Le soleil, 5 juin 2021, Cahier 1
[" 6 27657 00076 6 3 , 0 0 $ + t x Une femme raconte les pièges de l\u2019abus d\u2019entraînement.«Ça peut vous détruire.» PAGE 2 LOGEMENT LA «CRISE» SILENCIEUSE DE LA GASPÉSIE PAGE 33 FRANÇOIS BOURQUE DES BRETELLES D\u2019AUTOROUTES CONTRAIRES AU BON SENS PAGE 8 LE MAG PARTIR À L\u2019AVENTURE.SOUS TERRE! I N F O G R A P H I E L E S O L E I L , S O U R C E 1 2 3 R F SEMAINE DU 5 AU 11 JUIN 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 23 COOP D\u2019INFORMATION 3 , 0 0 $ + t x 0053863 Dépistage auditif sans frais* LoretteviLLe Sainte-Foy(2) LéviS Québec Saint-GeorGeS 866 444-0055 *Offre permanente dépistage auditif sans frais* nouveLLe cLiniQue édiFice Le QG Ste-Foy berubebrassard.ca mai\u2026 mois de l\u2019ouïe SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 2 ACTUALITÉS MARC ALLARD mallard@lesoleil.com Marjorie brillait au CrossFit.Maintenant, elle peine à lever ses sacs d\u2019épicerie.Il y a quatre ans, cette femme dans la quarantaine s\u2019est inscrite dans un cours de groupe de CrossFit dans un gym de Québec.Elle a vite eu la piqûre pour cette forme d\u2019entraînement intensif qui croise haltérophilie, gymnastique et athlétisme.Durant les «workout» du jour, elle devait effectuer un enchaînement épuisant d\u2019exercices où l\u2019accent était mis sur la vitesse et le nombre de répétitions, se souvient Marjorie.La technique était s o u v e n t escamotée, mais elle en faisait peu de cas.«Je me donnais à fond.J\u2019avais du plaisir à faire ça».Marjorie avait l\u2019impression que s on corps s oute- nait plus faci- l e m e n t l\u2019effort physique que ses camarades en sueur.Encouragée, aussi, par ses cuisses, ses épaules et ses abdos de plus en plus sculptés, elle a voulu accélérer sa progression avec une entraîneuse privée de CrossFit.Avec son aide, Marjorie a augmenté l\u2019intensité, la vitesse, les charges.«Plus je me dépassais, plus elle m\u2019encourageait.[.].Elle me disait \u201cgo, go, on continue\u201d!» Moins de six mois après avoir commencé le CrossFit, Marjorie s\u2019est levée un matin avec les bras enflés.Elle ressentait aussi une vive douleur au cou, aux épaules et aux omoplates, qui a persisté en dépit des sacs de glace.«À un moment donné, j\u2019ai dû consulter à l\u2019urgence, parce que ça ne marchait plus, c\u2019était invalidant», relate Marjorie.L e d i a g n o s t i c e s t tombé environ trois s e m a i n e s p l u s tard : Marjorie s o u f f r a i t d u syndrome du défilé thoracique neurogénique, une douleur chronique liée à la compression des nerfs entre les os du cou et le haut du torse.Depuis, Marjorie a dû subir une chirurgie et faire une physiothérapie.Elle s\u2019attend à prendre des médicaments neuropathiques pour le reste de sa vie.Elle a du mal à coiffer les cheveux de sa fille et à vérifier son angle mort quand elle conduit.À l\u2019épicerie, elle doit calculer combien d\u2019articles elle met dans son sac pour éviter la douleur.Avec la réouverture des gyms, Marjorie s\u2019inquiète que d\u2019autres tombent aussi dans le piège de l\u2019abus d\u2019entraînement.«Ça peut vous détruire carrément, dit-elle.J\u2019en suis la preuve vivante.» Le syndrome du défilé thoracique est une conséquence rare.Mais il fait partie d\u2019une myriade de blessures qui peuvent être causées par une surdose d\u2019exercice.Avec l\u2019engouement actuel pour le dépassement physique, des médecins, des physiothérapeutes et des kinésiologues tentent de rappeler aux sportifs les limites de leurs corps.M a i s p a r f o i s , i l e s t t r o p t a r d .A u c o u r s des quinze dernières années, le Dr Rosaire Vail- lancourt, qui était chirurgien thoracique à l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec jusqu\u2019à sa retraite en 2020, a vu de plus en plus de patients qui souffraient du syndrome du défilé thoracique à la suite d\u2019une période d\u2019entraînement trop intensive.Avant, le Dr Vaillancourt voyait surtout le défilé thoracique chez «ÇA PEUT VOUS DÉTRUIRE» : LES PIÈGES DE L\u2019ABUS D\u2019ENTRAÎNEMENT I N F O G R A P H I E L E S O L E I L , S O U R C E 1 2 3 R F leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 3 ACTUALITÉS le Dr Rosaire Vail- lancourt, qui était chirurgien thoracique à l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec jusqu\u2019à sa retraite en 2020, a vu de plus en plus de patients qui souffraient du syndrome du défilé thoracique à la suite d\u2019une période d\u2019entraînement trop intensive.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE des hommes qui répétaient les mêmes gestes au travail, comme les employés assignés à une chaîne de montage ou travaillant dans un abattoir.Ces dernières années, environ 80 à 85 % de la clientèle du Dr Vaillancourt était composée de jeunes femmes âgées de 16 à 40 ans, estime-t-il.«Dans ma pratique, c\u2019était une forte majorité de femmes, des femmes de petit gabarit assez jeunes, qui faisaient du CrossFit, \u201cchest-bras\u201d», décrit-il.Les gyms ne sont pas toujours synonymes de santé, remarque Rosaire Vaillancourt.«Les gens qui en abusent, c\u2019est tout sauf la santé».«TROP.TROP VITE» Depuis quelques années, les activités physiques très intenses sont en vogue au Québec.Les adeptes de CrossFit, de Spartan Race, de triathlons, d\u2019ultramara- thons et cie se sont multipliés.Ils publient des photos de leurs prouesses sur Facebook et Insta- gram, démocratisant un niveau d e f o r m e p h y s i q u e r é s e r v é autrefois aux athlètes d\u2019élite ou aux militaires.Ces disciplines ne sont pas problématiques en soi; elles permettent à une multitude de gens de se tenir en forme, ont souligné les experts avec qui Le Soleil s\u2019est entretenu.Mais la haute performance associée à ces sports a incité des adeptes à vouloir augmenter leurs résultats trop rapidement, constatent-ils.Le kinésiologue Pierre-Mary Toussaint, qui enseigne en kiné- siologie à l\u2019Université de Montréal et est préparateur physique des Carabins au football, a vu cet empressement dans toutes sortes de disciplines sportives au fil de sa carrière.Il surnomme ce problème le «Trop, trop vite».Aujourd\u2019hui, «le cas classique, c\u2019est ça : je me mets à faire du CrossFit, j\u2019aime ça, et là je me mets à en faire trop, trop vite, sans respecter mes limites de débutant, illustre M. Toussaint.Et là, je veux faire comme les autres, suivre le groupe, je veux e s s a y e r l e s m ê m e s c h a r g e s qu\u2019eux, et je ne m\u2019assure pas de bien faire les mouvements avant même de mettre des charges plus importantes».Selon Pierre-Mary Toussaint, les mauvaises techniques et la progression trop rapide de l\u2019entraînement sont les deux plus gros facteurs de blessures.Lorsqu\u2019il est soumis à un stress physique, poursuit M. Toussaint, le corps a besoin de se rétablir.S\u2019il n\u2019a pas le temps de récupérer, il risque de flancher à l\u2019endroit précis où il a été surutilisé.Chez les coureurs, par exemple, la périostite tibiale est provoquée par des microtraumatismes au niveau du muscle à l\u2019avant du tibia.«On ne peut pas déterminer quand ç\u2019a commencé à apparaître, dit M. Toussaint.Mais une fois que c\u2019est apparu, on le sent».Dans les cliniques de physiothérapie, le printemps pandémique a entraîné un afflux de clients avec des blessures liées à une reprise trop rapide d\u2019une activité s p o r - t i v e , n o t a m - ment avec la c o u r s e , o b s e r v e Pascal Gagnon, physio- thérapeute et président de la Fédération des cliniques de physiothérapie du Québec.Après des mois à moins bouger, les muscles et les articulations sont plus vulnérables, explique M. Gagnon.Le physiothérapeute invite à encore plus de prudence les gens qui ambitionnent, par exemple, de faire des triathlons ou des ultra-marathons.«On sous-estime énormément le temps que ça prend à notre corps pour s\u2019adapter à des défis comme ceux-là», dit M. Gagnon.«TOUT LE MONDE PEUT S\u2019APPELER ENTRAÎNEUR» Les sportifs qui se lancent dans des entraînements de haute intensité devraient aussi se soucier de la qualification des entraîneurs privés, souligne Marc-Antoine Pépin, vice-président de la Fédération des kinésiologues du Québec. Au Québec, «tout le monde peut s\u2019appeler entraîneur; vous pourriez vous appeler \u201centraîneur\u201d demain matin, v o u s p a r t i r u n e page Facebook et avoir des clients», illustre M. Pépin, qui souligne que le titre d\u2019entraîneur «n\u2019est pas un gage de formation».La Fédération des kinésiolo- gues, par exemple, exige que ses membres détiennent un bac en kinésiologie, effectuent un examen d\u2019accréditation et suivent de la formation continue.Les kinésiologues ont aussi amorcé des démarches auprès de l\u2019Office des professions pour obtenir un encadrement professionnel concernant des activités à risque de préjudice pour le public, note Marc-Antoine Pépin.Aujourd\u2019hui, Marjorie aurait souhaité que son entraîneuse privée de CrossFit soit mieux formée pour lui éviter les blessures.Et elle regrette de s\u2019être lancée dans l\u2019engrenage qui a broyé une partie de sa qualité de sa vie.Ces jours-ci, Marjorie aimerait notamment pouvoir jardiner comme tout le monde.Mais c\u2019est un loisir ardu pour elle.«Juste creuser un petit trou pour planter une plante, je me prépare mentalement.» «Le cas classique, c\u2019est ça : je me mets à faire du CrossFit, j\u2019aime ça, et là je me mets à en faire trop, trop vite, sans respecter mes limites de débutant» \u2014 Pierre-Mary Toussaint, kinésiologue SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS S upposons que vous cherchez un emploi et que vous avez le choix, pour effectuer exactement le même boulot, entre gagner 22 $ ou 35 $ l\u2019heure, entre pouvoir décider de votre horaire ou être obligé de faire du temps supplémentaire.Hmmm, pensez-y.C\u2019est le choix qu\u2019ont présentement les préposées aux bénéficiaires, qui sont très convoitées par les agences privées de services médicaux pour arriver à fournir à la demande.Et pas seulement les préposées, les infirmières et les infirmières auxiliaires sont aussi très prisées par les temps qui courent.Et de plus en plus.La pénurie de personnel dans le réseau public était déjà criante avant la pandémie, la ministre Marguerite Blais avait d\u2019ailleurs indiqué en avril 2019 en commission parlementaire qu\u2019il y aurait plus de 60 000 postes à combler au cours des cinq prochaines années, dont 33 000 préposées, 24 000 infirmières, en plus de 4000 auxiliaires de service, les ASSS, pour les soins à domicile.Ce chiffre ne tient évidemment plus, il devra forcément être revu à la hausse avec la pandémie qui a fait exploser la pénurie.Déjà au printemps de l\u2019an dernier, alors que nous assistions à une véritable hécatombe dans les CHSLD, le gouvernement calculait qu\u2019il y manquait plus de 10 000 «paires de bras».Les médecins ont entre autres été appelés en renforts, le gouvernement a lancé un appel à l\u2019aide avec «jecontribue.com», l\u2019armée est venue à la rescousse.Le gouvernement a accouché en catastrophe d\u2019une formation accélérée pour ajouter 10 000 préposées, il en reste moins de 7000 un an plus tard.La pénurie est toujours aussi criante.Elle s\u2019observe partout, aussi pour les soins à domicile.Le gouvernement vient de promettre 750 millions pour les cinq prochaines années, encore faudra-t-il trouver les précieuses «paires de bras» pour arriver à donner les services aux gens qui veulent rester à la maison le plus longtemps possible.Je vous parlais de Pierre* en décembre, il reçoit de l\u2019aide à domicile depuis un bon bout pour l\u2019aider à prendre soin de sa femme atteinte d\u2019alzheimer et il s\u2019inquiétait que les auxiliaires de services butinent d\u2019une maison à l\u2019autre.Le ministre de la Santé Christian Dubé venait d\u2019interdire la mobilité entre les CHSLD.Il m\u2019a réécrit récemment pour me dire qu\u2019il voit de plus en plus d\u2019auxiliaires venant d\u2019agences privées, avec des compétences pour le moins inégales.C\u2019est un euphémisme, il se demande comment certaines d\u2019entre elles ont pu être embauchées tellement elles semblent dépourvues.Et depuis le début de la pandémie, même quand le virus galopait à Montréal, même quand il était interdit de se déplacer entre régions, des employés d\u2019agences privées allaient et venaient de la métropole.Le taux de roulement est si élevé depuis des mois qu\u2019il a perdu le compte du nombre de visages différents qu\u2019il a vus.Il est aux premières loges de la pénurie, impuissant.Il suffit d\u2019aller faire une petite recherche sur Google pour constater à quel point les préposées, les infirmières et les auxiliaires sont en demande.Des dizaines et des dizaines de postes sont affichées dans toutes les régions et on imagine bien que l\u2019été qui vient ne présage rien de mieux.On constate aussi autre chose : le privé offre ce que le public ne peut pas offrir; un salaire bien plus alléchant, le choix de son horaire.J\u2019ai pris au hasard une annonce de l\u2019Agence M.D.Santé, avec qui le réseau public fait affaire.On y donne les raisons pour aller y travailler, «du travail 12 mois par année, une rémunération généreuse, horaires de travail flexibles, aucun contrat d\u2019exclusivité demandé, fonds de pension, conciliation travail-études ou travail-famille\u2026» Le salaire?35 $ de l\u2019heure.Au public?Entre 22 $ et 25 $.Le gouvernement vient tout juste d\u2019annoncer qu\u2019il augmenterait ça à 26 $, ça reste encore 9 $ de moins que ce qu\u2019offre le privé.En farfouillant dans les offres d\u2019emploi, j\u2019ai vu que le privé offrait même des postes précis, dans une région donnée.Par exemple, dans Chaudière-Appalaches, M.D.Santé offre de travailler à Lévis et n\u2019importe où en fait, parce qu\u2019il y a de la demande aux quatre coins du Québec.Dans une autre annonce de M.D.Santé, on recrute des infirmières auxiliaires pour «plusieurs à combler dans la ville de Québec».Salaire : entre 44 $ et 45 $ de l\u2019heure.Et alors que les agences ont l\u2019argument alléchant de choisir soi- même son horaire, les affichages des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et les Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) précisent parfois dans leur offre d\u2019emploi des périodes où la personne doit être absolument disponible.C\u2019est le cas du CIUSSS de la Capitale-Natio- nale qui cherche 10 auxiliaires de services qui devront «OBLIGATOIREMENT être disponibles les 18-21-22-23-25-28 juin et le 2 juillet 2021», avec un «véhicule requis».De l\u2019autre côté du fleuve, au CISSS de Chaudière-Appalaches, on cherche actuellement à pourvoir 48 postes permanents en « personnel parate chnique», entre autres des préposés aux bénéficiaires, des préposés à la stérilisation et des auxiliaires.Salaire : entre 20,55 $ à 22,35 $ de l\u2019heure.Le plus ironique dans l\u2019histoire, c\u2019est que les agences privées arrivent à donner ces meilleures conditions de travail à leurs employés avec l\u2019argent public, alors que le public offre un salaire plafonné et doit imposer à ses employés entre autres du temps supplémentaire obligatoire.On ne règle pas le problème, on l\u2019aggrave.LES DESSOUS DE LA PÉNURIE EN SANTÉ MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 5 LES DESSOUS DE LA PÉNURIE EN SANTÉ Le recours aux agences privées augmente un peu partout, c\u2019est le cas à Québec où on a enregistré un bon de presque 30 % en 2019-2020.Et c\u2019était avant la pandémie.Dans son rapport annuel 2019- 2020, le CIUSSS de la Capitale- Nationale reconnaît que le recours à la main-d\u2019œuvre indépendante est plus élevé que prévu, avec un taux de 2,29 %.«Ce type de recours a augmenté de 28,7 % [\u2026] Au cours des dernières années, les agences de placement ont eu certaines difficultés à fournir le nombre de ressources demandées afin de répondre aux besoins.Toutefois, depuis septembre 2019, la direction a accès à de nouvelles agences de placement qui réussissent à combler davantage les besoins en personnel.Cela explique la hausse observée cette année.» Le CIUSSS se réjouit que les agences arrivent à embaucher du personnel, tout en reconnaissant qu\u2019ils ont de la misère à le faire.«Le manque de main-d\u2019œuvre, principalement dans les titres d\u2019emploi de préposé aux bénéficiaires, d\u2019auxiliaire de santé et de services sociaux et d\u2019infirmière, est le premier facteur expliquant la non-atteinte de l\u2019engagement.Ce problème est lié en partie à la difficulté de recruter du personnel qualifié et en quantité suffisante dans le faible bassin de main- d\u2019œuvre disponible dans la région de la Capitale-Nationale.» On note que «des efforts de recrutement local et international ont été consentis par les équipes de recrutement cette année aussi».Selon des chiffres fournis par le ministère de la Santé, les agences privées ont fourni en 2019-2020 dans la région de la capitale 3,12 % des préposées aux bénéficiaires, 1,28 % des infirmières auxiliaires et 0,96 % des infirmières.C\u2019est une augmentation énorme par rapport à l\u2019année précédente alors que le taux de recours était de 1,23 % pour les préposés, 0,37 % pour les auxiliaires et 0,56 % pour les infirmières.Toujours selon les chiffres du ministère, la facture pour 2019- 2020 pour le personnel venant des agences privées a été de 3,1 millions pour les préposées, 2,4 millions pour les infirmières et 1 million pour les auxiliaires.Et je me répète, c\u2019était avant la pandémie.MYLÈNE MOISAN LE RECOURS AU PRIVÉ AUGMENTE DE 30 % À QUÉBEC Le privé offre ce que le public ne peut pas offrir; un salaire bien plus alléchant, le choix de son horaire.J\u2019ai pris au hasard une annonce de l\u2019Agence M.D.Santé, avec qui le réseau public fait affaire.On y donne les raisons pour aller y travailler, «du travail 12 mois par année, une rémunération généreuse, horaires de travail flexibles, fonds de pension, conciliation travail-études ou travail-famille\u2026».\u2014 PHOTO 123RF 0068189 COLLECTIONS DU 18 ESPACE GRANDES MARQUES MOBILIERS D\u2019ICI 18, rue de Courcelette Québec, QC G1N 4S2 COLLECTIONS DU 1215 MUST QUÉBEC ESPACE VELVET 1215, boul.Charest Ouest Québec, QC G1N 2C9 LA GALERIE DU MEUBLE.COM 418 681-0171 | 1 800 463-2277 Jusqu\u2019à 2 MILLIONS $ en stock.Livraison immédiate.Premier arrivé, premier servi.dans notre Galerie entrepôt du 23, rue Marie-de-l\u2019incarnation. SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 6 ACTUALITÉS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com À compter de ce lundi 7 juin, les occupants de toutes les résidences pour personnes âgées du Québec pourront recommencer à recevoir des visiteurs pour par exemple jouer aux cartes dans leur chambre ou aller manger à la cafétéria.Le nombre de visiteurs dépend du palier d\u2019alerte en vigueur dans la région.Il ne sera plus nécessaire pour les visiteurs de prendre rendez-vous pour voir leur être cher ni d\u2019être un proche aidant.Les résidents d\u2019un même endroit pourront de plus se côtoyer d\u2019une unité locative à l\u2019autre s\u2019ils ont reçu deux doses de vaccin, situation généralisée chez nos aînés en résidence.Ils pourront recommencer à manger ensemble, assis à la même table et sans panneaux de plastique transparent.La reprise des activités de loisir en résidence suivra le plan de déconfinement général dévoilé la semaine passée.Même chose pour la participation à des rassemblements privés ou publics hors de la résidence, sortie à la suite de laquelle une période de quarantaine ne sera plus obligatoire.La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a annoncé vendredi ces mesures de déconfinement pour les milieux de vie pour aînés, en compagnie du directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda.La ministre Blais parle d\u2019un «chemin progressif vers un retour à la normale pour nos aînés, dans la même lignée que notre plan de déconfinement».Centres d\u2019hébergement de soins de longue durée (CHSLD), résidences privées pour aînés (RPA), ressources intermédiaires (RI) et de type familial (RTF) sont dans le coup.ORANGE Régions : Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Estrie, Lanaudière, Laurentides, Monté- régie, Outaouais, Montréal, Laval, 4 MRC de Chaudière-Appalaches (L\u2019Islet, Montmagny, Beauce-Sarti- gan, Robert-Cliche), 4 MRC du Bas- Saint-Laurent (Kamouraska, Les Basques, Rivière-du-Loup, Témis- couata), 1 MRC de l\u2019Estrie (Granit) Assouplissements : recevoir 1 personne dans son unité, sans rendez-vous ; 4 personnes à la même table de repas sans distanciation ; les résidents ayant reçu deux doses de vaccin peuvent se visiter d\u2019une unité à l\u2019autre.JAUNE Régions : Saguenay-Lac-Saint- Jean, Mauricie et Centre-du-Qué- bec, 4 MRC du Bas-Saint-Laurent (Rimouski-Neigette, La Mitis, La Matapédia et La Matanie) Assouplissements : recevoir les membres d\u2019une bulle familiale dans son unité, sans rendez-vous; 6 personnes à la même table de repas sans distanciation; les résidents ayant reçu deux doses de vaccin peuvent se visiter d\u2019une unité à l\u2019autre.VERT Régions : Gaspésie et Îles-de-la- Madeleine, Côte-Nord, Abitibi- Témiscamingue, Nord-du-Québec Assouplissements : recevoir 9 personnes dans son unité, sans rendez-vous; 10 personnes à la même table de repas sans distanciation; les résidents ayant reçu deux doses de vaccin peuvent se visiter d\u2019une unité à l\u2019autre.BLAIS DÉFEND SES MAISONS Par ailleurs, la ministre Blais défend bec et ongles son projet de Maisons des aînés et alternatives, malgré une forte hausse de ses coûts à 2,4 milliards $ pour 3468 chambres dans 46 établissements.Donc près de 700 000 $ par place.«Je suis fière! Non, je n\u2019ai pas honte d\u2019investir dans des infrastructures pour les 100 prochaines années», s\u2019est exclamée la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, répondant à un journaliste.«Il n\u2019y a pas de prix pour l\u2019intimité des personnes.Ce ne sont pas des CHSLD, ce sont des endroits à hauteur humaine.Pas luxueux, mais adaptés à la maladie d\u2019Alzheimer et autres maladies apparentées.[.] Il ne faut pas opposer la dignité aux coûts», a-t-elle résumé, ajoutant néanmoins que 2,4 milliards $, «c\u2019est pas mal la limite».Selon Mme Blais, «si, pendant la pandémie, on avait eu des milieux comme nous sommes en train de construire, on aurait fort probablement sauvé des vies».LES FOYERS POUR AÎNÉS SE DÉCONFINENT LUNDI 0068370 Soigner votre grand-maman, combien ça vaut?Nous, professionnelles en soins, posons chaque jour des gestes essentiels.Et ça, ça vaut cher.Mais M.Legault, manquer de bras parce que nous ne sommes pas rémunérées à notre juste valeur, c\u2019est trop cher payé. leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 7 ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com Des délais supplémentaires seront à prévoir dans le dossier du tramway, à Québec.Le projet accusera un an de retard et les travaux sur chantier ne débuteront pas avant 2023.«Une décision difficile, mais très responsable afin de livrer, au meilleur coût possible, un projet déterminant pour les 50 prochaines années», exprime Régis Labeaume.Le processus d\u2019approvisionnement pour le tramway sera relancé à zéro.Un mois après le lancement de cette étape, le 30 avril dernier, un seul consortium demeure engagé dans l\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Québec en a fait l\u2019annonce vendredi, en après-midi, lors d\u2019une conférence de presse concernant le réseau structurant de transport en commun (RSTC).Le maire de Québec et le directeur du Bureau de projet du RSTC, Daniel Genest, ont pris la parole.Pour éviter des négociations «de gré à gré» avec un soumissionnaire unique pour un contrat une envergure pareille et évalué au coût de 3,365 milliards $ sur plusieurs années, l\u2019appel de propositions actuel a été annulé.Le maire Régis Labeaume souligne la volonté de son administration de créer une situation de «saine concurrence» pour ce projet majeur d\u2019infrastructure, le tout dans une recherche «d\u2019intérêt public» pour la population de Québec.Le nouveau processus d\u2019approvisionnement, lancé dans un «mode revisé», se déroulera ainsi en deux temps.Le premier, dès l\u2019été 2021, pour sélectionner un partenaire privé pour livrer le matériel roulant et ses systèmes afférents et assurer l\u2019entretien de la ligne de tramway, pour environ 20% du coût total du projet.À l\u2019automne 2021, la Ville recherchera ensuite son partenaire pour réaliser la conception et la construction des infrastructures municipales et de transport, des dépenses qui s\u2019accaparent 80 % du budget.«Le plus important pour la Ville, c\u2019est d\u2019assurer les citoyens de pouvoir profiter du meilleur projet au meilleur coût», explique l\u2019élu.TRANSACTION «MAJEURE» «Le marché nous confronte à une décision très difficile, mais nécessaire», a résumé le maire Labeaume.Entre le moment où des consortiums ont été qualifiés en août 2020 et le lancement de l\u2019appel de propositions en avril 2021, une transaction majeure s\u2019est concrétisée dans l\u2019industrie ferroviaire mondiale.Avec l\u2019acquisition par Alstom de Bombardier Transport, le marché des fabricants de matériel roulant a été modifié.La Ville estime que les nouvelles conditions de marché ont eu un «impact évident» sur les prises de décision d\u2019affaires et les stratégies commerciales des membres des consortiums qualifiés invités.À l\u2019été 2020, trois consortiums composés d\u2019entreprises locales, nationales et internationales s\u2019étaient montrés intéressés à soumissionner pour ce projet de tramway.Lors d\u2019un appel de qualification, ModerniCité, Groupe Tram du Lys et Mobilité de la Capitale étaient en lice.Leurs candidatures avaient par la suite été analysées par la Ville de Québec, afin de valider leur expertise et leurs compétences pour mener à bien la conception, la fabrication et l\u2019entretien du tramway.L\u2019administration municipale n\u2019avait alors pas dévoilé quels consortiums s\u2019étaient qualifiés pour l\u2019appel d\u2019offres.La Ville de Québec n\u2019avait finalement lancé l\u2019appel d\u2019offres pour la conception finale et la réalisation du tramway qu\u2019une fois l\u2019autorisation du Conseil des ministres obtenue et les modifications législatives apportées.Le décret ministériel remonte à avril 2021.Sans dévoiler le nombre de candidats et l\u2019identité des entreprises composant les consort iums, la Vi l le révèle que la «compétition» n\u2019existait plus, en date du 28 mai.Même si les travaux sur chantier seront retardés à l\u2019été 2023, les travaux préparatoires et les acquisitions indispensables au projet se poursuivront comme prévu.OPPOSITION «INQUIÈTE» Les partis d\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale ont fortement réagi au délai anticipé pour la réalisation du projet de tramway.Les tergiversations du gouvernement Legault sur le tracé sont en cause, disent-ils.«On a beaucoup traîné sur la question du tramway», déplore la cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade.Le dossier aurait pu avancer «plus rapidement», a-t-elle dit.Au Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon jette le blâme sur «l\u2019ingérence politique» de la Coalition avenir Québec dans le projet pour expliquer les délais prévus d\u2019une année supplémentaire.«Quand, au niveau du caucus, du Conseil des ministres, on refait le tracé en fonction de je ne sais pas quelles considérations, évidemment, il va y avoir des délais, des dépassements de coût, des incohérences.Oui, c\u2019est inquiétant», dénonce-t-il.RETARDS D\u2019UN AN POUR LE TRAMWAY 0068464 AU GRAND AIR Le Symposium International de la sculpture de Saint-Georges 2021 est 100% virtuel cette année! Visitez BEAUCEART.COM et la page Facebook de Beauce Art pour suivre l\u2019évolution des sculptures jusqu\u2019au 13 juin prochain.Édition québécoise SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 8 ACTUALITÉS L e projet de tunnel Québec- Lévis va à contresens de la tendance au démantèlement et à la transformation d\u2019autoroutes urbaines bâties dans des années 50 à 70.Le New York Times faisait état il y a quelques jours d\u2019une trentaine de projets concrets dans autant de villes américaines.Le gouvernement Biden vient de donner un nouvel élan au mouvement avec un plan de 20 milliards $US pour reconnecter des quartiers divisés par des autoroutes urbaines.La direction est donnée.Un peu partout, des élus et acteurs locaux se mobilisent dans les grandes villes comme dans de plus petites.Boston, Detroit, Buffalo, Syracuse, Rochester, La Nouvelle- Orléans, Dallas, Austin, Kansas City, Seattle, Denver, Atlanta, Arlington, Tampa, etc.Au Canada, les transformations d\u2019autoroutes sont à ce jour financées à la pièce et on ne sent pas d\u2019appétit pour un programme plus ambitieux.«Il faudrait que le leadership vienne des provinces ou des villes», expose le président du Conseil du trésor et député de Québec, Jean- Yves Duclos.Le fédéral a cependant cessé de financer la construction de nouvelles autoroutes, rappelle-t-il.C\u2019est déjà ça.Cela n\u2019empêche pas d\u2019aller en direction contraire.L\u2019illustration ci-jointe, tirée d\u2019une vidéo promotionnelle, donne une idée de l\u2019ampleur des structures requises pour faire sortir le tunnel Québec-Lévis dans Saint-Roch.Il s\u2019agit d\u2019une illustration préliminaire.Il est probable que les nouvelles voies ne passeront pas exactement aux endroits indiqués.Mais si le gouvernement insiste pour brancher le tunnel sur l\u2019autoroute Dufferin- Montmorency et permettre un accès direct au boulevard Charest, il faudra de nouvelles connexions.L\u2019illustration ne montre pas le corps principal du tunnel, qui va émerger sur l\u2019autoroute Lauren- tienne, près du boulevard Hamel.Mince consolation pour ceux qui souhaitent moins d\u2019autoroutes en ville, le gouvernement accepte de transformer en boulevard l\u2019extrémité sud de Laurentienne.Reste à souhaiter que l\u2019échéance ne soit pas liée à celle du tunnel (2036).Les autoroutes urbaines au Canada ne transportent pas le même passé ni la même charge sociale DES BRETELLES D\u2019AUTOROUTES CONTRAIRES AU BON SENS \u203a VOIES DE CONNEXIONS AU TUNNEL BRETELLES EXISTANTES 1 Dufferin-Montmorency direction Colline parlementaire.2 Accès deux directions entre Dufferin-Montmorency et St-Roch.3 Accès à Dufferin-Montmorency depuis la Colline parlementaire.NOUVELLES BRETELLES 4 Dufferin-Montmorency direction tunnel vers Lévis 5 Accès deux directions entre tunnel et boulevard Charest 6 Sortie du tunnel direction Dufferin-Montmorency.4 5 6 1 2 3 Source : extrait de la vidéo promotionnelle du tunnel Québec-Lévis sur le site du Réseau express de la Capitale.I N F O G R A P H I E L E S O L E I L BD et jeux M55 à M63 auto 68 décès 70 à 75 le point 33 horaire télé M26 horoscope M56 loteries 63 opinions 40 à 43 mag sports 76 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 publicite@lesoleil.com AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.26 Min.14 Possibilité d\u2019averses FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com 0060832 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans I L U O C R O , nom masculin COULOIR Définitions\u2014 Passage long et étroit qui permet d\u2019aller d\u2019une pièce à une autre dans un immeuble, d\u2019un lieu à un autre dans un véhicule.?[Géographie] Passage étroit entre deux régions, deux pays. leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 9 qu\u2019aux États-Unis.Il n\u2019y a donc pas le même symbole à vouloir s\u2019en débarrasser.Chez nos voisins, ces autoroutes sont souvent encore des barrières physiques entre des quartiers noirs et blancs ou ont encouragé la ségrégation.Des Blancs ont pris l\u2019autoroute pour aller vivre dans de jolies banlieues.Des minorités qui n\u2019en avaient pas les moyens sont restées à l\u2019ombre d\u2019autoroutes ou ont été chassées pour faire place à de grands projets commerciaux et immobiliers.Là où les enjeux se rejoignent, c\u2019est sur l\u2019impact urbain et environnemental de ces autoroutes.Et sur l\u2019intérêt parfois à en démanteler : baisse de pollution, hausse de valeur de propriétés, potentiel nouveau de développement, amélioration de la qualité de vie, meilleure connectivité des quartiers, etc.Cela s\u2019accompagne parfois d\u2019un embourgeoisement du voisinage, mais c\u2019est le cas aussi des nouveaux parcs dans des quartiers défavorisés.Le mouvement de démantèlement d\u2019autoroutes urbaines remonte à une trentaine d\u2019années.Une autoroute de San Francisco endommagée par le tremblement de terre de 1989 n\u2019a pas été reconstruite.D\u2019autres villes ont suivi, pour des raisons différentes bien sûr.Il y a de beaux exemples à Montréal : conversion de l\u2019autoroute Bonaventure en boulevard Robert- Bourassa; démolition de l\u2019échangeur des avenues du Parc et des Pins, etc.O n en trouve aussi à Québec.Le boulevard «autoroutier» René-Lévesque a été remodelé et plus récemment, le boulevard Champlain.Le démantèlement de bretelles de l\u2019autoroute Dufferin- Montmorency, au milieu des années 2000, procédait de la même logique.Améliorer le paysage et la qualité de vie.Le maire L\u2019Allier rêvait à l\u2019époque de les remplacer par un parc et un grand escalier vers la haute-ville.J\u2019ai souvent pensé depuis qu\u2019on aurait dû en profiter pour retirer aussi la bretelle de la rue Fleurie pour dégager un espace encore plus intéressant.Des étudiants de l\u2019école d\u2019architecture de l\u2019Université Laval avaient même proposé d\u2019exploser complètement l\u2019autoroute aérienne entre la colline Parlementaire et la rivière Saint-Charles.Ce «geste extrême» aurait transformé (pour le mieux) le paysage de Saint-Roch.Le jury de la charrette (atelier de travail) avait d\u2019ailleurs primé cette idée.Cela aurait été une catastrophe pour le réseau routier, avait alors commenté le service des transports de la Ville.La crainte des impacts sur la circulation est toujours ce qui freine les réflexions sur les autoroutes urbaines.Rochester, NY, avait aussi cette crainte lorsqu\u2019elle a démantelé 1,6 km de son «Inner Loop» pour en faire un boulevard urbain, raconte le New York Times.La Ville était cependant résolue à un virage majeur : cesser d\u2019essayer d\u2019amener et de sortir rapidement les gens du centre-ville; viser plutôt à rendre le centre-ville plus agréable à vivre et plus attractif.Il n\u2019y a pas eu d\u2019effet catastrophique sur la circulation à Rochester qui envisage maintenant l\u2019abandon d\u2019un second segment du «loop».À l\u2019époque des grands chantiers d\u2019infrastructure des années 50, 60 et 70, des villes ont résisté mieux que d\u2019autres à la tentation des autoroutes.Vancouver et Halifax n\u2019en avaient pas voulu en bordure de l\u2019eau dans leurs centres-ville.Elles s\u2019en félicitent sans doute aujourd\u2019hui.D\u2019autres cherchent à réparer leurs mauvais choix.On ne peut pas dire que Québec a été très avant-gardiste ou visionnaire avec ses autoroutes Champlain et Dufferin-Montmo- rency le long du fleuve.Et avec celle de la colline Parlementaire.D\u2019autres projets routiers qui auraient balafré davantage le centre-ville ont heureusement été laissés en plan.L\u2019autoroute à flanc de falaise dans le coteau Sainte- Geneviève, par exemple.Il est toujours plus simple de ne pas construire un projet hasardeux que d\u2019essayer de le déconstruire plus tard, lorsqu\u2019on constate que c\u2019était une erreur.Dans les années 90, la mairesse Boucher proposait de transformer l\u2019autoroute Duplessis en boulevard urbain.Elle parlait aussi d\u2019enfouir Henri-IV dans un tunnel pour la traversée de Sainte-Foy.Le ministère des Transports qui tenait (et tient toujours à ses autoroutes) l\u2019avait vite rappelée à la «raison».À défaut de retirer des autoroutes entières, de petits gestes peuvent parfois contribuer à réduire l\u2019empreinte du modèle autoroutier en milieu urbain.Québec vient par exemple de gommer la bretelle au coin du chemin des Quatre-Bourgeois et de la route de l\u2019Église.On dit bravo.Cela va dans la bonne direction.L\u2019usure du temps est souvent un élément déclencheur pour réfléchir à l\u2019avenir des autoroutes.À cause des coûts énormes de reconstruction et parce que l\u2019occasion se présente d\u2019imaginer autre chose.À l\u2019approche de la date d\u2019expiration des grands ouvrages autoroutiers de l\u2019époque, je ne sens pas chez nous que cela soulève beaucoup d\u2019intérêt.On reconstruit échangeurs, autoroutes et ponts d\u2019étagement à coup de centaines de millions de dollars à la fois.Sans débat public, comme si tout allait de soi et était essentiel à la vie de la ville.Tout le monde ne peut pas s\u2019improviser expert de la gestion du réseau routier.Mais il serait intéressant de se demander parfois s\u2019il y a d\u2019autres hypothèses possibles.Même si c\u2019était pour en conclure qu\u2019il est nécessaire de reconstruire.Québec n\u2019est pas la seule à remplacer des ouvrages de béton et d\u2019asphalte.Elle en profite parfois pour leur donner plus d\u2019ampleur et ajouter des voies.Reconstruire des bretelles d\u2019autoroutes en plein centre-ville défie cependant l\u2019entendement.Cela va à contresens de toutes les valeurs d\u2019urbanisme et de qualité de vie en ville.Ce modèle d\u2019une autre époque ne tient plus la route.Que l\u2019on soit convaincu ou pas de la nécessité d\u2019un tunnel Québec-Lévis.L\u2019impact urbain n\u2019est jamais mesuré dans les sondages sur le troisième lien.On y évoque parfois les coûts, l\u2019utilité pour la sécurité, on mesure les préférences de localisation, etc.Mais pas les conséquences urbaines.En juin 2018, peu avant l\u2019élection de la CAQ, un sondage Léger (1600 répondants) donnait au troisième lien un appui de 90 % à Lévis et de 76 % à Québec.Un nouveau Léger (1000 répondants) publié il y a quelques jours (Journal de Québec) ne lui donnait plus qu\u2019une légère majorité (46 % pour, 43 % contre) dans la RMR Québec.M o i n s q u e l e M a i n s t r e e t- Capitale-Nationale (1521 répondants) commandé par la Coalition avenir Québec : 60 % pour et 40 % contre.Je serais curieux de voir la réponse si la question était la suivante : Pour ou contre un troisième lien de 10 milliards dont l\u2019utilité n\u2019est pas démontrée et qui serait construit sur un modèle urbain passé date?Le mouvement de démantèlement d\u2019autoroutes urbaines remonte à une trentaine d\u2019années.Le boulevard Champlain en est un exemple à Québec.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 10 ACTUALITÉS ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com Les bilans de la région de Chaudière- Appalaches demeurent plus élevés que ceux de sa voisine, alors qu\u2019elle dénombrait vendredi presque quatre fois plus de nouveaux cas de COVID-19 que la Capitale-Nationale.Même si sa population est moins nombreuse, Chaudière-Appa- laches note un nombre plus important d\u2019infections que la Capitale-Nationale depuis plusieurs jours.Ensemble, ces régions cumulaient vendredi 43 nouveaux cas confirmés.Parmi eux, 34 ont été rapportés seulement sur la rive sud du fleuve.Il s\u2019agit du bilan le plus élevé sur ce territoire depuis le début de la semaine.Derrière Montréal (89) et la Montérégie (37), Chaudière- Appalaches figurait aussi vendredi au troisième rang des régions présentant la plus forte augmentation des cas en 24 heures.Ailleurs au Québec, rares sont les régions qui atteignent la barre de la vingtaine d\u2019infections quotidiennes.Le cap des 19 000 personnes contaminées par la COVID-19 a ainsi été franchi en Chaudière- Appalaches, le nombre de cas rapportés se situe maintenant à 19 015.Aucun nouveau décès n\u2019est par ailleurs survenu au cours des dernières heures.Jusqu\u2019à 352 victimes ont perdu la vie des suites de complications liées au virus.MOINS DE 10 CAS DANS LA CAPITALE-NATIONALE Dans la Capitale-Nationale, moins d\u2019une dizaine de cas supplémentaires se sont ajoutés depuis la veille.C\u2019est la deuxième fois cette semaine qu\u2019on y recense neuf infections, la plus faible hausse sur 24 heures depuis le mois d\u2019août 2020.L\u2019amélioration se ressent, si l\u2019on compare les chiffres de semaine en semaine.La moyenne quotidienne des nouveaux cas s\u2019était en effet établie à 20, entre le 23 et le 29 mai.Depuis lundi, le plus gros bilan dressé dans la région a atteint 16 nouvelles infections.Moins de patients sont d\u2019ailleurs traités en raison du virus qu\u2019en Chaudière-Appalaches.Dans les hôpitaux de Québec, 23 lits demeurent occupés, contrairement à 27 de l\u2019autre côté du fleuve.Après avoir déploré la mort de deux citoyens de la Capitale-Natio- nale jeudi, le territoire n\u2019a par ailleurs pas enregistré d\u2019autre décès.Les 1109 personnes décédées font partie des quelque 32 625 ayant été infectées par la COVID-19 en un peu plus d\u2019un an.VACCINATION Avant que ne s\u2019amorce la «deuxième campagne» pour administrer les deuxièmes doses à la population générale, plusieurs doses restent disponibles pour les gens qui n\u2019ont toujours pas été vaccinés.Pour faciliter l\u2019accessibilité, du sans rendez-vous est organisé.À Québec, il est possible pour les gens de 12 ans et plus de recevoir leur première injection de Pfizer sans réservation jusqu\u2019à dimanche, au Centre de foires d\u2019ExpoCité.Une clinique de vaccination à l\u2019auto est aussi prévue sur rendez-vous les 5 et 6 juin, dans le stationnement du PEPS de l\u2019Université Laval.Les quatre centres de vaccination de masse de Chau- dière-Appalaches tiendront de la vaccination sans rendez-vous samedi et dimanche, entre 8h15 et 16h.Il s\u2019agit d\u2019un dernier blitz pour l\u2019administration des premières doses, puisque les rendez-vous pour les deuxièmes doses pourront être devancés à compter de lundi, date à laquelle la vaccination scolaire des adolescents de 12 à 17 ans s\u2019enclenchera également.Selon les plus récentes données du gouvernement du Québec, la province se rapproche des 6 millions de doses administrées depuis le début de la campagne de vaccination, en décembre dernier.Au moment d\u2019écrire ces lignes, 63,6% de la population québécoise avait reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19.COVID-19 ENCORE PLUS DE NOUVEAUX CAS SUR LA RIVE-SUD Dans la Capitale-Nationale, moins d\u2019une dizaine de cas supplémentaires se sont ajoutés depuis la veille.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 0068216 N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E Les Coops de l\u2019information et Protégez-Vous s\u2019unissent pour vous offrir des contenus utiles, pratiques et éclairants.Bien informé bien protégé! TOUS LES VENDREDIS SUR LE WEB ET DANS NOS APPLICATIONS 0062581 Promotion Savez-vous vraiment ce que fait un notaire ?En fait, le rôle dunotaire est vraiment trèsdiversifié.Lapopulation l\u2019associe souvent à l\u2019immobilier et aux testaments, mais c\u2019est beaucoup plus que ça.Le notaire possède une solide formation puisqu\u2019il a un baccalauréat en droit, comme l\u2019avocat, avec en plus une maîtrise en droit notarial.Cette formation lui permet de conseiller ses clients dansune très grandediversité dedomaines.Certains notaires choisiront le droit de la famille, le droit des affaires, la médiation civile et commerciale, le droit de l\u2019immigration, le droit agricole, la fiscalité, etc.L\u2019orientation préventive de son expertise juridique est un gage de protection pour vos avoirs et vos intérêts.Des exemples : \u2022 Le notaire peut vous accompagner afin d\u2019assurer le respect de vos droits lors d\u2019une union ou d\u2019une séparation, que vous soyez marié ou conjoint de fait, parce que ce n\u2019est pas vrai que tout est 50 / 50; \u2022 Quand vous achetez une maison, le notaire va notamment s\u2019assurer que la propriété est libre de dettes et, si ce n\u2019est pas le cas, il va régler la situation à même les fonds revenant au vendeur, pour que vous n\u2019en soyez pas responsable; \u2022 Si vous avez une entreprise, le notaire peut vous conseiller à propos de votre convention d\u2019actionnaires, de vos fusions, de vos acquisitions ou encore de votre plan de relève.Officier public : savez-vous ce que c\u2019est ?En plus d\u2019être conseiller juridique, le notaire est également un officier public, c\u2019est-à-dire qu\u2019il possède certains pouvoirs qui lui sont attribués par l\u2019État.Ça se concrétise par le fait que les actes notariés ont la même force qu\u2019un document qui émane du gouvernement.Il devient alors très difficile de contester le contenu d\u2019un acte notarié devant les tribunaux.Par exemple, votre testament notarié est reconnu par la loi et prendra effet dès le décès, sans nulle autre vérification contrairement aux autres formes de testaments, vous évitant ainsi des délais importants et des coûts appréciables.Un professionnel impartial Le notaire doit être impartial et doit conseiller toutes les parties impliquées dans un contrat notarié.Par exemple, Pierre et Julie viennent d\u2019acheter une maison ensemble.Comme il n\u2019y a que Julie qui a contribué à la mise de fonds, elle demande à son notaire de faire un contrat qui en tiendra compte.Même si c\u2019est Julie qui consulte le notaire, celui-ci aura le devoir de conseiller tant Pierre que Julie sur les clauses et les options à inclure dans leur convention d\u2019indivision.Le notaire leur proposera des clauses de résolution de conflit et pourra même anticiper les modalités de rachat des parts et la répartition des sommes en cas de vente.Bien souvent, ce devoir d\u2019impartialité estmal compris.Dans le cas de Julie, puisque c\u2019est elle qui a contacté le notaire, elle pourrait croire qu\u2019il privilégiera ses droits à elle plutôt que ceux de Pierre.Eh bien non.Le notaire doit s\u2019assurer que les deux parties aient bien compris lesmodalités et les conséquences de l\u2019entente proposée, et que celle-ci reflète leurs volontés respectives.Une approche préventive Le notaire vous aide à prévenir d\u2019éventuels problèmes.Par exemple, pour un testament, le notaire pourrait vous proposer des solutions auxquelles vous n\u2019auriez jamais pensé et ainsi éviter des tracas à votre famille.Vu son expertise juridique, le notaire a étudié et vu plusieurs cas de figure avant de vous rencontrer; il pourra élargir vos horizons en vous proposant des alternatives, comme l\u2019ajout d\u2019une clause qui pourrait rendre insaisissables les biens que vous laisserez à vos héritiers à votre décès.Un professionnel numérique Le notariat s\u2019ajuste aux besoins de la population.C\u2019est pourquoi plusieurs notaires offrent maintenant la signature électronique à distance.Cependant, il ne faut pas croire que « technologie » rime avec « vitesse d\u2019exécution ».C\u2019est un fait, vous n\u2019aurez pas nécessairement besoin de vous déplacer, mais le notaire doit quand même prendre le temps de réaliser tous ses dossiers selon les règles de la profession, entre autres pour éviter la fraude.Il est également à noter que, dans la situation actuelle, les notaires sont extrêmement sollicités.Informez-vous à propos des disponibilités de votre notaire pour ne pas être mis au pied du mur.Vous avez d\u2019autres questions?www.cnq.org/un-bon-conseil Un bon conseil : allez voir un notaire « Mon père dit qu\u2019un notaire, ça sert juste à signer des papiers.» Eh bien non.leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 11 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Le député de Bonaventure en Gas- pésie, Sylvain Roy, quitte le Parti québécois et siégera dorénavant comme indépendant à l\u2019Assemblée nationale du Québec.Un «bris de confiance» avec le chef Paul St- Pierre Plamondon provoque son départ.M.Roy l\u2019a annoncé vendredi matin, sur Twitter.«Récemment, il est arrivé un évènement qui a brisé le lien de confiance qui existait entre moi et le chef du Parti québécois.Pour cette raison, j\u2019annonce que je suis dans l\u2019obligation de quitter le caucus du Parti québécois», a-t-il écrit dans une enfilade de trois micromessages.«Je siégerai comme indépendant et continuerai de défendre les intérêts des Québécois, des Gaspésiens et des gens de ma circonscription.Je demeure un militant de notre liberté, de notre émancipation et de l\u2019obligation de nous faire respecter que ce soit comme nation ou comme individu», dit aussi M. Roy.Il s\u2019agit du troisième député sur dix à quitter le bateau péquiste depuis les dernières élections générales, en octobre 2018.En mars 2019, Catherine Fournier, députée de Marie-Victorin (Longueuil), avait décidé de faire cavalière seule en devenant indépendante.Décembre 2020, Harold LeBel, député de Rimouski, a été expulsé du caucus péquiste après avoir été arrêté et accusé d\u2019agression sexuelle.M.Roy est député de Bonaventure depuis 2012 et pour un troisième mandat.L\u2019homme de 56 ans était port-parole du PQ en matière d\u2019enseignement supérieur, d\u2019habitation, de développement régional et de ruralité, de forêts, de faune et de parcs, de pêcheries et de mariculture et de retraite.En 2018, M.Roy a eu le cancer de la gorge et en est depuis guéri.Seulement sept députés égalent la représentation obtenue par le PQ à sa première élection générale, en 1970.Un de plus que lors des élections suivantes, en 1973, où le parti souverainiste avait réussi à placer six de ses représentants à l\u2019Assemblée nationale, trois ans avant d\u2019accéder au pouvoir.La carte électorale québécoise comptait par contre à l\u2019époque 108 circonscriptions, en 1970, puis 110, en 1973, contre 125 aujourd\u2019hui.LE PQ PERD UN AUTRE DÉPUTÉ Sylvain Roy siégera dorénavant comme indépendant.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com Un homme qui prétendait être un chauffeur de taxi en congé pour cueillir sur la rue des jeunes femmes en état d\u2019ébriété est déclaré coupable d\u2019agression sexuelle et de harcèlement criminel.Mouassa Ouattara, 27 ans, avait croisé la route des quatre victimes à Québec entre octobre 2018 et janvier 2019.Les quatre jeunes femmes dans la vingtaine ont décrit pour le juge Hubert Couture de la Cour du Québec comment, alors qu\u2019elles cherchaient à rentrer à la maison au terme d\u2019une soirée bien arrosée dans un bar, elles ont chacune été abordées par un automobiliste inconnu.L\u2019homme, qui, pour trois d\u2019entre elles, a dit être un chauffeur de taxi en congé, offre de les ramener chez elle. À la fin du trajet, une victime a été forcée de mettre la main sur le pénis en érection du conducteur.Une autre a dû subir des questions intimes.Une troisième a été embrassée de force sur la bouche.La quatrième, en état d\u2019ébriété avancé, s\u2019est retrouvée chez le conducteur qui l\u2019a forcée à avoir une relation sexuelle complète.Après les rencontres, Ouattara a envoyé des «textos» répétés aux victimes.Trois des quatre victimes ont identifié Ouattara dans une parade d\u2019identification.Le juge Couture a dit croire l\u2019ensemble des victimes, qui ont rendu des «témoignages crédibles en fonction de l\u2019ensemble de la preuve».A contrario, l\u2019accusé a livré une version comportant des «inconsistances, des contradictions et des improbabilités», note le juge.Les représentations sur la peine auront lieu plus tard cet été.D\u2019AUTRES VICTIMES DANS LE PASSÉ Dans des dossiers antérieurs, Moussa Ouattara a déjà été déclaré coupable de harcèlement à l\u2019endroit de cinq plaignantes devant la cour municipale de Québec.Et dans un autre dossier en Cour du Québec, il a été déclaré coupable de harcèlement envers trois plaignantes.Originaire de la Côte d\u2019Ivoire, l\u2019homme était venu au Québec faire sa maîtrise en économie.FAUX CHAUFFEUR DE TAXI COUPABLE D\u2019AGRESSION SEXUELLE ET DE HARCÈLEMENT 0064658 matelasdauphin.com Sous réserve de l\u2019approbation du service de crédit.* Les prix indiqués sont pour les matelas seulement.Photos à titre indicatif.Ces offres ne s\u2019appliquent pas aux achats antérieurs et ne peuvent être combinées à aucune autre promotion.\u2021 Rabais applicable sur le prix régulier, photos à titre indicatif, détails sur place.Valides jusqu\u2019au 30 mai 2021.Format Simple PDSF 798$ 39995$ SPÉCIAL Matelas mi-ferme à ressorts continus avec supports latéraux en mousse de haute compression sur 100% du périmètre, plateau coussiné et couche de confort haute densité.FORMAT PDSF SPÉCIAL 1198$ 59995$* 1398$ 69995$* 1998$ 99995$* Gr.2 places Double Tr.Gr.2 places Alcôve Matelas \u2021 40% DERABAIS CHARNY DU BLIZZARD 418 832-2951 ST-ROMUALD DE LA CONCORDE 581 500-0018 PROMENADES BEAUPORT 418 821-2921 SAINTE-FOY QUATRE-BOURGEOIS 418 652-3411 SAINTE-FOY JULES-VERNE 418 871-3337 QUÉBEC BOUVIER 418 622-0492 QUÉBEC MARIE DE L\u2019INCARNATION 418 948-1684 QUÉBEC CHAUVEAU 418 915-7598 LÉVIS ROUTE KENNEDY 418 835-0218 Matelas démonstrateurs Oreillers discontinués PLUSIEURS MODÈLES DE MATELAS ÉCHANTILLONS DE PLANCHER À LIQUIDER DANS NOS MAGASINS QUANTITÉS LIMITÉES \u2021 Lits AMISCO et TRIOMPHE Démonstrateurs 40% DERABAIS BEAUPORT leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 13 En date du 21 mai 2021.L\u2019offre prend fin le 15 juin 2021.Offert aux nouveaux clients résidentiels du Québec, là où l\u2019accès / la technologie le permet.Modifiable sans préavis ; ne peut être combiné avec d\u2019autres offres.Taxes en sus.Le client doit choisir la facturation électronique.Location du modem incluse.Vitesse de téléchargement jusqu\u2019à 500 Mbit/s.Vitesse de partage jusqu\u2019à 500 Mbit/s.La vitesse sur Internet peut varier selon votre configuration technique, l\u2019achalandage sur Internet, le serveur, votre environnement, l\u2019utilisation simultanée de la télé IP (si applicable) et d\u2019autres facteurs.(1) Le prix courant peut augmenter pendant votre abonnement.Si le prix courant augmente, votre prix mensuel augmentera aussi, cependant vous continuerez de bénéficier du crédit mensuel pendant la promotion.Les crédits s\u2019appliquent à votre 1re période de facturation complète de 30 jours et à chaque période de facturation complète par la suite, pour la durée de votre promotion.Votre période de facturation peut ne pas débuter le jour de l\u2019abonnement ou de l\u2019installation des services.Le tarif sans crédit s\u2019applique avant votre 1re période de facturation complète de 30 jours ou si vos services prennent fin pendant une période de facturation de 30 jours.Le prix est sujet à un abonnement continu à : forfait télé Départ plus 5 chaînes à la carte à 29,95 $/mois (39,95 $/mois, moins un crédit de 10 $ pour 24 périodes de facturation complètes) ; 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ACTUALITÉS FÉLIX LAJOIE flajoie@lesoleil.com «On est fier d\u2019affirmer haut et fort que le bonheur est à Lévis» : voilà le bilan que fait le maire Gilles Lehouillier de son dernier mandat.Et c\u2019est dans cette perspective optimiste qu\u2019il présentait vendredi ses 15 candidats pour la prochaine élection.M.Lehouillier, qui briguera un troisième mandat à la tête de la Ville de Lévis, a affirmé que c\u2019est la satisfaction des citoyens qui l\u2019a convaincu, à 67 ans, de s\u2019engager à nouveau pour quatre ans.Il dit croiser beaucoup de gens qui le supplient de «ne pas les lâcher».Le maire Lehouillier a répété que le taux de satisfaction des citoyens envers la ville est de 95 %.S\u2019appuyant notamment sur ce chiffre, c\u2019est dans une confiance a p p a r e n t e q u \u2019 i l p r é s e n t a i t l\u2019ensemble de ses candidats en conférence de presse.Trois nouveaux candidats sont en lice pour le parti Lévis Force 10.Il s\u2019agit de la coroner Andrée K ro n s t rö m ( C h r i s t- R o i ) , d e Jeannot Demers (Saint-Nicolas) et de Michel Patry (Taniata).Mme Kronström est avocate et coroner depuis de nombreuses a n n é e s .E l l e a n o t a m m e n t investigué dans le cadre des tragédies de Lac-Mégantic et de L\u2019Isle-Verte.«Ce nouveau défi correspond à mes aspirations profondes et à mes valeurs.Lévisienne de souche, je veux continuer de m\u2019investir dans ma communauté pour le bien commun, de concert avec une équipe chevronnée», a-t-elle déclaré.Jeannot Demers compte déjà une dizaine d\u2019années d\u2019expérience en politique municipale.Il a notamment été conseiller dans l\u2019ancienne Ville de Saint- Ni c o l a s, m a i s a u ss i d a n s l a nouvelle Ville de Lévis.Michel Patry compte pour sa part près de 30 années d\u2019expérience dans le monde municipal.Il a entre autres été conseiller municipal à Saint-Jean-Chrysostome de 1978 à 1999.MAIN-D\u2019ŒUVRE M.Lehouillier a affirmé qu\u2019il aura trois priorités s\u2019il est élu pour un nouveau mandat : «main-d\u2019œuvre, main-d\u2019œuvre et main-d\u2019œuvre».Ce n\u2019est pourtant pas l\u2019afflux de citoyens qui manque.Selon le maire, 2200 citoyens de plus se sont installés à Lévis l\u2019année dernière.Ce serait un des booms démographiques les plus élevés de toute la province.Boom démographique ou pas, la relance économique post-COVID sera extrêmement ardue, selon le maire.Il prend en exemple l\u2019annonce du retard d\u2019au moins un an pour le tramway de Québec, pour illustrer que «ce n\u2019est que la pointe de l\u2019iceberg».Le retrait de deux des trois consortiums dans l\u2019appel d\u2019offres du tramway est donc lié au manque d\u2019employés selon lui.M.Lehouillier affirme que lui et son équipe continueront à travailler pour que le taux de satisfaction envers la ville reste aussi élevé.C\u2019est, selon le maire sortant, le meilleur moyen de continuer à attirer des citoyens sur son territoire.L\u2019ÉQUIPE DU «BONHEUR À LÉVIS» DE GILLES LEHOUILLIER Repensons Lévis affiche ses couleurs avec le dévoilement vendredi d\u2019une quatrième candidature.Liz-Ann Picard, première femme à représenter le nouveau parti politique municipal aux élections de novembre, tentera de se faire élire dans le district de Lauzon.Liz-Ann Picard, une diplômée en études internationales et langues modernes, briguera le poste de conseillère municipale dans le district qu\u2019elle habite depuis toujours, annonce l\u2019organisation dans un communiqué.La jeune femme de 29 ans fait ainsi le saut en politique au sein du jeune parti Repensons Lévis, après 10 ans à l\u2019emploi chez GUS, une entreprise dont les bureaux sont basés à Lévis.Son poste d\u2019administratrice de la fondation GUS venant en aide aux sinistrés, lui a donné le «goût de l\u2019entraide».Elle souhaite ainsi en «faire plus pour sa communauté», en misant sur la qualité de vie des citoyens de son quartier, mais aussi sur la revitalisation économique.«Il y a un temps où la rue Saint- Joseph était une rue très commerciale et vivante.Je crois qu\u2019on se doit de se redonner un quartier dynamique, ce qui passe entre autres par la relance économique», sou- lève-t-elle.ÉMILIE PELLETIER REPENSONS LÉVIS PRÉSENTE UNE QUATRIÈME CANDIDATURE Gilles Lehouillier aura trois priorités s\u2019il est élu pour un nouveau mandat : «main-d\u2019œuvre, main-d\u2019œuvre et main- d\u2019œuvre».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, FRÉDÉRIC MATTE 0066873 Emplois disponibles! Serveur et plongeur Temps plein et temps partiel Fais-nous parvenir ton CV ou passe nous voir au resto! emplois@restolemanoir.com Sainte-Foy 3077, Chemin Saint-Louis 418 659-5628 METS LA MAIN À LA PÂTE ! JOINS-TOI À L\u2019ÉQUIPE LE MANOIR! leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 15 0065907 Unabonnement facile, rapide et sécurisé \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Nouvel été.Nouvelles de l\u2019été.NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Abonnez-vous sans tarder sur lesoleil.com Local.De calibre mondial. SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS LA POLITIQUE EN QUESTIONS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Au terme de la session parlementaire à Québec, dans une semaine, Catherine Fournier se tournera vers la mairie de Longueuil.La députée indépendante de Marie- Victorin veut être élue à la tête de la cinquième ville en population au Québec, cet automne, et ainsi rompre avec la politique partisane usée de l\u2019Assemblée nationale.Q Pourquoi vouloir quitter le parlement pour l\u2019hôtel de ville?R Ce n\u2019est pas tant de quitter le parlement que de me rendre à l\u2019hôtel de ville.Pourquoi la politique municipale?Pour poursuivre mon engagement auprès des gens de Longueuil et le pousser encore plus loin.J\u2019ai beaucoup apprécié mon expérience au parlement, mais ce que je préfère de mon travail de députée, c\u2019est le travail très local de proximité avec les citoyens et la politique municipale me permet de le faire à temps plein.C\u2019est la prolongation de mon engagement.Q Craigniez-vous de ne pas être réélue comme indépendante en 2022?R Non.Quand j\u2019ai fait le choix de me lancer à la course à la mairie, j\u2019avais déjà pris la décision de ne pas me représenter aux prochaines élections québécoises.C\u2019était plus à savoir si je voulais poursuivre en politique, prendre une pause ou faire autre chose.Finalement, j\u2019ai décidé de sauter dans la course.Q Mettez-vous de côté vos aspirations souverainistes et votre projet Ambition Québec?R Pas du tout.C\u2019est un engagement qui sera toujours le mien.Ça ne change aucunement mes convictions.Convictions avec lesquelles j\u2019ai toujours été transparente et pour lesquelles les gens de Longueuil me connaissent.Cela dit, c\u2019est un engagement distinct de mon engagement pour la mairie de Longueuil.Q À long terme, un retour au Parti québécois s\u2019avère-t-il envisageable?R Non.Je choisis justement de m\u2019engager en politique municipale.Pour ce qui est du Parti québécois, j\u2019ai beaucoup d\u2019amitié pour les gens qui y sont.Ça n\u2019a jamais été remis en question.Je ne partage pas la même lecture de l\u2019avenir du parti, mais on a les convictions souverainistes en commun.De toute manière, j\u2019envisage la politique hors des partis plus traditionnels.La partisanerie nuit actuellement à l\u2019avancement du mouvement souverainiste.C\u2019est un constat que j\u2019ai émis lorsque j\u2019ai quitté le Parti québécois et que je fais toujours aujourd\u2019hui.Q Serez-vous en campagne électorale municipale tout en demeurant députée provinciale?Si vous n\u2019êtes pas élue mairesse à Longueuil, le 7 novembre, gardez-vous votre siège à Québec jusqu\u2019en 2022?R Si je ne suis pas élue, je vais conclure mon mandat de députée.Pour le moment, je fais les deux en même temps.Je fais mon travail de députée le jour, la semaine, et je suis candidate à la mairie le soir et la fin de semaine.Ça fait des horaires très intenses! Par contre, durant la campagne électorale officielle, même si je maintiens ma fonction de députée parce qu\u2019on ne peut pas suspendre les fonctions, j\u2019ai demandé à l\u2019Assemblée nationale de suspendre mes allocations liées à mon travail de députée.Je ne serai donc pas rémunérée d\u2019une quelconque manière [comme députée] et je n\u2019aurai aucun avantage financier durant l\u2019ensemble de la campagne électorale municipale, soit six ou sept semaines.Q La semaine prochaine pourrait donc devenir la dernière où vous siégerez concrètement à l\u2019Assemblée nationale.Vous avez été très active au cours des deux dernières années en présentant neuf projets de loi, mais aucun n\u2019a même atteint l\u2019étape de l\u2019adoption de principe.Une députée indépendante peut-elle vraiment faire une différence?R Je vous donne même un scoop : je vais présenter deux autres projets de loi d\u2019ici la fin de la session parlementaire! Mais oui, on peut faire une différence.Mis à part un projet de loi de mon collègue de Chomedey [Guy Ouellette, aussi député indépendant, no 197 contre obsolescence programmée], aucun projet de loi de l\u2019opposition ne s\u2019est rendu à l\u2019étape d\u2019adoption de principe.C\u2019est très rare que le gouvernement appelle un projet de loi de l\u2019opposition.Comme c\u2019est très rare aussi qu\u2019il admette reprendre des idées de l\u2019opposition.Ça ne veut pas dire que notre travail est vain, autant pour une députée indépendante que pour une députée membre d\u2019un groupe parlementaire d\u2019opposition.Notre rôle est de questionner le gouvernement, de proposer des choses qui, par la suite, peuvent l\u2019inspirer.De faire progresser le débat public.C\u2019est sûr que parfois, c\u2019est un peu frustrant.On aimerait que nos idées puissent être adoptées.Pour ça, il faut revoir le système parlementaire pour laisser plus de place à l\u2019initiative des députés, aux législateurs, et non seulement à l\u2019exécutif.C\u2019est un peu ce que je déplore dans cette espèce de joute trop partisane.Il y a de belles choses qui se font, mais la partisanerie prend trop de place à l\u2019Assemblée nationale.Q En 2016, à 24 ans, vous êtes devenue la plus jeune femme élue dans l\u2019histoire de l\u2019Assemblée nationale du Québec.Vous êtes toujours la benjamine des 125 députés assermentés.Pourquoi les jeunes ne s\u2019intéressent-ils pas à la politique ou plutôt ne s\u2019y reconnaissent pas?R Je ne pense pas que ce soit autant les jeunes qui ne s\u2019intéressent pas à la politique que la politique qui ne s\u2019intéresse pas à eux.J\u2019ai eu l\u2019occasion de rencontrer énormément de jeunes au cours de mon mandat.J \u2019ai souvent entendu que les jeunes ne vont pas voter parce qu\u2019ils ne sentent pas qu\u2019ils ont les outils pour faire un bon choix.Et ils se mettent beaucoup de pression.C\u2019est épouvantable qu\u2019on ne donne pas ces outils-là aux jeunes! Il n\u2019y a pas d\u2019éducation citoyenne et politique dans les écoles.Une meilleure pédagogie citoyenne devrait être une priorité.Et de s\u2019attarder aux enjeux qui les préoccupent, ça fait une différence.Avoir plus de modèles, aussi, ç\u2019a un effet très concret.Le facteur le plus important dans le taux de participation des jeunes est la présence de jeunes parmi les candidats.Q Adolescente, vous rêviez de devenir journaliste sportive.Êtes-vous aussi fanatique du Canadien que François Legault?R Je ne suis plus aussi fan que je l\u2019étais avant, j\u2019ai délaissé ça un peu avec le temps.Mais je regarde toujours d\u2019un œil très attentif les séries, je suis les lignes ouvertes, les statistiques.Mais je ne regarde plus chacun des matchs.Je le faisais avant.Mes premières interventions publiques, mes premiers écrits étaient sur le hockey, sur le Canadien.Les premiers textes que j\u2019ai publiés en ligne, autour de 2008, c\u2019était sur les blo- gues de RDS! CATHERINE FOURNIER «LA PARTISANERIE PREND TROP DE PLACE À L\u2019ASSEMBLÉE NATIONALE» La députée indépendante Catherine Fournier tentera de se faire élire comme mairesse de Longueuil à l\u2019automne.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 17 0062649 VOUSAVEZD E LADIFFICUL TÉÀ FAIRE INS TALLER VOSARMOIRE SDANSUNDÉ LAI RAISONNA BLE PAR LACOMP ÉTITION ET LE S MAGASINSÀG RANDESSURF ACES ?ARMOIRESPM MEST LÀPOU RVOUS ! 418 522-7448 info@armoirespmm.com NOUS SOMMESMAINTENANTOUVERT 7 jOURS SUR 7.VENEZ NOUS VISITER ÀNOTRE SALLE DEMONTRE AU 365, RUE FORTIN ÀQUÉBEC.LUNDI AU VENDREDI : 8h30 A 16h30 SAMEDI ET DIMANChE : 9h00 A 16h30 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 18 ACTUALITÉS SARAH RODRIGUE srodrigue@lesoleil.com Replanifier, encore et encore.Les organisateurs des bals de finissants vont devenir des maîtres de la gestion de crise.Les lueurs d\u2019espoir pour les bals de finissants s\u2019étaient éteintes lundi dernier lorsque les écoles secondaires ont reçu les directives du gouvernement du Québec.Conclusion : pas de bals encore cette année.Mercredi, la Santé publique a cependant annoncé étudier la possibilité d\u2019assouplir les contraintes.Les élèves sont déçus.«Ça fait un an qu\u2019on fait des efforts, ce n\u2019est pas respectueux pour nous», se désole Danyka, présidente du conseil des élèves de la polyvalente des Abé- naquis à Saint-Prosper en Beauce.Une de ses camarades finissantes, Anabelle, fait le même constat lorsqu\u2019elle compare l\u2019interdiction des bals aux événements sportifs qui peuvent accueillir des spectateurs : «c\u2019est juste insultant».L\u2019incompréhension s\u2019entend dans leur voix.«Les jeunes, on est allés se faire vacciner», souligne Megan, la troisième amie du trio de finissantes.«On aurait pu s\u2019installer dans l\u2019aréna et garder notre distanciation», ajoute Danyka.ORGANISER AVEC LES CONTRAINTES «On est beaucoup plus contraints que l\u2019année passée.J\u2019ai reçu un deux par quatre dans le front», illustre Cindy Gosselin, intervenante en loisirs scolaires de la polyvalente des Abénaquis.Les cérémonies doivent notamment se dérouler durant les heures d\u2019école et sans les parents.L\u2019organisation du bal avait réservé des salles au cas où il serait permis de célébrer à l\u2019extérieur de l\u2019école.Mais, Mme Gosselin n\u2019a pas voulu tout prévoir d\u2019avance, craignant devoir recommencer.La planification du bal s\u2019est réellement enclenchée la semaine dernière.Après un changement de date, car leur célébration était prévue un samedi, la polyvalente des Abé- naquis accueillera ses 70 finissants le mercredi 23 juin.Au menu, distribution et signature des bottins avec les enseignants et remises de diplômes et de prix citron dans une salle décorée comme lors d\u2019un vrai bal.Un vidéaste et un photographe seront sur place pour immortaliser le moment.Le soir même, les familles des finissants recevront la captation de la remise de diplôme.Pour le lancer du mortier, «il nous reste à trouver l\u2019étincelle», conclut Cindy Gosselin, d\u2019un ton déterminé.Le Collège de Champigny à Québec fonce avec son plan A.Un bal extérieur, en soirée, avec les parents.Bien sûr, la responsable, Mélanie Chiasson, prépare un plan B.Elle espère que le gouvernement reviendra sur sa décision.«La population, la grogne, va travailler pour nous, croit-elle.On s\u2019est demandé, est-ce qu\u2019on fait comme tout le monde?On trouve que c\u2019est de baisser les bras trop rapidement, ils [les finissants] méritent un dernier effort.» Plan A ou B, le personnel enseignant animera la cérémonie.Quiz et bien-cuit seront au rendezvous.On distribuera des boîtes- repas préparées par les élèves du programme «Découvre le chef en toi» aux finissants.Si les règles permettent le déroulement des festivités en soirée, Mélanie Chiasson aimerait conclure avec des feux d\u2019artifice.Le collège se donne jusqu\u2019au 10 juin pour choisir son plan, dépendamment des décisions du gouvernement et de la santé publique.L\u2019école secondaire Marcelle- Mallet à Lévis est prête pour les célébrations de ses 97 finissants depuis près d\u2019un mois.Ne voulant pas dépendre des fluctuations des consignes gouvernementales, les organisateurs ont préparé des activités respectant des normes sanitaires sévères dès le début.«On aime mieux être resté plus prudent et de ne pas créer de déception», explique Julie Ouellette, directrice des services aux élèves.Le tout se déroulera en deux étapes.Le 10 juin, journée des finissants.Les élèves pourront lire leur lettre écrite en deuxième secondaire et en écrire une nouvelle qui sera enterrée dans une capsule temporelle et lue dans 10 ans.La cérémonie de graduation aura lieu dans le gymnase, entrées et sorties des classes bulles coordonnées au quart de tour.Le 21 juin, un presque bal.Les finissants arriveront en voiture avec leurs parents et seront photographiés sur le tapis rouge, en robes de bals et complets.En après-midi, remise de prix, discours, séances photos.\u2026 Le tout sera filmé pour compenser l\u2019absence des parents.Les quatre écoles secondaires du Centre de services scolaires des Découvreurs organisent des cérémonies de finissants sur les heures d\u2019école, en bulles de classes.Les remises de diplômes et de prix seront diffusées pour les familles.Les projets mis en place respectaient déjà les mesures sanitaires, selon Marc Lalancette, responsable des communications.DES BALS À LA FIN DE L\u2019ÉTÉ?Les écoles contactées par Le Soleil n\u2019envisagent pas de reporter les bals en juillet ou en août, même si les autorités publiques supposent qu\u2019une plus grande marge de manœuvre serait possible à ce moment.«On ne veut pas faire le party pour faire le party.On veut souligner leur départ», explique Mélanie Chias- son du Collège de Champigny.Changer les dates, ça engendre des répercussions sur les photographes, les f leuristes, les employeurs de tous les finissants et parents et bien plus, rappelle Cindy Gosselin de la polyvalente des Abénaquis.Les organisateurs des cérémonies de finissants refusent de prendre le risque que les bals soient encore annulés s\u2019ils attendent à la fin de l\u2019été.Au final, peu importe la date ou le genre d\u2019activités, c\u2019est l\u2019absence de leur famille qui semble attrister le plus les finissants.«C\u2019est une fierté pour les parents de voir l\u2019étape qu\u2019on vient de passer.On ne pourra pas célébrer avec eux qu\u2019on a passé au travers, malgré la COVID», témoigne d\u2019un ton déçu, Anabelle, finissante de la polyvalente des Abénaquis.Lundi, le gouvernement a tranché.Pas de bals cette année.Mercredi, la Santé publique a cependant annoncé étudier la possibilité d\u2019assouplir les contraintes.\u2014 PHOTO 123RF MISSION: SAUVER LES BALS leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 19 «Ce n\u2019est pas bon, du jamais vu.On est sur le respirateur artificiel.» La pandémie n\u2019a pas été facile pour Fanny Labbé, propriétaire depuis 14 ans du magasin de robes de bal Dites oui à la robe, situé sur la rue De Nemours à Québec.«Je n\u2019ai jamais été stressée comme ça.Je n\u2019avais jamais eu de dettes d\u2019entreprise.» Faute de moyens financiers, le nombre d\u2019employés est passé de six à deux depuis le début de la crise sanitaire.La boutique, un commerce non essentiel, a été fermée durant plusieurs semaines.Elle a rouvert ses portes le 10 mai dernier.L\u2019année dernière, près de la moitié des finissantes n\u2019ont finalement pas acheté leurs robes et ont simplement perdu un dépôt.Le problème, c\u2019est que Fanny Labbé avait payé les fournisseurs pour avoir les robes.Beaucoup de dépenses, peu de revenus.Parce que les bals ont été annulés l\u2019année passée, «les parents sont insécures de venir magasiner une robe», explique Fanny Labbé.Durant l\u2019hiver, plusieurs finissantes se présentaient pour essayer des robes, mais la majorité préférait ne pas acheter immédiatement.LA LUMIÈRE AU BOUT DU TUNNEL?Depuis une semaine, les clientes se montrent le bout du nez.«Tout le monde est heureux, elles ont une lueur d\u2019espoir et sont motivées», se réjouit Fanny Labbé.Comme plusieurs entrepreneurs, Fanny Labbé utilise le virtuel à son avantage.Elle offre des rendez-vous virtuels et des vidéos de démonstration pour les clientes de régions éloignées, telles que les communautés autochtones.Normalement, la grosse saison se situe de janvier à mars.La propriétaire de Dites oui à la robe espère avoir bientôt «un gros rush pour compenser».SARAH RODRIGUE DITES OUI À LA ROBE.OU PAS Durant l\u2019hiver, plusieurs finissantes se présentaient pour essayer des robes, mais la majorité préférait ne pas acheter immédiatement.Depuis une semaine, c\u2019est différent.«Tout le monde est heureux, elles ont une lueur d\u2019espoir et sont motivées», se réjouit Fanny Labbé, de la boutique Dites oui à la robe.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 0066561 0053458 Bernard Desgagnés bernard@bernarddesgagnes.com 418.261.3211 RE/MAX 1er CHOIX B.D.agence immobilière L\u2019expérience fait toute la différence MONTCALM LA SAMAre DeS ÉrABLeS, près de tous les services, 864 pi ca, rez-de-chaussée, très éclairé, bois franc.vOuS vOuLez BieN veNDre, Mieux ACheTer nouveau SAiNT-PATriCk 1240 pi ca, 2 cc + verrière, nouvelle cuisine, très éclairé, 3 terrasses.439 000$ bernarddesgagnes.com Le NOBLeT Le NOBLeT.Près de l\u2019Hopital St-Sacrement et tous les services, 2 chambres, planchers bois, 2 grandes terrasses, garage, LIBRE.à loue r Le BerNiÈreS nouveau.BLOC 12.Côté Sud-Ouest, 2 chambres, fleuve et Plaines.375 000$ BLOC 12.Côté Est, 1150 pi ca, 2 chambres, LIBRE.449 000$ BLOC 12.Rez-de-jardin, 2 chambres, rénové.335 000$ BLOC 12.2 chambres, refait.319 000$ BLOC 12.10e étage.2 ch., vue Plaines et fleuve.495 000$ BLOC 10.Location, refait au complet, sur les plaines, octobre 2021.1700$ Piscine intérieure, salle réception, garage, terasse vue sur le fleuve.Stores sur mesure fabriqués au Québec motorisation disponible 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dimanche, des couples préparent leur bécane en vue de la leur, des touristes vont et viennent au guidon de leur ron- ronnante monture à assistance électrique.À la boulangerie artisanale Pipo- linka, au cœur du village, je tends l\u2019oreille : deux rouleurs conversent dans un bilinguisme full Canadian, chose courante dans le coin.Ça jase beau temps, faits d\u2019armes.et garnotte.«Depuis que je me suis acheté un gravel bike, je ne roule presque plus sur la route.On dirait que je redécouvre mon sport», affirme (en substance) l\u2019anglophone.Son interlocuteur francophone, qui bave d\u2019envie, multiplie les questions : «Où?Comment?Avec quoi?Et la circulation?Ah ouin, y en a pas!?» Il jette un regard oblique sur son vélo de route.Ainsi naît un nouveau besoin.L\u2019anecdote fait sourire.Pourtant, elle en dit long sur les mœurs cyclistes locales.Le vélo toute- route s\u2019est taillé une place de choix sur les deux rives de la rivière des Outaouais, où se donnent rendezvous les mordus de la discipline.La Eastern Canada Gravel Cup, une série de cinq courses qui fait la part belle aux chemins de traverse, se tient du côté ontarien depuis l\u2019année dernière.C\u2019est la première du genre au pays.Dans la même veine, il y a aussi la Ride of the Damned, une randonnée cycliste de 120 ou 180 km qui met à l\u2019honneur les abords de la rivière Gatineau.ROUTES BIEN NOMMÉES Et il y a les clubs cyclistes locaux.Le lendemain, je pars de Wakefield avec la ferme intention de broyer du gravier.Direction : Low, par la rive orientale de la Gatineau.De là, je pique vers le bled perdu de Fieldville, puis retour vers Wake- field via les lacs Bernard, Johnston et Mahon, pour une boucle d\u2019environ 70 bornes à 80 % non pavée.Quelques kilomètres à peine après m\u2019être élancé sur la caillasse, je sens une présence dans mon dos : huit membres du groupe cycliste Bike and Beer (l\u2019ordre est important) ont manifestement eu la même idée que moi.Je fais plus ample connaissance.L\u2019un d\u2019eux m\u2019explique avoir intégré le vélo de gravelle dans sa pratique depuis peu, comme l\u2019ont fait à peu près tous ses compagnons de route.«C\u2019est la première saison pendant laquelle nous planifions de telles sorties sur une base régulière.Nous allons de belle surprise en belle surprise», me raconte-t-il.La conversation dévie rapidement sur le matériel; mon nouvel ami, qui étrenne un Hatchet de Devinci, jure avoir trouvé LA combinaison idéale de pneus de gravel bike, du moins pour les chemins de la région.Je vous la donne en mille : des 35 mm tubeless et légèrement nervurés, qu\u2019on se garde de trop gonfler, précise-t-il.Votre humble serviteur a pour sa part opté pour des 28 mm, montés sur sa bécane de route de surcroît.Une décision audacieuse, diront les plus polis.Un plan de m***, ai- je plutôt le goût de décréter.En Outaouais, les routes de garnotte portent bien leur nom : elles sont gravillonnées à souhait, avec tout plein de petits cailloux poussiéreux qui agissent comme du papier sablé.Y rouler demande pas mal de jus de mollet et une lecture impeccable de la trajectoire à emprunter, sous peine de s\u2019enliser.Les montées, jamais bien longues, exigent néanmoins de maîtriser le coup de pédale style moulin à café, une marque déposée des adeptes de vélo de montagne.Et les descentes?N\u2019en parlons pas, voulez-vous?LE CÔTÉ OBSCUR DU PARC S\u2019entraîner dans le parc de la Gatineau est chose courante chez les cyclistes de l\u2019Outaouais.On ne se trompe pas : avec ses chemins tranquilles, sa nature abondante et son relief généreux, le parc fédéral rend fort plaisante même la plus banale des randonnées.Il ne faut toutefois pas oublier que les 361 km2 de collines et de forêts qui le composent valent mieux plus qu\u2019une petite vite de soir de semaine.Au-delà du lac Meech, au nord de Gatineau, on se retrouve dans ce que les locaux nomment parfois «le côté obscur du parc».Dans ces secteurs peu fréquentés, car excentrés, une profusion de sentiers se prêtent bien à du gravel bike un peu plus atypique.De Chelsea, je rallie Sainte- Cécile-de-Masham par les pistes 53 et 51 du parc de la Gatineau, entre les stationnements P17 et P19.Ces sentiers sont en théorie réservés aux marcheurs et aux cyclistes de montagne.Il n\u2019y a toutefois aucun problème si vous les empruntez en vélo de garnotte, m\u2019a-t-on précisé plus tôt au centre des visiteurs, d\u2019autant plus qu\u2019ils sont faciles et roulants.L\u2019expérience, remplie d\u2019obstacles à contourner au sol et en virages peu prononcés, se rapproche alors de celle du vélo de montagne.Pour les plus dégourdis, sachez que le parc compte 90 km de sentiers «officiellement» partagés, accessibles aux adeptes de pneus cramponnés, avec ou sans suspension.Non, s\u2019y aventurer en 28 mm n\u2019est pas une bonne idée.Le retour s\u2019effectue par le chemin Eardley-Masham, en direction de Pontiac et de Luskville, pour une boucle d\u2019environ 80 km à 60 % non pavée.Je couronne cette escapade par une saucette sur la piste 1, la colonne vertébrale du secteur sud du parc de la Gatineau, qu\u2019elle scinde sur une vingtaine de kilomètres à partir de Old Chelsea.Hormis les premiers hectomètres tout en raidillons infâmes, on se rend aux alentours de la chute de Luskville assez facilement.Tanné?Fatigué?Un pépin mécanique?Plusieurs portes de sortie ponctuent l\u2019itinéraire, comme celle que j \u2019emprunte pour aboutir au très couru belvédère Champlain.Je mérite ma descente sur le bitume, que je déguste avec un sourire de totale satisfaction plaqué sur le visage.C\u2019en était une belle.Ce voyage a été effectué grâce à Tourisme Outaouais, qui n\u2019a pas revu ou approuvé cet article.La randonnée Ride of the Damned est un parcours de 120 ou de 180 km jamais très loin de la rivière Gati- neau.\u2014 PHOTO RIDE OF THE DAMNED L\u2019OUTAOUAIS, BASTION DU VÉLO DE GRAVELLE 0066568 estimation gratuite \u2022 1-855-770-8677 CLAUDE BOUCHARD QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 BEAUPRÉ \u2022 SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES \u2022 DONNACONA \u2022 LAC-BEAUPORT \u2022 SAINTE-MARIE \u2022 LAURIER-STATION installation gratuite univers du store.ca Fabriqué au Québec oPAQues soLAires trAnsLuCides Québec 418-654-8677 Lévis 418-654-8677 trois-rivières 819-696-8677 Montréal 514-231-8677 Floride 954-955-8677 50% de rabais motorisation disponible ou leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 21 DAVID DESJARDINS Collaboration spéciale HORS-PISTES U n des plus grands plaisirs du vélo, c\u2019est de traverser la ville de part en part en se laissant porter à travers le quadrillage des rues, en particulier dans les quartiers résidentiels.Lentement, sans se presser.Dans la fraîcheur du matin, au cœur de l\u2019été, quand la vie bat au ralenti.Ou encore mieux : la nuit.Loin du trafic, dans les rues peu fréquentées, nous parvient la rumeur des grandes artères, mais elle est si lointaine qu\u2019elle est presque submergée par le chuintement du caoutchouc des pneus sur l\u2019asphalte.Le soir, la lumière bleue des télés nous permet de capter des morceaux de vie des gens.Qui écoute les séries, qui se gave de Grey\u2019s Anatomy.On croise des skateuses, des marcheurs.Des jeunes portant un six pack, en route vers une fête.Le vélo devient alors un vecteur de flânerie.Un véhicule qui permet de s\u2019imbiber de toute la poésie de la ville, en particulier la nuit.N\u2019y pédalez surtout pas trop vite.La beauté simple des couverts d\u2019arbres et de la lumière jaune de l\u2019éclairage urbain se déguste à la juste vitesse que procurent le coup de pédale lent et le louvoiement.Je vous propose donc de (re) découvrir ces quartiers de Québec.Ce peut être le jour, bien sûr.Mais je préfère encore les parcourir quand le silence vient à peine rompre le ronronnement des thermopompes.SAINTE-FOY-SILLERY Entre Sainte-Foy et Sillery, on zigzague à peine pour atteindre l\u2019avenue Maguire, depuis Lavi- gerie.D\u2019un secteur résidentiel à l\u2019autre, longeant la face sud du CHUL, puis le parc Saint-Yves, on débouche sur Marie-Victorin que l\u2019on emprunte ainsi jusqu\u2019à des Gouverneurs.Au bout, juste un peu au nord, un passage nous permet de rejoindre le secteur plus opulent de Sillery que sillonne la rue Boisjoli.J\u2019adore aussi me promener dans le cimetière Mount Hermon, où l\u2019on débouchera en prenant la jolie et tranquille rue Rousseau.Plus bas, le parc des Voiliers s\u2019avère étrangement méconnu.Comme le stationnement de l\u2019église à côté, il offre une imprenable vue sur le fleuve.La flamme de chez Ultramar scintille comme une promesse dans la nuit nord-américaine.La descente de la côte permet de se sécher un peu la peau dans la nuit moite, puis on plonge dans la rue du Foulon : pittoresque, étrange, s\u2019en dégage l\u2019esprit d\u2019un inquiétant lieu de villégiature.Pour remonter, pas de chance, il faudra grimper.Le plus facile, c\u2019est encore de prendre la piste cyclable jusqu\u2019au quai des Cageux et de se hisser en haut de la côte Ross.LIMOILOU/SAINT-ROCH/ SAINT-SO Ici, les possibilités sont infinies.J\u2019ai presque envie de dresser, simplement, la liste de mes coins préférés.La douce pente descendante de Saint-Vallier Est.Le dédale de Saint-So, au nord de Saint-Vallier, entre Saint-Luc et Saint-Ambroise.De là, on accède facilement au parc Victoria, d\u2019où l\u2019on peut rejoindre Limoilou et Saint-Roch.Sur Saint-Joseph, j\u2019aime capter la vibration des noctambules, m\u2019arrêter un moment sur l\u2019escalier de l\u2019ancienne église, rue Caron, et observer la vie qui grouille.Dans Limoilou, rien de mieux que d\u2019aligner les ruelles pour entendre les gens sur leurs balcons, croiser les enfants qui jouent dans des parcs cachés au cœur de l\u2019enceinte que forment les immeubles, à la brunante, et repérer les chats que ma fiancée voudrait tous adopter.Mais trois, c\u2019est assez, bon.MONTCALM/ VIEUX-QUÉBEC/ VIEUX-PORT J\u2019adore Montcalm les matins de semaine.La rue Cartier s\u2019anime, les camions de livraison s\u2019alignent et leurs conducteurs, portant des caisses de produits et victuailles sur leurs diables, forment une sorte de ballet ayant pour thème la chaîne d\u2019approvisionnement.Ses plus belles rues?Affaire de goût, bien sûr.Mais Fraser permet de presque traverser le secteur en entier, sans se presser.On croise des Érables, la noble.Du Parc, la psychédélique.Bourlamaque, la bohème.De l\u2019autre côté de René-Lévesque, Père-Marquette a été réaménagée pour prioriser le trafic cycliste.Pro- fitez-en donc.Puis laissez-vous porter jusqu\u2019à Crémazie.Un arrêt au Bugel, pour un bagel ou un bir- cher muesli.La librairie de livres usagés, en face, regorge aussi de trouvailles.Vous descendez ensuite Turnbull pour emprunter Saint-Jean.De là, j\u2019adore laisser la gravité faire le travail.Jusqu\u2019à l\u2019intérieur des portes.Puis dans Couillard.Devant les murs du Séminaire, je plonge vers la côte qui termine des Remparts avant de virer à 180 degrés sur Saint-Paul, ou mieux encore, dans la rue Sous-le-Cap.Je pourrais continuer ainsi, quartier par quartier.À travers les bungalows presque avalés par la canopée, dans Duberger.Les rues des arbres, au nord de Limoi- lou.Dans l\u2019animation vibrante de Maizeret ou les rues de mon enfance, autour du golf de Cap- Rouge et dans les bocages de Saint- Augustin.La ville est à prendre, à chérir.Le vélo permet d\u2019en parcourir la carte et d\u2019en faire son territoire, avec juste ce qu\u2019il faut de vitesse pour couvrir du terrain, mais sans jamais perdre la saveur des moments, des sons et des images desquels l\u2019habitacle d\u2019une voiture nous prive.Fraser permet de presque traverser Montcalm en entier, sans se presser.On croise des Érables, la noble.Du Parc, la psychédélique.Bourlamaque, la bohème.\u2014 PHOTO LE SOLEIL PASCAL RATTHÉ LENTEMENT, DANS LA BEAUTÉ DE LA VILLE SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS Depuis 14 mois, la pandémie a incité les gens à enfiler leurs chaussures pour aller prendre l\u2019air.Marcher est devenu tendance.Avec la levée du couvre-feu et le retour graduel à une certaine normalité, le temps est venu pour cette série de s\u2019arrêter, après plusieurs promenades en ville depuis février.Pour la dernière fois, on met un pied devant l\u2019autre, direction le quartier Saint-Roch.QUÉBEC EN MARCHE NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com À deux pas de son domicile, rue du Parvis, Vicki Plourde contemple avec fierté un\u2026 stationnement asphalté.N\u2019allez pas croire que la jeune professeure de philo et mère de famille craque pour le bitume, loin de là.C\u2019est que ce terrain sera transformé \u2014 elle espère l\u2019an prochain \u2014 en un parc qui fera le bonheur de toutes les petites familles du secteur.Le maire Labeaume en personne était venu lui annoncer la nouvelle, il y a deux ans.Il s\u2019agissait d\u2019une belle reconnaissance pour le travail abattu par cette citoyenne engagée qui n\u2019a de cesse de trouver des façons d\u2019améliorer la qualité de vie d\u2019un quartier qu\u2019elle a adopté il y a six ans.«Avant, on habitait une micro- maison dans Saint-Jean- Baptiste.On cherchait plus grand, mais on voulait rester en ville.Je ne connaissais pas Saint-Roch.Je venais seulement y faire mon épicerie.On est tombés en amour avec la maison.» Un déménagement et deux enfants plus tard, Vicki et son conjoint ne comptent pas repartir.À moins, on y reviendra plus tard, qu\u2019un certain tunnel débouche dans le secteur\u2026 Vicki ne perd pas une seconde pour lancer l\u2019expédition.«Je me suis fait un super beau trajet de cinq kilomètres.» Super.On se retrouve devant la magnifique église Saint-Roch, la plus grande de Québec, avec ses deux tours de 45 mètres.Avec son style roman et gothique, on dirait la petite sœur de Notre-Dame-de-Paris.En ce petit matin, il n\u2019y a pas foule, mais c\u2019est différent à mesure que la journée avance.«Il y a beaucoup de bancs, ça en fait un lieu de rassemblement, avec des gens de tous les milieux.Si on parle d\u2019un lieu de mixité dans Saint-Roch, c\u2019est ici.» La réputation de quartier mal famé colle de moins en moins à Saint-Roch.La revitalisation de la rue Saint-Joseph, avec ses nouveaux restaurants et commerces, a fait revivre son cœur économique.Même le maire Labeaume est venu s\u2019y établir.Reste à voir l\u2019impact de la pandémie et du télétravail sur le secteur.SAINT-ROCH, LE «SUPER» QUARTIER DE VICKI 1 2 3 4 leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 23 Ici et là, Vicki note toutefois un certain embourgeoisement.Elle montre un édifice qui offrait jusqu\u2019à récemment des chambres à des prix modiques mensuels «Là, c\u2019est 675 $ par mois.Pour des micropièces, pas de salle de bain.» DE LA VILLE À LA NATURE Nous approchons de la rue du Prince-Édouard, une artère très achalandée qui fait pester Vicki lorsque vient le temps d\u2019aller reconduire son plus vieux à l\u2019école Des Berges, de l\u2019autre côté.«Il y a un petit bout à 30 km/h devant l\u2019école, mais le reste c\u2019est 50 km/h.C\u2019est super angoissant et insécurisant.» Sains et saufs, nous rejoignons les environs de l\u2019école primaire.Une classe de p\u2019tits mousses suit leur professeur comme des canetons leur mère, dans le plus grand silence.Vicki montre les jardins communautaires du côté ouest.Elle craint pour la pérennité de l\u2019endroit avec l\u2019arrivée du tramway.«Le stationnement des condos va y être déplacé.J\u2019ai aussi peur pour ces super arbres qui font de l\u2019ombre pour l\u2019école.» Une minute de marche et nous voilà en bordure de la rivière Saint-Charles, à la marina Saint- Roch, l\u2019un des derniers vestiges de l\u2019époque où les fonctionnaires municipaux croyaient aux vertus du béton pour enjoliver les rives.La Ville est censée refaire une beauté à l\u2019endroit, mais rien n\u2019a encore bougé.«Près de la piscine, en bas, la rivière n\u2019est pas tellement mise en valeur», se désole Vicki.Mais avec le temps, elle a appris à apprécier le style «bruta- liste» de l\u2019endroit.À l\u2019occasion, elle vient à des cours de yoga, «avec les canards en face et le coucher de soleil sur le deck».À l\u2019opposé, les parents doivent faire attention à la sécurité des tout-petits.Les escaliers offrent peu de protection.Plus loin, il n\u2019y a même aucune rambarde.Un faux pas et c\u2019est la flotte.Une rampe de mise à l\u2019eau pour les embarcations attend des jours meilleurs.L\u2019endroit manque d\u2019amour.Vicki rêve du jour où les citoyens pourront partir d\u2019ici pour découvrir la Saint-Charles en canot et en kayak.En marchant sur le sentier en bordure de la rivière, où abondent HLM, condos et coopératives d\u2019habitation, Vicki se réjouit de la chance de pouvoir habiter à proximité d\u2019un endroit si magnifique.«L\u2019hiver, c\u2019est vraiment chouette de partir de chez moi et venir faire du ski de fond ici.Je ne connais pas beaucoup d\u2019autres quartiers avec un tel avantage.Un moment, tu es complètement en ville, le moment d\u2019après, tu es dans la nature.» Nous passons près des p\u2019tits mousses de tantôt, tous affairés, toujours dans le silence, dans leur cahier d\u2019exercices.Décidément, ces gamins sont d\u2019une sagesse\u2026 UNE MURALE COLORÉE C\u2019est d\u2019un pas rapide que Vicki continue à vanter les mérites de Saint-Roch qu\u2019elle connaît comme le fond de sa poche.Son implication citoyenne a contribué à lui faire connaître son quartier.«Avant, l\u2019Halloween, ça marchait pas fort.Les parents allaient avec leurs enfants dans Charlesbourg.On a lancé une carte virtuelle montrant les endroits de Saint-Roch où les gens donnaient des bonbons.Cette année, ç\u2019a explosé.» De l\u2019autre côté de la rue du P r i n c e - É d o u a r d , q u e V i c k i aime tant détester, apparaît le parc John-Munn, du nom d\u2019un constructeur naval d\u2019origine écossaise.Dans le cahier de charges de la Ville, on pourrait inscrire «Peut faire mieux».Une jolie sculpture de Luce Pelletier, baptisée Le roi du fleuve, montre un croisement entre une ossature de poisson et la charpente d\u2019un bateau, rappel du chantier naval d\u2019autrefois.À deux de pas de là, Vicki tient à nous montrer la brasserie artisanale La Barberie et sa magnifique terrasse.En arpentant les rues transversales, plusieurs petites maisons montrent une fière allure.Rue de la Reine, en voilà une en bois, avec ses fenêtres en forme de hublots, à l\u2019étage.Un peu plus loin, une autre en pierres attire le regard.Notre trajet débouche sur la rue du Pont, avec sa piste cyclable qui relie la rue Saint-Joseph au Vieux-Limoilou.«Le seul hic, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y aucun axe est-ouest dans le quartier», déplore Vicki, qui enfourche chaque jour son vélo pour se rendre au Cégep Garneau.Au coin de la rue de la Salle, impossible de rater l\u2019immense murale haute de trois étages, fruit de l\u2019artiste en arts visuels Brad Laplante.Baptisée Ascension , l\u2019œuvre colorée utilise le jeu des serpents et échelles pour recréer le lien entre le Vieux-Limoilou et Saint-Roch.QUARTIER SAINT-ROCH 1 ÉGLISE DE SAINT-ROCH 2 MARINA 3 MURALE ASCENSION 4 LE BAR DAUPHIN 5 CAFÉ SAINT-HENRI INFOGRAPHIE LE SOLEIL Bouleva rd Char est Rue du Prince-É douard R u e d u P o n t Rue Saint -Vallier R u e D o r c h e s t e r R u e d e l a C h a p e l l e R u e d e l a C o u r o n n e J a r d i n J e a n - P a u l L \u2019 A l l i e r R u e d u P a r v i s Rivière Saint-Ch arles Rue de la Reine Rue de la Salle Rue du Roi Rue Sain t- François Rue Sai nt-Jose ph Rue des Embarc ations 2 4 La marina Saint-Roch, adossée à la rivière Saint- Charles, est en attente d\u2019une cure de rajeunissement.3 Le stationnement sur la rue du Parvis qui deviendra bientôt un parc.2 L\u2019église de Saint-Roch, la plus grande de Québec, un lieu de rassemblement pour les habitants du quartier 1 Vicki Plourde, sous les bretelles de l\u2019autoroute Dufferin, là où pourrait aboutir une sortie du tunnel Québec- Lévis.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 5 La murale de la rue du Pont, oeuvre de Brad Laplante 5 LIRE la suite\u203a 24 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 24 ACTUALITÉS Le coin de rue est pour l\u2019instant à l\u2019abandon, mais il deviendra sous peu un parc de proximité, explique notre guide, toujours partante pour trouver une façon de verdir Saint- Roch.«La Ville a lancé plein de rues conviviales.Saint-Sauveur et Saint- Jean-Baptiste en ont cinq ou six.Nous, on en a une seule.» En outre, ajoute-t-elle, il y a seulement 2 % de canopée dans le quartier, très loin de la moyenne de 27 % de la ville.LES «FAMEUX» BEIGNES DU SAINT-HENRI Nous approchons de la maison Gilles-Kègle, le dévoué infirmier de la rue qui fait partie du paysage de Saint-Roch depuis des lunes.Juste en face, Vicki ne peut s\u2019empêcher de vanter le «fameux» bar Dauphin.«C\u2019est vraiment un bar à mixité.Il y a autant des jeunes qui viennent faire du karaoké, que des vieux de la vieille, des prostituées.» Pour le karaoké, pas sûr que ça revenir de sitôt, glisse-t- elle, en référence à l\u2019éclosion de COVID reliée à ce divertissement, à l\u2019ancien et tristement célèbre bar Kirouac, dans Saint-Sauveur.Sur Saint-Joseph, notre guide ne sait plus trop quoi mettre en valeur tellement le choix est vaste : le magasin de jouets Benjo, «une institution» qui ne cesse d\u2019emballer son plus vieux, la taverne japonaise Hono Izakaya, le magasin Escompte Lecompte où l\u2019on trouve de tout, peut-être un ami, qui sait.«Il manque une quincaillerie dans le quartier.Et aussi un endroit pour acheter du linge pour enfants», mentionne Vicki, qui tient mordicus à encourager les commerces de proximité.Le Costco, très peu pour elle.Suite de la page 23 Juste avant l\u2019entrée du mail menant à la gare du Palais et au palais de justice, notre accompagnatrice ne peut s\u2019empêcher de vanter le Café Saint-Henri, avec ses «fameux» beignes.«J\u2019ai des amis qui viennent de Cap-Rouge pour venir ici.C\u2019est vraiment un café de destination.» Après la traversée du boulevard Charest, nous arrivons sous les bretelles de l\u2019autoroute Dufferin, couvertes de fresques.L\u2019endroit est toujours un no man\u2019s land.Petite pause pour permettre au photographe de croquer la binette de Vicki, à l\u2019endroit où s\u2019élevait jadis le quartier chinois.Plus loin, le nouveau bâtiment de Lauberi- vière avec, regroupés devant l\u2019entrée, une dizaine de sans-abri qui tuent le temps qu\u2019ils ont à n\u2019en plus savoir quoi faire.Pour le reste du trajet, jusqu\u2019au parc Victoria, il sera question de tunnel, de tramway, de circulation automobile trop intense, d\u2019absence de considération pour les piétons et les cyclistes.Vicki en a plus qu\u2019assez de voir son quartier bulldozer pour faire place à des mégas projets comme le tunnel Québec-Lévis.«Si le troisième lien débarque, je pense partir.Ça m\u2019angoisse.Quand on l\u2019a annoncé, je n\u2019ai pas dormi de la nuit.Mais il nous reste 10 ans pour s\u2019organiser», dit-elle, en songeant aux actions à prendre pour en empêcher la réalisation de deux sorties dans le quartier.DES TRAVAUX ET DU BRUIT Nous traversons le jardin Jean- Paul-L\u2019Allier, appelé jusqu\u2019en 2017 le jardin Saint-Roch.Le site était autrefois un terrain vacant que l\u2019ex-maire Jean Pelletier a d\u2019abord voulu transformer en centre commercial.Plus haut, boulevard de la Couronne, un tunnel sera creusé pour permettre le passage du tramway jusqu\u2019en haute ville.En attendant, histoire de mettre la table, il y a des travaux, des travaux, encore des travaux dans le secteur.Avec son corollaire, du bruit à n\u2019en plus finir.Vicki est en faveur du transport collectif, dont le tramway, mais elle estime que la Ville parle des deux côtés de la bouche.«On veut garder le même débit de circulation dans le quartier, comme si les gens n\u2019allaient pas le prendre.» Arrivée près du parc Victoria, notre guide ne peut s\u2019empêcher de déplorer qu\u2019il n\u2019existe qu\u2019une seule traverse de piétons pour l\u2019atteindre, alors que les automobilistes ont beau jeu pour se rendre jusqu\u2019à l\u2019autoroute Laurentienne.«C\u2019est choquant.Est-ce qu\u2019on veut que Saint-Roch soit un quartier où on passe tout droit, le plus vite possible?» Notre excursion tire à sa fin.Dommage, le texte ne peut rendre hommage à toutes les explications et découvertes de Vicki, visiblement bien préparée pour notre tournée.Pour reprendre ses mots fétiches, ç\u2019a été «super» et «fameux».3 La rue Saint-Joseph, vue du côté ouest 1 Le jardin Jean-Paul-L\u2019Allier \u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 2 Le nouvel édifice de Lauberivière 1 2 3 versblancs.ca Paiement Direct Sans-frais :1-877-579-9111 450 359-9111 9 am - 9 pm Informez-vous sur les dates visant votre rue.Appelez dès maintenant! Journées collectives de traitements contre les VERS BLANCS 47$ Par adresse plus taxes Prix pour résidence unifamiliale TERRAIN COMPLET* devant, derrière et côtés * Jusqu'à 10,000 pi2 leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 25 Féminicides : un protocole pour sauver des vies U n homme de 35 ans aurait poignardé à mort sa conjointe le 17 mai dernier, alors que deux jeunes enfants se trouvaient dans leur appartement de Montréal.Un drame épouvantable.Un autre.C\u2019était le 11e féminicide à survenir au Québec depuis janvier.Onze meurtres de femmes, tuées parce qu\u2019elles étaient des femmes.À chaque explosion de violence, la même question brûlante surgit : aurait-on pu éviter le pire?Un chercheur à l\u2019école de travail social de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Jean-Martin Deslauriers, s\u2019est penché sur les conditions gagnantes pour prévenir de tels drames conjugaux.Il a décortiqué trois protocoles d\u2019urgence en vigueur dans les régions de l\u2019Abi- tibi, de Laval et de Lanaudière.Qu\u2019ont en commun ces protocoles?«Ils fonctionnent sur le principe du téléphone rouge», explique M. Deslauriers.Dès qu\u2019une situation à haut risque est détectée, des intervenants des services sociaux, de la police et du système de justice se coordonnent très vite pour éviter un drame.En moins de 24 heures, une cellule de crise est déployée.Avec comme priorité de placer en sécurité la conjointe, les enfants\u2026 et de prendre en charge l\u2019agresseur potentiel.Car l\u2019homme aussi a besoin d\u2019aide, insiste le chercheur, conscient que la question des ressources pour hommes violents demeure largement taboue au Québec.LE SECRET PROFESSIONNEL De son propre aveu, Jean-Martin Deslauriers a toujours ressenti un sentiment d\u2019impuissance face aux drames conjugaux.«Et pourtant, j\u2019ai travaillé pendant 20 ans avec des gars qui ont des comportements violents.La gestion du risque, on peut dire que ça fait partie de mon boulot!» Dans son cas, le déclic s\u2019est produit alors qu\u2019il assistait à une conférence sur un protocole nommé AGIR.En 20 ans, il a mené au déploiement de 80 cellules de crise dans la région de Laval.Il a permis de prévenir un nombre incalculable de spirales de violence.Et de sauver des vies.AGIR a d\u2019ailleurs inspiré d\u2019autres protocoles du même genre au Québec.M. Deslauriers s\u2019est penché sur Rabaska en Abitibi, et Alerte, dans Lanaudière.Les protocoles comme AGIR sont issus d\u2019un constat.À la fin des années 1990, le coroner Jacques Bérubé a enquêté sur un drame conjugal à Baie-Comeau.Son rapport avait fait grand bruit.«Il avait découvert que les gens autour détenaient l\u2019information sur le risque de passage à l\u2019acte.Mais pour des raisons tout à fait valables \u2014 le secret professionnel \u2014, ils n\u2019avaient pas partagé l\u2019information», raconte M. Deslauriers.Le Code des professions a depuis été modifié.Désormais, les professionnels ont non seulement le droit d\u2019échanger des informations confidentielles, ils doivent le faire si des vies sont en jeux.C\u2019est toute l\u2019idée derrière des protocoles comme AGIR qui mise sur une mobilisation rapide et l\u2019échange d\u2019information sensible pour prévenir des tragédies.À Laval, il faut moins de 24 heures pour déployer une cellule de crise.Celle-ci compte 15 personnes en provenance de la police, du système de santé, des ressources pour femmes, des ressources pour hommes, des maisons d\u2019hébergement, de la protection de l\u2019enfance, du comité de probation\u2026 Quelques appels suffisent pour que tous ces gens, qui travaillent habituellement chacun de leur côté, lâchent tout et s\u2019allient pour prévenir un drame imminent.Le signal d\u2019alarme part souvent des services sociaux.Cas typique : en contexte de séparation, une femme consulte.Son ex réagit mal, il craint de ne plus voir les enfants.Il menace de s\u2019en prendre à elle, de s\u2019enlever la vie.Il a perdu son emploi, ses amis.Il boit plus que de raison.«Ce qui est dangereux, résume M. Deslau- riers, c\u2019est quand le gars sent qu\u2019il n\u2019a plus rien à perdre».L\u2019idée, c\u2019est d\u2019intervenir avant que l\u2019homme ne devienne une bête dangereuse.«Ça peut être une intervenante qui lui téléphone, reprend le chercheur.\u201cMonsieur, on a des inquiétudes à votre sujet, on aimerait vous parler.\u201d C\u2019est l\u2019approche de la main tendue qui existe déjà pour les hommes suicidaires.» Parallèlement aux recherches de M. Deslauriers, la Table de concertation sur la violence conjugale en Outaouais faisait ses propres démarches pour doter la région d\u2019une cellule de crise.Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) prépare un projet pilote en collaboration avec plusieurs organismes, dont le Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais qui finance l\u2019initiative à hauteur de 90 000 $.Le dernier féminicide en Ou- taouais remonte à 2016.Comme quoi le filet social fonctionne assez bien, grâce à des «passerelles» entre le SVPG et les organismes.Mais il y a moyen de faire mieux.«On a déjà une réponse pour les cas où le gars a une arme.Dans ce cas-là, on envoie des policiers.C\u2019est le \u201cavant\u201d, au moment où on a encore la chance de changer la fin du scénario, qu\u2019on veut mieux structurer notre réponse», résume Myriam Houde, l\u2019une des responsables du projet au SPVG.Au Québec, 16,5 décès sont attribuables à la violence conjugale chaque année, selon une étude de l\u2019Institut national de santé publique du Québec.Dans presque tous les cas (98 %), les auteurs sont des hommes et les victimes (96 %), des femmes\u2026 À Laval, il faut moins de 24 heures pour déployer une cellule de crise PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com Le 11e féminicide à se produire au Québec depuis janvier est survenu le 17 mai dernier, à Montréal .\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, PATRICK SANFAÇON 0061062 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 26 0066131 Adopter un bon comportement comme cycliste Depuis sa fondation en 1967, Vélo Québec en a fait du chemin ! L\u2019organisme québécois multiplie les efforts pour obtenir de meilleures infrastructures cyclables, mais aussi pour améliorer la cohabitation sur la route.Vélo Québec rappelle aux cyclistes l\u2019importance d\u2019adopter de bonnes pratiques à vélo et de respecter les règles pour rouler en sécurité et mieux partager la route.« Les Québécois sont de plus en plus nombreux à découvrir ou redécouvrir les joies du vélo.Accueillons ces nouveaux adeptes, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un jeune enfant faisant ses premiers tours de roue avec quelques hésitations, ou un visiteur sur un vélo en libre-service.Faisons preuve de courtoisie envers les autres cyclistes, sans oublier les piétons et usagers les plus vulnérables.Et surtout, pro?tons du vélo pour redécouvrir nos milieux de vie et nos régions », souligne Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec.PROMOTION À Québec, on dit oui à la courtoisie.Recherche, photos et rédaction: Annie Lafrance PROCHAIN RENDEZ-VOUS: LE SAMEDI 12 JUIN Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec \u2013 Photo: AnneWilliams La route, ça se partage La route, ça se partage.De plus en plus de cyclistes empruntent les routes de Québec, que ce soit pour se balader, pour se rendre au bureau ou lors de déplacements actifs.Tout comme les automobilistes, les cyclistes doivent suivre les panneaux de signalisation et respecter le Code de la sécurité routière.En tant que cycliste, signaler ses intentions aux autres usagers de la route est non seulement obligatoire, mais il permet surtout de diminuer les risques d\u2019accident.Les cyclistes de Québec disent oui à la courtoisie et au partage de la route en circulant dans le sens de la circulation sur la chaussée ou dans l\u2019aménagement cyclable prévu à cet effet, àmoins d\u2019indication contraire, et en roulant en ?le lorsqu\u2019ils sont en groupe de deux personnes ou plus.Soyez vigilant ! Évitez les risques de collision avec les piétons ou les personnes à mobilité réduite et ne roulez pas sur les trottoirs : ils leur sont réservés.Vous êtes automobiliste?Ralentissez dans les rues résidentielles, là où plusieurs jeunes roulent à vélo.Êtes-vous courtois sur la route?Ralentir, être attentif, respecter la signalisation routière, prioriser la sécurité des enfants, etc.Et si nous nous donnions collectivement la mission d\u2019intégrer aussi de saines habitudes d\u2019utilisation de la route?Après un grand succès à l\u2019automne 2020, Le Soleil vous présente la suite de cette série, qui s\u2019appuie sur la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec et qui présentera différentes façons d\u2019adopter un comportement courtois sur la route.P h o t o : O f ?c e d u T o u r i s m e d e Q u é b e c , J e f f F r e n e t t e Un dalot pour vélos a été installé dans l\u2019escalier de la Chapelle, qui relie la côte d\u2019Abraham à la rue Saint-Vallier Est.Courtoisie Ville de Québec NATHALIE RONDEAU ET RANDYDROUIN Sur la rueMartel, dans le secteur Loretteville, le panneau af?che une limite de 30 km/h.Pourtant, il n\u2019est pas rare de voir des voitures et des camions de livraison rouler deux fois plus vite que la vitesse permise sur cette rue résidentielle.Comme plusieurs de leurs voisins, Nathalie Rondeau et Randy Drouin craignent pour la sécurité des enfants qui sont de plus en plus nombreux à rouler à vélo.« Le secteur s\u2019est rajeuni ces dernières années et les familles font du vélo et marchent régulièrement.Partager la route, c\u2019est aussi ralentir et faire attention aux jeunes cyclistes qui peuvent surgir à tout moment », dit la mère de famille qui, du même coup, sensibilise son garçon Kyle à rouler à vélo en bordure de rue et à garder les sauts pour les sentiers de BMX.STÉPHANIE BERNADET Il n\u2019y a pas que les cyclistes qui sont vulnérables sur la route.Les piétons le sont davantage.Parlez-en à Stéphanie Bernadet, qui habite depuis 19 ans sur la rue de la Broussaille, dans le quartier Lebourgneuf (secteur Les Méandres).Malgré la présence d\u2019une voie piétonne en bordure de la rue, et surtout, malgré la limite de vitesse qui est réduite à 30 km/h dans tout le quartier, elle constate que le partage de la route n\u2019est toujours pas acquis.« Il y a deux écoles et deux garderies dans le quartier.Des gens de tous les âges marchent ici, à toute heure de la journée.Ça roule très vite, surtout aux heures de pointe.Il est important de ralentir », dit celle qui attend l\u2019installation des bollards qui sécurisent chaque été la voie piétonne sur sa rue.JEAN-LUC VÉZINA Cycliste aguerri, Jean-Luc Vézina se fait un devoir de respecter les autres cyclistes quand il est lui-même automobiliste.« Je sais que les cyclistes sont plus vulnérables et qu\u2019ils peuvent parfois dévier légèrement s\u2019il y a un trou dans la chaussée.» Il remarque que, de façon générale, les automobilistes sont plus courtois qu\u2019avant.« Surtout depuis les récentes campagnes de promotion », constate-t-il.Comme lui, de plus en plus de cyclistes ont installé une lumière rouge clignotante à l\u2019arrière de leur vélo et une blanche à l\u2019avant.« Cette pratique est maintenant répandue dans la communauté cycliste.C\u2019est une façon d\u2019être mieux vu et d\u2019inciter les automobilistes à ralentir.» C\u2019est que les dangers sont multiples.Non seulement le cycliste doit être prudent face aux véhicules, mais aussi envers les piétons.Ils ont dit.Pour en savoir plus sur les actions de la Ville en sécurité routière, visitez le ville.quebec.qc.ca/securiteroutiere.LE RETOUR DES RUES PARTAGÉES Fortes du succès de l\u2019an dernier, les rues partagées sont de retour dans un concept revu et amélioré, avec des œuvres marquées au sol et des placettes éphémères pour permettre aux passants de pro?ter des lieux en toute sécurité.De juin à octobre, 18 rues partagées sont aménagées dans des secteurs résidentiels a?n de favoriser la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes.N\u2019oubliez pas : la vitesse y est limitée à 20 km/h.La Ville de Québec aménage plus de trottoirs et plus de bandes cyclables Chaque année, la Ville de Québec agrandit son réseau cyclable et aménage plus de trottoirs.Cette année ne fera pas exception.Plus de 12 kilomètres de trottoirs seront refaits ou installés, promet la Ville, totalisant des investissements de 6,5 millions $.Ces trottoirs seront installés en priorité dans les secteurs où la fréquence et la gravité des collisions impliquant des piétons sont plus grandes.Vous êtes cycliste?Ce sont 25 projets d\u2019aménagements cyclables, sur les pistes, mais aussi sur le réseau routier, qui sont prévus pour cette année.Parmi ces projets, on compte des îlots ralentisseurs, des bandes cyclables protégées et des passerelles, notamment.L\u2019ajout de voies cyclables sécuritaires a pour effet de démocratiser la pratique du vélo.L\u2019année 2020 a été marquée par des records de circulation sur les axes cyclables de la ville.Ce ne sont plus seulement des sportifs qui empruntent ces voies : ce sont des travailleurs, des étudiants, des familles, des gens qui font leurs courses, etc.GARDEZ VOSDISTANCES! Avant de dépasser un cycliste ou un piéton, assurez-vous toujours d\u2019avoir suf?samment d\u2019espace pour ne pas nuire à sa sécurité.N\u2019oubliez pas : la distance entre le véhicule et le cycliste (ou piéton) doit être : \u2022 de 1 m dans une zone de 50 km/h oumoins \u2022 de 1,5 m dans une zone de plus de 50 km/h.LE SAVIEZ-VOUS?Bien qu\u2019elle soit populaire auprès des jeunes, l\u2019usage de la trottinette est interdit sur la chaussée.Circulez sur le trottoir pour un trajet en toute sécurité. 0066131 Adopter un bon comportement comme cycliste Depuis sa fondation en 1967, Vélo Québec en a fait du chemin ! L\u2019organisme québécois multiplie les efforts pour obtenir de meilleures infrastructures cyclables, mais aussi pour améliorer la cohabitation sur la route.Vélo Québec rappelle aux cyclistes l\u2019importance d\u2019adopter de bonnes pratiques à vélo et de respecter les règles pour rouler en sécurité et mieux partager la route.« Les Québécois sont de plus en plus nombreux à découvrir ou redécouvrir les joies du vélo.Accueillons ces nouveaux adeptes, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un jeune enfant faisant ses premiers tours de roue avec quelques hésitations, ou un visiteur sur un vélo en libre-service.Faisons preuve de courtoisie envers les autres cyclistes, sans oublier les piétons et usagers les plus vulnérables.Et surtout, pro?tons du vélo pour redécouvrir nos milieux de vie et nos régions », souligne Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec.PROMOTION À Québec, on dit oui à la courtoisie.Recherche, photos et rédaction: Annie Lafrance PROCHAIN RENDEZ-VOUS: LE SAMEDI 12 JUIN Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec \u2013 Photo: AnneWilliams La route, ça se partage La route, ça se partage.De plus en plus de cyclistes empruntent les routes de Québec, que ce soit pour se balader, pour se rendre au bureau ou lors de déplacements actifs.Tout comme les automobilistes, les cyclistes doivent suivre les panneaux de signalisation et respecter le Code de la sécurité routière.En tant que cycliste, signaler ses intentions aux autres usagers de la route est non seulement obligatoire, mais il permet surtout de diminuer les risques d\u2019accident.Les cyclistes de Québec disent oui à la courtoisie et au partage de la route en circulant dans le sens de la circulation sur la chaussée ou dans l\u2019aménagement cyclable prévu à cet effet, àmoins d\u2019indication contraire, et en roulant en ?le lorsqu\u2019ils sont en groupe de deux personnes ou plus.Soyez vigilant ! Évitez les risques de collision avec les piétons ou les personnes à mobilité réduite et ne roulez pas sur les trottoirs : ils leur sont réservés.Vous êtes automobiliste?Ralentissez dans les rues résidentielles, là où plusieurs jeunes roulent à vélo.Êtes-vous courtois sur la route?Ralentir, être attentif, respecter la signalisation routière, prioriser la sécurité des enfants, etc.Et si nous nous donnions collectivement la mission d\u2019intégrer aussi de saines habitudes d\u2019utilisation de la route?Après un grand succès à l\u2019automne 2020, Le Soleil vous présente la suite de cette série, qui s\u2019appuie sur la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec et qui présentera différentes façons d\u2019adopter un comportement courtois sur la route.P h o t o : O f ?c e d u T o u r i s m e d e Q u é b e c , J e f f F r e n e t t e Un dalot pour vélos a été installé dans l\u2019escalier de la Chapelle, qui relie la côte d\u2019Abraham à la rue Saint-Vallier Est.Courtoisie Ville de Québec NATHALIE RONDEAU ET RANDYDROUIN Sur la rueMartel, dans le secteur Loretteville, le panneau af?che une limite de 30 km/h.Pourtant, il n\u2019est pas rare de voir des voitures et des camions de livraison rouler deux fois plus vite que la vitesse permise sur cette rue résidentielle.Comme plusieurs de leurs voisins, Nathalie Rondeau et Randy Drouin craignent pour la sécurité des enfants qui sont de plus en plus nombreux à rouler à vélo.« Le secteur s\u2019est rajeuni ces dernières années et les familles font du vélo et marchent régulièrement.Partager la route, c\u2019est aussi ralentir et faire attention aux jeunes cyclistes qui peuvent surgir à tout moment », dit la mère de famille qui, du même coup, sensibilise son garçon Kyle à rouler à vélo en bordure de rue et à garder les sauts pour les sentiers de BMX.STÉPHANIE BERNADET Il n\u2019y a pas que les cyclistes qui sont vulnérables sur la route.Les piétons le sont davantage.Parlez-en à Stéphanie Bernadet, qui habite depuis 19 ans sur la rue de la Broussaille, dans le quartier Lebourgneuf (secteur Les Méandres).Malgré la présence d\u2019une voie piétonne en bordure de la rue, et surtout, malgré la limite de vitesse qui est réduite à 30 km/h dans tout le quartier, elle constate que le partage de la route n\u2019est toujours pas acquis.« Il y a deux écoles et deux garderies dans le quartier.Des gens de tous les âges marchent ici, à toute heure de la journée.Ça roule très vite, surtout aux heures de pointe.Il est important de ralentir », dit celle qui attend l\u2019installation des bollards qui sécurisent chaque été la voie piétonne sur sa rue.JEAN-LUC VÉZINA Cycliste aguerri, Jean-Luc Vézina se fait un devoir de respecter les autres cyclistes quand il est lui-même automobiliste.« Je sais que les cyclistes sont plus vulnérables et qu\u2019ils peuvent parfois dévier légèrement s\u2019il y a un trou dans la chaussée.» Il remarque que, de façon générale, les automobilistes sont plus courtois qu\u2019avant.« Surtout depuis les récentes campagnes de promotion », constate-t-il.Comme lui, de plus en plus de cyclistes ont installé une lumière rouge clignotante à l\u2019arrière de leur vélo et une blanche à l\u2019avant.« Cette pratique est maintenant répandue dans la communauté cycliste.C\u2019est une façon d\u2019être mieux vu et d\u2019inciter les automobilistes à ralentir.» C\u2019est que les dangers sont multiples.Non seulement le cycliste doit être prudent face aux véhicules, mais aussi envers les piétons.Ils ont dit.Pour en savoir plus sur les actions de la Ville en sécurité routière, visitez le ville.quebec.qc.ca/securiteroutiere.LE RETOUR DES RUES PARTAGÉES Fortes du succès de l\u2019an dernier, les rues partagées sont de retour dans un concept revu et amélioré, avec des œuvres marquées au sol et des placettes éphémères pour permettre aux passants de pro?ter des lieux en toute sécurité.De juin à octobre, 18 rues partagées sont aménagées dans des secteurs résidentiels a?n de favoriser la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes.N\u2019oubliez pas : la vitesse y est limitée à 20 km/h.La Ville de Québec aménage plus de trottoirs et plus de bandes cyclables Chaque année, la Ville de Québec agrandit son réseau cyclable et aménage plus de trottoirs.Cette année ne fera pas exception.Plus de 12 kilomètres de trottoirs seront refaits ou installés, promet la Ville, totalisant des investissements de 6,5 millions $.Ces trottoirs seront installés en priorité dans les secteurs où la fréquence et la gravité des collisions impliquant des piétons sont plus grandes.Vous êtes cycliste?Ce sont 25 projets d\u2019aménagements cyclables, sur les pistes, mais aussi sur le réseau routier, qui sont prévus pour cette année.Parmi ces projets, on compte des îlots ralentisseurs, des bandes cyclables protégées et des passerelles, notamment.L\u2019ajout de voies cyclables sécuritaires a pour effet de démocratiser la pratique du vélo.L\u2019année 2020 a été marquée par des records de circulation sur les axes cyclables de la ville.Ce ne sont plus seulement des sportifs qui empruntent ces voies : ce sont des travailleurs, des étudiants, des familles, des gens qui font leurs courses, etc.GARDEZ VOSDISTANCES! Avant de dépasser un cycliste ou un piéton, assurez-vous toujours d\u2019avoir suf?samment d\u2019espace pour ne pas nuire à sa sécurité.N\u2019oubliez pas : la distance entre le véhicule et le cycliste (ou piéton) doit être : \u2022 de 1 m dans une zone de 50 km/h oumoins \u2022 de 1,5 m dans une zone de plus de 50 km/h.LE SAVIEZ-VOUS?Bien qu\u2019elle soit populaire auprès des jeunes, l\u2019usage de la trottinette est interdit sur la chaussée.Circulez sur le trottoir pour un trajet en toute sécurité.leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 27 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 28 ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une nouvelle en lien avec le monde des affaires?Écrivez-nous au nouvelles@lesoleil.com Les jeux extérieurs ont la cote, surtout depuis le premier déconfinement.Il y a le spikeball, mais aussi plusieurs autres activités que l\u2019on peut faire entre parents et amis riment avec bonnes affaires pour les commerçants.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com Au cours de la dernière année, le spikeball a connu une forte popularité.Tellement qu\u2019il y a eu une pénurie d\u2019ensembles de jeu chez les détaillants.Cette année, on peut constater que les stocks sont au rendez-vous.Le jeu est devenu populaire au point où l\u2019humoriste Arnaud Soly a pastiché le premier ministre François Legault «interdisant le spike- ball dans les parcs» dans l\u2019un de ses récents doublages vidéo.Dans les magasins d\u2019articles de sport, comme le Sports Experts à Fleur de Lys, à Québec, les piles de spikeball sont omniprésentes.Tout comme les autres produits déclinés sous d\u2019autres appellations \u2014 smashball, pickleball, skip ball, etc.Il y a même une version pour jouer le soir venu, le Spike Brite! «C\u2019est le jeu le plus en vogue depuis un an et demi», confirme Christophe Boucher, directeur des ventes et du marketing chez le Groupe Boucher, propriétaire des franchises Sports Experts de la région de Québec.«Autant le spikeball et les autres variantes.Ça se transporte bien et on peut jouer à peu près n\u2019importe où, pourvu qu\u2019il y ait de l\u2019espace.» JEUX NAUTIQUES Selon M.Boucher, à part les spike- ball, les planches à bras (paddle board) sont très en demande.«On en garde un bon inventaire dans nos magasins», dit-il.«Aussi, tous les jeux gonflables connaissent une forte popularité.On dirait que la pénurie de vélos qu\u2019on a connue l\u2019an dernier a amené les gens à se renouveler dans le choix de leurs activités extérieures.» Les kayaks sont également en forte demande.Pratiquement au même titre que les vélos.M. Boucher souligne d\u2019ailleurs que les consommateurs achètent leurs vélos plus tôt qu\u2019avant la pandémie.IDÉES ORIGINALES À la boutique L\u2019Inventaire, où l\u2019on peut se procurer des trouvailles JEUX EXTÉRIEURS LES DÉTAILLANTS PRÊTS À FAIRE FACE À LA FOLIE Même s\u2019il connaît une immense popularité depuis quatre ou cinq ans, le spikeball a été inventé dans les années 1980 par Jeff Knurek.Le jeu avait alors été acheté par To- my Games en 1989 et nommé spikeball.Il a fallu attendre jusqu\u2019en 2008 pour que le jeu renaisse de ses cendres.Chris Ruder a fait les démarches pour récupérer le nom dont la marque de commerce était expirée.Il a alors déposé la marque.Entre 2008 et 2013, les spike- ball étaient uniquement vendus en ligne.L\u2019année suivante, le jeu était offert en magasin.D\u2019ailleurs, selon l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF), il faudrait plutôt dire «balle au rebond» ou «balle volée».Le terme spikeball réfère à la marque de commerce et a été lexicalisé.L\u2019OQLF a proposé ces termes en décembre 2019 pour désigner ce concept de jeu extérieur.PAUL-ROBERT RAYMOND UN JEU ISSU DES ANNÉES 1980 1 leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 29 AFFAIRES 2 Ces balles qu\u2019on peut lancer sur l\u2019eau, fabriquées par Waboba, sont pour ceux qui «ne sont pas patients pour faire bondir des galets sur l\u2019eau».Vendues 12,99 $ à la boutique L\u2019Inventaire.3 Le chouchou de la directrice de la boutique L\u2019Inventaire, le jeu de ping-pong portatif avec le filet qui s\u2019adapte à pratiquement toutes les tables, offert à 43,99 $.4 Une variante du jeu de fers avec des cordages, fabriqué par Outside Inside, 43,99 $ à la boutique L\u2019Inventaire.5 Le grand disque souple d\u2019Outside Inside, vendu 17,99 $ à L\u2019Inventaire.6 L\u2019ensemble Freestyle de raquettes avec moineaux et balles, de marque Outside Inside, 43,99 $ à L\u2019Inventaire.7 Les fléchettes souples Outside Inside avec des cibles en cordage, 39,99 $ à la boutique L\u2019Inventaire.8 La super balle d\u2019antan a aussi un rejeton.La Moon Ball, fabriquée par Woboba, peut atteindre facilement la hauteur d\u2019un étage quand on la fait bondir au sol.Offerte à 9,99 $ à la boutique L\u2019Inventaire.9 Les mini-disques souples Waboba, 10,99 $ chacun à L\u2019Inventaire.1 Le spikeball (balle au rebond ou balle volée) est le jeu entre amis le plus en vogue depuis un an et demi, selon un commerçant en articles de sport interrogé par Le Soleil.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET JEUX EXTÉRIEURS LES DÉTAILLANTS PRÊTS À FAIRE FACE À LA FOLIE et des inventions dans le quartier Saint-Roch, on propose d\u2019autres jeux tout aussi originaux qui se jouent en respectant la distanciation physique de deux mètres.«La pandémie de COVID-19 a beaucoup changé les habitudes des gens quant à leurs loisirs entre amis.Il y a eu beaucoup de jeux dans les parcs», affirme Julie Simard, directrice de la boutique.Si on cherche des jeux de fléchettes, d\u2019anneaux de cordage ou des disques à lancer souples \u2014 moins durs pour les mains que les bons vieux Frisbees en plastique \u2014, les idées ne manquent pas.Mme Simard a un faible pour la balle qu\u2019on peut lancer sur l\u2019eau, fabriquée par Waboba qui se spécialise dans les jeux pour la plage.«Si vous n\u2019êtes pas patients pour faire bondir des galets sur l\u2019eau, cette balle est pour vous!» ajoute- t-elle.La super balle d\u2019antan a aussi un rejeton.La Moon Ball, aussi fabriquée par Woboba, peut atteindre facilement la hauteur d\u2019un étage quand on la fait bondir au sol.Mais le jeu de ping-pong portatif avec un filet rétractable est le chouchou de Mme Simard.«Ce qui est intéressant avec ce jeu, c\u2019est que le filet s\u2019adapte pratiquement à toutes les largeurs de tables.» Chez Sports Experts, les jeux de fléchettes souples garnissaient aussi les tablettes.Parmi les curiosités, on a trouvé le Rocket Whistler XL.«Ça se lance comme un ballon de football, mais sans être obligé de faire un beau cigare.Ça vole sur une bonne distance et ça fait un bruit de roquette», explique M. Boucher.Les jeux de raquettes, avec un moineau ou une balle (ou les deux à la fois fournis dans l\u2019ensemble), ont toujours la cote.Quant aux quilles finlandaises, Mme Simard soutient que celles- ci connaissent un engouement une année sur deux.«L\u2019année dernière, on a connu une grosse vague d\u2019intérêt pour les quilles finlandaises», conclut-elle.Les plus jeunes aventuriers trouveront aussi leur compte avec certains jeux comme la paire de jumelles, la loupe ou les walkies- talkies ayant une portée allant jusqu\u2019à 250 pieds.La plupart des jeux énumérés coûtent entre 9,99 $ et 50 $.Mis à part les jeux de balle au rebond.Celui arborant la marque de commerce Spikeball coûte 79,99 $.2 6 7 3 8 9 5 4 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 30 PROXIMITÉ PME Portes Lambton a su relever les défis de la croissance PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca A l e x a n d r a e t M a r i e - Pier Jacques avaient d e u x d é f i s d e t a i l l e lorsqu\u2019elles ont pris au pied levé la relève de leur père, après son décès en mars 2011: gérer la forte croissance de l\u2019entreprise familiale Portes Lam- bton, qui se relevait des fortes turbulences de la crise économique de 2008, et y faire leur place alors qu\u2019elles n\u2019y avaient jamais travaillé auparavant.«Ç\u2019a été très difficile au début.La capacité de production n\u2019arrivait pas à suivre la cadence des ventes et il y avait beaucoup de résistance aux changements de la part de certains dirigeants qui étaient habitués à d\u2019autres façons de faire», explique la présidente Alexandra Jacques, qui dirigeait alors sa propre entreprise spécialisée en broderie.«L\u2019entreprise était en péril.Si on n\u2019avait pas fait les transformations nécessaires et finalement réussi à créer une entreprise à notre image, on ne serait plus là aujourd\u2019hui», renchérit Marie-Pier Jacques, qui terminait pour sa part ses études universitaires en psychologie, avant de rejoindre sa sœur quelques mois plus tard à titre de directrice des ressources humaines.À L\u2019ÉCOUTE DES EMPLOYÉS ET CLIENTS Les nouvelles dirigeantes se sont mises à la tâche en analysant point par point les forces et les faiblesses de l\u2019entreprise, et ce, en prenant soin de tâter le pouls des quelque 130 employés.«Ce sont eux qui mettent les mains à la production au quotidien et qui connaissent les enjeux.Il faut aussi avoir l\u2019esprit ouvert à la critique», fait valoir Alexandra Jacques, en ajoutant que cet exercice a permis aux employés de se sentir davantage appréciés.Les deux sœurs ont aussi pris leur bâton de pèlerin pour parcourir à plusieurs reprises le Canada et les États-Unis afin d\u2019aller à la rencontre de leurs clients et fournisseurs.«Ça nous a permis de mieux comprendre les irritants, mais surtout de créer une meilleure relation de confiance et des partenariats avec eux», souligne Alexandra Jacques.L\u2019entreprise a du même coup réorganisé ses équipes de ventes et marketing en doublant notamment à près de 40 le nombre d\u2019agents qui distribuent ses produits en Amérique du Nord.Il fallait aussi recruter de nouveaux gestionnaires et changer la culture organisationnelle de cette entreprise qui a commencé ses opérations en 1947 et a été acquise par Roger Jacques au début des années 1990.«L\u2019équipe en place n\u2019était pas structurée pour suivre le rythme d e l a c r o i s s a n c e » , p r é c i s e Marie-Pier Jacques qui a aussi implanté de nouveaux canaux de communication.L\u2019entreprise tient entre autres des rencontres heb d o ma da i re s p ou r m i e u x suivre l\u2019évolution et les besoins de la production.LE VENT DANS LES VOILES Situé à Lambton en Estrie, à mi- chemin entre Thetford Mines et Lac-Mégantic, ce fabricant de portes architecturales commerciales, institutionnelles et résidentielles en bois haut de gamme a de nouveau le vent dans les voiles et a réussi à doubler ses revenus.«Il y a eu un lot de défis pour gérer une croissance aussi rapide», indique Alexandra Jacques qui souligne également les problèmes de pénurie de main-d\u2019œuvre.Pour remédier à la situation, Portes Lambton a notamment EMPLOYÉS ET CLIENTS MIS À CONTRIBUTION Passez à l\u2019action 1 844 474-6367 competivert.com 0065704 leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 31 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF COMMENT ÉVITER LES ENJEUX D\u2019UNE CROISSANCE RAPIDE 1 FINANCEMENT ADÉQUAT.La croissance d\u2019une entreprise est assurément une bonne nouvelle.Mais une forte expansion «entraîne des besoins de trésorerie accrus et nécessite une bonne planification et un financement adéquat.Sinon, l\u2019entreprise risque de manquer de liquidités pour assumer ses obligations financières comme la paie et l\u2019achat de fournitures», prévient Mic- kaël Gravel, directeur Centre d\u2019affaires - Saguenay Lac- Saint-Jean à BDC.2 RAYON X.Il importe de faire un diagnostic de croissance, suggère Mickaël Gravel.«Il faut faire une analyse des ventes, des frais généraux, des comptes clients, des stocks et des actifs, ce qui permet notamment de déterminer si une entreprise consacre une trop grande part de sa trésorerie à ses stocks et immobilisations et, le cas échéant, de faire le nécessaire pour mieux les contrôler.» 3 ÉVALUER LES RISQUES.«Un examen minutieux des ressources internes, du marché, des concurrents ou encore des réseaux de marketing et de distribution permettra aussi à l\u2019entreprise de mieux comprendre non seulement les risques, mais aussi les occasions que présente la croissance», souligne Mickaël Gravel.«L\u2019entreprise était en péril.Si on n\u2019avait pas fait les transformations nécessaires et finalement réussi à créer une entreprise à notre image, on ne serait plus là aujourd\u2019hui.» \u2014 Marie-Pier Jacques Marie-Pier Jacques, directrice des ressources humaines et Alexandra Jacques, présidente.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ automatisé certaines tâches, ce qui lui a permis de déplacer une vingtaine d\u2019employés vers d\u2019autres emplois.La PME a également adapté certains postes de travail, notamment ceux qui nécessitaient la manutention de portes qui peuvent peser jusqu\u2019à 300 livres, afin de pouvoir embaucher plus de femmes.Elle offre aussi une prime pour les travailleurs venus de villes plus éloignées.La flexibilité des horaires, pour favoriser la conciliation travail- famille, a également permis à des retraités et semi-retraités de venir à la rescousse de cette entreprise qui a conçu les portes acoustiques de la salle de concert de la Maison symphonique à Montréal.Ses portes se retrouvent également dans de nombreux hôtels, sièges sociaux, complexes sportifs, hôpitaux, banques, palais de justice, cégeps et universités.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Télétravail : les attentes des employés Plus de la moitié (52 %) des employés souhaitent que leurs organisations adoptent à l\u2019avenir des modèles de travail hybrides et plus flexibles, qui combinent le travail à distance et du temps passé au bureau, révèle un sondage de la firme McKinsey qui démontre par ailleurs que l\u2019incertitude quant aux modalités du travail qui seront en vigueur après la pandémie leur cause de l\u2019anxiété.Faire de la cybersécurité une priorité La numérisation et la transition à grande échelle vers le travail à distance, de même que la sophistication et la prolifération croissantes des cyberattaques, a amené les entreprises à être davantage sensibilisées à l\u2019importance de la cybersécurité.Mais elles doivent en faire une priorité encore plus grande et un élément fondamental de leurs opérations et cultures organisationnelles, estime le magazine CEOWorld.Libérer l\u2019énergie créative des employés Albert Einstein, Marie Curie et Léonard de Vinci nous viennent généralement à l\u2019esprit quand on pense à des génies créateurs.En entreprise, des dirigeants comme Elon Musk ou Steve Jobs font figure de géants de l\u2019innovation.Mais la créativité peut aussi surgir de tous les employés d\u2019une organisation, et non seulement de la part d\u2019un dirigeant, d\u2019un scientifique ou des concepteurs et développeurs qui sont recrutés précisément pour leurs talents en innovation, fait valoir un article de l\u2019édition française du Harvard Business Review.Concevoir l\u2019entreprise du futur La crise de la COVID-19 a obligé les dirigeants à se concentrer sur la gestion des problèmes critiques à court terme.Ils doivent maintenant se recentrer sur l\u2019avenir de leurs entreprises, indique le BCG Henderson Institute, le groupe de réflexion stratégique du Boston Consulting Group qui suggère des pistes d\u2019orientation pour concevoir l\u2019entreprise du futur.Recrutement : comment favoriser la diversité Les études révèlent que les entreprises les plus diversifiées sont aussi les plus innovantes et les plus performantes.Pourtant, les biais et les stéréotypes ont encore la vie dure dans bon nombre d\u2019organisations qui peinent encore à embaucher des profils diversifiés d\u2019employés, note le magazine Maddy- ness qui propose des façons de favoriser l\u2019inclusion dès le processus de recrutement en entreprise. SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 32 AFFAIRES IDÉES CADEAUX POUR LE PAPA TECHNO Trouver un cadeau pour la fête des Pères est parfois beaucoup plus compliqué que pour la fête des Mères, qui se résume souvent à un gros bouquet de fleurs! J\u2019ai cherché pour vous quelques idées cadeaux abordables qui sauront, je l\u2019espère, ravir votre paternel.RASOIR ONEBLADE PHILIPS À PARTIR DE 50 $ Ce petit rasoir polyvalent est le compagnon idéal pour votre papa.Comme son nom l\u2019indique, il ne possède qu\u2019une seule lame, qu\u2019il faut remplacer après quelques mois d\u2019utilisation.Il ne rase pas d\u2019aussi près qu\u2019un rasoir conventionnel, mais il permet toutefois de tailler la barbe et la pilosité corporelle.La batterie offre une autonomie de 45 minutes, ce qui est amplement suffisant pour se tailler le pinch! HAUT-PARLEUR BLUETOOTH JBL CLIP 4 90 $ Ce petit haut-parleur Bluetooth peut être trimbalé un peu partout, car il est étanche et hermétique à la poussière.Muni d\u2019un mousqueton, il peut s\u2019accrocher sur un sac à dos ou à la ceinture.Au niveau de la qualité sonore, c\u2019est respectable, étant donné le très petit format, tandis que la batterie permet une autonomie d\u2019environ une dizaine d\u2019heures d\u2019écoute.AMAZON FIRE TV STICK 60 $ C\u2019est un incontournable pour quiconque veut avoir une expérience télévisuelle enrichie.La nouvelle génération est plus puissante, nous offrant une interface plus réactive et rapide.Le catalogue d\u2019applications comprend la majorité des applications de streaming populaires, telles que Netflix, Prime Video, Disney Plus, Apple TV+, Bell Fibe, Tou.tv.TÉLÉMÈTRE LASER COMPACT GLM 50 180 $ Un télémètre laser, c\u2019est essentiellement ce qui peut remplacer, dans bien des situations, le bon vieux galon à mesurer.La compagnie Bosch possède une vaste expertise pour ce genre d\u2019appareils laser.Le GLM 50 peut mesurer des distances allant jusqu\u2019à 50 mètres (165 pieds), avec une précision jusqu\u2019à 1,58 mm (1/16).Il est possible de faire certains calculs, comme le volume d\u2019une pièce ou la surface d\u2019un plancher.Sa connexion Bluetooth permet de relier le laser à l\u2019application de mesure Bosch pour téléphone intelligent afin de concevoir avec précision le dessin de votre pièce.OUTILS DE JARDIN À BATTERIE La technologie des batteries au lithium a révolutionné le petit monde des outi ls de jardin.L\u2019époque où l\u2019on devait avoir des talents de mixologue pour mélanger l\u2019huile et l\u2019essence est maintenant révolue pour la majorité des travaux de jardin.En effet, la plupart des outils sont maintenant disponibles à batterie.Le prix des batteries fait en sorte que le coût des outils de jardin peut monter rapidement.Si votre papa possède des outils à batterie, comme des perceuses ou autres accessoires de jardinage, vérifiez la marque et le modèle des batteries pour acheter un outil compatible, sans avoir à payer inutilement les batteries.BBQ QUÉBEC THERMOMAX 80 $ Il y a quelques semaines, j\u2019avais fait une chronique sur les gadgets pour le barbecue.Un bon thermomètre numérique est, selon moi, une bonne idée cadeau pour la fête des Pères, si le vôtre est amateur de grillades, bien sûr.Le Thermomax de BBQ Québec avait retenu mon attention par sa rapidité et sa précision.GANTS DE SUÈDE BBQ QUÉBEC 35 $ Tant qu\u2019à rester dans le barbecue, une bonne paire de gants spécialement conçus pour résister à la chaleur intense du grill, évitant ainsi des brûlures certes, mais aussi d\u2019endommager les belles mitaines de four de maman! CHEMISE CHLOROPHYLLE TRANSIT 90 $ Un vêtement, c\u2019est toujours apprécié par papa et pourquoi ne pas y aller avec une chemise Transit de l\u2019entreprise Chlorophylle?Cette chemise légère ne retient pas l\u2019humidité et les odeurs grâce à son tissu composé de polyester antimi- crobien.C\u2019est la chemise durable idéale pour le plein air ou les travaux extérieurs.STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE I N F O G R A P H I E L E S O L E I L leSoleil SEMAINE DU 5 AU 11 JUIN 2021 LOGEMENT LA «CRISE» SILENCIEUSE DE LA GASPÉSIE DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + PHOTOGRAPHIE D\u2019hier à aujourd\u2019hui SEIGNEURIALE EN 1903 CHRONIQUE Jean-Marc Salvet LE QUÉBEC BÂTIT SON AUTONOMIE + CHRONIQUE Marie-Ève Martel LES BARBARES SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 34 LE POINT Loin des images virales et des coups d\u2019éclat des groupes communautaires, les Gaspésiens ne savent plus où chercher pour se loger.Depuis quelques années déjà, la région vit l\u2019une des pires pénuries de logements de son histoire.D\u2019un bout à l\u2019autre de la péninsule, les taux d\u2019inoccupation frôlent le 0 %.Vue d\u2019ensemble d\u2019une «crise» du logement unique au Québec.SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil Sur les réseaux sociaux, les publications s\u2019empilent dans les groupes de recherches de logement.Si les chercheurs sont très actifs, les offres sont plus que rares, et lorsqu\u2019elles sont publiées, les annonces reçoivent des dizaines de réponses en quelques minutes.Omniprésente dans le paysage politique et médiatique de la péninsule, la pénurie est aussi dans le quotidien des Gaspésiens.Élus, groupes communautaires et industrie s\u2019entendent pour identifier le logement comme le principal frein au développement de la région.Bien que de nombreux milieux du Québec vivent des problèmes de logement, la situation gaspé- sienne est unique en son genre.Aux enjeux «urbains» de l\u2019explosion des prix et de la vieillesse du parc immobilier s\u2019ajoutent des caractéristiques bien gaspésiennes : les évictions touristiques, le sur- coût de l\u2019éloignement et les préjugés des grands financiers.Le manque de logements est si criant que même la stratégie Vivre en Gaspésie, qui a comme mission de contribuer à la croissance démographique de la région, a pris la décision de mettre sur la glace une campagne de promotion prête à être déployée.«Notre campagne était filmée, montée, et prête à être lancée en mai.On l\u2019a volontairement mis sur pause puisque ce n\u2019est pas le bon timing.On va attendre le moment opportun», explique le directeur de la stratégie, Danik O\u2019Connor.DES CHIFFRES FRAPPANTS La pénurie de logements est palpable dans bien des milieux en Gaspésie, mais contrairement aux grandes villes, la péninsule peine à documenter le tout.Mis à part quelques données de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL), les élus et investisseurs ont longtemps dû jongler avec peu de statistiques à leur disposition.Récemment, le Regroupement des MRC de la Gaspésie a mandaté le Centre d\u2019initiation à la recherche et d\u2019aide au développement durable (CIRADD) du Cégep de la Gaspésie et des Îles pour faire un portrait de la situation.Les conclusions sont frappantes.Quatre municipalités gaspésiennes sur cinq, sans compter Gaspé, présentent des taux d\u2019inoccupation de 0 %.Environ 13 % des locataires doivent quitter leur logement pour la saison touristique et les investisseurs parlent d\u2019un sur- coût d\u2019au moins 20 000 $ par unité construite en Gaspésie.«Seulement avec les chiffres de la SCHL, on n\u2019a pas une bonne idée de comment les gens vivent l\u2019enjeu du logement, on ne connaît pas la perception.C\u2019était le but du rapport.En essence, le rapport met en lumière qu\u2019il y a énormément d\u2019embûches quand quelqu\u2019un veut venir s\u2019installer en région», résume un des professionnels de recherche du CIRADD, l\u2019expert en analyses quantitatives Johnathan Crépeau.Afin d\u2019aller encore plus loin dans la documentation du problème, plusieurs municipalités telles que Gaspé et Grande-Rivière ont engagé des firmes spécialisées pour faire un portrait de la situation.UN SYMPTÔME DE LA CROISSANCE DE LA GASPÉSIE Il y a quelques années à peine, des experts prédisaient la fermeture de nombreux villages gaspésiens.De Percé à New Carlisle, les prédictions démographiques étaient épeurantes.Affligée par un exode important des jeunes, une économie particulièrement fragile et comptant la population la plus âgée de la province, le portrait de la Gaspésie était peu encourageant.Or, depuis quelques années, les municipalités gaspésiennes sont témoins d\u2019un revirement de situation majeur.Alors que la péninsule perdait des centaines d\u2019habitants chaque année au début des années 2010, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est désormais la seule région éloignée à afficher un taux migratoire positif depuis 2016.En 2019-2020, quelque 689 néo-Gaspésiens se sont ajoutés aux paysages pittoresques.À la tête de Vivre en Gaspésie depuis 2002, Danik O\u2019Connor a été témoin du changement démographique de la péninsule.«J\u2019ai vu passer la période noire où on perdait vraiment beaucoup de gens, jusqu\u2019en 2016, où la situation s\u2019est améliorée», relate-t-il.«On n\u2019a pas eu le temps de célébrer trop longtemps!» «On est passé de \u201cça va mal on a des défis démographiques\u201d à \u201cça va mal on a des défis de logement\u201d», explique M. O\u2019Connor, en précisant que ces derniers sont «beaucoup plus agréables».Il tient également à rectifier certaines perceptions.Trouver un logement en Gaspésie est difficile, certes, mais pas impossible.«Il y a des gens qui quittent régulièrement, donc des logements se libèrent.Il faut juste mettre la main dessus.» La présidente du Regroupement des MRC de la Gaspésie et préfète de la MRC du Rocher-Percé, Nadia Minassian, reconnaît qu\u2019il y a un enjeu majeur lié au logement en Gaspésie, mais préfère le voir du bon côté.«On est allé à l\u2019encontre de toutes les statistiques des dernières années.On a investi dans nos infrastructures, dans notre image de marque, et ça a fonctionné», se réjouit l\u2019élue, osant même comparer la Gaspésie à un phénix qui renaît de ses cendres.«Maintenant, on doit investir dans des logements locatifs annuels pour ceux qui veulent rester ici à l\u2019année», convient-elle.Déjà difficile pour les locaux, se loger en Gaspésie devient encore plus ardu pour les nouveaux arrivants ou les Gaspésiens qui souhaitent revenir en région.Divisée en petites communautés tissées serrées, la recherche dans la péninsule se fait au rythme des contacts.Famille, amis et collègues participent souvent à l\u2019effort de recherche en «se faisant aller les contacts».Le CIRADD rapporte que près de la moitié des locataires interrogés disent avoir obtenu leur logement via le bouche-à-oreille.À peine un répondant sur cinq aurait trouvé par les réseaux sociaux.LOGEMENT : LA «CRISE» SILENCIEUSE DE LA GASPÉSIE 1Derrière ses paysages de carte postale, la Gaspésie est aux prises avec une «crise» du logement unique au Québec.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT 2Même les plus petites municipalités de la Gaspésie, telles que La Martre, présentent des taux d\u2019inoccupation anémiques.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE SIMON CARMICHAEL 3 La préfète de la MRC du Rocher-Percé, Nadia Minassian \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, SIMON CARMICHAEL leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 35 LE POINT Les drames des derniers mois ont bien mis en lumière la difficulté des femmes de s\u2019arracher du cercle vicieux de la violence conjugale.Ajoutez à cela un autre défi de taille : n\u2019avoir nulle part où atterrir.«C\u2019est la dernière chose que je fais le soir, et la première que je fais le matin», confie Maude* en soupirant.Depuis maintenant quatre mois, la jeune professionnelle de l\u2019éducation cherche désespérément un logement sur la pointe gaspésienne, sans succès.Au cours de la dernière année, elle a dû quitter le milieu familial à quelques reprises pour se réfugier chez des organismes d\u2019aide aux femmes vivant de la violence.L\u2019hiver dernier, Maude a quitté son domicile pour se dégager de ce qu\u2019elle qualifie de «situation malsaine».Depuis, elle réside à contrecœur dans l\u2019une des quelques petites chambres qu\u2019un centre communautaire a mises sur pied en vitesse pour répondre à la pénurie de logements.Malgré des centaines d\u2019heures de recherche et des dizaines de visites, impossible de mettre la main sur un logement.Pourtant, son profil est favorable.Elle est une jeune fonctionnaire avec un dossier de crédit impeccable et de nombreuses références.Ces histoires humaines se multiplient en Gaspésie avec la pénurie de logements qui frappe la péninsule.«Chaque fois que je visite, je sais qu\u2019il y a 50 autres personnes qui ont fait la même démarche que moi.J\u2019appelle ça la loto du logement», ironise-t-elle, même si elle considère la situation tout sauf amusante.«J\u2019ai retourné toutes les pierres.Je me sens vraiment dans un cul-de- sac, autant pour la location que pour l\u2019achat», s\u2019exaspère-t-elle.L\u2019histoire de Maude n\u2019est malheureusement pas inhabituelle pour la directrice de la Maison d\u2019aide et d\u2019hébergement L\u2019Émergence de Maria, Nancy Gough.Régulièrement, elle est témoin de femmes vulnérables qui retournent auprès de conjoints violents, faute de logements.«On est confronté à l\u2019enjeu du logement quotidiennement», convient-elle.Mme Gough est catégorique : l\u2019accès à un logis est nécessaire pour quitter un milieu où l\u2019on subit de la violence conjugale.«Le logement est un outil qui permet de se réorganiser», assure-t-elle.«La stabilité résidentielle est nécessaire pour quitter un conjoint violent, et en ce moment, c\u2019est comme trouver une aiguille dans une botte de foin», image celle qui travaille auprès des femmes en contexte de violence conjugale depuis 30 ans.«Souvent, des femmes avec des enfants doivent retourner dans des milieux dangereux, parce qu\u2019elles n\u2019ont pas de toit», note Mme Gough en relatant l\u2019histoire d\u2019une mère de famille et de ses quatre enfants qui sont récemment retournés dans un milieu où il y avait des enjeux de sécurité.«Depuis 15 ans, aucune des femmes qui a résidé dans un de nos logements de transition n\u2019est retournée auprès d\u2019un conjoint violent.Je pense que ça montre bien l\u2019importance d\u2019avoir quelque part où atterrir.» Or, récemment, l\u2019organisme doit se résoudre à garder des familles plus longtemps dans ses espaces de transition, puisqu\u2019aucun logement n\u2019est disponible dans la communauté.«On doit refuser des femmes.Ça nous brise le cœur.» La dire ctr ice de la maison L\u2019Émergence ne se gêne pas pour qualifier la situation de «crise du logement», contrairement à plusieurs élus qui préfèrent parler «d\u2019enjeu» ou de «problématique».«On a des gens qui ne peuvent pas se loger.C\u2019est la base de la base des besoins! Mets-en que c\u2019est une crise!» s\u2019indigne Mme Gough.L\u2019intervenante souhaite tout de même rassurer les femmes.Si le besoin se présente, la maison L\u2019Émergence sera là.«On va faire avec les moyens du bord, mais on va s\u2019arranger.» DES SACRIFICES IMPOSSIBLES Le manque criant de logements en Gaspésie force les locataires à revoir régulièrement leurs critères de recherche à la baisse.«Franchement, au point où j\u2019en suis rendue, je vais prendre la prochaine chose qui sera disponible, et advienne que pourra» laisse tomber Maude, résignée.Depuis le début de ses recherches, la jeune femme a dû faire des concessions sur le lieu de son potentiel logement, la qualité de celui-ci, tout en acceptant de payer bien plus que la part qu\u2019elle allouait auparavant.«Mes recherches sont rendues bien loin du 30 % du revenu qui est recommandé pour se loger», note-t-elle.«Mais je n\u2019ai pas vraiment le choix.» Maude a même envisagé de s\u2019établir à Murdochville, en plein cœur de la Gaspésie, à plus d\u2019une heure trente de son emploi.Malgré ces importants sacrifices, toujours pas de loyer à l\u2019horizon.«Qu\u2019est-ce que je vais devoir sacrifier de plus?», se questionne Maude.«Est-ce que ça vaut vraiment la peine de rester en Gaspésie?» Ces sacrifices sont chose régulière à la maison L\u2019Émergence.«Quand il y a des enjeux de sécurité et pas de solution d\u2019hébergement, on doit parfois demander à la femme de quitter sa région, de se déraciner», rapporte la directrice du centre.«Ça fait malheureusement partie de notre quotidien.» Nancy Gough parle d\u2019un «poids énorme» dans la vie des femmes vulnérables à la recherche de solutions de logement.«C\u2019est un élément de stress tellement important à la base, ne pas pouvoir se loger.Ajoutez à ça des enjeux de sécurité.On pourrait dire que ça gâche la vie», conclut-elle.SIMON CARMICHAEL (COLLABORATION SPÉCIALE) *Nom fictif afin de conserver l\u2019anonymat.VIOLENCE CONJUGALE S\u2019EN SORTIR SANS SAVOIR OÙ ATTERRIR 1 2 3 La directrice de la maison L\u2019Émergence, Nancy Gough, ne se gêne pas pour qualifier la situation de «crise du logement», contrairement à plusieurs élus.«On a des gens qui ne peuvent pas se loger.C\u2019est la base de la base des besoins! Mets-en que c\u2019est une crise!» \u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE GILLES GAGNÉ LIRE LA SUITE DU DOSSIER \u203a 36 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 36 LE POINT SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil Dans les serpenteuses gaspé- siennes se déchirent mer et montagnes qui font le bonheur des voyageurs.Construire dans ces paysages à couper le souffle a cependant un prix : jusqu\u2019à 25 000 $ de plus par nouvelle porte.Ce sur- coût dû à l\u2019éloignement, jumelé à la réticence des investisseurs, freine la construction dans la péninsule, contribuant au manque de logements.Les acteurs gaspésiens de la construction sont bien au courant : construire dans la péninsule coûte cher.Selon les entrepreneurs interrogés par le Centre d\u2019initiation à la recherche et d\u2019aide au développement durable (CIRADD), ce sur- coût serait de 20 000 $ à 25 000 $ par unité.«Il s\u2019agit d\u2019un important frein à l\u2019investissement», rapporte le professionnel de recherche du CIRADD, Jonhathan Crépeau.L\u2019ancien maire de Gaspé, François Roussy, s\u2019est réorienté dans l\u2019immobilier à la suite de son départ de la mairie.En plus de la trentaine de portes qu\u2019il gère, il a fait construire plusieurs triplex au cours des dernières années.Les chiffres avancés par le CIRADD ne le surprennent pas du tout.«Ça a toujours été plus cher à cause de la distance, et pas juste de la construction, tout!», note M. Roussy, en rappelant que même le gouvernement le sait bien.Les subventions pour les infrastructures en Gaspésie sont généralement de 10 % à 15 % plus grandes pour combler le surcoût, rapporte-t-il.Cette somme supplémentaire s\u2019expliquerait en partie par la distance entre les fournisseurs et les chantiers, ainsi que par un manque criant de main-d\u2019œuvre spécialisée.«Il y a de la main-d\u2019œuvre spécialisée dans la région, mais ils sont tellement en demande qu\u2019on doit aller chercher à l\u2019extérieur», relate le gestionnaire immobilier.Cette importante somme retarde la rentabilité des projets immobiliers.Le rapport du CIRADD conclut que «le faible rendement de l\u2019investissement serait le principal facteur expliquant le peu d\u2019investissements effectués dans le logement locatif en Gaspésie».Autre entrave majeure au développement immobilier en Gaspé- sie : la réticence des institutions financières à financer les projets.«Un projet de 100 000 $, il va sortir de terre et la banque va l\u2019évaluer à 80 000 $.Ensuite ils vont te financer 70 % de cette somme.Ailleurs, un le même projet qui sort de terre vaudrait 120 000 $», se désole la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Nadia Minassian.CONVAINCRE LES BANQUIERS DE MONTRÉAL ET TORONTO Le manque d\u2019investissement immobilier récent en Gaspésie est toutefois compréhensible.Il y a quelques années, la région se vidait pratiquement, les jeunes quittaient en masse pour les grandes villes.«Il n\u2019y avait pas beaucoup de raisons d\u2019investir dans l\u2019immobilier en Gas- pésie à ce moment-là», convient le maire actuel de Gaspé, Daniel Côté.Les prévisions démographiques de la région ont mené les grands investisseurs à se désintéresser de la péninsule, laissant le secteur immobilier dans les mains de quelques grands joueurs, et d\u2019une multitude de petits propriétaires qui en font souvent un deuxième emploi.Ces «petits» gestionnaires n\u2019ont pas les reins assez solides pour mettre sur pied d\u2019importants projets immobiliers.«Il y a des projets qui sortent de terre, mais ce sont trois unités à gauche, six à droite.Ce n\u2019est même pas proche d\u2019être suffisant», observe le maire.«Le problème, c\u2019est que les banquiers de Montréal et Toronto ne croient pas qu\u2019il y a une pénurie de logements dans une région comme la Gaspésie.Les investisseurs de l\u2019extérieur ne croient pas à notre boom économique et industriel!», s\u2019insurge Daniel Côté.«Il faut les convaincre, mais la parole d\u2019un politicien, ça vaut ce que ça vaut».La plus grande ville de la péninsule s\u2019est donc lancée dans une offensive pour prouver aux grands constructeurs et financiers qu\u2019investir en Gaspésie est plus que rentable.Elle a mandaté le Groupe Altus pour faire le portrait des besoins dans la région.«On va chercher une étude indépendante qui va nous dire : \u201cGaspé a besoin de ça, ça va rapporter tant et ce sera rentable à tel moment\u201d.Ça sera un document pour les investisseurs, mais surtout pour les banquiers», explique l\u2019élu.Les représentations de Gaspé semblent porter leurs premiers fruits.Un premier projet «de centaines d\u2019unités» devrait être annoncé dans les prochains mois.«L\u2019investisseur avec qui on travaille nous croit.Il a parlé aux gens sur le terrain, il sait qu\u2019il y a une forte demande.Mais quand il va arriver chez son banquier à Bay Street, le banquier va dire : \u201cQu\u2019est-ce que tu fais là à investir des millions à Gaspé pour du logement!?\u201d.C\u2019est pour ça que ça nous prend de la documentation officielle et indépendante pour appuyer les projets», se désole Daniel Côté, en soufflant que «les préjugés sont tenaces».D\u2019autres milieux gaspésiens tentent de s\u2019équiper d\u2019un portfolio intéressant pour convaincre les investisseurs des opportunités d\u2019investissement.Le regroupement des MRC de la Gaspésie a récemment lancé une enveloppe d\u2019un million $ pour aider les municipalités dans la création de plans d\u2019affaires et de programmes d\u2019aide.«On a un business case à monter, et la roue commence à tourner», conclut la présidente du regroupement, Nadia Minassian.LOGEMENTS EN GASPÉSIE SE RAPPROCHER DES INVESTISSEURS 1 Construire un logement coûterait en moyenne entre 20 000 $ et 25 000 $ supplémentaires aux investisseurs.2 «Le problème, c\u2019est que les banquiers de Montréal et Toronto ne croient pas qu\u2019il y a une pénurie de logements dans une région comme la Gaspésie.Les investisseurs de l\u2019extérieur ne croient pas à notre boom économique et industriel!», s\u2019insurge le maire de Gaspé Daniel Côté.\u2014 PHOTOS COLLABORATION SPÉCIALE SIMON CARMICHAEL leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 37 LE POINT SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil Chaque été, des milliers de touristes affluent vers la Gaspésie, au grand bonheur de très nombreux travailleurs de l\u2019industrie.L\u2019intensité de saison estivale permet aux commerces saisonniers de passer les mois d\u2019hiver.Or, si le tourisme est une véritable manne pour la Gaspésie, il est aussi la cause d\u2019une autre facette de sa pénurie de logements : les évictions touristiques.En se promenant sur les routes de la péninsule, on peut observer des dizaines de roulottes en bordure de mer.Plus que de simples équipements de camping, ces véhicules récréatifs sont témoins d\u2019une pratique assez commune en Gaspésie.Bien des propriétaires gaspésiens profitent du haut potentiel touristique de leurs maisons en les louant pendant l\u2019été.Aux premières chaleurs de juin, ceux qui souhaitent «faire un coup d\u2019argent» quittent vers leurs roulottes, campings ou chalets, et louent leur demeure aux touristes pour des sommes plus qu\u2019intéressantes.Avec la pénurie de logements qui sévit en Gaspé- sie, les locataires font les frais de cette pratique, sans en toucher les bénéfices.S\u2019il est plus visible qu\u2019il l\u2019était, le phénomène est loin d\u2019être nouveau, précise la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Nadia Minas- sian.«Ç\u2019a toujours fait partie du paysage, mais maintenant que la situation du logement est plus tendue, on voit que ça devient un irritant majeur», convient-elle.Pour la haute saison touristique, quelque 13 % des locataires gas- pésiens doivent quitter pour laisser place aux voyageurs, selon le rapport du CIRADD.Cette pratique n\u2019est pas limitée à Percé, où le tourisme est de loin le plus grand moteur économique.Dans la Côte- de-Gaspé, 19 % des répondants ont affirmé être victimes d\u2019«évictions touristiques».Chez les migrants internationaux, la proportion atteint 24 %.«Déjà que l\u2019offre est déjà beaucoup plus petite que la demande en hiver et l\u2019été on ajoute une pression touristique, ce qui augmente le débalancement.Donc en plus des gens qui cherchent l\u2019hiver, on ajoute un 13 % qui doit trouver un nouveau logement pour l\u2019été», explique le professionnel de recherche du CIRADD, Johnathan Crépeau, qui a travaillé sur l\u2019étude.«ON DOIT TROUVER L\u2019ÉQUILIBRE» En mars dernier, le conseil municipal de Percé élargissait un règlement interdisant l\u2019achat de résidences dans le but d\u2019en faire des propriétés touristiques, communément appelé «flips» touristiques.Jusque là, l\u2019interdiction se limitait au cœur du village.Maintenant, il s\u2019étend d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019emblématique municipalité, de Prével à Cap-d\u2019Espoir.«On veut voir des lumières en hiver», résumait sobrement la mairesse Cathy Poirier au Soleil.«On vit une pénurie de logements très intense, et on perd des habitations potentielles chaque mois», notait Mme Poirier.«Ce n\u2019est pas ce qui va régler le problème de pénurie de logements, mais on veut au moins stopper l\u2019hémorragie.» La préfète de la MRC du Rocher- Percé parle d\u2019un enjeu «extrêmement délicat».Oui, la demande touristique accentue la pression sur le logement, mais Nadia Minassian craint que des règle- mentations trop sévères nuisent à l\u2019industrie.«La saisonnalité de l\u2019économie et de l\u2019occupation fait partie de la réalité de la Gaspésie.On a toujours eu des touristes et des travailleurs qui s\u2019ajoutent en été.Oui on doit règlemen- ter, mais il faut s\u2019assurer de garder l\u2019équilibre, parce que malgré tout, on dépend de ces visiteurs», soutient-elle.«Le fait qu\u2019on loge des touristes exacerbe l\u2019enjeu du logement, mais on n\u2019a pas un enjeu de logement parce qu\u2019on loge des touristes.Même si on règlementait tout, on n\u2019aurait pas de nouvelles unités.Il faut vraiment que les municipalités trouvent le bon équilibre», conclut-elle.LES ÉVICTIONS TOURISTIQUES : FORCÉS DE QUITTER POUR L\u2019ÉTÉ 46,67 % des répondants à l\u2019étude du CIRADD qui habitent un logement l\u2019ont trouvé à l\u2019aide du bouche-à-oreille.13,2 % des locataires sondés sont forcés de quitter leur logement pour la période estivale.+689 Le solde migratoire de la Gaspésie-Îles- de-la-Madeleine en 2019-2020.En 2001- 2002, il était de -807.20 000 $ à 25 000 $ : surcoût pour chaque nouvelle unité construite, selon les constructeurs privés.Source : Rapport du Centre d\u2019initiation à la recherche et d\u2019aide au développement durable (CIRADD) du Cégep de la Gaspésie et des Îles.«Déjà que l\u2019offre est déjà beaucoup plus petite que la demande en hiver et l\u2019été on ajoute une pression touristique, ce qui augmente le débalancement» \u2014 Johnathan Crépeau, professionnel de recherche du CIRADD Si le tourisme est une véritable manne pour la Gaspésie, il est aussi la cause d\u2019une autre facette de sa pénurie de logements : les évictions touristiques.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE SIMON CARMICHAEL SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 38 LE POINT Le Québec bâtit son autonomie P ardonnez ma naïveté, mais je suis consterné par le résultat d\u2019un sondage récemment mené dans le reste du Canada sur la décision du gouvernement Legault d\u2019inscrire dans la Constitution canadienne que le Québec forme une nation et que le français est sa langue officielle et commune.Je le suis de constater qu\u2019il n\u2019y ait pas eu une très grande évolution des esprits depuis plus d\u2019une génération.Mais je sais en même temps que les questions posées dans les sondages conditionnent beaucoup les réponses.Par exemple, si on avait demandé : «Est-ce que vous vous foutez de ce dossier au fond?» il est bien possible que la réponse aurait été majoritairement positive.Et la réponse ne serait pas la même, chose certaine, si l\u2019on posait l\u2019une ou l\u2019autre des deux questions suivantes : «Seriez-vous d\u2019accord pour que le Québec modifie seul, unilatéralement, la Constitution canadienne et chambarde l\u2019ordre fédératif canadien?» L\u2019autre question maintenant : «Seriez-vous d\u2019accord pour que le Québec modifie sa partie à lui de la Constitution canadienne en sachant que le tout n\u2019aurait qu\u2019une valeur symbolique ou presque, et que votre province pourrait aussi inscrire des mots la concernant dans sa portion à elle?» En lisant l\u2019une et l\u2019autre de ces questions, on pressent bien qu\u2019on obtiendrait des réponses différentes.Les sondages sont merveilleux et désespérants à la fois.Mais peu importe au fond! Malgré la réaction d\u2019une opinion publique plus ou moins éclairée, rien ne peut techniquement empêcher le gouvernement Legault d\u2019agir.Le Québec n\u2019a pas de permission à demander.Il peut agir seul de l\u2019avis même du gouvernement de Justin Trudeau.LE TERRAIN AUTONOMISTE Cela étant, c\u2019est du fond des choses dont j\u2019ai parlé cette semaine avec Benoît Pelletier, qui a été ministre des Affaires intergouvernementales sous Jean Charest et qui est professeur titulaire à la Faculté de droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa.M. Pelletier se définit encore et toujours comme «fédéraliste» et «nationaliste» québécois.J\u2019ajouterais qu\u2019il est un infatigable fédéraliste et nationaliste.Et, surtout, un gentilhomme, mais mon but n\u2019est pas ici de dresser son portrait.Sachez au moins qu\u2019il affronte encore des séquelles physiques de la CO- VID qui l\u2019a très durement frappé il y a quelques mois.«C\u2019est vraiment un miracle que je sois encore vivant aujourd\u2019hui», glisse-t-il.Benoît Pelletier a été consulté l\u2019an dernier par le gouvernement Legault sur l\u2019intention qu\u2019il avait déjà à ce moment-là d\u2019inscrire le statut du Québec et celui de la langue française dans la Constitution canadienne.Il appuie sans réserve la démarche du gouvernement québécois, qui entend se servir de l\u2019article 45 de la Loi constitutionnelle de 1982.Tous les experts et les constitu- tionnalistes ne s\u2019entendent cependant pas (évidemment) sur la portée de l\u2019inscription à venir.Et ce, à l\u2019instar des responsables politiques eux-mêmes.Justin Trudeau affirme que de tels mots n\u2019auront pas de portée juridique et seront sans réelle valeur interprétative.Ce que pensent d\u2019ailleurs aussi les souverainistes en général.Au gouvernement Legault, on estime au contraire qu\u2019ils auront une vraie portée, une valeur interprétative; qu\u2019ils ne seront pas que symboliques.M. Pelletier est d\u2019avis que la démarche n\u2019est pas «susceptible d\u2019ébranler les fondements fédératifs du Canada» et que sa portée sera «limitée».Son plus grand mérite à ses yeux, et ce n\u2019est pas négligeable, est d\u2019inscrire une réalité et une évidence dans la Constitution canadienne.«La Constitution d\u2019un pays est un miroir», affir- mait-il déjà en 2006.Il est nécessaire «que dans ce miroir, les Québécois se reconnaissent pleinement».Benoît Pelletier était ministre à ce moment-là.La Chambre des communes venait de reconnaître que les Québécois forment une nation.Aujourd\u2019hui, il estime qu\u2019une boucle pourrait se boucler, bien que différemment de ce qu\u2019il imaginait à l\u2019époque.\u2014 Est-ce que cette étape à venir ouvrira ou fermera quelque chose?«Ça ouvrira quelque chose», répond-il avec assurance.L\u2019ex-ministre verrait ainsi très bien, un jour, une autre étape advenir avec la rédaction et l\u2019adoption par l\u2019Assemblée nationale d\u2019une constitution proprement québécoise \u2014 ce qui est possible dans la fédération canadienne.Que mettrait notre expert dans cette constitution?La Charte québécoise des droits et libertés de la personne, la Charte de la langue française, la loi 99 sur le droit du Québec à l\u2019autodétermination, une définition de l\u2019intercultura- lisme et «des objectifs en matière d\u2019environnement».C\u2019est tout logique.Des partis représentés à l\u2019Assemblée nationale avanceront tôt ou tard sur ce terrain.C\u2019est dans l\u2019air.Ce qui m\u2019amène à cette conclusion toute simple en forme de constat tout simple : au fil du temps, le Québec bâtit son autonomie.Le plus grand mérite de la démarche est d\u2019inscrire une réalité et une évidence dans la Constitution canadienne JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Benoît Pelletier a été consulté l\u2019an dernier par le gouvernement Legault sur l\u2019intention qu\u2019il avait déjà à ce moment-là d\u2019inscrire le statut du Québec et celui de la langue française dans la Constitution canadienne.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, FRANÇOIS ROY leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 39 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com LE POURCENTAGE 15% P roportion des adultes américains qui croient aux théories conspira- tionnistes du mouvement Qa- non, dans lesquelles le monde est dirigé par des élites pédophiles et satanistes.SOURCE : THE PUBLIC RELIGION RESEARCH INSTITUTE PHOTO ARCHIVES AP, TED S.WARREN L\u2019avion supersonique de United Airlines \u2014 IMAGE AP, BOOM SUPERSONIC L\u2019heure du bain au zoo de Karachi \u2014 PHOTO AFP, RIZWAN TABASSUM VRAI OU FAUX?À l\u2019échelle mondiale, le nombre total de fumeurs n\u2019a jamais été aussi bas.QUESTION ÉCLAIR À quoi sert la trompe des éléphants?Parmi les actions qui suivent, une seule ne peut pas être accomplie avec une trompe?Laquelle?a) Accumuler de l\u2019eau, ce qui est utile pour se doucher soi-même; b) Ramasser des objets aussi fragiles que des croustilles, en les aspirant; c) Boire du liquide, comme avec une paille; d) Émettre des sons pour communiquer avec ses semblables; e) Soulever des objets lourds.Réponse : c) SOURCE : MICHAEL GARSTANG, UNIVERSITY OF VIRGINIA, CITÉ PAR LE NEW YORK TIMES L\u2019ÂGE 64 ANS ET 8 MOIS Â ge moyen des 100 sénateurs américains.Un sommet dans l\u2019histoire des États- Unis.La doyenne du Sénat actuel, la démocrate Dianne Feinstein, célébrera ses 88 ans dans quelques jours.En tout, cinq sénateurs ont dépassé l\u2019âge de 81 ans.Vingt-trois sont septuagénaires.Un seul, Jon Ossof, est âgé de moins de 40 ans.SOURCE : THE WASHINGTON POST L\u2019IDÉE TOUT REPEINDRE EN VIOLET L es touristes se faisaient rares.Alors les deux petites îles de Banwol et de Bakji, en Corée du Sud, ont pris les grands moyens.Tout a été repeint en violet : les toits de 28 000 bâtiments, les rares véhicules autorisés à circuler, les passerelles piétonnes et même les assiettes des restaurants.Pour compléter le tableau, le gouvernement a fourni des vestes mauves aux habitants.Paraît que les visiteurs en raffolent.Peu importe où se porte leur regard, ils ne voient que du mauve! L\u2019inspiration serait venue de la lavande, qui pousse naturellement sur les îles.Remarquez, ça aurait pu être pire.Imaginez si on s\u2019était inspiré d\u2019une plante de couleur vert hôpital.SOURCE : COURRIER INTERNATIONAL LA CITATION «C\u2019était ultra-confidentiel.» \u2014 Daniela Manna, restauratrice d\u2019œuvres d\u2019art à la ville de Florence, en Italie.Cette semaine, la Ville a révélé qu\u2019elle avait confié le nettoyage de plusieurs statues de marbre à.des bactéries triées sur le volet.En pleine pandémie de coronavirus, on craignait que le projet soit mal accueilli.Ou qu\u2019il fasse peur.La restauration a d\u2019abord été enveloppée de secret.Mais les ouvrières microscopiques ont fait du bon travail.Elles ont dévoré toutes les saletés, sans oublier le moindre recoin\u2026 On peut même dire que l\u2019appétit d\u2019ogre des microbes a sauvé Michel-Ange.SOURCE : THE NEW YORK TIMES L\u2019HYPOTHÈSE 2029 A nnée au cours de laquelle la compagnie United Airlines voudrait accueillir les premiers passagers d\u2019un nouvel avion supersonique, qui réduirait de moitié la durée des voyages.L\u2019avion circulerait à plus de 2000 km/h.Cela veut dire Londres-New York en 3h30.Ou Paris-Montréal en 3h45.Du jamais vu depuis la mise au rancart du Concorde, en 2003.SOURCE : USA TODAY LE SONDAGE 83% P roportion des citoyens japonais qui voudraient que les Jeux olympiques d\u2019été de Tokyo soient «reportés» ou tout simplement «annulés».En tout, 43 % des gens estiment qu\u2019ils devraient être annulés.40 % suggèrent qu\u2019ils soient reportés encore une fois.Malgré tout, le gouvernement japonais maintient que les Jeux s\u2019ouvriront le 23 juillet.SOURCE : THE ASAHI SHIMBUN Réponse : Faux.Il n\u2019a jamais été aussi élevé [1,1 milliard], principalement à cause de la popularité du tabac en Inde et en Chine.SOURCE : THE LANCET, CITÉ PAR THE GUARDIAN QUESTION ÉCLAIR En Espagne, la police vient de saisir 860 kilos de cocaïne d\u2019un genre bien particulier.Nommez deux caractéristiques de cette cargaison?a) El le ava i t été parfumée avec du par fum «Black Opium», d \u2019Yves Saint-Laurent; b) Elle n\u2019avait pas d\u2019odeur, ce qui empêchait les chiens renifleurs de la détecter; c) Elle était noire; d) Elle portait des étiquettes «made in Gaspesia»; e) Elle était mélangée à la pâte qui sert à fabriquer les hosties des célébrations liturgiques.Réponses : b) et c) SOURCE : THE GUARDIAN QUESTION ÉCLAIR Pour encourager la vaccination, l\u2019État de Virginie-Occidentale a mis sur pied une loterie qui permet de gagner toutes sortes de choses.Parmi les prix suivants, DEUX seront tirés parmi les gens qui auront été vaccinés?Lesquels?a) Un gros lot d\u2019un million $; b) L\u2019équivalent du poids d\u2019une maison de deux étages en bière; c) La propriété d\u2019un grand refuge de perroquets dont l\u2019État veut se débarrasser; d) Un approvisionnement à vie en «jelly beans», la spécialité de l\u2019État; e) Des armes à feu.Réponses : a) et e) SOURCE : FORBES LA COMPARAISON Population de la Chine en 2021 : 1,4 MILLIARD Population de la Chine en 2100 si le taux de natalité actuel reste le même : 930 MILLIONS SOURCE : ORGANISATION DE COOPÉRATION ET DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUES (OCDE) SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 40 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique Haro sur Air Canada! Alors que chacun ouvre ses goussets afin de venir en aide aux multiples causes engendrées par la situation actuelle, voici que nos «pôvres» patrons d\u2019Air Canada demandent un coup de main financier afin de les sortir du pétrin.Encore une fois, nos dirigeants fédéraux, en notre nom, leur refilent plusieurs millions de dollars pour leur permettre de renflouer l\u2019entreprise et de rembourser les billets de voyages non utilisés par leurs clients.Et qu\u2019est-ce qu\u2019on apprend?Que ces mêmes patrons d\u2019Air Canada se remplissent les poches avec une prime faramineuse.Tout comme l\u2019ont fait les patrons de Bombardier avant de liquider le tout.Pourtant, lorsque vient l\u2019embauche de ces mêmes personnes à la tête de nos entreprises importantes, on met l\u2019accent sur la nécessité de retenir les services de gens hautement qualifiés et fiables, justifiant ainsi un salaire digne de leurs compétences.Ne serait-ce pas plutôt digne de leur ego et de leur appétit du pouvoir et de l\u2019argent?Mme Freeland et M.Trudeau doivent prestement rectifier le tir et ramener l\u2019ordre dans ces abus et les finances déjà hautement amochées en ces temps de pandémie.Jeanne d\u2019Arc Lafrance Québec Le Principe de Joyce Dans le sillage de l\u2019enquête de la coroner sur la mort de Joyce Echa- quan, plusieurs porte-paroles autochtones et des commentateurs ont appuyé fortement une reconnaissance de ce qu\u2019ils nomment «le Principe de Joyce».Je vais sur le site des Attikameks pour voir de quoi il s\u2019agit très précisément.Une première partie «vise à garantir à tous les Autochtones un droit d\u2019accès équitable, sans aucune discrimination, à tous les services sociaux et de santé, ainsi que le droit de jouir du meilleur état possible de santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle.» Difficile de ne pas aller en ce sens.Par contre, on ajoute que «le Principe de Joyce requiert obligatoirement la reconnaissance et le respect des savoirs et connaissances traditionnelles et vivantes des Autochtones en matière de santé.» Là, on me permettra de demeurer dubitatif: de quoi on parle?Quelles sont ces «savoirs traditionnels» qu\u2019on pourrait utiliser dans des cas de cancer, dans des cas de COVID, dans des cas d\u2019embolie pulmonaire, comme celle qui a tué Joyce Echaquan?Et aussi: quel personnel médical professionnel oserait soigner des patients avec des techniques aussi ésotériques, non admises par aucun protocole médical expérimental?Au risque de se retrouver en faute professionnelle?Je pense qu\u2019avant d\u2019a d h é re r av e u g l e m e n t a u «Principe de Joyce», plusieurs devraient y réfléchir à deux fois.Michel Lemieux Québec Un troisième lien dans le sens du courant Québec fut fondée en raison de son site fluvial.La ville possède déjà un service de traversiers et elle qualifie sa nature balnéaire en redonnant à ses résidents et aux visiteurs l\u2019accès au fleuve par le lien entre le parc de la plage Jacques-Cartier et la populaire promenade Samuel-De Champlain.En face, la ville de Lévis est fière de son magnifique parcours des Anses.La municipalité rappelle l\u2019importance de son industrie de construction navale, la Davie.Un projet gouvernemental qui aurait du sens et qui témoignerait d\u2019un choix écologique favoriserait la construction par la Davie de deux superbes traversiers d\u2019une signature futuriste actionnés à l\u2019électricité (ou en mode hybride?).Une fabrication québécoise par des ouvriers compétents.Voilà une carte du 21e siècle pour Lévis et Québec.En somme, que le gouvernement investisse dans l\u2019amélioration de ce que nous avons déjà en services et en infrastructures.André Bélanger Québec POINT DE VUE Gabriel Boivin Québec I l pourrait être ici question de «si j\u2019aurais», de «mettre l\u2019emphase» et de «suite à», mais les férues et férus de la langue de Molière y trouveront déception, car il n\u2019en est rien.Parlons plutôt d\u2019Instagram.Si David Goudreault en appelle à la poésie, j\u2019ai aujourd\u2019hui le goût d\u2019en appeler au sens du bien commun : au rejet du nombrilisme ambiant.Les beaux jours d\u2019été sont à nos portes, en zone orange nous sommes retournés et donc forte est la tentation de se réunir et de faire fi de la pandémie.Qui plus est, on nous annonce \u2014 et les nouvelles mesures le laissent présager \u2014 que le virus commence à plier bagage pour nous fausser prochainement compagnie.Or, il est toujours bien présent.Son séjour n\u2019est pas terminé et si nous continuons à lui réserver un accueil aussi chaleureux, autrement dit à lui créer des occasions de proliférer, il y a fort à parier qu\u2019il voudra rester avec nous.Ainsi, nous sommes plusieurs à attendre ce renouveau qui s\u2019en vient, mais je vois tout de même sur les réseaux sociaux, particulièrement des «stories» sur Instagram, des dîners à moins de deux mètres, des appartements où l\u2019on s\u2019entasse à plus de huit pour une soirée festive et des «santé!» dans lesquels les bulles se mêlent\u2026 et je ne parle pas seulement de celles dans les flûtes.Qui suis-je pour jeter cette pierre, me direz-vous.Ai-je été impeccable dans mon application des mesures sanitaires dans la dernière année?Peut-être pas à 100 %, mais j\u2019ai essayé et comme plusieurs, j\u2019ai \u2014 et je continue d\u2019ailleurs \u2014 fait d\u2019énormes efforts et moult sacrifices.Je m\u2019en suis tenu aux célébrations sur Zoom et aux couvertures distancées lors des pique-niques sur les Plaines.Est-ce que je trépigne d\u2019impatience à l\u2019idée de retrouver mes meilleurs amis à l\u2019intérieur sans être masqué et stressé?Certainement.Est-ce que je meurs d\u2019envie de visiter et de serrer dans mes bras ma tante et mes cousins qui habitent à quelques rues de chez moi?Définitivement.Est-ce que je rêve d\u2019une foule compacte d\u2019inconnus dans un festival où les odeurs s\u2019entremêlent?Dans une certaine mesure\u2026 vraiment.N o u s s o m m e s à q u e l q u e s semaines d\u2019une vie où ça va enfin bien aller.La dernière année a été empreinte de solidarité, d\u2019entraide et de compréhension.Quelques s emaines nous s éparent du moment où nous pourrons saisir le Graal et y boire toutes et tous (à la même coupe)! Mettons de côté notre satisfaction personnelle et pensons encore un peu à l\u2019autre.Prenons conscience de la collectivité pour bientôt mieux nous retrouver.Alors, c\u2019est avec plaisir que je partagerai la «story de votre party» auquel vous m\u2019aurez, je l\u2019espère, invité.Vos «stories» de party leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 41 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE POINT DE VUE Michel Masse, président du CCVQ Alain Samson, président du Conseil de quartier En réaction à la chronique «Les tabous du tourisme de masse» du journaliste François Bourque parue le 29 mai C\u2019 est avec grand intérêt que les citoyens du Vieux-Québec ont pris connaissance de la chronique de François Bourque parue le 29 mai.Il y questionne la nécessité de poursuivre le modèle de tourisme de masse fondé sur le volume et le dépassement continuel des records qui a été mis en place depuis plusieurs années à Québec.La pandémie et l\u2019absence des touristes internationaux ont mis à rude épreuve ce modèle au cours des derniers mois.Les effets de la pandémie sur les commerçants, les hôteliers et les restaurateurs ont été effectivement très visibles dans le quartier historique.La mono-industrie du Vieux- Québec, axée presque exclusivement sur le tourisme, qui a été mise en lumière l\u2019été dernier autant par les commerçants que les résidents, a démontré ses faiblesses.Le Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ) et les résidents du quartier ont depuis longtemps identifié les risques de concentrer le développement économique du quartier uniquement sur le produit touristique.Mais avant la pandémie, cette discussion était vaine et ceux qui osaient l\u2019aborder étaient décriés.D\u2019autres grandes villes touristiques ont cependant amorcé une réflexion sur l\u2019après-COVID et envisagent de modifier leur vision du développement touristique.En conclusion de son article, François Bourque se demande qui pourrait prendre l\u2019initiative d\u2019une réflexion sur la façon de vivre autrement le tourisme dans le Vieux-Québec.À cette question, les résidents du quartier prennent la balle au bond.L\u2019idée d\u2019une telle réflexion avait déjà été envisagée par le CCVQ en 2019 lors de son assemblée générale.L\u2019année 2020 a permis de mesurer l\u2019importance d\u2019une telle démarche.Plusieurs des pistes de réflexion identifiées dans l\u2019article par le professeur Laurent Bour- deau du Département de géographie de l\u2019Université Laval ont été considérées par les citoyens sans les investiguer plus en détail, mais elles méritent d\u2019être explorées davantage.Pour ce faire, le CCVQ et le Conseil de quartier Vieux-Québec/Cap- Blanc/Colline parlementaire s\u2019associent pour organiser une journée de réflexion sur les façons de repenser le développement touristique dans le Vieux-Québec.Cette activité rassembleuse et constructive veut regrouper tous les acteurs concernés du milieu touristique ainsi que les spécialistes et les chercheurs afin d\u2019identifier les correctifs et les changements qui permettraient de réorienter le tourisme du Vieux-Québec et de Québec vers un tourisme responsable et durable respectueux du milieu de vie des résidents actuels et futurs, conformément aux orientations du nouveau Plan d\u2019action adopté en février par le ministère du Tourisme.Cette journée se tiendrait au début de l\u2019automne prochain.Plus de détails sur la tenue de cet événement seront disponibles ultérieurement.Les résidents du Vieux-Québec répondent présents à la réflexion sur le tourisme dans le quartier Henri Marineau Québec D écidément, ce n\u2019est pas pour demain que les communications provenant du fédéral se feront systématiquement dans les deux langues officielles.À titre de preuve, le rapport annuel du Commissaire aux langues officielles constate que pour l\u2019année 2020- 2021, le gouvernement fédéral a fracassé à nouveau son record du nombre de plaintes pour non- respect de la Loi sur les langues officielles, soit 1870 plaintes, une hausse significative par rapport à l\u2019année précédente (1361 plaintes), et plus de trois fois plus de plaintes qu\u2019en 2011-2012, soit 518.Soyons clairs, le bilinguisme tel que pratiqué à Ottawa est une utopie et il apparaît clairement que la situation ne tend pas à s\u2019améliorer.Dans les faits, il semble s\u2019être immiscé au cours des dernières décennies une culture de travail favorisant l\u2019anglais chez les fonctionnaires, ce qui a eu pour conséquence de nuire à la prestation de services essentiels en français, notamment dans les communications d\u2019urgence.Aux yeux du Commissaire aux langues officielles, Raymond Thé- berge, «c\u2019est la dualité linguistique de notre pays qui ne peut s\u2019exprimer ou s\u2019épanouir dans la fonction publique, ce qui a indéniablement un effet sur la qualité du service offert au public.La source du problème vient, selon moi, du manque de leadership en langues officielles au sein de nos institutions fédérales».La refonte promise de la Loi sur les langues officielles ne s\u2019est toujours pas concrétisée par un projet de loi du gouvernement Trudeau, mais un «document de réforme» a été déposé par la ministre Mélanie Joly.Nonobstant les belles intentions qui se dégageront de cette loi sur la refonte des langues officielles, je demeure sceptique sur les moyens concrets qui seront proposés pour pallier la maltrai- tance du français au sein de certaines institutions fédérales\u2026 Une histoire à suivre! Deux langues officielles, vous dites?Selon les auteurs de cette lettre, «la mono-industrie du Vieux-Québec, axée presque exclusivement sur le tourisme, qui a été mise en lumière l\u2019été dernier autant par les commerçants que les résidents, a démontré ses faiblesses».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 42 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES Sols en santé et agriculture pérenne Marc Brullemans Ph.D.Biophysique Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques au Québec Jacques Benoit D.E.S.S.D.É.C.(11 DE 15) L\u2019 agriculture est le secteur qui peut le plus facilement se prêter à la compréhension des effets du réchauffement planétaire.Les extrêmes météorologiques qui en découlent \u2014 sécheresses, inondations, tempêtes de grêle, gels tardifs ou neiges précoces \u2014 viennent frapper de plein fouet les agriculteurs, qui se rabattent sur la Financière agricole et autres institutions afin d\u2019éviter la faillite.L\u2019impact se reflète jusque dans le panier d\u2019épicerie, affectant au premier chef les plus démunis.Au Québe c, sous l \u2019ef fet du réchauffement climatique, le «sud» se déplace vers le nord à raison de 10 km par année (soit 27 mètres par jour).À ce rythme, les écosystèmes se disloquent.Or, à peine 2 % de nos terres (33 000 km2 sur 1,666 million de km2) sont cultivées et elles sont situées essentiellement à l\u2019extrême sud du territoire.On ne peut les déménager ni en créer d\u2019autres aux latitudes élevées.Les superficies agricoles au Québec ne cessent même de diminuer à cause de l\u2019étalement urbain, passant de 4,0 millions d\u2019hectares en 1978 à 3,3 millions en 2016.La gestion de l\u2019eau, essentielle à l\u2019agriculture, sera de plus en plus difficile.Anne Blondot, du consortium Ouranos, explique que «les précipitations tomberont plus sous forme de pluies intenses, suivies de périodes plus sèches.L\u2019air chaud favorisera aussi l\u2019évaporation, ce qui accentuera le stress hydrique.» Des cultures devront être remplacées par d\u2019autres, ce qui aura des effets sur les producteurs au niveau des certifications et devis.Si l\u2019agriculture écope, elle participe malheureusement aussi au problème.L\u2019agriculture industrielle dégrade les sols et est en grande partie dépendante des énergies fossiles.L\u2019utilisation massive d\u2019engrais, d\u2019herbicides et de pesticides (comme les néonicotinoïdes), fabriqués pour la plupart à partir de pétrole et de gaz naturel, l\u2019emploi de combustibles fossiles dans les machineries, et les émissions directes de méthane et de protoxyde d\u2019azote font que l\u2019agriculture et l\u2019élevage intensifs génèrent d\u2019importantes quantités de GES.La mise en culture de forêts et de savanes (exemple le plus courant de changement d\u2019affectation des terres) contribue aussi au réchauffement de la planète parce qu\u2019elle affecte les puits de carbone.LES FAITS \u203a Sur la planète, les terres émergées représentent 14,9 milliards d\u2019hectares.Environ les deux tiers sont des terres habitables, et de ces deux tiers, la moitié est consacrée à l\u2019agriculture.\u203a Selon l\u2019IPBES, une plateforme intergouvernementale scientifique, depuis 1970, la dégradation des terres, causée principalement par des pratiques d\u2019agriculture intensive, a entraîné une réduction de la productivité sur 23 % des terres émergées, soit les 2/3 des superficies agricoles.\u203a À l\u2019échelle mondiale, on évalue que les activités agricoles, incluant la réaffectation des sols, contribuent à hauteur de 15 % à 20 % des émissions totales de GES anthropiques.Au Canada, en 2018, le secteur de l\u2019agriculture aurait émis 60 millions de tonnes d\u2019équivalent CO2 (MtCO2e), soit moins de 10 % des émissions totales canadiennes.L\u2019élevage est responsable de 60 % de ces 60 MtCO2e.\u203a Selon l\u2019inventaire du Québec, le secteur de l\u2019agriculture aurait émis 9 MtCO2e, soit environ 10 % du total de nos émissions.L\u2019élevage du bétail compterait pour les 2/3 des émissions du secteur.\u203a Ces 9 MtCO2e se subdivisent selon les principaux GES émis, soit 45 % pour le protoxyde d\u2019azote, 43 % pour le méthane et 12 % pour le CO2, démontrant l\u2019importance de réduire les émissions de protoxyde d\u2019azote (engrais azotés) et de méthane (lisiers et ruminations).\u203a A u Q u é b e c , o n p r o d u i t quatre fois plus de porc qu\u2019on en consomme.Or, la production porcine requiert jusqu\u2019à 3 kilos de moulée par kilo de viande.Il en résulte, selon un ex-sous-ministre, «qu\u2019à peu près 70 % des meilleures terres du Québec servent à faire pousser du maïs et du soya pour l\u2019alimentation des porcs».\u203a L\u2019avènement de nouvelles pratiques d\u2019élevage et l\u2019utilisation de biocharbon pour amender les sols pourraient permettre une plus grande séquestration de carbone, mais les réductions mondiales de GES pouvant en découler (2 Gt par an) ne dépasseraient guère 20 % des émissions annuelles de ce secteur (10 GtCO2e), ou 3 % des émissions totales mondiales.C\u2019EST POURQUOI\u2026 \u203a On doit cesser d\u2019ignorer l\u2019impact grandissant du réchauffement planétaire sur l\u2019agriculture.\u203a L\u2019agroécologie (sylvopastora- lisme, permaculture, agriculture bio, agriculture régénératrice) doit être favorisée et encouragée.Il faut revaloriser la profession, tout en faisant en sorte que coexiste une forme familiale ou communautaire d\u2019agriculture.Conséquemment (tiré de la Fiche C-DUC 9 du Plan de la DUC).Nos gouvernements doivent, par exemple : \u203a Encadrer beaucoup plus sévèrement l\u2019usage des pesticides, herbicides et engrais chimiques, pour en minimiser l\u2019utilisation et bannir les plus toxiques pour l\u2019environnement; \u203a Fournir les ressources nécessaires aux agriculteurs et agricultrices pour développer une agriculture soutenable et à échelle humaine.\u203a Promouvoir avec d\u2019importantes ressources la permaculture biologique.\u203a Protéger la vocation alimentaire des terres agricoles et bannir toute production vouée à un bio- carburant, tel l\u2019éthanol.\u203a Légiférer pour faciliter l\u2019accès à la propriété des terres agricoles pour la relève et le démarrage des petites productions.Nos municipalités devraient, notamment : \u203a Modifier la réglementation municipale pour soutenir et encourager l\u2019agriculture urbaine, sous toutes ses formes.La population, quant à elle, peut, entre autres : \u203a Privilégier l\u2019utilisation d\u2019aliments produits régionalement et à partir de pratiques favorisant la santé des sols.\u203a Réclamer que soit affichée l\u2019empreinte carbone des produits alimentaires mis en marché.Si nous désirons des sols en santé et une agriculture pérenne, nous devons avant tout protéger les terres arables.En janvier 2020, la ministre des Affaires municipales, Andrée Lafo- rest, déclarait : «Il faut freiner l\u2019étalement urbain.[.] Considérant les changements climatiques, on ne peut plus fermer l\u2019œil».Un an et demi plus tard, le premier ministre fonce «les deux yeux fermés ben durs» avec son projet de troisième lien entre Québec et Lévis, qui fera exactement le contraire.Il persiste, avec son «urgence pragmatique», à nier l\u2019urgence climatique qui se fait pourtant plus pressante.De quoi dire à ce gouvernement : pousse, mais pousse égal! (Dans un prochain texte, nous traiterons de questions liées à l\u2019alimentation.) Marc Brullemans et Jacques Benoit sont membres du regroupement Des Universitaires et de GroupMobilisation (GMob) Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Ce texte fait partie d\u2019une série de 15 articles qui visent à faire connaître le Plan de la DUC, élaboré par l\u2019équipe de GroupMobilisation (GMob) dans le cadre de la «Déclaration citoyenne universelle d\u2019urgence climatique», qui a été reconnue par 525 municipalités représentant 80 % de la population québécoise.L\u2019agriculture industrielle dégrade les sols et est en grande partie dépendante des énergies fossiles.\u2014 PHOTO 123RF, ULRICH MUELLER «POUSSE, MAIS POUSSE ÉGAL!» leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 43 PLACE PUBLIQUE VOTRE SANTÉ MENTALE Georgia Vrakas, Ph.D., psychologue & ps.éd.Professeure agrégée, Département de psychoéducation UQTR | Campus de Québec P our ceux et celles qui ne le connaissent pas d é jà , G u i l l a u m e Ve r- mette est un clown thérapeutique et humanitaire situé à Trois-Rivières.Il est directeur de la Caravane Philanthrope qui existe officiellement depuis deux ans.La Caravane a trois volets : le clown humanitaire qui agit en réponse à une crise humanitaire, le clown thérapeutique qui intervient surtout dans les centres d\u2019hébergement de soins de longue durée (CHSLD) et le cirque social où l\u2019enseignement du cirque est utilisé comme levier d\u2019intervention auprès des populations marginalisées (ex. : jeunes de la rue).J\u2019ai rencontré Guillaume Ver- mette pour mieux comprendre ce qu\u2019il fait et en quoi cela contribue à améliorer la santé mentale des gens.Étant thérapeute moi-même, je m\u2019intéressais surtout au volet thérapeutique.Première chose à savoir est qu\u2019il ne s\u2019agit pas de clowns qu\u2019on voit au cirque ou à des fêtes d\u2019enfants.Selon M. Vermette, le clown n\u2019est ni drôle, ne porte pas de costume et n\u2019est pas (exclusivement) pour les enfants.C\u2019est plutôt un métier exercé par un comédien qui pratique une forme de théâtre physique où la communication est faite par l\u2019entremise de mouvements et d\u2019émotions.Le clown thérapeutique intervient pour briser l\u2019isolement des patients en milieu hospitalier ou en CHSLD et répondre à une détresse émotionnelle, d\u2019après M. Vermette.Le clown est un outil, un levier d\u2019intervention pour créer un contact, une chaleur humaine, rentrer dans l\u2019univers de la personne.«On est dans le mouvement, dans la joie de vivre, dans le simple but de devenir leur ami.e.», mentionne Guillaume Vermette.Le clown thérapeutique accepte la personne comme elle est au moment présent.Le but est d\u2019être dans l\u2019émotion avec la personne pour créer un lien significatif.Étant intriguée (et peut-être intéressée?), je me suis demandée ce qu\u2019il faut pour être un.e clown thérapeutique.Selon M. Vermette, il faut être «attachant.e, humain.e et parfaitement imparfait.e».Ce dernier critère m\u2019a fait sourire.Qu\u2019est-ce que cela signifie être parfaitement imparfait?Ne sommes-nous pas tous et toutes?En fait, cela veut dire que comme clown thérapeutique, on ne peut pas adopter une attitude d\u2019expert.e ni garder une distance professionnelle avec nos client.e.s.Selon M. Vermette, pour que son travail soit un succès, il faut adopter l\u2019opposé d\u2019une posture d\u2019expert : «le boss de l\u2019intervention est la personne».Il faut également lâcher prise sur sa propre crédibilité tout en étant confortable là-dedans.Moins on a de la crédibilité, plus les défenses des personnes qu\u2019on veut aider vont tomber.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut entrer dans l\u2019univers des gens et créer des liens significatifs.Intéressant tout de même! Moins on est crédibles, plus les gens vont s\u2019ouvrir à nous.Cela peut sembler étrange pour des professionnels de la santé mentale comme moi pour qui la crédibilité est importante dans mon travail, mais pour un clown thérapeutique, c\u2019est un ingrédient clé.Le volet clown thérapeutique de la Caravane est axé sur les personnes vivant en CHSLD.Selon M. Vermette, cette population est des plus marginalisées dans notre société où règne l\u2019âgisme systémique.La crise des CHSLD durant la COVID-19 nous a bien démontré à quel point ce groupe d\u2019âge est mis de côté dans certains cas.Cependant, la Caravane ne les a pas oubliés! Leur travail a continué à l\u2019extérieur, à travers les fenêtres, plutôt que dans les chambres des personnes âgées.Puisque les clowns viennent régulièrement visiter les patients \u2014 une fois par semaine \u2014 ils et elles réussissent à s\u2019ancrer dans leur quotidien et ainsi créer des relations significatives.Ceci est différent de visites ponctuelles qui ne permettent pas vraiment la création de liens profonds.J\u2019étais vraiment curieuse de connaître les bienfaits observés sur les personnes âgées vues par des clowns thérapeutiques de la Caravane.La joie, le sourire des gens, des crises désamorcées chez des personnes en détresse, bris de l\u2019isolement, la création de liens significatifs en sont quelques-uns.C\u2019est impressionnant! En discutant avec Guillaume Vermette, j \u2019ai vraiment senti qu\u2019il aime ce qu\u2019il fait.Ce métier semble lui apporter beaucoup de bonheur.Je sens aussi qu\u2019il réussit à transmettre sa joie et sa passion pour son travail à toutes les personnes auprès de qui il intervient.Il y a un élément qui m\u2019a particulièrement émue lors de notre entrevue : le clown thérapeutique par sa présence contribue à valider l\u2019existence de la personne.C\u2019est fort.C\u2019est très touchant.Pour moi, cela démontre que les clowns thérapeutiques ont un rôle très important à jouer dans l\u2019intervention auprès des personnes les plus vulnérables, les plus marginalisées de notre société.Ceux et celles qu\u2019on met de côté, mais qui ne seront jamais oubliés par les gens comme Guillaume Vermette.Merci Guillaume.Sites Web : caravanephilanthrope.com/ www.guillaumevermette.com/ Pages Facebook : www.facebook.com/ ClownHumanitaire www.facebook.com/ caravanephilanthrope/ Liste des ressources en santé mentale : https://tinyurl.com/5dv939s7 CLOWN THÉRAPEUTIQUE : INTERVENIR AUTREMENT Pour Guillaume Vermette, le clown thérapeutique intervient pour briser l\u2019isolement des patients en milieu hospitalier ou en CHSLD et répondre à une détresse émotionnelle.Par sa présence, il contribue à valider l\u2019existence de la personne.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 44 Même vacciné, on doit se protéger.Continuons d\u2019appliquer les mesures sanitaires pour se protéger et protéger les autres. leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 45 Même vacciné, on doit se protéger.Continuons d\u2019appliquer les mesures sanitaires pour se protéger et protéger les autres. SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 46 LE POINT Les barbares « 7 faits avec lesquels seuls les gens de la restauration pourront relate» Ça m\u2019a donné un sapré coup de vieux de lire ça.Ça, c\u2019était le titre d\u2019une publication sur un média numérique mariant blogue et actualités sur la thématique style de vie que j\u2019ai vu passer dans mon fil d\u2019actualités Facebook.«Relate» : un verbe que je comprends tout à fait, mais qui appartient à la langue de Shakespeare et qui, à mes yeux, n\u2019avait pas sa place dans le titre d\u2019un texte rédigé en français à l\u2019attention de lecteurs qui lisent le français.Visiblement, je ne suis pas le public cible de cette publication : je ne trouve pas ça si cool que ça, l\u2019usage de ce terme.Au contraire, ça m\u2019a tapé sur les nerfs.Je dois être devenue ringarde.Dans mon parler de tous les jours, il m\u2019arrive, bien que moins fréquemment qu\u2019autrefois, d\u2019user de style, genre, hot, comme, full et chill.Des mots qui faisaient friser les oreilles de mes aînés qui trouvaient que je massacrais notre magnifique langue.Ce fameux relate, comme d\u2019autres mots anglais qui ne s\u2019étaient jusqu\u2019alors pas frayé un chemin dans notre vocabulaire quotidien, je l\u2019entends de plus en plus de la bouche de jeunes adultes ayant quelques années de moins.Je le lis aussi dans leurs discours tapés sur le clavier de leur ordinateur ou sur le minuscule écran de leur appareil intelligent.Suis-je pour autant dépassée?Moi, une «milléniale» de tout juste 34 ans?En bon français, le mot «relate» \u2014 qui signifie tout bonnement se reconnaître, comprendre ou s\u2019identifier à une situation énoncée \u2014 est un barbarisme.Selon le Larousse, il s\u2019agit «d\u2019un mot qui n\u2019existe pas dans la langue à une époque donnée et dont l\u2019emploi est jugé fautif.» Dans la vie courante, des barbarismes, on en lit et on en entend plus souvent qu\u2019on pense.Suffit d\u2019aller reconduire un proche à l\u2019aréoport ou d\u2019être enduit en erreur par quelqu\u2019un qui croyait bien faire.Peut-être aimez-vous quand vos enfants jousent dehors, puisqu\u2019ils ne tardent pas à s\u2019endormir une fois étendus sur leur tête d\u2019oreiller.En tous cas, sontaient bien contents de leur journée.Le mot «barbarisme» stimule mon imaginaire.Je visualise une espèce de guerrier viking à la barbe rousse bien fournie qui n\u2019a aucune pitié pour sa pauvre victime, en l\u2019occurrence notre beau français perlé.Caricatural comme image \u2014 ou cartoonesque, pour rester dans le barbarisme \u2014, soit, mais il est aussi vrai que la langue de Molière en prend parfois sur son rhume, surtout sur les médias sociaux.Tout ça m\u2019a donné un coup de vieux parce qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, et encore aujourd\u2019hui, dois-je l\u2019admettre, il m\u2019est arrivé de me faire corriger par des lecteurs qui n\u2019exigent rien de moins que l\u2019excellence \u2014 avec raison \u2014 de ma plume, en ce qui a trait à la qualité de mon français.Quand une coquille ou une impropriété se retrouve dans un de mes textes et que cela est porté à mon attention avec politesse et bienveillance, ces commentaires sont toujours les bienvenus.Après tout, ça peut arriver à tout le monde d\u2019en laisser passer une et il est apprécié qu\u2019on me le signale.Par contre, quand une erreur est relevée sur un ton moralisateur, avec dédain ou avec condescendance, ça passe moins bien.Il y a des gens qui semblent retirer une certaine fierté de prendre des journalistes en défaut; c\u2019est comme s\u2019ils se sentaient supérieurs.C\u2019est sans compter le zèle de certains apôtres du français autoproclamés, cerbères de notre culture linguistique pour qui le registre à l\u2019écrit devrait constamment être des plus soutenus.On m\u2019a déjà rabrouée pour avoir parlé d\u2019un «viaduc» dans un article : il aurait fallu que j\u2019écrive le mot «saute-mouton» pour parler de cet «ouvrage d\u2019art» qui enjambe une voie carrossable.Ça me rappelle un enseignement que je partage toujours quand je rencontre des étudiants en journalisme, eux qui ont souvent le défaut de composer de longues phrases alambiquées et truffées de mots qu\u2019ils n\u2019utilisent pas au quotidien.Dans ce boulot, on n\u2019écrit pas pour se faire dire qu\u2019on est donc bien intelligent : on écrit pour être compris de nos lecteurs, y compris de ceux qui sont moins doués pour la lecture.Pas certaine que les abonnés du journal m\u2019auraient comprise au premier coup d\u2019œil si j\u2019avais écrit que les travaux de réfection du saute-mouton surplombant l\u2019autoroute 10 allaient débuter la semaine prochaine.Alors, oui, ça m\u2019a donné un coup de vieux de lire le mot «relate» : j\u2019ai eu l\u2019impression, en étant froissée par ce choix de mot, d\u2019être devenue un de ceux qui m\u2019écrivent et qui me font sentir comme si mes erreurs de grammaire ou de syntaxe étaient la principale raison pour laquelle on n\u2019a pas encore un PAYS.Le français est notre langue à nous, la nation québécoise.C\u2019est notre héritage, nos racines et c\u2019est ce qui nous distingue du reste du continent.C\u2019est donc essentiel de la préserver.Ça, oui, je «relate».Tout à fait.Mais j\u2019ai dû me rappeler que la beauté d\u2019une langue, c\u2019est aussi qu\u2019elle est vivante et qu\u2019elle évolue avec les générations.Pas pour rien que notre jargon et notre accent n\u2019a presque plus rien à voir avec ceux de nos cousins de la France, même si nous partageons les mêmes ancêtres.La langue évolue, donc.Et pour revenir à la définition du Larousse, un barbarisme est un mot qui n\u2019existe pas dans une langue «à une époque donnée».C\u2019est donc dire que les langues se marient les unes les autres, et je suis convaincue que l\u2019omniprésence d\u2019Internet a accéléré ce processus millénaire autrefois alimenté par les voyages et les conquêtes.Pas pour rien qu\u2019on y retrouve des emprunts à d\u2019autres dialectes, emprunts qui se québécisent et finissent par intégrer pleinement, et légitimement, notre vocabulaire.C\u2019est drôle : moi, le premier exemple qui me vient en tête, c\u2019est le mot moron.Allez savoir pourquoi.Je visualise une espèce de guerrier viking à la barbe rousse qui n\u2019a aucune pitié pour sa pauvre victime, en l\u2019occurrence notre beau français perlé.\u2014 PHOTO 123RF MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 47 LE POINT \u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com 1903 2021 P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E La rue Seigneuriale, qui s\u2019appelait la rue Saint-Michel, à Beauport, en 1903.À l\u2019époque, le secteur n\u2019est pas électrifié.Les cultivateurs circulent en carriole tirée par un cheval.L\u2019automobile reste une curiosité hors de prix.En 1897, une première voiture a circulé sur le chemin Sainte-Foy à la vitesse «vertigineuse» de 29 km/h.Sauf qu\u2019elle est tombée en panne en essayant de monter la rue d\u2019Auteuil, dans le Vieux-Québec.Plusieurs gérants d\u2019estrade ont conclu qu\u2019il y a «trop de côtes à Québec» et que l\u2019automobile ne remplacera jamais le cheval.On connaît la suite.Aujourd\u2019hui, plusieurs maisons anciennes subsistent, mais il faut un effort d\u2019imagination pour se remémorer le passé champêtre des lieux.Source : «L\u2019avènement de l\u2019automobile au Québec», Cap-aux-Diamants, 2012.JEAN-SIMON GAGNÉ SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 48 LE POINT Seigneur de Lotbinière, homme d\u2019affaires et politicien, Henri-Gustave Joly de Lotbinière a vécu la plus grande partie de sa vie entre Québec et son domaine de la pointe Platon.Il a été député de Lotbinière pendant 24 ans, chef de l\u2019opposition libérale et premier ministre du Québec en 1878-1879.Dans la soixantaine, il revient à la politique active comme ministre dans le cabinet Laurier et lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique.À l\u2019occasion de la parution de Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière, un premier ministre improbable aux éditions du Septentrion, la Société historique de Québec vous propose de découvrir cet ardent défenseur de la conservation de la forêt et ce promoteur des progrès en agriculture.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (LUCIE DESROCHERS) 1 Deux premiers ministres du Québec sont nés en dehors du territoire québécois : René Lévesque, né à Campbellton au Nouveau- Brunswick, et Henri-Gustave Joly.Où est-il né?A) À Portland, au Maine B) À Frauenfeld, en Suisse C) À Épernay, en France D) À Bude, au Royaume-Uni 2 En 1878, Joly succède au conservateur Charles-Eugène Boucher de Boucherville au poste de premier ministre du Québec.Il arrive au pouvoir dans la foulée de ce qu\u2019on a qualifié de «coup d\u2019État».Qui a commis ce «coup d\u2019État»?A) Le colonel Thomas Bland Strange, commandant de la Batterie B de la citadelle de Québec B) Un groupe d\u2019ouvriers militant pour de meilleures conditions de travail C) Des députés libéraux radicaux D) Luc Letellier de Saint-Just, lieutenant-gouverneur 3 Quelle mesure controversée du gouvernement conservateur de Boucherville a provoqué ce «coup d\u2019État»?A) Un projet de loi sur la fréquentation scolaire obligatoire B) Le financement du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental C) L\u2019ouverture de nouvelles régions à la colonisation D) Des allégations de corruption à l\u2019endroit du gouvernement de Boucherville 4 À l\u2019été 1880, Henri-Gus- tave Joly, Wilfrid Laurier, François Langelier et d\u2019autres libéraux influents fondent un journal à Québec.Quel est le nom de ce journal?A) Le Courrier du Canada B) Le Journal de Québec C) L\u2019Électeur D) Le Canadien 5 Le 12 mai 1884, avec le concours de plusieurs dignitaires, Joly préside à la plantation d\u2019arbres le long d\u2019une voie urbaine importante de Québec.De quelle voie s\u2019agit-il?A) L\u2019avenue des Érables B) La Grande Allée C) Le boulevard Langelier D) La rue de Callières 6 En 1894, Joly préside le comité organisateur d\u2019un événement d\u2019importance à Québec.Quel est cet événement?A) Le Carnaval d\u2019hiver B) Le 120e anniversaire de l\u2019Acte de Québec C) Un congrès réunissant les représentants des francophones d\u2019Amérique D) La plus importante course de chevaux jamais tenue au Canada 7 Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière est décédé le 16 novembre 1908 à Québec.Dans quel cimetière a-t-il été inhumé?A) Le cimetière Notre-Dame- de-Belmont B) Le cimetière Mount Hermon C) Le cimetière Saint-Charles D) Le cimetière juif Beth Israël HENRI-GUSTAVE JOLY DE LOTBINIÈRE CONNAISSEZ-VOUS BIEN LE QUATRIÈME PREMIER MINISTRE DU QUÉBEC? leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 49 LE POINT 1 C) Henri-Gustave Joly est le fils de la seigneuresse de Lotbinière, Julie- Christine Chartier de Lotbinière, et de Pierre-Gustave Joly, un négociant français d\u2019origine suisse.Tôt après leur mariage, les époux se rendent en France afin de régler les affaires de Pierre- Gustave qui a l\u2019intention de gérer la seigneurie de sa femme.C\u2019est au cours de ce voyage qu\u2019est né leur fils aîné, Henri-Gustave, le 5 décembre 1829, à Épernay dans le département de la Marne.À l\u2019âge de sept ans, il retourne en France où ses parents l\u2019inscrivent à l\u2019Institut Keller à Paris.Il y étudiera jusqu\u2019à l\u2019obtention de son baccalauréat.2 D) Luc Letellier de Saint-Just, d\u2019allégeance libérale, accepte mal la neutralité qu\u2019exige son poste.De son côté, le gouvernement conservateur de Boucherville, mal à l\u2019aise devant un lieutenant-gouverneur dont il doute de l\u2019impartialité, a tendance à le tenir éloigné de certaines questions importantes.S\u2019ajoutent à cette méfiance des frustrations personnelles.Le 2 mars 1878, le lieutenant-gouverneur démet le premier ministre Charles-Eugène Boucher de Boucherville et demande à Henri-Gustave Joly, chef de l\u2019opposition libérale à l\u2019Assemblée législative, de former un nouveau gouvernement malgré le fait que les conservateurs comptent sur une forte majorité en Chambre.Les conservateurs qualifient aussitôt le geste de «coup d\u2019État».3 B) Le gouvernement éprouve d\u2019énormes difficultés à financer la construction du chemin de fer de la rive nord dont il assume la responsabilité depuis 1875.Après plusieurs échecs auprès des banques, il décide d\u2019obliger les municipalités riveraines, dont la Ville de Québec, à verser les sommes souscrites.Le projet de loi prévoit, en cas de non-versement, la saisie des biens de la municipalité et, au besoin, ceux des membres du conseil municipal, voire des citoyens.Il interdit toute contestation de la loi devant les tribunaux et impose une taxe sur certains documents notariés.Devant une mesure aussi impopulaire, le lieutenant-gouverneur décide de retirer sa confiance au gouvernement conservateur de Boucherville et de remettre le pouvoir à Henri-Gustave Joly.C\u2019est ce geste audacieux et discutable que les conservateurs qualifient aussitôt de «coup d\u2019État».4 C) Le 24 juin 1880 paraît un nouveau journal à Québec, L\u2019Électeur.Les libéraux sont alors dépourvus d\u2019un organe de presse dans la capitale alors que les conservateurs peuvent compter sur plusieurs journaux.Ce quotidien paraît jusqu\u2019au dimanche 27 décembre 1896 alors que les curés de cinq diocèses, dont celui de Québec, ont reçu l\u2019ordre de lire en chaire une lettre pastorale condamnant L\u2019Électeur.L\u2019épiscopat a été profondément choqué par l\u2019ouvrage de Laurent-Olivier David intitulé Le Clergé canadien, sa mission, son œuvre dont L\u2019Électeur publie des extraits.David critique notamment l\u2019approche de l\u2019Église face à l\u2019enseignement et dénonce l\u2019ingérence du clergé dans les affaires politiques.Les évêques interdisent aux catholiques d\u2019imprimer, de distribuer et de lire L\u2019Électeur, condamnant ainsi socialement et économiquement le journal.Toutefois, dès le lendemain, le 28 décembre, le journal reprend sa publication sous l\u2019appellation Le Soleil.5 C) Henri-Gustave Joly de Lotbinière a toujours été un ardent défenseur de la richesse forestière et un amoureux des arbres.Lui-même entrepreneur forestier, il préconise une exploitation rationnelle de la forêt et le reboisement.En 1882, dans un objectif d\u2019éducation, il convainc le gouvernement de mettre sur pied la Fête des arbres.C\u2019est lors de cette fête, en 1884, qu\u2019il préside à la plantation de quelques centaines d\u2019arbres le long de la rue Saint-Ours, aujourd\u2019hui le boulevard Langelier.Cette rue a été élargie après le grand incendie de 1866 pour former un coupe-feu entre les quartiers Saint- Roch et Saint-Sauveur; sa largeur a permis l\u2019aménagement d\u2019un terre- plein central idéal pour accueillir cette enfilade d\u2019arbres et une promenade qu\u2019on peut encore admirer aujourd\u2019hui.6 A) Du 29 janvier au 3 février 1894, Québec vit au rythme des festivités du Carnaval d\u2019hiver.En octobre 1893, Frank Carrel, propriétaire du Quebec Daily Telegraph, lance l\u2019idée de tenir un immense carnaval afin de contrer la morosité économique et lutter contre le chômage durant la saison morte.Très rapidement, le maire, le conseil municipal, les notables, la communauté d\u2019affaires et les associations sportives répondent à l\u2019appel de Carrel et rassemblent leurs efforts afin d\u2019organiser des festivités mémorables.Joly est désigné comme président du comité organisateur.Les meilleurs architectes et ingénieurs de la ville mettent leurs talents dans la construction de monuments et du fort de glace.Sous la présidence d\u2019honneur du gouverneur général, lord Aberdeen, les compétitions sportives et les bals se succèdent.Les moments forts du Carnaval sont la course en canots entre Québec et Lévis et la prise du fort de glace.7 B) Henri-Gustave Joly est inhumé dans le cimetière protestant Mount Hermon de Sillery.Son père, Pierre- Gustave Joly, était d\u2019origine suisse et pratiquait la religion calviniste.Son mariage avec Julie-Christine Chartier de Lotbinière pose la question de la religion des enfants; on décide, contre l\u2019avis de l\u2019Église catholique, que les garçons seront élevés dans la religion protestante (celle de leur père) et les filles dans la religion catholique (celle de leur mère).Après son mariage avec Magaretta Joseph Gowen, Joly adoptera la religion anglicane, celle de sa femme.Sa situation particulière de Canadien français protestant lui a valu quelques ennuis dans la vie politique, mais elle lui a aussi permis de s\u2019élever au-dessus de la mêlée et de défendre la tolérance de ses compatriotes catholiques RÉPONSES 1 2 3 1Portrait d\u2019Henri-Gustave Joly de Lotbinière \u2014 PHOTO BANQ, HENRI-GUSTAVE JOLY DE LOTBINIÈRE, P1000,S4,D83,PJ11-1.2 Le chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental \u2014 IMAGE TIRÉE DE L\u2019OPINION PUBLIQUE, 18 SEPTEMBRE 1879 3Henri-Gustave Joly de Lotbinière et Luc Letellier de Saint-Just \u2014 PHOTO BANQ, FONDS FAMILLE JOLY DE LOTBINIÈRE, P351,S1,P2.4 Le monument funéraire d\u2019Henri-Gustave Joly de Lotbinière \u2014 PHOTO LUCIE DESROCHERS 4 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 50 ACTUALITÉS AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca «Il y a des plaies qui se sont rouvertes!» Marcel Pititkwe est un survivant des pensionnats.Il a été bouleversé et attristé par la découverte des restes de 215 enfants dans une fosse commune sur le site de l\u2019ancien pensionnat de Kamloops.«J\u2019ai trouvé ça très dur.» dit-il avec un moment de silence.«Il y a beaucoup de souvenirs qui sont revenus, surtout les agressions sexuelles et la violence physique.On se faisait battre, des fois avec de grosses straps d\u2019à peu près un demi- pouce d\u2019épais et des fois 3 pouces de largeur.Ça faisait mal», se rappelle Marcel Pititkwe qui fait partie des nombreux enfants autochtones qui ont été arrachés à leur famille pour aller se «faire éduquer» loin de leur communauté.L\u2019Atikamekw de Wemotaci est de ceux qui croient que des fouilles doivent être faites sur les sites d\u2019anciens pensionnats autochtones qui ont existé au Québec, dont ceux d\u2019Amos et de Pointe-Bleue qu\u2019il a fréquentés et l\u2019«École des Indiens» de La Tuque qui a été ouverte de 1963 à 1978.S\u2019il est convaincu qu\u2019il faut faire les fouilles, il est aussi convaincu qu\u2019il faut préparer les nations concernées à d\u2019éventuelles découvertes et offrir du soutien aux communautés.«On doit le faire.C\u2019est vraiment important qu\u2019on le fasse, mais il faut préparer les gens.Il y avait un pensionnat ici à La Tuque, s\u2019ils font des découvertes, les gens doivent être prêts.[\u2026] Il faut des intervenants et des psychologues pour préparer les gens (au pire)», note-t-il.«J\u2019ai une amie qui est allée ici, elle m\u2019a raconté qu\u2019une petite fille était décédée et que le corps n\u2019avait jamais été revu.Qu\u2019est-ce qu\u2019ils en ont fait?On ne le sait pas.» Marcel Pititkwe pense aux familles qui pourraient enfin faire un deuil.Celui qui a travaillé pendant près de 30 ans en relation d\u2019aide dans sa communauté située au nord de La Tuque estime qu\u2019il y a «beaucoup de gens qui n\u2019ont jamais fait le deuil de leurs parents ou de leurs enfants» en faisant également référence aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées.DANS SA LANGUE Il l\u2019avoue, ce n\u2019est pas facile de faire la paix avec son passé douloureux.L\u2019homme de Wemotaci a fait cinq thérapies.Une seule a fonctionné véritablement, celle dans sa langue maternelle.«Les quatre premières, je les ai faites en milieu francophone.Je n\u2019étais pas capable d\u2019aller voir à l\u2019intérieur.Il y a quelque chose qui me bloquait.Ma thérapie était bonne, mais je ne pouvais pas aller en profondeur.Trouver les bons mots en français, ce n\u2019était pas facile pour moi.Dans ma langue, ç\u2019a été vraiment fort», explique-t-il.Marcel Pititkwe le dit souvent, ouvrir un centre de thérapie atika- mekw où les gens pourraient s\u2019exprimer dans leur langue aurait de grands bienfaits pour la communauté.Les souvenirs de son passage dans les pensionnats sont clairs encore aujourd\u2019hui, certains plus que d\u2019autres.Il se souvient avoir pris le train à Sanmaur, Hervé Jonction, Québec et d\u2019avoir finalement débarqué pour la première fois au Lac-Saint-Jean aux alentours de 9 h cette journée-là.«Pour moi le lac était noir, j\u2019ai toujours eu peur de ce lac-là.Je n\u2019allais même pas me baigner.» «C\u2019est parce que quand on était au pensionnat à Amos, il y avait un lac.Quand il faisait beau, ils nous amenaient au lac pour aller se baigner explique-t-il.Il y avait des surveillants frères qui courraient après nous.Ils nous pognaient et nous plongeaient la tête, je ne sais pas pendant combien de temps, mais assez longtemps pour qu\u2019on ait de la misère à respirer.Ils nous noyaient quasiment.J\u2019ai eu peur beaucoup des lacs.Aujourd\u2019hui, je suis capable d\u2019aller dans un lac, de nager un peu, de me promener en canot.» Les sévices subis ont laissé d\u2019importantes séquelles aux pensionnaires, mais également à la génération qui les a succédé.«Quand on est revenu (des pensionnats), on a ramené des comportements très négatifs, violence, consommation drogue et alcool, négligence envers les enfants.C\u2019est ça que j\u2019ai transporté.» Marcel Pititkwe confie s\u2019être excusé d\u2019ailleurs à ses enfants.Une des clés pour aller de l\u2019avant, c\u2019est de sortir de la victimisation selon lui.«C\u2019est ce dont je me suis aperçu un moment donné.J\u2019étais très en colère contre le gouvernement, les congrégations religieuses, même envers mes parents», note-t-il.«C\u2019est pour ça que j\u2019ai écrit mes livres, pour arrêter de blâmer les autres.» Marcel Pititkwe a écrit son premier livre Nipekiwan : je reviens dans lequel il raconte sa descente aux enfers et le chemin qu\u2019il a pris pour se reprendre en main.«Il y a des gens qui viennent me voir pour me parler de ce qu\u2019ils ont vécu.Ils se reconnaissent dans mon histoire.» Son deuxième livre est un conte intitulé Atcakoc, le pardon.L\u2019Atikamekw continue encore à écrire, peut-être même que ses mots se retrouveront dans un troisième ouvrage.«L\u2019écriture pour moi, ç\u2019a été une libération», insiste-t-il.LA GUÉRISON D\u2019ABORD Pour l\u2019homme de 69 ans, avant de parler de réconciliation, il faut traverser le stade de la guérison.Pour ce faire, le gouvernement devra poser des actions concrètes et arrêter de tabletter les recommandations des différents rapports qui ont été produits dans le passé.«Il y avait au moins 94 recommandations après la commission Vérité et réconciliation, personne n\u2019en entend parler.Ils ne font rien.» Pour M.Pititkwe, le gouvernement doit saisir l\u2019opportunité de poser des gestes rapidement notamment en adoptant le Principe de Joyce.«Les grosses tragédies qu\u2019on vit présentement vont nous rendre plus forts.Il faut passer par l\u2019acceptation de ce que l\u2019on a vécu.Quand on va accepter ça, on va pouvoir travailler avec les gouvernements, mais va falloir que le gouvernement reconnaisse les torts qu\u2019ils nous ont causés.Après, la réconciliation va venir.Il faut se parler et s\u2019écouter surtout», a-t-il conclu.DÉPOUILLES D\u2019ENFANTS RETROUVÉES À KAMLOOPS «BEAUCOUP DE SOUVENIRS SONT REVENUS» Marcel Pititkwe a vécu dans les pensionnats d\u2019Amos et de Pointe-Bleue.\u2014PHOTO: AUDREY TREMBLAY leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 51 Québec.ca/vaccinCOVID Suivez la séquence de vaccination prévue dans votre région et prenez votre rendez-vous en ligne à La vaccination nous rapproche de ce moment. SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 52 ACTUALITÉS ANTHONY OUELLET aouellet@gcmedias.ca SHERBROOKE \u2014 La fin du télétravail obligatoire qui approche sonnera-t-elle le retour au bureau pour tous?«Pas si vite», disent des employeurs estriens, alors que la possibilité de voir le travail à la maison perdurer bien au-delà de la crise de la COVID est bien réelle.«Nous on va clairement offrir différentes options à nos employés, soit de revenir au bureau à temps plein, d\u2019utiliser une formule hybride maison et bureau ou de continuer à être 100 pour cent en télétravail.On a sondé nos gens durant à différents moments de la pandémie et 90 pour cent d\u2019entre eux voulaient maintenir au moins une portion de travail à la maison», explique la vice-présidente aux ressources humaines de Sherweb, Alexandra Lebel.Cette formule hybride intéresse fortement les employeurs par les temps qui courent.Ils y voient la possibilité de concilier le meilleur des deux mondes.«C\u2019est intéressant, car ça va permettre de voir des gens, de se faire du bien au moral, mais aussi de garder les avantages du télétravail, comme l\u2019efficacité que nous permet ce format», note la chargée de projet chez Croquarium Nathalie Sundborg.Cette compagnie priorisera un mode travail sur quatre jours, deux aux locaux de Croquarium et deux à la maison.Si des entreprises choisissent de faire perdurer ce modèle, c\u2019est qu\u2019il aura fait ses preuves durant pendant la crise sanitaire.«Il y avait des défis au départ, quand il fallait brancher tout le monde à la maison, mais nous n\u2019avons constaté aucune baisse de mobilisation chez nos employés, donc ça nous fait dire que nous avons réussi à être efficaces avec le télétravail», souligne Jean-Benoît Turcotti, porte-parole pour le Mouvement Desjardins.«On a des collègues qui, sans cette pandémie, n\u2019auraient jamais pu essayer de travailler de leur maison.Pour eux, c\u2019était un idéal.Aujourd\u2019hui, c\u2019est pratiquement devenu un acquis et les gens aiment ça», croit pour sa part Mme Lebel.Bien que, si la situation reste comme elle est, les lieux de travail pourront permettre à leurs salariés de revenir dans les locaux dès la mi- juin, Desjardins prévoit revenir au boulot en présence seulement au mois de septembre.«C\u2019est un choix que nous avons fait.D\u2019ailleurs, il reste encore à déterminer la forme que prendre ce retour au bureau, à savoir si ce sera à temps plein ou en formule mixte», affirme M. Turcotti.Pour bien intégrer le principe voulant que certaines personnes d\u2019une même entreprise puissent travailler à la fois du bureau et de la maison, certains ajustements devront être faits.«On étudie, par exemple, la possibilité de tenir nos réunions en visioconférence si tous les gens qui y assistent ne sont pas en présentiel.D\u2019autres questions comme celle-ci devront être adressées d\u2019ici peu», fait valoir Alexandra Lebel.« Il sera possible de réaménager les espaces de travail, si, par exemple, certains employés décident de ne pas revenir au bureau.Il faudra aussi voir comment il pourrait être possible pour les collègues de se côtoyer, même s\u2019ils ne sont pas physiquement ensemble», continue la gestionnaire.LÀ POUR RESTER ALAIN GOUPIL alain.goupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Théoriquement, à compter du 14 juin, le télétravail ne sera plus obligatoire dans les régions qui passeront en zone jaune.Mais dans les faits, il faudra des semaines, voire des mois, avant qu\u2019une certaine normalité s\u2019installe dans les milieux de travail.Le plan de déconfinement dévoilé le 18 mai par le premier ministre François Legault permet en effet aux employés qui le souhaitent de continuer à travailler partiellement en télétravail, à raison de deux ou trois jours par semaine.Une approche qui semble faire consensus dans le monde du travail, que ce soit du côté du patronat ou des syndicats.Mais encore faudra-t-il établir certaines balises.Quels seront les employés qui auront accès à leur lieu de travail?Devront-ils avoir reçu une ou deux doses de vaccin?Sinon, quelles mesures devront être mises en place pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs?Toutes ces questions interpellent au premier chef les employeurs, qui sont responsables de la santé et la sécurité de leurs employés, mais aussi les syndicats qui ont à faire respecter les droits des travailleurs.Bref, après 15 mois de télétravail, comment renoue-t-on avec une certaine «normalité» lorsque les conditions qui ont mené au télétravail obligatoire n\u2019existent plus\u2026 ou presque?Ce que les sondages montrent clairement, c\u2019est qu\u2019une majorité de travailleurs québécois ne souhaitent pas réintégrer leur lieu de travail physiquement.Du moins pas à temps plein.De fait, s\u2019il est un aspect positif que la pandémie a établi, c\u2019est que le télétravail présente plus d\u2019avantages que d\u2019inconvénients pour les travailleurs.Un récent sondage Léger révélait d\u2019ailleurs que plus de la moitié des Canadiens se sentent anxieux à l\u2019idée de reprendre la vie quotidienne telle qu\u2019elle était avant la pandémie.«Peut-être que c\u2019est en partie lié au travail, peut-être que c\u2019est en partie lié à : \u201cQuand nous reviendrons vraiment à la normale, est- ce que ce sera sécuritaire?Est-ce que je vais être à l\u2019aise en présence de quelqu\u2019un qui ne porte plus de masque?\u201d» avançait comme explication le vice-président de Léger, Christian Bourque.BONS ET MAUVAIS CÔTÉS U n a u t r e c o u p d e s o n d e mené en novembre auprès de 10 000 membres du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) est lui aussi catégorique : 94 % des répondants ont dit vouloir continuer de faire du télétravail après la pandémie, et ce, pendant au moins 60 % du temps.Huit répondants sur dix (80 %) se disent en effet très ou plutôt satisfaits au travail.Près du tiers se dit «plus motivé» en raison du télétravail et plus de la moitié estime que sa productivité a augmenté du fait de travailler de la maison.Mais cet engouement pour le télétravail a aussi fait ressortir des situations préoccupantes.Parmi celles-ci, les coûts liés au fait de travailler de chez soi \u2014 qu\u2019ils soient financiers ou physiques.Huit travailleurs sur dix (80 %) affirment avoir été obligés de dépenser en moyenne 480 $ pour faire du télétravail : 50 % disent avoir fait l\u2019achat d\u2019une chaise ergonomique, 54 % ont acheté du matériel de papeterie et 36 % disent s\u2019être procuré divers périphériques tels que microphone ou casque d\u2019écoute afin de pouvoir travailler à distance.Globalement, ces dépenses représentent 11 millions $ pour l\u2019ensemble des membres du SPGQ.Côté sécurité, un travailleur sur deux (50 %) juge que son espace de travail à domicile comporte des risques pour sa santé et sa sécurité.Parmi ces risques se trouvent ceux liés à la santé mentale.Plusieurs études psychologiques ont démontré que le télétravail peut entraîner de l\u2019épuisement professionnel, notamment dû au fait que l\u2019horaire normal de travail tend à s\u2019étirer ou à se fondre dans la vie personnelle.D\u2019où l\u2019importance de légiférer à l\u2019égard de ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler «le droit à la déconnexion», prônent les psychologues et les syndicats.NOUVELLES CONDITIONS DE TRAVAIL Si le télétravail doit désormais faire partie de la «nouvelle normalité», cela implique aussi que les conditions dans lesquelles il s\u2019exerce doivent être balisées, y compris dans les conventions collectives, souligne Line Lamarre, présidente du SPGQ, qui représente quelque 29 000 employés de la fonction publique québécoise.«Actuellement, l\u2019employeur nous dit qu\u2019il veut garder (les conditions entourant le télétravail) comme un droit de gestion absolu et décider qui, quand, quoi, comment, sans que les syndicats n\u2019aient rien à dire.Or, vous pouvez être sûr qu\u2019il va y avoir une énorme discussion avec l\u2019employeur à ce sujet», prévient Line Lamarre, qui promet d\u2019interpeller les élus de l\u2019Assemblée UN RETOUR AU TRAVAIL À BALISER Êtes-vous prêt à réintégrer votre lieu de travail?Si oui, dans quelles conditions?Êtes-vous prêt à y retourner physiquement?À temps plein ou en formule hybride : physiquement et virtuellement?Et les entreprises, elles?Seront- elles prêtes à réintégrer tous leurs employés?La Tribune a tenté d\u2019obtenir des réponses.État des lieux. leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 53 Pour Croquarium, la pérennité du télétravail permettra un avantage majeur, soit la baisse des déplacements.«De notre côté, en utilisant notre formule moitié-moitié, nous allons prendre moins souvent notre voiture, ce qui réduira notre empreinte écologique.Ce ne peut être que positif», analyse Nathalie Sundborg.«Nous allons aussi passer moins de temps à nous déplacer, donc du temps qu\u2019on peut mettre ailleurs», ajoute-t-elle.Rappelons que le télétravail obligatoire pourrait prendre fin dès le 14 juin dans les régions tombant en zone jaune, dont l\u2019Es- trie si les prédictions gouvernementales demeurent inchangées.nationale sur la question du télétravail.«Il faudra que la Loi sur les normes du travail encadre les règles de télétravail, notamment pour encadrer le droit à la déconnexion et la manière dont l\u2019employeur doit subvenir aux outils qu\u2019il doit fournir aux employés.» Malgré une baisse soutenue des nouveaux cas de contamination et un taux de vaccination en progression, les travailleurs sont généralement anxieux à l\u2019idée de réintégrer leur lieu de travail.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN SHERBROOKE \u2014 S\u2019il y a un consensus auquel la COVID-19 aura permis d\u2019arriver, c\u2019est que le monde du travail ne sera plus tout à fait comme avant.Et que le «grand déconfinement» qui s\u2019amorce devrait servir à en redéfinir les contours\u2026 ne serait-ce que pour le mieux-être physique et psychologique de tous.S\u2019il est admis que les bouleversements des 14 derniers mois ont affecté tous les travailleurs, quels que soient leurs secteurs d\u2019activité, certains d\u2019entre eux s\u2019en sont toutefois mieux tirés que d\u2019autres.Pour plusieurs, le télétravail s\u2019est avéré une véritable oasis de confort et de productivité à laquelle ils espèrent rester accrochés.Pour d\u2019autres, au contraire, ce fut le fardeau appréhendé devant une perte de repères essentiels à un certain équilibre.C\u2019est ce qui fait dire à la pro- fesseure France St-Hilaire, de l \u2019 Un i v e rs i t é d e Sh e r b ro o ke, spécialiste de la santé psychologique au travail, que le décon- finement qui s\u2019amorce devrait être vu comme une occasion rêvée de «revoir comment on travaille ensemble».Comme tous les experts qui suivent de près les bouleversements causés par la pandémie, la professeure St-Hilaire dit craindre les effets psychologiques d\u2019un retour au travail mal planifié.«Depuis 14 mois, on a dû faire face à des défis constants sans aucune période d\u2019adaptation.Oui, certains se sont mieux adaptés que d\u2019autres.Mais ce qu\u2019on observe actuellement, c\u2019est un niveau d\u2019épuisement élevé.Et ce qu\u2019on anticipe, c\u2019est que le relâchement de l\u2019été qui s\u2019en vient va accélérer cet état.» Une observation qui se confirme dans plusieurs catégories d\u2019em- p l o i s, a j o u t e L i n e L a ma r re, présidente du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) qui représente 29 000 professionnels de la fonction publique, répartis dans toutes les régions de la province.«Nos ressources sont fatiguées, elles ne sont pas loin de l\u2019épuisement, constate Mme Lamarre.En essayant d\u2019adapter leur prestation de travail en mode télétravail, on a amené des gens au bord de l\u2019épuisement», ajoute-t-elle tout en soulignant le fait qu\u2019aucune interruption de services n\u2019a eu lieu auprès des citoyens en dépit de la situation.Si le télétravail à temps plein a pu littéralement sauver certaines entreprises de la faillite, il serait mal venu, croit la professeure St-Hilaire, d\u2019y bâtir son modèle d\u2019affaires.«Ce que j\u2019aurais le goût de dire aux employeurs, c\u2019est que la capacité d\u2019adaptation des travailleurs est réduite actuellement [\u2026].Ce qui s\u2019en vient à l\u2019automne, ça ne sera pas véritablement un retour; ça va être un autre changement, comme si on revenait dans un nouvel emploi», précise la spécialiste des comportements organisationnels.Pour ce faire, les employeurs devront mettre en place des mesures d\u2019accompagnement qui favorisent cette nouvelle transition.«Et tout ça se prépare maintenant», dit-elle.D\u2019autant plus que les études sur le télétravail recommandent le maintien d\u2019un certain nombre de jours en milieu de travail, notamment pour maintenir les interactions entre collègues, que l\u2019on dit bénéfiques à la fois pour l\u2019entreprise et les employés eux-mêmes.«Ce que les études démontrent, c\u2019est un à trois jours de télétravail par semaine.Au-delà de t ro i s j ou rs, o n co m m e n ce à avoir des effets délétères», tels que l\u2019ennui, un manque d\u2019interactions, une baisse de productivité et une absence de frontières entre la vie professionnelle et personnelle.«Et si on choisit d\u2019instaurer un modèle hybride [télétravail-pré- sentiel], il faut s\u2019assurer de créer une dynamique d\u2019équipe» afin de maintenir les côtés positifs du travail en présentiel.UNE OPPORTUNITÉ À SAISIR Selon elle, plusieurs gestionnaires sont encore réticents face au télétravail, soit parce qu\u2019ils se sentent démunis face à cette situation ou tout simplement par manque de formation.«Une fois qu\u2019on a brisé les tabous et qu\u2019on a discuté ouvertement des avantages et des inconvénients, il y a moyen d\u2019en arriver à une formule qui correspond aux besoins des deux parties.» Line Lamarre est du même avis.À ses yeux, les 14 derniers mois auront sonné le glas d\u2019un certain modèle d\u2019organisation du travail relevant davantage d\u2019une certaine tradition que de l\u2019innovation.La «normalité» telle qu\u2019on la connaissait avant la pandémie est maintenant chose du passé, selon elle.«Je pense qu\u2019on est rendu ailleurs dans la façon de travailler.Pour le mieux-être de tout monde, pour une meilleure conciliation travail-famille, une meilleure productivité.Je pense que les méthodes de travail ont changé avec la technologie qu\u2019on vient d\u2019assimiler.» Pour sa part, France St-Hilaire souhaite que la crise que l\u2019on vient de traverser serve à revoir l\u2019organisation du travail tout e n c o n t i n u a n t d e t rav a i l l e r ensemble.«Plutôt que de voir ce qui s\u2019en vient de façon négative, il faut le voir comme une opportunité de changer des choses à un bon moment.De revoir comment on travaille ensemble de se préoccuper à la fois de la performance de l\u2019entreprise, mais aussi du bien- être des travailleurs.On a une opportunité comme on n\u2019a jamais eu dans l\u2019histoire.» ALAIN GOUPIL, LA TRIBUNE UNE OCCASION DE CHANGER LES CHOSES DURABLEMENT EMPLOYEUR AVANTAGES Productivité maintenue ou accrue Attraction et rétention du personnel Diminution du taux d\u2019absentéisme Réduction des coûts des espaces à bureaux INCONVÉNIENTS Supervision en continu plus ardue Difficultés de communication EMPLOYÉ AVANTAGES Moins de temps consacré au transport Meilleure conciliation travail-vie personnelle Gain en autonomie Réduction des coûts (transport, habillement, lunch, etc.) Flexibilité de l\u2019horaire INCONVÉNIENTS Sentiment d\u2019isolement Difficulté de communication Difficulté à déconnecter Distraction venant de l\u2019entourage Source : Ordre des conseillers en ressources humaines agréés LE TÉLÉTRAVAIL : LES POUR ET LES CONTRE SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 54 ACTUALITÉS JEAN-BENOIT LEGAULT La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Un bébé dont la mère a été exposée à des taux élevés de particules ultrafines pendant sa grossesse sera ensuite plus susceptible de souffrir d\u2019asthme, prévient une nouvelle étude américaine.Selon l\u2019hypothèse la plus plausible pour le moment, le stress oxydant engendré par une exposition à des concentrations élevées de pollution atmosphérique viendrait interférer avec le développement normal des poumons du foetus.«Ça pique ma curiosité personnelle, a commenté le docteur Jean-Claude Lavoie, du CHU Sainte-Justine.On est à la frontière des connaissances scientifiques entre des événements précoces, comme la vie fœtale, et des événements qui vont arriver plus tard pendant la vie de l\u2019enfant ou même de l\u2019adulte.» Les chercheurs américains ont suivi quelque 400 femmes de la région de Boston pendant leur grossesse et après.Ils ont constaté que les bébés nés de femmes qui avaient été exposées à des concentrations de 30 000 particules par centimètre cube d\u2019air pendant leur grossesse quadruplaient leur risque d\u2019asthme, comparativement aux bébés dont la mère avait été exposée à des concentrations deux fois moins importantes.Au total, 18 % des enfants ont reçu un diagnostic d\u2019asthme.Après avoir pris plusieurs autres facteurs en compte, les chercheurs concluent à un effet indépendant des particules ultrafines.Ces particules mesurent moins de 0,1 micromètre et sont notamment produites par les véhicules à moteur.Elles seraient tellement fines qu\u2019elles pourraient franchir la barrière des poumons et entrer dans la circulation sanguine de la mère.Les chercheurs américains croient qu\u2019elles peuvent se rendre jusqu\u2019au fœtus, mais le docteur Lavoie en doute fortement.«Quand on regarde la probabilité, avec nos connaissances actuelles, je ne parierai absolument rien sur le fait que les particules se soient rendues jusqu\u2019au bébé, a-t-il dit.Elles vont être filtrées par le poumon, toutes les cellules, tout le sang, et d\u2019autres cellules vont venir les éliminer.» Il croit plutôt que le stress oxydant (qui sur vient quand l\u2019organisme ne produit plus suffisamment d\u2019antioxydants pour neutraliser les radicaux libres en circulation) de la mère a des répercussions sur son fœtus.«Quand l\u2019équilibre oxydant- antioxydant est perturbé, ça va perturber le développement des organes, a-t-il dit.Dans ce cas-ci, ça peut perturber le développement des bronchioles qu\u2019il y a autour des alvéoles, au niveau du poumon.Le stress oxydant pourrait augmenter la musculature autour des bronchioles, s\u2019il y a un irritant, elles vont contracter beaucoup plus fort, et vous faites une crise d\u2019asthme.» Les particules ultrafines ont été associées à plusieurs autres problèmes de santé, comme les maladies neurodégénératives et le cancer.Chez les bébés, on les a associées à des naissances prématurées et à un poids très faible à la naissance.Au-delà de recommander aux femmes de respirer l\u2019air le plus pur possible pendant leur grossesse \u2014 «Tout le monde est pour la vertu, mais ça peut être compliqué de l\u2019appliquer», reconnaît le docteur Lavoie \u2014, on pourrait penser que la prise d\u2019antioxydants serait appropriée pour les femmes enceintes qui sont exposées à une grande pollution atmosphérique, mais un déplacement jusqu\u2019à la pharmacie du coin n\u2019est probablement pas nécessaire.FAIRE DE L\u2019EXERCICE Le docteur Lavoie recommande plutôt «la meilleure nutrition possible, mais aussi, de faire l\u2019exercice régulier».«Si ces particules induisent un stress oxydant, si cette dame fait de l\u2019exercice, si elle maintient sa capacité à se défendre, elle va contrebalancer ce stress oxydant dû aux particules et le bébé sera probablement plus en sécurité comme ça, a-t-il dit.Depuis 15 ou 20 ans, ce qui sort dans la littérature scientifique, c\u2019est que le meilleur antioxy- dant, c\u2019est l\u2019exercice modéré.» Et pas besoin ici de s\u2019inscrire au gym : d\u2019autres études ont montré que les chances de succès sont meilleures si on apprend à incorporer de petites activités physiques dans notre vie quotidienne, par exemple en utilisant l\u2019escalier au lieu de l\u2019ascenseur ou en marchant dès que c\u2019est possible.Les conclusions de cette étude ont été publiées par l\u2019American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.Les bébés nés de femmes qui avaient été exposées à des concentrations de 30 000 particules par centimètre cube d\u2019air pendant leur grossesse quadruplaient leur risque d\u2019asthme.\u2014 PHOTO 123RF, BUBUTU GROSSESSE L\u2019EXPOSITION AUX PARTICULES ULTRAFINES POURRAIT CAUSER L\u2019ASTHME 0068620 Ministère des Transports AVIS PUBLIC LOI SUR LES EAUX NAVIGABLES CANADIENNES Le ministère des Transports du Québec (MTQ) donne avis, par la présente, qu\u2019une demande a été faite au ministre des Transports, en vertu de la Loi sur les eaux navigables canadiennes, pour l\u2019approbation de l\u2019ouvrage décrit ci-après, de son emplacement et de ses plans connexes.Aux termes du paragraphe 7(2) de ladite loi, le ministère des Transports du Québec a déposé auprès du ministre des Transports, dans le registre en ligne Recherche de projet en commun (http://cps.canada.ca/), sous numéro de registre 3546 ou le numéro de dossier du PPN 2017-300076, une description de l\u2019ouvrage suivant, de son emplacement et de ses plans connexes : Réparation du pont de l\u2019Île-d\u2019Orléans (P-05228), situé au-dessus du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Saint-Pierre-de- l\u2019Île-d\u2019Orléans.Vous pouvez transmettre les commentaires concernant l\u2019effet de cet ouvrage sur la navigation maritime par l\u2019entremise du registre Recherche de projet en commun mentionné précédemment, dans la section des commentaires (recherchez par le numéro référencé ci-dessus) ou les transmettre directement à votre bureau régional (1 877 646-6420) si vous n\u2019avez pas accès à Internet.Notez que les commentaires ne seront considérés que s\u2019ils ont été reçus par écrit (préférablement de façon électronique) au plus tard 30 jours suivant la date de publication de cet avis.Bien que tous les commentaires se conformant à ces directives soient examinés, aucune réponse individuelle ne sera envoyée.Gisèle Dionne Direction générale de la Capitale-Nationale Ministère des Transports du Québec 2021-05-19 leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 55 ISSAM AHMED Agence France-Presse PARIS \u2014 Les chiens sont bien connus pour leur capacité à saisir des indications humaines subtiles, mais les scientifiques tentent de comprendre si ce don est inné ou acquis par l\u2019observation et l\u2019entraînement.Une nouvelle étude, publiée jeudi dans Current Biology, révèle que la génétique joue un rôle primordial dans les compétences de «commu- nication-coopération» des chiens, et que certains démarrent leur existence avec un avantage sur d\u2019autres dans ce domaine.Le test clé consiste à mesurer à quel point les animaux comprennent les gestes, lorsqu\u2019un humain pointe du doigt vers une direction ou un objet, a expliqué à l\u2019AFP Emily Bray, chercheuse à l\u2019Université d\u2019Arizona et principale auteure de l\u2019étude.Des études passées ont montré que les chiens comprennent ces gestes bien mieux que les chimpanzés, les animaux les plus proches de l\u2019homme.Mais est-ce par la domestication, ou bien parce que, comme le dit Emily Bray, les chiens sont «les premiers témoins de toutes nos interactions»?Pour répondre à la question, son équipe a testé l\u2019hypothèse suivante : si ce trait de caractère est inné, il doit se trouver chez des chiots, peu exposés à des humains.«PETIT CHIEN, REGARDE» Une organisation fournissant notamment des chiens pour les personnes handicapées leur a procuré 375 labradors et golden retrievers.«Nous connaissions ainsi leurs liens, ce qui nous a permis d\u2019examiner la partie génétique», explique l\u2019éthologue.Sur quelques années, l\u2019équipe a procédé à des tests avec les chiots, âgés de huit semaines et vivant encore avec leurs congénères.Dans un des scénarios, un chiot était placé face à deux gobelets opaques retournés, dont un seul cachait une récompense alimentaire.La chercheuse commençait le test en lui disant «Petit chien, regarde» tout en établissant un contact visuel avec lui, avant de pointer du doigt vers le bon gobelet.Les animaux ont fait le bon choix deux fois sur trois (67 %), au-delà des 50 % qui seraient dus à la chance.Ils ont fait encore mieux (72 %) quand l\u2019expérimentatrice plaçait un cube de couleur près du bon gobelet plutôt que de pointer le doigt dans sa direction.Les chercheurs ont exclu la possibilité que l\u2019animal se repose sur son seul odorat pour réussir, en constatant que quand ils restaient silencieux et immobiles, le chiot trouvait la récompense une fois sur deux, c\u2019est-à-dire au hasard.COMME AVEC UN JEUNE ENFANT L\u2019équipe a aussi mené des expériences d\u2019«intérêt pour l\u2019humain» lors d\u2019un premier contact prolongé.Les chiots se sont animés et ont approché l\u2019expérimentatrice quand elle utilisait une voix haut perchée, identique à celle des parents avec un jeune enfant, avec des paroles d\u2019encouragement telles que «Est-ce que tu es un bon chiot?Mais bien sûr! » Une analyse statistique a ensuite établi que les facteurs génétiques comptaient pour 43 % dans les différences d\u2019aptitude des chiots à réussir le test.Un chiffre comparable à celui constaté chez les humains pour l\u2019intelligence.L\u2019étude contribue à la compréhension de l\u2019évolution d\u2019un animal domestiqué il y a quelques dizaines de milliers d\u2019années, selon son auteure.Mais on ne sait toujours pas si nos ancêtres ont élevé des chiens pour leurs qualités spécifiques, ou si ces animaux ont naturellement accompagné les humains dans leur histoire, à la différence des loups.La recherche devra aussi expliquer quels mécanismes sont à l\u2019œuvre chez le chien pour expliquer comment l\u2019animal paraît «comprendre» un geste, une parole ou même un regard.DES CHIOTS ONT UN DON INNÉ POUR INTERAGIR AVEC L\u2019HOMME Certains chiots démarrent leur existence avec un avantage sur d\u2019autres dans le domaine de la communication avec les humains.\u2014 PHOTO 123RF, VOLODYMYR MELNYK 0059283 0068589 0068836 Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci-aprèsmentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.Le Groupe Restos Plaisirs inc.1225 Cours du Général-De Montcalm Bur.419 Québec (Québec) G1R 4W6 Le 737 Inc.875 Boulevard Charest Ouest Loc.SS1 Québec (Québec) G1N 2C9 9352-8982 Québec Inc.539 Rue Théodore Montréal (Québec) H1V 3B1 Auberge Saint-Antoine Inc.8 Rue Saint-Antoine Québec (Québec) G1K 4C9 La Baraque à Frites inc.334 Rue Marie-de-l\u2019Incarnation Québec (Québec) G1N 3G6 Les saveurs de l\u2019Isle d\u2019Orléans inc 3536 Chemin Royal Saint-François-de-l\u2019Île-d\u2019Orléans (Québec) G0A 3S0 Augmentation de la capacité de la localisation terrasse au permis de restaurant pour vendre à la suite de la cession Un bar sur terrasse avec autorisations de danse et spectacles sans nudité.Un restaurant pour vendre.Un restaurant pour vendre localisé sur une terrasse avec autorisation de spectacle sans nudité.Un restaurant pour vendre Un restaurant pour vendre incluant la terrasse LE COCHON DINGUE 1014 Rue Saint-Jean Québec (Québec) G1R 1R6 Dossier : 385781 Le 737 937 9e rue de l\u2019Aéroport Québec (Québec) G2G 2S5 Dossier : 10109538 COMPTOIR SUSHI À LA MAISON (QC) 10 Boulevard René-Lévesque Ouest, Suite 1 Québec (Québec) G1R 2A4 Dossier : 10112441 PANACHE MOBILE 95 Chemin de la Chalouperie Saint-Laurent-de-l\u2019Île-d\u2019Orléans (Québec) G0A 3Z0 Dossier : 10113092 LA BARAQUE À FRITES 334 Rue Marie-de-l\u2019Incarnation Québec (Québec) G1N 3G6 Dossier : 10113225 LES SAVEURS DE L\u2019ISLE D\u2019ORLÉANS 3536 Chemin Royal Saint-François-de-l\u2019Île-d\u2019Orléans (Québec) G0A 3S0 Dossier : 10113381 AVIS DE PROROGATION D\u2019UNAVIS D\u2019INTENTION DE CLASSEMENT ÉGLISE DU TRÈS-SAINT-SACREMENT (QUÉBEC) La ministre de la Culture et des Communications, MME NATHALIE ROY, donne avis : QU\u2019en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, elle proroge pour une année additionnelle, soit jusqu\u2019au 27 mai 2022, l\u2019avis d\u2019intention de classement transmis le 27 mai 2020 et visant ce bien : L\u2019église du Très-Saint-Sacrement, sise au 1330, chemin Sainte-Foy, dans l\u2019arrondissement de La Cité-Limoilou de la ville de Québec, ainsi que son terrain connu et désigné comme étant le lot UN MILLION SEPT CENT TRENTE-SEPT MILLE NEUF CENT CINQUANTE-HUIT (1 737 958) du cadastre du Québec, circonscription foncière de Québec; Fait à Québec, ce 20 mai 2021 La ministre, NATHALIE ROY Ministère de la Culture et des Communications AVIS PUBLIC RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 56 CARRIÈRES MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Il vaut mieux lire son statut sept fois avant de le publier sur les réseaux sociaux, terrain devenu encore plus glissant ces derniers mois.Entre les trolls et les abonnés mécontents, les gestionnaires de communauté doivent parfois manœuvrer avec doigté pour maintenir la paix.Petit guide de survie en territoire numérique hostile.Comme aux échecs, il faut «voir venir les coups» lorsqu\u2019on gère la page d\u2019une organisation.Surtout à une époque où les sujets sont nombreux à diviser.Maé- zie Caouette, col laboratr ice numérique chez Rocket Médias sociaux & marketing numérique, note qu\u2019il est risqué pour une entreprise de s\u2019aventurer hors de son carré de sable.«Par exemple, la page du Tema- ki [à Chicoutimi], pendant la pandémie, a créé de la polémique.C\u2019est pourtant une entreprise de la région, un produit qui d\u2019habitude fait l\u2019unanimité, mais là ils sont allés un peu sur une pente glissante.[\u2026] On n\u2019est pas à l\u2019abri, même si on est une belle entreprise locale qui plaît à tout le monde, il faut éviter les sujets qui pourraient faire réagir.» D \u2019o ù l a p e r t i n e n c e , s e l o n Myriam Rochette, présidente- directrice générale et fondatrice de l\u2019entreprise de marketing Web saguenéenne, de faire appel à de l\u2019aide externe pour les médias sociaux.«Je pense que c\u2019est sensible, quand c\u2019est notre entreprise, on parle avec notre cœur, avec émotion.» Lorsqu\u2019on se retrouve malgré tout en terrain glissant, il est important de réfléchir à chaque détail, note Anne-Sophie Maltais, rédactrice et gestionnaire de communauté chez DELCOM Image, allant des mots à utiliser au ton employé, tout en restant fidèle à la «personnalité» qui a été apposée à la page».«Si j\u2019ai un client dans le tourisme, ou un restaurant très festif, on va y aller plus léger, avec une petite blague, comme Hydro- Québec peut faire des fois.Mais si j\u2019ai un client plus sérieux, on n\u2019ira peut-être pas avec une blague.La plupart du temps, quand on répond à ça, c\u2019est soit par l\u2019humour, soit en informant.[\u2026] On essaie de l\u2019amener d\u2019un point de vue positif et de ne pas en rajouter une couche», explique-t-elle, précisant que les pages gérées par l\u2019entreprise de Chicoutimi restent généralement loin de telles situations.GÉRER LES TROLLS Les précautions ne permettent pas toujours d\u2019éviter le pire.Et quand les commentaires vont trop loin, il est primordial, fait remarquer Myriam Rochette, de ne pas peser trop vite sur le bouton «bloquer», question de ne pas mettre de l\u2019huile sur le feu.L\u2019approche dépend aussi de la personne à l\u2019autre bout du clavier, à savoir s\u2019il s\u2019agit simplement d\u2019un internaute mécontent ou bien d\u2019un troll, espèce «redoutée par tout gestionnaire de page».«Les trolls ne cherchent pas nécessairement à obtenir de réponses, poursuit la pdg, ils veulent seulement soulever des flammes et lancer des débats à l\u2019infini, versus des personnes choquées, qui ont seulement besoin qu\u2019on leur explique mieux les choses, d\u2019être rassurées.» Emmanuel Tremblay, consultant en stratégie Web chez l\u2019entreprise régionale Itremma Affaires Web, note que les trolls sont «peu malins» et moins présents en région.«Ils ont tendance à vouloir se faire voir, alors ils vont aller sur des comptes un peu plus gros.Celui d\u2019Hydro-Québec, par exemple, ou des affaires publiques.Ça ne nous met pas à l\u2019abri, mais de ce que j\u2019ai vu ici, avec une bonne réponse un peu humoristique, on réussit à s\u2019en sortir.» UNE QUESTION DE RESPECT Il y a «des étapes à respecter» avant d\u2019en venir aux grands moyens avec ses abonnés.Entre- temps, la communauté peut en venir à se modérer elle-même.Ce qui peut constituer un couteau à deux tranchants, selon Myriam Rochette.«Des fois, on a des keyboard warriors, comme on appelle, et certains sont très intenses.Il y en a d\u2019autres qui le font dans le respect, donc je pense que la réponse idéale d\u2019un utilisateur, ça serait le genre que l\u2019entreprise aurait répondu elle-même.» Aux yeux d\u2019Emmanuel Tremblay, les communautés qui se sont bâties sans raccourci et sans «concours» sont mieux protégées contre les dérapages, leurs abonnés étant là pour les bonnes raisons.Il croit aussi qu\u2019il reste beaucoup de sensibil isation à faire concernant les réseaux sociaux.«On se rend compte que de plus en plus, les gens qui y font des menaces se font arrêter maintenant.Ça montre un petit ajustement dans la société; quand ça va trop loin, les autorités interviennent plus.Je pense que le lien entre le vrai monde et le GESTIONNAIRES DE MÉDIAS SOCIAUX\u2026 ET DE NÉGATIVITÉ 0068726 Vous aimez enquêter, analyser et mettre en lumière des histoires exclusives?Vous êtes emballé(e) à l\u2019idée de faire de l\u2019Assemblée nationale à Québec votre prochain terrain de jeu?Le Soleil recherche un(e) journaliste politique comme vous pour rejoindre la nouvelle équipe d\u2019impact du Soleil! Dans le cadre de votre affectation, vous réaliserez des reportages sur des enjeux politiques ayant un impact important dans nos communautés.Par votre rigueur, votre sens de l\u2019innovation et vos recherches, vous collaborerez avec les autres membres de l\u2019équipe d\u2019impact au traitement de sujets majeurs pour les médias du groupe, qui contribueront à renforcer notre position de leaders de l\u2019information locale et régionale.Nous vous offrons : \u2022 Permanent, emploi à temps plein.\u2022 Lieu de travail (avec possibilité de télétravail) : Québec.\u2022 À titre de membre travailleur de notre coopérative, vous deviendrez l\u2019un de ses propriétaires.Les détails de l\u2019offre : www.zonecarriere.ca L\u2019emploi du masculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous souscrivons à l\u2019équité en matière d\u2019emploi.Journaliste de l\u2019équipe d\u2019impact \u2013 Politique Offre d\u2019emploi leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 CARRIÈRES 57 Photo de gauche : Anne- Sophie Maltais, rédactrice et gestionnaire de communauté chez DELCOM Image.Photo ci-contre : Maézie Caouette et Myriam Rochette, respectivement collaboratrice numérique et pdg chez Rocket Médias sociaux & marketing numérique \u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE ET ROCKET LAVOIE monde virtuel va finir par se faire.Les gens vont comprendre que c\u2019est la même place.» Les quatre intervenants consultés s\u2019entendent pour dire que la situation n\u2019est pas dramatique dans les petites communautés comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean, où «Les trolls ne cherchent pas nécessairement à obtenir de réponses, ils veulent seulement soulever des flammes et lancer des débats à l\u2019infini» \u2014 Myriam Rochette, pdg de Rocket Médias sociaux & marketing numérique la crise actuelle a même eu des retombées positives vu l\u2019engouement renouvelé pour les produits locaux.«C\u2019est surtout les pages qui vont parler de sujets plus polarisés, précise Myriam Rochette.L\u2019annonce de mauvaises nouvelles parfois avec les pages de médias, ou bien des personnalités publiques qui ont des prises de position qui ne plaisent pas à tout le monde.» 0067518 0068636 Chef de file et référence en diffusion des arts de la scène et des arts visuels dans Chaudière- Appalaches, Diffusion culturelle de Lévis (DCL) anime L\u2019Anglicane et le Centre d\u2019exposition Louise-Carrier depuis 1978.L\u2019organisme à but non lucratif stimule la vitalité culturelle de sa communauté en offrant aux populations locales et régionales de tous âges, des spectacles, expositions et activités de sensibilisation professionnels de haute qualité.DCL est à la recherche d\u2019un(e) coordonnateur(trice) aux arts de la scène qui aura pour principale fonction de coordonner tous les aspects menant à la diffusion des spectacles programmés et autres activités en arts de la scène, présentés principalement à L\u2019Anglicane.Plus précisément il ou elle : \u2022 planifie, évalue, applique et/ou supervise les actions de mise en marché, développement des publics, communication, logistique et accueil; \u2022 supervise le personnel affecté aux différents services sous sa responsabilité et participe à la préparation des demandes et rapports de financement ainsi qu\u2019à la planification et aux suivis budgétaires; \u2022 contribue à l\u2019établissement des priorités d\u2019actions en arts de la scène et collabore à l\u2019élaboration de certains volets de la programmation.Votre profil \u2022 diplôme universitaire dans un domaine approprié; \u2022 expérience pertinente dans le milieu de la diffusion des arts de la scène ou dans un organisme culturel; \u2022 compétences en gestion des opérations et en mise en marché; \u2022 sens éprouvé de l\u2019organisation et des responsabilités, leadership respectueux, rigueur et ouverture d\u2019esprit, capacité à mener de front plusieurs dossiers, aisance en public, créativité; \u2022 autonomie et habileté à travailler en équipe; \u2022 excellente maîtrise du français parlé et écrit; \u2022 engagement et disponibilité (horaires irréguliers de soir et de fin de semaine).Conditions de traVail \u2022 poste permanent à temps plein; \u2022 salaire concurrentiel; \u2022 avantages sociaux (assurances, REÉR, etc.) généreux; \u2022 entrée en fonction en juin 2021.Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.Veuillez faire parvenir votre cv accompagné d\u2019une lettre de présentation au plus tard le 13 juin 2021, à monsieur stéphane roy, aux coordonnées suivantes : stephane.roy@roygestionconseils.com L\u2019organisme souscrit à un programme d\u2019accès à l\u2019égalité en emploi.COORDONNATEUR(TRICE) AUX ARTS DE LA SCÈNE Les Coops de l\u2019Information sont à la recherche d\u2019un conseiller aux systèmes informatiques pour rejoindre son équipe des technologies de l\u2019information.Sous la supervision du directeur principal, production et technologies de l\u2019information, le conseiller aux systèmes informatiques est responsable de la maintenance et du suivi de tous les systèmes informatisés de gestion en plus de participer aux activités se rapportant au déploiement de nouveaux systèmes informatisés de production et de gestion.Nous vous offrons : \u2022 Emploi à temps plein en semaine, pourra nécessiter quelques disponibilités les fins de semaine.\u2022 Nous vous offrons une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels de même que l\u2019opportunité de réaliser vos activités professionnelles en télétravail.\u2022 Lieu de travail : Gatineau, Granby, Québec, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières \u2022 À titre de membre travailleur de notre coopérative, vous deviendrez l\u2019un de ses propriétaires.Les détails de l\u2019offre : www.zonecarriere.ca Pour postuler, veuillez soumettre votre candidature au plus tard le 11 juin 2021 à Marie-Christine Lavoie au mclavoie@cn2i.ca.L\u2019emploi du masculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous souscrivons à l\u2019équité en matière d\u2019emploi.Conseiller, systèmes informatiques LES COOPS DE L\u2019INFORMATION Offre d\u2019emploi SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 58 ACTUALITÉS A u premier coup d\u2019œil, ça ressemble à ces portails dans les films de science-fiction.Une porte en forme d\u2019anneau, avec une sorte d\u2019écran translucide qu\u2019il suffit de traverser pour se retrouver sur une autre planète ou dans une autre dimension.On n\u2019est pas encore rendu là, mais le projet Portal, en Lituanie, permet quand même de voyager, d\u2019une certaine manière.Du moins, de se rapprocher.L\u2019énorme anneau est situé près d\u2019une gare de Vilnius, capitale lituanienne.Au milieu, un écran (mais pas translucide) permet de voir, en direct, ce qui se passe sur une rue de Lublin, en Pologne, 600 kilomètres à l\u2019ouest.En fait, l\u2019anneau à Lublin permet aussi de voir ce qui se passe à Vilnius.C\u2019est un peu comme un Zoom version de luxe, dans un espace public, en continu.Dit de même, ça semble plus banal que ça l\u2019est, mais ça explique un peu le concept.Pourquoi une telle initiative?Ça donne quoi de voir les passants d\u2019une rue d\u2019un autre pays?Ça rapproche.L\u2019initiateur de Portal, Benediktas Gylys, croit que le manque de liens entre les communautés est à l\u2019origine de nombreux problèmes, comme l\u2019absence d\u2019empathie, la polarisation sociale, les changements climatiques ou les enjeux économiques.Sur les images, on peut voir des gens interagir devant l\u2019anneau, chacun dans leur coin de pays.Parfois les gens dansent, parfois ils se saluent, parfois ils ne font que se regarder, mais il y a une sorte de connexion, malgré tout.Ça peut sembler simpliste, mais on tolère davantage l\u2019injustice ou la violence lorsqu\u2019elles s\u2019abattent sur des inconnu?e?s.Les réseaux sociaux sont un bon exemple.La plupart des gens qui lancent des insultes en ligne n\u2019oseraient pas les dire en personne.Il est fréquent que des gens contactés par la police ou la justice pour des commentaires violents n\u2019avaient pas conscience que leurs mots n\u2019étaient pas dans le vide, que les personnes visées pouvaient les lire, être blessées, se sentir menacées.Même les personnes qui ne sont pas visées.Même chose lorsqu\u2019on parle de stratégie militaire.C\u2019est facile de dire qu\u2019il faut bombarder une zone à l\u2019autre bout de la planète, je ne suis pas sûr que les décisions seraient les mêmes s\u2019il fallait regarder dans les yeux les gens qui reçoivent ces raids.Je me souviens du témoignage d\u2019un père dont la fille a été agressée sexuellement.Avant, il ne portait pas attention aux remarques dénigrantes sur les femmes, à l\u2019objectification du corps féminin.Maintenant, il les voit, les entend et les dénonce.Il donne des conférences pour dire aux hommes de ne pas attendre que ça arrive à une de leur proche, qu\u2019il faut changer nos mœurs, nos valeurs et lutter contre la culture du viol.Les Premières Nations ont beaucoup trop de raisons de se méfier des autres.Devant une telle accumulation de souffrances, d\u2019injustices et de violences, il peut être étonnant que la colère ne soit pas plus présente.Malgré tout, je me suis toujours senti bienvenu dans les communautés que j\u2019ai visitées.J\u2019ai rencontré des survivants des pensionnats, des enfants de parents qui sont passés par les pensionnats.Tout le monde dans toutes les communautés autochtones du Canada a des histoires sur les pensionnats.Pas celle d\u2019un lointain demi-cousin jamais vu.La leur, celle de leur mère, de leur frère, de leur voisine.Tu arrêtes n\u2019importe qui au hasard dans une rue de Nutashkuan ou de Kiti- gan Zibi, cette personne aura quelque chose à raconter.La jeune génération actuelle est probablement la première dont aucun parent n\u2019est passé par les pensionnats.Les 215 enfants retrouvés dans un ancien pensionnat de Kamloops en Colombie-Britannique ont choqué \u2014 avec raison \u2014, mais ce pensionnat n\u2019était pas une exception.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on découvre une telle horreur sur le terrain d\u2019un ancien pensionnat.La Commission vérité et réconciliation estimait que plusieurs milliers d\u2019enfants autochtones sont disparus ou sont décédés dans les pensionnats.Leur terme «génocide culturel» n\u2019était pas écrit au hasard.À l\u2019époque, les pensionnats avaient comme mission de «tuer l\u2019Indien dans l\u2019enfant».Autrement dit, que les enfants aient honte de leur identité, de leur culture, de leurs parents, d\u2019eux-mêmes.Les derniers pensionnats ont fermé dans les années 1990, mais la Loi sur les Indiens existe encore.Le racisme est encore là.Le décès de Joyce Echaquan prend racine dans le même mépris.Les pensionnats ne sont qu\u2019un aspect du racisme systémique envers les Premières nations du Québec et du Canada.Plusieurs personnes n\u2019ont jamais visité une communauté autochtone \u2014 autrement qu\u2019en passant sur la 132 à Kahnawake ou le boulevard Bastien à Wendake.C\u2019est peut-être naïf de ma part, mais je crois que s\u2019il y avait plus de relations entre nos communautés, il y aurait moins de femmes autochtones disparues, moins de violence, moins de racisme.Idéalement, on n\u2019aurait pas besoin de connaitre les gens pour réclamer la justice.Refuser de faire subir à une personne quelque chose qui nous blesserait me semble une valeur de base.Le cas des travailleurs agricoles étrangers qui endurent des logements insalubres est un bon exemple d\u2019une réalité injustifiable.Personne ne voudrait leur place.À partir de là, ça ne devrait pas exister.Mais la nature humaine fait que la distance physique crée souvent une distance psychologique.Loin des yeux, loin du cœur.Il en est ainsi pour les gens, mais aussi pour les réalités qui sont loin de nous, voire complètement inconnues.Pour moi, les enjeux autochtones ne sont pas théoriques.Ça concerne des gens que je connais et des lieux que j\u2019aime.On crée des liens avec les lieux qu\u2019on visite ou lorsqu\u2019on connait une personne qui vient ou réside dans un autre pays.Je me sens interpellé par les enjeux parisiens parce que j\u2019ai des ami?e?s là- bas.Je me sens connecté à Chicago ou Tours parce que je les ai visitées, contrairement à Dublin ou Miami.Il faut plus que ça pour mettre fin au racisme systémique et Portal ne règlera pas à lui seul les problèmes dans le monde, n\u2019empêche, l\u2019idée me plait.Éventuellement, la capitale lituanienne, d\u2019une grosseur similaire à Québec, aura des anneaux branchés en direct avec Londres et Reykjavik.Un petit rapprochement à la fois.Ça ne change pas le monde, mais ça ouvre une porte.C\u2019est souvent la première chose à faire pour aider les autres.Ouvrir la porte Les recueillements en mémoire des 215 corps d\u2019enfants retrouvés dans un ancien pensionnat à Kamloops se sont multipliés au pays.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, CHAD HIPOLITO MICKAËL BERGERON CHRONIQUE mickael.bergeron@latribune.qc.ca On tolère davantage l\u2019injustice ou la violence lorsqu\u2019elles s\u2019abattent sur des inconnu·e·s. leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 ACTUALITÉS 59 MICHAEL TUTTON La Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Des scientifiques signalent une réduction troublante de la taille des baleines noires de l\u2019Atlantique Nord, et suggèrent que leur retard de croissance pourrait être lié aux engins de pêche, que plusieurs baleines transportent malgré elles.«C\u2019est juste la perte d\u2019énergie due au fait de traîner l\u2019équipement supplémentaire, surtout si l\u2019enchevêtrement s\u2019est produit tôt dans la vie de la baleine», déclare Joshua Stewart, auteur principal de l\u2019étude publiée jeudi dans la revue Current Biology.«Si vous traînez un sac de sable, vous aurez moins d\u2019énergie à consacrer à d\u2019autres choses comme la croissance.» L\u2019étude américaine a révélé que les baleines nées ces dernières années sont en moyenne environ un mètre plus courtes que les baleines nées au début des années 1980.L\u2019étude collaborative inclut des données d\u2019observations aériennes et d\u2019autres photographies recueillies par la National Oceanic and Atmospheric Administration, la Woods Hole Oceanographic Institution et le New England Aquarium, avec des mesures de 129 baleines.L\u2019âge des baleines mesurées varie d\u2019un an à 37 ans, et comprend des baleines nées de 1981 à 2019.Onze baleines étudiées ont été observées avec des engins de pêche sur le corps.Les scientifiques ont pu identifier l\u2019âge des baleines observées lors d\u2019études précédentes et ont également utilisé les photographies pour calculer leur longueur.Ils ont ensuite comparé ces données à la taille que les modèles prédisent qu\u2019elles devraient avoir atteinte à ce stade de leur vie.Joshua Stewart, un chercheur de la National Oceanic and Atmospheric Administration en Californie, déclare dans une entrevue cette semaine que la baisse moyenne de la taille était d\u2019environ 7 % de 1981 à 2019, et que dans certains cas, les jeunes baleines mesurent environ deux mètres de moins que prévu.Depuis juin 2017, un nombre inhabituellement élevé de baleines sont mortes, réduisant la population à moins de 400 animaux, ce qui fait dire à certains experts que l\u2019espèce est au bord de l\u2019extinction.Les collisions avec les navires et les enchevêtrements dans des engins de pêche sont à l\u2019origine de la plupart des morts.LES CONDITIONS OCÉANIQUES Les baleines de l\u2019étude ont été observées et photographiées à partir d\u2019avions conventionnels au début des années 2000 et plus récemment avec l\u2019aide de drones.Joshua Stewart précise que les données suggèrent que les baleines de l\u2019étude qui ont été empêtrées dans des engins de pêche avaient une croissance plus lente.Il indique également que lorsque les baleines femelles étaient emmêlées pendant l\u2019allaitement, les données montraient que leurs veaux perdaient également de la croissance en raison d\u2019une moins bonne nutrition.L\u2019équipe de scientifiques a également constaté qu\u2019au fil des décennies, la taille moyenne des baleines \u2014 qui atteignent généralement leur longueur adulte maximale de 16 mètres à l\u2019âge de 10 ans \u2014 diminuait.Joshua Stewart déclare que les scientifiques pensent que cela est principalement dû aux enchevêtrements, ainsi qu\u2019aux changements des conditions océaniques qui peuvent affecter la disponibilité de la nourriture et la présence de plus de navires qui créent du bruit pendant les périodes d\u2019alimentation estivales des baleines.Il ajoute que les scientifiques craignent qu\u2019une plus petite taille se traduise par une population moins viable, car les mères qui sont plus petites donneront naissance à des veaux plus petits, ce qui pourrait se traduire par moins de veaux survivants.Pendant ce temps, le taux de natalité pourrait être réduit et les périodes entre les grossesses pourraient s\u2019allonger.Également, les baleines plus petites et plus faibles peuvent avoir plus de difficulté à se libérer des enchevêtrements.Amy Knowlton, chercheuse au New England Aquarium de Boston et co-auteur de l\u2019étude, a déclaré dans une entrevue que sur 347 baleines noires observées dans une étude de 2018, les scientifiques ont documenté 59 nouveaux enchevêtrements basés sur des cicatrices ou des engins attachés aux mammifères, soit 17 % des baleines observées cette année-là.Lorsque les scientifiques ont examiné l\u2019ensemble de la population de 761 baleines évaluées de 1980 à 2018, 658 d\u2019entre elles \u2014 soit environ 86 % \u2014 ont montré des preuves d\u2019un ou de plusieurs enchevêtrements.Sur la base des dernières découvertes, les chercheurs, qui comprenaient une équipe de l\u2019Oregon State University, réitèrent leurs appels à des mesures solides pour réduire les impacts des engins de pêche et des navires.Amy Knowl- ton suggère des règlements qui empêcheraient les pêcheurs d\u2019utiliser des cordes dans les zones fréquentées par les baleines noires.«Cela devient de plus en plus urgent, car cette recherche montre que les enchevêtrements ont des impacts à long terme et difficiles à évaluer», a-t-elle déclaré.«Je pense qu\u2019il doit y avoir un énorme changement dans l\u2019industrie de la pêche aux États-Unis et au Canada.» Au cours des quatre dernières années, le gouvernement canadien a imposé une série de mesures pour protéger les baleines, notamment des fermetures périodiques de la pêche et des limites de vitesse qui s\u2019appliquent à une grande partie du golfe du Saint-Laurent, mais pas au détroit de Cabot.Au moins 34 baleines noires de l\u2019Atlantique Nord sont mortes entre 2017 et 2021, dont 21 dans les eaux canadiennes.«Si vous traînez un sac de sable, vous aurez moins d\u2019énergie à consacrer à d\u2019autres choses comme la croissance» \u2014 Joshua Stewart, auteur principal de l\u2019étude DES BALEINES DE PLUS EN PLUS PETITES Les données suggèrent que les baleines de l\u2019étude qui ont été empêtrées dans des engins de pêche avaient une croissance plus lente.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, MICHAEL DWYER SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 60 YANNICK PASQUET Agence France-Presse BERLIN \u2014 L\u2019un des cardinaux les plus influents d\u2019Allemagne, l\u2019archevêque de Munich Rein- hard Marx, a demandé au pape François d\u2019être déchargé de ses fonctions, tirant les conséquences de l\u2019«échec», selon lui, de l\u2019Église catholique dans «la catastrophe des abus sexuels» qui ébranle tout particulièrement un diocèse allemand.«Pour moi, il s\u2019agit essentiellement de partager la responsabilité de la catastrophe des abus sexuels commis par des responsables de l\u2019Église au cours des dernières décennies», a écrit l\u2019ancien président de la Conférence épiscopale allemande.Dans ce courrier au vitriol adressé le 21 mai au pape et cité largement dans un communiqué, il dénonce également un «échec institutionnel ou systémique» dans ce vaste scandale qui éclabousse toute l\u2019Église, tout comme «les nombreux échecs personnels et erreurs administratives».Le prélat de 67 ans, considéré comme un libéral au sein de l\u2019institution, juge que l\u2019Église catholique est arrivée à «un point mort».«L\u2019Église n\u2019a pas su assumer sa responsabilité \u201csystémique\u201d», écrit- il aussi.Les récentes discussions ont montré «que certains au sein de l\u2019Église ne veulent pas accepter cette responsabilité et donc la complicité de l\u2019institution et s\u2019opposent ainsi à tout dialogue de réforme et de renouvellement en lien avec la crise des abus» sexuels, poursuit-il dans cette missive.À ce stade, la démission du cardinal n\u2019a pas été acceptée par le pape François, dont il est un proche.Reinhard Marx fait en effet partie d\u2019un conseil restreint de cardinaux conseillant le pape sur ses réformes de la Curie romaine.Il coordonne aussi au Vatican le Conseil pour l\u2019économie chargé de veiller à la bonne gestion financière du Saint-Siège.L\u2019archevêque de Munich et de Freisig depuis près de 14 ans, qui jusqu\u2019à l\u2019an dernier présidait la Conférence épiscopale allemande, avait refusé il y a un mois la plus haute distinction allemande, la Croix fédérale du Mérite, que voulait lui remettre le président allemand Frank-Walter Steinmeier.«VISITEURS APOSTOLIQUES» Cette demande de démission intervient alors que le pape François a ordonné fin mai une enquête sur le traitement de cas d\u2019agressions sexuelles de mineurs au diocèse de Cologne, le plus grand d\u2019Allemagne, secoué par une grave crise depuis des mois.Le pape a nommé deux «visiteurs apostoliques», des envoyés pontificaux extraordinaires, chargés d\u2019«appréhender la situation pastorale complexe à l\u2019archevêché et parallèlement d\u2019étudier d\u2019éventuelles fautes» du cardinal Rainer-Maria Woelki et d\u2019autres prélats du diocèse.Le cardinal Woelki, un conservateur dans les rangs de l\u2019Église, est accusé notamment d\u2019avoir longtemps couvert deux prêtres de la communauté religieuse de Düsseldorf soupçonnés de violences sexuelles.Un rapport accablant, rendu public en mars, révélait que des centaines de mineurs avaient subi des violences sexuelles dans le diocèse de Cologne entre 1975 et 2018, et que plusieurs responsables religieux s\u2019étaient tus.Sans évoquer directement ce diocèse, Reinhard Marx, dans sa lettre au pape, constate «avec douleur combien l\u2019estime pour les évêques a diminué [.] elle a même probablement atteint son point le plus bas».FUITE EN MASSE L\u2019«affaire» du diocèse de Cologne s\u2019est notamment traduite par une fuite en masse des fidèles.En 2019, lors d\u2019un sommet inédit au Vatican de présidents de conférences épiscopales consacré aux scandales d\u2019abus sexuels sur mineurs par le clergé, Rein- hard Marx fut une personnalité en pointe pour réclamer davantage de transparence sur la question.L\u2019année précédente, il avait en outre présenté les excuses de l\u2019Église allemande après un rapport rédigé par des universitaires révélant des abus sexuels sur plus de 3600 mineurs pendant des décennies.L\u2019Église allemande, qui reste la plus grande confession du pays avec quelque 22,6 millions de membres, mène par ailleurs depuis des mois «un synode» national houleux où s\u2019opposent progressistes en faveur par exemple de l\u2019ordination de femmes et évêques plus conservateurs.Parmi les prédécesseurs de Rein- hard Marx figure le pape émérite Benoit XVI qui fut archevêque de Munich et Freisig pendant 15 ans (1977-1982).C\u2019est l\u2019un des archidiocèses les plus importants d\u2019Allemagne, en raison du poids de la communauté catholique en Bavière.Reinhard Marx, archevêque de Munich et de Freisig depuis près de 14 ans, dénonce un «échec institutionnel ou systémique» dans le scandale des abus sexuels qui éclabousse toute l\u2019Église.\u2014 PHOTO AFP, LENNART PREISS «CATASTROPHE DES ABUS SEXUELS» UN INFLUENT CARDINAL JETTE L\u2019ÉPONGE «Certains au sein de l\u2019Église s\u2019opposent à tout dialogue de réforme et de renouvellement en lien avec la crise des abus [sexuels]» \u2014 L\u2019archevêque Reinhard Marx leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 61 LE MONDE JULIE CHARPENTRAT Agence France-Presse PARIS \u2014 Depuis le début de la pandémie, nombre d\u2019hypothèses circulent autour des origines de la COVID, mais beaucoup d\u2019inconnues subsistent.Exploitées par le complotisme et la désinformation, elles sont compliquées par des enjeux géopolitiques majeurs.Déterminer comment le virus est passé à l\u2019homme est pourtant jugé crucial pour tenter d\u2019empêcher la prochaine pandémie.Voici les principales théories qui subsistent.1 Les animaux Très vite, les scientifiques ont pointé du doigt la chauve- souris, mais estimé que le Sars- CoV-2 avait dû passer par une autre espèce avant d\u2019atteindre l\u2019homme.Le pangolin a été soupçonné : c\u2019est une des espèces d\u2019animaux sauvages vendues au marché de Wuhan auquel sont liés la plupart des premiers cas connus de COVID-19.À ce jour cependant, aucune certitude.Une enquête conjointe d\u2019experts de l\u2019OMS et de scientifiques chinois envoyée sur place en janvier 2021 était chargée d\u2019éclaircir la question des origines, mais n\u2019a pas déterminé ce chaînon manquant.D\u2019autres animaux ont été évoqués, comme le vison ou le blaireau-furet.2La théorie du virus fabriqué Dès le début sont apparues des théories affirmant que le virus ne se serait pas transmis à l\u2019homme naturellement, mais aurait été fabriqué et/ou se serait échappé d\u2019un laboratoire de Wuhan, ce que nie Pékin.L\u2019idée d\u2019une fuite a été très relayée sur les réseaux sociaux et par l\u2019ancien président américain Donald Trump.Cette thèse a donné lieu à des variantes, voulant que le virus aurait même été fabriqué et diffusé volontairement.D\u2019innombrables publications sur Internet ont affirmé avoir des «preuves» que le Sars-CoV-2 avait été fabriqué et même breveté.En réalité, ces brevets concernent des re cherches sur d\u2019autres coronavirus.Très répandue aussi, l\u2019idée d\u2019un virus contenant des morceaux d\u2019autres pathogènes.Une hypothèse rejetée par de nombreux scientifiques, qui expliquent que des manipulations génétiques seraient visibles dans le génome du Sars-CoV-2.Le Pr Olivier Schwartz, de l\u2019institut Pasteur, qualifie de «totalement infondées» «les théories complo- tistes disant que dans le génome du coronavirus, il y a d\u2019autres séquences d\u2019autres virus, comme le VIH, et que c\u2019est la preuve d\u2019une manipulation».Il n\u2019existe pas à ce jour de preuves d\u2019une manipulation ou d\u2019une fabrication, soulignent scientifiques et autorités.3La fuite de labo La thèse d\u2019un virus naturel \u2014 prélevé sur une chauve- souris par exemple \u2014 puis échappé d\u2019un laboratoire est relancée depuis plusieurs semaines.Même si elle est extrêmement difficile à vérifier et n\u2019est pas étayée par de nouveaux éléments, les appels se multiplient pour appeler à investi- guer davantage.L\u2019e n q u ê t e d e l \u2019 O M S e t d e scientifiques chinois a jugé l\u2019hypothèse «extrêmement improbable», mais le patron de l\u2019OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a pourtant réclamé une nouvelle enquête sur cette éventualité et relayé les difficultés des experts internationaux à enquêter sur le terrain.De nombreux pays occidentaux ont embrayé sur le même ton.Mi-mai, une quinzaine d\u2019experts ont eux aussi appelé, dans une tribune parue dans la revue Science, à enquêter sur l\u2019hypothèse «labo».Les théories d\u2019une origine animale ou accidentelle en laboratoire «restent toutes les deux viables», mais «il ne leur a pas été donné une considération équitable», regrettaient-ils.Pour l\u2019immunologue américain et conseiller à la Maison-Blanche Anthony Fauci, il «faut continuer l\u2019enquête», car même si «beaucoup d\u2019entre nous pensent qu\u2019il est plus probable qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un événement naturel [.] nous n\u2019avons pas de réponse à 100 %».À ce jour, i l n\u2019existe pas de preuves accréditant la thèse de la fuite, mais «tant qu\u2019on n\u2019aura pas trouvé l\u2019hôte intermédiaire, cette hypothèse [.] ne peut être écartée», estimait déjà fin 2020 le virologue Étienne Decroly du CNRS.«Il n\u2019y a pas un élément factuel nouveau qui fait pencher la balance dans un sens ou dans un autre», relève encore aujourd\u2019hui Olivier Schwartz, tout en rappelant que la transmission «naturelle» est la «plus plausible».DIPLOMATIE ET GÉOPOLITIQUE Le sujet est d\u2019autant plus épineux qu\u2019il est mêlé à des enjeux géopolitiques, en particulier entre Pékin et Washington, qui ont tout intérêt à se désigner mutuellement comme responsables de la crise.Qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019origine de la COVID, du moment où elle a choisi de donner l\u2019alerte à l\u2019OMS ou plus globalement de sa gestion des premiers temps d\u2019épidémie, la Chine est accusée de dissimulation par les pays occidentaux.L\u2019OMS s\u2019est d\u2019ailleurs plainte vendredi dernier des nombreuses interférences politiques sur le sujet.Et c\u2019est sur fond de vives tensions diplomatiques avec la Chine que Donald Trump affirmait au printemps 2020 que le virus avait pu s\u2019échapper d\u2019un laboratoire de Wuhan.Pékin avait contre-attaqué en évoquant la thèse d\u2019un laboratoire.américain.En janvier 2021, juste avant le départ de l\u2019ancien président, le renseignement américain déclarait que des chercheurs de Wuhan avaient eu des «symptômes compatibles» avec la COVID \u2014 mais aussi avec ceux d\u2019une «infection saisonnière» classique \u2014 avant décembre 2019.Mi-avril, des responsables ont confirmé que l\u2019hypothèse n\u2019était pas écartée, sans pour autant mentionner de preuves ou d\u2019éléments nouveaux : le «renseignement ne sait pas exactement où, quand, ni comment le virus de la COVID-19 a été transmis initialement», selon la directrice du renseignement Avril Haines, mentionnant les «deux théories», naturelle et accidentelle.«Nous en sommes là», ajoutait-elle.La semaine dernière, le président américain Joe Biden a donné trois mois au renseignement pour livrer ses conclusions.Même si, pour lui, l\u2019impossibilité de se rendre sur le terrain début 2020 «entravera toujours toute enquête».Rien ne dit qu\u2019on trouvera la réponse, pensent en effet de nombreux experts.«L\u2019introduction d\u2019un nouveau virus dans la population humaine est l\u2019un des plus grands mystères qu\u2019un épidémiologiste puisse espérer éclaircir», juge l\u2019OMS.ORIGINES DE LA COVID DE LA SCIENCE, DE LA GÉOPOLITIQUE ET BEAUCOUP D\u2019INCONNUES Le pangolin a souvent été pointé du doigt pour la propagation de la COVID-19.Il n\u2019y a cependant encore aucune certitude en ce sens.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, MANAN VATSYAYANA SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 62 LE MONDE HECTOR VELASCO Agence France-Presse BUENAVENTURA \u2014 Avant, ils étaient démembrés vifs et hurlants.Aujourd\u2019hui, ils disparaissent sans bruit, si ne n\u2019est un avertissement à leurs proches de ne pas les chercher.Mais, dans le port de Buenaventura, en Colombie, beaucoup croient savoir où sont leurs morts.Le long du pont Nayero, dans les masures sur pilotis du quartier de La Playita, 2000 Afro-Colom- biens vivent sous la surveillance des forces de l\u2019ordre.Ce sont les riverains pauvres de la mangrove où les narcotrafiquants sèment la terreur.«Nous ne pouvons sortir nulle part.C\u2019est une rue, à ciel ouvert, mais nous nous sentons enfermés», décrit Jhony Viveros, 37 ans, un des leaders de cette communauté à qui les autorités ont remis un gilet pare-balles.Actuellement bloqué par les manifestations antigouvernementales qui depuis fin avril asphyxient la Colombie, le port de Buenaven- tura est l\u2019un des principaux de la côte Pacifique.Ici transitent 40 % des échanges internationaux du pays et la plupart de la cocaïne destinée aux États-Unis ou au sud du continent.Les gangs ont étendu leur empire jusqu\u2019aux multiples recoins des marais qui bordent la ville, faisant régner sur Buenaventura une violence faite de fusillades, enlèvements, extorsions.Ils ont succédé aux paramilitaires et aux guérilleros, qui se finançaient déjà par le trafic de drogue et terrorisaient la communauté afro à coup de massacres et d\u2019attentats jusqu\u2019au début de ce siècle.LES «AQUAFOSSES» DES MANGROVES Dans le quartier de La Playita, un mauvais chemin débouche sur «l\u2019estuaire où les morts disparaissent», murmure un autre leader, âgé de 48 ans, sous couvert d\u2019anonymat.Des membres des autorités civiles et religieuses, des défenseurs des droits humains, avec lesquels a parlé l\u2019AFP, qualifient ces mangroves d\u2019«aquafosses», version maritime des tombes clandestines où sont recherchés les quelque 185 000 disparus du conflit armé qui mine la Colombie depuis près de six décennies.Harcelé dans les airs par les forces de l\u2019ordre, le narcotrafic s\u2019est tourné ces 20 dernières années vers l\u2019océan.Les gangs tirent profit du «réseau naturel d\u2019estuaires et de bassins, et du savoir des marins», explique Juan Manuel Torres, chercheur de la Fondation paix et réconciliation.Aujourd\u2019hui, c\u2019est une bande d\u2019origine paramilitaire qui y règne, La Local.La drogue, auparavant transportée par hors-bords, passe dissimulée dans des semi- submersibles fabriqués non loin.La sécurité, ajoute M. Torres, ne dépend pas tant des autorités que d\u2019accords entre les groupes armés «qui sont généralement des pactes fragiles».Quand ils sont rompus, Buena- ventura entre dans un nouveau cycle de fusillades, assassinats et disparitions de ceux qui peuvent gêner tel ou tel gang.Le dernier épisode a eu lieu cette année, en pleine pandémie de COVID-19.« La mangrove reste un site macabre où disparaissent des gens qui y sont amenés en chaloupe», dit l\u2019ancien prêtre Adriel Ruiz, 42 ans.Il a installé «une chapelle de la mémoire», contigüe à l\u2019église où il officiait jusqu\u2019en 2016 : des dizaines de photos de disparus et jusqu\u2019à la barque d\u2019un pêcheur, dont la trace s\u2019est perdue, y sont exposées.Comme d\u2019autres représentants des victimes, il s\u2019oppose au dragage de l\u2019estuaire San Antonio.Bénéfique à l\u2019activité portuaire, cette opération enterrerait les espoirs des familles d\u2019y trouver les restes de leurs proches.«Ils sont déjà morts.Ne les faites pas disparaître!» plaide-t-il.La Juridiction spéciale de paix (JEP), créée par l\u2019accord de 2016 avec l\u2019ex-guérilla des Farc pour enquêter sur les crimes du conflit armé, estime qu\u2019au moins 779 personnes ont été victimes de disparition forcée à Buenaventura ces deux dernières décennies.Les responsables sont loin d\u2019être identifiés.Pour cette seule année, ce port de l\u2019angoisse a été le théâtre de 41 homicides, tandis que 8000 personnes ont été déplacées par la violence et 13 portées disparues.Mais, du fait de la chape de plomb qui pèse sur la population, les signalements sont rares et le nombre de victimes est vraisemblablement plus élevé.COUPÉS EN MORCEAUX Des membres des gangs ennemis qui s\u2019entretuent disparaissent.Mais aussi des pêcheurs, commerçants, ouvriers, paysans, femmes au foyer, travailleurs au noir figurent parmi les victimes, selon une enquête du quotidien El Espectador.Maria, une employée de 54 ans qui prend un prénom d\u2019emprunt par sécurité, a perdu sa sœur en 2015.Sortie de chez elle après avoir reçu un appel téléphonique, cette femme de 35 ans, leader de son quartier, n\u2019est jamais revenue.«Au début, nous l\u2019avons cherchée partout et nous allions voir les autorités, mais elles ne nous ont jamais rien dit», se souvient Maria, atterrée à l\u2019idée que le corps ait été jeté dans la mangrove.BUENAVENTURA, LE PORT DES DISPARUS DE LA VIOLENCE 1 leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 63 LE MONDE «La disparition se solde toujours pas un assassinat.Il est peu probable qu\u2019une personne revienne vivante», dit le maire Victor Hugo Vidal.Se livrant des combats sanguinaires pour contrôler ce territoire stratégique, les groupes armés qui, outre le trafic de drogue et l\u2019extraction de l\u2019or, se livrent au racket, sont d\u2019une cruauté sans limite.L\u2019élu local de 49 ans explique ainsi que lorsqu\u2019une personne disparaît, son téléphone portable reste activé «jusqu\u2019à ce que la famille appelle» et s\u2019entende «dire : \u201cNe le cherchez pas, il ne reviendra plus\u201d».Sur le chemin de la mangrove, un leader communautaire s\u2019arrête, dos à une masure : «C\u2019était une maison de hachage.Ils étaient traînés là, suppliants, alors que des enfants jouaient dans la rue.Nous nous réfugions chez nous et entendions les cris», se souvient-il.L\u2019évêque de Buenaventura, Ruben Dario Jaramillo, 54 ans, confirme : «Ils découpaient les gens, les jetaient à la mer et on les voyait flotter le long de la côte, des têtes, des mains ou des [morceaux des victimes] dans des sacs- poubelle».«Maintenant, ils les font disparaître en les emmenant sur des sites plus éloignés [de la ville] afin que personne ne sache jamais ce qui leur est arrivé», déplore-t-il.Depuis 2014, sur ordre de la Commission interaméricaine des droits humains, l\u2019État doit assurer la sécurité de la population de La Playita.UNE JEUNESSE EN DANGER L\u2019évêque aussi bien que le maire, les leaders de La Playita et des jeunes mobilisés contre la violence sont en ligne de mire.Buenaventura n\u2019est pas seulement un port de disparus.C\u2019est aussi celui des menacés, flanqués de gardes du corps, d\u2019adolescents recrutés de force par les gangs ou séduits par l\u2019argent et les armes.Dans cette ville, où la majorité des 311 000 habitants, dont 91 % de noirs, survivent de l\u2019économie informelle en marge de l\u2019activité portuaire gérée par des entreprises privées, personne ne circule en sécurité.Une fusillade peut éclater à tout moment dans les ruelles.Ceux qui tuent et meurent sont pour la plupart des jeunes de la communauté afro.La marine nationale patrouille le littoral, militaires et policiers arpentent les quartiers.Le colonel d\u2019infanterie de marine, Samuel Aguilar, commande le plan d\u2019intervention lancé par le gouvernement après une explosion de violence en décembre.Selon cet of f icier, quelque 1200 agents combattent 200 jeunes fortement armés de fusils M-16 et de revolvers 9 mm, qui constituent Los Shotas et Los Espartanos, deux factions opposées du gang La Local.«Ce sont les jeunes qui assassinent, qui volent, qui font partie des bandes criminelles.Le problème de Buenaventura, c\u2019est la jeunesse.Beaucoup le perçoivent ainsi», précise Yudi Angulo, 33 ans, qui milite contre la violence.«C\u2019est pour cela que nous nous mobilisons», ajoute un autre, Leonard Renteria, 29 ans, qui ne peut plus se déplacer sans escorte dans la ville où il a grandi : «l\u2019État a laissé tomber les jeunes de Buenaventura plus que partout ailleurs».To u s d e u x s e v e u l e n t d e s enfants de la résistance, las d\u2019être contraints de «choisir entre être victime et être bourreau».2 Vue aérienne du port de Buenaventura, en Colombie 1 Dans «une chapelle de la mémoire», des dizaines de photos de disparus et jusqu\u2019à la barque d\u2019un pêcheur, dont la trace s\u2019est perdue, sont exposées.\u2014 PHOTOS AFP, LUIS ROBAYO 3 L\u2019évêque de Buenaventura, Ruben Dario Jaramillo, 54 ans, accompagné de ses gardes du corps.4 La drogue, auparavant transportée par hors-bords, passe dissimulée dans des semi- submersibles fabriqués non loin.2 3 4 l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ce soir, 5 MILLIONS + 1 MILLION GARANTI (approx.) 5 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 3 juin 31 mai 7 02 21 31 36 38 4 02 16 27 29 48 2 juin 01 32 13 33 22 48 39 02420064-01 2583 5862 8265 3959 513 697 222 503 31 mai 30 mai 29 mai 28 mai 68 71 92 47 0056 0914 8034 439 637 545 3 juin 2 juin 1 juin 06 09 26 3 juin 2 juin 1 juin 31 mai 30 mai 29 mai 28 mai 4244412 2713052 1682063 1851104 3056386 6129374 4788012 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 64 LE MONDE OLIVERA NIKOLIC Agence France-Presse MATESEVO \u2014 Au Monténégro, une autoroute déchire la montagne, franchit gorges et canyons, mais pour l\u2019heure ne mène nulle part.Et le chantier pharaonique à un milliard de dollars menace de faire dérailler l\u2019économie du minuscule pays des Balkans.Après six années de travaux, le petit village tranquille de Matesevo constitue le terminus improbable d\u2019une route parmi les plus coûteuses au monde.En 2014, le pays candidat à l\u2019Union européenne a contracté un emprunt de 944 millions $ auprès d\u2019une banque chinoise pour la réalisation par la compagnie chinoise CRBC d\u2019un premier tronçon d\u2019une quarantaine de kilomètres.«La construction est impressionnante et on ne doit pas s\u2019arrêter là», dit à l\u2019AFP Dragan, 67 ans, retraité à Matesevo.«Ce serait comme d\u2019acheter une voiture coûteuse et la laisser au garage.» La portion d\u2019autoroute reliant Matesevo et la banlieue de Pod- gorida doit être inaugurée en novembre.Mais le pays de 600 000 habitants devra encore trouver plus d\u2019un milliard de dollars pour réaliser les 130 kilomètres nécessaires à l\u2019achèvement de l\u2019ouvrage.L e s a d v e r s a i r e s d u p r o j e t dénoncent aussi les dégâts sur l\u2019environnement et la possible corruption autour d\u2019un projet destiné à connecter vers le sud la ville Adriatique de Bar, et vers le nord la frontière serbe, puis in fine Belgrade.«ASPECTS POSITIFS» Les habitants du village, situé au bord de la rivière Tara, classée au patrimoine de l\u2019UNESCO, avec la gorge la plus profonde d\u2019Europe, essayent de voir le bon côté des choses.«Pour nous, il y a des aspects positifs.Certains ont réussi à vendre leur terrain et à partir, ce qui était impossible avant» dans une région pauvre où l\u2019émigration est élevée comme ailleurs dans les Balkans, déclare un villageois.Désormais, les piliers géants de l\u2019autoroute surélevée surplombent sa maison et la font ressembler à une maison de poupées.«J\u2019ai réussi à vendre des légumes et des poulets aux ouvriers» chinois, dit-il, assurant également que les tonnes de terre déversées par le chantier ont consolidé les rives de la Tara contre les inondations.Personne ne sait comment rembourser l\u2019emprunt chinois, qui représente un cinquième de la dette étrangère monténégrine.La première échéance tombe en juillet dans un pays où le PNB s\u2019élevait à moins de 7 milliards $ avant le coronavirus.En cas de défaillance, une commission d\u2019arbitrage à Pékin pourrait contraindre le Monténégro à céder la gestion d\u2019infrastructures majeures, selon une copie du contrat obtenue par l\u2019AFP.SOS À L\u2019UE Pékin a été mis en cause ces dernières années pour avoir pris au «piège» de la dette des pays où il mène des infrastructures titanesques dans le cadre de ses nouvelles routes de la soie.La Chine dément vouloir accroître son influence dans les Balkans par le biais de ses investissements.«Cette coopération est mutuellement bénéfique, c\u2019est du gagnant- gagnant», assure l\u2019ambassade de Chine au Monténégro.«En plaquant des étiquettes négatives sur les investissements chinois, c\u2019est non seulement injuste pour la Chine, mais aussi manquer de respect aux pays des Balkans».En attendant, le Monténégro est inquiet.«Si on ne trouve pas des sources de financement sur lesquelles s\u2019appuyer, on aura des gros problèmes», déclare à l\u2019AFP le ministre des Infrastructures Mladen Boja- nic.«On aura à assumer un lourd fardeau.» Le gouvernement a lancé un SOS à Bruxelles, qui étudie «les moyens d\u2019aider», mais «n\u2019a pas vocation à rembourser des prêts contractés auprès de tiers», selon le commissaire à l\u2019Élargissement Oliver Varhelyi.Le projet avait été lancé par le Parti des démocrates socialistes (DPS) du président Milo Djukanovic, passé dans l\u2019opposition fin 2020 après trois décennies de règne.À l\u2019époque, Mladen Bojanovic avait ferraillé dur contre la route qualifiée d\u2019aventureuse.Des ONG comme MANS parlent de corruption, déclarant que plus d\u2019un tiers des entreprises monté- négrines impliquées étaient liées au DPS.SECRET Il n\u2019y a pas eu d\u2019appel d\u2019offres public, les travaux ne sont pas transparents, selon Dejan Milovac, responsable de l\u2019ONG.«Les décisions ont été prises à l\u2019abri des regards et c\u2019est ce que nous payons aujourd\u2019hui.» Le gouvernement a promis d\u2019enquêter.Les écologistes sont vent debout contre les dommages infligés au lit de la Tara même si la CRBC s\u2019est engagée à le remettre en état sur quelques centaines de mètres.La route vise à favoriser le tourisme et développer des régions pauvres en raccourcissant les trajets à travers des paysages somptueux, mais accidentés.Aujourd\u2019hui, le gouvernement reconnaît que les revenus escomptés par les péages ne suffiraient même pas à assurer la maintenance, estimée à 113 millions $ annuels.« Il faudrait au moins 22 ou 25 000 véhicules quotidiens pour rentabiliser l\u2019autoroute», soit largement plus que le trafic attendu, explique à l\u2019AFP Ivan Kekovic, un ingénieur qui s\u2019est retiré du projet.Zelko Rajkovic, 55 ans, enseignant dans la station de ski de Kolasin, près de Matesevo, confirme.Prendre l\u2019autoroute pour aller jusqu\u2019à la capitale serait plus sûr et diviserait le temps de trajet par trois.Mais cela coûterait cher en péages.«Je prendrai la nouvelle route seulement s\u2019il y a une grosse tempête ou une urgence».MONTÉNÉGRO LE VRAI COÛT D\u2019UNE AUTOROUTE À UN MILLIARD En 2014, le Monténégro a contracté un emprunt de 944 millions $ auprès d\u2019une banque chinoise pour la réalisation par la compagnie chinoise CRBC d\u2019un premier tronçon d\u2019une quarantaine de kilomètres qui ne mène nulle part pour le moment.\u2014 PHOTO AFP, SAVO PRELEVIC leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 65 LE MONDE FRANÇOIS PICARD Agence France-Presse MATAMOROS \u2014 Jusqu\u2019à ces derniers mois, Abraham Barberi n\u2019avait qu\u2019une idée en tête : sortir de jeunes narcotrafiquants de la délinquance grâce à des offices religieux en rap.Le pasteur baptiste de Matamo- ros, une ville mexicaine qui n\u2019est séparée des États-Unis que par le fleuve Rio Bravo, a lui-même vécu un parcours chaotique «avant que le Seigneur ne change [sa] vie» : alcoolisme dès 12 ans, immigration clandestine aux États-Unis, trafic de drogue, crime, prison.Le père de quatre enfants continue d\u2019animer son «église hip-hop», comme il l\u2019appelle.Mais il s\u2019est aussi résolu à des lectures plus calmes de l\u2019Évangile pour satisfaire de nouveaux hôtes : plus de 200 personnes d\u2019Amérique du Sud et d\u2019Amérique centrale qui rêvent de rejoindre l\u2019autre rive du fleuve frontalier et qu\u2019il accueille dans des dortoirs improvisés à l\u2019Institut biblique Bautista Sola Scriptura.En attendant que les États-Unis examinent ou réexaminent leur demande d\u2019asile, les migrants essaient d\u2019oublier la chaleur de cette fin mai, leur sort et leur ennui.Certains regardent leur téléphone et d\u2019autres admirent l\u2019énergie de leurs enfants encore aptes à savourer l\u2019instant présent.Autour du refuge improvisé, de longues rues aux trottoirs brûlants et aux maisons décrépites.Le bâtiment à la façade jaune a brusquement vu sa vocation changer en février après que fut décidée la fermeture du camp de réfugiés situé près d\u2019un des ponts de la ville.Grâce au nouveau président américain Joe Biden, ses occupants furent autorisés à franchir la frontière en attendant que leur demande d\u2019asile soit traitée.FLOT DE DEMANDEURS D\u2019ASILE Le temps de terminer les dernières formalités, les autorités mexicaines, américaines et le HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) sollicitent Abraham Barberi pour héberger les 56 derniers occupants du camp.Le centre de formation de futurs pasteurs étant vide pour cause de COVID-19, il accepte.«Nous étions censés ouvrir pour seulement deux semaines», explique le prêtre de 53 ans.«Mais entre- temps, il y a eu de nouvelles arrivées à Matamoros.Les personnes avaient entendu parler de notre abri.On ne pouvait pas dire non.Vous savez, les gens viennent à nos portes.Des mères avec de petits enfants.» Aujourd\u2019hui encore, l\u2019Institut biblique reçoit chaque jour de nouvelles demandes d\u2019hébergement.Ce flot a été encouragé par une des mesures symboles de la rupture de l\u2019administration Biden avec l\u2019ère Trump : la possibilité d\u2019attendre sur le sol américain la réponse à sa demande d\u2019asile lorsque celle-ci a été réalisée dans le cadre des MPP (Migrant Protection Protocols).«Beaucoup ont interprété cela comme une ouverture des frontières à tous», regrette le pasteur au crâne chauve et au bouc grisonnant, et «c\u2019est pour cela que les villes-frontières du Mexique ont été submergées de personnes, si nombreuses aujourd\u2019hui».Or les MPP n\u2019acceptent plus de nouveaux inscrits depuis le 21 janvier dernier.Autre obstacle pour les migrants, l\u2019utilisation sous prétexte de COVID-19 d\u2019une loi, le Title 42, pour empêcher l\u2019entrée sur le territoire américain des demandeurs d\u2019asile.EX-TUEUR À GAGES AU VOLANT Ce matin pourtant, un employé de l\u2019école biblique parcourt ses deux étages à la recherche de la vingtaine de personnes dont il vient de recevoir le nom sur sa messagerie.Rassemblées en quelques minutes à l\u2019extérieur, elles pourront dans les jours qui viennent entrer légalement aux États-Unis pour être entendues par les autorités.Leur secret?Elles bénéficient de l\u2019assistance juridique de certaines associations américaines.Leur attente à Matamoros aura duré plus d\u2019un an.Par respect pour les autres migrants, par pudeur ou par peur, déjà, des prochaines étapes, elles ne manifestent aucune joie ostentatoire.Felipe Atanasio Sánchez, 21 ans, a du mal à trouver ses mots.«Ils ont tué mon père et je ne pouvais plus rester au Mexique à cause de cette délinquance, je me sentais vulnérable», nous explique-t-il.«Là, je me sens heureux, motivé.Je ne sais pas quoi dire, je suis ému», lâche-t-il avant de s\u2019engouffrer dans le camion qui lui permettra de passer un test COVID-19 PCR, dernier sésame qui lui manque pour accéder au sol américain.«Je suis très heureuse de voir la possibilité que soit écoutée notre voix là-bas», confie Margarita De Jesús, 29 ans, le sourire au visage.Originaire de l\u2019État de Guerrero, dans le sud-ouest du Mexique, elle a voyagé jusqu\u2019ici avec toute sa famille : son fils, mais aussi son frère, sa belle-sœur et leur enfant.Le véhicule qui les éloigne du refuge est conduit par un tueur à gages de cartel repenti.Sa réinsertion et son nouveau dévouement au service des autres sont une des fiertés d\u2019Abraham Barberi.1 Abraham Barberi continue d\u2019animer son «église hip-hop», comme il l\u2019appelle.Mais le pasteur fait maintenant les manchettes en s\u2019occupant des migrants qui attendent d\u2019entrer aux États-Unis.\u2014 PHOTOS AFP, SERGIO FLORES FRONTIÈRE DU TEXAS L\u2019ÉGLISE HIP-HOP REFUGE DE MIGRANTS 2 Dans les dortoirs improvisés de l\u2019Institut biblique Bautista Sola Scriptura attendent plus de 200 personnes d\u2019Amérique du Sud et d\u2019Amérique centrale qui rêvent de rejoindre l\u2019autre rive du Rio Bravo.1 2 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 66 LE MONDE PHOTO AFP, ALEXIS HUGUET COUP D\u2019ŒIL leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 67 LE MONDE Agence France-Presse GOMA \u2014 Le volcan ne gronde plus, Goma panse ses plaies et se repeuple doucement, dix jours après l\u2019éruption du volcan Nyiragongo et l\u2019évacuation forcée de la ville.Dans le quartier Ndosho, c\u2019est la liesse ce jour-là.Des chants et des cris de joie résonnent sur l\u2019avenue Kako, au milieu des maisonnettes de bois au toit de tôle.Une nuée d\u2019enfants court pour venir accueillir trois des leurs, qui avaient disparu du voisinage lors du chaos de l\u2019évacuation ordonnée à l\u2019aube le 27 mai par les autorités.Pierrette Mihindano se précipite en direction du véhicule du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).Trois fillettes en sortent pour se jeter dans ses bras.L\u2019une est si petite, dans sa tenue rose à pois blancs, qu\u2019elle tient à peine sur ses jambes.Ce ne sont qu\u2019embrassades et larmes de joie.«J\u2019étais hospitalisée quand on a ordonné l\u2019évacuation de la ville» le 27 mai à l\u2019aube, raconte Pierrette, la trentaine.«Depuis ce jour, je n\u2019avais pas revu mes trois filles.Quand je suis sortie de l\u2019hôpital, j\u2019étais comme folle à la maison.Je me suis mise à courir dans tous les sens, à Sake, à Mungunga.J\u2019ai lancé des appels à la radio pour essayer de retrouver leur trace», raconte-t-elle entre deux sanglots.Dans la débandade de l\u2019évacuation, les trois petites s\u2019étaient retrouvées à Minova, bourgade lovée dans une des baies du lac Kivu, à 50 kilomètres de chez elles, au sud-ouest de Goma.Environ 1300 enfants ont été séparés de leurs familles depuis la séquence qui s\u2019est ouverte le 22 mai : du premier soir de l\u2019éruption soudaine du volcan Nyiragongo, dont les laves sont venues lécher les faubourgs nord de la ville; la première fuite dans la panique des habitants, leur retour progressif et méfiant, puis la nouvelle évacuation dans la panique du 27 mai.Près de 400 000 personnes ont été déplacées dans ce dernier exode, selon le gouvernement.«Nous avons été surpris par l\u2019éruption du volcan.Depuis lors nous ramassons chaque jour des enfants», constate, navré, Félicien Katenda, un responsable de la Croix- Rouge locale.Sa collègue Aline Bisimwa serre contre sa poitrine un petit garçon joufflu, au regard perdu et inquiet.Il dit s\u2019appeler Baraka Bahati, et être âgé de 3 ans.«Cet enfant a été perdu le soir de l\u2019éruption.Comme vous le voyez, je le porte dans mes mains et il ne pleure pas.Même si je suis au travail».Les acteurs de la protection de l\u2019enfance précisent que 978 enfants ont, à ce jour, déjà retrouvé leurs proches.Pour aider ces enfants à entrer en contact avec leurs familles, et vice-versa, six points d\u2019écoute ont été installés par le CICR à Goma et dans les localités voisines où ont trouvé temporairement refuge des dizaines de milliers de personnes déplacées.Il reste aujourd\u2019hui plus de 300 enfants en attente de réunification avec leurs familles.À LA RECHERCHE DES ENFANTS PERDUS DU VOLCAN SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 68 SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec RATTRAPEZ NOS CAPSULES SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP lesoleil.com/auto La semaine dernière, Hydro-Québec a annoncé qu\u2019elle aidera les municipalités à installer des bornes sur rue, afin de répondre aux besoins des électromobilistes urbains.La société d\u2019État a établi un objectif de 4500 bornes sur rue d\u2019ici 2028.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Ce qui est une bonne nouvelle pour les citadins qui souhaiteraient passer aux véhicules rechargeables, mais qui n\u2019ont pas accès à un espace privé à leur résidence où ils pourraient brancher leur véhicule durant la nuit.Les bornes sur rue sont très utiles pour les clients des commerces dans les centres-villes.Hydro-Québec pourra aider les municipalités jusqu\u2019à un maximum de 12 000 $ par borne standard de 240 volts.«Ça couvre en très grande partie l\u2019acquisition et l\u2019installation de la borne», confirme Louis-Olivier Batty, porte-parole chez Hydro-Québec pour la filiale du Circuit électrique.Et dans le cas des bornes sur rue, les mâts comprennent deux bornes standard.Ce qui signifie que l\u2019installation d\u2019un mât peut être admissible à une aide totale de 24 000 $, précise le porte-parole.Pour qu\u2019une municipalité soit admissible à cette aide financière, les bornes doivent servir soit à la recharge pendant la nuit dans les quartiers centraux ou pendant le jour près des commerces dans les centres-villes.Également, la borne sur rue doit être accessible 24 heures sur 24, tous les jours de l\u2019année et la municipalité devra permettre aux électromobilistes de se stationner gratuitement devant la borne sur rue entre 21h et 7h.DES INTÉRESSÉES?On a fait un tour de table auprès de sept municipalités, soit celles où les Coops de l\u2019information sont établies ainsi que Montréal.Cinq de celles-ci ont répondu à l\u2019appel : Montréal, Trois-Rivières, Sague- nay, Granby et Québec.Pour la plupart, les réponses se ressemblaient.Que la proposition offerte par Hydro-Québec était sous analyse, mais qu\u2019il était trop tôt pour annoncer quoi que ce soit.La réponse la plus affirmative provient de la Ville de Granby.«Je vous confirme que la Ville de Granby compte profiter des différents aides de ce type.L\u2019actuel programme s\u2019intègre bien dans notre milieu dense du centre-ville», a répondu Daniel Surprenant, directeur du Bureau de projets à la Ville de Granby.«Nous avons actuellement des projets, en cours et à venir, d\u2019ajouts de bornes de recharge dans nos stationnements du centre-ville.» La date de tombée pour la première ronde de demande d\u2019aide financière a été fixée pour le 31 août 2021, à 23h59.M. Batty ajoute qu\u2019il y aura deux rondes de demande chaque année \u2014 au printemps et à l\u2019automne \u2014, mais que les municipalités ne peuvent faire qu\u2019une seule demande par année.LES RETOMBÉES POUR LES VILLES L\u2019utilisation de ces bornes sur rues coûte 1 $ l\u2019heure, facturé à la seconde.«De ce dollar, 12 ¢ est retenu par le Circuit électrique en tant que frais de gestion.Le reste s\u2019en va à la municipalité», ajoute M. Batty qui précise que le Circuit électrique fait la perception des frais auprès des usagers.Ceux-ci doivent s\u2019abonner au service pour utiliser les bornes.« Ensuite, les municipalités doivent payer une redevance de 350 $ par année par borne standard à titre de redevance au Circuit électrique», explique le porte-parole.«Généralement, on fait une entente avec les municipalités sur trois ans, ce qui représente 1050 $ pour cette période», conclut-il.Plus d\u2019information sur les critères de demande d\u2019aide financière pour les villes à lecircuitelectrique.com/fr/ programme-4500/ AIDE D\u2019HYDRO-QUÉBEC POUR 4500 BORNES SUR RUE UNE BONNE NOUVELLE POUR LES CITADINS Dans le cas des bornes sur rue du Circuit électrique, les mâts comprennent deux bornes standard.Cela signifie que la Ville peut être admissible à une aide totale de 24 000 $ pour l\u2019installation d\u2019un mât.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR HYDRO-QUÉBEC leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 AUTO 69 PHOTO CAA-QUÉBEC, JESSE CARON ESSAI- CAA TOYOTA HIGHLANDER 2021 Redessiné pour 2020, le Highlander a migré sur la plateforme globale qu\u2019utilisent maintenant la plupart des véhicules à moteur transversal de Toyota.Les modèles à essence ont conservé leur V6, mais le moteur des versions hybrides est passé de six à quatre cylindres, au nom de l\u2019économie de carburant.Toutes les variantes ont la traction intégrale, sauf la L de base.Les experts autos de CAA-Québec ont testé un Highlander XSE \u2014 une déclinaison sportive apparue cette année \u2014 et un modèle Limited hybride.Ils vous expliquent comment le Highlander soutient la comparaison dans son segment très concurrentiel (bit.ly/34IrulJ).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Selon le bilan routier de la SAAQ, 34,6 % des occupants de véhicules décédés sur la route en 2020 ne portaient pas leur ceinture de sécurité.C\u2019est déjà beaucoup plus qu\u2019en 2019, mais le bilan aurait-il pu être pire en l\u2019absence de coussins gonflables?R Pas nécessairement, puisque les ceintures de sécurité et les sacs gonflables se complètent pour assurer la sécurité des automobilistes.En effet, les ceintures maintiennent les occupants en place (et dans la bonne position) pour qu\u2019ils puissent profiter au maximum de la protection des coussins gonflables.En ralentissant la course d\u2019une personne vers un coussin qui se gonfle vers elle, la ceinture améliore le rôle de défense de ce dispositif et réduit le risque de blessures que présente le coussin.Vous doutez encore de l\u2019utilité de la ceinture?Sachez que lors d\u2019une collision à 50 km/h, la force d\u2019impact d\u2019un individu projeté dans l\u2019habitacle correspond à 20 fois son poids.Ainsi, une personne de 50 kg (110 lb) qui ne porterait pas sa ceinture se transformerait en un projectile de 1000 kg (2205 lb) en cas d\u2019accident.Voilà matière à réflexion! Q Je trouve souvent difficile de pédaler en sécurité sur les pistes cyclables en raison de la présence de piétons, de coureurs, de patineurs et d\u2019aides à la mobilité motorisées.Quelles sont les règles de partage à ce sujet?R Les voies cyclables peuvent être partagées entre les cyclistes et les piétons au même titre que les autres artères.Les trois mots clés ici sont partage, courtoisie et vigilance.En tout temps, vos sens doivent être aux aguets.Les écouteurs et casques d\u2019écoute sont interdits, tant sur les pistes balisées que sur les routes.Pouvoir entendre le bruit de la circulation pour prévenir une collision avec un autre usager est essentiel, tout comme le maintien d\u2019un maximum de concentration.Certaines pistes urbaines sont très achalandées aux heures de pointe et requièrent une attention soutenue.Vous n\u2019aurez pas trop de vos deux yeux et de vos deux oreilles! En présence de piétons ou d\u2019un autre usager, diminuez votre vitesse, signalez votre présence si vous arrivez par-derrière et soyez toujours prêt à arrêter si vous devez laisser passer une personne.Q Pourquoi l\u2019achat d\u2019un Lexus UX 250h ne donne-t-il pas droit aux rabais gouvernementaux pour les véhicules électriques?C\u2019est pourtant bien un modèle hybride! R Le Lexus qui vous intéresse est effectivement hybride, mais il n\u2019est pas branchable.Les hybrides classiques comme l\u2019UX 250h ont déjà été admissibles à une remise de 500 $ du gouvernement du Québec, mais ce privilège a été aboli après l\u2019année-modèle 2017.Pour connaître la liste des modèles admissibles, consultez le site du gouvernement du Québec (bit.ly/3g2lvgO) et celui de Transports Canada (bit.ly/3c8Tcfd).En outre, les véhicules hybrides non rechargeables ne peuvent avoir une plaque d\u2019immatriculation verte ni bénéficier des privilèges qui l\u2019accompagnent (accès aux voies réservées et gratuité à certains ponts à péage et traversiers).Ces modèles ont quand même une faible consommation d\u2019essence et ils gardent généralement une meilleure valeur de revente que des modèles strictement à essence équivalents.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Port de la ceinture, pistes cyclables achalandées, hybrides classiques et rabais Vous doutez encore de l\u2019utilité de la ceinture?Sachez que lors d\u2019une collision à 50 km/h, la force d\u2019impact d\u2019un individu projeté dans l\u2019habitacle correspond à 20 fois son poids.\u2014 PHOTO 123RF, KIRILL RYZHOV ÉCRIVEZ- NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez- nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Comment m\u2019y retrouver entre les différentes classes de motorisés?R Les motorisés, qu\u2019on appelle aussi autocaravanes, se déclinent dans les quatre catégories suivantes, en ordre croissant de taille de véhicule : classe B (fourgonnette modifiée à laquelle s\u2019ajoute un toit surélevé); classe B+ (même chose, avec un empattement plus long); classe C (châssis et partie avant d\u2019un camion robuste avec une cabine d\u2019habitation); classe A (motorisé imposant construit sur un châssis de camion lourd ou commercial, ou celui d\u2019un autobus).Si vous ne parvenez pas à arrêter votre choix, profitez des avantages offerts par la location d\u2019un véhicule récréatif (voyage.caaquebec.com/ fr/location-de-vr/) pour bien cerner vos besoins.CAA-QUÉ- BEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL Nécrologie Marcel Blais 1928 - 2021 À l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, le 21 mai 2021, à l\u2019âge de 93 ans, est décédé monsieur Marcel Blais, juge retraité, époux de dame Danièle Giguère.Il était le fils de feu Yvonne Beaudoin et de feu Émile Blais et le frère de feu René, feu Raymond, feu Gertrude (feu Gabriel Plante).Il demeurait à Québec.Né à Saint-Nazaire-de-Dorchester le 23 avril 1928, Marcel a fait ses études classiques au Collège de Ste- Anne-de-la-Pocatière (117ème Cours, dont il était le président).Il a obtenu sa licence en droit à l'Université Laval en 1952 et a été admis au Barreau du Québec en 1953.Par la suite, il a exercé sa profession, en pratique privée, à Beauceville de 1954 à 1959 et à St-Joseph-de- Beauce de 1959 à 1966.Il a accepté la fonction de Procureur de la Couronne pour le district de Beauce jusqu\u2019à sa nomination comme Juge à la Cour Provinciale (devenue la Cour du Québec) en 1976.Il y siégera jusqu\u2019à sa retraite en 1997.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Christian (Isabelle Vaillancourt), Myriam et Bruno (Luce Boisclair); ses petits-enfants : Laurent, Camille, Renaud, Edouard, Nicolas, Sandrine et Cyril et ses deux arrière-petits-fils : Auguste et Bénédict.Il laisse aussi ses grands amis de longue date : Rolland Lessard, Guy Couture et James Johnson, ainsi que plusieurs cousins et cousines, beau-frère et belles-sœurs, neveux et nièces, collègues, confrères et amis.Les funérailles auront lieu le 21 août 2021, en l\u2019Église des Saints-Martyrs-Canadiens (735, rue Père-Marquette, Québec), conformément aux consignes de santé publique en vigueur à ce moment.La famille souhaite remercier l\u2019équipe médicale de l'Hôpital-du-St-Sacrement pour les soins prodigués, ainsi que le CLSC Limoilou-Montcalm.Les témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don au Collège de Ste-Anne-de- la-Pocatière (https://www.jedonneenligne.org/fcfp-csa/FCFP/), à l'Association pour le soutien et l'usage de la langue française (ASULF) (5000 boul.des Gradins, bur.125, Québec G2J 1N3) ou encore au Musée Marius-Barbeau à Saint-Joseph-de-Beauce (https://www.museemariusbarbeau.com/fr/appuyer/donation/).Lise Bélanger 1948 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 26 mai 2021, à l\u2019âge de 72 ans et 7 mois, est décédée madame Lise Bélanger, épouse de monsieur Louis Larouche, fille de feu madame Madeleine Létourneau et de feu monsieur Edwin Bélanger.Elle demeurait à Lévis.Elle laisse dans le deuil, outre son époux, ses enfants : Katia (Christian) et Philippe (Catherine); ses petits-enfants : Antoine, Olivier, Justine, Rafaël, Emrick, Anthony et Alexanne; ses frères et sœurs : Marc (Hélène), feu Yvon (Marie-Josée), Denis, Guy (feu Denise), Denise (Roger), Hélène (Benoit), Marie et Claude (Diane) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines, fidèles ami(e)s et collègues.La famille se réunira au Centre funéraire d\u2019Aubigny le dimanche 13 juin de 13 h 30 à 15 h.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, les condoléances et la liturgie auront lieu sur invitation seulement, en raison du nombre limité de personnes imposé par la Santé Publique.Il sera cependant possible de vous joindre à la famille virtuellement en cliquant sur le lien prévu à cet effet dans l\u2019avis de décès sur le site de la coopérative.La famille tient à remercier tout particulièrement Dre Christine Desbiens et toute l\u2019équipe du Centre des maladies du sein de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement ainsi que tout le personnel des soins palliatifs du CLSC et de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis pour leur travail et leur soutien sans faille tout au long de sa maladie.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer 1040, avenue Belvédère, bureau #214, Québec, Québec Téléphone : 418 683-8666 Site Web : www.cancer.ca.Jean Boilard 1943 - 2021 À l\u2019hôtel-Dieu de Lévis, le 22 mai 2021, à l\u2019âge de 77 ans, est décédé monsieur Jean Boilard, \"homme d'exception\u201d, fils de feu monsieur Noël Boilard et de feu madame Lucienne Beaulieu.Il demeurait à Lévis et était l\u2019époux de madame Thérèse Paré (Soleil).Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses deux enfants : Nathalie (Jean Doyon) et Mathieu (Esther Gaudreau); ses petits- enfants : Catherine (Gabriel Durocher), Tristan (Anne-Claudel Paré), Florence (Jonathan Paradis), Bénédicte (Guillaume Brais- Leclerc) et leur père (Mario Laliberté), Paul et Laurent; sa sœur Gisèle (Réal Beaumont); son frère Lucien (France Martin); ainsi que ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Paré : feu Pauline (feu Jean-Marie Fiset), feu Jacques (feu Marie-Hélène Boulet), Jean-Marc (feu Marie-Ange Boulet), Gustave (Micheline LeBreux), Jacqueline (feu Gérard Rivest), Julie, Hélène, Alice (feu Michel Proulx), Rodrigue (Gaétane Caron), Fernand (Suzanne Poulin) et Françoise (Alphonse Roy).Il laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s, entres autres André Lavoie et Germain Fontaine.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation québécoise du cancer.Dû à la pandémie, il n\u2019y aura aucune cérémonie funéraire.Michel Maranda 1946 - 2021 À l\u2019Hôpital St-François d'Assise, le 25 mai 2021, à l\u2019âge de 74 ans, est décédé monsieur Michel Maranda, fils de feu madame Marie-Jeanne Roussel et de feu monsieur Jean-Charles Maranda.Il demeurait à Québec.Aucun événement funéraire n'est prévu, mais les parents et amis qui le désirent sont invités à lui rendre hommage chacun à leur façon.Il laisse dans le deuil son amie Madeleine Plante; sa fille Isabelle (Stéphane St-Pierre), ses fils Christian (Claudia Toulouse) et Patrick (Sophie Marquis), la mère de ses fils Mme Huguette Lévesque; ses petits-enfants : Maxime Moisan, Guillaume Moisan, Arielle Maranda, Feyna Maranda, Justin Maranda et Maély Maranda; ainsi que parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, courriel : info@fondation-iucpq.org , site web : www.fondation- iucpq.org .Marc Larose Cet héritage que tu nous laisses de travail, de valeurs familiales et de persévérance, restera toujours gravé dans nos cœurs.Suis la route que tu as tracée à travers ces années de labeur sur ta terre agricole.À l\u2019Hôtel Dieu de Lévis, le 23 mars 2021, à l'âge de 90 ans, est décédé monsieur Marc Larose, époux de feu dame Rachel Turcotte.Il demeurait à Saint- Isidore.Il laisse dans le deuil, ses enfants: Gaétan (Johanne Tracy), Bruno (Lucie Desaulniers) et Chantal (Pascal St-Germain); ses petits-enfants: Alexanne (Gabriel Fortin), Maxence (Mélissa Cinq- Mars), Anthony, Steven (Caroline Gosselin) et Gabriel; son arrière-petit-fils Jason; ses frères et sœurs: feu sœur Gemma, n.d.b.p., feu Paul-Eugène (Noëlla Turgeon), feu Hervé, feu sœur Thérèse, n.d.b.p., Germaine (feu Owen Pfundt), André (Roberte Bellavance), feu Jean-Luc, Claire-Hélène et Huguette Blanchette; ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Turcotte: feu Delipha (feu Gertrude Bégin), feu Claire-Hélène (feu Simon Grégoire), feu Jeanne D\u2019Arc (feu Raymond Goulet) en secondes noces feu Fernande Marcoux, feu Marie-Paule (feu Florent Dumont), feu Laval (Jeannette Demers), feu Lionel, feu Noël (Gertrude Boissonneault) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et ami(e)s.La famille désire exprimer sa profonde reconnaissance au personnel de l\u2019Hôtel Dieu de Lévis pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fabrique de St- Isidore ou à la Société canadienne du cancer.Étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, une cérémonie aura lieu dans l'intimité, à l'église de Saint-Isidore Si vous désirez assister à la célébration, nous vous invitons à vous joindre à la famille via notre site www.groupegarneau.com le samedi 5 juin 2021 à 11 h, en allant consulter son avis de décès et en cliquant sur l\u2019onglet « voir la cérémonie ».Pour renseignements : SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 70 Soeur Suzanne Boutin 1939 - 2021 (Sœur Paul-Apôtre) À la Maison mère de Saint-Damien, le 29 mai 2021, à l\u2019âge de 82 ans, dont 60 ans de vie religieuse, est décédée sœur Suzanne Boutin, membre de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours.Elle est née à Saint-Elzéar de Beauce, de feu Joseph Boutin et de feu Laurette Morin.Ses funérailles seront célébrées le jeudi 10 juin 2021 à 14h en la chapelle de la Maison mère et de là, l\u2019urne cinéraire reposera au cimetière de la communauté.Elle laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse et les associés de la Congrégation, ses sœurs : Lucille (feu Dave Blaney), Marguerite (Michel Chabot), Françoise, ndps; ses frères : Antoine (Murielle Chabot), Jacques (feu Claudette Roy) et de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La direction des funérailles a été confiée à la Maison Funéraire Roy & Rouleau Inc.131, rue Commerciale, Saint-Damien Pour information, téléphone : 418 789-2143, télécopieur de la Maison mère : 418 789-2366 Avis de décès disponible sur notre site www.congndps.ca ou www.royrouleau.ca Entreprise membre de la CTQ Claudette Chouinard 1948 - 2021 Après un long et courageux combat contre le cancer, Claudette Chouinard est décédée à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 23 mai 2021, à l\u2019âge de 72 ans.Elle était l\u2019épouse de monsieur Gilles Saint-Amour et fille de feu Adrien Chouinard et de feu Florence Gagnon.Elle demeurait à Lévis, secteur Saint-Romuald.Outre son époux, elle laisse dans le deuil sa sœur, Rachelle Chouinard (Martin Deschênes); ses beaux-frères et belles-soeurs : Lucie Saint-Amour, Yves Saint-Amour (Lise Perron) et Ghislaine Saint-Amour, ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Des rencontres intimes pour les familles et les proches auront lieu à une date ultérieure.La famille remercie particulièrement les infirmières du Centre intégré de cancérologie pour leurs soins et leur dévouement qui honorent leur profession.Ceux et celles qui désirent rendre hommage à Claudette peuvent faire un don à la Société canadienne du cancer (https://www.cancer.ca/fr-ca/get-involved/events-and- participation/home-march/?region=qc).Adrien Clavet 1942 - 2021 À l\u2019aube de ses 80 ans, nous a quittés monsieur Adrien Clavet, fils de feu Germaine Catellier et de feu Roméo Clavet originaire de Sainte-Brigitte-de- Laval.Après 29 ans d\u2019enseignement au Cégep de La Pocatière (1968-1997), il prenait avec beaucoup de plaisir sa retraite à Québec depuis 23 ans.La famille vous accueillera à la Maison Gomin Services commémoratifs 2026, boul.René-Lévesque Ouest, Québec QC G1V 2K8 Le mercredi 9 juin 2021 de 13 h à 15 h.Une liturgie de la Parole suivra à 15 h en la chapelle de la Maison Gomin, en toute intimité sur invitation.Il laisse dans le deuil sa cousine bien-aimée Françoise Catellier et plusieurs cousin(e)s des familles Catellier et Clavet; ses nombreux ami(e)s qui ont toujours admiré ses connaissances et son courage : Clovis Arsenault (Louise Labonté), Mado Bérubé, Colette Caron, Suzanne Crête, Beaudoin Gagnon, Gabriel Gaudette (Serge St-Jean), Katia Garon, Élise Giroux, Serge Hudon (Martine), Armand Hudon, Richard Jones (Liliane), Luc Lambert (Lise), Pierre Matteau (Michelle), Thérèse Ouellet (Roger Paradis), Normand Paradis, Louis-Emile Pelletier son meilleur ami depuis 50 ans, les sœurs Voisard : Anne- Marie, Thérèse et Lucie, ainsi que plusieurs autres voisins et connaissances qui gardent de lui un souvenir ému.Veuillez compenser vos offrandes de fleurs ou de messes par un don à la Fondation de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Hôpital Laval), 2700, Chemin des Quatre-Bourgeois, Québec (QC), G1V 0B8, tél.: 418 656-4999 ou à la Fondation du CHU de Québec, 10, rue de l\u2019Espinay, Québec (QC), G1L 3L5, tél.: 418 525-4385.ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Jeanne D\u2019Arc Côté (née Lamontagne) 1928 - 2021 Au CHUL, le 30 mai 2021, à l\u2019âge de 93 ans, est décédée dame Jeanne D\u2019Arc Lamontagne, épouse de feu monsieur Marcel Côté.Elle était la fille de feu dame Adrienne Fortin et de feu monsieur Philias Lamontagne.Elle demeurait à Québec.En raison de la situation actuelle, les funérailles auront lieu ultérieurement à l\u2019église de l\u2019Ancienne-Lorette, suivies de l\u2019inhumation au cimetière paroissial.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Lise (Jean-Guy Bédard), feu Diane (feu Lucien Ardouin), Lucille (Richard Plamondon), feu Jean- Guy (feu Huguette Gagné), feu Micheline, Pierrette (Alain Caron), Claude (Lise Beaupré), Gilles (Marie-France Poulin), Doris (feu Allen Gray), André, Gaétan et Stéphane (Brigitte Tanguay); ses sœurs et son frère : Gisèle (feu Gaston Rouleau), feu Noella (feu René Lapointe) et feu Julien (Denise Gingras) ainsi que plusieurs petits- enfants, arrière-petits-enfants, arrière-arrière-petits-enfants, neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier le personnel du CHUL et du Château Bellevue pour l\u2019attention apportée et les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation Diabète Québec, 3750, boul.Crémazie Est, bureau 500, Montréal QC H2A 1B6, Tél.: 514 259-3422.La direction des funérailles a été confiée à Lépine Cloutier ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com Joscelyne Fontaine 1948 - 2021 À son domicile de Saint-Jean-Chrysostome, le 24 mai 2021, à l\u2019âge de 72 ans, est décédée dans son sommeil, Joscelyne Fontaine, épouse de Irenée Samson, fille de feu Marie-Reine Cadoret et de feu Théophile Fontaine.Outre son époux Irenée, elle laisse aussi dans le deuil ses sœurs, Lise et Huguette; ses frères : Réjean, Gaétan (Diane) et Richard (Darquise); sa nièce Mathilde, ses neveux : Guillaume, Stéphane, Nicolas et Thomas; ses petites-nièces et petits-neveux : Emylie, Julia, Laurie, Évelyne, Victor, Jules, Damien, Elliot et une petite fille qui arrivera bientôt; ses belles-soeurs et ses beaux-frères de la famille Samson : feu Jeannine, Huguette (feu Roland Rancourt), Nicole (feu Yvon Cantin), Roger (Réjeanne Roy), feu Pâquerette, Raymond (Hélène Hébert), Jean-Marc (Louisette Anctil), Olivette, Yves (feu Louisette Topping, Pierrette Cloutier), Gérard, Clermont (Claire Croteau) et leurs enfants : Lyne, feu Jérôme, Emmanuelle, Karine, Patrick, Sylvie, Frédéric, Christian, Nicolas, Alexandra, Véronique, Émilie et leurs enfants.Elle laisse également ses cousins et cousines des familles Fontaine et Cadoret, des amis(es) Céline Cantin, Lily Jolicoeur, Michel Naud et des collègues de travail de Postes Canada.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Maison de soins palliatifs du Littoral à Lévis.À sa demande, étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, la rencontre au Complexe funéraire et les funérailles auront lieu en toute intimité.Justin Gervais 1973 - 2021 C\u2019est avec une profonde tristesse que la famille de Justin vous annonce son décès, survenu le 21 mai 2021, à l\u2019âge de 48 ans.Il était le fils de Ghislaine Breton de Michel Gervais.Afin de lui rendre hommage, un service religieux aura lieu à une date ultérieure.La direction des funérailles a été confiée au Services commémoratifs Pierre Dupont, 51, rue Sainte-Marguerite, Beaupré.Outre ses parents, Justin laisse pour pleurer sa perte, ses frères et sœurs : Rachel (Gregory Moskal), Marie-Claire (Êve-Catherine Desjardins), Paul, Guillaume (Marianne Makhlouf), Françoise (Christian Geissler); ses neveux et nièces : Marguerite, Adam, Augustine et Henri.Il quitte également plusieurs oncles, tantes, cousins, cousines et ami(e)s.Que toute marque de sympathie se traduise par un don à la Fondation CERVO, 2601, chemin de la Canardière, J-9000, Québec, Qc G1J 2G3 fondation@fondationcervo.com Pour ceux qui le désirent, vous pouvez offrir vos condoléances via notre site internet au www.scpdupont.ca.Courriel : pdupont@scpdupont.ca Pour renseignements : 418 827-2212.leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 71 Thérèse Gorman 1919 - 2021 Au CHSLD Champlain-des-Montagnes, le 18 mai 2021, est décédée madame Thérèse Gorman, fille de feu Gabrielle Dussault et de feu Edward G.Gorman.Elle demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier 6450, boul.Henri-Bourassa, Québec - G1H 3C1, le samedi 12 juin 2021, de 9 h à 11 h.Une liturgie de la Parole suivra à 11 heures, en la chapelle du Complexe funéraire Lépine Cloutier, 6450, boul.Henri-Bourassa, Québec.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, une limite de 25 personnes sans aucune rotation permise devra être respectée lors des condoléances et de la célébration.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « Captation des rituels » située à l\u2019avis de décès sur le site web : www.lepinecloutier.com Elle laisse dans le deuil son neveu et ses nièces : Gabrielle LaRue, Hélène LaRue, Nicole Trudel (feu Jacques LaRue), Linda Gorman, Gerald Gorman, Claire de Beaumont (feu Barry Gorman) ainsi que plusieurs petits-neveux et nièces et arrière-petits-neveux et nièces.Nos remerciements les plus sincères au personnel du CHSLD Champlain-des-Montagnes et du CLSC La Source pour leur dévouement, les bons soins prodigués et l\u2019affection offerte à « Tante Thérèse ».Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à un organisme de votre choix.ATHOS Téléphone : 418 529-3371.Télécopieur : 418 767-2309.Courriel : info@lepinecloutier.com Denis Guimont 1946 - 2021 À l\u2019Hôpital de Sarajevo en Bosnie-Herzégovine, le 23 mai 2021, à l\u2019âge de 75 ans et 2 mois, est décédé monsieur Denis Guimont, époux de madame Azijada Fejzic.Originaire de Cap-Saint-Ignace, il était le fils de feu dame Marie-Paule Bégin et de feu monsieur Antoine Guimont.Ingénieur de métier, il a été lieutenant colonel dans les Forces armées canadiennes pour lesquelles il a servi durant 34 ans.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Anne-Marie (Yves Turbide) et Louis Guimont (Roselaine Rocheleau); leur mère France Guimont; ses petits-enfants : Clara et Adam Baril, Anthony et Olivia Guimont.Il était le frère et le beau-frère de : feu Richard (Nicole Fournier), Lina (feu Jean-Charles Gravel), feu Pierre, feu Raymond, Claire (Gérald Daigle), Esther (feu Pierre Boutet) et Céline.Sont aussi affectés par son départ, ses neveux et nièces, cousins et cousines, autres parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Université Laval, Pavillon Alphonse-Desjardins, 2325, rue de l\u2019Université, local 3402 , Québec (Québec), G1V 0A6 https://www.ulaval.ca/fondation/donner/ Compte tenu des consignes sanitaires qui prévalent actuellement, les membres de sa famille et ses proches se réuniront ultérieurement pour lui rendre hommage à la résidence funéraire de Cap-Saint-Ignace.L\u2019inhumation a eu lieu précédemment à Sarajevo en Bosnie- Herzégovine.Pour renseignements ou pour transmettre vos messages de condoléances : Mariette Lehouillier Vachon Au CHSLD de Sainte-Marie, le 21 mai 2021, à l\u2019âge de 87 ans et 9 mois, est décédée Dame Mariette Lehouillier, épouse de feu Armand Vachon.Elle était la fille de feu Alonzo Lehouillier et de feu Marie-Ange Fournier.Elle demeurait à Sainte-Marie de Beauce.Les funérailles auront lieu en toute intimité, en présence de la famille seulement, le samedi 12 juin 2021 à 11h en l\u2019église de Sainte-Marie et de là au cimetière paroissial.Elle laisse dans le deuil son fils : Gaétan Vachon (Lucie Perron), ses petites-filles : Sarah Vachon (Frédéric Létourneau) et Mélanie Vachon (Jean Berthiaume), ses arrière-petits-enfants : Liam, Béatrice et Thomas Létourneau, Lucas, Jules et Henri Berthiaume.Elle était la sœur de : feu Thérèse (feu Paul-Émile Hains), feu Marie- Paule (feu Joseph-Émile Labbé), feu Louis-Philippe (Rolande Gilbert) et Gilberte (feu Émilien Poulin).Elle était la belle-sœur de : feu Clermont (feu Colette Fortin), Claire-Yvonne (feu Clément Fortin), feu Henriette (feu Henri Cliche), feu Joseph (feu Bibiane Marcoux), feu Gabriel (Louiselle Lagrange), Claudette (Émile Maheux) et Françoise (Guy Gagné).Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et ami(e)s.La famille désire remercier chaleureusement le personnel du CHSLD de Sainte-Marie pour les bons soins prodigués et leur grand dévouement au cours du séjour d\u2019une douzaine d\u2019années de Mme Mariette Lehouillier.Des dons à la fondation le Crépuscule : https://www.lecrepuscule.ca/ ou à la paroisse Sainte- Mère-de Jésus (Fabrique de Sainte-Marie) : https://smdj.ca/financement-cva seraient appréciés.Gisèle Lessard (née Fortin) 1929 - 2020 À l\u2019I.U.C.P.Q., le 10 décembre 2020, à l\u2019âge de 90 ans, est décédée dame Gisèle Fortin, épouse de feu monsieur Raymond-Marie Lessard.Elle était la fille de feu dame Alice Gamache et de feu monsieur Arthur Fortin.Elle demeurait à Québec.Étant donné la situation actuelle, la famille se recueillera en toute intimité en l\u2019église st-Félix de Cap-Rouge, suivi de l\u2019inhumation au cimetière de Cap-Rouge.Elle laisse dans le deuil son fils Martin Lessard et sa petite fille Kimberly Tremblay Lessard; ses frères et sœurs : feu Raymond Fortin (feu Thérèse Morneau), Desneige Fortin (feu Louis-Marie Laroche), feu Georges Fortin (feu Denise Berthiaume), feu Anita Fortin (feu Gustave Lessard), feu Jos Fortin (Louisette Blais), feu Pauline Fortin (feu Pierre-Paul Alain) et feu Denis Fortin (Jeannine Alcaraz); ses beaux-frères et belles-sœurs : feu Jacques Lessard (feu Jeanne Goupil), Paul-Aimé Lessard (Ghislaine Riel), feu Gaston Lessard (feu Jeanne Langevin), Philippe Lessard (Gertrude Lambert), feu Jean-Marc Lessard (feu Rachel Ménard), feu Félix Lessard (feu Lise Rochette), feu Armand Lessard (feu Huguette Morency) et Michel Lessard (Louisette Bruneau); sa grande amie madame Madeleine Gagnon ainsi que ses neveux et nièces.La direction des funérailles a été confiée à Lépine Cloutier.Pour renseignements, ATHOS Téléphone : 418 529-3371.Télécopieur : 418 767-2309.Courriel : info@lepinecloutier.com Paulette née Belleau Taschereau 1928 - 2020 À Québec, dans sa résidence de la rue Crémazie, entourée des siens, le 10 octobre 2020, à l\u2019âge de 92 ans, le jour de son anniversaire de mariage, est décédée madame Paulette Belleau.Elle était l\u2019épouse de feu monsieur Pierre Taschereau.Étant donné la situation actuelle reliée à la COVID-19, une liturgie de la parole aura lieu en toute intimité en la chapelle de la Maison Gomin en raison du nombre limité de personnes imposé par la Santé Publique.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement le vendredi 11 juin 2021 à 18h30, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « captation des rituels » situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com Elle laisse dans le deuil son fils François Taschereau (Béatrice Levasseur); sa petite-fille Geneviève Viel-Taschereau (Joe Robinson); son petit-fils Théo Taschereau; sa sœur et son frère: Jacqueline Belleau (Yvon Ruel) et Jean-Yves Mailloux (Diane Boudreault); sa grande amie Claire Viel ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier les infirmières du CLSC qui ont permis à Paulette d\u2019avoir une fin de vie douce et paisible.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com Denise Noël 1939 - 2021 Au Centre d\u2019hébergement Jardins du Haut Saint-Laurent, le 26 mai 2021, à l\u2019âge de 82 ans, est décédée dame Denise Noël, épouse de feu monsieur Roger Gravel, fille de feu monsieur Alphonse Noël et de feu dame Ludivine Morin.Elle demeurait à Limoilou, native de Sainte-Euphémie comté de Montmagny.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier, 1500, boul.Wilfrid-Hamel Ouest, Québec QC G1N 3Y6, le samedi 12 juin 2021 de 13 h à 15 h.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures en la chapelle du Complexe Hamel, 1500, boul.Hamel Ouest, Québec.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, une limite de 25 personnes sans aucune rotation permise devra être respectée lors des condoléances et de la cérémonie.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « Captation des rituels » située à l\u2019avis de décès sur le site web : www.lepinecloutier.com.L'inhumation des cendres aura également lieu le 12 juin 2021 au cimetière St-Charles.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Alain (Michel Quirion) et Michel; ses frères et sœurs : Louise, Philibert, Marius (Claudette Fradette) et Cécile (Jean-Guy Girard).Elle est allée rejoindre ses parents, ses frères : Jean- Louis, Victor, Bruno et sa sœur Agathe.Elle laisse également dans le deuil sa belle-sœur : Edwidge Perrin (feu Jean-Paul Gravel) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 1040, avenue Belvédère, Québec (Québec) G1S 3G3, tel.: (418) 527-4294, https://www.societealzheimerdequebec.com/.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 682-6249 Courriel : infowh@lepinecloutier.com SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 72 Cécile Lévesque Grand'Maison 1929 - 2021 À son chalet de Rivière-Ouelle, le 31 mai 2021, est décédée à l\u2019âge de 91 ans et 8 mois, dame Cécile Lévesque épouse de feu docteur Réginald Grand\u2019Maison.Elle était la fille de feu Joseph Lévesque et de feu Marie-Louise Migneault.Elle demeurait à La Pocatière, Kamouraska.Femme engagée dans son milieu, pendant près de 70 ans elle a charmé la population de la région de sa voix de soprano.Peu de messes, de funérailles et de mariages ont été célébrés sans sa présence.Compte tenu des circonstances actuelles reliées à la pandémie, les rituels funéraires auront lieu à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Jacques (Annie Le Toullec), Louise, Nicole (Jean- Claude Savoie), Marie (Mario Leclerc), Anne (André Charest); ses petits-enfants : Gabrielle (François-Xavier Blanchet), Nicolas (Sandra Lins), Emilie Anne, Marie Raphaëlle et ses arrière-petits-enfants : Mathias, Eva et Milo.Elle était la sœur de : feu Maurice (Ida Morin), feu Marcel (Madeleine Lévesque), feu Laurette (feu Rémi Landry), Lucille (feu Raymond Lévesque), feu Marthe (feu André Caron), feu Carmelle (Yves Rouleau), feu Claude, feu Monique (Guy Renaud), Conrad (Pierrette Riendeau), Rémi (Solange Béliveau), feu Marie-Paule (Jean-Marie Landry), Wilfrid (Diane Cloutier).De la famille Grand\u2019Maison, elle était la belle-sœur de : feu Père Harmel, feu Père Hervé, feu Père Roland (Pères Missionnaires d\u2019Afrique), feu Gérard (feu Juliette Gagnon), feu Simone (feu Laurent Bérubé), feu Amable (feu Annette Chamberland), feu Raymond (feu Béatrice Lévesque), feu Jeanne-D\u2019Arc (feu Gilbert Nadeau).Sont aussi affectés par son départ plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, ses autres parents et ami(e)s.La famille désire remercier le personnel soignant et aidant du CLSC de La Pocatière, pour le soutien apporté à leur mère dans les derniers jours.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation soins palliatifs André-Côté.Don en ligne au www.fondationandrecote.ca Dominic Paquet 1979 - 2020 DERNIER PRINTEMPS DE DOMINIC Évoquer ce dernier printemps, c\u2019est non seulement faire référence au début de la pandémie encore en vigueur, mais surtout nous rappeler la dernière visite de Dominic à notre résidence de Saint-Agapit, le 18 mai 2020, et la randonnée dans le sentier de la rivière Noire, qui nous a permis de mieux connaître ses projets de camping pour l\u2019été à venir.Quelle ne fut pas notre surprise d\u2019apprendre la triste nouvelle de son décès, quelques semaines plus tard, soit le 6 juin 2020.Dominic n\u2019avait que 40 ans.Sa mère Patricia Bouchard était décédée, elle aussi, à l\u2019âge de 40 ans, 10 jours après la naissance de Dominic.Une mort causée par des problèmes cardiaques.À cause des restrictions dues à la pandémie, nous avons procédé à une célébration intime d\u2019adieu, à la maison, puis au dépôt de l\u2019urne de Dominic dans le lot familial au cimetière de Saint-Agapit.Mille mercis à toutes celles et tous ceux qui ont eu l\u2019occasion de nous accompagner et de nous réconforter en ces moments difficiles.Ses parents Françoise Moreau et Lucien Paquet, ainsi que son frère unique Martin Paquet.Soeur Yvonne Robert 1924 - 2021 À l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 29 mai 2021, à l\u2019âge de 96 ans et 10 mois, est décédée Sœur Yvonne Robert, des Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux.Née à Saint-Évariste, elle était la fille de feu madame Rose-Anna Rouleau et de feu monsieur Robert Napoléon.Le service religieux sera célébré le mardi 8 juin 2021, à 14 heures, en la chapelle du Domaine de Bordeaux, 2140 chemin St-Louis, Québec et de là, au cimetière Saint-Michel de Sillery.Sœur Yvonne Robert née d\u2019une famille de 14 enfants, elle demeurait à la résidence Chartwell Domaine de Bordeaux.Elle laisse dans le deuil ses trois sœurs: Lise, Jeannine et Ange-Aimée; ses nièces: Diane Leblanc, Claudette Robert, Francine Poliquin, Manon Lalonde, Carole-Line Robert ainsi que plusieurs autres neveux et nièces.Un chaleureux merci au personnel de notre unité de soins pour la qualité des soins prodigués.La direction des funérailles a été confiée à la Maison funéraire Lépine Cloutier Athos.ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com Jean-Marie Rochon 1927 - 2021 Au Centre d\u2019hébergement Jardins du Haut Saint-Laurent, le 28 mai 2021, à l\u2019âge de 93 ans, est décédé monsieur Jean-Marie Rochon, époux de dame Aline Bourassa, fils de feu monsieur Joseph Rochon et de feu dame Olivine Jobin.Il demeurait à Saint-Augustin-de-Desmaures.Étant donné la situation concernant la Covid-19, les célébrations funéraires se dérouleront en toute intimité.Cependant, la famille vous invite à visionner la cérémonie en appuyant sur l\u2019icône « captation des rituels » situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Aline; ses enfants : Denis (Élaine René), Lucie (feu Denis Légaré) et Micheline (Luc St-Cyr); ses petits- enfants : Stéphane et Antoine ainsi que leur mère Lucie Guérard, Jean-Maxime, Catherine, Charles-Éric, Laurence et leur conjoint(e); ses arrière-petits-fils : Olivier, Samuel, Charles, Philippe, William et Charles- Henri; ses frères : feu Paul-Émile (feu Claire Marois), feu Roland (feu Denise Bélanger) et feu Robert (feu Simone Cauchon); ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Bourassa ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier chaleureusement tout le personnel soignant du Centre d\u2019hébergement Jardins du Haut Saint-Laurent pour les bons soins prodigués et l\u2019attention apportée.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 1040, avenue Belvédère, Québec (Québec) G1S 3G3, tel.: (418) 527-4294, https://www.societealzheimerdequebec.com/.ATHOS Téléphone : 418 529-3371 Télécopieur : 418 682-6249 Courriel : infocomplexe@athos.ca Renée Roy 1940 - 2021 C\u2019est en toute simplicité et dans la sérénité que je vous quitte en ce 29 mai 2021.Je laisse dans le deuil, mes enfants bien-aimés et pour lesquels j\u2019ai une grande admiration.Ma fille Marie Dompierre (Denis Dinel), leurs enfants et petit-enfant, Louis Dinel (Marie-Eve Langlois) leur fils Jax, Emile Dinel (Andréanne Goudreau).Mon fils Bernard Dompierre (Julie Beaudoin), leurs enfants Catherine Dompierre et Philippe Dompierre.Mon fils Frédéric Dompierre (Karine Ferland).Mes frères et sœurs, feu Odette (Louis Rochette), Bernard (Madeleine Trudel avec qui je n\u2019aurai jamais terminé notre dernière partie de scrabble), Nicole, Marthe (Jacques Deslauriers), feu Germain, Monique (André St-Hilaire), plusieurs neveux et nièces.Mes 3 grandes et belles amies, Agathe, Noëlla et Claire, avec qui je rêvais d\u2019une prochaine bonne bouffe et d\u2019une bonne rigolade, Diane et nos dîners au St-Hubert, Sylvie ma partenaire de co- voiturage et Yolande, qui m\u2019a fait découvrir la généalogie et m\u2019a guidée au fil de mes recherches.Nous, les enfants de Renée, tenons à vous remercier personnellement pour l\u2019amour et l\u2019amitié que vous avez prodigués à notre mère tout au long de sa vie.Cette femme d\u2019exception et de grand courage nous manquera infiniment.Nous t\u2019aimons chère maman.Nous lui avons fait la promesse de se réunir avec familles et amis(es) lorsque les rassemblements plus nombreux seront permis.Avec profonde sympathie, nous offrons nos condoléances aux familles éprouvées.leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 73 Carmen Roy Boutin 1929 - 2021 À l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, le 29 mai 2021 à l\u2019âge de 91 ans et 5 mois est décédée Carmen Roy, fille de feu Aimé Roy et de feu Diane Desgagnés, épouse de feu Roger Boutin.Elle demeurait à Québec et était native de Matane.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Suzanne, Diane (Vincent Jourdain), feu Claude; ses petits-enfants : Catherine (Sébastien Essiambre), Camille (Pavel Kurganov), Simon (Vickie Bussières); ses arrière-petits-enfants : Margaux Essiambre et Laurent Jourdain.Elle était la sœur de feu Jeanne-Aimée Roy (Wellie Dion) et la belle-sœur de Clément Boutin (feu Juliette Dallaire), Thérèse Bégin (feu Philippe Boutin), feu Valère Boutin (feu Céline Martineau) et feu Yolande Boutin.Elle laisse également dans le deuil ses neveux, Michel Dion (Anne Paradis) et feu Marc Dion (Odile Fleury), sa nièce Louise Dion (Guy Scherrer) ainsi que plusieurs autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement pour les bons soins prodigués.Dû aux circonstances actuelles reliées à la pandémie, la famille se réunira dans l\u2019intimité au cimetière de Saint-Anselme le samedi 5 juin 2021 pour l\u2019inhumation.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec ou à la Fondation Rêves d\u2019Enfants.Antonin Tardif 1924 - 2021 À la résidence Côté Jardins, le 6 avril 2021, à l\u2019âge de 96 ans, est décédé monsieur Antonin Tardif, époux de feu dame Jacqueline Meunier, fils de feu Josaphat Tardif et de feu Lumina Rouillard.Il demeurait à Québec.Étant donné la situation actuelle reliée à la COVID-19, une liturgie de la Parole aura lieu en toute intimité avec les membres de la famille en la chapelle du Complexe la Cité en raison du nombre limité de personnes imposé par la Santé Publique.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement le samedi 12 juin 2021 à 15 heures, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « captation des rituels » situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com.Il laisse dans le deuil, son fils Daniel Tardif et son épouse Maryse Landry; ses frères et sœurs : feu Marius (feu Jacqueline Doyon), feu Victor (feu Blandine Lagueux, Madeleine Lachance), feu Jean-Marie (feu Marie-Paule Fortin), feu Ernest (feu Rollande Bellegarde), feu Patrice (feu Agathe Carrier), feu Gemma, Laurent-Paul (Madeleine Chalifour), feu André (Thelma McDermott), Denis (feu Germaine Mercier, Michelle Audet), François-Régis (Marie- Paule Deraîche) et Germain, ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel de la résidence Côté Jardins pour les bons soins prodigués et l\u2019attention apportée.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec 305- 1040, avenue Belvédère, Québec (QC), G1S 3G3, tél.: 418 527-4294.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 658-1600 Télécopieur : 418 658-2415 Courriel : infocomplexe@athos.ca Rolande Voyzelle (Jean) 1932 - 2021 C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous faisons part du décès de notre maman Rolande Voyzelle, survenu le 13 mai 2021, à Québec, à l\u2019âge de 88 ans.Elle est partie rejoindre ses deux fils : Claude et Pierre.Elle nous laisse un grand vide dans nos cœurs, ses enfants : Diane (feu Jacques Gaulin), Richard, Hélène (René Noël), Nicole (Dany Gagné), son petit-fils Thomas Gabriel (Magali Trudel), ainsi que de nombreux parents et ami(e)s.Selon ses volontés et considérant la situation actuelle de la pandémie, une liturgie de la Parole sera célébrée en présence des cendres en toute intimité.La mise en terre suivra au cimetière Saint-Charles le vendredi 11 juin 2021.D\u2019ici là, que sa mémoire soit présente dans vos pensées et dans vos cœurs.La famille tient à remercier plus particulièrement René (son gendre), son docteur Martin Lalinec-Michaud et le service des soins à domicile du CLSC de Limoilou.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Mira Inc.1135, 2e Rang, Neuville, Québec Téléphone : 418 876-1202 Courriel : quebec@mira.ca Gaston St-Amand 1942 - 2020 À la Maison Michel-Sarrazin, le 19 avril 2020, à l\u2019âge de 77 ans, est décédé monsieur Gaston St-Amand, époux de madame Isabelle Langlois, fils de feu madame Marie-Anne Leclerc et de feu monsieur Antoine St-Amand.Il demeurait à Québec.Le service religieux sera célébré en l\u2019église St-Ambroise-de-la-Jeune- Lorette le samedi 12 juin.Jusqu\u2019à ce jour la présence de 25 personnes est toujours en vigueurs mais cela pourrait changer.Il laisse dans le deuil son épouse Isabelle Langlois et sa fille Anne, ses sœurs Véronique et Margot, son frère Jean-Yves, ses beaux-frères et belles-sœurs ainsi que ses neveux et nièces.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel- Sarrazin, 801, Grande-Allée Ouest, bureau 124, Québec, Québec.Téléphone : 418 687-6084.Courriel : fondation@michel-sarrazin.ca Site web : www.michel-sarrazin.ca.Des formulaires seront disponibles sur place.reMercieMeNts Remerciements CLAUDE FAUCHER Vous avez partagé notre deuil et notre peine lors du décès de notre père, Claude, survenu le 13 avril 2021.Par des messages encourageants et chaleureux, un coup de fil, une offrande, ou une dernière visite à l\u2019église, vous nous avez démontré de l\u2019affection et de la générosité.Nous vous en sommes très reconnaissants et tenons à vous remercier pour chacun des gestes d\u2019amitié et de réconfort que nous avons reçus.Merci de tout cœur, Ses enfants Céline, Julie et Christian Ses petites-filles Sophie, Sandrine, Frédérique et Erica N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E Accédez rapidement à la fiche souhaitée grâce à la fonctionnalité «Rechercher» sur www.necrologie.cn2i.ca SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 74 iN MeMoriaM EN MÉMOIRE JEANNINE BROUSSEAU PELLETIER 3 juin 2020 Jamais plus nos yeux ne verront ton sourire, mais à jamais tu vivras dans nos cœurs avec tous les souvenirs que tu nous as laissés sur ton chemin.Ton époux Rosaire, tes enfants, ta petite-fille et ton arrière-petite-fille xxx 2ème anniversaire du décès de FRANCINE CHASSÉ Chère Francine, Le 3 Juin 2019, tu nous quittais en laissant dans nos cœurs un vide immense à apprivoiser.Ton souvenir nous habite mais tu nous manques tellement.Merci à celle que tu as été et pour tout ce que tu nous as laissé pour cheminer et devenir de meilleures personnes.Continue de veiller sur nous tous, on a besoin de toi.Ta famille qui t\u2019aime.1er anniversaire Raymond-Marie Drolet 1933 - 2020 Il y a un an, tu fermais doucement les yeux pour la dernière fois.Pour nous qui t\u2019aimons, c\u2019est arrivé trop vite.Nous avons traversé cette période tous ensemble en replongeant dans nos souvenirs, parfois lointains, parfois plus près, pour te garder présent à nos côtés.Ces souvenirs nous bercent et nous aident à apprivoiser cette vie sans toi.Cependant, tes visites surprises et tes appels téléphoniques nous manquent terriblement.Sois notre guide et notre protecteur à tous.Ton épouse Estelle, Tes enfants Lucie (René), Jocelyn (Sylvie), Sylvain (Denise), Richard (Manon), Tes petits-enfants Andréanne (Olivier), Alexandre (Florence), Audrey 1er Anniversaire YVETTE VACHON BRETON (1925-2020) Chère maman, il y a un an déjà que tu nous as quittés.Un an sans te voir, sans entendre ta voix, sans partager ton rire, recevoir ton amour.T\u2019avoir dans nos vies a été un privilège.Tu nous manques tellement.Repose en paix maman chérie.Tes filles, petites-filles, arrière-petite-fille, et le reste de ta famille qui t\u2019a tant aimée.En souvenir de vous THÉRÈSE LANDRY décédée le 18 février 2018 ALEXIS BÉRUBÉ décédé le 23 mars 2003 On ne doit garder du passé que les plus doux souvenirs.Le cœur retient ce que la mémoire oublie.Vos enfants et la famille Renseignez-vous au 418 686-3273 Personnalisez vos témoignages de sympathie.Soulignez un 1er anniversaire avec respect.N U M É R I Q U E leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 75 SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 76 MAG SPORTS Mason Toye estime que les bons résultats du CF Montréal jusqu\u2019ici sont «honnêtes et mérités» JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca Le Club de Foot Montréal a certes disputé à peine le quart de sa saison, mais il a déjà confondu de nombreux sceptiques.Au moment d\u2019amorcer une pause internationale de trois semaines samedi dernier, le onze montréa- lais n\u2019occupait pas les bas-fonds du classement, mais plutôt une place provisoire en séries! «Dès le début du calendrier, c\u2019est devenu très clair pour nous : avec notre effectif et notre style de jeu, nous pouvons battre n\u2019importe qui.Notre niveau de confiance a monté très rapidement », a indiqué l\u2019Américain Mason Toye, un des moteurs offensifs de l\u2019équipe jusqu\u2019ici, l o rs d\u2019 u n e e nt re v u e p ou r l e compte du Mag Sports.«Personnellement, je me soucie très peu des prédictions des soi-disant experts.Tout ce qui compte, c\u2019est ce qu\u2019on fait sur le terrain.» Ave c une f iche de 3-3-2 et 11 points, le CF Montréal est impliqué dans une quadruple égalité au quatrième rang dans la Conférence Est de la Major League Soccer.La saison est encore jeune, mais il est plus près du sommet du classement que de la dernière place.La troupe dirigée par Wilfried Nancy se classe aussi en milieu de peloton pour ce qui est buts marqués et concédés.Même si son club a laissé des points très prenables sur la table contre Columbus et Cincinnati, Mason Toye estime que ses résultats sont globalement «honnêtes et mérités».«Notre système fait la différence jusqu\u2019à maintenant.Nous aimons conserver le ballon et construire à partir de l\u2019arrière.On veut à la fois générer du beau jeu et de l\u2019efficacité offensive.Ça passe aussi par une éthique de travail impeccable, et plus particulièrement de la part de nos latéraux», a expliqué l\u2019attaquant de 22 ans.Le CF Montréal devra toutefois trouver un moyen de mieux défendre sur les phases de jeu arrêtées, une lacune qui perdure depuis plusieurs années.Il a aussi connu des ennuis lors des fins de matchs.Mason Toye a finalement inversé la tendance avec un but de la tête à la 87e minute samedi dernier, dans une courte victoire (1-0) face au Fire de Chicago.«C\u2019était génial de marquer à mon retour après une blessure.On voulait s\u2019assurer de finir sur une bonne note avant la pause.C\u2019était également le dernier match de notre entraîneur des gardiens (Rémy Vercoutre), donc ça nous tenait d\u2019autant plus à cœur», a raconté le numéro 13.Le onze montréalais reprendra l\u2019action le mercredi 23 juin contre D.C.United.UNE EFFICACITÉ IMPRESSIONNANTE Tenu à l\u2019écart par une blessure musculaire durant un peu plus d\u2019un mois, Mason Toye a donc repris là où il avait laissé après un excellent début de campagne.Ses magnifiques frappes enroulées, et quasiment identiques, ont donné le ton.C\u2019est sans doute ce genre de performances qu\u2019attendait le directeur sportif Olivier Renard lorsqu\u2019il a transigé avec Minnesota United l\u2019automne dernier, cédant au passage un choix de deuxième ronde et un montant d\u2019allocation générale de 600 000 $.«Je dois encore travailler certaines choses, mais c\u2019est vrai que ma production est assez intéressante jusqu\u2019ici», a reconnu le natif du New Jersey.«Pour toutes sortes de raisons, je suis maintenant beaucoup plus à l\u2019aise au sein de l\u2019équipe, dans un schéma avec deux attaquants centraux.Tout ce que j\u2019ai à faire, c\u2019est marquer!» Au moment d\u2019écrire ces lignes, Mason Toye figurait même parmi les meneurs de la MLS avec un ratio de 1,82 but par 90 minutes de jeu.Il est toutefois loin de se prendre pour le futur Marco Di Vaio ou le prochain Didier Drogba.Pour lui, le collectif passe avant tout.N\u2019empêche qu\u2019il ne manque pas d\u2019ambition.«Notre classement actuel est encourageant et motivant, mais notre objectif n\u2019est pas simplement de faire les séries.Chaque joueur vise une place en Ligue des champions [de la CONCACAF] et même la MLS Cup.Je suis convaincu que c\u2019est à notre portée.» «NOUS POUVONS BATTRE N\u2019IMPORTE QUI» Mason Toye a eu besoin d\u2019à peine 148 minutes de jeu pour inscrire ses trois buts.Il figure parmi les meneurs de la MLS avec un ratio de 1,82 but par 90 minutes de jeu.\u2014 PHOTO CF MONTRÉAL «?Personnellement, je me soucie très peu des prédictions des soi-disant experts.Tout ce qui compte, c\u2019est ce qu\u2019on fait sur le terrain.?» \u2014 Mason Toye leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 77 MAG SPORTS espace soccer BENOIT LAVOIE Collaboration spéciale A mateurs de foot, de soccer, ça s\u2019en vient! L\u2019Euro 2020, oups.2021, débutera vendredi prochain avec un duel Turquie-Italie qui devrait être très intéressant comme match d\u2019ouverture.Cette année, pour le soixantième anniversaire de la première édition du tournoi, les matchs seront joués dans 11 villes (Amsterdam, Bakou, Bucarest, Budapest, Copenhague, Glasgow, Munich, Londres, Rome, Séville, Saint-Pétersbourg).Mais avant, un rappel : c\u2019est quoi l\u2019Euro par rapport à la Coupe du monde pour les moins affûtés question foot?La Coupe du monde, c\u2019est partout sur la planète, tous les continents y sont réunis; l\u2019Euro, c\u2019est une coupe sur le continent de l\u2019Europe uniquement.Il y a la Copa America en Amérique du Sud, la Gold Cup pour l\u2019Amérique du Nord (dont le Canada), l\u2019Amérique centrale et les Caraïbes (Concacaf), la Coupe d\u2019Afrique des Nations (CAN) et la Coupe d\u2019Asie (AFC).Plusieurs puristes préfèrent l\u2019Euro en raison d\u2019un plus grand nombre de matchs relevés dans les phases préliminaires.Mais pour moi, la Coupe du monde, c\u2019est la Coupe du monde.Le top du top! Je peux vous l\u2019assurer après avoir assisté à la finale France-Croatie en 2018, en direct dans le stade Loujniki à Moscou, en Russie.UN PEU D\u2019HISTOIRE Avant de donner quelques prédictions pour le tournoi 2021, allons-y avec un peu d\u2019histoire.Le tournoi a été créé en 1956 sous le nom «Coupe d\u2019Europe des Nations» et est par la suite devenu le «Championnat d\u2019Europe des Nations».Comme la Coupe du monde, le tournoi a lieu tous les quatre ans.La première édition a eu lieu en 1960, celle de 2021 sera donc la 16e.Il faut rappeler qu\u2019avant chaque tournoi final, il y a toujours une phase de qualifications, comme à la Coupe du monde, pour les pays qui y participent, un tournoi avant le tournoi.Au départ, en 1960, seulement quatre pays participaient à la phase finale.Ce chiffre a augmenté dans le temps, passant de quatre à huit en 1980, à 16 en 1996 et à 24 en 2016.La première équipe gagnante a été l\u2019Union soviétique, qui avait défait la Yougoslavie, alors que le tournoi se disputait en France.L\u2019Allemagne (1972, 1980, 1996) et l\u2019Espagne (1964, 2008, 2012) sont les nations qui ont remporté le plus de titres, avec trois chacun.La dernière édition s\u2019est tenue en France, en 2016, et c\u2019est le Portugal qui a remporté son premier titre en finale, contre la France (1984, 2000).Le tournoi 2021, qui débute le 11 juin, devrait aussi être l\u2019occasion du retour des spectateurs dans les stades à travers l\u2019Europe.À moins que de nouvelles conditions ou restrictions ne soient imposées.L\u2019Euro est une affaire de gros sous.L\u2019édition 2016 a obtenu un chiffre d\u2019affaires de 1,92 milliard d\u2019euros (2,43 milliards $CAN) en droits de télédiffusion, revenus commerciaux et billetterie.SUIVI AUSSI À ALMA, AU LAC-SAINT-JEAN L\u2019Euro est très suivi et pas juste en Europe! C\u2019est même le cas au Lac- Saint-Jean! À l\u2019été 2004, l\u2019ancien lieu Espace Soccer à Alma, petit concept en lien avec la culture foot, a été créé afin de réunir les amateurs de soccer pendant les matchs de l\u2019Euro, de la Coupe du monde et du Club de foot Montréal, anciennement l\u2019Impact.Tous les matchs sont présentés et lors des grands rendez-vous, 60 à 70 personnes se retrouvent pour vivre le moment en groupe, en partageant un repas ou une bière.Qui ne se souvient pas de la grande surprise des Grecs en 2004, contre l\u2019équipe hôte de la compétition, le Portugal?Le lendemain, le journal Le Quotidien titrait en première page : «L\u2019ouzo plus fort que le porto».Le restaurateur grec Efthimious Athanassiou offrait la tournée du patron avec un ouzo à tous les buts de la sélection de la Grèce pendant le tournoi.En 2008 et en 2012, les gens se sont rassemblés plusieurs fois pour les victoires espagnoles.En 2016, ce fut le tour du Portugal de remporter son premier titre, de beaux moments de rassemblement chaque fois.COPA AMERICA: MESSI EST PASSÉ PROCHE DEUX FOIS Il ne faut pas oublier la Copa America, la plus ancienne des coupes continentales, qui se tiendra en même temps que l\u2019Euro, du 13 juin au 10 juillet, après avoir été déplacée de la Colombie et l\u2019Argentine au Brésil.Le match d\u2019ouverture sera très relevé entre l\u2019Argentine de Lionel Messi et le Chili.Il faut rappeler que ces deux nations se sont retrouvées en finale en 2015 et en 2016, avec deux victoires chiliennes aux tirs au but après deux résultats identiques de 0-0.Messi a donc échappé cette coupe en finale en deux occasions.Cette coupe existe depuis 1916.Les dix nations sud-américaines y participent et l\u2019organisation (la CONMEBOL) fait deux invitations, soit en Asie ou dans la zone Conca- caf, pour compléter le tableau du tournoi.Cette année, avec la pandémie, aucune autre sélection ne sera du tournoi.L\u2019Uruguay a remporté le tournoi à 15 reprises, une de plus que l\u2019Argentine.Le Brésil, tenant du titre de 2019, suit avec neuf triomphes.Un tournoi spécial a eu lieu en 2016 afin de célébrer la 45e édition.Pour la première fois, le tournoi a eu lieu aux États-Unis avec la Copa America Centenario, une célébration du centenaire de la coupe.Six nations de la Concacaf y étaient invitées.Pour notre prochaine chronique, le match d\u2019ouverture de l\u2019Euro sera joué.Nous ferons un tour d\u2019horizon des différents groupes des deux événements, dont le groupe de la mort en Europe, avec mes prédictions.Bon début d\u2019Euro et de Copa America! L\u2019EURO OU LA COUPE DU MONDE?Véritable passionné de soccer, notre collaborateur spécial pour l\u2019Euro, Benoit Lavoie, a ouvert en 2004 l\u2019Espace soccer à Alma, un lieu pour réunir les amateurs de soccer de tout le Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.\u2014 PHOTO FOURNIE «L\u2019ouzo plus fort que le porto» écrivait Le Quotidien en première page au lendemain de la victoire- surprise des Grecs en 2004.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 78 MAG SPORTS E n 2016, lors de la première tournée de l\u2019équipe nationale cubaine de baseball dans la défunte Ligue Can- Am, j\u2019avais écrit sur les récits parfois rocambolesques de défection de certains des meilleurs joueurs de baseball de Cuba devenus ensuite des vedettes des ligues majeures.Ce reportage m\u2019est revenu à l\u2019esprit cette semaine quand j\u2019ai appris que le joueur d\u2019avant-champ César Prie- to Echevarría avait à son tour fait faux bond à l\u2019équipe nationale lors du tournoi de qualification olympique des Amériques qui connaîtra son dénouement aujourd\u2019hui en Floride.Tout d\u2019abord parce que Prieto était du dernier voyage de la formation de Cuba dans la Ligue Can-Am, en 2019.Âgé alors de seulement 20 ans, celui qui évoluait généralement à l\u2019arrêt-court et parfois au deuxième coussin avait été l\u2019un des meilleurs des siens dans une tournée où Cuba avait connu quelques hauts et beaucoup de bas.Ses 19 coups sûrs étaient un sommet dans son équipe et il avait aussi frappé deux doubles, un circuit, produit six points et volé quatre buts en 15 matchs, maintenant une excellente moyenne au bâton de .322.Prieto aurait, dit-on, sauté dans une voiture presque immédiatement après que l\u2019autobus qui transportait la délégation cubaine se soit arrêté à l\u2019hôtel.Pas aussi spectaculaire que d\u2019autres récits de défections qui incluent des séjours en prison ou même l\u2019aide de narcotrafiquants.PARTIR ET REVENIR Cependant, ce n\u2019est pas tant de la défection de Prieto, qui suscite déjà beaucoup d\u2019intérêt de la part d\u2019équipes des ligues majeures, que je veux vous parler aujourd\u2019hui.Je souhaite plutôt vous raconter la petite histoire d\u2019un autre arrêt- court de l\u2019équipe cubaine qui avait quitté son île à peu près au même âge que Prieto en novembre 2013.Erisbel Arruberrena signait quatre mois plus tard un mégacontrat de 25 millions $ avec les Dodgers de Los Angeles, une catastrophe pour l\u2019équipe californienne puisqu\u2019il n\u2019a en fin de compte joué que 22 parties dans les majeures.Arruebarrena était cependant en Floride lui aussi cette semaine.L\u2019athlète aujourd\u2019hui âgé de 31 ans et surnommé «le criquet» a même été le meilleur frappeur de son équipe avec sept coups sûrs, un double, deux circuits, six points produits et une moyenne de .538, mais ce qu\u2019il y a de plus exceptionnel est que l\u2019uniforme qu\u2019il portait cette semaine était bel et bien celui de l\u2019équipe nationale cubaine.Il fut en effet un temps où le ré g i m e c o m mu n i st e c u ba i n menaçait d\u2019emprisonnement tous les joueurs qui tentaient de faire défection.Ceux qui y arrivaient devaient souvent se résigner à passer de longues années sans retourner dans leur île natale et, donc, sans revoir les membres de leur famille restés là-bas.Les choses ont commencé à changer tout récemment.Plus précisément en 2019 quand le régime a permis à l\u2019arrêt-court Yuniesky Betan- court de rentrer au bercail pour terminer sa carrière avec l\u2019équipe avec laquelle il l\u2019avait débutée, les Naranjas de Villa Clara.Betan- court avait fui Cuba sur un bateau seize ans plus tôt pour ensuite connaître une belle carrière dans les majeures avec les Mariners de Seattle, les Royals de Kansas City et les Brewers de Milwaukee et il devenait ainsi le premier transfuge cubain à se voir permettre un rapatriement après avoir évolué dans les majeures.PROCÉDURES ADMINISTRATIVES Comme Betancourt, Arruebarrena a dû se soumettre à une kyrielle de procédures légales afin de pouvoir rentrer au pays et évoluer de nouveau dans la «Série Nationale», la plus puissante ligue de baseball cubaine.Le ministère des Sports de Cuba avait alors expliqué que le rapatriement des joueurs était «un processus en cours» et que les athlètes concernés devaient obtenir l\u2019autorisation du Directorat national du baseball cubain de même que de la Fédération cubaine de baseball, sans oublier les organisations chargées de rétablir leur statut légal dans l\u2019île des Caraïbes.Une fois complétées toutes ces procédures administratives, Arrue- barrena a pu rejoindre l\u2019équipe des Cocodrilos de Matanzas, évoluer en Série Nationale et représenter de nouveau son pays dans les compétitions internationales.Leslie Anderson, qui avait fait défection en 2010 pour signer un contrat de 1,7 million $ avec les Rays de Tampa Bay, l\u2019a ensuite imité l\u2019an dernier.REBÂTIR LES ÉQUIPES NATIONALES Ce changement de ton dans la politique de Cuba, qui a décidé de cesser de considérer comme des traîtres ses athlètes qui s\u2019étaient installés hors de l\u2019île sans autorisation officielle, a beaucoup à voir avec les plaintes constantes des partisans et la difficulté du pays à bâtir des équipes nationales compétitives dans plusieurs sports.Des joueurs de volleyball, dont le central vedette Robertlandy Simón, ont aussi été pardonnés et rapatriés depuis.Il y a quelques semaines, la fédération cubaine de soccer a même été jusqu\u2019à lancer un appel à ses expatriés en vue de la Coupe du monde de 2022 au Qatar.Pour Erisbel Arruebarrena, l\u2019aventure américaine aura été payante, mais pas très enrichissante professionnellement.De sérieux problèmes d\u2019attitude, des bagarres au beau milieu de matchs dans les ligues mineures et des problèmes d\u2019adaptation ont saboté sa chance de réussir dans les majeures.Un diagnostic de diabète de type 1 en 2017 a aussi apporté une explication à certains problèmes de santé qu\u2019il avait vécus.Si on ne peut donc pas dire qu\u2019Ar- ruebarrena a réussi son expatriation, il aura à tout le moins réussi son rapatriement.Et qui sait si d\u2019autres de ces ex-transfuges ne viendront pas ironiquement redonner quelques plumes à une équipe nationale de baseball qui en a justement un urgent besoin après avoir raté pour la première fois les qualifications olympiques?RÉUSSIR SON RAPATRIEMENT espace baseball IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE CHIFFRE 99 Le nombre d\u2019années qu\u2019il aura fallu attendre pour qu\u2019un million de points aient été marqués dans les ligues majeures, soit le 4 mai 1975 quand Bob Watson des Astros de Houston a marqué le millionième point.Il n\u2019aura fallu que 46 ans pour qu\u2019un autre million de points soient marqués, puisque l\u2019ex-Blue Jays Josh Donaldson, maintenant avec les Twins du Minnesota, a marqué le deux millionième samedi en croisant le marbre sur un double de son coéquipier Nelson Cruz.LE GRAND CHELEM Vendredi matin, Vladimir Guerrero Jr.des Blue Jays de Toronto avait 17 coups de circuit à sa fiche, ayant enfin rattrapé Ronald Acuna Jr.pour les longues balles cette saison.Mardi, contre les Marlins de Miami, il avait frappé un double sur le premier lancer qu\u2019il avait reçu dans le match.Qu\u2019a-t-il fait avec le deuxième qu\u2019il a reçu?Le circuit de trois points qui a porté son total à 17, bien sûr ! Ça ne vous rappelle pas quelqu\u2019un, par hasard?LE GOLDEN SOMBRERO Le premier but Will Craig des Pirates de Pittsburgh n\u2019a pas eu l\u2019air très très brillant quand Javier Báez des Cubs de Chicago a frappé une balle au troisième but avec deux retraits le 27 mai.Craig aurait pu toucher au coussin et mettre fin à la manche, mais Báez a fait mine de revenir vers le marbre et Craig s\u2019est stupidement mis dans la tête de prendre le Portori- cain en souricière.Pendant ce temps, Willson Contreras rentrait au marbre.et Báez courait de nouveau vers le premier but, puis vers le deuxième où il a été déclaré sauf après une autre erreur défensive.avant de croiser le marbre à son tour sur un simple de Ian Happ.Vraiment, il faut le voir pour le croire! Pour Erisbel Arruebarrena, l\u2019aventure américaine aura été payante, mais pas très enrichissante professionnellement.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, ROB TRINGALI leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 79 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale E n perte de motivation pour vos entraînements de course?Ou tout simplement en questionnement à savoir si vous ne devriez pas débuter?La course en sentiers pourrait s\u2019avérer une révélation pour vous! Courir à son rythme est excellent pour notre santé physique et libère notre esprit, ce qui est bénéfique pour notre santé mentale.Courir dans cet environnement naturel et paisible a connu une recrudescence depuis quelques années.Voici en quelques lignes des arguments qui pourraient vous convaincre d\u2019emboîter le pas à cette pratique.Personnellement, il m\u2019arrive de parcourir les sentiers qui arborent les pistes cyclables, les petites rivières, les parcs de villégiature.Ce sont les courses où je décroche le plus du quotidien, où mon cerveau et ma concentration sont occupés à simplement admirer la nature, sentir, écouter le paysage, m\u2019assurer que je dépose le pied au bon endroit et oublier tous mes tracas.Cette sensation de faire le vide, de courir éloignée des bruits de circulation, du stress urbain, m\u2019amène dans une liberté réconfortante.EST-CE QUE COURIR EN SENTIERS EST ACCESSIBLE À TOUS?Bien sûr que oui! Tout comme dans plusieurs activités physiques, il s\u2019agit d\u2019y aller à son rythme et de laisser le temps au corps de bien s\u2019adapter.Si on compare la course sur route à celle en sentiers, sur la route la surface est relativement égale, sans trop d\u2019obstacles.Pour la course en sentiers, la surface sera plutôt sablonnée, parfois rocailleuse et parsemée de racines.La question ultime : est-ce fait pour tout niveau et type de coureur?Drôle à dire, mais en sentiers, le temps s\u2019arrête d\u2019une certaine façon.Ce que l\u2019on désire après tout, c\u2019est de simplement parcourir des tronçons de terrain, du point A au point B, sans aucun rythme imposé, qui nous amène dans une zone de confort et de zénitude.POURQUOI COURIR EN SENTIERS?Avec cette beauté imposée, inutile de s\u2019attarder sur la vitesse à laquelle on court réellement! Simplement courir pour se sentir confortable est la référence recherchée.La surface «souple» permet de mieux absorber l\u2019impact de chaque pas au niveau de nos articulations.La flore et la faune qui nous enveloppent offrent une accalmie dans le temps, une liberté incontournable et la possibilité d\u2019entendre, de sentir la nature parler d\u2019elle-même.D\u2019ailleurs, de plus en plus d\u2019adeptes y prennent goût, soit pour le plaisir personnel ou encore pour s\u2019élancer dans des défis d\u2019endurance au sein d\u2019événe- ments organisés.Outre ces bienfaits énumérés, plusieurs études démontrent que de courir en sentiers, en forêt, permet d\u2019évacuer plus facilement le stress et les différentes tensions en plus d\u2019apporter de nombreux bienfaits sur les fonctions cognitives.QUELS EN SONT LES BÉNÉFICES?La diversité de terrain vous amènera à travailler votre équilibre, vos réflexes, solliciter des muscles stabilisateurs qui mènera à un renforcement naturel.L\u2019augmentation du volume d\u2019entraînement sera également mieux accueillie par votre corps sur cette surface plus souple, car elle aide à absorber l\u2019impact de la course.La course en sentier permettra à votre corps de travailler de manière plus polyvalente, afin d\u2019affronter des montées, des descentes et des dénivelés importants.Pour ces différentes raisons, les athlètes de course en sentiers devront courir plus détendus.Résultat : techniquement, l\u2019acclimatation à ces variations et obstacles arrivera plus aisément.ET COMMENT Y ARRIVE-T-ON?Le premier conseil donné par les plus expérimentés en la matière est de ne pas se fier à la distance que l\u2019on parcourt, mais plutôt au temps d\u2019effort que l\u2019on fait.Suivant légèrement la logique de cette première recommandation, un deuxième élément à considérer serait de fournir un effort basé sur notre perception d\u2019effort plutôt que sur une vitesse de croisière visée.En d\u2019autres mots, en sentiers, on ne se préoccupe pas du pace (le temps nécessaire pour accomplir un kilomètre), mais plutôt de «comment on sent»! Oublions la recherche d\u2019une vitesse de croisière idéale et le stress qui vient avec! Un autre facteur à considérer pour bien cadrer dans le plaisir que l\u2018on veut obtenir est le dénivelé.Il est aussi important de s\u2019entraîner à monter des côtes qu\u2019à les descendre.Dans les cas de dénivelés importants, il n\u2019est nullement interdit de marcher lorsque le besoin s\u2019en fait ressentir.Finalement, pour bien planifier vos entraînements, on doit considérer que pour un même parcours d\u2019une distance donnée sur la route, le temps requis sera plus élevé à le compléter en sentiers.Tout dépendant de la variation du dénivelé, le temps prévu pour compléter la distance pourrait être doublé, voire plus! ÊTRE BIEN ÉQUIPÉ POUR AGRÉMENTER CE MOMENT Tout d\u2019abord, les chaussures! Les commerçants spécialistes recommandent des chaussures qui offrent une bonne stabilité par une semelle légèrement plus large, suffisamment rigide pour protéger vos extrémités, comme les orteils, en cas d\u2019accrochage sur un obstacle.Une semelle antidérapante et adhérente, un tissu respirant, mais qui protège des intempéries du Québec représentent d\u2019autres caractéristiques recherchées pour une bonne chaussure de «trails».Un soulier de bonne taille se doit d\u2019être ajusté, mais pas trop serré.Il doit en fait éviter que le pied ne bouge avant-arrière et sur les côtés, pour éviter le frottement du pied dans la chaussure et causer des ampoules.Considérant les multiples surfaces en sentiers possibles, on sélectionnera des crampons très prononcés pour des surfaces instables.Dans le cas de sentiers très rocailleux, le soulier offrira une plaque de stabilisation insérée dans la semelle pour éviter toute torsion inutile.Lors de sorties sur des surfaces moins accidentées, plutôt sur le plat, une semelle en caoutchouc à petits crampons s\u2019avérerait un choix judicieux ou tout simplement le port de vos espadrilles régulières.En plus des chaussures de course, nos vêtements doivent respirer, les bas doivent absorber minimale- ment l\u2019humidité (laine mérinos) et on doit se couvrir la tête.L\u2019utilisation du petit sac à dos-veste permettra le transport de l\u2019eau, des électrolytes et de votre nutrition pour favoriser votre autonomie, car vous courrez souvent loin des services.Pour votre sécurité, le port d\u2019un sifflet, d\u2019une lampe frontale, d\u2019une petite trousse de premiers soins, du matériel de communication, sont autant là des articles qui pourraient vous être fort utiles en cas d\u2019incident.Maintenant, lorsque l\u2019on parle de courir au pace du bonheur, sans aucun souci, ne serait-ce pas cela, courir à son rythme, sur ces sentiers qui offrent cette liberté?À vous de l\u2019essayer.LA LIBERTÉ DE COURIR EN SENTIERS En sentiers, le temps s\u2019arrête d\u2019une certaine façon.Ce que l\u2019on désire après tout, c\u2019est de simplement parcourir des tronçons de terrain, du point A au point B, sans aucun rythme imposé.\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 80 MAG SPORTS JEROME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 En s\u2019engageant dans les forces armées, Antoine Vachon-Lehoux espérait un jour partir en mission.Mais en sautant dans un autobus pour se rendre aux cérémonies du jour du Souvenir en 2012, le jeune homme d\u2019Adstock a vu ses projets partir en fumée à la suite d\u2019un accident dans lequel il a perdu l\u2019usage d\u2019une jambe.Mais grâce au hockey sur luge, Antoine s\u2019est accroché à la vie et rêve maintenant aux Jeux paralympiques et au titre de champion du monde.«J\u2019ai rejoint la réserve à l\u2019âge de 16 ans et trois ans plus tard, on partait de Thetford Mines pour se rendre en autobus à Beauceville et on allait chercher d\u2019autres militaires pour le défilé du jour du Souvenir lorsque le chauffeur a raté une courbe sur la route 108.J\u2019ai été éjecté partiellement de l\u2019autobus.Ma jambe est restée prise sous l\u2019autobus.Les six autres n\u2019ont subi que des blessures mineures, mais moi, j\u2019ai perdu ma jambe.» Antoine Vachon-Lehoux n\u2019avait que 19 ans lorsqu\u2019il a vu sa vie changer complètement.«J\u2019ai toujours gardé un goût amer de cet événement parce que je n\u2019avais rien fait pour que ça m\u2019arrive.Ce n\u2019était pas de ma faute.J\u2019étais en colère contre le chauffeur au début, mais les conditions ce matin-là n\u2019étaient pas très belles à cause de la pluie verglaçante.Aujourd\u2019hui, j\u2019aime mieux regarder devant.C\u2019est passé, je ne peux rien faire pour revenir en arrière.» Antoine est maintenant âgé de 26 ans.Et il n\u2019a pas toujours vu la vie de cette façon lors de son rétablissement.«Lorsque j\u2019étais en réadaptation à Valcartier, j\u2019ai participé à une pratique de para hockey avec d\u2019autres militaires ayant été blessés en Afghanistan.J\u2019avais alors rencontré Dominic Larocque, qui faisait partie de l\u2019équipe canadienne.C\u2019est lui qui m\u2019a donné la piqûre.» À LA RECHERCHE D\u2019ADRÉNALINE De son côté, Dominic Larocque s\u2019est retrouvé à pratiquer le hockey sur luge à la suite d\u2019une blessure de guerre.«Mon véhicule a roulé sur un engin explosif en 2007, se souvient l\u2019ancien militaire.Le sport était une motivation pour me remettre de mon accident en Afghanistan.J\u2019en suis maintenant à ma 12e année dans le para hockey.» Les deux amis étaient de grands sportifs avant leur blessure.Pour eux, le para hockey permettait de revivre l\u2019adrénaline des sports et du métier qu\u2019ils pratiquaient.«Je jouais au hockey, je faisais du motocross, du wake- board, du vélo et du ski alpin.En novembre, j\u2019ai perdu ma jambe et en janvier, j\u2019étais déjà sur la glace! Le para hockey, c\u2019est l\u2019un des seuls sports avec contact que je p eux pratiquer.C\u2019est ce qui m\u2019a permis de m\u2019accrocher à la vie», raconte Antoine Vachon-Lehoux.Malgré son accident, Antoine ne retournerait pas en arrière.«La vie m\u2019a amené à connaître la femme avec qui je suis aujourd\u2019hui et j\u2019ai aussi un beau petit gars.Si j\u2019avais été militaire, je ne sais pas à quoi ressemblerait ma vie aujourd\u2019hui!» DIRECTION LES MONDIAUX Antoine Vachon-Lehoux a quitté le pays vendredi pour prendre la direction de la République tchèque en compagnie de la formation canadienne.«Quand on parle de hockey au Canada, on ne pense pas à autre chose qu\u2019à la médaille d\u2019or et c\u2019est ce que je vise au Championnat mondial de para hockey 2021! J\u2019ai raté les Jeux de 2018 à Pyeong- Chang en étant le dernier retranché.Après avoir rejoint le club de développement, j\u2019ai pu faire partie de l\u2019équipe nationale lors des derniers Mondiaux en 2019, mais notre club s\u2019est incliné en finale en prolongation face aux Américains.On veut maintenant venger notre défaite.» «On a toujours voulu représenter notre pays à la guerre, admet Dominic Larocque, et aujourd\u2019hui, on représente encore le Canada!» Différemment, certes, mais tout aussi fièrement.À LA GUERRE COMME SUR LA GLACE Tokyo a été «acculé» à organiser les jeux pendant la pandémie de coro- navirus, a affirmé l\u2019une des Olympiennes les plus connues du Japon et membre exécutive du Comité olympique japonais dans un éditorial éloquent publié vendredi.Kaori Yamaguchi affirme que le Comité international olympique, le gouvernement et les organisateurs locaux ignorent l\u2019opposition générale du public japonais aux jeux.Selon la formulation de la question dans les différents sondages, entre 50 et 80 % des Japonais s\u2019opposent à la tenue des Jeux olympiques.«Nous avons été acculés dans une situation où nous ne pouvons même pas nous arrêter maintenant.Nous sommes damnés si nous le faisons, et damnés si nous ne le faisons pas», a écrit Yamaguchi dans un éditorial publié par l\u2019agence de presse japonaise Kyodo.«Le CIO semble également penser que l\u2019opinion publique au Japon n\u2019est pas importante.» Yamaguchi a remporté une médaille de bronze en judo aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 et elle est également une ancienne championne du monde.Elle enseigne à l\u2019Université de Tsukuba.«À quoi serviront ces Jeux olympiques et pour qui?questionne-t- elle.Les jeux ont déjà perdu leur sens et sont organisés juste pour eux.Je pense que nous avons déjà raté l\u2019occasion d\u2019annuler.» Le Japon a officiellement dépensé 15,4 milliards $US pour organiser les Jeux olympiques de Tokyo, et les vérifications gouvernementales indiquent que cela pourrait être le double.Le CIO tire près de 75 % de ses revenus de la vente de droits de diffusion.Ses revenus sont au point mort depuis le report d\u2019un an des Jeux olympiques de Tokyo, et les estimations suggèrent qu\u2019il pourrait perdre de 3 à 4 milliards $ de revenus de diffusion si les jeux étaient annulés.Les spectateurs de l\u2019étranger ont déjà été interdits pour les Jeux olympiques de Tokyo.AP L\u2019OLYMPIENNE YAMAGUCHI SOUTIENT QUE LE JAPON EST «ACCULÉ» À TENIR LES JEUX Le para hockey a permis à Antoine Vachon-Lehoux de s\u2019accrocher à la vie.\u2014 PHOTO FOURNIE leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 81 MAG SPORTS Associated Press PARIS \u2014 Le départ prématuré des têtes de série du tournoi féminin s\u2019est poursuivi à Roland-Garros alors que Aryna Sabalenka, no 3, s\u2019est inclinée aux mains d\u2019Anastasia Pavlyuchenkova au troisième tour de ce tournoi en Grand Chelem sur terre battue.Le tableau féminin à Roland- Garros est désormais privé de ses trois premières têtes de série après la défaite de Sabalenka 6-4, 2-6, 6-0.Sabalenka était la tête d\u2019affiche la mieux classée encore en lice après l\u2019abandon de la favorite Ashleigh Barty lors de son match de deuxième tour en raison d\u2019une blessure, jeudi.La Japonaise Naomi Osaka, deuxième tête de série, s\u2019est retirée après le premier tour, affirmant qu\u2019elle prenait une pause de la compétition pour des raisons de santé mentale.L\u2019Américaine Sofia Kenin, no 4, est désormais la joueuse la mieux classée du tableau.Pavlyuchenkova avait perdu en deux manches contre Sabalenka en demi-finales à Madrid le mois dernier.Cette fois, elle a profité du jeu erratique de sa rivale \u2014 Sabalenka a commis 39 fautes directes \u2014 pour atteindre le quatrième tour pour la première fois depuis qu\u2019elle s\u2019est qualifiée pour les quarts de finale à Paris il y a 10 ans.«C\u2019était il y a un bon moment, a reconnu Pavlyuchenkova, 31e tête de série.Je profite beaucoup plus maintenant de chaque point [dans] les matchs difficiles qu\u2019avant.Je suppose que c\u2019est aussi la raison pour laquelle je suis encore là pour la deuxième semaine.» Sa prochaine adversaire sera Victoria Azarenka, qui a défait Madison Keys, 23e tête de série, 6-2, 6-2 en 70 minutes.La double championne en Grand Chelem atteint le quatrième tour pour la première fois depuis sa demi- finale en 2013.Azarenka n\u2019avait disputé qu\u2019un seul match sur terre battue cette saison avant de venir à Roland Gar- ros.Elle s\u2019était retirée du tournoi de Madrid après sa victoire au premier tour en raison d\u2019une blessure au dos.WILLIAMS REVIENT DE L\u2019ARRIÈRE Serena Williams a pour sa part comblé un déficit de 4-1 à la deuxième manche pour s\u2019imposer 6-4, 6-4 aux dépens de l\u2019Américaine Danielle Collins dans un match de troisième ronde.Williams s\u2019est exhortée verbalement à devenir plus agressive et à bouger davantage lorsqu\u2019elle a tiré de l\u2019arrière dans la deuxième manche.Williams fera maintenant face Elena Rybakina, qui a vaincu Elena Vesnina 6-1, 6-4 pour atteindre la deuxième semaine d\u2019un tournoi majeur pour la première fois.Williams tente encore une fois d\u2019égaler le record d\u2019un 24e titre en Grand Chelem.Tamara Zidansek et Elena Ryba- kina, 21e tête de série, ont également signé des victoires.En début d\u2019après-midi, le jeu a été interrompu par la pluie sur tous les courts à l\u2019exception du stade principal \u2014 où le toit est fermé.AU TOUR DE SABALENKA D\u2019ÊTRE ÉLIMINÉE À ROLAND-GARROS Aryna Sabalenka était visiblement déçue après sa défaite aux mains d\u2019Anastasia Pavlyuchenkov.\u2014 PHOTO AFP, MARTIN BUREAU ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE La Presse Canadienne Mark Scheifele a insisté sur un point : il n\u2019avait pas l\u2019intention de blesser Jake Evans quand il lui a assené une sévère mise en échec avec moins d\u2019une minute à faire au premier match de la série de deuxième tour entre les Jets de Winnipeg et le Canadien de Montréal.L\u2019attaquant des Jets a été suspendu par le Département de la sécurité des joueurs de la LNH pour quatre matchs pour son geste.Après avoir d\u2019abord affirmé que le plus important était le retour en forme d\u2019Evans, Scheifele a affirmé qu\u2019il croyait la peine excessive.«J\u2019ai été surpris plus qu\u2019autre chose, a dit Scheifele en visiocon- férence, vendredi matin.Je ne crois pas que c\u2019était une mise en échec illégale.Mon objectif est d\u2019aller au poteau.Je ne saute pas, je garde mes coudes près de mon corps, je n\u2019essaie pas de me projeter dans les airs, j\u2019essaie de rester compact.«Mon objectif est de prévenir un but pour donner une chance à mon équipe de gagner.» Malgré l\u2019assaut de Scheifele, Evans a marqué dans un filet désert avec 56,9 secondes à faire, assurant la victoire de 5-3 du Canadien.Evans est demeuré étendu pendant de longues minutes sur la patinoire et il l\u2019a quittée sur une civière.Scheifele a écopé une punition majeure et une inconduite de partie pour son geste.L\u2019Ontarien âgé de 28 ans a défendu son geste pendant une quinzaine de minutes, vendredi, rappelant son historique dans la LNH.«Le résultat du jeu est ce qui est triste.Vous ne voulez jamais voir quelqu\u2019un être blessé, a insisté Schei- fele.La ligue a pris une décision.Je ne suis pas d\u2019accord avec celle-ci.Ce qui me passait par la tête sur le jeu, personne ne le sait sauf moi.«J\u2019ai écopé 12 minutes de punition cette saison, j\u2019ai une punition pour avoir donné de la bande en près de 600 matchs en carrière dans la LNH et je n\u2019en avais aucune pour assaut.Je pense que je n\u2019ai même pas été crédité pour 20 mises en échec cette saison! Mon intention n\u2019était pas de blesser un joueur ou d\u2019appliquer une mise en échec.Je voulais prévenir un but.C\u2019est tout ce qui compte pour moi: prévenir des buts et en marquer.» De son côté, l\u2019entraîneur-chef des Jets, Paul Maurice, a réitéré ses propos de la veille, affirmant qu\u2019il croyait que la mise en échec appliquée par Scheifele était légale.«Je ne crois pas que la distance parcourue avant l\u2019impact doit faire partie de l\u2019argument parce que le joueur prend une décision en fonction de son tracé en échec-avant, a dit Maurice.Et la ligue n\u2019a jamais fait mention que la tête aurait été le point de contact principal.C\u2019est une mise en échec percutante, oui.DES ATTAQUES INUTILES Même s\u2019il s\u2019est dit surpris de la durée de la suspension, Scheifele ne pouvait qu\u2019être résigné à l\u2019écouler.Il a affirmé ne pas avoir l\u2019intention de porter sa cause en appel.Scheifele a toutefois été émotif en commentant les attaques dirigées vers ses proches sur les réseaux sociaux.«Je peux accepter les conséquences de mon geste.Ça fait partie du métier, a-t-il dit.Mais la haine et l\u2019intimidation dont ma famille a été victime sur les réseaux sociaux ou en recevant des appels téléphoniques, c\u2019est vraiment dégoûtant.«Mes parents sont de bonnes personnes, a ajouté Scheifele, contenant difficilement ses émotions.Que mes parents, mon frère, ma soeur et mes proches soient victimes de haine comme ça, c\u2019est terrible.» Questionné à ce sujet, Maurice a pour sa part affirmé qu\u2019il préférait ne pas accorder d\u2019attention à ce qui s\u2019était écrit en ligne.SCHEIFELE EN DÉSACCORD AVEC SA SUSPENSION DE QUATRE MATCHS Mark Scheifele ne croit pas que sa mise en échec aux dépens de Jake Evans était illégale.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE,JOHN WOODS SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 82 MAG SPORTS espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca L a finale de la Coupe du Président bat son plein.Pendant que les deux d e r n i è r e s é q u i p e s e n vie se battent pour le gros trophée, 16 autres clubs sont déjà en mode préparation en vue du repêchage.Pour cette dernière chronique de la saison, coup d\u2019œil sur ce qui se dessine pour les prochaines semaines.QUÉBEC PAIE LE PRIX Les Remparts souhaitent accueillir le tournoi de la Coupe Memorial.Ce n\u2019est pas un secret d\u2019État! Et Patrick Roy n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019y faire de la figuration.Après une saison surprenante des jeunes Remparts, Roy croit que son noyau peut se battre contre les meilleures équipes en 2021-22 avec l\u2019injection de vétérans.Il a déjà placé quelques pions l\u2019hiver dernier, en expédiant Pierrick Dubé à Chicoutimi.Cette transaction est élastique, le gros défenseur Louis Crevier et l\u2019attaquant Christophe Farmer feront le chemin inverse cet été.Roy s\u2019est aussi entendu avec un de ses homologues p our faire l\u2019acquisition d\u2019un gardien de 20 ans.La manœuvre lui a réussi l\u2019an dernier avec Thomas Sigouin, il répète le même geste même si ça veut dire que son jeune gardien vedette, William Rousseau, sera vraisemblablement de nouveau confiné à un rôle d\u2019auxiliaire.Mais le vrai coup d\u2019éclat des Remparts, ce sera l\u2019acquisition de Zachary Bolduc.Océanic et Remparts ont bien failli s\u2019entendre l\u2019hiver dernier pour le transfert de l\u2019attaquant vedette natif de Bécancour.Cette fois, c\u2019est réglé, même si l\u2019Océanic aurait préféré attendre avant que ça ne s\u2019ébruite! Le prix est faramineux : trois choix de premier tour, un autre de second tour.L\u2019arrivée de Bolduc permet toutefois aux Remparts de croire en leurs chances au cours des deux prochaines saisons, ce qui justifie probablement le prix payé aux yeux de Roy.Ce dernier ne s\u2019arrêtera pas là.Il est en train de se magasiner de la profondeur offensive au moment où ces lignes s\u2019écrivent\u2026 LES SEA DOGS VEULENT PROGRESSER Si les Remparts ont annoncé leur intention de postuler pour être les hôtes du tournoi de la Coupe Memorial, les Sea Dogs réfléchissent encore.Le directeur général Trevor Georgie est néanmoins déterminé à propulser son équipe vers l\u2019avant, après une saison bien décevante.Il va donc greffer à son noyau le vétéran attaquant de 19 ans William Dufour.Dans cette transaction, le choix de premier tour des Sea Dogs se retrouvera chez les Voltigeurs.Ces derniers cherchent maintenant à bouger Xavier Simoneau.La destination la plus plausible est évidemment Gatineau, lui qui est originaire de l\u2019Outaouais.Reste à voir si Philippe Boucher et Louis Robitaille peuvent s\u2019entendre sur le prix, alors que les Olympiques n\u2019en seront qu\u2019à l\u2019an II du jeune noyau en place.Ce qui est clair, c\u2019est que Boucher tente d\u2019amasser le plus de valeurs possible en ce moment pour tenter de séduire le Phoenix de Sherbrooke, qui doit parler au premier rang lors du repêchage.Les Voltigeurs rêvent à Ethan Gauthier, fils de Denis.Il est étiqueté meilleur espoir de sa cuvée par la Centrale du soutien au recrutement, une évaluation qui semble faire consensus autour de la ligue.D\u2019ailleurs, s\u2019il y a des clubs qui sont inquiets de la tournure du repêchage puisque la Ligue midget AAA a suspendu ses activités cet hiver, d\u2019autres salivent et croient que cette fournée sera délicieuse à souhait.Aux dernières nouvelles toutefois, le Phoenix n\u2019avait pas l\u2019intention de monnayer sa première séle ct ion.« Max imum 20 % de chances que ça arrive», me glisse-t-on à l\u2019oreille dans le camp sherbrookois.Si jamais le Phoenix change d\u2019idée, ce sera parce que les Voltigeurs \u2014 ou une autre équipe \u2014 auront accepté de débourser un prix faramineux! MYSTÈRE À SHAWINIGAN Pendant ce temps, une autre équipe dont le but est de soulever la Coupe du Président dans un an est très discrète.Les Cataractes se relèvent encore du brutal échec en première ronde face à l\u2019Océa- nic de Rimouski, et Martin Mon- dou doit être chirurgical dans ses gestes pour redresser sa barque, car il n\u2019a pas la même marge de manœuvre que ses rivaux.Il doit embaucher un pilote, puisque l\u2019option au contrat de Ron Choules n\u2019a pas été exercée.Sur ce plan, ne vous fiez pas trop aux rumeurs, il y a eu peu de candidats rencontrés jusqu\u2019à maintenant.Les Cataractes pourraient très bien se présenter au repêchage sans pilote, ce n\u2019est pas le dossier prioritaire de Mondou.L\u2019équipe se prépare actuellement à repêcher en première ronde, tout en multipliant les appels pour tenter d\u2019obtenir du renfort pour 2021-22.Pas impossible du tout que les Cataractes bonifient leur trio de joueurs de 20 ans.Au moins un défenseur est attendu via transaction, et probablement un attaquant aussi pour amoindrir le départ potentiel de Vasily Ponomarev vers la KHL.Le Russe de 19 ans préfère effectivement jouer dans son pays la saison prochaine.À moins que les Hurricanes de la Caroline, qui l\u2019ont mis sous contrat, l\u2019obligent à revenir en Amérique du Nord, les Cataractes devront faire leur deuil de l\u2019électrisant joueur de centre\u2026 LES REMPARTS VONT S\u2019ARMER JUSQU\u2019AUX DENTS Patrick Roy est en train de s\u2019armer jusqu\u2019aux dents en vue des deux prochaines saisons : pressenti comme un potentiel choix de premier tour au prochain repêchage de la LNH, Zachary Bolduc va notamment poursuivre son stage junior à Québec.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ ET PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 83 MAG SPORTS JEAN-GUY RANCOURT jrancour@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Au printemps 2002, année de la dernière conquête de la Coupe du Président par les Tigres de Victoriaville, la formation des Bois-Francs était pilotée par Mario Durocher.Ce dernier avait fait de Carl Malette son capitaine et celui-ci avait rempli son rôle à merveille.Dix-neuf ans plus tard, Mario Durocher est aux premières loges pour peut-être voir Malette réécrire l\u2019histoire de cette concession dans la fonction que lui-même occupait à l\u2019époque.Les deux hommes se vouent encore énormément de respect.Avant leur série trois de cinq gagnée en cinq rencontres devant les Islanders de Charlottetown, ce qui leur permettait d\u2019accéder à la finale contre les Foreurs de Val-d\u2019Or, Mallette avait pris le soin de communiquer avec son ancien entraîneur qui dirige maintenant le Titan d\u2019Acadie Bathurst.«Les Tigres n\u2019avaient pas affronté les Islanders de la saison et Carl a cru bon me contacter pour se renseigner un peu sur eux.Ce fut une collaboration bien minime, mais c\u2019est toujours plaisant d\u2019échanger et parler hockey avec Carl», a mentionné Durocher.Pourtant, quand il s\u2019est amené à la barre des Tigres de Victoriaville lors de la saison 2000-2001 après avoir mené les Cantonniers de Magog à la conquête de la Coupe Air Canada (maintenant la Coupe Telus) au printemps 2000, Durocher avait pris une décision qui avait déplu à Mallette.«Carl était un vétéran à mon arrivée avec les Tigres tout comme les frères Sébastien et Marc-André Thinel.Carl était le centre numéro un et il s\u2019attendait à retrouver les deux frères sur le même trio.J\u2019avais plutôt décidé de placer Antoine Vermette, un an plus jeune, entre Sébastien et Marc-André.Cela n\u2019avait pas fait son affaire et je m\u2019en rendais compte dans son attitude qui n\u2019était pas celle qu\u2019un entraîneur espère d\u2019un vétéran.Il ne nuisait quand même pas à l\u2019équipe et notre relation n\u2019était pas tumultueuse pour autant.Il détestait perdre.C\u2019était encore plus évident dans les séries.Il faisait tout pour gagner.Je l\u2019avais remarqué et durant la saison morte, je l\u2019avais identifié comme mon prochain capitaine même si j\u2019avais entendu dire qu\u2019il réfléchissait à son avenir avec nous.J\u2019étais confiant de le voir revenir.Nos frictions du début étaient derrière nous.Comme entraîneur dans le junior, tu dois t\u2019attendre à ça et savoir comment gérer la situation.Entre 16 et 20 ans, la vie s\u2019ouvre à toi.On forme des hommes, pas seulement des joueurs de hockey et cela passe par des moments plus difficiles que d\u2019autres, des obstacles à surmonter, des remises en question», fait valoir Durocher.CAPITAINE MALLETTE Restant un Tigre, Mallette est devenu le capitaine de l\u2019édition 2000-2001 et il fut un rouage important de l\u2019équipe qui avait vu leur saison prendre fin en finale de la Coupe Memorial après avoir doté Victoriaville du championnat des séries éliminatoires.«Il exerçait tout un leardership.Il se levait chaque fois que l\u2019enjeu était majeur.Dans les séries en 2002, je pourrais même ajouter que c\u2019était rendu son équipe dans le vestiaire.Comme on dit dans le monde du hockey, c\u2019était un money player.Avec le temps, je réalise qu\u2019il n\u2019a pas changé d\u2019un iota derrière le banc des Tigres.Il a encore le feu dans les yeux.Je ne suis pas étonné non plus de ses succès comme entraîneur.Je l\u2019ai toujours connu comme un homme intelligent et fin analyste.Quant à sa connaissance du hockey, elle était déjà immense quand il jouait.» La tenue des Tigres jusqu\u2019ici dans les séries du circuit Courteau est un indice révélateur du boulot effectué par leur entraîneur, juge Mario Durocher.«On s\u2019entend que les Tigres sont confrontés à toute une machine en finale.Maintenant, c\u2019est une série deux de trois (la finale était 2-2 au moment d\u2019écrire ces lignes) qui s\u2019amorce et il est évident que dans le camp des Tigres, on y croit.Carl a très bien préparé ses joueurs.Ils ont du caractère et ne sont aucunement intimidés.Les Tigres ont bien manœuvré lors de la période des transactions et Carl a été en mesure de rassembler toutes les pièces du casse-tête de façon magistrale.Les Tigres ont fait face à énormément d\u2019adversité depuis le début des séries; les Foreurs, pas mal moins.Cela pourrait avantager les Tigres.Gagne ou perd, Carl est vraiment un atout majeur pour cette organisation.Il aurait pu aller ailleurs, mais il leur est resté fidèle», relate Durocher.LE PASSÉ ET LE FUTUR La première décennie du nouveau millénaire rappelle des bons souvenirs à Mario Durocher.«Remporter la Coupe Air Canada avec les Cantonniers m\u2019a ouvert les portes du junior majeur.Gagner à Victoriaville en 2002 m\u2019a propulsé vers le championnat mondial junior avec l\u2019équipe nationale.Cela a passé tellement vite.Parfois, je dois prendre du recul et je sors des découpures de journaux pour me remémorer des bons et aussi des moins bons souvenirs.Une longue carrière est parsemée de hauts et de bas, c\u2019est inévitable.» Ironiquement, comme entraîneur-chef, Durocher a gagné la Coupe du Président à deux reprises, la deuxième fois avec les Foreurs de Val-d\u2019Or en 2014.Voilà qu\u2019il pourrait ajouter une troisième formation à sa collection, le Titan d\u2019Acadie Bathurst.«On progresse vraiment à un bon rythme, soutient Durocher.Il y a eu un travail de reconstruction à faire après la conquête de la Coupe du Président par le Titan en 2018 avec Mario Pouliot comme entraîneur.Le directeur général Sylvain Couturier a accompli un travail remarquable depuis.On évolue dans un petit marché et ce n\u2019est pas toujours facile de rebâtir à travers deux années de vache maigre.En dépit de toutes les embûches causées par la pandémie, notre dernière saison a été profitable et les deux prochaines campagnes s\u2019annoncent intéressantes.Notre moyenne d\u2019âge l\u2019an prochain sera à peine supérieure à 18 ans.Entretemps, on s\u2019attarde sur le repêchage ce mois-ci.On a une bonne idée des espoirs des Maritimes, car ils ont eu la chance de jouer un peu cet hiver contrairement au Québec.C\u2019est nécessairement plus difficile d\u2019évaluer le talent québécois, mais on va y arriver», a déclaré Durocher.Mario Durocher a remporté la Coupe du Président à la barre des Tigres de Victoriaville, en 2002 (photo de droite).Son capitaine était Carl Mallette, qui est l\u2019actuel entraîneur-chef des Tigres, qui sont présentement en finale contre les Foreurs de Val-d\u2019Or (photo de gauche).\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ ET PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE ADMIRATIF DE SON ANCIEN CAPITAINE SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS Il y a 40 ans, les frères Stastny (Peter, Anton et Marian) étaient enfin réunis dans l\u2019uniforme des Nordiques de Québec.Marian allait rejoindre ses deux frangins dans ce qui deviendrait l\u2019un des plus illustres trios de la LNH du début des années 80.Avant de renouer chez les Fleurdelisés, les trois Stastny avaient fait la pluie et le beau temps dans l\u2019équipe nationale de la Tchécoslovaquie, toujours unifiée à l\u2019époque.Quelques jours avant les Jeux olympiques de Lake Placid en 1980, une tournée de matchs préparatoires en Amérique avait attiré l\u2019attention.Les Patriotes de l\u2019UQTR ont pu les affronter, le 6 février 1980 au Colisée de Trois-Rivières.Étudiant- athlète à l\u2019époque, François Bellerose nous relate cette soirée inoubliable.FRANÇOIS BELLEROSE Collaboration spéciale Ç a n\u2019avait peut-être pas l\u2019ambiance ni le prestige d\u2019une grande finale, mais pour nous, c\u2019était un peu irréel! Jeune attaquant de première année avec les Patriotes lors de la saison 1979-80, j\u2019ai appris, comme mes coéquipiers, que nous aurions la chance d\u2019affronter les Tchécoslovaques pendant leur camp d\u2019entraînement en Amérique du Nord.Imaginez notre réaction! Nous, la gang d\u2019universitaires de Trois- Rivières, on patinerait sur la même glace que les frères Stastny et les autres vedettes tchèques! Cette équipe était l\u2019une des favorites pour tout rafler au tournoi olympique.Elle avait remporté des championnats mondiaux et même s\u2019ils ne jouaient pas encore dans la LNH, tous ceux qui suivaient le hockey connaissaient de réputation les frères Stastny.Surtout Peter, on ne se le cachera pas! Pour les Tchèques, c\u2019était important de se familiariser avec les patinoires nord-américaines, plus petites que celles de l\u2019Europe.POURQUOI NOUS?Après 38 matchs cette année- là, les Patriotes compilaient 2 4 v i c t o i r e s , 9 d é f a i t e s e t 5 matchs nuls.On avait même terminé devant Concordia, une puissance du circuit universitaire québécois.Les Tchécoslovaques, eux, cherchaient une bonne équipe de calibre universitaire pour s\u2019échauffer avant de partir à Lake Placid.On remplissait leurs exigences! En l\u2019espace de quelques jours, l\u2019entente fut scellée, grâce à la collaboration entre l\u2019UQTR, Hockey Canada et la Tchécoslovaquie.Nous n\u2019avons même pas eu le temps de réaliser à quel point nous étions privilégiés de vivre une telle expérience.Pour nous, ça allait devenir un petit conte de fées.AUCUNE CHANCE DE GAGNER.ET ALORS?Quarante ans plus tard, les souvenirs sont flous.Je me rappelle toutefois qu\u2019une vive fébrilité émanait de notre vestiaire.Les journaux et les radios avaient abondamment parlé du match à venir.C\u2019était un mercredi soir, on annonçait une foule d\u2019environ 2500 personnes.En temps normal, les Patriotes jouaient devant à peine 1000 spectateurs à cette époque.Jamais nous n\u2019avons abordé cette partie en pensant pouvoir gagner.Par contre, on voulait DANS L\u2019ŒIL DE FRANÇOIS BELLEROSE UN FACE À FACE AVEC LES STASTNY 1 leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 85 MAG SPORTS DANS L\u2019ŒIL DE FRANÇOIS BELLEROSE UN FACE À FACE AVEC LES STASTNY «La rondelle se promenait beaucoup.Il y a eu de bons contacts, mais ça n\u2019a pas trop brassé.Les Tchèques n\u2019étaient pas à Trois-Rivières pour chercher le trouble : à quelques jours de commencer les Jeux olympiques, ils étaient là pour jouer au hockey.Et croyez- moi, ils jouaient terriblement bien!» «Le vieux Colisée de Trois-Rivières était plein à craquer.Non, on ne serait pas de calibre pour causer une surprise.[.] Par contre, en voyant cette foule enthousiaste et curieuse, il fallait donner un bon spectacle!» «Je ne le savais pas encore, mais quelques mois plus tard, ce gars [Peter Stastny], posté devant moi, allait devenir un des joueurs préférés des partisans des Nordiques.Il deviendrait, un jour, une légende du hockey.» \u2014 François Bellerose offrir une bonne opposition aux Tchèques.Le vieux Colisée de Trois-Rivières était plein à craquer.Non, on ne serait pas de calibre pour causer une surprise.Nous n\u2019avions pas leur profondeur.Par contre, en voyant cette foule enthousiaste et curieuse, il fallait donner un bon spectacle! Autour du banc tchécoslovaque, la sécurité était intense.Ce pays du bloc de l\u2019Est craignait que ses meilleurs athlètes de hockey fassent désertion.C\u2019était l\u2019époque du Rideau de fer.ÇA ALLAIT VITE! Dès les premières minutes de la rencontre, nous avons été confrontés à la vitesse d\u2019exécution de nos adversaires.Ces joueurs venus de l\u2019Europe de l\u2019Est avaient une longueur d\u2019avance sur nous sur le plan technique et dans le maniement du bâton.Ils patinaient tous avec aisance.La rondelle se promenait beaucoup.Il y a eu de bons contacts, mais ça n\u2019a pas trop brassé.Les Tchèques n\u2019étaient pas à Trois- Rivières pour chercher le trouble : à quelques jours de commencer les Jeux olympiques, ils étaient là pour jouer au hockey.Et croyez-moi, ils jouaient terriblement bien! JOUEUR DU MATCH, AUX CÔTÉS DE PETER J\u2019aimerais tellement revoir ce match.On tirait de l\u2019arrière 4 ou 5-0, avant d\u2019entreprendre une belle remontée, que nous n\u2019avons pas pu compléter.Le pointage final : 11-6 en faveur de la Tchécoslovaquie.J\u2019ai eu l\u2019honneur d\u2019inscrire le premier but des Patriotes.On a pris du coffre par la suite et j\u2019ai compté un deuxième but, cette fois en échappée.Derrière nous, notre gardien Daniel Coutu était tout feu tout flamme.Ne vous fiez pas au résultat : Daniel a volé quelques buts aux Tchèques! C\u2019est sans surprise qu\u2019il fut nommé l\u2019une des étoiles de la partie.Il aura reçu plus de 45 lancers, dont plusieurs dangereux.«Sans ce gardien, nous aurions pu peut-être les déclasser.Il nous a volé 10 bonnes chances», dira Peter Stastny, en entrevue au Nouvelliste au terme de la rencontre.Le trio vedette des futurs Nordiques aura été étincelant au Coli- sée de Trois-Rivières, avec une production de six buts! Trois pour Marian, deux pour Peter et un pour Anton.Nous avions répliqué avec cinq buts en troisième période.Cet élan de fin de match m\u2019a d\u2019ailleurs permis d\u2019être nommé l\u2019une des trois étoiles de la partie, avec Daniel.et Peter Stastny! J\u2019ai encore la photo des célébrations d\u2019après-match à la maison.Peter est pas mal plus gros que moi! On s\u2019est serré la main.Personne ne maîtrisait l\u2019anglais dans leur camp, mais le non verbal témoignait d\u2019un respect mutuel.Je ne le savais pas encore, mais quelques mois plus tard, ce gars, posté devant moi, allait devenir un des joueurs préférés des partisans des Nordiques.Il deviendrait, un jour, une légende du hockey.PRÉCIEUX SOUVENIR Les Tchèques ont quitté Trois- Rivières aussi vite qu\u2019ils sont arrivés.Le samedi suivant, ils jouaient au Forum, avant de prendre la route de Lake Placid.Ils n\u2019ont pas atteint leur objectif de gagner l\u2019or olympique : l\u2019équipe des Stastny a fini le tournoi au cinquième rang, après une victoire de 6-1 sur le Canada.Les États-Unis, on le sait, allaient causer l\u2019une des plus grandes surprises de l\u2019histoire du hockey en remportant leurs Jeux, après des victoires improbables contre l\u2019URSS et la Finlande.De notre côté, la saison s\u2019est conclue sur une déception, avec une défaite en finale contre nos grands rivaux de Concordia.Nous formions tout de même, en 1980, l\u2019une des meilleures formations de hockey universitaire au pays.Et nous avions obtenu un rare privilège en croisant le fer avec les Tchèques! Ça demeure, à ce jour, un de mes beaux souvenirs sportifs, à égalité avec notre victoire au Championnat canadien universitaire de 1987.Dany Dubé et Clément Jodoin étaient alors nos entraîneurs.C\u2019était la première fois qu\u2019une équipe francophone remportait le titre national.Quand on se revoit, les Patriotes de 1980, sur des terrains de golf ou lors de retrouvailles, il n\u2019est pas rare qu\u2019on revisite avec bonheur et nostalgie cette soirée unique.Je souhaite aux étudiants-athlètes de vivre un jour une expérience semblable.PROPOS RECUEILLIS PAR LOUIS-SIMON GAUTHIER, LE NOUVELLISTE 2 1 François Bellerose (à gauche) se souvient très bien de son rendez-vous avec Peter Stastny et ses deux frères au vieux Colisée de Trois-Rivières.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR FRANÇOIS BELLEROSE 2 Les frères Stastny ont par la suite fait le bonheur des partisans des Nordiques pendant plusieurs années.\u2014 PHOTO TEMPLE DE LA RENOMMÉE DU HOCKEY, PAUL BERESWILL SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS retraite en milieu de saison pour venir nous donner un coup de main.» Les amateurs de hockey de Winnipeg avaient auparavant été gâtés alors que les Jets avaient remporté trois fois la Coupe Avco dans la défunte Association mondiale.«Même si c\u2019est un petit marché, Winnipeg est une très grande ville de hockey.Les gens adorent leurs Jets, ils sont passionnés et ils appuient leur équipe à 100 %.La ville en tant que telle?Pierre Lalonde chantait \u201cqu\u2019à Winnipeg, les nuits sont longues\u201d, mais ça reste un bel endroit où les habitants sont très gentils, très sympathiques.La devise de la province est \u201cFriendly Manitoba\u201d et ce n\u2019est pas pour rien.» DeBlois aime comparer Winnipeg à\u2026 Québec.En passant, les Nordiques, alors dans l\u2019AMH, avaient aussi fait de l\u2019ancien des Éperviers de Sorel leur premier choix en 1977.«Ce sont deux villes qui se ressemblent, en ce sens que ce n\u2019est pas très grand, mais où on retrouve une très belle qualité de vie.Et il y a cette grande passion pour le hockey.Malheureusement, Québec, contrairement à Winnipeg, attend encore de retrouver son équipe.» À Winnipeg, DeBlois a connu des saisons de 52 , 54 et 79 points, sa meilleure en carrière.Il a quitté l\u2019ouest du pays à l\u2019été de 1984 lorsqu\u2019échangé au Canadien en retour de Perry Turnbull, qui avait été un flop à Montréal après de belles saisons à St.Louis.«Le Canadien, on le sait, a beaucoup de partisans dans l\u2019Ouest.D\u2019ailleurs, c\u2019est peut-être mieux pour les Jets de ne pas pouvoir accueillir de partisans, ou si peu, parce qu\u2019ils auraient peut-être trouvé la présence des fans du Canadien à leur aréna un peu dérangeante.» DES SIMILITUDES EN 1986 ET 2021 Lucien DeBlois n\u2019avait pas été employé à son goût lorsque le Canadien a remporté la Coupe Stanley en 1986.En fait, il n\u2019avait disputé que 11 matchs en séries éliminatoires, au cours desquels il a été blanchi de la feuille de pointage.Sa relation avec l\u2019entraîneur recrue Jean Perron n\u2019était pas parfaite non plus.«Malgré tout, gagner la Coupe Stanley, c\u2019est gagner la Coupe Stanley, tranche-t-il.Est-ce qu\u2019il y a des similitudes entre l\u2019équipe de 1986 et celle d\u2019aujourd\u2019hui?En cherchant un peu, oui.On avait connu une saison faite de hauts et de bas en 1985-86, on avait mal terminé la saison et en séries, nous n\u2019avions pas la meilleure équipe de la Ligue nationale, mais nous étions menés par un super gardien (Patrick Roy) et une chimie incroyable s\u2019était installée après le premier tour, cette victoire en trois matchs d\u2019affilée face aux Bruins de Boston.Il y a des choses qui se ressemblent, mais il reste que c\u2019est encore tôt\u2026» DeBlois suit de près les séries de la Coupe Stanley et en particulier les matchs du Canadien.«Après ce qu\u2019on a vécu depuis plus d\u2019un an, se laisser entraîner par les succès du Canadien fait beaucoup de bien à tout le monde.On entend moins parler de COVID, plus de hockey, et c\u2019est agréable, ça fait changement.Après l\u2019année de la COVID, c\u2019est le printemps du Canadien\u2026» Lucien DeBlois en action lors d\u2019un match face aux Bruins à l\u2019époque où il portait le chandail du Canadien.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ARMAND TROTTIER Lucien DeBlois a connu de belles saisons avec les Jets, mais appuie le Canadien, avec qui il a gagné la Coupe Stanley MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Même s\u2019il a connu ses plus belles saisons à Winnipeg et qu\u2019il a même été capitaine de l\u2019équipe, l\u2019ancien du Canadien Lucien DeBlois n\u2019hésite pas lorsqu\u2019on lui demande de quel côté son cœur penche présentement.«Je suis du bord de l\u2019équipe qui a le plus de rouge sur son chandail?!» lance-t-il en riant.DeBlois a disputé quatre saisons à Winnipeg, en incluant les 11 matchs qu\u2019il a joués avec les Jets à sa dernière campagne dans la Ligue nationale, et deux avec le Canadien.Mais avec le Tricolore, il a remporté la Coupe Stanley en 1986.«J\u2019ai beaucoup aimé mes années à Winnipeg, mais je suis Québécois et lorsque tu as gagné la Coupe Stanley à quelque part, ça marque profondément et tu es lié à l\u2019équipe en question à jamais», explique celui qui joue beaucoup au golf par les temps qui courent et qui espère revenir dans le monde du hockey, probablement à titre de dépisteur, avant longtemps.On a parlé à DeBlois quelques heures avant le deuxième match de la série opposant le Canadien aux Jets, vendredi soir.Au-delà du geste posé par Mark Scheifele aux dépens de Jake Evans, l\u2019homme de 63 ans avoue avoir été à la fois impressionné par la tenue du Canadien lors du premier match et déçu par celle des Jets.«Le Canadien était clairement encore crinqué par sa victoire face aux Leafs et les Jets, eux, étaient loin d\u2019avoir le même degré d\u2019émotion après avoir été une semaine sans jouer.Mais je pense que ce sera une longue série.Winnipeg a une attaque très équilibrée et c\u2019est une équipe bien dirigée.Ça risque de se rendre à six ou sept matchs, mais je pense que Montréal va avoir le dernier mot.» UNE GRANDE VILLE DE HOCKEY Choix de première ronde des Rangers de New York en 1977, Lucien DeBlois est débarqué à Winnipeg après trois saisons dans le Big Apple et deux à Denver, avec les défunts Rockies du Colorado.C\u2019était en 1981.«C\u2019était la troisième année des Jets dans la Ligue nationale et l\u2019équipe venait de connaître une saison terrible avec seulement neuf victoires en 80 matchs, raconte-t-il.Mais Dale Hawerchuk est arrivé (il a récolté 103 points après avoir été le tout premier choix au repêchage) et on a joué pour ,500 (33 victoires, 33 défaites et 14 verdicts nuls), ce qui constituait une amélioration absolument exceptionnelle.Tom Watt était l\u2019entraîneur, John Ferguson était le dg et Serge Savard est sorti de sa DE BONS SOUVENIRS DE WINNIPEG, MAIS\u2026 Quand on s\u2019y attarde, on s\u2019aperçoit que l\u2019histoire des Jets de Winnipeg a été plutôt mouvementée.Voici en quelques lignes le résumé des grands moments de la concession.\u203a 1972 : les Jets joignent l\u2019AMH \u203a 1972 : Bobby Hull joint les Jets \u203a 1976 : les Jets gagnent la Coupe Avco \u203a 1978 : les Jets gagnent la Coupe Avco \u203a 1979 : les Jets gagnent la Coupe Avco \u203a 1979 : les Jets dans la LNH \u203a 1981 : les Jets repêchent Dale Hawerchuk \u203a 1996 : les Jets déménagent à Phoenix \u203a 2011 : Winnipeg retrouve ses Jets à la suite du déménagement des Thrashers d\u2019Atlanta \u203a 2021 : les Jets affrontent le Canadien en séries pour la première fois LES JETS : 10 GRANDS MOMENTS En raison de notre heure de tombée, nous ne pouvons vous livrer le résultat du deuxième match de la série entre le Canadien et les Jets.Pour tout savoir sur ce duel de la finale de la division Nord, consultez lesoleil.com ou notre application mobile.LE SOLEIL LES SÉRIES SUR NOTRE SITE WEB leSoleil SAMEDI 5 JUIN 2021 87 U ne drôle d\u2019école de pensée gagne des adeptes, depuis quelques années.Ces gens, qui connaissent bien le hockey, nous disent que les équipes de la Ligue nationale ne devraient pas se ruer vers les gardiens très tôt, au repêchage.Pourtant, tous les entraîneurs s\u2019entendent.Dans un match sans lendemain, le gardien devient presque toujours le joueur le plus important, sur la patinoire.Dans les séries de 2021, huit gardiens sont toujours dans le coup.Cinq d\u2019entre eux \u2014 Marc-André Fleury, Carey Price, Tuukka Rask, Semyon Varlamov et Andreï Vasi- levskiy \u2014 ont été des choix de première ronde.Alex Nedeljkovic a été un choix de deuxième ronde.Philipp Grubauer et Connor Hel- lebuyck ont été sélectionnés un peu plus tard.On a passé un coup de fil à Jean- Sébastien Giguère, cette semaine, pour connaître son opinion, sur le sujet.Après tout, Giguère a été un choix de première ronde, en 1995.Il a participé à la finale de la Coupe Stanley, en 2003.Il a perdu dans le septième match, mais il est rentré chez lui avec le trophée Conn- Smythe.Il a obtenu sa bague de la coupe quatre ans plus tard.On a vite compris que Giguère n\u2019a pas d\u2019opinion tranchée.Pour lui, les nuances sont importantes.«Quand t\u2019es certain que le jeune a du talent, tu peux le repêcher tôt.Regarde un peu ce qui se passe, en Floride, avec Spencer Knight.Tu sais que pour lui, arrêter la rondelle, ce ne sera pas un problème», explique-t-il.« En même temps, quand tu décides de construire une équipe autour d\u2019un gardien, tu peux te créer d\u2019autres ennuis.» Il mentionne, au passage, Carey Price.Le Canadien de Montréal est en train de connaître un beau printemps 2021.Le meilleur gardien sur la planète ne l\u2019a pas toujours eue facile, au printemps.Selon Giguère, le développement des espoirs est primordial.Encore là, il parle de sa propre expérience.Il a été repêché par les défunts Whalers de Hartford.Il a été impliqué dans deux transactions dans les cinq années qui ont suivi.Il se compte très chanceux.Dans sa troisième organisation, il a rencontré l\u2019entraîneur qui a «sauvé» sa carrière, François Allaire.«J\u2019ai rencontré François 24 heures après la transaction.Au premier jour, il s\u2019est mis à me parler de la Coupe Stanley.I l me parlait déjà du travail qu\u2019il faudrait accomplir pour atteindre mon but.Il utilisait un langage complètement différent de celui que j\u2019avais entendu auparavant.François me disait qu\u2019il fallait se préparer.Comme ça, quand l\u2019équipe serait prête à gagner, je serais prêt à faire face à la musique.» Giguère a passé une dernière demi-saison dans la Ligue américaine avant de faire sa place, pour de bon, au soleil.«L\u2019espoir de premier plan, il faut l\u2019aider.Il ne faut pas le mettre dans une situation où il va perdre sa confiance.Durant mon passage dans l\u2019organisation des Flames de Calgary, il y avait un seul entraîneur pour toute l\u2019équipe dans les mineures! Il n\u2019y avait pas de spécialistes! Encore aujourd\u2019hui, c\u2019est la même chose.Si le développement n\u2019est pas bon, tu peux gâcher des carrières.» L\u2019expérience peut aussi faire une grosse différence.Jean-Sébastien Giguère, encore une fois, parle de son propre parcours.En 2003, quand les Ducks ont perdu dans le septième match de la finale, il affrontait une légende.«Martin Brodeur avait un avantage sur moi.Il avait déjà vécu la finale.» «L\u2019expérience ne fait pas foi de tout.Mais ça peut aider.» PREMIER CHOIX ET CHAMPION Jean-Sébastien Giguère a soulevé la Coupe Stanley avec Anaheim.Il a aussi été un choix de première ronde, en 1995.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, STEVE NESIUS Le 2 juin 2003, Jean-Sébas- tien Giguère a inscrit son nom dans le livre des records de la LNH.Il est devenu le premier gardien de l\u2019histoire à gagner sept matches consécutifs en prolongation, en début de carrière, dans les séries de la Coupe Stanley.Les Ducks, qui portaient à l\u2019époque leurs magnifiques uniformes aubergine, devaient invincibles lorsque débutait la quatrième période.«Ce record, ce n\u2019était pas rien.Surtout quand je constate que je partais de très loin», raconte Giguère, 18 ans plus tard.Ce succès s\u2019est maintenu, au fil des ans.Durant son séjour en Californie, le gardien montréalais a participé aux séries à cinq occasions.Il a conservé une excellente fiche de 33-17.«Pour gagner en prolongation, en séries, il faut que tu sois confiant.Il ne faut pas trop que tu penses à ce qui se passe.Tu ne peux pas être nerveux face à la possibilité d\u2019accorder un but.Il faut que tu arrêtes un lancer à la fois.C\u2019est un cliché, ça, mais il faut vraiment que tu te répètes ça, dans ta tête.Tu dois rester calme et concentré.T\u2019as aussi le droit d\u2019espérer que tes coéquipiers marquent un but.» LE DROIT UN RECORD QUI REND GIGUÈRE TRÈS FIER espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB SAMEDI 5 JUIN 2021 leSoleil 152 0068382 * L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, l\u2019Ascent Commodité 2021 (MT2 C8), à transmission automatique, dont le prix de détail suggéré est de 39 226 $ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 99 $ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois avec un acompte de 1 800 $.Le premier paiement de 99 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 2 183,38 $ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20000 km.Des frais de 0,15 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spéci?ques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 30 juin 2021.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMD est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Ascent et Subaru sont des marques déposées.LA NOUVELLE ASCENT 2021 \u2022 8 places 2 99$* par semaine taxes en sus 208 paiements à partir de mois 48 Location de Avec un acompte de 1 800,00 $.Montant total exigé avant le début de la location : 2 183,38 $ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle de 20000 km avec kilométrage additionnel de 0,15 $ le km.39226$ Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de 1 quebecsubaru.ca Le Québec, c\u2019est l\u2019appel de la nature.Pro?tez-en.À PRISE CONSTANTE Association des concessionnaires Subaru du Québec DESJARDINS SUBARU 999, avenue Galibois Québec 418 681-6000 OPTION SUBARU 1900, avenue Jules-Verne Québec 418 648-9518 LÉVIS SUBARU 4980, boul.Guillaume-Couture Lévis 418 833-1960 "]
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