plus, au bout de 12 semaines, deux cochons étaient devenus trop gros pour participer à l\u2019expérience.Reste que l\u2019exploit s\u2019ajoute à ceux de leurs congénères, qui ont appris à reconnaître quelques mots et même à reconstituer un petit casse-tête.«J\u2019aime les porcs, disait Winston Churchill.Les chiens nous regardent avec vénération.Les chats nous toisent avec dédain.Les cochons nous considèrent comme des égaux.» SOURCE : FRONTIERS IN PSYCHOLOGY, CITÉ PAR THE GUARDIAN PHOTO 123RF?DMITRY KALINO leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 37 0057761 Nos infolettres quotidiennes ont déjà séduit plus de 104090 lecteurs!* Oui je le veux! Pas besoin de regarder chez le voisin, l\u2019information de qualité livrée avec passion, c\u2019est ici que ça se passe! Inscrivez-vous sur leSoleil.com NUMÉR IQUE Gratuites et variées | Distribuées matin, soir et en week-end par courriel Parlent d\u2019enjeux d\u2019ici | Vont à l\u2019essentiel | Livrées avec une touche personnalisée Faites le saut et inscrivez-vous! Cette fois, c\u2019est sans engagement! Promis!** ** 228230 lecteurs dans l\u2019ensemble des infolettres diffusées par les Coops de l\u2019information.** Aucune entente légale ni formelle n\u2019est nécessaire pour s\u2019inscrire.Seul le consentement à une information vérifiée, diversifiée et de qualité est requise.Bonne lecture! SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 38 LE POINT C\u2019est aujourd\u2019hui que débute la semaine de la mode de New York, lançant le coup d\u2019envoi pour les grands défilés du mois de février où sont présentées les collections automne- hiver.Dans les prochaines semaines, des mannequins défileront sur les podiums de Londres, Milan et Paris.Cela dit, même en dehors de ces grandes capitales du style, la mode reste un élément important du paysage culturel de toute ville.Québec ne fait pas exception, c\u2019est pourquoi nous vous proposons aujourd\u2019hui un quiz portant sur l\u2019histoire de la mode au sein de la Capitale- Nationale! pAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (ALEXANDRE PRINCE) 1 Quel magasin de fourrure fondé en 1837 sur la rue de Buade devint en 1886 le fournisseur officiel de la reine Victoria?A) Morgan\u2019s B) La Baie C) Holt Renfrew D) Eaton 2 En 1949, la Dominion Corset, alors au sommet de sa gloire, emploie plus de 1000 employés et dispose de points de vente jusqu\u2019en Australie et en Nouvelle-Zélande.L\u2019entreprise se retrouve toutefois au cœur d\u2019une importante polémique dans son Québec natal.Quelle était l\u2019origine de ce scandale?A) Des accusations de plagiat de certains modèles parisiens.B) Les sous-vêtements offerts étaient jugés trop dispendieux.C) Les publicités de la compagnie étaient jugées trop suggestives.D) Leur ligne «Sarong» fut jugée comme de l\u2019appropriation culturelle.3 Quel jeune prodige de la mode n\u2019avait que 20 ans lorsqu\u2019il installa son atelier de couture pour dame au 45, rue Saint-Louis en 1943?A) Armand Caron B) Michel Robichaud C) Jacques de Montjoye D) Roger Larose 4 Quel était le nom donné à la toute première école de design de mode de la ville de Québec?A) Collège LaSalle B) La Fabrique C) Collège Salette D) École de Design Châtelaine 5 Quel éminent grand couturier basé à Québec connût une fin tragique, assassiné à son domicile le 16 septembre 1971?A) Raoul-Jean Fouré B) John Albert Kelly C) Léo Chevalier D) William Joseph Colpron-D\u2019Anjou 6 Quel nom était donné aux défilés semestriels tenus au printemps et à l\u2019automne 1996 et 1997 pour mettre en valeur le travail des designers de la ville de Québec?A) Festival mode et design B) Québec City Fashion Week C) Semaine de la mode de Québec D) Les Griffes de la Capitale 7 Née à Saïgon dans une famille de tisserands et diplômée du campus Notre- Dame-de-Foy en 1992, la designer Hoang Nguyen eût pignon sur rue pendant 28 ans sur le boulevard René-Lévesque.Quelle griffe porte ses élégantes robes qui combinent des techniques et des styles occidentaux et orientaux?A) Autrefois Saïgon B) Caméléon C) Muse D) Myco Anna BIBLIOGRAPHIE - BARIL G.& GOUBAU, M.«École de Design Châtelaine», EncyclomodeQC, Musée McCord, 2004, repéré à https:// encyclomodeqc.musee-mccord.qc.ca/ fr/fiche/ecole-de-design-chatelaine/ - BARIL, G.& GOUBAU, M.«Les Griffes de la Capitale», EncyclomodeQC, Musée McCord, 2004, repéré à https:// encyclomodeqc.musee-mccord.qc.ca/ fr/fiche/les-griffes-de-la-capitale/ - BENOÎT, J.«RENFREW, GEORGE RICHARD.», Dictionary of Canadian Biography, vol.12, 1990, repéré à http://www.biographi.ca/en/bio.php?BioId=40514 - POULIN, P.«Au tournant du siècle : ateliers et manufactures de vêtements», Cap-aux-Diamants, 4, 2, 1988, p.49-50 - LAFORGE, V.«John Albert Kelly», EncyclomodeQC, Musée McCord, 2004, repéré à https://encyclomodeqc.musee- mccord.qc.ca/fr/fiche/john-albert-kelly/ - LAPOINTE, M.«La Dominion Corset fait scandale, 1949», Musée McCord, 2019, repéré à https://www.musee- mccord.qc.ca/fr/collections/archives/ dominion-corset/ - MATHIEU, J.& GODIN, C.«Armand Caron, précurseur de la haute couture québécoise», Cap-aux-Diamants, 4, 2, 1988, p.55-57 - THERRIEN, Y.«Holt Renfrew : 175 ans, s\u2019afficher pour plaire», Le Soleil, 6 septembre 2012, repéré à https://www.lesoleil.com/affaires/holt-renfrew-175- ans-a-safficher-pour-plaire-eafa187229c 2d8da47cd296ad0df6f15 L\u2019HISTOIRE DE L\u2019INDUSTRIE DE LA MODE À QUÉBEC 1 leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 39 LE POINT 1 C) C\u2019est à Québec qu\u2019un marchand irlandais, William S.Henderson, ouvrit un magasin de fourrure sur la rue de Buade qui connut pareil rayonnement.Il le vendit rapidement à son frère John Henderson Holt, qui s\u2019associa en 1862 à George Richard Renfrew.Des années 1860 aux années 1890, les fourrures d\u2019Holt Renfrew remportèrent de nombreux prix dans les expositions de Paris, de Philadelphie et de Londres.C\u2019est après avoir acheté une série de vêtements de fourrures à cette dernière exposition que la reine Victoria demanda à ce que toutes ses fourrures proviennent dorénavant de cette boutique.Ce magasin est resté ouvert jusqu\u2019en 1990, tandis qu\u2019une seconde succursale fut active de 1965 à 2014 au centre commercial Place Sainte-Foy.2 C) À la fin des années 1940, le monde de la publicité a commencé à mettre en scène des pin-up afin de vendre leurs produits.La Dominion Corset suivit le mouvement, ce qui ne fut pas très bien accueilli dans un Québec où la moralité était encore largement dictée par l\u2019Église.Sous la pression de nombreux groupes féminins, dont la Ligue catholique féminine, les publicités controversées furent censurées et il fut convenu que toutes les futures illustrations de la compagnie présenteraient dorénavant des modèles plus sobres.3 A) Alors qu\u2019il travaillait au magasin général Audet et Giguère, Armand Caron fit la connaissance d\u2019une collègue avec laquelle il ouvrit Armand et Jeanine sur la rue Saint-Louis.Il était alors l\u2019un des rares hommes à être couturier pour dames.Au début des années 1950, son succès dans le concours Miss Cinéma l\u2019amena à Montréal, où il travailla notamment comme couturier auprès de Marie-Claire Boucher, l\u2019épouse du maire Jean Drapeau.Sa carrière l\u2019amena ensuite à voyager partout au Québec et même aux États-Unis.Le 12 octobre 1985, il fêta ses quarante ans de carrière par un somptueux défilé à l\u2019hôtel Hilton de Québec.4 D) Fondée à Sainte-Foy par Irène Bilodeau en 1963, l\u2019École de mode Châtelaine fut la première école privée de mode de la région de Québec.Elle déménagea en 1994 sur le chemin de la Canardière, puis fut acquise par le Collège LaSalle de Montréal en 1996.C\u2019est à ce moment qu\u2019elle prit le nom d\u2019école de Design Châtelaine, nom qu\u2019elle conserva jusqu\u2019à sa fermeture en 2001.5 B) Natif de Québec, John A.Kelly a eu un parcours impressionnant : après avoir été formé dans les plus prestigieuses écoles de Paris et de Londres, il s\u2019établit au 966, avenue De Salaberry, où un magnifique salon victorien lui servait à présenter ses défilés.Par son audace, sa grande sensibilité et son œil avisé, il a su devenir un incontournable de la couture des années 1960, jusqu\u2019au jour où il perdit tragiquement la vie en 1971.Sa mémoire est conservée dans ses merveilleuses créations qui subsistent encore aujourd\u2019hui et qui font le bonheur des conservateurs du Musée McCord.6 D) C\u2019est à l\u2019initiative de Sylvie Corriveau, chroniqueuse spécialisée en mode pour Le Soleil, que furent tenus en 1996 et 1997 Les Griffes de la Capitale.Contrairement aux défilés habituels, ceux-ci mettaient en vedette des personnalités publiques plutôt que des mannequins.On y présentait les créations des designers les plus en vogue de la ville, dont Marie Dooley, Bertrand Marois, Jean-François Morissette, Hoang Nguyen et Annie Bellavance.Quelques Montréalais étaient également de la partie, dont Jean-Claude Poitras, Jean Airoldi, Simon Chang et Lyse Spénard.7 A) Installée à Québec depuis 1981, Hoang Nguyen lança sa boutique- atelier Autrefois Saïgon en 1992.Ses créations furent notamment présentées à l\u2019UNESCO en 2007 et lors du 400e de la ville de Québec en 2008.Designer établie, elle continua de présenter annuellement deux collections, parfois en des lieux aussi prestigieux que le Musée national des beaux-arts du Québec.RÉPONSES 2 1 «Buffage» du tissu, entre 1940 et 1949 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, COMPAGNIE LIMITÉE DOMINION CORSET, ROGER BÉDARD N022434 2Mannequins de la compagnie Dominion Corset, entre 1960 et 1970 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, COMPAGNIE LIMITÉE DOMINION CORSET.DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC N026690 0054446 Stores sur mesure fabriqués au Québec installation GRatUitE PANNEAUX COULISSANTS PERSIENNES DE BOIS STORE DE BOIS maisondustore.ca sans fRais1-855-770-8677 QUÉBEC 418-654-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 LÉvIS 418-654-8677 LONgUEUIL 450-445-9829 TROIS-RIvIèRES 819-696-8677 LAvAL 450-627-3716 Estimation GRatUitE SOLAIRE.TRANSLUCIDE.OPAQUE Avec le soutien de lecoledelavue.ca À l\u2019école de la vue On s\u2019inscrit à l\u2019école?Période d\u2019inscription à la maternelle Enfants de 4-5 ans Avant l\u2019entrée à l\u2019école, un examen de la vue, c\u2019est plus que bien vu! SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 40 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique POINT DE VUE Une Saint- Valentin particulière! Une Saint-Valentin particulière s\u2019annonce en ces temps de confinement et de couvre-feu.On me dira que de toute façon tout est particulier à l\u2019ère de la pandémie depuis près d\u2019un an.Oui d\u2019accord! Mais l\u2019amour dans tout cela?Non, mais c\u2019est vrai, qu\u2019avons-nous fait de l\u2019amour?Tenez, je pose la question autrement : qu\u2019est devenu l\u2019amour?Question vaste s\u2019il en est une, oui je sais bien.Mais pour les célibataires comme moi, je vous dirais que l\u2019amour a été mis sur le banc de punition en quelque sorte.Et la solitude a pris une plus-value.Seulement le fait de vouloir rencontrer une personne pour qui on a un début de béguin devient presque une épreuve à obstacles.Il y a toujours la distance de deux mètres à respecter, le port du masque et la question qui tue, l\u2019incontournable question : «Et toi, as-tu passé un test de dépistage?» Mais plusieurs d\u2019entre nous optent pour le virtuel et s\u2019installent devant leur ordi pour se la jouer en mode séduction et en profitent pour mieux connaître l\u2019être convoité en toute sécurité.Alors, pour ceux et celles qui se retrouvent en zone rouge, aller au resto le 14 février sera donc peine perdue.Il est fort à parier que bon nombre d\u2019entre nous se retrouveront devant leur écran avec une belle bouteille de rouge et un bon repas qu\u2019ils partageront virtuellement sous l\u2019œil avisé de Cupidon.Yvan Giguère Saguenay À propos du bruit le long de la promenade Samuel-De Champlain Merci, François Bourque, pour votre chronique «Plus de camions lourds le long de la promenade Samuel-De Champlain» du 6 février sur l\u2019augmentation du bruit engendré par le transport des grains sur le boulevard Champlain.On ne peut pas empêcher le progrès, mais essayons de vivre avec.Nous demeurons sur le chemin du Foulon depuis plus de 52 ans et je dois vous signaler que le bruit engendré par le passage des trains ne nous dérange pas.Les conducteurs sont respectueux et passent lentement et je suis toujours émerveillé même si les convois risquent d\u2019être plus longs et plus nombreux à l\u2019avenir.Quant aux camions lourds, c\u2019est vrai que le bruit dérange, surtout lors des arrêts et départs de ces mastodontes.Il y a une énorme différence entre un arrêt à 70 km/h et un à 50 km/h.Même chose pour les départs.Je mentionne 70 km/h, mais la limite maximum permise est de 60 km/h entre les silos et les ponts.Mais le 70 km/h est toléré.Ma proposition est de réduire la vitesse maximum de 60 km/h à 40 km/h et, si la tendance se maintient, on se retrouvera à 50 km/h.Ne pas oublier qu\u2019en direction de l\u2019est, entre les silos et le Vieux-Port, la vitesse maximum permise est déjà de 50 km/h.Le bruit serait de beaucoup atténué pour la quiétude des promeneurs et des résidents.Les camionneurs et les automobilistes y perdraient peu (deux minutes), car la distance à parcourir est à peine de cinq kilomètres entre les silos et les ponts.De plus, pensons aux 300 millions $ et plus que nous continuons à investir pour la promenade Samuel-De Champlain, ça vaut vraiment la peine d\u2019en prendre soin.Denis Gilbert Québec Où est le véritable M. Legault?Généralement dans la mêlée, il semble que M. François Legault se satisfasse actuellement de n\u2019être que le porte-parole de ses ministres et députés dans le dossier du tramway.Dans le passé, on l\u2019a vu faire amende honorable et corriger son tir pour répondre adéquatement aux attentes de ses concitoyens.Dans le dossier du tramway, il me semble que M. Legault devrait se lever et jouer le rôle de médiateur entre chacune des parties afin de bien analyser le dossier toujours en instance et d\u2019aider chacun à prendre les bonnes décisions.Il est le seul, croyons-nous, à pouvoir réconcilier les parties en présence et capable de remettre le dossier sur les rails, à moins qu\u2019il ne préfère que ce projet soit abandonné\u2026 Gilles Savard LL.L.Avocat et médiateur accrédité Guy Sirois, Québec Message à François Legault Q uand j\u2019étais en bas âge dans mon petit village natal de Ragueneau, près de Betsiamites sur la Côte-Nord, et que je voulais avoir une permission, faveur, nouvelle bicyclette ou autres, j\u2019allais toujours voir mon père car, avec ma mère, c\u2019était toujours non.Puis un bon jour, mon père, pas fou, est arrivé avec une nouvelle réplique : «on verra».Le temps que je comprenne ce que ça voulait dire, j\u2019avais oublié que c\u2019était inconfortable de faire du vélo d\u2019adulte en m\u2019installant sous la barre.Devenu adulte et père 20 ans plus tard, j\u2019ai décidé de me servir de l\u2019expérience de mon père Irené et d\u2019utiliser sa fameuse réplique passe-partout «on verra» ! À deux ou trois reprises, j\u2019ai réussi à repousser les demandes de mon fils avec le fameux «on verra».Mon fils, plus brillant que moi, a vite compris l\u2019astuce.Un jour, il me demande : «Est-ce que je peux aller passer la fin de semaine dans le condo du père de mon ami Louis à Stoneham?» Étant donné que j\u2019avais prévu autre chose, je lui ai sorti le fameux «on verra».La réplique du petit mal élevé n\u2019a pas été longue à arriver : «On verra oui ou on verra non?» Je n\u2019ai plus jamais dit «on verra».Pourquoi tout ce récit du passé?M.François Legault, au Québec, il y a plusieurs projets majeurs de construction qui lambinent, surtout dans les infrastructures routières.Est-ce que ce serait possible d\u2019aboutir et de cesser de faire saliver les Québécois avec l\u2019équivalent du fameux «on verra» de mon enfance, qui voulait dire «oublie ça» ?M.Legault, pour les projets de tramway, de troisième lien ou autre, «on verra oui, ou on verra non?» «On verra», M.Legault?Oui ou non?ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000  caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour. leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 41 PLACE PUBLIQUE BILLET POINT DE VUE Q uébec est une ville de patrimoine et les lecteurs et lectrices du Soleil veillent au grain pour le défendre.Le patrimoine est bien plus que les vieilles pierres qui donnent tant de charme à notre ville.Et les lettres ouvertes de ceux et celles qui prennent la plume pour nous écrire le montrent bien.Plus récent exemple?L\u2019avalanche de courrier en réaction à l\u2019article «Une falaise \u201cdénudée\u201d pour la phase III de la promenade Samuel-De Champlain».Depuis sa parution le 23 janvier, ce texte de Baptiste Ricard-Châte- lain accompagné de photos marquantes d\u2019Erick Labbé ne cesse de susciter des lettres ouvertes.Le 29 janvier, Gaston Déry, un habitué de notre section Opinions, demandait : «Pourquoi sacrifier notre patrimoine forestier urbain?» En réaction, Raymond Raby proposait d\u2019autres solutions au déboisement.Cet épisode de notre vie urbaine a montré que le patrimoine n\u2019est pas que du patrimoine bâti, mais aussi du patrimoine forestier ou des paysages à préserver.Québec est aussi depuis 1985 une ville du patrimoine mondial de l\u2019UNESCO comme le rappelait Mylène Moisan dans la chronique «UNESCO, ce patrimoine qu\u2019on grignote» sur les craintes de citoyens devant l\u2019impact sur ce paysage du projet de terminal de conteneurs Laurentia du Port de Québec.En octobre, François Bourque, toujours très au fait des questions de développement urbain et d\u2019enjeux patrimoniaux, soulignait pour sa part «L\u2019insouciance historique pour les paysages du fleuve».Il abordait la mobilisation citoyenne contre un projet résidentiel aux portes de l\u2019arrondissement historique de Beauport.Autant d\u2019exemples qui montrent à quel point le patrimoine est partout, dans chaque projet de développement routier ou immobilier.Certains enjeux peuvent paraître mineurs, mais représentent énormément pour des citoyens qui se regroupent pour éviter une construction par-ci, une démolition ou un déboisement par-là.Nous voyons dans tous ces sujets un intérêt pour l\u2019histoire et aussi pour la protection du patrimoine qu\u2019il soit grand, petit, religieux, militaire, urbain ou rural, dans tous les coins de la grande région de Québec.CES BÂTIMENTS NÉGLIGÉS Le lectorat du Soleil raffole aussi du sort de bâtiments qui n\u2019ont pas tous une valeur historique, mais assurément chacun une histoire à raconter.Nous en prenons pour preuve le grand intérêt pour la récente série Ces bâtiments négligés dans laquelle Baptiste Ricard-Châtelain plonge dans la petite et la grande histoire d\u2019immeubles dont le piètre état intrigue et inquiète.Les textes de cette série, écrits avec la curiosité sans limites et la plume vive de Baptiste, obtiennent chaque fois un taux de lecture spectaculaire et génèrent des propositions de bâtiments par nos lecteurs.E n c o n c l u s i o n , v o u s t ro u - verez d\u2019ailleurs ci-dessous un texte d\u2019un fidèle lecteur et grand défenseur du patrimoine, Pierre Lahoud, dont vous pouvez admirer chaque semaine les photos aériennes dans Le Mag du Soleil.Il signe aujourd\u2019hui une lettre dans laquelle il aborde la Loi sur le patrimoine culturel.Bonne lecture et.au plaisir de vous lire! Vous avez été fort nombreux à réagir à notre article sur la falaise dénudée pour la phase III de la promenade Samuel-De Champlain.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ Pierre Lahoud Historien et photographe Saint-Jean-de-l\u2019Île-d\u2019Orléans N o u s a t t e n d i o n s a v e c impatience les modifications annoncées à la Loi sur le patrimoine culturel pour qu\u2019elle ait enfin des dents.L\u2019automne dernier, la ministre de la Culture a donc déposé le projet de loi 69.Mais, depuis, les voix se multiplient pour exprimer une immense déception.Donner aux municipalités plus de pouvoirs en matière de patrimoine, c\u2019est continuer à se tirer dans le pied.Les municipalités ont bien fait la preuve, depuis 30  ans, que la protection du patrimoine ne sert pas leurs i n t é r ê t s f i n a n c i e r s .À u n e époque où ces intérêts financiers prédominent à peu près partout, la gestion municipale est davantage guidée par de lucratifs condos et développements domiciliaires que par la moindre sensibilité à l\u2019histoire.Les exemples d\u2019incurie municipale en matière de sauvegarde du patrimoine pleuvent.Seulement depuis quelques mois : Mascouche, Chambly, Neuville, Sept-Îles, Québec\u2026 Même à l\u2019île d\u2019Orléans, le village de Saint- Jean s\u2019ef force de mettre des bâtons dans les roues du Manoir Mauvide-Genest, l\u2019un de ses plus beaux fleurons! Comprenne qui pourra.C\u2019est une dérive qui remonte à loin.Dès 1976, Jean-Paul L\u2019Allier, quand il était ministre des Affaires culturelles, exposait la nécessité de créer une régie du patrimoine.Quelque 45 ans plus tard, cette proposition est encore malheureusement d\u2019actualité.Durant les années 1980, le Parti québécois, alors au pouvoir, a déconstruit la direction du patrimoine et entamé un processus de délestage vers les municipalités.Ce, contre l\u2019avis des experts qui, déjà, prédisaient qu\u2019une telle proposition aurait des conséquences désastreuses.Par la suite, les gouvernements suivants ont tous enfoncé le clou et les mandats traditionnels de l\u2019État quant à la protection, la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine québécois se sont dangereusement érodés.Aujourd\u2019hui, sur les 1200 municipalités québécoises, on peut compter sur les doigts de la main celles qui ont embauché un spécialiste du patrimoine.Ceux-ci sont infiniment moins nombreux que les maires qui vont jusqu\u2019à renier leurs propres plans d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturales grâce auxquels on aurait pu sauver un trésor architectural.J\u2019ai même entendu des maires déclarer, sans se rendre compte de leur bêtise, que «c\u2019est pas intéressant parce que je trouve pas ça beau».Que faire alors?Répéter encore et encore et encore qu\u2019il faut de la sensibilisation, de l\u2019information, des outils, des experts?Une vision?Un leadership?Rien de tout ça ne se trouve dans le projet de loi 69.Pourtant, comme l\u2019a écrit Victor Hugo : «Il faut arrêter le marteau qui mutile la face du pays.Une loi suffirait.Qu\u2019on la fasse.» NOUVELLE LOI SUR LE PATRIMOINE Les mêmes erreurs que d\u2019habitude VOTRE AMOUR POUR LE PATRIMOINE VALÉRIE GAUDREAU Rédactrice en chef du Soleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 42 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES Alison Munson Professeure titulaire, Université Laval N ous considérons actuellement que la végétation terrestre, incluant les forêts et tout autre type de plante, est un puits, piégeant le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l\u2019atmosphère.Cela implique que cette végétation contribue à absorber le CO2 pendant le processus de photosynthèse durant la saison de croissance.Ce changement d\u2019absorption est même détectable dans les concentrations saisonnières de CO2 à l\u2019échelle globale, qui représente, en quelque sorte, la respiration planétaire.De plus, ce puits est responsable de l\u2019absorption de 30 % de nos émissions anthropiques, c\u2019est-à-dire les émissions dues à la combustion des énergies fossiles reliée à l\u2019activité humaine, les gaz à effet de serre (GES).Il va sans dire que 30 % est un niveau non- négligeable d\u2019absorption.Cependant, le réchauffement planétaire menace maintenant cet important service rendu par la végétation terrestre.Les plantes ont besoin d\u2019absorber du CO2 pour réaliser la photosynthèse.C\u2019est cette opération qui leur permet de produire des glucides utiles à leur développement, à la fois épigé (toute la partie visible de la plante) et hypogé (la partie de la plante qui se trouve dans le sol, les racines).Ainsi, pour maintenir leurs tissus en vie et fonctionnels, les plantes doivent respirer du CO2; la différence entre le CO2 absorbé pour la photosynthèse et le CO2 relâché par la respiration de ces plantes représente le puits de CO2 de la végétation terrestre.Le problème est qu\u2019avec l\u2019augmentation de la température moyenne, la photosynthèse peut être ralentie, réduisant l\u2019absorption de CO2.Il y a donc une température optimale, au-dessus de laquelle le processus de photosynthèse est affecté négativement.En même temps, une augmentation de la température accélère la respiration de la végétation, et donc la perte de CO2 par les plantes.Un groupe de chercheurs basés à la Northern Arizona University, au Woods Hole Research Centre, et en Nouveau-Zélande, a utilisé les données de FLUXNET (le plus gros réseau mondial de mesure continue de flux de carbone des écosystèmes) afin de vérifier comment la température affecte ces deux processus fondamentaux pour les plantes que sont la photosynthèse et la respiration.Ils ont utilisé l\u2019équivalent de 1500 années de données provenant des sites de mesure dans tous les biomes majeurs (différents types de végétation) afin de vérifier quand la végétation pourrait devenir une source plutôt qu\u2019un puits de CO2, qui représente un important point de bascule.Quand peut-on s\u2019attendre à atteindre ce point de bascule?À la fin de ce siècle?Plus tôt?Plus tard?DÉCLIN IMPORTANT Les résultats des analyses de ce groupe de chercheurs américains et néo-zélandais indiquent que ce point de bascule surviendrait dans les 20 ou 30 prochaines années, soit beaucoup plus tôt que ce que plusieurs chercheurs et modélisa- teurs prévoyaient.Vers 2050, mêmes les biomes les plus productifs, comme nos forêts tempérées, vont atteindre ce point de bascule, alors que le puits de CO2 se dégradera pour diminuer à ~50 % des niveaux actuels.Leurs données suggèrent donc que nous entrons dans une période où la productivité de nos écosystèmes, c\u2019est-à-dire les services qu\u2019ils nous rendent, commence à décliner de façon importante.Ces plus récentes informations scientifiques mettent davantage de pression sur la nécessité de prendre les moyens de diminuer très rapidement les émissions anthropiques de GES.L\u2019Accord de Paris a été élaboré sur la prémisse que ce puits terrestre est présent et fonctionnel, ce qui fait en sorte que les niveaux de diminution de GES que proposent cet accord seront insuffisants pour atteindre les objectifs de limitation du réchauffement de la planète à 1,5°C, qui, actuellement, tend davantage vers les 3 à 4°C d\u2019ici 2100.Est-ce que le dépérissement de la végétation terrestre y serait pour quelque chose?Si on ne peut pas atteindre les objectifs définis dans l\u2019Accord, on risque essentiellement de perdre relativement rapidement un puits majeur qui nous protège d\u2019un réchauffement plus rapide, avec les conséquences énormes que cela implique.En soulignant la vulnérabilité accrue de nos écosystèmes au réchauffement climatique, ces résultats de recherche doivent s\u2019avérer la sonnette d\u2019alarme (une autre.) pour les politiciens, et pour nous toutes et tous.Que faire?Il faut se questionner à savoir si le Québec et les gouvernements en poste actuellement réagissent assez rapidement et radicalement pour réduire nos émissions de GES.L\u2019électrification des transports est une avancée positive, qui sera cependant annulée si d\u2019autres mesures tardent à être implantées.La meilleure science nous indique qu\u2019on ne pourra pas nécessairement compter encore bien longtemps sur nos forêts en tant que puits de carbone, particulièrement dans le contexte actuel de déforestation mondiale et où la hausse de la température a un effet nuisible sur sa croissance voire sa pérennité.Il nous faut absolument chercher d\u2019autres solutions pour améliorer notre bilan carbone, et amorcer et réaliser une transition écologique rapide et ambitieuse qui nous permettra de nous affranchir des énergies fossiles et de réduire notre consommation globale d\u2019énergie.Alison Munson est membre du regroupement Des Universitaires (desuniversitaires.org) Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Référence Duffy, Katharyn A., Christopher R.Schwalm, Vickery L.Arcus, George W.Koch, Liyin L.Liang, Louis A.Schipper.«How close are we to the temperature tipping point of the terrestrial biosphere?» Science Advances 13 Jan 2021 : Vol.7, no.3.PUITS DE CARBONE TERRESTRES PRÈS D\u2019UN POINT DE BASCULE?PHOTO 123RF, ENSUP leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 43 PLACE PUBLIQUE NOTRE SANTÉ MENTALE Georgia Vrakas, Ph.D., psychologue et ps.éd.Professeure agrégée, Département de psychoéducation, UQTR L e 11 février, les résultats de l\u2019enquête* menée par Léger pour l\u2019Union étudiante du Québec sur la santé mentale des universitaires ont été dévoilés.Des étudiant.e.s de 17 campus à travers la province ont été sondés.Ce qui en ressort est que 81 % des répondant.e.s présentent des signes de détresse psychologique.De plus, au cours des 12 derniers mois précédant l\u2019enquête, 7 % ont rapporté avoir eu des idées suicidaires et 3 % à avoir tenté de s\u2019enlever la vie.Ces taux sont plus élevés comparativement à ceux rapportés dans la dernière enquête de l\u2019Union en 2018.En tant que professeure d\u2019université spécialisée en santé mentale et en prévention du suicide, ces données me préoccupent.J\u2019enseigne à distance depuis le 13 mars 2020.Comme l\u2019hiver et l\u2019automne passés, tout se fait encore par l\u2019entremise de Zoom.Depuis cet automne, je suis sollicitée pour donner des conférences sur la santé mentale et la pandémie et comment composer avec la détresse durant cette crise.J\u2019ai reçu des demandes de groupes d\u2019étudiant.e.s (baccalauréat, maîtrise et doctorat).J\u2019ai aussi donné une conférence dans le cadre de la semaine de prévention du suicide à toute la communauté universitaire incluant les étudiant.e.s.Le besoin est là et il est criant.J\u2019essaie d\u2019y répondre autant que possible, mais bien évidemment, cela prendrait plus que des conférences et ateliers pour pallier les problèmes vécus actuellement par nos étudiant.e.s.Plusieurs sources de stress ont été identifiées dans le sondage Léger dont : une charge de travail accrue (65 %), le manque de relations humaines (61 %) et les cours en ligne (56 %).Je pense qu\u2019une partie de la solution, en lien avec ces trois facteurs, peut être apportée par les universités elles-mêmes, tout en gardant en tête que le personnel des universités vit également des problèmes sur le plan psychologique depuis la COVID-19.Je suis très consciente qu\u2019on travaille déjà très fort afin de mettre en place tout ce qu\u2019on peut pour aider nos étudiant.e.s.PRESSION DE PERFORMANCE Premièrement, cela peut sembler évident, mais il faut garder en tête que nous sommes en train de traverser une pandémie mondiale.On navigue dans l\u2019inconnu.Nos vies ont été chamboulées, nos routines complètement changées, nos façons de faire d\u2019avant la pandémie ne fonctionnent plus.À l\u2019université, nous avons été obligé.e.s de nous adapter rapidement à la situation, autant les enseignant.e.s que les étudiant.e.s.Nos charges de travail ont augmenté, car enseigner et apprendre à distance est nouveau pour la plupart d\u2019entre nous et je peux vous dire que c\u2019est loin d\u2019être facile.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019en tant que professeure, le message qui nous est envoyé implicitement est que nous devons être aussi performant.e.s qu\u2019avant l\u2019arrivée de la COVID-19.Je dis bien que c\u2019est une impression et que c\u2019est implicite.Je reconnais aussi qu\u2019il est fort probable nous entretenons ces attentes envers nous-mêmes.Il se peut donc que les étudiant.e.s vivent la même chose que nous et ressentent une pression de performance élevée.RELATIONS HUMAINES Deuxièmement, le manque de relations humaines peut être lié, en partie du moins, au fait que les cours sont en très grande majorité dispensés à distance (dépendant du programme et de l\u2019université).Lorsque je donne un cours, à la pause tout le monde ferme son écran et son micro.Il n\u2019y a plus de moments d\u2019interactions informelles entre moi et mes étudiant.e.s comme on en avait lorsqu\u2019on était en classe (ou dans notre nouveau vocable : en pré- sentiel).Il n\u2019y a plus de discussions de corridor aux pauses entre étudiant.e.s.De plus, dans certains cas, les caméras des étudiant.e.s demeurent éteintes pendant la durée du cours.Je comprends tout à fait et je respecte leur choix.Je crois, par contre, que d\u2019allumer leur caméra de temps en temps peut contribuer à augmenter le sentiment d\u2019appartenance au groupe et à briser l\u2019isolement.CONTEXTE DIFFICILE Troisièmement, suivre des cours en ligne n\u2019est pas la même chose que de les suivre en présentiel.Nous sommes tous et toutes derrière nos écrans.Je sais que, comme professeur.e.s, nous faisons déjà notre possible pour que nous cours ne soient pas trop lourds pour nos étudiant.e.s en utilisant différentes stratégies prometteuses (exercices en groupes, utiliser des outils interactifs, etc.).Nous étions habitués à enseigner en bloc de 3 heures entrecoupé d\u2019une pause de 15 minutes, avec nos PowerPoint et des exercices en classe (dépendant du cours, et du programme).Transposer ce modèle en ligne tel quel n\u2019est pas faisable ni souhaitable.Imaginez avoir deux cours d\u2019affilés de 3 heures sur Zoom! Enseigner et apprendre devient difficile et décourageant dans ce contexte.Nous nous sommes donc adapté.e.s pour tenter de faciliter les apprentissages des étudiants.Que peut-on faire de plus du côté de l\u2019université?Des petites choses, que certain.e.s d\u2019entre vous, cher.e.s collègues, faites déjà, et qui peuvent contribuer à insuffler de l\u2019espoir aux étudiant.es.Comme enseignant.e.s, on peut prendre quelques minutes au début de nos cours pour demander à nous étudiant.e.s comment ils ou elles vont.On peut ainsi prendre le pouls de leur état.On peut aussi leur rappeler (et nous le rappeler nous-mêmes) qu\u2019il est tout à fait normal de vivre plus de détresse et de difficultés que d\u2019habitude, car on est dans une période de crise sanitaire.On peut inclure les coordonnées du Service aux étudiants et celles d\u2019autres ressources en santé mentale (voir les liens à la fin de l\u2019article) gratuites ou à prix modique sur le portail de nos cours.On peut aussi être flexibles dans les dates de remise des travaux.Les universités, à mon avis, devraient augmenter les ressources en santé mentale pour les étudiant.e.s et être proactives, c\u2019est-à- dire agir en amont et aller vers eux/ elles plutôt que d\u2019attendre qu\u2019une crise ne survienne et de se retrouver à éteindre des feux.Je veux aussi bien sûr m\u2019adresser aux étudiant.e.s : je veux que vous sachiez que nous comprenons vos situations.Je veux aussi vous dire qu\u2019il y a de l\u2019espoir.Je vous suggère fortement de parler à vos enseignant.e.s si vous avez des difficultés dans vos cours.Nous sommes là et nous sommes compréhensifs.Ensemble, nous pouvons trouver des solutions pour vous aider sur le plan académique.Sur le plan psychologique, je vous suggère de prendre du temps pour vous et faire les activités qui vous font du bien.Il faut aussi travailler à reconnaître et respecter vos limites et de demander de l\u2019aide (par exemple, aux Services aux étudiants) lorsque vous en sentez le besoin.Il y a des ressources qui vous sont disponibles.N\u2019hésitez pas à les utiliser.Finalement, j\u2019aimerais souligner que les résultats de l\u2019enquête Léger vont dans le même sens que les études sur la santé mentale et la COVID-19 réalisées jusqu\u2019à maintenant qui démontrent une détresse accrue chez les jeunes adultes.Oui les universités peuvent continuer de faire leur part, mais le gouvernement doit maintenant plus que jamais prioriser la santé mentale de ce groupe.Il est grand temps de déployer des ressources et des services pour ces jeunes.Ils et elles ont besoin d\u2019aide.*https://ici.radio-canada.ca/ nouvelle/1769576/sondage-detresse- psychologique-etudiants-universite- quebec-covid-19 DIMINUER LA DÉTRESSE CHEZ LES UNIVERSITAIRES ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une question pour Georgia Vrakas?opinion@lesoleil.com OUTILS \u2022 Si vous ou un de vos proches est suicidaire : 1-866-APPELLE \u2022 Service numérique québécois en prévention du suicide : www.suicide.ca \u2022 Comment parler du suicide : www.commentparlerdusuicide.com \u2022 Pour trouver votre centre de crise : https://www.centredecrise.ca/ listecentres \u2022 Blogue pour les jeunes adultes : https://www.transcendance.ca/blogue PHOTO 123RF,TORWAI SUEBSRI SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 44 0056762 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.Toutefois, compte tenu du nombre limité de doses de vaccin, les personnes ayant eu la COVID-19 pourraient attendre 90 jours après la maladie pour être vaccinées.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 45 0056762 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.Toutefois, compte tenu du nombre limité de doses de vaccin, les personnes ayant eu la COVID-19 pourraient attendre 90 jours après la maladie pour être vaccinées.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 46 LE POINT T ous les jours, beau temps, mauvais temps, Manon Trudel et Julien Bergeron se rendent dans un parc- nature à quelques pas de chez eux.Sortir marcher est devenu un besoin essentiel, comme respirer un grand coup chaque fois que le vent caresse leur visage.Il y a un an, le couple étouffait entre quatre murs, abandonné à lui-même au large des côtes du Japon.Manon et Julien étaient parmi les passagers du navire de croisière Diamond Princess, plongés au beau milieu d\u2019un cauchemar digne «d\u2019un mauvais film de série B», laissent-ils tomber.Le «nouveau coronavirus» s\u2019est invité à bord.En février 2021, l\u2019appellation COVID-19 fait partie de notre vocabulaire de tous les jours, mais souvenez-vous qu\u2019à pareille date l\u2019an dernier, on commençait à peine à entendre parler du virus qui bouleverse toujours la planète.Déclarés positifs, hospitalisés et confinés à l\u2019autre bout du monde, Manon et Julien coulent des jours tranquilles à la maison où, entre deux bouffées d\u2019air frais, ils continuent de se remettre de leurs émotions.Originaire de Sainte-Thècle, Manon Trudel habite à Pointe- aux-Trembles avec son conjoint, Julien Bergeron.Tous les deux âgés dans la jeune soixantaine, ils n\u2019en étaient pas à leur première croisière.La 28e pour Manon et une 25e pour Julien.Partis le 14 janvier 2020, ils avaient prévu faire cinq croisières durant ce voyage sans billet de retour.Après le Japon sur le Diamond Princess, ils devaient prendre un autre bateau pour la Chine, revenir au Japon sur un navire différent avant de monter sur un dernier paquebot pour aller de Dubaï à Rome, via le canal de Suez.Au moment de quitter le Québec, le couple n\u2019avait jamais entendu parler de la maladie du co- ronavirus.La première fois que ce nom est venu à ses oreilles, c\u2019est le 25 janvier 2020.Il s\u2019apprêtait à débarquer à Hong Kong.«J\u2019ai écouté les nouvelles.Il y a un virus en Chine qui est assez dangereux, qui fait pas mal de dommages\u2026» Manon était inquiète en disant cela à Julien également préoccupé.Les deux Québécois ont cependant été vite rassurés par un communiqué de la société Princess Cruises les informant qu\u2019après discussion avec le capitaine du navire et le service médical, les passagers et membres de l\u2019équipage avaient «très peu de chance d\u2019attraper ce virus-là», raconte Julien Bergeron.Le risque nul n\u2019existe pas.Le 30 janvier, alors qu\u2019ils se trouvaient à Taïwan, Manon et Julien ont croisé un père et ses deux enfants d\u2019âge scolaire, en congé forcé.L\u2019homme, qui avait déjà vécu à Montréal, leur a expliqué que les écoles étaient fermées pour deux mois.«Il y a un virus et c\u2019est trop dangereux.» «Mais qu\u2019est-ce qui se passe?», se souviennent d\u2019avoir pensé Manon et Julien, d\u2019autant plus que sur le bateau, tout se déroulait normalement.Jusqu\u2019au 3 février.Au beau milieu du souper, les passagers ont été informés qu\u2019un des leurs avait contracté le coro- navirus après être descendu à Hong Kong.«Ça ne va pas bien\u2026», se sont dit ce soir-là Manon et Julien.Avec raison.Leurs craintes se sont confirmées le surlendemain, à 8h du matin.Le Diamond Princess devait être placé en quarantaine.«Retournez dans vos chambres.Vous êtes confinés pendant les deux prochaines semaines», ont-ils entendu dans le haut-parleur.Manon et Julien sont restés dans leur petite cabine sans hublot, 24 heures sur 24.Les occupants avaient vite fait le tour de la pièce avec une seule chaise pour deux.Au début, ils pouvaient aller marcher une heure par jour sur le quai, mais cette permission n\u2019avait rien de rassurant pour la professeure en santé et sécurité au Cégep de Sorel- Tracy.Les mesures de salubrité, c\u2019est son domaine.Or, sur le pont du navire, il n\u2019y avait pas de désinfectants pour les mains, des gens marchaient avec un masque, d\u2019autres non.Un jour, la nourriture était distribuée sans emballage, le lendemain, c\u2019était le cas.«Du n\u2019importe quoi!», commente Manon qui a fait des pieds et des mains afin que le gouvernement canadien les sorte de cet enfer dont elle et son conjoint n\u2019étaient pas responsables.La dame a multiplié les démarches auprès de l\u2019ambassade et du consulat avant de faire appel aux médias du Québec pour dénoncer la situation et mettre de la pression, notamment sur l\u2019ancien ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne.«Les entrevues avec les journalistes nous ont beaucoup aidés, au niveau de notre santé mentale», souligne Manon.«On sentait que les gens nous écoutaient, que notre histoire était importante, contrairement au gouvernement qui ne s\u2019y intéressait pas.», affirme son conjoint qui garde un goût amer du manque de soutien des autorités canadiennes.Le 18 février, l\u2019homme a reçu le diagnostic tant redouté.Également déclarée positive, mais asymptomatique, Manon a été séparée de son conjoint soigné dans un hôpital du Japon pendant une vingtaine de jours en raison de deux pneumonies dites «silencieuses».On avait pris soin de lui fournir un appareil de traducteur de langue afin qu\u2019il puisse se faire comprendre par le personnel soignant dont l\u2019anglais était approximatif.Manon et Julien ont fini par s\u2019en sortir.Du virus, du Japon et de ce mauvais film qui continue de jouer en boucle, un an plus tard.«J\u2019ai constamment cela dans la tête, c\u2019est sûr.» En disant cela, Julien Bergeron n\u2019exclut pas l\u2019idée d\u2019écrire un livre sur leur expédition qui a mal tourné.Depuis leur retour au pays, le 15 mars 2020, les deux Québécois déclarés guéris de la COVID-19 n\u2019ont pas osé prendre leur petite-fille dans leurs bras, encore moins leur petit-fils né le 31 mars.Manon évite les transports en commun et fait son épicerie en ligne.Celle qui aimait tant magasiner n\u2019est pas près de remettre les pieds dans un commerce.L\u2019enseignante est également soulagée de donner ses cours.à distance.Être parmi le monde, le moins possible.«Je suis très frileuse.» La femme demeure en mode alerte, à l\u2019affût du moindre signe lié de près ou de loin à la COVID-19.Et ses variants.Manon et Julien ont l\u2019impression d\u2019avoir pris un coup de vieux.Avant la pandémie, le tandem franchissait facilement les 30 000 pas par jour.La promenade se limite maintenant à quelque 6000 pas entrecoupés de pauses nécessaires.«J\u2019ai plus de douleurs aux articulations.Je suis moins en forme», constate Julien qui garde malgré tout le moral.L\u2019homme et sa conjointe s\u2019efforcent de sortir chaque jour.C\u2019est leur antidote, même à - 20 degrés Celsius.Ce n\u2019est pas le froid de l\u2019hiver qui va les garder à l\u2019intérieur, eux qui ont passé le mois de février 2020 sans pouvoir mettre le nez dehors.Le Diamond Princess, un an plus tard ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca À pareille date il y a un an, Julien Bergeron et Manon Trudel étaient au cœur d\u2019une pénible quarantaine à bord du Diamond Princess.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI Manon et Julien sont restés dans leur petite cabine sans hublot, 24 heures sur 24.Les occupants avaient vite fait le tour de la pièce avec une seule chaise pour deux. leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 47 LE POINT La rue Dalhousie, dans le Vieux-Port de Québec, en 1980.L\u2019endroit se trouve alors au creux de la vague.Il est délaissé par l\u2019activité portuaire.Il semble abandonné par la Ville, avec ses nombreux terrains vacants.Même les touristes de place Royale ne s\u2019y aventurent guère.La construction du Musée de la civilisation, à partir de 1984, marquera un point tournant.Le Musée va contribuer à donner une seconde vie au secteur.Notez la maison Guillaume-Estèbe, en plein centre de l\u2019image de 1980, qui sera intégrée dans le nouveau bâtiment.Au moment de la construction de la maison, en 1751, une partie du terrain était inondé à tous les jours, à marée haute.Cela permet de rappeler que le secteur a été constitué par du remblayage.Plus de 100 mètres ont ainsi été «récupérés» sur le fleuve et sur ses battures, en l\u2019espace de deux siècles.JEAN-SIMON GAGNÉ 1980 PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.\u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E 2021 SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 48 ACTUALITÉS Pour souligner la Saint-Valentin, La Voix de l\u2019Est s\u2019est entretenue avec trois couples que plusieurs années séparent.Le tout démontre bel et bien qu\u2019on n\u2019est jamais trop jeune \u2014 ou trop vieux \u2014 pour être touché par la flèche de Cupidon.ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca À 71 ans, Colette Blais se dit parfois plus jeune de caractère que son conjoint Éric Thomas, âgé de 44 ans.Malgré les 27 années qui les séparent, le couple de Sainte-Christine vit bien avec cette particularité cocasse, et ce, depuis 19 ans.«Il n\u2019y a pas de différence.Je suis un peu délinquante sur les bords», rigole Colette.«Elle est quand même plus jeune dans sa tête, et moi plus vieux, alors on ne ressent pas la différence», ajoute Éric.Les deux tourtereaux se sont ren c o nt rés à l eur t rava i l d e l\u2019époque à Roxton Falls.L\u2019attirance a été mutuelle.JUGEMENT Si Éric n\u2019a pas senti de jugement de la part de son entourage, il en a été autrement pour Colette.Son fils et sa fille, nés d\u2019une autre union, ont pris la nouvelle plus difficilement, il y a 19 ans.«Ça a pris un petit bout avant que ma fille l\u2019accepte.Un jour elle m\u2019a appelé pour me dire  : \u201cDis à Éric que je l\u2019aime.\u201d C\u2019était émouvant, on a pleuré», se rappelle Colette.Cette phrase a été comme une bouffée d\u2019air frais pour la dame qui a perdu sa fille Brigitte après un combat contre le cancer, il y a 4 ans.«Une fois qu\u2019elle a accepté Éric, c\u2019était comme deux amis», se souvient-elle avec joie.«Des choses se sont dites sur nous, disant que c\u2019était de passage, mais si ça fait 19 ans c\u2019est pa rc e q u \u2019 i l y a d e l \u2019a m ou r » , poursuit-elle.Pour Colette et Éric, la Saint- Valentin est une journée comme un autre.«Il n\u2019y a pas de journée pour faire plaisir à l\u2019autre», croit Éric.Ils se sont tout de même procuré un chat de Bengale pour la fête de l\u2019amour, l\u2019an dernier.«On s\u2019aime beaucoup, mais on n\u2019est pas tellement romantique!» termine Colette.L\u2019AMOUR N\u2019A PAS D\u2019ÂGE Colette Blais (à droite) est entourée de son conjoint Éric Thomas et de sa fille Brigitte.\u2014 PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK D\u2019ÉRIC THOMAS La complicité, le respect et le soutien mutuel sont les ingrédients pour que le couple formé d\u2019Andréanne Larouche et de Richard Leclerc perdure à travers le temps et la distance.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca C\u2019est la politique qui a mené à la rencontre d\u2019Andréanne Larouche et de Richard Leclerc.Celle-ci n\u2019est toutefois que l\u2019une des nombreuses passions qui unissent le couple, qui file le parfait amour depuis plus de douze ans.C\u2019est lorsque M. Leclerc a tenté sa chance comme candidat péquiste dans Brome-Missisquoi, en 2008, qu\u2019il a la fait connaissance de Mme  Larouche, alors attachée politique du député bloquiste Christian Ouellet dans la circonscription fédérale du même nom.«Elle était venue m\u2019aider avec ma campagne électorale, principalement avec les communications», se souvient le publicitaire.Si celui-ci n\u2019a pas remporté son élection, il aura tout de moins remporté le cœur de sa douce après quelques mois de fréquentations au cours desquels ils se sont découvert de nombreuses affinités, en plus de travailler ensemble sur une pléthore de projets.«On est tous les deux passionnés de culture, d\u2019histoire, de cinéma et de théâtre, relate la députée de Shefford.On aime aussi le voyage, le plein air et le ski, tout autant d\u2019activités qu\u2019on peut faire ensemble pour se sortir de la routine.» Ces nombreux points communs font en sorte que leur dif férence d\u2019âge de 27  ans a relativement peu d\u2019importance au sein de leur couple.«On ne la sent pas, en fait», mentionne M. Leclerc.La complicité, le respect et le soutien mutuel sont les ingrédients pour un couple qui perdure à travers le temps et la distance, alors que les deux tourtereaux ont LA POLITIQUE.ET PLUS SI AFFINITÉS?! chacun des agendas fort chargés : lui, principalement dans la région, et elle, entre la circonscription et Ottawa.«On s\u2019encourage tous les deux, rappelle Richard Leclerc.Andréanne me soutient dans mon retour aux études [NDLR : il termine sa maîtrise en communication] et je suis là pour l\u2019aider et la soutenir dans ses activités politiques, à titre bénévole.» Après une douzaine d\u2019années de vie commune, le couple s\u2019est récemment fiancé.\u2014 PHOTO FOURNIE Il y a quelque temps, le couple a choisi de se fiancer.Une «suite naturelle» dans l\u2019évolution de leur relation, mais pas «un passage obligé», disent-ils.«On ne se met pas de pression, note M. Leclerc.Les tourtereaux ne sont toutefois pas pressés d\u2019officialiser leur union, particulièrement dans un contexte de pandémie. leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 49 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Grâce au flair d\u2019une amie commune, Lise Aubin et Jean Lacasse célébreront plus de 23  ans d\u2019amour, à l\u2019occasion de cette Saint-Valentin.«C\u2019est une amie qu\u2019on avait tous les deux qui pensait qu\u2019on irait bien ensemble, relate Mme Aubin, 77 ans.Je l\u2019avais déjà vu avant, mais sans plus.» Le courant a rapidement passé entre les deux tourtereaux, qui sont mariés depuis vingt ans.«On est du même signe.Deux capricornes, deux têtes de cochon! blague M.Lacasse, 67 ans.Plus sérieusement, on aime les mêmes choses et c\u2019est plutôt rare qu\u2019on se dispute.On est toujours sur la même longueur d\u2019onde.» Rapidement, les amoureux savaient qu\u2019ils étaient faits l\u2019un pour l\u2019autre.«On a commencé à se fréquenter autour du mois de septembre, relate M. Lacasse.Quelques mois plus tard, il y a eu l\u2019épisode de la crise du verglas.Comme Lise habitait à Montréal et qu\u2019elle a manqué d\u2019électricité, je lui ai offert de venir vivre chez moi en attendant que les choses se replacent.» La dame ne sera finalement repartie.Q u e l e st , s e l o n c e c o u p l e dont la complicité était facilement perceptible même au téléphone, le secret de 23 ans d\u2019amour?«Se respecter, laisser sa liberté à l\u2019autre et toujours être franc l\u2019un envers l\u2019autre», commente Jean Lacasse.Désormais retraités, ces deux moitiés d\u2019un tout partagent également plusieurs intérêts.Parmi leurs activités de prédilection, on retrouve de longues promenades et des voyages.Le couple trépigne d\u2019ailleurs d\u2019impatience à l\u2019idée de repartir à l\u2019aventure, une fois la pandémie endiguée.Tous deux affectionnent aussi la construction et la rénovation, si bien que depuis leur union, ils se sont bâti pas moins de quatre résidences.Ils occupent désormais leur dernier projet , une maison située à Stukely-Sud.«Ça risque d\u2019être notre dernière, lâche Mme Aubin.Remarquez, on a dit ça les autres fois aussi !» Exactement dix ans séparent Madame de Monsieur, tous deux nés un 27 décembre.Une différence d\u2019âge que ni l\u2019un ni l\u2019autre ne ressent au jour le jour et qui n\u2019a aucune incidence sur leur quotidien.«Je me demandais si cette différence allait paraître, mais nos amis m\u2019ont confirmé que ça ne se voyait pas.Alors je ne m\u2019inquiète plus avec ça! lance Mme Aubin.Au contraire, il y a même des gens qui sont surpris d\u2019apprendre que j\u2019ai dix ans de plus que lui !» UN RENDEZ-VOUS ARRANGÉ RÉUSSI! Grâce au flair d\u2019une amie commune, Lise Aubin et Jean Lacasse célébreront plus de 23 ans d\u2019amour, à l\u2019occasion de cette Saint-Valentin.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION «Je me demandais si cette différence allait paraître, mais nos amis m\u2019ont confirmé que ça ne se voyait pas.Alors je ne m\u2019inquiète plus avec ça!» \u2014 Lise Aubin, qui a 10 ans de plus que son conjoint ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca Ce tte a n n é e, l e s Qu éb é c o i s devraient accorder un budget moyen de 74 $ à la célébration de la Saint-Valentin.Un montant en baisse de 20,43  % par rapport à l\u2019année dernière, révèle une récente étude réalisée par Hellosafe.Selon Alexandre Desoutter, responsable des relations presse et de la communication, le «contexte de crise sanitaire et la morosité» ambiante liés à la pandémie ne favorisent pas la consommation des ménages.Pour la fête de l\u2019amour, les Québécois avaient en effet allongé un montant de 93 $ en 2020.Selon les chiffres du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), ce budget semble toutefois fluctuer à travers les années, alors qu\u2019en 2017, les Québécois avaient dépensé 78 $ en moyenne.LES RESTOS Les repas romantiques à la maison auront la cote cette année, estime l\u2019étude.Si la moitié des Québécois avaient l\u2019intention de faire cette activité en 2020, c\u2019est plutôt 64 % qui le feraient cette année, confinement oblige.Alors que les sorties au restaurant ne sont permises qu\u2019en zone orange, seuls 31 % des Québécois prévoient s\u2019y rendre ou commander un repas à domicile.Une baisse de 42 % en comparaison avec 2020.Qui plus est, le budget accordé aux repas oscillerait entre 30 et 40 $.PAS LA PANACÉE Une foule de restaurateurs ont choisi d\u2019élaborer des boîtes de repas à manger chez soi conçues spécialement pour la Saint-Valentin.C\u2019est le cas du Esmond, à Granby.Si la vente de ces boîtes est loin d\u2019être la panacée pour le copropriétaire Cédrik Duhamel, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un bon moyen pour ne pas se faire oublier.«Si les gens pensent à nous maintenant, ils vont penser à nous plus tard.C\u2019est pour ça qu\u2019on se bat.On n\u2019a jamais été fermé depuis mars à part aux Fêtes», dit-il.Évidemment, la quantité de boîtes thématiques vendues est à mille lieues du nombre de réservations normalement faites durant cette période de l\u2019année où les restos affichent complet.«Si on en vend 40 à 90 $ chacune, on va être contents», relève M.Duhamel qui reconnaît devoir faire beaucoup d\u2019efforts pour recevoir peu en retour.Martin Gagnon, de l\u2019Attelier Archibald, est toutefois plus prudent.Bien sûr, la vente des boîtes n\u2019a rien à voir avec les chiffres d\u2019affaires habituels, mais selon lui, tout est relatif.«On ne peut pas penser avec les chiffres de quand on est ouverts.On a une très bonne aide du gouvernement.Sans ça, je n\u2019y serais pas arrivé», reconnaît-il.De son côté, la vente des boîtes va bon train.Mardi, 160 avaient trouvé preneurs.Selon M.Gagnon, il lui faudrait réaliser de deux à trois boîtes différentes par semaine et en vendre 500 pour atteindre des chiffres intéressants.Depuis le début de la deuxième vague de COVID-19, l\u2019Attelier Archibald est d\u2019ailleurs victime d\u2019une baisse d\u2019achalandage de 25 à 30 % en comparaison avec la première vague.Pourquoi?À cause de la multiplication des restos offrant désormais des mets pour emporter.«Contrairement à la première vague là, tout le monde était prêt à faire du take-out», remarque-t-il.VERS UNE SAINT-VALENTIN PLUS MODESTE Les repas romantiques à la maison auront la cote cette année.Si la moitié des Québécois avaient l\u2019intention de faire cette activité en 2020, c\u2019est plutôt 64 % qui choisiront cette option cette année.\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 50 ACTUALITÉS OLIVIER THIBAULT Agence France-Presse PARIS \u2014 Célébration aux origines paillardes, tradition romantique ou invention commerciale récente?L\u2019histoire de la Saint-Valentin est un peu tout cela à la fois.La fête du 14  février, célébrée presque partout dans le monde, prend des accents différents d\u2019une région à l\u2019autre : elle met à l \u2019 h o n n e u r l e s c o u p l e s e n Europe, plus largement l\u2019amitié aux États-Unis, se fait un rituel féminin au Japon et prend des allures subversives dans des pays musulmans.Rappels historiques et tour d\u2019horizon des célébrations de la Saint-Valentin.ORIGINES PAÏENNES ET PAILLARDES À l\u2019origine de la fête de la Saint- Valentin, les Lupercales étaient des fêtes romaines de purification célébrées à la mi-février.Des jeunes hommes nus devaient fouetter des jeunes femmes pour les rendre fertiles.Ces fêtes sont les ancêtres des carnavals médiévaux qui, avec leurs loteries aux amoureux, ont abouti progressivement à la Saint- Valentin, explique le sociologue français Jean-Claude Kaufmann dans son livre Saint Valentin, mon amour!.PRÊTRE MARTYR ROMAIN Cette fête est, évidemment, aussi liée au culte du prêtre romain Va l e n t i n , m o r t d é c a p i t é u n 14  février, au troisième siècle, pour avoir célébré des mariages chrétiens.La légende veut que Valentin ait guéri de la cécité la fille de son geôlier et que la veille de son martyr, il lui ait glissé un billet signé «ton valentin».Cette «légende a été inventée a posteriori parce que les autorités religieuses et politiques avaient besoin de ce storytel- l ing» , rapp or te Jean-C laude Kaufmann.LOTERIES AUX AMOUREUX Pratiquées dès la fin du Moyen- âge en Angleterre et en France, les loteries aux amoureux associaient l\u2019écriture de billets doux aux fêtes de la Saint-Valentin, rapporte l\u2019archiviste-paléographe Nathalie Koble.Sous Louis XIV, l\u2019écrivain français Gabriel de Guilleragues décrit ainsi ce jeu : «Il faut mettre le nom de trente hommes et de trente femmes dans soixante m o rc eau x d e pap ier, c o p ier séparément soixante madrigaux.Après avoir tiré séparément le nom d\u2019un homme et celui d\u2019une femme, on tire deux madrigaux, pour voir ce qu\u2019ils disent l\u2019un à l\u2019autre».VALENTINES En Angleterre, les billets se transforment en «valentines», des mots doux que s\u2019adressent les jeunes amoureux pour le 14 février.Le développement de la poste au 19e siècle donne un coup de fouet à ces échanges.20 MILLIARDS DE DOLLARS C\u2019est au milieu du 19e siècle et aux États-Unis que le coup d\u2019envoi moderne et commercial est donné à la Saint-Valentin, grâce à l\u2019invention de cartes manufacturées qu\u2019il suffisait d\u2019adresser par la poste à son amoureux/amoureuse.Le succès de cette fête, nouvelle aux États-Unis, est «fulgurant», rapporte Jean-Claude Kaufmann.Aussi les promoteurs ont rapidement l\u2019idée d\u2019étendre le public ciblé des amoureux à une plus vaste population de parents, d\u2019enfants, d\u2019amis ou de voisins.Aujourd\u2019hui, la version américaine de la Saint-Valentin s\u2019apparente à une grande célébration de l\u2019amour, de l\u2019amitié et de l\u2019affection, durant laquelle 20 milliards de dollars sont dépensés chaque année (selon la Fédération du commerce américain, NRF).CHOCOLATS POUR HOMMES AU JAPON Au Japon, l\u2019éclosion de la Saint- Valentin remonte au lendemain de la Seconde Guerre mondiale lorsque des industriels de la confiserie ont l\u2019idée de faire du 14 février un jour où les femmes offrent des chocolats.Un demi-siècle plus tard, la tradition est bien ancrée : des millions de Japonaises offrent à la Saint-Valentin pralinés ou ganaches en signe d\u2019affection, d\u2019amitié ou de respect professionnel, avec des codes bien précis.Les «giri-choko», chocolats d\u2019obligation, sont réservés aux collègues et aux patrons tandis que les «honmei-choko», chocolats de qualité supérieure, sont seuls le signe d\u2019un «amour véritable», explique l\u2019enseignante et traductrice japonaise Namiko Abe.INTERDITE La célébration de la Saint-Valen- tin est interdite ou menacée dans une trentaine de pays, selon Jean- Claude Kaufmann.Il s\u2019agit surtout de pays musulmans qui considèrent la Saint-Valentin comme une «fête chrétienne païenne».Cela a longtemps été le cas en Arabie saoudite.En Iran, la fête est très populaire, mais des associations de commerçants interdisent expressément la vente des ballons rouges en forme de cœur, en février.SAINT-VALENTIN BILLETS DOUX ET BILLETS VERTS La version américaine de la Saint- Valentin s\u2019apparente à une grande célébration de l\u2019amour, de l\u2019amitié et de l\u2019affection, durant laquelle 20 milliards sont dépensés chaque année.\u2014 PHOTO AFP, REMKO DE WAAL leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 51 Aime-toi mieux Q uand on parle d\u2019amour, on pense généralement à l\u2019amour qu\u2019on porte aux autres.À nos parents, à nos enfants, à nos amis, à notre amoureux, à notre compagne.À nos animaux de compagnie, même, mais très rarement à soi.L\u2019amour de soi passe toujours en dernier, comme s\u2019il était synonyme de narcissisme et d\u2019égocentrisme.Et pourtant, ça devrait être la première chose qu\u2019on apprend dans la vie.Une première leçon qui nous prépare à la vraie vie et à tous les bouleversements qui l\u2019accompagnent immanquablement.Règle générale, on a tendance à s\u2019aimer mal.On remarque davantage nos défauts que nos qualités.On se met de la pression, souvent inutile, on exige beaucoup plus de sa personne que des autres.En même temps, on a la culpabilité facile.Ce que cela nous dit de nous- mêmes, c\u2019est qu\u2019on cherche souvent à plaire aux autres avant de se plaire à soi.Ça signifie que notre niveau d\u2019amour propre dépend encore trop du regard et de l\u2019avis des autres.Aime-toi mieux : fais-le pour toi, et que pour toi.Les problèmes d\u2019amour de soi remontent souvent à l\u2019enfance.Une époque de notre vie où arrive de l\u2019extérieur, et pour la toute première fois, quelqu\u2019un qui sème la graine du doute et de la remise en question de notre valeur.Ça peut être le manque d\u2019affection ou d\u2019attention de quelqu\u2019un qui nous est cher.Des reproches ou des insultes qu\u2019on se fait balancer dans la cour d\u2019école.Les sources sont nombreuses.Toujours est-il que le résultat demeure le même : sans trop s\u2019en rendre compte, on intériorise ces salves en s\u2019en appropriant la responsabilité, même s\u2019il n\u2019en est rien.Si ça arrive comme ça, ça doit être parce que je suis vraiment une merde.Aime-toi mieux : ce n\u2019était pas ta faute.Cette blessure initiale, on s\u2019en souvient très rarement.On l\u2019oublie parce qu\u2019on a pris sur soi qu\u2019on valait aussi peu qu\u2019on nous l\u2019a fait sentir.Et parfois, ça nous suit toute notre vie.Qui d\u2019entre vous a, encore aujourd\u2019hui, du mal à accepter un compliment parce qu\u2019il demeure toujours cette arrière- pensée qu\u2019on n\u2019en est pas digne ou que c\u2019est pour mieux se moquer de nous qu\u2019on nous passe une remarque flatteuse?Si la beauté est dans l\u2019œil de celui qui regarde, qu\u2019est-ce que la laideur?Celle-ci doit être aussi subjective; c\u2019est donc dire que pour quelqu\u2019un qui nous trouve laid, quelqu\u2019un d\u2019autre ailleurs doit nous trouver beau.Dans tous les cas, quiconque a droit à l\u2019amour de n\u2019importe qui, que ce soit l\u2019amour des autres ou l\u2019amour de soi.Aime-toi mieux : si l\u2019amour de soi dérange les autres, c\u2019est leur problème.Depuis des siècles et dès notre plus jeune âge, on nous apprend qu\u2019on est la moitié d\u2019un tout; qu\u2019on ne sera entier que lorsqu\u2019on aura trouvé notre âme sœur.Vraiment?«Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d\u2019enfants» : ce n\u2019est pas la finalité de la vie, mais le début d\u2019un nouveau chapitre.Ton conte de fées à toi, tu peux l\u2019écrire comme tu le souhaites.Il y a de ces moments dans notre existence où on se sent seul au monde.C\u2019est là qu\u2019il importe de se souvenir qu\u2019on s\u2019a, soi- même, et qu\u2019en tout temps, on se doit d\u2019être notre plus fidèle allié.Aime-toi mieux : c\u2019est la première étape pour connaître le grand amour.Règle générale, on a tendance à s\u2019aimer mal.On remarque davantage nos défauts que nos qualités.MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME L\u2019amour de soi passe toujours en dernier, comme s\u2019il était synonyme de narcissisme et d\u2019égocentrisme.Et pourtant, ça devrait être la première chose qu\u2019on apprend dans la vie.\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 52 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca En plus de marquer la Saint-Valen- tin, fête de l\u2019amour par excellence, le 14 février est la Journée nationale du don d\u2019organe aux États-Unis.Pour rebondir sur cette double occurrence, l\u2019organisme Chaîne de vie invite les Québécois à poser le geste ultime d\u2019amour en offrant leur cœur à autrui - ou pourquoi pas leurs autres organes?- au moment venu.«En cette fête de l\u2019amour, je te donne mon cœur.et mes valves cardiaques.et mes poumons.et mes reins.» peut-on lire dans une carte de souhaits créée spécialement pour amorcer le dialogue sur le don d\u2019organe à l\u2019occasion de la Saint-Valentin.«Le don d\u2019organe est le geste le plus altruiste qui soit.Beaucoup de gens souhaitent faire don de leurs organes à leur décès, mais ultimement, la décision revient à la famille.Malheureusement, le tiers d\u2019entre elles refusent toujours pour diverses raisons», déplore Lucie Dumont, fondatrice et présidente de Chaîne de vie.Greffée du rein et du pancréas, la Granbyenne Sandra Caron Gosselin croit qu\u2019il existe encore un tabou à parler du don d\u2019organe parce qu\u2019on doit nécessairement aborder la question de sa mort.«Pourtant, c\u2019est important d\u2019aviser sa famille de notre volonté.Ça ne suffit pas de signer sa carte de donneur : ce sont les proches qui ont le dernier mot», souligne-t-elle.La Granbyenne Lise Thibodeau- Dumas en sait quelque chose, elle qui aurait pu ne pas recevoir la paire de poumons qui lui ont permis de vaincre sa fibrose pulmonaire idiopathique sévère, en septembre 2015, après trois ans d\u2019attente sur les cinq années à vivre que lui prédisaient les pronostics.« La famille du donneur n\u2019était pas certaine.Les médecins ont réussi à la convaincre, et c\u2019est bien heureusement, car c\u2019était ma seule chance », relate-t-elle.«Il n\u2019y a pas un jour où je ne pense pas à mon donneur en me réveillant, même si je ne sais pas qui il était, ajoute la greffée.Je remercie aussi intérieurement sa famille d\u2019avoir consenti à me donner ses poumons.Ça a dû être une décision extrêmement difficile de débrancher quelqu\u2019un que tu aimes pour sauver la vie de quelqu\u2019un d\u2019autre.» Aujourd\u2019hui, la Granbyenne profite pleinement de la vie.Ce don d\u2019organe lui permet d\u2019aimer encore plus fort chaque jour.«Si je n\u2019avais pas eu cette greffe, je n\u2019aurais pas pu être là pour ma famille.Je n\u2019aurais jamais connu mes deux petites-filles», dit-elle, reconnaissante.INFORMER POUR SENSIBILISER Mme Caron Gosselin obser ve beaucoup de zones d\u2019ombre et de méconnaissance par rapport au don d\u2019organes.«Il y a beaucoup d\u2019éducation à faire, encore aujourd\u2019hui, indique-t-elle.Quand je parle de mon expérience, je réalise qu\u2019encore beaucoup de gens ne savent même pas que le pancréas peut être greffé, ou qu\u2019on greffe toujours deux reins et pas un seul.Des gens ignorent même qu\u2019ils peuvent être des donneurs vivants.» Pour Lucie Dumont, une meilleure éducation est la clé du changement, y compris pour augmenter le nombre de donneurs d\u2019organe potentiels.À l\u2019heure actuelle, seulement 1  % des personnes qui décèdent peuvent être donneurs d\u2019organe, mais bon nombre n\u2019ont pas nécessairement signé leur carte de donneur, alors que jusqu\u2019à huit vies peuvent être sauvées de la sorte.En incluant le don de tissus, ce sont tout près d\u2019une vingtaine de personnes qui bénéficieront de la générosité d\u2019une seule personne.«Les gens se posent beaucoup de questions ou ont des fausses perceptions par rapport au don d\u2019organe, indique Mme Dumont.Par exemple, on n\u2019est jamais trop vieux pour devenir donneur.La personne la plus âgée à avoir fait un don d\u2019organe au Québec avait 92 ans!» G r â c e à s o n o r g a n i s m e , M me  Dumont, anciennement conseillère pédagogique, œuvre pour intégrer un programme éducatif portant sur le don d\u2019organe à travers le cursus scolaire des élèves du deuxième cycle du secondaire.Une centaine d\u2019écoles appliquent présentement le programme, mais la fondatrice de Chaîne de vie souhaiterait le voir intégrer tous les établissements scolaires de la province.La campagne de sensibilisation de Chaîne de vie se veut aussi «un message d\u2019espoir» à l\u2019attention des quelque 800 personnes en attente d\u2019une greffe au Québec, chaque année.«On pense à eux, surtout dans le contexte actuel où des personnes en attente d\u2019une greffe rénale dont on sait qu\u2019ils attendront plus longtemps en raison du délestage dans le système de santé», souligne Lucie Dumont.GESTE «HÉROÏQUE» En documentant son processus d\u2019attente de greffe sur Facebook, Janie Boulianne Gref ne se doutait pas que cela mettrait sa future donneuse sur sa route.Les deux femmes se sont rencontrées lors d\u2019une soirée mondaine.«Sur le coup, elle m\u2019a dit qu\u2019elle était abonnée à mon blogue.Elle m\u2019a exprimé beaucoup d\u2019empathie et m\u2019a souhaité de trouver rapidement un donneur, se souvient Mme Boulianne Gref.Plus tard dans la soirée, elle est revenue en me disant qu\u2019elle voulait tenter d\u2019être ma donneuse.» Une offre aussi inattendue que déstabilisante pour la greffée, qui lui a demandé de bien réfléchir avant de prendre une décision définitive.Deux semaines plus tard, le processus de tests débutait, et cette fois-ci, après une année de vérifications, il a pu se rendre à son terme, confirmant Marie-Ève Cronin à titre de donneuse compatible.«Jusque-là, je ne voulais pas me créer de faux espoirs, surtout que mon père avait entrepris les démarches et avait été écarté comme donneur à la toute fin, relate la Sherbroo- koise.Le plus difficile dans tout cela, pour moi, ça a été de me dire que je méritais ce don, que j\u2019étais digne d\u2019une telle générosité.Ça venait du cœur, c\u2019était complètement altruiste.» La Sherbrookoise Marie Bureau, elle aussi greffée pulmonaire, abonde en ce sens.« C\u2019est un beau cadeau du ciel, commente celle qui, chaque année depuis le premier anniversaire de sa transplantation, écrivait un message de remerciements à la famille de son donneur.Je n\u2019ai pas de mot pour exprimer ma reconnaissance : d\u2019une certaine façon, l\u2019amour de la famille survit à travers le don d\u2019organe.» «C\u2019est plus que ça, c\u2019est un geste héroïque, mentionne Mme Caron G o s s e l i n q u i , d i a b é t i q u e à l\u2019époque, s\u2019est retrouvée aux soins intensifs après avoir contracté la grippe, provoquant son insuffisance rénale.J\u2019attendais ma mort et un inconnu m\u2019a sauvé la vie et celle de deux autres personnes ce jour-là parce qu\u2019il a choisi de faire don de ses organes.» DON D\u2019ORGANE UNE CAUSE QUI LEUR TIENT À CŒUR 2 Pas un jour ne passe sans que Lise Thibodeau-Dumas ne pense à la personne qui lui a sauvé la vie en lui faisant don de ses poumons.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST ALAIN DION 1 En documentant son processus d\u2019attente de greffe sur Facebook, Janie Boulianne Gref ne se doutait pas que cela mettrait sa future donneuse, Marie-Ève Cronin, sur sa route.\u2014 PHOTO FOURNIE 1 2 0057567 Très petit, Laurent Francis a compris et vécu ce qu\u2019était la différence.D\u2019origine camerounaise, il a aussi connu tôt son orientation sexuelle.Dans son pays natal \u2013 qu\u2019il a quitté il y a 8 ans, alors qu\u2019il avait 16 ans \u2013, rien de cela n\u2019était et n\u2019est vraiment encore accepté.En fait, sur 45 pays en Afrique subsaha- rienne, 28 disposent encore de législations interdisant ou réprimant l\u2019homosexualité, exposantd\u2019ailleurs la communautéLGBTQI+ à la stigmatisation et aux violences de tout genre.Dans ces textes de loi, et surtout le code pénal, cette orientation sexuelle est clairement définie comme une pratique «contre nature».«Dans mon enfance, j\u2019ai subi beaucoup de discrimination, même dans ma propre famille, en raison entre autres de mon aspect physique et de mes manières féminines.Bref, à cause de ma différence», souligne Laurent Francis Ngoumou, doctorant à l\u2019École de travail social et de criminologie et également président de l\u2019Association pour la diversité sexuelle et de genre de l\u2019Université Laval.Conscient, sensible et interpellé par la discrimination engendrée par les différences, le jeune Laurent Francis sent vite le besoin de réaliser des études et, plus tard, des recherches sur les minorités sexuelles, liées aux domaines de l\u2019anthropologie, de l\u2019ethnographie, de l\u2019histoire et des sciences sociales en général.Probablement, dit-il, pour mieux comprendre l\u2019humain, mais aussi et surtout pour espérer faire évoluer la pensée.«Oui, j\u2019ai espoir en l\u2019humain, mais ceci doit passer par la recherche, l\u2019éducation et la sensibilisation.On doit davantage expliquer aux gens pourquoi ils agissent ainsi aujourd\u2019hui, et évidemment aussi pourquoi il ne faut pas stigmatiser tout être humain.» Cet intérêt pour la recherche naît plus précisément d\u2019une prise de conscience alors qu\u2019il effectue une maîtrise à Berlin (Master\u2019s degree of Arts in Social Work as a Human Rights Profession) et qu\u2019il apprend qu\u2019un de ses amis d\u2019enfance est tué au Cameroun parce qu\u2019il est homosexuel.«Lors de ces études, j\u2019ai appris que l\u2019un de mes amis camerounais avait été pris dans une embuscade et tué simplement parce qu\u2019il était différent », dit-il, la voix encore teintée d\u2019indignation.MOIS DE L\u2019HISTOIREDESNOIRS ÀQUÉBEC Laurent Francis Ngoumou est au nombre des conférenciers qui composent la riche programmation du Mois de l\u2019histoire des Noirs à Québec, qui se tient jusqu\u2019au 28 février dans la région.Cette année, l\u2019événement se déroulera sous le signe de la jeunesse comme vecteur de changement et d\u2019innovation.En quelques minutes à peine à discuter avec lui, nous découvrons un homme sensible, brillant et cultivé, fidèle à ses origines, à son histoire et vivement soucieux d\u2019encourager toute forme d\u2019inclusion.Les sujets de recherche qui l\u2019interpellent le plus?Certainement le racisme systémique ainsi que l\u2019histoire et la réalité sociale des minorités sexuelles afro-caribéennes dans leur pays d\u2019origine \u2013 soit dans un contexte précolonial, colonial ou postcolonial \u2013, mais aussi dans leur pays d\u2019accueil.« La première partie de ma conférence porte sur la période précoloniale en Afrique, soit avant 1900.Comment vivaient alors les minorités sexuelles?Étaient-elles acceptées?Quelle était la réalité africaine ?Mon argumentaire s\u2019appuie principalement sur des recherches menées sur le sujet dans les domaines de l\u2019anthropologie, de l\u2019histoire et de l\u2019ethnographie.Par exemple, les études de l\u2019anthropologue allemand Günter Tessmann ont révélé que, avant la période de colonisation en Afrique, l\u2019homosexualité était non seulement présente dans des communautés africaines, tels les Fang-Beti, les Haoussa, les Zulu, mais aussi qu\u2019elle était acceptée au sein de la société africaine, et même par les étrangers, voire les hauts dignitaires venant séjourner dans ces pays.» Ce sont de tels constats qui incitent notamment le jeune chercheur à encourager une plus grande prise de conscience sociale, et ce, pour répondre à un désir profond et sincère de faire évoluer les choses, de faire évoluer la pensée humaine.La deuxième partie de la conférence de Laurent Francis Ngoumou portera sur la réalité des minorités sexuelles afro-caribéennes dans leur pays d\u2019accueil.«Mes recherches sur ce sujet portent plus précisément sur le Québec, le Canada, la Belgique et l\u2019Allemagne, explique le chercheur.Beaucoup d\u2019études internationales, telles celles des Nations unies, mais aussi celle de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse rapportent que la personne LGBT+ afro- caribéenne est malheureusement doublement stigmatisée dans ces pays d\u2019accueil.D\u2019abord, parce qu\u2019elle est noire et donc victime de racisme.Ensuite, parce qu\u2019elle fait partie de la communauté LGBT+ et donc victime de discrimination par la communauté noire\u2026 De plus, il est révélé que la personne peut aussi parfois être victime de discrimination en raison de sa religion, catholique ou musulmane.» Au cours du débat, le chercheur souhaite discuter de ce qui semble, à son avis, être à l\u2019origine de ces problèmes, qui perdurent depuis des siècles.Ceci s\u2019avère, en fait, à ses yeux, la plus importante prise de conscience que devrait viser la société.« Pourquoi existe-t-il encore, dans plusieurs pays d\u2019Afrique, une homophobie institutionnalisée?Par exemple, au Cameroun, il est inscrit au Code pénal qu\u2019une personne homosexuelle doit être emprisonnée.Dans certains pays africains, les homosexuels doivent être tués.Il est clair que tout part de la colonisation, qui était basée sur les fondements extrémistes judéo-chrétiens.Or, ces principes sont encore clairement présents et appliqués en Afrique.Conséquemment, ceci a mené à la perte de notre véritable identité, de notre histoire et de notre culture africaine.Il faut plus que jamais mettre de l\u2019avant et valoriser notre héritage culturel dans nos pays d\u2019origine, mais aussi dans nos pays d\u2019accueil.En fait, partout dans le monde ! », conclut-il, la voix positive et déterminée.Récemment, l\u2019Université Laval se dotait d\u2019une Politique en matière d\u2019équité, de diversité et d\u2019inclusion.Les principes directeurs de cette politique vont guider ses engagements et ses actions, et inspirer les comportements des membres de sa communauté au quotidien.Laurent Francis Ngoumou salue la venue de cette nouvelle politique et entend participer aux deux rencontres publiques virtuelles qui découleront de celle-ci.La conférence en ligne de Laurent Francis Ngoumou, gratuite et ouverte à tous, aura lieu le dimanche 14 février à 16h20.Pour inscription : bit.ly/3aYCldF Respecter et vivre la différence nouvelles.ulaval.ca Le contenu de cette page est produit par la Direction des communications de l\u2019Université Laval.Suivez-nous Le racisme systémique et la réalité sociale des minorités sexuelles afro-caribéennes seront au cœur d\u2019une conférence présentée dans le cadre du Mois de l\u2019histoire des Noirs à Québec par Claudine Magny leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 53 SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 54 Agence France-Presse KABOUL \u2014 Le président Joe Biden est confronté à de «sérieux dilemmes» en Afghanistan, où la date prévue du retrait complet des troupes américaines approche alors que les talibans ne semblent nullement prêts à renoncer à la violence, a estimé un haut responsable américain.« L\u2019a d m i n i st rat i o n Bi d e n e st face à des dilemmes vraiment très sérieux», a déclaré ce haut responsable du département d\u2019État américain à l\u2019AFP cette semaine à Kaboul, sous couvert d\u2019anonymat, estimant que si les États-Unis se retirent et que «le processus de paix échoue, ce sera un retour à des violences généralisées».Sitôt l\u2019entrée en fonction de M.Biden, son administration a ordonné un réexamen de l\u2019accord signé avec les talibans en février 2020 à Doha, qui prévoit le retrait total des forces américaines d\u2019Afghanistan d\u2019ici le 1er mai.Selon ce responsable, si le président américain décide finalement de maintenir des soldats dans le pays au-delà de cette échéance, il doit s\u2019attendre à ce qu\u2019ils soient à nouveau visés par les insurgés.Après la signature de l\u2019accord de Doha, ceux-ci avaient cessé d\u2019attaquer les forces américaines, qui n\u2019ont perdu aucun soldat au combat depuis un an.Et si les États-Unis se retirent entièrement, ils laisseront le fragile gouvernement afghan à la merci d\u2019un adversaire déterminé, et le risque est grand de voir survenir de nouveaux massacres, qu\u2019il leur sera difficile d\u2019ignorer.Dans le cas où les forces américaines et de la coalition internationale resteraient en Afghanistan, les menaces sur leur vie figureraient «très, très haut parmi nos priorités», a souligné le responsable.L\u2019accord de Doha conditionnait le retrait américain à des garanties sécuritaires de la part des talibans et à leur engagement à négocier un accord de paix avec le gouvernement afghan.«ÉCOSYSTÈME DE VIOLENCE» Mais ces pourparlers de paix, ouverts en septembre à Doha, avancent au ralenti et en Afghanistan pas une journée ne se passe sans l\u2019explosion d\u2019une bombe, des attaques contre les forces gouvernementales ou une tentative d\u2019assassinat ciblé contre une personnalité de la société civile.«Le niveau de violence reste très, très élevé [.], ce qui est choquant et profondément décevant», a relevé ce responsable.«Cela nuit indéniablement à l\u2019ambiance pour tout accord de règlement du conflit afghan.» Les talibans nient toute responsabilité dans les attentats ciblés et l\u2019organisation État islamique en a revendiqué la plupart.Washington n\u2019a cependant aucun doute sur qui en assume réellement la responsabilité.«De notre point de vue, les tali- bans sont responsables de la grande majorité des assassinats ciblés», a repris cette source, qui estime qu\u2019ils ont créé un «écosystème de violence».«Cela a clairement pour objet de démoraliser les citoyens [.] d\u2019ajouter aux doutes des gens sur leur gouvernement et à l\u2019idée qu\u2019une victoire [des talibans] est inéluctable», a-t-il jugé.Le président afghan, Ashraf Gha- ni, a demandé à M.Biden de ne pas précipiter un retrait complet et espère qu\u2019il accentuera la pression sur les talibans pour qu\u2019ils fassent des concessions dans les discussions de paix au Qatar.Le gouvernement afghan est «anxieux et prêt à négocier.Il est allé à Doha préparé [.] et il n\u2019a personne avec qui discuter, ce qui est décevant», a ajouté ce responsable, estimant que les talibans se font peu d\u2019amis dans l\u2019opinion internationale avec cette approche.AFGHANISTAN BIDEN FACE À DE «SÉRIEUX DILEMMES» Si les États-Unis se retirent entièrement du pays, ils laisseront le fragile gouvernement afghan à la merci d\u2019un adversaire déterminé, et le risque est grand de voir survenir de nouveaux massacres, qu\u2019il leur sera difficile d\u2019ignorer.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, THOMAS WATKINS leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 55 LE MONDE Agence France-Presse LONDRES \u2014 Les pierres du site préhistorique de Stonehenge, en Angleterre, pourraient venir d\u2019un autre site situé au Pays de Galles, à plus de 200 kilomètres de là, une découverte qui lèverait une partie du mystère entourant ces célèbres mégalithes, estiment des archéologues.Leur étude, qui doit être publiée dans la revue d\u2019archéologie britannique Antiquity et fait l\u2019objet d\u2019un documentaire diffusé vendredi sur la BBC, montre, grâce aux sédiments du sol et à la datation au charbon, que le cercle de pierres de Waun Mawn (dans le sud-ouest du Pays de Galle) a été érigé environ 400 ans avant un de ceux de Stonehenge.Les chercheurs de l\u2019University College London (UCL) estiment que les pierres bleues et grises \u2014  caractéristiques du Pays de Galles \u2014 de Stonehenge ont pu y être déplacées par ses constructeurs au fur et à mesure que leur communauté a migré en Angleterre.Les scientifiques ont en effet remarqué qu\u2019un cercle datant de 3000 ans av.J.-C.sur le site mégalithique, classé au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, avait copié la structure de celui de Waun Mawn, présentant exactement le même diamètre (110 mètres) et le même alignement face au lever du soleil lors du solstice d\u2019été.Cette découverte expliquerait beaucoup de choses sur le site de Stonehenge, notamment pourquoi ses monolithes n\u2019ont pas été érigés à proximité immédiate de leur carrière, comme la plupart des sites datant de la même époque.Waun Mawn, où il ne reste désormais que quatre monolithes, est l\u2019un des plus anciens cercles de pierre du Royaume-Uni, et le troisième plus grand du pays.La région environnante était une zone importante et densément peuplée jusqu\u2019en 3000 avant J.-C., date à laquelle l\u2019activité semble avoir brusquement cessé.«C\u2019est comme si [les habitants] avaient disparu.Peut-être que la plupart des gens ont migré, emportant leurs pierres \u2014 leurs identités ancestrales \u2014 avec eux», a déclaré le professeur Parker Pearson, de l\u2019UCL.Composé d\u2019environ 80 pierres, le site mégalithique de Stonehenge a dû emprunter des roches à d\u2019autres monuments que celui de Waun Mawn, estime le professeur : «Peut- être y a-t-il d\u2019autres [monuments] à Preseli qui attendent d\u2019être trouvés.Qui sait?» UNE PARTIE DU MYSTÈRE DE STONEHENGE EXPLIQUÉE?Le site de Stonehenge, en Angleterre \u2014 PHOTO AFP, ADRIAN DENNIS JEREMIE RICHARD Agence France-Presse REYKJAVIK \u2014 Bars, piscines, salles de sport : avec le plus faible taux d\u2019incidence de la COVID-19 en Europe, l\u2019Islande a levé cette semaine une nouvelle série de restrictions et retrouve une vie quasi normale, concentrant désormais ses efforts sur les contrôles aux frontières.Au Kaldi, un bar dans le centre- ville de Reykjavik, les fûts fraîchement débouchés alimentent les tireuses et la bière coule à nouveau à flots depuis la réouverture des établissements en début de semaine.«Je me sens privilégié», témoigne Gunnar Gudjónsson, un opticien de 72 ans attablé après le travail avec un ami dans l\u2019un des trois espaces délimités de l\u2019établissement.L\u2019 I s l a n d e e s t d e p u i s t r o i s semaines le seul pays classé «vert» sur la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), signifiant que les pays de l\u2019UE sont en théorie appelés à ne pas exiger de test ou de quarantaine des voyageurs en provenance du pays.Depuis mi-novembre, forte de bons résultats, la grande île de l\u2019Atlantique Nord a progressivement relâché ses restrictions, en quatre vagues, dans une stratégie d\u2019«allègement prudent».Soulever de la fonte ou courir sur un tapis dans une salle de sport, nager la brasse ou barboter à la piscine sont autant d\u2019activités désormais possibles, contrairement à de nombreux pays d\u2019Europe.«Je crois que nous sommes restés cinq heures le premier jour après la réouverture», confesse Anna Mjöll Gudmundsdóttir, une universitaire de 45 ans qui vient presque tous les jours se prélasser en famille dans l\u2019un des bains chauds de la piscine de Seltjarnarnes, une péninsule à l\u2019ouest de Reykjavík.«Nous sommes très chanceux en Islande», abonde Jón Gardar Gud- mundsson, un conseiller financier de 52 ans encore essoufflé après un long entraînement dans une salle de sport de la capitale.Avec seulement cinq nouvelles infections (hors une vingtaine de cas arrêtés aux frontières) au cours des 14 derniers jours, l\u2019épidémie est à son plus bas depuis plus de cinq mois et son taux d\u2019incidence est le plus faible d\u2019Europe hors la petite cité du Vatican (0), selon les données officielles compilées par l\u2019AFP.Bien que la tendance soit à la baisse dans la majorité des pays européens, aucun ne peut se targuer d\u2019une aussi bonne situation.SÉQUENÇAGE DE TOUS LES CAS La recette du succès islandais?«La volonté de la nation de se conformer à toutes les restrictions mises en place, la force de notre communauté médicale pour y faire face et puis, bien sûr, la combinaison du traçage des cas contacts, des tests et du séquençage de tous les cas positifs», explique Vídir Reynisson, un haut responsable de la police devenu une figure des points d\u2019information des autorités.Être une vaste île de seulement 365 000 habitants aux confins du cercle polaire, avec la plus faible densité du continent semble aussi un facteur favorable indéniable.«Je pense que c\u2019est moins important qu\u2019on ne veut laisser entendre», modère toutefois Jóhanna Jakobs- dóttir, biostatisticienne.«C\u2019est une excuse facile pour les autres pays».Si la vie a repris un cours quasi normal et que le pays est parmi les plus rapides à vacciner en Europe, la prudence reste de mise.Ainsi, l\u2019Islande a renforcé ses mesures déjà strictes à ses frontières  : depuis le 15 janvier, les voyageurs doivent se soumettre à un double test PCR entrecoupé de cinq jours de quarantaine, notamment en arrivant à l\u2019aéroport international de Keflavík, où se concentrent plus de 98 % des flux.«Cela joue bien sûr un grand rôle pour stopper l\u2019introduction de nouveaux variants dans le pays», admet Vídir Reynisson.Grâce au séquençage systématique de chaque cas positif, une soixantaine de cas du variant britannique ont ainsi été détectés dès leur arrivée ou très rapidement, empêchant une propagation incontrôlée.A c t u e l l e m e n t , s e u l e m e n t quelque 200 à 300  personnes arrivent chaque jour en Islande, contre soixante fois plus environ avant l\u2019épidémie.«Mathématiquement, c\u2019est très peu probable que des cas positifs puissent passer au travers des mailles du filet», assure Thor Aspelund, professeur au centre des sciences de la santé publique à l\u2019Université d\u2019Islande.«Mais nous devons toujours rester vigilants», ajoute-t-il.RETOUR À UNE VIE QUASI NORMALE EN ISLANDE L\u2019alcool coule à flots dans les bars de Reykjavik, en Islande \u2014 PHOTO AFP, HAL- LDOR KOLBEINS SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 56 LE MONDE 1 COUP D\u2019ŒIL 2 3 leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 57 LE MONDE JAMES BOND À LA SAUCE SOVIÉTIQUE! Agence France-Presse Fausse dent au cyanure et paquets de cigarettes dissimulant un appareil photo : les gadgets utilisés par les services secrets soviétiques qui seront vendus aux enchères à Beverly Hills à la fin de la semaine n\u2019ont rien à envier aux films de James Bond.Comme en témoigne la vente organisée par la maison américaine Julien\u2019s Auctions, les appareils photo miniatures faisaient fureur chez les espions du KGB durant la Guerre froide.Ils vont se nicher dans tous les vêtements et objets imaginables : élégant sac à main de femme, boucles de ceinture, brosse à chaussures, cabane à oiseaux, chevalière et même cravate.Autre grand classique de la panoplie d\u2019agent secret, les micros, qui pouvaient se cacher dans des cendriers, des stylos ou des assiettes en porcelaine.Spécialisée dans la «pop-culture», notamment les objets ayant appartenu à des célébrités, Julien\u2019s Auctions fait avec ces enchères «un saut sur le marché de la vente historique et nous attendons toutes sortes de collectionneurs du monde entier», explique à l\u2019AFP Kody Frederick, un des responsables de la vente.«Les gens qui ont créé ces objets étaient vraiment des pionniers de la miniaturisation», relève-t-il, comparant le «téléphone mobile géant» présent dans la vente, «gros comme six briques» et destiné à rester dans une voiture, à nos cellulaires actuels.Une grande partie des objets qui seront mis aux enchères le 13 février, à la fois sur place à Beverly Hills en Californie et via Internet, était aux mains de vrais agents secrets et sont parvenus aux États-Unis après la chute du bloc soviétique au début des années 1990.Parmi les pièces en vue, une réplique du parapluie à la pointe empoisonnée utilisé pour tuer l\u2019auteur bulgare Georgi Markov, dissident assassiné à Londres en 1978.Ce fameux «parapluie bulgare» est estimé entre 3000 et 5000 $.Tout aussi emblématique des films d\u2019espionnage, la fausse dent contenant du cyanure a bel et bien existé.«La dent était conçue pour se briser lorsqu\u2019on la mordait d\u2019une certaine manière, de sorte que les agents capturés pouvaient mettre fin à leurs jours si nécessaire pour éviter d\u2019être torturés et de livrer des informations compromettantes», explique Julien\u2019s Auction.Un exemplaire sera en vente pour un prix estimé entre 800 et 1200 $.Les passionnés d\u2019espionnage pourront se rabattre sur une kyrielle d\u2019objets disposant d\u2019un compartiment pour passer des microfilms ou autres documents : boutons de manchettes, chaussures à talons creux, pièce de monnaie évidée voire «capsule rectale».1 ?Pudit alibus aut facercienis re, nonsequo quo idustru metur?Se cus audit mollabo.Beatet hilit vid ut ut arci que lam sed exerchi catque quam, con consenda voluptat qui consendiciis et quam nobis audae qui ipicimodio tet dem es none niati- bus dolutat invella borehen dendebis arcia aut re consentur mi, cum nobissi tionsed quaeritat laborep tatusa sitat.1 ?Pudit alibus aut facercienis re, nonsequo quo idustru metur?Se cus audit mollabo.Beatet hilit vid ut ut arci que lam sed exerchi catque quam, con consenda voluptat qui consendiciis et quam nobis audae qui ipicimodio tet dem es none niati- bus dolutat invella borehen dendebis arcia aut re consentur mi, cum nobissi tionsed quaeritat laborep tatusa sitat.1?Ce paquet de cigarettes, qui dissimulait un appareil photo, semble tout droit sorti d\u2019une aventure de l\u2019agent 007.\u2014 PHOTOS AFP, FREDERIC J.BROWN 2?La classique fausse dent contenant du cyanure, emblématique des films d\u2019espionnage.«La dent était conçue pour se briser lorsqu\u2019on la mordait d\u2019une certaine manière, de sorte que les agents capturés pouvaient mettre fin à leurs jours si nécessaire pour éviter d\u2019être torturés et de livrer des informations compromettantes», explique Julien\u2019s Auction.3?Une montre d\u2019espionnage avec micro intégré 4Décidément, les articles de fumeurs avaient la cote : ce cendrier dissimulait un micro.4 SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 58 LE MONDE LAURIE CHEN Agence France-Presse WUHAN \u2014 Après quatre semaines de mission à Wuhan en Chine, les experts de l\u2019OMS n\u2019ont pu percer les origines de la pandémie de COVID-19 et plusieurs questions restent en suspens.L\u2019équipe de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le coronavirus a probablement migré de chauves-souris vers une espèce non déterminée avant de contaminer des humains.Elle a également jugé «hautement improbable» que la COVID-19 provienne d\u2019un laboratoire de haute sécurité de Wuhan, infirmant ainsi nombre de théories allant en ce sens.Une pression planétaire pèse sur les experts depuis le début de leur enquête en Chine, ce qui revient à travailler «comme des fous dans l\u2019environnement le plus chargé qui soit politiquement», selon l\u2019un deux, Peter Daszak.Après une mission de presque un mois, voici cinq questions restées sans réponse concernant l\u2019origine du coronavirus.L\u2019ORIGINE ANIMALE?Selon les experts, des dizaines de milliers d\u2019échantillons d\u2019animaux sauvages, domestiques et d\u2019élevage prélevés à travers le pays ont été analysés, mais aucun ne contenait le virus Sars-CoV-2.L a v i ro l o g u e n é e rl a n d a i s e Marion Koopmans a néanmoins expliqué que des espèces très sensibles au coronavirus \u2014 rat des bambous, blaireau, lapin \u2014 étaient vendues au marché Huanan de Wuhan, site d\u2019un des premiers clusters, ce qui pourrait être un point de départ pour remonter la chaîne de contamination.Le zoologue britannique Peter Daszak a ajouté que de nouveaux virus découverts sur des chauves- souris en Thaïlande et au Cambodge «déplacent le curseur vers l\u2019Asie du Sud-Est».«Je pense que nous trouverons un jour», a-t-il jugé, mais «cela pourrait prendre du temps».L\u2019ACCÈS AUX DONNÉES?Certains se sont inquiétés des difficultés d\u2019accès aux données chinoises pour les scientifiques, alors que Pékin avait été accusé d\u2019avoir minimisé la gravité de l\u2019épidémie à son début à Wuhan fin 2019.Thea Kolsen Fischer, épidémio- logiste danoise de l\u2019OMS, a précisé que l\u2019équipe n\u2019avait pas reçu de données chinoises brutes, mais s\u2019était appuyée sur les analyses des scientifiques chinois.Il est fréquent que des «données agrégées» soient fournies à des étrangers, a-t- elle ajouté.Les experts de l\u2019OMS ont assuré avoir obtenu accès à tous les sites et les personnes qu\u2019ils ont souhaité.LA THÈSE DES SURGELÉS?Pékin a plusieurs fois évoqué la thèse que le coronavirus aurait pu être importé en Chine via des aliments surgelés.Le responsable des situations d\u2019urgence à l\u2019OMS, Mike Ryan, estime qu\u2019il n\u2019y a «pas de preuve que des aliments ou la chaîne alimentaire participent à la transmission» de la COVID-19.Mais en Chine, son équipe semble avoir accordé un certain crédit à cette thèse.D\u2019après le chef de la partie chinoise de la mission, Liang Wan- nian, le coronavirus peut voyager sur de grandes distances à la surface de produits froids, et l\u2019analyse d\u2019échantillons du marché de Hua- nan, qui vendait des animaux sauvages et des fruits de mer surgelés, a montré une «contamination généralisée» à la COVID-19.Le chef de l\u2019équipe de l\u2019OMS, Peter Ben Embarek, a néanmoins prévenu qu\u2019on ignorait pour l\u2019instant si le coronavirus pouvait se transmettre aux humains par la chaîne du froid.DE CHINE OU D\u2019AILLEURS?Pékin a demandé avec insistance à l\u2019OMS d\u2019enquêter sur une éventuelle origine américaine de l\u2019épidémie.Des responsables du ministère chinois des Affaires étrangères ont évoqué des théories sur la fuite du coronavirus d\u2019un laboratoire militaire américain.Pressée d\u2019échapper aux critiques internationales, la Chine a également diffusé des études suggérant que la COVID-19 serait apparue fin 2019 en Italie et dans d\u2019autres pays.Mais Mme Koopmans a jugé que ces études «ne fournissent aucune preuve d\u2019une circulation antérieure» à décembre 2019 du virus hors de Chine, ajoutant néanmoins que des experts «devraient réellement rechercher des preuves d\u2019une circulation antérieure».ET MAINTENANT?Pour Mme Koopmans, les fermes fournissant en animaux sauvages le marché Huanan de Wuhan doivent faire l\u2019objet de recherches supplémentaires.En plus de prélever davantage d\u2019échantillons sur des animaux sauvages en Chine et ailleurs, M.Ben Embarek a suggéré de retester des échantillons en utilisant de «nouvelles approches» pour les analyses sanguines et de rechercher des cas antérieurs à décembre 2019 à Wuhan.La Chine, de son côté, espère que les prochaines investigations auront lieu dans un autre pays.Le chef de l\u2019équipe de l\u2019OMS, Peter Ben Embarek, répond aux questions des journalistes à la fin de la mission de l\u2019organisation en Chine, le 10 février dernier.\u2014 PHOTO AP, NG HAN GUAN MISSION DE L\u2019OMS EN CHINE CINQ QUESTIONS SUR LA PANDÉMIE RESTÉES SANS RÉPONSE leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 59 LE MONDE PIERRE-HENRY DESHAYES, MARIA PANINA ET SYLVIE LANTEAUME Agence France-Presse OSLO \u2014 Des bombardiers stratégiques de l\u2019US Air Force vont poser sous peu leur silhouette effilée et inquiétante en Norvège, nouvelle illustration d\u2019une effervescence militaire sans pareille dans la région depuis la fin de la Guerre froide.«Grand Nord, basses tensions».L\u2019adage a longtemps désigné la situation diplomatique et sécuritaire relativement paisible qui a régné dans l\u2019Arctique pendant des décennies.Mais le regain de tensions entre Occidentaux et Russes, en particulier depuis la crise de Crimée en 2014, a rebattu les cartes et conduit les deux camps à faire de nouveau l\u2019étalage de leurs forces.Y compris sous ces hautes latitudes présumées riches en ressources naturelles et où la fonte des glaces ouvre de nouvelles routes maritimes.Ce mois-ci, des bombardiers B-1B à long rayon d\u2019action sont pour la première fois attendus sur la base aérienne d\u2019Ørland pour s\u2019entraîner quelques semaines avec l\u2019armée de l\u2019air norvégienne qui garde les frontières septentrionales de l\u2019OTAN.«Ce déploiement s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019une activité militaire globale dans le Grand Nord qui a sensiblement augmenté ces dernières années, tant côté occidental que côté russe», observe Kristian Åtland, chercheur à l\u2019Institut norvégien de recherche sur la défense (FFI).«Le fait que ce soient des bombardiers stratégiques soulève naturellement des inquiétudes chez les Russes», observe-t-il.De fait, Moscou voit rouge, notant que ces avions peuvent, dans certaines circonstances, emporter des armes atomiques.«Personne dans l\u2019Arctique ne se prépare à un conflit armé.Toutefois, il y a des signes de confrontation croissante et d\u2019escalade militaire», estime l\u2019ambassadeur itinérant de la Russie auprès du Conseil de l\u2019Arctique, Nikolaï Kortchounov.Cette militarisation dans la région «pourrait nous faire revenir des décennies en arrière vers les temps de la Guerre froide», disait- il à l\u2019agence russe RIA début février.«ROULETTE OTANIENNE» À Oslo, on dédramatise l\u2019affaire.Située en plein cœur de la Norvège \u2014 et en dessous du cercle polaire \u2014, la base concernée est à 1200 kilomètres de la frontière russo-norvégienne, fait-on valoir.«Que nos alliés s\u2019entraînent chez nous est un aspect bien établi et naturel de notre politique de sécurité et de la coopération au sein de l\u2019OTAN», explique le ministre norvégien de la Défense, Frank Bakke-Jensen.«La Russie le sait bien et n\u2019a aucune raison de se sentir provoquée», a-t-il souligné dans un courriel à l\u2019AFP.Mais l\u2019épisode n\u2019est pas isolé.La Norvège vient aussi de décider de mettre à disposition de ses alliés américains, britanniques et français un point d\u2019appui pour leurs sous-marins à propulsion nucléaire, près de Tromsø.E n 2 0 0 9 , l a b a s e v o i s i n e d\u2019Olavsvern, dans les entrailles d\u2019une montagne, avait été fermée et vendue à des intérêts privés par.Jens Stoltenberg, alors premier ministre devenu depuis secrétaire général de l\u2019OTAN.Crispations obligent, le besoin a ressurgi de disposer d\u2019une escale pour aller traquer les submersibles russes qui empruntent, non loin de là, le «Bear Gap», passage obligé entre leurs bases sur la péninsule de Kola et les profondeurs de l\u2019Atlantique.Cela revient à «jouer à la roulette otanienne» avec la nature, la population et les relations avec la Russie, dénonce Greenpeace, en écho aux réticences locales.Le regain des tensions a également conduit la Suède voisine \u2014 non membre de l\u2019OTAN \u2014 à annoncer une hausse massive de 40 % de ses dépenses militaires d\u2019ici 2025, du jamais vu depuis les années 50, et à remilitariser l\u2019île du Gotland dans la Baltique.Se tenant historiquement à l\u2019écart des blocs, le pays nordique compte aujourd\u2019hui au Parlement une majorité favorable à une «option OTAN» qui lui permettrait, comme la Finlande, d\u2019adhérer rapidement à l\u2019alliance.Le gouvernement y est toutefois opposé.RÉARMEMENT RUSSE Pour la première fois depuis les années 1980, la marine américaine a déployé un porte-avions en mer de Norvège en 2018, puis des bâtiments de surface en mer de Barents, dans la zone économique exclusive russe, l\u2019année suivante.Le changement d\u2019équipe à la Mai- son-Blanche ne devrait pas infléchir cette posture.«Les États-Unis ont une longue histoire de coopération avec la Russie dans la région arctique, et j\u2019espère que cela pourra se poursuivre», a déclaré le nouveau ministre américain de la Défense, Lloyd Austin.«Je suis toutefois gravement préoccupé par le renforcement de l\u2019armée russe dans la région et le comportement agressif de la Russie dans l\u2019Arctique et dans le monde», a-t-il ajouté en marge de son audition au Sénat.Car la Russie réarme elle aussi.En mars 2020, le président Vladimir Poutine a ordonné «le renforcement des capacités militaires» et la «création et la modernisation des infrastructures militaires» dans l\u2019Arctique d\u2019ici 2035.Forte de 86  bâtiments, dont 42  submersibles, la puissante Flotte du Nord a été la première à se doter l\u2019été dernier d\u2019un sous- marin nucléaire de quatrième génération de la classe Boreï.Ouverture ou modernisation de bases, tests de nouveaux missiles et drones, simulation d\u2019attaques contre des sites occidentaux, d é p l o i e m e n t s m a r i t i m e s e t aériens de plus en plus lointains témoignent de la politique de réaffirmation militaire de la Russie.L\u2019an dernier, les chasseurs norvégiens ont décollé d\u2019urgence 50 fois pour aller identifier au total 96 appareils russes volant au large du pays.Bien moins que les 500 ou 600 avions soviétiques identifiés annuellement au mitan des années 1980, à l\u2019époque de la Guerre froide, mais bien plus que la dizaine d\u2019identifications qui étaient la norme dans les années 2000.UN VENT DE GUERRE FROIDE SOUFFLE DANS LE GRAND NORD Sur cette photo prise en avril 2019, un soldat armé patrouille la base russe de l\u2019île Kotelny, dans l\u2019Arctique.Des bombardiers B-1B à long rayon d\u2019action sont pour la première fois attendus sur la base aérienne d\u2019Ørland pour s\u2019entraîner avec l\u2019armée de l\u2019air norvégienne qui garde les frontières septentrionales de l\u2019OTAN.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, MAXIME POPOV «Personne dans l\u2019Arctique ne se prépare à un conflit armé.Toutefois, il y a des signes de confrontation croissante et d\u2019escalade militaire» \u2014 Nikolaï Kortchounov, ambassadeur itinérant de la Russie auprès du Conseil de l\u2019Arctique SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 60 ACTUALITÉS L es lecteurs multimédias sont très populaires, car i ls permettent d\u2019avoir accès à du contenu audio et vidéo sur Internet via le téléviseur.Actuellement, deux produits très similaires se démarquent sur le marché, le Fire Stick 4K d\u2019Amazon et le Chromecast avec Google TV.Voici un comparatif des deux appareils.UN CHROMECAST SUR LES STÉROÏDES! Le Chromecast de Google est très populaire depuis plusieurs années déjà.Toutefois, son utilisation, dénuée de télécommande, nécessite de démarrer du contenu à partir d\u2019un appareil tiers tel une tablette, un téléphone intelligent ou un ordinateur.Cette approche qui se voulait simpliste au départ est désormais désuète en comparaison avec la compétition.Le Fire Stick d\u2019Amazon propose une interface graphique permettant d\u2019installer des applications et des jeux ainsi qu\u2019une télécommande pour une fraction du prix de l\u2019Apple TV.C\u2019est dans cette optique que le Chromecast avec Google TV vient jouer directement dans les plates-bandes d\u2019Amazon en proposant un produit avec une charmante interface et une petite télécommande.La configuration du Chrome- cast avec Google TV se fait aisément via l\u2019application Google Home.Si vous avez déjà des produits Nest ou Google, l\u2019application Home fait probablement déjà partie de votre quotidien et il sera encore plus simple pour vous de configurer votre nouvel appareil.L\u2019interface est belle, mais très chargée, car elle combine le contenu de tous les services auxquels vous êtes abonnés tout en ajoutant du contenu en location un peu comme le fait Apple Tv+.Cette approche, propulsée par les algorithmes, est un peu déroutante au départ, mais elle vous permet aussi de trouver certaines perles cachées dans les méandres des catalogues de vos fournisseurs de contenu.Par contre, j\u2019ai eu de la difficulté à trouver des applications québécoises comme Bell Fibe ou Tou.Tv via l\u2019outil de recherche des applications.Étrangement, elles étaient absentes du catalogue par défaut de Google TV, mais elles étaient présentes dans le Play Store trouvé grâce à la recherche par commande vocale.D\u2019ailleurs, l\u2019assistant Google est toujours aussi efficace, et sur le téléviseur, les réponses s\u2019affichent très rapidement.Comme tous les autres appareils de la gamme Chrome- cast, il est possible de diffuser du contenu sur le téléviseur à partir d\u2019une source externe comme un téléphone intelligent, une tablette ou un ordinateur.Ce type de fonction est d\u2019ailleurs absente du Fire Stick, avec lequel vous devrez acheter une application tierce pour effectuer cette besogne.LE FIRE STICK 4K Il existe différents modèles de Fire Stick, mais le 4K constitue selon moi le meilleur achat en raison de sa compatibilité avec une multitude de formats vidéo dont la HD et le 4K.Son processeur puissant offre une plus grande fluidité durant la navigation dans les menus et sa télécommande permet de contrôler le téléviseur.L\u2019interface du Fire Stick permet d\u2019avoir accès rapidement aux applications, mais propose toutefois des publicités et du contenu qui n\u2019est pas nécessairement sollicité.J\u2019utilise le Fire Stick depuis quelques années et cet appareil ne cesse de m\u2019impressionner, d\u2019autant plus que le modèle 4K est performant, réactif et plus stable que les versions antérieures qui étaient moins puissantes.LEQUEL CHOISIR?Le Chromecast avec Google TV et le Fire Stick 4K sont très similaires à bien des points de vue.Google se devait d\u2019offrir une alternative plus complète de son Chromecast afin de rivaliser avec la concurrence.LES TÉLÉCOMMANDES Les télécommandes sont compactes et simples d\u2019utilisation, celle du Chromecast étant légèrement plus dodue.Le bouton de volume ainsi que celui de mise en marche ou arrêt du téléviseur fonctionne très bien sur les trois appareils testés tandis que pour le Chromecast avec Google TV, seul le bouton de volume était fonctionnel, le bouton «power» ne fonctionnant pas en raison de l\u2019incompatibilité de mes téléviseurs.Un bouton Netflix sur la télécommande du Chromecast avec Google TV permet d\u2019y accéder directement.Je préfère la télécommande du Fire Stick.LES FONCTIONNALITÉS Le catalogue d\u2019applications est similaire pour les deux produits, sauf que pour le Chromecast, j\u2019ai eu un peu plus de difficultés à retrouver les applications Tou.Tv et BellFibe.Les applications Netflix et Prime Video sont disponibles sur les deux appareils, tandis qu\u2019Apple TV+ n\u2019est disponible, pour le moment, que sur le Fire Stick.Le produit de Google permet également de diffuser du contenu à partir d\u2019un cellulaire, tablette ou ordinateur tandis que celui d\u2019Amazon nécessite des applications tierces.La pla- teforme de jeux vidéo Google Stadia sera accessible bientôt à partir du Chromecast avec Google TV, ce qui constitue un réel avantage pour les amateurs de jeux vidéo.Au niveau des fonctionnalités, je préfère le Chromecast avec Google TV.La différence entre les deux produits est si mince que votre choix doit se faire en fonction de l\u2019écosystème numérique que vous possédez à la maison.Si vous avez déjà des haut-parleurs intelligents ou des produits de domotique compatibles Alexa ou Google Home, optez pour un appareil de diffusion multimédia complémentaire à votre écosystème en place.Le Fire Stick est plus simple d\u2019utilisation pour les novices.Amazon Fire Stick 4K 60 $ Chromecast avec Google TV 70 $ LE DUEL DES LECTEURS MULTIMÉDIAS Le Chromecast avec Google Tv à gauche et le Fire Stick 4K à droite.\u2014 PHOTO LE QUOTIDIEN, STEEVE FORTIN STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 CARRIÈRES 61 Agence France-Presse NEW YORK \u2014 En quelques semaines, être vacciné contre la CO- VID-19 est devenu un argument de poids sur les sites de rencontres : certains l\u2019utilisent pour mieux conclure, d\u2019autres s\u2019en servent pour montrer leur foi en la science et éloigner les anti-vaccins.Samantha Yammine, qui relaie sur Twitter beaucoup de problèmes de santé, raconte avoir vu plusieurs messages d\u2019hommes vaccinés se disant «totalement sûrs pour contact rapproché».Signe qu\u2019ils espèrent tirer avantage de ce sésame encore inaccessible au plus grand nombre, notamment aux jeunes adultes.«La chose la plus désirable sur un site de rencontre en ce moment, c\u2019est d\u2019avoir eu le vaccin», explique Michael Kaye, responsable de la communication de la plateforme OkCupid.Ainsi, 43 % des quelque 1500 utilisateurs de la plateforme de rencontres Coffee Meets Bagel interrogés se disaient davantage attirés par une personne qui se déclarait vaccinée.La journaliste Sarah Kelly, qui n\u2019a pas encore reçu la précieuse injection, a dit sur Twitter avoir récemment subi «le rejet le plus 2021», lorsqu\u2019un homme vacciné sur un site de rencontre lui a asséné : «T\u2019es cool, mais j\u2019ai trouvé quelqu\u2019un qui est aussi vacciné!» Ils sont des dizaines, sur les réseaux sociaux, à imaginer, entre humour et esprit d\u2019entreprise, une appli de rencontres qui serait réservée aux heureux bénéficiaires de doses des vaccins Pfizer-BioN- Tech ou Moderna.Contactée par un vacciné, Kimberly Te, qui ne l\u2019est pas elle- même, n\u2019a pas embrayé.«Il n\u2019avait eu qu\u2019une dose, donc pour moi, il n\u2019était pas protégé de la COVID», dit-elle.De manière générale, elle n\u2019accorde aucune confiance à un inconnu qui se targuerait d\u2019être vacciné.«Je ne connais pas ces gens, donc je n\u2019ai aucune raison de les croire, en pleine pandémie.» En outre, comme le souligne Cristina Vanko, qui a vu la mention «vacciné» se multiplier sur les sites de rencontres, «il existe encore peu d\u2019études sur la transmission [du virus] par les individus vaccinés».«Le vaccin aide surtout celui qui est vacciné», sans protéger automatiquement les personnes avec lesquelles il serait en contact, dit-elle.«ÉLECTROCHOC» Pour Brittany Biggerstaff, croisée sur Twitter, les personnes qui se disent vaccinées n\u2019attirent pas tant pour leur immunité au virus que pour leur foi en la science.«Ça donne une idée des opinions et des connaissances scientifiques d\u2019un partenaire potentiel», dit-elle.«Ça signale que c\u2019est quelqu\u2019un qui fait attention à la COVID-19, ce qui est probablement de nature à rassurer un peu l\u2019autre», abonde Dawoon Kang, co-fondatrice de la plateforme Coffee Meets Bagel.Dans un pays divisé, polarisé, même le dating peut être politique.Sur le site de forums de discussion Reddit, quelques internautes se moquent de «toutes ces femmes» vaccinées croisées sur les applications de rencontre, «qui sont des cobayes pour les géants pharmaceutiques», selon l\u2019expression d\u2019un internaute.«Je me sers des prises de position sur les vaccins et les masques pour éviter ces idiots qui font tout ce qu\u2019on leur dit», renchérit un autre, représentatif des vaccinosceptiques.S\u2019il attire certains, le vaccin en fait donc fuir d\u2019autres.Vaccinés ou pas, après quasiment un an de vie sociale ralentie, voire suspendue, l\u2019appétit de rencontres est là, alors que se présente dimanche la Saint-Valentin.«Les gens veulent quelqu\u2019un à leurs côtés, même virtuellement», explique Michael Kaye, d\u2019OkCu- pid.Ainsi, chez les femmes, les «likes» sont en hausse de presque 10 % (8,8 %) par rapport à la même période de l\u2019an dernier, dit-il.Depuis le début de la pandémie, les sites de rencontre ont fait évoluer leur offre, avec une accélération de la conversation vidéo, marginale jusqu\u2019ici, et une montée en puissance des cafés virtuels et autres apéros-rencontres.La pandémie a mis en avant l\u2019échange verbal et la correspondance avant la rencontre physique, inscrivant de fait la relation dans le temps, au détriment de rendez-vous immédiats et, parfois, sans lendemain.«Beaucoup de gens nous disent : je réfléchis davantage, [.] je suis plus franc avec mes \u201cmatches\u201d [les contacts via le site] sur ce que je veux», dit Dawoon Kang.Pour la dirigeante de Coffee Meets Bagel, site qui prône les rencontres ayant «du sens», la pandémie aura, de ce point de vue, été «un électrochoc».LE VACCIN, UN ATOUT POUR LES CÉLIBATAIRES Les Coopératives d\u2019information La Tribune, La Voix de l\u2019Est, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil sont des médias solidement implantés dans leur collectivité respective et diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux des communautés qu\u2019ils desservent.Nos contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Est de l\u2019Ontario.Aux côtés de vos collègues, vous jouerez un rôle de premier plan dans cette aventure.Directeur De l\u2019équipe D\u2019impact et De projets réseaux À titre de directeur de l\u2019équipe d\u2019impact et de projets réseaux vous collaborez à traiter des sujets d\u2019intérêt pour tous les médias du groupe, contribuant à renforcer le positionnement des médias locaux et régionaux en tant que producteurs de dossiers d\u2019information exclusifs.Vous coordonnerez le travail effectué au sein de votre équipe et prendrez part à la coordination de certains dossiers de notre groupe.Voici les principales tâches et responsabilités : \u2022 Coordonne le travail d\u2019une équipe journalistique d\u2019impact, traitant de sujets d\u2019intérêt dans toutes les sphères d\u2019activités, dans une optique de publication de dossiers exclusifs sur une base régulière.Les sujets choisis auront un impact important dans les régions desservies par les médias du groupe.\u2022 Mobilise son équipe autour de l\u2019appropriation de techniques propres au journalisme d\u2019impact: recherches, enquêtes journalistiques, démarches officielles (Loi sur l\u2019accès à l\u2019information), traitement et croisement de données, etc.En collaboration avec son équipe : \u2022 Identifie, élabore et planifie la réalisation de projets rédactionnels d\u2019impact contribuant à renforcer le positionnement desmédias locaux et régionauxmembres des Coopératives de l\u2019information (dossiers de fond, enquêtes, analyses, reportages exclusifs, etc.).\u2022 Identifie, élabore et planifie la réalisation de dossiers sur des projets de loi, des règlements, des politiques gouvernementales qui ont un impact sur les régions.En collaboration avec les rédacteurs en chef des médias du groupe : \u2022 Mobilise à l\u2019occasion son équipe pour le traitement immédiat de sujets d\u2019actualité qui ont des impacts et/ou retombées dans les régions.\u2022 Identifie, planifie et coordonne des dossiers journalistiques de groupe (dossiers spéciaux, éditions spéciales), en effectuant les recherches préliminaires de contenus, la coordination et la réalisation avec l\u2019aide de ressources internes et/ou externes.\u2022 Contribue au développement de pratiques pour une meilleure mise en valeur de contenus majeurs (actualité quotidienne notamment) produits par l\u2019un ou l\u2019autre des médias membres, en vue d\u2019assurer une diffusion à plus large échelle et avec plus d\u2019impact (au besoin, intervention/formation sur le titrage, les visuels, etc.).À cet effet, assure le lien avec l\u2019équipe du bureau numérique.Voici les compétences et les qualifications requises pour le poste : \u2022 Posséder un baccalauréat en journalisme ou dans une discipline appropriée.\u2022 Posséder un minimum de 10 années d\u2019expérience dans le milieu journalistique et avoir développé une expertise en journalisme d\u2019enquête.\u2022 Posséder 5 années d\u2019expérience en coordination d\u2019équipe.\u2022 Connaissance approfondie des techniques de journalisme d\u2019enquête et des outils technologiques: recherches, enquêtes journalistiques, démarches officielles (Loi sur l\u2019accès à l\u2019information), traitement et croisement de données.\u2022 Connaissance approfondie de l\u2019actualité québécoise, canadienne et internationale.\u2022 Connaissance de l\u2019environnement numérique des médias de l\u2019information et des réseaux sociaux.\u2022 Bonne capacité de travail d\u2019équipe et de développement du potentiel de ses collaborateurs.\u2022 Sens coopératif.\u2022 Connaissance approfondie de la langue française parlée et écrite et excellentes aptitudes rédactionnelles.\u2022 Connaissance de l\u2019anglais parlé et écrit.\u2022 Connaissance des logiciels de base (Suite Office, Internet, etc.).\u2022 Dynamisme, initiative, rigueur, curiosité, créativité, capacité d\u2019analyse, disponibilité, implication, sens de l\u2019organisation, entregent, bon communicateur, capacité de travailler sous pression.Emploi à temps plein en semaine.Rémunération et avantages sociaux concurrentiels.Lieu de travail : Dans l\u2019une des villes de nos médias locaux avec possibilité de télétravail à partir de l\u2019un de ces lieux : Gatineau, Granby, Ottawa, Québec, Saguenay ou Sherbrooke.Faites parvenir votre candidature au plus tard le 22 février 2021, 16 h à Marie-Christine Lavoie \u2014 mclavoie@cn2i.ca. SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 62 CARRIÈRES En ces temps de pandémie, le télétravail donne des ailes aux «nomades numériques» SOLEIL ET INTERNET HAUTE VITESSE Agence France-Presse PARIS \u2014 Tirant parti de «l\u2019aubaine» offerte par le télétravail, c\u2019est sous les palmiers qu\u2019ils répondent désormais à leurs cour- riels.Salariés ou indépendants, les «nomades numériques» seraient des millions, une manne économique que les pays cherchent à exploiter.«J\u2019ai toujours voulu vivre dans un autre pays pour voir comment c\u2019est», raconte Sharon (prénom modifié), 28 ans.Cette Américaine qui travaille dans la gestion de données a mis le cap sur Mexico, séduite par la «météo» et la «liberté [de s\u2019] organiser».Le nombre de ces baroudeurs d\u2019un nouveau genre, le plus souvent jeunes et travaillant de près ou de loin dans des domaines liés au numérique, est difficile à évaluer, mais se chiffre en millions.Steve King, analyste du cabinet de recherche Emergent Research, estime que les seuls nomades numériques américains étaient 10,9 millions en 2020, en utilisant une définition large du terme.C\u2019est 33  % de plus que l\u2019année précédente.En détachant les salariés de leurs bureaux, la pandémie de COVID-19 a attiré leur attention sur ce mode de vie, longtemps réservé aux indépendants, même si elle a limité les déplacements.Claire et Marius, Français salariés dans le marketing, la trentaine, ont pu partir «grâce [au] confinement» qui a convaincu le patron du second, initialement réticent, que le travail à distance fonctionnait.Depuis un hôtel de Playa del Carmen (Mexique), Claire «pense que ce sera impossible de retourner en bureau un jour».Justine Roy, 24 ans, s\u2019est lancée l\u2019été dernier comme consultante indépendante en «influence» numérique, et s\u2019est envolée pour Bali : «s\u2019il n\u2019y avait pas eu la pandémie, je serais probablement restée en France».Les Coopératives d\u2019information La Tribune, La Voix de l\u2019Est, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil sont membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Médias solidement implantés dans leur collectivité respective, ils diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux des communautés qu\u2019ils desservent.Nos contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Ontario.Aux côtés de vos collègues, vous jouerez un rôle de premier plan dans cette aventure.Conseiller, systèmes informatiques Sous la supervision du directeur principal, production et technologies de l\u2019information, le conseiller aux systèmes informatiques est responsable de la maintenance et du suivi de tous les systèmes informatisés de gestion en plus de participer aux activités se rapportant au déploiement de nouveaux systèmes informatisés de production et de gestion.Voici les principales tâches et responsabilités : \u2022 Assure le bon fonctionnement des systèmes de gestion actuels.\u2022 Effectue les activités d\u2019assistance aux utilisateurs.\u2022 Participe à l\u2019implantation des progiciels dans l\u2019entreprise.\u2022 Installe, configure et assure le suivi des équipements informatiques de production et de gestion.\u2022 S\u2019assure que les équipements et logiciels en place répondent aux normes de sécurité en vigueur.\u2022 Répond aux appels d\u2019urgence.\u2022 Développe certaines applications informatiques (rapports, concours, logiciels).Voici les compétences et les qualifications requises au poste : \u2022 Diplôme d\u2019études collégiales (DEC) ou universitaires en informatique.\u2022 Minimum de trois (3) ans d\u2019expérience en informatique.\u2022 Maîtrise de l\u2019environnement Windows (serveurs et usagers).\u2022 Connaissances en réseautique.\u2022 Connaissance des logiciels de bases de données.\u2022 Connaissances de l\u2019environnement Mac, un atout.\u2022 Connaissance en électrotechnique, un atout.\u2022 Bonne connaissance de la langue française parlée et écrite.\u2022 Connaissance fonctionnelle de la langue anglaise parlée et écrite.\u2022 Démontrer une grande autonomie ainsi qu\u2019un sens de l\u2019initiative.\u2022 Démontrer d\u2019excellentes aptitudes dans les relations interpersonnelles.Emploi à temps plein en semaine.Nous vous offrons une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels de même que l\u2019opportunité de réaliser vos activités professionnelles en télétravail.Lieu de travail : Québec, Trois-Rivières ou Gatineau Pour postuler, veuillez soumettre votre candidature au plus tard le 23 février 2021 à Marie-Christine Lavoie au mclavoie@cn2i.ca.0056336 leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 63 SOLEIL ET INTERNET HAUTE VITESSE Denis Muniglia, employé quadragénaire d\u2019une compagnie d\u2019assurances, voit le télétravail comme une «aubaine».Il a pris l\u2019habitude de prolonger ses vacances en télé- travaillant, une fois en Bulgarie, l\u2019autre à Malte.Le potentiel économique n\u2019a pas échappé aux États : une quinzaine d\u2019entre eux ont récemment facilité l\u2019accueil de ces touristes d\u2019un nouveau genre, selon le chercheur Clément Marinos.Ils sont «de bons touristes car ils ont un emploi, donc ils ne prennent pas de travail aux populations locales, et ils sont généralement bien payés», souligne Steve King.Les nomades numériques ont leurs propres critères : coût de la vie, météo, connexion Internet, mais aussi situation épidémique.Ils visent «des pays où les règles sont plus souples», explique Arnaud Wilbrod, 35 ans, qui profite des «bars et restaurants ouverts» à Tallinn (Estonie) tout en poursuivant son activité d\u2019éditeur de contenu numérique.L\u2019été dernier, la Géorgie a créé un visa permettant aux travailleurs qui touchent au moins 2000 dollars par mois d\u2019y vivre pendant un an.Même si la situation sanitaire s\u2019est depuis dégradée, 787 nomades numériques se sont installés.C\u2019est peu, mais le programme vise surtout «à attirer des visiteurs ayant des revenus élevés», explique Tea Chanchibadze, porte-parole de l\u2019administration nationale géorgienne du tourisme.Jenni Pringle, une Sud-Africaine titulaire de ce visa, a «cherché sur Google un pays sûr et pas cher», elle ne savait «rien de la Géorgie».Séduite par «la beauté» et la «propreté» du pays, cette professeure d\u2019anglais de 61 ans, qui travaille en ligne, envisage de s\u2019y installer pour de bon.UN VILLAGE DE NOMADES NUMÉRIQUES Au Costa Rica, une loi est en préparation pour autoriser les télétravail- leurs aisés à rester plus longtemps.«Nous sommes l\u2019un des pays les plus connectés d\u2019Amérique latine», fait valoir Gustavo Segura, ministre du Tourisme.Mais ces nouvelles arrivées ne vont pas toujours sans heurts.En janvier, un couple d\u2019Américaines \u2014 dont l\u2019une se revendiquant «nomade numérique» \u2014 a été expulsé de Bali, après des tweets jugés «dérangeants» par les autorités indonésiennes, qui vantaient le faible coût de la vie et décrivaient l\u2019île comme un paradis pour les homosexuels.Selon Putu Astawa, chef de l\u2019agence du tourisme de l\u2019île, les nomades numériques restent toutefois «une source de revenus pour le pays et Bali, pour les aider à se remettre du choc causé par la pandémie».À Madère (Portugal), un village pour nomades numériques, premier du genre en Europe, a été inauguré.Pittoresque localité côtière, Ponta do Sol a vu s\u2019implanter un espace de travail partagé et une centaine de télétravailleurs, logés dans une quarantaine de maisons.3800 autres ont déjà candidaté pour les rejoindre.Les autorités locales entendent «faire connaître Madère comme l\u2019un des meilleurs endroits au monde pour travailler à distance».Gonçalo Hall, entrepreneur à l\u2019initiative du projet, en est persuadé : «en terme de télétravail, on ne reviendra pas en arrière».Le nombre de ces baroudeurs d\u2019un nouveau genre, le plus souvent jeunes et travaillant de près ou de loin dans des domaines liés au numérique, est difficile à évaluer, mais se chiffre en millions.\u2014 PHOTO 123RF, ANYABERKUT Avis est par les présentes donné que, par résolution du 8 février 2021 adoptée en conformité des dispositions de l\u2019article 57 de la Loi sur la Commission municipale (chapitre C-35), la Commission municipale du Québec a décidé de mettre fin, à compter du 26 février 2021, à l\u2019exercice de son contrôle à l\u2019égard de la Ville de Chambly à la suite du décret gouvernemental numéro 153-2019 (27 février 2019), adopté en vertu de l\u2019article 46.1 de la Loi sur la Commission municipale.Toutefois, la Commission se réserve le pouvoir de désaveu relatif aux dispositions du paragraphe g) de l\u2019article 48 de cette loi concernant la nomination, la suspension, la destitution et le remplacement d\u2019un officier ou d\u2019un employé municipal, conformément au deuxième alinéa de l\u2019article 57 de la loi.La secrétaire de la Commission, Anne-Marie Simard Pagé, avocate Québec, le 9 février 2021 Commission municipale du québec AVIS PUBLIC C A N A D A PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUÉBEC NO : 200-06-000244-205 Mélanie anctil, Requérante C/ StatiOn MOnt-Sainte-anne inc., Intimée aViS aUX MeMBReS PReneZ aViS que l\u2019exercice d\u2019une action collective a été autorisé le 10 février 2021 par jugement de l\u2019honorable Jacques G.Bouchard de la Cour supérieure, pour le compte des personnes physiques touchées par le dysfonctionnement de la remontée mécanique de type télécabine opérée par Station Mont-Sainte-Anne inc.survenu le 11 mars 2020, vers 14h05 et faisant partie du groupe décrit ci-après, à savoir : Toute personne qui, le 11 mars 2020, était à bord de la remontée mécanique de type télécabine de la station de ski Mont-Sainte-Anne au moment où celle-ci s\u2019est anormalement et brusquement arrêtée.1) Le statut de représentante pour l\u2019exercice de l\u2019action collective a été attribué à madame Mélanie Anctil.L\u2019adresse des avocats de la représentante est comme ci dessous : tremblay Bois Mignault lemay, s.e.n.c.r.l.Me Jean-Sébastien D\u2019amours Me Marie-laurence leclerc Iberville Un, bureau 200 1195, avenue Lavigerie Québec (Québec) G1V 4N3 Site web: www.tremblaybois.ca Courriel: jsdamours@tremblaybois.ca mlleclerc@tremblaybois.ca Téléphone : 1-833-658-8855 2) L\u2019adresse de l\u2019Intimée est comme ci-dessous : Station Mont-Sainte-Anne inc.2000, boulevard du Beau-Pré, Beaupré (Québec) G0A 1E0 3) Les principales questions de fait et de droit qui seront traitées sont les suivantes : - L\u2019Intimée a-t-elle causé des dommages aux membres du groupe suite au dysfonctionnement de la remontée mécanique de type télécabine opérée par elle survenu le 11 mars 2020, vers 14h05 ?- L\u2019intimée est-elle responsable de ces dommages?- Quelle est la valeur des dommages causés à chaque membre du groupe?4) Les conclusions recherchées qui se rattachent à ces questions sont les suivantes : « accUeilliR l\u2019action en dommages-intérêts de la Requérante et de chacun des membres du groupe; DéclaReR l\u2019Intimée responsable des dommages subis par la Requérante et chacun desmembres du groupe; cOnDaMneR l\u2019Intimée à payer à Mme.Mélanie Anctil la somme de 56 000,00 $ avec intérêts et indemnité additionnelle à compter de l\u2019assignation; cOnDaMneR l\u2019Intimée à indemniser les membres du groupe pour les dommages subis avec intérêts et indemnité additionnelle à compter de l\u2019assignation; cOnDaMneR l\u2019Intimée à verser à Mme Mélanie Anctil et pour chacun des membres du groupe la somme de 10 000,00 $ à titre de dommages punitifs, avec intérêts et indemnité additionnelle à compter du jugement à intervenir; RéSeRVeR le droit pour Madame Mélanie Anctil et pour chacun des membres de réclamer des dommages additionnels dans les trois ans du jugement final à intervenir; le tOUt avec frais de justice, y compris les frais d\u2019expertise, tant pour la préparation du rapport que l\u2019assistance à la Cour, ainsi que les frais d\u2019avis; » 5) L\u2019action collective à être exercée par la représentante pour le compte des membres du groupe consistera en : - Dommages-intérêts 6) Tout membre faisant partie du groupe, qui ne s\u2019en sera pas exclu de la façon indiquée ci-après, sera lié par tout jugement à intervenir sur l\u2019action collective; 7) La date après laquelle un membre ne pourra plus s\u2019exclure (sauf permission spéciale) est le 13 avril 2021; 8) Un membre qui n\u2019a pas déjà formé de demande personnelle peut s\u2019exclure du groupe en avisant le greffier de la Cour supérieure du district de Québec par courrier recommandé ou certifié avant l\u2019expiration du délai d\u2019exclusion aux coordonnées suivantes : Palais de justice de Québec À l\u2019attention du greffe civil dossier n° 200-06-000244-205 300, boul Jean Lesage Québec (Québec) G1K 8L2 9) Tout membre du groupe qui a formé une demande dont disposerait le jugement final sur l\u2019action collective est réputé s\u2019exclure du groupe s\u2019il ne se désiste pas de sa demande avant l\u2019expiration du délai d\u2019exclusion; 10) Un membre du groupe autre qu\u2019un représentant ou un intervenant ne peut être appelé à payer les frais de justice de l\u2019action collective; 11) Un membre peut faire recevoir par la Cour son intervention si celle-ci est considérée utile au groupe.Un membre intervenant est tenu de se soumettre à un interrogatoire préalable ou à un examen médical (selon le cas) à la demande des défendeurs.Un membre qui n\u2019intervient pas à l\u2019action collective ne peut être soumis à l\u2019interrogatoire préalable ou à un examen médical que si le tribunal le considère nécessaire; QUéBec, ce 13 février 2021 Tremblay bois mignaulT lemay s.e.n.c.r.l.Avocats du représentant la PUBlicatiOn De cet aViS a été ORDOnnée PaR le tRiBUnal ACTION COLLECTIVE COUR SUPÉRIEURE (Chambre civile) l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Consultez tous nos résultats à loto-quebec.com, avec l\u2019application mobile ou chez votre détaillant.5 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 11 février 8 février 5 03 32 42 43 49 1 03 04 18 28 41 10 février 04 26 14 45 22 20 48 69446859-02 5164 6925 1065 3438 993 260 258 038 8 février 7 février 6 février 5 février 10 56 85 66 1680 1714 4521 455 312 744 11 février 10 février 9 février 37 62 75 11 février 10 février 9 février 8 février 7 février 6 février 5 février 0225472 6525878 9612813 3867466 3663668 1829464 1807156 + 20 lots garantis de 25 000$ SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 64 ACTUALITÉS ISSAM AHMED Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Au moment où de nouveaux variants plus contagieux du coronavirus se répandent, il devient nécessaire de porter des masques de meilleure qualité, respectant des normes plus strictes, ou à défaut, un masque chirurgical superposé à un masque en tissu, selon de nombreux experts.Les scientifiques conviennent aujourd\u2019hui que le virus est principalement diffusé dans l\u2019air, plutôt que via des surfaces contaminées.Et il existe de plus en plus de preuves que de très fines gouttelettes, pouvant être projetées jusqu\u2019à plusieurs mètres lorsque quelqu\u2019un parle ou respire \u2014 un peu comme de la fumée de cigarette \u2014 peuvent suffire à transmettre la maladie.Pour ne rien arranger, certains variants, comme le britannique, se transmettent aujourd\u2019hui plus facilement que le virus qui circulait jusqu\u2019ici, de l\u2019avis de nombre d\u2019experts.Au début de la pandémie, lorsque les autorités ont recommandé le port de masques, ceux-ci n\u2019étaient pas produits en assez grande quantité, et les protections «faites maison» à partir de tissus, parfois récupérés d\u2019anciens t-shirts, étaient encouragées.Mais ces solutions sont loin d\u2019être idéales.Alors comment faire mieux?«L\u2019efficacité d\u2019un masque dépend de deux choses : la filtration, et son ajustement», a expliqué à l\u2019AFP Lin- sey Marr, professeure à l\u2019université Virginia Tech qui a étudié les maladies se transmettant par voie aérienne.«Une bonne filtration empêche autant de particules que possible de passer, et un bon ajustement veut dire qu\u2019il n\u2019y a aucunes fuites sur les bords de votre masque, par lesquelles l\u2019air, et donc le virus, peuvent passer», ajoute-t-elle.Même un petit espace peut conduire à une efficacité réduite de 50 %, selon elle.Les meilleurs matériaux pour bloquer les très fines particules incluent le polypropylène non tissé, utilisé dans beaucoup de masques chirurgicaux ou les masques plus filtrants comme les N95.Pour ce qui est des tissus, le coton très serré est ce qui marche le mieux, selon Linsey Marr.«Vous devriez sentir votre masque être aspiré vers l\u2019intérieur lorsque vous inspirez, et si vous placez vos mains sur les côtés, vous ne devriez pas sentir d\u2019air sortir lorsque vous expirez», explique la scientifique.Les masques comportant une tige en métal permettent de mieux épouser la forme du nez, et ils sont mieux ajustés lorsque les élastiques font le tour de la tête, et non seulement des oreilles.DEUX MASQUES VALENT MIEUX QU\u2019UN «Si vous portez un masque en tissu, choisissez en un qui a de multiples couches, idéalement avec une petite poche qui permette de glisser un bon filtre à l\u2019intérieur», recommande la chercheuse.«Ou bien vous pouvez le doubler, en portant un masque chirurgical sous un masque en tissu.» Les masques chirurgicaux sont faits d\u2019un matériau qui filtre bien, mais ils ont tendance à être assez lâches.Ajouter un masque en tissu peut donc permettre de maintenir ses bords contre le visage, réduisant ainsi les fuites.Ajouter une couche améliore aussi la filtration \u2014 si une couche retient 50 % des particules, en ajouter une seconde permettra d\u2019atteindre 75 %.Mais «nous ne recommandons pas de porter plus de deux masques» l\u2019un sur l\u2019autre, ajoute-t-elle.«Cela peut compromettre la capacité à bien respirer.Or cela doit rester facile de respirer, sinon, l\u2019air aura plus de chance de s\u2019échapper par les trous sur les côtés du masque.» Autre option : les masques N95, ou FFP2 selon les pays, souvent jusqu\u2019ici réservés aux soignants.Ce sont les masques les plus filtrants.«Ils procurent tous un niveau similaire de filtration, pour les particules qui entrent comme pour celles qui sortent», explique Ranu Dhillon, médecin au Brigham and Women\u2019s Hospital et à la Harvard Medical School.Il milite en faveur de meilleurs masques depuis le printemps, et regrette le peu d\u2019informations données au public sur leurs bénéfices.«Il n\u2019y a pas eu d\u2019effort concerté pour vraiment les produire et les distribuer en masse», déplore-t-il.MASQUES POUR TOUJOURS?Même une fois la crise du coronavi- rus passée, les masques pourraient bien partiellement rester.Avant la pandémie, Donald Milton, professeur à l\u2019université du Maryland, ainsi que d\u2019autres scientifiques, ont étudié la grippe et conclu qu\u2019elle pouvait aussi se transmettre via les fines particules rejetées en parlant ou en respirant.Le rôle des éternuements, de la toux et des transmissions par surfaces est moins élevé qu\u2019initialement estimé, selon eux.À l\u2019époque, leurs recherches avaient suscité la controverse, mais elles ont été relancées par la COVID-19.Le port du masque pourrait donc bien rester encouragé, à l\u2019avenir, pendant la saison de la grippe.IL EST TEMPS DE PORTER DE MEILLEURS MASQUES \u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, KENA BETANCUR C A N A D A PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUÉBEC NO : 200-06-000243-207 MARCEL GAGNON, Requérant C/ STATION MONT-SAINTE-ANNE INC., Intimée AVIS AUX MEMBRES PRENEZ AVIS que l\u2019exercice d\u2019une action collective a été autorisé le 10 février 2021 par jugement de l\u2019honorable Jacques G.Bouchard de la Cour supérieure, pour le compte des personnes physiques touchées par le dysfonctionnement de la remontée mécanique de type télécabine opérée par Station Mont-Sainte-Anne inc.survenu le 21 février 2020, vers 10h00 et faisant partie du groupe décrit ci-après, à savoir : Toute personne qui, le 21 février 2020, était à bord de la remontée mécanique de type télécabine de la station de ski Mont-Sainte-Anne au moment où celle-ci s\u2019est anormalement et brusquement arrêtée.1) Le statut de représentant pour l\u2019exercice de l\u2019action collective a été attribué à monsieur Marcel Gagnon.L\u2019adresse des avocats du représentant est comme cidessous : Tremblay Bois Mignault Lemay, s.e.n.c.r.l.Me Jean-Sébastien D\u2019Amours Me Marie-Laurence Leclerc Iberville Un, bureau 200 1195, avenue Lavigerie Québec (Québec) G1V 4N3 Site web: www.tremblaybois.ca Courriel: jsdamours@tremblaybois.ca mlleclerc@tremblaybois.ca Téléphone : 1-833-658-8855 2) L\u2019adresse de l\u2019Intimée est comme ci-dessous : Station Mont-Sainte-Anne inc.2000, boulevard du Beau-Pré, Beaupré (Québec) G0A 1E0 3) Les principales questions de fait et de droit qui seront traitées sont les suivantes : - L\u2019Intimée a-t-elle causé des dommages aux membres du groupe suite au dysfonctionnement de la remontée mécanique de type télécabine opérée par elle survenu le 21 février 2020, vers 10h00 ?- L\u2019intimée est-elle responsable de ces dommages?- Quelle est la valeur des dommages causés à chaque membre du groupe?4) Les conclusions recherchées qui se rattachent à ces questions sont les suivantes : « ACCUEILLIR l\u2019action en dommages-intérêts du Requérant et de chacun des membres du groupe; DÉCLARER l\u2019Intimée responsable des dommages subis par le Requérant et chacun des membres du groupe; CONDAMNER l\u2019Intimée à payer à M.Marcel Gagnon la somme de 25 843,00 $ avec intérêts et indemnité additionnelle à compter de l\u2019assignation; CONDAMNER l\u2019Intimée à indemniser les membres du groupe pour les dommages subis avec intérêts et indemnité additionnelle à compter de l\u2019assignation; RÉSERVER le droit pour chacun des membres de réclamer des dommages additionnels dans les trois ans du jugement final à intervenir; LE TOUT avec frais de justice, y compris les frais d\u2019expertise, tant pour la préparation du rapport que l\u2019assistance à la Cour, ainsi que les frais d\u2019avis; » 5) L\u2019action collective à être exercée par le représentant pour le compte des membres du groupe consistera en : - Dommages-intérêts 6) Tout membre faisant partie du groupe, qui ne s\u2019en sera pas exclu de la façon indiquée ci-après, sera lié par tout jugement à intervenir sur l\u2019action collective; 7) La date après laquelle un membre ne pourra plus s\u2019exclure (sauf permission spéciale) est le 13 avril 2021; 8) Un membre qui n\u2019a pas déjà formé de demande personnelle peut s\u2019exclure du groupe en avisant le greffier de la Cour supérieure du district de Québec par courrier recommandé ou certifié avant l\u2019expiration du délai d\u2019exclusion aux coordonnées suivantes : Palais de justice de Québec À l\u2019attention du greffe civil dossier n° 200-06-000243-207 300, boul Jean Lesage Québec (Québec) G1K 8L2 9) Tout membre du groupe qui a formé une demande dont disposerait le jugement final sur l\u2019action collective est réputé s\u2019exclure du groupe s\u2019il ne se désiste pas de sa demande avant l\u2019expiration du délai d\u2019exclusion; 10) Un membre du groupe autre qu\u2019un représentant ou un intervenant ne peut être appelé à payer les frais de justice de l\u2019action collective; 11) Un membre peut faire recevoir par la Cour son intervention si celle-ci est considérée utile au groupe.Un membre intervenant est tenu de se soumettre à un interrogatoire préalable ou à un examen médical (selon le cas) à la demande des défendeurs.Un membre qui n\u2019intervient pas à l\u2019action collective ne peut être soumis à l\u2019interrogatoire préalable ou à un examen médical que si le tribunal le considère nécessaire; QUÉBEC, ce 13 février 2021 Tremblay bois mignaulT lemay s.e.n.c.r.l.Avocats du représentant LA PUBLICATION DE CET AVIS A ÉTÉ ORDONNÉE PAR LE TRIBUNAL ACTION COLLECTIVE COUR SUPÉRIEURE (Chambre civile) leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 65 LAURENT BANGUET Agence France-Presse HAWTHORNE \u2014 D\u2019ici la fin de l\u2019année, Jared Isaacman, jeune milliardaire américain féru de pilotage et passionné par l\u2019exploration spatiale, devrait tourner autour de la Terre aux commandes d\u2019une mission spatiale entièrement composée de «touristes», grâce à une fusée Falcon 9 de SpaceX affrétée à ses frais.Baptisée Inspiration4, la mission sera la première du genre à n\u2019envoyer dans l\u2019espace que des «civils», sans aucun astronaute professionnel pour les épauler, souligne-t-il.«C\u2019est le premier pas vers un monde où tout un chacun peut voyager dans les étoiles», s\u2019enthousiasme Jared Isaacman, sourire jusqu\u2019aux oreilles en expliquant son projet à l\u2019AFP devant le siège de SpaceX à Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles.Le milliardaire, patron de l\u2019entreprise financière Shift4 Payments \u2014 qu\u2019il a créée à l\u2019âge de 16 ans dans son sous-sol \u2014 est un pilote expérimenté, qualifié pour voler sur des appareils militaires.Il détient un record de tour du monde en jet (62 heures) et a fondé en 2012 une société prodiguant notamment des formations aux pilotes de l\u2019armée de l\u2019air américaine, Draken International.«Je suis passionné par l\u2019espace et l\u2019aviation depuis aussi longtemps que je m\u2019en rappelle.Lorsque j\u2019étais en maternelle, je me souviens que je regardais un livre sur la navette spatiale et que j\u2019ai dit à mon institutrice qu\u2019un jour, j\u2019irai dans l\u2019espace», raconte-t-il.Si tout se passe comme prévu, son rêve d\u2019enfant sera exaucé au cours du dernier trimestre 2021.Et c\u2019est un plaisir que Jared Isaac- man a décidé de partager avec des anonymes auxquels il offre les trois sièges à ses côtés à bord de la capsule Dragon, le même modèle que celle qui a réussi en novembre dernier à mettre en orbite quatre astronautes en route vers la Station spatiale internationale (ISS).«Ce qu\u2019il y a sans doute de plus enthousiasmant dans cette mission, c\u2019est que nous ouvrons le processus de sélection aux gens comme les autres.Il y en a qui se promènent aujourd\u2019hui et qui ne se rendent pas compte que, dans trente jours, ils se prépareront à enfiler une combinaison spatiale», lance le milliardaire de 37 ans.L\u2019idée est d\u2019avoir «un équipage qui reflète les valeurs clefs de cette mission».Le premier siège, celui de «l\u2019espoir», ira donc à une femme qui a survécu à un cancer lorsqu\u2019elle était enfant après avoir été soignée à l\u2019hôpital de la fondation St Jude, spécialisé dans les maladies infantiles.Dans le cadre de son projet spatial, Jared Isaacman organise une levée de fonds pour cette fondation et c\u2019est à un donateur qui sera tiré au sort qu\u2019ira le siège de la «générosité».Le milliardaire a annoncé qu\u2019il donnerait de son côté 100 millions de dollars à St Jude, qui s\u2019ajoutent à la somme \u2014 confidentielle \u2014 qu\u2019il débourse pour financer la mission.Le dernier siège, qui symbolise la «prospérité», sera attribué à une personne souhaitant lancer son entreprise et capable d\u2019expliquer «comment elle va changer le monde».Le concours est ouvert aux habitants des États-Unis de plus de 18 ans, mais ne nécessite pas d\u2019aptitudes physiques ou techniques hors du commun, insiste M. Isaacman.Elon Musk, le patron de SpaceX, «l\u2019a dit hier, si vous êtes capable d\u2019aller sur des montagnes russes qui secouent vraiment beaucoup, vous devriez être capable de voler dans la capsule Dragon», s\u2019amuse-t-il.Le processus de sélection des astronautes de la NASA est si sélectif «que vous avez plus de chances d\u2019être frappé par la foudre» que d\u2019être retenu, mais ce n\u2019est pas le cas ici, insiste le «chef de mission».La mission est prévue pour durer plusieurs jours et les touristes spatiaux ne se contenteront pas de regarder le paysage en tournant en orbite basse autour de la Terre toutes les 90 minutes.«Nous avons l\u2019intention de passer beaucoup de temps à travailler sur des expériences», pour le compte de St Jude ou d\u2019autres organisations, explique-t-il.Jared Isaacman n\u2019exclut pas ensuite d\u2019envoyer d\u2019autres touristes dans l\u2019espace : «En cas de succès, il va y avoir un nombre incroyable de gens qui vont saisir l\u2019opportunité de s\u2019envoler et d\u2019explorer les étoiles!» UN JEUNE MILLIARDAIRE TOURNÉ VERS LE CIEL Le milliardaire Jared Isaacman est passionné par l\u2019espace.\u2014 PHOTO AFP, PATRICK T.FALLON 0057572 0057573 0057574 0057581 AVIS DE SUSPENSION DE PERMIS SERGE PINEAULT (A3263) No greffe : 33-20-2181 Soyez avisé que le 21 janvier 2021, le Comité de discipline a ordonné que le permis courtier immobilier de M.Serge Pineault, dont l\u2019établissement est situé à Québec soit suspendu du 2 février au 3 mars 2021 pour avoir commis l\u2019infraction suivante : Chef 2 : À Québec, au cours de l\u2019année 2019, dans le cadre d\u2019une enquête menée par le syndic adjoint, a fait défaut de collaborer, notamment en refusant ou négligeant de donner suite aux demandes formulées dans des courriels qui lui ont été adressés les 7 mai 2019, 27 mai 2019 et 12 septembre 2019.Brossard, ce 2 février 2021 Renée Dionne Secrétaire du Comité de discipline Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.La Chouape inc.A/S M.Louis Hébert 1070, Rang Double Nord Saint-Félicien (Québec) G8K 2N8 Dossier : 55-30-2607 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent.5130, rue Rideau Local 100 Québec (Québec) G2E 5S4 VILLE DE SHANNON Province de Québec DÉROGATION MINEURE DM2021-90014 DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES DE LA VILLE DE SHANNON AVIS PUBLIC est donné par le soussigné, Directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint de la Ville de Shannon, que le conseil municipal, à sa séance ordinaire du 8 mars 2021, aura à statuer sur la demande de dérogation mineure DM2021-90014.Cette demande, déposée par la représentante de l\u2019entreprise propriétaire du terrain situé au 201, rue Donaldson, lot 4 779 982, dans la zone H-18, vise à autoriser la construction d\u2019un bâtiment principal avec un alignement dérogatoire.L\u2019article 6.3 du Règlement de zonage 601-18 prescrit que la façade avant d\u2019un bâtiment principal qui fait face à une rue doit être parallèle à la ligne avant ou être implantée avec un angle de 10° (degrés) maximum par rapport à la ligne avant.L\u2019élément dérogatoire est donc le bâtiment principal projeté dont l\u2019alignement de la façade avant serait à un angle de 33°(degrés) par rapport à la ligne avant du terrain.Considérant les mesures exceptionnelles prises au regard de la COVID-19, toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil relativement à cette demande en téléphonant à l\u2019Hôtel de Ville, avant le 8 mars 2021 à midi, au 418 844-3778, du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h.Une plage-horaire sera attribuée à chaque personne lui permettant ainsi de s\u2019exprimer par audioconférence lors de la séance ordinaire qui se tiendra en circuit fermé le lundi 8 mars 2021 à 19 h 30.Les personnes qui désirent soumettre des documents en appui à leur exposé, pourront les transmettre à l\u2019adresse consultationsURB@shannon.ca.FAIT À SHANNON, QUÉBEC, CE 13e JOUR DE FÉVRIER 2021 Le directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint, Sylvain Déry, avocat, M.B.A.Adm.A, OMA VILLE DE SHANNON Province de Québec DÉROGATION MINEURE DM2021-90006 DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES DE LA VILLE DE SHANNON AVIS PUBLIC est donné par le soussigné, Directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint de la Ville de Shannon, que le conseil municipal, à sa séance ordinaire du 8 mars 2021, aura à statuer sur la demande de dérogation mineure DM2021-90006.Cette demande, déposée par le propriétaire du lot 6 390 539, sur le chemin de Dublin, dans la zone H-23, vise à autoriser la construction d\u2019un garage attaché dérogatoire.L\u2019article 7.12 du Règlement de zonage 601-18 prescrit qu\u2019un garage attaché peut empiéter dans la cour avant d\u2019un maximum de 2,5 mètres prolongeant la cour latérale, sans toutefois empiéter dans la marge de recul minimale.L\u2019élément dérogatoire est donc le garage attaché projeté dont l\u2019implantation empiète de 4,27 mètres en cour avant.Considérant lesmesures exceptionnelles prises au regard de la COVID-19, toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil relativement à cette demande en téléphonant à l\u2019Hôtel de Ville, avant le 8 mars 2021 à midi, au 418 844-3778, du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h.Une plage-horaire sera attribuée à chaque personne lui permettant ainsi de s\u2019exprimer par audioconférence lors de la séance ordinaire qui se tiendra en circuit fermé le lundi 8 mars 2021 à 19 h 30.Les personnes qui désirent soumettre des documents en appui à leur exposé, pourront les transmettre à l\u2019adresse consultationsURB@shannon.ca.FAIT À SHANNON, QUÉBEC, CE 13e JOUR DE FÉVRIER 2021 Le directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint, Sylvain Déry, avocat, M.B.A.Adm.A, OMA VILLE DE SHANNON Province de Québec DÉROGATION MINEURE DM2021-90003 DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES DE LA VILLE DE SHANNON AVIS PUBLIC est donné par le soussigné, Directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint de la Ville de Shannon, que le conseil municipal, à sa séance ordinaire du 8 mars 2021, aura à statuer sur la demande de dérogation mineure DM2021-90003.Cette demande, déposée par le représentant de l\u2019entreprise propriétaire du lot 6 348 842 sur le chemin de Gosford, dans la zone H-9, vise à autoriser une opération cadastrale créant quatre (4) lots dérogatoires.Le tableau 2 de l\u2019article 5.1 du Règlement de lotissement 602-18 prescrit que la largeur avant minimale d\u2019un lot partiellement desservi (aqueduc seulement) à l\u2019intérieur du périmètre urbain est de 30 mètres.Les éléments dérogatoires sont donc les lots projetés portant les numéros 6 415 575, 6 415 576 et 6 415 577 avec une largeur avant de 27,18 mètres et le lot projeté portant le numéro 6 415 578 avec une largeur avant de 27,19 mètres.Considérant les mesures exceptionnelles prises au regard de la COVID-19, toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil relativement à cette demande en téléphonant à l\u2019Hôtel de Ville, avant le 8 mars 2021 à midi, au 418 844-3778, du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h.Une plage-horaire sera attribuée à chaque personne lui permettant ainsi de s\u2019exprimer par audioconférence lors de la séance ordinaire qui se tiendra en circuit fermé le lundi 8 mars 2021 à 19 h 30.Les personnes qui désirent soumettre des documents en appui à leur exposé, pourront les transmettre à l\u2019adresse consultationsURB@shannon.ca.FAIT À SHANNON, QUÉBEC, CE 13e JOUR DE FÉVRIER 2021 Le directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint, Sylvain Déry, avocat, M.B.A.Adm.A, OMA SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 66 SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec Plusieurs gens sont à court de mots pour expliquer un problème mécanique dans leur automobile.Une jeune pousse de Montréal propose un appareil intelligent pouvant connecter le véhicule à un téléphone intelligent.Pour éviter les «tacatacatac», les «pschhhtt» et les «bing bing bing» ou même certaines visites inutiles chez le mécanicien.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Consciente que pas tous sont experts au sujet de leur voiture, la firme Vehicule Mind permet ainsi aux propriétaires de véhicules d\u2019accéder aux données de leur voiture, normalement décodées par des outils de diagnostic ODB, dont pratiquement seuls les concessionnaires et les mécaniciens ont dans leur atelier de mécanique automobile.Qui n\u2019a pas angoissé à la simple vue du voyant de problème mécanique \u2014 le fameux check engine \u2014 dans le tableau de bord?Parfois, ce voyant s\u2019allume juste parce qu\u2019on a pas bien serré le bouchon du réservoir à essence.Or, le système Vehicle Mind se branche dans la prise de diagnostic OBD-II, située dans le panneau de fusible dans la partie basse du tableau de bord.Ce boîtier recueille l\u2019information du véhicule qui est ensuite décodée dans l\u2019application installée dans le téléphone.«Vous allez voir c\u2019est quoi le code [qui est envoyé par le véhicule], mais ça va aussi vous expliquer la sévérité du problème», explique Roberto Cialdella, directeur du marketing chez Vehicle Mind.«Est-ce que vous pouvez conduire votre véhicule?Ou est-ce que c\u2019est quelque chose qui n\u2019est pas trop sévère, qui est très simple à régler, et que vous n\u2019aurez pas à aller voir le mécanicien?» poursuit-il, en précisant que ce sont le genre de questions auxquelles Vehicle Mind peut répondre.«On peut aussi voir l\u2019impact potentiel sur le véhicule, si on ne s\u2019occupe pas du problème.Et aussi les réparations suggérées.Ça donne donc une idée sur les réparations et solutions nécessaires.C\u2019est beaucoup plus user friendly qu\u2019un code ou une explication très très technique.» COMME DE LA TÉLÉMÉDECINE Comparable à un service de télé- médecine, Vehicle Mind propose aussi une ligne d\u2019assistance mécanique et de service.Ce qui peut être très pratique, car certaines informations concernant les codes de diagnostics sont temporairement disponibles qu\u2019en anglais seulement.«Nous sommes présentement en train de traduire notre base de données, qui compte environ 4000 codes de diagnostics.Toutes les autres fonctionnalités et informations provenant de notre appli sont disponibles 100 % en français», assure M.Cialdella.Par ailleurs, Vehicle Mind permet de visualiser l\u2019historique d\u2019entretien du véhicule et de détailler l\u2019entretien à faire.En plus de géolocaliser le véhicule, de révéler la quantité de carburant dans le réservoir et de détecter les mouvements comme, par exemple, un remorquage.Enfin, il peut également évaluer la conduite dans le cas des voitures partagées.«Si vous partagez votre voiture avec votre adolescent qui a tendance à moins bien conduire, Vehicle Mind lui donnera un score, selon si sa conduite est trop rapide, s\u2019il passe trop souvent dans les nids de poule ou qu\u2019il fait trop de freinages brusques.» Le dispositif et le service de Vehicle Mind sont offerts en ligne à 149 $.Une promotion à 99 $ est en cours présentement, en plus de l\u2019activation 4G/LTE sans frais (29 $ en temps normal).Il en coûte cependant 10  $ par mois pour s\u2019abonner au service.Il est compatible avec pratiquement toutes les voitures à moteur à combustion.«On ne conseille pas d\u2019utiliser Vehicle Mind avec les véhicules 100 % électriques.Ils n\u2019ont pas de moteur à essence, donc plusieurs fonctionnalités ne seront pas utilisables [niveau d\u2019essence, alertes de problèmes de moteur, etc.]», ajoute M.Cialdella.Vehicle Mind ne compte pas s\u2019arrêter là.Bientôt, le système intégrera de nouvelles fonctionnalités, comme la prise de rendezvous avec un atelier de mécanique en passant par l\u2019application et un accès à de l\u2019assistance routière.Sur Internet : vehiclemind.com/fr VEHICLE MIND POUR COMPRENDRE CE QUE DIT LE CHECK ENGINE Le système Vehicle Mind se branche dans la prise de diagnostic OBD-II, située dans le panneau de fusible dans la partie basse du tableau de bord.Ce boîtier recueille l\u2019information du véhicule qui est ensuite décodée dans l\u2019application installée dans le téléphone.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR VEHICLE MIND leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 AUTO 67 PHOTO FOURNIE PAR VOLKSWAGEN ESSAI- CAA VOLKSWAGEN TIGUAN 2021 Le Volkswagen Tiguan actuel circule depuis près de quatre ans, ce qui en fait l\u2019un des modèles les plus «anciens» de sa catégorie.Le modèle nord-américain n\u2019a pas droit à la refonte partielle ni à la variante hybride rechargeable apparues en Europe l\u2019an dernier; les changements se limitent plutôt au remplacement de la version IQ.Drive par une édition nommée United, tout près du sommet de la gamme.Considérablement agrandi en 2018, le Tiguan demeure l\u2019un des seuls VUS compacts à offrir trois rangées de sièges.CAA-Québec a essayé le modèle récemment pour voir comment il résiste à une flopée de rivaux plus fraîchement renouvelés que lui.Lisez le compte-rendu ici (bit.ly/3qdIj0S).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Est-ce que le fait d\u2019avoir une clé intelligente facilite le travail des voleurs de voitures?R Les véhicules munis d\u2019une clé dite «intelligente», qui permet de déverrouiller et de démarrer le véhicule au simple toucher d\u2019un bouton, sont effectivement des cibles faciles pour les voleurs.Ceux-ci emploient un amplificateur qui leur permet de capter le signal de la clé, puis de partir avec le véhicule comme si c\u2019était le leur.Souhaitons que les constructeurs renforcent la sécurité de leurs systèmes! Mais d\u2019ici à ce qu\u2019ils le fassent, il suffit de rendre le signal de la clé intelligente hors d\u2019atteinte pour que les brigands ne puissent pas l\u2019amplifier.Voici trois méthodes : ?Insérer la clé dans un étui ou une pochette anti-RFID (notamment offerts à la Boutique CAA-Québec à bit.ly/3jtoakZ).?Mettre la clé dans une boîte métallique fermée avec un couvercle.?Ranger la clé dans un endroit central situé loin des fenêtres et des portes extérieures.Un système de repérage par satellite ou un antivol «physique», comme une barre pour le volant, peuvent aussi décourager les voleurs.Q Doit-on accepter l\u2019offre des concessionnaires de faire nettoyer les injecteurs?R Ce type d\u2019entretien préventif fait rarement partie du calendrier d\u2019entretien prévu par le constructeur (présenté sur son site Web ou dans le manuel du propriétaire).À la longue, il peut tout de même se former des dépôts sur les soupapes des moteurs à injection multipoint ou dans les injecteurs de n\u2019importe quel moteur.Si ce dernier hésite ou présente un ralenti irrégulier, un mécanicien pourrait proposer de nettoyer les injecteurs après avoir trouvé la source du problème.CAA-Québec déconseille de tenter vous-même un nettoyage en raison de la grande variété de produits sur le marché.Certains sont si concentrés qu\u2019ils pourraient endommager le système d\u2019alimentation! En outre, plusieurs constructeurs recommandent l\u2019utilisation d\u2019un produit spécifique.Si vous tentez quand même le coup, suivez rigoureusement les instructions, qui commandent souvent de faire une vidange d\u2019huile peu de temps après le traitement.Q Que faire si je me retrouve soudain en plein blizzard sur la route?R Un blizzard peut apparaître très rapidement en cette longue période hivernale.Une bourrasque ou un nuage de neige causé par une déneigeuse peuvent rendre la vision quasi nulle en une fraction de seconde, ce qui augmente le risque de perte de maîtrise ou d\u2019impact.La première chose à faire est de ralentir, puisque vous ne savez pas sur quoi vous pouvez tomber (un véhicule arrêté, un chevreuil qui traverse la route, etc.).La vitesse doit être en harmonie avec la visibilité, c\u2019est-à-dire réduite.Assu- rez-vous aussi d\u2019être visible en allumant vos feux de croisement (qui activent également les feux arrière).N\u2019utilisez les clignotants d\u2019urgence que si vous êtes immobilisé ou si vous roulez nettement sous la limite de vitesse.Autrement, un automobiliste surpris pourrait effectuer une manœuvre d\u2019évitement inutile et dangereuse.Consultez Quebec511.info pour connaître l\u2019état du réseau routier et, si possible, reportez vos déplacements si les conditions sont médiocres.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Vols de voitures, nettoyer les injecteurs, conduire dans un blizzard Un blizzard peut apparaître très rapidement en cette longue période hivernale.Une bourrasque ou un nuage de neige causé par une déneigeuse peuvent rendre la vision quasi nulle en une fraction de seconde, ce qui augmente le risque de perte de maîtrise ou d\u2019impact.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL ÉCRIVEZ- NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez- nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Existe-t-il une application qui permet de connaître en temps réel les conditions des sentiers de motoneige?R Depuis quelques années déjà, l\u2019application iMotoneige est un outil fort apprécié des motoneigistes.Cette application élaborée et alimentée par la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (fcmq.qc.ca) est une mine de renseignements, dont plusieurs sont visibles même sans signal cellulaire.En plus de donner accès aux cartes des sentiers, elle vous renseigne sur la condition des pistes et leurs plus récents surfaçages, sur la quantité de neige au sol, sur votre position en temps réel ainsi que sur la localisation d\u2019endroits pertinents comme les concessionnaires et les hôtels.Voilà 4 $ bien dépensés pour bien planifier vos itinéraires.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, VLADO85 BASTIEN Roland, Québec CLAUDE Céline Garant, Québec CLICHE Isabelle, Saint-Joseph CONSEILLER Pierrette, DIONNE Claire, Beauport DUPLAIN Bruce, Québec FONTAINE Lucille Gauvin, Québec GALLANT Jeannette Dumais Lévesque, Saint-Philippe-de-Néri, Kamouraska GARIÉPYAndré, Lac-Beauport GRÉGOIRE Réginald, GUÉRIN Jacqueline Desjardins, St-Pierre, I.O.LACASSE Diane, Lévis LANDRYClaire, St-Augustin-de-Desmaures LAPOINTE GIGUEREMicheline, Québec LÉONARD Jean-Francois, L'HEUREUX Lucille Garceau, Québec LIZOTTE Cécile, Rivière-du-Loup MALTAIS Céline, Baie-Saint-Paul MAURAIS Rita Couillard, La Pocatière MICHAUD Lise Rousseau, Québec NADEAU Jeanne Breton, Lac-Etchemin PELLETIER Georgette LeBlanc, Sainte- Perpétue de L\u2019Islet PLAMONDON Jacqueline Labadie, Québec ROUSSEL Jean-Claude, Pont-Rouge ROYAndré I., Québec ROYAnita, ROYER Daniel, Québec SIRARDMarc, Baie-Comeau TURGEON Pierrette Joncas, Québec ISABELLE CLICHE 1929 - 2021 À la Maison Catherine de Longpré, le 3 février 2021, à l\u2019âge de 91 ans, est décédée dame Isabelle Cliche, fille de feu Dr Odilon Cliche et de feu Juliette Poulin.Elle demeurait à Saint-Joseph.Elle était la soeur de feu Esther et de feu Georges (Susan Saville).Elle laisse dans le deuil son neveu Réjean Cliche (Manon Poulin) et leurs enfants Victor et Roseline; sa fille de coeur Nancy Bolduc (Stéphane Cliche) et leurs enfants Audrey, Nadia, Steven et Méganne.ÉTANT DONNÉ LES CIRCONSTANCES ACTUELLES, la famille se réunira SUR INVITATION au salon funéraire Nouvelle Vie de Saint- Joseph le samedi 20 février à compter de 9 h 30, suivi de la célébration de la Parole ENTOUTE INTIMITÉ à 11 heures.La direction a été confiée à la MAISON FUNÉRAIRE NOUVELLE VIE INC.775,AVENUE DU PALAIS,SAINT-JOSEPH-DE-BEAUCE.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Catherine de Longpré (1140, 20e rue Ouest, Saint-Georges, G5Y 7M1) : https://www.maisoncatherinedelongpre.qc.ca/ Maison funéraire NouvelleVie Inc Tél: 418 397-4000 / Sans frais : 1866 610-5255 / Téléc.: 418 397-5255 info@nouvellevie.ca / www.nouvellevie.ca Membre de la Corporation des Thanatologues duQuébec CLAIRE DIONNE 1947 - 2021 Décédée le 4 février 2021, à l'âge de 73 ans, Claire Dionne a terminé son combat de plus de onze ans contre le cancer du poumon, entourée de son époux Denis Paquet et de sa fille Kareen Dionne.Elle demeurait à Beauport.Elle laisse aussi dans le deuil son frère Clément (Cathy Hannah-Stephens et feu Vivian Dionne); ses soeurs : Aline (Jean Langlois), Danielle (feu Michel Latouche) et Edith (Denis Marcotte); sa belle-famille : André Feeney (feu Pierrette Paquet), Norma LeonVelasco (feuAndré Paquet), ainsi que plusieurs neveux et nièces et leurs enfants.Elle aura aussi marqué la vie de nombreux amis sincères, compagnons de longue date, partenaires de pêche et de golf.La famille aurait apprécié votre présence,mais considérant la situation actuelle, les funérailles et la mise en terre se feront dans l\u2019intimité familiale le 18 février prochain.Des remerciements sont adressés à tout le personnel soignant de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), et particulièrement ceux et celles de l'unité des soins palliatifs qui l'on accompagnée jusque dans les derniersmoments.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don In Memoriam à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec Fondation IUCPQ 2700, chemin des Quatre- Bourgeois, Québec, Québec.Téléphone : 418 656-4999 Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com ROLAND BASTIEN 1932 - 2021 À l\u2019Hôpital Saint-Sacrement, le 30 janvier 2021, à l\u2019âge de 88 ans, est décédé monsieur Roland Bastien, époux de feu dame Thérèse Champagne, fils de feu dame Marcienne Verret et de feu monsieur Donat Bastien.Il demeurait à Québec.Il laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Luce Dubreuil), Diane (Bruno Pouliot) et Lucie; ses petits-enfants : Julie, Simon, Maxime, François, Julien, Étienne, Adam, Marie-Anne, William, Thomas, Olivier et Jeanne; ses frères et soeurs : Fernande, feu Roger (feu Thérèse Desruisseaux), feu André (feu Thérèse Laflamme), Lucille, feu Claude, Gisèle, Jean-Guy et feu Irène; ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Cécile (Raymond Nadeau), Gisèle (André Allard), Jeannine (feu AndréTremblay), Jean-Louis (feu Lise Massicotte), feu Nicole (feu Ronald Audet), feu Jacques (Gisèle Leblanc), et Claudette (André Couture) ainsi que plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Considérant la situation actuelle de la pandémie, les condoléances et la célébration auront lieu le dimanche 21 février 2021 en toute intimité avec la famille sur invitation.Il vous sera possible d\u2019assister à la cérémonie liturgique par webdiffusion à 14 h 30 sur le site de la nécrologie de la Coopérative des Deux Rives « Diffusion Direct » ou en différé pour une courte période.L\u2019inhumation des cendres aura lieu ultérieurement avec la famille immédiate au cimetière St-Charles.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Gilles Kègle : 380, rue du Pont, Québec, Québec Téléphone : 418 524-2626 Site web : www.gilleskegle.org.Il a été confié à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire St-Charles Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com LUCILLE FONTAINE NÉE GAUVIN 1926 - 2021 À la résidence Les Jardins du Haut-St-Laurent, le 2 février 2021, à l\u2019âge de 94 ans, est décédée dame Lucille Gauvin, épouse de feu Gustave Fontaine.Elle était la fille de feu Ernest Gauvin et de feu Imelda Hamel.Elle demeurait à Québec.LEPINE CLOUTIER / ATHOS Maison Gomin Services commémoratifs 2026,boul.René-Lévesque Ouest,Québec - G1V 2K8 Une liturgie de la Parole sera célébrée le mardi 16 février 2021, à 14 heures, en la chapelle de la Maison Gomin.En raison des exigences de la santé publique liées à la Covid-19, il y aura une limite de 25 personnes pour la célébration.Le port du masque est obligatoire.Elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Jean-Guy, Mireille, Denis, Chantale, Gilles ainsi que ses petits-enfants, ses neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Elle était la cadette et dernière survivante d\u2019une grande fratrie : Carmen, Marie-Jeanne, Anne-Marie, Lauretta, Marguerite, Thérèse, Aimé, Paul-Henri, Lucien, Jean-Paul.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Les Violons du Roi.ATHOS 418 686-8811 / Télécopieur : 418 686-8813 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ infomaison@athos.ca CÉLINE GARANT CLAUDE 1939 - 2020 Au CHU - Hôpital St-François d'Assise, le 25 décembre 2020, à l\u2019âge de 81 ans et 6 mois, est décédée madame Céline Garant, épouse de feu monsieur Paul-Jean Claude et fille de feu madameMarguerite Moffet et de feu monsieur Paul-Antoine Garant.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil son fils David (Élise Crevier), ses petits-enfants Siloé et Joaquim, ainsi que leur mère Karine Martel; ses frères Robert (Nena Mendoza), feuYvon, feu Jacques Garant (Céline Nicole) et sa soeur Colette (Serge Viau); sa belle-soeur feu Paulette Claude, ses beaux-frères Pierre et Guy-Christian Claude ainsi que feu Henri, feu Georges et feu Gérard Claude; ses nièces Isabelle Viau et Sylvie Garant, ses neveux Johnny et Richard Garant, Sébastien et Antoine Viau, Roland et Daniel Garant; ses petites-nièces et petits-neveux, Jean-Christian et Johann Garant, Mathilde Pochat, Alexandre, Emmanuelle et Charles-Étienne Viau, Éléonore, Raphaël et Matys Viau; ses cousines Hélène Garant, Diane et Marie Bernier, ses cousins Jean et Pierre Bernier, ainsi que leurs conjointes et conjoints; ses amies de longue date Claire Guay, Jeannine Legault et Denise Poulin, ainsi que plusieurs autres parents et amis.Les funérailles auront lieu en l'église Saint-Michel de Sillery, le samedi 6 mars à 13 h 30.La famille tient à remercier de tout coeur le personnel de l\u2019Hôpital St-François d'Assise pour la qualité des soins prodigués, de même que monsieur et madame Yvon et Rolande Côté et madame Karine Martel pour leur soutien inébranlable pendant toutes ces années.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation pour les Aînés et l'Innovation sociale (FAIS), téléphone : 418 691-0766, site web : www.fondationfais.org.Des formulaires seront disponibles sur place.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com PIERRETTE CONSEILLER 1925 - 2021 C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de notre maman survenu le 6 février 2021 à l\u2019âge de 95 ans et 7 mois, épouse de feu Emilien Paquet (Bobby).Elle était la fille de feu Joseph Conseiller et de feu Emma Jobin.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Edithe (Guy Labrie), Patrick (Michelle Martel), Josée et Doris (Claude Drouin); ses petits-enfants : Sara Hamel (Bruno Parent), Noémie Lelièvre (Martin Collard), Olivier Hamel et Rosemarie Drouin (Thibert Lescot); ses arrière-petits enfants : Simon-Pierre, Léoni, Florence, Émile, Félix et Isabelle.Elle est partie rejoindre ses soeurs et ses frères : Joseph, Germaine, Irène, Maurice, Yvette, Jean-Paul, Emma, Marie-Paule, Georgette et Gisèle.Elle laisse également dans le deuil ses belles-soeurs et beaux-frères, ses nièces et ses neveux et ses amis.La famille tient à remercier toute l\u2019équipe du CLSC Haute-Ville et Basse-Ville pour les bons soins prodigués.Dans les circonstances actuelles, la cérémonie sera réservée à la famille.Les funérailles sont dirigées par le Complexe Funéraire Sylvio Marceau (224, rue St-Vallier Ouest,Québec QC).Nous avons eu la chance d\u2019être les enfants de cette femme exceptionnelle qui nous a aimés tendrement.Elle sera toujours dans nos coeurs.Nous avons été profondément touchés par votre délicatesse à nous témoigner votre sympathie par vos gestes réconfortants.Pour rendre hommage à Mme Conseiller, vous pouvez visiter notre site internet : www.dignitequebec.com.Pour renseignements tél.: 418 522-5212 ou fax : 418 521-2187.Pour renseignements Complexe funéraire SylvioMarceau Téléphone: 418.522.5212 / Télécopieur 418 521-2187 SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 68 BRUCE DUPLAIN 1939 - 2020 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 22 février 2020, à l\u2019âge de 81 ans, est décédé monsieur Bruce Duplain, époux de dame Colette Lizotte.Il était le fils de feu dame Antoinette Gaulin et de feu monsieur Alfred Duplain.Il demeurait à Québec.LEPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera au Complexe du Parc Commémoratif La Souvenance 301, rang Ste-Anne,Québec QC G2G 0G9 Le dimanche 28 février 2021 de 13 heures à 15 heures.Étant donnée la situation actuelle reliée à la Covid-19, une limite de 25 personnes à la fois devra être respectée lors des condoléances au salon funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures en la chapelle du Parc Commémoratif La Souvenance, 301, rang Ste-Anne, Québec.La liturgie aura lieu en toute intimité avec les membres de la famille et quelques amis sur invitation vu le nombre limité imposé par la Santé Publique.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à eux virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône «captation des rituels» situé sur l\u2019avis de décès du site web :www.lepinecloutier.com.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Colette; ses frères et soeurs : Donald (Céline Bilodeau), Gordon (feu Denise kendricks), Nancy (feu Jacques Parent), Mona, Lynn (feu Kent Ross); son beau-frère et sa belle-soeur: Denise Lizotte (Johnny Desjardins) et feuAndré Lizotte (feu Rose Lizotte); ses neveux et nièces :Nelson Duplain, Allen Duplain, Robert Duplain, Michel Desjardins (Martine Longpré), Stéphane Brunet, Marc Brunet (feu Lucie), Doris Samuel, Johanne Parent, Carole Parent, Kathy Parent, Martin Parent, Chantale Ross, Krista Ross, Marie-Ève Ross et Richard Duplain ainsi qu\u2019autres parents, cousins, cousines et plusieurs ami(e)s.La famille tient à remercier le personnel soignant des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus pour leurs bons soins.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Association des handicapés respiratoires du Québec, 204-1001, Rte de l\u2019Église, Québec (Qc) G1V 3V7, tél.: 418 657-2477.ATHOS 418 682-5225 / Télécopieur : 418 682-6249 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com JEANNETTE DUMAIS LÉVESQUE GALLANT 1929 - 2021 À l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière, le 6 février 2021, est décédée à l\u2019âge de 91 ans et 5 mois, Mme Jeannette Dumais, épouse de feu M.Achille Lévesque et en secondes noces de feu M.Viateur Gallant; fille de feu Mme Célina Rivard et de feu M.Louis Dumais.Elle demeurait Saint-Philippe- de-Néri, native de Mont-Carmel, Kamouraska.Les membres de la famille accueilleront parents et amis à la Résidence funéraire Daniel Caron 395,avenue Chapleau,Saint-Pascal le samedi 13 février 2021, de 13 h à 15 h 20.Le service religieux sera célébré le jour même, à 15 h 30, en l\u2019église de Saint-Pascal et de là au crématorium.Les cendres seront déposées ultérieurement au columbarium de la Maison funéraire Viateur Gallant de Saint-Philippe-de-Néri.Elle était la mère de : Joachim Lévesque (Brigitte Milliard), Francine Lévesque (André Belle-Isle), feu Jérôme Lévesque, Brigitte Lévesque (Denis Lévesque).Elle laisse également dans le deuil ses petits-enfants : Jessy (Samuel Racine),Yan, Steven; ses arrière-petits-enfants :Emma,Antoine.Elle était la soeur de : feuMarcel (ThérèseAubut), feu Joseph, feu Rosaire (feu Lucille Lévesque), feu Paul-Eugène, feu Lucille (feu Armand Niquette), feu Stella (feuAdrien Lévesque).Sont aussi attristés par son départ ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents des familles Dumais Lévesque et Gallant ainsi que ses ami(e)s.La direction des funérailles a été confiée à la RÉSIDENCE FUNÉRAIRE DANIEL CARON Tél.: 418 492-2222 Sans frais : 1800 300-2951 Télécopieur : 418 492-7385 353, avenue Chapleau Saint-Pascal (Québec) GOL 3YO rf.caron@videotron.ca / www.groupefunerairecaron.com ANDRÉ GARIÉPY 1947 - 2021 CapitaineGariépy « est entrédans la cinquième saison,saisonhors du temps et de l\u2019espace,saisondont il est le soleil sans fin et l\u2019amour parfait\u2026» Extrait de « Célébration de funérailles.Prière universelle n° 4 » Au CHUL, le 26 janvier 2021, est décédéAndréGariépy.Conjoint bien-aimé de Monique Boucher et fils de feu Armand Gariépy et de feu Marguerite Girard.Originaire de Laval-des-Rapides, il demeurait à Lac-Beauport.Outre sa conjointe, il laisse dans le deuil ses enfants :Mylène, Dominic (Laury Lan- gevin) et Stéphan;ses petits-enfants :Sarah-Maude,Maxime, Jean-Phillip etAxel; ses soeurs :Louise (Jean-Louis Pichette) etGhislaine (CosmasMarkatos);sa belle- mère :ThérèsePaquin (feuHenri-JeanBoucher); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Boucher : Gylaine (Nicolas Matziorinis), Louis (Lise Garant), René (FrancineGélinas), Lise (François Girard), Marie (François Lamarche) et Luc (SuzannePrenovost) ainsi que plusieurs neveux, nièces et de nombreuses amitiés tant de l\u2019Institut aérotechnique du Québec, de ses différents milieux de travail, du Yacht-Club de Québec, du Centre de ski Le Relais et de sa belle gang de patrouilleurs et formateurs\u2026 Une place toute spéciale est réservée à son grand complice de navigation, le capitaine du Marinette III.Il est allé rejoindre son frère Gilles.La famille remercie le personnel des départements de gastroentérologie et de cardiologie et la nutritionniste Julie Fluet pour l\u2019accompagnement et les soins prodigués.En raison du contexte actuel, une commémoration aura lieu ultérieurement lorsque les circonstances permettront de rassembler les êtres chers.« Le soleil couchant n\u2019est-il pas aussi beau que le soleil levant ?» Doris Lussier Pour renseignements Complexe funéraire SylvioMarceau Téléphone: 418.522.5212 / Télécopieur 418 521-2187 JACQUELINE GUÉRIN (DESJARDINS) 1930 - 2021 Jacqueline s\u2019est envolée de son Île tout doucement, sereinement, bercée par l\u2019amour des siens.Elle dit adieu à l\u2019homme de sa vie, son Claude, à ses enfants, petits et arrière petits-enfants (Renée, Pierre, Lise, Mona, Chantal, Marc, Cléa, Ryan, Maxime, Hugues, Gabriel, Claude, Charline, Alys, Léna, Mélanie, Fred, Loïc, Zackary), à ses soeurs, ses beaux-frères et belles-soeurs (Raymonde, Michelle, Réjean, Stan, Frank, Laurent, Jeannine, Monique, Louise, Cécile) de même qu\u2019à ses neveux, nièces, à ses très nombreux amis et à tous ceux qu\u2019elle a aimés.Elle est partie retrouver, quelque part dans l\u2019immensité de l\u2019univers, son fils André, son père, sa mère, ses frères et ses amis partis avant elle.Elle laisse en héritage son immense joie de vivre, son amour de la chanson, son rire et son sourire, sa franchise, son intégrité, son enthousiasme.Nous tenons à remercier chaleureusement tout le personnel du Centre d\u2019hébergement Alphonse-Bonenfant de l\u2019Île d\u2019Orléans pour la qualité de leurs soins et leur bienveillance.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Maison Écho du Coeur qui a accueilli et choyé Jacqueline pendant un peu plus d\u2019une année.- http://www.maisonechoducoeur.com/Contribuer/don.html.En raison des circonstances actuelles, les funérailles auront lieu plus tard.D\u2019ici là, souhaitons-lui le plus beau des voyages.Les funérailles sont sous la direction de : La Seigneurie Coopérative Funéraire 2450,St-Clément,Québec arr.Beauport,Québec G1E 1E8 Pour renseignements ou messages de sympathie : Téléphone : 418-663-4735 Télécopieur : 418-663-2328 Courriel : info@cooperative-funeraire.com Site Web : www.cooperative-funeraire.com DIANE LACASSE 1944 - 2021 À l'Hôtel-Dieu de Lévis, le 6 février 2021, à l'âge de 76 ans, est décédéemadame Diane Lacasse, épouse de feu monsieur Guy Boisvert, fille de feu Benoit Lacasse et de feu Jeanne-d'Arc Labonté.Elle demeurait à Lévis.Elle laisse dans le deuil ses enfants :Nathalie, François (Emmanuelle Guay) et Isabelle (Maxime Durivage); ses petits-enfants :Virginie, Héloïse (Marc-Olivier Michaud), Émilia et leur père Donald Plante, Louis et Simon, Dorothée, Amandine et Didier; son arrière-petite-fille, Galia Michaud; ses frères et soeurs : Gilles (Diane Groleau), Abel (feu Édith Normand), Solange (feu Stuart Burgess), feu Marie-France, Jacqueline (Jean-Denis Tremblay), feu Henri et Christian (Sylvie Gendron); ses beaux-frères et belles-soeurs : feuMadeleine Boisvert (Denis Caron),André Boisvert, Pierre Boisvert (Danielle Lamontagne) et Gisèle Gourgues ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Sincères remerciements au docteureÉlaine Blanchard et au personnel de l'unité des soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu de Lévis pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Hôtel-Dieu de Lévis (https://fhdl.ca/faire- un-don/).Étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, des funérailles auront lieu dans l'intimité, en l'église de Saint-Vallier de Bellechasse, le samedi 13 février et l'inhumation au cimetière paroissial à une date ultérieure.Pour renseignements : Groupe Garneau thanatologue Téléphone: 418.839.8823 / www.groupegarneau.com Membre de la Corporation des thanatologues duQuébec MICHELINE LAPOINTE GIGUÈRE 1942 - 2021 À l\u2019urgence de l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise, le 24 janvier 2021, à l\u2019âge de 78 ans, est décédée madameMicheline Lapointe, épouse de monsieur Henri- Paul Giguère.Elle demeurait à Québec.Elle était la fille de feu madame Rolande Rhéaume et de feu monsieur Sylvio Lapointe, la petite-fille de feu madame LauraAmpleman et la nièce de feu Mlle Maria Ampleman.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses trois filles, Marie-France, Isabelle et Emmanuelle (Julie, sa conjointe), ses deux petits-enfants Lydia et Alexy.Elle laisse également dans le deuil sa soeur Hélène Duchesneau (son fils Gabriel) et sa chère cousine Jeannine Lévesque (feu Louis Fortin, son fils Simon).Une pensée pour les trois soeurs et le frère de son époux, Lucille, Lise, Johanne,Yvon et leurs conjoints, Clément, Réjean et François.Elle laisse également dans le deuil son neveu et ses nièces Sylvie, Julien, Audrey et Emie.Micheline Lapointe-Giguère possédait une maîtrise en terminologie de l\u2019Université Laval et était linguiste-terminologue à l\u2019Office québécois de la langue française.Elle effectuait des travaux terminologiques depuis plus de vingt ans, particulièrement dans les domaines du travail, de la gestion et de l\u2019éducation.En 2004, elle publiait en collaboration, le Vocabulaire de la prestation services destiné notamment à l\u2019administration publique.Sa dernière publication, le carnet Pour une convention collective\u2026 en bons termes, est parue en 2007.Micheline était une femme passionnée, curieuse, rigoureuse, généreuse qui ne ménageait pas son temps pour aider ses proches.Elle aimait beaucoup la lecture, le théâtre, le camping et les voyages à l\u2019étranger qui lui permettait de découvrir d\u2019autres cultures.Elle a suivi les actualités jusqu\u2019à la toute fin de sa vie.Une pensée pour notre ami Michel Gallay, pour ses amies et collègues de l\u2019Office québécois de la langue française et pour ses voisins monsieur Yvon Sylvain et son épouse Rose-Anne.À tous les parents, amis, merci pour leur soutien et leurs marques d\u2019affection.Considérant la situation actuelle de la pandémie, les condoléances en présence du corps et la liturgie de la Parole auront lieu en toute intimité au Centre funéraire de Charlesbourg, le dimanche 14 février, avec la famille immédiate sur invitation.L\u2019inhumation en présence du corps se fera au cimetière Saint- Charles le lundi 15 février à 14 heures.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don de votre choix.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 69 ME JEAN-FRANÇOIS LÉONARD 1956 - 2021 À la Maison Michel-Sarrazin, le 5 février 2021, à l\u2019âge de 65 ans, est décédé Me Jean-François Léonard notaire, époux de Me Catherine Labrecque notaire.Né à Saint-Flavien le 3 février 1956, il était le fils de feu Gemma Faucher et de feu Fernand Léonard.Passionnépar son travail, il a pratiquécommenotairependant 37anset il aenseigné de nombreuses années auCégepGarneau en formation d\u2019agents immobiliers.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, sa soeur Luce; ses frères :Carol (Nicole Fortin) et Mario (Me Fernande Rousseau); son beau-frère feu Guy Labrecque et sa belle-soeur Julie Labrecque (Augustin Lebeau).Il laisse également ses neveux et nièces : Mathieu Léonard (Suzanne Young) et leurs enfants Félix et Antoine, Pascale-Marie Léonard (Spruce Grove), son filleul Pierre-Gabriel Léonard, Julia Léonard (Francis Blais), Guillaume Lebeau (Cristina Caruso) et leur filsVincent, Samuel Lebeau (AnitaMeyerhans) et leurs filles Sofia etAlice, demême que de nombreux cousins, cousines et amis ainsi que sa fidèle collaboratrice depuis 33 ans, Manon Duchesne.Un grandmerci est adressé au personnel soignant et aux nombreux bénévoles de la Maison Michel-Sarrazin pour leurs soins et leur accompagnement soutenu dans la dernière étape de sa vie.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin, 801 GrandeAllée Ouest, bureau 124, Québec (QC) G1S 1C1, téléphone : 418 687-6084.https://www.jedonneenligne.org/michel-sarrazin/?FrmGroupUID=all Les funérailles auront lieu le samedi 20 février 2021, dès 13 h 30, sur invitation, en l\u2019église Saint-Michel- de-Sillery, 1600 rue du Cardinal-Persico, Québec (QC) G1T 1H3.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière Mount Hermon à une date ultérieure.« La pandémie ne nous permet pas de souligner immédiatement sa présence surTerre comme nous le voudrions.Nous lui rendrons hommage en 2022 afin de permettre aux gens qui l\u2019ont côtoyé d\u2019assister ensemble à une cérémonie qui sera célébrée lors du 1er anniversaire de son décès.Les informations vous seront communiquées au moment opportun.» Pour renseignements : Harmonia Téléphone : 418 681-9797 Pour l\u2019envoi de messages de sympathie personnalisés : info@harmonia.ca Ne pas oublier d\u2019indiquer le nom de la personne décédée et nous transmettrons votre message par courriel à la famille dans les plus brefs délais.Harmonia Services funéraires d\u2019aujourd\u2019hui Téléphone: 418.681.9797 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.harmonia.ca RÉGINALD GRÉGOIRE 1934 - 2021 ÀQuébec, à l\u2019âge de 86 ans, est décédémonsieur Réginald Grégoire, époux de feu Monique Duquesne.Il laisse dans le deuil ses filles Michèle, Cécile et Pascale (Sylvain Meunier), ainsi que sa compagne Rita Guérette, qui l\u2019a accompagné au cours des dernières années.Il laisse également dans le deuil ses frères et soeurs :Armour (feu Monique Leduc), Ghislain (YolandeTrudeau), Agathe (François Simon) et Fleurette, ses soeurs feu Gracieuse (feu Domina Lefebvre) et feu Janette, ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Étant donné les circonstances sanitaires actuelles, une cérémonie commémorative aura lieu ultérieurement.Vous pouvez communiquer directement avec la famille à familleRGregoire@gmail.com Il a été confié à la maison WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738,avenue Royale,Québec (arr.Beauport) G1E 1Z4 MaisonWilbrod Robert 418 661-9223 À votre disposition condoléances par télécopieur : 418-661-6303 (avis de décès disponible sur notre site) / www.wilbrodrobert.com Entreprisemembre de la Corporation des thanatologues duQuébec CLAIRE LANDRY 1928 - 2021 Aux Jardins du Haut Saint-Laurent, le 6 février 2021, à l\u2019âge de 92 ans et 3mois, est décédée madame Claire Landry, fille de feu madame Armoza Grégoire et de feu monsieur Adjutor Landry.Elle demeurait à St-Augustin-de-Desmaures.En raison de la pandémie, une rencontre intime se tiendra en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives Centre funéraire du Plateau 693,avenue Nérée-Tremblay,Québec G1N 4R8 le samedi 6 mars 2021.Une liturgie de la Parole sera célébrée au salon le même jour à 11 h.L\u2019inhumation des cendres se fera au Parc Commémoratif La Souvenance.Elle était la soeur et la belle-seour de feu Gérard (feu Marie de Lourdes Mainguy), feu Marthe, feu Marcel (Marcelle Giroux), feu Claude, feu Grégoire.Des remerciements sincères aux dirigeants des Jardins du Haut St-Laurent et à leur personnel pour la grande qualité et l'humanité des soins accordés.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne de la Sclérose en plaques - Division Québec, 245, rue Soumande, bureau # 202, Québec, Québec, téléphone : 418 529-9742; courriel : info.regiondequebec@scleroseenplaques.ca.Des formulaires seront disponibles sur place.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com LUCILLE GARCEAU L'HEUREUX 1921 - 2021 Au CHSLD St-Augustin de Beauport, Québec, le 24 janvier 2021, à l\u2019âge de 99 ans et 2 mois et demi, est décédéemadame Lucille Garceau, épouse de feu monsieurAlbert L'Heureux.Née àQuébec, le 18 novembre 1921, elle était la fille de feu dame Ernestine R.Beaurivage et de feu monsieur Amédée Garceau.Elle demeurait àQuébec.En raison des circonstances actuelles et des restrictions gouvernementales, les rituels funéraires auront lieu à une date ultérieure.MadameGarceau laisse dans le deuil ses deux fils : Jean L'Heureux (Monique Morissette) et feu Denis L'Heureux; ses petits-enfants : Julie (Sylvain Bordeleau), Pascal (Patricia Beaulieu) et Daniel (Kym Boisvert); ses arrière-petits-enfants : Audrey etAlbert Bordeleau, Jacob etVictor L'Heureux; ses neveux : LouisAuger (Sherley McLean) leur fils Sylvain, Martin Auger (Andrée Brisson) leurs enfants, Maxime et Philippe Auger; ses frères et soeurs : feu Béatrice (feu Ernest Saucier), feu Gérard (feu Thérèse Laplante), feu Aline (feu J.Charles Bisson), feu Irène (feu Paul-AiméMorin), feuAdrien (feu Jeannine Paradis), Olivette,André (Carmelle Leblond), feu Madeleine (feuAndré Bernier), Éliane (feu Guy Côté), Léandre (feu Denise Martin) et Gisèle (feuYvonAuger) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Une reconnaissance exceptionnelle à Gisèle, Louis et Martin pour leur dévouement et leur disponibilité au fil des ans à aider Lucille dans ses déménagements et à lui rendre service au quotidien.Un merci spécial au personnel de la Résidence Le Laurentien de Charlesbourg et au personnel du CHSLD St- Augustin de Beauport pour les bons soins prodigués.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com RITA MAURAIS COUILLARD À l'hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière, le 8 février 2021, entourée de l'amour des siens est décédée paisiblement dame Rita Couillard, épouse de feu monsieur Paul Maurais.Elle était la fille de feu Alonzo Couillard et de feu Marie Dion.Elle demeurait à La Pocatière, Kamouraska.Le service religieux sera célébré dans l'intimité en présence des membres de la famille, le samedi 13 février 2021, à 11 h, en la cathédrale Sainte-Anne-de-la-Pocatière et de là les cendres seront déposées au columbarium et seront inhumées ultérieurement au cimetière des Pins.Un maximum de 25 personnes pourra participer aux funérailles.Elle laisse dans le deuil ses fils et ses belles-filles : Richard (Josée Beauche- min), Michel (Giovanna Enciso), Jean, Carol, ses petits-enfants : Mariko et Nicolas.Elle était la soeur et la belle-soeur de: feu Thérèse (feu Louis- Philippe Morin), feu Gilberte (feu Laval Paquet), feuYvette (feu Hervé Bernier), feu Annette (feu Robert Gaumont), feu Ernest (feu Thérèse Landry), feu Laurent (feu Thérèse Caron), feu Maurice (feu Laurette Bilodeau) et de la famille Maurais, elle était également la belle-soeur de: feu Antoine (feu Solange Gosselin), feu Réal (feu Jacqueline Ouellet), feu Gaston (feu Marie- Anne Duguay), feu Thérèse (feu Léopold Beauchemin).Sont aussi affectés par son départ ses neveux, ses nièces, ses cousins, ses cousines, ses autres parents et ami(e)s ainsi que son chat Félix, qu'elle adorait.La famille remercie les membres du personnel de la Résidence Hélène Lavoie et ceux de l'hôpital Notre-Dame- de-Fatima de La Pocatière pour leur dévouement, leur générosité et les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière.Don en ligne: www.fondationhndf.ca « La musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots.» Direction funéraire: Résidence Funéraire Marius Pelletier Inc.La Pocatière,St-Jean-Port-Joli et L\u2019Islet.Pour renseignements : 1-418-856-3371 sans frais : 1-866-856-3371 Courriel : rfmpel@vedeotron.ca site web : www.mariuspelletier.com Entreprise reconnue distinction par la C.T.Q.LISE MICHAUD (NÉE ROUSSEAU) 1939 - 2021 À l\u2019Hôpital Saint-François d\u2019Assise, le 12 janvier 2021, à l\u2019âge de 81 ans, est décédée dame Lise Rousseau, épouse de feumonsieur RochMichaud.Elle était la fille de feu dame Zoé Lamontagne et feu monsieur Gérard Rousseau.Elle demeurait àQuébec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera au Complexe de la Cité 1600,av.Le Gendre,Québec,QC,G2G 2W5 le samedi 20 février 2021 de 13 h à 15 h.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures en la chapelle du Complexe de la Cité, 1600, av.Le Gendre, Québec.L\u2019inhumation aura lieu à une date ultérieure au cimetière Saint-Michel- de-Bellechasse.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, une limite de 25 personnes à la fois devra être respectée lors des condoléances au salon funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Elle laisse dans le deuil son fils Alain (Johanne Boivin); ses petits-fils : Samuel et Félix; ses beaux-frères et belles- soeurs, ses neveux et nièces, ses cousins et cousines, autres parents et ami(e)s.La famille désire remercier tout le personnel de l\u2019Hôpital Saint-François d\u2019Assise pour leur attitude bienveillante et les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec, 10, rue de l\u2019Espinay, Québec (Qc), G1L 3L5, tél.: (418) 525-4385.ATHOS 418.658.1600 / Télécopieur : 418 658.2415 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personnedécédée:www.lepinecloutier.com/ infocomplexe@athos.com SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 70 GEORGETTE LEBLANC PELLETIER 1929 - 2021 À La Maison d\u2019Hélène (Montmagny), entourée par la présence et l\u2019amour de ses enfants, est décédée le 1er février 2021, à l\u2019âge de 91 ans, madame Georgette LeBlanc, épouse de feu monsieur Camille Pelletier.Elle demeurait à Sainte-Perpétue de L\u2019Islet.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Florent (Lise Nadeau), Lucien, Paul-Henri (Suzanne Blanchet), Donald (feu Diane Deschênes), Gaétan (Jeannette Desjardins), Jean-Neil (Patricia Ouellet), Christine (Pierre Paré); ses petits-enfants : Yann Pelletier (Valérie), Dominic Pelletier (Mélissa), Marie-Pier Pelletier (Pierrick), Michelle Pelletier (Jeannot), François Pelletier (Nathalie), Stéphane Pelletier (Vanessa), Jean-Philippe Pelletier (Audrey), Maxime Paré (Anne) et Mathieu Paré (Catherine); ses arrière-petits-enfants : Mathys, Mégane, Gabrielle, William, Mathias, Raphaël, Charles, Guy-Antoine et Justin.Elle laisse également dans le deuil sa soeur :Annette (André Pelletier), sa belle-soeur : Marie-Ange Pelletier (feu Paul-Émile Bernier), son beau-frère :Gérard Pelletier (feu Gemma Dumont - Gracia Dubé), son filleul : Claude Pelletier ainsi que ses autres neveux, nièces, cousins, cousines et nombreux amis.L\u2019ont précédée, d\u2019abord ses parents : Georgianne et Pierre Leblanc, sa soeur : Armande (feu Paul-A.Bélanger), ses frères : Maurice (feu Marie-Anne Pelletier) et l\u2019abbé Robert; de la famille Pelletier, Roland (Rose-Anna Pellerin), Rosaire (Irène Larose) et Benjamin.Nous tenons à remercier sincèrement Sonia Morin et sa belle équipe des Quartiers A de L\u2019Islet pour leur patience, leur dévouement ainsi que pour les soins et services de qualité prodigués durant ses deux dernières années de vie.Nous désirons exprimer toute notre reconnaissance et notre attachement à la Dre Michèle Morin, gériatre ainsi qu\u2019au Dr Martin Pelletier.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des services de santé de la MRC de L\u2019Islet, 430, rue Jean-Leclerc, Saint-Jean-Port-Joli, (Québec), G0R 3G0 ou à La Maison d\u2019Hélène, 350, avenue Saint-David, Montmagny, Québec G5V 4P9, www.fondationdelamaisondhelene.org.Étant donné les circonstances actuelles, les membres de sa famille se recueilleront en toute intimité.Les funérailles avec eucharistie seront célébrées le samedi 20 février à 14 h en l\u2019église de Sainte- Perpétue en présence des membres de la famille immédiate seulement.Une diffusion sera disponible sur le web, le lien vous sera indiqué ultérieurement.Ses cendres seront déposées ultérieurement au cimetière paroissial de Sainte-Perpétue.Pour renseignements ou messages de condoléances : Maison funéraire De la Durantaye et Fils (418) 247-5733, sans frais : 1-877-598-3093, courriel : info@deladurantaye.qc.ca Site web : www.deladurantaye.qc.ca.Maison funéraire membre de la Corporation des thanatologues du Québec.DANIEL ROYER 1949 - 2021 À l\u2019IUCPQ (Hôpital Laval) le 2 janvier 2021 est décédémonsieur Daniel Royer à l\u2019âge de 71 ans et 9 mois, après un court séjour à sa résidence la veille de son décès tel qu\u2019il le souhaitait.Il était le fils de feu madame Simone Lantagne et de feu monsieur Rosario Royer.Il demeurait à Québec.En raison de la situation actuelle, les funérailles ainsi que l\u2019inhumation des cendres au cimetière Saint-Henri-de-Lévis se tiendront à des dates ultérieures.Daniel laisse derrière lui sa compagne des dernières années Katia Néron, sa soeur Martine, sa nièce Sarah (Marc-André Ferron), de nombreux cousins et cousines, et ses précieux amis de longue date qu\u2019il considérait comme faisant partie de sa famille.Aimé et respecté des siens, Daniel avait un grand coeur.Avec sensibilité et bienveillance, il veillait à faire plaisir à ses proches et à maintenir les liens étroits avec sa famille.Il était d\u2019ailleurs un frère et un oncle aimant et empreint de délicates attentions.Dès ses premières expériences dans le monde des affaires, Daniel se fascine pour le monde des portes et fenêtres.Sa persévérance et son dévouement l\u2019amènent à devenir un homme d\u2019affaires innovateur et des plus dynamiques au Québec et ce, pendant 35 ans.Il a fondé l\u2019entreprise Portes Celco inc.qu\u2019il a dirigée pendant 12 années avant de la vendre au groupe Premdor.Par la suite, il s\u2019est associé au Groupe Promax inc., dont il est devenu l\u2019actionnaire majoritaire jusqu\u2019à sa vente au groupe Screenco, ainsi qu\u2019à sa retraite en 2018.Daniel était respecté de ses employés et avait une grande gratitude à leur égard.Son ambition et sa force de caractère l\u2019ont amené à devenir un homme d\u2019affaires reconnu et respecté dans le milieu.Il a été, pour plusieurs, un inspirant modèle de détermination.Daniel avait toujours des idées plein la tête et de nouveaux projets à réaliser.Bon vivant, il profitait de la vie entre Québec, ville qu\u2019il affectionnait particulièrement où il retrouvait ses êtres chers et le ski alpin l\u2019hiver, et la Floride, cette destination tropicale où il appréciait les longues marches sur le sable et naviguait d\u2019une île à l\u2019autre que ce soit Boca Grande, Key West ou les Bahamas.Sa curiosité et son entrain l\u2019ont amené à entreprendre différentes excursions, à la fois en motorisé ou en bateau, et à découvrir de nouvelles destinations au Canada et aux États-Unis.Nous avons peine à croire qu\u2019il nous ait quittés si abruptement.Il nous manque et nous manquera pour toujours.Un remerciement particulier à l\u2019équipe des soins intensifs de l\u2019Hôpital Laval pour les soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Association pulmonaire du Québec, plus particulièrement aux recherches dédiées à la fibrose pulmonaire, téléphone : 1-888-768-6669, site web : https://poumonquebec.ca.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com CÉCILE LIZOTTE 1920 - 2021 Au Centre d'hébergement St-Joseph de Rivière-du-Loup, le 3 février 2021, à l\u2019âge de 100 ans et 5 mois, est décédée dame Cécile Lizotte, épouse de feu M.Conrad Lévesque, fille de feu M.Ludger Lizotte et de feu dame Alice Desrosiers.Elle demeurait à Rivière-du-Loup.En raison des circonstances actuelles liées à la pandémie, les funérailles seront célébrées à une date ultérieure afin de permettre à la famille, aux ami.e.s et à ses élèves et collègues enseignants de lui rendre un dernier hommage.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Jean-Yves (Lucile Léveillé), Micheline, Ginette (Yvan Dubé), Jacques (Nancy Parent); ses petits-enfants : Hélène, Frédérique, Martin; ses arrière-petits-enfants : Coralie, Arianne, Christophe, Élisabeth, Camille et Jade.Elle était la soeur de : feu André (Lucette Lepage), feu Gaby (feu Luc Simard), feuYolande (feu Paulo Mailloux), Janine (Jean-S.Ouellet), Monique (Benoît Paradis),Yvon (Louise Dunlay) et Odette.Sont aussi affectés par son départ ses neveux, nièces, cousins, cousines, ses autres parents et ami.e.s des familles Lizotte et Lévesque.Les services professionnels ont été confiés à la : MAISON FUNÉRAIRE MARC-ANDRÉ RIOUX LTÉE 169,LAFONTAINE,C.P.934,RIVIÈRE-DU-LOUP,QC.Tél.: 418 862-2668 Téléc.: 418 862-0939 Courriel : info@m-a-rioux.qc.ca www : m-a-rioux.qc.ca Entreprise funéraire membre de la Corporation des thanatologues du Québec Entreprise funéraire reconnue Distinction de la C.T.Q.SOEUR CÉLINE MALTAIS 1935 - 2021 À la Résidence des Bâtisseurs, le 2 février 2021, à l\u2019âge de 85 ans et 8 mois, est décédée soeur Céline Maltais p.f.m., en religion soeur Marie-Vital, après 65 ans de profession religieuse dans la Congrégation Les Petites Franciscaines de Marie, et demeurant au 115, rueAlfred-Morin, Baie-Saint-Paul.Elle était la fille de feu Monsieur Joseph Maltais et de feu dame Germaine Gaudreault.Dans les circonstances actuelles de la pandémie Covid-19, les funérailles de soeur Céline sont reportées à une date ultérieure non encore déterminée.Les membres de sa communauté et sa famille en seront alors informés.Elle laisse dans le deuil, outre les membres de sa communauté, Les Associés aux Petites Franciscaines de Marie, ses frères et soeurs : Ghislain Maltais (Jeannine Larouche), feu Lucette Maltais, René Maltais (Margaret Larouche), Clémence Maltais (Rénald Gagné), Rosanne Maltais (Maurice Barette), Vital Maltais (feu Francine Lavoie, Marie-Thérèse Bouchard), Michel Maltais (Murielle Dubé) ainsi que de nombreux neveux et nièces, cousins et cousines, amis et amies.La Coopérative Funéraire Charlevoix Ouest 53, rue Leclerc, Baie Saint-Paul Pour renseignements : 418 435-2412 Fax : 418 435-4036 Courriel : info@cfcharlevoixouest.com JEAN-CLAUDE ROUSSEL 1950 - 2021 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 5 février 2021, à l\u2019âge de 70 ans, est décédémonsieur Jean-Claude Roussel, époux de madame Chantal Bolduc, fils de feuAlbert Roussel et de feuAdrienne Ouellet.Il demeurait à Pont-Rouge.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Étantdonné la situationactuelle,unecérémonieseracélébréeultérieurement.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Chantal; ses filles :Marie-Pier (Pierre- Alexandre Paquet-Côté) et Camille (Daniel Perrin); sa petite-fille Félicia Côté; ses frères et soeurs : Louise (feu Jean Fortin), Monique (André Martineau), Guy (Nathalie Pépin), Réjean (Viviane Savoie), Benoit (Sylvie Gagnon), Germain (Micheline Blier), Danielle (Bertrand Beaulieu), Sylvie (Léopold Bourgoin) et Denis (Annie Saumure); ses beaux-frères et belles- soeurs : Régent Bolduc (Line Rouleau) et Doris Bolduc (Guy Marchand), ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents, ami(e)s et anciens collègues.La famille tient à remercier toute l\u2019équipe des soins intensifs ainsi que des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus pour tous les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société de l\u2019arthrite, 393, avenue University, bureau 1700, Toronto (On), M5G 1E6, tél.: 1-800-321-1433.ATHOS 418.682.5225 / Télécopieur : 418 682-6249 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoirede lapersonnedécédée:www.lepinecloutier.com/ infowh@lepinecloutier.com SOEUR ANITA ROY (SOEUR MARIE-VIATEUR) 1933 - 2021 À la Maison mère de Saint-Damien, le 8 février 2021, à l\u2019âge de 87 ans et 10 mois dont 65 ans de vie religieuse, est décédée soeur Anita Roy, membre de la Congrégation des soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours.Elle est née à Sainte-Claire, de feuViateur Roy et de feuAurore Francoeur.Ses funérailles seront célébrées le jeudi 18 février 2021 à 14 h 00 en la chapelle de la Maison mère et de là, l\u2019urne cinéraire reposera au cimetière de la communauté.Elle laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse et les associés de la Congrégation, ses soeurs : Gilberte et Monique (Louis Leblond), sa belle-soeur Madeleine Dion (feu Paul-Émile) et de nombreux neveux et nièces, cousins et cousines et ami(e)s.La direction des funérailles a été confiée à la Roy & Rouleau inc.131, rue Commerciale, Saint-Damien.Pour renseignements: tél.: 418 789-2143, sans frais: 1 888 789-2143 télécopieur: 418 789-2576 Pour transmettre vosmessages de condoléances à la famille par courriel maison@royrouleau.ca ou sur notre site Internet www.royrouleau.ca.Maison funérairemembre de la CTQ leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 71 ANDRÉ I.ROY 1937 - 2021 À l\u2019unité des soins palliatifs de l\u2019IUCPQ, le 6 février 2021, à l\u2019âge de 83 ans est décédé monsieur André I.Roy, époux de madame Louise Guillemette.Il demeurait à Québec (arr.Charlesbourg).Étant donné la situation actuelle, le service religieux sera célébré dans l\u2019intimité de la famille, sur invitation seulement, le mardi 16 février à 11 h 00 en l'église de St-Charles Borromée, 7990, 1reAvenue, Québec G1H 4M6.L'inhumation se fera ultérieurement au cimetière de Giffard.La direction des funérailles a été confiée à la maison WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738,avenue Royale,Québec (Beauport) G1E 1Z4 Monsieur Roy laisse dans le deuil son épouse, madame Louise Guillemette; ses filles Mireille et Véronique (Étienne Boucher); ses soeurs et son frère : Mariette (feu Victorin Giroux), Léandre (ThérèseTherrien) et Lauraine (Jean-Marc Lyonnais); sa belle-soeur DeniseToussaint (feu Jean-Eudes Roy); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Guillemette : Benoit (Jacqueline Pelchat), Robert (Marguerite Gagné), Jean-Louis (Gertrude Giguère), Suzanne (Pierre Côté), Roland (Nicole Bilodeau), Françoise (feu Ernest Provencher), Nicole (Peter Lay) et Grégoire (Rose-Marie Di Maria) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Il était également le frère de Hermance et Martin Roy et le beau- frère de Lucille (Henri-Louis Fortier), Monique (Louis Ste-Croix) et Gérard Guillemette, tous décédés.La famille tient à remercier spécialement le personnel soignant de l\u2019IUCPQ, en particulier ÉmilieVigneault-Simard, infirmière praticienne spécialisée, secteur médecine interne, Marie-Pierre Beaulieu, infirmière, soins palliatifs et Gaston Ndaleghana Mumbere, intervenant en soins spirituels.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2725, chemin Ste-Foy, Québec (Québec) G1V 4G5, 418-656-8711, www.iucpq.qc.ca MaisonWilbrod Robert 418 661-9223 (avis de décès disponible sur notre site) / www.wilbrodrobert.com Entreprisemembre de la Corporation des thanatologues duQuébec JEANNE BRETON NADEAU 1929 - 2021 Au Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches, secteurs Etchemins de Lac-Etchemin, le vendredi 29 janvier 2021, est décédée à l\u2019âge de 91 ans et 9 mois, madame Jeanne Breton, épouse de feu monsieur Raoul Nadeau.Elle était la fille de feu Émile Breton et de feu Marie Laflamme.Elle demeurait à Lac-Etchemin.Les coordonnées concernant la cérémonie vous seront communiquées ultérieurement.La direction des funérailles a été confiée à la maison funéraire: Roland Couture & Fils 231,2e Avenue,Lac-Etchemin Elle était la mère de :Doris (JacquesAubin), Céline (Raynald Nadeau), Johanne, Sylvie (PierreAmpleman), feuAlain (Lucie Deblois), René (Claire-Estelle Lepage), André (Manon Leclerc) et Eric.Elle laisse dans le deuil ses petits- enfants : Marie-Claude et Isabelle Aubin, Philippe et Sébastien Nadeau, Julie Bouchard-Nadeau, Amélie Nadeau ainsi que plusieurs arrière-petits-enfants.Elle est allée rejoindre dans l\u2019au-delà ses frères, soeurs, beaux-frères et belles-soeurs.Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, parents et ami(e)s.Un remerciement spécial au personnel du Sanatorium Bégin et de laVilla des Etchemins de Lac-Etchemin pour les bons soins prodigués à notre mère.Tout témoignage de sympathie peut se traduire par un don à la Fondation Sanatorium Bégin, 331, Place du Sanatorium, Lac-Etchemin (Québec) G0R 1S0.Pour renseignements : Tél.: (418) 625-3762 Télécopieur : (418) 625-3702 Courriel : couturetfils@sogetel.net Site internet : couturetfils.com Maison funéraire membre de la Corporation des thanatologues du Québec.JACQUELINE LABADIE PLAMONDON 1922 - 2021 Tu n\u2019es plus là où tu étais,mais tu es partout là où nous sommes.Au Centre d'hébergement St-Jean-Eudes, le 25 janvier 2021, à l\u2019âge de 98 ans et 3 mois, est décédée madame Jacqueline Labadie, épouse de feu monsieur Jacques Plamondon, fille de feu madame Amanda Savard et de feu monsieur Oscar Labadie.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Pierre, Michel (Sylvie Hethrington), Lucie (Michel Cliche), Diane (Marc Filion), Denis (Nicole Tremblay), Lise (Robert Blondeau), Francyne, Marc et Danielle (Simon Pichette); ses petits-enfants: Luc Plamondon (Élise Barrette), Benoît Plamondon, Philippe Cliche (Marie-Josée Raymond), Nathalie Cliche (Guillaume Lami-Mailloux), Vincent Filion (Sandra Houde), Dominique Filion (Christian St-Pierre), Étienne Plamondon (Mireille Barriault), Édith Plamondon (Jonathan Senecal), Bruno Caouette, Pascal Plamondon-Gomez (Isabelle Mailloux), Anthony St-Pierre (Katie St-Hilaire) et Laurie Plamondon-Duchesneau (Mathieu Roy), plusieurs arrière-petits-enfants, ses frères, ses soeurs et belles-soeurs : Simone, Guy (Marcelle Lemieux) et Claude (feu Diane Lemelin), ainsi que ses beaux- frères et belles-soeurs de la famille Plamondon.Elle est allée rejoindre l\u2019amour de sa vie, son cher mari Jacques, ainsi que ses frères et soeurs : feu André (feu Jacqueline Lessard), feu Berthe (feu Robert Tessier), feu Cyrille (feu Rachel St-Germain) et feu Rosaire Labadie (Renée Arcand), ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Plamondon : Paul, Jean, Yves, Roger, Pierre, Suzanne, Lucille, Simonne, Madeleine, Jeanne et Gérard.Les funérailles auront lieu le samedi 27 février 2021 à 10 heures.Étant donné les circonstances, elles auront lieu en toute intimité avec les membres de la famille vu le nombre limité imposé par la Santé Publique.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à eux virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.coopfuneraire2rives.com.La famille tient à remercier le personnel soignant du CHSLD St-Jean-Eudes pour les bons soins prodigués à notre mère, pour leur humanisme et leur attitude bienveillante.La famille vous invite à transmettre vos témoignages de condoléances sur le site de la coopérative funéraire des Deux Rives.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Lauberivière : Dons en ligne - Fondation de Lauberivière (jedonneenligne.org) Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com PETIT FRÈRE MARC SIRARD Le 7 février 2021, petit frèreMarc Sirard est décédé au Foyer central de la Famille Myriam-Beth\u2019léhem à Baie-Comeau.Il avait 88 ans.Petit frère de cette famille spirituelle catholique depuis près de 40 ans, il est retourné vers le Père entouré des membres de la communauté.De plus, il laisse dans le deuil ses enfants: Jean-Pierre (Lyne Bourbonnière), Marc- André (Lyne Létourneau), Louise (Fernand Deslauriers) et Isabelle (Éric Michaud), ainsi que ses petits-enfants si chers à son coeur : Geneviève, Marc- Olivier, Émilie, Éliane, Janie et Charles-Étienne, Mario, Julie et François, sans oublier ses deux soeurs Lorraine et Hélène de même que son frère Roger (Gabrielle Girard).La dépouille sera exposée le jeudi 11 février 2021 de 14h00 à 18h00.Bienvenue aux membres et amis, selon les consignes sanitaires actuelles.Les funérailles auront lieu vendredi, le 12 février à 14h30.En raison des mesures sanitaires actuelles, les funérailles se dérouleront dans la plus grande intimité, au Foyer central de la Famille Myriam.Elles seront accessibles en ligne.Le lien sera disponible sur notre site www.famillemyriam.org dès que possible.N.B.: Pour ceux qui aimeraient exprimer leurs condoléances par quelque chose de particulier, nous apprécierions un honoraire de messe pour l\u2019âme de notre frère ou encore un don pour les missions de la Famille Myriam- Beth\u2019léhem.Merci! PIERRETTE TURGEON (JONCAS) 1925 - 2021 Au CHSLDVigi, St-Augustin-de-Desmaures, le 31 janvier 2021, à l\u2019âge de 96 ans, est décédée dame Pierrette Turgeon, épouse de feu monsieur Jean-Marc Joncas et conjointe de feu monsieur Rosario Genest.Née à Québec le 26 janvier 1925, elle était la fille de feu dame Florence Martel et de feu monsieur Edgar Turgeon.Elle demeurait à St-Augustin-de-Desmaures.Tout en respectant les consignes du jour de la santé publique sur la Covid-19, une cérémonie d\u2019au revoir sera célébrée dans l\u2019intimité avec la famille immédiate le samedi 20 février 2021 à 15 h.Il vous sera possible de la visionner en direct ou en reprise via https://funeraweb.tv/fr/diffusions/23884.La webdiffusion sera accessible pour tous, sans mot de passe.Les cendres seront déposées au cimetière St-Charles au printemps.Madame laisse dans le deuil ses enfants : Luc (Yolande Guay), Michèle (Pierre Leblond), Jocelyne (Paul Sirois), Hélène Viger (feu Christian); ses petits- enfants:Thierry (Mélissa Bélanger), François (Lynn St-Pierre), Dominique Bray, Vincent (Mélanie Belval), Christine, Donald Leblond (Julie Laniel); ses arrière-petits-enfants :Étienne, Vincent, Elliott, Catherine,William, Guillaume,Antoine, Léanie, Méryka; ses soeurs : Rolande (feu Rosaire Pageau), Pierrette Martel (feu Laval Beaulieu); tous les membres des familles Joncas et Genest ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Pierrette était également la soeur de : Jeanne d\u2019Arc (Paul-Émile Dumas) et Madeleine (Marcel Breault) tous décédés.La famille remercie tout le personnel du CHSLDVigi St-Augustin pour l\u2019attention portée et la qualité des soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019organisme de votre choix.Les funérailles sont sous la direction de : La Seigneurie Coopérative Funéraire 2450,St-Clément,Québec arr.Beauport,Québec,G1E 1E8 Pour renseignements: La Seigneurie coopérative funéraire Téléphone: 418 663-4735 / Télécopieur : 418 663-2328 info@cooperative-funeraire.com / www.cooperative-funeraire.com REMERCIEMENTS CAROL GIFFARD Nous avons été sincèrement émus par vos marques d\u2019affection et de sympathie que vous avez su témoigner lors du décès de Carol Giffard, survenu le 18 janvier 2021.Soyez assurés que votre soutien et votre amitié ont été d\u2019un grand réconfort pour affronter ces douloureux moments.Nous vous remercions du fond du coeur.Claire, Alexandre et Loïc SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 72 leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 73 DÉCÈS CHARLES-EUGÈNE POULIOT 1927 - 2021 REMERCIEMENTS La famille de M.Charles-Eugène Pouliot (son épouse Raymonde, ses fils Alain et André (Dominique Hudon) et les petits enfants) vous exprime sa profonde reconnaissance à l\u2019occasion du décès de notre frère Charles-Eugène survenu le 19 janvier 2021.Les offrandes de messes, les dons, les fleurs, les textos, les courriels et courriers, ainsi que toutes les marques de sympathie transmises à travers les réseaux sociaux Facebook, Messenger et autres, ont été grandement appréciés.Merci de nous avoir accompagnés lors de la célébration des funérailles diffusée en direct sur Facebook ou encore disponible en différé.Que chacune et chacun de vous trouve dans ce message l\u2019expression de notre gratitude en considérant ces remerciements comme vous étant personnellement adressés.5e ANNIVERSAIREDÉCÈS PIERRE MANTHA Tu es toujours présent pour nous.Lauraine et Luc XX 7e ANNIVERSAIRE GUY VEILLEUX Merci papa de veiller sur nous Tes filles Paule et Ruth Le président des JO de Tokyo s\u2019en va après ses propos sexistes ANDREW MCKIRDY Agence France-Presse TOKYO \u2014 Yoshiro MoriYoshiro Mo- ri, le président du comité d\u2019organisation des Jeux olympiques de Tokyo, a présenté vendredi sa démission après le tollé provoqué par ses propos sexistes la semaine dernière, mais la question de son successeur n\u2019est pas encore tranchée.«Mes déclarations inappropriées ont causé beaucoup de trouble [.].Je souhaite démissionner de la présidence dès aujourd\u2019hui», a déclaré vendredi M. Mori, 83 ans, lors d\u2019une réunion du conseil exécutif de Tokyo-2020.«Ce qui est important, c\u2019est d\u2019organiser les Jeux en juillet.Il ne faut pas que ma présence devienne un obstacle» à cet objectif, a encore déclaré cet ancien premier ministre du Japon (2000-2001).M. Mori avait déclaré la semaine dernière que les femmes avaient des difficultés à parler de manière concise lors des réunions, ce qu\u2019il trouvait «embêtant».Il s\u2019était excusé maladroitement le lendemain, excluant initialement de démissionner.Mais un déluge de critiques a suivi au Japon comme à l\u2019étranger.Des sportifs, personnalités politiques et commanditaires des JO étaient notamment montés au créneau, dénonçant des remarques contraires à l\u2019égalité des sexes et aux valeurs de l\u2019olympisme.Le Comité international olympique (CIO) avait aussi fini par juger les propos de Yoshiro Mori «complètement inappropriés», après avoir dans un premier temps estimé que l\u2019affaire était close au vu de ses excuses.Dans un communiqué publié vendredi, le président du CIO Thomas Bach a dit «respecter» et «comprendre» la décision de M. Mori de partir, en le remerciant pour son travail accompli depuis son arrivée en 2014 à la tête de Tokyo-2020.La gouverneure de Tokyo Yuriko Koike, qui avait critiqué les propos de M. Mori, lui a aussi rendu hommage.SUCCESSION NON RÉSOLUE Mori avait suggéré jeudi que Sabu- ro Kawabuchi, ancien grand patron du football japonais, lui succède.Mais cette proposition \u2014 faite en dehors d\u2019une procédure formelle de nomination \u2014 a fait grincer des dents, M. Kawabuchi, 84 ans, étant encore plus âgé que M. Mori.Alors qu\u2019il s\u2019était d\u2019abord dit prêt à prendre le relais, Saburo Kawa- buchi s\u2019est rétracté au dernier moment face aux critiques et aux réticences du gouvernement.S e i k o H a s h i m o t o, 5 6   a n s, ministre japonaise des JO et elle- même ancienne athlète olympique, serait désormais favorite pour remplacer M. Mori, toujours selon les médias locaux.Ce virage de dernière minute montre que les responsables nippons «nous écoutent», s\u2019est félicitée auprès de l\u2019AFP Kazuna Yamamoto, fondatrice de Voice Up Japan, une association militant pour l\u2019égalité des sexes, tout en restant prudente sur l\u2019issue des négociations.La manière dont la candidature de M. Kawabuchi avait été amenée par M. Mori est révélatrice de la culture très masculine du pouvoir au Japon, selon Kazuko Fukuda, une militante des droits des femmes interrogée par l\u2019AFP.«Les femmes ne sont pas impliquées dans le processus décisionnel» au Japon, car «les décisions importantes ne sont pas prises en journée lors des réunions officielles, mais en soirée après le travail» et entre hommes, rappelle Mme Fukuda.REPRÉSENTATION FÉMININE Après une réunion de deux heures vendredi, les organisateurs ont annoncé la formation prochaine d\u2019un conseil à parité pour désigner la personne qui succèdera à Yoshiro Mori.Il sera dirigé par Fujio Mitarai, le pdg du groupe Canon, âgé de 85 ans.L e d i r e c t e u r g é n é r a l d e Tokyo-2020, Toshiro Muto, a affirmé que cette personne devait être choisie «dès que possible», et que son sexe ne serait pas le facteur déterminant.Il a aussi ajouté que le comité d\u2019organisation allait créer une équipe pour promouvoir l\u2019égalité hommes-femmes et œuvrer à accroître la représentation féminine en son sein, sans fixer d\u2019objectifs précis.L\u2019affaire Mori est une nouvelle épine dans le pied des organisateurs des JO de Tokyo, qui peinaient déjà à raviver l\u2019enthousiasme de la population japonaise pour l\u2019événement (23 juillet-8 août 2021), prévu l\u2019an dernier et reporté à cause de la pandémie, alors que le contexte sanitaire mondial demeure préoccupant.Les Jeux de Tokyo avaient déjà été marqués par deux démissions de personnalités de premier plan.Le ministre des Jeux olympiques Yoshitaka Sakurada avait dû renoncer à son portefeuille en avril 2019 après avoir notamment tenu des propos jugés désobligeants vis-à-vis des habitants de zones ravagées par le tsunami de mars 2011.Un mois plus tôt, c\u2019est le président du Comité olympique japonais, Tsunekazu Takeda, qui avait annoncé son départ, après la révélation de sa mise en examen par des juges français.Il est soupçonné d\u2019avoir octroyé des pots-de-vin à des membres du CIO en 2013 pour soutenir la candidature de Tokyo.JO CHERCHE PATRON Les propos sexistes du président du comité d\u2019organisation des Jeux olympiques de Tokyo, Yoshiro Mo- riYoshiro Mori, ont soulevé un tollé, comme en témoigne ce manifestant japonais.\u2014 PHOTO AFP, PHILIP FONG SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 74 MAG SPORTS MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com Le nouvel homme fort des Sénateurs se souvient encore très bien de son premier but en carrière dans la LNH.Il s\u2019était battu aussi trois fois dans ce match, laissant tomber les gants contre le gardien.«C\u2019était vraiment un beau but que j\u2019avais marqué contre les Penguins de Pittsburgh.J\u2019ai débordé le défenseur Kris Letang pour ensuite déjouer le gardien Brent Johnson avec une feinte», relate Micheal Haley au bout du fil.Le détail qui lui échappe?La date.C\u2019est la raison pourquoi le journaliste du Droit voulait lui jaser en milieu de semaine.Le 11 février marquait le dixième anniversaire de ce premier but survenu en 2011 lorsque l\u2019attaquant ontarien évoluait chez les Islanders de New York.Du même coup, c\u2019était une occasion de découvrir le plus vieux joueur des Sénateurs, une franchise plongée dans un virage jeunesse.Haley a 34 ans.Et surtout, il possède un bon sens de l\u2019humour.«Je crois que je suis le seul joueur dans l\u2019histoire de la ligue qui a marqué un but, puis s\u2019est battu plus tard contre ce même gardien», souligne-t-il.Un exploit réalisé à son troisième match en carrière dans la LNH.Il avait disputé deux parties la saison précédente avec le grand club.«Je m\u2019étais battu trois fois dans ce match.On m\u2019avait expulsé.Qui sait.n\u2019eut été cela, j\u2019aurais peut- être pu marquer deux autres buts et réussir mon premier tour du chapeau!» Le numéro 38 des Sénateurs se trouvait dans une chambre d\u2019hôtel de Winnipeg au moment de l\u2019entrevue.Ses coéquipiers et lui venaient de débarquer pour une série de deux matchs.Haley a disputé son seul match cette saison contre ces mêmes Jets, il y a deux semaines, au Bell MTS Place.Depuis cette présence dans l\u2019alignement, il a repris sa place au sein du fameux «Taxi Squad» réservé aux réservistes.«En me joignant à une jeune équipe comme celle-ci, je ne m\u2019attendais pas à jouer sur une base régulière et prendre la place d\u2019un espoir, surtout en début de saison.On m\u2019a amené ici pour tenir un rôle de mentor auprès des jeunes, de les aider à devenir meilleurs.Il y a toutefois un hic.Le mieux qu\u2019ils vont jouer, moins que je vais jouer de mon côté!» On l\u2019a souligné tantôt.Il est bien drôle Micheal Haley, qui a disputé 271 matchs durant la dernière décennie dans la LNH.En plus d\u2019évoluer chez les Islanders, il a porté les couleurs des Sharks, des Panthers, puis des Rangers en 2019-2020.«Je suis réaliste.Je sais que le soleil se couche lentement sur ma carrière.Je suis ici pour être un bon coéquipier.» Et surtout agir en grand frère qui va défendre les plus beaux espoirs des Sénateurs.Ce fut le cas lors de son seul match.Haley a laissé tomber les gants contre Nathan Beaulieu dès la septième minute de jeu.Ce fut sa 89e bagarre depuis ses débuts dans la LNH.PLUS PRÈS DE LA MAISON Que sa carrière l\u2019amène dans la capitale nationale, à sept heures de route de Sarnia où il habite durant la saison morte avec sa femme et ses deux garçons, semblait inévitable.«J\u2019avais eu des discussions avec l\u2019équipe dans les années précédentes, mais elles n\u2019avaient jamais abouti à un contrat.En fait, je croyais bien prendre ma retraite l\u2019été passé.J\u2019avais été opéré en février quand je jouais à New York.J\u2019avais dit à mon agent que j\u2019aimerais encore jouer, mais je ne voulais pas me promener aux États-Unis en raison de la pandémie.Puis Ottawa m\u2019a appelé.Ça tombait bien!» Haley retrouve un entraîneur adjoint qu\u2019il aime bien chez les Sénateurs en Jack Capuano.Ce dernier l\u2019a côtoyé chez les Panthers de la Floride en 2017-2018, une saison durant laquelle le robuste hockeyeur de 5\u201911\u2019\u2019 et 202 livres a été le meneur de la ligue avec 22 batailles et 212 minutes de pénalité.Capuano était aussi son coach derrière le banc des Islanders lors du fameux soir de ses trois bagarres et du premier de ses 11 buts en carrière.«Ça représentait tellement de choses de marquer une première fois dans la LNH, surtout que je n\u2019avais jamais été repêché.Disons que les dépisteurs ne cognaient pas à ma porte quand je jouais dans la Ligue de hockey de l\u2019Ontario à Sar- nia.Les équipes ne s\u2019arrachaient pas mes services», mentionne-t-il.«De jouer toujours dans la LNH dix ans plus tard, c\u2019est merveilleux, même s\u2019il y a eu des hauts et des bas au fil du temps.J\u2019ai joué avec une centaine de très bons joueurs dont la carrière a été moins longue que la mienne.» LE GRAND FRÈRE DANS LE VESTIAIRE Micheal Haley pratique un sport d\u2019hiver, mais le hockeyeur a bien hâte déjà que la glace fonde à l\u2019extérieur et la neige disparaisse.Ça lui permettra de profiter de son autre passion sur les cours d\u2019eau en Outaouais.«Je suis un mordu de la pêche.Quand je ne suis pas à l\u2019aréna ou que je ne joue pas avec mes enfants, je suis dans un bateau quelque part», confie le vétéran des Sénateurs.«C\u2019est mon sanctuaire, ajoute-t-il du même souffle.Je suis choyé chez moi à Sarnia.J\u2019ai tous les Grands Lacs à proximité.» Mais Haley aime aussi découvrir d\u2019autres plans d\u2019eau.Et il a déjà fait ses devoirs depuis son arrivée à Ottawa.«J\u2019ai hâte de sortir de l\u2019aréna, que cette pandémie s\u2019essouffle et que je puisse partir à la découverte.On me dit qu\u2019il y a de bons endroits dans la région.» En plus de s\u2019amuser à pê- cher, l\u2019homme fort possède un autre talent que certains coéquipiers ont découvert au fil de la dernière décennie à New York, en Floride et en Californie.«Je suis un chanteur phénoménal», assure-t-il en riant.MARTIN COMTOIS, LEDROIT DE BAGARREUR À PÊCHEUR «On m\u2019a amené [à Ottawa] pour tenir un rôle de mentor auprès des jeunes, de les aider à devenir meilleurs», note l\u2019homme fort Michael Haley, à gauche, ici dans l\u2019uniforme des Rangers, en train de se bagarrer avec Pat Maroon, du Lightning, en 2019.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, BRUCE BENNETT leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 75 MAG SPORTS MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com Micheal Haley ignore ce que l\u2019avenir lui réserve après son passage chez les Sénateurs.Deviendra-t-il mécanicien, peintre, ouvrier, enseignant ou fonctionnaire ?Le vétéran sait toutefois que sa carrière de bagarreur achève.Il a commencé à faire quelques appels auprès de l\u2019Association des joueurs de la LNH (NHLPA) durant la dernière saison morte.«Disons que commencer à trouver une nouvelle carrière durant une pandémie n\u2019est toutefois pas le moment idéal.Au lieu de se créer des emplois, il s\u2019en perd.» Peut-être que Haley pourrait s\u2019inspirer de ces nombreux anciens hommes forts qui se retrouvent aujourd\u2019hui au petit écran.Ils sont plus nombreux que les anciens marqueurs de 50 buts dans l\u2019univers médiatique.À Columbus, Fox Sports Ohio fait appel à Jean-Luc Grand-Pierre et Jody Shelley.NHL Network a repêché Stu Grimson.Les amateurs de Vegas et de Buffalo peuvent s\u2019abreuver des analyses de Shane Hnidy et Rob Ray durant les matches de leur équipe favorite.Au Québec, il y a PJ Stock et André Roy qui se sont fait une niche dans des rôles différents à RDS.«Ça ne me surprend pas de voir tous ces anciens durs à cuire à la télé», affirme Roy, qui était jadis le grand frère des Sénateurs à l\u2019époque des Alfredsson, Havlat, Hossa, Fisher, Redden et Bonk.«Nous sommes des gars rassembleurs dans le vestiaire.Notre rôle de protéger nos coéquipiers nous a rendus sympathiques aux gens.Aussi, nous étions des gars accessibles aux médias et au public.Nous aimons jaser, pas que les autres gars étaient des sauvages!» Roy était un des favoris de la foule à l\u2019époque du centre Corel.Les plus jeunes amateurs ne l\u2019ont jamais vu jouer à Ottawa, Tampa Bay, Boston et Pittsburgh.Ils le reconnaissent dans la rue plutôt comme le gars qui chante et joue des tours à ses invités de l\u2019émission Hors-Jeu 2.0.Cet emploi lui permet de rester branché sur le monde du hockey et de faire découvrir une nouvelle génération de vedettes et de personnages.Son équipe a notamment rencontré Alexis Lafrenière dans un verger avant son départ vers New York en plus de visiter Antoine Rous- sel à sa cabane à sucre à l\u2019automne.Tout comme André Roy, Rob Ray et Shane Hnidy ont joué à Ottawa.L\u2019un en fin de carrière, l\u2019autre à ses premiers coups de patin.Dans le cas de Jean-Luc Grand- Pierre, l\u2019ancien défenseur montréa- lais a porté l\u2019uniforme des Sabres, des Blue Jackets, des Thrashers et des Capitals en sept saisons dans la LNH.Il s\u2019est installé en Ohio avec sa famille après sa carrière, brassant des affaires dans le domaine immobilier.Les Jackets l\u2019ont approché, il y a deux ans, pour le greffer à leur équipe de diffusion.On voulait qu\u2019il décortique des séquences de jeu durant les entractes.«J\u2019adore ça.Quand j\u2019ai pris ma retraite, je voulais complètement me séparer du hockey.J\u2019étais prêt à faire autre chose.J\u2019avais commencé à travailler dans le domaine de la vente immobilière avant même d\u2019arrêter de jouer.» COMME PARLER À DES AMIS Les amateurs qui l\u2019avaient adopté durant les premières années de la franchise l\u2019ont rapidement reconnu à la télé.«Je ne pense pas que j\u2019étais un homme fort», précise Jean-Luc Grand-Pierre, qui a quand même livré 33 combats en carrière dans la LNH.«Je pense que ce type de joueur qui met ses bottes de travail et qui travaille fort tous les matchs est souvent populaire.Ces gars jouent souvent aussi un plus gros rôle dans la communauté.Je pense que les équipes reconnaissent ça.Ça pourrait expliquer pourquoi les hommes forts sont de parfaites candidatures pour se retrouver à la télé.» L\u2019ancien de la LHJMQ possède un conseil pour de futurs joueurs qui seraient tentés de faire le saut dans les médias.«Je n\u2019ai jamais été à l\u2019école pour ça.J\u2019ai eu besoin d\u2019une vingtaine de parties pour me sentir à l\u2019aise devant la caméra.J\u2019ai encore beaucoup de choses à apprendre.L\u2019important, c\u2019est d\u2019être soi-même pour que ta personnalité ressorte.Je dis toujours que faire de la télé, c\u2019est comme parler à des amis.» CES HOMMES FORTS DEVENUS VEDETTES DU PETIT ÉCRAN 1 L\u2019ancien homme fort des Sénateurs, André Roy, fait maintenant carrière sur le petit écran à RDS.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, MARTIN ROY 2 Le défenseur montréalais Jean- Luc Grand-Pierre a amorcé sa carrière avec les Blue Jackets de Columbus.Il fait aujourd\u2019hui partie de l\u2019équipe de diffusion des Jackets durant les entractes.\u2014  PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS J.J.Watt et les Texans mettent fin à leur entente HOUSTON \u2014 J.J.Watt et les Texans de Houston ont «mutuellement accepté de se séparer», privant la franchise de son joueur emblématique et créant de nouvelles difficultés pour une entre-saison qui s\u2019annonçait déjà ardue.L\u2019ailier défensif avait toujours une saison à son contrat de six ans, 100 millions $US, à écouler.Watt, trois fois joueur défensif par excellence et récipiendaire du trophée Walter-Pay- ton, remis à l\u2019Homme de l\u2019année, en 2017, a passé toute sa carrière avec les Titans, qui l\u2019ont repêché avec le 11e choix au total en 2011.En plus de sa contribution sur le terrain, Watt a été encensé pour ses actions humanitaires, lui qui a notamment récolté plus de 40 millions $ pour venir en aide aux gens touchés par l\u2019ouragan Harvey, en 2017.«Le lien que j\u2019ai avec les gens de Houston est particulier.Jamais je ne le tiendrai pour acquis, car je sais à quel point c\u2019est rare, a déclaré Watt dans une vidéo mise en ligne sur ses réseaux sociaux.Je veux que vous sachiez que je vous aime et vous apprécie.[.] Merci, Houston.» Le départ de Watt survient dans une entre-saison où les Texans ont embauché l\u2019entraî- neur-chef David Culley et le directeur général Nick Caserio pour remplacer Bill O\u2019Brien, qui détenait les deux postes et a été congédié après que le club eut amorcé la saison avec quatre défaites.AP Alonso opéré avec succès ENSTONE, Royaume-Uni \u2014 Le pilote de Formule 1 Fernando Alonso devrait se rétablir complètement de son opération pour une fracture de la mâchoire supérieure à la suite d\u2019un accident de vélo, a révélé son équipe Alpine F1.Alonso a été transporté à l\u2019hôpital après un accident en Suisse, jeudi, et il restera en observation pendant encore 48 heures.«Après quelques jours de repos complet, il sera en mesure de reprendre progressivement l\u2019entraînement, a précisé Alpine dans un communiqué.Nous nous attendons à ce qu\u2019il soit pleinement opérationnel pour entreprendre la préparation de la saison.» Les tests avant la saison commencent sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 12 mars, et la première course y aura également lieu le 28 mars.L\u2019Espagnol de 39 ans a remporté 32 courses de F1, avec 97 podiums.Il effectue un retour en F1 cette année après avoir pris sa retraite à la fin de sa dernière saison avec McLaren en 2018.AP 1 2 EN BREF SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 76 MAG SPORTS JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Jouer dans la Ligue nationale : le rêve de Thomas Grégoire peut lui sembler loin maintenant que l\u2019ancien défenseur du Phœnix de Sherbrooke évolue en Finlande.Mais si le Sherbroo- kois a quitté de son propre gré la Ligue américaine, c\u2019est pour mieux revenir chez les professionnels en Amérique du Nord et peut-être atteindre son but ultime.Après s\u2019être présenté à San Jose il y a quelques semaines pour y disputer une troisième saison avec le Barracuda, club-école des Sharks, Thomas Grégoire a choisi lui-même de briser son contrat à la dernière année de son entente avec San Jose.Et ce, pour espérer améliorer son sort et profiter d\u2019une nouvelle expérience qui lui permettra d\u2019ajouter plus d\u2019outils à son coffre, espérant atteindre un jour le niveau espéré.«Tout s\u2019est fait très rapidement, admet le nouveau joueur du Lukko de Rauma, membre de la Liiga, la meilleure ligue en Finlande.J\u2019avais deux jours pour donner ma réponse.Je ne pensais pas prendre cette déci- sion-là.Mais il y avait neuf autres défenseurs au sein de l\u2019équipe et après mes deux premières saisons à San Jose, malgré mes bonnes statistiques, je ne jouais pas autant que je l\u2019aurais souhaité.Je n\u2019ai que 22 ans et je dois jouer un maximum de matchs pour espérer progresser et comme mon but est encore d\u2019évoluer dans la Ligue nationale, l\u2019offre était trop bonne pour la refuser dans les circonstances.» Avec tous les bouleversements observés dans le monde du hockey professionnel en Amérique du Nord en raison de la COVID-19, une congestion est observée chez les équipes de la Ligue américaine et Thomas Grégoire n\u2019était pas certain que ses attentes seraient comblées.«Il y avait beaucoup d\u2019incertitude dans notre circuit, beaucoup de mouvements de joueurs ou d\u2019équipes dissoutes aussi et tant qu\u2019à ne pas être complètement heureux, j\u2019ai préféré vivre une nouvelle expérience.J\u2019étais le premier surpris quand j\u2019ai réalisé que je quittais pour la Finlande.Le Lukko possède vraiment une bonne équipe.En plus de jouer une soixantaine de parties, on pourrait se rendre loin en séries.Mon style de jeu convient bien à celui retrouvé en Europe et dans les pays scandinaves.J\u2019ai vraiment hâte de disputer mon premier match!» Une fois la quarantaine terminée, Grégoire a rencontré ses nouveaux coéquipiers dimanche dernier pour ensuite disputer son premier match mercredi.PEU DÉPAYSÉ, MAIS.En posant le pied en Finlande, Thomas Grégoire admet que le dépaysement n\u2019a pas été très sévère.«Il fait froid, il y a beaucoup de neige, je me sentais comme au Québec! La bonne nouvelle est qu\u2019il y a beaucoup moins de cas de COVID-19 ici, ce qui est rassurant», admet Grégoire, impatient de retrouver sa copine et son chien, qui le rejoindront dans les prochains jours.C\u2019est en effectuant ses premières commissions qu\u2019il s\u2019est vite rendu compte que son quotidien devenait différent.«Les plus âgés ne parlent pas anglais.Les plus jeunes oui, à peine un peu.J\u2019utilise beaucoup l\u2019application de traduction sur Google.Ça m\u2019a pris deux heures pour faire l\u2019épicerie.J\u2019ai aussi fait le saut lors du premier entraînement.Je me demandais comment j\u2019allais comprendre les consignes de l\u2019entraîneur, mais à la première réunion d\u2019équipe sur la patinoire, je suis resté surpris de voir que le capitaine parle en anglais par-dessus l\u2019entraîneur pour que les joueurs internationaux comprennent.J\u2019ai dû me retenir pour ne pas rire.C\u2019était spécial!» Thomas Grégoire retrouve d\u2019ailleurs chez le Lukko son ancien coéquipier chez le Phœnix Daniel Audette.«Je ne me retrouve pas complètement dans l\u2019inconnu.Daniel m\u2019a bien vendu l\u2019endroit!» UN TRAITEMENT ROYAL La question du salaire n\u2019a pas été prise en compte par Thomas Grégoire lorsqu\u2019est venu le temps de rendre sa décision.Or, le défenseur admet avoir reçu un traitement royal à son arrivée et savait que les conditions de vie étaient très bonnes en Finlande.«Le salaire est semblable.Mais ici, tout est inclus.J\u2019ai un appartement payé, une voiture fournie et on m\u2019a accueilli avec une carte Sim pour activer une ligne cellulaire.À San Jose, ça me coûtait presque 2000 $ par mois pour me loger.J\u2019ai même un sauna dans mon appartement! Je me demandais c\u2019était quoi, cette petite pièce dans la salle de bain, et on m\u2019a expliqué que tout le monde avait un sauna ici!» explique-t-il en souriant.Reste à savoir si l\u2019an prochain, Thomas Grégoire signera un contrat avec une nouvelle équipe de la Ligue américaine pour espérer être rappelé dans la LNH ou si le Lukko exercera l\u2019année d\u2019option incluse dans son entente avec l\u2019organisation.L\u2019avenue de la KHL n\u2019est pas à ignorer non plus.«La glace est énorme, le style de jeu est axé sur la possession de rondelle et je pense grandir en vivant quelque chose de dif- férent qui fera de moi un meilleur joueur», conclut Thomas Grégoire.PERCER LA LNH EN PASSANT PAR LA FINLANDE Briser soi-même un contrat professionnel dans la Ligue américaine pour faire le saut en Europe n\u2019est pas une pratique courante chez les hockeyeurs, mais Thomas Grégoire a jugé bon de procéder à un changement dans sa carrière.\u2014 PHOTO FOURNIE Fort d\u2019une victoire en trois manches (7-5, 7-5 et 6-3) vendredi face à son compatriote canadien Denis Shapovalov, Félix Auger-Aliassime a atteint le quatrième tour des Internationaux de tennis d\u2019Australie, premier tournoi du Grand Chelem de la saison.«J\u2019ai été impeccable et j\u2019ai joué un match incroyable», a commenté l\u2019athlète natif de L\u2019Ancienne-Lorette après le duel.Il avait maintenant rendez-vous avec le vétéran russe Aslan Karatsev, 114e joueur mondial, qui a éliminé au troisième tour l\u2019Argentin Diego Schwartzman, huitième tête de série et neuvième joueur mondial.Pour connaître les derniers détails sur le Québécois et sur les Internationaux d\u2019Australie, consultez lesoleil.com LA PRESSE CANADIENNE \u2014 PHOTO AP, ANDY BROWNBILL ?FÉLIX AUGER- ALIASSIME SUR LESOLEIL.COM leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 77 MAG SPORTS espace NFL DAVE AINSLEY dainsley@lequotidien.com S eulement quelques jours après le 55e Super Bowl, qui en a laissé plusieurs sur leur appétit, les dirigeants des 32 équipes de la NFL sont maintenant tournés vers la prochaine saison.Pour ma dernière chronique de la saison, je vous offre les éléments à surveiller au cours des prochains mois.Non seulement la période des agents libres s\u2019annonce particulièrement excitante, mais quelques transactions majeures pourraient survenir dès les prochaines semaines.Déjà, les Rams de Los Angeles ont annoncé leurs couleurs en faisant l\u2019acquisition du quart-arrière Matthew Stafford des Lions de Detroit, ne payant rien de moins que deux choix de première ronde en plus d\u2019envoyer Jared Goff, qu\u2019ils avaient sélectionné au tout premier rang en 2016.À l\u2019époque, ils avaient payé la totale pour convaincre les Titans du Tennessee, envoyant deux choix de première ronde et deux autres de deuxième et troisième tour pour ainsi passer du 15e à la première sélection.Ça fait donc très cher payé, mais les Rams se retrouvent finalement avec un quart-arrière qui fait partie de l\u2019élite et qui n\u2019était pas reconnu à sa juste valeur à Detroit.Ajoutez la transaction en 2019 avec les Jaguars de Jacksonville, qui a amené le demi-défensif Jalen Ramsey (2 choix de première ronde et un de 4e tour), et vous avez une équipe qui n\u2019aura pas repêché en première ronde pendant pratiquement dix ans, du moins entre 2017 et 2024, 2016 en ajoutant Goff parti, et qui veut gagner à court terme.Les Rams tentent un peu le même coup que les Bucs avec Tom Brady, avec un quart-arrière plus jeune, à 33 ans, mais tout de même hypothéqué.Les éléments sont bien en place à Los Angeles et il manquait peut-être juste un quart-arrière de premier plan pour faire le pas supplémentaire.Le choix tout juste après Goff en 2016, Carson Wentz, semble également destiné à obtenir un nouveau départ avec une autre équipe.Les rumeurs laissent entendre qu\u2019il serait sur le point d\u2019être transigé, malgré l\u2019arrivée d\u2019un nouvel entraî- neur-chef, Nick Sirianni, qui est un maître de l\u2019attaque.Son homme serait donc Jalen Hurts et le téléphone sonnerait énormément pour Wentz.Il est impossible de compter sur les doigts de deux mains les équipes à la recherche d\u2019un quart- arrière.Même si Wentz a connu une saison désastreuse à plusieurs points de vue, il n\u2019a que 28 ans et a montré de belles choses durant les quatre saisons précédentes.C\u2019est tellement difficile de mettre la main sur un quart-arrière de qualité que plusieurs équipes sont prêtes à croire bien des choses.UN QUART-ARRIÈRE EN DEMANDE L\u2019autre dossier qui retiendra certainement l\u2019attention est celui du quart- arrière des Texans de Houston, Deshaun Watson, qui a ouvertement demandé une transaction.Le nouveau directeur général Nick Caserio et le nouvel entraîneur-chef David Culley ont eu beau tenter de calmer le jeu et affirmer qu\u2019ils allaient de l\u2019avant avec Watson, personne n\u2019est dupe et le lien de confiance entre le quart-arrière et l\u2019organisation est brisé.Chose certaine, les Texans vont faire sauter la banque avec cette transaction qui leur permettra de jeter les bases des prochaines années.Watson rapportera plus que Stafford, c\u2019est une évidence.Deux équipes de la division Est de la conférence Nationale viennent immédiatement en tête de lice, car ils possèdent les choix ainsi que de jeunes quarts-arrière, les Jets de New York avec Sam Darnold et les Dolphins de Miami avec Tua Tagovailoa.Les Broncos de Denver et les Bears de Chicago font également partie des rumeurs persistantes, mais ça pourrait aussi venir du champ gauche.Ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019un quart-arrière du calibre de Deshaun Watson se retrouve sur le marché.Ce dernier possède une clause de non-mouvement, ce qui lui donne un peu de pouvoir de négociation et il est sous contrat jusqu\u2019en 2025 avec 112 millions $US garantis.Si, la saison prochaine, son salaire sera raisonnable à 16 millions $, il passera toutefois à 40 millions en 2022, ce qui peut le rendre moins intéressant pour une équipe avec des problèmes de plafond salarial.LAWRENCE PREMIER DE CLASSE Le repêchage qui se déroulera à la fin avril est également un événement à ne pas manquer pour les amateurs.Contrairement à la Ligue nationale de hockey, où moins de dix joueurs sont prêts à faire le saut la saison suivante, c\u2019est tout le contraire dans la NFL, alors que le choix de 6e ou 7e ronde vient bien souvent combler un besoin immédiat.Il est déjà assuré que les Jaguars de Jacksonville vont prendre le quart-arrière Trevor Lawrence des Tigers de Clemson avec le tout premier choix au total, mais c\u2019est beaucoup plus nébuleux par la suite.Le joueur de ligne offensive d\u2019Oregon Penei Sewell, les quarts-arrière de BYU Zach Wilson, d\u2019Ohio State Justin Fields et de North Dakota State Trey Lance, ainsi que les receveurs de passe de LSU JaMarr Chase et d\u2019Alabama DeVonta Smith sont tous identifiés comme des espoirs potentiels  top  5.Ça risque de s\u2019éclaircir lors des «tests combinés», mais avec autant de quarts-arrières, des transactions vont certainement survenir avec d\u2019autres équipes qui espéreront avoir mis la main sur le prochain Tom Brady.À ce propos, après une carrière plus ou moins marquante à l\u2019Université Michigan, Brady a été un obscur choix de 6e ronde des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, le 7e quart-arrière choisi de cette cuvée.Des fois, la patience peut être payante lors du repêchage, mais c\u2019est parfois inexistant chez les professionnels, encore plus dans la NFL.Finalement, la période des agents libres aura plusieurs gros noms à offrir, notamment chez les receveurs de passe, avec Chris Godwin, Allen Robinson, JuJu Smith-Schus- ter et Kenny Golladay en tête de liste.Il reste encore quelques dominos à tomber avec les joueurs de franchise, ce qui permet de retenir un joueur pour une saison en lui versant la moyenne des 5 joueurs les mieux payés à sa position, mais cette cuvée est franchement intéressante.En plus de Godwin, les champions en titre, les Buccaneers de Tampa Bay, auront beaucoup de travail, eux qui doivent s\u2019entendre avec les piliers défensifs Lavonte David et Shaquil Barrett, qui ont tous deux été dominants, dimanche dernier, face aux Chiefs de Kansas City.Au moins, ils ont de la marge de manœuvre sous le plafond salarial.Le quart-arrière des Cowboys Dak Prescott est également agent libre, mais il serait très surprenant que Jerry Jones le laisse aller, malgré une blessure majeure à la jambe la saison dernière.OVERDOSE D\u2019ANALYSE En terminant, un petit mot sur la suranalyse de chaque match dans la NFL et particulièrement du Super Bowl.Pas un expert n\u2019avait prédit une telle victoire des Buccaneers au Super Bowl, malgré les heures et les heures de débats avant le duel tant attendu.La meilleure prédiction que j\u2019ai vue, c\u2019est ma conjointe qui l\u2019a faite dans un petit pool amical.Après quelques minutes de réflexion, elle avait misé son 5 $ sur une victoire des Bucs 35-21.On a beau tout virer à l\u2019endroit et à l\u2019envers, ça se joue sur le terrain ! DES MOIS CHARGÉS DANS LA NFL Même si les dirigeants des Texans répètent qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019intention d\u2019échanger Deshaun Watson, le quart-arrière sera un sujet constant de discussions.jusqu\u2019à ce qu\u2019une transaction survienne.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 78 MAG SPORTS espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca D e l\u2019extérieur, la période de transactions hivernale dans la LHJMQ est parfois jugée sévèrement.Voir autant de joueurs changer d\u2019adresse entre deux sessions d\u2019école semble montrer que les directeurs généraux ont la gâchette \u2014 trop \u2014 facile.Après tout, certains de ces adolescents ont été repêchés à peine quelques mois plus tôt! C\u2019est une situation qui s\u2019explique toutefois parce que la ligue a deux vitesses.En raison du cycle du junior, les formations se retrouvent soit dans le camp des vendeurs, soit dans le camp des acheteurs.Les joueurs font-ils les frais des objectifs des franchises?Pas nécessairement.Pour les vétérans qui plient bagage, c\u2019est l\u2019occasion de joindre une équipe qui veut aller jusqu\u2019au bout, de peut-être lever les gros trophées au printemps.Et, par la bande, de se faire valoir auprès des recruteurs\u2026 Les plus jeunes ne sont pas non plus perdants, dans la majorité des situations.Souvent, ils sont coincés derrière des vétérans dans une formation mature.Être échangé à une équipe en reconstruction permet soudainement de voir la fenêtre s\u2019agrandir devant soi.Coup d\u2019œil sur ceux qui en profitent actuellement.JOSHUA ROY, PHOENIX Rares sont les surdoués de 17 ans qui changent d\u2019adresse.Mais dans le cas de Joshua Roy, le mariage avec les Sea Dogs n\u2019a jamais été facile.À quelques jours du repêchage, alors que les Sea Dogs entretenaient le mystère sur l\u2019identité du premier choix au total, le clan Roy avait menacé de bouder la séance, rien de moins! Il s\u2019y est finalement présenté, le talentueux attaquant a enfilé son nouveau maillot, mais il ne s\u2019est jamais senti réellement confortable, alors il a demandé à Trevor Georgie de l\u2019échanger il y a quelques mois.Le jeune homme s\u2019est ensuite placé beaucoup de pression sur les épaules en restant chez lui après le congé des Fêtes, rendant ainsi publiques ses exigences.Trevor Georgie l\u2019a finalement accommodé en l\u2019expédiant à Sherbrooke.Le Phoenix a dû être très généreux pour coiffer quelques équipes au photo-finish, mais Stéphane Julien ne doit pas le regretter.Roy revendique un dossier de quatre buts et trois passes en six matchs, et il est devenu la pièce maîtresse autour de laquelle le Phoenix va rebâtir son prochain cycle.TYSON HINDS, OCÉANIC Tyson Hinds se plaisait à Shawinigan.Malgré du temps de jeu limité dans le midget AAA, il avait été un choix de deuxième ronde de l\u2019organisation, et il avait réussi à percer la formation d\u2019Équipe Canada au Défi mondial des moins de 17 ans l\u2019an dernier.Mais voilà, Hinds était un peu coincé derrière quelques vétérans, et il ne touchait pas au jeu de puissance.Son transfert à Rimouski a changé complètement ses responsabilités.Soudainement, il affronte les meilleurs éléments ennemis à cinq contre cinq.Il a du temps de jeu en avantage numérique.La différence est majeure : une passe en 10 matchs à Shawinigan, 8 points dont trois buts en huit matchs à Rimouski! Pour un grand défenseur de 6\u20193\u2019 qui traverse actuellement son année de repêchage LNH, c\u2019est un scénario parfait! JÉRÉMIE BIAKABUTUKA, OCÉANIC Même s\u2019il a un an de plus que Tyson Hinds, Biakabutuka se retrouve dans le même bateau à Rimouski.Serge Beausoleil a payé cher pour le sortir de Val-d\u2019Or, il en a aussitôt fait l\u2019un de ses défenseurs de confiance.Biakabutuka pourra ainsi accélérer son développement, dans toutes les phases du jeu.Chez les Foreurs, équipe la mieux garnie de la LHJMQ, le terrain de jeu de l\u2019arrière de 6\u20194\u2019\u2019 était plus limité.Biakabutuka produit deux fois plus offensivement qu\u2019il ne le faisait à Val-d\u2019Or.VINCENT FILION, WILDCATS C\u2019était le joueur convoité par les Wildcats dans la transaction de Jordan Spence avec les Foreurs et vous pouvez parier que Filion est très heureux du changement de décor.Contrairement à bien des jeunes joueurs élites, Filion n\u2019avait rien contre le fait d\u2019évoluer à Val-d\u2019Or, bien au contraire.Mais le Triflu- vien, étiqueté comme le meilleur gardien de 16 ans au Canada, a été retranché au dernier camp des Foreurs, même s\u2019il avait été choisi au sixième rang au total au dernier repêchage de la LHJMQ.Du coup, Filion a dû retourner dans le midget AAA, où il n\u2019a pu que s\u2019entraîner depuis le début de la saison.Son sort a radicalement changé avec cette transaction.Il est passé dans les rangs d\u2019une des organisations les plus prestigieuses de la LHJMQ.Les Wildcats l\u2019ont aussitôt rappelé à Moncton, après l\u2019avoir comparé à Olivier Rodrigue, Corey Crawford, Nicola Riopel et Jean-François Damphousse, les meilleurs gardiens de l\u2019histoire de l\u2019organisation.Bon, la COVID a retardé encore un peu plus ses débuts dans la LHJMQ.Ce qui lui donne quand même du temps pour se familiariser avec son nouvel environnement, et un nouveau calibre de jeu plus élevé.Un contexte parfait pour un gardien de 16 ans\u2026 DAWSON STAIRS, SCREAMING EAGLES Pour se payer Ryan Francis, les Sea Dogs ont offert un beau bouquet de valeurs aux Screaming Eagles, qui comportait notamment Dawson Stairs.Ce dernier a visiblement trouvé rapidement ses repères au Cap-Bre- ton.À ses deux premiers matchs, il a enfilé trois buts! Il revendiquait également trois buts depuis le début de la saison\u2026 en 13 matchs.Faut dire que les Sea Dogs ont les mains pleines.Pas évident pour tout le monde d\u2019avoir du temps de jeu de qualité.Les Eagles ont amorcé un virage jeunesse, Stairs aura plus d\u2019occasions de se faire valoir.MATTHEW MACDONALD, SCREAMING EAGLES Malheureux à Shawinigan sur un quatrième trio, Matthew MacDonald voulait un nouveau départ à 17 ans.Martin Mondou a exaucé son vœu, et il a trouvé preneur dans une équipe en reconstruction pas trop loin de chez lui en plus! MacDonald ne pouvait espérer mieux.Il a marqué son premier but en carrière dans la LHJMQ.Il ne faut pas s\u2019attendre à voir MacDonald remplir le filet.Mais c\u2019est un gars d\u2019intensité, très respecté par ses coéquipiers.Il pourra assumer du leadership à moyen terme.Les Screaming Eagles ont fait un bon coup en payant un choix de troisième tour pour ses services.Le grand gagnant est toutefois le jeune homme, qui peut enfin prendre son envol.Quand tu es limité à cinq-six minutes de jeu par match depuis un an et demi, ce n\u2019est pas évident de construire une confiance.QUAND LA FENÊTRE S\u2019AGRANDIT\u2026 Sur la photo principale : Joshua Roy (à droite).Ci-haut : Tyson Hinds \u2014 PHOTOS GHYSLAIN BERGERON/ LHJMQ ET FOURNIE PAR L\u2019OCÉANIC leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 79 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale L es dernières décennies ont connu une fluctuation remarquable dans la popularité pour la marche et la course à pied au Québec.Que vous soyez marcheur ou coureur récréatif, ou à la recherche de déterminants vous indiquant une performance, cette période de l\u2019année où le soleil se pointe à l\u2019horizon plus hâtivement et tire sa révérence quelques heures plus tard nous ramène à penser que le printemps sera bien là sous peu.La pandémie y aura bien sûr mis son grain de sel en garnissant les rues de gens, fourmillant plus que jamais! Avec la situation particulière, ce goût de la pratique sportive et de défis à réaliser ne s\u2019est pas estompé, bien au contraire! Effort et inconfort durant, pour cumuler les bienfaits postentraînement ou événement, rien de mieux que ce ressenti par cette production d\u2019endorphines euphorisantes.Ce goût du dépassement de soi, d\u2019atteindre une distance ou un chrono personnel motivant, de participer à un événement virtuel entre amis ou encore, si les règles en décident ainsi, de prendre le départ d\u2019un véritable parcours, voilà d\u2019excellents prétextes pour bouger! Mais comment faire?Comment faire pour aller plus vite et mieux?QUELQUES PRINCIPES DE BASE La motivation intrinsèque peut parfois nous pousser à en faire un peu trop involontairement.L\u2019aspect progression en respectant notre point de départ est primordial.On parle d\u2019une progression par semaine de 3 à 10 % selon l\u2019expertise de chaque sportif.Par exemple, un marcheur voulant augmenter le temps passé à faire son sport peut augmenter son temps de marche moyen, en y ajoutant quelques minutes ou mètres supplémentaires les semaines ultérieures.Dans les principes d\u2019entraînement, une des thèses bien utilisées est par exemple de progresser sur trois semaines pour ensuite se permettre une semaine plus facile afin de récupérer.Et si l\u2019on veut marcher plus rapidement?Les variations d\u2019intensité de vitesse de croisière seront la clé du succès afin de créer des adaptations autant au point de vue cardiovasculaire, biomécanique et technique que musculaire.Comment s\u2019y prendre?En incluant après une première période d\u2019échauffement d\u2019une dizaine de minutes d\u2019efforts légers des portions de temps ou de distance à efforts plus soutenus, entrecoupés d\u2019efforts plus légers permettant de récupérer pour reproduire quelques répétitions de cet effort plus important.La sélection de l\u2019environnement et du parcours pourra en soi imposer un effort plus élevé.Par exemple, un dénivelé varié ou bien de se déplacer sur une surface inégale en sentiers.Pour un marcheur qui aurait un intérêt de tenter l\u2019intégration de la course à pied, l\u2019utilisation de la marche dans la portion échauffement, suivie d\u2019une introduction de course alternée avec la marche, serait une solution saine permettant au corps de s\u2019habituer à ce nouvel impact.Pour le coureur plus aguerri, une augmentation du tempo entremêlé de périodes de repos actif à efforts légers, représente un des meilleurs moyens quant à l\u2019amélioration de cette vitesse moyenne de croisière.RAPPEL DE NOTIONS DE PRÉVENTION DE BLESSURE À la course à pied, en sachant que le poids du corps imposé aux articulations peut atteindre cinq à huit fois le poids réel de l\u2019individu, on ne doit jamais sous-estimer l\u2019impact de la course sur le corps humain.On doit considérer cet aspect dans différentes situations.Notamment pour les débutants, pour ceux qui souhaitent passer de la marche à la course.Même chose si on retourne à l\u2019entraînement après une blessure.Courir «fractionné», c\u2019est-à-dire alterner une période de marche et de course, s\u2019avère un choix judicieux et préventif physiquement, malgré le fait que le cerveau ferait un choix différent! Même si ce n\u2019est pas toujours évident et sécuritaire selon la circulation automobile, marcher et courir sur les deux côtés de la rue, à physionomie concave imposant un déséquilibre des segments du corps, s\u2019avère une des astuces à considérer.Diversifier les surfaces de pratique (asphalte, neige, sentiers de terre en saison propice) se voudrait un autre élément pour éloigner les tensions infligées aux pieds et aux articulations.Les spécialistes martèlent que l\u2019on ne doit pas utiliser la même chaussure de marche que celle de course.Se voulant davantage un déroulement du pied du talon aux orteils à la marche comparativement à un dépôt du pied au sol situé majoritairement un peu derrière la plante de pied pour la course, l\u2019usure du soulier n\u2019est pas du tout similaire.Après une période d\u2019utilisation de 800 à 1000 km, en général, une espadrille devrait être remplacée par de l\u2019équipement neuf.Déformation de la semelle, soutien du pied, l\u2019efficacité en général, sont autant là de qualités perdues par la chaussure.On ne doit pas oublier que tout sport imposant le poids du corps sur les différentes articulations du corps peut être remplacé dans le cas où certains inconforts et douleurs seraient ressentis.Le ski de fond, le vélo stationnaire, la natation (lorsque les mesures le permettent) sont autant là de pratiques sportives éloignant les structures humaines de l\u2019impact.Encore une fois, on parlera du renforcement musculaire et de l\u2019importance d\u2019une bonne mobilité articulaire et flexibilité, comme éléments à ne pas négliger dans notre pratique.En résumé, en plus de marcher et/ou courir, se réserver quelques sessions d\u2019exercices musculaires, de yoga et d\u2019exercices d\u2019étirement s\u2019avérerait un bon moyen pour éviter les pépins.Brève petite proposition de progression sur huit semaines qui vous est proposée dans le tableau suivant.Intégrer des segments plus rapides lorsque vous êtes à la marche ou la course.Ou encore, pour les marcheurs désirant essayer la course progressivement, les inclusions de phases plus rapides pourraient être faites à la course et les portions de repos actives à la marche.L\u2019important, c\u2019est de bouger en faisant ce qui nous fait du bien, nous motive juste assez, en plus de s\u2019engorger les poumons d\u2019air frais! Bon accomplissement! P H O T O 1 2 3 R F / M I L A N M A R K O V I C L\u2019ART DE PROGRESSER.SANS SE BLESSER LUNDI \u203a Semaines 1 à 3 et 5 à 7 : Effort continu sur la durée de l\u2019entraînement \u203a Semaines 4 et 8 (plus facile) : Effort continu, égal à la semaine 1 ou réduire de 5-10 minutes MARDI \u203a Semaine 1 : Intégrer 6-8 X 30 sec + rapide.Repos (R) : 1 min actif \u203a Semaine 2 : Intégrer 10 X 30 sec + rapide R : 1 min actif \u203a Semaine 3 : Intégrer 12-14 X 30sec + rapide R : 1 min actif \u203a Semaine 4 et 8 : congé \u203a Semaine 5 : Intégrer 6-8 X 45 sec + rapide R : 1 min 15 actif \u203a Semaine 6 : Intégrer 10 X 45 sec + rapide R : 1 min 15 actif \u203a Semaine 7 : Intégrer 6-10 X 1 min + rapide R : 1 min 30 actif MERCREDI \u203a Semaines 1 à 3 et 5 à 7 : Effort continu + court que lundi et exercices musculaires* \u203a Semaine 4 : Intégrer 6-8 X 30 sec + rapide R : 1 min actif \u203a Semaine 8 : Intégrer 6-8 X 1 min + rapide R : 1min30 actif JEUDI Congé VENDREDI \u203a Semaine 1 : Intégrer quelques montées (5-6 X 30 sec plus soutenu R : 1 min 30 actif \u203a Semaines 2-3 et 5 : Intégrer quelques montées (4-5 X 45 sec plus soutenu R : 1 min 30 actif) \u203a Semaines 4 et 8 : Effort continu sur parcours plat \u203a Semaines 6 et 7 : Intégrer quelques montées (4-5 X 1 min plus soutenu R : 1 min 30 actif) SAMEDI \u203a Semaines 1-2-4 et 8 : Effort continu.Légèrement plus long que sur semaine.(5-10 min ou 500 mètres) \u203a Semaines 3-5-6-7 : Effort continu.Allonger de 10 à 15 min (ou 1 à 1,5 km de plus que la semaine 1) DIMANCHE Effort continu + court que lundi et exercices musculaires* Chaque entraînement de marche et de course débute avec 10 minutes et se termine avec 5 à 10 minutes à un effort léger * EXERCICES MUSCULAIRES (2 séries) : Squats (15 rép), chaise au mur (30-45 sec), pont (fessiers) (15 rép), push-up au sol sur pieds ou genoux (15 rép) Tenter de faire des étirements 2 à 3 X par semaine, 45 sec-1 min/ segment (quadriceps, ischio- jambiers, fessiers, bas du dos, pectoraux) SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 80 MAG SPORTS PLEINS FEUX SUR L\u2019AVENIR Ils sont jeunes, ils ont du talent, ils ont de l\u2019énergie, ils ont de l\u2019ambition.Ce week-end, dans votre Mag Sports, on vous présente cinq hommes âgés dans la vingtaine qui représentent l\u2019avenir du hockey québécois.À 16 ans, Raphaël-Pier Richer a quitté son village de Brownsburg près de Lachute pour venir jouer avec l\u2019Intrépide de Gatineau, un club qui l\u2019avait réclamé au ballottage de la Ligue de hockey midget AAA du Québec.Même s\u2019il a été un des meilleurs compteurs de l\u2019Intrépide et un marqueur de 100 points dans le junior AAA, Richer a rapidement compris qu\u2019il lui manquait des outils pour faire carrière au hockey professionnel à titre de joueur.Mordu de son sport, il a commencé à penser à son plan B pendant son stage avec l\u2019Intrépide.«C\u2019est à mon année à Gatineau que j\u2019ai vraiment développé un intérêt pour le coaching.J\u2019étais attentif aux détails, aux systèmes de jeu.Ça m\u2019a donné le goût de poursuivre dans cette veine.Je suis passionné du hockey et il me fallait trouver une façon de pouvoir rester dans ce monde.» Dix ans plus tard, il est de retour à Gatineau dans le rôle d\u2019adjoint à Louis Robitaille chez les Olympiques.Mais avant de revenir aux sources, il a effectué un passage obligé à Bathurst où il a fait ses premiers pas à titre d\u2019entraîneur- adjoint dans la LHJMQ.Dans sa quête pour accomplir son rêve d\u2019accéder aux rangs professionnels, il poursuit son apprentissage auprès d\u2019un autre ancien joueur de l\u2019Intrépide de Gatineau.«Ç\u2019a cliqué tout de suite entre nous, dit Louis Robitaille.Raphaël- Pier est très organisé, mais il est surtout passionné.Ce sont des valeurs qui me rejoignent même si nous avons des personnalités opposées.Il est calme, réfléchi et il pèse ses mots.De ce côté, il vient me compléter et il contribue à me rendre meilleur.Il fait le gros du travail de préparation pour notre équipe.Il est voué à un bel avenir.Il va vivre du hockey pendant longtemps.» À sa troisième saison dans la LHJMQ, Raphaël-Pier Richer ne veut pas sauter d\u2019étapes.«C\u2019est important pour moi d\u2019être le meilleur adjoint possible avant de commencer à penser à autre chose.Il me reste encore tellement à apprendre.J\u2019ai commencé avec Mario Durocher.J\u2019avais 24 ans et ça faisait déjà 25 ans qu\u2019il dirigeait dans cette ligue! J\u2019habitais chez Sylvain Couturier à Bathurst.Il a aussi beaucoup de vécu.Avec Louis, c\u2019est phénoménal tout ce que j\u2019ai appris déjà.» Richer se voit-il dans un poste d\u2019entraîneur-chef dans la LHJMQ un jour?«Je veux faire du hockey toute ma vie, peu importe la fonction.Pour l\u2019instant, j\u2019adore ma job d\u2019adjoint.J\u2019aime mon rôle.» JEAN-FRANÇOIS PLANTE, LEDROIT COACH DANS L\u2019ÂME DEPUIS L\u2019ADOLESCENCE Raphaël-Pier Richer, au centre, écoute la conversation de Louis Robitaille avec un officiel pendant un match des Olympiques contre les Foreurs de Val-d\u2019Or.\u2014 PHOTO ANDRÉ ÉMOND, LHJMQ Tous ceux qui ont déjà croisé Xavier Boucher peuvent le certifier, ce jeune homme de 23 ans est un passionné.Un vrai.Un maniaque des habiletés individuelles, pour être plus précis! Cette obsession lui permet de gagner sa vie.Il donne des leçons privées, et il est de plus en plus sollicité.L\u2019an dernier, les Saguenéens l\u2019ont par ailleurs embauché pour superviser la progression de leurs joueurs.Basé en Mauricie, Boucher faisait l\u2019aller-retour chaque semaine.«C\u2019est un précurseur, le genre de personne qui améliore notre sport en poussant toujours plus loin l\u2019enseignement.Il est jeune, il parle donc le même langage que les joueurs.La connexion est facile pour lui.Tu vois qu\u2019il adore ce qu\u2019il fait.Pour durer comme homme de hockey, il faut toujours être en mesure de s\u2019ajuster.Xavier a compris ça de bonne heure, il arrivait toujours avec de nouveaux trucs», explique Yanick Jean, Grand Manitou hockey des Saguenéens.Cette saison, ce sont les adolescents des Estacades midget AAA à Trois-Rivières qui profitent principalement de ses conseils.En cette période pandémique où l\u2019équipe se concentre uniquement sur l\u2019entraînement, le pilote Rémi Royer est très heureux de l\u2019avoir à ses côtés! «C\u2019est un des plus passionnés que j\u2019ai croisés dans ma vie.À toutes les semaines, il arrive avec quelque chose de nouveau.Il connaît les joueurs de la LNH par cœur, il décortique leurs mouvements et il peut ainsi enseigner comment les imiter.Les joueurs adorent ça, évidemment.L\u2019une de ses grandes forces, c\u2019est de savoir comment transmettre sa passion.Il est contagieux!» Avant de se diriger vers le coaching, Boucher a effleuré le junior majeur comme joueur.Il avait été auparavant capitaine des Estacades midget AAA\u2026 et reconnu pour son jeu défensif! «C\u2019est spécial de le voir être autant axé sur l\u2019offensive, avec la rondelle, après son parcours! Bien sûr, Xavier peut prendre plus large que ça.D\u2019ailleurs, si notre saison recommence, il sera en charge de l\u2019une de nos unités en jeu de puissance.Plus il va élargir sa palette, plus il pourra être utile aux équipes qui l\u2019embauchent.» Pas fou, considérant que 95 % des mouvements au hockey se font sans la rondelle! Mais bon, c\u2019est quand même cette dernière qui fait la différence.et qui fait rêver les jeunes hockeyeurs! STEVE TURCOTTE, LE NOUVELLISTE MANIAQUE DES HABILETÉS INDIVIDUELLES Xavier Boucher donne des leçons privées d\u2019habiletés individuelles à des jeunes hockeyeurs.L\u2019an dernier il avait été embauché par les Saguenéens de Chicoutimi pour superviser la progression des joueurs de l\u2019équipe.\u2014 PHOTO LE QUOTIDIEN, ROCKET LAVOIE leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 81 MAG SPORTS DU HOCKEY QUÉBÉCOIS Leurs chemins se sont croisés à quelques reprises déjà.En 2012, Benoît Groulx a sélectionné Benjamin Bohémier en deuxième ronde du repêchage de la LHJMQ.Il avait été le troisième choix des Olympiques de Gatineau après Alexandre Carrier et Kame- ron Kielly.Groulx avait joué avec son oncle, Éric, chez les Bisons de Granby après que celui-ci ait gagné la coupe du Président avec les Olympiques de Hull en 1986.La première relation entre Groulx et le neveu d\u2019Éric Bohémier n\u2019a pas duré.L\u2019espoir des Vikings de Saint- Eustache n\u2019a jamais pris son envol avec les Olympiques et il n\u2019a joué que 11 matches dans l\u2019uniforme gatinois.L\u2019attaquant de Saint- Jérôme a toutefois connu deux saisons de plus de 100 points dans la Ligue junior AAA du Québec.Et comme Groulx, c\u2019est en France qu\u2019il a fait son passage au hockey professionnel.Comme Groulx, c\u2019est en Europe qu\u2019il a réalisé que la suite de sa carrière allait se passer derrière le banc d\u2019une équipe.Aujourd\u2019hui, à 24  ans, il est entraîneur-adjoint des Vikings de Saint-Eustache, mais il a jumelé sa carrière de hockeyeur à celle d\u2019entraîneur depuis l\u2019âge de 17 ans.Chez les Sélects du Nord, dans la structure des Vikings, il a notamment dirigé Antonin Verreault des Olympiques.«À 17 ans, j\u2019ai commencé à coa- cher au niveau bantam AA.C\u2019est là que le déclic s\u2019est fait.Plus tard, quand j\u2019étais en France, j\u2019ai vraiment senti que je préférais être un entraîneur plutôt qu\u2019un joueur.Comme joueur, je n\u2019ai pas fait tous les efforts nécessaires pour atteindre mon potentiel.Comme entraîneur, je suis capable de lire cette situation et d\u2019amener les joueurs au prochain niveau.» Friand de hockey, Benjamin Bohé- mier carbure à tout ce qui touche son sport.Il observe.Il écoute.Telle une éponge, il absorbe tout.L\u2019été dernier, il est devenu partenaire du centre d\u2019entraînement A.C.à Saint-Jérôme.Là-bas, il tient des écoles de hockey et des camps de jour.Le centre est muni d\u2019une surface synthétique de patinage, d\u2019un terrain de dek hockey, un gymnase et un terrain synthétique de soccer.Il a aussi reçu un autre appel de Benoît Groulx.Cette fois, l\u2019ancien coach des Olympiques l\u2019a invité à venir passer une semaine avec lui à Syracuse pour voir comment ça se passait chez les professionnels.C\u2019était peut-être un appel du destin.Benjamin Bohémier est adjoint à Joël Perrault chez les Vikings de Saint-Eustache cette saison.Il ne brûlera pas les étapes, mais comme il semble suivre les traces de Benoît Groulx, on risque de voir son nom dans la LHJMQ à un moment donné.JEAN-FRANÇOIS PLANTE, LE DROIT SUR LES TRACES DE GROULX Benjamin Bohémier, 24 ans, est entraîneur-adjoint chez les Vikings de Saint- Eustache dans la Ligue midget AAA du Québec.\u2014 PHOTO FOURNIE Raphaël Pouliot se distingue un peu des autres hommes de hockey qui apparaissent dans nos pages, ce matin.Il a déjà atteint la LNH! Il n\u2019a pas encore 30 ans, même si «ça s\u2019en vient».Il vient d\u2019entamer sa cinquième saison à titre de dépisteur, au sein de l\u2019organisation des Golden Knights de Vegas.«C\u2019est ma cinquième année, mais je n\u2019ai pas l\u2019impression que ça fait cinq ans.Le temps a passé extrêmement vite», dit-il.«Ce fut une expérience incroyable, jusqu\u2019à présent.Je me compte chanceux de côtoyer les gens avec qui je travaille.» Pouliot se trouvait chanceux bien avant d\u2019arriver à Vegas.Il a obtenu sa première chance de travailler dans le monde du hockey grâce aux Huskies de Rouyn-Noranda.«J\u2019ai commencé à Rouyn avec André Tourigny.Par la suite, il y a eu Gilles Bouchard.J\u2019étais très jeune.Par la force des choses, je n\u2019avais pas beaucoup d\u2019expérience.Ces gens-là m\u2019ont fait confiance.Ça m\u2019a énormément aidé.» À Las Vegas, Pouliot continue d\u2019apprendre au contact de dé- pisteurs plus expérimentés.Bob Lowes, qui occupe un poste important au sein de la direction des opérations hockey, a participé à quelques bons repêchages avec les Sénateurs d\u2019Ottawa.«Tous les membres de l\u2019équipe de recrutement des Knights sont arrivés en même temps.Ça nous a permis de créer une belle ambiance de groupe.C\u2019est bon, pour le travail.Personne n\u2019a peur de dire ce qu\u2019il pense.» «Il y a un point de ressemblance avec les Huskies, je dirais.À Rou- yn, le proprio, Jacques Blais, est une personne exceptionnelle.Il est très terre-à-terre.Il veut donc embaucher de bonnes personnes.À Vegas, c\u2019est un peu la même chose.» «Ça peut avoir l\u2019air cliché, dire qu\u2019une organisation essaie d\u2019embaucher de bonnes personnes.Je crois sincèrement que ça peut expliquer le succès des eux organisations pour lesquelles j\u2019ai travaillé.Ça rend le travail bien plus plaisant.» Avec l\u2019énergie de la jeunesse, Raphaël Pouliot peut parfois couvrir cinq matchs de hockey par semaine, dans cinq villes différentes.Cet hiver, il doit apprendre à faire son faire travail différemment.SYLVAIN ST-LAURENT, LE DROIT APPRENDRE AVEC LES MEILLEURS Faire son chemin dans le même univers que son père, ce n\u2019est pas toujours évident.Ça peut ouvrir certaines portes, certes.Mais se faire un prénom est pas mal plus ardu.Malgré son jeune âge, Elliott Mon- dou a traversé cette barrière depuis un bon bout de temps.Élevé au centre Gervais Auto, pas trop loin du bureau de son père Martin, directeur général des Cataractes de Shawinigan, Elliott a joint les rangs des Cataractes il y a quelques années, à titre d\u2019entraîneur vidéo.Il a déjà eu le privilège de travailler avec quelques entraîneurs.Le mot s\u2019est passé, le jeune homme sait ce qu\u2019il fait! Il a donc eu droit à quelques invitations prestigieuses.L\u2019équipe des Maritimes l\u2019a utilisé au Challenge Gatorade, un tournoi regroupant les meilleurs midgets de l\u2019est du Canada.Il participé au match des meilleurs Espoirs de la LCH.Et il y a cette belle grosse bague de la Coupe Memorial, décrochée avec le Titan de Bathurst il y a trois ans! Rajoutez une présence au Défi mondial des moins de 17 ans l\u2019an dernier, et vous avez un tableau de chasse pas mal garni pour un étudiant de 20 ans! «S\u2019il le veut, il va pouvoir gagner sa vie avec ça éventuellement», explique Claude Bouchard, qui a travaillé avec lui pendant un an et demi avant de retourner chez lui, avec les Saguenéens de Chicouti- mi.«C\u2019est un vrai passionné.Dans notre ligue, il n\u2019y en a pas beaucoup comme lui.Il est bon et il aime ça, alors il ne compte pas les heures.En plus, c\u2019est une bonne personne.Il est vaillant, poli, à sa place.Je vais être le gars le moins surpris du monde s\u2019il gradue éventuellement chez les pros», poursuit Bouchard.L\u2019actuel pilote des Cataractes, Ron Choules, est du même avis.«À mon premier séjour à Shawinigan, il commençait, il avait 14-15 ans.C\u2019est incroyable à quel point il s\u2019est développé depuis.Ça me fait plaisir de le dire, c\u2019est le meilleur dans la ligue à cette position.Pas juste dans sa façon de découper les matchs, il utilise aussi des statistiques avancées qui permettent de remettre un rapport à nos joueurs à chaque match.Je n\u2019ai pas peur non plus de lui demander son opinion, il a une bonne tête de hockey et il voit le match d\u2019une façon différente, d\u2019une position différente.Dans notre ligue, on veut permettre aux joueurs de graduer, et c\u2019est la même chose pour nos gars de hockey, nos équipes médicales.Dans cette optique, c\u2019est clair pour moi qu\u2019Elliott est sur le bon chemin.» STEVE TURCOTTE, LE NOUVELLISTE L\u2019ART DE SE FAIRE UN PRÉNOM L\u2019entraîneur vidéo avec les Cataractes, Elliott Mondou \u2014 PHOTO FOURNIE Raphaël Pouliot \u2014 PHOTO HUSKIES SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 82 MAG SPORTS espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com L e L i g h t n i n g v i e n t d e perdre son statut d\u2019équipe fétiche des amateurs de sports de la région de Tampa.Dans la dernière semaine, les résidants du cœur de la Floride n\u2019en avaient, bien entendu, que pour les Buccaneers, vainqueurs du Super Bowl.La joyeuse bande de Jon Cooper n\u2019a clairement pas l\u2019intention de se laisser faire.Les champions de la coupe Stanley n\u2019ont pas vraiment eu le temps de se reposer, cet automne.On salue quand même le sérieux démontré par les joueurs qui ont continué de s\u2019entraîner sérieusement, entre deux partys.Le Lightning a subi un seul revers en temps réglementaire à ses 10 premiers matchs de la saison.En temps normal, les entraîneurs sont des types prudents.Ils n\u2019aiment pas trop lancer des fleurs à leurs protégés, quand les choses se passent bien.Cooper fait exception à la règle.Il a prédit une autre très belle saison à son équipe, mardi soir, au terme d\u2019un match remporté avec une certaine facilité, à Nashville.«Il faut être prudent, quand même.Je me souviens d\u2019un match, récemment, où nous avons été dominés par les Red Wings de Detroit.Nous avons réussi à l\u2019emporter, ce soir-là, parce que nous avons réussi à nous regrouper pour disputer une grosse troisième période», a-t-il commencé.«Cela dit, depuis le début de la saison, nous avons disputé seulement quelques périodes durant lesquelles notre niveau de jeu n\u2019était pas satisfaisant.Si on parvient à maintenir ce rythme, je pense qu\u2019on devrait connaître une autre saison très satisfaisante.» «Les gars continuent d\u2019appliquer notre plan d\u2019action des dernières années.Ce plan nous a permis de connaître du succès dans les séries éliminatoires.Ils continuent d\u2019y croire.» BONNE FÊTE, MATHIEU JOSEPH! À Nashville, le Lightning a pu jouer devant une petite foule.Les Predators accueillent quelques centaines de spectateurs, chaque soir, dans leur Bridgestone Arena.«On s\u2019ennuie des partisans, a déclaré l\u2019attaquant Mathieu Joseph après la partie.C\u2019est toujours agréable de jouer ici.L\u2019hymne national, à Nashville, c\u2019est une expérience particulière.» Joseph a inscrit ses troisième et quatrième buts de la saison, ce soir-là.Deux beaux cadeaux, pour le Lavallois qui célébrait son 24e anniversaire de naissance.Le seul point négatif?«Mes parents n\u2019étaient pas là.D\u2019habitude, ils s\u2019arrangent pour se déplacent pour célébrer mon anniversaire avec moi.Cette année, ce n\u2019est pas possible.» Si on croit Jon Cooper, ce n\u2019est que partie remise.Les Joseph auront la chance de voir leur fils Mathieu jouer plein de matchs dans la LNH, après la pandémie.«S\u2019il continue comme ça, il ne retournera pas dans les mineures», annonce l\u2019entraîneur-chef.Un tel vote de confiance, c\u2019est un fichu beau cadeau.Joseph croyait bien qu\u2019il avait gagné sa place au soleil, quand il a joué 70 matches dans la LNH, durant la saison 2018-19.Il a été obligé de retourner faire ses classes dans la Ligue américaine, un an plus tard.Ce fut une épreuve assez dure à surmonter, selon ce qu\u2019on nous a raconté.«Plusieurs joueurs devraient s\u2019inspirer du parcours de Mathieu», estime Cooper.«Souvent, les gars vivent un certain relâchement, quand ils atteignent leur but.En réalité, gagner un poste, c\u2019est juste le début de l\u2019aventure.Mathieu l\u2019a découvert à ses dépens.Il a fallu qu\u2019il démontre une belle force de caractère pour s\u2019en remettre.Il a évolué.Ça se voit même dans nos séances d\u2019entraînement.» CHIASSON SOUS LES PROJECTEURS Le jeu de puissance des Oilers se situait à peu près au milieu du peloton, en début de semaine dernière.Les journalistes d\u2019Edmonton jugent que c\u2019est insuffisant.Leurs questions déplaisent à certains joueurs.«Je ne sais pas trop pourquoi vous posez autant de questions sur notre jeu de puissance», a commenté, agacé, Alex Chiasson.«L\u2019an dernier, nous avions un taux de réussite de 29 %, je crois.Nous n\u2019avons pas de problème.Notre jeu de puissance est efficace», ajoute le Québécois.Chiasson a un rôle assez important à jouer, avec l\u2019attaque massive des Oilers.Il doit se tenir devant le filet pour obstruer la vue du gardien.Pas facile de jouer ce rôle avec constance, quand on passe la moitié des matchs dans les gradins.«Je n\u2019ai pas eu le meilleur départ.Chaque fois qu\u2019on me donne la chance de jouer, je dois laisser ma marque.La vitesse du hockey, c\u2019est complètement fou.Tu peux pratiquer tant que tu voudras.Tu ne pourras jamais reproduire le rythme de jeu d\u2019une rencontre.» L\u2019ANCIEN BARBU Première question posée à David Perron, lors de sa plus récente conférence de presse, à Saint- Louis : Pourquoi diable as-tu rasé ta barbe?«Pourquoi pas?Je voulais avoir l\u2019air plus jeune», a-t-il répondu.Vous avez l\u2019air plus jeune, a dit un journaliste.«Vraiment?C\u2019est bon, ça! Je me sens plus jeune, aussi.J\u2019ai l\u2019impression que je pourrais jouer pendant 15 ans, encore!» LAKE TAHOE SE FAIT UNE BEAUTÉ Les Bruins de Boston, l\u2019Avalanche du Colorado, les Flyers de Phila- delphie et les Golden Knights de Vegas s\u2019apprêtent à se rendre en Californie, la semaine prochaine, pour la présentation de deux matchs en plein air, dans la station balnéaire de Lake Tahoe.La LNH promet de présenter un événement unique et spectaculaire.«Le site est si beau qu\u2019on a du mal à se concentrer quand vient le temps de travailler», a reconnu Derek King, cette semaine.Le porte-parole des Opérations Hockey de la LNH a discuté des préparatifs avec les médias.«Il s\u2019agira de véritables matchs au grand air, dit-il.Dans le passé, nous avons toujours aménagé nos patinoires à l\u2019intérieur de stades de football et de baseball.Cette fois, nous sommes vraiment au grand air.Nous construisons la patinoire au beau milieu de l\u2019allée du 18e trou d\u2019un club de golf.Il n\u2019y a pas d\u2019infrastructures à proximité.Nous partons vraiment de zéro.C\u2019est une situation unique.» DANS LA VILLE DES CHAMPIONS Mathieu Joseph a marqué deux buts contre les Predators alors qu\u2019il célébrait son 24e anniversaire cette semaine.Son entraîneur-chef avec le Lightning, Jon Cooper, ne tarit pas d\u2019éloges envers le joueur québécois qui continue de prouver qu\u2019il mérite sa place avec l\u2019équipe cette saison.\u2014 PHOTO AP, MARK HUMPHREY leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 83 MAG SPORTS L e début de saison du Canadien n\u2019est pas complètement rose.Malgré son départ canon, le CH a montré quelques signes de faiblesse face à Toronto et Ottawa.Une tendance peu élogieuse est aussi remarquée : les difficultés du Canadien aux cercles des mises en jeu.Et ça ne date pas d\u2019hier.Avec la présence des jeunes Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi, le Canadien aurait tout intérêt à bien entourer ses joueurs de centre, croit le spécialiste des mises en jeu Marc Bureau.«Quand il arrive aux cercles de mises en jeu, KK ne sait pas du tout ce qu\u2019il fait!» lance d\u2019emblée Marc Bureau, qui s\u2019est forgé toute une réputation comme joueur de centre dans la Ligue nationale de hockey.Le CH se trouve dans les bas- fonds de la colonne des mises en jeu gagnées et n\u2019est pas la seule organisation à faire confiance uniquement aux vétérans et aux entraîneurs adjoints pour pratiquer les mises en jeu.Sinon, certains joueurs de centre possèdent aussi leur entraîneur personnel pour cet aspect du jeu.«Je parlais à Anthony Beauvillier, qui est maintenant utilisé à l\u2019aile, et il me racontait que son entraîneur chez les Islanders pour les mises en jeu est Eric Cairns.Un dur à cuire, mais surtout, un défenseur!» Selon Marc Bureau, une seule équipe fait appel à un entraîneur permanent pour les mises en jeu : les Blackhawks de Chicago avec le Sherbrookois Yanic Perreault.«J\u2019ai déjà envoyé un courriel à tous les directeurs généraux de la LNH pour offrir mes services et j\u2019ai reçu deux réponses, souligne celui qui a terminé sa carrière avec un taux d\u2019efficacité de plus de 56 % à sa dernière saison.J\u2019ai ensuite relancé les entraîneurs, j\u2019ai reçu deux ou trois réponses encore.Personne n\u2019était vraiment intéressé à rajouter un entraîneur pour les mises en jeu.Et pourtant, il s\u2019agit d\u2019une facette tellement importante du hockey.» Il n\u2019est pas rare de voir l\u2019ancien centre Kirk Muller ou même Phillip Danault sortir la chaudière de rondelles et réunir les jeunes joueurs de centre pour une séance d\u2019entraînement autour des ronds rouges.«Kirk a beaucoup de choses à gérer déjà.À travers la préparation de la supériorité numérique ou du désavantage numérique et de toutes ses autres tâches, je ne sais pas à quel point les mises en jeu sont sa priorité.» Et que pense-t-il du travail fait par les vétérans lors des entraînements?«Je ne mets pas du tout en doute les bonnes intentions de Danault, mais en même temps, il ne veut pas perdre sa place dans l\u2019équipe.Il veut conserver sa même utilisation, continuer de jouer de bonnes minutes et être encore celui qui sera envoyé sur la glace pour les grosses mises en jeu.Pensez-vous vraiment qu\u2019à mon arrivée chez les North Stars, Bobby Smith et Neal Broten étaient intéressés à me donner des trucs pour les mises en jeu, pour que je vole ensuite leur place?» demande Marc Bureau.«Les joueurs sont plus individualistes qu\u2019on le pense et ils n\u2019ont pas le choix, ajoute-t-il aussitôt.Ça prend un entraîneur.Mark Recchi était le pire et regardez sa carrière.Il est devenu l\u2019un des meilleurs.Connor McDavid aussi est très individualiste quand il part d\u2019un bout à l\u2019autre de la patinoire pour compter un but.Ça fait partie de leur succès!» La situation est la même chez le Canadien.«Saku Koivu n\u2019avait aucun intérêt à me donner ses trucs.On a travaillé fort toute notre vie pour atteindre la LNH et on veut tous garder notre place.» EN PROFITER PENDANT QU\u2019ILS SONT JEUNES À l\u2019âge de 20 et 21 ans, Kotkaniemi (44,26 %) et Suzuki (40,78 %) ont encore beaucoup à apprendre en occupant un grand rôle en tant que joueurs de centre réguliers chez le Canadien.«C\u2019est le moment parfait pour leur montrer les techniques.Ça va leur être utile durant toute leur carrière.C\u2019est quand ils sont jeunes qu\u2019ils sont ouverts aux conseils et qu\u2019ils veulent apprendre.Après, ils n\u2019écoutent plus et ils croient tout connaître en pensant qu\u2019on ne peut plus rien leur enseigner!» lance en riant Marc Bureau.Si le Canadien se retrouve au 26e rang de la LNH au chapitre des mises en jeu, c\u2019est beaucoup en raison des difficultés des deux jeunes joueurs du Tricolore.«Mon premier client a été Patrice Bergeron chez le Titan d\u2019Acadie- Bathurst.Il doit frôler les 70 % d\u2019efficacité aux cercles de mis en jeu aujourd\u2019hui.J\u2019ai déjà donné un coup de main au Phœnix de Sherbrooke dans le passé alors que mon fils Alex était gardien de but et l\u2019an dernier, j\u2019aidais le Crunch de Syracuse avec Gilles Bouchard comme entraîneur.Je connais bien Marc Bergevin.J\u2019ai joué avec lui à Tampa Bay.Je l\u2019ai déjà appelé pour jaser des mises en jeu.En même temps, quand l\u2019équipe gagne, même si ça ne va pas bien aux cercles des mises en jeu ce n\u2019est pas très grave pour eux, mais actuellement il y a un urgent problème à régler chez le CH à ce niveau.» HISTOIRES DE MISES EN JEU Qui ne se souvient pas de la fameuse mise en jeu perdue par le Canadien le 9 mai 2002 alors que Montréal menait le match 3 à 0 contre les Hurricanes, qui tentaient de combler le déficit de 2-1 dans la série éliminatoire.Michel Therrien s\u2019en prend alors aux arbitres, écope d\u2019une punition de banc et envoie plus tard Bill Lindsay, un ailier gauche, prendre une mise en jeu importante.Résultat : le CH perd sa mise en jeu, accorde un but, perd ensuite la rencontre, perd la série et Michel Therrien perd son poste.L\u2019importance des mises en jeu, disait-on.Il y a plusieurs façons de décortiquer les mises en jeu.Est-ce que l\u2019adversaire est gros ou petit, droitier ou gaucher, fort ou rapide?Est- ce qu\u2019il met son bâton en premier ou en deuxième?Des questions que doit se poser chaque joueur de centre avant de prendre une mise en jeu.«Les droitiers seront toujours meilleurs que les gauchers aux cercles de mises en jeu.Leur main forte est en bas sur leur bâton tandis que les gauchers ont leur main forte en haut.C\u2019est aussi simple que ça.» À titre informatif, KK est gaucher alors que Suzuki est droitier.comme Patrice Bergeron.Pour bien évaluer une équipe ou un joueur, les statistiques des mises en jeu en zone offensive ou en zone défensive demeurent plus importantes que celles en zone neutre.«Un joueur peut gagner 75 % de ses mises en jeu en zone neutre, mais s\u2019il ne gagne pas les plus importantes en zone offensive ou défensive, ça ne sert à rien!» clame Marc Bureau.MISES EN JEU : «KK NE SAIT PAS DU TOUT CE QU\u2019IL FAIT!» JÉRÔME GAUDREAU CHRONIQUE jerome.gaudreau@latribune.qc.ca À l\u2019âge de 20 ans, Jar- peri Kotkaniemi a encore beaucoup à apprendre en tant que joueur de centre régulier chez le Canadien.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, FRANÇOIS ROY SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS En temps normal, le Tournoi International de Hockey Pee-Wee de Québec battrait son plein et vivrait pleinement sa 62e édition.Son directeur général, Patrick Dom a accepté de nous faire voyager dans les coulisses de celui-ci en nous transportant dans les semaines menant à la décision d\u2019annuler le plus grand rendez-vous du genre au monde.Bienvenue dans les bureaux du Tournoi Pee-Wee.PATRICK DOM Collaboration spéciale Je l\u2019avoue, je ne passe pas une belle semaine.Normalement, on serait tous dans le jus à s\u2019assurer du bon fonctionnement du tournoi et je n\u2019aurais pas eu le temps de prendre une heure pour faire ce reportage.On a beau se faire à l\u2019idée qu\u2019une mauvaise nouvelle s\u2019en vient, on n\u2019est jamais préparé à cela.Encore aujourd\u2019hui, je ne peux pas croire qu\u2019il n\u2019y a pas de tournoi.Le Tournoi Pee-Wee, ce n\u2019est pas juste ma job, c\u2019est aussi une grosse partie de ma vie.J\u2019y ai joué avec FIC de Québec en 1979, j\u2019ai fait mes débuts comme bénévole en 1984, d\u2019abord aux équipements et ensuite au transport, et j\u2019y occupe mon poste actuel depuis 29 ans.Sans faire un mauvais jeu de mots, nous étions sur une belle vague depuis quelques années, on avait \u2014 et on a encore \u2014 de bons projets dans nos cartons pour l\u2019avenir.Je dis souvent en riant que même une tempête ne pouvait pas venir à bout de nous.En fait, il y avait juste la pandémie qui pouvait nous arrêter.Si j\u2019ai accepté de vous raconter comment nous en sommes arrivés à l\u2019annulation de la 62e édition, c\u2019est par respect pour les gens de Québec.Le Tournoi Pee-Wee n\u2019est pas l\u2019affaire d\u2019un seul homme, il appartient à toute la population de Québec qui en a fait l\u2019événement qu\u2019il est devenu au fil du temps.Sans prétention, on peut dire que le tournoi a toujours été visionnaire.Nous avons toujours été créatifs pour offrir de la nouveauté à nos spectateurs.Le gros coup de 2020 avait été la venue d\u2019Eric Lindros.Mais même avant que le tournoi ne commence, on voyait qu\u2019il était en train de se passer quelque chose de bizarre en Chine.Des gens tombaient, carrément.Comme nous avions des équipes du Japon et de la Corée qui s\u2019amenaient à Québec, ça nous inquiétait un peu.On suivait ça de loin, mais on gardait un œil là-dessus sans penser que ça pouvait s\u2019en venir chez nous.Le 3 février 2020, j\u2019avais demandé à la direction de la santé publique de la Capitale-Nationale ce qu\u2019on devrait faire si un enfant, un parent, un entraîneur ou un accompagnateur développait des symptômes pendant son séjour parmi nous.Quelles mesures devait-on prendre si ça arrivait?On posait des questions, on nous disait que l\u2019on devait être vigilant.On va s\u2019entendre sur une chose : à peu près tous les jeunes qui arrivent du Mexique et de Los Angeles attrapent la grippe ou développent un rhume lorsqu\u2019ils participent au tournoi ou qu\u2019ils reviennent d\u2019une journée au Village Vacances Valcartier.Est-ce qu\u2019on a eu des cas, l\u2019an passé?Aucune idée, mais si oui, on peut dire qu\u2019on a été chanceux.Le Tournoi s\u2019est bien passé, mais je pense que nous avons été bénis des dieux.Notre tournoi a pris fin le 20 février, et 20 jours plus tard, le Québec était mis sur pause.Nous avions deux clubs italiens au tournoi, et là-bas, c\u2019était l\u2019enfer.J\u2019avais jasé avec une de nos responsables, elle me disait qu\u2019en revenant dans son pays, c\u2019est comme s\u2019ils étaient sur une autre planète tellement il y avait des cas et que les hôpitaux débordaient.SIX MOIS DE TRAVAIL Lorsqu\u2019ils ont annoncé, en mars, que les Jeux olympiques de Tokyo étaient reportés en 2021, j\u2019ai réalisé que l\u2019édition 2021 de notre tournoi était peut-être menacée.En avril, j\u2019ai dit à nos employés : ne vous surprenez pas s\u2019il n\u2019y a pas de tournoi l\u2019an prochain.Ben voyons, ça ne se peut pas.J\u2019ai pensé que le virus allait disparaître, comme le SRAS, mais il y avait une réalité avec la pandémie qu\u2019on ne pouvait effacer et ignorer, il y avait des décès.Pour bien du monde, le Tournoi Pee-Wee, ça dure deux semaines.Mais pas pour nous, une édition, c\u2019est six mois de travail.Avec la pandémie et les questions sans réponse qu\u2019on avait, on s\u2019est demandé quelle était notre date limite pour décider si on tenait ou pas le Tournoi en 2021.J\u2019avais rencontré notre C.A.et on s\u2019était donné jusqu\u2019au 31 août 2020.Pendant plusieurs semaines, je recevais des appels de partout dans le monde.Mais je ne pouvais pas rassurer personne.À ce moment-là, on n\u2019avait pas les mêmes mesures qu\u2019aujourd\u2019hui.Sachant qu\u2019une grande partie de nos revenus proviennent de la billetterie, on se demandait si les rassemblements seraient encore limités à 250 personnes en février 2021.On ne savait pas non plus si les frontières allaient encore être fermées ou s\u2019il y aurait une quarantaine; on ignorait aussi s\u2019il y aurait du hockey mineur et si nos familles d\u2019accueil voudraient recevoir des jeunes d\u2019autres pays.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on va se poser encore les mêmes questions au cours des prochains mois.Finalement, on n\u2019a pas eu à prendre la décision.Elle allait de soi, elle s\u2019est prise toute seule.Nous avons préparé notre communiqué de presse pour le sortir le lundi 31 août.Mais le 28, juste avant, je me suis mis sur le téléphone et les courriels pour rejoindre tous nos DANS L\u2019ŒIL DE PATRICK DOM UNE ANNÉE SANS TOURNOI PEE-WEE «Je dis souvent en riant que même une tempête ne pouvait pas venir à bout de nous.En fait, il y avait juste la pandémie qui pouvait nous arrêter» \u2014 Patrick Dom, directeur général du Tournoi International de Hockey Pee-Wee de Québec leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 85 MAG SPORTS partenaires pour leur faire part de notre décision.On ne voulait pas qu\u2019ils l\u2019apprennent dans les journaux.On leur avait seulement demandé de respecter l\u2019embargo et de garder ça pour eux jusqu\u2019à ce qu\u2019on le sorte officiellement.Ça m\u2019a touché de voir comment ils ont apprécié qu\u2019on les avise personnellement, et ça m\u2019a touché encore plus de les entendre dire, quand vous allez repartir, on va être là.On organise des petits évé- nements en lien avec le tournoi, ces temps-ci, et ils sont avec nous.Lorsqu\u2019on a annoncé publiquement que le tournoi n\u2019aurait pas lieu, ç\u2019a eu l\u2019effet d\u2019une bombe dans la population et dans le hockey mineur.Nous, à l\u2019interne, notre décision était prise depuis le 1er août.Comme personne ne pouvait prévoir ce qui allait arriver le lendemain, on se gardait une petite porte ouverte, au cas où.Les gens ont compris notre décision, même s\u2019il y en a qui m\u2019ont traité de peureux.Je savais aussi que ça ne ferait pas l\u2019affaire des parents dont les enfants sont nés en 2008 et dont c\u2019était leur année de participation.Étrangement, l\u2019annulation du tournoi n\u2019a pas été ma décision la plus difficile à prendre.Ce que je trouve le plus dur, dans mon travail, c\u2019est de dire à une équipe qu\u2019elle ne peut pas y participer.S\u2019il y a un élément que je changerais dans mon emploi, ce serait celui-là, le reste, la critique, etc., je peux vivre avec cela.Je trouve cela triste pour les jeunes, les bénévoles, les employés, les parents et pour tout le monde qu\u2019il n\u2019y ait pas Tournoi Pee-Wee.Mais dans la vie, je me pose toujours la même question lorsqu\u2019il survient quelque chose : est-ce que c\u2019est grave ou est-ce que c\u2019est plate?Je pense que c\u2019est vraiment plate que ça arrive, on va passer à travers, mais pour les hôteliers et les restaurateurs, c\u2019est pas mal plus grave, plusieurs ont perdu leur emploi.Pour la suite des choses, je ne suis pas du genre négatif.Je pense qu\u2019il y aura un tournoi en 2022, bien que la prochaine date du 31 août sera encore importante.Je ne fais pas de politique, mais ça aiderait que tout le monde soit vacciné à ce moment-là\u2026 Propos recueillis par Carl Tardif Qu\u2019arrivera-t-il en 2022?Cette question, on me la pose souvent.Il faudra attendre à 2023 pour que le Tournoi Pee-Wee revienne dans sa forme habituelle.Pour 2022, il pourrait avoir une saveur plus nord-américaine qu\u2019internationale.Si on devait prendre la décision prochainement, c\u2019est sûr que ça n\u2019aurait pas lieu, mais on ne sait même pas où on va en être demain avec la pandémie.J\u2019ai beau regarder loin devant moi, je vais faire ce qu\u2019on me dit et contrôler ce que je peux.Une chose est sûre, je n\u2019ai pas peur que quelqu\u2019un profite de notre absence pour organiser un tournoi comme le nôtre, pour prendre notre place.Jamais, une telle chose ne peut pas arriver.D\u2019abord, il serait impossible de recréer le Tournoi Pee-Wee ailleurs qu\u2019à Québec, il y a trop d\u2019histoire qui y est rattaché.Gérard Bolduc et Alex Légaré ont laissé un héritage qui ne peut pas disparaître.Ils ont construit quelque chose de solide, et nous, on n\u2019a fait que l\u2019entretenir et l\u2019embellir avec le temps.Les fondations sont solides et l\u2019âme du tournoi est intouchable.Après le 50e, on pensait que plusieurs bénévoles partiraient et nous avions une liste d\u2019une centaine de noms pour se joindre à nous.Au total, seulement cinq sont partis, il a fallu que j\u2019en appelle 95 pour leur dire qu\u2019on ne pouvait pas les prendre.Je me souviens d\u2019un voyage personnel en Autriche.J\u2019étais arrêté dans une station-service pour demander la direction pour me rendre à Vienne parce que j\u2019étais perdu.La personne avait vu le logo du tournoi sur mon chandail, il avait fait venir son fils qui avait participé au tournoi, l\u2019année précédente.Quelles sont les chances pour que ça arrive?Des anecdotes du genre, j\u2019en ai à la tonne.Le tournoi, c\u2019est aussi ça.DES MOIS CRITIQUES Nous sommes cinq employés au tournoi.Après l\u2019annulation, on s\u2019est demandé ce qu\u2019on pouvait faire pour garder nos jobs.On a fait une liste de 177 projets et on a présenté cela au conseil d\u2019administration.On a aussi choisi de réduire nos semaines de cinq à quatre jours.Comme tout le monde, je me suis quand même demandé ce que je ferais dans la vie si je perdais mon emploi.Aucun employé n\u2019est parti, mais si on en perdait seulement un, ce serait 20 % de notre équipe qui partirait.Ils font tous tellement de tâches que ce serait difficile de former quelqu\u2019un du jour au lendemain.Présentement, on est confronté dans nos routines, on a l\u2019habitude que nos dossiers soient réglés pour telle date pour ci, telle date pour ça.Mais s\u2019il ne devait pas y avoir de tournoi en 2022, je pense qu\u2019on va tous partir.Personnellement, pas sûr que je passerais une deuxième année comme ça.Pour ce qui en serait de l\u2019avenir du tournoi, la décision ne m\u2019appartiendrait pas.Je me console en me disant qu\u2019on est tous dans le bateau.Je parle à plein de gens, un peu partout dans le monde, et nos jeunes ne sont pas les seuls à ne pas pouvoir jouer, c\u2019est la même chose en France, en Allemagne, en Autriche.En tout cas, j\u2019espère que le prix des billets d\u2019avion ne deviendra pas un obstacle dans l\u2019avenir lorsqu\u2019il sera possible de voyager.Il n\u2019y a pas une journée où je n\u2019ai pas eu hâte de rentrer au bureau.J\u2019ai longtemps refusé de l\u2019admettre, mais je pense que c\u2019est vrai.Ça m\u2019a aidé à garder mon cœur d\u2019enfant.Je parle de l\u2019annulation du tournoi, je regarde notre vidéo, j\u2019ai la larme à l\u2019œil.UNE SAVEUR PLUS NORD- AMÉRICAINE EN 2022 «Étrangement, l\u2019annulation du tournoi n\u2019a pas été ma décision la plus difficile à prendre.Ce que je trouve le plus dur, dans mon travail, c\u2019est de dire à une équipe qu\u2019elle ne peut pas y participer», confie Patrick Dom.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS À la maison, Ariane Loignon et Robert Du- breuil n\u2019ont rien raté de la course de leur fils.Il y avait quasiment plus de cris d\u2019encouragement dans leur résidence qu\u2019au Thiaf, lieu de l\u2019exploit.«On était juste deux, mais on criait pour 20.Nous sommes émus, on est très heureux pour lui», disait le paternel, aussi directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec.Ils venaient de parler brièvement à Gregor Jelonek, l\u2019entraîneur de Laurent qui se trouvait sur place pour partager le moment avec son protégé, leur laissant d\u2019abord entendre que leur fils maintenant champion du monde, c\u2019était un bon gars! De son œil d\u2019ancien membre de l\u2019équipe canadienne de patinage de vitesse, comme son épouse, d\u2019ailleurs, Robert Dubreuil a réalisé dès le départ que Laurent avait de bonnes chances de l\u2019emporter.«Il a fait une course parfaite, il a ouvert avec son meilleur temps en carrière sur une glace qui était plus lente.Il a aussi été le seul à atteindre les 60 km dans le droit éloigné, alors on s\u2019est dit que ça se pouvait qu\u2019il l\u2019emporte.Il ne restait que les Russes, mais ils n\u2019étaient pas aussi rapides que Laurent.» Anciens patineurs, ils connaissent bien le chemin pour arriver au sommet.Et comme parents, ils ont toujours perçu de la détermination dans ce que Laurent faisait.«Laurent n\u2019a jamais cessé d\u2019y croire, il nous disait bien se sentir, et en l\u2019écoutant, je pensais bien qu\u2019il pouvait faire encore mieux de ce qu\u2019il a fait dans les dernières semaines», indiquait sa mère.«Un titre de champion du monde en patinage de vitesse longue piste, c\u2019est gros, ce n\u2019est pas arrivé souvent au Québec.On voyait bien qu\u2019il avait du potentiel, mais il peut survenir toutes sortes de choses, une blessure, un bris d\u2019équipement.Je suis vraiment contente pour lui d\u2019avoir réussi à le faire, surtout qu\u2019avec la COVID, il n\u2019a même pas eu de glace pour s\u2019entraîner pendant 10 mois.» CARL TARDIF DES PARENTS ÉMUS IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com CARL TARDIF ctardif@lesoleil.com Pour la première fois de sa carrière, le patineur de vitesse de Québec Laurent Dubreuil a été sacré champion du monde sur 500 m, sa distance fétiche, vendredi matin aux championnats du monde sur longue piste de Heen- renveen, aux Pays-Bas.«C\u2019était un rêve de jeunesse d\u2019être champion du monde sur ma distance.Les 500 m, c\u2019est la course la plus courte où tu vas le plus vite.Je peux donc maintenant dire que je suis le patineur le plus rapide au monde et, ça aussi, c\u2019est un rêve de jeunesse.J\u2019ai travaillé toute ma vie pour ça, ça n\u2019a pas toujours été facile, mais aujourd\u2019hui j\u2019y suis», a déclaré en entrevue téléphonique avec Le Soleil celui qui avait été médaillé d\u2019argent au sprint et médaillé de bronze sur 1000 m aux championnats du monde l\u2019année dernière.Le Québécois de 28 ans a levé les bras au ciel, puis s\u2019est tenu la tête à deux mains pour ensuite se frapper la poitrine après avoir réalisé un chrono de 34.398, coiffant le Néerlandais Dai Dai N\u2019Tab, qui a décroché le bronze.S\u2019élançant à la toute fin, le Russe Pavel Kulizhni- kov a bien patiné, mais a eu besoin de quinze centièmes de seconde de plus que Dubreuil pour franchir la distance, remportant l\u2019argent.PAS SURPRIS «Personnellement, je préfère être sur la glace avant les autres favoris et c\u2019est ce qui s\u2019est produit puisque je courais en même temps que Dai Dai et que Kulizhnikov prenait le départ après moi.De cette façon, il n\u2019y a pas de temps «imbattable» d\u2019établi avant que je patine», commente le nouveau champion.«Je me sentais bien, j \u2019étais confiant, j\u2019étais calme, je me suis laissé patiner en me disant que c\u2019était la même course que je faisais depuis que je suis jeune.Rendu là, c\u2019est vraiment le mental qui joue parce que c\u2019est la même glace et la même course pour tout le monde.» Il a avoué qu\u2019il n\u2019était pas «surpris» d\u2019être le champion du monde.«Je sentais que mon niveau était vraiment bon.J\u2019ai ramené quatre médailles de la Coupe du monde, même si aucune n\u2019était en or.Malgré tout, j\u2019aurais quand même été content si j\u2019avais obtenu le bronze aujourd\u2019hui, car le calibre est tellement élevé», poursuit celui qui participera également à l\u2019épreuve de 1000 m samedi.«J\u2019aimerais bien un podium, je ne me considère pas comme un favori puisqu\u2019il y a [les Néerlandais] Kai Verbij et Thomas Krol qui sont très bons, mais je me considère parmi les outsiders qui ont une chance.Je vais me donner la chance de faire un temps, ce sera comme un bonbon après le championnat d\u2019aujourd\u2019hui.» Dubreuil est le premier Canadien à devenir champion du monde sur 500 m depuis Jeremy Wotherspoon en 2008.Il est aussi le troisième patineur de vitesse de Québec à remporter un championnat du monde après Gaétan Boucher au sprint en 1984 et Sylvain Bouchard sur 1000 m en 1998.«Oui, c\u2019est quand même quelque chose de rare.Mais [Wothers- poon], lui, l\u2019a remporté quatre fois, le championnat sur 500 m.Je crois qu\u2019il a quand même une coche, voire même quelques coches de plus que moi!», illustre, humble dans la victoire, l\u2019athlète qui rentrera au pays lundi.Le Sherbrookois Alex Boisvert- Lacroix a pour sa part pris la douzième place, tout juste devant son compatriote albertain Gilmore Junio.Chez les dames, Béatrice Lamarche a terminé 17e sur 500 m.ATTITUDE DE CHAMPION «M\u2019as-tu entendu crier?», nous demandait en r iant l\u2019entraîneur Gregor Jelonek à la blague lorsqu\u2019on l\u2019a rejoint après la course.«Je suis vraiment content pour Laurent.Malgré la pandémie, il s\u2019est entraîné fort, il a cru au programme qu\u2019on lui proposait.Avec tout ce qu\u2019on a vécu, ce titre a une double saveur, c\u2019est encore plus fort.Laurent, il a une attitude de champion, il montre au monde qu\u2019il faut croire en soi, être positif et avoir confiance en ses moyens.Avant d\u2019arriver ici, il pensait être capable de gagner et il a démontré qu\u2019on n\u2019avait pas besoin de toujours avoir des conditions idéales pour devenir champion du monde.» Le long de la piste, Jelonek aurait pu être décoiffé par la vitesse à laquelle Dubreuil patinait\u2026 «Il a fait un temps très rapide, il a explosé le tableau.Il a fait son ouverture [9,5 secondes] la plus rapide à vie.Et même s\u2019il a commis une légère erreur dans le dernier virage, il avait l\u2019expérience et la vitesse pour récupérer.À l\u2019arrivée, il le savait, son temps était dur à battre, il a mis de la pression et c\u2019était étouffant pour les autres.Avec l\u2019anneau de Québec qui va ouvrir en 2021, les Jeux qui s\u2019en viennent en 2022, il a bien choisi son moment pour devenir champion et j\u2019espère que ça incitera des jeunes à découvrir notre sport», ajoutait Jelo- nek, qui est aussi le concitoyen de Dubreuil sur la Rive-Sud de Québec.DUBREUIL, LE PLUS RAPIDE AU MONDE SUR PATINS! Après sa course, Laurent Dubreuil a levé les bras au ciel, puis s\u2019est tenu la tête à deux mains pour ensuite se frapper la poitrine.\u2014 PHOTO AFP, VINCENT JANNINK leSoleil SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 87 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB Plus de 35 ans plus tard, Petr Svoboda sait exactement ce que vit le jeune défenseur russe MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca P r e m i e r j o u e u r d \u2019o r i g i n e tchèque à porter les couleurs du Canadien, Petr Svoboda avait à peine 18 ans lorsqu\u2019il est débarqué à Montréal, en 1984, après avoir fui son pays et avoir été repêché par Serge Savard.Et s\u2019il y a quelqu\u2019un qui peut comprendre ce que vit le jeune défenseur russe Alexander Romanov, c\u2019est bien lui.À 21 ans, Romanov est un peu plus vieux que Svoboda l\u2019était à son arrivée dans la Ligue nationale.Tout de même, la comparaison se tient : deux défenseurs, deux Européens de l\u2019Est, un jeune qui a dû s\u2019adapter à un nouveau style de jeu et à une nouvelle culture et l\u2019autre qui doit le faire.«Je ne suis pas inquiet pour Romanov parce que c\u2019est un défenseur de grand talent, explique Svoboda, joint en Suisse cette semaine.Il va faire son chemin, c\u2019est sûr, mais il y a une adaptation, c\u2019est clair.Heureusement, il semble bien entouré.» Aujourd\u2019 hui âgé de 54  ans, Svoboda est directeur des opérations hockey du Lausanne HC, de la Ligue nationale de Suisse, où on retrouve plein de noms familiers.Craig MacTavish est l\u2019entraîneur en chef, Cristo- bal Huet est un de ses adjoints alors que Charles Hudon, Mark Barberio et Tim Bozon, tous des anciens de l\u2019organisation du Canadien, font part ie de l\u2019alignement.Mais revenons à Romanov et aux défis qui l\u2019attendent.«Quand tu te retrouves dans la Ligue nationale, tu dois d\u2019abord faire avec les petites patinoires d\u2019Amérique du Nord, reprend Svoboda.Le partisan qui regarde les matchs à la télé ne voit pas la différence, mais pour le joueur, c\u2019est autre chose, surtout pour un défenseur.Et qu\u2019on le veuille ou non, c\u2019est plus robuste dans la LNH, c\u2019est une autre game.» Dès sa première saison, Svo- boda avait amassé 31 points en 73 matchs.Et preuve qu\u2019il n\u2019avait pas froid aux yeux, même s\u2019il n\u2019était pas le défenseur le mieux bâti à 6\u20191\u2019\u2019 et 160 livres, il avait passé 65 minutes au cachot.«J\u2019ai été chanceux.Des gars comme Larry Robinson et Bob Gainey ont pris soin de moi, i l s m\u2019o nt a i d é é n o r m ém ent.L\u2019entraîneur Jacques Lemaire aussi.Ils m\u2019ont aidé à mieux comprendre comment on jouait a u h o c k e y e n A m é r i q u e d u Nord.Croyez-moi, ça a fait une énorme différence.Car si c\u2019est le même sport, ce n\u2019est pas la même façon de jouer d\u2019un continent à l\u2019autre.Ce l\u2019était encore moins à l\u2019époque.» Il faut dire aussi que Svoboda, que le Canadien avait caché à l\u2019hôtel avant qu\u2019il ne soit repêché en première ronde, ne manquait pas de détermination.«Je voulais, je voulais beaucoup.Je n\u2019avais pas fui mon pays pour rater mon coup.» Les temps ont changé et pour le mieux.Romanov, lui, n\u2019a pas eu à fuir son pays, à se cacher, etc.«Le Canadien a été très bon pour moi, mais il y a un bout de chemin que j\u2019ai dû faire seul.J\u2019étais peut- être un peu inconscient, je ne sais pas.Mais sur la glace, j\u2019avais cette confiance en moi que ça prend pour réussir.» Svoboda aura finalement disputé huit saisons à Montréal et il a gagné la Coupe Stanley en 1986.Premier Tchèque à jouer 1000 matchs dans la Ligue nationale, il s\u2019est aussi arrêté à Buffalo, Philadelphie et Tampa Bay.REPARTIR À ZÉRO Quand il s\u2019est retrouvé à Montréal, Petr Svoboda repartait à zéro.Vraiment à zéro.«En partant, je ne parlais pas un mot d\u2019anglais et encore moins de français, raconte-t-il.J\u2019ai habité chez Serge Savard pendant quelques mois et ensuite chez la famille Wilson, qui a fait beaucoup pour l\u2019adolescent que j\u2019étais encore.C\u2019était complètement une nouvelle vie.Ça aurait pu me faire peur.» Et lorsqu\u2019on découvre une nouvelle vie, on a toujours besoin d\u2019un bon conseil ou deux.Et Svoboda en a pour Romanov.«La première chose que je lui dirais, c\u2019est qu\u2019il doit se faire confiance, car c\u2019est son talent qui l\u2019a amené jusque-là.Apprendre à devenir un professionnel, ce n\u2019est pas facile, mais il va réussir.Ensuite, je lui dirais de ne surtout pas écouter ce que les journalistes disent à son sujet.Que ce soit après un mauvais match ou même après un bon match, il ne faut pas écouter les journalistes!» Et Svoboda qui riait de bon cœur\u2026 «ROMANOV VA FAIRE SON CHEMIN» Petr Svoboba en 1984, à son arrivée à Montréal.«Le Canadien a été très bon pour moi, mais il y a un bout de chemin que j\u2019ai dû faire seul», se souvient le premier Tchèque à avoir disputé 1000 matchs dans la Ligue nationale.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE SAMEDI 13 FÉVRIER 2021 leSoleil 152 0055706 Lemodèle présenté est la Outback Premier XT 2021 avecmoteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L et transmission à variation continue (MD2 PX).Véhicule montré seulement aux fins d\u2019illustration.Certaines caractéristiques présentées peuvent ne pas être un équipement de série.Le moteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L avec transmission à variation continue (MD2 PX) est offert seulement sur certains modèles.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour les détails.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Subaru et Outback sont des marques déposées.Quand vient le temps de parcourir tous les reliefs du Québec, même la plus agile des chèvres demontagne ne peut semesurer aux systèmes de sécurité de pointe compris dans la nouvelle Outback 2021.\u2022 Conçue pour durer, avec une qualité et une fiabilité légendaires.\u2022 Technologie d\u2019aide à la conduite EyeSightMC de Subaru pour une sécurité hors pair.\u2022 Système de mitigation des distractions DriverFocus inclus sur certaines versions.LA MEILLEURE OUTBACK DE TOUS LES TEMPS.Maîtriser la montagne est une chose.Maîtriser le Québec en est une autre.OUTBAAACK ! Système de mitigation des distractions "]
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