Le soleil, 6 mars 2021, Cahier 1
[" MYLÈNE MOISAN UN AN DE PANDÉMIE : AVEZ-VOUS LAVÉ VOTRE ÉPICERIE?PAGES 2 ET 3 TÉMOIGNAGES VOS SOUVENIRS DE LA «TEMPÊTE DU SIÈCLE» PAGES 20 ET 21 NOUVELLE SÉRIE DES SUITES QUI FONT RÊVER Arts, sports, affaires, société : portraits de celles qui font la différence 20 PAGES 6 27657 00076 6 3 , 0 0 $ + t x ILLUSTRATION 123RF/JOZEFMICIC SEMAINE DU 6 AU 12 MARS 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 10 COOP D\u2019INFORMATION 0053846 0054783 STE-FOY \u2022 LORETTEVILLE \u2022 LÉVIS \u2022 QUÉBEC \u2022 ST-GEORGES 866-444-0055 | www.berubebrassard.ca DÉPISTAGE AUDITIF SANS FRAIS* *Offre permanente Audioprothésistes Prothèses auditives 937, avenue Roland-Beaudin, condo 130 condos@lesommet3V.com ViVre plus ViVremieux ViVremaintenant location418955-9504 achat418877-9777 \u2022 Piscines intérieure et extérieure sur le toit \u2022 4 autos partage TESLA \u2022 2 gym, salle de yoga \u2022 4 suites d\u2019invités \u2022 Salles de jeux \u2022 Café bistro \u2022 Et beaucoup plus condominiums sur le plateau sainte-Foy à partir de 799$ à 3999$/mois SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 2 ACTUALITÉS « L\u2019 i n t e r v e n t i o n s\u2019e s t déroulée dans le secteur de Limoilou vers 14h.Les policiers ont multiplié les mesures de sécurité sanitaires.Ils n\u2019ont pas approché la femme et lui ont fait parvenir l\u2019ordonnance, un masque et des gants dans un bac qu\u2019ils auraient poussé vers elle.» C\u2019était le 20 mars 2020.Ma collègue Judith Desmeules racontait une arrestation qui s\u2019était passée comme dans un film un peu surréaliste, une femme dans la vingtaine atteinte de la COVID avait été l\u2019objet d\u2019une enquête pour la retrouver, elle avait quitté son domicile.On l\u2019avait retrouvée chez un ami, habillée de ce qui avait l\u2019air d\u2019un pyjama.Ça faisait une semaine que le premier ministre avait mis le Québec sur pause, qu\u2019on était tous rivés à l\u2019écran à 13h à nous faire dire que le virus pouvait être n\u2019importe où, que chaque personne qu\u2019on croisait pouvait être infectée.Horacio Arruda nous répétait qu\u2019il fallait se méfier, toujours.Forcément, on avait peur.Mon agenda s\u2019est vidé en une heure, il est devenu un archipel de plages désertes.La table de ma cuisine est devenue mon bureau.Elle l\u2019est encore.On avait vu ce que le virus avait fait à Wuhan en Chine, puis le carnage en Italie, ces images des corps dont on savait plus quoi faire.On avait suivi Bernard et Diane Ménard reclus dans leur cabine du Diamond Princess où le virus s\u2019était invité.La croisière ne s\u2019amusait plus, 700 personnes ont été infectées, 14 en sont mortes.Le premier ministre nous répétait ad nauseam «enweye à maison», il fallait aplatir la courbe.Dans son point de presse, François Legault commençait par les chiffres du jour, le nombre de cas, le nombre de morts qui augmentait sans arrêt.Il offrait ses condoléances aux familles.Il ne le fait plus.L a p re m i è re v i c t i m e d e l a COVID avait un nom et un visage, Mariette Tremblay était photographiée quelque part dans le sud, une mer turquoise derrière elle.Elle est décédée à 82 ans toute seule, ses proches n\u2019ont pas pu l\u2019accompagner.Nous en sommes à plus de 10 000 morts.Je me rappelle mes premières sorties à l\u2019épicerie, à essayer de décortiquer le fil de mes gestes.Ai-je touché à mon cellulaire après avoir touché au panier?Et après avoir pris mon cellulaire, est-ce que je me suis gratté le nez?Et la dame là-bas, qu\u2019est-ce qu\u2019elle a à ausculter tous les kiwis?On se passera de kiwis.C\u2019était l\u2019époque où d\u2019aucuns recommandaient de laver notre épicerie, où on calculait la durée de vie du virus sur le carton par rapport au métal.Une lectrice m\u2019avait écrit, elle était en retard dans les nouvelles, elle mettait de côté pendant 48 heures le journal du jour livré par son camelot.Je me souviens d\u2019avoir commandé du resto, d\u2019avoir établi toute une procédure pour transférer le tout dans les assiettes.En me lavant les mains mille fois.C\u2019était l\u2019époque où le Purell était hors de prix quand il n\u2019était pas en rupture de stock.Comme le papier de toilette d\u2019ailleurs, on se rappelle tous de la cohue dans les magasins à grande surface comme si la fin du monde avait sonné.Nous allions mourir les fesses propres.Les clients se précipitaient comme pour le Boxing Day, il a fallu des «polices» des files d\u2019attente pour faire respecter les règles de base de la bienséance.Attendre son tour, ne pas se battre pour entrer avant.Un homme en est mort, devant un Walmart.Je me suis mise à faire mon pain, je me pétais les bretelles parce que j\u2019avais réussi à dénicher de la levure fraîche alors que les tablettes des épiceries étaient vides, pas de farine ni rien pour la faire lever.Ma voisine passait des heures dans la file d\u2019attente virtuelle de l\u2019épicerie en ligne.J\u2019avais écrit une chronique sur une prof qui faisait l\u2019école à distance même si tout était fermé, elle avait découvert Zoom.Qui aurait cru alors qu\u2019un an plus tard, «se faire un Zoom» serait une expression consacrée.Et Teams, et Meet, et alouettes.On a compris des choses, entre autres qu\u2019on avait besoin des commis d\u2019épicerie et des livreurs autant que des préposés aux bénéficiaires et des infirmières, ils allaient travailler chaque jour alors que nous étions terrés dans nos logis.Enfin, ceux qui ont un logis.On a appris que la fée des dents est un service essentiel.Nous avons appris de nouveaux mots, spicule, criblage, séquençage.Le COVID est devenu au Québec la COVID, parce que c\u2019est la maladie et non le virus, la France n\u2019a pas suivi.Nous avons intégré la mathématique des cas confirmés, des cas actifs, des gens à l\u2019hôpital et aux soins intensifs.Et le nombre de morts.Nous avons envié la Suède, poussé un soupir de soulagement quand le premier ministre Justin Trudeau a fini par fermer les frontières, surtout avec les États-Unis où la COVID avait le beau jeu.J\u2019ai fait une overdose d\u2019arcs-en- ciel, de «ça va bien aller».J\u2019ai eu honte de nos CHSLD qui sont devenus des mouroirs, même si je savais comme bien du monde déjà depuis longtemps qu\u2019il manquait des bras.Qu\u2019il manquait de dignité.Des enfants ont dû faire leurs adieux à leur père, à leur mère, par Facetime.Au 40e jour de la crise, le 25 avril 2020, François Legault avait annoncé un début de déconfine- ment.Nous avions peur, encore, peur de mettre le nez dehors.«C\u2019était au Québec que les gens étaient le plus confinés, donc qui avaient accepté de changer leurs habitudes.Puis là, on arrive, il faut redemander encore de changer leurs habitudes et d\u2019avoir une certaine ouverture à se déconfiner, mais graduellement.[.] Je comprends que c\u2019est un défi qu\u2019on a de reprogrammer notre façon de penser.» Il fallait affronter le monde extérieur.AVEZ-VOUS LAVÉ VOTRE ÉPICERIE?MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com On se rappelle tous de la cohue pour le papier hygiénique dans les magasins à grande surface.Ici, les tablettes vides d\u2019une épicerie, le 13 mars 2020.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 3 On a réussi quand même à se «tricoter un été», pour reprendre l\u2019expression de Régis Labeaume.Mes deux gars n\u2019ont même pas attendu que la neige soit fondue sur les terrains de soccer pour aller se faire des passes.J\u2019ai passé tellement d\u2019heures dans les estrades seulement à regarder la vie autour.Comme cet après-midi-là où il devait bien y avoir une douzaine d\u2019Africains qui s\u2019échangeaient le ballon.Une policière s\u2019est approchée, elle leur a demandé en devinant la réponse s\u2019ils étaient tous de la même famille.Un joueur a marché vers elle, lui a répondu avec son plus beau sourire, «nous sommes tous Congolais».J\u2019ai souri.La policière aussi.La ville a repris vie, pas comme avant, mais assez pour penser un moment que le pire était derrière nous, que nous pouvions presque crier victoire.Nous étions à la mi-temps.À l\u2019automne, le jaune, l\u2019orange et le rouge n\u2019ont pas seulement coloré les feuillus, mais le Québec au grand complet, la province est devenue une courtepointe.«Les chiffres sont sans appel, nous a dit François Legault.Il y a une augmentation importante des cas.On peut penser que dans les prochaines semaines, ça va vouloir dire des augmentations importantes des hospitalisations et des décès.La situation est critique et on doit prendre des décisions maintenant.» Rebelote.On s\u2019est retrouvé dans le même mauvais film, les restaurants ont dû fermer le 28 septembre, tous les commerces trois mois plus tard.L\u2019impression d\u2019avoir tout fait pour rien, ne pas être certain d\u2019avoir encore la force de faire encore un effort.François Legault le sent, le sait, tout le monde est tanné.Il y a de la levure en masse dans les épiceries.Et du papier de toilette.Mais le vaccin est là, «fin finalement», et on est en train de le donner aux plus vulnérables, ceux-là qui se faisaient faire de gros yeux en début de pandémie quand ils allaient à l\u2019épicerie, comme s\u2019il fallait les protéger contre eux-mêmes.Depuis des mois, plusieurs ne voient que la couleur des murs de leur chambre.Ils ne mourront pas par milliers ce printemps.Mais il faut jouer de vitesse, les maudits variants se sont mis de la partie qu\u2019on croyait presque gagnée.Et nous voilà dans une course pour prévenir une troisième vague, avec les vaccins comme brise-lames, et les mesures sanitaires auxquelles nous nous astreignons depuis un an.Et les amis, que nous n\u2019avons pas vus depuis des lunes.Zoom, ça fait.Ce sont toujours les derniers mètres de l\u2019Everest qui sont les plus difficiles à franchir.«Il nous reste, je dirais, un maximum d\u2019un mois difficile devant nous, a dit François Legault en point de presse mercredi.On est vraiment au bout, on voit la lumière au bout du tunnel.La lumière est vraiment là, et ce serait plate qu\u2019on perde après un an d\u2019effort, parce qu\u2019on refuse de faire des efforts dans les dernières semaines.» Cette fois, ça y est, ça va bien aller.LIRE LE GRONDEMENT SOURD DE MARS 2020 \u203a 8-9 CE VIRUS QUE NOUS N\u2019OUBLIERONS PAS \u203a 50 Avec le confinement, les arcs-en-ciel sont apparus rapidement dans les fenêtres des maisons.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET PÂTES ET PIZZAS À EMPORTER, PRÊTES À DÉGUSTER ! SAINTE-FOY 3077, Ch.Saint-Louis 418 659-5628 CHARLESBOURG 7685, 1re Avenue 418 627-0161 RESTO LEMANOIR.COM commandez en ligne EN LIVRAISON SANS CONTACT AU COMPTOIR À EMPORTER ou SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS NÉRON jfneron@lesoleil.com Après s\u2019être tricotée un été et avoir apporté un peu de réconfort hivernal, la Ville de Québec planifie déjà les activités de la prochaine saison estivale.Malgré l\u2019arrivée du vaccin et l\u2019allègement des mesures sanitaires, la cellule de crise COVID-19, mise en place il y a bientôt un an, travaille toujours en fonction du «pire scénario», prévient le maire.«Honnêtement, on s\u2019est donné à fond.» Régis Labeaume a accepté de revenir sur les efforts déployés par la Ville au cours de la dernière année pour «animer» la vie culturelle, sociale et sportive des résidents, emprisonnés dans le carcan de la pandémie depuis le 13 mars 2020.«L\u2019équipe a été extrêmement créative.La directive est de ne pas se gêner pour les idées folles», ajoute-t-il.Le maire se fait un devoir de ne pas «se mêler» des règles sanitaires.Il a toujours refusé de commenter les décrets gouvernementaux et n\u2019a jamais milité pour un resserrement ou un allègement des mesures dictées par la Direction de la santé publique et le gouvernement Legault.«Nous, on exécute les mesures sanitaires prescrites.Notre rôle, c\u2019est de faciliter la vie quotidienne des concitoyens, particulièrement celle des familles.On s\u2019est donné l\u2019espace budgétaire pour le faire», précise M. Labeaume.Parmi les «bons coups» de 2020, il y a eu l\u2019aménagement de rues piétonnes et le changement réglementaire pour autoriser la consommation d\u2019alcool et les barbecues dans plusieurs parcs.Après un an d\u2019urgence sanitaire, comment la Ville envisage-t-elle les prochains mois?Doit-on s\u2019attendre à un copié-collé de l\u2019été 2020?«Chose certaine, le premier changement est qu\u2019on n\u2019est pas en service essentiel», lance le maire.Au printemps 2020, les activités municipales étaient réduites au minimum.La Ville avait même procédé à des mises à pieds temporaires.On se prépare en fonction des règles de l\u2019an passé.Tant mieux si c\u2019est plus simple.Il faut se poser la question si ça change en cours de route.Cela dit, nous travaillons toujours en fonction du pire scénario.» RUES PIÉTONNES BONIFIÉES La Ville a affiché ses couleurs mardi avec les premières annonces printanières.Contrairement à l\u2019an passé, le nettoyage des rues et des pistes cyclables sera hâtif.Bonne nouvelle pour les artères commerciales : les rues piétonnes seront de retour dans un concept bonifié, promet le maire.L\u2019an passé, la fermeture des rues offrait plus d\u2019espaces aux restaurateurs pour aménager des terrasses et respecter la distanciation sociale.«On va aussi revenir avec l\u2019expérience des parcs [alcool et BBQ] et se demander qu\u2019est ce qu\u2019on peut faire de plus», explique M. Labeaume.Cette initiative visait à donner un peu d\u2019oxygène aux citoyens pour qu\u2019ils profitent de l\u2019extérieur, surtout ceux sans cour.Au chapitre des nouveautés, la Ville planche sur un volet culturel éclaté dans chaque quartier.Une manière de contourner l\u2019impossibilité de faire des rassemblements.«On travaille fort sur une programmation pour que les gens aient plus d\u2019événements chez eux.On voudrait atomiser les prestations culturelles.Ce n\u2019est pas simple», convient M. Labeaume.Selon lui, plus difficile encore est de croire que les grands événe- ments puissent se dérouler.Pour ceux qui s\u2019imaginent applaudir leur idole sur les plaines pendant le Festival d\u2019été, il faudra attendre encore.«Est-ce qu\u2019on peut réalistement dans les prochains mois dépasser la barre des 250 personnes rassemblées?Moi, personnellement, je ne le vois pas.» Si la Ville a toujours maintenu son financement auprès des organismes comme le FEQ ou le Carnaval, le maire rappelle que c\u2019est un «pensez-y-bien» avant de présenter un événement parce que la décision est liée au risque financier de devoir annuler à la dernière minute en raison d\u2019un autre confinement généralisé.CAMPS DE JOUR Pour les parents, l\u2019heureuse nouvelle est le retour des camps de jour dans la même formule que l\u2019an passé, en se basant sur le ratio enfants/moniteur décrété par la Santé publique.Bien que les 65 sites accueilleront comme l\u2019an dernier 10 500 jeunes plutôt que les 16 400 habituels, les camps se tiendront bel et bien du 28 juin au 20 août.Les inscriptions débuteront le 12 avril et se poursuivront jusqu\u2019au 24 mai auprès des organismes partenaires.QUÉBEC ET LA COVID LE «PIRE SCÉNARIO» TOUJOURS EN TÊTE L\u2019une des activités «réconfortantes» présentées par la Ville de Québec durant la pandémie, les jardins de Noël allemands de l\u2019hôtel de ville ont été illuminés le 19 novembre en présence du maire Régis Labeaume et de la présidente du Marché de Noël allemand, Britta Kröger.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET «L\u2019équipe a été extrêmement créative.La directive est de ne pas se gêner pour les idées folles» \u2014 Régis Labeaume, en parlant des efforts de la Ville pour animer la vie des résidents leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 5 QUELQUES INITIATIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC \u203a RUES PIÉTONNES En avril, la Ville permettait la transformation d\u2019artères commerciales en rue piétonne.Une façon d\u2019encourager l\u2019achat local et de donner plus d\u2019espaces pour l\u2019installation de terrasses.Les permis de terrasses passaient d\u2019ailleurs de plusieurs milliers de dollars à seulement 50 $.C\u2019est à ce moment que le maire Labeaume avait dit vouloir «essayer de se tricoter un été».On apprenait aussi que le nombre de places éphémères passait de 25 à 50.\u203a BIÈRE ET BBQ Début juin, la ville autorisait la consommation d\u2019alcool et les barbecues au gaz dans 22 parcs de la Ville.Le but était de créer de nouveaux espaces pour les citoyens au cours de l\u2019été qui approche.Dès vendredi, il sera possible de consommer bière ou vin accompagné d\u2019un repas dans plusieurs parcs de la Ville.Les sites choisis permettent de respecter la distanciation sociale, précise le maire de Québec.D\u2019autres pourraient s\u2019ajouter en cours d\u2019été.\u203a LUMINOTHÉRAPIE En octobre, la Ville annonçait vouloir contrer le cocktail «novembre, COVID et charge mentale» avec une quarantaine d\u2019activités culturelles et sportives réconfortantes gratuites pour la population.La Ville invitait aussi la population à illuminer un mois plus tôt leur résidence en vue de Noël.Au fil de l\u2019hiver, la Ville a bonifié son offre d\u2019activités réconfort.La Ville prévoyait 3,1 millions $ dans ce projet, dont un million dans l\u2019illumination des installations de la Ville.Bonne nouvelle pour les artères commerciales : les rues piétonnes seront de retour dans un concept bonifié en 2021.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ e g a n i u q u o b r i m l a c h p c u a e v r e c e e o u r q a t c o n f i n e r g i m n u e s c i a e i a t f f t u a e b n e o p l s e a r n r i s a t r i r e o n r s e m u a e r n s s i s s u i e i e l f s l e t u a e a u t l n g a r i i o n r s r n o s s i r f s e s l g a i s e e a r v e n i u r b o i m p v o i x g p o r t o l a n r e a s e t t a p a p t r e u o r g l s e t t e n u l r a n p a a n g o p e r a t i o n i i a s e m e p o i t r i n e e s o s m a p l d m i a s s e a p t f e c r d l o u l i e v r e t e a u x c r e d o r l a n e h c e r o c e e m i e n t Découvrez ce roman coup de coeur ! 3e édition mars 2021 Jeux et quiz \u2013 Prix de participation Capsule sur l\u2019univers du roman Club de lecture \u2013 17 mars Rencontre avec l\u2019autrice \u2013 28 mars détails:unevilleunlivre.ca Les mots sont tirés du livre.À la fin, il restera une phrase mystère.Complétez le formulaire de réponse en ligne d\u2019ici le 12 mars et courez la chance de gagner un panier gourmand ! unevilleunlivre.ca appartenance \u2013 bouquinage \u2013 bruine \u2013 calmir \u2013 cerveau \u2013 chenal confiner \u2013 cri \u2013 eau \u2013 écore \u2013 elle \u2013 émaner \u2013 embruns \u2013 enneigé essaim \u2013 fin \u2013 foin - frisson \u2013 frasil \u2013 glapir \u2013 hase \u2013 lièvreteaux lit \u2013 lunettes \u2013 main \u2013 mirages - opération \u2013 ortolan \u2013 pas \u2013 pattes peau \u2013 poitrine \u2013 rage - ressac \u2013 rigole \u2013 roder \u2013 suie \u2013voix Une ville Un livre Québec, ville de littérature @unevilleunlivre 0058189 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 6 ACTUALITÉS ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com Le député solidaire Sol Zanetti qualifie de «tentative d\u2019écoblan- chiment» l\u2019annonce par le Port de Québec du développement d\u2019un parc urbain dans le secteur de la Baie de Beauport.«C\u2019est clair que ce projet est une autre tentative d\u2019écoblanchiment du projet Laurentia», dénonce sans détour le député de Jean-Lesage Sol Zanetti.Le Soleil révélait vendredi le concept d\u2019un futur parc urbain à la Baie de Beauport, un investissement de plus de 2 M$ engagé par le Port de Québec.Fortement opposé au projet Laurentia depuis ses tous débuts, Sol Zanetti craint que cette offensive de l\u2019administration portuaire ne soit en réalité qu\u2019un écran de fumée pour essayer de «verdir» la controverse entourant le terminal de conteneurs.Le projet Laurentia, qui voit le jour grâce à des investissements de 775 M$, a déjà fait couler beaucoup d\u2019encre et s\u2019est attiré plusieurs critiques de groupes environnementaux.Québec solidaire l\u2019avait d\u2019ailleurs désigné comme «écocide», en octobre dernier.«C\u2019était écrit dans le ciel, quand le Port a demandé plus de temps au processus d\u2019évaluation environnementale, qu\u2019ils allaient utiliser ce temps pour mettre en branle une campagne de relations publiques visant à verdir l\u2019image d\u2019un projet désastreux pour l\u2019environnement», réagit le solidaire dans une courte missive transmise au Soleil.En décembre, le président et directeur général du port de Québec, Mario Girard, réclamait à Ottawa un sursis pour la publication du rapport final de l\u2019Agence d\u2019évaluation d\u2019impact du Canada (AEIC) afin de laisser le temps au port d\u2019apporter des «améliorations» au projet.Dans un rapport provisoire, l\u2019AEIC mentionnait que Lauren- tia aurait des «des effets environnementaux résiduels négatifs importants».Avec le dévoilement d\u2019un concept de parc urbain qui prévoit la plantation de «centaines d\u2019arbres», le pdg du port estime contribuer à «diminuer l\u2019empreinte des terminaux portuaires».Il prévoit d\u2019autres annonces dans les prochaines semaines.«Le Port de Québec essaie de nous faire rêver avec un petit parc à 2 M$, mais les rêves sont déjà là, les citoyens savent déjà ce qu\u2019ils veulent et leurs ambitions sont bien plus grandes», réplique Sol Zanetti.PARC URBAIN À LA BAIE DE BEAUPORT UNE «TENTATIVE D\u2019ÉCOBLANCHIMENT», SELON ZANETTI Le futur parc urbain à la Baie de Beauport \u2014 IMAGE FOURNIE leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 7 0052654 Offre spéciale: Tous vos comptoirs en granite ou en quartz sont gratuits à l\u2019achat d\u2019une cuisine complète.418 522-7448 info@armoirespmm.com Nous sommesmaiNTeNaNTouverT 7 jours sur 7 de 9 h à 17 h.veNez Nous visiTer àNoTre salle demoNTe au 365, rue ForTiN àQuébec. SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 8 ACTUALITÉS BD et jeux M55 à M63 auto 66 décès 72 le point 33 horaire télé M24 horoscope M56 loteries 53 opinions 40 à 43 mag sports 75 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.-6 Min.-18 Passages nuageux V ous souvenez-vous de ce que vous faisiez à pareille date l\u2019an dernier?Qu\u2019est-ce que le mois de mars 2020 promettait de vous apporter?Car le mois de mars, historiquement, a toujours rimé avec l\u2019arrivée prochaine du printemps, le soleil qui se pointe le bout du nez un peu plus chaque jour.Au cours des prochains jours, c\u2019est probablement davantage d\u2019un anniversaire peu reluisant qu\u2019on entendra grandement parler.Un an de pandémie! Un an de craintes, d\u2019incertitude, de claques au visage de l\u2019économie, de maladie, de décès.Mais aussi un an de solidarité, de manches retroussées, d\u2019entraide et d\u2019espoir toujours vivant de voir le bout de cette crise, plus tôt que tard.On en entendra de toutes les sortes au cours des prochains jours, à travers des milliers de rétrospectives, comptez là-dessus! Mais quand je repense au début du mois de mars 2020 ces jours- ci, la seule image qui me vient est celle d\u2019un presto ou même d\u2019une bouilloire sur la cuisinière.J\u2019entends le grondement sourd entre mes deux oreilles, ce grondement qui précède généralement le sifflement qui nous rappelle que ça va péter tout à l\u2019heure dans la cuisine si on ne réduit pas le feu.Parce que la crise, elle, faisait son chemin depuis des semaines, des mois.Elle grondait d\u2019un bruit sourd, elle allait bientôt nous siffler LE GRONDEMENT SOURD DE MARS 2020 PAULE VERMOT- DESROCHES CHRONIQUE pvermot@lenouvelliste.qc.ca PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans F O I T N L N A I , nom féminin INFLATION Définitions \u2014 Situation économique caractérisée par une hausse généralisée et continue des prix.?Augmentation jugée excessive. leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 9 très fort au visage.Entre des nouvelles internationales qui nous arrivaient de Chine et qui nous annonçaient l\u2019apparition d\u2019un nouveau virus dans la province de Wuhan, bien loin de nous à l\u2019autre bout du monde.Entre des images de l\u2019Asie montrant des populations entières confinées et forcées de porter un masque.Elle a fait son chemin vers l\u2019Europe, pendant qu\u2019on voyait des centaines de personnes par jour être infectées en Italie, en Espagne, où les morts s\u2019entassaient dans des morgues improvisées et où le peuple chantait aux balcons pour son système de santé.On commençait à s\u2019approprier davantage cette maladie quand on entendait parler de gens de chez nous qui étaient touchés là-bas.Elle s\u2019est faufilée sournoisement dans des bateaux de croisière où des gens de chez nous sont demeurés coincés pendant des jours, et y ont été infectés.On la voyait poindre à travers les messages de désespoir des familles qui passaient par les médias pour réclamer de l\u2019aide du gouvernement afin de rapatrier le plus rapidement possible leurs parents prisonniers de ces bateaux transformés en centres de quarantaine flottants.On la sentait naître en voyant, dans un reportage télé, deux femmes de Trois-Rivières faire leur épicerie avec leur masque, alors qu\u2019aucun cas n\u2019avait encore été déclaré dans la région.On sentait que quelque chose n\u2019allait pas quand, dans un élan de générosité, des gens d\u2019ici achetaient massivement des masques pour les faire parvenir en Chine où les stocks commençaient à faire défaut.À travers ce grondement, des élèves de l\u2019école secondaire Val- Mauricie de retour d\u2019un voyage étaient invités à s\u2019isoler de façon volontaire pour quelques jours.Certains avaient l\u2019impression de céder à une panique injustifiée.Au bout de la route, aucun de ces élèves n\u2019a été infecté.D\u2019autres écoles ont revu en catastrophe leurs plans de voyage, au grand désespoir des élèves déçus de ne pas partir.Et au milieu de ce grondement, la vie normale qui continuait.L\u2019actualité quotidienne qui nous tenait bien occupés sur toutes sortes d\u2019enjeux.Des skieurs blessés dans un accident avec les gondoles au Mont-Sainte-Anne.Les procédures qui se poursuivaient contre Normand Trahan dans le dossier du Zoo de Saint-Édouard.Des jurys séquestrés pour décider du sort d\u2019Éric Michaud, accusé d\u2019avoir infligé des blessures importantes aux mains d\u2019un bébé en les immergeant dans de l\u2019huile bouillante.Une enquête pour meurtre sur la rue Dufresne à Shawinigan, où un homme dans la cinquantaine venait d\u2019être retrouvé sans vie.Ironiquement, c\u2019est aussi le 10 mars qu\u2019on apprenait dans les médias un second cas de guérison complète d\u2019un patient atteint de VIH dans l\u2019histoire.À l\u2019aube de l\u2019éclatement d\u2019une pandémie mondiale, une personne donnait de l\u2019espoir pour tous ceux qui continuent de vivre avec les conséquences de cette autre épidémie qui secoue la planète depuis plus de 35 ans.Le 11 mars, la Mauricie et l\u2019Es- trie enregistraient un tout premier cas sur leur territoire.Ce soir-là, j\u2019étais à la Maison de la culture de Trois-Rivières pour l\u2019enregistrement d\u2019une émission spéciale de MaTV sur les partis politiques municipaux.Entre deux prises, je regardais mon fil Facebook et j\u2019ai vu le statut de l\u2019humoriste et réalisateur Simon- Olivier Fecteau.«Je vais partager une mauvaise idée, ce ne sera pas la première, mais.Pourquoi, mondialement, tout le monde ne resterait pas à la maison pendant deux semaines?On met tout sur pause, sauf les soins essentiels comme les hôpitaux, pharmacies, certaines épiceries.On ferme la bourse, on met l\u2019économie sur pause et on laisse le coronavirus s\u2019éteindre de sa belle mort», écrivait-il.J\u2019avais lu le statut à haute voix au public qui assistait à l\u2019enregistrement.J\u2019avais entendu autant des rires que des remarques disant que c\u2019était peut-être ça, finalement, la solution.Ce soir-là, la bouilloire grondait encore, prête à siffler d\u2019une seconde à l\u2019autre.Il y a un an, on était loin de se douter à quel point les prochains mois allaient être particuliers.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD QUÉBEC 9, rue de Courcelette 418 681-4101 HEURES D\u2019OUVERTURE L M M J V 10 h à 18 h S 9 h à 17 h - D 11 h à 17 h Photo Michel Gibert, non contractuelle.Remerciement: JForstpavillon \u2013 TASCHEN.*Offre non cumulable, valable uniquement à Québec jusqu\u2019au 21 mars 2021.Jusqu\u2019au 21 mars, rendez-nous visite durant nos Soldes et profitez de prix particulièrement séduisants jusqu\u2019à 50% de rabais* sur une large sélection de modèles d\u2019exposition et d\u2019accessoires présentés en magasin.À très bientôt ! I N V I T A T I O N Jusqu\u2019au 21 mars SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 10 ACTUALITÉS L a pluie et le gel du début de semaine ont rendu les sentiers plus glissants, mais n\u2019ont rien enlevé au plaisir de découvrir, au bout du boisé, le spectacle des battures du fleuve et de ses dos arrondis.Jusqu\u2019à il y a quelques jours, je ne m\u2019étais jamais arrêté au parc des Haut-Fonds, chemin du Roi, à Saint-Augustin, seul accès public au fleuve sur tout le territoire de la ville.Un petit parc facile à marcher.Un demi-kilomètre entre le chemin et la batture.Trois sentiers à travers les érables, les frênes et les saules.Un étang gelé, des trottoirs de bois, des ponceaux par dessus les ruisseaux, bientôt un nouveau belvédère sur la pointe de la baie, près des hauts-fonds où la houle roule par-dessus les roches et où allaient s\u2019échouer des bateaux.Ce fut pendant longtemps le bout de la terre du curé dont la partie haute, derrière l\u2019église actuelle, est devenue un quartier d\u2019habitation.C\u2019est un panneau d\u2019information près de la batture qui m\u2019a donné envie de vous raconter ce parc.Vous savez, ceux devant lesquels on passe souvent sans s\u2019arrêter.J\u2019avais pris le temps de lire celui- là et un passage m\u2019avait intrigué : «1975 Dans le but d\u2019établir un parc industriel, la Communauté urbaine de Québec procède à l\u2019expropriation de lots situés en bordure du fleuve, dans la partie ouest de la municipalité.Trois ans plus tard, à la suite d\u2019une mobilisation de citoyens, le projet est abandonné.» Un parc industriel?Sur la batture naturelle du fleuve?Ça paraît insensé.Ce n\u2019est pas aujourd\u2019hui qu\u2019on verrait cela, n\u2019est-ce pas?J\u2019ai retrouvé une carte dans l\u2019essai La comédie urbaine de Québec1 qui décrit ce projet de parc industriel du début des années 70.Un immense territoire allant de la zone industrielle actuelle jusqu\u2019aux limites de Neuville à l\u2019ouest.Un territoire de terres agricoles (la loi de protection n\u2019existait pas encore), avec une emprise au fleuve pour y aménager un port.La région de Québec avait alors l\u2019ambition de diversifier son économie qui dépendait beaucoup de la fonction publique et du tourisme.Il y avait un appétit pour de gros projets industriels.Le gouvernement du Québec y a mis un holà et les terres furent rendues à leurs anciens propriétaires.Il fut convenu de diriger les projets industriels et portuaires sur la batture de Beauport, ce qui a soulevé là aussi des protestations.Cinquante ans plus tard, on y est toujours.Le projet industriel semblait écarté, mais Saint-Augustin fut à nouveau ciblée en 1975, cette fois pour une aluminerie.La rumeur dans les corridors du gouvernement voulait que le député de Portneuf, le ministre Michel Pagé, avait choisi le site lors d\u2019une ballade en hélicoptère.Les journaux ont beaucoup fait état de la lutte de citoyens, organismes, professionnels et universitaires contre le projet d\u2019aluminerie.Les chambres de commerce sont elles-mêmes divisées.Président de la Société d\u2019histoire de Saint-Augustin, Bertrand Juneau a retrouvé dans les procès- verbaux du conseil municipal une LES HAUTES LUTTES DES BASSES TERRES DE SAINT-AUGUSTIN FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com Bernard Desgagnés bernard@bernarddesgagnes.com 418.261.3211 RE/MAX 1er CHOIX B.D.agence immobilière Visitez en toute sécurité tanDem 190, St-Jean, 2 cc, cour intérieur, terrasse toit BBQ, garage, rangement terrasses Du vieux-port Côté ouest, vue sur le fleuve et le Chateau Frontenac, tout meublé, refait au complet, idéal pied-à-terre.248 900$ le noBlet à louer Près hopital St-Sacrement, 2 cc, garage, LIBRe.1375$/MOIs le BerniÈres BLOC 12.Vue sur le fleuve, 2 cc, LIBRe.529 000$ BLOC 12.Côté est, 1150 pi ca, 2 cc, LIBRe.459 000$ BLOC 12.Rez-de-jardin, 2 cc, rénové, loué 1650$.295 000$ L\u2019expérience fait toute la différence vous voulez venDre ou acheter bernarddesgagnes.com nouveau MOntCaLM, Le MOnCtOn, face aux Plaines, 2 cc, garage, dernier étage.323 000$ VENDU 379 000$ St-aMaBLe.Près de tous les services, 2 cc, 1295 pi ca, terrasse privé, tout meublé.LIBRE.VENDU leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 11 résolution demandant au gouvernement une étude d\u2019impact.Cette étude viendra dire que la pollution sera limitée au voisinage immédiat de l\u2019aluminerie, mais cela ne convainc pas.En septembre 1975, Le Soleil cite le Manifeste du regroupement pour la conservation des terres basses de Saint-Augustin : L\u2019alumi- nerie «sera une source de pollution importante pour la Ville de Québec [\u2026] c\u2019en sera fait de la capitale du tourisme québécois».Le projet sera finalement écarté.«C\u2019est heureux», analyse le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau.«C\u2019est un lieu extraordinaire.» La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), organisme à but non lucratif né en 1980 d\u2019un petit comité de citoyens de l\u2019anse de Saint-Augustin, allait jouer un rôle décisif dans la suite des choses.Elle est à l\u2019origine de la reconnaissance, en 2011, de la «réserve naturelle des Battures-de-Saint- Augustin», une bande de 11 kilomètres entre les lignes des basses et hautes eaux de Saint-Augustin.Des centaines d\u2019habitats naturels de grande qualité, des «espèces floristiques en situation précaire».Une diversité faunique.Sauf pour le parc des Hauts- Fonds, les rives qui longent la Réserve sont de propriété privée.Des terres agricoles, ainsi que 150 chalets et résidences.La Fondation intervient auprès des propriétaires pour promouvoir les bonnes pratiques.Au début des années 2000, à la veille des fusions municipales, la Fondation a acheté de l\u2019ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu un terrain bordant le fleuve qu\u2019elle a ensuite cédé à la Ville qui possédait déjà le terrain voisin.Ces terrains allaient devenir le parc des Hauts-Fonds.La biologiste Marie-Hélène Roy, qui a «l\u2019environnement tatoué partout sur le corps», a connu les champs de maïs au pied de la côte Racette qui descend aux basses terres, près du futur parc.Les jeunes s\u2019y donnaient rendezvous les fins de semaine pour des beach partys grouillants.Mme Roy se souvient de la résistance de voisins et d\u2019environnementalistes lorsque la Ville a voulu y aménager une rampe de mise à l\u2019eau pour des bateaux.«Voyez-vous l\u2019horreur»?Il y avait là un «habitat à ne pas toucher [\u2026] on a brassé un peu pour cette zone de protection».Les arguments tenaient à la fois de l\u2019environnement et «d\u2019un peu de pas dans ma cour».Ce n\u2019est pas toujours incompatible.La Ville a plus tard envisagé un parc urbain traditionnel, avec balançoires et jeux d\u2019enfants.Nicole Lavoie, qui dirigeait à l\u2019époque la Fondation et y est toujours active, se souvient d\u2019une bonne collaboration avec la Ville qui s\u2019est laissée convaincre d\u2019en faire le lieu plus naturel qu\u2019il est devenu.Les travaux de stabilisation des berges et d\u2019aménagement de sentiers autour de l\u2019anse à Gagnon entrepris cet hiver se poursuivront cet été.Il est prévu ensuite relier le parc des Hauts-Fonds à un escalier qui grimpera vers le parc de la Falaise en haut et vers le quartier habité.E t p o u r q u o i p a s v e r s l e s « plaines de Saint-Augustin?» s\u2019est prise à rêver Mme Lavoie en désignant la grande terre agricole qui jouxte le quartier résidentiel et qui est traversée par plusieurs ruisseaux, Le schéma d\u2019aménagement y prévoit du développement résidentiel, mais sait-on jamais.La protection du fleuve, sa mise en valeur et celle de ses affluents sont un chantier à long terme.Le travail d\u2019une vie.De plusieurs vies même.Quand on retourne plus tard y marcher, loin du bruit des controverses, il ajoute au plaisir de se souvenir que cela a souvent commencé par de tout petits gestes.De petites batailles, de petites résistances, de petits rêves qui, mis bout à bout, finissent parfois par infléchir le cours des projets douteux et donnent de grandes victoires.Il est utile de s\u2019en souvenir parce que ça peut donner le goût d\u2019en faire d\u2019autres.(1) Hulbert François, Essai de géopolitique urbaine et régionale, La comédie urbaine de Québec, Éditions du Méridien, 1989, 474 pages Le parc des Haut-Fonds à Saint-Augustin.Un petit parc facile à marcher.Un demi-kilomètre entre le chemin et la batture.Trois sentiers à travers les érables, les frênes et les saules.Un étang gelé, des trottoirs de bois, des ponceaux par dessus les ruisseaux.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 0055173 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS MELISSA COUTO ZUBER La Presse Canadienne TORONTO \u2014 Le Canada a ajouté vendredi un vaccin à dose unique à son arsenal contre la pandémie de COVID-19, en approuvant le produit de Johnson & Johnson, une semaine après son autorisation aux États-Unis.Le Canada disposera maintenant de quatre vaccins approuvés par Santé Canada : ceux de Pfizer- BioNTech et de Moderna ont été approuvés en décembre, et celui d\u2019Oxford-AstraZeneca l\u2019a été la semaine dernière.Le Johnson & Johnson ajoute aussi de la flexibilité pour atteindre l\u2019objectif de vacciner la majorité des Canadiens d\u2019ici septembre.L\u2019Agence américaine des aliments et médicaments (FDA) a approuvé le vaccin Johnson & Johnson pour une utilisation d\u2019urgence, il y a une semaine, le 27 février.Le Canada a déjà acheté jusqu\u2019à 38 millions de doses de ce vaccin lors de négociations précédentes avec l\u2019entreprise américaine, mais on ne s\u2019attend pas à ce que les livraisons commencent avant le mois d\u2019avril, au plus tôt.Voici ce que nous savons actuellement de ce vaccin Johnson & Johnson : SON EFFICACITÉ Les résultats d\u2019essais cliniques de phase trois, à la fin du mois de janvier, suggéraient une réduction de 85 % des maladies graves, et aucune hospitalisation ou décès liés à la COVID-19.Après 28 jours, dans les essais de la société aux États-Unis, le vaccin offrait une efficacité de 72 % dans la prévention des infections.Cette efficacité a chuté à 66 % en faisant une moyenne des résultats d\u2019autres essais cliniques dans le monde, y compris une étude sud-africaine qui a pris en compte des variants plus infectieux du virus SRAS- CoV-2.La FDA indiquait le mois dernier qu\u2019environ un mois après son administration, le vaccin était efficace à 64 % pour prévenir les infections en Afrique du Sud.Pfizer et Moderna, de leur côté, ont montré une efficacité de 95 % dans leurs essais cliniques, mais ces vaccins ont été testés contre les souches dominantes précédentes du virus et ne tenaient pas compte des variants apparus depuis.Pfizer, Moderna et AstraZe- neca n\u2019ont enregistré eux non plus aucune hospitalisation ni décès liés à la COVID-19 dans leurs essais cliniques.La FDA a indiqué que le vaccin Johnson & Johnson était aussi efficace peu importe l\u2019âge, l\u2019origine ethnique ou la comorbidité.Par contre, l\u2019agence américaine a noté que l\u2019efficacité semblait être plus faible (42,3 % après un mois) chez les personnes de plus de 60 ans souffrant de comorbidités telles que le diabète ou une maladie cardiaque.SES AVANTAGES Il sera plus facile à distribuer : vaccin à dose unique, contrairement aux trois autres, il peut aussi être entreposé dans un réfrigérateur ordinaire \u2014 jusqu\u2019à trois mois, selon le fabricant \u2014 et non dans un congélateur.Le vaccin de Pfizer nécessitait initialement des températures de stockage ultra-froides comprises entre -60 °C et -80 °C, mais Santé Canada a déclaré cette semaine qu\u2019il pouvait aussi être conservé jusqu\u2019à 14 jours dans un congélateur ordinaire.Le vaccin de Moder- na peut également être conservé dans des congélateurs réguliers.SON FONCTIONNEMENT Contrairement à la technologie d\u2019ARN messager utilisée dans les produits Pfizer et Moderna, Johnson & Johnson a opté pour un vaccin «à vecteur viral non réplicatif», comme l\u2019AstraZeneca.On utilise comme vecteur un virus inoffensif différent du SRAS- CoV-2, qui ne peut pas se répliquer, afin de donner à nos cellules le mode d\u2019emploi pour fabriquer la protéine de pointe du corona- virus \u2014 la fameuse «spicule».Le système immunitaire reconnaît alors la protéine et fabrique déjà des anticorps, qui nous permettraient ensuite, en cas d\u2019infection, de repousser les attaques de ce virus portant cette protéine.SES EFFETS SECONDAIRES La FDA indique dans son rapport qu\u2019aucun problème de sécurité spécifique n\u2019avait été identifié chez les participants, indépendamment de l\u2019âge, de l\u2019origine ethnique ou des comorbidités.Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés, selon la FDA : surtout des maux de tête et de la fatigue, mais aussi, peut-être, des douleurs musculaires, des nausées ou de la fièvre.Santé Canada a approuvé vendredi le vaccin à dose unique Janssen de Johnson & Johnson, une semaine après son autorisation aux États- Unis.\u2014 PHOTO AFP, JOSEPH PREZIOSO CE QU\u2019ON SAIT DU VACCIN JOHNSON & JOHNSON leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 13 SABRINA LAVOIE sabrina.lavoie@latribune.qc.ca La fermeture des écoles et l\u2019augmentation des apprentissages en ligne ont-elles eu un impact sur les compétences des jeunes élèves?Oui, selon une courte enquête menée auprès d\u2019enseignants du primaire de la province de Québec.Bien que le ministère de l\u2019Éducation ait conclu jusqu\u2019à maintenant que les résultats scolaires des élèves du primaire étaient semblables à ceux de l\u2019année dernière, l\u2019équipe de recherche Apprenants en difficulté et littératie (ADEL) de l\u2019UQAM dresse un tout autre portrait dans les écoles québécoises, notamment en lecture et en écriture.L\u2019étude menée en ligne entre le 8 janvier et le 10 février 2021 auprès de 175 enseignants dispersés dans toutes les régions de la province montre que «les élèves sont arrivés en classe en septembre 2020 avec des habiletés plus faibles que celles des élèves des années passées lors de la rentrée».Près de 8 enseignants sur 10 (78 %) estiment que les compétences des élèves en lecture sont plus faibles que lors des années antérieures.En écriture, le même constat revient auprès de 71 % des répondants.«En lecture, la compréhension de textes longs et la fluidité sont des composantes qui inquiètent particulièrement une grande majorité d\u2019enseignantes et d\u2019enseignants.En écriture, ce sont plutôt les composantes liées à l\u2019orthographe et à la syntaxe», résument les trois profes- seures responsables de l\u2019enquête.«Des mesures de soutien et de rattrapage devront être entreprises rapidement pour éviter que les inquiétudes rapportées deviennent des difficultés avérées et se perpétuent au cours du cheminement scolaire de ces élèves», font-elles aussi valoir.Pour sa part, la professeure titulaire au département d\u2019études sur l\u2019adaptation scolaire et sociale de l\u2019Université de Sherbrooke, Julie Myre-Bisaillon, se dit peu surprise par ce constat.«La pandémie en est-elle vraiment la cause?Je n\u2019en suis pas si certaine», nuance toutefois la professeure spécialisée en difficultés d\u2019apprentissage.«On peut difficilement parler d\u2019effets de la pandémie en éducation alors que les enfants ont été scolarisés dans des contextes différents d\u2019une région à l\u2019autre».Selon Julie Myre-Bisaillon, les difficultés d\u2019apprentissage découlent plutôt d\u2019un manque de soutien aux enseignants dans les écoles, et ce, depuis de nombreuses années.« Co m m e n ou s s o m m e s e n situation de crise, nous avons des comportements plus alarmistes.Les problèmes en éducation sont davantage sur la place publique en raison de la pandémie, mais ils étaient là bien avant.Est-ce que les difficultés observées en lecture et en écriture ont été exacerbées?Probablement.Mais rappelons que les enseignants n\u2019ont pas eu de temps et de ressources pour réajuster leurs attentes qui sont basées sur un nombre de savoirs en fonction d\u2019une période déterminée.» Faudra-t-il une vaste enquête sur les effets de la pandémie dans le milieu de l\u2019éducation pour envisager des changements?«Je préfère voir des fonds investis dans le soutien au personnel plutôt que dans des données qui confirment des problématiques déjà connues.Comment allons-nous adapter nos attentes envers les élèves dans le futur?Nous sommes plutôt rendus là», se désole Julie Myre-Bisaillon.«La pandémie ne doit pas dédouaner le gouvernement de son rôle dans la question du soutien aux écoles.» ÉLÈVES DU PRIMAIRE DES HABILETÉS À RATTRAPER Une étude montre que «les élèves sont arrivés en classe en septembre 2020 avec des habiletés plus faibles que celles des élèves des années passées lors de la rentrée».\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0055221 BEAUDETSAUCIER.COM | TÊTE D'AFFICHE DANS LE DOMAINE DE L'IMMOBILIER RÉSIDENTIEL DE LA VILLE DE QUÉBEC DEPUIS PLUS DE 35 ANS \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Prestigieux et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Air climatisé central 9300, de Vérone, local 101 418 407-7807 \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Appartements spacieux \u2022 Stationnements souterrains 6300, rue de L'Aster bureau 101 418 842-4152 \u2022 Situé dans le Campanile \u2022 Environnement exceptionnel \u2022 Paisible et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains 3775, av.des Compagnons bureau 101 418 650-2830 \u2022 Vue Spectaculaire sur Québec \u2022 Air climatisé central et fenestration inégalée \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Salle d\u2019entraînement complète 690, 60e Rue Est bureau 2101 418 623-1700 LA LOCATION HAUT DE GAMME À SON MEILLEUR! STUDIOS 3½ \u2022 4½ \u2022 5½ QUATRE EMPLACEMENTS, UN MÊME BIEN-ÊTRE HAUT STANDARD DE CONSTRUCTION \u2022 STATIONNEMENT INTÉRIEUR \u2022 PISCINE ET SPAS CHAUFFÉS \u2022 ASCENSEURS ET CHUTE À DÉCHETS LEBOURGNEUF LEBOURGNEUF SAINTE-FOY CHARLESBOURG SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 14 ACTUALITÉS VIATKA SUNDBORG viatka.sundborg@latribune.qc.ca La volonté des consommateurs à acheter des produits québécois est incontestable.Plusieurs initiatives ont été mises en place afin d\u2019orienter la population vers les produits les plus «bleus».La SAQ s\u2019est aussi mise de la partie.Toutefois, le manque de rigueur et d\u2019inspection des produits identifiés comme «origine Québec» peut induire les consommateurs en erreur.«\u201cOrigine Québec\u201d, \u201cpréparé au Québec\u201d et \u201cembouteillé au Québec\u201d sont tous des identifiants que la SAQ a mis en place, le 4 juin dernier, afin de distinguer et mettre en valeur les produits du Québec», indique Yann Langlais- Plante, porte-parole aux Affaires publiques et communications de la Société des alcools du Québec (SAQ).Selon lui, ces identifiants permettent aux consommateurs de repérer les produits d\u2019ici en magasin ou en ligne.L\u2019identifiant «Origine Québec» est apposé aux «produits entièrement pensés, fabriqués et embouteillés au Québec dont l\u2019alcool est issu exclusivement d\u2019une distillation par le producteur ou par un titulaire de permis de distillateur du Québec à partir de matières premières cultivées au Québec [\u2026]» peut-on lire dans les documents fournis par la société d\u2019État.Toutefois, le président de l\u2019Union québécoise des microdistille- ries (UQMD), Jonathan Roy, se désole de la façon dont ces iden- tifiants sont distribués par la SAQ.«C\u2019est davantage un outil marketing qu\u2019une certification.Il n\u2019y a aucune vérification faite sur le terrain par la SAQ, ni même d\u2019agents responsables de la vérification de la chaîne d\u2019approvisionnement des microdistillateurs», déplore-t-il.«Les identifiants sont déterminés et octroyés par une déclaration sur l\u2019honneur des producteurs», admet M. Langlais-Plante.«Nos équipes, après analyse de la déclaration, valident certaines informations auprès du distillateur, et \u2014 au besoin \u2014 peuvent faire vérifier des éléments chimiques et organolep- tiques auprès de notre laboratoire d\u2019analyse des produits», poursuit le porte-parole de la SAQ.Cependant, lorsque questionné sur le nombre de produits ayant subi de telles analyses, le porte-parole a préféré ignorer la question.Ainsi des quelque 800 produits identifiés «origine Québec», «préparé au Québec» et «embouteillé au Québec», il nous est impossible de savoir combien ont été analysés avant de recevoir l\u2019identification.L\u2019identifiant «origine Québec» ne repose sur aucun pourcentage préétabli concernant les ingrédients en provenance du Québec.Le porte-parole mentionne qu\u2019«il n\u2019y a aucun pourcentage établi, à l\u2019exception de l\u2019eau, les édulcorants et les arômes.Tout doit provenir du Québec.» Par contre, «si certains arômes ne sont pas produits au Québec [ex.safran, lime, etc.] ou encore ne sont pas disponibles ici en quantité suffisante, un produit peu tout de même être identifié comme Origine Québec», poursuit-il.«Il s\u2019agit d\u2019une identification et non une certification», tiens à rappeler Yann Langlais-Plante.Cette nuance sémantique semble avoir induit en erreur les consommateurs et les micros distillateurs.L\u2019identifiant repose seulement sur la bonne volonté et l\u2019honneur du producteur.«Si jamais une fausse déclaration était faite, un produit pourrait être notamment délisté», confirme le porte-parole sans toutefois préciser si une telle action a déjà été posée.L\u2019industrie de la microdistilla- tion souhaite, par souci d\u2019égalité et de véracité, que de telles identifications soient distribuées avec davantage de rigueur.«L\u2019Union québécoise des microdistilleries [UQMD] tente d\u2019obtenir une appellation certifiée et contrôlée pour le bien des producteurs, mais surtout celui des consommateurs», conclut son président, Jonathan Roy.L\u2019identifiant «origine Québec» ne repose sur aucun pourcentage préétabli concernant les ingrédients en provenance du Québec.Le porte-parole de la SAQ a mentionné qu\u2019«il n\u2019y a aucun pourcentage établi, à l\u2019exception de l\u2019eau, les édulcorants et les arômes.Tout doit provenir du Québec.» \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD «ORIGINE QUÉBEC» A LE DOS LARGE LIRE LE DÉFI DE LA CUEILLETTE RESPONSABLE \u203a 68 Le Réseau des SADC et CAE est heureux d\u2019accueillir M.Pascal Harvey à titre de directeur général.Ses nombreuses années d\u2019expérience au sein de la SADC de Charlevoix, ainsi que son expérience en tant que représentant des directions générales du Réseau des SADC et CAE, font de M.Harvey un candidat d\u2019excellence.Communicateur dans l\u2019âme, son sens de l\u2019écoute et son leadership reconnu sont aussi des atouts prisés au sein de notre Réseau.«Je me considère d\u2019abord et avant tout comme un passionné du développement régional et un amoureux des régions.Je suis fier de contribuer depuis près de 20 ans à un Réseau solidaire qui fait une réelle différence auprès des collectivités du Québec.Les 67 SADC et CAE travaillent sans relâche à accompagner les collectivités et les entrepreneurs pour qu\u2019ils puissent faire face à de nombreux défis, dont ceux reliés au contexte actuel de la pandémie.Je suis très enthousiaste à l\u2019idée de poursuivre l\u2019essor du Réseau et à travailler à une relance durable et prospère», ajoute M.Harvey.Société d\u2019aide au développement des collectivités et Centre d\u2019aide aux entreprises AVIS DE NOMINATION Félicitations à Pascal Harvey leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 15 SABRINA LAVOIE sabrina.lavoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Télétravail, cours en ligne, réseaux sociaux, information, divertissement : les raisons d\u2019avoir les yeux rivés sur nos écrans sont nombreuses cette année.Serons-nous capables de nous détacher de toute cette technologie qui fait maintenant partie intégrante de nos vies?«Il faut s\u2019inquiéter», croit Andrée- Anne Légaré, psychologue et chargée d\u2019enseignement à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019Université de Sherbrooke.«Plus nous sommes exposés longtemps aux écrans, plus nous avons de risque de développer une dépendance», affirme celle qui se spécialise en comportements addictifs de tout genre.Bien que la dépendance aux écrans ne soit pas un diagnostic reconnu officiellement par l\u2019APA (American Psychiatric Association), la présentation des symptômes qui y sont rattachés est du même ordre que ceux de la dépendance aux drogues, à l\u2019alcool et aux jeux de hasard, avance Mme Légaré.«La stimulation des écrans active, au même titre que les autres dépendances, notre système de récompense ou de plaisir qui libère à son tour de la dopamine et de la sérotonine.Cela provoque inévitablement un sentiment de bien-être.» Trouble du sommeil, augmentation du stress, difficulté de concentration, sédentarité, diminution de l\u2019estime de soi causée par la comparaison sociale, état d\u2019alerte constant : une importante consommation d\u2019écrans génère cependant des effets néfastes pour la santé.«La situation actuelle génère beaucoup de stress en plus d\u2019isoler la population.Le problème de dépendance aux écrans et les demandes de services en ce sens ont été exacerbés bien qu\u2019ils étaient déjà présents et en augmentation au sein de la société.» Un programme de traitement de la dépendance aux écrans est par ailleurs en développement au Québec.La professeure rappelle toutefois qu\u2019il y a de «bons» côtés associés aux écrans.«Il faut saluer la présence des réseaux sociaux particulièrement dans la dernière année.Confinés à la maison, nos jeunes ont notamment pu garder un contact avec leurs groupes sociaux.Ils ont pu échanger et se supporter.D\u2019ailleurs, sur les plateformes sociales, les adolescents démocratisent beaucoup l\u2019information en lien avec la santé mentale.Plus que les générations précédentes», remarque Andrée- Anne Légaré.Inspiration pour les loisirs, jeux qui stimulent le développement des enfants, influenceurs aux messages constructifs et positifs : «tous ces aspects ne sont pas négligeables.» Selon Andrée-Anne Légaré, le développement de l\u2019esprit critique serait la clé pour une consommation saine des nombreux contenus partagés sur le web.Pour cette raison, les enfants devraient éviter de passer du temps sur les écrans de manière autonome.«Différents jeux ont été conceptualisés pour favoriser leur développement, admet la psychologue.Toutefois, bien que cela puisse être vu comme un moindre mal, ces jeux ne sont pas recommandés par l\u2019Organisation mondiale de la santé [OMS].Ça reste un catalyseur pour la dépendance aux écrans qui expose nos jeunes à de la publicité.» Mais rien ne sert de s\u2019autoflagel- ler.Le recours aux écrans chez les jeunes aura servi à bien des parents cette année qui ont ainsi pu profiter de certains moments d\u2019accalmie.«En période de crise, difficile d\u2019appliquer la norme ou les recommandations», constate Mme Légaré.«Les parents ne doivent pas culpabiliser.Tous font de leur mieux.Il faudra toutefois rester prudent et alerte en vue de ne pas adopter cette habitude nocive pour la santé.[.] Les écrans sont très stimulants.Le monde peut rapidement devenir moins intéressant» met en garde la professeure.Elle invite par ailleurs les parents à montrer l\u2019exemple.«Les modèles des jeunes sont leurs parents.De les voir ainsi attachés à leur écran vient forcément teinter leur perception de comment doit agir un adulte.» Elle suggère la stratégie des «4 Pas» pour entamer cette démarche : pas d\u2019écrans dans la chambre, pas en se levant, pas en se couchant et pas lors des repas.«Cela génèrera davantage de moments de qualité», promet la psychologue.PANDÉMIE L\u2019ÉCRAN COMME UNE DROGUE Trouble du sommeil, augmentation du stress, difficulté de concentration, sédentarité, diminution de l\u2019estime de soi causée par la comparaison sociale, état d\u2019alerte constant : les effets néfastes d\u2019une importante consommation d\u2019écrans sont nombreux.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD «Plus nous sommes exposés longtemps aux écrans, plus nous avons de risque de développer une dépendance» \u2014 Anne Légaré, psychologue et chargée d\u2019enseignement à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019Université de Sherbrooke LIMITER LE TEMPS DES ENFANTS Les enfants de moins d\u2019un an ne devraient pas être exposés aux écrans alors que ceux de 2 à 4 ans ne devraient pas dépasser une heure de «temps d\u2019écran sédentaire» par jour, recommande l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).0059504 Stéphane Ritchot 418 682.7000 Courtier immobilier stephaneritchot.com au cœur de votre projet immobilier SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS Un dilemme pour le chef du PQ L a circonscription de Marie-Victorin consti- tuera-t-elle un tremplin pour Paul St-Pierre Pla- mondon?S\u2019en servira-t- il pour tenter de faire son entrée au Salon bleu de l\u2019Assemblée nationale?La députée indépendante Catherine Fournier réfléchit à l\u2019idée de briguer la mairie de Longueuil.Si elle opte pour cette voie, elle libérera cette circonscription située sur la Rive-Sud de Montréal.Catherine Fournier a quitté l\u2019aile parlementaire péquiste il y a deux ans.Comme indépendante, elle s\u2019est entre autres illustrée à travers de très nombreuses motions présentées au Salon bleu.Elle a plus d\u2019une fois cherché à ouvrir les yeux de ses collègues sur des phénomènes comme le complotisme.Si Catherine Fournier abandonne son siège de Marie- Victorin, le nouveau chef péquiste pourra difficilement ne pas profiter de cette circonstance pour tenter de se faire une place à l\u2019Assemblée nationale.Depuis qu\u2019il a pris les rênes du Parti québécois, à défaut de pouvoir pénétrer dans l\u2019auguste Salon bleu, M. St-Pierre Plamondon doit se contenter de points de presse dans le grand hall du parlement aux côtés de ses députés.Il reste sur les lignes de touche.Mais le moment où se tiendrait cette partielle pourrait être un facteur déterminant dans sa décision de se lancer ou pas.TRADITION ÉTRIQUÉE Constituée en 1980, la circonscription de Marie-Victorin a toujours été péquiste.Sauf pendant un court intermède de quelques mois entre 1984 et 1985, où elle était tombée dans l\u2019escarcelle du Parti libéral du Québec.C\u2019est la circonscription dont Bernard Drainville a été le député lorsqu\u2019il siégeait à l\u2019Assemblée nationale.Paul St-Pierre Plamondon pourrait d\u2019autant moins refuser de relever ce défi électoral qu\u2019il n\u2019existe pas des dizaines de circonscriptions porteuses pour le Parti québécois ces années-ci.Aux dernières élections générales, le PQ n\u2019a décroché que 10 sièges sur 125.Cela étant, ce serait un vrai défi pour lui s\u2019il se lançait dans cette éventuelle élection partielle.L\u2019avance de Catherine Fournier, candidate du PQ en octobre 2018, n\u2019a été que de 705 voix.Le défi serait d\u2019autant plus grand qu\u2019il n\u2019existe aucune raison pour que la Coalition avenir Québec n\u2019y présente pas de candidat.Et ce, même si une obscure tradition veut que les principaux partis n\u2019opposent pas de candidat à un nouveau chef tentant de faire son entrée à l\u2019Assemblée nationale lors d\u2019une partielle.Cette tradition n\u2019a pas été systématiquement respectée.De toute façon, elle n\u2019a aucun sens.Elle doit être jetée aux oubliettes.Pourquoi priver les électeurs d\u2019une circonscription de l\u2019ensemble des choix politiques qui existent?Si la CAQ y présentait un candidat, comme il serait logique qu\u2019elle le fasse, elle aurait de sérieuses chances de l\u2019emporter compte tenu des intentions de vote actuelles.LE CALENDRIER Si Marie-Victorin se libérait à court terme, Paul St-Pierre Pla- mondon devrait probablement évaluer ce qui serait le moins dommageable pour lui : vivre avec une éventuelle possible défaite électorale à titre de chef jusqu\u2019aux prochaines élections générales.Ou laisser l\u2019impression d\u2019avoir passé son tour pour éviter de perdre.Le fait de passer son tour serait très certainement moins dommageable qu\u2019une défaite.La chose serait vite oubliée.Pour passer son tour, il pourrait plaider qu\u2019il est plus avantageux pour le Parti québécois qu\u2019il aille à la rencontre des électeurs partout au Québec dès la levée des restrictions liées à la pandémie.Mais si Catherine Fournier libérait la circonscription de Marie-Victorin dans plusieurs mois seulement?Par exemple, dans le dernier droit des élections municipales, qui auront lieu en novembre, et que cette partielle ne se déroulait donc qu\u2019au début de 2022?Paul St-Pierre Plamondon pourrait alors être davantage tenté de sauter dans cette arène.Il pourrait espérer que la CAQ perde des plumes d\u2019ici là et qu\u2019il parvienne, lui, à mieux se faire connaître et à redonner un peu de tonus à un parti que caquistes et solidaires cherchent à faire disparaître.Beaucoup devrait donc dépendre du moment où cette éventuelle partielle se jouerait.Mais sa décision de se lancer ou pas dépendra toujours de ses chances de victoire.Paul St-Pierre Plamondon devrait probablement évaluer ce qui serait le moins dommageable pour lui JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Ce serait un vrai défi pour Paul St-Pierre Plamondon s\u2019il se lançait dans une éventuelle élection partielle dans Marie-Victorin.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, PAUL CHIASSON leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 17 0055769 33 magasins Une entreprise québécoise linenchest.com Québec (Laurier Québec) 418-658-5218 \u2022 Québec (Méga Centre Lebourgneuf) 418-628-3795 Trois-Rivières (Centre commercial Les Rivières) 819-370-3540 \u2022 Lévis (Galeries Chagnon) 418-837-0507 L\u2019offre prend fin le 21 mars 2021.Certaines conditions s\u2019appliquent.Voir les détails en magasin.*Dans un rayon de 30 km des magasins.\u2020Valide une seule fois par client ou par ménage.L\u2019offre ne s\u2019applique pas aux achats antérieurs et ne peut être combinée à aucune autre promotion.Certaines conditions s\u2019appliquent.Détails en magasin ou en ligne.L\u2019installation ne comprend pas la prise de mesures.HABILLAGES DE FENÊTRES SUR MESURE STORES TOILES PERSIENNES DRAPERIES SUR MESURE CANTONNIÈRES INSTALLATION GRATUITE\u2020 (JUSQU\u2019À 500 $) \u2014Nos consultants appliquent les consignes de sécurité \u2014 PRIME Excellente qualité.Très satisfaite de tout et le service était fantastique.« « 3 façons d\u2019obtenir une consultation gratuite*: SOUMETTEZ UNE DEMANDE EN LIGNE APPELEZ AU 1-800-363-3832 TEXTEZ «FENETRES» AU 33555 Frais de messagerie applicables. SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 18 ACTUALITÉS Faisait beau.Pascal Ratthé était sorti de son confinement pour respirer l \u2019air du large.Juste pour le plaisir d\u2019accumuler des photos.Sillonnant une route secondaire campagnarde, il a vu le vent se matérialiser sur le bitume.L\u2019artiste a eu un «flash» en voyant un camion au loin.Immobilisé sur le bas-côté, il a ajusté les réglages de son appareil pour produire un soleil étoilé dans un paysage net.TEXTE BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN Données techniques : Canon EOS-1D X, focale 35 mm, iso 50, 1/250e de seconde, f18 ASSIGNATION LIBRE PASCAL RATTHÉ pratthe@lesoleil.com Stores sur mesure fabriqués au Québec motorisation disponible \u2022 alterner \u2022 solaire \u2022 translucide \u2022 opaque installation GRatUitE PANNEAUX COULISSANTS PERSIENNES DE BOIS STORE DE BOIS maisondustore.ca sans fRais1-855-770-8677 QUÉBEC 418-654-8677 \u2022 LÉvIS 418-654-8677 \u2022 LAvAL 450-627-3716 \u2022 fLORIDE 954-955-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 \u2022 LONgUEUIL 450-445-9829 \u2022 TROIS-RIvIèRES 819-696-8677 Estimation GRatUitE SOLAIRE.TRANSLUCIDE.OPAQUE 0056826 leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 19 0055450 NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.Abonnez-vous sans tarder sur lesoleil.com DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Un abonnement facile, rapide et sécurisé Bienquecette édition impriméeduweek-end soitmaintenue, votre médiapréféréest dorénavantdisponible en formulenumériquepayante.Abonnez-vouspour accéder, chaque jour, à cette informationdeproximité crédible et rigoureusequi a toujours éténotremarque.\u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là pour vous.1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestions www.monsamedi.com/faq Cliquez pour tourner la page Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Un abonnement.Six médias.Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Local.De calibre mondial. SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 20 ACTUALITÉS Jeudi marquait le 50e anniversaire de la «tempête du siècle».Un texte de Judith Desmeules, accompagné de photos d\u2019archives, a suscité un grand intérêt et vous avez été plusieurs à répondre à notre appel et à nous raconter vos souvenirs du 4 mars 1971.Voici quelques témoignages recueillis.LE SOLEIL UN ENCLOS SUR LA ROUTE J\u2019habitais une chambre avec vue sur un viaduc surplombant le boulevard Henri-IV.Un camion transportant des bovins était bloqué sous ce viaduc et le chauffeur avait libéré les bêtes qui profitaient d\u2019un enclos naturel formé par les bancs de neige judicieusement construits par le vent.J\u2019avais 20 ans et malheureusement pas de caméra.Hélène Allard À CINQ DANS UNE RENAULT 5 Cette journée-là, mon père avait organisé une sortie familiale.On restait à Montmagny.Destination Saint-Anne-de-la-Pérade pour une journée de pêche aux petits poissons des chenaux.L\u2019aller s\u2019est bien déroulé, car nous devions partir tôt dans la Renault 5.Deux adultes, trois enfants âgés entre 6 et 15 ans.Une belle journée de pêche dans une cabane sur la rivière.Plus on se dirigeait vers chez nous, plus les conditions routières devenaient difficiles.Sur l\u2019autoroute, plein de voitures avançaient à pas de tortue.La 20 a été fermée à la hauteur de Lévis.Nous voilà coincés à cinq dans une Renault 5.Froid, vent, poudrerie.On est plusieurs pris sur ce tronçon de route.Puis soudain, un policier cogne à la fenêtre nous ordonnant de quitter la voiture.Tout le monde doit se rendre dans un autobus.Ma mère asthmatique trouve le trajet long à cause du vent.À bord de l\u2019autobus, des rumeurs circulent.Un accident se serait produit un peu plus loin sur la route.Des blessés.Pas de secours pour le moment.Dans la tempête qui fait rage, on voit ce qui ressemble à un clignotant jaune.Qu\u2019est que c\u2019est?Un «péloader» comme cela se nommait dans notre vocabulaire d\u2019enfants.La machinerie ouvre un passage entre les voies de l\u2019autoroute pour permettre à l\u2019autobus plein de monde de se rendre en ville.Direction inconnue! À l\u2019époque, j\u2019avais 12 ans et je ne connaissais pas Lévis.Ça brasse un peu lorsque l\u2019autobus traverse le terre- plein, puis on circule à contresens sur l\u2019autoroute.Nous voilà rendus dans un établissement militaire dans la salle de parades où nous avons passé la nuit.On n\u2019avait rien à manger, mais on y était au chaud.Je ne me souviens pas d\u2019avoir dormi.Le lendemain, mon père accompagné de mon frère le plus vieux ont été conduits à la voiture pour la déneiger.Puis ils sont revenus nous chercher ma mère, ma sœur et moi.On a repris la route qui avait été dégagée, la 20 ou la 132 je ne sais plus.Retour à la maison, enfin.On a pelleté un trou dans le banc de neige de la cour pour y entrer la voiture.Ensuite, on a fait comme tout le monde, pelleter, pelleter, pelleter.Tout le temps du retour, mon père n\u2019a cessé de dire que les p e t i t s c h a u f f e u r s d e s v i l l e s l\u2019avaient empêché de se rendre à la maison.«Lui» dans sa Renault 5 aurait passé.Mon père était convaincu que «sa» voiture et lui seraient venus à bout de «la» tempête.Mon père c\u2019était le plus fort! A-t-on réellement passé par le terre-plein?Quel est le réel chemin emprunté par l\u2019autobus?D\u2019où venait la machinerie?Quels sont les gens et combien étions-nous dans le manège?Des questions toujours sans réponses.Pierre Paradis LE MARIAGE DU PREMIER MINISTRE Je travail lais au Ser vice des activités sportives au PEPS de L\u2019Université Laval.Les sorties du stationnement étagé étaient complètement bouchées à 17h.Or, ma résidence étant dans le quartier de Duberger, j\u2019ai téléphoné à la maison pour aviser que je coucherais chez un professeur du Département d\u2019éducation physique dont l\u2019appartement était au Versailles en face du PEPS.Et oui, la télé annonça ce soir que le premier ministre Pierre Eliott Trudeau épousait Margaret Sinclair.Le lendemain, une souffleuse essayait d\u2019avancer en slalom, parmi les autos enfouies sous la neige de l\u2019avenue du Séminaire sur le campus.André Bélanger MÊME LA DÉNEIGEUSE EST RESTÉE COINCÉE Voici une photo prise à Amqui après la tempête [voir ci-dessus].Mon père était distributeur d\u2019huile à chauffage, considéré comme un service essentiel.Il avait dû appeler la Ville pour qu\u2019elle vienne ouvrir la rue avec la souffleuse puisque la gratte était restée prise plus loin.Merci pour l\u2019article.Denise Blanchette Il fallait le voir pour le croire : les bancs de neige étaient aussi hauts que les toits des maisons.À gauche, la photo d\u2019une rue d\u2019Amqui après le passage de la tempête envoyée par Denise Blanchette.\u2014 PHOTOS ARCHIVES LE SOLEIL ET DENISE BLANCHETTE VOS SOUVENIRS DE LA «TEMPÊTE DU SIÈCLE» leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 21 CHÉRIE, J\u2019ARRIVE! Une vraie tempête, cel le du 4 mars 1971 et qui ne s\u2019est pas répétée depuis.Je demeurais à Loretteville et je travaillais à la bibliothèque de l\u2019Université Laval.Une tempête était annoncée.Mon épouse France m\u2019avait bien fait promettre de surveiller la température et de revenir plus rapidement.Nous avions une fille de deux ans et ma conjointe était enceinte et tout près d\u2019accoucher.L\u2019Université Laval ferme.Je laisse l\u2019auto dans le stationnement souterrain du PEPS, la circulation étant déjà problématique.Je prends l\u2019autobus qui avance bien lentement vers le centre-ville.Vers 17h30, au carré D\u2019Youville, le chauffeur nous informe qu\u2019il ne peut plus avancer et que l\u2019on peut descendre si on veut aller plus loin.J \u2019 i n f o r m e m o n é p o u s e q u e je ne peux aller plus loin que Limoilou chez mon frère et que j \u2019allais y passer la nuit sûrement.Elle n\u2019est pas rassurée, mais comprend la situation.Je me rends chez mon frère à pied dans la tempête.On s\u2019y retrouve au moins 12, avec ses amis du cégep, coincés eux aussi.Le lendemain, vendredi, tout est bloqué et on va à pied au dépanneur marchant sur deux pieds de neige dans la rue, croisés par des ski-doos.Je suis rentré à Loretteville le samedi après-midi, en autobus, la Ville envahie par la neige, d e s au to s e n pa n n e u n p eu partout et même des remorqueuses de l\u2019armée embourbées.Heureuse de me revoir enfin, France me raconte que les coups de vent sur le toit de notre petit bungalow étaient comme un géant marchant sur le toit.Sa crainte était de devoir accoucher en pleine tempête.Heureusement, le 20 mars elle a donné naissance à notre deuxième fille.Denis Simard PAPA LE JOURNALISTE Bonjour, mon père était journaliste au Soleil et il couvrait les faits divers.Il travaillait de l\u2019après- midi jusqu\u2019à 1h du matin environ.Il était au travail ce 4 mars et nous habitions à Charlesbourg.Eh bien, il est revenu à la maison à pied! Le lendemain, la neige remplissait complètement la rue et nous pouvions aller sur la toiture de la maison sans problème.C\u2019était super.Sylvie Latulippe BONS SAMARITAINS EN MOTONEIGE Je demeurais à l\u2019époque à Québec, mais je voyageais par Autobus Lac- Frontière Ltée pour me rendre les fins de semaine chez mes parents à Sainte-Lucie-de-Beauregard.Je me souviens que rendu à Saint-Paul- de-Montminy, l\u2019autobus ne pouvait plus avancer, car il était pris dans la tempête et nous ne pouvions en sortir.Les passagers pensaient bien devoir passer la nuit dans l\u2019autobus et le chauffeur ne savait pas s\u2019il aurait assez d\u2019essence pour que le moteur fonctionne toute la nuit pour garder la chaleur dans l\u2019autobus.Soudain, deux motoneiges sont arrivées et les gens nous ont dit qu\u2019ils allaient chercher d\u2019autres motoneiges et des couvertures pour la chaleur afin de nous transporter dans un hôtel situé dans le village de Saint-Paul-de-Mont- miny.On ne voyait ni ciel ni terre, mais nous avons accepté l\u2019offre des bons Samaritains en motoneige pour nous rendre à la chaleur et en sécurité.Nous avons pu repartir que le lendemain en après-midi.Petite aventure qui finalement s\u2019est bien déroulée.Susan Gonthier LE RENDEZVOUS MANQUÉ DU PEE-WEE DE L\u2019ANNÉE J\u2019ai lu avec grand intérêt votre article sur les 50 ans de la tempête du siècle.Très intéressant et qu\u2019elle tempête ce fut! J\u2019avais 11 ans et j\u2019étais un grand amateur de hockey.Le 4 mars 1971, j\u2019étais un des joueurs des Goé- l a n d s d e S i l l e r y , q u i a v a i t p a r t i c i p é a u To u r n o i p e e - we e du Carnaval en février.Dans les semaines précédentes, un concours a été organisé par les clubs Optimistes du Québec pour déterminer le pee-wee de l\u2019année au Québec et j\u2019ai été choisi.Très bel honneur pour un kid de 11 ans! Se rattachait à cela une invitation des Canadiens de Montréal pour la mise au jeu protocolaire du début du match en compagnie du député et botteur des Alouettes de Montréal à l\u2019époque, Georges Sprin- gate.Le prix comprenait aussi une entrevue télé à la Soirée du hockey entre la première et la deuxième période, une visite du vestiaire des Canadiens et des cadeaux.Au petit matin du 4 mars, le visage posé sur une des fenêtres du salon, une larme sur la joue j\u2019ai vite compris que Dame Nature e n av a i t d é c i d é a u t re m e n t .Mes parents ont tout essayé pour organiser un départ vers Montréal.Rien n\u2019avait finalement fonctionné, mais on avait tout tenté.L\u2019événement ne fut jamais repris.Cependant malgré tout, j\u2019ai bénéficié d\u2019une jeunesse heureuse tout en continuant de pratiquer mon sport préféré encore aujourd\u2019hui.Quel 4 mars 1971, quelle tempête, merci la vie! Charles Raymond UN MÉDECIN DANS LA TEMPÊTE Le 4 mars 1971, je suis médecin de famille dans la région de L\u2019Islet.En regardant dehors, je ne vois plus que l\u2019antenne radio de ma voiture enneigée dans mon entrée.Mais bientôt, le téléphone sonne : il s\u2019agit d\u2019un patient qui me décrit des symptômes d\u2019infarctus et le monsieur vit seul.Je dois y aller.La solution?Mon habit de neige et mon ski-doo dehors toujours prêt à servir. Et me voilà en route avec ma trousse; le problème n\u2019est pas le froid, mais la visibilité.Je traverse le village sans trop de problèmes, mais je pique à travers champs pour éviter de frapper des voitures possiblement enfouies sous la neige.Je me dirige d\u2019instinct sur une distance de deux kilomètres risquant de m\u2019embourber dans cette neige folle et cette poudrerie incessante.Mais j\u2019y arrive.Je soupçonne toujours l\u2019infarctus, le patient est stable.Je le soulage et il doit attendre.Je lui promets de revenir en après-midi si la tempête dure et évidemment elle dura et j\u2019ai dû refaire le trajet en après-midi.En soirée, le vent se calma et le patient fut transporté à l\u2019hôpital et il survécut.La médecine de campagne, c\u2019était cela, et c\u2019était réconfortant pour le médecin.Roger Jean SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com Plusieurs locataires qui ont dû travailler à domicile en raison de la pandémie gagneraient à remplir un formulaire T2200 du gouvernement fédéral pour déduire leurs dépenses sur leur rapport d\u2019impôts.Selon deux fiscalistes de la région d\u2019Ottawa-Gatineau, ce calcul pourrait rapporter quelques centaines de dollars supplémentaires.Mais encore faut-il que les employeurs acceptent de le remplir.Le gouvernement donne deux choix aux salariés qui ont dû travailler à la maison plutôt qu\u2019au bureau en 2020 : joindre à sa déclaration un relevé TP64 permettant de retirer un montant «forfaitaire» de 400 $, ou un relevé T2200 servant à calculer les dépenses, selon l\u2019aire du logement réservée au travail.Les dépenses liées au travail [Internet, téléphone, électricité, etc.] sont aussi admissibles.Le comptable Michael Lebrun estime que l\u2019exercice vaut la chandelle.«Tu utilises, par exemple, 10 % de la superficie de ta résidence [en pieds ou en mètres carrés].Tu travailles dans un \u201ccoin de la cuisine\u201d ou la chambre d\u2019ami.Tu calcules 10 % de ton loyer de 1000 $ par mois.C\u2019est 100 $ multiplié par les 12 mois de travail à la maison.On dépasse déjà les 400 $ prévus par l\u2019autre formulaire, et nous n\u2019avons pas encore calculé les autres dépenses.» La loi ne permet toutefois pas aux propriétaires de calculer le montant de l\u2019hypothèque, les assurances et les taxes foncières dans ce type de réclamation.«Si on est locataire, il faut se demander si cela vaut la peine», renchérit Carl-Philippe Finn Côté, directeur en fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton.M. Finn Côté admet que la «méthode détaillée» est administrativement plus lourde, tant pour le contribuable, qui doit fournir toutes les pièces justificatives et les factures, que pour l\u2019employeur qui doit fournir ce relevé.D\u2019ailleurs, Michael Lebrun dénonce le manque de collaboration de plusieurs employeurs qui refusent de le transmettre.«De mon côté, ce sont 70 % de mes clients qui ont besoin de cette version détaillée.Des entrepreneurs ne se donnent pas la peine de donner le T2200, et cela pénalise entre autres les locataires.Je réalise que plusieurs clients y perdent.» Selon M. Finn Côté, l\u2019employeur est obligé par la loi de fournir un tel relevé si son employé le demande.«Parfois, l\u2019employeur ne le fournit pas, car c\u2019est trop lourd pour son administration.Des fonctionnaires fédéraux et des travailleurs du secteur privé ne l\u2019ont pas reçu.» Le directeur en fiscalité conseille aux contribuables de faire un premier calcul sur l\u2019outil en ligne, fourni sur les sites des agences du revenu du Québec et du Canada.Pour utiliser le formulaire T2200, le contribuable doit considérer l\u2019aire utilisée et la quantité de personnes qui y travaillent, précise M. Finn Côté.«Si vous travaillez à côté de votre conjointe, dans la même pièce, il faut diviser par deux ce même espace dans sa déclaration.Il est aussi possible que cela soit nécessaire de calculer le nombre d\u2019heures travaillées pour ces dépenses et aires de travail.Disons qu\u2019on travaille 8 heures par jour, la semaine.On ne peut pas dire que notre Internet ou notre électricité est utilisé pour le travail 24 heures sur 24, sept jours par semaine.» «Pour un propriétaire, dit M. Finn Côté, on opte généralement pour le formulaire TP64, à moins que les dépenses soient très élevées.» TÉLÉTRAVAILLEURS LOCATAIRES BIEN PLUS QUE 400 $ À RÉCLAMER LES EMPLOYÉS SALARIÉS ET À COMMISSION NE PEUVENT PAS DÉDUIRE : \u2022 Paiements et intérêts hypothécaires \u2022 Frais de raccordement à Internet \u2022 Mobilier \u2022 Dépenses en capital (remplacement de fenêtres, de planchers, de fournaise, etc.) \u2022 Décorations murales LES EMPLOYÉS SALARIÉS ET À COMMISSION PEUVENT DÉDUIRE : \u2022 Électricité \u2022 Chauffage \u2022 Eau \u2022 Partie des services publics (électricité, chauffage et eau) des frais de copropriété \u2022 Frais d\u2019accès Internet du domicile \u2022 Frais d\u2019entretien et de réparations mineures \u2022 Loyer payé pour la maison ou l\u2019appartement où vous vivez SEULS LES EMPLOYÉS À COMMISSION PEUVENT AUSSI DÉDUIRE : \u2022 Assurance habitation \u2022 Impôts fonciers \u2022 Location d\u2019un téléphone cellulaire, d\u2019un ordinateur, d\u2019un ordinateur portable, d\u2019une tablette, d\u2019un télécopieur, etc.qui est raisonnablement liée aux revenus de commission C\u2019est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de monsieur Maurice Tanguay (1933-2021).Il y a, dans la vie, des rencontres qui nous marquent.Des rencontres avec des gens qui changent notre façon de penser et de voir les choses.Monsieur Maurice Tanguay était, et sera toujours, une de ces personnes d\u2019exception qui ont su laisser une empreinte durable dans leur entourage et de façon plus large dans la société québécoise.Tous connaissent le nom et l\u2019entreprise, beaucoup connaissent l\u2019œuvre, mais les plus chanceux connaissent l\u2019homme.Maurice Tanguay avait les qualités d\u2019un entrepreneur, d\u2019un coopérateur, d\u2019un philanthrope et d\u2019un père remarquable.Que ce soit dans les gradins d\u2019un aréna, en appui à sa fondation et à la cause des enfants malades ou sur le plancher de ses magasins, monsieur Tanguay était toujours profondément humain et authentique.Il savait que tous avaient besoin de trouver, à un moment ou à un autre, une oreille attentive ou une épaule solide.Ils trouvaient en plus chezMaurice Tanguay des bras ouverts et un cœur généreux.C\u2019est une grande tristesse que la perte d\u2019un tel concitoyen, mais c\u2019est une grande consolation de savoir que de ses qualités lui survivront au sein de la famille Tanguay tandis que ses enfants et ses petits-enfants continueront de faire vivre son œuvre.La Caisse Desjardins de Lévis a eu le privilège de le compter parmi ses membres bâtisseurs.Sa confiance envers notre institution, comme celle de tous nos membres, continuera d\u2019animer nos activités pour de nombreuses années.C\u2019est d\u2019ailleurs toute notre collectivité qui a su bénéficier des conseils et de l\u2019implication incomparables de M.Tanguay auprès de nombreuses organisations et de nombreux organismes de la grande communauté métropolitaine de Québec et au-delà.Nous souhaitons donc honorer sa mémoire et son œuvre indissociable ainsi qu\u2019offrir aux proches, amis et êtres aimés de M.Tanguay nos sincères condoléances.Nos sincères condoléances à la famille Tanguay Maurice Tanguay (1933 \u2013 2021) 0059914 leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 23 0058914 Consultez fr.nissan.ca/offers pour plus de détails | L\u2019association des concessionnaires Nissan du Québec Offres en vigueur du 2 au 31 mars 2021.?L\u2019offre de location par l\u2019entremise de NCF est offerte sur le Rogue S 2021 à traction avant et est basée sur une allocation de 20 000 km/an (allocation totale de 65 000 km pour un terme de 39mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription ( jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.?Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquementmentionnés à titre informatif.* Le rabais Mon choix de 750 $ sera déduit du prix de vente négocié avant taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui louent ou financent un Rogue 2021 neuf et non immatriculé auparavant par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance (NCF) chez un concessionnaire Nissan participant au Canada, sur approbation de crédit, entre le 2 et le 31 mars 2021.L\u2019offre ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Cette offre n\u2019a pas de valeur d\u2019échange au comptant.Des conditions s\u2019appliquent.+ La réduction du taux allant jusqu\u2019à 1 % est offerte sur les modèles Rogue 2021 neufs et non immatriculés auparavant loués ou financés par l\u2019entremise de NCF chez un concessionnaire Nissan autorisé au Canada du 2mars au 31 mars 2021, sur approbation de crédit.Les clients admissibles recevront jusqu\u2019à 1 % de réduction sur les taux de financement ou de location actuellement offerts par l\u2019entremise de NCF, jusqu\u2019à un taux minimum de 0 %.Les taux ne pourront en aucune circonstance être réduits à un taux inférieur à 0 %.Ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Des conditions s\u2019appliquent.\u2021 L\u2019offre est administrée par Nissan Canada Extended Services Inc.(« NCESI ») et est applicable sur les modèles neufs Rogue 2021 (dans chaque cas, un « véhicule admissible »), achetés au comptant, loués ou financés et immatriculés par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance sur approbation de crédit entre le 2 et le 31 mars 2021 auprès d\u2019un détaillant autorisé Nissan au Québec.Le bénéficiaire de l\u2019offre aura droit à un maximum de cinq (5) visites d\u2019entretien (dans chaque cas, une « visite d\u2019entretien ») pour chaque véhicule admissible, chacune de ces visites d\u2019entretien se composant d\u2019une (1) vidange d\u2019huile (à l\u2019aide d\u2019huile à moteur Genuine Synthetic 0W20 de Nissan) et d\u2019un (1) service de permutation des pneus (dans chaque cas, un « service admissible »).Tous les services admissibles seront effectués strictement en conformité avec le programme de vidange d\u2019huile et de permutation des pneus décrit dans le livret de l\u2019entente pour le véhicule admissible.La période de service débutera à la date de l\u2019opération de location (la « date de l\u2019opération ») et se terminera i.à la date à laquelle le nombre maximum de visites d\u2019entretien sera atteint, ii.60 mois après la date de l\u2019opération ou iii.lorsque le véhicule admissible aura atteint 80 000 kilomètres, selon l\u2019éventualité qui se produit en premier.Tous les services admissibles doivent être fournis durant la période de service, sans quoi le bénéficiaire perd tout droit s\u2019y rapportant.Le bénéficiaire peut à ses frais bonifier cette offre par l\u2019utilisation d\u2019une huile de première qualité.Les services admissibles ne sont pas conçus de manière à répondre à toutes les exigences et à toutes les spécifications nécessaires pour l\u2019entretien du véhicule admissible.Pour la liste complète des mesures d\u2019entretien nécessaires, veuillez vous reporter au guide d\u2019entretien.Les services additionnels nécessaires ne sont pas compris dans l\u2019offre, et le bénéficiaire en assume exclusivement la responsabilité et le coût.L\u2019offre n\u2019est pasmonnayable et peut ne pas être jumelée à certaines offres.NCESI se réserve le droit demodifier la présente offre ou d\u2019y mettre fin, en totalité ou en partie, en tout temps, sans préavis.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Adressez-vous à votre détaillant pour obtenir plus de détails.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2021.OU OU Jusqu\u2019à 750$* de rabais Mon choix à la location Ensemble d\u2019entretien sans frais pendant 5 ans.\u2021 Inclut changements d\u2019huile et permutation des pneus Taux réduit jusqu\u2019à 1% + à la location Sur modèles Rogue 2021 MC Choisissez votre boni Du 2 au 31 mars MONCHOIX L\u2019événement LE TOUT NOUVEAU ROGUE 2021 REDESSINÉ.REDÉFINI.Meilleur utilitaire intermédiaire 2021 au Canada.Valeur au détail de Louez le Rogue S 2021 à traction avant à partir de 339 $?/mois, pendant 39 mois, avec 950 $ en comptant initial Les paiements à la location incluent le rabais Mon choix de 750 $.30 443$ 78$?/semaine C\u2019est comme payer 0058786 | Promotion Journée internationale des femmes Vers la parité aux prochaines élections municipales Y aura-t-il plus de candidates lors des prochaines élections municipalesdu7novembreprochain?Si onen juge lesefforts sur le terrain et dans les coulisses, il se pourrait bienqueoui.C\u2019estenfait lesouhaitqueformulent les organisations sur le terrain.mêmesi lapériodedemiseencandi- dature est encore loin, les équipes s\u2019affairentdéjààrecruterd\u2019éventuels candidatset candidates.tant l\u2019union des municipalités du Québec (umQ) que la fédération québécoisedesmunicipalités (fQm) visent à atteindre la zone paritaire, soitentre40%et60%decandidates fémininessur l\u2019ensembleduQuébec.un objectif ambitieux,mais réaliste, juge audrey Boisjoli, mairesse de saint-félix-de-Valois et administratrice duComité femmeset politique municipaleauseinde lafQm.« nous avons créé ce comité pour accompagner les élues et accroître la représentation des femmes en politique municipale.on veut leur démontrerque leurparticipationest non seulement souhaitée, mais qu\u2019elles ont autant de chances que leshommesd\u2019êtreélues.» même son de cloche du côté de l\u2019umQqui constate que la parité est encoreloindansplusieursmunicipa- lités.À l\u2019heure actuelle, 34,7 % des conseilsmunicipauxsontcomposés de façon paritaire.Pour l\u2019umQ, c\u2019est encore troppeu.«oui, ilyaplusdeconseillèresmuni- cipales,maisencoretrèspeudemai- resses », déplore maude laberge, mairessedesainte-martineetprési- dente de la Commission femmes et gouvernance de l\u2019umQ.de fait, seulement18,9%desmairesauQuébec sontdes femmes.Unrôleélargi Comment les intéresser davantage au poste d\u2019élu?en démontrant que cerôles\u2019estconsidérablementélargi ces dernières années et touche à beaucoup de secteurs.Pour cela, la fQm a élaboré unGuide de l\u2019élu qui démystifie sonmandat.« notre guide s\u2019adresse à tous et à toutes.ilprésentelesfonctionsetles compétences des élus municipaux qui ont grandement évolué ces dernières années », explique audrey Boisjoli.« il n\u2019y a pas que les infras- tructureset lacueillettedesordures aumunicipal ! », lance-t-elle.l\u2019aménagement du territoire, la mobilité active et l\u2019environnement prennentnotammentdeplusenplus de place au sein desmunicipalités.Ces dossiers sont souvent initiés et menéspardes femmes.« la sphèremunicipale, c\u2019est notre milieu de vie.nous avonsdesmères defamille,desentrepreneuresetdes femmes bénévoles à la retraite qui souhaitents\u2019engagerdavantageafin d\u2019améliorer leurmilieu de vie et leur communauté », poursuit la jeune mairesse qui est actuellement en congédematernité.Concilierpolitiqueet famille Commed\u2019autresfemmes,mmeBoisjoli a eu accès à un congé dematernité, qu\u2019elle partageraauprintempsavec sonconjoint.«Êtreuneélue,oui,c\u2019est demandant.mais j\u2019aiaussi l\u2019avantage de gérer mon emploi du temps.Je peux travailler des dossiers de la maison et déléguer lamairie durant mon congé dematernité », explique lanouvellemamanquicomplèteson premiermandatàlatêtedesamuni- cipalité.Chose certaine, avant de se lancer, mme Boisjoli a longuement discuté avec son conjoint et ses proches.«Parceque,mêmesic\u2019estmoi l\u2019élue, c\u2019est toute la famille qui est impli- quéedans la viepolitique.» Rédaction:AnnieLafrance MAINTENANT ! A F F I C H E Z DÈS VOTRE VOUS TRANSFORMEZ LE MONDE MUNIC IPAL , VOUS REPRÉSENTEZ UNE PLURAL ITÉ DE VOIX fqm.ca SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 24 CAHIER SPÉCIAL 0058769 | Promotion Journée internationale des femmes les femmes s\u2019engagent\u2026 autrement L\u2019engagementau fémininprenddemultiples formes.Aufildes années, les femmesont investi différents lieuxconsultatifs et décisionnels.Elles siègent sur les conseils d\u2019administration des grandes entreprises, se présentent aux électionsmunici- pales et président les conseils d\u2019établissement de l\u2019école de leur quartier.la présence des femmes s\u2019est diversifiée ces dernières années, constate le Conseil du statut de la femme,quia réaliséune importante étude sur le sujet en 2018.de manièregénérale, la représentation desfemmesanettementprogressé dans plusieurs secteurs d\u2019activité.toutefois, bien que les femmes occupent aumoins40%des sièges dans bon nombre d\u2019instances, elles demeurent sous-représentées ailleurs.« dans certains secteurs, on a atteint laparité, voiremêmedépas- sé.Ce sont les secteurs plus traditionnellement féminins comme la culture, la santé et l\u2019éducation », indique la présidente du Conseil du statut de la femme, me louise Cordeau.or, dans d\u2019autres secteurs, il reste encoreplusieursgainsàfaire.«dans la sphère politique municipale \u2013 surtout au poste de mairesse \u2013, en entrepreneuriat et dans plusieurs domaines d\u2019affaires, les femmes hésitent encoreàs\u2019engager.» Cela s\u2019explique par plusieurs facteurs.de façon générale, les femmes réfléchissent plus long- tempsavantdes\u2019engager,ellessou- haitent concilier la vie de famille et elles sont plus exigeantes envers elles-mêmes.«encore aujourd\u2019hui, l\u2019éducation des jeunes filles influencebeaucoup leurschoixplus tard », précisemeCordeau.laprésencedemodèles lesencou- rage également à se lancer.nul doute que les Valérie Plante, KamalaHarris et compagnieontun impact sur les jeunes filles dans les dernières années.toutefois, bien que les femmes se présentent davantage comme conseillère municipale, elles sont beaucoupmoinsnombreusesàviser lepostedemairesse.aumêmetitre que les femmes sont plus nombreuses à siéger sur des conseils d\u2019administration, mais elles sont une faibleminorité à les présider.S\u2019engagerdanssa communauté maisl\u2019engagementdesfemmesn\u2019est pastoujoursvisible.lesfemmesfont du bénévolat, plus que les hommes et,grâceàleurengagementcommu- nautaire, elles permettent àmilliers d\u2019organismesdesurvivreetdepour- suivre leurmission.les femmessontaussidesproches aidantes ; ellesprennentsoinet leur engagement dans le milieu de la santéaétéreconnudans ladernière année.les femmes sont majoritaires à soigner, à nourrir, à laver et à éduquer.Laparoleaux femmes or, la pandémie a eu d\u2019importantes incidencessocialesetéconomiques pour celles qui prennent soin du Québec.Cetteannée, leConseil dustatutde la femme (Csf) célèbre le 8mars, la Journée internationale des femmes, avec la publication de «elles,c\u2019estnous»,unnumérospé- cial de la Gazette des femmes qui donne la parole àhuit femmesdont le parcours a été bousculé dans la dernière année.C\u2019est la journaliste mylènemoisanquimetenscène les récits de ces femmes.À lire au gazettedesfemmes.ca/.de son côté, le Collectif 8 mars, menépar laCsn, tient lacampagne « écoutons les femmes »; différentes activités seront tenues au Québec afin de dénoncer les injustices et les inégalités que les femmes subissent et qui ont été exacerbées durant la pandémie.Rédaction :AnnieLafrance La discrimination salariale envers les milieux de travail majoritairement féminins doit cesser ! MÊME FONCTION, MÊME RÉMUNÉRATION, SANS DISCRIMINATION leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 25 0058862 | Promotion Journée internationale des femmes la parité au paliermunicipal : un objectif incontournable! Les électionsmunicipales qui se profilent en novembre 2021 aurontunesaveurparticulière.Lacrisesanitairesévitencore, et entraîne des effets négatifs disproportionnés sur les femmes,quecesoitsur leursemplois, leursantéou leursécu- rité.Or, les femmessontencore largementabsentesdelagou- vernance municipale, là où se prennent de nombreuses décisionspouvant affecter leur bien-être.Car à ce palier électif, les femmes reviennent de loin.la proportion de mairesses n\u2019atteint qu\u2019un maigre 18,9 %.les conseillères forment une cohorte de 34,5 %, encore à distance de la parité.au rythme actuel, il faudraattendre2042pour obtenir 50 % de conseillères, et 2088 pour arriver à 50 % de mairesses.si l\u2019on s\u2019est réjouies de voirquelquesmairessesdeplusaux élections de2017, on a chaussédes lunettes roses, car la réalité, c\u2019est que plus de 4 mairies sur 5 sont dirigéespardeshommesetpresque deux tiers des conseils municipaux necomptentaucunefemmeousont sous la barre des 40%.L\u2019anglemortdupalier municipal Pourquoi n\u2019a-t-on pas encore pris toute la mesure de l\u2019inégalité de représentationentre les femmeset leshommesaupaliermunicipal?on aurait vite fait de s\u2019indigner si, au gouvernement et à l\u2019assemblée nationale, 80% de nosministres et lesdeuxtiersdenosdéputésétaient des hommes.Pourtant, ce sont ces proportions qui prévalent à la tête de nos villes et villages du Québec.laréussiteparitairedelamétropole a tendance à cacher la forêt.À montréal comme dans d\u2019autres grandes villes, la parité passe par les chefs et cheffes de partis qu\u2019on peut inciteràprésenterdeséquipes diversifiées et composées équitablement de femmes et d\u2019hommes.«Faire respecter l\u2019égalité et la faire advenir n\u2019est pasuneoption dans la sociétédémocratique qui est la nôtre.» mais la réalité c\u2019est que sur les 1100municipalités que compte le Québec, 917 (83 %) ont moins de 5000 habitants.l\u2019univers de ces municipalités depetite taille diffère de celui des grandes villes où des partissefontconcurrence.lesélec- tionss\u2019y tiennentsans l\u2019intervention de parti ou d\u2019équipe.les candidatures sont dites indépendantes et donc le fruit d\u2019une décision individuelle sans appartenance à un groupe.en fait, c\u2019est le cas de 90% descandidaturesdecesmunicipali- tés et de 80 % de l\u2019ensemble des candidatures.sans règle ou intervention pour y amener plus de femmes, il n\u2019est pas surprenant que prévaut la tradition de laisser décider les hommes.Commentproposeralorsdes lignes directrices pour hâter un équilibre dereprésentationquandonsaitque, au palier municipal, les partis et équipes ne sont pas prisés par l\u2019électorat?Pourtant, l\u2019égalité de représentationetd\u2019éligibilitéestune questiondedémocratie.il fautdonc urgemmenttravaillerà l\u2019élaboration de stratégies qui pourraient aider les femmes à se faire élire, même lorsqu\u2019il s\u2019agit de candidatures indépendantes.Interpeler les institutions si, comme société, on ne se donne pasd\u2019objectifs,peudecandidatesse sentiront invitéesàseprésenteraux élections municipales où se jouent tant de dossiers importants.minoritaires parmi les conseillers, ellessontpeuencouragéesàpostu- ler aux postes de mairesses, et conséquemment à siéger dans les conseils des municipalités régionales de comté (mrC) ou comme préfètes, là où se prennent de plus en plus de décisions pour les communautés du territoire.les institutions, partis politiques et élus de l\u2019assemblée nationale doivent changer les règles du jeu pour ouvrir la porte à celles qui veulent se porter candidates.faire respecter l\u2019égalitéet la faireadvenir n\u2019est pas une option dans la société démocratique qui est la nôtre.il faudra donc agir, et le Groupe femmes, Politique et démocratie sera là pour faire avancer la parité.ThérèseMailloux,présidente duCAduGroupeFemmes, PolitiqueetDémocratie MmeThérèseMailloux UMQ.QC.CA umqfemmes csn.qc.ca Écoutons les travailleuses, Car elles sont essentielles SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 26 | Promotion Journée internationale des femmes les professionnelles de l\u2019état souhaitent une réelle équité salariale Malgré lesavancées réaliséesquantauxdroitsdes femmes, il semble qu\u2019une discrimination systémique perdure à leur en- droitdanslesecteurpublicquébécois :ellesontmoinsd\u2019argent dans leurs pochesque leurs collèguesmasculins.ainsi, pour des tâches équivalentes, les femmes obtiennent des salaires moindres que leurs confrères.selon l\u2019institut de recherche et d\u2019informa- tionssocio-économiques(iris), l\u2019écart de rémunération pour des postes équivalentsestde24%enmoyenne*.Ces employés appartiennent pourtant tousàdes institutionspubliques qui rendent des services à la population et dont le budget relève du secrétariat duConseil du trésor, renchérit la présidente du syndicat de professionnellesetprofessionnelsdu gouvernement du Québec (sPGQ), line lamarre, qui fait le même constat.une analyse du sPGQ a démontré que pour plusieurs catégories d\u2019emploi de professionnels, les organisations majoritairement masculines, commeHydro-Québecparexemple, sont plus nombreuses à offrir des salairesélevésquelesorganisations majoritairement féminines comme lesmusées nationaux et la fonction publique.« il fautmettre fin à cette situation une fois pour toutes », demande laporte-paroledusPGQ.Au-delàdessalaires il n\u2019y apasque le salaire des travailleuses du secteur public qui préoccupe lessyndicats.leursconditions detravail sontaucœurdesnégocia- tions actuelles.aucoursdesdernièresannées,plusieurs professions ont vu leurs tâches s\u2019alourdir et se complexifier.C\u2019est le cas notamment des enseignants, ?et surtout des enseignantes (qui représentant75%dela profession)?, qui réclamentplusde postesàtempsrégulierafindedimi- nuer la précarité et de prévenir l\u2019épuisement des profs.représentantprèsde49000ensei- gnantsetenseignantes,lafédération autonome de l\u2019enseignement (fae) constate que ses membres sont à bout de souffle, après un an de pandémie.« la pandémie a le dos large!, s\u2019offusque la chroniqueuse Catherine éthier.les enseignantes ont sauvé les meubles avec les moyens du bordet leursconditionsdetravail se sont encore détériorées.» Cette dernière a rencontré plusieurs enseignantesdans lecadredubala- do « son de cloche » dont le plus récentépisode (sondecloche.buzzs- prout.com/)portesur la lutteensei- gnante comme lutte féministe.«Ça suffit d\u2019abuser de leur dévouement envers les élèves et de leur imposer une charge de travail aussi lourde, sous prétexte que c\u2019est une vocation », lance-t-elle.résultat : plusieurs jeunes enseignantes quittent le milieu dès les premières années.lors de la rentrée scolaire 2020, plus de 1000 profsmanquaient à l\u2019appel selon la fae.« s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019amélioration marquéedesconditionsdetravailet derevalorisationde laprofession, la pénuriedeprofsn\u2019iraqu\u2019ens\u2019accentuant », a indiqué pour sa part nathaliemorel, vice-présidenteà la vie professionnelle de la fae, par voie de communiqué.*Le rapport de recherche intitulé « Inégalités de rémunérationentreleshommesetlesfemmesau Québec:L\u2019impactdelaségrégationprofessionnelle dusecteurpublic»aétépubliéen février2019.Rédaction :AnnieLafrance L\u2019ÉCOLE PUBLIQUE, PARLONS-EN.Catherine Éthier, animatrice du balado.DISPONIBLE SURVOTRE PLATEFORMEPRÉFÉRÉE.UN BALADO PLEIN D\u2019HUMEUR ET D\u2019HUMOUR QUI PARLE FIÈREMENT DES PROFS DE L\u2019ÉCOLE PUBLIQUE QUÉBÉCOISE ET DE LEURS ÉLÈVES.Épisode 3 :Profs ou religieuses?La vocation imposée aux femmes en éducation leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 27 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 28 PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com «Dites-le avec des fleurs», clame- t-on.Les mesures de confinement liées à la pandémie de COVID-19 ont contribué à accélérer la demande pour les fleurs.Un constat partagé par des professionnels et par l\u2019industrie.Les fleuristes, notamment, ont connu une fête des Mères 2020 et une Saint-Valentin 2021 comme ils n\u2019en avaient jamais connu auparavant.Mais aussi, cette pandémie a contribué à un changement dans les habitudes d\u2019achat et d\u2019envois de fleurs.«Cette année, à la Saint- Valentin, ça a été plus fort qu\u2019à la normale, notamment à cause de la COVID-19.Beaucoup plus qu\u2019un dimanche normal», assure Claude Aubergon, propriétaire de José Fleuriste, dans le quartier Limoilou.Sentiment partagé par Denis Dumont, copropriétaire avec Chantal Lefrançois de la Boutique aux fleurs, dans le secteur Charles- bourg.En fait, les confinements qui ont précédé les deux fêtes ont contribué à la cohue.«Ceux qui connaissent notre boutique savent qu\u2019ici, lors de moments comme la Saint- Valentin ou la fête des Mères, c\u2019est plein.C\u2019est un en arrière de l\u2019autre dehors et la filée dehors.» confie-t-il.«Cette année, à la fête des Mères [2020] et à la Saint-Valentin [2021], dans les deux cas, ça a été la filée dehors.Et dans les deux cas, on a ouvert les portes une semaine avant la fête.Alors, ça a été des longues files d\u2019attente dehors.Et comme vous le voyez ici, c\u2019est une personne qui choisit, une à la confection et une autre qui attend en haut.Et les autres attendent dehors.C\u2019est pas mal ça qu\u2019on a vécu.» Évidemment, pour plusieurs, la livraison a pris une grande place dans les habitudes de magasinage.«Je vous dirais que, toutes proportions gardées, toute la clientèle qui ne vient plus en boutique commande sur Internet et par téléphone.Il y a peut-être 70 % des gens qui ne se déplacent plus en boutique pour choisir et commandent par Internet», estime le fleuriste qui fait aussi partie du réseau mondial FTD (Florists\u2019 Transworld Delivery).NOUVEAU MODÈLE D\u2019AFFAIRES «Avec la COVID-19, les entreprises font plus de commandes en ligne et de commandes téléphoniques qu\u2019avant.Avant les gens se présentaient chez les fleuristes.Ça a fait qu\u2019ils sont capables de prendre plus de commandes et livrer davantage de végétaux», explique en entrevue téléphonique Nathalie Deschênes, directrice adjointe de Québec vert, la fédération qui représente tout le secteur de l\u2019horticulture ornementale, environnementale et nourricière.«Il y a comme un changement du modèle d\u2019affaires au niveau de la fleuristerie qui s\u2019est mis en place.Ça a créé une capacité de desservir plus de clients.» Il faut aussi préciser que les restrictions dans les salons funéraires ont contribué à la hausse des l ivraisons de f leurs.«Ce qu\u2019on a vu comme changement, LES FLEURS ONT FAIT L\u2019UNANIMITÉ 0059076 ExpErtisE CompétEnCE résultat Agence immobilière bernardleclerc.com toutes nos inscriptions sur 418653.5353 Superbe propriété, secteur Trait Carré, impeccable, à vendre avec commerce Médico-Esthétique en opération, logement 4 ½ loué, terrain 8 040 pi ca, 8 parkings, 2 garages, fonds de commerce 200 000$ en sus.P.D.: 550 000$ Edifice à bureaux entièrement aménagé sur 2 étages, 2 347 pi ca par étage + s-sol, 2 grandes voûtes, terrain 5 533 pi ca, 10 parkings.Idéal professionnels, entreprise technologique, services.P.D.: 575 000$ Complexe de santé multidisciplinaire abritant bureaux professionnels + 1 logement et 4 chambres en location.Bons revenus, très bien entretenu.Excellent achalandage.Idéal professionnel-santé ou gestionnaire.P.D.: 725 000$ CHarlEsBourG BEauport st-saCrEmEnt 8280-8282, 1ere AVenue 3291-3295, cHeMin roYAL 831, AV.MArGuerite-BourGeoYs CLINIQU E NOUVEA U NOUVEAU P RIX leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 29 AFFAIRES LES FLEURS ONT FAIT L\u2019UNANIMITÉ La pandémie a également donné un autre souffle à une activité et un secteur qui étaient en déclin il y a une vingtaine d\u2019années : le jardinage et l\u2019horticulture ornementale.Depuis cinq ans, le phénomène a été accentué par l\u2019engouement pour l\u2019agriculture urbaine, l\u2019achat local, le bio, les potagers, etc., selon Nathalie Deschênes, directrice adjointe de Québec vert.«C\u2019est revenu à la mode dans les médias sociaux.Et là, on a vu que les gens étaient très intéressés par le jardinage.On voyait qu\u2019il y avait un changement chez les consommateurs», dit-elle en entrevue téléphonique.«Chaque année, on faisait des études de consommation.Cette année, on fait une grosse étude pour bien comprendre vraiment le profil des jardiniers amateurs, quels sont leurs intérêts.» Une donnée émanant de cette étude traduit un réel engouement pour le jardinage à la maison.«Des 100 % de jardiniers au Québec, soit 2,9 millions de ménages, 37 % ont jardiné davantage en 2020 et 63 % autant.Aucun jardinier n\u2019a moins jardiné en 2020», partage Mme Deschênes.Ensuite, «le 37 % de ceux qui ont jardiné davantage se divise en deux sous-groupes : 18 % de nouveaux jardiniers, qui n\u2019avaient jamais jardiné avant, dont 13 % qui pensent jardiner autant ou plus en 2021 et seulement 5 % déçus de leur expérience de jardinage et ne pensent pas jardiner de nouveau en 2021».Enfin, selon les données fournies par Mme Deschênes, 19 % de jardiniers qui ont jardiné plus en 2020 qu\u2019en 2019.AMÉNAGEMENTS PAYSAGERS Même ceux qui n\u2019ont pas le pouce vert veulent s\u2019entourer de plantes, si on se fie aux propos de la directrice adjointe de Québec vert.«Les carnets de commandes des paysagistes débordent et sont remplis jusqu\u2019en 2022», explique- t-elle.«C\u2019est relié aux bienfaits des plantes.Pourquoi les gens se tournent vers les végétaux?C\u2019est parce que les plantes, ça nous fait du bien au moral.Et ce n\u2019est pas juste une illusion.C\u2019est vraiment démontré scientifiquement qu\u2019au contact des végétaux, on produit certaines hormones qui nous font du bien.Pour ça que les gens aiment s\u2019entourer de végétaux vivants quand on est confinés et qu\u2019on ne peut pas voir les gens.» Aussi, selon Mme Deschênes, les gens ont plus de budget discrétionnaire et ils le mettent dans les végétaux.«Ils peuvent moins faire de sorties à l\u2019extérieur.Ils ont donc besoin d\u2019améliorer leur espace de vie.Que ce soit à l\u2019intérieur ou à l\u2019extérieur de la maison.En ce moment, on est tout le temps à la maison.On n\u2019a pas le choix», conclut-elle.PAUL- ROBERT RAYMOND LE JARDINAGE AUSSI A LA COTE c\u2019est que les gens envoyaient des fleurs pareil au salon funéraire, mais beaucoup d\u2019autres les envoyaient chez les endeuillés directement», ajoute M. Dumont.«Et étant donné que les gens ne pouvaient pas aller visiter les gens dans leurs résidences ou les RPA [résidences privées pour aînés], ils ne pouvaient pas visiter leurs parents, leurs grands-parents, ils se faisaient envoyer beaucoup de fleurs.Ce qui a fait qu\u2019à la fête des Mères, l\u2019an passé, on a battu un record de livraisons.On a livré beaucoup, beaucoup, beaucoup.Au lieu de livrer sur deux ou trois jours, on a livré sur sept ou huit jours.Ça a été constant pendant sept-huit jours.» Parce que les gens ne pouvaient pas se voir, les mots joints aux fleurs étaient plus longs.«Souvent, ce qu\u2019on a vu, c\u2019est que les gens arrivaient avec leur texte déjà tout monté.Parfois, les textes sont très longs», explique M.Dumont.«Les gens nous font parvenir leur texte par courriel et nous, on le fait sortir sur papier qu\u2019on va annexer à l\u2019envoi.» APPROVISIONNEMENT PROBLÉMATIQUE Et, «comme on ne peut pas voir les gens, on se tourne vers un cadeau à offrir, à faire livrer à la maison.Et je crois qu\u2019il n\u2019a rien de mieux que les fleurs.Ça, je crois que les gens l\u2019ont compris.Je ne connais pas personne qui reçoit un bouquet de fleurs et qui est fâché.C\u2019est une réaction qui est tout à fait unanime et naturelle chez tout le monde.Ça fait du bien au moral», renchérit Mme Deschênes.L\u2019engouement pour les plantes ne se limite pas aux simples fleurs coupées.Celles qui peuvent survivre, pour autant qu\u2019on en prenne soin, sont autant vendues chez les fleuristes que dans les jardineries.Comme les plantes vertes, les bulbes en terre, les succulentes, les plantes grasses, les cactus ou les orchidées.«Il y a eu un réel engouement pour les plantes, comme pour les animaux de compagnie.Les gens peuvent les garder chez eux par la suite», affirme M.Aubergon de José Fleuriste.Cette nouvelle affection pour les plantes ne va pas sans un problème d\u2019approvisionnement.«Parce que, en ce qui concerne les fleurs coupées et les plantes vertes, pour la plupart, la grande majorité ne provient pas du Québec actuellement», ajoute Mme Deschênes.«Vu qu\u2019il s\u2019agit de produits qui sont cultivés ailleurs, les marchés locaux sont desservis en premier.Après ça, ils vont penser à nous approvisionner.[\u2026] Et il y a beaucoup de produits qui n\u2019étaient pas disponibles sur leur marché cette année pour la Saint-Valentin, entre autres, pour cette raison- là.Même qu\u2019il y a eu des produits qui viennent de l\u2019Ontario.Ils ont approvisionné localement parce qu\u2019ils ont aussi connu cette explosion-là», ajoute la directrice adjointe de Québec vert.Denis Dumont, copropriétaire de la Boutique aux fleurs, dans le secteur Charlesbourg, a connu une forte hausse dans les livraisons de fleurs pour la fête des Mères 2020 et la Saint-Valentin 2021.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 30 PROXIMITÉ PME Les péripéties de la vente de l\u2019entreprise de Louis-Philippe Noël PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca I nnVue connaissait une croissance rapide.L\u2019entreprise de Québec s\u2019était même hissée en 2012 au deuxième rang du palmarès annuel des leaders de la croissance du Québec du magazine L\u2019actualité et dans le top 50 du classement de Canadian Business, et ce, grâce au développement de sa plateforme interactive de divertissement et d\u2019information offerte sur les écrans de télévision de quelque 45 000 chambres d\u2019hôtel en Amérique du Nord.Mais l\u2019entreprise a ensuite plafonné.«On avait atteint nos limites.Nos revenus se sont maintenus au même niveau pendant 2-3 ans, et on avait des difficultés à l\u2019amener à un autre stade de croissance», raconte Louis-Philippe Noël, qui avait lancé InnVue en 2004, à l\u2019âge de 24 ans.L\u2019entrepreneur songe alors à vendre l\u2019entreprise.«Je voulais m\u2019entourer de gens d\u2019expérience qui apporteraient leur expertise pour pousser notre développement encore plus loin, particulièrement à l\u2019international, et non pas un investisseur qui injecterait seulement des capitaux dans l\u2019entreprise», explique M. Noël.L\u2019entreprise, sans trop chercher activement, a d\u2019abord reçu deux offres d\u2019achat.Des offres qui se sont avérées infructueuses et lui auront laissé un goût amer.La première venait d\u2019une firme de consultants qui lui offrait de revamper l\u2019entreprise, grâce à ses services-conseils et en échange de 20 % de la valeur de l\u2019entreprise, afin de pouvoir la vendre à un plus gros joueur de l\u2019industrie.Le hic : «J\u2019ai fait l\u2019erreur de conclure une entente verbale alors que la firme a voulu en changer les termes en cours de route», souligne M. Noël, en ajoutant avoir perdu de l\u2019argent et beaucoup de temps et d\u2019énergie avant de mettre fin à cette aventure.«Les vendeurs tombent souvent dans le piège de parler à un seul acheteur.Ils risquent de ne pas savoir si c\u2019est le bon et l\u2019acquéreur aura le gros bout du bâton pour déterminer le prix et l\u2019échéance.Il aura tout intérêt à retarder la transaction.En passant plus de temps à s\u2019occuper de la transaction plutôt que de son entreprise, le propriétaire risque de voir ses affaires décliner et sa valeur baisser, en plus de céder à l\u2019usure», note Marc- Vincent Bobée, expert en vente d\u2019entreprise et cofondateur avec Richard Cantin de la firme GB2C.L\u2019autre offre est venue d\u2019une startup montréalaise qui avait développé une technologie complémentaire à celle d\u2019InnVue et complété une importante ronde de financement.Le processus de vente était déjà très avancé et la vérification diligente complétée lorsque Louis-Philippe Noël a appris que la compagnie avait flambé la quasi-totalité du financement obtenu et n\u2019aurait pas l\u2019argent pour réaliser l\u2019acquisition.Encore là, «ç\u2019a été une perte de temps de plusieurs mois et je me retrouvais à nouveau à la case départ», déplore-t-il.DANS LES MAINS D\u2019UNE SPÉCIALISTE La malchance a tourné quand le jeune entrepreneur a été mis en contact avec une courtière spécialisée en vente d\u2019entreprise.«Engager un expert, c\u2019est le meilleur conseil que je pourrais donner.Ça m\u2019a permis de me concentrer uniquement sur le développement de l\u2019entreprise et sa gestion au quotidien, pendant qu\u2019une autre personne s\u2019occupait de rencontrer des acheteurs et négocier la transaction», indique M.Noël, qui a également profité de conseils judicieux de la part de l\u2019avocat et du comptable engagés par InnVue.L\u2019entreprise a finalement été vendue en 2015 à une société japonaise spécialisée dans les solutions de voyage et de tourisme qui, à la suite d\u2019une série d\u2019autres acquisitions, était également présente à New York, Bangkok et Singapour.«Ça nous donnait accès à des produits complémentaires qui APPRENDRE À LA DURE productiviteinnovation.com Écoutez dès maintenant le troisième épisode, Prioriser pour avancer Websérie Industries Mailhot : passer à l\u2019action 0059553 leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 31 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF L\u2019ART DE VENDRE SON ENTREPRISE 1 LA FLORIDE\u2026 POUR PLUS TARD.La vente d\u2019une entreprise est un exercice souvent mésestimé.«Le propriétaire qui souhaite vendre et aller s\u2019étendre au soleil le plus vite possible doit prévoir au moins un an pour le processus d\u2019achat et une autre période d\u2019environ un an pour assumer la transition», souligne Marc- Vincent Bobée.2 LE BON ACHETEUR.«Le réflexe normal, s\u2019il n\u2019y a pas de relève familiale ou parmi l\u2019équipe de gestion, est de se tourner vers des concurrents.Mais il y a d\u2019autres possibilités, comme des fournisseurs ou même des clients.Il existe aussi des banques d\u2019acquéreurs et des fonds d\u2019investissement», indique Richard Cantin, en précisant qu\u2019il faut dresser une liste initiale d\u2019une quinzaine d\u2019acheteurs.3 LA RÈGLE DU 80-20.«La vente d\u2019une petite entreprise est souvent très émotive.Contrairement à des méga transactions, qui impliquent seulement des équipes légales et financières, l\u2019aspect humain compte pour 80 %, le reste pour 20 %.Les propriétaires de PME vont généralement vouloir un acheteur qui incarne les mêmes valeurs et qui a à cœur l\u2019avenir non seulement de l\u2019entreprise, mais aussi des employés qui ont contribué à la bâtir», constate Richard Cantin.«Je voulais m\u2019entourer de gens d\u2019expérience qui apporteraient leur expertise pour pousser notre développement encore plus loin, particulièrement à l\u2019international, et non pas un investisseur qui injecterait seulement des capitaux dans l\u2019entreprise» \u2014 Louis-Philippe Noël L\u2019entrepreneur Louis-Philippe Noël \u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE nous permettaient d\u2019intégrer les applications mobiles dans notre technologie et d\u2019étendre davantage notre marché à l\u2019international», explique Louis-Philippe Noël.L\u2019avenir s\u2019est toutefois avéré moins rose.La société japonaise a placé à la tête de ce regroupement d\u2019entreprises «un gestionnaire basé à Singapour qui ne croyait pas en notre technologie et a décidé de fermer le bureau de New York et ainsi mettre un terme aux possibilités de croissance aux États-Unis», explique M. Noël qui a quitté l\u2019entreprise en 2017.Après une pause de plusieurs mois, Louis-Philippe Noël vient de lancer une nouvelle entreprise, Biotwin, qui entend utiliser l\u2019intelligence artificielle pour la détection et la prévention de certaines maladies.Nul doute qu\u2019il ne fera pas les mêmes erreurs s\u2019il souhaite la vendre un jour! En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Télétravail : employés et dirigeants se prononcent L\u2019intensification du télétravail semble avoir été bien vécue par une majorité d\u2019employés.Au point même que certaines entreprises envisagent de conserver à l\u2019avenir une partie de leurs effectifs à la maison, afin notamment de réduire leurs coûts immobiliers.L\u2019expérience du télétravail et les attentes par rapport aux espaces de bureau ont justement fait l\u2019objet d\u2019un sondage auprès de quelque 2650 employés, réalisé par la Chaire Workplace Management de l\u2019ESSEC Business School en France, dont les résultats sont publiés dans The Conversation.La formation, c\u2019est aussi pour les dirigeants La formation et le perfectionnement des employés sont fortement encouragés.En permettant ainsi aux employés d\u2019acquérir certaines compétences et d\u2019en développer de nouvelles, la formation s\u2019avère un important facteur de croissance et de succès pour les entreprises.D\u2019autant que des investissements en formation facilitent aussi le recrutement ou la rétention d\u2019effectifs.Or, la formation continue est tout aussi essentielle pour les chefs d\u2019entreprise et les dirigeants eux-mêmes qui ont trop souvent tendance à négliger ou ignorer l\u2019acquisition de nouvelles connaissances au profit d\u2019autres priorités jugées plus importantes, constate le magazine CEOWORLD.Le manuel de l\u2019employé, version 2.0 Le manuel de l\u2019employé présente un ensemble de politiques qui reflète notamment les règles de fonctionnement et diverses autres procédures qui règnent dans une entreprise.Mais, plus souvent qu\u2019autrement, ces guides sont conçus pour assurer en priorité la protection des intérêts de l\u2019organisation avec, comme moteur principal, la conformité et l\u2019atténuation des risques.Comment pouvons-nous nous assurer que les employés ne nuisent pas à l\u2019entreprise en raison d\u2019un mauvais comportement?Or, il est temps de remiser cette vision de la vieille école, affirme Lars Schmidt, président d\u2019une firme américaine de recherche et de conseil en ressources humaines, dans un article publié par Fast Company qui vise du même coup à revamper la fonction ressources humaines au sein des entreprises.Vitalité des entreprises : la recette du succès Pourquoi certaines entreprises prospèrent sans relâche alors que leurs pairs stagnent?En renforçant leur capacité d\u2019innover et de se réinventer afin de saisir les nouvelles opportunités, démontre l\u2019indice de vitalité des entreprises développé par le BCG Henderson Institute (le groupe de réflexion stratégique du Boston Consulting Group) et le magazine Fortune pour analyser les facteurs clés du succès de ces entreprises.Mettre fin au syndrome de l\u2019imposteur Suis-je la bonne personne pour occuper ce poste ?Est-ce que je serai à la hauteur pour accomplir le travail?Pourquoi je mériterais une telle promotion?Voilà autant de questions que se posent les personnes qui ont un sentiment de doute par rapport à leurs capacités et compétences.Malheureusement, ce syndrome de l\u2019imposteur est exacerbé par les préjugés et les exclusions dont sont victimes les femmes qui sont les plus affectées par ce faux sentiment d\u2019usurpation.Pour y remédier, les dirigeants doivent créer un environnement et une culture de travail qui s\u2019attaquent à ces préjugés et aident les employés à transformer le doute de soi en motivation positive, indique le Harvard Business Review. SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 32 Pendant la relâche, le virus ne se relâche pas.En tout temps, il faut respecter les règles.On continue de bien se protéger.Découvrez toutes les mesures en place à Québec.ca/coronavirus Se laver les mains Garder ses distances Porter le masque Éviter tous les rassemblements DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + SOCIÉTÉ Droit de vote des femmes CES HOMMES QUI EN ONT EU LONG À DIRE + HISTOIRE Quiz SEPT PIONNIÈRES À QUÉBEC CHRONIQUE Patrick Duquette POURQUOI PAS UNE RELANCE FÉMINISTE?leSoleil SEMAINE DU 6 AU 12 MARS 2021 SIX INSPIRATIONS 100 % FÉMININES I L L U S T R A T I O N 1 2 3 R F / J O Z E F M I C I C SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 34 LE POINT Du numérique au hockey en passant par l\u2019agriculture, les femmes s\u2019imposent de plus en plus.À l\u2019occasion de la Journée internationale des femmes, célébrée le 8 mars, les Coops de l\u2019information soulignent des initiatives inspirantes par et pour les femmes.SIX INITIATIVES AU FÉMININ À Québec, une école secondaire est devenue un bastion du combat contre la sous-représentati- vité des femmes dans le monde numérique.En 2018, Sarah Jarvis, une élève de deuxième secondaire au Collège François-de-Laval, une école privée du Vieux-Québec, s\u2019est portée volontaire pour faire partie d\u2019une équipe d\u2019organisation d\u2019un événement «100 % féminin» intitulé «Les filles on code!» Les femmes de 3 à 99 ans étaient invitées à participer à cette journée d\u2019initiation au codage.Elles pourraient découvrir la première codeuse de l\u2019histoire, Ada Love- lance, expérimenter des outils de programmation comme Scratch, Ev3 et Makey Makey, essayer des robots, et écouter les témoignages de femmes qui travaillent dans le monde numérique.Mais allaient-elles venir?Sarah l\u2019espérait de tout cœur.Au fil de la préparation de la journée, Sarah et ses camarades avaient été frappées d\u2019apprendre que seulement 20 % des programmeurs sont des femmes au Québec.«On s\u2019est rendu compte qu\u2019il fallait faire quelque chose, dit Sarah Jarvis.C\u2019était notre façon, à travers un petit événement, de dire : \u201con se tient debout, on clame la place des femmes, et on encourage les filles à y aller\u201d».Sarah espérait attirer une cinquantaine de personnes au premier événement du 5 mai 2018.Il y en a finalement eu 150.Fortes de cette réussite, Sarah Jarvis et ses camarades ont organisé une autre journée d\u2019initiation à la programmation le 6 avril 2019 à Laurier Québec, qui a connu un vif succès.Pandémie oblige, cet événement a dû être annulé en 2020.Mais Le code des filles s\u2019est réinventé en lançant le concours 10 000 heures de code ensemble, qui encourageait les écoles de la grande région de Québec à cumuler des heures d\u2019exposition à la programmation.Au final, le défi a permis d\u2019atteindre 60 000 heures de codage.Sarah Jarvis, qui est maintenant en cinquième secondaire, est aujourd\u2019hui présidente du comité exécutif Le code des filles.Elle espère que l\u2019organisme pourra convaincre encore plus de jeunes femmes de prendre leur place dans le marché du travail numérique.«C\u2019est comme imprégné dans notre culture qu\u2019informatique égal garçons, dit Sarah.Ce n\u2019est tellement pas ça!» MARC ALLARD LE SOLEIL CODER AU FÉMININ Sarah Jarvis, cofondatrice de l\u2019organisme Le code des filles \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET L\u2019École des entrepreneurs du Québec (ÉEQ) vient d\u2019annoncer un nouveau partenariat en soutien à la santé mentale et au bien-être des femmes entrepreneures.Le programme d\u2019aide aux entrepre- neures permettra ainsi la prise en charge rapide d\u2019entrepreneures vivant des situations difficiles par l\u2019accès direct et gratuit à des professionnels outillés.«Bien avant la pandémie, il était démontré que la charge mentale des femmes entrepreneures représentait un frein pour la croissance de leur PME. La pandémie actuelle a grandement alourdi cette charge, menaçant l\u2019équilibre de beaucoup de femmes entrepreneures.Nous voulons leur offrir le meilleur soutien possible», explique Stéphanie Bergot, directrice de ce projet de soutien à l\u2019entrepreneuriat féminin à l\u2019ÉEQ.L\u2019École des entrepreneurs du Québec s\u2019est associée avec PB Dimension RH pour offrir le Programme d\u2019aide aux entrepreneures.Avec ce programme, les femmes entrepre- neures pourront avoir recours, via le Web ou par téléphone, à différents professionnels de la santé mentale pour une prise en charge dans un délai de 48 heures.La propriétaire d\u2019Événements LD, Lysandre Désy, aura démarré son entreprise le 3 mars 2020, tout juste avant la pandémie.Elle veut accompagner des festivals pour développer des initiatives vertes.«J\u2019ai gardé le moral, j\u2019ai continué à faire des démarches.Il y a des contrats qui commencent à se concrétiser.Ça devrait aller mieux», confie celle qui a eu recours à du soutien psychologique.Pour sa part, la présidente de Proactivo, Geneviève Aubry, dit avoir eu la chance «que ça se soit très bien passé».«Ma santé mentale va bien, mais on ne sait jamais ce qui peut nous arriver et nous déstabiliser.C\u2019est quelque chose de très rassurant qu\u2019un tel programme existe pour soutenir les femmes en entrepreneuriat.Ça fait une grande différence», affirme-t-elle.«L\u2019entrepreneuriat est en soi un sport exigeant.Les derniers mois ont amené des embûches supplémentaires aux PME, avec comme conséquence, un stress accru sur leur propriétaire.Notre campus fait un travail de proximité auprès des entrepreneurs.Nous avons à cœur, au-delà de leur chiffre d\u2019affaires, leur bien-être.Nos équipes se sont mobilisées en ce sens dans la dernière année», conclut Mathieu Lahaye, directeur du Campus de la Mauricie de l\u2019ÉEQ.MARC ROCHETTE LE NOUVELLISTE POUR LE BIEN-ÊTRE DES ENTREPRENEURES La présidente de Proactivo, Geneviève Aubry, le directeur du Campus de la Mauricie de l\u2019ÉEQ, Mathieu Lahaye, et la propriétaire d\u2019Événements LD, Lysandre Désy.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 35 LE POINT SIX INITIATIVES AU FÉMININ Il peut être difficile pour les femmes en agriculture d\u2019obtenir du soutien ou des ressources dans ce milieu très masculin.Et c\u2019est exactement ce que le Réseau des femmes en agriculture de l\u2019Est ontarien s\u2019emploie à faire.«Wow, ça fait du bien.On en avait besoin.» C\u2019est ce qu\u2019entend Vicki Brisson, la présidente et fondatrice du Réseau, lorsqu\u2019elle parle de cette nouvelle initiative aux femmes de son entourage.Le Réseau des femmes en agriculture de l\u2019Est ontarien, lancé au début du mois de janvier, veut offrir des ressources, proposer des activités exclusives, mais surtout connecter les femmes du milieu agricole entre elles.«Quand on est dans un milieu très demandant physiquement et très dominé par les hommes, je pense que c\u2019est facile de se remettre en question, explique Mme Brisson.Avec la COVID, tout le monde est à la maison, tout le monde cherche des façons de se connecter dans le monde.Et c\u2019est l\u2019hiver, donc il n\u2019y a pas les travaux aux champs qui prennent l\u2019attention.C\u2019est une combinaison de facteurs qui a fait en sorte que c\u2019était le bon moment pour lancer ça.» Visiblement, son appel a été entendu.En un peu plus d\u2019un mois, plus de 400 femmes de tous les horizons se sont jointes à la page Facebook du Réseau, qu\u2019elles soient elles-mêmes productrices, femmes de producteurs, ou encore qu\u2019elles baignent dans le milieu agricole depuis leur plus jeune âge.«On a une belle variété, des femmes de tous les âges et de tous les milieux.» Même si elle doit se contenter pour le moment d\u2019organiser des rencontres virtuelles, Vicki Brisson ne manque pas d\u2019idées.Des activités sportives de communauté aux congrès annuels, la présidente, avec l\u2019aide de son comité exécutif, voit grand pour l\u2019avenir du Réseau.«Je pense que c\u2019est important d\u2019outiller les femmes pour les encourager à prendre leur place encore plus, explorer leur confiance en elles.Ça peut sembler comme un gros projet, mais je suis vraiment bien entourée.» ANI-ROSE DESCHATELETS LE DROIT L\u2019UNION FAIT LA FORCE POUR LES FEMMES EN AGRICULTURE Le hockey féminin franchit une nouvelle étape dans son développement au Saguenay-Lac-Saint-Jean avec l\u2019implantation, dès l\u2019automne, d\u2019une concentration sport-études offerte à Alma et à Arvida.Présidente de Hockey féminin Sag-Lac, Claudia Banville a en effet confirmé que le programme féminin sera offert au Pavillon Wil- brod-Dufour d\u2019Alma et à l\u2019École polyvalente Arvida, tandis que les entraînements sur glace et les parties locales se tiendront à l\u2019Aréna Marcel- Claveau de Saint-Ambroise.La pandémie aura eu le bon côté de permettre aux membres du conseil d\u2019administration de plancher sur le projet, à défaut de pouvoir tenir différentes activités dans les arénas.Pour démarrer la concentration, il faudra recruter au moins 15 filles, peu importe qu\u2019elles choisissent d\u2019étudier à Alma ou à Arvida.«L\u2019intérêt étant là, on a entrepris les démarches auprès des écoles et de Hockey Québec.Les deux écoles ont tout de suite accepté le projet, notre but étant de l\u2019offrir autant au Lac-Saint-Jean qu\u2019au Saguenay.C\u2019est pourquoi on a choisi le PWD d\u2019Alma et la Poly Arvida.[.] Puis, il nous manquait une entente avec la ville que nous avons obtenue la semaine passée», raconte la présidente en entrevue téléphonique.La présidente de l\u2019association a confiance de recruter suffisamment de joueuses pour démarrer la concentration.«On vise une équipe pour l\u2019an 1 avec un total de 15 filles, et s\u2019il y a vraiment un engouement, on va peut-être s\u2019ajuster pour en avoir deux, explique Claudia Banville.Pour le moment, je suis surprise de voir l\u2019engouement et je reçois beaucoup de messages.» Pour mener à bien le projet, Claudia Banville a travaillé, au cours des derniers mois, avec les autres membres du conseil d\u2019administration des Rebelles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.L\u2019association de hockey féminin a aussi misé sur l\u2019appui de quatre excellentes ambassadrices en Claudia Dubois, Ariane Aubin, Amélie Brassard et Sophie Gagnon, qui invitent les jeunes joueuses à profiter «d\u2019une opportunité en or à ne pas manquer de perfectionner ses habiletés».Ces modèles inspirants ont tous déjà joué pour les Rebelles et ont poursuivi leur carrière au niveau collégial et universitaire.JOHANNE SAINT-PIERRE LE QUOTIDIEN UNE CONCENTRATION SPORTS-ÉTUDES EN HOCKEY FÉMININ LIRE AUTRES TEXTES \u203a 36 Émilie Bouchard, vice-présidente des Rebelles, Claudia Dubois, ambassadrice, et Claudia Banville présidente des Rebelles, sont impliquées dans la nouvelle concentration sport-études en hockey féminin au Saguenay\u2013 Lac-Saint-Jean.\u2014 PHOTO LE QUOTIDIEN, SOPHIE LAVOIE Avec le Réseau des femmes en agriculture de l\u2019Est ontarien, la présidente Vicki Brisson souhaite connecter les femmes du milieu agricole entre elles.\u2014 PHOTO LE DROIT, ÉTIENNE RANGER SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 36 LE POINT Retour sur le marché du travail, réorientation, mises à la porte, télétravail à temps plein.La pandémie a complètement chamboulé le monde du travail et, particulièrement, celui de la femme, qui occupe majoritairement les emplois de premières lignes en santé et en éducation, et qui doit en plus veiller aux tâches de la maisonnée ou encore s\u2019occuper des enfants malades.«Les femmes sont très touchées par la pandémie», lance d\u2019emblée Marie-Chaude Hudon, chef d\u2019équipe et conseillère aux entreprises chez Avenue profession\u2019elle, un centre-conseil en emploi pour les femmes qui travaillent à diminuer les stéréotypes de genre dans le monde du travail, et à faciliter l\u2019insertion des femmes dans les métiers à prédominance masculine.On peut même observer un «certain recul» en société par rapport à la place de la femme au travail, puisque plusieurs ont dû quitter ou adapter leur emploi pour veiller au bon fonctionnement de la famille.«Par contre, le télétravail peut être facilitant pour certaines mères, souligne Mme Hudon.Oui, les employeurs sont plus ouverts et compréhensifs au niveau des contraintes familiales, mais il peut encore y avoir un sentiment de culpabilité à devoir demander de rester à la maison, car l\u2019enfant se voit refuser l\u2019accès à l\u2019école ou à la garderie.» En 2008, on répertoriait près de 300 métiers dits traditionnel lement masculins, rapporte Mme Hudon, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils comportaient moins de 33 % d\u2019employées féminines.Aujourd\u2019hui, ce nombre a baissé à 251, ce qui signifie que de plus en plus de femmes s\u2019intègrent dans les domaines majoritairement constitués d\u2019hommes.Par exemple, bien que la construction demeure un peu un boys club, explique la chef d\u2019équipe, un nombre croissant de femmes choisissent cette profession, catégorisée comme étant physiquement demandant.«On sous-estime souvent la force physique des femmes.Les éducatrices en garderie, par exemple, doivent soulever des enfants, des bacs, etc., tout ça ne semble pas compter quand on parle de travail physique.» Avenue profession\u2019elle, fondé en 1998, veut ainsi faire tomber les barrières et, surtout, les préjugés qui pourraient ralentir certaines femmes dans la poursuite de leur carrière de rêve, pourtant primordiale pour leur épanouissement et leur estime personnelle.«Les employeurs ont tout à gagner à embaucher une femme et à contribuer à la mixité de l\u2019entreprise.» BILLIE-ANNE LEDUC LA VOIX DE L\u2019EST «LES EMPLOYEURS ONT TOUT À GAGNER À EMBAUCHER UNE FEMME» «Les femmes sont très touchées par la pandémie», déclare Marie-Chaude Hudon (au centre), chef d\u2019équipe et conseillère aux entreprises chez Avenue profession\u2019elle, un centre-conseil en emploi pour les femmes.Elle est accompagnée ici de ses collègues Véronique Tardif et Damaris Borrayo.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, CHRISTOPHE BOISSEAU-DION L\u2019artiste peintre autodidacte et colla- giste Adèle Blais est reconnue pour sa façon de mettre en lumière les femmes et leurs histoires.À l\u2019occasion de la Journée internationale des droits des femmes, elle invite la population à célébrer la force et la féminité à travers l\u2019art et la création.Dès son enfance, Adèle Blais a développé un intérêt pour l\u2019art visuel non conventionnel.Entourée d\u2019une mère qui aimait la peinture et de proches dans le domaine du théâtre et du collage, elle a créé au fil des ans sa propre signature, qui ne cesse d\u2019évoluer au rythme de la femme qu\u2019elle est.La technique qu\u2019elle utilise depuis 15 ans combine crayon, peinture, texture et collage.Le cœur de ses œuvres?Toujours la femme et son histoire.«Il faut comprendre que je ne parle pas des femmes pour parler contre les hommes.Je suis attirée en premier lieu par les humains d\u2019exceptions.L\u2019histoire des femmes me fascine parce qu\u2019elles ont longtemps été condamnées au silence.Il manque 50 % de notre histoire.Je veux contribuer à faire connaître ces femmes remarquables», raconte Adèle Blais pleine d\u2019admiration.Si elle s\u2019est d\u2019abord intéressée aux femmes fragiles et brisées avec son projet Les Sublimes, elle accorde désormais son attention aux femmes «fortes» avec des destins «francs et solides».«C\u2019est dur à expliquer, mais les femmes viennent souvent naturellement à moi.Je me documente, j\u2019écoute des vidéos et leurs voix.Elles sont mon inspiration.Les tableaux créés à partir de leur photo sont des hommages.C\u2019est un processus créatif assez passionnel», révèle-t-elle.«Plus je creuse, plus des histoires fabuleuses émergent.Chaque femme que je peins me lègue un enseignement.» Ainsi, l\u2019actrice et productrice de cinéma Hedy Lamarr, la seule survivante de l\u2019expédition Vilhjal- mur Ada Blackjack et plusieurs autres femmes font partie de cette «chorale de femmes aux voix multiples», mise en lumière par l\u2019artiste sherbrookoise.Envie de vous prêter au jeu?«Que ce soit le collage d\u2019une femme connue ou un autoportrait, il faut faire fi des règlements pour que ça fonctionne, croit Adèle Blais.L\u2019œuvre est indépendante de qui nous sommes.Surtout, il faut oublier la pression de la performance.Tout s\u2019arrête.C\u2019est vous et votre tableau.» SABRINA LAVOIE LA TRIBUNE CÉLÉBRER LA FÉMINITÉ À TRAVERS L\u2019ART Adèle Blais a lancé l\u2019automne dernier la série de masques «Fortes», mettant à l\u2019honneur des paroles de femmes célèbres.«Le son de notre voix est peut-être étouffé par un masque.Mais, cette fois-ci, c\u2019est un masque qui nous donne une voix», expliquait alors l\u2019artiste.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 37 LE POINT O n parle beaucoup de la relance économique qui suivra la pandémie au Québec.Certains la souhaitent la plus écologique possible.Mais pourquoi pas une relance verte\u2026 et féministe?L\u2019idée mérite d\u2019être soulevée à la veille du 8 mars, la Journée internationale des femmes, célébrée depuis 60 ans dans le monde.Même s\u2019il manque encore de chiffres pour l\u2019étayer, on peut présumer que la pandémie a fait reculer les droits des femmes au Québec.De la même manière que les mesures d\u2019austérité du gouvernement Couillard avaient frappé plus durement les femmes au milieu des années 2010.Les femmes sont au front de la COVID depuis le début.Que ce soit dans les hôpitaux, les CHSLD ou les résidences privées pour personnes âgées.Dans le réseau de la santé, ce sont en majorité des femmes qui ont tenu le fort au cours de la dernière année.Souvent au prix de leur vie familiale, voire de leur santé mentale et physique.Dans les milieux de l\u2019éducation et de la petite-enfance, ce sont aussi des femmes qui sont en majorité sur la ligne de front.C\u2019est grâce à elles que nos enfants continuent de recevoir une éducation à peu près normale.Grâce à elles encore qu\u2019une bonne partie de la population peut continuer à travailler et à faire rouler l\u2019économie.Le virus les force à travailler avec davantage de contraintes\u2026 pour pas une cenne de plus.Dans les deux cas pourtant, on tarde à reconnaître leur contribution à la société.À valoriser leurs emplois.Les infirmières sonnent l\u2019alarme depuis des mois.Les profs aussi.Signal éloquent de leur désir d\u2019être encouragés et reconnus : les grands syndicats d\u2019enseignement se sont donné des mandats de grève ces dernières semaines\u2026 Dès qu\u2019on parle de pauvreté, d\u2019immigration, de communautés autochtones, ce sont les femmes encore qui sont encore les plus malmenées par cette pandémie.Les plus à risque d\u2019être abusées, violentées\u2026 L\u2019idée d\u2019une relance économique «féministe» n\u2019est pas de moi.Elle a été soulevée dès le mois de novembre dernier par des groupes de femmes au Québec.«Les plans de relance des dernières années ont favorisé les secteurs d\u2019emplois à majorité masculine», déplorait alors le Réseau des tables régionales des groupes de femmes du Québec, pressant le gouvernement Le- gault d\u2019éviter de répéter les erreurs du passé.C\u2019est vrai que les grands plans de relance ont l\u2019habitude de s\u2019appuyer sur de grands travaux d\u2019infrastructures.Quoi de mieux qu\u2019un grand chantier de construction pour remettre l\u2019économie en marche?Quand Télésat a annoncé, à la mi-février, la création de 320 nouveaux emplois à Gatineau pour diriger sa flotte de satellites de télécommunications, tout le monde a applaudi ce «saut dans l\u2019espace».Mais encore ici, il s\u2019agit d\u2019emplois surtout en ingénierie et en informatique, des secteurs majoritairement masculins.«Après la relance de 2008- 2009, une recherche de l\u2019IRIS avait démontré que des projets comme le Plan Nord avait deux fois plus de répercussions positives sur les hommes.Les femmes sont souvent oubliées dans les plans de relance», note encore Isabelle Cousineau de l\u2019organisme AGIR Outaouais.Le gouvernement Legault s\u2019est souvent fait reprocher d\u2019être un boy\u2019s club.Il a une belle occasion de corriger cette perception.Les groupes de femmes jugeraient «inacceptable» que leur rôle dans la reprise économique ne soit pas à la hauteur de leur participation sociale à la lutte contre la pandémie.Difficile de leur donner tort! Est-ce que, pour une fois, on peut leur donner la place qui leur revient?Vivement une relance féministe.Pourquoi pas une relance féministe?Le gouvernement Legault s\u2019est souvent fait reprocher d\u2019être un boy\u2019s club.Il a une belle occasion de corriger cette perception Les infirmières font partie de celles qui travaillent avec plus de contraintes à cause de la pandémie.pour pas une cenne de plus.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, DAVID BOILY PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 38 LE POINT MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca L\u2019an dernier marquait le 100e anniversaire du droit de vote des femmes au Canada.Il a cependant fallu attendre vingt ans de plus pour que les Québécoises puissent exercer leur devoir de citoyenne aux élections provinciales.À l\u2019époque, la question avait divisé les parlementaires, au point où le débat est revenu plusieurs fois au feuilleton avant d\u2019être enfin clos.Retour sur une victoire ayant mené à d\u2019autres avancées pour la gent féminine, à l\u2019occasion de la Journée internationale des droits des femmes.Il peut sembler ironique que le Québec, qui se targue d\u2019être progressiste en ce qui a trait aux questions sociales, ait accusé autant de retard par rapport au reste du pays.Entre 1928 et 1940, année où les femmes ont finalement obtenu le droit de vote, la question a mené à un débat chaque session parlementaire, souligne l\u2019historien Alexandre Dumas, qui s\u2019intéresse au lien entre l\u2019État et l\u2019Église au Québec.«On suppose souvent que le Québec a accordé le droit de vote aux femmes plus tard qu\u2019ailleurs au Canada en raison de l\u2019Église, mais d\u2019après mes recherches, il semble que c\u2019est parce que les femmes étaient un peu moins militantes et moins revendicatrices, non pas parce qu\u2019elles étaient plus soumises, mais parce qu\u2019elles étaient déjà très impliquées dans leur communauté autrement, à titre de catholiques», explique-t-il.Cela avait fait dire au député libéral de Québec-Comté Éphraïm Bédard, en 1928, que «les femmes de notre province ne se plaignent pas de leur rôle.L\u2019homme connaît mieux la femme qu\u2019elle ne se connaît elle-même.» Il en rajoutera en mentionnant que la décision d\u2019autres provinces de donner le droit de vote aux femmes était «leur affaire et nous ne leur en voulons pas, mais il se peut qu\u2019ils regrettent un peu ce geste.» Son collègue libéral dans Bonaventure, Pierre-Émile Côté, n\u2019a pas été en reste : «Monsieur l\u2019Orateur, si le droit de siéger en cette Chambre était donné aux femmes, je suis d\u2019opinion que le bon travail que les membres de la Chambre s\u2019efforcent de faire, au meilleur de leur capacité, de leurs aptitudes et de leur énergie, en souffrirait.Sans doute, au point de vue esthétique, nous y gagnerions, mais, au point de vue pratique, j\u2019en doute.» UNE QUESTION D\u2019AUTORITÉ Plusieurs groupes de femmes, dont les cercles de fermières, étaient même ouvertement contre l\u2019obtention du droit de vote, et ce, même si le mouvement pour le droit de vote des femmes au Québec était bien vivant depuis le milieu des années 1910.«Leur principal argument était que les femmes ne voulaient pas avoir la responsabilité supplémentaire que représentait le vote et qu\u2019il ne fallait pas briser des mariages en amenant les débats politiques au sein des couples», note l\u2019historien, qui aborde la question dans une conférence.Un argumentaire repris par certains députés réfractaires à laisser les femmes voter.«Certains ont dit que de toute façon, la femme allait voter comme son mari.Pour eux, octroyer le droit de vote aux femmes n\u2019aurait fait que gonfler le prix des élections pour un résultat qui serait le même, mais avec le double de bulletins de vote à comptabiliser.» En 1936, François Leduc, alors député conservateur de Laval, refusait de donner à la femme le privilège de voter puisque «l\u2019autorité appartient de droit à l\u2019homme.Or, je considère que si la femme vote, l\u2019autorité du chef de famille y perdra.» Quatre ans plus tard, le député de l\u2019Union nationale dans Labelle, Albiny Paquette, supposait qu\u2019il y avait dans les ménages «assez de causes de friction sans qu\u2019on y ajoute une mesure qui, du point de vue politique, ne peut apporter beaucoup d\u2019amélioration.Car on ne peut tout de même tenir pour acquis que le chef de famille vote contre l\u2019intérêt des siens.» Certains ont tergiversé durant cette période trouble.«J\u2019ai été partisan du suffrage féminin l\u2019an dernier, mais ce fut un écart de jeunesse», avait plaidé en 1932 Augustin-Armand Legault, député libéral de Gatineau.Malgré toutes ces dissensions, le «oui» l\u2019a finalement emporté en 1940 avec une nette majorité, alors que la mesure faisait partie du programme électoral du Parti libéral du Québec.Sur les 86 députés que comptait alors l\u2019Assemblée nationale, tout près de 75 se sont prononcés en faveur du droit de vote des femmes, y compris deux députés de l\u2019Union nationale.Le droit de vote des femmes n\u2019a été qu\u2019une avancée parmi d\u2019autres.Quelques années plus tard, les élus ont eu à trancher sur la possibilité de permettre aux femmes de devenir avocates.«Certains élus ont dit que les avocats se faisaient déjà assez concurrence entre eux sans que les femmes viennent en rajouter», relate M. Dumas, qui juge ironique qu\u2019au moment où les femmes ont enfin eu le droit de plaider, elles n\u2019avaient toujours pas eu la liberté de gérer leur salaire.POUR UNE MEILLEURE REPRÉSENTATION En 1964, les parlementaires ont octroyé un statut juridique légal à la femme quand la première députée féminine, Marie-Claire Kirkland Cas- grain, en a fait la proposition.«Là-dessus, il n\u2019y a pas eu de débat, les élus étaient prêts à passer à cette étape, mentionne l\u2019historien.Même qu\u2019il y a eu une surenchère à savoir qui allait se manifester le plus en faveur!» Mais cette réalisation a tout de même mis 25 ans à se concrétiser, alors que la question a été abordée pour la toute première fois en 1939.«Plusieurs députés ont demandé à amender le Code civil pour reconnaître le statut juridique de la femme, mais il n\u2019y a jamais eu de débat.Le dossier se refermait tout de suite parce que Maurice Duples- sis était contre, et c\u2019était le premier ministre qui décidait de ce qui était débattu», explique M. Dumas.Avec l\u2019avènement de la contraception et la question de l\u2019équité salariale, d\u2019autres victoires pour les femmes, on pourrait croire que la partie est gagnée.«Le démocratisme moderne a déplacé l\u2019axe des valeurs.Il faut donc, si nous voulons sauver du désastre notre armure sociale dans notre province, mettre un frein au flot qui monte et qui menace la clé de voûte de notre société, l\u2019autorité.Et l\u2019émancipation de la femme est une de ces menaces», affirmait en 1934 Joseph-Édouard Fortin, député libéral de la Beauce.D\u2019autres combats restent à mener, à commencer par la représentation des femmes en politique, estime M. Dumas.Un enjeu qui ne date pas d\u2019hier.«C\u2019est une question de culture.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019elles ne s\u2019intéressent pas à la politique que les femmes sont moins nombreuses comme candidates; c\u2019est parce qu\u2019elles font encore face à des obstacles que leurs homologues masculins ne connaissent pas.» Les hommes politiques se sont toujours fait une fierté d\u2019exhiber leurs candidates, en espérant que rejaillisse sur eux une image de précurseur, poursuit l\u2019historien.«La toute première candidate aux élections provinciales, au Québec, était Mae Leahy O\u2019Connor, la veuve du député qu\u2019il fallait remplacer dans la circonscription à la suite de son décès.Son chef était tout fier de dire qu\u2019il avait recruté une femme, mais à l\u2019élection générale suivante, il n\u2019en comptait aucune dans son équipe.» DROIT DE VOTE DES FEMMES AU QUÉBEC CES HOMMES QUI EN ONT EU LONG À DIRE Le Conseil de la Ligue pour les droits de la femme, photographié à l\u2019Hôtel Windsor de Montréal le 25 avril 1940, après que le lieutenant-gouverneur du Québec ait ratifié le projet de loi reconnaissant aux femmes le droit de vote.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 39 LE POINT S\u2019il est impensable d\u2019entendre aujourd\u2019hui des propos sur les femmes tels que ceux tenus par les parlementaires québécois des années 1930 dans l\u2019enceinte de l \u2019Assemblé e nationale, i l existe encore des individus qui remettent en question la place et la pertinence des femmes à des postes électifs et sur la place publique.Le combat est donc loin d\u2019être gagné, estiment trois députées.Député libéral provincial de Shefford de 1931 à 1935 et fortement opposé au droit de vote des femmes et à leur implication en politique, Robert Raoul Bachand se retourne-t-il dans sa tombe maintenant que des femmes ont été élues dans sa région?C o m m e l e s c o m m e n t a i re s peuvent y être faits de manière publique ou en privé, les réseaux sociaux ont cela de pernicieux qu\u2019ils permettent à n\u2019importe qui d\u2019exprimer n\u2019importe quelle opinion à l\u2019endroit des élus, et surtout de femmes élues.Celles-ci sont la cible de remarques très violentes, et ce, encore plus que leurs homologues masculins, conviennent les trois députées de Brome- Missisquoi et de Shefford.«C\u2019est une violence qui est encore bien présente, aussi bien sur les réseaux sociaux que dans des cour- riels ou des lettres qu\u2019on reçoit, constate Andréanne Larouche, députée fédérale de Shefford et porte-parole du Bloc québécois en matière de condition féminine.Il y a parmi ces messages des trucs assez haineux à l\u2019endroit des femmes que certains aimeraient plutôt voir confinées à la maison.» «Des commentaires dégradants à l\u2019endroit des femmes, il y en a encore beaucoup trop et les réseaux sociaux n\u2019aident pas du tout», souligne pour sa part Lyne Bessette.Si elle-même n\u2019a jamais reçu de missives aussi mesquines, la députée fédérale de Brome- Missisquoi donne l\u2019exemple de sa collègue Catherine McKenna, qui est victime de «rage et de haine, commentaires inutiles, ingrats qui ne sont pas en lien avec son travail».Sa consœur caquiste qui représente la circonscription au provincial en sait quelque chose.Dans la tourmente ces temps-ci en raison de l\u2019insatisfaction entourant les restrictions sur la pratique d\u2019activités sportives en temps de pandémie, Isabelle Charest, également ministre de la Condition féminine, a reçu plusieurs commentaires désobligeants.«J\u2019ai reçu des remarques blessantes comme quoi je ne sers à rien comme ministre, mais qu\u2019au moins, je suis cute, dénonce l\u2019élue, répugnée par la nature de ces messages.Avec les réseaux sociaux, on voit des attaques plus personnelles, surtout envers les femmes.Elles sont ciblées pour leur image corporelle et font l\u2019objet de critiques plus sévères que les hommes.» «En fait, c\u2019est comme si on ne pouvait pas gagner : la critique est très facile dans les deux sens et peu importe la direction que ça prendra, le fait qu\u2019on est une femme va toujours être évoqué.Si les dossiers n\u2019évoluent pas, il y a des gens qui concluent qu\u2019on est incapables, si ça fonctionne, on est des marionnettes.C\u2019est désolant», renchérit la seule femme à avoir représenté la circonscription à Québec.«C\u2019est vrai qu\u2019on est davantage critiquées, relève Mme Bessette.Si un homme porte la même cravate quatre jours de suite, personne ne s\u2019en formalise.Mais si une femme porte le même accessoire ou le même vêtement trop souvent, on conclut qu\u2019elle n\u2019a rien à porter ou qu\u2019elle est sale.C\u2019est très ingrat, être en politique.Parfois, c\u2019est comme si on n\u2019avait pas le droit d\u2019être humain.» DES INÉGALITÉS QUI PERSISTENT La virulence de certains messages fait en sorte de décourager des candidates prometteuses de se lancer en politique, déplore Mme Larouche.«Et pour un parti, ce n\u2019est pas juste de présenter des candidates : il faut aussi les aider à se faire élire, nuance la bloquiste.C\u2019est arrivé trop souvent qu\u2019on présente des femmes dans des circonscriptions difficiles à gagner et qu\u2019on en réserve des prenables ou d\u2019autres, acquises, à des candidats masculins.» «C\u2019est sûr qu\u2019il reste du chemin à faire, convient Mme Charest.Il y a encore des préjugés, inconscients ou non, sur ce que devrait être la place des femmes.» «Encore aujourd\u2019hui, les élues se font demander comment elles parviennent à concilier leur fonction avec leur vie personnelle, illustre la ministre.C\u2019est une question qui est rarement posée à leurs collègues masculins.Il faut arrêter d\u2019avoir cette conversation-là, parce que ça ne sert absolument personne.» Même si, en théorie, les hommes et les femmes sont réputés être égaux au Canada et au Québec, des inégalités persistent.«L\u2019écart salarial existe encore dans plusieurs domaines.Je peux parler par expérience dans le sport, où les athlètes féminines sont généralement moins bien payées que les hommes qui pratiquent la même discipline.Un peu comme si elle s\u2019entraînait moins et que ses efforts étaient moins intenses!» mentionne Mme Bessette.Les femmes sont par ailleurs moins présentes sur les conseils d\u2019administration ou moins nombreuses à occuper des postes de direction, se désole la libérale fédérale.«C\u2019est peut-être là que le partage des tâches, la charge mentale et la conciliation vie familiale et travail changent la donne, réfléchit-elle tout haut.Il y a aussi beaucoup de travail à faire pour s\u2019assurer que le milieu de travail et l\u2019environnement de travail soient mieux adaptés pour les femmes, qui sont encore les plus impliquées dans la vie de famille.Conjuguer toutes ces obligations et leur travail, ça demande une discipline extraordinaire.Mais les femmes ont prouvé qu\u2019elles étaient capables de le faire.» DES GAINS À FAIRE Malgré ces irritants, les trois élues sont fières que le Québec et le Canada figurent parmi les milieux où les femmes ont le plus de libertés dans le monde.«Déjà, d\u2019en être arrivées à avoir le droit de vote il y a 100 ans, c\u2019est un gain immense.Et aussi de pouvoir se présenter en politique, mentionne Mme Larouche.Mais il a quand même fallu attendre 2012 pour qu\u2019une femme soit élue première ministre du Québec.Et à Ottawa, on vient tout juste d\u2019atteindre le chiffre magique de 100 femmes députées.On célèbre cet accomplissement, mais quand on y pense, 100 femmes, ça n\u2019est même pas le tiers de tous les parlementaires.» Bref, il reste encore du chemin à faire pour que les femmes occupent toute la place qui leur revient.«Et il faut être vigilantes.C\u2019est une lutte qui doit être constante.On doit toujours se souvenir que les gains des femmes d\u2019hier ne sont pas nécessairement les acquis des femmes d\u2019aujourd\u2019hui», poursuit la députée de Shefford.«Beaucoup a été fait et le Québec est désormais bien en avance par rapport à d\u2019autres endroits dans le monde dans la question du droit des femmes, relève Isabelle Cha- rest.Mais oui, il reste des acquis à aller chercher.Le plus difficile, c\u2019est de changer des mentalités qui sont profondément ancrées et qui nous ralentissent.Mais on voit que les jeunes ont déjà beaucoup évolué et qu\u2019ils sont plus ouverts.Ça m\u2019encourage pour la suite des choses.» MARIE-ÈVE MARTEL, LA VOIX DE L\u2019EST LE CHEMIN QU\u2019IL RESTE À PARCOURIR Isabelle Charest de la CAQ est ministre de la Condition féminine.\u2014 PHOTOS ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Andréanne Larouche est députée fédérale dans Shefford et porte- parole du Bloc québécois en matière de condition féminine.Lyne Bessette est députée fédérale de Brome-Missis- quoi depuis 2018. SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 40 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique Trump en lice pour le prix Nobel\u2026 un peu d\u2019humour! On apprend que la candidature de Donald Trump figure parmi les personnalités éligibles pour l\u2019obtention du prochain prix Nobel de la paix.Disposant de plus de temps libre, l\u2019ex-président pourrait être déjà en train de préparer son discours en prévision de l\u2019annonce de la décision du jury.Si la tendance se maintient, on pourrait s\u2019attendre à ce qu\u2019en cas de victoire, ce dernier invoque qu\u2019«il n\u2019y aura jamais eu de candidat plus méritant de toute l\u2019histoire depuis la création des prix Nobel».En cas de défaite, cependant, cet artisan de la discorde en manque de visibilité n\u2019hésiterait sans doute pas à promouvoir l\u2019idée qu\u2019«en plus de s\u2019être fait voler la présidence des États-Unis, on vient de lui voler le prix Nobel de la paix!» Reste à voir si l\u2019ineffable Donald irait jusqu\u2019à inciter ses partisans à se rendre à Stockholm pour prendre d\u2019assaut l\u2019édifice Nobel! Petit air de folie en ce temps de pandémie.On passe à un autre appel\u2026 Jean-Paul Plante Magog Anglade marque des points À quelques jours de la Journée internationale des femmes le 8 mars, la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, lance un cri d\u2019alarme à l\u2019effet que les femmes sont les grandes perdantes de la pandémie, avec preuves à l\u2019appui.Mme Anglade cite, notamment, le manque criant de places en garderie causant de facto la perte d\u2019emplois pour les mères qui doivent demeurer à la maison, l\u2019attribution de contrats publics majoritairement accordés aux hommes et l\u2019impact négatif de certains projets de loi sur les femmes, notamment le projet de loi 84 sur l\u2019indemnisation des victimes d\u2019actes criminels.De plus, la cheffe libérale signale que, depuis le début de la pandémie, les premiers secteurs touchés par des pertes d\u2019emplois massives, soit en hôtellerie, en restauration, en hébergement et en culture, ont été des domaines où la présence des femmes était prédominante.C\u2019est sans compter les services essentiels en santé et en éducation où ce sont majoritairement des femmes qui ont dû composer avec des conditions de travail difficiles.À mon avis, Dominique Anglade marque des points eu égard à ses critiques envers le gouvernement Legault sur la place des femmes dans ses priorités.Conséquemment, je ne peux que me ranger de son côté lorsqu\u2019elle affirme que le gouvernement devrait procéder à une analyse différenciée selon les sexes, une grille d\u2019analyse qui lui permettrait d\u2019éviter que ses lois aient un impact différent, voire plus préjudiciable, sur les femmes.Henri Marineau Québec C\u2019est quoi le problème avec l\u2019autoédition?L\u2019ex-critique de théâtre du Soleil, Jean St-Hilaire, a déjà écrit que l\u2019avenir appartient aux entêtés \u2014 et à ceux qui se lèvent tôt, selon le vieil adage.L\u2019ayant pris au mot, j\u2019ai fait le tour des éditeurs de Québec, manuscrits sous le bras.J\u2019en ai également envoyé ailleurs par courriel, en vain.Face à cette déconvenue, j\u2019ai retroussé les manches de ma ténacité en m\u2019autopubliant.À mes risques et périls, écrivait un lecteur il y a deux semaines.À la réflexion, il ne croyait pas si bien dire.Dans les douze derniers mois, j\u2019ai essuyé deux refus majeurs en ce sens : afin de lancer un roman intitulé Des cœurs écorchés vifs sur les Autochtones vs la DPJ, le 30 avril 2020, j\u2019ai abordé la Maison de la littérature, qui m\u2019a dit non avant de me rabattre sur Le Mot de tasse.La pandémie a tout bousillé.Six mois après, j\u2019ai proposé un autre ouvrage, La droite veut me tuer!» dont j\u2019ai fait mention dans ces pages, le 25 janvier dernier, encore autoédité, cette fois au Prix du roman politique de l\u2019Assemblée nationale.Fin de non-recevoir là aussi, seules les œuvres publiées par des éditeurs agréés étant acceptées.Ce manque total de reconnaissance du milieu, la même déplorée dans une pétition de plus de 1000 noms, dont des auteurs connus, lancée fin janvier me tue à la longue.Pourtant, le présent contexte en a motivé plus d\u2019un à écrire.Et à s\u2019au- toéditer pour certains.À propos, je suis membre d\u2019un groupe Facebook, «Complices - auteurs motivés à avancer», lequel réunit 365 membres dont la plupart s\u2019autopublient et ne fait pas partie de l\u2019UNEQ.Faites le calcul, notre membership équivaut au tiers de celui de l\u2019Union nationale des écrivains.Alors, c\u2019est quoi le problème avec l\u2019autoédition?Luc J.Vigneault, auteur et acteur Québec POINT DE VUE Monique Girard Retraitée comme professionnelle au gouvernement du Québec M.L e g a u l t , M .D u b é , Mme Blais et M.Arru- d a , p o u rq u o i v o u s retardez tant à vacciner en priorité les personnes atteintes de cancer et leurs proches dans toutes les régions du Québec le plus tôt possible?Je connais leurs réalités et je soutiens une personne qui m\u2019est chère.La vaccination des patients atteints de cancer (et leurs aidants naturels) est une priorité, comme le réclament les oncologues.L\u2019Association des médecins hématologues et oncologues du Québec, les organismes porte-parole de ces patients et les chercheurs en santé vont dans ce sens.Même les États- Unis les priorisent et vont plus loin en vaccinant les membres rapprochés de leur famille.Plus près, l\u2019Ontario et la Colombie- Britannique s\u2019orientent pour vacciner à court terme les personnes atteintes de cancer et leurs proches aidants.Il me semble que c\u2019est le gros bon sens de vacciner ces personnes vulnérables.Qu\u2019attendez-vous pour bouger dans le contexte des multiples variants COVID-19 qui circulent au Québec?Cette action diminuerait aussi l\u2019impact à plusieurs niveaux sur les hôpitaux et aiderait en parallèle à baisser la liste des opérations en attente.Ces personnes de tout âge qui combattent le cancer vivent la COVID-19 de façon plus intense quotidiennement.Elles savent que leur système immunitaire est à plat entre les traitements et que le vaccin serait un immense plus dans leur situation.Que faut-il pour qu\u2019un gouvernement tienne compte avec diligence des particularités de ses citoyens?Un bilan 2022 non souhaitable de personnes atteintes ou décédées de la COVID-19 et des priorités de vaccination au Québec?Je me demande parfois quel choix vous aurait proposé Mme McCann à ce sujet.Je garde espoir que les autorités du Québec révisent à très court terme leurs critères et leurs décisions.Il faut vacciner les personnes atteintes de cancer leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 41 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE POINT DE VUE Yvan Giguère Saguenay V oilà qu\u2019on souligne ici comme ailleurs dans le monde un an de la pandémie de la COVID-19.Un an déjà de bouleversements dans nos vies.Un an de tragédie au quotidien.Un an de grandes démesures! Et 2 500 000 morts plus tard, voilà du moins jusqu\u2019à présent le triste bilan de cette crise sanitaire sans précédent.Si comme moi vous vous dites : «Je n\u2019aurais jamais pu imaginer vivre un pareil cataclysme humanitaire de toute ma vie», vous êtes alors peut-être aussi en mesure de vous dire tout bas que la lumière semble pointer au bout du tunnel et que le fruit de notre effort collectif et de notre résilience, afin de contrer la pandémie, semble porter fruit.Mais ne sommes-nous pas rendus au bout du rouleau?Ne sommes- nous pas émotivement épuisés?Alors, comme je suis de nature optimiste et que j\u2019ai la déstabilisante habitude de voir du positif partout, je me dis que cette pandémie aura su donner, depuis un an, aux mots entraide, fraternité et compassion leurs lettres de noblesse.Parce qu\u2019au-delà de l\u2019effort collectif déployé par la grande majorité d\u2019entre nous (toutes ces mesures préventives sanitaires respectées), ne sommes-nous pas en mesure de constater encore une fois que c\u2019est dans les épreuves que les êtres humains offrent le meilleur d\u2019eux- mêmes! Qu\u2019ils savent répondre «présent» quand la peur s\u2019installe, quand la mort frappe leurs semblables.Et je pense ici entre autres à ces êtres d\u2019exception que sont ces préposées aux bénéficiaires, ces infirmiers, ces infirmières, tous ces médecins, tous ces scientifiques, tous ceux et celles qui sont demeurés de fiers combattants et qui le demeurent encore un an plus tard.Je voudrais ici leur rendre hommage en ayant le chapeau bas à la main afin de les saluer de façon fraternelle.Car ne leur devons-nous pas cette part de dignité qui nous habite encore malgré tout?Ne leur devons-nous pas aussi l\u2019espoir?Ne leur devons-nous pas tout simplement la vie?Comment ne pas les remercier chaleureusement après un an de pandémie?La pandémie un an plus tard, démesure et espoir! Selon l\u2019auteur de cette lettre, la pandémie aura su donner aux mots entraide, fraternité et compassion leurs lettres de noblesse.\u2014 PHOTO AFP, GABRIEL BOUYS Robert Martel Québec A vant tout, laissez-moi féliciter le premier ministre François Legault de même que ses élus de la région de Québec.Votre perspicacité a tôt fait de remarquer que le «projet du siècle du tramway», comme l\u2019appelle le maire Labeaume, projette plutôt l\u2019image d\u2019un canard boiteux.Après le rapport dévastateur du BAPE traitant du devis descriptif du tramway, ces élus avaient alors en main des arguments de poids, non politiques, afin de calmer le Mesmer municipal qui insistait pour faire passer le tout comme une lettre à la poste.Il a beau y aller de ses «shows de boucane» ou faire défiler les forts en gueule du lobbyisme des affaires et des promoteurs immobiliers, son projet demeure vraiment loin d\u2019être rassembleur comme il le prétend.La construction de son amphithéâtre l\u2019a fait élire avec une confortable majorité.C\u2019était la réponse, un peu naïve avouons-le, du populus qui attend encore ce fameux retour des Nordiques.On ne peut toutefois pas contester sa victoire de 2009.Une certaine mairesse Boucher de Sainte-Foy avait posé un geste de consultation semblable en y allant d\u2019une élection référendaire pour son projet d\u2019hôtel de ville.Honneur lui soit rendu, car elle n\u2019a pas hésité à consulter officiellement la population au lieu d\u2019y aller sans l\u2019aval des citoyens.Contrairement au maire Labeaume avec son tramway, elle ne s\u2019est jamais contentée de sondages du jour bienveillants, de simagrées et d\u2019un cirque publicitaire teinté de bouffonneries complaisantes de la part de certains.Finie la légèreté! Le vrai sondage, l\u2019élection officielle, ne se nourrit pas de relations occultes.Plus de commedia dell\u2019arte, plus de spectacle, plus de Tartuffe.Vox populi vox Dei.La voix du peuple est la voix de Dieu.Qu\u2019arrive enfin l\u2019élection de novembre qui saura donner l\u2019heure juste, le vrai pourcentage des gens qui désavouent une telle dépense, non pas de millions, mais de milliards de dollars.D\u2019ici là, il serait intéressant que le maire puisse répondre à certaines questions pour lesquelles il a toujours louvoyé sans jamais y répondre.\u203a Pourquoi avoir ridiculisé le parti d\u2019Anne Guérette qui prônait un tramway comme priorité de son programme en 2017?\u203a Les électeurs qui étaient contre le tramway ont-ils voté pour le programme d\u2019équipe Labeaume ou contre celui de Mme Guérette?\u203a Les électeurs de 2021 qui sont contre votre tramway vont-ils inscrire leur X dans la case de votre adversaire à la mairie?\u203a Les électeurs qui sont contre votre tramway vont-ils inscrire leur X dans la case de l\u2019adversaire au titre de conseiller municipal?\u203a Imaginons une seconde que vous sortez gagnant de l\u2019élection, mais que votre équipe est minoritaire, que comptez-vous faire pour réaliser votre tramway en sachant qu\u2019aucun budget de dépenses ne réussira à être accepté ni encore moins voté pour aller de l\u2019avant?\u203a En sachant pertinemment, dès le début de votre éventuel nouveau mandat, que le tramway ne se réalisera pas, quelle sera votre décision?La porte d\u2019en avant ou la sortie de cave?Il est vraiment dommage que le maire Labeaume ait fait fi de la grogne qui s\u2019est vite répandue dans tous les quartiers.Il ne veut pas l\u2019admettre, mais sait toutefois qu\u2019il ne saura se soustraire à la dure réalité.Il n\u2019aura pas été le seul, car l\u2019ancien maire L\u2019Allier rêvait également de laisser son legs, un majestueux escalier entre la basse-ville et la haute-ville pour célébrer en grande pompe le 400e de la ville en 2008.Contrairement au maire Labeaume, M.L\u2019Allier ne s\u2019est pas acharné contre vents et marées même si la France s\u2019était engagée à défrayer la moitié de l\u2019escalier\u2026 Et l\u2019on ne parle pas ici de la somme pharaonique de 3,3 milliards\u2026 mais de 100 millions.M.Labeaume, montrez-vous beau joueur pour une fois.Oubliez votre tramway à l\u2019ancienne et le retour de fils électriques.Reprenez au moins l\u2019idée du legs de l\u2019escalier abandonné par M.L\u2019Allier.Vous récupérerez beaucoup de gratitude et, qui sait, une élection de l\u2019Équipe Labeaume, avec ou sans vous comme chef! Et vous aurez l\u2019appui du premier ministre et de ses élus de la région de Québec.Wow! Une élection référendaire pour le tramway, point final SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 42 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE POINT DE VUE Charles Milliard, MBA, président-directeur général Fédération des chambres de commerce du Québec J ugé comme sexiste par certains et taxé d\u2019être un recul pour les travailleurs québécois par d\u2019autres, le projet de loi 59 a fait les frais d\u2019un bien triste glissement politique et médiatique ces dernières semaines.Avec l\u2019étude détaillée du projet de loi qui s\u2019amorcera sous peu à l\u2019Assemblée nationale, il est plus que temps de redonner ses lettres de noblesse à cette importante réforme mise de l\u2019avant par le ministre Jean Boulet, tout en précisant certains éléments.En effet, plusieurs points devront être mieux expliqués, dont les mécanismes de prévention, le rôle de la santé publique et la question de l\u2019indemnisation, afin d\u2019apporter un nouvel éclairage face aux récentes critiques.S\u2019il y a un point qui fait consensus dans ce dossier, c\u2019est bien la volonté par tous de diminuer le nombre d\u2019accidents de travail et de s\u2019assurer que les personnes blessées se rétablissent le plus rapidement possible.En matière de prévention, le projet de loi vient soumettre l\u2019ensemble des milieux de travail à plus d\u2019obligations quant à la mise en place de mécanismes de participation et de prévention.Des milliers de travailleurs et travailleuses québécois seront dorénavant assujettis à ces mécanismes et seront ainsi mieux protégés au quotidien.Tout en saluant cet alignement du ministre, nous croyons qu\u2019il faut mettre plus d\u2019emphase sur l\u2019importance de la discussion entre les employeurs et les travailleurs quant aux risques présents dans leur milieu.La discussion et les consensus entre employeurs et travailleurs sont l\u2019essence même du principe derrière la mise en place des programmes de prévention et des comités de santé et sécurité du travail.Au Québec, contrairement à la vaste majorité des autres juridictions dans le monde, la santé publique est un acteur important afin d\u2019identifier les risques à la santé présents dans nos milieux de travail.Leur expertise est inestimable et les entreprises doivent pouvoir continuer à en bénéficier.Malheureusement, les experts du réseau public sont rares et ils ne suffisent pas à la tâche pour accompagner convenablement les milieux qui ont le privilège d\u2019être priorisés actuellement.Le financement n\u2019est pas le problème, mais bien le manque de personnel disponible.Il serait donc illusoire de penser régler cet enjeu simplement en augmentant le budget et les responsabilités de ces équipes.Pour l\u2019indemnisation des lésions, le projet de loi propose notamment des avancées importantes afin de faciliter la reconnaissance de maladies professionnelles, par exemple les chocs post-trau- matiques.La liste actuelle des maladies professionnelles est incomplète et ne permet pas de prendre en compte l\u2019ensemble des critères objectifs permettant de faire un lien entre l\u2019historique professionnel du travailleur et la maladie.Malgré la lourde tâche que représente la modernisation de notre régime, il est essentiel que tous et toutes se relèvent les manches pour boucler avec efficience cette réforme.Fort heureusement, de grands pans du projet de loi font l\u2019objet de larges consensus.Nous en appelons donc aux députés de toutes les formations politiques, pour que l\u2019étude détaillée du projet de loi permette de le bonifier, mais également de mener à terme cette réforme.Du côté de la société civile, nous tâcherons d\u2019apporter des contributions nobles et rationnelles au débat.Projet de loi 59 : parlons-nous sérieusement et trouvons des solutions Selon l\u2019auteur de cette lettre, le projet de loi 59, piloté par le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a fait les frais «d\u2019un bien triste glissement politique et médiatique».\u2014 PHOTO ARCHIVE LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT Jeanne Robert Québec É tant citoyenne de Québec, je suis très déçue de constater que vous semblez décidé à faire échouer le projet de tramway à Québec.Nous sommes maintenant la seule ville canadienne de cette importance (nombre d\u2019habitants) à être dépourvue d\u2019un réseau de transport collectif digne de ce nom.Québec est pourtant la capitale de la province.Pendant que vous bloquez le projet à Québec, vous faites pleuvoir des millions sur Montréal, sans imposer une limite à l\u2019augmentation des coûts prévus.Est-ce une vendetta personnelle envers M.Régis Labeaume parce qu\u2019il avait une bonne relation avec le gouvernement libéral précédent?Vous êtes pourtant le premier ministre de tous les Québécois, pas seulement de ceux qui ont voté pour votre parti, et Québec ne se résume pas à son maire.Votre gouvernement se dit en faveur de l\u2019électrification des transports (le tramway sera électrique), mais vous favorisez le troisième lien (qui est principalement pour l\u2019automobile) au lieu du tramway.La prétention de votre gouvernement à offrir subito presto un meilleur projet que celui préparé par tous les experts qui ont travaillé avec la Ville depuis des années est une insulte à notre intelligence.Tous les citoyens de Québec ont le droit de se déplacer et d\u2019avoir accès à un bon moyen de transport même s\u2019ils n\u2019ont pas les moyens d\u2019avoir une voiture.Sans compter qu\u2019un meilleur transport public inciterait bien des gens à laisser la voiture, ce qui diminuerait les gaz à effets de serre et la congestion.Que font les élus de la CAQ pour faire avancer le dossier du tramway?Je pense, entre autres, à Mme Geneviève Guilbault, ministre responsable de la Capitale-Nationale, et à Mme Joëlle Boutin, députée de mon quartier.J\u2019ai bien peur que, se déplaçant tous en voiture, le transport public les laisse indifférents.M.Legault, ne faites pas échouer le projet de tramway ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000 caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour. leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 43 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES Patrick Provost Professeur titulaire à l\u2019Université Laval et coordonnateur du regroupement Des Universitaires U ne personne croisée dans la rue en pleine canicule l\u2019été dernier, à qui je faisais remarquer que les changements climatiques contribuent sûrement à l\u2019augmentation de leurs fréquence, durée et intensité, m\u2019a répondu être bien contente qu\u2019il fasse un peu plus chaud\u2026 Je demeurai bouche bée.MÉTÉO VERSUS CLIMAT Évidemment, il est important de faire la distinction entre la météo, qui décrit les conditions de l\u2019atmosphère sur une courte période de temps, et le climat, qui est la façon dont l\u2019atmosphère «se comporte» sur des périodes relativement longues (1).La nature essentiellement temporelle de cette distinction peut échapper à certaines personnes, et biaiser leur perception.C\u2019est ainsi qu\u2019elles peuvent être étonnées et ne pas comprendre pourquoi les scientifiques s\u2019alarment autant d\u2019un réchauffement du climat (p.ex., une hausse globale de la température) de «seulement» 1,5 °C.Alors que certaines personnes tenteront de comprendre les explications données par les scientifiques, d\u2019autres compareront cette hausse de température à leur propre échelle et l\u2019interpréteront avec leurs propres sens et expériences; ils concluront alors qu\u2019une température plus chaude de 1,5 °C, une hausse qui peut être jugée minime, voire insignifiante, est tout simplement plus agréable, autant en été qu\u2019en hiver.Il est donc important de chercher à comprendre leur perception, et ce, de manière à mieux les rejoindre et les rallier à l\u2019urgence climatique.UNE PERCEPTION DISSONANTE N\u2019étant pas moi-même un spécialiste de la question, je tente néanmoins une explication : une perception dissonante du 1,5 °C.Au Québec, la température passe de -20 °C en hiver à + 20 °C en été.Considérant les pointes de froids et de chaleurs extrêmes, auxquelles contribuent le facteur éolien et le taux d\u2019humidité, nous ressentons durant l\u2019année des écarts de température pouvant atteindre 80 °C.La météo et les températures sont changeantes, parfois même au cours d\u2019une seule journée.Une température plus chaude ou plus froide de 1,5 °C se fait à peine sentir, et n\u2019influence pas notre façon de nous vêtir ou la tenue de nos activités.À une température de 20 °C ou 21,5 °C en été, ou de -10 °C ou -11,5 °C en hiver, la vie suit son cours normal et personne n\u2019est en péril.Même une température corporelle plus élevée de 1,5 °C se qualifie tout juste comme une fièvre.Alors, pourquoi tout ce branle- bas de combat pour 1,5 °C?DES NOMBRES ET DES CHIFFRES QUI DONNENT LE VERTIGE À l\u2019ère des communications numériques et du sensationnalisme déployé par les médias pour capter notre attention, nous sommes plus que jamais bombardés de nombres et de chiffres, dont les ordres de grandeur sont parfois difficiles à concevoir à l\u2019échelle humaine.Y compris, paradoxalement, en science.Serait-ce là une partie du problème de perception de l\u2019urgence?En astronomie, par exemple, l\u2019unité de mesure des distances utilisée est l\u2019année-lumière.La distance parcourue par la lumière en une année est de 9 460 730 472 581 kilomètres.Il est important d\u2019être précis, car une seconde de plus et elle aura parcouru 299 792 km supplémentaires, soit sept tours et demi de la Terre.Le diamètre de notre galaxie, la Voie lactée, mesure 150 000 à 200 000 années-lumière, et celui de l\u2019Univers bien supérieur aux 14 000 000 000 d\u2019années que la plus vieille lumière a pris pour arriver jusqu\u2019à nous (2).La masse de notre étoile, le Soleil, est estimée à 2 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 kg (un nombre de 31 chiffres, 2 × 1030 kg), et sa température de surface est d\u2019environ 5500 °C.Sa région la plus chaude, curieusement, est la couche externe de son atmosphère, appelée couronne, qui peut atteindre la température inouïe de 20 000 000 °C (3)! À l\u2019inverse, la température du vide sidéral est très près de la température théorique la plus froide appelée zéro absolu (0K, sur l\u2019échelle Kelvin), qui correspond à -273,15 °C.Sur Terre, la population avoisine 7 800 000 000 personnes, et la faim tue chaque jour 25 000 personnes (4) soit l\u2019équivalent de la ville de Magog.Et on en parle à peine.LES DOLLARS ET LA DÉMESURE Dans le domaine de la finance, la dette du Canada s\u2019élève aujourd\u2019hui à plus de 1 000 000 000 000 $, et augmente à raison de plus de 43 000 000 $ chaque heure.Récemment, les médias ont rapporté que Elon Musk (Tesla) venait de dépasser Jeff Bezos (Amazon) comme étant l\u2019homme le plus riche du monde, par quelques milliards, avec des avoirs estimés à 191 000 000 000 $.Bill Gates arrive loin (?) derrière, au 3e rang, avec des avoirs de 132 000 000 000 $ (5).Carey Price touche 10 500 000 de dollars par année, alors que la personne travaillant aux services essentiels au salaire minimum demeure au seuil de la pauvreté.Cette dernière devrait travailler pendant 375 ans pour gagner ce que Carey Price empoche pour garder les buts pendant une soixantaine de matchs.LA VIE QUOTIDIENNE La vie quotidienne des gens plus modestes comporte aussi son lot de nombres et de chiffres.Les numéros de téléphone sont composés de 10 chiffres, et les numéros civiques et les lignes d\u2019autobus de 1 à 5 chiffres.Chaque année, on parle de milliers de kilomètres parcourus en voiture ou en avion, plus souvent qu\u2019à pied.Au cours de l\u2019actuelle pandémie, nous avons vu le nombre de personnes infectées ou décédées varier de quelques dizaines à des niveaux alarmants de quelques milliers.Nos paiements pour le logement, la voiture, l\u2019électricité et la carte de crédit s\u2019élèvent chacun à des centaines de dollars chaque mois de l\u2019année \u2014 qui en compte 12 d\u2019une trentaine de jours chacun.En cette 2022e année du calendrier moderne, la journée est toujours de 24 heures, chacune comptant 60 minutes de 60 secondes.Quand il est question de nombres et de chiffres, nous sommes habitués à ces ordres de grandeur.UNE HAUSSE BANALE?Alors quoi de plus inoffensif que le nombre 1,5, qui est composé de la plus petite unité entière \u2014 le chiffre 1, de surcroît longiligne \u2014 suivi d\u2019une moitié de lui-même, sur une échelle de mesure où l\u2019eau gèle à 0 °C et bout à 100 °C?Faut-il se surprendre que, parmi tous ces chiffres, une hausse globale de la température sur la Terre de 1,5 °C puisse paraître, pour certains, banale et inoffensive?Pourtant, comme nous l\u2019a rappelé William E.Rees (6) la tangente actuelle qui nous mène, plus tôt qu\u2019on ne le croit, vers un réchauffement de 4 °C, abaissera la capacité d\u2019accueil de la Terre à moins d\u2019un milliard de personnes.Nous sommes actuellement 7,8 milliards.Il serait donc important de mettre les choses en perspectives et de tenir compte de cette perception dissonante des chiffres dans les discours de mobilisation autour de l\u2019urgence climatique.Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Références [1] https://www.nasa.gov/mission_pages/ noaa-n/climate/climate_weather.html [2] https://www.nasa.gov/audience/ foreducators/5-8/features/F_How_ Big_is_Our_Universe.html [3] https://www.asc-csa.gc.ca/fra/ astronomie/systeme-solaire/soleil.asp [4] https://www.un.org/fr/chronicle/ article/chaque-jour-25-000- personnes-meurent-de-faim [5] https://www.cnn.com/2021/01/07/ investing/elon-musk-jeff-bezos-richest- person/index.html [6] https://thetyee.ca/Analysis/2019/09/18/ Climate-Crisis-Wipe-Out/ PERCEPTION DISSONANTE DU 1,5 °C UN FREIN À LA MOBILISATION CLIMATIQUE?ILLUSTRATION PIERRE BRIGNAUD SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 44 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 Comment le vaccin agit-il ?Lorsqu\u2019une personne reçoit un vaccin contre le virus qui cause la COVID?19, son corps prépare sa défense contre ce virus.Une réaction immunitaire se produit, ce qui permet de neutraliser le virus en produisant des anticorps et en activant d\u2019autres cellules de défense.La vaccination est une façon naturelle de préparer notre corps à se défendre contre les microbes qu\u2019il pourrait rencontrer.La plupart des vaccins en développement contre la COVID?19 favorisent la production d\u2019anticorps pour bloquer la protéine S, la protéine qui permet au virus d\u2019infecter le corps humain.En bloquant la protéine S, le vaccin empêche le virus d\u2019entrer dans les cellules humaines et de les infecter.Le virus qui cause la COVID?19 est composé d\u2019un brin de matériel génétique, l\u2019ARN (acide ribonucléique), entouré d\u2019une enveloppe.À la surface du virus, on trouve des protéines, dont la protéine S (spicule) qui lui donne sa forme en couronne, d\u2019où son nom, coronavirus.Quels sont les effets secondaires du vaccin contre la COVID-19?Des symptômes peuvent apparaître à la suite de la vaccination, par exemple une rougeur ou de la douleur à l\u2019endroit de l\u2019injection, de la fatigue, de la fièvre et des frissons.Moins fréquentes chez les personnes âgées de plus de 55 ans, ces réactions sont généralement bénignes et de courte durée.À ce jour, aucun effet indésirable grave n\u2019a été identifié avec les vaccins à base d\u2019ARN.D\u2019autres problèmes, qui n\u2019ont aucun lien avec le vaccin, peuvent survenir par hasard (ex.: un rhume ou une gastro).Le vaccin ne peut pas causer la COVID?19, car il ne contient pas le virus SRAS?Co?V2, responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant la vaccination ou dans les 14 jours suivant la vaccination pourrait quand même développer des symptômes et contracter la COVID?19.Il est important de continuer d\u2019appliquer les mesures sanitaires jusqu\u2019à ce qu\u2019une majorité de la population ait été vaccinée.Pourquoi a-t-il fallu 40 ans pour développer un vaccin contre la grippe, et seulement 9 mois pour en fabriquer un contre la COVID-19?Les efforts déployés par le passé, notamment lors de l\u2019épidémie de SRAS en 2003, ont permis de faire avancer la recherche sur les vaccins contre les coronavirus et d\u2019accélérer la lutte contre la COVID?19.Actuellement, près d\u2019une cinquantaine de vaccins contre la COVID?19 font l\u2019objet d\u2019essais cliniques partout dans le monde \u2014 fruit d\u2019une collaboration scientifique sans précédent.Pour favoriser le développement rapide des vaccins dans le respect des exigences réglementaires, des ressources humaines et financières considérables ont été investies.Les autorités de santé publique et réglementaires de plusieurs pays, dont le Canada, travaillent activement pour s\u2019assurer qu\u2019un plus grand nombre de vaccins sécuritaires et efficaces contre la COVID?19 soient disponibles le plus rapidement possible.Pourquoi faut-il deux doses de vaccin?La deuxième dose sert surtout à assurer une protection à long terme.Dans le contexte actuel de propagation très élevée de la COVID?19, l\u2019administration de la deuxième dose peut être reportée afin de permettre à plus de gens d\u2019être vaccinés.Quand la vaccination a-t-elle commencé?La vaccination contre la COVID?19 a débuté au Québec dès la réception des premières doses en décembre 2020.Puisque la disponibilité des vaccins est restreinte, certains groupes plus à risque de développer des complications liées à la COVID?19 sont vaccinés en priorité.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à d\u2019autres groupes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI?RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID?19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Quelle est la stratégie d\u2019approvisionnement des vaccins?Le gouvernement du Canada a signé des accords d\u2019achats anticipés pour sept vaccins prometteurs contre la COVID?19 auprès des compagnies suivantes : AstraZeneca, Johnson & Johnson, Medicago, Moderna, Novavax, Pfizer et Sanofi Pasteur/GlaxoSmithKline.Ces achats sont conditionnels à l\u2019autorisation des vaccins par Santé Canada.À ce jour, les vaccins des compagnies Pfizer et Moderna ont obtenu l\u2019autorisation d\u2019être distribués au Canada.Des vaccins de plus d\u2019une compagnie seront utilisés afin d\u2019accélérer la vaccination contre la COVID?19.Quels types de vaccins contre la COVID-19 sont étudiés?Trois types de vaccins font l\u2019objet d\u2019études à l\u2019heure actuelle.1 Vaccins à ARN: Ces vaccins contiennent une partie d\u2019ARN du virus qui possède le mode d\u2019emploi pour fabriquer la protéine S située à la surface du virus.Une fois l\u2019ARN messager à l\u2019intérieur de nos cellules, celles?ci fabriquent des protéines semblables à celles qui se trouvent à la surface du virus grâce au mode d\u2019emploi fourni par l\u2019ARN messager.Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine est étrangère et produit des anticorps pour se défendre contre elle.Le fragment d\u2019ARN est rapidement détruit par les cellules.Il n\u2019y a aucun risque que cet ARN modifie nos gènes.2 Vaccins à vecteurs viraux : Ils contiennent une version affaiblie d\u2019un virus inoffensif pour l\u2019humain dans lequel une partie de la recette du virus de la COVID?19 a été introduite.Une fois dans le corps, le vaccin entre dans nos cellules et lui donne des instructions pour fabriquer la protéine S.Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine est étrangère et produit des anticorps pour se défendre contre elle.3 Vaccins à base de protéines : Ils contiennent des fragments non infectieux de protéines qui imitent l\u2019enveloppe du virus.Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine est étrangère et produit des anticorps pour se défendre contre elle.Le vaccin à ARN messager peut-il modifier notre code génétique?Non.L\u2019ARN messager n\u2019entre pas dans le noyau de la cellule et n\u2019a aucun contact avec l\u2019ADN qui y est contenu.Il ne peut donc y apporter aucun changement.Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies évitables par la vaccination.La campagne de vaccination contre la COVID-19 en cours vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19.Par la vaccination, on cherche à protéger notre système de santé et à permettre un retour à une vie plus normale.On a tous de bonnes questions sur la vaccination leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 45 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 Comment le vaccin agit-il ?Lorsqu\u2019une personne reçoit un vaccin contre le virus qui cause la COVID?19, son corps prépare sa défense contre ce virus.Une réaction immunitaire se produit, ce qui permet de neutraliser le virus en produisant des anticorps et en activant d\u2019autres cellules de défense.La vaccination est une façon naturelle de préparer notre corps à se défendre contre les microbes qu\u2019il pourrait rencontrer.La plupart des vaccins en développement contre la COVID?19 favorisent la production d\u2019anticorps pour bloquer la protéine S, la protéine qui permet au virus d\u2019infecter le corps humain.En bloquant la protéine S, le vaccin empêche le virus d\u2019entrer dans les cellules humaines et de les infecter.Le virus qui cause la COVID?19 est composé d\u2019un brin de matériel génétique, l\u2019ARN (acide ribonucléique), entouré d\u2019une enveloppe.À la surface du virus, on trouve des protéines, dont la protéine S (spicule) qui lui donne sa forme en couronne, d\u2019où son nom, coronavirus.Quels sont les effets secondaires du vaccin contre la COVID-19?Des symptômes peuvent apparaître à la suite de la vaccination, par exemple une rougeur ou de la douleur à l\u2019endroit de l\u2019injection, de la fatigue, de la fièvre et des frissons.Moins fréquentes chez les personnes âgées de plus de 55 ans, ces réactions sont généralement bénignes et de courte durée.À ce jour, aucun effet indésirable grave n\u2019a été identifié avec les vaccins à base d\u2019ARN.D\u2019autres problèmes, qui n\u2019ont aucun lien avec le vaccin, peuvent survenir par hasard (ex.: un rhume ou une gastro).Le vaccin ne peut pas causer la COVID?19, car il ne contient pas le virus SRAS?Co?V2, responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant la vaccination ou dans les 14 jours suivant la vaccination pourrait quand même développer des symptômes et contracter la COVID?19.Il est important de continuer d\u2019appliquer les mesures sanitaires jusqu\u2019à ce qu\u2019une majorité de la population ait été vaccinée.Pourquoi a-t-il fallu 40 ans pour développer un vaccin contre la grippe, et seulement 9 mois pour en fabriquer un contre la COVID-19?Les efforts déployés par le passé, notamment lors de l\u2019épidémie de SRAS en 2003, ont permis de faire avancer la recherche sur les vaccins contre les coronavirus et d\u2019accélérer la lutte contre la COVID?19.Actuellement, près d\u2019une cinquantaine de vaccins contre la COVID?19 font l\u2019objet d\u2019essais cliniques partout dans le monde \u2014 fruit d\u2019une collaboration scientifique sans précédent.Pour favoriser le développement rapide des vaccins dans le respect des exigences réglementaires, des ressources humaines et financières considérables ont été investies.Les autorités de santé publique et réglementaires de plusieurs pays, dont le Canada, travaillent activement pour s\u2019assurer qu\u2019un plus grand nombre de vaccins sécuritaires et efficaces contre la COVID?19 soient disponibles le plus rapidement possible.Pourquoi faut-il deux doses de vaccin?La deuxième dose sert surtout à assurer une protection à long terme.Dans le contexte actuel de propagation très élevée de la COVID?19, l\u2019administration de la deuxième dose peut être reportée afin de permettre à plus de gens d\u2019être vaccinés.Quand la vaccination a-t-elle commencé?La vaccination contre la COVID?19 a débuté au Québec dès la réception des premières doses en décembre 2020.Puisque la disponibilité des vaccins est restreinte, certains groupes plus à risque de développer des complications liées à la COVID?19 sont vaccinés en priorité.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à d\u2019autres groupes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI?RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID?19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Quelle est la stratégie d\u2019approvisionnement des vaccins?Le gouvernement du Canada a signé des accords d\u2019achats anticipés pour sept vaccins prometteurs contre la COVID?19 auprès des compagnies suivantes : AstraZeneca, Johnson & Johnson, Medicago, Moderna, Novavax, Pfizer et Sanofi Pasteur/GlaxoSmithKline.Ces achats sont conditionnels à l\u2019autorisation des vaccins par Santé Canada.À ce jour, les vaccins des compagnies Pfizer et Moderna ont obtenu l\u2019autorisation d\u2019être distribués au Canada.Des vaccins de plus d\u2019une compagnie seront utilisés afin d\u2019accélérer la vaccination contre la COVID?19.Quels types de vaccins contre la COVID-19 sont étudiés?Trois types de vaccins font l\u2019objet d\u2019études à l\u2019heure actuelle.1 Vaccins à ARN: Ces vaccins contiennent une partie d\u2019ARN du virus qui possède le mode d\u2019emploi pour fabriquer la protéine S située à la surface du virus.Une fois l\u2019ARN messager à l\u2019intérieur de nos cellules, celles?ci fabriquent des protéines semblables à celles qui se trouvent à la surface du virus grâce au mode d\u2019emploi fourni par l\u2019ARN messager.Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine est étrangère et produit des anticorps pour se défendre contre elle.Le fragment d\u2019ARN est rapidement détruit par les cellules.Il n\u2019y a aucun risque que cet ARN modifie nos gènes.2 Vaccins à vecteurs viraux : Ils contiennent une version affaiblie d\u2019un virus inoffensif pour l\u2019humain dans lequel une partie de la recette du virus de la COVID?19 a été introduite.Une fois dans le corps, le vaccin entre dans nos cellules et lui donne des instructions pour fabriquer la protéine S.Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine est étrangère et produit des anticorps pour se défendre contre elle.3 Vaccins à base de protéines : Ils contiennent des fragments non infectieux de protéines qui imitent l\u2019enveloppe du virus.Notre système immunitaire reconnaît que cette protéine est étrangère et produit des anticorps pour se défendre contre elle.Le vaccin à ARN messager peut-il modifier notre code génétique?Non.L\u2019ARN messager n\u2019entre pas dans le noyau de la cellule et n\u2019a aucun contact avec l\u2019ADN qui y est contenu.Il ne peut donc y apporter aucun changement.Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies évitables par la vaccination.La campagne de vaccination contre la COVID-19 en cours vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19.Par la vaccination, on cherche à protéger notre système de santé et à permettre un retour à une vie plus normale.On a tous de bonnes questions sur la vaccination SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 46 LE POINT La Journée internationale des femmes, aussi connue sous les appellations Journée internationale de la femme et Journée internationale des droits des femmes, est soulignée le 8 mars de chaque année partout dans le monde.À cette occasion, nous avons choisi de mettre en valeur des femmes qui ont été des pionnières dans divers domaines à Québec.Nous vous proposons sept questions présentant le rôle considérable qu\u2019elles ont joué dans l\u2019histoire de la ville.Pour découvrir d\u2019autres pionnières importantes, nous vous invitons à consulter le programme souvenir «Hommage aux femmes - Sur la ligne du temps à Québec.400 ans, 400 femmes» réalisé suite à la série d\u2019événements «Empreintes d\u2019elles» mis en place à l\u2019occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (JULIE BELOIN) 1En Nouvelle-France, les médecins et chirurgiens ne s\u2019occupent que très peu des accouchements.Ce domaine relève de la sage-femme.Qui est considéré comme la première sage- femme à Québec au XVIIe siècle?A) Anne Lemaître B) Catherine Jérémie C) Marguerite Langlois D) Madeleine Bouchette 2 L\u2019écrivaine anglaise Frances Moore est reconnue comme l\u2019au- teure du premier roman rédigé au Canada.Quel est le titre de cet ouvrage?A) The History of Lady Julia Mandeville B) The History of Emily Montague C) Emily of the New Moon D) Letters to Julia 3 En 1836, à l\u2019âge de 33 ans, Elizabeth Johnson Taylor reprend les affaires de son défunt mari.Elle devient la première femme au Canada à diriger quel type d\u2019entreprise?A) Un chantier maritime B) Une carrière de pierres C) Un magasin général D) Une forge 4 Emma Gaudreau est la première femme à avoir exercé la profession de dentiste au Canada.Dans quelle ville près de Québec estelle née?A) Montmagny B) Beaupré C) Château-Richer D) Saint-Michel-de-Bellechasse 5 Née à Québec en 1877, Irma Levas- seur se rend aux États-Unis à l\u2019âge de 17 ans pour aller étudier la médecine à l\u2019Université Saint-Paul du Minnesota.Elle obtient son diplôme en 1900 et le droit de pratique au Québec en 1903.Dans quelle spécialité de la médecine sera-t-elle une pionnière?A) La dermatologie B) La cardiologie C) La gériatrie D) La pédiatrie 6 Henriette Barrot est la première femme à pratiquer l\u2019architecture à Québec.Elle se fait engager au bureau de Raoul Chênevert en 1925.En quelle année est-elle acceptée comme membre de l\u2019Ordre des architectes?A) 1932 B) 1942 C) 1952 D) 1962 7 Un monument en hommage aux femmes en politique a été érigé sur le terrain de l\u2019hôtel du Parlement de Québec en 2012.Il s\u2019agit de sculptures de bronze représentant Idola Saint-Jean, Marie-Lacoste Gérin- Lajoie, Thèrèse Forget-Casgrain et Marie-Claire Kirkland.Quel artiste a réalisé cette œuvre?A) Raoul Hunter B) Lucienne Cornet C) Jules Lasalle D) Hélène Rochette Sources consultées https://tinyurl.com/4am359y2 SEPT PIONNIÈRES À QUÉBEC leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 47 LE POINT 1 C) Marguerite Langlois serait la première femme de la colonie à qui on attribue le titre de sage-femme.Anne Lemaître, Catherine Jérémie et Madeleine Bouchette exercent également ce métier en Nouvelle-France.Abraham Martin et Marguerite Langlois arrivent à Québec en 1620 et ils seraient les parents du premier enfant européen né dans la colonie.Marguerite Langlois transmet ses savoirs concernant l\u2019obstétrique à sa nièce Hélène Desportes.Jusqu\u2019en 1672, Desportes assistera pratiquement toutes les femmes de Québec dans leur accouchement.2 B) Née en Angleterre en 1724, Frances Moore est la fille du révérend Thomas Moore et de Mary Knowles.En 1763, elle publie dans son pays d\u2019origine son premier roman, The History of Lady Julia Mandeville.Cette même année, elle se rend à Québec pour y rejoindre son mari, le révérend John Brooke.Durant son séjour de quelques années à Québec, elle rédige le roman épistolaire The History of Emily Montague.Ce livre, considéré comme le premier roman canadien, évoque les paysages de Québec et traite de la politique, la religion et la société du Canada au XVIIIe siècle.3 A) George Taylor, un constructeur de bateaux, quitte l\u2019Angleterre en 1811 pour s\u2019établir à Québec avec sa famille.Sa fille unique, Elizabeth Johnson Taylor, se marie avec Alison Davie en 1825.Ce dernier s\u2019associe à George Taylor pour exploiter un chantier naval à Lévis.À la mort de son mari, en 1836, Élizabeth prend en charge la direction du chantier maritime Davie.Elle en assumera la gestion jusqu\u2019en 1850.Elle serait la première femme au Canada à la tête d\u2019une entreprise de construction de navires.Elle lègue une entreprise très prospère à son fils en 1850.4 A) Emma Gaudreau naît à Montmagny en 1861 et se retrouve rapidement à Québec pour y étudier au Couvent des Ursulines.En 1879, elle épouse le dentiste Henri-Edmond Casgrain et apprend à ses côtés les rudiments de la profession.Emma Gaudreau obtient son diplôme du Collège des dentistes du Québec et devient en 1898 la première femme autorisée à pratiquer cette profession.Elle travaille avec son mari dans leur bureau de la rue Saint-Jean de 1898 à 1920.Emma Gaudreau a inspiré un personnage du roman historique De tendres aspirations de Sylvie Corbeil.5 D) En 1903, Irma Levasseur devient la première Canadienne française à exercer la médecine au Canada.Elle se spécialise en pédiatrie et s\u2019engage principalement dans la lutte contre la mortalité infantile.Elle est la cofondatrice de l\u2019Hôpital Saint-Justine à Montréal (1907) et de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus à Québec (1923).Elle est également à l\u2019origine de la fondation de l\u2019école Cardinal-Villeneuve de Québec, un centre de réadaptation pour enfants handicapés (1935).Elle exercera aussi la médecine à New York, en Serbie et en France durant sa carrière.6 C) Henriette Barrot se marie avec Raoul Chênevert et ils travaillent ensemble jusqu\u2019au décès de ce dernier en 1951.L\u2019année suivante, Henriette Barrot-Chênevert est acceptée comme membre de l\u2019Ordre des architectes et forme son propre bureau d\u2019architectes en association avec son fils Guy.Durant sa carrière, elle participe à la reconstruction de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, à l\u2019élaboration des plans de la prison des femmes et à l\u2019agrandissement de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec.En 1963, elle contribue à la mise sur pied de l\u2019Union internationale des femmes architectes.7 C) Le monument en hommage aux femmes en politique est l\u2019œuvre du sculpteur Jules Lasalle, qui a également réalisé la statue du premier ministre Robert Bourassa érigée sur la colline parlementaire.Idola Saint-Jean, Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et Thérèse Forget- Casgrain ont principalement milité pour le suffrage féminin (obtenu au Québec en 1940).En 1961, Marie-Claire Kirkland est la première élue à l\u2019Assemblée nationale.Ces quatre pionnières ont participé activement à la vie politique québécoise.RÉPONSES SEPT PIONNIÈRES À QUÉBEC 1.https://www.erudit.org/fr/revues/cd/1985-v1-n3- cd1040841/6382ac.pdf 2.http://www.biographi.ca/fr/bio/moore_frances_4F.html https://tinyurl.com/sh6zfudn 3.http://www.biographi.ca/fr/bio/davie_allison_7E.html 4.https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_Gaudreau http://www.biographi.ca/fr/bio/casgrain_henri_ edmond_14F.html 5.https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/ irma-le-vasseur http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/ biographies/298.html 6.https://tinyurl.com/bmafxjna https://tinyurl.com/k65u26m8 7.https://tinyurl.com/2p5jdxy2 irlandais https://tinyurl.com/yw9vyrzz https://tinyurl.com/udvdhw55 1 2 3 1?La première ministre Pauline Marois, entourée de François Legault (CAQ), de Jean-Marc Fournier (Parti libéral) et de Jacques Chagnon (président de l\u2019Assemblée nationale), lors du dévoilement de l\u2019œuvre Monument en hommage aux femmes en politique, le 5 décembre 2012.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT 2?Irma Levasseur, pionnière dans le domaine de la médecine \u2014 PHOTO ENCYCLOPÉDIE CANADIENNE 3?Un groupe d\u2019employées de la Ville de Québec, en 1968 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC N008370 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 48 ACTUALITÉS SERGE DENIS sdenis@latribune.qc.ca Q Comment expliquez-vous la popularité du premier ministre François Legault alors que la lune de miel d\u2019un nouveau gouvernement dure généralement moins d\u2019un an?R La politique se résume généralement à une chose : la confiance.Et M. Legault inspire cette confiance, peut-être même en partie en raison de son charisme limité.Il a la sincérité d\u2019admettre ses torts.Il est très ouvert dans son jeu et ça suscite davantage de confiance.Il se présente devant la population en reconnaissant qu\u2019il peut se tromper et qu\u2019il est disposé à corriger le tir si c\u2019est le cas.Ce genre d\u2019aveu rassure énormément.Ça démontre qu\u2019il est humain et les gens retrouvent l\u2019attitude du bon père de famille qui fait toujours son gros possible pour prendre les meilleures décisions avec les informations dont il dispose.Pour certains, il a un certain charisme, pour d\u2019autres, moins, ça dépend des perceptions.Mais c\u2019est moins important que la confiance qu\u2019il inspire.Même ses maladresses peuvent contribuer à son charme, surtout quand il les assume.S\u2019 i l s e b ra q u a i t e t re f u sa i t d\u2019admettre ses erreurs, les gens pourraient se dire qu\u2019il n\u2019écoute pas la population, qu\u2019il n\u2019en fait qu\u2019à sa tête.Peu de chefs d\u2019État ont cette attitude-là en admettant leurs torts.Les Québécois save nt ap p ré c i e r q u e l q u \u2019 u n qui se place au même niveau qu\u2019eux, qui ne leur parle pas de haut.Ça connecte bien avec les Québécois quand on se présente à eux comme un chef d\u2019État humain qui fait de son mieux, tout simplement.Q Lui qui était perçu comme un souverainiste pressé au sein du Parti québécois, ne paraît-il pas opportuniste aujourd\u2019hui en jouant la carte du nationaliste modéré?R Il semble avoir trouvé le point de rencontre avec les Québécois, qui sont généralement favorables à un certain nationalisme sans être massivement souverainistes ou fédéralistes.Ça a profité au Parti libéral dans le passé.Maintenant, c\u2019est M. Legault qui représente le mieux cette ambivalence.La clé du pouvoir, c\u2019est de bien incarner ce nationalisme.Est-ce qu\u2019il fera l\u2019indépendance?Ça ne semble pas être à l\u2019ordre du jour.On l\u2019a vu aux dernières élections à quel point cette absence de nationalisme fait mal au Parti libéral.M. Legault a réussi à rallier ces nationalistes qu\u2019on retrouve autant parmi les fédéralistes que les sou- verainistes québécois.Q La crise sanitaire n\u2019a-t-elle pas favorisé M. Legault en l\u2019exposant quotidiennement pendant que l\u2019opposition se trouvait complètement éclipsée?R L\u2019opposition est condamnée à faire de la critique constructive en apportant des solutions, le plus possible.Si elle critique trop fort, ça pourrait être très mal perçu par les gens qui lui reprocheraient son manque de solidarité.À moins de décisions vraiment douteuses du gouvernement, l\u2019opposition peut difficilement le condamner et doit garder le profil bas.En temps normal, les oppositions prennent leur mal en patience, parce que les situations de crise sont généralement de courte durée.Mais là, c\u2019est très différent, puisque la pandémie dure depuis plus d\u2019un an.C\u2019est le genre de situation qu\u2019on retrouve en temps de guerre.L\u2019opposition est piégée en quelque sorte parce qu\u2019on s\u2019attend généralement à ce que cette popularité décline après la crise.Mais la crise ne s\u2019essouffle pas.Q Pourtant, la gestion de crise n\u2019a pas été exemplaire au Québec.Le bilan des mortalités est loin d\u2019être reluisant.Il y a eu des messages contradictoires à propos du port du masque, notamment, des décisions controversées à propos des CHSLD.Mais rien ne semble affecter sa popularité.CATHERINE CÔTÉ \u203a Professeure agrégée \u203a Spécialiste des dynamiques de communication politique et d\u2019opinion publique, en analyse du discours des comportements politiques et des idéologies, elle s\u2019intéresse aussi à l\u2019influence des médias et aux changements de valeurs politiques.\u203a Elle participe cette année à la série Résonances sur Savoir Média à titre d\u2019analyste principale.QUEL EST LE SECRET DE FRANÇOIS LEGAULT?La popularité de François Legault ne faiblit pas plus de deux ans près son élection au poste de premier ministre du Québec, à la tête d\u2019un parti qu\u2019il avait lui-même créé à peine huit ans auparavant.Malgré un charisme limité, malgré plusieurs ratés dans la gestion de la crise sanitaire, malgré l\u2019imposition de mesures de confinement sévères et inédites, les sondages ne laissent que des miettes aux partis d\u2019opposition.Quelle est la recette de cette popularité qui se maintient bien au-delà de la lune de miel habituelle?La confiance, répond spontanément Catherine Côté, professeure à l\u2019École de politique appliquée de l\u2019Université de Sherbrooke et spécialiste notamment des questions de comportement politique et d\u2019opinion publique. leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 49 ACTUALITÉS Comment expliquez-vous cela?R Avez-vous remarqué qu\u2019on semble pardonner beaucoup de choses à François Legault et beaucoup moins à Justin Trudeau?On a même entendu M. Legault interpeller M. Trudeau à quelques reprises pour réclamer des vaccins ou pour fermer les aéroports.Même au tout début de la pandémie, on suppliait le premier ministre du Canada d\u2019interrompre le trafic aérien.Ça permettait à M. Legault d\u2019envoyer ce double message à la population à l\u2019effet qu\u2019il faisait tout ce qu\u2019il pouvait pour freiner la pandémie, mais qu\u2019il ne pouvait pas tout faire.Ça a fait porter une bonne partie de la responsabilité, et du blâme qui vient avec, sur les épaules de M. Trudeau.Mais il n\u2019est pas le seul.Le premier ministre ontarien Doug Ford a fait la même chose.Et cette attitude l\u2019a très bien servi puisque sa popularité a aussi augmenté considérablement depuis le début de la crise.Il a surpris beaucoup de monde avec son attitude humaine face à la crise.En Ontario comme au Québec, on a rejeté une bonne partie du blâme sur le gouvernement fédéral, qui promettait continuellement d\u2019agir, mais ne bougeait pas très vite.Ça, ce n\u2019est jamais bon pour la confiance des gens.Et c\u2019est pour cette raison que M. Trudeau inspire moins confiance même si on peut le considérer comme étant plus charismatique et qu\u2019il a tout pour lui.Q Avez-vous l\u2019impression que les journalistes sont plus complaisants avec M. Legault qu\u2019avec M. Trudeau?R J\u2019ai parlé à plusieurs journalistes à ce sujet et certains m\u2019ont avoué que la pandémie les avait placés dans une drôle de situation, surtout au début.Tout le monde était un peu abasourdi.Tout était tellement nouveau qu\u2019ils ne savaient pas trop comment se comporter.Après coup, certains admettent qu\u2019ils auraient pu aller plus loin dans leurs questions, se montrer plus durs.Personne ne voulait prendre la place de l\u2019opposition non plus.Ça devenait difficile de trouver l\u2019équilibre entre rapporter l\u2019information et poser des questions difficiles.Mais tout le monde essayait de comprendre en même temps.C\u2019était déjà énorme.Q Dans la gestion de la pandémie comme dans d\u2019autres dossiers, M. Legault semble généralement trouver un consensus québécois assez large et le défendre avec fermeté.Est-ce de l\u2019instinct ou est-il bien conseillé?R On l\u2019a vu dans le dossier de la liberté académique dans les universités, qu\u2019il a défendue avec une certaine vigueur.Sa position est souvent dans le registre du gros bon sens, même si je n\u2019aime pas beaucoup cette expression.Elle traduit souvent une volonté populaire assez large.On l\u2019a vu avec la loi 21 sur la neutralité religieuse des employés de l\u2019État.Certains ont dit qu\u2019il aurait pu aller plus loin, d\u2019autres qu\u2019il allait trop loin.Mais après coup, quand la loi est passée, il y a un effet d\u2019apaisement.Dans l\u2019ensemble, les gens se disent qu\u2019il devait prendre une décision difficile, qu\u2019il a mis ses culottes et qu\u2019il a clos le dossier.Et ça, ça inspire énormément confiance.S\u2019il n\u2019avait pas eu cette attitude, on peut penser que sa cote de popularité ne serait pas celle qu\u2019on voit présentement.Dans le dossier de la laïcité, il a démontré qu\u2019il pouvait aller de l\u2019avant même face à un enjeu difficile, même s\u2019il y a des vents contraires.Q La CAQ était généralement située à droite dans le spectre politique québécois.Est-ce toujours le cas?R Avant même la pandémie, je me souviens de la surprise qu\u2019avait provoquée son premier budget.Plusieurs ont remarqué qu\u2019il y avait plusieurs mesures sociales significatives.En fait, M. Legault ne s\u2019est jamais réclamé de la droite comme telle, mais s\u2019est toujours dit proche des gens.Pour l\u2019essentiel, il gouverne au centre de l\u2019échiquier.Q Que voyez-vous qui pourrait mettre fin à cette lune de miel avec l\u2019électorat québécois?R On a vu une petite érosion dans les derniers sondages, mais c\u2019est tout à fait normal en raison de la crise qui perdure.On sent la fatigue.Il a plus à craindre de l\u2019usure que d\u2019une gaffe majeure, je crois.Évidemment, nous verrons si les principaux blâmes continueront de se diriger vers M. Trudeau ou M. [Horacio] Arruda, comme c\u2019est le cas depuis le début.Mais on le voit dans les sondages : les gens sont d\u2019accord avec les restrictions imposées par M. Legault, même quand elles sont très contraignantes.Personne n\u2019est heureux de ces contraintes, mais presque tout le monde comprend que c\u2019est ce qu\u2019il faut faire.Même les fêtes de Noël sans les familles, c\u2019est très difficile.Pourtant les gens ont admis que c\u2019était la chose à faire.Il l\u2019avait dit dans un cri du cœur en pleine conférence de presse à quel point c\u2019était une décision difficile, mais qu\u2019il n\u2019avait pas le choix.Et là, on profite de certains assouplissements et on se dit que ça a valu la peine, finalement.Est-ce que c\u2019est vraiment le cas?Je l\u2019ignore.Mais c\u2019est la perception que les gens garderont.François Legault semble avoir trouvé le point de rencontre avec les Québécois, qui sont généralement favorables à un certain nationalisme sans être massivement souve- rainistes ou fédéralistes.Ça a profité au Parti libéral dans le passé.Maintenant, c\u2019est M. Legault qui représente le mieux cette ambivalence, observe la professeure Catherine Côté.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 50 ACTUALITÉS L e 25 février 2020, on publiait une chronique que j\u2019avais réalisée avec Myriam Larouche, une étudiante de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) qui revenait de Wuhan, en Chine, où la pandémie a commencé.Dans le cadre d\u2019un stage en tourisme, elle résidait sur le campus du Central China Normal University, en plein cœur du foyer de propagation du coronavirus, et elle a été mise en confinement avec des centaines d\u2019étudiants.Elle racontait la vision apocalyptique d\u2019une ville déserte avec des gens qui se promenaient dans les rues avec des équipements de protection, des masques, des gants et des visières.Il n\u2019y avait aucun cas au Québec à ce moment, on soupçonnait deux cas à Saguenay qui ne se sont pas avérés.On se sentait loin de tout ça même si on voyait des images terrifiantes en Chine et en Italie.On avait déjà commencé à se saluer en se touchant le coude, mais je ne croyais pas que ça nous toucherait si durement.FIN DE LA RÉCRÉATION Je me souviens du jeudi 12 mars.On dînait au restaurant l\u2019Inter de l\u2019Hôtel Chicoutimi, sur la rue Racine, où ça fourmillait de monde pour le lancement officiel du festival REGARD sur le court métrage.L\u2019événement attendait plus de 600 visiteurs de l\u2019étranger et de nombreuses projections accueillant plus de 700 personnes étaient au programme.En début d\u2019après-midi, les téléphones se sont mis à biper et la nouvelle est tombée : le premier ministre François Legault annulait tous les rassemblements de plus de 250 personnes, il y avait 18 cas confirmés au Québec.Le promoteur d\u2019événements et de spectacles, Robert Hakim, qui était près de moi, se préparait à lancer la programmation du Festival des rythmes du monde pour l\u2019été 2020.Tout a basculé à partir de ce moment : les événements sportifs et culturels sont annulés, plus de matchs de hockey.On fait la connaissance du Dr Horacio Arruda, directeur national de la Santé publique du Québec, et on s\u2019est rivés aux points de presse de François Legault tous les jours.Certains ont même appris à cuisiner des tartelettes portugaises.Chaque jour apportait son lot de mauvaises nouvelles.Les épiceries sont prises d\u2019assaut et s\u2019installe la folie du papier de toilette.On demande aux gens de 70 ans et plus de rester chez eux; les visites sont interdites dans les CHSLD; un premier décès lié à la COVID est annoncé; des gens autour de nous perdent leur emploi; on demande d\u2019éviter les déplacements entre régions; les rassemblements extérieurs et intérieurs sont interdits.LE QUÉBEC SUR PAUSE Un premier cas est confirmé au Saguenay le 20 mars alors que la province compte 139 cas.Le 23 mars, le Québec est mis sur pause avec 628 cas confirmés.Tous les commerces non essentiels sont fermés.Le journal papier du Quotidien disparaît (comme les cinq autres journaux du groupe CN2i) pour devenir un journal en ligne; seule l\u2019édition papier du samedi sera conservée.On capote un peu.Le télétravail s\u2019installe, des gens ont perdu leur emploi et sont confinés dans leur maison.On l\u2019ignore à ce moment, mais des personnes âgées meurent seules à l\u2019hôpital et dans les CHSLD, où le manque de personnel est accablant.«Ce n\u2019est pas acceptable, la façon dont on traite les aînés au Québec», a déclaré François Legault trois semaines plus tard, quand il a appris ce qui se passait au CHSLD Herron à Montréal.«Je ne suis pas fier de ce qui se passe en CHSLD», a ajouté le premier ministre, visiblement bouleversé par la situation.L\u2019interdiction de visiter les personnes âgées a été la pire des décisions dans cette pandémie.Je ne veux pas jouer au quart-arrière du lundi matin, la Santé publique et le premier ministre ont pris cette décision pour le bien de l\u2019ensemble de la population, et je n\u2019aurais pas voulu être à leur place.On ne peut plus abandonner des gens à leur sort.Les proches aidants doivent être considérés comme des services essentiels.On ne doit plus parler aux personnes âgées à partir de leur balcon ou à travers une fenêtre.On doit rendre les équipements de protection plus accessibles aux aidants naturels.On aura appris de nouvelles choses, au cours de la dernière année, comme le télétravail, les conversations vidéos, le port du masque et l\u2019importance de l\u2019achat local.On a appris aussi que la province doit être autosuffisante en ce qui a trait aux équipements de protection.On a découvert également que les préposés aux bénéficiaires méritaient un meilleur traitement et que, sans eux, les soins de longue durée s\u2019effondrent.J\u2019espère qu\u2019il n\u2019y aura pas de troisième vague et qu\u2019on va pouvoir recommencer à se rassembler.Il y a beaucoup trop de choses sur pause depuis un an.Enfin, les vaccins nous permettent de voir la lumière au bout du tunnel.Ces douze derniers mois vont rester gravés dans nos mémoires pour longtemps.CE VIRUS QUE NOUS N\u2019OUBLIERONS PAS On ne doit plus parler aux personnes âgées a partir d\u2019un balcon, comme l\u2019a fait monseigneur René Guay cet été.Il faut rendre les équipements de protection plus accessibles aux proches aidants.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE ROGER BLACKBURN CHRONIQUE rblackburn@lequotidien.com On ne peut plus abandonner des gens à leur sort.Les proches aidants doivent être considérés comme des services essentiels 0059300 La levure à pain possède environ 6 000 gènes.De son côté, le professeur Christian Landry, qui étudie le génome de ce champignon uni cellulaire, en a, tout comme vous, près de 30000.Leur ancêtre commun \u2013 parce que les levures et les humains ont effectivement un lointain ancêtre commun \u2013 comptait lui aussi près de 6000 gènes.«Une grande partie de la différence entre le génome de la levure à pain et celuide l\u2019humainprovientde la duplication génétique, explique leprofesseurde laFaculté des sciences et de génie de l\u2019Université Laval.C\u2019est par le biais de ce mécanisme, qui ajoute un ou des gènes à un génome existant, qu\u2019est générée une grande partie de la diversité au sein des espèces et entre les espèces.» À long terme, la duplication génétique est, sans conteste, un puissant moteur de l\u2019évo lution, poursuit le chercheur rattaché à l\u2019Institut de biologie intégrative et des systè mes.«Les duplications génétiques qui ont un effet positif ou neutre sur la survie et la reproduction sont souvent conservées dans le génome.Celles qui ont un effet négatif sont éliminées par sélection naturelle.Cela pourrait expliquer pourquoi certains gènes ont le même nombre de copies d\u2019une espèce à l\u2019autre.» Chez l\u2019humain, le cas du gène de l\u2019amylase, une protéine qui dégrade l\u2019amidon, illustre bien les avantages de la duplication génétique.« Le nombre de copies de ce gène est direc tement lié à la concentration d\u2019amylase dans la salive et ce nombre est plus élevé dans les populations humaines qui ont une alimenta tion riche en amidon.Dans leur cas, posséder plus de copies de ce gène procure un avantage évolutif.» À court terme toutefois, la destinée des du plications génétiques est moins bien connue.«Lorsque nous étudions la présence de dupli cations génétiques chez une espèce, nous sommes placés devant le fait accompli.On ne sait pas quelles routes ont été empruntées pour arriver à ce point», soulignetil.Pour documenter la question, le professeur Landry et ses collaborateurs ont créé, en laboratoire, une collection de variants de levure à pain.Pour ce faire, ils ont introduit une copie supplémentaire d\u2019un gène donné dans une lignée de levure.Ils ont répété l\u2019exer cice près de 900 fois, ajoutant à chaque reprise une copie d\u2019un seul gène à la cellule.Par la suite, chacun des 899 variants a été placé avec la levure originale dans un milieu de culture pour déterminer le microorganisme qui aurait le dessus après une trentaine de générations.Les résultats, qui viennent de paraître dans la revue PNAS, montrent que l\u2019ajout d\u2019un gène a un effet neutre sur la survie et la repro duction des levures dans 88 % des cas.« Ce taux se compare à ce qu\u2019on observe avec les mutations, même chez l\u2019humain, souligne le professeur Landry.La plupart du temps, l\u2019effet est neutre.C\u2019est conforme aux attentes des évolutionnistes.» Par contre, dans 12 % des cas, la survie et la reproduction sont altérées.Les effets néga tifs sont deux fois plus fréquents que les effets positifs et leur magnitude est plus grande.«Ce résultat m\u2019a quelque peu surpris, admet le chercheur.Il s\u2019explique peutêtre par le fait que les mécanismes cellulaires sont comme une recette.Il est important de bien respecter le dosage des ingrédients pour la réussir.Lorsqu\u2019on ajoute une copie d\u2019un gène, on pro duit en plus grande quantité la protéine qu\u2019il contrôle, ce qui peut perturber l\u2019équilibre cellulaire.Comme en cuisine, certaines re cettes cellulaires sont plus sensibles que d\u2019autres aux changements de dosage.Notre étude permet de comprendre pourquoi, même chez des espèces apparues il y a des millions d\u2019années, certains gènes ne sont jamais dupliqués.» L\u2019article publié dans PNAS est signé par Diana Ascencio, Guillaume Diss, Isabelle GagnonArsenault, Alexandre K.Dubé et Christian R.Landry, de l\u2019Université Laval, et AlexanderDeLuna,duCentrodeInvestigación y Estudios Avanzados du Mexique.Dans les cuisines de l\u2019évolution nouvelles.ulaval.ca Le contenu de cette page est produit par la Direction des communications de l\u2019Université Laval.Suivez-nous Dans la cellule comme en cuisine, certaines recettes tolèrent mal les changements dans le dosage des ingrédients par Jean Hamann Des chercheurs de l\u2019Université Laval ont réalisé des travaux sur la levure à pain.Ce champignon unicellulaire a environ 6000 gènes alors que l\u2019humain en compte près de 30000.Une grande partie de la différence entre le génome des deux espèces s\u2019explique par la duplication de gènes.Diana Ascencio, stagiaire postdoctorale à la Faculté des sciences et de génie et première auteure de l\u2019étude, a créé, en laboratoire, 899 variants de levure qui possédaient chacun une copie supplémentaire d\u2019un gène donné.photo Axelle Marchant leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 51 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 52 Tribunal administratif du travail APPEL DE CANDIDATURES APPEL DE CANDIDATURES POUR LES TITULAIRES D\u2019UN EMPLOI SUPÉRIEUR AVIS DE RECRUTEMENT DE PERSONNES APTES À ÊTRE NOMMÉES MEMBRES Le secrétaire général associé aux emplois supérieurs au ministère du Conseil exécutif, invite les personnes intéressées qui répondent aux exigences requises et qui possèdent les qualités recherchées à soumettre leur candidature à la fonction de membre du Tribunal administratif du travail (le Tribunal), et ce, conformément au Règlement sur la procédure de recrutement et de sélection des personnes aptes à être nommées membres du Tribunal administratif du travail et sur celle de renouvellement du mandat de ces membres (chapitre T-15.1, r.1).Ces candidatures sont recherchées en vue de pourvoir des postes de membre à temps plein.ATTRIBUTIONS La personne titulaire préside des audiences, y compris des conférences préparatoires, où chaque partie (salariée ou salarié, travailleuse ou travailleur, syndicat, employeur), représentée ou pas par procureur, assume son fardeau de preuve.À cet effet, elle maintient le décorum et s\u2019assure du déroulement efficace de la procédure en appliquant les diverses règles de preuve et la procédure en usage, dont la règle de la proportionnalité.La personne tranche, en cours d\u2019audience, les incidents de procédure, les demandes de remise, les objections à la preuve et les objections en droit et délibère en appréciant la preuve soumise et les prétentions des parties.Elle rend par écrit et motive toute décision qui termine une affaire.Elle rédige des décisions claires et concises, en tenant compte du droit applicable et de la preuve.LIEUX DE TRAVAIL - Drummondville - Lévis - Rouyn-Noranda - Salaberry-de-Valleyfield - Gaspé - Longueuil - Saguenay - Sept-Îles - Gatineau - Montréal - Saint-Hyacinthe - Sherbrooke - Joliette - Québec - Saint-Jean-sur-Richelieu - Trois-Rivières - Laval - Rimouski - Saint-Jérôme CONDITIONS DE TRAVAIL La personne titulaire est nommée par le gouvernement pour un mandat de cinq ans, renouvelable.Le traitement est déterminé conformément au Règlement sur la rémunération et les autres conditions de travail des membres du Tribunal administratif du travail (chapitre T-15.1, r.2).L\u2019échelle de traitement, applicable au 2 avril 2020, est de 123 192 $ à 160 148 $.Une personne retraitée du secteur public reçoit un traitement qui correspond à celui qui devrait lui être attribué pour occuper le poste visé, duquel est déduit un montant équivalant à la moitié de la rente de retraite qu\u2019elle reçoit de ce secteur.Ce montant est déduit jusqu\u2019à l\u2019expiration d\u2019un délai de deux ans suivant la date de la retraite.Les membres peuvent être affectés à une ou à plusieurs des divisions du Tribunal (seuls un avocat, une avocate ou un ou une notaire peuvent être affectés à la division de la santé et de la sécurité du travail) ainsi qu\u2019à une ou à plusieurs régions, et être appelés à siéger dans des régions administratives autres que celle de leur affectation.Organisme Tribunal administratif du travail Nomination par le Conseil des ministres MISSION Le Tribunal administratif du travail est appelé à statuer sur de nombreux recours liés au monde du travail, notamment en matière de santé et de sécurité du travail.Le Tribunal comporte quatre divisions : la division des relations du travail, la division de la santé et la sécurité du travail, la division des services essentiels ainsi que la division de la construction et la qualification professionnelle.Avec ses bureaux à travers la province de Québec, il offre des services accessibles aux citoyens et citoyennes.Le Tribunal encourage le règlement des litiges à l\u2019amiable en offrant un service de conciliation.Les parties ont également la possibilité de se faire entendre en audience devant un juge administratif.Exigences CONDITIONS D\u2019ADMISSION Être membre du Barreau du Québec ou de la Chambre des notaires du Québec (pour pouvoir être affecté à la division de la santé et de la sécurité du travail), ou détenir un diplôme universitaire de 1er cycle, de préférence en droit ou en relations industrielles, ou une attestation d\u2019études pertinentes dont l\u2019équivalence est reconnue par une autorité compétente, et posséder une connaissance de la législation applicable et une expérience pertinente de dix ans à l\u2019exercice des fonctions du Tribunal.CRITÈRES DE SÉLECTION Le comité chargé d\u2019évaluer les candidatures tiendra notamment compte des critères suivants : \u2022 les qualités personnelles et intellectuelles de la personne candidate; \u2022 son expérience et la pertinence de celle-ci à l\u2019exercice des fonctions du Tribunal; \u2022 son degré de connaissance du domaine d\u2019activité et ses habiletés à exercer des fonctions juridictionnelles; \u2022 sa capacité de jugement, son ouverture d\u2019esprit, sa perspicacité, sa pondération, son esprit de décision et la qualité de son expression; \u2022 sa conception des fonctions de membre du Tribunal.Les besoins du Tribunal requièrent, pour certains postes, une connaissance de la langue anglaise.Cette dernière sera considérée comme un atout.MODALITÉS D\u2019INSCRIPTION Soumettre sa candidature avant le 24 mars 2021 à 16 h 30 (HAE), en cliquant sur le bouton Postes offerts à partir du site Web du Secrétariat aux emplois supérieurs : www.emplois-superieurs.gouv.qc.ca.Lors du dépôt de votre candidature, on vous demandera de répondre à une série de questions et de fournir une copie des documents prouvant que vous remplissez les conditions d\u2019admission particulières.Nous vous rappelons qu\u2019il est important de préciser chacune de vos expériences de travail pertinentes dans la section Curriculum vitæ de votre dossier personnel.Le cas échéant, il est notamment requis de détailler votre expertise juridique.RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES Pour de l\u2019information sur l\u2019emploi, vous pouvez communiquer avec une personne représentant le Tribunal au 514 864-2362 ou au 1 800 361-9593.Si vous n\u2019êtes pas en mesure de soumettre votre candidature en ligne ou que vous éprouvez des difficultés avec ce site Web, veuillez contacter le Secrétariat aux emplois supérieurs en utilisant les coordonnées indiquées dans la section Nous joindre.Veuillez noter que seuls les dossiers de candidature complets reçus avant la date limite seront considérés.Le ministère du Conseil exécutif et le Tribunal encouragent les femmes, les Autochtones, les membres des minorités visibles et ethniques et les personnes handicapées à présenter leur candidature.À cet effet, vous pouvez prendre connaissance de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019égalité en emploi dans des organismes publics (chapitre A-2.01).AVIS AUX PERSONNES CANDIDATES La candidature, les documents et les renseignements afférents au dépôt de candidature sont confidentiels.Par conséquent, la personne doit s\u2019engager à préserver la confidentialité du dépôt de sa candidature et de toute décision prise à l\u2019égard de celle- ci.Dans le cadre de la procédure de sélection, le comité de sélection se réserve la possibilité de faire des consultations.LIENS UTILES Vous pouvez consulter le site du Tribunal, la Loi instituant le Tribunal administratif du travail (chapitre T-15.1), le Règlement sur la procédure de recrutement et de sélection des personnes aptes à être nommées membres du Tribunal administratif du travail et sur celle de renouvellement du mandat de ces membres (chapitre T-15.1, r.1) ou encore le Règlement sur la rémunération et les autres conditions de travail des membres du Tribunal administratif du travail (chapitre T-15.1, r.2).Pour prendre connaissance de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019égalité en emploi dans des organismes publics, vous pouvez consulter le site Web de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 CARRIÈRES 53 JEAN-PHILIPPE DENONCOURT La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Québec solidaire (QS) demande à la Commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie de lancer une nouvelle enquête afin de déterminer si le ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation, Pierre Fitzgibbon, s\u2019est conformé au Code d\u2019éthique et de déontologie de l\u2019Assemblée nationale.Le député de Rosemont, Vincent Marissal, rappelle que l\u2019automne dernier, la Commissaire Ariane Mignolet a blâmé deux fois le ministre Fitzgibbon pour avoir violé le code par son refus de se départir d\u2019actions dans deux entreprises hors Bourse transigeant avec le gouvernement, ImmerVi- sion et White Star Capital Canada.Toute demande d\u2019aide financière présentée par ces deux entreprises au ministère de l\u2019Économie doit maintenant être redirigée vers le Conseil du trésor pour un examen supplémentaire.C\u2019est donc le ministère dirigé par Sonia LeBel qui doit, exceptionnellement, statuer dans le cas de ces entreprises associées à son collègue Pierre Fitzgibbon.Cette façon de faire particulière a été entérinée sans tambour ni trompette par le conseil des ministres le 3 février.Le député Marissal soutient que rien n\u2019indique que le ministre ait régularisé sa situation et qu\u2019il se soit conformé au code d\u2019éthique comme le recommandait Mme Mignolet.Pour le député de Rosemont, l\u2019intervention du Conseil du trésor dans les dossiers impliquant M. Fitzgib- bon démontre que le gouvernement fait la sourde oreille aux recommandations de la Commissaire et que le décret lui sert à réécrire les règles du jeu comme bon lui semble.Le député de Québec solidaire a donc écrit à Ariane Mignolet pour qu\u2019elle ouvre une nouvelle enquête afin de vérifier si M. Fitzgibbon s\u2019est conformé au Code d\u2019éthique et de déontologie.En décembre, le ministre Fitz- gibbon a affronté la commissaire à l\u2019éthique en qualifiant le Code d\u2019éthique et de déontologie de l\u2019Assemblée nationale de désuet et en réclamant qu\u2019on y apporte des assouplissements.CODE D\u2019ÉTHIQUE DES ÉLUS QS VEUT UNE AUTRE ENQUÊTE SUR LE MINISTRE FITZGIBBON Le ministre Pierre Fitzgibbon \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL ERICK LABBÉ 0056336 0058019 l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.La loterie Grande Vie.1 000 $ par jour à vie! 20 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 4 mars 1 mars 4 03 15 21 24 26 2 06 14 16 30 48 3 mars 03 34 11 36 33 42 43 42537602-01 1961 3998 6706 4721 391 968 394 898 1 mars 28 février 27 février 26 février 88 85 87 15 1152 9728 0340 880 102 472 4 mars 3 mars 2 mars 08 39 11 4 mars 3 mars 2 mars 1 mars 28 février 27 février 26 février 4932623 8826840 3274724 5218106 3730014 2423019 1548943 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ Les Coopératives d\u2019information La Tribune, La Voix de l\u2019Est, Le Droit, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Soleil sont membres de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Médias solidement implantés dans leur collectivité respective, ils diffusent au quotidien une information de proximité sur les grands enjeux des communautés qu\u2019ils desservent.Nos contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement des régions du Québec et de l\u2019Ontario.Aux côtés de vos collègues, vous jouerez un rôle de premier plan dans cette aventure.Conseiller, systèmes informatiques Sous la supervision du directeur principal, production et technologies de l\u2019information, le conseiller aux systèmes informatiques est responsable de la maintenance et du suivi de tous les systèmes informatisés de gestion en plus de participer aux activités se rapportant au déploiement de nouveaux systèmes informatisés de production et de gestion.Voici les principales tâches et responsabilités : \u2022 Assure le bon fonctionnement des systèmes de gestion actuels.\u2022 Effectue les activités d\u2019assistance aux utilisateurs.\u2022 Participe à l\u2019implantation des progiciels dans l\u2019entreprise.\u2022 Installe, configure et assure le suivi des équipements informatiques de production et de gestion.\u2022 S\u2019assure que les équipements et logiciels en place répondent aux normes de sécurité en vigueur.\u2022 Répond aux appels d\u2019urgence.\u2022 Développe certaines applications informatiques (rapports, concours, logiciels).Voici les compétences et les qualifications requises au poste : \u2022 Diplôme d\u2019études collégiales (DEC) ou universitaires en informatique.\u2022 Minimum de trois (3) ans d\u2019expérience en informatique.\u2022 Maîtrise de l\u2019environnement Windows (serveurs et usagers).\u2022 Connaissances en réseautique.\u2022 Connaissance des logiciels de bases de données.\u2022 Connaissances de l\u2019environnement Mac, un atout.\u2022 Connaissance en électrotechnique, un atout.\u2022 Bonne connaissance de la langue française parlée et écrite.\u2022 Connaissance fonctionnelle de la langue anglaise parlée et écrite.\u2022 Démontrer une grande autonomie ainsi qu\u2019un sens de l\u2019initiative.\u2022 Démontrer d\u2019excellentes aptitudes dans les relations interpersonnelles.Emploi à temps plein en semaine.Nous vous offrons une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels de même que l\u2019opportunité de réaliser vos activités professionnelles en télétravail.Lieu de travail : Québec, Trois-Rivières ou Gatineau Pour postuler, veuillez soumettre votre candidature au plus tard le 9 mars 2021 à Marie-Christine Lavoie au mclavoie@cn2i.ca. SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 54 0057761 Nos infolettres quotidiennes ont déjà séduit plus de 104090 lecteurs!* Oui je le veux! Pas besoin de regarder chez le voisin, l\u2019information de qualité livrée avec passion, c\u2019est ici que ça se passe! Inscrivez-vous sur leSoleil.com NUMÉR IQUE Gratuites et variées | Distribuées matin, soir et en week-end par courriel Parlent d\u2019enjeux d\u2019ici | Vont à l\u2019essentiel | Livrées avec une touche personnalisée Faites le saut et inscrivez-vous! Cette fois, c\u2019est sans engagement! Promis!** ** 228230 lecteurs dans l\u2019ensemble des infolettres diffusées par les Coops de l\u2019information.** Aucune entente légale ni formelle n\u2019est nécessaire pour s\u2019inscrire.Seul le consentement à une information vérifiée, diversifiée et de qualité est requise.Bonne lecture! leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 55 Les photographes des six Coops de l\u2019information se sont donné un défi : s\u2019imposer une thématique chaque semaine, en se détachant de l\u2019actualité.Aujourd\u2019hui : la glace.Yan Doublet propose cette très belle photo sur laquelle un sculpteur sur glace s\u2019exécute durant le Carnaval de Québec sur le parvis de l\u2019église Saint-Roch.LE SOLEIL \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET ?LA GLACE DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOTOGRAPHES JEAN-BENOIT LEGAULT La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Une combinaison d\u2019irradiation et de vapeurs d\u2019huiles essentielles détruirait efficacement les insectes, les bactéries et les moisissures dans les céréales entreposées, démontrent des travaux réalisés à l\u2019Institut national de la recherche scientifique (INRS).Cette stratégie aurait comme avantage supplémentaire de réduire le recours à l\u2019irradiation et d\u2019éliminer l\u2019utilisation de gaz potentiellement cancérigènes, sans que l\u2019efficacité de la désinfection des aliments ne soit affectée.«On traite le produit avec ces vapeurs, ou on l\u2019entrepose en présence de ce timbre bioactif, et ensuite on fait le traitement d\u2019irradiation sous forme de rayons X, de rayons UVC ou de rayons gamma», a résumé la professeure Monique Lacroix, lors d\u2019un entretien en primeur avec La Presse Canadienne.Les céréales, par exemple, ont été placées dans un sac en compagnie d\u2019un timbre sur lequel des huiles essentielles avaient été immobilisées, a-t-elle ajouté.Ces huiles essentielles provenant de fruits, d\u2019épices ou de plantes jouent un premier rôle en affaiblissant les microorganismes, de manière à les rendre plus vulnérables à l\u2019irradiation.Les chercheurs ont ensuite comparé l\u2019efficacité des rayons X et des rayons gamma pour finir de détruire les intrus.Les rayons gamma se sont révélés plus efficaces que les rayons X contre les insectes.L\u2019ajout d\u2019huiles essentielles d\u2019eucalyptus et d\u2019arbre à thé aurait permis l\u2019utilisation de doses de rayons gamma de quatre à six fois plus petites.Un effet similaire s\u2019observe chez les bactéries et les moisissures, même si elles sont plus résistantes aux radiations.Selon une étude précédente, la sensibilité des microorganismes à l\u2019irradiation augmentait d\u2019environ 1,5 fois avec l\u2019ajout d\u2019huiles essentielles de thym et d\u2019origan.«L\u2019idée c\u2019est de prétraiter avec des huiles pour sensibiliser les microorganismes ou les insectes, pour ensuite éliminer ces contaminants par irradiation, mais avec un temps beaucoup plus court», a dit Mme Lacroix.Le temps d\u2019irradiation requis pour obtenir l\u2019effet désiré pourrait être jusqu\u2019à deux fois plus court si les aliments ont été prétraités avec des huiles essentielles, a-t-elle ajouté.La seule utilisation des timbres d\u2019huiles essentielles ne permet pas d\u2019obtenir 100 % de désinfestation, dit Mme Lacroix.Pour atteindre cet objectif, on doit utiliser l\u2019irradiation seule ou encore l\u2019irradiation en combinaison avec les huiles essentielles.«Présentement, les céréales, ou même les fruits, sont souvent traités par fumigation avec un gaz cancérigène, alors que là, on pourrait traiter ces produits sans avoir à utiliser un gaz qui est absorbé par l\u2019aliment», a-t-elle expliqué.Toutes ces huiles essentielles sont déjà utilisées commercialement dans le secteur de l\u2019alimentation, surtout en raison de leur arôme et de leur goût.Les chercheurs ont donc recours à des composés qui peuvent s\u2019agencer avec l\u2019aliment à traiter.Ils essaient aussi d\u2019utiliser les concentrations les plus faibles possibles, de manière à ne pas affecter le goût de l\u2019aliment ou, idéalement, à les rendre indétectables.L\u2019efficacité des huiles essentielles en combinaison avec l\u2019irradiation a été démontrée in vitro et avec des sacs de cinq kilogrammes de produits.Les chercheurs croient donc que leur technologie est prête pour un partenariat commercial.Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal scientifique Radiation Physics and Chemistry.LES HUILES ESSENTIELLES POUR DÉSINFECTER LES ALIMENTS SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 56 Les enfants du tsunami de 2011 dans le nord-est du Japon forment une génération hantée HIROSHI HIYAMA Agence France-Presse ISHINOMAKI \u2014 Yuto Naganuma, 26 ans, regarde en silence des ruines balayées par un vent glacial : celles de l\u2019école primaire où son petit frère a perdu la vie lors du tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon.Dix ans après, Yuto et d\u2019autres jeunes comme lui forment une génération hantée par la triple catastrophe ayant fait 18 500 morts et disparus : un puissant séisme qui a déclenché un tsunami dévastateur et le pire accident nucléaire au monde depuis Tchernobyl en 1986.«J \u2019ai p erdu ma famil le, ma communauté.Des choses qui m\u2019ont construit.C\u2019est comme si le tsunami avait coupé la moitié de mon corps», raconte-t-il à l\u2019AFP devant les ruines de l\u2019école Okawa à Ishinomaki, dans le département de Miyagi, où son petit frère est mort à l\u2019âge de huit ans.Son frère faisait partie des 74 enfants et 10 cadres qui ont perdu la vie dans cette école, faute d\u2019avoir évacué à temps dans les hauteurs voisines.Yuto, qui n\u2019avait pourtant que 16 ans à l\u2019époque, s\u2019en veut de n\u2019avoir pas pu empêcher cette tragédie.Deux jours avant le séisme de magnitude 9, il avait ressenti une forte secousse sur une plage locale, qu\u2019il a considérée a posteriori comme un avertissement ignoré.«Mon frère ne devait peut-être pas mourir.Si j\u2019avais averti les gens de la communauté, peut- être ne seraient-ils pas morts», pense-t-il encore aujourd\u2019hui.«Je suis plein de regrets.J\u2019ai laissé ce jour venir sans rien faire».Il a aussi perdu sa grand-mère et son arrière-grand-mère dans le tsunami.«ENTRE DEUX CATASTROPHES» Dans les années suivantes, Yuto s\u2019est efforcé de mener une vie normale, s\u2019inscrivant d\u2019abord à l\u2019université dans un autre département du nord du Japon afin de devenir enseignant.Mais, tourmenté par la culpabilité du survivant, il a finalement décidé de retourner à Miyagi pour étudier la gestion des catastrophes naturelles.Il organise désormais des visites sur le site de l\u2019école Okawa ravagée, pour méditer sur les leçons de ce drame, et donne des conférences sur la préparation aux désastres.« Nous vivons tous dans une sorte d\u2019intervalle entre deux catastrophes», dit-il.Ailleurs dans le même département de Miyagi, Nayuta Ganbe, 21 ans aujourd\u2019hui, s\u2019était réfugié dans son école avec sa mère et sa soeur après le déclenchement de l\u2019alerte tsunami.Ils étaient tous censés se réfugier au troisième étage, mais le garçon est allé récupérer en bas ses chaussures, que les élèves au Japon laissent à l\u2019entrée.Alors qu\u2019il tenait la porte ouverte pour cinq hommes qui s\u2019approchaient de l\u2019école, ces derniers ont été pris au piège par un torrent d\u2019eau boueuse charriant des débris et des véhicules.Nayuta était sur le palier légèrement surélevé de l\u2019école, mais l\u2019eau, «épaisse comme de la mayonnaise», l\u2019a rapidement encerclé.«C\u2019était comme si l\u2019eau m\u2019avait attrapé les chevilles».L\u2019un des hommes devant l\u2019école lui a désespérément tendu la main.Mais la puissance du courant était «trop forte» et la personne a été MARQUÉS À JAMAIS 1 leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 57 LE MONDE SARA HUSSEIN Agence France-Presse TOKYO \u2014 Le Japon commémorera la semaine prochaine les dix ans de la plus grave catastrophe naturelle de son histoire récente : un séisme record, suivi d\u2019un tsunami et d\u2019un accident nucléaire survenus le 11 mars 2011.Voici quelques chiffres qui permettent de se faire une idée de l\u2019échelle du désastre.MAGNITUDE 9,0 Le 11 mars 2011 à 14h46 au Japon, le terrible séisme sous-marin de magnitude 9,0 qui ébranle le nord- est du pays est l\u2019un des plus puissants jamais enregistrés au monde.Parti à une profondeur de 24 kilomètres, à 130 km environ de la côte du département japonais de Miya- gi, il est ressenti dans une grande partie du pays.Sa puissance est telle qu\u2019i l déplace Honshu, la principale île nippone, de 2,4 mètres vers l\u2019est.Il aurait même décalé l\u2019axe de rotation de la Terre de plus d\u2019une dizaine de centimètres.16,7 MÈTRES Le tremblement de terre déclenche un tsunami qui commence à atteindre les côtes japonaises 30 minutes plus tard.Les instruments de mesure de l\u2019Agence météorologique japonaise (JMA) enregistrent une vague culminant à une hauteur de «9,3 mètres ou plus» à Soma, dans le département de Fukushima.En réalité, les flots ont déferlé à des hauteurs bien plus importantes, gravissant des collines, débordant des murs anti-tsunami, arrachant des maisons de leurs fondations et dévastant durablement des pans entiers de territoire.À Ofunato, dans le département d\u2019Iwate, la JMA a ainsi calculé a posteriori que les vagues avaient atteint 16,7 mètres de hauteur, en étudiant les traces laissées sur les bâtiments.18 426 MORTS ET DISPARUS Le très lourd bilan humain de la catastrophe a été causé principalement par le tsunami.En décembre 2020, la police nippone recensait 15 899 décès et 2527 disparus.Plus de 6000 personnes ont été blessées, et d\u2019autres sont décédées pendant et après l\u2019évacuation.L es trois dépar tements de Fukushima, Miyagi et Iwate, le long de la côte nord-est, ont déploré le plus grand nombre de décès.3 RÉACTEURS EN FUSION Située juste en face de l\u2019océan, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est heurtée le 11 mars 2011 par un mur d\u2019eau de près de 15 mètres de haut.La centrale est alors privée de courant, et ses groupes électrogènes de secours, noyés, ne fonctionnent plus.Ne pouvant plus être refroidis, les coeurs de trois de ses six réacteurs entrent en fusion.Plusieurs explosions d\u2019hydrogène ravagent les réacteurs les jours suivants.Dix ans plus tard, le démantèlement de la centrale avance très lentement, et devrait prendre encore trois à quatre décennies au mieux.Au-delà du retrait du combustible fondu, l\u2019un des autres casse- tête à résoudre est celui de l\u2019eau contaminée, dont 1,23 million de tonnes sont actuellement stockées sur le site de la centrale.Un processus de filtration permet de retirer la majorité de la radioactivité, mais le rejet progressif de cette eau dans l\u2019océan, une solution privilégiée par les autorités, mais pas encore officialisée, reste très controversé.ENCORE 36 800 PERSONNES DÉPLACÉES Immédiatement après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement déclare une zone d\u2019évacuation de 20 km autour de la centrale.Ceux qui vivent à l\u2019intérieur de cette «zone interdite» reçoivent l\u2019ordre de quitter leurs logements, mais beaucoup de personnes résidant hors de ce périmètre décident aussi de partir.Un peu plus d\u2019un an plus tard, en mai 2012, le département de Fukushima recensait 164 865 personnes déplacées, par obligation ou par choix.En 2020, il en restait toujours 36 811.337 km2 INTERDITS D\u2019ACCÈS La «zone interdite» déclarée après l\u2019accident nucléaire représentait environ 12 % de la superficie du département de Fukushima.Après les travaux intensifs de décontamination entrepris par le gouvernement depuis dix ans, cette proportion est tombée à 2,4 %, soit 337 kilomètres carrés.Mais les personnes évacuées sont parfois réticentes à revenir dans les zones que les autorités disent sûres, par peur des radiations (de nombreuses zones forestières et montagneuses ne sont toujours pas décontaminées) ou parce qu\u2019elles ont refait leur vie ailleurs.LA CATASTROPHE EN CHIFFRES 3 «J\u2019ai perdu ma famille, ma communauté.Des choses qui m\u2019ont construit.C\u2019est comme si le tsunami avait coupé la moitié de mon corps», raconte Yuto Naganuma devant les ruines de l\u2019école Okawa à Ishinomaki, dans le département de Miyagi, où son petit frère est mort à l\u2019âge de huit ans.\u2014 PHOTO AFP, BEHROUZ MEHRI 1 Nayuta Ganbe a vu cinq hommes périr sous ses yeux.Pendant plusieurs jours après le tsunami, il n\u2019a rien mangé.En classe, les enfants étaient dissuadés de parler de leurs amis «disparus».«Il était devenu normal de ne pas en parler», se souvient le jeune homme.\u2014 PHOTO AFP, BEHROUZ MEHRI rapidement submergée sous ses yeux.«Je n\u2019ai juste rien pu faire, même pas tendre le bras», dit Nayuta.Quelques jours après la catastrophe, il a découvert un cadavre, puis un membre humain, une horrible expérience partagée par d\u2019autres enfants des zones dévastées.Et alors que la couverture médiatique japonaise à l\u2019époque mettait l\u2019accent sur la discipline des évacués et la solidarité nationale, Nayuta dit avoir vu des adultes tricher dans la queue pour de la nourriture en écartant les plus jeunes.Pendant plusieurs jours après le tsunami, il n\u2019a rien mangé.En classe, les enfants étaient dissuadés de parler de leurs amis «disparus» et certains ont connu des crises de panique.«Il était devenu normal de ne pas en parler», se souvient le jeune homme.Nayuta étudie maintenant la sociologie des catastrophes, analysant ce qui rend les gens susceptibles de prendre les bonnes décisions en situation de crise.Il témoigne aussi dans tout le Japon pour préserver la mémoire de la catastrophe, qui s\u2019efface selon lui.ÉVACUÉS ET OSTRACISÉS Les adultes de l\u2019époque sont souvent réticents à évoquer ce terrible passé, estime-t-il, tandis que les plus jeunes, comme sa petite sœur, ne se souviennent que de sensations fragmentées de peur.Il y a dix ans, Hazuki Shimizu, 27 ans aujourd\u2019hui, vivait à Namie, non loin de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, dont les cœurs de plusieurs réacteurs ont fondu quand le tsunami a brisé leurs systèmes de refroidissement.Elle a fui le lendemain avec sa mère et sa sœur jusqu\u2019à Chiba, près de Tokyo.«J\u2019étais littéralement déchirée» en suivant l\u2019évolution de la catastrophe de loin et avec un sentiment d\u2019impuissance, se souvient-elle.Comme de nombreux autres évacués de Fukushima, elle et ses proches ont subi des vexations.Beaucoup de Japonais croyaient à tort que des personnes éventuellement irradiées étaient contagieuses.Sa famille a par exemple dû rester sur un stationnement et être inspectée avec des compteurs Geiger quand Hazuki s\u2019est inscrite à sa nouvelle école.Et ses nouveaux camarades de classe se taisaient sur la catastrophe.«Je ne savais pas pourquoi les gens ne parlaient pas de ça [.].Pourquoi ne s\u2019en souciaient-ils pas?Je me sentais très isolée», se souvient-elle.Une fois adulte, Hazuki est retournée dans le nord-est du Japon et travaille maintenant pour un groupe de préservation de la mémoire du tsunami.«De nombreuses personnes ont eu des expériences difficiles, traumatisantes et ce n\u2019était pas facile à l\u2019époque d\u2019en parler [.].Nous devons entendre leurs voix et les soutenir».2 Les ruines de la ville de Minamisanriku au lendemain du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars 2011.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, YOMIURI SHIMBUN 2 3 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 58 LE MONDE PHOTO AFP, HENDRA SYAMHARI COUP D\u2019ŒIL leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 59 LE MONDE Agence France-Presse Le volcan indonésien Sinabung a projeté en début de semaine une colonne de cendres et de fumée spectaculaire à plusieurs kilomètres d\u2019altitude sur fond de ciel bleu.Les volcanologues ont enregistré mardi plus de treize projections qui ont atteint quelque 5000 mètres de haut, au-dessus de l\u2019île de Sumatra.Les autorités indonésiennes n\u2019ont cependant pas relevé le niveau d\u2019alerte du volcan, déjà au troisième niveau sur une échelle de quatre, mais interdisent d\u2019accès une zone de cinq kilomètres de rayon autour de son cratère.«Les habitants sont effrayés et beaucoup restent chez eux pour se protéger des épaisses cendres volcaniques», a indiqué à l\u2019AFP Roy Bangun, un agriculteur âgé de 41 ans.Le nuage de fumée émis par le Sinabung est le plus important depuis 2010, a observé Muhammad Nurul Asrori, un responsable de la surveillance du volcan, mettant en garde contre des risques accrus.«Le large dôme de lave peut éclater à tout moment en déclenchant une avalanche encore pire de nuages brûlants».Le Sinabung, un volcan qui culmine à 2460 mètres dans le nord de l\u2019île de Sumatra, est resté dormant pendant plusieurs siècles avant de se réveiller en 2010 lors d\u2019une éruption qui a fait deux morts.Le volcan a connu deux autres éruptions mortelles, l\u2019une en 2014 faisant au moins 16 morts et l\u2019autre en 2016 avec sept autres victimes.O n d é n o mb re 1 3 0 vo l ca n s actifs en Indonésie, archipel de plus de 17 000 îles et îlots.Le pays est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique et d\u2019éruptions volcaniques, où convergent trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne).Le Merapi sur l\u2019île de Java a montré également une forte activité ces dernières semaines.Il a encore émis des coulées de lave incandescentes lundi.L\u2019ALARMANT RÉVEIL DU GÉANT SINABUNG SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 60 LE MONDE ROBIN MILLARD Agence France-Presse GENÈVE \u2014 Les Suisses doivent voter dimanche sur l\u2019interdiction de se dissimuler le visage en public, une initiative qui vise directement les femmes musulmanes portant le niqab, même si elles sont très rares dans le pays alpin.Les sondages donnent une courte victoire à l\u2019initiative dite «anti- burqa» après des années de débats et l\u2019adoption de mesures similaires dans d\u2019autres pays européens.Si le texte n\u2019évoque ni burqa \u2014 une sorte de longue étole qui couvre les femmes de la tête aux pieds et munie d\u2019une fente grillagée à hauteur des yeux \u2014 ni le niqab, qui couvre entièrement le corps et le visage à l\u2019exception des yeux, il est clair pour tout le monde qui est visé.Pour ceux qui n\u2019auraient pas compris, sur les affiches de campagne «Stopper l\u2019islamisme radical» ou «Stopper l\u2019extrémisme» figurent des femmes en niqab.Les affiches des opposants au oui exhortent à voter «non à une loi \u201canti-burqa\u201d islamophobe, absurde et inutile».Si le oui devait l\u2019emporter, il sera alors interdit de se couvrir complètement le visage en public, mais des exceptions sont prévues pour les lieux de culte par exemple.«La cible de l\u2019initiative, ce ne sont pas les musulmans, nous ne remettons pas en cause leurs pratiques religieuses», affirme à l\u2019AFP Jean- Luc Addor, le porte-parole du oui et membre du parti de la droite populiste UDC.Pour lui il s\u2019agit de défendre «les valeurs de notre civilisation».Il reconnaît qu\u2019il n\u2019y a que très peu de femmes qui portent ce genre d\u2019habits en Suisse.Mais, explique M.Addor : «Quand on identifie un problème, qu\u2019un problème existe, on le traite avant qu\u2019il ne devienne hors de contrôle».D e n o m b r e u s e s o r g a n i s a - tions féministes s\u2019opposent à l\u2019interdiction.«En plus d\u2019être inutile, ce texte est raciste et sexiste, nous pensons qu\u2019en 2021, en tant que féministes, il n\u2019est pas acceptable que la Constitution suisse ait un article qui prescrive ou interdise une tenue aux femmes quelle qu\u2019elle soit», a déclaré à l\u2019AFP, Ines El Shikh, porte-parole du collectif de féministes musulmanes «Les foulards violets».Pour Mme El Shikh, le projet de loi crée l\u2019illusion d\u2019un problème là où il n\u2019y en a pas et concerne quelques dizaines de femmes seulement.TOURISTES Le camp du oui reste en tête, mais son avance initialement confortable dans les sondages a fondu depuis janvier.Le gouvernement fédéral et le parlement s\u2019opposent à cette mesure en arguant que l\u2019initiative s\u2019attaque à un problème qui n\u2019existe pas.Leur contre-proposition \u2014 qui serait immédiatement adoptée en cas d\u2019échec du oui \u2014 obligerait les gens à montrer leur visage à partir du moment où les autorités l\u2019exigent à fin d\u2019identification, aux frontières par exemple.Des amendes allant jusqu\u2019à 10 000 francs suisses (13 600 $ CAD) p e u v e n t ê t r e i n f l i g é e s a u x contrevenants.La ministre de la Justice, Karin Keller-Sutter, a souligné que la très grande majorité des femmes qui portent le niqab sont des touristes.Il n\u2019était pas rare avant la pandémie de coronavirus de les apercevoir dans les boutiques de luxe du centre de Genève en train d\u2019y faire des emplettes.Des libéraux et des politiciens de gauche se sont joints à l\u2019initiative de l\u2019UDC au nom de la protection des droits des femmes.E n S u i s s e , i l s u f f i t d e 100 000 signatures en faveur d\u2019une proposition pour que les citoyens se prononcent dessus, à l\u2019occasion de ces scrutins qui se déroulent plusieurs fois par an.Une démocratie directe qui fait la fierté de ce pays opulent aux 8,6 millions d\u2019habitants.Pour que le oui l\u2019emporte, il lui faudra la majorité des voix et qu\u2019il l\u2019emporte dans la majorité des 26 cantons.Selon les chiffres de l\u2019Office des statistiques de 2019, environ 5,5 % de la population suisse est musulmane, essentiellement avec des racines en ex-Yougoslavie, d\u2019où cette tradition vestimentaire est absente.En 2009, les Suisses avaient voté l\u2019interdiction de la construction de minarets sur les mosquées, provoquant la colère dans les pays musulmans et l\u2019approbation des partis nationalistes européens.Deux cantons ont déjà instauré une interdiction de se couvrir le visage.LES SUISSES AUX URNES SUR UNE INITIATIVE «ANTI-BURQA» 2 «La cible de l\u2019initiative, ce ne sont pas les musulmans, nous ne remettons pas en cause leurs pratiques religieuses», affirme à l\u2019AFP Jean-Luc Addor, le porte- parole du oui et membre du parti de la droite populiste UDC.Pour lui il s\u2019agit de défendre «les valeurs de notre civilisation».1 Une affiche vandalisée fait la promotion de l\u2019initiative «anti-burqa» avec le titre Stopper l\u2019islamisme radical alors qu\u2019un vote sur la question a lieu en Suisse dimanche.\u2014 PHOTOS AFP, FABRICE COFFRINI 1 2 leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 61 LE MONDE BASSEM ABOUALABASS Agence France-Presse OASIS D\u2019AL-DAKHLA \u2014 Dans son laboratoire au milieu du désert li- byque, l\u2019ingénieur égyptien Ahmed Abou al-Seoud saisit un scorpion par la queue et lui applique une décharge électrique pour obtenir une goutte de son venin, un poison aux propriétés pharmacologiques prometteuses.Le «Royaume du scorpion», son entreprise, entourée de palmeraies et de dunes ocres, est implantée dans l\u2019oasis de Dakhla, à environ 800 km au sud-ouest du Caire.Dans un bâtiment blanc de deux étages, des milliers de scorpions ont été emmagasinés vivants dans des bocaux colorés et disposés sur des étagères.Ingénieur mécanicien de formation, M.Abou al-Seoud, 44 ans, s\u2019est lancé en 2018 avec son associé, Alaa Sabaa, dans ce projet d\u2019extraction de venin de scorpion.«Je surfais sur Internet quand j \u2019ai trouvé par hasard que le venin produit par les scorpions faisait partie des plus chers, alors je me suis dit : \u201cpourquoi ne pas mettre cet environnement désertique à profit?\u201d», ra c o nte l \u2019e nt re p re n e u r, i n s- tallé dans le gouvernorat de la Nouvelle-Vallée.PRODUCTION EXPÉRIMENTALE La puissante toxine contenue dans le venin de scorpion, résultat de centaines de millions d\u2019années d\u2019évolution naturelle, fait l\u2019objet de nombreuses recherches scientifiques.«Des dizaines de molécules bioactives issues du [venin de] scorpion ont été identi f iées comme possédant des propriétés pharmacologiques prometteuses», selon une publication du journal Biomedicines datant de mai dernier.Les laboratoires étudient maintenant leurs potentiels effets anti- microbiens, immunosuppresseur et anticancer, parmi d\u2019autres, dans l\u2019espoir de pouvoir un jour les transformer en médicaments.S\u2019il existe quatre ou cinq types de scorpions dans le désert égyptien, le plus répandu est le Leiurus quinquestriatus, dont le venin est composé de plus de 45 éléments.Une telle composition rend le produit rare et cher : il se vend environ 7000 dollars le gramme, selon M.Abou al-Seoud.L\u2019ingénieur explique qu\u2019un scorpion ne sécrète pas plus d\u2019un demi-milligramme de venin tous les 20 ou 30 jours.Ainsi, pour produire un gramme de poison, dont la qualité repose sur le degré de «pureté», il faut entre 3000 et 3500 scorpions.Et l\u2019espérance de vie du dangereux animal, dont les morsures peuvent provoquer de fortes fièvres, voire des décès dans certains cas, peut aller jusqu\u2019à 25 ans.Conscient du potentiel de ce produit, M.Abou al-Seoud ambitionne à terme de cibler le marché européen et ses groupes pharmaceutiques.À Dakhla, la première production expérimentale du «Royaume des scorpions», réalisée en décembre et janvier après deux ans de préparation, a atteint trois grammes de venin.Le liquide extrait a été asséché dans un laboratoire au Caire et conditionné sous forme de poudre.Outre cette coûteuse substance, l\u2019entreprise extrait du venin d\u2019abeille et vend des produits agricoles et des plantes odorantes.PRODUIT DE QUALITÉ Mais M.Abou al-Seoud fonde tous ses espoirs sur les scorpions et veut donner à l\u2019Égypte une «bonne image grâce à un produit de qualité, étudié scientifiquement, encadré par la loi et autorisé à l\u2019exportation».Nahla Abdel Hamid, une pharmacienne de 25 ans employée de l\u2019entreprise, assure que pour «ne pas perturber l\u2019équilibre écologique», les habitants des villages alentours sont mis à contribution pour la chasse aux arachnides, au niveau des zones habitées seulement.M.Abou al-Seoud, qui s\u2019adonne lui-même à l\u2019activité, forme une ou deux personnes par village et les équipe d\u2019une panoplie spéciale : gants, pinces, chaussures adaptées, gilets fluorescents et sérums antipoison.Les «chasseurs» gagnent entre u n e e t 1 , 5 l i v re é g y p t i e n n e (0,12 $ CAD) par scorpion capturé.Quant à Mme Abdel Hamid, elle les classe «en fonction de la zone où ils ont été chassés et de leur type».Bien que ces animaux peuvent se passer de nourriture pendant de longues périodes, la vétérinaire Imane Abdel Malek préfère leur offrir un «cadre favorable» en leur fournissant régulièrement, jusqu\u2019à deux fois par mois, des vivres «pro- téinés», notamment des cafards et des vers.L\u2019entreprise, un projet autofinancé qui a coûté environ cinq millions de livres (400 000 $), prévoit d\u2019abandonner progressivement la chasse pour l\u2019élevage.Si l\u2019Égypte produit du venin de scorpion depuis des années déjà, il est souvent produit illégalement ou de faible qualité, selon le chef du projet.2 L\u2019ingénieur égyptien Ahmed Abou al-Seoud saisit un scorpion par la queue et lui applique une décharge électrique pour obtenir une goutte de son venin.1 La pharmacienne Nahla Abdel Hamid classe les scorpions «en fonction de la zone où ils ont été chassés et de leur type».\u2014 PHOTOS AFP, KHALED DESOUKI LE POTENTIEL PROMETTEUR DU VENIN DE SCORPION 1 2 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 62 LE MONDE PAULA BUSTAMANTE Agence France-Presse COLCHANE \u2014 Le soleil frappe sans retenue sur l\u2019Altiplano andin.Assise au bord de la route, le souffle court à 3700 mètres d\u2019altitude, Anyier tente de reprendre des forces : il y a sept heures, elle a franchi à pied la frontière entre la Bolivie et le Chili, la cinquième depuis son départ du Venezuela, à plus de 5000 km de là.«Cela aura été la frontière la plus difficile à franchir, horrible», glisse la quadragénaire, ancienne employée de Sidetur, la compagnie publique vénézuélienne de sidérurgie.Elle voyage avec Danyerly, sa fille de 14 ans, et son compagnon Reinaldo, coiffeur de 26 ans.Ce jeudi 18 février sur la route de cet extrême nord désertique du Chili, à plusieurs kilomètres du poste-frontière de Colchane qu\u2019ils ont franchi à l\u2019aube clandestinement par un froid glacial, on peut les voir marcher comme d\u2019autres migrants épuisés qui avancent par petits groupes, en famille ou en solitaire.Le visage brûlé par le soleil, les lèvres fendues par la sécheresse de l\u2019air, tous demandent de l\u2019eau.Cela fait des jours, des semaines, parfois des mois qu\u2019ils avancent, à pied, en bus, en taxi ou sur le toit de camions.Derrière eux déjà, la Colombie, l\u2019Équateur, le Pérou ou la Bolivie.C\u2019est sur cette route, en plein milieu d\u2019un plateau aride, qu\u2019une équipe de l\u2019AFP a rencontré Anyer et sa famille qu\u2019elle suivra plusieurs jours dans cette odyssée, parmi d\u2019autres migrants dont aucun ne voudra donner son nom de famille.Il y a un mois, Anyer, Danyerly et Reinaldo ont quitté Guatire, une banlieue de Caracas, avec 350 dollars en poche et un simple sac à dos.Comme plus de cinq millions de Vénézuéliens, selon l\u2019ONU, qui ont fui leur pays depuis 2015 en raison de la grave crise politique et économique qui secoue le pays.La plupart ont trouvé refuge en Amérique latine, dont 500 000 environ au Chili.Depuis fin 2020, pour contourner les frontières militarisées du Pérou fermées en raison de la pandémie de COVID-19, de plus en plus de migrants empruntent à pied cette route particulièrement difficile de la Cordillère des Andes.«Ce phénomène migratoire et cette crise humanitaire sont sans précédent dans la région», explique à l\u2019AFP Javier Garcia, le maire de Colchane, localité de 1700 habitants, plantée dans cette zone parmi les plus pauvres du Chili où les rares villages n\u2019ont pas même l\u2019électricité.Après 25 km de marche, Anyier et sa famille font une pause.Sur la route, surtout fréquentée par des camions, aucun véhicule ne propose de les aider.«Un taxi s\u2019est arrêté et nous a demandé si nous avions des papiers.Quand on lui a dit que nous étions vénézuéliens, il s\u2019est moqué de nous et a redémarré», lâche Anyier, au bord des larmes.Le matin déjà, près de la frontière, après avoir tenté de monter dans une camionnette, «ils nous ont dit qu\u2019ils ne voulaient pas aider les Vénézuéliens», raconte Reinaldo.AU-DESSOUS DE ZÉRO Un jeune homme s\u2019est arrêté sur la route.Il a glissé des couvertures par-dessus ses vêtements trop légers et enfilé des chaussettes dans ses tongs.Alexander, 26 ans, dit en balbutiant être originaire de Carupano, une ville de la côte cari- béenne, à 500 km à l\u2019est de Caracas.Il pleure de ne plus sentir ses mains.«Il ne supporte pas le froid», explique un de ses amis avant de l\u2019entourer de ses bras pour lui communiquer un peu de chaleur.«Allez, mon gars, on y va!», l\u2019encourage-t-il.Pendant la journée le soleil est implacable, mais la nuit, «le thermomètre descend au-dessous de zéro», explique le maire de Colchane.«Nous avons vu des gens arrivant à l\u2019aube par - 8 ou -10 degrés, pleurant de faim, parfois sans argent.» Officiellement, trois migrants, dont un bébé, sont décédés, «morts d\u2019hypothermie», indique sous anonymat un militaire à Colchane.Ici, la nature est hostile et l\u2019accueil méfiant.C\u2019est le choc culturel entre ces migrants et les Indiens aymaras, les habitants des plateaux andins au caractère réservé qui voient d\u2019un mauvais œil les comportements audacieux, parfois bruyants, de certains marcheurs, rapporte le maire.Des vols commis par quelques-uns ont terni l\u2019image du plus grand nombre.À Quebe, un village d\u2019éleveurs d\u2019alpagas, un panneau donne le ton : «Attention, interdiction d\u2019entrer, trois pitbulls en liberté».«Des migrants ont menacé de me tuer, de me manger parce que je les ai fait sortir de la maison de mon petit-fils», accuse Maximiliana Amaro, 82 ans, qui vit de l\u2019élevage et de la culture du quinoa.Elle se plaint de ces clandestins qui entrent dans le village et demandent à manger avec arrogance.«À Colchane, on leur donne tout, de la nourriture.À nous, rien», grommelle-t-elle.Un peu plus loin, dans le village de Chusmiza, l\u2019épicière Ana Mos- coso avoue : «Nous avons un peu peur, car certains entrent dans les maisons sans demander la permission.» EXPULSION La faim, le froid, la méfiance des populations locales, les assauts des profiteurs en tous genres : les tourments des migrants se répètent d\u2019un continent à l\u2019autre, de la vague migratoire de 2015 en Europe à cet exode de Vénézuéliens, pire crise humanitaire en Amérique latine des dernières années.Pour avancer plus vite, certains migrants se hissent à l\u2019arrière des camions des compagnies minières.D\u2019autres paient jusqu\u2019à 100 dollars par personne pour être déposés à Iquique, la grande ville côtière.Bien souvent, on les fait descendre bien avant, à Huara.Sans notion des distances, beaucoup pensent n\u2019être pas loin de la capitale chilienne Santiago, pourtant à 2000 km de là.«Beaucoup ont des téléphones portables.Pourquoi ne regardent-ils pas où ils vont pour ne pas être escroqués par des gens mal intentionnés», se demande l\u2019épicière de Chusmiza.À Huara, bourgade de 3000 habitants, des migrants dorment dans les rues.La population et les autorités, surprises par le phénomène, ne savent pas vraiment comment réagir.À 75 km de là, dans le port de Iquique (200 000 habitants), plusieurs milliers sont arrivés depuis fin 2020.Parmi eux, environ 8000 sont entrés par la frontière de Col- chane, selon les autorités.Certains ont réussi a prendre des bus pour le sud du Chili, mais d\u2019autres se retrouvent bloqués là.«Nous n\u2019avons nulle part où aller et pas d\u2019argent.[.] Certains ont des petits boulots, vendent des sucreries ou mendient», raconte à l\u2019AFP Anabella, une mère de famille de 26 ans, installée sur la Plaza Brasil, dans le centre de la ville.Là, une centaine de familles campent depuis des semaines, qui malgré les conditions dansent, cuisinent en plein air et écoutent du reggaeton et de la salsa à plein volume, loin des habitudes locales.Dans un geste inédit et très médiatisé, perçu comme un avertissement, le gouvernement chilien a expulsé début février par avion militaire depuis Iquique quelque SUR LA DURE ROUTE DES MIGRANTS VÉNÉZUÉLIENS leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 63 LE MONDE 80 Vénézuéliens et Colombiens entrés illégalement ainsi que plusieurs dizaines de Péruviens et Boliviens rapatriés en bus.«À BOUT» Anyier et sa famille sont finalement arrivés à Iquique à 235 km de la frontière.L\u2019AFP les retrouve cinq jours plus tard au terminal de bus de la ville, où des dizaines de migrants végètent faute de ressources pour aller plus loin ou de papiers pour s\u2019installer.«Je suis à bout», confie, harassée, la Vénézuélienne.Ceux qui réussissent à quitter le port le font souvent grâce à de l\u2019argent envoyé par des amis ou des parents déjà installés au Chili, avec lequel ils peuvent acheter un billet de bus et se payer un test PCR, indispensable pour voyager à travers le pays en ces temps de pandémie.Mardi 23 février, Anyier arrive finalement à Santiago, où sa sœur installée au Chili depuis trois ans l\u2019attend.«Grâce à Dieu! J\u2019espère que ça va aller maintenant», dit Anyer en lui tombant dans les bras.1 1-3 Il y a un mois, Anyier a quitté sa banlieue de Caracas avec sa fille de 14 ans Danyerly et son compagnon Reinaldo à destination du Chili, à plus de 5000 km de là.Comme plus de 5 millions de Vénézuéliens depuis 2015, ils ont décidé de fuir leur pays en raison de la grave crise politique et économique qui le secoue.Environ 500 000 d\u2019entre eux ont trouvé refuge au Chili.Le trio a réussi à atteindre Santiago au terme d\u2019un éreintant périple.4?Les migrants vénézuéliens Rubi Alexander G.et ses amis ont dû affronter les froides nuits de Colchane, au Chili.«Nous avons vu des gens arrivant à l\u2019aube par - 8 ou -10 degrés, pleurant de faim, parfois sans argent», confie le maire de l\u2019endroit.\u2014 PHOTOS AFP, MARTIN BERNETTI 2 3 4 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 64 LE MONDE Le pape François entreprend sa visite historique en Irak CATHERINE MARCIANO ET LAURE AL KHOURY Agence France-Presse BAGDAD \u2014 «Que se taisent les armes!» a lancé le pape François au début de la première visite papale de l\u2019histoire de l\u2019Irak ravagé par les guerres et désormais confronté à la pandémie, saluant des chrétiens «restés» malgré tout.Sous haute protection et circulant seul et masqué sous un strict confinement anti-COVID, le souverain pontife de 84 ans a remercié «évêques et prêtres, d\u2019être demeurés proches» d\u2019une minorité passée en 20 ans de 1,5 million de membres à moins de 400 000 au gré des violences et des crises.Il a commencé par rappeler le calvaire des Yazidis, petite communauté ésotérique martyrisée par le groupe État islamique (EI) en 2014, avant de revenir à l\u2019un des épisodes les plus douloureux de l\u2019histoire récente des chrétiens d\u2019Irak.En la cathédrale Notre-Dame du Secours perpétuel à Bagdad, visée à la veille de la Toussaint 2010 par la prise d\u2019otages la plus sanglante contre des chrétiens d\u2019Irak (53 morts), il a évoqué «nos frères et sœurs morts [.] dont la cause de béatification est en cours» car ils «ont payé le prix extrême de leur fidélité au Seigneur et à son Église».C\u2019est la toute première apparition dans une église en Irak au milieu des fidèles d\u2019un pape friand de bains de foule, mais qui en sera privé pour son premier voyage en 15 mois en raison de la COVID-19.Au cours de son séjour \u2014 qui s\u2019achèvera lundi au terme de 1445 km parcourus principalement par les airs pour éviter les zones où se terrent toujours des djihadistes \u2014, le pape tendra également la main aux musulmans en rencontrant le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité pour de nombreux chiites d\u2019Irak et du monde.Le chef des 1,3 milliard de catholiques du monde a évoqué tous les sujets brûlants en Irak devant ses plus hauts responsables, parmi lesquels le président Barham Saleh, qui a envoyé l\u2019invitation officielle pour cette visite sans précédent et a salué «un invité apprécié» des Irakiens.«On ne peut imaginer un Moyen- Orient sans chrétien», a encore plaidé M.Saleh, lui-même un Kurde musulman.«ASSEZ DE VIOLENCES!» « Assez de violences, d\u2019extrémismes, d\u2019intolérances», a dit le pape.Assez aussi, de la «corruption», raison pour laquelle des centaines de milliers d\u2019Irakiens ont manifesté pendant des mois fin 2019.À l\u2019époque déjà, le pape avait exhorté l\u2019Irak à cesser de réprimer ses jeunes en demande de justice.Il faut «édifier la justice», a-t-il de nouveau martelé.Et que «personne ne soit considéré comme citoyen de deuxième classe», surtout pas les chrétiens \u2014 1 % de la population dans ce pays musulman \u2014 ni les Yazidis, victimes selon le pape de «barbaries insensées et inhumaines».Il a encore rappelé «la présence très ancienne des chrétiens sur cette terre» où est né selon la tradition Abraham, plaidant pour «leur participation à la vie publique» comme «citoyens jouissant pleinement de droits, de liberté et de responsabilité».PROGRAMME AMBITIEUX Le programme est ambitieux.Najaf, Ur, Erbil, Mossoul, Qara- qosh : à chaque fois, il ne verra que quelques centaines de personnes, à l\u2019exception d\u2019une messe dimanche dans un stade d\u2019Erbil au Kurdistan, en présence de plusieurs milliers de fidèles.Bagdad a assuré avoir pris toutes les mesures de sécurité «terrestres et aériennes».Et, signe de détente inespéré dans les tensions irano- américaines toujours latentes en Irak, un des groupuscules qui revendiquent parfois des tirs de roquette visant des Américains a annoncé une trêve le temps de la visite papale.Au sujet des ingérences étrangères, le pape a appelé «les nations» à ne pas «imposer des intérêts politiques ou idéologiques» à l\u2019Irak.Pour Saad al-Rassam, chrétien à Mossoul, ville toujours en reconstruction après la guerre contre l\u2019EI, ce voyage tombe à point nommé dans ce pays qui a vu son taux de pauvreté doubler à 40 % en 2020.«Nous espérons que le pape expliquera au gouvernement qu\u2019il doit aider son peuple», dit-il à l\u2019AFP.Au-delà des difficultés sécuritaires ou économiques que subissent les 40 millions d\u2019Irakiens, les chrétiens dénoncent des discriminations et le peu d\u2019aide du gouvernement pour récupérer leurs maisons ou leurs terres, souvent accaparées par des miliciens \u2014 parfois chrétiens \u2014 ou des proches de politiciens.Malgré tout, le pape exhorte les chrétiens à rester ou à revenir en Irak où ils sont 400 000, contre 1,5 million il y a 20 ans.Un appel au retour «obligatoire», mais «difficile», observe le cardinal Leonardo Sandri, qui chapeaute la «Congrégation pour les églises orientales» au Vatican et accompagne le pape, tant l\u2019Irak va depuis 40 ans de guerre en crise.Le pape François est accueilli à Bagdad, vendredi, par le premier ministre irakien Mustafa al-Kadhem.\u2014 PHOTO AFP, VINCENZO PINTO «QUE SE TAISENT LES ARMES!» 0059283 0059614 AVIS DE FAILLITE LES CONTENEURS VERTS INC.Avis vous est par la présente donné que la faillite de Les Conteneurs Verts inc., 7, rue Henry-Percival-Monsarrat, Rivière- du-Loup (Québec) G5R 0C9 est survenue le 25 février 2021 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 mars 2021, à 10 h par vidéoconférence.Pour participer à l\u2019assemblée des créanciers par vidéoconférence, vous devez transmettre un courriel à assembleesyndic@ln.ca, au plus tard, dans les 24 heures précédant la date et l\u2019heure de l\u2019assemblée des créanciers et un code de conférence vous sera acheminé.De plus, veuillez indiquer dans l\u2019objet de votre courriel le nom du dossier.LEMIEUX NOLET INC.Claude Moisan, CPA, CA, CIRP, SAI 815, boulevard Lebourgneuf, bureau 401 Québec (Québec) G2J 0C1 Tél : 418 833-1054 1 866 833-1054 RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 65 LE MONDE JOE JACKSON Agence France-Presse LONDRES \u2014 Un an après leur rupture avec la famille royale britannique, les confessions du prince Harry et de Meghan Markle à la télévision américaine s\u2019annoncent sans concession et potentiellement explosives pour la monarchie.L\u2019ex-actrice américaine de 39 ans, épouse du petit-fils de la reine Elizabeth II, doit revenir dimanche soir, au cours des deux heures d\u2019entretien avec Oprah Winfrey, sur la manière dont elle a été traitée par la famille royale et la presse britannique.Le ton a été donné par un extrait diffusé par la chaîne CBS : on voit la duchesse de Sussex accuser le palais de Buckingham de «colporter des mensonges» sur la décision du couple début 2020 de se mettre en retrait de la famille royale pour s\u2019installer en Californie.La diffusion de ces propos, filmés il y a quelques semaines, a suivi de quelques heures l\u2019annonce par le palais d\u2019une enquête sur les informations de la presse britannique selon lesquelles Meghan aurait harcelé du personnel quand elle vivait à Londres.Une décision très inhabituelle pour une institution peu accoutumée à régler ses conflits en public, et un signe l\u2019ampleur de la crise, sans précé- dent depuis la princesse Diana.L\u2019entrevue «causera presque certainement l\u2019embarras de la famille royale», prédit à l\u2019AFP l\u2019expert de la royauté britannique Richard Fitzwilliams, pour qui Harry et Meghan ont été «peu clairvoyants» en n\u2019informant pas la monarchie.Selon lui, le duc et la duchesse de Sussex y attaqueront certainement la presse britannique, impitoyable à leur égard.Mais s\u2019ils s\u2019aventurent sur le terrain «personnel» et «critiquent d\u2019autres membres de la famille royale, cela définira leurs relations à l\u2019avenir», faisant craindre la rupture définitive d\u2019un lien déjà distendu.«NE JAMAIS SE PLAINDRE» La famille royale n\u2019a jamais été à l\u2019aise avec les confessions publiques, bien loin de son mantra : «ne jamais se plaindre, ne jamais s\u2019expliquer».Richard Fitzwilliams rappelle que les rares longues entrevues auxquelles se sont livrés les membres de la monarchie ont toutes viré à la «catastrophe».Le prince Charles, père d\u2019Harry, avait été mis en grande difficulté lorsqu\u2019il avait confessé en 1994 avoir une liaison.Un an plus tard, la princesse Diana avait donné un entretien explosif à la BBC, où elle s\u2019était longuement confiée sur la dérive de son couple devant près de 23 millions de téléspectateurs.Plus récemment, en 2019, le prince Andrew, fils de la reine, a dû se mettre en retrait de la famille royale après avoir défendu à la télévision son amitié avec le défunt milliardaire américain Jeffrey Epstein, accusé d\u2019avoir exploité sexuellement des mineures, sans montrer aucune compassion pour les victimes.Selon Omid Scobie, coauteur de la biographie du couple Finding Freedom, il est peu probable que l\u2019entretien de dimanche fasse changer les gens d\u2019avis, la plupart des Britanniques ayant «déjà choisi leur camp».Mais le public pourrait «en ressortir au moins un peu plus éclairé» quant aux raisons du «Megxit», a-t-il ajouté.«Ce sera l\u2019occasion pour eux de donner leur version de l\u2019histoire : étant donné que les journalistes ont passé les trois dernières années à parler de ce sujet, il semble juste qu\u2019ils aient deux heures pour faire de même».AU MAUVAIS MOMENT Harry, 36 ans, sixième dans l\u2019ordre de succession de la couronne, a reproché à de nombreuses reprises à la presse britannique d\u2019avoir contribué à la mort de sa mère en SORTIE À HAUT RISQUE POUR LA MONARCHIE BRITANNIQUE Les confessions du prince Harry et de Meghan Markle à la télévision américaine dimanche «causeront presque certainement l\u2019embarras de la famille royale», prédit un expert de la royauté britannique.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, OLI SCARFF 1997.Dans des extraits diffusés par CBS, il explique avoir définitivement quitté le Royaume- Uni de peur que «l\u2019histoire ne se répète».Le moment choisi pour s\u2019expliquer n\u2019est pas le meilleur : l\u2019entrevue filmée dans leur villa luxueuse à Santa Barbara sera diffusée le même jour qu\u2019une des rares interventions télévisées de la reine, en l\u2019honneur du jour du Commonwealth.Pire, elle intervient alors que le prince Philip, grand-père d\u2019Harry, se remet tout juste à 99 ans d\u2019une «intervention» cardiaque, après trois semaines à l\u2019hôpital.Selon Richard Fitzwilliams, il aurait été «plus opportun» pour Harry et Meghan de demander à leur amie Oprah Winfrey, présente à leur mariage, de retarder la diffusion.C\u2019est «juste un mauvais timing», estime l\u2019experte royale Penny Junor, tout en reconnaissant : «Est-ce qu\u2019il y aura un moment parfait?[.] Je ne suis pas sûre».Armoires de cuisines \u2022 Fabrication et installation \u2022 Estimation gratuite \u2022 Plan 3D Contactez : Sébastien Nicolas au 514 973-8471 Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.9250-9702 Québec Inc.763 Rue de l\u2019Escarboucle Québec (Québec) G2L 2Y5 STARZONE 2485 Boulevard Sainte-Anne Loc.42 Québec (Québec) G1J 1Y4 Dossier : 1223718 Augmentation de la capacité du permis bar sur la terrasse.Changement de catégorie du permis bar à permis de restaurant pour vendre localisé sur une terrasse.Augmentation de la capacité du permis restaurant pour vendre localisé au 1er étage.326 DUNDAS STREET WEST TORONTO ONTARIO RSVP@COWLEYABBOTT.CA 1.866.931.8415 Guido Molinari, Tri-sériel rouge Prix adjugé: 82 600 $ CowleyAbbott.ca Suivant des ventes monumentales en 2020, les spécialistes de Cowley Abbott se rendent disponibles pour une: Veuillez nous contacter au 1-866-931-8415 ou par courriel à rsvp@cowleyabbott.ca pour prendre un rendez-vous sans frais.JOURNÉE D\u2019ÉVALUATION GRATUITE Jeudi le 11 mars 0058891 0059690 0059760 SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 66 Mardi dernier, le constructeur suédois Volvo a révélé que d\u2019ici 2030, tous ses véhicules seront entièrement électriques.De plus, à partir de maintenant, les véhicules 100 % de la marque seront uniquement vendus en ligne.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Volvo procédera par attrition pour sortir de son catalogue tous les véhicules ayant un moteur à combustion interne, incluant les modèles hybrides.Or, vous demanderez : «Qu\u2019arrivera-t-il aux concessionnaires?» Ceux- ci deviendront des points de service et de livraison pour les véhicules Volvo, ainsi que l\u2019endroit pour aller faire un essai routier.Il semble que ceux- ci font toujours partie de l\u2019équation.« D e p u i s q u e l q u e s a n n é e s déjà, nous avons entamé des discussions avec nos concessionnaires concernant notre virage vers les ventes au détail en ligne.Donc, nous les avons impliqués dans le processus et nous avons développé ce virage avec eux», explique en entrevue téléphonique Matt Girgis, directeur général de Volvo Canada.«Si vous vous demandez pourquoi on fait ce virage, c\u2019est pour avoir une présence en ligne dans la vente de véhicules afin que les clients nous trouvent où ils souhaitent magasiner.Ceux-ci veulent magasiner en ligne.Nous voulons pouvoir leur offrir cette possibilité.Nos concessionnaires feront partie de ce périple avec nous.En termes de compensations, il y aura toujours des revenus pour l\u2019entreposage des véhicules avant qu\u2019ils soient vendus en ligne et aussi avec les services aux clients.Les concessions serviront aussi d\u2019endroit pour les livraisons, les essais routiers et pour expliquer les véhicules aux clients», ajoute-t-il.Cette approche s\u2019apparente beaucoup à celle de Tesla où il est possible d\u2019acheter aussi le véhicule sur place dans les centres de service.«Certains clients préfèrent aller en concession pour qu\u2019un représentant les aide dans leur processus d\u2019achat en ligne et de le faire à partir de la salle de montre.Cela ne changera pas.» enchaîne M. Girgis.«Il y aura sûrement des changements dans la façon de traiter avec le client.Aujourd\u2019hui, les clients arrivent en concession avec beaucoup plus d\u2019information sur les produits qu\u2019autrefois.Il restera toujours de l\u2019interaction avec les clients et les concessionnaires.» ET POLESTAR?Certains diront aussi : «Oui, mais Volvo a lancé la marque Polestar, consti tué e de véhicules électrifiés.» La réponse est venue d\u2019Anders Gustafsson, pdg de Volvo Car USA, lors du dévoilement nord-américain du VUS compact C40, mardi matin.«Polestar est une autre entité, détenue à 50 % par Volvo et l\u2019autre partie par [le constructeur chinois] Geely.Il s\u2019agit d\u2019une autre gamme de produits», a-t-il dit.NOUVEAU MODÈLE L\u2019annonce de l\u2019électrification complète des modèles de Volvo en 2030 et du nouveau modèle d\u2019affaires a été jumelée au dévoilement mondial du nouveau VUS compact C40 Recharge.Celui- ci ressemble au XC40 Recharge dévoilé l\u2019an dernier, mais ayant une chute à l\u2019arrière plus accentuée.A l i m e n t é p a r u n e b a tt e r i e de 78 kilowatts-heure, le C40 Recharge aurait une autonomie de 420 kilomètres, selon le cycle de tests Worldwide Harmonized Light Vehicle Test Procedure (WLTP) de l\u2019Union européenne, généralement plus généreux que ceux de l\u2019Environmental Protection Agency (EPA) américaine.Volvo prévoit révéler les cotes de l\u2019EPA plus tard.La production du C40 Recharge est censée commencer l\u2019automne prochain à l\u2019usine de Ghent en Belgique, au même endroit que le XC40 Recharge.VOLVO PREND LE VIRAGE VERS LA VENTE EN LIGNE Volvo a procédé au dévoilement mondial, mardi dernier, du nouveau VUS compact C40 Recharge.Celui-ci ressemble au XC40 Recharge dévoilé l\u2019an dernier, mais ayant une chute à l\u2019arrière plus accentuée.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR VOLVO SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 AUTO 67 PHOTO FOURNIE PAR KIA ESSAI- ÉCLAIR La version complète de cet essai routier sera accessible lundi sur lesoleil.com et dans notre application KIA SELTOS 2021 Le petit nouveau dans les VUS compacts chez Kia, le Seltos, pourrait-il jeter un ombrage à son grand frère, le Sportage?Quelques dizaines de millimètres séparent ces deux modèles entre eux en ce qui concerne la longueur, la largeur, la hauteur ainsi que l\u2019empattement.Assez pour faire une différence sur papier, mais peu pour en faire une à l\u2019œil.En gros, si vous aimez les véhicules un peu moins ronds, le Seltos risque de vous plaire.Au chapitre de la motorisation, le Seltos retient les services de deux moteurs, un quatre-cylindres de 2,0 litres atmosphérique ou un autre quatre- cylindres turbocompressé de 1,6 litre, offert dans la livrée supérieure, la SX Turbo.D\u2019ailleurs, ce VUS compact se vend plus de 2000 $ de moins que le Sportage.PAUL-ROBERT RAYMOND PRIX de 22 995 $ à 32 595 $ PRIX DU MODÈLE ESSAYÉ 32 595 $ (SX Turbo) MOTEUR L4 1,6 litre turbo à injection directe de carburant (L4 2,0 litres aussi offert) PUISSANCE 175 ch (130 kW) à 6000 tr/min COUPLE 195 lb-pi (264 N.m) entre 1500 et 4500 tr/min TRANSMISSION automatique à six rapports CONSOMMATION RÉALISÉE 12,8 l/100 km (conduite hivernale en ville) LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Est-ce vrai qu\u2019on peut enfin acheter un véhicule d\u2019un commerçant d\u2019automobiles sur Internet?R Pas encore, mais ça ne devrait pas tarder.Après avoir toléré l\u2019achat de véhicules en ligne depuis le début de la pandémie, le gouvernement a annoncé qu\u2019il sera possible prochainement de conclure la transaction à l\u2019aide d\u2019une signature électronique.La loi exige actuellement que les clients se rendent chez les marchands d\u2019autos pour signer le contrat de vente afin que la transaction soit complète.Ce sont d\u2019ailleurs les seuls commerces qui ont cette obligation.CAA-Qué- bec reste à l\u2019affût et vous informera lorsque la loi sera modifiée.Notez cependant que les sites des constructeurs automobiles ont tous une section «Construction et prix» qui vous permet de magasiner et de vous faire une bonne idée des différents modèles, des ensembles optionnels, etc.Vous pouvez ainsi connaître les mensualités approximatives et être mieux renseigné afin d\u2019accélérer le processus d\u2019achat.Q Les plaques d\u2019immatriculation «F» s\u2019adressent-elles uniquement aux véhicules commerciaux?R Oui, ces plaques sont destinées exclusivement aux véhicules utilisés à des fins commerciales ou professionnelles par des travailleurs autonomes ou des entreprises.D\u2019un point de vue fiscal, les avantages sont évidemment nombreux.Bien sûr, il y a la déduction des frais d\u2019entretien, d\u2019essence, d\u2019assurance et de financement, mais aussi un remboursement de TPS et de TVQ.Toutefois, il ne faut pas oublier que des avantages imposables sont inévitables pour la personne qui en bénéficie (droit d\u2019usage et frais de fonctionnement).Q Mon fils cherche une voiture fiable et confortable à petit prix (maximum 5000 $).En magasinant, il a vu d\u2019anciennes voitures de police à vendre.Que pensez-vous de cette option?R Plusieurs aspects doivent être considérés, puisque l\u2019on peut orienter la réponse à cette question de deux façons.La première : les anciennes voitures de police sont spacieuses, performantes et ont été très bien entretenues durant leurs années de service.La seconde : ces autos ont été renforcées avec des pièces souvent plus chères que celles d\u2019origine.La plupart du temps, leur mécanique a été très sollicitée en conduite urbaine, dans des conditions loin d\u2019être idéales.C\u2019est sans parler du nombre d\u2019heures de marche au ralenti, qui équivaut souvent au double ou au triple de kilomètres à l\u2019odomètre en matière d\u2019usure.L\u2019habitacle, quant à lui, a gardé les traces des appareils et équipements maintenant retirés.Les sièges sont souvent très usés.Donc oui, votre fils peut considérer une ancienne auto de police s\u2019il tient absolument à avoir un véhicule du genre, s\u2019il est bricoleur et est prêt à avoir des surprises.Mais comme il cherche une voiture fiable, alors, c\u2019est non.S\u2019il tient à avoir une Dodge Charger ou une Ford Taurus dans ces prix, il devrait choisir un modèle «civil» d\u2019une ou deux années plus âgé.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Achat sur Internet, plaques F, ancien véhicule de patrouille Les plaques «F» sont destinées exclusivement aux véhicules utilisés à des fins commerciales ou professionnelles par des travailleurs autonomes ou des entreprises.D\u2019un point de vue fiscal, les avantages sont évidemment nombreux.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, FRÉDÉRIC MATTE ÉCRIVEZ- NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez- nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q J\u2019envisage d\u2019acheter une motoneige d\u2019occasion qui n\u2019a pas été immatriculée depuis plus d\u2019un an.Doit-elle passer une inspection mécanique (comme une moto ou une auto) pour avoir le droit de circuler de nouveau?R Pour connaître la réponse à cette question, nous devons nous référer au Règlement sur les normes de sécurité des véhicules routiers.Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un véhicule hors route, la motoneige est exemptée d\u2019une vérification mécanique avant d\u2019être immatriculée à nouveau, et ce, même si elle ne l\u2019a pas été depuis plus d\u2019un an.Vous devrez tout de même payer la TVQ au moment de l\u2019immatriculation, en plus de la TPS si c\u2019est un commerçant qui vous vend la motoneige.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 68 ACTUALITÉS VIATKA SUNDBORG viatka.sundborg@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Québec est témoin d\u2019un essor rapide de son industrie de microdistillation, au grand bonheur des consommateurs.Les arômes et les nuances spécifiques aux spiritueux de la province proviennent en partie de la grande forêt boréale.Toutefois, le milieu entourant les microdistilleries semble divisé quant à la recherche et la cueillette éthique de ces aromates bien particuliers.«Il y a de la place et suffisamment de ressources au Québec pour répondre à la demande de l\u2019industrie de la microdistillation en matière de cueillette.La province peut aspirer à une renommée internationale grâce à ses aromates boréaux provenant de la forêt», se réjouit Sam Chaib coordonnateur à l\u2019association pour la commercialisation des produits forestiers non ligneux (ACPFNL).L\u2019ACPFNL représente le milieu d e s p ro d u i t s f o re st i e rs n o n ligneux.Ces produits d\u2019origine biologique autres que le bois d\u2019œuvre, tirés des forêts et d\u2019autres écosystèmes, sont omniprésents dans le processus de distillation afin d\u2019ajouter des aromates aux spiritueux.Les produits non ligneux recherchés par les microdistilleries sont généralement issus de la cueillette.M. Chaib remarque une importante augmentation de l\u2019intérêt pour ce type de récolte sur l\u2019entièreté du territoire québécois.Toutefois, la cueillette peut représenter des enjeux pour les écosystèmes.La gestion de la forêt publique, où il est possible de s\u2019adonner à la cueillette, est organisée via des tables de gestion des ressources relevant des entreprises forestières.«Chasseurs, trappeurs, communautés autochtones discutent ensemble des priorités et de l\u2019exploitation de la forêt.Toutefois, les cueilleurs n\u2019y sont pas représentés à l\u2019exception de ceux de la Mauricie et du Bas-Saint-Laurent», explique Sam Chaib.«Contrairement à la chasse, il n\u2019y a pas de territoires donnés pour la cueillette», poursuit-il.Toujours selon le coordonnateur du ACPFNL, les législations entourant l\u2019activité de cueillette sont absentes à l\u2019exception des quelques produits contrôlés soit : le bleuet, l\u2019if et le thé du Labrador grandement utilisé en distillation.« H e u r e u s e m e n t q u e t o u s peuvent cueillir dans la grande forêt québécoise puisque celle- ci appartient à l\u2019ensemble des citoyens.Par contre, les particuliers qui pratiquent la cueillette bénéficieraient de plus d\u2019éducation sur les bonnes pratiques à adopter», déclare M. Chaib.Dans le processus de la fabrication de spiritueux, une quantité importante d\u2019aromates provenant des produits non ligneux est nécessaire et pourrait porter préjudice à un écosystème.«Ultimement, un cueilleur seul ne causera pas la menace d\u2019une plante, mais il pourrait l\u2019éradiquer d\u2019un secteur s\u2019il n\u2019adopte pas une pratique responsable», prévient-il.Pour M. Chaib et l\u2019ACPFNL, il s\u2019agit de trouver le juste équilibre entre encourager l\u2019entrepreneu- riat et éduquer à la cueillette.«Certains goulots d\u2019étranglement restent à surveiller comme la baie de genièvre très recherché pour la fabrication du gin», précise-t-il.ET SI LA CUEILLETTE N\u2019ÉTAIT PAS VIABLE?C o n t ra i re m e n t à l \u2019A C P F N L , J o n a t h a n R o y , p r é s i d e n t d e l \u2019 U n i o n q u é b é c o i s e d e s microdistilleries (UQMD), croit que le Québec n\u2019est pas prêt à accueillir autant de distillerie.«La croissance rapide de l\u2019industrie requiert un travail de fond afin de légiférer et d\u2019encadrer l\u2019ensemble de la pratique», explique M. Roy, persuadé que les lois actuelles concernant la cueillette sont désuètes ou inexistantes.Les six dernières années ont été marquées par l\u2019ouverture d\u2019une soixantaine de distilleries, selon M. Roy.Cette industrie est naissante et les producteurs ont très peu de références tant pour la fabrication que pour l\u2019approvisionnement.«Si l\u2019on veut préserver une industrie saine, il faut impérativement se questionner sur son système d\u2019approvisionnement», mentionne Jonathan Roy, qui est aussi propriétaire de la distillerie Fils du Roy.«Québec octroie un très grand nombre de permis de distillation en comparaison avec la quantité d\u2019ingrédients disponible dans ses forêts», poursuit-il.Ces produits responsables du goût et des aromates uniques des spiritueux proviennent généralement de la cueillette.Cette méthode d\u2019approvisionnement est préférée à l\u2019agriculture puisqu\u2019elle requiert peu ou pas d\u2019investissement en amont de la part de la jeune industrie.«Il y a malheureusement des cueilleurs qui sont moins engagés éthiquement dans leur pratique», avise le président de l\u2019UQMD.Il affirme que l\u2019encadrement de la cueillette au Québec devrait être revu afin que les produits et les cueilleurs puissent être certifiés.Pour l\u2019instant, les microdistilleries peuvent seulement compter sur la bonne foi des cueilleurs afin de s\u2019assurer d\u2019une pratique éthique.Selon Jonathan Roy, la cueillette sauvage est viable seulement pour les distilleries à très petit volume.Celles avec un volume de production plus important devraient se tourner vers l\u2019agriculture.«La cueillette sauvage ne devrait même pas faire partie du plan d\u2019affaire des grandes distilleries», dit-il.L\u2019agriculture est, selon le propriétaire de la distillerie Fils du Roy, la meilleure avenue pour la production de spiritueux au Québec.Par contre, elle comporte son lot de défis, n\u2019étant pas adaptée aux demandes spécifiques et toujours en hausse de l\u2019 industrie.« Il y a encore beaucoup de recherche à faire dans ce domaine.Les baies de genièvre, certaines espèces de menthes et bien d\u2019autres plantes sont en extrême demande et représentent des enjeux d\u2019approvisionnement qui force les micro- distillateurs à s\u2019approvisionner à l\u2019international malheureusement», conclut Jonathan Roy.La plupart des Québécois connaissent très bien le produit final de cette industrie, mais très peu connaissent son processus de fabrication.Plusieurs microdistilleries font la fierté de la province, mais derrière les bouteilles des spiritueux québécois se cachent encore plusieurs questions d\u2019une industrie en pleine croissance.La grande forêt québécoise, riche en aromates boréaux, peut- elle continuer de subvenir à la frénésie entourant les microdistilleries?Les avis divergent et prouvent la complexité de développer une nouvelle industrie dans le respect de notre environnement et des consommateurs.LE DÉFI DE LA CUEILLETTE RESPONSABLE PHOTO 123RF leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 69 LINA DIB La Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Ensaf Haidar, la conjointe de Raïf Badawi, cherche à devenir candidate aux prochaines élections fédérales.Mme Haidar a choisi le Bloc québécois comme véhicule politique.Elle qui habite Sherbrooke depuis qu\u2019elle s\u2019est réfugiée au Canada avec ses trois enfants devra d\u2019abord gagner sa place lors d\u2019une assemblée d\u2019investiture.Le candidat bloquiste défait en 2019 a déjà manifesté son intérêt pour tenter de nouveau sa chance.Mme Haidar a récolté quelques appuis dans le mouvement souve- rainiste à Sherbrooke et la députée bloquiste de la région voit d\u2019un bon œil son entrée dans la vie politique.Cette semaine, la principale intéressée a tenté d\u2019expliquer pourquoi elle veut être candidate bloquiste et, si les militants puis les électeurs la choisissent, députée à Ottawa.«J\u2019aime le Québec, a-t-elle confié en entrevue.Le Québec m\u2019a aidée beaucoup.Il m\u2019a soutenue beaucoup.» Depuis des années, des vigiles se tiennent tous les vendredis à Sherbrooke pour réclamer la libération de son conjoint.Raïf Badawi est en prison depuis neuf ans.Les autorités saoudiennes lui reprochent ses écrits qui prônaient des valeurs libérales.L\u2019adhésion rapide des Sher- brookois à sa cause a conquis Mme Haidar.«Je sens que je suis parmi les miens, ici.Et je veux servir la région», a-t-elle offert.Elle professe sa gratitude au Bloc québécois qui, encore récemment, a initié l\u2019adoption unanime aux Communes d\u2019une motion réclamant que le gouvernement offre la citoyenneté canadienne à Raïf Badawi.Et le discours bloquiste lui convient tout à fait.«Moi, je vois le Québec comme un pays.Parce que quand je suis sortie, quand j\u2019ai voyagé à Ottawa ou en Ontario, je trouve que c\u2019était comme sortir du pays.Le Québec est assez grand pour être un pays.Il a sa culture.Il a sa langue», plaide-t-elle.Si elle devait se retrouver sur les banquettes de l\u2019opposition à Ottawa, elle ne croit pas que cela nuirait à ses efforts pour son mari, «au contraire».Elle estime qu\u2019elle pourrait ainsi lutter «directement» et «plus fort» pour «la liberté de Raïf», pour la cause de «tous les prisonniers d\u2019opinion» en Arabie saoudite ou ailleurs.Elle veut aussi parler de laïcité.En novembre dernier, au procès de la contestation de la loi québécoise sur la laïcité de l\u2019État, Mme Haidar a été présentée comme témoin par le Mouvement laïque québécois.L\u2019avocat qui a exposé les arguments du groupe offre son appui à Mme Haidar.Il faut dire qu\u2019en 2018, lorsque Guillaume Rousseau s\u2019est présenté candidat péquiste à Sherbrooke, Mme Haidar, dans une première sortie politique partisane, l\u2019avait endossé.«Vu qu\u2019elle vient de l\u2019étranger, c\u2019est aussi une belle preuve que le Bloc est capable d\u2019aller chercher des Québécois de partout, de différentes origines», s\u2019est félicité M. Rousseau, en entrevue téléphonique.Sans endosser la candidate à l\u2019investiture, parce qu\u2019il est «un peu trop tôt», Andréanne Larouche, députée bloquiste de Shefford, tient un discours semblable.«C\u2019est vraiment intéressant de voir que Mme Haidar s\u2019est reconnue [dans] le Bloc québécois», a dit la députée, en entrevue téléphonique jeudi.ET SON FRANÇAIS?Le français de Mme Haidar est quelque peu laborieux.Invitée à expliquer, en arabe, comment elle pourra s\u2019en sortir dans un lieu de débat, entre parlementaires, elle a dit n\u2019avoir aucune crainte.«Quand on me parle, je comprends tout», a-t-elle assuré.Elle compte sur le fait que les élus préparent leurs discours à l\u2019avance.«C\u2019est sûr que c\u2019est comme ça que ça se passera pour moi; je ne vais pas parler sans préparation», a-t-elle supposé.D\u2019après la députée Larouche, la qualité du français de Mme Haidar ne sera pas «prise en considération» par les électeurs de Sherbrooke.«Je n\u2019ai absolument aucune inquiétude que [.] un français parlé qui n\u2019est pas parfait chez Ensaf fasse en sorte que les gens ne se reconnaissent pas en elle», a assuré Étienne-Alexis Boucher, militant souverainiste de longue date.«Elle est nôtre.Qu\u2019elle parle bien ou non français, les gens se reconnaissent en elle, ils l\u2019ont adoptée», a insisté au bout du fil celui qui a été député péquiste de 2008 à 2012.ASSEMBLÉE D\u2019INVESTITURE EN VUE Rien ne garantit à Mme Haidar qu\u2019elle portera les couleurs blo- quistes à la prochaine campagne électorale.Claude Forgues, arrivé troisième à l\u2019élection de 2019, à 2020 voix de la gagnante libérale, veut tenter l\u2019aventure une fois de plus.Lorsqu\u2019il a été contacté par La Presse Canadienne, jeudi, il semblait bien décidé et se croyait encore seul en piste.Il devra donc y avoir une assemblée d\u2019investiture \u2014 virtuelle, pandémie oblige \u2014 si les instances du parti donnent le feu vert à Mme Hai- dar et M. Forgues.ENSAF HAIDAR TENTE SA CHANCE AVEC LE BLOC Depuis des années, des vigiles se tiennent tous les vendredis à Sherbrooke pour réclamer la libération de Ra?f Badawi, le conjoint d\u2019Ensaf Haidar.L\u2019adhésion des Sherbrookois à sa cause a conquis Mme Haidar.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, PAUL CHIASSON «Le Québec est assez grand pour être un pays.Il a sa culture.Il a sa langue» \u2014 Ensaf Haidar SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 70 ACTUALITÉS L a directrice d\u2019Alexa Canada, Celine Lee, est au cœur de la stratégie d\u2019Amazon pour le développement des nouveaux appareils intelligents.Cette ingénieure de formation, passionnée par la robotique, est une figure forte pour les futures générations de femmes s\u2019intéressant aux nouvelles technologies.Le Québec est d\u2019ailleurs un marché particulier pour Amazon, qui propose une version d\u2019Alexa adaptée à la réalité québécoise.ALEXA PARLE QUÉBÉCOIS L\u2019assistant vocal d\u2019Amazon parle le québécois depuis deux ans maintenant et son niveau de précision ne cesse de s\u2019améliorer.En effet, depuis son lancement en mars 2019, l\u2019assistant vocal Alexa s\u2019est amélioré de 75 %, permettant des requêtes plus précises certes, mais aussi adaptées à la réalité du Québec.«Le Québec est un défi important, mais il doit faire partie de l\u2019expérience qui combine l\u2019anglais et le français québécois.Ça nous pousse à innover sur le plan technique», mentionne Celine Lee.La précision de l\u2019assistant vocal s\u2019améliore avec le volume de requêtes effectuées.Bien que l\u2019intelligence artificielle soit au cœur de la technique d\u2019apprentissage des assistants vocaux, l\u2019intervention humaine est tout de même encore nécessaire.«L\u2019utilisation des enregistrements vocaux et l\u2019analyse de ceux-ci par des humains contribuent à l\u2019amélioration de l\u2019expérience client.Environ 1 % des enregistrements sont utilisés et cette méthode est critique pour améliorer la performance», affirme Mme Lee.UN NOUVEL ECHO SHOW 10 Le nouvel Echo Show 10 offert depuis peu offre une expérience plus naturelle avec un écran qui peut suivre les mouvements de son interlocuteur.«Personnellement, j\u2019adore l\u2019écran qui suit mes mouvements.Je peux maintenant faire mes tâches quotidiennes tout en écoutant une série.En plus, j\u2019ai simplement à dire «Alexa, arrête de tourner» si je veux désactiver la fonction mobilité.Aussi facile que ça!» indique Celine Lee.Un test complet de l\u2019Echo Show 10 de dernière génération sera disponible dans quelques semaines.PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE Les assistants vocaux fonctionnent tous à peu près de la même façon, c\u2019est-à-dire qu\u2019un mot ou une phrase en particulier réveille l\u2019appareil qui écoute alors la requête de l\u2019utilisateur.En théorie, l\u2019assistant vocal n\u2019écoute que les requêtes qui suivent le mot déclencheur et celles-ci sont parfois analysées de manière anonyme.«Nous améliorons la sécurité en donnant le contrôle aux utilisateurs.Par exemple, il est possible d\u2019arrêter la reconnaissance vocale grâce à un bouton qui désactive le micro.Pour ce qui est des écrans Echo Show, il est également possible de désactiver le microphone ainsi que la caméra.Les enregistrements vocaux peuvent être supprimés en demandant à l\u2019assistant vocal d\u2019effacer les enregistrements ou via l\u2019application Alexa», a expliqué Celine Lee.Est-ce que les enregistrements vocaux sont accessibles aux forces policières?Aux États-Unis, les corps policiers ont fait plusieurs demandes d\u2019accès aux enregistrements vocaux dans le but d\u2019élucider différents crimes.Les fournisseurs de services sont toutefois réticents par rapport à cette pratique compromettant la vie privée des utilisateurs.Pour ce qui est de l\u2019assistant vocal Alexa, «Amazon ne divulgue pas de renseignements sur les clients en réponse aux demandes du gouvernement, à moins que nous soyons tenus de le faire pour nous conformer à une ordonnance juridiquement valide», selon informations fournies par le service des relations publiques d\u2019Amazon.EN CHIFFRES \u203a En 2020, la requête « Alexa, chante-moi une chanson» a été demandée plus d\u2019un million de fois pour 80 millions d\u2019heures de musique écoutée! \u203a Alexa est actuellement intégrée à plus de 100 millions de dispositifs dans le monde.\u203a Au Canada, 30 000 nouvelles Skills sont développées par Amazon.Une Skills est une petite application qui ajoute des fonctionnalités à Alexa, permettant de personnaliser les appareils utilisant l\u2019assistant vocal.ALEXA À L\u2019ÉCOUTE DE SES UTILISATEURS Le nouvel Echo Show 10 offre une expérience plus naturelle, notamment grâce à sa fonctionnalité qui permet de suivre les mouvements de son interlocuteur.\u2014 PHOTO FOURNIE STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE Celine Lee occupe la direction d\u2019Alexa Canada.\u2014 PHOTO FOURNIE leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 ACTUALITÉS 71 La terrifiante illusion P lusieurs personnes semblent s\u2019être amusées au cours des derniers jours avec la nouvelle application Deep Nostalgia, où, en téléchar- geant une photo d\u2019un membre de notre famille, on peut voir celui- ci s\u2019animer le temps de quelques secondes, la plupart du temps de manière plutôt convaincante.Dans certains cas, de voir bouger pour la première fois un aïeul qu\u2019on n\u2019a pas connu peut être un moment très émouvant.C\u2019est d\u2019ailleurs sur cette émotivité que mise My Heritage, l\u2019entreprise derrière l\u2019application, pour inviter les internautes à l\u2019utiliser, moyennant une inscription gratuite où certaines informations vous seront demandées en contrepartie.Comme l\u2019application pour voir de quoi on aurait l\u2019air si on appartenait au sexe opposé ou quand on aura 80 ans, cette technologie sera divertissante pendant quelque temps avant de sombrer dans l\u2019oubli.On s\u2019en rappellera dans un an ou deux, quand notre fil d\u2019actualités nous proposera cette publication en souvenir du jour.Entre vous et moi, ce genre d\u2019avancée technologique, aussi formidable soit-elle, m\u2019inquiète beaucoup.Certes, on voit immédiatement les avantages que permettent ces nouvelles applications et le bonheur, voire les fous rires, qu\u2019elles apportent à ceux qui les utilisent.Et pas seulement avec des membres de leur famille, mais aussi avec des personnalités historiques ou des célébrités.J\u2019ai vu, par hasard, une photo animée de la chanteuse américaine Beyoncé qui est loin, mais alors là très loin, d\u2019être présentée sous son meilleur jour.Le résultat, qui montre l\u2019artiste généralement auréolée de perfection grimacer, est tout simplement hilarant.Non, moi, ce qui m\u2019inquiète, c\u2019est la facilité déconcertante avec laquelle ces technologies sont accessibles, y compris à des personnes mal intentionnées qui leur découvrent un potentiel parfois insoupçonné par leurs créateurs.Parce que tout ça est très drôle jusqu\u2019à ce que ça ne soit plus drôle du tout.Désormais, il est facile de faire dire n\u2019importe quoi à un politicien, y compris des déclarations complètement contraires à son idéologie, le tout pour le discréditer.L\u2019effet est stupéfiant.Si stupéfiant qu\u2019on n\u2019y voit que du feu, même quand un internaute averti se méfie.Bref, aussi divertissant soit-il, le deep fake, comme s\u2019appelle ce phénomène qui a recours à l\u2019intelligence artificielle, est aussi une source inquiétante de désinformation, voire de manœuvres politiques malhonnêtes.Une désinformation qui profite à ceux qui maîtrisent cette technologie et qui ne fait qu\u2019alimenter les théories du complot.Si l\u2019outil est formidable pour obtenir des effets spéciaux à moindre coût dans les films ou des publicités, je crains que cela ne nous coûte cher, comme société, avec son application dans la vraie vie.Les vidéos en deep fake ne sont apparues que tout récemment dans nos appareils électroniques et dans nos vies.Pourtant, elles en ont déjà brisé quelques-unes.Il suffit de penser à ces femmes et ces jeunes filles \u2014 je l\u2019écris ainsi parce que ce sont majoritairement celles-ci qui sont affectées \u2014 dont le visage est superposé de façon beaucoup trop réaliste à des vidéos pornos, laissant croire à quiconque que la personne qu\u2019on y reconnaît a vraiment pris part à «l\u2019événement».D\u2019autres personnes qui se font prêter des propos racistes, diffamatoires ou autres qu\u2019elles n\u2019auraient jamais prononcé, mais dont le rendu est tellement crédible qu\u2019on ne peut conclure autrement qu\u2019à une vidéo légitime.Il faut le voir pour le croire, veut l\u2019adage : maintenant, on ne peut même plus faire confiance à ses yeux.Comme c\u2019est le cas avec la plupart des nouvelles innovations qu\u2019on retrouve en ligne, il n\u2019existe pas encore de réglementation ou de balises qui encadrent la production de deep fake.Pour reprendre l\u2019expression : c\u2019est le Far Web.Quels recours aurait une personne victime d\u2019un hypertrucage pour faire respecter ses droits?Et ça, c\u2019est quand la personne en question est encore vivante, parce que maintenant, les défunts peuvent venir nous hanter grâce à la technologie.Les questions de droit d\u2019auteur, de droit à la vie privée et à la dignité, de droit à l\u2019image et de diffamation sont au cœur de ce phénomène récent, mais aucun mécanisme précis n\u2019existe encore pour le contrecarrer.Parce que non seulement il faut prouver que le contenu est faux, mais encore faut-il retrouver le coupable.Et même si celui-ci est épinglé, le cauchemar est loin d\u2019être terminé.Une fois téléversé sur le Web, on perd le contrôle du contenu, qui peut aller se répandre comme une traînée de poudre en ligne, aussi bien dans le cercle social de la personne y étant faussement en vedette qu\u2019auprès d\u2019inconnus du monde entier, et ce, avec tous les dommages collatéraux qu\u2019on ne soupçonne pas toujours.Atteinte à la réputation, perte d\u2019emploi, honte et dépression : ce ne sont que quelques effets ressentis par des personnes ayant été victimes d\u2019un trucage vidéo ultraréa- liste qu\u2019elles n\u2019ont jamais demandé.Il me semble que la vraie vie donne suffisamment de fil à retordre à bien du monde sans qu\u2019on en rajoute dans une autre dimension.Il faut le voir pour le croire, veut l\u2019adage : maintenant, on ne peut même plus faire confiance à ses yeux.Atteinte à la réputation, perte d\u2019emploi, honte et dépression : ce ne sont que quelques effets ressentis par des personnes ayant été victimes d\u2019un trucage vidéo ultraréaliste.\u2014 PHOTO 123RF MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME BEAUDETAndré, BÉDARD Gaston, Québec BÉLANGERAline, Québec BOUCHARD Odette Bélanger, Québec CASTONGUAY Sylvine, Rimouski CIMON Jean-Guy, CÔTÉ Francine, Québec DEMERS Marc, Québec GARIÉPYMaurice, Québec GAULIN Jean-Pierre, Lac-Beauport LANDRYClément, Lévis NADEAUMarcelle, Québec PAQUETMonique, Saint-Georges PLANTE Pierrette Pelletier, Québec POISSON Nicole, Québec ROUTHIER Gervaise, Québec ROY Jean-Guy, Québec TOUSIGNANTMonique, VITTOZ Pascal, ANDRÉ BEAUDET 1944 - 2021 À Québec, le 24 février 2021, à l\u2019âge de 76 ans et 9 mois est décédé André Beaudet, conjoint bien-aimé de Micheline Roberge.Il était le fils de Paul Beaudet (1907-1979) et Bernadette Lavoie (1909-1967) et le petit-fils de Zéphirin Beaudet (1864-1920) et Odile Simoneau (1865-1948) ainsi que de Louis-Philippe Lavoie (1852- 1922) et Georgiana Gauthier (1878-1954).Il rejoint dans la mort ses soeurs, Francine (1945-1994) (feu Guy Turgeon), Thérèse (1933-2002) (feu Paul Hachey et feu Frank Leblanc), Claudette (1939-2005) (André Huot) et Lise (1943-2014) (feu Joseph Lemieux) ainsi que ses frères, Jean-Guy (1936-2000), Paulo (1938-2017) (Louise Doucet) et Ronald (1947-2018) (Josée Marineau).Outre Micheline, il laisse dans le chagrin ses enfants qu\u2019il eut de feu Lise Gingras (1944-2013), Éric (Nadine Béland et leurs enfants, Benjamin et Pénélope), Martin (Denise Tousignant et leurs enfants, Frédérique et Raphaëlle), Catherine et Geneviève (ses enfants, Océane, Léa Rose et Noémie, son conjoint Jérôme Dufour).Il laisse aussi dans le deuil ses soeurs : Juliette (Jean Bouchard), Jeannot (Vital Landry), ses 3 frères : René (Jeannette Boucher), Pierre (Marie Émond) et Jacques (Colette Paquet) ainsi que les enfants de Micheline : Marie-Josée Lavoie (son fils Victor, son époux Pierre Rouquet) et Jean-François Lavoie (son fils JérémyMoreau, sa conjointe Valérie Demers et leur fille Julianne).Il laisse également dans le deuil, de nombreux, neveux et nièces, cousins et cousines, et amis.En raison des circonstances liées au contexte sanitaire, une rencontre lui rendant hommage se déroulera en toute intimité et sur invitation au Centre funéraire St-Charles, le samedi 20 mars 2021.Ceux et celles qui le souhaitent pourront se joindre à la famille en mode virtuel dès 10 h 30.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don au : Pavillon de prévention des maladies cardiaques (PPMC) Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2725 Chemin Sainte- Foy, Québec, QC G1V 4S3, http://iucpq.qc.ca/fr La famille recevra avec gratitude vos messages de sympathie sur le siteWeb de la Coopérative funéraire des Deux Rives.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com ABBÉ JEAN-GUY CIMON 1925 - 2021 Le 23 février 2021 à la Résidence Cardinal-Vachon, est décédé l\u2019abbé Jean- Guy Cimon, à l\u2019âge de 95 ans et 4 mois, il était le fils de feu monsieur Horace Cimon et de feu madame Aurore Lamontagne.Natif de St-Jean-Baptiste de Québec, il a été ordonné prêtre le 7 juin 1952.À sa première nomination, il est nommé vicaire à Saint-Grégoire de Montmorency.En 1957, il devient vicaire à Saint-Eugène et l\u2019année suivante, il se retrouve à Pont-Rouge puis, à Saint-Raymond de Portneuf de 1960 à 1965.Après un passage à Saint-Pierre-aux-Liens àOrsainville, il est nommé à Saint-Joseph de Lauzon de 1965 à 1969.Par la suite il est nommé vicaire à Saint-Romuald et à Saint-Pascal de Maizereth en 1970 jusqu\u2019à sa retraite.Les funérailles auront lieu le mardi 9 mars 2021 à 13h en l\u2019église Saint- Sauveur, 215, avenue des Oblats, Québec, QC G1K 9A4.L\u2019inhumation se fera au cimetière Notre-Dame-de-Belmont.Il laisse dans le deuil ses frères et soeurs : feu Pierre-Claude (Huguette Rousseau), Ghislaine (feu Eric Dionne), feu Huguette (Léo Gagné) et feu Luc, ainsi que des neveux, nièces et ami(e)s.Un merci spécial au personnel du 6e étage de la Résidence Cardinal-Vachon.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com GASTON BÉDARD 1944 - 2021 À l\u2019Hôpital Saint-François d\u2019Assise, le 24 février 2021, à l\u2019âge de 76 ans, est décédémonsieur Gaston Bédard, époux de dame Diane Roy.Il était le fils de feu dame Marie-Ange Laplante et de feu monsieur Alfred Bédard.Il demeurait à Québec.LEPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera au Salon funéraire Lépine Cloutier 30, rue Albert-Trudel,Québec QC G2A 2S1 Le vendredi 5 mars 2021 de 16 heures à 19 heures.Parents et amis sont les bienvenus si vous souhaitez offrir vos condoléances.Cependant une limite de 25 personnes à la fois devra être respectée lors des condoléances au salon funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Le service religieux sera célébré sur invitation le samedi 6 mars 2021 à 10 h 30 en l\u2019église St-André, 10680, boulevard Savard, Québec (QC), G2B 2N9.Pour ceux qui ne pourront y assister en personne, vous pourrez visionner la cérémonie le samedi 6 mars à compter de 10 h 30 en vous inscrivant sur Google : www.diffusion.saint-ambroise.org.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Diane; ses enfants :Marilyn (Éric Marcheterre) et Etienne (Anne-Marie Cantin); ses petits-enfants : Emy, Amélia, Jules et Guillaume; sa soeur Raymonde (Claude Paquet), son frère feu Marcel Bédard (feu Ginette Lessard).Il laisse également ses beaux-frères, belles-soeurs de la famille Roy: Claude (Estelle Desrosiers), Ginette (Raynald Mercier), Patrice (Dany Aubé) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel du CHU Saint-François d\u2019Assise pour l\u2019attention et la qualité des soins prodigués, spécialement la Dre Sophie Breton, la Dre Ann Montreuil pour les soins palliatifs ainsi que le personnel de la Cardiologie, de la Pneumologie et de l\u2019Urgence.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec (Hôpital Saint-François d\u2019Assise), 10, rue de l\u2019Espinay, Québec (Qc) G1L 3L5, Tél.: 418 525-4385 ou à l\u2019Association pulmonaire du Québec, 6070, rue Sherbrooke Est, bur.104, Montréal (Qc) H1N 1C1, Tél.: 1 800 295-8111.ATHOS 418 529-3371 / Télécopieur : 418 767-2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com MARC DEMERS 1943 - 2021 À l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, le 20 février 2021, à l\u2019âge de 77 ans, est décédémonsieur Marc Demers, fils de feu Gabrielle Voisine et de feu Charles-Eugène Demers.Il demeurait à Québec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS La célébration funéraire se fera en toute intimité avec la famille.Il laisse dans le deuil ses soeurs :Mireille, Maryse et Danielle (Claude Vallières) ainsi que sa tante Rita Lamonde (feu Louis-Philippe Demers); ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier le personnel soignant de l\u2019hôpital du Saint-Sacrement pour leur attitude bienveillante et pour les excellents soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec, 10, rue de l\u2019Espinay, Québec (Qc) G1L 3L5, 418 525-4385.ATHOS 418.686.8811 / Télécopieur : 418.686.8813 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ infomaison@athos.ca ALINE BÉLANGER 1936 - 2021 C\u2019est avec un immense chagrin que nous avisons parents et amis du décès de notre mère bien-aimée, Aline Bélanger, survenu le 25 janvier 2021 à Québec.Elle était la fille de feu Julie Pineault et de feu Charles Bélanger.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil sa fille Andrée (Gérald Evoy), son fils Christian (Christine Wagner) et le père de ses enfants, Gaétan Truchon; ses petits- enfants adorés :Audrey Ann (Simon-Pierre Latour), Carolyn (Yves Laforest) et Christopher Evoy;Marie-Noëlle (Mathieu Tessier) et Émile Truchon (Anne- Sophie Dufour); ses deux petits trésors : Charles et Justin Evoy Laforest.Elle laisse également dans le deuil ses soeurs : Lucie, Micheline (JacquesThibault) et Lisette (Marc-André Rioux) ainsi que plusieurs nièces, neveux, cousins, cousines, les membres de la famille du père de ses enfants dont elle est demeurée très proche ainsi que ses nombreuses amies du Carrefour de l\u2019Amitié, de ski de fond, de golf et des soirées de danse.Elle est allée rejoindre son fils feu Pierre, ses soeurs et ses beaux-frères : feu Marie-Reine (feu Jules Dionne), feu Ghislaine (feuYves Normandin), feu Odette (Gérard Talbot), feu Carmelle (Yvon Tremblay) et feu Marcelle (Ghislain Tremblay).Notre famille tient à remercier le personnel de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus pour les soins attentifs et dévoués prodigués à notre mère ainsi que le soutien qu\u2019il nous a apporté.Nous aurions grandement apprécié votre présence, mais compte tenu de la situation actuelle, nous recevrons les condoléances à la Coopérative funéraire des Deux Rives (boul.Henri-Bourassa) sur invitation seulement dans le respect des consignes de la Santé publique et les funérailles seront célébrées dans l\u2019intimité en l\u2019église Saint-Charles-Borromée le 13 mars 2021.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC, 4715, avenue des Replats, bureau 261, Québec ou à la Société Alzheimer de Québec (www.societealzheimerdequebec.com).Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com ODETTE BOUCHARD (NÉE BÉLANGER) 1926 - 2021 C\u2019est avec une immense tristesse mais le coeur rempli de merveilleux souvenirs que nous vous annonçons le décès de notre chère maman Odette.Elle a poussé son dernier souffle au Centre d\u2019hébergement Saint-Augustin, le 25 février 2021, à l\u2019âge de 94 ans et c\u2019est ainsi qu\u2019elle est enfin allée rejoindre son époux, feu monsieur Roland Bouchard.Elle était la fille de feu Charles-Eugène Bélanger et de feu Amélia Tardif.Native de Pohénégamook, elle demeurait à Québec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Le lieu et la date des funérailles sont à déterminer ultérieurement.L\u2019information vous sera transmise via le site web :www.lepinecloutier.com Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Louis, Francine (Michel Lachance), Claude (Lyne Després), Michel,Yves (Johanne Deroy) et Gilles; ses petits-enfants : Philippe Lachance (Ysabelle Gagné), Jean- Benoît Lachance (Michaëlle Patry), Gabriel Lachance (Mireille Bédard), Antoine Bouchard-Lanteigne, Elise Bouchard-Lanteigne (Kévin Moisan), Marc-André Bouchard (Annie Brassard), Alexandre Bouchard (Andréanne Langevin), Jacob Bouchard (Rébecca Alain) et Florent Bouchard; ses arrière- petits-enfants :Marius, Annette, Iris, Gustave, Thomas, Anabelle, Claudie, Tommy, Romy et Rose; ses soeurs et son frère :Magella (feu Gérard Beaulieu), Suzanne (feu Laurier Charest) et Bertrande (feu Francis Caron), Julien Jean (DeniseWojas); sa belle-soeur Magella Royer (feu Normand Bouchard), ainsi que ses neveux, nièces, de nombreux autres parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Société Alzheimer de Québec, 305-1040, avenue Belvédère, Québec (QC), G1S 3G3, tél.: 418-527-4294 ATHOS 418.529.3371 / Télécopieur : 418 767.2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 72 SYLVINE CASTONGUAY 1932 - 2021 AuCHSLDYvonne-Sylvain de Québec, le 25 février 2021, à l\u2019âge de 88 ans, est décédée Sylvine Castonguay, épouse de feu Roland Ratté.Elle demeurait auparavant à Rimouski.Sylvine laisse dans le deuil ses enfants : Nicole (Michel Ouellet), Louise (André Boisvert), Monique (Serge Fréchette) et Gilles (Nathalie Bard); ses petits- enfants :Émilie, Marie-Pier et Ariane, Catherine et Julien, Alexis et Samuel; ses arrière-petits-enfants :Éliane, Charlie, Simone, Zoé, Hector et Charles ainsi que plusieurs parents et ami(e)s.La famille tiendra une cérémonie en présence des cendres, le 2 avril 2021, de 13 h 30 à 15 h au Centre funéraire Saint-Charles 1420,boulevardWilfrid-Hamel,Québec (Québec) G1N 3Y6 Afin de respecter les mesures imposées par la santé publique et considérant la capacité restreinte permise, nous vous recommandons d\u2019y assister par diffusion web en vous rendant sur le site web de la coopérative, veuillez communiquer avec la famille pour l\u2019obtention du mot de passe.L\u2019inhumation des cendres se fera au cimetière de Matane à une date ultérieure.La famille remercie le personnel du CHLSDYvonne-Sylvain pour le dévouement et les soins apportés à leur mère.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation de l\u2019Institut Universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2725, chemin Sainte-Foy, Québec, G1V 4G5, http://iucpq.qc.ca/fr Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com FRANCINE CÔTÉ 1947 - 2021 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le 21 février 2021, à l\u2019âge de 73 ans, est décédée dame Francine Côté, épouse de monsieur Rodrigue Rioux, fille de feu monsieur Henri Côté et de feu dame Marthe Roussel.Elle demeurait à Québec.LEPINE CLOUTIER / ATHOS La famille accueillera des membres de la famille rapprochée au Complexe du Parc Commémoratif La Souvenance 301, rang Ste-Anne,Québec QC G2G 0G9 Le jeudi 11 mars 2021 en après-midi.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, les condoléances et la liturgie se tiendront dans l\u2019intimité de la famille proche.Seulement 25 personnes seront conviées.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Une liturgie de la Parole aura lieu à 15 heures en la chapelle du Parc Commémoratif La Souvenance, 301, rang Ste-Anne, Québec.Il vous sera possible de visionner la liturgie en direct ou en reprise en allant sur le site internet de Lépine Cloutier Athos, en appuyant sur l\u2019icône «captation des rituels» situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com.Notez qu\u2019à la demande de la famille, la captation sera disponible en reprise jusqu\u2019au 14 mars.Elle laisse dans le deuil, son mari et ses enfants : Rodrigue Rioux, Catherine Rioux, Isabelle Rioux (Nicolas Cliche) et Dominique Rioux (Sébastien Vézina); ses petits-enfants : Mathieu, Laurence, Benjamin et Olivier, ses soeurs : Nicole (Marcel Potvin), Hélène (Denis Lemieux) et Nathalie (Daniel Quintal); ses frères :André (Lise Gagné), Fabien (Diane Rioux), Serge (Pénélope Mallard) et Francis (Virginie Vachon); plusieurs beaux-frères et belles-soeurs de la famille Rioux, ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.Ses cendres seront déposées ultérieurement au cimetière du Parc Commémoratif La Souvenance.Son mari et ses enfants tiennent à témoigner leur reconnaissance au personnel de l\u2019I.U.C.P.Q.qui a pris soin de Francine avec tendresse, professionnalisme et bienveillance.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec : fondation-iucpq.org/je-donne/ ou 418 656-4999.ATHOS 418.682.5225 / Télécopieur : 418 682-6249 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com MAURICE GARIÉPY 1933 - 2021 À l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 1er mars 2021, à l\u2019âge de 87 ans, est décédé M.Maurice Gariépy, époux de dame Rita Bouchard.Il était le fils de feu M.Joseph Stanislas Gariépy et de feu dame Marguerite Huot.Natif de L\u2019Ange- Gardien où il a vécu toute sa vie, il demeurait à Québec depuis quelques années.Dû aux circonstances actuelles reliées à la pandémie et aux récents changements annoncés, veuillez consulter le www.fxbouchard.compour les détails à venir en lien avec la cérémonie qui se tiendra le samedi 13mars 2021.L\u2019inhumation aura lieu au cimetière de L\u2019Ange-Gardien au printemps.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses fils et leur conjointe : Roger (ChristineGiguère),Michel (NancyVézina) et Denis (Isabelle Bourque);ses petits- enfants : Charles-Etienne (Coralie Bergeron), Simone, Nicolas, Catherine, Émily, Juliette, Marianne et Rachel; ses frères, beaux-frères et belles-soeurs : Jacques (Gracia Fontaine), feu Jean-Louis (Dolorès Laberge) et Raymond M.Bouchard (Gérardine Fortin), ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Il est allé rejoindre ses frères, beaux-frères et belles-soeurs :Gérard (Marie-Rose Grenier), Pierre, Roger, Adrien Bouchard et Gérard Bouchard (Thérèse Chevalier).Nous tenons à remercier le personnel du 5e étage des soins palliatifs de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus qui lui ont apporté soutien et humanité.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec, Édifice Synase, 1825, boul.Henri-Bourassa, bur.405, Québec (QC) G1J 0H4 Par téléphone au 418 525-4385 / site internet : www.fondationduchudequebec.org La direction des funérailles a été confiée à la résidence funéraire F.-X.Bouchard inc.2258,av.Larue,Québec (arr.Beauport) G1C 4A3 Membre de la Corporation des thanatologues du Québec Pour renseignements F.X.Bouchard Tél.: 418 663-9838 / condoléances par télécopieur: 418 660-1614 info@fxbouchard.com / www.fxbouchard.com JEAN-PIERRE GAULIN 1945 - 2021 Au Lac-Beauport, le 12 février 2021, à l\u2019âge de 75 ans, est décédé monsieur Jean-Pierre Gaulin, époux de dame Doris Lemieux.Il était le fils de feu dame Berthe Sylvain et de feu Georges-Émile Gaulin.Il demeurait au Lac-Beauport.Il était le fondateur de Futura portes et fenêtres.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera au Complexe du Parc Commémoratif La Souvenance 301, rang Ste-Anne,Québec QC G2G 0G9 le samedi 13 mars 2021 de 9 heures à 11 heures.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, une limite de 25 personnes à la fois devra être respectée lors des condoléances au salon funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Une liturgie de la Parole suivra à 11 heures en la chapelle du Parc Commémoratif La Souvenance, 301, rang Ste-Anne, Québec.La liturgie aura lieu en toute intimité avec les membres de la famille (et quelques amis sur invitation) vu le nombre limité à 25 personnes imposé par la Santé publique.Cependant, les membres de la famille vous invitent à vous joindre à eux virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône «captation des rituels» situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Doris; ses enfants : Pierre (Nancy Mathieu), Sébastien, Christina (Mark Letellier) et Marie-Pier (Anthony Duclos); ses petits-enfants : Samuel, Dorothée, Kimberley, Pierre Jr, Éloïse, Pierre-Alexandre, Pierre-Olivier, Matthew Fillion, Elisabeth, Estefan Gaulin-De La Cruz, Jérémy et Mélody; ses arrière-petits-enfants :Ayden et Victoria; ses soeurs :Andrée (feu Claude Paquet), Gisèle (Robert Robitaille), Francine (René Laquerre), Georgette (feu Gilles Drolet), Lucie (Guy Morin) et Raymonde (Francine Collin) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents, nombreux ami(e)s et collègues.Il est allé rejoindre son fils parti trop tôt Stéphane ainsi que son frère Claude.La famille tient à remercier tout particulièrement le personnel soignant de l\u2019IUCPQ ainsi que son médecin de famille Dre Julie Lanouette sans oublier le personnel du CLSC La Source pour leur humanisme, leur attitude bienveillante et les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau 214, Québec (Qc) G1S 3G3, tél.: 418-683-8666 ou au www.cancer.ca.ATHOS 418.871.2372 / Télécopieur : 418 767.2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ gsrecption@athos.com CLÉMENT LANDRY 1948 - 2021 À sa résidence de Lévis, le 26 février dernier, est décédé à l\u2019âge de 72 ans et 9mois, monsieur Clément Landry, natif de Saint-Pacôme.Il était le fils de feu Catherine Robitaille et de feu Gérard Landry et le frère de feuYvon Landry.Il laisse dans le deuil sa conjointe, madameAngèle Du Sablon, son frère Gaétan (Jacqueline); ses belles-soeurs et beaux- frères :Danielle, Louise,Étienne etÉmile; ses nièces : Lydia (Guillaume), Émilie (Patrice); son neveu François ainsi que autres parents et amis.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS En raison de la situation actuelle, les funérailles seront remises à une date ultérieure et l\u2019inhumation aura lieu au cimetière de son village natal.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation québécoise du cancer, 50-190, rue Dorchester Sud, Québec (Qc) G1K 5Y9, 418 657-5334.ATHOS 418.658.8000 / Télécopieur : 418 767.2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com MONIQUE PAQUET 1929 - 2021 Au Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière- Appalaches, secteur Beauce, le dimanche 28 février 2021, à l'âge de 92 ans, est décédée madame Monique Paquet, épouse de feu Réjean Moreau et fille de feuAlexandre Paquet et de feuMarie-JeanneThivierge.Elle demeurait à Saint-Georges et était native de la Ville de Québec.Une cérémonie et unemise en terre auront lieu ultérieurement dont les précisions vous seront communiquées en temps opportun.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Richard (Suzanne Gilbert), Sylvie (Richard Séguin), Jacques (Jennifer Patterson); ses petits- enfants:Érika Moreau-Gilbert, Élizabeth Séguin (Don Spiff), Frédérik Séguin, Michèle Moreau (Nick Alexander McCartney), Rébecca Moreau; ses arrière-petits-enfants :AdrianAmine, Jaden Spiff, Zoé Spiff.Elle était la soeur de : feu Jean-Jacques Paquet, Claire Paquet (Bruno Chouinard), Denise Paquet (feu Joachim Bouchard) et Louise Paquet (Michel Langevin).Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines des familles Paquet et Moreau et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Santé Beauce- Etchemin, 1515, 17e, rue, Saint-Georges (Québec), G5Y 4T8 (pour l'hôpital de Saint-Georges).leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 73 MARCELLE NADEAU 1930 - 2021 À l\u2019hôpital Laval, le 8 février 2021, est décédée à l\u2019âge de 90 ans, madame Marcelle Nadeau résidant à Québec.Épouse en premières noces de feu Guy Gagné, en secondes noces de feu Félix Roussin et en troisièmes noces de feu Marcel Goulet.Elle laisse dans le deuil ses enfants :Pierre (Marie-FranceCôté), feu Jean, Michel, Marie Claude (Richard Blouin) et David Gagné (Nathalie Gough); ses 11 petits-enfants et ses 8 arrière-petits-enfants.Elle laisse également dans le deuil ses frères et soeurs : feuGemma (feu Jean-Denis Paré), feu Thérèse (feu Grégoire Bégin), Françoise (feu Donat Dubuc, feu Ernest Dubuc), Angèle (feu Jean-Thomas Mercier), Rita (Réal Rouleau), Florent (Gaétane Dodier), Edith (feu Henry Rouillard), Denise (feu Léopold Mathieu), Céline (feu Armand Allaire), Gilles (Murielle Vachon) et Michel; les enfants de son second époux René et Manon Roussin (Jim Luong) et les enfants de son troisième époux : Hélène, Danièle (Benoit Pelletier), Pierre (Jo Duprez), Denise (Marquis Couture), Alain (Dominique Cuerrier) et Marie-Claude Goulet (Yves Desaulniers) ainsi que ses beaux- frères, belles-soeurs, neveux et nièces des familles Nadeau, Gagné, Roussin et Goulet, et autres parents et amis, en particulier son ami dévoué Georges Courtemanche.En raison des conditions exceptionnelles, la date du service sera communiquée ultérieurement.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.Téléphone : 418 656-4999.Site Web : www.fondation-iucpq.org.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com PIERRETTE PELLETIER PLANTE 1930 - 2021 À l\u2019IUCPQ (Hôpital Laval), le 7 février 2021, à l\u2019âge de 90 ans et 1 mois, est décédée madame Pierrette Pelletier, épouse de feu monsieur Georges-Henri Plante, fille de feu madame Angéline Laveau et de feu monsieur Oscar Pelletier.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil sa fille Lucie (Ludwig Lanctôt) ainsi que ses soeurs et son frère : Madeleine, Sr Jeannine ssj et Yves (feu Violette Lavoie) Pelletier; ses beaux-frères et belles-soeurs : Thérèse Plante (feu Marcel Bédard), Céline Martel (feu Jean-Guy Plante); ainsi que sa bonne amie et belle- soeur Monique Laplante (feu Roger Plante).Elle sera regrettée par ses neveux et nièces : Sylvie, Vivianne et Jacques Pelletier; Sylvie, François et Hélène Larose; Lise, Jean-François et Pierre Bédard; Jean et André Breton; Guy Dupont et Richard Patry.Pierrette a rejoint son époux feu Georges-Henri ainsi que plusieurs membres de la famille décédés : Jean-Paul (Juliette Blais), Jacqueline, Marthe, Gaston (Jacqueline Duval), Robert, Lucille et Lorraine (Louis-Joseph Roy).En raison du contexte actuel lié à la COVID-19, les funérailles auront lieu à une date ultérieure qui sera déterminée lorsque la situation sera rétablie.D\u2019ici là, la famille vous invite à vous joindre à elle pour une célébration eucharistique virtuelle diffusée de l'Oratoire St-Joseph de Québec, le dimanche 25 avril prochain, à 10 h, sur les ondes de Radio-Canada.Un remerciement spécial est présenté aux équipes soignantes des unités COVID-19 et des soins palliatifs de l\u2019IUCPQ qui l\u2019ont accompagnée avec empathie et dignité.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Revivre.http://jedonneenligne.org/revivre/ Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com JEAN-GUY ROY 1937 - 2021 À l\u2019Hôpital Saint-Sacrement de Québec, le 24 février 2021, à l\u2019âge de 83 ans est décédé, entouré des siens, monsieur Jean-Guy Roy, époux de madame Noëlla Lapierre, fils de feu madame Bella Leblond et de feu monsieur Camille Roy.Il demeurait à Québec.Outre son épouse Noëlla, il laisse dans le deuil ses enfants : Annie (Christophe Bernasconi), Nicolas (Marie-Chantale Thibeault), Martin-Pierre (Vanhue Truong) et Jean-Philippe (Valérie Langelier); ses petits-enfants : Sophia, Audrey,William,Antonin, Lucas, Laurie-Mae, Catherine, Charles, Anna et Simon; ses soeurs : feuYvette, feuAndrée (Yvon Rondeau), Jeannine, Monique (Hans Knutti), feu Denise (Jean Huot) et Anne-Marie; ses belles- soeurs : Marie-Paule, Rita et Georgette; ses filleuls : Jean Knutti et Christian Bernard ainsi que de nombreux neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier de tout coeur le personnel soignant de l'hôpital Saint-Sacrement pour leur attention et leur bienveillance.Considérant la situation actuelle de la pandémie, les condoléances et la célébration auront lieu le samedi 6 mars 2021 en toute intimité avec la famille sur invitation.Il vous sera possible d\u2019assister à la cérémonie liturgique par webdiffusion à 17 h sur le site de la nécrologie de la Coopérative des Deux Rives « Diffusion Direct » ou en différé pour une courte période par la suite.L\u2019inhumation des cendres aura lieu ultérieurement avec la famille immédiate au cimetière Saint-Michel de Sherbrooke.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Maison des Grands-Parents de Sainte-Foy au 3180, rue D\u2019 Amours, Québec, Québec.Téléphone: 418 658-8484 Site web:www.maisongpsf.ca OU à la Société Parkinson - Région de Québec, 245, rue Soumande, bureau # 218, Québec, Québec.Téléphone : 418 527-0075 Courriel : information@prqca.ca Site web : www.prqca.ca Il a été confié à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire St-Charles.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com PASCAL VITTOZ 1967 - 2021 Pascal, ta générosité, ton intelligence, ta discipline, ton optimisme et ta force nous manqueront.Notre montagnard s\u2019en est allé.Pascal nous a quittés serein et en paix, le 17 février.Il laisse dans le deuil sa conjointe Isabelle; ses filles adorées : Lauriane et Maude; ses parents : Christiane et Maurice; ses frères : Laurent et Hervé; ses beaux-parents : Gaétane et Denis; ses belles-soeurs: Nathalie et Sara; son beau-frèreAntoine; son gendre Didier; ses deux filleuls :Paul et Léonard; sa nièce Lucie et son neveu Nicolas.Les funérailles se dérouleront dans l'intimité de la famille immédiate.Hubert, Richard, Frédéric et Ivan nous voulons vous remercier pour votre support constant.Merci à Isabelle, Luce et Many pour votre empathie hors du commun.Merci également aux collègues de Pascal pour le Gofundme, aux généreux donateurs, à René et Nathalie pour le patio, aux tantines, aux Lavoie, les cousins et cousines, les amis de La Clusaz, les Touffes, les collègues d\u2019Isabelle pour la pensée lors du Pentathlon, à tous ceux qui ont cuisiné pour nous ou offert leur service, aux amis qui ont pris des nouvelles, transmis leur énergie ou avoué leur impuissance.Cette dernière année n\u2019aurait pu se vivre sans votre amour et votre générosité, vous avez insufflé de la lumière où il n\u2019y avait que noirceur.Merci, nous sommes choyés de vous avoir dans nos vies.Gardez l\u2019oeil ouvert, vous le croiserez peut-être à la Tête du Danay à contempler un coucher de soleil sur les Aravis ou à Balme à s\u2019émerveiller devant le Mont Blanc.Les Giroux, Vittoz Il a été confié à la maison WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738,avenue Royale,Québec (Beauport) G1E 1Z4 Le cancer du pancréas, surnommé « le tueur silencieux », est devenu depuis 2019 la 3e cause de mortalité par cancer au Canada.Le taux de survie est extrêmement limité, soit de 28% à 1 an et de 8% à 5 ans, puisqu\u2019il est, trop souvent, diagnostiqué tardivement.En effet, dans la majorité des cas, le diagnostic du cancer du pancréas se fait lorsque celui-ci a déjà évolué au stade IV (métastasique/généralisé).La médecine moderne est limitée par les symptômes qui sont frustres, les méthodes de dépistage qui sont trop coûteuses et les traitements qui sont inefficaces pour l\u2019instant.Pour Pascal, mais surtout pour tous les autres qui seront atteints de ce « tueur silencieux », nous vous invitons à faire un don pour faire avancer la recherche sur le cancer du pancréas et ainsi parvenir un jour à le vaincre.www.pancreaticcancercanada.ca www.crchudequebec.ulaval.ca En ce sens, si vous voulez l\u2019encourager, Lauriane participera aux 7 Days in May 2021 : (http://donate.pancreaticcancercanada.ca/goto/jesuispascal), une levée de fonds via une randonnée cycliste pour amasser des fonds pour la recherche sur le cancer du pancréas.MaisonWilbrod Robert 418 661-9223 (avis de décès disponible sur notre site) / www.wilbrodrobert.com Entreprisemembre de la Corporation des thanatologues duQuébec NICOLE POISSON 1946 - 2021 Au CHUL, le 1er mars 2021, à l\u2019âge de 74 ans, est décédée après un dur combat contre le cancer, dame Nicole Poisson, fille de feu dameYvette Guay et feu monsieur Edouard Poisson.Elle demeurait à Québec.Selon ses volontés, il n\u2019y aura pas de cérémonie.Ses cendres seront déposées au Parc Commémoratif de la Souvenance à une date ultérieure.LEPINE CLOUTIER / ATHOS Elle laisse dans le deuil ses deux frères : Jean-Marc (Ginette Girard) et Gilles; un neveu et une nièce, plusieurs petits-neveux et petites-nièces, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier la Dre Marjolaine Tremblay des soins palliatifs du CHUL pour sa générosité ainsi que l\u2019équipe du 2e chirurgie sud-ouest du CHUL et des soins palliatifs du CLSC de Sainte-Foy pour leur grand dévouement et les bons soins prodigués.Un remerciement spécial à ses copines de danse en ligne : Doris Duquette, Maryse Mailhot ainsi qu\u2019à son professeur Mario Ménard pour leurs mots d\u2019encouragement qu\u2019ils lui ont fait parvenir.ATHOS 418 529-3371 / Télécopieur : 418 767-2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com GERVAISE ROUTHIER 1943 - 2021 À l\u2019Hôpital Laval (IUCPQ), le 4 février 2021, à l\u2019âge de 77 ans et 4 mois, est décédéemadameGervaise Routhier, fille de feumadame Lucienne Grimard et de feu monsieur Lauréat Routhier.Elle demeurait àQuébec.Elle est partie des suites de la Covid-19.Gervaise a été enseignante durant 35 ans à l\u2019école Notre-Dame de Foy, Commission scolaire des Découvreurs.Considérant la situation actuelle de la pandémie, les condoléances et la célébration auront lieu le samedi 13 mars 2021 en toute intimité avec la famille sur invitation.Il vous sera possible d\u2019assister à la cérémonie liturgique par webdiffusion à 11 h 15 sur le site de la nécrologie de la Coopérative des Deux Rives « Diffusion Direct » ou en différé pour une courte période.L\u2019inhumation des cendres se fera ultérieurement au cimetière Notre-Dame-de-Foy.Gervaise laisse dans le deuil plusieurs cousins, cousines et ami(e)s.Nous tenons à remercier les membres du personnel de la Résidences Chanoine Scott pour l'ensemble des soins prodigués àMme Routhier.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 74 MONIQUE TOUSIGNANT 1917 - 2021 À l'Hôpital Saint-Sacrement, à l'âge de 103 ans, est décédée madame Monique Tousignant, fille de feu madame Antoinette Perreault et de feu monsieur Médéric Tousignant.Elle manquera à ses proches Jean-Maurice Bédard (Louise Denoncourt) et Marie-Geneviève LeMay.Elle laisse dans le deuil ses cousins Cossette, Bédard, Perreault et ses amis de la résidence La Champenoise.Elle sera inhumée au cimetière Saint-Pierre-les-Becquets à une date ultérieure et une cérémonie religieuse sera tenue à ce moment.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com REMERCIEMENTS ALEXANDRE RENAUD Profondément touchés par les marques de sympathie et de soutien reçues lors du décès de M.Alexandre Renaud survenu le 25 décembre 2020, nous désirons remercier tous ceux et celles qui, par leurs marques de condoléances, nous ont apporté leur réconfort en ces moments difficiles.Que tous trouvent l'expression de notre sincère reconnaissance et considèrent ces remerciements comme personnels.Merci du fond du coeur.Ses enfants et petits-enfants.5e ANNIVERSAIRE ROLANDE GUILLOT BROWN Chère Rolande, déjà cinq ans que tu nous as quittés et c\u2019est comme si c\u2019était hier.Pas une seule journée ne passe sans que l\u2019on pense à toi.Chaque fois que je mentionne ton nom, les larmes me viennent aux yeux.Bien sûr que nous avons des bons souvenirs mais les souvenirs ne te remplacent pas.Merci pour les bons moments passés à tes côtés.Ton époux Norman, nos enfants, feu Robert,Thomas et Michael et la famille Guillot.THOMAS CHARROIS-BLONDEAU IL Y A 2ANS Cher enfant, Le 5 mars 2019, dans un élan, tu es parti rejoindre l\u2019amour éternel.Notre souvenir demeure présent et notre peine reste profonde.Nous t\u2019aimons.Garde-nous dans la paix et la bienveillance.Maman,Ghislain,Cédric et Marie 1er ANNIVERSAIRE ROGER SAVOIE 8 MARS 2020 Voilà déjà un an, tu nous quittais tout doucement, pour un repos bien mérité.Cher Roger, continue de veiller sur nous de là-haut.Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui, dans la dernière année, nous ont apporté réconfort et soutien ainsi que ceux qui se joindront à nous en pensée, en ce jour de souvenir.Ton épouse Laurence, tes enfants Serge (Isabelle),Martin et Isabelle (José), tes petits-enfants Philippe,Nicolas,Raphaël,Roxane et Inès.2e ANNIVERSAIRE LANGIS CLAVET DÉCÉDÉ LE 2 MARS 2019 Deux années de passées.le temps aide parfois à guérir certaines blessures mais ton départ à créé un vide immense, difficile à combler.Tu seras toujours dans nos coeurs.Les familles Boudreault et Clavet leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 75 DÉCÈS Associated Press TOKYO \u2014 La nouvelle présidente du comité organisateur des Jeux olympiques de Tokyo a commencé à tenir des conférences de presse hebdomadaires dans l\u2019espoir de convaincre un public japonais en proie aux doutes que l\u2019événement pourra s\u2019ouvrir dans un peu moins de cinq mois.Seiko Hashimoto essaie de convaincre tout le monde que les Jeux seront sécuritaires, une phrase qu\u2019elle a répétée une douzaine de fois, vendredi, lors de sa conférence de presse inaugurale.Les sondages montrent qu\u2019environ 80 % des Japonais pensent que les Jeux devraient être de nouveau reportés ou annulés dans la foulée de la pandémie.Mme Hashimoto doit également apaiser les craintes concernant le relais de la flamme, qui devrait commencer le 25 mars dans la préfecture du nord-est de Fukushi- ma.Le relais implique 10 000 coureurs et sillonne les quatre coins du Japon.Les Jeux olympiques débuteront le 23 juillet, suivis des Jeux paralympiques le 24 août.Ils comprendront 11 000 olympiens, 4400 athlètes paralympiques et des dizaines de milliers de juges, officiels, commanditaires, bénévoles, dignitaires, membres des médias et diffuseurs.«Les gens doivent commencer à renforcer leur confiance dans la sécurité des Jeux, a mentionné Hashimoto.Ce sera très difficile sans cela.» Les Jeux ont été reportés il y a un an au moment même où le relais de la flamme avait commencé.Si le relais de la flamme connaît des ratés en raison des foules présentes, des acclamations des spectateurs et des autorités locales mal préparées, les Jeux pourraient en subir les conséquences.On avait d\u2019abord envisagé d\u2019annuler le relais, mais il est fortement parrainé par Coca-Cola et Toyota.Les commanditaires et la vente des droits de diffusion représentent 91 % des revenus du Comité international olympique.Hashimoto a promis de prendre une décision sur l\u2019admission des spectateurs de l\u2019étranger d\u2019ici le 25 mars, ou du moins d\u2019ici la fin du mois.Le journal Mainichi a rapporté cette semaine, citant une source gouvernementale anonyme, que les spectateurs étrangers ne seront pas autorisés.JEUX DE TOKYO LA PRÉSIDENTE TENTE DE RASSURER LES JAPONAIS SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 76 MAG SPORTS Walter Gretzky rend l\u2019âme à 82 ans NEIL DAVIDSON La Presse Canadienne Walter Gretzky, figure emblématique d\u2019un papa de hockey au Canada et père de la Merveille, est décédé à l\u2019âge de 82 ans.Repère constant dans l\u2019univers de son fils Wayne, Walter est resté l\u2019incarnation d\u2019un col bleu dévoué au sport de son enfant, dans un pays qui en compte une multitude.Wayne Gretzky a confirmé le décès de son père jeudi soir, sur les médias sociaux.«C\u2019est avec une profonde tristesse que Janet et moi partageons que mon père n\u2019est plus avec nous, a écrit Wayne.Il a bravement combattu le Parkinson\u2019s et d\u2019autres problèmes de santé, ces dernières années, mais il ne s\u2019est jamais laissé abattre.«C\u2019est grâce à lui que je suis tombé en amour avec le hockey.Il m\u2019a inspiré à être le meilleur que je puisse être non seulement au hockey, mais dans la vie.» Père et fils ont pris part ensemble à des publicités de Tim Hortons et Coca-Cola.Ils ont rendu célèbre Brantford, en Ontario.La nature simple et sincère de Walter a résonné auprès des Canadiens.Il a aussi récupéré d\u2019une crise cardiaque, subie en 1991.FILS D\u2019IMMIGRANT Fils d\u2019immigrants (une mère polonaise et un père russe), Walter Gretzky s\u2019est lancé dans la culture de légumes en 1932 à Canning, tout près de Brantford.C\u2019est là, sur la rivière Nith, que Wayne a commencé à apprendre à patiner, à deux ans.Le père de Walter, Tony, dont les parents avaient émigré aux États-Unis, est arrivé au Canada de Chicago pour s\u2019enrôler dans l\u2019armée, en lien à la Première Guerre mondiale.Sa mère Mary est arrivée au pays par elle- même en 1921, à 18 ans.Ses parents se sont rencontrés à Toronto, dans les années 1930.Walter a été le cinquième de sept enfants.Walter a joué au hockey mineur à Paris en Ontario, puis dans le junior B pendant quatre ans, à Woodstock.Il a un peu joué dans le hockey senior, tout en disant ne pas avoir les habiletés pour passer chez les pros.Walter a rencontré Phyllis, qui allait devenir sa femme, à une fête à la ferme familiale.Elle avait alors 15 ans.Ils se sont mariés trois ans plus tard.Wayne est né le premier en 1961, suivi de Kim, Keith, Glen et Brent.Keith et Brent ont eux aussi joué au hockey professionnel.En 1961, Walter s\u2019est fracturé le crâne dans un accident de travail à l\u2019emploi de Bell, comme monteur de ligne.Il a été dans le coma et n\u2019a pas travaillé durant un an et demi.Rendu sourd de l\u2019oreille droite, il a été transféré à un autre département de l\u2019entreprise, devant installateur \u2014 réparateur.LA PASSION DE WAYNE Quand Wayne avait quatre ans, son père a transformé leur cour arrière en patinoire, à Brantford.Chez Wayne, une passion était née.Walter a fait cette patinoire pour ne pas avoir à geler ailleurs, ou devoir attendre dans une auto avec le chauffage, pendant que Wayne patinait.Le gaz coûtait trop cher, disait-il.«C\u2019était vraiment pour sauver ma peau», a-t-il expliqué.Walter a trouvé à Wayne une place dans une équipe de garçons de 10 ans quand son fils n\u2019avait que six ans.«Ça se voyait qu\u2019il était déjà bon, a confié Walter, en 2016.Mais de dire qu\u2019un jour il ferait ce qu\u2019il a fait, non.Personne n\u2019aurait pu dire ça.» Walter a mis de l\u2019avant une mentalité à l\u2019ancienne voulant que travailler fort, ça rapporte.Dans son autobiographie, Wayne raconte, «Je ne sais pas où je me trouverais sans lui, mais je sais que ce ne serait pas dans la Ligue nationale.» Walter a vécu sa bonne part de voyages incluant l\u2019Europe, pour voir ses garçons jouer au hockey.Il a souvent fait un tour à Phoenix après que Wayne ait été engagé pour diriger les Coyotes, en 2005.FLAMBEAU ET ORDRE DU CANADA Conférencier en demande auprès d\u2019organismes sportifs, il a aussi travaillé sans relâche à sensibiliser aux maladies du cœur.Il a été nommé à l\u2019Ordre du Canada en 2007.En 2010, Walter a porté le flambeau olympique lors du dernier jour du relais menant à la cérémonie d\u2019ouverture à Vancouver, où Wayne a allumé la vasque.Il avait 53 ans au moment de sa crise cardiaque, survenue quelques mois après qu\u2019il ait pris sa retraite de Bell, où il a travaillé pendant 34 ans.On a craint pour sa vie, mais il a survécu.Il a toutefois perdu beaucoup de sa mémoire, et cela a pris du temps pour qu\u2019il en retrouve des fragments.«C\u2019était une période sombre, a-t-il écrit au sujet des jours suivant la crise cardiaque.Je ne voudrais y retourner pour rien au monde.«C\u2019est terrible de ne pas savoir qui vous êtes ou l\u2019endroit où vous vous trouvez.C\u2019est terrible d\u2019être confus et désespéré, de ne pas savoir si vous pourrez refaire tout ce à quoi vous étiez habitué.» Le hockey l\u2019a aidé à reprendre le dessus, notamment son travail dans le hockey mineur à Brantford.Les enfants de quatre et cinq ans l\u2019appelaient Wally.Fumeur à une fréquence très élevée avant son arrêt cardiaque, il a finalement délaissé cette habitude.Walter laisse dans le deuil plusieurs petits- enfants et arrière-petits-enfants.Phyllis a succombé à un cancer des poumons en 2005.Soutien de la première heure de son fils, Walter Gretzky était aux côtés de Wayne lors de son dernier match dans la LNH, le 18 avril 1999 à New York.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, PAUL CHIASSON «C\u2019est grâce à lui que je suis tombé en amour avec le hockey.Il m\u2019a inspiré à être le meilleur que je puisse être non seulement au hockey, mais dans la vie» \u2014 Wayne Gretzky LA MERVEILLE PERD SON PAPA leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 77 MAG SPORTS S aviez-vous que dès l\u2019âge de 30 ans, une perte aussi importante de 8 à 10 % de masse musculaire par décennie peut survenir?Celle-ci risque malheureusement d\u2019être remplacée par un gain de masse grasse.Nonobstant ce fait physionomique en résultent des dommages collatéraux tels que la perte de force, d\u2019endurance, de puissance, de vitesse d\u2019exécution, d\u2019équilibre, de coordination et bien d\u2019autres aspects englobant la condition physique générale.Concrètement, l\u2019absence de sollicitation et de recrutement musculaire peut s\u2019avérer néfaste à long terme et davantage pervers à l\u2019aube des 50 ans.Soyez sans crainte, il existe des moyens, appuyés par une bonne revue de littérature, sur les bénéfices de la pratique d\u2019activités.Rien de complexe, simplement par l\u2019accomplissement d\u2019une routine d\u2019exercices destinés même à ceux qui ne carburent pas nécessairement à passer leurs journées à bouger pour bouger! En prime, cette prévention permettrait un certain contrôle de cette dégénérescence des «fibres corporelles», affectées malheureusement par le facteur temps.En d\u2019autres termes, cette atrophie musculaire est observée par une diminution du nombre de fibres musculaires et de leur diamètre (fibres de type II, responsables des mouvements rapides) avec les années.Ainsi expliqué et suivant les principes de physiologie de l\u2019exercice, tout porte à croire que les théories de sollicitation spécifiques musculaires ainsi que des exercices cardiovasculaires, combinés à une alimentation équilibrée et variée incluant des sources de protéines, pourraient donner un grand coup de main au corps humain qui prend de la maturité.Peut-être vous souviendrez-vous de cette fois où vous avez perdu pied sur la surface glacée de l\u2019entrée où était garée votre voiture?Ou encore votre pied a omis d\u2019utiliser la deuxième marche dans l\u2019escalier menant au sol?Stimuler le corps en accomplissant des exercices de renforcement, rappelant au corps que le muscle doit se contracter en cas de crise est donc nécessaire.Les muscles seront votre force naturelle corporelle et agiront au moment opportun afin de jouer leur rôle en stabilisant, par exemple, vos articulations (genoux, chevilles, hanches, poignets, région lombaire et épaules), souvent les régions les plus touchées.Par cette mise en action de mouvements précis mais accessibles, vos capteurs du corps humain (propriocepteurs) vous protégeront dans certaines situations critiques de perte d\u2019équilibre.En tant que kinésiologue, j\u2019éprouve quelques inquiétudes sur l\u2019application et comment les connaissances sont véhiculées par tous.Il est primordial de se rappeler qu\u2019avec les années, une certaine partie de la population tend à sélectionner des activités et loisirs un peu plus sédentaires pour diverses raisons.«S\u2019entraîner», peu importe l\u2019âge, est bénéfique physiquement, mentalement et socialement.C\u2019est sécuritaire et adaptable aux goûts de chacun.On peut même se permettre d\u2019essayer de nouvelles façons de bouger.Accessible pour tous, la marche arrive au premier rang, praticable en toute saison.Il s\u2019agit simplement de se vêtir selon la météo, de porter des chaussures adaptées à la chaussée (espadrilles, crampons l\u2019hiver sur les bottes).Faire de la bicyclette, du ski de fond, de la natation, jouer au golf sont autant de façons très connues des Québécois pour prendre l\u2019air et se donner une bonne raison de bouger! Récemment, j\u2019ai échangé avec monsieur Richard Lahaie.Ce dernier a piqué ma curiosité en me parlant du pickleball.Instructeur et sportif, fidèle représentant de cette discipline, il est préoccupé et se questionne sur les moyens de préparation des quelque 300 adeptes fédérés en Mauricie (5000 membres au Québec), majoritairement âgés de 50 ans et plus.Les règles de jeu, le matériel utilisé et la surface d\u2019échanges facilitent la pratique du pickleball pour différents niveaux de condition physique.Un objectif convoité en pratiquant ce sport est le volet social (si on se positionne bien sûr en temps hors pandémie), un plaisir retrouvé dans plusieurs sports d\u2019équipe.PRÉPARATION Mais une question demeure, pour ces sports d\u2019équipe où on se doit de posséder à priori une bonne condition physique.On doit se rappeler, autant au pickleball qu\u2019au tennis ou au golf, que notre cœur et nos muscles doivent avoir été entraînés.On ne doit donc pas négliger ces entraînements en parallèle en guise de préparation, en plus de considérer un échauffement adéquat en début de partie ou au commencement de notre sport individuel pratiqué.Cette étape sert à préparer le corps à un effort un peu plus relevé pour en retirer tous les bénéfices du jeu en soi, ainsi que d\u2019éviter les blessures.Pour une période de 10 ou 15 minutes, une marche rapide, une petite course sur place ou débuter le sport cardiovasculaire de son choix avec une perception d\u2019effort très léger fait partie des principes de l\u2019entraînement.Augmenter la circulation sanguine et la fréquence cardiaque permettra de mieux réagir dans le feu de l\u2019action au sein du jeu.Donc, pour plusieurs sports d\u2019équipe, on doit présenter un certain niveau de condition physique pour y prendre part de façon optimale, sécuritaire et afin de nous assurer d\u2019un meilleur plaisir.Une fois cette étape complétée débuteront les échanges plus soutenus ou la portion où l\u2019entraînement sera plus soutenu.On pourrait d\u2019ailleurs retrouver des pointes d\u2019intensité considérables, d\u2019où l\u2018importance d\u2019avoir prévu le coup en accomplissant des entraînements cardiovascu- laires variés en guise de préparation.S\u2019ajoutent les exercices visant une dominance plus musculaire.Oui, le sujet peut en faire fuir quelques- uns, mais ils sont tout aussi importants! Mettre à profit de trois à quatre mouvements, exécutés quelques fois dans la semaine, favorisera sans contredit une meilleure préparation physique complète pour vaquer à ces activités sportives que l\u2019on adore! Certes, comme mentionné au tout début, la musculation peut engendrer un ralentissement dans le processus de perte de masse musculaire (force, puissance, endurance), mais aussi jouer sur l\u2019équilibre et la coordination.À ces bénéfices s\u2019ajoutent ceux de la sollicitation musculaire, d\u2019une meilleure utilisation des nutriments et de l\u2019oxygène dans le système, d\u2019un meilleur contrôle de la glycémie (dans les cas de diabète), en plus d\u2019améliorer le métabolisme, de contrer l\u2019ostéoporose, de diminuer les douleurs dues à des problèmes articulaires chroniques et d\u2019aider à la perception de son corps dans l\u2019environnement ainsi que de mieux se concentrer.Après tant d\u2019arguments énoncés pour intégrer dans nos routines hebdomadaires ces entraînements cardiovasculaires et exercices musculaires, on ne doit pas négliger les étirements, de bons compléments pour la santé physique des sportifs, car ils leur permettent de maintenir une mobilité optimale pour la pratique de leur sport favori.Saviez-vous qu\u2019il existe des organismes et programmes offrant des outils intéressants pour bouger et se divertir pour les personnes de 50 ans et plus?De plus, si vous êtes curieux comme moi d\u2019en connaître davantage sur ce sport grandissant au Québec qu\u2019est le pickleball, je vous invite à entrer en communication avec monsieur Richard Lahaie.Peu importe votre provenance au Québec, il sera en mesure de répondre à vos interrogations (rlahaie@cgocable.ca).Le pickleball est un sport en vogue au Québec depuis quelques années, notamment chez les 50 ans et plus qui désirent demeurer actifs.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, CATHERINE LEFEBVRE ROUTINE HEBDOMADAIRE CARDIOVASCULAIRE \u203a Pourquoi?- Échauffement (10 ou 15 min.) - Amélioration des capacités cardiovasculaires - Récupération/retour au calme - Oxygénation 1.Marche/course légère/vélo/ mouvements dynamiques sur place 2.Faire 150 minutes d\u2019activité aérobique/semaine 3.Inclure une petite section à intensité (10 minutes) MUSCULAIRE \u203a Pourquoi?Force, endurance, équilibre, coordination, prévention de maladies chroniques 1.Chaise au mur (2X30 sec et +) 2.Pompes au mur ou au sol (2X max rép.) 3.Planche ventrale sur les genoux (2X30 sec et +) 4.Coller omoplates ensemble et relâcher (2X15 rép.) ÉTIREMENTS STATIQUES \u203a Pourquoi?- Prévention de blessures - Récupération - Maintien de la mobilité - Après toute activité ou en fin de journée - Haut/bas corps et tronc 1.2-3X/semaine, en misant bien sur la respiration en même temps * Dans toute situation de doute, de malaises, consulter un professionnel de la santé pour valider vos pratiques (médecins, kinésiologues) * Ne jamais exécuter des mouvements ou activités qui provoquent une douleur (physiothérapeutes, chiropraticiens) CES TRUCS POUR ÊTRE EN BONNE SANTÉ LONGTEMPS! on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 78 MAG SPORTS Stéphane Waite n\u2019a jamais vu venir son congédiement SÉBASTIEN LAJOIE sebastien.lajoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «En revenant dans ma loge, pour le début de la troisième période, je vois Marc [Bergevin] qui est là, qui m\u2019attend, lui qui est habituellement dans sa loge.C\u2019est la première fois que je le vois là.Je lui demande ce qu\u2019il fait là?Et c\u2019est là qu\u2019il m\u2019annonce ça.Sur le coup, je pensais qu\u2019il me niaisait.\u201cTu niaises\u201d, que je lui dis.\u201cNon Steph, j\u2019ai Sean Burke qui s\u2019en vient, Carey a besoin d\u2019une nouvelle voix\u201d.That\u2019s it.Ça me donnait une période pour descendre, ramasser mon stock et m\u2019en aller.» Stéphane Waite n\u2019a pas regardé le match du Canadien contre les Jets de Winnipeg, jeudi soir.Celui qui a été entraîneur des gardiens de but du CH depuis 2013 a été congédié mardi soir, pendant le match de l\u2019équipe face aux Sénateurs d\u2019Ottawa.Il a décidé de prendre quelques jours pour absorber le choc.Après tout, c\u2019est la première fois de sa carrière chez les professionnels qu\u2019il est congédié.Pourquoi?Voilà la question qui l\u2019a tourmenté après avoir appris la nouvelle de la bouche de Marc Bergevin.«La seule raison que je vois, c\u2019est ce qu\u2019on m\u2019a dit.Carey a eu des hauts et des bas lors des deux dernières années et ils pensent qu\u2019il est meilleur que ça.Et, oui, il est meilleur que ça.Marc a aussi une job en jeu, et il me l\u2019a dit : \u201cma job est en jeu.Si Carey ne redevient pas Carey, moi, je suis dans le trouble, alors je dois essayer quelque chose\u201d.Il n\u2019y a pas d\u2019autres raisons que ça», raconte Stéphane Waite lors d\u2019un entretien téléphonique accordé vendredi matin à La Tribune.UN CHOC Le choc est dur, avoue-t-il.Jamais il ne s\u2019est senti en danger.Jamais.Même lors du congédiement de Claude Julien et de Kirk Muller, il y a un peu plus d\u2019une semaine.La journée du 24 février a commencé très tôt.Les messages textes se sont accumulés rapidement, alors que l\u2019équipe était à Ottawa.«Quand je me suis réveillé, on était à Ottawa, j\u2019avais déjà trois messages textes sur mon téléphone.Un de Marc [Bergevin, le dg du Canadien], un de notre gars de PR, Paul Wilson, et un de Dominique Ducharme.En partant, je savais qu\u2019il se passait quelque chose.On me disait de me rendre à la chambre de Marc, il voulait me rencontrer.Je suis dans le hockey depuis assez longtemps pour savoir que dans ce genre de situation, il y a quelqu\u2019un qui saute, il s\u2019agit de savoir c\u2019est qui.Rendu là, Marc nous a appris que Claude et Kirk étaient congédiés, et que c\u2019était à nous de fixer le club.That\u2019s it, that\u2019s all», s\u2019est rappelé Stéphane Waite.D o m i n i q u e D u c h a r m e e s t donc embauché comme entraî- neur-chef, avec l\u2019ajout d\u2019Alex Burrows.Luke Richardson et Waite demeurent en poste.Jamais il ne s\u2019est senti en danger, réitère-t-il.«Non, jamais, jamais, je ne me suis jamais senti en danger.J\u2019ai vécu souvent ce genre de situation [changements d\u2019entraîneurs, NDLR], à Chicago et à Montréal.J\u2019étais aussi confiant que les autres fois.J\u2019étais content pour Dominique.On est des buddys de job, on avait une bonne relation, tout était beau avec lui.J\u2019étais content pour lui, je suis certain qu\u2019il va faire une super job.» La semaine d\u2019entraînement et de matchs du CH se poursuit.Le 2 mars, le CH affronte les Sénateurs, en soirée, au Centre Bell.«C\u2019est une journée normale : préparation de match le matin, on fait du vidéo.On a eu une bonne pratique le matin spécialement avec Carey, on a changé des petites choses.On avait un plan pour le relancer.Tout se passe bien.On fait la préparation d\u2019avant- match contre Ottawa.La première période passe, puis la deuxième, jusqu\u2019à mon retour à ma loge pour la troisième période.» Une fois le coup encaissé, Waite ne sait pas trop comment réagir.Ni quoi faire.«C\u2019est la première fois de ma vie que je suis congédié.Tu ne sais pas comment réagir, tu te demandes ce qui se passe.Tu ne sais pas quoi faire.Surtout dans un timing comme ça [en plein match, NDLR].Ça a été une expérience assez spéciale.» «TOUT VA TROP VITE» «Je suis parti du Centre Bell, je suis arrêté au Complexe d\u2019entraînement Bell à Brossard pour ramasser mes affaires et je suis allé à mon condo.C\u2019est tout.Les appels, les textos se sont multipliés, c\u2019était complètement débile.C\u2019était weird.Tu ne sais pas comment penser, tout va trop vite.Je fais quoi demain matin?J\u2019ai appelé ma famille, mon frère [ Jimmy], qui doivent être au courant avant de le savoir dans les médias.» «Ensuite, tu te demandes où ça a basculé, qu\u2019est-ce qui s\u2019est passé pour en arriver là?Je n\u2019ai rien à me reprocher, zéro.Qu\u2019est qui s\u2019est passé?Là, ça tourne en maudit.» Si le tandem Waite-Price a connu de forts moments lors des saisons précédentes, le Sherbrookois est le premier à admettre que son protégé n\u2019était pas constant dans ses performances, depuis quelque temps.Des observations justifiées par ses statistiques individuelles, qui sont bien en deçà de ses standards habituels (moyenne de buts alloués de 2,96 [2,50 en carrière] et pourcentage d\u2019efficacité à 0,893 [0,917 en carrière]).Pendant huit ans, Waite a partagé le quotidien du joueur le plus médiatisé au sein de l\u2019équipe la plus médiatisée de la LNH.Le joueur le mieux payé de son équipe, qui évolue à une position traditionnellement importante dans une franchise qui a connu de grands succès avec les Patrick Roy, Ken Dryden ou Jacques Plante.Il y a donc beaucoup d\u2019attention sur Price.Même dans la tourmente, la relation que les deux entretenaient était excellente, a confirmé Stéphane Waite.«On avait une très bonne relation.Une relation honnête.Il n\u2019y a jamais eu de bullshit : si j\u2019avais quelque chose à lui dire, je lui disais.Même chose de son côté.On a toujours gardé ça entre nous.Une relation de respect.Ça s\u2019est montré jusqu\u2019à la fin.Carey est probablement l\u2019un des premiers à m\u2019appeler quand le match [contre Ottawa, le 2 mars, NDLR] s\u2019est terminé.Après sa conférence de presse, en se rendant chez lui il m\u2019a appelé.Lui aussi venait d\u2019apprendre la nouvelle.On a parlé cinq minutes, et il m\u2019a demandé si j\u2019acceptais de le voir le lendemain.J\u2019ai dit oui.Alors il est venu après la pratique et on a jasé une bonne heure et demie ensemble et ça a été ben l\u2019fun.Ça a été une bonne façon de terminer ça.Je n\u2019ai jamais eu de problèmes avec Carey.» De l\u2019extérieur, certains partisans avancent que Price a l\u2019air au- dessus de ses affaires, désinvolte.Que son langage corporel laisse planer l\u2019indifférence.«Carey, devant les caméras et les médias», et one on one avec moi, c\u2019est deux personnes très différentes.C\u2019est un gars qui se préoccupe, qui écoute, honnête, respectueux, un bon père et une bonne personne.Il n\u2019est pas ce qu\u2019il dégage, pour moi.» PRICE PEUT S\u2019AMÉLIORER Pas de doute pour Stéphane Waite, Carey Price peut s\u2019améliorer.Si «JE SUIS EN PAIX AVEC MOI-MÊME» leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 79 MAG SPORTS CARL TARDIF ctardif@lesoleil.com Après avoir pris une petite pause du golf ces deux dernières années, Sara-Maude Juneau rentre à la maison.L\u2019ancienne joueuse du circuit de la LPGA devient la nouvelle professionnelle du club Lac- Saint-Joseph, là où elle y a fait ses premiers pas.Depuis qu\u2019elle avait remisé ses bâtons, Sara-Maude Juneau a entrepris une carrière dans le monde des assurances, boulot qu\u2019elle poursuivra malgré sa nouvelle association avec le club de golf de son enfance.«Pour moi, c\u2019est la situation parfaite.J\u2019adore toujours le golf, mais j\u2019aime aussi mon travail dans le domaine des assurances et je vais pouvoir combiner les deux, c\u2019est le meilleur des deux mondes.Je ne serais pas allée n\u2019importe où, ce fut une décision facile à prendre.Je suis membre au Lac-Saint-Joseph depuis l\u2019âge de 10 ans, je connais les membres, ils m\u2019ont beaucoup aidé dans mon cheminement.Je suis contente de pouvoir en redonner», disait-elle, vendredi.« To u t l e m o n d e e n s o r t gagnant.Son retour ajoute de la notoriété au Lac-Saint-Joseph et elle redonne au club qui l\u2019a aidé à ses débuts.Pour moi, c\u2019était une évidence de lui offrir ce poste et c\u2019est un grand jour pour notre organisation», expliquait Dany Poulin, le nouveau directeur général du club Lac-Saint-Joseph, qui avait organisé une journée pour les dames en sa compagnie, l\u2019été dernier, alors qu\u2019il était au club Trois-Saumons.Sara-Maude Juneau a grandi à deux pas du club, à Fossambault- sur-le-Lac.L\u2019ex-joueuse de 33 ans a détenu sa carte à temps plein sur le circuit de la LPGA en 2013, y disputant aussi des tournois en 2014, 2015 et 2016.Elle a pris sa retraite du golf professionnel en 2017.DEUXIÈME CARRIÈRE En 2012, elle avait terminé au 10e rang des boursières du circuit Symetra, club-école de la LPGA, ce qui lui avait permis d\u2019accéder à la grande ligue, l\u2019été suivant.Développée à l\u2019Université de Louisville, elle avait participé à 15 tournois en 2013, parvenant à faire la coupe à cinq reprises.«Quand j\u2019étais jeune, j\u2019allais au club en vélo, j\u2019y pense chaque fois que je vois les supports à vélo dans le stationnement.Devenir pro à mon club, c\u2019est un poste de rêve.Depuis ma retraite, j\u2019ai continué à jouer au Lac- Saint-Josseph comme membre et j\u2019ai pu renouer avec le plaisir de disputer des rondes.Je suis encore passionnée par ce sport, mais j\u2019aime aussi la stabilité que m\u2019offre ma deuxième carrière.Le fait que Dany [Poulin] soit là, c\u2019est aussi la situation idéale, je vais pouvoir m\u2019impliquer avec les membres sur le terrain et travailler dans l\u2019équipe de l\u2019Académie avec Martin et Lisa.» En marge de cette annonce, le club a également dévoilé la mise en place de l\u2019Académie de golf du Lac-Saint-Joseph pour les joueurs d\u2019âge junior et les adultes qui profiteront de cours privés, en groupe, d\u2019entraînement sur le terrain, des journées de perfectionnement en plus de camps pour les jeunes de 7 à 17 ans qui auront lieu en juillet.Martin Lachance, professeur de golf pendant 12 ans, sera responsable de la supervision de l\u2019Académie qui comptera aussi sur les services de Lisa Girard, qui enseigne le golf depuis plus de 30 ans.SARA-MAUDE JUNEAU NOMMÉE PROFESSIONNELLE AU CLUB LAC-SAINT-JOSEPH Sara-Maude Juneau de Fossambault-sur-le-Lac a pris sa retraite du golf professionnel en 2017.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, CHRISTIAN PEDERSON le jeu défensif devant lui en fait autant.«Je crois qu\u2019il peut.Tout ça part avec la façon dont l\u2019équipe va jouer devant lui.S\u2019il joue devant une équipe bien organisée défensivement, il va redevenir fort.C\u2019est la clé pour tout gardien de but; si tu joues bien devant lui, il va automatiquement devenir meilleur.Et de beaucoup.Si l\u2019équipe se replace défensivement, il n\u2019aura plus besoin de se concentrer sur autre chose, de tricher, de vouloir en faire trop, alors il va redevenir meilleur.» CHICAGO ET MONTRÉAL Après un passage de 10 ans avec les Blackhawks de Chicago, et deux coupes Stanley, Stéphane Waite aura passé huit ans avec une autre équipe des Original six de la LNH.Deux marchés compétitifs, féroces, médiatisés.«Ces huit années ont fait de moi un meilleur coach, car j\u2019ai eu la chance de travailler avec un gars qui est devenu un des meilleurs gardiens au monde.On m\u2019a forcé à me challenger pour qu\u2019il devienne encore meilleur.Il y a eu beaucoup de bas, donc ça a été bon pour moi.Le marché de Montréal est difficile, mais je crois que j\u2019ai bien réussi à accomplir ma tâche sans me laisser influencer.» «Je suis fier d\u2019avoir accompli tout ça, spécialement avec Carey.Il a eu ses trois meilleures saisons en carrière avec moi.Il a eu une saison de rêve que peu de gardiens dans l\u2019histoire de la LNH ont réussi à accomplir, on a eu de belles séquences, au début, quand on a fait les séries lors des trois premières années, qui ont été le fun et excitantes.» En 2014-15, Price a été nommé sur l\u2019équipe d\u2019étoiles, en plus de remporter le trophée Hart (joueur de la LNH le plus utile à son équipe, devenant ainsi le premier gardien de but à recevoir cette récompense); le trophée Vézina (meilleur gardien), le trophée William-M.-Jennings, et le prix Ted-Lindsay remis au meilleur joueur de la ligue à la suite d\u2019un vote de l\u2019Association des joueurs de la LNH.«J\u2019ai eu la chance de coacher avec l\u2019équipe de mon enfance, ce qui était un rêve.Le seul rêve que je n\u2019ai pas réalisé, c\u2019est de gagner la coupe avec cette équipe-là.C\u2019est la seule affaire qui me déçoit en ce moment.» UNE PAUSE AVANT DE REVENIR Stéphane Waite compte s\u2019accorder quelques mois de congé, avant d\u2019explorer ses options pour l\u2019automne prochain.Car oui, il veut toujours entraîner des gardiens dans la LNH.«Je vais relaxer pour les prochains mois.C\u2019est comme la fin d\u2019une saison régulière.Je vais en profiter pour me concentrer sur mon école de hockey.Ça me tient à cœur.Ça va faire 33 ans l\u2019an prochain.Ça me ramène à la base, aux vraies affaires, travailler avec des jeunes qui ont du fun à jouer au hockey», a-t-il expliqué.«Ensuite, dans quelques mois, je vais commencer à regarder les opportunités pour l\u2019an prochain, voir s\u2019il y aurait des possibilités.Je suis encore jeune, j\u2019ai encore la passion pour la game, la passion d\u2019enseigner et de vouloir gagner.Il me reste encore quelques bonnes années dans le corps, j\u2019aimerais rebondir ailleurs si l\u2019opportunité se présente.» «Je n\u2019ai pas eu d\u2019approche directe, mais j\u2019ai eu beaucoup d\u2019appels d\u2019autres entraîneurs de gardien dans la LNH, des appels d\u2019entraîneurs- chefs.C\u2019est l\u2019fun de voir que tu es apprécié dans le milieu.» Congédié de son poste d\u2019entraîneur des gardiens de but du Canadien de Montréal une semaine après celui de l\u2019entraîneur-chef Claude Julien, Stéphane Waite affirme ne jamais s\u2019être senti en danger.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, BERNARD BRAULT SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 80 MAG SPORTS Le coureur espagnol Karim El Hayani a établi un record téméraire de demi-marathon CARL TARDIF ctardif@lesoleil.com L\u2019histoire qui suit est véridique, elle est le fruit de la témérité de Karim El Hayani.Mercredi, sur le lac Beauport, le coureur espagnol de 27 ans a établi le record du monde du demi-marathon\u2026 pieds nus sur neige et glace.Non, vous n\u2019avez pas la berlue! Il a même poussé l\u2019audace jusqu\u2019à franchir l\u2019arche d\u2019arrivée le torse nu, enlevant son chandail à quelques mètres de l\u2019arrivée, histoire de faire un pied de nez au froid.On était loin d\u2019une activité en habit de neige! «Moi, je n\u2019aurais même pas fait une minute dans ces conditions», dit en riant Blaise Dubois, de la Clinique du coureur, partenaire logistique de l\u2019événement tenu entre amis sur la patinoire naturelle du lac Beauport.Maintenant installé à Bromont, Karim El Hayani a parcouru les 21,0975 km en une heure et 36 minutes dans des conditions qui n\u2019avaient rien d\u2019un doux tapis de gazon verdoyant.Filmée et chronométrée, la performance sera sous peu envoyée au Livre Guinness des records pour qu\u2019elle soit homologuée dans les prochaines semaines.«Il a fallu que j\u2019apprenne à courir sur la glace à peine 20 minutes avant le départ.Le déneigeur m\u2019a dit que la piste était en parfait état tout l\u2019hiver.Mais il y a eu des redoux avec de la pluie et des températures de près de -30o trois jours avant la course, ce qui a rendu la surface plus abrasive.Je n\u2019avais jamais couru sur la glace auparavant, surtout sur un lac où il s\u2019était répandu un peu d\u2019eau.Je sentais même que mes pieds collaient, alors je me suis dit qu\u2019il me fallait courir vite pour ne pas rester pris», racontait l\u2019auteur de l\u2019exploit avec le sourire.Il n\u2019avait jamais couru aussi longtemps de la sorte sur la neige.Il avait effectué des sort ies de 10 minutes, de 15 et 20 minutes pendant sa préparation, mais celle de mercredi était sa plus longue.«Ma crainte était de laisser tomber tous ceux qui étaient présents pour m\u2019encourager, qui ont cru en moi.Je ne savais pas comment mes pieds allaient réagir après une heure sur la glace et j\u2019avais peur de ne pas finir dans le temps à cause des conditions plus difficiles que prévu.Sur la neige, ça allait bien, mais sur la glace, je devais accélérer le rythme, et dans une course de 21 km, les intervalles, ça fatigue.Je devais aussi être prudent pour ne pas tomber», ajoutait-il en rigolant du fait que pendant qu\u2019il courait pieds nus, son ami Blaise Dubois patinait derrière lui pour filmer l\u2019exploit.Après avoir pris le départ avec une tuque et des gants, Karim s\u2019est débarrassé de tout cela en cours de route même si le mercure indiquait -10o sans y ajouter le facteur vent.«Quand je cours lentement, j\u2019ai froid, mais quand je cours vite, j\u2019ai chaud, j\u2019aurais pu finir tout nu\u2026 Je n\u2019avais pas froid aux pieds.Après la course, j\u2019ai pris un bon chocolat chaud.Je suis sûr que des Québécois pourraient en faire autant, l\u2019hiver est plus culturel pour eux que pour moi», dit celui qui a pris tout son temps pour enfiler ses petits bas de course une fois au repos.COUPE D\u2019ESPAGNE Natif du Maroc, Karim El Hayani a grandi dans un petit village près de Madrid, en Espagne, où il a toujours fait du sport pieds nus et remporté la Coupe d\u2019Espagne de course en montagne en 2013.Il vit au Québec depuis un peu plus de trois ans.«J\u2019adore courir pieds nus, la sensation est incroyable et ça me permet d\u2019avoir une technique naturelle.À mon arrivée à Montréal, j\u2019ai essayé de le faire pendant l\u2019hiver sur le mont Royal, mais j\u2019en étais incapable.Mais j\u2019ai persévéré avec des petites sorties jusqu\u2019à celle de 21 km, cette semaine.» Ses prochains obje cti fs en 2021 sont de participer au Marathon des Sables qui consiste à une course pieds nus de 250 km dans le Sahara marocain et à une épreuve de 24 heures en Arizona, en novembre.«Ce sera moins froid, par contre», blaguait celui qui n\u2019a pas subi d\u2019engelure à la suite de sa sortie à part deux petites ampoules qu\u2019il traînait déjà depuis quelques jours.Son temps effectué tout au long de l\u2019épreuve de 16 tours d\u2019une boucle de 1,3 km battait d\u2019une trentaine de minutes l\u2019ancienne marque appartenant au Néerlandais Wim Hof depuis 14 ans.Il avait su, récemment, qu\u2019un coureur suédois avait couru la distance en 1h44, mais cette marque n\u2019a toujours pas été inscrite dans le Livre Guinness des records.Il l\u2019a donc pris de vitesse.«J\u2019aurais aimé le faire plus rapidement, mais les conditions n\u2019étaient pas favorables pour courir la distance entre 1h25 et 1h30.Et en raison de la COVID, il n\u2019y a pas eu de course nulle part.Il faut donc se trouver des défis personnels, d\u2019où cette idée de record.» AMBASSADEUR Karim El Hayani est l\u2019un des ambassadeurs de la Clinique du coureur, entreprise libérée installée dans une quinzaine de pays.«Cette course était l\u2019idée de Karim, on l\u2019a seulement accompagné dans son projet.Nous avions beaucoup aimé notre première expérience avec lui», confiait Blaise Dubois, physio- thérapeute et associé chez PCN qui est à l\u2019origine de la Clinique du coureur.L\u2019automne dernier, le coureur espagnol avait parcouru 100 km pieds nus à la Trail de la Clinique du coureur dans les sentiers boisés du Saisonnier, à Lac-Beauport.«Dans la neige, il peut courir longtemps, mais sur la glace, ce n\u2019est pas évident, surtout que dans les conditions de mercredi, il était difficile d\u2019y faire un record.Pour un demi-marathon régulier, la marque mondiale est de 57 minutes et celle du Québec d\u2019environ 1h05 [1:04:08], mais il n\u2019y a pas beaucoup de monde qui le court en bas de 1h30, la masse le fait en 2h.J\u2019ai trouvé qu\u2019il avait un bon rythme, je suis impressionné par sa capacité d\u2019adaptation dans un environnement hostile», soulignait Dubois à propos de cet exploit d\u2019abord publié dans la revue spécialisée Distances+ et qui a rebondi jusqu\u2019à l\u2019international.PIEDS NUS SUR LA NEIGE Karim El Hayani a parcouru son demi-marathon pieds nus sur neige et glace mercredi sur le lac Beauport.\u2014 PHOTOS FOURNIES leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 81 MAG SPORTS Rose-Anne Joly gère l\u2019école de basket de la NBA à Dubaï MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com Rose-Anne Joly regarde ce qui se passe un peu partout dans la NBA.La Gatinoise ne peut s\u2019empêcher de penser qu\u2019un jour, ça pourrait bien être son tour.Nombreuses sont les équipes qui embauchent des femmes dans des rôles-clés.Que ce soit sur les lignes de côté ou au second étage aux opérations basketball.Becky Hamon est notamment devenue en décembre dernier la première femme à assumer le rôle d\u2019entraîneur-chef lorsque son patron Greg Popovich a été expulsé d\u2019un match des Spurs de San Antonio.«C\u2019est un objectif à long terme que je me vois atteindre.Je pense que je peux être une excellente entraîneure ou occuper un poste dans la haute direction d\u2019une équipe, que ce soit la NBA, la WNBA ou même la G-League», lance-t-elle au bout du fil.Depuis une décennie, la femme âgée de 31 ans s\u2019est façonné un curriculum vitae impressionnant.Dans le domaine, on dit que ce n\u2019est qu\u2019une question de temps avant de la voir faire le saut chez les pros.Joly a fait un peu de tout après la fin prématurée de sa carrière de joueuse en raison d\u2019une blessure à un genou.Que ce soit diriger des jeunes filles du programme sport- études à Nicolas-Gatineau ou être entraîneuse adjointe de l\u2019équipe féminine des Gee Gees d\u2019Ottawa.À cela s\u2019ajoute du bénévolat pendant les deux dernières années chez les Raptors de Toronto et leur club-école en plus de fonder un organisme à but non lucratif, Basket Plus, qui soutient des jeunes vivant dans la pauvreté via des initiatives d\u2019infrastructures sportives et communautaires.Joly a aussi été une des huit finalistes parmi une centaine de candidats pour un stage d\u2019un an chez les Raptors en 2019.«Je n\u2019ai pas été la grande gagnante, mais en étant une finaliste, j\u2019ai pu passer trois jours intensifs au centre d\u2019entraînement de l\u2019équipe», raconte-t-elle.«J\u2019ai pu rencontrer tout le staff.Je suis restée proche d\u2019eux au fil du temps.J\u2019ai pu voyager à Las Vegas avec eux pour deux événements.Leur vice-président est devenu mon mentor.On se parle encore.C\u2019est le fun de voir des gens qui t\u2019apprécient et croient en ton potentiel.» LES PORTES S\u2019OUVRENT Surtout, Joly a pu constater à quel point la NBA, et surtout les Raptors, ouvre la porte aux femmes.«C\u2019est ce qui m\u2019a frappé le plus.Je voyais juste des femmes dans la direction de l\u2019équipe.Il y a une vice- présidente.L\u2019équipe a embauché une femme comme entraîneure adjointe.C\u2019est très inspirant.» Ces jours-ci, on retrouve Rose- Anne Joly à Dubaï.La NBA lui a demandé de gérer les activités de sa nouvelle école de basket aux Émirats arabes unis.«Ça fait six mois que je suis ici.Six mois durant lesquels j\u2019ai vécu beaucoup d\u2019émotions.On m\u2019a appelé pour m\u2019offrir ce poste le 26 août.J\u2019étais dans un avion le 10 septembre.J\u2019ai eu une semaine et demie pour dire au revoir à ma vie de Gatineau.» Joly a dû remettre sa démission à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Ça tombait bien.En raison de la pandémie, les rumeurs circulaient déjà que la saison serait annulée.Un scénario qui s\u2019est concrétisé dans les semaines qui ont suivi.À Dubaï, on lui a confié 200 jeunes joueurs âgés de sept à 18 ans.«J\u2019ai trouvé ça difficile au début.De passer d\u2019un niveau de compétition élevé au Canada où les Gee Gees étaient toujours parmi les 10 meilleures équipes, de travailler dans un programme structuré à maintenant retourner à la base et enseigner les fondamentaux à des jeunes.» D\u2019autres trucs ont sauté à ses yeux.«La majorité des jeunes sont des garçons.Il n\u2019y a que 20 filles.Le sport n\u2019est pas encore imprégné dans la culture ici.On travaille surtout en ce moment avec des gens de l\u2019extérieur.» Joly avait certaines appréhensions au départ à se pointer dans ce coin du monde.«Je suis une femme dans le monde du sport, rappelle-t-elle.J\u2019ai beaucoup voyagé au fil des ans, mais jamais auparavant au Moyen-Orient.Je m\u2019attendais à un gros choc culturel.Mais j\u2019ai été super bien accueillie.En fait, je ne me sens pas au Moyen-Orient.C\u2019est très américanisé ici à Dubaï.Environ 80 % de la population sont des expatriés de l\u2019Europe ou de l\u2019Amérique.» «La seule chose que j\u2019ai remarquée avec les jeunes, c\u2019est que pendant super longtemps, ils appelaient mes deux collègues masculins coach.Mais moi, ils m\u2019appelaient plutôt miss.Ils n\u2019ont jamais manqué de respect.Ça m\u2019a pris quelques semaines pour avoir leur confiance.» Ce nouveau défi à Dubaï risque de lui ouvrir de nouvelles portes.Joly le sait.C\u2019est pourquoi elle a accepté de se lancer dans cette aventure loin des siens.«Je ne connaissais pas tous les détails de ce poste en arrivant ici.C\u2019est quelqu\u2019un qui avait donné mon nom à la NBA pour cet emploi.On me permettait d\u2019être à la fois entraîneure et gestionnaire.Je trouvais ça intéressant, surtout que je ne sais pas encore quel rôle je veux occuper dans le domaine du basket plus tard.J\u2019ai des forces en coaching, mais aussi dans gestion.» Rose-Anne Joly, de Gatineau (au centre), est entraîneur et gestionnaire de l\u2019école de la NBA à Dubaï.\u2014 PHOTO FOURNIE Dubaï, ce n\u2019est pas Gatineau.Rose-Anne Joly s\u2019en est aperçue rapidement à divers chapitres.Là-bas, il n\u2019y a pas de nid de poule ni de neige.«Je ne sais pas quel temps il fait en ce moment à Gatineau, mais ici, c\u2019est 30 degrés Celsius», lance Joly en riant.«C\u2019est magique.C\u2019est super beau.Je ne m\u2019attendais pas à ça, même si j\u2019avais fait un peu de recherche avant de partir.» Jusqu\u2019ici, elle n\u2019a pas été témoin d\u2019une tempête de sable.«Mais il y a toujours du sable dans l\u2019air.J\u2019ai une voiture de location et je dois la faire nettoyer aux deux ou trois semaines.Sinon, tu peux écoper d\u2019une amende.C\u2019est assez sévère.Ce n\u2019est pas pour rien que le taux de criminalité est bas.Ça ne prend pas quelque chose de gros pour te retrouver en prison?!» Joly s\u2019ennuie particulièrement d\u2019une chose loin de son Outaouais natal.«Je n\u2019ai plus mon cercle d\u2019amis et ma famille.J\u2019étais très impliquée dans la communauté.Je connaissais beaucoup de gens.Ça me manque beaucoup.» MARTIN COMTOIS, LE DROIT LOIN DE LA NEIGE ET DES AMIS UN PAS DE PLUS VERS LES RANGS PROS SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 82 MAG SPORTS P lusieurs ont salué, avec raison, la nomination par les Marlins de Miami de Kim Ng comme première directrice générale d\u2019une équipe des ligues majeures de baseball.Mais verra-t-on un jour des femmes jouer dans les majeures?J\u2019en ai discuté avec Carey Schueler, première femme repêchée par une équipe des majeures et Ila Jane Borders, qui a joué quatre saisons professionnelles dans une ligue masculine.Tant Schueler que Borders ont été des pionnières.Schueler avait été la première à devenir une joueuse régulière d\u2019une équipe d\u2019école secondaire de garçons de son district alors que Borders a été la première lanceuse partante au baseball universitaire masculin, affrontant des équipes de première, deuxième et troisième divisions.«Quand j\u2019étais plus jeune, le problème ne venait pas nécessairement des gars avec qui ou contre qui je jouais, mais des parents dans les estrades», m\u2019a confié Borders.Schueler abonde dans le même sens.«Dans ma famille, il n\u2019y avait aucun sport qui m\u2019était interdit parce que j\u2019étais une fille.Mais c\u2019est vrai que dans les petites ligues, les pères de certains joueurs ne m\u2019aimaient pas parce que je faisais mal paraître leurs fils! C\u2019est incroyable d\u2019entendre ce que des parents peuvent crier à une fille de 14 ans.» Qu\u2019à cela ne tienne, les deux ont poursuivi leur route dans ce sport qui les passionnait, Borders jusqu\u2019à jouer quatre saisons dans l\u2019Association américaine de baseball professionnel, un circuit indépendant, et Schueler jusqu\u2019à être repêchée dans par les White Sox de Chicago en 1993.Schueler a choisi de laisser tomber le baseball après avoir été sélectionnée par les White Sox, dont son père, l\u2019ex-lanceur des majeures Ron Schueler, était devenu le directeur général.«Il ne voulait absolument pas qu\u2019ils me repêchent!», rigole- t-elle.«Il avait peur que les gens crient au népotisme ou au choix de repêchage gaspillé.Cependant, son équipe de dépisteurs, qui m\u2019avaient vu évoluer, l\u2019a convaincu de me sélectionner en 43e ronde.» Même si le baseball était son premier amour, la jeune femme d e 1 8 a n s é t a i t u n e e n c o re meilleure joueuse de basketball.Une bourse d\u2019études complète de l\u2019Université DePaul l\u2019aura finalement convaincue d\u2019y poursuivre ses études et de s\u2019aligner avec l\u2019équipe de basketball féminine des Blue Demons.«J\u2019étais plus timide à l\u2019époque et je ne voulais pas non plus devenir le centre d\u2019attention», avoue aussi Schueler à propos du battage médiatique provoqué par sa sélection par les White Sox.Elle a cependant travaillé dans le département de marketing des Saints de St.Paul de l\u2019Association américaine après ses études en gestion sportive.«Quand les gens voient que tu es bonne, que tu joues au baseball pour les bonnes raisons et que tu n\u2019es pas juste là pour faire vendre des billets, ils t\u2019apprécient et te respectent», avance pour sa part Ila Jane Borders, qui a raconté son histoire en 2017 dans le livre Making My Pitch: A Woman\u2019s Baseball Odyssey.COMMENCER JEUNE, LA CLÉ POUR RÉUSSIR Schueler et Borders, toutes deux des lanceuses gauchères, m\u2019ont dit croire à l\u2019éventuelle présence d\u2019une femme comme joueuse des ligues majeures.Elles insistent cependant sur la nécessité de débuter très jeune la pratique du sport, les deux ayant commencé à frapper et lancer des balles à cinq ans.«Mon père était lanceur dans les majeures, alors j\u2019ai grandi sur les terrains de balle.Je voulais toujours aller au stade avec lui et faire ce qu\u2019il faisait», me raconte Carey Schueler à propos de sa passion pour le baseball.«Tu vois, il faut faire comme Tiger Woods a fait au golf, c\u2019est-à-dire commencer très jeunes pour devenir meilleures.Il faudra aussi que plus de femmes pratiquent le sport.Mais pourquoi pas?C\u2019est une question de finesse et d\u2019atteindre des zones avec la balle», ajoute Borders à propos du travail d\u2019un lanceur.Selon cette dernière, ce n\u2019est pas un hasard si plusieurs joueuses de baseball dans les ligues masculines sont des lanceuses, propulsant souvent la balle avec leur bras gauche.«Tu regardes les lanceurs droitiers, et ils font souvent 6 pieds 8 pouces et lancent à plus de 90 milles à l\u2019heure.Par contre, les bons gauchers sont parfois des gars de 5 pieds 10 pouces qui lancent un peu moins vite, mais qui ont de bonnes balles à effet», poursuit Borders.«Il y a tellement de profils d\u2019athlètes différents au baseball que je crois que ce serait possible.Je verrais très bien une lanceuse gauchère, spécialiste de la balle papillon et avec un excellent contrôle», indique Carey Schueler.«Quelle meilleure occasion de faire grandir le baseball que d\u2019y inclure plus de femmes?», avance pour sa part Borders, qui constate qu\u2019aux États-Unis, plusieurs jeunes filles sont plutôt encouragées à jouer à la balle molle.«Deux sports complètement différents! C\u2019est comme comparer le racquetball et le tennis», ajoute-t-elle.«Finalement, je crois que si, un jour, il y a une femme dans les majeures, elle sera canadienne ou japonaise, car ces deux pays encouragent les filles à jouer au baseball plutôt que de les diriger automatiquement vers la balle molle comme aux États-Unis», conclut d\u2019ailleurs Borders, qui a joué en Saskatchewan, avec les Indians de Swift Current, en 1995.QUELLE PLACE POUR LES FEMMES DANS LES MAJEURES?espace baseball IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE CHIFFRE 0 Le nombre de spectateurs dans les gradins des ligues majeures pour la saison régulière en 2020.Évidemment un record.Le Globe Life Field, domicile des Rangers du Texas, avait admis de 10 000 à 12 000 partisans par match durant les séries de championnat de la Ligue nationale et la Série mondiale.Les spectateurs seront de nouveau admis dans les stades en 2021 par petits groupes séparés d\u2019au moins six pieds et devront porter un masque partout sauf sur leur siège.LE GRAND CHELEM Le releveur des Cardinals de St Louis Jordan Hicks, codétenteur du record du lancer le plus rapide de l\u2019histoire des majeures (105,1 milles à l\u2019heure), a lancé lundi pour la première fois depuis juin 2019, lui qui avait subi l\u2019opération Tommy John et s\u2019était prévalu de l\u2019option de prendre une année sabbatique en 2020.LE GOLDEN SOMBRERO Aucune équipe des majeures n\u2019a encore offert de contrat à Yasiel Puig, qui devra vraisemblablement tenter sa chance au Japon.On dira ce qu\u2019on voudra du style un peu «hot dog» du voltigeur cubain, mais est-ce que trente équipes peuvent vraiment se passer d\u2019un joueur de 30 ans qui a frappé 75 circuits et produit 221 points à ses trois dernières saisons dans les majeures?1 Ila Jane Borders dans l\u2019uniforme des Dukes de Duluth-Superior en 1998 \u2014 PHOTO FOURNIE PAR ILA BORDERS 2 Carey Schueler dans les bras de son père Ron, qui était alors lanceur avec les Phillies de Philadel- phie.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR CAREY SCHUELER leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 83 MAG SPORTS JOHANNE SAINT-PIERRE jstpierre@lequotidien.com Lysanne Richard n\u2019est pas du genre à ruer dans les brancards pour faire avancer les causes qui lui tiennent à cœur.Cette ambassadrice de premier plan du plongeon de haut vol préfère plutôt prêcher par l\u2019exemple et surtout, elle sait trouver de bons alliés qui l\u2019aideront à mener à bien les nombreux projets qui l\u2019animent.Pionnière dans un sport extrême uniquement masculin à l\u2019origine, athlète accomplie et mère épanouie, la Saguenéenne d\u2019origine, qui vient de publier sa biographie, attire les projecteurs en développant de nouveaux projets qui procureront une belle visibilité à son sport tout en contribuant à sa progression.Mine de rien, que de chemin parcouru depuis 2015! La Québécoise est fière de s\u2019être taillé une place parmi les meilleures au monde et de sa contribution au développement du circuit féminin.«Je m\u2019étais vraiment donné ce mandat-là et c\u2019est rare que je me dise ça, mais c\u2019est réussi.Je suis certaine d\u2019avoir eu une influence positive sur la condition des femmes dans le haut vol, autant au niveau du salaire que des installations d\u2019entraînement», analyse-t-elle en entrevue téléphonique.«Le 20 mètres que l\u2019on a au Centre sportif du Parc olympique de Montréal, c\u2019était mon idée.J\u2019ai insisté pendant cinq ans pour faire en sorte que ça se réalise.J\u2019ai eu de bons alliés et je suis très très reconnaissante [aux gens du] Parc olympique.» Elle est fière d\u2019avoir contribué à ce legs pour les prochaines générations de plongeuses.«Elles ont cet outil qui va faire qu\u2019elles vont être les meilleures au monde avant même d\u2019avoir commencé les compétitions, parce qu\u2019il n\u2019y a personne d\u2019autre qui peut s\u2019entraîner dans des conditions [favorables] comme ça.Je suis contente, car je sais que c\u2019est grâce à moi et je considère que je peux être fière de moi parce que c\u2019est un acte de générosité.Parfois, c\u2019est plus difficile d\u2019être fière de soi pour un acte qui répond à notre propre besoin, mais moi, je fais ça pour les autres.» CONDITIONS AMÉLIORÉES La présence des femmes en plongeon de haut vol est encore toute récente, mais ces dernières ont pu faire des gains rapidement grâce à l\u2019appui de l\u2019organisation et de leurs collègues masculins.«Les plongeurs de haut vol, c\u2019est vraiment une belle communauté! Ils ont été très accueillants, ils nous ont donné des conseils, ils nous ont aidées à nous améliorer très rapidement.Et ils étaient contents qu\u2019on soit là.» L ors que Re d Bul l a ouver t le volet féminin en 2013, il se résumait à trois compétitions et quatre plongeuses régulières.Deux ans plus tard, elles étaient six au total, dont deux invitées.En 2020, elles sont passées à huit plongeuses régulières pour un total de 12 athlètes, soit exactement le même nombre que chez les hommes.Mais ce sont ces derniers qui ont un peu perdu au change puisqu\u2019ils ont perdu deux des dix places de plongeurs réguliers.«C\u2019est quand même assez malheureux pour les hommes.Le calibre est tellement élevé.Il y a des hommes vraiment bons qui ont perdu leur statut de plongeur régulier parce que c\u2019est un seul budget pour les compétitions.Ils ont certainement dû être déçus, mais ils ne nous l\u2019ont même pas fait sentir», assure-t-elle.L\u2019égalité financière a aussi été atteinte.2020 aurait été la première année où les bourses hommes et femmes auraient été équivalentes.Elle félicite d\u2019ailleurs l\u2019organisation pour sa diligence à ce chapitre.Car il a fallu qu\u2019elle trouve des moyens d\u2019amener des revenus pour que le sport devienne plus populaire en incluant le volet féminin.«Sérieusement, les gens de Red Bull ont quand même été ultrara- pides.On s\u2019est battues ensemble avec l\u2019organisation qui souhaitait ça aussi pour nous.Quand on pense à tellement de métiers où les femmes n\u2019ont malheureusement pas encore l\u2019équivalent des hommes.Nous, le circuit féminin a commencé en 2013 et sept après, on obtenait l\u2019égalité.C\u2019est quand même pas mal!» Si, au chapitre des commandites, les hommes ont encore l\u2019avantage, ce qui chicote bien plus la Québécoise, c\u2019est que son sport n\u2019est pas reconnu à sa juste valeur.«À mon avis, le mode de vie qui fait qu\u2019on doit être tellement dévoué à notre sport, l\u2019entraînement, les risques et les compromis qu\u2019on décide de faire ne sont pas encore équivalents à d\u2019autres sports, même au salaire des hommes.Il n\u2019y a presque personne sur le circuit de compétition qui n\u2019a pas un autre job.On est quand même des professionnels et les meilleurs au monde dans notre domaine, mais on doit quand même avoir d\u2019autres jobs en même temps.» MATERNITÉ ET SPORT Mère de Louka, 19 ans, Éli, 12 ans et Flavie 7 ans, Lysanne Richard avoue qu\u2019elle a dû composer avec le jugement réprobateur des autres, mais jamais d\u2019autres plongeurs.«Il y a des fois où je me suis sentie jugée dans ma décision de faire du sport extrême en tant que femme et en tant que mère.Je me suis déjà fait dire que je serais censée rester à la maison avec mes enfants, que je mettais ma vie en danger à faire ça.Je comprends que les gens qui ne me connaissent pas ont cette impression, mais moi, je sais que ce n\u2019est pas le cas parce que je fais tellement tout pour être bien préparée.Conduire un autobus, ce serait bien plus dangereux pour moi que ce que j\u2019ai décidé de faire dans la vie», image-t-elle avec humour.MODÈLE OU EXCEPTION?«J\u2019espère que je suis un modèle plus qu\u2019une exception! s\u2019exclame- t-elle.C\u2019est vrai que je voyage beaucoup, mais dans une année normale, je vais partir cinq jours à la fois, de 9 à 10 fois.Ce qui fait qu\u2019au total, dans l\u2019année, je serai peut-être partie 50 jours sur 365.[\u2026] Concilier la vie d\u2019artiste de cirque avec la famille, c\u2019était bien plus un casse-tête», soutient-elle en soulignant que ce fut une décision familiale.«Ce sur quoi j\u2019aimerais être considérée comme un modèle, c\u2019est de faire ce qu\u2019on veut faire dans la vie et de ne pas se limiter si c\u2019est vraiment ce que l\u2019on veut, si c\u2019est possible.Car la meilleure façon d\u2019être une bonne maman, c\u2019est d\u2019être heureuse», ajoute-t- elle, en soulignant qu\u2019elle se sent choyée et reconnaissante envers son conjoint Stéphane Roy et ses parents, Marcia Léger et Paul- Émile Richard.Un appui qu\u2019elle retrouve aussi dans son entourage sportif immédiat.«Le haut vol m\u2019a permis de rassembler une belle communauté autour de moi.» LYSANNE RICHARD PIONNIÈRE, MÈRE ET ATHLÈTE ACCOMPLIE Lysanne Richard est fière d\u2019avoir eu une influence positive sur le plongeon de haut vol et d\u2019avoir contribué à sa progression chez les femmes.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, GRAHAM HUGUES SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS Chantal Machabée et Daphnée Malboeuf unies par leur passion MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca L\u2019une est affectée à la couverture quotidienne des activités du Canadien alors que l\u2019autre est membre de l\u2019équipe de télédiffusion des matchs du Rocket de Laval, les deux au Réseau des sports.Pionnière du journalisme sportif au féminin et recrue de talent, Chantal Macha- bée et Daphnée Malboeuf n\u2019ont qu\u2019un guide : leur passion pour le sport et plus particulièrement le hockey.«Les gens me disent : \u201cChantal, ça ne doit pas être facile de pratiquer ton métier cette saison\u201d, raconte- t-elle.À chaque fois, je réponds la même chose : \u201cC\u2019est plus compliqué, mais je vois du hockey à tous les jours et ça, ça reste un grand, grand privilège\u201d.» Cette passion a été la grande inspiration de Daphnée Malboeuf, qui ne ratait jamais un bulletin Sports 30, dont Chantal Machabée a été la cotitulaire pendant plus de 20 ans à RDS.«Je regardais Chantal et je voulais tellement faire comme elle, explique-t-elle.C\u2019était mon modèle, mon étoile à moi.Je la regardais et je la trouvais tellement, tellement bonne.C\u2019est pas compliqué, c\u2019est elle qui m\u2019a permis de croire que c\u2019était possible que je puisse faire ce métier un jour.» Aujourd\u2019hui, les deux dames œuvrent à la même station et sont devenues des complices, des amies.«Chantal m\u2019a ni plus ni moins prise sous son aile.Elle me donne des tas de conseils, elle m\u2019appelle quand j\u2019ai fait un bon coup à la télé, elle m\u2019encourage, elle est toujours là pour moi.Dire que mon idole est aussi mon amie, ça me semble irréel quand j\u2019y pense!» Oui, Chantal est fière de Daphnée.Mais elle est tout aussi fière de voir qu\u2019elles sont de plus en plus nombreuses les dames dans le monde des médias sportifs.«Il y a Daphnée, mais il y a aussi Elizabeth Rancourt et Frédérique Guay à TVA Sports, ainsi qu\u2019Andrée-Anne Barbeau, qui fait du sacré bon boulot à RDS.De voir les femmes prendre de plus en plus leur place dans le milieu, c\u2019est l\u2019fun.» TRAVAILLER PLUS FORT?Chantal Machabée a travaillé dur afin de se rendre là où elle est aujourd\u2019hui et, surtout, afin de jouir de cette grande crédibilité qui est la sienne.A-t-elle travaillé plus fort que bien des collègues masculins?Fort probablement.«Je fais mes devoirs, je fais toujours mes devoirs de façon très sérieuse, confie-t-elle.Jamais je n\u2019oserais arriver en onde sans être préparée très soigneusement.Pendant longtemps, certains n\u2019attendaient que ça, me prendre en défaut.Tu apprends là-dedans.À un moment donné, j\u2019ai compris que je n\u2019avais pas droit à l\u2019erreur.Mais en bout de ligne, ça m\u2019a servi.» Daphnée Malboeuf espère avoir cette même crédibilité que son modèle un jour.Et elle sait elle aussi qu\u2019on va lui remettre sous le nez la moindre faille.«Je pense qu\u2019on a un peu plus de pression en tant que femmes dans le monde du sport, mais de la pression, je suis la première à m\u2019en mettre.Qu\u2019on le veuille ou non, tu ne veux pas te faire dire que tu ne connais pas ça et que tu devrais retourner à tes chaudrons.Moi, je veux montrer que je connais mon sport, que je suis bonne.Et pour ça, je mets les bouchées doubles plus souvent qu\u2019autrement.J\u2019ai toujours tendance à en faire plus que pas assez.Qu\u2019elle me serve ou non pour un reportage, la pratique du Rocket, je vais y aller.» Mais en faire plus que pas assez, c\u2019est plus facile lorsqu\u2019on aime véritablement ce que l\u2019on fait.«Moi, en congé ou en vacances, je continue à suivre tout ce qui se passe, à regarder des matchs, à prendre de l\u2019info ici et là, reprend Chantal.Mais honnêtement, je n\u2019ai pas de mérite.J\u2019aime mon métier, j\u2019aime le hockey, j\u2019aime le sport.C\u2019est ma vie.Mes amies me trouvent folle quand, sur la plage, je sors mon ordi afin de vérifier telle ou telle nouvelle.C\u2019est vrai que c\u2019est fou, mais je suis comme ça.» «Et c\u2019est comme ça que Chan- tal est devenue la meilleure!», enchaine Daphnée, de l\u2019admiration dans les yeux.PRÉPARER LA RELÈVE Chantal Machabée couvre le hockey de la Ligue nationale et Daphnée Malboeuf, qui a aussi travaillé au 91.9 Sports, à La Presse Canadienne et à La Presse, couvre celui de la Ligue américaine.L\u2019image illustre bien le concept de la pionnière et de la recrue.«Les joueurs de la Ligue américaine sont en développement et moi aussi, je suis en développement, souligne Daphnée, 26 ans.Mais j\u2019ai peine à réaliser que je fais le Rocket et que je travaille dans l\u2019environnement du Canadien, au Centre Bell.La vie est bonne avec moi.» «Il faut préparer la relève!, rigole Chantal.Mais en même temps, la retraite, ce n\u2019est pas pour tout de suite.Ma mère a travaillé jusqu\u2019à l\u2019âge de 72 ans et je ne vois pas quand je vais m\u2019arrêter.Quand je lis que seulement 4 % des gens sont réellement passionnés par leur travail, je me considère encore une fois privilégiée.» La passion, toujours\u2026 LA PIONNIÈRE ET LA RECRUE DE TALENT Daphnée Malboeuf et Chantal Machabée sont devenues des complices, des amies.\u2014 PHOTO RDS c.Winnipeg samedi (à TVA Sports, 19?h) À Vancouver lundi (à RDS, 22?h) À Vancouver mercredi (à RDS, 23?h) À Calgary jeudi (à RDS, 21?h) TEXTE?: MICHEL TASSÉ \u203a PHOTO?: ARCHIVES LA PRESSE LE CHOU?! Jonathan Drouin, qui joue du meilleur hockey encore depuis l\u2019arrivée de Dominique Ducharme Jake Evans, qui, après un brillant départ, accumule les soirées difficiles Marc Bergevin Après le congédiement de Stéphane Waite «?Carey comprend que c\u2019est ma décision et il la supporte.?» LA CITATION LA SEMAINE DU CH LE WOW?! leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 85 MAG SPORTS U ne courte vidéo a été lâchée, dans les réseaux sociaux, vers la fin de la semaine dernière.La Professionnal Women\u2019s Hockey Players Association (PWHPA) a lancé officiellement la campagne #StickInTheGround.Il est question, évidemment, d\u2019offrir l\u2019opportunité aux joueuses d\u2019élite l\u2019opportunité de gagner leur vie sur la glace.C o n n o r M c D a v i d , A u s t o n Matthews et Brendan Gallagher figurent parmi les vedettes de la Ligue nationale de hockey qui accordent leur soutien au mouvement.Le vétéran Kyle Turris, des Oilers d\u2019Edmonton, se pointe à la toute fin, pour livrer le message-clé.«Je veux que ma fille puisse rêver aux mêmes choses que mon fils.» Leurs mots d\u2019encouragement ont atteint la cible.«C\u2019est un peu la cerise sur le sundae», affirme Danièle Sauvageau.L\u2019a n c i e n n e e nt ra î n e u s e d e l\u2019équipe nationale féminine du Canada agit à titre de porte-parole pour la PWHPA au Québec.Au b o u t d u f i l , o n l a s e n t enthousiaste.Montréal n\u2019a plus d\u2019équipe professionnelle depuis bientôt deux ans, mais c\u2019est temporaire.«On ne se demande même pas \u201csi\u201d Montréal récupérera son équipe, un jour.On se demande \u201cquand\u201d ça se fera», affirme-t-elle.«Le soutien des partisans est encore présent, on le sent.Ici, on travaille très fort pour l\u2019entretenir.On essaie de conserver une espèce de vague de fond.Vous savez sans doute qu\u2019une vague de fond peut avoir bien plus de force qu\u2019une vague de surface.» La National Women\u2019s Hockey League (NWHL), qui tente de survivre durant cette difficile période pour le sport professionnel nord- américain, compte présentement six formations.Toronto est la seule ville canadienne à faire partie du circuit.Quatre des cinq autres formations sont concentrées sur la côte est américaine.UN CENTRE D\u2019EXCELLENCE «Le Québec, c\u2019est quand même là où ça va le mieux», soutient Mme Sauvageau.Son énergie lui est fournie par le Centre de hockey de haute performance 21.02, qui est installé à l\u2019Auditorium de Verdun.Une quarantaine de joueuses \u2014 dont une vingtaine du programme d\u2019excellence national \u2014 ont la chance de s\u2019y entraîner depuis quelques mois.«Nous avons obtenu le statut de centre haute performance.Nous avons la reconnaissance de Hockey Québec, qui travaille avec Hockey Canada.Cela fait en sorte que nos joueuses patinent depuis le mois d\u2019octobre.Ailleurs, au Canada, les hockeyeuses n\u2019ont pas cette chance.» Le nom du Centre n\u2019a pas été choisi au hasard.Le Canada a remporté sa première médaille d\u2019or olympique le 21 février 2002.Danièle Sauvageau se trouvait derrière le banc, au E Center de West Valley, dans l\u2019Utah.Quand ce sera possible, on essaiera d\u2019organiser des matchs hors-concours, contre des équipes féminines ou masculines.«En attendant, si tu me donnes le choix entre organiser six matchs par année ou cinq séances d\u2019entraînement par semaine.Pour moi, le choix est assez facile à faire.» «En attendant, nos filles peuvent sauter sur la patinoire cinq fois par semaine.Elles ont accès à des entraîneurs qui sont spécialisés dans le développement des habiletés individuelles.Les gardiennes peuvent travailler avec des spécialistes de leur position.» «Au quotidien, on continue de préparer nos joueuses pour le Championnat du monde, pour les Jeux olympiques et pour les rangs professionnels.» EN ATTENDANT LEUR RETOUR Montréal n\u2019a plus d\u2019équipe professionnelle de hockey féminin depuis bientôt deux ans, mais c\u2019est temporaire.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE Si on se fie à Danièle Sauvageau, les Canadiennes de Montréal n\u2019ont pas joué leur dernier match.Elles seront de retour, un jour ou l\u2019autre.Est-ce que ce sera suffisant?Une vingtaine de joueuses du programme d\u2019excellence national s\u2019entraînent présentement au Centre 21.02.Ce groupe pourrait grandir, dans les prochaines années, puisque ses dirigeants souhaitent aussi ouvrir leurs portes aux meilleures joueuses de la relève.Offrir à ces joueuses un bon débouché, avec un club professionnel dans la métropole, ce serait bien.Éventuellement, ça pourrait bien ne pas suffire.Heureusement, on trouve à quelques centaines de kilomètres de Montréal deux grandes villes dotées de belles infrastructures sportives.Ottawa et Québec pourraient éventuellement contribuer à l\u2019essor du hockey professionnel féminin.La présence de plusieurs équipes, dans une même région, favoriserait le développement des affaires en réalisant des économies.Les rivalités naturelles procureraient aussi de la visibilité.POURQUOI PAS QUÉBEC ET OTTAWA?espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS CARL TARDIF ctardif@lesoleil.com Ironie quand tu nous tiens! La journée où l\u2019entrevue aurait pu avoir lieu, l\u2019entraîneur-chef du Canadien était congédié.«Quoi, Claude Julien est plus important que moi?», rigolait la Dre Guylaine Demers, professeure titulaire au Département d\u2019éducation physique de l\u2019Université Laval, codirectrice du nouveau Centre national sur l\u2019équité des genres dans le sport.En fait, c\u2019était plutôt sa présence sur le jury pour un examen d\u2019un étudiant au doctorat qui avait repoussé au lendemain notre entretien sur la présence des femmes dans les postes de direction dans les sports et le taux de décrochage de la pratique sportive par les filles en pleine pandémie.«La situation est dramatique, garçons et filles font tous moins de sport.Mais pour un gars sur 10, il y a une fille sur trois qui abandonne», constate celle qui est aussi présidente d\u2019Égale Action, organisme ayant pour objectif de rendre le système sportif équitable et égalitaire.Guylaine Demers y fait son bénévolat depuis 20 ans.Et encore aujourd\u2019hui, la cause n\u2019est toujours pas gagnée, d\u2019où cette discussion.«Il est absolument nécessaire d\u2019en parler encore et nous avons des preuves pour soutenir notre discours.Au Québec, les conseils d\u2019administration des fédérations sportives comptent sur 22 % de femmes, mais seulement 19 % en sont présidentes.En fait, il y a 10 femmes à la tête de nos fédés pour 43 hommes.Au niveau du personnel, on parle de 50-50, mais 78 % des femmes se retrouvent dans le personnel de soutien.Pour ce qui est du coaching, on voit les mêmes chiffres et la tendance est la même au Canada.Aux Jeux olympiques, il n\u2019y avait que 9 % de femmes entraîneuses, c\u2019est pathétique de voir que ç\u2019a régressé un peu au cours des dernières années», dit- elle, chiffres à l\u2019appui.Les succès des femmes canadiennes aux Jeux olympiques envoient le reflet que tout va pour le mieux dans notre système sportif.Mais selon elle, cette petite pointe ne le représente pas vraiment.«Il faut arrêter de penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un problème de femmes, c\u2019en est plus un de système.Les femmes comptent pour 50 % de la population, elles ne demandent pas un privilège, c\u2019est un droit légitime d\u2019occuper des postes de direction.On ne doit pas non plus voir cela comme étant une approche de confrontation, bien qu\u2019elle puisse être dérangeante.Si tu n\u2019as que 20 % de coachs féminins et que tu veux monter à 50 %, il se peut que des hommes ne coachent plus.» Il y a 20 ans, on sentait la roche dans le soulier lorsque des intervenantes comme la Dre Demers se faisaient entendre.Aujourd\u2019hui, les fédérations travaillent en collaboration avec son organisme.«Nous sommes passés à une étape où les fédérations veulent faire mieux et nous demandent de les aider.Il y en a plusieurs qui sont proactives, ça va se faire, surtout qu\u2019elles sont financées par les gouvernements.Elles devront montrer que ça s\u2019améliore, et elles le savent.Auparavant, on demandait les statistiques, mais il n\u2019y avait pas de conséquences.Alors devine quoi?Il ne se passait rien.Là, il y a une volonté des autorités de faire avancer le système.» ÉVEIL COLLECTIF Comme dans n\u2019importe quelle sphère de la société, le système sportif est composé de trois groupes : celui devant la parade, celui du milieu qui ne demande qu\u2019à être aidé et le troisième qui ne veut rien savoir.«Le groupe du milieu prend de l\u2019ampleur et le troisième n\u2019aura pas le choix d\u2019embarquer dans le train.Il y a des étapes à franchir.Je suis optimiste, mais aussi réaliste.Dans deux ans, je sais bien qu\u2019il n\u2019y aura pas 50 % de coachs féminins, mais si on est rendu à 30 %, ce sera toujours mieux que 20 %.Je sens que certains mouvements favorisent l\u2019éveil collectif, qu\u2019il y a une volonté politique.Ça va prendre du temps, mais on ne retournera pas en arrière.» Guylaine Demers est originaire de Laval, mais elle a fait ses études secondaires et son cégep à Saint- Élie-de-Caxton avant que cette municipalité de la Maurice ne devienne célèbre par les mots du conteur Fred Pellerin.Elle peut donc se permettre de rêver\u2026 «Au niveau participatif, je souhaite que toutes les filles, peu importe leurs origines, le revenu de leurs parents, etc., puissent faire le sport de leur choix et vivre une expérience positive pour ne pas abandonner après deux ans.Au niveau du leadership, j\u2019aimerais que tous les postes de direction et de coaching soient occupés par des personnes qui représentent 50 % de notre population», note celle qui pense que la Nouvelle-Zélande sera sous peu l\u2019exemple à suivre en la matière malgré l\u2019avant-gardisme des pays scandinaves.Ironie quand tu nous tiens, écrivait- on en début de reportage.Aussi bien conclure de la même façon puisque Guylaine Demers travaille à l\u2019Université Laval, qui ne compte qu\u2019une entraîneuse à la tête des 18 équipes sportives du Rouge et Or\u2026 «L\u2019Université Laval est la pire au Canada, ça m\u2019agace parce que c\u2019est dans ma cour.À l\u2019époque, les clubs sportifs ont été sauvés par un système bipartite où les conseils d\u2019administration voient au financement des équipes.Je pense qu\u2019il serait temps de le mettre à jour», prétend celle qui estime que le sort du sport féminin ne doit cependant pas reposer uniquement sur les épaules de celles occupant déjà des postes de direction.«Les femmes comptent pour 50 % de la population, elles ne demandent pas un privilège, c\u2019est un droit légitime d\u2019occuper des postes de direction», affirme la codirectrice du Centre national sur l\u2019équité des genres dans le sport, Guylaine Demers.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ À LA RECHERCHE DE L\u2019ÉQUITÉ DES GENRES FORTEMENT IMPLIQUÉE POUR L\u2019ÉGALITÉ La Dre Guylaine Demers est impliquée dans plusieurs projets pour promouvoir l\u2019égalité des sexes dans le sport, en voici quelques exemples : ÉGALE ACTION Présidente de l\u2019organisme ayant pour but de rendre le système sportif plus équitable et égalitaire à l\u2019égard des filles et des femmes et les soutenir dans le développement de leur plein potentiel.FEMMES ET SPORT Elle est l\u2019une des six lauréates du prix Femmes et Sport du CIO en 2020 en reconnaissance de son travail pour l\u2019égalité des sexes dans le sport.CONVERSATION 2021 Rencontre virtuelle prévue du 9 au 11 juin afin d\u2019outiller les acteurs du système sportif dans l\u2019élaboration de leur plan d\u2019action.BALADO En compagnie de l\u2019animateur Marc Durand, le balado «Jouer comme une fille» tiré du vieux préjugé aborde la place des femmes dans le sport tout en proposant des solutions réalistes. leSoleil SAMEDI 6 MARS 2021 87 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com Le printemps dernier, Julie Gosselin est devenue la première femme à occuper la présidence de Sports Québec.Elle savait en acceptant le poste que ce ne serait pas de tout repos.Elle débarquait en pleine période de crise.À mi-chemin de son mandat de deux ans, elle dresse un portrait de la situation.Elle conserve un certain degré d\u2019optimisme pour un éventuel retour à la normale.Q Comment se passent les choses, en moment, pour les dirigeants des fédérations sportives de la province?R C\u2019est une période vraiment difficile.C\u2019est difficile pour les jeunes athlètes et pour les organisations.Tout le monde possède la boîte à outils nécessaire pour offrir la reprise du sport dans un environnement sain et sécuritaire, au moins en phase d\u2019entraînement.Nous ne sommes pas en mesure de le faire.Je dirais que c\u2019est le plus difficile, en ce moment, pour l\u2019équipe.Q Le moral est à plat?R Le milieu des sports représente la société, en ce moment.Depuis un an, la croissance du sport est arrêtée.Tout le monde avait des plans pour 2020.Tout le monde avait des plans pour 2021.C\u2019est difficile de vivre, comme ça, de semaine en semaine.Les gens comprennent la situation.Il y a de la frustration quand même.On reçoit des appels chaque jour de parents qui nous disent que les jeunes s\u2019ennuient.On nous parle de problèmes d\u2019obésité, de temps d\u2019écran, d\u2019isolement.C\u2019est difficile parce que nos bénévoles aider.Appuyer les jeunes athlètes, c\u2019est leur passion.Q Ça complique un peu le mandat de la présidente.R Je suis entrée en poste durant la crise.Je ne pouvais pas concevoir l\u2019ampleur, mais en même temps, c\u2019est une des raisons pour lesquelles de m\u2019implique depuis plusieurs années.Je veux redonner au sport.J\u2019ai eu la chance d\u2019en profiter en tant qu\u2019athlète.J\u2019ai été joueuse de soccer.J\u2019ai été arbitre.J\u2019ai été entraîneure.J\u2019ai participé aux Jeux du Québec.Je veux maintenant faire avancer le sport.Dans une période positive, ou non, mon engagement reste le même.La période actuelle n\u2019est peut-être pas la plus positive.Le moment est peut-être idéal, malgré tout, pour faire avancer les choses.Tout le monde se rend compte, à l\u2019heure actuelle, que le sport occupe une place importante dans nos vies.Q Êtes-vous capables d\u2019entrevoir une belle période pour le sport amateur, au Québec, quand on réussira à sortir de cette crise?R Je suis une éternelle optimiste.Je pense que nous avons vu plein de choses positives sortir de cette crise-là.Elle nous a forcés à travailler, tous ensemble.Nous avons tissé de nouveaux liens avec les municipalités, avec le milieu du sport étudiant, avec les différents organismes.Nous aurons travaillé tous ensemble pour faire avancer le sport.Nous allons peut-être prendre conscience, ensemble, des autres défis, par exemple en ce qui a trait au sous-financement.Ça va peut-être contribuer à accélérer le processus.Q À quoi ressemblera l\u2019été 2021 au Québec?R Ça, c\u2019est toujours la question boule de cristal! Nous, on est prêts à rouvrir l\u2019entraînement.On aimerait que l\u2019été 2021 nous permette d\u2019aller plus loin que l\u2019été 2020.Il n\u2019y a presque pas eu de cas de COVID liés au sport, en 2020.J\u2019espère qu\u2019on sera en meilleure position et qu\u2019on pourra parler d\u2019un début de compétitions.Pour moi, dans les prochaines étapes, il y a d\u2019abord un retour du sport organisé intérieur.Ce serait bien que ça se passe dans les prochaines semaines.À partir du mois de septembre, selon les échéanciers du gouvernement, on pourra commencer à envisager un retour à la normale.C\u2019est vraiment notre focus.On veut sortir de la situation actuelle pour ensuite regarder vers l\u2019avant.Q Malgré les embûches, encou- rageriez-vous d\u2019autres femmes à relever des défis importants au sein de conseils d\u2019administration dans le monde du sport, au Québec?Q C\u2019est tellement ce que je souhaite! Je regarde les chiffres de l\u2019organisme Égale Action.Les femmes occupent seulement 19 % des présidences dans les organismes sportifs provinciaux.De façon générale, on entend de plus en plus parler des femmes qui s\u2019impliquent dans le sport.J\u2019espère que les femmes verront qu\u2019il y a des opportunités de s\u2019impliquer dans des C.A.Et reconnaître qu\u2019elles ont les compétences pour y parvenir.C\u2019est une réaction typiquement féminine de penser le contraire.Nous avons vraiment besoin de diversité.» JULIE GOSSELIN DE SPORTS QUÉBEC PRÊTE À «FAIRE AVANCER LE SPORT» Julie Gosselin conserve un certain degré d\u2019optimisme pour un éventuel retour à la normale.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 6 MARS 2021 leSoleil 152 0059114 quebecsubaru.ca Le Québec, c\u2019est de la détente en plein air.Pro?tez-en.* L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, la Crosstrek 2.0 Commodité 2021 (MX1 CP), à transmission manuelle, dont le prix de détail suggéré est de 25 951 $ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 69 $ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois avec un acompte de 0 $.Le premier paiement de 69 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 79,33 $ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20000 km.Des frais de 0,10 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spéci?ques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 31 mars 2021.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Crosstrek et Subaru sont des marques déposées.69$* par semaine taxes en sus 208 paiements à partir de mois 48 Location de acompte 0$ Montant total exigé avant le début de la location : 79,33 $ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle de 20 000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.25951$ Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de LA NOUVELLE CROSSTREK 2021 avec système EyeSightMC1 et phares spéci?ques2 VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES Meilleur petit véhicule utilitaire au Canada en 2021 Association des concessionnaires Subaru du Québec DESJARDINS SUBARU 999, avenue Galibois Québec 418 681-6000 OPTION SUBARU 1900, avenue Jules-Verne Québec 418 648-9518 LÉVIS SUBARU 4980, boul.Guillaume-Couture Lévis 418 833-1960 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.