Le soleil, 27 février 2021, Cahier 1
[" 6 27657 00076 6 3 , 0 0 $ + t x 3 , 0 0 $ + t x SEMAINE DU 27 FÉVRIER AU 5 MARS 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 9 COOP D\u2019INFORMATION Québec Marcher Dans une nouvelle série, Normand Provencher rencontre des citoyens et citoyennes qui nous font découvrir leur quartier à pied.PAGE 2 P H O T O L E S O L E I L , E R I C K L A B B É FATIGUE, INSOMNIE : LE MYSTÈRE DE LA COVID LONGUE PAGE 12 LE POINT LE PETIT MUSÉE DES HORREURS OLYMPIQUES PAGE 33 LE MAG SANTÉ MENTALE ET JEUNES : À CŒUR OUVERT 0053858 LoretteviLLe Sainte-Foy LéviS Québec Saint-GeorGeS 866 444-0055 *Offre permanente dépistage auditif sans frais* Certaines prothèses auditives peuvent être payées par la RAMQ, la CNESST, l\u2019ACC ou l\u2019 assurance privée votre audition vous joue des tours?80% des personnes touchées par une perte auditive ne sont pas diagnostiquées ou traitées.50% des personnes de 75 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif 33% des personnes de 65 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif.www.berubebrassard.ca SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 2 ACTUALITÉS Depuis un an, puisqu\u2019il n\u2019y avait pratiquement rien d\u2019autre à faire, la pandémie a incité beaucoup de gens à marcher, en distanciation ou non, avec son chien ou pas.Histoire de mélanger l\u2019utile à l\u2019agréable, Le Soleil a eu l\u2019idée d\u2019aller se promener avec des citoyens de Québec afin qu\u2019ils nous parlent de leur quartier, de ses habitants, de ses coins méconnus.Pour le lancement de ce nouveau rendez-vous, direction Saint-Sauveur, Saint-So pour les intimes.On met un pied devant l\u2019autre, et c\u2019est parti.QUÉBEC EN MARCHE NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Myriam Nickner-Hudon habite Saint-Sauveur depuis six ans, mais on jurerait qu\u2019elle y a passé toute sa vie.Une promenade avec la jeune femme de 29 ans, présidente du Conseil de quartier, c\u2019est être mis au parfum de tout ce qui grouille et grenouille dans le quartier.Un nouveau commerce qui s\u2019ouvre ici, un autre qui ferme là, un problème de stationnement, un immeuble qui vient d\u2019être retapé, un arbre toujours debout, mais grillé par un incendie, rien n\u2019échappe à son sens aigu de l\u2019observation.Le rendez-vous avait été fixé e n d é b u t d\u2019a p r è s - m i d i , r u e Saint-Vallier, près de Saint-Joseph.Son quartier, Myriam le vit, le sent, le voit évoluer.Et, surtout, l\u2019adore, malgré ses défauts.Ce qu\u2019elle voit, au-delà de certaines devantures qui en arrachent, c\u2019est un quartier en effervescence, adopté par de plus en plus de jeunes couples et de familles.Et au cœur de ce renouveau, le point de départ de notre excursion, la brasserie artisanale Griendel, haut lieu de rendez-vous de la faune locale depuis son ouverture en 2015.«C\u2019est devenu un lieu de rassemblement important, un lieu de socialisation pour les jeunes», lance la Myriam, tuque verte sur la tête et gros foulard au cou.«Ç\u2019a été un coup de cœur pour beaucoup de monde.Ç\u2019a aidé à créer une dynamique pour inciter d\u2019autres commerces à venir s\u2019installer dans le secteur.» «Là, tu vois, il s\u2019est ouvert un café dans un ancien salon de toilettage.Juste à côté, il y a maintenant une boutique de vélos, c\u2019est génial.» Un bureau d\u2019architectes s\u2019est même installé dans l\u2019ancien local d\u2019un resto asiatique, signe indéniable pour elle que le quartier offre du potentiel.L\u2019installation de la place éphémère SPOT, à l\u2019été 2016, sur un stationnement plus à l\u2019est, a contribué à faire (re) découvrir le quartier à beaucoup de monde.Comme s\u2019il n\u2019était pas aussi «intimidant et dangereux» de descendre dans Saint-So, pour reprendre le nom de sa nouvelle marque de commerce branchée.UN DÉPANNEUR ARC-EN-CIEL Nous arpentons la rue Saint-Vallier, direction ouest.Oublions la traversée du boulevard Charest, «c\u2019est de la cr\u2026 de marde», lance Myriam.On se laisse guider par la représentante du quartier lors de la rigolote Reven- geance des duchesses en 2019.À la buanderie du coin, un homme lit pendant que son linge tourne dans la sécheuse.«Ç\u2019a brûlé deux fois ici.» Myriam pointe l\u2019endroit où elle s\u2019est fait dessiner un tatou.Le dépanneur On connaît le tabac est toujours là, immuable, tout comme le pub Chez Girard.La présence de la Maison Revivre, du Pignon bleu, du centre de jour L\u2019Arche l\u2019Étoile et d\u2019Atout-Lire rappelle l\u2019importance des services communautaires dans le secteur.L\u2019Intermarché s\u2019est refait une beauté ces dernières années, constate Myriam avec enthousiasme.«Quand une épicerie agrandit ou rénove, c\u2019est un bon signe que le quartier se rajeunit, s\u2019enrichit, se revitalise.» Coin Renaud, la devanture du dépanneur Supérette nous tombe dans l\u2019œil.Et pour cause, elle brille aux couleurs de l\u2019arc-en- ciel.«C\u2019était un resto indien avant.C\u2019est tellement flash.C\u2019est extraordinaire que la Ville ait dit oui à quelque chose d\u2019aussi flyé.La SDC s\u2019est impliquée, ç\u2019a fait une belle différence.» À un jet de pierre de là, juste en face, le resto Diner, avec son look rétro, s\u2019attire les louanges de notre guide.L\u2019endroit accueillait jadis le bar Red Lounge et l\u2019une des rares terrasses du coin.«C\u2019est convivial et excentrique.» UN «GARÂGE» DE LA CULTURE Retour vers le parc Durocher, le point de chute des familles les fins de semaine, avec ses jeux d\u2019eau, ses arbres, ses coins ombragés.«C\u2019est notre square, notre grande place.» Myriam n\u2019a pas connu le vieil édifice, tombé sous le pic des démolisseurs il y a cinq ans, pour éprouver une bouffée de nostalgie.Elle voit plutôt les SAINT-SAUVEUR SUR LA BUTTE À MOINEAUX 1 2 3 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 3 2 Le clocher de l\u2019église Saint- Sauveur a été amputé en 2017.Les trois morceaux démontés reposent toujours à ses pieds.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ choses à améliorer.La Ville compte y investir bientôt 1 million $.Le point de service de la bibliothèque de Québec est bien petit, déplore-t-elle.«Les gens auraient aimé une maison de la culture, mais je pense qu\u2019on aurait eu plus besoin d\u2019un «garâge» (prononcez à la Elvis Gratton) de la culture.Il y avait beaucoup de garages et d\u2019ateliers de mécanique avant dans le quartier.Ce serait une autre façon de leur rendre hommage.J\u2019aime ça, moi, caller des allégories.» Membre de la dernière cohorte de bacheliers en ethnologie et patrimoine de l\u2019Université Laval, Myriam a toujours eu un faible pour les quartiers populaires.Saint-Sau- veur représente pour elle un terrain d\u2019exploration privilégié.Lorsque nous quittons la rue Saint-Vallier pour retrouver un peu de quiétude en direction sud, par la rue Durocher, elle n\u2019a de cesse de commenter ses trouvailles.«Je vois tout.C\u2019est une grande qualité et un grand défaut.» UNE MONTAGNE PRISE D\u2019ASSAUT Coin Saint-Luc et des Oblats, nous tombons sur le restaurant épicerie Lao-Indochine.Myriam vante la soupe phô.«C\u2019est beau, bon, pas cher, sympathique.Le service est tout croche, mais c\u2019est génial.Il y a des gens qui viennent acheter des rouleaux impériaux.Ça sort à la vingtaine.» En face, les locaux de l\u2019organisme PIPQ (Projet Intervention Prostitution Québec), qui vient en aide aux prostituées, rappellent que le quartier compte aussi son lot de laissés-pour-compte.«La prostitution existe ailleurs, c\u2019est juste que les gens se font livrer à domicile.» Coin Saint-Ignace et de L\u2019Aqueduc, la caserne Georges- Ét i e n n e Ta n- guay, inaugurée en 1998, rappelle à notre guide le plaisir des enfants à s \u2019 i n s t a l l e r, a u v o l a n t d e s camions de pompiers, lors des journées portes ouvertes, l\u2019été.Une fois franchi un morceau de trottoir mal déneigé en raison de la présence de poteaux et de fils, la Montagne dorée apparaît dans le décor.L\u2019épicerie asiatique fait courir une foule de clients; dans le lot, beaucoup d\u2019amateurs de canard laqué.«Ils reçoivent leur livraison le jeudi.C\u2019est la folie furieuse.Y\u2019a tout le temps du monde.Les gens se stationnent partout, à des endroits où on n\u2019a pas le droit.» TROP D\u2019AUTOS QUI ROULENT TROP VITE Au détour de la rue, l\u2019église Saint- Malo.Un coup de cœur pour Myriam.Elle adore la couleur de sa brique, «la connexion» avec le presbytère à l\u2019arrière, les arbres autour.Sans oublier les fins de journée qui magnifient le décor.«Ce qui est l\u2019fun dans Saint-Sauveur, c\u2019est les perspectives.Il y a des couchers de soleil extraordinaires.Je trouve ça merveilleux.» Un édifice attire le regard, avec ses deux magnifiques fresques fabriquées à même la brique.Myriam montre la maison d\u2019en face.«L\u2019été, il y a plein de fleurs ici.Et normalement, il y a un corbillard parké là.Dans le quartier, on a aussi un Hummer, des chars vintage, un scooter turquoise avec du mauve des années 80.Je ne suis pas une fille de moteurs, mais je trouve ça drôle.» Ce n\u2019est pas la première fois que Myriam parle de circulation automobile depuis le début de l\u2019excursion.Elle n\u2019a pas d\u2019auto.Elle est abonnée à Communauto et se déplace à vélo l\u2019été.Celle qui a grandi à Neufchâtel et qui ne conserve pas de bons souvenirs de la ban- l ieue rêve de voir son quart ier accueil - l ir moins de véhicules.À l\u2019occasion, un peu frondeuse, elle n\u2019a pas peur de remettre des conducteurs imprudents à leur place.«Je me suis affirmée», confie-t-elle.«À Québec, on a ce problème-là, on est un peu dans ce que j\u2019appelle le \u201cRedneckistan\u201d.On est une ville de chars.Dans Saint-Sauveur, c\u2019est pas le monde qui est dangereux, c\u2019est les chars qui le sont.» UNE MADONE MINIATURE Des cris d\u2019enfants résonnent au loin.C\u2019est la récréation de l\u2019après- midi à l\u2019école primaire Marguerite- Bourgeois.De quoi faire revenir à la mémoire le nom de «butte à moineaux» donné au quartier par les plus anciens, allusion aux rassemblements de citoyens de jadis, bruyants et animés.Une vie de quartier qui a inspiré Roger Lemelin pour son roman culte Les Plouffe.«Les gens sont ben d\u2019adon et jasants, confirme Myriam.C\u2019est un milieu tissé serré.Tu te fais des amis facilement.» Myriam pointe du doigt un «petit bijou», rue de Carillon : une minuscule madone installée dans une niche, à même un édifice.Au-dessus, une date : 1894.Impossible de trouver ailleurs en ville une statuette extérieure de cette grandeur, c\u2019est certain.Au pied de l\u2019église Saint-Sauveur, à un jet de pierre de l\u2019école, les trois morceaux du clocher, jugé trop instable, reposent au sol.La flèche a été démontée à l\u2019été 2017.Personne ne sait quand la fabrique va en disposer.«Ça coûte cher pour disposer de ça, trois millions $ minimum qu\u2019on nous a dit.La fabrique a d\u2019autres priorités.Ils ont des ouailles à aider.» Locataire, Myriam aimerait bien acheter un condo dans son quartier d\u2019adoption.Récemment, elle a eu «la mauvaise idée» d\u2019aller voir ce qui était offert dans le secteur.Elle en a visité un récemment.Prix : 300 000 $, stationnement non compris.En cette année pandémie, les prix s\u2019envolent.«C\u2019est la folie furieuse dans l\u2019immobilier.Ça reste pas longtemps sur le marché et les gens sont prêts à bider, même s\u2019ils savent qu\u2019ils vont devoir mettre 100 000 $ et plus en rénovations.» VIVEMENT «CHILLER» ENTRE AMIS Après deux heures de marche, c\u2019est le retour à notre point de départ.La paroisse Saint-Malo, de l\u2019autre côté du boulevard Marie-de- l\u2019Incarnation, les bords de la rivière Saint-Charles, la rue Parent et ses magnifiques arbres, ce sera pour une autre fois.Et toi, Myriam, de quoi t\u2019es- tu ennuyée pendant la pandémie?«Aller chiller avec des amis, prendre un verre relax, ne plus faire nos réunions de conseil de quartier en Zoom, aller chez l\u2019un et chez l\u2019autre.C\u2019est des petites affaires comme ça qui me manquent.Quand tu te rends compte que tu es bien entourée, ça fait une grosse différence.» À très bientôt, on se le souhaite, pour une bière au Griendel?1 Le coloré dépanneur Supérette, rue Saint-Vallier Ouest, attire les regards.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 3 Présidente du conseil de quartier de Saint-Sauveur, Myriam Nickner-Hudon est une fine observatrice de son coin d\u2019adoption, elle qui a grandi en banlieue.Elle rêve de voir la rue commerciale Saint-Vallier devenir une rue partagée qui permettrait une meilleure cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 4 Coin Sainte-Catherine, une corniche ancestrale comme on en retrouve quelques-unes dans Saint-Sauveur.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 5 Au bout de la rue Carillon, près de l\u2019école Marguerite- Bourgeois, en levant les yeux, on peut apercevoir une minuscule madone installée en 1894.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET 4 5 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com L\u2019AFFIRMATION «Je suis tombé sur un article de France Soir tout récemment qui dit qu\u2019en Israël, le vaccin contre la COVID-19 semble provoquer une forte mortalité.Si ces informations s\u2019avéraient, je trouverais cela très inquiétant.Alors qu\u2019en est-il?» demande Martin Paradis, de Saint-Martin-de-Beauce.LES FAITS Le texte en question [http://bit.ly/37M2k7t] est en fait la traduction d\u2019un billet paru le 15 février sur un forum israélien [http://bit.ly/3qQCEOI] nommé nakim.org, qui publie des contenus à forte teneur conspirationniste.C\u2019est d\u2019ailleurs entièrement cohérent avec ce qu\u2019on lit souvent sur le site de France Soir, qui a fait grincer bien des dents de scientifiques ces derniers mois en publiant à répétition des faussetés au sujet du coronavi- rus.L\u2019auteur du billet, Haim Yativ, se présente comme un ingénieur qui dit avoir été aidé dans ses analyses par un médecin français, le Dr Hervé Seligmann.Il y présente des chiffres qui, dit-il, montreraient «présumément» que le vaccin anti- COVID de la pharmaceutique Pfizer (le seul distribué en Israël), loin de protéger, aggraverait en réalité les symptômes de la COVID et augmenterait le nombre de morts.D\u2019après ce que j\u2019ai pu voir, les statistiques présentées dans ce billet sont réelles.Mais l\u2019usage qui en est fait, lui, est une belle illustration de cette maxime scientifique voulant qu\u2019il en va des données comme des gens : si on les torture assez longtemps, elles finissent par dire tout ce qu\u2019on veut.Le texte est assez touffu et je ne peux pas passer en revue tous ses arguments ici, mais voici les principaux points que j\u2019ai relevés.\u203a Le point de départ est un article paru le 11 février sur le site Ynet du quotidien Yedioth Ahronoth [http://bit.ly/3snDgeN], plus particulièrement un tableau montrant l\u2019état des patients hospitalisés (ou décédés) selon le nombre de jours écoulés après la 1re ou la 2e dose de vaccin anti-COVID.Dans le tableau de Ynet, on dénombre 1251 patients dans un état «sérieux» ou «critique» qui ont reçu au moins une dose du vaccin.M. Yativ compare ce chiffre avec les données du ministère israélien de la Santé [http://bit.ly/2NYRgwE] qui, en date du 10 février, dénombrait un peu plus de 1000 patients hospitalisés dans un état «sévère» à cause de la COVID-19.M. Yativ en conclut que «la plupart» des gens dans un état grave ont reçu au moins une dose depuis 14 jours ou plus (en fait, c\u2019est plus autour de la moitié) et y voit une preuve que le vaccin empire la maladie.Le hic, cependant, c\u2019est qu\u2019il compare des pommes avec des oranges : le nombre de patients dans un état grave est un «instantané» qui ne concerne qu\u2019une seule journée alors que le tableau de Ynet cumule des cas survenus sur une assez longue période (au moins deux semaines, voire plus).Pour s\u2019en faire une idée, on n\u2019a qu\u2019à songer au fait que le tableau de Ynet fait état de 660 décès alors que la COVID-19 tue environ 35 personnes par jour depuis un mois.On ne peut donc absolument rien tirer d\u2019une telle comparaison.\u203a Le texte de nakim.org/France- Soir note ensuite qu\u2019«au moins 0,05 %» des citoyens israéliens qui ont reçu le vaccin sur une période de cinq semaines en janvier et février sont décédés, ce qui est présenté comme la preuve que le vaccin tuerait.Le hic, c\u2019est que ce n\u2019est pas une proportion anormale de décès : le taux de mortalité est d\u2019environ 0,5 % par année en Israël d\u2019après des chiffres de la Banque mondiale [http://bit.ly/3aMSUuq]; si l\u2019on ramène ça sur une période de cinq semaines, on obtient une mortalité attendue de 0,048 %.\u203a L\u2019auteur de nakim.org/France- Soir enchaîne avec des chiffres montrant que près de la moitié des décès dus à la COVID-19 en Israël sont survenus entre le 15 décembre et le 15 février derniers, ce qui est interprété comme un autre signe de la nocivité du vaccin parce que cela coïncide à peu de chose près avec le début de la vaccination là- bas \u2014 soit le 19 décembre.D\u2019après le site ourworldindata.org de l\u2019Université Oxford, les statistiques sont véridiques : 2400 morts sur un total de 5414 depuis le début de la pandémie, soit environ 45 %.Or il n\u2019y a rien de bien mystérieux là-dedans puisque le pays a connu sa pire vague de COVID-19 depuis le début de la pandémie à partir de la fin de novembre, et que les nouveaux cas n\u2019ont fini par plafonner (puis redescendre) qu\u2019à partir de la mi-janvier [http://bit.ly/3shifCG].Israël a atteint quotidiennement près de 1000 nouveaux cas par million d\u2019habitants (moyenne mobile sur 7 jours) en janvier \u2014 par comparaison, le Québec a à peine dépassé les 300 par million au pire de la vague actuelle \u2014, alors que son pic précédent était de 650-700 en septembre et que le pays avait été largement épargné par la vague du printemps dernier.Il était donc inévitable que la mortalité due à la COVID-19 soit concentrée au cours des deux derniers mois, indépendamment des efforts de vaccination.Ajoutons à cela que la théorie voulant que le vaccin de Pfizer ait aggravé les symptômes de la COVID-19 en Israël ne cadre vraiment pas bien avec le «portrait général» de la situation là-bas.Si cela avait été le cas, on aurait dû voir les complications continuer d\u2019augmenter à mesure que la vaccination progressait, mais c\u2019est le contraire qu\u2019on a vu : le nombre de patients dans un état grave est passé de près de 1200 à la mi-janvier à 770 mercredi dernier, selon des chiffres du ministère israélien de la Santé, et le nombre quotidien de décès liés à la COVID-19 a reculé de 7,5 par million à la fin janvier à seulement 3 au milieu de la semaine dernière.En outre, cette thèse est complètement contredite par des données autrement plus solides que celles présentées sur nakim.org/ France Soir.Ainsi, les essais cliniques [https://bit.ly/3dRoych] sur le vaccin de Pfizer ont montré une réduction de près de 90 % des cas de COVID sévère chez les vaccinés, comparé à ceux qui n\u2019avaient reçu qu\u2019un placebo.Il s\u2019agissait là de très petits nombres (9 cas dans VÉRIFICATION FAITE Alors que la vaccination progresse en Israël, le nombre quotidien de décès liés à la COVID-19 a reculé de 7,5 par million à la fin janvier à seulement 3 au milieu de la semaine dernière.\u2014 PHOTO AFP, AHMAD GHARABLI UN VACCIN QUI AGGRAVE LES SYMPTÔMES, VRAIMENT? leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 5 DES INFOS À VÉRIFIER?La déclaration d\u2019un ministre vous paraît douteuse?Une information qui circule vous semble exagérée, non fondée?Écrivez à notre journaliste ( jfcliche@lesoleil.com).La rubrique «Vérification faite» prendra le temps de fouiller les faits, en profondeur, afin de vous donner l\u2019heure juste.Car nous non plus, on n\u2019aime pas les fausses nouvelles.le groupe placebo, 1 cas chez les vaccinés), mais ces chiffres ont été confirmés par la suite.La Santé publique anglaise a en effet publié lundi dernier un rapport [https:// bit.ly/3bGWFRp| montrant que le vaccin de Pfizer réduit de près des trois quarts les infections et que, parmi les vaccinés qui attrapent le virus quand même, le risque d\u2019hospitalisation et de décès est réduit de moitié environ.La Santé publique israélienne a fait le même genre d\u2019exercice et arrive elle aussi à des conclusions semblables [http://bit.ly/3qTjHLj].VERDICT Faux.Le billet sur nakim.org présente des chiffres qui semblent appuyer la thèse d\u2019un vaccin qui aurait aggravé les symptômes de la COVID-19, mais qui ne résistent pas à un examen de base.Ils contredisent en outre d\u2019autres données beaucoup plus solides qui montrent clairement l\u2019effet protecteur des vaccins.France Soir n\u2019est pas une source d\u2019information fiable sur la COVID-19.0058745 AU CŒUR DE VOTRE ESPACE DE VIE DEPUIS 65 ANS Bienvenue àLaGalerie Heureux de vous retrouver! Nous payons les taxes sur tout.* * Détails en magasins.Offres en vigueur jusqu\u2019au 7 mars 2021.COLLECTIONS DU 18 ESPACE GRANDES MARQUES MOBILIERS D\u2019ICI 18, rue de Courcelette Québec, QC G1N 4S2 COLLECTIONS DU 1215 MUST QUÉBEC ESPACE VELVET 1215, boul.Charest Ouest Québec, QC G1N 2C9 LA GALERIE DU MEUBLE.COM 418 681-0171 | 1 800 463-2277 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 6 ACTUALITÉS VALÉRIE GAUDREAU Rédactrice en chef du Soleil Belle nouvelle pour la couverture politique du Soleil et des Coops de l\u2019information.La réputée journaliste Hélène Buzzetti se joint à notre équipe pour signer chaque vendredi dès le 5 mars une chronique sur la politique fédérale.Après plus de 21 ans comme correspondante parlementaire à Ottawa pour Le Devoir, Mme Buzzetti a décidé de se consacrer à la chronique et à l\u2019analyse politique.Elle écrira ce nouveau chapitre avec nous.Chaque vendredi, elle signera une chronique sur la politique fédérale sur les plateformes numériques du Soleil, mais aussi dans les cinq autres médias des Coops de l\u2019information, soit Le Droit, La Tribune, Le Quotidien, La Voix de l\u2019Est et Le Nouvelliste.Pour la petite histoire, Hélène Buzzetti a cultivé sa passion pour le journalisme et amorcé sa carrière en tant que stagiaire au Soleil à l\u2019été 1997.En plus d\u2019écrire dans nos sites et applications mobiles, elle continuera ses interventions régulières à la télé et à la radio de Radio-Canada.Voilà une raison de plus pour vous joindre à nos milliers d\u2019abonnés au Soleil numérique (abonnement.lesoleil.com) afin de découvrir ses chroniques et tout ce que Le Soleil vous offre et continuera à vous offrir.Merci de nous faire confiance pour une information juste, dynamique, près de vous.Locale, de calibre mondial.Bienvenue au Soleil et dans les Coops de l\u2019information, Hélène! HÉLÈNE BUZZETTI SE JOINT AUX COOPS DE L\u2019INFORMATION Hélène Buzzetti signera chaque vendredi dès le 5 mars une chronique sur la politique fédérale.\u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY 0056553 Les aînés en savent beaucoup, mais il y a toujours plus à savoir.Rendez-vous à Canada.ca/aines ou appelez au 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) Pour un âge d\u2019or sûr et paisible, renseignez-vous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, le Supplément de revenu garanti bonifié et la prévention de la fraude. leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 7 0052654 Offre spéciale: Tous vos comptoirs en granite ou en quartz sont gratuits à l\u2019achat d\u2019une cuisine complète.418 522-7448 info@armoirespmm.com Nous sommesmaiNTeNaNTouverT 7 jours sur 7 de 9 h à 17 h.veNez Nous visiTer àNoTre salle demoNTe au 365, rue ForTiN àQuébec. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 8 ACTUALITÉS BD et jeux M55 à M63 auto 66 décès 70 horaire cinéma M24 le point 33 horoscope M56 loteries 56 opinions 40 et 43 mag sports 75 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.1 Min.-1 Neige «J e découvrais un univers rempli de beauté.Je t ro uv e l e s mathématiques tellement belles, parce qu\u2019elles sont rationnelles, logiques et simples au fond.En même temps, il y a cette touche de magie et de mystère qui rend les choses simples tellement spectaculaires.C\u2019est vrai!» Laurence sera prof de maths.J\u2019ai trouvé ses mots dans un travail qu\u2019elle a remis à Chantal Pouliot, qui donne un cours à celles (et les quelques ceux) qui terminent leur baccalauréat en enseignement au secondaire.Quand elles arrivent dans sa classe, elles en sont à leur quatrième et dernière année, juste avant de faire le grand saut.Et Chantal leur a demandé pour ce travail, tout simplement, «pourquoi voulez-vous enseigner?» À la toute fin de leur parcours, elle a voulu savoir qu\u2019est-ce qui les avait menées vers cette carrière, d\u2019où leur était venue cette idée.Vu tout ce qui se dit sur le métier, sur les conditions difficiles, sur le fait qu\u2019un prof sur cinq jette l\u2019éponge à l\u2019intérieur de cinq ans\u2026 pourquoi diable choisir ce métier?La question se pose.J\u2019ai pu lire 15 compositions, avec l\u2019accord des étudiantes évidemment, j\u2019ai pu voir ce qui a poussé ces jeunes à vouloir enseigner.Certaines ne s\u2019étaient jamais posé la question tellement c\u2019était évident, d\u2019autres ont dû regarder derrière pour comprendre ce qui les avait menées là.Toutes, sans exception, ont la conviction d\u2019avoir fait le bon choix.Sarah est de celles qui ont toujours eu la passion de transmettre.«Du plus loin que je me souvienne, j\u2019enseignais à ma petite sœur.Je l\u2019installais sur une chaise derrière une table et avec un tableau noir et des craies, je lui montrais des dessins ou j\u2019essayais de lui enseigner les mathématiques.Je lui donnais ensuite des devoirs et je me faisais un plaisir de les corriger.» En fait, elle aimait tellement ça que, lorsqu\u2019est venu le temps de s\u2019inscrire à l\u2019université, elle n\u2019a même pas pensé à l\u2019enseignement.«Pour moi, ce n\u2019était pas une carrière, mais une passion.[\u2026] Je me disais que ce serait trop facile.» Jusqu\u2019à ce qu\u2019elle réalise qu\u2019elle était faite pour ça.D\u2019autres remercient leurs parents d\u2019avoir insisté, de leur avoir répété ad nauseam : «l\u2019école, c\u2019est important».Je vais continuer à le faire avec mes gars.J\u2019ai trouvé un dénominateur commun entre tout ce beau monde, l\u2019étincelle s\u2019est toujours produite à l\u2019école.Parfois au primaire, parfois au secondaire, mais c\u2019est parce qu\u2019elles s\u2019y sont senties bien qu\u2019elles ont eu le goût d\u2019y passer leur vie.Et c\u2019est souvent un prof qui a allumé l\u2019étincelle.Pour Rachel, c\u2019est Madame Julie en cinquième année.«Cette enseignante m\u2019a particulièrement inspirée par son amour pour les élèves et sa passion de l\u2019enseignement.Tous les élèves de la classe avaient du plaisir avec elle et lui accordaient un respect profond.[\u2026] Madame Julie n\u2019a pas seulement développé mes habiletés en français, en arts ou en mathématiques; elle a aussi fait naître et développer chez moi un intérêt pour la profession enseignante.» Les professeurs ne forment pas seulement les élèves, ils forment aussi la relève.Les bons profs font les futurs profs.Alyson, c\u2019est Christian Brizard, en quatrième secondaire.«Je le nomme parce qu\u2019il est la raison pour laquelle je suis allée en enseignement.Il est une personne marquante dans mon cheminement professionnel.Avec lui, ma passion de l\u2019histoire a grandi et c\u2019est grâce à son enseignement que j\u2019ai décidé d\u2019étudier en enseignement au secondaire de l\u2019univers social.D\u2019ailleurs, mon modèle de gestion de classe est semblable au sien.» Elle «privilégie les relations avec les élèves à la discipline, ajouter des anecdotes enrichissantes pour les élèves».Frédérick, lui, a été inspiré par son père, qui était directeur Les professeurs ne forment pas seulement les élèves, ils forment aussi la relève.\u2014 PHOTO 123RF, UDRA DES FUTURS PROFS COMME DES DIAMANTS BRUTS MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com 0054595 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans I B L L A E E , nom féminin ABEILLE Définition \u2014 Insecte hyménoptère de la superfamille des apoïdes, dont certaines espèces vivent en colonies et produisent le miel et la cire. leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 9 «J\u2019ai entendu mes parents dire qu\u2019ils sont fiers de leur métier et j\u2019ai entendu de leurs anciens élèves me dire que mes parents ont changé leur vie.» \u2014 Mariane «L\u2019une des amies m\u2019a alors suggéré la lecture du livre autobiographique Mémoires d\u2019un esclave de Frederick Douglass.Ce livre m\u2019a fait prendre conscience de l\u2019importance de l\u2019éducation dans la vie d\u2019un homme ou d\u2019une femme.» \u2014 Rachel «Mon parcours professionnel est loin d\u2019être achevé, il ne fait que commencer.Je suis impatiente d\u2019enfin commencer ma carrière en enseignement.» \u2014 Alyson «J\u2019ai toujours adoré transmettre mes connaissances.Le sentiment d\u2019aider les autres à se développer en leur transférant mes connaissances me donnait un sentiment d\u2019accomplissement de soi.» \u2014 Frédérick «Je veux faire comprendre que l\u2019école, c\u2019est important.» \u2014 Sandrine «Depuis mon enfance, lorsque l\u2019on me demande ce que je souhaite faire plus tard, je réponds : être enseignante! [\u2026] Je suis persuadée que l\u2019enseignement est le métier le plus important, c\u2019est la base de notre tissu social.» \u2014 Élodie CE QU\u2019ILS ONT ÉCRIT.d\u2019école.«En remarquant comment il était fier de son école et l\u2019impact que cela apportait dans la vie de ces jeunes, j\u2019ai eu rapidement envie de suivre ses traces.J\u2019ai assisté à un moment dont je me souviendrai toute ma vie; un parent avait simplement remercié mon père pour la vie qu\u2019il avait implantée dans l\u2019école.C\u2019est à ce moment que je me suis dit que, comme mon père, je voulais travailler en éducation.» Sandrine a été inspirée par les mères de ses meilleures amies.«Je trouvais mes amies tellement chanceuses d\u2019avoir une maman qui travaille dans le milieu scolaire.J\u2019ai développé une admiration pour ces femmes douces qui passaient leur journée à être avec nous.J\u2019ai développé un sentiment de confort à être à l\u2019école.Je pense que cette admiration a semé en moi l\u2019idée d\u2019être enseignante.» On sent la passion, incandescente.Ce qui est formidable en lisant ces dizaines de pages, c\u2019est d\u2019avoir l\u2019impression d\u2019avoir devant soi des diamants bruts.Le goût de changer le monde un élève à la fois, cette conviction qu\u2019elles pourront faire une différence comme des enseignants l\u2019ont fait pour eux.«Je veux redonner ce que j\u2019ai reçu», écrit Rachel.Elles savent que ce ne sera pas un long fleuve tranquille, qu\u2019il y aura des hauts et des bas.Elles ne veulent pas être cette enseignante sur cinq qui baissera les bras.Elles ont fait quatre stages, se sont colletaillées à la réalité, ce sera la leur bientôt.Elles savent qu\u2019elles n\u2019ont pas fini d\u2019apprendre.Elles ont toutes un peu peur de la «gestion de classe».Stéphanie est sortie de son dernier stage plus convaincue que jamais.«J\u2019ai réalisé à quel point j\u2019étais bien devant une classe.J\u2019ai toujours pensé que le jour où je n\u2019aurais pas l\u2019impression d\u2019aller travailler en me levant chaque matin, j\u2019aurais trouvé ce dont je voulais faire dans la vie.Et c\u2019est littéralement l\u2019impression que j\u2019ai eue tout l\u2019automne.Malgré tout ce qui pouvait arriver dans le monde, j\u2019avais toujours hâte d\u2019aller enseigner et d\u2019échanger avec mes élèves.Lorsque j\u2019étais devant mes groupes, c\u2019était souvent le seul moment de ma journée où j\u2019étais réellement de bonne humeur et où je vivais le moment présent au maximum.» Ne gaspillons pas ces diamants bruts.Parce qu\u2019elles ont des doutes, déjà, d\u2019avoir choisi une profession qui aurait besoin d\u2019une bonne dose de reconnaissance et de meilleures conditions lorsqu\u2019elles sont en classe, entre autres plus de soutien.Stéphanie, une des plus passionnées, ne fait pas l\u2019autruche «À quelques mois de la fin de mes études, je suis consciente plus que jamais des difficultés auxquelles je devrai faire face dans les prochaines années : instabilité d\u2019emploi, tâches inintéressantes, faible salaire, risque d\u2019épuisement professionnel, etc.Bien que je sois passionnée par ce métier, je suis consciente que je ne pourrai travailler durant les trente-cinq prochaines années (?) dans des conditions de travail aussi lamentables.J\u2019ai envie de faire ma part pour changer les choses et pour donner à ma profession le prestige qu\u2019elle mérite.» Il faut nourrir la flamme des enseignantes et des enseignants.Pas les brûler.Il faut mettre en place les conditions pour qu\u2019Alyson réalise sa «mission de devenir une enseignante d\u2019histoire et/ou d\u2019éthique et culture religieuse passionnée qui ferait tout pour transmettre cette passion».Et peut-être, qui sait, inspirer une future prof.Il faut que la roue continue à tourner, que ces futures enseignantes puissent à leur tour semer la graine de l\u2019enseignement, au moins transmettre le goût d\u2019apprendre et, rêvons un peu, l\u2019amour de l\u2019école.Comme Charlie, qui a écrit une lettre à la petite Charlie qui rêvait de devenir ce qu\u2019elle s\u2019apprête à devenir.«Tu feras le plus beau des métiers le temps d\u2019une période, d\u2019une journée ou d\u2019un bref instant, alors qu\u2019à d\u2019autres moments tu voudras tout lâcher.Quand ces pensées me viennent, je repense à toi, à nous.Je repense à tous ces enseignants qui ont marqué notre parcours et à notre désir utopique d\u2019être à notre tour un personnage marquant pour nos élèves.Demain, c\u2019est le début d\u2019un long périple, une grande aventure qui t\u2019amènera vers la plus belle destination : une classe de mathématiques.» 0058748 ExpErtisE CompétEnCE résultat Agence immobilière bernardleclerc.com toutes nos inscriptions sur 418653.5353 sillery \u2022 Site paiSible \u2022 Cul de SaC \u2022 terrain boiSé magnifiquE \u2022 Grande propriété 20 800 pi Ca, poSSible de diviSer SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 10 ACTUALITÉS ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com La police de Québec a procédé à l\u2019arrestation d\u2019une femme de 54 ans pour fraude, soupçonnée d\u2019avoir contrefait et vendu de fausses cartes de hockey de la recrue des Rangers de New York Alexis Lafrenière.Le Service de police de la Ville de Québec enquêtait depuis décembre afin de tenter de retracer un ou des fraudeurs pour la vente de cartes de hockey contrefaites à l\u2019image de l\u2019ex-étoile de l\u2019Océanic de Rimouski.Ces fausses cartes étaient sup- posément tirées du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, lors de la participation du jeune joueur, en 2013.L\u2019enquête criminelle menée dans ce dossier par l\u2019Unité des fraudes du SPVQ a finalement permis d\u2019arrêter une femme de 54 ans, le 24 février dernier.«Plusieurs» cartes de hockey, dont certaines également sur le modèle du Tournoi pee-wee de Québec, et du matériel informatique ont été saisis lors d\u2019une perquisition.Ces cartes seront toutes analysées afin de valider leur authenticité, précise le porte-parole de la police de Québec Pierre Poirier.Selon le directeur du tournoi, Patrick Dom, il n\u2019y avait pas de doute que les cartes de Lafrenière n\u2019étaient pas des originales.C\u2019est d\u2019ailleurs à la suite d\u2019une plainte de son organisation qu\u2019une enquête a été lancée par le SPVQ.L\u2019ancien attaquant de l\u2019Océanic de Rimouski a bel et bien participé au tournoi de Québec, il y a huit ans.Mais à l\u2019époque, son équipe, les Seigneurs des Mille- Îles, n\u2019avait pas fait produire de cartes de hockey, indiquait Patrick Dom au Solei l en décembre dernier.Jusqu\u2019à plus de 100 $ étaient demandés pour faire l\u2019achat de ces cartes contrefaites sur des pla- teformes de vente en ligne, comme eBay.Une analyse du Directeur des poursuites criminelles et pénales pourrait permettre de déposer des chefs d\u2019accusation à l\u2019endroit de la femme de 54 ans arrêtée relativement à cette affaire.L\u2019enquête du SPVQ se poursuit.Pour le moment, il n\u2019est pas exclu que d\u2019autres suspects soient impliqués.ARRÊTÉE POUR DE FAUSSES CARTES D\u2019ALEXIS LAFRENIÈRE Les fausses cartes étaient supposé- ment tirées du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, lors de la participation d\u2019Alexis Lafre- nière, en 2013.\u2014 PHOTO SPVQ 0053563 0058294 *Sur notre prix original et avant taxes.Excluant les produits à prix déjà réduit, les produits Arc\u2019teryx, Kanuk, Quartz Co., Spyder, UGG et Nike sélectionnés et autres marques et modèles sélectionnés.Certains magasins franchisés SPORTS EXPERTS® ou ATMOSPHEREMD peuvent avoir offert des produits à un prix moindre que notre prix original.La sélection de produits et les prix de liquidation peuvent varier d\u2019un magasin à l\u2019autre.Cette promotion est en vigueur du 24 février au 28 mars 2021.Certains items peuvent ne plus être disponibles.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre promotionnelle.®/MDFGL Sports.MB-24FE21-13469 30%50% DE RABAIS* À 30%40% DE RABAIS* À Bottesd\u2019hiver pouradulteet junior Équipementdeskialpin etplancheàneige (skis, planches, bottes, fixations) Marques etmodèles sélectionnés Marques etmodèles sélectionnés MINIMUM DÈS MAINTENANT LIQUIDATION FIN DE SAISON 30%50% DE RABAIS* À Sélection demanteaux et pantalons d\u2019hiver Marques etmodèles sélectionnés Danstoutes vos transactions immobilières 418 951-6203 dube3289@gmail.com Réjean Fortin CouRtieR immobilieR inC.Jean-marc Dubé CouRtieR immobilieR agRéé Da ExpériEncE réSuLtAtS préSEncE 418 932-5588 rejeanfortin@royallepage.ca & LÉVIs - 3015, ave St-augustin 381 000$ sAINte-FoY - 3061, rue de la belle-maison sAINte-FoY - 2974, rue de Verteuil sAINte-FoY - 3132, ave D\u2019amours en VeDette Cette Semaine VenD u VenD u VenD u leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 11 JEAN-FRANÇOIS NÉRON jfneron@lesoleil.com Tantôt drôle, tantôt émouvant, le maire de Québec a rendu vendredi un hommage senti envers l\u2019homme d\u2019affaires et philanthrope Maurice Tanguay, qu\u2019il admirait pour son empathie et sa générosité.«C\u2019est un gars à qui j\u2019ai confié des choses et qui avait toujours le mot juste.Régis Labeaume se souvient avec émotion des moments passés avec Maurice Tanguay, décédé jeudi à l\u2019âge de 87 ans.À titre personnel, le maire a bénéficié de ses conseils.Ça n\u2019a pas toujours bien été en politique.Il arrivait à te convaincre de mettre derrière toi les moments plus difficiles et que les gens t\u2019aimaient quand même malgré tout ce qui se dit», témoigne-t-il.Mais surtout, le maire reste impressionné de l\u2019amour que le défunt portait à ses semblables.«C\u2019est un gars que j\u2019aimais et que j\u2019admirais.Son empathie et sa générosité m\u2019ont toujours marqué [\u2026] Il y avait la partie publique de la Fondation Maurice Tanguay et il y avait la partie privée.Ils [la famille Tanguay] ont aidé des milliers de personnes sans que tout le monde le sache.J\u2019ai été témoin d\u2019opérations menées par Maurice et Jacques [son fils] pour aider un enfant qui avait besoin d\u2019un médicament spécial, d\u2019une opération spéciale.Faire des téléphones pour ramasser de l\u2019argent.Il a eu beaucoup de succès en affaires.Il était très brillant.Mais l\u2019argent n\u2019était pas sa motivation profonde.Il en avait beaucoup, mais il a beaucoup donné», estime M. Labeaume.LA PASSION DU SPORT Les Tanguay ont ramené les Remparts à Québec et ont participé au Rouge et Or Football.Mais «l\u2019enfant chéri» de Maurice Tanguay reste le club de hockey de Rimouski.«Si tant que le Bon Dieu existe, Maurice doit déjà travailler à en faire un partisan de l\u2019Océanic et du Rouge et Or, rigole le maire.Être témoin d\u2019un match des Remparts contre l\u2019Océanic avec la famille Tanguay, c\u2019était tout un show, se remémore-t-il.Maurice me disait : \u201cComment ça que les gens de Québec huent l\u2019Océanic?\u201d Je lui ai dit que j\u2019allais faire voter un nouveau règlement et qu\u2019il ne sera plus possible de huer l\u2019Océanic au Centre Vidéotron», relate M. Labeaume, qui portait vendredi un gilet de l\u2019Océanic offert par M. Tanguay.«C\u2019est juste pour aujourd\u2019hui», a-t- il blagué.Le maire a vu M. Tanguay une dernière fois à l\u2019automne.Ils ont discuté sport et politique.Même si l\u2019octogénaire était physiquement diminué, il avait toute sa tête.Vendredi, le maire avait un message à livrer à la famille.«Ce qu\u2019il vous a transmis comme valeur, c\u2019est important, soutient-il, se disant convaincu que ses enfants et petits-enfants allaient poursuivre son œuvre.Il y a un guide qui a transmis les valeurs.Et c\u2019est Maurice Tanguay, un petit gars de Saint- Philémon.Tu nous manques déjà.» DÉCÈS DE MAURICE TANGUAY «C\u2019EST UN GARS QUE J\u2019AIMAIS» «Son empathie et sa générosité m\u2019ont toujours marqué», affirme Régis Labeaume en parlant de Maurice Tanguay.Ici, les deux hommes en 2009.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 0055173 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS ÉLISABETH FLEURY efleury@lesoleil.com Bien qu\u2019il n\u2019y ait pas encore de consensus sur sa définition, la COVID longue, aussi appelée syndrome post-COVID, suscite de plus en plus l\u2019intérêt des chercheurs.Si la plupart des gens ne développent que des formes légères ou modérées de la COVID-19, certains se plaignent de symptômes persistants, au point où des cliniques dédiées à ces patients ont commencé à voir le jour au pays.Des enfants et des adolescents seraient aussi touchés.Dans le contexte de l\u2019arrivée de variants plus transmissibles du SRAS-CoV-2, Le Soleil s\u2019est intéressé à la question.Dans un entretien avec l\u2019AFP il y a quelques semaines, une responsable de l\u2019OMS, la Dre Janet Diaz, invitait la communauté scientifique à s\u2019intéresser rapidement et sérieusement à la COVID longue.Il faut, disait-elle, comprendre pourquoi certains malades de la COVID-19 présentent des symptômes pendant des semaines, voire des mois, après avoir été infectés par le coronavirus.Fatigue, essoufflements, douleurs thoraciques, palpitations cardiaques, perte de mémoire ou de concentration, troubles digestifs, anosmie et agueusie, perte de cheveux, douleurs musculaires ou articulaires et troubles du sommeil comptent parmi les principaux symptômes rapportés par les patients.Un premier séminaire virtuel consacré à la COVID longue et rassemblant divers experts a été organisé par l\u2019OMS le 9 février dernier af in notamment de mieux décrire la pathologie, en connaître la cause et savoir combien de personnes sont affectées.Les études disponibles montrent qu\u2019environ 10 % des personnes qui ont eu la COVID-19 présentent encore des symptômes plusieurs semaines après avoir été infectées.Ce qui frappe avec la COVID longue, c\u2019est qu\u2019elle concerne des patients de tous âges, y compris des enfants, qui ont été touchés à divers degrés par la maladie, disait la Dre Janet Diaz à l\u2019AFP.Il ne s\u2019agit donc pas nécessairement de patients vulnérables ayant développé une forme grave de la maladie et nécessité une hospitalisation.Depuis le début de la pandémie, les témoignages sur ce syndrome post-COVID se sont multipliés, et des groupes de soutien virtuels ont vu le jour.Au Canada, des cliniques post-COVID ont été créées pour répondre aux besoins de ces patients, notamment à Edmonton, à Vancouver, à Toronto, à Montréal et à Sherbrooke.Au CIUSSS de la Capitale- Nationale, on nous disait la semaine dernière que «si le besoin se fait sentir, nous pourrions évaluer la pertinence de développer ce genre de service pour ceux qui éprouvent des séquelles de la COVID-19 après leur rétablissement».350 DEMANDES EN DEUX SEMAINES Ouverte le 12 février, la clinique post-COVID de l\u2019IRCM (pour Institut de recherches cliniques de Montréal) a vite été inondée de demandes, témoigne sa directrice, la Dre Emilia Liana Falcone.«On a eu plus de 350 appels ou courriels.Il y a définitivement un besoin», dit la spécialiste des maladies infectieuses en entrevue au Soleil.La mission de la clinique est non seulement d\u2019offrir des soins aux nombreuses personnes de 18 à 90 ans qui souffrent de séquelles de la COVID-19, mais aussi de recueillir des données pour la recherche.«On voit surtout des gens entre 20 et 70 ans, un peu plus de femmes que d\u2019hommes», observe la Dre Falcone.Les patients disent ressentir des symptômes deux, trois, six mois, voire près d\u2019un an après l\u2019infection aiguë, note-t-elle.Certains ont été hospitalisés durant leur phase aiguë, d\u2019autres ont été très symptomatiques sans toutefois que leur état nécessite leur hospitalisation.«On cherche aussi à étudier ceux qui ont été asymptomatiques pendant leur phase aiguë.[\u2026] On a certaines personnes qui auraient eu [une COVID] très légère ou asymptomatique qui par la suite auraient développé des symptômes ou même des complications», comme de l\u2019insuffisance rénale ou du diabète qui n\u2019avait jusque là jamais été diagnostiqué, illustre la chercheuse.Les symptômes post-COVID les plus souvent rapportés à la clinique de l\u2019IRCM sont essentiellement les mêmes que ceux décrits dans les études publiées jusqu\u2019à maintenant.«Les gens nous parlent beaucoup de fatigue physique, d\u2019épuisement, d\u2019incapacité à faire leurs activités habituelles.Ils doivent par exemple faire le choix entre faire la lessive ou faire à manger [.].Il y en a d\u2019autres qui nous parlent d\u2019un épuisement mental, qui avant lisaient des romans et qui maintenant ne sont presque plus capables de lire un article de journal», relate la Dre Fal- cone.Des problèmes d\u2019essoufflement et d\u2019insomnie seraient aussi fréquemment signalés, ajoute-t-elle.UN SYNDROME PAS EXCLUSIF À LA COVID?Pour le Dr Alexis Turgeon, professeur à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval et intensiviste au CHU de Québec-Université Laval, les séquelles respiratoires de la COVID-19 ne sont pas tellement différentes des séquelles d\u2019autres pathologies respiratoires virales ou bactériennes.Ces effets secondaires ou conséquences à long terme, comme la fatigue et la diminution des capacités pulmonaires, «ne sont pas complètement inconnus pour les gens qui voient régulièrement des patients qui ont des infections aiguës», dit-il en entrevue.Idem pour l\u2019anosmie (la perte d\u2019odorat), qui, bien qu\u2019elle semble plus fréquente avec la COVID-19, se voit aussi dans d\u2019autres infections virales.«La différence avec la COVID, c\u2019est qu\u2019on a plus de gens qui sont infectés en même temps, on a une maladie qui est plus dommageable globalement, qui donne plus de cas graves, et donc on a plus de gens qui ont des conséquences à long terme», analyse le Dr Alexis Turgeon.S\u2019il voit d\u2019un bon œil qu\u2019on s\u2019intéresse au suivi des personnes qui vivent avec des conséquences à LE MYSTÈRE DE LA COVID LONGUE 0053404 Bernard Desgagnés bernard@bernarddesgagnes.com 418.261.3211 RE/MAX 1er CHOIX B.D.agence immobilière Visitez en toute sécurité tanDem 190, St-Jean, 2 cc, cour intérieur, terrasse toit BBQ, garage, rangement terrasses Du vieux-port Côté ouest, vue sur le fleuve et le Chateau Frontenac, tout meublé, refait au complet, idéal pied-à-terre.248 900$ le noBlet à louer Près hopital St-Sacrement, 2 cc, garage, LIBRe.1375$/MOIs montCalm La SamaRe deS ÉRaBLeS, près de tous les services, 864 pi ca, rez-de-chaussée, très éclairé, bois franc.le BerniÈres BLOC 12.Vue sur le fleuve, 2 cc, LIBRe.529 000$ BLOC 12.Côté est, 1150 pi ca, 2 cc, LIBRe.459 000$ BLOC 12.Rez-de-jardin, 2 cc, rénové, loué 1650$.295 000$ L\u2019expérience fait toute la différence vous voulez venDre ou aCheter bernarddesgagnes.com leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 13 LE MYSTÈRE DE LA COVID LONGUE long terme de la COVID-19, le Dr Turgeon estime que ces pro- grammes-là pourraient être «plus globaux» et inclure les patients qui ont été hospitalisés aux soins intensifs pour n\u2019importe quelle maladie grave aiguë ou subite.«On n\u2019a pas énormément de cliniques de suivi pour ces patients-là.Le pronostic long terme des patients qui passent des semaines aux soins intensifs n\u2019est pas aussi bien connu qui pourrait l\u2019être», dit-il.AUSSI CHEZ LES ENFANTS ET LES ADOLESCENTS Selon la Dre Emilia Liana Falcone, les enfants et les adolescents peuvent aussi souffrir de COVID longue.«Ça existe.On le voit dans la littérature, il y a une longue COVID aussi dans la population pédiatrique.Nous on ne voit pas ces patients parce qu\u2019on est spécialisé dans les adultes, mais il y aura certainement des cliniques [post- COVID] dans les hôpitaux pédia- triques», avance la Dre Falcone.Sur la page du groupe de soutien virtuel J\u2019ai eu la COVID-19, une mère de famille rapporte l\u2019expérience de sa fille de 11 ans, qui a eu la COVID-19 à la fin de l\u2019été, mais sans symptômes.Un peu plus d\u2019un mois plus tard, la jeune fille aurait commencé à ressentir une grande fatigue et des douleurs musculaires et articulaires, puis à éprouver des difficultés cardiorespiratoires.Une autre mère raconte que son fils de 13 ans aurait subi des complications environ deux semaines après avoir contracté une forme brève et légère de la COVID-19.L\u2019adolescent se serait notamment mis à souffrir de fatigue, de tachycardie et d\u2019essoufflement.Dans les deux cas, les médecins consultés auraient diagnostiqué un syndrome post-COVID.Pour le pédiatre au CHU Saint- Justine Olivier Drouin, il est difficile d\u2019estimer la prévalence de symptômes plus «chroniques» chez les enfants ayant été infectés par le SRAS-CoV-2, d\u2019une part «parce qu\u2019on n\u2019a pas beaucoup d\u2019enfants qui ont eu des manifestions sévères de la maladie», mais aussi parce que ces patients ne se présentent pas nécessairement à l\u2019hôpital pédiatrique.«Il y a quelques cas anecdotiques dont j\u2019ai entendu parler, mais ça concernait plus des adolescents, et c\u2019était des symptômes qui s\u2019apparentaient à ce qu\u2019on voit chez les adultes», comme la fatigue et les maux de tête, note le Dr Drouin.«Mais c\u2019est quelque chose [le syndrome post-COVID pédiatrique] qu\u2019on va commencer à regarder à Sainte-Justine, évidemment dans la mesure où les patients se présentent», ajoute-t-il.En Suède, la chaîne de télévision publique SVT rapportait récemment que plus de 200 enfants avaient reçu un diagnostic de COVID longue à Stockholm.Il s\u2019agirait surtout de jeunes âgés de 11 à 13 ans souffrant principalement de fatigue, de maux de tête, de maux de gorge et de nausées, mais aussi de problèmes de mémoire et de concentration.SYNDROME INFLAMMATOIRE MULTISYSTÉMIQUE Chez les enfants, ce qui retient particulièrement l\u2019attention des médecins est le syndrome inflammatoire multisystémique, qui se manifeste notamment par une forte fièvre, des éruptions cutanées, des problèmes gastro-intestinaux, des yeux rouges ainsi qu\u2019une enflure des mains et des pieds, et qui apparaît environ un mois suivant l\u2019infection au SRAS-CoV-2.Il s\u2019agit d\u2019une très rare réaction immune post-virale dont la cause n\u2019a pas encore été élucidée.«Ce qu\u2019on pense, c\u2019est qu\u2019après avoir rencontré le virus, le système, pour une raison X, s\u2019emballerait et s\u2019attaquerait au corps», causant de l\u2019hyper inflammation, explique la rhumatologue pédiatre du CHU Sainte-Justine Marie-Paule Morin.Selon elle, il est difficile d\u2019évaluer la prévalence de ce syndrome au Canada et au Québec «parce que ce ne sont pas tous les hôpitaux qui rapportent les cas».Au CHU Sainte-Justine, il y en aurait eu une cinquantaine depuis le début de la pandémie.«Clairement, l\u2019incidence augmente trois à quatre semaines après le pic d\u2019incidence de la pandémie.Donc on a eu une première vague de syndrome inflammatoire trois ou quatre semaines après le pic de la première vague, et on en a eu une deuxième vague à la fin janvier-début février, après le congé des Fêtes», indique la Dre Morin, précisant qu\u2019il y a encore «quelques cas par semaine» au CHU Sainte-Justine.«Mais ça reste quand même une complication très rare sur le nombre total d\u2019enfants qui ont eu la COVID-19», rassure la pédiatre.Selon la Dre Marie-Paule Morin, la grande majorité des enfants atteints de ce syndrome récupèrent complètement.«Dans quelques cas, ils peuvent avoir une atteinte cardiaque [une dilatation des vaisseaux du coeur], et dans de rares cas, cette atteinte cardiaque peut persister dans le temps», précise la Dre Morin.En Angleterre, le journal The Gardian rapportait plus tôt en février que la présence du variant plus transmissible avait provoqué une augmentation du nombre d\u2019enfants hospitalisés en raison de cette complication post-infectieuse.Ce qui frappe avec la COVID longue, aussi appelée syndrome post-COVID, c\u2019est qu\u2019elle concerne des patients de tous âges, y compris des enfants, qui ont été touchés à divers degrés par la maladie.\u2014 IMAGE 123RF/DAVID LUGASI LIRE «LES MÉDECINS N\u2019OSENT PAS SE PRONONCER» \u203a 14 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 14 ACTUALITÉS ÉLISABETH FLEURY efleury@lesoleil.com Julie Cloutier, préposée aux bénéficiaires à Montréal, a contracté la COVID-19 fin octobre, tout comme son conjoint et son fils de 10 ans.Quatre mois plus tard, Mme Cloutier souffre encore de tachycardie et de problèmes digestifs, en plus de perdre ses cheveux et la mémoire.Son fils, lui, a développé un étrange «rash» sur la peau.Lorsqu\u2019il a contracté le virus, le fils de Mme Cloutier a été malade pendant environ deux semaines, ses symptômes se résumant alors surtout à de la fatigue, un peu de fièvre, des maux de tête et quelques courbatures.L\u2019enfant s\u2019est bien remis de l\u2019infection, mais, il y a deux ou trois semaines, il s\u2019est mis à avoir une importante éruption cutanée, «plein de petits boutons qui le démangent un peu partout sur le corps».«Mon fils a toujours eu un peu d\u2019eczéma, mais jamais de cette ampleur-là.Il y a à peu près juste le bas des jambes qui n\u2019est pas atteint.Et il s\u2019est mis à avoir les yeux enflés et cernés», témoigne sa mère.Julie Cloutier s\u2019est rendue avec lui à l\u2019urgence, a consulté le pédiatre.On lui a dit de lui donner du Reac- tine pour adultes extra-fort pendant deux mois et de lui appliquer une crème à la cortisone.«Mais ça fonctionne plus ou moins.Le soir, je dois lui donner en plus du Bena- dryl pour enfants, sinon il se gratte et se retrouve avec plein de plaies», se désole Mme Cloutier.Selon elle, quand le problème semble vouloir se résorber, «ça revient».«J\u2019ai demandé aux médecins si ça pouvait être lié à la COVID-19, mais ils disaient que c\u2019était probablement un virus», rapporte la mère de famille, qui doute de cette hypothèse, d\u2019autant que sa sœur a eu elle aussi ce problème d\u2019éruption cutanée et de démangeaisons après avoir eu la COVID-19.«Ils ne se sont pas vus depuis longtemps, ce serait étonnant qu\u2019ils aient attrapé le même virus!» RIEN D\u2019ANORMAL Sur la page du groupe de soutien J\u2019ai eu la COVID-19, plusieurs personnes ayant été infectées par le coronavirus ont témoigné d\u2019éruptions ou de lésions cutanées, a pu constater Le Soleil.«Ce qui arrive, c\u2019est qu\u2019on en parle tellement peu [du syndrome post-COVID] que les médecins n\u2019osent pas se prononcer» sur les symptômes, croit Julie Cloutier.Dans son cas, les tests qu\u2019elle a passés pour le cœur n\u2019ont rien révélé d\u2019anormal.Pourtant, elle n\u2019arrive pas à reprendre le dessus, la moindre activité la mettant à bout de souffle, comme si elle était «toujours en train de courir un marathon».«Aujourd\u2019hui [mardi], c\u2019était ma première journée de travaux légers, et j\u2019ai été essoufflée toute la journée [\u2026] Mon médecin est comme désemparé, il ne sait plus quoi faire avec moi.Il n\u2019a plus rien pour me garder à la maison parce que tous mes tests sont beaux.Et sans diagnostic de COVID long, je dois retourner au travail», dit Mme Cloutier, qui n\u2019exclut pas de se tourner vers une clinique post-COVID.Le Dr Alain Piché, qui dirige depuis mai 2020 la cl inique ambulatoire post-COVID de l\u2019Hô- tel-Dieu de Sherbrooke, confirme que certains patients atteints de COVID longue ont des symptômes «très débilitants» comme de la fatigue, des essoufflements et des problèmes de concentration qui les empêchent de retourner au travail.«Et ce ne sont pas des patients qui ont nécessairement fait des maladies sévères», souligne le Dr Piché.«Avant de conclure à un diagnostic de post-COVID, il est important d\u2019éliminer d\u2019autres causes.[\u2026] Mais la plupart du temps, on ne va rien trouver d\u2019anormal chez ces patients-là» après leur avoir fait passer différents examens, notamment cardiaques et pulmonaires, dit le médecin.Mais alors, que se passe-t-il dans le corps de ces patients?«C\u2019est une excellente question à laquelle j\u2019aimerais bien pouvoir répondre.C\u2019est pour ça que la recherche sur la longue COVID est importante.Il faut essayer de comprendre la pathophysiologie de ce problème- là pour éventuellement pouvoir adapter des traitements plus adéquats pour eux.Parce que pour l\u2019instant, on n\u2019a pas beaucoup de choses à leur offrir», indique le Dr Piché.«LES MÉDECINS N\u2019OSENT PAS SE PRONONCER» Certains patients atteints de COVID longue souffrent sévèrement de fatigue, d\u2019essoufflements et de problèmes de concentration.Leur médecin ne sait plus quoi faire d\u2019eux.\u2014 IMAGE 123RF/VIKTORIIA ILINA «Avant de conclure à un diagnostic de post-COVID, il est important d\u2019éliminer d\u2019autres causes.[\u2026] Mais la plupart du temps, on ne va rien trouver d\u2019anormal chez ces patients-là» \u2014 Le Dr Alain Piché, qui dirige depuis mai 2020 la clinique ambulatoire post-COVID de l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke 0058506 PROMOTION Gestion des technologies des affaires (GTA) UNECARRIÈRE ÀL\u2019INTERNATIONAL POURALEXIAMORENCY Une formation en parfait accord avec ses aspirations professionnelles, l\u2019occasion de réal iser un stage à l\u2019étranger, des classes composéesd\u2019unpetitnombre d\u2019étudiants : dès le départ, le campus de Lévis de l\u2019UQAR répondait aux attentes d\u2019AlexiaMorency.Unchoix dont el le se fél ic i te toujours aujourd\u2019hui et qui la propulse dans sa Diplômée au baccalauréat en administration, concentration Gestion des technologies des affaires (GTA) en juin dernier, Alexia baigne dans l\u2019univers de l\u2019informatique depuis son plus jeuneâge.Sesparents travaillant tous deux dans le domaine, elle sent rapidement que son avenir s\u2019y trouve aussi.Sa première expérience avec les technologies de l\u2019information (TI) remonte toutefois à ses années au collégial, alors qu\u2019elle occupe un emploi à temps partiel.« J\u2019étais à la vice-présidence Infrastructure de La Capitale Assurance et services financiers comme secrétaire et préposée à l\u2019administration.C\u2019est là que j\u2019ai compris, puis décidé que c\u2019est ce que je voulais faire à l\u2019université.Et l\u2019UQAR offrait un programme qui correspondait au profil que je recherchais, plus en administration des technologies qu\u2019en informatique », explique la diplômée, originairedeQuébecetquiagrandi à Saint-Augustin-de-Desmaures.Outre cette option qui s\u2019arrime on ne peutmieux à ses désirs, Alexia souhaite effectuer une session horsQuébecpendantsa formation universitaire.L\u2019UQAR lui en donne la possibilité.Au secondaire, la jeune femme avait pris part à un échangededeuxmoisauMexique, uneexpériencequ\u2019elleveut renouveler.Cette fois, les États-Unis sont dans sa mire, car elle vise éventuellement à y faire carrière.La perspective de « petites classes » l\u2019emballe également.DE LA THÉORIE À LAPRATIQUE « En cours de route, j\u2019ai apprécié que dans ma cohorte, la majorité desgensétaient sur lemarchédu travail durant leurs études, tout commemoi, ajoute la bachelière.Il y avait aussi des personnes de tous les âges.C\u2019était vraiment intéressant dans les cours, nous avions des discussions riches et basées sur des situations vécues.Beaucoup demes professeurs en GTA travaillaient dans leurmilieu, amenant une dimension pratique à la théorie.» Après sa session à la Eastern Connecticut State University, quelques mois s\u2019écoulent avant qu\u2019Alexia n\u2019entreprenne un stage en audit TI au bureau de Québec deDeloitteCanada,oùelleobtient par la suite un poste de consultante à la cellule de gestion du risque.Depuis un an et demi, elle y relève différents défis.Prochainement, elle amorcera sa certificationCISA\u2013pourAuditeur certifié des systèmes d\u2019information \u2013 et espère poursuivre son avancement.« Dès que j\u2019ai commencé mon stage, j\u2019ai été assignée à un dossierqui venait d\u2019être vendu.On le démarrait de zéro.Ça a été un beausignedeconfiancede lapart desgestionnairesdem\u2019yaffecter, commenteAlexia.Maintenant, de plus en plus, onme permet d\u2019agir à titre de consultante séniore et d\u2019encadrer des stagiaires.Mon but, c\u2019est d\u2019avoir des projets qui me rapprochent de mon rêve d\u2019aller travailler en audit ou en cybersécurité aux États-Unis.» Entrevue et rédaction: JohanneMartin Chaque année, l\u2019Université du Québec à Rimouski (UQAR) accueille quelque 6 500 étudiantes et étudiants.Depuis sa création, en 1969, elle a décerné plus de 50 000 diplômes.Des groupes à échelle humaine, une formation axée sur la pratique et résolument ouverte sur le monde : bienvenue dans la grande université de petite taille.1 de8 PROCHAIN RENDEZ-VOUS LE 27MARS LA GRANDE UNIVERSITÉ DE PETITE TAILLE BEAUCOUP DE MES PROFESSEURS EN GTA TRAVAILLAIENT DANS LEURMILIEU, AMENANT UNE DIMENSION PRATIQUE À LA THÉORIE.« carrière.« Le cours Sécurité, contrôle et gouvernance que j\u2019ai suivi à l\u2019UQARcor- responden touspointsau travail que je fais présentement et a eu beaucoup d\u2019impact dansmon orien- tationprofessionnelle.Le professeur qui le donnait travaillait directement en sécurité lui-même.Encore aujourd\u2019hu i , je retourne parfois dans mes notes.Tous mes cours en GTA ont été utiles et j\u2019y puise des notions quim\u2019aident dans mon emploi.» leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 15 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS C omme on ne la jette plus au fleuve, il a fallu se résigner à des dépôts à neige près des quartiers habités.Mais est-il nécessaire de la déverser à 30 mètres des maisons?D\u2019y faire claquer les bennes des camions et retentir les alarmes de recul toute la nuit à chaque opération de déneigement?C\u2019est la (bonne) question que posent des citoyens du quartier Villeneuve, voisins du dépôt à neige de l\u2019ancienne carrière de Ciment Saint-Laurent, près de la grande courbe de l\u2019autoroute Félix- Leclerc, à Beauport.La Ville a des réponses, mais pas assez pour calmer toutes les inquiétudes.Ce dépôt à neige est exploité depuis 2013.La Ville avait alors imposé le changement de zonage (et évité un référendum) en utilisant l\u2019article 74.4 de sa charte.L\u2019accès des camions se fait par le boulevard Raymond, à 450 mètres des résidences.La neige y est déversée au pied d\u2019un muret de ciment et soufflée ensuite dans le fond du cratère par-dessus une butte-écran en neige.Le bruit est ainsi atténué par la distance, le muret et la butte-écran.Ces mesures ont un effet, mais ce n\u2019est pas parfait.Il reste des «pointes de bruit».«Des coups d\u2019enclume toute la nuit», rapportait le citoyen Michel Auger le matin où je l\u2019ai rencontré la semaine dernière.Au bruit existant va s\u2019ajouter celui d\u2019un second quai de déchargement que la Ville projette pour accroître la capacité du site lors des hivers très neigeux.Une première hypothèse était de placer ce quai au sommet d\u2019une digue qu\u2019on allait construire dans le fond du cratère, à 150 mètres des résidences.La Ville a depuis revu ses plans.Elle va abaisser la digue, mais veut la rapprocher de la falaise (et des maisons).Le quai de déchargement se trouvera ainsi 20 à 30 mètres sous le niveau de l\u2019Avenue Louis-XIV, ce qui devrait permettre de réduire le bruit, car celui-ci sera réverbéré par la falaise.L\u2019objectif est de compléter la digue le plus tôt possible pour éliminer les travaux d\u2019été qui produisent bruit et poussière, explique le conseiller exécutif Jéré- mie Ernould, responsable des travaux publics.Les audiences du BAPE sur le tramway ont pourtant révélé que le site était envisagé pour accueillir les matériaux du tunnel de la haute-ville.Ils devront trouver un autre site, prévient M. Ernould.La Ville de Québec a confirmé au début du mois qu\u2019elle va construire un mur antibruit près du boulevard Louis-XIV, entre le dépôt à neige et les maisons.Un pan de mur de 4 à 6 mètres de haut et de 1 km de long.La forme et les matériaux restent à préciser.Ce mur, combiné à d\u2019autres mesures de mitigation (dispositifs anti-claquement sur les camions; éliminations des alarmes de recul sur les camions, etc.), va éliminer les pointes de bruits et réduire de 8 décibels le bruit en provenance du site.1 Si les études de bruit disent vrai, l\u2019ancienne carrière produira moins de décibels que le bruit ambiant de l\u2019autoroute, du parc industriel et d\u2019une carrière voisine encore en activité.Une bonne nouvelle donc.Le comité Sauvegarde de l\u2019environnement du secteur Villeneuve a pourtant réagi avec beaucoup de retenue, pour ne pas dire de méfiance.«Un mur de la honte», jette Laurent Dorval, porte-parole du groupe.Il redoute l\u2019impact visuel du mur.Qui a envie d\u2019un mur de cette hauteur devant chez soi?Des citoyens (pour être allé marcher sur Louis-XIV, je dirais qu\u2019ils sont peu nombreux) verront ce mur plutôt que le centre- ville de Québec au loin.Dans un mémoire au BAPE l\u2019été dernier, le comité parle aussi de perte d\u2019ensoleillement.Outre l\u2019enjeu visuel, il y a des doutes sur l\u2019efficacité de ce mur.400 camions par jour (par nuit), 4 ou 5 claquages de benne par camion, des milliers de signaux sonores.Ça fait beaucoup de bruit à éteindre, font valoir les citoyens.La Ville tiendra le 10 mars une rencontre d\u2019information sur ses projets dans le secteur et une autre, plus spécifiquement sur le mur antibruit, à la mi-mai.À moins qu\u2019une majorité des gens disent non, la Ville ira de l\u2019avant, prévoit M. Ernould.Le mur a des «effets bénéfiques.Pourquoi on ne le ferait pas?» Une nouvelle étude de bruit sera menée après les travaux et des correctifs seront apportés si nécessaire, promet-il.« E s t - c e q u \u2019o n p e u t f a i r e confiance?» s\u2019inquiète le citoyen Laurent Dorval.On peut le comprendre.Il y a dans ce quartier un lourd historique de nuisance, de délinquance et de combats : Carrière de Ciment St-Laurent, Carrière René St-Pierre (le litige est encore devant le tribunal), puis le dépôt à neige et ses digues qu\u2019ont va rapprocher des résidences.Les projets ont changé en cours de route, l\u2019information fut souvent insuffisante ou pas claire et la consultation, à l\u2019avenant.Les dommages à la santé des résidents du quartier ont été constatés en 2013 dans une enquête de la Direction de la santé publique.2 Une seconde enquête en 2016 a pris acte que le dépôt à neige avait «ajouté aux irritants».3 Des citoyens ont porté plainte au ministère de l\u2019Environnement en 2017.Lors d\u2019inspections en 2017, 2018 et 2019, celui-ci a constaté plusieurs «non-conformités» relatives à la construction de la digue, la hauteur du mur-écran de neige, le nettoyage du site, la présence de sols contaminés, la disposition de boues, etc.Une première «sanction» de 2500 $ a été émise en 2018 et une seconde à l\u2019automne 2019.À peine un mois plus tard, le ministère a émis un nouvel avis de non-conformité.On «évalue présentement les actions à poser» et «n\u2019écarte aucun recours pour assurer la conformité du site», indique un porte-parole du ministère.On deviendrait méfiants à moins.To u t c e l a f i n i t p a r l a i s s e r des traces dans la psyché et la confiance d\u2019un quartier.Et ce n\u2019est pas terminé.«On est vraiment inquiet de ce qui s\u2019en vient», confie Michel Au g e r.« Et d e l a va l e u r d e s propriétés.» On peut ici aussi le comprendre.Ce qui s\u2019en vient, c\u2019est une augmentation des volumes de neige au dépôt de Beauport.La capacité du site avait été évaluée au départ à 2 millions de mètres cubes.Lors d\u2019un hiver normal, on y achemine entre IL FAUT BIEN METTRE LA NEIGE QUELQUE PART FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 17 700 000 et 800 000 mètres cubes, mais il y a parfois des hivers plus neigeux.Celui de 2018-19, par exemple.On a alors réussi à y entasser 1,2 million de mètres cubes, mais le quai actuel ne permettrait pas d\u2019aller au-delà.D\u2019où le projet d\u2019un second quai.La Ville ne compte l\u2019utiliser qu\u2019en cas de besoin, assure le conseiller Ernould.«On n\u2019a pas intérêt» à l\u2019utiliser, car cela représente 1,3 km de plus pour les camions, donc du temps et des coûts supplémentaires.Le deuxième quai seulement en cas de besoin donc.C\u2019est-à-dire lors de tempêtes rapprochées, lors d\u2019hivers très neigeux et dans les fins de saisons, lorsque les autres dépôts de la Ville sont pleins.Ce qui veut dire, assez souvent.Les modalités seront précisées peut-être dans le plan directeur des dépôts neige que prépare la Ville.Au début années 2000, des agents immobiliers ont vendu des maisons à Villeneuve en faisant miroiter aux acheteurs un projet de jardin botanique pour l\u2019ancienne carrière.Comme au Butchart Gardens, près de Victoria en Colombie-Britannique.Il y a eu en effet un projet et des subventions auraient pu être disponibles, mais l\u2019argent a manqué pour acheter le site.C\u2019est la Ville qui a fini par l\u2019acheter pour en faire un dépôt à neige.«On n\u2019est pas contre le dépôt à neige», assure Laurent Dorval.Mais dans un monde idéal, tout citoyen préférerait autre chose.Le conseiller du quartier, Stevens Melançon, «n\u2019a pas été convaincu par la démonstration de la Ville».«Ce quai à l\u2019est, ce n\u2019est pas une bonne idée», perçoit-il.M. Melan- çon pense qu\u2019on pourrait plutôt «retravailler la neige à l\u2019ouest».«On veut que la qualité de vie s\u2019améliore.Je vais me ranger du côté des citoyens», dit-il.La conseillère Dominique Tanguay s\u2019est aussi rangée derrière «ses» citoyens des Saules qui se plaignent, cet hiver encore, du claquage des bennes au dépôt à neige du cratère Michelet.«Les conseillers sont unanimes.On ne voudrait jamais que ce soit dans notre quartier», confesse M. Melançon.Mais il faut bien mettre la neige quelque part.Si on ne veut pas la déverser à 30 mètres des maisons et que les autres sites sont saturés, où va-t-on l\u2019envoyer?NOTES (1) SoftdB, «Mise à jour de l\u2019étude d\u2019impact sonore, Dépôt à neige Raymond», 2019, 116 pages https:// www.ville.quebec.qc.ca/publications/ docs_ville/Depot_neigeRaymond_ Rapport_etude.pdf (2) Pigeon, MA, PLAuger Direction régionale de santé publique de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, «Opinion sur l\u2019effet des poussières sur la santé humaine», 2013, 9 pages (3) Direction de la santé publique de la Capitale-Nationale, «Perceptions de citoyens du voisinage relativement aux nuisances générées par des opérations de type transport de matériaux, excavation et remblayage à Beauport», 2016, 39 pages.http://collections.banq.qc.ca/ ark:/52327/bs2796935 IL FAUT BIEN METTRE LA NEIGE QUELQUE PART Les citoyens Michel Auger et Laurent Dorval s\u2019inquiètent de l\u2019impact des nouvelles opérations projetées au dépôt à neige du boulevard Raymond, à Beauport.À gauche, le dépôt à neige situé sur le site de l\u2019ancienne carrière de Ciment Saint-Laurent.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE PÂTES ET PIZZAS À EMPORTER, PRÊTES À DÉGUSTER ! SAINTE-FOY 3077, Ch.Saint-Louis 418 659-5628 CHARLESBOURG 7685, 1re Avenue 418 627-0161 RESTO LEMANOIR.COM commandez en ligne EN LIVRAISON SANS CONTACT AU COMPTOIR À EMPORTER ou SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 18 ACTUALITÉS MARC ALLARD mallard@lesoleil.com «Ma vie est un Zoom perpétuel», blague Isabelle Rouleau, profes- seure titulaire au département de psychologie de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), neuropsy- chologue et chercheuse associée à l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Montréal.En télétravail dans une maison de campagne de Sainte- Antoine-de-Tilly, dans Lotbinière, Mme Rouleau continue à enseigner à distance et à faire de la recherche sur l\u2019effet des lésions cérébrales sur le fonctionnement du cerveau.Mais mercredi, elle a pris une pause de Zoom pour aller marcher avec un journaliste du Soleil et discuter des effets de la pandémie sur la mémoire.Elle nous a notamment parlé des petites conversations, de la télévision, de Janette Bertand et de tous ces souvenirs qu\u2019on a manqués depuis un an.Q Comment le confinement a-t- il affecté notre mémoire?R Le confinement appauvrit notre mémoire.Ça fait en sorte qu\u2019on a beaucoup d\u2019activités qu\u2019on ne fait plus, qui étaient riches, qui nous permettaient de faire des nouveaux souvenirs, de nouvelles synapses.[.] Le confinement, c\u2019est comme un long fleuve tranquille, une longue série de choses pareilles.[.].Il y a des journées où je ne me rappelle même plus ce que j\u2019ai fait! C\u2019est un Zoom après l\u2019autre! Heureusement que je prends des notes.» Q Qu\u2019est-ce qui cause cet appauvrissement de la mémoire?R C\u2019est aussi un appauvrissement dû au fait que les petites conversations entre amis n\u2019ont plus lieu, ces petites conversations insignifiantes, sympathiques de la vie quotidienne.[.] Quand t\u2019invites des gens à souper chez vous, tu vas avoir une discussion rapide avec une personne.Tout ça, ça enrichit la trace de ce souvenir-là.Ça l\u2019incarne.Ça le rend vivant.La mémoire, c\u2019est associatif.Plus t\u2019as d\u2019informations, plus tu vas te souvenir.Q Quels genres de souvenirs sont affectés?R Tous les moments de célébrations, par exemple.Mes étudiants, ils font des soutenances [de thèse].Quand c\u2019est fini, tu te déconnectes.Il est où le champagne?Où sont les amis?Ça fait sept ans que tu travailles sur ta thèse.[.] J\u2019ai un de mes collègues à l\u2019UQAM, [le professeur de neuropsychologie] François Richer, qui a publié une lettre dans La Presse.[Il disait] : «célébrer par Zoom, c\u2019est comme boire du champagne dans un verre en carton».Et c\u2019est exactement ça.T\u2019as le contenu, mais t\u2019as pas le contexte, t\u2019as pas le contenant.La mémoire, tu l\u2019as pas.Q Vous soulignez aussi l\u2019importance des déplacements pour la mémoire \u2014 ce qui semble plus difficile, pour certains, en télétravail.Pouvez-vous nous en parler un peu?R On ne se déplace plus entre les événements.Donc, on ne les sépare pas, on ne les caractérise pas.Moi, il y a des journées où je fais un Zoom après Zoom.Mais d\u2019habitude, quand je vais à une réunion, je prends mon auto, je marche, peu importe.[.] Ces tampons-là sont essentiels pour la mémoire de ce qui vient de se passer et de l\u2019anticipation de ce qui va arriver.C\u2019est fondamental, parce que j\u2019ai des temps d\u2019arrêt.[.] Comme on ne se déplace plus, on a rempli nos horaires.[.] Le temps tampon entre les activités, on l\u2019a perdu.Or, tout ça aide le cerveau à fonctionner normalement.Q De nombreuses personnes âgées en résidence ont été isolées dans leurs chambres durant la pandémie.Quel a été l\u2019impact cognitif de cet isolement?R L\u2019absence de stimulation.Le fait qu\u2019il y ait une télé, et c\u2019est that\u2019s it.[.] Le fait qu\u2019ils ne puissent pas manger ensemble, aussi, faisait qu\u2019il n\u2019y avait même plus de discussions entre les personnes.Si tout le monde a écouté District 31 la veille, tu ne peux pas en parler.Et ça tombe dans l\u2019oubli.[.] T\u2019as tout un va-et-vient de stimulations cognitives, juste par les discussions avec les gens.Q Lors de la première vague de la pandémie, Janette Bertrand a invité des personnes âgées à un atelier l\u2019écriture autobiographique, où elle les guidait dans la rédaction de leur histoire de vie.Vous avez été marquée par ce projet.Qu\u2019est- ce qui le rendait si aidant pour la mémoire des aînés?R C\u2019est l\u2019activation.Le fait que même des gens tout seuls participaient à un projet commun.Et surtout le fait d\u2019aller activer la recherche en mémoire, ça demandait beaucoup.[.] Ça stimule beaucoup les lobes frontaux.[.] Je trouvais que c\u2019était un projet génial.En temps de pandémie, tu ne peux pas trouver mieux.Q Que faut-il ne pas faire en temps en confinement?R Rien! Ne rien faire, c\u2019est être assis devant une télé du matin au soir avec ce qui se passe qui entre par une oreille et qui sort par l\u2019autre.C\u2019est n\u2019avoir aucun défi.[.] Ça fait partie des activités importantes dans la vie de ne rien faire et de ronronner, mais si on fait ça toute la journée, disons que ça manque de stimulation cognitive.Q Et quel genre de défis peut-on se lancer?R Faire des casse-tête, jouer au bridge, jouer aux échecs, ça dépend ce que vous aimez.L\u2019important, c\u2019est de faire des choses qui vous posent des défis, qui sont un cran de plus que ce qui est facile.[.] Quand vous avez un défi, vous devez générer des solutions que vous ne générez pas si vous n\u2019avez pas de défi.Et générer des solutions, ça fait appel aux connaissances que vous avez déjà et que vous devez remettre dans un nouveau contexte.Et ça, on sait que c\u2019est ce qui est le plus stimulant.Cet entretien a été édité à des fins de concision et de clarté Isabelle Rouleau compare sa vie actuelle à un Zoom perpétuel.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET L\u2019ANNÉE DES SOUVENIRS FANÉS «Le confinement appauvrit notre mémoire.Ça fait en sorte qu\u2019on a beaucoup d\u2019activités qu\u2019on ne fait plus, qui étaient riches, qui nous permettaient de faire des nouveaux souvenirs, de nouvelles synapses» \u2014 La professeure titulaire au département de psychologie de l\u2019Université du Québec à Montréal, Isabelle Rouleau leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 19 ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com D e s m i n e u r s o u d e j e u n e s adultes se font approcher sur Instagram ou Snapchat par une femme qui leur demande de l\u2019argent sous menace de publier des images à caractère sexuel filmées à leur insu.La police de Lévis met en garde contre la vague de «sextorsion» sur le territoire.Le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) a reçu au cours des deux dernières semaines, au moins cinq plaintes de tentatives d\u2019extorsion en lien avec des images ou des vidéos à caractère sexuel enregistrées à l\u2019insu des victimes, mentionne le porte-parole Maxime Pelletier.Des garçons d\u2019âge mineur ou jeunes adultes se font aborder sur les réseaux sociaux Ins- tagram et Snapchat par une «jeune femme» camouflée sous les adresses courriel lenaage- ron21@gmail.com ou lena.age- ron7@gmail.com.Elle les invite ensuite à une discussion sur l\u2019application Hangouts, une plateforme de messagerie instantanée et de vidéoconférence, où elle les incite à se dévêtir en les filmant.P u i s , « e l l e l e s m e n a c e d e publier les images de la victime à ses contacts s\u2019 i ls ne trans- fèrent pas de l\u2019argent», explique le Service de police de la Ville de Lévis.COMPTES «PRIVÉS» Une enquête a été ouverte relativement à ces plaintes successives.La police de Lévis recommande pour éviter de se retrouver dans une telle situation de «mettre vos comptes \u201cprivés\u201d de sorte qu\u2019il sera difficile pour les fraudeurs d\u2019entrer en contact avec vous».Rappelant aux utilisateurs de ne pas divulguer d\u2019informations personnelles sur le web ou via des applications, le SPVL invite à cesser la communication avec les malfaiteurs, ne pas envoyer d\u2019argent et contacter la police si un stratagème semblable survient.«Dans tous types de fraudes par l\u2019entremise d\u2019Internet et des réseaux sociaux, lorsque la situation a l\u2019air trop belle pour être vraie, elle cache vraisemblablement quelque chose de suspect», écrit le Service de police.IMAGES À CARACTÈRE SEXUEL TENTATIVES DE «SEXTORSION» À LÉVIS CAROLINE PLANTE La Presse Canadienne Le ministre de la Santé, Christian Dubé, doit freiner ses ardeurs et ne pas créer un passeport vaccinal sans d\u2019abord consulter les experts et les députés, estime Québec solidaire (QS).Jeudi, M.Dubé en a surpris plusieurs en annonçant que les Québécois auront une sorte de passeport numérique prouvant qu\u2019ils ont bel et bien été vaccinés contre le virus de la COVID-19.Éventuellement, ce précieux sésame pourrait leur ouvrir différentes portes, leur facilitant la vie par exemple pour prendre un avion, fréquenter un restaurant ou une salle de spectacle.M.Dubé a précisé que des équipes planchaient présentement sur ce projet à son ministère.«C\u2019est évident qu\u2019il faut le faire, a soutenu le ministre.Pour moi, un passeport vaccinal digital, c\u2019est tout à fait normal.» Le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, a cependant mis un bémol, en ajoutant qu\u2019il restait à définir les critères d\u2019obtention de ce fameux passeport.Dans différents pays d\u2019Europe, l\u2019idée d\u2019implanter le passeport vaccinal ne fait pas consensus.Pour le porte-parole de QS, le député Gabriel Nadeau-Dubois, l\u2019idée d\u2019un passeport vaccinal soulève de nombreuses questions éthiques et de discrimination qu\u2019il ne faut pas prendre à la légère.I l af f ir me avoir «sursauté» lorsqu\u2019il a entendu M.Dubé présenter jeudi une «réflexion personnelle très avancée».«Je trouve précipitée la certitude, ou en tout cas l\u2019apparence de certitude qu\u2019a le ministre de la Santé que ce serait une bonne chose», a-t-il déclaré vendredi en entrevue.M.Nadeau-Dubois se demande si les propriétaires pourront exiger une preuve de vaccination pour louer un logement.Est-ce qu\u2019un employeur pourrait l\u2019exiger lors du processus d\u2019embauche?Trouverait-on acceptable qu\u2019un lieu culturel public, qu\u2019un cégep ou un restaurant exige de voir un passeport vaccinal pour donner accès à ses installations, s\u2019interroge par ailleurs le député.«Je ne pose pas ces questions pour faire peur, a-t-il déclaré.Je les pose parce que ce sont les questions que tout le monde se pose à travers le monde en ce moment.«Le Québec ne peut pas faire l\u2019économie de ce débat-là», a-t-il ajouté.Vendredi, QS a fait parvenir une lettre au président de la Commission de la santé et des services sociaux afin que les députés statuent sur la pertinence de tenir une commission parlementaire.Selon M.Nadeau-Dubois, les questions éthiques, légales et scientifiques liées à un projet de passeport vaccinal sont trop importantes pour que le gouvernement du Québec prenne une décision unilatérale.PASSEPORT VACCINAL : DUBÉ VA BEAUCOUP TROP VITE, SELON QS Québec solidaire trouve «précipitée l\u2019apparence de certitude» manifestée par le ministre de la Santé Christian Dubé concernant un passeport vaccinal.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT 0055422 Remis par l\u2019Office des personnes handicapées duQuébec, en partenariat avec le ministère du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, le Prix À part entière rend hommage aux personnes et aux organisations qui contribuent à accroître la participation sociale des personnes handicapées.Découvrez les lauréates et lauréats du Prix À part entière 2020! www.ophq.gouv.qc.ca/prixape Centre d\u2019éducation des adultes de l\u2019Estuaire Catégorie Établissements d\u2019enseignement soutenant la réussite éducative Auticonsult Catégorie Entreprises soutenant l\u2019intégration et le maintien en emploi de personnes handicapées Association des personnes handicapées de Bellechasse CatégorieOrganismes à but non lucratif Monique Lefebvre Catégorie Individus Ville de Beloeil CatégorieMunicipalités, MRC et autres communautés Maï(g)wenn et les Orteils Mention «Coup de cœur» du jury Physio-Verdun Mention «Coup de cœur» du jury La photo présentée est unmontage des lauréates et lauréats.Les différentes mesures sanitaires ont été respectées. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 20 ACTUALITÉS LA POLITIQUE EN QUESTIONS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Seul élu québécois du Nouveau Parti démocratique (NPD) depuis 2019, Alexandre Boulerice se dresse au parlement d\u2019Ottawa comme dernier survivant de cette fameuse vague orange menée par Jack Layton au Québec il y a déjà 10 ans.Le député montréalais s\u2019en prend entre autres au cynisme du gouvernement de Justin Trudeau, qui selon lui lance des ballons politiques en attendant de déclencher des élections.Q Comment votre parti tire-t-il son épingle du jeu politique depuis un an, avec peu de députés, un gouvernement minoritaire et une pandémie mondiale?R Même ave c un caucus de 24 députés, on est allés en chercher plus pour les Québécois et les Canadiens que n\u2019importe quel autre caucus du NPD depuis Jack Layton en 2005, dans un autre gouvernement minoritaire.On a obtenu un paquet de choses qui n\u2019auraient pas été là sans les députés du NPD : la PCU (Prestation canadienne d\u2019urgence) à 2000 $, ce qui n\u2019était pas le cas au début; la prolongation de la PCU; l\u2019aide directe aux étudiants, travailleurs autonomes, artistes, pigistes; la subvention salariale à 75 %.Je pourrais faire une longue liste, mais on a négocié et on a réussi à obtenir des gains concrets pour les gens.Q Quelle est votre évaluation du gouvernement Trudeau dans sa gestion récente de la COVID-19, entre autres sur la vaccination et la quarantaine dans les hôtels?R Depuis le début, la gestion des libéraux de M. Trudeau est marquée par l\u2019improvisation et les cafouillages.Les citoyens ont énormément de difficulté à obtenir des réponses, à obtenir du service chaque fois qu\u2019on essaie d\u2019appeler que ce soit Immigration Canada ou maintenant avec les hôtels.Pas moyen de parler à un fonctionnaire! C\u2019est vraiment broche à foin, il n\u2019y a pas assez de ressources.Et l\u2019information est parfois contradictoire et changeante.On comprend qu\u2019on est en crise, mais on n\u2019a pas mis les moyens pour être capables de répondre aux besoins des gens.Dans le cafouillage avec les hôtels, c\u2019est la goutte qui fait déborder le vase.Le gouvernement pointe les gens en disant qu\u2019ils sont trop prévoyants et qu\u2019ils appellent trop tôt pour réserver leur chambre pour faire leur quarantaine.C\u2019est assez disgracieux de blâmer les gens quand tu n\u2019es pas capable d\u2019offrir le service.Q D\u2019autres dossiers importants occupent les Communes : contrôle des armes à feu, taxe pour les géants du Web, protection de la langue française.Que priorise le NPD en ce moment, à part la pandémie?R La priorité de tout le monde en ce moment, c\u2019est la pandémie.Mais tous les dossiers dont vous parlez, on s\u2019aperçoit que les libéraux sont en train de lancer des ballons.En fait, aucun de ces projets de loi ne va être appliqué! Ce sont des manœuvres électoralistes, parce qu\u2019avec un gouvernement minoritaire après 18 mois, il n\u2019y a aucune chance que ces projets de loi soient adoptés par la Chambre des communes, par le Sénat et appliqués par la suite.On est en train de préparer la prochaine campagne électorale.C\u2019est une manière très cynique d\u2019aborder la politique de la part des libéraux.Q Les gouvernements ont-ils oublié la protection de l\u2019environnement, depuis un an?R Un exemple bien simple.Il y a un an et demi, les libéraux nous avaient promis de planter deux milliards d\u2019arbres [au cours des 10 années suivantes] pour réduire nos gaz à effet de serre.Ils en ont planté zéro.Ça parle.Depuis cinq ans, chaque année, la commissaire à l\u2019environnement dit qu\u2019on s\u2019éloigne de l\u2019atteinte des cibles des conservateurs, des cibles de [Stephen] Harper, pour la réduction des gaz à effets de serre.Les libéraux ne sont pas capables de livrer là-dessus.Et ils envoient des messages contradictoires! Ils continuent à vouloir payer pour l\u2019expansion de l\u2019oléoduc Trans Mountain, sont pour le projet d\u2019oléoduc Keystone XL et viennent d\u2019autoriser l\u2019exploration gazière et pétrolière au large de Terre-Neuve.Encore une fois, les libéraux ont des belles paroles, mais font souvent le contraire.L\u2019environnement, c\u2019est le cas ultime.Q Comment le NPD espère-t-il reconquérir des électeurs du Québec au prochain scrutin?R La crise nous a montré deux choses : on a besoin d\u2019un système de santé public robuste et efficace; on a besoin d\u2019un filet social moderne et adapté à ce qui existe aujourd\u2019hui comme économie et comme professions.On est le parti qui a les meilleures réponses sur ces deux enjeux.Que ce soit l\u2019idée d\u2019un revenu minimum garanti ou que ce soit des investissements importants dans notre système de santé et la capacité de production de vaccins ici, au pays.On est même prêts à aller à une capacité publique.Créons une société d\u2019État, assurons-nous qu\u2019on va avoir les vaccins et l\u2019équipement de protection nécessaire, la prochaine fois.On se rend compte que quand on laisse tout au privé, on se fait prendre et on n\u2019est pas capables de protéger nos gens.Q Certains ont attribué à son chef les récents insuccès du NPD, entre autres au Québec.Jagmeet Singh est-il toujours la bonne personne à ce poste et joue-t-il son avenir aux prochaines élections?R Jagmeet est vraiment l\u2019homme de la situation.Une chose dont on se rend compte depuis deux ans : plus les gens connaissent Jagmeet, plus ils l\u2019apprécient.C\u2019est une question de notoriété et de visibilité.Tous les sondages le disent, que ce soit au Québec ou au Canada, si on regarde la cote d\u2019approbation des chefs de partis [fédéraux], Jag- meet Singh est toujours celui qui a l\u2019avantage net le plus grand.À la dernière élection, on a présenté Jagmeet Singh aux Québécois.Il a eu une très bonne campagne, les gens ont eu de la sympathie pour lui.Maintenant, on va faire passer cette sympathie en appui concret le jour de l\u2019élection dans les urnes pour faire élire plus de néo-démocrates.Q Croyez-vous possible de tenir une campagne électorale fédérale et un vote avant que la majorité de la population canadienne soit vaccinée?R Ce ne serait vraiment pas idéal.La relance économique et la vaccination devraient être la priorité de tous les députés.Si les libéraux de Justin Trudeau veulent déclencher des élections, ils peuvent le faire quand ils veulent.Mais la priorité, c\u2019est de s\u2019occuper du monde.Ensuite, on pourra avoir des élections.Mais ce n\u2019est pas le temps d\u2019avoir des chicanes de politiciens.Une fois qu\u2019une majorité de la population sera vaccinée, ce sera une autre paire de manches et ce sera peut-être le temps d\u2019avoir des élections.ALEXANDRE BOULERICE PLUS PETIT CAUCUS DU NPD EN 15 ANS.ET LE PLUS EFFICACE! «La priorité, c\u2019est de s\u2019occuper du monde.Ensuite, on pourra avoir des élections», insiste le député Alexandre Boulerice.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, SEAN KILPATRICK leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 21 Pendant la relâche, le virus ne se relâche pas.En tout temps, il faut respecter les règles.On continue de bien se protéger.Découvrez toutes les mesures en place à Québec.ca/coronavirus Se laver les mains Garder ses distances Porter le masque Éviter tous les rassemblements SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 «Mettez tout ça ensemble et vous avez le cocktail parfait pour qu\u2019il n\u2019y ait pas assez de matériaux et que ceux qui sont disponibles soient chers.» Le président et chef de la direction de l\u2019Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT), Richard Darveau, a identifié différents facteurs pour expliquer le casse-tête qui frappe l\u2019industrie de la construction.Et selon un sondage Léger, la surchauffe est là pour rester ce printemps.«L\u2019année passée, il y a eu une suractivité à un moment où il y avait une sous-production, ce qui fait qu\u2019il y a eu un décalage très important entre l\u2019offre et la demande dont on ne s\u2019est pas remis encore», fait-il remarquer d\u2019entrée de jeu.Et cette sous-production avait commencé par le blocage des voies ferrées, suivi d\u2019une grève au port de Montréal et de la fameuse pandémie qui aura provoqué la fermeture d\u2019usines et un ralentissement de la productivité en raison des mesures sanitaires et d\u2019un manque de personnel.Parallèlement, on construit plus d\u2019un million de maisons neuves par année aux États-Unis contre 500 000 il y a dix ans, ce qui accentue la demande, entre autres, pour des matériaux en bois.«J\u2019ajouterais un autre facteur, le transport des matériaux importés.Les bateaux sont suroccupés par l\u2019équipement sanitaire et il reste moins d\u2019espace pour des matériaux de construction.Ça aussi, ça contribue à la pénurie et à l\u2019augmentation des prix», souligne M. Darveau, qui parle de hausse qui varie de 20 % à 100 % selon les catégories de produit depuis le début de la pandémie.Selon lui, «ce n\u2019est pas prêt de revenir à la normale parce qu\u2019il y a des problèmes structurels».«La conjoncture, c\u2019est la pandémie, mais la structure, c\u2019est notre relative dépendance envers des chaînes d\u2019approvisionnement éloignées», soulève celui qui suggère, comme piste de réflexion, le recours à des fournisseurs locaux peut-être plus dispendieux, mais plus fiables.Chez Canac, on a observé une flambée des prix des matériaux bruts à l\u2019automne «qui se vendaient deux et trois fois le prix habituel», rapporte son directeur marketing, Patrick Delisle.Après une certaine accalmie, «c\u2019est reparti en fou en décembre, à la grande surprise de tous».«Cette bourse des matériaux est dopée par la demande nord-américaine qui est complètement hors du commun.Probablement que personne ne reverra ça de son vivant.C\u2019est vraiment la demande domiciliaire nord-américaine qui met une pression sur à peu près tout ce que vous pouvez imaginer qui se vend dans un centre de rénovation et ce, autant les matériaux bruts que les commodités», affirme-t-il.Et le début d\u2019année est tout aussi effervescent.«Ça ne lâchera pas avant l\u2019été.Tant au Canada qu\u2019aux États-Unis, ça rénove, ça se construit des bureaux à la maison.Étant confinés en partie, ça veut repeinturer un petit peu.Et les gens ont quand même des sous dans les poches», soutient le porte-parole.Conséquence?Les prix vont rester élevés et les pénuries vont se maintenir.«Si les gens ont des projets, il faut qu\u2019ils s\u2019y prennent tôt.Malheureusement pour eux, il y aura de l\u2019inflation dans ce qu\u2019ils vont acheter.Il va falloir qu\u2019ils utilisent un peu leur patience.Il y a des choses qu\u2019on achète qu\u2019on aurait eu dans dix jours et que présentement, la date de livraison, c\u2019est juin», prévient-il.Même si les centres de rénovation comme Canac ont connu une année record, «ce n\u2019était pas nécessairement plus le fun parce que ça allait mieux», faisant allusion aux problèmes d\u2019approvisionnement et à la gestion du personnel en période pandémique.DES EMPLOIS ATTRAYANTS Par ailleurs, du côté de la main- d\u2019œuvre, M. Delisle note un engouement inhabituel alors que l\u2019entreprise vient de tenir sa campagne de recrutement.«Des dizaines d\u2019embauches ont déjà été faites.On sent que les gens ont faim de travailler et que les jeunes sont tannés de la PCU et de la PCRE», a-t-il constaté.Pour sa part, le directeur du service économique de l\u2019APCHQ, Paul Cardinal, rappelle que le principal produit frappé par la hausse de prix est le bois d\u2019œuvre.«Il y a aussi des délais de livraison qui peuvent être beaucoup plus longs et naturellement, c\u2019est problématique sur les chantiers de construction.Ça occasionne des retards», indique-t-il tout en révélant que les portes et fenêtres furent les plus touchées par les problèmes d\u2019approvisionnement, selon le même sondage Léger.De plus, le National Association of Home Builders confirmait cette semaine que «juste pour le bois, c\u2019est 24 000 dollars de plus par maison».Non seulement la construction résidentielle a-t-elle connu sa meilleure année au Québec depuis 2004, mais «on construit plus de maisons unifamiliales qu\u2019on pensait», ce qui nécessite plus de bois que les immeubles d\u2019appartements en hauteur «où c\u2019est plus du béton et de l\u2019acier».À la lumière d\u2019une enquête menée par l\u2019APCHQ auprès de ses CONSTRUCTION LE JOLI CASSE-TÊTE D\u2019UNE INDUSTRIE EN SURCHAUFFE 0058726 dépistage auditif sans frais (offre permanente) BéruBé Brassard audioprothésistes Deux nouvelles-venues dans l\u2019équipe Renée Gaudreault Karine Morin Lévis \u2022 LoretteviLLe \u2022 ste-Foy \u2022 Québec \u2022 st-GeorGes 866 444-0055 www.berubebrassard.ca L\u2019équipe de Bérubé Brassard audioprothésistes est heureuse d\u2019accueillir deux nouvelles audioprothésistes au sein de sa grande famille.diplômée du Collège de rosemont en 2000, renée Gaudreault se dévoue chaque jour à améliorer l\u2019écoute et la qualité de vie de ses clients.«J\u2019aime pouvoir aider les gens à comprendre leur surdité et à connaître ses impacts sur leur quotidien», affirme-t-elle.sa collègue Karine Morin, diplômée en 2016 en technique d\u2019audioprothèse au Cégep de La pocatière, apprécie pour sa part autant son travail auprès des enfants que des personnes adultes.patiente et souriante, elle ne laissera aucun détail au hasard afin de favoriser votre adaptation avec les aides auditives.elle témoigne d\u2019un souci du travail bien exécuté tout en favorisant une approche professionnelle et chaleureuse. leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 23 CONSTRUCTION LE JOLI CASSE-TÊTE D\u2019UNE INDUSTRIE EN SURCHAUFFE membres au début de février, 84 % des entrepreneurs disent que la pénurie de matériaux entraîne jusqu\u2019à présent des augmentations significatives dans les retards de livraison.«Quand c\u2019est des travaux de rénovation, ça peut être plus gérable.Quand c\u2019est une propriété neuve, ça peut être plus problématique», signale M. Cardinal.Autre préoccupation : la rareté de main-d\u2019œuvre alors que «85 % de nos entrepreneurs ont dit avoir eu de la difficulté à recruter des travailleurs au cours des six derniers mois».De son côté, le copropriétaire des Habitations Paris à Trois-Rivières, Sébastien Paris, attribue à la PCU la baisse de production dans les usines, ce qui a fait en sorte que «le matériel arrivait au compte- gouttes l\u2019an dernier».«Cette année, on voit venir les coups un peu plus.Au niveau des fournisseurs, i l faut être plus d\u2019avance.La machine roule bien.Mais la hausse des prix du bois est incroyable.Pour une maison de 200 000 dollars, on parle d\u2019une augmentation de 9000 dollars pour le bois.Les hausses justifiables sont appliquées au client.Les contrats sont là pour nous protéger», confie-t-il.Pour l\u2019instant, ce dernier ne prévoit aucun retard de livraison.Mais la demande est si forte «qu\u2019il aurait fallu que j\u2019aie beaucoup plus d\u2019inventaires».«Je n\u2019ai plus de terrains avant l\u2019automne.Ce sont de bonnes années», conclut le copropriétaire de 200 portes locatives dans la région de Trois-Rivières et Bécancour.La surchauffe observée dans l\u2019industrie de la construction est là pour rester ce printemps avec des prix du bois toujours en hausse.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS «Cette bourse des matériaux est dopée par la demande nord-américaine qui est complètement hors du commun» \u2014 Le directeur marketing chez CANAC, Patrick Delisle 0055221 BEAUDETSAUCIER.COM | TÊTE D'AFFICHE DANS LE DOMAINE DE L'IMMOBILIER RÉSIDENTIEL DE LA VILLE DE QUÉBEC DEPUIS PLUS DE 35 ANS \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Prestigieux et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Air climatisé central 9300, de Vérone, local 101 418 407-7807 \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Appartements spacieux \u2022 Stationnements souterrains 6300, rue de L'Aster bureau 101 418 842-4152 \u2022 Situé dans le Campanile \u2022 Environnement exceptionnel \u2022 Paisible et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains 3775, av.des Compagnons bureau 101 418 650-2830 \u2022 Vue Spectaculaire sur Québec \u2022 Air climatisé central et fenestration inégalée \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Salle d\u2019entraînement complète 690, 60e Rue Est bureau 2101 418 623-1700 LA LOCATION HAUT DE GAMME À SON MEILLEUR! STUDIOS 3½ \u2022 4½ \u2022 5½ QUATRE EMPLACEMENTS, UN MÊME BIEN-ÊTRE HAUT STANDARD DE CONSTRUCTION \u2022 STATIONNEMENT INTÉRIEUR \u2022 PISCINE ET SPAS CHAUFFÉS \u2022 ASCENSEURS ET CHUTE À DÉCHETS LEBOURGNEUF LEBOURGNEUF SAINTE-FOY CHARLESBOURG SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 24 ACTUALITÉS Tout pour sauver la jument Elsy « C\u2019est une bonne à rien.Elle a de l\u2019arthrose.Il faudrait la faire euthanasier.» C\u2019est ce qu\u2019on disait de la jument Elsy, il y a dix ans, lorsque Valérie Délisle a payé 700 $ pour l\u2019adopter et lui éviter cette triste fin de vie.À force de soins, de persévérance et d\u2019affection, le cheval a fait mentir ses détracteurs et leur verdict.Elsy est devenue celle que Valérie surnomme sa guerrière.C\u2019est particulièrement vrai maintenant.La jument de 17 ans s\u2019est récemment retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment.Compte tenu de son arthrose, Elsy ne se déplace pas aussi rapidement que ses congénères, surtout lorsque son corps n\u2019est pas encore échauffé par les exercices.Parmi la dizaine de chevaux qu\u2019on peut apercevoir dans cette vallée de Saint-Tite se trouve son plus fidèle compagnon.En donnant un coup de sabot dans le vide, il a malencontreusement cogné et fracturé la patte arrière gauche de celle qu\u2019il préfère.Un accident bête, c\u2019est le cas de le dire, aux conséquences malheureuses.La jument a été examinée par le vétérinaire qui a parlé d\u2019euthanasie ou d\u2019une possible chirurgie évaluée entre 8000 $ et 10 000 $, sans réelle garantie que l\u2019animal remarchera par la suite.Valérie et son conjoint ont décidé de risquer le tout pour le tout, en ne choisissant ni l\u2019une ni l\u2019autre de ces options.Du moins pour l\u2019instant.Un abri a plutôt été construit pour Elsy qui a l\u2019habitude de vivre à l\u2019extérieur.Ils l\u2019ont ensuite immobilisée dans un harnais de suspension.Ce système permet de supporter le corps de la jument et d\u2019enlever de la pression sur sa patte blessée.Le vétérinaire suit de près l\u2019évolution de la situation.Aux visites hebdomadaires du spécialiste s\u2019ajoutent des radiographies et la médication.La facture se rapproche déjà des 2000 $ et elle continuera de grimper en attendant les premiers signes de la cicatrisation osseuse.C\u2019est ici qu\u2019entre en scène Ka- rine Bussière.Pas question pour cette femme de rester sans rien faire devant ce cheval qui aide ses enfants à traverser le deuil de leur père, Stéphane Marchand.L\u2019homme de 41 ans est décédé tragiquement le 16 octobre 2019.À l\u2019emploi de la Ville de Shawinigan, il avait terminé sa journée de travail et était en direction de la maison lorsque sa moto a été percutée par un véhicule.La souffrance est indescriptible pour Karine et ses filles, Méanne et Melrose, 11 ans et 7 ans.En arrêt de travail pour les accompagner dans les étapes de ce deuil traumatique, l\u2019avocate apprivoise avec elles l\u2019absence d\u2019un amoureux et d\u2019un père qui était très présent pour sa famille.Depuis son décès, ses enfants trouvent du réconfort dans la zoothérapie, spécialement auprès des chevaux, la courageuse Elsy en tête.Depuis leur première rencontre, la jument les apaise par sa seule présence et son regard.«Je ne sais pas comment dire cela, mais pour mes filles, c\u2019est comme s\u2019il n\u2019y avait plus rien d\u2019autres qu\u2019elles et le cheval.Elles ne pensent plus à leurs problèmes et à leur peine.Elsy les reconnaît et les ressent.» Cette force tranquille, la jument la transmet à quiconque la côtoie, ajoute Karine qui a pu voir d\u2019autres jeunes gagner en assurance ou calmer leur anxiété à ses côtés.Généreuse, Elsy n\u2019hésite pas à donner des bécots en échange de caresses dans l\u2019encolure.«Elle est travaillante et maternelle envers le cavalier», renchérit Valérie Délisle.La femme pense notamment à cette amie, aux prises avec trois anévrismes au cerveau, qui monte à cheval en toute confiance.La jument ajuste naturellement le pas, comme si elle comprenait l\u2019importance de son rôle pour chaque personne sur son dos.«Elsy est ma mentore!» souligne Valérie qui peut passer des heures avec Méanne et Melrose, à leur enseigner comment prendre soin des chevaux, les respecter et les aimer.Valérie et Elsy transmettent des leçons de vie aux fillettes éprouvées par la mort de leur père.«Ce n\u2019est pas tout de monter sur le cheval et de galoper, il y a le lien affectif que tu développes avec l\u2019animal», rappelle leur mère.Melrose a pleuré toutes les larmes de son corps en apprenant qu\u2019Elsy avait la patte fracturée et qu\u2019on craignait le pire pour la jument.«On va tout essayer pour la sauver», a promis Karine Bussière qui veut donner l\u2019exemple à ses filles.On n\u2019abandonne pas une amie aussi précieuse.Karine veut également redonner à Valérie le soutien qu\u2019elle apporte à ses enfants.«Elle a un cœur en or!» .mais pas les 10 000 $ que pourrait coûter la chirurgie à la patte d\u2019Elsy.Valérie Délisle et son conjoint, Benoît Veillette, possèdent une dizaine de chevaux dont la moitié sont de la race Clydesdale.Les autres sont des rescapés.Ils leur ont été donnés par des gens qui, bien souvent, ne voulaient pas payer pour l\u2019euthanasie ou le transport de l\u2019animal jusqu\u2019à l\u2019abattoir.Valérie les appelle affectueusement ses «vieux tout croches» avant d\u2019ajouter : «C\u2019est ma passion de les sauver.» Elle leur offre la possibilité de vieillir dignement, quitte à y consacrer ses maigres économies.«On est pauvres, mais je suis heureuse!» affirme l\u2019ancienne coiffeuse dont le chum, un charpentier-menuisier, investit également temps, argent et énergie dans cette aventure qui les enrichit sur le plan humain.Sachant que Valérie et Benoît peuvent difficilement assumer tous les frais occasionnés par les soins de leur jument mal en point, Karine Bussière a mis sur pied une campagne de sociofinancement via la pla- teforme GoFundme : https:// www.gofundme.com/f/ pour-lamour-de-elsy «Les pansements pour seulement quatre jours ont coûté 200 $.» fait-elle remarquer, consciente que d\u2019autres auraient déjà décidé de faire euthanasier le cheval.Cette avenue est inconcevable pour Karine, pas après tout ce qu\u2019Elsy a fait pour elle et ses filles.«Il faut d\u2019abord essayer de faire quelque chose!» Cet élan de solidarité agit comme un baume pour Valérie et Benoît qui habitent dans un quatre pièces et demie et louent une terre pour leurs chevaux.Avec ou sans collecte de fonds, le couple se dit prêt à s\u2019endetter pour sa «perle noire», mais l\u2019initiative de Karine lui permet de reprendre son souffle.«C\u2019est merveilleux! Ça nous enlève une montagne sur les épaules.» Et un poids sur la blessure de la jument dont le chemin du rétablissement sera long.Autour d\u2019Elsy, des gens s\u2019accrochent à l\u2019espoir de la revoir un jour sur ses quatre pattes tout en étant conscients qu\u2019elle ne pourra sans doute plus jamais gambader comme avant.«C\u2019est ma meilleure amie.» laisse tomber Valérie dont la voix se brise au moment de confier : «Si un jour, elle me fait signe qu\u2019elle est prête à partir, qu\u2019elle ne veut plus et ne peut plus se battre, je vais la respecter.» Mais pour l\u2019heure, la jument continue de se laisser cajoler par Méanne, Melrose et leur maman qui sont chaque jour un peu plus fortes.Pas question pour Karine Bussières de rester sans rien faire devant ce cheval qui aide ses enfants à traverser le deuil de leur père ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Benoît Veillette et Valérie Délisle ne comptent pas leurs heures auprès de leur jument Elsy.Aussi souvent qu\u2019elles le peuvent, Karine Bussière et ses filles, Melrose et Méanne, leur donnent un coup de main avec les autres chevaux.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 25 MELISSA COUTO ZUBER La Presse Canadienne Santé Canada a approuvé un troisième vaccin contre la COVID-19, autorisant l\u2019utilisation du vaccin fabriqué par AstraZeneca et l\u2019Université d\u2019Oxford après un long examen des détails des essais cliniques.AstraZeneca a été la première à demander une approbation au Canada en octobre dernier et son vaccin a été autorisé plus tôt dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni, au Mexique, en Inde et dans toute l\u2019Union européenne.Mais Santé Canada a demandé des données supplémentaires à l\u2019entreprise avant d\u2019autoriser le nouveau vaccin vendredi.Voici ce que nous savons du produit d\u2019AstraZeneca : POURQUOI A-T-IL ÉTÉ SI LONG À APPROUVER?L\u2019é q u i p e d e ré g l e m e nt at i o n de Santé Canada examinait la demande d\u2019AstraZeneca depuis le 1er octobre 2020 et a procédé à son évaluation finale des données cliniques à la fin du mois dernier.La Dre Supriya Sharma, conseillère médicale en chef de Santé Canada, a déclaré en janvier que l\u2019examen était «un peu plus compliqué» parce que certains participants aux essais d\u2019AstraZeneca n\u2019avaient reçu qu\u2019une demi-dose au début.QUELLE EST L\u2019EFFICACITÉ DU VACCIN DANS LES ESSAIS CLINIQUES?Des données provisoires publiées par la société il y a des mois suggéraient que le vaccin était efficace à 90 % lorsqu\u2019une demi-dose était suivie d\u2019une dose complète 28 jours plus tard.Une autre méthode, où deux doses complètes étaient distribuées à un mois d\u2019intervalle, s\u2019est avérée efficace à 62 %.En comparaison, les essais cliniques de Pfizer-BioNTech et Moderna, les deux autres vaccins actuellement approuvés au Canada.ont indiqué une efficacité de 95 %.Les résultats préliminaires de l\u2019essai d\u2019AstraZeneca ont été examinés très tôt par le journal médical The Lancet, qui a suggéré que le vaccin pouvait réduire la propagation du virus et protéger contre la maladie et la mort.Selon Santé Canada, bien que le vaccin n\u2019ait pas été testé sur des personnes de plus de 65 ans, les données réelles des pays qui utilisent déjà le produit suggèrent qu\u2019il est sûr et efficace chez les groupes plus âgés.FONCTIONNE-T-IL CONTRE LES NOUVEAUX VARIANTS?Un groupe d\u2019experts sur l\u2019immunisation travaillant avec l\u2019Organisation mondiale de la santé recommande l\u2019utilisation du vaccin d\u2019AstraZeneca, même dans les pays où les variants sont devenus dominants.Cette orientation intervient après qu\u2019une petite étude en Afrique du Sud a suggéré que le vaccin d\u2019As- traZeneca n\u2019était que très peu efficace contre le variant détecté pour la première fois dans ce pays, ce qui l\u2019a obligé à cesser d\u2019utiliser le produit plus tôt ce mois-ci.L\u2019Afrique du Sud a déclaré qu\u2019elle donnerait plutôt le vaccin de Johnson & Johnson, encore non approuvé, aux travailleurs de la santé de première ligne pour voir comment il protège contre le variant plus contagieux qui y est dominant.L\u2019Université d\u2019Oxford, qui a aidé à développer le vaccin d\u2019AstraZe- neca, a déclaré que les chercheurs peaufinaient leur produit en insérant une séquence génétique à partir de ce variant spécifique.Le vaccin d\u2019AstraZeneca a des données précoces prometteuses suggérant qu\u2019il fonctionne contre un autre variant détecté pour la première fois au Royaume-Uni.Les résultats basés sur des écouvillons prélevés sur environ 500 volontaires lors d\u2019essais entre octobre et janvier ont montré un taux d\u2019efficacité de 74,6 % contre ce variant.COMMENT FONCTIONNE LE VACCIN?Contrairement à Pfizer-BioN- Tech et Moderna, qui utilisent de l\u2019ARN messager (ARNm), le vaccin d\u2019AstraZeneca est un vecteur viral non réplicatif, utilisant un virus de rhume de chimpanzé affaibli comme vaisseau.Les scientifiques ont retiré les gènes de ce virus, qui n\u2019est pas nocif pour les humains, et les ont remplacés par le gène de la protéine de pointe pour le SRAS-CoV-2.Un e fo is in j e c té, l e va c c in montre à notre corps comment produire la réponse immunitaire nécessaire pour combattre de futures infections par le virus de la COVID-19.La non-réplication signifie que le virus ne se reproduira pas réellement dans tout le corps.QUELS SONT LES AVANTAGES DE CE VACCIN?Le vaccin d\u2019AstraZeneca peut être expédié et conservé à la température d\u2019un réfrigérateur, contrairement à celui de Pfizer-BioNTech qui nécessite des températures ultra-basses pour conserver le produit avant l\u2019injection.Le vaccin de Moderna se situe quelque part entre les deux, nécessitant un congélateur ordinaire pour maintenir les injections à environ -20 C.Du point de vue de la vaccination mondiale, le faible coût du vaccin d\u2019AstraZeneca \u2014 environ 4 $US par dose \u2014 lui donne un autre avantage.AstraZeneca, qui affirme vouloir fabriquer jusqu\u2019à trois milliards de doses en 2021, s\u2019est engagée à rendre son produit disponible à prix coûtant dans le monde entier jusqu\u2019au mois de juillet.Le vaccin d\u2019AstraZeneca forme la majeure partie du stock acquis jusqu\u2019à présent par l\u2019effort de partage de vaccins soutenu par l\u2019ONU, connu sous le nom de COVAX, qui vise à déployer des vaccins contre les coronavirus auprès des populations du monde entier.QUAND POUVONS-NOUS NOUS ATTENDRE À UTILISER LE VACCIN AU CANADA?Le gouvernement canadien a déjà acheté 20 millions de doses du vaccin d\u2019AstraZeneca, et un déploiement devrait commencer peu de temps après l\u2019arrivée des premières expéditions dans le pays.Le Canada recevra également jusqu\u2019à 1,9 million de doses du vaccin d\u2019AstraZeneca par l\u2019intermédiaire du COVAX d\u2019ici la fin juin.Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré au début février qu\u2019il croyait que la plupart de ces 20 millions de doses \u2014 suffisamment pour inoculer 10 millions de personnes \u2014 seraient administrées avant la fête du Canada.Le gouvernement a annoncé son intention de vacciner la majorité des Canadiens d\u2019ici septembre.PHOTO AFP, FRED SCHEIBER COVID-19 CE QU\u2019IL FAUT SAVOIR SUR L\u2019EFFICACITÉ DU VACCIN D\u2019ASTRAZENECA Bâtisseur et pionnier de la communauté d\u2019affaires de Québec, grand philanthrope, Maurice Tanguay était avant tout un homme de cœur engagé auprès de sa famille, du milieu sportif et des enfants vivant avec un handicap, une cause qui lui était chère.Respecté de toute la population, il aura marqué la grande région de Québec par sa passion, sa détermination et sa vision.Il laisse derrière lui un héritage précieux et inspirant pour nous tous.La Ville de Québec offre ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Maurice Tanguay.Maurice Tanguay 1933 \u2013 2021 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 26 0057761 Nos infolettres quotidiennes ont déjà séduit plus de 104090 lecteurs!* Oui je le veux! Pas besoin de regarder chez le voisin, l\u2019information de qualité livrée avec passion, c\u2019est ici que ça se passe! Inscrivez-vous sur leSoleil.com NUMÉR IQUE Gratuites et variées | Distribuées matin, soir et en week-end par courriel Parlent d\u2019enjeux d\u2019ici | Vont à l\u2019essentiel | Livrées avec une touche personnalisée Faites le saut et inscrivez-vous! Cette fois, c\u2019est sans engagement! Promis!** ** 228230 lecteurs dans l\u2019ensemble des infolettres diffusées par les Coops de l\u2019information.** Aucune entente légale ni formelle n\u2019est nécessaire pour s\u2019inscrire.Seul le consentement à une information vérifiée, diversifiée et de qualité est requise.Bonne lecture! leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 27 «Il court après sa tête!» Erick Labbé a ri en voyant ce panneau du parc Juchereau (parc de la Rivière-Beauport).Le photographe a eu une pensée pour tous les jeunes qui rongent leur frein parce que leurs activités physiques ont été mises sur pause par le gouvernement dans l\u2019espoir de barrer la route à la COVID-19.«C\u2019est à en perdre la tête!» TEXTE BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN Données techniques : Nikon D4, focale 200 mm, iso 800, 1/8000e de seconde, f3.2 ASSIGNATION LIBRE ERICK LABBÉ elabbe@lesoleil.com CLAUDE BOUCHARD QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 BEAUPRÉ \u2022 SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES \u2022 DONNACONA \u2022 LAC-BEAUPORT \u2022 SAINTE-MARIE \u2022 LAURIER-STATION sans frais 1-855-770-8677 univers du store.ca Fabriqué au Québec oPAQues soLAires trAnsLuCides Québec & Lévis 418-654-8677 trois-rivières 819-696-8677 Montréal 514-231-8677 Floride 954-955-8677 50% MotorisAtion sAns FiL disPonibLe estiMAtion grAtuite de rabais ou iNsTaLLaTioN GraTuiTe 0056812 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 28 ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une nouvelle en lien avec le monde des affaires?Écrivez-nous au nouvelles@lesoleil.com JEAN-FRANÇOIS TARDIF jftardif@lesoleil.com La Société des alcools du Québec célèbre cette année son 100e anniversaire.Fondée en 1921, elle a été non seulement été témoin des nombreux changements et bouleversements qui ont marqué le Québec au cours des années, elle en a aussi provoqué.Il n\u2019y a pas de doute, la SAQ et la société québécoise ont évolué au même rythme.«C\u2019est un peu normal dans la mesure où la SAQ est une société d\u2019État», a expliqué Laurent Turcot, historien, professeur au département des sciences humaines de l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements.«Dans ce genre de situation, c\u2019est parfois difficile de dire qui a influencé qui.Je pense que la société québécoise a influencé la SAQ qui a accompagné les Québécois dans leurs désirs de changements.» C\u2019est pleine période de prohibition de l\u2019alcool aux États-Unis et alors que les mouvements de tempérance, qui prônaient de limiter voire même d\u2019empêcher la vente et la consommation d\u2019alcools \u2014 le mal du siècle selon certains, parce qu\u2019elle entraînait les ouvriers dans les pires vices et les éloignait de leurs devoirs domestiques et de la moralité chrétienne \u2014, qu\u2019a été fondée la Commission des liqueurs du Québec.Deux ans auparavant, le premier ministre Lomer Gouin avait prohibé toutes les boissons alcooliques dans l\u2019ensemble de la province.Toutefois, à la suite d\u2019un référendum, les Québécois avaient voté en majorité en faveur de l\u2019exclusion de la bière, du cidre et des vins légers ayant moins de 2 % d\u2019alcool de la loi.Mais en 1921, le gouvernement du premier ministre Louis-Alexandre Taschereau adopta une nouvelle position.Plutôt que d\u2019interdire la vente d\u2019alcool, l\u2019État exercerait un contrôle sur sa vente et en assurerait l\u2019approvisionnement.C\u2019est avec l\u2019adoption de la Loi sur les boissons alcooliques que naît la Commission des liqueurs qui obtient le monopole de l\u2019importation, du transport et de la vente de l\u2019alcool de même que sur l\u2019octroi des permis d\u2019alcools aux hôtels aux restaurants, des clubs et des tavernes.«Au début du 20e siècle, l\u2019idée selon laquelle l\u2019État devait prendre en charge les destinées de certaines sociétés, plutôt que de les laisser à l\u2019entreprise privée pour faire en sorte que les choses aillent mieux, commençait à se répandre.La fondation de la Commission des liqueurs fait partie d\u2019une tentative gouvernementale de reprendre en main certaines sociétés qui étaient gérées par le privé et d\u2019en assurer la continuité.» Les premières succursales de la Commission des liqueurs étaient tout sauf accueillantes.Pas question de toucher ni même de voir les bouteilles.Les consommateurs devaient faire affaire avec à un commis, qui se tenait derrière un comptoir grillagé, pour commander payer et recevoir leurs achats.Ce n\u2019est qu\u2019à compter de 1961 que les consommateurs pourront voir les bouteilles dans les succursales.Il faudra attendre un autre 10 ans avant l\u2019ouverture des premières succursales libre-service.Au cours de son histoire surviendront deux changements de nom.La Commission des liqueurs deviendra la Régie des alcools en 1961 puis la Société des alcools du Québec en 1971.Selon M. Turcot, ces initiatives avaient pour but de donner un nouveau souffle à l\u2019entreprise.Il est cependant d\u2019avis que la société a donné son plus grand coup de volant dans les années 1980-1990 quand elle a assumé sa mission de faire de l\u2019argent et qu\u2019elle a commencé à faire du marketing afin de séduire ses clients.Par la suite, elle n\u2019a jamais cessé d\u2019être très proactive afin de suivre les tendances du marché.À preuve, la refonte de son site Web, l\u2019augmentation de son offre, le lancement d\u2019une application mobile, le développement des réseaux sociaux accompagné d\u2019importants investissements dans la création de contenu et le lancement de son programme Inspire.«La SAQ n\u2019avait pas le choix, c\u2019était une manière pour elle de se légitimer.Une société d\u2019État qui se serait assise sur ses lauriers aurait prêté flanc aux critiques.On aurait dit que c\u2019est une entreprise publique mal gérée qui ne rapporte pas d\u2019argent.En agissant comme si elle était une entreprise privée, elle justifiait ses actions et ses décisions ce qui lui permettait d\u2019éviter la critique.» UN RÔLE DÉTERMINANT Moment important de la Révolution tranquille, Expo 67 a été, selon les anthropologues, le grand accélérateur des transformations qui secouaient le Québec.Elle aurait même modifié l\u2019identité québécoise.Selon M. Tur- cot, l\u2019Exposition universelle de Montréal a aussi joué un rôle majeur dans le développement du goût chez les Québécois.Beaucoup de grands chefs des quatre coins de la planète ont pris part à l\u2019événement et leur présence a obligé la Régie des alcools à renouveler ses stocks et à élargir la palette des produits qu\u2019elle offrait aux consommateurs.Cette transformation serait d\u2019ailleurs une des raisons qui l\u2019a mené à devenir la Société des alcools.«La SAQ ne s\u2019est pas contentée de répondre aux demandes des gens.Elle a aussi travaillé à leur faire découvrir de nouveaux produits.Le vin, par exemple, qui n\u2019était pas du tout tendance à une certaine époque.Elle l\u2019a poussé et poussé et finalement les Québécois ont fini par l\u2019apprécier au point d\u2019en devenir des consommateurs frénétiques.» La SAQ a peut être 100 ans, mais force d\u2019admettre qu\u2019elle a bien vieilli.Non seulement elle offre une grande variété de produits de qualité, mais elle répond plus que jamais à la curiosité du consommateur en montant en gamme dans plusieurs produits.Elle encourage aussi l\u2019économie locale en offrant aussi une belle vitrine aux produits du terroir québécois, tant les vins que les spiritueux.«Le centième anniversaire de la SAQ est le synonyme de monopolisation réussie», a conclu Laurent Turcot.Les personnes désireuses en apprendre davantage sur l\u2019histoire de la SAQ peuvent aller au www.saq.com/ fr/100-ans.100 ANS DE LA SAQ UNE ÉVOLUTION AU RYTHME DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE 2 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 29 AFFAIRES \u203a LA SAQ EN CHIFFRES LA SO CIÉTÉ Succursales 410 Employés 7082 Agences 426 Produits 15 700 Produits québécois plus de 800 LES VENTES Ventes totales 3,488 milliards $ Ventes en ligne 55,5 millions $ Bénéfice brut 1,762 milliard $ Résultat net 1,226 milliard $ Coût de l\u2019achat moyen en succursale 51,40 $ Nombre de litres vendus 217,5 millions Litres de vin vendus 174,8 millions Litres de spiritueux vendus 27,3 millions Litres de bière et autres 15,4 millions LA RÉPARTITION DES VENTES Vins 76,9 % Rouges 52,2 % Blancs 35,9 % Rosés 4,9 % Spiritueux 15,6 % Boissons panachées 5,6 % Bières 1,6 % Cidres 0,3 % *Selon l\u2019exercice financier clos le 28 mars 2020 23 FÉVRIER 1921 Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau fait adopter à l\u2019Assemblée législative la Loi des liqueurs alcooliques et crée la Commission des liqueurs.Son rôle consiste à gérer et à contrôler le commerce des vins et spiritueux, ainsi qu\u2019à délivrer des permis pour les propriétaires d\u2019hôtels ou de restaurants désireux de servir de l\u2019alcool dans leurs établissements.1er MAI 1921 Ouverture des premières succursales de la Commission des liqueurs.1922 La Commission des liqueurs du Québec ouvre sa première usine d\u2019embouteillage à Montréal.1961 Création de la Régie des alcools du Québec.Son mandat touche à la fois à l\u2019expansion du commerce des boissons alcooliques et à la gestion de l\u2019émission et du contrôle des permis.1961 Ouverture de la première succursale dans laquelle le consommateur peut voir les produits qu\u2019il désire acheter.Elle est située à la Place Ville- Marie à Montréal.1967 La Régie des alcools ouvre un centre de distribution à Québec 1971 Début de la transformation des succursales qui deviendront toutes des libres services.Les consommateurs pourront non seulement voir les produits offerts, ils pourront même les toucher.18 MAI 1971 En réponse à la commission Thi- nel, qui avait enquêté sur le commerce des boissons alcooliques et qui avait recommandé au gouvernement de scinder la Régie des alcools du Québec en deux administrations, une qui vendrait l\u2019alcool et une autre qui s\u2019occuperait d\u2019émettre des permis, le gouvernement de Robert Bourassa dépose à l\u2019Assemblée nationale un document de 360 pages qui compte plusieurs recommandations, dont celle de créer la Société des alcools du Québec et la Commission de contrôle des permis d\u2019alcool qui est depuis devenue la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec.1973 Ouverture d\u2019une première maison des vins à Québec 1978 Le gouvernement autorise la vente de vin dans les épiceries.1989 La SAQ met sur pied, en collaboration avec les membres de l\u2019industrie québécoise des boissons alcooliques, Éduc\u2019alcool, dont le mandat est de faire la promotion de la modération dans la consommation de produits alcoolisés au Québec.DÉBUT DES ANNÉES 2000 Inauguration en l\u2019an 2000 de la première SAQ Dépôt où il est possible de procurer des produits en vrac et en gros.L\u2019année suivante, la SAQ lance son site de commerce en ligne sur le Web, SAQ.com.2004 Le 19 novembre, une grève générale illimitée est déclenchée par les 2800 employés de bureaux et de magasins.Le conflit durera 81 jours et obligera la SAQ à fermer temporairement plusieurs de ses succursales.Entre 40 et 50 magasins, sur les 400 que compte alors la SAQ, resteront ouverts et ils seront opérés par des cadres.2010 La SAQ lance une application gratuite pour les téléphones intelligents.FÉVRIER 2021 La SAQ célèbre les 100 ans de sa fondation.15 ÉVÉNEMENTS MARQUANTS DE LA SAQ 3 1 4 45,8 M$ POUR PRÉPARER L\u2019AVENIR La SAQ investira 45,8 millions $ au cours des prochaines années afin de moderniser ses installations.La somme servira notamment à agrandir de 200 000 pieds carrés son centre de distribution à Montréal, le faisant passer à plus d\u2019un million de pieds carrés, de même qu\u2019à y intégrer un équipement de préparation de commandes unitaires automatisées qui lui permettront d\u2019être encore plus efficace dans ses opérations.«Cet investissement s\u2019inscrit dans un plan structuré de modernisation qui va nous permettre de continuer à répondre aux attentes de nos clients et à l\u2019évolution du commerce de détail», a déclaré la présidente et chef de la direction de la SAQ, Catherine Dagenais.«Il s\u2019agit d\u2019une importante mise à niveau de notre chaîne d\u2019approvisionnement qui à terme nous donnera la capacité nécessaire pour transformer notre fonctionnement et l\u2019expérience que nous voulons offrir à nos clients, incluant les titulaires de permis.» Grâce à la modernisation de ses équipements, la SAQ pourra regrouper ses activités de cueillette sur un même site, accroître son offre de produits dans saq.com, offrir la livraison des commandes en ligne en 24 heures, augmenter la vitesse d\u2019exécution des activités d\u2019entrepôt et soutenir la croissance pour l\u2019ensemble de ses clientèles.C\u2019est au plus tard en 2022 que devraient commencer les travaux du centre de distribution de la SAQ.Ils devraient être terminés en 2024.JEAN-FRANÇOIS TARDIF 3 Succursale de la Commission des liqueurs en 1920 4À partir de 1961, les bouteilles de vin et de spiritueux sont maintenant visibles dans les différentes succursales.Il faut cependant toujours passer par un commis afin de se les procurer.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA SAQ 1 L\u2019entrepôt de la Commission des liqueurs dans les années 1920 2 Des employés au travail sur un segment de la chaîne d\u2019embouteillage. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 30 PROXIMITÉ PME L\u2019innovation se décline aussi en image de marque PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca M iralis a frappé un grand coup l\u2019automne dernier.Pour la première fois de son histoire vieille de 45 ans, le fabricant d\u2019armoires de cuisine haut de gamme s\u2019est adressé directement aux consommateurs.Une vaste campagne publicitaire, diffusée sur les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels et sur des panneaux numériques le long d\u2019autoroutes, l\u2019a en effet propulsé sur le devant de la scène.«On a beaucoup innové ces dernières années avec le développement de nouveaux produits et le virage vers l\u2019usine 4.0.On voulait aussi innover en matière de notoriété en parlant directement aux clients, et non seulement par l\u2019entremise des détaillants qui vendent nos armoires de cuisine», explique Daniel Drapeau, président-directeur général de cette entreprise située à Saint-Anaclet-de-Lessard, près de Rimouski.Cette campagne, qui met en vedette de véritables clients, semble porter fruit.S\u2019il est difficile d\u2019en quantifier précisément les résultats, elle a du moins réussi à capter l\u2019attention de consommateurs qui souhaitent rénover leur cuisine : plus de 100 000 pages vues sur le site Web de l\u2019entreprise attribuables à cette stratégie marketing qui sera d\u2019ailleurs relancée ces prochaines semaines.COUP DE POUCE D\u2019INFLUENCEURS Miralis fait de l\u2019œil à ses clients depuis plusieurs années déjà.D\u2019abord grâce à l\u2019animatrice et designer Manon Leblanc qui a fait connaître ses produits dans son émission Manon, ma cuisine.et moi.La cuisinière Mari- lou, de 3 fois par jour, a aussi popularisé les armoires de l\u2019entreprise qui, plus récemment, s\u2019est associée avec la jeune comédienne Sarah-Jeanne Labrosse pour transformer sa cuisine.En 2016, pour célébrer ses 40 ans, Miralis avait fait appel à la firme Cossette dans le but d\u2019accroître sa notoriété en créant notamment une image de marque.Cette démarche identitaire venait du même coup couronner les importants changements stratégiques amorcés par l\u2019entreprise lorsque Daniel Drapeau en a pris les rênes en 2009.Miralis avait alors pris l\u2019audacieuse décision de délaisser la fabrication de composantes d\u2019armoires de cuisine, qui représentait près des trois quarts (70 %) de ses revenus, pour se concentrer sur la fabrication d\u2019armoires au design intemporel.«Contrairement à la conception d\u2019armoires de cuisine, c\u2019est difficile d\u2019ajouter de la valeur et des innovations dans la fabrication de composantes.On ne peut pas les associer à une marque», précise Daniel Drapeau.La création d\u2019une marque forte devenait alors essentielle, ajoute-t-il.«Il fallait donner une âme à nos nouveaux produits.» Se doter d\u2019une image de marque, «c\u2019est définir l\u2019ADN d\u2019une entreprise, lui donner sa personnalité, sa voix, sa couleur.C\u2019est comment elle se définit au quotidien pour livrer la marchandise», explique Sonya Bacon, directrice générale de l\u2019agence de marques Kabane, en précisant que les dirigeants vont généralement entreprendre une telle démarche pour soit revitaliser une marque, soit la faire évoluer ou encore complètement la révolutionner.TRANSFORMATION RÉUSSIE L\u2019entreprise en avait aussi profité pour inviter un groupe d\u2019une vingtaine d\u2019architectes et de designers à participer au LAB Miralis.Cet événement, tenu à Charlevoix au lieu de la traditionnelle visite d\u2019usine, «nous a permis de réfléchir ensemble au concept de cuisine et de mieux définir nos produits», souligne Valérie Brière, directrice des communications et de l\u2019image de marque chez Miralis.MIRALIS EN MODE SÉDUCTION Contactez-nous 1 844 474-6367 investquebec.com Propulsez vos projets d\u2019innovation avec nos experts 0057428 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 31 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF COMMENT ÉTABLIR UNE IMAGE DE MARQUE 1 PLUS QU\u2019UN LOGO «Il ne s\u2019agit pas simplement de changer d\u2019image.C\u2019est un long processus qui doit amener les entreprises à bien définir comment elles articulent leur mission, leurs valeurs, leurs processus, leurs ventes, pour laisser une empreinte non seulement auprès des consommateurs, mais aussi chez les employés», explique Sonya Bacon.2 PASSER AU RAYON X Un diagnostic interne et externe est essentiel à la mise en œuvre d\u2019une image de marque.«C\u2019est comme une radiographie qui permet notamment d\u2019analyser sa stratégie organisationnelle, mais aussi de savoir comment les clients actuels ou potentiels perçoivent l\u2019entreprise ou ses produits», indique Mme Bacon.3 OSER SANS RISQUER Le tollé suscité par le changement de nom et d\u2019image de l\u2019équipe de soccer l\u2019Impact de Montréal témoigne du risque potentiel d\u2019une telle démarche.«Il y a toujours de la résistance aux changements.Surtout quand il y a un attachement émotif envers une marque.L\u2019important, c\u2019est de bien orchestrer ce changement et de mettre en place une stratégie de communication efficace», souligne Sonya Bacon.«On voulait aussi innover en matière de notoriété en parlant directement aux clients, et non seulement par l\u2019entremise des détaillants qui vendent nos armoires de cuisine» \u2014 Daniel Drapeau La PME a ensuite mis en place FAC Miralis, un programme de formation sur l\u2019aménagement de cuisines offert aux designers qui travaillent chez des détaillants ou à des apprentis cuisinistes encore sur les bancs d\u2019école.Miralis, qui emploie environ 300 personnes et vend ses produits dans quelque 125 points de vente, a su relever le défi de se réinventer et de mieux se faire connaître.Elle a connu ces dernières années une croissance soutenue de 16,5 % annuellement et a continué à bien performer malgré la pandémie.«Il y avait beaucoup d\u2019incertitude au début, mais on s\u2019est rapidement rendu compte que des gens en profitent pour se lancer dans des travaux de rénovation», constate Daniel Drapeau en précisant que l\u2019usine fonctionne à pleine capacité.L\u2019entreprise réalise la moitié de son chiffre d\u2019affaires au Québec et l\u2019autre provient de l\u2019Ontario (30 %) et des États-Unis (20 %).En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Daniel Drapeau, président-directeur général de Miralis \u2014 PHOTO FOURNIE Les mythes du consommateur fidèle Fidélité par-ci, fidélité par-là.La fidélisation des clients est devenue un enjeu marketing stratégique pour les entreprises qui aspirent à la croissance et à la pérennité.Mais cette fidélité véhicule aussi plusieurs mythes à déboulonner, souligne le magazine français Dynamique Entrepreneuriale qui reprend les grandes lignes d\u2019une étude de l\u2019INIT, une firme spécialisée en études marketing et expérience client.L\u2019insécurité de la 5G?Des usines de mieux en mieux connectées, des villes et maisons davantage intelligentes, des véhicules de plus en plus autonomes : la technologie 5G, qui touche une foule d\u2019autres secteurs d\u2019activité, est à nos portes.Mais si cette cinquième génération des communications sans fil facilitera la connectivité entre des milliards d\u2019équipements, son déploiement risque aussi d\u2019accentuer les risques de cybercriminalité, prévient le Journal du Net.L\u2019art d\u2019optimiser les médias sociaux Les médias sociaux sont devenus un outil marketing essentiel pour les entreprises qui veulent maximiser la relation entre leurs marques et les clients, et ce, particulièrement en cette longue période de pandémie alors que les consommateurs passent plus de temps en ligne.Le magazine Harvard Business Review suggère 10 actions à prendre afin d\u2019optimiser le rendement de leurs investissements dans les médias sociaux.Passer du «tout-savoir» au «tout-apprendre» Les deux tiers (65 %) des gestionnaires américains pensent que leur organisation n\u2019a pas de stratégie gagnante.Or, dans le contexte actuel d\u2019incertitudes et de conditions économiques difficiles, il est essentiel d\u2019avoir une stratégie clairement établie, indique le magazine Strategy + Business.Les comportements des leaders et gestionnaires sont l\u2019un des principaux aspects de la stratégie qui devraient être renforcés.L\u2019article cite en exemple la transformation de Microsoft sous la direction de Satya Nadella qui a mené le passage d\u2019une culture du «tout-sa- voir» à une culture de «tout-apprendre».Des incitatifs financiers pour garder ses employés clés Crise économique oblige, nombre d\u2019entreprises sont contraintes de mettre en œuvre des projets de réorganisation qui se traduisent généralement par des baisses salariales ou des suppressions de postes.Mais différentes incitations financières s\u2019offrent à elles pour garder en place ou fidéliser les gestionnaires et employés clés afin de les associer au redressement futur de l\u2019entreprise, et ce, sans affecter à court terme leur rentabilité, souligne le magazine Chef d\u2019Entreprise. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 32 AFFAIRES GILLES GAGNÉ Collaboration spéciale NEW RICHMOND \u2014 La Société du chemin de fer de la Gaspésie a réussi à maintenir son volume de trafic marchandises en 2020, une sorte d\u2019exploit compte tenu des 24 jours d\u2019arrêt découlant du blocus autochtone de février et mars en appui aux Wet\u2019suwet\u2019en, et de la pandémie.Les trains de cette compagnie sous contrôle municipal ont transporté 4202 wagons chargés de pales éoliennes, de ciment, de bois et de copeaux, comparativement à 4236 en 2019.C\u2019est une légère baisse de 0,8 %, une donnée stable, selon la perception de son directeur général Luc Lévesque.«Dans le secteur du ciment, on a assisté à une croissance de trafic; on a vu un bon roulement, mais ça aurait été meilleur sans blocus et sans COVID», aborde-t-il, en faisant référence aux 1790 wagons chargés à New Richmond et Nouvelle pour Ciment McInnis, de Port-Daniel.C\u2019est une hausse de 41,3 % par rapport aux 1267 wagons de 2019.Le chargement du ciment dans un centre de transbordement maintenant concentré à New Richmond est nécessaire depuis l\u2019ouverture de Ciment McInnis en 2017, parce que le réseau nécessite des travaux à l\u2019est de New Richmond.Ce sont surtout les ponts qui doivent être réparés ou remplacés.Le transport de pales éoliennes a f lé chi de 5 ,5 %, de 1734 à 1639 wagons, une conséquence d u b l o c u s a u t o c h t o n e d u 10 février au 5 mars.Ces pales sont exportées au Texas.C\u2019est le Canadien National qui en assure le transport à l\u2019ouest de Mata- pédia, village où se termine le réseau de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG).«Notre client a fait un essai à l\u2019automne en faisant partir l\u2019équivalent de deux trains de pales de 72 wagons par navire, au port de Gaspé.Mais l\u2019entente de transport de pales par rail a été renouvelée.Le rythme s\u2019accélère en début de 2021 et on va rattraper le trafic perdu», précise Luc Lévesque, à propos de la plus grande source de revenus de la SCFG.Le trafic de bois de construction et de copeaux à partir de la scierie Temrex de Nouvelle a connu une baisse marquée.Le nombre de wagons de copeaux est passé de 909 en 2019 à 630 en 2020, une baisse de 30,7 %.C\u2019est dans le bois d\u2019œuvre que la baisse a été la plus marquée, 57 %, le nombre de wagons passant de 321 à 138.«C\u2019est hors de notre contrôle.La baisse du transport de copeaux a été affectée par le blocus, mais aussi par un arrêt prolongé de l\u2019usine Papiers White Birch de Rivière-du-Loup.C\u2019est reparti et l\u2019usine a conclu des ententes avec de nouveaux clients.Dans le bois d\u2019œuvre, il y a eu une importante hausse de tarifs du Canadien National.On ne contrôle pas ça non plus.C\u2019est de là que vient l\u2019importance de diversifier les trafics, de rajouter d\u2019autres produits», analyse M. Lévesque.POTENTIEL DE CROISSANCE Les plus grandes possibilités de croissance se situent le long de la portion en réfection du réseau utilisé par la SCFG.Cette portion en réfection s\u2019étend de Caplan à Gaspé, soit 60 % de la distance Matapédia- Gaspé.Ce réseau appartient au ministère des Transports du Québec.L\u2019usine de production de pales éoliennes de LM Windpower à Gaspé et Ciment McInnis recèlent ce potentiel de croissance, entre autres.«Il est certain qu\u2019une fois le chemin de fer fonctionnel jusqu\u2019à la cimenterie, nous pourrons débloquer d\u2019autres types de trafic, dont les intrants.Il y a aussi du ciment q u i p a r t p r é s e n t e m e n t p a r camion et qui y reste à cause du coût de transbordement dans les wagons.Mais quand les wagons seront chargés à Port-Daniel, il y aura des économies pour les clients.L\u2019accès au marché du sud du Nouveau-Brunswick que pourrait fournir le CN ouvrirait des possibilités.Nous y travaillons», dit M. Lévesque.La somme dévolue pour les travaux de réfection du réseau ferroviaire gaspésien s\u2019établit à 280,8 millions (M)$.Transports Québec y consacre 235 M$ et le gouvernement fédéral, 45,8 M$.Des travaux importants ont débuté à partir de la fin de 2018.En avril 2019, six mois après son accession au pouvoir, le premier ministre François Legault a indiqué que la réfection du réseau gaspésien serait achevée en 2026.En août 2019, devant les pressions incessantes des Gaspésiens une accélération, l\u2019État québécois s\u2019est engagé à compléter cette réfection en 2025.Lors du sommet sur le transport ferroviaire de Drummondville, en décembre 2019, le ministre des Transports, François Bonnardel, a indiqué vouloir raccourcir de nouveau le délai de réalisation des travaux sur le réseau de la péninsule, sans donner d\u2019échéancier précis.L\u2019allure des derniers mois incite Luc Lévesque à croire que le service ferroviaire reviendra à Port- Daniel vers l\u2019automne 2022, un «scénario réaliste».La SCFG a généré des revenus de près de 10 millions $ lors de la dernière année.Les revenus ferroviaires sont essentiellement déterminés par la distance parcourue et souvent par le tonnage, ce qui laisse entendre que les revenus de la SCFG seront multipliés quand Port-Daniel et Gaspé, entre autres, regagneront un service ferroviaire de marchandises, sans compter le service de passagers.SOCIÉTÉ DU CHEMIN DE FER DE LA GASPÉSIE UNE BONNE ANNÉE MALGRÉ LES ÉCUEILS Le trafic de pales éoliennes augmentera en 2021, et les légères pertes dans ce domaine en 2020 seront rattrapées.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE GILLES GAGNÉ 0057580 L\u2019ENVERS DU RÊVE OLYMPIQUE DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + PHOTOGRAPHIE D\u2019hier à aujourd\u2019hui LA TRAVERSE EN 1924 + OPINIONS Notre santé mentale VIVRE UN DEUIL DURANT LA PANDÉMIE CHRONIQUE Jean-Marc Salvet SCRUTIN PROPORTIONNEL : IL N\u2019EST PAS TROP TARD leSoleil SEMAINE DU 27 FÉVRIER AU 5 MARS 2021 I N F O G R A P H I E L E S O L E I L SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 34 LE POINT Pour les athlètes, les Jeux olympiques constituent un moment décisif.L\u2019accomplissement d\u2019un rêve.Mais pour les villes hôtesses, les Jeux tournent souvent au cauchemar financier.Cette année, la ville de Tokyo n\u2019y échappe pas.En choisissant de maintenir l\u2019événement «coûte que coûte», malgré la pandémie, la capitale japonaise a vu exploser ses coûts.1 Des ennuis qui s\u2019ajoutent au petit musée des horreurs olympiques, un endroit hanté par le mensonge, par l\u2019argent facile, par les calculs foireux, par la corruption, par la triche et par une certaine indifférence envers les droits humains.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com À quel moment l\u2019organisation des Jeux d\u2019été de Tokyo a-t-elle commencé à dérailler?Laissez-moi deviner.Serait-ce lorsqu\u2019il a fallu jeter aux poubelles le projet initial de stade olympique, sur lequel les critiques tiraient à qui mieux mieux, tel un groupe de chasseurs apercevant leur premier canard, le jour de l\u2019ouverture?2 Les farceurs comparaient le design du stade à un casque de cycliste disloqué, voire à une tortue mutante.3 La facture du mastodonte risquait dépasser deux milliards $*, ce qui en aurait fait le stade le plus cher de tous les temps.Attendez.Non.Le dérapage serait- il lié aux égarements du Comité olympique japonais?En juin 2019, le président Tsunekazu Takeda a quitté ses fonctions.On le soupçonnait d\u2019avoir autorisé le versement de pots-de-vin totalisant plusieurs millions $ à des membres du Comité international olympique (CIO).4 Son successeur, Yoshiro Mori, n\u2019a fait que passer.Monsieur a démissionné après avoir battu le record olympique de la farce plate.Il avait suggéré de limiter le temps de parole de ses collègues féminines, pour éviter que les réunions deviennent interminables.5 Après cela, on oublie que l\u2019ancien ministre responsable des Jeux, Yoshitaka Sakurada, avait été rebaptisé «M. Lagaffe».Il confiait qu\u2019il ne savait pas trop «pourquoi on l\u2019avait choisi».On oublie aussi que le premier logo des Jeux, dévoilé à l\u2019été 2015, a fait l\u2019objet d\u2019accusations de plagiat.Normal.Il ressemblait à s\u2019y méprendre au logo d\u2019un théâtre de Liège, en Belgique! Au début, les organisateurs ont fait mine de ne rien voir.Puis, ils se sont rendus à l\u2019évidence, la tête basse.Piteux pitous. 6 Non, vraiment.À bien y penser, l\u2019organisation des Jeux a commencé à déraper avec le début de la pandémie de coronavirus.En janvier 2020.À partir du moment où l\u2019événement a été reporté d\u2019un an, les coûts ont explosé.Si la tendance se maintient, les Jeux de Tokyo pourraient s\u2019imposer comme les plus coûteux de l\u2019Histoire.Un exploit à peine croyable.Voyez plutôt.En 1964, les premiers Jeux olympiques d\u2019été de Tokyo avaient coûté 282 millions $ [2,4 milliards en argent de 2021].Une somme qui ressemble désormais à de la menue monnaie.En 2021, la facture pourrait atteindre 35 milliards $.Presque cinq fois plus que la mise de départ.7 LE PREMIER HOMME «ENCEINTE» On dira que les organisateurs de Tokyo 2020 ne pouvaient pas prévoir Les mauvaises langues diront que le flirt entre les Jeux olympiques et les régimes autoritaires ne date pas d\u2019hier.Il remonte au tout début de l\u2019olympisme moderne.Le fondateur des Jeux, le baron Pierre de Coubertin, ne cachait pas son admiration pour le fascisme.35 Le baron incompris aurait tenté sans succès d\u2019imposer la marche militaire avec un sac à dos comme discipline olympique.Et malgré l\u2019intervention d\u2019Adolf Hitler en sa faveur, il n\u2019aurait pas obtenu le prix Nobel de la paix.36 Jusqu\u2019en 2001, le Comité international olympique (CIO) a été dirigé par Juan Antonio Sa- maranch, un fervent admirateur du dictateur espagnol Franco.37 Et si les temps ont changé, le CIO ne risque pas d\u2019être confondu avec une organisation humanitaire.Mine de rien, il constitue même l\u2019un des derniers repaires de la bonne vieille aristocratie.Sur les 110 membres, on trouve une quinzaine de nobles et de têtes couronnées.Depuis 1894, le CIO a eu neuf présidents.Moins que le nombre de papes. 38 JEAN-SIMON GAGNÉ LE BARON QUI AIMAIT HITLER LE PETIT MUSÉE DES HORREURS OLYMPIQUES Si la tendance se maintient, les Jeux de Tokyo pourraient s\u2019imposer comme les plus coûteux de l\u2019Histoire.Ici, le centre aquatique de Tokyo qui doit accueillir les épreuves de plongeon.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, BEHROUZ MEHRI leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 35 LE POINT la pandémie.Mais l\u2019essentiel est ailleurs.Depuis 1960, tous les Jeux olympiques ont dépassé leur budget initial.TOUS, sans exception.En moyenne, les Jeux coûtent deux fois et demie plus cher que prévu.8 Vous apprendrez toutefois avec fierté que le record de la pire prévision appartient encore et toujours aux Jeux de Montréal, en 1976, avec une facture multipliée par sept.9 À lui seul, notre bon vieux Stade olympique a coûté la bagatelle de 1,2 milliard $CAD.Dix-sept fois le prix de départ.La «merveille» a fini d\u2019être remboursée en novembre 2006.Trente ans après la fin des Jeux.10 À ce moment-là, plus personne ne se souvenait que le maire Jean Drapeau avait déclaré, en 1973 : «Il est aussi impossible pour les Jeux olympiques de Montréal de produire un déficit que pour un homme de devenir enceinte».Rassurez-vous.Les Jeux de Mont réal n\u2019ont pas été les plus coûteux de l\u2019histoire, loin de là.11 La palme revient aux Jeux d\u2019hiver de Sotchi, qui ont coûté 21,9 milliards $.La facture atteignait même 50 milliards $ si on ajoutait les infrastructures «non sportives», incluant un aéroport, un centre des congrès, deux gares, 12 tunnels et 77 ponts.12 L\u2019autoroute reliant Sotchi aux montagnes de Kras- naya Polyana, où se déroulaient les compétitions de ski, a coûté 6,5 milliards $.Autant que les Jeux de Vancouver de 2010! Pour le même prix, le magazine russe Esquire a calculé qu\u2019on aurait pu recouvrir l\u2019autoroute de 1,1 centimètre de caviar «beluga», le plus cher du monde.Ou de 21,9 centimètres de foie gras, si vous préférez.13 Les cyniques diront que les villes envisagent les Jeux avec le même enthousiasme que l\u2019enfant auquel on confie les clés d\u2019un magasin de bonbons.Résultat?Le monde regorge de stades et de pistes olympiques en ruine.À Rio, quatre ans après les Jeux de 2016, un juge a ordonné la fermeture du Parc olympique, laissé à l\u2019abandon.14 Reste qu\u2019un petit nombre de villes réussissent à s\u2019en tirer.En 1984, Los Angeles a dégagé un léger surplus.Sans parler de Barcelone, qui a profité des Jeux de 1992 pour s\u2019imposer comme une destination touristique majeure, notamment en réinventant son accès à la mer.15 Il n\u2019empêche.Les histoires d\u2019amour olympiques finissent mal, en général.Aux dernières nouvelles, Rome n\u2019avait pas fini de rembourser les dépenses liées aux Jeux d\u2019été de.1960.Selon la mairesse, Virginia Raggi, la Ville paye encore les expropriations réalisées en marge des Jeux.Sur les 15 milliards $ de dettes municipales, environ un milliard y serait relié.Des chiffres qui donnent un autre sens au nom de «Ville éternelle».16 Dans les coulisses olympiques, on dit que les Jeux «modestes» n\u2019existent que dans l\u2019imagination fertile du CIO.On répète aussi que les budgets équilibrés sont aussi rarissimes que le sourire du légendaire coureur Émile Zatopek.«Je ne suis pas assez talentueux pour arriver à courir et à sourire en même temps», s\u2019excusait-il.LA MALÉDICTION DU VAINQUEUR Comment expliquer le fait que les prévisions budgétaires des Jeux se révèlent aussi précises que le tir d\u2019un archer aveugle, décochant sa flèche après avoir exécuté 48 tours sur lui- même, afin de s\u2019étourdir?En 2016, une étude réalisée par des chercheurs allemands évoquait la «malédiction du vainqueur».17 D\u2019un côté, une ville candidate doit élaborer un projet «mirobolant» pour épater le CIO.De l\u2019autre, elle doit présenter un budget «raisonnable».Bref, les villes sous-estiment forcément les dépenses. 18 Quelqu\u2019un a-t-il parlé de Londres?En 2005, lorsque la ville obtient les Jeux de 2012, la facture est estimée à un peu plus de 3 milliards $.À la fin, elle atteint 15 milliards $.Pour rendre sa candidature plus attrayante, Londres n\u2019a pas inclus dans ses calculs la TVA [l\u2019équivalent de notre TPS], qui atteint 17,5 % sur tous les travaux.Chemin faisant, les promoteurs ont balayé sous le tapis un rapport du cabinet KPMG qui recommandait d\u2019augmenter le budget d\u2019au moins 1,8 milliard $.19 «Les meilleurs livres de fiction sont les dossiers des villes candidates aux Jeux olympiques, a déjà dit le Canadien Dick Pound, un ancien vice-président du CIO.20 Mais tout le monde n\u2019est pas dupe.On raconte qu\u2019à la veille du vote décisif, en 2005, un directeur du comité Londres 2012 se serait même écrié : «Si on gagne, qu\u2019est- ce qu\u2019on fait?» Peu importe.La commission d\u2019évaluation du CIO avait toute de même jugé le budget londonien «raisonnable et réalisable».21 À ce tableau peu reluisant, il convient d\u2019ajouter les études d\u2019impact bidon qui gonflent les retombées économiques.La plupart ne sont jamais rendues publiques.En 2004, une étude délirante commandée par la Ville de Paris estimait que les Jeux y entraîneraient la création de 42 000 emplois permanents et qu\u2019ils engendreraient des retombées de 30 milliards $ en sept ans.22 À côté de cela, le conte du petit chaperon rouge \u2014 avec le grand méchant loup qui parle \u2014 apparaît comme une histoire hyper réaliste.Le président russe Vladimir Poutine, au centre, est entouré des médaillés russes aux Jeux de Sotchi, en février 2014.On croit que plus d\u2019un millier d\u2019athlètes russes ont profité d\u2019un système de tricherie institutionnel, en particulier à Sotchi.\u2014 PHOTO AFP, MIKHAIL KLIMENTYEV Depuis 2015, le scandale du dopage russe n\u2019en finit pas d\u2019ébranler le monde olympique.Une première enquête de l\u2019Agence mondiale antidopage (AMA) a même provoqué la suspension de\u2026 l\u2019Agence antidopage russe.39 On croit que plus d\u2019un millier d\u2019athlètes ont profité d\u2019un système de tricherie institutionnel.40 En particulier lors des Jeux de Sotchi, en 2014.Certains diront que les athlètes russes ne sont pas les seuls à tricher.Des fuites de documents suggèrent qu\u2019entre 2001 et 2012, le tiers des médaillés en athlétisme lors des Olympiques et des Championnats du monde présentaient des tests suspects.41 Quoi qu\u2019il en soit, la Russie est bannie des grandes compétitions internationales jusqu\u2019à 2023.Les athlètes russes y participeront sous un drapeau neutre, avec une chanson patriotique de l\u2019ère communiste en guise d\u2019hymne national.42 Jour après jour, les détails du système russe ne cessent d\u2019étonner.À commencer par l\u2019histoire rocambolesque du sauteur en hauteur Danil Lysenko.En 2018, l\u2019athlète avait été incapable de justifier son absence lors de tests antidopage.Il risquait deux ans de suspension.Pour tenter de le tirer d\u2019affaire, une demi-douzaine de dirigeants de la fédération d\u2019athlétisme russe se seraient mobilisés pour lui fournir un alibi en béton.Ne reculant devant rien, ils auraient fabriqué des billets médicaux et embauché de faux docteurs.Ils auraient même «déguisé» un bâtiment en hôpital, avec un site Internet fabriqué de toutes pièces.43 JEAN-SIMON GAGNÉ LE DOPAGE À L\u2019HEURE RUSSE LIRE LA SUITE \u203a 36 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 36 LE POINT En exagérant à peine, des chercheurs de l\u2019Université d\u2019Oxford ont jugé que les coûts des Olympiques sont devenus aussi difficiles à prévoir que ceux de désastres comme les tremblements de terre, les tsunamis ou même les guerres.23 Et les frais commencent bien avant les Jeux! La liste des conditions et des exigences du CIO fait plus de 7000 pages.Même la température des salles de réunion est réglementée au degré près.La candidature de Tokyo a ainsi coûté plus de 75 millions $.24 QUI VEUT ENCORE DES JEUX?Il fut un temps où les villes se bousculaient pour accueillir les Jeux olympiques.Mais l\u2019enthousiasme a fondu comme un cornet de crème glacée oublié sur le capot d\u2019une voiture, en plein soleil, durant la canicule.En prévision des Jeux d\u2019hiver de 2004, le CIO avait reçu 11 candidatures.Pour 2010, huit villes étaient sur les rangs.Pour 2014?Sept.Pour 2018?Trois.25 Aujourd\u2019hui, l\u2019hostilité de la population force souvent des villes à retirer leur candidature.Depuis 2010, à travers le monde, au moins une douzaine de référendums ont été organisés.Le Non aux Olympiques l\u2019a emporté partout, notamment à Vienne, à Calgary, à Munich, à Cracovie et à Innsbruck.26 Seule la population d\u2019Oslo, en Norvège, a soutenu l\u2019organisation des Jeux, par une courte de majorité.Pour l\u2019instant, le CIO a évité la pénurie de candidatures en attribuant d\u2019un seul coup les Jeux d\u2019été de 2024 à Paris et ceux de 2028 à Los Angeles.Une première du genre.27 Reste qu\u2019au moment de choisir la ville hôtesse des Jeux d\u2019hiver de 2022, la situation devenait gênante.Après le retrait de plusieurs villes européennes, seules Almaty (Kazakhstan) et Pékin (Chine) demeuraient en lice.Deux villes dirigées par des régimes autoritaires, où l\u2019on ne risquait pas d\u2019entendre l\u2019opposition.Sur le Democracy Index de la revue The Economist, la Chine figure au 151e rang sur 167 pays.Le Kazakhstan s\u2019en tire à peine mieux, avec une 139e place.28 À la fin, c\u2019est Pékin qui a emporté la mise.Normal.La Chine constitue une valeur sûre.Apparemment, il importe peu que les épreuves de neige soient prévues dans la station de Zhangjiakou, où il tombe moins de 21 centimètres de neige par année.29 Même la Virginie en reçoit plus! Pas grave.On produira des montagnes de neige artificielle.Tant pis s\u2019il faut détourner une quantité astronomique d\u2019eau.Les Jeux de 2022 deviendront les premiers Olympiques d\u2019hiver tenus dans une neige artificielle à 100 %!30 Après, les bonzes du CIO répéteront sans rire qu\u2019ils veulent des Jeux «durables» et «verts».Ils ressemblent aux mononcles de jadis qui se débarrassaient de leur huile à moteur usée dans le caniveau ou dans un champ.Pour sauver les apparences, ils mettaient toutefois le papier éponge avec lequel ils s\u2019étaient essuyé les mains dans la poubelle.On est propre ou bien on ne l\u2019est pas.MÉNAGER PÉKIN Les Jeux olympiques de Tokyo auront-ils lieu comme prévu?Seul l\u2019avenir le dira.En attendant, le CIO a d\u2019autres soucis.Depuis des mois, des organisations humanitaires appellent au boycottage des Jeux d\u2019hiver de Pékin 2022,31 à cause des violations des droits humains commis par la Chine, notamment à Hong Kong et dans la province du Xinjiang, à majorité ouïghoure.32 Même le Parlement canadien vient d\u2019adopter une résolution qui dénonce le «génocide» des Ouïghours et qui évoque la possibilité de tenir les Jeux en dehors de la Chine.33 Le CIO répète qu\u2019il fait du sport, pas de la politique.Mais afin de préserver les apparences, il a imaginé une solution tordue.Comme d\u2019habitude.La bonne nouvelle, c\u2019est que toutes les villes hôtesses des Jeux devront adhérer aux «Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits humains».34 La mauvaise, c\u2019est que la décision ne s\u2019appliquera pas avant 2024.Autrement dit, les Jeux de Pékin 2022 n\u2019y seront pas assujettis\u2026 Une solution que des farceurs comparent à un règlement bidon contre l\u2019intimidation, instauré dans une école primaire.Pour éliminer le problème, on annoncerait que tous les élèves coupables d\u2019intimidation seraient désormais expulsés.Mais pour éviter de punir Toto, le petit chouchou de 5e année qui passe son temps à tabasser ses collègues, le règlement n\u2019entrerait pas en vigueur avant l\u2019automne 2022.Toto se trouverait alors à l\u2019école secondaire, et tout le monde serait content.* À moins d\u2019une indication contraire, tous les chiffres sont en dollars américains.NOTES (1) Les JO de Tokyo auront lieu «quoiqu\u2019il arrive» avec la pandémie, Agence France- Presse, 2 février 2021.(2) Japan Scraps Plans for Controversial «Bike Helmet» Olympic Stadium, cnn.com, 17 juillet 2015.(3) Pricey Tokyo Games Accelerate Calls for Olympic Reforms, Voice of America, 4 février 2021.(4) JO 2020 : soupçons de corruption, gaffes en série.Tokyo accumule les déboires, Le Parisien, 11 avril 2019.(5) Tokyo Olympics Chief Resigns Over Sexist Comments, The New York Times, 11 février 2021.(6) Plagiat du logo du Théâtre de Liège pour les JO de Tokyo 2020, un an après, rtbf.be, 28 juillet 2016.(7) Coronavirus Is a Risk to the Olympics, in 2020 and Beyond, Bloomberg, 2 mars 2020.(8) Les Jeux olympiques, combien ça coûte?La Presse, 6 août 2016.(9) Les Jeux qui ne devaient rien coûter, Radio-Canada, 18 février 2018.(10) Le stade est payé!, TVA Nouvelles, 19 décembre 2006.(11)The Oxford Olympics Study 2016: Cost and Cost Overrun at the Games, Saïd Business School, Oxford University, 5 juillet 2016.(12) Quel héritage pour Sotchi?Le Progrès (Lyon), 17 juin 2018.(13) Les JO de Sotchi?Du grand n\u2019importe quoi : la preuve en cinq histoires, Rue89, 2 février 2014.(14) Judge Orders Rio Olympic Park closed Over Security Concerns, Reuters, 16 janvier 2020.(15) The Tourism Legacy of the Olympic Games, cnn.com, 4 mars 2020.(16) La maire de Rome dit non aux JO du ciment, La Libre Belgique, 25 septembre 2016.(17) Cost and Revenue Overruns of the Olympic Games (2000-2018), Springer Gabler, 2019.(18) Jeux olympiques.Le grand mensonge du coût des Jeux, La Croix, 7 juillet 2012.(19) «Cover-up» of £1bn Hole in Britain\u2019s Olympic Bid, Sunday Telegraph, 29 avril 2007.(20) Londres, le gouffre des Jeux, L\u2019Équipe, 18 juillet 2012.(21) Londres, le gouffre des Jeux, L\u2019Équipe, 18 juillet 2012.(22) Les JO 2024, un levier pour accélérer le Grand Paris, La Tribune, 11 septembre 2015.(23) Time to Scrap the Olympics?Saïd Business School (University of Oxford), 7 septembre 2020.(24) Ce que coûte un dossier de candidature pour les JO, Le Figaro, 5 septembre 2013.(25) Qui veut encore des Jeux d\u2019hiver?Le Monde, 20 décembre 2014.(26) A Short History Of Olympic Bid Referendums, https://gamesbids.com, 2 novembre 2018.(27) Compromise sets 2024 Games in Paris, 2028 in L.A., espn.com, 29 juillet 2017.(28) Global Democracy has Another Bad Year, The Economist, 22 janvier 2020.(29) Pas de neige, pas de JO : les images qui montrent pourquoi Pékin pourrait perdre l\u2019organisation des Jeux d\u2019hiver 2022, Atlantico, 3 juin 2015.(30) Chinese Winter Olympics To Be Held On Mountains With No Natural Snow, unofficialnetworks.com, 26 janvier 2020.(31) IOC Accused of Ignoring Human Rights Abuses as China Prepares to Host 2022 Winter Olympics in Beijing, Associated Press, 16 décembre 2020.(32) Les Communes reconnaissent formellement le «génocide» des Ouïghours en Chine, La Presse Canadienne, 22 février 2021.(33) «Déplaçons les Jeux olympiques de Pékin ailleurs», Radio-Canada, 6 février 2021.(34) Guiding Principles on Business and Human Rights, United Nations, Human Rights Office of the High Commissionner, 2011.(35) La face noire de l\u2019Olympisme, Les Échos, 21 février 2014.(36) Olympic Torch Relay Started by Nazis in 1936, USA Today, 13 juillet 2016.(37) Juan Antonio Samaranch, du franquisme à l\u2019olympisme, slate.fr, 22 avril 2010.(38) Les mauvaises notes, L\u2019Équipe, 29 octobre 2016.(39) Dopage : la Russie, de scandales en scandales, Ouest France, 30 décembre 2019.(40) Les grandes dates du scandale de dopage russe, Agence France-Presse, 17 décembre 2020.(41) Leaked IAAF Doping File : Wada «Very Alarmed» by Allegations, BBC Sports, 2 août 2015.(42) Russia\u2019s Team Name, Flag Agreed on for Next 2 Olympics, Daily Mail, 19 février 2021.(43) Fake Doctors, Fake Documents: How a Russian Doping Lie Fell Apart, The New York Times, 17 février 2021.(44) Les Jeux olympiques, combien ça coûte?La Presse, 6 août 2016.Suite de la page 35 COÛTS DES JEUX OLYMPIQUES POUR CHAQUE ATHLÈTE PARTICIPANT 44 (en dollars de 2021) \u203a Jeux d\u2019été de Los Angeles (1984) 1 10 000 $ \u203a Jeux d\u2019été de Rio (2016) 440 000 $ \u203a Moyenne des Jeux d\u2019été 660 000 $ \u203a Jeux d\u2019été de Pékin (2008) 680 000 $ \u203a Jeux d\u2019été de Montréal (1976) 1,1 million $ \u203a Jeux d\u2019hiver de Vancouver (2010) 1,1 million $ \u203a Jeux d\u2019été de Londres (2012) 1,5 million $ \u203a Jeux d\u2019hiver de Sotchi (2014) 8,7 millions $ Le drapeau chinois flotte devant le quartier général du CIO à Lausanne.Depuis des mois, des organisations humanitaires appellent au boycottage des Jeux d\u2019hiver de Pékin 2022, à cause des violations des droits humains commis par la Chine.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, FABRICE COFFRINI leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 37 0055450 NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.Abonnez-vous sans tarder sur lesoleil.com DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Un abonnement facile, rapide et sécurisé Bienquecette édition impriméeduweek-end soitmaintenue, votre médiapréféréest dorénavantdisponible en formulenumériquepayante.Abonnez-vouspour accéder, chaque jour, à cette informationdeproximité crédible et rigoureusequi a toujours éténotremarque.\u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là pour vous.1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestions www.monsamedi.com/faq Cliquez pour tourner la page Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Un abonnement.Six médias.Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Local.De calibre mondial. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 38 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com QUESTION ÉCLAIR Dans le cadre d\u2019une campagne pour recruter du personnel, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) utilise une citation tirée du livre Un pur espion [A Perfect Spy], de John Le Carré.Le problème, c\u2019est que le personnage principal du roman agit de manière fort peu exemplaire pour un espion.Que fait-il?a) Il ment à sa famille, il trahit son pays et il se suicide; b) Il se met à militer en faveur de la souveraineté du Québec; c) Il essaye d\u2019empoisonner la Reine et il commet un attentat; d) Il travaille le moins possible et il fait l\u2019éloge de la paresse; e) Lors d\u2019une mission d\u2019espionnage à Moscou, il sort de l\u2019hôtel en pantoufles, ce qui le trahit.Baarack, le mouton sauvage, dans son imposante toison \u2014 PHOTO AFP/EDGAR\u2019S MISSION PHOTO ARCHIVES AFP, ANTHONY WALLACE Réponse : a) SOURCE : THE GUARDIAN LE POIDS 35 kg Q uantité de laine récoltée sur un mouton «sauvage» surnommé Baarack, dans l\u2019État de Victoria, au sud de l\u2019Australie.La bête avait pris le large il y a six ans, ce qui avait empêché qu\u2019elle soit tondue.Entre-temps, sa toison était devenue si volumineuse qu\u2019elle l\u2019empêchait de se déplacer correctement.On estime que la laine fournie par Baarack permettra de tricoter 61,3 chandails.Ou 490 paires de bas de laine, si vous préférez.SOURCE : CNN.COM LE RETOUR LES ROBOTS À L\u2019HÔTEL I l y a quelques années, les premiers robots utilisés dans les hôtels avaient obtenu des résultats mitigés.Mais voilà que la pandémie leur fournit une occasion de se racheter.Un peu partout, on signale leur retour.À Tokyo, des patients présentant de légers symptômes de la COVID-19 ont séjourné dans des chambres d\u2019hôtel où le personnel était constitué de Pepper, l\u2019aide- infirmier qui s\u2019informait de leur état de santé, et de Whiz, qui s\u2019occupait du ménage.Dans un hôtel de Johannesburg, en Afrique du Sud, trois robots surnommés Lexi, Micah et Ariel portent jusqu\u2019à 300 kilos de bagages.Promis, juré, les robots se seraient améliorés.À Tokyo, par exemple, ils ne répéteraient plus les erreurs commises par le célèbre robot «maître de chambre», qui confondait les ronflements des dormeurs avec des paroles.Celui-là réveillait continuellement les clients en répétant très fort, en pleine nuit : «pardon, je n\u2019ai pas compris la question»! Pas exactement la façon de se faire des amis, vous en conviendrez.SOURCE : COURRIER INTERNATIONAL Un journaliste enregistre la voix du robot Pepper dans le hall d\u2019entrée d\u2019un hôtel japonais.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, PHILIP FONG LE CHIFFRE 1,5 G E stimation du nombre de masques chirurgicaux qui auraient abouti dans les océans, l\u2019an dernier.SOURCE : OCEANS ASIA, CITÉ PAR COURRIER INTERNATIONAL LA COMPARAISON 4,2% Pourcentage du golfe du Saint- Laurent qui était recouvert de glace, en date du 15 février 2021; 33% Pourcentage recouvert de glace, en moyenne, à la mi-février, depuis 1969.SOURCE : SERVICE CANADIEN DES GLACES, CITÉ PAR CBC NEWS LE MYSTÈRE LES CHIENS BLEUS DE RUSSIE A u début, on croyait à un canular.En Russie, des gens signalaient la présence de chiens errants de couleur bleue, près de la ville de Nizhni Novgorod, environ 400 kilomètres à l\u2019est de Moscou.Sûrement des farceurs?Ou des hallucinés?À la longue, il a pourtant fallu se rendre à l\u2019évidence.Les chiens de couleur exotique existent réellement.Il semble que ces animaux fréquentent des usines désaffectées, où ils seraient en contact avec des produits chimiques.Les environs d\u2019une ancienne usine d\u2019acide prussique (cyanure d\u2019hydrogène) produisent des chiens d\u2019un bleu ciel.Ailleurs, le bleu tire davantage sur le vert.Des chimistes soupçonnent les effets du sulfate de cuivre, mais allez savoir?SOURCE : BBC NEWS LE POIDS 5700 t E stimation de la quantité d\u2019oranges que produisent les quelque 48 000 orangers qui bordent les rues de Séville, en Espagne.Les fruits, trop acides pour être consommés, finissent habituellement écrasés sur le sol, en produisant une pâtée malodorante et glissante.Mais peut-être plus pour très longtemps.Un projet pilote mené par la ville se propose de produire de l\u2019électricité avec le méthane généré par la fermentation des oranges.À terme, on estime que l\u2019électricité produite par les oranges pourrait alimenter 73 000 maisons, durant une journée.SOURCE : THE GUARDIAN PHOTO ARCHIVES AFP, ODD ANDERSEN P H O T O A R C H I V E S L A P R E S S E C A N A D I E N N E , J O N A T H A N H A Y W A R D leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 39 LE POINT Scrutin proportionnel : il n\u2019est pas trop tard I l n\u2019est pas trop tard pour organiser au Québec la tenue d\u2019un référendum sur une proposition de scrutin proportionnel qui se déroulerait en même temps que les prochaines élections générales.Mais la volonté du gouvernement Legault est-elle intacte?Non.Est-elle envolée pour de bon?Non plus.Vacillante?Très certainement.Pour qu\u2019il soit en mesure d\u2019organiser ce référendum lors du prochain scrutin général, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) soutenait l\u2019an dernier que le projet de loi de la ministre Sonia LeBel devait être «adopté et sanctionné au plus tard le 1er février 2021».La date est passée, certes.Mais la messe n\u2019est pas dite pour autant.Pas pour le DGEQ en tout cas.Son bureau a indiqué au Soleil cette semaine qu\u2019il pourrait s\u2019accommoder d\u2019une adoption d\u2019ici la fin juin (moyennant la présentation d\u2019un amendement sur un élément périphérique du projet de loi).Il n\u2019est donc pas techniquement trop tard.Tout est encore jouable.Les personnes concernées au sein du gouvernement le savent.Le problème est davantage parlementaire.Ou politique.Le projet de loi de Sonia LeBel doit encore franchir des étapes législatives avant d\u2019être adopté.Pour cela, il doit être déféré en commission parlementaire.Or, pour l\u2019heure, il ne semble pas en voie de l\u2019être.Il y aurait embouteillage à l\u2019instance où il doit être épluché, et ce jusqu\u2019à la fin de l\u2019actuelle session parlementaire.Que cette instance soit très occupée n\u2019est pas faux.Mais quand la volonté politique est là, tout est possible.Sonia LeBel tient à ce projet de loi, dit-on.Mais ce n\u2019est pas le cas de tout le monde au gouvernement.LE COMPROMIS Il serait bien dommage d\u2019échouer encore une fois sur ce front.Surtout que les bases du projet sont solides.Et que le tout est le fruit d\u2019un compromis intéressant.Au départ, les élections d\u2019octobre 2018 devaient être les dernières à se tenir avec un scrutin uninominal à un tour.En campagne électorale, François Legault paraissait si déterminé à le changer rapidement qu\u2019il avait même assuré que l\u2019appui de trois partis sur quatre à l\u2019Assemblée nationale suffirait à aller de l\u2019avant pour le scrutin de 2022.Dans le projet de loi présenté en septembre 2019, on a finalement ajouté l\u2019idée de soumettre cet éventuel changement de mode de scrutin au verdict des citoyens par un référendum tenu en même temps que les prochaines élections.Si bien qu\u2019avec un Oui majoritaire, ce n\u2019est qu\u2019au scrutin de 2026 que le Québec voterait sous un nouveau régime.Il était et demeure tout à fait acceptable que le gouvernement Legault ait décidé de soumettre à un référendum son projet de scrutin proportionnel \u2014 même si ce n\u2019est pas ce qu\u2019il avait promis en campagne électorale.Acceptable, car c\u2019est toujours au nom d\u2019un idéal démocratique que l\u2019on promeut un mode de scrutin proportionnel.Il est donc normal de pousser la logique jusqu\u2019au bout en demandant aux citoyens s\u2019ils sont pour ou contre.C\u2019est un compromis intéressant sur la forme.LE FOND Sur le fond, corriger les distorsions de notre système électoral afin que les choix exprimés par les électeurs soient représentés le plus fidèlement possible à l\u2019Assemblée nationale est et demeurera toujours un objectif valable en soi.Il est vrai qu\u2019un mode de scrutin proportionnel entraînerait l\u2019élection de plus de gouvernements minoritaires.Voilà qui est précisément un avantage, selon ses partisans les plus ardents.Je ne vais pas jusque-là.Mais le simple fait de vouloir représenter plus fidèlement au parlement les pourcentages des votes recueillis par les différents partis est en soi un objectif suffisant pour avancer.Même si le Parti québécois souhaite l\u2019adoption d\u2019un mode de scrutin proportionnel, certains, dans son camp, craignent qu\u2019il affaiblisse le pouvoir du seul gouvernement contrôlé par une majorité francophone en Amérique du Nord.Faux.Tout gouvernement fonde son pouvoir sur les appuis qu\u2019il reçoit des parlementaires.Et un gouvernement minoritaire peut aussi rassembler une majorité de députés, trouver des appuis chez des élus d\u2019une ou d\u2019autres formations représentées dans un parlement \u2014 et donc faire avancer ses projets.REGRETTABLE Le projet de «mode de scrutin mixte avec compensation régionale» de la ministre LeBel est modéré.Mais bien des députés caquistes ne seraient pas déçus de le voir dérailler complètement.Car, si le modèle proposé avait été en vigueur en octobre 2018, la CAQ aurait formé un gouvernement minoritaire.Mais avec les intentions de vote qui existent actuellement, les caquistes formeraient un gouvernement majoritaire avec ce même modèle.N\u2019empêche que le risque serait plus grand.En février 2017, le gouvernement de Justin Trudeau avait reculé sur son projet de passer à un mode de scrutin proportionnel sur la scène fédérale.Il serait regrettable que le Québec n\u2019aille pas de l\u2019avant avec le référendum et que l\u2019on arrive au même résultat qu\u2019à Ottawa.S\u2019il était dans l\u2019opposition, M. Legault dirait probablement qu\u2019un recul là-dessus est susceptible d\u2019alimenter le cynisme.Pourquoi souligner cela?Parce qu\u2019en avril 2015, alors dans l\u2019opposition, la CAQ avait présenté 10 propositions pour réduire le «cynisme des citoyens».La toute première avait trait au mode de scrutin proportionnel.Retenons qu\u2019il n\u2019est pas encore trop tard pour ce référendum.Mais le temps presse.Le projet de «mode de scrutin mixte avec compensation régionale» de la ministre LeBel est modéré JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Sonia LeBel tient au projet de loi sur le mode de scrutin, dit-on.Mais ce n\u2019est pas le cas de tout le monde au gouvernement. \u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 40 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique La langue française, c\u2019est une géante! L\u2019air de rien ou sur un air de Félix Leclerc, la langue française résiste, perdure et demeure, dans ma vie, cette amie fidèle qui m\u2019accompagne et qui me tient par la main.Vous dire qu\u2019elle m\u2019enchante serait trop facile.Mais je peux affirmer sans ambages que je l\u2019entends chanter à tout venant quand je marche avec elle sur les chemins de mon pays.Car mon pays à moi est peuplé de ses mots à elle.Elle, si vertueuse, si éloquente, si diversifiée, si riche en échos et en résonances de toutes sortes.La langue française est une grande poète et une grande résistante.Vous aurez beau lui dire qu\u2019on la délaisse de plus en plus, ici même au Québec, et voilà qu\u2019elle se mettra à chanter de plus belle l\u2019hymne de sa provenance.La langue française, c\u2019est une géante parmi nous.C\u2019est une âme fière, porteuse de nos rêves.C\u2019est une pionnière qui veille sur nous.La langue française nous aime plus que tout.Alors, contre vents et marées, c\u2019est le moment de lui rendre la pareille.Voici venu le temps, plus que jamais, de lui parler d\u2019amour.Yvan Giguère Saguenay Du béton, du béton et du béton D a n s l e s a n n é e s 1 9 6 0 , o n a b étonné les b erges de la rivière Saint-Charles.On en est revenus.Dans les années 1970, on a bétonné les abords du parlement, le long de l\u2019ancien boulevard Saint-Cyrille, devenu boulevard René-Lévesque plus tard.On a appelé cette structure le «mur de la honte».On en est revenus.Dans les années 2020, on prévoit bétonner encore la plate- forme du tramway, séparant presque la ville en deux.Je ne sais pas quel nom on donnera à ce muret, mais j\u2019espère qu\u2019on en reviendra aussi.Dans 30 ans peut-être.Certains semblent beaucoup aimer le béton, et aussi les fils, dont on a tout fait pour se débarrasser.On croyait être en voie de ne plus voir de poteaux de téléphone et d\u2019électricité en ville.Il semble qu\u2019il faudra encore en rajouter avant d\u2019en revenir.Ah! Si la végétation et les arbres pouvaient parler! Alain LaBonté Québec Hockey : LNH ou LCH?En ce temps de dérangement généralisé, les trouvailles de gestion visant à sauver les meubles sont fort ingénieuses.L a r e s t a u r a t i o n , l e s s p e c - tacles, la pédagogie en pleine effervescence.Des stratégies impressionnantes d\u2019ajustement explorant toutes les voies de l\u2019originalité pour survivre.Le hockey professionnel devant composer avec le danger de la contagion omniprésente se déploie sans la présence vibrante des spectateurs.Un calendrier modifié, des déplacements l imités, une l igne nationale rétrécie.Notre Canadien affrontant des adversaires canadiens.Nous sommes dans une ligue canadienne! Rivalité à pimenter pour du hockey confiné et le danger de la lassitude.Les adversaires américains ne sont pas dans le décor.Le menu serait-il moins attrayant?Le vide des temples sportifs est lourd malgré le talent des virtuoses de la rondelle.On est dans un contexte «steak, blé d\u2019inde, patate».Du répétitif et de la monotonie inévitables sans une rivalité étendue.Toujours les mêmes adversaires.Commentateurs et analystes sur le point d\u2019être en panne d\u2019inspiration! Et si ces Nordiques étaient là pour alimenter notre plaisir de détester le bleu-blanc-rouge?Douglas Beauchamp Québec POINT DE VUE Yves Poulin Québec I ncroyable que ce projet de transport en commun structurant ne soit pas encore en marche.Le gouvernement Legault fait de la petite politique sur le dos des gens de la ville de Québec.Au lieu de dire clairement que la CAQ ne veut pas de tramway pour la ville de Québec, le parti politique tergiverse sur une question de desserte des banlieues et de changement du tracé.Personne à la CAQ n\u2019a indiqué qu\u2019elles étaient ces banlieues non desservies.Changer le tracé à l\u2019étape où le projet en est rendu coûtera des millions supplémentaires alors que la CAQ ne veut pas augmenter le budget.Qu\u2019est- ce que la CAQ fera de mieux avec le même budget de 3,3 milliards $?Avec les retards qui s\u2019accumulent, il faudra couper encore.Il faut bien commencer quelque part même si le projet n\u2019est pas parfait.Pour l\u2019instant, la CAQ ne va nulle part et cherche des excuses pour promouvoir le troisième lien.Ce troisième lien dans l\u2019est n\u2019apportera rien de positif pour la diminution de la circulation automobile dans le centre- ville de Québec, tout le contraire.En plus, personne ne sait comment coûtera ce troisième lien et si les finances publiques pourront soutenir une promesse politique utopique et sans avenir.On sera très très éloigné de 3,3 milliards $ et plus près de 12 milliards $ si jamais la CAQ va de l\u2019avant avec ce projet indéfendable au plan scientifique.Cela a déjà été dit, mais la CAQ fait la sourde oreille.Tout pour Montréal et rien pour Québec sauf pour promouvoir le troisième lien qui ne verra jamais le jour tant i l reste de questions sans réponse et des milliards à y investir.Le troisième lien n\u2019apportera que davantage de problèmes de circulation au centre-ville de Québec.Toutes les villes dans le monde de la grandeur de Québec possèdent un réseau de transport structurant moderne, dont Oslo (Norvège), Gothenburg (Suède), etc.Je me souviendrai! La saga du tramway LIRE D\u2019autres points de vue sur lesoleil.com et dans notre application Guy Badeaux, Le Droit leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 41 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Nicole Lévesque Spécialiste en analyse et développement des organisations publiques Lettre à Paul St-Pierre Plamon- don, chef du Parti québécois N ous sommes nombreux à écouter vos plaidoyers dans les médias.Entre autres chevaux de bataille ces derniers temps?L\u2019anglicisation et la solitude.«Faites ce que je dis, pas ce que je fais», selon St-Mathieu et.St-Pierre Plamondon.Car vous militez haut et fort pour la sauvegarde de la langue française en fustigeant les investissements consentis par la CAQ au Collège Dawson et à l\u2019Université McGill, deux établissements de langue anglaise à Montréal, ce qui leur permet d\u2019accueillir plus d\u2019étudiants francophones, favorisant leur anglicisation.Et ce, tout en vous montrant fier de votre propre parcours à McGill.Consommons local, proclamez- vous aussi, faisant fi de vos études à l\u2019Université d\u2019Oxford en Angleterre, soit une des plus prestigieuses universités sur le plan mondial, puis à la toute aussi renommée Université de Lund en Suède.Un important investissement hors Québec s\u2019il en est, renchéri par l\u2019acquisition d\u2019expériences professionnelles en Bolivie, Belgique, et à Stikeman Elliot, chef de file des cabinets d\u2019avocats canadiens.Dès lors, nul doute que vous saviez que le français et l\u2019anglais sont les deux langues officielles au Canada pour faire affaire dans ce pays.Au moins deux langues qui vous servent au besoin.Ne ris- quez-vous pas de vous en mordre une en tentant de définir votre notion du bilinguisme individuel et institutionnel?Comme vous le dites si bien, le choix des mots est important.D\u2019autant plus qu\u2019hier encore, n\u2019est-ce pas vous qui vilipendiez Simon Jolin-Barrette, ministre responsable de la langue française?: «C\u2019est un gouvernement qui aura été très bon à date dans les communications, mais quand on veut savoir où loge la CAQ, il faut regarder dans leurs gestes.Puis leurs gestes, c\u2019est l\u2019anglicisation de Montréal».UN MINISTÈRE DE LA SOLITUDE?«Vivre seul, c\u2019est ni vivre ni mourir», chante Mouskouri, pendant que le Québec pleure la mort de ses trop nombreux laissés-pour-compte.Nul doute que les Québécois saluent votre empathie à cet égard.Par contre, votre élan pour la création d\u2019un ministère de la Solitude inquiète.D\u2019autant plus que vous prenez comme modèle le gouvernement du Royaume-Uni qui a examiné la question de l\u2019isolement social à travers le pays, aux fins de la création d\u2019un tel ministère.Une décision vigoureusement contestée en Angleterre par les tenants de librairies qui disparaissent par centaines à travers le pays dû à des coupes budgétaires.Pour eux, la lutte contre la solitude passe notamment par ces lieux de rencontres et d\u2019échanges, d\u2019où un non-sens politique que de mettre en place un ministère de la Solitude et en même temps, fermer ces espaces créateurs de liens sociaux.Qui plus est, vous passez sous silence qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un pays de plus de 65,6 millions d\u2019habitants (dont 9 millions souffrent d\u2019isolement), comparativement à notre province de 8,575 millions d\u2019habitants, aussi motivée soit-elle par une lubie d\u2019indépendance.Sans entrer dans la nomenclature, vous n\u2019êtes pas sans savoir que la création d\u2019un ministère n\u2019est pas un geste aléatoire et contingent, étant entendu que prendre soin des personnes qui souffrent, peu importe les causes, est une responsabilité sociale et d\u2019État, pas juste en période de pandémie, mais une obligation de tous les temps.Et ces temps pressent.L\u2019heure est à l\u2019urgence et non pas à la gestion d\u2019arbitrages interministériels et à l\u2019instabilité qui s\u2019ensuit.L\u2019heure est à la collaboration entre les différentes instances en place, et au besoin, à des transferts de responsabilités et au recours à des ministres délégués chargés de dossiers particuliers, nous épargnant cette dénomination péjorative de «ministère de la Solitude».Qui plus est, un éminent psychiatre torontois en santé mentale, le Dr David Gratzer, se montre également sceptique à l\u2019idée même d\u2019un ministère de la Solitude, étant entendu qu\u2019une bonne intention n\u2019est pas nécessairement garante d\u2019une bonne politique publique.Et à juste titre, considérant que ce n\u2019est pas l\u2019ajout d\u2019une plateforme décisionnelle qui va régler le problème dans notre gouvernement qui possède déjà, parmi plus d\u2019une centaine de ministères et organismes, les infrastructures permettant d\u2019endiguer les questions sociales, dont la solitude involontaire ou l\u2019isolement.Cela étant, vous prônez toujours la création d\u2019un tel ministère avec une petite équipe de recherche pour produire des données, faire des avancées, écrire des politiques.avec un petit budget, peu d\u2019employés?Sachez qu\u2019une telle décision constitue des enjeux politiques, bureaucratiques et sociaux lourds de conséquences.Et pour cause.Il existe déjà un Comité ministériel permanent des services aux citoyens, chargé de formuler des recommandations au Conseil des ministres et de coordonner les actions gouvernementales dans différents domaines, souvent connexes, dont la santé, les services sociaux, les aînés, les proches aidants, la famille, l\u2019habitation, le loisir, la protection de la jeunesse et de l\u2019enfance, les droits de la personne, etc.De plus, bon nombre d\u2019études et de recherches ont déjà été produites en matière d\u2019isolement chez les aînés, dont un document de l\u2019INSPQ adressé aux autorités de la santé publique et à l\u2019ensemble des partenaires soutenant des interventions auprès des personnes âgées.Et l\u2019OMS a créé une banque de données mondiales, permettant de savoir ce qui se fait partout sur la planète pour adapter les divers services aux besoins des populations vieillissantes.En plus des données probantes démontrant la réussite de différents types de programmes et interventions prometteuses pour contrer l\u2019exclusion sociale chez les gens les plus vulnérables de la société que sont les enfants, les aînés, les personnes malades.D\u2019où la nécessité d\u2019une vision globale qui privilégie la continuité dans les engagements politiques et sociaux, et à plus forte raison, lors des changements de gouvernement.Étant entendu qu\u2019un gouvernement n\u2019est pas une ligue d\u2019impro! Dans ce texte, Nicole Lévesque s\u2019interroge sur le bien-fondé de la création d\u2019un ministère de la Solitude tel que proposé par le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon (photo).\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000 caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour.LE GOUVERNEMENT N\u2019EST PAS UNE LIGUE D\u2019IMPRO. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 42 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES Bruno Detuncq Professeur à la retraite de l\u2019École Polytechnique de Montréal Bernard Saulnier Ingénieur E nvoyer un courriel, se rendre à Paris en avion, faire ses courses en voiture, cuire une tourtière, chauffer sa maison, réfrigérer ses aliments, construire une école ou une automobile : toutes ces activités nécessitent un approvisionnement externe en énergie.Quelles sources d\u2019énergie devraient alimenter nos activités?L\u2019énergie que nous consommons provient de gisements de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) ou de gisements de source renouvelable tributaires du rayonnement solaire (eau, solaire, éolien, biomasse).La fusion nucléaire étant loin d\u2019être maîtrisée, elle ne sera pas traitée dans ce texte.Il est utile de classer les sources d\u2019énergie en deux catégories pour refléter leurs temps de régénération radicalement différents : les énergies de stock constituées sur une très longue durée, parfois des millions d\u2019années; et les énergies de flux dont le cycle naturel est relativement court, c\u2019est-à-dire quotidien, saisonnier ou annuel.Cette classification permet d\u2019intégrer dans l\u2019équation des approvisionnements énergétiques les enjeux structurels liés à l\u2019épuisement graduel et irréversible des gisements fossiles, par opposition au caractère renouvelable et pérenne des énergies de flux.L\u2019augmentation de la population mondiale et la raréfaction des sources non renouvelables nous obligent à penser l\u2019énergie sur le long terme : dans quelles filières énergétiques est-il pertinent d\u2019investir aujourd\u2019hui en fonction du contexte démographique, géographique, climatique et environnemental?Par sa flexibilité, l\u2019électricité joue un rôle majeur dans toutes nos activités.L\u2019électricité est le vecteur énergétique essentiel de la décroissance rapide de l\u2019utilisation des énergies fossiles, et elle deviendra le vecteur prépondérant de nos approvisionnements en énergie dans l\u2019avenir.Dans ce qui suit, afin de comparer équitablement des pommes avec des pommes, nous prendrons pour hypothèse que la forme finale des différentes filières énergétiques est l\u2019électricité.AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS À LONG TERME Plusieurs critères doivent être utilisés pour analyser les choix énergétiques qui s\u2019offrent à nous, afin d\u2019en déterminer tous les avantages et inconvénients à long terme, sachant qu\u2019aucun projet énergétique n\u2019est neutre par rapport à la nature.Le critère économique est important, mais la dégradation de l\u2019environnement et la crise climatique nous obligent à intégrer d\u2019autres critères au cadre décisionnel des investissements énergétiques tant publics que privés.Parmi les instruments de mesure utiles, mentionnons l\u2019analyse par le taux de retour énergétique (TRE), aussi connu par son acronyme anglais EROI (Energy Returned On energy Invested).Le TRE est la quantité d\u2019énergie finale utilisable divisée par la quantité d\u2019énergie dépensée pour l\u2019obtenir.Plus la valeur du TRE est élevée, plus le projet est rentable au plan énergétique.Il est aujourd\u2019hui essentiel de tenir compte du TRE d\u2019un projet lorsqu\u2019on mesure la quantité de gaz à effet de serre (GES) qui lui est associée.À noter que les GES ne se limitent pas au dioxyde de carbone (CO2), mais qu\u2019ils comprennent aussi d\u2019autres gaz, en particulier le méthane (CH4), souvent négligé dans les analyses, mais qui a un potentiel de réchauffement global 86 fois plus important que le CO2 sur un horizon de 20 ans.La dimension temporelle est importante puisqu\u2019il faudrait incorporer dans l\u2019analyse les émissions fugitives qui peuvent se poursuivent très longtemps après la fermeture des puits.Il est donc nécessaire, pour l\u2019évaluation des projets impliquant des combustibles fossiles, de bien en définir la portée dans le temps.Il est impossible de donner une valeur unique au TRE pour chaque filière, car beaucoup de facteurs influencent la valeur finale; il s\u2019agit donc de présenter un ordre de grandeur plutôt que des résultats précis.Les centrales hydroélectriques avec réservoir possèdent la fourchette de TRE la plus élevée (1), entre 80 et 112, une valeur qui tient compte de la quantité d\u2019énergie requise pour la construction de la centrale, du barrage et des infrastructures requises.Ces projets sont très rentables au plan énergétique parce que les besoins internes des centrales sont minimes et que les barrages ont une espérance de vie très longue.Comme pour l\u2019hydroélectrici- té, la phase de construction est incluse dans les calculs du TRE associé aux autres formes d\u2019énergie renouvelable.L\u2019énergie solaire présente des valeurs de TRE entre 5 et 34.Les écarts dépendent principalement du type de capteur solaire et de l\u2019ensoleillement annuel du lieu d\u2019installation.L\u2019amélioration de la technologie avec les années porte ces valeurs à la hausse (2).Du côté de l\u2019énergie éolienne, les valeurs du TRE dépendent également de plusieurs facteurs, dont notamment la vitesse annuelle moyenne du vent.Des éoliennes toujours plus hautes, équipées de rotors toujours plus grands, fournissent aujourd\u2019hui de l\u2019électricité à un coût toujours plus bas.Les grandes éoliennes commerciales se situent dans une fourchette de TRE comprise entre 35 et 70 (3).Par exemple, aux Îles-de-la-Made- leine, une éolienne construite suivant les normes actuelles compenserait en quelques mois tous les besoins énergétiques requis par sa fabrication et son installation, générant sur 20 années de production plus de 70 fois ce même volume d\u2019énergie sous forme d\u2019électricité propre.Les filières solaire et éolienne se démarquent, par ailleurs, par leur faible production de GES.Ces émissions se produisent durant la phase de construction des installations, car les émissions sont nulles dans la phase d\u2019exploitation qui s\u2019ensuit.Finalement, puisque le carburant éolien et solaire est gratuit, ces filières contribuent directement à la stabilité des prix de l\u2019électricité sur toute leur durée de vie.Du côté des énergies fossiles, il faudrait tenir compte des étapes qui vont de l\u2019extraction du combustible jusqu\u2019à la production d\u2019électricité dans des centrales thermoélectriques, sachant que leur rendement moyen actuel est d\u2019environ 40 %.Malheureusement, trop peu de données existent pour que les phases de construction des infrastructures de production soient considérées.Les résultats de recherche présentés par Luciano Celie (4) en 2019 et portant sur les 30 compagnies pétrolières les plus importantes au monde montrent que le TRE se situe entre 3 et 30 avant la combustion.Une fois la conversion en courant électrique intégrée au calcul (avec un rendement de ~40 %), ces valeurs baissent à 1,2 et 12.Même ordre de grandeur pour le gaz naturel.Dans le cas des énergies fossiles, le TRE diminue avec le temps, car elles deviennent plus difficiles à extraire, ce qui requiert davantage d\u2019énergie.Par conséquent, les émissions de GES associées à l\u2019exploitation de ces sources d\u2019énergie sont en augmentation pour chaque unité d\u2019énergie produite.L\u2019ère de l\u2019énergie peu dispendieuse, dont les conséquences ne sont pas seulement externalisées, mais aussi ignorées lors des décisions d\u2019investissement, tire à sa fin.On ne peut plus faire comme avant; le temps de l\u2019énergie considérée comme une denrée précieuse est arrivé.Questions ou commentaires?info@ desuniversitaires.org.Bruno Detuncq et Bernard Saulnier sont membres du regroupement Des Universitaires (https://desuniversitaires.org/) RÉFÉRENCES 1-https://wecanfigurethisout.org/ ENERGY/Web_notes/Technology_ Comparisons/EROI_Supporting_Files/ Atalson%202015%20-%20EROI%20 of%20hydroelectric%20-%20 Elsevier%20preprint.pdf 2-Trends in Scientific Literature on Energy Return Ratio; Roberto Leonardo Rana and al ; 2020 https://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&sourc e=web&cd=&ved=2ahUKEwj4xMSTns HsAhVkmuAKHbFnBHEQFjASegQIBR AC&url=https%3A%2F%2Fwww.mdpi.com%2F2076-3387%2F10%2F2%2F21 %2Fpdf&usg=AOvVaw1HhRiMmgLIs8W BhIViYSJ3 3-Scientific proof of sustainability; Enercon receives certificate for life- cycle assessment, Windblatt, #02/12, p.14 https://www.enercon.de/fileadmin/ Redakteur/Medien-Portal/windblatt/ pdf/WB_2-2012_de_web.pdf, 4-https://countercurrents.org/2019/03/the-real-energy-return- of-crude-oil-smaller-than-you-would- have-imagined/ L\u2019ÉNERGIE ET LE TAUX DE RETOUR ÉNERGÉTIQUE Par sa flexibilité, l\u2019électricité joue un rôle majeur dans toutes nos activités.\u2014 PHOTO 123RF, GUI YONGNIAN leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 43 PLACE PUBLIQUE NOTRE SANTÉ MENTALE Georgia Vrakas, Ph.D., psychologue et ps.éd.Professeure, Département de psychoéducation UQTR | Campus de Québec L a mort d\u2019un proche est déjà difficile à vivre psychologiquement en temps normal.Cependant avec la pandémie, vivre son deuil peut être encore plus douloureux et complexe.La professeure Mélanie Vachon de l\u2019Université du Québec à Montréal mène un projet de recherche participatif et créatif sur le deuil au temps du coronavirus.Ses résultats auprès de personnes ayant perdu un proche en raison de la COVID-19 révèlent que l\u2019absence de rituels et de mise en lien suite au décès d\u2019un proche sont difficilement vécues par les endeuillées.Les funérailles représentent un rituel qui porte un sens.Elles nous permettent de nous retrouver avec nos proches, nous serrer dans les bras, de rendre hommage à la personne décédée.Or, les mesures sanitaires en place (funérailles plus petites, port du masque, distanciation physique) ne nous permettent pas de vivre cette étape, pourtant cruciale dans le processus du deuil.Elle est en quelque sorte escamotée ou prise en otage par la pandémie.On se retrouve alors à vivre un deuil en suspens, selon Mme Vachon.Ayant perdu mes deux parents, je peux témoigner à quel point ces pertes ont été difficiles pour moi.Après le décès de ma mère en 2015, je me retrouvais orpheline à 39 ans.Il ne restait plus dans ma famille immédiate que mes deux sœurs et moi.Je ne réussirai jamais à décrire adéquatement ce que je ressentais à cette époque.Un mélange de peine intense, de rage, d\u2019incompréhension, d\u2019impuissance et d\u2019un vide immense à l\u2019intérieur.Le processus de deuil est long et est vécu différemment par chaque personne.Dans mon cas, il y a des parties de ce long cheminement dont je ne me souviens plus, soit parce que j\u2019étais coupée de mes émotions soit parce que j\u2019étais trop submergée par celles-ci.Cependant, je n\u2019oublierai jamais les funérailles de mes parents.Toutes les personnes qui y étaient présentes, les beaux témoignages, les portes de l\u2019église restées ouvertes tellement qu\u2019il y avait du monde.Des personnes que mes parents avaient touchées, marquées d\u2019une façon ou d\u2019une autre.Être entourée de tant d\u2019amour, de bienveillance et de compassion laisse des traces et m\u2019a permis de clore un chapitre de ma vie afin d\u2019en amorcer un autre.Celui de ma reconstruction, petit pas par petit pas, morceau par morceau, en vivant mon deuil à ma façon.Je comprends donc très bien l\u2019importance que revêt ce rituel et que cela peut être extrêmement triste de ne pas avoir l\u2019occasion de se retrouver ensemble comme on le voudrait, comme on en aurait besoin.Le sentiment de solitude peut en être exacerbé dans le contexte de la pandémie, marquée par la distanciation physique et des contacts sociaux très limités.La perte d\u2019un être cher fait très mal.Pandémie ou pas, nos besoins restent les mêmes.Le besoin d\u2019être entendu.e, d\u2019être accueilli.e dans notre souffrance, le besoin de nous appuyer psychologiquement et physiquement sur nos proches, de pleurer avec eux, de rager avec eux, de simplement se retrouver dans le même espace qu\u2019eux.La COVID-19 nous oblige à vivre notre deuil différemment; la peine est là, alourdie par le contexte pandémique.Que peut-on faire alors pour traverser cette épreuve, qu\u2019est le décès d\u2019un être cher, durant la pandémie?La première chose est de ne pas rester seul.e avec votre peine, d\u2019en parler avec quelqu\u2019un en qui vous avez confiance.Je sais qu\u2019un de nos réflexes peut être de vouloir rester seul.e, pleurer, s\u2019isoler, s\u2019enfermer chez soi.Cependant, pour prendre soin de votre santé mentale, il est important de maintenir vos liens avec les autres que ce soit virtuellement ou en «vraie vie».Ici je vais m\u2019adresser aux proches de personnes endeuillées et je reprends les conseils de la profes- seure Vachon : s\u2019il vous plaît, prenez des nouvelles de la personne endeuillée.Si vous le pouvez, offrez-lui d\u2019aller marcher ensemble dehors.Lorsqu\u2019on traverse un deuil, on n\u2019a pas nécessairement l\u2019énergie d\u2019aller vers les autres.Il est d\u2019autant plus important pour vous d\u2019aller vers la personne endeuillée.Finalement, il est important que vous sachiez qu\u2019il y a des ressources pour personnes endeuillées (voir le tableau).Il y a des gens qui sont là pour vous écouter, pour accueillir vos émotions, pour vous accompagner dans ce processus.Vous n\u2019êtes pas seul.e.Je suis très consciente qu\u2019il n\u2019y a pas de mots assez justes pour décrire l\u2019immensité de la peine qu\u2019on ressent après avoir perdu un être cher.Cela peut sembler être une épreuve insurmontable.Je peux vous assurer, toutefois, qu\u2019il a de l\u2019espoir.Même si le cheminement peut être long et ardu par moments, on peut s\u2019en sortir petit pas par petit pas avec le soutien de nos proches et avec l\u2019aide des ressources, même en temps de pandémie.VIVRE UN DEUIL DURANT LA PANDÉMIE La perte d\u2019un être cher fait très mal.Pandémie ou pas, nos besoins restent les mêmes.\u2014 PHOTO 123 RF, VICTORIA DENISOVA ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une question pour Georgia Vrakas?opinion@lesoleil.com OUTILS \u2022 Si vous ou un de vos proches est suicidaire ou si vous êtes endeuillé.e.s par suicide : 1-866-APPELLE \u2022 Pour les endeuillé.e.s par suicide : https://suicide.ca/fr/je-suis-endeuille- par-suicide \u2022 Tel-Écoute - Ligne Le Deuil, Service de consultation téléphonique : 1-888 LE DEUIL ou 1-888-533-3845 \u2022 Deuil-Jeunesse - Service de consultation téléphonique et d\u2019interventions individuelles et familiales s\u2019adressant autant aux adultes qu\u2019aux enfants : 1-855-889-3666 \u2022 Projet de recherche participatif et créatif de la professeure Mélanie Vachon mis en place afin de soutenir, informer, sensibiliser, outiller, lier et inspirer les individus touchés par la fin de vie et le deuil : jaccompagne.ca SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 44 0056782 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.Toutefois, compte tenu du nombre limité de doses de vaccin, les personnes ayant eu la COVID-19 pourraient attendre 90 jours après la maladie pour être vaccinées.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 45 0056782 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.Toutefois, compte tenu du nombre limité de doses de vaccin, les personnes ayant eu la COVID-19 pourraient attendre 90 jours après la maladie pour être vaccinées.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 46 LE POINT Le secteur de la traverse Québec-Lévis, en 1924.Quelques années plus tôt, en 1919, l\u2019inauguration du pont de Québec a fait disparaître plusieurs petits services de traversiers qui assuraient la liaison entre les deux rives.À l\u2019arrière de la traverse, un vaste espace semble un peu abandonné.Près de la publicité des cigarettes «Rugby», des attelages ayant ramassé la neige dans les rues viennent se débarrasser de leur cargaison dans le fleuve.Il peut aussi s\u2019agir de livreurs de glace, qui coupent leur produit directement dans le Saint-Laurent.Après tout, le frigidaire ne se généralisera pas avant les années 50.À gauche, notez les anciennes maisons de ce qui deviendra le quartier de Place Royale.Lors de leur démolition, en 1973, on découvrira les restes de la Batterie royale, tombée dans l\u2019oubli.Aujourd\u2019hui, la Batterie a été reconstituée.Et comme on peut le constater du haut des airs, le gros de l\u2019espace est occupé par des stationnements.JEAN-SIMON GAGNÉ \u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com 1924 2021 P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E P H O T O A R C H I V E S D E L A V I L L E D E Q U É B E C N 0 1 6 8 0 5 R A Y M O N D V I L L E N E U V E 0057569 Que se passe-t-il quand on donne carte blanche à 14 auteurs talentueux autour d\u2019un thème aussi riche que celui du corps?Pour le savoir, il faut lire Épidermes, un ouvrage collectif qui vient de paraître aux éditions Tête première.Ce livre, qui réunit nouvelles, poèmes, contes et autofictions, a été codirigé par Sophie-Anne Landry et Mattia Scarpulla avec la collaboration de Fanie Demeule.Outre ces trois auteurs, on y trouve des œuvres signées Alain Beaulieu, Jean-Paul Beaumier, Anne-Marie Desmeules, Natalie Fontalvo, Ariane Gélinas, Nicholas Giguère, Stéphane Ledien, Marie-Ève Muller, Anne Peyrouse, Miruna Tarcau et Alex Thibodeau.Si l\u2019hétéroclisme berce ses 280 pages, Épidermes plaira assurément aux amateurs d\u2019histoires sombres et mystérieuses.« Une étrangeté ressort du recueil, résume Mattia Scarpulla.Les auteurs avaient comme consigne d\u2019explorer des mondes oniriques ou fantastiques.Chacun de leurs textes présente un univers très singulier.» D\u2019un hôpital psychiatrique à une maison close, en passant par une taverne en Irlande, les récits mettent en scène une manipulation physique ou psychologique du corps, qu\u2019elle soit voulue ou non par le protagoniste.Derrière les scènes parfois crues ou violentes se trouve une poésie imagée et percutante.Les auteurs décrivent le corps sous toutes ses coutures avec ses formes, ses rides, ses cicatrices, ses blessures, ses défauts.Il est question notamment de vieillissement, de surdité, d\u2019obésité, de maladie, de sexe et d\u2019itinérance.L\u2019idée du thème du corps revient à Sophie- Anne Landry.C\u2019est à la suite d\u2019un rêve qui l\u2019a perturbée qu\u2019elle a voulu écrire une fiction mettant en scène une statue de cire vivante.« J\u2019avais cette nouvelle qui m\u2019habitait depuis longtemps et que je souhaitais poursuivre.En croisant Mattia dans un événement poétique, je lui ai proposé l\u2019idée, puisqu\u2019il a déjà travaillé sur le thème du corps.C\u2019est lui qui m\u2019a offert d\u2019intégrer d\u2019autres auteurs et autrices au projet pour en faire une anthologie.» Pour recruter des participants, le duo a fait appel à des écrivains dont il admire le travail.Tous ont accepté avec enthousiasme.Du lot, plusieurs sont enseignants ou étudiants à l\u2019Université Laval.Mattia Scarpulla et Sophie-Anne Landry, d\u2019ailleurs, sont inscrits en études littéraires, lui comme doctorant et elle au baccalauréat.Sophie-Anne Landry est aussi agente de gestion des études à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, ce qui lui a inspiré un clin d\u2019œil au domaine de la foresterie dans sa nouvelle.Pour cette auteure habituée de travailler surtout en poésie, la codirection d\u2019un ouvrage collectif fut une expérience des plus formatrices.«Les professeurs qui m\u2019ont enseigné sont de grandes sources d\u2019inspiration.J\u2019ai énormément de respect pour ces auteurs.C\u2019était une chance de pouvoir collaborer avec eux dans un projet professionnel, tout comme ce fut un immense plaisir de travailler avec Mattia.» Ce projet terminé, les étudiants entendent bien renouveler la collaboration.« Ça s\u2019est tellement bien passé.Rapidement, nous avons instauré un rythme de travail à deux qui nous a permis de faire avancer le projet.C\u2019était simple et enrichissant », relate Mattia Scarpulla.ÉPIDERMES EN TROIS EXTRAITS Dans le pli de mon ventre, par Alain Beaulieu, professeur en création littéraire : « Une longue cicatrice fendait le miroir en deux parties à peu près égales, de bas en haut, et mon cerveau en avait calqué le modèle.J\u2019ai souri, et je me suis aimée l\u2019espace d\u2019un cillement, jusqu\u2019à ce que j\u2019aperçoive le visage de ma mère en filigrane, ses yeux, son nez, ses seins remontés.Les autres ont toujours dit la fille de sa mère.» Pauvres baby dolls, par Stéphane Ledien, chargé de cours et doctorant en études littéraires: «Il a mis du temps, des années de thérapie, à apprécier sa personne, son apparence physique.A s\u2019accepter tel qu\u2019il est.À gagner suffisamment de confiance en soi pour pouvoir regarder une femme dans les yeux.Quitte à la demander en mariage, un jour.» Ecchymoses, par Alex Thibodeau, étudiante à la maîtrise en littérature : « Les samedis matins, j\u2019attends Lia près de la grande roue.Je cherche son visage couleur de lune devant la mer striée par les bateaux, le grain de beauté près de sa lèvre supérieure, et pardessus tout, ses yeux qui regardent à travers un objectif d\u2019appareil photo, même lorsqu\u2019il n\u2019y en a pas.» Les autres auteurs issus de l\u2019Université Laval sontAnnePeyrouse, chargéed\u2019enseignement en création littéraire, Anne-Marie Desmeules, doctorante en études littéraires, Miruna Craciunescu, stagiaire postdoctorale en études littéraires, Marie-Ève Muller, diplômée d\u2019une maîtrise en littérature, et Jean-Paul Beaumier, diplômé d\u2019un baccalauréat en études françaises.Écrire le corps nouvelles.ulaval.ca Le contenu de cette page est produit par la Direction des communications de l\u2019Université Laval.Suivez-nous L\u2019ouvrage collectif Épidermes réunit les textes de 14 écrivains qui se sont inspirés du thème de la manipulation du corps par Matthieu Dessureault Extrait de la page de couverture d\u2019Épidermes, un ouvrage collectif paru aux éditions Tête première réunissant nouvelles, poèmes, contes et autofictions, codirigé par Sophie-Anne Landry et Mattia Scarpulla, tous deux de l\u2019Université Laval, avec la collaboration de Fanie Demeule.leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 47 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 48 ACTUALITÉS Dès que les premières neiges tombent sur Québec et que les étangs gèlent, les amateurs de sports d\u2019hiver sortent pour en profiter.L\u2019amour des Québécois pour les activités hivernales ne date pas d\u2019hier.Si certaines d\u2019entre elles remontent au début de la colonie, la plupart se structurent réellement aux XIXe et XXe siècles et voient l\u2019enthousiasme pour leur pratique décoller à cette époque.À l\u2019occasion de la saison hivernale, la Société historique de Québec vous propose de tester vos connaissances sur l\u2019histoire de plusieurs sports auxquels on s\u2019adonne à Québec lorsque la ville se couvre de neige.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (NICOLAS LACROIX) 1En 1878, Québec se dote officiellement d\u2019une équipe de hockey, le Quebec Hockey Club, qui joue ses parties au Quebec Skating Ring et reçoit des équipes de Montréal.Auparavant, des parties se jouaient sur des patinoires extérieures jusqu\u2019à ce que le Quebec Skating Club aménage la première patinoire couverte au monde dans un modeste hangar en 1851.Où se situait ce hangar?A) Près de la porte Saint-Louis B) Au quai de la Reine C) Sur les plaines d\u2019Abraham D) Au pied de la côte du Palais 2 En plein hiver, le Carnaval de Québec offre un spectacle couru année après année, la course de canot à glace.Inspirés des Amérindiens, les colons français l\u2019ont rapidement adopté comme moyen de transport.Il permet entre autres aux insulaires de sortir de l\u2019île d\u2019Orléans en hiver.Des travailleurs saisonniers deviennent ainsi passeurs et les plus habiles acquièrent du prestige.L\u2019arrivée des traversiers fait peu à peu disparaître ce métier.Le sport allait en quelque sorte recycler ce métier et lui permettre de perdurer.En quelle année eut lieu la première course de canot à glace sur le fleuve Saint- Laurent entre Québec et Lévis lors d\u2019un carnaval?A) 1875 B) 1894 C) 1922 D) 1955 3 Introduit dès 1760 par des soldats écossais ayant participé à la bataille des plaines d\u2019Abraham, le curling a fait son chemin à Québec.Après quelques décennies à faire des parties sur les ponts de glace, un premier club de curling, le club Stadaco- na, voit le jour en 1862.Dans les années 1880, c\u2019est le curling féminin qui prend de l\u2019ampleur.Cependant, la plus grande manifestation du curling est le Bonspiel International de Québec qui se déroule à partir de 1914.À l\u2019intérieur de quelle institution de la ville pouvait-on également jouer au curling à cette époque?A) Château Frontenac B) Citadelle de Québec C) Séminaire de Québec D) Capitole 4 Si la raquette fut d\u2019abord un moyen de locomotion chez les premières nations, elle devient à la fin du XIXe siècle un loisir autant chez les francophones que chez les anglophones.De nombreux clubs de raquetteurs prennent forme, s\u2019affrontent et se réunissent pour des activités sociales.En 1889, plusieurs d\u2019entre eux accueillent une personnalité bien connue à Québec.De qui s\u2019agit-il?A) La cantatrice Emma Albani B) La comédienne Sarah Bernhardt C) L\u2019ancienne impératrice Eugénie D) La reine Victoria 5 Le ski alpin s\u2019implante au Québec au début du XXe siècle.La Chambre de commerce des jeunes de Québec est à l\u2019origine de la création de la première station de ski de la région.Bien que les plaines d\u2019Abraham étaient d\u2019abord pressenties, c\u2019est un autre site \u2014 toujours actif d\u2019ailleurs \u2014 qui est choisi à l\u2019instigation du skieur Herman Smith-Johannsen en 1936.De quel endroit s\u2019agit-il?A) Stoneham B) Le mont Sainte-Anne C) Le mont Saint-Castin D) Le Relais du Lac-Beauport 6 Le début du XXe siècle est également marqué par l\u2019arrivée du ski de fond à Québec à l\u2019instigation de Norvégiens.Très tôt, les plaines d\u2019Abraham s\u2019avèrent un lieu favorable à la pratique de ce sport.C\u2019est tellement vrai que la Coupe du monde de ski de fond décide de tenir une première compétition à cet endroit.En quelle an- LA BELLE HISTOIRE DES SPORTS D\u2019HIVER À QUÉBEC 1 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 49 ACTUALITÉS 1 B) Ce hangar se trouvait au quai de la Reine, dans le secteur actuel de la garde côtière.C\u2019est en 1877 que le Quebec Skating Rink ouvre près de la porte Saint-Louis.Il est détruit en 1889 à la suite de la construction d\u2019un nouveau pavillon de l\u2019autre côté de la Grande Allée.Devenu une équipe professionnelle en 1909, le Quebec Skating Club, surnommé les Bulldogs, remportera deux coupes Stanley en 1912 et 1913.L\u2019équipe s\u2019installe ensuite dans un nouvel aréna au parc Victoria et devient le Quebec Athletic Club.Elle déménage cependant en 1920 à Hamilton trois ans après son accession à la nouvelle Ligue nationale de hockey.2 B) C\u2019est à l\u2019occasion du premier Carnaval de Québec en 1894 que s\u2019est tenue cette première course officielle.Quatre équipes de sept canotiers s\u2019affrontèrent.L\u2019équipe Lord Dufferin a remporté la compétition et la bourse de 50 $ qui l\u2019accompagnait.Ce n\u2019est qu\u2019avec l\u2019actuel Carnaval de Québec en 1955 que cette compétition devint une activité de la programmation officielle.3 A) Il était possible de jouer au curling au Château Frontenac.D\u2019ailleurs, depuis les débuts du Bonspiel International de Québec, il est le lieu de rassemblement des participants venant d\u2019un peu partout en Amérique du Nord et d\u2019Europe.Le Bonspiel a tenu sa 107e édition sans interruption en janvier dernier et joué ses parties au sein des trois clubs de la région : le Jacques-Cartier sur le boulevard René-Lévesque, le Victoria dans le parc Colbert et l\u2019Etchemin à Saint-Romuald.Dans les années 1960, la ville de Québec comptait neuf clubs de curling.Comme quoi l\u2019engouement pour ce sport très sociable ne s\u2019est jamais démenti.4 A) En janvier 1889, plus de 200 raquetteurs escortent le traîneau amenant Albani de la gare du Palais au Château Frontenac, puis au parlement où elle est reçue par le premier ministre Honoré Mercier.Une Union des raquetteurs de Québec est créée en 1908.Elle recevra le congrès annuel de l\u2019Union canadienne à deux reprises : au cours de cette année et en 1962.5 D) Le choix s\u2019est porté sur le mont Murphy où s\u2019installe Le Relais.Ce n\u2019est que deux ans plus tard que des remontées mécaniques sont installées.Le nom de la station est tiré du premier chalet qui y fut aménagé.6 D) Au début de 2011, on apprenait que Gestev travaillait avec la Fédération internationale de ski et Ski de fond Canada pour amener une compétition de la Coupe du monde au Mont Sainte-Anne.C\u2019est en juin 2011 que la décision est rendue : la compétition se déroulera en décembre 2012, mais en mode urbain devant le Parlement et la Grande Allée.Il faut attendre mars 2017 pour que la Coupe du monde ait lieu, cette fois, entièrement sur les plaines d\u2019Abraham.7 C) Même si elles sont généralement associées au Château Frontenac, les glissades de la terrasse Dufferin remontent à 1884.D\u2019une hauteur de 83 mètres (270 pieds), elles ouvrent tous les hivers depuis cette date à l\u2019exception de ceux de 1981 à 1991 où leur avenir fut incertain.RÉPONSES LA BELLE HISTOIRE DES SPORTS D\u2019HIVER À QUÉBEC née l\u2019événement eut-il eu lieu exclusivement sur ce site?A) En 2008 B) En 2012 C) En 2015 D) En 2017 7 Dès le milieu du XIXe siècle, les Québécois manifestent un intérêt marqué pour la glissade que ce soit en luge, en traîne sauvage ou, éventuellement, en crazy carpet.Avant la création de centres dédiés à cette activité comme le Village Vacances Valcartier, la moindre élévation était propice à devenir un lieu de glisse.L\u2019une d\u2019entre elles jouit d\u2019une réputation mythique : les glissades de la terrasse Dufferin.En quelle année furent-elles aménagées?A) En 1867 B) En 1876 C) En 1884 D) En 1894 2 3 1?L\u2019équipe Paul Mecteau de canot au Carnaval de Québec en 1965 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC N006848 2?La glissade sur la terrasse Dufferin entre 1922 et 1924 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC N019292 3?Préparatifs du curling entre 1908 et 1926 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC N010627 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 50 ACTUALITÉS KATHERINE BOULIANNE kboulianne@lequotidien.com Au-delà des prévisions et des inquiétudes parentales, les effets de la pandémie sur le moral des moins de 12 ans sont bel et bien tangibles entre les murs des établissements scolaires.La bonne nouvelle, c\u2019est qu\u2019ils pourraient peut-être s\u2019estomper plus rapidement qu\u2019on ne l\u2019aurait crû.C\u2019est du moins ce que laisse croire le portrait fourni par le Centre de services scolaire (CSS) du Lac- Saint-Jean, qui remarque une tendance vers un retour à la normale pour ses services psychosociaux, depuis le retour du congé des Fêtes.C\u2019est donc dire que, sans surprise, la période de fort achalandage de ces services coïncide avec la progression du virus dans la région, alors que la MRC Lac-Saint-Jean-Est a été fortement touchée en octobre dernier.«Nos ressources psychosociales ont été sollicitées davantage, cet automne, en ce qui concerne le soutien direct à l\u2019élève.Surtout dans les établissements qui ont été touchés plus durement par la COVID-19, et où les élèves ont basculé en enseignement à distance», affirme la responsable des communications pour le CSS du Lac-Saint- Jean, Véronique Leclerc.Diminution des contacts sociaux, port du masque, changement de routine et crainte du virus auront engendré toutes sortes de réactions chez les enfants.Plusieurs d\u2019entre eux ont aussi développé une certaine anxiété, qui aura nécessité un encadrement plus personnalisé ainsi que l\u2019intervention d\u2019un professionnel.Cette problématique fait d\u2019ailleurs partie de celles qui ont été le plus souvent relevées par le CSS.Afin de répondre aux besoins des élèves, le Centre de services scolaire a donc dû effectuer une prio- risation des types d\u2019intervention, tout en s\u2019adaptant aux demandes des étudiants.«Une ressource additionnelle rattachée aux services éducatifs était disponible en soutien aux équipes- écoles.Quant aux élèves exemptés de l\u2019école en lien avec la COVID-19, donc qui reçoivent de l\u2019enseignement virtuel à la maison, ceux-ci ont également une ressource psychosociale dédiée», explique Véronique Leclerc.ET LES TOUT-PETITS?En ce qui a trait aux enfants fréquentant toujours les services de garde, les établissements contactés par Le Quotidien ont majoritairement mentionné une certaine stabilité de l\u2019humeur chez leurs jeunes clients.Bien sûr, il y a eu des bouleversements, mais les tout-petits ont appris rapidement leur nouvelle routine.«Les enfants nous ont demandé pourquoi nous mettions des masques.Quand nous leur avons expliqué, ils ont dit \u201cOK!\u201d et ils sont retournés jouer.Ils se sont habitués vraiment plus vite que nous.C\u2019est surtout chez les poupons de 6 à 18 mois qu\u2019il y a une plus grande différence.La peur de l\u2019étranger est plus grande et plus longue à passer», raconte Marie-Danièle, éducatrice en CPE.Il faudra probablement attendre encore quelque temps avant de voir si la pandémie laissera des traces plus profondes chez les moins de 12 ans de la région.Questionné à ce propos, le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a répondu que ses services psychosociaux détiendraient un meilleur portrait de la situation à l\u2019été 2021.PANDÉMIE LES EFFETS POURRAIENT S\u2019ESTOMPER RAPIDEMENT CHEZ LES MOINS DE 12 ANS MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Tantôt positifs, souvent négatifs, les effets de la pandémie et du confinement sur les jeunes commencent à peine à être compris.À Saguenay comme ailleurs, la situation semble avoir aggravé plusieurs problématiques, mais aussi en avoir créé de nouvelles chez des enfants qui fonctionnaient bien jusqu\u2019en mars dernier.Résultats scolaires qui déclinent à vue d\u2019œil, manque de sommeil apparent, baisse d\u2019appétit, perte de motivation\u2026 Ce sont là des choses auxquelles les parents doivent être attentifs, suggère Jacinthe Dion, chercheuse et pro- fesseure titulaire en psychologie clinique et développementale auprès des enfants et des adolescents à l\u2019UQAC.Car le contexte exceptionnel des derniers mois peut se traduire de toutes sortes de façons, selon le profil et l\u2019âge de chaque jeune, comme en font foi les nombreuses études menées à travers le monde sur le sujet, mais aussi les échos reçus par la chercheuse au Saguenay-Lac-Saint-Jean.«Il y a une recrudescence de demandes de consultations dans la région.Les psychologues pour les enfants et pour les adolescents ne fournissent pas.Il y a des jeunes qui vivaient peut-être bien avec l\u2019anxiété, qui la géraient bien, mais chez qui ça peut avoir augmenté avec la pandémie.» Entre autres bouleversements dans leur vie, elle note un quotidien plus irrégulier, une routine chamboulée, des activités physiques mises sur pause, des habitudes d\u2019écran modifiées et une plus grande exposition aux médias sociaux.C o m m e s e s h o m o l o g u e s , Jacinthe Dion s\u2019affaire encore à étudier les conséquences de tels changements, elle qui s\u2019intéresse notamment à l\u2019activité physique dans ses études, mais est déjà à même d\u2019émettre certaines hypothèses.Comme celle que les adolescents en sports-études ont en général dû composer avec une perte de motivation reliée à l\u2019arrêt de leur discipline, et même avec le stress de ne pas pouvoir «maintenir leur niveau» durant cette pause.UN PEU DE POSITIF Rien n\u2019est jamais tout noir ou tout blanc, cependant.Si bien que des jeunes peuvent relativement bien composer avec la pandémie, voire même y trouver du positif.«On parle beaucoup des effets négatifs, mais il y a quand même des études qui ont montré que les adolescents rapportaient un petit peu moins d\u2019anxiété et de dépression que les adultes.Alors nos jeunes peuvent avoir des capacités de résilience.C\u2019est vrai que ce n\u2019est pas facile pour eux, je ne veux pas minimiser, mais ils ont de belles ressources.Ils apprennent à naviguer dans des crises, développent des stratégies d\u2019adaptation.» D\u2019autres qui «sont bien» à la maison, et qui n\u2019ont pas nécessairement un grand besoin de sociabilité, peuvent également y trouver leur compte.«Il ne faudrait pas tous les mettre dans le même panier.Dépendamment du jeune, son tempérament, sa personnalité, ça peut avoir des effets différents.» En général toutefois, la chercheuse craint que la situation ne vienne «creuser les écarts» et rende encore plus laborieux l\u2019accès aux services psychosociaux, limitant les options des familles n\u2019ayant pas les moyens d\u2019aller vers le privé.«Quand on ne traite pas les problèmes de santé mentale dès qu\u2019ils arrivent, ils peuvent empirer.Un trouble d\u2019anxiété qui est léger, si on ne le traite pas, il peut devenir plus grand, s\u2019amplifier.Donc c\u2019est pour ça qu\u2019il faut vraiment s\u2019assurer de trouver les ressources.C\u2019est sûr qu\u2019on axe beaucoup sur la santé physique, avec la COVID-19, mais en santé mentale aussi il manque de ressources et il faut en injecter plus pour les jeunes.» DES EFFETS DIFFÉRENTS SUR CHAQUE JEUNE Il y a eu des bouleversements, mais les tout-petits ont appris rapidement leur nouvelle routine.\u2014 PHOTO LE QUOTIDIEN, JEANNOT LÉVESQUE leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 51 U n professeur de français de secondaire 3 de l\u2019école Dominique- Racine à Chicoutimi, Dominique Labarre, a lancé une réflexion sur sa page Facebook il y a quelques semaines, et ce texte a été partagé plus de 2000 fois, en plus de générer près de 300 commentaires.De toute évidence, l\u2019école et l\u2019enseignement doivent changer, ça ne peut plus continuer comme avant.L\u2019éducation ne doit plus être comme dans l\u2019ancien temps et la pandémie permet de réaliser bien des choses.«Plus ça va, plus je me dis qu\u2019être prof peut être épuisant, oui, en particulier lorsqu\u2019on tente d\u2019enseigner comme il y a 60 ans et de vouloir faire comme ç\u2019a toujours été parce que c\u2019est comme ça, l\u2019école», a écrit Dominique Labarre comme entrée en matière.«Le primaire et le secondaire, ce n\u2019est pas une finalité, mais un passage obligé, jusqu\u2019à 16 ans.Faire de nos élèves des gens curieux, intéressés, polyvalents, humains et responsables est notre défi.Il faut qu\u2019ils apprennent à se connaître, découvrent des passions et des intérêts, et ce, sans se soucier des notes.Les maudites notes!» met en relief l\u2019enseignant qui a dû attendre 16 ans avant d\u2019avoir un poste permanent dans l\u2019enseignement.BYE BYE LES NOTES «Plus ça va et plus je crois que nous devrions cesser toute évaluation formelle chiffrée.[Le ministre] Roberge a retiré les examens du ministère : BRAVO ! Qu\u2019il en profite donc pour ne plus jamais les ramener.Bye bye anxiété pour plusieurs! Et pour les autres qui vont me dire : \u201c Ouais, mais moé là dans mon temps\u201d.» Désolé! Là on est dans LEUR temps, pu dans le tien, et ce n\u2019est pas mieux et pas pire, c\u2019est juste.différent», a-t-il fait valoir.«Ce n\u2019est plus l\u2019époque d\u2019interdire les téléphones cellulaires dans les classes, c\u2019est le temps de leur apprendre à s\u2019en servir.Faites une recherche quand vous en avez besoin, utilisez les correcteurs d\u2019orthographe, ce sont des outils extraordinaires.C\u2019est le temps qu\u2019on arrête d\u2019acheter des dictionnaires en papier», a-t-il a jouté lors d\u2019une entrevue téléphonique réalisée cette semaine.«Les notes bloquent un trop grand nombre de jeunes dans leurs ambitions.L\u2019élève qui a eu une note de 52 et qui obtient 58 à force de travail et de persévérance ne passera pas, car il n\u2019a pas les 60 nécessaires, même s\u2019il a montré de belles aptitudes», a-t- il enchaîné.HABILETÉS SOCIALES Dans son message sur les réseaux sociaux, Dominique Labarre est allé encore plus loin : «Au lieu d\u2019évaluer quelqu\u2019un sur ses notes, on devrait bien plus l\u2019évaluer sur l\u2019effort, sur sa capacité de chercher des solutions, sur ses habiletés sociales, sur son savoir-être, son respect et sa politesse.Qu\u2019on mise sur sa compréhension plutôt que sur ce qu\u2019il a été capable de retenir par cœur dans trop souvent de cas.De faire d\u2019eux de meilleures personnes donnera de meilleurs résultats.Ils seront en mesure de mieux se connaître et de savoir réellement qui ils sont et ce qu\u2019ils aimeraient faire plus tard, au lieu de les enligner dans des profils où uniquement les notes sont préalables.» «L\u2019intérêt de la personne vaut beaucoup plus que ses notes du primaire et du secondaire.Au lieu de s\u2019assurer que tu as au minimum eu 60 % au bulletin, on devrait créer de nouveaux critères : la cote R pour respectueux, V pour vouloir, M pour motivé, I pour intéressé, P pour poli, D pour débrouillard, C pour curieux.Ça aurait bien plus de signification pour diriger les élèves vers les bonnes professions que de simples notes obtenues avec comme première raison qu\u2019il faut au moins 60 pour faire quelque chose plus tard ! ! !» a-t-il dénoncé dans son message Facebook.«Ainsi, bye bye décrochage scolaire! L\u2019échec ne sera plus un frein à ton futur.Encore une fois, bye bye anxiété et stress de performance.Ce n\u2019est ni le temps ni la place : l\u2019école, c\u2019est fait pour aimer apprendre et apprendre, c\u2019est agréable et valorisant.Primaire/ secondaire : exploration, découvertes, expérimentation.Une fois qu\u2019on a appris à lire, écrire et compter, il ne devrait plus y avoir de contraintes pour ton parcours scolaire.Découvre les maths, le français, les langues, les sciences.pas parce qu\u2019il y a un examen qui s\u2019en vient, mais vraiment pour apprendre.Apprends à aimer lire», a-t-il ajouté.LE TEMPS AUX CHANGEMENTS Au téléphone, le prof de français m\u2019a fait remarquer qu\u2019en quatre mois, l\u2019école a fait des changements qui n\u2019ont pas été faits depuis 40 ans.«Quand j\u2019étais jeune, j\u2019apprenais le tape-touche alors que les ordinateurs n\u2019existaient pas.Maintenant que tout le monde utilise un clavier, on n\u2019enseigne plus le tape-touche dans les écoles, alors que ça devrait être enseigné dès le primaire», martèle l\u2019enseignant.Peut-être que les réseaux sociaux seraient moins accablants s\u2019ils avaient été enseignés dans les écoles dès le primaire.«L\u2019école n\u2019a pas suivi l\u2019évolution de la société», maintient le prof.Dans le temps, les gauchers se faisaient taper sur les doigts pour qu\u2019ils écrivent de la main droite.Dans mon temps, on nous enseignait à écrire en cursive, avant on écrivait des lettres manuscrites, maintenant on écrit des textos et on utilise des GIFs et des emojis, le monde change, l\u2019école doit suivre.«C\u2019est comme si, dans la vie, tu utilises des perceuses à batterie, des scies électriques, des bancs de scie et des pistolets à air pour bâtir des maisons et qu\u2019à l\u2019école, pour ton examen de menuiserie on te donne une égoïne, un marteau et un tournevis ; il faut être de son temps», de comparer le prof à la fin de la conversation.Voilà une belle occasion, monsieur le ministre de l\u2019Éducation, de nous débarrasser pour toujours des examens du ministère, une histoire révolue que se racontent des fonctionnaires loin de la réalité du terrain.De nombreux intervenants du monde scolaire ont réagi favorablement au commentaire du professeur Dominique Labarre, qui souhaite éliminer l\u2019évaluation des élèves par les notes, au primaire et au secondaire.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE QUOTIDIEN, JEANNOT LÉVESQUE ROGER BLACKBURN CHRONIQUE rblackburn@lequotidien.com SAVOIR-ÊTRE AU LIEU DE SAVOIR-FAIRE SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 52 ÉLODIE CUZIN Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 C\u2019est reçu en «leader» incontesté par un public conquis d\u2019ultra-conservateurs que Donald Trump prendra dimanche la parole pour la première fois depuis qu\u2019il a quitté la Maison- Blanche.Mais depuis l\u2019assaut meurtrier du Capitole, le parti républicain affiche des divisions béantes.Parmi les participants du CPAC, la grand-messe des conservateurs américains qui s\u2019ouvre vendredi, et à travers les États-Unis, une même question résonne : le milliardaire annoncera-t-il qu\u2019il se présente à nouveau en 2024?Sans doute pas directement, ont indiqué les organisateurs, mais le tribun devrait bien flirter ouvertement avec cette idée, dimanche après-midi à Orlando, en Floride.Pour son premier discours depuis le 20 janvier, l\u2019ex-président parlera de «l\u2019avenir du parti républicain et du mouvement conservateur», a indiqué à l\u2019AFP son entourage.L\u2019ancien président devrait aussi parler d\u2019immigration et «des politiques désastreuses» de son successeur démocrate Joe Biden sur ce dossier, selon la même source.Après quatre ans de mandat Trump, les républicains ont perdu le contrôle du Congrès et de la Maison-Blanche.Et c\u2019est un ex- président marqué de la tache infamante d\u2019une mise en accusation (impeachment) pour incitation à l\u2019insurrection dans l\u2019attaque du Capitole qui prendra la scène.Pourtant, sa popularité reste immense dans son camp.Malgré les critiques cinglantes de certains grands noms du parti, trois quarts des électeurs républicains disaient, à la mi-février, vouloir que le tempétueux républicain continue à jouer «un rôle de premier plan», selon un sondage Quinnipiac.«Le président Trump est le leader du parti républicain», a résumé cette semaine l\u2019un de ses grands alliés au Congrès, l\u2019élu de la Chambre des républicains Jim Jordan.«Si nous parvenons à nous rassembler derrière le président Trump, nous gagnerons en 2022», lors des prochaines élections parlementaires, a renchéri un autre grand fidèle, le sénateur Lindsey Graham sur Fox News.«Si nous nous disputons, nous perdrons.» Les divisions sont pourtant déjà là, et s\u2019exposent parfois spectaculairement comme entre les chefs républicains de la Chambre, cette semaine.Donald Trump doit-il parler à CPAC?«Oui», a répondu mercredi aux journalistes le dirigeant de la minorité républicaine Kevin McCarthy, sans hésiter.Derrière lui, Liz Cheney, porte-voix des républicains anti-Trump depuis son vote en faveur de la mise en accusation du milliardaire, a lâché : «Je ne pense pas qu\u2019il devrait jouer un rôle dans l\u2019avenir de notre parti, ou du pays».A p r è s u n s i l e n c e p e s a n t , M. McCarthy a mis fin à la conférence dans les rires gênés.Et chacun est parti de son côté.«PROFONDÉMENT DIVISÉ» Dix républicains, sur 211 siégeant à la Chambre, ont voté avec les démocrates l\u2019impeachment de Donald Trump, accusé d\u2019avoir encouragé ses partisans à prendre d\u2019assaut le Capitole le 6 janvier.L\u2019ex-président a finalement été acquitté lors de son procès au Sénat, mi-février.Fait historique, sept républicains ont néanmoins voté en faveur de sa condamnation.Mais même parmi ses plus grands critiques, on reste conscient de sa force électorale.À l\u2019image de Mitt Romney.Si l\u2019ex- président se représente en 2024, «je suis assez convaincu qu\u2019il remportera la nomination du parti», a confié mardi le sénateur républicain, au New York Times DealBook DC Policy Project.Bête noire de Donald Trump, ce dernier n\u2019a pas été invité au CPAC.Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, qui a déclaré le milliardaire «responsable» de l\u2019attaque du siège du Congrès, non plus.Quant à son ancien vice- président Mike Pence, il a décliné l\u2019invitation.«Il y a une déconnexion entre le parti républicain à Washington et la base, toujours fidèle à Trump», explique à l\u2019AFP John Feehery, ancien communicant pour de hauts responsables républicains du Congrès, aujourd\u2019hui lobbyiste.D\u2019autres républicains pourraient bien entendu se présenter en 2024, comme les sénateurs Josh Hawley, Tom Cotton, la gouverneure du Dakota du Sud Kristi Noem ou l\u2019ex- ambassadrice à l\u2019ONU Nikki Haley.«Mais Trump dispose du plus puissant porte-voix et de la plus vaste base de soutien» aujourd\u2019hui, souligne-t-il.Le Grand Old Party est «profondément divisé», renchérit Whit Ayres, consultant républicain et président de la firme North Star Opinion Research.Mais à moins qu\u2019il ne quitte la politique, Donald Trump dominera encore le parti en 2024, prédit John Pitney Jr, professeur de politique américaine à l\u2019université Claremont McKenna College.« Les soutiens du président Trump sont largement plus nombreux que ses critiques au sein du parti», martèle-t-il.«Les républicains savent que rompre avec Trump a un coût politique et la plupart ne sont pas prêts à payer ce tribut».TRUMP ATTENDU EN LEADER PAR LES ULTRA- CONSERVATEURS Donald Trump avait pris la parole, il y a un an, au CPAC, la grand-messe des conservateurs américains.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, SAUL LOEB leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 53 LE MONDE Chassés de Facebook et Twitter, les conspirationnistes pro-Trump s\u2019épanchent ailleurs JULIE JAMMOT Agence France-Presse SAN FRANCISCO \u2014 Gab au lieu de Twitter, MeWe pour remplacer Facebook, Telegram comme messagerie, et Discord pour les initiés : bannies des plateformes grand public, les mouvances conspiration- nistes et de suprémacisme blanc américaines, soutiens affichés de Donald Trump, se sont repliées sur des réseaux plus confidentiels et plus difficiles à réguler.«Les partisans de Trump les plus extrêmes étaient déjà bien installés sur les plateformes alternatives», constate Nick Backovic, un chercheur de Logically.AI, une société spécialisée dans la désinformation numérique.«Facebook et Twitter ont été très lents à réagir, cela a permis aux influenceurs de reconstruire leurs audiences quasiment sans interruption».Après les émeutes du 6 janvier à Washington \u2014 quand des centaines de partisans de Donald Trump ont violemment envahi le siège du Parlement américain \u2014 les principaux réseaux sociaux ont sévi contre les organisations impliquées, comme les Oath Keepers, les Three Percenters, et les Proud Boys.Facebook a ainsi intensifié les purges contre les mouvements armés : près de 900 ont été évincés en tout.Twitter, de son côté, a banni définitivement l\u2019ancien président, et supprimé 70 000 comptes affiliés à QAnon, une nébuleuse dont les fidèles étaient persuadés, ou le sont encore, qu\u2019il va sauver le monde d\u2019élites corrompues et pédophiles.«C\u2019est une stratégie qui fonctionne», estime Jim Steyer, président de l\u2019association Common Sense Media.«Regardez Trump sans Twitter : il a perdu son mégaphone, ses messages ne sont plus amplifiés».ANTI-VACCINS Mais des millions d\u2019extrémistes et conspirationnistes plus ou moins fervents refusent de se résigner, selon des experts, qui craignent que la censure rapproche et soude des individus a priori très différents.«Chez QAnon, vous avez des militants armés, des républicains traditionnels, des mères au foyer, votre prof de yoga.Des gens qui avaient encore une certaine distance avec les groupes nazis ou supréma- cistes.Mais là, ils commencent à se fondre dans les mêmes communautés.Ils n\u2019ont nulle part ailleurs où aller», observe Alex Goldenberg du Network Contagion Research Institute (NCRI), un centre de recherche également spécialisé sur la désinformation numérique.Les adeptes déçus se rassemblent sous d\u2019autres bannières, notamment le mouvement anti-vaccins.Sur la messagerie cryptée Telegram, des groupes de dizaines de milliers de partisans de Donald Trump relaient ainsi de fausses rumeurs sur les «vaccins de dépopulation», entre deux insultes contre Joe Biden ou les migrants.Ces échanges véhéments dans les recoins méconnus du Web pourraient s\u2019apparenter, aux yeux des autorités, aux conversations et diatribes qui se tiennent dans les bars et repas de famille.Mais si l\u2019exclusion des grands réseaux sociaux a limité la capacité de recrutement à grande échelle des mouvements extrémistes, le feu couve sous la cendre.Fin janvier, un groupe de manifestants a par exemple interrompu les vaccinations contre la COVID-19 dans un stade de Los Angeles, l\u2019un des plus grands sites dédiés du pays.La nécessité de réguler les réseaux alternatifs se heurte cependant aux contraintes morales et pratiques.Les limites de la liberté d\u2019expression font l\u2019objet d\u2019un débat tendu aux États-Unis.POLLUTION NUMÉRIQUE Parler, sorte de Facebook des conservateurs, s\u2019est retrouvé hors- jeu pendant plusieurs semaines, exclu du Web par Google, Apple et Amazon parce qu\u2019il enfreignait leurs règles sur la modération des contenus incitant à la violence.Il est revenu en ligne mi-février.Gab et MeWe, qui ressemblent aussi à Facebook, ont vu leur popularité exploser dans la foulée du 6 janvier.Selon Alex Golden- berg, ils servent surtout aux utilisateurs ayant besoin d\u2019exprimer leur frustration.«Il n\u2019y a pas eu de pandémie en 2020.La grippe a été instru- mentalisée pour détruire l\u2019économie et voler l\u2019élection [de Donald Trump]», assure un utilisateur de Gab, ILoveJesusChrist123, en commentaire d\u2019un communiqué de l\u2019ancien président, relayé par la plateforme.Telegram est plus propice au passage à l\u2019action, via les groupes privés, protégés par le cryptage.Les aficionados des armes à feu, eux, se retrouvent sur le forum MyMi- litia.com («Ma Milice»).Mais là où les fondateurs de Gab ne cachent pas leurs affinités avec QAnon, MeWe et Telegram ont assuré qu\u2019ils se passeraient bien de l\u2019association avec les conspira- tionnistes.Tous deux ont fait des efforts de modération, mais ils ne disposent pas des ressources nécessaires.«Ces mouvances, c\u2019est comme la pollution.Elles ont gagné en pouvoir et en influence parce qu\u2019elles fonctionnaient librement sur Facebook, Twitter et YouTube», commente Emerson Brooking, spécialiste des extrémistes et de la désinformation à l\u2019Atlantic Council, un groupe de réflexion.Il recommande par conséquent une sorte de mutualisation des équipes et technologies de modération entre réseaux sociaux concurrents.Le gouvernement devrait aussi intervenir, estime John Farmer du NCRI : «il doit traiter les réseaux comme l\u2019eau et l\u2019électricité : des biens publics soumis à régulation».«Facebook et Twitter ont été très lents à réagir, cela a permis aux influenceurs de reconstruire leurs audiences quasiment sans interruption» \u2014 Nick Backovic, chercheur Un membre des Proud Boys, organisation néo- fasciste, lors d\u2019une manifestation pro-Trump en décembre dernier à Washington.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, STEPHANIE KEITH DE NOUVEAUX PORTE-VOIX POUR LES EXTRÉMISTES SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 54 LE MONDE SARAH BENHAIDA Agence France-Presse BAGDAD \u2014 Certains sont partis lors de l\u2019invasion américaine, d\u2019autres pendant la guerre civile ou quand les djihadistes ont occupé leur village : au fil des drames, la communauté chrétienne d\u2019Irak s\u2019est réduite comme peau de chagrin, sous le regard compatissant d\u2019expatriés pour qui le retour n\u2019est pas une option.D\u2019Erbil à l\u2019Australie, d\u2019Amman à la Suède, l\u2019AFP a rencontré des familles rêvant d\u2019exil ou d\u2019autres, déjà parties depuis des années, qui se languissent du pays.Leur point commun : toutes espèrent des paroles fortes du pape François début mars en Irak, sans se bercer toutefois d\u2019illusions sur un pays ballotté de conflit armé en crises économiques, en passant par des vagues d\u2019assassinats.«J\u2019espère qu\u2019en visitant l\u2019Irak, le pape va demander aux pays qui reçoivent des réfugiés chrétiens de nous aider», résume Saad Hormuz, un ancien chauffeur de taxi de Mossoul, dans le nord de l\u2019Irak, parti vivre en Jordanie.«Parce que retourner en Irak, c\u2019est impossible!» En 2003, quand Saddam Hussein est renversé, l\u2019Irak compte encore 1,5 million de chrétiens, sur un total de 25 millions d\u2019habitants, soit 6 % de la population.Aujourd\u2019hui, dans un pays où aucun recensement n\u2019a été mené depuis des années, ils seraient entre 300 000 et 400 000 \u2014 pour 40 millions d\u2019habitants \u2014, dit à l\u2019AFP William Warda, dirigeant d\u2019une ONG défendant les minorités, Hammourabi.Près d\u2019un demi-million d\u2019entre eux sont partis aux États-Unis.D\u2019autres ont préféré la Scandinavie ou encore l\u2019Australie.C\u2019est le cas de Rana Saïd, 40 ans, partie il y a plus d\u2019une décennie de Mossoul, dans le nord frontalier de la Syrie et de la Turquie.DE MOSSOUL À LA GOLD COAST Le soir du Nouvel An 2007, quand l\u2019oncle et la tante de cette dentiste syriaque orthodoxe sont tués par des tirs aveugles de soldats américains, Rana et son époux Ammar al-Kass décident d\u2019abord de rester.Mais, las de ne pas obtenir justice, le couple finit par rejoindre en 2008 le Kurdistan irakien voisin.À l\u2019époque, ils fuient aussi «une série d\u2019assassinats menée par des milices» \u2014 contre des chrétiens, mais pas seulement \u2014 alors reines du pays en pleine guerre confessionnelle, dit à l\u2019AFP Ammar, un biologiste vétérinaire de 41 ans.En 2013, le couple fait le grand saut, direction la «Gold Coast» australienne, où les parents retrouvent des emplois dans leur domaine et où la famille s\u2019agrandit : après Sara, naissent Liza puis Rose.C\u2019est depuis ce bout du monde que la famille Kass suit avec anxiété la percée du groupe État islamique (EI) dans son village d\u2019origine à l\u2019été 2014.«À l\u2019époque, j\u2019étais enceinte de Liza, donc Ammar éloignait de moi téléphones et ordinateurs.Il ne voulait pas que je regarde les infos et que cela m\u2019inquiète et fasse du mal à mon bébé», se souvient Rana.«Je faisais régulièrement ce cauchemar horrible dans lequel des djihadistes tuaient et violaient ma famille», poursuit-elle en retenant ses larmes, alors que les djihadistes s\u2019en sont particulièrement pris aux minorités, réduisant des femmes au rang d\u2019esclaves sexuelles notamment des Yazidies.Ammar découvre lui les images de la destruction de l\u2019église Sainte- Marie vieille de 1200 ans, au cœur de Mossoul, alors «capitale» irakienne du «califat» autoproclamé.«Mon père s\u2019est marié là-bas et elle a été entièrement rasée.» Aujourd\u2019hui, de leur pays d\u2019origine, les trois petites filles du couple, âgées de trois à dix ans, ne connaissent que l\u2019arabe, parlé à la maison, et l\u2019araméen, la langue du Christ, que leurs parents mettent un point d\u2019honneur à leur apprendre.Leur anglais est lui mâtiné d\u2019un fort accent australien.APRÈS L\u2019EI, LES MILICES L\u2019arrivée des pick-up surmontés du drapeau noir de l\u2019EI, Saad Hormuz, 52 ans, l\u2019a vécue en direct, lui.Le 6 août 2014, les djihadistes débarquent à Bertalla, grosse bourgade multiethnique aux portes de Mossoul, où il exerce alors comme chauffeur de taxi.«On a d\u2019abord fui vers al-Qoch», localité chrétienne plus au nord, «puis vers Erbil», la capitale du Kurdistan, raconte-t-il à l\u2019AFP.Avec sa femme Afnane et leurs quatre enfants, ils vivent un mois dans une église avant de louer un appartement \u2014 à 150 dollars par mois pendant près de trois ans, aux dépens de leurs économies.Quand l\u2019armée annonce la libération de Bertalla en octobre 2017, la petite famille croit pouvoir revenir à la vie d\u2019avant.Mais le domicile familial a été brûlé et pillé.Et, une fois les dégâts matériels réparés, les Hormuz découvrent que tout a changé à Bertalla.Les anciens paramilitaires du Hachd al-Chaabi, désormais majoritaires dans la plaine de Ninive, ont pris la haute main.Ces forces, en majorité pro-Iran et chiites, prennent leur revanche dans une province où sunnites et chrétiens sont plus nombreux : rackets et intimidations y sont régulièrement dénoncés.«On vivait dans la peur avec des points de contrôle et des milices partout.À un moment, ils ont même dit à ma femme de se voiler!» s\u2019insurge Saad.Alors, en février 2018, «j\u2019ai tout vendu, même mon taxi, et on est partis en Jordanie», raconte-t-il dans son deux- pièces d\u2019un quartier populaire d\u2019Amman.La capitale jordanienne ne doit constituer qu\u2019une étape pour la famille Hormuz qui rêve de Canada, où sont déjà installés des proches.Mais entre la pandémie de COVID-19 et l\u2019afflux de réfugiés chassés par l\u2019EI d\u2019Irak et de Syrie, leur dossier n\u2019avance pas.Bloqué dans un pays où les réfugiés n\u2019ont pas le droit de travailler, réduit parfois à se rendre dans les soupes populaires des églises, le couple fait du soutien scolaire bénévole auprès de jeunes réfugiés chrétiens d\u2019Irak, pour s\u2019occuper.Aujourd\u2019hui, ils attendent du pape François qu\u2019il appelle les pays d\u2019accueil à «aider» les réfugiés chrétiens.C\u2019est souvent en Jordanie ou au Liban que de nombreux chrétiens irakiens s\u2019installent et activent des contacts faits au pays pour déposer leur dossier d\u2019émigration et, en attendant, recommencent une vie précaire censée rester temporaire.COMME À LA MAISON.EN SUÈDE Les ouailles de l\u2019évêque chaldéen Saad Sirop Hanna non plus ne veulent pas rentrer.En 2017, ce prélat natif de Bagdad a été envoyé en Suède par l\u2019Église chaldéenne pour prendre la tête de sa plus grande congrégation en Europe \u2014 environ 25 000 fidèles.Comme les 146 000 résidents nés en Irak que compte la Suède, l\u2019évêque Hanna a vu son pays plonger dans un «énorme chaos» après l\u2019invasion américaine.En 2006, alors qu\u2019il est encore prêtre à Bagdad, il est pris en otage par des djihadistes après une messe.«J\u2019ai subi POUR LES CHRÉTIENS D\u2019IRAK, LA FUITE OU LA MORT «On vivait dans la peur avec des points de contrôle et des milices partout.À un moment, ils ont même dit à ma femme de se voiler!» \u2014 Saad Hormuz, 52 ans 1 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 55 LE MONDE POUR LES CHRÉTIENS D\u2019IRAK, LA FUITE OU LA MORT beaucoup de choses, dont la torture et l\u2019isolement», raconte-t-il à l\u2019AFP.Pendant 28 jours au total.«Cette expérience m\u2019a rendu plus fort, elle a été une renaissance.Depuis, je regarde la vie différemment, avec beaucoup d\u2019amour et comme une bénédiction», dit-il, pudiquement.Si l\u2019église l\u2019a ensuite envoyé étudier à Rome, il a tenu à repasser par Bagdad avant de s\u2019installer à Sodertalje, ville au sud-ouest de Stockholm devenue une étape incontournable pour les nouveaux arrivants irakiens.C\u2019est là que Raghid Bena a rejoint son frère en 2007 à l\u2019âge de 26 ans.«Il y a tellement de Chaldéens ici que je n\u2019ai même pas l\u2019impression d\u2019être en exil», souligne ce dentiste qui a rouvert la clinique dentaire fermée à Mossoul en raison du racket des djihadistes.«DIX FOIS MOINS» À BAGDAD Qu\u2019il s\u2019agisse des frères Bena ou des familles Kass et Hormuz, ils ont tous laissé derrière eux leurs parents.C\u2019est souvent le cas, relève William Warda, de l\u2019ONG Hammourabi.Avant, on comptait environ cinq membres par famille chrétienne en Irak «aujourd\u2019hui, c\u2019est autour de trois», généralement les plus vieux qui sont restés alors que les enfants sont partis chercher un avenir meilleur ailleurs, dit-il.Rien qu\u2019à Bagdad, affirme-t-il à l\u2019AFP, «il y avait 750 000 chrétiens en 2003, ils sont dix fois moins aujourd\u2019hui».Si les départs ont commencé en 2003, voire même avant \u2014 sous la dictature de Saddam Hussein \u2014, un événement a accéléré l\u2019exode dans la capitale, assure à l\u2019AFP le père Younan al-Farid : un attentat d\u2019al-Qaïda contre la cathédrale Notre-Dame du Perpétuel Secours qui a fait plus de 50 morts la veille de la Toussaint 2010.Au pays, avec moins de fidèles, «20 à 30 % des églises d\u2019Irak ont fermé», poursuit ce prêtre grec-orthodoxe qui a lui-même vu son frère partir au Canada et sa sœur aux États-Unis.Et «les départs continuent, les chrétiens attendent seulement d\u2019avoir assez d\u2019argent pour partir».«PAS MA PLACE» L\u2019argent, c\u2019est la principale raison qui pousse justement Haval Emmanuel à vouloir partir.Sa fille aînée est déjà en Norvège avec son mari et lui attend désormais une réponse au dossier d\u2019émigration qu\u2019il a déposé avec sa femme et leurs trois autres petits.Ce fonctionnaire chaldéen installé au Kurdistan irakien, depuis qu\u2019une milice a posé une bombe devant l\u2019école de ses enfants dans son quartier auparavant majoritairement chrétien à Bagdad en 2004, n\u2019arrive plus à joindre les deux bouts.«Je ne reçois plus qu\u2019un salaire, partiel , tous les deux mois», raconte-t-il à l\u2019AFP de sa maison située à deux pas de l\u2019évêché d\u2019An- kawa, dans le centre d\u2019Erbil, capitale de cette région autonome où les autorités peinent à payer leurs fonctionnaires depuis des mois.Et, «dès que je le touche, je paye mes dettes et je n\u2019ai plus rien.» En janvier, il a vu son frère et sa sœur partir avec leur famille au Liban.«S\u2019ils ouvraient toutes les portes, soyez sûrs qu\u2019il ne restera plus aucun chrétien le lendemain», avance-t-il.«Dans ce pays, on est étouffés de partout : on n\u2019a ni aide sociale, ni services de santé, ni écoles publiques, ni travail.» Surtout, à l\u2019étranger, «on se sentira enfin respecté comme humain», ajoute M. Emmanuel, qui se dit déboussolé par la présence «partout» de «portraits (du défunt Guide suprême iranien Rouhol- lah) Khomeini», placardés par les groupes armés chiites pro-Iran.«C\u2019est l\u2019espace public et je n\u2019y ai pas ma place.» «UN ANGE FACE AUX DÉMONS» Après l\u2019invasion américaine de 2003, les leviers politiques et économiques du nouvel Irak ont été répartis entre les chiites (deux tiers de la population), les sunnites et les Kurdes \u2014 majoritairement sunnites.La nouvelle législat ion est ainsi exclusivement d\u2019inspiration musulmane, à tel point qu\u2019aujourd\u2019hui encore, les chrétiens d\u2019Irak sont régis par un code de la famille.islamique.Quinquagénaire ayant grandi à Bassora, à la pointe sud de l\u2019Irak, avant de se marier à Bagdad, Haval Emmanuel dit raconter souvent à ses enfants le «bon vieux temps», celui de sa jeunesse quand l\u2019Irak était un phare culturel et universitaire du monde arabe.Mais ces souvenirs sont désormais bien loin.«Aujourd\u2019hui, je pleure quand je vois qu\u2019à Bassora, là où sont tirés le pétrole et les richesses d\u2019Irak, le long de la mer, les gens n\u2019ont pas d\u2019eau potable.» Tout cela est la faute des politiciens, accuse M. Emmanuel, dont la fille sera de la chorale qui accueillera le pape François début mars à Erbil.Qu\u2019attend-il de cette visite historique?C\u2019est «comme un ange qui descend sur l\u2019 Irak.Mais combien de démons va-t-il trouver ici?Un homme de paix qui visite des seigneurs de guerre, comment pourrait-il les faire changer?».2 4 1?Des Irakiens chrétiens installent une croix près d\u2019une église dans la ville de Bakhdida.La communauté espère des paroles fortes lors de la visite du pape François en Irak en mars.\u2014 PHOTO AP, HADI MIZBAN 2 L\u2019évêque Saad Sirop Hanna a subi de la torture en Irak.Ce prélat natif de Bagdad a été envoyé en Suède par l\u2019Église chaldéenne pour prendre la tête de sa plus grande congrégation en Europe \u2014 environ 25 000 fidèles.\u2014 PHOTO AFP, JONATHAN NACKSTRAND 3?Ciblés par les djihadistes, Saad Hormuz (avec sa fille Natalie sur la photo) et sa famille ont fui vers la Jordanie.Ils espèrent s\u2019établir au Canada.\u2014 PHOTO AFP, KHALIL MAZRAAWI 4?Ammar Al-Kass, Rana Said et leurs filles ont fait le grand saut ver la «Gold Coast» australienne en 2013.C\u2019est depuis ce bout du monde que la famille a suivi avec anxiété la percée du groupe État islamique dans son village d\u2019origine à l\u2019été 2014.\u2014 PHOTO AFP, JASON O\u2019BRIEN 5?Haval Emmanuel est installé au Kurdistan irakien depuis qu\u2019une milice a posé une bombe devant l\u2019école de ses enfants dans son quartier majoritairement chrétien à Bagdad en 2004.\u2014 PHOTO AFP, SAFIN HAMED 3 5 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 56 LE MONDE DENISE HRUBY Agence France-Presse VIENNE \u2014 L\u2019Autriche, prise au dépourvu à l\u2019automne par la seconde vague, a cette fois pris les devants: avec 3 millions de tests par semaine, dont la moitié dans les écoles, ce petit pays s\u2019érige désormais en champion de l\u2019exercice.Plus de 500 centres dé diés, 900 pharmacies et un millier d\u2019entreprises proposent des dépistages gratuits du coronavirus (PCR et antigéniques), tandis que l\u2019ensemble des élèves se soumettent eux-mêmes au rituel, deux fois par semaine.L\u2019approche avait initialement peu rencontré d\u2019écho quand les premiers sites avaient été mis sur pied, en plein confinement de décembre: «des tests de masse sans foule», titraient les journaux.Mais elle s\u2019est accélérée début février, au moment de l\u2019assouplissement des restrictions, et les attitudes ont commencé à changer, par la force des choses.Car il faut maintenant présenter un test négatif de moins de 48 heures chez le coiffeur, dans certaines stations de ski ou à l\u2019entrée des maisons de retraite.«DEUX, TROIS FOIS PAR SEMAINE» «Notre stratégie est d\u2019avoir une fréquence élevée de tests et de les rendre faciles d\u2019accès», explique à l\u2019AFP Katharina Reich, médecin en chef au sein du ministère de la Santé.«C\u2019est le seul moyen de garder la pandémie sous contrôle», dit-elle, alors que les variants inquiètent et que la vaccination n\u2019avance qu\u2019à tous petits pas.L\u2019Autriche administre ainsi 24 tests quotidiens pour 1000 habitants (sur la moyenne des 7 derniers jours), contre à peine 5 en France et moins de 2 en Allemagne, ce qui la place dans le peloton de tête au niveau mondial, selon les estimations du site d\u2019analyse Our world in data.«Nous voulons aller encore plus haut», insiste Mme Reich, caressant l\u2019espoir que «60 à 70 % de la population de 8,9 millions d\u2019habitants se fasse dépister deux, voire trois fois, par semaine».Outre ce dispositif de grande ampleur, les résidents pourront se procurer à partir du 1er mars des tests à effectuer à domicile.«C\u2019est notre seconde arme dans la lutte contre la COVID-19, en attendant que la majorité de la population soit vaccinée», souligne la responsable du ministère.Monika Redlberger-Fritz, responsable du centre de virologie de l\u2019Université de Vienne, confirme «l\u2019importance» de tests réguliers, tout en appelant à ne pas baisser la garde: «vous ne pouvez pas pour autant vous jeter dans les bras de votre grand-mère», avertit-elle.BIENTÔT AU RESTAURANT?Cette stratégie, en particulier en milieu scolaire, est suivie avec intérêt par les voisins tchèques et allemands.Depuis la réouverture des écoles le 8 février, les enfants reçoivent un kit, composé d\u2019un simple coton- tige à tourner dans chaque narine.Si le procédé, qui livre ses résultats en 15 minutes, n\u2019est pas aussi fiable qu\u2019un test PCR, il permet tout de même de l imiter les contaminations, selon le ministre de l\u2019Éducation Heinz Fassmann, qui assure que les réfractaires, privés de cours, sont très peu nombreux.En classe ou ailleurs, les Autrichiens se plient bon gré mal gré à cette obligation pour retrouver un peu de liberté, sur fond de lassitude face aux mesures sanitaires.Sasha peste à la sortie d\u2019une pharmacie de Vienne.«C\u2019est pénible», confie le jeune homme de 21 ans, qui déplore tout ce temps perdu pour avoir le droit de se faire couper les cheveux.Mais d\u2019autres sont plus enthousiastes.«Le gouvernement devrait généraliser l\u2019idée: avec mon résultat négatif, j\u2019aimerais pouvoir aller manger un plat ou prendre un café avec des amis», suggère Yveta Unzeitig, habituée à se faire tester dans le cadre de son travail dans une maison d\u2019édition.«Nous nous sentirions plus en sécurité et nous pourrions retrouver une vie normale», abonde sa fille Yvonne.Les hôteliers et restaurateurs s\u2019étaient montrés réticents à l\u2019origine.Aujourd\u2019hui, ils sont tentés par l\u2019expérience dans l\u2019espoir d\u2019être autorisés à rouvrir avant l\u2019échéance de Pâques.Reste à voir si ce coûteux pari permettra d\u2019endiguer la pandémie dans les semaines à venir, alors que le nombre de nouveaux cas reste élevé, au-delà du millier chaque jour.En Autriche, il faut désormais présenter un test négatif de moins de 48 heures chez le coiffeur, dans certaines stations de ski ou à l\u2019entrée des maisons de retraite.\u2014 PHOTO AFP, ALEX HALADA AUTRICHE DES MILLIONS DE TESTS POUR ÉVITER UNE TROISIÈME VAGUE l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.La loterie Grande Vie.1 000 $ par jour à vie! 12 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 25 février 22 février 1 05 16 29 35 40 5 04 16 25 26 42 24 février 11 38 36 39 37 10 45 40500253-01 1726 0435 0136 7642 602 008 709 870 22 février 21 février 20 février 19 février 46 71 24 19 8412 9163 8529 676 255 824 25 février 24 février 23 février 79 62 32 25 février 24 février 23 février 22 février 21 février 20 février 19 février 0232286 0540790 7753863 6795735 8638927 9183533 4799916 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ 0056796 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 57 JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com Laurent Dubreuil n\u2019a plus besoin de présentation.Ce mois-ci, le patineur a raflé le titre de champion du monde, écrivant une page d\u2019histoire au passage.Il vous prévient tout de suite : il ne compte pas s\u2019arrêter là.Dubreuil est monté sur la plus haute marche du podium le 12 février à Heerenveen, aux Pays-Bas, devenant le troisième patineur de Québec à s\u2019imposer de la sorte après Gaétan Boucher (1984) et Sylvain Bouchard (1998).«Je suis bon avec les chiffres, avec les dates, j\u2019ai toujours été attiré par les statistiques, je le savais qu\u2019il y avait juste deux Québécois qui avaient été champions.J\u2019étais très au courant», exprime le patineur de 28 ans, connaissant bien l\u2019ampleur de sa victoire.«C\u2019est sûr que je suis content.J\u2019essaie de rester stable.Je ne connais pas de trop gros high ou de trop grosses périodes négatives.C\u2019est revenu rapidement à la normale.Je suis quand même très heureux des deux derniers mois, je n\u2019ai jamais aussi bien patiné», soutient-il.Ce n\u2019est pas la première fois que l\u2019athlète de Saint-Étienne-de-Lau- zon se retrouve dans les pages du Soleil en tant que lauréat du mois.En 2012, il devenait le champion du monde junior au sprint de 500 mètres sur longue piste.Quelques années plus tard, il mérite le même titre pour la même distance, cette fois dans la cour des grands.«J\u2019ai souvent passé proche de la médaille d\u2019or et là j\u2019ai finalement été capable, raconte le patineur.J\u2019espère que ça va en motiver d\u2019autres.Entre Sylvain et moi, il y a plus de 20 ans.J\u2019espère que ce sera moins long pour le prochain champion du monde de Québec.Surtout avec les installations qui s\u2019en viennent dans la région, ça peut donner de la confiance pour les jeunes qui rêvent de cette carrière.» Avant le prochain vainqueur québécois, Laurent Dubreuil espère surtout ajouter un autre titre à sa feuille de route.Il continue de viser la plus haute marche du podium.HUMBLE AVEU Laurent Dubreuil imagine remporter un championnat du monde depuis ses débuts sur les patins, c\u2019était son rêve de jeunesse.Bien honnêtement, s\u2019il se replonge en 2012, il avoue qu\u2019il croyait atteindre le sommet beaucoup plus tôt dans sa carrière.«Ça a été long, neuf ans.Avec ma trajectoire de carrière, mes dernières années chez les juniors, je pouvais penser atteindre ce niveau-là plus rapidement.Il est arrivé un patineur russe qui a gagné plusieurs courses depuis, un rival que je ne savais pas que j\u2019allais avoir.Ça été dur de le battre.» «Je n\u2019ai jamais douté que j\u2019y arriverais», ajoute-t-il.Surprise : l\u2019année qu\u2019il accomplit son plus grand objectif sera l\u2019année où il a le moins patiné de toute sa carrière, gracieuseté de la pandémie.«J\u2019avais patiné à peine plus de deux semaines avant d\u2019arriver en Europe pour les coupes du monde.C\u2019est donc très spécial que je remporte le titre cette année, ça part de l\u2019entrainement qu\u2019on fait depuis deux ans.On a passé beaucoup de temps en musculation.Les gains, je les ai transportés sur la glace.Le travail qu\u2019on a fait a payé.» NOUVEAU PAPA La fille de Laurent Dubreuil est née en juillet 2019, elle aura deux ans cet été.Depuis son arrivée, le patineur a beaucoup plus hâte de rentrer à la maison après de longues périodes hors du pays.«Dans les premiers six mois de sa vie, j\u2019ai été là deux mois et demi.Cette année, avec la pandémie, j\u2019étais juste parti deux mois! Ça a été difficile de ne pas patiner et de changer la routine.Côté personnel, c\u2019était génial.J\u2019ai pu profiter de plein de moments avec la famille.Je l\u2019ai vue grandir beaucoup plus que si j\u2019avais eu une saison normale», raconte le papa.Il est évident que les départs pour les compétitions deviennent plus difficiles.«Je dois beaucoup à mon épouse Andréanne, elle me permet de vivre mes rêves.» «C\u2019est difficile quand je suis parti, mais je n\u2019imagine pas ma vie d\u2019une autre façon.Il faut que ce soit une passion, c\u2019est beaucoup d\u2019efforts.Ce n\u2019est pas dur pour moi de m\u2019entraîner fort.C\u2019est ma vie de rêve.C\u2019est ce que j\u2019imaginais quand j\u2019avais 5 , 10 ou 15 ans.Je me considère extrêmement chanceux.Quand on trouve ce qu\u2019on aime dans la vie, on ne se tanne jamais.» Le patineur espère transmettre une quantité innombrable de souvenirs positifs à sa petite fille, Rose.«Je veux laisser une carrière de fierté et de bons souvenirs, les moments où je suis parti, c\u2019est poche, mais le reste c\u2019est positif et c\u2019est de ça que je veux qu\u2019on se souvienne.» Pour l\u2019instant, Rose ne fait pas la différence entre une bonne et une mauvaise course.Peu importe le résultat, elle demeure heureuse de voir son papa à l\u2019écran lors des appels par Skype.«Ça m\u2019aide à relativiser l\u2019importance du sport.Oui, ma carrière est importante, mais c\u2019est moins important que le bonheur de ma famille.De la voir contente quand je fais une mauvaise course, ça m\u2019aide à avoir un équilibre que je n\u2019avais pas il y a deux ans», confie l\u2019athlète.LAURENT DUBREUIL UN TITRE TANT DÉSIRÉ, UN RÊVE RÉALISÉ Laurent Dubreuil espère ajouter un autre titre à sa feuille de route.Il continue de viser la plus haute marche du podium.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE le lauréat Le Soleil\u2013Radio-Canada 0042099 SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 58 ACTUALITÉS MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca L\u2019astromobile Perseverance a amené avec elle un peu de l\u2019expertise bromontoise sur la planète Mars.Les «yeux» de la «Sky- Cam», la caméra qui pointe vers l\u2019atmosphère martienne, ont été fabriqués chez Teledyne Dalsa, situé dans le parc scientifique de Bromont.Les capteurs d\u2019image CCD de l\u2019entreprise sont intégrés depuis pratiquement deux décennies aux caméras des différents véhicules spatiaux envoyés à une distance moyenne de 225 millions de kilomètres de la Terre.Et cette fois-ci ne fait pas exception.«On en est à la sixième mission.On a alimenté les Spirit et Opportunity en 2004, Phoenix en 2008, Curiosity en 2012, InSight en 2018 et Perseverance en 2021 avec le même type de capteurs», explique le directeur de développement de solutions de produits au sein de l\u2019entreprise, Marc Faucher.Fait étonnant : le CCD (pour Charge-Coupled Device ou dispositif à transfert de charges) de la Sky- Cam a été fabriqué.au tournant de l\u2019année 2000.Il fait partie du lot de capteurs qui avaient été acheminés à l\u2019époque au responsable du programme martien pour la NASA, le Jet Propulsion Laboratory (JPL), client de Teledyne Dalsa.«Le capteur a 20 ans et il fonctionne toujours aussi bien que la journée un, quand ils (l\u2019équipe de JPL) l\u2019ont reçu», lance, avec une pointe de fierté dans la voix, le scientifique en intégration de procédés pour les procédés CCD et CMOF, Raymond Frost.Ce dernier a travaillé à l\u2019époque sur ce projet avec le gérant de produits chez Dalsa, aujourd\u2019hui à la retraite, Robert Groulx.Bien que la technologie ait évolué depuis 2000, Marc Faucher fait valoir que les CCD de Teledyne Dalsa, qui permettent de convertir la lumière en courant électrique et en images, ont su faire leurs preuves au fil des différentes missions.«Après avoir démontré que les circuits pouvaient très bien fournir Spirit et Opportunity, je présume qu\u2019ils ont voulu jouer de prudence et garder le même genre de circuits robustes pour les autres missions», avance-t-il.INFORMATIONS MÉTÉO Marc Faucher précise que Perseverance, à la recherche de signes d\u2019une possible ancienne vie microbienne, est équipé d\u2019une vingtaine de caméras.D\u2019autres usines de Teledyne Dalsa ont d\u2019ailleurs également fourni des CCD et des instruments dans le cadre de ce projet.La SkyCam est pour sa part, comme son nom l\u2019indique, orientée vers le ciel, donc vers l\u2019atmosphère de Mars.Elle est insérée dans la station météorologique de l\u2019appareil.«Cette caméra-là regarde la température, la pression, l\u2019humidité, la poussière.Avec notre CCD, elle peut capturer des photos et même des vidéos», explique le directeur de solutions de produits.Elle pourra ainsi fournir des images du «ciel» martien à différents moments de la mission.FIERTÉ Même si les CCD ont été réalisés il y a longtemps, les 480 employés de l\u2019entreprise n\u2019en ont pas moins ressenti un grand sentiment de fierté, lorsque Perseverance s\u2019est posé sur Mars la semaine dernière.Tous ont visionné les images avec intérêt, affirme Marc Faucher.Pour l\u2019occasion, l\u2019atterrissage de Perseverance, auquel a participé l\u2019ingénieure québécoise en aérospatiale à la NASA Farah Ali- bay, a été diffusé à la cafétéria de l\u2019entreprise, souligne-t-il.«J\u2019avais très hâte de voir ça», laisse pour sa part tomber Raymond Frost qui croit avoir aperçu des images qui pourraient bien provenir de la SkyCam.«Le sentiment de fierté généré par cet événement s\u2019étend à tout le monde, à tous les types d\u2019employés, qu\u2019ils soient opérateurs, techniciens, ingénieurs ou personnel de service.Tout le monde, à un moment ou l\u2019autre, a pu participer à la fabrication de ces produits-là.Ils peuvent participer à des projets uniques et en retirer de la fierté», dit M.Faucher.L\u2019expertise de Teledyne Dalsa à Bromont pourrait-elle à nouveau être utilisée pour de futures missions spatiales?« Pour le moment, il n\u2019y a pas de projet actif, dit Marc Faucher.On sait très bien que ce sera le moment pour eux (l\u2019équipe de JPL) de passer à une nouvelle technologie pour les prochains projets qui vont émerger de ça.[.] On reste à l\u2019écoute des besoins de ce client-là.Lorsqu\u2019il se présentera, on sera prêt.» Mais, pour l\u2019heure, la SkyCam, de même que les autres caméras de Perseverance, ne font que commencer à livrer les secrets de la planète rouge.Marc Faucher et Raymond Frost de Teledyne Dalsa \u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, CHRISTOPHE BOISSEAU-DION UN PEU DU QUÉBEC SUR LA PLANÈTE MARS Les «yeux» de la «SkyCam», la caméra qui pointe vers l\u2019atmosphère martienne, ont été fabriqués chez Teledyne Dalsa, à Bromont.\u2014 PHOTO NASA leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 59 0058982 Encourageons l\u2019investissement dans les médias d\u2019ici.\u2014\u2014comme ce journal.Parce que depuis plusieurs années, la migration des investissements publicitaires vers les plateformes numériques mondiales prive les médias locaux de revenus importants, un mouvement s\u2019organise.Parce qu\u2019il faut se donner les moyens nécessaires pour imaginer, produire et diffuser des contenus d\u2019ici, réaffirmons encore plus fort l\u2019importance d\u2019investir dans les médias locaux.Adhérez au mouvement.Votre appui et votre engagement peuvent changer les choses.Découvrez l\u2019initiative a2c.quebec/nouvelles/mouvementmediadici SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 60 CARRIÈRES Pays-Bas : une Cour d\u2019appel invalide l\u2019annulation du couvre-feu Le gouvernement néerlandais avait le droit d\u2019instaurer le couvre-feu, en vigueur depuis le 23 janvier pour lutter contre le coronavirus, a estimé vendredi une Cour d\u2019appel de La Haye, rejetant ainsi un jugement antérieur.Il y a deux semaines, un tribunal de première instance avait plongé le pays dans la confusion en ordonnant au gouvernement de lever immédiatement le couvre-feu, une mesure controversée qui avait conduit à de violentes émeutes lors de son instauration.Le gouvernement avait ensuite fait adopter une nouvelle loi par le Parlement, soumise à une procédure accélérée, afin d\u2019assurer le maintien du couvre-feu même s\u2019il perdait l\u2019affaire en appel.En première instance, le tribunal avait statué que la loi spéciale sur laquelle s\u2019est initialement basé le gouvernement était prévue pour des «circonstances très urgentes et exceptionnelles», telles que l\u2019effondrement d\u2019une digue.Le couvre-feu «peut se baser» sur cette loi spéciale, a cependant tranché vendredi la Cour d\u2019appel de La Haye.AFP 0056336 0058752 OFFRE D\u2019EMPLOI Directeur ou directrice des services aux élèves \u2013 Secteur secondaire L\u2019Académie Saint-Louis, située dans l\u2019arrondissement Les Rivières à Québec, accueille des élèves du préscolaire au secondaire dans des infrastructures modernes.Le pavillon secondaire offre à une clientèle de plus de 1 200 élèves un environnement riche et stimulant.L\u2019Académie Saint-Louis a choisi de développer deux créneaux d\u2019excellence, les langues et les sports, dans un milieu de vie dynamique et innovateur axé sur des valeurs de respect, de dépassement de soi, d\u2019engagement, de bienveillance et de collaboration.FONCTIONS La personne titulaire de ce poste sera responsable de l\u2019encadrement disciplinaire des élèves du 2e cycle ainsi que de la qualité des services qui sont offerts à la vie scolaire.Usant d\u2019un leadership inclusif et inspirant, elle démontrera empathie et disponibilité afin d\u2019accompagner tant les élèves et les parents dans les dossiers quotidiens que l\u2019équipe d\u2019enseignants dans la mise en place de pratiques mobilisantes et gagnantes.Dotée d\u2019un fort sens de la diplomatie, elle misera sur la collaboration pour susciter le dépassement de soi et l\u2019engagement de chacun.CONDITIONS DETRAVAIL L\u2019Académie Saint-Louis offre une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels.ENTRÉE EN FONCTION : dès que possible ou pour la rentrée scolaire 2021-2022.Veuillez faire parvenir par courriel votre dossier de candidature, incluant une lettre de motivation et votre curriculum vitae avant le 7 mars 2021, 16 h à : sbaudat@filion.ca.Pour connaître les qualifications requises et le profil recherché, veuillez consulter l\u2019offre : https://aslouis.qc.ca/carrieres/ Les Coopératives d\u2019information La Tribune, La Voix de l\u2019Est, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil sont membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Médias solidement implantés dans leur collectivité respective, ils diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux des communautés qu\u2019ils desservent.Nos contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Ontario.Aux côtés de vos collègues, vous jouerez un rôle de premier plan dans cette aventure.Conseiller, systèmes informatiques Sous la supervision du directeur principal, production et technologies de l\u2019information, le conseiller aux systèmes informatiques est responsable de la maintenance et du suivi de tous les systèmes informatisés de gestion en plus de participer aux activités se rapportant au déploiement de nouveaux systèmes informatisés de production et de gestion.Voici les principales tâches et responsabilités : \u2022 Assure le bon fonctionnement des systèmes de gestion actuels.\u2022 Effectue les activités d\u2019assistance aux utilisateurs.\u2022 Participe à l\u2019implantation des progiciels dans l\u2019entreprise.\u2022 Installe, configure et assure le suivi des équipements informatiques de production et de gestion.\u2022 S\u2019assure que les équipements et logiciels en place répondent aux normes de sécurité en vigueur.\u2022 Répond aux appels d\u2019urgence.\u2022 Développe certaines applications informatiques (rapports, concours, logiciels).Voici les compétences et les qualifications requises au poste : \u2022 Diplôme d\u2019études collégiales (DEC) ou universitaires en informatique.\u2022 Minimum de trois (3) ans d\u2019expérience en informatique.\u2022 Maîtrise de l\u2019environnement Windows (serveurs et usagers).\u2022 Connaissances en réseautique.\u2022 Connaissance des logiciels de bases de données.\u2022 Connaissances de l\u2019environnement Mac, un atout.\u2022 Connaissance en électrotechnique, un atout.\u2022 Bonne connaissance de la langue française parlée et écrite.\u2022 Connaissance fonctionnelle de la langue anglaise parlée et écrite.\u2022 Démontrer une grande autonomie ainsi qu\u2019un sens de l\u2019initiative.\u2022 Démontrer d\u2019excellentes aptitudes dans les relations interpersonnelles.Emploi à temps plein en semaine.Nous vous offrons une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels de même que l\u2019opportunité de réaliser vos activités professionnelles en télétravail.Lieu de travail : Québec, Trois-Rivières ou Gatineau Pour postuler, veuillez soumettre votre candidature au plus tard le 9 mars 2021 à Marie-Christine Lavoie au mclavoie@cn2i.ca. leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 CARRIÈRES 61 Les photographes des six Coops de l\u2019information se sont donné un défi : s\u2019imposer une thématique chaque semaine, en se détachant de l\u2019actualité.Aujourd\u2019hui : la pêche sur glace.Yan Doublet propose cette très belle photo sur laquelle deux enfants taquinent le poisson sur les glaces du bassin Louise à Québec.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET LA PÊCHE SUR GLACE DANS L\u2019OEIL DE NOS PHOTOGRAPHES 0057692 0059231 Les Coopératives d\u2019information La Tribune, La Voix de l\u2019Est, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil sont des médias solidement implantés dans leur collectivité respective et diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux des communautés qu\u2019ils desservent.Nos contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Est de l\u2019Ontario.Aux côtés de vos collègues, vous jouerez un rôle de premier plan dans cette aventure.Directeur De l\u2019équipe D\u2019impact et De projets réseaux À titre de directeur de l\u2019équipe d\u2019impact et de projets réseaux vous collaborez à traiter des sujets d\u2019intérêt pour tous les médias du groupe, contribuant à renforcer le positionnement des médias locaux et régionaux en tant que producteurs de dossiers d\u2019information exclusifs.Vous coordonnerez le travail effectué au sein de votre équipe et prendrez part à la coordination de certains dossiers de notre groupe.Voici les principales tâches et responsabilités : \u2022 Coordonne le travail d\u2019une équipe journalistique d\u2019impact, traitant de sujets d\u2019intérêt dans toutes les sphères d\u2019activités, dans une optique de publication de dossiers exclusifs sur une base régulière.Les sujets choisis auront un impact important dans les régions desservies par les médias du groupe.\u2022 Mobilise son équipe autour de l\u2019appropriation de techniques propres au journalisme d\u2019impact: recherches, enquêtes journalistiques, démarches officielles (Loi sur l\u2019accès à l\u2019information), traitement et croisement de données, etc.En collaboration avec son équipe : \u2022 Identifie, élabore et planifie la réalisation de projets rédactionnels d\u2019impact contribuant à renforcer le positionnement desmédias locaux et régionauxmembres des Coopératives de l\u2019information (dossiers de fond, enquêtes, analyses, reportages exclusifs, etc.).\u2022 Identifie, élabore et planifie la réalisation de dossiers sur des projets de loi, des règlements, des politiques gouvernementales qui ont un impact sur les régions.En collaboration avec les rédacteurs en chef des médias du groupe : \u2022 Mobilise à l\u2019occasion son équipe pour le traitement immédiat de sujets d\u2019actualité qui ont des impacts et/ou retombées dans les régions.\u2022 Identifie, planifie et coordonne des dossiers journalistiques de groupe (dossiers spéciaux, éditions spéciales), en effectuant les recherches préliminaires de contenus, la coordination et la réalisation avec l\u2019aide de ressources internes et/ou externes.\u2022 Contribue au développement de pratiques pour une meilleure mise en valeur de contenus majeurs (actualité quotidienne notamment) produits par l\u2019un ou l\u2019autre des médias membres, en vue d\u2019assurer une diffusion à plus large échelle et avec plus d\u2019impact (au besoin, intervention/formation sur le titrage, les visuels, etc.).À cet effet, assure le lien avec l\u2019équipe du bureau numérique.Voici les compétences et les qualifications requises pour le poste : \u2022 Posséder un baccalauréat en journalisme ou dans une discipline appropriée.\u2022 Posséder un minimum de 10 années d\u2019expérience dans le milieu journalistique et avoir développé une expertise en journalisme d\u2019enquête.\u2022 Posséder 5 années d\u2019expérience en coordination d\u2019équipe.\u2022 Connaissance approfondie des techniques de journalisme d\u2019enquête et des outils technologiques: recherches, enquêtes journalistiques, démarches officielles (Loi sur l\u2019accès à l\u2019information), traitement et croisement de données.\u2022 Connaissance approfondie de l\u2019actualité québécoise, canadienne et internationale.\u2022 Connaissance de l\u2019environnement numérique des médias de l\u2019information et des réseaux sociaux.\u2022 Bonne capacité de travail d\u2019équipe et de développement du potentiel de ses collaborateurs.\u2022 Sens coopératif.\u2022 Connaissance approfondie de la langue française parlée et écrite et excellentes aptitudes rédactionnelles.\u2022 Connaissance de l\u2019anglais parlé et écrit.\u2022 Connaissance des logiciels de base (Suite Office, Internet, etc.).\u2022 Dynamisme, initiative, rigueur, curiosité, créativité, capacité d\u2019analyse, disponibilité, implication, sens de l\u2019organisation, entregent, bon communicateur, capacité de travailler sous pression.Emploi à temps plein en semaine.Rémunération et avantages sociaux concurrentiels.Lieu de travail : Dans l\u2019une des villes de nos médias locaux avec possibilité de télétravail à partir de l\u2019un de ces lieux : Gatineau, Granby, Ottawa, Québec, Trois-Rivières, Saguenay ou Sherbrooke.Faites parvenir votre candidature au plus tard le 1er mars 2021, 16 h à Marie-Christine Lavoie \u2014 mclavoie@cn2i.ca. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 62 ACTUALITÉS Agence France-Presse NEW DELHI \u2014 L\u2019acteur britannique Tom Holland, qui incarne Spider-Man à l\u2019écran, s\u2019est retrouvé au cœur d\u2019une tempête sur Twitter en Inde pour un commentaire moqueur envers le premier ministre Narendra Modi.publié par un homonyme.L\u2019historien britannique Tom Holland, utilisant sur le réseau social le pseudonyme @holland\u2014tom, a raillé mercredi le premier ministre indien, après qu\u2019un immense stade de cricket a été renommé en son honneur.«Je suis un grand admirateur de la modestie dont Modi a fait preuve en donnant son nom au plus grand stade de cricket du monde», a-t-il moqué sur Twitter.La publication a provoqué des réactions outrées en Inde, où certains ont confondu ce compte Twitter avec celui d\u2019un autre Tom Holland : le célèbre acteur de 24 ans incarnant Spider-Man dans la série de films des studios Marvel, dont le pseudonyme est @TomHolland1996.Le hashtag #BoycottSpiderMan est vite devenu populaire dans ce pays de 1,3 milliard d\u2019habitants.«C\u2019est une affaire interne à l\u2019Inde.Nous allons vous donner une leçon de vie.#boycottspiderman», a lancé un internaute.«Vous qui conspirez contre le leader mondial.Attendez, la police de Delhi vient vous chercher», a écrit un autre.Tom Holland, l\u2019acteur, a été actif sur Twitter cette semaine, mais plutôt pour titiller ses fans au sujet des titres possibles pour le dernier film de la série.Tom Holland, l\u2019historien, s\u2019est quant à lui excusé, en tweetant : «Oh là là, il semble que j\u2019aie à moi seul détruit les perspectives du prochain Spider-Man en Inde.» «J\u2019aurais dû me rappeler qu\u2019un grand pouvoir implique de grandes responsabilités», a-t-il ajouté, reprenant une phrase culte de l\u2019homme-araignée.SPIDER-MAN MALMENÉ EN INDE BIEN MALGRÉ LUI.0058098 AVIS Chaque année, des milliers de biens sont oubliés ou ne sont pas réclamés par leurs propriétaires ou leurs héritiers.Il peut s\u2019agir d\u2019une succession ou d\u2019un produit financier non réclamé, par exemple le contenu d\u2019un coffret de sûreté ou une somme provenant d\u2019un régime de retraite ou d\u2019un contrat d\u2019assurance vie.Au Québec, Revenu Québec est l\u2019organisation qui a été désignée pour récupérer et administrer ces biens.Vous croyez être le propriétaire ou l\u2019héritier d\u2019un tel bien?Consultez le registre des biens non réclamés disponible sur notre site Internet, à l\u2019adresse revenuquebec.ca/fr/bnr, afin d\u2019y effectuer une recherche.Vous pouvez aussi communiquer avec la Direction principale des biens non réclamés par téléphone ou vous rendre en personne à nos bureaux.Pour nous joindre Direction principale des biens non réclamés 500, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 10.00 Montréal (Québec) H2Z 1W7 Téléphone : 1 866 840-6939 revenuquebec.ca/fr/bnr Note : Les appellations, les dénominations ou les noms figurant dans cet avis sont écrits comme ils nous ont été transmis.SUCCESSIONS, PRODUITS FINANCIERS ET AUTRES BIENS NON RÉCLAMÉS PROPRIÉTAIRES OU HÉRITIERS RECHERCHÉS Successions non réclamées Nom Domicile Date du décès BARIL, Pierre 3390, rue Lefort, Trois-Rivières 2019-11-21 BEAUCAGE, Solange 305, rue Laviolette, appartement 110, Saint-Jérôme 2020-06-17 BEAUDOIN, Guy (Robert Guy) 145, avenue de la Providence, Lachute 2019-08-10 BEAUMIER, Louis-Philippe 8, rue Champlain, Montpellier 2018-11-03 BEAUMIER, René 400, rue Rose-Ellis, appartement 430, Drummondville 2020-05-01 BÉLISLE, Claude 215, route Joseph-A., Sainte-Ursule 2020-05-30 BÉLIVEAU, Claire 13687, rue Forsyth, appartement 310, Pointe-aux-Trembles 2019-09-29 BENGIVENGO, Carmela 1245, rue des Blés, appartement 107, Sherbrooke 2019-05-12 BERNIER, Alain 1219, rue Gardenville, Longueuil 2019-12-24 BLOSHUK, Fyodor 549, rue Théodore, Montréal 2018-12-26 BONAMIGO, Gino 336, rue De La Colombière Est, appartement 1, Québec 2020-10-13 BOUDRIAS, Daniel 80, rue Cleveland, appartement 4, Danville 2019-07-14 BOURGET, Léo 199A, rue Maskinongé, Saint-Gabriel-de-Brandon 2019-05-02 BRASSARD, Daniel 4155, 6e Avenue Est, appartement 214, Québec 2020-02-05 BROWN, Robert 3, 92e Avenue Est, appartement 102, Blainville 2016-10-03 CAMPEAU, Roger 310, chemin Nicholson, Milan 2020-05-08 CARDIN, Alexandre 6849, rue Fabre, Montréal 2020-07-24 CARDINAL, Richard 19, chemin Lesage, Bouchette 2019-12-18 CARON, Alexandre 155, 1re Rue, Saint-Fabien 2020-07-03 CARON, Renaud 16405, avenue de la Concorde Sud, appartement 8, Saint-Hyacinthe 2019-11-29 CHABOT, Margaret 125, boulevard Lionel-Émond, appartement 420, Gatineau 2019-07-31 CHARBONNEAU, Claude 145, chemin Saint-Joseph, Val-des-Monts 2020-05-01 CHARBONNEAU, Marleine 300, rue du Docteur-Charles-Léonard, Saint-Jérôme 2019-12-04 CLOUETTE, Huguette 200, rue Rolland, Saint-Jérôme 2019-11-21 COBURN, Douglas Alexander 9810, Grande Allée, appartement 2, Montréal 2020-01-07 CÔTÉ, Gaétan 768, rue des Groseilles, Québec 2020-05-11 COURCY, Lucien 392, rue Willibrord, Verdun 2019-06-08 COURNOYER, Réjeanne 7480, rue Saint-Gérard, Montréal 2019-11-13 COUTURE, Claude 5000, rue Albert-Tessier, appartement 322, Shawinigan 2019-07-10 CUSSON, Benoit 320, terrasse Bellerive, appartement 101, Cowansville 2019-08-03 DACIER, Philippe 5003, rue Saint-Zotique, Montréal 2020-03-27 DAOUST, Jean 658, rue Pierre-Péladeau, Sainte-Adèle 2020-03-08 DAUNAIS (LAMBERT), Fernande 1230, chemin Quatre-Saisons, Notre-Dame-du-Bon-Conseil 2018-05-02 DE LUCA, Ida 3130, rue Jarry Est, Montréal 2019-02-05 DÉSILETS, Gilles 2590, route Édouard-VII, Saint-Philippe 2020-03-15 DESJARDINS, Daniel 8955, rue Sherbrooke Est, appartement 607, Montréal 2019-11-09 DICKINSON, Mario 1016, rue des Pivoines, Mascouche 2020-07-26 DIGNARD, Marc 1396, rue Moreau, LaSalle 2020-07-20 DION, Claude-René 770, 6e Avenue, Laval 2019-07-21 DORÉ, Yvon 758, 6e Avenue, Verdun 2020-01-09 DOYON, Renaude 1020, 175e Rue, appartement 224, Saint-Georges 2019-10-28 DUBOIS, Richard 18, 14e Avenue, Drummondville 2019-09-29 DUCHESNE, Réjean (Régent) 12702, rue Léon-Ringuet, Montréal 2019-02-25 DUPERRÉ, Thomas 44, avenue Sainte-Geneviève, appartement 5, Québec 2020-08-27 DUPONT, Gabriel 910, rue Desaulniers, appartement 5, Saint-Jean-sur-Richelieu 2020-01-29 DUROCHER, Flora 522, 18e Avenue, Lachine 2020-02-17 FAVREAU, Gilles 134, rue Augusta, appartement 104, Sorel-Tracy 2019-12-06 FERGUSON, Phyllis 14775, boulevard Pierrefonds, Pierrefonds 2019-09-22 FERLAND, André 301, boulevard J.-A.-Paré, appartement 306, Repentigny 2020-01-12 FONTAINE, Christian 1800, rue Dessaulles, Saint-Hyacinthe 2019-09-18 FORBES, Clarens 472, rue Monseigneur-Langis, appartement 72, Rimouski 2019-09-02 FORGET, Aline 1615, avenue Émile-Journault, Montréal 2019-06-08 FORTIER, Stéphane 5710, rue Salaberry, appartement 3, Montréal 2019-12-20 FORTIN, Louise Jeannine 222, avenue Riordon, casier postal 184, Temiscaming 2018-09-22 GAGNÉ (CÔTÉ), Huguette 1634, rue Saint-Cyrille, L\u2019Ancienne-Lorette 2020-05-30 GAGNÉ, Marc 612, rue Réal, La Tuque 2019-08-14 GAGNÉ, Nicole 38, rue Morin, Sainte-Adèle 2020-05-21 GAUDET, Marcel 140, rue Carter, appartement 7, Rouyn-Noranda 2017-01-14 GAUTHIER, Robert 3766, rue Queen, Rawdon 2019-08-05 GHITIU, Neculai 9049, rue de Matane, appartement 2, LaSalle 2019-11-09 GIGUÈRE, Serge 1532, rue La Vérendrye, Trois-Rivières 2019-11-29 GIRARD, Louise 2055, rue de Montfort, appartement 8, Jonquière 2020-03-06 GLOVER, William George 860, rue Charlevoix, appartement 4, Montréal 2020-07-29 GOBEIL, Lise 5353, 53e Avenue, Laval 2019-05-17 GOSSELIN, Claude 1525, rue L\u2019Annonciation Nord, Rivière-Rouge 2019-10-04 GOSSELIN, Yolande 6445, boulevard Henri-Bourassa Est, appartement 305, Montréal-Nord 2019-10-04 GOUDREAULT, Robert 1, rue des Aînés, Salaberry-de-Valleyfield 2020-06-07 GRIGORIEV, Dimitry 305, boulevard des Anciens-Combattants, Sainte-Anne-de-Bellevue 2019-04-03 HAMERSKI, Bohdan 3797, rue Décarie, appartement A, Montréal 2020-01-18 HUDON, Charles Eugène 28, 10e Avenue, Rimouski 2019-12-04 HUNT, Doreen 58, rue Fairlawn Crescent, Beaconsfield 2017-10-02 JACQUES, Laurier 174, avenue Jacques-Cartier Sud, Stoneham-et-Tewkesbury 2019-07-31 JESSOP, Pierre 1660, rue Cadillac, appartement 2, Québec 2020-01-10 JOBIDON, Michel 950, boulevard Quévillon, Lebel-sur-Quévillon 2020-01-15 JOHNSON-CHARBONNEAU, Carl 2499, route 132 Est, Rimouski 2020-06-19 LABONTÉ, Yvon 2084, rue Marmier, appartement 1, Longueuil 2019-11-24 LACHANCE, Claude 2345, rue Trudeau, appartement 6, Québec 2017-11-18 LAFRENIÈRE, Roland 1111, route 343, appartement 6, Saint-Ambroise-de-Kildare 2019-10-18 LAMARRE, François 652, rue Campbell, Greenfield Park 2020-07-26 LAPIERRE, Richard 1633, rue Principale, appartement 5, Granby 2020-02-04 LAVALLÉE, Marcel 650, place d\u2019Accueil, Lachine 2019-11-21 LAVOIE, Jacques 401, rue Georges, Sainte-Sophie 2020-06-16 L\u2019ÉCUYER, Jacques Junior 17, rue Robert-Lussier, appartement 2, Repentigny 2020-01-13 LEFEBVRE, Nicole 479, rue Bérol, Drummondville 2020-02-03 LEMAIRE, André 2465, rue Saint-Joseph, appartement 24A, Saint-Hyacinthe 2020-01-04 LEMIEUX, Robert 755, rue Esther-Blondin, appartement 401, Lachine 2020-02-21 LÉPINE, Pierre 447, rue Rémillard, Saint-Jean-sur-Richelieu 2020-07-25 LÉVESQUE, Gaétan 66, boulevard des Hauts-Bois, appartement 327, Sainte-Julie 2019-05-26 LUSSIER, Monique 3440, rue Broadway, appartement 201, Montréal 2019-10-29 MARCOUX, Gaétan 2807, chemin Gémont, Saint-Adolphe-d\u2019Howard 2019-11-02 MCKISSOCK, Sharron 2332, boulevard Sainte-Marie, Salaberry-de-Valleyfield 2020-08-17 MÉNARD, Serge 12005, avenue Lapierre, appartement 8, Montréal-Nord 2019-08-16 MICHAUD, Claude 47, route de la Station, Saint-Philippe-de-Néri 2019-08-29 MONTAMBAULT, Alain 555, 47e Rue Est, appartement 213, Québec 2020-08-04 MORIN, Gérard 3200, rue Masson, appartement 1, Longueuil 2019-12-01 NICOLAS, Yannick 932, boulevard Lafortune, L\u2019Assomption 2020-01-21 O\u2019CONNOR, Bruno 116, rue Marc-Aurèle-Fortin, Amqui 2020-05-30 OUELLET, Steeve 1385, rue des Braves, L\u2019Ancienne-Lorette 2020-07-28 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 63 La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Pour la première fois depuis octobre, les gestionnaires de salles de cinéma du Québec ont eu le droit de reprendre les projections vendredi, mais certains d\u2019entre eux se demandent combien de temps ils pourront tenir le coup sans avoir le droit de vendre des friandises et de la nourriture et sans pouvoir présenter de films en soirée, par respect du couvre-feu.Éric Bouchard, coprésident de l\u2019Association des propriétaires de cinémas du Québec, estime qu\u2019il sera très difficile pour les gestionnaires d\u2019encaisser des profits dans de telles conditions.Le premier ministre François Legault a expliqué qu\u2019il avait permis la réouverture des salles afin d\u2019offrir aux familles du divertissement pendant la semaine de relâche scolaire qui débutera lundi.Il a toutefois ordonné que dans les salles situées en zone rouge, les ventes de nourriture soient interdites, car il tient à ce que tous les spectateurs gardent leur masque pendant la projection.De plus, puisque le couvre-feu demeure en vigueur à compter de 20h, aucun film ne peut être présenté en soirée.Éric Bouchard espère que les familles viendront voir des films en journée pendant que les enfants auront congé d\u2019école, mais il croit qu\u2019il sera très difficile pour les cinémas d\u2019être rentables après le retour en classe.UNE INSULTE Les compensations financières offertes par le premier ministre ne suffiront pas à combler les pertes sur les ventes de nourriture et les projections en soirée, selon lui.Les cinémas demeurent admissibles à un programme du gouvernement du Québec destiné à les aider à fonctionner pendant deux mois après leur réouverture, s\u2019ils ont été contraints de fermer leurs portes à cause de la pandémie de COVID-19.L\u2019aide pour payer les coûts fixes peut atteindre 15 000 $ par mois.Cette aide gouvernementale est une insulte aux yeux de Vincenzo Guzzo, propriétaire de Cinémas Guzzo qui exploite dix salles dans la région de Montréal.Il a décidé de ne pas rouvrir ses salles vendredi, refusant de prendre de l\u2019argent public pour compenser les pertes causées par les annulations de projections en soirée et l\u2019interdiction de vente de nourriture.Daniel Séguin, vice-président chez Cineplex, signale pour sa part que son entreprise n\u2019est pas admissible à l\u2019aide, car son siège social est établi à Toronto.Quant à la vente de nourriture, il rappelle qu\u2019elle est permise dans les salles de cinéma des autres provinces.Néanmoins, Cineplex a l\u2019intention de rouvrir ses portes vendredi, mais après la relâche scolaire, il est possible que les salles ne soient ouvertes que certains jours de la semaine.LES CINÉMAS ROUVRENT, MAIS LEUR RENTABILITÉ RESTE DIFFICILE 0058078 AVIS SUCCESSIONS, PRODUITS FINANCIERS ET AUTRES BIENS NON RÉCLAMÉS PROPRIÉTAIRES OU HÉRITIERS RECHERCHÉS PAGE, Christian 185, rue de Carillon, Québec 2019-10-15 PALLOTTA, Fausto 5455, rue de San-Remo, appartement A, Saint-Léonard 2019-08-18 PAQUETTE, Stéphane 884, rue Thibault, appartement 2, Sherbrooke 2020-02-06 PARADIS, Réal 3285, boulevard du Souvenir, appartement 416, Laval 2019-07-10 PARISIEN, Normand 3467, rue Prud\u2019homme, appartement 16, Montréal 2020-05-03 PAWLACZYK, Jan 3895, rue Broadway, appartement 10, Lachine 2020-09-09 PERREAULT, Roger 4780, rue Sainte-Catherine Est, appartement 14, Montréal 2019-12-10 PICARD, France 1361, avenue de l\u2019Amiral, Québec 2020-01-25 PICARD, Gille (Gilles) 2055, rue Northcliffe, appartement 528, Montréal 2019-06-18 PICARD, Johanne 1660, rue Saint-Gérald, Longueuil 2015-03-16 PLOUFFE, Normand 2155, rue de Bellechasse, appartement 3, Montréal 2019-10-28 POIRIER, Noël 1595, boulevard du Tricentenaire, appartement 202, Montréal 2019-07-08 POISSON, Pierre 2047, rue P.-V.-Ayotte, Trois-Rivières 2019-10-06 PROCTOR, Lynn Maureen 455, avenue Racine, appartement 116, Dorval 2019-08-19 PROULX (MARTIN), Marthe 1340, 15e Rue, Clarenceville 2019-10-27 PROULX, Françoise 140, rue Lafond, Saint-Calixte 2019-11-30 PROVOST, Léon 4898, rue de la Fabrique, appartement 2, Laval 2020-09-05 PRUD\u2019HOMME, Laurent 108, rue Robidoux, Delson 2020-10-02 QUINLAN, Ross 356, rue Galt, Verdun 2019-04-10 RICHARD, Denis 1855, rue Monseigneur, appartement 113, Québec 2019-07-13 RIVEST (BERTRAND), Jacqueline 75, rue Wilfrid-Ranger, appartement 128, Saint-Charles-Borromée 2019-08-27 RIZK (RESK), Aïda (Aida) 3376, avenue Maricourt, appartement 3, Québec 2019-07-04 ROBERGE, Anita 8528, boulevard Lévesque Est, Laval 2020-04-15 ROSS, Gaston 1396, rue Maisonneuve, Mont-Joli 2020-06-27 SAURIOL, Raymond 195, chemin de la Savane, appartement D4, Gatineau 2019-09-25 SAUVÉ, Olivette 272, rue Principale, East Broughton 2019-05-30 SÉNÉCAL, Rose-Aimée 5500, boulevard LaSalle, Verdun 2019-06-10 STARNES, Ivan 465, route 132 Est, Bonaventure 2019-06-14 ST-CHARLES, Alfred 9, rue Prud\u2019homme, Mercier 2019-08-03 STEINBERG, Issie 6400, place de Malicorne, appartement 207, Anjou 2019-12-31 ST-HILAIRE, Mariette 507, rue Guy, Granby 2020-07-10 ST-PIERRE, Claude 5990, boulevard Léger, appartement 5, Montréal-Nord 2019-01-05 ST-PIERRE, Claude 950, rue du Fédéral, appartement 224, Sherbrooke 2020-02-26 STUDZINSKA, Paulina 120, chemin Virginie, Abercorn 2019-07-18 TÉTREAULT, Jean-Guy 486, rue du Golf, Mont-Saint-Hilaire 2019-12-17 THIBAULT, Gaston 48, rue Bonneville, Drummondville 2020-09-03 THIBODEAU, Claude 48, 16e Rue, appartement 103, Scott 2020-06-18 TREMBLAY, Jean 2296, rue Galleran, appartement en sous-sol, Baie-Comeau 2020-02-24 VILLENEUVE, Pierre 16, rue de la Côte-Sinclair, Brownsburg-Chatham 2016-06-27 WHITLOCK, Jo-Ann 554, 23e Avenue, appartement 8, Lachine 2020-04-06 WILKINS, Allen (Allan) 225, avenue de La Présentation, Dorval 2019-02-04 Paul Émile WOODBURY, Jacques 270, rang des Vents, Brébeuf 2019-12-02 WOODFORD, Stéphane 39, rue Labelle, Gatineau 2019-09-10 Biens situés au Québec dont les propriétaires ou leurs héritiers sont inconnus ou introuvables Nom Nature du bien SOCIAL SECURITY ADMINISTRATION Trop-payé Avis de clôture d\u2019inventaire Le ministre du Revenu du Québec donne avis qu\u2019il a terminé l\u2019inventaire dans le cas des successions suivantes : Nom Domicile Date du décès BARNES, Phyllis 400, rue Louis-Fortier, appartement 239, LaSalle 2018-05-13 BEAUDRY, Edouard 121, montée Sagala, L\u2019Île-Perrot 2015-01-19 BLAIS, Gishlaine (Ghislaine) 455, rue Boyer, appartement 1, Saint-Jean-sur-Richelieu 2017-12-25 BRENNAN, Peter 1325, rue Crawford, Verdun 2015-02-05 CAROL, André 574, rue Woodward, Sherbrooke 2018-11-18 CARON, Guy 546, rue De Quen, Chicoutimi 2017-02-09 CORBIN, Patrick 160, terrasse Hétu, Lavaltrie 2017-06-09 DELVECCHIO, Gilles 637, place Touchette, Bois-des-Filion 2015-06-21 DESAUTELS, France 2444, rue Vimont, Longueuil 2018-04-24 DESCHESNES (DESCHÊNES), 100, rue Roméo-Gaudreault, appartement 269, Saint-Charles-Borromée 2018-04-27 Claude DESLANDES, Pierre 1398, rue Principale, Saint-Valérien 2017-07-30 DUBÉ, Rita 31, rue de la Gare, Saint-Noël 2018-02-28 GAGNÉ, Jacques 5410, rue Drake, Montréal 2018-08-30 GANIN (VINCELETTE), Sylvia 257, boulevard Industriel, appartement 102, Saint-Jean-sur-Richelieu 2018-01-04 GUÈVREMONT, Monique 1054, chemin des Patriotes, appartement 352, Sorel-Tracy 2018-06-07 LEBOUTHILLIER, Eddy 535, boulevard de la Gappe, appartement 503, Gatineau 2018-05-07 MARTIN, Carole 5110, rue Morin, Val-Morin 2015-02-28 NAU, Adeline 760, rue Gamelin, appartement 210, LaSalle 2018-07-05 NGUYEN, Nhat Truong 1324, rue du Hameau, Sainte-Julienne 2018-11-05 PETERKIN (LEMIRE), 390, rue du Bord-de-l\u2019Eau Ouest, Longueuil 2016-10-25 Henriette PROULX, Serge 7111, chemin du Curé-Barette, appartement 301, Terrebonne 2017-09-18 QUESNEL, Françoise 7445, rue Hochelaga, Montréal 2019-02-05 RAY, Ranjit Kumar 2055, avenue Sanfaçon, appartement 502, Québec 2017-07-29 SAVOIE, Gilles 3245, rue France-Prime, appartement 210, Québec 2019-06-13 SYLVESTRE, Roger 172, rue Foch, Granby 2016-02-15 TAYLER, Line (Rose Aline) 755, chemin de la Rivière Sud, Saint-Eustache 2018-08-10 Avis de fin de liquidation Leministre du Revenu du Québec donne avis qu\u2019il a terminé la liquidation des successions mentionnées ci-dessous.Tout héritier ou ayant droit peut faire valoir ses droits auprès du ministre dans les dix ans suivant la date à laquelle son droit s\u2019est ouvert.Nom Domicile Date du décès Reliquat BAUDOIN, Marie-Virginie 1752, rue Dublin, Inverness 2018-02-06 41 028,70 $ CARBONNEAU, Jocelyn 10140, rue Notre-Dame Ouest, Trois-Rivières 2015-05-06 5 388,37 $ DÉCOSTE, Andrée 3645, rue de Louviers, Brossard 2014-06-27 14 032,81 $ SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 64 ACTUALITÉS LIAM CASEY La Presse Canadienne Une nouvelle étude de l\u2019Université de Guelph indique qu\u2019un insecticide populaire utilisé sur les fermes partout au Canada a des effets désastreux sur les abeilles nichant dans le sol.Les abeilles pruinées femelles, qui agissent comme pollinisatrices dans les fermes de citrouilles et de courges, ont creusé 85 % moins de nids lorsqu\u2019elles avaient été exposées à des cultures traitées avec de l\u2019imidaclopride, un insecticide néo- nicotinoïde, indique la recherche.Ces abeilles ont également récolté beaucoup moins de pollen et produit 89 % moins d\u2019œufs, selon l\u2019étude.«Ces populations ne font que chuter», a déclaré l\u2019autrice principale, Susan Willis Chan, chercheuse postdoctorale à l\u2019université.L\u2019étude, publiée récemment dans Scientific Reports, est la première du genre à se pencher sur les abeilles nichant dans le sol dans un contexte réel, ont déclaré les chercheurs.Les abeilles nichant dans le sol sont notoirement difficiles à observer pour les chercheurs, a expliqué Mme Chan, en partie parce que leurs nids ne peuvent pas simplement être déplacés, car ils sont sous terre.Mme Chan a déclaré avoir capturé des abeilles pruinées femelles qui avaient déjà été accouplées et les avoir introduites dans des enclos d\u2019une serre dans une ferme près de Guelph, en Ontario.Les chercheurs ont planté des cultures de courges et appliqué trois traitements sur certaines d\u2019entre elles, mais en ont laissé une sans pesticide.L\u2019imidaclopride a été appliqué au sol lors de la plantation de graines de courge.Les graines traitées au thiaméthoxame, un autre néoni- cotinoïde, ont été examinées, de même que le chlorantraniliprole non néonique, qui a été pulvérisé sur le feuillage des plantes.Les chercheurs ont suivi les directives de traitement données aux agriculteurs par le ministère de l\u2019Agriculture, de l\u2019Alimentation et des Affaires rurales de l\u2019Ontario.Mme Chan a ensuite enregistré le comportement de recherche de nourriture et de nidification après l\u2019arrivée des abeilles à l\u2019été 2017.Les chercheurs ont répété l\u2019expérience l\u2019année suivante en utilisant la progéniture de ces abeilles pour mesurer l\u2019effet des pesticides sur leur reproduction.La majorité des abeilles dans le monde sont des abeilles solitaires qui nichent dans le sol et la recherche comble un manque de connaissances à leur égard, a expliqué Mme Chan.BAYER DOUTE Bayer, qui fabrique Admire, l\u2019imi- daclopride utilisé dans l\u2019étude, a déclaré que la recherche nécessitait «un effort supplémentaire significatif pour déterminer la pertinence des résultats dans des conditions réalistes».«Aucun effet de traitement mesurable n\u2019a été trouvé sur la nouaison ou le rendement des fruits dans tous les traitements [y compris l\u2019imidaclopride] par rapport au contrôle, et les populations d\u2019abeilles n\u2019ont pas été affectées», a déclaré le porte-parole de Bayer, Komie Hossini dans un courriel.«Cela pourrait permettre de croire qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019impact écologique des traitements, car la pollinisation des abeilles est essentielle à la production de courges.» Il a également déclaré que forcer les abeilles à nicher dans la parcelle traitée pendant deux années consécutives «peut ne pas refléter les pratiques agricoles normales, où la production de courges est alternée avec d\u2019autres cultures».Une grande partie des recherches précédentes sur les effets délétères des néonicotinoïdes s\u2019est concentrée sur les abeilles domestiques, qui nichent en colonies loin du sol.Les néonicotinoïdes attaquent le cerveau de l\u2019abeille en empêchant la transmission du signal entre les neurones.L\u2019exposition a entraîné la mort et la paralysie des abeilles.Les abeilles exposées aux néonico- tinoïdes prennent plus de temps à se nourrir à mesure qu\u2019elles vieillissent, ce qui suggère qu\u2019elles ne sont pas en bonne santé, qu\u2019elles ne peuvent pas voler aussi vite ou qu\u2019elles ont du mal à se souvenir comment rentrer chez elles, selon des recherches.Les populations d\u2019abeilles sont en déclin dans le monde entier depuis des années, et les scientifiques tentent de comprendre pourquoi.Les recherches indiquent que les néonicotinoïdes sont parmi les facteurs contribuant au déclin.Le tiers des récoltes consommées par les humains, environ, dépendent de la pollinisation par les insectes, les abeilles étant responsables d\u2019environ 80 % de ce nombre, selon des recherches.UN INSECTICIDE FAIT LA VIE DURE AUX ABEILLES Les néonicotinoïdes attaquent le cerveau de l\u2019abeille en empêchant la transmission du signal entre les neurones.\u2014 PHOTO AFP, JOAQUIN SARMIENTO 0058636 0058722 0058882 0059272 0059283 RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 Avis concernant la terminaison du Régime complémentaire de retraite des employés syndiqués de Le Soleil (« Régime ») Le Régime a été terminé le 15 décembre 2019.Cette terminaison vise les employés syndiqués de Le Soleil ainsi que tous les participants et bénéficiaires au Régime dont les droits n\u2019ont pas été acquittés à cette date.Toute personne qui n\u2019a pas reçu de relevé de droits et qui croit avoir des droits au titre du Régime ou en vertu de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite (Loi RCR) peut les faire valoir d\u2019ici le 23 mars 2021 auprès de l\u2019Administrateur provisoire en utilisant l\u2019un des moyens suivants : Boîte vocale : 1.855.266.9044 Boîte courriel : AssistanceRCR.GCM@aon.com Courrier : Aon Hewitt Inc., Administrateur provisoire À l\u2019attention de M.Mario Marchand Complexe Jules-Dallaire \u2013 T3 2820, boulevard Laurier, bureau 550 Québec (Québec) G1V 0C1 Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci-aprèsmentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.9414-8392 Québec inc.1967, rue Des Granges, L\u2019Ancienne-Lorette (Québec) G2E 4L2 Tidan Inc.666, rue Sherbrooke Ouest, bur.2300 Montréal (Québec) H3A 1E7 Un restaurant pour vendre au 1er étage et un bar sur une terrasse Addition d\u2019une localisation terrasse au permis de bar POUTINEVILLE VIEUX QUÉBEC 810, av.Honoré-Mercier Québec (Québec) G1R 5N4 Dossier : 1090703 HÔTEL TRAVELODGE QUÉBEC 3125, boul.Hochelaga Québec (Québec) G1W 2P9 Dossier : 277400 FISET &ASSOCIÉS SYNDIC INC.Syndic autorisé en insolvabilité (SAI) 455, Grande Allée Est, bureau 100 Québec (Québec) G1R 2J5 Téléphone: 418-781-2120 Télécopieur: 418-781-1922 LOI SUR LA FAILLITE ET L\u2019INSOLVABILITÉ Avis de la première assemblée des créanciers Avis est par les présentes donné que la faillite de LES APPARTEMENTS BONSÉJOURS INC., est survenue le 22e jour de février 2021 et que la première assemblée des créanciers sera tenue par conférence téléphonique le 15 mars 2021, à 11h00.Pour participer à l\u2019assemblée des créanciers, vous devrez transmettre un courriel à bfiset@quebec-syndic.com au plus tard, dans les 24 heures précédant la date et l\u2019heure de l\u2019assemblée des créanciers et un code de conférence vous sera acheminé.Fait à Québec, ce 22e jour de février 2021 FISET &ASSOCIÉS SYNDIC INC., syndic autorisé en insolvabilité de l\u2019actif LES APPARTEMENTS BONSÉJOURS INC.Brian Fiset, PAIR, SAI responsable de l\u2019actif AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que suite au décès de Monsieur Pierre St-Hilaire survenu le 12 octobre 2019, lequel en son vivant était domicilié au 625, 57ème Rue Ouest, Appartement 502, Québec (Québec), G1H 7G5, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur Nicolas St-Hilaire, suivant acte reçu devant Me Christine Lavoie, notaire, le 17 février 2021 et ce, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de M Cabinet juridique Inc., 1260, Boulevard Lebourgneuf, Bureau 320, Québec (Québec), G2K 2G2.Donné ce 17 février 2021.Nicolas St-Hilaire, liquidateur. leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 65 Lâchez la patate! «E nfin!» se sont exclamés les plus woke d\u2019entre nous.«Scandale!» se sont révoltés les plus conservateurs.«Mais.pourquoi?» se sont demandés les autres, dont je suis.Dans un coup marketing bien mal ficelé, la compagnie Hasbro a indiqué que ses célèbres Monsieur et Madame Patate allaient désormais être vendus comme étant non gen- rés.Oh, mais rassurez-vous, admirateurs du mythique jouet qui aura 70 ans l\u2019an prochain, les moitiés du couple Patate pourront aussi être achetées comme autrefois.Pardon?C\u2019est que le fabricant de jouets, dans le souci d\u2019être plus représentatif des individus d\u2019au- jourd\u2019hui, a décidé de lancer une gamme de «Têtes de patate», une espèce de format familial de quatre pommes de terre en plastique dont le propriétaire pourra décider du genre et du style grâce à la panoplie d\u2019accessoires incluse dans la boîte originale.et, on s\u2019en doute vendue séparément.Le tout pour mieux refléter la réalité des familles d\u2019aujourd\u2019hui, avec des membres fille, garçon, ou quelque part entre les deux.Ce qui me ramène à «mais.pourquoi?» Après tout, pourquoi réparer ce qui n\u2019est pas brisé?veut l\u2019adage.À la base, une patate n\u2019a pas de sexe.À moins qu\u2019au fil du temps, il ait poussé un tubercule sur le modèle masculin, dans mon souvenir, sans leurs accessoires, les deux modèles sont identiques.Surtout, qu\u2019on ait joué avec Monsieur ou Madame Patate, dans notre enfance, on s\u2019est probablement tous trouvés bien drôles de mélanger les pièces, donc de faire porter la sacoche rouge et la marguerite à Monsieur Patate, en même temps qu\u2019il arborait sa moustache fournie digne des pornos des années 1970.Bonus si on lui mettait aussi les yeux lourdement maquillés de mauve de sa compagne.Finalement, Hasbro n\u2019a rien changé à sa recette.Monsieur et Madame Patate sont là pour rester, mais dans leur champ, il y aura des pommes de terre non genrées.Tout ça pour vendre plus de patates.Les jouets ont souvent été créés pour que ceux qui s\u2019amuseront avec puissent s\u2019y reconnaître.Prenons l\u2019exemple des poupées, dont la plus célèbre, Barbie Millicent Roberts.Conçue pour permettre aux fillettes de jouer autrement qu\u2019à la maman, les poupées de l\u2019époque n\u2019étant que des bébés, la sulfureuse Californienne à la chevelure peroxydée permettait alors aux filles de se projeter dans l\u2019avenir, dans une multitude de métiers et de situations, dont certaines n\u2019osaient même pas rêver à ce moment-là.Quelques années plus tard, Barbie a eu un petit ami, une amie brune, une amie rousse, une amie afro-américaine, puis une amie asiatique, etc.C\u2019est sans compter les efforts tardifs, mais les efforts quand même, de la compagnie Mattel, qui a bonifié la gamme de poupées de modèles issus de la diversité corporelle, culturelle et des genres au cours des dernières années.Certains modèles présentent maintenant un handicap ou une maladie de peau, le vitiligo, par exemple.Dans d\u2019autres cas, les poupées ont été adaptées par les parents d\u2019enfants avec une différence, comme un implant cochléaire.Il y aurait donc un réel avantage à varier l\u2019offre de poupées : en pouvant s\u2019identifier au jouet, l\u2019enfant, peu importe sa différence, se sent reconnu et inclus.S\u2019il existe un jouet à son image, c\u2019est qu\u2019il est valide dans son unicité et avec ses particularités.C\u2019est un bond en avant pour son estime de soi.J\u2019en ai parlé avec Pal Green Masse, une personne non binaire, qui m\u2019a dit qu\u2019en n\u2019assignant pas de sexe aux personnages, les possibilités sont décuplées pour les enfants issus de familles de la diversité, qui pourront librement reproduire le portrait de leur propre famille.«En bout de ligne, les enfants sont plus libres que les adultes.Ils se moquent que la patate soit un monsieur ou une madame, parce qu\u2019ils vont utiliser tous les accessoires.Cette histoire-là, c\u2019est probablement seulement les adultes que ça choque», me confiait Pal Green.Et si une patate non genrée, ça choque, c\u2019est le signe que la question de la diversité est encore loin d\u2019être un jeu d\u2019enfant.On s\u2019est probablement tous trouvés bien drôles de faire porter la sacoche rouge et la marguerite à Monsieur Patate MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME Dans un coup marketing bien mal ficelé, la compagnie Hasbro a indiqué que ses célèbres Monsieur et Madame Patate allaient désormais être vendus comme étant non genrés.Reste qu\u2019à la base, une patate n\u2019a pas de sexe.Sans leurs accessoires, les deux modèles sont identiques.\u2014 PHOTO 123RF 0058885 0058951 Avis concernant la terminaison du Régime complémentaire de retraite des employés non syndiqués des quotidiens régionaux de 3834310 Canada inc.(« Régime ») Le Régime a été terminé le 15 décembre 2019.Cette terminaison vise les employés non syndiqués des quotidiens régionaux de 3834310 Canada inc.ainsi que tous les participants et bénéficiaires au Régime dont les droits n\u2019ont pas été acquittés à cette date.Toute personne qui n\u2019a pas reçu de relevé de droits et qui croit avoir des droits au titre du Régime ou en vertu de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite (Loi RCR) peut les faire valoir d\u2019ici le 29 mars 2021 auprès de l\u2019Administrateur provisoire en utilisant l\u2019un des moyens suivants : Boîte vocale : 1.855.266.9044 Boîte courriel : AssistanceRCR.GCM@aon.com Courrier : Aon Hewitt Inc., Administrateur provisoire À l\u2019attention de M.Mario Marchand Complexe Jules-Dallaire \u2013 T3 2820, boulevard Laurier, bureau 550 Québec (Québec) G1V 0C1 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE (Avis dans le journal : C.c.Q., art.795) Prenez avis que Roland ThERRIEN, en son vivant domicilié 1000-960, rue Des Ibis, Québec, province de Québec, G3K 0T8, est décédé à Québec le 20 avril 2020.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Emilie Cooper, notaire ayant son domicile professionnel au 979, avenue de Bourgogne, bureau 550, Québec, province de Québec, G1W 2L4.Donné ce 23 février 2021.Martine Therrien et Denis Therrien, liquidateurs Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre- Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.Maison des Futailles, S.E.C.A/S M.Bernard Lavergne 500, rue D\u2019Avaugour Bureau 2050 Boucherville (Québec) J4B 0G6 Dossier : 55-30-2615 925, avenue Newton Local 120 Québec (Québec) G1P 4M2 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière, cidre) aux fins de l\u2019agent. SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 66 Avec la pandémie et le recours «obligé» au télétravail, le fait d\u2019avoir une automobile peut sembler superflu pour certains.Toutefois, une étude sur les tendances démontre que l\u2019auto a toujours une place dans le cœur des gens.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Sher yl Connelly, la futuriste maison chez Ford au Michigan, démontre cela dans l\u2019étude Further with Ford 2021.Il s\u2019agit de la neuvième édition annuelle de ce rapport mondial sur les tendances.«À l\u2019affirmation : \u201cJe ne peux pas imaginer ma vie sans avoir mon propre véhicule\u201d, dans l\u2019ensemble, 76 % des Canadiens sont d\u2019accord avec celle-ci.Et c\u2019est la même proportion autant chez les femmes que chez les hommes», ajoute Mme Connelly.«Chez les 18 à 23 ans \u2014 la génération Z \u2014, la proportion est la même.Pour les millénariaux, âgés de 23 à 37 ans, ça descend à 71 %.Les gens de la génération X ont répondu dans l\u2019affirmative à 74 % et les baby-boomers à 81 %.Ces derniers sont âgés de 54 à 72 ans, alors que ceux qui sont plus âgés \u2014 73 ans et plus \u2014 sont 83 % à ne pas s\u2019imaginer une vie sans automobile.» On constate alors que plus on est âgé, moins il est concevable de ne pas avoir son propre véhicule.Par contre, quand on demande aux gens, partout dans le monde, s\u2019ils veulent plus ou moins de véhicules dans leur ménage, 40 % répondent qu\u2019il en faut plus et 60 % disent l\u2019inverse.La pandémie aurait contribué à réévaluer les besoins en termes de véhicules, sans nécessairement s\u2019en passer.«Au Canada, on a posé la question : \u201cPensez-vous reconsidérer le nombre de véhicules que vous possédez?\u201d À peu près un Canadien sur trois était d\u2019accord avec la question.Quand on regarde de plus près, dans ce Canadien sur trois, vous avez 73 % des gens qui songent à posséder moins de véhicules chez soi», détaille la futuriste.«D\u2019un autre côté, il y avait des gens qui n\u2019avaient pas de véhicule avant la pandémie, mais qu\u2019ils en voulaient un.S\u2019ils habitaient un grand centre, comme Manhattan par exemple et qu\u2019ils étaient dépendants des transports en commun, ceux-ci se sentaient particulièrement vulnérables dans les premiers mois de la pandémie.Ils ne voulaient pas prendre les moyens de transport public et ils n\u2019avaient pas beaucoup d\u2019options pour sortir de la ville.» Ce qui est intéressant, c\u2019est d\u2019apprendre ce que les gens font avec leur véhicule.«Les gens, peu importe leur pays ou région, sont créatifs quant à l\u2019utilisation de leur véhicule», ajoute Mme Connelly.«Une personne sur cinq utilise son auto comme lieu de travail ou comme un endroit pour avoir une certaine intimité.Une personne sur quatre dit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un endroit pour relaxer.Une personne sur trois avance que c\u2019est un environnement pour décompresser et se trouver seul, et une sur 10 dit que c\u2019est une place pour se cacher.» CONDUITE AUTONOME Une tendance qui est également sortie de cette étude, c\u2019est que plus les répondants sont jeunes, plus grandes sont les espérances envers les véhicules autonomes.«Une question qu\u2019on a souvent posée au cours des dernières années, soit \u201cQuelle est votre impression en général concernant l\u2019avenir des véhicules autonomes?\u201d La réponse variait selon les régions.Nous avons découvert que les répondants en Chine et en Inde avaient de plus grandes espérances envers la conduite autonome.Ils arrivaient dans une proportion de 82 % et de 84 %», explique Mme Connelly.«En Allemagne, c\u2019est là qu\u2019on voit le niveau le plus bas niveau d\u2019espérance avec 45 %.Et les États-Unis, le Canada et le Royaume- Uni arrivent à 50 %.Maintenant, si on partage cela selon l\u2019âge, 74 % des répondants de la génération Z ont de grandes espérances au sujet des véhicules autonomes.Ça descend à 64 % pour les millénariaux.Cinquante-quatre pour cent pour la génération X.Et enfin 45 % pour les baby-boomers.» Est-ce une désaffection des plus jeunes envers la conduite automobile?Sans répondre directement à la question, la futuriste de Ford arrive avec l\u2019analyse suivante.«Généralement, en me fiant aux données en cours aux États-Unis, en 1978, 6 jeunes sur 10, âgés de 16 ans, avaient leur permis de conduire.Pour cette génération, obtenir son permis de conduite était une étape importante dans la vie.C\u2019était la porte d\u2019entrée dans l\u2019âge adulte.Ce qui signifiait un stade d\u2019indépendance.En 2008, cette proportion a chuté à 3 jeunes sur 10.Mais surtout cette année- là était significative en raison de la crise financière qui est arrivée à ce moment-là», poursuit-elle.On peut consulter l\u2019étude complète de Ford à ford.to/3aKsbyE L\u2019AFFECTION POUR L\u2019AUTOMOBILE UNE QUESTION GÉNÉRATIONNELLE Quand on demande aux gens, partout dans le monde, s\u2019ils veulent plus ou moins de véhicules dans leur ménage, 40 % répondent qu\u2019il en faut plus et 60 % disent l\u2019inverse.La pandémie aurait contribué à réévaluer les besoins en termes de véhicules, sans nécessairement s\u2019en passer.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 AUTO 67 PHOTO FOURNIE PAR ACURA ESSAI- CAA ACURA TLX 2021 Avec l\u2019abandon de l\u2019Acura RLX, la TLX constitue désormais la berline-phare de la division luxueuse de Honda.Entièrement renouvelée pour 2021, elle gagne en taille, en technologie, en sécurité et en puissance.Elle inaugure une plateforme inédite dans le groupe Honda, à laquelle se greffent de nouveaux groupes motopropulseurs et un rouage intégral de série.La version Type-S, attendue en cours d\u2019année, redonnera vie à cette désignation jadis fort renommée auprès des amateurs de voitures sportives.La TLX 2021 surpasse sa devancière en tous points (ou presque), mais cela suffira-t-il à renforcer la présence d\u2019Acura au rayon des berlines de prestige?Consultez l\u2019évaluation de CAA-Québec pour en juger (bit.ly/2ZRc4Jm).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Ma voiture commence à prendre de l\u2019âge et j\u2019ai pensé la ménager un peu cet hiver en ajoutant régulièrement de l\u2019antigel à essence lorsque je fais le plein.Que recomman- dez-vous à ce sujet?R Depuis plusieurs années déjà, les pétrolières ajoutent dans leurs carburants certains additifs qui facilitent les démarrages en hiver.De plus, les systèmes d\u2019injection plus résistants qu\u2019avant gèrent mieux la distribution du carburant et sont davantage en mesure d\u2019affronter les problèmes de gel d\u2019essence.Ainsi, si l\u2019antigel à essence peut rendre de grands services lors de certaines conditions de froid extrême, il ne sert à rien d\u2019en abuser.Un conseil facile et efficace : maintenez le réservoir de carburant plein au moins au quart.Un bon niveau d\u2019essence réduit le phénomène de condensation dans le réservoir et dans les canalisations et, par le fait même, le risque de gel du carburant et de dommages à la pompe.En plus, cela permet d\u2019accroître la sécurité pendant ces temps froids et plus imprévisibles.Q Je souhaite me faire livrer une voiture des États-Unis, et je veux qu\u2019elle soit assurée jusqu\u2019à ce qu\u2019elle arrive ici et que je l\u2019immatricule.Peu de compagnies d\u2019assurance semblent offrir ce type de protection\u2026 Quelles sont mes options?R Vous faites bien de vous soucier de cet aspect puisqu\u2019au Québec, un véhicule doit être assuré avant sa prise de possession et son départ de chez le marchand.Les compagnies d\u2019assurance d\u2019ici préfèrent souvent assurer un véhicule immatriculé au Québec et certifié conforme aux normes canadiennes (entre autres celles de Transports Canada).C\u2019est pourquoi certaines d\u2019entre elles refusent de vous protéger.Deux solutions s\u2019offrent à vous : contacter un assureur américain \u2014 certains font également affaire au Québec \u2014 ou utiliser les services d\u2019un courtier d\u2019assurances qui se spécialise dans les véhicules à importer.Si vous souscrivez une police d\u2019un assureur américain, il est essentiel de la conserver tant que vous n\u2019aurez pas trouvé un nouvel assureur au Québec.Consultez le site du Groupement des assureurs automobiles pour obtenir plus de détails (gaa.qc.ca).Q Un commerçant doit-il donner une garantie de bon fonctionnement sur un véhicule d\u2019occasion?R Oui, si le véhicule a cinq ans ou moins et moins de 80 000 km au compteur.Le marchand est alors obligé de donner une garantie d\u2019un mois ou de 1700 kilomètres, même si celle du constructeur est terminée.Cette garantie de bon fonctionnement couvre les pièces, la main-d\u2019œuvre et le remorquage, sans franchise à payer.Elle ne s\u2019applique pas aux modèles qui ont plus de cinq ans ou qui ont parcouru plus de 80 000 kilomètres.Cependant, tous les modèles d\u2019occasion sont couverts par des garanties légales, qui prévoient notamment qu\u2019un véhicule doit servir à l\u2019usage auquel il est destiné pour une durée raisonnable.Pour en savoir plus, consultez le site de l\u2019Office de la protection du consommateur (bit.ly/3slYfPe).Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Antigel à essence, acheter et livrer des États-Unis, garantie de bon fonctionnement Si un véhicule d\u2019occasion acheté chez un marchand a cinq ans ou moins et moins de 80 000 km au compteur, le vendeur est obligé de donner une garantie d\u2019un mois ou de 1700 kilomètres, même si celle du constructeur est terminée.\u2014 PHOTO 123RF, ELENA NICHIZHENOVA ÉCRIVEZ- NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez- nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Quelles sont les meilleures pratiques à adopter pour prévenir les vols de motoneiges?R Abstraction faite des systèmes d\u2019alarme ou de repérage et du burinage, le lieu où sera garée votre motoneige est capital.Gardez-la dans un garage verrouillé ou dans un endroit visible et bien éclairé à l\u2019extérieur; un projecteur à détecteur de mouvement constitue une mesure d\u2019alerte efficace.Employez un cadenas à haute sécurité pour attacher la motoneige à un objet fixe et, le cas échéant, pour verrouiller la remorque.Enfin, lorsque vous vous éloignez de la motoneige, partez avec sa clé ainsi que les certificats d\u2019immatriculation et d\u2019assurance.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, ASTRID GAST SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 68 ACTUALITÉS C ette semaine, je fais l\u2019essai du téléphone intelligent OnePlus 8T de l\u2019entreprise OnePlus, dont le modèle d\u2019affaires est de vendre uniquement ses produits par l\u2019entremise de son site Internet.Depuis un an, OnePlus a lancé trois modèles différents moyen et haut de gamme de la série 8, ainsi que deux modèles d\u2019entrée de gamme de la série Nord.SOUS LE CAPOT! Le OnePlus 8T possède un écran AMOLED de 6,55 pouces d\u2019une résolution de 1080 x 2400 pixels.Cet écran offre des couleurs vives et précises avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz, lui conférant une fluidité exceptionnelle.Avec son processeur Snapdragon 865, la puissance est au rendez-vous.Que ce soit pour le traitement de photos ou bien pour le jeu vidéo, l\u2019appareil est très réactif.Le modèle que j\u2019ai essayé possède 12 Go de mémoire vive ainsi que 256 Go de stockage.L\u2019un des atouts majeurs du 8T est son chargeur de 65 Watts qui permet de recharger la batterie de 4500 mAh en quelques minutes seulement.Ce bloc d\u2019alimentation a même une puissance suffisante pour recharger un ordinateur portable tandis que le câble fourni avec l\u2019appareil est le meilleur sur le marché.Le déverrouillage par empreinte digitale à l\u2019écran, la reconnaissance faciale ainsi que la compatibilité avec la technologie 5G ajoutent à la liste.PHOTO ET VIDÉO Le 8T possède quatre caméras arrière, soit une principale de 48 MP, un ultra grand-angle de 16 MP, une caméra macro de 5 MP ainsi qu\u2019une caméra monochrome de 2 MP.Pour ce qui est de la caméra frontale pour les égoportraits, elle possède 16 MP et trône dans un petit poinçon situé dans le coin supérieur gauche de l\u2019écran.Le OnePlus 8T permet de capter des vidéos jusqu\u2019à une résolution de 4K à 60 images/seconde.D\u2019ailleurs, la qualité vidéo est excellente et que dire du mode ralenti qui est tout simplement époustouflant.Toutefois, la qualité de la photo est en retrait en comparaison à Samsung, Huawei ou Apple.Bien que OnePlus s\u2019est grandement amélioré depuis trois ans, il semble que le traitement logiciel de l\u2019image soit encore le talon d\u2019Achille du 8T.Par exemple, le mode HDR n\u2019est pas en mesure de donner la bonne exposition d\u2019un sujet en contre-jour.La caméra macro est un bel ajout et la qualité des clichés est bonne, mais sa résolution est toutefois déficiente, surtout lorsque la lumière est insuffisante.Le mode paysage nocturne est quant à lui grandement amélioré et entre en compétition directe avec les meilleurs appareils sur le marché.C\u2019est d\u2019ailleurs avec le mode paysage nocturne que j\u2019ai pu prendre les clichés les plus impressionnants, que ce soit avec la caméra principale ou l\u2019ultra grand-angle.Le 8T donne un excellent rendu à une vitesse impressionnante en raison de son processeur puissant.LE VERDICT En comparaison avec le Google Pixel 5 que j\u2019ai utilisé durant plusieurs semaines, le OnePlus 8T est de loin beaucoup plus performant.Son processeur puissant et son grand écran exceptionnel font du OnePlus 8T l\u2019un des meilleurs rapports qualité-prix sur le marché.On dit souvent que le diable est dans les détails et OnePlus fait très bien les choses en matière de détails.Tandis que plusieurs manufacturiers offrent des téléphones intelligents de plus en plus dénués d\u2019équipements \u2014 on a qu\u2019à penser à Apple ou Samsung qui n\u2019offrent plus de bloc de recharge avec leurs nouveaux modèles haut de gamme \u2014, OnePlus monte la barre en offrant un bloc de charge de 65 Watts, le plus puissant sur le marché, permettant une charge complète en moins de 40 minutes.Un autre détail que j\u2019aime bien du 8T est la qualité de ses haut- parleurs stéréo qui est surprenante, et ce, même lorsque le volume est quasi au maximum.Pour les appels téléphoniques, la qualité sonore est très bonne et de loin supérieure au Google Pixel 5.Le mode paysage nocturne est tout simplement sublime, mais par contre, les clichés de jour sont inférieurs à ce que l\u2019on retrouve chez Apple ou Samsung.Il ne faut toutefois pas oublier que le 8T est offert à un prix inférieur.Bien que la batterie soit de bonne dimension, l\u2019autonomie du OnePlus 8T m\u2019a déçu, car à la fin d\u2019une journée d\u2019utilisation relativement intensive, la batterie est presque à plat tandis que sur un Google Pixel 5, l\u2019autonomie est très grande.La puissance du 8T combinée à la taille et au taux de rafraîchissement de l\u2019écran ont un impact majeur sur l\u2019autonomie du téléphone, mais le chargeur rapide permet d\u2019insuffler plusieurs heures d\u2019autonomie supplémentaire en quelques minutes seulement.Le OnePlus 8T n\u2019est pas compatible avec la recharge sans fil, mais est toutefois prêt pour la technologie 5G.Je recommande le One- Plus 8T si vous désirez un appareil sans forfait haut de gamme abordable.La qualité du produit est au rendez-vous et son interface logiciel Oxygen, supérieure à Samsung, est ce qui se rapproche le plus de la version originale de Google.ESSAI DU ONEPLUS 8T LE DIABLE EST DANS LES DÉTAILS STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE \u2022 ?$ \u2022 Compatible ?G \u2022 ?gigaoctets de mémoire vive \u2022 ?gigaoctets de stockage \u2022 Snapdragon ?\u203a CE QUE J\u2019AIME \u2022 Qualité de l\u2019écran \u2022 Chargeur puissant \u2022 Qualité sonore \u2022 Paysage nocturne \u2022 Design \u2022 Rapport qualité-prix \u203a CE QUE J\u2019AIME MOINS \u2022 Pas de recharge sans fil ONEPLUS 8T Le mode paysage nocturne peut rivaliser avec les meilleurs sur le marché.\u2014 PHOTO STEEVE FORTIN leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 69 Pas assez solide pour la politique?L a politique, c\u2019est exigeant.Que ce soit dans une municipalité, à l\u2019Assemblée nationale ou à la Chambre des communes.Mais soutenir qu\u2019une personne n\u2019est pas capable de prendre cette charge parce qu\u2019elle a déjà eu un épuisement professionnel, c\u2019est mal comprendre les raisons qui mènent à un tel état de santé.À Sherbrooke, le conseiller municipal Vincent Boutin a été frappé d\u2019un épuisement professionnel en juin dernier, prenant une pause de quatre mois pour se reconstruire une santé.Vincent Boutin fait partie de ces noms qui circulent pour l\u2019éventuelle course à la mairie de Sherbrooke \u2014 il va annoncer ses intentions dans les prochaines semaines.Chaque fois que je vois passer son nom sur les réseaux sociaux concernant la possible campagne électorale, des gens se demandent si le mi-trentenaire est «assez fort» pour devenir maire, puisqu\u2019il a eu un épuisement professionnel.Comme si son épuisement était le signe d\u2019une faiblesse chez lui, qu\u2019il n\u2019avait pas les reins assez solides.PAS UN SIGNE DE FAIBLESSE Cela démontre à quel point il y a encore une méconnaissance entourant la santé mentale.Si le politicien avait dû se retirer parce qu\u2019il s\u2019était cassé un fémur, personne n\u2019aurait remis en question la solidité de ses os.Ça peut arriver à n\u2019importe qui, une blessure.Un épuisement professionnel, ça peut aussi arriver à n\u2019importe qui.Il a certes souligné la pression qui vient avec le rôle politique, mais il a aussi dit qu\u2019il était une personne «intense» qui a l\u2019habitude de s\u2019impliquer sans se ménager.En parlant de son retour, le conseiller évoque une leçon qu\u2019on apprend à la dure avec un épuisement professionnel : on ne peut pas tout faire.Vivre un épuisement professionnel, ou un burn-out, ce n\u2019est pas le signe d\u2019une faiblesse ou d\u2019une incapacité à assumer des responsabilités, c\u2019est plutôt le signe d\u2019en avoir trop fait pendant trop longtemps.L\u2019épuisement arrive selon différents contextes.Lorsqu\u2019un employeur en exige beaucoup trop à son personnel, comme on peut voir en santé, par exemple.Il y a aussi des environnements de travail qui sont dévalorisants ou qui grugent l\u2019estime personnelle.Et il y a de ces emplois où une grande vocation pousse une personne à faire 60 ou 70 heures par semaine sans s\u2019en rendre compte \u2014 sans aucune heure supplémentaire rémunérée.La politique est en plein ce genre d\u2019environnement.Il n\u2019y a pratiquement jamais de fins aux dossiers, il y en a toujours de nouveaux qui s\u2019empilent.Difficile de réellement décrocher, parce que c\u2019est plus qu\u2019un emploi, c\u2019est une responsabilité, un mode de vie.N\u2019importe qui peut t\u2019interpeller sur des sujets, les soirs et les fins de semaine.En fait, la notion même de fin de semaine en prend pour son rhume.C\u2019est difficile pour les politiciens et les politiciennes de diviser vie personnelle et vie professionnelle.Il y a toujours quelque chose de plus à faire.Le travail devient facilement invasif.Peu importe nos opinions sur les politiciens et politiciennes et leurs idéaux, la majorité le font par conviction, pour servir leur communauté, et débordent amplement de l\u2019habituel 40 heures par semaine.DU COURAGE J\u2019ai fait un burn-out en 2018.Ça faisait quelques années que j\u2019accumulais un travail à temps plein exigeant (morning man), puis des contrats comme journaliste indépendant, des contrats d\u2019animation, en plus de mes implications bénévoles au sein de différents organismes.Le burn-out m\u2019est rentré dedans solide.Ce n\u2019était pas un problème de faiblesse, c\u2019était un problème de vouloir en faire trop et de mal canaliser ma passion.Ma relation avec le travail est plus saine depuis mon burn-out.C\u2019est plate d\u2019avoir appris ma leçon de cette façon, mais maintenant que je sais mieux concentrer mon énergie, je suis plus efficace dans les mandats que j\u2019accepte.Apprendre à ne plus être à la course m\u2019a rendu plus solide.Il y a des contextes malsains que je ne veux plus jamais revivre et c\u2019est une bonne chose pour ma santé mentale.Est-ce que Vincent Boutin ferait un bon maire?Peut-être que oui, peut-être que non, il faudrait plus parler de ses idées politiques pour en juger.Est-ce que son épuisement professionnel remet en question ses capacités?Non.Est-ce un problème pour devenir maire?Non.On aura l\u2019occasion de reparler de ses idées politiques s\u2019il décide de se présenter à la mairie, mais concernant son épuisement professionnel, Vincent Boutin a démontré plus de courage que de faiblesse.Il a ouvertement parlé de son épuisement, même s\u2019il savait probablement que pour certaines personnes, c\u2019est vu comme une faiblesse.Il y a encore bien du monde qui cache ça à leurs proches, tristement pris dans une honte qui ne devrait pas exister.Plusieurs personnes endurent ces situations par méconnaissance, parce qu\u2019elles ont peur de laisser tomber les autres ou justement pour ne pas subir le jugement des autres.Savoir reconnaître son épuisement et prendre du temps pour se soigner, c\u2019est plutôt responsable.Parler publiquement d\u2019un épuisement, ça demande du cran.Le politicien a peut-être aidé bien du monde en parlant de son expérience et pour ça, non seulement je lui lève mon chapeau, mais j\u2019estime que ça témoigne d\u2019une certaine force.En soulignant l\u2019épuisement professionnel de quelqu\u2019un, on ne remet pas en doute ses capacités, on ne fait qu\u2019alimenter les préjugés sur la santé mentale.Ça peut arriver à n\u2019importe qui, une blessure.Un épuisement professionnel, ça peut aussi arriver à n\u2019importe qui En soulignant son épuisement professionnel, les gens ne remettent pas en question les capacités de Vincent Boutin, conseiller municipal à Sherbrooke et possible candidat à la mairie, mais alimentent plutôt les préjugés sur la santé mentale.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ MICKAËL BERGERON CHRONIQUE mickael.bergeron@latribune.qc.ca BEAUDOIN Émile, Lévis BENDER Joyce, L'Orignal BLAIS René, St-Nazaire BLANCHET Lydia, BOLDUC Thérèse, Québec BOUCHARD Henri-Noel, Québec BOUCHARD Solange, Québec CARBONNEAU Gabrielle Gagné, Sainte-Marguerite CRÊTE Bertrand, Saint-Henri-de-Lévis DARVEAU Pauline, DESROCHERS Claude, DUVALColette Chouinard, GAGNÉMarc, Québec GROLEAU Thérèse Richard, Québec HAMELHenri, Québec IMBEAULT Laurette Bilodeau, Lévis LARUE Jean-Charles, Limoilou LAUZIER Claudette, Rimouski LEMAYGeneviève, MARTELMarguerite, MORIN Roger, Québec PAQUET Lise, Ste-Pétronille I.O.PESANTAndré, POULIN Jean-Luc, Saint-Georges PRÉVOSTAlexandre, Québec PROULXAndré, Québec VITTOZ Pascal, WHITE Hélène Lafleur, Lake Oswego, Oregon JOYCE BENDER Le 21 février 2021, dame Joyce Bender née Turner est décédée à l\u2019âge de 96 ans, à L\u2019Orignal, Ontario.Elle était l\u2019épouse de feu Claude Bender et la fille de feu Sidney Turner et de feu Bertha Raff d\u2019Angleterre.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Mark (Suzanne Houde), David (Hélène Bastien), Paul (Rosemary Kerwin), Gérald et Jacques.Elle laisse aussi son frère bien-aimé Éric, ses petits-enfants : Julie, François, Alexandre, Charles, Renaude, Jenna et Andrew ainsi que ses dix arrière-petits- enfants, neveux et nièces.Un remerciement spécial à tout le personnel de la résidence Champlain, l\u2019Hôpital Général de Hawkesbury, le CCAC Champlain ainsi que Bayshore pour les bons soins prodigués.Une cérémonie aura lieu en privé ultérieurement.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société d\u2019arthrite,885 Meadowlands Dr E, #300, Ottawa, ON K2C 3N2 ou à la Fondation des amis du Jeffery-Hale-Saint Brigid\u2019s, 2000-1270, chemin Ste- Foy, Québec, QC G1S 2M4.Pour offrir vos condoléances, visitez le site Internet : www.salonfuneraireberthiaume RENÉ BLAIS 1926 - 2021 Au CHSLDVigi Notre-Dame de Lourdes de Saint-Michel-de-Bellechasse, le 20 février 2021, à l\u2019âge de 94 ans et 8 mois est décédémonsieur René Blais, fils de feu Emile Blais et de feuYvonne Beaudoin.Il demeurait à Saint-Nazaire- de-Dorchester.En raison des circonstances actuelles, il n\u2019y aura pas de condoléances.Un service religieux sera célébré en présence du corps en toute intimité (maximum 25 personnes et sur invitation seulement) samedi le 6 mars 2021 à 11 h en l\u2019église de Saint-Nazaire et de là, au cimetière paroissial.Il est allé rejoindre sa soeur et son frère : Gertrude (Gabriel Plante) et Raymond.Il laisse dans le deuil son frère Marcel (Danièle Giguère) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Remerciement spécial à la propriétaire de la résidence Jeanne d\u2019Arc Fillion de Saint-Nazaire ainsi qu\u2019au personnel du CHSLD Vigi Notre-Dame de Lourdes de Saint-Michel pour les bons soins prodigués.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la paroisse Sacré-Coeur-de-Jésus-en Bellechasse (Communauté de Saint-Nazaire) 63, rue Principale Saint-Nazaire-de-Dorchester (Québec) G0R 3T0.La direction des funérailles a été confiée à la Maison Funéraire Roy & Rouleau inc.131, rue Commerciale, Saint-Damien.Pour renseignements: tél.: 418 789-2143, sans frais: 1 888 789-2143 télécopieur: 418 789-2576 Pour transmettre vosmessages de condoléances à la famille par courriel maison@royrouleau.ca ou sur notre site Internet www.royrouleau.ca.Maison funérairemembre de la CTQ ÉMILE BEAUDOIN 1934 - 2021 Au Centre d\u2019accueil St-Joseph de Lévis, le 21 février 2021, à l\u2019âge de 86 ans, est décédé monsieur Émile Beaudoin, fils de feu Albert Beaudoin et de feu Alexandrine Drouin.Il demeurait à Lévis, autrefois de Frampton et Sainte-Claire.En raison des circonstances actuelles, un service religieux sera célébré en toute intimité (maximum 25 personnes et sur invitation seulement) le vendredi 5 mars 2021 à 14 h 00 en l\u2019église de Sainte-Claire et de là, au cimetière paroissial.Il laisse dans le deuil ses enfants : feu Daniel, Carole (Yves Chenel) et Nathalie (Jérémie Gimlewicz) ainsi que la mère de ses enfants feu Jacqueline Larochelle.Il laisse également dans le deuil ses petits-enfants : Geneviève Chenel (Maxime Gosselin), Sélène Chenel (Maxime Tremblay), feu Christophe Chenel et ses arrière-petits-enfants : Barnabé et Constance Gosselin.Il était le frère de : feu Jean-Paul (feu Marie-Ange Côté), feu Irenée (GermaineAsselin), feu Rosaire (feu Lisette Paquet), Fernand (feuAntoinette Gauthier), Angéline (Gratien-René Poulin), Grégoire, Rita (Roland Bolduc), feu Aline (feu Michel Busque) et feuYvette (feu Rénald Vachon) ainsi que les membres de la famille Poulin.Il laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Remerciement spécial au personnel de la Villa mon Domaine de Lévis, de la Maison de soins palliatifs du Littoral de Lévis ainsi que du Centre d\u2019accueil St-Joseph de Lévis pour les bons soins prodigués à notre père.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la Maison de soins palliatifs du Littoral, 5445, rue Saint-Louis, 2e étage, Lévis (Québec) G6V 4G9.Site internet : www.mspdulittoral.com.La direction des funérailles a été confiée à la Maison Funéraire Roy & Rouleau inc.136, rue Principale, Sainte-Claire.Pour renseignements: tél.: 418 883.3715, sans frais: 1 888 789-2143 Pour transmettre vosmessages de condoléances à la famille par courriel maison@royrouleau.ca ou sur notre site Internet www.royrouleau.ca.Maison funérairemembre de la CTQ LYDIA BLANCHET 1925 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 23 février 2021, à l\u2019âge de 95 ans, est décédée madame Lydia Blanchet, épouse de feu monsieur Charles-Henri Veer.Elle demeurait à la résidence le Jardin des Aînés à Saint-Édouard et auparavant à Sainte-Croix.Elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Marielle (Yvan Martel et Nycol L\u2019 Amoureux) , feu Réjean, Denis (Berthe Monfet), Francine (Léo Leclerc), Diane (Noël Blanchet), Gilbert (Diane Demers), Michel, Thérèse (Gaétan Auger), Gaétane; ses petits-enfants : Dominic et Carol Martel, Marie-France, Samuel et VincentVeer, Martin et Daniel Leclerc, Mélanie et Jessica Blanchet, Josianne Veer, Sandra, Éva et Julien Auger, feu Alexandre Bédard, leur conjoint(e); ses arrière-petits-enfants : Alexis et Félix, Jade, Laurence et Julia, Philippe et Charles-Antoine, Émilie et Alicia, Raphaëlle et Laurie; ses frères et soeurs : feu Roger (feu Blandine Groleau), feu Angèle (feu Germain Lauzé), feu Wellie (Huguette Lemay), feu Ronald (Gilberte Lemay, feu Paul-Etienne Castonguay), Rhenda (Gaston Lauzé), Annette (feu Raymond-Marie Lemay), Normand (feu Pauline Côté, Micheline Adam), Conrad (feu Noëlla Lévesque), sa belle-soeur feu Gemma Veer (feu Marc-Aurèle Lemay).Elle laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier sincèrement Marco Leclerc et Julie Desrochers ainsi que leur personnel du Jardin des Aînés pour la qualité des soins prodigués quotidiennement.Nous remercions également le personnel de l\u2019urgence ainsi que celui des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis pour la qualité des soins offerts.En raison des circonstances actuelles, la famille se réunira en toute intimité à la maison funéraire Beaudoin, Ferland, Dupuis Ltée, 240 rue de la Fabrique, Ste-Croix de Lotbinière, le samedi 27 février 2021 à compter de 12 h.Le service religieux sera célébré le même jour à 14h à l\u2019église de Ste-Croix de Lotbinière.Il vous sera possible de visionner les funérailles en direct et en rediffusion en visitant l\u2019avis de décès de Mme Blanchet sur le site internet www.salonsdupuis.com.S.V.P.compenser l\u2019envoi de fleurs par un don à la SociétéAlzheimer de Québec, 305-1040 avenue Belvédère, Québec, G1S 3G3.Pour renseignements: Maison funéraire Beaudoin Ferland Dupuis Téléphone: 418.728-2202 / Télécopieur : 418 728-3747 info@salonsdupuis.com / www.salonsdupuis.com THÉRÈSE BOLDUC 1927 - 2021 Au CHUL de Québec, le 18 février 2021, est décédée, entourée de l\u2019amour des siens, madame Thérèse Bolduc, à l\u2019âge de 93 ans et 11 mois.Elle était la femme d\u2019exception dont tout le monde rêve.Elle a été l\u2019épouse, en premières noces, de feu monsieur Lionel Villeneuve et en secondes noces, de feu monsieur Lucien Chabot.Elle était la fille de feu madame Marie-Anna Jobidon et de feu monsieur Ladislas Bolduc.Originaire de Roberval, elle demeurait à Québec depuis le début de l\u2019âge adulte.Vu le contexte actuel, les funérailles sont remises à une date ultérieure.Suivra l\u2019inhumation des cendres au cimetière St-Charles.Elle laisse dans le deuil ses enfants adorés de la famille Villeneuve : Marc- André (Diane Letellier), Anne (Mario Gagnon), Cécile (feu Berchmans Martin), Lise (André Poulin), Jacynthe (feu Gaëtan Poulin), Marie-Claire (Jean- Yves Michaud), Dominique et Véronique; les enfants de son dernier époux, Daniel Chabot (Suzanne Bédard) et Hélène Chabot (Sylvain Poirier); ses petits- enfants et arrière-petits-enfants de la famille Villeneuve :Éric Labrecque (Steven Pelletier), Vincent Villeneuve (Véronique Rose) (feu Alexandre et Carolanne), Tommy Poulin (Noa, Harrisson et Lincoln), Catherine Bédard (Jérémie Falissard) (Nolan et Bowie), Audrey-Anne Martin (Nicolas Pothier), Matthew Troutman, Anne-Marie Aussant, Claudia Aussant, Lisa-Marie Seiling (Kieran Scott); ses petits-enfants et arrière-petits-enfants de la famille Chabot :Maude Roy-Chabot (Julien et Clémence), Gabrielle Chabot-Roberge et Blanche Chabot-Roberge (Adriana).Elle était la soeur de feu Jean-Paul Bolduc (feu Paulette Parent) et de Camilien Bolduc (Juliette Routhier).Elle était la belle-soeur de feu Rachel Chabot (feu Paul Larouche), de feu Marcelin Chabot (feu Janette Plamondon), de feu Gérard Chabot (feuAdrienne Blanchette), de feu Gabriel Chabot (ThérèseAsselin), de Jean- Charles Chabot (feu Gilberthe Morissette) et deVictor Chabot (feu Marthe Gingras).Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Un merci spécial aux intervenants de l\u2019unité de cardiologie du CHUL de Québec, particulièrement au Dr Benoit Dubuc.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, téléphone : 418 682-6387, site web : www.coeuretavc.ca.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com SOLANGE BOUCHARD 1935 - 2021 Au Centre d\u2019hébergement Saint-Augustin de Beauport, le 17 février 2021, à l\u2019âge de 85 ans et 7 mois, est décédée madame Solange Bouchard, fille de feu madame Laura Bergeron et de feu monsieur Edmond Bouchard.Elle demeurait à Québec.Par passion et dévouement, elle a oeuvré plusieurs années auprès des patients de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec comme infirmière et gestionnaire au département de néphrologie.Elle était la soeur de feu Gilberte (feu Adrien Guénard), feu Jeannine (feu Gérard Picard), feu Gloria (feu Laval Gonthier), feu Raynald, feu Marc (feu Jacqueline Côté), feu Guy (feu Normande Caron), feu Gaston (Lyne Prévost) et feu Raymond.Elle laisse dans le deuil plusieurs neveux et nièces, notamment ceux qui l\u2019ont accompagnée dans sa maladie au cours des dernières années : Pierre Picard (Rachel Bouffard), Jacques Picard (Jacinte Didier), Jean Picard (Marie-Ève Bolduc) etYves Picard.Très chère Solange, tu vas beaucoup nous manquer.Elle laisse également dans le deuil ses amis de longue date dont ceux du Club de golf Mont Tourbillon et du Centre de ski Mont Sainte-Anne.La famille tient à remercier très chaleureusement tout le personnel du 3e étage du Centre d\u2019hébergement Saint- Augustin de Beauport où elle a vécu plusieurs mois, pour leur bienveillance et la qualité des soins prodigués à notre très chère tante.Un sincère merci également au personnel de la résidence Les Jardins le Flandre de Québec où elle a fait un court séjour très apprécié.Vu les circonstances exceptionnelles causées par la pandémie, une liturgie de la Parole sera célébrée en toute intimité.L\u2019inhumation des cendres se fera ultérieurement au cimetière Saint-Michel de Bellechasse.Vous pouvez compenser l'envoi de fleurs par un don à la Société Alzheimer de Québec.Courriel : info@societealzheimerdequebec.com et Site web : www.societealzheimerdequebec.com Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 70 HENRI-NOËL BOUCHARD 1930 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le 16 février 2021, à l'âge de 90 ans et 10 mois, est décédé monsieur Henri-Noël Bouchard, époux de feu madameYolande Lapointe, fils de feu monsieur Louis Bouchard et de feu madame Albertine Lavoie.Il demeurait à Québec.Il laisse dans le deuil ses enfants : Cécile et sa fille Justine, François, Hélène (Paul Gagnon) et leurs enfants : Émilie, Louis-Olivier et Alexandre; ses frères : Laurent (Nathalie Bouchard) et Jean-Pierre (Marguerite Langlois); sa soeur Armande; et ses belles-soeurs : Camille et Florence; et l\u2019ensemble de sa famille élargie ainsi que ses ami(e)s.Outre son épouse et ses parents, il est allé rejoindre ses frères : Louis-Marie, Siméon et Hubert; son arrière-petit-fils Loïc; ainsi que plusieurs membres de sa famille et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin, 2101, chemin St-Louis, Québec (Qc).Téléphone : 418 687-6084.Courriel : fondation@michel-sarrazin.ca.Site web : www.michel-sarrazin.ca.En raison du contexte actuel, les funérailles auront lieu en toute intimité le vendredi 5 mars 2021.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com BERTRAND CRÊTE 1935 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 16 février 2021, à l\u2019âge de 85 ans et 7 mois, est décédé monsieur Bertrand Crête, fils de feu madame Alexina Garant et de feu monsieur Tancrède Crête.Il demeurait à Saint-Henri-de-Lévis.Il laisse dans le deuil ses enfants : Chantal (Denis Martineau), Martin (Caroline Pouliot), Dominique (Julie Frenette) et la mère de ses enfants Denise Grenier; ses petits-enfants : Lauréanne (Jonathan Noël), Marie-Pier, Isabelle (Sameh Melki), Shaoyan et Dong-Yu, ainsi que son arrière-petite-fille Sophie; ses frères et soeurs : Roland, Raymond, Carmen, feu Martin et feu Jéhanne.Il laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Nous tenons à remercier le Royal St-Henri pour le soutien et les bons services à l\u2019égard de notre père.Vu les circonstances actuelles (Covid-19), il n\u2019y aura pas de cérémonie.La famille immédiate soulignera cet événement intimement dans un avenir rapproché.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC, téléphone : 418 682-6387, site web : www.coeuretavc.ca ou à la Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, téléphone : 418 835-7188, site web : www.fhdl.ca.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com PAULINE DARVEAU 1938 - 2021 Au CHU, Hôtel-Dieu de Québec, le 17 février 2021, est décédée des suites d\u2019un cancer, à l\u2019aube de ses 83 ans, madame Pauline Darveau, fille de feu Jules Darveau et de feu Cécilia Mathieu.Elle laisse dans le deuil ses soeursAndrée et Aline (Ralph Di Zazzo) ainsi que des neveux, nièces et ami(e)s.Elle était la soeur de feu Marc, la demie-soeur de feu Edgard, feu Maurice et feu Jules Darveau.En raison des circonstances actuelles reliées à la pandémie, il n\u2019y aura pas de rencontres pour les condoléances.La famille se réunira pour lui rendre hommage et une liturgie de la Parole se tiendra dans l\u2019intimité au centre funéraire St-Charles.La famille tient à remercier le personnel de l\u2019unité des soins palliatifs du 4e étage de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec pour l\u2019attention portée à Pauline et les bons soins prodigués.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com CLAUDE DESROCHERS C'ESTAVEC UNE IMMENSETRISTESSE QUE NOUSVOUSANNONÇONS LE DÉCÈS DEM.Claude Desrochers survenu le 15 février 2021 àGatineau, à l'âge de 78 ans.Il laisse dans le deuil son épouse bien-aimée Diane Bourgeau, sa fille (sa puce) Sophie (Luc Bédard), son frère Jacques (Nicole Pouliot), ses petits-enfants :Marika, Katerine, Milan et Thomas, ainsi que ses neveux, nièces et ami(e)s.Originaire de la ville de Québec, il fut prédécédé par ses parents Sylvère Desrochers et Madeleine Méthot.Un remerciement spécial au personnel et bénévoles de la Maison Mathieu- Froment-Savoie pour leur dévouement exceptionnel.Nous vous invitons à faire un don à ce centre de soins palliatifs, via leur site web mmfs.org.Vos messages de sympathie peuvent être transmis à la famille par le biais du site de la maison funéraire.De même, l'information concernant une célébration ultérieure sera publiée sur leur site.Maison funéraire Racine, Robert & Gauthier Beauchamp www.racinerobertgauthier.ca 819.770.1300 Hull 819.561.1969 Gatineau 819.684.1155 Aylmer GABRIELLE GAGNÉ CARBONNEAU Au CHSLD de Saint-Hénédine, le 10 février 2021, à l'âge de 90 ans, est décédée Mme Gabrielle Gagné, épouse de feu M.Louis-Georges Carbonneau.Elle demeurait à Sainte-Marguerite.Étant donné les circonstances actuelles, les funérailles auront lieu en toute intimité, sur invitation seulement, le samedi 6 mars 2021 en l\u2019église de Sainte-Marguerite, au 271 rue Saint-Jacques.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Réjean, feu Denis, Carole (Bertrand Vallières), René (Louise Bélanger) et Eric (Sandra Lachance); ses petits- enfants : Normand, Denis, David et Christine Vachon, Lily-Rose et Amélia Carbonneau, Thierry, Clara et Rémi Carbonneau; ses arrière-petit-fils : Kyle et James Vachon.Elle est allée rejoindre ses frères et soeurs :Georges (Bertha Carrier), Hélène (Émilien Laverdière), Irène (Armand Roy), Lucienne (Gaudias Audet) et Adrienne (Augustin Labrecque) ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs:Arthur,Yvonne (Amédée Marcoux), Rosario (Marie-Laure Dumont), Rose-Irène (Albert Boutin), Irenée (Georgette Roy) et Lucille (Henri-Louis Marcoux).Elle laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Remerciements : La famille remercie particulièrement le personnel du CHSLD de Sainte-Hénédine pour les bons soins prodigués et leur grand dévouement envers notre mère.Dons : Paroisse Sainte-Mère-de-Jésus : Fabrique de Sainte-Marguerite : https://smdj.ca/financement-cva Pour renseignements : Maison funéraire EdgarMercier et Fils Téléphone : 418 387-4080 info@edgarmercier.com / www.edgarmercier.com / Membre CTQ MARC GAGNÉ 1945 - 2021 Au CHU - Hôpital de l'Enfant-Jésus, le 21 février 2021, à l\u2019âge de 75 ans et 3 mois, est décédé monsieur Marc Gagné, fils de feu madame Cécile Normandeau et de feu monsieur Gérard Gagné.Il demeurait à Québec.Il laisse dans le deuil ses enfants : Daniel (Maryse Francoeur), Caroline (Christian Roy), Valérie (Claude d'Argencourt); ses petits-enfants : Samuel, Mathis, Clara, Émily, Laurence et Rachel; la mère de ses enfants Gisèle Cormier; ses frères : Pierre-Émile, Florent, Serge, Jean-Paul, Raymond, feu Jean-Claude et tous ses beaux-frères et belles-soeurs ainsi que leurs enfants des familles Gagné et Cormier.Dû à la situation actuelle, une cérémonie sur invitation aura lieu en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives Centre funéraire St-Charles 1420,boulevard Wilfrid-Hamel,Québec G1N 3Y6 Informations : 418 688-2411 Envoi d'un message de sympathie Télécopieur : 418 527-4388 www.coopfuneraire2rives.com le dimanche 21 mars 2021, de 9 h à 12 h.La famille tient à offrir ses remerciements les plus sincères au personnel de l'Hôpital Laval pour les bons soins durant plusieurs années ainsi qu\u2019au personnel de l'Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus pour ses derniers moments aux soins palliatifs.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2700, chemin des Quatre-Bourgeois, Québec, Québec, téléphone: 418 656-4999, courriel : info@fondation-iucpq.org, site web : www.fondation-iucpq.org.Des formulaires seront disponibles sur place.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com THÉRÈSE GROLEAU (RICHARD) 1935- 2021 À la résidenceHumanitae, le 19 février 2021, à l\u2019âge de 85 ans et 3mois, est décédée madame Thérèse Groleau, épouse de feu monsieur Armand Richard, fille de feu madame Rolande Champoux et de feu monsieur Oscar Groleau.Elle demeurait àQuébec.En raison des circonstances actuelles liées à la pandémie, une cérémonie religieuse aura lieu en toute intimité,mais ceux qui le désirent peuvent offrir leurscondoléancessur le siteWebde laCoopérative funérairedesDeuxRives.L\u2019inhumation des cendres se fera ultérieurement au cimetière Saint-Charles.Elle laisse dans le deuil ses enfants :Denise, Louise (PierreGagné) et Jean (Linda Lévesque); ses petits-enfants : Gabrielle, Marjolaine, Aurélie, Katherine et Simon; son arrière-petite-fille Charlotte.Elle était la soeur de : feu Gaston, Réal (Suzanne Laroche), Pauline et Monique (feu Harry Jomphe).Elle était la belle-soeur de : feu Pauline Richard (feu Gérard Morin), Paul Richard (Jeanne Parenteau), Annette Richard Laroche (feu Eugène Laroche), André Richard (Rose-Ange Gobeil) et feu Julien Richard.Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec 1040, avenue Belvédère, bureau 305, Québec, Québec Téléphone :418 527-4294 Courriel : info@societealzheimerdequebec.com Site web : www.societealzheimerdequebec.com.La famille tient à remercier de tout coeur les membres du personnel de la résidence Humanitae pour leur dévouement, leurs bons soins et la qualité de leur présence attentive et réconfortante auprès de Thérèse Groleau lors de ses derniers jours.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 71 HENRI HAMEL 1933 - 2021 AuCHU - Hôpital St-François d'Assise, le 18 février 2021, à l\u2019âge de 88 ans, est décédémonsieur Henri Hamel, époux de feumadameMaureen Jetté, fils de feu madameThéodora Béliveau et de feu monsieur Gustave Hamel.Il demeurait à Québec.Vu le contexte actuel, ses funérailles et l\u2019inhumation des cendres au cimetière St-Charles auront lieu à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil ses enfants Nancy et André (Kareen Lepage); ses trois petits-enfants adorés :Véronique Lavoie, Raphaëlle et Marc-AntoineHamel.Il était le frère de : feu Bernadette, Lucette (feu Paul Chouinard), Claude (Monique Bélanger), feu Eugène (ThérèseCôté), feuMariette (feu Philippe Perkins), feu Lise, feu Normande (feu Stanislas Gaudreau), Gisèle (feu Jean-Jules Parent), feu Jean-Marc, feu Gaëtane (feu Thomas Gauthier), Carolle (feu Yves Fortier) et Odette (feu Auguste Matte); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Jetté ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Sincères remerciements à l'équipe de l'Hôpital St-François d'Assise et à tout le personnel de l'unité de cardiologie (5e étage) pour votre soutien.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec, téléphone : 418 525-4385, site web : www.jedonneenligne.org/fondationchudequebec.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com LAURETTE BILODEAU IMBEAULT 1934 -2021 Est décédée dans la sérénité, à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le jeudi 11 février 2021, à l\u2019âge de 86 ans, madame Laurette Bilodeau, épouse de feu monsieur Fernand Imbeault.Elle demeurait à Lévis, autrefois à Gagnonville.Elle était la fille de feu Léonce Bilodeau et de feu Olivine Bédard.Elle était la soeur de Armand (Lorraine Brassard), Marcel (Carmen Gallant), feu Lucien, feu Paul-Emile (feu Bernadette Desmeules), feu Gisèle (Arsène Tremblay), feu Rita (feu Jean Luc Poulin), feu Jean Marie (Claire Lina Thivierge); du côté de son époux, ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Robert Imbeault, feu Roger Imbeault (feu Alexandrine Perron), feu Christian Imbeault (Marielle Simard), Raymond Imbeault (Gilberte Forbes), feu Euclide Imbeault, feu Roméo Imbeault (Alberte Porier), feu Louis Imbeault (feu Régeante Gagnon), feuAline et feu Gilles.Elle laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces, parents et ami(e)s.Un merci tout spécial au personnel soignant de l\u2019Hôtel-Dieu qui a si chaleureusement pris soin de notre parente bien-aimée afin que ses derniers moments en soient des plus confortables et sereins.Considérant les exigences de la santé publique reliées à des circonstances particulières, seulement 25 personnes s\u2019étant préalablement enregistrées à l\u2019adresse suivante : info@groupegarneau.com pourront être admises au Complexe Blais, Gilbert & Turgeon 6100,boulevard Wilfrid-Carrier, Lévis, secteur Desjardins G6Y 9X9 le samedi 6 mars 2021 à compter de 9 h.Une liturgie de la Parole suivra à 11 h, à la chapelle du complexe.La mise en crypte aura lieu au Mausolée Mont-Marie, 156 rue du Mont-Marie, Lévis.Pour ceux et celles ne pouvant être présents, une webdiffusion aura lieu en direct sur le site www.groupegarneau.com .Pour y accéder, cliquez sur l\u2019onglet « Voir la cérémonie ».Vous pouvez également consulter cet avis sur notre site et y adresser vos condoléances.Pour renseignements : Groupe Garneau thanatologue Téléphone: 418.839.8823 / www.groupegarneau.com Membre de la Corporation des thanatologues duQuébec JEAN-CHARLES LARUE 1930 - 2021 Au CHSLD Charlesbourg, le 19 février 2021, à l\u2019âge de 90 ans, est décédé paisiblement monsieur Jean-Charles Larue, époux de feu madame Marcelle St-Martin, fils de feumadameBlanchePackwood Jones et de feumonsieur Urcisse Larue.Il demeurait à Limoilou, paroisse St-Charles, où il a vécu pendant 87 ans.Il laisse dans le deuil ses enfants: Sylvie (René Dion) et André (Alice de Chambrier); ses petits-enfants : Pier-Luc Richard (Piera Gagnon), Alex Richard (Chantal Létourneau), Marius Larue (EmmyGrenier) et Quentin Larue; sa soeur Françoise (feu Antonio Routier), sa belle-soeur Ethel Turmel (feu Gaston St-Martin), sa compagne des dernières années Monique Bilodeau ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Il est allé rejoindre, outre son épouse et ses parents, son frère Clément et ses beaux-frères et belles-soeurs : Eudore St-Martin (Annette Lessard) et Aline St-Martin (Rosaire Parent).En raison du contexte actuel, sa famille se réunira pour célébrer ses funérailles et lui rendre hommage en toute intimité.Vos témoignages peuvent également se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 1040, avenue Belvédère, bureau 305, G1S 3G3, www.societealzheimerdequebec.com.Téléphone : 418 527-4294.Les enfants demonsieur Larue tiennent à exprimer leur profonde gratitude au personnel du CHSLDCharlesbourg qui a pris soin de leur père avec professionnalisme et grande attention au cours des treize derniers mois.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com COLETTE DUVAL NÉE CHOUINARD Le vendredi 12 février 2021, entourée de ses proches, Colette Duval (née Chouinard) nous a quittés paisiblement, à l\u2019âge de 94 ans.Elle était l\u2019épouse de feu Joseph-Charles Duval.Elle laisse dans le deuil ses enfants Michel (Félicia Schreiber), Pierre (Marie Rouillard), Marie, Benoit (Françoise Fleury), Ruth (Raymond Béland), Judith (Pierre-Alexis Doyon), David (France Breton) et Sophie (Vincent Guay), ses 14 petits-enfants et ses 11 arrière-petits-enfants.Elle laisse également dans le deuil sa soeur Ruth Chouinard et ses amis très chers Judith Sylvester et Jan Hryniewiecki.Elle est partie rejoindre son frère Jean-Charles (feu Julie Beaulieu).Une cérémonie sera célébrée en sa mémoire, sur invitation de la famille, le samedi 27 février à 11 h à l\u2019église Saint-Jean-Baptiste-de-la Salle, 2550 rue Biencourt, Québec.Vu les circonstances, nous vous invitons à respecter les mesures préventives de distanciation physique incluant le port du masque obligatoire.L\u2019envoi de fleurs peut être remplacé par un don à la Fondation canadienne des maladies du coeur et de l\u2019AVC du Canada.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com MARGUERITE MARTEL 1924 - 2021 À l\u2019hôpital St-François d\u2019Assise du CHU de Québec (HSFA), le 11 février 2021, à l\u2019âge de 97 ans, est décédéemadameMarguerite Martel, épouse bien-aimée de feu Marc-André Sanfaçon.Elle était la fille de feu Joseph Martel et de feu Antoinette Couture.Elle laisse dans le deuil son fils Guy (Claudine Sylvain); ses petites-filles :Anne (Dany Lachapelle),Évelyne (Alex Ducharme) et Hélène (Davide Pulizzotto); son arrière-petite fille Rhéa Pulizzotto-Sanfaçon;sa soeur Jeannette et son frère Pierre (ColetteMangin); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Sanfaçon : Jean- Paul (Pierrette Donaldson),Thérèse (feu Roger Bédard), Michel, René (Claudette Fréchette) et Louise (Michel Brochu); ainsi que de nombreux cousin(e)s, neveux, nièces et ami(e)s.Elle est allée rejoindre ses frères et soeurs qui l\u2019ont précédée : feu Jean-Charles (feu Françoise Beaulieu), feu Madeleine (feu Marc-André Sanfaçon), feu Marie-Paule, feu Louis-Philippe (Yvette Durand), feuAurèle (Madeleine Noël), feu Raymond (Madeleine Chrétien) et feu Jean-Guy (feu Hélène Ruelland); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Sanfaçon : feu Raymonde (feu André Lockwell), feu Mariette (Gilles Garneau) et feu Robert (feu Madeleine Garneau).Malgré le chagrin causé par le départ de Marguerite, notre coeur est bercé par son souvenir où elle existera éternellement.La famille recevra les condoléances sur invitation seulement au : Complexe Funéraire Sylvio Marceau 15015,Henri-Bourassa,Québec Membre du réseau Dignité le samedi 6 mars 2021 de 10 h 30 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 15 h 00.À cause de la situation actuelle (COVID), les funérailles seront célébrées à une date ultérieure, en présence des cendres, en l\u2019église St-Charles- Borromée (747, boul.Louis-XIV, Québec, QC, G1H 4M6) et la mise en terre suivra les funérailles.La famille désire remercier le personnel des soins palliatifs du HSFA pour les bons soins prodigués, la compassion et le support apporté tout au long de son hospitalisation.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec (10, rue de l'Espinay, Québec, G1L 3L5, https://fondationduchudequebec.org/.Des enveloppes seront disponibles sur place.Pour rendre hommage àmadame Martel, vous pouvez visiter notre site internet www.dignitequebec.com.Pour renseignements Complexe funéraire SylvioMarceau Téléphone: 418.522.5212 / Télécopieur 418 521-2187 LISE PAQUET 1945 - 2021 À l\u2019Hôpital de Ste-Anne-de-Beaupré, le 15 février 2021, à l\u2019âge de 75 ans, est décédée dame Lise Paquet.Née à Ste-Pétronille I.O., le 27 avril 1945, elle était la fille de feu dame Blanche Rousseau et de feu monsieur Joseph Paquet.Elle demeurait à Ste-Pétronille I.O.En raison de la situation actuelle (Covid-19), une cérémonie sera célébrée à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil ses neveux et nièces des famille Paquet et Blais ainsi que plusieurs cousins, cousines et précieux ami(e)s.La famille remercie tout le personnel du CLSC Orléans et des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de Ste-Anne-de-Beaupré pour l\u2019attention portée et la qualité des soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Québécoise du Cancer, Site : www.fqc.qc.ca, Tél.: 1-877- 336-4443 ou à l\u2019Association bénévole de l\u2019Île d\u2019Orléans, Tél.: 418-828-1586, Site : www.abiorleans.ca.Pour information : La Seigneurie Coopérative Funéraire 2450,St-Clément,Québec arr.Beauport,Québec G1E 1E8 Pour renseignements: La Seigneurie coopérative funéraire Téléphone: 418 663-4735 / Télécopieur : 418 663-2328 info@cooperative-funeraire.com / www.cooperative-funeraire.com SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 72 CLAUDETTE LAUZIER 1939 - 2021 À la Maison Marie-Élisabeth le 4 février 2021, est décédée à l\u2019âge de 81 ans et 3 mois madame Claudette Lauzier, demeurant à Rimouski, épouse de monsieur Jean-Pierre Gagnon, fille de feu monsieur Napoléon Lauzier et de feu madame Bernadette Lavoie.Une célébration commémorative pour souligner le départ de madame Lauzier a eu lieu le 21 février dernier en la chapelle dumausoléeÉlisabeth- Turgeon et l\u2019inhumation aura lieu ultérieurement aux Jardins commémoratifs Saint- Germain deRimouski, secteur de Sainte-Odile.Vous pouvez revoir la célébration sur le https://livestream.com/productionsmartinperron/lauzierclaudette Elle laisse dans le deuil son époux Jean-Pierre, ses frères et ses soeurs : Pauline (feu Claude Leclerc), Ginette (feu Jean-Yves Proulx), Brigitte (feu Gilles Lavoie), Mario (Doris Proulx), Gaétan (Odette Thériault), Suzanne (Jean- Jacques Côté) et Line (Ghislain Bouchard); ses beaux-frères et ses belles- soeurs de la famille Gagnon :Gisèle (Roger Farmer), Aubert (feu Irène Lavoie), Odette (Gilles Nadeau), Raymonde Labrie (feuVallier Gagnon); les enfants de son époux : Langis, Martine (Bruno Marchand), Serge (Michèle Nadeau), Claire (Serge Gagnon), Yves (Catherine Dan Tandt) et Yannick, de nombreux neveux et nièces, cousins, cousines, petits-enfants, arrière-petits-enfants de son époux et de nombreux ami(e)s de longue date, spécialement du monde de la musique et du chant Choral où elle a oeuvré pendant 50 ans.Elle était également la soeur de feu Vianney (Diane Bouillon).Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Association du cancer de l'Est du Québec ou à la Maison Marie-Élisabeth par l'entremise de leur site Internet : www.aceq.org et www.maisonmarieelisabeth.ca Tout simplement Merci! Vos témoignages nous touchent énormément.La famille La direction des funérailles a été confiée à la : Coopérative funéraire du Bas-Saint-Laurent Site mausolée Élisabeth-Turgeon Coopérative funéraire du Bas St-Laurent 280, 2e Rue Est, Rimouski Téléphone: 418.722.7044 / Télécopieur : 418 722-9033 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.cfbsl.com GENEVIÈVE LEMAY 1930 - 2021 À la Résidence les Jardins deMarie-Pier de Saint-Flavien, le 19 février 2021, est décédée à l\u2019aube de ses 91 ans, Geneviève Lemay.Épouse de feuAlain Leclerc, fille de feu Carmella Morasse et feu Étienne Lemay, elle était native de Leclercville.Mme Lemay laisse dans le deuil ses enfants : Nicole (Alain), Denis (Hélène) et Manon (Daniel); ses petits-enfants : Geneviève, Viviane, Alexandre et Jean- Philippe et ses 5 arrière-petits-enfants.Elle laisse également dans le deuil son beau-frère Clément et ses belles-soeurs: Andrée, Estelle, Denyse, Cécile et Lucette.En raison des circonstances actuelles, les funérailles seront célébrées en l\u2019église de Leclercville à une date ultérieure.Les détails seront publiés dans le journal Le Soleil et sur le site de Grégoire et Desrochers.Des remerciements très sincères sont adressés à Nathalie Baribeau et à son équipe de la Résidence les Jardins de Marie-Pier, ainsi qu\u2019à l\u2019équipe des soins palliatifs du CLSC de Laurier-Station, particulièrement au docteur Lévesque, sans oublier l\u2019équipe de Présence Lotbinière, pour les excellents soins prodigués.Pour exprimer votre sympathie, la famille vous suggère des dons à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC en cliquant sur le lien suivant : https://www.coeuretavc.ca/ Funérarium Serge Garneau Téléphone : 819 752-5131 www.gregoiredesrochers.com ROGER MORIN 1931 - 2021 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le 22 janvier 2021, à l\u2019âge de 89 ans, est décédémonsieur Roger Morin, époux de feu dame Huguette Charland.Il était le fils de feu dameAdrienne Godbout et feu monsieur Lucien Morin.Il demeurait à Québec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera au Complexe de la Cité 1600,av.Le Gendre,Québec,QC,G2G 2W5 le samedi 6 mars 2021 de 13 h à 15 h.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures en la chapelle du Complexe de la Cité, 1600, av.Le Gendre, Québec.Étant donné les circonstances, la liturgie aura lieu en toute intimité avec les membres de la famille et quelques amis sur invitation vu le nombre limité imposé par la Santé publique.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « captation des rituels » situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com.Il laisse dans le deuil sa fille feu Johanne (Richard Thibault) et son fils Bernard (Hélène Gagné); ses petits- enfants : Louis-Vincent, Laurence, feu Charles-Antoine et Félix; ses frères et soeurs : feu Cécile (feu Lucien Houde), Jacques (feu Micheline Vézina), Liliane (Gérald Ménard) et Lise (feu René Bleau); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Charland : feu Claire (feu Jean-Baptiste Roy), feu Soeur Marcelle et André (Claudette Bussières) ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel soignant de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et du CLSC de Sainte-Foy-Sillery pour leur attitude bienveillante et les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2700, chemin des Quatre-Bourgeois, Québec (Qc), G1V 0B8, tél.: (418) 656-4999.ATHOS 418.658.1600 / Télécopieur : 418 658.2415 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ infocomplexe@athos.ca JEAN-LUC POULIN 1923 - 2021 Au Centre d'hébergement Richard Busque de Saint-Georges, le lundi 22 février 2021, à l'âge 97 ans et 11mois, est décédémonsieur Jean-Luc Poulin, époux de dame Evangéline Poulin et fils de feu J.A.Eximer Poulin et de feu Valentine Talbot.Il demeurait à Saint-Georges.Monsieur Jean-Luc Poulin sera exposé à la résidence funéraire Roy & Giguère Inc., 2550,1re Avenue,Saint-Georges (secteur ouest) le samedi 6 mars de 12 h à 14 h 30.À noter que le port du couvre-visage est obligatoire.Le service religieux sera célébré le même jour, soit le samedi 6 mars à 15 h, en l'église de Saint-Georges (secteur ouest) (maximum 25 personnes sur invitation seulement) et de là au cimetière.Vous pourrez visionner la cérémonie le samedi 6mars à compter de 18 h en cliquant sur l'onglet vert webdiffusion dans le haut de l'avis de décès.Il laisse dans le deuil outre son épouse, madame Evangéline Poulin; son fils Eric (Régine Gauthier) et sa fille Julie (AndréToulouse); ses petits-enfants : Florence Lapierre Poulin (Clément Chevallier), Justine Lapierre Poulin (Jean- Christophe Rodrigue) et Sara Toulouse (Stephen Brown).Il était le frère de : feu Charles (feu Marguerite Maheu), feu Madeleine (feu Benoit Dionne), feu Marthe (feuYves Roberge) et Monique (Georges Cloutier).Il était le beau- frère de : feu Viviane (feu Paul-Henri Bourque), feu Antonio (feu Marie-Laure Nadeau), feu Berchmans (feu Madeleine Bourque), feuMarthe (feu RogerT.Roberge), feu Dorothée (feu JohnMiller), feu Huguette, feu Raymond- Marie (Lydia Veilleux), Gabrielle (Maurice Faucher), Jacqueline (feu Daniel Charest), Rita (Jean Belleau) et Roger Poulin (Hélène Quirion).Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille désire remercier tout le personnel soignant pour leur dévouement et les bons soins prodigués à notre père.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Santé Beauce-Etchemin, 1515, 17e Rue, Saint-Georges (Québec), G5Y 4T8 pour l'hôpital St-Georges.ANDRÉ PROULX 1931 - 2021 À son domicile, le 9 février 2021, à l\u2019âge de 89 ans et à quelques jours de ses 90 ans, est décédé monsieur André Proulx, époux de feu madame Claire Hunter, fils de feu monsieur J.L.Armand Proulx et de feu madame Lucette Samson.Il demeurait à Québec, anciennement arrondissement Beauport.Étant donné la situation actuelle, une liturgie de la Parole sera célébrée dans l\u2019intimité de la famille le dimanche 28 février à 11 h au salon- chapelle du centre commémoratif WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738,avenue Royale,Québec (Beauport) G1E 1Z4 Pour ceux qui le désirent, la cérémonie sera disponible en direct et en rediffusion via https://funeraweb.tv/diffusions/d5be422b-b271-457d-b3f6-9333ded07193 Monsieur Proulx laisse dans le deuil ses enfants : Johanne, Alain (Josée Drolet), Julie (Christian Gagnon), Brigitte (GuyTremblay) et Réjean (Mariola Nykiel); ses petits-enfants :Vincent (FrédériqueVézina), Martin, Mathieu (Marie-Hélène Emond), François, feu Olivier, Jade et Thalie; ses arrière-petits-enfants : Rose et Jules Vézina Proulx; sa soeur Jeannine (feu Florian Corriveau), Marguerite, Pierrette (feu Paul-Émile Prémont), Jacques (Ginette Boily), Marcel, Narcisse (Thérèse Vézina), Louise (Léopold Turcotte), Michel (Louise Gosselin), Gisèle (feu Jacques Pettigrew), Jules (Lise Clavet), Céline et Yvan (Carole Samson); sa belle-soeur Gisèle Hunter (feu Laurent Lord) et son beau-frère Raymond Langlois (feu Jacqueline Hunter) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier le personnel du Pavillon Murray ainsi que le personnel du CIUSS de la Capitale- Nationale (CLSC de la Basse-Ville).Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à une fondation de votre choix soutenant la recherche sur les maladies respiratoires ou le diabète.MaisonWilbrod Robert 418 661-9223 (avis de décès disponible sur notre site) / www.wilbrodrobert.com Entreprisemembre de la Corporation des thanatologues duQuébec PASCAL VITTOZ 1967 - 2021 Pascal, ta générosité, ton intelligence, ta discipline, ton optimisme et ta force nous manqueront.Notre montagnard s\u2019en est allé.Pascal nous a quittés serein et en paix, le 17 février.Il laisse dans le deuil sa conjointe Isabelle; ses filles adorées : Lauriane et Maude; ses parents : Christiane et Maurice; ses frères : Laurent et Hervé; ses beaux-parents : Gaétane et Denis; ses belles-soeurs: Nathalie et Sara; son beau-frère Antoine; son gendre Didier; ses deux filleuls: Paul et Léonard; sa nièce Lucie et son neveu Nicolas.Les funérailles se dérouleront dans l'intimité de la famille immédiate.Hubert, Richard, Frédéric et Ivan nous voulons vous remercier pour votre support constant.Merci à Isabelle, Luce et Many pour votre empathie hors du commun.Merci également aux collègues de Pascal pour le Gofundme, aux généreux donateurs, àRené et Nathalie pour le patio, aux tantines, aux Lavoie, les cousins et cousines, les amis de La Clusaz, les Touffes, les collègues d\u2019Isabelle pour la pensée lors du Pentathlon, à tous ceux qui ont cuisiné pour nous ou offert leur service, aux amis qui ont pris des nouvelles, transmis leur énergie ou avoué leur impuissance.Cette dernière année n\u2019aurait pu se vivre sans votre amour et votre générosité, vous avez insufflé de la lumière où il n\u2019y avait que noirceur.Merci, nous sommes choyés de vous avoir dans nos vies.Gardez l\u2019oeil ouvert, vous le croiserez peut-être à la Tête du Danay à contempler un coucher de soleil sur les Aravis ou à Balme à s\u2019émerveiller devant le Mont Blanc.Les Giroux, Vittoz Il a été confié à la maison WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738,avenue Royale,Québec (Beauport) G1E 1Z4 MaisonWilbrod Robert 418 661-9223 (avis de décès disponible sur notre site) / www.wilbrodrobert.com Entreprisemembre de la Corporation des thanatologues duQuébec leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 73 ANDRÉ PESANT 1927 - 2021 À Québec, le 16 février 2021, à l'âge de 93 ans, est décédémonsieur André Pesant, époux de madame Monique Bédard.Il était le fils de feu madame Adrienne Gonthier et de feu monsieur Onésime Pesant.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, ses enfants : Christiane (Luc Simon), Michel (Michelle Pinsonneault), Marie-France (Carl Johnson), Marc; ses petits- enfants : Olivier, Nicolas, Jean-Philippe, Maude, Élyse, Charles; ses arrière- petits-enfants; sa soeur Françoise, ses frères : Robert (Corinne Beaudoin) et Jacques; plusieurs nièces et neveux.Il était le frère de feu Annette, feu Arthur, feu Marie, feu Thérèse, feu Roger, feu Julie, feu Carmen, feu Jean, feu Monique.La famille tient à remercier le personnel soignant du Centre d'hébergement Saint-Augustin pour les bons soins prodigués.Vu les circonstances liées à la pandémie, les funérailles seront célébrées ultérieurement dans l'année.Des détails vous seront donnés au moment opportun.Il sera toujours possible, d'ici là, de se recueillir au columbarium du Cimetière Saint-Charles (1460, boulevard Wilfrid-Hamel), où ses cendres seront déposées.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l'organisme de votre choix.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com ALEXANDRE PRÉVOST 1929 - 2021 Au CHUL, le 19 février 2021, à l\u2019âge de 92 ans et 1 mois, est décédémonsieur Alexandre Prévost, époux de madame Claire Paquet, fils de feu madame Alberta Charette et de feu monsieur Napoléon Prévost.Il demeurait àQuébec.Compte tenu des circonstances actuelles, les événements funéraires seront célébrés ultérieurement.Il laisse dans le deuil son épouse madame Claire Paquet; ses enfants : Hélène et Nathalie; sa petite-fille Catherine; son frère Jacques (Alice); son beau-frère et ses belles-soeurs : Flora, Rolande, Rita, Lucille, Gilles ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Il est allé rejoindre ses frères et ses soeurs qui l\u2019ont précédé.Un immense merci à toute l'équipe de l'unité de courte durée en gériatrie du CHUL, personnel soignant et de l'entretien, pour leurs soins attentionnés et leur délicatesse.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com HÉLÈNE (LAFLEUR)WHITE 23 AOÛT 1937 - 6 FÉVRIER 2021 À Mary\u2019s Woods, Lake Oswego, Oregon, le 6 février 2021, est décédée à l\u2019âge de 83 ans Madame Hélène LafleurWhite, épouse de Monsieur Frank White depuis 56 ans.Domiciliée à Lake Oswego, autrefois de St-Bruno-de-Montarville et Québec, QC, elle était la fille de feuWellie Lafleur et de feuAmabilis Garneau de St-Antoine-de-Tilly, QC ainsi que la soeur de trois frères Lucien, Rosaire et Emilien qui lui sont prédécédés.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants :Agnes et Daniel; ses petits-enfants : Alec, Min Min et Henry; sa soeur Ida, ses frères : André (Madeleine), Léon (Diane) et Jean-Claude ainsi que ses belles- soeurs : Pierrette et Lisette, ses beaux-frères :Thomas (Lyse) et Patrick (Josée), ses nièces, ses neveux et nombreuses amies.La famille a décidé de reporter les services commémoratifs à une date ultérieure.Au lieu d\u2019envoyer des fleurs s\u2019il vous plaît faire un don au nom d\u2019Hélène à la recherche sur la maladie d\u2019Alzheimer.REMERCIEMENTS JEAN BRUNIAU Qu\u2019il est précieux de se sentir entourés, en ces moments si difficiles à traverser.Nous remercions chaleureusement tous ceux et celles qui nous ont apporté réconfort et soutien par leur marque de sympathie lors du décès de Jean Bruniau.Soyez assurés de notre profonde reconnaissance.Hélène,Caroline et Alain 1er ANNIVERSAIREDUDÉCÈSDE BRIGITTTE LEMIEUX Il y a un an, tu fermais doucement les yeux et nous prenions conscience de la fragilité de la vie.Avec toi s\u2019est envolé une partie de nous-mêmes et avec chacun de nous est restée une partie de toi.Seule la pensée de la fin de tes souffrances nous a aidés à surmonter le grand vide laissé par ton départ.Pourtant, tu nousmanques encore tellement.Combien de fois nous aurions aimé te faire part de nos joies, de nos peines et de nos projets.Cette 1re année sans toi aura été très difficile à vivre, mais nous sommes restés soudés comme tu l\u2019aurais souhaité.Nous portons tous en notre coeur ton souvenir, ta joie de vivre, ton amour et les belles valeurs que tu nous as transmises au cours de ta vie.Si encore aujourd\u2019hui nos pleurs s\u2019élèvent vers toi, reçois-les comme une grande preuve d\u2019amour et continue de veiller sur nous.Avec amour, ta famille pour toujours.Gaétan,Mathieu (Stéphanie etWilliam),Olivier,Florence Émile,Agathe,Marie (Jacques) XXX SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 74 DÉCÈS Signe que Marie-Michèle Gagnon est montée d\u2019un cran cette saison, la skieuse n\u2019exultait pas de joie dans l\u2019aire d\u2019arrivée vendredi, après avoir obtenu le meilleur résultat de sa carrière en Coupe du monde de descente.Septième à Val di Fassa (Italie), la Québécoise pensait s\u2019être mieux classée et ce n\u2019est que plus tard qu\u2019elle a commencé à pleinement apprécier son résultat.«J\u2019ai fait une belle descente et mes sensations sur la neige étaient quand même bonnes», a expliqué la skieuse à Sportcom qui a accusé 0,84 seconde de retard sur la gagnante, la Suisse Lara Gut-Behrami.«Aux entraînements, j\u2019étais cinquième et troisième, alors mes attentes étaient plus hautes.Je suis donc très contente, mais ma réaction initiale était de trouver que c\u2019était moyen.» Le mois dernier, la skieuse de Lac-Etchemin avait percé pour une première fois le top 10 d\u2019une Coupe du monde de descente à l\u2019étape de Val-d\u2019Isère (France), où elle s\u2019était classée dixième.Gut-Behrami, qui domine la discipline du super-G depuis le début de la saison, a démontré qu\u2019elle excellait aussi en descente.Celle qui a été double médaillée d\u2019or et médaillée de bronze des récents mondiaux de Cortina d\u2019Ampezzo a devancé l\u2019Autrichienne Ramona Siebenhoffer (+0,02 s) et la Suisse Corinne Suter (+0,26 s).Gagnon sera de retour en action samedi à la deuxième course de descente.SPORTCOM \u2014 PHOTO AFP, MIGUEL MEDINA ?SEPTIÈME, MARIE-MICHÈLE GAGNON VISE ENCORE PLUS HAUT leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 ACTUALITÉS 75 JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019époque de la gomme balloune dans les paquets de cartes de hockey est révolue.Les paquets ne coûtent plus 25 sous et les cartes ne s\u2019achètent pas que dans les dépanneurs, mais aussi sur Internet, eBay et les différents réseaux sociaux.Les tendances ont changé et malgré tout, bien des collectionneurs de longue date ont conservé leur passion en devant toutefois s\u2019adapter à cette évolution fulgurante.S\u2019ils cherchaient d\u2019abord la carte de Bobby Orr recrue, ou ensuite celle de Wayne Gretzky, leur nouvelle quête tourne maintenant autour de Connor McDavid et d\u2019Alexis Lafrenière.«C\u2019est rendu une grosse business, les cartes de hockey», fait remarquer Jean-Guy Dion.La venue d\u2019Alexis Lafrenière dans la LNH n\u2019aura fait qu\u2019augmenter l\u2019intérêt pour ce passe-temps au Québec.«On a vraiment senti un boom grâce à Lafrenière, confirme Pierre Desrochers de la boutique MB Cartes à Sherbrooke.Je n\u2019ai jamais vu autant d\u2019intérêt pour la collection de cartes.On devait être 5000 avant au Québec, maintenant il doit y avoir plus de 30 000 collectionneurs.Quand la boutique Imaginaire a offert 13 000 $ à celui ou celle qui ramenait la carte High Gloss de Lafrenière, tout le monde s\u2019est mis à acheter des paquets!» Jean-Guy Dion se trouvait parmi eux.Dès l\u2019âge de 10 ans, dans les années 1960, il collectionnait déjà des cartes de hockey qui auraient une grande valeur aujourd\u2019hui.«C\u2019est dommage parce que je ne leur faisais pas attention.Je faisais comme tous les petits gars à l\u2019époque, je les collais sur des feuilles! Le monde des cartes a beaucoup évolué.Maintenant, il y a toutes les sortes de cartes inimaginables.On y ajoute même des morceaux de chandail, de bâton ou de patin.Il y a aussi des cartes signées, numérotées, authentifiées, etc.Ce n\u2019est plus comme avant.» LES BREAKS Jean-Guy Dion prend bien soin de ses cartes aujourd\u2019hui.Parce qu\u2019elles peuvent valoir leur pesant d\u2019or et le moindre défaut peut faire chuter la valeur.«Je me cherchais un passe-temps et ouvrir des paquets de cartes, ça me rappelait mon jeune temps! Je me suis ouvert un compte eBay et j\u2019ai commencé à faire une transition entre mes vieilles cartes et mes nouvelles.J\u2019en achetais quelques- unes, j\u2019en vendais d\u2019autres, parfois 150 $ ou 200 $, et je me retrouve a u j o u rd\u2019 h u i av e c u n e b e l l e collection.» Une collection qu\u2019il a bonifiée grâce à une nouvelle mode : les breaks.Le principe : un commerçant propose aux collectionneurs d\u2019acheter une participation qui lui donne droit à une équipe de la LNH, à prix fixe ou par enchère.Cette équipe peut aussi être attribuée au hasard.Par le biais d\u2019une vidéo diffusée en direct sur Facebook, le commerçant ouvre des boîtes de cartes et toutes les cartes de valeur trouvées sont ensuite envoyées aux collectionneurs.«Par exemple, si j\u2019achète le Canadien de Montréal, les cartes de Nick Suzuki ou Alexander Romanov sont à moi.Il faut être parieur.Parfois c\u2019est payant, d\u2019autres fois non.Je peux tomber sur les Oilers en espérant avoir la carte de McDa- vid ou bien sur une équipe moins attrayante, comme les Coyotes de l\u2019Arizona.Il y a toujours un petit suspense qui est bien agréable avec les breaks!» raconte Jean-Guy Dion.Chaque soir, le commerçant Pierre Desrochers s\u2019installe ainsi devant son téléphone intelligent pour présenter un break sur Facebook : «C\u2019est très populaire.Les collectionneurs me regardent ouvrir les paquets en direct en espérant avoir un peu de chance! C\u2019est toujours excitant de savoir qu\u2019ils peuvent tomber sur des cartes qui valent beaucoup.» CINQ CARTES DE WAYNE GRETZKY RECRUE Le journaliste sportif au quotidien La Voix de l\u2019Est Michel Tassé a déjà eu cette passion pour les cartes de hockey.Aujourd\u2019hui, il s\u2019en mord encore les doigts : alors qu\u2019il emménageait dans son premier appartement, le journaliste a liquidé ses vieilles cartes de hockey, dont celles de Wayne Gretzky à son année recrue.La même que la carte vendue en 2020 au prix d\u2019un million de dollars, celle de 1979 de la compagnie O-Pee-Chee.Michel Tassé en avait cinq.«De la 3e année jusqu\u2019à la fin du secondaire, j\u2019ai collectionné les cartes de hockey.Et je leur faisais quand même attention.Dans les débuts des années 1990, j\u2019avais besoin d\u2019argent pour m\u2019acheter des meubles.J\u2019ai montré ma collection à mon cousin, qui connaissait bien les cartes de hockey et qui participait à différentes expositions, puis je l\u2019ai laissé partir avec mes cinq cartes de Wayne Gretzky en lui permettant de les vendre.Je ne pensais pas à long terme à cette époque.Finalement, ça m\u2019avait donné 3000 $.J\u2019étais fou comme un balai! Mais si j\u2019avais gardé ces cartes, ça ferait longtemps que mon hypothèque aurait été payée!» lance en riant Michel Tassé.À LA RECHERCHE DE BOBBY ORR Jean-Guy Dion a lui aussi déjà eu en sa possession une carte recrue de Wayne Gretzky.«Je travaillais dans le monde du pétrole en Alberta en 1978.Je recevais 40 $ par jour comme allocation pour manger, mais j\u2019achetais pour 25 $ de cartes et je mangeais pour 15 $! Avant de revenir au Québec, j\u2019ai dû me débarrasser de mes cartes pour prendre l\u2019avion.J\u2019ai tout remis à un petit garçon.Aujourd\u2019hui, je me rends compte que je lui ai donné une carte de Wayne Gretzky recrue qui pourrait valoir beaucoup!» Un jour, le collectionneur sher- brookois aimerait bien en ravoir une.Comme celle de Bobby Orr recrue.«Le hasard fait que je n\u2019ai pas celle de Bobby Orr et pourtant, j\u2019aurais dû tomber dessus quand j\u2019étais jeune.J\u2019achetais toutes les collections.J\u2019avais celles des saisons 64-65, 65-66, 67-68, mais je ne sais pas pourquoi, je n\u2019avais pas acheté la collection de 66-67.Dans cette boîte, il y avait la carte de Bobby Orr recrue, qui pourrait valoir près de 100 000 $. » raconte le collectionneur, sans amertume malgré tout.Pierre Desrochers assiste de près à cette hausse de popularité pour les cartes de hockey au Québec depuis la venue d\u2019Alexis Lafrenière dans la LNH.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ CARTES DE HOCKEY LE RETOUR DES COLLECTIONNEURS SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 76 MAG SPORTS L e ski de fond! Tout de même un sport qui ne date pas d\u2019hier! I l fut fort uti le pour l e s S c a n d i n a v e s d è s l e s années 1000 av.J.-C., plus précisément en Norvège pour le déplacement dans les régions é l o i g n é e s, l e ra m a s s a g e d u bois, la chasse et même pour les troupes militaires, plusieurs années plus tard.Le ski de fond serait une déclinaison du ski de randonnée alpine, qui fit sa marque dans les années 1840 par une pratique plus connue d\u2019aujourd\u2019hui, soit le style classique, et fut en tête d\u2019affiche des Jeux olympiques d\u2019hiver de 1924.Le style du pas de patineur arrivera plus tard, dans les années 1980, et il procurera une plus grande vitesse de croisière.Avec l\u2019arrivée de la semaine de relâche, peu importe le matériel que vous pourriez trouver, ça vaut le coup de l\u2019essayer.En tant qu\u2019amateur de la nature, le fondeur est gâté! La pratique du ski de fond présente des paysages apaisants et la plupart du temps, uniques! Les athlètes pratiquant déjà ce sport ou désireux de le faire amélioreront simultanément les composantes cardio- vasculaires et musculaires, de même que l\u2019équilibre, en plus des bienfaits psychologiques.Le ski de fond est en soi un sport complet qui offre à lui seul une multitude de possibilités.Peut-être connaissez-vous déjà les différentes techniques et styles de ski possibles?LE SKI DE STYLE CLASSIQUE Le classique, ou communément appelé le ski du pas alternatif, gagne sa popularité chez les différents niveaux de skieurs.Pour visualiser en quelques mots, c\u2019est de la «marche glissée».L\u2019équipement du ski de fond classique inclut bien entendu les skis, de 15 à 20 cm plus longs que la taille de la personne.Le poids sera également à considérer, avec une spatule présentant une certaine courbe à l\u2019avant.Le classique offrira sous le ski une zone «de grippe», où s\u2019effectuera la traction sur la neige pour se propulser.Cette grippe découle soit d\u2019une portion écaillée sur certains de ces skis, soit d\u2019une peau de phoque appliquée ou encore d\u2019un «fart» appliqué.Cette zone est plus ou moins sous le pied du skieur.À ses deux extrémités se trouveront les portions de glisse.Les bottes de ski présentent des semelles légèrement flexibles, arrivant à la cheville, pour permettre une certaine flexion au niveau des orteils.La longueur des bâtons devra viser entre les épaules et le menton.Pour améliorer l\u2019allure du ski classique, voici quelques points techniques à considérer : 1 Coordination de la propulsion des bras opposée avec le ski de glisse.2 Transfert léger du poids sur le ski de glisse, avec une légère flexion du genou.3 On peut se permettre une légère élévation du ski arrière pour une glisse allongée sur le ski avant et en maintenant une petite flexion du tronc également vers l\u2019avant.4 Le «planté ou piqué» du bâton s\u2019effectuera avec le panier à la hauteur du pied avant, le bâton incliné et non à la verticale.5 Bien compléter la poussée avec le bâton arrière en le relâchant légèrement.Dans les zones où un faux plat descendant se présente, le pas alternatif sera plus difficile à maintenir à cause de la vitesse.Pour les montées, le pas alternatif en utilisant moins de glisse, donc mouvement plus court pour demeurer dans la zone de grippe, ou encore en «ciseaux» si le degré d\u2019inclinaison est accentué, sont privilégiés.F i n a l e m e n t , e n d e s c e n t e , demeurer dans le tracé si le dénivelé le permet ou utiliser un des deux skis en chasse-neige pour réduire la vitesse.LE SKI DE STYLE PAS DE PATIN Au tout début, les skieurs considèrent cette technique plus ardue à maîtriser.L\u2019équilibre est l\u2019aspect le plus énoncé quand cette technique est comparée au classique.L\u2019objectif est de glisser d\u2019un ski à l\u2019autre qui se dirige légèrement vers l\u2019extérieur (triangle inversé) et se pratiquera sur une surface damée comparativement à un tracé de classique.Les skis seront de 10 à 15 cm plus courts que les classiques.On devra également considérer le poids du skieur et son niveau pour faire un choix judicieux.Le ski sera plus rigide et nerveux que le classique.Le ski de pas de patin présente une surface de glisse du talon du ski à la spatule, plus prononcée dans le cas présent.Les bottes offriront un soutien supplémentaire par la présence d\u2019une coquille à la cheville, légèrement plus hautes.Les bâtons seront de longueur à arriver au nez du fondeur.Voici quelques petits trucs d\u2019expert qui peuvent vous aider à améliorer votre ski ou à vivre une belle première expérience : \u2022 Pour bien saisir le transfert de poids d\u2019un ski à l\u2019autre, se propulser d\u2019un ski à l\u2019autre sans bâtons; cet éducatif ne sera pas facile au début, mais sachez que même les skieurs élites le pratiquent encore pour obtenir de bonnes sensations.\u2022 Dans la portion glisse, éviter de skier sur le «carré» du ski, soit sur le côté du ski; tenter plutôt d\u2019avoir le ski à plat, et non incliné, pour glisser.\u2022 Pour le ski de propulsion, c\u2019est à ce moment que la carre pourra être utilisée pour agripper la neige.\u2022 Les hanches se retrouveront au- dessus du ski de glisse (élément primordial pour un meilleur équilibre et une meilleure glisse).\u2022 Au tout début, le ski du pas de patin une poussée - deux pas de glisse, signifiant que le skieur fera une poussée avec ses bâtons pour glisser de façon alternative sur ses deux skis, sera la technique privilégiée.\u2022 Maintenir une légère flexion du tronc vers l\u2019avant (éviter ainsi de se retrouver en posture vers l\u2019arrière et perdre cet équilibre) est fortement suggérée.Dans les cas de faux plats descendants, le pas de patin une poussée - un pas est privilégié où la vitesse de croisière se verra augmentée.Lors des montées, le pas ciseaux glissé ou le pas décalé afin d\u2019économiser de l\u2019énergie, sont deux techniques utilisées.Peu importe votre choix de style de ski, prenez le temps, comme dans tout autre sport, de vous laisser un moment d\u2019échauffement au début de votre séance.Ce premier dix à vingt minutes vous permet de placer techniquement votre corps, à un niveau d\u2019effort léger.Vous pouvez également intégrer des mouvements de bras ou de jambes pour mieux décortiquer chaque partie des techniques.Cette façon de faire aide pour assimiler chaque aspect.Obtenir de meilleures sensations, voire des améliorations, c\u2019est à vous de trouver ce qui vous rend heureux en pleine nature au Québec.Bon ski! LE SKI DE FOND ET SES ASTUCES Cette photo prise au parc national de la Mauricie démontre bien toute la beauté des paysages hivernaux qu\u2019il est possible de voir en ski de fond.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE, OLIVIER CROTEAU Le ski de fond est en soi un sport complet qui offre à lui seul une multitude de possibilités on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 77 MAG SPORTS STEPHEN WADE Associated Press D\u2019une part, il y a les 15 principaux parraineurs olympiques, de nombreux noms connus comme Airbnb, Coca-Cola, Visa, Toyota, Samsung et General Electric.Ensemble, ils versent au moins un milliard $US au Comité international olympique et, au cours du prochain cycle olympique de quatre ans, les paiements pourraient atteindre deux milliards $.Ils sont réunis par les Jeux olympiques d\u2019hiver de 2022 à Pékin, qui s\u2019ouvriront dans un peu moins d\u2019un an.Les commanditaires veulent profiter de la vitrine olympique, mais ces jeux risquent de nuire à leur image de marque en raison des violations des droits de la personne signalées contre les Ouïghours musulmans, les Tibétains et d\u2019autres minorités en Chine.Dans l\u2019autre coin se trouve un petit noyau d\u2019avocats et d\u2019activistes internationaux.Ils les ont qualifiés de «Jeux du génocide» et font pression sur les parraineurs, le CIO et les fédérations sportives mondiales pour qu\u2019ils enquêtent.Des milliers d\u2019athlètes olympiques sont pris au milieu.Pour la plupart, c\u2019est une occasion unique de devenir célèbre et d\u2019obtenir une médaille.Mais ils sont isolés.Ceux qui s\u2019expriment peuvent être sanctionnés par les organismes olympiques, abandonnés par des commanditaires et menacés par l\u2019État chinois.«Ce n\u2019est pas juste que ces énormes institutions qui peuvent s\u2019exprimer laissent aux athlètes individuels le soin de le faire, a révélé à l\u2019Associated Press Blair McDougall, directeur de la campagne britannique Stop Uyghur Genocide (Stop à la répression des Ouïghours).Les comités nationaux pourraient en parler, les commanditaires, le CIO.» Au lieu de cela, c\u2019est le silence radio.«Une fois de plus, les athlètes sont utilisés comme des pions», a expliqué Rob Koehler, directeur général de Global Athlete, un groupe de défense des athlètes olympiques.CAMPAGNE DE SENSIBILISATION Les groupes de défense des droits de la personne ont initialement ciblé Airbnb et son président Brian Chesky.Le Congrès mondial ouïghour et d\u2019autres défenseurs des Ouïghours et des Tibétains ont précédemment appelé à déplacer les jeux, ou à un certain type de boycottage.«Airbnb se décrit comme une entreprise qui prétend avoir une philosophie, a dit McDou- gall.Jusqu\u2019à présent, ils nous ont ignorés.» Pour att irer l\u2019attention, les militants ont conçu une fausse publicité liant Airbnb aux camps d\u2019internement et au président chinois Xi Jinping.Bien que les commanditaires représentent environ 18 % des revenus du CIO, 73 % proviennent de la vente de droits de diffusion.Le réseau américain NBC représente environ la moitié des revenus de diffusion.Ce seront les deuxièmes Jeux olympiques à Pékin en 14 ans, après les Jeux d\u2019été de 2008 qui étaient censés améliorer les droits de la personne en Chine.Ces Jeux olympiques ont atterri en Chine après le retrait de plusieurs candidatures européennes en raison des coûts et de l\u2019opposition du public.Le CIO avait deux choix: Pékin ou Almaty, au Kazakhstan.Pékin a gagné lors d\u2019un vote serré 44-40.«Notre demande directe aux commanditaires est simple, a ajouté McDougall.Rencontrez les Ouïghours et les gens qui ont survécu au réseau des camps afin que vous ne soyez pas complice de l\u2019utilisation des jeux pour faire taire le problème; en étant utilisé comme un outil de propagande pour détourner l\u2019attention de ce qui se passe.» AP a contacté les trois parrai- neurs basés au Japon.La réponse de Toyota était typique en ce qui concerne l\u2019internement des Ouïghours dans le nord-ouest de la Chine.Panasonic n\u2019a pas immédiatement répondu et Bridgestone a envoyé une lettre type du CIO.«Quant à la situation récente au Xinjiang, nous ne sommes pas en mesure de la commenter», a déclaré Toyota dans un communiqué.McDougall a contacté la Fédération mondiale de curling, qui a initialement répondu en le bloquant sur les réseaux sociaux.Il a mentionné qu\u2019ils avaient depuis levé le blocage «mais qu\u2019ils sont restés silencieux.» «Ils subiront des pressions pour ne pas être ceux qui briseront la loi du silence», a soutenu McDougall.CHARTE OLYMPIQUE L\u2019avocat des droits de la personne basé à Londres Michael Polak a déposé une plainte auprès de la commission d\u2019éthique du CIO au sujet des «violations de la Charte olympique» par Pékin.Au lieu de répondre, la commission l\u2019a renvoyé à une déclaration du président du CIO, Thomas Bach.L e pr incip e 6 de la char te sous «Olympisme» interdit la discrimination «de toute nature, telle que race, couleur, sexe, orientation sexuelle, langue, religion, opinion politique ou autre, origine nationale ou sociale, propriété, naissance ou autre statut.» Polak prévoit de faire un suivi auprès de Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations Unies et président de la commission d\u2019éthique du CIO.La commission elle-même n\u2019est pas indépendante du CIO, mais Polak pense qu\u2019elle devrait l\u2019être.Le CIO a souvent répété sa position : il organise simplement des événements sportifs et «n\u2019a ni le mandat ni la capacité de changer les lois ou le système politique d\u2019un pays souverain».Le porte-parole du CIO, Mark Adams, a refusé une demande de l\u2019Associated Press visant à rendre Juan Antonio Samaranch fils disponible pour un entretien avec un journaliste et un avocat des droits de la personne.Samaranch dirige les préparatifs du CIO pour Pékin.Lors d\u2019une récente entrevue accordée à l\u2019agence de presse officielle chinoise Xinhua, il a qualifié les progrès des jeux de «vraiment remarquables».Bach a qualifié les préparatifs de «presque un miracle».Ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019a commenté en public les camps ou les abus, ni utilisé le mot «Ouïghours».Samaranch est le fils de l\u2019ancien président du CIO, Juan Antonio Samaranch.Il participe également à la gestion de la Fondation Samaranch en Chine.La fondation affirme que son objectif est de promouvoir «l\u2019Olympisme».Un programme répertorié sur son site Web est dédié à «une conduite sûre et des sports sains» dans le Xinjiang, la région où se trouvent les camps d\u2019internement.POSITION CANADIENNE La Chambre des communes à Ottawa a unanimement adopté cette semaine lors d\u2019un référendum non contraignant une motion reconnaissant l\u2019existence d\u2019un génocide contre plus d\u2019un million d\u2019Ouïghours et a appelé le CIO à déplacer les Jeux olympiques de Pékin.Le parlement néerlandais a adopté jeudi une motion similaire affirmant que le traitement équivalait à un génocide.Le secrétaire d\u2019État américain Antony Blinken a déclaré qu\u2019il pensait qu\u2019un génocide était commis contre les Ouïghours.Polak a souligné que la convention des Nations Unies sur le génocide énonce une grande partie des comportements qui ont lieu en Chine.«Sur le plan international, il n\u2019y a pas de contestation sur le fait que des crimes contre l\u2019humanité sont en cours, a déclaré Polak.Que cela équivaut à un génocide, il y a quelques arguments.Bien que la plupart des gens semblent maintenant admettre que cela atteint le stade du génocide.On parle d\u2019empêcher des naissances et de séparer les enfants de leur famille.» Les fameux anneaux vus de la tour olympique à Pékin.Un petit noyau d\u2019avocats et d\u2019activistes internationaux fait pression sur les principaux parraineurs olympiques.Ils dénoncent les violations des droits de la personne contre les Ouïghours musulmans, les Tibétains et d\u2019autres minorités en Chine.\u2014 PHOTO AP, MARK SCHIEFELBEIN JO DE PÉKIN PRESSIONS SUR LES COMMANDITAIRES SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 78 MAG SPORTS I l s\u2019est produit quelque chose d\u2019assez rare, lundi soir, sur la patinoire du Scotiabank Arena de Toronto.Les Maple Leafs ont joué un match \u2014 les Flames de Calgary étaient leurs adversaires \u2014 et Auston Matthews n\u2019a pas participé au pointage.Ça ne s\u2019était pas produit depuis le 15 janvier.Matthews avait inscrit 28 points à ses 15 parties précédentes.Il avait déjoué les gardiens adverses à sept reprises, lors de ses quatre joutes précédentes.Il s\u2019est présenté en boudant, dans la salle des conférences de presse virtuelle.«Je serai franc.Je me fiche complètement de tout ça», a-t-il soufflé.Matthews n\u2019est pas nécessairement plus bavard quand les choses vont bien.La semaine dernière, au terme d\u2019une soirée où il s\u2019était amusé, aux dépens de la brigade défensive du Canadien de Montréal, il ne s\u2019était pas montré bien plus enthousiaste.La zone ?«J\u2019essaie de ne pas trop y penser.Nous avons trouvé une bonne recette.Essentiellement, quand on perd la rondelle, on essaie de la récupérer le plus rapidement.Je me concentre là-dessus.» Les hockeyeurs sont souvent superstitieux.On en connaît plusieurs qui évitent soigneusement de parler de ce qui va bien parce qu\u2019ils ont une peur bleue de s\u2019attirer des malheurs.Les entraîneurs peuvent être drôles, aussi.Quand on leur parle d\u2019un joueur qui connaît beaucoup de succès, il leur arrive \u2014 trop \u2014 souvent de diriger notre attention vers un de ses coéquipiers.On revient par exemple sur cette déclaration récente de Sheldon Keefe : «Auston est un joueur d\u2019exception qui fait des choses exceptionnelles.Chaque jour, il place la barre très haute, pour lui, comme pour le reste de notre équipe.Auston est une de nos locomotives, mais il ne faut pas minimiser l\u2019impact de Mitch Marner.Les deux font la paire! Ils travaillent, ensemble, pour atteindre de nouveaux sommets.Il ne faut pas oublier Jumbo, non plus.Depuis qu\u2019il est revenu au jeu, après avoir soigné sa blessure, il contribue vraiment aux succès de son trio.» On va quand même s\u2019attarder à Matthews, puisqu\u2019il a marqué 18 buts en 20 parties, jusqu\u2019ici.Les équipes joueront 56 matchs durant la saison 2020-21 et c\u2019est bien dommage.Dans une saison normale, le défi, c\u2019est la constance.Depuis le début des années 2000, seulement deux joueurs ont réussi à franchir le plateau des 60 buts.Alexander Mogilny et Teemu Selanne ont été les derniers à franchir celui des 70 buts.C\u2019était en 1993.O n a im era it v ra im ent vo ir jusqu\u2019où Matthews pourrait aller, si on lui donnait la chance de jouer 82 matchs.En plus, il serait blessé.Keefe l\u2019a dit, du bout des lèvres, au terme du plus récent match de sa formation.Il paraît que le numéro 34 traîne une blessure à un poignet, depuis le tout début de la saison.S\u2019il fallait qu\u2019il soit en parfaite santé, les pauvres gardiens des autres équipes canadiennes n\u2019auraient vraiment aucune chance.HEUREUX À DETROIT Comme tout le monde, Jonathan Bernier veut gagner.Il se débrouille quand même bien, dans des circonstances difficiles.Après neuf matchs, il présentait une fiche légèrement supérieure à ,500.C\u2019est bien mieux que son partenaire Thomas Greiss, qui a obtenu une seule victoire à ses 14 premières sorties.Le vétéran gardien lavallois pourrait obtenir son autonomie complète, l\u2019été prochain.Il serait alors libre de signer un pacte qui lui permettrait de conclure sa carrière avec une formation aguerrie.Il jure qu\u2019il préférerait rester à Detroit, même si rien ne laisse présager un retour en force des Red Wings dans les prochaines années.«J\u2019aimerais rester, a-t-il déclaré, cette semaine.Mais ça, c\u2019est un sujet dont on pourrait parler davantage un autre jour.À l\u2019heure actuelle, je n\u2019ai aucun contrôle là-dessus.» UNE PAUSE INUTILE On lève notre chapeau au journaliste de Philadelphie qui a essayé de montrer à Claude Giroux que le verre est à moitié plein.Mercredi, le capitaine des Flyers venait de connaître un match de trois points.Belle façon de reprendre le collier, après avoir passé deux semaines sur la touche, à respecter le protocole de la COVID-19.Le reporter a laissé entendre qu\u2019il s\u2019agissait peut-être d\u2019un mal pour un bien.Giroux est désormais bien reposé, alors que son é q u i p e att a q u e u n s e g m e nt dément de 40 matchs en 80 jours.Giroux ne l\u2019entend pas ainsi.«Je suis capable de prendre soin de mon corps.Les joueurs intelligents qui font les choses correctement après les matchs n\u2019auront pas de mal à passer à travers», a-t-il répondu.Les trois points de Giroux ont permis aux Flyers de vaincre les Rangers de New York, 4-3.Dans la division Est, chaque point risque de compter.espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com Auston Matthews a marqué 18 buts en 20 parties, jusqu\u2019ici.Combien pourrait-il en marquer si la saison comptait 82 parties?\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, PATRICK WOODBURY MATTHEWS, LA BELLE MACHINE leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 79 MAG SPORTS C ontre vents et marées, la LHJMQ poursuit sa saison.Le cap de la mi-février dépassé, les 18 équipes du plateau se préparent lentement mais sûrement aux prochaines séries éliminatoires.Rien n\u2019est évidemment coulé dans le béton pour les prochains mois, tout est lié à la pandémie.Mais néanmoins, il y a des éléments qui sont en chantier et sur lesquels les formations s\u2019appuient pour planifier leurs activités.Petit guide de fin de saison dans le circuit Courteau.COMBIEN RESTE-T-IL DE MATCHS?Il n\u2019y a pas de chiffre précis coulé dans le béton.La ligue va s\u2019ajuster aux annonces gouvernementales.Par exemple, s\u2019il y a des régions qui basculent en zone orange dans les prochaines semaines, le nombre de matchs à cette saison unique va fluctuer à la hausse.Le pire des scénarios, c\u2019est que la grande majorité des clubs restent en zone rouge d\u2019ici au printemps.Dans ce cas, il y a trois séquences d\u2019environnements protégés dans les cartons de la ligue.Une première est lancée ce week-end et meublera la semaine de relâche scolaire à Chicoutimi, Gatineau et Rimouski.Chaque amphithéâtre va présenter deux parties par jour, pour un total de douze parties étalées sur une période de neuf jours (six par équipe).Après ce segment, deux autres segments d\u2019environnements proté g és ont été pré vus au besoin, avec quatre matchs pour chaque équipe.L\u2019un d\u2019eux a été officialisé il y a quelques jours, et les villes hôtesses seront Sherbrooke, Val-d\u2019Or, Victoriaville et Drummondville.Avec ce scénario, certaines équipes vont atteindre le cap des 40 matchs, la très grande majorité des équipes toucheront au moins le plateau des 30 parties.L\u2019équipe la plus affectée par la COVID, les Tigres, disputerait quant à elle 28 matchs avant le déclenchement des éliminatoires.I l est déjà entendu que le classement sera concocté en fonction du pourcentage d\u2019efficacité de chacune des équipes, puisqu\u2019il est acquis qu\u2019il sera impossible d\u2019en arriver à un calendrier équilibré.Il faut aussi surveiller attentivement, en parallèle, ce qui se passe dans les Maritimes.Il y a des clubs dans cette division qui n\u2019ont pas joué.depuis trois mois! QUEL FORMAT, LES SÉRIES?Tous les clubs seront invités à la grande danse du printemps en 2021.La première ronde se déroulera à l\u2019intérieur des divisions.Les deux meilleures équipes de chaque division obtiendront un laissez-passer pour la première ronde, laissant le champ libre aux quatre autres équipes.En jumelant les gagnants du premier tour aux équipes qui auront droit à un repos en première ronde, il restera donc 12 équipes en lice au deuxième tour, qui sera disputé à nouveau à l\u2019intérieur des divisions.Pour le troisième tour par contre, les deux divisions du Québec croiseront le fer, selon la formule alternée.Il y aura donc trois équipes survivantes après cette phase, dont une des Maritimes, alors u n to u r n o i à la ro n d e s e ra nécessaire pour déterminer les deux équipes finalistes.Voilà pour le grand principe qui a été adopté.Mais certaines variables sont toujours susceptibles de bouger.Notamment la longueur des séries.On va peut- être adopter la formule trois de cinq pour le premier tour.Le souhait de la LHJMQ, c\u2019est que la grande finale soit un quatre de sept.Le reste sera modelé en fonction du temps à la disposition de la ligue pour tenir ses séries.IL Y AURA-T-IL UNE COUPE MEMORIAL?C\u2019est une question encore sans réponse.La Ligue de hockey de l\u2019Ouest (WHL) a annoncé son désir de lancer sa saison à la fin du mois.Pour la Ligue de l\u2019Ontario (OHL), c\u2019est plus compliqué.Et plus les semaines s\u2019écoulent, moins il semble probable qu\u2019elle trouve une façon de reprendre ses activités.Si la OHL finit par tourner le coin, tout indique qu\u2019il y aura un tournoi de la Coupe Memorial.Dans le cas contraire, les discussions s\u2019annoncent musclées.La WHL et la LHJMQ peuvent-elles aller de l\u2019avant pour couronner un champion canadien sans la présence de la OHL?Même si techniquement, c\u2019est un scénario qui pourrait se réaliser, ne pariez pas votre plus belle chemise là-dessus! LE REPÊCHAGE DES JOUEURS MIDGETS POURRAIT-IL ÊTRE DÉPLACÉ À L\u2019AUTOMNE?Absolument.Il y a des discussions à l\u2019interne en ce moment sur le moment idéal pour tenir l\u2019événement.Ce qui est certain, c\u2019est que la séance ne sera pas tenue en juin comme à l\u2019habitude, puisque tout indique que les équipes de la LHJMQ seront encore en action à ce moment-là.C\u2019est possible pour juillet, tout comme au mois d\u2019août, ma i s i l y a u n c ou ra nt actuellement qui essaie de faire pencher la balance vers l\u2019automne, puisque les équipes de la Ligue de hockey midget AAA, principale pépinière du circuit, n\u2019ont toujours pas disputé de matchs cette saison.Peu importe la date retenue, il semble acquis que l\u2019activité sera virtuelle, tout comme l\u2019an dernier.Espérons qu\u2019une fois que la pandémie sera maîtrisée, la ligue reviendra à ses bonnes habitudes de profiter de sa séance de sélection pour faire une opération grand public dans l\u2019un de ses arénas.PETIT GUIDE DE FIN DE SAISON espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 80 MAG SPORTS P our lancer cette chronique qui traitera essentiellement du baseball majeur, je vous raconte une anecdote survenue il y a plusieurs années alors que je participais à une visite guidée du fameux Fenway Park de Boston.Le guide expliquait à tout le monde qui étaient les joueurs derrière les numéros retirés qui sont affichés sur les gradins du champ droit.Aux côtés du 1 de Bobby Doerr, du 4 de Joe Cronin, du 8 de Carl Yastrzemski, du 9 de Ted Williams et du 27 de Carlton Fisk, tous du rouge Red Sox, on retrouvait un 42 bleu Dodgers.Le guide a expliqué que c\u2019était pour honorer Jackie Robinson, «le premier Noir à avoir évolué dans les ligues majeures» avec les Dodgers de Brooklyn.Baveux un peu, j\u2019ai décidé de lever la main et je lui ai dit : «Non Monsieur, Jackie Robinson n\u2019était pas le premier.C\u2019était Moses Fleetwood Walker!» Pas fâché du tout, le guide m\u2019a demandé de l\u2019attendre pour pouvoir me parler après la visite.M\u2019ayant avoué qu\u2019il était très surpris par ma déclaration, le guide voulait en apprendre davantage sur ce joueur dont il n\u2019avait jamais entendu parler et qui modifiait tout ce qu\u2019il avait toujours entendu à propos des Noirs dans les ligues majeures.BARRIÈRE RACIALE Car, c\u2019est un fait, Jackie Robinson n\u2019était pas le premier Noir à évoluer dans les ligues majeures quand il s\u2019est installé au premier but du Ebbets Field le 15 avril 1947.Oui, il venait de briser la barrière raciale qui avait empêché plusieurs Afro-amé- ricains de jouer dans les majeures pendant plus de 60 ans, mais il ne faut pas oublier que c\u2019est en raison de la présence d\u2019autres pionniers noirs des majeures que cette barrière avait été «érigée» au départ.Né en 1856, Moses Fleetwood Walker était le fils d\u2019un des premiers médecins noirs de l\u2019Ohio.La petite famille s\u2019était établie à Mount Pleasant, reconnue depuis des décennies comme un sanctuaire pour les esclaves en fuite.Walker s\u2019est d\u2019abord distingué comme receveur (il captait la balle à mains nues!) avec le Oberlin College et l\u2019Université du Michigan.Déjà cependant, sa présence suscitait la controverse dans une société très raciste.Dans certaines villes, des hôtels et des restaurants lui refusaient l\u2019entrée et des équipes refusaient d\u2019affronter l\u2019Université du Michigan si Walker était en uniforme.Qu\u2019à cela ne tienne, la durabilité et le talent de Walker ont amené les Blue Stockings de Toledo de la Ligue Northwestern à lui offrir un contrat en 1883.Encore une fois, Walker s\u2019est frotté à l\u2019ignorance et aux préjugés alors que le gérant des White Stockings de Chicago Cap Anson, membre du Temple de la Renommée du baseball, mais aussi un être raciste et imbu de lui-même, a menacé de ne pas jouer un match hors-concours contre Toledo en raison de la présence d\u2019un Noir dans l\u2019alignement.ATHLÈTE, POSTIER ET ENTREPRENEUR Walker allait tout de même disputer 60 des 83 matchs de son équipe cette année-là, terminant la saison avec une moyenne au bâton de .251 alors que Toledo remportait le championnat de la ligue.La saison suivante, ragaillardis par ce championnat, les Blue Stockings se joignaient à l\u2019Association Américaine, l\u2019une des ligues majeures avec la Ligue Nationale.Diminué par une blessure à la cage thoracique, Walker n\u2019a disputé que 42 parties en 1884, se distinguant comme le receveur attitré de l\u2019as lanceur Tony Mullane et complétant la saison avec une moyenne au bâton de .263.Son jeune frère Welday a même porté l\u2019uniforme des Blue Stockings pendant six matchs cette année-là.Son contrat n\u2019ayant pas été renouvelé la saison suivante, Walker a poursuivi sa carrière dans d\u2019autres ligues jusqu\u2019en 1889, formant éventuellement la première batterie afro- américaine du baseball organisé avec le lanceur George Stovey des Little Giants de Newark.Devenu postier après sa carrière de joueur de baseball, Walker a été pris à partie par quatre hommes blancs à la sortie d\u2019un débit de boisson en 1891 dans une attaque aux connotations raciales.Après avoir reçu une pierre à la tête, l\u2019ex- athlète s\u2019est défendu en poignardant l\u2019un de ses agresseurs, qui en est décédé.Accusé de meurtre non prémédité, Walker a ensuite été acquitté sur toute la ligne par un jury composé uniquement d\u2019hommes blancs.Il a aussi été entrepreneur et hôtelier, publiant également le journal The Equator en plus de faire paraître un livre intitulé Our Home Colony traitant de nationalisme noir.Après les frères Walker, plus aucun joueur de race noire n\u2019allait évoluer dans les ligues majeures avant Jackie Robinson, à l\u2019exception de quelques Afro-cubains comme Tommy De La Cruz ou Roberto Estalella, qui se gardaient bien de dévoiler qu\u2019ils avaient des ancêtres noirs.QUI EST LE PREMIER?Comme celle de Jackie Robinson, l\u2019histoire de Moses Fleetwood Walker mérite d\u2019être mieux connue, en ce mois de l\u2019histoire des Noirs.Mais savez-vous quoi?J\u2019avais probablement tort quand j\u2019ai dit à ce guide du Fenway Park que Moses Fleetwood Walker était le premier Noir à avoir évolué dans les ligues majeures.En effet, en 2007, la très sérieuse Society for American Baseball Research (SABR) a effectué beaucoup de travaux au sujet d\u2019un obscur joueur de premier but qui a disputé un seul match avec les Grays de Providence de la Ligue Nationale en 1879.Le joueur en question était un étudiant de l\u2019Université Brown et avait frappé un coup sûr et marqué un point dans une victoire des Grays après avoir remplacé le premier but régulier.Les recherches de la SABR indiquent qu\u2019il aurait été le fils d\u2019un propriétaire de plantation et de l\u2019une de ses esclaves noires.En raison de son teint pâle, il aurait cependant réussi à se faire passer pour un Blanc et n\u2019aurait ainsi pas eu, comme les frères Walker, à faire face au racisme galopant de cette époque.Il est ensuite devenu comptable et a déménagé à Chicago où il est décédé en 1937.Son nom?William Edward.White.Ça ne s\u2019invente pas! JACKIE ROBINSON N\u2019ÉTAIT PAS LE PREMIER Moses Fleetwood Walker a joué avec les Blue Stockings de Toledo au milieu des années 1880, dans une société très raciste.\u2014 PHOTO WIKIMEDIA COMMONS, LIBRE DE DROIT espace baseball IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE CHIFFRE 7,8 % Le pourcentage de joueurs noirs dans les ligues majeures en 2020 (80 joueurs), en hausse de 0,1 % par rapport à 2019, mais en baisse importante par rapport au sommet de 18,7 % atteint en 1981, selon une analyse réalisée par le quotidien américain USA Today qui a scruté les alignements élargis de 30 joueurs de chacune des 30 équipes des majeures.LE GRAND CHELEM Le fait pour les ligues majeures d\u2019avoir enfin reconnu les sept ligues de baseball professionnel dans lesquelles évoluaient des Noirs de 1920 à 1948 (connues sous le nom de «Negro Leagues») comme faisant partie des ligues majeures.3400 joueurs, dont Josh Gibson (surnommé le Babe Ruth noir), Martin Dihigo, membre du Temple de la renommée du baseball de cinq pays, le légendaire voltigeur James Cool Papa Bell et le puissant Oscar Charleston verront enfin leurs statistiques compter au même titre que celles des autres grands des ligues majeures.LE GOLDEN SOMBRERO Que les ligues majeures aient décidé de ramener la règle du coureur au deuxième but pour débuter les manches supplémentaires.Parmi les règles «spécial COVID» adoptées l\u2019an dernier, c\u2019est celle qui est la moins intéressante même si plusieurs ligues de calibre inférieur l\u2019utilisent.Je ne me fais pas à l\u2019idée de voir un lanceur perdre un match même s\u2019il n\u2019a permis à aucun frappeur d\u2019atteindre les sentiers.IAN BUSSIÈRES leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 81 MAG SPORTS Des athlètes du Rouge et Or demandent plus d\u2019allègements IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Alors que l\u2019allègement des règles sanitaires permet dorénavant à huit personnes de s\u2019entraîner ensemble à l\u2019extérieur, des étudiants-athlètes du Rouge et Or de l\u2019Université Laval demandent au gouvernement du Québec d\u2019aller plus loin afin de leur permettre un retour progressif à leur rythme d\u2019entraînement normal.«Les allègements, c\u2019est un bon début, mais ça ne suffit pas», a déclaré Anne-Frédérique Simard, joueuse de troisième ligne de l\u2019équipe féminine de rugby du Rouge et Or.«On aimerait avoir un statut semblable à celui des athlètes d\u2019excellence qui nous permettrait de nous entraîner à l\u2019intérieur», poursuit celle qui était accompagnée du footballeur Alexis Pelchat-Foley.Les deux étudiants-athlètes avaient donné rendez-vous aux médias sur le terrain de rugby de l\u2019Université Laval fraîchement déneigé pour permettre la reprise de l\u2019entraînement.«C\u2019est un sondage mené auprès de 400 des 500 étudiants-athlètes du Rouge et Or qui nous a amené à chercher des solutions et l\u2019une des solutions a été de s\u2019entendre avec l\u2019Université Laval pour déneiger ce terrain», explique Pelchat-Foley, qui n\u2019hésite pas à qualifier «d\u2019alarmantes» les réponses au sondage qui a été mené.«Nous avons posé des questions sur la santé mentale des étudiants-athlètes, sur leur motivation à l\u2019école et on s\u2019attendait à ce que ce ne soit pas très bon.Les résultats ont tout de même été pires qu\u2019on pensait.Plusieurs n\u2019ont plus de motivation.Il faut comprendre que pour nous, le sport, ce n\u2019est pas juste un loisir, c\u2019est notre colonne vertébrale», indique Anne-Frédérique.IMPORTANCE Pour ceux qui pratiquent des sports d\u2019équipe, la coupure a été encore plus grande.«C\u2019est difficile de passer d\u2019une situation où on est 40 personnes à se voir six ou sept fois par semaine à une situation où on doit s\u2019entraîner seuls chez nous», souligne celle qui poursuit des études en psychologie.Son collègue footballeur ajoute q u e p l u s i e u r s o n t r é p o n d u que le sport était leur seule raison de poursuivre leur cheminement universitaire et qu\u2019ils n\u2019avaient plus aucun stimulus auquel se raccrocher.Il déplore aussi le peu d\u2019importance accordée au sport par le gouvernement caquiste de François Legault.«C\u2019est frustrant de voir que, dans les derniers points de presse, il a fallu attendre très longtemps avant d\u2019entendre le mot sport.C\u2019est décevant, mais nous avons décidé de nous mettre en mode proactif et de trouver des solutions.Nous avons toujours respecté les mesures sanitaires, mais maintenant nous nous attendons à ce qu\u2019il y ait la possibilité d\u2019avoir des activités plus complètes», reprend Pelchat-Foley.DE L\u2019AIDE Celui-ci ne cache pas avoir contacté ses entraîneurs Glen Constantin et Marc Fortier à une période où il trouvait très difficile de ne plus pratiquer son sport en raison des restrictions mises en place pour contrer la pandémie.«À un certain point, je me suis retrouvé seul à Québec dans mon appart.Je n\u2019étais pas nécessairement en détresse, mais je ne savais plus trop quoi faire», avoue-t-il.Sa conversation avec ses entraîneurs l\u2019a amené à chercher des solutions et à poser des gestes afin d\u2019améliorer le quotidien de ses confrères et consoeurs.«Je le dis à tous les autres étudiants-athlètes : il ne faut pas avoir peur d\u2019appeler et de demander de l\u2019aide à une personne significative en qui on a confiance.Ça peut faire toute la différence.» «LE SPORT, C\u2019EST NOTRE COLONNE VERTÉBRALE» Les Capitales de Québec ont annoncé vendredi le retour du voltigeur et joueur de premier but Conor Panas, qui avait terminé la saison 2019 à Québec après cinq saisons dans l\u2019organisation des Blue Jays de Toronto et des Padres de San Diego.Originaire de Toronto, Panas était arrivé à Québec en juillet 2019 après avoir été libéré par l\u2019organisation des Padres et avait frappé dans une moyenne de .271 avec cinq doubles, un triple, un circuit et 10 points produits en 24 parties.Son séjour à Québec avait été entrecoupé par sa participation aux Jeux panaméricains de Lima, au Pérou.Les Capitales l\u2019avaient ensuite échangé en janvier 2020 aux Goldeyes de Winnipeg de l\u2019Association américaine de baseball professionnel indépendant contre un joueur à être nommé plus tard.Redevenu agent libre, Panas s\u2019est entendu de nouveau pour une saison avec les Capitales.En 401 matchs dans le baseball affilié, Panas a atteint le niveau AAA, le dernier avant les ligues majeures, et a maintenu une moyenne au bâton de .249, une moyenne de présence sur les buts de .338, en plus de claquer 52 coups de circuit et 61 doubles et de produire 187 points.Il revient à Québec avec le statut de joueur d\u2019expérience.Le gérant des Caps Patrick Sca- labrini a fait état du parcours impressionnant de Panas dans le baseball affilié.«Ses statistiques montrent beaucoup de puissance.On a bien hâte de voir ce qu\u2019il peut faire avec nous dès le début d\u2019une saison», a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.IAN BUSSIÈRES PANAS DE RETOUR AVEC LES CAPITALES VOIR Notre vidéo sur lesoleil.com et dans notre application «Les allègements, c\u2019est un bon début, mais ça ne suffit pas», déclare Anne-Fré- dérique Simard, de l\u2019équipe féminine de rugby du Rouge et Or, accompagnée ici du footballeur Alexis Pelchat-Foley.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, FRÉDÉRIC MATTE SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 82 MAG SPORTS IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com C\u2019est au Brier Tim Hortons, qui aura lieu au Parc olympique de Calgary du 6 au 14 mars, que le joueur de curling lévisien Martin Crête jouera pour la toute première fois avec sa nouvelle équipe dirigée par le skip montréalais Mike Fournier.Pour Crête, il s\u2019agira d\u2019une neuvième participation au championnat canadien, une compétition qui s\u2019annonce particulière après une année pas ordinaire.Il faut comprendre qu\u2019en ces temps de pandémie de COVID-19, les championnats provinciaux qui servaient de qualification pour le Brier ont presque tous été annulés et que la plupart des équipes n\u2019ont pas lancé de pierre depuis un an, soit depuis le dernier Brier qui avait pris fin en même temps que la pandémie frappait le Canada.«Le processus de sélection était différent cette année.Curling Québec a monté un comité COVID composé de compétiteurs qui ont mis un système en place.Les équipes qui voulaient s\u2019inscrire envoyaient un CV et Curling Québec envoyait ensuite la liste de ses trois meilleures équipes à l\u2019Association de curling canadienne, qui en choisissait une pour représenter la province.C\u2019est notre équipe qui a été choisie.Bien sûr, j\u2019aurais aimé mieux que ça se joue sur la glace, mais on est contents quand même de pouvoir représenter le Québec», raconte Crête en entrevue avec Le Soleil.En raison des restrictions sanitaires, seulement quatre provinces et territoires (le Nunavut, le Nouveau-Brunswick, l\u2019Île-du- Prince-Édouard et Terre-Neuve et le Labrador) ont pu tenir ou tiendront un championnat qui couronnera un champion qui les représentera au Brier.Les autres régions canadiennes ont dû imiter le Québec et faire choisir leur représentant par l\u2019Association canadienne de curling.D\u2019ENNEMI À AMI Crête, qui faisait autrefois partie de l\u2019équipe du skip Jean-Michel Ménard, avait p erdu contre l\u2019équipe de Fournier aux championnats provinciaux de 2018 pour ensuite battre l\u2019équipe de Fournier l\u2019année suivante alors qu\u2019il était devenu le skip de son équipe après la retraite de Ménard.Ce sont donc de vieux rivaux qu\u2019il a rejoints l\u2019an dernier, à la fin du mois de mars, et il n\u2019a toujours pas disputé une seule manche avec eux! «Mike m\u2019a téléphoné, car, pour des raisons personnelles, William Dion n\u2019avait plus autant de disponibilité et est devenu leur cinquième joueur.Je me suis donc joint à eux pour prendre la position de troisième.On s\u2019était planifié une grosse saison à voyager dans l\u2019Ouest canadien, mais tout a été annulé.On pensait pouvoir jouer ensemble au Québec, mais les règles sanitaires ont fait qu\u2019on n\u2019a pas pu jouer une seule fois ensemble ici non plus», signale Crête, qui pour la première fois en 30 ans de curling a été neuf mois sans lancer une seule pierre.«Tout a fermé en mars 2020 et je n\u2019ai pas pu pratiquer avant le mois de décembre.Depuis que je joue au curling, je n\u2019ai jamais eu neuf mois de break.Dans un sens, ça fait du bien, mais d\u2019un autre côté, ce n\u2019est pas évident.Je me suis entraîné tout le mois de décembre, j\u2019ai lancé beaucoup de pierres, mais maintenant, je suis à la maison au moins jusqu\u2019au 8 février avec les nouvelles règles.J\u2019espère que les clubs pourront rouvrir le 8 pour pouvoir toucher de nouveau la glace avant le Brier», indique-t-il.VIDÉOCONFÉRENCE ET STRATÉGIE Car c\u2019est vraiment sur la scène la plus prestigieuse au Canada que Crête et ses nouveaux équipiers disputeront leur premier match ensemble.«Il faut s\u2019adapter et il n\u2019y a pas 10 000 solutions!», illustre le Lévisien.«On s\u2019est fait des [rencontres avec le système de vidé- oconférence] Zoom en équipe, on se parle, on fait des mises en situation de matchs et on parle stratégie.Ce n\u2019est rien comme s\u2019entraîner ensemble, mais on n\u2019a pas le choix!», poursuit-il en rappelant que ses coéquipiers habitent des régions différentes, Fournier à Montréal, Jean-François Trépanier à Valleyfield et Félix Asselin qui partage son temps entre la Métropole et Val-d\u2019Or.Au Québec, seuls les athlètes de niveau «excellence», c\u2019est-à-dire ceux qui risquent de participer aux Jeux olympiques, obtiennent une permission spéciale de s\u2019entraîner durant la pandémie.«Et au Québec, en curling, nous n\u2019avons pas d\u2019athlète de niveau plus élevé qu\u2019«élite»», résume Martin Crête.UN NEUVIÈME BRIER POUR MARTIN CRÊTE UN TOURNOI MALGRÉ LA PANDÉMIE Le Brier Tim Hortons et son pendant féminin, le Tournoi des cœurs Scotties, sont parmi les rares événements sportifs canadiens à ne pas avoir été annulés en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19 puisqu\u2019ils ont eu lieu juste avant le déploiement de mesures sanitaires strictes au pays.Cette année, c\u2019est dans une «bulle» semblable à celle de la Ligue nationale de hockey que les deux tournois auront lieu consécutivement à Calgary en février et mars pour être suivis des championnats du monde masculins.« N o r m a l e m e n t , i l y a 16 équipes au Brier : l\u2019équipe championne de l\u2019année précédente qui représente le Canada, une équipe pour chacun des 13 territoires et provinces, une équipe pour le Nord de l\u2019Ontario et une équipe wild card qui est la meilleure équipe parmi celles qui n\u2019ont pas remporté le championnat de leur province.Cette année, ils ont leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 83 MAG SPORTS Le Lévisien Martin Crête fera pour la première fois partie de l\u2019équipe du skip Mike Fournier.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET LES NEUF BRIERS DE MARTIN CRÊTE \u2022 2008 (Jean-Michel Ménard*, Martin Crête, Éric Sylvain et Jean Gagnon) 7e place \u2022 2009 (Jean-Michel Ménard*, Martin Crête, Éric Sylvain et Jean Gagnon) 5e place, défaite au bris d\u2019égalité \u2022 2013 (Jean-Michel Ménard*, Martin Crête, Éric Sylvain et Philippe Ménard) 6e place \u2022 2014 (Jean-Michel Ménard*, Martin Crête, Éric Sylvain et Philippe Ménard) 4e place (défaite au match médaille de bronze) \u2022 2015 (Jean-Michel Ménard*, Martin Crête, Éric Sylvain et Philippe Ménard) 6e place \u2022 2016 (Jean-Michel Ménard*, Martin Crête, Éric Sylvain et Philippe Ménard) 7e place \u2022 2017 (Jean-Michel Ménard*, Martin Crête, Éric Sylvain et Philippe Ménard) 5e place \u2022 2019 (Martin Crête*, Philippe Lemay, Éric Sylvain et Philippe Ménard) 5e place du Pool A \u2022 2021 (Mike Fournier*, Martin Crête, Félix Asselin et Jean-François Trépanier) augmenté le nombre d\u2019équipes à 18 pour ajouter deux autres wild cards , explique Martin Crête.Prévus au départ respectivement à Kelowna et Thunder Bay, le Brier et le Tournoi des Cœurs ont dû être «déménagés» dans la «bulle» du Parc olympique de Calgary avec une kyrielle de mesures sanitaires afin d\u2019éviter une éclosion de COVID-19.«Il n\u2019y aura personne dans les gradins cette année, on n\u2019aura pas accès aux vestiaires non plus.Il faudra arriver vêtus de notre uniforme de curling.On n\u2019aura pas non plus le droit de sortir de l\u2019hôtel sauf pour s\u2019entraîner et jouer nos parties.On devra se faire livrer nos repas à notre chambre», énumère le Lévisien.De plus , les par t icipants devront se soumettre à une quarantaine de 14 jours dès le 17 février et seront testés dès leur arrivée sur le site le 3 mars, puis au jour 6 des compétitions.Architecte de logiciels informatiques chez Desjardins, Martin Crête s\u2019estime chanceux de pouvoir faire du télétravail, ce qui lui permet de continuer de travailler durant sa quarantaine.«Ce n\u2019est pas tout le monde qui peut se permettre de prendre quatre semaines de vacances pour aller au Brier.Heureusement, mes coéquipiers ont tous trouvé des façons de se libérer pour cette période de temps eux aussi.» IAN BUSSIÈRES Martin Crête a beau avoir déjà battu des équipes de calibre international au Brier Tim Hortons, il sait que toutes les provinces et territoires ne sont pas à forces égales à la grand-messe du curling canadien.«On ne sait pas encore contre qui on débutera, mais ce pourrait être contre les champions défendants, c\u2019est-à-dire Équipe Canada, une formation de Terre- Neuve et le Labrador dont font partie le skip Brad Gushue et Mark Nichols, qui ont remporté l\u2019or olympique à Turin en 2006 et le Championnat du monde en 2017», indique Crête.«On n\u2019a pas vu les autres équipes jouer non plus, alors on va explorer ça rendu à Calgary.Mais on ne se racontera pas d\u2019histoire, le Québec est un peu une équipe de Tier 2 comparativement à l\u2019équipe de Gushue, qui voyage en avion et dispute beaucoup de tournois.On sait qu\u2019ils partent favoris», confie Crête.«C\u2019est difficile pour nous de se fixer un objectif réaliste après l\u2019année qu\u2019on vient de passer.On fera du mieux qu\u2019on peut, il y aura un temps d\u2019adaptation pour tous, mais on pense retrouver notre game shape et on pense pouvoir tirer notre épingle du jeu», analyse-t-il.L\u2019annulation des championnats provinciaux dans plusieurs provinces et territoires fait qu\u2019une majorité d\u2019équipes participantes au Brier se retrouveront dans une situation semblable à celle d\u2019Équipe Québec.Les provinces atlantiques pourraient ainsi bénéficier d\u2019un léger avantage.«Les équipes de l\u2019Atlantique ont pu jouer des tournois avant les Fêtes et, à ma connaissance, les joutes continuent à Terre-Neuve.Les équipes d\u2019Alberta ont pu jouer jusqu\u2019à la mi-novembre.» SOUVENIRS En huit participations au Brier, Crête garde de nombreux souvenirs de négligés ayant remporté d\u2019improbables victoires contre des favoris, ayant lui-même fait partie de quelques-unes de ces histoires.«On a déjà causé des surprises en battant de gros noms au Brier, on l\u2019a déjà vécu, alors on s\u2019en servira comme expérience.Il faut être prêts physiquement et mentalement pour y arriver», relate- t-il, ajoutant que son meilleur souvenir du Brier remonte à 2014 alors qu\u2019il faisait partie de l\u2019équipe du skip Jean-Michel Ménard.«Nous avions battu les équipes classées 1, 2 et 3 et on avait perdu en demi-finale contre l\u2019équipe de Kevin Koe [qui allait quatre ans plus tard décrocher la quatrième place aux Jeux olympiques de PyeongChang].Ça s\u2019était rendu en manches supplémentaires et le lendemain, Koe et son équipe remportaient le Brier», se souvient-il.En 2009, Crête et son équipe avaient perdu au bris d\u2019égalité contre la puissante équipe mani- tobaine du double champion du monde Jeff Stoughton.«Ça se passait à Calgary, comme cette année, et le Saddledome était plein à craquer! C\u2019était toute une ambiance!» Pour Martin Crête, le Brier est un incontournable.«C\u2019est l\u2019événement auquel tu veux toujours participer, pour le plaisir de représenter ta province, pour les fans qui sont normalement présents toute la semaine et pour la présence de la télévision.On est traités comme des vedettes durant une semaine et on a juste le bon côté de ça, car, contrairement aux joueurs de la LNH, on peut ensuite retourner à notre vie normale», illustre-t-il.IAN BUSSIÈRES PAS À FORCES ÉGALES «On a déjà causé des surprises en battant de gros noms au Brier, on l\u2019a déjà vécu, alors on s\u2019en servira comme expérience.Il faut être prêts physiquement et mentalement pour y arriver» \u2014 Martin Crête SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com On est un peu chauvins.On aime bien se dire que le Québec a joué un petit rôle dans la carrière de Sidney Crosby.Après tout, sa légende a débuté à Rimouski.Ce n\u2019est pas tout.Quand Crosby a disputé son 1000e match en carrière, en début de semaine, on a pris le temps de consulter la longue liste de joueurs qui l\u2019ont côtoyé à Pittsburgh.On constate que Sid le Kid a évolué avec une bonne vingtaine de hockeyeurs francophones, durant sa carrière.En discutant avec eux, on peut suivre le fil de sa carrière.On peut aussi en apprendre davantage sur celui qui est devenu le plus grand joueur de sa génération.LES DÉBUTS En 2005, André Roy s\u2019est joint aux Penguins à titre de joueur autonome.Son mandat était clair.Il devait protéger le nouveau «sauveur» de la concession.«Je regardais ça, sur papier, et je me disais qu\u2019on avait une solide équipe.Mario Lemieux s\u2019apprêtait à faire un retour au jeu.On avait embauché Mark Recchi, John LeClair.Sur papier, ç\u2019avait quand même de l\u2019allure», dit-il.Quand la saison a débuté, Roy s\u2019est vite rendu compte que les autres équipes se souciaient peu des vétérans.«Le plan de match de toutes les autres équipes consistait à sortir le jeune de sa g ame en jouant de façon physique.» Parfois, ça fonctionnait.«Sidney était quand même un exemple à suivre», intervient un autre coéquipier l\u2019époque, Michel Ouellet.«On admirait tous son talent pour bien protéger la rondelle.Il réussissait presque toujours à sortir du coin avec! Et moi, j\u2019en profitais! Je jouais parfois sur le power play, avec lui.Je scorais des buts!» Ouellet, comme Roy, ont vite remarqué que Crosby était une recrue un peu plus sérieuse que les autres.«Dans le temps, en gymnase, les gars utilisaient surtout le bench et les vélos stationnaires.Sidney, lui, faisait déjà des exercices de plio- métrie», raconte Roy.« Finalement, notre é quipe n\u2019était pas si bonne que ça.Sid a quand même réussi à marquer 102 points.C\u2019est un exploit, ça, pour un jeune de 18 ans qui se fait constamment frapper, slasher.» PROMESSE FAITE.Quand Roy est parti, le jeune prodige se faisait brasser pas mal.Surtout contre les Flyers de Philadelphie.Georges Laraque était à Phoenix, mais il était profondément malheureux.«Il n\u2019y avait personne dans les gradins et on était déjà éliminés de la course aux séries en décembre», explique-t-il.«J\u2019avais une clause de non-mou- vement.Les Penguins n\u2019étaient pas encore reconnus comme une puissance.Quand j\u2019ai parlé à Michel Therrien, il m\u2019a expliqué que Crosby et Malkin auraient plus d\u2019espace, sur la patinoire, si je me joignais à l\u2019équipe.Il m\u2019a convaincu.Quelle décision! Je me suis vraiment amusé là-bas!» Laraque a participé à la finale de 2008, celle durant laquelle les Penguins ont été battus par les Red Wings de Detroit.Il est parti, l\u2019été suivant, à titre de joueur autonome.«Les Penguins avaient du mal à trouver de la place pour tout le monde, sous le plafond salarial.Ils m\u2019offraient 1 million $US par année.Je pouvais aller chercher plus, ailleurs.J\u2019étais un homme fort.Je ne savais jamais quand ma carrière allait prendre fin», plaide Laraque.«Le pire, c\u2019est que Sidney m\u2019a demandé de rester.Il m\u2019a promis que les Penguins gagneraient la coupe dans les trois prochaines années.J\u2019ai signé un contrat avec le Canadien de Montréal.Les Penguins ont gagné la coupe l\u2019année suivante.» .PROMESSE TENUE Laraque a quitté Pittsburgh au mauvais moment.Le timing de Philippe Boucher a été bien meilleur.Il a été impliqué dans une transaction entre les Stars de Dallas et les Penguins, à l\u2019automne 2008.«À ce moment-là, l\u2019équipe n\u2019allait pas très bien.Je crois qu\u2019elle occupait le 10e rang dans l\u2019Association Est.La direction a décidé de changer certaines choses au sein de l\u2019organisation.Bill Guerin et Chris Kunitz se sont aussi joints au groupe durant l\u2019année», raconte l\u2019ancien défenseur.«Notre expérience a certainement aidé, à l\u2019extérieur de la patinoire.Sur la glace, c\u2019est le leadership des jeunes qui a fait la différence.» «Sid était déjà bon.Il est devenu dominant.» Boucher était un vétéran, à l\u2019époque.Sa famille était restée à Dallas, après la transaction.Il passait donc beaucoup de temps avec ses jeunes coéquipiers célibataires.«Il y avait Sid, Max Talbot, Kristopher Letang.Les gens disaient que j\u2019étais le père de Kris, étant donné qu\u2019on passait beaucoup de temps ensemble.Sid aimait ça, placoter en français avec nous autres.» Boucher conserve de précieux souvenirs des célébrations qui ont suivi la victoire, en finale, dans la piscine de Mario Lemieux.«Sid, c\u2019est un joueur exceptionnel, mais c\u2019est aussi un p\u2019tit gars très normal.Et il n\u2019a pas changé, là-dessus.On est retournés à Pittsburgh pour célébrer le 10e anniversaire de cette conquête.Il a passé des heures avec nous autres, à nous raconter ses vieilles anecdotes.» LES EMBÛCHES On a tendance à l\u2019oublier.Il y a 10 ans, Crosby éprouvait de sérieux problèmes de santé.Les maux de tête persistants et les autres symptômes liés aux commotions cérébrales l\u2019ont poussé à l\u2019inactivité pendant une année complète.Le défenseur Alexandre Picard était à Pittsburgh, à l\u2019automne 2011, lorsque le numéro 87 préparait son retour.«C\u2019était presque frustrant.À 70 % de ses capacités, il pouvait accomplir des choses que je n\u2019étais pas capable d\u2019accomplir quand j\u2019étais à 100 %», raconte-t-il.Picard connaissait Crosby depuis une dizaine d\u2019années, déjà.«Je l\u2019ai connu durant mes années junior, à Halifax.On avait le même agent, Pat Brisson.J\u2019allais parfois voir Sidney jouer, dans le midget AAA, quand il avait 14 ans.On passait du temps ensemble, la fin de semaine.C\u2019était une bonne personne à l\u2019époque.C\u2019est encore une bonne personne, aujourd\u2019hui.» «J\u2019ai une vieille photo, dans mon ordinateur.Elle a été prise dans un des premiers matchs qui ont suivi le retour de Sidney.On jouait contre les Bruins de Boston.Il venait juste de se faire mettre en échec devant notre banc.C\u2019était le premier gros coup qu\u2019il n\u2019avait pas vu venir.Ça ne la pas affecté.Il a été capable de continuer son match.À ce moment-là, tout le monde s\u2019est dit qu\u2019il serait correct.» SUITE (ET FIN?) Derick Brassard a passé un peu moins d\u2019un an à Pittsburgh.Il est arrivé le 23 février 2018.Il est reparti le 1er février 2019.«Côtoyer Sidney sur une base quotidienne, ce fut probablement la portion préférée de mon séjour», commente-t-il.Brassard connaissait Crosby en tant que joueur depuis longtemps.Ils ont évolué dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec durant la même période.«Je ne connaissais pas son côté humain.Je ne savais pas comment il traitait les gens autour de lui.Je parle ici de tous les gars qui faisaient partie de l\u2019équipe.Même ceux qui venaient à peine d\u2019être rappelés des ligues mineures.» Comme plusieurs autres avant lui, Brassard a été impressionné, aussi, par l\u2019ardeur au travail de son capitaine.«Même à 32 ou 33 ans, il continue à travailler, chaque jour, dans le but de s\u2019améliorer.Au début de chaque séance d\u2019entraînement, ou presque, il se portait volontaire pour travailler avec l\u2019entraîneur des gardiens, lors des exercices individuels.En plus de réchauffer les gardiens, ça lui donne la chance de travailler sur plein de petits détails, autour du filet.» «Des fois, les jours de matchs, je pensais arriver tôt à l\u2019aréna.Je me pointais, trois heures à l\u2019avance.Sid était déjà là.Il portait son track suit et sa vieille casquette toute sale.Il était dans sa routine.Ce n\u2019était pas le temps de partir une conversation sur tout ou sur rien, quand il a une game à jouer.» PITTSBURGH, P.Q.«Finalement, notre équipe n\u2019était pas si bonne que ça.Sid a quand même réussi à marquer 102 points.C\u2019est un exploit, ça, pour un jeune de 18 ans qui se fait constamment frapper, slasher.» \u2014 André Roy, qui s\u2019est joint aux Penguins en 2005 avec le mandat de protéger Sidney Crosby 1 2 leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 85 MAG SPORTS 2 Malgré ses succès, le numéro 87 est toujours un bourreau de travail.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, PATRICK WOODBURY 3 La légende de Crosby a commencé au Québec, pendant son séjour avec l\u2019Océanic.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, PATRICK WOODBURY 3 Presque tous les anciens coéquipiers de Sidney Crosby que nous avons contactés, cette semaine, ont accepté de répondre à nos questions.Même ceux qui ont passé à Pittsburgh en vitesse avaient des choses intéressantes à raconter.Cela ne surprend pas du tout Maxime Talbot.«J\u2019ai échangé quelques textos avec Sid, lundi.C\u2019est lui qui a initié la conversation.Il voulait me remercier d\u2019avoir enregistré un petit mot qui a été diffusé sur le tableau indicateur, lors de son 1000e match.Il est comme ça, Sid.Il était reconnaissant.Il faisait le tour de son monde.Il a toujours des petites attentions.Et ça, personne ne le sait.» Talbot a la prétention de très bien connaître le numéro 87.Ils étaient adolescents, quand ils se sont rencontrés, dans un camp destiné aux clients de l\u2019agence CAA.Ils ont fait leurs débuts professionnels au sein de la même organisation.«Nous avons fait nos débuts, le même soir.C\u2019était au New Jersey.» «Les gens ne connaissent pas très bien Sidney parce qu\u2019il n\u2019est pas du genre à étaler sa vie sur la place publique.Il n\u2019est pas présent dans les réseaux sociaux.C\u2019est correct de sa part.Il contrôle sa vie privée.Tout ce qu\u2019il veut, c\u2019est jouer au hockey et être le meilleur possible.» «Il trouve quand même le temps d\u2019aider tout le monde.Même les préposés à l\u2019équipement des autres équipes! Il n\u2019a jamais refusé d\u2019autographier un gilet ou un bâton.Si vous saviez tout ce qu\u2019il peut faire, dans l\u2019ombre, pour les hôpitaux de la région de Pittsburgh ou pour la Fondation des Penguins.Ses parents lui ont inculqué de belles valeurs.Il a su s\u2019entourer de bons amis.Mario Lemieux l\u2019a beaucoup influencé, aussi, en début de carrière.Tu sais, quand tu apprends du Grand Mario.» L e s a m a t e u r s d e h o c k e y connaissent surtout Crosby, le bourreau de travail.Cette réputation n\u2019est pas surfaite.Dans la préparation de ce reportage, quelques joueurs nous ont expliqué qu\u2019à Pittsburgh, une séance d\u2019entraînement facultative, ça n\u2019existe pas.Il paraît que le «vrai» Crosby est capable de lâcher son fou, quand le contexte s\u2019y prête.«Tu n\u2019as qu\u2019à regarder les amis les plus proches de Sidney.Je pense à Colby Armstrong, à Pascal Dupuis, à moi.Mario Lemieux était pareil.Ses bons amis, dans le hockey, sont Marc Bergevin et Luc Robitaille.Ce sont des gars qui aiment avoir du fun», fait valoir Talbot.Pendant les plus glorieuses années des Penguins, leur vestiaire ressemblait un peu à une cour d\u2019école primaire.Talbot et Dupuis étaient ceux qui prenaient le plus de place.Plus discret, Crosby n\u2019avait pas pour autant l\u2019air malheureux, dans cet environnement.«Il a toujours compris à quel point la culture gagnante, ça part dans la chambre», explique Talbot.«Quand on partait sur la route, on était toujours 12 , 15 ou 16 joueurs à se réunir, pour souper.On allait souvent dans les mêmes restaurants.Et c\u2019est pas mal toujours Sid qui organisait tout ça.» SYLVAIN ST-LAURENT, LE DROIT UN CAPITAINE APPRÉCIÉ DE TOUS Ayant longtemps porté l\u2019uniforme des Penguins, Maxime Talbot est bien placé pour parler de Sidney Crosby.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND 1 Sidney Crosby a eu la chance de côtoyer Mario Lemieux à ses débuts dans la LNH.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS @Winnipeg samedi (à TVA Sports, 22h) c.Ottawa mardi (à RDS, 19h) c.Winnipeg jeudi (à RDS, 19h) TEXTE?: MICHEL TASSÉ \u203a PHOTOS?: LA PRESSE ET LA PRESSE CANADIENNE LE CHOU?! Carey Price, qui n\u2019arrête plus rien Joel Armia, qui a enfilé deux beaux buts face aux Jets LE WOW?! Jonathan Drouin Attaquant «C\u2019est assez de parler de confiance.Il faut passer à autre chose.» LA CITATION LA SEMAINE DU CH Jean Perron se souvient trop bien de la pression insoutenable qu\u2019il y a sur l\u2019entraîneur du Canadien quand les défaites s\u2019accumulent MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Avant même que Claude Julien ne perde son emploi cette semaine, Jean Perron compatissait avec lui.Car celui qui dirigeait le Canadien lorsque l\u2019équipe a remporté la Coupe Stanley en 1986 sait trop bien comment un entraîneur se sent à Montréal lorsque la tension monte, lorsque la marmite est sur le point de sauter.P e r r o n , o n l e s a i t , c o u l e aujourd\u2019hui des jours paisibles à Chandler, en Gaspésie, où il opère un petit resto avec sa conjointe.Mais même s\u2019il est loin du Centre Bell, il a conservé ses antennes.Et il se souvient.«Quand le Canadien perd et que les médias et les partisans s\u2019y mettent, c\u2019est pas compliqué, tu dors pu!, lance-t-il.Tu dors pu et quand tu réussis à dormir un peu, tu te réveilles en sueurs après avoir fait un cauchemar.Coacher le Canadien, c\u2019est 24h par jour, sept jours par semaine, mais quand ça va mal, c\u2019est l\u2019enfer avec un grand E!» Perron ne s\u2019en cache pas : il lisait pas mal tout ce qui s\u2019écrivait sur lui et sur son équipe à l\u2019époque.«Je lisais surtout parce que je voulais voir comment allait être rapporté ou interprété ce que je disais en conférence de presse.Je voulais savoir si j\u2019allais avoir à gérer une autre tempête.Car ça, c\u2019est une autre affaire : les conférences de presse à tous les jours et plus qu\u2019une fois par jour, c\u2019est de l\u2019ouvrage.Encore plus quand tu as affaire à un jeune journaliste de 25 ou 26 ans qui te demande, après une série de deux défaites, si tu penses que tu vas perdre ta job!» Il y a les journalistes, il y a les partisans (il rappellera s\u2019être déjà fait tirer une roche en pleine rue après que Chris Nilan ait été échangé!), mais il y a aussi cette pression qui est palpable dans les bureaux de l\u2019équipe.«Tu viens d\u2019en perdre une couple, ça chiale sur les lignes ouvertes, pis t\u2019arrives au bureau.Et le président vient te voir, supposément juste pour jaser.\u201cOn va se sortir de ça comment mon Jean?\u201d, qu\u2019il te demande.Ensuite, c\u2019est le dg : \u201cC\u2019est quoi ton plan pour la prochaine game?Faudrait pas échapper celle-là aussi, hein?\u201d Moi, j\u2019ai vécu tout ça.Et ça doit pas être tellement différent aujourd\u2019hui.» LA PEUR DE DÉCEVOIR Oui, la pression est forte, voire insoutenable, pour celui qui dirige le Canadien.Et ça s\u2019explique, selon Perron.«Le Canadien, c\u2019est tellement gros au Québec.Les gens vivent pour cette équipe-là.Il y a l\u2019histoire, il y a les succès du passé.Le gars qui coache le CH est plus souvent à la télévision et dans les journaux que le premier ministre.Serge Savard l\u2019a déjà dit, c\u2019est pas normal.Mais c\u2019est ça pareil.Et quand tu diriges le club, ta plus grande peur, c\u2019est de décevoir.Tu veux que les gens soient contents, qu\u2019ils soient fiers.Quand ça va mal, c\u2019est à ça que tu penses.Pis tu cherches des solutions à la journée longue.T\u2019es dans ta bulle et ça devient très, très difficile pour les personnes autour de toi.» Perron a dirigé le Canadien de 1985 à 1988, bien avant l\u2019ère des réseaux sociaux, où tout le monde est en mesure de donner son opinion et pas toujours, disons, de façon très polie.«Bien content de ne pas avoir vécu ça! Mais je me souviendrai toujours que des journalistes avaient été envoyés dans le Sud, pendant mes vacances, alors qu\u2019on disait à Montréal que Serge Savard était sur le point de me congédier.Même en vacances, le Canadien prend toute la place dans ta vie.» L\u2019homme, aujourd\u2019hui âgé de 74 ans, sait bien sûr comment se sent Claude Julien présentement.Il sait avec quelles émotions il doit conjuguer.«Être congédié, même si ce n\u2019est pas la première fois et même si tu as une bague de la Coupe Stanley au doigt, ça fait mal.On a beau dire que le destin d\u2019un entraîneur, c\u2019est d\u2019être congédié, c\u2019est dur.Tu donnes tout ce que tu as, tu donnes même de ta santé, puis bang!, t\u2019es dehors.Non, tu ne te remets pas de ça facilement.» Et il a bien vu les traits tirés de Claude Julien avant qu\u2019il ne soit remercié.«Un coach qui cherche des solutions et qui est inquiet, je reconnais ça.Claude a fait ses erreurs, je n\u2019ai pas toujours aimé comment il traitait ses vétérans, mais il a tout donné quand même.Il a beau être millionnaire, il vit un sentiment d\u2019échec.C\u2019est pas une bonne semaine pour lui, je vous le garantis.» On n\u2019en doute pas une seconde.«QUAND TU PERDS, TU DORS PU?!» Jean Perron, l\u2019air songeur, en 1988.La tempête faisait rage.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE «Être congédié, même si ce n\u2019est pas la première fois et même si tu as une bague de la Coupe Stanley au doigt, ça fait mal.On a beau dire que le destin d\u2019un entraîneur, c\u2019est d\u2019être congédié, c\u2019est dur.» leSoleil SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 87 L\u2019 ancien défenseur de la LNH Philippe Boucher en doit une à Dominique Ducharme.Les deux se connaissent bien.D\u2019abord, parce qu\u2019ils ont tous les deux 47 ans : «On s\u2019est affrontés, mais on a aussi joué ensemble pour Équipe Québec il y a très longtemps!» Ensuite, parce que le nouvel entraîneur du Canadien aura laissé sa marque sur les Voltigeurs de Drummond- ville.Équipe pour laquelle Philippe Boucher agit aujourd\u2019hui à titre de directeur général.Les deux hommes de hockey ont en effet évolué au même moment dans le midget AAA.Boucher était un défenseur chez les Gouverneurs de Sainte-Foy lors de la saison 1989-1990 et Ducharme, un attaquant des Régents de Laval.Mais le premier a opté pour le junior majeur en évoluant pour les Bisons de Granby et le Titan de Laval alors que le deuxième préférait la voie de la NCAA et l\u2019Université du Vermont.Après quelques matchs dans la ECHL et la Ligue américaine, Ducharme a pris la direction de la France et des ligues professionnelles européennes.Boucher, lui, a percé la LNH après son stage junior en devenant un choix de première ronde des Sabres de Buffalo.Beaucoup plus tard, c\u2019était au tour de Dominique Ducharme d\u2019accéder à la grande ligue.Mais derrière un banc.Et ce, après avoir gravi les échelons un à un dans le monde du hockey.«Son parcours est impressionnant! Il mérite ce titre prestigieux», lance d\u2019abord Philippe Boucher.Les chemins de Boucher et Ducharme auraient pu se croiser une fois de plus en 2011 quand Ducharme se préparait à faire le saut comme entraîneur-chef dans la LHJMQ.Philippe Boucher était directeur général de l\u2019Océanic de Rimouski et cherchait un nouvel entraîneur pour sa formation.Ducharme s\u2019est f inalement retrouvé à piloter les Mooseheads de Halifax tandis que Serge Beau- soleil était engagé à Rimouski.Six ans plus tard, Dominique Ducharme effectuait un retour au Québec à titre de directeur général et entraîneur-chef des Voltigeurs et affrontait une fois de plus régulièrement Philippe Boucher, qui occupait à la fois le rôle de dg et celui d\u2019entraîneur-chef des Remparts de Québec.«Les Voltigeurs étaient une équipe difficile à affronter.Depuis le passage de Dominique à Drummondville, les Voltigeurs adoptent un style diffé- rent en étant très agressifs.J\u2019ai hâte de voir le prochain style de jeu du Canadien.On ne le verra probablement pas lors des premières parties.Ce système devra être implanté au fil du temps et on verra probablement un changement plus évident dans quelques semaines!» U n a n a p r è s l e d é p a r t d e Ducharme vers le Canadien de Montréal, Boucher a pris le relais à Drummondville en comptant sur l\u2019un des bons amis de Dominique Ducharme pour le poste d\u2019entraîneur : Steve Hartley, qui était gardien de but pour l\u2019Action de Joliette en 2005-2006, équipe dirigée par.Dominique Ducharme.À Halifax, Hartley a retrouvé Ducharme derrière le banc et l\u2019a suivi également à Drummondville pour ensuite prendre les rênes de l\u2019équipe.«Steve fait partie de cette nouvelle génération d\u2019entraîneurs et il y a beaucoup de Steve Hartley chez Dominique Ducharme et l\u2019inverse est vrai aussi.Steve est un entraîneur de carrière et je sais qu\u2019un jour, je vais le perdre pour les rangs professionnels.» Donc pour connaître le prochain style de jeu du Canadien, il suffirait de regarder les parties des Voltigeurs et il se pourrait bien que certaines ressemblances s\u2019y retrouvent.«Le Canadien aurait pu engager n\u2019importe qui, mais il a choisi Dominique.Marc Bergevin a ses raisons.Dominique devra maintenant prendre les bonnes décisions.Je crois que les leaders ont la confiance de Dominique.Si les nouvelles additions jouent bien, maintenant, c\u2019est au tour de ceux qui étaient chez le Canadien l\u2019an dernier à sauter dans le train.Je suis certain que les Drouin, Tatar et Gallagher seront heureux de jouer pour Dominique.Il a tissé des liens serrés avec les joueurs et maintenant comme entraîneur-chef il devra se montrer plus ferme dans certaines situations», avance Philippe Boucher.L\u2019HOMME DE MARC BERGEVIN Dominique Ducharme pourrait très bien demeurer avec le CH la saison prochaine, mais cette fois sans la mention «intérim» qui accompagne son titre selon Philippe Boucher.«Dominique répond bien à la pression et l\u2019a fait en gagnant le Championnat mondial de hockey junior après avoir échappé le titre l\u2019année précédente, rappelle l\u2019ancien joueur de la LNH.S\u2019il a obtenu un poste par intérim, c\u2019est parce que Marc Bergevin tenait à lui offrir sa chance.C\u2019est ce que bien des organisations font en optant pour un membre à l\u2019interne.On a vu la même chose à Calgary et à Dallas entre autres.Si ce mouvement de personnel s\u2019était produit cet été, il n\u2019aurait pas eu la mention intérim.» UN CANADIEN PLUS AGRESSIF SOUS L\u2019ÈRE DUCHARME Dominique Ducharme derrière le banc du Canadien jeudi à Winnipeg.L\u2019ex-coach et directeur général des Remparts Philippe Boucher, qui connaît bien Ducharme, est d\u2019avis que l\u2019homme de 47 ans mérite le «titre prestigieux» d\u2019entraîneur-chef du Tricolore.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JOHN WOODS JÉRÔME GAUDREAU CHRONIQUE jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SAMEDI 27 FÉVRIER 2021 leSoleil 152 0055708 Lemodèle présenté est la OutbackOutdoor XT 2021 avecmoteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L et transmission à variation continue (MD2OX).Véhiculemontré seulement aux fins d\u2019illustration.Certaines caractéristiques présentées peuvent ne pas être un équipement de série.Lemoteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L avec transmission à variation continue (MD2OX) est offert seulement sur certains modèles.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour les détails.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Subaru et Outback sont des marques déposées.La nouvelle Outback 2021 de Subaru n\u2019est pas seulement la plus habile et la plus audacieuse de son nom à ce jour.Incorporant la qualité et la fiabilité légendaires de Subaru, elle est équipée de fonctionnalités évoluées qui lui confèrent des avantages en terrain québécois qui feraient rougir la plus téméraire des chèvres de montagne.\u2022 Traction intégrale symétrique à prise constante pour une stabilité et un contrôle supérieurs.\u2022 Fonction X-MODE® pour une capacité tout-terrain intuitive, comme dans la neige ou dans la boue.\u2022 Garde au sol de 220 mm pour échapper à la plupart des obstacles.Maîtriser la montagne est une chose.Maîtriser le Québec en est une autre.Système de mitigation des distractions "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.